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Panorama de presse quotidien du 28 09 2022

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PANORAMA DE PRESSE

Du 28/09/2022

- Communication…….……………………………….……..……..…………………..…p.2-7

- Environnement-Climat-Viticulture.…………………………..……………...…p.8-19

- AOC Régions…………………………………….…….…………………………….…….p.20-27

- Droit-Social…………………………………..….…………………………………..….…p.28-30

- Patrimoine-Evènement...................................................................p.31-32

- Dégustation-Salon.………………………………………………….………………….p.33-34

- Cuvées…………………………….………………………………………………………....p.35-36

Cette revue de presse se destine à un usage strictement personnel et interne à l’entreprise,

le destinataire s’interdit de reproduire, publier, diffuser ou vendre ce document.

www.sgv-champagne.fr

17 avenue de Champagne – CS 90176 • 51205 Epernay Cedex • Tél. 03 26 59 55 00 • Fax. 03 26 54 97 27

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Champagne : voici pourquoi le portrait

d'une vigneronne s'est retrouvé sur des

publicités placardées partout en France

Publié le 26/09/2022 à 19h00 Écrit par Vincent Ballester .

https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/champagne-ardenne/champagne-voicipourquoi-le-portrait-d-une-vigneronne-s-est-retrouve-sur-des-publicites-placardees-partouten-france-2561212.html

La vigneronne Nathalie de Coninck figure sur des affiches publicitaires partout en France. Ici

devant le cinéma Opéraims, dans le centre-ville rémois. • © Vincent Ballester, France

Télévisions

Nathalie de Coninck est vigneronne en son domaine de Crouttes-sur-Marne (Aisne). Ses

cépages produisent un champagne officiellement reconnu par le Comité Champagne basé à

Épernay (Marne). Durant le mois de mai, elle s'est prêtée à une campagne de publicité un peu

particulière.

Du champagne de Crouttes-sur-Marne (Aisne), c'est un peu moins connu que celui des

grandes maisons basées à Reims ou Épernay (Reims). Mais plus maintenant, depuis une

campagne de publicité plutôt innovante.

Six champagnes de trois vigneronnes et trois vignerons. Pour donner six affiches promouvant

les femmes et les hommes dont le savoir-faire, l'expertise, l'artisanat, se cachent derrière les


outeilles de champagne. Des affiches qui se sont retrouvées mises en avant un peu partout

dans le pays.

Et sur l'une de ces affiches inratables, voici Nathalie de Coninck. Rien ne prédestinait la cogérante

de la maison de champagne Leclère-Torrens de Crouttes-sur-Marne à devenir une

égérie publicitaire. Lorsqu'elle a repris le domaine de ses parents au sortir de ses études

viticoles au sein du lycée de Crézancy (Aisne), jamais elle n'aurait pensé à une chose pareille.

Elle a raconté les coulisses de cette aventure à France 3 Champagne-Ardenne.

Candidature hors des clous

"Un appel a été fait à l'ensemble des vignerons de la Champagne. J'ai trouvé l'idée

sympathique. Je n'avais pas vraiment le profil, car il y avait des catégories ciblées, entre 20 et

40 ans, et entre 50 et 60 ans avec cheveux grisonnants. J'avais 48 ans, mais je me suis dit que

j'allais le faire et qu'on verrait bien."

On m'a dit : c'est vous qu'on veut.

Nathalie de Coninck, co-gérante de la maison de champagne Leclère-Torrens (et égérie

publicitaire)

Quelques jours après, on la rappelait déjà. "J'ai dit que je n'étais pas du tout dans le bon

créneau avec ma couleur de cheveux, mais on m'a dit : 'pas du tout, c'est vous qu'on veut.'"

Tout s'est alors enchaîné rapidement, avec l'agence de communication parisienne

Australie.GAD aux commandes. Pas de la petite pointure. "Elle a travaillé pour EDF,

Google, McCain, BlaBlaCar, etc."

Nathalie de Coninck a pris le train au mois de mai, la veille de la séance de photographie

(payé tout comme sa chambre d'hôtel). "On m'a dit qu'on me voulait de bonne heure, reposée

et sans stress." La voilà qui arrive le lendemain "dans un grand studio avec une vue

magnifique : on voyait tout Paris. Il y avait une cinquantaine de personnes ce jour-là. De

08h00 à midi, ils m'ont photographiée. C'était énorme, pas fait à demi-mesure." Une scène

digne du Diable s'habille en Prada.

Le Diable s'habille en Champagne

"On a commencé par faire un essayage de vêtements, pour voir quelle était la tenue qui

m'allait le mieux. Après, coiffure. Après, maquillage. Quand tout a été validé par l'agence, on

a commencé à faire les photos." Tout ce qu'elle portrait a été fourni par l'équipe sur place,

"jusqu'aux perles de culture que j'ai à mes oreilles, ils les ont choisies".

Ils ont choisi jusqu'aux perles de culture que j'ai à mes oreilles.

Nathalie de Coninck, co-gérante de la maison de champagne Leclère-Torrens (et égérie

publicitaire)

La dictature de la mode ne s'est toutefois pas entièrement imposée à la vigneronne. "On m'a

laissé choisir entre deux tenues. Et justement, je n'aimais pas trop la première : je me sentais

plus à l'aise avec l'autre, dans un pantalon." Elle a pu poser devant un fond reconstituant


préparé au préalable, "une sorte de placo".

Le rendu final correspond à des "natures-mortes reprenant les codes, les éléments-clés de la

thématique" de l'affiche ("masses, coupe, craie"), choisies et photographiées au préalable

"pour que les vignerons puissent s'approprier l'affichage sans que je sois forcément

présente". La première campagne a permis de voir les vigneronnes et vignerons devant le

fond caractéristique, et une seconde présentera ces "natures-mortes" qui rappelleront la

prestation de Nathalie de Coninck (voir le montage Instagram ci-dessous).

Chaque affiche représente un type de champagne bien particulier (on en profite pour rappeler

qu'il faut boire de l'alcool avec modération). Décliné selon sa distinction boisée et mature,

rosée et soyeuse (on y voit même un cacatoès), ou encore brute et minérale (c'est ce dernier

point qui apparaît sur la publicité de Nathalie de Coninck). La vigneronne salue la parité

femmes-hommes, mais aussi celles entre les différentes parties du vignoble (tout n'est pas

centré sur la Marne comme ça se voit parfois). Les affiches ont été diffusées "deux semaines

en juillet", ainsi qu'"une semaine en septembre, pour les vendanges".

Elle est partout

N'est-ce pas bizarre de se voir ainsi affichée partout ? "Je vous avoue que je ne suis pas du

tout coiffée de la même manière. Je ne m'identifie pas vraiment à la personne qui est sur

l'affiche, donc j'arrive à m'en détacher. Si vous me voyez, je ne suis pas comme ça dans la

vraie vie. Donc ça ne me dérange pas."

