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Panorama de presse quotidien du 03 08 2022

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PANORAMA DE PRESSE

Du 03/08/2022

- Climat ………………………..……….…………………………………………………………..…p.2-6

- Politique-AOC Régions…..…………………………………….…………………………....p.7-14

- Etiquetage-Traçabilité-Innovation.……………………………………………………..p.15

- Viticulture-Environnement………………………………….…………………….….……p.16-19

- Dégustation-Cuvées ………………………………….……………………………………….p.20-21

- Tourisme-Œnotourisme……………………………………..……………..………..……..p.22-31

- Patrimoine-Culture………………………………………………………………………….….p.32-33

Cette revue de presse se destine à un usage strictement personnel et interne à l’entreprise,

le destinataire s’interdit de reproduire, publier, diffuser ou vendre ce document.

www.sgv-champagne.fr

17 avenue de Champagne – CS 90176 • 51205 Epernay Cedex • Tél. 03 26 59 55 00 • Fax. 03 26 54 97 27

69 Grande Rue de la Résistance • 10110 Bar-sur-Seine • Tél. 03 25 29 85 80 • Fax. 03 25 29 77 81


Télévision

• ● FRANCE 3 GRAND EST - CHAMPAGNE-

ARDENNE (02/08/22 à 12:01 | 00:02:48)

« JT 12/13 Champagne-Ardenne » Perrine Ketels,

Layla LANDRY, Baptiste GALMICHE

La Champagne-Ardenne est en alerte sécheresse. Les

vignes aussi manquent d'eau. Itw de Maxime Binon,

vigneron et administrateur du Syndicat Général des

Vignerons de la Champagne (SGV).

https://www.luqi.fr/#/diffusion/budget/a2t2p000001AH80AAG/user/003570

0002FdLDZAA3/notification/60000000220202186?key=b29b7d2df446734d

8ba11420e3dc47a3&size=220&origine=3


La sécheresse et la canicule mettent

l’agriculture à genoux

L’Ardennais du 03/08/22

À l’échelle nationale, la proportion de parcelles de maïs grain considérées en état «bon à

excellent» est passée de 75% à 68% en une semaine, selon le dernier baromètre CéréObs de

FranceAgriMer. AFP

Dans les champs, alors que les cultures souffrent de la chaleur et de la sécheresse, les

restrictions d’eau inquiètent le monde agricole, notamment pour la culture du maïs dont la

production s’annonce déjà très touchée par les aléas climatiques.

Les effets cumulés de la sécheresse et du manque d’eau ont lieu « pendant la pollinisation »

du maïs, période cruciale là où le maïs se forme, explique Xavier de Castelbajac, responsable

commercialisation céréales chez Maïsadour, groupe coopératif qui compte 70 000 hectares de

maïs en France.

Le maïs est généralement semé entre avril et mai, « les plantes vont grandir et début juillet

arrive la période de pollinisation », puis la fleur « va féconder la plante et grâce à cette

fécondation un épi va se former avec des grains de maïs », avant d’être récolté début octobre,

explique Xavier de Castelbajac.

Le groupe, dont 60 % des parcelles sont irriguées, constate une nette différence par rapport à

celles qui ne le sont pas : la baisse de rendement est estimée entre 10 et 20 % pour les unes

contre une chute de 50 %, « voire plus », sans irrigation.

En France sur un volume annuel d’eau consommé estimé à 5,3 milliards de mètres cubes par

an, l’agriculture est la première activité consommatrice d’eau (c’est-à-dire prélevée et non

restituée aux milieux aquatiques) avec 45 % du total d’eau consommée, devant le

refroidissement des centrales électriques (31 %), l’eau potable (21 %) et les usages industriels

(3 %), selon le ministère de l’Agriculture. Face à la sécheresse des sols, « l’irrigation est le

seul moyen de garantir des niveaux de rendement pour le maïs. Derrière, des filières comptent

sur nous », notamment pour l’alimentation animale dont le maïs est l’une des principales

composantes, plaide Xavier de Castelbajac. Mais « ce qui est problématique par rapport à cet

usage est que cette consommation a lieu spécifiquement pendant une période où la ressource

est très peu disponible », souligne Éric Sauquet, directeur de recherche en hydrologie à

l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae).

« La sécheresse hydrologique est la conséquence, en général, d’un déficit de pluie constaté

soit les jours précédents soit les mois avant, et le phénomène de recharge des nappes n’a pas

eu lieu », mais habituellement c’est « ce stock cumulé en hiver qui va permettre d’avoir un

soutien pendant la période estivale lorsque le cours des eaux est faible », explique le

chercheur.

Cette année, « la réponse à très court terme pour le maïs déjà semé c’est qu’il n’y a plus rien à

faire », dit Christian Huyghe, directeur scientifique Agriculture de l’Inrae.


La problématique du stockage de l’eau

La Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricole (FNSEA) plaide en faveur d’un

meilleur stockage de l’eau avec des retenues, remplies par les eaux de surface et les eaux de

ruissellement. « La France, c’est 28 millions d’hectares de surface agricole utile (SAU) et 1,7

million d’hectares sont irriguées donc 5 % de la SAU » , résume Christian Huygue.

Mais « l’impact de ces retenues sur les milieux naturels, certainement pas neutre, interroge

encore les scientifiques » , souligne Éric Sauquet.

Considérées comme « un frein à l’adaptation au réchauffement climatique » , parier sur les

retenues collinaires (stockages d’eau) et les bassines de rétention d’eau pour garantir les

rendements en agriculture, « c’est donner l’illusion que le système peut perdurer alors qu’il y

aura certainement d’autres blocages à un moment ou à un autre » , quand « on sait que la taille

du gâteau va diminuer » , explique le chercheur.

Si le stockage de l’eau et l’irrigation sont considérés comme l’un des leviers pour protéger

l’agriculture, « d’autres existent » cependant, disent les chercheurs : repenser le système de

production, changer de culture, faire de la polyculture, ou encore de l’agroécologie.


"Sans eau, pas de plants" de vignes alertent

les pépiniéristes

Face aux chaleurs et à la sécheresse, la pépinière viticole doit arroser pour pouvoir fournir des

pieds après les vendanges. Pas de pénurie pour l'heure, mais les fortes chaleurs ont fait des

dégâts en mai, au moment des mises en terre.

Par Olivier Bazalge Le 02 août 2022 Vitisphère.com

La chaleur a provoqué des dégâts pour les plants mis en terre à la fin du mois de mai. Face à

la sécheresse, l'arrosage est incontournable - crédit photo : Fanny Mey

Chez les pépiniéristes, le sujet de l’eau est aussi central en 2022 qu’en 2021. Mais pour des

raisons diamétralement opposées. « Nous avions eu trop d’eau l’an dernier, ce qui a

certainement une incidence sur les taux de réussite des plants de l’année 2021, mais cette

année 2022, nous sommes dans l’obligation impérative d’arroser, sinon il n’y aura pas de

plants disponibles pour les viticulteurs à partir de cet automne », prévient Delphine Bougès,

présidente du syndicat des pépiniéristes viticulteurs de la Gironde et du Sud-Ouest.

Les pépiniéristes ne se revendiquent pas comme des consommateurs importants d’eau mais

cette année, ils se disent soulagés « de pouvoir compter, malgré les restrictions qui

s’appliquent dans beaucoup de régions, sur la dérogation d’arrosage accordée aux cultures

spéciales. Sans quoi ce serait très compliqué, car sans eau, pas de plants », rebondit Delphine

Bougès. Mais l’accès à la ressource en eau n’est pas forcément des plus aisés dans tous les

bassins, si bien qu’Eric Bourguet, président du syndicat des pépiniéristes d’Occitanie et

membre du bureau de la FFPV (fédération française de la pépinière viticole) souligne que

« dans nos zones des Cévennes ou de l’ardèche, nous n’avons pas l’eau du Bas-Rhône, ni de

forage et qu’il faut donc se faire livrer des citernes d’eau pour pouvoir arroser chaque

semaine, c’est indispensable pour que les plants tiennent ».

