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Lessor_Hiver 2022 Digital Issue

La Prière : L'urgence de la communion

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Hiver 2022

LA REVUE DU FELLOWSHIP NATIONAL

UNE MAISON EN EXPANSION

CE FEU DONT NOUS AVONS BESOIN

LES PRIÈRES D’UNE ÉGLISE TOUT ENTIÈRE :

L’INTERCESSION D’UNE COMMUNAUTÉ DE FOI SELON PHILÉMON

LA PRIÈRE :

L’URGENCE DE LA COMMUNION


Le mot du président

Hiver 2022

RENCONTRE

DANS LE

LIEU SECRET*

Steve Jones

LE MOT DU PRÉSIDENT

l’âge de 22 ans, je visitais mon ami du Moody Bible

À Institute lors de la « Founder’s Week », une semaine

remplie de formidables prédications et de défis.

J’étais chrétien depuis trois ans et cela faisait vingt mois

que j’étudiais au séminaire.

À l’auditorium du Moody’s, nous avons entendu Alan

Redpath prêcher sur le deuxième chapitre du livre des

Actes, au verset 12. « Tous étaient dans l’étonnement et

ne sachant que penser, ils se disaient les uns aux autres :

Que veut dire ceci ? » (L.S. 1979)

Étonnés… par quoi ?

Les disciples passionnés du Christ, se trouvaient contrôlés

et habiletés par le Saint-Esprit. M. Redpath a déclaré :

« Suscitez l’étonnement d’une personne et vous n’êtes

qu’à un pas de l’adoration ! »

Je me souviens de cette prédication prophétique prononcée

il y a près de quarante ans comme si c’était hier. Où

les disciples de Christ obtiennent-ils ce genre de pouvoir

de toucher et transformer ainsi leur collectivité ?

M. Redpath affirmait que le secret se trouvait précisément

dans « ce lieu secret » : un temps seul avec Dieu.

Expatrié britannique et adepte de la tradition de

Keswick et de celle de Stephen Olford, M. Redpath était

pasteur de la Moody Bible Church, Église historique. Un

certain A. W. Tozer, professeur au Moody, l’avait invité à

prier avec lui quotidiennement dans un parc dès l’aube.

M. Redpath évoque ainsi ce rendez-vous : « C’était un peu

tôt pour moi, mais lorsque je m’y suis rendu, j’ai trouvé

M. Tozer face contre terre en intense prière. »

Si M. Tozer est décédé le 12 mai 1963, ses œuvres continuent

d’être publiées. Sans doute parce qu’il vivait ce

secret que la majorité d’entre nous tentent de percer dans

ses ouvrages. Pour bon nombre d’entre nous, la prière

constitue un supplément plutôt que la composante

fondamentale de notre vie et de notre ministère. Si nous

désirons voir la mission s’accomplir, nous devons nous

réengager à devenir des intercesseurs, assoiffés d’être en

communion avec l’Esprit de Dieu. Sans Lui, nous ne faisons

que jouer au plus fin.

Ésaïe 62.6 nous dit : « Vous qui faites appel au souvenir de

l’Éternel, pas de répit pour vous ! » (Colombe) Si nous désirons

voir la puissance de Dieu pleuvoir sur nos Églises,

ne donnons aucun répit à Dieu dans nos intercessions.


fr.fellowship.ca/lessor l’essor / 3

enthousiaste, quelque peu frustré, empressé à chercher de l’aide pour accomplir

son plan bienveillant destiné à susciter la paix et le salut dans le monde. »

(Librement traduit)

MÊME SI CELA NÉCESSITE DE L’HUMILITÉ, NOUS DEVONS SAISIR

CETTE BRUTALE RÉALITÉ. NOUS ADORONS UN DIEU QUI EXISTE

PAR LUI-MÊME, AUTOSUFFISANT, INDÉPENDANT QUI :

> N’A PAS BESOIN DE MOI.

> N’A PAS BESOIN DE MON ÉGLISE.

> N’A PAS BESOIN DE VOUS.

> N’A PAS BESOIN DES BAPTISTES DU FELLOWSHIP.

> N’A PAS BESOIN DE NOS PLANS, DE NOS PROGRAMMES, NI

DE NOS BÂTIMENTS.

Tout ce que nous avons créé (et que nous affirmons avoir fait pour la gloire de Dieu)

pourrait brûler et être transformé en poussière… Et Dieu soutiendrait encore et toujours

un immense et glorieux nom pour Lui-même parmi les nations.

Dieu ne nous inclut pas dans son extraordinaire plan d’ensemble pour gagner les

nations parce qu’il a véritablement besoin de nous. Dieu nous inclut parce qu’il

nous aime. Nous devons véritablement reconnaître que ce n’est que dans le lieu

secret de la prière que nous possédons toute puissance pour accomplir la mission.

Autrement, nous demeurerons exaspérés par nos tentatives pour remplir les desseins

de Dieu. Nous allons rater la cible.

Ce numéro de L’Essor, intitulé La prière : l’urgence de la communion présente des récits

sur le pouvoir de la prière de notre famille du Fellowship. Nous avons fait de 2022

notre « année de joie », selon Sophonie 3.17 (Colombe). Nous devons assurément

nous rappeler la joie de notre salut après deux années de virus et de vaccins. Mon

espoir, chers lecteurs, c’est que vous vous réjouissiez de ces joyeux récits pleins d’espérance

du pouvoir de la prière.

Dans son ouvrage La connaissance de

l’Éternel, M. Tozer consacre un chapitre

à l’autosuffisance de Dieu :

« Notre Dieu tout-puissant, parce

qu’Il est ainsi, n’a pas besoin de

soutien. L’image d’un Dieu nerveux,

séduisant, qui flatte l’homme

pour obtenir ses faveurs n’est pas

agréable ; pourtant si nous examinons

la conception répandue

de Dieu, nous voyons exactement

cette image… L’opinion que nous

entretenons par rapport à nousmêmes

demeure si ambitieuse

qu’il nous est facile, voire agréable,

de croire que nous sommes nécessaires

à Dieu. Sans doute, la

pensée que nous alimentons et

la plus inconcevable pour notre

égoïsme naturel consiste à penser

que Dieu n’a pas besoin de notre

aide. Nous nous le représentons

souvent comme un Père occupé,

*

Retirage de l’article du 31 mai 2021 du cybercarnet de notre président Un mot de la part de Steve.

Le président du Fellowship, Steve Jones

Steve Jones est président du Fellowship

d’Églises Baptistes Évangéliques au Canada.

Suivez Steve sur Twitter @FellowshipSteve

(en anglais)


4 / l’essor Hiver 2022

VERSET THÉMATIQUE DU FELLOWSHIP

DE 2022 : « L’ÉTERNEL, TON DIEU,

EST AU MILIEU DE TOI UN HÉROS

QUI SAUVE ; IL FERA DE TOI SA

PLUS GRANDE JOIE ; IL GARDERA

LE SILENCE DANS SON AMOUR

POUR TOI ; IL AURA POUR TOI UNE

TRIOMPHANTE ALLÉGRESSE. »

SOPHONIE 3.17 (COLOMBE)

© Le Fellowship d’Églises Baptistes

Évangéliques au Canada

CENTRE DES MINISTÈRES :

P.O. Box 457, Guelph ON N1H 6K9

TÉLÉPHONE : 519 821-4830

TÉLÉCOPIEUR : 519 821-9829

COURRIEL : president@fellowship.ca

NOTRE MISSION : L’Essor est la revue officielle du Fellowship d’Églises

Baptistes Évangéliques au Canada. Elle a pour objectif d’édifier et d’encourager

les dirigeants pastoraux et les membres des Églises locales du Fellowship en

publiant des articles et des nouvelles, reflétant nos valeurs évangéliques et

favorisant une identité et une vision communes parmi les Églises. L’Essor est

publié trois fois l’an et est disponible tant en anglais qu’en français.

