08.12.2021 Vues

Le Paddock - Jeudi 9 décembre 2021

Découvrez toute l'actualité du CHI de Genève !

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<strong>Paddock</strong><br />

Quotidien officiel du Concours Hippique International de Genève<br />

présente le<br />

<strong>Jeudi</strong> 9 <strong>décembre</strong> <strong>2021</strong><br />

éditorial <br />

Retour<br />

aux affaires<br />

Un début de CHI de Genève, c’est toujours la même<br />

ambiance de ruche. Un mélange d’excitation et de<br />

tension palpable dans l’air tandis que, comme un<br />

chapiteau de cirque qui se monte pendant la nuit,<br />

un concours hippique apparaît ex nihilo dans une<br />

immense halle de ferraille et de goudron.<br />

Il n’empêche, la saveur de cette 60 e édition<br />

est imperceptiblement différente. Peut-être<br />

les retrouvailles entre bénévoles, techniciens,<br />

organisateurs, acteurs de l’ombre et de la lumière,<br />

sont plus chaleureuses. Ou peut-être est-ce le fait de<br />

ne pas retrouver ses repères aussi facilement que la<br />

dernière fois. «<strong>Le</strong> paddock d’échauffement a changé<br />

de forme ?», entend-on dans les allées. «Tiens, tu as<br />

vu que le bar n’est plus au même emplacement ?»<br />

Difficile de mettre des mots sur ce sentiment, mais il<br />

y a quelque chose d’indiscutablement neuf dans l’air.<br />

Et ce n’est pas pour rien: on a beau dire, remettre<br />

l’ouvrage sur le métier après une année sans CHIG<br />

n’est pas anodin. Pendant un an, le monde du sport<br />

de haut niveau a été mis en pause, remis en question,<br />

montré du doigt parfois. Il a dû se battre pour prouver<br />

son importance économique, sociale, culturelle<br />

même. Et c’est pour cela, sans doute, que ce retour<br />

à Palexpo ne peut pas avoir la même saveur que les<br />

éditions de l’avant-pandémie. Parce qu’entretemps,<br />

nous avons tous pris conscience de la valeur de ces<br />

instants collectifs. Public privé d’émotions, athlètes<br />

privés de spectateurs, ce temps suspendu aura laissé<br />

des traces. Prenons le pari de dire que ce sera pour<br />

le mieux, sans pour autant éclipser les moments<br />

difficiles que nous avons toutes et tous vécu, de près<br />

ou de loin.<br />

© Soraya Exquis<br />

Dans les conditions actuelles, organiser une<br />

manifestation internationale tient du numéro de<br />

funambulisme, certes, mais plus que jamais, le jeu en<br />

vaut la chandelle. Ce 60 e CHI de Genève s’inscrit dans<br />

la continuité tout en n’étant plus tout à fait le même.<br />

C’est le CHIG d’après.<br />

Clément Grandjean<br />

www.chi-geneve.ch<br />

#chigeneve


2 Actualité<br />

Sophie Mottu Morel <br />

De l’ombre<br />

à la lumière<br />

Une 60 e édition du CHI de<br />

Genève dédiée aux 700<br />

bénévoles qui font l’âme du<br />

concours: tel était le souhait<br />

des organisateurs, et surtout<br />

celui de la directrice Sophie<br />

Mottu Morel.<br />

Elle a à cœur de le souligner, et ce depuis des années:<br />

sans ses bénévoles, la manifestation ne pourrait<br />

exister. «L’ambiance si particulière du CHIG, que les<br />

cavaliers ou spectateurs peinent souvent à décrire,<br />

ce sont les bénévoles qui la créent. <strong>Le</strong>ur passion les<br />

pousse à prendre congé pour passer plusieurs jours à<br />

courir dans tous les sens et peu dormir ! Ainsi, pour<br />

fêter comme il se doit cette 60 e édition, nous avons<br />

voulu les mettre à l’honneur, afin qu’ils puissent<br />

passer de l’ombre à la lumière. Il y aura donc une<br />

parade des bénévoles samedi soir sur la grande piste,<br />

lors de la célébration du 60 e , où tous les dicastères<br />

seront représentés. C’était important pour nous que<br />

le public réalise l’ampleur de leur travail et de leur<br />

dévouement.»<br />

Ce n’est évidemment pas la seule chose dont la<br />

directrice du CHIG se réjouit: «J’avoue avoir quelques<br />

papillons dans le ventre, comme lors de ma première<br />

édition en tant que directrice, en 2004 ! Ce n’est<br />

pas évident de relancer la machine après une année<br />

d’arrêt, mais je suis ravie qu’on y soit enfin, en dépit<br />

de toutes les restrictions qui nous sont imposées.<br />

<strong>Le</strong> public a répondu présent, et on a hâte de repasser<br />

quatre jours en «famille» pour du grand spectacle.»<br />

Il faut dire que cela fait longtemps que Sophie Mottu<br />

Morel n’a pas manqué une édition du CHIG. Elle était<br />

déjà présente à la patinoire des Vernets, bien avant<br />

de devenir directrice. «<strong>Le</strong> sport national était alors<br />

d’essayer de se faufiler en douce dans les écuries pour<br />

admirer les chevaux (rires). Mais je me souviens aussi<br />

de l’enthousiasme à voir Nelson Pessoa de loin, ou<br />

encore d’avoir dit à ma mère «celui-là, un jour, ce sera<br />

un champion !» lorsque Ludger Beerbaum devait avoir<br />

une vingtaine d’années et qu’il participait à l’un de ses<br />

premiers CHI à Genève…»<br />

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PADDOCK | jeudi 9 <strong>décembre</strong> <strong>2021</strong>


