24.05.2022 Vues

Y-mail 40 - mai 2022

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<strong><strong>mai</strong>l</strong><br />

MAI <strong>2022</strong> MAGAZINE DU CENTRE HOSPITALIER JAN YPERMAN<br />

EDITION <strong>40</strong><br />

La clinique de la douleur<br />

À LA RESCOUSSE<br />

Nouveaux<br />

MÉDECINS<br />

Quartier opératoire<br />

NUMÉRIQUE


EDITO<br />

Chères lectrices, chers lecteurs,<br />

Depuis le 2 <strong>mai</strong>, le docteur Hans Feys<br />

est le nouveau médecin-chef du<br />

centre hospitalier Jan Yperman.<br />

Au terme de ses études à Courtrai<br />

et Louvain, il s’est spécialisé en<br />

orthopédie avec une sous-spécialisation<br />

dos et genou. Il travaille à plein<br />

temps pour notre hôpital depuis 1998.<br />

Depuis lors, il s’est aussi engagé dans<br />

la gestion en devenant membre, puis<br />

président du conseil médical.<br />

Le docteur Feys succède au docteur<br />

Bart van Besien au poste de médecinchef.<br />

Nous remercions le docteur van<br />

Besien d’avoir assumé cette responsabilité<br />

après le départ de la docteure<br />

Ilke Montag.<br />

À partir du 1er juillet, le docteur<br />

Feys se consacrera pleinement à<br />

ses nouvelles tâches, notamment<br />

la poursuite de l’élaboration d’une<br />

politique de gestion de la qualité, le<br />

développement d’un fonctionnement<br />

orienté patient et la rédaction d’un<br />

nouveau plan stratégique de soins,<br />

tant pour le réseau TRIaz que pour<br />

le centre hospitalier Jan Yperman.<br />

Des thèmes aussi importants que<br />

passionnants. Nous souhaitons donc<br />

au docteur Feys beaucoup de succès<br />

dans sa nouvelle fonction.<br />

Frederik Chanterie<br />

Directeur général


contenu<br />

07 La clinique du voyage 09 Chirurgie en hôpital de jour<br />

13 La clinique de sevrage tabagique 14 Dokter in the house<br />

fotobijschrift<br />

Le toit est posé. Les châssis et portes extérieures seront bientôt en place.<br />

