05.09.2022 Views

Maintenance & Entreprise n°667

Spécial Occitanie et Nouvelle-Aquitaine

Spécial Occitanie et Nouvelle-Aquitaine

SHOW MORE
SHOW LESS

You also want an ePaper? Increase the reach of your titles

YUMPU automatically turns print PDFs into web optimized ePapers that Google loves.

p. 3

EDITO

Occitanie,

sobriété énergétique et excellence

p. 8

PRATIQUE

Outils d’interventions

sur le terrain

MAINTENANCE 4.0

De la GTB à la GMAO

p. 25

SOLUTION

Focus Contrôle

p. 38

N°667 AOÛT - SEPTEMBRE - OCTOBRE 2022 • 20€

Dossier

Spécial Occitanie et

Nouvelle-Aquitaine p. 14


SURVEILLANCE

DE L'ÉTAT

D'HUILE

ÉLIMINEZ LES PANNES

COÛTEUSES ET

PERTURBATRICES

Capture et retient les débris ferreux

Surveillance continue en temps réel

Installation facile

Faible coût de mise-en-œuvre

Sorties 4-20mA, 0-10v et CANMA

Contactez-nous au 04 74 16 18 80 pour en savoir plus

contact.instrumentation@dbvib.com

www.dbvib-instrumentation.com


ÉDITORIAL

Occitanie, sobriété énergétique

et excellence

©DR

Valérie Brenugat

Rédactrice en chef

En juin dernier, dans le cadre de France 2030, l’État et l’Occitanie ont lancé deux nouveaux

appels à projets en faveur de l’innovation. L’enveloppe consacrée à la région pour ce plan est

de 88 millions d’euros (M€).

Elle est notamment dédiée

au financement de projets d’innovation

d’entreprises individuelles (PME

« En juin dernier, dans le cadre de France

2030, l’État et l’Occitanie ont lancé deux

ou ETI – 40 M€) et aux projets de

nouveaux appels à projets en faveur de

recherche, développement ou innovation

(RDI) collaboratifs portés par l’innovation »

une entreprise en lien avec des partenaires

académiques et/ou industriels (30 M€). Dans le dossier régional Occitanie de ce numéro,

IMT Albi témoigne à propos de sa collaboration avec Veolia sur la simulation de processus de

planification des interventions journalières effectuées par le groupe.

En juillet dernier, la Première ministre, Elisabeth Borne, et la ministre de la Transition énergétique,

Agnès Pannier-Runacher, ont lancé, quant à elles, des groupes de travail thématiques sur

la sobriété énergétique. Leur objectif : diminuer les consommations d’énergie de 10% en deux ans

pour, à court terme, garantir notre sécurité d’approvisionnement dans le contexte de guerre en

Ukraine et, à plus long terme, sortir la France des énergies fossiles d’ici 2050. Un axe d’amélioration

passe par la gestion des bâtiments, avec des dispositifs d’automatisation et de contrôle de

présence, permettant de mieux piloter et d’optimiser la consommation énergétique des bâtiments

selon l’usage. A travers d’avis d’expert, des spécialistes traitent des enjeux de la GTB et GMAO

liés à la maintenance des bâtiments.

Toutes ces accompagnements permettront-ils aux industries françaises de devenir les championnes

de demain tout en étant responsables au niveau climatique ?

Valérie Brenugat

Envie de réagir ?

@maintenanceent

MAINTENANCE

&ENTREPRISE

ÉDITEUR

MRJ Informatique

22, Boulevard Gambetta

92130 Issy-les-Moulineaux

Tel : 01 84 80 57 07

Fax : 01 34 29 61 02

www.maintenance-entreprise.com

/Maintenance.Entreprise

/@maintenanceent

Direction :

Michaël Lévy

Directeur de publication :

Jérémie Roboh

Directeur des rédactions :

Olivier Guillon

Rédacteur en chef :

Valérie Brenugat

COMMERCIALISATION

Publicité :

Patrick Barlier

p.barlier@mrj-corp.fr

Diffusion et Abonnements :

digital.mrj-presse.fr/

maintenance-entreprise.com/la-revue/

Emilie Bellenger

abonnement@maintenanceentreprise.com

Prix au numéro :

20 €

Abonnement 1 an France et Etranger,

4 numéros en version numérique :

60 € TTC

Abonnement 1 an version

numérique + papier : 85 € TTC

Règlement par chèque

bancaire à l’ordre de MRJ

RÉALISATION

Conception graphique :

Dolioz - Adeline Docquier

Impression :

GT Print EOZ

6, avenue Jean d’Alembert

78190 Trappes

N°ISSN :

1632 - 4153

Dépôt légal : à parution

Périodicité : Trimestrielle

Numéro : 667

Date : Août - Septembre - Octobre

2022

RÉDACTION

Ont participé à ce numéro :

Valérie Brenugat (MRJ), Boris Berger

(WaryMe), Florence Bertrand (Aserti

Electronic), Julie Voyer (Sepem

Industries), Jean-Jacques Enrich et

Joël Serres (Afim Occitanie), Hervé

Danton, et Camille Esquerre (Mecanic

Vallée), Matthieu Lauras (IMT Mines

Albi), Laurent Cretot (Siveco), Jean-

Daniel Napar (BACnet France et

KNX France), Daniel Zotti (LonMark),

Eric Lobet (Actium), Steve Mahaut

et Céline Deloffre (CEA-LIST), Gwen

Rabier (Mobility For Business),

Olivier Javel (1792 Avocats), Fabrice

Quémener, Maxime Iguazel et Jean-

Pierre Liu (Altrad Endel) et Steve

Mahaut et Céline Deloffre (CEA-LIST).

CRÉDITS

Credits photos : iStock

MAINTENANCE & ENTREPRISE • N°667 • Août - Septembre - Octobre 2022 I3


Altair

SERVICE MANAGER

LOGICIEL GMAO SAV

200+ FONCTIONNALITÉS FULL WEB

Intégration des parcs technique client

Rencensement d’équipements, état des lieux

Entretien & dépannage

Appli mobile accessible hors ligne

Relation client et reporting

Gestion règlementaire

Portail client ergonomique

Le portail de demande d’intervention

d’Altair compte parmi les meilleurs

en termes d’ergonomie

et de facilité d’utilisation !

Rendez-vous sans attendre sur

www.altair-fsm.fr

Éditeur du logiciel - www.dsdsystem.com

+33 (0)3 20 51 47 29 - commercial@dsdsystem.com

GMAO SAV Altair

SERVICE E MANAGER

QHSE

Themis

QHSE MANAGER


SOMMAIRE

RÉGIONS

LA MAINTENANCE DANS

14

LA REGION SUD-OUEST

15 SEPEM et CFIA : une manifestation commune à Toulouse

17 Afim Occitanie au service des professionnels

21 Mecanic Vallée : un cluster partenaire du projet européen 3TIndustry4.0

23 IMT Mines Albi et Veolia pour une maintenance optimisée

Éditorial

03 Occitanie, sobriété énergétique

et excellence

Pratique

8 WaryMe : des logiciels et des

applications au service de la sécurité

12 Aserti Group : précurseur de

l’économie circulaire

Maintenance 4.0

25 « La norme américaine 21 CFR part

11 établit les attentes de traçabilité

des industriels vis-à-vis des

solutions de GMAO »

27 La GMAO, une solution économique

et éco-responsable ?

29 La réglementation (EU, FR) en pleine

évolution : opportunité ou menace

pour l’industrie de la régulation et

GTB ?

31 Protocoles de GTB : comment

respecter la planète et les directives

BACS ?

33 Le bâtiment numérique repose sur

une GTB/GTC efficace et maintenable

Solutions

35 Mobility For Business : la onzième

édition du salon B2B des solutions

mobiles

36 Le difficile contrôle des salariés par

la géolocalisation

38 Altrad Endel : un contrôle par

l’analyse vibratoire

42 CEA : la fabrication additive sous

contrôle

Agenda

44 Salons & formations

MAINTENANCE & ENTREPRISE • N°667 • Août - Septembre - Octobre 2022 I5


5 - 6 OCTOBRE 2022

CENTRE DE CONGRÈS

LYON - FRANCE

ESPACE

RECRUTEMENT

& EMPLOI

LE SALON DES PROFESSIONNELS

DE LA MESURE INDUSTRIELLE

Une exposition nationale dédiée aux solutions de la mesure.

capteurs, systèmes d’étalonnage, métrologie

LES BONNES PRATIQUES INDUSTRIELLES

pour tous les acteurs techniques,

de l’ingénieur au technicien, de la

qualité au process, en passant par le

contrôle et la maintenance.

• Un salon convivial à taille humaine.

• Les dernières innovations techniques

et matérielles.

• Ateliers thématiques animés par les

exposants et les partenaires.

• Cycle de conférences

organisé par le CFM.

Plus d’informations

sur notre site Internet :

mesures-solutions-expo.fr


MAINTENANCE

&ENTREPRISE

NOS ENQUÊTES EN 1 CLIN D’ŒIL

© Morgan Taltavull

PRATIQUE

Outils d’interventions sur le terrain

p 8 à 13

Boris Berger, pdg et co-fondateur de WaryMe, présente les activités

de sa société d’édition de logiciels et d’applications mobiles :

la protection des personnes (accompagnement de personnes avec

des fonctions d’alertes sur leur téléphone pour les situations d’urgence

(accidents, agressions…) et la gestion de crises. Florence

Bertrand, directrice opérationnelle d’Aserti Electronic, explique,

quant à elle, comment Aserti Group est devenu un précurseur de

l’économie circulaire. Focus

© Juan Robert

RÉGIONS

MAINTENANCE 4.0

Panorama de l’industrie dans

le sud-ouest p 14 à 24

L’aéronautique, la défense et le spatial, l’automobile, les équipements énergétiques,

le ferroviaire, l’électrique, l’électronique, l’énergie, la métallurgie,

la mécanique, le médical, le naval et le numérique et l’informatique sont des

univers professionnels de l’Industrie occitane. Avec plus de 1 200 entreprises,

l’Occitanie est la première région européenne pour l’aéronautique et le spatial.

La construction aéronautique et spatiale est aussi la première activité industrielle

de la Nouvelle-Aquitaine. L’industrie agro-alimentaire (viticulture-viniculture)

est également importante dans cette région. Zoom

©DR

De la GTB à la GMAO p 25 à 34

Siveco décrit comment la norme américaine 21 CFR part 11 établit les

attentes de traçabilité des industriels vis-à-vis des solutions de GMAO.

Par ailleurs, DSDSYSTEM démontre comment la GMAO est une solution

économique et éco-responsable. En outre, le Président BACnet France

et Vice-Président KNX France expose comment la réglementation (EU,

FR) en pleine évolution peut être une opportunité ou une menace pour

l’industrie de la régulation et la GTB. De plus, LonMark Francophone,

explique comment les protocoles de GTB peuvent respecter la planète et

les directives BACS. Enfin, Actium détaille comment le bâtiment numérique

se base sur une GTB/GTC efficace et maintenable.

SOLUTIONS

Focus Contrôle p 38 à 43

© Cyrille Dupont

Le Directeur de Région Cycle du Combustible Est, le Responsable méthodes

et le Spécialiste en Focus Contrôle non destructif par analyse vibratoire

chez Altrad Endel présentent les atouts de leur société concernant le

contrôle par l’analyse vibratoire dans le secteur de l’énergie. Le chef du

laboratoire de méthodes de contrôle et expert sénior et la responsable de

la coordination des activités de Fabrication Additive au CEA-LIST, exposent,

quant à eux, les enjeux du contrôle dans le process de fabrication additive

de pièces pour la maintenance.

MAINTENANCE & ENTREPRISE • N°667 • Août - Septembre - Octobre 2022 I 7


PRATIQUE

OUTILS D’INTERVENTION SUR LE TERRAIN

FOURNISSEUR

WaryMe :

des logiciels et des

applications au service de

la sécurité

Ayant 5 ans d’existence, cet éditeur rennais de

logiciels et d’applications mobiles travaille sur

deux thématiques : la protection des personnes

(accompagnement de personnes avec des

fonctions d’alertes sur leur téléphone pour les

situations d’urgence (accidents, agressions…)

et la gestion de crises.

© DR

QUELS SONT LES ENJEUX DES SOLUTIONS

D’INTERVENTION DANS VOTRE DOMAINE ?

Boris Berger : L’enjeu principal par rapport à notre solution

est la sécurité des personnes en particulier sur deux aspects :

la protection du travailleur isolé et la situation de travail isolé.

Ceux-ci doivent être pris en compte par l’employeur dans le

cadre du droit du travail. Il faut pouvoir, en effet, porter assistance

à quelqu’un se trouvant dans une situation de travailleur

isolé loin de tout collègue et de toute personne qui pourrait lui

apporter assistance.

Plan d’opération interne

© DR

Boris Berger

pdg et co-fondateur de WaryMe

La problématique autour du travailleur isolé est de créer l’adhésion

de l’utilisateur. Souvent quand on lui donne un dispositif

en lui disant que ce boitier de protection doit être toujours

avec lui et s’il ne bouge plus, il sonnera, il faut donc le secouer

et le recharger. Tout ceci est toujours assez compliqué. Or

souvent, le boitier reste dans la boite à gant du véhicule. Donc

nous travaillons sur plusieurs points. D’abord, la protection

de travailleur isolé se retrouve sur le smartphone de l’utilisateur.

Dans le smartphone, se trouvent un accéléromètre, un

gyroscope et un microphone pour un enregistrement audio,

Internet mobile et un GPS.

Le deuxième sujet concerne : comment limiter les faux positifs

et les erreurs de déclenchement d’alertes de détresse ou

la rendre plus efficace. L’intervention sur l’intégration d’accessoires

permet d’être plus efficace dans la détection d’immobilité

et de chutes… Par exemple, un bracelet panique

peut être porté autour du poignet, en pendentif ou l’accrocher

sur la ceinture. Nous disposons, en effet, d’un déclinaison

de plusieurs applications mobiles et de montres connectées.

La détection d’immobilité au niveau du poignet est très efficace

parce-qu’en condition de travail, la position du poignet

change tout le temps même si on est en face d’un poste élec-

8

IMAINTENANCE & ENTREPRISE • N°667 • Août - Septembre - Octobre 2022


OUTILS D’INTERVENTION SUR LE TERRAIN

PRATIQUE

© DR

ils la recevront en streaming audio. Or dans les 10 premières

secondes d’enregistrements, se trouve l’information même

sur les faux positifs.

« Outre la protection de travailleur isolé, nous

avons aussi la fonction de gestion de crise. »

A QUELS TYPES DE CLIENTS INDUSTRIELS CES

SOLUTIONS SONT-ELLES DESTINÉES ?

Plan d’opération interne

trique et même si les jambes ne bougent pas. Autre cas : si on

est immobile devant un ordinateur pour faire un rapport, les

mains bougent tout le temps.

Notre dernière nouveauté est une chaussure connectée ayant

un capteur permettant de détecter une fuite ou une immobilité

à travers le téléphone. Celui-ci embarque l’application

qui permettra de déclencher l’alerte.

QUELS SONT SES AVANTAGES PAR RAPPORT AUX

SOLUTIONS PRÉSENTES SUR LE MARCHÉ ?

B.B. : Les boitiers ou les applications concurrentes s’appuient

sur le même principe de fonctionnement : quand une alerte

est déclenchée, cela envoie un message ou un SMS à quelqu’un

ou potentiellement à plusieurs personnes. Après, la personne

(un collaborateur de l’entreprise ou un service de télésurveillance)

les reçoit et rappellera la personne qui a déclenché

l’alerte. Tout cela fonctionne par SMS ou appel téléphonique.

WaryMe a, quant à lui, développé un protocole IP sur Internet

permettant à la personne qui déclenche l’alerte d’être enregistrée

pendant les premières secondes même si on ne sait pas

vers qui est envoyé l’alerte. Or dans le modèle téléphonique,

quand elle déclenche l’alerte, cela ne sert à rien qu’il parle tout

de suite parce qu’il n’est pas écouté car il faut attendre que

quelqu’un prenne l’appel et qui le rappelle. Avec notre dispositif,

nous informons nos utilisateurs quand ils déclenchent

l’alerte, ils pourront ainsi parler toute de suite avant de s’écrouler.

Personne ne l’écoute mais quand les récepteurs ont l’alerte,

B.B. : Outre la protection de travailleur isolé, nous avons la

fonction de gestion de crise. Aujourd’hui, ces fonctions d’alerte

et de gestion de crise menés conjointement, en terme industriel,

peuvent s’adresser à des sites classés Seveso à cause de

leur dangerosité parce qu’ils ont des procédures et des temps

spécifiques que sont le plan d’opération interne obligatoire.

Les personnes peuvent déclencher une alerte en cas de départ

de feu, d’incendie et d’explosion chimique sur le site. On peut

aussi lancer des plans de mobilisation, décider d’une évacuation,

déterminer la conduite à adopter en cas de départ de feu

pour mettre en place les mesures de protection d’environnement,

éviter les fuites de produits chimiques…

Les fonctions de gestion de crise de cette application sont configurées

selon les besoins du client. On peut aussi intégrer une

fonction de mobilisation qui peut être déclenchée par une alerte

faite par un individu face à l’évènement.

La fonction d’alerte de détresse permet d’accompagner la

personne qui l’a déclenché, de la localiser et de l’enregistrer pour

comprendre ce qui se passe. Concernant la partie de gestion de

crise, le client aura modélisé ses plans de sécurité pour chacun

de ses différents scénarios : par exemple, qu’est-ce qui se passe

et qu’est -ce qu’on fait quand il y a un départ de feu sur le bâtiment

A qui a beaucoup d’explosifs... Les mesures précisées

dans le plan de sécurité sont mis dans l’application mobile.