Actualité 3<br />

Découverte Au programme<br />

A la conquête du 5*<br />

À tout juste 20 ans – elle les a fêtés le 14 novembre dernier –<br />

<strong>Le</strong>ona Mermillod Baron est une jeune femme qui ne manque<br />

pas d’ambition et compte bien mettre toutes les chances de son<br />

côté pour atteindre ses objectifs.<br />

08h15<br />

Prix Credit Suisse<br />

Épreuve nationale R/N 115 –<br />

Jockey Club<br />

Barème A au chronomètre<br />

Saut National<br />

À Annecy, dans les écuries familiales, <strong>Le</strong>ona est<br />

cavalière depuis son plus jeune âge. Sa mère,<br />

cavalière également et sa coach depuis qu’elle a<br />

débuté, s’occupe du club, tandis que son père gère<br />

le commerce des chevaux. Sa petite sœur Julia est<br />

également une amazone prometteuse, puisqu’elle<br />

court dans le circuit Juniors. La passion des chevaux<br />

coule donc dans les veines des membres de la famille,<br />

et il était difficile pour <strong>Le</strong>ona de s’imaginer autrement<br />

que montant un jour sur les plus belles pistes du<br />

monde. «En fait, on découvre seulement le «haut<br />

niveau» avec moi !Quand je commençais tout juste<br />

à connaître des noms de cavaliers, comme celui de<br />

Kevin Staut, j’ai parlé de lui à ma mère qui m’a répondu<br />

«Kevin qui ?» (rires)» <strong>Le</strong>s Mermillod Baron n’ont donc<br />

jamais fréquenté les grands concours, même en tant<br />

que spectateurs. «Pourtant, ma mère a l’œil quand il<br />

s’agit de voir le potentiel d’un cheval.» Cela a été le<br />

cas pour ses deux chevaux de tête, Chanel de la Claye,<br />

sa monture des Européens jeunes cavaliers cet été à<br />

Vilamoura (Por) qu’elle a amené à Genève, et César du<br />

Terroir, avec lequel elle est devenue championne de<br />

France jeunes cavaliers début août.<br />

Toujours plus haut<br />

Si, aujourd’hui, elle est présente à Genève pour<br />

participer au CSI U25, la jeune Annécienne rêve<br />

un jour de 5*. «En fait, j’ai toujours été attirée par<br />

la compétition. C’est comme ça que j’ai gravi les<br />

échelons. À chaque fois que je voyais une épreuve<br />

plus haute que celle à laquelle je participais, j’avais<br />

envie d’y être, de sauter plus haut !» En attendant de<br />

faire partie de la sélection du 5*, elle était déjà ravie<br />

de pouvoir côtoyer les plus grands noms du monde du<br />

saut d’obstacles hier soir pendant le warm-up. «C’est<br />

juste énorme ! J’ai la chance de très bien m’entendre<br />

avec Martin Fuchs par exemple, qui était intéressé par<br />

l’un de mes chevaux il y a quelques temps. Depuis, on<br />

continue à communiquer, et il me donne régulièrement<br />

des conseils sur mes tours. C’est génial.»<br />

C’est vrai que <strong>Le</strong>ona est émerveillée par le cadre<br />

du CHI de Genève, qu’elle ne connait que très peu.<br />

Elle a bien terminé 5 e du Jockey Club R/N135 il y a<br />

quatre ans avec la jument d’un client et avait pu alors<br />

assister au sacre de Kent Farrington dans le Top 10<br />

Rolex IJRC. Aujourd’hui, elle revient parmi les grands<br />

