ON-mag (2021-6) : la sétéro dans tous ses états
Dans ce numéro, spécial Hifi, les produits stéréo sous toutes leurs formes sont à l'honneur. Vous y trouverez une sélection des meilleures platines vinyles, un showroom avec quelques réalisations sages et d'autres totalement audio High End ainsi que les tests de nombreuses pépites audiophiles : amplis à tubes et transistors ; lecteur de musique en réseau, enceintes passives, actives et semi-actives ; minichaînes...
Dans ce numéro, spécial Hifi, les produits stéréo sous toutes leurs formes sont à l'honneur. Vous y trouverez une sélection des meilleures platines vinyles, un showroom avec quelques réalisations sages et d'autres totalement audio High End ainsi que les tests de nombreuses pépites audiophiles : amplis à tubes et transistors ; lecteur de musique en réseau, enceintes passives, actives et semi-actives ; minichaînes...
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mag
nov./déc. 2021-6
Notre
sélection
des meilleures
platines
vinyles
SPÉCIAL
HiFi
la stéréo dans
tous ses états
www.jm-reynaud.com
www.facebook.com/JMReynaud
SOMMAIRE
Le Showroom
p.6 : Avec Advance Paris, Astell & Kern,
Audiolab, Audio-technica, BenQ,
Copland, Denon, Estelon, FiiO, Grado,
iFi Audio, McIntosh, Meze Audio,
Moustache, Nagra, Q Acoustics, Shure,
Taga Harmony, Teufel, Triangle
Les Amplis et préamplis
Minichaînes
p.66 : Sonoro Meisterstuck
p.70 : Taga Harmony HTR-1000CD v.2
La Sélection
p.74 : Meilleures platines vinyles
p.20 : Auralic Altair G2.1
p.24 : Cambridge Audio Evo 150
p.28 : Exposure 3510 Int
p.30 : Prima Luna Evo 100-1
Les Enceintes
p.36 : Canton Townus 30
p.38 : JM Reynaud EMP Nano Jubilé
et Grande
p.42 : Kanto YU6
p.44 : Paradigm Founder 120H
p.48 : Q Acoustics Concept 30
p.50 : Teufel Theater 500
p.52 : Triangle Antal 40th
Les Platines vinyles
p.58 : Clearaudio Concept Active
p.60 : Rega Planar 1
p.62 : Roksan Attessa
Ce magazine vous est proposé par ON-Mag.fr
Diffusion, distribution et reproduction soumises à conditions.
Tous droits réservés.
Communication et publicité : Manuel Courbo (régie Catset), mcourbo@gmail.com, 06 61 09 14 46
Rédaction : Alexandra Bellamy, Guillaume Fourcadier, Sylvain Pichot et Pierre Stemmelin
3 ON-mag >> septembre/octobre 2021-6
LanouvelesérieFounderdeParadigm proposesixmodèlesquipeuventindiféremmentêtre
utilisésdansunsystèmeàdeuxvoiesaudiophile,ouaucœurd'uneconfigurationmulticanaux
idéalementadaptéeauxplusexigeantesbande-sonores.
Finitions:Walnut,MidnightChery,BlackWalnut,BlackPiano
Tél.:0147884702
Informationetpointsdevente
LE
SHOWROOM
SHOWROOM
Ampli Taga Harmony TTA-1000B : pure tradion lampesque
dans une belle œuvre Hifi en classe A. 2500 €
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Astell & Kern Acro BE100 : du
son premium même dans une
enceinte Bluetooth. 530 €
+ d’infos sur ON-mag.fr
6
ON-mag >> novembre/décembre 2021-6
iFi Audio xDSD Gryphon : nouveau DAC/
ampli casque portable qui renvoie les
xDSD et xCAN aux oubliees. 600 €
+ d’infos sur ON-mag.fr
McIntosh dévoile ses enceintes
connectées RS150 et RS250 :
l'audiophilie au rythme de la
modernité. À parr de 1500 €
+ d’infos sur ON-mag.fr
ON-mag >> novembre/décembre 2021-6
7
SHOWROOM
Audio-technica ATH-M50xBT2 : nouvelle version Bluetooth pour
ce classique du casque audio qui sait se moderniser. 200 €
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Vidéoprojecteur BenQ GS50 sous Android
TV, ulisable aussi bien à l’intérieur qu'à
l’extérieur.
800 €
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Advance WTX-Tubes et WTX-StreamTubes :
donner la chaleur des tubes au sans fil
audiophile.
350 et 400 €
+ d’infos sur ON-mag.fr
8 ON-mag >> novembre/décembre 2021-6
SHOWROOM
Meze Liric : le casque Hifi
haut de gamme isodynamique
se décline en version
fermée semi-nomade.
2000 €
+ d’infos sur ON-mag.fr
Q Acouscs Concept 30, 50 et 90 : enceintes
Hifi ou Home Cinéma toutes en épure et raffinement
technique. À parr de 1200 € la paire
+ d’infos sur ON-mag.fr
10 ON-mag >> novembre/décembre 2021-6
Copland CSA70 : ampli Hifi avec DAC et sans tube, plus
abordable, mais toujours audiophile. 3000 €
+ d’infos sur ON-mag.fr
Moustache Bikes Lundi 20 : vélo cargo électrique
pour parents écolos pressés.
À parr de 5600 € la paire
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ON-mag >> novembre/décembre 2021-6
11
SHOWROOM
Audiolab Omnia : l'ampli-streamer Hifi omniscient, pour aller de la
musique dématérialisée jusqu'aux enceintes. 2000 €
+ d’infos sur ON-mag.fr
Denon AH-C830NCW et AH-C630W : l'audiophile
japonais rentre enfin dans la danse des
écouteurs zéro fil.
À parr de 100 € la paire
+ d’infos sur ON-mag.fr
Shure Aonic Free, premiers écouteurs vraiment
zéro fil du spécialistes des IEM (In Ear Monitor)
audiophiles.
200 € la paire
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12 ON-mag >> novembre/décembre 2021-6
DALI
SÉRIE OBERON C
ENCEINTES SANS FIL
POWER.
PAIR.
PLAY.
SPOTIFY TIDAL DEEZER QOBUZ
APPLE MUSIC PRIMEPHONIC …
PAS D’APP
OBLIGATOIRE
PAS DE
CÂBLES DE HAUT-PARLEURS
ZÉRO
PERTE
DALI
HAUT-PARLEURS
SON SANS FIL
SANS COMPROMIS
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de 35 ans d’expertise en conception
d’enceintes, vous offrant une solution Hi
Fi sans fil simple et intelligente.
DALI OBERON C offre un son de qualité
Hi Fi inouï dans sa catégorie.
SHOWROOM
McIntosh MC3500 MkII : la version
modernisée du mythique amplificateur
mono à lampes de Woodstock.
18 900 € l’unité
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Fiio M17 : cet étrange concept de baladeur
de bureau d'une puissance ridiculement
élevée. 12 000 Yuan
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14 ON-mag >> novembre/décembre 2021-6
Nagra Reference Anniversary Turntable :
une plane vinyle High-End qui repousse
les limites de la physique et du portefeuille.
169 500 € / + d’infos sur ON-mag.fr
Packs Hifi connectés Triangle + NAD ou
Primare : des ensembles complets à prix
promoonnels.
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ON-mag >> novembre/décembre 2021-6
15
SHOWROOM
Estelon Extreme Mk II : le totem chamanique High-End
à 200 000 € évolue. + d’infos sur ON-mag.fr
Teufel Cinebar Ulma, la barre de son Home
Cinéma ulme... même sans caisson ?
À parr de 700 €
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Grado RS1x et RS2x : la légendaire gamme de
casques Hifi boisés rejoint la généraon X.
À parr de 750 €
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16 ON-mag >> novembre/décembre 2021-6
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LES
AMPLIS ET
PÉAMPLIS
TEST
AURALIC
Altair G2.1
L'Auralic Altair G2.1 est un produit Hifi haut de gamme proposé à 5000 €, soit déjà une
très belle somme. Il est à la fois un préampli stéréo, un conversseur, un lecteur réseau
Hi-res, un préampli Phono et un correcteur acousque. Sait-il bien faire tout cela ? Est-il
simple à uliser ? En donne-t-il vraiment pour son argent ? par Pierre Stemmelin
5000 €
N'y allons pas par quatre chemins. Vous avez vu le
logo ON-topaudio Award en forme de cœur rouge
au début de cet article. Aux trois questions, nous
répondons donc par l'affirmative. L'Auralic
Altair G2.1 n'est pas parfait, mais il nous a vraiment
beaucoup plu. Voici pourquoi.
Une panoplie de fonctions qui frise l'idéal
L'Auralic Altair G2.1 est compact (34 cm de large
seulement), simple en apparence, avec son unique
bouton de commande en façade accompagné d'un
grand afficheur couleur central de 4 pouces, mais
doté de fonctions et d'une connectique très riches.
Il se branche au réseau domestique en WiFi ou
Ethernet. Ses sorties préampli analogiques sont au
format RCA asymétrique et aussi XLR symétrique, ce
qui est utile pour piloter des enceintes amplifiées
comme des modèles de monitoring de studio actifs
placés à plusieurs mètres de distance, par exemple.
Les entrées, toutes réunies à l'arrière, permettent
d'accueillir deux sources analogiques dont une
platine vinyle équipée d'une cellule Phono MM,
20 ON-mag >> novembre/décembre 2021-6
plusieurs sources numériques (optique, coaxiale,
USB-Audio, AES/EBU, Bluetooth) et de raccorder un
périphérique de stockage externe.
En option complémentaire, un disque SSD peut être
installé dans l'Altair G2.1 pour stocker des fichiers
de musique en interne.
Pour ce qui concerne les fonctions réseau, le
préampli connecté Auralic répond aux protocoles
DLNA/UPnP, AirPlay, Roon, Spotify Connect et
SongCast. Il reçoit également les webradios par le
biais du système vTuner. Il lui manque juste la
compatibilité Chromecast pour être parfait.
Une construction ultra sérieuse et réellement
haut de gamme, des recettes exclusives,
mais sans excentricité inutile
Le châssis de l'Auralic Altair G2.1 est une merveille
de solidité, tout en évitant le gâchis et la débauche
de moyens inutiles et pas du tout écologiques. Il
n'est pas fait d'un seul bloc de métal taillé dans la
masse, mais de panneaux d'aluminium
soigneusement travaillés, de 3 mm à plus de 1 cm
d'épaisseur et monté sur des pieds amortis par un
double système de ressorts.
L'électronique est ainsi blindée, amortie et protégée
des vibrations ainsi que des interférences, d'autant
qu'elle est logée en interne dans un second
compartiment en plaques de cuivre argenté.
L'alimentation est assurée par un beau
transformateur toroïdal de qualité audiophile. Un
processeur maison, Tesla G2, se charge de tous les
traitements audionumériques, cadencés par 2
horloges de 72 femtosecondes de précision. Ce
processeur annonce une capacité de 37 500 MIPS et
dispose de 1 Go de mémoire cache. Le contrôle de
volume est passif, s'appuyant sur un réseau de
résistances de type R-2R. Les étages de sortie
analogique ont une architecture propriétaire,
appelée Orfeo, en classe A. Comme nous avons pu
le remarquer lors de notre inspection, les circuits
sont d'une impeccable propreté, assemblés avec
des composants de premier choix, épurés et évitant
les éléments inutiles.
Une ergonomie très bien pensée, même s'il
faut parfois sortir les lunettes et la loupe
Toutes les fonctions de l'Auralic Altair G2.1 se
pilotent depuis l'unique bouton rotatif et à pression
présent en façade. Cela demande de prendre le pli,
mais rapidement on s'y retrouve et cela devient
relativement intuitif.
L'appareil est fourni sans télécommande. Celle-ci
est en option. Ce qui peut paraître un peu mesquin,
mais si l'idée est de ne pas faire de gâchis en ne
fournissant pas d'accessoire inutile, cela nous va très
bien.
Toutes les fonctions de l'appareil peuvent
également être commandées depuis l'application
Auralic Lightning DS. Celle-ci est uniquement
disponible sous iOS (pas sous Android : Auralic
semble décidément fâché avec Google). Cette appli
n'est pas d'une ergonomie transcendante pour la
lecture de musique, mais présente l'intérêt de
donner accès aux réglages du processeur de
l'Altair G2.1, notamment son égaliseur paramétrique
avec affichage de la courbe de correction
acoustique. C'est plus agréable que de passer par
les menus de paramétrage qui s'affichent sur l'écran
de l'appareil en tout petits caractères, demandant
d'avoir une bonne paire de lunettes ou de sortir une
grosse loupe si l'on n’a pas de très bons yeux.
En dehors de ces petits reproches (qui aime bien
châtie bien), on vous l'assure, l'Auralic Altair G2.1 est
réellement simple et agréable à utiliser au
quotidien.
Spécifications
•Type : préampli stéréo connecté
•Flux numériques supportés : jusqu'en 32 bits/384 kHz
et DSD512
•Formats de fichiers audio supportés : AIFF, ALAC, APE,
DIFF, DSF, FLAC, OGG, WAV et WV en Lossless (sans
perte) ; AAC, MP3 et WMA en compressé
•Protocoles compatibles : DLNA/UPnP, AirPlay, Roon,
Spotify Connect, SongCast, vTuner
•Entrées numériques : optique Toslink, coaxiale RCA,
USB-Audio, AES/EBU, Bluetooth
•Entrées analogiques : Ligne sur RCA et Phono MM
sur RCA
•Sorties préampli stéréo : sur RCA asymétriques et XLR
symétriques
•Sortie casque : jack 6,35 mm
•Liaisons réseau : Ethernet Gigabit et WiFi tri-bande
•Dimensions : 34 x 32 x 8 cm
•Poids : 10 kg
Notre avis
Construction
Performances
Fonctions
Musicalité
ON-mag >> novembre/décembre 2021-6
21
À l'écoute : on ne se pose pas de question
et sinon, on peut toujours faire de la
correction acoustique
À l'écoute, même constat. Avec l'Auralic Altair G2.1,
la musique semble immédiatement couler de
source. Nous l'avons essayé avec plusieurs amplis et
plusieurs paires d'enceintes et avons toujours été
séduits par l'association.
Finesse, maîtrise, précision sont les maîtres mots de
la restitution sonore de cet appareil. À aucun
moment on n'a l'impression qu'il est dans l'excès,
que ce soit en matière de couleur, de richesse des
timbres, de dynamique, de caractère analytique ou
chirurgical, d'effet basseux ou physiologique. Le son
est très propre, carré, d'une excellente définition.
Mais il n'est pas non plus trop sage, trop appliqué
ou trop réservé. L'Auralic Altair G2.1 peut au
contraire avoir beaucoup d'impact. Il descend
particulièrement bas dans les graves comme nous
avons pu nous en rendre compte avec les colossales
enceintes Paradigm Founder 120H. L'image stéréo,
précisément en place et bien stable, donne une très
belle sensation de profondeur, de relief,
d'étagement et de répartition latéraux. Mais surtout,
le préampli Auralic est d'une superbe articulation et
d'une excellente cohérence. Avec lui, la musique se
présente dans sa globalité tout en donnant la
possibilité de suivre les moindres inflexions de
chaque instrument, de chaque chanteur et
chanteuse.
Par ailleurs, si l'on rencontre quelques défauts
22 ON-mag >> novembre/décembre 2021-6
d'acoustique, d'adéquation entre la pièce d'écoute
et les enceintes, l'Auralic Altair G2.1 permet de
sauver la mise. Son égaliseur paramétrique à 8
bandes donne le choix entre plusieurs types de
filtres. La fréquence d'intervention de chaque
bande, l'intensité, le coefficient de surtension
(facteur Q) sont ajustables. En utilisant un
microphone miniDSP pour mesurer votre système et
le logiciel REW pour calculer les corrections à
apporter, vous pouvez ensuite directement rentrer
les paramètres dans les menus de l'Auralic
Altair G2.1.