Ainsi, le jour où se produit l’incident, le client et ses collaborateurs

déclenchent le scénario sur le site. Ils interviendront et

chacun déroulera le plan d’action. Tout cela est mis dans une

main courante. Cela permet de faire le rapport de l’évènement

et des retours d’expérience...

QUELLE COMPÉTENCE CETTE SOLUTION NÉCESSITE-

T-ELLE ?

B.B. : Cela dépend du rôle de l’utilisateur de l’application

mobile. La plupart des utilisateurs ont un rôle qui nécessite

peu de compétences parce que les fonctions sont très simples.

En cas de problèmes, l’utilisateur déclenche l’alerte. Il y a un

bouton dédié. Il n’y a pas de formation mais il y a une vidéo et

MAINTENANCE & ENTREPRISE • N°667 • Août - Septembre - Octobre 2022 I 9


PRATIQUE

OUTILS D’INTERVENTION SUR LE TERRAIN

Console de supervision

du tutoriel. Cela nécessite un peu de sensibilisation et d’accompagnement

et l’installation de l’application sur le téléphone de

chacun. Ils peuvent réaliser des exercices de façon autonome

pour se familiariser avec l’application.

De l’autre côté de la scène, des gestionnaires de crise sont à la

manœuvre dans la gestion collaborative de la cellule de crise.

Ce rôle nécessite une formation mais cela représente moins

d’utilisateurs dans l’entreprise.

Enfin, le dernier niveau est celui de l’administrateur qui configure

le dispositif, implémenter les plans de sécurité et définir

les scénarios de crise ... On est alors dans le portail d’administration

web. Le gestionnaire a une formation de 2 heures tandis

que la formation de l’administrateur dure 4 heures.

Nous proposons aussi de l’accompagnement et du conseil pour

aider les clients à mettre en place leurs plans sous la forme de

prestations de conseil. Certains me demandent de gérer totalement

leurs plans. On soumet alors les plans et nous les implémentons

pour des clients.

« L’important est de bien analyser les situations

de travail dans lesquelles les professionnels se

trouvent. »

QUELS CONSEILS PRATIQUES POUVEZ-VOUS

DONNER SUR L’EMPLOI DE VOS SOLUTIONS DANS LA

MAINTENANCE INDUSTRIELLE ?

B.B. : L’important est de bien analyser les situations de travail

dans lesquelles les professionnels se trouvent. Grâce à différentes

fonctionnalités sur le smartphone et tous les équipements

adaptés, le dispositif peut répondre à ces situations. Parmi les

enjeux, figurent les problématiques de réseaux qui est un point

particulièrement important dans un environnement industriel.

Nous nous appuyons sur l’Internet mobile (3 G, 4 G, 5 G…) et

les réseaux Wifi. Sur le réseau, nous proposons des fonctions

comme le mémo vocal, l’alerte programmée si la personne se

trouvant dans une zone dépourvue de réseaux lui permettant de

dire que ce n’est pas normal de ne plus avoir du réseau pendant

un certain temps. Pour les problématiques d’équipement, par

exemple, dans l’agroalimentaire, il est exclu d’avoir certains équipements

avec du verre, des montres et certains smartphones,

on peut avoir alors des chaussures sécurisées et connectées.

Quand il y a une alerte, l’enjeu est de retrouver la personne

qui a déclenché l’alerte dans un environnement qui peut être

compliqué d’accès…, on sait que la géolocalisation dans les bâtiments

est assez compliquée parce-que le GPS fonctionne mal

à l’intérieur des bâtiments. Donc nous proposons des dispositifs

de géolocalisation indoor qui ont des balises Bluetooth

dont la portée très faible permet de bien localiser les personnes.

COMMENT L’IMPLÉMENTATION CHEZ LE CLIENT SE

DÉROULE-T-ELLE ?

B.B. : Pour les premières implantations sur les fonctions de

protection des personnes, cela peut aller très vite. Le plan de

déploiement intègre la réunion de lancement, la configura-

10 IMAINTENANCE & ENTREPRISE • N°667 • Août - Septembre - Octobre 2022


OUTILS D’INTERVENTION SUR LE TERRAIN

PRATIQUE

tion, les tests et les resets. Cela peut être réalisé en visio très

rapidement avec les collaborateurs en gestion ou en administration.

Après, avec des organisations qui ont des plans de sécurité,

plusieurs scénarios et plusieurs niveaux de responsabilité,

nous procédons de manière itérative. Nous commençons avec

un scénario et on effectue un exercice. Après, nous développons

un deuxième scénario avec plus de personnes. Puis avec

les montées en compétence, on peut intégrer plusieurs scénarios

qui couvrent tous les risques auquel l’entreprise est exposée.

Ainsi, un déploiement peut être effectué en moins d’une

semaine mais cela peut durer 6 mois en fonction du nombre

de scénarios.

OÙ SONT HÉBERGÉES LES DONNÉES DE VOS CLIENTS ?

B.B. : Nous développons nos propres applicatifs serveurs qui

permettent de mettre en relation et de collecter et de gérer

les données des utilisateurs. Elles sont hébergées dans deux

datacenters : un à Paris et un à Francfort en Allemagne au cas

s’il y avait un problème au niveau de l’infrastructure principale.

Nous sommes conformes au RGPD et challengés par la

sécurité de nos solutions. Par ailleurs, nous développons nos

produits et nos serveurs. On ne s’appuie pas sur des dispositifs

tiers. Nous travaillons avec deux hébergeurs. L’un est l’américain

Amazon Web Services (AWS) qui est soumis sur le sol européen

à la RGPD. L’autre est l’acteur français, OVH. En fonction

des exigences de certains clients, on pourra s’installer sur

un datacenter spécifique. Par ailleurs, nous pouvons mettre en

place des infrastructures dédiées.

QUELLE EST VOTRE POLITIQUE D’HÉBERGEMENT POUR

LES SOLUTIONS CLOUD ?

B.B. : Le modèle de base du cloud garantit un niveau de la

performance et de la rapidité de déploiement pour des coûts les

plus faibles possibles. On ne crée pas une infrastructure pour

chaque client. Ce modèle correspond à 95 % de la demande.

Maintenant, nous pouvons proposer du service spécifique, du

service dédié et voire du service de l’hébergement chez le client

en cas de besoin.

Par ailleurs, nous avons une politique au niveau de la sécurité et

de la protection des données personnelles en lien avec le RGPD.

Nous avons réalisé des analyses d’impact sur les services. Nous

sommes assez challengés sur le dispositif des utilisateurs et la

sécurité informatique de nos solutions ●

Propos recueillis par Valérie Brenugat

MAINTENANCE & ENTREPRISE • N°667 • Août - Septembre - Octobre 2022 I 11

AD_BlauKlammer_KSB_Guard_fr_90x274_220221_ME.indd 1 21/02/2022 15:32


PRATIQUE

OUTILS D’INTERVENTION SUR LE TERRAIN

ELECTRONIQUE

Aserti Group :

précurseur de l’économie circulaire

L’activité principale d’Aserti Group est la maintenance et plus précisément la réparation. Le

groupe peux réparer n’importe quel type de carte électronique, y compris celles très exotiques ou

spécifiques de marques peu répandues en France, sans plan ou documentation du constructeur.

© Morgan Taltavull

En matière de durée de vie, ce qui

fait qu’un équipement électronique

va lâcher est, la plupart du

temps est lié à l’environnement

dans lequel il évolue et aux sollicitations

qu’il subit. Les risques de projection d’eau

dans l’agroalimentaire, de liquides corrosifs,

d’un environnement chaud (fonderie,

four industriel...), d’une forte hygrométrie,

d’un environnement huileux (brouillard

ambiant) dans l’automobile sont autant

de facteurs provoquant un vieillissement

prématuré.

Une demande importante de courant peut

aussi provoquer un vieillissement prématuré

des composants et finalement leur

panne s’ils ne sont pas changés régulièrement.

D’autre part, l’âge d’un équipement

et de ses composants ne se calcule pas en

nombre d’années mais il est lié à son taux

Une réparation des servomoteurs

©Aserti

Florence Bertrand

directrice opérationnelle

d’Aserti Electronic

De la prévention

chez un imprimeur

Un client dans le secteur de

l’imprimerie, avait des équipements

qui tournaient jour

et nuit, sept jour sur sept,

toute l’année. Confronté à

des problématiques d’obsolescence

et d’usure de matériels,

Aserti Group a mené avec son

client un projet préventif sur

plusieurs années.

En rédigeant un cahier des

charges rigoureusement

réfléchi, et bâti sur un solide

retour d’expérience, Aserti

Group est parvenu à un « zéro

défaut », c’est-à-dire une sécurisation

quasi-totale du process

du client : aucune panne ni

réparation particulière depuis

le début du contrat, portant sur

des machines âgées de plus de

10 ans.

d’utilisation.

Avec des actions de maintenance préventive

réalisées régulièrement via des

opérations de nettoyage, de contrôle et

de changement des composants à durée

de vie limitée (composants chimiques,

condensateurs, optocoupleurs, relais…),

Aserti Group peut prolonger la durée de

vie d’un équipement durant plusieurs

dizaines d’années. Il peut proposer des

campagnes de maintenance préventive,

tous les trois ou cinq ans. Cette maintenance

préventive peut être effectuée sur

site ou en atelier.

Florence Bertrand, directrice opérationnelle

d’Aserti Electronic, déclare à propos

du développement du groupe : « Notre

objectif est de renforcer l’expertise d’Aserti

mais aussi d’élargir notre zone d’intervention

géographique. Nous voulons augmenter

notre volume d’activité de 50% d’ici à

2026, passant de 34M€ de CA à 50M€

en 5 ans. Aujourd’hui avec 18 centres de

services en France et 4 en Allemagne, nous

planifions plusieurs opérations de croissance

externe, qui soient complémentaires

à nos activités actuelles. »

Présent depuis trente ans sur le marché

de la réparation électronique industrielle,

Aserti Group accompagne les industriels

de nombreux secteurs qui prennent le

virage de l’économie circulaire (agroalimentaire,

plasturgie, métallurgie-sidérurgie,

automobile, aéronautique,

transformation métallique, chimie-pharmacie,

bois, papier, etc.).

Avec les difficultés d’approvisionnement

et les étirements de délai de livraison des

matériaux, repousser l’obsolescence des

12 IMAINTENANCE & ENTREPRISE • N°667 • Août - Septembre - Octobre 2022


OUTILS D’INTERVENTION SUR LE TERRAIN

PRATIQUE

parcs machines afin d’éviter l’arrêt de la

production est devenu un enjeu pour les

industriels. Florence Bertrand explique :

« Nous sommes nés de ces premières prises

de conscience et de la lutte contre l’obsolescence.

Aujourd’hui on ne voit quasiment

plus d’entreprises industrielles mettre au

rebut des lignes de productions entières pour

les remplacer par des machines dernier cri. »

Dans un contexte de prise de conscience

devenu courant par rapport à l’obsolescence

des produits, l’offre d’Aserti Group

revêt pour les industriels un réel intérêt

économique. Les investissements sont

lourds pour un industriel qui veut renouveler

son matériel : changer un appareil

électronique s’accompagne généralement

de l’armoire électrique afférente, afin

qu’elle soit aux normes, qui sont également

sécuritaires. Cela signifie un arrêt de

la production durant les travaux. S’ajoutent

également d’autres coûts induits comme la

formation des techniciens et des équipes

de maintenance, l’entretien des équipements.

Des sociétés comme Aserti Group

peuvent, au contraire, prolonger la durée

de vie des équipements électroniques : l’intérêt

pour l’industriel est de se focaliser sur

son besoin de production, et de réduire ses

dépenses en capital.

« Nous travaillons pour tous les secteurs

industriels, c’est notre vocation. Dans tous

Une réparation effectuée par un technicien

les secteurs d’activité, s’y trouve de l’électronique,

avec parfois du matériel similaire,

quand bien même sa vocation et son intégration

sont différents. Nous offrons une offre de

proximité géographique pour tous les industriels,

ce qui explique nos 22 implantations,

pour offrir une bonne réactivité. » précise

Florence Bertrand « Nous n’avons aucune

dépendance à un secteur d’activité, puisque

le premier pour lequel nous travaillons ne

dépasse pas 15% de notre chiffre d’affaires

total. Nous avons quatre-cinq secteurs qui

atteignent ce pourcentage. » Ces secteurs

sont l’agroalimentaire, l’automobile, les

biens d’équipement, mais aussi l’aéronautique.

Parmi ses clients, figurent Renault,

Lactalis, Nestlé, Michelin, Valeo ...

De plus, il faut se rappeler que, contrairement

aux équipements mécaniques, les

problèmes que peuvent rencontrer les équipements

électroniques ne sont pas visibles

à l’œil nu, car liés à une usure prématurée

de composants chimiques. Ainsi, les

industriels ont en général le réflexe de la

maintenance préventive, plutôt sur des

équipements mécaniques, soumis à une

usure, souvent visible. Florence Bertrand

livre quelques conseils pratiques à propos

des outils d’intervention sur le terrain

souligne : « Il faut sensibiliser les industriels

pour qu’ils prennent conscience que cette

usure non visible de ces composants est à

© Morgan Taltavull

l’origine d’un bon nombre de pannes sur leurs

équipements. La mise en œuvre d’une maintenance

préventive adaptée permet d’éviter

des arrêts de production certains. »

Selon Florence Bertrand, une autre bonne

pratique à adopter consiste à effectuer

systématiquement une sauvegarde des

paramètres et programmes des équipements

avant qu’ils ne tombent en panne.

Un bon nombre d‘utilisateurs, lorsque

survient une panne ou un dysfonctionnement,

ont oublié de sauvegarder les

programmes. La directrice opérationnelle

d’Aserti Electronic témoigne : « Lorsque

l’intervention est terminée et que le client

récupère son équipement, il perd un temps

précieux pour reprogrammer le système que

notre société peut recharger si ces paramètres

lui sont communiqués. » Il existe, en effet,

des dispositifs de sauvegarde tels que des

piles, accumulateurs ou autres condensateurs

qui empêchent les programmes de

s’effacer en cas de coupure de courant, à

condition toutefois de changer régulièrement

ces dispositifs de sauvegarde ●

Valérie Brenugat

Des servomoteurs

à la machine-outil à

commande numérique

Aserti Group peut également réparer

les servomoteurs incluant la partie

électronique du variateur et son

moteur. Il propose aussi une offre

d’échange standard : par exemple,

pour une carte électronique, il s’agit

d’échanger une carte électronique déjà

réparée et testée, contre la même qui

est défectueuse, que répare et qui sera

remise en stock. Enfin, sa filiale E2M

est spécialisée dans l’étalonnage métrologique

d’appareils de mesure (multimètres,

capteurs, oscilloscopes, etc.)

et CNC Services, dans la maintenance

des machines-outils à commande

numérique.

MAINTENANCE & ENTREPRISE • N°667 • Août - Septembre - Octobre 2022I 13


MAINTENANCE EN RÉGIONS

LA MAINTENANCE DANS LA REGION SUD-OUEST

©iStock

SOMMAIRE

15 SEPEM et CFIA : une manifestation commune à Toulouse

17 Afim Occitanie au service des professionnels

21 Mecanic Vallée : un cluster partenaire du projet européen 3TIndustry4.0

23 IMT Mines Albi et Veolia pour une maintenance optimisée

14 IMAINTENANCE & ENTREPRISE • N°667 • Août - Septembre - Octobre 2022


MAINTENANCE EN RÉGIONS

Salons

Sepem et CFIA : une manifestation

commune à Toulouse

Le CFIA (Carrefour des Fournisseurs de l’industrie agroalimentaire) et SEPEM Industries organisent

une manifestation commune pour la première fois de leur histoire, à Toulouse. Pour sa première à

Toulouse, le CFIA proposera une offre complète, couvrant l’ensemble des secteurs de l’agroalimentaire.

L’offre de solutions Sepem reposera sur 4 piliers : maintenance et optimisation de la productivité,

mutation numérique, sécurisation de l’homme et des sites et transition écologique.

© DR

Julie Voyer

directrice

des Sepem

Industries

« Nous avons voulu créer une véritable synergie entre deux marques ‘’sœurs’’, habitées

par des valeurs communes : business, convivialité et innovation. Cet évènement rassemblera

plus de 600 exposants au total, ce qui en fera le plus grand rassemblement de fournisseurs

industriels jamais vu dans le Grand Sud-Ouest. Nous avons l’ambition de faire

en sorte que tous les acteurs industriels, quels que soient leurs métiers ou leurs filières,

trouvent des solutions à leurs enjeux d’aujourd’hui et de demain. » déclare Julie Voyer,

directrice des Sepem Industries.

Ces deux évènements sont complémentaires : le Sepem a toujours proposé des solutions

de maintenance, de productivité, de sécurité et d’environnement pour les sites

MAINTENANCE & ENTREPRISE • N°667 • Août - Septembre - Octobre 2022 I15


MAINTENANCE EN RÉGIONS

© DR

Un stand de RS Components

de production, à leur porte (7 éditions régionales en France),

tandis que CFIA (Carrefour des Fournisseurs de l’industrie

agroalimentaire) s’inscrit comme le salon spécialiste des

industries agroalimentaires, des équipements aux procédés

en passant par les ingrédients, l’emballage et le conditionnement.

Selon Julie Voyer, cette édition 2022 se présente très bien.

Julie Voyer se réjouit : « Les deux salons sont déjà complets

et proposent chacun près de 300 exposants, pour en faire la

destination industrielle immanquable de la rentrée, dans le

grand sud-ouest ! ». Selon elle, cette manifestation compte

bien accueillir environ 6 000 donneurs d’ordres industriels

et techniciens opérationnels.

