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L'Essor Printemps/Été 2022

PLANTER : Cultiver, Arroser, Récolter

PLANTER : Cultiver, Arroser, Récolter

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Printemps/été 2022

LA REVUE DU FELLOWSHIP NATIONAL

L’IMPLANTATION D’ÉGLISES PAR LA FORMATION DES DISCIPLES

AIDE DEMANDÉE !

LE LIEN ENTRE L’AUMÔNERIE ET L’ÉGLISE

CRISE DES RÉFUGIÉS UKRAINIENS

PLANTER :

CULTIVER, ARROSER, RÉCOLTER


Le mot du président

Printemps/été 2022

CÉLÉBRONS LE

PREMIER EFFORT

D’IMPLANTATION

D’ÉGLISE PARMI

TANT D’AUTRES

Steve Jones

LE MOT DU PRÉSIDENT

Lors de l’une

de mes tournées

des Églises

et des pasteurs du

Fellowship, j’ai

bifurqué à Slack

Cove au Nouveau-

Brunswick, lieu du

monument commémoratif

du premier établissement des baptistes au

Canada. En effet, le 21 avril 1763, treize baptistes, dont

le pasteur Nathan Mason, de Swansea au Massachusetts

s’étaient installés dans les environs de Sackville

au Nouveau-Brunswick. Deux Églises baptistes du

Fellowship se trouvent dans ces environs : la Wood Point

Baptist et la Main Street Baptist. Celle-ci a célébré l’an

dernier le 259 e anniversaire de sa fondation. Combien

d’Églises du Fellowship continuent de prospérer après

deux siècles et demi ?

Le Fellowship découvre encore de nouveaux territoires

Par bonheur, les baptistes du Fellowship ont poursuivi

cette aventure. Nous sommes reconnus pour avoir l’implantation

d’Églises dans le sang, comme le prouve notre

ascendance. Le Fellowship a vu le jour en 1953 composé

d’environ deux cents Églises. Notre premier effort d’implantation

demeurait considérable. Ainsi, nos implanteurs

pionniers ont fondé des Églises locales dans chacune

des régions du Fellowship. Parmi ceux-ci, citons Ian

Bowie, Art Hoehne, Don Robins, Claire Hofstetter, Morley

Hall, les frères Phillip, W. H. MacBain, Stu Silvester, Jim

Rendle, Godfrey Catanus, Steve Bell, Doug Blair, Jack

Hannah. Avec courage et persévérance, ces derniers ont

établi beaucoup de nouvelles Églises anglophones au

Canada. De 1958 à 2014, l’Œuvre française du Fellowship

a fondé plus d’une centaine d’Églises francophones.

Parmi ses pionniers figurent Murray et Lorne Heron, Wilf

Wellington, Yvon Hurtubise, Tom Carson, Bill Phillips,

William Frey, Élisée Beau, les frères Cotnoir, Ernie Keefe

et d’autres. La ferveur du Fellowship pour l’implantation

a en grande partie favorisé la croissance de notre association.

Entre les années 1953 et 2000, elle est passée de 225

congrégations à 496. La région du Pacifique comptait 50

Églises en 1970 et 90 congrégations en 1986. Dû notamment

à l’élaboration de son plan stratégique d’implantation

dynamique, elle comptait onze Églises dans les années

60, seize dans les années 70 et vingt dans les années

80. Jusqu’à l’époque du bogue de l’an 2000 et de notre

entrée dans le nouveau millénaire, notre Fellowship s’est

allié à d’autres groupes confessionnels pour implanter

beaucoup d’autres nouvelles Églises au Canada. Dans les

années 90, les Églises du Fellowship, de concert avec nos

régions, ont implanté 87 nouvelles congrégations. L’élan

beaucoup moins fervent pour implanter de nouvelles

Églises a cependant marqué la première décennie du XXI e

siècle.

Dans ma première allocution présidentielle, lors de

notre Congrès national du Fellowship en 2011, j’avais

déclaré : « La pause-café est terminée ! » Nous devions

redevenir cette « machine à implanter des Églises ».

Pendant ces dix dernières années, nos Églises, nos


fr.fellowship.ca/lessor l’essor / 3

COUPLES D’IMPLANTEURS D’ÉGLISES DU FELLOWSHIP DE PARTOUT

AU CANADA RÉUNIS DANS LE CADRE DE MOMENTUM, LE PREMIER

CONGRÈS SUR L’IMPLANTATION D’ÉGLISES À SURVENIR AU CANADA

PENDANT CES DIX DERNIÈRES

ANNÉES, NOS ÉGLISES, NOS

RÉGIONS ET NOS DIRECTEURS

D’IMPLANTATION RÉGIONALE

D’ÉGLISES ONT ÉTÉ TRÈS

AFFAIRÉS. DIEU NOUS A FAIT

GRÂCE.

régions et nos directeurs d’implantation

régionale d’Églises ont été très

affairés. Dieu nous a fait grâce. Entre

2010 et 2021, notre mouvement a

implanté 106 nouvelles Églises. Dieu

est bon !

La plupart de ces implantations

d’Églises ont survécu et beaucoup

d’entre elles demeurent florissantes.

Tous nos remerciements vont à l’équipe

des directeurs d’implantation régionale

d’Églises à l’œuvre pendant ces dix dernières

années : Todd Chapman, Colin

Van der Kuur, Mark Breitkreuz, Tom

Haines, Terry Cuthbert, Steve Cloutier

et Brad Somers. Veuillez vous joindre

à moi et continuons à prier pour nos

dirigeants d'implantation régionale

d'Églises.

Poursuivons l’aventure

Que beaucoup d’autres Églises locales

considèrent dans la prière leur engagement

pour implanter de nouvelles

Églises dans les dix prochaines années,

voilà mon espoir et ma prière.

L’implantation demeure l’un des

meilleurs moyens de notre arsenal

d’évangélisation pour gagner au Christ

les âmes spirituellement perdues au

Canada. Commencez à prier avec des membres et des dirigeants d’Églises

à propos des actions que devrait entreprendre votre Église dans ce

domaine. Beaucoup de soutien est offert pour appuyer l’implantation

d’Églises. Commencez votre démarche et renseignez-vous en communiquant

avec votre directeur de l’implantation régionale d’Églises :

• Au Fellowship du Pacifique : Todd Chapman, todd@febpacific.ca

• Au Fellowship des Prairies : Mark Breitkreuz, mark@fellowshipprairies.ca

• À FEB Central : Tom Haines, tom@febcentral.ca

• À l’AEBEQ : Steve Cloutier, s.cloutier@aebeq.qc.ca

• Au Fellowship de l’Atlantique : Brad Somers, brad@paxnorth.ca

Si votre Église souhaite soutenir l’implantation francophone au Québec par un

partenariat 7 x 7 = 1, communiquez avec Sergei Li, coordonnateur des partenariats

d’implantations d’Églises francophones du Fellowship national : s.li@fellowship.ca.

