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Panorama de presse quotidien du 01 08 2022

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PANORAMA DE PRESSE

Du 01/08/2022

- Politique-Vendanges…..…………………………………….………………………………….…p.2-20

- Economie-Marchés.………...……………………………….…………………………………….p.21-25

- Droit-Marques-Etiquetage ………………………………………………………………………p.26-29

- Viticulture-Innovation……………………………………………………………………………..p.30-32

- Coopératives……………………………………………………………………………………………p.33

- Entreprise-Gestion-Fiscalité…………………………………………………………………….p.34-37

- Dégustations-Gastronomie……………………………………………………………………..p.38-40

- Commmunication-Oenotourisme…………….…………………..……………..………….p.41-53

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Famille du média : Médias professionnels

Audience : 95992

Sujet du média : Tourisme-Gastronomie

31 Juillet 2022

Journalistes : Alexandre

Abellan

Nombre de mots : 8574

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Réserve 2022 Rendement butoir ou pas, la Bourgogne ne veut pas perdre une

goutte de vin blanc

Les appellations blanches de Chablis, de Mâcon et des appellations régionales de Bourgogne veulent mettre à profit la

vendange qui s'annonce généreuse en lissant leurs commercialisations et réduisant les à-coups climatiques grâce au Volume

Complémentaire Individuel (VCI).

Voyant des vignes magnifiques, des cuviers vides et un marché tendu, les vins blancs de Bourgogne n'ont pas envie de

laisser gâcher le généreux potentiel de récole 2022. - crédit photo : BIVB

rever le plafond. Par définition, le rendement butoir d'une appellation est le niveau de production au-deduquel les

raisins/vins récoltés ne peuvent plus prétendre à l'AOC et partent à la distillerie en tant que Dépassement de Rendement

Autorisé (DRA). Mais alors que leur vendange 2022 s'annonce généreuse et que leurs marchés restent tendus après la petite

récolte 2021, treize appellations de vins blanc de Bourgogne(AOC régionales Bourgogne, Chablis et Mâcon*) demandent un

dépassement inédit du rendement butoir pour bénéficier de volumes additionnels en VCI (Volume Complémentaire

Individuel, qui n'est pas AOC mais DRA, jusqu'à sa revendication possible dès le millésime suivant, soit en cas de déficit de

production, soit pour un rafraîchissement avec sa substitution par un volume équivalent de vin de l'année). Comme le résume

un vigneron de Chablis : « on trouve aberrant de distiller les raisins d'un millésime généreux quand on en manque les

années suivantes... » D'où l'idée de constituer une réserve mobilisable en cas de coup dur (gel, grêle, sécheresse...).

Ce 28 juillet, le conseil régional de l'Institut National de l'Origine et de la Qualité (CRINAO) a étudié ces demandes de

dépassement, donnant un accord de principe sans pouvoir les voter. « Le CRINAO ne peut pas se prononcer en dehors du

cadre réglementaire (du rendement butoir inscrit dans les cahiers des charges) » explique Stéphane Meunier, le délégué

territorial adjoint pour la délégation Centre-Est de l'INAO, précisant que le comité régional est « ouvert sur les demandes

au-dedu rendement butoir » , ayant voté en mai une demande de modification des cahiers des charges des 13 AOC

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une goutte de vin blanc

31 Juillet 2022

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concernées pour augmenter leur rendement butoir et mettre en réserve le produit des bonnes années. Le comité permanent de

l'INAO a depuis nommé une commission enquête, dont les premières réunions se tiennent cet été et avertissent qu'il est

matériellement impossible de modifier le moindre rendement butoir d'ici la récolte 2022.

Demande nationale

Si la modification des cahiers des charges n'aboutira pas avant la prochaine vendange, la filière bourguignonne espère qu'une

dérogation exceptionnelle pourra être prise pour ce millésime 2022. « Nous portons cette demande pour nos vins du socle,

AOC Bourgogne régionales, Chablis et Mâcon » indique François Labet, le président du Bureau Interprofessionnel des Vins

de Bourgogne (BIVB). Nationalement, la demande est portée par la Confédération Nationale des producteurs de vins à

Appellations d'Origine Contrôlées (CNAOC), avec la Champagne et la Savoie (voir encadré) précise Marion Saüquere, la

directrice de la Confédération des Appellations et des Vignerons de Bourgogne (CAVB), qui rappelle le souvenir du

millésime 2018 : comptant parmi les rares millésimes où la quantité se disputait à la qualité. Et durant lequel « il était

dommage d'envoyer du raisin à la distillerie ».

« Si l'on peut qualitativement parlant faire un bon volume, il faut le mettre à profit » confirme François Labet, rappelant que

gérer c'est prévoir. Un usage exceptionnel de volumes additionnels VCI, avant d'espérer les pérenniser, doit permettre de

duire les à-coups de production et de production, sans aller jusqu'à la réserve interprofessionnelle. « L'idée de la réserve est

évoquée, mais elle n'est pas aussi avancée que d'autres interprofessions (Alsace, Bordeaux, Pays d'Oc...) » indique François

Labet, pour qui la priorité est la validation du dépassement de rendement butoir pour 2022.

Dispositif dérogatoire exceptionnel

Portant à Paris le « dispositif dérogatoire exceptionnel et raisonnable de reconstitution de stocks » , Éric Tesson, le directeur

de la CNAOC salue « la belle réactivité de l'administration et du ministère sur ce dossier... Une fois la surprise passée ! »

La mécanique de mise en oeuvre actuellement proposée passe par un décret du ministre de l'Agriculture, Marc Fesneau.

Ayant rencontré ce lundi 25 juillet les représentants de la filière vin , ce dernier aurait indiqué se fier aux expertises

techniques de l'INAO (notamment sur la qualité des vins produits au-dedu rendement butoir) et demander des chiffres

permettant de justifier ce besoin accru (notamment les statistiques de stock).

« Le décret sera à signer entre maintenant et la fin novembre : le plus vite sera le mieux pour que règles soient claires »

analyse Éric Tesson. Avec une nouvelle base réglementaire, les volumes additionnels pourraient être adoptés dans la foulée.

« Si le cadre réglementaire évolue, le CRINAO sera reconvoqué en urgence pour en discuter » rapporte Stéphane Meunier.

Pour le vignoble, ces délais ne sont pas inquiétants : « le viticulteur peut récolter, garder les volumes en DRA et pourra les

basculer sur du VCI si c'est possible, sinon ce sera la distillation » rassure Marion Saüquere. Des négociants souhaiteraient

que ces éléments soient connus au moment de la récolte, pour que le cadre soit établi sur les surfaces vendues intégralement

aux maisons. Mais dans l'ensemble, les metteurs en marché bourguignons saluent l'initiative de mise en réserve du vignoble.

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une goutte de vin blanc

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Mettre du vin dans les tuyaux

« C'est louable, l'idée est de créer des réserves pour faire face aux aléas climatiques qui vont se produire plus régulièrement

» analyse Jérôme Prince, le président du Syndicat des Courtiers en Vins et Spiritueux de Grande Bourgogne. Ajoutant que «

toutes les régions sont partagées entre la volonté de constituer du VCI et de mettre du vin sur le marché pour le détendre.

L'idée est de remettre du vin dans les tuyaux. » D'autant plus que les déséquilibres entre offre et demandes pèsent : la grande

distribution délistant des références, des AOC régionales perdant en attractivité en Grande Bretagne... Et que la récession se

fait sentir sur les ventes aux États-Unis prévient le courtier. « La situation économique mondiale est incertaine » pour

François Labet, appelant à lisser l'offre de la production pour répondre sereinement à la demande des marchés.

* : Ces appellations de vins blancs sont Bourgogne (rendement autorisé de 69 hl/ha avec 7 hl/ha de VCI +5 hl/ha de

dépassement en VCI), Bourgogne avec dénomination géographique (rendement autorisé de 66 hl/ha avec 7 hl/ha de VCI + 5

hl/ha de dépassement en VCI), Coteaux Bourguignon (rendement autorisé de 72 hl/ha avec 7 hl/ha de VCI + 5 hl/ha de

dépassement en VCI), Bourgogne Hautes Côtes de Beaune et de Nuits (rendement autorisé de 66 hl/ha avec 6 hl/ha de VCI +

5 hl/ha de dépassement en VCI), Bourgogne Tonnerre (rendement autorisé de 66 hl/ha avec 4 hl/ha de VCI + 8 hl/ha de

dépassement en VCI), Bourgogne Aligoté (rendement autorisé de 72 hl/ha avec 3 hl/ha de VCI + 5 hl/ha de dépassement en

VCI), Bourgogne Côte d'Or (rendement autorisé de 66 hl/ha avec 7 hl/ha de VCI + 5 hl/ha de dépassement en VCI), Chablis

(avec un rendement autorisé de 60 hl/ha + 10 hl/ha de VCI et 2 hl/ha de dépassement en VCI), Petit Chablis (rendement

autorisé de 60 hl/ha avec 10 hl/ha de VCI + 2 hl/ha de dépassement en VCI), Chablis Premier Cru (rendement autorisé de 58

hl/ha avec 10 hl/ha de VCI + 2 hl/ha de dépassement en VCI), Mâcon (rendement autorisé de 70 hl/ha avec 5 hl/ha de VCI +

5 hl/ha de dépassement en VCI), Mâcon Villages (rendement autorisé de 68 hl/ha avec 7 hl/ha de VCI + 5 hl/ha de

dépassement en VCI) et Mâcon avec nom de commune (rendement autorisé de 66 hl/ha avec 7 hl/ha de VCI + 5 hl/ha de

dépassement en VCI). Pour les AOC Bourgogne régional en rouge un VCI est ouvert pour la première fois ce millésime

2022, avec une baisse du rendement autorisé de 2 hl/ha par rapport au plafond pour donner plus d'espace au VCI (en dessous

du butoir).

