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Panorama de presse quotidien du 05 10 22

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PANORAMA DE PRESSE

Du 05/10/2022

- Politique-Vendanges.………………….……..………………..…….……………..…p.2-12

- Viticulture-Environnement-Paysages…………....………..……………….….p.13-22

- Formations-Commerce………………………………………………………………..p.23-26

- Foire-Salon…………………………………………………………………………………..p.27-28

- Communication-Evènements……………………………………………………….p.29-33

- Cuvées.............................................................................................p.34-35

- People-Conférence………………………………………..…………………….………p.36

Cette revue de presse se destine à un usage strictement personnel et interne à l’entreprise,

le destinataire s’interdit de reproduire, publier, diffuser ou vendre ce document.

www.sgv-champagne.fr

17 avenue de Champagne – CS 90176 • 51205 Epernay Cedex • Tél. 03 26 59 55 00 • Fax. 03 26 54 97 27

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Se croyant persécuté, l’ex-viticulteur de

Sermiers, près de Reims, coupe 1100 pieds

de vignes pour se venger

S’imaginant lésé par l’association foncière locale, un viticulteur de Sermiers aujourd’hui à la

retraite avait traduit son ressentiment sécateur à la main, depuis le mois de mai, au préjudice

de quatre exploitants de la commune pour un préjudice estimé à 46 000 euros.

Les dégradations commises dans le vignoble de Sermiers entretenaient un climat de suspicion

au sein du village. F.C.

Par Fabrice Curlier Publié: 5 octobre 2022 L’Ardennais

On respire beaucoup mieux à Sermiers depuis une quinzaine de jours. Fin septembre, les

gendarmes ont réussi à démasquer un mystérieux vandale qui plombait l’ambiance du village

à cause de ses dégradations à répétition. « Tout le monde s’interrogeait. Il y avait un climat de

suspicion, un climat bizarre. On ne comprenait pas qui faisait ça, et pourquoi », confie le

maire, Christophe Patinet.

« Ça » ? Des centaines de pieds de vignes, près de 1 100 au total, sectionnés depuis le mois de

mai sur de nombreuses parcelles de la commune. Sécateur en main, l’auteur coupait

principalement au niveau des charpentes (les « branches »), en partie basse, au tiers environ. Il

lui arrivait aussi de sectionner des pieds à la base, de jeunes plants qu’il était facile de

cisailler.

“C’était très compliqué à vivre. Du stress, des nuits blanches, à se demander pourquoi”

Tout ce qu’il coupait, l’individu le laissait sur place, et ciblait les vignes de quatre exploitants,

« des gens sans histoire, qui ne causent pas de problème », souligne M.Patinet. « Au

contraire, ils œuvrent pour le bien de la commune. Il n’y avait aucune raison de s’en prendre

à eux. Ils se posaient beaucoup de questions. » Alexandre Rat ne démentira pas. C’est la

principale victime : 600 des pieds coupés l’ont été sur ses parcelles. « C’était très compliqué à

vivre. Du stress, des nuits blanches, à se demander pourquoi. »

L’un de ses cousins a eu 400 pieds coupés, le reste se répartit entre deux viticulteurs dont l’un

– une trentaine de pieds – a peut-être été visé par erreur : « sa parcelle est voisine des

miennes ».


Depuis le mois d’avril, Alexandre Rat est le nouveau président de l’ASA de Sermiers,

l’association foncière locale. Un ancien président est l’oncle du troisième viticulteur touché

par les dégradations. D’investigations en surveillances dans les vignes, les gendarmes de la

communauté de brigades de Gueux, avec la brigade de recherches de Reims, ont finalement

pu confondre l’auteur qui ne portait pas l’ASA dans son cœur.

Une ASA, c’est quoi ?

L’ASA (association syndicale autorisée) est un groupement de propriétaires sur un périmètre

déterminé habilité à exécuter certains travaux spécifiques d’amélioration ou d’entretien. Ces

associations syndicales sont très présentes dans le monde agricole, notamment dans le

vignoble champenois où elles permettent de réaliser des aménagements hydrauliques destinés

à lutter contre les phénomènes d’érosion, les inondations et coulées de boue. Les travaux

d’aménagement de chemins vicinaux entrent également dans ses compétences. Actuellement,

un tiers du vignoble champenois est couvert par une ASA.

Le mis en cause est un viticulteur à la retraite, « quelqu’un de très discret, qui vit dans son

coin, ne parle pas à grand monde », indique Christophe Patinet. D’après ses déclarations,

l’homme voulait se venger de l’ASA au motif qu’elle privilégiait des travaux et

aménagements au bénéfice de parcelles autres que les siennes, « explications nulles », tranche

le maire. « Les chemins prioritaires ne passent pas devant ses vignes. Ce n’est quand même

pas de la faute des autres ! »

L’enquête n’a révélé aucun élément susceptible d’apporter du crédit aux motivations de

l’ancien viticulteur, qui ruminait son ressentiment envers l’ASA depuis de nombreuses années

et qui semblait avoir trouvé en son nouveau président une victime expiatoire.

Un préjudice étalé dans le temps

Au terme de la garde à vue (durant laquelle il n’a pas demandé l’assistance d’un avocat), le

retraité a été remis en liberté avec une convocation le 4 janvier au tribunal judiciaire de

Reims. Il ne sera par jugé lors d’un procès classique, mais dans le cadre d’une comparution

sur reconnaissance préalable de culpabilité (plaider-coupable) au cours de laquelle le parquet

lui proposera une peine.

Il devra également indemniser les victimes : le coût total des dégradations est estimé à 46 000

euros. Comme l’explique Alexandre Rat, les pieds coupés occasionnent un préjudice

immédiat et à venir. « La récolte de cette année a été condamnée, et il faudra ensuite attendre

deux à trois ans pour que la charpente repousse et produise une nouvelle récolte. »


La CGT Champagne appelle à la

mobilisation ce vendredi à Reims et

Épernay

Par la rédaction L’Union du 4 octobre 2022 à 18h01

Après la journée de grève qui s’est déroulée mercredi dernier dans les maisons de

Champagne, une nouvelle action est prévue ce vendredi 7 octobre. C’est ce qu’a décidé

l’intersydicale CGT après la réunion de secrétariat qui s’est tenue mardi à Reims.

« En l’absence de réponse de la part de nos dirigeants, nous souhaitons passer à la vitesse

supérieure », souligne José Blanco, secrétaire général de la CGT Champagne. Le syndicat dit

craindre pour « l’augmentation générale des salaires et l’avenir de notre convention

collective ».

Les élus syndicaux ainsi qu’une partie des employés entendent interpeller les représentants

des maisons de Champagne lors du déroulement des Trophées Champenois, à Epernay, et du

chapitre des vendanges de l’ordre des coteaux de Champagne, à Reims.

Des rassemblements sont donc donnés vendredi de 17 à 21 heures devant le théâtre d’Epernay

ainsi que devant le Palais du Tau.

« Nous avons eu l’autorisation des sous-préfectures de Reims et d’Epernay. Nous sommes

déterminés », indique José Blanco.


Xavier Albertini à l’heure d’un premier

bilan

Politique. 100 jours. C’est la date symbolique choisie par le député marnais Xavier Albertini,

élu en juin 2022, pour dresser un premier bilan de son action parlementaire.

Matot Braine le 05 10 22

Comme les 30 élus Horizons, Xavier Albertini se définit comme « loyal et libre » au sein de la

majorité présidentielle. (Crédit : DR)

Entouré de son équipe, l’élu rémois rappelle ses premières actions à l’Assemblée et en

circonscription. Amené à siéger à la Cour de Justice de la République où il a été élu par ses

pairs députés, il est également membre de la Commission des affaires économiques et corapporteur

de la mission de suivi sur l’inflation des prix. Au sujet du travail dans l’Hémicycle,

le député Horizons déplore « les postures désagréables d’une certaine opposition (la NUPES

notamment, ndlr) qui confond bruit, verbe haut et discussion, avec une qualité d’arguments

qui n’est pas toujours à la hauteur du travail parlementaire ».