et espère bien performer lors du GP Land Rover samedi<br />

après-midi. Elle compte ensuite continuer à faire ses<br />

gammes et prouver son potentiel dans les CSI3* ou<br />

4*, puis peut-être intégrer la Riders Academy où elle<br />

serait bien encadrée par des stars de l’équitation.<br />

Dans l’intervalle, elle a aussi des examens pour son<br />

bachelor en management à passer, et surtout une belle<br />

expérience à vivre au CHIG.<br />

Aurore Favre<br />

12h00<br />

14h30<br />

18h00<br />

20h15<br />

Prix Radio Lac<br />

Barème A au chronomètre<br />

(hauteur environ 140 cm)<br />

Prix Swiss Wine<br />

Genève<br />

Barème A au chronomètre<br />

(hauteur environ 145 cm)<br />

Prix Land Rover<br />

Barème A au chronomètre<br />

Trophée de Genève<br />

Épreuve qualificative<br />

pour le rolex grand prix<br />

Saut CSI 5*<br />

Saut CSI 5*<br />

Saut CSI U25<br />

Barème A au chronomètre avec un barrage<br />

au chronomètre (hauteur environ 160 cm)<br />

Saut CSI 5*<br />

91.8 FM<br />

PADDOCK | jeudi 9 <strong>décembre</strong> <strong>2021</strong>


4 Bénévoles<br />

<strong>Le</strong>s veilleurs de nuit<br />

Chez les bénévoles, il y a les fourmis qui grouillent toute la<br />

journée dans les halles de Palexpo, et les oiseaux de nuit qui<br />

veillent avec attention une fois la lune allumée. Virginie et<br />

Yannick Berthet font partie de la seconde catégorie.<br />

Fidèles spectateurs depuis de nombreuses années,<br />

Virginie et Yannick Berthet ont toujours été curieux<br />

de découvrir l’envers du décor de cette manifestation<br />

qu’ils adorent. Alors, un jour, quand les enfants ont<br />

grandi et qu’ils ont un peu plus de liberté, ils décident<br />

de s’inscrire sur le site du CHI de Genève afin de<br />

devenir bénévoles. Quelques temps plus tard, le<br />

téléphone sonne: Anastasia Scherz (responsable des<br />

écuries) leur propose de devenir veilleurs de nuit.<br />

«C’est une ambiance particulière, assez unique. Tout<br />

est calme, on entend seulement le bruit des chevaux<br />

qui mâchouillent et qui se couchent dans la paille. Il<br />

nous suffit de faire des rondes pour vérifier que tout<br />

se passe bien. S’il y a un problème, des procédures<br />

très précises sont mises en place», explique Yannick.<br />

Dès la fin de la dernière épreuve de la journée jusqu’à<br />

l’arrivée du Securitas le matin, ils sont les principaux<br />

responsables des 400 chevaux qui dorment paisiblement<br />

dans les écuries du CHI de Genève.<br />

<strong>Le</strong>s nuits sont donc longues pour le couple de Haute-<br />

Savoie, ce qui ne les empêche pas de profiter d’assister<br />

à quelques épreuves en fin d’après-midi avant de<br />

prendre leur poste. <strong>Le</strong>ur passion et leur fidélité pour le<br />

concours ont d’ailleurs été récompensés ! L’an dernier,<br />

ils ont été tirés au sort pendant les émissions de la<br />

CHIG TV qui remplaçaient l’édition annulée, et ils ont<br />

eu la chance de vivre une expérience unique à Aix-la-<br />

Chapelle. «C’était juste incroyable. Honnêtement, dire<br />