En résumé
L'Auralic Altair G2.1 est un appareil Hifi atypique,
relativement cher dans l'absolu, mais qui nous a
totalement emballés. Son interface n'est pas
parfaite. Il manque la compatibilité Chromecast et
éventuellement une sortie subwoofer. Mais il est très
agréable à utiliser et à entendre au quotidien. C'est
un excellent convertisseur audiophile, un bon
lecteur réseau et un préampli ultra polyvalent. Ses
performances sont au top, son tarif est finalement
très raisonnable face à la concurrence. Sa musicalité
réalise une merveilleuse synthèse entre précision,
sobriété et expressivité. Du grand art !
■
TEST
CAMBRIDGE
AUDIO
2500 €
Evo 150
Nouveau fleuron de la gamme de Cambridge Audio, marque d'électroniques audiophiles
britanniques, l'Evo 150 est à la fois un ampli stéréo intégré et un lecteur réseau. Il mise à
fond sur la modernité, que ce soit pour ses foncons connectées et sa connecque ultra
polyvalente ou encore pour ses étages de puissance en classe D. De format compact,
avec des joues en bois ou en matériau de synthèse sculpté, selon la version, ce produit
joue également les élégants.
par Pierre Stemmelin
Fidèle à ses habitudes, Cambridge Audio propose
avec sa nouvelle gamme Evo des produits haut de
gamme, relativement luxueux même, mais qui
restent accessibles au grand public. Cette gamme
Evo se compose de deux modèles : l'Evo 75 à
2000 € et l'Evo 150 à 2500 € que nous testons ici. Les
deux appareils se différencient par leur puissance.
Le premier délivre 2 x 75 watts sous 8 ohms tandis
que le second annonce 2 x 150 watts également
sous 8 ohms (logique). La connectique est en outre
plus fournie sur le Cambridge Audio Evo 150 et il
dispose d'un convertisseur plus haut de gamme : un
ESS Sabre ES9018K2M au lieu d'un ESS
24 ON-mag >> novembre/décembre 2021-6
Sabre ES9016K2M. On peut aussi noter que
l'appareil vient d'être élu meilleur ampli connecté
de la saison 2021/2022 par le jury de l'EISA.
Un lecteur réseau ultra polyvalent et un bel
afficheur OLED
En concevant l'Evo 150, Cambridge Audio a essayé
de répondre à tous les cas de figure que peut
rencontrer l'audiophile moderne. La connectique de
cet ampli stéréo comporte, entre autres : une prise
HDMI ARC, une entrée Phono MM, une sortie
subwoofer, une liaison Bluetooth AptX HD, une
entrée symétrique sur bornes XLR et deux ports
USB.
Le raccordement au réseau se fait en WiFi ou
Ethernet et le lecteur connecté intégré maximise la
liste des compatibilités. Il donne accès aux
webradios, à Qobuz ou Tidal et répond aux
protocoles DLNA/UPnP, AirPlay 2, Chromecast ou
Spotify Connect. Il est également homologué Roon
Ready. Bref, on ne peut réellement espérer mieux
dans le domaine.
Pour gérer tout ce monde, en façade du Cambridge
Audio Evo 150, un afficheur OLED couvre les deux
tiers de la surface. Sur sa bordure, une demidouzaine
de boutons et une grosse molette à
double bague rotative (lisse et crantée), comme sur
le préampli Cambridge Audio Edge NQ, donnent
accès à la plupart des fonctions. La télécommande
fournie, ainsi que l'application Cambridge
StreamMagic disponible sous Android et iOS,
permettent également de piloter l'appareil. Il faut
un peu de temps pour se familiariser avec tous ces
éléments, mais rapidement l'utilisation devient
relativement intuitive et fluide. Cambridge Audio,
qui possède déjà plus de 10 ans d'expérience dans
le domaine des appareils Hifi connectés, a bien
pensé l'ergonomie de son Evo 150. Sur ce point,
c'est une réussite.
Un habillage luxueux, un module réseau
propriétaire, une amplification Hypex dans
son plus simple appareil
Un gros travail a été fait sur le design et l'ergonomie
du Cambridge Audio Evo 150. L'accent est mis sur
l'élégance, la compacité, la simplicité d'utilisation
des fonctions connectées. L'appareil mesure un peu
moins de 32 cm de large et 9 cm de hauteur. Vu du
dessus, son boîtier est de section presque carrée. Il
est donc assez peu profond également. Il possède
en outre des joues en matériau de synthèse ondulé,
ressemblant à du Corian, ou bien en bois, selon la
version choisie. Cela apporte une touche de luxe
très réussie.
Sous son capot, l'électronique de l'Evo 150 est très
dense, relativement propre et organisée de façon
logique. Elle utilise un module de gestion des
fonctions réseau maison, baptisé StreamMagic, du
même nom que l'application de pilotage. Cela est
relativement rare.
Spécifications
•Type : ampli intégré stéréo avec lecteur réseau
•Puissance : 2 x 150 watts RMS sous 8 ohms
•Entrées analogiques : 1x RCA Ligne, 1x RCA Phono
(MM), 1x XLR stéréo
•Entrées numériques : 1x coaxiale, 2x optiques Toslink, 1x
HDMI ARC, 1x USB asynchrone, 1x USB-Host, Bluetooth
AptX HD
•Sorties : haut-parleurs, casque 3,5 mm, préampli et
subwoofer
•Liaison réseau : Ethernet et WiFi
•Compatibilité numérique : jusqu'en 32 bits/384 kHz
et DSD256
•Protocoles et services réseau supportés : DLNA/UPnP,
AirPlay 2, Chromecast, webradios, Spotify Connect, Tidal,
Qobuz, Roon ready
•Consommations max./veille : 700/0,5 watts
•Dimensions : 89 x 317 x 352 mm
•Poids : 5,3 kg
Notre avis
Construction
Performances
Fonctions
Musicalité
ON-mag >> novembre/décembre 2021-6
25
Les étages de puissance de l'appareil font appel à
un module en classe D de chez Hypex, comme nous
en avons déjà rencontré chez NAD ou Primare par
exemple. La qualité de restitution sonore d'un
module de ce type dépend beaucoup des
performances des circuits d'alimentation qui lui sont
associés. La plupart des fabricants s'attachent donc
à développer les circuits d'alimentation les plus
performants et arrivent parfois à d'excellents
résultats comme nous avons pu le voir avec l'ampli
Primare i25. Cambridge Audio a fait un choix
inverse, celui de ne rien toucher. L'Evo 150 utilise
donc une solution clé en main, prête à l'emploi,
avec la carte Hypex NCore NC252MP qui intègre à
la fois les modules d'amplification et celui
d'alimentation. Nous allons vérifier à l'écoute si ce
choix est judicieux.
Une restitution équilibrée qui sait avoir du
punch et de la hargne
On peut donc dire que pour ce qui est de la section
amplificatrice de l'Evo 150, Cambridge Audio n'a
pas cherché la complication et l'a un peu joué roi
fainéant audiophile. Mais c'est tant mieux, car
l'appareil fait mouche dès les premières secondes
d'écoute. Il est puissant, capable d'alimenter de
grosses enceintes Hifi relativement difficiles, avec
une bonne maîtrise. On retrouve sur cet appareil la
signature sonore que l'on a tant appréciée avec le
Primare i25. On aurait d'ailleurs aimé que comme
lui, il soit évolutif (par le biais d'une carte réseau
26 ON-mag >> novembre/décembre 2021-6
interchangeable par exemple) ce qui l'aurait rendu
plus pérenne. En dehors de cela, il n'y a pas grandchose
à redire.
Comparativement au Primare i25, le Cambridge
Audio Evo 150 est légèrement moins fin, délicat et
nuancé à l'écoute. Mais il est aussi moins cher. La
restitution sonore est dans le même esprit,
particulièrement musclée, avec un grave qui a de la
hargne, du punch et beaucoup de consistance. Ce
dernier s'intègre parfaitement aux autres registres. Il
ne semble absolument pas jouer seul dans son coin.
L'ensemble est neutre, d'un excellent équilibre. Le
son est maîtrisé sur tout le spectre, mais sans
donner l'impression qu'il est trop retenu. Au
contraire, la restitution est vivante, naturelle et à la
fois douce, aérée. Les timbres sont légèrement
mats, comme diraient certains. C'est très dynamique
tout en étant reposant à la fois, car il n'y a pas
d'agressivité ou de brillance artificielle dans l'aigu.
En résumé
Le Cambridge Audio Evo 150 est un intégré stéréo
doublé d'un lecteur réseau réussi sur toute la ligne.
On apprécie tout autant l'étendue de ses fonctions
connectées que son ergonomie extrêmement bien
pensée ou encore l'équilibre et le caractère musclé
de sa restitution sonore. Sous ses airs précieux et
derrière sa taille menue, il cache un moteur qui sait
rugir de musicalité, que ce soit avec de petites ou
de grosses enceintes Hifi difficiles.
■
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L'Exposure 3510 Int est le dernier-né des intégrés stéréo Exposure et le plus haut degamme
du constructeur britannique. Mais ne cherchez pas en lui de quelconque innovaon. Ce n'est
absolument pas un appareil préteneux. Accessible, purement analogique, toujours fabriqué
en Angleterre, il s'inscrit dans une longue tradion audiophile arsanale, qui à chaque
évoluon se peaufine, s'améliore et a pour philosophie d'être intemporel. Cee approche
peut avoir beaucoup de charme.
par Pierre Stemmelin
L'Exposure 3510 intégré (car il existe aussi en
version "désintégré", avec la partie préampli et la
section ampli en éléments séparés) revendique une
puissance de 2 x 110 watts sous 8 ohms. C'est un
ampli audiophile déjà un peu haut de gamme, mais
il reste de présentation très sobre et doté de
fonctions élémentaires. Il est fourni avec une
télécommande multi-appareils, mais en façade, il se
contente de deux boutons rotatifs pour le réglage
du volume et le choix des sources. Ces dernières
peuvent être au nombre de six, toutes analogiques
et de niveau Ligne. Néanmoins, si vous avez besoin
d'un convertisseur (DAC), d'un préampli phono MM
ou MC en option, c'est possible. À l'arrière, à côté
de la rangée de prises RCA dorées, un adhésif noir
dissimule des ouvertures pour les connecteurs d'un
éventuel module complémentaire.
Une conception totalement intemporelle
L'Exposure 3510 a la qualité d'être produit de façon
locale, en Angleterre, ce qui se fait rare. Sa
construction est semi-artisanale et néanmoins fort
sérieuse. Elle ne fait pas dans le luxe artificiel. Elle
28 ON-mag >> novembre/décembre 2021-6
emploie juste ce qu'il faut et tout ce qu'il faut pour
obtenir un bon ampli Hifi, selon des technologies
traditionnelles, accessibles et d'une puissance déjà
généreuse. Le tarif de l'appareil peut paraître un
peu élevé, mais compte tenu de l'origine, du soin
apporté à l'étude et la réalisation, on peut dire qu'il
semble tout à fait honnête, juste et équitable.
La façade de l'Exposure 3510 est en aluminium de 5
mm et le reste de son coffret est en tôles d'acier de
bonne épaisseur qui lui confèrent une très bonne
rigidité. À l'intérieur c'est du très grand classique,
mais réalisé de façon minutieuse, très propre,
épurée, avec un minimum de composants et des
composants de choix. Un grand radiateur en
aluminium le sépare en deux. Y sont montés les
étages de puissance configurés en classe A/B à
partir d'un double push-pull de transistors Toshiba
(2SA1943 et 2SC5200). Le reste de l'électronique est
monté sur une carte en verre epoxy de haute
qualité. Il comporte notamment deux amplis OP
Burr Brown OPA604AP pour la régulation
d’alimentation de l'étage de préamplification en
composants discrets, un potentiomètre Alps
motorisé et des relais Panasonic pour la
commutation des sources. La section d'alimentation
représente le point d'orgue de l'appareil. Elle
s'articule autour d'un très gros transformateur
toroïdal Noratel (13,5 cm de diamètre pour 8,5 cm
de haut) et quatre capacités de 10 000 µF sous 63 V
de chez Kendeil. On peut noter au passage que les
éléments sont de marques européennes.
Une restitution sonore éprise de musicalité
À l'écoute de l'Exposure 3510, on reconnaît
rapidement la signature sonore de la marque
britannique. En mesure de piloter de petites
enceintes de bibliothèque exigeantes et à faible
rendement aussi bien que de gros modèles de
colonnes, cet ampli se singularise immédiatement
par l'élégance et la richesse de son registre
médium.
Sur "Useless" d'Omar Apollo, la restitution sonore
est d'une délicatesse et d'un fruité rarement
entendus, tout en légèreté et délié. Le jeu de la
basse, de la guitare, de la batterie donne une
magnifique impression de rebond et de jeu
syncopé. L'articulation et le suivi rythmique sont
excellents. Les timbres sont colorés, lumineux,
absolument pas gras. On redécouvre ce morceau et
la magie Exposure y opère pleinement.
L'Exposure 3510 est également capable de
descendre relativement bas, de fournir des graves
profonds. Sur ce point, il n'a pas tout à fait la
maîtrise d'un Primare i25, mais il sait faire parler la
puissance. Sur le morceau "Au début c'était le
début" des The Limiñanas, les nappes d'ultra basses
sont bien perceptibles et bien marquées à partir de
nos enceintes Kelinac Kel 714 MG.
Toujours sur le même titre, on se rend également
compte que l'aigu est brillant, très aéré, parfois
même incisif. Les cymbales ont de l'énergie.
L'Exposure 3510 n'est pas totalement neutre. Il
cultive le paradoxe d'une restitution au médium très
ouvert, très présent et d'un équilibre parfois
relativement physiologique.
Pour en obtenir le meilleur, il est important de lui
associer une bonne source qui évite les excès
d'emphase dans le bas comme dans le haut du
spectre. Sinon il le fait tout de suite remarquer. Il
met effectivement très bien en avant les qualités
comme les défauts de la source.
En résumé
L'Exposure 3510 est un ampli audiophile de 2 x 110
watts que l'on apprécie tout autant pour la sagesse
de sa conception que pour la grande beauté de son
registre médium ou sa musculature dans le bas du
spectre. Il a du tempérament, demande à être bien
entouré pour donner le meilleur de lui-même, mais
sait être particulièrement chantant et expressif. Un
pur produit dans la tradition audiophile.
Spécifications
•Type : ampli intégré stéréo
•Puissance nominale : 2 x 110 watts sous 8 ohms
•Entrées : 6x Ligne sur RCA
•Sorties : casque, 2x haut-parleurs, 2x préampli sur RCA,
1x Ligne sur RCA
•Consommation électrique : max. 400 watts sur charge
de 8 ohms
•Dimensions : 115 x 440 x 300 mm
•Poids : 12 kg
Notre avis
Construction
Performances
Fonctions
Musicalité
■
ON-mag >> novembre/décembre 2021-6
29
TEST
PRIMA LUNA
Evo 100-1
Prima Luna n'est pas une vieille de la vieille, une historique de l'amplificaon Hifi à lampes
dont les débuts remontent à presque un siècle. Mais la marque a déjà de la bouteille et
depuis sa créaon en 2003, elle s'est imposée comme une valeur sûre. Son intégré stéréo
Evo 100-1 est le plus pet de sa gamme. Il profite déjà d'une approche premium, mais sans
que son prix soit déraisonnable. Il permet de découvrir les qualités sonores des tubes, sans
tomber dans leurs excès et avec une puissance relavement confortable.
par Pierre Stemmelin
2750 €
La dernière fois que nous avons parlé de Prima Luna
sur ON-mag, c'était en octobre dernier au sujet de
son nouveau gros ampli intégré hybride, EVO 300
Hybrid, associant un étage de préamplification à
lampes à des circuits de puissance à transistors
conçus par Floyd Design. Ici, avec le Prima
Luna Evo-100-1, nous avons affaire à un modèle plus
traditionnel tout à tubes. L'appareil fournit 2 x 40
watts à partir de quatre lampes EL34 (de grandes
classiques) en configuration push-pull et classe A/B.
Sa section préampli fait appel à une paire de 12AX7
tandis que deux 12AU7 assurent le pilotage des
étages d'amplification.