2 LE MOT DU PRÉSIDENT

RENCONTRE DANS LE LIEU SECRET / Steve Jones

4 NOUS VOUS PRÉSENTONS WAYBASE

5 LÀ-BAS

PRIÈRES MISSIONNAIRES EXAUCÉES / Benjamin Porter

6 L’AMOUR RÉPANDU

PARTICIPATION DE LA FAITHWAY BAPTIST CHURCH AU

PROGRAMME DE PARRAINAGE D’ENFANTS / Dan Shurr

AU SERVICE DES ENFANTS MARGINALISÉS DE LA CASA

HOGAR AU HONDURAS / Norman Nielsen

UNE MAISON EN EXPANSION / Paul Hildebrand

9 SUR LE TERRAIN

RÉPONSES DE DIEU À NOS PRIÈRES AU QUÉBEC

LE MOUVEMENT DE PRIÈRE 24/7

LORSQUE LES PRIÈRES SONT EXAUCÉES / Richard Flemming

1 X 1 X 1 = 1 / Larry Freeman

NOUS VOUS PRÉSENTONS DONALD RODIER / Larry Freeman

13 EN VÉRITÉ

CE FEU DONT NOUS AVONS BESOIN / Val Heaton

14 SUR LA MÊME LONGUEUR D’ONDE

PUISSANCE DE LA PRIÈRE À L’ÉCHELLE DE

NOTRE FELLOWSHIP

15 EN VÉRITÉ

LES PRIÈRES D’UNE ÉGLISE TOUT ENTIÈRE :

L’INTERCESSION EN COMMUNAUTÉ DE FOI SELON

PHILÉMON / Michael A.G. Haykin

16 LE MOT DE LA FIN

LES 300 / Lynda Schultz

CONSULTEZ NOTRE SITE INTERNET POUR

LIRE D’AUTRES ARTICLES PERTINENTS :

FR.FELLOWSHIP.CA/LESSOR

DIRECTRICE DE RÉDACTION : Valerie Heaton ÉDITRICE POUR L’ÉDITION FRANÇAISE : Danielle Robidoux

RELECTEUR : Laurence Medeiros CONCEPTION GRAPHIQUE : Ampersand MANUSCRITS : Faites parvenir

vos articles à Danielle Robidoux, éditrice, Le Centre des ministères, P.O. Box 457 Guelph ON N1H 6K9,

Tél. :519 821-4830. Téléc. : 519 821-9829, Courriel : ebfrancais@fellowship.ca

PUBLICITÉ : Des espaces publicitaires sont disponibles tant dans l’édition imprimée sur le Web.

Retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada à notre Service aux abonnés :

P.O. Box 457, Guelph, ON N1N 6K9

NOUS VOUS PRÉSENTONS WAYBASE

Nous avons tous été touchés par les contraintes de cette pandémie, y compris les Églises du Fellowship. Les congrégations ont

été dégroupées et les personnes se sont senties seules, isolées, incapables d’échanger avec les autres.

C’est avec plaisir que les responsables du Fellowship vous annoncent un nouveau partenariat Affinity avec WayBase. Ce ministère

a été conçu pour contrer ces sentiments de désunion et d’isolement. Il a créé un réseau pour les Églises ainsi qu’un moyen

de maintenir les relations des personnes de ces congrégations. WayBase est une plateforme numérique qui relie les Églises et les

personnes d’une manière appréciable. Elle les aide à se relier à d’autres personnes, aux Églises et aux organisations chrétiennes.

Elle leur permet de répondre à leurs besoins immédiats et prioritaires au sein de leurs collectivités. Vous pouvez vous servir de

WayBase de deux façons : consultez son site Internet ou téléchargez son application.

LE PARTENARIAT DU FELLOWSHIP AVEC WAYBASE OFFRE À TOUTES LES ÉGLISES DU

FELLOWSHIP UN RABAIS DE 20 % SUR LEUR ABONNEMENT, DES PRÉSENTATIONS, DE LA

FORMATION ET DE L’AIDE À LA PLANIFICATION.

POUR VOUS RENSEIGNER DAVANTAGE, VISIONNEZ NOTRE CAPSULE VIDÉO

QUI PRÉSENTE CE PROGRAMME : FR.FELLOWSHIP.CA/WAYBASE.


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Là-Bas

PRIÈRES MISSIONNAIRES

EXAUCÉES Benjamin Porter

LA PRIÈRE EXTRAORDINAIRE

La prière a joué un rôle fondamental au cœur de tout réveil spirituel. J’affirme

que par-dessus tout, c’est le moteur à propulsion de tout mouvement. Ce n’est que

lorsque nous prions humblement à genoux que Dieu se sert de gens ordinaires

pour accomplir le travail extraordinaire pour sa gloire et son royaume. Aimeriezvous

voir Dieu susciter un grand réveil semblable à ceux évoqués dans nos cours

d’histoire ? Prions donc de manière extraordinaire !

« […] et tout ce que vous demandez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit

glorifié dans le Fils. » Jean 14.13. (Colombe)

Par essence, les missionnaires du Fellowship à l’étranger

sont des gens de prière. Pour accomplir toute œuvre pour

le royaume de Dieu au champ missionnaire, ces hommes

et ces femmes doivent être des guerriers d’intercession.

Quotidiennement, ils déposent leurs passions et leurs besoins

devant Dieu. Par leur prière extraordinaire, beaucoup reçoivent

de prodigieuses réponses de la part du Seigneur. Voici

quelques exaucements extraordinaires aux prières de nos

missionnaires du Fellowship à l’étranger.

Ken Jolley, à propos de son séjour au Venezuela

Dès leur arrivée à Caracas, Ken et sa femme ont connu

Béatrice, leur voisine immédiate. Ken se souvient ainsi de

cette rencontre :

« Lorsque j’ai rencontré Béatrice pour la première fois, j’ai eu

peur de me trouver en sa présence. Jamais je n’avais vu une

personne exprimer une colère, une amertume, une rage semblables.

[…] Nous avons continué à prier pour cette famille et

nous avons cherché à atteindre ce couple. En résumé, Béatrice

a été la première à lire les Écritures avec nous. Elle figurait

parmi les quatre premières personnes à être baptisées et est

devenue le cœur de l’Église. Béatrice… a été transformée de

manière extraordinaire.

Six mois après son baptême, elle reçut un diagnostic de cancer

cervical. Une année plus tard, j’ai célébré mes premières

funérailles, les siennes. Ces circonstances très éprouvantes

pour moi ont suscité beaucoup de discussions difficiles entre

Dieu et moi. Mais je dois reconnaître que l’hommage que j’ai

rendu à Béatrice lors de ses funérailles et celui de ses proches,

de sa famille et de ses parents ont témoigné de sa transformation.