qu’on était émerveillés ne rendrait pas assez justice<br />

à cette opportunité», sourit Virginie. Côté souvenirs,<br />

Virginie reste marquée par sa première nuit passée<br />

dans les écuries, lorsqu’elle découvrait pour la première<br />

fois les coulisses du CHIG. Quant à Yannick, il a<br />

été très impressionné lors de la cérémonie d’adieux de<br />

Nino des Buissonnets: «C’était incroyable de rentrer<br />

sur la piste avec les tribunes pleines et, surtout, quelle<br />

émotion !»<br />

<strong>Le</strong> CHIG de Marie Sapin <br />

PADDOCK | jeudi 9 <strong>décembre</strong> <strong>2021</strong>


Portrait 5<br />

Edwin Smits,<br />

le cheval en partage<br />

Installé en Suisse depuis une vingtaine d’années, Edwin Smits<br />

est régulièrement sélectionné au sein de l’équipe nationale. Celui<br />

qui gère le centre équestre de Chevenez allie culture équestre<br />

néerlandaise et précision suisse.<br />

Haute silhouette tirée à quatre épingles, cheveux<br />

grisonnants sagement coiffés sur le côté, il arpente les<br />

allées des écuries avec le pas de l’habitué des lieux.<br />

Et c’est le cas: cela fait bientôt 20 ans qu’il a posé ses<br />

valises en Suisse, et il a souvent été au rendez-vous<br />

à Palexpo. Lui, c’est Edwin Smits, 51 ans dont une<br />

quarantaine en selle. «Mon père était marchand de<br />

bétail, raconte celui qui a grandi à Baarlo, dans le sud<br />

de la Hollande. Il était attiré par les chevaux, mais pas<br />

par le sport. C’est pour me faire plaisir qu’il m’a acheté<br />

un poney, puis un cheval, et j’ai débuté comme ça.»<br />

<strong>Le</strong>s parents d’Edwin insistent seulement sur un point:<br />

qu’il commence par le dressage. «J’en profite encore<br />

aujourd’hui, note le quinquagénaire, reconnaissant.<br />

Cette base constitue le fondement de mon équitation<br />

actuelle, basée sur le contrôle dans l’harmonie.»<br />

<strong>Le</strong> saut d’obstacles reste une passion pour Edwin<br />

jusqu’à ses 18 ans. Diplôme d’agriculteur en poche,<br />

il se lance alors professionnellement, ouvre son<br />

écurie, remporte ses premiers Grands Prix et vend ses<br />

premiers cracks. Il faudra une histoire d’amour pour le<br />

faire abandonner ses vertes plaines néerlandaises: en<br />

2003, il s’installe à Chevenez aux côtés de son épouse,<br />

Dehlia Oeuvray-Smits. «La famille Burrus venait de<br />

terminer la construction du centre équestre, que nous<br />

avons poursuivie par la suite, se souvient-il. La Suisse<br />

est certes moins bien située que la Hollande pour le<br />

commerce et le sport, mais je n’ai pas regretté une<br />

seule fois ce choix.»<br />

Cavalier et organisateur<br />

En deux décennies, Edwin a appris le français – «Je<br />

n’en parlais pas un mot en débarquant !» – et s’est<br />

fait sa place au sein de l’équipe suisse avec laquelle<br />

il brille dans bon nombre de Coupes des Nations, notamment<br />

avec Rouge Pierreville et Copain du Perchet.<br />

Avec Farezzo en 2019 dans le<br />

Prix des Communes Genevoises.<br />

Demandez-lui quel est son souvenir le plus marquant,<br />