Une fois que le nouveau bâtiment du centre hospitalier Jan Yperman sera<br />

protégé du vent et des intempéries, les travaux de chape et de plafonnage<br />

pourront commencer. Dès l’automne 2023, ce bâtiment hébergera le<br />

service de pédopsychiatrie, le service de Sp et le service de dialyse.<br />

Lisez tous les numéros<br />

d’Y-<strong><strong>mai</strong>l</strong><br />

3


LE QO PASSE AU 4K<br />

Des caméras et des écrans<br />

4K, reliés par fibre optique<br />

à une nouvelle salle de<br />

serveurs : les 11 salles<br />

du quartier opératoire<br />

du centre hospitalier Jan<br />

Yperman sont désor<strong>mai</strong>s à<br />

la pointe du numérique et<br />

prêtes pour l’avenir.<br />

11<br />

salles d’opération<br />

numériques<br />

L<br />

’ancien système était<br />

encore assez performant,<br />

<strong>mai</strong>s la direction a<br />

estimé qu’il était temps de<br />

se préparer pour l’avenir<br />

en dotant tout le quartier<br />

opératoire d’équipements<br />

numériques de pointe.<br />

Cette transition s’est faite<br />

en étroite concertation<br />

avec les chirurgiens, les<br />

infirmières, les informaticiens<br />

et les biotechniciens.<br />

Et tous se félicitent du<br />

résultat. Une des principales<br />

améliorations est<br />

que les images du QO<br />

sont désor<strong>mai</strong>s automatiquement<br />

liées au dossier<br />

médical du patient et<br />

stockées au bon endroit<br />

(voir encadré).<br />

Docteur Johan Fierens<br />

(chirurgie abdominale) :<br />

« Nous sommes passés de la<br />

vidéo full HD à un système<br />

4K entière ment numérique.<br />

L’augmentation du<br />

nombre de pixels signifie<br />

des images plus nettes et<br />

plus détaillées. Le chirurgien<br />

est ainsi en mesure<br />

de mieux distinguer les<br />

plans de dissection entre<br />

les différentes structures et<br />

d’opérer de manière plus<br />

précise sur le plan anatomique.<br />

»<br />

AU FLUO<br />

Les deux salles d’opération<br />

ont par la même occasion<br />

été aussi équipées d’un<br />

système de caméra ICG –<br />

abréviation d’indocyanine<br />

green ou vert d’indocyanine.<br />

Ce colorant qui émet<br />

une lumière fluorescente<br />

peut être injecté dans le<br />

système sanguin par perfusion<br />

durant l’opération.<br />

Docteur Fierens : « Une<br />

caméra ICG et une source<br />

lumineuse spéciale permettent<br />

de visualiser cette<br />

lumière fluorescente. C’est<br />

4


ENCORE PLUS SÛR<br />

POUR LE PATIENT<br />

La numérisation du QO est un nouveau grand pas en avant<br />

pour la sécurité des patients, explique Stefaan Peene, chef de<br />

service des soins infirmiers. « Auparavant, lorsque le patient<br />

était amené sur son lit, l’infirmière devait rechercher manuellement<br />

les données du patient dans une liste de travail. Si l’on<br />

oubliait de fermer le dossier après l’opération, des images médicales<br />

risquaient de se retrouver dans le mauvais dossier. »<br />

Le nouveau système stocke et lie automatiquement les images<br />

du QO au dossier du patient. « L’infirmière du QO n’a qu’une<br />

touche à enfoncer avant l’opération pour faire apparaître<br />

toutes les informations : patient, médecin et type d’intervention.<br />

Lorsque le patient est transféré en salle de réveil, il suffit<br />

de cocher la case « sortie de salle ». Les images sont alors<br />

automatiquement enregistrées dans le dossier du patient. »<br />

Bientôt, même ces quelques manipulations disparaîtront.<br />

« Le bracelet d’identification du patient contiendra<br />

une balise Bluetooth. La balise identifie le<br />

patient dès qu’il entre dans la salle, après quoi<br />

le dossier apparaît automatiquement à l’écran.<br />

Quand le patient quitte le QO, le système place<br />

automatiquement les images dans le dossier. »<br />

Stefaan Peene<br />

docteur Johan Fierens et<br />

docteur François Hardeman<br />

un outil pratique, entre<br />

autres, en chirurgie abdominale.<br />

Pendant une opération<br />

aux intestins, par<br />

exemple, cela nous permet<br />

de voir la vascularisation<br />

et de relier les extrémités<br />

les mieux irriguées. On<br />

évite ainsi les lâchages de<br />

sutures. »<br />

PRÊT POUR LE 8K<br />

La technique ICG n’est pas<br />

utilisée pour la pose de<br />

prothèses de genou. Le docteur<br />

François Hardeman<br />

(orthopédie) est pourtant<br />

lui aussi un adepte du<br />

numérique.<br />

« Le QO suit la tendance<br />

que l’on observe partout<br />

dans le multimédia : des<br />

images de plus en plus<br />

nombreuses, <strong>mai</strong>s aussi<br />

plus détaillées et plus<br />

volumineuses à stocker.<br />

Cela nécessite des investissements<br />

considérables<br />

en matériel et en logiciels.<br />

Alors, mieux vaut faire les<br />

choses bien du premier<br />

coup. »<br />

L’ambition est d’être<br />

compatible avec ce qui<br />

existe aujourd’hui, <strong>mai</strong>s<br />

aussi d’être prêt pour les<br />

opportunités et les défis de<br />

de<strong>mai</strong>n.<br />

Docteur Hardeman :<br />

« Pensez à la possibilité<br />

de connecter des robots<br />

chirurgicaux et d’autres<br />

outils au système. Ou à des<br />

applications de réalité virtuelle<br />

et de réalité augmentée.<br />

Le 8K, qui succédera au<br />

4K, est également dans le<br />

pipeline. »<br />

ADIEU HOUSE<br />

Autre grand avantage selon<br />

le docteur Hardeman est<br />

que le QO numérique<br />

permet une meilleure<br />

communication entre les<br />

médecins.<br />

5


David Deschuytter<br />

et Alistair Taylor<br />

102<br />

kilomètres de câbles<br />

(fibre optique et autres)<br />

Secrétariat chirurgie générale<br />

057 35 72 00<br />

secheelkunde@yperman.net<br />

Secrétariat orthopédie – traumatologie<br />

057 35 73 70<br />

secortho@yperman.net<br />

Docteur Hardeman : « Il<br />

m’arrive parfois, pendant<br />

que je suis en train d’opérer,<br />

de vouloir consulter<br />

un collègue orthopédiste.<br />

Auparavant, je devais lui<br />

sonner pour lui demander<br />

de venir jeter un coup<br />

d’œil au QO. Ou envoyer<br />

une photo par WhatsApp.<br />

Ce n’est pas idéal. (rires)<br />

Maintenant, les collègues<br />

peuvent voir ce qui se<br />

passe depuis n’importe<br />

quel écran, pendant les<br />

consultations ou même de<br />

chez eux à la <strong>mai</strong>son sur<br />

leur portable. »<br />

Ces nouveaux outils de<br />

communication renforcent<br />

une tendance :<br />

la médecine devient<br />

un travail d’équipe et<br />

de concertation entre<br />

médecins, infirmières et<br />

personnel paramédical.<br />

« Il est passé le temps du<br />

guérisseur solitaire héroïque<br />

à la « Dr. House », ce génie<br />

qui sait toujours tout<br />

mieux que les autres et<br />

résout tous les problèmes<br />

à lui seul. Heureusement<br />

pour le patient... »<br />

Le partage des connaissances<br />

avec les stagiaires<br />

et les infirmières est aussi<br />

plus facile dans le quartier<br />

opératoire numérique,<br />

explique Stefaan Peene,<br />

chef de service des infirmières.<br />

« Les médecins<br />

peuvent désor<strong>mai</strong>s filmer<br />

leurs interventions, les<br />

éditer et les monter. C’est<br />

pratique pour présenter<br />

une technique lors d’un<br />

congrès ou d’une formation.<br />

Nous pouvons aussi<br />

retransmettre les opérations<br />

et les explications du<br />

chirurgien en direct dans<br />