Par la suite, nous avons baptisé beaucoup de gens de sa

famille, de ses contacts et d’autres employés de Béatrice. »

Cathy Yinger en Espagne

Avec nos dirigeants et nos collègues dans le monde, nous

prions et échangeons sur les mouvements multiplicateurs

de disciples lors de nos rencontres en ligne. Que faudra-t-il

pour voir des gens connaître le Christ et devenir des disciples

qui en feront d’autres ? Cela exigera assurément une prière

extraordinaire. Nous devons croître dans notre vie de prière,

comprendre que Dieu seul peut changer les cœurs et qu’il

répond aux prières de son peuple. Veuillez prier pour nous,

pour que nous priions davantage.

Tôt un dimanche matin, j’ai lu les derniers chapitres de

l’Évangile de Matthieu. Parvenue aux paroles familières de

Matthieu 28.19-20, la phrase « faites de toutes les nations

des disciples » semblait surgir de cette page. J’ai alors ressenti

un bouleversant sentiment de tourment. J’ai raconté au

Seigneur qu’il sait combien je désire voir mes amis espagnols

devenir ses disciples ; je lui ai confié que j’étais fatiguée de ne

pas connaître beaucoup de fruits… J’ai épanché mon cœur.

Puis je lui ai demandé de m’envoyer des gens, de permettre à

quelqu’un de communiquer avec moi. Une prière sans doute

empreinte d’égoïsme, mais je ne pense pas que Dieu s’offense

de nos pensées sincères et honnêtes ! Par la suite, j’ai fait part

de cette prière particulière à Ken, mon mari. En une heure,

une jeune amie m’a envoyé un message texte pour savoir

comment je me portais. Plus tard, une autre amie a fait de

même et avant la fin de cette journée, une troisième. Elles ne

voulaient pas s’informer des cours ni de toute autre chose.

Elles voulaient simplement savoir comment je me portais.

C’était comme si Dieu me faisait un câlin et un rappel amical

qu’il sait… Il aime… Il est à l’œuvre.

LÀ-BAS : LE FELLOWSHIP À L’ÉTRANGER


L’amour répandu

Hiver 2022

PARTICIPATION

DE LA FAITHWAY

BAPTIST CHURCH AU

PROGRAMME DE

PARRAINAGE D’ENFANTS Dan Shurr

L’AMOUR RÉPANDU : AIDE

La prière peut conduire une Église tout entière à la

mission, comme en témoigne le récit de la Faithway

Baptist Church de Woodstock en Ontario. Pendant cette

pandémie, le pasteur Robert Singleton n’a pas permis à

son Église de s’apitoyer sur elle-même. Il l’a mise au défi

de prendre en considération les besoins des enfants de la

Casa Hogar au Honduras. Il lui a enseigné de prier pendant

le mois de février 2021 et de suivre les instructions que le

Seigneur leur donnerait. À ce jour, ils ont parrainé 25 enfants.

Plusieurs propriétaires d’entreprises de cette Église

ont donné 21 000 $ pour un projet de la Casa Hogar.

Après avoir consacré ce mois à la prière, l’Église a amorcé

un nouveau partenariat avec la Casa Hogar par sa participation

au Programme de parrainage d’enfants du Fellowship.

Nous nous sommes entretenus avec le pasteur Robert

pour vous familiariser avec ce partenariat, vous encourager

et vous inspirer, votre communauté d’Église et vous.

>

LE PASTEUR

ROBERT SINGLETON.

Pouvez-vous vous présenter et nous raconter

comment vous avez entendu parler

du programme de la Casa Hogar?

Robert: Je me présente : Robert

Singleton, pasteur principal de la

Faithway Baptist Church. Puisque

nous faisons partie du Fellowship,

nous recevons bon nombre de mises

à jour sur le travail missionnaire actuel

effectué dans le monde. Grâce à ces renseignements,

j’ai pris connaissance du programme de parrainage

d’enfants à la Casa Hogar, il y a tout juste deux ans. À

cette époque, ma femme et moi avions deux merveilleux

enfants. Nous avions éprouvé des problèmes de fertilité

quatre ans auparavant. Ce qui nous a conduits à explorer

l’adoption à cette époque. Nous pensions aux milliers

d’enfants dans le monde sans famille pour les aimer et

en prendre soin. Nous avons pris conscience de la main

de Dieu : non seulement il nous a bénis avec un autre

garçon peu de temps après, mais également de jumeaux

pendant l’été 2021. Même si nous avons été bénis par

Dieu ces deux dernières années, notre vif intérêt pour les

orphelins ne s’est jamais amoindri.

En janvier dernier, la Faithway a lancé une initiative pour

convier les gens de votre congrégation à envisager le parrainage

d’un enfant de la Casa Hogar. Pouvez-vous nous parler

de la vision et de la motivation de votre Église derrière cette

initiative?

Robert: La COVID-19 a bouleversé le monde au printemps

dernier. Elle nous a montré ce qui importait dans

la vie ainsi que les choses que nous tenons tous pour

acquises. Ce qui m’a conduit à démarrer une série sur

Jacques, qui s’adresse aux personnes qui font face à des

épreuves en tous genres. Son accent sur la veuve, l’orphelin

et le démuni a touché tant de personnes parmi nous

à la Faithway. Dieu, par l’épreuve de la COVID-19, nous a

conduits à regarder en dehors de notre confort et de nos

propres ministères à l’église, vers des domaines chers

au cœur de Dieu. Cela nous a dirigés vers le besoin de

faire partie de quelque chose à l’extérieur de notre réalité

comme Église pour nous permettre de mettre en pratique

la religion pure et sans tache plutôt que de s’attacher à

une définition dépourvue de manifestation concrète. »

Martin Luther a dit : « Ce n’est pas d’une définition de la

religion dont le monde a besoin, mais bien de sa manifestation.

» [Traduction libre.]

J’avais communiqué avec Norman Nielsen alors directeur

adjoint du ministère d’AIDE quelques mois avant la pandémie.

Dieu, en son temps, a concrétisé cette démarche.

Nous en avons fait la promotion à notre église, avons

invité Dan Shurr pour nous entretenir de ce ministère et

des occasions de parrainage ainsi que d’équipes missionnaires

à court terme à venir. Enfin, nous avons demandé

aux gens de notre Église de chercher Dieu concernant le

parrainage d’un enfant de 35 $ par mois.

Parlez-nous de la manière dont votre communauté d’Église a

répondu à la suite de cette première invitation?

Robert: L’un des plus grands privilèges au fil de cette

démarche a été de voir à quel point les gens de notre

congrégation, dont un bon nombre de jeunes familles,

avaient à cœur ce ministère. Par ailleurs, beaucoup de

gens de notre Église n’attendaient que cette occasion


fr.fellowship.ca/lessor

l’essor / 7

>

LA CASA HOGAR EN 2020.

pour s’investir dans un ministère d’orphelinat. Ainsi,

la confirmation de 24 parrains mensuels nous a émerveillés.

Nous avons confiance que ce nombre augmentera

dans l’avenir.

Quels défis votre Église et vous avez-vous dû surmonter pour

faire de cette initiative une démarche d’importance?

Robert: Nous avons mis le temps nécessaire tout au

long de cette démarche. La pandémie y a joué son rôle.

Nous sommes cependant reconnaissants que cette

initiative n’a pas été précipitée. Nous sommes particulièrement

reconnaissants pour la franche communication

du ministère d’AIDE pendant ce parcours.