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Coup d'envoi

Il est l'heure de vendanger dans le Gard !

Top départ avec la récolte des premiers muscats pour la cave d'Héraclès, basée à Codognan.

Les vendanges des autres variétés blanches suivront dès le début du mois d'août mais les

conditions climatiques dicteront l'évolution des maturités.

Par Olivier Bazalge Le 29 juillet 2022 Vitisphère.com

La machine à vendanger a récolté les premiers raisins de 2022 à Codognan

crédit photo : O. Bazalge pour Vitisphere

Après un premier record battu dans l’Aude le 25 juillet, c’est au tour de la cave d’Héraclès,

dans le Gard, de procéder ce 29 juillet au lancement des vendanges le plus précoce de son

histoire. Une soixantaine de tonnes de muscat petits grains est arrivée au quai de réception de

la cave basée à Codognan, en provenance des parcelles de trois adhérents.

« Nous récoltons ce jour 5 hectares en ouvrant le quai de 8 heures à midi. Nous avions

ramassé ces muscats frais thiolés le 31 juillet en 2020, année précoce, le record est encore

battu », note Frédéric Saccoman, directeur de la cave d’Héraclès. Dans cette zone où l’eau du

bas Rhône arrive à proximité grâce au canal Philippe Lamour, les vignes irriguées ne

présentent pas de stress hydrique et ce n’est pas un éventuel phénomène de concentration qui

a conditionné cette maturité précoce, pour des raisins qui titrent 11 % potentiels à leur arrivée

dans le conquet.

Nous réfléchissons au ré-encépagement

Avec 1 250 hectares de vignes dont 95 % sont certifiées en bio, la cave d’Héraclès ne réalise

pas simplement « un coup » en vendangeant si tôt dans l’été. « C’est une tendance lourde que


nous observons avec les années. L’évolution du climat tend à avancer ces dates de maturité,

pas seulement sur les muscats car nous attaquerons les sauvignons dès le 2 août la semaine

prochaine, et enchaînerons sans coupure jusqu’à fin septembre », reprend Frédéric

Saccoman.

Tant au niveau des équipes techniques que des adhérents, cette précocité ne laisse personne

indifférent au sein de la coopérative gardoise. Le maître de chai achève sa dernière semaine

de congés et Julien Puccini, l’un des vignerons récoltant du muscat ce 29 juillet, fait part de

son questionnement quant aux perspectives. « Nous réfléchissons au ré-encépagement pour

revenir vers des variétés de raisins blancs méridionales plus classiques pour remplacer ce

muscat d’une quinzaine d’années », avance le viticulteur gardois. Frédéric Saccoman n’en dit

pas moins sans pour autant être en mesure d’avoir une position tranchée entre les variétés

attendues par le marché et les contraintes de production engendrée par l’évolution climatique.

Julien Piccini (à dr.) et son cousin Anthony attendent la machine à vendanger en bout de rang

- OB

Apports d'azote foliaire

« Pour les variétés thiolées muscat et sauvignon, nous ne déclenchons pas la récolte sur la

base du degré mais bien de la dégustation des baies et des niveaux d’acide malique, qui se

situent entre 2,3 et 2,6 g/l H2SO4 sur les muscats qui rentrent ce 29 juillet, pour un pH de

3,2 », affine Marie David, responsable amont de la cave d’Héraclès, qui indique également un

bon niveau d’azote assimilable malgré des mesures faibles d’azote dans les pétioles en cours

de campagne. « Nous procédons systématiquement à deux pulvérisations d’azote foliaire à

véraison pour les variétés thiolées, et nous en avons même préconisé une sur chardonnay

cette année au regard de la faiblesse de minéralisation », poursuit-elle.

Alors qu’une, voire deux, nouvelles vagues de chaleur sont à nouveau annoncées dès le début

du mois d’août, l’équipe d’Héraclès reste prudente concernant la fluidité des maturations pour

le reste des blancs puis sur les variétés noires. « Comme tout le monde, nous savons qu’il va

être primordial d’avoir de la pluie en août pour accompagner les maturations des raisins et

des pellicules, mais nous croisons les doigts pour ne pas nous retrouver avec un épisode

cévenol de 300mm. Malheureusement, les évènements climatiques deviennent

systématiquement si excessifs qu’on en peut miser sur rien », s’inquiète Frédéric Saccoman.


Millésime (jusqu’ici) idéal dans le vignoble

du Jura

Cette année, les raisins n’ont pratiquement pas souffert au pays de Pasteur, hormis les

poulsard. Mais le stress hydrique commence à se faire sentir, et quelques pluies soulageraient

les viticulteurs.

Par Clément L’Hôte Le 31 juillet 2022 Vitisphère.com

- crédit photo : Société Viticole du Jura

Parmi les plus sinistrés de 2021, les vignerons du Jura voient la roue tourner. « Il y a un très

gros potentiel cette année, typique d’une millésime qui suit un gel difficile. On est sur un style

2018 en quantité », se réjouit Damien Courbet, vigneron à Nevy-sur-Seille.

Un potentiel de récolte qui a échappé jusqu’ici aux tourments des aléas climatiques. Rachel

Outhier, technicienne de la Société de Viticulture du Jura, s’en réjouit. « On a eu très peu

d’impacts de gel. Et la grêle est tombée de manière très localisée. L’ensemble du vignoble est

plutôt préservé, on est chanceux quand on voit ce qui a pu se passer ailleurs. »

Premiers signes de stress hydrique

De même, la pression sanitaire n’en était pas une. « On a eu peine à trouver le mildiou. Et

l’oïdium est sorti plutôt tardivement, avec une pression assez moyenne, moins forte que ce

qu’on attendait. » De son côté, Damien Courbet déplore seulement « quelques sorties de

mildiou mosaïque en dessus de feuillage en toute fin de saison, et un peu d’oïdium sur

chardonnay. »

Le Jura échappera-t-il également aux méfaits de la chaleur ? C’est moins probable. Les

premiers dégâts sont déjà visibles sur poulsard, cépage réputé sensible aux pics de

température. «Il y avait une belle sortie, mais des grappes ont grillé, le résultat nous inquiète

un peu », déplore Rachel Outhier. Dans le reste du vignoble, on voit aussi les « premiers

signes de stress hydrique sur les feuilles du bas».

La véraison traîne


Ainsi, la pluie est ici devenue une priorité. Damien Courbet espère « que la récolte va finir de

mûrir par photosynthèse, et pas pas concentration comme en 2020. Ça nous embêterait

beaucoup de gâcher un si beau millésime ».

Des précipitations dont dépendront aussi les dates de vendanges. « On est à début véraison

sur chardonnay et pinot noir, dans la lignée de 2018 ou 2020 », rapporte Rachel Outhier.

« Mais ça fait plus de 10 jours qu’on y est, ça n’avance pas vite», complète Damien Courbet.

Un ralentissement à attribuer aux fortes chaleurs, et qui pourrait décaler les dates. Elles seront,

quoi qu’il en soit, très précoces pour le Jura. «Pour les crémants on parle du 15-20 août, pour

les blancs secs, plutôt fin août, au plus tard début septembre. »


Sud-Ouest, Vallée du Rhône…

Les vignes vont griller sous de nouveaux

coups de chaleur... et de chalumeau

Après une accalmie, la canicule revient sur les vignobles : des pics de chaleur sont attendus

mercredi prochain avec des intensités qui s'annoncent fortes. Une quatrième canicule pourrait

même se profiler en août.

Par Alexandre Abellan Le 29 juillet 2022 Vitisphère.com

Les vignes suent à grosses gouttes sous l’enchaînement des canicules de ce millésime 2022. -

crédit photo : Alexandre Abellan (Vitisphere)

Cycle infernal de stress maximal. Au rythme des canicules qui se suivent et se ressemblent cet

été, dans le vignoble « ça devient franchement très compliqué » témoigne Gérard Bancillon,

le président de la Confédération des vins IGP de France. Viticulteur dans le Gard, il voit que

« la situation se dégrade de jour en jour. On a des baies grosses comme des plombes de

chasse. Les vignobles de coteaux se défeuillent tous les jours, avec un tapis de feuilles

mortes. » Et les choses ne vont pas s’améliorer, au contraire.

Après les deux canicules exceptionnelles des 17 juin et 17 juillet, « une troisième canicule

devrait commencer lundi premier août pour 3 à 4 jours » analyse le docteur en

agroclimatologie Serge Zaka de la société Itk. Pour l’expert, « c’est acquis. Il est encore trop

tôt pour connaître la magnitude, mais les températures pourraient dépasser 40°C. Elles

seront comprises entre 35 et 40 °C sur le Sud de la France, Sud-Est et Sud-Ouest compris. »

L’origine de ce nouveau coup de chaud se trouve dans la réserve d’air chaud qui se trouve au

Sud de l’Europe, au niveau de la péninsule ibérique, et qui remonte à chaque bifurcation du


vent dans les conditions anticycloniques actuelles : « une poche d’air chaud nous menace à

tout moment » résume Serge Zaka.

