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Techsense Magazine #01

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E-INVOICING

(SOON) MANDATORY

INVOICE

ARE YOU READY?

AS OF 18 MAY 2022 AND BEFORE 18 MARCH 2023,

ALL LUXEMBOURG BASED COMPANIES WILL HAVE TO

HAVE ADOPTED PAPERLESS INVOICING

FOR BUSINESS TO GOVERNMENT (B2G) OPERATIONS.

ANTICIPATE THE TRANSITION TO BUSINESS-TO-BUSINESS (B2B)

AND BUSINESS-TO-CONSUMER (B2C) ELECTRONIC INVOICING.

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ÉDITO

À l'heure où j'écris le tout premier édito du tout premier numéro de notre

magazine, des combats font rage aux frontières de l'Europe, un pays voisin et

ami menace de basculer dans l'extrême. Au Moyen-Orient, les affrontements

fratricides semblent éternels à force de se répéter, et tout ceci pour conserver

ou conquérir une terre que chacun considère être la sienne. Une Terre dont les

ressources naturelles s'épuisent, une Terre mise en danger par les changements

climatiques, une Terre qui semble aujourd'hui se venger de tout le mal qui lui est

fait : tempêtes, forêts dévastées par les flammes, pandémie,…

Oui, il y a bien des raisons d'être alarmiste. Pourtant l'Homme possède des

ressources insoupçonnées et sait trouver des solutions là où tout semble perdu. Il

faut croire, garder espoir, prendre conscience de nos responsabilités, donner un

sens à chacun des actes que nous posons. C'est le message que je souhaite faire

passer.

Nous sommes des privilégiés : vous, chers lecteurs, qui avez ce magazine entre

les mains ou sa version digitale sous les yeux, comme moi-même. Nous devons

considérer ce privilège comme un cadeau du ciel et le mettre à profit pour donner

un sens à ce que nous faisons au quotidien. Pour tout vous dire, le nom TechSense

vient de là, du mot sens.

TechSense a été créé pour donner de la visibilité, du sens, à l'action de la

communauté tech. À notre niveau, nous tentons de faire entrer notre communauté

dans une nouvelle ère, de lui apporter un nouveau souffle, en privilégiant le

partage et en promouvant l'unité.

La Terre a un besoin urgent de soins, vous disais-je. Chez TechSense, nous sommes

persuadés que la technologie peut y contribuer, mais encore faut-il que nous

donnions du sens aux innovations que nous sommes en mesure d'apporter, pour le

bien de chacun sur la planète et l'avenir des générations futures.

Si certains imaginent leur avenir sur Mars, d’autres l'envisagent dans un monde

virtuel. Ce nouveau monde, c'est le Métavers, un phénomène qui nous offre son

lot de révolutions, notamment dans les domaines du commerce, du travail et de la

relation à autrui. Ce sujet, le premier numéro de notre magazine y consacre une

large place. Je vous invite à y porter un regard curieux, amusé, mais aussi critique

car, je le répète, la technologie doit être au service de l’humanité et non l’inverse.

Et pour cela, nous devons donner du sens à ce que nous faisons.

Kamel Amroune

CEO


INFORM

6

PWC & DATAIKU

Data science

L'IA démocratisée

8

CISCO

Hybrid work

"Work is not where

you go, it's what you

do". But not

in Luxembourg?

11

Finance

Weaponization

of finance

12

Cybersecurity

Everything you should

know about credential

stuffing

16

BEYN & SOGELIFE

Digitalisation

Un espace digital

pensé pour les clients

LEARN

Metaverse

Special

26

Métavers

Va-t-il changer

nos vies ?

30

DELOITTE

Metaverse

Where do we stand

in 2022?

32

Métavers

Métavers et sécurité

numérique

38

INTECH

Métavers

Quel cadre juridique

au sein du Métavers ?

40

Métavers

3 principes

pour construire

un Métavers

inclusif

SOLVE

48

NFT

The non-coders guide

to developing NFTs

50

EBRC

Digital trust

Comment et pourquoi

réaliser un plan

de continuité ?

52

HAMLET

CONSULTING

LUXEMBOURG

BRM

Le BRM au cœur

de la réussite

des projets métiers

54

Machine Learning

What are the best

languages to learn

for ML?

NETWORK

58

Blockchain & social

media

How blockchains are

set to transform

the world of social

media

60

Event

TN'Teens

The global tech

challenge for

teenagers

62

Event

Techsense Summit

To the Cloud

and beyond

18

ORANGE

Startup & e-commerce

Façonner le commerce

de demain

42

Métavers

Quand les femmes

façonnent l'avenir

du Métavers

20

Deep Learning

What is it, and how

does it work?

44

EY

Métavers

Quel impact ?

22

NTT

Healthcare

We have now

a blueprint for

a digital healthcare

platform!

What's next?


Table du belvedère

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INFORM

DATA SCIENCE

PwC et Dataiku

L'IA démocratisée

Propos recueillis par Michaël Renotte

Fondée en France en 2013 et aujourd'hui installée à New York, la société Dataiku défend

une approche visant à démocratiser l'usage de la data science et des outils d'intelligence

artificielle en entreprise. En s'associant à PwC au Luxembourg, la firme, qui a déjà

convaincu 450 entreprises à travers le monde, entend séduire un nombre croissant de

clients et continuer à mettre l'IA à la portée du plus grand nombre.

Nous avons réuni les protagonistes de cette nouvelle

initiative pour une discussion autour des développements

technologiques, industriels et économiques auxquels

peut s'attendre le marché luxembourgeois : Thierry

Kremser (Data & AI Leader) et Loïc Guillemin (Senior

Manager) de PwC Luxembourg ainsi que Pierre Carrere

(Alliances and Partnerships Manager France) et Frédéric

Lemeille (RVP Sales France & BeLux) de Dataiku.

Quelle est la genèse de la relation entre PwC et Dataiku ?

LG : "L'un de nos clients étant à la recherche d'une

plateforme d'intelligence artificielle collaborative,

nous avons été invités à participer à la sélection et

l’implémentation des fournisseurs potentiels. Notre

analyse a fait apparaître

que Dataiku était l’une

des solutions dans

l’écosystème de la future

plateforme qui répondait

le mieux aux besoins de

co-développement de modèles d’IA par des équipes

multidisciplinaires et de convivialité exprimés par le

client. Ce choix s’est confirmé lors de nos formations

des utilisateurs à Dataiku."

"La plus grande force de Dataiku

est sa volonté de démocratiser

l'intelligence artificielle"

Pourquoi Dataiku ?

TK : "La plateforme de Dataiku se distingue par

sa simplicité d'utilisation mais aussi par la prise en

compte de la chaîne de valeur IA de bout-en-bout, de

la préparation des données au support applicatif, en

passant par la gestion des processus MLOps. Mais la

plus grande force de la société est sa volonté assumée

de démocratiser l'intelligence artificielle : la plateforme

n'est pas réservée aux data scientists, elle est ouverte

aux utilisateurs métiers."

Pourquoi avoir créé un Joint Business Relationship ?

PC : "Notre plateforme a pour vocation de toucher la plus

grande communauté d'utilisateurs possible en Europe.

Une collaboration avec PwC

Luxembourg est idéale pour

atteindre ces objectifs : ses

consultants et ses spécialistes

possèdent à la fois une

connaissance approfondie

des clients locaux et un niveau de compétence élevé

en data science et IA. Je n'en veux pour preuve que la

montée en puissance rapide dont ont fait preuve ses

équipes en termes d'appropriation des compétences."

TK : "Nous avons souhaité aller plus loin dans notre

8


relation, et donc nous avons renforcé

notre collaboration afin d'accéder aux

ressources de formation, au support

et aux dernières nouveautés de Dataiku

pour promouvoir et déployer les solutions

chez nos clients."

Quelles sont vos ambitions ?

FL : "Nous touchons déjà une part non négligeable du

marché, mais nous disposons encore d'un

grand potentiel de croissance. Nous

voulons nous rapprocher des grands

clients potentiels en Europe et au

BeLux. Pour cela, nous avons décidé

d'investir localement, notamment

en créant plusieurs postes basés

au BeLux."

TK : "PwC a développé

une expertise dans des

domaines importants pour le

Luxembourg, comme la finance,

la détection de la fraude ou la

lutte contre le blanchiment. Ces

sujets sont justement des domaines

où la solution Dataiku a fait ses preuves.

Nous avons pour ambition de nous baser

sur ces expertises – et d'autres à développer

conjointement – pour répondre à des cas

d'usage spécifiques à certaines industries."

Quelles sont les prochaines étapes de votre collaboration ?

TK : "Au-delà des services habituels d'aide à l'implantation

de la plateforme ou de formation des utilisateurs, nous

avons pour objectif de fournir la solution de Dataiku

dans un format Platform as a service à nos clients au

Luxembourg, de façon à ce qu'ils puissent avoir accès

à la technologie, la tester et développer leurs propres

algorithmes d'IA."

"À un autre niveau, nous projetons d'offrir des

applications à la demande dans des domaines comme

la lutte contre le blanchiment d'argent ou le reporting

automatique en matière fiscale : de l'AI as a service, en

quelque sorte."

"La solution à la carence en

compétences passe par le data

citizenship"

PC : "Nous partageons avec

PwC Luxembourg une vision

européenne. À travers cette

collaboration, nous comptons

contribuer à améliorer le

fonctionnement de l'UE et de ses institutions en faisant

la promotion d'une IA dûment gouvernée. L'IA est sans

doute appelée à se banaliser mais elle ne doit pas moins

être contrôlée, maîtrisée et responsable."

FL : "La capacité que nous offrons à nos clients de

développer des modèles transparents et explicables –

et non des boîtes noires, obscures dans les réponses

qu'elles apportent à certaines questions - est l'une des

caractéristiques les plus distinctives de notre plateforme."

LG : "C'est effectivement un différenciateur clé par

rapport à d'autres acteurs du marché. Nous l'avons bien

perçu lorsque nous avons présenté la plateforme de

Dataiku à certaines entreprises, particulièrement dans

le secteur bancaire."

TK : "Nous avons publié voici quelques mois les résultats

d'une enquête sur l'usage de l'IA au Luxembourg. L'étude

montre qu'il y a un vrai mouvement des organisations

luxembourgeoises vers cette technologie malgré un

certain nombre de freins. Parmi ces éléments bloquants,

on peut citer le manque de personnel expert en la

matière. Et cette carence n'est pas prête d'être comblée.

Dès lors, la solution passe par le data citizenship, c'està-dire

donner aux utilisateurs

- experts métiers, gestionnaires

de risques, responsables de

projets - les moyens de mettre

en œuvre eux-mêmes les

solutions technologiques. La

démocratisation de l'IA apportée par Dataiku est une

grande force. C'est pour cette raison que nous estimons

qu'il faut investir dans cette approche."

9


INFORM

HYBRID WORK

HYBRID WORK

"WORK IS NOT WHERE YOU

GO, IT’S WHAT YOU DO"

BUT NOT IN LUXEMBOURG?

In today’s hybrid work world, it

is no longer enough to solve the

challenges of remote work or

support a safe office re-entry. It’s

about finding solutions to not

just recover in the face of change,

but to thrive and innovate for

sustainable work cultures and

employee experiences.

According to Cisco, we are in the

midst of a fundamental rather than

a gradual change. "It’s a revolution,

not just an evolution", says Renaud

Persiani, the recently appointed

Country Manager for Luxembourg

at Cisco.

"Not too long ago", he says,

"European work regimes were rather

conservative, in Luxembourg as well.

For most European managers, office

work was almost mandatory - also for

employee control. Hybrid work was

seen as a luxury, a benefit for those

who could manage their work from

home every now and again. But since

the pandemic, hybrid work has clearly

gone from nice-to-have to must-have".

Indeed, Luxembourg and other

European employees found a new

rhythm and productivity working

remotely, and they are not going

back to the way they worked before.

"If you look at how many hours we

spent to commuting in Luxembourg,

you could only conclude that our

productivity could improve. Now, no

one will spend two hours in traffic

for no reason anymore. The future of

work will be definitively hybrid", says

Renaud Persiani.

Rethink the office

A 2020 Cisco study proved that 90%

of the Luxembourgish workforce no

longer wishes to spend as much time

at the office as previously. They want

to keep the flexibility they got used

to during the pandemic. "Today,

work is not where you go, it’s what you

do", Persiani claims. A more recent

survey by Eurofound confirms that

the majority of workers in the EU

have a preference for working from

home at least occasionally (if there

were no COVID-19 restrictions),

with the most popular preference

being a hybrid way of working

(32%).

As we evolve in the hybrid world of

work, we will need to adapt both the

home and corporate offices: more

ergonomic equipment, appropriate

connectivity, collaboration tooling

and cybersecurity for the remote

10


worker, and equipment allowing inclusive collaboration

and meetings at the office, giving everyone equal voice.

Before the pandemic, 95% of space was allocated to

individuals. This is going to change as we rethink the

purpose of our real estate to be centers of collaboration

focused on innovation, connection and collaboration.

Rethink work culture

But the hybrid work revolution isn’t just about the

enabling technologies that make hybrid work practical,

it is also about personalization and empowering a

culture of choice. "The pandemic has given rise to a new

cultural norm of how work is done today", says Renaud

Persiani. ''Secure mobile devices allow us to roam and

are now powerful enough for us to work anywhere

effectively. Collaboration tools enable remote teams to

work together as if they were in a room. And advances in

networking such as 5G and Wi-Fi 6 are blurring the line

between home and office networking experience, much

like streaming movies at home are disrupting the movie

theater business model. Employees won’t all be remote on

the same day, at the same time. They will keep participating

from their kitchen table, their car, or their favorite coffee

shop, so our tools and practices must adapt. Cisco’s

technology enables collaboration and human connections

regardless of location. Work in the hybrid era is work in flex

mode.''