Nathalie de Coninck (à gauche) dans la vie de tous les jours, c'est à dire vendant une bonne

bouteille de champagne à une cliente. • © Nathalie de Coninck, Champagnes Leclère-Torrens

Elle ne se reconnaît peut-être pas, mais par contre, son entourage, si. Elle a reçu plein de

messages. "Des clients m'ont envoyé une photo de l'endroit où ils m'ont vue. J'en ai donc de

partout : de Paris, de Lille, de Reims, d'Annecy, dans le Sud..." Et même devant le cinéma de

Mulhouse (Haut-Rhin). "J'ai une dame qui habite Crouttes-sur-Marne - c'est tout petit - et au

mois de juillet, elle part en vacances à 800 kilomètres. Elle traverse toute la France, et la

première chose qu'elle voit, c'était moi sur l'affiche avec la mention du village..."

Au-dede l'anecdote rigolote, la participation à cette campagne de publicité relève d'un

véritable enjeu. "Vous souvenez-vous d'une seule précédente campagne des Champagnes de

vignerons ?" Le journaliste à l'origine de l'article est bien embêté et doit répondre par la

négative. "Voilà. C'est ce qui a été reproché : on n'a pas vraiment eu l'impact qu'on voulait,

malgré beaucoup d'argent dépensé." Ça, et la volonté de mise en avant des vigneronnes et

vignerons, voici ce qui a donné ce nouveau concept.


"Brut et minéral, c'est un type de champagne. Mais il y a aussi un visage. C'est dû à la

volonté des vignerons de faire partie, d'être acteur de cette nouvelle campagne. Et cette

agence de communication a aussi voulu quelque chose de décalé, pour que ça soit dans l'air

du temps. Certaines personnes ont peut-être un peu de mal à comprendre, mais la jeune

génération, elle comprend parfaitement. La preuve : on en parle." Ça, c'est sûr : pour en

parler, on en parle.


Opération « Villages et Coteaux propres »

en Champagne, ce samedi 1er octobre

28 septembre 2022 lachampagnedesophieclaeys.fr

Lancée en 2014, l’opération « Village et Coteaux propres » se déroulera samedi 1 er octobre à

l’occasion de la Semaine européenne du développement durable. Habitants et communes sont

appelés à se mobiliser très largement. L’an dernier, près de 80 communes et 1200 bénévoles

s’étaient mobilisés.

L’embellissement de la Champagne et la préservation de ses paysages passent par l’exigence

de la propreté qui est et doit rester l’affaire de tous. Impulsée par le Parc naturel régional de la

Montagne de Reims, la Mission Coteaux, Maisons et Caves de Champagne, le Comité

Champagne, le Syndicat général des vignerons de la Champagne et les maisons de

Champagne, cette opération, qui en est à sa 8è édition, repose d’abord sur l’investissement des

communes de l’Aisne, l’Aube, la Marne, de Seine-et- Marne et de Haute-Marne. «Sans leur

complicité et leur engagement, rien ne serait possible, « Village et Coteaux propres » est une

opération importante pour notre cadre de vie à tous et pour la préservation de

l’environnement. Mais elle traduit aussi les engagements pris collectivement dans le plan de

gestion des Coteaux, Maisons et Caves de Champagne. Enfin, individuellement, c’est une

occasion d’œuvrer concrètement dans une atmosphère conviviale » souligne Séverine

Couvreur, vice-présidente de la Mission en charge de l’environnement et de la biodiversité.


©Villages et Coteaux propres

Le millier de bénévoles largement dépassé en 2021

Cette année, l’opération se déroulera samedi 1 er octobre, pendant la Semaine européenne du

développement durable. Dans chaque village participant, un maximum de volontaires est

mobilisé sur une journée de façon à débarrasser les abords des routes, des chemins, des forêts

et des vignes des déchets indésirables qui les encombrent et les polluent. En 2021, 79

communes ont participé à l’opération réunissant environ 1 200 bénévoles.

Un guide pratique ainsi qu’une affiche de promotion sont disponibles sur le site de la Mission

Coteaux, Maisons et Caves de Champagne afin de faciliter l’investissement des communes.

Ces outils sont largement distribués aux communes, auprès des correspondants AVC, des

sections locales ainsi que des Maisons de Champagne (https://www.champagnepatrimoinemondial.org/mediatheque/mediatheque-ressource/villages-et-coteaux-propres)

Les communes participantes, et à jour de leur cotisation auprès de la Mission, pourront

recevoir une dotation de plusieurs dizaines de rosiers, grâce au partenariat conclu avec la

Coopérative du Syndicat Général des Vignerons. Les bénévoles intéressés peuvent contacter

les mairies pour s’inscrire, la liste des communes participantes à l’édition est disponible sur le

site de la Mission

https://www.champagne-patrimoinemondial.org/actualites/embellissement-villages-etcoteaux-propres-2022


Vu à la TV

Labels et la bête facilité de dézinguer la

mieux-disance agroenvironnementale du

vignoble

Hors du bio, point du salut, mais des salades ? Un documentaire de France 5 fait le choix de

minimiser les efforts techniques et impacts écologiques des vignerons pour se convertir aux

certifications agroenvironnementales.

Par Alexandre Abellan Le 28 septembre 2022 Vitisphère.com

« Des prairies, des papillons et un nom à rendre vert de jalousie tous les autres : c’est le label

HVE, Haute Valeur Environnementale. La promesse est alléchante. Pourtant, vous allez voir

que nous ne sommes pas à une aberration prêt » promet le documentaire. - crédit photo :

France TV (bouteille HVE devant… un verger)

Vous avez apprécié le récent reportage du journaliste Hugo Clément taclant la lutte

vigneronne contre les aléas climatiques et le dernier dossier de Que Choisir montant en

épingle des citations sur les fraudes de la filière vin ? Vous allez adorer le documentaire

"Labels, des verts et des pas mûrs" réalisé par Baya Bellanger et Floriane Chaume ! Diffusée

ce mardi 27 septembre sur France 5, l’émission pose directement le cadre en suivant

l’œnologue Nicolas Jamin (Vigne Vivante) conseiller le château Ferrière, grand cru classé en

1855 de Margaux, dans l’obtention du label Demeter en biodynamie : « un label bio très strict

et aux exigences surprenantes » indique la voix off, s’extasiant visiblement sur le rigoureux

respect du calendrier lunaire « pour charger la bouse de forces vitalisantes ». Si les origines

des rituels anthroposophiques ne sont pas précisés (pas plus que l’origine des cornes de vache

et coquilles d’œuf, sans aucun doute « bio très strict »), le documentaire loue « un cahier des

charges hors normes, pour pouvoir prétendre au graal des labels écologiques ».


Fixant ainsi le sommet de la pyramide des certifications environnementales, le reportage met

clairement au-dessus du lot l’agriculture biologique, en disqualifiant deux autres démarches

agricoles ayant recours à des produits phytosanitaires de synthèse : la démarche

gouvernementale Haute Valeur Environnementale (HVE) et la marque privée Zéro Résidu de

Pesticides (ZRP). Si la voix off pose bien que ces labels remplissent « le vide » existant entre

le bio et le conventionnel, il semble que le documentaire ne considère pas les traitements bio

de contact comme étant des pesticides. Ces derniers semblant se limiter au

chimique/systémique, aux seuls produits phytos utilisables en agriculture conventionnelle*.