et il prendra quelques secondes de réflexion, le regard<br />

dans le vague, avant de répondre: «Quand je suis entré<br />

pour la première fois à cheval sur la piste d’Aix-la-<br />

Chapelle. C’est un sentiment indescriptible de voir<br />

se réaliser un rêve de gosse. Ça m’a laissé le souffle<br />

coupé, littéralement.»<br />

Mais Edwin n’est pas seulement un cavalier régulier à<br />

haut niveau. Il organise aussi, en étroite collaboration<br />

avec son épouse, un international couru dans leurs<br />

installations jurassiennes. «Tout a commencé avec un<br />

concours destiné à la relève, parce que c’est quelque<br />

chose qui nous tient à cœur. Un CSI 2* est venu assez<br />

logiquement s’y ajouter. Cela représente un travail<br />

énorme, d’autant que je suis du genre à vouloir<br />

contrôler tous les détails ! Mais c’est un plaisir et un<br />

honneur que de pouvoir rendre un peu de ce que ce<br />

sport nous a apporté.»<br />

Ce week-end, Edwin Smits pourra compter sur deux<br />

atouts de choix: Farezzo et Chaplin Cece. «Farezzo<br />

devient extrêmement compétitif, dit Edwin Smits de<br />

celui qui lui a offert un double sans faute dans la Coupe<br />

des Nations de Vilamoura, fin novembre. Il arrive à son<br />

meilleur niveau, et je sais que je peux m’appuyer sur<br />

sa force. Il faudra encore un peu de temps à Chaplin,<br />

puisqu’il a 9 ans et est encore un peu sauvage en piste,<br />

mais il est lui aussi plein de potentiel.» En parlant de<br />

relève, elle arrive aussi du côté de Chevenez: Bryan et<br />

Mike, 15 et 12 ans, les deux fils de Dehlia et Edwin,<br />

marchent dans les pas de leurs parents. «C’est génial<br />

de partager ça en famille, sourit le cavalier. Ils me<br />

poussent à me surpasser. Et qui sait, peut-être un jour<br />

pourra-t-on monter les mêmes épreuves !»<br />

Clément Grandjean<br />

Hors sujet<br />

Votre idole de jeunesse ?<br />

Je n’avais pas de poster de cavaliers dans ma<br />

chambre ! Mais je dirais John Whitaker et<br />

Eddie Macken.<br />

Un hobby ?<br />

La Formule 1, que je suis avec attention. Avec<br />

un bon cigare.<br />

Une boisson ?<br />

Si c’est avec un cigare, un cognac. Sinon une<br />

bière, comme tout Hollandais qui se respecte !<br />

Si vous n’aviez pas été cavalier…<br />

J’aurais peut-être été marchand de bétail,<br />

pour suivre la tradition familiale.<br />

Une musique ?<br />

Ça dépend de mon humeur, de Metallica à<br />

Pavarotti.<br />

Vous détestez…<br />

<strong>Le</strong>s gens qui mentent.<br />

PADDOCK | jeudi 9 <strong>décembre</strong> <strong>2021</strong>


P R E M I E R M E N S U E L H I P P I Q U E D E S U I S S E R O M A N D E<br />

6 En marge<br />

Présenté par<br />

Sponsor Principal<br />

<br />

<br />

Coulisses <br />

Un Président du<br />

Jury émerveillé<br />

Sponsors Officiels<br />

<br />

Sponsors<br />

<br />

Partenaires Officiels<br />

<br />

Partenaires Institutionnels<br />

Host Broadcaster <br />

Sponsors Médias <br />

Fournisseurs Officiels <br />

<br />

Lorsqu’il découvre pour la toute première fois le CHI de Genève en 2019, Patrice<br />