La puissance de sortie est à peu près la même que
ce soit sur charge de 8 ou 4 ohms (l'appareil
possède deux sorties haut-parleurs distinctes pour
30 ON-mag >> novembre/décembre 2021-6
ces impédances) grâce aux transformateurs de
sorties, ce qui est habituel sur un ampli à tubes.
Pour le raccordement des sources, le Prima Luna est
équipé de quatre entrées et d'une sortie Ligne sur
prises RCA asymétriques. Il est en outre possible de
l'équiper en option (pour 200 €) d'un module
préampli Phono pour platine vinyle dotée d'une
cellule MM.
Un appareil compact, d'une présentation
très soignée, assemblé avec des composants
de choix et un peu de câblage en l'air
Le Prima Luna Evo 100-1 n'est pas lilliputien, mais il
est le plus petit ampli de la marque et cela se voit.
Sa largeur est réduite (28 cm). Il adopte le format
d'une grosse boîte à chaussures plus profonde que
large et il est livré avec une belle télécommande au
boîtier tout en aluminium.
Prima Luna est une marque néerlandaise. Comme
une petite étiquette l'indique sous le ventre de
l'Evo 100-1, la conception est européenne et la
fabrication est chinoise. Cela explique certainement
la qualité de finition assez remarquable en regard
du prix, assez modeste pour ce type d'appareil. Le
châssis, bien rigide, est réalisé à partir d'un panneau
de façade en aluminium brossé et de tôles de forte
épaisseur, revêtues d'une luxueuse peinture
métallisée brillante en cinq couches.
Sur le dessus, à l'avant, les tubes sont protégés par
une très solide grille amovible arrondie, formée
d'épais montants et barreaux en aluminium avec
deux fenêtres en verre synthétique sur les côtés.
Chacun est accompagné d'un témoin lumineux de
fonctionnement qui passe au rouge si le tube a
besoin d'être changé (au bout de quelques milliers
d'heures normalement). Ces tubes sont
spécialement sélectionnés et portent le logo Prima
Luna. Il est possible de changer les EL34 de
puissance par des KT88. Un bouton à bascule sur le
côté droit de l'appareil permet d'adapter
automatiquement le réglage de bias de l'ampli.
Le capot proéminent à l'arrière dissimule le
transformateur d'alimentation toroïdal et les
capacités d'alimentation ainsi que les deux
transformateurs de sortie. Ces derniers intègrent
une protection thermique afin d'éviter les
surchauffes.
En dessous, dans un second compartiment isolé,
prend place le reste de l'électronique. Quelques
composants sont réunis sur des circuits imprimés,
mais une grande place est laissée au câblage en l'air
selon la tradition des amplis à tubes haut de
gamme. Ces composants ont fait l'objet d'un choix
méticuleux comme se plaît à le souligner Prima Luna
Spécifications
•Type : ampli stéréo intégré à tubes
•Puissance : 2 x 40 watts
•Tubes : 4x EL34, 2x 12AX7, 2x 12AU7
•Entrées : 4x Ligne sur RCA
•Sorties : haut-parleurs 4 et 8 ohms, Ligne sur RCA,
casque sur jack 6,35 mm
•Réponse en fréquence : 10 Hz - 32 kHz à ±1 dB, 10 Hz -
75 kHz à ±3 dB
•Distorsion harmonique totale (DHT) : <0.2 % à 1 watt,
<2 % à la puissance nominale
•Rapport signal/bruit : 90 dB
•Consommation électrique max. : 270 watts
•Poids : 18 kg
•Dimensions : 405 x 280 x 190 mm
Notre avis
Construction
Performances
Fonctions
Musicalité
dans sa communication : potentiomètre Alps,
31
ON-mag >> novembre/décembre 2021-6
capacités au polypropylène ou à film de chez
Nichicon ou DuRoch, diodes Philips, embases de
tubes WBT…
Au-delà du discours marketing, il faut bien
reconnaître que le Prima Luna Evo 100-1 est d'une
réalisation technique relativement propre compte
tenu de son prix.
Comme une urgence vitale à faire de
la musique
Avant de passer aux impressions d'écoute, il est
important de souligner que le Prima Luna Evo 100-1
semble assez sensible aux parasites. Pendant nos
tests, la présence d'une Freebox Delta, branchée
sur la même ligne électrique et utilisant le CPL
(Courant Porteur en Ligne), a eu pour effet de
provoquer une sorte de friture et des grésillements
sur les étages de préamplification de l'appareil,
clairement audibles à bas volume, un peu plus
discrets à volume moyen.
Si vous rencontrez ce souci, il est conseillé d'aller
brancher le perturbateur ailleurs, à distance, ou
dans une autre pièce et éventuellement d’utiliser un
boîtier de filtrage du courant secteur.
Pour ce qui concerne le caractère sonore, le Prima
Luna Evo 100-1 en a. Mais rassurez-vous, il n'est pas
du tout dans cette caricature de l'amplificateur à
tubes qui demande des enceintes à ultra haut
rendement, délivre un grave anémique et des aigus
tout brillants. Au contraire. Nous l'avons, entre
autres, confronté à quelques morceaux de rap un
peu mordants : "Make Some Money" de Fabolous,
Dave East et Snoop Dogg ou encore "Legend" de
32 ON-mag >> novembre/décembre 2021-6
Rohff et Jul (Wesh Alors !). La sensation de
puissance est supérieure aux 2 x 40 watts annoncés.
Cet ampli à tubes ne touche pas les tréfonds du
grave, il n'est pas le plus transparent, il arrondit un
peu les angles, il a beaucoup de couleur. Mais il n'a
eu aucun souci pour remuer nos Kelinac Kel 714MG.
Il a du punch, un super groove et même une sacrée
patate. La restitution sonore est explosive, musclée,
très rythmée, hyper vivante, expressive et
paradoxalement décontractée. L'image stéréo a de
la profondeur, elle est solidement campée. Elle est
également d'une homogénéité rare au centre. Les
voix s'expriment avec une excellente sensation de
présence, d'intelligibilité, d'articulation, de matière
et d'aération.
Sur tous les styles, le Prima Luna Evo 100-1 fait
preuve d'un naturel et d'une spontanéité rares.
Capable de très belles nuances, de timbres riches,
suaves et élégants, il semble en permanence animé
d'une sorte d'urgence vitale à faire de la musique.
En résumé
Vous l'aurez compris, c'est un produit coup de cœur.
Le Prima Luna Evo 100-1 est loin d'être parfait, il
joue le délicat face à son environnement et il a une
personnalité sonore forte. Mais il est aussi très
sérieusement conçu. Lorsque l'on adhère à ses
arguments, difficile de résister à la force de
conviction musicale de cet ampli à tubes de 2 x 40
watts qui paraît sur le terrain bien plus puissant et
énergique que ne le laissent penser les données sur
le papier.
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LES
ENCEINTES
PASSIVES ET ACTIVES
TEST
CANTON
Townus 30
Véritable instuon outre-Rhin, la marque Canton
n'est clairement pas aussi célèbre en France, sans
doute parce que l'Hexagone ne manque pas
d'excellents constructeurs. Passons-nous, pour cee
raison, à côté de véritables perles de la Hifi ? Les
Townus 30 sont des enceintes de bibliothèque assez
imposantes, bâes dans le plus pur esprit de la Hifi
d'antan. Une réussite ?
par Guillaume Fourcadier
Straight Outta Canton
1100 €
Bien que les Townus 30 s'inscrivent dans une
gamme autant axée home cinéma que musique,
leur design, en partie grâce à la finition en noyer de
la version testée, nous évoque des références tout
droit sorties des années 1970/1980. Imposantes,
légèrement arrondies sur leurs arêtes latérales, elles
possèdent un charme rétro évident.
La fabrication est à la fois assez simple et
relativement efficace. Rien ne déborde ou presque,
mais rien ne révolutionne le genre ni n'apporte un
vrai plus par rapport à la concurrence. L'approche
Canton possède une petite touche vintage, sans
pourtant souffrir des défauts de l'ancienne époque.
En plus de notre version plaquée noyer, des versions
blanches et noires sont disponibles.
Un son raffiné, au grain légèrement
nostalgique
L'architecture sonore des Townus 30 est tout à fait
dans la lignée des enceintes de bibliothèque
classiques. Elles reposent sur une topologie deux
voies, avec un transducteur basses/médiums de 174
mm à membrane en titane et suspension double
plis, associé à un tweeter à dôme de 25 mm en
aluminium-céramique, logé dans une amorce de
pavillon, protégé par une grille et une pièce de mise
en phase. Le tout est chargé en bass-reflex par un
profond évent tubulaire arrière laissant entrevoir le
moteur du tweeter.
Assez énergivores (le constructeur ne communique
pas le rendement exact) pour leur format, une fois
correctement amplifiées, les Canton Townus 30
délivrent une sonorité des plus agréables. Sur ce
point, nous avons vraiment la sensation d'avoir
affaire à des enceintes tentant la jonction entre
l'ancienne et la nouvelle école de la Hifi. Le son est
légèrement chaud et un peu granuleux, avec un
petit boost dans les bas-médiums, mais sans aucune
sensation de mollesse ni aucun parti pris caricatural.
36 ON-mag >> novembre/décembre 2021-6
Les médiums sont notamment bien équilibrés et les
aigus très étendus.
Sans atteindre des sommets de performances
techniques, en particulier sur la dynamique, les
Townus 30 se défendent très bien. Les petites
Concept 30 de Q Acoustics les dominent sur le plan
de la précision et de la transparence, mais l'amateur
de sonorités plus analogiques, l'amoureux du son
tubesque et des galettes noires préférera peut-être
la musicalité made in Canton.
Cette musicalité ne se fait pas sans une scène
sonore cohérente et détaillée. De plus, grâce à une
dispersion des aigus plutôt large, les quelques
écarts (symétrie droite/gauche, hauteur) à la
position d'écoute idéale ne se ressentent pas autant
que chez certaines enceintes concurrentes. Les
Townus 30 sont polyvalentes, dans tous les sens du
terme.
Leur volume, ainsi que les transducteurs basses/
médiums assez imposants, permettent également
d'atteindre une assez bonne extension dans les
basses. Sans venir titiller les fréquences les plus
ronronnantes, les Canton Townus 30 sont
suffisamment à l'aise dans ce registre pour faire vivre
les morceaux les plus viscéraux.
Pas parfaites techniquement, pas si simples à
alimenter, les Townus 30 de Canton n'en restent pas
moins un pur exemple de musicalité qui n'oublie
pas la modernité.
Spécifications
•Type : enceintes passives 2 voies, bass-reflex, au format
bibliothèque
•Boomer de 174 mm à membrane titane
•Tweeter à dôme de 25 mm aluminium-céramique
•Impédance : 4 – 8 Ohms
•Réponse en fréquence annoncée : 38 Hz – 40 kHz
•Dimensions : 21 x 36 x 28 cm
•Poids (par enceinte) : 8,1 kg
Notre avis
■
AUDITION PRIVÉE
2650 €
6800 €
38 ON-mag >> novembre/décembre 2021-6
JM REYNAUD
EMP Nano Jubilé et Grande
Le constructeur français Jean-Marie Reynaud vient de lancer deux nouveaux modèles, les EMP
Nano Jubilé et les EMP Grande. Ce sont des enceintes Hifi murales, la première à accrocher
directement au mur et l'autre, plus grande, prenant appui sur le sol. Bien plus que de simples
mises à jour, ces modèles de 3ème généraon, issus d'une lignée dont les origines remontent à
1992, peuvent être considérés comme des refontes complètes. Nous avons pu les essayer et
tester chez CTA Haute Fidélité, magasin du XVème arrondissement à Paris.
Par Pierre Stemmelin
La JM Reynaud EMP Nano Jubilé s'apparente à une
enceinte de bibliothèque tandis que l'EMP Grande
est plus proche d'une colonne. Elles mesurent
respectivement 68 et 120 cm de hauteur. Mais c’est
principalement leur faible profondeur – ne
dépassant pas 12 cm - qui les distingue de modèles
traditionnels. Elles sont en outre spécifiquement
conçues et optimisées pour fonctionner collées au
mur, ce qui permet un gain de place très substantiel.
Comme le précise Jean-Claude Reynaud, leur
géniteur : "tout leur développement a été effectué
en tenant compte de l'influence du mur sur leur
courbe de réponse en acoustique naturelle. Le
complément de charge offert par le mur est
indispensable pour leur bon fonctionnement. Elles
(…) offrent ainsi un panorama sonore très vaste et
très stable". En utilisant le mur comme référence,
"aucun signal ne vient en décalage temporel" (…).
"La nature du son est très constante, quel que soit
l'endroit où l'on se trouve dans la pièce".
Des enceintes murales deux voies, à charges
triangulaires et coque de renfort en aluminium
Les JM Reynaud EMP sont toutes les deux des
enceintes deux voies. Elles fonctionnent en bassreflex,
accordées par de petits évents laminaires
débouchant sur les côtés. Intérieurement, leurs
coffrets sont chacun divisés en trois compartiments
communicants, formant des charges de section
triangulaire. L'ébénisterie de l'EMP Nano Jubilé est
formée de panneaux de médium de 19 mm
d'épaisseur. Sur l'EMP Grande, l'épaisseur de
certaines parois monte jusqu'à 25 mm. En
complément, les flancs et le baffle, sur les deux
enceintes, sont couverts d'une plaque d'aluminium
de renfort. En façade, une fine couche de feutrine
autour des haut-parleurs se charge de limiter les
effets de bord (réflexions primaires).
Fidèle à son habitude, JM Reynaud n'utilise pas de
mousse amortissante à l'intérieur des coffrets,
considérant que cela étouffe trop le son. Il fait juste
appel à un petit tampon de feutre de laine et à des
feuilles de "compound" viscoélastique, ou
panneaux fins de consistance bitumineuse, sur
quelques parois internes.
Le socle de l'EMP Grande, qui doit reposer au sol,
est quant à lui formé d'un sandwich de panneaux de
MDF et polymère absorbant.
Le tweeter de la JM Reynaud EMP Nano Jubilé est
relativement classique, mais déjà un peu haut de
gamme. Il est doté d'un dôme en soie de 28 mm,
avec amorce de pavillon en aluminium usiné et
moteur néodyme. Il est associé à un boomer de
17 cm, à membrane en papier traité, dont le support
de bobine et le châssis sont en aluminium.
Le tweeter de la JM Reynaud EMP Grande est plus
haut de gamme. C'est un modèle à ruban, ou plus
exactement de type AST (Aero Striction Tweeter)
proche de l'AMT (Air Motion Transformer) à
diaphragme plissé en accordéon. Il possède une
membrane de 25 mm de large pour 60 mm de haut
en silicone recouvert d'un dépôt d'aluminium.
Le boomer est plus petit que celui de l'EMP Nano
Jubilé. Il mesure 16 cm, mais affiche une tenue en
puissance supérieure grâce, entre autres, à sa
bobine mobile plus large, de 37 mm au lieu de
28 mm. Il est doté d'un cône en papier avec
traitement de surface céramique.
Les JM Reynaud EMP Nano Jubilé et Grande sont le
fruit d'un patient travail artisanal de conception et
optimisation. Assemblées dans les ateliers de la
marque à Barbezieux-Saint-Hilaire, ville du Sud-
Ouest, elles font appel à des transducteurs réalisés
sur cahier des charges dont plusieurs composants
viennent de France ou d'Allemagne. Le traitement
de leurs charges acoustiques est affiné suite à de
nombreuses heures d'écoutes, de même que leurs
filtres. Ces derniers sont assemblés sans circuit
imprimé susceptible de provoquer des pertes et
placés au plus loin des haut-parleurs afin d'éviter les
perturbations magnétiques. Ils utilisent des
condensateurs à armature argent exclusifs de la
marque française SCR ou encore des résistances
bobinées et scellées dans des tubes de cuivre pur
par de la résine époxy. Le câblage interne des
enceintes est propriétaire, composé de conducteurs
en cuivre argenté.