Le tissu industriel est, en effet, dynamique et important dans

les régions Occitanie et Nouvelle-Aquitaine. Aéronautique

et spatial, fabricants de machines, robotique, mécanique et

chaudronnerie, biotechnologies : autant de filières qui se

projettent définitivement vers le futur et sont d’ores et déjà

passées au 4.0 dans le Sud-Ouest. De plus, le secteur de

l’agroalimentaire compte parmi les principaux recruteurs et

employeurs, avec plus de 65 000 salariés au compteur rien

que dans le Grand Sud-Ouest.

Tous les services et les outils de maintenance curative,

préventive et GMAO seront proposés dans les stands de ces

salons. De nombreuses thématiques seront également abordées

durant les conférences, de l’usage de la réalité augmentée

dans la maintenance 4.0 en passant par la digitalisation de

l’ensemble des process de maintenance ou encore la cybersécurité

des objets connecté et de la GMAO… Historiquement,

les 42 éditions du Sepem Industries ont accueilli sur

chacune de ses éditions près du quart du visitorat issu des

services maintenance : les responsables de service mais aussi

de nombreuses équipes techniques, qui peuvent se permettre

le déplacement sur le salon grâce à sa proximité et à sa taille

humaine. Julie Voyer constate : « Ils viennent faire le plein

de solutions en moins d’une journée, déplacement compris. »

Sepem Industries est une véritable boite à outils industrielle

dans laquelle en moyenne près du quart des exposants

proposent des solutions, des outils ou des services de

maintenance. A Toulouse, parmi plusieurs dizaines d’exposants,

figurent des sociétés comme Bijur, un spécialiste

mondial du graissage et de la lubrification, RS Components

pour la distribution de composants, AQMO-ISSA pour les

mises en conformité, Carl Software, Corim Solutions ou

Dimo Maint, dans la GMAO…

Plus d’une quinzaine de conférences sont organisées sur le

salon, en accès libre et gratuit. Majoritairement axées vers

les solutions de maintenance sous toutes ses formes, elles

aborderont des thèmes autour de la maintenance 4.0, de la

GMAO et de toutes les nouvelles technologies à son service :

réalité virtuelle ou augmentée, internet des objet (IoT), digitalisation

des outils, etc.

Enfin, la directrice des Sepem Industries conclut : « Cette

première organisation commune entre deux de nos salons sera

un excellent test pour l’avenir : nous attendrons d’en faire le

bilan pour décider de son développement, mais je pense qu’on

peut d’ores et déjà prévoir une seconde édition en 2024, puisque

toutes les éditions Sepem Industries sont biennales. » ●

Valérie Brenugat

16 IMAINTENANCE & ENTREPRISE • N°667 • Août - Septembre - Octobre 2022


MAINTENANCE EN RÉGIONS

© DR

Photographie de groupe de l’AFIM Occitanie chez Airbus Saint-Eloi

Association

Afim Occitanie

au service des professionnels

Le bureau de l’Afim Midi-Pyrénées comprend 7 bénévoles. Cette délégation régionale couvre

différents départements : 09 (Ariège), 12 (Aveyron), 31 (Haute-Garonne), 32 (Gers), 46 (Lot), 65

(Hautes-Pyrénées), 81 (Tarn) et 82 (Tarn-et-Garonne). Entretien avec des membres du bureau :

Jean-Jacques Enrich (Valouy Conseil) et Joël Serres (Airbus Central Entity).

© DR

Joël Serres

Président pour l’AFIM

de la Région Occitanie

COMMENT LE BUREAU DE

L’AFIM MIDI-PYRÉNÉES EST-IL

COMPOSÉ ?

Jean-Jacques Enrich et Joël Serres : Il y

a des donneurs d’ordre comme Airbus

et Bosch-Rodez et des constructeurs

comme Reel et des entreprises offrant

des prestations de service telles que

Spie, des SSII comme Asystom, un des

nouveaux entrants sur le marché de la

maintenance en tant que pure-player

dans l’IoT. Au début, ce dernier a développé

un produit associé à un service et

ce package est destiné à la maintenance.

Notre objectif est d’être plus nombreux

dans le bureau car cette activité de

bénévole requiert un peu de temps.

Comme nous sommes tous très occupés,

l’idée est d’être moins chargé car

on se dépanne les uns des autres pour

trouver dans le réseau un intervenant,

un prestataire… Dans les évènements,

par exemple, il faut des membres du

bureau. La mission est de maintenir les

échanges dans le réseau et une entraide

entre maintenanciers au niveau

MAINTENANCE & ENTREPRISE • N°667 • Août - Septembre - Octobre 2022 I17


MAINTENANCE EN RÉGIONS

national. Cela part des régions où

on se connait le mieux. Pour cela, nous

faisons de l’évènementiel où on fait des

retours d’expérience, des visites de sites,

des visioconférences et des animations

sur des stands Afim dans les salons

locaux. En outre, nous diffusons de

l‘information sur le côté normatif du

métier.

Les échanges lors des rencontres sont favorisés.

La vocation des régions est de fédérer le

tissu local des mainteneurs et de maintenir

l’échange au niveau professionnel

et reprendre les problématiques qui

sont en commun.

QUELS SONT LES ENJEUX DE LA

MAINTENANCE ?

J.J.E et J.S : Le sujet actuel en France

est l’emploi et les compétences.

Aujourd’hui, nous n’avons pas assez de

ressource pour effectuer les volumes

de maintenance qui sont à réaliser

dans l’avenir. Il y a beaucoup de difficultés

de recrutement car il n’existe

pas le vivier de compétences en face

et pas seulement dans la région. L’Académie

nationale produit moins de

10 000 mainteneurs par an alors que

le besoin de l’industrie nécessite près de

20 000 professionnels et si on raisonne

tous métiers confondus incluant le

tertiaire, on est plus proche de 50 000.

En effet, cela peut englober les électriciens

contrôlant dans des grands

ensembles de bureaux et les spécialistes

de CVC… Actuellement, notre profession

est en situation de pénurie. De

plus, elle évolue. Demain, si on fait une

synthèse extrêmement brève de l’Usine

du Futur qui est une usine hyper-automatisée

où pour optimiser le process,

on évitera l’interaction humaine. Au

final, les seuls humains qui resteront

dans l’usine, seront les mainteneurs

qui opéreront les machines. La profession

devient donc stratégique à l’échelle

internationale.

En France, on a la particularité de

pénurie de ressources qui est différente

selon les pays. Nous avons donc besoin

d’accompagner les industriels. Une des

vocations de l’Afim régional est notamment

de réfléchir aux actions qu’on peut

conduire déjà localement. Lors d’une

dernière réunion, par exemple, une

décision a été prise pour impliquer

davantage les DUT dans les discussions

avec l’Afim région alors qu’euxmêmes,

ils connaissent des difficultés

d’attractivité pour attirer les jeunes sur

ces métiers.

QUI PARTICIPENT AUX ACTIVITÉS

DE L’AFIM MIDI-PYRÉNÉES ?

J.J.E et J.S : Les personnes s’y rendent

si elles le souhaitent. Si beaucoup d’industriels

régionaux participent à nos

évènements, suivant les sujets traités,

les informations sur nos évènements

circulent dans les sociétés. Dans les

réunions physiques, on se rend compte

que les professionnels viennent de toute

la France. Quand on diffuse les invitations,

on a un fichier d’industriels

locaux et après, l’information circule.

QUEL EST L’INTÉRÊT D’ADHÉRER

À L’AFIM ?

J.J.E et J.S : Dans notre forum, en

visioconférence, avec une cinquantaine

d’invités, nous avons plus de 50 % d’adhérents

dont certaines grandes sociétés

comme Reel, Aubert-Duval et Actemium.

MBDA qui est localisé à Bourges

y a aussi assisté car l’invitation a circulé.

La dimension régionale est faite pour

donner de l’impulsion à chaque région.

Mais la maintenance a un seul réseau

qui est national, voire international.

L’intérêt de ces réunions est qu’un

maximum de professionnels venant

de tous horizons puissent échanger les

uns avec les autres.

Le conférence était organisée en deux

parties. La première partie abordait

un sujet technique sur la maintenance

prévisionnelle (ou predictive

maintenance en anglais) avec un cas

très précis. Des questions ont été

alors posées : comment ces méthodes

de maintenance sont appliquées sur

ces machines et qu’est-ce qu’elles

apportent ? Quelles visions elles

apportent pour le futur ? Quelles sont

les difficultés d’application ? Quels sont

les coûts ? Comment on justifie l’équilibre

coût et finance ? Typiquement

sur ces sujets, on a parlé de la problématique

: technique des machines et

informatique (la connexion avec les

données et les systèmes informatiques

18 IMAINTENANCE & ENTREPRISE • N°667 • Août - Septembre - Octobre 2022


MAINTENANCE EN RÉGIONS

dans les entreprises). Nous sommes

vraiment dans le retour d’expériences

et le partage des bonnes pratiques. La

donnée technique de maintenance y

était traitée avec une présentation d’Airbus

sur une bonne pratique. Ce groupe

a pu la mettre en place avant tout le

monde. Mais ce sont les grands groupes

qui construisent aussi la maintenance

de demain. A cette réunion, participaient

également des petites PME qui

n’avaient peut-être pas aujourd’hui

l’idée d’utiliser ce genre de technologie

et là, elles vont éviter un PoC (proof

of concept) qui aura été déjà validée par

un grand groupe de l’industrie. Ainsi, la

petite PME pourra ainsi plus facilement

démarrer sa transition vers l’industrie

4.0 du point de vue de la maintenance.

Tout le réseau sert donc à cela.

L’idée est également que les professionnels

puissent se contacter les uns

des autres à travers l’annuaire pour

se dépanner ou approfondir un sujet

abordé lors de ces réunions.

Sur le site Internet de l’Afim, on peut

trouver des informations relatives aux

normes. L’intérêt de faire partie de l’association

et d’animer un réseau local

est de répondre à des questions et de

montrer que des normes cadrent le

métier et facilitent le cadre contractuel :

comment les donneurs d’ordres cadrent

leurs relations contractuelles avec leurs

fournisseurs avec telles spécifications ?

Quel type de contrat s’appuie sur telle

norme ? Cela permet aux sociétés plus

petites de s’influencer des pratiques des

plus grandes sociétés.

DEPUIS QUAND ÊTES-VOUS

MEMBRE DE L’AFIM ET POUR

QUELLES RAISONS ?

J.J.E et J.S : Nous sommes adhérents

depuis une vingtaine d’années. Nous

pouvons ajouter une autre raison

d’être membre de l’Afim : la passion du

métier. Nous avons, en effet, affaire à

des professionnels passionnés. Nous

l’avons constaté dans notre dernière

réunion avec les questions posées, les

remarques et les propositions pour la

prochaine fois conférence. Il y a une

espèce d’énergie, une volonté de bien

faire et de régler des problèmes qu’on

ne trouve pas partout car notre métier

pluridisciplinaire relève du service.

Qu’on soit donneur d’ordre, on l’est

par rapport à nos unités de production.

Nos prestaires nous fournissent

aussi un service en cascade.

QUELLES SONT LES

CARACTÉRISTIQUES DE

L’INDUSTRIE ET DE LA

MAINTENANCE INDUSTRIELLE

DE LA RÉGION OCCITANIE ?

J.J.E et J.S : La région Midi-Pyrénées

est la onzième région française en

termes de valeur ajoutée industrielle.

Elle est aussi le huitième employeur

industriel en France métropolitaine.

Par ailleurs, en 2014, la construction

et l’industrie en Midi-Pyrénées représentaient

4,5% de l’emploi national des

branches. En 2012, l’emploi industriel

représentait 12,8% de l’emploi total de

la région. L’industrie manufacturière

concentre presque 9 emplois industriels

sur 10. Le secteur de la construction

aéronautique et spatiale est le principal

employeur industriel et il représente

également les sites les plus importants

en termes d’effectifs. Celui de fabrication

des matériels des transports représente,

en effet, 26,9 % de l’emploi des

salariés du secteur industriel. Il est suivi

par les secteurs de l’industrie : agroalimentaire

(16,6 %) et métallurgie et

produits métalliques (12 %). La mécanique

industrielle et la fabrication de

structure métalliques représentent 50%

de l’emploi du secteur dans la région.

La mécanique industrielle représente,

quant à elle, 30% de l’emploi du

© Airbus 2017 / H.Goussé

Le prochain forum est prévu fin septembre.

MAINTENANCE & ENTREPRISE • N°667 • Août - Septembre - Octobre 2022 I19


MAINTENANCE EN RÉGIONS

secteur dans la région, les matériaux

de construction plus d’un emploi sur

deux dans le secteur.

Les dépenses totales en maintenance

industrielle de Midi-Pyrénées sont estimées

à 991 millions d’euros en 2013.

Les dépenses totales en maintenance

industrielle représentaient environ

4,7% du total national. Le marché de

la maintenance industrielle sous-traitée

en Midi Pyrénées est estimé à 398

millions d’euros. il représente environ

5,4% du marché de la maintenance

industrielle sous-traitée.

Néanmoins, la région Midi-Pyrénées a

un poids relativement modeste dans le

marché total de la maintenance industrielle.

Le territoire ne dispose pas de

sites majeurs de l’industrie lourde

(sidérurgie, chimie, raffinage, ...)

qui réalisent des volumes annuels de

dépenses en maintenance importants.

La part des marchés liée à l’énergie est

également réduite en raison d’une

seule centrale nucléaire présente sur

le territoire. Enfin, même si le secteur

aéronautique et spatial représente un

volume important dans l’industrie,

son poids dans les dépenses de maintenance

reste largement inférieur à

celui de l’industrie lourde. Même si le

marché de la maintenance est modeste,

il est plus résistant à la conjoncture et

moins soumis au phénomène de désindustrialisation

car l’écosystème aéronautique

consolide la grande majorité

de l’activité industrielle directement et

indirectement.

Avant la crise du Covid, tous les petits

groupes de sous-traitants étaient

fragiles car ils étaient tributaires d’un

seul client. Maintenant, ils se consolident.

QUELS ÉVÈNEMENTS L’AFIM

MIDI-PYRÉNÉES ORGANISERA-

T-ELLE PROCHAINEMENT EN

OCCITANIE ?

J.J.E et J.S : Nous organisons des

visioconférences d’1 heure à 1 heure

et demie tous les trimestres avec le

format : un sujet technique et un sujet

général. Sur les quatre évènements

prévus, un se déroulera en présentiel

sur un site industriel. On l’a déjà

fait avant la crise. Il y a une véritable

envie de se réunir. Une fois par an, ce

forum avait l’habitude d’être calé sur

une demi-journée et de démarrer le

matin vers 9 h avec des présentations et

des discussions sur la matinée. Ensuite,

il y avait la visite d’une entreprise et un

déjeuner pour favoriser les échanges

pour clôturer en début d’après-midi.

Cela permet d’inclure des petites entreprises

avec peu de moyens qui peuvent

se libérer plus facilement. Le prochain

forum est prévu fin septembre.

DANS QUELS SALONS L’AFIM

MIDI-PYRÉNÉES SERA-T-ELLE

PROCHAINEMENT ?

J.J.E et J.S : Nous serons présents au

Sepem Toulouse avec un programme

de conférences et au SIANE.

QUELS CONSEILS PRATIQUES

POUVEZ-VOUS DONNER À

UN PROFESSIONNEL DE LA

MAINTENANCE ?

J.J.E et J.S : D’abord, il faut adhérer à

l’Afim et nous contacter. Il faut aussi

faire attention à ses recrutements et à

ses compétences ainsi qu’aux changements

technologiques dans les 10 ans

parce qu’une marche avec l’Industrie

4.0 arrive. Or on n’est pas certain d’arriver

à être conscient du niveau de la

marche. Le fait d’avoir des données

sur tout change la manière de faire de

la maintenance. Dans notre dernière

réunion, la présentation sur la maintenance

prédictive montre que la détection

d’un colmatage d’un filtre peut

être réalisée sans détecteurs mais

avec des analyses de données. Mais il

faudra continuer à conserver les bases

de maintenance.

Enfin, la nouvelle génération qui arrive

sur le marché n’a pas la même vision

du travail et la même approche de sa

carrière et de son métier. Il faut donc

tenir compte de cela dans son organisation

et la valorisation des individus.

QUELS SONT LES ENJEUX DE LA

MAINTENANCE EN OCCITANIE ?

J.J.E et J.S : En tant qu’Airbus, les défis

concernent la digitalisation et surtout

l’arrivée de la robotique dans nos installations.

Il y a aussi le changement de

positionnement en tant que donneurs

d’ordres où on reprend une partie de

l’industrialisation en interne pour

reprendre la main sur l’outil industriel.

Donc cela aura un impact sur la

maintenance.

L’avenir est aussi tourné vers les

nouvelles technologies comme l’avion

à hydrogène ou la voiture électrique.

Nous allons donc devoir faire évoluer

nos métiers en conséquence.

La prochaine étape dans la production

est d’avoir des tablettes en production

et les opérateurs qui n’auront plus de

papier. On commence à être très proche

de la réalité. La maintenance arrivera

très rapidement derrière.

Enfin, nous avons accompagné la mise

en place d’une école Airbus adossée

à CFAI de Bauzelle pour former

des jeunes avec des petits effectifs (6

ou 8 élèves tous les ans) à la maintenance

industrielle afin de compenser

le manque de formation et de compétences

dans ce secteur ●

Propos recueillis par

Valérie Brenugat

20 IMAINTENANCE & ENTREPRISE • N°667 • Août - Septembre - Octobre 2022


MAINTENANCE EN RÉGIONS

FORMATION

Mecanic Vallée : un cluster

partenaire du projet européen

3TIndustry4.0

Financé par l’agence européenne Erasmus +, ce projet 3TIndustry4.0 est le fruit d’une réflexion interne

à Mecanic Vallée (ses entreprises concernées par la maintenance, et ses centres de formations

de la branche professionnelle UIMM et de l’Education Nationale) et externe avec les partenaires

européens (Espagne et Allemagne), confrontés aux mêmes problématiques : comment insuffler

les technologies 4.0 dans nos PME industrielles ?

