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Panorama de presse quotidien du 05 08 2022

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PANORAMA DE PRESSE

05/08/2022

- Politique-Economie…..…..…………………………………….…………………………....p.2-5

- Vendanges………………………………….………………………………………..……….…..p.6-7

- Environnement-Climat……………………………..………………………………………..p.8-10

- Commerce-Consommation.……………………….……………………………………….p.11-14

- Dégustation-Gastronomie…………………………………..……………..………..…….p.15-23

- Cuvées………………………………………………………………………………………………..p.24-27

- Communication-Evènements………………………………………………………………p.28-30

Cette revue de presse se destine à un usage strictement personnel et interne à l’entreprise,

le destinataire s’interdit de reproduire, publier, diffuser ou vendre ce document.

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Débats parlementaires

RDV à la rentrée pour prolonger la

duction pour Épargne de Précaution du

vignoble

L’exécutif promet aux députés et sénateurs portant des demandes des vins AOC que la

prolongation et l’amélioration du dispositif fiscal seront débattues lors du prochain projet de

loi de finances.

Par Alexandre Abellan Le 04 août 2022 Vitisphère.com

Le gouvernement s'est engagé à ce que le bilan des trois années de la DEP soit tiré lors du

prochain budget, afin d'étudier son devenir. - crédit photo : Sénat

Adopté ce 3 août en Commission Mixte Parlementaire, le projet de loi de finances

rectificative pour 2022 aura permis d’inscrire le sujet de la prolongation et de l’étoffement de

la Déduction pour Épargne de Précaution (DEP) à l’ordre du jour du prochain projet de loi de

finances pour 2023 (qui sera débattu cet automne). Comme Gabriel Attal, ministre délégué

chargé des Comptes publics, l’indiquait ce premier août à quatre sénateurs ayant déposé des

amendements sur le sujet, la DEP « court effectivement jusqu'au 31 décembre de cette année

[et] fait l'objet d'une évaluation, dont les résultats ne seront communiqués qu'à l'occasion de

la présentation du projet de loi de finances. […] À l'Assemblée nationale, plusieurs

amendements du même type ont été déposés par l'ensemble des groupes, et Bruno Le Maire

[le ministre de l’Économie] s'est engagé à ce que le débat ait lieu en loi de finances. »

Portant un amendement de pérennisation de la DEP créée en 2019 pour trois ans, le sénateur

Daniel Laurent (Charente-Maritime, les Républicains) défend le bilan un outil fiscal qui

permet au « chef d'exploitation d’utiliser le montant perçu de la déduction pour épargne de

précaution dans les dix années qui suivent pour effectuer des dépenses liées à l'activité

professionnelle. Mais cette épargne peut aussi prendre la forme de stock à rotation lente. »

S’appuyant sur les demandes de la Confédération Nationale des producteurs de vins et eauxde-vie

de vin AOC (CNAOC), il note que « ce dispositif fiscal a fait la preuve de son utilité. Il

a permis aux agriculteurs d'améliorer leur trésorerie en cas de difficulté, en réintégrant tout


ou partie de la DEP, et dans les bonnes années, en déduisant la fraction du bénéfice

imposable. »

Augmenter son plafond

Trois amendements identiques étaient défendus par les sénateurs Daniel Chasseing (Corrèze,

Les Indépendants), André Guiol (Var, Rassemblement Démocratique et Social Européen),

défendant « un dispositif fiscal qui permet de faire face à la volatilité des revenus en

duisant la fraction imposable du bénéfice agricole », le sénateur Hervé Gillé (Gironde, Parti

Socialiste), estimant que face « aux phénomènes météorologiques – grêle, gel – et la pression

inflationniste, il apparaît utile d'augmenter la valeur maximale de son plafond, afin qu'il

corresponde à la réalité vécue par nos agriculteurs ».

« Je me réjouis que la quasi-totalité des groupes soutiennent des amendements visant à

prolonger la DEP. C'est une preuve du succès du dispositif mis en place au cours du premier

quinquennat d'Emmanuel Macron. Il est très souple et simple d'utilisation pour les exploitants

agricoles, qui en ont bien besoin » conclut Gabriel Attal.


Inflation : une accalmie en perspective selon

l'INSEE

Nathalie Silbert Le 04/08 à 10:00 Les Echos

Encore en hausse de près de 29 % sur un an en juillet, les prix de l'énergie ralentissent

néanmoins, reflétant la baisse récente des cours du pétrole.

En juillet, les prix à la consommation ont augmenté de 6,1 % sur un an, a indiqué ce

vendredi l'Insee. Selon les économistes, la France pourrait éviter un pic d'inflation à 7

%, notamment grâce à la ristourne à la pompe portée à 30 centimes en septembre. La

dégradation de la conjoncture internationale jouerait également en faveur d'une

accalmie sur les étiquettes.

Pas de répit pour l'inflation, mais des motifs d'espérer pour la suite. En juillet, les prix à la

consommation se sont envolés de 6,1 % sur un an, après avoir progressé de 5,8 % au mois de

juin, selon l'estimation provisoire publiée ce vendredi par l'Insee. Du jamais vu depuis le

milieu des années 1980.

