22.09.2022 Views

Panorama de presse quotidien du 22 09 2022

  • No tags were found...

Create successful ePaper yourself

Turn your PDF publications into a flip-book with our unique Google optimized e-Paper software.

PANORAMA DE PRESSE

Du 22/09/2022

- Politique-Vendanges…………………….…………………….……..………………….…p.2-9

- Economie………………………………………………………………………………………...p.10-13

- Entreprise-Gestion……………………………………………………………………….…..p.14

- Viticulture-Environnement-Climat….………………………………………….…….p.15-21

- Communication ……………….…...............................................................p.22-28

- Cuvées-Gastronomie-Dégustation…………………………………………………….p.29-30

- Culture-Evènement...………………………………………………………………………..p.31-33

Cette revue de presse se destine à un usage strictement personnel et interne à l’entreprise,

le destinataire s’interdit de reproduire, publier, diffuser ou vendre ce document.

www.sgv-champagne.fr

17 avenue de Champagne – CS 90176 • 51205 Epernay Cedex • Tél. 03 26 59 55 00 • Fax. 03 26 54 97 27

69 Grande Rue de la Résistance • 10110 Bar-sur-Seine • Tél. 03 25 29 85 80 • Fax. 03 25 29 77 81


Web

FRA

Famille du média : Médias spécialisés grand public

Audience : 210044

Sujet du média : Tourisme-Gastronomie

21 Septembre 2022

Journalistes : -

Nombre de mots : 1876

www.larvf.com p. 1/1

Champagne : une récolte conséquente et une cuvée "providentielle"

Visualiser l'article

Les vendanges en Champagne, qui avaient commencé pour les crus les plus précoces le 20 août, ont permis une récolte au

"volume conséquent", débouchant sur une cuvée "providentielle", s'est réjoui mardi le Comité champagne dans un

communiqué.

En dépit de la sécheresse de l'été, "quelques pluies tombées au bon moment ont permis une excellente maturation", a indiqué

l'organe interprofessionnel, qui salue aussi "une saison viticole rapide mais sereine" et "un état sanitaire parfait".

Une vendange "volumineuse et de qualité"

"Les moûts laissent présager d'une très bonne qualité, le degré potentiel d'alcool moyen est au-dessus de 10% vol et l'acidité

de bonne tenue", a-t-il ajouté. Quant à la quantité, "quoique assez hétérogène selon les secteurs, elle a permis à chacun

d'atteindre le rendement commercialisable, fixé pour l'année à 12.000 kg/ha". Grâce à cette "vendange volumineuse et de

qualité" et "avec l'accord exceptionnel" de l'Institut national de l'origine et de la qualité, les vignerons ont "pu reconstituer

leur réserve interprofessionnelle, largement entamée l'année dernière pour compenser les pertes de l'année viticole 2021",

s'est félicité leur président, Maxime Toubart, cité dans le communiqué.

Une forte demande des marchés

"La vendange 2022 est providentielle", a estimé David Chatillon, président des maisons, qui souligne une forte "demande des

marchés", +9% à fin août comparé à l'an passé selon le communiqué, "après une année 2021 déjà remarquable".

(Avec AFP)

VIGNERONS - CISION 366894380

Tous droits de reproduction et de représentation réservés au titulaire de droits de propriété intellectuelle

L'accès aux articles et le partage sont strictement limités aux utilisateurs autorisés.


Bonne nouvelle pour les amateurs de

champagne

Les vendanges en Champagne, qui avaient commencé pour les crus les plus précoces le 20

août, ont permis une récolte au « volume conséquent », débouchant sur une cuvée

« providentielle », s’est réjoui mardi le Comité champagne.

Par AFP

Publié le 20/09/2022 à 19:44 Temps de lecture: 2 min

En dépit de la sécheresse de l’été, « quelques pluies tombées au bon moment ont permis une

excellente maturation », a indiqué l’organe interprofessionnel, qui salue aussi « une saison

viticole rapide mais sereine » et « un état sanitaire parfait ».

« Les moûts laissent présager d’une très bonne qualité, le degré potentiel d’alcool moyen est

au-dessus de 10 % vol et l’acidité de bonne tenue », a-t-il ajouté.

Quant à la quantité, « quoique assez hétérogène selon les secteurs, elle a permis à chacun

d’atteindre le rendement commercialisable, fixé pour l’année à 12.000 kg/ha ».

Grâce à cette « vendange volumineuse et de qualité » et « avec l’accord exceptionnel » de

l’Institut national de l’origine et de la qualité, les vignerons ont « pu reconstituer leur réserve

interprofessionnelle, largement entamée l’année dernière pour compenser les pertes de l’année

viticole 2021 », s’est félicité leur président, Maxime Toubart, cité dans le communiqué.

« La vendange 2022 est providentielle », a estimé David Chatillon, président des maisons, qui

souligne une forte « demande des marchés », +9 % à fin août comparé à l’an passé selon le

communiqué, « après une année 2021 déjà remarquable ».


Champagne : une cuvée “providentielle” à

l’issue des vendanges

Écrit par Tony BOULENGER le 21 septembre 2022

https://www.latitude.fm/2022/09/21/champagne-une-cuvee-providentielle-a-lissue-desvendanges/

Une cuvée “providentielle” selon le Comité Champagne ! Les vendanges, qui ont débuté de

façon précoce cette année, ont permis une récolte au “volume conséquent”, s’est réjoui ce

mardi l’organisme dans un communiqué.

En dépit de la sécheresse de l’été, “quelques pluies tombées au bon moment ont permis une

excellente maturation” peut-on lire dans le document. Le comité souligne également “une

saison viticole rapide mais sereine” et “un état sanitaire parfait”.

Par ailleurs, “les moûts laissent présager d’une très bonne qualité, le degré potentiel d’alcool

moyen est au-dessus de 10% vol et l’acidité de bonne tenue”. Concernant la quantité, “assez

hétérogène selon les secteurs, elle a permis à chacun d’atteindre le rendement

commercialisable, fixé pour l’année à 12 000 kg/ha” précise l’organisme.

Grâce à cette “vendange volumineuse et de qualité“, les vignerons ont “pu reconstituer

leur réserve interprofessionnelle, largement entamée l’année dernière pour compenser les

pertes de l’année viticole 2021″, déclare leur président, Maxime Toubart, cité dans le

communiqué.

De son côté, David Chatillon, président des maisons, souligne une forte “demande des

marchés” qui a grimpé de 9 % à la fin du mois d’août par rapport à 2021.


En Champagne, des stocks reconstitués et

des vendanges prometteuses

Malgré la grisaille qui s’est emparée de l’Hexagone, le soleil brille sur la région du roi des

vins effervescents. Les récoltes s’annoncent exceptionnelles, relate l’Union des Maison de

Champagne, tout comme le millésime 2022.

Par Arthur Frydman

Publié le 21/09/2022 https://avis-vin.lefigaro.fr/economie-du-vin/o152248-en-champagnedes-stocks-reconstitues-et-des-vendanges-prometteuses

Les récoltes s’annoncent exceptionnelles, relate l’Union des Maisons de Champagne SDP

Après une année 2021 plus que compliquée pour le vignoble français, notamment pour les

vignes champenoises, où la pluie avait fait des ravages, amputant lourdement le rendement

commercialisable de certains vignerons, 2022 s’annonce beaucoup plus clémente malgré une

grosse sécheresse. Comme annoncé récemment par l’Union des Maisons de Champagne

(UMC) et via son président David Chatillon, le millésime 2022 est très prometteur et se

caractérise comme étant le plus solaire de l’histoire, ce qui devrait ravir tous les amateurs du

précieux vin à bulles, avec des grappes arrivées à bonne maturité et gorgées de sucre.