© DR

© DR

Hervé Danton

Délégué Mecanic Vallée

Camille Esquerre

cheffe de projets Mecanic Vallée

Les modules de formations

du projet3TIndustry4.0 sont

initialement destinés aux

formateurs en entreprises et

aux professeurs dans les lycées et les

IUT de France et leurs équivalents en

Europe, afin qu’ils puissent monter

leurs propres formations pour leurs

élèves et auditeurs.

La plupart des modules concernent la

maintenance industrielle, en premier

lieu, le module Maintenance Prévisionnelle,

disponible en Français

et en Anglais, ceux sur la réalité

virtuelle et la réalité augmentée, mais

aussi celui sur la Cybersécurité, soit

la moitié des modules disponibles.

Le mode d’élaboration des modules

est commun aux cinq partenaires

européens impliqués. Ainsi, le choix

des modules a été fait en commun,

le cadre de développement des

modules et leur trame aussi. Hervé

Danton, Délégué Mecanic Vallée et

Camille Esquerre, cheffe de projets

Mecanic Vallée racontent le processus

: « Ceci est l’objet de nombreuses

réunions de travail, entre les partenaires,

en visioconférence, ou en

présentiel, le tout en langue anglaise,

outil incontournable de travail, pour

des projets européens. Ensuite, chaque

partenaire a été chargé de développer

deux modules (sauf le porteur

de la plate-forme qui en assure le

fonctionnement). » Outre Mecanic

Vallée, les partenaires concernés

sont le Campus des Métiers et des

Qualifications d’Excellence « Industrie

du Futur », basé à Decazeville en

Aveyron, et qui rayonne sur le Lot

et l’Aveyron, l’université technologique

TUBS de Braunsweig, le cluster

aragonais CAAR et le centre technologique

espagnol AITIIP.

Le module de maintenance prévisionnelle

a été développé par le

Campus des Métiers et des Qualifications

d’Excellence « Industrie du

Futur ». Ce partenaire a désigné des

professeurs en charge de ce thème au

lycée Monnerville

de Cahors

(46) et à l’IUT

de Rodez (12),

qui ont monté

le module, puis

testé avec les

partenaires.

Ces modules du projet sont consultables

en ligne, gratuitement, sur

simple inscription par mail (pour

éviter les robots informatiques) :

MAINTENANCE & ENTREPRISE • N°667 • Août - Septembre - Octobre 2022 I21


MAINTENANCE EN RÉGIONS

© DR

Le projet européen a été nominé aux

Global Industrie Awards.

ils ont une durée moyenne de 6 heures, avec 6 ou 7

parties et sont accompagnés d’un contenu pédagogique

et de ressources.

Les usages de ces modules sont multiples : à l’origine,

ils sont destinés aux formateurs pour développer leurs

propres formations. Certains, comme à l’IUT de Limoges,

les utilisent pour leurs propres cours, et incidemment

pour l’apprentissage de la langue anglaise. Enfin, certains

jeunes auditeurs (ou en reconversion) viennent monter

en compétences sur le sujet en suivant ces modules, avant

d’entrer dans un cycle de formations plus long, comme les

formations en maintenance prévisionnelle dispensées par

plusieurs IUT dont celui de Rodez.

Les utilisateurs sont nombreux et variés : des professeurs

d’IUT et de lycées professionnels, des étudiants en vue d’entrer

dans un cursus dédiés, des formateurs en entreprises,

des personnels en poste en entreprises, … Et même des

jeunes » retraités qui veulent rester à la page, voire poursuivre

une activité de soutien aux entreprises. « Les études

de satisfaction sont très positives : les notes sont de 8,5/10,

et la plateforme continue d’enregistrer de nouveaux-venus

chaque semaine. » concluent Hervé Danton et Camille

Esquerre. « Cela n’a pas échappé à l’agence Erasmus + qui

a déclaré ce projet parmi les projets exemplaires et aux Global

Industrie Awards qui ont nominé ce projet parmi les projets

collaboratifs remarqués pour l’année 2022 » ●

Un cluster

pour une meilleure

synergie

Le business cluster Mecanic Vallée se développe sur

l’espace économique du Sud-Ouest français, d’environ

220 entreprises totalisant 12.000 emplois, répartis

sur 2 régions (Nouvelle Aquitaine et Occitanie) et 6

départements (Aveyron, Lot, Corrèze, Dordogne et

Haute Vienne, mais aussi le Cantal en Auvergne Rhône

Alpes) et sur une quinzaine de secteurs d’activités de

l’industrie : les énergies, la mécanique de précision, la

maintenance, l’aéronautique, l’équipement automobile

et la machine-outil.

Il regroupe en 2022, 204 adhérents qui représentent

87% des effectifs de son espace et plus de 85% du chiffre

d’affaires des entreprises représentées. Fonctionnant

sous forme associative (mais fiscalisée et soumise

à l’impôt), Mecanic Vallée est dirigé par un bureau

constitué d’industriels qui définissent ses actions pour

fournir à ses adhérents, des outils de développement

et d’amélioration de leur compétitivité, mais aussi

pour coopérer, mutualiser leurs moyens et créer une

synergie interentreprises.

Valérie Brenugat

22 IMAINTENANCE & ENTREPRISE • N°667 • Août - Septembre - Octobre 2022


MAINTENANCE EN RÉGIONS

ORGANISATION

IMT Mines Albi et Veolia

pour une maintenance optimisée

En juin dernier, IMT Mines Albi et Veolia ont présenté un premier bilan des travaux effectués dans

le cadre de leur laboratoire commun RE-S-EAU. Créé en janvier 2020, pour une durée de 5 ans,

ce laboratoire est organisé autour de trois axes : la planification des opérations de maintenance,

la maintenance prédictive et la gestion des situations de crise.

Le bâtiment de l’IMT Mines Albi.

Matthieu Lauras

© IMT Mines Alb

Professeur à l’IMT Mines Albi et chef

adjoint du CGI

© IMT Mines Albi

Nommé RE-S-EAU (Résilience et Efficience et des

Systèmes de production et distribution d’EAU),

le laboratoire commun au Centre Génie Industriel

(CGI) d’IMT Mines Albi et à Veolia dispose

d’un premier volet sur la planification des opérations de

maintenance des réseaux et ouvrages de production d’eau

potable. Son but : l’optimisation et la robustesse de l’utilisation

des ressources et d’efficience du service rendu. A partir

de cas d’études sur les données réelles, le laboratoire a réussi

à simuler le processus de planification des interventions journalières

effectuées par Veolia (réseaux, usines, clientèle). La

solution créée par le CGI permet de présenter des solutions

organisationnelles pour optimiser la planification dans un

cadre solide et résilient prenant en considération les aléas et

les urgences afin de garantir le meilleur niveau de service.

Cette solution de planification assistée est en cours d’évaluation

chez Veolia et ses résultats sont soumis au système

actuel de planification.

La recherche a, en effet, porté sur l’amélioration de l’offre de

planification au travers plusieurs aspects dont l’efficience.

L’affectation des ordres d’intervention chez Veolia est assurée

par des planificateurs qui se basent sur une organisation

d’un découpage géographique et par métier. Donc la

recherche d’efficience dans le projet a consisté à dépasser ces

caractéristiques. Autre aspect considéré : la résilience avec

l’anticipation d’opérations urgentes (les aléas, des opérations

nécessitant plus de temps que prévues initialement). Ces

opérations ont, en effet, une incidence car l’agent se retrouve

avec une charge de travail et une charge mentale importante.

Auparavant, la planification se faisait à la semaine. Selon les

experts de l’IMT, plus on se projettera à un horizon plus lointain,

plus la planification sera robuste par rapport aux aléas

grâce à l’anticipation qui peut aller jusqu’à 3 semaines. Dans

le projet, la tournée peut être aussi mise à jour en temps réel.

De plus, les modèles développés permettent d’évaluer l’impact

des organisations avec des secteurs ayant une contrainte

géographique forte.

Quant au deuxième volet du laboratoire, il porte sur la

réduction au maximum les indisponibilités qui pourraient

toucher le réseau de distribution d’eau, notamment en anticipant

les opérations d’entretien ou de remplacement. Ce

point est stratégique pour Veolia voulant assurer un taux

de service maximal aux communes desservies. Ainsi, CGI

a alors augmenté plus encore la performance de l’outil de la

détection des anomalies employé par Veolia. Cet outil fait

appel à des approches prévisionnelles (basées sur des statistiques)

ou prédictives (à base d’algorithmes issus de l’intelligence

artificielle). Les bénéfices obtenus par ces dispositifs :

outre la prédiction des ruptures sur le réseau, le système

peut formuler des recommandations de travaux adaptées à

MAINTENANCE & ENTREPRISE • N°667 • Août - Septembre - Octobre 2022 I23


MAINTENANCE EN RÉGIONS

Une démonstration de la plateforme IOMEGA VR

© DR

la situation en prenant en compte la dimension budgétaire. Cela signifie que les

préconisations de travaux sont adaptées à l’enveloppe financière donnée.

UNE RECHERCHE D’EXCEPTION POUR DES EXPÉRIMENTATIONS À

L’ÉCHELLE INDUSTRIELLE

L’environnement de recherche du CGI est basé sur une triple expertise : la maîtrise

de l’ensemble de la chaîne de données et des technologies d’IA, la capacité à intégrer

des connaissances métier, l’apport de solutions immersives contribuant à une

interface homme/machine performante. Matthieu Lauras, Professeur à l’IMT Mines

Albi et chef adjoint du CGI, déclare à ce propos : « Le Centre de Génie Industriel

est également un centre de recherche et de formation employant une cinquantaine

de personnes. Cet équipe s’intéresse aux problématiques organisationnelles dans les

entreprises. Nous développons des outils d’aide à la décision pour accompagner ces

organisations dans des environnements plus complexes et de plus en plus collaboratifs

ou interconnectés et surtout de plus en plus soumis à des aléas et des perturbations

des crises. Notre véritable ADN depuis 25 ans, c’est la prise de décision dans un environnement

perturbé et incertain. Le contexte actuel nous démontre qu’il est utile. »

Le laboratoire est composé à 50 % d’expertises et de domaines de compétences

en génie industrielle dans des problématiques d’organisation d’entreprise. L’autre

moitié des effectifs sont des personnes avec un bagage informatique et Intelligence

Artificielle. La combinaison de ces deux compétences représente une originalité

dans le paysage des laboratoires de recherche en France.

Dépendant du ministère de l’Industrie, le centre dispose de 4 domaines d’application

des travaux de recherche. Parmi ces domaines, figurent la configuration, la conception

et l’accompagnement de cycle de vie ou d’un produit. La maintenance est portée

par ce dernier axe. Le centre connait

de plus en plus de travaux sur la maintenance

prédictive et la maintenance

prévisionnelle. Son ambition est d’exploiter

les données sur la chaine qui

part de la donnée et arrive à la décision

et de mobiliser des algorithmes

d’intelligence artificielle permettant de

supporter des mécanismes de prise de

décision pour aider à arbitrer sur les

équipements à maintenir en fonction

des contraintes budgétaires.

Ses deux plateformes de recherche et

d’expérimentation IOMEGA (Interoperability

of Organizations, Means, Experiments,

Games and Acceptances) et

IOMEGA VR (Virtual Reality) spécialisée

dans les technologies immersives

permettant de réaliser des expérimentations

à l’échelle industrielle. Au-delà

de l’exemple de Veolia Eau, le CGI se

penche également sur d’autres problématiques

avec des entreprises comme

Apsys, une filiale d’Airbus pour la

maintenance des avions.

Valérie Brenugat

24 IMAINTENANCE & ENTREPRISE • N°667 • Août - Septembre - Octobre 2022


DE LA GTB À LA GMAO MAINTENANCE 4.0

© DR

AVIS D’EXPERT

“ La norme américaine 21 CFR part

11 établit les attentes de traçabilité

des industriels vis-à-vis des solutions

de GMAO”

Laurent Crétot

Directeur Commercial

chez Siveco Group

La FDA (Foods and Drugs Administration) impose à tous les

industriels du secteur pharmaceutique ou agroalimentaire

qui souhaitent commercialiser leurs produits aux États-Unis

et par extension en Europe, de se conformer au référentiel 21

CFR part 11. Une entreprise des secteurs précités, qui se dote

d’une solution de GMAO (Gestion de maintenance assistée par

ordinateur) se doit de vérifier la compatibilité de sa solution

avec la norme 21 CFR part 11. Mais attention, il ne suffit pas

d’avoir une solution qui réponde aux attentes de la norme, la

réglementation américaine va beaucoup plus loin puisqu’elle

impose de nombreuses garanties sur l’intégration de la solution

pour répondre aux critères exigés par la FDA.

MAINTENANCE & ENTREPRISE • N°667 • Août - Septembre - Octobre 2022 I 25


MAINTENANCE 4.0

DE LA GTB À LA GMAO

Le référentiel 21 CFR part 11 établit les dispositions

réglementaires auxquelles chaque industriel doit se

plier pour être conforme à la législation américaine

en matière de conservation des données et signature

électronique. Cette norme certifie que l’entreprise est conforme

aux critères de sécurité très élevés requis par le référentiel, ce

qui diminue très fortement le risque de mise sur le marché de

produits non conformes.

UN RÉFÉRENTIEL QUI IMPOSE UNE TRAÇABILITÉ SUR

PLUSIEURS NIVEAUX

Le maître mot associé à la norme est la traçabilité exhaustive. Je

m’explique, l’entreprise doit connaître à tout moment ce qui a été

fait et par qui, avec un système d’identification très poussé. C’est

une des premières exigences pour être conforme à la 21 CFR

part 11. Pour ce faire, la solution choisie devra vous permettre

d’enregistrer les traces laissées sur le système et les rendre exploitables

et sélectionnables avec une valeur avant/après sur les

données modifiées. Elles doivent ensuite être exploitables de

manière intelligible et simple. Les modifications qui sont horodatées

par la solution et les opérations enregistrées devront être

facilement accessibles, par exemple via une fonction intégrée à

l’outil ne nécessitant pas de compétence de requêtage.

Une fois que l’on maîtrise l’utilisation des données, il faut s’attaquer

aux circuits transactionnels. Pour cela, la GMAO devra

nécessairement proposer un système de signature électronique

permettant une traçabilité étape par étape, reposant sur

le système d’identification.

Ce dispositif devra être renforcé par une gestion plus fine des

utilisateurs, jusqu’à la donnée unitaire. Chaque intervenant ne

pourra intervenir que sur la partie du processus qui lui a été

attribuée (traçabilité dans l’accès aux données). De même, dans

un processus, seuls certains champs pourront être accessibles

selon l’utilisateur, leur affichage ou utilisation pouvant même

être restreint en fonction de la valeur du champ. Un mécanisme

de déconnexion automatique à partir d’un certain laps de temps

sans action est indispensable. Bien entendu, tout ce qui doit être

respecté sur l’outil doit également l’être sur vos outils mobiles.

L’IMPLANTATION, UNE PHASE CRITIQUE POUR LA

CONFORMITÉ AU RÉFÉRENTIEL

Bio Express

Laurent Crétot est Directeur Commercial au sein de Siveco Group,

éditeur et intégrateur des solutions logicielles Coswin - GMAO/

EAM - offre Maintenance 4.0 : Coswin Smart Generation.

Ancien Ingénieur d’affaires, consultant expert en solutions logicielles

GMAO et en organisation d’entreprise, Laurent Crétot conseille

et accompagne, depuis plus de 25 ans maintenant, les industriels

dans l’amélioration de leur solution GMAO.

En termes de documentation tout d’abord, l’éditeur devra fournir

une documentation exhaustive et compréhensible pour le

client, comprenant les modifications effectuées dans le logiciel,

afin que ce dernier soit en mesure d’en comprendre l’impact et

qu’il puisse en vérifier la conformité lors de la première installation

mais aussi pour toute mise à jour.

L’éditeur pourra alors définir avec le client le nombre d’environnements

nécessaires pour l’implémentation du logiciel (test,

production…) et la méthodologie adaptée à cette architecture.

Encore une fois la traçabilité des opérations sera primordiale

pour garantir que chaque action réalisée dans un environnement

est reproduite à l’identique dans les autres et surtout dans

celui de production.

Deux phases sont indispensables : l’IQ (Qualification à l’installation)

qui détaille précisément l’installation à réaliser pour les

différents environnements, l’OQ (Qualification opérationnelle)

qui garantit que le logiciel respecte les spécifications attendues

par le client et qu’elles seront reproductibles en production.

UN CHOIX QUI NE DOIT PAS ÊTRE FAIT À LA LÉGÈRE

Face à cette astreinte réglementaire, il s’agit avant tout pour

les éditeurs comme pour les intégrateurs d’accompagner leurs

clients dans la mise en place d’un système qui soit à la fois

sécurisé, performant et leur permettant d’améliorer le pilotage

de la maintenance tout en apportant de manière naturelle les

éléments attendus par la norme lors des audits.

Laurent Crétot

La gamme des solutions logicielles Coswin

Le stade le plus critique concerne l’implantation de la solution.

Elle doit se dérouler en présence du client (installation à quatre

mains) puisque c’est ce dernier qui sera le garant de la conformité

d’installation de la solution en cas d’audit. Le référentiel

21 CFR part 11 nécessite à ce stade une méthodologie éprouvée

pour garantir la qualité de l’intégration de la solution.

