08.08.2022 Views

Qualités Référence 93

Spécial formation, conseil et RH-recrutement

Spécial formation, conseil et RH-recrutement

SHOW MORE
SHOW LESS

You also want an ePaper? Increase the reach of your titles

YUMPU automatically turns print PDFs into web optimized ePapers that Google loves.

Juin - Juillet - Août 2022 / Trimestriel / 20€ N° 93

Dossier

Spécial formation,

conseil et RH-recrutement 16

PREVENTION DES RISQUES, ENVIRONNEMENT :

Vers une réindustrialisation responsable 14

EXCELLENCE, DEMARCHE :

Leadership et qualité du futur 30

CERTIFICATION, CONSEIL :

Seuils, missions et limites du CSE 33

OUTILS QUALITE :

Focus Industrie mécanique et manufacturière 36


Managez votre système qualité !

Découvrez les solutions QUALIOS.

Non conformités

Réclamations

clients

Plan

d’actions

Risques

Compétences et

Habilitations

Enquêtes et

évaluations

clients/

fournisseurs/

internes

Audits

Portails

collaboratifs

QualiosDoc

La gestion de

toute votre

documentation

QualiosManager

La gestion et création

de formulaires et

d’enregistrements

Tableaux de bord

Statistiques

et indicateurs

crédit photo : www.istockphoto.com - réalisation : naturel design

www.qualios.com

4, rue du Bois de La Champelle

54500 VANDŒUVRE LES NANCY

Tél. 33 (0)3 83 44 75 50

Fax. 33 (0)3 83 44 75 51

E-mail : contact@qualios.com

Lauréat Prix France

Qualité Performance 2014


ÉDITORIAL

Soft skills, environnement et

transformation

©DR

Valérie Brenugat

Rédactrice en chef

En mai dernier, France Stratégie a rendu des travaux de recherche sur une nouvelle approche

de l’innovation : “Les soft skills pour innover et transformer les organisations”. L’objectif de

ce rapport était de comprendre quelles sont les compétences mobilisées pour innover et

conduire la transformation des organisations. De cette étude, ressortaient des préconisations

impliquant trois séries de leviers qui concernent respectivement la formation et l’accompagnement

des personnes, l’intégration d’une diversité de profils dans les équipes de travail, et

le développement d’environnements capacitants, permettant aux compétences transversales de

se réaliser pleinement. Dans le dossier de ce numéro, seront abordés la certification Qualiopi,

les nouveaux modes d’apprentissage, le recrutement et la gestion des ressources humaines. Le «

soft skill” Leadership et l’avenir de la

qualité seront également traités dans

un interview avec l’animateur d’un

Think Tank de France Qualité.

«Un des enjeux majeurs de la relance de

l’économie française est d’accompagner la

transition écologique de l’industrie, pour répondre

aux défis environnementaux et climatiques.»

En outre, un des enjeux majeurs de

la relance de l’économie française est

d’accompagner la transition écologique

de l’industrie, pour répondre aux défis environnementaux et climatiques. En mars dernier,

dans le cadre de France Relance, 47 nouveaux lauréats avaient été annoncés pour des appels à

projets pour la décarbonation de l’industrie et pour la production de chaleur biomasse. Ainsi,

dans ce numéro, le thème de l’industrie responsable est abordé à travers l’accompagnement de SGS

France sur le réemploi des emballages alimentaires et les conseils en stratégie climatique d’EcoAct

auprès de plusieurs entreprises. Comment la transformation des organisations doit-elle prendre en

compte des nouvelles compétences tout en répondant aux enjeux environnementaux et sociaux ?

Valérie Brenugat

Envie de réagir ?

@qualiref

ÉDITEUR

MRJ Informatique

22, Boulevard Gambetta

92130 Issy-les-Moulineaux

Tel : 01 84 80 57 07

Fax : 01 34 29 61 02

www.qualite-references.com

redaction@qualite-references.com

/Qualite.References

/@qualiteref

Direction :

Michaël Lévy

Directeur de publication :

Jérémie Roboh

Directeur des rédactions :

Olivier Guillon

Rédactrice en chef :

Valérie Brenugat

COMMERCIALISATION

Publicité :

Sonia Cheniti

s.cheniti@mrj-corp.fr

Diffusion et Abonnements :

https://digital.mrj-presse.fr/

https://qualite-references.com/

la-revue/

Emilie Bellenger

abonnement@qualite-references.com

Prix au numéro :

20 €

Abonnement 1 an France et

Etranger, 4 numéros en version

numérique : 60 € TTC

Abonnement 1 an version

numérique + papier : 85 € TTC

Règlement par chèque

bancaire à l’ordre de MRJ

RÉALISATION

Conception graphique :

Dolioz - Adeline Docquier

Impression :

GT Print EOZ

6, avenue Jean d’Alembert 78190 Trappes

N°ISSN :

1293-2949

Dépôt légal : à parution

Périodicité : Trimestrielle

Numéro : 93

Date : Juin - Juillet - Aout 2022

RÉDACTION

Rédactrice en chef

Valérie Brenugat

Comité de rédaction : Christian

Doucet (AME), Pierre Girault (AFQP, Air

France), Olec Kovalevsky (Performance

Qualité TPE – PME).

Ont contribué au numéro : Valérie

Brenugat, Christian Doucet, Olec

Kovalevsky, Marine Dessaigne (SGS

France), Patricia Dejouy et Frédéric

Canard (IUT QLIO), Delphine Hivet

(Réseau IEQT), François Humblot

(Grant Alexander), Didier Noyé,

Coralie Lacombe (Cegedim Santé,

AFQP), Frédéric Blamoutier (RATP,

AFQP), Pierre Lacoin (1792 Avocats),

Amélie Klein (EcoAct), Florent

Soulard (Polytec) et Frank Thibault

(Zeiss).

Crédits Photos :

Alubalish, DR, iStock

Encart jeté Kern Sohn

QUALITÉ RÉFÉRENCES• N°93 • Juin - Juillet - Aout 2022I3


EXPOSITION • CONFÉRENCES • TABLES RONDES • ATELIERS • RENDEZ-VOUS PROJETS

11 & 12

octobre 2022

PARIS EXPO

PORTE DE VERSAILLES

Platinum sponsor

Gold sponsors

Silver sponsor

Avec en parallèle

@SalonsSolution1

#salonssolutions

MC SalonsSolutions

salons-solutions.com


SOMMAIRE

DOSSIER

16

Spécial Formation, conseil et RH-recrutement

17 La certification Qualiopi : certification de résultats ?

certification de moyens ?

20 Apprendre en faisant : un retour aux sources de

l’apprentissage

22 Grant Alexander : la Qualité et la RSE en plein

développement

26 Les pouvoirs de l’intelligence émotionnelle

28 La Qualité de demain : le manager Qualité du futur et

les évolutions de la filière Qualité

Éditorial

3 Soft skills, environnement et

transformation

BILLET

8 QVT et qualité

TPE - PME

9 Premiers pas en Qualité dans les

TPE – PME

Préventions des risques

14 SGS France accompagne le

réemploi des emballages

alimentaires

Excellence, Démarche,

Management

30 France Qualité : un think-tank sur le

Manager Qualité du Futur

Formation, Conseil,

Certification

33 Seuils, missions et limites du

CSE, sanctions en cas de défaut

de mise en place

Outil Qualité

36 De STMicroelectronics aux

Laboratoires Servier : EcoAct

accompagne l’industrie dans sa

stratégie climatique

38 Qualité à toute heure

40 Mesure des plaques et vis osseuses par

tomographie à rayons X

Outil

42 Boite à livres

44 Agenda

46 Sommaire / Index

Courrier des

lecteurs

Pour recueillir vos réactions

aux articles ou partager votre

expertise, des pages consacrées

aux échanges des lecteurs ont

été créées dans la revue ainsi

qu’un courriel dédié :

> redaction@qualite-references.com

Si vous envoyez un article

entre 2900 et 5800 signes

pour la rubrique « Courrier

des lecteurs » et qu’il est

sélectionné par le comité de

rédaction d’ici Novembre 2022,

vous gagnerez un abonnement

gratuit pendant 6 mois à la

revue Qualité Références.

Votre avis nous importe et nous

avons besoin de vos réactions.

À vos plumes…

QUALITÉ RÉFÉRENCES• N°93 • Juin - Juillet - Aout 2022I 5


LES TEMPS FORTS

© DR

PREVENTION DES RISQUES

Vers une réindustrialisation responsable

p 14 à 15

Les emballages alimentaires font partie de notre quotidien : repas

à emporter, consigne, vrac, … sont autant d’usages qui viennent les

multiplier. Une solution se dessine, le réemploi. En tant qu’organisme

indépendant et leader mondial du testing, de l’inspection et de

la certification, SGS contribue au développement de ce nouveau

modèle, impacté par la réglementation en vigueur. Marine Dessaigne,

Chargée de développement offre économie circulaire et RSE chez

SGS France explique sa démarche. Zoom

© DR

DOSSIER

Spécial Formation, conseil et RH –

recrutement p 16 à 29

L’IUT QLIO fait le point sur la certification Qualiopi. IEQT, explique,

quant à lui, les nouvelles modalités d’apprentissage. Par ailleurs,

Grant Alexander précise la situation du marché de l’emploi des

managers de la qualité et les attentes des recruteurs. Il présente

aussi les problématiques de recrutement. Il raconte le processus de

labellisation de sa société et la création de la nouvelle coopérative

d’intérêt collectif SCIC Concordance. En outre, un spécialiste du

développement des RH, illustre la notion d’intelligence émotionnelle.

Enfin, France Qualité intervient sur les évolutions de la filière Qualité.

© DR

EXCELLENCE, DEMARCHE, QUALITÉ

Leadership et qualité du futur

p 30 à 32

La Commission « Manager Qualité du futur » de l’AFQP étudie les

moyens de convaincre une organisation de lancer une démarche

qualité. Son objectif est de définir sous une forme attractive les

savoir-faire et savoir-être du futur manager de la qualité. Entretien

avec son animateur Frédéric Blamoutier.

© DR

OUTIL QUALITÉ

Focus Industrie mécanique et

manufacturière p 36 à 41

Une experte Quantification et Réduction chez EcoAct précise

comment cette filiale d’Atos conseille ses clients industriels

sur différentes thématiques liées au contexte de changement

climatique. Un ingénieur commercial de Polytec explique,

quant à lui, comment l’interférométrie en lumière blanche

peut aider l’ingénierie de précision dans l’horlogerie. Enfin, un

Product Support manager Xray chez Zeiss, montre comment

les fabricants d’implants peuvent répondre à de nombreuses

exigences de qualité grâce à la technologie de tomographie

à rayons X.

QUALITÉ RÉFÉRENCES• N°93 • Juin - Juillet - Aout 2022 I7


BILLET

QUALITÉ DE VIE ET TRAVAIL

© DR

Christian Doucet

Membre du Comité éditorial, auteur du « Que

Sais-Je La Qualité » et de « Réhumaniser l’entreprise

» (Lexitis éditions)

ÊTES-VOUS HEUREUX AU TRAVAIL ?

Avalez-vous vite fait le matin votre petit-déj pour arriver

plus vite et traînez-vous le soir pour ne pas quitter trop vite

votre cher bureau, atelier ou véhicule pro (selon) ?

La Qualité de Vie au Travail revient à la mode. Mais ce n’est

bien sûr pas si simple d’être heureux au travail. Certaines

tâches sont répétitives et ennuyeuses, d’autres difficiles, désagréables

et vous n’avez généralement pas le choix. Les collaborateurs

ne sont pas forcément vos amis, voire ne vous

veulent pas tous du bien (surtout ceux qui envient votre

place). La rentabilité exige de toujours être plus efficace sous

peine d’être dépassé par la concurrence et oublié par les

clients. La réglementation et les autorités de contrôle peuvent

compliquer la vie sans oublier votre chef qui n’a pas toujours

la psychologie ni la délicatesse nécessaires pour que vous

pensiez à lui avec plaisir la nuit. Bref, si on peut certainement

améliorer les conditions de travail et celles-ci s’améliorent

de fait sans cesse, ce n’est pas demain la veille que

l’on sera ravi de passer ses vacances au bureau.

Vis-à-vis de cette QVT, la Q tout court (la qualité !) joue

un rôle ambigu :

D’une part, l’amélioration des conditions de travail correspond

normalement à l’amélioration continue prônée par les

normes et tous les modèles « qualité » : optimiser les processus,

écouter les suggestions, réduire les risques, améliorer

le management et la motivation des personnels, rien de

nouveau sous le soleil. QVT et Q font cause commune.

Du moins en apparence, car la qualité aussi bien auprès des

clients que dans le travail quotidien (faire bien du premier

coup) demande des efforts, du soin, de la rigueur ainsi que

de l’empathie, soit la volonté et la capacité de se mettre à la

place des clients pour leur rendre service. Toutes choses

qui ne font pas forcément partie, pour chacun, du bonheur

quotidien recherché.

© DR

la recherche de la perfection ? En se levant le matin encore

mal réveillés, nous aurions tendance à choisir la première

solution. Mais nous savons bien que la facilité est généralement

synonyme de report des difficultés à plus tard : il

est sympathique de ne pas ranger sur le moment mais il

n’en est rien au moment où l’on doit trouver ses petits dans

un désordre généralisé, envoyer balader un client exigeant

est bien agréable mais, lorsqu’il ne revient pas, le manque

de recettes l’est moins... En réalité, ce qui pourrit la vie est

moins l’effort pour obtenir l’excellence que la correction et

le rattrapage des erreurs et dysfonctionnements.

Au total, reconnaissons que ce qui apporte un réel agrément

dans le travail de façon pérenne est d’avoir des clients

contents, des collaborateurs heureux de travailler avec vous

parce que vous faites bien votre propre part de boulot, un

management et un service qualité qui veillent à toujours

améliorer davantage l’organisation et les conditions du travail

et, in fine, une activité qui fonctionne bien et progresse. Et

cela mérite quand même quelques efforts...

Finalement, c’est peut-être nous, les quality-women et

quality-men, qui pouvons être les meilleurs ambassa-deurs

de la QVT !

Christian Doucet

Alors la QVT doit-elle être recherchée dans la facilité ou dans

8 IQUALITÉ RÉFÉRENCES • N°93 • Juin - Juillet - Aout 2022


ACTUALITÉS

AFQP

France Qualité présente 10 préconisations

aux Pouvoirs Publics pour renforcer la

performance globale et développer la

marque « Qualité France »

Lors de la 4 ème Journée française de la Qualité, rendez-vous majeur des professionnels de la Nouvelle

Qualité et de l’écosystème intéressé par les démarches de progrès et de maîtrise des risques (dirigeants,

managers, écoles, institutionnels…), France Qualité, l’organisation représentative de la communauté

des acteurs de la filière, a révélé une liste de 10 préconisations destinées aux Pouvoirs Publics.

La sensibilisation des institutions fait partie des actions

prioritaires de l’association sur les années à venir. A la

suite des élections présidentielles (où elle avait d’ailleurs

interpelé les candidats sur la place de la Nouvelle Qualité

dans leurs projets) et à l’approche des législatives, France Qualité a

établi une liste de 10 préconisations concrètes pour sensibiliser et

conseiller les Pouvoirs Publics sur les mesures à prendre afin d’inciter

les organisations à améliorer leurs performances, et - plus

globalement – de renforcer la compétitivité du pays, voire même

de développer la marque « Qualité France ».

Objectifs clés : déployer des solutions concrètes, capitaliser la

synergie Qualité-RSE, fertiliser les bonnes pratiques, gagner en

dynamique collective…

Pour viser la performance globale et capitaliser la synergie

Qualité-RSE, consolider des dispositifs d’incitation adaptés :

1. Intégrer une composante (Nouvelle) Qualité de manière systématique

dans les cahiers des charges structurant les grands secteurs

d’activité industriels, agroalimentaires et de services.

2. Conditionner l’attribution d’aides publiques participant des

programmes de résilience, de soutien économique, au respect de

critères qualitatifs, environnementaux, sociaux.

3. Généraliser les incitations au développement, à la reconnaissance,

de projets, démarches d’amélioration à l’égard des clients,

patients, citoyens ou usagers (chartes d’engagements de service /

processus-parcours transverses, labellisation, certification).

de bord de référence Quali’Bord.

5. Valoriser les réussites, au travers de la présence des plus hautes

Autorités de l’Etat lors de la remise annuelle des Prix nationaux

Qualité Performance, collectifs et individuels.

6. Établir un dispositif de promotion de la marque «Qualité

France» comme vecteur de réputation du pays, des produits, des

approches innovantes, des entreprises françaises à l’étranger.

Pour s’approprier les méthodes clés de progrès et asseoir

une culture fédératrice, développer une sensibilisation

Nouvelle Qualité :

7. Prévoir une acculturation aux démarches de progrès, de maîtrise

des risques, dès la classe Terminale, l’appropriation de méthodes

éprouvées dans tous les cursus généralistes post-Baccalauréat.