Alvado est époustouflé. «Je ne connaissais rien du concours, j’avais seulement<br />

regardé quelques épreuves à la télévision. Quand je suis arrivé, j’étais comme un<br />

gamin. Cette féérie, les décorations sur la piste, tous les détails, cela titille mon âme<br />

d’enfant. Ça met dans une ambiance de Noël que j’affectionne tout particulièrement.»<br />

À l’époque, il est alors désigné par la FEI pour être juge étranger, comme il en faut<br />

sur chaque concours international. Puis Catherine de Coulon, Présidente du Jury du<br />

CHIG de longue date, annonce qu’elle veut prendre sa retraite et qu’elle cherche<br />

un successeur. «On se connait bien, elle et moi, et elle m’a gentiment recommandé<br />

pour reprendre son rôle. J’avais également rencontré les organisateurs sur d’autres<br />

événements, alors ça s’est fait un peu naturellement, une excellente transition<br />

grâce à ma présence en 2019.»<br />

Depuis hier, Patrice Alvado, professeur d’anglais lorsqu’il ne voyage pas aux<br />

quatre coins du monde pour son rôle de juge international, est présent partout,<br />

de l’arrivée des chevaux à la visite vétérinaire. Aujourd’hui, et comme tout le<br />

reste du week-end, il sera debout aux aurores afin de vérifier que tout se passe<br />

bien, du secrétariat des cavaliers aux écuries pendant la nuit. Enfin, il sera l’heure<br />

de démarrer le plus gros du travail: juger les épreuves avec le reste de l’équipe<br />

du Jury. «En termes de mission avant l’événement, je dois vérifier que l’avantprogramme<br />

est en ordre, faire le planning des juges et contrôler par exemple<br />

les critères de qualification pour le Rolex Grand Prix. Une fois sur place, j’agis<br />

comme un chef d’orchestre et je coordonne les équipes du Jury, les stewards, les<br />

vétérinaires et le secrétariat des cavaliers.»<br />

Route de Chancy 439<br />

1285 Athenaz<br />

info@ecurie-avusy.ch<br />

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@ecurieavusy<br />

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Pierre Kolly<br />

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PADDOCK | jeudi 9 <strong>décembre</strong> <strong>2021</strong>