Chaleurs printanières


« Tant qu’on leur apporte de l’eau, les plants se comportent bien. Car maintenant que le

feuillage s’est développé, ils supportent bien la chaleur. Pourvu qu’ils puissent continuer à

transpirer en ayant de l’eau à disposition dans le sol », abonde également Miguel Mercier,

président adjoint de la FFPV et co-gérant des pépinières éponymes, basées à Vix (Vendée).

C’est plus au moment de l’installation de ces pépinières de plants, courant mai, que la chaleur

a fait des dégâts. « Les installations tardives, après le 15 mai, ont souffert des fortes chaleurs

de printemps. Notamment avec la fonte de la paraffine et des points de greffe totalement

exposés aux brûlures. Il y a eu de sérieux problèmes de reprises, alors que les mises en terre

plus précoces d’avant le 15 mai se sont bien implantées », décrit Eric Bourguet. « C’était

l’inverse l’an dernier à cause de l’eau, les implantations d’avant le 15 mai étaient bien moins

belles que les plus tardives », note également Miguel Mercier.

Delphine Bougès n’avait dans tous les cas « jamais vu de chaleurs comme celles-là pour les

mises en terre ». Comme Miguel Mercier, elle confirme ces pertes de plants par brûlures sur

les installations tardives, à l’exception de secteurs où les températures n’ont pas atteint des

sommets, « comme en Savoie, mais cette zone a malheureusement subi d’importants dégâts de

grêle en juin », regrette Eric Bourguet. Outre ces aléas, les conditions climatiques actuelles

présentent néanmoins des avantages pour la production des pépiniéristes « avec une pression

cryptogamique faible », souligne Miguel Mercier. Même si l’humidité de 2021 et les attaques

de mildiou peuvent affecter la reprise des plants cette année. « Le passage systématique à

l’eau chaude pour la flavescence dorée peut affaiblir les bois de l’an dernier qui n’ont pas pu

faire beaucoup de réserves s’il y a eu des maladies », souligne la pépiniériste girondine.

Chiffres lors des tris

Il est encore trop tôt pour parler de bilan chiffré des pertes liées aux conditions de l’année.

« Nous pourrons mesurer la réussite à l’occasion du tri des plants entre fin d’année et début

d’année prochaine », note Delphine Bougès. Eric Bourguet précise néanmoins que des

tendances assez nettes concernant les reprises « se dégageront déjà entre octobre et

novembre, à l’occasion des tris anticipés qui seront réalisés pour livrer le matériel végétal

pour ceux qui plantent en fin d’automne ».


Pendant les traitements

Où en est Pestiriv, l’étude d’exposition aux

pesticides en zones viticoles ?

Le point avec l’Anses sur l’avancement du protocole de questionnaires et de prélèvements

dans les foyers voisins de vignobles, ainsi que sur les échanges avec les institutions viticoles.

Par Alexandre Abellan Le 02 août 2022 Vitisphère.com

Actuellement dans les temps, l’étude doit présenter ses résultats en 2024. - crédit photo :

Alexandre Abellan (Vitisphere)

Ayant défrayé la chronique du vignoble, l’étude d’exposition aux pesticides chez les riverains

de zones viticoles et non-viticoles (PestiRiv) se poursuit désormais dans un cadre plus apaisé

pendant cette campagne viticoledans six régions (Grand Est, Nouvelle-Aquitaine, Auvergne-

Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Occitanie et Provence-Alpes-Côte d’Azur*).

D’octobre 2021 à février 2022, l’étude a commencé par une première partie suivant 790

foyers tirés au sort à proximité de vignobles pendant l’hiver (en dehors des traitements). Fixé

par l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l'Alimentation, de l'Environnement et du

Travail (ANSES) et l'agence nationale de santé publique (Santé Publique France), le protocole

a atteint son objectif de recruter a minima un adulte répondant aux questionnaires par foyer et

un enfant dans un foyer sur deux.

D’avril à août 2022, l’étude en est actuellement à sa deuxième phase d’enquête et de

prélèvement auprès de plus de 2 000 foyers en France. Reprenant le suivi des foyers de la

première phase, le protocole double le nombre riverains de zones viticoles avec de nouveaux


ecrutements et intègre des témoins hors zone viticole. 2 000 à 2 500 foyers seraient

actuellement suivis (les chiffres ne sont pas encore connus), IPSOS remplissant à chaque fois

un questionnaire, prélevant des cheveux et des urines, mesurant la qualité de l’air, prenant des

échantillons de poussière et d’aliments…

Questionnaires viticoles

N'envisageant plus de contacter les vignerons à proximité des foyers suivis, l’ANSES prévoit

d’envoyer des questionnaires aux représentants de la filière vin pour récolter les informations

de traitements sur les communes suivies par Pestiriv. « On ne cherche pas à déterminer si le

nanogramme de telle substance que l’on a repéré chez tel participant provient de telle ou telle

parcelle » explique Ohri Yamada, le responsable de phytopharmacovigilance de l’ANSES,

précisant qu’ici « l’approche est plus populationnelle. Dans l’ensemble on va essayer de

repérer les facteurs qui ont joué sur le niveau d’exposition. » Demandant aux organismes de

la filière le type de produits phytopharmaceutiques utilisés chaque semaine/quinzaine (y

compris en plan de lutte obligatoire contre la cicadelle de la flavescence dorée), l’ANSES va

également s’intéresser aux taux de certifications environnementales des vignobles étudiés.

Sans tirer de conclusions locales. « L’étude Pestiriv est bien une étude nationale. Plus voir ça

d’un point de vue statistique. Est-ce que dans l’ensemble on va repérer des choses qui

influencent les niveaux d’exposition qui vont être mesurés » précise Ohri Yamada.

* : L’ANSES ne souhaite pas plus préciser les lieux d’étude, les prélèvements se poursuivant

à date.


Zones de non traitement

ZNT, "la charte du bien vivre ensemble"

adoptée pour les vignes de Bordeaux

Cette finalisation valide l'engagement des agriculteurs girondins à informer les riverains de

leurs traitements, actant également leur volonté d'adapter et faire évoluer leurs pratiques.

Par Olivier Bazalge Le 03 août 2022 Vitisphère.com

La charte du bien vivre ensemble est approuvée par la préfète de Gironde - crédit photo :

Alexandre Abellan

Le 29 juillet, la chambre d’agriculture de Gironde a annoncé que la préfète de la Gironde,

Fabienne Buccio, venait « d’adopter la charte du bien vivre ensemble en Gironde, sans

modification, la considérant conforme au cadre réglementaire en vigueur », annonce un

communiqué.

Suite à l’évolution du cadre réglementaire découlant de la décision du conseil d’Etat du 26

janvier 2021 et des décret et arrêté du 25 janvier 2022, la chambre d’agriculture de la Gironde

avait élaboré un nouveau projet de charte en concertation avec l’ensemble des parties

prenantes. « Cette nouvelle charte a été soumise à la préfète en mai dernier et, après

consultation du public, la représentante de l’Etat a définitivement approuvé », poursuit un

communiqué.