Pic mercredi

Déroulant le scénario actuellement prévu par les modèles météo, Emmanuel Buisson, le

directeur de l’innovation Weenat – Weather Measures, indique que le coup de

chaud commence ce week-end dans le Gard avec 30 à 35°C, avant de contaminer le pourtour

méditerranéen, de Marseille à Perpignan, puis remonter en début de semaine par le Sud-Ouest

sur la façade atlantique et par la Vallée du Rhône jusqu’en Bourgogne. « Le pourtour

méditerranéen sera au-dessus de 35°C, il n’y pas de 40°C prévu pour l’instant. Il y a aura

une migration vers l’Est à partir de mercredi 3 août, la journée qui sera très chaude. Jeudi 4

août, un flux d’ouest nord-ouest arrive et on va voir la chaleur s’atténuer, on l’espère avec

des pluies » avance Emmanuel Buisson, notant qu’il est encore trop tôt pour avoir une

dynamique d’évacuation précise.

Quatrième canicule

Ce nouveau coup de chaud sera « d’autant plus dramatique que les réserves hydriques sont

basses : on bat les records de 1976 en termes de sécheresse. Il s’agit de la réserve en eau la

plus basse mesurée en France » souligne Serge Zaka. Le docteur en agroclimatologie pointe

que tous les vignobles de France seront concernés par ces fortes températures, et plus

particulièrement en basse vallée du Rhône et dans l’arrière-pays méditerranéen (notamment

dans l’Aude). Si les modèles sont encore incertains, « une nouvelle canicule se profile autour

du 10 août. Nous ne sommes pas à l’abri d’une quatrième canicule au cours du mois d’août »

prévient Serge Zaka. « Un nouveau coup de chaleur sur plusieurs jours pourrait revenir la

semaine suivante, comme un accordéon » confirme Emmanuel Buisson.

Pas de quoi rassurer dans le vignoble. « On ne sait pas comment ça va se finir. Il y a des

risques de blocage… Ce ne sera pas la première fois, il va falloir se souvenir de ce que l’on a

fait en 2003 » témoigne Gérard Bancillon, qui espère des pluies (sans grêle). Tout en

craignant de violents épisodes cévenols avec la montée des températures de la mer

Méditerranée. « Je suis très inquiet pour la période des épisodes méditerranéens (de mi-août à

mi-octobre, voire mi-novembre), la température de la Méditerranée est 5°C au-dessus des

normales » reconnaît Emmanuel Buisson. Pointant que la température de l’eau n’est pas le

seul élément déclenchant, une dépression est aussi nécessaire, Serge Zaka se veut rassurant.

« Le pire n’est jamais certain » conclut Gérard Bancillon.


Météo

Le pic de chaleur attendu mercredi dans la

région

L’Union du 01/08/2022

On doit revenir à des températures plus normales, 27°C dans la plupart des villes de la région,

à partir de vendredi.

La barre des 30ºC devrait être dépassée durant 3 jours cette semaine (mardi, mercredi et jeudi)

dans l’Aisne, la Marne et les Ardennes à l’occasion de cette nouvelle vague de chaleur. Le pic

est prévu mercredi avec des 35-36ºC. La température retombera nettement à partir de

vendredi.

À peine l’épisode caniculaire se termine qu’une nouvelle vague de chaleur se profile dans

toute la France.

Si elle touche surtout le sud du pays, nous devrions connaître quelques pointes de

températures dans nos départements, principalement le mercredi. Mais cela ne durera pas.

Attention, les données sur les plus fortes températures sont encore à affiner et sont

régulièrement mises à jour par Météo-France.

Plus de 10 °C au-dessus des normales saisonnières dans certains endroits

Dans tous les cas de figure, si on est largement au-dessus des normales saisonnières qui se

situent autour de 24-25 ºC à cette période de l’année dans nos départements, on ne devrait pas

battre de records pour un mois d’août. Ceux-ci datent du 12 août 2003 avec plus de 40 ºC

dans l’Aisne, les Ardennes et la Marne.

Dans l’Aisne

La barre des 30 ºC devrait être dépassée durant trois jours mardi, mercredi et jeudi dans la

majeure partie du département avant de redescendre largement en dessous à partir de vendredi

(entre 26 et 27 ºC selon les secteurs), de rares averses pouvant éclater jeudi.

Selon Météo France, on devrait atteindre les 36 ºC ce mercredi à Soissons et Chauny, ce qui

sera le maximum de la semaine. À Laon, Villers-Cotterêts et Château-Thierry les

températures monteront jusqu’à 35 ºC mercredi, tandis qu’à Hirson on sera à 34 ºC au plus

haut mercredi.

Dans les Ardennes

Les 30 ºC seront approchés ou dépassés mardi, mercredi et jeudi dans le département.

À Charleville-Mézières, un pic à 34 ºC est annoncé mercredi avant de retomber à 26 vendredi

avec des rafales de vents possibles à 40 km/h. À Sedan on devrait atteindre les 36 ºC mercredi

et 33 ºC jeudi, l’arrivée de la pluie devant faire retomber la température à 26 ºC vendredi.

Dans le nord du département, les températures monteront jusqu’à 35 ºC mercredi à Revin,

Givet et Fumay puis 24-25 ºC à partir de vendredi. Dans le sud, 36 ºC sont annoncés mercredi

à Rethel et à Vouziers puis 33 ºC jeudi et 27 ºC à partir de vendredi.

Dans la Marne


Même scénario que chez les voisins avec un mardi et un jeudi qui tourneront entre 31 et 33 ºC

dans le département puis un pic mercredi à 35-36 ºC avant de repasser autour des 26-28 ºC à

partir de vendredi. Dans le détail on devrait monter à 36 ºC mercredi à Reims, Châlons-en-

Champagne, Épernay, et Vitry-le-François. À Sainte-Ménehould le pic sera à 35 ºC mercredi,

avant de descendre à 34 ºC jeudi puis 27 °C vendredi.


PAGES LOCALES

30/07/2022

Des bouteilles nommées désir

Laetitia Venâncio

Certaines cuvées de champagne, victimes de leur succès, sont vendues aux professionnels en

quantités limitées afin d’assurer un certain équilibre commercial.

De plus en plus de bouteilles de champagne sont vendues sous allocation. Une tendance

amplifiée par des rendements en baisse, les aléas climatiques et une demande supérieure à

l’offre.

Risque-t-on de manquer de champagne dans les années à venir ?

Voilà qui pourrait être le synopsis d’un blockbuster sur la fin du monde : des familles

s’arrachant la dernière bouteille de Moët & Chandon au rayon champagne du supermarché,

d’autres faisant la queue chez le caviste pour aller chercher leur ration de bulles. Un Noël à

l’eau gazeuse et un nouvel an sans bouchons qui explosent aux douze coups de minuit. De la

science-fiction ? Oui et non. En effet, malgré la crise sanitaire et la récolte désastreuse de l’an

dernier, les ventes de champagne se portent bien. Et même mieux que bien avec un chiffre

d’affaires record en 2021.

La demande explose, notamment à l’étranger, contrairement à l’offre, qui elle, aurait plutôt

tendance à diminuer du fait des rendements en baisse et des aléas climatiques. Résultat : de

plus en plus de vignerons optent pour la mise en place d’allocations afin de satisfaire un

maximum de clients sans pour autant se retrouver en rupture de stock dès le mois de

septembre. C’est ce qu’on appelle le contingentement, une pratique qui existe depuis de

nombreuses années mais qui a tendance à se généraliser. « C’est le fait de restreindre le

volume par client et de permettre de maîtriser son commerce en fonction de ses ventes »,

explique Marion Deschamps, business développer au sein de l’agence de marketing Cidéo à

Ay-Champagne.

Éviter la rupture d’approvisionnement

La société organisait justement une rencontre sur cette pratique à l’intention des vignerons. «

C’est toujours bien de prévoir. Il ne s’agit pas nécessairement de rationner les clients, ce n’est

pas une punition, mais au contraire quand on a peu de disponibilité de stock, cela permet

d’assurer une pérennité commerciale entre le vigneron et son consommateur pour que,

d’année en année, chacun puisse retrouver sa part. C’est une promesse d’avoir du champagne

jusqu’à la fin de l’année ».

Le contingentement, c’est l’option qu’a choisie Jérôme Blin, vigneron à Vincelles, pour gérer

ses stocks depuis trois ans. « L’intérêt pour moi de contingenter, vu que je suis énormément

présent à l’export - je suis dans une production bio qui est très valorisée à l’étranger, dans des

restaurants - c’est de ne pas avoir de rupture d’approvisionnement vis-à-vis de la clientèle qui

connaît mes produits. » De là à imaginer une pénurie de champagne, le vigneron n’y croit pas

non plus. « Je prends l’exemple de la viticulture bio, qui est très aléatoire d’une année sur

l’autre, comme en 2021, année catastrophique où on a été obligé de passer par le

contingentement pour satisfaire tout le monde. Mais ça ne veut pas dire que la Champagne

sera du jour au lendemain en pénurie. » Sauf pour certaines cuvées ou domaines plus

confidentiels. Ainsi, inutile d’aller frapper à la porte de Jérôme Blin cette année, il est déjà en


train d’attribuer ses allocations pour 2023. Et avec la commercialisation prochaine des petites

récoltes de 2020 et 2021, il va falloir s’y prendre tôt pour avoir sa part du gâteau...