Comment entrevoyez-vous la poursuite de ce partenariat avec la

Casa Hogar dans les années à venir?

Robert: À l’heure actuelle, nous commençons les étapes

préliminaires de la planification d’un voyage missionnaire

à court terme à la Casa Hogar en 2022. Nous souhaiterions

que notre partenariat connaisse une croissance d’année en

année et nous permette d’envoyer une équipe tous les ans.

Pour les autres communautés d’Églises qui envisagent un tel

partenariat, que pouvez-vous témoigner pour les aider à mieux

démarrer une telle initiative?

Robert: J’aimerais leur dire de prendre les commandements

bibliques en considération pour veiller sur les

orphelins et les plus démunis dans ce monde. AIDE nous

a beaucoup accompagnés à chaque étape. J’aime l’ajout de

voyages missionnaires à court terme, et je crois qu’il profitera

à notre Église autant que nous souhaitons être une

bénédiction pour la Casa Hogar.

Un grand merci au pasteur Robert et à la famille d’Église de

la Faithway Baptist. L’équipe d’AIDE demeure si encouragée

par la manière dont ce partenariat a été mis sur pied et

la réponse de votre communauté d’Église.

DANS LA PRIÈRE, NOUS VOUS

DEMANDONS DE CONSIDÉRER

COMMENT VOUS POUVEZ PRENDRE

SOIN DE L’ORPHELIN ET DES MOINS

FAVORISÉS DANS CE MONDE.

Si votre communauté d’Église, ou vous-même souhaitez

nous parler à propos de votre partenariat avec la Casa

Hogar ou de votre participation aux autres programmes

de parrainage d’enfants, envoyez-nous un courriel .

Renseignez-vous sur cette initiative en consultant notre

site Internet : fr.fellowship.ca/parrainagedenfants.

>

RICK WARD

AU SERVICE DES

ENFANTS MARGINALISÉS

DE LA CASA HOGAR

AU HONDURAS

Norman Nielsen

La Casa Hogar présente une solution saine aux enfants

de la rue, marginalisés, vulnérables et abandonnés

par leur famille et par la société.

Il y a quinze ans, Mélodie Francis préparait sa

carrière en travail social et a participé à une mission

à court terme à la Casa Hogar à Siguatepeque

au Honduras. Cet engagement à court terme est

devenu de longue durée et a fait de Mélodie missionnaire

du Fellowship à l’étranger. Cette maman

particulière de plus de trente enfants relève les

défis quotidiens des besoins éducatifs, médicaux

et psychologiques pour chacun d’eux. Mariée à Jeff,

ingénieur hondurien, Mélodie attend leur premier

enfant au début de 2022.

Rick et Ena Ward, militaires canadiens à la retraite,

œuvrent comme missionnaires bénévoles du

Fellowship à l’étranger environ six mois par année

à la Casa Hogar. Ena veille à l’aide aux devoirs, à

l’école virtuelle, aux bricolages et aux activités. Elle

encourage les dames honduriennes qui travaillent à

la Casa Hogar et coordonne également le volet de la

Casa Hogar du programme de parrainage d’enfants

du Fellowship dans les régions du centre et l’ouest

du Canada. Rick, homme à tout faire, supervise les

projets où il convie souvent les jeunes hommes

comme apprentis. Leur ministère conjugué de compassion

allège le fardeau des tâches et favorise une

« vie familiale saine » pour ces enfants.


8 / l’essor

Hiver 2022

UNE MAISON

EN EXPANSION

Vous souvenez-vous de la dernière

fois où vous avez examiné les yeux

d’un jeune enfant ? Qu’avez-vous pu y

voir ? Sans doute la confiance, l’enthousiasme

ou un sentiment de curiosité.

La mère de Gladys * aimait ses filles et

souhaitait leur procurer les meilleures

PAUL HILDEBRAND choses qui soient. Cependant, elle avait

beau rêver de l’occasion de leur donner

de bonnes conditions de vie, elle parvenait de moins en

moins à répondre aux besoins fondamentaux et quotidiens de

ses deux filles. Sa vie brisée et leur quartier devenu si dangereux

l’ont conduite à prendre la douloureuse décision de

confier ses filles aux responsables d’un établissement sécuritaire

qui offrait l’espoir d’un meilleur avenir.

>

Gladys et sa sœur sont arrivées à la Casa Hogar. Elles ont pu

vivre en sécurité dans une nouvelle famille et un entourage

différent. Elles y ont reçu l’amour, l’espace et l’aide nécessaires

à leur guérison en lien avec le traumatisme qu’elles ont

subi dans leur enfance. Vingt ans plus tard, Gladys a obtenu

un baccalauréat en comptabilité de l’université nationale.

Pendant son séjour à la Casa Hogar, elle a nourri un amour

profond pour Jésus ainsi qu’une passion à se servir de ses

compétences en comptabilité pour aider ses compatriotes.

Située à Siguatepeque, ville du Honduras, la Casa Hogar, un

orphelinat chrétien, accueille des enfants à risque. Mélodie

Francis, missionnaire du Fellowship à l’étranger, ainsi qu’une

équipe d’employés et de bénévoles veillent à l’heure actuelle

sur 29 enfants jusqu’à leur vingt-troisième année. Chaque

jeune reçoit l’accueil chaleureux et bienveillant d’un foyer et

d’une famille, ainsi que de la nourriture, des vêtements, des

Paul Hildebrand

soins médicaux, une éducation, des loisirs, de l’amour et un

soutien spirituel. Les enfants parviennent à connaître Dieu

comme leur père et Jésus, comme leur Sauveur.

Vous pouvez vous imaginer les défis de la vie commune de 29

enfants et du personnel dans un seul établissement. Songez

à tous ces enfants et ces adolescents qui partagent la même

pièce pour les repas, l’école, leurs devoirs et leur temps à

eux, et qui doivent composer avec leur propre traumatisme

et leurs besoins psychologiques ! Dotés d’une vision et des

plans prévus pour mettre sur pied des conditions meilleures,

les responsables d’AIDE ont lancé une initiative

de collecte de fonds. Son objectif de 150 000 $ vise l’amélioration

de la qualité des soins et de l’éducation pour

chacun. Elle comprend la construction d’un nouveau bâtiment

que les adolescents appelleront leur « chez eux » et la

rénovation du bâtiment existant de l’orphelinat où les autres

enfants continueront de vivre. Le personnel pourra ainsi

mieux se consacrer aux responsabilités liées à leur travail.

Nous souhaitons que leur séjour à la Casa Hogar permette à

chaque enfant de guérir, d’apprendre, de grandir et de devenir

un adulte dynamique comme Gladys, dans une maison en

expansion.

Prendrez-vous en considération dans la prière la manière dont

vous pouvez devenir partenaire d’AIDE par votre réponse à

cet appel de transformation ? Votre participation donnera aux

adolescents et aux jeunes adultes l’occasion de mieux préparer

leur avenir et de poursuivre leur guérison, leur apprentissage,

leur croissance et leur épanouissement.

*

Nom fictif pour protéger la confidentialité.

Paul Hildebrand est coordonnateur intérimaire des projets

et de la promotion d’AIDE.


fr.fellowship.ca/lessor

Sur le terrain

RÉPONSES DE DIEU À

NOS PRIÈRES AU QUÉBEC

>DIEU ŒUVRE DE PUISSANTE MANIÈRE AU QUÉBEC.