notre auditorium afin<br />

de former le personnel<br />

infirmier du QO et des<br />

services. »<br />

PRÉCURSEUR<br />

Après deux années de<br />

pré paratifs, les travaux<br />

ont duré environ trois<br />

mois. Stefaan Peene ne<br />

tarit pas d’éloges à propos<br />

des chefs de projet David<br />

Deschuytter (biotechnologie)<br />

et Alistair Taylor (TIC).<br />

Alistair Taylor : « Avant, les<br />

images étaient au format<br />

vidéo et chaque salle avait<br />

un système de routage<br />

distinct. Nous disposons<br />

aujourd’hui d’un réseau<br />

IP. Le gros du boulot a été<br />

l’installation du nouveau<br />

centre de données au<br />

troisième étage, conçu<br />

spécialement pour le QO.<br />

Toutes les images venant de<br />

là arrivent désor<strong>mai</strong>s dans<br />

le serveur central et sont<br />

renvoyées au QO via un<br />

routeur commun. »<br />

David Deschuytter : « Les<br />

câbles en cuivre ont été<br />

remplacés par des connexions<br />

rapides en fibre<br />

optique entre le serveur et<br />

les salles d’opération. Ces<br />

dernières sont désor<strong>mai</strong>s<br />

équipées de caméras et<br />

d’écrans 4 K. Le centre<br />

hospitalier Jan Yperman<br />

fait office de précurseur.<br />

Beaucoup d’autres hôpitaux<br />

n’équipent qu’une<br />

partie de leurs salles en<br />

numérique. Chez nous,<br />

tout le QO fonctionne<br />

désor<strong>mai</strong>s en 4 K. »<br />

6


LA CLINIQUE DU VOYAGE EN CHIFFRES<br />

FIÈVRE DU VOYAGE<br />

En 2018, la clinique du voyage a vacciné un nombre record<br />

de personnes. Alors que la crise sanitaire a contraint tout un<br />

chacun à rester massivement dans ses pénates, on constate<br />

depuis le début de l’année <strong>2022</strong> un retour en nombre des<br />

candidats au voyage. Les consultations libres du mercredi<br />

ont donc repris.<br />

5.493<br />

NOMBRE DE VACCINS<br />

6.509<br />

11.792<br />

2.767<br />

Afrique<br />

centrale<br />

La plupart des<br />

patients se rendent<br />

dans des pays où la<br />

vaccination contre<br />

la fièvre jaune est<br />

obligatoire.<br />

2014<br />

2016<br />

2018<br />

2020<br />

LES PLUS FRÉQUEMMENT ADMINISTRÉS<br />

2 1<br />

3 4<br />

Fièvre<br />

jaune<br />

Hépatite<br />

A<br />

Polio<br />

ET EN EUROPE ?<br />

Tétanos<br />

D’après le carnet de vaccination,<br />

le vaccin contre<br />

la fièvre jaune est valable<br />

à vie. Il est cependant<br />

indiqué de prévoir une<br />

dose booster unique.<br />

Vous pouvez tomber malade<br />

même sans sortir des frontières<br />

de l’Europe. L’encéphalite<br />

transmise par les tiques est<br />

présente dans les zones boisées.<br />

QUE PEUT ENCORE FAIRE LA<br />

CLINIQUE DU VOYAGE ?<br />

Vous fournir des explications sur<br />

LE MAL DE<br />

L’ALTITUDE<br />

LA TOURISTA<br />

LE PALUDISME<br />

ET LES AUTRES<br />

MALADIES<br />

TRANSMISES PAR<br />

LES INSECTES<br />

Nous recommandons d’utiliser<br />

des produits antimoustiques du<br />

crépuscule à l’aube, en combinaison,<br />

selon la région, avec des<br />

médicaments antipaludéens.<br />

Vous aider en cas de maladie<br />

au retour d’un voyage<br />

Amérique du<br />

Sud<br />

Environ la moitié des voyageurs<br />

internationaux souffrent de fièvre, de<br />

tourista, d’infections respiratoires, de<br />

problèmes de peau… pendant ou après<br />

leur voyage.<br />

Le site www.wanda.be vous permet de<br />

rechercher les risques sanitaires propres à<br />

chaque pays.<br />

Consultation sur rendez-vous à prendre sur le site www.reiskliniek.net (de préférence)<br />

ou par téléphone au 057 35 71 80<br />

Consultation libre le mercredi de 13h20 à 15h.<br />

Il est conseillé de se présenter avant 15h pour tenir compte des délais d’attente.<br />

Un avis médical est nécessaire<br />

• en cas de fièvre jusqu’à trois mois<br />

après le retour (pour exclure le<br />

paludisme)<br />

• en cas de risque de schistosomiase,<br />

de rage, de maladie sexuellement<br />

transmissible ou<br />

de tuberculose.<br />

7


REMBOURSEMENT DU MATÉRIEL DE STOMIE<br />

Budget virtuel<br />

Depuis l’année dernière, les règles de remboursement du matériel de<br />

stomie ont changé. Comme ces règles prêtent parfois à confusion,<br />

l’infirmière en stomie Hans Terryn les passe en revue pour nous.<br />

« Au lieu d’un nombre fixe de sachets et d’accessoires, les patients<br />

ont droit à un forfait trimestriel. Ce budget virtuel leur permet d’acheter<br />

des produits de stomie qu’ils choisissent sur une liste en fonction<br />

de leurs besoins. Lié aux besoins des patients, ce budget est plus<br />

élevé pendant les trois premiers mois. À leur sortie de l’hôpital, les<br />

patients reçoivent également une farde stomie pour y ranger toutes<br />

les attestations de délivrance, les copies des ordonnances médicales<br />

et les notes des prestataires de soins. De cette façon, toutes les personnes<br />

impliquées peuvent suivre la situation du patient. »<br />

Consultations de stomathérapie les lundis<br />

et jeudis sur rendez-vous au 057 35 72 00<br />

ou 057 35 63 50.<br />

Pour plus d’informations<br />

sur le remboursement<br />

du matériel de stomie,<br />

scannez le code QR<br />

16<br />

MEILLEURS HÔPITAUX<br />

Chaque année, le magazine<br />

américain Newsweek et l’office<br />

de statistique allemand Statista<br />

établissent le classement des<br />

meilleurs hôpitaux du monde. Ils se<br />

basent pour cela sur un questionnaire<br />

soumis à des professionnels<br />

de la santé, sur des enquêtes réalisées<br />

auprès des patients et sur les<br />

résultats d’indicateurs de prestige<br />

tels que la sécurité des patients<br />

et la qualité des soins. Le centre<br />

hospitalier Jan Yperman est le 3e<br />

hôpital ouest-flandrien et le 16e<br />

hôpital belge du classement.<br />

www.newsweek.com/worlds-besthospitals-<strong>2022</strong>/belgium<br />

Hans Terryn<br />

EN LIGNE<br />

Prendre rendez-vous<br />

De plus en plus de généralistes<br />

utilisent MynexuzhealthPro pour<br />

prendre rendez-vous en ligne chez<br />

un médecin du centre hospitalier<br />

Jan Yperman. Cette prise de<br />

rendez-vous était déjà possible<br />

pour les services d’ortho pédie, de<br />

gynécologie et de pédiatrie ainsi<br />

que pour le laboratoire clinique. Il<br />

est désor<strong>mai</strong>s aussi possible de<br />

prendre un rendez-vous urgent<br />

ou non urgent avec les cardiologues.<br />

Les patients peuvent<br />

également utiliser l’application<br />

Mynexuzhealth, <strong>mai</strong>s seulement<br />

pour réserver en ligne un rendezvous<br />

non urgent.<br />

mynexuzpro.nexuzhealth.be<br />

ÉTUDE CORONA<br />

Test salivaire ou nasopharyngé<br />

Une étude menée par le laboratoire de microbiologie du centre de<br />

dépistage Covid a comparé les prélèvements nasopharyngés et les<br />

échantillons de salive de 246 personnes. Stijn Jonckheere, microbiologiste<br />

et chercheur principal : « Pour détecter le variant delta, l’écouvillon<br />

nasopharyngé et l’échantillon de salive se sont révélés d’une efficacité<br />

équivalente. Pour le variant omicron, l’échantillon de salive donnait de<br />

meilleurs résultats que l’écouvillon nasopharyngé, avec une sensibilité<br />

de 98 % contre 91 %. Comme le variant omicron est aujourd’hui à peu<br />

près encore le seul en circulation, notre poste de dépistage proposera<br />

désor<strong>mai</strong>s des tests salivaires. Outre la fiabilité accrue du résultat par<br />

