23.09.2022 Views

Panorama de presse quotidien du 23 09 2022

Create successful ePaper yourself

Turn your PDF publications into a flip-book with our unique Google optimized e-Paper software.

PANORAMA DE PRESSE

Du 23/09/2022

- Politique…………………….……………………………….…….……..…………………..…p.2-13

- Vendanges……………………………………………………………………………………….p.14-17

- Economie-Filière………………………………………………………………………………p.18-21

- Tourisme…………….……………………………………………………………………….…..p.22-25

- Communication-Gastronomie ............................................................p.26

- Cuvées- -Dégustation……………………………………………………………………….p.27-28

Cette revue de presse se destine à un usage strictement personnel et interne à l’entreprise,

le destinataire s’interdit de reproduire, publier, diffuser ou vendre ce document.

www.sgv-champagne.fr

17 avenue de Champagne – CS 90176 • 51205 Epernay Cedex • Tél. 03 26 59 55 00 • Fax. 03 26 54 97 27

69 Grande Rue de la Résistance • 10110 Bar-sur-Seine • Tél. 03 25 29 85 80 • Fax. 03 25 29 77 81


Presse écrite

FRA

Famille du média : Médias professionnels

Edition : 23 septembre 2022

Périodicité : Hebdomadaire

P.29

Audience : 14157

Journalistes : JCD

Sujet du média :

Nombre de mots : 475

Agroalimentaire-Agriculture

p. 1/2

Règles européennes detiquetage

Des inquiétudes en Champagne

Si la récolte des champagnes est «exceptionnelle», des inquiétudes existent sur le réexamen par Bruxelles de letiquetage des denrées alimentaires

fin 2022, rapporte le SGV (vignerons).

« Une année exceptionnelle en

quantité et qualité»: lors de

sa Tournée vendange, l’évène

ment de rentrée du SGV (vigne

rons), organisé le 5 septembre,

son président Maxime Tou

bart s’est montré élogieux sur

le millésime 2022. Impression

confirmée lors d'une visite de

la coopérative des Six Côteaux,

où «on fera largement les

12 000 kg/ha» de ren

dement tirable «et les

4 500 kg/ha de réserve» en

instance de validation. Mais le

SGV Champagne, qui avait invité

des parlementaires et membres

de l’administration, collectivités,

a aussi alerté sur des sujets

politiques. «Une partie de la

Commission européenne remet

en cause le vote» de la Pac

sur une exemption concer

nant letiquetage des bois

sons alcoolisées, a indiqué

Pascal Bobillier-Monnot, direc

teur adjoint aux affaires poli

tiques. À l’occasion de la réforme

du règlement sur l’information

des consommateurs, Bruxelles

pourrait en effet faire sauter la

dématérialisation de la liste des

ingrédients, selon lui. Les aides à

la promotion concernant les sec

teurs des alcools et de la viande

rouge sont menacées, poursuit

le SGV. Soucieuse de faire bais

ser la consommation d'alcool, la

Commission pourrait également

« remettre en cause l’équilibre

trouvé en France, au travers de

la loi Evin, en obligeant les fabri

cants d’alcool à mettre de nou

velles mentions sanitaires» sur

les étiquettes.

Faciliter la transmission

du foncier

Sur le plan national, le SGV est

attentif à la prochaine loi de

finances. Des dispositions en

faveur de la transmission du fon

cier y sont attendues. Le prix des

vignes en AOC Champagne a

232569 VIGNERONS - CISION 4116273600505

Tous droits de reproduction et de représentation réservés au titulaire de droits de propriété intellectuelle

L'accès aux articles et le partage sont strictement limités aux utilisateurs autorisés.


Des inquiétudes en Champagne

Edition : 23 septembre 2022 P.29

p. 2/2

plus que triplé en une vingtaine

d'années, souligne l’organisation.

Résultat, le coût de la transmission

du foncier représente 5,4 années

de résultat courant avant impôt.

Le SGV appelle à intégrer dans le

PLF 2023, sans attendre une loi

d'orientation ou une loi foncière,

les propositions du député Eric

Girardin (LREM, Marne) qui a remis

en avril au Premier ministre un

rapport visant à faciliter la trans

mission des exploitations viticoles.

Une revendication phare du SGV

est l’exonération totale de droits

de mutation à titre gratuit sur les

transmissions de biens loués par

bail à long terme, sous réserve

d'un engagement de conserva

tion des biens pendant vingt-cinq

ans. L’organisation réclame aussi

la suppression du plafond de

300 000 € concernant l’exoné

ration de 75 % des biens loués par

bail à long terme et la non-appli

cation de l'impôt sur la fortune

pour de tels biens; l’abaissement

à dix ans et non plus quinze

ans du délai de rappel fiscal des

donations antérieures; l’amélio

ration de la fiscalité liée aux parts

de GFA, pour redonner de l’attrac

tivité aux investissements dans le

portage du foncier.

JCD

232569 VIGNERONS - CISION 4116273600505

Tous droits de reproduction et de représentation réservés au titulaire de droits de propriété intellectuelle

L'accès aux articles et le partage sont strictement limités aux utilisateurs autorisés.


D’ici 2025

L’OMS prône la taxation et les interdictions

pour réduire de 10 % la consommation

d’alcool

Augmentation des droits d'accises, instauration de prix minimum, avertissements sanitaires,

restrictions sur le nombre de points de vente… L’Organisation Mondiale de la Santé ne

manque pas d’idées pour faire baisser la consommation d’alcool, désormais entérinées dans

son Cadre européen d'action sur l'alcool 2022-2025.

Par Sharon Nagel Le 22 septembre 2022 Vitisphère.com

« Le document de l’OMS Europe… criminalise des millions de consommateurs et des

centaines de milliers de producteurs », dénonce le directeur de la Federvini, Vittorio Cino -

crédit photo : OMS

Deux jours avant que les organisations professionnelles françaises, italiennes et espagnoles

n’exprimaient de sérieuses inquiétudes quant à la nouvelle vague de « prohibitionnisme » qui

traverse l’Europe, le comité régional européen de l’Organisation mondiale de la Santé votait

son Cadre européen d'action sur l'alcool 2022-2025 à Tel Aviv en Israël. Le vote est

intervenu à l’occasion de la 72ème séance du comité qui réunissait plus de 500 participants

sur place et 200 de plus en ligne, représentant au total 53 pays en Europe et Asie centrale.

Affirmant s’appuyer sur « les données les plus récentes concernant les dommages imputables

à l'alcool et sur les meilleurs éléments de preuve pour réduire ces dommages », le document

fixe comme objectif deduire de 10% la consommation d’alcool par habitant d’ici 2025, par

rapport à 2010. Il doit « ouvrir la voie à la mise en œuvre du plan d'action mondial (2022-

2030) pour mettre en application de manière efficace la stratégie mondiale visant à réduire

l'usage nocif de l'alcool en tant que priorité de santé publique, adoptée par l’Assemblée

mondiale de la Santé en mai 2022 ».


