30.11.2022 Views

Panorama de presse quotidien du 30 11 22

Create successful ePaper yourself

Turn your PDF publications into a flip-book with our unique Google optimized e-Paper software.

PANORAMA DE PRESSE

Du 30/11/2022

- Politique-Economie.…………………………………………………………..……………….…p.2-13

- Droit-Social…………………………………………………………………………..……………….p.14

- Communication …………………………………………………………………………………….p.15-24

- Commerce………………....…………………………………………………………..…..………..p.25

- Tourisme-Evénement.………………………………………….…………………………….….p.26-30

- Unesco-Culture-Patrimoine……………………………………………………..…………...p.31-32

- Œnologie……………………………………………………………………………………………….p.33-34

- Cuvées-Dégustation……………………………………………………………………………….p.35-38

Cette revue de presse se destine à un usage strictement personnel et interne à l’entreprise,

le destinataire s’interdit de reproduire, publier, diffuser ou vendre ce document.

www.sgv-champagne.fr

17 avenue de Champagne – CS 90176 • 51205 Epernay Cedex • Tél. 03 26 59 55 00 • Fax. 03 26 54 97 27

69 Grande Rue de la Résistance • 10110 Bar-sur-Seine • Tél. 03 25 29 85 80 • Fax. 03 25 29 77 81


ZNT : une distance de 10 mètres pour les

produits phytosanitaires classés CMR de

catégorie 2

Le gouvernement met en consultation un arrêté fixant une zone de non traitement de 10

mètres pour les molécules suspectées d’être cancérigènes, mutagènes ou reprotoxiques.

Publié le 29 novembre 2022 -

Nathalie Marchand / https://www.reussir.fr/

Le gouvernement vient de soumettre en consultation un arrêté fixant une distance de

traitement de 10 mètres pour les molécules suspectées d’être cancérigènes, mutagènes ou

reprotoxiques (CMR2). Cette zone de non traitement (ZNT) « non réductible », « lors du

traitement des parties aériennes des plantes » s’appliquera à tous les produits présentant un

classement CMR2, dont l’Autorisation de mise sur le marché (AMM) ne comporte pas de

distance de sécurité et pour lequel aucune demande recevable de mise à jour des conditions

d’emploi n’a été enregistrée par l’Anses au 1 er octobre 2022, selon l’arrêté en consultation.

Liste des produits concernés

Tous les usages des produits concernés se trouvent dans la liste arrêtée au 23 novembre 2022

et jointe à la consultation (liste disponible en bas de l’article).

Cette distance de sécurité s’applique aux traitements réalisés à proximité des lieux

d’habitation, des lieux abritant des personnes vulnérables telles que définies à l’article L.

253-7-1 du code rural et de la pêche maritime, et des lieux accueillant des travailleurs

présents de façon régulière.

Cette consultation intervient plus d’un an après la décision du Conseil d’Etat (du 26 juillet

2021) qui avait enjoint le gouvernement à revoir sa copie du 4 mai 2017 en ce qui concerne

les distances de sécurité réglementaires applicables aux produits CMR2.

La mise à jour des AMM de 85 produits jugée recevable

Pour ce faire le gouvernement indique avoir demandé à l’Anses « d’anticiper et d’accélérer la

mise à jour des AMM des produits phytopharmaceutiques lorsqu’elles ne comportent pas de

distance de sécurité spécifique ». La mise à jour au 1 er octobre 2022 des AMM de près de 85

produits aurait déjà été jugée « recevable », parmi les 296 produits actuellement classés

CMR2.

Consultation ouverte jusqu’au 18 décembre

La consultation est ouverte du 28 novembre au 18 décembre 2022 inclus. Pour y participer un

formulaire est disponible sur le site du ministère de l’agriculture.


Trésorerie, distillation, stockage,

arrachage...

Le vignoble français demande un plan

Marshall de sortie de crises

Pour aider les vignerons en difficulté, la mobilisation politique va atteindre un nouveau pallier

lors du comité de suivi entre l’Espagne, la France et l’Italie.