En effet, de son côté, le Comité Champagne relève, quant à lui, 10 à 30 % d’ensoleillement

supérieur à la moyenne décennale de janvier à août, autrement dit : «un état sanitaire presque

parfait», souligne le Comité. Celui-ci rappelle par ailleurs que les ventes de fines bulles sont

pétillantes, avec un chiffre d’affaires de plus de 5 milliards d’euros atteint en 2021 – un

nouveau record –, soit plus de 300 millions de bouteilles écoulées. Sachant que le comité

s’attend à une commercialisation de près de 320 millions de flacons en 2022.

Qualité et quantité au rendez-vous

De leur côté, les vendanges, qui se sont achevées la semaine passée avec les derniers coups de

sécateur dans les vignobles, ont débuté en Champagne dès la mi-août. Ces dernières

s’annoncent, elles aussi, d’une grande qualité, dans la lignée, espérons-le, des trois grands

millésimes qu’étaient 2018, 2019 et 2020. Outre la qualité, la quantité est également présente,

avec un potentiel de production agronomique lui aussi prometteur, qui s’est confirmé lors des


écoltes se situant à 33 % au-dessus du niveau moyen des cinq dernières années, à 3 100 000

hl.

Ceci, sans oublier que le rendement des vendanges, fixé par l’appellation lors de la

traditionnelle réunion entre vignerons et maisons de champagne en juillet dernier, se chiffre à

12 000 kg/ha de raisins, «soit le plus élevé de ces quinze dernières années», se réjouit David

Chatillon. Une production record donc et largement dépassée, puisque l’UMC annonce en

réalité des récoltes données à 14 000 kg/ha.

Quid des prix ?

Des chiffres qui redonnent le sourire aux vignerons de Champagne en observant leurs

parcelles. Ces derniers ont ainsi pu profiter de cette dernière année pour reconstituer une

partie de leurs stocks et de leurs réserves, et ainsi justifier les niveaux records des

rendements.

Quant au prix, la dernière récolte est également prometteuse, avec actuellement une grande

quantité de raisins et des prix qui étaient jusqu’ici très hauts. 2022 pourrait donc être une

année plus équilibrée, si le prix du raisin au kilo ne suit pas l’inflation galopante. Affaire à

suivre…


• Champagne : fin des vendanges 2022,

une cuvée "providentielle"

• Par La Provence (avec AFP) Mardi 20/09/2022

En dépit de la sécheresse de l’été, "quelques pluies tombées au bon moment ont permis une

excellente maturation", a indiqué l'organe interprofessionnel, qui salue aussi "une saison

viticole rapide mais sereine" et "un état sanitaire parfait". Photo DR

Les vendanges en Champagne, qui avaient commencé pour les crus les plus précoces le 20

août, ont permis une récolte au "volume conséquent", débouchant sur une cuvée

"providentielle", s'est réjoui ce mardi le Comité champagne dans un communiqué.

En dépit de la sécheresse de l’été, "quelques pluies tombées au bon moment ont permis une

excellente maturation", a indiqué l'organe interprofessionnel, qui salue aussi "une saison

viticole rapide mais sereine" et "un état sanitaire parfait".

"Les moûts laissent présager d’une très bonne qualité, le degré potentiel d’alcool moyen est

au-dessus de 10% vol et l’acidité de bonne tenue", a-t-il ajouté.

Quant à la quantité, "quoique assez hétérogène selon les secteurs, elle a permis à chacun

d’atteindre le rendement commercialisable, fixé pour l’année à 12 000 kg/ha".

Grâce à cette "vendange volumineuse et de qualité" et "avec l’accord exceptionnel" de

l'Institut national de l'origine et de la qualité, les vignerons ont "pu reconstituer leur réserve

interprofessionnelle, largement entamée l’année dernière pour compenser les pertes de

l’année viticole 2021", s'est félicité leur président, Maxime Toubart, cité dans le communiqué.

"La vendange 2022 est providentielle", a estimé David Chatillon, président des maisons, qui

souligne une forte "demande des marchés", +9% à fin août comparé à l’an passé selon le

communiqué, "après une année 2021 déjà remarquable".


À Œuilly, les anciens ont vendangé aussi

Ils sont septuagénaires, octogénaires, nonagénaires même… et ce mercredi, ils étaient courbés

dans la petite parcelle de vigne de l’éco-musée pour ramasser les grappes mûres à point. Un

moyen de leur rappeler un geste que certains ont réalisé des milliers de fois dans leur vie.

Par Maxime Mascoli

Publié: 22 septembre 2022

Notre petite équipe attend bien calée sur des sièges, en serrant leur petite laine autour d’eux

alors qu’un vent frais balaie le petit village d’Oeuilly. Sur la table devant eux, des sécateurs.

Dans quelques instants, nos fringants cueilleurs d’un jour vont répéter un geste que certains

ont fait toute leur vie : couper le raisin pour les vendanges.

Petite subtilité : notre douzaine de vendangeurs est loin de vivre sa première vendange.

Pensionnaires des maisons de retraite d’Oeuilly et d’Athis, ils ne vont plus dans les vignes au

quotidien depuis longtemps. Mais chaque année, la minuscule parcelle de l’éco-musée

champenois d’Oeuilly leur permet de se remémorer des souvenirs.

« J’étais viticultrice donc je connais, sourit Micheline, le geste sûr en coupant les grappes. Je

viens d’arriver en maison de retraite alors c’est la première fois que je participe. » D’autres

ont besoin de leur déambulateur pour avancer entre les rangs et transporter leur récolte. C’est

le cas de Pierre Laselle. Malgré l’âge, il finira à lui tout seul son rang : « Je n’étais même pas

vigneron, j’étais imprimeur, rigole-t-il. C’est sûr que je ne ferais pas ça huit heures par jour

mais ça fait du bien de se remuer un peu, ça réchauffe. »

Cette opération dure depuis une dizaine d’années. « Bien sûr, ça peut être un peu difficile

pour eux de se courber comme ça, il y a de l’arthrose, ils ne voient plus très bien, détaille

Elsa Makars, la dynamique animatrice qui gère la petite troupe, mais refaire comme ça ces

anciens gestes, ça leur procure de la joie. Comme la parcelle est petite, il y a un sentiment

d’accomplissement. » On a pu le voir. Une dame qui rechignait à s’atteler à la tâche ne

pouvait plus s’arrêter une fois lancée. Il aura fallu qu’une animatrice la reconduise à sa

place en riant « il faut bien en laisser un peu aux autres ! »

Qu’ils coupent une simple grappe d’une main tremblante ou qu’ils remplissent leur panier,

nos pensionnaires se prennent vite au jeu, les échanges se font naturellement autour de la

vigne. « Oh, moi, je connais les vignes ! J’en ai à Tours-sur-Marne », raconte l’une. « Mais

au fait, ça a commencé les vendanges ? » se demande une autre. « Oh bah c’est fini même »,

répond en gloussant sa voisine. « Oooh, s’étonne notre cueilleuse. Vous savez, je fais plus

attention au temps qui passe, moi. » C’est justement pour conserver des jalons importants


dans leur vie quotidienne, comme les vendanges, que la résidence les Vignes d’Oeuilly

organise cet événement.

