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Panorama de presse quotidien du 28 07 2022

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PANORAMA DE PRESSE

Du 28/07/2022

- Politique……………………..…………………………………….………………………………….…p.2-7

- Viticulture-Recherche……………………………………………………………………………..p.8-9

- Economie-chiffres-Emploi..……………………………….…………………………………….p.10-13

- Droit-Entreprise-Gestion-Fiscalité……………………………………………………………p.14-16

- Communication-Evènement……………………………………………………………………p.17-23

- Cuvées-Dégustation……………………………………………………..……………..………….p.24-29

Cette revue de presse se destine à un usage strictement personnel et interne à l’entreprise,

le destinataire s’interdit de reproduire, publier, diffuser ou vendre ce document.

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Edition génomique

L’amélioration génétique de la vigne se

concrétise… Hors d’Europe

Des chercheurs chiliens viennent d’obtenir une vigne résistante à l’oïdium par la nouvelle

technologie de génie génétique CRISPR-CAS dont le développement est entravé en Europe.

Le chercheur Marcel Kuntz s’alarme du retard que prend le vignoble européen dans ce

domaine face au reste du monde.

Par Bertrand Collard Le 27 juillet 2022 Vitisphère.com

Marcel Kuntz, généticien, directeur de recherches au CNRS, lors du congrès des VinIGP le 7

juillet 2022 - crédit photo : B. Collard

Ce n’est pas parce que l’Europe a tourné le dos aux organismes génétiquement modifiés que

le reste du monde l’a suivie. Loin s’en faut. Marcel Kuntz, directeur de recherche au CNRS,

l’a souligné lors du congrès des VinsIGP où il était invité à s’exprimer sur les nouvelles

techniques de sélection des plantes, les NBT ou new breeding technologies.

La Chine et les Etats-Unis foncent

« Nous assistons à un suicide européen sur les NBT », a-t-il soutenu. Pour appuyer ses dires,

il a présenté l’étude qu’il a réalisée avec deux autres chercheurs sur les brevets déposés

jusqu’en décembre 2017 à travers le monde sur l’une de ces nouvelles technologies, la

CRISPR-CAS également dénommée édition génomique. Les chiffres sont édifiants : un peu

moins de 900 brevets aux Etats-Unis et en Chine et moins de 200 en Europe. Concernant les

applications agricoles, la Chine mène le bal : 259 brevets déposés contre 61 aux Etats-Unis et

18 en Europe.

Au contraire de la transgénèse, vieille d’une trentaine d’années maintenant avec les OGM, la

technologie CRISPR-CAS n’introduit pas de nouveau gène dans un organisme, mais elle en


élimine. Aussi surprenant que cela paraisse c’est une autre manière d’améliorer les plantes.

Récemment, une équipe chilienne a fait perdre leur sensibilité à l’oïdium à des plants de

sultanine (Thompson seedless) par cette méthode.

Plus d’oïdium, en supprimant un gène

« Il existe des gènes de susceptibilité chez les plantes qui font que les pathogènes peuvent

pénétrer dans leurs cellules, explique Marcel Kuntz. Cette équipe a supprimé l’un de ces

gènes par édition génomique. Depuis, l’oïdium ne peut plus l’infecter. »

Y a-t-il là de quoi remplacer cette transgénèse classique que le grand public rejette ? Marcel

Kuntz ne le pense pas. Pour lui, les deux méthodes sont complémentaires. « Il faut accumuler

plusieurs mécanismes de défense au sein d’une plante. Pour être sûr d’avoir une résistance

durable que les champignons ne puissent pas contourner, il faut deux ou trois niveaux de

résistances », assure-t-il. D’où la complémentarité du transfert de gène et de l’édition

génomique.