However, many European businesses are still figuring

out what "hybrid" means for them, and how they can

adapt to this new trend to remain effective. For most

companies, the introduction of hybrid working will

require a significant shift in the work culture and

developing new policies and practices. Workstyles will

drive how employees choose where they work, how

they work, and when they work. But choices have

consequences. To make hybrid work fully operational,

this culture of choice must be rooted in accountability,

trust and discipline. And the modern manager will play

an important role in the transition to this hybrid and

also inclusive work.

Rethink job market

Moreover, the employee experience as a result of this

shift will be crucial in a renewed war for talent. Until

recently, looking for a job was highly location specific

but those geographical barriers have now vanished.

The hybrid work revolution opened job markets to the

most qualified candidates no matter where they were

located - literally around the world. This is an advantage

for building inclusive and diverse teams and finding

top talents wherever they are, and underscores that

career success is no longer tied to being at headquarters.

"Today, our work organisation is more transparent", says

Renaud Persiani. "The output quality is what matters now,

more than hours spent at the office. In the longer run that

will certainly help to retain talents in Luxembourg too.''

Rethink cross-border agreements

Still, the country manager believes there are a few

institutional and administrative constraints that can

restrain the expansion of hybrid work. "There is a limit

to this new trend in Luxembourg", he says. He notes that

"since the beginning of the pandemic, the new flexibility

has allowed cross-border workers to increase the share of

telework without fiscal impact. But from July onwards, the

200,000 Belgian, German and French workers who, before

the crisis, used to cross the border every day will have to

adjust their number of teleworking days if they want to

avoid being penalised fiscally. Unless some new agreements

are reached between Luxembourg and its neighbouring

countries…".

11


12

INFORM

FINANCE


Weaponization

of finance

By Michaël Renotte

What is SWIFT and why is it important for the

Russian economy?

If you have been following the global financial news,

you'll have heard of SWIFT. More importantly, you'll have

heard of it in connection with Russia. In this article, we

discuss what SWIFT is and why it's so integral to the

wellbeing of the Russian economy.

What is SWIFT?

SWIFT stands for Society for Worldwide Interbank

Financial Telecommunication. It is essentially a

reputed payment system that is governed by various

Governmental financial bodies around the world.

It is used by thousands of financial institutions and

companies in more than 200 countries.

But SWIFT doesn't operate like your normal digital

payment system like PayPal, for instance. Rather, think

of SWIFT as a messaging system between financial

institutions. Each financial institution will have its

own SWIFT code, that is, its unique identifier. When a

customer wants to make a money transfer from one

bank to another, they will initiate a transfer by putting

in the recipient's account details. They will also input

the receiving bank's SWIFT code. Then, the sending

bank will use SWIFT to send and receive transaction

information from the other bank involved in the process.

The recipient bank will confirm all transfer details and

approve the transaction.

The advantage of SWIFT is that it allows customers to

conduct financial transactions across countries and

in banks that use SWIFT. Any and all types of financial

and banking transactions can be coordinated between

institutions through SWIFT.

Russia's dependence on SWIFT

Just like many other countries around the world, Russia

too, uses SWIFT to conduct international financial

transactions. SWIFT allowed Russian financial agencies

to conduct their banking and other financial transactions

with agencies around the world.

But, following Russia's invasion of Ukraine and the

resulting violence, the European Union, the United

States, and their allies decided to impose multiple

sanctions against Russia, one of which was related to

SWIFT. In a move that has partially incapacitated the

Russian financial system, the allies decided to remove

7 Russian banks and their subsidiaries from the SWIFT

system. These banks include VTB Bank, VEB Bank, Bank

Otkritie, Novikombank, Promsvyazbank, Bank Rossiya,

and Sovcombank.

How will Russia's removal from SWIFT affect them?

Russia has been a very active player in the import-export

trade for many decades. In fact, SWIFT was one of the

instrumental support systems that helped Russia grow

to a $1.48 trillion superpower in the past few decades.

The removal of Russian banks from SWIFT is akin to

completely cutting a person off the internet and the

World Wide Web. Russia's economy will head to a dark

age if they don't resolve their political issues with Ukraine.

For the Russian economy, this means that Russia will not

be able to participate in any quick and seamless importexport

trade until the removal is reversed. As of March

12, 2022, none of these banks can use SWIFT. Plus, none

of their millions of customers will have the opportunity

to conduct any transaction with the rest of the world.

In order to conduct import-export trade, Russian financial

institutions will need to resort to outdated technologies

like cross-border transactions, fax systems and even snail

mail. Not only will this add days to each transaction, but

it will prove to be difficult and expensive to implement

such redundant technologies.

Apart from this, there are far-reaching economic

consequences for Russia too. How inclined would

other governments, companies, and customers be to

do business with a country that has an archaic financial

system?

It's true that Russia does have its internal Financial

Message Transfer System, PFS, which works on the SWIFT

technology. But, rapid global deployment and acceptance

may come too late to stop the breaking down of Russia's

Economy.

13


INFORM

CYBERSECURITY

EVERYTHING

YOU SHOULD KNOW

ABOUT CREDENTIAL

STUFFING

By Michaël Renotte

Do you use the same password across multiple channels?

For example, your Amazon password for your Facebook account?

Do you use key identifiers as part of your email ID or password or app pin code?

For example, your birthdate or pet name?

If yes, be careful.

You could very easily fall prey to a credential stuffing software attack.

What is credential stuffing?

Credential stuffing is a cybersecurity breach where the

hacker uses compromised credentials to force their

way into your digital accounts and software. Here, your

credentials are stolen from one platform or organization

and used to access your accounts in another organization

or account. So, for example, the hacker will use your

Facebook password to check if you have used the same

password for a banking software.

If you have ever received an email from an app alerting

you to immediately change your credentials, chances are

your credentials were leaked and your account breached.

Hackers use a combination of malware and bots to collect

email IDs, passwords, app pin codes and other credentials

from millions of people. The use of automation not only

helps them reach more people but also hastens the

crime. Studies show that, on average, 4,800 websites a

month are compromised by hackers and at least 0.1%

of all credential stuffing attempts result in a successful

account login. While this may look like a low success rate,

the sheer number of credential stuffing attacks that take

place every day make this threat particularly dangerous.

How is it different from Brute Force attacks?

You may have heard of Brute force attacks in relation to

hacking. While it sounds similar to credential stuffing,

it actually isn’t. Brute force attacks are just that – an

attempt by the hacker to force their way into your

account through relentless guesswork. The hacker does

not use technology to consciously collect credentials but

rather tries to hit the mark in the dark.

Brute force attacks are successful on users who keep

simple passwords or use credentials that are known to

others - such as birthday or baby’s name. Credential

stuffing, on the other hand, is used to hack into accounts

where users use complex credentials.

14


JUNE 16, 2022

C A S I N O 2 0 0 0 M O N D O R F - L E S - B A I N S

WHERE LUXEMBOURG

TALKS CYBER SECURITY

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A FEW TIPS

TO PROTECT YOURSELF

FROM CREDENTIAL STUFFING

Change your password every month

Keep long phrases and complicated amalgams as your passwords

Avoid using your email address as a password or ID on your accounts

Implement Multi-factor Authentication to ensure your accounts don’t have

a single point of entry/failure

Enable CAPTCHA tests wherever you can, since this prevents bots from accessing

your accounts

Implement Device Fingerprinting to understand where traffic is coming from,

which location, what time zone and how frequently they visit your account/

website. If you notice anything suspicious, you’ll be able to share the fingerprints

of the suspect visitor with the authorities for a check.

Apply rate limits and block IPs that you feel are malicious

16


IN ACTION

for a better future

DAVIDSON LUXEMBOURG SA

10b, rue des Mérovingiens 8070 Bertrange

www.davidson.group


INFORM

DIGITALISATION

MySogelife

UN ESPACE DIGITAL PENSÉ

POUR LES CLIENTS

Par Michaël Renotte

En quelques mois, SOGELIFE a

pu développer un site clients,

offrant de nouveaux services

- information, valorisation des

contrats, accès aux documents

- aux clients internationaux,

détenteurs d’une assurance

vie luxembourgeoise. Jean Elia,

CEO de SOGELIFE, retrace la

genèse du projet et tire le bilan

de la collaboration avec BEYN,

partenaire technologique de la

firme.

Le projet MySogelife s'inscrit dans

une démarche d'amélioration de

l'expérience client, l'un des piliers

de la stratégie de transformation

digitale de SOGELIFE. Il résulte

d'un état des lieux articulé en trois

phases. "La première phase, que nous

avons baptisée 'Sense', a consisté en

l'identification des points les plus

sensibles pour nos partenaires et nos

clients et l'examen de ce qui pouvait

être amélioré", relate Jean Elia.

"Lors de la deuxième phase, appelée

'Dream', nous avons imaginé avec eux

ce que serait une meilleure expérience.

C'est à ce stade que nous avons

identifié plusieurs projets dont celui qui

deviendrait MySogelife, une plateforme

B2C, sachant que ce sont nos

partenaires qui distribuent nos produits

et solutions aux clients", explique-t-il.

C'est durant la troisième phase de

sa démarche, 'Act', que SOGELIFE

a concrétisé les résultats de ses

réflexions et de ses analyses. Quatre

projets ont ainsi vu le jour, dont

MySogelife. La conception de cette

plateforme résulte d'une démarche

de design thinking menée en étroite

coopération avec les partenaires et

les clients de la société.

Pour la mise en place de la solution,

SOGELIFE a considéré plusieurs

prestataires technologiques

potentiels. À l'issue d'un appel

d'offres, c'est la société Beyn qui s'est

démarquée. "Ils avaient l'expertise

du secteur financier nécessaire, ils

ont bien compris notre modèle de

distribution B2B2C et notre besoin",

précise le CEO de SOGELIFE. "Pour

la réalisation du projet, Beyn nous a

proposé une solution alignée sur notre

environnement qui n'a pas nécessité de

développements importants de notre

18


part", ajoute-t-il.

"La méthodologie agile qu'ils ont mise

en œuvre s'inscrivait bien dans notre

mode de fonctionnement", poursuit-il.

"Ils ont par ailleurs entièrement dédié

une équipe à notre projet, ce qui leur

a permis de fournir les livrables dans

des délais courts et selon un budget

compétitif".

Le projet a été livré dans les temps

impartis, à l'issue d'une période

de 6 mois. "La collaboration avec

nos équipes s'est avérée efficace : des

workshops préalables ont permis

d'identifier clairement nos besoins, nous

avons défini ensemble les différents

sprints du projet et mis en place des

points de contrôle réguliers de nos

exigences techniques", dit Jean Elia.

Aujourd'hui, SOGELIFE a reçu

des retours très positifs de ses

partenaires et des ses clients, qui

confirment la simplicité d'accès et

la convivialité de la plateforme.

"Au cours des 6 derniers mois", fait-il

remarquer, "20% de la clientèle-cible

se sont connectés à MySogelife, ce qui

représente un très bon taux d'adoption.

Quant à nos nouveaux clients, ils sont

systématiquement invités à se connecter

à la plateforme".

Jean Elia

CEO de SOGELIFE

19


INFORM

STARTUP & E-COMMERCE

Corinne Lozé · CEO d'Orange Luxembourg

Façonner

le commerce

Mustapha Rahem · Consumer Market & Online Sales Manager

de demain

Propos recueillis par Michaël Renotte

L’Orange Fab sélectionne chaque

année de jeunes entreprises

prometteuses et leur propose un

programme de développement

de leurs activités. L’accélérateur

de start-ups d’Orange s'empare

cette année des technologies

pressenties pour façonner le

commerce de demain. Corinne

Lozé, CEO d'Orange Luxembourg,

et Mustapha Rahem, Consumer

Market & Online Sales Manager,

nous en détaillent les différents

aspects.

"L'Orange Fab Belgique et Luxembourg en est à sa

cinquième édition. Après la 5G l'année dernière,

nous avons décidé de nous pencher cette fois sur le

Métavers et d'interpeller les start-ups qui travaillent

dans ce domaine ainsi que dans les réalités virtuelle et

augmentée", explique Corinne Lozé. "À ce jour, plusieurs

start-ups luxembourgeoises se sont portées candidates,

ce dont nous nous réjouissons parce nous comptons sur

ces jeunes entreprises technologiques pour développer

ensemble des projets cette année et au cours de l'année

prochaine", précise-t-elle.

"L'Orange Fab à pour but de permettre aux start-ups

d'échanger avec les industriels que nous sommes, de

confronter la pertinence de leur projet avec les attentes

du marché et de tester leurs solutions auprès de nos

clients", poursuit-elle. "Nous les accompagnons en

travaillant avec elles sur différents cas d'usage mais

aussi en leur offrant de la visibilité. Ainsi, EmailTree,

une des plus belles success story luxembourgeoise, a

été découverte dans le cadre de l'Orange Fab. Elle est

devenue notre fournisseur en matière d'intelligence

artificielle et nous l'avons introduite auprès de toutes

les filiales du Groupe Orange."

20


Les start-ups participant au programme sont également

amenées à rencontrer les équipes de R&D d' Orange – le

groupe dispose de plus de 5.000 chercheurs à travers le

monde – et à tirer parti de l'expérience acquise par cellesci

dans la mise en œuvre de technologies innovantes.

Offrir à une nouvelle clientèle les expériences

auxquelles elle aspire

L'équipe qu'anime Mustapha Rahem est en charge de

la distribution des produits d'Orange sur le marché

grand public. "Pour cela", dit-il, "nous disposons de

nos boutiques, de nos plateformes d'e-commerce,

mais nous restons à l'affût des tendances qui se

profilent, notamment ce que font les grands acteurs

de la distribution. Nous avons par exemple observé que

Carrefour avait commencé à acheter des terrains dans

le Métavers. Cette enseigne étant en train d'opérer une

parfaite transition numérique, cela nous a incités à nous

pencher plus attentivement sur la question."