26 IMAINTENANCE & ENTREPRISE • N°667 • Août - Septembre - Octobre 2022


DE LA GTB À LA GMAO MAINTENANCE 4.0

La GMAO,

une solution économique et éco-responsable ?

Le titre de cet article peut vous sembler caricatural. Vous vous demandez surement comment

une solution de GMAO peut-elle être éco-responsable et en quoi est-elle économique ? Voici deux

bonnes questions auxquelles nous allons tenter d’apporter une réponse. Alors ne criez pas au

greenwashing tout de suite mais laissez-nous, s’il vous plait, vous détailler le fil de notre réflexion.

IL N’Y A PAS DE RESSOURCES INÉPUISABLES

Cela n’aura échappé à personne, après les vagues successives

de confinements, la reprise de l’activité économique

a eu de nombreuses conséquences sur les organisations.

Parmi celles-ci, le goulot d’étranglement dû à la réouverture

qui a entrainé une augmentation conséquente du prix

des matières premières mais aussi de leurs délais d’approvisionnement.

Ce contexte inédit, pointe le doigt sur différentes problématiques

inquiétantes, qui obligent la société dans son

ensemble et par conséquent nos entreprises, à se réorganiser

et à revoir son mode de consommation. En effet, cette

crise nous rappelle violemment que nos ressources naturelles

ne sont pas illimitées, que le gaspillage à un coût ;

environnementale bien sûr, mais aussi économique. Par

conséquent, suivre et maintenir son parc d’équipements

avec attention s’avère sur le moyen long terme bien plus

profitable que le remplacement précipité de machines ou

le non maintien de celles-ci.

Ainsi, d’un point de vue stratégique, un bon suivi de vos

opérations de maintenance est d’ores et déjà un atout

majeur pour la compétitivité des entreprises.

AMÉLIORER VOS BILANS GRÂCE À LA GMAO

Pour vous aider à réaliser au mieux le suivi de vos équipements

et de vos opérations de maintenance, la mise en

place d’une GMAO est incontournable. Sans ce logiciel il

sera difficile d’améliorer vos bilans, énergétiques comme

financiers. Mais comment faire ?

Vous allez voir, à travers les exemples suivants que ces deux

aspects peuvent-être intimement liés :

• Limiter les risques et temps d’arrêt de production

Malgré leur dévouement et leur professionnalisme, le quotidien

des équipes de maintenance gérants leurs opérations

de façon traditionnelle, s’apparente souvent à celui des

pompiers. Ils courent d’urgence en urgences et ne peuvent

pas se pencher sur la mise en place de solutions d’améliorations.

Cependant, prendre le temps de tracer l’ensemble des

opérations, analyser les diagnostiques, relever les compteurs,

etc … s’avère nécessaire si l’ont veut prendre répondre

aux questions suivantes :

· Où en suis-je dans mes consommations de pièces détachées

?

· Où en est mon équipement dans sa courbe de vie ? Dois-je

le remplacer ?

Sans réponse à ses questions le risque et de continuer à

maintenir une installation vétuste dont il nous manque

des pièces, jusqu’au jour ou cette machine vient à s’arrêter

définitivement. C’est alors que l’on se retrouve face à un

arrêt de production imprévu, dont la fin dépend de l’arrivée

d’une pièce ou d’une installation de rechange.

Ces arrêts de production représentent un coût énorme !

Outre le manque à gagner évident, il faut aussi prendre en

compte le salaire des opérateurs à l’arrêt, les charges énergétiques,

les éventuelles pénalités de retard, etc…

Grâce à un logiciel de GMAO comme ALATIR ENTER-

PRISE, complet et personnalisable selon vos besoins, vos

équipes de maintenance peuvent passer plus de temps à

contrôler vos équipements qu’à les dépanner en effectuant

plus de maintenance préventive.

De plus, la possibilité de suivre vos consommations au

fur et à mesure permet d’anticiper les pénuries de pièces

en garantissant un stock tampon et faisant des demandes

d’achats automatiques à vos fournisseurs.

MAINTENANCE & ENTREPRISE • N°667 • Août - Septembre - Octobre 2022 I 27


MAINTENANCE 4.0

DE LA GTB À LA GMAO

Enfin, les différents rapports d’analyses vous permettent

d’anticiper l’obsolescence d’un équipement en analysant

la fréquence des pannes et leur impacte sur votre activité.

• Limiter les coûts de production

Comme nous venons de la voir, un logiciel de GMAO

permet d’anticiper les pannes et de concentrer l’activité

de votre équipe de maintenance sur des tâches d’analyse

et d’amélioration.

Parmi les facteurs permettant de constater un dysfonctionnement

sur vos équipements, l’un des plus intéressants

est suivi des leur consommation énergétique, ou plutôt

leurs écarts.

En effet, un pic de consommation énergétique et souvent

signe d’un dysfonctionnement de l’appareil (Une consommation

d’eau plus élevée complet à un débit moindre peut

vouloir dire qu’il y a une fuite quelque part). Suivre ces

indicateurs de consommation est le meilleur dans une

GMAO permet à vos équipes d’analyser les écarts voir

même de d’avoir des déclenchements automatiques d’interventions

correctives. Cela permet de limiter les risques

d’arrêt de production comme vu précédemment.

De plus, au regard de l’augmentation alarmante du coût

de l’énergie, ce suivi permet de limiter vos consommations

et donc de :

· Réduire votre facture énergétique pour investir dans

d’autres projets d’amélioration.

· Réduire votre empreinte carbone et votre impact environnemental.

• Limiter les arrêts de production

• Augmenter le temps allouable à l’innovation

• Accroitre votre rentabilité et votre compétitivité !

Si vous souhaitez faire du bien à votre budget tout en soulageant

la planète, n’hésitez pas à nous contacter afin que

nous puissions vous accompagner dans votre projet ●

50 épisodes managériaux

Réunis sous le nom « Eleven - collectif de coachs », 11 coachs

expérimentés ont mis en commun leur expertise afin de traiter,

en 50 épisodes de vie managériale, des cas concrets inspirés

par leur pratique. Les auteurs de cet ouvrage croisent leurs

regards au travers de techniques créatives afin d’aborder des

situations managériales. Exposé en séquence courte, chaque

épisode, ancré dans le réel, permet de prendre du recul,

de s’interroger sur sa posture de manager, et à envisager

de nouvelles perspectives d’action. Cet ouvrage est destiné

aux managers et aux dirigeants, ainsi qu’aux coachs et aux

professionnels des RH.

« 50 épisodes managériaux -

Des coachs racontent et décryptent ! »,

Eleven - collectif de coachs,

Afnor Editions, 176 p, 28 €

www.boutique.afnor.org/livres

AMORCER UN CERCLE VERTUEUX D’AMÉLIORATION

En permettant en suivi plus poussé des équipements,

notamment grâce aux remontées en temps réel des données

de capteurs, mais en permettant aussi d’optimiser les opérations

de maintenance, la GMAO vous permet d’accroitre

votre qualité votre rentabilité.

Outil fondamental pour toute entreprise s’orientant vers

l’industrie 4.0, la GMAO permet de :

• Prolonger la période d’amortissement de vos équipements

• Rationnaliser vos approvisionnements et votre stock

• Réduire vos dépenses énergétiques et votre bilan carbone

28 IMAINTENANCE & ENTREPRISE • N°667 • Août - Septembre - Octobre 2022


DE LA GTB À LA GMAO MAINTENANCE 4.0

AVIS D’EXPERT

La réglementation (EU, FR) en pleine

évolution : opportunité ou menace pour l’industrie

de la régulation et GTB ?

Pour l’industrie de la Régulation et GTB (Building Automation and Control Systems = BACS), l’enjeu

est d’être conforme aux réglementations (UE, FR) pour jouer son rôle de contrôle-commande

et de monitoring : assurer le confort (de tout type), la santé et la productivité dans les bâtiments

en utilisant le minimum d’énergie possible. Cela permet d’atteindre l’efficacité énergétique

des bâtiments de l’UE et FR, de réduire l’empreinte carbone du bâtiment et de lutter contre le

changement climatique.

© DR

Jean-Daniel (Dan) Napar

Président BACnet France et

Vice-Président KNX France

pour les utilisateurs en raison des économies d’échelle, et

éviter des développements de produits pays par pays.

La DPEB 2018 a acté deux nouveaux systèmes techniques

du bâtiment :

• la Régulation et GTB (BACS) ;

L’évolution est la suivante :

• pour l’Europe, il s’agit de la directive DPEB 1 2018

et sa révision programmée ;

• pour la France, il s’agit de la transposition de

la DPEB 2018 (Décret BACS, Décret Tertiaire), la

montée en puissance de la RE2020 et en même temps

le soutien financier du Plan de Relance.

Par le biais de son organisme de standardisation CEN/

TC247, un autre enjeu de l’industrie BACS est d’utiliser

les normes PEB pour faciliter l’application des Directives

en Europe (transpositions nationales), et développer des

systèmes reconnus de certification et d’étiquetage pour les

BACS dans l’Union Européenne (UE) et en France (FR).

L’alignement de ces normes (UE, FR), qui sont des référentiels

pour l’industrie BACS, permet la réduction des coûts

1. Directive Performance Energétique des Bâtiments (Directive 2018/844

du 30 mai 2018)

• la production d’électricité sur site d’un bâtiment ou

d’une unité de bâtiment.

Pour la Régulation et GTB, la DPEB 2018 demande des

exigences impératives pour l’installation et la rénovation

de Systèmes d’Automatisation et de Contrôle des Bâtiments

(BACS) dans les bâtiments non résidentiels (existants et

neufs) ayant des systèmes de chauffage, ou des systèmes

de chauffage et de ventilation combinés ou non, d’une

puissance nominale utile supérieure à 290 kW d’ici 2025,

lorsque cela est techniquement et économiquement réalisable

(Art.14/15). Les bâtiments existants et neufs équipés

de BACS sont exemptés des inspections obligatoires des

systèmes de chauffage/climatisation (Art.14/15). Un BACS

qui correspond aux exigences de la directive est un système

de classe B minimum tel que spécifié dans la norme NF

EN 15232-1. Cette norme est devenue la norme mondiale

NF EN ISO 52120-1 en mars 2022. Pour mémoire, la série

ISO 52xxx est réservée pour les normes développées pour

donner suite au Mandat de la Commission Européenne

(M/480) qui demande une série de normes donnant une

méthodologie internationale de calcul de la performance

MAINTENANCE & ENTREPRISE • N°667 • Août - Septembre - Octobre 2022 I 29


MAINTENANCE 4.0

DE LA GTB À LA GMAO

énergétique des bâtiments selon une approche physique

et holistique.

La mise en œuvre en France de cette Directive se traduit

par le Décret BACS, le Décret Tertiaire, ainsi que le financement

du Plan de Relance. Pour rendre transparent cette

triade, l’explication peut-être :

• Exigences de Moyens (Décret BACS) ;

• Exigences de Résultat (Décret Tertiaire) – objectifs

de réduction de consommation énergétique finale ;

• Financement amplifié (Plan de Relance).

Il est visé, entre autres, une exemplarité du secteur public.

Le cadre réglementaire français se voit complété également

par un nouveau DPE, et aussi avec l’évolution de la RT2012

vers la RE2020. A remarquer le changement de paradigme,

d’une réglementation thermique, la France évolue vers une

réglementation Environnementale !

La RE2020 rentre en application pour le résidentiel le 1er

janvier 2022 et pour le tertiaire le 1er juillet 2022.

LA RE2020

Les évolutions de la réglementation française ont été introduites

par la Loi de transition énergétique pour la croissance

verte (LTECV) de 2015, la Stratégie Nationale Bas

Carbone (SNBC) 2 et la Programmation Pluriannuelle de

l’Energie (PPE), et fixent des orientations pour les filières

afin d’atteindre la neutralité carbone en 2050.

La loi Evolution du Logement, de l’Aménagement et du

Numérique (ELAN) prévoit l’entrée en vigueur d’une

nouvelle réglementation environnementale des bâtiments

neufs en 2022.

Son objectif est de poursuivre l’amélioration de la performance

énergétique et du confort des constructions, tout

en diminuant leur impact carbone. Elle s’articule autour

de trois principaux axes :

fage installé, grâce au renforcement des exigences

sur l’indicateur de besoin bioclimatique, Bbio.

• Diminuer l’impact sur le climat des bâtiments

neufs en prenant en compte l’ensemble des émissions

du bâtiment sur son cycle de vie, de la phase de

construction à la fin de vie (matériaux de construction,

équipements), en passant par la phase d’exploitation

(chauffage, eau chaude sanitaire, climatisation,

éclairage…), via une analyse en cycle de vie.

• Permettre aux occupants de vivre dans un lieu de

vie et de travail adapté aux conditions climatiques

futures en poursuivant l’objectif de confort en été.

Les bâtiments devront mieux résister aux épisodes

de canicule, qui seront plus fréquents et intenses du

fait du changement climatique.

La RE2020 repose sur une transformation progressive des

techniques de construction, des filières industrielles et

des solutions énergétiques, afin de maîtriser les coûts de

construction et de garantir la montée en compétence des

professionnels.

Ainsi, l’évolution des Réglementations (EU/FR) fera que

la gestion (l’usage) des bâtiments sera le troisième pilier

à utiliser pour la prochaine décennie. L’intensité d’usage

va compléter l’amélioration de l’enveloppe par des travaux

des isolations et le changement des équipements pour leurs

équivalents récents et performants. La massification des

rénovations des bâtiments existants devient aussi un enjeu

majeur, voir primordial avec le respect des nouvelles réglementations

pour les bâtiments neufs. Les bâtiments neufs

ne représentent que… 1% du marché chaque année.

Un mot pour la maintenance. Pourquoi ne pas prévoir

une réglementation pour la maintenance reliée à la vérification

périodique de la performance réelle du bâtiment et

son maintien au niveau demandé par le Décret Tertiaire !

Les BACS standardisés donc évolutifs, sûrs et efficaces,

seront de précieux outils pour atteindre cette mission à

coûts maitrisés ●

Jean Daniel (Dan) Napar

• Poursuivre l’amélioration de la performance énergétique

et la baisse des consommations des bâtiments

neufs. La RE2020 va au-delà de l’exigence de

la RT2012, en insistant en particulier sur la performance

de l’isolation quel que soit le mode de chauf-

2. https://www.ecologie.gouv.fr/strategie-nationale-bas-carbone-snbc

30 IMAINTENANCE & ENTREPRISE • N°667 • Août - Septembre - Octobre 2022


DE LA GTB À LA GMAO MAINTENANCE 4.0

AVIS D’EXPERT

Protocoles de GTB : comment respecter la

planète et les directives BACS ?

Depuis plus de 20 ans, des solutions techniques ont été adoptées par les plus grands fabricants

de matériel de gestion du confort. Pour des raisons partisanes et économiques, ils ont tous tourné

le dos à la solution qu’ils défendaient pour ses valeurs de performances.

© DR

Daniel Zotti

Président de l’association

LonMark Francophone

est identique d’un constructeur à l’autre, chacun apportant

ses particularités et son expérience qui le distinguent de son

concurrent mais qui lui assure une communication avec ses

partenaires. Par exemple, l’information portant sur l’occupation

de la pièce pourra être fournie par le multi-capteur

d’éclairage ou la télécommande du confort et sera utilisée

pour les trois contrôleurs de confort, d’éclairage et de stores.

LA GUERRE EST LANCÉE DEPUIS SES ORIGINES

Petit rappel : BACnet, LonWorks et EIB (qui deviendra

KNX) ont été créées entre les années 1986 et 1988, puis

normalisées entre 2003 et 2006. Ces protocoles, fédérateurs

dans le bâtiment, ont tous trouvé un support de convergence

avec IP. Il sert de colonne vertébrale pour tous les

projets laissant des solutions filaires plus sobres en énergie,

plus simples à déployer dans la distribution locale, par

étage et par pièce.

Plusieurs de ces solutions ont évolué avec des spécialistes

de chaque métier du bâtiment comme l’éclairage, l’incendie,

les stores, le contrôle d’accès, l’énergie ou le confort thermique.

Ces travaux ont donné lieu à la création de « blocs

fonctionnels » qui représentent le savoir-faire de chaque

métier, décrivant les informations minimums en entrée,

en sortie et en paramétrage. Ces documents font partie des

documents normatifs.

L’intérêt de ces blocs réside dans l’interopérabilité des

produits pour lesquels le format des commandes et des états

Ses autres fonctions

Daniel Zotti est aussi PDG d’Occitaline et expert installations

GTB LonWorks, BACnet, Modbus, outils, bases de données

et réseaux.

UN SECTEUR MONOPOLISÉ PAR DES CHAPELLES

Plusieurs métiers ont été hyper spécialisés, voire règlementés

pour en limiter les accès à des personnes ou des sociétés

non habilitées. Les réglementations et normalisations ont

remplacé les solutions propriétaires. Dans l’esprit de beaucoup,

une solution normalisée garantit l’interopérabilité. Or

ceci n’est pas vrai. Démonstration avec la GTB en BACnet.

Le protocole BACnet est normalisé. Les produits doivent

donc être « certifiés » BTL pour être interopérables. Les

certifications KNX ou LonMark, elles, ne peuvent se faire

que par rapport à un « bloc fonctionnel » donc un métier.

Nous allons donc retrouver des ventilo convecteurs, des

modules lampe, des interrupteurs, des capteurs d’occupations,

des stores etc.

En BACnet, la certification se fait par rapport à une révision

du protocole BACnet (liée à une année), le constructeur

indique quels objets (BI, BO, BV…) il autorise dans son

programme, les BIBBS (services) qu’il accepte sans spécifier

ni métier, ni informations en entrée, ni en état de sortie,

ceux-ci étant laissés à la discrétion des programmeurs.