8. Sensibiliser les parties prenantes à la valeur ajoutée de la prévention

des risques et de l’utilisation des outils Qualité en matière de

simplification, de conduite de projet, de transformation, des organismes

publics et privés.

9. Appeler l’attention des acteurs économiques et sociaux sur l’apport

des démarches d’amélioration continue en termes de qualité

relationnelle, de bien-être au travail, de résolution des problèmes

et de dynamique collective.

10. Faire valoir et reconnaître la dimension d’intérêt général de

l’activité associative des structures territoriales de la communauté

des professionnels de la Qualité.

Pour faire connaître les meilleures pratiques et grandir la

réputation des produits français, renforcer l’engagement

des Pouvoirs Publics :

4. Définir et déployer un «Plan Qualité France» à l’horizon 2023,

centré sur la capitalisation de leviers clé de compétitivité des organisations

et du pays, en particulier au regard des données du tableau

QUALITÉ RÉFÉRENCES • N°93 • Juin - Juillet - Aout 2022 I9


TPE - PME

TRIBUNE

Premiers pas en Qualité

dans les TPE – PME

Depuis 3 ans, nous avons consacré cette rubrique à rendre compte des démarches qualité dans

des TPE – PME de nos territoires. Au fil des numéros, nous avons alterné des présentations de

démarches dans des entreprises de tailles et de secteurs d’activités différents avec des articles plus

méthodologiques sur les approches et les outils qualité ainsi que sur les enjeux et les motivations

de ces démarches. Dans ce numéro, nous proposons une réflexion qui nous tient particulièrement

à cœur sur la place de la fonction qualité dans la transition numérique des activités.

© DR

Olec Kovalevsky,

consultant-formateur,

gérant d’Avantage

Qualité

En 2016, respectivement dans le

livre blanc « Mettre à niveau son

Système de Management de la

Qualité avec l’ISO 9001 – 2015 »

restant accessible gratuitement et dans un

article parus dans

Qualité Références n°

71 « Des leviers d’actions

gagnants pour

les démarches qualité

des TPE – PME »

(décembre 2016 –

janvier 2017), nous avons présenté notre

modèle de système de management de la

qualité articulé autour du concept de

processus de bout-en-bout que je

commençais à déployer dans des TPE –

PME intéressées.

L’ouverture et la liberté apportées par le

référentiel ISO 9001, servant souvent de

référence en matière de SMQ et d’approche

processus dans les TPE – PME françaises,

semblaient encourager la créativité dans

la construction des systèmes de management

de la qualité, l’architecture et la définition

des processus.

Une exigence nouvelle du référentiel ISO

9001 : 2015 § 5.1.1, introduisait, de plus,

la notion de processus métiers (traduit

de l’anglais business process) « … s’assurant

que les exigences liées au système de

management de la qualité sont intégrées

aux processus métiers de l’organisme ». En

lien avec l’approche processus et l’exigence

stipulant de déterminer les processus

nécessaires au système de management de

la qualité, cette nouvelle exigence introduisant

les processus métiers pouvait ouvrir

de nouvelles réflexions, sur l’articulation

entre les différents types de processus et

questionnant en fait la définition même

d’un système de management de la qualité

dans sa finalité de fournir des produits

et services conformes aux exigences des

clients et aux exigences légales et réglementaires.

Ces réflexions et les éventuelles clarifications

après retour d’expérience n’ont pas

été capitalisées depuis, l’ISO ayant laissé

passer l’opportunité en 2021 de publier une

nouvelle version qui aurait pu, a minima,

apporter des éclaircissements sur les points

ambigus ou difficiles de la version 2015.

Et donc, chacun a préféré conserver ce

texte de compromis, résultat de négociations

et concessions faites, par exemple, à

la délégation américaine pour introduire

la notion de processus métiers (business

process), sans prescription précise pour

l’approche processus, laissant à chacun

la possibilité de focaliser sur les processus

impactant directement la réalisation

des produits ou services ou bien d’élargir

à l’ensembles des activités de l’entreprise,

approche le plus souvent promue

en France.

7 ans après, je ne peux m’empêcher de

faire un lien entre ces débats à propos de

processus et la différence d’intensité de

déploiement du BPM (Business process

management) entre les USA et la France,

qui s’observe notamment au travers du

faible écho de l’approche processus de bout

en bout (end-to-end process en anglais)

dans l’hexagone alors que cela semble être

un standard du management de la performance

aux USA et dans de nombreux pays

anglo-saxons, adopté dans la plupart des

grandes entreprises internationales, intégré

par tous les éditeurs de logiciels d’architecture

et de gestion d’entreprise tels

que SAP, Oracle, MEGA International,

Software AG, BoC Group ayant intégré

des modules de BPM dans leurs offres !

Combien de temps encore va-t-on occulter

ces approches dans les formations de

managers qualité et priver les TPE – PME

françaises des gisements de performance

qu’elles permettent, une fois redimensionnées

à leurs besoins ? ●

Olec Kovalevsky

olec.kovalevsky@gmail.com

10 IQUALITÉ RÉFÉRENCES • N°93 • Juin - Juillet - Aout 2022


TPE - PME

Numérisation et processus de bout en

bout pour les TPE - PME

LA SITUATION DANS LA

COMMUNAUTÉ QUALITÉ EN

FRANCE

La communauté qualité française ne

semble pas apprécier le concept et la

pratique de processus de bout en bout.

Pour s’en convaincre, il suffit d’examiner

les résultats obtenus aux requêtes

« processus », « processus de bout en

bout » et éventuellement « processus

transverses », saisies dans la plateforme

numérique de partage de connaissances

« Parcours Croisés », regroupant environ

10 000 membres, étudiants et professionnels

QSE, hébergée et animée sous

l’égide d’AFNOR.

Les résultats, à ce jour, sont éloquents :

2953 références de messages et publications

pour « processus » et seulement 7

pour « processus de bout en bout » et à

peine plus pour « processus transverses »

ou « transversaux », le plus souvent pour

exprimer une réticence vis-à-vis de cette

approche impie voire même un rejet !

La communauté qualité française

semble majoritairement être attachée

à la représentation classique les processus

définis selon les fonctions de l’entreprise

telles que par exemple identifiées

dans un organigramme. Il en résulte

une grande diffusion, y compris au

travers de la formation de nos jeunes

et futurs managers qualité, du modèle

classique de cartographie de processus

instauré dans les années 2000,

aussi universel qu’il est impersonnel

(cf. Figure 1 ci-dessous).

On peut constater, en s’informant des

modèles de management de la performance

développés et mis en œuvre

depuis 20 ans, notamment par les

grandes entreprises internationales,

au travers par exemple d’applications

telles que SAP et accompagnés par des

cabinets conseil de référence tels que

BCG, que toutes ont adopté l’approche

processus de bout en bout (cf. tableaux

ci-contre) et qu’aucune, y compris

en France, n’accorde aujourd’hui la

moindre attention opérationnelle au

modèle classique dont on continue

d’abreuver nos TPE – PME !

Figure 1 Cartographie

Le management des processus de bout en bout

et l’affectation de responsabilités globales

au niveau du processus aide à atteindre des

performances de premier rang en termes de

coûts, qualité, conformité et connaissances

des marchés. Les pilotes de processus de bout

en bout peuvent diminuer les coûts globaux

et ceux de transferts et accroître la qualité et

délais d’exécution. Ils peuvent mieux identifier

les éventuelles redondances ou contradictions

d’activités ou d’actions et les éliminer.

(Source : Document KPMG – 2016)

La rupture provoquée par la Covid-19 souligne

combien l’excellence dans les opérations de

bout-en-bout est critique pour les entreprises,

compte tenu des gains potentiels d’efficacité,

d’agilité et de performance.

(site BCG – 2022 : https://www.bcg.com/capabilities/operations/end-to-end-operational-excellence

Liste des processus de bout-en-bout pré-paramétrés

dans SAP (source 2013) :

RTR : Record to Report / OTC : Order to Cash

/ PTP : Procure to Pay / HTR : Hire to Retire

/ PTP : Plan to Produce / ATR : Acquire to

Retire / PTI : Plan to Inventory / ITR : Issue to

Resolution / FTD: Forcast to Delivery / QTC :

Quote to Cash / MTO : Market to Order /

ITO: Idea to Offering

FAUT-IL EN CONCLURE QUE

LA COMMUNAUTÉ QUALITÉ

FRANÇAISE VALIDE UNE

APPROCHE DE MANAGEMENT

DE LA PERFORMANCE À DEUX

VITESSES : L’UNE VISANT

L’EXCELLENCE SUR DES

MARCHÉS MONDIAUX ET

L’AUTRE, PLUS SIMPLE, POUR

LES TPE – PME, AU SERVICE

DES PREMIÈRES ? N’EST-CE

PAS LÀ UNE VISION SURANNÉE

DE LA RÉALITÉ ÉCONOMIQUE ET

DE L’OUVERTURE À TOUS DES

QUALITÉ RÉFÉRENCES • N°93 • Juin - Juillet - Aout 2022 I11


TPE - PME

Figure 2 Flux d’activités Industrie

MARCHÉS, GRÂCE NOTAMMENT

À LA NUMÉRISATION DES

AFFAIRES ? Y AURAIT-IL UNE

FORME DE DISCRIMINATION DE

« CLASSE » ?

Lors d’une de nos premières implémentations

de l’approche processus de bout

en bout, en 2015, nous avons proposé à

l’entreprise cliente une architecture de

SMQ incluant deux processus clients :

Affaires du secteur bâtiment et Affaires

du secteur Industriel. Pour chacun de ces

deux processus, différents dans la mise en

œuvre et les caractéristiques de planification,

nous avons établi des schémas de

flux comme celui illustré par la Figure 2.

L’enseignement pratique que nous retenons

de cette expérience est que cela a permis

à l’entreprise de mettre en cohérence l’organisation

et ses processus avec la stratégie

du dirigeant (développement de deux

marchés différents Industrie et Bâtiment,

ne requérant pas les mêmes exigences, ni

les mêmes prestations).

Nous en avons tiré la conviction que ce

qui prime dans la définition des processus

métiers, fournissant les produits et services

achetés par les clients, c’est le potentiel

d’efficacité opérationnelle et managériale

ainsi que le potentiel de soutien à la stratégie

de l’entreprise plutôt que, comme on

l’entend souvent, l’argument de facilité de

mise en œuvre des processus calqués sur

l’organisation et les fonctions existantes.

Car la question finale n’est-elle pas d’établir

une architecture de processus aidant l’entreprise

à accroître sa performance sur son

marché plutôt qu’une organisation juste

simple à mettre en place ?

QUELLE PROBLÉMATIQUE SOUS-

JACENTE ET QUELS ENJEUX ?

Tant que la numérisation des activités

avançait doucement et par catégories

d’entreprises, fortement dans les grandes

entreprises et plus timidement dans les

TPE – PME, on pouvait s’accommoder

d’une articulation différenciée entre

le SMQ et ses processus d’une part et le

Système de management de la performance

sous-tendu par le Système d’informations

de l’entreprise, d’autre part.

Les grandes entreprises, utilisant des

modèles de « Business Architecture »,

massivement orientés processus de bout en

bout et de l’autre côté du spectre, les TPE –

PME intégrant des logiciels de gestion de

commandes, de factures, de comptabilité,

et parfois d’un CRM ou d’un ERP dans les

situations les plus avancées !

Or, ce qu’a dramatiquement rappelé la

pandémie que nous avons traversée est

l’importance des flux d’activités, des

chaînes d’approvisionnement … de bout

en bout ! Un préalable à la maîtrise de ces

flux est leur identification et leur modélisation

pour permettre ensuite leur analyse,

leur fiabilisation, leur automatisation si

besoin, et leur amélioration.

De proche en proche, sur toute la chaîne,

l’orientation client et la modélisation des

prestations et activités dans une approche

de bout en bout permet d’assurer une

cohérence d’activités et de services guidée

par la valeur produite. Les outils informatiques

sont aujourd’hui disponibles et

accessibles, fonctionnellement et financièrement,

pour modéliser (BPM – comme

illustré en Figure 3 ci-après) et automatiser

(moteurs de Workflow) les flux d’activités

dans une seule et même application

(cf. illustration en Figure 4), offrant une

souplesse d’utilisation appréciable auprès

des acteurs métiers et un fort potentiel

d’amélioration.

Aujourd’hui, les événements historiques

et les décideurs privés et publics semblent

12 IQUALITÉ RÉFÉRENCES • N°93 • Juin - Juillet - Aout 2022


TPE - PME

Figure 3 Extrait processus de bout en bout

avoir tranché le débat sur l’intérêt comparatif

des processus-silos versus les processus-transverses

: la performance d’abord,

le SMQ suivra ou mourra !

L’ENJEU POUR LES PROFESSIONNELS

DE SYSTÈME DE MANAGEMENT

DE LA QUALITÉ EST MAINTENANT

DE SAVOIR QUELLE PLACE ILS

SOUHAITENT OU REVENDIQUENT

DANS LA TRANSFORMATION

NUMÉRIQUE DES ORGANISATIONS

: SPECTATEUR, ACTEUR, PILOTE OU

CHEF DE PROJET ?

LES JEUNES MANAGERS QUALITÉ

OU QSE SONT-ILS FORMÉS À

L’APPROCHE PROCESSUS DE BOUT EN

BOUT ? AUX MÉTHODES ET OUTILS

DE BUSINESS ARCHITECTURE ET DE

BUSINESS PROCESS MANAGEMENT ?

Mon expérience personnelle de 25 ans

en tant qu’intervenant en formation et

accompagnement d’assistants ou managers

qualité en apprentissage, dans la plupart

des organismes de formation concernés

de ma région, me permet d’en douter. Au

moins jusqu’à fin 2019, avant la pandémie

Covid-19, les approches processus classiques

étaient les seules présentées dans au

moins 95 % des écoles et centres concernés,

par facilité et par habitude probablement.

Ce qui veut dire que ces jeunes

managers ne sont pas ou peu préparés aux

transformations et transitions en cours !

Il n’est pas trop tard pour se former, et

prendre une place active dans ces projets, à

condition que la communauté qualité dans

son ensemble prenne conscience du besoin

d’évoluer et d’enrichir les paradigmes pour

accompagner nos jeunes professionnels

dans leurs acquisitions de compétences ●

Olec Kovalevsky

Figure 4 Exemple automatisation BPMN

QUALITÉ RÉFÉRENCES • N°93 • Juin - Juillet - Aout 2022 I13


PREVENTION DES RISQUES, ENVIRONNEMENT

RÉINDUSTRIALISATION

AVIS D’EXPERT

SGS France

accompagne le réemploi des emballages

alimentaires

Les emballages alimentaires font partie de notre quotidien : repas à emporter, consigne, vrac, …

sont autant d’usages qui viennent les multiplier. Une solution se dessine, le réemploi. En tant

qu’organisme indépendant et leader mondial du testing, de l’inspection et de la certification, SGS

contribue au développement de ce nouveau modèle, impacté par la réglementation en vigueur.

En effet, la loi AGEC (Anti-Gaspillage

pour une Economie

Circulaire), promulguée en

février 2020, accélère la transformation

de nos modes de consommation

avec de forts enjeux dans le secteur

alimentaire.

Le but : atteindre à l’horizon 2040 la fin

de mise sur le marché des emballages

en plastique à usage unique.

Des objectifs ambitieux de réduction,

de réutilisation et de recyclage sont et

seront fixés par décret tous les 5 ans.

LE PREMIER DÉCRET 3R (RÉDUIRE,

RÉUTILISER ET RECYCLER) A DE

MULTIPLES OBJECTIFS :

• Tendre vers 100% de recyclage en

2025 avec des plastiques recyclés

sans perturbation des chaînes de

tri et sans substances nocives limitant

l’utilisation du matériau recyclé

;

• 20% de réduction des plastiques à

usage unique à l’aube de 2026. Le

réemploi et la réutilisation devront

représenter au minimum 50% de

cette baisse ;

• Tendre vers 100% de réduction :

supprimer tout simplement les

emballages jugés inutiles d’ici fin

2025.

Marine Dessaigne

Chargée de

développement

offre économie

circulaire et RSE

chez SGS France

A ce décret, s’ajoute la loi Climat et

Résilience, votée en août 2021, qui

réglemente de nouvelles dispositions

de vrac et l’interdiction des emballages

non recyclables comme le polystyrène.

Dans ce cadre, SGS accompagne ses

clients, distributeurs, plasturgistes,

industriels de l’agro-alimentaire et du

packaging à honorer les objectifs de

ces lois. Comment ? En décryptant les

décrets et en les aidant à choisir le bon

matériau pour le bon produit, en fonction

de son utilisation et en menant des

essais sur différents paramètres.

Il est vrai que le concept de réemploi

ne date pas d’aujourd’hui. Il demeure

toutefois nécessaire de (re)construire le

modèle pour trouver des solutions qui

assurent un équilibre environnemental

et économique optimal, tout en répondant

aux défis de l’alimentarité.

En effet, il n’existe actuellement pas

de réglementation sur le réemploi à

proprement parlé. Seuls, les essais de

3 migrations successives en contact

alimentaire permettent de qualifier le

réemploi des emballages alimentaires.