"Si l'on considère que la clientèle de nouvelle génération

passe chaque jour 10 heures en ligne, que Gartner prévoit

qu'une personne sur quatre passera bientôt une heure par

jour dans le métavers, nous devons nous préparer à offrir

à cette nouvelle clientèle les expériences auxquelles elle

aspire", assure-t-il. "Nous réfléchissons donc à la manière

dont nous allons offrir des produits et des services dans

ce nouvel environnement, mais aussi aux opportunités

qu'offre le Métavers à une entreprise technologique

comme la nôtre."

Une nouvelle façon de consommer l'Internet

"Mustapha me rappelait hier qu'il était aussi pertinent de

s'intéresser au Métavers aujourd'hui qu'à Internet il y a 30

ans", intervient Corinne Lozé. "C'est là que l'opportunité

que nous avons de travailler avec des start-ups dans une

approche de co-construction va prendre tout son sens."

"Le Métavers, c'est la nouvelle façon de consommer

l'Internet, le Web 3.0", reprend Mustapha Rahem.

"Demain, les matchs de football se dérouleront dans le

Métavers. Le club de Manchester City vient d'annoncer la

création d’un stade virtuel dans le Métavers: il permettra

aux fans de regarder des matchs en direct de n’importe

où et de manière immersive. Il en ira de même pour

les concerts. Nous avons également découvert que

beaucoup de nos employés possédaient un avatar dans

un univers virtuel. Certains entre eux connaissent même

une belle notoriété."

"Les salariés d’Orange Luxembourg sont très jeunes",

souligne Corinne Lozé. "La VR, la VA et le Métavers sont

des concepts qui leur sont familiers et ils ne conçoivent

pas de ne pas s'y investir. Ils adhèrent d'ailleurs fortement

au service Orange Live Shopping d'achat en ligne

accompagné que nous avons lancé l'année dernière."

"D'autre part, le Métavers aura besoin de s’appuyer

sur des infrastructures télécoms extrêmement

performantes", fait elle remarquer, "ce qui n'ira pas sans

poser de nouveaux défis aux opérateurs de réseaux, que

ce soit en matière de disponibilité, de latence, de bande

passante ou de vitesse. Avec le développement de la

5G, c'est un développement auquel nous restons très

attentifs."

21


INFORM

DEEP LEARNING

Deep Learning

What is it, and how

does it work?

By Michaël Renotte

Deep Learning has been making

huge waves in the world these

days. Let’s explore what Deep

Learning is and how it works. By

the end of this article, you’ll be

able to better understand the nuts

and bolts of this technology.

Deep Learning is a form of machine

learning (ML) and artificial intelligence

(AI) that mimics the way

humans acquire certain types of

knowledge. Deep Learning is an important

part of data science, which

includes statistics and predictive

modeling. It is extremely useful for

data scientists tasked with collecting,

analyzing, and interpreting large

amounts of data; Deep Learning

makes this process faster and easier.

The goal of Deep Learning

In its simplest form, Deep Learning

can be seen as a way to automate

predictive analysis. CIOs and CDOs

task their teams to use unstructured

data for predictive analysis. This

includes images, videos, texts, audio

files, etc. In fact, this is how Deep

Learning differs from machine

learning, which uses processed

data. Deep Learning algorithms are

designed to distinguish individual

features based on how they look

or sound. This is why some of the

most powerful surveillance tools are

powered by Deep Learning.

In Deep Learning, organizations use

multiple artificial intelligence programs

and tools are used together

to collate and analyze data without

human intervention.

How does Deep Learning work?

Deep Learning works on three neural

network layers - Input Layer, Hidden

Layers and Output Layer. These

neural layers are the brain of Deep

Learning, where data processing

takes place. Each layer is connected

to another and this is what facilitates

data processing and analysis.

1. A very large volume of data is

collated to work on the analysis

and is put into the Deep Learning

program. This forms the input

layer.

2. The data is transferred to the

hidden layers (there are multiple

hidden layers) through connecting

channels. Each channel is

attached to an individual inputted

entity and it is given a specific

weightage of importance.

3. To the weighted channel is added

a "bias". Essentially, the bias is a

22


number that is used to account

for any instances of data bias. This

is where specific data sets may

have a higher likelihood of being

represented or used more than

others.

4. An activation function is applied

to the data being worked on.

This helps the Deep Learning

algorithm learn how to compare

and identify differences between

each data value. This activation

function helps demystify complex

data patterns and allows the Deep

Learning algorithm to become

smarter.

5. Finally, the activated data is

passed through all the hidden

layers, where it is adjusted to

remove any bias and report clean,

verified data. All the results you

receive through the output layer

are standardized according to the

parameters you have set.

Real-world applications

of Deep Learning

• Businesses use bots that are powered

by Deep Learning to simulate

realistic conversation when customers

visit the company website.

• Scientists predict potential natural

or man-made disasters and

help cities prepare for them.

• Medical professionals chart the

course of an illness or pandemic

in advance and develop the

right treatments quickly. Medical

equipment also uses Deep Learning

to identify and evaluate MRI

scans, pick out cancer cells, etc.

• Law enforcement officials use

Deep Learning to solve and

prevent crimes by identifying

criminal patterns and faces from

surveillance tapes.

• Automobile manufacturers are

developing self-driving cars, which

use Deep Learning to understand

traffic patterns and drive the car

safely.

• Companies design and develop

near-human robots to automate

work, etc.

23


INFORM

HEALTHCARE

We have now a

blueprint for a digital

healthcare platform!

What’s next?

By Michael Mossal, Senior Digital

Transformation Director, NTT

Luxembourg

Driven by the agility of a smaller

country, Luxembourg is clearly one

of the innovative places in Europe

when it comes down to healthcare.

Knowing that the enabling factor

for innovation in healthcare is

data, regulations on real world

patient data are more important

than ever. Pseudonymization and

anonymization of patient data are

the enablers for the success in this

important domain.

With the recently successfully closed

first 5G project of Hôpitaux Robert

Schuman (HRS) and NTT on the use

cases of heart disease treatment and

stroke patients, Luxembourg achieved

another milestone on the journey to

bring digitalization into healthcare.

Combining mobile applications with

telemedicine, IoT monitoring devices

and a reliable and fast connection

such as 5G, unlocks many possibilities:

(1) providing patients with the

right information at the right time,

anywhere, allowing them to make

informed decisions and be real

partners of their health care, with all

its associated improved outcomes,

including a decrease in mortality

(2) unlocking patient monitoring at

home and thus (2a) helping to conduct

the switch from stationary towards

ambulatory medicine, (2b) decreasing

hospital readmissions. Finally, (3)

allowing access to care from anywhere,

anytime, thereby limiting unnecessary

consultations at the emergency room or

transfers between institutions.

Indeed, digital health uses advances in

computing power and data techniques

to improve healthcare, to make it safer,

faster, and more accurate.

Artificial Intelligence / Machine

Learning

Artificial intelligence is transforming

the way we provide care by delivering

decision-support to clinicians

(e.g. image analysis, treatment

recommendation), streamlining

documentation (i.e., voice recognition)

or resource optimization. AI needs data

and data is more and more collected

through IoT.

Public and Private 5G network

To succeed in their digital

transformation journey, healthcare

institutions need a Digital Integration

Platform, accessible from anywhere,

and thus with a tight integration with

the public 5G Telco network. HRS

and NTT Luxembourg teamed up in a

consortium to address this challenge.

The envisioned open Digital Health

Platform connects apps, services, and

health related IOT devices, while

exchanging all sensitive relevant data

and content in real time, in a secure and

reliable way.

5G plays an essential role in Digital

Health. It is not just faster than 4G

connectivity, it also offers much greater

capacity, enabling millions of devices

to be connected simultaneously. In

addition, much lower latency means the

delay between a device being instructed

to perform an action and that action

being carried out is reduced to less than

10 milliseconds: essentially real-time.

Based on the Digital Platform structure

behind, any real-time health data

collection and analytics for treatment

and prediction becomes possible, from

anywhere. 5G offers, due through

higher bandwidth and network slicing,

the required means to collect a massive

amount of data while offering QoS

(Quality of Service) and a secure context

24


isolation. Artificial Intelligence is not

only available at the backend, but

models can be executed on tablets,

Smart Phones, further AR (Augmented

Reality) devices or on IOT devices

themselves. By that, AI supports realtime

health features straight on the

device.

As opposed to a simple performance

upgrade, private 5G changes the

game as organizations can have 5G

infrastructure where the spectrum

– and hence the network, as well as

the data on the network – are owned

by and under the control of the

organization. The concept of enterpriseowned

(and enterprise-focused) cellular

networks is quickly gaining popularity

as the combination of the performance

improvements of 5G networks and the

control and security enterprises need is

potentially too good to pass up.

Overall, the Digital Health Platform

properly combined with the 5G

network has the potential to facilitate

AI applications for medicine,

including decision-support, treatment

recommendation or early detection of

diseases. Public 5G will continue to play

a significant role in regional and global

projects. It further will be the layer

to interconnect Private 5G campus

networks.

Remote medical and care practices

New technologies have led to a digital

revolution of medicine. Remote

consultations and the immediate

transmission of data such as scans,

electrocardiograms and other reports

allow patients to seek specialist advice

or a second opinion almost anywhere

in the world.

These new forms of care require

intersectoral networking of all the

actors involved in the care pathway.

This care is strongly oriented towards

patients and adapted to their personal

needs - a step towards personalized

medicine - while encouraging

them to participate actively in

improving or stabilizing their health

situation. However, the training of

health professionals as well as patients

and their families in these new

professional practices remains a major

challenge.

The results of the HRS Digital Health

Platform project encourage to go

further and define a national project by

constituting a "national heart failure

network", which should not only

include hospitals, cardiologists, and

general practitioners, but also nurses

trained in heart failure, other health

professionals and technology providers.

During the HRS project we had great

support from the SMC, eSante and

CGDIS. The Société Luxembourgeoise

de Cardiologie and CNS are involved

in supporting us driving the project

further. We started to explore with

University of Luxembourg (SNT) how

we can use AI/ML to leverage the

pseudonymized data for Research, but

also for Diagnosing and Treatment

planning.

There is evidently an incredible

potential behind the Digital Health

Platform project, and the key objective

could be to allow the emergence of a

real ‘5G Health operator’, who can rely

on public 5G networks, but potentially

also on a set of private 5G networks,

deployed in certain hospitals. Those

networks could be fully under the

control of a hospital for simplified

coverage, security, and performance.

Gaia-X

Finally, compliance, specifically

when it comes to data exchange in

healthcare, is crucial. Together with the

national HUB, coordinator of Gaia-X

in Luxembourg, we share the vision

that an existing development, which is

part of the global healthcare platform

in Luxembourg will now flow into

Gaia-X. As this platform is today real,

this accelerates the process that things in

Gaia-X are becoming reality and are not

just ambitious goals.

What HRS and NTT build in

Luxembourg around 5G connectivity

and the digital healthcare platform, is a

foundation layer for the future.

The pace of innovation in healthcare

will not slow down. Today modern

medicine tells us mainly what is

happening and what has happened.

NTT Research is already working on

technology that let us investigate the

future to predict and treat heart failures

before they occur. We call this the

Cardiovascular Bio-Digital Twin. It is

a complete virtual representation of a

patient’s physiology. New technologies

like new generations of smart sensors

based on advanced nano technologies

and micro actuators are required to

fulfill that vision. Reliable and secure

connectivity, like 5G is key! The aim is

to create in the future a cardiovascular

system up to the cellular level. We will

not only be able to predict and assess

cardiovascular disease, but further

allow to treat them. The goal is to treat

them in a virtual world before they

appear in the real world. Even if we are

not there yet, we clearly see the future

of healthcare in front of us as it has

already started today.

25




INFORM

MÉTAVERS / METAVERSE

Métavers

Va-t-il changer

nos vies ?

Par Michaël Renotte

Si vous êtes un utilisateur régulier des réseaux sociaux et autres

services en ligne, vous avez probablement croisé le terme

"Métavers" au moins une fois au cours des derniers mois. Il s'agit

d'un concept associé à une nouvelle vision de l'Internet, précipité

sous le feu des projecteurs à l'occasion de l'annonce par Mark

Zuckerberg, CEO de Facebook, de la transformation du nom de son

entreprise en "Meta".

"Meta" signifie "au-delà" en grec ancien, ce qui reflète la volonté

de Facebook d'aller de l'avant, mais le mot a également été choisi

pour exprimer l'ambition du géant des réseaux sociaux de se muer

en une véritable entreprise du Métavers. Selon Mark Zuckerberg,

"le Métavers est un ensemble d'espaces virtuels où vous pouvez

(…) passer du temps avec des amis, travailler, jouer, apprendre,

faire du shopping, créer et plus encore… Une nouvelle expérience

formidable, une vague économique capable de créer des

opportunités pour les gens dans le monde entier".

Cela dit, le Métavers n'est pas une exclusivité de Facebook,

ni même une idée neuve.

28


Une brève histoire du Métavers

Le terme "Metaverse" a été imaginé

par l'auteur Neal Stephenson dans

un roman, "Snow Crash", publié en

1992. L'intrigue se déroule dans un

futur dystopique où les gens passent

la plupart de leur temps dans un

monde virtuel appelé "Metaverse".

L'idée du Métavers apparaît

également dans d'autres romans de

science-fiction, notamment le "Ready

Player One" d'Ernest Cline, porté à

l'écran par Steven Spielberg en 2018.

Outre Facebook, d'autres entreprises

technologiques ont mis sur le

marché des produits qui reflètent

le concept de Métavers. Dans le

domaine des jeux vidéo, par exemple,

des entreprises comme Epic Games

et Roblox ont même organisé des

concerts via des jeux en ligne. Avant

cela, d'autres jeux vidéo s'étaient déjà

appuyés sur des environnements

narratifs comparables à des métavers,

comme "The Sims" d'Electronic Arts

et "Second Life" de Linden Lab.