rapport à l’écouvillon nasopharyngé, ce test est aussi beaucoup plus<br />

confortable pour le patient. Attention: pour obtenir un échantillon de<br />

salive correct, vous devez éviter de manger, boire, fumer ou mâcher un<br />

chewing-gum durant les trente minutes précédant le test. Le laboratoire<br />

a besoin d’au moins 1 ml de salive. Si les conditions ne sont pas réunies,<br />

le patient peut soit attendre un peu soit opter pour un test<br />

nasopharyngé. »<br />

Pour en savoir plus sur l’étude, scannez le code QR<br />

8


CHIRURGIE EN<br />

HÔPITAL DE JOUR<br />

Moins de douleurs et une récupération<br />

plus rapide : des techniques anesthésiologiques<br />

adaptées permettent de pratiquer<br />

un nombre croissant d’interventions en<br />

hôpital de jour. « Y a-t-il des limites à<br />

cette croissance? Elles sont surtout liées<br />

à la capacité. »<br />

Marge de<br />

croissance<br />

6.963<br />

patients en 2021<br />

Procédures<br />

harmonisées se<br />

traduisent par de<br />

meilleurs résultats<br />

cliniques.<br />

0pération de la cataracte<br />

ou du canal carpien,<br />

arthroscopie du genou,<br />

extraction de dents de<br />

sagesse, chirurgie plastique<br />

de la peau, curetage,<br />

répa ration de hernies<br />

ombi licales, pulvérisation<br />

de calculs rénaux : voilà<br />

la liste des interventions<br />

classiques en ambulatoire.<br />

La docteure Leen Cardon<br />

(anesthésie), coordonnatrice<br />

: « L’émergence de<br />

techniques d’anesthésie<br />

adaptées ouvre la porte à<br />

des applications toujours<br />

plus nombreuses. Nous<br />

utilisons par exemple des<br />

anesthésiques à courte<br />

durée d’action et des<br />

analgésiques locorégionaux<br />

pour prévenir la<br />

douleur et les nausées<br />

post opératoires. »<br />

La chirurgie ambulatoire<br />

offre un excellent rapport<br />

coût/efficacité parce. En<br />

même temps, les lits<br />

d’hôpitaux peuvent être<br />

utilisés plus efficacement.<br />

Docteure Cardon : « Il y<br />

a encore une marge de<br />

croissance. Grâce aux<br />

protocoles ERAS qui visent<br />

à accélérer la récupération<br />

postopératoire, nous harmonisons<br />

les procédures<br />

pour les patients avant,<br />

pendant et après l’intervention.<br />

Cela se traduit<br />

par de meilleurs résultats<br />

cliniques et par une plus<br />

grande satisfaction des<br />

patients. » Y a-t-il des<br />

limites à cette croissance ?<br />

« Nous n’avons pas un<br />

nombre infini de salles<br />

d’opération, et il faut que<br />

les généralistes, les infirmières<br />

à domicile et les<br />

kinésithérapeutes puissent<br />

prendre en charge le suivi<br />

ambulatoire. »<br />

9


CHIRURGIE EN<br />

HÔPITAL DE JOUR<br />

DOCTEUR MATTHIAS BEYSENS<br />

(UROLOGIE)<br />

« Malgré la fin de la crise sanitaire, la plupart des<br />

lits d’hôpitaux restent occupés. C’est pourquoi nous<br />

avons commencé à faire plus d’interventions en<br />

hôpital de jour. On évite une nuitée en retirant la<br />

sonde plus tôt ou en laissant sortir le patient avec<br />

sa sonde qui lui est alors retirée le lende<strong>mai</strong>n à la<br />

consultation. »<br />

DOCTEURE LIESELOT DEBLAERE<br />

(GYNÉCOLOGIE)<br />

« Les interventions abdominales sont de plus<br />

en plus souvent remplacées par des procédures<br />

endoscopiques comme l’hystéroscopie et la laparoscopie.<br />

Nous limitons ainsi le caractère invasif<br />

de la procédure. En tant que jeune médecin, je<br />

suis habituée à cette façon de travailler et c’est<br />

aussi la nouvelle normalité pour les patientes. »<br />

16<br />

âge minimum pour<br />

la plupart des<br />

interventions<br />

DOCTEUR JOHAN FIERENS<br />

(CHIRURGIE GÉNÉRALE/ABDOMINALE)<br />

« Beaucoup d’interventions sont pratiquées en<br />

hôpital de jour, à condition de pouvoir le faire en<br />

toute sécurité. Des interventions de proctologie<br />

et de chirurgie des tissus mous y sont couramment<br />

pratiquées, tout comme les interventions<br />

sur les hernies inguinales et ombilicales. »<br />

DOCTEUR DIETER VAN DER LINDEN<br />

(ORTHOPÉDIE)<br />

« Beaucoup d’opérations de la <strong>mai</strong>n, du<br />

poignet et du coude sont déjà pratiquées<br />

en hôpital de jour. Les opérations endoscopiques<br />

de l’épaule, par exemple pour la<br />

réparation d’un tendon, peuvent également<br />

se pratiquer en ambulatoire. Tout dépend<br />

de l’état du patient, de son âge et de son<br />

entourage. Mais c’est en fait le cas pour<br />

toutes les procédures orthopédiques. »<br />

Hôpital de jour chirurgical<br />

057 35 62 51<br />

cdzh@yperman.net<br />

10


NOUVEAUX MÉDECINS<br />

« Comme un<br />

retour au bercail »<br />

DOCTEUR XAVIER HOSTE<br />

spécialité: radiologie<br />

début au CHJY: le 1er avril <strong>2022</strong><br />

avant: sous-spécialisation complémentaire en<br />

neuroradiologie à la KU Leuven<br />

hobby: jogging, cyclisme et natation<br />

057 35 74 00 - xavier.hoste@yperman.net<br />

« L’aspect technique de la radiologie me<br />

fascine énormément. C’est pourquoi,<br />

pendant mon assistanat, j’ai été active au<br />

sein de la section des jeunes radiologues<br />

pour promouvoir les nouvelles techniques<br />

telles que l’intelligence artificielle, do<strong>mai</strong>ne<br />

dans lequel je souhaite d’ailleurs me<br />

spécialiser. Mais j’accorde aussi beaucoup<br />

d’importance au contact avec les patients.<br />

C’est cette diversité qui rend mon travail<br />

si intéressant. Travailler à l’hôpital Jan<br />

Yperman, c’est comme un retour au bercail.<br />

Étant né et ayant grandi à Ypres, j’ai aussi<br />

fait quelques passages dans cet hôpital. »<br />

11


DOCTEURE<br />

EVELIEN MONBAILLIU<br />

« Mon grand-père et mon oncle étaient<br />

pédiatres : c’est de là qu’est née ma<br />

passion pour ce métier. En tant que<br />

pédiatre, on est confronté à un large<br />

éventail de pathologies et d’âges.<br />

Chaque âge requiert une approche<br />

différente, tant sur le plan médical que<br />

sur celui de la communication. J’attache<br />

une grande importance à une bonne<br />

interaction avec l’enfant et ses parents.<br />