Une sultanine résistante à la sécheresse

D’ailleurs, les recherches se poursuivent avec la première de ces méthodes. Fin 2020, une

équipe chinoise a nettement amélioré la résistance à la sécheresse de plants de sultanine par

introduction de plusieurs copies d’un gène impliqué dans la synthèse de lignine. Auparavant

d’autres équipes ont obtenu des plants résistants, les uns à l’oïdium et les autres au mildiou

par transfert de gène du riz dans le premier cas ou d’autres Vitis dans le second.

Tous ces procédés sont non seulement rejetés par le grand public, leur développement en

Europe est aussi bloqué par les multiples et très coûteuses études réclamées par l’Union

Européenne pour s’assurer de l’innocuité des plantes transformées. Marcel Kuntz avance le

chiffre de 100 millions d’euros.

La patate douce, un OGM naturel

Actuellement la question est de savoir si les études exigées pour les OGM classiques le seront

aussi pour les plantes issues de NBT. Un arrêt datant de 2018 de la Cour Européenne de

Justice les classe dans la même catégorie. Mais des tractations sont en cours définir alléger les

contraintes pesant sur les NBT que Marcel Kuntz juge injustifiées sur le plan scientifique. Ce

chercheur rappelle que des transformations génétiques se produisent régulièrement dans la

nature. La patate douce en est un exemple. En 2015, des chercheurs ont prouvé que cette

plante cultivée résulte de l’intégration dans un ancêtre sauvage de gènes de la bactérie

Agrobacterium thumefasciens. Un OGM naturel dont l’humanité tire profit tous les jours.


LVMH affiche une performance record en

dépit des nuages qui menacent

En dépit de l'accumulation de nuages au-dessus de l'économie mondiale (Chine, Ukraine,

inflation…), le numéro un du luxe affiche au premier semestre une croissance supérieure aux

prévisions.

Le plus célèbre magasin de Louis Vuitton à Manhattan (New York). La marque possède 76

boutiques aux Etats-Unis, premier marché de LVMH. (David Williams/Bloomberg)

Par Virginie Jacoberger-Lavoué

Publié le 27 juil. 2022 à 10:06 LES ECHOS

Chez LVMH, les Etats-Unis et l'Europe semblent avoir pris le relais de la Chine et la

croissance ne faiblit pas - au contraire. Le numéro un mondial du luxe (propriétaire des

« Echos ») a vu ses ventes bondir de 28 % au premier semestre, malgré une base de

comparaison et une année 2021 record , à 36,7 milliards d'euros. Le résultat opérationnel

courant grimpe de 34 % et franchit le cap des 10 milliards d'euros, à 10,23 milliards. Le

résultat net, enfin, ressort à 6,5 milliards, en hausse de 23 %. La marge opérationnelle

courante ressort à 27,9 % des ventes, en hausse de 1,3 point par rapport au premier

semestre 2021. Des chiffres qui confirment l'impression du début de l'année, quand le groupe

jugeait ses premiers résultats « prometteurs » .

Dans un contexte mondial chahuté - de l'inflation aux problèmes logistiques en passant par la

situation géopolitique et le Covid chinois qui a provoqué de longues périodes de confinement

dans une ville aussi stratégique que Shanghai -, le groupe a profité de l'appétit retrouvé des

clients du luxe et a largement profité de l'envolée du dollar par rapport à l'euro qui a un impact

positif pour un groupe réalisant des ventes importantes aux Etats-Unis.

Les deux fleurons de LVMH, Louis Vuitton et Christian Dior, « atteignent des niveaux record

de rentabilité », Celine et Fendi ont aussi enregistré « de fortes progressions ».

Vigilance pour la suite


« Nous abordons la seconde partie de l'année avec confiance mais dans le contexte

géopolitique et sanitaire actuel, nous resterons vigilants et comptons sur l'agilité et le talent de

nos équipes pour renforcer encore cette année notre avance sur le marché mondial du luxe »,

commente Bernard Arnault, le PDG de LVMH.