ON-mag >> novembre/décembre 2021-6 39
À l'écoute : l'équilibre et le naturel sont les
maîtres mots
Nos tests des JM Reynaud EMP Nano Jubilé et EMP
Grande se sont déroulés dans le magasin parisien
CTA Haute Fidélité. Nous avons eu le temps de faire
des essais avec différentes électroniques et
d'écouter des morceaux de musique très variés,
Philippe Venturini de la revue Classica et de la radio
France Musique nous ayant rejoints en cours de
route.
Les JM Reynaud EMP Nano Jubilé étaient associées
à l'intégré stéréo Synthesis Roma 37DC+, modèle
hybride intégrant un préampli à tubes et des étages
de puissance en classe D, qui vient de recevoir un
Diapason d'Or. Immédiatement, nous avons
retrouvé les qualités qui nous ont tant séduites avec
les JM Reynaud Lucia et Lunna. Malgré leur faible
volume de charge, les enceintes murales EMP Nano
Jubilé délivrent un message sonore plein et
chaleureux. Le registre grave n'est certes pas
abyssal, mais il a de la rondeur, de la générosité,
tout en étant d'une très belle propreté et
articulation. L'ensemble sonne de manière
particulièrement naturelle et agréable. Le registre
aigu est doux, léger et aéré. L'ensemble des
registres fusionne en une cohérence parfaite. Le
médium est superbement riche et nuancé.
Contrairement à ce que l'on pourrait craindre de la
part d'enceintes murales, l'image stéréophonique
est d'une excellente consistance. Elle ne semble
absolument pas plate ou plaquée au mur façon
tapisserie diffuse. Elle est très ample, conciliant
profondeur et relief tout en évitant les effets de
projection vers l'avant. Le centre de l'image a de la
Spécifications EMP Nano Jubilé
•Type : enceinte murale 2 voies, bass-reflex
•Haut-parleurs : tweeter à dôme de 28 mm, boomer
de 17 cm
•Réponse en fréquences : 45 Hz à 25 kHz (±3 dB)
•Impédance : 4 ohms (minimum 3,8 ohms)
•Puissance d'utilisation : 30 à 120 watts
•Rendement : 91 dB/1 W/1 m
•Filtrage : 2,8 kHz 12/12 dB par octave
•Dimensions : 68 x 36 x 11 cm
•Poids : 18 kg
densité. Les voix bénéficient d'une bonne sensation
de présence.
Les JM Reynaud EMP Grande vont naturellement
plus loin en termes de performances, et cela de
façon significative. Leur registre grave est plus
profond. Il est plus dynamique, il a plus d'impact.
L'aigu est plus détaillé, plus défini, semble monter
plus haut et être plus présent. Les EMP Grande sont
plus performantes, mais aussi plus exigeantes. Nous
les avons essayées avec l'ampli Synthesis
Roma 37DC+, un intégré Hegel H590 et le couple
ampli/préampli Atoll AM400/PR400 qui s'est au final
révélé le plus adapté. Les différences entre chaque
association étant clairement audibles, ce qui est
révélateur de la grande transparence et de la
grande rigueur des JM Reynaud EMP Grande.
En résumé
Les nouvelles enceintes murales JM Reynaud EMP
Nano Jubilé sont pour nous un incontestable coup
de cœur. Lorsqu'on les écoute, on se sent
immédiatement bien, en harmonie avec la musique.
Bien que leur charge soit de faible profondeur, on
ne ressent pas de sensation de manque dans le
grave. Le son est plein, tout comme l'image stéréo à
la fois ample et très naturelle.
Plus haut de gamme, les EMP Grande sont assez
uniques en leur genre, car elles montrent qu'il est
possible d'atteindre un haut niveau de
performances à partir d'enceintes murales. Elles
vont plus loin que les EMP Nano Jubilé sur tous les
paramètres techniques. En contrepartie, leur tarif est
moins attractif et elles sont plus délicates à bien
faire fonctionner.
■
Spécifications EMP Grande
•Type : enceinte murale 2 voies, double bass-reflex
•Haut-parleurs : tweeter AST de 25 x 60 mm, boomer de
16 cm
•Réponse en fréquences : 35 Hz à 28 kHz (±3 dB)
•Impédance : 8 ohms (minimum 6,8 ohms)
•Puissance d'utilisation : 40 à 300 watts
•Rendement : 90 dB/1 W/1 m
•Filtrage : 2,8 kHz 12/12 dB par octave
•Dimensions : 120 x 36 x 12 cm (hors socle - profondeur
de 19 cm avec socle)
•Poids : 38 kg
Notre avis : EMP Nano Jubilé
Notre avis : EMP Grande
Construction
Finition
Construction
Finition
Performances
Musicalité
Performances
Musicalité
40 ON-mag >> novembre/décembre 2021-6
Bluetooth ®
roksan.com
TEST
KANTO
YU6
Milieu de gamme ambieux du constructeur
canadien Kanto, spécialiste des enceintes acves, les
YU6 se présentent déjà comme de pets classiques,
alors qu'elles viennent à peine d'arriver en France.
Cela est-il vraiment jusfié ? par Guillaume Fourcadier
Une polyvalence légèrement chaude
550 €
De bien discrètes enceintes de bibliothèque
Disponibles en plusieurs finitions (les versions
boisées étant plus onéreuses), les Kanto YU6
correspondent totalement à l’idée que nous nous
forgeons d’enceintes compactes, simples et bien
finies.
Sans être luxueuse, la conception générale transpire
le sérieux. Le design signé par des arêtes
légèrement arrondies est du plus bel effet. Les
Kanto YU6 peuvent aussi bien se faire passer pour
des enceintes Hifi que des enceintes dédiées au
monitoring en Home Studio. Elles font partie de ce
genre de produits caméléons, qu'il est aussi aisé de
camoufler que de mettre en évidence.
La conception de cette paire d'enceintes actives et
Bluetooth est de type asymétrique. L'enceinte
droite regroupe ainsi la connectique, les traitements
sonores et l'amplification, tandis que l'enceinte
gauche agit tel un simple modèle passif.
Presque connectées, à l'aise sur le filaire
Du fait qu'elles soient actives, les Kanto YU6
profitent d’une connectique bien plus étendue que
les enceintes de salon classiques. Le constructeur
canadien exploite assez bien cet avantage, en les
équipant d’une connectique analogique et
numérique simple mais presque complète.
Nous avons par exemple droit à deux entrées
optiques, ce qui permet le raccordement de
nombreux appareils. L'entrée analogique RCA est
particulièrement pratique, car elle peut basculer en
mode Ligne ou en mode phono MM pour platine
vinyle. Afin d'effleurer l'expérience connectée,
malheureusement absente, les Kanto YU6 disposent
en plus d'une puce Bluetooth avec support du
codec audio AptX.
En pratique, l'expérience est des plus simples,
particulièrement grâce à la télécommande claire et
complète, quoiqu'assez peu réactive.
42 ON-mag >> novembre/décembre 2021-6
Sans atteindre des sommets techniques, ce qui est
logique pour un tel tarif, les Kanto YU6 réussissent
parfaitement l'épreuve musicale, en premier lieu
parce qu'elles semblent «conscientes» des limites
d'un si petit format. Par exemple, elles ne se
risquent pas à une débauche de basses qu'elles ne
seraient pas capables de tenir sans distorsion.
La signature sonore, légèrement chaude, avec une
pointe dans les basses/bas-médium, développe un
caractère polyvalent et plutôt doux, mais sans
tomber dans la radicalité des Triangle AIO Twin.
Bien sûr, les styles les plus agressifs ne sont pas les
plus pertinents à écouter avec les Kanto YU6, mais
elles parviennent à tenir l'énergie et à ne jamais
perdre le tempo.
Encore un peu plus d'ouverture et de linéarité dans
les aigus (quelques creux à l'écoute) n'auraient
certes pas été du luxe, mais il est aisé de
comprendre pourquoi les Kanto YU6 ont si bonne
presse. Leur musicalité est instantanée, quel que
soit le style, et leur sens de la nuance est très
difficile à retrouver dans des enceintes actives
proposées à ce tarif.
Cette musicalité tout en pragmatisme se paie par
des basses assez écourtées, mais cela n'est
véritablement gênant qu'en usage home cinéma.
Pour pallier cela, une sortie dédiée aux caissons de
basses est disponible.
Assez raffinées, polyvalentes, les Kanto YU6 ont
naturellement des limites, mais difficile de ne pas
tomber sous leur charme.
Spécifications
•Type : enceintes actives deux voies
•Boomer de 13,3 cm Kevlar, tweeter à dôme de 25 mm
•Amplificateur en classe D de 200 W de puissance
en crête
•Réponse en fréquence annoncée : 50 Hz – 20 kHz
•Entrées : 2 numériques optiques, Bluetooth, Ligne/Phono
MM, AUX sur jack 3,5 mm
•Sorties : subwoofer, USB 5 V
•Dimension (par enceinte) : 75 x 205 x 272 mm
Notre avis
■
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Soyez plus exigeant
avec votre casque sans fil
• Le son studio légendaire du M50x en Bluetooth.
• Transducteurs exclusifs de 45 mm.
• Compatible avec les codecs AAC et LDAC.
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• Appairage Multipoint.
• Clarté des appels avec le double micro et le filtrage spatial.
• Autonomie remarquable de 50 heures.
• Charge rapide de 10 min pour 3h30 d’autonomie.
ATH-M50xBT2
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TEST
PARADIGM
9600 €
Founder 120H
Modèle phare de la nouvelle gamme
d'enceintes acousques Founder du
constructeur canadien Paradigm, la
Founder 120H est un modèle colonne
atypique. Avec ses trois haut-parleurs de
grave amplifiés, disposant d'un système
de calibrage automaque en foncon de
l'acousque de la pièce, elle entend
descendre sans faiblir jusqu'à 22 Hz ! C'est
impressionnant sur le papier. L'est-ce
autant dans la réalité ?
par Pierre Stemmelin
44 ON-mag >> novembre/décembre 2021-6
Nous avons déjà publié un article présentant
en détails les caractéristiques techniques, les
technologies et la topologie acoustique de la
Paradigm Founder 120H. Rappelons qu'il
s'agit d'une enceinte trois voies, équipée de
cinq haut-parleurs. L'aigu est assuré par un
tweeter à dôme AL-MAC (aluminium,
magnésium et céramique) armé d'une amorce
de pavillon et d'une lentille acoustique. Le
médium est confié à un transducteur AL-MAG
(aluminium et magnésium) de 15,2 cm qui
dispose également d'une lentille acoustique
d'optimisation de la phase et de sa propre
charge close isolée. Puis viennent, pour le
grave, trois woofers de 21,5 cm de type
Carbon-X (polypropylène renforcé par fibre
de carbone), accordés par un gros évent
tubulaire débouchant sous l'ébénisterie. Ces
woofers sont amplifiés. La Paradigm
Founder 120H est donc semi-active. Elle
revendique 1000 watts RMS en régime
continu et 2000 watts sur les pics dynamiques.
Ses étages de puissance sont gérés par DSP
et le système de correction acoustique ARC
(Anthem Room Correction) développé par
Anthem, marque canadienne spécialiste des
amplis Hifi et Home Cinéma, qui fait partie du
même groupe que Paradigm.
Tous les haut-parleurs de la Paradigm Founder 120H
emploient des technologies propriétaires et sont
exclusifs. L'enceinte fait par ailleurs appel à de
nombreux systèmes d'amortissement, de
découplage et de renfort pour juguler l'apparition
de vibrations parasites. Paradigm fait partie des
rares constructeurs d'enceintes qui maîtrisent de
bout en bout leur production.
Une enceinte colosse finalement pas si
massive que ça
Les spécifications de la Paradigm Founder 120H
sont impressionnantes. L'enceinte annonce couvrir
de 22 Hz à 23 kHz à ±2 dB et même atteindre 18 Hz
selon la norme DIN avec un rendement de 92 dB et
une puissance admissible de 300 watts. Avant de
l'avoir vue en vrai, on peut s'imaginer que c'est un
monstre. Elle est certes assez grande et relativement
lourde, mais finalement moins imposante qu'on ne
pourrait l'anticiper. Elle est un peu plus profonde et
plus large, mais à peine plus haute qu'une Kelinac
Kel 714 MG.
La construction de l'enceinte paraît en tous points
extrêmement sérieuse. L'intégralité est d'une
extrême rigueur industrielle, ne laissant pas de place
au bricolage. La réalisation et la finition sont
impeccables, incontestablement haut de gamme. Le
baffle aimanté, fait d'une épaisse plaque
d'aluminium qui habille les pourtours des hautparleurs,
apporte une touche premium. Bien que les
parois latérales soient à doubles pans inclinés, on
peut néanmoins trouver la ligne un peu austère. Il
manque aussi quelques éléments d'artisanat de luxe
pour passer dans la sphère de la Haute Couture de
la Haute Fidélité.
Un registre grave viscéral qui s'apprivoise
grâce au calibrage automatique ARC
À l'écoute, il ne faut pas 30 secondes pour se rendre
compte avec les Paradigm Founder 120H que l'on a
affaire à des enceintes Hifi (ou Home Cinéma) hors
norme. La présence de deux caissons de grave
amplifiés dans les coffrets permet de "contraindre
les modes de résonance de la pièce" (ce qui n'est
pas faisable à partir d'un seul caisson de grave) et
descendre extrêmement bas en fréquence. La
sensation de pression physique est ici
particulièrement impressionnante, voire perturbante
sur certains morceaux de musique.
Nous avons tout d'abord essayé les Paradigm
Founder 120H sans faire intervenir le système de
correction acoustique ARC. Cela nous a permis de
constater qu'elles sont tout à fait exploitables en
l'état et relativement peu sensibles à la proximité
d'un mur, mais qu'il faut disposer de préférence
d'une pièce relativement vaste. La nôtre mesure
environ 35 m2.
Sur "Au début c'était le début" des The Limiñanas
avec Laurent Garnier et Bertrand Belin, on découvre
une nappe de grave monumentale qui rythme la
chanson et donne l'impression toutes les trois
secondes qu'un éléphant saute à pieds joints dans
l'appartement du dessus ou bien qu'un semiremorque
de 36 tonnes nous passe au-dessus de la
Spécifications
•Type : enceinte colonne 3 voies, bass-reflex, avec
grave actif
•Filtrage des voies : coupures à 300 Hz et 2,4 Hz du second
ordre
•Grave : 3x woofers de 21,5 cm Carbon-X contrôlés par
DSP et ampli de 1000 watts RMS
•Médium : transducteur de 15,2 cm AL-MAG
•Aigu : tweeter à dôme de 25 mm AL-MAC
•Réponse en fréquence : 22 Hz - 23 kHz à ±2 dB
•Sensibilité : 92 dB
•Puissance admissible : 300 watts
•Impédance nominale : 8 ohms
•Dimensions : 115,3 x 35,4 x 44,1 cm
•Poids : 41,7 kg
Notre avis
Construction
Performances
Finition
Musicalité
ON-mag >> novembre/décembre 2021-6
45
tête. Les Paradigm Founder 120H sont les seules
enceintes de leur catégorie et bien au-delà à
produire ce ressenti viscéral du registre grave et
permettre de prendre la mesure de l'effet artistique
voulu dans cet enregistrement.
Nous avons ensuite mis en œuvre le système de
correction acoustique ARC. Pour cela, il faut un
ordinateur avec deux ports USB disponibles. Les
deux câbles USB de plusieurs mètres de longueur,
le microphone de mesure et son trépied sont
fournis avec les Paradigm Founder 120H. La
procédure consiste à brancher successivement
chacune des enceintes par le biais de son port USB
situé à l'arrière afin qu'elle soit reconnue par le
logiciel ARC. Les deux enceintes sont ainsi
appairées et communiquent entre elles sans fil.
Puis on lance la mesure en plaçant le microphone
au point d'écoute et en quatre autres points de la
pièce. Le logiciel ARC calcule automatiquement la
courbe de correction à apporter au registre grave
de chaque enceinte puis lui transmet. Si l'on prend
son temps et que l'on suit bien la notice,
l'opération de paramétrage se déroule sans accroc.