L'inflation gagne toute l'économie. Elle touche de plus en plus les services dont les prix

augmentent de 3,9 % sur un an, les produits manufacturés (+2,9 %) et les produits

alimentaires. Sur un an, ces derniers enregistrent désormais une hausse tarifaire de 6,7 %, soit

plus que l'inflation générale.

Encore en hausse de près de 29 %, les prix de l'énergie ralentissent néanmoins, reflet de la

baisse récente des cours du pétrole. Sur un mois, les prix à la consommation n'augmentent

plus que de 0,3 % contre +0,7 % en juin également assagis par les rabais proposés pendant les

soldes. Un signe avant-coureur d'une possible accalmie.

Grâce à la ristourne à la pompe, l'inflation devrait s'assagir à la rentrée

L'impact positif de la ristourne à 30 centimes

Aujourd'hui, les économistes pensent d'ailleurs que la hausse des prix dans l'Hexagone va

cesser d'accélérer. « La loi sur le pouvoir d'achat et l'assagissement probable des cours du

pétrole compte tenu de la conjoncture internationale devraient permettre à la France d'éviter

un pic d'inflation à 7 % en septembre », assure Ana Boata, directrice de la recherche

économique chez Allianz Trade.

Alors que le « bouclier tarifaire » sur les prix de l'énergie, ainsi que la remise à la pompe

permettent déjà à la France d'avoir une inflation inférieure aux autres pays de la zone euro, le

renforcement de la ristourne à la pompe de 18 centimes à 30 centimes en septembre pourrait

elle aussi avoir un effet sensible.

« Si cette mesure se concrétise, cela pourrait abaisser de quelques dixièmes de point le niveau

de l'inflation », calcule Julien Pouget, chef économiste de l'Insee. « L'impact du rabais de 18

centimes avait été évalué à 0,4 point en moins sur le glissement annuel d'ensemble des prix,

en avril et en mai », rappelle-t-il.


La dégradation de la conjoncture internationale - contraction de l'activité américaine ,

ralentissement en Chine et en Allemagne - devrait également contribuer à calmer les prix. «

Les cours du pétrole se sont un peu assagis, et pourraient éventuellement continuer de baisser,

sur fond de perspectives économiques mondiales assez incertaines », confirme l'économiste

de l'Insee pointant aussi « une détente déjà perceptible sur les prix du blé et de certaines

matières premières ». Et « les enquêtes de conjoncture montrent un ralentissement des

anticipations de hausses des prix dans l'industrie », ajoute-t-il.

Cela suffira-t-il à faire repartir la consommation des ménages, en berne depuis le début de

l'année ? C'est en tout cas le scénario de certains experts. « Si l'inflation se calme, les ménages

devraient se remettre à dépenser au cours des prochains mois. Et ce d'autant que les nouveaux

dispositifs en cours d'examen au Parlement vont soutenir le pouvoir d'achat », relève ainsi

Stéphane Colliac chez BNP-Paribas. Bercy table sur un gain de 0,5 point de pouvoir d'achat

des ménages cette année. « Pour autant, la consommation des ménages ne devrait pas

retrouver son niveau d'avant crise qu'à la mi 2023 », prévient Stéphane Colliac. Certains prix

devraient il est vrai continuer d'augmenter : en fin d'année, la hausse des produits alimentaires

pourrait ainsi atteindre 8,5% sur un an, selon l'expert.


Pays Vitryat

Les vignerons se réunissent à l’approche des

vendanges

Antoine Déchoz / L’Union du 05 08 22

Les producteurs sont aidés dans leurs démarches de recrutement et de gestion des

ressources humaines.

La Mutualité sociale agricole a organisé une matinée destinée aux recruteurs producteurs de

champagne. L’occasion de distiller des conseils pratiques sur le travail saisonnier, ainsi que

quelques idées pour recruter dans ce secteur en tension.

Ils étaient cinq cadres et propriétaires de maisons de champagne, venus se dépatouiller dans

les arcanes du droit du travail avec l’aide de la Mutualité sociale agricole (MSA). La

protection sociale des agriculteurs organisait jeudi matin une réunion d’information destinée

aux recruteurs des vendanges. La séance portait principalement sur le Tesa simplifié, un outil

destiné à automatiser la rédaction des contrats de travail et des bulletins de salaire notamment.

Les vignerons arrivent à la fin de la période de recrutement, et préparent des vendanges dans

un contexte météorologique particulier.

Les entreprises se reposent toujours sur leurs réseaux d’habitués, pour faire face à un manque

chronique de main-d’œuvre. « Nous avons les gens qui viennent depuis une dizaine d’années

toujours les habitués, explique Tetyana L’Hoste, de la maison du même nom, mais nous avons

une nouveauté cette année : nous allons essayer un prestataire pour une vingtaine de

personnes. »

Les conditions de travail sont un élément central du choix de son entreprise pour un

vendangeur Mélanie Douillet, conseillère en prévention des risques professionnels au sein de

la MSA.