Par Alexandre Abellan Le 30 novembre 2022 Vitisphère.com

« En combinant les outils, on peut trouver collectivement une solution » espère Jérôme

Despey. - crédit photo : Alexandre Abellan (Vitisphere)

Pas de quoi bercer de faux espoirs, mais de quoi imaginer le grand soir avec un plan Marshall

de la viticulture en difficulté. Lors d’une conférence de presse ce 29 novembre à Bordeaux sur

le salon Vinitech, Jérôme Despey, le secrétaire général de la Fédération Nationale des

Syndicats d’Exploitants Agricoles (FNSEA) joue cartes sur table : retirer les vignes

excédentaires qui pèse sur la vitalité des vins de Bordeaux en particulier, et les vins rouges en

général ? « Ça ne se fera pas en un jour » explique le président du conseil spécialisé vin de

FranceAgriMer, pour qui « il ne faut pas induire en erreur les viticulteurs qui souffrent :

aujourd’hui les outils qui existent sont étroits. On peut se battre pour des aides

conjoncturelles : aides à la trésorerie*, stockage privé, distillation… La réglementation

existe, à condition que l’État mette la main à la poche » (dans la limite de plafonds européens,

avoisinant 40 millions d’euros).

Mais en ce qui concerne les leviers structurels d’arrachage, les marges de manœuvre sont

encore plus limitées. « Si on veut répondre à l’urgence, il faut travailler sur les outils

existants, comme le Le Fonds Européen Agricole pour le Développement Rural (FEADER),

qui aide à l’investissement avec un arrachage de diversification » indique Jérôme Despey,

appelant à un cofinancement des pouvoirs publics : « on ne peut pas laisser la région financer

seule » (la région Nouvelle-Aquitaine indique étudier les leviers possibles). Autre piste,

notamment demandée en Vallée-du-Rhône, l’arrachage temporaire est une piste à relancer.


« La restructuration différée a été trop vite abandonnée, nous reprenons le sujet ouvert il y a

18 mois » indique Jérôme Despey, notant que si le dispositif existe dans la Politique Agricole

Commune (PAC), ses modalités ne sont pas adaptées aux demandes : « il faut une

indemnisation immédiate, dès la première année, et ne pas avoir à replanter la même

parcelle. Discutons de la possibilité de transférer les autorisations de plantation nouvelle

dans le même bassin ou dans un autre bassin. » Une proposition qui va demander des

discussions avec la Commission Européenne, mais aussi avec la filière de Cognac, qui a

milité pour que l’interdiction des transferts entre régions viticoles (après l’affaire des

vautours).

Le retour de l’arrachage primé définitif

Parachevant ce plan Marshall de la filière des vins de France, le sujet de l’arrachage

définitif revient : « on n’a pas cet outil réglementaire dans la PAC. Pas plus que dans

l’Organisation Commune du Marché vitivinicole, l’OCM vin** » rappelle Jérôme Despey.

Participant ce 30 novembre au comité mixte vitivinicole d’Espagne, de France et d’Italie à

Rome, le viticulteur de Saint-Geniès-des-Mourgues (Hérault) annonce remettre l’arrachage

primé définitif sur la table des vignobles européens : « j’évoquerai la volonté française de

mesures conjoncturelles (distillation, aide au stockage privé…) et de mesures d’arrachage

hors OCM pour répondre aux besoins de certains bassins afin d’accompagner les viticulteurs

en grande difficulté. Nous verrons si ces demandes sont partagées pour la gestion de la crise

actuelle. Ça pourrait être une voie. »

On ne peut pas laisser une région dans la détresse

S’il détaille les mesures structurelles et conjoncturelles à déployer pour soutenir le vignoble

français (ainsi que des mesures assurantielles, voir encadré), Jérôme Despey martèle qu’il ne

s’agit que d’un sujet à traiter avec la structuration de la filière : « la segmentation de l’offre »,

un travail de fond à mener pour que la production des vins de France s’adapte aux demandes

des marchés de demain. « On ne peut pas laisser une région dans la détresse, on ne peut pas

baisser les capacités d’investissement et d’accompagnement à l’installation. Il faut apporter

des solutions à ceux en difficulté et ceux souhaitant rester » résume Jérôme Despey,

concluant : « n’attendez pas de moi de baisser les bras. J’ai vécu de nombreuses difficultés, y

compris dans ma propre région (le Languedoc, qui a connu des campagnes de distillation en

son temps). J’ai un devoir : trouver une solution pour le vignoble de la ferme France, tant

pour ceux qui souffrent que ceux qui veulent rester. »

* : « Nous attendons toujours une réponse du gouvernement sur les délais de remboursement

des Prêts Garantis par l’Etat (PGE) pour donner de l’oxygène aux entreprises en difficulté »

indique le viticulteur héraultais.

** : Jérôme Despey répète son souhait de préserver l’OCM vin en ne fléchant pas des fonds

dédiés aux investissements techniques et commerciaux vers de futures mesures d’arrachage.