Il va falloir diversifier les achats de

champagne

Êtes-vous confrontés au contingentement ?

Oui, c’est le cas de la majorité des bouteilles qui se trouvent ici. Il y a des productions pour

lesquelles, depuis une bonne dizaine d’années, la demande est supérieure à l’offre. Pour ceuxlà,

il n’y a pas de solution à part répartir l’offre selon les marchés, donc on est obligés

d’utiliser ce principe des allocations. Le tout premier à l’avoir fait en champagne, c’est

Anselme Selosse, il y a une bonne trentaine d’années. Ce phénomène était relativement limité

mais aujourd’hui, effectivement, ça concerne de plus en plus de monde. Et ça, c’est un

phénomène très récent, je dirais depuis l’année dernière.

Pourquoi s’est-il intensifié ?

Peut-être qu’il y a des gens qui ont l’explication mais moi, je ne comprends toujours pas

pourquoi. Avant le Covid la Champagne vendait 290 millions de bouteilles et aujourd’hui elle

en vend 325 millions. Maintenant, est-ce que ça va durer ? Je pense que c’est une erreur de

penser que ce phénomène d’allocation est purement éphémère. La seule raison qui pourrait

l’arrêter c’est que la demande s’écroule, ce qui n’est pas souhaitable. Il faut que tous les

consommateurs comprennent qu’il va falloir diversifier ses achats. Parfois j’ai des clients qui

veulent acheter six bouteilles d’une même cuvée et je leur réponds que ce n’est pas possible

lorsqu’il y a 120 bouteilles pour 500 clients. Je n’aime pas l’idée de privilégier des clients par

rapport à d’autres. Mais ça veut dire qu’il y a des cuvées qui seront beaucoup plus éphémères

qu’auparavant.

Y a-t-il des cuvées qui sont plus concernées que d’autres comme les blancs de blancs par

exemple ?

Oui, mais ça n’est pas un phénomène récent. Aujourd’hui c’est davantage le domaine, sa

réputation, l’histoire qu’il a à raconter, la qualité de ses vins évidemment, son aura

internationale, qui font qu’il y a une demande importante.


Produit de déconsommation courante

Par Alexandre Abellan Le 29 juillet 2022 Vitisphère.com

La filière vin va devoir changer de disque : le "moins, mais mieux" qui résume depuis des

années l’évolution de la consommation française de vin n’est plus d'actualité. Place au

"moins, mais… moins". Ce premier semestre 2022, les achats de vin en grande distribution

perdent non seulement en volume, mais aussi en valorisation : moins de bouteilles, et moins

de vins d’appellation, moins de vins certifiés bio, moins de vins de Champagne… Les rayons

de vin marquent le pas après la bouffée d’oxygène de la crise covid (et la fermeture des

terrasses et restaurants), le pouvoir d’achat en berne de consommateurs français poussant aux

économies (y compris sur les ventes hors domicile). La spirale de déconsommation reprend,

accentuée sur les vins rouges et n’épargnant pas la demande des vins rosés et blancs (dont

l’offre est également touchée par les pénuries de bouteilles transparentes et le manque de

disponibilité du petit millésime 2021). De quoi créer le débat, entre ceux critiquant le manque

d’accompagnement à la vente de la grande distribution et ceux répondant que l’on ne fait pas

boire un âne qui n’a pas soif.

Ayant déjà subi de trop nombreuses déconvenues économiques, climatiques et géopolitiques

ces dernières années, la filière vin affronte de nouvelles difficultés commerciales. Alors que le

résultat des prochaines Foires Aux Vins d’automne est incertain, la perspective d’une forte

demande sur les petits prix va compromettre les leviers d’augmentation tarifaires de la filière

pour le prochain millésime. Démarrant dans les vignobles précoces, la vendange 2022 a déjà

coûté cher à produire (flambée des prix du GNR, des engrais, des piquets…) et les

vinifications vont poursuivre sur la même lancée (en coûts énergétiques notamment) : toutes

les factures en témoignent, mais cela suffira-t-il à négocier des revalorisations substantielles

auprès de la GD ?

Pour ne pas voir les coûts de production s’envoler, l’espoir de nombreux vignobles est

désormais d’atteindre des rendements corrects : rien n’est moins sûr avec le manque d’eau

actuel. Les sorties qui s’annonçaient généreuses semblent désormais bien maigres. De quoi

mettre l’irrigation au centre des demandes du vignoble afin de préserver sa pérennité et sa

compétitivité. Pour changer de disque et qu’ils ne produisent plus "moins, mais moins", mais

"plus, et mieux".


Des bouteilles de champagne équipées de

puces pour lutter contre le marché de la

revente

Lundi 1 août 2022 /

Par Marine Protais, France Bleu Champagne-Ardenne, France Bleu

Avize

Pour s'assurer que leurs bouteilles ne soient pas revendues à des prix excessifs sur le "marché

gris", Guillaume et Anselme Selosse, à la tête du champagne Jacques Selosse, intègrent dans

chaque étiquette une puce, permettant de les géolocaliser et tracer leur parcours jusqu'au

consommateur.

Guillaume et Anselme Selosse vont équiper leurs 60 000 bouteilles de champagne de puces

traqueuses pour lutter contre le marché gris. © Radio France - Marine Protais

Chaque année, des centaines de bouteilles de champagne sont achetées et revendues à des prix

exorbitants sur le "marché gris". Pour lutter contre ce système de revente, deux vignerons

d'Avize, près d'Epernay, Anselme et Guillaume Selosse, père et fils à la tête du champagne

Jacques Selosse, ont eu une idée : traquer leurs bouteilles en intégrant une puce - une puce

"NFT" - dans chaque étiquette.

Ils ont commencé à mettre en place ce système début avril sur leurs 60.000 bouteilles. Un

dispositif très simple d'utilisation, une fois la puce installée, il n'y a plus qu'à télécharger

l'application WID - développée par la société française WID Group, basée en Côte-d'Or -

pour suivre l'itinéraire de la bouteille.

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Anselme Selosse n'a qu'à dégainer son smartphone pour scanner la puce, un peu comme un

QR code. "C'est très rapide, s'enthousiasme le vigneron. On voit que le produit a été identifié.


On peut lire "bouteille de rosé, dégorgée le 4 novembre 2021, dosage : 1,5 gramme" et on va

regarder la traçabilité."

Mais pour que le traçage fonctionne, il faut que les revendeurs, comme les consommateurs,

jouent le jeu et scannent, eux aussi, la puce. "À chaque fois que la puce va être lue, ça va

enregistrer la localisation de lecture", explique Anselme Selosse.

Pour scanner les puces traqueuses sur les bouteilles de champagne, il faut utiliser l'application

WID. © Radio France - Nael Dupont

On va pouvoir, au niveau planétaire, voir que la bouteille a été lue aussi bien en Espagne,

qu'en Norvège ou en autre lieu. - Anselme Selosse

Et c'est justement contre ce genre de transit que son fils, Guillaume Selosse, gérant du

domaine, veut lutter.

Éviter que des bouteilles soient revendues dix fois leur prix

"Ce ne sont pas des bouteilles qui peuvent voyager à n'importe quelle température, dans

n'importe quelles conditions, sans que le vin soit altéré", insiste Guillaume Selosse. Il estime

que si une bouteille reste, ne serait-ce qu'une après-midi, dans une voiture, "forcément, elle

aura des déviances." Et le consommateur risque de se retourner contre le producteur,

d'autant qu'il aura acheté très cher cette bouteille sur le "marché gris".

"Notre bouteille millésime 2008, qui est vendue 300 € au domaine, ce qui est déjà un certain

prix, se retrouve sur certaines ventes aux enchères à plus de 3.500 ou 4.000 €." - Guillaume

Selosse


Les puces intégrées aux étiquettes des bouteilles de champagne Selosse coûtent 0,50€ pièce.

© Radio France - Marine Protais

D'où l'intérêt de tracer ces bouteilles, même si cela a un coût : environ 50 centimes par puce,

ce qui représente un budget annuel de 120.000 € pour le champagne Selosse.


EXXACT Robotics vise l’agriculture de

demain

Matot Braine du 01 08 22

Innovation. Filiale d’EXEL Industries, la société EXXACT Robotics a été créée en 2019,

avec comme spécialité les solutions d’agriculture de précision. Plusieurs millions d’euros

d’investissement ont été injectés dans ce centre de R&D dont deux produits phares ont été mis

au point : TRAXX, un enjambeur autonome compact pour la vigne étroite et 3S, une solution

de traitement ultra-localisé par capteurs embarqués.

En 2 ans, EXXACT Robotics a mis au point un enjambeur autonome, idéal dans les terrains

accidentés (Crédit : EXXACT ROBOTICS)

Pour comprendre l’histoire de la société EXXACT Robotics, il faut d’abord remonter à celle

de « sa grande sœur », dont elle est une filiale, EXEL Industries, bien connue dans le paysage

champardennais. À l’origine, une saga agricole, celle de la famille Ballu. En 1952, Vincent

Ballu créé TECNOMA, une entreprise qui commercialise des pulvérisateurs agricoles et des

tracteurs enjambeurs, révolutionnant le machinisme viticole. « C’est en 1987 que nait EXEL

Industries suite à l’acquisition du leader français des pulvérisateurs agricoles et de jardin

Berthoud. La marque devient alors un groupe multimarque dans la pulvérisation agricole »,

explique Colin Chaballier, directeur général d’EXXACT Robotics.