Même si ces quelques exemples sont

loin de refléter toute l'étendue de ce

que le Métavers pourrait réellement

signifier, ils n'en incarnent pas

moins l'un de ses composants

fondamentaux : un espace collectif

virtuel partagé et persistant, créé

par la convergence des réalités

physique et numérique, offrant des

expériences immersives améliorées,

et accessible par tout type d'appareil,

d'après la définition qu'en donne le

cabinet Gartner. La réalité virtuelle

tendant à se généraliser, il y a

fort à parier que, dans un avenir

proche, des jeux vidéo offriront

régulièrement des concerts auxquels

les utilisateurs pourront assister à

l'aide de casques VR.

L'idée du Métavers s'est cependant

déjà infiltrée dans le monde de

l'entreprise. En novembre dernier,

Microsoft a annoncé le déploiement,

en 2022, de Mesh for Microsoft

Teams, une plateforme en ligne qui

utilise des hologrammes et la réalité

mixte pour créer des espaces virtuels.

Ajouté à Teams, Mesh doit aider à

construire des environnements de

travail à distance qui favorisent une

connectivité plus étroite entre les

membres d'une équipe.

Le Métavers dans sa forme idéale

reste néanmoins sujet à discussion.

Quel horizon temporel ?

Les avis sont partagés. Lorsque

Mark Zuckerberg a partagé sa

vision du Métavers, il a annoncé

un délai de cinq à dix ans pour que

les technologies qu'il a évoquées

deviennent choses courantes.

Matthew Ball, spécialiste en capitalrisque,

envisage un délai beaucoup

plus long. Dans un essai publié en

2020, il estime que l'internet n'a

pas été conçu pour l'expérience

du Métavers. Il affirme que si de

nombreuses technologies modernes

contiennent des attributs que l'on

peut trouver dans un Métavers,

aucune d'entre elles ne peut

fonctionner au niveau requis par

un Métavers. Il pense qu'il faudra

des décennies pour construire un tel

univers virtuel.

Cela dit, lorsque le moment viendra,

nous n'assisterons pas pour autant

à une transition de l'Internet tel

29


The future

Full

of opportunities

A new way

of doing business

A new way

of interacting

Away of escaping

the real world

A new distraction

Dangerous

Useless

1.99%

4.30%

6.62%

0% 5% 10% 15% 20% 25%

que nous le connaissons vers le

Métavers. Les deux environnements

continueront à coexister, même si

des phénomènes ponctuels de fusion

sont à attendre. Qui plus est, les

grands acteurs ne seront pas les seuls

à y opérer. De petites entreprises

spécialisées dans différents aspects du

Métavers joueront probablement un

rôle important.

Mais quel en sera l'impact sur les

individus et les entreprises ?

Comment le Métavers va-t-il

changer nos vies ?

Le phénomène le plus directement

observable sera probablement une

multiplication des expériences

dans le Métavers. Il faudra peutêtre

attendre des décennies avant

de voir apparaître une version

aboutie du Métavers, mais nous

assisterons vraisemblablement à

un augmentation progressive de la

variété de formats disponibles en

matière de réalité augmentée et

virtuelle ainsi qu'à l'introduction

de technologies de plus en plus

immersives.

Le télétravail pourrait ainsi évoluer

vers la duplication à la maison, sous

une forme virtuelle, du bureau

traditionnel, voire déboucher sur la

création d'un espace numérique dans

lequel l'espace de travail pourrait

être installé de manière permanente.

11.26%

15.23%

16.56%

22.19%

21.85%

GLOBAL BUSINESS POINT OF VIEW

REGARDING THE METAVERSE 2022

Le shopping en ligne pourrait lui

aussi prendre un tout nouveau sens.

Des marques de prêt à porter comme

Balenciaga et Gucci se sont d'ailleurs

déjà associées aux éditeurs de jeux

Fortnite et Roblox pour lancer des

collections de vêtements destinés aux

avatars des joueurs.

Au-delà de ces cas d'usage, la plupart

des gens voient le Métavers comme

un monde numérique où tout, du

travail aux loisirs, peut trouver sa

place. A terme, le Métavers idéal

offrira autant d'environnements

différents que l'imagination des

utilisateurs et la créativité des

concepteurs le permettront.

Une opportunité historique pour

les marques

En leur permettant de communiquer

avec les consommateurs par des

moyens inédits, le Métavers conférera

aux marques une puissance narrative

sans précédent. Avec le Métavers,

il suffira pour les entreprises de

raconter tout simplement leur

histoire, sans limites géographiques,

sans campagnes de marketing

coûteuses ni rapports qui prennent

des semaines à produire.

Pour se préparer à tirer pleinement

parti des capacités du Métavers,

les marques peuvent choisir de

s'impliquer dès maintenant dans

la "réalité virtuelle sociale".

L'interaction sociale en ligne

a beaucoup changé depuis les

premiers forums et autres espaces de

discussion, et elle continue d'évoluer

à travers des plateformes comme

Instagram, Snapchat et TikTok. La

RV marque une nouvelle étape dans

l'évolution des réseaux sociaux et

ouvre des opportunités qui restent

encore à explorer. Par exemple, dans

la réalité virtuelle, tout le monde

peut devenir un influenceur, ce qui

contraint les marques à s'adapter

si elles veulent rester pertinentes

pour les consommateurs de nouvelle

génération. Et le soutien d'une

marque par une célébrité n'a plus

guère de valeur en soi quand le

consommateur peut discuter avec

son idole ou jouer avec elle dans un

espace de réalité virtuelle.

Les perspectives ouvertes par le

Métavers sont immenses. Mais nous

devons également tenir compte des

effets indésirables potentiels. Les

problèmes qui affligent le monde en

ligne aujourd'hui - fuites de données

personnelles, commercialisation

des espaces en ligne, centralisation

du pouvoir technologique, se

manifesteront tout autant dans le

Métavers si l'on n'y prend pas garde.

D'autres effets induits peuvent bien

sûr survenir : ils n'apparaîtront qu'au

fur et à mesure de la mise en place

du Métavers. Quoi qu'il en soit, le

Métavers arrive, et les entreprises

devraient commencer à réfléchir

dès maintenant à la manière de s'y

préparer.

30


Deloitte

Metaverse Month

Getting to grips with

metaverse, Web 3.0, DeFi,

NFTs and blockchain

opportunities.

How can you take advantage of the

exponential growth in digital economies?

Join us during Deloitte’s Metaverse Month,

a series of events tackling cutting-edge

topics linked to the metaverse, Web 3.0,

decentralized finance and more. We will

explore the upcoming wave of disruption

with renowned specialists, while diving into

the heart of the hype with showcases by

leading companies.

© 2022, Deloitte Tax & Consulting, SARL

4 MAY

The Metaverse hype –

what is it all about?

11 MAY

The rise of NFTs – the new

powerhouse of virtual worlds?

18 MAY

Finverse Forum in collaboration

with The Dots

31 MAY

The Future of Work – what role

will the Metaverse play?


Patrick Laurent · Partner and Innovation Leader

Fateh Amroune · Director Innovation

LEARN

MÉTAVERS / METAVERSE

Metaverse

Where do we

stand in 2022?

By Patrick Laurent, Partner and Innovation Leader and Fateh

Amroune, Director Innovation at Deloitte Luxembourg

While 2022 will see plenty of

hype and financing around "the

Metaverse", it is still unclear

what it will ultimately look like

or which technologies it will use.

Still in its infancy, the concept

of the Metaverse is so broad and

potentially transformative that

it is prone to oversimplification

and speculation. Therefore,

organizations and investors

need to tread cautiously when

evaluating its short-term

potential.

But what is the Metaverse, and how could it work?

The Metaverse, by most definitions, is a 3D digital

representation of the "real world" that exists online,

alongside the physical world. Through digital avatars

of themselves, users can socialize, play games, learn

new skills, deliver products and services, and shop. The

Metaverse can be experienced in real-time, meaning it

could evolve the current, "flat" internet into a 3D spatial

form that is always available to all.

By combining platforms, experiences, audiences and

marketplaces into one shared digital world, users can

seamlessly move between different locations, activities

and events. The Metaverse’s digital economy would allow

people to create, sell and buy goods that can be used

across different platforms. For example, a user can buy

a virtual outfit in a shop to wear at a virtual conference

— just like in the physical world.

To help bridge the digital and the real worlds, the

Metaverse could offer augmented reality (AR), virtual

reality (VR) and mixed reality experiences. For instance,

digital twins, remote collaboration and 3D simulations

could be integrated into an organizational or industrial

32


Metaverse, combining both worlds to offer a seamless

and unique experience.

An early example of Metaverses are popular socialgaming

platforms, which already host tens of millions

of people in virtual worlds. Players customize their avatars

with virtual clothing and gestures, brands promote and

sell virtual goods, media franchises create in-game

experiences based on their IP, and top musicians perform

in front of millions of fans worldwide. These platforms

do not yet harness AR, VR, NFTs or spatial computing.

So, does this mean that the Metaverse has already

arrived? After all, many related trends are already on

the rise, including shoppable media, virtual meetings,

social camera filters, motion capture, AR for apparel and

furniture shopping, spatial computing, and immersive

learning. However, for the Metaverse to fully realize its

potential as an interconnected 3D world, it requires the

significant adoption and interoperability of emerging

technologies, while establishing greater trust and safety.

For example, if the Metaverse requires advanced AR or VR

technologies, it still has some way to go. Consumer AR

is still on smartphones, and only an estimated 16 million

consumer VR headsets are sold per year, compared with

more than a billion smartphones. Both technologies

have hardware limitations, ergonomic challenges, and

other potential problems. If the Metaverse needs 100

million users willing to wear headsets as often as they

check social media, it could take more than 20 years to

achieve this. However, hyperscale technology platforms

are already recognizing the competitive benefits of

controlling the Metaverse and are investing accordingly.

The Metaverse also needs a community for stickiness and

monetization. Metaverses that require more interaction,

like social media, could amplify bullying, harassment,

misinformation and algorithmic bias. As a result,

companies adopting a Metaverse strategy must prioritize

community well-being and consider ways to mitigate

social problems before they arise. For instance, what are

the potential social and psychological consequences of

widespread virtual immersiveness?

The more connected the Internet is to the physical world,

the more time we spend in the digital world. Despite the

many challenges ahead, a Metaverse that spans virtual

and physical spaces is a likely next step in technology’s

evolution. However, its full realization and widespread

use could take years.

Therefore, in 2022, organizations should focus on

building blocks, short-term use cases and early

Metaverses that are currently prosperous, while laying

the foundation for the future.

33


LEARN

MÉTAVERS / METAVERSE

MÉTAVERS

ET SÉCURITÉ

NUMÉRIQUE

Par Michaël Renotte


Alors que le buzz autour du Métavers ne cesse de prendre de l'ampleur,

nombreux sont ceux et celles qui s'inquiètent des risques potentiels

encourus dans un environnement où les frontières entre les mondes

physique et virtuel sont vouées à s'estomper.

Construire des écosystèmes de confiance

Construire des écosystèmes de confiance au cœur

des technologies développées pour le Métavers est

une considération essentielle. Ces écosystèmes de

confiance consisteront à intégrer des algorithmes,

des structures, des cadres, des réglementations et des

politiques dans les cycles de développement du matériel

et des logiciels afin d'intégrer, dans l'ADN même de ces

technologies, les différents éléments relatifs à la sûreté,

la confidentialité et la sécurité du Métavers.

La manière dont les données seront partagées dans

les mondes virtuels devra être examinée attentivement

pour garantir le respect de la vie privée. Une deuxième

dimension à prendre en compte en la matière est

l'élimination des biais susceptibles de conduire à une

adaptation non inclusive - voire malveillante - du monde

réel. S'engager dans le Métavers consistera à utiliser des

technologies intégratives émergentes. Cela nécessitera

un processus global et transparent de validation de la

protection fournie au sein des environnements vis-àvis

des violations de la confidentialité, de l'intégrité et

autres éléments de sécurité.

Ces écosystèmes de confiance contribueront à créer

une approche stable, inclusive et clairement définie,

propre à garantir des expériences virtuelles immersives

de qualité.

Quels risques dans le Métavers ?

Pour comprendre comment les risques pour la

sécurité pourraient prendre un tour plus prévalent

dans le Métavers, il convient de rappeler un concept

clé de ce futur numérique, mis en évidence par le

Forum Economique Mondial : "Au cœur du concept

de Métavers, se trouve l'idée que des environnements

virtuels, 3D, interactifs et accessibles en temps réel

deviendront un vecteur de transformation essentiel

pour l'engagement social et commercial. S'ils devaient

être mis en œuvre, ces environnements dépendraient

de l'adoption généralisée de la réalité étendue".

Même s'il ne s'agit pas à proprement parler d'une

expérience totalement immersive, il est probable

que, dans un avenir proche, un nombre croissant de

personnes passent de plus en plus de temps à mélanger

les interactions hors ligne et virtuelles, évoluant vers un

phénomène de "réalité mixte". Dans ce contexte, des

atteintes à la vie privée et à la confidentialité peuvent

conduire à compromettre la sécurité des interactions et

des utilisateurs. Imaginons, par exemple, qu'un individu

se fasse passer pour un médecin afin d'avoir accès aux

moyens technologiques utilisés pour des opérations

chirurgicales pilotées numériquement.

On peut se faire une bonne idée des risques potentiels

en observant certaines applications existantes qui

mettent en œuvre des "mondes virtuels", comme c'est

le cas pour de nombreuses plateformes de jeux. Il est

clair que des problèmes de sécurité inquiétants se sont

déjà posés dans de tels environnements. Par exemple,

des reconstitutions de la fusillade survenue en 2019 dans

la mosquée de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, et

destinées à de très jeunes enfants, ont été découvertes

à plusieurs reprises sur la plateforme Roblox, malgré

les efforts considérables déployés par l'entreprise pour

endiguer ce type de contenu.

Les contenus violents ou faisant l'apologie du terrorisme

ne sont pas les seuls à hanter ces mondes virtuels. Un

employé de Facebook a récemment été victime d'une

agression raciste qui a duré plusieurs minutes alors

qu'il jouait à Rec Room sur le casque VR Oculus Quest.

Il n'a pu ni identifier l'agresseur, ni signaler l'agression.