Au-dede la locomotive de la mode et de la maroquinerie (qui affiche à elle seule

7,5 milliards de résultat opérationnel courant, en hausse de 33 %), toutes les divisions de

LVMH ont vu leurs ventes progresser sur les six premiers mois de l'année, avec pour chacune

une croissance à deux chiffres hors effet dollars.

Côté rentabilité, le résultat opérationnel courant de la branche vins et spiritueux a bondi de

25 %, celui de l'entité montres et joailleries de 26 %, porté par les bonnes performances de

Bulgari, Tag Heuer et l'américain Tiffany, dernière acquisition majeure du géant du luxe.

Même la branche distribution sélective, convalescente, profite du retour aux affaires de

Sephora, avec un résultat quasiment triplé. Seuls les parfums et les soins n'enregistrent pas le

même dynamisme, malgré le succès de Dior Parfum, « sous l'effet d'une politique très

sélective de distribution et de promotion », fait valoir le groupe.

L'Amérique et l'Europe en force

Signe de ce dynamisme qui se confirme alors que l'inflation est là, que les taux remontent et

que l'inquiétude sur un risque de ralentissement économique gagne, le marché américain,

devenu l'an dernier la première zone d'activité du groupe, a généré un chiffre d'affaires en

hausse de 24 % sur le semestre. Pour avoir un aperçu de l'activité en Chine, pénalisée par les

confinements stricts, les ventes sont en repli de 8 % en Asie hors Japon au deuxième

trimestre.

L'Europe, et notamment la France, progresse également fortement. Le retour des touristes,

mais pas seulement. « Sur tous les marchés, on ne réalise pas pareilles performances sans la

dynamique de clientèles locales », souligne Jean-Jacques Guiony, le directeur financier du

groupe.

Aux-Etats-Unis, nouveau coeur commercial, la division montres et joaillerie profite du succès

de Tiffany, qui y réalise un peu moins de la moitié de son chiffre d'affaires. L'Amérique a

également largement alimenté la progression de la division vins & spiritueux, à forte

rentabilité. Celle-ci a vu ses ventes de champagne et cognac s'envoler.


Chômage : le nombre de demandeurs

d'emploi en baisse dans le Grand Est

Publié le 27/07/2022 Écrit par Matti Faye avec AFP

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

Comme au niveau national, le nombre de chômeurs diminue dans le Grand Est. (illustration) •

© PHILIPPE HUGUEN / AFP

Sur un trimestre comme sur un an, le nombre de demandeurs d'emploi diminue dans le Grand

Est. Une tendance similaire à celle observée au niveau national.

On comptait au deuxième trimestre 2022 241 120 demandeurs d'emploi sans activité dans la

région Grand Est, selon des données diffusées ce mercredi 27 juillet par Pôle Emploi et la

Direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités du Grand Est.

Le chiffre est en diminution de -1,4% sur un trimestre, et de -15,6% sur un an. Au niveau

national, la tendance est également à la baisse avec -0,6% sur un trimestre et -15,6% sur un

an.

C'est dans le Haut-Rhin que le nombre de chômeurs en catégorie A* baisse le plus fortement

sur un trimestre, avec -3,9%. La diminution la plus mesurée est constatée dans les Ardennes,

où le nombre de demandeurs d'emploi reste quasi-stable sur un trimestre (-0,1%). Sur un an,

la baisse est de -20,5% dans le Haut-Rhin, et de -8,2% dans les Ardennes.

"Le nombre de demandeurs d'emploi continue de diminuer !", s'est aussitôt félicité le ministre

du Travail Olivier Dussopt, notant sur Twitter que le nombre d'inscrits en catégorie A, B et C

"baisse sensiblement".

Pour l'économiste à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) Mathieu

Plane, "le marché du travail continue à résister plutôt pas mal", malgré la dégradation de la

conjoncture économique sur fond de guerre en Ukraine.