Mais est-ce suffisant lorsque l’on parle

d’un emballage réutilisé x fois ?

A cela, s’ajoutent de multiples interrogations

: Les emballages à usage unique

actuels peuvent-ils être réemployables ?

Comment déterminer la capacité de

réemploi de l’emballage ? Quel matériau

choisir ? Comment prévoir le mésusage

des emballages et protéger le consommateur

? Comment anticiper l’évolution

des lois AGEC et Climat et Résilience ?

Une seule réponse : la recherche.

Lorsque nous utilisons un plat préparé,

un pot de yaourt, une bouteille d’eau,

et ceux de différents matériaux type

PP, PET, co-polyester…, les contraintes

varient et sont multipliées d’autant qu’il

y a de paramètres.

MAIS QUELS SONT CES

PARAMÈTRES ? ET POURQUOI

INFLUENT-ILS SUR LA CAPACITÉ DE

RÉEMPLOI DES EMBALLAGES ?

• Coloration : Est-ce qu’un client

acceptera un emballage orangé

sous prétexte qu’il est réutilisable ?

14 IQUALITÉ RÉFÉRENCES • N°93 • Juin - Juillet - Aout 2022


RÉINDUSTRIALISATION

PREVENTION DES RISQUES, ENVIRONNEMENT

Sauce tomate, curry, carotte, myrtille…

sont autant de denrées qui

peuvent colorer l’emballage et limiter

la réutilisation ;

• Résistance au lave-vaisselle / tunnel

de lavage professionnel : le

lavage qu’il soit industriel ou domestique

contraint l’emballage à de

forte températures et à différents

détergents ;

• Contamination : consécutifs au lavage

des emballages, et associés à

des essais de contact alimentaire,

les essais de contamination sont de

rigueur pour protéger les utilisateurs

(flore totale, entérobactérie,

moisissures, levure) ;

• Rayure : coups de fourchette, coups

de couteau, ou comment simuler

cette abrasion propre à chacun ;

• Aptitude au micro-onde et au

four : variation de température,

résistance à la chaleur… les matériaux

plastiques peuvent-être mis à

rude épreuve ;

• Remplissage à chaud et à froid /

surgélation / congélation/ stérilisation

: l’emballage est-il apte à un

choc de température ?

• Variation dimensionnelle : les

variations dimensionnelles sont

contrôlées lors des essais de

lave-vaisselle, micro-onde, four,

remplissage à chaud et à froid…

tous les essais pouvant modifier la

structure de celui-ci ;

• Simulation de transport : gerbage,

vibration, conditionnement spécifique

; il est primordial d’assurer

l’intégrité des emballages pendant

le transport notamment dans le

cadre du réemploi.

• Chute / compression : nul n’est à

l’abri d’écraser et de faire tomber

les emballages. Cet essai assure la

performance du produit à résister à

ces contraintes.

• Contact alimentaire, métaux lourds

et huiles minérales : le réemploi est

un vecteur écologique mais il est

primordial d’assurer la sécurité des

utilisateurs et de limiter la migration

des substances chimiques vers

l’aliment.

• Tests organoleptiques : en réutilisant

des emballages, le transfert de

goût de ceux-ci est à surveiller.

En travaillant avec des organismes

publics comme Citeo, et différents

acteurs de l’emballage de l’alimentaire,

SGS s’inscrit pleinement dans des

programmes de recherche pour trouver

la meilleure des solutions ●

Marine Dessaigne

Portail de la qualité,

sécurité et de

l’environnement.

Le site leader en

organisation de la

performance.

Quality & Co est le site portail

de la performance en entreprise.

Vous y trouverez tous

les acteurs du marché

de la certification

et de la qualité

(Consultants, Formateurs,

Certificateurs, Editeurs

de logiciels…).

www.qualityandco.com

QUALITÉ RÉFÉRENCES • N°93 • Juin - Juillet - Aout 2022 I15


DOSSIER

SPÉCIAL FORMATION, CONSEIL ET RH-RECRUTEMENT

SOMMAIRE

16 La certification Qualiopi : certification de résultats ? certification de moyens ?

20 Apprendre en faisant : un retour aux sources de l’apprentissage

22 Grant Alexander : la Qualité et la RSE en plein développement

26 Les pouvoirs de l’intelligence émotionnelle

28 La Qualité de demain : le manager Qualité du futur et les évolutions de la filière Qualité

16 IQUALITÉ RÉFÉRENCES • N° 93 • Juin - Juillet - Aout 2022


SPÉCIAL FORMATION, CONSEIL ET RH-RECRUTEMENT

DOSSIER

AVIS D’EXPERT

La certification Qualiopi : certification de

résultats ? certification de moyens ?

La loi 2018-771 « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » a instauré la création du

Référentiel National de la Qualité (RNQ) Qualiopi, commun à tous les prestataires proposant

des actions de formation, de la formation par apprentissage, du bilan de compétences et de

la validation des acquis de l’expérience. Tous devront, au 1er janvier 2022, avoir obtenu cette

nouvelle certification qualité pour pouvoir mobiliser des fonds publics ou mutualisés.

Le marché de la formation, pour attirer les talents, il faut

aujourd’hui attester de la certification Qualiopi, un réel gage de

confiance pour ses parties prenantes.

Patricia Dejouy

Maître de conférences

associé

Frédéric Canard,

Maître de conférences

de l’IUT QLIO de

l’Université Côte d’Azur

Le RNQ constitue la nouvelle norme de la

formation professionnelle qui, en tant que

référentiel normatif, vise à comparer des

actions de formation réalisées à des attendus,

à vérifier leurs effets, repérer des incohérences

et à estimer des risques de non-qualité 1 . Bien qu’il

soit d’usage de distinguer les normes et référentiels

selon qu’ils portent sur des systèmes de management

(ISO 9001 par exemple), sur des produits ou

des services (NF Service Formation …) ou sur des

personnes (la certification des auditeurs qualité …),

le RNQ peut être perçu à la fois comme une norme

de service et une norme de système de manage-

1. J-Y Beroud, F.Goralczyk, C. Poplimont, Questionner la

qualité de la formation, c’est construire des éléments de sens

pour agir, Education permanente, n° 223, juin 2020

ment. De plus, la certification Qualiopi, en mettant

l’accent à la fois sur la qualité du service rendu aux

publics bénéficiaires, aux bénéficiaires des formations

et sur la qualité des processus de formation

et de production de compétences constituerait une

certification mixte de résultats et de moyens.

LE RNQ : UNE NORME DE SERVICE ET DE

MANAGEMENT

Le RNQ indique les exigences de services et de

prestations de service propres au domaine de la

formation professionnelle ainsi que ses processus

afférents.

D’une part, on retrouve en effet, dans le Référentiel,

appliquées à la formation toutes les grandes carac-

QUALITÉ RÉFÉRENCES • N°93 • Juin - Juillet - Aout 2022 I17


DOSSIER

SPÉCIAL FORMATION, CONSEIL ET RH-RECRUTEMENT

téristiques contenues dans la plupart des

normes liées aux services : l’information

des clients/utilisateurs (accès, qualité de

l’information...), les modalités d’accueil,

la compétence du personnel (sensibilisation,

formation du personnel), la réponse

aux attentes de la clientèle (définition des

prestations et des engagements à respecter),

l’amélioration continue de la qualité

(suivi des réclamations et de la satisfaction

des clients) 2 .

Le Référentiel se base sur sept critères

résumés ainsi :

• l’information des publics sur les

prestations, les délais d’accès et les

résultats obtenus ;

• l’identification précise des objectifs

des prestations et leur adaptation

aux publics ;

• l’adaptation des prestations, des

modalités d’accueil, d’accompagnement,

de suivi et d’évaluation ;

• l’adéquation des moyens pédagogiques,

techniques et d’encadrement

aux prestations ;

• la qualification et le développement

des connaissances et des compé-

2. F. Canard, Management de la qualité : vers un

management durable, 2ème édition, Gualino

Eds, 2012

tences des personnels ;

• l’inscription et l’investissement du

prestataire dans son environnement

professionnel ;

• le recueil et la prise en compte des

appréciations et des réclamations

des parties prenantes.

D’autre part, en interrogeant la « qualité

des organismes prestataires d’actions

concourant au développement des compétences

», le RNQ s’intéresse non plus au

service en tant que tel mais à l’organisme

qui produit le service et ainsi au management

de ses processus. A l’image des

normes de management de type ISO

9001 et des certifications correspondantes

dites « par tierce partie », on assiste à un «

transfert assurantiel » par les organismes

publics 3 du risque de la non qualité en

formation vers les prestataires de formation

eux-mêmes. Ceux-ci ont à démontrer

au travers de processus bien définis,

3. France Compétences, OPCO : Opérateurs

de Compétences ; OPAC : Organismes Prestataires

d’Actions concourant au développement

des compétences ; CEP : Conseil en Evolution

Professionnelle ; CNPE : commissions paritaires

nationales de l’emploi ; CREFOP : Comité Régional

de l’Emploi, de la Formation et de l’Orientation

Professionnelle, etc.).

Le RNQ comme norme de système de management

efficients et efficaces, « une assurance de la

qualité », « un respect du référentiel RNQ »

auprès d’organismes certificateurs « accrédités

» par le Comité français d’accréditation

(COFRAC). Comme dans la norme

ISO 9001 où le terme « organisme » est

systématiquement utilisé pour désigner

l’entité à laquelle s’applique la norme,

les 7 critères reliés aux 32 indicateurs

de Qualiopi concernent eux aussi des «

Organismes de Formation » (OF) et plus

largement des prestataires de formation,

les définitions de chacun des indicateurs

commençant toutes par « le prestataire... »

qui « diffuse, met en œuvre, analyse…».

Enfin, le Référentiel National de la Qualité

est vu comme un système que l’on peut

définir comme « un ensemble d’éléments

interactifs 4 » et, plus encore, comme « un

ensemble d’éléments en relation entre eux et

l’environnement 5 ». Le référentiel doit être

considéré comme un tout, les 7 critères et

les 32 indicateurs sont reliés entre eux et

n’ont aucun sens pris isolément. C’est leur

mise en relation qui témoigne de l’exis-

4. Norme ISO 9000 : 2005, 3.2.1

5. L. Von Bertalanffy, Perspectives on General

System Theory, E. Taschdjian et G. Brazillier,

1975.

18 IQUALITÉ RÉFÉRENCES • N° 93 • Juin - Juillet - Aout 2022


SPÉCIAL FORMATION, CONSEIL ET RH-RECRUTEMENT

DOSSIER

tence d’actions. Il fonctionne comme un

modèle d’un système de management

de la qualité basé sur les processus. Ce

modèle montre le rôle clé joué par les

parties prenantes dans le fonctionnement

du système. Leurs exigences (ou leurs

attentes) constituent des éléments d’entrée

du système et de la réalisation du service.

Leur satisfaction (ou leur perception) est

la finalité du système qui est directement

liée à la réalisation du système. Enfin, les

améliorations du système dépendent étroitement

des mesures effectuées par le prestataire.

Le Référentiel National de la Qualité s’apparente

à la fois à :

• une norme de service et donc à une

norme de résultats en ce sens que le

référentiel décrit de façon précise

les caractéristiques exigées du service,

• une norme de management et ainsi

à une norme de moyens en décrivant

les moyens à mettre en œuvre

par le prestataire pour que le service

réponde aux caractéristiques

attendues.

LA CERTIFICATION QUALIOPI : UNE

CERTIFICATION DE RÉSULTATS ET DE

MOYENS

conditions d’information du public sur

les prestations, les délais et les résultats

obtenus) puis les publics bénéficiaires

(critères 2 et 3 : l’adaptation des prestations

aux publics bénéficiaires). Elle comporte

également des engagements par rapport à

des résultats attendus que sont les caractéristiques

du service rendu car chacun des

32 indicateurs donne lieu à une définition

en vue d’une appréciation et à un « niveau

attendu » de ceux-ci.

En tant que certification de système de

management, on voit bien également que

le référentiel est bien plus orienté cette fois

sur le prestataire que sur l’utilisateur final

et sur des moyens plutôt que des résultats :

des moyens matériels (critère 4 : l’adéquation

des moyens pédagogiques, techniques..),

des moyens humains (critère 5 :

la qualification et le développement des

connaissances et des compétences …),

des dispositifs organisationnels à mettre

en place (un système de veille contenu

dans le critère 6 : l’inscription et l’investissement

du prestataire dans son environnement

professionnel ; des éléments

d’un système qualité dans le critère 7 : le

recueil et la prise en compte des appréciations

et des réclamations formulées par

les parties prenantes). La mise en place

de ces moyens vise in fine à assurer, dans

le temps, la qualité des relations entre

les prestataires et leurs parties prenantes

(bénéficiaires, équipes pédagogiques mais

aussi financeurs et entreprises concernées

qui verront dans la certification un gage

de confiance vis-à-vis des prestataires) ●

Frédéric Canard

et Patricia Dejouy

La certification Qualiopi apparaît comme

une certification mixte entre :

• une certification de produits/services

qui s’adresse avant tout au

client final et qui concerne la relation

entre une entreprise et le

grand public (« Business to Consumer

» B to C)

• et une certification de système de

management qui est davantage le

support d’une relation d’entreprise

à entreprise (« Business to Business

» B to B), un moyen pour les

fournisseurs d’obtenir la confiance

de leurs clients et réciproquement,

un moyen pour les clients de sélectionner

leurs fournisseurs.

Comme certification de service, elle

s’adresse en effet aux utilisateurs finaux

de la prestation : le public (critère 1 : les

Qualiopi est une certification de système de management et de service.

QUALITÉ RÉFÉRENCES • N°93 • Juin - Juillet - Aout 2022 I19


DOSSIER

SPÉCIAL FORMATION, CONSEIL ET RH-RECRUTEMENT

AVIS D’EXPERT

Apprendre en faisant: un retour aux

sources de l’apprentissage

Les nouvelles modalités d’apprentissage

prennent des formes diverses : e-learning,

simulateur, classe virtuelle, serious game,

réalité virtuelle, ... déjà existantes avant la

crise sanitaire, toutes ses modalités se sont

imposées pendant la période de confinement

poussant les spécialistes de la formation à se

les approprier et à les développer fortement

dans leurs offres.

DE LA FORMATION EN PRÉSENTIEL CLASSIQUE ...

Dans le monde d’avant COVID, une grande majorité des

formations, courtes ou longues, se déroulaient selon le

même schéma : un formateur-expert partage son savoir

et ses expériences à un groupe de participants attentifs,

bien entendu des mises en situation sont organisées et

des échanges entre les participants permettent un enrichissement

mutuel mais pour autant ce schéma de formation

en présentiel mobilise des coûts importants pour les

entreprises (temps de transport et frais de déplacement)

et ne permet pas ou peu d’individualiser les parcours et

de prendre en compte les compétences déjà acquises par

les participants.

Le digital a tout de même fait son entrée dans les salles

de formation depuis quelques années avec notamment

des outils d’animation (quizz, murs virtuels collaboratifs,

vidéo, support en ligne, …) et des outils interactifs (écran

tactile, caméra intelligente, …). Certes, ces outils digitaux

modernisent les sessions de formation. Néanmoins, ils ne

sont pas au service du développement des compétences des

participants mais de la qualité de l’animation pédagogique.

A L’APPRENTISSAGE EN SITUATION RÉELLE OU SUR

SIMULATEUR

La formation des métiers dit manuels passe par des apprentissages

en situation réel en entreprise auprès de « mentors »

qui transmettent les gestes qu’ils ont eux même appris par

leurs pairs. Cette modalité d’apprentissage ancestrale a fait

ses preuves et a permis la transmission des gestes et métiers

de générations en générations.

Or, il faut bien reconnaître que tous les métiers ne se

prêtent pas facilement à la mise en situation réelle et tout

particulièrement les métiers dits « tertiaires ». Seuls certains

métiers à forte valeur ajoutée ou à haut risque notamment

dans les secteurs de l’aérospatial et de l’aéronautique bénéficient

de simulateurs depuis très longtemps. Ces simulateurs

extrêmement complexes et coûteux à développer sont donc

réservés à l’apprentissage de quelques métiers seulement.

UNE OFFRE EN PLEINE EXPANSION

Delphine Hivet

Directrice nationale Réseau

IEQT

Quelques start-up se sont emparés de ce constat et il

existe aujourd’hui une offre assez importante de simulateur

numérique permettant des mises en situations très

réalistes pour divers métiers : acheteurs, manager des

risques, commerciaux, chef de projet, et tant d’autres. Ses

business Game sont le plus souvent basés sur des données

réelles d’entreprises, ce qui les rend d’autant plus attractif

pour les utilisateurs tout comme l’analogie avec les jeux

en réseaux dont sont souvent adaptes les moins de 40 ans.