Une équipe constituée par un sous-traitant qui allège le travail de recrutement et

d’administration du côté des employeurs. « Nous souhaitons voir comment ça se passe au

niveau du travail fourni et du coût. » Fidèle à ses équipes habituelles, la maison les recrutera

toujours en parallèle « pas question de les abandonner ! »

Une vigneronne d’Épernay était également présente à la réunion d’information, avec la

conviction que le cadre de travail joue dans les capacités de recrutement. « Il faut fidéliser les

cueilleurs, avec le logement et l’alimentation. Ce sont des petits plus, mais ça compte, et on

conserve l’ambiance unique des vendanges. »

Le travail est logiquement plus facile du côté des petites exploitations, comme la SAS la

Chalaide, qui possède des vignes à Vitry-en-Perthois. « Nous fonctionnons par cooptation, ce

sont les vendangeurs qui amènent d’autres vendangeurs. » Une logique qui force les

employeurs à se vendre, et à miser sur une amélioration des conditions de travail. « Bien sûr

le salaire compte beaucoup, mais aujourd’hui les conditions de travail sont un élément central

du choix de son entreprise pour un vendangeur, et ça sera de pire en pire vu le manque de

main-d’œuvre », explique Mélanie Douillet, conseillère en prévention des risques

professionnels au sein de la MSA.


La conseillère invite également les producteurs à faire visiter leur exploitation aux nouveaux

venus : « C’est intéressant de se sentir intégré dans un espace viticole, et pas juste couper pour

couper ! »

Pour continuer à travailler dans cet esprit, la MSA organise le 17 octobre une journée

consacrée aux troubles musculo-squelettiques à la coopérative de Bassuet. Elle sera suivie

d’un parcours conçu avec un kinésithérapeute.


Rapport du GIEC : 6 chiffres alarmants sur

les conséquences du réchauffement

climatique

Le GIEC a rendu public le deuxième volume de son sixième rapport d'évaluation sur le

climat. Le groupe d'experts y aborde les conséquences déjà observables du changement

climatique, qui perturbe largement la vie sur Terre. Et à l'avenir, l'humanité doit s'attendre à

des dégâts parfois irréversibles.

Le GIEC prévoit qu'un milliard de personnes vivront dans des zones côtières à risque d'ici

2050. (Carl Recine/REUTERS)

Par Anna Lippert / Les Echos

Le deuxième volume du sixième rapport du GIEC dresse un constat sans équivoque . Le

changement climatique induit par l'Homme perturbe « dangereusement » et « largement » la

nature, et affecte déjà la vie de milliards de personnes. L'avenir de la Terre s'annonce d'autant

plus sombre qu'un dépassement, même temporaire, de 1,5 °C de réchauffement du globe

aurait des conséquences parfois « irréversibles ».

Les sécheresses, inondations et canicules dépassent déjà le seuil de tolérance des plantes et

animaux et exposent des millions de personnes à un manque d'eau et de nourriture. Les

experts, qui étudient les conséquences du changement climatique selon plusieurs scénarios de

réchauffement, alertent sur des dangers climatiques de plus en plus nombreux. Et rien ni

personne ne sera épargné.

18 %

Les conditions climatiques dépassent le seuil de tolérance de certaines espèces, provoquant

parfois leur disparition locale. Le rapport du GIEC indique que dans le cas d'un réchauffement

de 2 °C d'ici 2100, jusqu'à 18 % des espèces terrestres auront un risque élevé d'extinction. Si

la Terre se réchauffe de 4 °C, une espèce sur deux actuellement connue des scientifiques sera

menacée.


Dans un scénario d'émissions très élevées, la mortalité massive et l'extinction d'espèces vont

altérer de manière irréversible des zones d'importance mondiale comme les forêts tropicales

ou les récifs coralliens. Le changement climatique pousse également les animaux vers des

latitudes plus élevées et des eaux plus profondes. Les plantes et animaux marins se sont ainsi

déplacés vers les pôles à une vitesse de 59 km par décennie.

3,3 à 3,6 milliards

La vulnérabilité des écosystèmes et des humains au changement climatique varie selon les

régions du monde, et parfois à l'intérieur même de ces régions, pour des raisons socioéconomiques,

historiques ou encore de gouvernance. Mais déjà 3,3 à 3,6 milliards de

personnes, soit près de la moitié de l'humanité, vivent dans des « contextes hautement

vulnérables au changement climatique », écrivent les experts dans leur « résumé aux

décideurs ».

Pour faire face aux risques du changement climatique, le rapport souligne la nécessité pour

l'humanité de s'adapter - en plus deduire les émissions de gaz à effet de serre. Si la

sensibilisation et l'évaluation de ces risques ont globalement progressé, l'action des villes et

des gouvernements reste insuffisante, prévient le GIEC.

8 %

Le réchauffement de la planète et la modification du climat qui en résultent affectent

durablement la géographie et l'abondance des cultures et des élevages. Cela aura pour

conséquence de rendre certaines zones hostiles à l'agriculture . Ainsi, même dans un scénario

où la Terre se réchauffe de 1,6 °C d'ici 2100, 8 % des terres actuellement cultivables seront

inadaptées à la culture d'ici la fin du siècle.

Les océans ne sont pas épargnés. Ils sont déjà touchés par un déclin du potentiel de pêche. La

mer du Nord et la mer Celtique sont plus affectées que la moyenne à cause du réchauffement

des océans mais aussi de la surpêche.