« Cette année, on l’a fait plus tardivement, explique Hélène Thiebaux, qui s’occupe

d’accueillir le groupe à l’éco-musée. Mais avec les Journées du patrimoine, on a été obligé de

le faire plus tard. » Trop tard pour en faire du champagne. Qu’à cela ne tienne « je ferai du

jus pressé avec les grappes, ça fait aussi partie de leurs souvenirs d’en boire », sourit Elsa

Makars. Enfin, à condition que toutes les grappes ne soient pas mangées avant. Bien sucrées,

elles ont eu les faveurs de nos gourmands cueilleurs qui n’hésitaient pas à gober les grains

tout juste coupés.


Un milliard d'euros pour tenter d'adapter

l'lle-de-France au changement climatique

La présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse présentera ce jeudi devant

l'hémicycle son premier plan d'adaptation au changement climatique, décliné en «soixante

actions concrètes». La Région veut notamment replanter 2 millions d'arbres et renaturer 5.000

hectares.

La présidente LR de la région en Ile-de-France, Valérie Pécresse présente son premier « plan

régional d'adaptation au changement climatique » / AFP

Par Laurence Albert

Publié le 21 sept. 2022 Les Echos

Soixante mesures « concrètes» et « majoritairement nouvelles ». Un plan d'action échelonné

jusqu'en 2030, soit après la fin de sa mandature. Et un budget dédié d'un milliard d'euros. Au

lendemain d'un été caniculaire et d'une rentrée sous tension sur la question des ressources, la

présidente LR de la région en Ile-de-France, Valérie Pécresse, est revenue mercredi sur le

devant de la scène en dégainant son premier « plan régional d'adaptation au changement

climatique » (PRACC).

Comme bon nombre de collectivités, l'Ile-de-France a déjà à son actif plusieurs plans

environnementaux, en sus de l'organisation d'une COP régionale. Mais pour ce PRACC, que

rien n'impose, Valérie Pécresse revendique un changement de paradigme. « Jusqu'à présent,

notre approche était uniquement préventive, nous étions dans la lutte contre le réchauffement

climatique, le zéro carbone, l'économie circulaire », a-t-elle rappelé. Et si 24 milliards ont

déjà été dépensés depuis 2016, pour financer notamment des bus propres, des pistes cyclables

et des lycées moins énergivores, « l'adaptation au changement climatique a souvent été le

parent pauvre » des politiques publiques, complète le vice-président en charge de la

Transition écologique, Yann Wehrling.

Diagnostic de vulnérabilité

Une partie des soixante mesures s'adressent donc directement aux Franciliens, comme ces

« 1.000 fontaines » et ces abris climatiques dont la Région soutiendra la création, ou ce coup

de pouce à l'acquisition de récupérateurs d'eau pour les particuliers. D'autres ciblent plus

directement les entreprises ou les agriculteurs- équipement de stockage d'eau, soutien à la

R&D. S'il n'est pas question de flécher les aides existantes sur les seuls critères

environnementaux, les PME et TPE désireuses de réaliser des diagnostics de vulnérabilité


seront accompagnées. Enfin, la Région ambitionne de devenir « le grand acteur de la

renaturation » avec pour objectif 5.000 hectares renaturés d'ici à 2030. « Dans le précédent

mandat, nous étions à 500 hectares », a martelé Valérie Pécresse, qui affiche un objectif de

deux millions d'arbres plantés sur huit ans. L'Ile-de-France en compte 120 millions.

C'est vraiment au niveau des territoires que doit se faire ce verdissement

Pendant des décennies, « l'Ile-de-France n'était pas une région chaude », a rappelé la

présidente de région. Désormais confrontée aux désordres climatiques, elle doit à la fois se

« verdir » et construire mieux. D'où l'idée de soutenir la construction de toits blancs - qui

captent moins la chaleur-, l'élaboration de réseaux de froid appuyés sur la géothermie de

faible profondeur ou encore la requalification de 1.000 hectares de friches. L'objectif étant,

dans tous les cas, que la Région puisse agir en coordination avec les acteurs locaux. « C'est

vraiment au niveau des territoires que doit se faire ce verdissement », a martelé Valérie

Pécresse, taclant au passage un Etat qui «n'agit pas à la bonne échelle» et dont les moyens

déployés «ne sont pas à la hauteur des enjeux».

Débattu dans l'hémicycle jeudi

Mais, en matière de lutte contre l'artificialisation des sols, le plus délicat reste sans doute

à venir. La Région vient d'engager, mi-septembre, la concertation préalable à la

réalisation de son Sdrif, schéma directeur fixant les orientations pluriannuelles en

matière d'aménagement, et dont l'adaptation au changement climatique sera un axe

fort. « Par le passé, tous les Sdrif grignotaient des espaces naturels. Cette fois, il faudra

consommer le moins possible, alors que nous avons déjà de grands projets d'Etat,

comme Roissy-Picardie, qui occupera 800 hectares dans le Val-d'Oise », a souligné

Valérie Pécresse. Renaturer permettra donc de desserrer un peu cette pression.

Reste à savoir comment ce PRACC sera accueilli dans l'hémicycle régional, où il sera débattu

à partir de jeudi. Alors que la présidente de région revendique un plan financé « sans hausse

d'impôts » mais « grâce à des économies dans d'autres domaines » , le groupe de la gauche

communiste, écologiste et citoyenne a déjà dénoncé un plan « petit bras », « conçu dans la

précipitation ». «La montagne accouche d'une souris. Beaucoup de mesures existent déjà, et

ce budget sans moyens supplémentaires semble léger au regard des ambitions affichées

d'adaptation au changement climatique», tacle Ghislaine Senée , présidente du groupe

écologique. Le pole écologiste votera contre le PRACC jeudi, regrettant notamment, que la

thématique de la sobriété n'aie pas été évoquée.


Négociations commerciales : Marc Fesneau

favorable à la reconduction du SRP relevé

de 10%

Le ministre de l’Agriculture reconnaît être attentif à plusieurs dysfonctionnements dans

les relations commerciales et se dit pour la prolongation de l’expérimentation sur le

SRP. Pas question pour autant de lancer un chantier Egalim 3.

Publié le 22 septembre 2022 - Par Nathalie Marchand

https://www.reussir.fr/lesmarches/negociations-commerciales-marc-fesneau-favorable-lareconduction-du-srp-releve-de-10

Marc Fesneau, ministre de l'Agriculture et la Souveraineté alimentaire, le 21 septembre 2022

devant la Commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale.

Si certains opérateurs de la distribution cherchent à remettre en cause le relèvement du seuil

de revente à perte (SRP) de 10%, c’est que la mesure présente un intérêt, a en substance

déclaré Marc Fesneau, le 21 septembre devant la commission des affaires économiques de

l’Assemblée nationale.

Un rapport sur le SRP à +10% attendu

Pour rappel, dans le cadre de la première loi Egalim, le SRP avait été relevé de 10% dans le

cadre d’une expérimentation de deux ans, à compter du 1 er février 2019.

Si le ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire s’est ainsi dit « plutôt

favorable » à la reconduction de l’expérimentation, il a souligné qu’un rapport « étayé »

serait produit pour faire le bilan du dispositif.