Comme les développeurs ne sont pas contraints, ils peuvent

faire des produits parfaitement incompatibles avec les autres.

L’adressage des équipements et les liens entre produits n’étant

pas supportés par le protocole BACnet, la charge de travail

est considérable lorsqu’il y a plus d’un fabricant avec des

produits qui doivent interagir dans un projet.

MAINTENANCE & ENTREPRISE • N°667 • Août - Septembre - Octobre 2022 I 31


MAINTENANCE 4.0

DE LA GTB À LA GMAO

C’est pourquoi la promotion des solutions KNX et LonMark

n’est assurée que par des constructeurs dont l’intérêt est le

même que celui des clients finaux alors que les promoteurs

du BACnet sont des constructeurs qui souhaitent s’accaparer

la majorité des produits d’un projet afin de se garantir

un revenu récurent pour toutes les opérations de maintenance,

sans respecter ni le besoin, ni l’intérêt du client final.

MAINTENABILITÉ DES INSTALLATIONS

Les installations de GTB ne dérogent pas aux contraintes de

MCO (Maintien en Conditions Opérationnelles). Certains

constructeurs créent une obsolescence en changeant de

manière radicale de protocole de communication.

Les clients sont alors pris en otage et, pour les plus riches

d’entre eux, doivent tout remplacer en n’ayant plus d’alternative

pour leur maintenance future. D’autres, plus malins,

continuent à travailler avec des fabricants plus petits, plus

souples et respectueux de la planète.

C’est toujours le client qui décide, encore faut-il qu’il soit

informé et de manière impartiale.

SURCONSOMMATION DU MODE VEILLE DES

ÉQUIPEMENTS

Suivant les fiches PEP (Profil Environnemental Produit),

la fabrication d’un produit BACnet IP/Ethernet consomme

75 kg cd CO²-eq alors que la fabrication d’un produit similaire

en LonMark n’en consomme que 22 kg CO²-eq. On

constate que le remplacement d’un produit par un autre -

à service identique - augmente d’un coefficient 3,4 l’impact

sur la planète.

ans, ils reviendront avec une solution sur simple paire torsadée,

retrouvant des consommations raisonnables pour des

services identiques, en demandant aux clients de rechanger

la totalité de l’installation.

Notre confiance ne doit pas être donnée les yeux fermés.

100 fiches pratiques de

maintenance préventive

Daniel Zotti

Dans cet ouvrage, le chef d’entreprise d’ATI-Consult, Claude

Kojchen, explique les actions de maintenance préventive

dans les secteurs industriels les plus importants à travers

d’une centaine de fiches d’une ou deux pages : mécanique,

pneumatique, hydraulique, électricité, automatisme et froid.

À la fois aide-mémoire et guide pratique, il permet de mettre

en œuvre les connaissances indispensables afin d’identifier

les causes de défaillance des différents composants, puis

surveiller, entretenir et contrôler les équipements. Il propose

également des plans de préventif adaptés à chaque situation.

« 100 fiches pratiques de maintenance préventive »,

Claude Kojchen, Dunod,

192 p - 29 €

www.dunod.com

En GTB, de nombreux locaux sont utilisés dix heures par

jour et cinq jours par semaine. Cela représente 30 % du

temps d’activité des équipements. Pendant 70 % du temps,

la lumière est éteinte, les stores ne bougent pas et la climatisation

ou le chauffage sont suspendus ou très fortement

diminués (hors gel). La consommation d’un produit BACnet

IP est de 6,4 W en lieu et place de 1,8 W en LonWorks, soit

une augmentation d’un coefficient de 3,6.

QUID DE L’ÉCO-CONCEPTION ?

Alors qu’il existe la norme ISO 14062 sur l’éco-conception,

certains fabricants s’arrogent le droit d’imposer une

démarche opposée au bien-être de la planète et à l’intérêt

des clients.

Il n’est pas déraisonnable de penser que dans moins de dix

32 IMAINTENANCE & ENTREPRISE • N°667 • Août - Septembre - Octobre 2022


DE LA GTB À LA GMAO MAINTENANCE 4.0

TECHNOLOGIE

Le bâtiment

numérique repose sur

une GTB/GTC efficace et

maintenable

Les années d’avant la crise sanitaire ont vu

croître l’interaction de tous les bâtiments avec

leur environnement proche (SmartBuilding) puis

la demande de leur connectivité avec l’extérieur

(SmartCity et SmartGrid). Depuis maintenant

plus de 20 ans, l’amélioration du confort des

usagers, l’optimisation énergétique des bâtiments,

la flexibilité et l’évolutivité des usages, la demande

d’une maintenance simplifiée et accessible, ont

renforcé la GTB et ont abouti à la transformation

digitale du bâtiment.

© DR

Eric Lobet

dirigeant du cabinet Actium

Cependant la crise sanitaire a brutalement contrarié

cette tendance, en particulier avec le développement

du télétravail.

La GTB existe depuis longtemps (originellement

limitée aux métiers de la CVC) et a vécu de nombreuses

évolutions techniques. Quelquefois, elle s’appelle Gestion

Technique Centralisée (GTC), dans le secteur purement

industriel (incluant la gestion de certains fluides propres

à l’outil de production).

LA GTB COORDONNE LES ÉQUIPEMENTS

TECHNIQUES DU BÂTIMENT, MAIS PAS SEULEMENT !

© DR

Bureau numérique

Le champ d’action de la GTB est de plus en plus étendu :

• à la conception du bâtiment grâce aux liens avec les

logiciels de modélisation BIM,

• pendant son exploitation avec les logiciels de supervision

; de MAO ou de GMAO ; de gestion du confort,

de gestion énergétique, de gestion des services…,

• parfois lors de sa destruction (valorisation et recyclage

des déchets).

La GTB doit co-exister avec le système d’information classique

(le réseau IP constitue la colonne vertébrale des architectures

de communication technique et informatique).

Elle coordonne les différents lots du cahier des charges

techniques et assure :

• le pilotage des installations en temps réel avec

plusieurs scénarios de commande liés à l’époque de

l’année, à l’occupation des locaux ou des surfaces

(gestion des salles de réunion et des bureaux par

exemple),

• l’interconnexion des automatismes entre eux en

conditionnant certaines actions à des facteurs

externes,

• l’acquisition et la concentration des données qui

circulent dans l’immeuble et qui proviennent d’une

multitude d’équipements techniques – CVC, éclairage,

stores, plomberie, accès... – mais également de

systèmes complémentaires – ascenceurs, sécurité etc.,

pour permettre leur exploitation par d’autres logiciels

(gestion énergétique par exemple),

• le suivi des temps d’utilisation et de disponibilité

des équipements et faire le lien avec les outils et les

services de maintenance.

MAINTENANCE & ENTREPRISE • N°667 • Août - Septembre - Octobre 2022 I 33


MAINTENANCE 4.0

DE LA GTB À LA GMAO

Immeuble EDF à la Défense

venir dans un bâtiment numérisé.

Les approches collaboratives rencontrées dans les projets

BIM et maintenant dans les démarches de BOS, devront

également s’appliquer dans le domaine de la maintenance.

LA CRISE SANITAIRE BOULEVERSERA-T-ELLE LES

TENDANCES D’AVANT 2020

• l’affichage pour différents opérateurs de tous les

évènements respectifs qui se produisent dans le bâtiment

(via les interfaces homme-machine – écrans,

tablettes, smartphones, télécommandes locales ou

virtuelles...).

• l’évolution de l’architecture pour réaliser toute modification

du système, incluant le recloisonnement des

espaces, l’extension des besoins, etc.

La GTB est essentielle et se doit d’être efficace et performante

pour réussir la numérisation des bâtiments.

La GTB offre des architectures très diverses avec ou sans

redondance, des stations d’historiques, et bien d’autres

possibilités. Elle est également souvent utilisée comme

élément fédérateur de la convergence OT/IT, c’est-à-dire

le partage de données entre les équipements techniques

du bâtiment et l’informatique de l’entreprise.

UNE PRESTATION À NE PAS NÉGLIGER : LA

MAINTENANCE

La gestion de l’entretien et de la maintenance des bâtiments,

est un sujet qui, assurément, prend de l’importance

à la fois au regard des investissements effectués mais aussi

par rapport à l’évolution et à la durée de vie du bâtiment.

Il devient indispensable de pérenniser l’investissement

initial par la gestion d’une maintenance optimisée. Il faut

basculer d’une maintenance exclusivement corrective à

une maintenance programmée adaptée et structurée, éventuellement

préventive voire prédictive (l’intelligence artificielle

pourrait être un allié précieux dans cette démarche).

L’indispensable connaissance de technologies multiples

impose, aux sociétés de maintenance, l’assistance d’entreprises

plus dédiées et maitrisant certaines de ces technologies.

Une seule entreprise ne détient plus le monopole de la

connaissance de tous les facteurs techniques présents et à

Les deux années qui viennent de s’écouler ont créer un

choc brutal et un changement radical dans la gestion des

surfaces et des activités présentes dans les bâtiments, principalement

dans les immeubles de bureaux.

Le télétravail s’est considérablement accru et assez étonnamment,

de nombreux salariés s’en sont satisfaits (il reste à

mesurer les ratios de salariés voulant maintenir ou accroître

le télétravail et ceux souhaitant plus de présence au bureau).

Que se passera-t-il, lorsque sur un plateau de bureau

pouvant accueillir 50 à 80 personnes, seules 10 à 20 d’entre

elles seront présentes dans une même journée ? N’y aurat-il

pas une réduction des surfaces utilisées et construites,

utilisant plus fortement le principe de postes partagés ou

nomades ? Les structures de « coworking » ou de « flexoffice

» ne deviendront-elles pas aussi importantes que les

bureaux acquis en propres par les entreprises ? Comment

évolueront les concepts de services vantés avant la crise ?

Les situations sont difficiles à anticiper mais il va être nécessaire

d’étudier les nouveaux comportements consécutifs

au télétravail. Le domaine du bâtiment est un secteur de

long terme – conception, utilisation, recyclage... Là encore,

une GTB efficiente et bien conçue restera une garantie

d’adaptation à ces prochaines évolutions, invisibles il y a

encore 2 ans.

Un parcours dans l’industrie

et le bâtiment

Eric Lobet

Eric Lobet est le dirigeant du cabinet Actium, qu’il a créé,

spécialisé dans la communication et le marketing technique

pour les sociétés ou des organismes intervenant dans le monde

industriel et du bâtiment communicant et smartbuilding.

Sa carrière au sein de plusieurs entreprises américaines et

françaises en mesure, automatisme, informatique industrielle,

réseaux, supervision, lui ont permis d’exercer de nombreuses

fonctions jusqu’à la direction commerciale et marketing.

Naturellement, il a compris la nécessité de répondre à la «

technicité des entreprises et des produits » et à la « capacité

de communiquer et de les commercialiser ». Il s’intéresse aux

nouvelles technologies qui se développent vers l’industrie 4.0

ou les bâtiments numériques.

34 IMAINTENANCE & ENTREPRISE • N°667 • Août - Septembre - Octobre 2022


ZOOM MOBILITE ET GEOLOCALISATION

SOLUTIONS

INTERVIEW

Mobility For Business : la onzième édition du salon

B2B des solutions mobiles

Vitrine de la mobilité professionnelle sous toutes ses formes, Mobility for Business se déroulera

du 11 au 12 octobre 2022. Elle réunira plus d’une centaine de sociétés leaders dans leur domaine.

Entretien

Gwen Rabier

Directeur du salon

Mobility For Business

« 30% de nos

exposants

proposent

des offres

spécifiques

liées à la

maintenance. »

QUELLES SERONT LES PARTICULARITÉS DU

SALON MOBILITY FOR BUSINESS ?

Gwen Rabier : Nous allons tenir cette 11ème édition

en parallèle des salons Solutions (ERP, DEMAT et

CRM), comme en 2019. Cela nous permettra de

faire un focus à 360° sur les solutions IT et connectées,

que recherchent les 6000 visiteurs que nous

attendons

Un focus est mis cette année sur les solutions de

gestion et d’optimisation d’intervention et de maintenance

prédictive ainsi que sur les différentes utilisations

de géolocalisation pour les équipes terrain.

COMMENT CETTE ÉDITION 2022 SE

PRÉSENTE-T-ELLE ?

G. R : Après 2 années de Covid, nous revenons à des

chiffres plus en adéquation avec les Mobility passés.

Mais surtout, nous assistons à un réel engouement

pour la reprise des rendez-vous physiques, le meilleur

moyen de faire du business et découvrir les

nouveautés de nos exposants.

QUELS SONT LES CHIFFRES CLÉS DE CES

SALONS ?

G.R : Nous attendons donc 150 exposants, 25

tables rondes dédiées aux solutions et applications

mobiles, et 6000 visiteurs professionnels.

QUE LA MAINTENANCE INDUSTRIELLE

REPRÉSENTE-T-ELLE DANS L’OFFRE DES

EXPOSANTS ?

G.R : La maintenance industrielle est traitée par de

Cette édition met à l’honneur les solutions de gestion et d’optimisation d’intervention

et de maintenance prédictive.

nombreux exposants puis-quelle est indirectement

liée aux besoin d’intervenir «au bon endroit au bon

moment» par des collaborateurs équipés et aptes à

résoudre, le plus efficacement possible, les pannes.

QUELLE EST LA RÉPARTITION DU VISITORAT

PAR ACTIVITÉ ?

G.R : Notre visitorat est issu de tous les secteurs

d’activité avec une dominante de décideurs des

services IT (29%) et de l’industrie (23%) mais aussi

de nombreux grands comptes puisque 32% de nos

visiteurs proviennent de sociétés de plus de 500

salariés.

QUELLE PROPORTION DES EXPOSANTS

PROPOSENT DE SERVICES DESTINÉS AUX

PROFESSIONNELS DE LA MAINTENANCE

INDUSTRIELLE ?

G.R : Les stands ne sont pas encore tous vendus

mais je dirais que 30% de nos exposants proposent

des offres spécifiques liées à la maintenance.

POUVEZ-VOUS ME DONNER DES EXEMPLES

D’EXPOSANTS PRÉSENTANT DES

SOLUTIONS DESTINÉES À LA MAINTENANCE

INDUSTRIELLE ?

G.R : IFS et ses solutions MRO (Maintenance,

Repair and Operations) ou Ermeo qui propose un

logiciel opérationnel pour la maintenance.

QUELS TEMPS FORTS POURRAIENT

INTÉRESSER LES PROFESSIONNELS DE LA

MAINTENANCE INDUSTRIELLE ?

G.R : De nombreuses conférences, tables rondes

pourront les intéresser mais aussi les Mobility

Awards viendront animer les débats et mettre en

avant les enjeux de la maintenance et tous les autres

thèmes présents sur le salon.

QUAND LA DOUZIÈME ÉDITION DU SALON

MOBILITY FOR BUSINESS SERA-T-ELLE

PROGRAMMÉE ?

G.R : Nous serons présents en 2023 la même

semaine d’octobre, mais la date exacte reste encore

à confirmer ●

Propos recueillis par Valérie Brenugat

MAINTENANCE & ENTREPRISE • N°667 • Août - Septembre - Octobre 2022 I35


SOLUTIONS ZOOM MOBILITE ET GEOLOCALISATION

AVIS D’EXPERT

Le difficile contrôle

des salariés par la

géolocalisation

Tout le monde sait ce qu’est la géolocalisation,

il s’agit d’un moyen technique qui permet de

suivre en temps réel le positionnement d’un

objet (voiture, téléphone, tablette). Par voie de

conséquence le suivi de l’objet permet de suivre

des individus. Au-delà du positionnement en

temps réel de l’objet, la géolocalisation peut

également permettre de mesurer la vitesse

de circulation et ainsi permettre le contrôle du

respect d’une obligation réglementaire, des règles

d’utilisation du véhicule, de vérifier l’itinéraire

parcouru ou la durée durant laquelle l’objet est

resté immobile.

L’utilisation de la géolocalisation est strictement encadrée

© DR

Surveiller l’activité et les horaires des salariés en déplacement,

n’a jamais été aussi techniquement simple et

rapide. Mais puisque la géolocalisation est un dispositif

intrusif, son utilisation est strictement encadrée.

L’article L1121-1 du code du travail dispose que :

« Nul ne peut apporter aux droits des personnes et aux libertés

individuelles et collectives de restrictions qui ne seraient

pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées

au but recherché. »

Et la Cour de cassation estime au visa de cet article que « l’utilisation

d’un système de géolocalisation pour assurer le contrôle de

la durée du travail, laquelle n’est licite que lorsque ce contrôle ne

peut pas être fait par un autre moyen, n’est pas justifiée lorsque

le salarié dispose d’une liberté dans l’organisation de son travail »

(Cour de cassation, civile, Chambre sociale, 3 novembre 2011,

10-18.036, Publié au bulletin)

Pour qu’un employeur puisse se servir de la géolocalisation,

il lui faut respecter un cadre juridique bien délimité.

LE CADRE NORMATIF À RESPECTER

Le RGPD est venu supprimer l’obligation de réaliser une déclaration

préalable des systèmes de contrôle de l’activité des sala-

© DR

Olivier Javel

Avocat chez 1792 Avocats

riés auprès à la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique

et des Libertés).

Mais l’employeur doit d’une part tenir un registre des activités

de traitement, d’autre part vérifier, en fonction de son

projet, si une étude d’impact doit être effectuée sur la protection

des données (PIA) et enfin informer et consulter le CSE

sans omettre d’informer les salariés. L’employeur doit porter à

l’attention de chaque salarié concerné, l’identité du responsable

de traitement, les finalités poursuivies, la base légale du dispositif,

la durée de conservation des données, son droit d’accès et

de rectification et enfin, la possibilité qui lui est offerte d’introduire

une réclamation auprès de la CNIL.