Le harcèlement sexuel est un autre phénomène

problématique qui a émergé dans le Métavers sous

diverses formes.

Risques numériques : la situation actuelle

Si l'on prend un peu de recul et que l'on examine le

contexte digital en l'état, on constate que les risques

de préjudice sont en augmentation. Selon le dernier

rapport d'évaluation des menaces mondiales de

WEProtect Global Alliance, un participant sur trois (34%)

à l'une de leurs enquêtes a déclaré avoir été invité, alors

qu'il était enfant, à poser un acte sexuellement explicite

en ligne. En outre, The Internet Watch Foundation a

constaté une augmentation de 77% de la quantité de

matériel sexuel "auto-généré" par des enfants entre

2019 et 2020.

Avant même la pandémie de COVID-19, plus de la

35


moitié des filles et des jeunes femmes déclaraient déjà

avoir été victimes d'abus en ligne, selon une enquête

réalisée l'année dernière à l'échelle mondiale par la

Web Foundation, une organisation cofondée par l'un

des fondateurs du web, Tim Berners-Lee. Le partage

d'images, de vidéos ou d'informations privées sans

consentement – phénomène connu sous le nom de

doxxing – y était pointé comme étant le problème le

plus préoccupant pour les filles et les jeunes femmes

à travers le monde. Selon une étude réalisée par le

Pew Research Center, un afro-américain sur quatre et

un hispano-américain sur dix ont déjà été victimes de

discrimination en ligne en raison de leur race ou de leur

origine ethnique, contre seulement 3% des américains

blancs. Le niveau de risque est clairement élevé, surtout

pour les groupes vulnérables.

Pour Antigone Davis, responsable mondiale de la

sécurité chez Meta, "Contribuer de manière responsable

à la construction du Métavers nécessitera de combiner

recherche, collaboration et investissements dans la

sécurité en matière de réalité étendue". Elle précise :

"Nous investissons par exemple dans des contrôles qui

permettent aux utilisateurs de gérer et de signaler les

contenus et comportements problématiques, ainsi que

dans des outils de sécurité conçus pour les expériences

immersives. Mais nous ne pouvons pas le faire seuls.

Pour aborder la sécurité de manière globale à mesure

que le Métavers émerge, nous devons nous associer à

d'autres acteurs issus des sphères gouvernementales, de

l'industrie, du monde universitaire et de la société civile".

Mary Anne Franks, présidente de la Cyber Civil Rights

Initiative, a révélé dans un article sur la réalité virtuelle

et augmentée que, dans la réalité virtuelle, les abus

étaient "beaucoup plus traumatisants que dans les

autres mondes numériques".

Des risques exacerbés dans le Métavers ?

Les risques existants pourraient être exacerbés dans

le Métavers et ce, de plusieurs façons. Tout d'abord,

les nouveaux environnements multimodaux - donc

plus intrusifs - favoriseront les risques de contacts

non désirés. Aujourd'hui, si quelqu'un avec qui nous ne

voulons pas nous engager tente d'établir une relation

en nous envoyant des messages ou en essayant de

nous contacter sur des plateformes telles qu'Instagram,

Facebook, etc., sa capacité est essentiellement limitée

à l'envoi de messages textuels, de photos, d'émojis, etc.

Imaginez cependant qu'un individu indésirable puisse

pénétrer dans l'espace virtuel de quelqu'un et "se

rapprocher" de cette personne dans le Métavers. En

l'absence de solides mécanismes permettant de signaler,

de prévenir et d'agir en temps réel, cette situation

pourrait donner lieu à des comportements hautement

indésirables. Avec les technologies tactiles, le risque que

les préjudices subis dans le Métavers soient plus "réels"

n'est pas à négliger, dans la mesure où de nombreuses

entreprises s'efforcent d'intégrer le toucher en tant

que dimension supplémentaire à la "réalité immersive".

Ainsi, les gants VR "haptiques" développés aujourd'hui

par de nombreux fabricants, visent à fournir un retour

tactile afin d'apporter une sensation plus précise et plus

réaliste à tout mouvement. De tels produits permettent

de générer de meilleures sensations de réalité et

d'améliorer la connectivité dans un environnement

virtuel. Mais des acteurs malveillants peuvent également

en abuser avec des effets et des conséquences dont

nous ignorons encore toute la portée.

Les contenus préjudiciables qui prolifèrent dans les

environnements numériques actuels peuvent également

se traduire dans le Métavers par des équivalents plus

graphiques, plus auditifs, plus tridimensionnels, au

ressenti plus intrusif et à l'impact plus profond en raison

de la nature multisensorielle de l'environnement dans

lequel ils sont propagés.

L'essor des monnaies virtuelles peut aussi constituer

un défi en matière de prolifération de contenus et

36


Interest in using the metavers by gender

March 2022

44%

12%

24%

35%

18%

50%

8%

21%

Very interested

Somewhat

interested

Not that

interested

20%

28%

19% 21%

Not intersted

at all

50%

50%

40%

38.24%

40%

30%

20%

10%

0%

25.49%

25.49%

30%

20%

10%

0%

Main doubt regarding the Metaverse

April 2022

Top 10 Countries with the most engagement

time on Roblox

1 - U n i t e d S t a t e s

2 - B r a z i l

3 - U n i t e d K i n g d o m

4 - P h i l i p p i n e s

5 - M e x i c o

6 - R u s s i a

7 - T h a i l a n d

8 - G e r m a n y

9 - C a n a d a

1 0 - T u r k e y

Cyber security

That the trend will fade

That digital life takes over real life

37


d'activités préjudiciables. Il semblerait, par exemple,

que des enfants utilisent leurs avatars pour offrir

des séances de lap dance dans des clubs de striptease

virtuels en échange de paiements en "Robux",

la monnaie virtuelle de Roblox. Les crypto-monnaies

sont populaires parmi les acquéreurs de matériel

"CSAM" (Child Sexual Abuse Material), car leur gestion

décentralisée et leur indépendance vis-à-vis des

institutions financières garantissent l'anonymat, selon

un rapport d'ActiveFence.

Compte tenu du rôle que les monnaies numériques

sont appelées à jouer dans le Métavers, les structures

de paiement qui favorisent par ailleurs la prolifération

de contenus pernicieux sont susceptibles d'augmenter

en volume comme en complexité avec le passage au

"Web 3.0".

Selon Brittan Heller, experte en technologie et en

droits de l'Homme, le suivi et la rétention de données

biométriques constituent un risque supplémentaire

car ils offrent aux plateformes "des informations

composées de votre identité réelle combinée à des

stimuli, indiquant de manière extrêmement précise ce

que vous pensez, aimez et désirez". Dans un article, elle

forge le terme "psychographie biométrique" et étudie

les conséquences possibles de la collecte des données

générées par les nouvelles technologies immersives

pour les droits de l'homme, la vie privée et l'autocensure.

d'élaborer des mécanismes d'attaque sur une plateforme

virtuelle évoluent constamment. Elle considère qu'il

"ne s'agit jamais d'un cycle de développement fixe,

que nous devons être attentifs à la manière dont

nous construisons les éléments logiciels et matériels

et inclure des composants de sécurité natifs afin de

protéger l'intégrité des contenus développés, les

interactions créées par les utilisateurs et, globalement,

la stabilité du monde virtuel présenté". Elle ajoute : "Il n'y

a pas qu'un facteur unique à prendre en compte ici, car

les aspects de confidentialité, d'intégrité, d'authenticité,

d'accessibilité, de respect de la vie privée et de sécurité

doivent tous, sans exception, être développés". Elle

souligne encore que, jusqu'à présent, "les attaques

contre les terminaux virtuels ont toutes été construites

par le biais de plateformes open source telles que la

plateforme OpenVR de Valve".

Comment agir ?

Des experts universitaires et de la société civile, des

régulateurs ainsi que de nombreuses entreprises

plaident en faveur de l'adoption de nouvelles lois

et réglementations afin de faire en sorte que ce qui

n'est pas autorisé dans le monde réel soit également

criminalisé dans les espaces virtuels. La plateforme de

rencontre Bumble fait ainsi pression pour criminaliser

le cyber-exhibitionnisme.

Akhila Kolisetty, avocate spécialisée dans les droits

de l'homme, souligne que le Canada, l'Angleterre,

l'Allemagne et même l'Inde et le Pakistan font partie

des rares pays qui ont rendu illégal l'abus sexuel par

l'image, lorsque des photos privées sont partagées

sans consentement. De nombreux pays ne disposent

pas de lois réprimant les formes émergentes d'abus

numériques, comme les techniques de "deepfake" qui

permettent de superposer le visage d'une femme à une

vidéo pornographique et de partager le résultat sur des

plateformes de messagerie.

Le commissariat australien à la sécurité en ligne (eSafety

Commissioner) apporte son soutien aux personnes

victimes de tels abus, mais de nombreux pays sont

à la traîne. Il en va de même pour la protection des

enfants en ligne. L'actualisation des lois pour les

rendre applicables dans un contexte numérique sera

un élément clé de la gouvernance du Métavers.

Selon Hoda Alkhzaimi, professeure en ingénierie

informatique et directrice du centre de cybersécurité

de l'Université de New York à Abu Dhabi, les façons

38


Une gouvernance adaptée

Des organismes tels qu'Access Now et l'EFF font

pression sur les gouvernements et d'autres parties

prenantes afin que ceux-ci se penchent sur la question

des droits de l'Homme dans le contexte des réalités

virtuelle et augmentée.

Un autre grand domaine à améliorer est celui des

politiques, des règlements et des mécanismes

de modération adoptés par les plateformes. "Les

plateformes de réalité virtuelle et augmentée

nécessitent des conditions de service spécifiques aux

environnements immersifs, basées sur la façon dont ces

technologies interagissent avec notre cerveau. Nous

ne pouvons pas simplement appliquer au Métavers

les règles en vigueur pour les réseaux sociaux", fait

remarquer Brittan Heller. "C'est important", insistet-elle,

"car la gouvernance des plateformes dans les

mondes virtuels doit s'appliquer aux comportements,

en plus des contenus".

À l'heure actuelle, l'une des formes les plus courantes

de gouvernance dans les environnements virtuels revêt

l'aspect d'une modération réactive et punitive. Cela

n'empêche pas les préjudices de se produire. Qui plus

est, leurs répercussions peuvent souvent être évitées par

les contrevenants dans la mesure où ceux-ci améliorent

sans cesse leur pratiques de contournement des règles.

Pour assurer un avenir numérique plus sûr, il serait

opportun d'imaginer des moyens propres à inciter

à de meilleurs comportements et récompenser les

interactions positives, en particulier compte tenu des

risques accrus que l'on pourrait être amené à rencontrer

dans le Métavers.

39


Pascal Agosti · Avocat associé au sein du Cabinet Caprioli & Associés

LEARN

MÉTAVERS / METAVERSE

Quel cadre

juridique au sein

du Métavers ?

Propos recueillis par Michaël Renotte

Fabrice Croiseaux · CEO d'InTech

Alors que le Digital Services Act

(DSA) et le Digital Market Act (DMA)

devraient prochainement entrer en

application, le Métavers suscite de

nouvelles interrogations juridiques.

Au cours d'un échange informel,

Fabrice Croiseaux, CEO d'InTech, et

Pascal Agosti, avocat associé au sein

du Cabinet Caprioli & Associés et

spécialisé dans le droit du numérique,

ont partagé avec nous leurs réflexions

et leurs idées sur la place du droit dans

le Métavers.

MR: Quelle définition donneriez-vous

du Métavers ?

FC: "Plutôt qu'une définition, je proposerais

plutôt une série de caractéristiques. Le

Métavers est un monde numérique, il est

immersif et propose une forme de continuité

entre les objets du monde réel et leurs

jumeaux numériques."

PA: "Mais le Métavers est-il bien 'un

monde' ? Je ne le crois pas. Il ne s'agit pas

d'une vie virtuelle pleine et accomplie.

Pour moi, il s'agit plutôt d'un nouveau

produit qui offre plus d'interactions, plus

d'immersion. Et à mon sens, il y a autant

de métavers que d'opérateurs privés comme

Méta, Amazon ou d’autres groupes qui les

créent et les animent."

MR: Se pose aussi la question de la

régulation …

PA: "Oui, et c’est un point fondamental.

Pour l'instant, ce sont des opérateurs

privés qui se sont lancés dans le Métavers,

développant chacun leur ligne de produits.

Et ils vont devoir imposer des règles."

"Nous connaissons déjà le problème avec les

réseaux sociaux, qui peuvent être considérés

comme des proto-métavers. Ce sont des

espaces où des interactions entre plusieurs

personnes sont possibles. Ce qui est premier

en termes de droit sur les réseaux sociaux,

et qui devrait l'être également en matière

de Métavers, c’est le contrat – contrat

d'adhésion ou règlement de communauté.

Ainsi, par exemple, en cas de message

diffamant ou dénigrant publié sur un média

social, c'est vers l'opérateur que l'on se

tourne en premier, pas vers le juge. Ce n’est

que si le média social ne s’exécute pas qu’il

conviendra de saisir la justice. Pareillement,

c'est le contrat d'adhésion – les règles

imposées par l'opérateur privé – qui sera la

première charte qui s'appliquera à chaque

personne qui entrera dans le Métavers."

"Il ne faut pas oublier que certains

textes sont impératifs, comme le RGPD

qui s'applique lorsque l'on traite avec

un citoyen de l'UE. Cela signifie que la

nationalité du jumeau physique aura un

impact sur son avatar dans le Métavers. Le

RGPD est une loi impérative qui s'impose

au contrat. Il en va de même pour le délit

de contrefaçon. C'est un délit pénal qui

est supérieur au contrat. Une marque

d'articles de luxe pourra ainsi dénoncer un

"skin" – un accessoire virtuel destiné à un

avatar – qui ne serait qu'une contrefaçon

de son produit. Il en est de même pour

la réglementation en matière d’actifs

numériques."