Apprendre en faisant, voire en s’amusant, prend là tout son

sens avec ces nouveaux outils pédagogiques ; le « Game »

permet de prendre des décisions, de les mettre en application

et de constater directement les résultats – bon ou

mauvais – le but étant de se tromper pour apprendre de

ses erreurs. Les algorithmes des simulateurs adaptent les

20 IQUALITÉ RÉFÉRENCES • N° 93 • Juin - Juillet - Aout 2022


SPÉCIAL FORMATION, CONSEIL ET RH-RECRUTEMENT

DOSSIER

séquences au niveau d’acquisition des compétences de

chaque « joueurs » et propose un scénario de jeu différent

pour individualiser les chemins d’apprentissage.

L’évolution nécessaire du métier de formateur « expert »

Si la majorité des organismes de formation et des écoles

propose une offre de formation hybride (synchrone/asynchrone

; distanciel/présentiel) et utilise les Serious Game

dans leur pédagogie, il est quelquefois difficile pour les

formateurs « expert » de s’adapter à ces nouvelles modalités

d’apprentissage. Les périodes de confinement ont été

propices au déploiement des formations à distance, ce qui

a été vécu par une partie des formateurs comme une véritable

souffrance tant l’exercice est difficile sans une adaptation

majeure de sa pédagogie.

D’expert de leur métier, ils deviennent non plus des formateurs

mais des accompagnateurs, voire des évaluateurs du

niveau d’acquisition des compétences des participants.

Cette évolution du métier se fait le plus souvent rapidement

et pose la question de la « formation des formateurs

». En effet, au-delà de la maîtrise des outils pédagogiques

digitaux, son rôle va se concentrer de plus en plus sur l’appréciation

des compétences, ce qui induit, en amont, une

ingénierie des compétences approfondie ●

Delphine Hivet

DEVENEZ AUDITEUR AGRÉÉ IRCA* !

Faites accélérer votre évolution professionnelle !

Boostez votre plan de carrière !

Enrichissez votre curriculum vitae !

Mettez-vous au service de la qualité et de la performance

dans le domaine de l’audit en diversifiant vos compétences.

Engagez-vous …

… pour une formation de responsable d’audit

9001, 13485, 50001, 14001**, 45001**

* International Register of Certificated Auditors

** Un module unique englobant ces 2 formations est proposé en exclusivité par FREA

D’AUTRES FORMATIONS SONT PROPOSÉES, VISITEZ NOTRE SITE INTERNET

ET/OU CONTACTEZ MADAME ROSELYNE GILBERT AU 06 71 60 89 82 contact@frea.fr

www.frea.fr

AP-frea-190x125mm2020.indd 1 24/09/2020 11:55

QUALITÉ RÉFÉRENCES • N°93 • Juin - Juillet - Aout 2022 I21


DOSSIER

SPÉCIAL FORMATION, CONSEIL ET RH-RECRUTEMENT

© DR

Réunion de partage de la démarche Qualité Grant Alexander

RESSOURCES HUMAINES

Grant Alexander : la Qualité et la RSE

en plein développement

Le groupe de conseil en ressources humaines emploie une soixantaine de collaborateurs

dont la plupart sont des consultants et l’autre partie sont les chargés de recherche qui les

assistent dans les missions de recrutement ou de management de transition. Son activité la

plus importante est le recrutement de dirigeants et d’experts. Sa deuxième activité consiste

à assurer le management de transition de dirigeants. La troisième activité consiste, quant

à elle, de développer le leadership qui regroupe les activités d’assessment, de coaching, de

team building et de repositionnement de carrières. Enfin, la quatrième activité concerne

l’accompagnement de transformation RH avec l’outil Role Crafing.

© DR

© DR

Léa Suarez Baylac

Responsable Qualité

& RSE et DPO chez

Grant Alexander

François Humblot

Directeur associé de

Grant Alexander

QUELS ATOUTS PRÉSENTE VOTRE

SOCIÉTÉ PAR RAPPORT AUX

CONCURRENTS ?

François Humblot : Le fait d’avoir

4 activités est assez rare. Cela nous

permet d’avoir une approche globale

chez nos clients. L’idée est d’effectuer

une vraie analyse de leurs besoins et

de proposer des interventions adaptées

avec un positionnement de conseil.

Nous aidons nos clients à se dévelop-

per, à évaluer, à identifier et à développer

les talents de leurs collaborateurs.

Autre point important : nous sommes

un groupe français indépendant avec

plus de 35 ans d’existence.

Nous intervenons du recrutement

de dirigeant au middle management

complexe. Implantés en région à Paris,

Lyon, Marseille, Toulouse et Nantes,

notre groupe fait partie d’un réseau

international Intersearch présent dans

22 IQUALITÉ RÉFÉRENCES • N° 93 • Juin - Juillet - Aout 2022


SPÉCIAL FORMATION, CONSEIL ET RH-RECRUTEMENT

DOSSIER

plus de 50 pays. Cela nous permet d’accompagner

nos clients qui sont pour

partie des multinationales sur toutes

leurs problématiques internationales.

Enfin, nous avons toujours été engagés

dans la société et nous avons toujours

exercé des responsabilités associatives,

de RSE, notamment dans notre syndicat

professionnel. Par ailleurs, j’ai un

parcours d’élu dans des organisations

professionnelles, principalement Syntec

Recrutement dans les années 2000 dont

j’ai été le Président fondateur. J’ai été

aussi président de Syntec Conseil entre

2011 et 2015.

Notre identité et nos valeurs peuvent

aussi nous différencier par notre

approche avec le client : l’engagement,

l’enthousiasme et le partage.

QUELLE EST LA SITUATION

DU MARCHÉ DE L’EMPLOI DES

MANAGERS DE LA QUALITÉ ?

F.H : Globalement, le marché global

des cadres est très favorable depuis 3

ans. Pour les managers de la Qualité,

elle est globalement bonne. Cette situation

est favorable car elle est liée au

marché de l’emploi qui est bon et à la

Qualité qui est considérée encore plus

importante aujourd’hui.

Un des points les plus importants est

que la non-qualité est de plus en plus

perçue par le client. En effet, dès qu’il

y a un problème, cela circule sur les

réseaux sociaux. Cela est particulièrement

vrai pour le B to C et le B to B.

La réputation d’une entreprise peut, en

effet, se défaire avec un problème de

non-qualité. La qualité client aiguillonne

les entreprises et fait que les

managers Qualité sont recherchés. Ces

fonctions sont donc recherchées.

La différence par rapport aux années

2000, est l’existence de formations

initiales d’enseignement supérieur de

Qualité. Ainsi, les jeunes démarrent

dans une fonction de la qualité mais

aussi les seniors. Une minorité occupe

un poste dans la Qualité toute leur

vie professionnelle car la majorité des

collaborateurs de la Qualité occupe

ce type de poste après 1 ou 2, voire

3 expériences et peuvent avoir donc

cette fonction en fin de carrière. Mais

la plupart peut occuper un autre poste

après. La Qualité est perçue comme une

fonction où la maturité est plutôt vue

comme un atout comme les ressources

humaines. Nos clients sont de plus en

plus ouverts sur ce plan. Les grands

groupes font très attention à cela. Si le

marché est le plus favorable pour les

30-45 ans, l’âge n’a pas beaucoup d’importance

pour la fonction Qualité.

« Si le marché est le plus

favorable pour les 30-45

ans, l’âge n’a pas beaucoup

d’importance pour la

fonction Qualité. »

QUELS TYPES DE PROFIL DE

MANAGERS DE QUALITÉ SONT-ILS

DEMANDÉS SUR LE MARCHÉ ?

F.H : Les formations sont très diverses.

Certains disposent une formation

initiale en qualité. Si certains managers

Qualité ne l’ont pas, ils le compensent

par une formation continue (par

exemple, des executive mastères…).

Ils peuvent aussi être des ingénieurs,

des diplômés d’Ecoles de Commerce

et des universitaires. Mais cela dépend

de l’univers. Dans le domaine de l’aéronautique

et du spatial, le profil est

essentiellement celui d’un ingénieur

car ces secteurs sont vraiment techniques.

La qualité est tellement importante

dans le spatial où tout est vérifié.

Mais dans les services, ce sera différent.

Les expériences du manager

dépendent de ce qu’on le recherche. Si

on cherche un directeur Qualité, il faut

qu’il ait au moins 15 ans d’expérience.

Si on veut un responsable Qualité, on

optera pour une personne ayant une

deuxième expérience et 5 à 10 ans d’ancienneté.

On peut aussi chercher des

ingénieurs Qualité et des collaborateurs

Qualité qui seront quasi débutants.

Mais le senior peut avoir toute

sa place car il apporte une variété d’expériences.

Avoir exercé une autre activité

que de la qualité peut être perçu

par l’entreprise comme un plus. Par

exemple, dans une entreprise industrielle,

si le candidat s’est occupé de la

production, cela représente un avantage.

Avoir occupé des postes de service

aux clients et de commercial peuvent

également être considérés comme un

atout. Cela dépend aussi de l’enjeu

de l’entreprise où elle estime qu’elle a

besoin de se renforcer. Mais l’exercice

de la qualité nécessite d’acquérir des

compétences. Elle est presque à égalité

avec la variété de l’expérience.

QUELLES SONT LES NOUVELLES

ATTENTES DES ENTREPRISES PAR

RAPPORT À CES PROFILS ?

F.H : Cela est un peu lié à l’évolution

de la Qualité. Les nouvelles attentes

concernent les « Soft skills » liés aux

nouveaux enjeux de la Qualité. La

Qualité de service est de plus en plus

importante par rapport à la notion

de produit. Ainsi, les entreprises qui

fabriquent des produits, veulent en

plus mettre en avant de la Qualité de

service. En outre, la Qualité est plus

transversale. Le mouvement autour de

l’excellence opérationnelle le démontre

et on élargit alors le spectre. La RSE,

les critères sociaux et environnementaux

et la gouvernance impactent de

plus en plus la Qualité parce qu’on

demande aux responsables Qualité de

les prendre plus en compte. Par ailleurs,

le facteur humain est perçu comme

de plus en plus important dans l’entreprise.

Donc cela impacte plus la

qualité car avant, on parlait plus de

processus. Maintenant, au niveau de

notre coopérative Concordance, nous

parlons de qualité relationnelle. De

plus, la Qualité englobe beaucoup de

parties prenantes comme les associations.

Les relations avec tous ces

QUALITÉ RÉFÉRENCES • N°93 • Juin - Juillet - Aout 2022 I23


DOSSIER

SPÉCIAL FORMATION, CONSEIL ET RH-RECRUTEMENT

partenaires doivent être faites avec des

critères de Qualité. Donc face à cela,

on demande aux managers de Qualité

au-delà de leurs expertises en qualité

qui sont très importantes, d’avoir une

grande ouverture d’esprit, de l’écoute,

une grande capacité d’adaptation et une

capacité d’animation. Cela demande

une capacité d’embarquer et de mobiliser

les personnes et de faire de la pédagogie.

Comme la contrainte fonctionne

de moins en moins dans l’entreprise,

il faut convaincre. L’intelligence de la

situation est également demandée. Il

faut aussi avoir des idées nouvelles et

innover parce que la Qualité joue un

rôle différenciant dans l’entreprise et

elle est mise en avant face aux concurrents.

Cela est un peu le cas de toutes

les fonctions support. Aujourd’hui,

l’expertise pure ne suffit plus. Il faut

aussi avoir beaucoup de compétences

transversales et comportementales qui

s’ajoutent à l’exercice technique.

Q U E L L E S S O N T L E S

PROBLÉMATIQUES DE RECRUTEMENT

DES MANAGERS DE LA QUALITÉ ?

F.H : Comme il y a un phénomène de

rareté sur le marché, il n’y a pas beaucoup

de candidats sur chaque recrutement.

Donc il faut aller les chercher.

Par ailleurs, la Qualité est un passage

pour certains. Certaines personnes

qui ont fait de la Qualité, ne veulent

plus continuer. Quand ils cherchent un

emploi, ils veulent faire autre chose ou

évoluer en interne vers d’autres fonctions.

Cela est, en effet, plus facile de

changer de fonction dans sa société.

D’autres ne veulent plus faire de la

Qualité car c’est un métier où l’on peut

prendre des coups. Parfois, le responsable

Qualité est perçu comme « l’empêcheur

de tourner en rond ». Ces postes

de Qualité demandent de l’abnégation

et de l‘humilité. Ils doivent savoir s’intégrer

dans l’entreprise. Ces postes sont

donc difficiles pour le recruteur. L’ouverture

au changement et à l’évolution

de la Qualité est aussi très importante.

Ce sera difficile d’occuper ce type de

poste pour les personnes qui sont restés

très longtemps dans la même société

et qui ne se sont pas renouvelées et

remises en cause.

« L’ouverture au changement

et à l’évolution de la Qualité

est aussi très importante. »

QUELS CONSEILS POUVEZ-VOUS

DONNER AUX CANDIDATS POUR DES

POSTES DE MANAGERS DE QUALITÉ ?

F.H : Au-delà de savoir parler de leur

expertise dans la qualité et d’expériences

réussies dans ce domaine, un

candidat doit préparer son entretien

et montrer qu’il peut comprendre l’enjeu

de l’entreprise. Après s’être renseigné

sur la société et avoir des idées à

priori, s’il a réalisé un travail de préparation,

il pourra faire des remarques

intelligentes. Il doit montrer que

dans ses expériences précédentes, il a

contribué à la stratégie de l’entreprise.

Aujourd’hui, il y a un débat autour de

la présence du directeur de la Qualité

au Comité de Direction. Donc un bon

responsable de la Qualité doit montrer

qu’il apporte une vraie valeur ajoutée

dans la stratégie. D’autre part, il doit

monter à travers ses réalisations qu’il

a su mettre en œuvre des compétences

comportementales comme l’animation

de réseaux, la formation et l’accompagnement

d’opérationnels. Au cours de

l’entretien, il peut, par exemple, expliquer

comment il a résolu un problème

difficile et dénouer des relations

tendues entre différents services en

jouant un rôle de facilitateur.

QUELLES PRÉCAUTIONS LES

SOCIÉTÉS DOIVENT-ELLES PRENDRE

LORS DE L’INTÉGRATION DU

RECRUTÉ ?

24 IQUALITÉ RÉFÉRENCES • N° 93 • Juin - Juillet - Aout 2022


SPÉCIAL FORMATION, CONSEIL ET RH-RECRUTEMENT

DOSSIER

La labellisation Lucie 26000

F.H : C’est la question du « onboarding

». L’entreprise doit, en effet, avoir

un vrai processus d’intégration. Comme

le marché est tendu, le risque de voir

quelqu’un partir pendant la période

d’essai n’est pas nul. La société doit donc

préparer l’embauche et travailler en

amont au niveau du collaborateur en lui

communiquant des informations afin

de se préparer à son arrivée. Il faut aussi

communiquer en interne sur l’arrivée du

nouveau recruté. Il faut également bien

soigner la première semaine. Donc cela

veut dire faire un parcours d’intégration

correspondant à la culture de l’entreprise

et éventuellement nommer un tuteur

qui pourra aider le nouveau embauché

à comprendre la culture de l’entreprise

et à répondre aux questions qu’il

n’a pas envie de poser à son N+1. Il faut

que quand le nouveau embauché arrive, il

soit bien accueilli et qu’il soit très content

le premier jour, la première semaine et à

la fin du premier mois. Cela contribue

également à la cohésion des équipes.

©DR

« L’entreprise doit, en effet,

avoir un vrai processus

d’intégration. »

VOUS FAITES PARTIE DE L’ÉQUIPE

DE LA NOUVELLE COOPÉRATIVE

D’INTÉRÊT COLLECTIF SCIC

CONCORDANCE. COMMENT

ACCOMPAGNEZ-VOUS LES

ENTREPRISES DANS CES

INTÉGRATIONS ?

F.H : Ce projet nouveau lancé la fin de

l’année dernière a été réalisé avec des

professionnels expérimentés. Nous

avons donc déjà fait des accompagnements

qui ressemblent à cela. L’intervention

de Concordance passe par l’aide

de l’entreprise à accoucher d’un processus

d’intégration qui valorise la qualité

relationnelle. Cela signifie constituer

un groupe de travail avec des professionnels

des RH, des opérationnels

et des volontaires qui s’intéressent au

sujet et les aider à élaborer le processus

de recrutement qui leur permettra

d’accueillir les nouveaux collaborateurs

dans un environnement relationnel optimisé.

Ce sont vraiment des démarches

collaboratives, de réunions très ouvertes

avec une approche très positive, valorisante

et optimiste afin que les participants

sortent le meilleur d’eux-mêmes

et construisent quelque chose de satisfaisant

pour l’entreprise. Notre rôle est

donc celui d’un facilitateur et d’animateur.

Nous travaillons sur Concordance

depuis 2 ans car l’origine de ce projet est

un groupe de travail dont l’idée revient

à l’animateur Gérard Vael. Celui-ci a

proposé à France Qualité de travailler

sur la qualité relationnelle et un livre

blanc a été d’ailleurs publié par l’association.

La création de cette coopérative,

a pour enjeu de déclencher un mouvement

et de démontrer que la qualité relationnelle

est autant pour se faire plaisir

que pour la performance de l’entreprise.