Nos confrères d’Agra Presse rappellent que le ministre de l’Economie Bruno Le Maire s’était

lui-même prononcé en faveur de cette reconduction le 7 juillet dernier devant les députés de la

commission des finances. Le locataire de Bercy avait ainsi expliqué que le relèvement de 10%

du seuil du SRP n’était pas remis en cause par la mission commandée à l’Inspection générale

des finances (IGF) : « nous ne reviendrons pas sur le seuil de revente à perte, je veux juste

m’assurer que ces 10% vont bien dans la poche des agriculteurs », avait-il alors déclaré.

La DGCCRF interpellée sur les pénalités logistiques

Interrogé sur les pénalités logistiques imposées par certains distributeurs à leurs fournisseurs,

Marc Fesneau est aussi revenu sur « cette spécificité francofrançaise ». « On a un sujet de

pratiques et de jeu d’acteurs », a insisté le ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté

alimentaire. « Il y’a quelque chose qui dysfonctionne dans notre modèle », a-t-il poursuivi. Et

d’informer avoir demandé à la DGCCRF de documenter ce phénomène qui avait été quelque

peu suspendu au moment du début de la crise en Ukraine.


« Je vois désormais que c’est un outil de régulation pour retrouver des marges sur le dos de

l’amont », a déploré le ministre. Une fois ce travail fait, Marc Fesneau affirme qu’il

interrogera chaque distributeur sur ses pratiques, en la matière : « il y a des opérateurs qui ne

pratiquent pratiquement aucune pénalité logistique et d’autres qui y ont recours

massivement ». « Ca veut donc dire que c’est un choix dans une stratégie économique », a-t-il

poursuivi, évoquant des recours et des sanctions possibles.

Egalim 2 a permis d’enrayer la dynamique de déflation

Pas question pour autant pour le ministre de l’Agriculture d’engager dès un présent un

chantier Egalim 3 comme certains députés semblent lui demander. « Egalim 2 a permis

d’enrayer la dynamique de déflation et destructive, avec la hausse en moyenne avant la crise

de l’Ukraine de 3.5% pour les fournisseurs de la grande distribution », a-t-il déclaré devant la

commission des affaires économiques et sociales.

« Malheureusement la crise en Ukraine est venue impacter très fortement le processus et dès

le mois de mars un cycle exceptionnel de négociations s’est engagé », a-t-il poursuivi

soulignant que 6500 tarifs de fournisseurs ont été renégociés ou sont en cours de

renégociation. « Sur certains produits comme le bœuf ou la volaille il y a eu jusqu’à 5

révisions de tarifs de fournisseurs », a informé Marc Fesneau.

Egalim 2 est un filet de sécurité pour Marc Fesneau

« Nous allons être attentifs à ce que la contractualisation continue à se mettre en place », a-til

souligné. « La loi Egalim n’est probablement pas parfaite mais tout ne se règle pas dans les

lois, il y a la nécessité que le jeu d’acteurs se mette en place ». Cette loi s’applique depuis

peu, avec le contexte de crise en Ukraine, selon le ministre qui estime qu’Egalim 2 « est en

tout état de cause un filet de sécurité qui a prouvé son efficacité dans de très nombreuses

exploitations. ».

Le ministre a par ailleurs affirmé que le gouvernement restait mobilisé pour peser dans les

négociations. Et de citer sa mobilisation sur le prix du lait « pour faire en sorte que sa

rémunération soit plus en adéquation avec la réalité des coûts ». Avec deux difficultés : « que

tous les distributeurs s’engagent » et que « les hausses se retrouvent bien chez les éleveurs

sinon nous aurions un risque de décapitalisation ».


LVMH donne la parole à ses collaborateurs

refletsactuels.fr 22 septembre 2022

A travers « The Doers », série inédite diffusée sur ses réseaux sociaux, le leader mondial du

luxe donne la parole à celles et ceux « dont le quotidien est riche de sens par l’exercice de

leur métier« .

Dans un cadre hors du temps, un collaborateur est invité à se livrer sur son métier, sur la

passion qui l’anime chaque jour, l’inspire et lui permet de traverser les périodes de turbulence.

Alors que la crise ravive la question de la quête de sens au travail, LVMH a souhaité donner

la parole à celles et ceux qui font la richesse du Groupe, ses collaborateurs. Qu’ils soient en

lien direct avec le produit, ou en aval, auprès des clients, ou encore qu’ils occupent une des

nombreuses fonctions supports toutes aussi essentielles, tous partagent la même passion pour

leur métier, pour leur Maison et pour les équipes avec qui ils collaborent.

Une série de 6 épisodes à découvrir sur YouTube. Dans le troisième épisode, Caroline Fiot

raconte avec passion son métier d’œnologue pour la maison Ruinart. De la vigne aux comités

de dégustation, elle raconte les étapes nécessaires à l’élaboration d’un champagne

d’exception. Oscillant entre l’art et la science, son expertise est nourrie par les missions de

communication et de Recherche & développement qui rythment son quotidien tout entier

dédié aux défis d’une viticulture durable.

Source lvmh.fr ©DR

#reims #champagne @Ruinartfrance @lvmh


Biodiversité

Château Galoupet, le laboratoire grandeur

nature de la viticulture durable pour

LVMH

Publié le 21/09/2022 - 10:03 par Audrey Domenach

MonViti.com

Comment imaginer une stratégie de développement durable et la mettre en place sur son

exploitation viticole quand on part d’une page blanche ? C’est le retour d’expérience partagé

par Mathieu Meyer, directeur du château Galoupet, une exploitation située en Provence

récemment acquise par LVMH, lors du colloque « vignoble & biodiversité » qui s’est tenu à

Avignon le 12 mai 2022.

Acquis en 2019 par LVMH, le château Galoupet était auparavant détenu par une riche famille

qui s’est servi des lieux comme maison de vacances pendant une cinquantaine années. Le

domaine a été mené en agriculture conventionnelle. Les sols sont très appauvris, le vignoble

en mauvais état. Le vignoble est entouré de bois classé, ou plutôt d’un maquis, car en 2017

un incendie a tout brûlé. De plus, la marque Galoupet avait peu de valeur. « Ici, on repart de

zéro de partout ! », explique Mathieu Meyer, le directeur du domaine.

Ce challenge mérite cependant d’être relevé, car cette exploitation a un fort potentiel. Située

en bord de mer, dans un département très privilégié et boisé, le Var, elle est entourée de zones


classées tels les Vieux Salins d’Hyères qui sont devenus une réserve ornithologique. Sur cette

propriété, l’accès à l’eau est intéressant avec une retenue communale qui est une source

d’eau douce et une connexion au réseau d’irrigation via le canal de Provence. Le vignoble et

le bois classé sont attenants. L’équipe en place est présente depuis de nombreuses années,

connaît bien le lieu et il est possible de s’appuyer sur elle pour la renaissance du domaine.

Un laboratoire grandeur nature

Certaines contraintes peuvent être des opportunités. Par exemple, l’obligation d’arracher.

Château Galoupet développe une nouvelle identité en allant vers plus de rosé et moins de

rouge, avec moins de mourvèdre, tout en restructurant le vignoble. Sans compter l’appui

financier du groupe LVMH, qui considère ce lieu comme un laboratoire R&D grandeur

nature concernant le développement durable.

Une approche systématique avec plusieurs objectifs et des actions pour les remplir est mise en

place dans le but de renaturer. Des démarches pour le passage en bio ont été faites

immédiatement après l’acquisition. Afin de mieux connaître pour mieux protéger, Mathieu

Meyer s’est entouré d’une équipe d’experts, pour effectuer des inventaires avec analyse de sol

et topologie. « Il faut aller chercher la compétence, quand on ne l’a pas ! », précise

l’agronome et œnologue, titulaire d’un MBA.