8 à 80 millions

La baisse de rendement des cultures et de la pêche aura des conséquences sur la sécurité

alimentaire. 8 à 80 millions de personnes souffriront ainsi de la faim d'ici 2050, selon les

mesures prises par les décideurs et l'évolution du climat. Les populations les plus affectées

seront celles vivant en Afrique subsaharienne, en Asie du Sud et en Amérique centrale.

L'eau viendra aussi à manquer . 800 millions à 3 milliards de personnes pourraient souffrir de

pénuries d'eau chroniques en raison de sécheresses en cas de réchauffement de 2 °C. Si la

hausse de la température moyenne à la surface du globe atteint 4 °C, jusqu'à 4 milliards de

personnes pourraient être touchées. La moitié de la population mondiale souffre déjà d'une

pénurie d'eau ponctuelle au cours de l'année.

X 4

Feux de forêt, inondations, canicules… Les événements météorologiques extrêmes se

multiplient déjà et vont s'intensifier dans les prochaines années. Les experts du GIEC

prévoient ainsi qu'un enfant âgé de 10 ans ou moins en 2020 subira près de quatre fois plus


d'événements extrêmes en 2100 si la Terre se réchauffe de moins de 1,5 °C. Ce sera cinq fois

plus sous les 3 °C de réchauffement.

Lire aussi :

Par ailleurs, la part de la population exposée au risque de stress de chaleur mortelle est

actuellement de 30 %. Elle passera à 48 à 76 % d'ici 2100 en fonction des différents scénarios,

prédit le GIEC.

1 milliard

Alors que la hausse du niveau de la mer renforce l'impact des tempêtes et des submersions

marines, un milliard de personnes pourraient vivre d'ici à 2050 dans des zones côtières à

risque . Beaucoup devront déménager vers des altitudes plus hautes, ce qui pourra augmenter

la compétition pour ces terrains à l'abri des dangers de la montée des eaux . Les villes d'Asie

de l'Est seront les plus touchées.

Si la construction de digues peut protéger la population à court terme, ces installations

peuvent détruire l'écosystème des côtes et inciter les habitants à emménager dans une zone où

ils se sentent en sécurité. D'où l'importance, souligne le GIEC, d'évaluer et de mesurer

régulièrement ces mesures d'adaptation.


Le rajeunissement des consommateurs de

vin passe aussi par la reconquête des 50 à 64

ans

La filière vin sait qu’elle doit rajeunir son public de consommation. Les panels confirment

que les plus de 65 ans ont gagné 10 points en 10 ans dans les volumes achetés, nécessitant de

nouvelles stratégies pour les classes d’âges plus jeunes, incluant les jeunes séniors.

Par Alexandre Abellan Le 05 août 2022 Vitisphère.com

Consommateurs traditionnels par le passé, les séniors d'aujourd'hui doivent aussi être séduits

par le marketing des vins. - crédit photo : Alexandre Abellan (Vitisphere)

L’âge moyen des consommateurs de vin prend un coup de vieux. En 2021, les 65 ans et plus

consomment 44 % des volumes de vins tranquilles en France. Une augmentation de 11 points

en 10 ans d’après les panels de foyers suivis par Kantar. Alors que la part des consommateurs

de moins de 35 ans reste faiblement stable à 6 % (contre 7 % il y a 10 ans) et que celle des 35

à 49 ans se maintient à 17 % (contre 19 %), la plus forte baisse enregistrée concerne les 50 à

64 ans, dont le poids tombe à 34 % ( contre 41 %).

Alors que « les achats de vins tranquilles reposent de plus en plus sur des séniors », Kantar

estime que « l’enjeu reste donc à la fois de sécuriser chez les 50-64 ans et de préparer

l’avenir auprès des moins de 50 ans ». Si les millenials et autres jeunes consommateurs sont

très ciblés par les services de marketing de la filière vin, le panelliste conseille de ne pas sousestimer

le potentiel des 50-64 ans.

Viser la valeur

Mais « à défaut de regagner en croissance volume chez les 50-64 ans, il faut viser la valeur,

en la justifiant et en remettant du sens derrière un prix » analyse Kantar, notant que s’il s’agit

d’« une génération plus à l’aise financièrement que les autres générations, pour autant ils

font très attention à leur budget et ne sont pas spécialement prêts à mettre le prix sauf sur le

local/équitable ».


D’après le panelliste « l’envie de consommer responsable est plus marquée auprès des

seniors », dont 90 % indiquent adopter un comportement quotidien pour préserver les

ressources naturelles, 88 % disent acheter des produits respectueux de l’environnement, 85 %

privilégient des achats de produits locaux quand c’est possible et 74 % déclarent être prêts à

payer plus cher une marque qui rémunère mieux les petits producteurs. Pour Kantar, une piste

de communication pour attirer cette cible serait « de remettre le producteur au centre : son

travail, ses pratiques de production ».


Vous ne voyez pas d'intérêt aux NFT pour

les vins ? On vous dit tout !

Au-dedes coups de communication et de spéculation, des opérateurs du vignoble croient

dans le potentiel phygital d’un certificat de propriété numérique pour un bien résolument

physique.