"Je ne lâcherai rien sur la moyenne olympique"


Si les sujets de mobilisation ne manquent pas pour la filière viticole, certaines réussites sont

désormais à poursuivre. La réforme de la gestion des risques agricoles aboutit ainsi à des

seuils d’intervention satisfaisant le vignoble, qui demande d’aller jusqu’au bout avec la

révision de la moyenne olympique. « Il faut revoir le référentiel du potentiel de production en

sortant toutes les années d’aléas climatiques » résume Jérôme Despey, demandant un

engagement fort du gouvernement. « Je ne lâcherai rien sur le sujet » prévient-il.


Révolution culturale

La filière vin entre urgence de l’adaptation

et prudence de l’adoption

En ouverture du salon Vinitech à Bordeaux, tout l’enjeu est d’accorder les solutions

techniques qui existent pour répondre aux défis climatiques et sociétaux tout en préservant le

modèle économique et philosophique des signes de qualité.

Par Alexandre Abellan Le 29 novembre 2022 Vitisphère.com

Rappelant que la filière vin choisit de « mettre l’innovation au cœur du débat » face au

dérèglement climatique, Bernard Angelras souligne que l’« on pourrait en faire même un

slogan, : on innove pour rester ». - crédit photo : Alexandre Abellan (Vitisphere)

Le temps. C’était le mot clé de cette inauguration du vingt-neuvième salon Vinitech-Sifel ce

29 novembre à Bordeaux. D’abord un temps de retrouvaille, depuis la dernière édition 2018

en présentielle (le covid ayant digitalisé l’évènement en 2020). Mais surtout un temps de

réflexion sur le difficile l’équilibre à trouver entre l’urgence d’adapter le vignoble aux

multiples changements actuels et la nécessité de tester les nouvelles pratiques avant de les

adopter et déployer.

Rappelant les enjeux actuels (climatiques, commerciaux…), Marc Fesneau, le ministre de

l’Agriculture, résume dans une allocution filmée que les « innovations supposeront des

évolutions du cadre réglementaire relatif aux appellations d’origine et indications

géographiques, qui représentent 95 % des volumes produits en France. Elles devront

permettre une plus grande souplesse d’adaptation et l’intégration de processus

d’expérimentation au sein des cahiers des charges sans pour autant toucher les fondamentaux

de ce qui fait la force des appellations, à savoir le lien au terroir et le caractère différenciant

des produits et leur typicité. » Soit une nouvelle forme du "en même temps".

Croisée des chemins


« La viticulture française est à la croisée des chemins. Tant nous avons à faire en matière

d’innovation, d’attentes sociétales et d’économie. Le dérèglement climatique peut fédérer les

trois » confirme à la tribune Bernard Angelras, le président commission technique scientifique

et innovation de l’Institut National de l’Origine et de la Qualité (INAO). Pointant les remises

en question de l’INAO sur les Variétés d’Intérêt à des Fins d’Adaptation (Vifa), le vigneron

des Costières de Nîmes y voit un modèle d’expérimentation pour « permettre d’encadrer et

accélérer l’expérimentation au sein de nos appellations, en conformité avec la définition des

appellations d’origines ». Pour Bernard Angelras, « ce modèle d’expérimentation VIFA peut

être déployé pour d’autres enjeux car il n’est pas dogmatique et qu’il est probatoire »,

sachant qu’« il n’y a pas de solutions évidentes, définitives et universelles », mais qu’il « est

nécessaire de les évaluer ».

Un temps d’essai parfois à négocier. Comme avec la demande de moratoire des Jeunes

Agriculteurs sur l’agrivoltaïsme. « Aller vite, c’est l’antithèse de faire bien » indique Julien

Rouger, membre du bureau des Jeunes Agriculteurs. Pour le viticulteur en Charente-Maritime,

l’intérêt pour des ombrières photovoltaïques doit être validé par des tests, mais

l’artificialisation des panneaux photovoltaïques sur des terres agricoles doit être bannie :

« chaque chose en son temps, faut savoir de quoi on parle. Prendre en compte enjeux

locaux ». Président de l’association France Agrivoltaïsme, Antoine Nogier défend une ligne

de crête : « il faut aller vite et bien », sachant que « les décisions prises aujourd’hui seront

impactantes pour 2050. Où l’on verra 2022 comme un climat frais, alors que c’est l’un des

millésimes les plus chauds. »

Révolution culturale

S’il faut définir préalablement le cadre des travaux d’adaptation pour permettre leur bonne

adoption, l’urgence climatique pousse à des adaptations rapides dans le vignoble. Comme la

philosophie de l’encépagement et l’intégration des cépages résistants aux cahiers des charges

AOP. Comme le rapporte Bernard Farges, le président du Comité National des

Interprofessions du Vin (CNIV), la perception du sujet a évolué en quelques années face à la

pression sur la réduction des intrants phytosanitaires. En cours d’intégration auprès des

syndicats viticoles le souhaitant, « les variétés résistantes ne bouleversent pas les AOC. Les

vigneron et gestionnaires AOC sont attentifs, ça se fera très progressivement dans un cadre

contraint : trop pour certain, révolutionnaire pour d’autres » note le viticulteur de l’Entredeux-Mers.