Aujourd’hui, elle est perçue comme une

évidence.

Ayant une expérience dans le recrutement

de plus de 40 ans, j’ai beaucoup

travaillé sur l’intégration des collaborateurs

dans l’entreprise. Dans Concordance,

interviennent notamment

d’autres professionnels expérimentés, un

directeur Qualité de 45 ans, un ancien

chef d’entreprise de 60 ans environ, une

jeune trentenaire DRH et un quarantenaire

qui est un consultant en organisation.

GRANT ALEXANDER VIENT

D’OBTENIR LA LABELLISATION

LUCIE 26000 ET DE NOMMER UN

RESPONSABLE QUALITÉ & RSE. QUEL

INTÉRÊT CETTE LABELLISATION

PRÉSENTE-T-ELLE POUR VOTRE

GROUPE ?

F.H : Chargée de recherche très expérimentée,

Léa Suarez-Baylac travaillait

depuis 8 ans dans notre cabinet où

elle a débuté sa carrière à 23 ans. Elle

a commencé à travailler sur la RGPD,

il y a 3 ans.

Puis nous voulions poursuivre sur une

démarche Qualité et Léa Suarez-Baylac

est devenue alors responsable Qualité

& RSE. Parallèlement, nous voulions

valoriser tous nos engagements (associatifs,

sociétaux…). Nous avons alors

choisi Lucie. Ce projet a été exigeant.

Nous nous sommes engagés dans une

démarche assez participative et nous

avons créé un groupe de travail «

Lucie » réunissant des consultants et

des chargés de recherche. Le travail de

la responsable Qualité & RSE consiste

à continuer à progresser sur les trente

indicateurs choisis. Cette labellisation

constitue un facteur différenciant. Elle

touche à la gouvernance, à la RSE et à

la qualité ●

Propos recueillis par

Valérie Brenugat

QUALITÉ RÉFÉRENCES • N°93 • Juin - Juillet - Aout 2022 I25


DOSSIER

SPÉCIAL FORMATION, CONSEIL ET RH-RECRUTEMENT

AVIS D’EXPERT

Les pouvoirs

de l’intelligence émotionnelle

Longtemps, on a opposé la raison et les émotions, celles-ci étaient considérées comme des

sources de perturbation, n’ayant pas leur place dans le milieu professionnel. Or depuis quelques

années, les recherches en neurosciences ont montré au contraire que l’émotion éclaire la

raison pour évaluer les situations et prendre des décisions. Selon le Forum Économique

Mondial, l’intelligence émotionnelle fait partie des dix compétences essentielles pour la réussite

professionnelle. De nombreuses études prouvent les effets de l’intelligence émotionnelle

dans le fonctionnement des organisations. Les enjeux sont majeurs : qualité des relations,

coopération et engagement, résistance au stress, qualité du service, qualité de vie au travail,

leadership. Didier Noyé 1 présente et illustre cette notion d’intelligence émotionnelle.

VOUS AVEZ DES ÉMOTIONS, C’EST BON SIGNE !

Si vous avez des émotions, c’est bon signe, c’est que vous êtes

vivant. Les émotions, même désagréables, sont toutes utiles :

elles nous guident si on sait décoder leur message et si on ne se

laisse pas envahir par trop d’émotions. La peur nous prévient

d’un danger, la joie nous incite au partage et à rechercher ce

qui est bon pour notre développement, la colère nous prépare

à nous défendre, la surprise nous invite à nous adapter à une

situation nouvelle… 1

Certains ont du mal à décrypter ce qu’ils vivent. Je pense à un

dirigeant qui répétait : « Tout va bien… je ne suis pas inquiet…

la situation est sous contrôle… ». Mais, en fait, il avait mal au

dos, il avouait souvent se réveiller la nuit ; parfois en réunion,

il explosait de façon excessive. Clairement, ce responsable ne

voyait pas qu’il était stressé, son corps lui envoyait des messages

que le cerveau refusait d’entendre.

QU’EST-CE QUE L’INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE ?

Le fondement de l’intelligence émotionnelle est la conscience

de soi : comprendre ce que l’on ressent, percevoir et accueillir

ses propres émotions, comprendre d’où elles viennent. A partir

de là, on peut apprendre à gérer efficacement ses émotions sans

se laisser submerger. Cela permet de discipliner son esprit et

d’influencer ses propres réactions. Un bon niveau d’intelligence

1. Didier Noyé est un spécialiste du développement des ressources humaines.

Il est l’auteur de nombreux livres sur la communication, le management,

l’efficacité collective.

Didier Noyé

Co-auteur avec Régis Rossi

et Claire Lauzol de l’ouvrage

Intelligence émotionnelle éditée

dans la collection Eyrolles

Learning

émotionnelle permet de suivre son GPS personnel pour poursuivre

ses buts avec optimisme.

Une autre dimension est tournée vers les autres : faire preuve

d’empathie, percevoir et comprendre les émotions des personnes.

Accueillir avec bienveillance les émotions des autres permet de

mieux communiquer et d’influencer de façon constructive leurs

réactions. C’est une agilité sociale qui conduit à créer des relations

mutuellement bénéfiques. Les applications en entreprise

sont multiples.

UNE RELATION ATTENTIONNÉE AVEC LE CLIENT

L’intelligence émotionnelle nous aide pour offrir au client une

expérience affeactive mémorable. Il s’agit d’établir rapidement

une relation de qualité, bien communiquer pour comprendre

ce qui est attendu, quel est le besoin. Les émotions sont en jeu

dans l’échange car il faut comprendre l’état émotionnel de la

personne et lui montrer qu’elle est comprise.

26 IQUALITÉ RÉFÉRENCES • N° 93 • Juin - Juillet - Aout 2022


SPÉCIAL FORMATION, CONSEIL ET RH-RECRUTEMENT

DOSSIER

Un directeur de supermarché demande à ses équipes d’être attentionné

avec les clients : saluer, sourire, remercier. Ce même dirigeant,

quand il arrive le matin va directement dans son bureau

en saluant uniquement ses cadres et son assistante. Mais si l’on

veut que les salariés montrent du respect et de la considération

envers le clients, le management doit avoir le même comportement

envers ses salariés ; il y a une symétrie des attentions

et une contagions des comportements. Diffuser une culture de

service implique souvent de transformer le management car

les salariés vont prendre soin des clients dans la mesure où les

managers à tous les niveaux, prennent soin des salariés.

LES COMPÉTENCES ÉMOTIONNELLES EN PARTAGE

Fabien est un nouveau manager dans un secteur industriel. Il est

perçu comme exigeant et froid dans les remarques qu’il fait. Il

bénéficie d’un accompagnement pour réussir sa prise de fonction.

Dans ce cadre, il s’attache à développer son empathie et ses

qualités relationnelles. Ainsi il a pris l’habitude de commencer

chaque réunion en pratiquant la météo des réunions : chacun

exprime en quelques mots ce qu’il ressent actuellement. Cette

attention aux émotions crée progressivement un nouveau climat.

Cela permet d’exprimer son ressenti de façon pacifiée et bienveillante.

Illustration d’une démarche simple en quatre temps.

1. Observer la situation et décrire les faits sans exprimer de

jugement. « Damien, vous avez donné votre travail avec

deux jours de retard ; nous n’avons pas pu remettre le rapport

au client comme convenu ».

2. Exprimer son sentiment en disant « je ». « Je suis très

contrarié par cette situation, d’autant plus que j’ai vu la réaction

du client ».

3. Exprimer son besoin lié à ce sentiment. Le besoin et non

la façon de le satisfaire. « La fiabilité, c’est important pour

moi, j’ai besoin d’être assuré du respect des délais promis ».

4. Formuler une demande claire, positive. « Je vous demande

de prendre seulement les engagements que vous pouvez tenir

et aussi de signaler très vite les aléas. Est-ce possible ? ».

Démarche simple en apparence qui demande beaucoup d’entraînement.

En fait les compétences émotionnelles, ça se travaille.

Mais il y a une bonne nouvelle : les neuroscientifique ont prouvé

que l’intelligence émotionnelle pouvait se développer à tout

âge ●

Carole vient de suivre une formation où elle a découvert ce qu’on

appelle le langage de l’intelligence émotionnelle, c’est-à-dire la

communication non violente créée par Marshall Rosenberg.

Pour passer à la mise en

pratique

Plusieurs témoignages et conseils pratiques figurent dans

ce livre « Intelligence émotionnelle ». Par exemple, Anne-

Laure, directrice Diversité Equité et Inclusion de L’Oréal, livre

des recommandations sur le management avec l’intelligence

émotionnelle. De plus, 63 fiches (dont une sur la QVT et l’émotion)

donnent les clés pour mieux gérer les émotions.

La rédaction de cet ouvrage a mobilisé d’autres experts. Associée

chez Pragma Management, Claire Lauzol pilote les practices

expertise et coaching, est une experte en management et en

développement des ressources humaines. Enfin, Régis Rossi

est conférencier professionnel.

« Intelligence émotionnelle »,

Didier Noyé, Claire Lauzol, Régis Rossi,

Eyrolles,

180 p, 25 €

www.editions-eyrolles.com

© DR

QUALITÉ RÉFÉRENCES • N°93 • Juin - Juillet - Aout 2022 I27


DOSSIER

SPÉCIAL FORMATION, CONSEIL ET RH-RECRUTEMENT

ASSOCIATION

La Qualité de demain

le manager Qualité du futur et les

évolutions de la filière Qualité

© DR

© DR

© DR

Lors de la Journée Française

de la Qualité du 23 mai dernier

organisée par France Qualité,

une Table Ronde a concerné

la Qualité de demain. En voici

des extraits.

Marc Bazinet

Délégué Général aux

Prix et Porte-parole

national de France

Qualité

Frédéric Blamoutier :

Directeur Qualité

Corporate du Groupe RATP,

Chef de projet Manager

Qualité du futur au sein

du Think Tank «Made

in Qualité», membre du

Bureau Exécutif de France

Qualité

Coralie Lacombe

Responsable RH &

Transformation &

Excellence chez Cegedim

Santé, Coordinatrice Filière

Qualité au Bureau Exécutif

de France Qualité

Marc Bazinet : La fonction Qualité

doit rester une fonction ancrée et

incontournable au sein des organisations,

animée dans le cadre d’une

filière structurée …sûrement de plus

en plus numérique, mais aussi sans

aucun doute relationnelle – être un

lien entre les parties prenantes, à la

recherche de résultats remarquables.

« Les hommes construisent trop de

murs et pas assez de ponts » - Isaac

Newton.

Le manager Qualité du futur y trouve

toute sa place. Il a un rôle essentiel

à jouer. Nos participants vont nous

en parler.

NOUS CONSTATONS QUE LES

MÉTIERS ET LES BESOINS

DES ORGANISATIONS SONT EN

MUTATIONS, COMMENT ÉVOLUENT-

ILS ET POURQUOI LA FILIÈRE

QUALITÉ DOIT-ELLE ÉVOLUER ?

Coralie Lacombe : A l’heure où

les organisations ont besoin de

donner du sens et donc de déterminer

leur stratégie, leurs missions

et leurs ambitions, la qualité doit

prendre toute sa place pour les

rendre concrètes à l’ensemble des

parties prenantes et les ancrer dans

les pratiques quotidiennes. La qualité

se veut au service de la performance.

Tout l’enjeu d’une organisation

alignée est d’incarner l’axe stratégique

en une série d’exécutions

opérationnelles. La démarche qualité

globale permet de passer de l’un à

l’autre et d’apporter les outils et les

méthodes adaptés. La qualité représente

un élément de différenciation,

un point d’ancrage commun, devient

un « mindset » pour consolider l’attractivité

de l’entité, la fidélisation des

talents, son positionnement compétitif

vis-à-vis de ses clients, la prise

en compte des enjeux sociétaux ou

encore le fonctionnement du collectif…

L’acteur qualité se positionne donc

comme un interlocuteur transversal

incontournable, structurant et facilitant

au sein de l’organisation pour

accompagner l’entité dans l’élaboration

de la stratégie et sa mise en

œuvre.

POUR QUOI ET POUR QUI

STRUCTURER LA FILIÈRE ?

COMMENT STRUCTURER LA

FILIÈRE ?

Nous imaginons travailler sur 2 axes :

• Travailler sur la posture des acteurs

qualité

Aujourd’hui l’acteur qualité doit

28 IQUALITÉ RÉFÉRENCES • N° 93 • Juin - Juillet - Aout 2022


SPÉCIAL FORMATION, CONSEIL ET RH-RECRUTEMENT

DOSSIER

adhérer et adopter la logique de « Business partner »,

pouvoir opter pour un positionnement de manager transverse

mais aussi de chef de projet, pour être perçu comme

un facilitateur.

• Travailler sur les compétences

• Consolider les savoirs

• Valoriser les « savoirs-faire »

• Ancrer les « savoirs-être »

Frédéric Blamoutier : Car le constat qui est le nôtre est

que la qualité sera toujours plus globale et plus évolutive.

Les métiers de la qualité doivent donc aussi évoluer. Et

les formations doivent précéder ces évolutions – et nous

avons notamment des objectifs par le biais du Think Tank

de montrer la voie et confirmer que France Qualité est à la

pointe dans ce challenge pour diffuser le statut et la posture

et les compétences du Manager Qualité du futur !

C’est l’imagination qui ouvre les portes

Culture de management avancé de la Santé-Sécurité

au travail : La Sécurité Hors des Sentiers Battus

Mieux vivre en entreprise par la culture,

l’organisation et l’informatique : l’Efficacité Tranquille

Organisation, communication et systèmes de

management 9001, 45001, 14001, 50001, 27001

Sécurité Informatique

DECLE Lyon

Francophones et anglophones Référence et Témoignages

+33 648 283 921 Allemand, Espagnol www.decle.fr/satisafaction

QUALITÉ RÉFÉRENCES • N°93 • Juin - Juillet - Aout 2022 I29


EXCELLENCE, DEMARCHE, MANAGEMENT

LEADER ET QUALITE DU FUTUR

ASSOCIATION

France Qualité

un think-tank sur le

Manager Qualité du Futur

La Commission « Manager Qualité du futur » de l’AFQP étudie les

moyens de convaincre une organisation de lancer une démarche

qualité. Son objectif est de définir sous une forme attractive les

savoir-faire et savoir-être du futur manager de la qualité. Entretien

avec son animateur Frédéric Blamoutier.

EN QUOI CONSISTE LA

COMMISSION « MANAGER QUALITÉ

DU FUTUR » DE L’ASSOCIATION

FRANCE QUALITÉ ?

Frédéric Blamoutier : Dans le cadre

du think-tank de l’Association Française

de la Qualité et de la Performance animé

par Patrick Mongillon, la Commission

a été créée il y a près d’un an et demi.

Quand on parle de qualité, on est dans

l’amélioration continue. Le but de cette

commission composée de 8 membres,

est donc de prendre position, de conseiller,

de donner une vision et d’entrainer

un mouvement.

A partir de données, nous sommes arrivés

à 6 propositions regroupées selon 6

thèmes qui représentent des finalités :

stimuler de la performance, être la voix

du client, éclairer et sécuriser le management,

fédérer et certifier et être innovant.

Notre livre blanc a été réalisé sous

forme de podcasts qui ont été diffusés

entre décembre et fin janvier dernier. Les

travaux continueront en 2022. A partir

des travaux de l’année dernière, nous

étions arrivés à la conclusion qu’on sait

ce qu’il faut pour être un bon manager

Qualité. En revanche, le savoir-être est

de plus en plus important mais il n’est

pas aussi bien traité. Donc nous nous

Frédéric

Blamoutier

Chargé de mission

Qualité dans

les Services

de la Direction

Générale de la

RATP

allons atteler à ce dossier en identifiant

les compétences et les savoir-être

nécessaires et voir comment ils sont intégrés

dans les formations aussi bien que

celles de la qualité et celles de tous les

autres diplômes. Nous savons très bien

qu’en France, à part les masters spécialisés

dans le domaine, peu de formations

intègrent la qualité dans le sens large. En

revanche, dans des pays proches comme

en Allemagne, il existe des cours de

Qualité au collège.

Ainsi, nous allons travailler alors sur

les aspects Formation avec la fonction

RH qui est désormais représentée dans

le bureau de l’AFQP ainsi qu’avec les

jeunes. D’ailleurs, Ali Benali, l’animateur

du groupe Jeune, a rejoint notre

groupe de réflexion. Par ailleurs, Coralie

Lacombe qui vient d’intégrer le

bureau exécutif de l’AFQP, se penchera

sur la partie RH. Nous partagerons donc

ensemble pour insuffler un peu plus de

connaissances concernant la qualité au

sens large.

Lors de ces travaux, nous avions fixé

plusieurs postulats. Le premier : avoir

en référence la Nouvelle Qualité. Depuis

2 ans et demi, l ’AFQP a, en effet, pris

une position : la qualité est globale, pragmatique,

innovante et participative. Le

deuxième postulat est de penser plus

sur le savoir-être que sur le savoir-faire.