Soulignant que l’écosystème et le bassin de vie de sa circonscription est assez révélateur de ce

que peut vivre la France aujourd’hui, il compte bien l’utiliser comme « laboratoire » pour y

puiser des idées et les faire remonter au niveau national. C’est d’ailleurs en circonscription

qu’il a effectué sa rentrée, entre Foire de Châlons, rentrée scolaire et vendanges, à la

rencontre des « faiseurs », des chefs d’entreprises et des viticulteurs avec lesquels il a

notamment évoqué les questions de main d’œuvre ou de transmission des exploitations.

Un travail en « circo » pour lequel Xavier Albertini s’appuie sur sa suppléante Stella Hans

afin d’effectuer une action en binôme, et projetée dans la durée.

Lutter contre l’iniquité


Quant à sa méthode de travail, Xavier Albertini prévient : « Je ne participerai ni à la

surenchère médiatique ni à la surenchère verbale. Je préfère me concentrer sur l’essentiel, à

savoir le soutien aux Français et le soutien au redressement des comptes publics. » Dans ce

cadre, le travail sur les niches fiscales, sur les relèvements des tranches d’imposition et le

maintien du déficit budgétaire à hauteur de 5 % du PIB vont occuper de nombreuses

discussions dans le cadre du Projet de Loi de Finances. « Le 49-3 n’est pas un échec mais un

outil », prévient-il à propos de l’éventualité de son utilisation dans le cadre de la réforme des

retraites auquel il se montre favorable : « Ne pas faire de réforme c’est avoir un

comportement égoïste », assure le député préférant se concentrer dès à présent sur la prise en

compte de la pénibilité de certains métiers dans cette réforme, affirmant à ce sujet, et dans une

optique plus globale : « La plus grande difficulté aujourd’hui c’est la notion d’injustice, à la

laquelle j’ajouterai la notion d’iniquité ».

Benjamin Busson


Sujet d'attention

Avec l'OMS Europe, les hygiénistes

antialcool "vont vers des solutions

simplistes"

Après la réunion du Comité régional de l’OMS Europe à Tel Aviv, qui a entériné son Cadre

européen d'action sur l'alcool 2022-2025, la décision politique des Etats membres est

intervenue. Le secrétaire général du Comité Européen des Entreprises Vins (CEEV), Dr

Ignacio Sanchez Recarte, pointe les implications pour la filière.

Par Sharon Nagel Le 04 octobre 2022 Vitisphère.com

Le secrétaire général du CEEV dénonce la vision simpliste et inefficace de l’OMS Europe -

crédit photo : CEEV

L’OMS a adopté à la mi-septembre son Cadre européen d'action qui recommande une

baisse de 10 % de la consommation d’alcool. Dans quel contexte cela s’est-il passé ?

Le document cadre a été adopté par consensus, ce qui veut dire que personne n’a voté contre,

suivi d’une décision politique. Dans le document cadre, on voit clairement que le secteur et le

dialogue sont écartés, et par conséquent la transparence et la démocratie. Pour ce qui est de la

décision politique, il y a eu des commentaires des Etats membres, qui disaient notamment que

l’accent devrait être mis sur l’abus d’alcool. Plusieurs Etats membres de l’Union européenne

n’étaient pas très contents concernant le processus de décision de l’OMS Europe, qui a été fait

plutôt à la va-vite, avec un texte qui a circulé en août et aucun temps prévu pour les débats.

Des consultations ont eu lieu mais beaucoup de commentaires n’ont pas été pris en

considération, sans que l’OMS Europe n’explique pour quelle raison. Son approche a donc été

préparée et unilatérale.

Les Etats membres restent libres d’appliquer ou non les recommandations de l’OMS.

Quel est le danger du document cadre ?

Il s’agit, effectivement, d’un cadre de recommandations. Le problème, c’est que certains pays

qui ont une vision plus proche de celle de l’OMS Europe peuvent être tentés d’appliquer

certaines mesures, surtout celles qui sont extrêmement discriminatoires et disproportionnées.

Elles sont également simplistes, car elles ne touchent pas le cœur du problème, qui est l’abus

d’alcool. Peu à peu, la publication de ce texte va normaliser une discussion sur des solutions

qui ne sont ni réalistes, ni efficaces. L’Union Européenne, la Direction Générale de la Santé


(DG Santé de la Commission Européenne), pourrait s’appuyer sur ce texte comme référent

pour commencer peu à peu à développer le cadre européen.

L’OMS Europe a-t-elle sorti ce document pour influencer le débat sur la lutte contre le

cancer ?

Je ne dirais pas qu’il y ait eu une coordination mais en tout cas, il y a eu un timing bien précis,

et une accélération des travaux dans ce cadre-là. Certainement que l’OMS voudrait bien peser

sur le débat sur le plan « Beating Cancer ». Il y a une partie de ce plan qui concerne la

révision du système fiscal, et l’OMS appuie extrêmement fortement dans ce document sur un

changement radical de la fiscalité avec des propositions qui sont absurdes, et une lecture

linéaire qui consiste à dire que, plus les taxes sont importantes et plus la consommation

baisse. A plusieurs reprises, nous avons expliqué qu’il y a des problèmes d’abus d’alcool plus

importants en Finlande, en Norvège et en Suède, où les taxes sont extrêmement importantes

par rapport à des pays comme l’Espagne et l’Italie où il y a zéro taxe sur le vin. Bien sûr, le

prix a une influence, mais il faut écouter le reste de l’histoire. Or, ils vont vers des solutions

simplistes.

Quelles actions le secteur peut-il prendre pour contrer l’initiative de l’OMS Europe ?

Nous allons continuer à réaliser des analyses et présenter en toute transparence, notre vision,

les impacts, et proposer aussi des mesures qui sont plus efficaces. Surtout, on continuera à

travailler sur l’autorégulation, notre programme européen Wine in Moderation d’actions

contre l’abus d’alcool. Il y a un point important à souligner : le directeur de l’OMS Europe a

lancé le débat en pointant que la consommation en Europe est la plus importante au monde.

Or, cette région comprend également la Russie, la Biélorussie et d’autres pays qui ne sont pas

représentatifs du modèle de l’Union Européenne. Et surtout, il a réitéré qu’il n’y a aucun

niveau de consommation d’alcool qui soit sans danger.

L’OMS Europe est plus radicale et isolée que l’OMS Monde car elle rejette tout contact avec

les parties prenantes et n’envisage qu’un seul aspect qui l’amène vers une vision simpliste et

donc des solutions tout aussi simplistes. L’un des gros risques qu’on a pointés, c’est que

l’OMS Europe veut s’isoler encore plus, puisqu’elle a identifié le secteur comme étant l’un

des points principaux pour expliquer l’absence d’évolution des politiques. On a peur que

l’OMS pousse aussi les Etats membres à ne plus écouter les professionnels. C’est une attaque

directe à notre démocratie, à nos principes de libre expression. De plus, cela revient à prendre

les politiques pour des imbéciles, car un homme politique doit être capable d’écouter chaque

aspect du débat et de faire la part des choses pour fonder son propre jugement.

Quelle est l’étape suivante du processus ?

Le document politique est très important parce qu’il souligne qu’on doit parler d’abus

d’alcool, et deuxièmement, que ce document cadre ne doit pas dévier de la ligne établie par

l’Assemblée générale de l’OMS Monde. Celle-ci parle, en effet, d’abus d’alcool et non pas de

duction de la consommation.


Au-dede 50 % de pertes

Les vignerons non-assurés remboursés à 45

% des dégâts en 2023, 40% en 2024 et 35%

en 2025

En vigueur dès l’an prochain, les derniers seuils d’application du système d’assurance

multirisque climatique sont précisés. L'enjeu reste l'adaptation de la moyenne olympique pour

le vignoble.