Aujourd’hui, EXEL Industries représente un chiffre d’affaires de 900 millions d’euros en

employant 3 600 salariés dans 27 pays à travers le monde et 23 sites de production. « Le

groupe EXEL Industries s’est construit en Europe grâce à l’intégration de PME, toutes très

innovantes sur leur propre marché. Le Groupe s’attache à conserver le savoir-faire de

chacune de ses entreprises, ce qui permet une connaissance très fine du marché et des clients

grâce à une proximité importante », précise Colin Chaballier.

« Nos technologies ne vont pas remplacer du jour au lendemain tous les usages, mais elles

viennent en complément de celles existantes »

Or aujourd’hui, avec les impératifs environnementaux et climatiques, le monde du

machinisme agricole doit évoluer avec des outils plus performants, permettant d’utiliser

moins d’intrants mais aussi en assouplissant la pénibilité du machiniste et de l’ouvrier

agricole. « Il y a une véritable attente de la société dans la réduction des pesticides. De toute


façon, il y a aussi de nouvelles lois et normes européennes qui obligent les métiers à se

transformer. Et nous, au sein du groupe, nous pensons que la réponse réside dans le

changement des pratiques agricoles avec des machines plus performantes, autonomes ou

semi-autonomes. » Et plutôt que d’externaliser les savoir-faire en matière d’innovation, le

groupe a décidé de fonder entièrement, avec EXXACT Robotics, une nouvelle entité

consacrée à la R&D, à Épernay et « répondre aux défis technologiques » notamment en créant

40 postes sur des activités d’ingénierie, de techniques agronomiques, de management, de

design, de marketing…

Économie de 50 à 80% de désherbant

Après deux années intenses, malgré le covid, deux produits phares sont sortis des ateliers de

R&D. En viticulture, c’est un enjambeur autonome « opérationnel pour le travail du sol en

vigne étroite », qui a été entièrement créé, dénommé TRAXX. Le robot a été testé à Terrasolis

et est produit localement, dans une usine du groupe, à Fère-Champenoise. « La machine peut

fonctionner soit en étant guidée manuellement grâce à une télécommande, soit de manière

totalement autonome en rentrant des données informatiques et en suivant un parcours GPS. »

Un des atouts de TRAXX est qu’il est compact et léger. « Il peut aller partout et a une grande

capacité de franchissement dans tout type de sols, y compris humides. Il est aussi très

maniable », précise Colin Chaballier.

En agriculture, c’est le produit « 3S » pour « Spot, Spray & Sensor » qui a été mis au point,

une solution de traitement ultra-localisé par capteurs embarqués, avec des caméras qui

viennent éviter de pulvériser là où ce n’est pas nécessaire. Elles reconnaissent

automatiquement les mauvaises herbes. « Cette technologie permet une économie de 50 à

80% de désherbant ! » L’enjeu est bien deduire les doses de produits appliqués (fongicides,

herbicides, insecticides), et de donner plus de leviers agronomiques pour lutter contre les bio

agresseurs. « Ces technologies apporteront également des outils de traçabilité, indispensables

pour les agriculteurs et les entreprises de travaux agricoles. »

Testé depuis plusieurs mois avec des clients en grandes cultures en Europe centrale, en

Amérique du Nord et en Australie, donc sous différents climats et différents types de cultures,

l’outil devrait être développé à plus grande échelle d’ici quelques mois. « La technologie

utilisée est à la fois très pointue mais aussi très simple d’utilisation puisqu’elle se fixe sur les

rails du pulvérisateur agricole. Elle a donc vocation à être déployée un peu partout. De plus,

les coûts d’achat des produits par l’agriculteur ainsi que les impacts environnementaux sont

drastiquement réduits, tout en augmentant potentiellement les rendements des cultures. »

Feuille de route de « l’European Green Deal »

Tous ces outils entrent dans la feuille de route européenne « Farm to fork » (« de la ferme à la

fourchette ») visant « un système alimentaire équitable, sain et respectueux de

l’environnement », en minimisant l’impact de l’agriculture sur la biodiversité et les émissions

de CO2. « Les objectifs du Green Deal imposent aux 192 pays signataires une réduction de

50% des usages des pesticides d’ici 2030, ainsi qu’une réduction d’au moins 20% des

engrais. » D’ici à 2030, un des enjeux du Green deal est aussi d’atteindre 25% des terres

converties en bio. Elles sont 8% aujourd’hui. Pour aider les professionnels à tenir ces objectifs

en proposant des produits à la pointe de l’innovation EXXACT Robotics a ainsi « embauché 2


personnes par mois pendant un an », avec encore des postes à pourvoir comme techniciens

agronomes.

Mais EXXACT Robotics se doit aussi d’être exemplaire dans sa propre chaîne de production :

« Nous essayons de prendre les devants sur notre impact environnemental en analysant le

cycle de vie de nos produits. » Entrent ainsi en compte le coût environnemental de la

fabrication, l’utilisation lors de la vie de la machine, puis sa destination finale. « C’est bien

sur l’exploitation du produit pendant son utilisation qui a le plus d’impact, l’enjeu va donc

être d’optimiser le coût carbone en aidant au mieux notre client à décarboner son activité. »

EXXACT Robotics prend aussi en charge la formation pour les machines avec un technicien

qui vient expliquer comment elles fonctionnent.

« Nos technologies ne vont pas remplacer du jour au lendemain tous les usages, mais elles

viennent en complément de celles existantes », précise Colin Chaballier.


Smic, livret A, allocations... : ce qui change

au 1er août

Ce mois-ci se traduit par une revalorisation de plusieurs prestations sociales dans le cadre du

projet de loi du gouvernement sur le pouvoir d'achat. Le Smic va lui aussi mécaniquement

augmenter du fait de l'inflation.

Le Smic augmente ce 1er août. (Vincent Loison/SIPA)

Par Clément Perruche Publié le 29 juil. 2022 Les Echos

Un certain nombre de mesures visant à combattre l'inflation vont entrer en vigueur à partir de

ce lundi 1 er août. Tour d'horizon.

Augmentation du Smic

Après les augmentations de janvier et de mai, le Smic va augmenter de 2,01 %

à 1329,06 euros mensuels net pour un temps plein. Cette nouvelle hausse est la conséquence

de celle des prix. La loi prévoit en effet que lorsque l'inflation hors tabac augmente d'au moins

2 % par rapport à la dernière augmentation du Smic, elle est répercutée directement sur le

salaire minimum. Sur toute l'année 2022, la hausse cumulée du Smic atteint les 5,2 %, ce qui

correspond à une revalorisation de 60 euros nets.

Le taux du livret A passe à 2 %

Là aussi, la décision de relever le taux du livret A a été prise pour répondre à l'inflation. Il

passe de 1 à 2 %, son plus haut niveau depuis 2012. En France, 55 millions de personnes

détiennent un livret A, pour un montant moyen de 5.500 euros. Avec un taux de 2 %, le gain

devrait donc s'élever à 110 euros en moyenne, contre 55 euros avec le rendement actuel. Le

livret d'épargne populaire (LEP), réservé aux ménages modestes, va lui aussi voir son taux

doubler pour atteindre 4,5 %.

Les prestations sociales revalorisées


Le gouvernement a choisi de revaloriser de 4 % un certain nombre de prestations sociales

comme l'Allocation adulte handicapé (AAH), le Revenu de solidarité active (RSA) ou encore

les allocations familiales. Ces hausses auront un effet rétroactif et s'appliqueront dès le

1 er juillet.

Triplement de la « prime Macron »

Dès le 1 er août et jusqu'au 31 décembre 2023, les entreprises pourront verser la nouvelle Prime

Macron à leurs salariés dont le revenu équivaut à moins de trois fois la valeur du Smic. Le

plafond de cette prime défiscalisée et désocialisée a été relevé de 2.000 à 6.000 euros.

Si toutes les entreprises pouvaient verser jusqu'à présent cette prime, le Sénat a décidé de

limiter la pérennisation de la prime Macron aux entreprises de moins de 50 salariés . D'après

l'étude d'impact faite par le gouvernement, plus de quinze millions de personnes ont bénéficié

de cette prime entre 2019 et 2022, pour un montant moyen de la prime s'élevant à 542 euros.

Prolongation des aides à la pompe

Un décret publié le 24 juillet prolonge jusqu'au 31 août la remise de 15 à 18 centimes par litre

sur le prix des carburants. Cette réduction s'applique à tous les carburants, pour les particuliers

comme les professionnels. Pour un plein de 50 litres, cette aide représente 9 euros.

Nouvelle loi sanitaire

Le 1er août sonne la fin de l'état d'urgence sanitaire. Le passe sanitaire disparaît donc, de

même que les autres mesures d'exception instaurées au cours de la lutte contre le Covid-19.

Le Conseil scientifique, quant à lui, a été remplacé par un « comité de veille et d'anticipation

des risques sanitaires » .