Dans notre cas, elle nous a permis de découvrir
une grosse tonique de notre pièce entre 25 et
30 Hz. Une fois ce phénomène corrigé, la
restitution a gagné en équilibre tout en conservant
ses basses monumentales. La liaison entre le grave
et les autres registres s'est améliorée, devenant
plus fluide, plus naturelle.
Les Paradigm Founder 120H ne délivrent pas
uniquement des basses renversantes, ultra
physiques. Elles sont aussi capables d'une image
sonore vaste et profonde. Leurs médiums et aigus
sont d'une très haute définition, très précis et
détaillés. Ils ne laissent aucun détail dans l'ombre.
Le son est d'une grande transparence, vif et sans
coloration ni acidité.
En résumé
48 ON-mag >> novembre/décembre 2021-6
Les enceintes Paradigm Founder 120H sont de
grosses colonnes haut de gamme, capables de
remuer des montagnes. Avec leurs sections graves
amplifiées et leur système de calibrage
automatique ARC tenant compte de l'acoustique
de la pièce d'écoute, elles fournissent un registre
grave d'une profondeur et d'une tenue sans
égales. Leur haut du spectre est également d'une
excellente définition. Ce sont des réalisations aux
performances totalement hors norme. Elles ne sont
pas faites pour plaire à tout le monde, mais ne
laissent personne indifférent et peuvent se révéler
enthousiasmantes.
■
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TEST
Q ACOUSTICS
Petites mais premium et innovantes
Assez élégantes au premier coup d'œil, les Q
Acoustics Concept 300 sont bien plus que de
simples enceintes de bibliothèque. Nous l'avons
évoqué lorsque nous avons annoncé leur sortie :
l'orientation haut de gamme de ces nouvelles
réalisations débute avec leur coffrage de type
"Gelcore". Celui-ci repose sur une astucieuse
conception à double paroi prenant en sandwich une
couche de gel spécial. À cela s'ajoute un socle
"Isolation Base", qui découple les coffrets grâce à
une base amortissante.
Ce raffinement invisible se retrouve largement dans
l'impression de solidité, dans la densité et dans
l'assemblage tout simplement royal de ces
enceintes Hifi. Cerise sur le gâteau : la présence
d'un double bornier (bi-câblage et bi-amplification),
lui aussi d'excellente qualité.
Plus subjectif, les petites touches de design Q
Acoustics, en particulier les arrondis finement
étudiés, apportent une dimension vraiment
premium aux Concept 30. En bref, la simplicité
apparente de ces enceintes cache une vraie grande
maîtrise de la conception.
Tout simplement audiophiles
1200 €
Plus impressionnante encore que la forme, la qualité
sonore des Concept 30 nous a tout simplement
conquis et ce dès les premières notes. Leur
architecture paraît pourtant simple en apparence,
puisqu'elle se compose d'un transducteur de 125
mm et d'un tweeter de 25 mm. La double paroi du
coffret, sa base amortissante, ainsi que le panneau/
déflecteur en aluminium de 3 mm qui habille le
baffle, tous ces points semblent transcender les
qualités des haut-parleurs.
Sans être neutre, la signature sonore est à la fois très
équilibrée et d'une musicalité prodigieuse.
L'extension dans les basses ne fait pas de miracles
48 ON-mag >> novembre/décembre 2021-6
Concept 30
S’intégrant dans la gamme Concept déjà
existante, les nouvelles enceintes Concept 30
et Concept 50 (ainsi que la voie centrale
Concept 90) de Q Acouscs constuent
pourtant des évoluons sensibles d’un point de
vue technique par rapport aux anciens
modèles. Les Concept 30 testées ici sont à ce
tre des enceintes de bibliothèque
parculièrement ambieuses et plutôt
dispendieuses. Valent-elles vraiment leur prix ?
par Guillaume Fourcadier
au vu du volume interne, mais les Concept 30
compensent parfaitement cela par une excellente
énergie et une maîtrise parfaite de ce registre.
Assez simples à alimenter, grâce à leur grande
qualité technique, ces enceintes assurent une
polyvalence presque parfaite. Même sur les styles
musicaux rapides, rien ne perturbe leur assurance,
des basses jusqu'aux aigus.
Le haut du spectre est à ce titre l'une des plus
grandes satisfactions. Tout paraît clair et naturel,
avec une excellente extension. L'aération
(cohérence et largeur de la scène sonore) et le
niveau de détails sont au diapason, très supérieurs à
ce que l'on retrouve habituellement sur de basiques
enceintes de bibliothèque. Nous avons ainsi pu
titiller les Q Acoustics Concept 30 du registre
classique le plus emphatique jusqu'au son électro le
plus gras, elles n'ont presque jamais montré de
signes de faiblesse. Seule l'écoute à haut volume
fait ressortir une distorsion dans les aigus, qui
demeure cependant très maîtrisée.
Le tarif des Q Acoustics Concept 30 reste certes
élevé pour de petits modèles de bibliothèque. Mais
pour une fois, la "différence de prix" par rapport
aux anciennes générations nous paraît totalement
justifiée tant ces enceintes combinent musicalité,
ouverture et technicité. Une véritable grande
réussite.
Spécifications
•Type : enceintes Hifi passives, deux voies, bass-reflex
• Boomer de 125 mm, tweeter à dôme de 25 mm
•Réponse en fréquence : 54 Hz – 30 kHz
•Sensibilité : 87 dB
•Dimensions : 284 x 180 x 319 mm
•Poids : 7,90 kg
Notre avis
■
TEST
TEUFEL
Theater 500
700 €
Constructeur allemand historique, mais encore assez peu connu en
France, Teufel est du genre iconoclaste, car il s'éloigne largement des
codes classiques de la Hifi. Très imposantes mais abordables (700 euros),
ses enceintes colonnes Theater 500, desnées à la fois à l’écoute de
musique et au home cinéma, n'ont par exemple presque aucun équivalent
sur le marché. Mais ont-elles de quoi flaer nos oreilles ?
par Guillaume Fourcadier
Sa majesté qui pense au petit peuple
Il est clairement difficile de parler d'entrée de
gamme pour des enceintes vendues à 700 euros la
paire, mais trouver un imposant modèle de colonne
un tant soit peu cohérent du point de vue
acoustique à ce prix est presque mission impossible.
Les Theater 500 mesurent pourtant 104,60 x 20 x
29,30 cm, un volume aussi majestueux que peu
compatible avec les petits salons.
La performance de Teufel est doublement
impressionnante, car même à ce tarif, la finition est
presque haut de gamme. L'enveloppe au design
très anguleux de ces enceintes donne une sensation
véritablement premium, différente mais tout aussi
sérieuse (voire encore plus) que des références Hifi
comme celles de la gamme Borea de Triangle. En
point d'orgue de cette belle conception, le cadre
supportant les haut-parleurs, lequel est légèrement
détaché du reste du coffrage. Les Teufel Theater 500
sont à la fois sobres et diablement classieuses.
Ce raffinement se perpétue même dans la gestion
de la charge acoustique. La large base surélève le
coffret, afin d’accueillir un évent vertical à dispersion
sur 360°. Il est ainsi possible de placer les Teufel
Theater 500 contre un mur. Enfin, le constructeur
dote ses enceintes d’un double bornier, compatible
avec le bi-câblage et la bi-amplification. Des
enceintes décidément surprenantes sur la forme.
Rien n'est trop bas pour nous
Les Teufel Theater 500 sont des enceintes trois voies
à quadruple haut-parleurs (dont deux pour les
basses). Elles embarquent plusieurs petites
technologies maison, comme un alignement
temporel des transducteurs, ou encore une chambre
de compression pour mieux maîtriser le bas du
spectre.
Ne nous mentons pas. Si les Theater 500 sont déjà
d'efficaces références mélomanes, leur force réside
avant tout dans la puissance brute. Teufel promettait
des basses profondes, nous sommes servis. Les
enceintes développent une extension dans les
graves et une assise rarement rencontrées dans ce
segment de prix, et en jouent particulièrement bien.
50 ON-mag >> novembre/décembre 2021-6
En usage home cinéma,
le rendu est tout
simplement grandiose.
Le duo est réactif,
puissant, lourd, tout pour
porter un grand
spectacle à domicile.
Musicalement parlant, le
caractère des Teufel
Theater 500 les classe
dans la catégorie des
enceintes très
chaleureuses. Les basses
et médiums sont plutôt
en avant, alors que les
aigus, certes détaillés,
sont davantage en
retrait. Dès lors, si la
polyvalence et la
musicalité sont bien présentes, les Theater 500 n'ont
pas encore l'ouverture et le sens du détail des
meilleurs modèles de type colonne purement Hifi.
Elles s'accordent parfaitement aux exigences des
univers rock, électro et hip-hop, voire jazz, mais
manquent un peu de raffinement pour une
expérience classique de puriste.
Atypiques mais diablement bien conçues et armées
d'une maîtrise assez colossale dans le bas du
spectre, les Teufel Theater 500 ne s'adressent certes
pas à tout le monde, mais risquent bien de
conquérir l'auditeur à la recherche de sensations
brutes.
Spécifications
•Type : enceintes 3 voies, passives, bass-reflex
•2x boomers de 16 cm Kevlar, médium de 16 cm Kevlar,
tweeter à dôme textile de 25 mm
•Réponse en fréquence : 39 Hz – 21 kHz
•Sensibilité : 88 dB
•Dimensions (par enceinte) : 104,60 x 20 x 29,30 cm
•Poids (par enceinte) : 20,4 kg
Notre avis
■
ON-mag c’est aussi...
TEST
TRIANGLE
3000 €
Antal 40th
Triangle fait pare des grandes marques
historiques d'enceintes acousques
françaises. Fondée en 1980, elle vient
de fêter ses 40 ans. Pour rendre
hommage à son créateur Renaud de
Vergnee et marquer l'événement, elle
a retravaillé deux de ses modèles
iconiques et lance leurs versions
anniversaires en série limitée. Il s'agit
de l'enceinte de bibliothèque
Comète 40th et de la grande colonne
Antal 40th dont voici le test.
par Pierre Stemmelin
L'Antal est un modèle qui existe depuis
longtemps dans la gamme Triangle. Elle est
l'exemple même de l'enceinte Hifi haut de
gamme démocratique, capable de sonoriser
un grand espace, de délivrer un gros volume
sonore et une large réponse en fréquence,
de permettre à des électroniques audio de
haute qualité de s'exprimer… Tout cela en
conservant un tarif réaliste, certes élevé, mais
encore accessible qui ne la réserve pas
uniquement à une élite d'amateurs très
fortunés. En ce sens, on reste dans l'esprit de
"la Hifi pour tous".
En remontant dans les archives d'ON-mag
vous pourrez trouver un article sur
l'Antal 202, remontant à 2002, qui était le
résumé d'un test publié sur la revue
"Prestige Audio Video" à laquelle nous
étions associés à l'époque. L'esthétique a
beaucoup évolué depuis, de même que les
prix (il y a eu de l'inflation). Aujourd'hui, le
nouveau modèle Antal fait partie de la série
Esprit Ez, la ligne de milieu de gamme
phare de Triangle dont nous avons déjà
testé les modèles Titus Ez, Gaia Ez et
Australe Ez. L'Antal Ez est proposée entre
1700 et 2200 € la paire selon sa finition. La
version anniversaire Antal 40th est disponible
à 3000 €. Voyons ce qu'elle a de particulier.
52 ON-mag >> novembre/décembre 2021-6
Une colonne 3 voies au style aristocratique
renouant avec le made in France
De prime abord, la nouvelle Triangle Antal 40th
ressemble beaucoup à l'Antal Ez classique. La
principale différence visible réside dans sa finition
plus luxueuse. S’il s’agissait de la seule différence,
on pourrait se dire que l'écart de prix entre les deux
références est un peu exagéré. Mais les apparences
sont trompeuses, car l'Antal 40th bénéficie
également d'améliorations bien plus en profondeur.
L'Antal 40th est toujours une enceinte 3 voies,
équipée de quatre haut-parleurs très ressemblants à
ceux de l'Antal EZ. Son tweeter à dôme de 25 mm
est doté d'un pavillon avec pièce de mise en phase
centrale en forme de petite ogive typique de la
marque française. On retrouve également un
transducteur de médium de 16,5 cm à membrane
blanche en papier non traité, associée à une
suspension périphérique multiplis relativement
rigide. Les deux boomers sont eux aussi des
modèles de 16,5 cm de diamètre portant de larges
cache noyaux en métal.
Les changements techniques ne sont donc pas
visibles et pourtant bien réels. Le dôme du tweeter
n'est plus en aluminium, mais en alliage de
magnésium anodisé. Le profil du cône du médium a
été optimisé afin d'améliorer la linéarité dans les
hautes fréquences. Les boomers n'ont plus des
membranes en fibre de verre, mais réalisées en un
savant mélange de différentes pulpes de bois, de lin
et de fibre de carbone, hérité des enceintes Australe
Ez.
Le circuit de filtrage de la Triangle Antal 40th est
modifié en conséquence pour s'adapter aux
améliorations effectuées sur les haut-parleurs. Le
bornier et le câblage interne sont plus haut de
gamme. L'ébénisterie est également réaménagée.
Pour sa construction, elle utilise des panneaux de
médium (MDF) de plus forte densité que pour
l'Antal Ez. Elle comporte toujours des renforts
internes qui viennent caler l'arrière des moteurs des
boomers. La séparation entre la charge close du
médium et le reste du volume interne est
maintenant assurée par un pan incliné. Cette
disposition limite les effets de résonances parasites
internes et permet un plus grand volume de charge
pour les boomers. Ce volume est toujours accordé
en bass-reflex par un évent frontal.
On remarque aussi des changements au niveau du
socle en verre trempé de l'Antal 40th. Un peu plus
profond, il accueille de nouveaux pieds réglables en
hauteur dont on peut remplacer les pointes
métalliques par des pointes en caoutchouc fournies
dans l'emballage. Enfin la série 40ème anniversaire
de Triangle marque la volonté du fabricant de
relocaliser en partie sa production. Si les différentes
pièces constitutives viennent toujours de Chine,
l'assemblage intégral et tous les contrôles qualité
sont réalisés dans les ateliers de Triangle à Soissons.
Un médium très expressif et des graves qui
ont du cœur
Les Triangle Antal 40th sont proposées dans deux
finitions en bois, "Palissandre Santos" et "Sycomore
Blond" recouvertes d'une laque profonde au brillant
impeccable. Ce sont des enceintes Hifi colonnes aux
dimensions déjà imposantes, mais qui restent
relativement faciles à caser. Leurs évents bass-reflex
orientés vers l'avant permettent de les positionner
Spécifications
•Type : enceinte Hifi colonne 3 voies, bass-reflex frontal
•Transducteurs : tweeter à dôme en magnésium de
25 mm avec pavillon, médium de 16,5 cm à cône en papier
naturel et suspension multiplis en tissu imprégné, 2x boomers
de 16,5 cm à membrane en pulpe de bois, lin et fibre
de carbone
•Sensibilité : 91 dB/1 W/1 m
•Bande passante : 37 Hz à 22 kHz (±3 dB)
•Puissance admissible : 140 watts
•Impédance nom./min. : 8/3 Ω
•Dimensions : 200 x 345 x 1090 mm (hors pied), 300 x
424 x 1128 mm (avec pied)
•Poids : 26,8 kg
Notre avis
Construction
Performances
Finition
Musicalité
ON-mag >> novembre/décembre 2021-6
53
relativement proches du mur. Un dégagement de 15
à 20 cm peut suffire dans certaines pièces.
Le rendement des Triangle Antal 40th est bon, mais
il ne s'agit pas non plus de haut rendement, tandis
que l'impédance descend assez bas (3 Ω). Ainsi,
comme nous avons pu le constater pendant nos
essais, ces enceintes préfèrent-elles être associées à
un ampli Hifi relativement costaud qui tient bien les
basses fréquences et leur donne de l'impact.