Par Alexandre Abellan Le 05 octobre 2022 Vitisphère.com

Pour Marc Fesneau, ministre de l’Agriculture, « le paramétrage retenu constitue un marqueur

fort pour créer un cadre favorable à la diffusion de l’assurance. C’est une étape importante

d’un changement de paradigme, la couverture universelle et accessible à tous de nos

agriculteurs face au risque climatique ! » - crédit photo : Cheick Saidou/agriculture.gouv.fr.

Fusée à trois étages, le nouvel outil d’assurance climatique de la ferme France est prêt à

décoller le premier janvier 2023 grâce à la validation de son décret par le Comité National de

Gestion des Risques en Agriculture (CNGRA). Dans un communiqué commun, les ministères

de l’Agriculture et de l’Économie rappellent les « trois niveaux de couverture des pertes : les

aléas courants seront assumés par les agriculteurs, qui peuvent par ailleurs s'appuyer sur

d'autres dispositifs (comme ceux du plan de relance) pour investir dans du matériel de

protection améliorant la résilience de leur exploitation face aux aléas climatiques » (pour la

vigne, cela concerne les pertes allant jusqu’à 30 % de la récolte), puis « les aléas significatifs

seront pris en charge par l’assurance subventionnée, pour les agriculteurs qui ont fait le

choix de s'assurer » (de 30 à 50 % de dégâts) et « enfin, les aléas exceptionnels déclencheront

une intervention de l’État, y compris pour les agriculteurs non-assurés » (au-dede 50 % de

pertes).


De 2023 à 2025, le gouvernement fixe également les modalités assurantielles avec une

franchise de 20 % et une subvention à 70 % (conformément à une demande récurrente de la

filière vin). Les taux de d’indemnisation par l’État sont de 90 % pour les assurés (le reste à

charge incombant aux assurances) et de 45 % en 2023, 40 % en 2024 et 35 % en 2025 pour

les non-assurés (le solde restant une perte pour eux). « Ce décret intègre également la clause

de revoyure annoncée par le président de la République à Terres de Jim, au-dede 680

millions » d’euros ajoute le gouvernement.

Moyenne olympique

Si le cadre réglementaire est désormais fixé pour 2023, la filière vin demande au

gouvernement de poursuivre ses travaux pour réviser les modes de calcul de la référence

historique. Le concept actuel de moyenne olympique lui semblant être une entrave

indépassable pour le développement de l’assurance récolte.


Web

FRA

Famille du média : Médias spécialisés grand public

Audience : 1751784

Sujet du média : Culture/Divertissement, Cinéma, Jeux vidéos,

Culture/Musique

4 Octobre 2022

Journalistes : -

Nombre de mots : 1978

www.konbini.com p. 1/2

En Champagne, on se réjouit déjà d'une cuvée '' providentielle"

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par Konbini avec AFP

En dépit de la sécheresse de l'été, "quelques pluies tombées au bon moment ont

permis une excellente maturation".

Les vendanges en Champagne, qui avaient commencé pour les crus les plus précoces le 20 août, ont permis une récolte au ''

volume conséquent , débouchant sur une cuvée '' providentielle , s'est réjoui le Comité champagne dans un communiqué. En

dépit de la sécheresse de l'été, '' quelques pluies tombées au bon moment ont permis une excellente maturation , a indiqué

l'organe interprofessionnel, qui salue aussi '' une saison viticole rapide mais sereine et '' un état sanitaire parfait .

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En Champagne, on se réjouit déjà d'une cuvée '' providentielle"

4 Octobre 2022

www.konbini.com p. 2/2

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'' Les moûts laissent présager d'une très bonne qualité, le degré potentiel d'alcool moyen est au-dessus de 10 % du volume et

l'acidité de bonne tenue , a-t-il ajouté. Quant à la quantité, '' quoique assez hétérogène selon les secteurs, elle a permis à

chacun d'atteindre le rendement commercialisable, fixé pour l'année à 12 000 kg/ha .

Grâce à cette '' vendange volumineuse et de qualité et '' avec l'accord exceptionnel de l'Institut national de l'origine et de la

qualité, les vignerons ont '' pu reconstituer leur réserve interprofessionnelle, largement entamée l'année dernière pour

compenser les pertes de l'année viticole 2021 , s'est félicité leur président, Maxime Toubart, cité dans le communiqué. '' La

vendange 2022 est providentielle , a estimé David Chatillon, président des maisons, qui souligne une forte '' demande des

marchés , +9 % à fin août comparé à l'an passé selon le communiqué, '' après une année 2021 déjà remarquable .

Konbini avec AFP

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Développement Durable

1 000 bénévoles nettoient les coteaux de

Champagne

La huitième édition de « Villages et Coteaux propres » s’est tenue le samedi premier octobre

avec plus de mille participants. Un rendez-vous convivial de nettoyage après les passages des

promeneurs l’été et des vendangeurs à la rentrée .

Par Aude Lutun Le 04 octobre 2022 Vitisphère.com

Une équipe de volontaires à Villers Marmery. - crédit photo : Mission Unesco

Pour la huitième année consécutive, l’opération "Villages et Coteaux propres" a rassemblé

plus de mille volontaires le samedi 1er octobre dans 74 communes de l’appellation

Champagne. Leur mission ? Ramasser les déchets qui polluent les bords des routes, des

chemins et des parcelles de vigne après les passages des promeneurs l’été et des vendangeurs

à la rentrée. « Dans notre village, nous étions quinze, relate Séverine Couvreur, viticultrice à

Rilly-la-Montagne et vice-présidente de la Mission Unesco, association qui organise cette

opération avec le Parc régional de la Montagne de Reims et le Comité Champagne. Il y avait

des vignerons mais aussi des personnes du village et deux ados. C’est convivial, et à midi cela

se termine par un verre de l’amitié ».

Sans surprise, ce sont les mégots, les canettes et les bouteilles d’eau qui trustent les premières

places des déchets ramassés. « Sur les bouteilles d’eau, la profession a un travail à mener

pour promouvoir les gourdes, estime Séverine Couvreur. Nous devons aussi réfléchir à

désigner un responsable de la propreté dans les équipes lors des vendanges. La période de la

récolte est un moment de fébrilité, où il faut aller vite. Si la collecte des déchets est prévue en


amont, cela se passera mieux ». Cette viticultrice réfléchit aussi, au sein de la Mission

Unesco, à impliquer l’Office National des Forêts (ONF) dans l’édition 2023 pour toucher

également les promeneurs.

Rosiers

Si la plupart des collectes sont organisées par des vignerons, certaines émanent des écoles

primaires, à Verzenay notamment, des communes non viticoles (Sept Saulx et St Hilaire le

Petit) ou encore du négoce comme à Taissy avec la maison Ruinart. Les communes

participantes recevront 50 à 710 rosiers offerts par la Coopérative du Syndicat Général des

Vignerons (CSGV).


Réchauffement climatique : le chardonnay

prend racine dans les Hauts-de-France

Sur la parcelle de Laurent Sellié, agriculteur du Pas-de-Calais, les baies de raisin permettent la

première cuvée de chardonnay des Hauts-de-France, où des pionniers s'essayent à la viticulture sous le

réchauffement climatique.

Par Le Figaro Vin / Avec AFP Publié le 29/09/2022

La première cuvée de chardonnay fait son apparition dans les Hauts-de-France en raison du

réchauffement climatique Laurent Mayeux / SDP

Au milieu des champs de betteraves et des maisons en briques qui entourent la petite commune de

Quiéry-la-Motte, à quelques kilomètres de Douai, les quatre hectares et demi recouverts de vigne

verdoyante contrastent avec le paysage traditionnel du nord de la France. Une dizaine de vendangeurs

donnent des coups rythmés de sécateur, et remplissent délicatement les caisses de grappes vert clair.