Le Québec demeure l’un des endroits les plus indigents spirituellement sur terre

où seulement 0,8 % des Canadiens français s’identifient comme chrétiens évangéliques.

Dans la Belle Province, nos frères continuent d’avoir besoin de notre partenariat.

Je suis reconnaissant envers beaucoup d’Églises du Fellowship à l’échelle de

notre pays qui participent déjà à un partenariat de sept ans avec les implantations

d’Églises au Québec. Merci à vous tous! Si vous souhaitez amorcer un tel partenariat,

communiquez avec Sergei Li ou avec moi.

Le présent numéro de L’Essor intitulé Planter : cultiver, arroser, récolter vous présente

des récits de courage, de fidélité et de persévérance. Dans la prière, veuillez considérer

comment votre Église et vous pouvez faire partie des récits à venir de l’implantation

du Fellowship d’Églises Baptistes.

Le président du Fellowship, Steve Jones

Steve Jones est président du Fellowship

d’Églises Baptistes Évangéliques au Canada.

Suivez Steve sur Twitter @FellowshipSteve

(en anglais)


4 / l’essor Printemps/été 2022

VERSET THÉMATIQUE DU FELLOWSHIP

DE 2022 : « L’ÉTERNEL, TON DIEU,

EST AU MILIEU DE TOI UN HÉROS

QUI SAUVE ; IL FERA DE TOI SA

PLUS GRANDE JOIE ; IL GARDERA

LE SILENCE DANS SON AMOUR

POUR TOI ; IL AURA POUR TOI UNE

TRIOMPHANTE ALLÉGRESSE. »

SOPHONIE 3.17 (COLOMBE)

© Le Fellowship d’Églises Baptistes

Évangéliques au Canada

CENTRE DES MINISTÈRES :

P.O. Box 457, Guelph ON N1H 6K9

TÉLÉPHONE : 519 821-4830

TÉLÉCOPIEUR : 519 821-9829

COURRIEL : president@fellowship.ca

NOTRE MISSION : L’Essor est la revue officielle du Fellowship d’Églises

Baptistes Évangéliques au Canada. Elle a pour objectif d’édifier et d’encourager

les dirigeants pastoraux et les membres des Églises locales du Fellowship en

publiant des articles et des nouvelles, reflétant nos valeurs évangéliques et

favorisant une identité et une vision communes parmi les Églises. L’Essor est

publié trois fois l’an et est disponible tant en anglais qu’en français.

2 LE MOT DU PRÉSIDENT

CÉLÉBRONS LE PREMIER EFFORT D’IMPLANTATION D’ÉGLISE

PARMI TANT D’AUTRES / Steve Jones

5 SUR LE TERRAIN

AIDE DEMANDÉE ! / Sergei Li

6 LÀ-BAS

L’IMPLANTATION D’ÉGLISES PAR LA FORMATION

DES DISCIPLES / Ben Porter

LA PAROLE QUI INTERPELLE / Lynda Schultz

APPEL À L’AIDE D’URGENCE : CRISE DES RÉFUGIÉS

UKRAINIENS

10 L’AMOUR RÉPANDU

LES BIENFAITS DE VOTRE GÉNÉROSITÉ / Dan Shurr

11 SUR LE TERRAIN

LE LIEN ENTRE L’AUMÔNERIE ET L’ÉGLISE / Larry Freeman

12 SUR LA MÊME LONGUEUR D’ONDE

L’IMPLANTATION D’ÉGLISES DANS LA RÉGION DU

FELLOWSHIP DU PACIFIQUE / Todd Chapman

L’IMPLANTATION D’ÉGLISES DANS LA RÉGION DU

FELLOWSHIP DES PRAIRIES / Mark Breitkreuz

L’IMPLANTATION D’ÉGLISES DANS LA RÉGION

DE FEB CENTRAL / Tom Haines

L’IMPLANTATION D’ÉGLISES DANS LA RÉGION

DE L’AEBEQ / Steve Cloutier

L’IMPLANTATION D’ÉGLISES DANS LA RÉGION DU

FELLOWSHIP DE L’ATLANTIQUE / Bradley Somers

16 LE MOT DE LA FIN

LE RÉCIT DE L’IMPLANTATION D’ÉGLISE DANS LE

MONDE / Richard Flemming

CONSULTEZ NOTRE SITE INTERNET POUR

LIRE D’AUTRES ARTICLES PERTINENTS :

FR.FELLOWSHIP.CA/LESSOR

DIRECTRICE DE RÉDACTION : Valerie Heaton ÉDITRICE POUR L’ÉDITION FRANÇAISE : Danielle Robidoux RELECTRICE : Laurence Medeiros CONCEPTION GRAPHIQUE : Ampersand MANUSCRITS : Faites parvenir vos articles à

Danielle Robidoux, éditrice, Le Centre des ministères, P.O. Box 457 Guelph ON N1H 6K9, Tél. :519 821-4830. Téléc. : 519 821-9829, Courriel : ebfrancais@fellowship.ca

PUBLICITÉ : Des espaces publicitaires sont disponibles tant dans l’édition imprimée sur le Web. Retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada à notre Service aux abonnés : P.O. Box 457, Guelph, ON N1N 6K9


fr.fellowship.ca/lessor

Sur le terrain

AIDE DEMANDÉE !

Sergei Li

Au cours des dix dernières années, notre région de l’AEBEQ a implanté

seize nouvelles Églises. Les partenariats de nos Églises et des particuliers

du Fellowship à l’échelle du Canada ont rendu cela possible. Plus

de quatre-vingts Églises et particuliers ont en effet établi des partenariats de sept ans pour prier,

encourager et soutenir financièrement ces nouvelles implantations d’Églises. Veuillez considérer

soutenir ces deux nouvelles réimplantations d’Églises par des partenariats semblables.

À Verdun

L’Église de Verdun entame sa réimplantation. Cette

Église, située dans l’arrondissement du même nom au

Québec, accueille un nombre croissant de familles et de

jeunes professionnels. Le pasteur Josué Praça, originaire

du Brésil s’est installé ici en 2016, afin de se familiariser

avec la culture et la langue. Puis en 2018, Josué a pris la

relève du pasteur Claude Laverdière qui avait fidèlement

servi depuis les dix-neuf dernières années dans cette

Église. Quelle bénédiction de le voir avec sa femme participer

à la mission de Dieu à Verdun! Depuis leurs débuts

dans cet arrondissement, ils ont décidé d’entreprendre

une période de réimplantation ainsi que la formation

d’une équipe saine. Ils ont ainsi commencé par le ministère

auprès des enfants et des jeunes. Depuis la reprise

des cultes en personne à cette église en septembre, ils ont

connu une importante augmentation du nombre des personnes

qui se sont jointes à cette congrégation. Ils ont célébré

quatre baptêmes

au cours de l’été 2021.

C’est une bénédiction

de les voir grandir en

tant qu’Église, particulièrement

pendant

cette pandémie. Dans

les prochains mois,

ils rechercheront

de nouvelles Églises

partenaires pour les

soutenir dans cette

nouvelle étape.