Les professionnels écartés des consultations

Bien entendu, ce n’est pas la première fois que l’OMS lance un vaste programme dans ce

domaine. Le document cadre reconnaît d’ailleurs que « les outils puissants que sont la

stratégie mondiale pour réduire l'usage nocif de l'alcool (2010) et le plan d'action européen

pour réduire l'usage nocif de l'alcool 2012-2020 ont été sous-utilisés ». Cette fois-ci, le

contexte est différent et l’OMS affirme entre autres, que ce nouveau plan « s'alignera… sur

les aspirations du plan "Europe's Beating Cancer" de l'Union Européenne et les soutiendra ».

Tout en écartant le secteur des boissons alcooliques de toute consultation, car considéré

comme une « interférence » à la priorisation des objectifs de santé publique. Les mesures

préconisées sont pour le moins drastiques et déclinées en six axes : la tarification ; la

disponibilité ; le marketing ; les informations sanitaires avec l’accent mis sur l’étiquetage ;

l’intervention des services de santé ; et l’action collective au sein de la communauté.

Affirmant que « les preuves quant aux liens entre le caractère abordable de l'alcool, la

quantité consommée et les méfaits sont solides et cohérentes », l’OMS insiste sur la nécessité

d’augmenter les droits d’accise sur l’alcool, stratégie pour laquelle « la base factuelle est la

plus large et la plus complète ». Entre autres mesures, le document prône la mise en place

d’un système de taxation basé sur le degré d’alcool et l’instauration d'un prix minimum, le

tout étant indexé sur les taux d’inflation pour garantir que les prix ne deviennent pas plus

accessibles au fil du temps.

Concernant la disponibilité des boissons alcooliques, des restrictions sur les heures et jours de

commercialisation, des limites placées sur le nombre et la densité des points de vente ainsi

que l’adaptation du cadre réglementaire pour tenir compte de la croissance des ventes en ligne

sont autant de mesures préconisées par l’OMS. A celles-là s’ajoutent de nouvelles

propositions, dont des restrictions sur la vente et la consommation d’alcool dans des contextes

de transport, la transmission de données sur les ventes aux agences de santé publique comme

condition d'obtention d'une licence et la mise en place de points de vente d'alcool gérés par

l'État.

Indicateurs, contrôles et obligations « indépendantes »

Dans le domaine du marketing, il est proposé des restrictions sur le contenu et la quantité de

communications commerciales sur l'alcool, « par exemple en limitant les messages et les

images à un contenu factuel, sans liens avec des célébrités ou des influenceurs, ou en

interdisant toute communication à la télévision, à la radio, dans les films et les parrainages

sportifs ». De même, l’OMS considère que les codes réglementaires doivent indiquer ce qui

est autorisé, et non pas ce qui ne l’est pas « avec la présomption légale que ce qui n'est pas

nommé n'est pas autorisé ». Par ailleurs, des relations établies avec les fournisseurs de platesformes

internet viseraient à « mesurer, contrôler et restreindre la commercialisation d’alcool,

avec de nouvelles réglementations si nécessaire », tandis que d’autres actions obligeraient

« les producteurs d'alcool à partager leurs données commerciales sur les consommateurs

dans différents médias à des fins de santé publique ». Enfin, quant aux informations

sanitaires, l’OMS insiste sur la nécessité d’établir une mise en place, un suivi et un contrôle

indépendants « de ce qui figure sur toutes les étiquettes d'alcool, dans l'intérêt de la santé

publique et des droits des consommateurs et à l'abri de toute influence ou interférence des

intérêts des entreprises ». Cela, sachant qu’elle estime qu’il faut « des exigences légales en

matière d'étiquetage fondées sur les orientations de l'OMS, avec des étiquettes comprenant

des informations sur la nutrition et les ingrédients ainsi que des avertissements sanitaires ».


Certes, les Etats membres sont libres d’appliquer ces mesures ou non, partiellement ou

intégralement. Mais comme l’explique dans un communiqué Vittorio Cino, directeur général

de la Federvini en Italie, « c’est une nouvelle qui nous inquiète profondément. Une ligne

diabolisatrice et prohibitionniste a prévalu. Le document de l’OMS ne fait aucune distinction

entre consommation et abus… Il s’agit d’une tentative manifeste d’influencer le débat

européen en cours à Bruxelles sur l’étiquetage et l’information aux consommateurs ».


AgraPresse Hebdo semaine du 26/09/22

Les bourgognes envisagent la > en 2035

Les vins de Bourgogne élaborent « un projet de neutralité carbone» d'ici à 2035, soit bien avant l'objectif

national de 2050, a indiqué le 21 septembre le BIVB (interprofes­sion). Il s'agit, « si toute la profession

est d'accord, d'aboutir à un projet de neutralité carbone à l'horizon 2035 », a déclaré le président

délégué Laurent Delaunay, lors de sa conférence de presse de rentrée. « Nous pouvons être plus

rapides» que l'objectif national - la neutralité carbone en France en 2050 - a précisé le président. « Tout

un travail préparatoire a été effectué par /'Adelphe», société à but non lucratif qui a pour but d'aider les

entreprises à réduire l'impact de leurs emballages sur l'environnement, « et cela nous montre qu'on

devrait pouvoir le faire » à cette date-là, a-t-il ajouté.

L'objectif précis est deduire de 60 % les émissions de gaz à effet de serre de la viticulture en

Bourgogne d'ici à 2035, ce qui permettrait d'atteindre le« socle incom­pressible d'émissions au- duquel

l'activité viticole est impossible », a précisé à l'AFP Jean-Philippe Gervais, directeur technique au BIVB.