Avant de devenir pédiatre, j’ai obtenu<br />

mon diplôme de médecin généraliste.<br />

La grande plus-value de cette formation<br />

est qu’elle m’a permis de mieux<br />

comprendre les soins pri<strong>mai</strong>res et les<br />

techniques de communication. »<br />

« Une famille<br />

de pédiatres »<br />

spécialité: pédiatrie<br />

début au CHJY: 1er mars <strong>2022</strong><br />

avant: UAntwerpen<br />

hobby: passer du temps avec mon mari et<br />

nos deux enfants<br />

057 35 75 00– evelien.monbailliu@yperman.net<br />

Regardez l’interview<br />

12


LE CABINET DES QUESTIONS<br />

Docteure Emily Dauwe :<br />

« Les médicaments ne<br />

sont plus délivrés. »<br />

? LES PATIENTS QUI VEULENT ARRÊTER DE FUMER ONT<br />

BESOIN DE TOUTE L’AIDE QU’ILS PEUVENT TROUVER.<br />

À QUOI PEUVENT-ILS S’ATTENDRE SI JE LES ORIENTE<br />

VERS LA CLINIQUE DE SEVRAGE TABAGIQUE ?<br />

Docteure Emily Dauwe<br />

MÉDECIN GÉNÉRALISTE EN FORMATION À YPRES<br />

Un fumeur parvient<br />

à arrêter de fumer<br />

au bout de cinq à<br />

sept tentatives en<br />

moyenne. S’il est encadré, ses<br />

chances de réussite augmentent.<br />

Docteure Emily Dauwe,<br />

généraliste : « Normalement,<br />

je prescris des produits de<br />

substitution nicotiniques.<br />

Si cela ne suffit pas, il existe<br />

aussi des médicaments.<br />

Mais on ne les délivre plus en<br />

pharmacie. Comment procèdent-ils<br />

à la clinique<br />

de sevrage tabagique ? »<br />

Yentl Bulcaen, psychologue<br />

clinique et tabacologue : « Le<br />

Champix n’est en effet plus<br />

disponible, car il contient trop<br />

de nitrosamines. Le Zyban, un<br />

antidépresseur, n’est prescrit<br />

qu’aux patients de plus de<br />

35 ans à qui l’on a diagnostiqué<br />

une BPCO. »<br />

PAS DE PRODUIT MIRACLE<br />

La clinique de sevrage tabagique<br />

ne prescrit de toute<br />

façon aucun médicament.<br />

« Nous ne sommes pas des<br />

médecins. Les gens doivent<br />

aussi se rendre compte qu’il<br />

n’existe aucun remède miracle.<br />

Chez les fumeurs, la dépendance<br />

n’est en effet pas que<br />

physiquement. Lors du premier<br />

entretien que nous avons avec<br />

le patient, nous lui demandons<br />

donc depuis quand et combien<br />

de cigarettes il ou elle fume,<br />

<strong>mai</strong>s aussi quel rôle la cigarette<br />

joue dans sa vie. Enfin, nous<br />

essayons de connaître l’objectif<br />

que la personne s’est fixé.<br />

Certains veulent arrêter de<br />

fumer, tandis que d’autres<br />

veulent seulement réduire leur<br />

consommation. Certains ont<br />

le temps, d’autres veulent un<br />

résultat rapidement. Ensemble,<br />

nous décidons de la meilleure<br />

approche à adopter et des ressources<br />

à mettre en œuvre. »<br />

DU JOUR AU LENDEMAIN<br />

Pour ceux qui ne se voient pas<br />

arrêter du jour au lende<strong>mai</strong>n,<br />

il existe de nombreux substituts<br />

nicotiniques: patches,<br />

chewing-gums, pastilles à<br />

la menthe, spray... « Si votre<br />

corps a reçu de la nicotine tous<br />

les jours pendant longtemps,<br />

il a besoin de cette substance.<br />

Une thérapie combinée avec<br />

des patches qui libèrent un<br />

peu de nicotine tout au long de<br />

la journée et, par exemple, des<br />

chewing-gums ou des bonbons<br />

à la menthe pour les moments<br />

difficiles, permet d’atténuer les<br />

symptômes de manque et les<br />

envies de fumer. »<br />

Comme les substituts nicotiniques<br />

ne vous empêchent<br />

pas d’avoir envie de fumer, les<br />

consultations de suivi continuent<br />

à travailler sur la motivation.<br />

« Les patients viennent<br />

trois ou quatre fois en moyenne.<br />

La consultation d’aide au<br />

sevrage tabagique – quatre<br />

heures par an – est soumise au<br />

régime du tiers payant : vous<br />

payez 5 euros par quart d’heure,<br />

ou 1 euro pour les bénéficiaires<br />

de l’intervention majorée. »<br />

Rendez-vous via le secrétariat<br />

cardio-pneumo<br />

057 35 71 90<br />

rookstop@yperman.net<br />

13


MÉDECIN DANS LA MAISON<br />

Un motard de 44 ans fait une<br />

sortie de route et son genou<br />

heurte une surface en béton. Sa<br />

lésion cartilagineuse est traitée<br />

par une transplantation d’os et de<br />

cartilage comme on n’en pratique<br />

Docteur Cédric Depuydt :<br />

« Quand le patient est un<br />

homme de 44 ans,<br />

on fait tout pour éviter<br />

la prothèse du genou. »<br />

Histoire de genou<br />

pas tous les jours.<br />

L’examen pratiqué<br />

aux urgences<br />

révèle que le<br />

motard a eu<br />

de la chance. Mais son<br />

genou droit reste gonflé et<br />

douloureux dans les mois<br />

qui suivent l’accident.<br />

L’articulation émet aussi<br />

un craquement au pliage<br />

et à l’étirement.<br />

Docteur Cédric Depuydt<br />

(orthopédie) : « Un<br />

scanner RMN montre des<br />

lésions importantes. L’on<br />

distingue une fracture de<br />

la rotule qui a guéri avec<br />

un ostéophyte gênant.<br />

Le ménisque médial est<br />

déchiré, <strong>mai</strong>s le principal<br />

problème est un important<br />

défaut de cartilage de<br />

20x18mm sur la surface<br />

d’appui du condyle fémoral<br />

médial. Si on ne fait<br />

rien, cela provoquera des<br />

douleurs et finalement<br />

une gonarthrose médiane<br />

prématurée. »<br />

SOLUTION<br />

RECHERCHÉE<br />

L’orthopédiste veut faire<br />

disparaître la douleur<br />

au genou et retarder la<br />

dégénérescence. « Chez<br />

une personne de 60 ans<br />

avec une perte de cartilage<br />

sur le fémur et le tibia,<br />

je placerais une prothèse<br />

de genou unicompartimentale.<br />

Mais ce patient<br />

a une lésion focale, pas<br />

une gonarthrose. Et chez<br />

une personne de 44 ans,<br />

on fait tout pour éviter la<br />

prothèse. »<br />

Le docteur Depuydt envisage<br />

toutes les méthodes<br />

de traitement des lésions<br />

focales du cartilage (voir<br />

encadré). Il opte finalement<br />

pour une technique innovante<br />

: la transplantation<br />

d’os et de cartilage provenant<br />

d’un donneur.<br />

DE BARCELONE<br />

Au cours de sa spécialisation<br />