Les familles Laustsen et Murray

Nous prions pour de nouveaux ouvriers au Québec

depuis un long moment. À 10:02, nous nous arrêtons

pour prier que Dieu envoie de nouveaux ouvriers pour

sa moisson. Dieu a répondu à nos prières et a envoyé les

familles ontariennes

Laustsen

et Murray à

Montréal. Elles

sont arrivées

à Montréal en

2020 en plein

confinement.

Ces familles ont

commencé à apprendre

le français et à approfondir leur ministère à notre

Église de Verdun. Depuis deux ans, nous les avons vus à

la recherche de l’occasion où ils seraient déployés selon la

volonté de Dieu. Voici ce qu’ils témoignent dans leur lettre

d’information la plus récente :

« Après avoir consacré plusieurs mois à la prière, à

l’encadrement spirituel et aux conversations, l’équipe

entrevoit maintenant les prochaines étapes. À la fin

de novembre 2021, nous avons convenu à l’unanimité,

en collaboration avec l’équipe stratégique de

l’AEBEQ, que Dieu nous conduisait à Chicoutimi pour

le servir. Cette perspective nous enchante! »

Pour vous renseigner sur la manière d’être partenaire

avec l’un ou l’autre de ces projets, consultez le

fr.fellowship.ca/AtteintedesfrancophonesauCanada

Nous vous invitons à prier pour ces familles, mais également

pour que Dieu envoie des missionnaires supplémentaires

au Québec. Si Dieu vous appelle à la mission

au Québec ou si vous souhaitez vous

renseigner à ce sujet, communiquez

avec moi : sli@fellowship.ca.

Sergei Li est coordonnateur

des partenariats d’implantations

d’Églises francophones du

Fellowship.

SUR LE TERRAIN : LE MINISTÈRE FRANCOPHONE


Là-Bas Printemps/été 2022

L’IMPLANTATION D’ÉGLISES PAR LA

FORMATION DES DISCIPLES Benjamin Porter

LÀ-BAS : LE FELLOWSHIP À L’ÉTRANGER

Le Fellowship à l’étranger existe

pour catalyser les mouvements

multiplicateurs de disciples.

Il y parvient par l’autonomisation

de disciples originaires

de populations stratégiques. Cette

vision se concrétise par l’un des

moyens éprouvés et efficaces, les

Mouvements multiplicateurs de

disciples, les MMD. Selon nous,

la formation de disciples constitue un important facteur

de cette équation. Au Fellowship à l’étranger, nous

enseignons nos éléments fondamentaux et ainsi nous

catalysons des mouvements multiplicateurs de disciples.

De tels mouvements implantent des Églises qui ont déjà

intégré l’ADN de la multiplication ancrée en elles. Si vous

souhaitez vous renseigner sur cette formation et ses possibles

retombées exercées tant au champ missionnaire que

dans les Églises locales à l’échelle du Canada, consultez la

page fr.fellowship.ca/letrangerdocumentation

Le travail de nos missionnaires au Fellowship à l’étranger

a mis en œuvre cette démarche dans différentes régions

du monde. À ce titre, le Moyen-

Orient et l’Afrique du Nord, celle

du MENA constitue l’une de

nos régions phares. Bechara et

Roula Karkafi, missionnaires du

Fellowship, dirigent notre ministère

dans ce territoire. Bechara

souligne à cet effet :

« Dieu soit loué ! Dans sa grâce,

il nous a bénis en abondance en

nous permettant de jeter les bases

de notre vision dans toute la

région du MENA. Douze projets

et ministères sont en marche

dans cinq pays. Nous sommes

partenaires avec plus de 75

organisations et Églises. Nous exerçons une influence auprès

de 300 pasteurs et implanteurs que nous soutenons

et formons. Deux programmes du séminaire et quatre

aumôneries s’ajoutent à cette démarche au Pakistan, en

Égypte, au Soudan et au Liban. Dans ce dernier pays, le

Seigneur nous a permis de concrétiser le soutien d’un

jeune implanteur kurde d’arrière-plan musulman et

converti par le partenariat du projet Stronger Together

Plus. Ce dernier, notre frère Philadelphios, sa femme

et sa famille témoignent de l’Évangile à leurs compatriotes

réfugiés et musulmans à Beyrouth. Ils forment

des disciples qui en font d’autres pour la gloire de Dieu.

Philadelphios affirme être témoin de la conversion de

disciples de seconde et troisième générations. De tout son

cœur, il désire atteindre chacun de ces réfugiés kurdes

par l’Évangile de Jésus-Christ, malgré la persécution dont

il fait l’objet de la part d’autres membres de sa famille et

de sa tribu. »

— Benjamin Porter est directeur du Fellowship à

l’étranger.


fr.fellowship.ca/lessor

l’essor / 7

LA PAROLE QUI INTERPELLE

Lynda Schultz

La première édition de la Bible en sindhi remonte à 1954. La

Pakistan Bible Society avait publié un Nouveau Testament

en langue courante en 1985. Cette version tenait compte de

l’évolution de la langue et ses usages. En 2009, elle a fait paraître

l’Ancien Testament.

Un immense problème demeurait cependant. En 1990, Mark

Naylor s’était investi dans ce projet de traduction depuis

des décennies. Il avait découvert que les tribus hindoues ne

lisaient pas cette version du Nouveau Testament. Pourtant,

elle avait été distribuée à grande échelle dans la province

du Sindh à majorité musulmane. À cette époque, beaucoup

d’Églises avaient été implantées et les Hindous se tournaient

vers le Christ. Mark présumait que cette version récente du

Nouveau Testament jouait un rôle important dans ce mouvement.

Surpris d’apprendre que ce n’était pas le cas, il a enquêté

sur la raison. On lui a répondu que les Hindous trouvaient

ce Nouveau Testament offensant, non pas parce qu’il s’agissait

d’une version en langue parlée, mais à cause de la connotation

musulmane de ses phrases et de son vocabulaire. Si cette

édition touchait les musulmans, elle heurtait les Hindous.

Combien un mot peut tout changer selon la perspective et

l’arrière-plan du lecteur!

Ils ont donc commencé la formidable tâche de traduire deux

versions du Nouveau Testament. L’une tenait compte de la

perspective culturelle des Sindhis hindous et l’autre, révisée,

celle des Sindhis musulmans.

L’équipe comptait trois sindhis dont un musulman, un

Hindou et un chrétien, ainsi que Mark, « l’exégète ». Cette

entreprise alliait l’accès à des programmes de pointe de

traduction de la Bible, à une documentation à l’étranger et

à des spécialistes. Ils ont entamé cette démarche ardue qui

consiste à s’assurer que les Écritures interpellent les lectorats

respectifs selon leurs critères « culturels ».