Mais, "il y a quand même des signaux qui sont un peu moins positifs" : dans le flux de sorties

des inscrits à Pôle emploi qui s'explique par les reprises d'emploi "il y a une forte baisse" (-

14,2% en catégorie A, B et C) et "une partie non négligeable de la baisse du chômage

s'explique par les cessations d'inscription" (45,5% des motifs de sortie de catégorie A, B et C,

+6%).

Le gouvernement vise le plein-emploi pour 2027

"On voit qu'on a un scénario de tassement sur le marché du travail qui est en fait la

reconnexion avec l'environnement macro-économique, car jusqu'à présent la surprise c'est

qu'on avait plutôt un chômage qui baissait, beaucoup de créations d'emplois, avec une

croissance qui se tassait", dit-il. "On est sur cet atterrissage, on commence à rentrer sur un

plateau" en ce qui concerne le chômage, poursuit l'économiste.

L'exécutif s'est néanmoins fixé pour objectif d'arriver au plein emploi d'ici à 2027, ce qui

implique un taux de chômage autour de 5%, contre 7,3% actuellement. Il compte notamment

sur plusieurs "leviers" pour y arriver, dont la transformation de Pôle emploi en "France

Travail", une forme de guichet unique pour mieux accompagner ceux qui ont vocation à

retourner à l'emploi.

Il entend aussi "aller plus loin" sur la réforme de l'assurance chômage, avec une concertation

sur sa gouvernance mais aussi via la modulation des indemnisations en fonction de la

conjoncture, avec des règles "plus dures" quand le marché crée des emplois et "plus

protectrices" quand il y a des difficultés, à l'image du modèle canadien.

Malgré ces "leviers", l'OFCE a mis en doute la semaine dernière l'objectif de plein emploi

d'ici à 2027. L'organisme anticipe ainsi une hausse du taux de chômage à 8% en 2023 et 2024,

avant une légère décrue en fin de quinquennat pour atteindre 7,5% en 2027.

*Les demandeurs d'emploi sont répartis en plusieurs catégories, selon leur situation. La

catégorie A correspond aux inscrits tenus de rechercher un emploi, sans emploi. La catégorie

B aux inscrits tenus de rechercher un emploi, en activité réduite courte. La catégorie C aux

inscrits tenus de rechercher un emploi, en activité réduite longue. La catégorie D aux inscrits

non tenus de rechercher un emploi, sans emploi. La catégorie E aux inscrits non tenus de

rechercher un emploi, en emploi.


Vente de l’entreprise : une exonération en

cas de départ à la retraite

Marion Beurel Le 15/07 à 11:00 Les Echos

Les plus-values professionnelles réalisées à l’occasion de la

vente d’une entreprise individuelle pour départ à la

retraite de l’exploitant peuvent bénéficier, sous certaines

conditions, d’une exonération d’impôt sur le revenu.

Un entrepreneur individuel peut, sous certaines conditions, bénéficier d’une exonération

d’impôt sur le revenu au titre des plus-values professionnelles qu’il réalise lors de la cession

de son entreprise pour partir à la retraite.

À savoir : le dispositif peut également s’appliquer à la cession de l’intégralité des droits ou

parts d’une société de personnes relevant de l’impôt sur le revenu (SARL de famille, SNC,

EARL …) détenus par un associé exerçant son activité principale dans la société.

Les conditions d’application

Pour cela, l’entreprise cédée doit répondre à la définition communautaire des PME, c’est-àdire

employer moins de 250 salariés, avoir un chiffre d’affaires annuel inférieur à 50 M€ ou

un total de bilan inférieur à 43 M€. Et elle ne doit pas avoir son capital ou ses droits de vote

détenus à 25 % ou plus par des entreprises ne remplissant pas les deux conditions précitées.

En outre, si l’activité de l’entreprise peut être de toute nature (commerciale, industrielle,

artisanale, libérale ou agricole), elle doit, en revanche, avoir été exercée depuis au moins 5 ans

à la date de la cession.

À noter : l’administration fiscale exige que l’activité déployée dans l’entreprise individuelle

soit exercée à titre professionnelle.