Riverains et travailleurs


Deux évolutions majeures marquent cette nouvelle mouture de la charte, « alors qu’il n’y

avait pas de critique majeure quant à la 1ère version, c’est plus une adaptation à des cas de

figure précis, comme l’information des personnes travaillant à côté des zones de traitement,

et pas seulement les riverains en zone d’habitation », spécifie Jean-Louis Dubourg, président

de la chambre d’agriculture de Gironde. C’est pour répondre à ce type de demande spécifique

du nouveau cadre réglementaire que la nouvelle charte a été rédigée.

Par l’engagement dans cette charte, le monde agricole se doit de fournir directement

l’information relative aux traitements « par des moyens tels que SMS, application Bien Vivre

Ensemble (BVE 33) en libre accès sur smartphone, ou par le relais des communes… »,

explique le communiqué de la chambre d’agriculture de Gironde. « Sur la 1ère mouture

rédigée il y a deux ans, nous n’avions pas mis cette application BVE33 comme moyen de

communication, alors qu’elle est à présent disponible au téléchargement pour tous », reprend

Jean-Louis Dubourg. Par géolocalisation, l’application indique immédiatement les traitements

planifiés aux alentours.

Amélioration pour tous

« La charte est élaborée pour favoriser le dialogue entre agriculture et société, avec

transparence, confiance et promotion d’une agriculture respectueuse de l’environnement »,

ajoute Jean-Louis Dubourg. Le président de la CA 33 insiste fortement sur cette volonté de

« vivre ensemble et faire évoluer les pratiques dans la concertation ». Une expérimentation a

ainsi été menée depuis l’an dernier dans le Blayais sur 3 parcelles, auxquelles s’ajoutent en

2022 trois nouvelles parcelles du Libournais. Ces six vignerons se sont montrés volontaires

pour cette expérimentation au cours de laquelle ils sont accompagnés par les techniciens de la

chambre dans les choix des produits et des itinéraires d’utilisation. « Nous n’avions pas prévu

cette initiative au départ mais nous avons écouté les associations qui nous l’ont demandé et

continuons à la développer. A terme, ces résultats permettront d’avoir un modèle pratique

efficace et respectueux de la charte pour l’ensemble des viticulteurs girondins », soutient

Jean-Louis Dubourg.

Les 28 signataires de la charte en Gironde sont la Chambre d’Agriculture de la Gironde,

FNSEA de la Gironde, Jeunes Agriculteurs de la Gironde, Coordination Rurale, Fédération

des Grands Vins de Bordeaux, Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux, Fédération des

Vignerons Indépendants de la Gironde, Fédération des Coopératives Vinicoles d'Aquitaine,

Coop de France Nouvelle-Aquitaine, Association Technique Fruits et Légumes de la Gironde,

Institut Français de la Vigne et du Vin Bordeaux Aquitaine, CUMA Gironde / Lot-et-

Garonne, GRCETA, INVENIO, Fédération des Pépiniéristes Viticulteurs de Gironde et Sud-

Ouest, Fédération Départementale de la Chasse, Entrepreneurs des territoires de Gironde,

Fédération Nouvelle-Aquitaine du Syndicat National des entreprises de Service et

Distribution du Machinisme Agricole, Association des Salariés Agricoles de Gironde,

SGA33/CFDT, CFE CGC SNEEMA, Association des Maires de Gironde, Association des

Maires Ruraux de Gironde, Parc Naturel Régional du Médoc, CFDT Interco 33, Fédération

Familles Rurales de la Gironde, EPLEFPA Bordeaux Gironde, Association des Anciens

Élèves du Lycée de Blanquefort.


Entente sur les prix

Les vins d'Alsace toujours coupables, mais

moins redevables

La Cour d’appel de Paris ne déjuge pas l’Autorité de la Concurrence qui avait estimé que trois

organisations professionnelles alsaciennes s’étaient « entendues [entre elles] de 2008 à 2017

dans le but d’augmenter le prix de vente du raisin ». Mais elle divise les amendes par deux…

Par Christophe Reibel Le 02 août 2022

Pour Serge Fleischer : « l’Etat doit dire d’urgence jusqu’où vont les prérogatives d’une

interprofession ». - crédit photo : Christophe Reibel

L’arrêt rendu ce 12 mai par la Cour d’appel de Paris confirme l’infraction « d’entente »

pointée par l’Autorité de la Concurrence en septembre 2020, mais juge qu’il y a lieu

d’apprécier différemment « la gravité des pratiques » reprochées au Conseil

interprofessionnel des vins d’Alsace (Civa) et à l’Association des viticulteurs d’Alsace

(Ava)*. Estimant que « le dommage est d’envergure très limitée », que « l’hétérogénéité des

producteurs [est] de nature à limiter l’efficacité de consignes de prix relativement

générales », et qu’il est « impossible de réunir les éléments établissant dans quelles

proportions les recommandations ont été suivies entre 1980 et 2018 », la Cour ramène les

amendes infligées à 174 000 € pour le Civa et 13 000 € pour l’Ava.

Au 2 août, l’Autorité de la Concurrence, qui a perçu des amendes de 348 000 et 26 000 € dans

la foulée de sa décision, n’a toujours pas remboursé la moitié de ces sommes aux deux

organisations professionnelles alsaciennes. La Cour a également maintenu l’obligation,

comme le demandait l’Autorité de la Concurrence, de publier les faits et les sanctions dans la

presse locale afin « d’alerter les acteurs du marché, les consommateurs et les collectivités

publiques sur le caractère anti-concurrentiel de certaines pratiques ».

Où sont les limites à ne pas franchir ?


Civa et Ava n’iront pas en cassation, car il est temps de « passer à autre chose, à nous

occuper de notre priorité, à savoir la valorisation des vins d’Alsace » lance Serge Fleischer,

président du Civa. N’empêche, l’incompréhension demeure. Pour Serge Fleischer, « nous

sommes toujours punis, mais avec une réduction de peine. Nous n’avons toujours pas été

entendus sur le fond. L’Etat nous demande de remplir des missions sous son couvert et nous

envoie en même temps son gendarme qui nous dit que nous outrepassons ces mêmes missions.

La loi Egalim nous fixe des obligations et l’Autorité de la concurrence nous dit qu’il y a des

limites à ne pas franchir. Mais elles sont où, ces limites ? A l’Etat de clarifier d’urgence cette

situation ! »

*: (*: Troisième organisation ayant été épinglée dans cette affaire, le Groupement des producteurs

négociants du vignoble alsacien (GPNVA), condamné à une amende de 2 000 €, n’avait pas

fait appel.


Pouvoir d'achat : le Sénat a voté le second

volet de mesures

Les sénateurs ont adopté, dans la nuit de mardi à mercredi, le budget rectifié pour 2022 qui

ouvre 44 milliards d'euros de crédits. L'exécutif vise une adoption définitive dimanche de

toutes les dispositions destinées à répondre à l'envolée de l'inflation et à lutter contre la baisse

du pouvoir d'achat des Français.

Les sénateurs ont voté le texte dans la nuit par 225 voix contre 101. (Alain JOCARD/AFP)

Par Les Echos Publié le 3 août 2022 à 08:32

Le Sénat a adopté en première lecture, un peu avant 04h00 du matin ce mercredi, le second

volet des mesures en soutien au pouvoir d'achat. Les sénateurs l'ont voté par 225 voix contre

101, la gauche votant contre.

Ce budget rectifié pour 2022 ouvre 44 milliards d'euros de crédits, dont 9,7 pour financer la

renationalisation à 100 % d'EDF. Il prévoit notamment la poursuite du bouclier tarifaire sur

l'énergie et de la remise carburant à 30 centimes le litre en septembre-octobre puis 10

centimes en novembre-décembre, ainsi que la revalorisation du point d'indice des

fonctionnaires.