En août 2021, cette tâche s’est terminée. Mark souligne à cet

effet : « Nous prions pour que Dieu se serve de sa Parole de

manière puissante au sein du peuple sindhi, et que beaucoup

d’entre eux deviennent les disciples de Jésus. »

À ceci, nous répondons « Amen » et « merci » !

Mark et Karen Naylor ont été missionnaires

du Fellowship à l’étranger au

Pakistan de 1984 à 1999. Depuis, Mark

a poursuivi sa participation à la traduction

de la Bible en sindhi et s’est rendu au

Pakistan deux fois l’an pour travailler

avec son équipe de traducteurs. Mark

est coordonnateur de l’International

Leadership Development au Northwest

Baptist Seminary à Langley en Colombie-Britannique. Pour obtenir

des renseignements détaillés sur ce projet, consultez le :

fr.fellowship.ca/LeretentissementdelatraductiondelaBible

— Lynda Schultz, autrefois missionnaire du Fellowship

à l’étranger, et ancienne rédactrice en chef du Thrive

Magazine, à l’heure actuelle est enseignante de la Bible,

auteure, blogueuse et coordonnatrice des archives du

Fellowship.

COMBIEN UN MOT PEUT TOUT CHANGER SELON LA

PERSPECTIVE ET L’ARRIÈRE-PLAN DU LECTEUR!


8 / l’essor Printemps/été 2022

CRISE DES RÉFUGIÉS

UKRAINIENS

Le 24 février 2022, l’attaque des soldats de l’armée russe

à l’échelle de l’Ukraine a provoqué une immense vague

de citoyens qui ont fui leurs foyers. En date du 27 mars, les

Nations Unies ont rapporté l’arrivée de 3,6 millions de réfugiés

ukrainiens en Pologne, plus que dans l’ensemble de tous

les autres pays.

PIERRE ET

HANNA JUTRAS

BEN ET KRISTA

TAYLOR

Dès les premiers jours de mars,

Luc Tétreault, directeur adjoint du

Fellowship à l’étranger s’est rendu en

Pologne. Il a évalué la situation sur le

terrain et aidé l’équipe à mettre sur pied

un plan d’AIDE (le secours et l’assistance

à l’étranger du Fellowship) pour

répondre adéquatement aux besoins

urgents. Voici la communication de Luc

lors de son séjour sur les lieux : Environ

2 000 réfugiés, des femmes et des enfants

pour la plupart, arrivent dans des trains

bondés conçus pour en accueillir la moitié.

Le premier arrêt de ce train, après avoir

quitté l’Ukraine, est une gare qui sert normalement

de poste frontalier polonais aux

marchandises. Lors d’une scène qui évoque

les camps de concentration de la Seconde

Guerre mondiale, les passagers inondent le quai où les officiers polonais

vérifient leurs papiers. Ils sont accueillis ainsi : « Bienvenue

en Pologne. Vous êtes maintenant en sécurité. » Outre les fonctionnaires

officiels polonais, le pasteur Szymon et son frère Gregor et

quelques bénévoles soigneusement sélectionnés demeurent les seules

personnes autorisées à circuler sur le quai. » Pierre Jutras et Ben

Taylor, missionnaires du Fellowship à l’étranger, ont pu se

joindre au pasteur polonais Szymon et à son frère Gregor

pour porter secours aux réfugiés.

AIDE sur la ligne de front

Les missionnaires du Fellowship à l’étranger œuvrent sur

la ligne de front au nom d’AIDE. Hanna Jutras, originaire de

Pologne, et Pierre, son mari, y sont missionnaires depuis les dixsept

dernières années. Ben et Krista Taylor œuvrent également

dans ce pays depuis dix ans. De concert avec leur réseau de partenaires

polonais, ils ont pu accéder aux endroits stratégiques

près de la frontière pour répondre aux besoins des réfugiés.

Deux églises, l’une à Hrubieszów et l’autre à Zamość, villes

polonaises limitrophes de l’Ukraine, ont chacune mis sur

pied un refuge d’urgence. Chacune de ces Églises offre quotidiennement

de la nourriture fraîche, des vêtements, un lieu

de repos chauffé et de l’aide aux déplacements, et ce, à plus

de trente réfugiés, dont la plupart sont des femmes et des

enfants. L’aide au déplacement comprend la navette entre la

frontière et Varsovie, capitale polonaise, ainsi que des billets

de train et de bus vers Berlin. L’Église de Hrubieszów dirige

également une cantine qui offre quotidiennement de la nourriture

à plus de 500 personnes à la gare ferroviaire.

L’équipe dispose de trois fourgonnettes qu’elle a pu acheter et

de trois autres qui lui sont prêtées pour conduire les réfugiés

à leur destination.

Ben Taylor, missionnaire du Fellowship à l’étranger contribue

à la coordination des bénévoles à Hrubieszów et à

Zamość. Krista, sa femme, demeure en Pologne de l’Ouest et

veille sur leurs cinq enfants. Elle écrit : « […] le nombre de

réfugiés quotidiens s’évaluait à 120 000 aux premiers jours

de la guerre et on estime maintenant ce nombre à 30 000

personnes. » À ce jour, près de quatre millions d’Ukrainiens

ont trouvé refuge en dehors de leur pays. 2,3 millions ont

transité par la Pologne. Beaucoup d’entre eux ne souhaitent

pas aller plus loin, puisque la langue et la

culture polonaises s’apparentent à celles de l’Ukraine.

Ces femmes attendent la fin de la guerre où leurs maris

et leurs pères se battent toujours en Ukraine. Un grand

nombre attendent la fin de cette guerre pour rentrer

chez eux. »

Les besoins actuels

Jusqu’à présent, procurer aux réfugiés de la nourriture, un

gîte, du transport et des billets de train et de bus demeure le

besoin le plus pressant. Notre équipe a évalué qu’il faut

8 300 $ quotidiennement pour assurer le maintien du

travail qu’ils accomplissent.

Un autre important besoin consiste à aider les réfugiés à trouver

un endroit plus sûr en Europe où ils peuvent demeurer

pendant cette période de tourmente. Notre équipe, de concert

avec les Églises polonaises, aspire à faciliter cette initiative.

AIDE prévoit que cette crise nécessitera une participation à

long terme. S’il est trop tôt pour connaître précisément la

nature de cette participation, les responsables d’AIDE envisagent

la possibilité d’œuvrer à l’accueil et à l’installation de

réfugiés au Canada par ses partenaires.


fr.fellowship.ca/lessor

l’essor / 9

Voici comment vous pouvez les aider

D’abord et avant tout, veuillez prier :

• Priez pour la paix en Ukraine.

• Priez pour que les Ukrainiens qui le souhaitent puissent

fuir leur pays en toute sécurité.

• Priez pour les familles Jutras et Taylor, pour qu'elles

soient fortifiées et pleines de sagesse dans leur assistance

aux réfugiés.