Le cédant doit, quant à lui, cesser toute fonction dans l’entreprise cédée et faire valoir ses

droits à la retraite dans les 2 ans précédant ou suivant la cession. Sur ce point, l’administration

fiscale estime que la cessation des fonctions et le départ à la retraite peuvent intervenir

indifféremment avant ou après la cession. Et que le délai de 2 ans peut s’appliquer entre

chacun des deux événements et la cession de l’entreprise. En conséquence, le délai maximal

entre le départ à la retraite et la cessation des fonctions est de 4 ans.

Assouplissement : pour les entrepreneurs (ou les associés de sociétés de personnes) qui ont

fait valoir leurs droits à la retraite en 2019, 2020 ou 2021, et avant la cession de leur

entreprise, le délai précité est porté de 2 à 3 ans. L’administration considère donc que le délai

maximal entre le départ à la retraite et la cessation des fonctions est de 6 ans. Sachant qu’il ne

peut pas s’écouler plus de 3 ans entre le départ à la retraite et la cession de l’entreprise, ni

entre cette cession et la cessation des fonctions.


Par ailleurs, le cédant ne doit pas contrôler l’entreprise cessionnaire, c’est-à-dire ne pas

détenir plus de 50 % des droits de vote ou des droits dans les bénéfices sociaux de cette

dernière. Une condition qui doit être satisfaite aussi bien au moment de la cession que dans les

3 ans qui suivent sa réalisation.

Précision : pour apprécier ce seuil, il est tenu compte des droits détenus directement par le

cédant et également de ceux détenus indirectement. Les droits détenus par les membres du

cercle familial n’étant, en revanche, pas retenus.

Enfin, il doit s’agir d’une cession à titre onéreux, c’est-à-dire, dans la majorité des cas, d’une

vente, à l’exclusion donc des donations et successions. Et la cession de l’entreprise

individuelle doit, en principe, porter sur l’ensemble des éléments affectés à l’activité

professionnelle. Toutefois, les immeubles et les marques nécessaires à l’exploitation peuvent

être conservés par le cédant si l’acquéreur s’en voit garantir l’usage de manière pérenne. De

même, l’administration fiscale admet que le passif et/ou la trésorerie, ainsi que les stocks, ne

soient pas cédés avec l’exploitation.

Les modalités pratiques

Pour que l’exonération s’applique, l’entrepreneur doit en faire la demande expresse lors du

dépôt de la déclaration de cessation d’activité avec un document signé, établi sur papier libre,

indiquant nécessairement :

- l’option pour l’exonération des plus-values sur le fondement de l’article 151 septies A du

Code général des impôts ;

- la date de la cession de l’entreprise ;

- son engagement de produire auprès de l’administration fiscale le document attestant de sa

date d’entrée en jouissance des droits qu’il a acquis dans le régime de base obligatoire de

l’assurance-vieillesse auprès duquel il est affilié à raison de l’activité professionnelle cédée

lorsqu’il ne dispose pas de ce document au moment du dépôt de la déclaration de cessation.

La totalité des plus-values, à court terme ou à long terme, est exonérée d’impôt sur le revenu,

quel que soit leur montant, mais reste soumise aux prélèvements sociaux. Seules les plusvalues

immobilières sont exclues du dispositif d’exonération, mais elles peuvent bénéficier

d’un autre dispositif, à savoir un abattement en fonction de leur durée de détention.

À savoir : le dispositif d’exonération pour départ à la retraite est cumulable avec le régime

d’exonération des plus-values réservé aux très petites entreprises ou celui applicable aux PME

en fonction de la valeur des éléments cédés.

Le cas de la location-gérance

Le dispositif d’exonération pour départ à la retraite est désormais applicable à la cession

d’une activité mise en location-gérance à une personne autre que le locataire-gérant. Dans ce

cas, la cession doit porter sur l’intégralité des éléments concourant à l’exploitation de

l’activité qui a fait l’objet du contrat de location-gérance.