à Barcelone, le docteur<br />

Depuydt a acquis une<br />

grande expérience dans la<br />

technique des greffes d’os,<br />

de cartilage et de ménisque<br />

dans la zone du genou.<br />

« Par endoscopie, je fraise<br />

d’abord l’ostéophyte avant<br />

de refixer le ménisque. La<br />

deuxième partie de l’opération<br />

est ouverte. Par une<br />

incision de 6 cm, je retire,<br />

au niveau de la lésion, une<br />

carotte de 20 mm de<br />

dia mètre et de 11 mm de<br />

profondeur. Sur le condyle<br />

du donneur, je prélève<br />

une carotte de 21 mm de<br />

diamètre et de 10 mm de<br />

profondeur – 3 mm de<br />

cartilage et 7 mm d’os.<br />

Après rinçage, le greffon<br />

du donneur est positionné<br />

à la bonne hauteur dans la<br />

zone réceptrice. Comme<br />

la carotte prélevée chez<br />

le donneur est 1 mm<br />

plus large que la zone<br />

réceptrice, elle se bloque<br />

d’elle-même. »<br />

Il faut un certain temps<br />

pour que les cellules<br />

osseuses du patient se<br />

développent dans le greffon<br />

osseux du donneur.<br />

Durant cette phase, le<br />

patient ne peut pas, pendant<br />

six se<strong>mai</strong>nes, prendre<br />

appui complètement sur sa<br />

jambe. La mobilisation du<br />

genou est autorisée immédiatement<br />

pour éviter la<br />

raideur.<br />

Docteur Depuydt : « Le<br />

tissu du donneur est<br />

sans doute d’une qualité<br />

légèrement inférieure<br />

à celle du cartilage du<br />

patient, <strong>mai</strong>s le patient<br />

devrait pouvoir tenir ainsi<br />

pendant 10 à 15 ans, voire<br />

plus longtemps. »<br />

14


Des petits trous<br />

La microfracture ou le ice-picking est l’option de traitement<br />

la plus courante pour les lésions focales du cartilage.<br />

L’orthopédiste utilise un poinçon pour faire des<br />

petits trous dans l’os, après quoi la lésion est comblée<br />

par le cartilage cicatriciel. Mais ce dernier est de moins<br />

bonne qualité que le cartilage normal. Cette technique<br />

est recommandée pour les lésions de 1 à 2 cm².<br />

Docteur Cédric Depuydt : « La mosaïc plastie est utilisée<br />

pour les lésions légèrement plus grandes. Nous<br />

prélevons des carottes de cartilage, de 6 à 8 mm de<br />

diamètre, sur une partie non portante de l’articulation<br />

du genou du patient et les plaçons dans le défaut.<br />

Comme on ne peut pas extraire indéfiniment du cartilage<br />

du genou du patient, on est limité à 2-3 cm².<br />

Quant à l’implantation de cartilage qui consiste à prélever<br />

des cellules de cartilage du patient, à les cultiver<br />

en laboratoire et à les réimplanter, on sait désor<strong>mai</strong>s<br />

que le résultat est moins durable qu’espéré. Autre<br />

inconvénient : elle nécessite deux opérations et est<br />

très coûteuse. »<br />

Genou biologique<br />

À Barcelone, le docteur Cedric Depuydt a travaillé<br />

pendant six mois avec deux pionniers de la transplantation<br />

d’os, de cartilage et de ménisque à partir de<br />

tissus de donneurs.<br />

Docteur Depuydt : « Pour traiter les cas de gonarthrose<br />

unicompartimentale chez des patients très<br />

jeunes, ils transplantent souvent plusieurs carottes sur<br />

le fémur ainsi que l’ensemble du plateau tibial avec le<br />

ménisque. Le résultat est une prothèse de genou unicompartimentale<br />

biologique, à base de tissus hu<strong>mai</strong>ns<br />

au lieu de métal et de plastique. L’on travaille avec<br />

des allogreffes fraîches. Le genou du donneur n’est<br />

pas congelé, <strong>mai</strong>s il est soumis à des tests d’infection,<br />

conservé dans un frigo et utilisé dans les 28 jours. Ce<br />

procédé offre l’avantage de moins endommager le<br />

cartilage. L’objectif ultime de notre service est d’élaborer<br />

un protocole en collaboration avec les banques de<br />

tissus afin de pouvoir proposer cette technique pour<br />

des cas triés sur le volet. »<br />

15


LIAISON GÉRIATRIQUE AUX URGENCES<br />

Le sommet de l’iceberg<br />

Chez les patients plus âgés, les traumatismes mineurs<br />

sont souvent le symptôme d’un problème sous-jacent<br />

plus grave. C’est pourquoi on vérifie le profil de risque<br />

gériatrique des patients de plus de 75 ans.<br />

Une coupure ou une entorse<br />

du poignet sont des traumatismes<br />

qui peuvent sembler<br />

anodins, <strong>mai</strong>s ils sont parfois<br />

la partie visible d’un iceberg<br />

inquiétant. C’est pourquoi<br />

on vérifie le profil de risque<br />

gériatrique des personnes de<br />

plus de 75 ans qui arrivent<br />

au service d’urgence en les<br />

soumettant à d’un test PRG<br />

composé de cinq questions<br />

simples. Si le score est supérieur<br />

à 2, une infirmière de la<br />

liaison gériatrique se rend sur<br />

place pour une évaluation<br />

plus poussée.<br />

Docteur Bart Werbrouck<br />

(gériatrie) : « Cette évaluation<br />

ne prend qu’une demi-heure<br />

et peut être faite entre deux<br />

autres examens. On voit<br />

alors souvent émer ger des<br />

problèmes sous-jacents tels<br />

qu’une démence naissante<br />

pas encore détectée jusquelà.<br />

Nous pouvons alors<br />

programmer un examen à la<br />

clinique de la mémoire. Nous<br />

orientons d’autres patients<br />

vers la polypharmacie, la<br />

clinique de l’ostéoporose ou<br />

la clinique des chutes.<br />

L’objectif est toujours le<br />

même : prévenir les réadmissions<br />

en faisant en sorte<br />

que les patients restent aussi<br />

autonomes que possible. »<br />

docteur Bart Werbrouck<br />

Après un traumatisme,<br />

1 octogénaire<br />

sur 3<br />

risque de perdre<br />

définitivement son autonomie<br />

DOCTEUR MARC HOSTE<br />

Départ à la retraite<br />

Depuis qu’il a commencé à travailler<br />

ici en 1987, le docteur Marc<br />

Hoste, radiologue, est toujours<br />

resté fidèle à Jan Yperman. Au fil<br />

des ans, il a assisté à de nombreux<br />

changements : « J’ai connu toute<br />

l’évolution des examens de l’analogique<br />

vers le numérique. L’arrivée<br />

du scanner/IRM a sans doute été<br />

l’innovation la plus importante. »<br />

Et <strong>mai</strong>ntenant ?<br />

« Mon fils Xavier a pris ma place<br />