Deuxièmement, considérez la volonté du Seigneur

concernant votre partenariat financier avec AIDE, afin de

permettre à notre équipe en Pologne d’être les mains et les

pieds de Jésus pendant cette crise. Les besoins immenses

nécessiteront une intervention à plus long terme. Pour vous

renseigner ou pour effectuer un don en ligne, consultez le

fr.fellowship.ca/crisedesrefugiesukrainiens

VOICI VIKA

Notre équipe a rencontré une réfugiée nommée Vika. Elle

se trouvait dans la péninsule de Crimée lors de l’invasion

russe de 2014. Elle avait pu y échapper avec sa jeune fille.

Huit années plus tard, à Lviv en Ukraine, elle et son mari

ainsi que leur fille maintenant adolescente, se sont retrouvés

dans des circonstances semblables. Elle se rappelle : À

quatre heures, ce matin-là, je ne parvenais pas à dormir. Un

coup d’œil à l’Internet confirmait le début de cette guerre.

Les deux semaines qui ont suivi ont été très bouleversantes.

Les sirènes d’alerte avertissaient les gens de se mettre à

l’abri. Sa famille et elle ont trouvé refuge au sous-sol d’une

église avoisinante. Dans cette église, un homme nous accueillait

ainsi : “Ne paniquez pas, mais prions ensemble.” Il

a commencé à prier. Ensuite, 100 ou 200 personnes ont prié

avec lui pour nous donner de la vigueur… Puis, progressivement,

de plus en plus de réfugiés qui provenaient des

régions de l’est sont arrivés… Les magasins ont commencé

à manquer de nourriture. Cette pénurie nous a permis de

travailler solidairement, puisque les réfugiés avaient besoin

de nourriture et de vêtements. Chaque famille a acheté des

vêtements et des souliers et en a fait le partage. Je savais

que Dieu seul peut accorder la véritable sécurité. Et qu’aucun

pays ne peut garantir cette sécurité. Tout se passera

bien selon la volonté de Dieu.

La cadence des alertes s’est accélérée dans les semaines

qui ont suivi. Vika se préoccupait de la santé de sa fille

épileptique qui montrait des signes de stress. Elles ont dû

se résoudre à se déplacer pour demeurer en sécurité. Son

mari était déchiré de voir sa femme et sa fille partir, mais ils

n’ont pas eu d’autre choix.

Ce fut un horrible parcours en autocar vers la frontière

polonaise. Vika a été malade pendant le voyage. Les cent

passagers et elle, tous à bord de cet autocar se sont mis

en route. Ce parcours de 80 kilomètres a pris vingt heures !

Vika témoigne : C’était difficile de se retrouver pressés les

uns contre les autres. Les enfants pleuraient et les chiens

jappaient… toutes les femmes ont tenté de s’épauler. À un

certain moment, nous avons manqué d’eau et de nourriture.

Les bénévoles nous attendaient sur la route, frappant à la

porte de l’autocar pour nous offrir du thé, de l’eau chaude,

de la nourriture, des couches et des aliments pour bébé.

Ces réfugiés ont dû faire la file pendant des heures à la frontière.

Par milliers, les gens attendaient d’entrer en Pologne.

Vika souligne : Je me suis presque effondrée en sortant

du car. Mes jambes étaient si faibles et j’ai failli perdre

conscience, comme tant d’autres. Malgré le repas chaud

et l’eau qu’on lui avait offerts, ce voyage de vingt heures

l’avait privée de sommeil et épuisée, ne pouvait manger.

Vika et sa fille ont été accueillies pour la nuit chez

Marichka, une Ukrainienne qui vit en Pologne, enceinte de

neuf mois qui avait attendu à la frontière depuis 2 h 30 du

matin pour offrir son aide. Vika et sa fille ont dormi le jour

suivant presque en entier. Elles étaient reconnaissantes

d’être arrivées saines et sauves là-bas.

Le jour suivant, elles ont pu communiquer avec le pasteur

de cet endroit. Elles ont été conduites au refuge de Zamość

parrainé par AIDE. Le lendemain, elles ont assisté au culte

de l’Église locale. C’était la première fois que je fréquentais

une église en dehors de l’Ukraine. Nous étions si près

et d’un même cœur. J’ai reconnu les mêmes cantiques et

certaines paroles… Certains de ces chants étaient déjà si

chers à mon cœur et à ma mémoire. Je loue le Seigneur pour

l’universalité du corps du Christ et animé du même esprit. Je

les considérais déjà comme des membres de ma famille. Je

suis très reconnaissante à Dieu pour son salut.

Vika ajoute : Je suis très inquiète et je me sens très coupable,

parce que j’ai laissé mes parents, mon mari et mon

Église. Je me sens comme une traîtresse. J’ai laissé mon

mari pendant une période très difficile… L’un des bénévoles

a remis une carte SIM valide en Pologne qui lui permet de

communiquer avec son mari, demeuré dans son pays.


L’amour répandu

Printemps/été 2022

LES BIENFAITS

DE VOTRE

GÉNÉROSITÉ

Dan Shurr

Grâce au généreux soutien de nos fidèles partenaires, nos appels à l’AIDE envers les

gens ont contribué à produire un vrai changement durable dans leur vie. Voici des

mises à jour encourageantes de nos appels récents qui vous informeront de leurs

retombées dans les communautés environnantes.

L'AMOUR RÉPANDU : AIDE

Voir, entendre et croire : compte rendu de l’appel

La foi de ces mains.

Diego et Claudia Cardona, missionnaires du Fellowship

ont déployé leurs efforts au ministère envers les personnes

sourdes de Medellín en Colombie. Ils aspirent

à exercer un ministère en langue des signes dans leur

Église. AIDE a entrepris

un partenariat avec ce

couple fidèle par l’appel

La foi de ces mains pour

recueillir du soutien pour

ce ministère. À ce jour,

17 406 $ ont été recueillis,

soit environ 70 % de

notre objectif de 25 000 $.

Dans la prière, prendriez-vous

en considération

votre participation

pour nous aider à atteindre

pleinement notre

objectif? Prions ensemble

pour que les personnes

sourdes voient, entendent

et croient en l’Évangile. Consultez le fr.Fellowship.ca/

lafoidecesmains pour contribuer à cette importante

initiative.

Rapport de l’appel En dehors de la salle d’attente

AIDE a entrepris un partenariat avec le médecin Jeshiah

Thiessen, missionnaire du Fellowship récemment nommé

cet automne au Good News Hospital à Madagascar.

Nous avons été bouleversés par la générosité du peuple

de Dieu qui a pourvu à la formation de chirurgiens. Dieu

a pourvu à 210 693 $ à ce jour par des donateurs comme

vous à ce programme. Notre objectif s’élevait à 145 000 $.

Le docteur Jesh Thiessen a quitté le Canada avec sa famille.

Par la foi, ils se sont installés à Madagascar, un pays

de 26 millions qui ne compte que cent chirurgiens. Vous

imaginez le temps d’attente des personnes qui doivent subir

une opération. Louez

Dieu pour son abondante

provision qui surpasse

nos attentes pour l'appel

particulier En dehors de la

salle d'attente !