Attention : l’administration fiscale a précisé que l’exploitant ne peut pas bénéficier du

dispositif s’il cède directement le fonds à un tiers sans avoir au préalable proposé à son

locataire-gérant de l’acquérir alors qu’il y était tenu contractuellement.


Rappelons que l’activité doit avoir été exercée pendant 5 ans au moment de la mise en

location et que toutes les autres conditions du dispositif doivent être remplies.


Champagne Alexandre Bonnet : prince des

Riceys

• 26 juillet 2022 / Terre de Vins

Arnaud Fabre, président "Alexandre Bonnet"

Dans le groupe Lanson BCC, le Domaine « Alexandre Bonnet » constitué de 47 hectares

aux Riceys est un peu à part avec une philosophie qui nous rappelle que les Ricetons,

tout Champenois qu’ils sont, restent d’irréductibles bourguignons. Arnaud Fabre, son

président, nous en dit plus.

Quelle est l’histoire d’Alexandre Bonnet ?

C’est l’histoire d’une famille d’agriculteurs qui sent, dans les années 1950, que quelque chose

se passe autour du champagne et de la vigne dans l’Aube. Par son mariage avec la famille

Noble, elle a acquis quelques parcelles et commence à investir jusqu’à posséder 35 hectares

aux Riceys dans les années 1980. D’abord Récoltante-Manipulante, la demande est telle

qu’elle prend une carte de négoce pour se retrouver, dans les années 1990, avec 200 hectares

d’approvisionnement et un domaine de plus de 45 hectares ! La nouvelle génération ne veut

cependant pas reprendre. Une grande maison est très intéressée mais c’est Bruno Paillard et

Philippe Baijot qui remportent le morceau. La raison ? Ils ont promis de garder le personnel et

de continuer à faire vivre la marque. Dans un premier temps, l’objectif reste cependant de

récupérer les approvisionnements pour le développement des autres maisons du groupe.

Pendant des années, la marque vivote sauf en Suède et en Norvège où, grâce à une agence qui

l’a repérée, elle devient respectivement la quatrième et la deuxième marque la plus vendue. A

mon arrivée en 2019, nous avons scindé les deux activités en recentrant Alexandre Bonnet sur

ses origines, c’est-à-dire son vignoble propre des Riceys, tout en continuant l’activité de

négoce mais sous la marque Ferdinand Bonnet.

Quel est le style de vos vins ?

Il s’agit d’un domaine. Nous tenons à ce terme. Il signifie que nous nous approvisionnons

exclusivement sur les vignes que nous exploitons. Chez nous la star n’est pas le chef de caves

mais le chef de culture, nous considérons que c’est d’abord lui qui fait le vin. La notion de

domaine renvoie aussi à une surface plus grande que celle d’un RM, qui travaille

habituellement plutôt sur trois ou quatre hectares. Or, un de nos avantages est de pouvoir

intéresser des distributeurs qui recherchent à la fois de vrais vignerons mais avec en même

temps une capacité volumique pour répondre aux besoins de leurs marchés. Enfin, le mot

« Domaine », peu employé en Champagne, est un clin d’œil à la Bourgogne, toute proche aux

Riceys. Le savoir-faire de cette région se métisse ici à celui des Champenois. En effet, à la

différence des Maisons de Champagne où le vin se fait d’abord en cave, et davantage comme

les Bourguignons, nous ne cherchons pas à obtenir un style propre, mais celui du terroir que

nous travaillons, les Riceys, dont nous voulons simplement être la plus belle expression. D’où

des vinifications peu interventionnistes qui sont même depuis deux ans sans sulfites. Notre

gamme tourne aussi de ce fait beaucoup autour du pinot noir qui constitue 93 % des vignes.