Concernant l’eau, la société Permalab est intervenue en hydrologie et a procédé à une analyse

topographique. En Provence, il ne pleut pas souvent, et lorsqu’il pleut, les pluies sont

diluviennes, ruissellent, provoquant d'enormes dégâts, d’autant plus sur un sol qui a subi un

incendie. Travailler l’écoulement des eaux et en ralentir sa vitesse pour améliorer l’infiltration

dans le sol est primordial. Ainsi, au niveau de la trame bleue, il a été décidé de mettre en

place des fascines (structures composées de branchages enchevêtrés et assemblés de manière

à former un "barrage") à certains endroits, afin de retenir le sol et aider la nature à le

reconstituer.

Des couverts végétaux au vignoble

En parallèle du travail sur l’eau, la vie sera ramenée dans les vignes grâce à des couverts

végétaux. Les analyses de sol montrent que non seulement les sols sont pauvres en matière

organique (moins de 2 %), mais aussi en bactéries vivantes et champignons ainsi qu’en

actinomycètes et en teneur en phosphore, en plus d’avoir un tassement du sol. « Ce qui est

difficile quand on commence de rien, c’est de trouver la bonne recette, car plein de choses

peuvent potentiellement marcher, ou non », continue Mathieu Meyer. Trois spécialistes

viennent compléter l’équipe : un expert de la physiologie des plantes, afin de comprendre si

tel type de couverts crée des carences en phosphore, en eau, et pour aider à voir quels sont les

impacts des couverts sur les vignes ; un expert de la biologie des sols, pour aider à

comprendre l’impact de tel type de couvert sur la biologie du sol ; un expert des semences : il

étudie la recette de couverts végétaux qui pour lui devrait bien fonctionner, identifie ce qui a

marché ou pas, et propose des correctifs. L’équipe technique du domaine suivra quant à elle

les impacts de tout cela sur les vins, grâce à des vinifications séparées.

Une fois la trame de l’eau travaillée, il s’agit aussi de renaturer les bois classés. Pour

démarrer, un inventaire faune flore et habitat a été effectué avec le Conservatoire des espaces

naturels, d'où découle un plan d’action en trois phases : 1. la replantation ; 2. la taille sélective,

sinon une seule espèce pourrait prendre le dessus. Or, il est préférable d’avoir une mosaïque


d’habitats, pour plus d’espèces et donc plus de diversité : un bosquet d’arbres, un bosquet de

taillis, une pelouse méditerranéenne ; 3. protéger, dans les zones de vallées qui n’ont pas subi

l’incendie et où l’eau est présente (présence d'orchidées, de chauve-souris).

Un équilibre de vie recherché

Cette biodiversité devrait ramener un équilibre, de la vie, à la fois dans les bois classés et dans

le vignoble. Cependant, il faut lier les deux afin de créer un véritable écosystème. Cela est fait

grâce à de l’agroforesterie et à des corridors végétaux.

« Nous avons commencé ce travail de replantation avec un point de vue très vigneron, avec

des analyses de sols, et des terroirs. Mais d’un point de vue agroforesterie, cela n’avait pas

de sens, précise le dirigeant. Nous avons donc redivisé ces parcelles avec des corridors. Nous

perdons des rangées de vignes : 7,50 m de vignes perdues sur 300 m pour un corridor. Mais

ainsi nous avons un cœur de parcelle toujours atteignable par les fourmis, oiseau, tortues,

etc. qui habitent là. Ce qui se passe en sous-sol est moins connu, entre certaines essences et

les racines de vignes. Par exemple, nous voyons que le chêne n’est pas ami avec la vigne. Par

contre, l’amandier, le pistachier, le figuier peuvent être bénéfiques. Nous allons essayer

plusieurs types d’essences, en anticipant le réchauffement climatique. » De plus, le château

Galoupet travaille avec l’office français d’apidologie. En butinant, l'abeille aide à accélérer la

reproduction des plantes sauvages dans les bois classés et sur les couverts végétaux (espèces

mellifères).

« Nous sommes persuadés qu’avoir un écosystème unique nous permettra d’avoir des vins qui

seront uniques, car ses nutriments seront uniques », conclut Mathieu Meyer.


Emballages alimentaires : toujours trop de

plastique « superflu » voire « inutile »,

dénonce CLCV

Malgré la loi anti-gaspillage de 2020, le « suremballage » persiste, déplore l'association de

consommateurs. Certains produits sont remplis majoritairement... d'air. Les pouvoirs publics

sont également interpellés et sommés de « renforcer les dispositifs de tri dans les lieux

publics ».

La CLCV demande aux professionnels de privilégier les emballages utiles pour la

préservation et le transport, simples, légers et composés de matériaux recyclables. (Pascal

SITTLER/REA)

Par Les Echos Publié le 22 sept. 2022

Zéro pointé. Dans une nouvelle étude publiée ce jeudi, la CLCV dénonce la présence de

plastique « superflu » , voire « inutile » dans les emballages alimentaires. « De très nombreux

emballages sont remplis majoritairement... de vide », pointe l'association de consommateurs,

après avoir étudié les emballages de plus de 250 produits alimentaires entre fin février et mimai

2022, dans neuf enseignes de la grande distribution.

« La palme revient à des paquets de ravioles, d'amandes, de granola ou de lardons, qui

contiennent 55 % de vide », souligne la CLCV. Qui indique en outre que « de nombreux

produits sont entourés par un emballage qui semble inutile », citant les films plastiques autour

de boîtes de thé, de chocolats ou de légumes, ou les manchons cartonnés autour de yaourts, de

compotes ou de pizzas.

Elle demande aux professionnels de « privilégier les emballages utiles pour la préservation et

le transport, simples (un seul matériau), légers et composés de matériaux recyclables »,

estimant que ces « suremballages » sont davantage le produit de considérations marketing que

d'un souci de bonne conservation du produit. « Ces mêmes produits existent de plus en plus

sans emballage superflu », souligne-t-elle.

Capter les emballages nomades

Afin d'inciter les industriels à faire davantage d'efforts, la CLCV somme les consommateurs

de changer leurs pratiques : « privilégier les produits sans suremballage, éviter les emballages

en portions, penser au vrac et réutiliser les emballages quand cela est possible ». Les pouvoirs

publics sont également interpellés et sommés de « renforcer les dispositifs de tri dans les lieux

publics pour capter les emballages nomades (canettes, bouteilles en plastique, emballages


sandwich…) et de mettre en place des actions de pédagogie à l'attention des consommateurs

pour améliorer la collecte ».

Si la France recycle 100 % de l'acier ou 85 % du verre employés dans ses emballages

ménagers, la proportion pour le plastique tombe à 28 %, selon des chiffres 2020 de

l'organisme Citeo . Ce taux, qui place la France parmi les mauvais élèves de l'Europe,

s'explique notamment par l'impossibilité technique de recycler certains plastiques et « le nonrespect

du tri des emballages », jetés avec le tout-venant, notamment à l'extérieur du domicile,

en raison du manque de poubelles de tri.

Au-dedu cas des produits alimentaires industriels, l'étude relève que de « nombreux fruits et

légumes » dont la loi prévoyait la vente sans emballage plastique à compter du 1er janvier

2022 , étaient encore très nombreux à être vendus en rayon sous plastique, lors de la

réalisation de l'étude.