Sur la HVE, la voix off s’étonne ainsi dans le vignoble d’un domaine où l’on peut « protéger

la biodiversité et autoriser les pesticides : cela paraît pour le moins incohérent ». Et de

pointer également « la liberté chimique » du label ZRP face à l’usage raisonné de phytos de

synthèse sur des fraisiers.

Du conventionnel au complot

Dans le documentaire, le label HVE écope des plus fortes critiques, ne serait-ce que parce que

dans sa notation « une haie, un bosquet, même un petit muret rapportent des points ». Suivant

la certification du domaine du Meix Foulot (Mercurey), le documentaire résume

péremptoirement que « grâce notamment à son muret et à sa petite forêt, [la vigneronne]

Agnès [Dewé de Launay] obtiendra la certification Haute Valeur Environnementale ». À se

demander pourquoi 100 % du vignoble n'est pas déjà certifié HVE. Sont donc placés hors

caméra les efforts deduction des traitements phytos et de meilleure gestion de la

fertilisation… Est également sorti du cadre le virage agroécologique du vignoble, notamment

bordelais (accéléré par la pression des émissions Cash Investigation, diffusées avec fracas en

2016 et 2018 sur France 2), qui ne tient plus de la volonté de mieux-faire au vignoble ou de

répondre aux demandes croissantes des marchés (notamment de la grande distribution, en

faisant une clé d’entrée dans ses rayons), mais du pur calcul… Pour gratter des aides

européennes aux exploitants bio. C’est du moins l’explication que donne le documentaire**

aux bonds des certifications HVE en 2019 et 2020 dans le vignoble notamment (représentant

4 exploitations certifiées HVE sur 5). Il est pourtant bien connu dans le monde agricole que

les domaines viticoles ne touchent globalement pas d’aides directes de la Politique Agricole

Commune (PAC), la filière vin ayant opté pour des aides structurelles (investissements,

promotion, restructuration…) via son Organisation Commune de Marché (OCM vin).

Faisant également écho à des tensions entre bio et HVE sur les niveaux d’aides accessibles

par les nouveaux écorégimes, le documentaire n’a pas été mis à jour depuis son tournage (les

déclarations sur le sujet du vigneron retraité Dominique Techer ayant été visiblement filmées

cet hiver). Depuis cet été, ce sujet a été réglé à la suite des critiques de la Commission

Européenne par la proposition française d’un différentiel de montant au profit de la bio (à 110

€/ha, soit 30 €/ha de plus que la HVE). Une vision qui ne fait pas débat dans le vignoble, où la

HVE est parfois comme une marche pour aller vers la bio. Autre point d’actualité qui n’est

pas évoqué dans le reportage, la réforme en cours de la certification HVE (avec la suppression

de la voie B "comptable" et le renforcement de la voie A "agroécologique").

Slogans peu mesurés


Reviennent par contre les accusations d’« imposture » du label gouvernemental par Valérie

Murat, présentée par le documentaire comme une « militante antipesticide » qui aurait été

condamnée à 125 000 € d’amende pour « avoir publié les résultats et le nom des châteaux »

de « 22 viticulteurs certifiés HVE ». Factuellement, le jugement de février 2021 épingle quant

à lui la teneur du dossier de presse de Valérie Murat : « ces écrits ont été largement diffusés et

accompagnés de slogans peu mesurés. Ils constituent sans équivoque un dénigrement fautif »,

faute d’avoir « décrypté et analysé les chiffres qu'ils ont indiqués, malgré les commentaires

du rapport d'analyse diligenté », alors qu’« il est manifeste que Madame Murat, rédactrice du

rapport, a fait le choix d'une communication volontairement anxiogène, sans aucune

explication sur le mode de dangerosité d'une substance, ni sur les taux constatés. »

Une partie de cette arrêt pourrait être réutilisée en réponse aux analyses réalisées pour le

documentaire sur des bouteilles de vin prises au hasard en rayon (sauf une, reconnaissable

malgré le floutage, d’un ancien président du vignoble bordelais***). Le documentaire évoque

ainsi des « limites autorisées » pour les phytos retrouvés dans ces bouteilles, alors qu’il

n’existe pas de Limites Maximales des Résidus (LMR) pour les vins (les laboratoires estime

que le facteur de transfert doit être égal à un par rapport aux LMR des raisins de cuve).

Quis custodiet ipsos custodes ?

Le nœud du problème pour Valérie Murat reste le nom « Haute Valeur Environnementale.

Qu’est-ce que ça évoque dans l’esprit des gens ? Il n’y a rien au-dessus. C’est mieux que le

bio, c’est mieux que le vin nature. » Cette dernière mention n’est cependant pas un label, elle

est même interdite faute d’être définie réglementairement (la mention Vin Méthode Nature est

autorisée sous conditions par la Répression des Fraudes). Après avoir évoqué les enjeux des

labels de pêche durable et de certification bio des saulniers, le documentaire s’achève

justement sur la valorisation d’une approche affranchie des labels au profit d’une promesse de

local. Si Juvénal se demandait « qui surveille les surveillants ? », on peut se demander qui

peut contrôler l'incontrôlé.

* : Une ambiguïté qui persiste auprès du grand public, entretenue avec des communications

sur des produits "bio dans pesticides". De quoi alimenter les amalgames entre agriculteurs et

riverains dans les parcelles où les pulvérisateurs sont toujours vus comme épandeurs de

produits nocifs, quand ils raitent aussi avec des produits bio (également utilisés en agriculture

conventionnelle, s’il est besoin de le préciser).

** : Le documentaire indique avoir sollicité sans résultat le cabinet du ministre de

l’Agriculture d’alors, Julien Denormandie, pour obtenir un entretien « pendant plusieurs

semaines, nos demandes n’ont jamais abouti. Le dossier est sensible. » Mais l’expérience de

l’auteur de ces lignes est que la majorité des demandes au cabinet d’un ministre restent lettres

mortes et appels en vain. Dossier sensible ou pas.

*** : Réalisé sur le site du vigneron, l’achat de cette bouteille est d’ailleurs mis en scène avec

l’intervention téléphonique du « puissant lobby » ayant poursuivi Valérie Murat

(probablement le Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux, le CIVB).


ELLE à Table

Quels sont les objectifs durables du

champagne, le plus prestigieux des

breuvages ?

Publié le 26 septembre 2022 par Lore Ginneberge et Virginie Dupont

https://www.elle.be/fr/345209-le-champagne-se-met-au-vert-le-point-sur-les-objectifsdurables-du-plus-prestigieux-des-breuvages.html

La Champagne viticole est en pleine effervescence. Face au changement climatique et à ses

effets de plus en plus manifestes sur la planète, elle réalise que les choses doivent et peuvent

changer.

Sommaire

Le véritable prix de bulles parfaites ? De la sueur et des larmes. Une simple visite dans cette

belle région permet de s’en rendre compte. Un défi encore renforcé ces dernières années par

le réchauffement climatique, une météo capricieuse et une meilleure prise de conscience de

notre impact sur la nature. L’heure est au changement et à l'abandon des recettes éprouvées.

Et ce vent nouveau qui souffle sur un grand nombre de petites et grandes maisons de

champagne est carrément inspirant.