Ce seuil d'environ 40 % peut en­suite « être compensé par la plantation de haies, de couverts végétaux,

de forêts ... ». Dès octobre, six ateliers - sur les emballages, les transports, l'énergie ... - réuniront les

viticulteurs et négociants afin d'établir, d'ici à juillet, un « plan d'action », a indiqué

M. Delaunay. Le poste principal auquel s'attaquer sera celui des emballages, qui re­présentent 34 %

des 380 000 t d'émissions de C02, devant le fret (13 %), selon des chiffres du BIVB. « Un des axes

principaux est le poids des bouteilles», a expliqué M. Delaunay, négociant bourguignon qui possède

également une marque languedo­cienne, Les Jamelles, qui a réduit « en dix ans de 200 g, sur un total

de 700 g, le poids de ses bouteilles». JCD, avec l'AFP

Vin : les organisations de France, Italie et Espagne inquiètes du « prohibitionnisme »

Les associations nationales vitivinicoles françaises, italiennes et espagnoles, réunies les 13 et 14

septembre, craignent que « la géopolitique, l'inflation et une nouvelle vague de prohibitionnisme mettent

en péril » l'avenir de leur filière. « Les mois à venir seront cruciaux », car la Commission européenne

prépare des « initiatives législatives importantes », soulignent-elles dans un communiqué commun. Et

d'appeler à préserver « la politique de promotion comme outil pour assurer la compétitivité des vins »,

ainsi que « les règles relatives à l'étiquetage nutritionnel et aux listes d'ingrédients déjà décidées dans

le cadre des règlements de la Pac, y compris l'étiquetage numérique ». Les organisations demandent

aussi aux États membres et à Bruxelles de « s'opposer à la proposition irlandaise suries avertissements

sanitaires, en soumettant un avis circonstancié dans le cadre de la procédure de prévention des

obstacles au commerce (TRIS) ». Rappelant la « série de crises sans précédent » qui frappe le secteur

depuis 2019, elles demandent par ailleurs une compensation de la hausse des coûts de l'énergie, ainsi

que « des mesures exceptionnelles de soutien et de flexibilité, similaires à celles mises en place » face

au Covid-19.


Le ministre de la Transition écologique en

visite aujourd’hui

L’Union du 23 09 22

Christophe Béchu sera à Reims puis à Châlons-en-Champagne ce vendredi. AFP

Les ministres défilent dans la Marne actuellement ! Après Caroline Cayeux (Collectivités

territoriales) et Olivier Klein (Ville et Logement), présents ce jeudi à Reims dans le cadre des

journées nationales de France Urbaine (association regroupant 2 000 communes), c’est

Christophe Béchu (Transition écologique) qui sera dans la Marne vendredi. Le ministre

(Horizons) de la Transition écologique clôturera ces journées de France Urbaine à la mijournée.

Il en profitera ensuite pour visiter le quartier de Châtillon à Reims qui a bénéficié du soutien

de l’État afin d’offrir à chaque habitant un espace vert à moins de 300 m de leur lieu de vie.

Christophe Béchu se rendra enfin à Châlons-en-Champagne pour visiter Luzéal, première

coopérative de déshydratation en France.


Sursis de 3 mois

Dernière ligne droite pour l’avenir de la

certification HVE

Gagnant une courte rallonge dans l'application du nouveau référentiel Haute Valeur

Environnementale, la filière vin craint toujours que les exigences du nouveau référentiel ne

marquent une rupture dans l'élan d'engagements vignerons.

Par Alexandre Abellan Le 23 septembre 2022 Vitisphère.com

Sans modification du cahier des charges HVE, « le concept d'une certification pour

l'agriculture conventionnelle est mort » prédit Jean-Jacques Jarjanette. - crédit photo :

Alexandre Abellan (Vitisphere)

L’acronyme HVE voie A va-t-il signifier Halte Vignerons, En voie Arrière ? Plébiscitée dans

le vignoble depuis sa création en 2012 par le ministère de l’Agriculture, la certification Haute

Valeur Environnementale (HVE) va changer de plan de contrôle au premier janvier 2023, ce

qui pourrait causer un coup d’arrêt à son développement ininterrompu (+24 % en 6 mois, au

premier janvier 2022), largement porté par la filière vin (74 % des 18 300 domaines agricoles

certifiés d’après le dernier pointage) sur des performances agroenvironnementales (89 % des

certifiés par la voie A agroécologique et 11 % par la voie B comptable).

Réunie ce 21 septembre, la Commission nationale de certification environnementale (CNCE)

a étudié le détail du nouveau plan de contrôle (supprimant la voie B, interdisant les phytos

CMR 1…), avec une nouveauté notable : la mise en application de cette HVE rénovée est

ajournée. Elle n’aura pas lieu le premier octobre 2022, mais le premier janvier 2023. Un délai

en particulier demandé par la filière vin pour boucler les certifications prévue sur l’ancien

référentiel cette fin d’année*. « Nous saluons ce report et continuons à travailler pour que ne

soit pas mise en l’air la certification » réagit Jérôme Despey, le secrétaire général de la


Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles (FNSEA). Pour le viticulteur

héraultais, « le gouvernement a la lourde responsabilité de ne pas décourager la viticulture de

la certification HVE. On verra le signal que veut donner le gouvernement… »

Juste un délai

« Le point déterminant et caricatural est la division par trois du seuil concernant le bilan de

l'azote ! » pose Jean-Jacques Jarjanette, le président de l'association pour le développement de

la HVE, pour qui « le report de trois mois ne change rien sur le fond, juste un délai qui va

faire coïncider la nouvelle HVE avec le Plan Stratégique National » (PSN, marquant le début

de la nouvelle Politique Agricole Commune : PAC 2023-2027). « Que la HVE doivent

évoluer bien sûr que les ift évoluent ds le temps pourquoi pas mais pourquoi faire monter les

contraintes à un niveau tel que l'on change de paradigme ? » ajoute-t-il, épinglant une

« volonté ecolo qui se trompe de combat et une volonté gouvernementale de Bouclage rapide

du PSN ».

IFT et fertilisation

Si rien n’est fait, l’ancien directeur des Vignerons Indépendants de France prévoit la « mort

lente de la HVE et donc d'un signe de qualité mettant en avant les vertus des productions

française ». Lors de la CNCE, la FNSEA a demandé un moratoire sur les nouveaux Indices de

Fréquence de Traitement (IFT) pour la viticulture (afin de retirer des calculs les bio, les

traitements obligatoires contre la flavescence dorée…). S’il n’y a pas eu de réponse, Jérôme

Despey note que sur la question de la fertilisation, un groupe de travail doit être rapidement

opérationnel pour boucler des propositions.

Des négociations qui ne sont pas du goût de toutes les parties prenantes de la CNCE. Y

représentant la Confédération Paysanne, Jean-Bernard Lozier explique ne pas apprécier ces

manœuvres : « on a voté fin juin la structure de la HVE (c’est passé de grande justesse). La

CNCE s’est réunie [ce 21 septembre] pour analyser le plan de contrôle. Il n’y a quasiment

pas eu de modifications entre juin et septembre : seulement une nouvelle attribution de point

sur la Balance Globale Azotée (l’azote résiduel calculé par la différence entre l’azote amené

par la fertilisation et la consommation de la plante). Les seuils sont maintenus, c’est à la

marge » explique l’exploitant en grandes cultures de l’Eure.

Certification mensongère

« Nous sommes relativement agacés par cette nouvelle. Nous considérons déjà que la révision

du référentiel a été menée à la marge, sans prendre en compte les impacts sur la

biodiversité » critique Pauline Rattez, responsable des politiques agricoles pour la Ligue de

Protection des Oiseaux (LPO), regrettant un item plus facilement atteignable. Dans

l’ensemble, « nous sommes très mécontents de cette certification. Pour nous elle est

mensongère et ne peut prétendre à être un label de Haute Valeur Environnementale. Le


apport de l’Office Français de la Biodiversité confirme de nombreuses défaillances, mais il

n’est toujours pas rendu public alors qu’il aurait dû servir de base à cette révision » indique

Pauline Rattez.