Après le pressage et la fermentation, elles permettront de confectionner la première cuvée de

chardonnay de la région, dont les bouteilles seront vendues cet été.

Agriculteur depuis 25 ans, Laurent Sellié était plutôt spécialiste des grandes cultures que de la vigne.

C'est avec un air presque embarrassé qu'il se décrit désormais comme «petit viticulteur», supervisant

d'un œil attentif les premières vendanges de sa vie. Comme dix autres producteurs disséminés dans la

Somme, le Nord, l'Aisne et le Pas-de-Calais, il a planté ses 20.000 pieds de vigne au printemps 2020,

accompagné par la Hauts-de-France. Elle a fourni à l'exploitant, «qui n'aurait pas pu se lancer seul»,

une expertise technique, une formation «pour se transformer en vigneron», et des intrants agricoles

(engrais, pesticides) adaptés à la culture du raisin. Ternoveo va dorénavant lui acheter son raisin gorgé

de sucre, et le transformer en vin dans son chai de la Somme. Laurent Sellié, habitué à la «routine» des

céréales, en a les yeux qui brillent : «Il y a trois semaines, c'était encore du vinaigre, raconte-t-il en

soupesant une grappe aux baies arrondies, et là j'ai vu l'évolution du sucre, elle s'est transformée, c'est

incroyable. La vigne ça vit, ça change !».

Que vaut ce premier millésime ?


Laurent Mayeux / SDP

Ces pionniers des Hauts-de-France emboîtent le pas des viticulteurs de Bretagne, de Belgique ou du

Kent, dans le sud de l'Angleterre, courtisés par la maison française Taittinger pour leurs vins

effervescents. Avec le changement climatique, «qui apporte plus de lumière et provoque une hausse

des températures bénéfique à la maturité des raisins, la vigne est devenue une plante adaptée à ces

latitudes», souligne Xavier Harlé, directeur général de Ternoveo. Un assouplissement du dispositif

d'autorisation a aussi facilité l'implantation des vignobles commerciaux en France depuis 2016, y

compris pour les vins sans indication géographique. Par endroits, le sol calcaire de l'ancien bassin

minier est idéal pour faire pousser du chardonnay ou du pinot, comme dans le célèbre vignoble

champenois. Riche en craie, il favorise le draignage de l'eau, ce qui évite l'humidité excessive et donc

l'apparition de maladies. Cette plante résistante offre un peu de tranquillité aux agriculteurs, dont les

cultures de printemps ont souffert des fortes chaleurs et de la sécheresse exceptionnelle. La vigne, elle,

«est restée bien verte», se réjouit Laurent Sellié, parcourant de la main le feuillage florissant. Elle leur

permet de diversifier leurs activités, mais aussi leurs sources de revenus, pour affronter un peu plus

sereinement les calamités climatiques.

Dans le nord agricole, où quelques pieds de raisin blanc poussaient déjà sur les terrils, la viticulture

reste une activité marginale, à l'initiative de quelques «innovateurs», souligne Jean-Marc Touzard,

directeur de recherche à l'Institut de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement

(Inrae) «Pour créer un grand vignoble comme la Champagne ou Bordeaux, il y a eu des siècles de

construction historique», explique-t-il. De plus, la viticulture n'y est pas exempte de risques, tant les

effets du changement climatique sont imprévisibles, et font peser la menace de pluies torrentielles ou

de vagues de chaleur printanières suivies de gelées. En attendant de déboucher l'une des 40.000

bouteilles de Quiéry-la-Motte, les œnologues de Ternoveo prédisent un beau premier millésime, sain

et avec un bon taux de sucre. «Les gens que je croise ne me parlent plus que de ça», plaisante Laurent

Sellié. Mercredi, ils devaient être trente à récolter avec lui, en majorité des bénévoles du village,

curieux et fiers de vendanger sur ces terres pour la première fois.


Mildiou, oïdium…

Les solutions pour réduire l’usage du cuivre

en viticulture bio

Le projet BasIC, pour « Bas Intrant Cuivre », a fait émerger plusieurs pistes pour limiter les

attaques sur vigne du mildiou, de l’oïdium, ou du black-rot.

Par Marion Bazireau Le 04 octobre 2022 Vitisphère.com

La lutte contre le mildiou, l’oïdium ou le black-rot est renforcée lorsque le cuivre est associé

au soufre. - crédit photo : Inrae

Aider les vignerons à faire face au mildiou de façon efficace en minimisant les quantités de

cuivre. Tel est l’objectif que se sont donnés les collaborateurs du projet BasIC, pour « Bas

Intrant Cuivre », porté la Fédération nationale d’agriculture biologique (Fnab) et financé par

le plan Ecophyto.

« Les premiers traitements, au stade 3-4 feuilles étalées, sont primordiaux, car ce sont ceux

qui vont éliminer les spores de mildiou au potentiel de reproduction élevé. Ces traitements

modulent donc la sévérité de l’attaque et l’apparition des contaminations secondaires »

rappellent les techniciens dans un premier livrable, avant de préciser la fréquence de

renouvellement des traitements et leur dose en fonction de la météo, du cycle de la vigne et de

la pression maladie.

Pour renforcer leurs propos, ils s’appuient sur des témoignages de viticulteurs en Aude,

Alsace, Gironde Loire-Atlantique et autre régions.

Associer les cuivres

« Malgré la pratique courante des viticulteurs d’associer les cuivres pour améliorer leur

efficacité, hydroxyde, ou en bouillie, par exemple plusieurs travaux scientifiques tendent à


montrer qu’il n’y a pas de différence d’efficacité des différents cuivres » indiquent-ils. En

revanche, l’efficacité de la lutte contre le mildiou, l’oïdium ou le black-rot est renforcée

lorsque le cuivre est associé au soufre.

Les techniciens présentent « une mallette de secours », constituée de tisanes, décoctions et

macérats d’ortie, prêle, saule, ail, pissenlit, ou reine des prés, précisant que « Ies différents

essais terrain menés ne permettent actuellement de conclure sur une efficacité réelle des

spécialités commerciales homologuées de biocontrôle ».

Miser sur la prophylaxie

La prophylaxie a au contraire fait ses preuves. La Fnab et ses partenaires livrent les bonnes

pratiques d’ébourgeonnage, de rognage, de palissage, de travail du sol, de fertilisation, ou

d’effeuillage à la fermeture de la grappe, en prenant garde au risque d’échaudage. « Même si

la vendange est sauvée, le feuillage doit être traité et protégé au mieux pour retarder sa chute

et assurer une bonne mise en réserve avant la période de taille » préconisent-ils.

Malgré toutes les précautions, il arrive parfois d’observer des tâches de mildiou sur feuille ou

sur baies. La maladie ne peut alors plus être éliminée, « on ne peut que limiter la sporulation

et les contaminations ».

Plusieurs techniques de rattrapages permettent de limiter les pertes telles que l’utilisation

d’huile essentielle d’orange douce ou de sel, d’écorce de chêne ou de bourdaine. Pour les

techniciens, elles ne doivent en aucun cas entrer dans une stratégie de traitement globale,

sachant qu’elles ne guérissent pas les organes déjà contaminés.

Ils concluent en conseillant des tests de réglages du pulvérisateur à chaque début de campagne

pour s’assurer que les produits pénètrent bien au cœur de la végétation et des grappes.

Le projet BasIC a enfin été l’occasion de d’approfondir la question du comportement du

cuivre dans les sols viticoles.


Engrais verts

Les semis de couverts végétaux au vignoble

bousculés par la météo

La sécheresse que les vignerons ont connue peut compliquer la disponibilité des semences. A

l’inverse, ceux qui ont eu beaucoup de pluie cet été ont pu avoir du mal implanter leurs

engrais verts.