à l’hôpital (voir page 11) et mes<br />

nombreux hobbies ne me laisseront<br />

certainement pas le temps<br />

de m’ennuyer. »<br />

SYMPOSIUM<br />

Clinique de la douleur<br />

Le 16 juin, la clinique de la douleur<br />

du centre hospitalier Jan Yperman<br />

organisera un symposium sur la<br />

neurostimulation (voir page 18).<br />

Le professeur Jean-Pierre van Buyten<br />

parlera de l’indication et du mécanisme<br />

de fonctionnement de la neurostimulation<br />

(SCS). Les docteurs<br />

Declercq et De Naeyer présenteront<br />

les résultats engrangés au sein de<br />

notre clinique de la douleur.<br />

Inscrivez-vous via<br />

yperman.net/professional/<br />

huisartsen/symposia ou<br />

au moyen du code QR<br />

OFFRES D’EMPLOI<br />

Nous recherchons<br />

Notre centre hospitalier recherche<br />

actuellement :<br />

- un infirmier/une infirmière pour<br />

l’équipe mobile<br />

- un infirmier/une infirmière<br />

gériatrique<br />

- un infirmier/une infirmière en soins<br />

généraux<br />

- un chef cuisinier<br />

- un nettoyeur/une nettoyeuse<br />

Consultez toutes les offres<br />

d’emploi sur jobs.yperman.net<br />

ou au moyen du<br />

code QR<br />

16


TRAJET DE SOINS<br />

Au-delà de la douleur<br />

Les allées et venues sont<br />

permanentes à la clinique<br />

de la douleur. Chaque<br />

patient est préparé pour<br />

recevoir son traitement<br />

dans le créneau horaire<br />

prévu. Le docteur Jan<br />

Dossche porte un tablier<br />

en plomb. Au moyen de<br />

radiographies, il recherche<br />

le nerf qui cause des<br />

douleurs au patient.<br />

Docteur Jan Dossche : « Cet<br />

homme âgé de 64 ans souffre<br />

d’arthrose. Il éprouve<br />

une forte douleur au<br />

mouvement, de manière<br />

persistante, depuis plusieurs<br />

mois. Il s’agit d’une<br />

douleur qui ne disparaît<br />

pas en marchant ou en<br />

bougeant. Compte tenu de<br />

son âge, de ses symptômes<br />

et des radios, il entrait en<br />

ligne de compte pour une<br />

Les maux de dos et de nuque peuvent<br />

vous gâcher la vie. Mais quand la situation<br />

devient invivable, la clinique de la douleur<br />

dénervation facettaire,<br />

c’est-à-dire la dénervation<br />

des articulations facettaires<br />

du dos. »<br />

NERF CASSÉ<br />

Ce même patient était<br />

déjà sur la même table<br />

d’examen la se<strong>mai</strong>ne dernière.<br />

Le docteur Dossche<br />

avait alors procédé à<br />

une anesthésie d’essai<br />

consistant à anesthésier<br />

de manière sélective une<br />

ou plusieurs articulations<br />

facettaires.<br />

Docteur Dossche : « Le<br />

patient a aussitôt indiqué<br />

n’est pas loin.<br />

ressentir une forte diminution<br />

de la douleur. Nous<br />

savons donc que dans<br />

ce cas, une dénervation<br />

facettaire permettra de<br />

soulager adéquatement la<br />

douleur. »<br />

Aujourd’hui a lieu le traitement<br />

définitif. Quatre<br />

aiguilles sont placées à<br />

hauteur des quatre articulations<br />

facettaires inférieures<br />

du patient. Ensuite,<br />

la pointe de l’aiguille nue<br />

est chauffée à 74 ° Celsius<br />

pendant 90 secondes.<br />

Cette chaleur est suffisante<br />

pour dénaturer les<br />

docteur Jan Dossche<br />

protéines du nerf afin qu’il<br />

ne transmette plus d’impulsions<br />

de douleur.<br />

« La douleur ne disparaîtra<br />

pas complètement »,<br />

précise le docteur Dossche,<br />

qui tempère les attentes.<br />

« Ce type d’arthrose liée<br />

à une usure des disques<br />

intervertébraux provoque<br />

aussi des douleurs en particulier<br />

lorsque l’on reste<br />

longtemps en position<br />

17


18<br />

debout ou assise. Mais nous<br />

attendons une amélioration<br />

de 70 à 90 %. Le patient<br />

récupérera ainsi une plus<br />

grande liberté de mouvement,<br />

ce qui est nécessaire<br />

pour son rétablissement et<br />

pour prévenir de futures<br />

plaintes. »<br />

SORTIR DE CET ENFER<br />

La dénervation facettaire<br />

est une des techniques (voir<br />

encadrés) utilisées par les<br />

quatre anesthésistes/médecins<br />

de la douleur. Créée<br />

en 2004, la clinique de la<br />

douleur d’Ypres a obtenu en<br />

2014 l’agrément en tant que<br />

centre multidisciplinaire<br />

de traitement de la douleur<br />

chronique. Elle est un des<br />

trois centres de ce type en<br />

Flandre occidentale.<br />

Docteur Dossche : « Notre<br />

groupe cible se compose<br />

surtout de patients souffrant<br />

de douleurs dorsales,<br />

cervicales et nerveuses<br />

que l’on ne parvient pas à<br />

gérer par la kinésithérapie,<br />

les infiltrations et la<br />

chirurgie. Dans le passé, ces<br />

personnes étaient souvent<br />

abandonnées à leur triste<br />

sort. La douleur peut avoir<br />

un impact considérable.<br />

Ce cercle vicieux peut<br />

conduire à une attitude<br />

passive. Nous essayons<br />

de les aider à sortir de cet<br />

enfer. »<br />

APPROCHE<br />

PSYCHOSOCIALE<br />

Ce « nous » désigne une<br />

large équipe multidisciplinaire,<br />

qui se réunit les<br />

mardis et vendredis pour<br />

discuter du cas de chaque<br />

patient et pour élaborer un<br />

plan de traitement multidisciplinaire<br />

personnalisé.<br />

Les quatre médecins de la<br />

douleur sont assistés par<br />

un physiothérapeute, un<br />

chirurgien orthopédique<br />

de la colonne vertébrale, un<br />

neurologue, un interniste et<br />

un psychiatre. Des psychologues,<br />

un kiné, un ergothérapeute<br />

et une assistante<br />

sociale fournissent l’appui<br />

paramédical. Les infirmières<br />

de la douleur, Marjan<br />

Leroy et Julie De Pauw,<br />

ainsi que le secrétariat et<br />

les médecins de la douleur,<br />

constituent l’épine dorsale<br />

de cette sous-discipline.<br />

Docteur Dossche : « Dans<br />

le traitement des douleurs<br />

dorsales et cervicales, le<br />

volet médical est indissociable<br />

de la composante<br />

sociale et psychologique. Il<br />

est important que le patient<br />

sorte de son rôle passif et<br />

apprenne à gérer la douleur<br />

résiduelle. »<br />

Secrétariat de la clinique<br />

de la douleur<br />