Évoquant un « bras de fer », Jérôme Despey indique que la FNSEA « voudrait que la HVE

soit une démarche de progrès s’appuyant sur l’agronomie, plutôt que de faire sortir des

domaines faisant des efforts. Le durcissement tel que proposé va exclure un nombre important

d’agriculteur et de viticulteurs. » Attendant les derniers arbitrages des ministères de

l’Agriculture et de l’Environnement, Jérôme Despey conteste les critiques de la HVE : « je

peux témoigner qu’il faut des efforts pour aller chercher la certification. Dire que ça n’amène

pas une démarche de progrès est pour moi incompréhensible. Ce n’est pas parce qu’il y a

beaucoup de viticulteurs certifiés que c’est facile. »

HVE vs bio

« Si on dit HVE veut dire Haute Valeur Environnementale, on n’y est pas du tout » maintient

Jean-Bernard Lozier, faisant écho de la déception de la Confédération Paysanne : « cette

réforme est complétement décevante, on le sait depuis le début. La seule satisfaction est la

suppression de la voie B. Mais la voie A manque d’ambitions. » Des propos qui ne sont pas du

goût de Jean-Jacques Jarjanette, le président de l’association de la certification HVE estimant

que l’« on tue la HVE pour tenter de satisfaire des gens qui de toute façon seront contre tout

ce qui n'est pas bio. On nous dit La HVE ne fait pas consensus, mais le bio fait il

consensus ? »

Si le plan de contrôle est maintenu en l’état, les chiffres de certification HVE devraient se

tasser rapidement pour Jean-Jacques Jarjanette, qui note que « c'est la dynamique des

nouveaux certifiés qui va être vite impactée ». Les chiffres HVE restant d’abord sur un

plateau avant de s’éroder : « il y aura un effet retard, parce que les exploitations déjà

certifiées le resteront pendant trois ans à compter de leur audit. Les certifiées disparaîtront

très progressivement. C'est l’un des drames de l'agriculture : les erreurs stratégiques ont un

impact lent et silencieux. »

Ne pas décourager

« Aujourd’hui il ne faut pas décourager les efforts. Nous demandons au gouvernement de ne

pas prendre une décision irréversible pour la viticulture » ajoute Jérôme Despey, notant que

la précipitation actuelle est liée à la réforme de la PAC qui ne concerne que très peu la filière

vin, ayant peu accès aux écorégimes.

* : L’accès aux écorégimes est d’ailleurs interdit aux exploitations certifiées entre le premier

octobre et le 31 décembre 2022 indique le projet de décret proposé par le ministre de

l’Agriculture, Marc Fesneau, à la première ministre, Élisabeth Borne.


Appel à la grève

"En Champagne les patrons les plus riches

de France renvoient leurs salariés aux aides

d’État"

La CGT annonce une grève suivie ce mercredi 28 septembre pour protester contre l’absence

d’augmentation des salaires minimaux alors que les expéditions augmentent. Le négoce

appelle les partenaires à la patience et au pragmatisme, les charges flambants aussi.

Par Alexandre Abellan Le 23 septembre 2022 Vitisphère.com

« En nous maintenant sous perfusion de la sorte (prime Macron, chèque énergie…), les

employeurs du champagne envisageraient-ils de faire des salariés du champagne des assistés

de l’Etat ? » lance José Blanco. - crédit photo : CGT Champagne (mobilisation du 27 janvier

2022)

Ce mercredi 28 septembre à 14 heures, la CGT Champagne veut mettre « toutes les maisons à

l’arrêt » annonce José Blanco, le porte-parole de l’intersyndicat, qui ne décolère pas : « on le

voit partout : la Champagne va bien dans le monde entier. Mais aux salariés, on dit d’aller

chez Total parce que c’est mois cher ? Soyons sérieux ! » Sorti déçu d’une rencontre avec la

commission sociale de l’Union des Maisons de Champagne (UMC) ce mardi 20 septembre, le

syndicat réclame des négociations pour augmenter les salaires de 3,3 % (avec un effet

rétroactif à compter du premier septembre 2022), revaloriser les primes conventionnelles

(transport, vendanges…).

Concevant la déception des syndicats, Michel Letter, le président de la commission tripartite

(depuis sa retraite de la direction des maisons Mumm et Pierre Jouët) appelle à la patience.

Notant qu’il n’avait pas de mandat de l’UMC pour des annonces ou négociations, il estime

qu’« il n’y a pas urgence » et propose d’ouvrir les renégociations annuelles dès le 15

décembre (pour les clore au 15 janvier 2023). Son idée étant d’avoir des chiffres plus précis

sur l’année (la CGT met en avant l’inflation de 6,6 % d’août 2022 par rapport à août 2021,

quand l’UMC se base sur l’inflation moyenne de 4,19 % sur 12 mois glissants). « Je


considère que l’on peut attendre » ajoute Michel Letter, pour qui l’ « inflation est aujourd’hui

atténuée par les annonces gouvernementales de juillet, qui ont mis en place des mesures

d’aides (chèque énergie, réduction du prix de l’essence…) et des outils pour que les maisons

puissent aider leurs salariés (Prime Partage de Valeur, que plein de maisons vont donner). »

Colère grandissante

« La prime ce n’est pas du salaire. Il y a une colère grandissante en champagne depuis l’an

passé : les premiers paliers sont rattrapés par le SMIC. Il faut que ça pète » rétorque José

Blanco, pour qui « nous avons en Champagne les patrons les plus riches de France qui nous

renvoient aux aides d’État… On marche sur la tête. Beaucoup de maisons de Champagne ne

vont pas donner de primes. » Estimant que les opérateurs champenois vont commercialiser

340 à 350 millions de bouteilles sur l’année, le syndicaliste ne supporte pas de voir s’envoler

les chiffres d’affaires des maisons de Champagne et leurs dividendes, alors que les salariés

sont appelés à la prudence et à la patience. « Quand on dit que les maisons vont bien, les

expéditions augmentent, mais les charges aussi » nuance Michel Letter, pour qui « les prix

des matières sèches bondissent de 10 à 15 %. Le prix du raisin augmente de 5 à 10 %, il faut

de la trésorerie pour suivre. »

La CGT est actuellement la seule organisation syndicale à appeler à la grève. À noter qu’après

un premier round ce 28 septembre, la CGT se mobilisera également le jeudi 29 pour la

mobilisation nationale sur les retraites.