Par Marion Bazireau Le 04 octobre 2022 Vitisphère.com

L'idéal est de semer ses graines dès les premières pluies. - crédit photo : Cave de Condom

Selon Léo Garcia, maître de conférences à l’Institut agro de Montpellier et spécialiste des

couverts végétaux, « la sécheresse que nous avons eu cette année peut surtout poser des

problèmes d’approvisionnement en semences ».

Pour ses expérimentations, il commande lui-même des graines paysannes à une ferme de

l’Aude. « En fonction du la météo, il arrive qu’elle ne dispose pas de certaines variétés en

quantité suffisante. Cette année j’ai par exemple appris qu’elle manquait de pois fourragers

». Les capacités de production des semenciers dépendent beaucoup de leurs possibilités

d’irrigation.

Les viticulteurs du Languedoc ne sont, ou ne semblent priori ,pas avoir été trop contrariés

dans leur achat, du fait des pluies intenses tombées en seconde partie d’été. « Pour ceux qui

ont connu plusieurs épisodes cévenols, la difficulté a plutôt été de rentrer dans les parcelles et

de gérer à la fois les chantiers de vendanges et la préparation des semis. On a souvent raté

les premières pluies parce qu’il fallait rentrer les raisins » estime l’agronome.

Semer en direct

Quand ils restent secs, les viticulteurs peuvent également avoir du mal à travailler leurs sols. «

Ils doivent attendre les pluies, avec le risque qu’elles ne s’arrêtent plus et les empêchent de

semer. Et si l'eau arrive après la chute des températures, les semis ont plus de difficultés à

lever ».


Léo Garcia explique que l’idéal est d’utiliser un semoir à semis direct pour pouvoir semer au

plus tôt, avant ou pendant les vendanges, et capter les premières pluies en même temps que la

chaleur. « Toutes nos expérimentations et les essais réalisés chez des vignerons montrent que

plus les semis ont lieu tôt, plus la biomasse est importante et prend le dessus sur les

adventices, avec, à la clé, des services plus importants rendus à la vigne lors de leur

destruction au printemps ».

Mieux vaut travailler les sols secs avec des disques que des socs. « Je ne suis pas expert en

machinisme, mais j’ai l’impression que les dents ont du mal à pénétrer dans les sols qui

manquent de souplesse, comme les sols argileux fermés ».


Se passer de palettes filmées au plastique

pour la livraison des cartons de vin

Dans la cave des Vignerons des Terres Secrètes, plus de cartons filmés et cerclés au plastique

sur des palettes en bois. Ils sont désormais empilés debout sans emballage dans des casiers en

inox consignés par le fournisseur Smurfit Kappa.

Par Marion Bazireau Le 04 octobre 2022 Vitisphère.com

Ce service de consigne est proposé aux vignerons de l’ensemble de la Bourgogne et à ceux du

nord de la Vallée du Rhône. - crédit photo : Charles Lamboley

Charles Lamboley a profité d’une journée de rencontre entre les adhérents à Vignerons

Engagés et leurs fournisseurs de matières sèches (bouchonniers, cartonniers, imprimeurs…)

pour présenter une des nombreuses démarches vertueuses mise en place par sa cave.

Il y a quelques années, Smurfit Kappa a proposé aux Vignerons des Terres Secrètes, basés à

Prissé, dans le Sud de la Bourgogne, de ne plus leur livrer de cartons filmés et cerclés au

plastique sur des palettes en bois mais tous empilés debout sans emballage dans des casiers en

inox consignés.

« Pour une histoire de disponibilités de containers et de rotations de flottes de camions,

l’entreprise limite pour l’instant ce service à un rayon de 200 km depuis son usine à Nuits-

Saint-Georges, mais les vignerons de l’ensemble de la Bourgogne et ceux du nord de la

Vallée du Rhône peuvent déjà en profiter » explique Charles Lamboley.

Les retours que font les équipes de production au Directeur de la communication et du

marketing de la coopérative sont plus que positifs. « Ils n’ont plus de déchets à gérer,

travaillent en toute sécurité du fait de la meilleure stabilité des casiers, même empilés, et sans

poussière » illustre-t-il.


Tous les mois, un nouveau casier arrive. « Smurfit nous laisse un bon de livraison et récupère

le vide, sans surcoût ».

Une gamme éco-responsable

Les Vignerons des Terres Secrètes ont par ailleurs remporté le dernier concours Millésime

d’Adelphe pour l’éco-conception pour leur nouvelle gamme de vins bio et éco-conçue

"Cerço", dont les bouteilles sont allégées (395 g), sans capsule, dotées d’une étiquette

adhésive d’un seul tenant en fibres de chanvre et lin. « Nous avons également travaillé avec

Smurfit Kappa sur un carton kraft recyclé et recyclable pesant 14 % de moins qu’un carton

standard de même volume » se réjouit Charles Lamboley.

Regrettant l’absence des capsuliers et des verriers, les participants à la rencontre fournisseurs

ont apprécié échanger à bâtons rompus sur leurs bonnes pratiques. « En plus de la consigne

des cartons, nous avons largement abordé la question de la consigne des bouteilles, un sujet

brûlant pour beaucoup d’acteurs ».


Champagne

Cuvées éphémères pour les élèves d’Avize

Viti Campus

Laetitia Venâncio / L’Union du 05 10 22

Frédérique Elbe, la directrice d’Avize Viti Campus et Daniel Etienne, président de la

coopérative des anciens, veulent renforcer leur collaboration pédagogique.

Avize / Avec la signature d’une convention pédagogique, l’établissement viticole d’Avize et

la coopérative des anciens ont annoncé qu’ils allaient lancer des cuvées éphémères, réalisées

de A à Z par les élèves, dès l’an prochain.

Il aura fallu près de deux ans pour concrétiser sur papier le partenariat pédagogique qui lie

Avize Viti Campus et la coopérative des anciens élèves. Non pas que les entités n’aient jamais

travaillé ensemble, bien au contraire mais depuis la semaine dernière, ces échanges sont

gravés dans le marbre. « On a envie qu’Avize Viti Campus soit leader en France, en Europe,

dans le monde ! Il faut que les élèves aient envie de venir en cours ici », explique Daniel

Étienne, champagne Sanger

« Il y avait déjà des conventions de longue date sur des partenariats, du matériel, du

fonctionnement mais pas sur la pédagogie. Cette convention permet de définir les

interventions des élèves au niveau de la coopérative (…) Avant, les choses se faisaient sans

être écrites. Elles vont continuer à se faire mais elles sont écrites », explique Frédérique Elbe,

la directrice du lycée, CFA et CFPPA d’Avize.

Concrètement, cela se traduit par la mise en place d’outils lors de travaux pratiques ou

d’actions commerciales en situation professionnelle réelle. Soit, en 2021 : 96 séances de

travaux pratiques, 4 160 heures de formation et des actions commerciales à la foire de

Châlons, au salon Gourmet à Madrid, au marché de Noël à Reims et Paris, visites de la cave

Sanger…

Un partenariat qui fait toute la spécificité d’Avize. Et son point fort. « Dans les autres lycées

viticoles, la partie vinification est gérée par l’établissement. Ici, d’anciens élèves ont eu la

volonté de créer un outil pédagogique pour accompagner les élèves et les mener vers les

techniques professionnelles », estime Frédérique Elbe.

Résultat : aujourd’hui, la coopérative des anciens, qui a fêté ses 70 ans cette année, compte 86

adhérents, exclusivement d’anciens élèves, présents sur 58 communes de l’appellation. « Les

fondateurs voulaient que les apprenants puissent travailler sur l’ensemble des crus de la

Champagne », ajoute son président, Daniel Étienne.

Une petite signature, donc, mais un grand pas pour les deux structures qui veulent avant tout

regarder vers l’avenir. « La coopérative des anciens n’a de raison d’être qu’en étant au service

des élèves. On a envie qu’Avize Viti Campus soit leader en France, en Europe, dans le monde

! Il faut qu’il y ait un tel niveau que les élèves aient envie de venir en cours ici », lançait-il.