"Pour résumer, en termes de droit, c'est

le contrat qui va s'imposer à chaque

utilisateur du Métavers, sans oublier les

cas où la loi viendra s’imposer dans les

domaines impératifs. Bien évidemment, les

40


conditions contractuelles ne peuvent être

contraires à l’ordre public."

FC: Avec des environnements plus

immersifs, les comportements

indésirables qui se produisent sur les

réseaux sociaux peuvent être vécus

de manière plus violente par ceux –

et celles - qui en sont victimes. Des

cas semblables ont déjà été signalés

sur Minecraft et Roblox, certains

impliquant de jeunes mineures. À ce

sujet, doit-on considérer qu'un avatar

a le même âge que son "jumeau"

physique ?

PA: "Nous devons partir du principe qu'un

avatar, dans l'état actuel des choses, n'est

rien d'autre que le prolongement de la

personne physique qu'il représente. L'avatar

n'a pas d'autonomie. L'avatar d'une

jeune fille de 12 ans, même s'il paraît en

avoir 25, n'est ni plus ni moins âgé que sa

'propriétaire'."

FC: Et à l'inverse, la problématique

de l’avatar se présentant et ayant

l’apparence d’un enfant ou d’un

adolescent alors que c’est un adulte

est encore plus prégnante dans le

Métavers. Ne faut-il pas vérifier

et renforcer les liens entre les

caractéristiques d’un avatar et de son

propriétaire ? D’ailleurs, "le terme

jumeau numérique" implique une

ressemblance forte.

PA: "Cette problématique peut être

rapprochée des débats qui ont lieu en

France autour du contrôle renforcé de

l’âge des internautes accédant aux sites

pornographiques. Ces solutions de contrôle

ne sont pas simples à mettre en place. Le

recours à FranceConnect - un dispositif tiers

d’authentification – a été évoqué. D'autres

pistes sont envisagées comme un contrôle

via la carte bancaire ou un 'passe porno'

à acheter dans le commerce, avec une

vérification de l’âge au moment de passer

à la caisse. L’attribut de l’âge pourrait être

vérifié avant toute ouverture d’un 'compte'

avatar."

FC: Que se passerait-il pour moi si

mon avatar se trouvait impliqué dans

un acte à caractère illégal alors que

je suis en mode 'déconnecté' ? En

corollaire, une IA – en l'occurrence

celle que j'utilise pour faire vivre mon

avatar - a-t-elle une personnalité

juridique ?

PA: "Un avatar déconnecté qui agit par

rapport à une IA qui a été programmée sur

mes propres actions n'a pas, à mon sens, de

responsabilité autonome par rapport à son

jumeau physique."

"Il y a des propositions de réglementation

autour de l'IA au niveau européen. Il

apparaît que l'IA doit être réglementée

suivant différents gradients de

responsabilité en fonction de l'usage qui est

fait du module d'intelligence artificielle."

"Actuellement, le principe repose sur

la mise en place d'une matrice de

responsabilité par rapport à un module

d'intelligence artificielle. Au début du cycle,

c'est-à-dire avant que le module d'IA ne

soit mis en fonction, c'est sur le concepteur

que porte la responsabilité. Quand le

client commence à utiliser le module, la

responsabilité de celui-ci va s'accroître au

fur et à mesure du processus d'apprentissage

et en fonction des agissements."

"Par exemple, un cas s'est présenté en

France au sujet d'un logiciel de PAO

qui présentait un vice de conception. La

responsabilité a été répartie par le juge

entre l'architecte utilisateur du logiciel et

son concepteur en fonction d'un gradient."

MR: L'Europe a-t-elle un rôle à jouer

dans le Métavers ?

FC: "On peut envisager que l'Europe joue

un rôle significatif en matière de régulation

et de sécurisation du Métavers. Je pense que

c'est une opportunité à explorer. Jusqu'à

présent, les acteurs du Métavers sont

essentiellement des opérateurs américains.

L'Europe a cependant des atouts à faire

valoir, notamment en matière de régulation.

Nous avons déjà évoqué le RGPD. Le Digital

Markets Act, qui a fait l’objet d’un accord le

24 mars 2022, s’appliquera en octobre. Et le

parlement européen a décidé de réglementer

les cryptomonnaies avec un nouveau texte

nommé MiCA, pour Market in Crypto-

Assets. Le Luxembourg a quant à lui adopté

le concept d'e-ambassade, une idée novatrice

dans les relations diplomatiques qui permet

d'assurer l'hébergement de données sensibles

dans un pays ami avec des garanties

d'immunité et de privilèges similaires à

celles d'une ambassade traditionnelle.

Aujourd'hui, l'Estonie et Monaco disposent

d'une e-ambassade au Luxembourg.

Jusqu’ici, la territorialité des actes exécutés

sur Internet était décidée implicitement en

fonction du contexte. Je suis convaincu que

les métavers auront une territorialité qui

leur sera propre et décidée a priori, comme

c’est le cas pour une e-ambassade. Cette

innovation du Luxembourg était visionnaire

par rapport au Métavers."

PA: "Dans ce domaine, tout est envisageable

mais il faut parvenir à déterminer le

gradient de souveraineté numérique qu'un

Métavers institutionnel public pourrait

apporter à l'Union européenne. Il faudrait

aussi que l'opérateur chargé de mettre en

œuvre ce Métavers soit soumis au droit

européen, ce qui me paraît improbable dans

l'état actuel du marché."

FC: "La problématique de l'opérateur me

semble primordiale parce que c'est lui

qui est le garant du SLA et contre qui on

peut se retourner en cas de défaut. Il est

donc essentiel de pouvoir l'identifier. Or,

il existe un certain nombre de sujets pour

lesquels il n'existe pas d'opérateur. Je pense

aux cryptomonnaies et aux blockchains

publiques à travers lesquelles transitent

des valeurs mais qui n'ont pas d'opérateurs

contre lesquels se retourner en cas de défaut

ou de problème. Cela peut être vu comme un

facteur de liberté, mais il ne faut pas oublier

que sans opérateur garant d’un SLA, c’est

l’utilisateur final qui assume l’ensemble des

risques."

"Un nouveau monde à explorer, énormément

de libertés, beaucoup de risques,… il ne

faudrait pas que le Métavers deviennent

un nouveau Far West, faute d'opérateur

responsable et de cadre juridique mature."

41


LEARN

MÉTAVERS / METAVERSE

3principes

pour construire

un Métavers inclusif

Par Michaël Renotte

Si les premières ébauches de mondes virtuels, tels que Second Life, ont pu

apparaître comme de simples divertissements, des millions de travailleurs

rencontrent dorénavant des collègues dans les espaces virtuels de Microsoft,

Meta, ou Virbela. Aiguillonnées par la pandémie, les entreprises technologiques

cherchent maintenant à transformer les espaces de travail virtuels en un

"Métavers" d'interactions sociales et professionnelles au sein d'environnements

3D attractifs. Les possibilités d'améliorer l'équité de la collaboration y sont

considérables.

Construire de manière responsable

À mesure que de nouveaux mondes virtuels se

construiront, il conviendra de garder à l'esprit trois

principes clés : donner la priorité à l'inclusion, tirer

les leçons de l'"innovation originelle" et miser sur la

collaboration.

1. Penser l'inclusion dès le départ

En matière de Métavers, nous devons nous assurer que

l'inclusion est bien un point de départ et non une réflexion

après-coup. Ainsi, DXC Technology – entreprise née de

la fusion de CSC et de la division Enterprise Services

de Hewlett Packard Enterprise - utilise activement les

technologies du monde virtuel dans le cadre de sa

décision de passer à un modèle virtual first pour leurs

130.000 employés répartis dans 70 pays. Cette politique

implique qu'aujourd'hui 99% du personnel de DXC peut

travailler de n'importe où et, si nécessaire, d'accéder à

des bureaux spécialisés, selon ce qui convient le mieux

à leurs besoins. Pour DXC, les modèles virtual first sont

non seulement meilleurs pour l'environnement mais

aussi, et surtout, pour les personnes qui les utilisent.

Selon l'entreprise, l'expérience montre que les employés

des organisations de type virtual first, en particulier ceux

qui ont accès à des possibilités de collaboration dans le

Métavers, sont plus productifs, plus engagés et peuvent

prendre part à leur communauté d'une nouvelle manière.

L'inclusion accrue est également un avantage inhérent

aux environnements virtuels où l'origine, le sexe, les

attributs physiques ou la situation personnelle d'un

individu sont moins importants que ses idées ou la qualité

de son travail. En conséquence, les organisations peuvent

bénéficier de nouveaux viviers de talents provenant de

groupes auparavant sous-représentés. Qu'il s'agisse de

mères allaitant leur enfant ou de personnes ayant des

difficultés physiques ou psychologiques, personne ne

doit à priori être exclu d'un lieu de travail virtuel.

Mais pour que les environnements virtuels soient

véritablement inclusifs, les entreprises du secteur

technologique doivent fournir à chacun les outils dont il a

besoin pour participer et se sentir représenté. Il ne s'agit

pas seulement de distribuer aux employés des ordinateurs

portables et de créer des avatars d'apparences diverses,

mais aussi de répondre aux handicaps physiques en

fournissant, par exemple, des interfaces de contrôle à

ceux qui ne peuvent pas utiliser un clavier classique. Ces

42


questions doivent être abordées dès maintenant, alors

que nous posons les fondations du Métavers.

2. Capitaliser sur les initiatives originelles

L'une des façons de s'assurer que les environnements

virtuels représentent pleinement leurs utilisateurs est

d'exploiter les travaux de celles et ceux qui sont à l'origine

de l'innovation. Ces initiatives initiales sont précieuses

car elles mettent en évidence les besoins des personnes

vulnérables à la marginalisation à mesure que le Métavers

se développe.

Le Dr Peter Scott-Morgan, par exemple, dirige un projet

visant à garantir l'accessibilité aux environnements

virtuels. Depuis qu'il a appris en 2017 qu'il était atteint

d'une maladie neurodégénérative, la sclérose latérale

amyotrophique (SLA) - maladie du système nerveux

qui se caractérise par un affaiblissement des muscles

et qui impacte les capacités physiques - ce scientifique

et inventeur américano-britannique se bat en s'appuyant

sur la technologie : il s'est porté volontaire pour devenir

le "premier cyborg humain au monde".

Au cœur de cette initiative, un projet visant à créer un

avatar réaliste de lui-même, alimenté par l'IA et contrôlé

par les yeux, qui lui permettra de continuer à jouer un

rôle actif dans la société. Le Dr Scott-Morgan souhaite

que son avatar, Peter 2.0, associé aux autres solutions

technologiques novatrices qu'il développe avec son

équipe, donne de l'espoir aux personnes souffrant de

handicaps extrêmes à travers le monde.

3. Collaborer pour construire le Métavers

Aucune entreprise, aucun pays, ni aucune culture ne peut

à lui seul construire un Métavers équitable et inclusif.

C'est pourquoi l'écosystème informatique mondial doit

s'unir aux communautés qu'il sert pour développer des

environnements virtuels ouverts, sécurisés et fiables.

Nous avons aujourd'hui la possibilité de réfléchir et de

construire le type de Métavers que nous souhaitons, en

nous appuyant sur une vaste expérience - notamment

celle de l'industrie du jeu - qui permet de s'affranchir des

limites que l'on peut rencontrer dans le monde physique.

La technologie a fait ses preuves en matière d'égalité

des chances dans la société et le Métavers en est le

prochain chapitre. S'il est développé correctement, il

pourra contribuer à favoriser l'inclusion à une échelle

inégalée et stimuler l'échange d'idées nécessaire pour

bâtir l'avenir.

43


LEARN

MÉTAVERS / METAVERSE

Quand les femmes

façonnent l'avenir du

Métavers

À l'occasion de la Journée

internationale de la femme, en

mars dernier, Meta (Facebook)

a souligné le rôle joué par les

femmes dans la création du

Métavers.

L’entreprise a réuni cinq créatrices

de réalité virtuelle – sous forme

d’avatar bien sûr - pour un podcast

où elles ont discuté de leur travail

et de leur vison.

Dans ce podcast, Angl’ Artiste,

Candice Houtekier, Mary

Matheson, Mary Spio et Michaela

Ternasky-Holland expliquent

comment elles combinent

technologies immersives

et créativité pour bâtir des

communautés et exercer des

activités commerciales.

ANGLtheArtist.VR

vr_me_candice

marymatheson

maryspio

michaelaternaskyholland

44


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TECHSENSE Magazine #02

LEARN | Metavers

Metavers

Quel impact ?

Propos recueillis par Kamel Amroune

6

questions à Romain Swertvaeger,

Associate Partner chez EY Luxembourg

Romain Swertvaeger, Associate

Partner chez EY Luxembourg, est

un expert de l’e-commerce, de la

FinTech et de la blockchain.

Il évoque avec nous l’impact

potentiel du Métavers sur le

commerce numérique,

les interactions sociales

et les cryptoactifs.

01. Quel est le principal intérêt du Métavers selon vous ?

« J’y vois deux évolutions notables. La première est le développement

de réseaux sociaux et de communautés d’un genre nouveau où

des avatars se rencontrent, échangent et peuvent devenir amis, et

tout cela derrière un écran : au lieu de se rendre dans un café ou

un restaurant, les gens peuvent désormais se rencontrer lors d’un

piquenique ou sur un canapé virtuels, ce qui, soit dit en passant,

est à la fois quelque peu triste et inquiétant. »

« Le deuxième phénomène, qui est sans doute le plus important

selon moi, est l’extension des modèles d’ecommerce existants.

Nous avons assisté, il y a quelques temps, à l’apparition de modèles

numériques qui permettent au consommateur de se déplacer à sa

guise dans un centre commercial virtuel et d’y réaliser des achats.

Le Métavers va encore plus loin en combinant un modèle de réseau

social avancé avec l’extension des canaux de vente pour les grands

groupes. Des créateurs de NFTs - des développeurs d’un genre

nouveau - participent à cette nouvelle économie. »

02. Des marques comme Nike, Balenciaga, Louis Vuitton

ou encore Burberry ont décidé de se lancer dans le

Métavers. Y a-t-il vraiment une opportunité pour elles ?