Web

FRA

Famille du média : Médias professionnels

Audience : 15597

Sujet du média : Agroalimentaire-Agriculture

22 Septembre 2022

Journalistes : -

Nombre de mots : 1698

www.mon-viti.com p. 1/1

Champagne : une vendange « providentielle »

Visualiser l'article

Alors que les dernières grappes sont en cours d'être cueillies en Champagne, l'heure est au bilan de la récolte 2022. En dépit

de la sécheresse de l'été, quelques pluies tombées au bon moment ont permis une excellente maturation, indique le CIVC

qui avance « 2022 est LE millésime solaire de la Champagne : un volume conséquent, une saison viticole rapide mais

sereine et un état sanitaire parfait. »

Le degré potentiel d'alcool moyen est au-dessus de 10% vol et l'acidité de bonne tenue. Quant à la quantité, quoique assez

hétérogène selon les secteurs, elle a permis à chacun d'atteindre le rendement commercialisable, fixé pour l'année à 12 000

kg/ha, poursuit l'interprofession. Le président des vignerons, Maxime Toubart, se félicite que « grâce à une vendange

volumineuse et de qualité, et avec l'accord exceptionnel de l'INAO, les vignerons aient pu reconstituer leur réserve

interprofessionnelle, largement entamée l'année dernière pour compenser les pertes de l'année viticole 202 1 ».

« La vendange 2022 est providentielle », selon David Chatillon, président des maisons, qui note avec satisfaction que « la

demande des marchés est forte (+9% à fin août comparé à l'an passé) après une année 2021 déjà remarquable. Les

professionnels restent optimistes pour l'avenir, malgré un contexte économique incertain. Les beaux raisins récoltés cette

année deviendront de grands vins qui permettront de satisfaire les attentes des consommateurs ».

VIGNERONS - CISION 366929596

Tous droits de reproduction et de représentation réservés au titulaire de droits de propriété intellectuelle

L'accès aux articles et le partage sont strictement limités aux utilisateurs autorisés.


Web

FRA

Famille du média : Médias professionnels

Audience : N.C.

Sujet du média : Agroalimentaire-Agriculture

22 Septembre 2022

Journalistes : P.G.

Nombre de mots : 2120

la-marne-viticole.fr

Vendanges en Champagne : une année solaire pleine de promesses

p. 1/2

Visualiser l'article

La vendange 202 restera dans les mémoires comme le millésime solaire de la Champagne.

« Les dernières grappes sont cueillies, les centres de pressurage ont livré leurs derniers moûts, les fermentations sont en

cours, la vendange champenoise, qui avait commencé, pour les crus les plus précoces, le 20 août, vient de se terminer en

Champagne », indique le mardi 20 septembre le Comité Champagne.

En dépit de la sécheresse de l'été, quelques pluies tombées au bon moment ont permis une excellente maturation. « 2022 est

LE millésime solaire de la Champagne : un volume conséquent, une saison viticole rapide mais sereine et un état sanitaire

parfait », poursuit le communiqué.

« Vignerons et maisons de Champagne se réjouissent de cette magnifique récolte. Les moûts laissent présager d'une très

bonne qualité, le degré potentiel d'alcool moyen est au-dessus de 10% vol et l'acidité de bonne tenue. Quant à la quantité,

quoiqu'assez hétérogène selon les secteurs, elle a permis à chacun d'atteindre le rendement commercialisable, fixé pour

l'année à 12 000 kg/ha », ajoute-t-on.

0_emf3iR7ZpXtyluAqGUeBDop8St0U8Ma44FQFixGCEY7toLOdGjjiG3H8QQVeqBIyr0kz9ya5SsGoqK0pwluyAMjY1

Le président du Syndicat des vignerons, Maxime Toubart, se félicite que « grâce à une vendange volumineuse et de qualité, et

avec l'accord exceptionnel de l'INAO, les vignerons aient pu reconstituer leur réserve interprofessionnelle, largement entamée

l'année dernière pour compenser les pertes de l'année viticole 2021 ».

« La vendange 2022 est providentielle », selon David Chatillon, président des maisons, qui note avec satisfaction que « la

demande des marchés est forte (+9% à fin août comparé à l'an passé) après une année 2021 déjà remarquable. Les

professionnels restent optimistes pour l'avenir, malgré un contexte économique incertain. Les beaux raisins récoltés cette

année deviendront de grands vins qui permettront de satisfaire les attentes des consommateurs ».

VIGNERONS - CISION 366932114

Tous droits de reproduction et de représentation réservés au titulaire de droits de propriété intellectuelle

L'accès aux articles et le partage sont strictement limités aux utilisateurs autorisés.


Vendanges en Champagne : une année solaire pleine de promesses

22 Septembre 2022

la-marne-viticole.fr

p. 2/2

Visualiser l'article

0_emf3iR7ZpXtyluAqGUeBDop8St0U8Ma44FQFixGCEY7toLOdGjjiG3H8QQVeqBIyr0kz9ya5SsGoqK0pwluyAMjY1

Article avec accès abonnés: http://la-marne-viticole.fr/vendanges-en-champagne-une-annee-solaire-pleine-de-promesses/

VIGNERONS - CISION 366932114

Tous droits de reproduction et de représentation réservés au titulaire de droits de propriété intellectuelle

L'accès aux articles et le partage sont strictement limités aux utilisateurs autorisés.


AgraPresse Hebdo semaine du 26/09/22

Vin : une production européenne stable malgré la

sécheresse

Malgré la sécheresse qui a frappé une partie de la production européenne, la pro­duction de vin

de l'UE en 2022/2023 devrait rester stable par rapport à celle de la campagne précédente, selon

les prévisions publiées le 16 septembre par les organi­sations et coopératives agricoles de l'UE

(Copa-Cogeca). Dans l'ensemble, la récolte 2022/2023 est affectée par les périodes de

sécheresse et des températures canicu­laires en Europe qui conduisent à une récolte plus tôt

dans l'année et à des rende­ments réduits. Le Copa-Cogeca s'attend cependant à des vins

d'excellente qualité. Autre constat : le manque de précipitations a facilité la lutte contre les

maladies fon­giques, réduisant ainsi le nombre d'interventions phytosanitaires.

Les trois principaux pays producteurs, l'Italie, la France et l'Espagne, devraient pro­duire 130,2

millions d'hectolitres de vin, soit une légère augmentation ( + 1, 1 %) par rapport aux 128,7 mhl

produits en 2021/2022 mais un recul (-2,1 %) par rapport à la moyenne quinquennale. Une

production stable par rapport à la campagne précé­dente est attendue en Italie autour de 50 mhl.