Rémi Sedjro, de l’Église Baptiste Évangélique

Emmanuel de Pierrefonds

En matière d’évangélisation, à l’Église Emmanuel, Dieu

nous a montré que nous ne pouvons gagner la guerre

sans adopter une approche offensive par la propagation

de l’Évangile par tous les moyens possibles et la prière

pour chaque détail. Qu’est-ce que Dieu a accompli par

cette démarche ? Il nous a d’abord conduits à organiser

quatre soirées d’encouragement et de prière pour l’évangélisation.

Le premier soir, Dieu nous a envoyé cinquante

témoins de l’Évangile. Nous avons été émerveillés !

Pendant cette soirée, nous nous sommes encouragés

les uns les autres par la Parole de Dieu. Puis nous avons

présenté ce projet au groupe : la distribution de documentation

chrétienne sur les parebrises des voitures du

stationnement du plus vaste centre commercial de notre

arrondissement. Dieu nous a émerveillés à nouveau. Les

participants nous ont ainsi répondu : « 500 exemplaires

ne suffiront pas, il nous en faudra au moins 3 000. » Nous

étions stupéfaits de ce que Dieu accomplissait.

Nous avions prévu consacrer une heure à cette soirée

qui a duré une heure et demie. Les gens étaient heureux

DIEU CONTRÔLAIT LA SITUATION

ET NOUS ÉTIONS SES SPECTATEURS.

et encouragés de passer à l’offensive. Nous en avons tiré

d’évidentes conclusions : Dieu contrôlait la situation et

nous étions ses spectateurs. Dieu a également accompli

autre chose : la distribution de documentation sur les

parebrises s’est transformée. Elle est devenue la distribution

du traité « Qui est Jésus ? » accompagné d’une lettre

d’invitation, le tout inséré dans une enveloppe et remis

à tous les foyers situés près de l’église. C’est ainsi que

5 000 enveloppes ont été distribuées ! 5 000 familles ont

eu l’occasion d’apprendre sur ce que nous voulions leur

offrir en tant qu’Église, de leur faire connaître la personne

de Jésus et son plan de salut pour leur vie. En un

seul jour, quinze bénévoles ont préparé 4 500 enveloppes.

Une chrétienne de 80 ans de notre Église a pris part à

la distribution de ces enveloppes. Pendant celle-ci, les

gens qui ne pouvaient y participer se sont rencontrés par

visioconférence pour prier pour les distributeurs sur le

terrain. Nous avons été si bénis de voir que Dieu se servait

d’une congrégation et d’une Église mises au défi par de

mauvaises nouvelles. Dieu s’est servi d’un homme fragilisé

et malade ainsi que du service des anciens de notre

Église pour accomplir ce que nous n’aurions pu imaginer

quelques mois auparavant. Un membre de notre église

SUR LE TERRAIN : LE MINISTÈRE FRANCOPHONE


10 / l’essor Hiver 2022

a témoigné que pendant toute sa vie chrétienne, il n’avait

jamais participé à de l’évangélisation.

Nous voyons à l’heure actuelle un enthousiasme et une mobilisation

pour l’évangélisation. Puissent-ils se poursuivre !

Sylvain Forest, pasteur principal de Église Baptiste de la Foi

à Drummondville

Nous avons appelé récemment François Picard pour nous

aider à la direction pastorale de notre Église. Nous étions

deux anciens qui souhaitaient préparer la prochaine année.

La nouvelle du départ d’un frère, mon collègue ancien et

pasteur principal, avec qui j’ai travaillé pendant cinq ans, a

provoqué une division. Vingt-cinq membres environ ont ainsi

quitté l’Église. Quatre-vingts autres y sont demeurés. C’était

une épreuve difficile pour nous, étant donné que beaucoup

d’Églises demeurent sans pasteur. J’aimerais témoigner de ce

que Dieu a accompli dans cette situation.

Dieu nous a permis de nous remettre véritablement en

question, ce qui a conduit à notre réveil. En tant qu’anciens,

il nous a permis de sonder notre propre cœur et d’agir avec

humilité. Nous devions réunir les gens de l’Église rapidement

pour les informer. Nous voulions les rassurer, en

prendre soin et nous devions donner des explications claires.

Personnellement, j’aime que la Parole de Dieu souligne que le

Seigneur travaille dans la lumière. Forts de cette vérité, nous

avons été particulièrement transparents tout en tentant de

rétablir leur confiance. Nous voulions que l’Église se centre

sur le Christ. C’est la première étape vers le réveil : la reconnaissance

de l’existence d’un problème. La deuxième étape

importante repose sur la prière pour un réveil. En effet, nous

étions empreints, non pas de jugement ni de critique, mais

bien d’un esprit d’intercession. Les premiers jours, les frères

et sœurs se sont rendus au bâtiment pour prier et chercher la

face de Dieu. Les anciens demeuraient divisés, mais le Christ

est le bon et puissant berger qui rassemble ses brebis. Le troisième

élément de ce réveil repose sur l’humilité. Elle nous a

conduits en tant qu’Église à confesser nos péchés et à en être

pardonnés. Cette démarche a été amorcée par le Conseil. Les

diacres et moi, l’ancien qui est resté, avons choisi de nous retirer

pour permettre aux gens de cette Église de prier encore.

Afin qu’ils soient dirigés par Dieu avec l’assurance, l’objectif

et le désir de vivre l’Évangile ensemble, animés d’unité et

d’espérance en Dieu. Il est le seul qui peut nous encourager,

nous soutenir dans cette démarche. Nous avons maintenant

plusieurs groupes de prière. Jonathan Clermont est venu dernièrement

pour présenter le Mouvement 24/7 et nous avons

exhorté l’Église à prier sans cesse.

LE MOUVEMENT

DE PRIÈRE

24/7

SUR LE TERRAIN : MINISTÈRE FRANCOPHONE

Nous remercions Dieu pour le mouvement de prière 24/7. Jusqu’à

présent, nous comptons 300 intercesseurs à l’échelle du Québec. Ces

derniers s’engagent à prier :

UNE MINUTE PAR JOUR POUR AU MOINS UNE RE-

QUÊTE QUOTIDIENNE.

UNE HEURE PAR SEMAINE DANS NOTRE CHAÎNE DE

PRIÈRE DE VINGT-QUATRE HEURES.

UNE PÉRIODE DE DEUX À TROIS HEURES CHAQUE

MOIS AVEC UN RESPONSABLE SECTORIEL.

UNE JOURNÉE PAR ANNÉE DE JEÛNE ET PRIÈRE QUI

RÉUNIT TOUS LES INTERCESSEURS.

Que Dieu se serve de nos prières pour sa gloire et pour établir son

royaume au Québec.


fr.fellowship.ca/lessor

l’essor / 11

LORSQUE

LES PRIÈRES

SONT EXAUCÉES

Richard Flemming

La prière anime les aumôniers et les aumônières, qui prient pour les personnes qu’ils

rencontrent et intercèdent pour les collectivités et les établissements où ils œuvrent.

Un aumônier nous raconte comment Dieu a répondu à ses prières de formidable

manière. Nous espérons que son récit saura vous inspirer, vous aussi, qui trouvez

votre appui sur le Seigneur dans votre vie.