Le Programme de parrainage

d’enfants du

Fellowship s’élargit à

nouveau

Restez à l’affût et priez

avec nous pour le

prochain démarrage

d’un nouveau site du

Programme de parrainage

d’enfants du Fellowship.

Hélène Hwang, missionnaire du Fellowship nouvellement

nommée, sert le Seigneur en République dominicaine

où elle prend soin des enfants. Son organisme, la

Joy Foundation, se joindra à notre Programme de parrainage

d’enfants du Fellowship sous peu. Louons le Seigneur

pour cette occasion formidable de voir de jeunes vies

transformées pour toujours! À cet effet, renseignez-vous

ici fr.fellowship.ca/parrainagedenfants

— Dan Shurr est directeur d’AIDE.


fr.fellowship.ca/lessor

Sur le terrain

LE LIEN ENTRE

L’AUMÔNERIE

ET L’ÉGLISE

Larry Freeman

Comment implantez-vous une Église ou la faitesvous

croître dans une société qui la considère avec

méfiance ou comme étant sans importance? Vous devez

donc trouver des moyens d’interagir avec les gens

en dehors des murs du bâtiment de l’Église. Au Québec,

Jérémie Julie et Quentin Bernard aspirent à implanter

une Église dans le quartier Hochelaga, un secteur défavorisé

de Montréal. Ces implanteurs de l'AEBEQ, devenus

également aumôniers bénévoles du Fellowship cherchent à nouer des

liens avec les gens et leur offrent de célébrer des mariages, des funérailles,

en plus de leur offrir des rencontres individuelles de counseling, etc. Ils souhaitent

remettre également des bibles aux passants qui le désirent. En très

peu de temps, ils ont vu une personne commencer à fréquenter l’Église. Ce

ne sont que quelques exemples qui montrent comment l’Aumônerie peut

contribuer à la croissance d’une Église.

Plutôt que d’attendre que les gens viennent à l’Église, les aumôniers du

Fellowship se rendent là où les gens se trouvent, contribuent à entretenir

des relations et recherchent des occasions pour entamer une conversation

spirituelle avec eux. Que ce soit à leur lieu de travail ou au cœur de

la collectivité, les aumôniers du Fellowship recherchent des moyens pour

se lier avec les gens. Ils souhaitent éliminer ces barrières qui empêchent

les gens d’entrer dans l’église : la rupture, le désintérêt, la déception ou la

méfiance. Comment et où dans votre collectivité Dieu peut-il se servir de

vous pour vous lier avec les gens et vous permettre de leur témoigner de

l’amour du Christ? Nous lançons une invitation aux membres des Églises

du Fellowship. Joignez-vous à notre groupe grandissant de pasteurs et de

laïques qui deviennent aumôniers bénévoles du Fellowship au service de

leurs collectivités. Pour vous renseigner sur l’Aumônerie du Fellowship,

consultez le fr.fellowship.ca/LAumonerieduFellowship

— Larry Freeman est coordonnateur de l’Aumônerie du Fellowship.

SUR LE TERRAIN : L'AUMÔNERIE


Sur la même longueur d’onde

L’IMPLANTATION D’ÉGLISES AU

FELLOWSHIP DU PACIFIQUE Todd Chapman

Nos Églises ont implanté douze

nouvelles Églises depuis 2018.

L’une d’entre elles, la Northern

Collective, souhaite atteindre

chacun des villages des Premières

Nations du Yukon et a amorcé sa

démarche !

Nous souhaitons « nouer des relations de manière innovante

ainsi que mettre en œuvre des moyens pour inciter

toutes nos Églises à rendre des comptes de leur mandat

de l’Évangile » conformément à notre vision. Nous les

avons ainsi encouragées à implanter des microéglises,

des satellites, des Églises en ligne et des réimplantations.

La nouvelle avenue des microséglises, compte tenu de

la pandémie, convient très bien à la préconisation d’une

petite communauté. Le démarrage d’Églises satellites

demeure une composante essentielle pour nous. Nous

cherchons toujours à améliorer la culture favorable au satellite

de nos Églises du Fellowship du Pacifique, surtout

en région rurale où le maintien d’une Église locale demeure

difficile. Par ailleurs, l’Église en ligne présente un

nouveau moyen d’atteindre une collectivité pour Christ

sans les obstacles physiques d’un bâtiment et d’un espace

restreint. Enfin, nous gardons les réimplantations dans

notre mire. Les Églises sur le point de mourir ou de fermer

font appel à nos Églises du Fellowship du Pacifique

pour obtenir de l’aide.

Pendant toute cette saison, la bienveillance de Dieu s’est

déployée sur nos implantations d’Églises. Le présent récit

en est la preuve.

En octobre 2021, les dirigeants de l’Abbotsford Village

ont rendu visite à cinq bandes de la région de Lillooet. Ils

souhaitaient nouer des liens avec nos frères et sœurs des

Premières Nations de ces environs, qui ont été bouleversés

par les incendies ravageurs de 2021 et le tragique récit

des pensionnats qui a refait surface. D’autres tournées

missionnaires semblables sont prévues.

Todd Chapman œuvre au sein de l’équipe de Church

Lifecycles du Fellowship Pacifique, principalement dans

l’implantation d’Églises et le ministère multiculturel.

L’IMPLANTATION D’ÉGLISES AU

FELLOWSHIP DES PRAIRIES Mark Breitkreuz

Nous pouvons souligner tant de choses concernant l’implantation d’Églises dans la

région du Fellowship des Prairies. Nous venons de conclure notre engagement financier

de trois ans avec la Grace Evergreen, notre implantation de Saskatoon. Les pasteurs

Sam Whitehawk et Jeff Froese ont effectué un travail remarquable d’intégration au sein

de la collectivité avec un noyau établi de croyants. Leurs rencontres ont lieu dans un tout

nouveau gymnase de l'école de leur quartier. Ils ont déjà entretenu des relations avec les

gens de ce secteur. Nous nous appuyons sur Dieu pour la poursuite de ces progrès!

SUR LA MÊME LONGUEUR D'ONDE :

MISES À JOUR DE NOS RÉGIONS

Voici un récit qui témoigne que Dieu est à l’œuvre dans nos Églises par des baptêmes et l’Évangile répandu.

La Crossfield Baptist Church en Alberta Harald Froise, pasteur intérimaire

La Crossfield Baptist Church connaît des moments palpitants. En six mois, sept croyants ont été baptisés lors de quatre

cérémonies. Notre Église dirige depuis ces deux dernières années des séances de liberté. Elles ont suscité des conversions,

des baptêmes ainsi qu’un formidable élargissement de notre ministère de relation d’aide offert par notre congrégation.

Lors de notre prochaine réunion d’affaires annuelle , nous nous attendons à l’acceptation possible de huit à dix

nouveaux membres par notre congrégation.