Web

FRA

Famille du média : Radios Nationales

Audience : 5651502

Sujet du média : Actualités-Infos Générales

30 Juillet 2022

Journalistes : -

Nombre de mots : 2899

www.francebleu.fr p. 1/2

Le champagne et le biscuit rose de Reims

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Sur la route du Tour de France féminin entre Reims et Epernay... Et quoi de mieux pour fêter une victoire qu'une coupe de

champagne !

(Re)découvrez l'histoire gastronomique du biscuit rose de Reims © Getty - Maurice Rougemont

Comme chacun sait, Reims est la capitale de LA Champagne et DU champagne . Mais ce que vous ne connaissez

peut-être pas, ce sont les galeries souterraines où sont entreposées les bouteilles ! Il s'agit des crayères !

Sur les hauteurs de Reims, il y a une colline, appelée Saint-Nicaise, qui est en fait une sorte d'immense gruyère, creusé de

galeries et de crayères , c'est-à-dire des carrières où on exploitait la craie ! Pendant 2000 ans, elles ont fourni des pierres

pour construire des maisons, des églises, des forteresses, et même, la cathédrale de Reims ! Depuis le XVIIIe siècle, les

vignerons de champagne y entreposent leurs bouteilles . Certaines crayères ont des plafonds hauts de plus de 30 mètres !

Et pendant la guerre de 14-18, les habitants s'y mettaient à l'abri des bombardements...

L'avantage des crayères, c'est la température constante de 11°C et l'humidité, qui avoisine les 100% ! Ce sont les

conditions idéales et naturelles pour laisser vieillir des bouteilles de champagne. On retrouve dans ces crayères les

productions de très nombreuses maisons , parmi les plus prestigieuses, comme Moët et Chandon, Perrier-Jouet,

Charles-Heidsieck, Ruinart, Veuve Clicquot, Martel, Taittinger et Pommery.

Et pour accompagner tout ce champagne, on peut prendre des biscuits roses de Reims ! C'est l'autre produit mythique de la

région, et ces biscuits sont connus depuis le 16e siècle ! On raconte que les rois de France consommaient des biscuits roses

de Reims avant de s'endormir, la veille du sacre, pour passer une nuit tranquille !

La recette est simple : des oeufs, du sucre, de la vanille, de la farine, du bicarbonate pour rendre la pâte légère, et du sucre

glace saupoudré sur le dessus avant la cuisson. En 1825, une maison rémoise obtient le brevet de '' fabricant de biscuit du roi,

frappé, du sceau de Charles X, mais c'est la maison Fossier qui va, 20 ans plus tard, développer la production et la

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Le champagne et le biscuit rose de Reims

30 Juillet 2022

www.francebleu.fr p. 2/2

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notoriété du biscuit rose. Aujourd'hui encore, c'est la même maison qui commercialise ces fameux biscuits dans le monde

entier.

Des biscuits '' girly, à cause de leur couleur rose, qui plairont forcément à nos coureuses, et des bulles pour celle qui montera

sur le podium pour fêter sa victoire ! Mais en cas de défaite, ça marche aussi, si on suit les conseils d'un célèbre amateur de

champagne, Sir Winton Churchill, qui avait déclaré, lors d'une visite à Epernay : '' Je ne pourrais pas vivre sans champagne.

Dans la victoire, je le mérite, dans la défaite, j'en ai besoin.

Avec modération, of course !

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L’apéritif chez un vigneron ce samedi

L’UNION du 30/07/22

Le rendez-vous est donné à 18 heures au 35 rue Pasteur à Champillon.

L’office du tourisme intercommunal d’Hautvillers organise les samedis à partir de 18 heures «

Les apéritifs chez le vigneron ».

Ce samedi 30 juillet c’est au tour du Champagne Gelin-Fauvet à Champillon d’accueillir le

public. Véronique et Anne-Louise présenteront leur maison de champagne et narreront

l’histoire de cette aventure familiale depuis sept générations. À la suite de cette visite

commentée, trois cuvées seront présentées. Trois spécialités de la gastronomie régionale

accompagneront cette dégustation.

« L’édition de l’année dernière des apéritifs chez le vigneron, a eu un vif succès auprès des

touristes mais aussi auprès du public local, qui désirent parfaire leurs connaissances

œnologiques et viticoles. Notre manifestation couvre tout notre territoire jusqu’au 15 octobre

», explique Audrey Garillon la directrice de L’office du tourisme avant de conclure : « Ces

visites chez les vignerons sont l’occasion de passer un moment d’échange et aussi de visiter

nos charmants villages viticoles qui ne manquent pas d’offrir de jolis points de vue ».

Réservations obligatoire au 03 26 57 06 35. Tarifs : Adultes 16 €, boissons non alcoolisées :

10 €, Enfants : 7 €.


Route du champagne en fête: retour de

l’effervescence

Le 31/07/2022 L’Est Eclair / Hugo Dervissoglou

Trois ans après sa dernière édition, la Route du champagne en fête a démarré ce samedi sur

les chapeaux de roue. L’occasion était trop belle pour faire la fête.

Ce groupe de joyeux lurons de l’association des Deux Mont’ ne vient pourtant pas de loin, de

Montiéramey et de Montreuil-sur-Barse, mais a tout de même préféré se déplacer en bus pour

la sécurité mais aussi pour la convivialité. Et apparemment, ça a l’air de bien se passer !


Pour célébrer le retour de la Route du champagne en fête, l’association Cap’C a choisi un

endroit symbolique pour lancer son week-end. C’est dans les locaux de la coopérative Gaston-

Cheq à Meurville que le rendez-vous a été fixé à 10 h 30. Entre les bottes de paille, les vignes

de pinot noir et la forêt, l’ambiance est vite montée.

Comme annoncé dans nos colonnes par le président de l’association Étienne Bertrand, la foule

était au rendez-vous. De nombreux Belges sont arrivés par grappes, coupe à la main, sourire

aux lèvres et la bonne humeur communicative. Sur leurs tee-shirts bleu marine, un slogan ou

plutôt un mot-dièse résume la philosophie du week-end : « Save water, drink champagne ».

Pour les non anglophones : « Sauvez l’eau, buvez du champagne ».

Alors que le DJ lance les premiers titres, les premières bouteilles sont sabrées, les premiers

verres s’entrechoquent. Ce ne sont pas les invités d’honneur, du sous-préfet aux députés

Jordan Guitton et Valérie Bazin-Malgras jusqu’aux maires François Baroin et Philippe Borde,

qui demandent leur reste.

Changement de décor

Vient l’heure de se tourner vers une autre cave participante. On imagine aisément l’ambiance

qui devait régner dans les bus et les navettes affrétés soit par l’organisation soit par les

participants eux-mêmes.

Nous prenons la direction d’Urville, sous le soleil assommant de cette fin juillet. Deuxième

arrêt de la matinée dans la cave de la maison Daniel Billette. Plutôt qu’un DJ, c’est un trio


musical qui accueille les visiteurs dans la cour de l’établissement. Certains ont esquissé

quelques pas de danse et déhanchés sur les premières notes d’anciens tubes rock. Les caves

voisines sont également parties prenantes des festivités cette année.

Les accès à la sortie d’Urville sont bloqués et la foule, toujours le même sourire aux lèvres,

circule paisiblement entre les parkings aménagés sur les champs moissonnés et la découverte

du précieux nectar.

Dernière étape de la matinée en haut de la rue, dans la prestigieuse maison Drappier. C’est

aussi l’heure de se restaurer autour d’une planche de charcuterie. Sans oublier une nouvelle

dégustation et une visite de la bâtisse en bois au son d’un Symphonion, ancêtre du juke-box,

disposé en haut des escaliers.

25e Route du champagne en fête ce dimanche encore à Argançon, Meurville, Bligny, Champignol-lez-

Mondeville, Baroville et Urville. Horaires : les dégustations ont lieu de 10 h à 18 h. Pass : 30 €. Vous pouvez le

réserver en ligne sur routeduchampagne.com. Le pass est à retirer à l’office de tourisme de Bar-sur-Aube ou à la

Maison du tourisme de Bar-sur-Seine.


CHAMPAGNE

Des caves fonctionnelles pour une famille

ancienne

Valère Perlot L’UNION du 31/07/2022

Vincent Testulat dans sa vinothèque au 3 boulevard de Cubry.

Tous les dimanches, découvrons les caves qui se cachent dans les sous-sols et nous

entourent. Aujourd’hui, Vincent Testulat guide la visite.

Ses premières caves, situées au 23 rue Léger Bertin, la famille Testulat les a conservées, bien

qu’elles soient aujourd’hui trop petites. « Mon arrière-arrière-grand-père, aussi nommé

Vincent Testulat, a commencé dans ces caves. Je suis la 5 è génération des Testulat. »,

explique l’actuel Vincent Testulat, derrière la marque de champagne du même nom.

Aujourd’hui, la famille est également propriétaire des caves du 3 boulevard du Cubry,

achetées en 1970.

Pour accéder aux profondeurs, un escalier d’une vingtaine de marches plonge dans le sol et

laisse apparaître la cave. « Il y a une quinzaine de mètres de profondeur, poursuit Vincent

Testulat. Là où on se situe, il y a le ruisseau du Cubry qui passe en dessous du boulevard. »

Une voûte laisse apparaître de la brique et de la pierre meulière, alors qu’on pourrait

s’attendre à de la craie dans une cave en Champagne. « Dans le centre-ville d’Épernay, il n’y

a pas de craie dans les caves. Si on veut de la craie, il faut aller du côté du mont Bernon »,

détaille-t-il.