« Je pense que c’est précisément pour cela que ces marques s’y sont

lancées sans attendre, parfois même plus rapidement que certains

GAFA. Le principal intérêt pour elles est de combiner une place

de marché virtuelle avec la vente de produits physiques, tout en

renforçant leur positionnement sur des clientèles particulières et

très attachées au concept de série limitée et d’exclusivité - comme

46


LEARN | Metavers

TECHSENSE Magazine #02

nous pouvons le voir dans le monde des enchères de sneakers,

par exemple. »

« Les NFTs participent au renforcement de ce principe. Mais leur

impact ne s’arrête pas là, les NFTs ayant, selon moi, la potentialité

de stimuler la créativité et donc de contribuer à créer de nouveaux

designs – sneakers, sacs de luxe, etc. - qui seront par la suite vendus

par les marques dans le monde réel. »

« Enfin, je pense que les systèmes d’enchères vont connaître un essor

significatif dans le Métavers, ce qui bénéficiera nécessairement

aux marques à travers le développement de produits originaux ou

même de collaborations inter-marques en tous genres. Qui sait,

peut-être verrons-nous les successeurs de Sotheby’s ou Christie’s

se développer dans le Métavers ? »

03. Quid de l’immobilier dans le Métavers ?

« À ce stade, j’ai plus de difficulté à identifier un vrai potentiel

pour l’immobilier dans le Métavers, malgré l’effet de mode dont

bénéficient des univers comme The Sandbox ou Somnium Space,

mais je peux bien-sûr me tromper. »

« Pour le moment, je considère que ces univers représentent davantage

des mondes purement ‘Gamer’ couplés à une spéculation

susceptible de s’effondrer du jour au lendemain. »

« Il ne faut cependant pas sous-estimer l’intérêt pour de grands

noms de se positionner à plus long terme dans ces univers en

créant des centres commerciaux ou des places de marché virtuels,

dans lesquels l’emplacement d’un magasin ou d’un ‘show-room’

serait clé, comme dans le monde ‘réel’. Une affaire à suivre… »

04. Si l’on vous dit qu’OpenSea peut devenir le nouvel

Amazon du Métavers, qu’en pensez-vous ?

« OpenSea est une solution intéressante qui a, selon moi, un bel

avenir si elle sait s’adapter aux évolutions du marché et de la

technologie comme Amazon a su le faire à son niveau. OpenSea

peut effectivement devenir un géant du Métavers et du monde

des NFTs, la plateforme générant déjà des volumes de plusieurs

dizaines de milliards de dollars par an. Je pense cependant que

pour continuer à croître, OpenSea devra se diversifier suffisamment,

comme Amazon l’a fait en devenant bien plus qu’un simple

libraire en ligne. »

05. Si vous deviez résumer en 3 points l’économie

du Métavers, quels seraient-ils ?

« En premier lieu, j’observe que le Métavers permet à de nouveaux

acteurs de se développer, tels que des artistes numériques, dont

certains sont déjà très connus, ou des développeurs d’un genre

nouveau dont les grands groupes s’arrachent déjà les talents. »

« Ensuite, les crypto monnaies sont bien évidemment au cœur de

« OpenSea est une solution intéressante qui a,

selon moi, un bel avenir si elle sait s’adapter aux

évolutions du marché et de la technologie comme

Amazon a su le faire à son niveau. »

Romain Swertvaeger, Associate Partner chez EY Luxembourg

Romain Swertvaeger,

Associate Partner chez EY Luxembourg

cet écosystème où elles facilitent les échanges de biens virtuels,

immobiliers ou de services. En témoignent les développements

de Second Life et de sa monnaie virtuelle, le Linden Dollar. »

« Enfin, comme je l’ai évoqué précédemment, nous assistons

au développement de nouveaux modèles d’affaires alimentés

par la nouvelle économie des NFTs, ainsi qu’à l’extension, dans

des univers virtuels, de modèles d’e-commerce existants. Je

pense également qu’au-delà d’acteurs tels qu’OpenSea, des

opérateurs spécialisés dans les ventes aux enchères peuvent

émerger sur certaines niches de marché. »

06. Il semble que la nouvelle hype en matière

d’investissement soit les NFTs. Vont-ils supplanter

les cryptos ?

« Le marché des NFTs représentera certainement à l’avenir la

part la plus importante et le marché le plus dynamique dans

le monde des actifs virtuels, au vu de leurs caractéristiques et

de leur lien direct avec une partie de l’économie de demain.

De plus, leurs valeurs intrinsèques, originalités ou raretés

leur confèrent probablement une plus grande solidité et une

meilleure résilience sur le long terme. »

« Les cryptos garderont cependant une place importante de par

leur plus large utilisation dans le secteur des paiements et de

l’investissement avec le développement de fonds cryptos par

exemple. Ces deux types d’actifs virtuels, qui ont finalement

des caractéristiques et des utilisations très différentes, sont

donc appelés à cohabiter. »

47




SOLVE

NFT

The non-coders guide

to developing NFTs

By Michaël Renotte

Blockchain is creating a buzz in the world these days, and non-fungible tokens or

NFTs are coming up prominently in the smart contract domain. Decentralized

financing or DeFi rose incrementally over the last two years, despite the

hindrances posed by the COVID-19 pandemic. But NFTs are surely getting a huge

share of the pie, given how similar they are to ERC-20.

In simple terms, non-fungible tokens are unique tokens

and do not have any substitutes like them. Although they

are similar to the ERC-20, the main difference lies in

the fact that ERC-20s are fungible or "interchangeable",

while NFTs are not.

ERC-20 tokens are blockchain-based assets that

have value and can be sent and received. The primary

difference is that instead of running on their own

blockchain, ERC-20 tokens are issued on the Ethereum

network.

Take, for example, you have a 5 euro bill, and you know

it's going to be worth €5. Irrespective of the euro bill, it

is interchangeable or replaceable even though your bills

will have different serial numbers. Nonetheless, you can

interchange your euro bills since they will be worth €5.

You can use NFTs to prove ownership of certain unique

items like art, real estate, and collectibles. Only one

person at a time can own an NFT and it’s secured by

the Ethereum (ETH) blockchain.

Creating your own NFTs

The process of developing NFTs is certainly not an easy

one for non-coders. It demands monetary investment.

However, if you are clear about the process, you should

be able to make whopping sums of money from your

own creation.

Developing NFTs involves three steps: the creation of

the token, minting of the token, and selling it. If you are

buying NFTs, you are likely to find the process similar to

an online auction. But having a digital asset, you need

to choose an NFT market if you wish to mint the token.

Some examples of NFT markets are SuperRare, Nifty

Gateway, and Rarible. On this market, you can upload

and mint your digital asset into an NFT on the Ethereum

blockchain.

However, some of the larger crypto exchanges ask

minters to show published works. Once you cross this

step, you will have to pump in some money to add your

transaction. The fee is likely to vary according to the level

of congestion on the Ethereum network. You will have to

incur some costs while naming your NFT and selling it on

the market. The entire process starting from publishing

to minting to selling NFTs will certainly cost you more

than a thousand euros.

It would be apt to say that NFTs present an amazing

technology that can transform business ownership and

supply chains. However, the technology is at its fledgling

state and there’s a lot of work to be done. Hopefully, it

goes mainstream in a way that’s practical and beneficial

for everyone.

50



SOLVE

DIGITAL TRUST

EBRC

Comment et pourquoi réaliser

un plan de continuité ?

La résilience, la

gestion de crise au

centre de toutes les

préoccupations. Votre

organisation est-elle

prête ?

Pourquoi est-il

important d’avoir un

plan de continuité

d’activité ?

Testez la maturité

de votre plan de

continuité d'activité

et recevez l'avis de

nos experts

Au cours des dernières années, les

entreprises ont eu à traverser des crises

de plus en plus soudaines, variées et

avec un fort impact pour leurs activités.

Outre la pandémie de COVID-19 avec

ses contraintes de déplacement et le

repli économique qui s'en est suivi,

les directions doivent faire face à la

montée exponentielle des cybermenaces

et l’apparition des risques liés au

réchauffement climatique, pour ne citer

que les plus importants.

Pouvoir évoluer dans un monde

incertain est une condition de survie

qui pousse les entreprises à développer

ou revoir à la hausse leurs Plan de

Continuité d’Activité - PCA / Plan de

Reprise d’Activité - PRA et s’assurer d’un

niveau de résilience idéal.

Définition du plan de continuité

d’activité : Le PCA va bien au-delà du

seul aspect IT

Les projets de PCA (Plan de Continuité

d'Activité) et de PRA (Plan de Reprise

d'Activité) sont souvent abordés comme

des projets IT uniquement, or ces

approches doivent couvrir l'ensemble des

activités et des processus qui constituent

le métier de l'entreprise, les systèmes

informatiques mais aussi les fournisseurs

d'énergie, de logistique et des locaux

où les employés pourront reprendre le

travail si ceux de l'entreprise ne sont plus

praticables.

Le plan de continuité d’activité, un

concept éprouvé

Le concept de continuité d’activité

est éprouvé. Apparu dans les années

80, il adressait une partie de la

problématique avec les plans de reprise

d’activités (ou disaster recovery plans).

Les efforts portaient essentiellement

sur l’informatique, avec la volonté de

garantir la disponibilité des systèmes

ou permettre leur remise en fonction

rapide après un incident. C’est avec

la publication de la norme BS 25999

et l’établissement de la certification

ISO 22301, que le concept a été élargi.

Désormais, les projets relatifs à la

continuité d’activités couvrent un spectre

étendu. Ils sont portés par le board, en

considérant l’activité avec une approche

holistique.

EBRC accompagne ses clients avec

la volonté de les rendre plus cyberrésilients.

À ce titre, la continuité

d’activités fait partie de ses principaux

domaines d’expertise.

Guide pour élaborer un plan de

continuité : 5 règles à respecter

1Règle n°1 : Partez du métier pour

évaluer les impacts

C’est en considérant le

métier que l’analyse doit se

construire, en prenant en

compte l’ensemble des facteurs qui

peuvent nuire à la bonne marche de

l’activité. Ces enjeux dépassent de loin

la gestion des systèmes en commençant

par identifier les activités essentielles à

l’organisation ou à travers une meilleure

compréhension des processus, pour

ensuite effectuer une analyse d’impact.

Il est important de comprendre quels

52


pourraient être les effets de l’arrêt d’un

processus critique dans le temps et sur

l’ensemble de l’activité.

Cette première étape relève du

Business Impact Analysis. Elle ne

peut être conduite qu’en menant une

étude approfondie de l’ensemble des

départements constituant l’organisation

pour identifier les activités entreprises et

la manière dont chacun prend part aux

procédures.

2Règle n°2 : Identifiez les activités

critiques et évaluez le niveau de

tolérance à l’interruption

A travers les entretiens menés,

identifiez les activités critiques,

les liens d’interdépendance existants visà-vis

d’autres départements ou d’acteurs

externes. Dans chaque département et

direction, challengez les équipes. Au

départ d’un framework établi au regard

de notre expérience et des bonnes

pratiques reconnues, évaluez également

les effets d’une interruption de l’activité

au niveau de chaque équipe selon

différents critères comme le Recovery

Time Objective (RTO), le Recovery

Point Objective (RPO), le Maximum

Acceptable Outage (MAO) ou encore le

Minimum Business Continuity Objective

(MBCO). A travers ces indicateurs,

on relève ce qui est acceptable en

termes d’interruption pour chaque

département, et ce jusqu’à la capacité

réelle de l’IT à supporter les métiers.

3Règle n°3 : Alignez les besoins

au service du business

Parce que, d’un département

à l’autre, les perceptions

de ce qui est acceptable

peuvent diverger, un des objectifs sera

de réconcilier les sensibilités au regard

des besoins réels du métier. Dans la

plupart des cas, c’est au sommet de

l’entreprise que les arbitrages ont lieu, le

top management étant souvent le seul

à pouvoir statuer vis-à-vis des risques

encourus. Le management rationalise

et décide souvent par rapport au niveau

d’exposition admissible des affaires, donc

du secteur d’activité et de la clientèle de

l’entreprise, en cas d’incident majeur.

Pour l’obtention d’une certification

liée à la continuité d’activités, il est

indispensable de réconcilier l’ensemble

des besoins des équipes autour d’un

processus critique.

4

Règle n°4 : Évaluez les

processus afin de retenir les

meilleures solutions

L’analyse de l’impact

business est au cœur de

toute démarche relative aux enjeux de

continuité d’activité. Elle sera complétée

par une analyse des risques. Celle-ci se

traduit par l’identification des menaces

pouvant conduire à l’interruption d’une

activité jugée critique et par l’évaluation

de la probabilité de leur survenance. Si

une entreprise considère l’ensemble de

ces éléments, alors des scénarii et des

plans de reprise de l’activité dans les

meilleurs délais peuvent être imaginés

selon les différents cas de figure. Prenons

les processus par exemple, soumettezles

à la menace afin d’envisager les

solutions à mettre en place, comme la

relocalisation des collaborateurs ou un

plan de redéploiement des systèmes

des garanties relatives à la restauration

des lignes de télécommunication, sans

oublier d’évaluer le niveau de résilience

de vos fournisseurs critiques.

5

Règle n°5 : Simplifiez-vous

la vie. Tirez parti de la

certification ISO 22301

La certification ISO 22301 a

été élaborée spécialement

afin de permettre aux organisations

de s’inscrire dans une démarche

d’amélioration continue : c’est un cadre

standardisé idéal pour démarrer. L’enjeu

principal est de mieux protéger l’activité

dans sa globalité, par une meilleure

compréhension des processus et des

risques, et de s’assurer de sa robustesse

avec l’ensemble des parties prenantes

telles que les clients, les partenaires ou

encore le régulateur de l’entreprise. Une

telle certification est de nature à rassurer,

à garantir la confiance vis-à-vis de la

tenue des activités. EBRC accompagne

des institutions actives dans le secteur de

la finance, des banques, de l’industrie et

de l’assurance pour l’obtention de cette

certification.