À l'écoute, le registre médium ressort
immédiatement par son caractère très aéré,
empreint d'une certaine emphase, particulièrement
plaisante. La fusion avec les aigus est très réussie. Le
son est très ouvert, vif et détaillé tout en conservant
une belle douceur. Lorsque les enceintes sont
neuves, les graves peuvent paraître jouer un peu
dans leur coin, mais cette sensation s'estompe au
fur et à mesure du rodage des haut-parleurs. Après
quelques tours de piste et lorsqu'elles sont bien
alimentées, les Triangle Antal 40th proposent une
restitution sonore ample et homogène avec une
excellente assise dans les basses fréquences. La
scène stéréophonique concilie focalisation,
profondeur et largeur.
Sans chercher à être trop démonstratives, ces
54 ON-mag >> novembre/décembre 2021-6
enceintes s'imposent par leur grandeur, leur
générosité. La Musique semble épanouie, sans
contrainte. On n'est pas dans une approche
intellectuelle qui cherche à mettre en exergue le
moindre détail, mais tout est là, bien en place et
bien en phase. Les Triangle Antal 40th sont à la fois
neutres, équilibrées et transparentes. On peut en
outre les pousser loin. Sur les grandes masses
orchestrales et à fort volume, elles ont de l'aplomb.
Elles ne se désunissent pas sur les montées de
dynamiques. Elles conservent une excellente
maîtrise, faisant parler leur force tranquille.
En résumé
Les colonnes Triangle Antal 40th profitent d'une
conception parfaitement maîtrisée. Ce sont
réellement des enceintes Hifi haut de gamme qui
commencent à chatouiller le High End ; elles
atteignent des performances de haut niveau tout en
conservant un tarif encore accessible qui ne se
déconnecte pas totalement du grand public. Leur
restitution sonore a beaucoup d'ampleur, d'aplomb
et elle est signée d'un registre médium d'une
superbe ouverture.
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YU6 de Kanto
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LES
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VINYLES
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1900 €
Concept Active MM
Clearaudio est le constructeur de planes vinyles allemand le plus sérieux actuellement. Chez lui, tout
est fait maison et à la carte, de la pane jusqu'à la cellule, en passant par le bras et le préampli
Phono. Pour ses plus grosses réalisaons, de la série Statement, il faut compter un invesssement de
plusieurs dizaines de milliers d'euros. Mais Clearaudio propose aussi des modèles plus accessibles
dans sa série Concept. Le cket d'entrée est à un peu moins de 1500 € pour une plane vinyle
complète de base et à 1900 € pour la version Acve MM que nous testons ici, incluant préampli
phono MM/MC et ampli casque.
par Pierre Stemmelin
Comme nous l'avons précisé en introduction, chez
Clearaudio tout est à la carte. Même pour la série
Concept, l'acquéreur peut choisir entre plusieurs
bases, bras de lecture, cellules phono MM ou MC,
avec ou sans électronique intégrée. Mais le
constructeur propose aussi des compositions prêtes
à l'emploi. La Clearaudio Concept Active MM qui
fait l'objet de ce test en est une. Cette platine vinyle
à entraînement par courroie est livrée toute montée
et déjà réglée. Il suffit de la brancher directement à
un ampli Hifi ou Home Cinéma, une paire
d'enceintes amplifiées ou même un casque pour
l'écouter. On peut imaginer l’emporter avec soi en
vacances et la brancher sur à peu près n'importe
quel système, casque ou écouteurs.
Seule absence : le capot de protection antipoussière
est en option à 169 €, ce qui fait un peu
mesquin.
58 ON-mag >> novembre/décembre 2021-6
Construction maison, exclusive dans un
esprit artisanal d'une très grande rigueur
La Clearaudio Concept Active MM est bien
différente de toutes les platines vinyles que l'on
peut rencontrer en entrée de gamme. Ici, on ne
retrouve aucun élément standard commun à
plusieurs marques. Tout est exclusif, conçu et
fabriqué sur-mesure dans les ateliers de l'entreprise
familiale Clearaudio, en Bavière, que nous avons
visités en 2018.
Montée sur trois petits pieds métalliques, très
discrets, réglables en hauteur, la base de la
Clearaudio Concept accuse une bonne épaisseur de
38 mm. Cerclée sur l'essentiel de sa hauteur d'un
bandeau en plastique haut de gamme (pour la
version silver) imitant à s'y méprendre l'aluminium
brossé, elle est de type sandwich. Son âme est
composée d'un panneau de MDF compressé
recouvert d'une couche de plusieurs millimètres
d'un matériau synthétique dense et amortissant,
fermée en dessous par un second panneau de MDF
de 1 cm d'épaisseur.
Le plateau du disque de 3 cm d'épaisseur pèse plus
de 2 kg. Il est usiné dans un bloc massif de matériau
synthétique, qui ressemble beaucoup à du
polyoxyméthylène (POM). Il est monté sur un grand
contre-plateau en aluminium dont le large axe
plonge dans une gorge en bronze avec palier en
Téflon. L'entraînement de ce contre-plateau est
assuré par une courroie plate et un moteur
suspendu par le biais de silentblocs, caché sous le
plateau. L'allumage de la platine et le lancement de
la rotation se font depuis une grosse molette qui
donne le choix entre 33, 45 et 78 tr/min, ce qui est
plutôt rare.
Le bras d'origine, à tube droit en aluminium, est
superbement usiné et monté d'une cellule
Clearaudio Concept V2. Son pivot est totalement
sans friction puisque suspendu magnétique sous un
très robuste portique métallique. Le contrepoids,
maintenu par une vis, n'est pas gradué, mais cela
n'est pas gênant puisque la force d'appui est déjà
ajustée.
Une platine vinyle qui en impose par son
sérieux et sa rigueur
À l'usage, l'ensemble donne une excellente
impression de sérieux, de robustesse, de maîtrise.
Rien ne paraît de l'ordre de l’amateurisme ou du
bricolage ésotérique comme c'est le cas chez bon
nombre de constructeurs haut de gamme
concurrents.
Fidèle à nos habitudes, nous avons partiellement
démonté la Clearaudio Concept Active et c'est le
même constat à l'intérieur : tout semble réalisé avec
une très grande rigueur et facilement réparable en
cas de panne. Les cartes électroniques du préampli
Phono et de l'ampli casque, dont la prise de type
jack 6,35 mm débouche sur le flanc droit, ne sont
pas de vulgaires circuits achetés chez un grossiste
généraliste de l'audio. Elles paraissent également
de conception maison et utilisent des amplis Op
soigneusement sélectionnés.
Le préampli Phono dispose de plusieurs réglages
que l'on peut activer par le biais de 4 petites clés à
bascules se trouvant entre les prises RCA de sortie
et d'alimentation à l'arrière : filtre subsonique ; MM
ou MC ; gain "mid", "high" ou "low" ; sortie
préamplifiée (active), à niveau variable ou passive.
Outre la possibilité de changer de bras et de cellule,
cela ajoute de nombreuses possibilités d'évolution.
À l'écoute, la Clearaudio Concept Active MM est
également extrêmement rassurante, donnant une
belle impression de maîtrise. Son équilibre tonal est
légèrement descendant, avec un grave qui dévoile
sur certains morceaux comme "Hey Now" de
London Grammar (pressage spécial en 180 g et
45 tr/min) une assise assez colossale. Pour autant, la
restitution sonore ne déborde d'aucun effet boomy
ou faussement chaleureux. Elle est rigoureuse, sans
exubérance et parfaitement tenue. Bien que
légèrement en retrait, les registres médium et aigu
ne sont absolument pas étouffés. Ils sont ouverts,
aérés, d'une belle richesse de timbres, mais se
refusent à toute brillance artificielle. La scène
stéréophonique est carrée, restant parfaitement en
place, sans aucun flottement, avec une bonne
focalisation, une largeur appréciable et pas d'effet
de projection.
Que ce soit à partir d'un casque audio même
relativement énergivore ou d'un ampli Hifi en mode
actif ou passif, la Clearaudio Concept Active MM
montre le sérieux de sa conception. Son faible bruit
de fonctionnement est indéniable, ses
performances sont de haut niveau.
En résumé
La Clearaudio Concept confirme sa position de
valeur sûre permettant de mettre un pied dans le
haut de gamme de la platine vinyle. La version
Active MM que nous avons testée, prête à l'emploi,
avec préampli phono et ampli casque intégrés, est
une configuration particulièrement intéressante
d'une qualité de conception et fabrication sans faille
et qui offre d'excellentes performances.
Spécifications
•Type : platine vinyle à entraînement par courroie
•Préampli phono MM/MC et ampli casque intégrés
•Vitesse : 33, 45 à 78 tr/min (ajustable par le biais d’une
petite vis à l'arrière)
•Bras Clearaudio en aluminium àsuspension magnétique
•Cellule MM Clearaudio Concept V2
•Accessoires fournis : petit niveau à bulle, huile de lubrification,
câble RCA, câble de mise à la masse
•Alimentation : externe par transfo secteur 12 V/1,5 A
•Dimensions : 420 x 350 x 125 mm
•Poids : 7,5 kg pour la version silver
Notre avis
Construction
Performances
Fonctions
Musicalité
ON-mag >> novembre/décembre 2021-6
■
59
TEST
REGA
Planar 1 (2021)
350 €
La Planar 1, la P1 ou la Planar One est la plane vinyle d'entrée de gamme du constructeur
anglais Rega. Dans sa version 2021 que nous testons ici, elle s'impose plus que jamais comme
une référence incontournable parmi les petes planes vinyles de la catégorie audiophile.
par Pierre Stemmelin
La ligne est d'une simplicité biblique pourrait-on
dire : aucun bouton n'est visible, seul un
interrupteur est disponible, caché sous le plateau.
Mais a-t-on vraiment besoin de plus ? La Rega
Planar 1 est une platine vinyle à entraînement par
courroie, dotée d'une base en médium, revêtue
d'un épais vinyle brillant pour parfaire
l'amortissement. Elle est montée sur trois gros pieds
en caoutchouc, évidés en leur centre, qui l'isolent
relativement bien des vibrations extérieures.
Le plateau de la Planar 1 est très épais (23 mm), mais
surprise, il est creux. Contrairement à beaucoup de
constructeurs qui misent sur le poids pour amortir
les vibrations, Rega, même sur ses modèles les plus
haut de gamme, a toujours été adepte de la
légèreté pour minimiser l'inertie. Ici, le plateau
reprend donc la structure des plateaux en fonte
d’aluminium que l'on retrouve sur beaucoup de
platines d'entrée et milieu de gamme. Sauf qu'il
n'est pas en métal, mais en résine phénolique
moulée sur une épaisseur de 0,25 à 1 cm. À la
frappe du doigt, il sonne mat et non comme une
cloche.
Le moteur de la Rega Planar 1 est alimenté par un
petit boîtier secteur extérieur de type 24 V/100mA.
L'entraînement se fait par le biais d'un contreplateau
en matériau synthétique amortissant
soutenu par un axe plongeant dans une gorge en
bronze usiné de façon bien serrée (effet ventouse
assuré lorsqu'on essaie de retirer le contre-plateau).
Le bras de lecture est le Rega RB110 à tube et
cardan en métal, qui intègre un système
d'antiskating non ajustable et de nouveaux
roulements à faible friction qui seraient en phase de
dépôt de brevet. Le porte-cellule rapporté en
matériau synthétique est monté d'origine d'une
cellule MM Carbon conçue par la marque.
À l'écoute : expressivité et harmonie
La Rega Planar 1 est livrée avec un beau capot
intégral en plexiglas. Elle est presque prête à
60 ON-mag >> novembre/décembre 2021-6
l'emploi. Il suffit de visser le contrepoids, dont le
joint en caoutchouc assure un maintien bien ferme,
jusqu'à la butée. On obtient directement la force
d'appui idéale pour la cellule (2,125 g selon notre
balance). Tout est parfaitement assemblé et
l'utilisation est simple, même si le niveau de sortie
de la cellule est peu élevé et qu'il faut retirer le
plateau et déplacer la courroie d'une gorge à l'autre
de la poulie du moteur pour changer la vitesse (33,
45 tr/min.). Si vous ne disposez pas de préampli
Phono, une version Rega Planar 1+ (435 €) avec
préampli Phono intégré existe.
À l'écoute, la Rega Planar 1 est une artiste du
registre médium. Elle distille des timbres
particulièrement riches et élégants. Sa restitution est
d'une grande légèreté tout en étant douce et
chaleureuse. Elle est vive et alerte. Les extrémités
du spectre sont subjectivement légèrement en
retrait. Ils n'en demeurent pas moins très détaillés
avec beaucoup de nuances. Le son est rythmé,
pétillant. Le médium est très ouvert, aéré et, en
même temps, le grave est d'un très beau modelé
avec un excellent suivi rythmique. L'image stéréo
conjugue aération, relief et matière.
Spécifications
•Type : platine vinyle à entraînement par courroie
•Vitesse : 33 et 45 tr/min (déplacement de la courroie)
•Base : en MDF avec revêtement vinyle
•Plateau : creux, en résine phénolique, de 23 mm
d'épaisseur
•Bras : RB110 en métal avec contrepoids ajustable
•Cellule : Rega Carbon MM
•Câble : solidaire du châssis
•Dimensions : 447 x 117 x 360 mm
•Poids : 4,2 kg
Notre avis
■
ON-mag c’est aussi...
TEST
ROKSAN
Attessa Turntable
1300 €
La marque britannique Roksan n'est absolument pas une nouvelle venue dans le monde de
la plane vinyle Hifi. Son modèle Xerxes, qui existe depuis ses débuts en 1985, et ses
nombreuses déclinaisons, font pare des références mythiques pour de nombreux
audiophiles. Mais cela faisait longtemps que la marque n'avait pas annoncé de nouveauté
dans le domaine. La nouvelle plane semi-haut de gamme Aessa en est donc une de
taille, d'autant que sa concepon est assez originale.
par Pierre Stemmelin
Du point de vue technique, la Roksan Attessa
Turntable n'est pas une simple nouvelle platine
vinyle de plus, semblant tout droit sortie de chez
Pro-Ject ou des mêmes usines que les modèles
Teac. Si sa base faite d'un panneau monobloc de
médium usiné, de 25 mm d'épaisseur, posé sur trois
pieds en caoutchouc, est d'une structure
relativement basique et classique, le reste l'est
moins. Même le design, bien qu'il reste relativement
sobre et discret, a quelque chose d'inédit. Les bords
arrondis de la base, le bandeau noir brillant qui
accueille les touches sensitives lumineuses de
commandes sur la gauche (marche/arrêt, 33 et 45 tr/
min), le couvre-plateau en feutrine avec des
découpes comme des parts de tarte, le bras qui
paraît de section presque plate… Tout cela ne
semble pas déjà-vu. Certes, on peut regretter que le
capot en plexiglass ne possède pas de charnières,
ce qui n'a rien de pratique, mais on doit reconnaître
que cette platine vinyle Roksan a une vraie touche
esthétique de modernité.
Du verre, de l'aluminium, du plastique, un
plomb au bout d'un fil de pêche et une
cellule phono exclusive
La Roksan Attessa est une platine vinyle à
entraînement par courroie. Elle utilise un moteur 12
62 ON-mag >> novembre/décembre 2021-6
V synchrone, de chez Allied Motion, avec contrôle
numérique de la vitesse. Ce moteur est fixé sous la
base de façon relativement souple par le biais d'une
bague en mousse de découplage. Sa poulie en
aluminium relativement large entraîne une courroie
plate qui, elle-même, entraîne à son tour un contreplateau
sur lequel repose le plateau supportant le
disque vinyle.
Le montage, sur son principe, est classique. En
revanche, la structure des différents éléments est
inhabituelle : ils ne sont pas monoblocs, mais faits
de plusieurs pièces. Le contre-plateau est composé
d'un disque en matériau plastique étonnamment
léger et flexible vissé sur l'axe de rotation à pointe
en inox. De même, le plateau est de structure
hybride. Il est formé d'un disque en verre teinté noir
sur ses deux faces de 10 mm d'épaisseur, enserré
dans une bague faite d'un profilé d'aluminium au
bord biseauté, de 25 mm de haut. Son poids
dépasse 1,8 kg.