Aujourd’hui, dans le métier du manager

de Qualité, le savoir-être est important

mais quand on parcourt les fiches

de poste, ce qui est décrit est uniquement

les savoir-faire. Donc on veut faire

évoluer tout cela.

Dans la feuille de route de l’AFQP 2022-

2024, il est prévu de parler plus avec

toutes les institutions : les collectivités,

les ministères... Nous pensons aussi

élaborer un questionnaire qu’on enverra

aux universités et Grandes Ecoles dans

un premier temps où nous les interrogerons

afin de savoir si ces établissements

Notre livre blanc a été réalisé

sous forme de podcasts qui ont

été diffusés entre décembre et

fin janvier dernier.

30 IQUALITÉ RÉFÉRENCES • N° 93 • Juin - Juillet - Aout 2022


LEADER ET QUALITE DU FUTUR

EXCELLENCE, DEMARCHE, MANAGEMENT

De gauche à droite : Dominique Bintha (AFQP nouvelles générations), Frédéric Blamoutier &

Jean-Louis Grandin (RATP), Anne-Elisabeth de Montaignac (Naval Group), Hubert Duchatellier

(Duchat Conseil), Philippe Belot (Michelin)

©DR

suscitent pas l’adhésion des jeunes, ce

sera compliqué. Maintenant, les jeunes

changent beaucoup plus facilement d’entreprises

même pendant leurs contrats

d’apprentissage. Pour les retenir, il faut

donc afficher et respecter des valeurs

comme la Qualité de Vie au Travail.

Pour certaines sociétés qui garderaient

des horaires fixes et interdiraient le télétravail…,

cela va devenir compliqué de

recruter des jeunes. Les entreprises vont

donc devoir être plus souples. Certaines

entreprises devront alors se remettre en

cause pour s’adapter.

COMMENT LES TECHNOLOGIES

DU FUTUR PEUVENT-ELLES

RÉVOLUTIONNER LA QUALITÉ ?

appliquent la qualité dans leur organisation

et le mettent dans leurs cursus.

QUELLES SONT LES GRANDES

TENDANCES D’ÉVOLUTION DE LA

QUALITÉ ?

© DR

F.B : La Nouvelle Qualité l’énonce très

bien : elle est de plus en plus globale.

Quand on dit Qualité Sécurité et Environnement,

cela comprend souvent

la RSE, la maîtrise des risques, l’excellence

opérationnelle, l’éthique et la

compliance… Maintenant, les masters

portent sur la RSE et QSE ou QHSE et

la maîtrise des risques sauf les masters

spécialisés qui sont exclusivement sur

la Qualité. Pour certains, l’image du

contrôleur Qualité travaillant avec sa

blouse blanche dans un atelier est poussiéreuse.

Il faut donc s’appuyer sur la

Nouvelle Qualité qui n’est peut-être pas

forcément connue et plus pragmatique

car elle est moins procédurière qu’avant.

Donc la qualité est plus pratique et

opérationnelle. Ainsi, elle a plus de

chances d’être appropriée et acceptée

sur le terrain. Elle est aussi plus innovante

parce-que notamment la digitalisation

et l’intelligence artificielle allègent la

partie Contrôle. De plus, les entreprises

s’appuient sur ces technologies pour

se décharger de tâches moins intéressantes.

Ainsi, elles pourront se concentrer

sur le contact avec l’opérationnel et

faire participer les salariés afin que leurs

démarches soient moins « top-down ».

COMMENT LA QUALITÉ

CONTRIBUE-T-ELLE À RELEVER

LES DÉFIS DE L’ENTREPRISE DU

FUTUR ?

F.B : La Qualité telle que l’on la conçoit

aujourd’hui, est encore plus vertueuse

et a une image plus positive. Elle adopte

aussi une démarche d’amélioration

globale (environnement, éthique…). Ces

valeurs sont très importantes, surtout

pour la jeune génération. Maintenant

sur les CV des jeunes, figurent, en effet,

les valeurs. Si l’entreprise n’arrive pas à

recruter en raison de ses valeurs qui ne

F.B : Le digital et l’intelligence artificielle

permettront de se débarrasser des tâches

plus roboratives de la Qualité pour

pouvoir se concentrer sur des nouvelles

voies : la Nouvelle Qualité, les valeurs…

Donc cela permettra de mieux coller aux

attentes des clients et des parties intéressées.

Mais les premiers utilisateurs

de ces solutions, sont les salariés. Ainsi,

les différentes parties intéressées ont des

exigences de plus en plus évolutives et

exigeantes. Donc il faut s’adapter sans

arrêt et adopter une certaine souplesse.

QU’EST-CE QUE LE LEADERSHIP ?

F.B : A la RATP, depuis presque 30 ans,

on utilise les 3S : sens, suivi et soutien.

Cela signifie donner du sens à l’action

et établir une vision claire du futur de

l’organisme pour pouvoir la développer

devant le personnel. Donc il faut définir

des objectifs réalisables et prendre

en compte tous les besoins des parties

intéressées.

Le leadership signifie d’abord : être

capable d’expliquer où on va et pourquoi

on y va. On n’améliore que ce qu’on

mesure. Pour atteindre les objectifs visés,

il faut du suivi. Concernant le soutien, il

faut former le personnel et leur donner

la liberté d’agir pour être responsable et

QUALITÉ RÉFÉRENCES • N° 93 •Juin - Juillet - Aout 2022 I31


EXCELLENCE, DEMARCHE, MANAGEMENT

LEADER ET QUALITE DU FUTUR

atteindre les objectifs. Cela permet de

susciter et d’encourager, de reconnaitre

les contributions des individus et d’établir

la confiance et d’éliminer les craintes

si elles sont présentes.

« Le Manager Qualité du Futur doit donc avoir du savoir-être, des

softs skills et des aspects de communication pour pouvoir arriver

à faire progresser. »

QUEL LIEN ENTRE LE LEADERSHIP

ET LE MANAGEMENT DE LA

QUALITÉ ?

F.B : Le leadership, c’est logiquement

le manager et la direction. Quand on

regarde l’ISO 9001, le responsable

Qualité est la direction. Le leader qui

doit porter ce leadership est la même

personne. Au quotidien, la direction

délègue certaines missions au directeur

ou manager Qualité.

DEPUIS 3 ANS, L’AFQP ORGANISE

LE TROPHÉE LEADER QUALITÉ

FRANCE. QUELLES SONT LES

QUALITÉS D’UN LEADER QUALITÉ

POUR VOUS ?

F.B : Il faut d’abord connaître les outils

et au moins les normes dans les grandes

lignes. Le savoir-être permet d’être un

leader, de pouvoir emporter l’adhésion

du personnel et de l’entrainer. Le

contenu de ses compétences est ce qu’on

va chercher à définir dans les travaux

2022 du think-tank Manager Qualité.

Les aspects de communication y figureront

par exemple.

« Les aspects de

communication y figureront

par exemple. »

COMMENT DÉVELOPPER LE

LEADERSHIP ?

F.B : Ce sera sans doute en renforçant

les connaissances des managers jusqu’au

plus haut niveau sur les aspects Qualité

dans le savoir-être et chez tous les managers

dédiés issus de master QHSE ou

RSE ou Management des risques. Tous

ces différents domaines sont intégrés

dans les cursus des masters des Grandes

Ecoles. Quand les aspects managériaux

ou Qualité sont abordés, il y a le Lean

Management. Mais très peu de masters

intègrent ces aspects managériaux ou

Qualité. Evidemment, nous pensons que

cela est regrettable.

Je suis toujours surpris quand des

personnes connaissant la Qualité et

trainant des pieds pour se rendre à mes

formations, se rendent compte que finalement

la Qualité les intéresse. Donc il

y a un problème d’image. Pour la modifier,

il faut changer les comportements

par rapport à la qualité. La qualité ne

se limite pas qu’à obtenir une certification

qui n’est qu’un jalon et non

une fin. Il faut que cela se fasse dans

de bonnes conditions et que cela soit

profitable pour l’entreprise, le personnel

et ses clients. Par ailleurs, beaucoup

de formations techniques d’ingénieurs

et de Grandes Ecoles existent en France

mais les personnes issus de ces cursus

se trouvent en posture de manager alors

qu’elles n’ont pas été formées à cela.

DANS QUELS CADRES AIDEZ-VOUS

À DÉVELOPPER LE LEADERSHIP ?

F.B : J’ai réussi à entrainer des personnes

quand j’ai dispensé des formations. Par

exemple, je suis intervenu dans un

Master de management de projet au

Cnam à Paris où il ne traitait pas de

Qualité. Mais dans les cours de Qualité,

les personnes voulaient en savoir plus.

Je me retrouve souvent plutôt dans

cette posture quand on me demande

d’être le tuteur d’un mémoire. A l’Université

de Cergy, j’interviens dans un

Master Exploitation et Développement

de réseaux de transport public où j’explique

le contenu du savoir-faire et du

savoir-être aux techniciens de réseaux

de bus, de tramway et de train et cela

leur donne envie d’en savoir plus sur la

Nouvelle Qualité.

QUELLES SONT LES COMPÉTENCES

DU LEADER QUALITÉ DE DEMAIN ?

F.B : Cela évolue énormément. Quand

on parle de maîtrise des risques, de

Qualité et de prévention au travail, on

utilise les mêmes outils. Mais certains ne

s’en rendent pas forcément compte. Donc

il est nécessaire de l’afficher. Donc on

peut travailler aussi bien sur la forme :

par exemple, comment intégrer le cognitif,

le PNL, la communication… On veut

mettre en avant la souplesse et l’agilité

pour faire évoluer dans le sens de l’amélioration

et montrer qu’avec la qualité, on

peut avancer dans le bon sens. Mais cela

n’est pas possible qu’avec les outils de la

Qualité issus des démarches japonaises

d’il y a une dizaine d’années. Le Manager

Qualité du Futur doit donc avoir du

savoir-être, des softs skills et des aspects

de communication pour pouvoir arriver

à faire progresser.

Il y a un deuxième point où le Think

Tank doit progresser : par rapport aux

autres fonctions, on ne demande qu’à

la Qualité combien elle rapporte. Mais

nous ne savons pas le dire. Donc le

Manager du Futur doit démontrer les

apports aussi bien qualitatif que dans

le qualitatif, de la RSE et des démarches

Qualité. Si cela est relativement aisée

dans l’industrie, cela n’est pas si facile

dans d’autres activités. ●

Propos recueillis par

Valérie Brenugat

32 IQUALITÉ RÉFÉRENCES • N° 93 • Juin - Juillet - Aout 2022


ZOOM CSE

EXCELLENCE, DEMARCHE, MANAGEMENT

AVIS D’EXPERT

Seuils, missions et limites du CSE,

sanctions en cas de défaut de mise

en place

Le comité social et économique (CSE) est une

fusion des délégués du personnel, du comité

d’entreprise et du comité d’hygiène, de sécurité

et des conditions de travail (CHSCT) créée par

l’ordonnance n°2107-1386 du 22 septembre 2017.

Pierre Lacoin

Avocat à la Cour chez 1792

Avocats

SEUILS

Il doit être mise en place dans les entreprises d’au moins 11

salariés.

Il évolue légèrement en fonction du nombre de salariés (moins

de 50 salariés ou 50 et plus).

À partir de 50 salariés, le CSE est doté de la personnalité civile

et peut donc directement agir en justice.

Dans les entreprises de moins de 50 salariés, les représentants

du personnel au CSE exercent individuellement les droits qui

sont reconnus au comité. Il est donc sans personnalité morale

mais la loi lui confère des droits qu’exercent ses élus.

Dans les entreprises d’au moins 50 salariés comportant au

moins deux établissements distincts, un CSE central d’entreprise

et des CSE d’établissement (CS2E) doivent être constitués.

Abonnez-vous

maintenant à Qualité références

DÉSORMAIS DISPONIBLE

SUR TOUS VOS SUPPORTS

Le kiosque digital

Le magazine papier

L’appli

Le site web

Téléchargez

l’application

MRJ Presse

www.qualite-references.com

QUALITÉ RÉFÉRENCES • N° 93 •Juin - Juillet - Aout 2022 I33

QR_AUTOPROMO_05L.indd 1 02/10/2020 11:31


EXCELLENCE, DEMARCHE, MANAGEMENT

ZOOM CSE

Les CS2E sont dotés de la personnalité civile.

RÔLE

Le CSE un rôle triple : économique, de gestion des activités

sociales et culturelles, et d’assistance des salariés.

Bien que la loi distingue entre les entreprises de 11 à 49 salariés

et les entreprises de 50 salariés ou plus, les attributions

du CSE sont dans ces deux cas sensiblement les mêmes :

• Présentation des réclamations individuelles ou collectives

à l’employeur. Lorsqu’il ne peut être donné

suite à une réclamation qu’après délibération du conseil

d’administration, ses délégués sont reçus par celui-ci.

• Saisine de l’inspecteur du travail sur toutes les plaintes

et observations relatives à l’application des dispositions

légales dont elle est chargée d’assurer le contrôle.

• Consultation des registres : le CSE peut se faire présenter

l’ensemble des livres, registres et documents non

nominatifs obligatoires, ainsi que le registre du personnel

(principalement utile en cas de contestation d’une

mesure prise par l’employeur ou d’un licenciement).

• Promotion de la santé, la sécurité et des conditions

de travail dans l’entreprise, réalisation d’enquêtes sur les

accidents du travail et maladies professionnelles.

• Droit d’alerte : en cas d’atteinte aux droits des personnes,

danger grave et imminent ou en matière de

santé publique et environnement.

• Licenciement : l’employeur qui envisage de procéder à

un licenciement collectif pour motif économique doit

préalablement réunir et consulter le CSE.

Les règles relatives aux attributions du CSE s’appliquent à

défaut de stipulations plus favorables résultant d’accords

collectifs de travail ou d’usages.

SALARIÉS EXTÉRIEURS OU À STATUT SPÉCIFIQUE

Les attributions de la délégation du personnel au CSE

s’exercent non seulement au profit des salariés réguliers mais

aussi d’autres travailleurs, à savoir notamment les stagiaires,

les salariés temporaires, et les salariés d’une entreprise extérieure

placés dans l’entreprise dont dépend le CSE (consultants,

ingénieurs…) pour leurs réclamations liées aux

conditions d’exécution du travail qui relève de l’établissement

utilisateur.

SUBVENTION DE FONCTIONNEMENT

L’employeur verse au CSE une subvention de fonctionnement

d’un montant annuel équivalent à :

• 0,20 % de la masse salariale brute 1 dans les entreprises

de 50 à moins de 2 000 salariés ;

• 0,22 % de la masse salariale brute dans les entreprises

d’au moins 2 000 salariés.

Dans les entreprises comportant plusieurs comités sociaux et

économiques d’établissement, le budget de fonctionnement

du CSE central doit être déterminé par accord entre le comité

central et les comités d’établissement.

RÉUNIONS

• De 1 à 50 et au moins 300 salariés : un minimum de

douze réunions par an, soit une par mois, doivent être

organisées.

• De 50 à 299 salariés : un minimum de six réunions par

an, soit une tous les deux mois, doivent être organisées.

Un minimum de quatre de ces réunions doit porter au

moins en partie sur la santé, la sécurité et les conditions

de travail.

A DÉFAUT DE CSE

L’absence de mise en place du CSE, comme l’entrave à sa constitution

ou à la libre désignation de ses membres est puni d’un

an d’emprisonnement et d’une amende de 7.500 €.

Tout salarié ou organisation syndicale pourrait, par

ailleurs demander la condamnation de l’employeur à des

dommages-intérêts en réparation du préjudice subi.

Attention, il s’agit des rares cas où le préjudice est nécessairement

constitué .

Surtout, au-delà de ces sanctions légales, l’absence de CSE a

des conséquences graves :

• les licenciements pour inaptitude sont nécessairement

sans cause réelle et sérieuse, l’employeur ne pouvant

consulter le CSE sur l’obligation de reclassement,

• les licenciements collectifs pour motif économique sont

nécessairement irréguliers (sauf procès-verbal de carence),

l’employeur ne pouvant consulter le CSE et négocier

avec lui,

• les dénonciations d’usage sont sans effet puisque inopposables

aux salariés, malgré leur information individuelle,

à défaut d’information des IRP,

• le règlement intérieur n’est pas modifiable,

• l’employeur ne peut valablement mettre en place de mesures

d’intéressement de ses salariés ●

Pierre Lacoin

1. La masse salariale brute est l’ensemble des gains et rémunérations soumis

à cotisations de sécurité sociale, à l’exception des indemnités versées à l’occasion

de la rupture de contrats de travail à durée indéterminée.

34 IQUALITÉ RÉFÉRENCES • N° 93 • Juin - Juillet - Aout 2022


5 - 6 OCTOBRE 2022

CENTRE DE CONGRÈS

LYON - FRANCE

ESPACE

RECRUTEMENT

& EMPLOI

LE SALON DES PROFESSIONNELS

DE LA MESURE INDUSTRIELLE

Une exposition nationale dédiée aux solutions de la mesure.

capteurs, systèmes d’étalonnage, métrologie

LES BONNES PRATIQUES INDUSTRIELLES

pour tous les acteurs techniques,

de l’ingénieur au technicien, de la

qualité au process, en passant par le

contrôle et la maintenance.