Par Alexandre Abellan Le 05 août 2022 Vitisphère.com

Adjugé 5 216 €, le premier des dix magnums mis en vente par le château Edmus avec un NFT

suscitent de nombreuses interrogations dans le vignoble français : 'des vignerons m'appellent

pour savoir comment ça marche' témoigne le propriétaire, Laurent David'. - crédit photo :

Idealwine

Certificats de propriétés numériques, les NFT (pour Jetons Non Fongibles) défraient la

chronique à coup de prix de ventes inédits pour des fichiers informatiques mettant à profit la

technologie de stockage de transactions qu’est la blockchain. Si les arts contemporains

concentrent les enchères les plus extravagantes, la filière du vin n’échappe pas à la tendance.

En témoigne l’aéropage d’investisseurs se joignant à la plateforme Winechain, qui lancera ses

premiers "wiNeFT" fin 2022, et qui accueille en actionnaires minoritaires le négociant de

Bordeaux Videlot (famille Moueix) et le transporteur maritime CMA CGM (famille Saadé).

Tous deux croyant pour les vins dans le potentiel d’avenir des NFT, rimant pour eux avec

traçabilité et authenticité. Des ambitions qui dénotent avec l’état actuel de développement des

NFT. « Ce que l’on voit aujourd’hui est plus de l’ordre du gadget » résume Martin

Cubertafond, consultant spécialiste de la distribution.

Pour le maître de conférences sur les stratégies d’entreprises à Sciences-Po Paris, « en termes

de traçabilité de la qualité pour les consommateurs, ce que j’en vois n’apporte pas plus qu’un

QR Code ou une gravure de la bouteille. » Notant que les NFT apportent surtout un effet de

loupe marketing et de spéculation pour les premiers vins profitant de cette technologie, Martin

Cubertafond note cependant le potentiel d’avenir de cet outil avec la possible

désintermédiation de la distribution (permettant de redistribuer la marge de la distribution

pour grands vins), le recueil d’information pour le producteur sur son acheteur final (surtout

pour les vins changeant beaucoup de main), la création d’une relation avec le consommateur

final (du marketing direct).

Cycle de vie


Reconnaissant qu’« il y a tout un écosystème opportuniste autour des NFT qui vont utiliser le

système pour promouvoir plus de spéculation », Valéry Lux, le PDG de la start-up française

Woken Wine en cours de lancement, explique que, dans son cas, « nous allons utiliser la

technologie pour faire plus de traçabilité (en luttant contre les fraudes, très présentes en

Chine notamment ». Se voulant une « plateforme des vignerons », le site doit « permettre de

suivre le cycle de vie de chaque bouteille grâce à son numéro NFT attaché. Le QR Code ne

garantit que l’absence de fraude, avec le NFT il y a une inscription sur la plateforme et le

suivi des transferts » indique Valéry Lux, réunissant 12 propriétés à date (Bourgogne,

Bordeaux, Champagne et Vallée du Rhône), avec une dizaine supplémentaire en discussion :

« c’est un sujet d’avenir. Le NFT va se développer avec les grandes marques : Nike,

LVMH… » et se banaliser dans la consommation selon le PDG de Woken Wine.


Web

FRA

Famille du média : Médias spécialisés grand public

Audience : 9226

Sujet du média : Lifestyle

4 Aout 2022

Journalistes : pascal

iakovou

Nombre de mots : 1956

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Les Parisiens de Tibault Sombardier

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En plein coeur de Saint-Germain-des-Près se cache votre futur restaurant coup de coeur. Les Parisiens propose à

Saint-Germain-des-Prés un lieu de rendez-vous chic et quotidien.

James Joyce a vécu à l'adresse du Pavillon Faubourg Saint-Germain. Et c'est en hommage à son ouvrage The Dubliners que le

restaurant de l'hotel est baptisé Les Parisiens. Un nom bien choisi pour servir la philosophie de cuisine du Chef Tibault

Sombardier, gure de la haute-bistronomie parisienne et Matthieu Pirola..

Pour cette nouvelle néo-brasserie, le chef défend ici les valeurs de la haute-bistronomie qui lui sont chères, dans des recettes

qu'il veut accessibles, lisibles, simples d'apparence et précises dans le « travail de fond ». Avec une attention toute

particulière apportée aux produits et aux saisons. La cuisine est raffinée, la présentation soignée, le tout dans un cadre unique

et cosy. Une cuisine bistronomique qui modernise la tradition tout en la sublimant.

VIGNERONS - CISION 365645871

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Les Parisiens de Tibault Sombardier

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4 Aout 2022

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Les Parisiens de Tibault Sombardier

4 Aout 2022

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Côté vins, la cave est éclectique avec des domaines de vignerons, de la biodynamie, des cuvées parcellaires, de belles

références sur les grandes appellations françaises et des champagnes de vignerons comme de grandes maisons.

Les Parisiens est ouvert du mardi au samedi de 12h00 à 14h15 et de 19h00 à 22h15 et accessible à la clientèle

extérieure.

Fermeture estivale du 31 juillet au 22 août 2022 inclus.

Menu déjeuner disponible du mardi au vendredi hors jours fériés : Entrée / plat ou plat / dessert : 32€ Entrée, plat et dessert :

38€; hors boissons.