Source AFP


Les petites brèves de la planète Champagne

22 septembre 2022

©La Champagne de Sophie Claeys

Les marques de champagne en GMS

Selon Rayon Boissons, après une belle année 2021 en grande distribution avec 44,5 millions

de cols vendus (+12,4 % par rapport à 2020) selon NielsenIQ, le champagne a poursuivi sa

dynamique sur le premier semestre 2022. Toutefois, dans le détail du top 10 des marques En

effet, la reprise de la demande mondiale a été tellement rapide et forte l’an passé que certaines

maisons ont dû contingenter leurs clients, dont les GMS. D’après le magazine spécialisé dans

les boissons en grande distribution, « dans ce contexte, ce sont les marques nationales qui ont

le mieux performé en grande distribution sur 12 mois arrêtés au 19 juin 2022.Nicolas

Feuillatte caracole toujours en tête du classement avec 5,7 millions de bouteilles. Le leader

du segment est parvenu à soutenir la demande pendant la période et enregistre une hausse de

ses ventes de presque + 12 % en volume. Derrière l’indétrônable signature de la coopérative

de Chouilly, Canard-Duchêne se hisse en deuxième position grâce à une progression de +


8,6 %. Avec 2,1 millions de cols vendus, la maison appartenant au groupe Arvitis consolide

notamment son positionnement sur le créneau du bio et de la naturalité. Profitent également

de la dynamique de l’appellation et du travail de leur image Alfred Rothschild et Chanoine du

groupe Lanson BBC avec des croissances à deux chiffres. Tandis que Mumm, la signature de

Pernod Ricard, qui a considérablement limité ses volumes afin de garantir un niveau constant

pour les années à venir, est en retrait dans les hypers et les supers. Enfin, Charles Lafitte

descend du podium cette année. Fortement dépendante à la promotion, la signature du

groupe Vranken-Pommery affiche le recul le plus important avec près de 800 000 cols en

moins. Peut-être le signe annonciateur de la baisse des volumes promotionnels dans un

contexte de tension sur les stocks ».

Petit Mais Coteaux

Née d’une rencontre entre quatre passionnées, animées par l’envie de partager le Savoir-Faire

de la Champagne dont l’objectif est de mettre en lumière les Coteaux Champenois,

l’Association Petit Mais Coteaux (lire ici) continue avec Margot Mathilde,Marie et Elise.

Parrainée par Mr Geoffrey Orban, cette deuxième édition est accueillie par le restaurant Sacré

Burger à Reims le 24 octobre. Le comité de dégustation sera composé de 15 personnes

passionnées, et issus de la filière viticole. Cette 2ème édition aura l’honneur d’accueillir des

spécialistes tels Que Philippe Jamesse, ou Laurent Panigai mais également un vigneron

représentant de chaque terroir sera présent au comité de dégustation. La dégustation se fera à

l’aveugle puisque chaque cuvée sera parée d’une chaussette de dégustation cousue main par

une créatrice champenoise, l’atelier Jolie Ortie.La sélection des Coteaux est ouverte jusqu’au

24 Septembre 2022, avec pour participation un minimum de deux échantillons. Informations

: Rendez-vous sur leur site internet : www.petitmaiscoteaux.com e-mail:

petitmaiscoteaux@gmail.com

Concert des vendanges

Le clarinettiste Pierre Génisson, l’Orchestre Génération Mozart sous la direction de Pejman

Memarzadeh VOUS PRÉSENTENT La 2ème édition du Concert des Vendanges au Théâtre

Gabrielle-Dorziat Epernay Le vendredi 23 septembre à 20h30 Pour sa deuxième édition, le

Concert des Vendanges de Génération Mozart fera étape à Epernay au Théâtre Gabrielle-

Dorziat le vendredi 23 septembre à 20h30 avec le clarinettiste Pierre Génisson sous la

direction du chef d’orchestre d’origine iranienne Pejman Memarzadeh. L’occasion de célébrer

en musique la vigne et les vendanges, et de découvrir la musique du Siècle des Lumières.

Programme : Wolfgang Amadeus Mozart « La Clémence de Titus » -Ouverture, K. 621 Louis

Spohr Concerto pour clarinetten°2en mi-bémol majeur,Op.57 Ludwig van Beethoven

Symphonie n°6 en fa majeur « Pastorale », Op.68

Informations et réservations : Office du Tourisme d’Epernay www.epernaytourisme.com

| 03 26 53 33 00


Avec l'arrivée du roi Charles III, le « sceau

royal » de marques prestigieuses remis en

jeu

Suite aux décès de la reine Elizabeth II, les « mandats royaux », dont bénéficient plusieurs

centaines de marques, vont être de nouveau soumis à l'approbation du nouveau roi Charles III.

Si pour ces entreprises, cette certification est un vrai argument commercial, l'impact sur leurs

ventes reste difficilement mesurable.

La marque de thé Twinings fait partie des fournisseurs officiels de la famille royale.

(AFP/Carl Court)

Par Les Echos Publié le 17 sept. 2022

Thés Fortnum & Mason, imperméables Burberry, mais aussi haricots et nourriture pour

chien : avec le décès d'Elizabeth II, les quelque 600 marques « préférées » de la défunte reine

perdent leur mandat royal et doivent désormais attendre l'approbation du nouveau monarque,

le roi Charles III .

Si elles ne gagnent pas les faveurs du nouveau roi d'Angleterre, elles auront deux ans pour

enlever le sceau qui les signale comme fournisseurs réguliers de la famille royale. Lorsqu'il

était prince, Charles l'avait déjà accordé à plus de 150 marques.

Ce sceau royal est avant tout un gage de qualité : « Les bénéficiaires de ce mandat reçoivent

un magnifique document et le droit de placer le sceau royal approprié sur leurs produits »,

indique simplement l'Association des détenteurs ce mandat.

Si pour certaines de ces entreprises élues, leurs liens avec la royauté sont un argument

commercial de poids, il est cependant difficile de mesurer l'impact réel sur les ventes. Les

marques ne versent aucune redevance pour ce prestigieux mandat, et ne fournissent pas non

plus la Couronne gratuitement ou à des tarifs préférentiels.

Pour celles qui sont moins associées à la reine dans l'imaginaire collectif, le mandat est

« avant toute chose la reconnaissance d'un savoir-faire et d'une tradition », explique Christian

Porta, directeur général adjoint de Pernod Ricard , qui possède Dubonnet, multinationale

française des vins et spiritueux.


De nombreuses marques de luxe adoubées, dont des Françaises

Le groupe français dispose de deux mandats royaux, pour son vermouth aromatisé Dubonnet

et le champagne Mumm. La famille royale, très friande de ce spiritueux selon la presse

britannique, a également accordé son sceau à pour les marques Bollinger, Krug, Lanson,

Laurent-Perrier, Louis Roederer, Moet & Chandon et Veuve Clicquot.

Fortnum & Mason, fournisseur de thé de la famille royale, assure dans toute sa

communication « être fier d'avoir détenu un mandat de sa Majesté depuis 1954, et l'avoir servi

avec le reste de la famille royale toute sa vie ». L'épicier de luxe, qui assure que son thé

« Royal blend » a été créé pour le roi Edward en 1902, ne va pas perdre son mandat,

puisqu'elle détient aussi un mandat décerné par le Prince Charles. Autre grand nom du thé, la

marque Twinings fait également partie des fournisseurs de la famille royale.