En fin de journée mardi, le Sénat a voté, avec l'approbation partielle du gouvernement, un

soutien supplémentaire aux collectivités touchées notamment par l'augmentation des prix de

l'énergie et la hausse du point d'indice des fonctionnaires, portant l'enveloppe totale à

750 millions d'euros.

Les sénateurs ont aussi voté mardi soir un amendement du gouvernement au projet de budget

rectificatif pour 2022 actant une aide de 230 millions d'euros pour les foyers se chauffant au

fioul, proposée par les députés des oppositions. A l'Assemblée nationale, l'amendement du LR

Jérôme Nury avait été voté avec l'alliance des oppositions Nupes, LR et RN, alors que le

gouvernement défendait une mesure plus limitée à 50 millions d'euros.

En début de nuit, les sénateurs ont aussi satisfait une demande forte du président du groupe

LR Bruno Retailleau en votant 20 millions de crédits pour lancer la mise en place d'une carte

Vitale biométrique. Objectif : lutter contre la fraude.


40 millions pour les banques alimentaires

Suscitant un tollé à gauche, ils ont remplacé, contre l'avis du gouvernement, la prime de

rentrée exceptionnelle de 100 euros, réservée aux minima sociaux, par une majoration

exceptionnelle de 150 euros aux bénéficiaires de la prime d'activité. Une enveloppe de

40 millions d'euros pour les banques alimentaires a en revanche fait consensus.

Plusieurs autres points « chauds » avaient été adoptés dès lundi , malgré un tir de barrage de la

gauche contre « une alliance des droites » entre gouvernement et LR. Avec l'appui du ministre

de l'Economie Bruno Le Maire, le Sénat a ainsi pérennisé le rehaussement de 5.000 à

7.500 euros du plafond de défiscalisation des heures supplémentaires, voté par l'Assemblée

nationale pour la seule année 2022.

La Haute assemblée a aussi voté, mais contre l'avis du gouvernement, la pérennisation de la

possibilité pour les entreprises de racheter aux salariés les jours de RTT, prévue par les

députés seulement jusqu'à fin 2023 - rachat exonéré d'impôts et de cotisations.

Le Sénat a également voté la suppression de la redevance TV, promesse d'Emmanuel

Macron. Comme l'Assemblée, le Sénat a écarté une taxation des « superprofits » des grands

groupes, pourtant portée, en plus de la gauche, par le groupe centriste, seconde composante de

la majorité sénatoriale.

Vers une adoption définitive cette semaine

Concernant le prix des carburants, le rapporteur général n'a pas souhaité revenir sur le

compromis trouvé par le gouvernement avec les députés LR. Bruno Le Maire a aussi jugé

« sage » de s'en tenir à la solution retenue par l'Assemblée nationale. Il estime possible

d'avoir, avec les remises des distributeurs et des pétroliers, « un prix du litre d'essence ou de

diesel à la rentrée autour de 1,50 euro ».

Désormais, l'exécutif vise une adoption définitive de ces dispositions au plus tard

dimanche. Ce sera chose faite a priori dès ce mercredi soir pour le premier volet, avec le

projet de loi d'« urgence » sur lequel députés et sénateurs ont trouvé un accord en commission

mixte paritaire. Ce mercredi soir, ils tenteront aussi de trouver un terrain d'entente sur le

projet de loi de finances rectificative, qui pourrait en cas d'accord être validé définitivement

jeudi.


Ils équipent leurs bouteilles de champagne

de puces pour lutter contre le marché de la

revente

Deux producteurs de champagne de la Marne ont décidé d'intégrer une puce dans

chaque étiquette permettant ainsi de géolocaliser leurs bouteilles et tracer leur parcours

jusqu'au consommateur. Le dispositif vise à lutter contre le marché de la revente.

Par Noah Sdiri Publié le 01/08/2022 https://www.capital.fr/economie-politique/ils-equipentleurs-bouteilles-de-champagne-de-puces-pour-lutter-contre-le-marche-de-la-revente-1443083

Le champagne est probablement la boisson française préférée à l’international, et le monde

entier s’arrache ses fines bulles. Conséquence de ce succès, chaque année, des centaines de

bouteilles de champagne sont achetées et revendues à des prix exorbitants sur le "marché

gris". Pour lutter contre ce phénomène, deux vignerons d'Avize (Marne), Anselme et

Guillaume Selosse, propriétaire du champagne Jacques Selosse, ont mis en place une solution

radicale : suivre à la trace leurs bouteilles au travers d'une puce "NFT" intégrée dans chaque

étiquette.

Selon France Bleu, les premières bouteilles dotées de puces ont été commercialisées en avril

dernier. Pour suivre le parcours de chaque bouteille, il suffit de télécharger l'application WID

- développée par la société française WID Group, basée en Côte-d'Or.

"C'est très rapide", s'enthousiasme Anselme Selosse. "On voit que le produit a été identifié

[…] et on va regarder la traçabilité", ajoute-t-il. Néanmoins, pour que tout fonctionne, il est

nécessaire que les revendeurs, ainsi que les consommateurs, jouent le jeu et scannent, eux

aussi, la puce. "A chaque fois que la puce va être lue, ça va enregistrer la localisation de

lecture", explique ainsi le vigneron.

Le transport : talon d'Achille de la filière champagne

Anselme Selosse prend ainsi l'exemple d'une bouteille qui a été scannée en Espagne puis en

Norvège. Un long trajet qui peut altérer la qualité du champagne.

"Ce ne sont pas des bouteilles qui peuvent voyager à n'importe quelle température, dans

n'importe quelles conditions, sans que le vin soit altéré", insiste Guillaume Selosse. Le

vigneron explique que si une bouteille reste, ne serait-ce qu'une après-midi, dans une voiture,

"forcément, elle aura des déviances."

Au travers de cette initiative, les deux vignerons entendent donc lutter contre le marché de la

revente, mais aussi se prémunir contre les plaintes des clients qui achètent leurs bouteilles,

parfois très cher, sur le marché gris alors que ces dernières ont été transportées dans des

conditions à même d'affecter négativement la qualité du champagne.


Non, passer en bio ne fait pas baisser le

rendement de la vigne

Deux experts de la viticulture biologique assurent qu’une conversion bien préparée n’impacte

pas le volume de vendange. En bio comme en conventionnel, les baisses de rendements de ses

dernières années sont souvent dues à un manque de fertilisation.

Par Marion Bazireau Le 03 août 2022 Vitisphère.com

' Les viticulteurs bien accompagnés lors de leur conversion ne vont jamais dans le mur.' -

crédit photo : IFV

Conseillère viticole bio depuis 15 ans à la Chambre d’Agriculture du Var, Garance

Marcantoni ne cache pas sa lassitude d'entrendre parler de baisses de rendement lors des

conversions.

« Il faut arrêter avec cette idée que passer en bio fait perdre en rendement. Elle a la vie dure,

mais le phénomène est vraiment marginal quand la conversion AB est bien préparée » insistet-elle.

Réalisant une vingtaine de suivis par an dans des exploitations aux profils très variés, « du

retraité qui achète 1 ha en loisir, à l’Anglais qui investit dans 600 ha, en passant par le

coopérateur qui en gère 10 », Garance Marcantoni n’a vu des échecs que chez des personnes

manquant d’accompagnement, « ou n’ayant par exemple pas de chef de culture expérimenté

au bon moment ».

Pour la conseillère, les rendements n’ont pas baissé du fait des conversions bio, mais du

passage d’une logique très productiviste dans les années 1980-1990 à une logique qualitative.

« En bio ou pas, tous les viticulteurs sont passés d’un trop à un manque d’azote ».