Un rapport qualité / prix / expérience rarement égalable à Paris.

https://www.pavillon-faubourg-saint-germain.com/restaurant-les-parisiens-bar-james-joyce

PAVILLON FAUBOURG SAINT-GERMAIN

HÔTEL . RESTAURANT & BAR . SPA

5, rue du Pré-aux-Clercs,

75007 Paris FRANCE

Contact : + 33 (0)1 42 96 65 43 lesparisiens@pfsg.fr @restaurant_les_parisiens

VIGNERONS - CISION 365645871

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Bollinger, Mumm, Canard-Duchêne, Moët

& Chandon... tout savoir sur les grandes

maisons de champagne

Ces noms de grandes maisons champenoises ont érigé au rang d’art l’élaboration du plus

prestigieux des vins effervescents français.

Écrit par Stéphanie Bouvet Publié le 4/08/2022 1h59

Bollinger, le champagne en famille

Au début du XIXe siècle, Athanase de Villermont, un brillant militaire, acquiert un vaste

domaine viticole autour du village champenois d’Aÿ. Problème : en tant qu’aristocrate, il lui

est interdit de faire du commerce. Qu’à cela ne tienne. En 1829, il fonde la société Renaudin-

Bollinger & Cie avec Joseph-Jacob, dit Jacques Bollinger, et Paul Renaudin. Le mariage de

Jacques et de la fille d’Athanase vient sceller le destin des deux familles, dont les descendants

seront à la tête du domaine jusqu’en 2008.

© Bollinger

Parmi les personnages qui ont notablement contribué à écrire l’histoire familiale de la maison,

Elisabeth Bollinger occupe une place de choix. Veuve du petit-fils du fondateur, elle dirige la

société pendant trente ans, de 1941 à 1971. Elle acquiert de nouvelles parcelles, promeut la

marque à l’international, lance la cuvée Bollinger R.D. en 1967, puis la cuvée Vieilles Vignes

Françaises en 1969.

Le champagne Canard-Duchêne, un doux mariage

En 1859, Victor Canard, tonnelier, épouse Léonie Duchêne, fille de vigneron, à Ludes, sur le

plateau rémois. De ce mariage naît en 1868 la maison de champagne Canard-Duchêne. En

1890, c’est la consécration : elle devient fournisseur du tsar Nicolas II. Les bouteilles peuvent

alors arborer les armoiries de la cour impériale de Russie, toujours présentes aujourd’hui sur

les étiquettes des cuvées. Trois d’entre elles rendent hommage à la fondatrice, Léonie.

Le champagne Mumm, venu d’Allemagne


En 1827, trois frères, Jacobus, Gottlieb et Philipp Mumm, fondent à Reims la maison de

champagne Mumm. Ces entrepreneurs de Cologne sont issus d’une longue lignée de

producteurs et de vendeurs de vin allemands. En 1852, Georges Hermann Mumm, fils de l’un

des fondateurs, crée la société G.H.Mumm et Cie. C’est à lui que l’on doit le vignoble de la

maison, constitué à 78 % de pinot noir, mais aussi la formation de filiales commerciales dans

le monde entier. Il est surtout l’instigateur, en 1875, du fameux cordon rouge, devenu le signe

distinctif de cette maison d’excellence.

© Mumm

Le champagne Veuve Clicquot sous le signe de

l’innovation

Fondateur d’un négoce de vins de Champagne à Reims en 1772, Philippe Clicquot est depuis

longtemps tombé aux oubliettes. Celle que l’histoire retiendra, c’est sa bru, Barbe Clicquot

Ponsardin. Veuve à 27 ans, elle prend la direction de l’entreprise familiale en 1805. Femme

d’affaires avisée, elle n’aura de cesse d’innover pour proposer des vins d’une qualité

exceptionnelle, qu’elle parviendra à diffuser dans toute l’Europe malgré un contexte politique

tendu. Dès 1810, elle élabore ainsi le premier millésime connu en Champagne. Six ans plus

tard, elle imagine la table de remuage, pour clarifier le vin. En 1818, elle produit le tout

premier rosé d’assemblage en ajoutant au champagne un peu de vin rouge de Bouzy. Après

son décès en 1866, la maison Veuve Clicquot perpétue cette recherche de nouveauté.

© Veuve Clicquot

Le champagne Moët & Chandon, entre tradition et

modernité

Depuis la fondation de la maison à Epernay en 1743 par Claude Moët, le terroir et le soin

apporté à l’élaboration du champagne, né de l’assemblage subtil entre pinot noir, meunier et

chardonnay, n’ont pas changé.


© Moët & Chandon

En revanche, l’innovation a toujours servi de fil conducteur, façonnant un style unique de

Moët & Chandon. Ainsi, le Moët Ice Impérial, reconnaissable à sa bouteille blanc et or, est le

premier champagne créé pour être dégusté avec des glaçons.

Le champagne Pommery, une aventure féminine

A la mort de son époux en 1858, Jeanne Alexandrine Pommery reprend les rênes de la maison

de champagne qu’il avait fondée à Reims en 1836. Intransigeante sur la qualité, cette

visionnaire est la première à proposer du champagne brut, le Pommery Nature, en 1874, à une

époque où la mode est aux vins très sucrés. Elle impose aux bâtiments du domaine un style

néo-gothique élisabéthain unique.