« On est l’une des plus vieilles familles d’exploitants vignerons d’Épernay, on fait tout de A à

Z. Notre marque de champagne a été créée en 1862, soit il y a 160 ans, et nous avons toujours

été sparnaciens », raconte non sans fierté Vincent Testulat.

Bien qu’une partie des caves du boulevard du Cubry soit ancienne, un agrandissement a été

effectué en 1992. Cette seconde partie, moins charmante mais plus fonctionnelle, s’enfonce

encore de quelques mètres supplémentaires sous le parking de l’établissement. « La forme

voûtée des anciennes caves qui permet de consolider la structure n’est pas très accessible.

Pour transporter les bouteilles de champagnes, ce n’est pas l’idéal », explique Vincent

Testulat. Or cet agrandissement permet facilement de circuler entre les allées et d’y déplacer

les caisses à champagne aisément. Tout cela lié au monte-charge, évidemment. Les petits

trésors qui dorment dans ces caves : une petite vinothèque et la cuvée Paul-Vincent créée en

2004 à la naissance du fils de Vincent Testulat.


Commerce

Audrey Tixier et ses Pépites

Elle s’est entourée de treize producteurs issus des terroirs d’Alsace, Beaujolais, Bourgogne,

Val de Loire…

Chigny-les-Roses

Audrey Tixier a travaillé pendant 25 ans dans le développement packaging chez Boehringer-

Delpharm (compagnie pharmaceutique). Pourtant, en femme de vigneron, c’est vers la filière

champagne et autres vins qu’elle a décidé de mener sa carrière.

Avec la boutique qu’elle vient d’ouvrir à Chigny-les-Roses, elle entend ainsi faire découvrir «

Les Pépites de la cave ». Pour ce faire, elle s’est entourée de treize producteurs issus des

terroirs d’Alsace, Beaujolais, Bourgogne, Val de Loire… permettant de découvrir les vins et

produits de ces régions. Sans oublier, bien sûr, une étagère consacrée aux produits purement

régionaux : biscuits Fossier, moutarde, escargots, bougies dans des bouteilles recyclées,

lentilles, miel… Avec évidemment les cuvées locales et familiale de Michel Tixier.

Outre la boutique, Audrey Tixier propose diverses prestations : visites de caves et

oenotouristiques. On peut également découvrir le travail de la vigne en vélo électrique en sa

compagnie. « Le vin des copains est issu d’un réseau d’amis permettant de découvrir le goût

de l’amitié dans le vin », assure-t-elle.

10 bis, rue des Vignes à Chigny-les-Roses.


Le Tour de France Femmes a rassemblé

locaux et touristes

Sport. Mardi 26 juillet, pour la 3e étape du Tour de France Femmes, 132 coureuses se sont

élancées le long d’une étape de 133 km entre Reims et Épernay, mettant le sport mais aussi le

patrimoine local en valeur.

Matot Braine du 01 08 22

(Crédit : Alexandre Herlin)

C’était il y a 33 ans. En 1989, s’élançait le dernier Tour de France féminin… avant de tomber

dans les oubliettes, jugé « trop contraignant sur le plan économique », selon les mots de son

directeur de l’époque, Jean-Marie Leblanc. Si en 2022, c’est un événement inédit avec un

parcours certes restreint qui a vu le jour, le renouveau du cyclisme féminin est une bonne

nouvelle pour le sport français, mais aussi pour les régions, largement mises à l’honneur tout

au long de la compétition. Pariant sur un renouveau économique, ASO, société organisatrice

du Tour a vu les choses en grand. Village départ, Fan zone, caravane publicitaire et sponsors

étaient, tout comme pour le Tour masculin, au rendez-vous.

L’estimation des revenus sponsoring est ainsi évaluée à 6,7 millions d’euros, dont 2 millions

d’euros par an sur 4 ans pour Zwift (programme d’entraînement physique en ligne pour la

course à pied et le cyclisme), partenaire en titre. Cinq autres partenaires majeurs se sont

engagés : LCL, Leclerc, Skoda, (tous trois fournisseurs des maillots jaune, vert et à pois) LIV

et FDJ, tous présents sur le site du village départ avec de nombreuses animations. Concernant

la caravane publicitaire, il s’agit plus d’une question de « visibilité et de notoriété ». 50

véhicules sont ainsi déployés sur les routes du Grand Est où se concentre le Tour Femmes,

représentant 17 marques et institutions.

PROLONGATION DE SÉJOUR

Au niveau des collectivités, il est encore trop tôt pour dresser un bilan du passage du Tour sur

le territoire, mais comme chaque événement sportif majeur, au coeur de l’été, ce dernier a

contribué à remplir les terrasses des restaurants et les nuitées des hôtels et accueils


d’hébergement. « Pour ma part, nous avons accueilli les délégations médicales et de la

gendarmerie au Lion », indique Vincent Mansencal, gérant et propriétaire du Lion, à Reims et

par ailleurs Président des Vitrines de Reims. « Il y avait beaucoup de monde dans les

restaurants ce jour-là, et beaucoup de personnes avec un tee-shirt à pois, qui étaient donc là

pour assister au passage de la caravane. Mais plus globalement on a constaté, sur ce mois de

juillet un retour des touristes dans le centre-ville de Reims, avec de nouveau, des Américains

et des Anglais et toujours des frontaliers, Belges, Néerlandais, Allemands… »

Concernant le chiffre d’affaires, le Rémois retrouve des niveaux de 2019, année de référence

ante covid mais aussi « très bonne année au niveau de la fréquentation touristique des

établissements ». Même son de cloche du côté des offices de tourisme d’Épernay et du Grand

Reims qui constatent un retour des touristes étrangers en Champagne. « Un évènement comme

le Tour de France féminin, allonge la durée moyenne d’un séjour », livre Laurence Prévot,

Directrice de l’OT d’Epernay. « Cela contribue indéniablement à créer de l’attractivité sur le

territoire au coeur de l’été. » Et pour mieux appréhender l’impact du Tour de France

Femmes, l’ART (Agence régionale de tourisme) Grand Est a commandé une étude pour

connaître l’impact économique sur le territoire, dans la mesure où le Tour (8 étapes et 20

collectivités hôtes) se déroulait quasi exclusivement dans cette région. « Cette étape Reims-

Épernay, entièrement champenoise, est aussi un lien naturel entre les deux collectivités dont

les deux maires sont très engagés dans la promotion des événements sportifs », explique

Raphaël Blanchard, adjoint délégué aux sports à la Mairie de Reims.

« Avec une forte audience télévisuelle, de l’ordre de 3 millions de téléspectateurs, là où le

Tour ‘‘classique’’ réunit 4,5 millions, c’est aussi un formidable atout pour le territoire. » Le

sport féminin réunit aussi de plus en plus d’adeptes, le football a ouvert la brèche avec le

Mondial, puis le basket ou encore les volleyeuses. Et cette année le Tour de France.

« S’associer à un tel évènement international traduit en premier lieu la volonté de la Région

de soutenir le sport féminin et toutes ses valeurs mais aussi de promouvoir toute la richesse

de notre territoire. J’invite les habitants du Grand Est à venir participer à cette fête du vélo, à

soutenir, au bord des routes et dans les villes étapes, ces grandes sportives et à découvrir

chaque jour les actions déployées par le Grand Est en faveur de l’égalité Femme/Homme »,

s’était exprimé Jean Rottner, Président de Région.

Paroles de touristes

À l’occasion du départ du Tour de France Femmes, de nombreux rémois mais également

touristes étaient présents. Et parmi eux il y avait Susan, originaire d’Australie. Passionnée par

le cyclisme et déjà présente sur certaines étapes du Tour masculin (notamment à Paris en 2011

pour la victoire de Cadel Evans), elle a profité de ses vacances et de l’été français pour se

rendre sur le site du village départ installé à Reims. « C’est un évènement historique qui se

déroule avec ce Tour de France Femmes puisque l’évènement va donner plus de visibilité au

cyclisme féminin ! Une avancée que j’attendais depuis longtemps ! Je pensais aussi profiter

de ma présence dans la cité des Sacres pour découvrir la ville, ses places, ses restaurants

mais aussi ses bâtiments historiques. »

Plus loin, sur le parvis de la cathédrale, un couple d’Anglais était aussi présent pour assister

au début d’étape. S’ils avaient prévu de passer une partie de leurs vacances à Reims, assister

au Tour de France Femmes relève quelque peu du hasard : « Nous nous sommes levés ce

matin et nous avons vu des bus d’équipes de cyclistes. Mon mari étant un passionné de

cyclisme nous avons regardé sur internet et découvert que le Tour de France Femmes passait


par Reims. Alors, nous sommes allés devant la cathédrale pour assister à cela en direct. » Un

spectacle, qui bien que très rapide, les a ravis.


Champagne : l’Hôtel de Mutigny ouvre ses

portes !

• 29 juillet 2022 Terre de Vins


4 / 5

L’histoire est un roman, avec comme héros un ancien délégué CGT des ouvriers

cavistes, maire de son village, qui a cru dès la fin des années 1990 à l’avenir de

l’œnotourisme en Champagne et imaginé un projet hôtelier de grande envergure, en

pleine nature, au milieu des vignes. Porté par le groupe autrichien Loisium, il ouvrira

ses portes Lundi.