La fertilisation, nerf de la guerre

Dans le Sud-Est, la fertilisation est le nerf de la guerre. « Je préconise un bilan azoté et des

corrections à mes viticulteurs presque chaque année » témoigne Garance Marcantoni. Sur la

façade atlantique, la conseillère rapporte que des viticulteurs ont parfois enherbé trop

brutalement leurs vignes pour limiter la vigueur et la pression mildiou. « Comme chez nous,

ils ont eu des soucis avec l’azote ».

Technicien pour Agrobio Périgord, Eric Maille confirme que les viticulteurs bien

accompagnés lors de leur conversion ne vont jamais dans le mur. « Sinon je ne ferai pas ce

métier depuis des années ! »

En 2007, quand Eric Maille a réalisé sa première enquête sur les rendements, la pression

mildiou était telle que nombreux prédisaient zéro récolte aux bios. « Finalement, ces derniers

s’en sont souvent mieux tirés que les conventionnels ».

Avançant les mêmes arguments de Garance Marcantoni, le technicien rappelle que les

viticulteurs du début du siècle parvenaient à sortir 120 hl/ha sans désherbants chimiques ni

produits phytosanitaires de synthèse. « Ils n’étaient pas certifiés, mais travaillaient bien en

bio et faisaient de grosses récoltes grâce aux tonnes de fumier qu’ils mettaient dans leurs

parcelles ».

En Dordogne, où plus de 30 % des vignes sont certifiées, le rendement moyen en bio tourne

désormais autour de 40 hl/ha. « En plus de moins fertiliser, beaucoup ont copié la mode

bordelaise de taille à 6 yeux baguette à plat alors que nos densités de plantation sont plus

faibles. Mais les viticulteurs bio vendent souvent en direct, avec de bonnes marges, et ils

n’ont pas besoin de produire plus pour tirer un revenu décent de leur activité » assure Eric

Maille.

Anticiper la conversion

Pour leur éviter les déconvenues, le technicien les fait anticiper leur conversion. « Par

exemple, dans les vignes qui ont toujours été désherbées et fertilisées chimiquement, où les

racines ne vont pas plus loin que 15 cm, nous ne passons au mécanique qu’un rang sur deux,

en travaillant à 3 voire 4 cm maximum de profondeur. Cette transition dure deux ans. Cela

laisse le temps à la vigne de refaire son système racinaire en lui laissant la possibilité d’aller

chercher ce dont elle a besoin du côté désherbé chimiquement ».

En bio comme en conventionnel, Garance Marcantoni prône une approche systémique de la

viticulture pour ne pas pousser la plante au-dede ses limites et lui permettre de faire des

fruits. « En plus de la fertilisation ou de la gestion des maladies, cela passe par le repos après

l’arrachage ou la taille non mutilante ».


Le 03/08/2022 Marne / L’Union

État de catastrophe naturelle pour deux

communes

La sécheresse de l’été 2020 et les inondations d’avril 2022 ont causé de nombreux dégâts.

À la suite des inondations survenues en avril dernier dans la Marne, notamment dans le

secteur du Vitryat, l’état de catastrophe naturelle avait déjà été reconnu à Sermaize-les-Bains.

La préfecture de la Marne annonce ce lundi que cet état vaut désormais pour Champguyon,

commune du sud-ouest marnais, au nord d’Esternay, en vertu de l’arrêté interministériel du 9

juillet 2022, au titre des inondations et coulées de boues du 8 avril 2022.

La préfecture annonce également qu’en vertu de l’arrêté interministériel du 11 juillet 2022,

l’état de catastrophe naturelle est également reconnu pour la commune de Frignicourt, dans le

Vitryat. Cette fois au titre des mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse

et à la réhydratation des sols, de l’été 2020 (sur la période allant du 1 er juillet au 30

septembre).

L’état de catastrophe naturelle avait été reconnu l’an passé dans huit communes marnaises qui

avaient subi les mêmes conséquences de la sécheresse. Les sinistrés disposent d’un délai de

30 jours à compter de la publication de l’arrêté pour déposer un état estimatif de leurs

dommages auprès de leur compagnie d’assurances.


Environnement

Dans l’Aisne et la Marne, le déséquilibre de

l’éolien

Samuel Pargneaux / Les Echos

Il y a aujourd’hui 460 éoliennes en activité dans l’Aisne.

Une étude souligne que l’Aisne, la Marne et même les Ardennes concentrent une trop grande

partie des éoliennes en service. Un conseiller régional des Hauts-de-France monte au

créneau.

Les Hauts-de-France concentrent 30 % des mâts construits en ne représentant que 6 % du

territoire national. Des chiffres qui parlent d’eux-mêmes et qui viennent d’être mis en avant

par une étude prouvant le vrai déséquilibre de l’implantation de l’éolien en France. « Ils

viennent chez nous parce que nous sommes pauvres. Normandie, Bretagne, Val-de-Loire, des

terres qui valent plus chères, d’autres intérêts en jeu et ce sont des régions où il n’y a

quasiment pas de machines, mais les mêmes couloirs de vent », constate Christophe Coulon,

premier vice-président des Hauts-de-France.

Il faut arrêter cet acharnement sur nos territoires

Et pour lui, les élus et propriétaires qui acceptent les éoliennes chez eux ne le font pas pour

des considérations environnementales. « Vous n’entendez jamais un élu dire qu’il met des

éoliennes pour préserver l’environnement. Par contre, il va vous dire qu’il refait ses routes, sa

salle des fêtes, etc. Tout cela au mépris du paysage, de ce que pense le voisin qui a les

éoliennes sous le nez. » Aujourd’hui dans l’Aisne, il y a 460 éoliennes en activité, 173 sont en

construction et 298 projets en instruction. Ce qui pourrait faire un millier d’éoliennes dans

quelques années, si tous les dossiers sont validés. Dans la Marne, 470 mâts sont en action. Il y

en a un peu plus de 400 dans l’Aube. Le Grand Est arrive juste derrière les Hauts-de-France

en termes de concentration avec 1 850 mâts (2 182 dans les Hauts-de-France). « Il faut arrêter

cet acharnement sur nos territoires », tempête l’élu régional avant d’ajouter : « Il n’y a aucun

cadre. Nous demandons et espérons la mise en place de règles avec la loi sur la planification

écologique et énergétique qui sera discutée à la rentrée. Nous ne sommes pas des climatosceptiques

mais il ne faut pas faire n’importe quoi. Une stratégie de bonne répartition est

nécessaire. » Pour sensibiliser au mieux les élus locaux, Christophe Coulon enverra à la

rentrée un mémento sur le bon usage de la démocratie en matière d’éolien. « Lorsqu’un projet

se présente, certains élus sont perdus, il s’agit de les accompagner. Et certains d’entre-eux

montent au créneau. Dans l’Aisne, je pense à Coincy, Armentières-sur-Ourcq, Leuilly-sous-

Coucy, Mézières-sur-Oise où des projets sont en cours. » Christophe Coulon et bon nombre

de ses collègues, son président Xavier Bertrand en tête, comptent bien peser sur l’État afin

que ce dernier reprenne la main sur une situation particulièrement floue, tout en répartissant

mieux l’effort au niveau national.


Presse écrite

FRA

Famille du média : PQR/PQD

Edition : 03 aout 2022 P.20

(Quotidiens régionaux)

Journalistes : -

Périodicité : Quotidienne

Nombre de mots : 69

Audience : 363000

Sujet du média :

Actualités-Infos Générales

p. 1/1


Q'tÜ huU U ckoi !

FHANCe

Presse écrite

FRA

Famille du média : Médias professionnels

Edition : Juillet - aout 2022 P.52

Périodicité : Mensuelle

Journalistes : -

Audience : 45000

Nombre de mots : 622

Sujet du média :

Agroalimentaire-Agriculture

Economie-Services

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Tourisme : les start-up du Grand-Est à

l'honneur

Benedicte Weiss Le 01/08 à 10:00 Les Echos

La cathédrale de Reims, un des monuments les plus visités du Grand Est, pourrait faire appel

à des innovations.