En marge 7<br />

Cheval Star <br />

King Edward<br />

monte sur le trône<br />

Acteur central de la médaille d’or raflée par l’équipe suédoise<br />

aux derniers Jeux Olympiques, ce hongre de 11 ans a une place<br />

particulière dans le cœur des deux cavaliers qui se sont succédé<br />

sur sa selle, Janika Sprunger et Henrik von Eckermann.<br />

écho <br />

Deux ans: c’est ce qu’il aura fallu à King Edward pour<br />

passer de sa première épreuve internationale à la plus<br />

haute marche d’un podium olympique. Une progression<br />

hors du commun, à l’image de ce cheval qui bouscule<br />

la scène hippique.<br />

L’histoire de King Edward, c’est l’histoire de trois<br />

rencontres. Celle avec sa première cavalière d’abord,<br />

la Belge Ines De Vos, qui achète le hongre à 5 ans<br />

sur un coup de cœur. King Edward vit ses premières<br />

années dans la petite écurie familiale, où il fait déjà<br />

montre de son enthousiasme: les jours où il estime<br />

n’avoir pas assez travaillé, il donne des coups contre la<br />

porte de son box. Longtemps, sa propriétaire, cavalière<br />

amateure, répond par la négative aux nombreuses<br />

offres d’achat. Jusqu’à ce que l’une d’elles vienne d’un<br />

fidèle mécène de Janika Sprunger.<br />

C’est la deuxième de ces rencontres décisives: en<br />

compagnie de la fine cavalière suisse, King Edward<br />

grimpe vers les sommets. Mais l’histoire ne s’arrête<br />

pas là puisque, lorsqu’elle attend leur premier enfant,<br />

l’Helvète cède les rênes de son prometteur hongre à<br />

son mari, Henrik von Eckermann. Et tout s’enchaîne.<br />

<strong>Le</strong>s premiers concours ensemble, à la fin de l’été<br />

2020, et puis il y a ces six parcours sans faute aux<br />

Jeux Olympiques de Tokyo qui font de l’alezan, arrivé<br />

avec un statut d’outsider dans l’équipe suédoise, l’un<br />

des principaux artisans de la médaille d’or.<br />

Un cheval «facile»<br />

«J’ai une chance folle de pouvoir monter King Edward,<br />

note Henrik von Eckermann. Il aime travailler, est très<br />

volontaire, et Janika l’a parfaitement formé.» Côté<br />

caractère, «Edi», comme on l’appelle à la maison, est<br />

plutôt placide… sauf quand un autre cheval passe<br />

à proximité. «C’est la seule chose qu’il n’aime pas»,<br />

sourit son cavalier. «Il est très calme, aussi bien à<br />

l’écurie qu’en concours, confirme la groom du Suédois,<br />

Tiia Karhu. Mais une fois en piste, il ne manque jamais<br />

d’énergie !»<br />

L’autre particularité de King Edward, c’est qu’il est l’un<br />

des très rares chevaux de haut niveau à être dépourvu<br />

de fers. Un choix mûrement réfléchi par son cavalier,<br />

son vétérinaire et son maréchal-ferrant, qui n’empêche<br />

pas ce dernier de suivre de près les pieds de son<br />

protégé. Dans les écuries de Palexpo, c’est l’heure<br />

d’aller travailler sur le paddock d’échauffement. Sellé<br />

et bridé, King Edward s’éloigne d’un pas paisible vers<br />

l’arène. Une dernière confidence avant de le voir<br />

briller sur la piste ? La friandise préférée d’«Edi» , c’est<br />

un quartier de mangue. Il en raffole !»<br />

Clément Grandjean<br />

Deux stars tirent<br />

leur révérence<br />

Quoi de plus naturel pour deux chevaux<br />

d’exception que de faire leurs adieux à la<br />

compétition sur la plus grande piste indoor du<br />

monde ? Vendredi soir, le public de Palexpo aura<br />

l’occasion de rendre hommage à Fine Lady 5,<br />

18 ans, médaillée de bronze aux JO de Rio et<br />

victorieuse de la finale du Top 10 Rolex IJRC sous<br />

la selle d’Eric Lamaze. Et samedi, ce sera au tour<br />

de l’étalon Selle Français Quabri de l’Isle, fidèle<br />

compagnon du Brésilien Pedro Veniss, auquel il a<br />

notamment offert une victoire dans le Rolex Grand<br />

Prix de Genève en 2016 (photo), de prendre congé<br />

des projecteurs à l’issue de la Grande Chasse.<br />

<strong>Le</strong> rendez-vous est pris pour deux moments<br />

qui promettent d’offrir leur lot d’émotions.<br />

Impressum<br />

Quotidien officiel du Concours Hippique<br />

International de Genève<br />

communication chiG: Patrick Favre<br />

rédaction: Aurore Favre, Clément Grandjean<br />

photographie: Joseph Carlucci, Pierre<br />

Costabadie, Raphaël Dufour, Clément Grandjean<br />

mise en page: Emilie Lacroix (PIM Sportsguide SA)<br />

impression: Atar Roto Presse SA - 1214 Vernier<br />

Voici Evangéline<br />

Ingénieur sur le chantier<br />

du nouvel accélérateur de<br />

particules au CERN en 2045.<br />

Une education pour la vie.<br />

L’Institut International de Lancy<br />

accueille les élèves de 3 à 19<br />

ans au sein de ses programmes<br />

français, anglais et bilingue.<br />

Rendez-vous sur iil.ch<br />

PADDOCK | jeudi 9 <strong>décembre</strong> <strong>2021</strong>

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