OBJECTIFS DURABLES

La Champagne a été la première région viticole à s’attaquer au changement climatique,

notamment à travers la mise en place d’un système de bilan carbone qui lui permet

d’identifier les principales sources d’émissions. L’objectif ? Réduire ses émissions totales de

75% à l’horizon 2050. Et les premiers résultats sont déjà là : l’empreinte carbone par bouteille


de champagne a baissé de 20% depuis 2003. Il ne faut pas oublier que seulement 3,5% du

vignoble champenois est exploité en agriculture biologique, ce qui le classe bon dernier des

zones viticoles françaises. Même si l’Association des Champagnes Biologiques met en avant

le rattrapage en cours, le champagne bio reste une exception. La raison ? Compte tenu du

climat semi-continental humide qui favorise le développement de champignons et de

maladies, la conversion au bio peut avoir des conséquences désastreuses en cas de mauvaises

récoltes.

DES PAS DANS LA BONNE DIRECTION

La filière champagne a clairement besoin de pionniers qui osent franchir le pas. C’est le cas

de grands noms comme Leclerc Briant et Louis Roederer qui font figure de précurseurs en

matière de production biologique. Vrancken-Pommery vient d’annoncer une conversion

partielle. Toutes les maisons n’ont pas encore pris le train du bio en marche, mais rester sur le

quai n’est pas une option. Véronique Bonnet, agronome et œnologue chez Moët & Chandon,

l’une des plus grandes maisons de champagne : "Nous travaillons avec 2.000 producteurs, ce

qui ne facilite pas une conversion rapide. Aujourd’hui, 20% de nos vignes sont bios, mais il

est clair que nous visons les 100%."

Véronique Bonnet devant les vignes de Moët & Chandon

Première étape : la Champagne ambitionne le zéro herbicide d’ici 2025. Moët & Chandon a

déjà cessé d’en utiliser, et investi dans des tracteurs électriques qui permettent d'économiser

90% de carburant. La plus grande maison de champagne se concentre également sur la

recherche scientifique par le biais de son École pratique de viticulture et son Institut de

recherche viticole et œnologique. Leur but : le développement de techniques scientifiques et

le partage des connaissances en matière de pratiques viticoles.


Les tracteurs électriques à l’œuvre chez Moët & Chandon

La Maison Ruinart a également tourné le dos aux herbicides et recycle 100% des sousproduits

issus de la vinification. Mais c’est surtout son nouveau packaging écoresponsable qui

retient l’attention. Un étui seconde peau composé de papier entièrement recyclable qui

témoigne de son engagement pour un avenir plus vert.

L'étui seconde peau de la Maison Ruinart

Petit domaine, méga impact Moussé Fils

Pour trouver un exemple de champagne écologique, rendez-vous chez Moussé Fils dans le

charmant village de Cuisles. Aux commandes, Cédric Moussé, le premier de quatre

générations de vinificateurs à opter pour une approche durable. "Depuis une quinzaine

d’années, j’élabore des vins respectueux de l’environnement. Je produis par exemple des

sulfites minéraux naturels et je me suis affranchi de tout pesticide synthétique", confie Cédric.

Processus de vinification en autosuffisance et matières premières d’origine locale, le

viticulteur ne se contente pas de petits pas dans la bonne direction. Des choix à opérer qui ne

sont pas toujours faciles, comme opter pour du sucre non bio de la région plutôt que pour la

variante biologique généralement originaire de Thaïlande.


Cédric Moussé au milieu de ses vignes © Janne Gooiker

Comme dans tous les secteurs, il s'agit de concilier durable et réalisable. Pour labourer ses

vignes, Cédric a par exemple troqué les chevaux du début contre ses propres poules. "Les

poules offrent une solution moins coûteuse et ont accès à des endroits que le tracteur ne peut

atteindre. Elles apportent aussi de bons minéraux." Le changement climatique s’accompagne

aussi de défis. Ceux pour qui 2021 est un bon cru se comptent sur les doigts d’une main, et les

viticulteurs n’en font pas partie. Cédric n’a pu que constater les ravages des orages et du

mildiou sur ses précieuses grappes.

© Janne Gooiker


Le futur est-il à la production biologique ? "Ce n’est pas facile", reconnaît Cédric. "D’une

part, la demande de vins bios est énorme et d'autre part, il suffit de conditions météo extrêmes

pour tout perdre." Mais il en faut plus pour décourager le viticulteur passionné. Une passion

qu’il n’est pas le seul à ressentir, comme en témoigne la présence du Champagne Moussé sur

la carte de restaurants étoilés aux quatre coins du monde. La preuve que la production de vins

et de bulles plus verts présente des avantages pour l’environnement mais aussi sur le plan

gustatif.

Rando à vélo électrique : Pierre Fedyk

Direction Hautvillers, un village pittoresque où la maison de champagne Pierre Fedyk

propose, outre des dégustations et un hébergement, des balades à vélo électrique : aucun souci

pour gravir des montées, même après quelques verres.

© Janne Gooiker

Adresse : Rue Henri Martin 53, 51160 Hautvillers

Cottages design durables : Cottages Antoinette

Laissez-vous tenter par un séjour en plein cœur de la Champagne dans les maisonnettes en

bois écologiques de Cottages Antoinette. Au programme : vue à 360 ° sur les vignes à travers

les baies vitrées, design contemporain et équipements dignes d’un hôtel de luxe.


Cottages Antoinette

Adresse : Allée Frédéric Chopin 6, 51500 Chigny-les-Roses

Dégustation unique : Moussé Fils

Chez Moussé Fils, Cédric Moussé vous emmène dans son vignoble pour vous expliquer ses

méthodes de production en autosuffisance. Ici, impossible d’être plus près de la nature. La

visite se termine en beauté par la dégustation du fruit exceptionnel de son dur labeur.

Adresse : Rue de Jonquery 5, 51700 Cuisles


Matériel neuf

Les prix des machines viticoles continuent

de flamber

Aucun outil n'échappe à la hausse des prix. Les commandes sont chahutées. Mais le chiffre

d'affaire du secteur du machinisme continue de grimper. Le prix de l'énergie menace.

Par Vincent Gobert Le 27 septembre 2022 Vitisphère.com

Frédéric Martin au micro ce 27 septembre explique le contexte économique actuel pour les

industriels de l'agro équipement lors d'une conférence à Paris - crédit photo : Vincent Gobert

Après le record de 7 milliards d'euros en 2021, le chiffre d'affaire du secteur des

agroéquipements en France suit le même chemin cette année. Et pour cause ! De l'aveu même

du président de son syndicat Axema ce 27 septembre, "le chiffre d'affaire 2022 sera en hausse

de 10 %, notamment grâce à l'augmentation des tarifs". En effet, Frédéric Martin avertit lors

d'une conférence à Paris que dans le contexte de conflit - guerre en Ukraine - et de crise -

Covid et traffic mondial - , les difficultés d'appovisionnement perdurent pour les industriels.

"Le contexte économique est chahuté et il reste difficile de s'approvisionner en acier, en

composants électriques; électroniques et hydrauliques et en matières premières". Les tarifs

grimpent, mais tout n'est pas répercuté. Frédéric Martin précise que les industriels amortissent

le choc "en diminuant leur marge". Mais la situation devrait perdurer. "94 % de nos adhérents

considèrent que la situation sur les fournitures sera tendue voire agravée".