De plus, notre comité de recrutement a vivement recherché la direction de Dieu pour recruter un nouveau berger pour

notre troupeau. Ces efforts sont sur le point de trouver une heureuse conclusion. Dans l’ensemble, nous sommes vivement

encouragés. Nous sommes conscients de l’œuvre du Saint-Esprit parmi nous : notre congrégation connaît la joie

et la paix.

Mark Breitkeuz est directeur régional du Fellowship des Prairies.


fr.fellowship.ca/lessor

l’essor / 13

L’IMPLANTATION D’ÉGLISES DANS LA

RÉGION DE FEB CENTRAL Tom Haines

L’équipe de FEB Central connaît une

croissance pour mieux répondre aux besoins

de la mission et la faire progresser.

Elle se compose ainsi : je suis le directeur

de l’implantation d’Églises; Graeme

Melvin est catalyseur et facilitateur-encadrant

du Grand Toronto; voici nos autres

catalyseurs : Bechara Karkafi, pour les

nouveaux Canadiens; Mark Soto, pour le sud-ouest de l’Ontario;

Aaron Ottaway, pour le Centre-Sud de l’Ontario; Tammy

Haines en est l’administratrice et Naomi Mills, l’administratrice

des communications.

Aujourd’hui, FEB Central compte 38 implantations qui franchissent

les diverses étapes vers leur reconnaissance comme

Églises du Fellowship. Treize d’entre elles ont vu le jour pendant

la pandémie. Nous recensons six implanteurs stagiaires

répartis dans notre région. À l’heure actuelle, huit autres

implantations d’Églises potentielles se dessinent à l’horizon.

Dieu est véritablement à l’œuvre!

Voici un récit qui montre comment Dieu agit par l’implantation

d’Églises:

Il y a quelques années, le partenariat de FEB Central avec

la Summerside Community Church de London en Ontario

aspirait au démarrage d’un nouvel effort de formation de

disciples dans le quartier de Chelsea Green. C’est ainsi qu’est

née la Chelsea Green Baptist Church. Peter Barnaby parle

avec enthousiasme de l’encouragement de la Chelsea Green

comme implantation d’Église parmi un groupe de personnes

bien particulier. Samuel et Kelley Kim, nouveaux arrivants

de la Corée du Sud, font partie de la Chelsea Green. Ils implantent

une Église pour atteindre les Kurdes yazidis avec

l’Évangile à London. Leurs efforts préliminaires ont permis

que les membres de cinq familles tout entières donnent leur

vie à Jésus et le suivent. La formation continue en tant que

disciples de ces familles demeure un défi, compte tenu de leur

arrière-plan culturel et religieux. La vocation de Sam et de

Kelley comprend deux volets : ils ont démarré un petit commerce

pour subvenir à leurs besoins tout en œuvrant à leur

ministère. Veuillez prier pour Sam et Kelley ainsi que pour

leur équipe.

J’espère que ce récit a su vous encourager et vous donner un

aperçu des bienfaits qui surviennent dans la région de FEB

Central.

Tom Haines est directeur de l’implantation d’Églises de

FEB Central.


14 / l’essor Printemps/été 2022

L’IMPLANTATION D’ÉGLISES DANS

LA RÉGION DE L’AEBEQ Steve Cloutier

C’est d’abord un défi colossal que d’implanter

une Église dans le contexte

québécois. Pendant une pandémie au

Québec, une telle mission semble impossible.

Pourtant, Dieu a poursuivi son

œuvre, même si notre vie d’avant semblait

sur pause. Voici un survol de l’état

actuel de l’implantation d’Églises dans la Belle Province.

Nous sommes emballés par la mise sur pied de Mission

Québec. En effet, notre nouveau moyen d’action a pour

objectif le soutien de tous nos efforts missionnaires :

l’intégration de nouveaux missionnaires, l’implantation

d’Églises, la proximité par nos projets de rayonnement ou

la réimplantation d’Églises. À l’heure actuelle, deux d’entre

eux, l’un à Hochelaga et l’autre à Anjou entreprennent leur

démarrage préparatoire. Nous comptons cinq projets actifs

d’implantation à Beloeil, à Laval, au centre-ville de Montréal,

à Plessisville et à Vaudreuil. Auxquels s’ajoutent deux projets

innovateurs : celui de Plessisville qui vise la communauté hispanophone

et celui de Gatineau, la communauté arabophone.

Parmi nos priorités, la réimplantation d’Églises compte trois

projets en préparation : à Chicoutimi, à Sorel et à Verdun.

Nous sommes édifiés et encouragés par la persévérance et la

résilience de nos implanteurs qui font preuve d’inventivité

pour atteindre les gens. Leurs efforts portent du fruit par

la grâce de Dieu. En effet, beaucoup d’entre eux ont vu des

gens venir à la foi en Christ et des baptêmes seront célébrés

prochainement.

Jonathan Labelle, pasteur et implanteur

Le lancement de l’Église La Cité Laval s’est déroulé dans la joie

le 5 décembre dernier. Les rencontres de vision avaient commencé

en février 2020, pendant la pandémie, trois semaines

seulement après le premier confinement.

Joanie, une jeune femme qui souhaitait fréquenter une communauté

chrétienne, avait été mise en contact avec notre

Église par une amie, instructrice de plongée sous-marine avec

qui je pratique ce sport. Depuis ce temps, Joanie a grandi dans

sa relation avec Jésus, elle participe à nos communautés missionnelles

et nos réunions du dimanche. Elle a demandé à se

faire baptiser. En quelques mois d’existence, notre Église aura

ainsi la joie de célébrer son troisième baptême.

Stéphan Tessier,

pasteur et

implanteur

À Beloeil, un groupe

délibéré de notre

congrégation éprouvait

le fardeau de

s’investir dans la vie

de nos adolescents et

celle de leurs amis.

La pandémie a en effet particulièrement affecté ce groupe

d’âge. L’un de ces jeunes ainsi qu’une autre adolescente nouvellement

convertie ont exprimé leur désir d’être baptisés.

Ainsi, avec vive joie, notre Église planifie ses premiers baptêmes

dans un contexte d’implantation.

Nous ne cessons de répéter combien les besoins demeurent

grands au Québec ! Le Seigneur l’a affirmé dans Luc 10.2

(Colombe) « Il leur disait : la moisson est grande, mais il y a

peu d’ouvriers. Priez donc le Seigneur de la moisson d’envoyer

des ouvriers dans sa moisson. » Nous persévérons dans

la prière et exprimons notre reconnaissance à Dieu pour les

ouvriers qu’il envoie.

Steve Cloutier est directeur de l’implantation d’Églises de

l’AEBEQ.


fr.fellowship.ca/lessor

l’essor / 15

L’IMPLANTATION D’ÉGLISES DANS

LA RÉGION DU FELLOWSHIP DE

L’ATLANTIQUE Bradley Somers

Voici deux courts récits qui soulignent la méthode d’implantation d’Églises et ce besoin dans la région

atlantique du Canada.