L'agence régionale du tourisme Grand Est a lancé au

printemps un « explorateur des innovations » piochées en

France et à l'étranger, avec plus de 50 solutions destinées

aux professionnels du secteur. Un moyen de tirer son

épingle du jeu alors que la compétition entre région est

rude pour attirer les visiteurs.

S'armer pour sortir du lot dans la compétition que se livrent les régions pour attirer les

touristes. C'est l'objectif du Grand Est qui a lancé en avril le premier « explorateur

d'innovations » touristiques de France, avec 50 solutions clé en main à disposition

des 13.600 professionnels du secteur présent dans la région. « La concurrence est forte,

beaucoup de destinations se sont engagées dans la communication et l'attractivité », estime

Arnaud Robinet, président de l'ART GE et maire de Reims.

Les propositions sont variées et pourront être mises en place dans tous les lieux recevant du

public. L'application, développée par la start-up américaine Go City, qui permet de réunir

dans un seul QR Code les entrées de plusieurs activités touristiques et une carte de transport

pourrait ainsi répondre aux attentes de grandes villes telles que Strasbourg, Reims ou Metz.

Plateforme immersive

Très à la mode depuis quelques années, la réalité augmentée tient une place importante dans

la brochure interactive, tout comme les assistants pour les visiteurs aveugles ou déficients

visuels. Un dispositif, créé par la société israélienne OrCam, placé sur une des branches d'une

paire de lunettes pour transformer les informations visuelles en informations sonores pourrait

duire les musées et autres lieux culturels du Grand Est.

Plus novateur, la plateforme immersive Mnemeia créée par des développeurs français qui

permet de découvrir des collections cachées, des sites archéologiques protégés, des musées et

de lieux culturels dans une sorte de « métavers français de la culture ».

« La concurrence est forte, beaucoup de destinations s'étant engagées dans la communication

et l'attractivité ».

Arnaud Robinet, Président de l'ART GE et maire de Reims

Les applications mobiles mettant en avant les mobilités douces sont légion. La société

suédoise BikeTrace équipe, comme son nom l'indique, les vélos électriques d'un appareil


permettant de les sécuriser. « Le vol des vélos est un obstacle majeur. Nous développons un

cadenas intelligent pour suivre leurs emplacements », décrit l'entreprise créée en 2017.

Toujours sur le sujet de la mobilité, l'entreprise norvégienne ChargeBnB a réalisé une

plateforme numérique pour partager les chargeurs privés de véhicules électriques. « Au vu du

nombre insuffisant des bornes grand public notamment en France, il nous a semblé important

de fournir cette solution afin d'inciter au développement de séjours en voiture électrique »,

met en avant la start-up.

Le Grand Est a enregistré en 2021 un peu plus de 56 millions de visiteurs sur ses sites, dont

38 % de touristes (les autres étant des excursionnistes). Un chiffre en progression de 21 % par

rapport à 2020 mais bien inférieur aux 80 millions de visiteurs comptabilisés en 2019, avant le

Covid. La région n'a rattrapé que 21 % de ses volumes de touristes perdus depuis 2019 et 3 %

de ses touristes étrangers.

Peu de retours

La quête de visiteurs est donc lancée pour tous les lieux touristiques. Aussi bien le parc

d'attractions Nigloland à Dolancourt (Aube), le site payant le plus prisé de la région avec plus

de 300.000 visiteurs chaque année, que les activités de batellerie à Gérardmer (Vosges), les

cathédrales de Reims et de Strasbourg ou encore le site mémoriel de Verdun, le camp de

déportation du Struthof, dans le Bas-Rhin, etc..

Les innovations ont été choisies en partenariat avec Atout France, avec qui l'ART GE et la

région Grand Est disposent d'un contrat-cadre. Le bras armé de l'Etat en matière de promotion

touristique dispose de 29 bureaux répartis dans 25 pays. Jugeant la démarche novatrice,

l'agence de développement touristique de la France a pris en charge le développement de

l'explorateur d'innovations - sans en préciser le montant - dans le cadre de ses actions de veille

internationale. L'ART GE indique avoir peu de retours des professionnels pour l'heure.

Batorama, filiale des Ports de Strasbourg à la tête d'une flotte de bateaux-promenades, s'est

rapprochée de deux solutions.


Pour le tourisme tricolore, le mois de juillet

a tenu ses promesses

L'hôtellerie-restauration, qui a tiré le PIB français vers le haut au deuxième trimestre, poursuit

sur sa lancée. Les touristes étrangers sont bien présents, tandis que la clientèle française

semble avoir gardé ses habitudes dans l'Hexagone. Le mois d'août devrait s'inscrire dans la

même lignée.

La région PACA a fait le plein au mois de juillet. (Max BAUWENS/REA)

Par Yann Duvert, Clotilde Briard

Publié le 2 août 2022 Les Echos

A deux pas de la Tour Eiffel, les restaurants et cafés appréciés des touristes ont enfin retrouvé

un peu d'animation. Presque désertés pendant plus de deux ans, ils ont recommencé à faire le

plein de visiteurs venus d'Europe mais aussi de tout le continent américain et des régions

françaises.

Les réservations à Paris ont bondi de 32 % entre mi-juin et fin juillet par rapport à la même

période de 2021, selon la plateforme TheFork . Au total, elles ont progressé de 22 % dans

toute la France, avec des records dans des villes comme Nice (+55 %) ou Cannes (+39 %).

Même si quelques métropoles, à l'instar de Nantes ou Montpellier, sont plus en retrait.

Le tourisme moteur du PIB tricolore

D'une manière générale, le cru 2022 s'annonce bon pour le tourisme tricolore. Car les

Français, même s'ils sont partis en plus grand nombre à l'étranger, ont gardé le goût des

vacances dans l'Hexagone. « La montagne et la campagne tirent leur épingle du jeu, le centre

de la France est très prisé », confirme Laurent Duc, à la tête de la branche hôtellerie au sein de

l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (Umih).

Combiné au retour de la clientèle nord-américaine, ce facteur devrait ainsi venir conforter le

net rebond de consommation enregistré par le secteur de l'hôtellerie-restauration au deuxième

trimestre (+8,9 %, selon l'Insee), donnant au passage un coup de fouet au PIB français.


De leur côté, les professionnels de l'hébergement se frottent les mains. Tous les indicateurs

sont au beau fixe, et le taux de fréquentation tutoie désormais son niveau d'avant-Covid. Dans

l'hôtellerie, les prix s'envolent : +22,5 % en Île-de-France au mois de juillet par rapport

à 2019, +20,1 % en Corse, +21,3 % en Bretagne. La hausse atteint même 34,7 % en Paca ou

le revenu par chambre disponible (RevPar), l'un des principaux indicateurs, augmente de

35 %. « La demande est extrêmement forte, il y a du monde partout », s'enthousiasme Michel

Tschann, président de la Fédération de l'hôtellerie de la restauration et du tourisme Nice Côte

d'Azur, qui ne prévoit pas de tassement au mois d'août. « C'est rassurant économiquement et

émotionnellement. »

Le sud de la France n'est pas seul à tirer son épingle du jeu. Logis Hotels, premier groupe

d'hôteliers-restaurateurs indépendants, connaît un été record, avec comme locomotives les

régions du Sud-Ouest et l'Auvergne-Rhône-Alpes. A la clé, un chiffre d'affaires en hausse de

79 % par rapport à juillet 2019. « Et l'on devrait avoir un mois d'août aussi bon, avec en plus

des réservations de dernière minute », assure son directeur général, Karim Soleilhavoup.