Côté vêtements et accessoires, Launer, qui vend les sacs à main dont la reine était inséparable,

se targuait de fournir la souveraine depuis 1968 mais risque dorénavant de perdre son

précieux cachet. En revanche, les vestes Barbour, particulièrement adaptées au temps

capricieux du Royaume-Uni, sont prisées de Charles III comme elles l'étaient de sa mère.

Des marques de grande consommation disposent également du mandat royal, comme

l'Américain Heinz, connu pour son ketchup et surtout ses haricots blancs à la sauce tomate,

adulés des Britanniques, ou une variété de croquettes pour chien. Outre-Atlantique, figure

aussi le fabricant de céréales Kellogg's, fournisseur de la famille royale depuis la fin du règne

de George VI.

Critères d'attribution durcis

Désormais, les critères pour obtenir le renouvellement du mandat tous les cinq ans ont été

durcis : « Il ne s'agit plus seulement d'effectuer un service impeccable mais aussi de montrer

que nous sommes une bonne entreprise », avec notamment des critères de respect des droits

humains, résume Paul Wheeler, en charge de la communication de Kellogg's pour le

Royaume-Uni.

Résultat, le sceau royal est donc selon lui aussi un « gage de qualité », que certains

Britanniques peuvent utiliser pour choisir leurs produits.

Avec AFP


Le Mumm Cordon Rouge Stellar, le rituel

de dégustation dans l’espace (collaboration

Mumm/Axiom Space)

22 septembre 2022

La Maison Mumm a présenté hier soir le Champagne Mumm Cordon Rouge Stellar, le

premier champagne pouvant être dégusté en impesanteur. Initié en 2017, ce projet ambitieux

est aujourd’hui en conformité avec le cahier des charges des exigences de sécurité adaptées à

l’impesanteur*. Ainsi la collaboration entre la Maison Mumm et Axiom Space va permettre

de proposer le Champagne Mumm Cordon Rouge Stellar à l’occasion d’une prochaine

mission d’Axiom Space, afin de tester le rituel de dégustation dans les conditions réelles de

l’Espace.

Entourée des meilleurs experts dans leur domaine, la Maison Mumm a poursuivi les

recherches et les expérimentations – en collaboration avec Octave de Gaulle, fondateur de

l’agence SPADE spécialisée dans le design d’objets spatiaux, le Centre National d’Etudes

Spatiales (CNES) et Jean- François Clervoy, spationaute français de l’ESA, vétéran de trois

missions spatiales avec la NASA- notamment au cours de trois campagnes de vols tests.

Laurent Fresnet, chef de caves de la Maison Mumm, a réalisé également un vol parabolique

afin de garantir le respect des caractéristiques organoleptiques et l’intégrité du vin, puis de

finaliser l’assemblage spécifique de cette cuvée.

À l’issue de cette seconde phase de quatre ans, le Champagne Mumm Cordon Rouge Stellar

répond aux exigences du CNES en matière de sécurité et de conformité technique pour la

dégustation en impesanteur.

Selon César Giron, président de la Maison Mumm, « L’innovation fait partie de l’identité de

la Maison Mumm depuis 1827 et Mumm Cordon Rouge Stellar en est une parfaite

illustration. Ce projet qui réunit des savoir-faire d’excellence français nous rend fiers. Déjà

en 1904, la Maison Mumm était présente au côté du commandant Jean-Baptiste Charcot pour

célébrer la réussite de la toute première expédition française en Antarctique ».

Un assemblage de Mumm Cordon Rouge adapté en impensateur

Les conditions de dégustation du champagne en impesanteur diffèrent sur le plan

physiologique, avec une altération notable de l’odorat. L’effervescence du champagne est


également modifiée : les bulles ne remontant plus à la surface, elles ne libèrent pas les

molécules d’arômes qu’elles contiennent. La séquence sensorielle est spécifique : la vue est

sollicitée en premier, puis le vin – sous la forme d’une écume mousseuse – entre en contact

avec les lèvres et la bouche. Une fois qu’elle pénètre en bouche, cette écume en tapisse les

parois par capillarité. Avec la diminution de l’olfaction – dimension centrale dans la

dégustation – la perception globale du vin change. Certaines notes sont davantage perçues que

d’autres.

Prenant en compte ces paramètres particuliers, Laurent Fresnet a sélectionné un assemblage

de Mumm Cordon Rouge réalisé avec des raisins issus de la récolte 2016 – dont une majorité

de Pinot Noir, le cépage signature de la Maison – et complété (à hauteur de 36 %) avec des

vins de réserve des cinq dernières années. « Mon objectif était de conserver la fraîcheur et la

puissance de Mumm Cordon Rouge, de renforcer l’intensité de ses arômes avec un

vieillissement plus important et une liqueur de dosage réalisée avec des vins élevés en fût de

chêne » explique Laurent Fresnet, chef de caves de la Maison Mumm. Avec un vieillissement

sur lattes prolongé à cinq ans et une liqueur de dosage conçue à partir de vins vieillis en fûts

de chêne apporte une touche de vanille et de notes pâtissières. Ainsi, Laurent Fresnet a

renforcé les caractéristiques du style Mumm afin de s’adapter à des conditions de dégustation

où les sens – olfactif et gustatif – sont altérés.

Conception et fabrication française pour un flacon par comme les autres

Pour bénéficier de la conformité au cahier des charges de l’espace, le Champagne Mumm

Cordon Rouge Stellar a dû répondre à un faisceau complexe de contraintes (liquide gazeux en

l’absence de gravité, pression contenue dans la bouteille, alimentarité, spécifications des

matériaux, encombrement, ergonomie…). Toutes les questions techniques liées à la

conception ont été adressées par Octave de Gaulle, et son agence SPADE spécialisée dans le

design d’objets spatiaux, avec le soutien actif du CNES et du bureau d’études Comat.


Le Champagne Mumm Cordon Rouge Stellar est conçu en trois parties :

1) Contenu dans une demi-bouteille en verre, le vin est sécurisé par un dispositif ouverturefermeture,

en inox, d’une parfaite fiabilité. Le champagne entre uniquement en contact avec le

verre et l’inox – identique à celui des cuves d’assemblage de la Maison Mumm à Reims –

deux matériaux qui assurent idéalement sa conservation.

2) Une coque réalisée en aluminium de grade aéronautique qui protège la bouteille en verre et

assure une double sécurité en cas de défaillance d’un des systèmes.

3) La partie supérieure dite « de service » est composée d’un long goulot surmonté d’un

bouchon en liège et d’un anneau : véritable innovation technologique permettant à la fois

d’assurer la sécurité lors du transport et du débouchage, mais aussi de servir de manière

inédite le champagne en impesanteur.

Avec son aspect futuriste, le Champagne Mumm Cordon Rouge Stellar présente cependant

des formes proches de celles de la bouteille champenoise et reproduit le plus fidèlement

possible le rituel de dégustation du champagne. « Bien sûr, ce projet est très stimulant pour

son caractère hautement technologique et son identité 100 % française, de la conception à la

fabrication. Mais, il est surtout passionnant parce que la technologie sert ici un objectif plus

grand : le champagne concentre le souvenir d’un terroir, d’un climat, d’un savoir-faire

ancestral et d’un rituel de dégustation. » commente Octave de Gaulle, fondateur de l’agence

Spade.