Serpent de mer de la Champagne depuis 25 ans, l’hôtel de Mutigny ouvre pour la première

fois ses portes le 1 er août. Avec un investissement de 27 millions d’euros, le complexe compte

101 chambres, un spa, un restaurant bistronomique, un restaurant gastronomique, une piscine

en plein air, des salles de séminaire et une cave regroupant 4000 cuvées différentes de

champagne ! Le tout perdu en pleine nature, dans un tout petit village de 190 habitants, loin

des grands axes touristiques et magnifiquement fondu dans le paysage entre la forêt et les

vignes sur les hauteurs du sud de la montagne de Reims. Le concept pouvait faire peur, mais

le besoin de nature de l’après covid semble désormais lui donner raison.

Derrière ce projet, il y a la volonté d’un homme, Bernard Beaulieu, ancien ouvrier remueur de

la Maison Bollinger et ancien délégué CGT. Pendant toute sa carrière, il s’est battu pour

défendre la convention collective des cavistes, aujourd’hui l’une des plus généreuses. Ses

supérieurs lui ont proposé à plusieurs reprises des postes de cadre. « J’ai toujours refusé, je ne

voulais pas trahir. » En 1995, il devient maire de son village. « Je me suis dit qu’on n’occupe


pas cette fonction pour inaugurer les chrysanthèmes. Je me sentais redevable vis-à-vis de

cette Champagne qui m’avait fait vivre pendant tant d’années. Je cherchais une idée. Sur ce

village au bout du monde perché sur un monticule, une activité même micro-industrielle était

inenvisageable, faute de foncier disponible. On ne pouvait pas toucher à la forêt qu’il fallait

sauvegarder, et le reste était planté de vignes. Au cours d’un déjeuner avec le patron de

Bollinger, celui-ci m’a parlé de ce qu’avait fait Caudalie dans le Bordelais : un projet

hôtelier centré sur le vin. De mon côté, j’étais convaincu que le tourisme dans les caves

n’avait plus d’avenir parce que le travail s’y était industrialisé, alors que dans les vignes où

on n’emmenait jamais personne, on avait gardé une approche artisanale. C’est pour cette

raison que j’ai lancé en 2000 le sentier du vigneron. Installer un hôtel immergé au milieu des

vignes s’inscrivait dans la même démarche. »

Le maire se met en quête d’un lieu. Ce sera l’ancienne sapinière. Il convainc plusieurs

maisons deder leurs lopins alors que certaines tablaient sur la révision de l’appellation pour

y planter des vignes. Beaulieu commande aussi des études sur la rentabilité du projet. A

l’époque, personne ne croit au potentiel touristique de la Champagne, même les grandes

maisons. Il suffit pour cela de se remémorer les difficultés rencontrées par Pierre Cheval pour

entraîner la profession dans le classement au patrimoine mondial. L’étude qui réalise un

inventaire de ce qui se pratique dans les autres vignobles du monde se montre pourtant très

optimiste à condition que l’offre soit à la hauteur de l’image de luxe que véhicule la

Champagne.

Enfin, Beaulieu trouve un investisseur, un Bordelais. Mais la foudre tombe. « Le Bureau de

recherche géologique et minier réalise une étude à la demande du préfet de région et conclut

que sur les villages champenois en haut de coteau, il existe trop de risques de glissements de

terrain et qu’il n’y aura plus désormais d’autorisation de constructions. Nos amis bordelais

se retirent du projet. Et moi je me retrouve avec 17500 m2 d’une zone avec glissement de

terrain ! Je prends contact avec le patron du BRGM qui quittait la région. Il m’informe que

l’Etat ne lui a pas donné les finances pour mener une véritable étude et que celle-ci a été

confiée à des stagiaires. Je décide de me battre et je commande une étude à un cabinet de

Gap qui conclut que le terrain étant dans une zone où la pente est inférieure à 5 %, il ne peut

y avoir de risques. La DDT me demande ensuite une étude complémentaire sur le

ruissellement des eaux. Finalement, j’obtiens gain de cause et ils sont obligés de valider ce

qui fera grand bruit et poussera les autres maires des communes dans la même situation à

mener une action. »

Côté investisseurs, Beaulieu connaît encore plusieurs déconvenues (Maranatha, Marugal)

avant de découvrir lors d’un voyage en Alsace l’approche hôtelière du groupe autrichien

Loisium. Intéressé par la proposition de Beaulieu en Champagne, celui-ci reprend le même

projet dessiné par le cabinet Jouin-Manku qu’avait mandaté Maranatha mais en y apportant sa

signature (cuisine ouverte, nombre de chambres plus important, patio…). Beaulieu doit

encore trouver d’autres associés. Il y aura de jolis coups de pouce du destin. Lors de la venue

de Hollande à la foire de Châlons, ses collègues cégétistes manifestent. Le président leur

suggère plutôt de lui soumettre des idées d’investissement. Le représentant de la banque

postale cherche en effet en vain des projets à soutenir en Champagne. Ils lui font part du

projet de Mutigny…

https://www.loisium.com/fr/champagne/


Économie

Une année grand cru pour le tourisme

rémois

Louis Le Pen L’Union du 01/08/22

Plus de 900 000 visiteurs avaient fait le déplacement pour voir la cathédrale de Reims en

2019.

Reims Après deux années compliquées pour le secteur, les enseignes touristiques de la ville

enregistrent une affluence qui pourrait bien dépasser celle qui existait avant la crise

sanitaire.

Dans les locaux de l’office de tourisme à Reims, il se murmure que 2022 serait bien meilleure

que 2019. Les deux dernières années ont surtout privé la cité des sacres de la venue des

étrangers qui représentaient presque la moitié des visiteurs en 2019. La fin des restrictions

sanitaires a sonné le branle-bas de combat à l’office de tourisme rémois qui, depuis le début

du mois de mai, accueille un flux de touristes en continu.

Le retour en force des touristes étrangers

« Tout le monde est débordé », lance Élisa Bremont, chargée de promotion à l’office du

tourisme. Si la clientèle japonaise n’a pas investi Reims comme à l’accoutumée, à l’accueil,

Allemands, Belges et Néerlandais se bousculent pour visiter le vignoble.

Plusieurs groupes de Singapouriens ont également fait le déplacement pour la première fois

cette année tandis que les Américains se font de plus en plus nombreux dans les rues de la

ville. Même si les Britanniques, qui constituent une grande partie des touristes de la région,

peinent à remettre les pieds à Reims, Élisa précise que « cela n’empêche pas l’office de faire

son chiffre ». Un chiffre malmené encore l’année dernière quand l’activité au premier

semestre était quasiment à l’arrêt, faisant chuter la fréquentation touristique globale de plus de

60 % par rapport à 2019.

Aucun visiteur, quel que soit son pays d’origine, ne manque la fameuse visite d’une maison

de champagne

Si les étrangers sont nombreux, les touristes français sont loin d’être les plus timides. Aussi,

les enseignes rémoises remarquent une forte présence de visiteurs issus des métropoles

proches de Reims comme Paris ou Lille. Le tourisme d’affaires fait aussi son grand retour

après avoir été au point mort ces deux dernières années, en témoigne la flopée de demande de

réservations pour des séminaires à l’Arena ou au palais du Tau qui font sonner le standard de

l’office de tourisme.

En termes d’attractivité, quel lieu pourrait bien rivaliser avec la cathédrale et son quasimillion

d’entrées annuel ? Si Notre Dame de Reims reste la star incontestée aux yeux des

touristes, aucun visiteur, quel que soit son pays d’origine, ne manque la fameuse visite d’une

maison de champagne. Toutes, sans exception, font face à une vague de réservation affichant

complet presque tous les derniers week-ends à venir.

L’office, qui prône une diversité de son offre avec notamment beaucoup d’activités en

périphérie de la ville, remarque, cette année encore, un intérêt croissant pour le vignoble des


alentours. Les Américains, notamment, raffolent des périples à travers toute la région tandis

que les « expériences d’un jour », qui donnent l’occasion de se mettre dans la peau d’un

tonnelier, d’un parfumeur ou bien d’un tailleur de pierre, ont un franc succès auprès des

visiteurs. La balade Art déco qui offre la possibilité de découvrir le patrimoine et

l’architecture de la ville des sacres royaux rencontre un vif succès.

Souvent pour un week-end

La crise sanitaire n’a pas changé les habitudes des touristes. Souvent en vadrouille à Reims le

temps d’un week-end, étrangers et Parisiens se tournent logiquement vers les hôtels de la

ville. Historiquement « portée par la clientèle étrangère et notamment britannique », selon une

étude de l’Insee, parue en 2019, la fréquentation hôtelière du Grand Reims ne se porte pas

plus mal sans les Anglais. Très apprécié des touristes, le Best Western indique être revenu à

une activité normale depuis qu’il a retrouvé « sa clientèle étrangère de loisirs qui a mis son

temps pour revenir ». Un constat partagé par les autres hôtels du centre-ville.

L’activité touristique reprend donc son cours naturel mais l’office de tourisme ne prétend pas

se reposer sur ses acquis pour autant. Une nouvelle campagne de communication digitale

serait en voie d’élaboration avec, comme horizon, l’espoir de faire revenir les derniers

touristes qui manquent à l’appel et d’en attirer de nouveaux.

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