Dans les campings, le mois de juillet a également répondu aux attentes, en particulier pendant

la première quinzaine. Et même si des contrastes sont observés en fonction des zones

géographiques, que la canicule a pu freiner certaines ardeurs, et que les commerces annexes

(en particulier la restauration) subissent l'effet pouvoir d'achat, un record de fréquentation


este tout à fait envisageable cet été. Pour Odalys, qui propose des hébergements en camping

ou en résidences, le mois d'août s'annonce d'ailleurs « exceptionnel », avec un taux

d'occupation supérieur à 92 %.

Malgré la montée de l'inflation, l'envie de se faire plaisir demeure, y compris pour les plus

petits budgets. Ceux qui ne partent pas en vacances cherchent une échappatoire, et les parcs

de loisirs sont nombreux à en bénéficier, avec des niveaux globalement similaires à l'été 2019.

« Pour l'instant, les réservations et les préventes sont de bonne tenue », se félicite Sophie

Huberson, déléguée générale du Syndicat national des espaces de loisirs, d'attractions et

culturels. « Nous n'avons pas d'éléments qui viendraient infléchir cette tendance. »

Incertitude sur la rentrée

Un petit bémol est, cependant, à apporter à cette tendance positive de l'été. Dans la

restauration, de multiples établissements situés dans les zones touristiques et habitués à rester

ouverts non-stop ou presque en très haute saison, ont dû instaurer des jours de fermeture, faute

de personnel en nombre suffisant . Leurs ventes par rapport à 2019, l'année de référence

d'avant la pandémie, en seront donc forcément impactées. De manière plus globale, la reprise

du tourisme tricolore pourrait être enrayée par le manque de main d'oeuvre. Selon étude du

World Travel & Tourism Council (WTTC) publiée ce mardi, 70.000 postes sont toujours

vacants dans le secteur.

Et la rentrée risque d'être moins rose. Les préoccupations face à l'inflation et les arbitrages des

consommateurs face à d'autres dépenses lourdes laissent peser des incertitudes sur le secteur.

Avec une part des dépenses énergétiques en augmentation dans les budgets, la fréquentation

des restaurants comme les déplacements durant les vacances de la Toussaint ou de Noël

pourraient souffrir.


Attendu depuis plus de 25 ans, l’hôtel a

enfin ouvert ses portes

Maxime Mascoli / L’Union du 03 08 22

Le complexe hôtelier fait la part belle au bois pour mieux s’intégrer dans son environnement,

au coeur des vignes. Loisium se veut aussi moins cher que le palace Royal Champagne à

Champillon.

Mutigny Cette fois-ci, c’est fait. Depuis ce lundi, l’hôtel Loisium a accueilli ses premiers

clients. La conclusion d’un grand rêve mené par Bernard Beaulieu. On est parti à la

découverte des lieux qui veulent aussi s’adresser aux locaux.

Bernard Beaulieu a encore du mal à y croire, assis sur un confortable canapé dans la spacieuse

et lumineuse entrée où règne le bois. « C’était impressionnant de voir les premières valises

arriver lundi. Cette nuit, je me demandais si c’était bien réel. » Ça l’est. Depuis lundi, le projet

un peu fou qu’il portait depuis 1997, construire un hôtel de standing à Mutigny, a enfin vu le

jour. L’accomplissement de 25 années de travail « où on m’a beaucoup traité de doux rêveur

», sourit malicieusement Bernard Beaulieu. « Mais j’ai aussi été beaucoup soutenu par la

communauté de communes d’Aÿ et son président Dominique Lévêque, ainsi que par la caisse

des dépôts et consignations, le bras armé financier de l’État. » Et évidemment, par le groupe

autrichien Loisium qui a mené le projet jusqu’au bout, là où de nombreux investisseurs ont

jeté l’éponge.

Malgré l’événement que cela représente, l’ouverture s’est faite en toute discrétion : « Il faut le

temps de se roder, sourit Bernard Beaulieu. Ils pensent faire l’inauguration officielle d’ici

octobre. » Karine Anciaux, directrice des ventes, est déjà satisfaite : « On a une quarantaine

de chambres [sur une centaine] qui sont déjà réservées pour cette première semaine. » Un

début encourageant pour le groupe hôtelier et ce alors qu’ils ne fonctionnent qu’à la moitié de

leur capacité : « On n’ouvrira à la clientèle d’affaires qu’en septembre. »

On veut s’ouvrir aux habitants du coin Karine Anciaux, directrice des ventes

Il faut dire que la proposition a de quoi séduire : plus qu’un lieu où dormir, Loisium veut

proposer « une expérience » dans laquelle le champagne tient une grande place. Le ton est

donné dès l’entrée puisqu’on y trouve le bar « qui dispose d’une cinquantaine de références

pour l’instant » . Les bouteilles trônent tels des bijoux dans une grande vitrine réfrigérée.

À l’étage, où se situent les premières chambres, réparties sur deux niveaux, on rencontre une

grande mezzanine : « C’est ici qu’on va proposer des dégustations de champagne avec un

sommelier. C’est déjà très demandé par les clients », sourit Karine Anciaux. Ils ont même

poussé le bouchon jusqu’à embaucher une jeune femme pour les aiguiller dans leurs visites de

cave : « J’ai appris tous les horaires d’ouverture », s’amuse Lucie derrière son bureau.

Au même niveau que le bar, le restaurant de 120 couverts, l’Horisium, offre une vue

imprenable sur le vignoble avec ses grandes verrières. « Avant ici, on extrayait du sable, se

souvient Bernard Beaulieu. Je ne pensais pas qu’on pouvait avoir une telle vue ! On aperçoit

même Châlons-en-Champagne . » La brasserie se veut accessible « pour faire venir les

locaux. On veut s’ouvrir aux habitants du coin. C’est pourquoi on propose une cuisine

composée à 90 % de produits d’ici . » D’ici la rentrée, un restaurant plus gastronomique, la

Table du chef, ouvrira à son tour.

Enfin, pour se détendre après une journée de visite, les clients pourront se prélasser dans le

spa de 1 000m² en rez-de-jardin, avec piscine chauffée, sauna et hammam. Hélas, il est


éservé aux clients de l’hôtel pour l’instant. Peut-être y retrouvera-t-on Bernard Beaulieu,

maintenant que ce qu’il appelle lui-même « le projet d’une vie » s’est concrétisé. « C’est vrai

que je vais y venir souvent dans les prochaines semaines , rigole-t-il. Mais après, je ne sais

pas trop ce que je vais faire. » On est à peu près certains que l’ancien maire de Mutigny a

d’autres projets sous le coude.


Un hôtel de luxe en plein cœur des vignobles

de Mutigny

Mardi 2 août 2022 à 15:51

Par Marie-Amélie Masson, France Bleu Champagne-Ardenne

A Mutigny, près d’Epernay, le Loisium Wine and Spa a démarré son activité ce lundi 1er août

avec ses premiers clients. Un complexe hôtelier 4 étoiles qui se veut au plus proche des

vignobles et du champagne.

Façade du Loisium Wine and Spa de Mutigny - Loisium

Le Loisium Wine and Spa a ouvert ses portes à ses premiers clients ce lundi 1er août. Situé au

cœur des vignes de Mutigny, le complexe hôtelier 4 étoiles propose de nombreuses

prestations : 101 chambres dont six suites, un restaurant bistronomique de 120 couverts, une

piscine chauffée à 29°, un spa de 1 000m² comprenant deux saunas, un hammam et des

cabines de soins, mais aussi des activités à base de dégustation de vin.