Cette information est capitale car les données stockées par l’employeur

ne peuvent pas être utilisées pour d’autres finalités que

celles portées à la connaissance des salariés.

36 I MAINTENANCE & ENTREPRISE • N°667 • Août - Septembre - Octobre 2022


ZOOM MOBILITE ET GEOLOCALISATION

SOLUTIONS

Cependant pour s’assurer de la légalité du dispositif, et au-delà

des informations données aux salariés, encore faut-il que l’utilisation

des données collectées soit permise.

Certaines pratiques sont clairement prohibées comme :

• La collecte des données sur un salarié en dehors de son

temps de travail,

• « l’espionnage » des représentants du personnel dans le

cadre de leur mandat.

Mais, attention certaines pratiques qui peuvent sembler admises

seront également sanctionnées. En effet, si le contrôle de la

durée du travail peut être effectué par un autre outil, même

moins performant, la géolocalisation ne pourra alors pas être

utilisée à cet effet.

Or, bien qu’imparfait, il existe plusieurs outils qui permettent de

contrôler le temps de travail des salariés comme une badgeuse

fixe ou un système auto-déclaratif. Ce qui implique que l’utilisation

de la géolocalisation aux fins de contrôle du temps de

travail des salariés n’est que rarement admise.

La géolocalisation peut servir de nombreux objectifs, mais s’en

servir pour déterminer le temps de travail des salariés peut se

révéler être un piège.

LES SANCTIONS

En cas de violation du cadre normatif, la première sanction n’est

pas directement financière, mais probatoire. Si un employeur

désire justifier une sanction disciplinaire grâce à la géolocalisation

et qu’il n’a pas respecté l’intégralité du cadre normatif,

la preuve qu’il apporte à un éventuel procès pour justifier

la sanction qu’il a prononcée sera, à priori, considérée comme

irrecevable. Dans le cadre d’un procès l’impossibilité de prouver

ses prétentions peut se révéler dramatique.

L’employeur s’expose également à des sanctions pénales et

administratives. L’article 226-16 du code pénal dispose que le

traitement de données à caractère personnel sans qu’aient été

respectées les formalités préalables est puni de cinq ans d’emprisonnement

et de 300 000 euros d’amende. Enfin, la CNIL

peut prononcer une amende administrative d’un montant de

20 millions d’euros ou 4% du chiffre d’affaires annuel mondial ●

Olivier Javel

Abonnez-vous

maintenant à Maintenance & Entreprise

DÉSORMAIS DISPONIBLE

SUR TOUS VOS SUPPORTS

Le kiosque digital

Le magazine papier

L’appli

Le site web

Téléchargez

l’application

MRJ Presse

www.maintenance-entreprise.com

MAINTENANCE & ENTREPRISE • N°667 • Août - Septembre - Octobre 2022 I37


SOLUTIONS FOCUS CONTROLE

ENERGIE

Altrad Endel :

un contrôle par l’analyse

vibratoire

Filiale du groupe Altrad, le spécialiste des services à l’énergie,

Endel propose les solutions techniques les plus appropriées à

ses clients afin de répondre à leurs enjeux de performance. Les

5 000 collaborateurs d’Endel relèvent les défis industriels les plus

complexes à travers le maintien des chaines de production, la

construction et le démantèlement des installations industrielles

et énergétiques.

Fabrice

Quémener

Directeur de

Région Cycle du

Combustible Est

chez Altrad Endel

Maxim

Iguazel

Responsables

méthodes chez

Altrad Endel

Jean-Pierre

Liu

Spécialiste en

contrôle non

destructif par

analyse vibratoire

chez Altrad Endel

QUELLE EST VOTRE ACTIVITÉ

DE LA RÉGION DU CYCLE DU

COMBUSTIBLE EST ?

Maxime Iguazel, Jean-Pierre Liu et

Fabrice Quémener : La Région du

cycle du Combustible Est appartient

à l’entreprise Endel. Elle est un des

leaders français sur la maintenance

industrielle et des services à l’industrie.

Nous mobilisons 500 collaborateurs

pour 600 millions d’euros de

chiffre d’affaires.

Les services les plus importants d’Endel

sont les services énergétiques, notamment

français et orientée surtout en

maintenance et en maintenance en

condition opérationnelle (MCO).

La maintenance est souvent associée

de manière réductrice à mon sens à

la partie intervention et travaux sur

site. La MCO fait appel à une notion

plus large qui fait référence au monde

de l’ingénierie, des opérations, des

méthodes et d’exécution.

Endel et la Région du cycle du Combustible

Est ont une vocation principale

de maintenance. Sur la région, nous

sommes 270 personnes avec une moitié

sur la partie Est français. Nous réalisons

des travaux pour des clients dans

le domaine de l’énergie comme le CEA,

EDF, Orano et l’Andra. Notre vocation

est d’exécuter des travaux principalement

sur l’ingénierie de la maintenance

mais aussi sur des travaux d’assainissement

et de démantèlement.

« Endel et la Région du cycle du

Combustible Est ont une vocation

principale de maintenance. »

QUELLES SONT LES

PARTICULARITÉS DU CONTRÔLE

PAR L’ANALYSE VIBRATOIRE POUR

38 I MAINTENANCE & ENTREPRISE • N°667 • Août - Septembre - Octobre 2022


FOCUS CONTROLE

SOLUTIONS

LA MAINTENANCE INDUSTRIELLE

SUR LE SITE DE TRICASTIN ?

Une opération de maintenance sur le site d’Orano Tricastin

M. I, J-P L et F. Q : Concernant la

partie Projet et maintien en condition

opérationnelle, les travaux sont réalisés

sur le site assez large de Tricastin

pour le compte d’Orano, avec deux

donneurs d’ordre : EDF et la centrale

nucléaire productrice d’électricité ainsi

qu’Orano sur la partie Combustible.

Nous ne parlerons que des travaux

menés exclusivement pour le client

Orano. Ce contrat qui est un des gros

contrats de maintenance de France,

fait intervenir environ 150 personnes

tous les jours avec des pointes d’activité

qui peuvent monter jusqu’à 300 et

400 personnes : soit par des renforts

directement, soit réalisé par Endel en

interne, soit par Ineo, notre co-traitant,

soit par le tissu industriel local.

Il est important de signaler l’ampleur

des travaux qui sont associés.

Nous défendons la chaine de valeurs

dans sa globalité avec le maintien en

condition opérationnelle. Notre but

ultime est, en fait, dans la réponse

au client : l’opportunité et le confort

de pouvoir piloter une installation

industrielle et en assurer le pilotage

et une disponibilité suivant un taux

à définir qui est le plus élevé possible

© Altrad Endel

et proche de 100 %. On offre donc au

client ce pilotage d’installation à travers

le couple coût et disponibilité. Le but

ultime est de proposer au client cet

aspect ingénierie et cette vision synthétique

sous forme d’indicateurs et d’une

façon très monitorée. Le client aura

alors une vision macroscopique pour

piloter son outil de production avec

un coût et une dépense donnée. Nous

apportons ainsi au client des éléments

décisionnels pour qu’il puisse décider

en toute liberté de sa stratégie à appliquer

sur son site parce qu’il aura une

vision plus globale qui ira au-delà du

maintien en condition opérationnelle.

Il a, en effet, des objectifs de production

dans un contexte énergétique assez

complexe.

L’analyse vibratoire qui est un moyen

de contrôle non destructif correspondant

à la maintenance conditionnelle.

Par l’analyse des relevés réalisés sur des

équipements tournants surveillés grâce

à des capteurs, on pourra identifier des

débuts de variation de fonctionnement

de l’équipement. Ainsi, on saura, par

expérience, la typologie de panne que

cela va pouvoir induire. Cette maintenance

conditionnelle permettra d’intervenir

en amont et d’offrir aux clients les

outils et les indicateurs qui lui permettront

de trancher sur l’intervention et

la maintenance souhaitée.

La mesure vibratoire est utilisée en

maintenance préventive qui dispose de

quatre niveaux. Le premier niveau 0 :

on attend que cela casse et on change

alors. Quant à la maintenance systématique,

elle consiste à prendre le pouls

de la machine toutes les semaines pour

voir si elle ne fait pas de bruit, si elle

tourne normalement et si elle remplit

sa fonction. On le pratiquait il y a

quelques années de façon ciblée.

Maintenant, la maintenance conditionnelle

avec les capteurs instrumentés de

la maintenance vibratoire permet de

mesurer une variation de l’état de la

MAINTENANCE & ENTREPRISE N°667 • Août - Septembre - Octobre 2022 I39


SOLUTIONS FOCUS CONTROLE

machine et en une seule donnée, on

peut indiquer quand on peut atteindre

le seuil de défaillance. Avec la maintenance

vibratoire, les défaillances sont

anticipées pour planifier une date d’intervention,

mieux la préparer avec

les bonnes pièces de rechange et les

compétences adéquates et de réaliser

les interventions au moment où cela

ne gênera pas la production.

Il y a un deuxième niveau de maintenance

prévisionnelle et prédictive. On

passe alors un cap supplémentaire de

la mesure physique au travers d’algorithme

et de retour d’expériences en

fonction des évolutions physiques de

la machine. On peut en déduire des

courbes prédictives de casse. Donc on

est encore dans le troisième niveau.

Dans ces deux niveaux, on est alors

dans la maintenance 4.0 et donc dans

l’instrumentation. On sait alors anticiper

le pilotage de la machine.

La maintenance vibratoire sert à acquérir

des données et à les utiliser au bon

moment quand on les a capitalisés. Le

principe est de qualifier les données

physiques. Cela permet d’analyser sur

le côté prédictif et de créer des algorithmes

et des modèles mathématiques

qui peuvent permettre d’anticiper des

futures casses par rapport au retour

d’expérience à des éléments identiques

et à des courbes de constructeurs.

Le dernier point est donc de rendre

utilisable des solutions pour donner au

client la meilleure disponibilité, réduire

ses coûts de maintenance et augmenter

ses coûts de ces disponibilités de

production à travers un indicateur :

le taux de rendement global (TRG ou

TRS) qui est la mesure de disponibilité

de son équipement. Ces indicateurs

sur des maintiens en condition opérationnelle

nous permettent de donner

des données concrètes aux clients pour

lui démontrer la disponibilité de son

équipement afin de baisser ses coûts

de maintenance.

QUELS INVESTISSEMENTS

MATÉRIEL ET HUMAIN CELA

NÉCESSITE-T-IL ?

M. I, J-P L et F. Q : Le premier point : le

technicien et l’ingénieur doivent avoir

un bagage scientifique et être capable

de savoir ce qu’est une harmonique et

une sinusoïde et d’analyser mécaniquement

la cinématique de transmission.

Le deuxième point est d’avoir un

professionnel ayant l’expérience en

maintenance mécanique en machine

tournante. Il doit déjà avoir réalisé

dans le passé des opérations ou de

la méthode, des préparations sur

des ventilateurs, des pompes et des

machines tournantes.

Le troisième et le quatrième point sont

la formation. Aujourd’hui, en plus de

ces deux prérequis, deux niveaux de

formation sont prévus. Le niveau 1

correspond à la connaissance de défauts

de base d’un équipement. Il faut savoir

aussi évaluer un niveau vibratoire et

réaliser des contrôles simples. On se

rapproche du niveau de la maintenance

où on peut diagnostiquer les défauts

en fonction des courbes. En fonction

des spectres mesurés, on voit s’il y a du

roulement, on examine la résonance

structurelle… Dans le moteur, on peut

examiner s’il y a un problème électrique

ou mécanique.

On peut donc vraiment diagnostiquer

les défauts en termes de préparation,

de temps d’intervention future,

on s’oriente alors immédiatement sur

l’élément défaillant. Ce niveau 2 permet

aussi d’exécuter des contrôles plus

élaborés en fonction de la complexité

de la machine. Les machines avec des

transmissions ou cinématiques plus

complexes demandent, en effet, un

diagnostic plus poussé.

Donc dès qu’on a le prérequis, le niveau

technique et humain, il faut la pratique

récurrente sur les équipements et des

rappels de formation : par exemple, 1

journée de formation chez le constructeur

tous les 2 ou 3 ans ou des échanges

en interne avec des experts ou des

brainstorming en interne ou avec les

fabricants.

« Le premier conseil est

de disposer d’un bagage

scientifique : à minima, un bac

scientifique ou un bac + 2. »

QUELS CONSEILS PRATIQUES

POUVEZ-VOUS DONNER À UN

TECHNICIEN DE MAINTENANCE ?

M. I, J-P L et F. Q : Le premier conseil

est de disposer d’un bagage scientifique

: à minima, un bac scientifique

ou un bac + 2.

Le deuxième conseil pratique est d’être

rigoureux et assidu pour chercher la

moindre variation sur une courbe. Il

faut, en effet, creuser le sujet, compiler

et sécuriser la première donnée. On

compare avec des mesures antécédentes

des dégradations.

Le troisième point est d’aimer la technique.

Le dernier point est de ne pas craindre

de se creuser la tête et de partager avec

d’autres personnes en cas de doute.

QUELS TYPES DE PRESTATION

PROPOSEZ-VOUS ?

M. I, J-P L et F. Q : En complément de

la stratégie de maintien en condition

opérationnelle et du contrat avec nos

clients et de la typologie, il peut avoir

la maintenance préventive conditionnelle

simple qui est le niveau le plus

standard. Pour atteindre un seuil, on

instrumente les capteurs et on mesure

leurs évolutions pour planifier les

opérations ou anticiper les défaillances.

Nous pouvons aussi intervenir sur un

40 I MAINTENANCE & ENTREPRISE • N°667 • Août - Septembre - Octobre 2022


FOCUS CONTROLE

SOLUTIONS

deuxième niveau : la maintenance prédictive

qui est une maintenance conditionnelle. Mais

elle est doublée d’une analyse de retour d’expérience

ou d’une analyse mathématique pour

anticiper mathématiquement des algorithmes

ou des hypothèses de calcul des futurs parcs.

Elle concerne les machines dont la criticité

pour le client est très importante et le fait que

la machine doit fonctionner en permanence

est un élément majeur pour sa production.

QUELS SONT LES ATOUTS DE VOTRE

PRESTATION PAR RAPPORT À VOS

CONCURRENTS ?

M. I, J-P L et F. Q : Le premier avantage est

la connaissance des installations permettant

de définir au mieux le couple coût disponibilité.

Aujourd’hui, la vraie valeur ajoutée est de

proposer aux clients de l’analyse vibratoire qui

lui fait gagner de l’argent et de la disponibilité.

Mais il faut aussi connaitre les clients, le cycle

et le process de production et la criticité des

machines pour cibler au mieux cette mesure

vibratoire et lui proposer une valeur ajoutée

contractuelle avec un indicateur permettant de

mesurer la performance et donc le gain pour

le client.

Le procédé par contrôle vibratoire est reconnu

par à peu près tous les industriels équipés de

machines tournantes et d’équipements produisant

des vibrations. La technique d’analyse

vibratoire est, en effet, bien identifiée. L’interprétation

dépend en très grande partie de

l’expérience qu’on a sur les équipements considérés

chez un client. Une excellente connaissance

des installations du client est alors un

point différenciant.

L’autre point est la façon dont on intègre l’analyse

vibratoire. Si on s’inscrit dans un plan de

maintenance conditionnelle, on effectuera

alors de la maintenance 4.0. Cela signifie que

les équipements communiqueront directement

à notre bureau central les informations directes

où elles seront traitées. Après ce traitement,

on les proposera au client. Celui-ci peut avoir

les informations et les analyses produites de

manière continue.

« Maintenant, nous

utilisons souvent

des capteurs

wifi faciles à

monitorer. »

QUELS NOUVEAUX OUTILS UTILISEZ-

VOUS ?

M. I, J-P L et F. Q : Sur l’analyse de la typologie

des mesures, on peut avoir 3 niveaux. Dans

le premier niveau, devant l’équipement, des

mesures sont effectuées par le technicien avec

une sonde. Au deuxième niveau, nous faisons

appel à des capteurs dit filaires alimentés par

un boitier qui renvoie à un monitoring.

Maintenant, nous utilisons souvent des

capteurs wifi faciles à monitorer. Les nouveaux

outils utilisés concernent la maintenance

prédictive avec certains logiciels permettant

de mettre en avant des algorithmes et des

formules mathématiques.

POUVEZ-VOUS INDIQUER UN EXEMPLE

D’INTERVENTION ? QUELLE ÉTAIT LA

PROBLÉMATIQUE ? QUELS ONT ÉTÉ LES

RÉSULTATS ?

M. I, J-P L et F. Q : Sur le site d’Orano à Tricastin,

avant, nous réalisions juste des contrôles

des moyens assez critiques sur la ligne de

production. Ensuite, des interventions systématiques

ont été mises en place. Après, il y a

eu les casses aléatoires. Donc le client attendait

la casse et il avait des temps d’arrêt d’une

semaine. Cela a entrainé alors la mise en œuvre

d’instrumentation. Avec l’analyse vibratoire,

en réalisant des rondes toutes les semaines,

on peut observer l’évolution. A partir de ce

moment-là, on peut prévoir la durée de vie

pour anticiper et proposer au client deux

modes de réparation en anticipation : attendre

jusqu’au prochain arrêt d’usine ou préparer

au mieux le temps d’indisponibilité et le faire

pendant le temps de production si l’enjeu est

trop important. Dans ce cas, on ne peut pas

installer des capteurs à demeure parce que

les températures sur les broyeurs sont relativement

élevées. Donc on assure toujours

une maintenance préventive mais on le fait à

chaque fois avec des éléments techniques de

l’analyse vibratoire. Cela nous a permis d’avoir

des casses moins critiques parce que les réparations

des casses de broyeur sont effectuées

pendant la période d’arrêt. ●

Propos recueillis par Valérie Brenugat

MAINTENANCE & ENTREPRISE N°667 • Août - Septembre - Octobre 2022 I41


SOLUTIONS FOCUS CONTRÔLE

RECHERCHE

CEA :

la fabrication additive

sous contrôle

Le CEA (Commissariat à l’Energie Atomique

et aux Energies Alternatives), organisme de

recherche public, intervient dans quatre domaines

majeurs : la défense et la sécurité, les énergies

bas carbone (nucléaire et non renouvelable), la

recherche fondamentale (sciences de la matière

et de la vie), et la recherche technologique pour

l’industrie. C’est dans ce dernier domaine que

s’inscrivent les activités de l’institut CEA-LIST,

dédié aux systèmes numériques intelligents.