Patrick Larouche, aumônier bénévole à Chibougamau

au Québec

J’étais propriétaire d’un club de danseuses pendant vingt

ans avant que le Seigneur m’accorde une nouvelle vie il

y a quatre ans. J’ai commencé à fréquenter notre église

à Chibougamau et mes frères et sœurs m’ont souvent

demandé : « pourquoi tu ne fermes pas ton bar ? » Je leur

ai répondu que Dieu m’avait parlé par son Saint-Esprit.

Il m’a dit de lui faire confiance et qu’il réglerait toute

chose. C’est ainsi que ce bar est demeuré ouvert parce que

je savais que Dieu agirait dans ma vie pour résoudre ce

problème.

Je n’ai jamais pu retourner au club pendant les heures

d’ouverture. Cependant, le matin alors qu’il était fermé,

j’y allais et agenouillé, j’ai imploré Dieu de me montrer

que faire de cette situation. J’ai ainsi prié pendant neuf

mois.

Puis un jour, Dieu m’a parlé à nouveau par le Saint-Esprit

pour me dire d’aller voir un homme d’affaires en particulier.

Je me suis levé et je suis allé voir cet homme. Nous

avons parlé pendant quinze minutes environ à propos

de deux ou trois sujets qui n’étaient pas reliés au club. Je

suis rentré à la maison et j’ai raconté à ma femme ce récit.

Je me demandais pourquoi Dieu m’avait envoyé voir cet

homme.

Tous les jeudis, je prenais part à une réunion de prière

à l’église et nous avons tous prié pour cette situation.

J’éprouvais une grande honte.

Deux semaines ont passé. Agenouillé en prière au bar,

mon téléphone a sonné. C’était justement l’homme d’affaires

que j’avais rencontré deux semaines auparavant. Il

m’a demandé de le rencontrer sur le champ au club. Dès

son arrivée, il m’a dit : « je veux acheter ton club. » Il m’a

expliqué que sans savoir pourquoi, il sentait le besoin

de l’acheter et de le démolir. Je lui ai répondu que c’était

Dieu qui le lui avait mis à cœur.

Voilà comment Dieu a exaucé ma prière. Dieu est bon et

je le remercie sans cesse pour cela. Nous devons donner à

Dieu le temps d’agir dans notre vie. Gloire à Dieu !

Patrick Larouche est aujourd’hui aumônier bénévole

dans la collectivité et dans le milieu hospitalier à

Chibougamau au Québec.

SUR LE TERRAIN : L’AUMÔNERIE


12 / l’essor Hiver 2022

Larry Freeman

Cette formule résume le plan de Rencontre de l’Aumônerie du Fellowship des

cinq prochaines années. Il s’agit d’un défi de prière quotidienne pour nos

aumôniers. Nous nous appuyons sur Dieu pour qu’il l’utilise pour produire

beaucoup de fruits.

Le premier « 1 » correspond à des rencontres délibérées. Nous convions nos

aumôniers à demander quotidiennement au Seigneur qu’il suscite des occasions

pertinentes d’échanges avec des gens. Où ils seront présents dans leur vie, où ils

noueront des liens avec eux. C’est la « préparation du sol ».

Le deuxième «1» correspond à une conversation intentionnelle. Nos aumôniers demandent quotidiennement

à Dieu d’avoir l’occasion d’entamer une conversation spirituelle avec quelqu’un. C’est l’étape

« Planter la semence ».

Le troisième «1» présente la mobilisation de Découverte. C’est ici où nous demandons à nos aumôniers

de prier Dieu pour qu’il les dirige vers les personnes ouvertes à entamer une discussion plus

approfondie sur les questions spirituelles. C’est l’étape « Arroser et cultiver ».

Tous ces stades mènent au « = 1 », c’est-à-dire la profession de foi. Nous voulons que nos aumôniers

prient quotidiennement d’avoir le privilège de conduire quelqu’un à la foi en Christ (la moisson).

En plus de ce plan, nous demandons à Dieu de porter à 180 le nombre d’aumôniers et d’ajouter de nouvelles

sphères de ministère d’ici les cinq prochaines années.

Avec nous, demanderez-vous à Dieu de produire du fruit abondant par le travail de nos aumôniers

d’un océan à l’autre ? Pour toute question, veuillez communiquer avec moi lfreeman@fellowship.ca.

—Larry Freeman est coordonnateur de l’Aumônerie du Fellowship.

NOUS VOUS PRÉSENTONS DONALD RODIER

Larry Freeman

Donald Rodier a pris le relais de Claude Mathieu pour devenir coordonnateur adjoint de l’Aumônerie

pour la province de Québec. En acceptant ce mandat, Donald a réduit sa tâche en tant que pasteur de

l’Église de Saint-Hyacinthe pour soutenir le ministère croissant de l’Aumônerie au Québec.

Dans son rôle, Donald conjugue sa perspective de pasteur à celle d’aumônier bénévole qu’il entretient depuis 2015. Son expérience

lui permet de bien comprendre la relation que doivent entretenir les aumôniers et les Églises et la manière dont ils

peuvent travailler ensemble pour la gloire de Dieu. En plus de son rôle pastoral et de celui qu’il joue au sein de l’Aumônerie

du Fellowship, Donald consacre une journée de travail hebdomadaire à SEMBEQ.


fr.fellowship.ca/lessor

En vérité

CE FEU

DONT NOUS

AVONS BESOIN

Valerie Heaton

L’ÉGLISE CANADIENNE A-T-ELLE

BESOIN D’UN RÉVEIL ? AUJOURD’HUI,

AVEC FERVEUR, BEAUCOUP D’ÉGLISES

AU CANADA ASPIRENT À SERVIR

DIEU EN MISSION DANS LEURS

COLLECTIVITÉS. PLUSIEURS AUTRES

PIÉTINENT DANS L’INACTION. LE

PRÉSENT RÉCIT DÉCRIT LES MINISTÈRES

DE DEUX DIRIGEANTS POUR SUSCITER UN

RÉVEIL AU SEIN DE L’ÉGLISE CANADIENNE.

Peter Davis, Life Action

La vision de Life Action se décrit ainsi : des Églises

canadiennes qui nourrissent un feu pour le Christ.

C’est à cette vision que ma femme et moi avons consacré

les dix dernières années de notre vie. C’est du feu

spirituel dont nous avons le plus besoin, beaucoup

plus que de stratégies ou de structures nouvelles. Le

meilleur moyen, et sans doute le seul, de faire progresser

l’Évangile dans notre pays repose sur le réveil

et la transformation biblique. N’est-ce pas ?

Quelle est donc l’origine d’un tel feu ?

La présence de Dieu. Ce feu ne peut être préfabriqué.

Nous pouvons cependant réserver du temps pour

rechercher la présence de Dieu et le prier sincèrement

pour l’obtenir. Il peut surpasser nos meilleures tentatives

et susciter le feu qui nous transforme, qui peut

tout métamorphoser.

Life Action favorise les moments de renouveau à

l’échelle de l’Église. Il convie les gens à répondre « oui »

à la Parole de Dieu et à sa volonté. Ses retraites imprégnées

de prières et ses événements tenus dans l’église

appellent les gens à répondre à Dieu dans l’humilité, la

repentance et l’audacieuse obéissance !