© Pommery

Visiter les cave du domaine Pommery

Inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco, les caves du domaine

Pommery méritent le détour à plus d’un titre. Aménagées à partir de 1868 dans d’anciennes

crayères gallo-romaines à trente mètres sous terre, reliées par dix-huit kilomètres de galeries,

elles accueillent depuis 2002 des expositions temporaires d’art contemporain.

Domaine Pommery, Reims (51), vrankenpommery.com

Le champagne Charles de Cazanove, des bulles à l’Elysée

Avec une production de plus de trois millions de bouteilles par an, distribuées dans le monde

entier, Charles de Cazanove fait figure de poids lourd sur le marché du plus célèbre des vins

effervescents de France. Les débuts sont pourtant modestes, lorsque le jeune Charles Gabriel

de Cazanove rompt avec la tradition familiale du travail du verre pour ouvrir sa maison de


champagne à Avize, au cœur de la côte des Blancs, dans la Marne. Son fils, Charles Nicolas,

donne à l’entreprise familiale ses lettres de noblesse, en fournissant le prince autrichien

Metternich, mais aussi trois présidents de la IIIe République : Patrice de Mac-Mahon, Sadi

Carnot et Emile Loubet. Grand amateur du champagne Charles de Cazanove, le roi

d’Angleterre Edouard VII le faisait importer de France avec son étiquette personnelle.

Article paru dans le numéro Femme Actuelle Jeux n°202 de janvier 2022


L’Union du 05/08/2022 / TOURISME

Bilan en demi-teinte pour le Tour

Johanne Chung To Sang (avec Maxime Mascoli)

S’il y a eu des touristes férus de vélo à Epernay, ils ne sont pas passés par l’Office du

tourisme, qui n’a pas vu de sursaut de la fréquentation.

Le passage du Tour de France féminin dans la région, le 26 juillet, a donné une belle visibilité

aux villes traversées. Mais pour les professionnels du tourisme, il n’a pas provoqué de vrai

sursaut en termes de fréquentation.

Le Tour de France féminin, personne ici n’a pu passer à côté, la circulation et le

stationnement étant profondément perturbés deux jours durant sur le trajet des coureuses. La

capitale du champagne et ses alentours ont bénéficié d’une belle visibilité, notamment grâce à

la télévision où l’événement a été diffusé. Pourtant, côté fréquentation, le retour de la

manifestation sportive après plus de trente ans en sommeil n’a pas provoqué de sursaut au

niveau de la fréquentation touristique.

Ce que confirme l’Office du tourisme d’Épernay. « Au contraire, ça a été une journée plutôt

calme. Des locaux sont venus chercher le programme du Tour de France, et les touristes

étrangers, eux, ont posé des questions pratiques autour du stationnement et de la circulation,

commente Déborah Mirbelle, adjointe de direction de l’Office du tourisme. Mais beaucoup

n’étaient pas au courant de l’événement, tout nouveau, et pas encore ancré dans les mœurs de

la clientèle étrangère. »

Quelques férus de vélo

Des férus de cyclisme, il y en avait, mais ils n’ont pas constitué la clientèle principale des

établissements la semaine du Tour. À l’hôtel de Champagne par exemple, « on a fini complet

», et bien que ce ne soit pas forcément inhabituel pour la saison, « la moitié des clients » était

venue spécifiquement pour la course, note-t-on. « Il y a eu des passionnés de cyclisme,

d’autant qu’on était sur le tracé de la course. Beaucoup de touristes de l’Europe du Nord, des

Danois, des Suédois... Ils étaient aux premières loges ! »

D’autres ont tiré leur épingle du jeu en accueillant membres de l’organisation, presse, ou

même encore les cyclistes du Tour. À l’hôtel Campanile de Dizy, l’activité a été quelque peu

dynamisée par la réception d’une équipe de coureuses la veille de la course. Un « coup de

pouce » bienvenu, « puisque l’activité reste pour nous encore en deçà de celle qu’on avait en

2019 » , nous dit-on. Le staff du Tour lui, a été accueilli à l’Auberge champenoise à Moussy,

permettant à l’établissement d’afficher complet un lundi. « En semaine, c’est rare », indique

l’établissement. Au Relais des Vignerons à Vertus, « on a eu un petit peu d’activité, on a reçu

quelques journalistes » constate-t-on, jugeant que l’événement n’est peut-être « pas encore

assez connu » pour attirer davantage de touristes. Côté restaurants, on ne s’en frotte pas non

plus les mains. « Ça n’a rien changé pour nous », répond-on tout de go au Why Not à

Epernay. La brasserie Le Centre, elle, « a eu un peu plus de touristes que d’habitude, des

Belges, des Hollandais, mais ce n’était pas la folie non plus. »


Plus dubitatives, les maisons de champagne de l’avenue du même nom, qui ont vu passer les

coureuses par deux fois l’après-midi du mardi 26 juillet. « Sincèrement, on a été bien

embêtés. Ce Tour de France ne nous a pas aidés, au contraire, il nous a donné plus de travail :

on a dû anticiper, prévenir les clients des restrictions de circulation, et certains n’étaient pas

contents de ne pas pouvoir se garer sur le parking pour charger les bouteilles qu’ils voulaient

acheter par exemple », râle un établissement situé sur la prestigieuse avenue, interdite à la

circulation depuis la veille au soir. « On a eu deux ou trois tables occupées par des clients

pendant le passage des coureuses, sans plus ».