Naturellement, le but de ces éléments hybrides est
de créer des points de découplage afin d'éviter la
transmission de vibrations parasites du moteur
jusqu'à la cellule.
Le bras de lecture de type unipivot reprend la
même approche. Sa carapace d'environ 3 mm est
une lame d'aluminium (de grade 5052 précise
Roksan) renforcée par le dessous d'une structure en
ABS. Ce bras, particulièrement élégant, comporte
un contrepoids à vis et un contre-balancier à l'arrière
qui permet d'ajuster l'azimut (angle d'attaque de la
cellule). Un petit poids, accroché comme un plomb
au bout d'un fil de pêche, lui assure l'antiskating.
Roksan n'a donc pas fait les choses à moitié. Le
fabricant a revisité beaucoup des éléments qui font
une platine vinyle. Il ne s'est pas arrêté en si bon
chemin, puisque l'assemblage est réalisé au
Royaume-Uni et que la cellule qui équipe de série
l'Attessa est exclusive. Baptisée Dana, elle est de
type MM (Moving Magnet ou aimant mobile) et a
été spécialement développée pour la platine vinyle
Attessa. Roksan ne communique pas sur son
origine, mais, d'après les informations que nous
avons pu glaner sur le Web, elle utilise un diamant
de taille elliptique sur stylus (pointe) en titane et un
cantilever (tige) conique en aluminium.
Une restitution sonore énergique, pas du
tout dans le mielleux vinylique
La platine vinyle Roksan Attessa est livrée prête à
l'emploi. En dehors du petit poids pour l'antiskating
qu'il faut accrocher soi-même, ses réglages sont
normalement déjà effectués. Néanmoins, il est
préférable de les vérifier. Le contrepoids, même s'il
se love dans un retour du bras à l'arrière, peut se
dérégler facilement. Il n'est pas gradué, ce qui n'est
pas pratique pour ajuster la force d'appui. Mais
heureusement, Roksan fournit avec sa platine une
petite balance à bascule en plastique, un mini
niveau à bulle, un flacon d'huile pour l'axe de
rotation, un câble audiophile RCA pour le
raccordement à l'ampli ainsi que des cotons-tiges et
chiffons de nettoyage.
La Roksan Attessa Turntable intègre en outre un
préampli Phono MM. Celui-ci est de bonne facture.
Ses circuits font appel à deux amplis OP N5532,
classiques et très efficaces. Cependant, un préampli
phono externe plus haut de gamme permettra de
monter d'un cran en termes de performances.
Pour ce qui est de l'utilisation, le bras unipivot
(monté en équilibre sur une pointe unique) peut être
perturbant au début. Le capot sans charnière que
l’on doit enlever et poser à côté n'est pas bien
pratique, comme nous l'avons déjà évoqué. En
dehors de ce détail, cette platine reste agréable et
facile à utiliser au quotidien. On apprécie
notamment son lève-bras qui s'abaisse tout en
douceur.
À l'écoute, la platine vinyle Roksan Attessa se fait
immédiatement remarquer par l'énergie de sa
restitution sonore. Sur "La Vie en Rose" de Grace
Jones, on n'est pas du tout dans cette ambiance
moelleuse que nous servent beaucoup d'autres
platines vinyles. Le rythme est chaloupé, mais paraît
aussi très vif, très enlevé. Les attaques de guitare
acoustique sont très franches et mordantes. Le son
reste doux, mais sans rondeur ou chaleur artificielle.
La dynamique, la neutralité et la transparence sont
de toute évidence des points forts de la Roksan
Attessa Turntable.
Sur certains passages, le registre grave peut paraître
en retrait. En passant à d'autres morceaux, on se
rend compte qu'il n'est absolument pas absent. Sur
"Hey Now" de London Grammar (disque vinyle
spécial en 180 g et 45 tr/min), il est même
particulièrement profond. Il donne la sensation
physique de descendre très bas avec une puissance
et une tenue étonnantes. Dans le même temps, la
Roksan Attessa Turntable délivre un registre
médium assez riche, empreint de belles nuances.
Son image stéréophonique pourrait être un peu
plus ample et profonde, mais elle ne manque pas
de relief et notamment de présence sur les voix.
En résumé
La Roksan Attessa est véritablement d'une
conception originale. D'une approche déjà un peu
haut de gamme, elle apporte quelque chose de
neuf dans le monde de la platine vinyle. Son
apparence est discrète, mais relativement moderne.
Elle est prête à l'emploi et facile à utiliser au
quotidien. Ses prestations sonores sont
surprenantes en termes d'énergie, de dynamique,
de vivacité. À l'écoute, le très faible niveau de bruit
de fonctionnement et la transparence sont
indéniables.
Spécifications
•Type : platine vinyle à entraînement par courroie
•Préampli phono MM intégré : gain de 42 dB à 1 kHz, rapport
signal/bruit >64 dB
•Moteur : 33 et 45 tr/min., régulation numérique
•Base : en MDF de 25 mm
•Plateau : en verre de 10 mm avec bague en aluminium
•Bras : unipivot en aluminium de grade 5052 et ABS,
•Cellule : Dana, propriétaire de type MM, avec force
d'appui recommandée de 1,8 à 2,2 g
•Alimentation : externe 5 V/1,2 A/6 W
•Dimensions avec couvercle : 432 x 115 x 353 mm
Poids : 6,3 kg
Notre avis
Construction
Performances
Ergonomie
Musicalité
ON-mag >> novembre/décembre 2021-6
■
63
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1200 TESTS
en ligne
LES
MINICHAÎNES
HIFI
TEST
SONORO
1000 €
Meisterstuck
La marque Sonoro propose un large catalogue de produits de haute qualité, dont la
minichaîne Hifi monobloc et mulfoncon Meisterstuck. Disponible à un peu moins de
1000 €, elle arbore un design digne de la marque allemande et propose un très large
choix de sources, sans oublier la promesse d’une excellente reproducon sonore.
par Sylavain Pichot
Le design de la minichaîne Sonoro Meisterstuck est
particulièrement remarquable et intemporel. En
effet, elle affiche des lignes assez sobres tout en
mettant en avant une très grande qualité de
fabrication ; notre modèle de test ne souffrait
d’aucun défaut de finition.
On sent qu’on a affaire à un appareil plutôt haut de
66 ON-mag >> novembre/décembre 2021-6
gamme et c’est une bonne chose. La Sonoro
Meisterstuck est déclinée en plusieurs finitions :
graphite (mat) – argent, noir (brillant) – argent,
argent (brillant) – argent, noyer – argent ou blanc
(brillant) – argent. Pour réaliser notre test, la marque
nous a prêté la version noire et argent. Celle-ci est
très belle mais attention, la moindre poussière qui
vient se poser dessus est visible.
L’appareil pèse 9 kg, ce qui inspire confiance,
notamment dans notre petit monde de l’audio où
généralement, plus le dispositif est lourd et plus il
sera de qualité. Son design, assez intemporel, lui
permet de très bien se marier avec à peu près tous
les styles d’intérieurs. Il mesure 570 mm de large
pour 262 mm de profondeur et 165 mm de hauteur.
Il est conçu en bois avec des coins arrondis juste ce
qu’il faut. Comme pour les objets de luxe, le
constructeur livre une paire de gants blancs qu’il
convient d’enfiler pour installer l’appareil sur un
meuble, par exemple, afin de ne pas y laisser de
traces de doigts. La classe !
La façade avant de la Sonoro Meisterstuck est assez
épurée. On y trouve deux zones de commandes,
l’une sur fond argenté et l’autre de chaque côté du
petit écran LCD, notamment à côté de la molette
servant au réglage du volume et à la navigation
dans les menus. L’écran mesure 2,8 pouces de
diagonale. Dessous, il y a un lecteur de CD type
mange-disque. Un peu plus bas, plusieurs touches
permettent de sélectionner les différentes sources.
De chaque côté, toujours sur la face avant, deux
grilles dissimulent chacune un tweeter de 0,75
pouce et un haut-parleur de médiums de 3 pouces
(7,5 cm). Un woofer de 5,25 pouces (13,5 cm) vient
renforcer le tout. Celui-ci est placé sous l’appareil
qui est surélevé de 2 cm environ grâce à de larges
pieds. Notez également la présence d’un large
évent d'accord bass-reflex.
À l’arrière de la Sonoro Meisterstuck, on trouve
toutes les connectiques. Elles se composent d’un
port Ethernet pour le réseau filaire, d’une entrée
audionumérique optique, d’un port USB-A, d’une
entrée analogique sur RCA, d’une sortie analogique
RCA et d’une entrée audio jack 3,5 mm. En outre, on
peut également compter sur la présence d’une
antenne pour les radios FM/DAB+. Notez la
compatibilité Bluetooth avec support des codecs
AptX et WiFi 802.11 n. Le Bluetooth est
bidirectionnel dans le sens où il permet non
seulement d’envoyer de la musique vers l’appareil
mais également d’écouter de la musique au casque
(avec une source différente du Bluetooth, bien
entendu).
À cela, ajoutez une prise casque disponible en
façade. Un bouton à l’arrière permet de couper le
courant, lorsque l’appareil est en veille. Sonoro
fournit une antenne pour le WiFi, à visser sur le
bornier prévu à cet effet, mais elle dépasse
légèrement du Meisterstuck ce qui peut gêner
visuellement. On peut alors l’incliner légèrement sur
le côté, au risque d’une réception peut-être un peu
moins bonne, ou bien privilégier la connexion filaire
au réseau pour se passer totalement d’antenne.
Les sources disponibles sur la Sonoro Meisterstuck
sont très nombreuses. Outre la radio FM, le DAB+
et le CD, l’appareil peut accéder aux fichiers audio
partagés sur le réseau, via DLNA. Plusieurs services
d’écoute de musique en streaming sont aussi
proposés : Spotify, Deezer, Tidal, Napster, Amazon
Music et Qobuz, soit les principaux. Impossible d’en
ajouter à moins d’en profiter via le constructeur et
une mise à jour. La configuration avec un
smartphone est nécessaire mais ensuite, on peut
s’en passer pour diffuser de la musique. Toutefois, la
navigation est limitée et l’utilisation d’un téléphone
mobile à proximité avec l’application installée
dessus nous semble plus ergonomique. Dommage
que Sonoro n’ait pas prévu de services comme
AirPlay ou Chromecast.
Enfin, la Meisterstuck peut faire office de réveil
matin et propose également une minuterie de
sommeil.
La télécommande et l’application
La Sonoro Meisterstuck est livrée avec une
télécommande. Moins classe que l’appareil luimême,
elle est totalement noire et sans
rétroéclairage, ce qui est moins ennuyeux
Spécifications
•Type : minichaîne Hifi monobloc connectée
•Sources intégrées : lecteur de CD-Audio, Tuner FM/
DAB+, lecteur de musique en réseau
•Connectiques : Bluetooth AptX, Ethernet, WiFi, entrée
•Ligne sur RCA, entrée numérique optique, port USB-A,
prise casque sur mini jack, sortie Ligne sur RCA
•Services connectés : webradios, Amazon Music, Spotify
Connect, Tidal, Deezer, UPnP/DLNA
•Haut-parleurs : 2x tweeters 0,75 pouce, 2x haut-parleurs
de médiums 3 pouces, woofer de 5,25 pouces
•Amplification : 2 x 10 + 2 x 30 + 1 x 60 watts, DSP dernière
génération
•Dimensions : 16,5 x 57 x 26,2 cm
•Poids : 9 kg
Notre avis
Design
Performances
Fonctions
Musicalité
ON-mag >> novembre/décembre 2021-6
67
que pour une télévision. Elle est revêtue de
caoutchouc très souple. Toutes les sources y sont
directement accessibles grâce à des touches
dédiées. Les chiffres permettent également
d’accéder à certains raccourcis comme des stations
de radio préenregistrées, par exemple. Les basses
et les aigus peuvent être réglés directement depuis
la télécommande et on peut bien entendu gérer le
volume.
L’application compatible avec la Sonoro
Meisterstuck s’appelle Undok (de Frontier Smart
Technologies qui fournit le lecteur réseau intégré).
Elle est disponible pour Android ou iOS. Elle
permet d’allumer l’appareil et sert aussi à
sélectionner les différentes sources disponibles.
Trois onglets sont proposés : Source, En lecture et
Parcourir (qui renvoie vers l’application du service
de streaming sélectionné). Notez l’impossibilité
d’avancer dans une chanson en cours de lecture via
un service de streaming avec le lecteur intégré de
l’application Undok. C’est bien entendu possible
depuis l’application dudit service. Un égaliseur est
disponible mais il faut se rendre dans les paramètres
de l’appareil pour y accéder. On peut choisir entre
les modes Bémol, Pop, Rock, Jazz et Classique.
Notez aussi la possibilité de régler la qualité audio
diffusable : faible, normale ou forte. La différence
entre les modes est assez importante et on peut
obtenir de très bons résultats avec les modes
normal ou fort.
À l’écoute
Un CD inséré, dès les premières notes diffusées par
la Sonoro Meisterstuck, on est bercé par le tempo
maîtrisé et on est transporté par la très bonne
68 ON-mag >> novembre/décembre 2021-6
musicalité offerte ici. La qualité audio est bien
présente et l’ensemble est parfaitement cohérent et
extrêmement bien équilibré. Les aigus sont bien
présents, tout comme les médiums et les basses,
peut-être même un peu trop fortes avec le réglage
proposé par défaut. Les plus sensibles peuvent en
baisser le niveau pour obtenir une harmonisation
idéale. La Meisterstuck est largement suffisante pour
sonoriser un salon, délivrant une généreuse
puissance acoustique et un son d’une bonne
ampleur. La liaison Bluetooth est assez satisfaisante
et les services de streaming audio proposent une
bonne qualité également. Le son n’est pas agressif
du tout et il sait se faire doux lorsque le titre diffusé
le demande. Aucune distorsion n’est à constater ici
et l’ensemble se tient vraiment très bien, même à
fort volume.
En résumé
La minichaîne monobloc connectée Sonoro
Meisterstuck propose un son vraiment excellent et
ce quel que soit le type de musique écouté.
L’équilibre tonal est bien présent et on profite d’une
belle puissance acoustique prête à couvrir un large
salon pour une écoute très rythmée sans décrocher
même à fort volume ou plus tranquille tout en
préservant la qualité audio. Les sources sont
nombreuses et facilement accessibles depuis la
façade, la télécommande ou l’application, autant de
possibilités de contrôle de l’appareil. Selon nous, la
chaîne Sonoro Meisterstuck offre une excellente
expérience pour un prix certes élevé, mais celui
d’une très haute qualité aussi bien matérielle que
musicale.
■
ANTHEMS'ADAPTEAVOTRESALON!
LaLacorectionacoustiqued'Anthem (ARC®)metlasophisticationetla
puisanced'unlaboratoireAudioprofesionneldansvosmains,afin
d'obtenirunsonparfaitchezvous.Nulbesoind'unquelconque
diplômed'ingénieurpourl'utiliser;l'ARCestsuffisammentélaboré
pourproduireunvrairésultataudible,toutenétantfacileàmetreen
œuvreparquiconque.Maisilestausisuffisammentévoluépour
permetredepersonnalisersesparamètresàl'extrême.
Tél.:0147884702
Informationetpointsdevente
TEST
TAGA
HARMONY
500 €
HTR-1000CD v.2
Concepteur d'enceintes acousques et d'électroniques stéréo, mais surtout amoureux
des montages à lampes, Taga Harmony n'est jamais tombé dans les excès tarifaires des
habituelles réalisaons tubesques. Son premier modèle HTR-1000CD était un exemple
de minichaîne très abordable et néanmoins audiophile. Voyons si son évoluon
HTR-1000CD v.2 connaîtra le même succès.
par Guillaume Fourcadier
Point trop d'embonpoint, la fierté
des lampes
Le design de la minichaîne Taga Harmony
HTR-1000CD v.2 ne surprend pas. Et pour cause,
extérieurement, cette seconde itération est presque
un clone de la première version, tout de même
ponctuée par quelques raffinements esthétiques (la
trappe du lecteur CD plus discrète par exemple)
ainsi que quelques évolutions ergonomiques.