En France, après la très faible récolte 2021 - à cause de gelées au printemps - la production de

vin devrait se redresser à environ 44 mhl soit une augmentation de 16,2 %. Le manque de pluie

et les températures élevées ont quand même réduit les volumes attendus dans plusieurs

régions. En Espagne, une chute de production de 10,5 % (à environ 36 mhl) est attendue en

raison des températures caniculaires et de la sécheresse. Situations similaires au Portugal (6,7

mhl, -9 %), en Hongrie (-20 %), en Autriche (-2,5 %) ou encore en Slovénie (-14 %). AG


Etats-Unis

Quel impact la crise économique aura-t-elle

sur la consommation d’alcool ?

La logique voudrait qu’en temps de crise économique, la consommation d’alcool, produit non

essentiel, baisse. Mais selon une nouvelle étude du cabinet britannique IWSR, la corrélation

n’est pas si évidente.

Par Sharon Nagel Le 23 septembre 2022 Vitisphère.com

La marque FitVine, fondée en 2015 par deux amis férus de sport et de vin, surfe à la fois sur

la tendance bien-être et celle des packagings novateurs - crédit photo : FitVine

Les tensions économiques à travers le monde s’accélèrent à l’approche de l’automne/hiver,

alimentées par le spectre d’une crise énergétique majeure et des taux d’inflation qui ne cessent

de grimper. De là à prévoir que les consommateurs réduiront leurs achats de boissons

alcooliques il n’y qu’un pas, que l’analyste IWSR ne franchit pas. Il faut dire qu’en matière de

crises économiques, il y a des exemples assez récents qui offrent des éléments de réflexion,

notamment celles des années 1991, 2001 et 2009 (avec une deuxième période de tension

économique en 2011). Elles ont démontré que des facteurs externes sont également à l’œuvre

pour déterminer les choix des consommateurs, comme l’illustre le marché américain.

En se basant sur les récessions antérieures, l’IWSR note qu’aux Etats-Unis, le meilleur

prédicteur des volumes d’alcool consommés reste le PIB réel. Ainsi, une baisse de ce dernier

en 1991 et 2009 a conduit à une régression de la consommation en volume, toutes boissons

alcooliques confondues, tandis qu’une hausse du PIB en 2001 a été corrélée à une

augmentation de la consommation d’alcool. Or, le FMI et l’OCDE prévoient pour 2022, une

progression de l’ordre de 2,5% du PIB aux USA, suivie d’une augmentation bien moindre en

2023, mais d’une augmentation quand même.

La premiumisation, une tendance ancrée


Pour ce qui concerne l’impact potentiel de l’inflation – qui se situe actuellement autour de 8,5

% aux Etats-Unis – l’analyste affirme que son effet sur la consommation diffère selon les

catégories. Si les volumes de spiritueux peuvent être impactés par une hausse des prix,

l’impact sur le vin et la bière est moins prévisible. Cela s’explique, entre autres, par le fait que

les spiritueux se vendent plus cher : si le prix de la bière augmente de 10 %, la hausse réelle

reste contenue, souvent inférieure à un dollar, « ce qui ne paraît pas trop préjudiciable à la

décision d’achat du consommateur », note l’IWSR. En revanche, dans le cas du vin et de la

bière, les volumes semblent corrélés entre eux, en fonction des fluctuations de prix de chaque

catégorie.

Plus globalement, la premiumisation de la consommation peut se montrer résiliente malgré

une crise économique. De manière générale et en toute logique, les consommateurs ont

tendance à se rabattre sur des produits standards pendant une crise, l’évolution des vins et

spiritueux premium et ultra premium étant plus variable sur le plan des volumes. Si elle

connaît souvent un ralentissement, elle reste globalement positive, note l’analyste. En

revanche, l’année suivant une récession, ces derniers ont tendance à reprendre leur trajectoire

de croissance normale. Ce qui fait dire à l’IWSR, que la premiumisation devrait se poursuivre

pendant les années post-crise aux Etats-Unis, citant l’année 2011 et l’envolée de la

premiumisation en exemple.

Packagings novateurs et tendance bien-être

Pour preuve de l’ancrage de cette tendance, il suffit d’observer celle des fusions et

acquisitions américaines. Comme le fait remarquer Wine Intelligence, de grands groupes

comme Constellation, Treasury Wine Estates et Delicato Family Wines se sont tous focalisés

ces dernières années sur la partie premium de leur portefeuille, cédant des marques standard

ou bien se portant acquéreurs de domaines de haut de gamme. Autre orientation observée

parmi les opérateurs américains : la volonté de diversifier les types de packaging et de surfer

sur la vague bien-être, avec des vins faiblement alcoolisés aux teneurs en sucre plus faibles,

entre autres. Et Brandy Rand, directrice des opérations pour les Amériques au sein de l’IWSR,

de confirmer : « Les lancements récents, tels que FitVine (FitVine), Kendall Jackson Avant

(Jackson Family Wines), BABE 100 (AB InBev), Bota Box Breeze (Delicato), Cupcake Light

Hearted (The Wine Group) et Kim Crawford Illuminate (Constellation) se sont de plus en plus

focalisés sur les vertus santé et bien-être, ainsi que sur des packagings plus pratiques et

portables, afin de contribuer à attirer l’attention vers la catégorie vins ».


Fertilisation

"Possibles" pénuries d’engrais minéraux

azoté selon Yara

Pour Yara, le leader mondial de la production d’engrais minéraux azoté, le risque de pénurie

n’est pas exclu.

Par Christelle Stef Le 22 septembre 2022 Vitisphère.com

Nicolas Broutin, le président de Yara France et Delphine Guey, directrice de la

communication - crédit photo : Christelle Stef

Nicolas Broutin, le président de Yara France, la filiale française du groupe Norvégien a

expliqué ce 20 septembre lors d’un point presse que des ruptures d’approvisionnement en

engrais minéraux azoté n’étaient pas exclues. En cause la flambée du prix du gaz (+341 %

d’augmentation entre 2021 et 2022) qui pèse 90 % des coûts de production de l’ammoniac,

molécule de base à la fabrication des engrais minéraux azotés.

« Il est de plus en plus difficile de produire de l’ammoniac en Europe », a insisté Nicolas

Broutin. Et aujourd’hui produire une tonne d’ammoniac revient à 2 500 dollars la tonne quand

elle en vaut 1 300 dollars sur le marché. « Le fabriquer revient deux fois plus cher que de

l’acheter. Depuis août, nous avons stoppé la fabrication de l’ammoniac en Europe. Pour

Yara, 65 % de nos capacités de production sont à l’arrêt pour une durée indéterminée », a-t-il

expliqué. Pour autant, les deux usines françaises du groupe (celle d’Ambès en Gironde et

celle de Montoir-de-Bretagne en Loire Atlantique) qui fabriquent des engrais azotés tournent

à « 100 % de leur capacité », car elles importent l’ammoniac d’Amérique du Nord, de

Trinidad et d’Australie. Mais la France importe 60 % des engrais azotés dont elle a besoin. Le

risque de pénurie n’est donc pas à exclure. Sans compter que l’entreprise subit problèmes

logistiques en raison de « difficultés à trouver des camions pour acheminer les produits vers

les agriculteurs », a expliqué Nicolas Broutin.