Des augmentations de tarif à deux chiffres

En aval, le syndicat des distributeurs Sedima donnait quelques précisions ce 19 septembre

quant à l'ampleur de l'élévation des tarifs. La plus forte augmentation relevée concerne les

remorques : +21 % depuis 2020. Cela s'explique par l'explosion du cours de l'acier, principal


composant de ces outils. Son coût a été multiplié par trois en un an et demi. Suit l'indice de

prix des pulvérisateurs : +14 % en deux ans. Côté tracteurs, les indices de l'Insee arrivent au

résultat de +10 % en 2 ans. Aciers, plastiques et composants électroniques expliquent en

grande partie les hausses des pulvés et des tracteurs.

Et ces hausses ne risquent pas de s'arrêter. D'autres sont attendues pour l'automne, notamment

pour les outils de travail du sol. Selon le Sedima, les concessionnaires s’inquiètent de la

hausse à venir. « Les distributeurs manquent de visibilité quant à l’évolution de la demande

de leurs clients. La question est posée du seuil d’acceptabilité par les clients face à des

hausses de prix à répétition » relève notre confrère La France Agricole. Ce seuil a peut-être

déjà été franchi pour les outils immatriculés en viticulture et arboriculture : Axema relève une

chute de 14 % des immatriculations en 2021 par rapport à 2020, avec 493 unités contre 573

un an avant.

Nouvelle menace avec le prix de l'énergie

« Un tiers des distributeurs de matériels agricoles pense que les hausses de prix pourraient

impliquer des reports ou annulations de commandes sur le second semestre de 2022 »,

prévient le Sedima. Une inquiétude justifiée ce mardi 27 septembre par une autre menace,

relevée par les industriels. "Nos adhérents sont inquiets sur l'augmentation de la dépense

énergétique en 2022-2023 déclare Frédéric Martin. Pour le moment, ils restent optimistes car

ils savent être agiles et ils continuent d'innover".

Selon une enquête de conjoncture d'Axema auprès de ses adhérents et menée ce mois de

septembre 2022, la fourniture en acier, essieux, peumatiques s'améliore sensiblement. Mais

les industriels déclarent avoir toujours des difficultés sur les composants électriques et

électroniques, hydrauliques et sur les moteurs.


Les vins de Bourgogne visent la neutralité

carbone d’ici à 2035

Par La rédaction de larvf.com, avec AFP

Mis à jour le 23/09/2022

L'interprofessionnel des vins de Bourgogne (BIVB) a annoncé mercredi viser la neutralité

carbone d’ici à 2035 pour les vins bourguignons, soit bien avant l’objectif national de 2050.

« Nous visons la neutralité carbone à l'horizon 2035, nous pouvons être plus rapides que

l'objectif national – la neutralité carbone en France en 2050», a annoncé mercredi en

conférence de presse Laurent Delaunay, président délégué du Bureau interprofessionnel des

vins de Bourgogne (BIVB). « Tout un travail préparatoire a été effectué par l’Adelphe », une

société à but non lucratif qui a pour but d’aider les entreprises à réduire l’impact de leurs

emballages sur l’environnement, « et cela nous montre qu’on devrait pouvoir le faire » à cette

date-là, a-t-il ajouté.

L'objectif précis est deduire de 60 % les émissions de gaz à effet de serre de la viticulture

en Bourgogne d'ici à 2035, ce qui permettrait d'atteindre le «socle incompressible d'émissions

en dessous duquel l'activité viticole est impossible», a précisé Jean-Philippe Gervais, directeur

technique au BIVB.

« Faire du luxe de façon sobre »

Ce seuil d'environ 40 % peut ensuite «être compensé par la plantation de haies, de couverts

végétaux, de forêts...» Dès le mois d’octobre, six ateliers (sur les emballages, les transports,

l’énergie) réuniront les intervenants de la profession afin d’établir, d’ici à juillet prochain, un

« plan d’action », a indiqué le président délégué.

Le poste principal auquel s’attaquer sera celui des emballages, qui représentent 34 % des

380 000 tonnes d’émissions de CO2 de la Bourgogne viticole, devant le fret (13 %), selon

des chiffres du BIVB.« Un des axes principaux est le poids des bouteilles », a expliqué M.

Delaunay, négociant bourguignon qui possède également une marque languedocienne, Les

Jamelles, qui a réduit « en dix ans de 200 g, sur un total de 700, le poids de ses bouteilles ».


« Et nous n’avons eu aucun commentaire négatif », a-t-il assuré. « Il s’agit de faire du luxe de

façon sobre », a détaillé M. Delaunay.

(Avec AFP)


Millésime 2022

De la réserve, mais peu de dépassement des

rendements pour les vins de Bourgogne

Alors que la récolte s'est terminée la semaine dernière en Bourgogne, les premiers retours de

viticulteurs annoncent des rendements très satisfaisants, mais rarement au-dedu butoir,

malgré la dérogation obtenue cette année dans les appellations blanches.

Par Clément L’Hôte Le 26 septembre 2022 Vitisphère.com

Une pluie de raisins est tombée sur le vignoble de Bourgogne, mais sans inondation des chais.

- crédit photo : BIVB (Aurélien Ibanez)

Abondante, mais pas pléthorique. C’est ainsi que l’on pourrait qualifier la vendange 2022 en

Bourgogne. « J’ai dépassé le rendement dans certaines appellations, par contre je n’ai jamais

dépassé le rendement butoir», rapporte Frédéric Gueguen, vigneron sur 36 hectares à Chablis

(89), au lendemain de ses vendanges. « Je pense faire un peu de VCI sur certaines

appellations, plutôt des chablis village. Ce sont en général des vignes d’une trentaine

d’années, ni trop vieilles, ni trop jeunes. À l’inverse, j’ai des vignes en AOC Bourgogne,

âgées de 5-6 ans, qui ont plus souffert du sec. Ça s’est répercuté sur les volumes. »

La qualité accompagne les volumes

200 km plus au sud, dans le vignoble du Mâconnais, la situation est similaire. « Dans l’été, il

y a deux mois, on était dans l’hypothèse de récolter des volumes exceptionnels», se souvient

Michel Barraud, président des Vignerons des Terres Secrètes, à Prissé (71). « Mais dans la

pratique, la sécheresse nous a pénalisée sur les volumes. La récolte est bonne, on s’approche

des rendements autorisés, mais peu d’exploitations ont réalisé des rendements très

importants. On fait un peu de VCI [Volume complémentaire individuel], mais pas autant que

ce qu’on le souhaitait. » Dans cette coopérative, essentiellement productrice de chardonnays

d’appellation, rares sont les parcelles qui ont dépassé le plafond du rendement butoir, comme

l’autorisait cette année l’administration pour les AOP blanches de Bourgogne.


Ici aussi, l’hétérogénéité saute au yeux. « Tous les secteurs en coteaux ont souffert, ainsi que

les jeunes vignes », tandis que « des vignes bien alimentées, en mâcon village ou bourgogne

blanc, ont atteint des rendements de 75, voire 80 hl/ha », avec « un potentiel qualité parfois

largement supérieur à des vignes qui ont souffert de la sécheresse, grâce notamment à des

équilibres sucre/acidité parfaits. » Et Michel Barraud de conclure que « la mesure de

déplafonnement était bonne, car dans ces cas il aurait été dommage de distiller ».