À la maison Collard-Picard, sur la même avenue, on note qu’il y a davantage de monde ces

jours-ci que pendant l’événement cycliste. « Ça n’a pas été une journée chargée en tout cas ».

Même son de cloche chez Paul-Étienne Saint-Germain, qui a sondé ses visiteurs du jour sur le

sujet. « En majorité ils nous ont dit qu’ils n’étaient pas venus pour le Tour de France mais

qu’ils étaient très contents de cette surprise », explique la responsable de la maison de

champagne qui souligne avoir reçu beaucoup plus de monde il y a trois ans, pour le Tour de

France masculin. « C e type d’événement est plus porteur pour la région de manière générale

que pour l’activité champagne », estime-t-elle. Sur l’avenue de Champagne, le Tour a surtout

empêché la venue des habituels visiteurs

Pas question pour autant de voir le verre à moitié vide : cette grand-messe du cyclisme

version féminine a eu le mérite d’attirer les locaux, en tout cas ceux n’étant pas partis en

vacances. « On a des personnes qui ne se seraient pas arrêtées d’autres jours et qui, là, l’ont

fait. On a l’habitude d’avoir des touristes étrangers, mais là on a vu aussi beaucoup de locaux

», observe la serveuse d’un espace de dégustation tout près de l’avenue de Champagne, qui

estime avoir bien gagné en visibilité.

Une superbe vitrine

Pour en savoir plus, il faudra attendre les résultats de la campagne de traçage lancée par

l’agence régionale du tourisme du Grand Est, sur l’impact touristique du Tour de France.

Inscrire l’événement sur la durée, comme le souhaite la Ville (voir par ailleurs), pourrait

apporter davantage d’affluence les prochaines années. Ce qu’espère en tout cas l’Office du

tourisme sparnacien. « Ça ne peut être qu’un plus pour la destination Épernay, pour drainer

une clientèle qui pourrait y séjourner plus longtemps. C’est une superbe vitrine pour faire

découvrir les atouts de la ville, les offres de circuit en vélo autour, et attirer une clientèle des

régions voisines », achève Déborah Mirbelle de l’Office du tourisme.


Vign’ARt portrait d’artiste

Un temple en l’honneur du champagne

François Leriche/ L’Union du 05/08/2022

A Grauves, intitulée « Dévoiler », l’œuvre est composée de 33 arches formant trois passages,

telles les voûtes d’une cave.

Comme chaque vendredi, L’union met en lumière l’un des dix-huit artistes sélectionnés pour

la troisième édition du festival. Aujourd’hui, découvrons l’installation « Dévoiler », le fruit

d’un travail collectif.

Tous les trois passionnés par l’artisanat et les savoir-faire, engagés pour un impact

environnemental le plus léger et vertueux possible, notamment dans le choix des matériaux

travaillés, c’est tout naturellement qu’Adèle Roqueta, Antoine Robinet, et Sibylle Delclaux

choisissent de collaborer ensemble dans le cadre de projets de design et d’architecture. Ils

présentent le fruit de leur travail à Grauves.

Intitulée «Dévoiler», l’œuvre est composée de 33 arches formant trois passages, telles les

voûtes d’une cave. Au fond, une grande porte dont la forme rappelle celle des bornes de

vignes, est comme une entrée dans la falaise.

Ces 34 éléments représentent les 34000 hectares du vignoble champenois. Aussi, les arches

sont espacées les unes des autres de la largeur d’un rang de vigne, soit 1 mètre. L’installation

s’inscrit directement dans le paysage et le relief du site de Grauves. Elle est une invitation à la

promenade et se dévoile au fur et à mesure selon les différents points de vue qu’offre le lieu,

mettant en valeur le sous-sol calcaire.

L’idée est véritablement d’habiter l’œuvre et de profiter des diverses vues cadrées par les

arches

L’œuvre est réalisée uniquement à l’aide de matériaux biodégradables : bois de pin issu d’une

ancienne charpente blanchie à la chaux et toile de jute. Le blanc cassé du jute rappelle la craie

et le jaune des arches le soleil et le champagne.

Partiellement maintenue, la toile apporte du mouvement à l’ensemble de l’installation, à

l’image de voiles se gonflant au vent; la falaise est également un lieu d’envol pour les

parapentistes.

Pour les concepteurs de l’œuvre, ce mouvement fait également écho au vivant et à l’évolution

de la vigne au fil des saisons. Selon les différents moments de la journée, le soleil traverse le

tissu et crée de multiples jeux d’ombre et de lumière. Les visiteurs sont invités à explorer cette

installation et à cheminer entre et à travers les portes. « L’idée est véritablement d’habiter

l’œuvre et de profiter des diverses vues cadrées par les arches. »

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