Yara rassurant pour l'Adblue


En revanche pour l’Adblue, un additif pour les carburants dont la fabrication nécessite

également de l’ammoniac, Yara s’est montré rassurant. L’entreprise dispose en effet de

« plusieurs unités de production », notamment dans son usine du Havre et « d’un réseau de

distribution parmi les plus développé ».


Airbnb et l’Office de Tourisme du Grand

Reims s’associent pour mettre en valeur la

destination Rémoise

refletsactuels.fr 22 septembre 2022

L’Office de Tourisme du Grand Reims et Airbnb s’associent pour mettre en valeur la

destination Rémoise.

Leur première campagne de communication conjointe 100% digitale sur mylittleparis a été

lancée ce jeudi. Elle a pour objectif de susciter l’envie des franciliens d’explorer la région d’à

côté et la Cité des Sacres en ce début d’automne. Et pour la mise en pratique : 4 week- ends

thématiques à Reims de 2 nuits offerts par Airbnb et l’Office de Tourisme du Grand Reims

sont à gagner avant le 30 septembre.

Si Reims est connue pour sa cathédrale et ses nombreuses maisons de champagne, la ville

regorge aussi de nombreuses autres richesses souvent insoupçonnées des voyageurs. C’est

cette idée de « destination plurielle » qu’ Airbnb et l’Office de Tourisme du Grand Reims ont

décidé de promouvoir en donnant envie de découvrir les multiples facettes de la ville, « son

art de vivre singulier et ses trésors méconnus », incarnés par des hôtes rémois. Cette

campagne mettra en avant quatre idées de séjours à travers quatre week-ends thématiques

offerts par Airbnb et l’Office de tourisme du Grand Reims. Soigneusement organisés avec la

participation d’ambassadeurs Airbnb et partenaires de l’Office du Tourisme de Reims, ces

séjours symbolisent les différents atouts de Reims.

Le premier week-end a pour thème “Reims nature” et met en avant une destination connectée

à la nature et aux vignes. Avec le second, “Reims royale”, les voyageurs seront invités chez

Matthias, au sein d’un appartement luxueux situé au cœur de la cité des sacres. Cet

hébergement offre une vue imprenable sur la cathédrale. Avec “Reims élégante”, ce sont les

demeures bourgeoises et ses nombreux bâtiments Art Déco qui seront mis en lumière. Enfin,


avec “Reims alternative”, c’est à bord et à partir d’une péniche que les voyageurs

pourront arpenter la ville à pied ou à vélo et goûter aux meilleures tables de la ville.

Cette campagne marque aussi les prémices d’une évolution de la communication de Reims

pour promouvoir un tourisme éco-reponsable, de proximité, plus jeune et plus urbain.

Photo @refletsactuels.fr


Que dit le bilan 2021 du ballon captif à

Epernay ?

L’union s’est procuré le rapport annuel 2021 du ballon captif qui sera présenté lundi en

conseil municipal. Voilà ce qu’il faut en retenir.

Par Hélène Nouaille

Publié: 22 septembre 2022

Ce lundi lors du conseil municipal d’Épernay, le rapport annuel du ballon captif va être

présenté aux élus. L’occasion de faire le point sur le fonctionnement de cette installation

touristique lors de l’année 2021.

La fréquentation

Au cours de ses vols, de juin à décembre (le ballon ne volait pas en début d’année en raison

du Covid) 9 304 personnes sont montées à bord. Même avec 7 mois de vol, on est loin des

chiffres de fréquentation de la première année de l’installation. De juillet à décembre 2018,

les passagers avaient été 15 222. À titre de comparaison, la fréquentation de la seule année

complète d’exploitation du ballon, 2019, était de 22 546, 16 743 de juin à décembre, soit

quasiment le double des 7 mois d’exploitation de 2021.

Les jours de vol

L’explication de ces chiffres est à chercher du côté de la météo. En juin, le ballon a pu

s’envoler durant 3 journées complètes et 11 journées partielles, soit 14 jours, autant qu’en

2019. Mais juillet et août n’ont pas été aussi favorables. 6 journées en juillet 2021 contre 18

en 2019, 11 en août contre 25 en 2019. Les mois suivants ont été meilleurs avec 17 jours de

vol en septembre, 12 en octobre, mais seulement 5 en novembre et 3 en décembre.

Les finances

En 2021, le chiffre d’affaires du ballon s’élève à 120 398 € (153 696 € en 2020) dont

notamment 95 838 € correspondent aux ventes de billets, 20 182 € à celles du champagne

vendu avec le ticket d’entrée, 1 352 € concernent les ventes des produits de la boutique. La

société publique locale (SPL) du ballon a reçu une subvention de 185 000 € de la Ville


d’Épernay. Il s’agit du montant maximal de la subvention de fonctionnement prévue pour

pallier son manque de rentabilité et les conséquences de la crise sanitaire. Elle a été décidée

lorsque l’attraction touristique est passée dans le giron de la Ville et de l’Agglo, le 1er janvier

2021. La SPL a également bénéficié de 25 823de subvention « Covid » et de 19 926 €

d’indemnisation de chômage partiel. Au total, les produits d’exploitation s’élèvent donc à

351 238 €.

En ce qui concerne les charges d’exploitation, leur montant total est de 398 825 € (405 660 €

en 2020). La plus grosse part, 127 621 € est dévolue aux charges externes, dont 21 862 € pour

l’hélium, 17 628 € pour la surveillance du site ou encore 17 729 € pour l’assurance

responsabilité civile professionnelle, 17 962 € pour l’entretien et les réparations. La masse

salariale des trois employés en CDI et un CDD en poste quelques mois, pèse 97 802 €.

En y ajoutant les charges financières de 22 356 €, le résultat courant de la SPL est donc

négatif : -64 943 €. Mais en 2021, la Ville d’Épernay a aussi versé à la SPL une subvention

d’investissement de 118 250 €, une somme prévue pour participer aux frais liés au

financement du ballon et aux investissements nécessaires à son entretien. Le compte de

résultat établi par la société KPMG affiche donc des bénéfices de 43 311 €.

Pour rappel, en 2020, lorsque le ballon était géré par une société d’économie mixte (avec

15 % d’actionnaires privés et 85 % d’actionnaires publics) ses pertes étaient de 241 081€.

Qui s’envole ?