• Un salon convivial à taille humaine.

• Les dernières innovations techniques

et matérielles.

• Ateliers thématiques animés par les

exposants et les partenaires.

• Cycle de conférences

organisé par le CFM.

Plus d’informations

sur notre site Internet :

mesures-solutions-expo.fr


OUTIL QUALITÉ

FOCUS INDUSTRIE MÉCANIQUE ET MANUFACTURIÈRE

AVIS D’EXPERT

De STMicroelectronics

aux Laboratoires

Servier : EcoAct

accompagne

l’industrie dans sa

stratégie climatique

EcoAct, entreprise du groupe Atos, est une société de

conseil en stratégie climatique qui accompagne ses

clients sur différentes thématiques liées au contexte

de changement climatique comme : la mesure

d’émissions de gaz à effet de serre (GES), le pilotage

de la réduction de ces émissions, la compensation

carbone volontaire des émissions résiduelles, la

modélisation des risques et opportunités liés au

changement climatique et le développement de

projets bas carbone.

Amélie Klein

Manager experte Quantification et

Réduction chez EcoAct

75 de la loi Grenelle II en réalisant un bilan d’émissions de

gaz à effet de serre (BEGES). En dehors de l’aspect réglementaire,

la méthodologie Bilan Carbone® permet de réaliser un

diagnostic exhaustif des émissions de GES sur l’ensemble de

la chaine de valeur d’une entreprise (scopes 1, 2 et 3) et qui

permet ensuite aux entreprises de réaliser un plan d’action

de réduction de leurs émissions.

© DR

EcoAct est depuis octobre 2020, une filiale du groupe

Atos, ce qui lui a permis de continuer à se développer

à l’international (l’Allemagne, le Canada, l’Espagne,

les États-Unis, la France, l’Italie, le Kenya,

le Royaume-Uni et la Turquie) et de proposer de nouvelles

solutions innovantes grâce à l’expertise digitale d’Atos.

La méthodologie Bilan Carbone® est une méthodologie de

comptabilité carbone développée par l’Association Bilan

Carbone. Elle peut être utilisée par les entreprises françaises

et territoires qui doivent répondre aux exigences de l’article

Pour lever le frein sur la réalisation d’un Bilan Carbone®, l’entreprise

doit garder en tête, qu’en plus d’être un enjeu réputationnel,

un diagnostic carbone est certainement vecteur de

performance et de transformation de l’entreprise puisqu’il

permet, une fois réalisé, de réfléchir et d’identifier les opportunités

disponibles sur le marché pour entamer et réussir

une transition énergétique et environnementale durable.

« EcoAct propose principalement deux

méthodologies d’empreinte carbone pour le

secteur privé : le Bilan Carbone® et le GHG

Protocol. »

36 IQUALITÉ RÉFÉRENCES • N°93 • Juin - Juillet - Aout 2022


FOCUS INDUSTRIE MÉCANIQUE ET MANUFACTURIÈRE

OUTIL QUALITÉ

L’offre de diagnostic carbone chez EcoAct présente l’originalité

de proposer une cartographie des flux pour mieux

comprendre l’organisation interne de l’entreprise et n’oublier

aucune donnée à collecter. EcoAct attache également beaucoup

d’importance à utiliser des bases de données sectorielles

innovantes pertinentes pour l’entreprise et propose,

une fois le diagnostic réalisé, des actions de réduction liées

aux tendances de marché et/ou déjà mises en place par des

concurrents via un benchmark concurrentiel. Elle est également

partenaire pour l’établissement des objectifs de réduction

fondés sur la science par le biais du CDP, avec un contact

privilégié permettant de poser des questions spécifiques lors

de l’élaboration de trajectoires de réduction SBT.

À ce titre, EcoAct a réalisé pour France Télévisions la mesure

de l’impact carbone du site internet de NOWU, afin de lui

suggérer des solutions d’éco-conception lui permettant de

réduire son empreinte. Pour cela, les émissions de GES sur

l’ensemble de la chaine de valeur du site internet ont été

mesurées par EcoAct en partenariat avec Greenspector qui

a modélisé les émissions directement liées à l’utilisation

du site. À la suite de ce diagnostic, des actions de réduction

sur les postes les plus impactants, comme les achats

de services, ont été proposées et quantifiées par EcoAct.

Enfin, EcoAct a conseillé France Télévisions sur des outils

de communication afin de partager les perspectives de l’évolution

de l’empreinte de NOWU et le plan d’action associé

qui lui permettra d’éco-concevoir ses services.

Autre exemple, EcoAct a accompagné STMicroelectronics à

une soumission officielle d’objectifs de réduction alignés sur

un scénario de température 1,5 °C sur les scopes 1 et 2 auprès

de l’initiative SBT. Avant d’aboutir à cet objectif, elle a réalisé

une revue critique de l’empreinte carbone de STMicroelectronics

sur 2018 (année de référence), émis des recommandations

d’améliorations de reporting et simulé les trajectoires

pertinentes de STMicroelectronics avant un choix définitif.

EcoAct a effectué 1 500 missions dans 35 pays.

EcoAct propose principalement deux méthodologies d’empreinte

carbone pour le secteur privé : le Bilan Carbone®

et le GHG Protocol. Le GHG Protocol a l’avantage d’être

une méthodologie internationale, utilisée par davantage

d’entreprises dans le monde, et la seule permettant de s’aligner

sur une trajectoire de réduction fondée sur les données

scientifiques proposée par l’initiative SBT (Science Based

Targets, SBT). EcoAct travaille sur ces stratégies avec de

grands groupes principalement de tout secteur d’activité

(agroalimentaire, textile, transport, construction, numérique,

chimie, industriel, finance, etc.).

EcoAct a également accompagné les Laboratoires Servier

sur la définition officielle d’une trajectoire de réduction SBT

alignée sur un scénario de température 2 °C. Elle a aussi

contribué à améliorer l’outil de calcul des émissions des Laboratoires

Servier tout en mettant à jour l’empreinte carbone

de l’année de référence de Servier afin d’intégrer l’ensemble

de son périmètre organisationnel.

Enfin, EcoAct mesure son succès dans le diagnostic carbone

grâce au nombre d’empreintes carbone réalisées depuis

2005 (1 500 missions réalisées dans 35 pays différents) avec

une approche sectorielle interne qui permet de répondre

aux demandes de plus en plus exigeantes pour chaque

secteur d’activité traité. Elle a également développé un pôle

Recherche et Innovation dont une partie de l’activité est

consacrée à l’optimisation et la performance des livrables de

quantification carbone, ce qui permet de rendre des livrables

de qualité et adaptés aux besoins du client ●

Amélie Klein

QUALITÉ RÉFÉRENCES • N°93 •Juin - Juillet - Aout 2022 I37


OUTIL QUALITÉ

FOCUS INDUSTRIE MÉCANIQUE ET MANUFACTURIÈRE

AVIS D’EXPERT

Qualité à toute heure

La qualité de la surface des pièces de montres

et d’horloges dépend de l’interférométrie en

lumière blanche. La métrologie optique gagne

en importance pour l’assurance qualité des

micro-pièces de précision. Des mesures rapides

et de haute résolution à l’aide d’une technique

optique sans contact et non réactive (charge de

masse nulle) sont particulièrement intéressantes

pour les micro-pièces. Cet article jette un regard

par-dessus l’épaule de l’horloger pour voir

comment l’interférométrie en lumière blanche

peut soutenir son ingénierie de précision.

L’horloge examiné

Florent Soulard

Ingénieur commercial de Polytec

de 22 mm. La planéité doit rester dans les 50 μm car cela

est crucial pour sa fonctionnalité. La figure 2 montre le

résultat de la mesure effectuée avec un profileur de surface

TopMap In.Line profileur de surface.

© DR

RUGOSITÉ DE SURFACE D’UNE ROUE MINUSCULE

PLANÉITÉ D’UN DISQUE DE DATTES :

Contrairement à plusieurs autres méthodes de métrologie

optique des surfaces telles que la projection de franges ou la

variation du foyer, l’interférométrie en lumière blanche peut

être utilisée pour des mesures sur des surfaces rugueuses

ou optiquement lisses. Alors que l’entraînement de puits et

la plaque de fond sont des surfaces métalliques rugueuses,

le disque de datation (Figure 1) est une surface plastique

optiquement lisse et réfléchissante d’un diamètre extérieur

Figure 1 : Gros

plan sur le

disque de date

d’une horloge

(diamètre : 21

mm).

Un entraînement de la roue des minutes d’une montre

est illustré à la figure 3. Pour vérifier la qualité de fabrication,

la rugosité de surface sur la zone inclinée, qui est

d’environ 100 x 300 µm 2 doit être mesurée. Effectuer cette

mesure à l’aide d’un instrument tactile pose un problème

en raison de la géométrie de la zone de mesure, mais les

techniques optiques comme l’interférométrie en lumière

blanche permettent de saisir la topographie d’être capturée

en quelques secondes. Les résultats d’une telle mesure à

l’aide d’un microscope à lumière blanche Polytec TopMap µ.

Lab basé sur un microscope et un interféromètre à lumière

Figure 2 : Évaluation

de la planéité

du disque de

date, à l’aide

d’un TopMap In,

un système de

mesure de profile

de surface.

© DR

38 IQUALITÉ RÉFÉRENCES • N°93 • Juin - Juillet - Aout 2022


FOCUS INDUSTRIE MÉCANIQUE ET MANUFACTURIÈRE

OUTIL QUALITÉ

Figure 3 : Minuscule roue motrice.

Figure 4 : Topographie dans la zone de la surface ondulée.

© DR

blanche, est illustré par la figure 4. Pour mesurer la rugosité

de la surface, la surface ondulée est isolée par le logiciel

TMS (un processus qui peut être automatisé à tout

moment) et la surface ondulée est analysée. Processus qui

peut être automatisé à tout moment) et la valeur Ra sur

une section de profil est déterminée (Figure 5). Pour s’assurer

que les valeurs correctes sont déterminées, les caractéristiques

du filtre pour séparer la forme, la rugosité et

l’ondulation peuvent être réglées en continu. Pour s’adapter

à l’échelle de l’échantillon d’essai. Dans l’exemple ci-dessus,

une longueur d’onde de coupure de λ = 80 μm et une

longueur d’échantillonnage de L = 240 μm ont été utilisées.

L’indice de rugosité moyen arithmétique indice de rugosité

moyen arithmétique a été déterminé ici.

PLANÉITÉ D’UNE PLAQUE DE FOND

La planéité de la plaque inférieure (figure 6) est un autre

critère d’essai. Le défi consiste à mesurer la planéité sur

une surface relativement grande d’environ 15,5 x 8,5 mm 2 .

Contrairement à d’autres techniques de mesure optique

telles que la microscopie confocale, la résolution verticale

des interféromètres à lumière blanche est indépendante

de l’angle d’incidence. Interféromètres à lumière blanche

est indépendante du grossissement de l’objectif. L’agrandissement

de l’objectif, ce qui permet de résoudre même

de grandes surfaces en un temps très court. Avec l’aide de

l’interféromètre à lumière blanche, le TopMap de Polytec,

de plus grandes surfaces peuvent être capturées avec une

résolution nanométrique en un temps record, dans la direction

z en une seule mesure. Dans la figure 7, on montre les

résultats d’une telle mesure de planéité, trous sur la plaque

Figure 6 : Plaque du dessous. Figure 7 : Détermination de la planéité

globale de la plaque du dessous et du point de mesure de la rugosité

de surface.

inférieure sont placés et les résultats sont contrairement

à une mesure de profil tactile unidimensionnelle, l’acquisition

optique de la topographie sur toute la surface offre

la possibilité de caractériser les propriétés de la surface.

La surface offre la possibilité de caractériser la rugosité

en deux dimensions. Comme les paramètres de rugosité

standard définis pour les profils unidimensionnels, les

paramètres de rugosité peuvent également être appliqués

à des données bidimensionnelles (aréales). Et avec le plus

grand nombre de points de mesure, peuvent fournir des

données plus fiables que les profils individuels constitués

de quelques points de données seulement. Veuillez consulter

la figure 8 pour une comparaison de l’évaluation basée

sur les profils et les données aréolaires ●

Florent Soulard

Figure 8 : Calcul de la rugosité arithmétique moyenne basée sur le

profil . (Ra) et basée sur les informations de surface (Sa).

Figure 5 : Calcul de la rugosité de surface

(Ra = 161,2 nm) dans la zone de la surface ondulée (c = 80 μm, L = 240 μm).

(c = 80 μm, L = 240 μm).

QUALITÉ RÉFÉRENCES • N°93 •Juin - Juillet - Aout 2022 I39


OUTIL QUALITÉ

FOCUS INDUSTRIE MÉCANIQUE ET MANUFACTURIÈRE

CAS D’APPLICATION

Mesure des plaques et vis osseuses

par tomographie à rayons X

Les implants orthopédiques, qu’ils soient en métal, en plastique ou en céramique, doivent fonctionner

de manière irréprochable, même dans les conditions physiologiques les plus exigeantes. Les

fabricants d’implants doivent donc répondre à de nombreuses exigences de qualité et la technologie

de tomographie à rayons X s’avère idéale pour répondre à ces enjeux, de la matière première au

produit fini.

Frank Thibault

© DR

Product Support

manager Xray

chez Zeiss

En effet, les implants sont soumis à de

nombreuses exigences de qualité au cours

du processus de fabrication :

• Évaluation de la taille, de la forme et

de position ;

• Propreté technique, évaluation des

propriétés des matériaux et réduction

du gaspillage grâce à une efficacité accrue

;

• Inspection pour établir l’admissibilité

des écarts à partir du modèle numérique

(CAO).

FOCUS SUR LE PROCESSUS DE

FABRICATION DES MÉTAUX : LES

IMPLANTS

Les plaques et vis osseuses sont des implants

métalliques utilisés dans le domaine de

la traumatologie et des extrémités. Classés

dans la catégorie des dispositifs prioritaires

de classe III par la Food and Drug

Administration (FDA), ils doivent tous

deux se conformer aux exigences d’étiquetage,

aux normes de performance et aux

examens scientifiques - tout en présentant

bien sûr le plus faible risque de sécurité. Le

processus de mesure est d’autant plus vital

que les plaques présentent des géométries

complexes et des surfaces de forme libre,

La tomographie à rayons X permet d’assurer la

bonne conformité du produit.

et qu’elles peuvent rester in vivo pendant des années. Les fabricants doivent donc

répondre à une multitude d’exigences et de réglementations, dans le cadre d’opérations

de haute qualité et à haut rendement. La tomographie à rayons X est idéale

pour répondre à ces enjeux, couplée avec des solutions logicielles adaptées.

AVANTAGES ET LIMITES DES MÉTHODES DE MESURES

CONVENTIONNELLES

Les machines à mesurer tridimensionnelles (MMT tactiles ou multi capteurs) sont

traditionnellement utilisées pour mesurer les plaques et vis osseuses. Les MMT

ont toujours été appréciées pour leur grande précision et leur excellente répétabilité

une fois réglées, la tomographie prend tout son sens lorsqu’il s’agit de gérer des

petites surfaces de palpage et des géométries complexes telles que les plaques et

les vis osseuses. La tomographie est aussi plus simple à mettre en place car elle ne

nécessite pas l’utilisation de posages complexes, permet l’acquisition de plusieurs

pièces à la fois avec un minimum de requêtes pour l’opérateur.

Les solutions basées sur la tomographie représentent donc une alternative automatisée

intéressante pour les opérateurs qui cherchent à gérer la complexité de ces

pièces tout en respectant les tolérances nécessaires. De plus, des études de biais et

justesses évaluant l’écart entre les valeurs enregistrées à l’aide de la tomographie et

de la technologie traditionnelle ont confirmé que les tomographies sont précises à

quelques microns près.

40 IQUALITÉ RÉFÉRENCES • N°93 • Juin - Juillet - Aout 2022


FOCUS INDUSTRIE MÉCANIQUE ET MANUFACTURIÈRE

OUTIL QUALITÉ

L’espace au sol est aussi une exigence essentielle dans le secteur

médical. Là où les MMT traditionnelles nécessitent de multiples

capteurs et parfois même la destruction des pièces elles-mêmes,

la tomographie lève ces deux obstacles d’un seul coup, en tant

que solution non-destructive en une acquisition, adaptée à l’ensemble

du processus de production. En outre, les mesures encombrantes

impliquant une MMT, une machine optique, des calibres

ou un micromètre peuvent être remplacées par un balayage CT

(Computed Tomography) en un seul clic.

AVANTAGES DE LA TOMOGRAPHIE, UN PROCESSUS

D’INSPECTION SIMPLIFIÉ

La tomographie à rayons X est une technologie non destructive

permettant l’inspection de lots de pièces en un seul scan. Les

avancées depuis 15 ans sur cette technologie ont démontré ses

capacités à répondre à des besoins d’inspection santé matière

mais aussi à des problématiques métrologiques, de par les précisions

atteintes. On parle de métrotomographie.