« Nous n’avons plus le choix de ne pas avancer, notre seul objectif doit être d’apporter des

solutions à nos viticulteurs, toujours dans une démarche de progrès » résume Bernard

Angelras, soulignant l’importance de préserver « un modèle économique viable, seul gage de

réussite pour assurer la pérennité de nos exploitations ». Au final, le temps reste toujours de

l'argent.


Investissements alternatives

Trois exemples de financement nonbancaire

de l’activité vigneronne

Dans le cadre du salon Vinitech, la Safer Nouvelle Aquitaine a présenté un trio d'opérateurs

qui facilitent l’investissement en viticulture en alternative aux banques traditionnelles.

Par Colette Goinère Le 30 novembre 2022 Vitisphère.com

Michel Lachat, directeur départemental de la Safer Gironde, et Maxime Debure, fondateur de

Wine Funding, ce 29 novembre à Bordeaux (Vinitech Sifel). - crédit photo : Colette Goinère

Entre petits fours, dégustation de vins et brouhaha du salon, il était difficile de capter

l’attention sur le stand Safer, en cette fin de matinée du 29 novembre. Pas de quoi perturber

Michel Lachat, directeur départemental Safer Gironde, bien décidé à mettre en contact

viticulteurs et sociétés tournées vers le crowdfunding, les financements participatifs. Trois

d’entre elles, ont expliqué leur fonctionnement et leurs objectifs. A commencer par Wine

Funding, que dirige Maxime Debure. Cet ingénieur agronome et œnologue, qui a passé

plusieurs années à l’étranger, pour œuvrer ensuite dans le négoce et à la tête de propriétés

viticoles, décide de sauter le pas en 2015 : « J’observais que nombre de besoins de

financement n’étaient pas assurés par les banques ». Alors c’est décidé, il lance sa société de

financement participatif. L’Objectif ? Convaincre des amateurs de vins d’investir dans une

propriété pour accompagner un vigneron. En ligne, le financement participatif tourne entre

20 000 et 1 M€. Hors ligne, la mise peut aller de 500 000 € jusqu’à 5 M€. Dès lors qu’un

investisseur devient actionnaire, un pacte d’associé est établi, qui régit les règles entre les

actionnaires et le viticulteur. Au bout de six ans, l’actionnaire se doit de vendre ses actions au

vigneron.

« Depuis 2016, nous avons étudié 900 demandes de financements issus de France et d’autres

pays. Nous avons accompagné 45 domaines pour lesquels ont été levés quelques 7 M€ »

explique Maxime Debure. Ce dernier garde en mémoire un des premières exploitations qu’il a

accompagnées. Une propriété en Bourgogne. 100 000 € ont été levés auprès de 30

investisseurs. Wine Funding a aussi donné un coup de main pour l’aider à se développer


notamment aux États-Unis. Ce n’est pas tout. En 2020, 500 000 € ont été réunis pour l’achat

d’une vielle maison dotée d’un chai. Au global ce sont 55 associés de 132 nationalités

différentes qui ont injecté 600 000 €. Enfin 4 ouvrées ont été acquises en AOC Nuits-Saint-

Georges. Là, un seul investisseur a injecté 1M€. Les projets ne manquent pas pour Maxime

Debure : dans la Loire, en Bourgogne, dans le bordelais et le Languedoc. « Les actionnaires

veulent donner du sens à leur investissement. Avec la conjoncture actuelle, ils veulent aller

vers quelque chose de tangible » répète-t-il.

Placements palpables

Cédric Riel, chargé d’affaires viticoles au sein de GFA Saint Vincent, crée en 1994, ne dit pas

autre chose : « Depuis la crise en Ukraine, il y a un réel retour aux placements palpables. Un

foncier bien choisi, c’est comme un bon emplacement pour un appartement » indique-t-il. Le

principe du GFA Saint Vincent ? Il s’agit d’acquérir une vigne collectivement en créant une

société civile, la confier à un vigneron qui en assume l’exploitation et percevoir un fermage

(ou loyer) annuel en bouteilles et/ou en argent. Le ticket moyen tourne entre 50 et 60 000 €.