* « on préfère aujourd’hui celui d’impesanteur, en raison de la confusion orale entre « la

pesanteur » et « l’apesanteur » CNRS


Le Nouveau bettane+desseauve 2023


Mardi 4 octobre 2022

Les tribulations oenologiques du professeur Bucella : comment parler des vins que l'on

n'a pas bus ? : et autres chroniques du vin.

Mardi 4 octobre 2022, à 19h au Clos à Reims. https://www.univreims.fr/minisite_44/evenements-vie-etudiante/les-rendez-vous-de-bacchus/

Pour cette reprise des Rendez-vous de Bacchus nous vous invitons à venir écouter Fabrizio

Bucella pour une présentation de son ouvrage "Les tribulations oenologiques du professeur

Bucella : comment parler des vins que l'on n'a pas bus ? : et autres chroniques du vin.", sorti

début septembre chez Flammarion. Cette présentation sera l'occasion de faire un focus sur le

dernier chapitre de l'ouvrage, "comment gagner le paradis en buvant de la bière ?"et de

dévoiler le projet de DU Biérologie que l’Institut Georges Chappaz proposera en 2023.

À propos :

Mêlant science et vin, le professeur Fabrizio Bucella nous emmène sur des chemins de

traverses qui peuvent sembler farfelus, mais ne le sont pas vraiment. On apprendra comment

boire une piquette en bloquant sa langue contre le palais, comment forcer quelqu’un à avaler

un tel breuvage en gardant le sourire. Dans la même veine, l’auteur nous apprendra comment

vivre vieux en buvant du vin, s’il faut préférer du vin ou du thé avec une fondue, comment

servir du vin à des non-initiés en modifiant leurs repères visuels, quel est le fameux rapport

qualité-prix du vin, qu’est-ce que l’umami dont on parle tant ou encore quels sont les

mystérieux accords entre vin et musique. Un essai faussement potache, vraiment érudit, à lire

d’une traite ou à picorer selon l’envie.

La librairie Le Furet du Nord vous invite à une séance de dédicace, le jour-même à

17h30. (Galeries Lafayette, 33-45 rue de Vesle / 3e étage).

Intervenant : Fabrizio Bucella

Fabrizio Bucella est professeur des Universités (Université libre de Bruxelles), physicien,

docteur en Sciences et sommelier. Spécialiste du vin et de la bière, et directeur de l'école de

dégustation de vin Inter Wine & Dine, il y enseigne l'œnologie et la technique de la

dégustation ; il intervient régulièrement dans des formations de l’Université de Reims

Champagne-Ardenne.


Bande dessinée : comment le vin a conquis

les bulles

Par Thierry Masclot Mis à jour le 21/09/2022 La RVF

Depuis une dizaine d’années, le vin et la bande dessinée filent un parfait amour. Toutes les

maisons d’édition y vont de leur cru, avec un album “one shot” ou une série. Décryptage d’un

phénomène qui se bonifie avec le temps.

Longtemps, le vin n’a fait que de la figuration dans l’univers de la bande dessinée. Une vraie

partie de “cache-case”. Mais si vous relisez attentivement les classiques du neuvième art et

que vous ouvrez l’œil, vous le verrez, au détour d’une case. Dans Boule et Bill, une bouteille

de vin est parfois posée sur la table du déjeuner dominical.

Dans Tintin, le reporter à la houppette trinque au champagne avec son compère Haddock

dans Objectif Lune. Le vieux loup de mer avale le bouchon d’une bouteille de champagne

Brochet Hervieux dans la fusée du même Objectif Lune, prend Tintin pour une bouteille de

bourgogne et manque de l’étrangler dans Le Crabe aux pinces d’or, tandis que dans Les

7 boules de cristal, il est obsédé par un prestidigitateur qui transforme l’eau en vin…

Et chez nos amis les Gaulois d’Armorique ? Astérix et Obélix achètent des amphores de vin

pétillant à Durocortorum (Reims) dans Le Tour de Gaule. Un centurion ivre,

Ballondebaudrus, échange Le Bouclier arverne dans une taverne contre une amphore de vin.

Dans Astérix chez les Bretons, Claudius Lapsus est chargé, avec les autres légionnaires, de

goûter les fûts confisqués. Saoul, il tombe dans le tonneau de potion magique…

Des exemples comme ceux-là, il y en a des barriques entières dans les BD du XXe siècle.

Mais jamais de premier rôle. Oui, jusqu’en 2010, jamais le vin n’est le personnage principal

d’un album. Bizarre dans un pays que le monde entier connaît pour la qualité et la diversité de

ses crus. D’autant que de nombreux auteurs de BD ont apprécié le vin. Non, n’insistez pas,

nous ne citerons pas de noms…

Démoraliser la jeunesse


Face à cette incongruité, les explications sont de plusieurs ordres. Légales d’abord. La loi

n° 49-956 du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse précise, dans son

article 2, que celles-ci « ne doivent comporter aucune publicité ou annonce pour des

publications de nature à démoraliser l’enfance ou la jeunesse ».

Précisons qu’en 1949, démoraliser signifie aller à l’encontre de la morale. Les explications

sont également culturelles : « Pendant le premier âge d’or de la BD, dans les années 1970-

1980, les auteurs ne s’intéressaient pas au monde réel mais plutôt à la science-fiction »,

analyse Jean-Philippe Lefèvre, expert en BD, ex-présentateur et producteur de l’émission Un

monde de bulles diffusée sur Public Sénat de 2004 à 2015.

Benoist Simmat, scénariste de L’Incroyable histoire du vin, avance une explication

politique : « La gastronomie et le vin étaient traditionnellement des sujets de droite, pas

valorisant dans les milieux créatifs, cela a changé il y a une quinzaine d’années. »

Devant tant de verrous, la révolution va venir de l’étranger. Le premier tome des Gouttes de

Dieu, manga japonais de Tadashi Agi et Shu Okimoto, paraît en France aux éditions Glénat en

avril 2008.

L’heureux éditeur est Jacques Glénat, par ailleurs grand amoureux de vin. Il se souvient :

« Depuis les années 1980, Glénat était le premier éditeur de manga en France, notamment

avec Dragon Ball ; nous avions une relation étroite avec les éditeurs japonais et notamment le

premier Kodansha, on a vite repéré cette série. Mais l’éditeur japonais avait signé un accord

permettant à Pika, chez Hachette, de les adapter. Ils n’en ont pas voulu, j’ai sauté sur

l’occasion pour racheter les droits ».

> Les Gouttes de Dieu, la BD qui a tout déclenché

Jacques Glénat choisit alors un traducteur pointu, mais prend tout de même les choses en

main personnellement. « Au final, je suis passé après le traducteur, je me suis tapé les

44 tomes, raconte-t-il. Je me souviens avoir lu un jour “arrosage des vignes” : chez nous, on

ne peut pas dire cela, ça ne passe pas. »

Près de quinze ans plus tard : plus d’un million et demi d’albums ont été vendus en France et

ce manga est considéré comme la référence. « Un bijou incroyable », s’enthousiasme Jean-

Philippe Lefèvre. « Des aspects documentaires ultra-précis que seuls les Japonais sont

capables de faire, et d’excellents cahiers pédagogiques en fin d’ouvrages », note Benoist

Simmat. Ces Gouttes de Dieu ont fait germer la création française.

Hooray! Your file is uploaded and ready to be published.

Saved successfully!

Ooh no, something went wrong!