Enfin, distinguez le risque de la menace

pour réussir votre plan de continuité

d’activité

Beaucoup d’acteurs confondent risque

et menace. Il est toutefois important

de les distinguer. La menace est un

élément bien particulier, une occurrence

parfaitement identifiable. Il peut s’agir

de la divulgation d’informations, une

tentative de corruption, une intrusion

dans des systèmes informatiques ou

encore un acte terroriste. Cette menace

peut s’abattre plus ou moins facilement

sur un processus, en fonction des

vulnérabilités qu’il présente.

Pour évaluer le risque, il faut identifier

la menace et définir la probabilité

qu’elle affecte le processus. Il faut aussi

évaluer l’impact de cette survenance

probable sur l’activité, les finances,

la réputation, ou encore vis-à-vis des

obligations règlementaires. On obtient

alors un niveau de risque faible, moyen

ou important. Sur cette base et avec ces

indicateurs, le dirigeant sera en mesure

de définir l’objectif à atteindre : l’éliminer,

le mitiger, voire l’accepter.


SOLVE

BRM

Le BRM au cœur

de la réussite des

projets métiers

Timothée CHURCH - Sénior consultant - Hamlet Consulting Luxembourg

La réussite des projets informatiques et la création de valeur qui en découle sont

étroitement liées à la qualité des relations entre les équipes IT et les métiers. Dès lors, le

développement d’une relation de partenariat entre la direction informatique et les entités

opérationnelles, basée sur la confiance et le respect mutuel, est indispensable pour, à la

fois, tirer tous les bénéfices des investissements technologiques et mettre en œuvre les

orientations stratégiques choisies par l’entreprise.

Hamlet Consulting Luxembourg a développé ces deux dernières

années un pôle de compétences dédié à cette pratique, nous

explique Timothée Church, Sénior consultant chez Hamlet

Consulting Luxembourg.

Comment définir le BRM ?

"Le Business Relationship Management – BRM - est une pratique

visant à favoriser l’émergence d'une relation créatrice de valeur

entre les équipes informatiques et leurs partenaires métiers.

L’objectif de nos interventions est de contribuer aux succès

stratégiques de nos clients, au-delà de la réussite tactique de

leurs projets. À cette fin, nos consultants créent des relations de

confiance avec les différents intervenants au sein de l’organisation,

sur base d’impartialité, de compétence méthodologique, et

d’expertise fonctionnelle."

"En ce sens, le Business Relationship Management est

l’engagement à construire un partenariat allant au-delà de la

simple relation contractuelle. C’est la volonté de développer une

relation de long terme pour accompagner les organisations dans

leur transformation."

A qui s'adressent vos services ?

"Nos services de conseil s’adressent à toute organisation engagée

dans des projets de transformation, et en particulier celles faisant

interagir des équipes d’horizons différents. Nos clients peuvent

faire appel à nous à toute étape de la transformation pour que

nous y participions activement au sein de leurs équipes, aussi

bien au niveau management qu’opérationnel ou informatique."

Qu'attendent vos clients?

"Nos clients attendent de nous de l’autonomie et de la qualité, ainsi

qu'une capacité à identifier les points de complexité et à s’engager

à les résoudre. Ils ont également besoin d'un partenaire capable

d’accompagner le changement dès les analyses et l’identification

des solutions, à même d’être la 'courroie de transmission' de la

vision de l’organisation en aidant les collaborateurs à se sentir liés

à l'objectif de l'organisation. Enfin, ils comptent sur nous pour

contribuer à l’évolution de la culture d'entreprise afin de favoriser

la collaboration et l'appropriation partagée de la stratégie et des

résultats dans toutes les fonctions de l'entreprise."

Quelle combinaison de compétences leur apportez-vous ?

"Notre apport repose sur 3 piliers fondamentaux qui sont de la

méthodologie via des standards comme CPRE, CBAP, BPMN,

ou ITIL; des compétences humaines acquises à travers la richesse

d’expériences - intelligence émotionnelle, empathie, recherche de

compromis, de l’écoute; et des outils nous permettant d’avoir une

approche pragmatique, d’utiliser des techniques d’analyse tels que

le diagramme d’Ishikawa, SWOT analysis, '5 Whys', notamment."

"Le consultant évolue d’un rôle de contributeur sur un projet de

transformation à un rôle de locomotive, moteur du changement,

passant de l’élicitation des besoins fonctionnels à l’identification,

avec les intervenants métiers et informatiques, des changements à

apporter aux processus de gestion de l’entreprise, devenant ainsi

force de proposition."

De quelles qualités les spécialistes en BRM doivent-ils faire

preuve ?

"Ils doivent être capables de discuter et travailler avec les équipes

des métiers opérationnels et des services informatiques. Ils

doivent faire preuve de compétences à la fois informatiques -

compréhension des méthodologies informatiques, des tenants

et aboutissants des projets informatiques, des enjeux de gestion

des données et des échanges d’information – et opérationnelles –

anticipation des notions UX/CX, rôle d'évangélisateur de

la transformation vers les métiers, pédagogie, participation

au changement des perceptions et ouverture de nouvelles

perspectives, anticipations des risques."

"On attend également des spécialistes en BRM qu'ils soient

capables de comprendre les évolutions des organisations, les

impacts des différentes digitalisations, des choix informatiques

– comme le Cloud – sur les solutions mises à la disposition des

équipes opérationnelles. Enfin, ils doivent pouvoir s’approprier

la vision et les valeurs de l’organisation, promouvoir son ADN,

synthétiser et consolider une vision de la situation à 360°."

54


‘‘CLOUD & MANAGED

SERVICES À PORTÉE

DE MAIN’’

Parc d’Activités, 36

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Tél : +32 10 39 54 10

www.systemsolutions.cloud

www.systemsolutions.com


SOLVE

MACHINE LEARNING

What are the best

languages to learn

for ML?

By Michaël Renotte

In this digital

age, Artificial

Intelligence

and Machine

Learning

have become

the driving

forces behind

numerous

businesses.

If you’re new

to the field

of machine

learning, the

toughest part

of learning

machine

learning is

deciding where

to begin.

Whether you are trying to refresh your skills or making a career transition into machine

learning entirely, it is natural to wonder which is the best language for ML. With over 700

different programming languages in widespread use, and each having its pros and cons,

discovering which is the best language for machine learning is definitely a tough task. The

good news, however, is that as you begin your journey as a ML engineer, you’ll start to

discover which programming language will be most suitable for a business problem you

are trying to solve.

Regardless of the individual preferences for a particular programming language, we have

profiled six best programming languages for machine learning :

56


Python

R

Java

Julia

Lisp

C and C++

Python is a versatile

yet simple

programming

language that is

extremely popular

among developers

worldwide.

Nearly 8.2 million

software developers

use Python for

coding. It is one of

the most sought-after

languages in the

fields of Machine

Learning, Data

Analytics, and Web

development. The

rising popularity of

Python can be attributed

to its flexibility,

open-source

nature, scalability,

and powerful libraries.

The adoption

of Machine Learning

worldwide has

also contributed

significantly to the

rising popularity of

Python.

R is an opensource,

visualization-driven

programming

language that

is immensely

popular in the

Machine Learning

environment. It is

mostly preferred by

professionals who

do not have extensive

knowledge of

coding, such as data

miners, statisticians,

and analysts.

R offers a good

resource pool,

which comes in

very handy when

developing ML

apps.

Java and Javascript

are multipurpose

programming

languages, very

popular for use

in algorithms and

ML apps. These

languages are

reliable, stable,

object-oriented,

and offer heavy

data processing

competencies. With

strong frameworks,

such as Rapid Miner

and Weka, Java

and JavaScript can

support Machine

Learning algorithms,

decision

trees, regression

techniques, and

more.

Julia is a high-level

programming

language, created

especially for developing

effective

model analytics

for developing ML

apps. Thanks to

its easy syntax, it

is quite popular

among developers.

Different features

such as a sleek

compiler, numerical

precision,

distributed parallel

execution, and a

large mathematical

function library

make it one of the

ideal programming

languages for Machine

Learning.

Lisp is an old

programming

language but

has now gained

popularity for AI

and ML-related

projects. Known

for its architecture

and practices, Lisp

offers developers

limitless possibilities

when it comes

to developing

ML apps. Salient

features such as domain-specific

language

embedded

with code, building

owners, and more

have made it quite

popular.

C and C++ are both

powerful programming

languages

that are a developer's

favorite across

the world. These

languages are

considered low-level

languages,

making them

easily readable by

a machine. These

languages offer

easy hardware-level

features that support

ML apps that

can be easily implemented

on IoT

devices.

Each language is good where it fits best

According to the industry experts, there is no best language for machine

learning, each is good where it fits best. Yes, there is no single machine

learning language as the best language for machine learning. However,

there are definitely some programming languages that are more

appropriate for machine learning tasks than others. Many machine

learning engineers choose a machine learning language based on the

kind of business problem they’re working on. For instance, most of the

machine learning engineers prefer to use Python for NLP problems while

also preferring to use R or Python for sentiment analysis tasks, and some

are likely to use Java for other machine learning applications like security

and threat detection. Software engineers with a background in Java

development transitioning into machine learning sometimes continue to

use Java as the programming language in machine learning job roles.

57



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the market.

Before it

disrupts you.

Businesses everywhere are facing unprecedented

change, and the future will be dictated by those

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NETWORK

BLOCKCHAIN & SOCIAL MEDIA

How blockchains

are set to transform

the world of social

media

By Michaël Renotte

As of January 2022, there are

3.96 billion total social media

users across all platforms and

the number is likely to increase

to 4.41 billion by 2025. Social

media platforms initially started

as a means of establishing and

nurturing personal connections.

With time, these platforms also

evolved to become powerful

marketing tools, allowing

companies to reach larger

audiences, drive traffic to their

websites, and increase brand

recall.

The problem of content ownership

While social media has proven an

inextricably vital form of daily communication

and community contact

for a large part of the global population,

the underlying problem of

content ownership was brought front

and center by the 2020 U.S. presidential

election. Platforms like Twitter

found themselves having to make

a choice between censoring what

many viewed as undesirable and

misleading content from then-President

Trump, or letting it stand and

potentially contributing to political

unrest and even violence. In this case,

Twitter CEO Jack Dorsey ultimately

made the decision to permanently

ban former President Trump from its

platform, an act known as "deplatforming".

Creating open and decentralized

technical standards

This is a situation that really leaves

no one truly satisfied, as it applies

a blunt instrument to a number of

nuanced issues such as free speech,

individual data rights, and private

sector versus public sector power. So

much so that even before election

day, Twitter's CEO was working on

ways to reduce Twitter’s involvement

60


in these painful decisions, having

announced Project Blue-sky in

December 2019. The purpose was

to create a set of open and decentralized

technical standards for social

media platforms.

In this case, the actual server that

operates the social media functions

- image and video upload, friend

connection and suggestions, pushing

ads to end-users - would reside not

on a social media company’s centralized

server but rather on a family

of smart contracts spread across a

decentralized blockchain network.

Thus, the end-users would be identified

by their cryptographically

secured wallet addresses, and ads

would be pushed directly to them.

The revenue from advertisers would

also flow directly to the users’ wallet

addresses, rather than the current

setup of being captured by the social

media platform’s centralized entity.

The users then become stakeholders

in the network in a truer sense, as

the economic value - beyond social

media utility - flows to them directly,

while they have control of their

content and are not at risk of a full

deplatform.

How can blockchain transform

safety and security on social media?

When it comes to data protection

and privacy, blockchain technology

is rapidly expanding to provide

better security on these social media

platforms. As blockchain uses a

group of participants to verify each

transaction in the database or public

ledger, it does not put verification

responsibilities on a single entity.

Instead, a group of entities verifies

and maintains the collection of databases

and records.

Incorporating blockchain technology

in social media platforms can be

extremely beneficial from a security

standpoint. Some of the benefits

that social media platforms can reap

from including blockchain technology

include:

Authentication

A lot of active social media users

turn to social media platforms for

news. However, social media platforms

also have thousands of fake

accounts that propagate fake news.

The use of blockchain technology in

social media platforms can prevent

the transmission of fake news and

propaganda by using a

blockchain distributed ledger system.

Defense system

The use of blockchain technology

decentralizes the entire social media

network. Decentralization makes it

extremely difficult for cybercriminals

to hack into a social media network

and then into a user’s account. The

reason is that data is distributed all

over the network and stored in multiple

systems. Since there is no single

point of attack, blockchain technology

offers a robust defense system.

Secured transactions

54% of people use social media

platforms to research products. By

using blockchain technology, these

platforms can be converted into online

market portals. People would be

able to use cryptocurrency to buy or

sell on these platforms as blockchain

ensures that the transactions are

secured.

Earlier, blockchain was synonymous

with cryptocurrency. Increasing

research in the field of blockchain

has started revealing its benefits for

other industries as well. The use of

blockchain technology is all set to revolutionize

social media

in the coming

years.

61


62

31 mars 2022

Digital Learning Hub

Esch-sur-Alzette


REGISTER NOW

Luxembourg

May 18 th


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30 mars 2022

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Deloitte Luxembourg

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ADVERTISING CONTACT

Aurélie Paini

Sales Manager

aurelie.paini@thedots.lu

+352 691 339 918

EDITORIAL TEAM

Michaël Renotte

Rédacteur en chef

michael.renotte@thedots.lu

1 full pass

TNT Symposium

1 ticket

Garden Party

DESIGN

Yann Bouchardy

Directeur Artistique

COVER

Yann Bouchardy

Directeur Artistique

DISTRIBUTION

Post Luxembourg

PRINTING

Reka Luxembourg

Print 1000 ex

EDITOR

The Dots

33, Boulevard Prince Henri

L-1724 Luxembourg

+352 20 60 29 410

​To participate, please follow these instructions:

Send an email to support@thedots.lu before June 20,

2022 with the following subject:

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