Des baies vitrées arpentent la bâtisse donnant sur des kilomètres de vignes et des champs. Le

restaurant gastronomique ouvrira en octobre. Pour une nuit dans cet hôtel du groupe

autrichien, du même nom, comptez minimum 185 euros.


Au catalogue : 4 000 références de champagne

Et la pépite de cet hôtel : son catalogue de champagne. Le complexe réunit 4 000 références

de champagne prêtes à faire pétiller les papilles des clients. Les bouteilles sont exposées à

l’accueil pour permettre à la clientèle d’examiner la diversité de la collection. "La volonté est

de leur proposer une expérience oenotouristique pour une immersion totale du champagne et

de la Champagne" , argumente Karine Anciaux, directrice des ventes et marketing de l’hôtel.

L’hôtel est à peine ouvert que le barman s’active déjà. Les premiers clients ont demandé une

bouteille : "Les deux premières coupes de champagne servi à l’hôtel sont avec une cuvée qui

a été faite avec la maison Boizel."

Bar de l'hôtel - Loisium

Une architecture qui appelle au voyage

Le bois, un élément omniprésent autour de l’hôtel. "Nous sommes vraiment sur une création

en adéquation avec l’extérieur, décrit Karine Anciaux. Puis, nos ouvertures vont permettre au

client de se projeter sur l’environnement. C’est vraiment une invitation au voyage, à la nature

et au champagne !"


Hélène, venu tout droite des Pays-Bas, a tenu à s’arrêter quelques jours à Mutigny. "Très

hype, très chic ! La vue est magnifique et l’atmosphère est formidable", s’émerveille-t-elle.

Elle souhaite passer le restant de ses vacances à visiter les maisons de champagne.

Un espace détente face à la vue - Loisium

Là, je me dis qu’on ne s’est pas planté - Bernard Beaulieu, ancien maire de Mutigny

Cet hôtel, il avait remué ciel et terre pour le voir apparaître. Bernard Beaulieu, ancien maire

de Mutigny de 1995 à 2014, y réfléchissait depuis déjà une vingtaine d’année à ce complexe

hôtelier. Ce 1er août, son rêve s’est enfin concrétisé : "Date mémorable qui est l’issue de

vingt-cinq ans dont une bonne dizaine d’années de soucis, de problème, de trahison, de

remise en question, de refus de suivre un projet entre vigne et forêt… Aujourd’hui, on est un

peu fébrile."

Alors quand les premiers clients, un couple hollandais, sont arrivés sur le parking, Bernard

Beaulieu était ravi. "Là je me dis qu’on ne s’est pas planté, se réjouit l’ancien maire. Ça fait

chaud au cœur."


En vadrouille dans l’Aube 3/6

À Essoyes, comme dans un tableau de

Renoir

Aurore Chabaud L’Ardennais du 03 08 22

Suivez la guide, Sarah Hacquart, qui vous conte l’histoire des Renoir devant l’Ource, où

Pierre-Auguste Renoir a peint le tableau «Les laveuses».

Empruntez la route de Bar-sur-Seine, prenez les petites routes, qui vous feront passer par le

vignoble et bien des maisons de champagne avant d’atterrir pour une journée hors du temps à

Essoyes, village cher au cœur du peintre Renoir.

Canotier sur la tête, longue robe et pendentif représentant un tableau de Renoir autour du cou,

Sarah Hacquart, guide-conférencière indépendante depuis 2018, nous emmène le long de

l’Ource sur les pas de Renoir. Après une dizaine de minutes de marche, c’est à l’ombre des

arbres, au bord de la rivière devant une reproduction du tableau Les laveuses qu’elle s’arrête.

De la famille Renoir, elle sait tout ou presque. Seuls les modèles de certaines toiles laissent

encore planer le mystère. Alors, elle a décidé de laisser parler son imagination en y associant

des éléments de la vie des Renoir pour en faire un conte qu’elle délivre dans ce lieu bucolique

si cher au cœur du peintre. Pourtant, il a fallu que son épouse Aline Charigot, originaire

d’Essoyes, déploie des trésors de persuasion pour le convaincre de « paysanner en

Champagne. »

« Renoir était fait pour peindre comme la vigne pour donner du vin. »

Ce n’est qu’en 1888 qu’elle parvient à le faire venir dans son village natal. « Aline était

persuadée que Renoir était fait pour peindre comme la vigne pour donner du vin », rappelle

Sarah au détour de sa lecture. Même si à Paris ses amis s’appellent Claude Monet, Édouard

Manet, Berthe Morisot, Émile Zola, Edgar Degas ou encore Cézanne… « à peine arrivé ici, il

fut envahi par l’émotion. Tout ici le touchait, les paysages, la campagne, la rivière, les

hommes et les femmes qui y vivaient. Il voulait tout peindre et immortaliser cette vie

campagnarde ».

À Essoyes, tout est source d’inspiration pour l’artiste, qui peine à vivre de son travail. Lui, qui

aime peindre le bonheur, les lieux propices à la joie. Ses modèles de prédilection restent

Aline, ses enfants Pierre, Jean et Claude et la belle Gabrielle Renard, la nounou, surnommée

Bibon par Jean. « Ça a été un modèle et un personnage incontournable. Une muse pour le père

et le fils. Ce sont les œuvres réalisées à partir de ce modèle qui se sont le mieux vendues. »

« J’aime mieux peindre que marcher »

Après avoir loué une maison de taille modeste, à côté de celle du tailleur de pierre, les Renoir

achètent en 1896 pour 4 000 francs, le prix du tableau des Filles au piano , la demeure

familiale. Chaque été, la famille y prend ses quartiers. Propriété des Renoir jusqu’en 2012,

elle est rachetée par la commune d’Essoyes et restaurée. « On s’est attaché à reconstituer les

lieux tels que Renoir les avait connus entre 1905 et 1907 car c’est à cette période qu’ils sont

venus le plus longtemps à Essoyes », souligne Sarah. Désormais ouverte à la visite, la maison

vous plonge dans un voyage dans le temps. Tout y a été reconstitué dans les moindres détails


à tel point que l’on s’attend à voir Pierre-Auguste Renoir débarquer pinceau à la main et à

entendre les rires de ses enfants résonner.

L’âme des Renoir plane. À travers des œuvres originales, des objets leur ayant appartenu

comme le lit, la table de cuisine, le vaisselier ou encore la chambre des enfants. Un joyeux

bazar organisé que l’on devine encore. Au fond du jardin, plus au calme, à l’ombre des arbres,

se dresse l’atelier construit en 1907 pour « libérer le salon de Madame Renoir . » Renoir très

amoindri par la maladie se déplace en fauteuil roulant. « J’aime mieux peindre que marche r

», disait-il, préférant abandonner tout traitement, pour conserver intact son inspiration. « Il a

peint jusqu’au dernier jour de sa vie le matin du 3 décembre 1919 où il est mort à Cagnes . »

Dans les rues d’Essoyes, l’ombre de la famille Renoir est partout. Au détour d’une rue, sur la

façade d’une maison, dans les paysages et bien évidemment au cœur du centre culturel. En

Champagne, toute bonne visite s’achève par des bulles sur place pour goûter la cuvée

Gabrielle ou dans les villages alentour, où les maisons de champagne se succèdent sur la route

menant à Bar-sur-Seine.

Pour découvrir Essoyes autrement le lundi à 15 h jusqu’au 8 août : « Les confidences des

Renoir à l’heure du thé ». Tarifs : 10 € adulte. 5 € enfant. Contact : 03 25 29 94 43.

Jusqu’au 18 août, l’Instant Renoir. Tarif : 16 €. Gratuit moins de 18 ans. Réservations au 03

25 29 10 94.

Demain, on reprend la route direction l’abbaye de Clairvaux.

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