Bill Ball, autrefois pasteur de la Fellowship Baptist

Church à Cobourg en Ontario, m’a confié un jour :

« Vous avez une chance de vivre votre vie ; rendez-là

pertinente dès maintenant et pour l’éternité. Peu

de gens parmi nous agissent comme ils le devraient

lorsque le Saint-Esprit les pousse. Alors, appuyez-vous

sur Dieu et voyez où il vous conduit. Le Seigneur s’est

servi puissamment de Life Action à Cobourg. »

Où que nous allions, veiller à ce que le feu divin s’embrase,

à inviter les gens à rechercher Dieu et sa puissante

présence, tel est notre objectif. Si comme moi, vous

éprouvez ce besoin, serez-vous des nôtres ? Prierez-vous

pour un réveil ? Réserverez-vous un moment particulier

où vous le rechercherez tous ensemble dans votre

Église ?

—Peter Davis est directeur national de Life Action

Canada.

Lindsay Taylor, Strategic Renewal Canada

Strategic Renewal Canada (SRC) aspire à « enflammer le cœur

de l’Église » pour rechercher passionnément la face de Dieu et

à poursuivre la mission de l’Évangile. Ce ministère a commencé

il y a tout juste cinq ans, lorsque le Seigneur a conduit

Lindsay Taylor à démarrer le SRC, après avoir consacré 37 ans

au ministère pastoral. Il l’a donc fondé en partenariat avec

Daniel Henderson, son bon ami, qui avait créé, il y a bien des

années, le ministère du Strategic Renewal International aux

États-Unis. Par un partenariat, Lindsay était l’un des fondateurs

du ministère 6:4 Fellowship qui atteint le monde entier

aujourd’hui.

Lindsay propose au Canada l’accompagnement intégral offert

aux États-Unis.

Nous offrons des moyens pour favoriser un réveil spirituel et

personnel, outiller et mobiliser les Églises à prier et former les

pasteurs à diriger l’Église dans la prière. Par une expérience

d’accompagnement inégalée, des congrès, des sommets de

prière et d’autres événements de ministère, nous facilitons la

transformation personnelle et la santé de la direction.

Les Églises qui ne prient pas demeurent impuissantes. Il est

triste de constater que la majorité des Églises en Amérique

du Nord aujourd’hui ne prient pas. La plus récente recherche

sur l’Église montre que le plus grand indicateur d’une Église

florissante et saine demeure la fréquence des réunions de ses

anciens et de ses pasteurs pour prier. Pourtant, fait attristant,

seuls 33 % des pasteurs et des anciens prient véritablement

ensemble pour leur propre Église.

Au cours des quinze dernières années, nous avons consacré

500 milliards de dollars aux initiatives de croissance sans susciter

de retombées tangibles.

Plus que jamais, l’Église au Canada a un urgent besoin de dirigeants

chrétiens professionnels ou non qui s’engagent à rechercher

Dieu, à proclamer sa Parole et à conduire son peuple

pour expérimenter le pouvoir surnaturel du Christ.

Pour vous renseigner sur le ministère Strategic Renewal

Canada, consultez le stategicrenewal.ca (en anglais seulement)

—Lindsay Taylor est président de Strategic Renewal

Canada.

EN VÉRITÉ


Sur la même longueur d’onde

PUISSANCE

DE LA PRIÈRE

À L’ÉCHELLE

DE NOTRE

FELLOWSHIP

Partout au pays, le peuple de Dieu prie. Dirigeants pastoraux, pasteurs et membres implorent le

Seigneur pour leur voisinage et leur congrégation. Il répond à leurs cris. Nous avons réuni des récits

des Églises de notre famille du Fellowship qui montrent Dieu à l’œuvre parmi nous et à l’écoute de

nos appels de détresse.

SUR LA MÊME LONGUEUR D’ONDE

Andrew Ardern, implanteur en résidence à l’Église

PAXNorth à Halifax en Nouvelle-Écosse

Un vélo, un soulier, un chapeau, un téléphone ainsi

qu’une petite mare de sang. Voilà ce que j’ai trouvé sur

notre terrain un matin au printemps dernier. J’ai déverrouillé

le téléphone pour tenter d’en identifier le propriétaire,

j’ai aperçu une application de la Bible sur l’écran

d’accueil. Dans tout ce mystère, c’était un rappel que

Dieu est à l’œuvre par sa Parole dans la vie des gens de

Spryfield. C’est pourquoi nous prions pour la moisson de

l’implantation d’Églises.

Ce n’est pas une mise en pratique qui me vient naturellement,

même en tant qu’implanteur. La prière constitue

l’un des aspects les plus fondamentaux de l’implantation

d’une Église. Il arrive qu’une telle intercession se déverse

hors de moi. Parfois, il me faut beaucoup d’encouragement

et d’incitation. Même si nous n’avons pas encore démarré

l’Église, Dieu répond à nos prières. Je prie souvent

en route vers McDonald’s, mon « bureau à l’Église ». Dieu

m’a dirigé lors de mes conversations avec des étrangers

pour mieux les connaître et prier avec eux pour leurs

besoins. Je connais maintenant leurs noms que Dieu lui,

connaît depuis toujours.

Si vous souhaitez vous joindre à nous pour prier,

faites-nous signe par courriel friends@spryfield.church

(en anglais seulement)

Angie Thorton, au Québec

Voici comment le Seigneur a mobilisé trois cents femmes,

empreintes de sagesse au ministère pour lequel Dieu les a

appelées. Par le ministère féminin de l’AEBEQ, notre sœur

Monique Saulnier poursuit la formation de plusieurs

femmes de notre région francophone. Je suis ravie de

pouvoir témoigner des autres moyens dont le Seigneur se

sert pour outiller les femmes et leur permettre de le servir

au sein de leur Église locale, pour le ministère de la Parole.

Le Charles Simeon Trust donne des ateliers, tant pour

les hommes que pour les femmes, sur l’enseignement

textuel de la Parole. Quinze femmes francophones se sont

inscrites à la formation pour leur permettre d’enseigner

dans leur Église. Après avoir suivi le premier atelier en

ligne, nous avons enseigné en collaboration. J’ai eu le plaisir

d’accompagner quelques-unes de ces femmes. L’étude

de l’épître aux Philippiens est maintenant offerte sur

YouTube. Avec l’aide du Seigneur, nous espérons démarrer

un autre atelier collaboratif d’étude biblique. Toutes

ces études sont offertes pour permettre aux Églises de

notre région, qui disposent de peu de moyens, de rassembler

les femmes de leurs Églises et d’étudier la Parole de

Dieu en groupe.

J’aimerais également souligner le travail de notre sœur

Debby Broker, femme du pasteur Claude Hurteau de

l’Église de l’Espoir des Mille-Îles. Elle a enseigné sur

l’épître aux Philippiens avec notre équipe et moi. De

plus, elle a dirigé une étude biblique dans son Église pour

encourager ses sœurs dans la Parole de Dieu. Avec l’aide

de son mari, elle a aussi repéré les femmes de leur Église

susceptibles d’être formées pour poursuivre l’enseignement

de la Parole de Dieu. Nous pouvons constater que

cette formation favorise la multiplication du ministère.

Ce n’est qu’un aperçu de l’œuvre du Saint-Esprit déployée

dans notre province. Veuillez continuer de prier pour que

le Seigneur mobilise d’autres femmes douées et appelées

pour la gloire de Dieu et la joie de son peuple.