057 35 61 20<br />

pijnkliniek@yperman.net<br />

Douleur sciatique due<br />

à une inflammation<br />

Les douleurs sciatiques rayonnantes aiguës ou subaiguës<br />

sont généralement causées par une hernie<br />

discale. Beaucoup croient que l’hernie appuie sur le nerf<br />

et que c’est cela qui provoque la douleur. Ce n’est qu’en<br />

partie exact, explique le docteur Amaury Verhamme de<br />

la clinique de la douleur. « La plupart des douleurs sont<br />

causées par une inflammation locale due au fait que la<br />

partie interne du disque est exposée. Sur le plan immunologique,<br />

c’est un corps étranger. »<br />

Si le patient continue à souffrir malgré<br />

la kiné et les médicaments, une infiltration<br />

épidurale transforaminale peut<br />

lui apporter un soulagement. « Nous<br />

injectons un peu de cortisone pour<br />

combattre l’inflammation localement.<br />

Le patient retrouve ainsi le sommeil et<br />

peut entamer sa revalidation. »<br />

De plus en plus de<br />

neuromodulation<br />

La neuromodulation n’est remboursée que<br />

si la chirurgie n’a pas réussi à faire disparaître<br />

la douleur nerveuse chronique.<br />

Docteure Barbara Declercq : « Nous<br />

plaçons des électrodes dans l’espace<br />

épidural sous anesthésie locale et les<br />

connectons à un stimulateur. Ce dernier<br />

envoie aux nerfs des impulsions<br />

électriques qui noient les signaux de<br />

douleur. »<br />

Docteur Nick De Naeyer : « Les trois<br />

premières se<strong>mai</strong>nes, nous utilisons<br />

un stimulateur externe. Le patient<br />

tient chez lui un journal de la douleur<br />

et se rend à trois visites de contrôle<br />

au cours desquelles nous varions<br />

le programme de stimulation pour<br />

essayer d’obtenir le meilleur résultat.<br />

C’est qu’ensuite que le stimulateur est<br />

implanté en sous-cutané. »<br />

docteur Amaury<br />

Verhamme<br />

docteure<br />

Barbara Declerq<br />

docteur<br />

Nick De Naeyer


Entre<br />

10 30<br />

et<br />

tests par jour<br />

COVID-19<br />

Fermeture de la<br />

Villa Paula<br />

Vu le faible nombre de tests de<br />

dépistage du Covid qui sont<br />

actuellement réalisés au centre<br />

hospitalier Jan Yperman, le poste<br />

de dépistage situé au 10 Briekestraat<br />

– « Villa Paula » – a fermé<br />

ses portes le 2 <strong>mai</strong>. Les patients<br />

peuvent désor<strong>mai</strong>s venir faire un<br />

test Covid dans notre laboratoire<br />

clinique (route 71), en prenant<br />

rendez-vous via mynexuz.be, l’appli<br />

Mynexuz ou le 057 35 70 47.<br />

Les boîtes aux lettres de la Villa<br />

Paula utilisées pour les échantillons<br />

restent actives et sont<br />

relevées plusieurs fois par jour. Les<br />

patients qui se rendent à l’hôpital<br />

pour un test Covid peuvent toujours<br />

y stationner gratuitement.<br />

Le laboratoire clinique effectue des tests<br />

Covid de 12 à 18 heures en se<strong>mai</strong>ne et<br />

de 9 à 12 heures les week-ends et jours<br />

fériés<br />

LE PATIENT<br />

BRACHYTHÉRAPIE<br />

Nouveau duo<br />

L’urologue docteur Bruno<br />

Bamelis ne travaillera bientôt<br />

plus en tandem avec le radiothérapeute<br />

Antoon Lambrecht<br />

(AZ Groeninge) pour les<br />

opérations de brachythérapie.<br />

Lorsque le pionnier de Courtrai<br />

prendra sa retraite en juin, il sera<br />

remplacé par la docteure Karin<br />

Stellamans qui viendra une fois<br />

par mois au centre hospitalier<br />

Jan Yperman avec un physicien<br />

et une infirmière pour participer<br />

à la procédure. Bien que la<br />

surveillance active soit de plus<br />

en plus utilisée chez les patients<br />

de plus de 70 ans atteints d’une<br />

tumeur de la prostate, la brachythérapie<br />

reste une alternative<br />

utile et moins invasive à la<br />

prostatectomie pour ce groupe<br />

de patients, à condition que le<br />

cancer soit à un stade précoce<br />

et pas trop agressif, et le patient<br />

n’a pas de plaintes urinaires.<br />

Secrétariat de chirurgie<br />

057 35 72 00<br />

secheelkunde@yperman.net<br />

docteur Bruno Bamelis<br />

Jan Yperman Ziekenhuis<br />

Briekestraat 12 Ieper<br />

057 35 35 35<br />

info@yperman.net<br />

Poli Poperinge<br />

Oostlaan 11 Poperinge<br />

057 35 72 50<br />

poli.poperinge@yperman.net<br />

Campus Wervik<br />

Steenakker 30 Wervik<br />

057 35 62 <strong>40</strong><br />

dominique.croes@yperman.net<br />

Radiologisch kabinet Comines<br />

Spoorwegstraat 8 Comines<br />

057 35 74 02<br />

secradio@yperman.net<br />

Radiologisch kabinet Diksmuide<br />

Kasteelstraat 7 Diksmuide<br />

057 35 74 03<br />

secradio@yperman.net<br />

Radiologisch kabinet Klaverstraat<br />

Klaverstraat 1 Ieper<br />

057 35 74 01<br />

secradio@yperman.net<br />

Kinderpsychiatrie Twoape<br />

Poperingseweg 16 Ieper<br />

057 35 69 30<br />

ieper@twoape.be<br />

Collectieve Autodialyse Veurne<br />

Klinieklaan 1 Veurne<br />

058 33 38 20<br />

nefrologie@yperman.net<br />

Annuaire de<br />

tous les médecins<br />

Y-<strong><strong>mai</strong>l</strong> est le magazine du<br />

centre hospitalier Jan Yperman.<br />

www.yperman.net<br />

E.R. : Frederik Chanterie<br />

Coordination Pieter-Jan Breyne<br />

pieter-jan.breyne@yperman.net<br />

Y-<strong><strong>mai</strong>l</strong> est réalisé par<br />

f-twee communication<br />

www.f-twee.be<br />

19


Nouvel uniforme<br />

Les agents d’accueil de Jan Yperman sont le visage<br />

de l’hôpital. Cela mérite bien un bel uniforme. Les<br />

nouvelles tenues - sans écharpe cette fois - sont plus<br />

décontractées et accessibles. Elles sont fabriquées<br />

dans un tissu thermorégulateur confortable.<br />

Un pin local personnalisé complète le<br />

tableau.<br />

Jesse Clyncke<strong><strong>mai</strong>l</strong>lie<br />

et Valerie Deraeve<br />

Exp. : Briekestraat 12, 8900 Ieper<br />

Y-<strong><strong>mai</strong>l</strong><br />

Magazine du centre hospitalier Jan Yperman<br />

trimestriel - <strong>mai</strong> - juin - juillet <strong>2022</strong><br />

Bureau de dépôt Gand X<br />

P806231<br />

PB-PP B-00703<br />

BELGIE(N) - BELGIQUE

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