Pour nourrir cette collaboration pédagogique, Frédérique Elbe a donc proposé à la coopérative

d’accompagner les élèves dans la réalisation de cuvées éphémères. « La coopérative étant

indépendante, ce sont ses salariés qui produisent le champagne, et les élèves collaborent à


l’élaboration. Dans d’autres établissements, ils réalisent toutes les cuvées. Donc pour apporter

un plus et que les jeunes soient dans une concrétisation de A à Z, nous avons eu l’idée de

mettre en place une cuvée éphémère. Ce sont les élèves qui vont faire les assemblages, la

dégustation, la commercialisation… Pour nous, c’est quelque chose de liant car les élèves qui

vont commencer à travailler sur cette cuvée voudront peut-être rester dans l’établissement, en

BTS, pour voir aboutir leur travail. » Et pourquoi pas devenir adhérents à la coopérative des

anciens. Le projet ne devrait démarrer qu’en 2023 mais la graine est déjà plantée.


Wineted : la nouvelle maison de négoce qui

chasse les vins rares et iconiques

La jeune maison de négoce, fondée en 2021 comme un « wine club » selon son jeune fondateur et

ancien fils de viticulteur Saïd El Yousfi, propose près de 1 300 références des vins les plus prestigieux

en provenance direct des propriétés viticoles.

Par Arthur Frydman Publié le 04/10/2022

https://avis-vin.lefigaro.fr/economie-du-vin/o152364-wineted-la-nouvelle-maison-de-negoce-quichasse-les-vins-rares-et-iconiques

La nouvelle maison de négoce avec une offre de services premium Wineted

Le négoce n’est pas spécifique à l’univers du vin, mais il joue un rôle fondamental dans la

commercialisation de nombreux nectars français et particulièrement à Bordeaux. Intermédiaires entre

le viticulteur et le consommateur, les négociants ont un rôle bien spécifique pour les vignobles

hexagonaux. Un rôle qu’a décidé d’endosser récemment Saïd El Yousfi, le fondateur de la nouvelle

maison de négoce de vins rares et iconiques baptisée Wineted, contraction des mots anglais

«Wine» (vin) et «Wanted» (recherché). «Fils de viticulteurs à Châteauneuf-du-Pape, mon père a

travaillé pendant plus de quarante ans pour trois familles de la Vallée du Rhône. J’ai ainsi toujours

baigné dans l’univers du vin. Petit, je me réveillais le matin faces aux vignes, un terroir à la base de

ma vocation», confie cet ambitieux entrepreneur de 34 ans.

Après des études de commerce à Bordeaux et doté d’une aisance avec les chiffres, le jeune homme suit

une formation de commissaire aux comptes avant d’intégrer la branche viticole France du cabinet

Pricewaterhouse Coopers, où il gère pendant sept ans près de 120 propriétés, dont les châteaux Cos

d’Estournel et Margaux, la maison Louis Latour ou encore Dom Pérignon. Suite à cette aventure et

fort de son expérience, il reprend une maison de négoce bordelaise avant de se lancer dans son projet

personnel, qui deviendra en 2021 la maison Wineted.

Un concept novateur basé sur l’excellence

«Nous sommes partis d’un constat. Les clients fortunés consomment moins d’alcool, mais souhaitent

du très haut de gamme. Ces derniers manquaient d’interlocuteurs de référence pour échanger sur

leurs besoins. Wineted propose donc de répondre à leurs attentes en les rencontrant afin de

comprendre leurs envies et ainsi constituer leur cave ou agrémenter leur collection. En somme,

simplifier la démarche et le choix du consommateur», commente Saïd El Yousfi. Mais au-dedes

clients, la maison a également créé un concept novateur à l’écoute des châteaux. «En effet, ces


derniers ont pour la plupart encore assez peu développé leur modèle économique sur Internet, qui

offre une faible proposition en millésimes anciens», ajoute le fondateur.

Wineted

Via son site et une application mobile lancée le 15 octobre prochain - Wineted est le premier négoce à

lancer une telle application - la force de la maison repose donc sur une offre tripartite aussi excellente

que pédagogique, «étant bien plus qu’un simple site de e-commerce», précise Saïd El Yousfi. Elle

propose les vins des cinquante plus grandes propriétés provenant directement des domaines, à l’image

du plus ancien millésime actuellement en stock, un Gruaud Larose de 1835. Et afin d’aider au mieux

les clients à s’y retrouver dans une vinothèque de près de 1 300 références, Wineted sélectionne trois

cuvées emblématiques de la propriété choisie. Trois âges qui correspondent aux trois phases de la vie

du vin. D’une part, «Première jeunesse» avec des jus dans leurs jeunes années, souples, ouverts et

faciles à boire. D’autre part, «Maturité», des vins plus complexes, étoffés et épanouis. Enfin,

«Apogée», des vins au sommet de leur expression et qui gagnent en profondeur.

Imaginée comme un «wine club», Wineted offre en outre à ses clients tout un environnement de

services premium à l’instar d’une conciergerie à travers trois entrepôts sécurisés situés à Paris,

Bordeaux et Monaco. Les vins achetés bénéficient ainsi de conditions de stockage idéales afin de

développer au mieux leur expression. Et deux fois par semaine, les propriétaires peuvent programmer

une livraison à domicile depuis leur espace client ou via la future application mobile, s’évitant ainsi les

soucis de logistique. Enfin, et depuis septembre, Wineted organise des Masterclass au Salon des

Manufactures d’Alain Ducasse. Au menu ? 75 minutes de dégustation autour de crus mythiques

cajolés de bouchées préparées par la brigade du chef étoilé. Deux thématiques sont proposées aux

clients : «Les iconiques» avec des premiers grands crus classés comme les châteaux Lafite-Rothschild

2007 ou Haut-Brion 2012 ainsi qu’un grand champagne tel qu'un Cristal 2014 et «Les rarissimes»

avec le Domaine Leroy, le Château Rayas en millésime surprise, un Petrus 2006 ou un champagne

Salon 2012.


Du frais dans les bulles

Sparkling Wine Forum, le nouvel

évènement pour l’innovation des vins

effervescents

Effevent, la société organisatrice du salon VITeff,lance en fin d'année un nouveau séminaire à

vocation internationale, pour faire le lien entre recherche et entreprises de la fillière des vins

effervescents. Cet évènement se déplacera tous les deux ans à l'étranger

Par Olivier Bazalge Le 04 octobre 2022 Vitisphère.com

Didier Fages et Cyril Egoroff aux commandes d'Effevent - crédit photo : DR

En tandem avec l’entreprise italienne Vinidea (Enoforum, Infowine.com), la société Effevent

(où l'on trouve parmi les actionnaires le groupe NGPA, propriétaire du site Vitisphere), déjà

organisatrice du salon VITeff, lance le 15 décembre prochain un nouveau séminaire dédié à

l’innovation pour l’ensemble de la chaîne de valeur de la filière des vins effervescents.

Installée au sein du Village by CA de Reims-Bezannes, cette 1ère édition du Sparkling wine

forum vise à faire « le lien entre le domaine de la recherche et celui du développement

économique et de l’innovation pour l’ensemble du spectre de la filière, en partant de la

viticulture et l’environnement jusqu’à l’œnologie, le marketing et les attentes

consommateurs », annonce un communiqué.

« Le marché des vins effervescents connait une croissance exponentielle pour représenter, en

2021, 22% de la totalité des vins exportés en termes de valeur. Il nous semblait important de

participer à un tel événement en mobilisant notre réseau international et relayant les

contenus de ce Sparkling Wine Forum auprès d’une large audience mondiale », valide

Giuliano Boni, le responsable formation de Vinidea.