Nous avons une dizaine de variétés de ce cépage, champenois, bourguignon, en grappes

compactes ou en grappes lâches, issu de sélections clonales et massales, dont une historique


des Riceys commencée par les frères Bonnet que nous continuons à perpétuer. En 100 %

pinot noir, nous élaborons six cuvées, trois champagnes (un blanc de noirs, un rosé

d’assemblage, un rosé de saignée), et trois vins tranquilles (un rosé des Riceys, un coteau

rouge et un coteau blanc de noirs). Je n’ai pas trouvé un seul endroit au monde où on pouvait,

sur un seul et même lieu, élaborer autant de vins différents à partir d’un seul et même cépage.

Il est vrai que nous sommes sur le cru le plus vaste de la Champagne (843ha) qui possède

toutes les expositions.

Le pinot noir a ici un fruit généreux et en même temps une élégance, une dimension florale,

que l’on retrouve rarement ailleurs. Il a converti plus d’une personne qui ne jurait que par le

blanc de blancs. Nous recherchons un équilibre entre un fruit plutôt mûr et une fraîcheur qui

n’est pas faite d’acidité mais de minéralité. C’est cette salinité qui va équilibrer la générosité.

Vous menez également un travail de recherche sur les cépages rares…

Nous avons planté une parcelle avec les sept cépages dont nous tirons une cuvée. Pour notre

blanc de blancs, il aurait été absurde de partir du chardonnay, on en produit déjà de très bons

sur la Côte des blancs ! Nous avons préféré mettre en avant le blanc vrai qui est le cépage

blanc historique de la côte des Bar. A l’avenir nous l’assemblerons peut-être avec l’arbane,

très complémentaire. Le blanc vrai part sur des arômes exotiques, il est plus large, alors que

l’arbane, plus droit, est davantage citrique et floral. L’arbane répond bien par ailleurs aux

problématiques du réchauffement, dans la mesure où il est plus tardif et plus acide. Son seul

défaut, c’est son faible rendement mais pour nous ce n’est pas un problème !


Tour de France Femmes : deux jours en

Champagne

• 26 juillet 2022 Terre de Vins

Quelques heures avant l’arrivée des coureurs du Tour de France cycliste 2022 à Paris, la

première édition du Tour de France Femmes a pris son élan depuis la Tour Eiffel. Sur

les 8 jours de courses à travers le quart nord-est de la France, le vignoble sera à

l’honneur : deux jours en Champagne et deux jours entre Vosges et Alsace

Le Tour de France Femmes s’est élancé le dimanche 27 juillet depuis Paris, pour huit étapes

et un total de 1033,6 kilomètres. On s’interroge sur ce tour au féminin resté sous silence. Estce

vraiment une nouveauté ? En fait, depuis 1955, plusieurs versions de tours de France

féminins se sont succédé, mais aucune n’a tenu la route, pour toutes sortes de raisons

financières ou tout simplement sexistes. On retiendra un relatif regain d’intérêt pour le

cyclisme féminin dans les années 80, avec les performances de l’italienne Maria Canins et le

la française Jeannie Longo qui s’imposa trois fois.

Montagne de Reims et Côte des Blancs

La 3 e étape du mardi 26 juillet est un parcours pour amateurs de Champagne. Depuis Reims le

nom des communes traversées est comme la carte des vins d’un très bon restaurant : Rilly-La-

Montagne, Chigny-les-Roses, Mailly-Champagne, Verzenay, Verzy, Villers-Marmery,

Ambonnay, Bouzy pour les cépages rouges de la Montagne de Reims, Vertus, Le Mesnil-sur-

Oger, Avize, Cramant, Chouilly entre autres pour les chardonnays de la Côte de Blancs avant

l’arrivée à Epernay.