Les Français sont les premiers utilisateurs du ballon, ils représentent 59 % des passagers de

juin à décembre, 70 % pour ce seul dernier mois. Dans leur grande majorité, il s’agit de

Marnais (47 %), viennent ensuite des Parisiens (4 %) et des Nordistes (3 %). Quant aux

étrangers, les Belges représentent 14 % des passagers de 2021 (30 % en novembre), suivis par

les Hollandais (10 %) et les Allemands (10 %).


Le retour du marché des producteurs

Margaux Plisson / L’Union le 23 09 22

Environ une quarantaine de producteurs seront présents sur le domaine des Crayères.

Le domaine des Crayères ouvre ses portes au public pour son traditionnel marché des

producteurs. Le but ? Mettre en avant les producteurs avec lesquels le chef Philippe Mille

travaille pour réaliser ses plats.

Quand le chef étoilé du domaine Les Crayères à Reims, Philippe Mille parle des produits qu’il

utilise pour ses recettes, c’est toujours avec amour : « J’ai souvent l’impression d’être

bijoutier et d’avoir du diamant dans les mains. » « Si les produits ne sont pas bons, les plats

ne suivent pas », ajoute-t-il. Mais pas question de cacher les stars de ses recettes.

Le domaine des Crayères accueillera ainsi, samedi 24 et dimanche 25 septembre, une

quarantaine de producteurs pour un marché. L’occasion pour le grand public de voir, sentir et

découvrir les produits servis dans le restaurant gastronomique du domaine. Parmi eux : les

légumes de Patrice Richard, le miel et safran de Sandrine Bernier Delporte ou encore le

jambon des Ardennes de Didier Villemin.

L’occasion pour le grand public de voir, sentir et découvrir les produits servis dans le

restaurant gastronomique

« Mais ce marché, ce n’est pas seulement une présentation des produits, c’est aussi un vrai

moment de partage et de fête. D’ailleurs, il n’y a aucune obligation d’achat », précise Philippe

Mille. Samedi soir, le marché sera prolongé avec une soirée guinguette, accompagnée de

musique et d’un bar à champagne. Cet événement veut également mettre en avant les

potentiels futurs grands chefs. En effet, les enfants seront mis à l’honneur samedi à travers un

concours de cuisine et dimanche via un atelier découverte du potager du domaine. Deux

activités pour lesquelles les inscriptions sont d’ores et déjà complètes. « Il ne faut pas

forcément des années d’expérience pour savoir cuisiner, c’est le message qu’on veut leur faire

passer » , explique le chef étoilé.

Le domaine Les Crayères organise aussi une chasse au trésor, dimanche, de 14 à 17 heures,

sans besoin d’inscriptions. Le grand public va pouvoir découvrir le domaine qui s’est vu

décerné, mardi 20 septembre par la revue World of Fine Wines, le titre de « meilleure carte de

champagne et de vins mousseux » pour l’année 2022. Sur l’ensemble des deux jours, 6 000

visiteurs sont espérés, un chiffre semblable à la fréquentation des 11 éditions précédentes.

Marché des producteurs, samedi 24 et dimanche 25 septembre, de 10 heures à 18 heures, au

domaine Les Crayères, au 64 boulevard Henry-Vasnier à Reims. Soirée guinguette samedi à

partir de 18 h 30, chasse au trésor dimanche de 14 heures à 17 heures. Entrée libre et gratuite.

Restauration sur place.


Le deuxième opus de la gamme Hors Série

de Piper-Heidsieck consacre l’année 1982

23 septembre 2022 lachampagnedesophieclaeys.fr

Emilien Boutillat présente le Hors-Série 82

Décennie des bandanas, du walkman ou de K2000, les années 80 sont mises à l’honneur par la

Maison Piper-Heidsieck avec le deuxième opus de ses cuvées Hors-Série. Pour Benoît

Collard, directeur exécutif de la maison, « chaque année, Emilien Boutillat n’a pas de volume

particulier à élaborer, mais il faut qu’il ait la capacité de créer quelque chose qui puisse

illustrer nos vins. Avec le Hors série 1971, nous avons fait un pari de présenter un millésime

vieux de cinquante ans. Et ainsi de faire découvrir partout dans le monde qu’un champagne

se peut vieillir Ce deuxième opus, c’est un moyen de montrer notre maison, notre style et

notre envie« .

Donc remontons le temps jusqu’aux vendanges 1982. Avec près 16 000 kg/ha de rendements

agronomiques, elles sont opulentes, surtout après les maigres récoltes des années 70), de plus,

elles sont superbes « accident néant, les conditions sont très favorables » lit-on dans les

rapports du Comité Champagne de l’époque. Ce qui n’est pas sans nous rappeler celles de

2022. Mais plus encore pour Emilien Boutillat : »Au-dede l’année et de la décennie, nous

voulions mettre en avant l’audace de la maison. Une audace que l’on trouve dans les années

80 avec le lancement de la cuvée Brut Sauvage, une cuvée sans dosage ». Une cuvée qui a été

millésimée nature et puis en extra-brut en 1979, 1982, 1985 et 1990. « J’ai donc voulu

revisiter cette année avec un dosage récent, un dosage en extra-brut ».

Conservés sur pointe durant quatre décennies, les flacons ont été dégorgés,ydégustés et

habillés en janvier 2022 pour donner naissance à Hors Série 82. La liqueur de dosage,

élaborée à partir de magnums de millésime 1982 pour respecter la personnalité et l’équilibre

du vin. Dosée à 4 g de sucre par litre, équivalente à celle de Brut Sauvage 1982, ossue d’un

assemblage de 60 % de pinots noirs et 40 % de chardonnays, « chaque bouteille Hors Série

1982 possède sa personnalité, façonnée par les trente-neuf années de vieillissement sur lies »

selon Piper-Heidsieck. Cette singularité qui justifie la numérotation des coffrets, propre à la

collection Hors Série. 2.500 coffrets sont mis en vente.


Mais la maison ne s’est pas arrêtée là. En lançant en même temps, un coffret dyptique

permettant de s’offrir un moment de dégustation unique avec la cuvée Brut Sauvage 1982 et

la cuvée Hors-Série 1982, le premier a vieilli trente-neuf ans sur lies avant son dégorgement

en 2022, le deuxième a vieilli dix ans sur lies et vingt-neuf ans sur bouchon après son

dégorgement en 1992. Il n’y en aura pas pour tout le monde puisque seulement 500 coffrets

sont sur le marché.

Et si en termes d’image, le Hors-Série 1971 (lire ici) était lié à la musique, c’est dans l’art

urbain qui s’est épanoui en France dans les années 80 que le Hors-Série 1982 trouve son

inspiration. À noter que le troisième et le quatrième opus de la collection Hors-Série sont déjà

en caves.

Prix : Coffret solo Hors-Série 1982 numéroté 590 €, Coffret duo Diptyque 1982 numéroté 1

590 €

Hooray! Your file is uploaded and ready to be published.

Saved successfully!

Ooh no, something went wrong!