Face au climat

Si la programmation des intervenants est encore en construction par les 5 experts du comité

scientifique* de l’événement, les sujets abordés ne manqueront pas de tourner autour des

préoccupations majeures de la filière, « à l’instar de la menace que fait planer le

réchauffement climatique sur la préservation de l’acidité et la fraîcheur », prévient un

communiqué. Le séminaire s’articulera en effet autour de la question suivante : « Comment

les vins effervescents peuvent-ils faire face au dérèglement climatique ? ». Plusieurs

conférences et interventions se succèderont, mobilisant des chercheurs venus de Champagne

mais aussi d’autres vignobles de vins effervescents, en France et à l’étranger.

La place sera également laissée au monde entrepreneurial pour exposer leurs stratégies de

recherche et développement et illustrer des exemples concrets de produits ou services

innovants. Si les organisateurs disent vouloir « faire de la Champagne l’épicentre mondial de

l’effervescence », un principe d’alternance entre la France et d’autres pays hôtes sera mis en

route pour les éditions suivantes, pour appuyer l’esprit international de l’évènement, en

déplaçant ce séminaire au plus près des principaux producteurs de vins effervescents.


CÉRÉMONIE

Nicolas Vanier absent des Trophées

L’Union du 05 10 22

Nicolas Vanier se dit « honoré » de recevoir le prix de Champenois de l’année 2022.

Le réalisateur Nicolas Vanier qui devait recevoir un prix ce vendredi 7 octobre au théâtre

d’Épernay du magazine Bulles & Millésimes ne pourra être présent.

Il sera sur les bancs de l’Assemblée nationale pour suivre le vote d’une loi qu’il porte depuis

quelques mois. Cette loi viserait à limiter les clôtures qui entravent la vie sauvage, en

particulier en forêt de Sologne.

Pour mémoire, l’homme avait été sacré Champenois de l’année 2022, avec la réalisation du

film intitulé « Champagne ! ». Un film retraçant l’histoire d’une bande de vieux amis réunis

en plein cœur du vignoble champenois pour fêter un enterrement de vie de garçon. Amitié,

amour, trahison, jalousie… se révèlent alors.

Dans le casting : Elsa Zylberstein, François-Xavier Demaison, Stephane De Groodt entre

autres. Le film fait la part belle aux paysages de Champagne autour d’Épernay et du Grand

Reims. On y voit même le maire d’Épernay, Franck Leroy y faire de la figuration !

Nicolas Vanier avait été agréablement surpris de l’accueil qui lui avait été réservé avec son

équipe de tournage. Il espérait que son film « rendrait fiers les vignerons ».

Lui-même se dit d’ailleurs « très fier » de recevoir ce prix car ajoute-t-il « j’ai aimé cette

région pour ses paysages, son vin et ses hommes et femmes passionnées que j’ai rencontrés ».

Nicolas Vanier recevra son prix à une date ultérieure qui n’est pas encore communiquée. La

cérémonie prévue n’est toutefois pas remise en cause. Une dizaine de trophées sera remise

récompensant entre autres le communiquant de l’année, le chef de cave de l’année, une

démarche écoresponsable, une démarche œnotouristique, le vigneron de l’année, la maison de

l’année, la coopérative de l’année… Le suspense est insoutenable !


Fascinant Week-end en Champagne avec les

Vignerons Indépendants de Champagne

5 octobre 2022 lachampagnedesophieclaeys.fr

Les Vignerons Indépendants de Champagne participent à la troisième édition champenoise du

Fascinant Week-end en Champagne, du 13 au 16 octobre 2022 par le label. Des activités

originales, ludiques et insolites sont au programme. Alors suivez-nous ! Nos Vignerons

Indépendants Champenois vont ouvrir leurs portes à l’occasion de la troisième édition du

Fascinant week-end, un événement placé sous l’égide du label Vignobles & Découvertes.

Durant 3 jours, locaux, flâneurs et citadins sont invités à découvrir ou redécouvrir la

Champagne à travers des activités originales et festives organisées. Ce sont sept Vignerons

indépendants de Champagne qui se sont engagés dans cette opération. Soutien de l’événement

dans le Grand-Est, les Vignerons Indépendants de Champagne se félicitent de cet engouement

de leurs adhérents pour ce week-end si fascinant. « Nos vignerons constituent la force vive de

l’oenotourisme au sein des paysages Champenois. A travers le Fascinant week-end, en passe

de devenir un événement national incontournable, nous montrons une nouvelle fois que

l’oenotourisme est au coeur de notre métier », proclame Christine Scher-Sevillano, présidente

de la Fédération des vignerons indépendants de Champagne.

Randonnée ludique, jeu de piste façon escape game, concert de chant, plaisirs gustatifs,

ateliers oenologiques, galerie d’artistes et bien d’autres activités encore, ont été spécialement

concoctées pour faire passer un moment inoubliable aux visiteurs. Pour découvrir le

programme complet, rendez-vous sur https://www.fascinant-weekend.fr/champagne.

Certaines activités peuvent être réservées directement depuis la plateforme.

Liste des Vignerons Indépendants participants: -Champagne Michel Marcoult à Barbonne

Fayel -Champagne Pierre Pinard à Sézanne -Champagne Alfred Tritant à Bouzy -Champagne

Louis Brochet à Ecueil -Champagne Piot Sevillano à Vincelles -Champagne Boucant Thierry

à Bonneil- Champagne Météyer à Trélou-sur-Marne.


Les grands projets de Bollinger

L’Hebdo du Vendredi du 04 10 22

La maison de champagne installée à Aÿ, prestigieuse, mais d'ordinaire discrète, a dévoilé un

grand projet qui lui permettra d'améliorer son outil de production et surtout s'ouvrir un peu

plus à l'œnotourisme.

Sur le site de la maison Dueil, un hôtel avec piscine verra le jour. (© Bollinger)

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Connu dans le monde entier pour être le champagne préféré de James Bond, Bollinger adopte

néanmoins le credo des agents secrets : la discrétion. Pour fêter ses 200 ans, en 2029, la

maison familiale et indépendante (la famille Bollinger est toujours majoritaire au conseil

d’administration du groupe homonyme) va cette fois déroger un peu à ses habitudes. Elle

vient ainsi de dévoiler ses grands projets pour les années à venir, tous établis autour de son

siège historique d’Aÿ.

Chez les amateurs de vins, Bollinger est notamment connue pour ses 180 hectares de vignes,

mais aussi pour la vinification sous bois de ses meilleurs crus, grâce à 4 000 fûts. Une quantité

impressionnante qui l’oblige même à être la seule maison de champagne à disposer d’une

tonnellerie propre, associée à son cellier. Mais la maison agéenne entend aller encore plus loin

en augmentant sa capacité de vinification à 5 000 fûts de 228 litres, soit « la plus grande

capacité de vinification sous bois de la Champagne », assure Bollinger. Elle rénovera et

agrandira son chai (lieu où se déroule la vinification) d’Aÿ, situé boulevard du Maréchal-de-

Lattre-de-Tassigny, qui sera doté de grandes baies vitrées donnant sur les vignes. À noter que

ce site est d'ores et déjà accessible à la visite.

Le deuxième grand projet de Bollinger est d’ordre œnotouristique. Comme beaucoup d’autres

concurrentes de la Champagne, la maison fondée en 1829 a décidé de renforcer son offre et de

belle manière. L’autre site d’Aÿ, sis au 16, rue Jules-Lobet, où demeurait l’emblématique

Elisabeth Bollinger, qui dirigea la maison de 1941 à 1971, sera dédié à l'accueil des visiteurs.

Une boutique, des salles de dégustation et une salle à manger privée y seront aménagées. Un

peu plus loin, rue de la Charte, la résidence Dueil deviendra prochainement un hôtel de 20

chambres, doté d’un restaurant et d’un espace bien-être avec piscine. Salles de réunion et

grande salle de réception (pour 200 personnes) complèteront cet ensemble de 22 000 m², dont

les travaux, débutés cet été, s’achèveront en 2026.


Une petite révolution, donc, pour cette maison emblématique de la Champagne, souvent citée

comme l’une des plus prestigieuses, notamment à l’étranger. Il était logique qu’elle s’ouvre, à

son tour, sur le monde.