L’interprofession plaide pour un développement des mécanismes de réserve

Lors de sa conférence de presse de rentrée, mercredi 22 septembre, le BIVB (Bureau

interprofessionnel des vins de Bourgogne) a annoncé des « volumes inespérés » et « des

vignerons qui manifestent largement leur plaisir », dans l’attente de chiffres officiels. Son

président, Laurent Delaunay, a également souligné « l’extrême hétérogénéité des rendements

d’un village à l’autre », plaidant au passage pour que «les mécanismes de réserve au cas par

cas se développent dans les années à venir. On ne peut plus avoir une gestion du potentiel de

production uniforme dans toute la région. »


Installation

Vignerons Propriétés Associés installe son

portage foncier

La coopérative du Gard officialise la création de son entité de portage foncier ouvert à

l'épargne des particuliers. Installation des jeunes et maintien de l'activité viticole

départementale sont en jeu.

Par Olivier Bazalge Le 26 septembre 2022 VITISPHERE.COM

Aux côtés de Magali Saumade, Denis Verdier (au centre) a annoncé la création d'une solution

de portage foncier - crédit photo : O. Bazalge pour Vitisphere

Dans la plupart des vignobles, les solutions de portage foncier se développent pour favoriser

l’installation des jeunes, ou simplement maintenir le potentiel de production d’une cave. En

créant la Scic (société coopérative d’intérêt collectif) ‘Vignobles associés’, le groupe

coopératif gardois Vignerons Propriétés Associés (VPA) se dote lui aussi d’une structure de

portage dédiée à l’investissement solidaire par les particuliers. « Une coopérative se place par

définition dans la démarche de l’économie solidaire et sociale. Cette Scic fait appel à

l’épargne des particuliers pour leur permettre de contribuer à cette économie de manière

active en permettant l’installation de jeunes », insiste Denis Verdier, président de Vignerons

Propriétés Associés.

Du sud de la vallée du Rhône à l’est du Languedoc, VPA essaime à travers une grande partie

du département du Gard, Denis Verdier insiste donc sur la notion de « service pour le

développement du territoire et contribution au renouvellement générationnel des vignerons

gardois » pour les investisseurs qui franchiront le pas pour devenir co-propriétaires de vignes

mises à disposition de jeunes candidats à l’installation. Et les mesures d’incitation sont loin

d’être anecdotiques pour qui apprécie autant le vin que la défiscalisation.

Part à 1000€


Le ticket d’entrée est fixé à 1000€ pour une part souscrite pour 5 ans, qui donne

automatiquement accès à une réduction fiscale de 25% du montant investi (loi Madelin) et

une rétrocession en nature, en bouteilles de vins, de 5% par an, soit 50€ par part. Les heureux

copropriétaires seront en outre invités à participer aux moments forts de la vie de leurs

parcelles et de l’élaboration des vins, chaque personne physique pouvant placer jusqu’à

50000€ dans cette formule. « Il n’y a pas meilleur rendement pour une opération gagnantgagnant

», s’exclame même Denis Verdier. Le crédit d’impôt est plafonné à 10 000€ pour les

investissements supérieurs à 40 000€, mais le surplus peut être reporté l’année suivante.

Marraine de l’opération, la présidente de la chambre d’agriculture du Gard Magali Saumade

ne peut qu’encourager cette opération de maintien du foncier, alors que l’agriculture est le

2ème secteur économique du département, « après le tourisme qui se nourrit lui-même de la

diversité de nos paysages agricoles ». Elle détaille ainsi que « la moitié des 45 installations

aidées dans le département sont effectuées par des viticulteurs, plutôt trentenaires, alors que

la pyramide des âges des vignerons gardois se remplit à moitié au-dede 55 ans ». Outre

l’accompagnement à l’installation, cette structure de portage foncier contribuera également

« au maintien des exploitations existantes », avance la présidente de la chambre d’agriculture.

Dans cette opération, une collaboration étroite est établie avec la Safer pour apporter le

foncier, avec des terres qui seront mises en location aux exploitants à un tarif en phase avec

l’échelle des baux départementaux. « En 10 ans, le gard a perdu 20% de ses exploitants »,

souligne encore Magali Saumade. Cette initiative veut infléchir la tendance.


Recueil d'affaires

À "40 % mélangé", le vin de Bordeaux

reprend un petit coup de j'arnaque

Le mensuel Que Choisir consacre un long dossier aux fraudes entachant la réputation du

vignoble français. Un best-of d'affaires judiciaires qui se concentre essentiellement sur la

Gironde, une cible assez habituelle, en ajoutant le soupçon de "l’arbre qui cache une forêt de

trafics".

Par Alexandre Abellan Le 26 septembre 2022

Le dossier est autant illustré qu’illuminé par les compositions de Loustal, en encre de Chine et

aquarelles. - crédit photo : Alexandre Abellan (Vitisphere)

L’UFC Que Choisir souhaite une bonne foire aux vins d’automne à tous les producteurs de

Bordeaux. Daté d’octobre, son dernier numéro consacre 8 pages à « la grande foire des

fraudes », avec une enquête « dans les coulisses de la filière viticole. Un monde opaque qui

cache de lourds secrets. » Mouillages, coupages et autres falsifications sont passés en revue

avec l'évocation d'affaires venant de Bourgogne (deux sont citées) et, surtout, de Bordeaux

(dix dossiers évoqués). Parmi les affaires judiciaires ayant animé les tribunaux de Bordeaux et

de Libourne ces dernières années, que choisir ?

L’UFC opte pour une liste à la Prévert, de l’attaque pour dénigrement remportée par le

Conseil Interprofessionnel des Vins de Bordeaux (CIVB) contre les commentaires d’analyses

de résidus phytos de la figure antipesticides Valérie Murat (qui doit régler 125 000 € pour se

porter en appel) aux condamnations du vigneron Hervé Grandeau (l'amenant à quitter la

présidence de la Fédération des Grands Vins de Bordeaux, FGVB), en passant par les arrêts

contre les Grands Vins de Gironde (GVG) et contre Vincent Lataste (allant en cassation).

Sans oublier le dossier, à l’arrêt, des fraudes de la négociante Yanka Ferrer (révélé par

Vitisphere et non la Confédération Paysanne comme le rapporte l’UFC Que Choisir*), mais

aussi un récent démantèlement de fraudes aux vins d'Espagne dans le Médoc et même

l’historique affaire à chausse-trappe Robert Geens… S’il manque les tribulations judiciaires

du classement 2012 des grands crus de Saint-Émilion ou les rebondissements des Crus

Bourgeois du Médoc, les marques domaniales sont bien citées avec l'exemple du Bordeaux de

Maucaillou. Un vrai menu maxi best of !