Ryan a décidé d’abandonner ses cours à l’université pour se consacrer, avec son frère, à la fabrication, à la mise en

bouteille et à la vente du Kombucha, dans son appartement. L’entreprise commençait à prendre son envol. Il a

donc déménagé à Halifax, milieu favorable à son expansion, comme centre de ses affaires. Ryan a aussitôt rencontré

un groupe de jeunes croyants qui invitaient souvent des gens dans leurs appartements lors de soirées autour

d’un repas et de jeux de société. Ces croyants vivaient délibérément en mission, ils étaient un prolongement des

efforts d’implantation de leur congrégation. Par ces relations authentiques, Ryan a commencé à entendre parler

du Christ. Il n’y a pas si longtemps, Ryan m’a confié ce beau récit : il était bouleversé par le pardon du Christ et a

confessé son besoin d’être sauvé.

Lors d’un voyage missionnaire à Halifax en Nouvelle-Écosse,

Andy et Kayla Ardern ressentaient un fardeau dans leur vie pour

l’implantation d’Églises. Presque sept années plus tard, Andy

a terminé sa résidence de deux ans en implantation à l’Église

PAXNorth. Ils ont déménagé avec leur famille à Spryfield, un

secteur d’Halifax en expansion. Ils ont établi des relations et

ont formé une équipe de démarrage en organisant des communautés

missionnelles. Chaque semaine, Andy dirige une

promenade de prière dans son secteur et il demande à Dieu

d’ouvrir les portes afin de vivre et de proclamer l’Évangile.

Cet automne, ils espèrent voir leur rêve de cette implantation

d’Église prendre une nouvelle forme. Ils mobilisent

plus de vingt personnes qui les ont rejoints.

Depuis les deux dernières années, la côte atlantique a connu une croissance de sa population.

Selon un article de la CBC 1 , notre région compte 13 400 personnes de plus. Quels sont les deux

facteurs qui y ont contribué ? Les Canadiens ont déménagé dans l’est du pays. Ces populations

nouvellement arrivées s’établissent dans les Maritimes. Ce qui me frappe, c’est que nous aurions

besoin de 44 nouvelles Églises de 3oo personnes chacune, plus grandes que la moyenne, pour

s’occuper de ces nouveaux arrivants. Mes relations du réseau d’implantations d’Églises me

permettent de dire que nous n’implantons pas suffisamment d’Églises dans notre région pour

répondre à ce besoin. Il nous faut plus d’Églises désireuses d’en implanter d’autres, davantage

de dirigeants et de familles qui souhaitent être formés, évalués et envoyés pour accomplir

cette bonne œuvre. Enfin, nous avons besoin de plus de partenaires de

prière et de soutien financier pour appuyer ces efforts.

— Bradley Somers est implanteur et ancien à la PAXnorth

Church à Halifax en Nouvelle-Écosse. À l’œuvre avec sa femme

et leurs sept enfants, dans sa région, il est directeur de

l’implantation d’Églises du Fellowship de l’Atlantique et de

ACTS29 Canada.

1

Cf. l'article publié en anglais par la CBC : “Despite pandemic, Canada's population grows at fastest

rate in G7: census”

Zimonjic, Peter, CBC News, CBC Feb. 9, 2022, https://www.cbc.ca/news/politics/

census-2021-release-population-cities-1.6344179.


Le mot de la fin

Printemps/été 2022

L'IMPLANTATION

D'ÉGLISES DANS

LE MONDE Richard Flemming

LE MOT DE LA FIN

J’ai pris connaissance de ces mouvements

de Dieu extraordinaires pour

la première fois en 2013. J’ai appris

qu’ils avaient commencé à apparaître

dans les années 90. C’est le

directeur du Conseil de l’International

Mission Board of the Southern

Baptist, David Garrison, qui les avait

surnommés pour la première fois Mouvement d’implantation

d’Églises. Aujourd’hui, l’expression Mouvements multiplicateurs

de disciples les décrit autrement. Ces mouvements

se définissent comme « une démarche de disciples

qui en font d’autres et qui forment des Églises multiplicatrices

jusqu’à la quatrième génération au moins ». Ils

se caractérisent souvent par leur croissance rapide, leur

nature autochtone (dans la culture locale), leurs groupes

et leurs Églises qui se multiplient et donnent naissance

à des croyants en Jésus, à des disciples obéissants. Dans

leur essence, ces mouvements font référence à la multiplication

rapide des disciples du Christ qui forment des

Églises qui se reproduisent à vive allure. Bien souvent,

ceci se produit dans des régions du monde où généralement

l’œuvre a été lente. David Watson, l’un de ses

premiers praticiens, écrit qu’en 2014, dans le monde, on

comptait soixante-huit mouvements. L’an dernier, on en

dénombrait 1 371 ! Chacun d’entre eux représente une

multiplication d’Églises d’au moins quatre générations.

Chacun des mouvements comporte en moyenne 57 000

croyants 1 . Certains pensent qu’à eux seuls, ils représentent

le plus important virage de la stratégie missionnaire

du siècle qui vient de s’écouler. Ils affirment que les

données montrent un changement dans les missions 2 .

Les responsables du Fellowship à l’étranger abondent

dans ce sens. Comme tant d’autres, ils aspirent à joindre

Dieu dans ces mouvements qu’il suscite si puissamment

aujourd’hui parmi les nations.

À cet effet, Ben

Porter, directeur

du Fellowship à

l’étranger, m’a téléphoné

l’automne

dernier pour me

demander si je souhaitais

participer

à un appel par visioconférence

avec

Ying Kai. « Es-tu

sérieux ? » lui ai-je

alors répondu. Ben

savait que j’avais

enseigné un bon nombre de principes bibliques que Ying

et Grace, sa femme, avaient mis en place en Chine dans

leur mouvement avant-gardiste qui avait vu le jour en

2001. En douze années, ils ont vu 150 000 Églises s’implanter

et 2 millions de personnes être baptisées. « Oui » ai-je

répondu. « Je veux certainement participer à cet appel par

visioconférence ! »

Nous avons bon espoir qu’à l’automne 2022, nous pourrons

organiser une formation de deux jours en Ontario

que Ying et Grace donneront en personne. Et puis après

tout, pourquoi pas ici, au Canada ?

1

14, 24 : “24:14 Movement Data Dashboard - 2414now.NET.” 24:14, Multiplying Movements Together, 24:14, Nov. 2020,

https://2414now.net/wp-content/uploads/2020/12/2414_Movement_Data_Dashboard_11-10-20.pdf. (En anglais seulement.)

PHOTO DE L’APPEL PAR

VISIOCONFÉRENCE DE RICHARD

FLEMMING (EN HAUT À GAUCHE),

BEN PORTER (EN HAUT À DROITE) ET

YING KAI (EN BAS).

2

Sergeant, Curtis et coll. «Les stratégies du mouvement du royaume fonctionnent-elles en Amérique du Nord?» Mission Frontiers. 1er Janv.

2021. https://www.missionfrontiers.org/issue/article/can-kingdom-movement-strategies-work-in-north-america. (En anglais seulement.)

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