Une charte verte pour 2029

Alors que l’ensemble de la profession est engagé dans une transformation de son modèle, les

grandes maisons rivalisent d’annonces pour présenter un modèle plus vert que vert. Bollinger

également, en dévoilant « huit engagements pour 2029 », avec, en ligne de mire, la

certification B Corp, un label reconnu à l’international et considéré comme l’un des plus

complets en matière de RSE. Parmi ses objectifs : passer à 30 % la surface de biodiversité,

remplacer 100 % des intrants pétrochimiques par des produits biosourcés, réduire le poids des

bouteilles de 7 %, réduire les émissions de gaz à effet de serre de 40 %, réduire la

consommation d’eau et la production de déchets de 10 %, supprimer le fret aérien en 2025 ou

encore accompagner ses livreurs de raisins vers la certification viticulture durable en

Champagne.


La Maison Roederer dévoile sa première

édition de Vintage Late Release (années 90)

5 octobre 2022 lachampagnedesophieclaeys.fr

Jean-Baptiste Lecaillon et Frédéric Rouzaud

« Il ne s’agit pas d’une vinothèque ou d’une œnothèque, tout simplement d’anciens millésimes

que nous dévoilons aujourd’hui ». Un « simplement » exprimé comme une évidence par

Frédéric Rouzaud, président du Champagne Roederer lors de la présentation hier de la

Vintage Late Release, la première édition d’une collection de millésimes conservés depuis

plus de 20 ans dans la maison.

« L’idée est de « sortir « les années 1990 sur nos trois domaines. Trois domaines qui sont

répartis dans la Montagne de Reims, la Côte des Blancs et la Vallée de la Marne. Avec cette

série de vins des années 90, nous allons commencer cette année par le domaine de la

Montagne de Reims, ensuite l’année prochaine par des rosés des années 90 de la Vallée de la

Marne, puis l’année d’après, les blancs de blancs de la Côte des Blancs 90. Et on aura ainsi

une rotation qui sera mise en place et qui a commencé il y a trente ans « explique Jean-

Baptiste Lecaillon, chef de caves de la maison. Qui, avec humour, rappelle une anecdote

datant de la fin des années 90 : « certains journalistes du vin me disaient, on adore vos vins,

mais ils sont toujours trop jeunes ! On s’est alors décidé avec Frédéric Rouzaud à mettre des

séries de vin de côté » . Une bonne idée puisque que presque trente ans plus tard, on peut

goûter ces vins. Des vins qui correspondent à la tendance de fond qui se développe en

Champagne, celle concernant la gastronomie et les accords mets/vins. « Un déjeuner ou un

dîner tout au champagne est une chance ! Une tendance dont Roederer doit être un fer de

lance «.

Le concept Late Release de la Maison Roederer, « c’est le dégorgement d’origine conservé

sur bouchon et ainsi de montrer la puissance de vieillissement d’un vin après dégorgement,

pas d’élevage sur lattes supplémentaire, pas de travail de vinothèque. En revanche, à

l’époque nous avions pris un pari avec Frédéric Rouzaud. Lorsque nous avons effectué ces


dégorgements vers la fin des années 90, des dégorgements d’origine à 12 g/l de sucre, nous

avons mis de côté une petite série à 8/9 g/l de sucre. On a fait très simple !« . Pour le

packaging, Frédéric Rouzaud précise : « nous avons repris des codes avec des couleurs un

peu passées pour mieux mettre en avant le temps en caves ». Encore tout simple !

La première édition de Late Release est également un hommage aux origines de la maison.

Les champagnes qui constituent la cuvée Vintage sont en effet tous issus de parcelles

historiques situées au cœur du village de Verzy, Grand cru de la Montagne de Reims, et

regroupées par Roederer sous l’appellation « Vignoble de la Montagne ». Les cinq millésimes

sélectionnés -1990, 1995, 1996, 1997 et 1999- sont ainsi autant de variations d’un même

terroir. Il n’y en aura pas pour tout le monde, à peine 1 000 bouteilles pour chaque année ont

été mises sur le marché. (Prix indicatifs : 220 €)

Informations sur les cinq Vintage Late Release du Champagne Roederer

1999 : Vendanges du 15 septembre au 1er octobre 1999. Origine : Vignoble de « La

Montagne ». Crus : Verzy, Chouilly. Cépages : 60% pinot noir 40% chardonnay. Vins sous

bois : 21%. Sans fermentation malolactique. Dosage : 8g/l . Mise en marché : 2022.

Dégorgements : 1/1 – bouteilles : 02/02/2006 2/1 – bouteilles : 28/06/2006 -magnums :

28/06/2006.

1997 : Vendanges du 15 septembre au 1er octobre 1997. Origine : Vignoble de « La

Montagne ». Crus : Verzy, Chouilly. Cépages : 62% pinot noir 38% chardonnay. Vins sous

bois : 9%. Fermentation malolactique : 30%. Dosage : 9g/l. Mise en marché : 2022.

Dégorgements : 1/1 – bouteilles : 20/01/2004 2/1 – bouteilles : 31/03/2005.

1996 : Vendanges du 21 septembre au 5 octobre 1996. Origine : Vignoble de « La Montagne

». Crus : Verzy, Chouilly. Cépages : 65% pinot noir 35% chardonnay. Vins sous bois : 7%.

Sans fermentation malolactique : 0%. Dosage : 9g/l . Mise en marché : 2022. Dégorgements :

1/1 – bouteilles : 25/08/2003 2/1 – bouteilles : 23/03/2004 -nagnums : 23/03/2004.

1995 : Vendanges du 25 septembre au 9 octobre 1995. Origine : Vignoble de « La Montagne

». Crus : Verzy, Chouilly. Cépages : 53% pinot noir 47% chardonnay. Vins sous bois : 7%.

Fermentation malolactique : 22% DOSAGE : 9g/l . Mise en marché : 2022. Dégorgements :

1/1 – bouteilles : 11/07/2001 2/1 – bouteilles : 04/12/2001- magnums : 04/12/2001.

1990 : Vendanges du 11 septembre au 29 septembre 1990. Origine : Vignoble de « La

Montagne ». Crus : Verzy, Chouilly. Cépages: 58% pinot noir 42% chardonnay. Vins sous

bois : 4%. Sans fermentation malolactique : 0%. Dosage : 8g/l . Mise en marché :

2022. Dégorgements : 1/1 – bouteilles : 28/09/1998 2/1 – bouteilles : 28/10/1998-magnums :

28/10/1998.


Daniel Rondeau, sa vie, ses œuvres

Daniel Rondeau donnera une conférence au musée d'Épernay. (© Rodrigo Fernández)

Illustre journaliste, diplomate et écrivain, élu à l'Académie française en juin 2019, Daniel

Rondeau n'a pour autant jamais oublié ses racines et revient régulièrement en Champagne, à

la rencontre de ses habitants. Pour la première fois depuis son ouverture, le musée d'Épernay

accueillera l'académicien, ce mercredi 12 octobre, à 18 h, pour une rencontre intitulée « Une

vie, trois patries », durant laquelle il reviendra sur son parcours d’écrivain, sur ses nombreux

engagements et sur ses missions de diplomate, ainsi que sur ses trois identités. Champenoise,

car il est né au Mesnil-sur-Oger. Méditerranéenne, par ses écrits et son passé d'ambassadeur

de France à Malte. Et enfin européenne, en raison de son attachement viscéral au Vieux

Continent. La conférence sera suivie d’une séance de dédicaces, en partenariat avec la

librairie L’Apostrophe.

« Daniel Rondeau, une vie, trois patries », mercredi 12 octobre, à 18 h, musée d'Épernay, 13,

avenue de Champagne. Gratuit. Infos et réservation : 03 26 55 03 56 et

billetterie.musee@ville-epernay.fr

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