Focale bordelaise


Copieux, ce recueil d'affaires connues décape le lustre des vins de Bordeaux. Ce qui n'est pas

une première pour Que choisir. De quoi alimenter les plaintes des opérateurs bordelais, qui se

plaignent souvent d'être le centre de toutes les mauvaises intentions médiatico-judiciaires. Ces

dernières se focalisant rapidement sur le premier département viticole national, quand les

autres vins français seraient moins souvent visés. Ayant défrayé la chronique, les affaires

Raphaël Michel en vallée du Rhône ou Jean Albrecht en Alsace dissipent cependant cette

odeur de souffre-douleur. Pour Bordeaux, ces « procès à répétition [sont] relatés fidèlement

par le journal Sud-Ouest – alors que dans d’autres régions la presse est moins attentive »

juge pour sa part le consultant Franck Dubourdieu dans une récente tribune. De son côté, le

service bordelais de la Répression des Fraudes a toujours indiqué ne pas être plus

intransigeant en Gironde qu'ailleurs.

S’il n’y a pas de grandes révélations dans le dossier Que choisir, des allusions lui donnent une

autre dimension. « Les fraudes dévoilées ces dernières années sont-elles l’arbre qui cache

une forêt de trafics ? » posent les journalistes Arnaud de Blauwe et Pascale Barlet, qui

s’appuient sur des échanges avec l’ancienne présidente de la quatrième chambre

correctionnelle du tribunal judiciaire de Bordeaux, Caroline Baret, qui est désormais retraitée

et estime, sans doute d’après l’ampleur des dossiers qu’elle a vu passer, qu'« à [son] avis,

environ 40 % du vin de Bordeaux est mélangé ». Autre sous-entendu, celui de conflits

d’intérêts dans la filière vins. Dans une pirouette, les journalistes rapportent qu’« après

plusieurs mois d’enquête, nous avons le sentiment d’avoir seulement effleuré le sujet. Il

mériterait que l’on noue d’autres contacts, que l’on approfondisse les recherches… Et que

l’on vérifie, aussi, ces affirmations selon lesquelles certaines personnes haut placées se

trouveraient en plein conflit d’intérêts. »

Déconstruisant l’image d’Épinal de la filière vin, le dossier conclut que « cette opacité du

secteur reste ignorée du consommateur. Dans les rayons, le prix n’étant pas un indicateur de

qualité fiable, le client ne se fie qu’à l’étiquette collée sur la bouteille pour faire son choix.

Or, tout comme l’habit ne fait pas le moine, l’étiquette ne fait pas le vin. » L’UFC Que

Choisir souhaite une bonne foire aux vins d’automne à tous les producteurs de Bordeaux.

* : Autre approximation, le millésime 2022 aurait subi de « fortes pluies abattues sur les

exploitations pendant l’été, favorisant des maladies comme le mildiou ». Alors que l’été aura

été particulièrement sec, réduisant à portion congrue la pression sanitaire, mais accentuant le

stress hydrique du printemps (avec des pertes de rendements pouvant être conséquentes à

Bordeaux, dans le Midi, en Vallée du Rhône...)


Social

La CGT Champagne appelle à la grève

Maxime Mascoli / L’Union du 28 09 22

Pour Thierry Aubertin, Philippe Cothenet et José Blanco de l’intersyndicale CGT

Champagne, les salaires doivent suivre l’inflation.

Marne Réclamant, en vain, des hausses de salaire pour faire face à l’inflation, le syndicat

demande aux salariés d’arrêter le travail le 28 septembre.

Avec une inflation de 5,9 % en France fin août, le débat sur les hausses de salaire s’ouvre un

peu partout dans les entreprises du pays. La Champagne n’y échappe évidemment pas,

d’autant moins qu’entre une récolte 2022 exceptionnelle avec un rendement fixé à 12 000

kilos, et des ventes effrénées qui devraient battre un nouveau record cette année, les vignerons

et maisons de champagne sont loin d’être en crise. Toutefois, les négociations ne semblent pas

se dérouler comme prévu. La CGT Champagne vient de lancer un appel à la grève le mercredi

28 septembre, à 14 heures.

L’année est très bonne mais on n’en voit pas les fruits. Thierry Aubertin, intersyndicale CGT

« L’année est très bonne mais on n’en voit pas les fruits », peste Thierry Aubertin, secrétaire

de l’intersyndicale CGT Champagne. Une réunion a eu lieu le 20 septembre avec l’Union des

maisons de champagne où la CGT espérait obtenir une hausse généralisée de 3,3 % des grilles

salariales et une revalorisation de la prime transport. Il n’en fut rien, l’UMC proposant des

primes Macron en attendant les négociations salariales qui ont lieu chaque année en janvier.

Trop tard pour la CGT qui réclame une revalorisation immédiate, avec effet rétro-actif dès le

1 er septembre.

La CGT espère aussi des négociations pour rehausser les salaires de base. Le SMIC a

augmenté mécaniquement en raison de l’inflation de 5,9 % en un an, passant au 1 er août de

10,85 euros de l’heure à 11,07 euros.

Problème : ces hausses sont si rapides que le salaire le plus bas de la grille de l’UMC est

toujours à 10,65 euros « même s’ils sont dans l’obligation de payer à 11,07 euros », souligne

José Blanco, le secrétaire général de l’intersyndicale.

Avec l’inflation en toile de fond, c’est un nouveau bras de fer qui va opposer les syndicats aux

représentants de l’UMC mercredi prochain.


Sans remplacement

Les vignerons ont accès aux indemnités

journalières du congé paternité

Une indemnité journalière pourra être versée aux pères n’ayant pas trouvé de solution auprès

du service de remplacement. La demande doit être faite à la MSA au moins un mois avant la

naissance.

Par Aude Lutun Le 28 septembre 2022 Vitisphère.com

- crédit photo : MSA

Pour inciter les viticulteurs à prendre leur congé paternité, la Mutualité Sociale Agricole

(MSA) met en place le versement d’une indemnité journalière, d’un maximum de 89.03

€/jour, uniquement dans les cas où aucune option de remplacement n’a pu être trouvée. Le

futur père doit toujours faire appel, en priorité, au service remplacement de son département.

La démarche reste la même. Le vigneron doit effectuer une demande d’allocation de

remplacement à sa caisse MSA, au minimum un mois avant la date de naissance de l’enfant,

en précisant les dates auxquelles il souhaite être remplacé.

Le congé paternité comprend sept jours de congé juste après la naissance puis dix-huit jours à

prendre dans les six premiers mois de l’enfant. Une fois la demande reçue, la MSA consulte le

service de remplacement, qui doit indiquer dans les 15 jours s’il peut pourvoir ou non au

remplacement. Si le service de remplacement ne dispose pas de la main d’œuvre nécessaire et

qualifiée pour assumer ce congé paternité, la MSA pourra verser à l’exploitant une indemnité

journalière forfaitaire.

5 millions d’heures de remplacement par an

Le service de remplacement, actif dans la plupart des départements, totalise en moyenne cinq

millions d’heures de remplacement par an. « Les élevages, laitiers et allaitants, représentent

80 % des heures en raison de l’astreinte quotidienne, précise Karim Cheurfa-Molinier,

conseiller au service de remplacement France. La viticulture représente 3 % des heures, mais


nous avons toujours des agents qualifiés pour intervenir en viticulture. Si nous n’avons pas

d’agent disponible ou qualifié, l’exploitant peut nous proposer un salarié, qui n’a aucun lien

avec l’exploitation et n’est pas un ayant droit, pour que nous l’embauchions pour le

remplacement ».