©DR

Steve Mahaut

chef du laboratoire de

méthodes de contrôle

et expert sénior au

CEA-LIST

©DR

Céline Deloffre

responsable de la

coordination des

activités de Fabrication

Additive au CEA-LIST

QUELS SONT LES ENJEUX AUXQUELS RÉPONDENT LA

FABRICATION D’OBJETS MÉTALLIQUES PAR FABRICATION

ADDITIVE POUR LA MAINTENANCE INDUSTRIELLE ?

Céline Deloffre : La fabrication additive - on utilise aussi le terme

Impression 3D - regroupe un ensemble de technologies permettant

la fabrication de pièces par ajouts successifs de matière.

Ces moyens de fabrication ouvrent de nouvelles perspectives car

ils permettent de réaliser des composants complexes dans des

délais courts.

La fabrication additive permet ainsi des gains de temps, de performance

et une réduction des coûts tout au long du cycle de vie des

produits :

• accélération des cycles de développement et de mise sur

le marché,

• optimisation des géométries des pièces,

• consolidation des conceptions assemblées et intégration

de fonctions,

• réduction des stocks et des rotations lentes,

• réparations et gestion des obsolescences.

Par ces points, on voit que la fabrication additive présente un intérêt

fort en ce qui concerne les opérations de maintenance des équipements.

En effet, elle permet d’obtenir dans un délai réduit des pièces de

remplacement qui n’existent plus.

Certains procédés de fabrication additive permettent également

de réparer temporairement des pièces pour limiter les temps d’immobilisation,

voire de rénover des pièces ou de leur ajouter des

fonctions en rajoutant de la matière.

En effet, elle permet d’obtenir dans un délai réduit des pièces de

remplacement qui n’existent plus. Céline Deloffre

QUELS SECTEURS INDUSTRIELS FONT APPEL À CETTE

FABRICATION D’OBJETS MÉTALLIQUES POUR LA

MAINTENANCE INDUSTRIELLE ?

C.D. : Pour l’instant, l’utilisation de la fabrication additive pour la

réalisation de composants métalliques pour la maintenance reste

encore limitée. Cela est en grande partie lié à des questions de

qualification et de certification des pièces réalisées par le biais de

ces nouveaux procédés.

Cela étant dit, l’utilisation de la fabrication additive métallique

pour la maintenance intéresse de nombreux industriels dans des

secteurs tels que l’énergie, le transport ou l’outillage par exemple.

POUVEZ-VOUS NOUS CITER QUELQUES EXEMPLES

CONCRETS DE PIÈCES ILLUSTRANT CES ENJEUX DANS

DES SECTEURS INDUSTRIELS QUE VOUS AVEZ CITÉS

PRÉCÉDEMMENT ?

42 I MAINTENANCE & ENTREPRISE • N°667 • Août - Septembre - Octobre 2022


FOCUS CONTRÔLE

SOLUTIONS

© Cyrille Dupont

COMMENT VÉRIFIER QUE LES PIÈCES FABRIQUÉES PAR

CES PROCÉDÉS NE PRÉSENTENT PAS DE DÉFAUTS ?

S.M. : Deux axes d’étude complémentaires font l’objet de recherches

ambitieuses au CEA-LIST et plus globalement parmi les principaux

acteurs du contrôle non destructif: d’une part le monitoring

en-ligne (contrôle de la fabrication in-situ, requérant des instrumentations

agiles et flexibles aptes à surveiller le process ainsi que

des outils d’analyse et de simulation), et d’autre part le contrôle

post-fabrication des pièces, qui exige des méthodes avancées pour

inspecter des pièces de géométrie complexe par nature (ce qui

constitue la plus-value de la fabrication additive par rapport aux

procédés conventionnels).

Contrôle par ultrasons d’une hélice

de bateau fabriquée selon le procédé

de fabrication additive WAAM

C.D. : Oui. Il y a l’exemple de la commande manuelle de vanne

obsolète sur laquelle le CEA a travaillé pour EDF.

En 2019, la SNCF présentait au salon 3D Print l’installation sur

rame d’un support d’amortisseur anti-gîte réalisé en fabrication

additive. L’entreprise estimait qu’à terme 30% de l’offre de maintenance

proposée par la Direction du Matériel de SNCF pourrait

être réalisée en fabrication additive.

Le groupe Engie a investi dans un centre de fabrication additive,

certifié en 2019, avec pour objectif de fournir des solutions de

maintenance, de réparation et de révision à ses centrales nucléaires.

Pratt & Whitney a annoncé, en 2020, la fabrication additive d’un

composant de maintenance et réparation de moteur d’avion.

Plus récemment, Siemens Energy a annoncé travailler sur une

nouvelle chaîne de réparation pour améliorer les fonctionnalités

des aubes de turbine à gaz en s’appuyant sur un procédé de fabrication

additive hybride. Des premières aubes auraient été réparées

par ce moyen.

QUELS SONT LES ENJEUX DU CONTRÔLE DANS LE

PROCESS DE FABRICATION ADDITIVE DE PIÈCES POUR

LA MAINTENANCE ?

Steve Mahaut : Les enjeux du contrôle des pièces en fabrication

additive, qu’il s’agisse de séries ou d’éléments de maintenance, sont

essentiellement liés aux règlementations associées à leurs usages

(énergie, aéronautique). L’un des premiers points consiste précisément

à établir les différents types de défauts (porosités, fissurations,

défauts d’aspects ou de forme- contraintes résiduelles…)

pouvant apparaître en fonctions des différents procédés, et leur la

criticité et impact sur la pièce en usage selon les cadres règlementaires

des différents secteurs, et ce afin de définir les critères de

détectabilité que les moyens de contrôle se devront de respecter.

A QUEL STADE CETTE RECHERCHE SUR LA FABRICATION

ADDITIVE ET SON CONTRÔLE EST-ELLE EFFECTUÉE ?

S.M. : La recherche en fabrication additive est toujours extrêmement

active, avec l’émergence de nouveaux procédés (WAAM,

WLAM, Binder Jet). En termes de contrôle, les axes mentionnés

précédemment ont été lancés au CEA-LIST il y a 6 ans dans

le cadre du projet FUI I-AM-SURE, coordonné par la société

BeAM (aujourd’hui AddUp). Ce travail se poursuit aujourd’hui

dans le cadre de projets européens tels que Integradde, Grade2XL

et NUCOBAM, ainsi qu’au sein du consortium AFH (Additive

Factory Hub) à Saclay. Ces projets associent des organismes de

recherche, laboratoires académiques et industriels dans tous les

secteurs (plus d’une quinzaine d’industriels contribuent à ces

projets), pour des usages en production, machines-outils ou maintenance.

A titre d’exemple en maintenance, on peut citer Arcelor

Mittal Espagne, qui dans le cadre d’Integradde, s’intéresse à la fabrication

et la fonctionnalisation et réparation de pièces de machine

outils en sidérurgie par dépôt de matière.

« Arcelor Mittal Espagne, dans le cadre d’Integradde,

s’intéresse à la fabrication et la fonctionnalisation et

réparation de pièces de machine outils en sidérurgie par

dépôt de matière. » Steve Mahaut

QUELS SERVICES PROPOSEZ-VOUS AUX

PROFESSIONNELS DE LA MAINTENANCE INDUSTRIELLE ?

S.M. : La fabrication additive est l’un des outils que des industriels

peuvent déployer dans leur stratégie de maintenance, permettant

de réduire des ruptures de chaines de production (réparation de

pièces temporaire, en attente de pièces de rechange par exemple),

ou de gérer l’obsolescence (défaillances ou absences de fournisseurs

sur des infrastructures ou machines-outils anciennes). Selon

les secteurs et usages, des contraintes règlementaires d’inspections

peuvent s’appliquer et le CEA-LIST peut répondre à ces besoins

ou accompagner les industriels.

Propos recueillis par Valérie Brenugat

MAINTENANCE & ENTREPRISE N°667 • Août - Septembre - Octobre 2022 I43


AGENDA

SALONS

Septembre

Du 20 au 22

CFIA Toulouse et Sepem

Toulouse

Le CFIA (Carrefour des Fournisseurs de l’industrie

agroalimentaire) et SEPEM Industries organisent une

manifestation commune pour la première fois de leur

histoire, à Toulouse. Pour sa première à Toulouse,

le CFIA proposera une offre complète, couvrant

l’ensemble des secteurs de l’agroalimentaire.

L’offre de solutions SEPEM reposera sur 4 piliers :

maintenance et optimisation de la productivité,

mutation numérique, sécurisation de l’homme

et des sites et transition écologique.

MEETT - Parc des Expositions et Centre de

Conventions de Toulouse

https://toulouse.sepem-industries.com/

www.cfia-toulouse.com

Du 27 au 29

Préventica Lyon

Prévenir les risques, (ré)inventer le travail, optimiser

la reprise… de vastes sujets qui seront abordés

durant 3 jours, au travers de 180 conférences et

ateliers et de solutions proposées par près de

380 exposants.

Lyon Eurexpo

www.preventica.com

Octobre

Du 4 au 6

Industrie du Grand Ouest

Le salon présente et valorise les techniques et

technologies innovantes, créatrices de valeur et

avenir du développement industriel. Il favorise

l’amélioration de la performance collective des

entreprises et l’optimisation des processus de

production.

Parc des Expositions – Nantes

www.industrie-nantes.com

Du 5 au 6

MSE

La 3 ème édition du salon Mesures Solutions Expo

présentera l’exhaustivité de l’offre de la Mesure,

du monde de la recherche à celui de la production,

des solutions actuelles aux perspectives futures.

Cité des Congrès de Lyon

https://mesures-solutions-expo.fr/

Du 11 au 12

Mobility for Business

Depuis 2011, Mobility for Business s’est imposé

comme l’unique salon dédié aux solutions et

applications mobiles sur le marché national.

Son format est axé sur une combinaison entre

l’organisation de Rendez-vous Business, qui mettent

en relation les porteurs de projets désireux de

gagner du temps et qui préfèrent organiser leur

planning de manière optimale ; et un salon B2B

traditionnel (avec des stands de démo, des tables

rondes thématiques, des ateliers).

Paris Porte de Versailles

www.mobility-for-business.com

Novembre

Du 8 au 9

IBS

Depuis plus d’une décennie après sa création, IBS

accompagne la montée en puissance des NTIC

dans les bâtiments et la ville. Cette édition sera

orientée sur les solutions numériques permettant,

à terme, la neutralité carbone tout en offrant le

confort, la cybersécurité et les services utiles

aux occupants.

Paris Porte de Versailles - Pavillon 5.1

www.ibs-event.com

Du 9 au 10

Sido Paris

Cet événement est consacré à la convergence

des Solutions et Technologies IoT, Intelligence

Artificielle, Robotique et XR à destination des

décideurs stratégiques innovation et opérationnels

métier. Cette édition couvre un large spectre

d’univers sectoriels : Industrie, Bâtiment, Transport

& Mobilité, Retail, Fintech & Assurance.

Palais des Congrès à Paris

www.sido-paris.com

Du 15 au 17

Expoprotection

Ce salon international de la prévention et de la

gestion des risques regroupe tous les marchés de

la gestion des risques : risques professionnels et

industriels (SST, QVT, prévention des TMS, protection,

EPI, workwear, premiers secours, composants,

risques environnementaux…), risques malveillance

et incendie (Sûreté-sécurité, cyberprévention et

protection et prévention incendie).

Porte de Versailles

www.expoprotection.com

Du 22 au 24

Sepem Grenoble

Cette édition propose sur 3 jours de découvrir

l’ensemble des solutions industrielles et des

nouvelles technologies, concentrées autour du

cœur d’usine : environnement, maintenance,

sécurité, production, pour toutes les industries.

Parc Expo Alpexpo

https://grenoble.sepem-industries.com

Du 29 au 30

BE 4.0

Le salon Industries du Futur rassemble les

partenaires, offreurs de solutions technologiques, de

compétences, des start-up afin d’offrir l’expérience

de l’industrie 4.0 et trouver les réponses pour

s’engager dans la transformation industrielle.

Parc Expo Mulhouse

www.industriesdufutur.eu

RENDEZ-VOUS

D’AFFAIRES

Novembre

Du 29 au 30

PCH meeting

Convention d’affaires fédérant l’ensemble

des industries pharmaceutique, chimique et

pétrochimique

Espace Tête d’Or à Lyon

https://pchmeetings.com

FORMATION

OCTOBRE

Du 10 au 14

Régulation : fondamentaux et

maintenance

Arles

www.ira.eu

Du 12 au 13

Diagnostiquer et faire évoluer mon

service maintenance

Saint-Etienne

www.cetim.fr

Du 20 au 21

Les méthodes de la maintenance

Paris

www.cegos.fr

Du 25 au 26

Diagnostic rationnel en maintenance

Blois

www.cimi.fr

Retrouvez toutes

les dates de

manifestations sur :

www.maintenanceandco.com/agendas

44 IMAINTENANCE & ENTREPRISE • N°667 • Août - Septembre - Octobre 2022


11&12 OCTOBRE 2022

PARIS - PORTE DE VERSAILLES

LE SALON B2B DES SOLUTIONS MOBILES / MÉTIER

CONFÉRENCES

ATELIERS

EXPOSITION

11 e ÉDITION

RENCONTRES

ONE TO ONE

wwww.mobility-for-business.com - Contact : 01 44 78 99 40


INDEX

Au sommaire du prochain numéro :

DOSSIER

• À l’occasion du Sepem de Douai,

opération spéciale sur la mise en avant

des acteurs de la maintenance et des

services à l’industrie dans le Nord (Hautsde-France

et Picardie)

SOLUTIONS

• Digitalisation de la gestion des

interventions multitechniques

Maintenance des équipements de

manutention

PRATIQUE

• Guide : panorama des solutions de

manutention pour les opérations de

maintenance

• Gestion des stocks : quelles solutions

de stockage et de rayonnage et de

logiciels pour optimiser la gestion des

stocks ?

MAINTENANCE 4.0

Maintenance du futur : comment

le digital, la 3D et l’IA viennent

révolutionner la prise de décision pour

gagner en performance et réduire les

coûts ?

Index des associations, organismes et sociétés cités dans ce numéro

1792 AVOCATS ......................................................36

ACTIUM .................................................................33

AFIM OCCITANIE ..................................................17

ALTRAD ENDEL....................................................38

ASERTI GROUP ....................................................12

BACNET FRANCE ................................................29

CEA-LIST ..............................................................42

DB VIB .................................. 2 E DE COUVERTURE

DSD SYSTEM .....................................................4,27

IMT ALBI ...............................................................23

KNX FRANCE .......................................................29

KSB .......................................................................11

LONMARK FRANCOPHONE ................................31

MECANIC VALLEE ................................................21

MEWA ....................................4E DE COUVERTURE

MAINTENANCE & CO ...........................................37

MOBILITY FOR BUSINESS ............................35, 45

MSE .........................................................................6

SEPEM ..............................15, 3 E DE COUVERTURE

SIVECO ..................................................................25

VEOLIA ..................................................................23

WARYME .................................................................8

A SAVOIR !

Retrouvez l’actualité de la Maintenance sur le site Web du

magazine «Maintenance & Entreprise » !

En lançant son nouveau site éditorial, MRJ Presse, société éditrice de presse professionnelle, entend répondre aux

attentes en matière de digitalisation de la part de ses lecteurs et de toute la communauté des acteurs de la maintenance

industrielle. Il est également possible de s’abonner à la newsletter bimensuelle ainsi qu’au magazine papier directement

sur le site :

www.maintenance-entreprise.com.

Retrouvez nos anciens numéros sur :

www.maintenance-entreprise.com

46

IMAINTENANCE & ENTREPRISE • N°667 • Août - Septembre - Octobre 2022


Le Rendez-vous

industriel

des régions

SEPEM I SUD-OUEST

TOULOUSE

du 20 au 22 septembre

2022

SEPEM I CENTRE-EST

GRENOBLE

du 22 au 24 novembre

2022

en synergie avec

CFIA Toulouse

ÉDITIONS 2023 - 2024

• SEPEM I NORD à DOUAI du 24 au 26 janvier 2023

• SEPEM I SUD-EST à MARTIGUES du 6 au 8 juin 2023

• SEPEM I CENTRE-OUEST à ANGERS du 10 au 12 octobre 2023

• SEPEM I NORD-OUEST à ROUEN du 23 au 25 janvier 2024

• SEPEM I EST à COLMAR du 4 au 6 juin 2024

RENSEIGNEMENTS :

contact.sepem@gl-events.com I 05 53 36 78 78

www.sepem-industries.com


La lavette la plus

résistante du marché.

NOUS NOUS OCCUPONS DE TOUT

mewa.fr/est-robuste

Hooray! Your file is uploaded and ready to be published.

Saved successfully!

Ooh no, something went wrong!