Les avantages de la tomographie à rayons X permettent de s’assurer

que le produit est conforme dimensionnellement, que la

forme est exempte de fissures, de vides, de porosités et d’inclusions

critiques, du produit brut jusqu’au contrôle final, et ce de

manière simplifiée.

La mise en place de la tomographie peut permettre de simplifier

le processus d’inspection en économisant du temps et en

limitant les interactions de l’opérateur et en réduisant le nombre

d’étapes de contrôle à réaliser sur un produit. Certains tomographes

peuvent même être utilisés en production. L’intégration

transparente des innovations matérielles et logicielles d’une

source unique permet une expérience de travail fluide contenant

moins d’étapes intermédiaires.

MODÉLISATION AUTOMATISÉE POUR UN

POSITIONNEMENT PARFAIT

Dans un tomographe, la maîtrise du positionnement de l’échantillon

est primordiale, c’est elle qui va guider la précision. Lors

de la phase de configuration, il est nécessaire de trouver l’équilibre

optimal entre le temps de numérisation par pièce (nombre

de pièces numérisées simultanément) et la taille du voxel (résolution

géométrique) afin d’éviter que l’une ou l’autre de ces valeurs

ne soit trop élevée. Certains tomographes disposent de fonctionnalités

facilitant ces optimisations de manière automatique.

DES RAPPORTS DYNAMIQUES ET INTERACTIFS QUI

ASSURENT UNE TRAÇABILITÉ IDÉALE

Dans un monde industriel qui migre vers l’industrie 4.0, le besoin

d’interactivité et de traçabilité devient incontournable, la tomographie,

en tant qu’outil numérique, s’inscrit complètement dans

la transition digitale réalisée par les entreprises. La réglementation

FDA 21 CFR Part 11 exige des fabricants d’implants médicaux

de s’équiper d’outils de dernière génération prenant en compte

la traçabilité digitale et la sécurité lors du processus de contrôle.

Exemple imagé : Grâce à sa haute résolution, le tomographe Zeiss Metrotom

6 scout est en mesure de détecter automatiquement les petits défauts et

copeaux pouvant être omis par des alternatives moins précises.

LES TOMOGRAPHES ZEISS, UNE PRÉCISION

REMARQUABLE POUR UNE QUALITÉ MAXIMALE

Les solutions de contrôle qualité Zeiss sont conçues pour toutes

les étapes de la chaîne de production des implants orthopédiques,

de la matière première au produit fini : métallographie pour l’analyse

des matériaux, test de qualité des pièces brutes, contrôle de

produits entrants pour une inspection efficace des pièces réceptionnées,

inspection en cours de fabrication pour le contrôle de

la qualité du traitement et la propreté technique, contrôle de la

taille, de la forme et de position pour le dimensionnement final,

analyse de surface pour le contrôle visuel final. La tomographie

est une des solutions majeures pour répondre à tous ces enjeux ●

• Source à rayons X : 225 kV

• Détecteur haute résolution : 3k

• Manipulateur à cinématique 5 axes

• Incertitudes de mesure (MPESD) : < 3µm

• Table d’auto-centrage intégrée

• Logiciel unique : GOM Volume Inspect

• Tomographe compacte et robuste

Frank Thibault

Caractéristiques du tomographe

ZEISS METROTOM 6 scout, idéal

pour la métrologie d’implants

orthopédiques

Champs d’application : contrôle non destructif, balayage

simultané de plusieurs pièces, métrologie des structures

internes et externes, inspection de défauts (par exemple choc,

copeau, fissure sur un implant).

QUALITÉ RÉFÉRENCES • N°93 •Juin - Juillet - Aout 2022 I41


BOITE À LIVRES

PROCESSUS ET TRANSVERSA-

LITÉ(S)

Vers un nouveau management

Donner les éléments

fondamentaux des

organisations futures,

tel est l’objectif de ce livre.

Cet ouvrage présente

les grands principes

des processus et des

transversalités. Avec une

perspective historique

et prospective, il se base sur les théories de

l’organisation et du management classiques

et plus récentes (systémique, complexité,

économie circulaire) et les outils et des

méthodes du futur (IA, RPA…).

Il propose aussi des idées, des pratiques,

des retours d’expérience pour répondre

aux enjeux actuels et futurs des organisations

: instaurer une politique de cybersécurité,

déployer des processus robotisés,

reprendre la main sur ses chaînes de valeur,

intégrer la RSE...

De plus, dans ses chapitres, l’accent est mis

sur l’action des équipes métiers : intelligence

collective, coopération, équipe autonome,

sens du travail, créativité, rôle du pilote

de processus et des services supports. Ce

sont là les nouvelles pratiques du travail

en équipe.

Enfin, les auteurs de cet ouvrage sont des

experts, des chefs d’entreprise et des cadres

expérimentés et reconnus, membres ou liés

à France Processus.

« Processus et transversalité(s). Vers

un nouveau management »,

France Processus, Hervé

Guyader, Michel Raquin, Afnor

Editions,

394 p, 38,50€

www.boutique.afnor.org/livres

LES NOUVEAUX CHEMINS

de la croissance

Cet ouvrage volontariste propose

des pistes de réflexion et d’actions

pour un nouvel espace

économique et social, au sein

d’une Europe renforcée. Dans

un monde toujours plus numérique

et orienté vers la transition écologique,

si la France s’en donne les moyens,

l’industrie de la connaissance ouvrira des

nouveaux chemins de la croissance.

Laurent Giovachini est Directeur général

adjoint d’un grand groupe de la Tech, Sopra

Steria, administrateur de grandes écoles,

Président de la Fédération Syntec depuis

2018. Membre du bureau et du conseil

exécutif du Medef, il est le président du

Comité « Souveraineté et sécurité économique

des entreprises ».

« Les nouveaux chemins de la

croissance »,

Laurent Giovachini,

Dunod, 136 p, 17, 90€

www.dunod.com

ATLAS DU DÉVELOPPEMENT

durable

Cet ouvrage fait le point

sur l’état du monde et ses

inégalités : population,

ressources, santé, biodiversité,

risques, migrations... Il

montre la multiplication des

réponses globales : conférences

internationales, législation, adaptation

au changement climatique, tourisme

durable, commerce équitable... S’appuyant

sur l’exemple de la France, l’atlas illustre les

différentes échelles d’intégration des politiques

environnementales dans la gestion

de l’aménagement du territoire. Riche de

plus de 100 cartes et documents mis à jour,

l’atlas offre un éclairage sur l’application

d’un développement plus « durable » pour

la planète.

Paul Arnould et Yvette Veyret sont des

géographes. L’un a enseigné à l’ENS Lyon,

la biodiversité et le développement durable.

L’autre a travaillé sur les questions de risques

naturels, d’interactions homme-milieu et

de développement durable.

« Atlas du développement durable »,

Paul Arnould et Yvette Veyret,

Autrement, 96 p, 24€

www.autrement.com

LE MIRAGE DU LEADERSHIP

à l’épreuve des neurosciences

Avec l’appui des neurosciences,

cet ouvrage explique

comment tous les modèles

classiques de leadership

échouent, en particulier

face aux sept biais capitaux

inscrits dans notre cerveau.

Préférence pour le moindre effort, conformisme

social, égocentrisme… nos freins

cognitifs ruinent constamment nos tentatives

de mettre en œuvre un travail collaboratif,

harmonieux et novateur.

Les auteurs identifient les failles des modèles

traditionnels de leadership et prônent pour

une prise de conscience fondatrice. Grâce

à la connaissance et à la maîtrise de nos

prédispositions cognitives, il sera possible

d’instaurer une culture fondée sur la coopération

et ouverte à l’innovation.

Pensé pour les organisations, privées,

publiques ou associatives, ce livre propose

des conseils pratiques et des exemples de

transformation réussie.

James Teboul est professeur à l’Insead et au

Collège des Ingénieurs. Consultant auprès

de nombreuses organisations d’industries

et de services, il est spécialisé dans la prise

de décision et la gestion du changement

en entreprise. Philippe Damier est, quant

à lui, professeur de neurologie au CHU

de Nantes.

« Le Mirage du leadership à l’épreuve

des neurosciences »,

Philippe Damier et James

Teboul, Odile Jacob, 368 p,

23,90€

www.odilejacob.fr

42 IQUALITÉ RÉFÉRENCES • N°86 • Juillet - Août - Septembre 2019


AGENDA

SALON

SEPTEMBRE

Du 13 au 14

Produrable

Produrable est le plus grand rendez-vous européen

des acteurs et des solutions en faveur de l’économie

durable. Cette 15 ème édition rassemble plus de

450 intervenants autour de 190 conférences.

Palais des Congrès de Paris

www.produrable.com

Du 20 au 22

CFIA Toulouse et Sepem

Toulouse

Le CFIA (Carrefour des Fournisseurs de

l’industrie agroalimentaire) et Sepem Industries

organisent une manifestation commune pour

la première fois de leur histoire, à Toulouse.

Pour sa première à Toulouse, le CFIA proposera

une offre complète, couvrant l’ensemble des

secteurs de l’agroalimentaire. L’offre de solutions

Sepem reposera sur 4 piliers : maintenance

et optimisation de la productivité, mutation

numérique, sécurisation de l’homme et des

sites et transition écologique.MEETT - Parc

des Expositions et Centre de Conventions de

Toulouse

MEETT - Parc des Expositions et Centre

de Conventions de Toulouse

www.cfia-toulouse.com

https://toulouse.sepem-industries.com

Du 27 au 29

Préventica Lyon

Prévenir les risques, (ré)inventer le travail,

optimiser la reprise… de vastes sujets qui

seront abordés durant 3 jours, au travers de

180 conférences et ateliers et de solutions

proposées par près de 380 exposants.

Lyon Eurexpo

www.preventica.com

OCTOBRE

Du 4 au 6

Industrie du Grand Ouest

Le salon présente et valorise les techniques et

technologies innovantes, créatrices de valeur et

avenir du développement industriel. Il favorise

l’amélioration de la performance collective des

entreprises et l’optimisation des processus de

production.

Parc des Expositions – Nantes

www.industrie-nantes.com

Du 11 au 12

Salon Solutions

Innovation, tendances, conférences et partage

d’expérience, le prochain salon Solutions affiche

un programme autour des solutions ERP, CRM,

BI, e-Achats, dématérialisation et Intelligence

Artificielle.

Paris Porte de Versailles

www.salons-solutions.com

FORMATION

SEPTEMBRE

Du 12 au 14

Améliorer la qualité opérationnelle en production

Objectifs :

Acquérir les outils pour identifier et diminuer

les non-conformités en production de

manière immédiate, durable et rentable.

Profils :

Responsable qualité ou service «contrôle»,

Technicien des services qualité, contrôle,

méthodes, production… Agent de maîtrise

en production.

Paris

www.cegos.fr

Du 12 au 16

Métrologie – outil de la qualité en fabrication

Objectifs :

Fournir des méthodes et outils pratiques

et opérationnels en matière de maîtrise du

parc d’équipements de l’atelier de fabrication.

Public concerné :

Ingénieurs, Techniciens supérieurs et Responsables

métrologie et qualité

Lyon

https://cpe-formation.fr

OCTOBRE

Du 3 au 4

Le système qualité pharmaceutique (ICH

Q10 et chapitre 1 des BPF)

Objectifs :

- Revoir les différents référentiels de management

de la qualité et plus particulièrement

l’ISO 9001 et le système qualité

pharmaceutique (ICH Q10/BPF) appliqués

aux médicaments et expliquer leurs interrelations.

-Concevoir et renforcer son système de

management de la qualité en utilisant les nouveaux

paradigmes ICH dans un objectif partagé

d’amélioration continue.

-Intégrer et adapter les exigences en matière de

maîtrise de la qualité au sein de son organisation.

-S’approprier les démarches, les outils et les méthodes

de la gestion au quotidien de la qualité pour

mettre en place un système qualité efficace.

Public concerné :

Pharmaciens responsables, pharmaciens responsables

intérimaires, pharmaciens délégués,

personnes qualifiées, membres de l’encadrement

des affaires réglementaires, de la qualité et de la

production.

A distance

www.ifis.fr

Du 11 au 13

Piloter le système de management intégré QSSE

(Qualité - Santé - Sécurité - Environnement)

Objectifs :

- identifier les exigences de trois problématiques

spécifiques mais aux nombreuses analogies

conceptuelles : la Qualité, la Sécurité et l’Environnement

;

- être en capacité d’initier ou développer une démarche

QSE au sein de son organisation.

Profil concerné :

Cette formation s’adresse principalement aux

responsables, chefs de projets ou chargés de missions

dans les domaines de la Qualité, de la Sécurité

et de l’Environnement

Paris

www.demos.fr

Du 18 au 19

SAQ : Sensibilisation A la Qualité

Objectifs :

- La mise en place d’une démarche Qualité n’est

pas une affaire de spécialiste mais l’affaire de tous

et sa construction demande des efforts collectifs.

- Cette formation permet à chaque collaborateur

de devenir acteur de la démarche en comprenant

ses enjeux, ses objectifs et son incidence sur la

compétitivité de l’entreprise.

Arles

www.ira.eu

Retrouvez toutes les dates

de manifestations sur :

www.qualityandco.com/agendas

44 IQUALITÉ RÉFÉRENCES• N°93 • Juin - Juillet - Aout 2022


13 & 14 Septembre 2022

Palais des Congrès • Paris

15ème édition

Le plus grand rendez-vous européen

des Acteurs et des Solutions

en faveur de l’Économie Durable

L’HEURE DES CHOIX !

www.produrable.com

Un événement


INDEX

Au sommaire du prochain numéro :

DOSSIER

• Spécial Numérique : BPM, GED,

dématérialisation, IA, ERP, relation

client, applications, plateforme…

EXCELLENCE, DÉMARCHE, MANAGEMENT

• Comment l’innovation prépare-t-elle à

la résilience ?

• Excellence opérationnelle : quelles

articulations entre la technique et

l’humain ?

FORMATION, CONSEIL, CERTIFICATION

• Focus Diversité et inclusion

• Qualité des transports et diminution de

l’empreinte environnementale

PRÉVENTION DES RISQUES, ENVIRONNEMENT

• Risques, climat et RSE des

entreprises : comment la qualité peutelle

relever le défi ?

OUTIL QUALITÉ

Santé et environnement : quelles solutions

pour la gestion des risques et de la

qualité ? Logiciel, contrôle Qualité, IA …

TPE-PME

Focus sur une TPE-PME qui s’engage

dans une démarche de qualité

Index des associations, organismes et sociétés cités :

1792AVOCATS ......................................................33

AB CERTIFICATION ................... 4 E COUVERTURE

AFQP ....................................................... 9, 28 ET30

AVANTAGE QUALITE ............................................10

DECLE ...................................................................29

DIDIER NOYE ........................................................26

ECOACT.................................................................36

FREA .....................................................................21

GRANT ALEXANDER ...........................................22

IEQT ......................................................................20

QUALITY & CO ......................................................15

KERN SOHN ......................................ENCARTAGE

MICRONORA .........................................................43

MSE ...................................................................... 35

POLYTEC ..............................................................38

PREVENTICA ......................................................... 6

PRODURABLE ..................................................... 45

QUALIOS ............................... 2 E DE COUVERTURE

SGS FRANCE ........................................................14

SALONS SOLUTIONS .............................................4

UNIVERSITE COTE D’AZUR .................................17

UTC ...............................................3 E COUVERTURE

ZEISS ....................................................................40

A SAVOIR !

Retrouvez l’actualité de la

Qualité sur notre site Web

Avec son site éditorial,

MRJ Presse, société

éditrice de presse

professionnelle,

entend répondre aux

attentes en matière de

digitalisation de la part

de ses lecteurs et de

toute la communauté

des managers,

certificateurs, des

acteurs de la qualité

et de l’excellence

opérationnelle. Il est également possible de s’abonner

à la newsletter bimensuelle ainsi qu’au magazine

papier directement sur le site.

Retrouvez nos anciens numéros sur :

www.qualite-references.com

46 IQUALITÉ RÉFÉRENCES• N°93 • Juin - Juillet - Aout 2022


UNIVERSITÉ DE TECHNOLOGIE DE COMPIÈGNE

UTC

Formation continue

Accessible

en VAE

Cette formation se suit

à distance

Contact

03 44 23 49 19

fc@utc.fr

Mastère spécialisé ®

Manager par la qualité :

de la stratégie aux opérations

Managers,

développez vos capacités

à répondre aux demandes

croissantes d’agilité et d’innovation !

LES

De la formation

• A distance afin de poursuivre une activité professionnelle

• Articulée autour d’un projet professionnel

• Via une plateforme en ligne ergonomique donnant accès

aux cours :

Forums d’échanges, vidéos, études de cas, quiz,

base documentaire...

donnons un sens à l’innovation


17, rue de Châteaudun

75009 PARIS

Hooray! Your file is uploaded and ready to be published.

Saved successfully!

Ooh no, something went wrong!