Que nos Églises au Québec qui ont abandonné leur premier

amour se repentent et le cherchent à nouveau.


fr.fellowship.ca/lessor

En vérité

LES PRIÈRES D’UNE ÉGLISE TOUT ENTIÈRE :

L’INTERCESSION EN COMMUNAUTÉ DE FOI

SELON PHILÉMON Michael A.G. Haykin

Les chrétiens savent que la prière est essentielle à la vie

du royaume. En vérité, beaucoup parmi nous peinent

à trouver le temps de s’y consacrer. À vrai dire, nous luttons

pour demeurer des prieurs assidus et disciplinés, plutôt

que de lutter véritablement dans la prière selon l’image

paulinienne. Assurément, Dieu s’attend à ce que nous

soyons un peuple d’intercesseurs, et que nous lui exposions

nos besoins et nos désirs. Il se réjouit de parler à ses

enfants et que ces derniers conversent avec lui. C’est cette

conviction qu’évoque ainsi Philémon 22 (Colombe) : « […]

prépare-moi un logement, car j’espère vous être rendu,

grâce à vos prières. »

L’épître de Paul à Philémon demeure en grande partie de

nature privée. Il y aborde discrètement et avec doigté le

sujet de la fuite d’un esclave nommé Onésime. Après avoir

mentionné le nom de quelques chrétiens dans sa salutation

et sa bénédiction, (v.1 à 3), Paul s’adresse directement

à Philémon au cœur de sa lettre. Ainsi, la version originale

en grec est rendue en français par l’emploi de la deuxième

personne du singulier. On le constate par l’usage de « tu »,

de « toi » et de « tes » des versets 4 à 22 pour les verbes, un

adjectif possessif ou un pronom personnel.

Un virage inattendu se trouve pourtant au milieu du

verset 22 : la deuxième personne du singulier passe à la

seconde personne du pluriel. Paul demande à Philémon

de lui préparer une chambre d’amis. L’apôtre lui en donne

la raison : « […], car j’espère vous être rendu, grâce à vos

prières. » Paul effectue un virage inopiné : il se sert du

pronom personnel à la deuxième personne du pluriel. Ce

tournant, dissimulé dans la plupart des traductions françaises

de ce verset, n’est pas le fruit du hasard. Il ne s’agit

pas non plus d’une tournure stylistique, mais bien de la

reconnaissance profonde de la prière en communauté de

foi qui se dégage derrière ce verset.

Le corps de la lettre s’adresse à Philémon et Paul y aborde

un sujet personnel qui le touche directement. Cependant,

l’apôtre n’oublie jamais que Philémon appartient à un

cercle de croyants qui se rencontrent dans sa maison, devenue

une église de maison au verset 2. Dans sa conclusion,

Paul annonce à Philémon qu’il a l’intention de lui

rendre visite. Il a l’assurance que les croyants qui composent

cette Église dans la maison de Philémon prient

régulièrement pour lui selon le verset 22. Le cadre de la

communion évoqué aux versets 1 et 2 resurgit à la fin de

cette lettre.

Paul pense que Philémon prie pour sa libération de prison

et sa visite éminente chez lui, il ne peut dissocier les

prières de Philémon de celles de ses autres compatriotes

croyants. Paul compte sur ces autres croyants dans son

ministère. Il souligne à nouveau l’assurance sur laquelle

il s’appuie, que non seulement Philémon, mais aussi les

croyants de l’église de maison tout entière se souviennent

de lui dans leurs prières.

De plus, le contexte de ces prières ne devrait pas se limiter

au temps personnel des croyants consacré à la prière.

Dans son texte, Paul considère que l’église de maison est

unie dans la prière pour sa libération. John Gill, commentateur

biblique du XVIII e siècle, souligne : « […] la prière

d’un homme droit invoque Dieu, qui lui accorde une

grande préséance et encore bien davantage aux prières

d’une Église tout entière. » (Librement traduit) Frères et

sœurs, prions donc autant de manière individuelle qu’en

Église !

—Michael Haykin professeur de l’histoire de l’Église,

est titulaire de la Chaire Andrew

Fuller Center for Baptist Studies

du Southern Baptist Theological

Seminary à Louisville au Kentucky.

Michael est également professeur

de l’histoire de l’Église à l’Heritage

Theological Seminary à Cambridge

en Ontario.

EN VÉRITÉ


Le mot de la fin

Hiver 2022

LES 300 Lynda Schultz

LE MOT DE LA FIN

Dans le film 300, les Spartes faisaient partie d’une société

guerrière. De même, l’AEBEQ compte sa propre

armée de Spartes. Ses guerriers luttent cependant contre

les ennemis spirituels plutôt que charnels. Trois cents

Québécois se sont inscrits à un mouvement de prière,

suscité par le fardeau de Richard Houle pour un réveil. Les

méditations de M. Houle sur Ésaïe 62.1 à 8 et son étude sur

la rencontre de prière des Moraves qui a duré 100 ans lui

ont fait comprendre que l’intercession pour les réveils ne

pouvait se faire seul. Voici sa prière : « Seigneur, si tu me

le permets, j’aimerais mettre sur pied un mouvement de

prière où nous pourrions intercéder jour et nuit. »

Ce mouvement est né il y a trois ans, avec l’inestimable

soutien de Louis Bourque, directeur de l’AEBEQ. Il comprend

quatre volets d’intercession : une minute par jour,

une heure par semaine (où M. Houle prie à une heure

chaque mercredi matin), deux heures par mois et un

jour entier de jeûne et prière par année. L’Association a

transmis cent requêtes de prière à Richard auxquelles il a

ajouté vingt-quatre requêtes particulières au réveil.

L’une des vingt-quatre requêtes a trait aux enfants éloignés

du Seigneur. M. Houle précise : « Si nous ne pouvons

pas croire que Dieu puisse répondre pour nos propres

enfants, comment pouvons-nous croire qu’il puisse le

faire avec les incroyants ? » C’est ainsi que plus d’une

douzaine d’enfants sont revenus au Seigneur. Au Québec,

la COVID a favorisé une plus grande ouverture des gens.

La pandémie a également révélé le besoin d’un réveil

dans l’Église.

Même si ce mouvement de prière convie les francophones

à l’heure actuelle : aebeq.qc.ca/mouvementdepriere, une

version anglaise se prépare pour permettre aux Canadiens

anglophones d’y participer.

Par ailleurs, beaucoup de pasteurs à l’œuvre au Québec

à l’heure actuelle approchent de la retraite. Ce besoin

urgent d’hommes pour combler ce manque pastoral

n’est pas directement lié à ce mouvement de prière. Il a

néanmoins poussé entre cinquante et soixante guerriers

à prier chaque jour à 10 h 2 (selon Matthieu 10.2) pour

que le Seigneur suscite des ouvriers pour les champs de la

moisson au Québec.

Les quelque trois cents sentinelles de prière du Québec

ne sont jamais silencieuses le jour comme la nuit. Elles

veillent à ce que Dieu œuvre dans la belle province pour

rendre gloire à son nom.

— Lynda Schultz, autrefois missionnaire du Fellowship

à l’étranger, et ancienne rédactrice en chef du Thrive

Magazine, enseignante de la Bible, auteure, blogueuse

est coordonnatrice des archives du Fellowship

à l’heure actuelle.

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