Tous les terroirs de la Champagne

©I. Bachelard

Mercredi 27 juillet, la 4 e étape du Tour fera découvrir des terroirs moins connus de la

Champagne, mais qui contribuent aussi largement à la réputation des grandes bulles et

environ 20% de son approvisionnement. Depuis Troyes, le parcours fera de grandes boucles,

d’abord autour du lac d’Orient, le 3 e plus vaste lac artificiel de France, avant de visiter les

vignes des vallées de la Seine et de ses affluents, l’Arce, l’Ource et l’Aube. L’entrée dans la

Côte des Bars en Champagne se fera par la ville de Bar-sur-Seine et à partir de là, la route

sera entourée de vignes en quasi-permanence. Plusieurs côtes sont au programme, la côte de


Vitry (900 m à 6,9%) et la Côte du Val Perdu à l’arrivée à Bar-sur-Aube. Mais les plus raides

à guetter sont la Côte de Celles-sur-Ource (1,1 km à 8,9%, km 68,1) et la Côte du Val des

Clos (900 m à 8,8%, km77,3).

24 équipes

Tous les grands noms du cyclisme féminin sont attendus à Paris dont les 28 premières du

classement UCI et notamment la numéro 1 mondiale Annemiek van Vleuten, fraîchement

lauréate de son 3e Giro, et la championne du monde Elisa Balsamo. La championne de France

Audrey Cordon-Ragot (Trek-Segafredo) et Juliette Labous (Team DSM), lauréate du Tour de

Burgos et d’une étape sur le Giro, sont parmi les têtes d’affiche locales. Les Tricolores

devraient composer le 2e plus gros contingent devant l’Italie (19) et la Belgique (9).

Grand Est partenaire

Le Tour traverse trois région, Ile de France, Bourgogne Franche-Comté et Grand Est,

partenaire officiel qui a pour ambition de devenir la première région cyclable de France. « À

l’occasion de la nouvelle édition du Tour de France Femmes avec Zwift, la Région Grand Est

est fière d’être le partenaire officiel du Prix de la combativité qui récompense, lors de chaque

étape, la concurrente qui anime le plus la course. S’associer à un tel évènement international

traduit en premier lieu la volonté de la Région de soutenir le sport féminin et toutes ses

valeurs mais aussi de promouvoir toute la richesse de notre territoire » a déclaré Jean Rottner

président de la Région Grand Est. Prochains rendez-vous les 29 et 30 juillet en Alsace.


Presse écrite

FRA

Famille du média : PQR/PQD

Edition : 28 juillet 2022 P.19

(Quotidiens régionaux)

Journalistes : Stéphane

Périodicité : Quotidienne

Audience : 102000

Magnoux

Nombre de mots : 219

Sujet du média :

Actualités-Infos Générales

p. 1/1

Le Tour

de France servi sur un plateau

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Stéphane Magnoux Le point de vue était imprenable pour voir arriver les concurrentes du Tour de France Femmes, hier sur le

plateau de Blu, entre Fontette et Noé-les-Mallets. Les syndicats d'agriculteurs de l'Aube* et leurs partenaires avaient vu les choses en

grand pour attirer les spectateurs vers l'un des temps forts de cette quatrième étape du Tour de France Femmes. Ils étaient plusieurs

centaines à avoir pris de l'altitude - le plateau culmine à 357 m - afin d'admirer le panorama. Dès le milieu de matinée, de nombreuses

animations et stands étaient proposés pour permettre aux fans de cyclisme ou aux simples curieux de patienter avant le passage

de la (petite) caravane publicitaire, qui avait emprunté un itinéraire bis pour éviter les chemins blancs qui allaient causer tant de

tracas aux coureuses. Stands de dégustation de produits régionaux, de découverte et promotion des métiers en vogue sur la Côte

des Bar: le secteur a profité de l'événement pour faire sa promotion avant l'arrivée des coureuses dans un épais nuage de poussière

blanche. Le spectacle a duré plusieurs minutes, tant la difficulté du parcours avait morcelé le peloton en de nombreux fragments.

*FDSEA (fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles), JA (jeunes Agriculteurs de l'Aube) et SGV (Syndicat

général des vignerons) de Champagne.

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