Le service remplacement emploie 15 000 agents. La maternité représente 20 % des

remplacements, le congé paternité 6 %, les arrêts maladie et accidents 38 % et les congés 30

%.


Art de vivre, make-up et biodiversité, tout

un programme pour les Journées

Particulières LVMH chez Moët & Chandon

28 septembre 2022 lachampagnedesophieclaeys.fr

La

marque de cosmétique Make Up Forever pour les Journées Particulières de Moët & Chandon

©Moët&Chandon

À l’occasion de la 5ème édition des Journées Particulières LVMH (les 14, 15 et 16 octobre

prochain), la Maison Moët ouvre ses portes au grand public. Venez découvrir le Château

Moët & Chandon, Domaine de Saran, le site de Fort Chabrol, l’Orangerie, ainsi que les caves

Mercier. Découvrez leurs secrets, plongez dans leurs histoires et partagez des expériences

inoubliables.

AU PROGRAMME :


La suite Christian Dior du Château de Saran

• Le plus exclusif : Le Château Moët & Chandon, domaine de Saran (lire ici), qui

domine les terres de Chouilly et de la Côte des Blancs ouvre ce lieu ultra prestigieux

pour un interlude dans un cadre aussi exceptionnel qu’enchanteur. On pourra y visiter

les salons et les chambres du Château, découvrir la salle à manger du vendangeoir et

assistez à une démonstration des gestes du service sur l’art de recevoir. Et enfin,

déguster une bouchée en accord met et vin réalisée par le Chef de la Maison Marco

Fadiga.

• Le plus engagé : Fort Chabrol, berceau des engagements en faveur de la biodiversité

de la maison, ouvre ses portes pour une visite de son domaine avec la participation à

des ateliers nichoirs et mangeoires pour les enfants mais également à des ateliers de

création d’origamis avec l’artiste Laure Devenelle.

• Le plus inattendu : L’Orangerie, Moët & Chandon accueille la Maison Make Up For

Ever (cosmétiques) qui présentera une exposition photo inédite pour découvrir des

œuvres réalisées par les étudiants de l’académie « Make Up For Ever » et assister à

une démonstration de « Body Art » sur le thème de la Nature en Champagne. Des

Make Up Artists seront présents pour réaliser sur les visiteurs une touche de

maquillage.

• Le plus immersif : La Maison Mercier construite en 1871, dont les caves sont ornées

d’immenses et de majestueux bas-reliefs accueillent les visiteurs pour un parcours

revisité grâce à des projections animées sur 15 étapes du circuit. À bord du train

Mercier, découvrez ces animations lumineuses retraçant les temps forts de la Maison.

Une expérience multisensorielle !

Informations et inscriptions : www.lesjourneesparticulieres.fr


Le grand festival de champagne revient à

Bordeaux !

Clément BINZ https://www.bougerabordeaux.com/sortir/le-grand-festival-de-champagnerevient-a-bordeaux/

Le festival de champagne prendra place à Bordeaux les 22 et 23 octobre 2022. Le

Festibulles pose ses coupes et vous allez pétiller de bonheur !

Aucun lieu n’est plus adéquat que le musée des douanes sur la place de la Bourse pour

accueillir ce festival unique et inédit. Le rendez-vous de tous les amateurs de champagne se

tiendra le week-end du 22 et 23 octobre. Au programme, des producteurs locaux, du Sud-

Ouest et de la région bordelaise, se réunissent pour vous fournir le plus grand choix de

champagnes possible. Bulles et flutes seront de mise !

Le festival de champagne propose une large gamme de champagnes à déguster

© Alexander Naglestad

Le festival vous propose de délicieux mets qui accompagneront parfaitement de merveilleux

champagnes. Sur la carte : fromage, foie-gras, huitres, caviar et même du homard ! Si le

champagne n’est pas votre truc, Festibulles propose aussi du crémant, du cidre mais aussi

des bières. De quoi régaler les papilles de toutes et tous.

Durant le weekend, vous aurez l’occasion de rencontrer des producteurs locaux de

champagne, mais également des experts en la matière. Ils sont présents sur le festival pour

répondre à toutes vos questions et interrogations sur le champagne. Vous pourrez apprendre le

procédé de fabrication de cette délicieuse boisson.


Le festival de champagne le plus pétillant de France ! © Mads Eneqvistoût

Vous pourrez profiter de ce festival à partir de 25€ par personne, et 80€ pour un groupe de

4 personnes. Vous aurez accès à 7 dégustations, avec lesquelles vous aurez toujours un

entremet sélectionné en accord avec le champagne. Un rendez-vous à ne pas rater pour tous

les amateurs de fines bulles.


La Maison Canard-Duchêne lance une

édition limitée en l’honneur de trois espèces

d’oiseaux des forêts de Champagne

28 septembre 2022 lachampagnedesophieclaeys.fr

©Champagne Canard-Duchêne

La Maison Canard-Duchêne célèbre la nature. A la suite de son engagement en faveur de la

reforestation (déjà plus de 24 000 arbres plantés dans la région grâce à la collaboration mise

en place depuis 2021 avec Reforest’Action), la maison prend aujourd’hui de la hauteur sur la

Montagne de Reims à Ludes, lieu d’ancrage historique, en valorisant la riche biodiversité qui

la compose. Ainsi avec cette édition limitée, le Champagne Canard-Duchêne met en lumière 3

espèces d’oiseaux que l’on retrouve nichés dans les forêts rémoises. Une collection de 3

bouteilles habillées d’une étiquette différente invite à découvrir le Bruant Jaune, le Bouvreuil

Pivoine et l’Hirondelle Rustique à l’inspiration de croquis oniriques et naturalistes. Des

espèces mises en valeur sur un Brut Réserve Trilogie assemblé avec 42% de pinots noirs, 31%

de chardonnays et 27% de meuniers (dont 33% de vins de réserve).

Avec son vignoble maison certifié VDC (Viticulture Durable de Champagne) et 9 hectares

cultivés sont certifiés en agriculture biologique depuis 2009, la maison améliore également

ses process : de la valorisation des déchets jusqu’au traitement des effluents, avec sa propre

station d’épuration, en passant par la réduction de l’empreinte carbone.


Le champagne Joseph Perrier s'exporte au

Festival du film britannique

Joseph Perrier, fournisseur officiel du 33e Festival du film britannique, à Dinard.

(© l'Hebdo du Vendredi du 27 09 22)

En 1981 déjà, Jean-Claude Fourmon, qui a dirigé pendant quarante ans la maison de

champagne Joseph Perrier à Châlons, remettait en personne au Prince Charles la première

bouteille d'une série de 300 magnums numérotés, spécialement élaborés pour son mariage

avec Lady Diana. Et depuis 1989, Joseph Perrier est le fournisseur officiel de la famille royale

d'Angleterre. Il l'est également pour le 33e Festival du film britannique de Dinard, en

Bretagne, programmé du 28 septembre au 2 octobre cette année. Des personnalités telles que

José Garcia, Sofia Essaïdi ou encore Adrian Lester, membres du jury, auront donc l'occasion

de déguster les cuvées châlonnaises.

Sonia Legendre

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