L'enveloppe en aluminium est élégante, mais elle
n'a rien d'exceptionnel pour une minichaîne
audiophile tout-en-un. La vitre dévoilant les
rougeoyantes lampes de préamplification est en
70 ON-mag >> novembre/décembre 2021-6
revanche plus originale. De même, on apprécie
l'impression de robustesse qui se dégage des
potentiomètres et les boutons qui n'ont pas de jeu
comme on peut parfois le constater sur ce genre
d’appareils.
À tout faire, sans trop en demander
Véritable petit centre audio, la Taga Harmony
HTR-1000CD v.2 couvre à peu près tous les usages
que l'on est en droit d’espérer d’une petite chaîne
HiFi (non connectée). En plus du lecteur CD en
façade, elle possède en effet une entrée numérique
optique, une entrée USB-A (lecture de clé USB),
deux entrées analogiques, mais également une
liaison Bluetooth, un tuner FM/DAB et une sortie
pour caisson de basses. À cela s'ajoute une prise
casque (qui était absente de la première version)
particulièrement pratique. Notons enfin que les
borniers haut-parleurs sont à la fois compatibles
avec les fiches bananes et avec les fils dénudés. Un
bel exemple de produit à tout faire, qui permet des
usages très vastes.
Un certain nombre de réglages sonores viennent s’y
ajouter. Certes il y a encore quelques manques,
comme la balance droite/gauche, mais des
éléments classiques tel que l'ajustement des basses
et des aigus sont intégrés dans des molettes
séparées (un classique des chaînes Hifi). D'autres
réglages avancés existent, disposés sur la
télécommande de manière plutôt claire.
Un peu de lampes, pas mal de classe D
Miser sur une architecture hybride reste un concept
intéressant, que Taga Harmony prend comme une
opportunité sonore et esthétique. Ici, deux lampes
de préamplification ECC83 PSVANE sont associées
à un amplificateur de puissance en classe D.
Ce cocktail se retrouve assez bien à l'écoute. La
sonorité, de bonne qualité et sans parti pris
vraiment marqué (une légère rondeur peut-être),
met en avant une bonne maîtrise du bas du spectre.
Certes le niveau de bruit est plus élevé que sur les
très bons amplis à transistors, et quelques pointes
de distorsion apparaissent
dans les aigus, mais
l'ensemble conserve la
qualité technique et la
musicalité propres à la
marque. La HTR-1000CD v.2
s'acquitte de sa tâche avec
suffisamment de précision ; tout à fait ce que l'on
est en droit de demander à une minichaîne tout-enun
à moins de 500 euros. Si elle est un peu juste
pour alimenter des enceintes énergivores (les 2 x 75
watts annoncés sous 4 ohms nous semblent
optimistes), elle reste très polyvalente en la matière.
Pas de révolution sonore ici, ni de véritable choc,
mais un produit très complet et déjà audiophile, très
classieux qui plus est.
Spécifications
•Type : minichaîne stéréo tout-en-un
•Fonction : lecteur CD, DAC (optique), amplificateur
stéréo intégré hybride
•Préamplification : 2 x ECC83 PSVANE
•Amplification : classe D
•Puissance : 2 x 75 watts RMS sous 4 ohms
•Entrées : USB-A, numérique optique, analogique AUX,
analogique RCA stéréo
•Sortie : caisson de basses, bornier haut-parleurs stéréo,
prise casque
•Dimensions : 14 x 24,5 x 29,5 cm
•Poids : 5,7 kg
Notre avis
Construction
Performances
Fonctions
Musicalité
■
ON-mag >> novembre/décembre 2021-6
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I15 & SC15
S Y S T È M E H I - F I
COMPACT ET AUDIOPHILE
HAUT DE GAMME
Design et technologies à la Scandinave
Deux modèles iconiques réinventés
dans une Édition Limitée
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LES MEILLEURES
Platines vinyles
Audio-technica AT-LP60XBT
Modèle d'entrée de gamme du constructeur japonais
Audio-technica, la platine vinyle AT-LP60XBT n'est
certes pas un produit qui met des étoiles dans les
yeux à première vue. Pourtant, sous ses atours de
plastique, ce modèle tout-en-un se révèle une valeur
sûre pour débuter simplement.
Prix au moment du test : 200 €
Test sur ON-mag.fr
Sony PS-LX310BT
Bien qu’il ne soit pas un pur spécialiste de la platine vinyle, Sony
propose quelques références assez abordables. À ce titre, la
Sony PS-LX310BT se présente comme un modèle parfait pour
les néophytes, ceux qui désirent une platine prête à fonctionner
dès sa sortie du carton et peut-être un peu plus.
Prix au moment du test : 230 €
Test sur ON-mag.fr
Audio-technica AT-LP3
La base de l'Audio-technica AT-LP3 est toute en
plastique. Cela peut donner une impression bas de
gamme et pourtant nous avons été surpris par la
qualité sonore de cette platine à entraînement par
courroie. La présence d'un bras de qualité et d'une
cellule Phono sérieuse n'y sont pas étrangères. En
outre, cette platine est l’une des rares du marché à
être automatique, ce qui est fort pratique. Au
démarrage, le bras de l'AT-LP3 se lève tout seul pour
venir se poser en douceur au début du disque et
inversement, lorsque l'on appuie sur "Stop", il revient
à sa position de repos.
74
ON-mag >> novembre/décembre 2021-6
Prix au moment du test : 250 €
Test sur ON-mag.fr
Audio-technica AT-LP120XUSB
On peut regretter son aspect un peu moins costaud,
mais cette nouvelle version Audio-technica AT-
LP120XUSB apporte d’incontestables améliorations
par rapport à sa précédente mouture. Elle prouve
qu’une platine vinyle à entraînement direct
abordable peut rivaliser avec les meilleurs modèles
audiophiles à entraînement par courroie de même
catégorie, voire les surpasser. Sans chercher
aucunement à en faire trop, cette platine est d’une
musicalité entraînante et enthousiasmante en plus
d’afficher un très bon rapport qualité/prix.
Prix au moment du test : 300 €
Test sur ON-mag.fr
Teac TN-280BT
Nous apprécions particulièrement les platines vinyles
Teac, à partir du modèle TN-200 (voir les prix), car elles
sont construites sur une base simple, mais
particulièrement saine, intelligente et robuste,
accompagnées d'un bras de lecture de bonne qualité
et de cellules Audio-technica dont les performances
ne se démentent jamais. Beaucoup de platines vinyles
d'autres marques, souvent plus chères, se
revendiquant audiophiles, utilisent exactement la
même base pour leur construction. Le modèle à
entraînement par courroie Teac TN-280BT est
particulièrement bien équipé et prêt à l'emploi,
puisqu'il possède une liaison Bluetooth, intègre un
préampli Phono et donne accès à la finition façon bois.
Prix au moment du test : 300 €
Test sur ON-mag.fr
Pro-Ject VTE
Une platine vinyle que l'on peut poser à la verticale sur
un meuble ou même accrocher au mur, c'est une idée
séduisante. Mais encore faut-il que cela fonctionne,
donne un bon son et soit facile à utiliser. C'est le cas ici,
et pour un budget encore très raisonnable. Pro-Ject, le
leader austro-tchèque de la platine vinyle audiophile, a
réussi avec la VTE à concevoir une platine élémentaire,
efficace et musicale sur laquelle le disque vinyle est
plaqué par un palet presseur vissant.
À noter que cette platine vinyle existe en plusieurs
versions. La référence VTE BT est équipée d'un
préampli phono et d'une liaison Bluetooth.
Prix au moment du test : 300 €
Test sur ON-mag.fr
ON-mag >> novembre/décembre 2021-6 75
Rega Planar 1 (2021)
La Rega Planar 1 (2021) est une belle réussite qui
fait honneur à la réputation audiophile légendaire
de Rega. D'une conception qui va à l'essentiel,
accompagnée de quelques idées novatrices, elle
bénéficie d'une construction soignée, intelligente
et simple à utiliser. À l'écoute, elle est un exemple
d'équilibre entre douceur et expressivité, richesse
et légèreté. Elle délivre une restitution à la fois très
alerte, détaillée et nuancée tout en ayant de la
matière, du grain et du relief.
Prix au moment du test : 350 €
Test sur ON-mag.fr
Roberts RT200
Roberts, marque devenue emblématique grâce à ses petits postes de radio rétro portant le sceau de
"l'Appointment" de la Couronne britannique, n'en est pas à sa première platine vinyle des temps
modernes. Nous avons testé son premier modèle RT100 en 2018. Si le design de l'objet nous avait
immédiatement séduits, en revanche ses performances audiophiles nous avaient un peu laissés sur notre
faim. La marque semble avoir entendu nos reproches. La nouvelle Roberts RT200 est dotée d'un
entraînement direct, d'un bras en carbone, d'une base plus travaillée et d'une bonne cellule Audiotechnica.
Pour seulement 100 € de plus, elle est bien meilleure.
Prix au moment du test : 400 €
Test sur ON-mag.fr
Elac Miracord 50
Elle est construite sur la même base qu'une platine Teac.
Beaucoup de constructeurs en font de même. Mais cette foisci,
Elac ne s'est pas contenté de concevoir un simple clone. La
marque allemande a poussé le travail d'optimisation jusqu'au
bout. Le résultat sonore et visuel est excellent. L'Elac
Miracord 50 est une platine vinyle parfaitement accordée, qui a
une personnalité bien à elle.
Prix au moment du test : 500 €
Test sur ON-mag.fr
Edwards Audio TT4
L'Edwards Audio TT4 est une platine vinyle à entraînement par courroie qui fleure bon l'artisanat. Elle
pourrait être un peu plus pratique et quelques éléments pourraient être plus soignés, mais sa structure
sandwich en matériau synthétique et son bras de lecture maison procurent un son très séduisant, plein
d'ampleur avec des basses généreuses qui ondulent à merveille. On sent qu'elle a été patiemment mise au
point par des audiophiles afin d'offrir une qualité de son pas comme les autres.
Prix au moment du test : 570 €
Test sur ON-mag.fr
76
ON-mag >> novembre/décembre 2021-6
Yamaha MusicCast Vinyl 500
Concevoir une platine qui fait le pont entre
l'ancien et le nouveau monde de la Hifi, tel
est le défi qu’a relevé Yamaha en imaginant
son modèle MusicCast Vinyl 500. Ce pari
est réussi. La TT-N503 (c'est son nom de
code) est à la fois une bonne platine vinyle,
conçue comme beaucoup d'autres sur une
solide base Teac, et un lecteur de musique
en réseau riche en fonctionnalités donnant
accès à un grand nombre de services de
musique en ligne.
Prix au moment du test : 700 €
Test sur ON-mag.fr
Pro-Ject X1
Le spécialiste austro-tchèque Pro-Ject signe
avec la X1 un de ses modèles les plus réussis,
qui lui a valu d'être couronné par un prix EISA.
Platine vinyle à entraînement par courroie, au
design très épuré, la Pro-Ject X1 combine un
châssis en MDF massif et un plateau en
acrylique lourd pour prévenir les vibrations.
Son bras de lecture est fabriqué dans un
mélange d'aluminium et fibre de carbone
pour une extrême rigidité, et le moteur est
placé sur un support découplé du socle
principal. L’objet mêle savamment
technologie moderne et look rétro.
Prix au moment du test : 800 €
Test sur ON-mag.fr
Rega Planar 3
Une sélection de platines vinyles sans un ou
plusieurs modèles du spécialiste audiophile
britannique Rega serait une hérésie. Nous
avons retenu s a nouvelle Planar 1 (version
2021) ainsi que cette Planar 3, une référence
iconique, fruit d'un travail d'optimisation sans
cesse renouvelé pour tirer la substantifique
moelle musicale des disques vinyles.
Prix au moment du test avec cellule
Elys 2 MM : 880 €
Présentation sur ON-mag.fr
ON-mag >> novembre/décembre 2021-6
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Gold Note Valore 425 Lite
Gold Note n'est pas très connu en dehors des milieux audiophiles initiés. Mais ce constructeur italien
mériterait d'avoir plus d'audience. À chaque fois que nous testons un de ses produits, nous sommes
charmés par sa haute musicalité. La plus petite platine vinyle de sa gamme, la Valore 425 Lite,
accompagnée de sa cellule Phono Vasari Red, ne déroge pas à la règle. La conclusion de son test chez ONmag
est sans ambiguïté : "cette Valore 425 Lite sonne vrai et ne manifeste aucune sorte de coloration. Sa
justesse en fait une Grande Platine avec laquelle l’émotion de la musique est mise en avant. Malgré un côté
un peu « artisanal », les concepteurs italiens de chez Gold Note ont su lui donner une âme à l’image de
beaucoup de leurs voitures. Là aussi, un Best dans sa catégorie de prix, peut-être même la meilleure
d’entre toutes."
Prix au moment du test : 1100 €
Test sur ON-mag.fr
MoFi StudioDeck+
Music Hall mmf-5.3SE
Music Hall est une marque américaine
dont les platines sont fabriquées par le
spécialiste austro-tchèque Pro-Ject.
Son modèle mmf-5.3SE à
entraînement par courroie a pour
particularité d'utiliser une base à
double étage pour mieux dissiper les
vibrations parasites. Il possède
également un bras en carbone équipé
d'origine d'une cellule Ortofon 2M
Bronze. La fabrication hyper
rigoureuse et les performances
musicales sont à la hauteur.
Elle a un look bien à elle cette berline
américaine dotée d'une base extra large de
plus de 50 cm, d'une courroie jaune et d'un
long bras. Sa restitution sonore ne laisse pas
non plus indifférent. Elle ne cherche pas à
faire dans le chaleureux et le moelleux, mais
s'évertue à révéler la quintessence de
l'émotion musicale.
Prix au moment du test : 1200 €
Test sur ON-mag.fr
Prix au moment du test : 1400 €
Test sur ON-mag.fr
78
ON-mag >> novembre/décembre 2021-6
Clearaudio Concept Active MM
La Clearaudio Concept confirme sa position de valeur sûre permettant de mettre un pied dans le haut de
gamme de la platine vinyle. La version Active MM que nous avons testée, prête à l'emploi, avec préampli
phono et ampli casque intégrés, est une configuration particulièrement intéressante d'une qualité de
conception et fabrication sans faille et qui offre d'excellentes performances.
Prix au moment du test : 1900 €
Test sur ON-mag.fr
Elac Miracord 90
Anniversary
Conçue pour les 90 ans de la marque allemande Elac, la Miracord 90 Anniversary est une superbe platine
vinyle qui associe luxe et technologie de haute précision. Son moteur à entraînement par courroie est
doublement suspendu pour obtenir un meilleur découplage. Sa base en MDF massif est amortie par des
joues en aluminium. Son plateau en aluminium est doublé par un sous-plateau en métal. Son bras est
conçu sur-mesure et équipé d'origine d'une cellule Audio-technica également réalisée sur-mesure.
La restitution de cette platine vinyle est lumineuse, avec des timbres d'une grande richesse qui ont
énormément de matière.
Prix au moment du test : 2400 €
Test sur ON-mag.fr
Clearaudio Performance DC
Avec cette platine, on touche le meilleur de l'ingénierie allemande dédiée au disque vinyle. Le plateau de
40 mm est en POM (polyoxyméthylène). Il repose sur un contre plateau en aluminium couplé à un
roulement inversé en céramique avec un système de suspension magnétique. Le socle est quant à lui fait
d'un sandwich de bois fortement compressé et de plaques massives d'aluminium. Les performances en
matière de précision, recul du bruit de fond, dynamique et sens du détail sont du plus haut niveau. Il est
possible, en option, d'équiper cette platine d'un bras tangentiel TT5 qui représente le nec plus ultra en
matière de suivi de piste.
Prix avec bras classique : 3400 €
Prix avec bras tangentiel TT5 : 4300 €
Test sur ON-mag.fr
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ON-mag >> novembre/décembre 2021-6 79