Cédric Riel met l’accent sur l’outil successoral que représente le groupement foncier viticole.

En termes de transmission c’est 75 % d’abattement jusqu’à 300 000 € par donateur et par

donataire, par défunt et par héritier ou légataire. Sur le territoire, 60 GFV ont été constitués

dans les régions de Champagne, Bordeaux, Bourgogne et vallée du Rhône. Avec le prix du

foncier qui grimpe, Saint Vincent devrait jeter son dévolu sur le foncier d’Alsace.

Fundovino, crée en 2014, est également positionné sur le créneau de l’acquisition du foncier,

avec un but précis : « Permettre au viticulteur de racheter la terre dans un délai de quinze

ans » souligne Jean-Christophe Guerard, son président. Prenons le cas d’un viticulteur qui

souhaite acquérir des parcelles mais ne peut faire financer son projet en totalité par sa banque.

Sur son site, Fundovino le propose à des investisseurs qui achètent les parcelles au travers

d’actions d’une SAS montée pour l’occasion. Un bail rural est établi entre la SAS et la société

du vigneron. Chaque année l’investisseur reçoit un fermage payé en bouteilles. Entre la

cinquième et la quinzième année, une option d’achat est proposée au vigneron, selon un prix

défini à l’avance, qui s’appuie sur la Safer.

Investissement gourmand

Comment choisir les viticulteurs ? C’est un comité de dégustation composé de professionnels

du vin (négociants, sommeliers, viticulteurs) et des professionnels de la restauration (chefs

étoilés) qui s’accordent sur la qualité du vin élaboré par le viticulteur candidat. « On est dans

un investissement gourmand » souligne, tout sourire, Jean-Christophe Guerard. Depuis le


démarrage, 40 dossiers ont été montés. Dernier en date : le financement en Champagne de 1,5

ha (un financement pour moitié assurée par une banque. L’autre moitié par Fundovino avec

950 000 € et une centaine d’investisseurs).

Autre exemple ; en vallée du Rhône, un viticulteur en AOC Vacqueyras, en Bio et

biodynamie, s’est agrandi très vite. En quinze ans, il est passé de 15 à 60 ha. « Il avait des

crédits à rembourser. Nous en avons racheté la moitié. 420 000 € ont été apportés au travers

d’une centaine d’investisseurs. En contrepartie, chaque année, l’investisseur reçoit des

coffrets de bouteilles » explique-t-il. Et de conclure : « aujourd’hui on ne peut plus demander

à un viticulteur de tout financer, qu’il s’agisse de l’achat du foncier, de la transmission, ou du

rachat de ses crédits. Il sait qu’il peut s’appuyer sur des structures autres que les banques. »


Bilan d’une année d’application du nouveau

règlement bio en viticulture

De la mixité des ateliers à l’implantation d’engrais verts, la France et l’Inao donnent des billes

aux viticulteurs sur la manière d’interpréter le nouveau texte européen. Le point sur le

Vinitech.

Par Marion Bazireau Le 29 novembre 2022 Vitisphère.com

Les couverts végétaux sont vivement recommandés mais pas obligatoires en viticulture bio. -

crédit photo : Ministère de l'agriculture

Salle comble pour la première conférence du salon Vinitech. Ce 29 novembre à 9h, Nicolas

Constant, référent viticulture biologique pour l’Institut français de la vigne et du vin (IFV) y

fait le point sur les modifications induites par l’entrée en vigueur le premier janvier dernier du

règlement européen bio 2018/848 et de son règlement d’exécution 2021/1165 et la manière

dont les viticulteurs doivent les interpréter.

Il aborde d’abord la question de la mixité entre viticulture bio et conventionnelle. « Les

viticulteurs doivent commencer la conversion de la dernière parcelle au plus tard 5 ans après

avoir entamé celle de la première mais qu’il faut avoir terminé la conversion au bout des 5

ans. Sur un même atelier, la dernière parcelle doit donc entrer en conversion au plus tard 3

ans après la première ».

Nicolas Constant lève par ailleurs le flou sur l’utilisation des adjuvants extemporanés. « Pour

le moment tous ceux qui sont homologués sont utilisables en bio si leur usage le permet ». Il

en profite pour indiquer que l’Heliosol, qui avait perdu son homologation dans les bouillies

fongicides vient de la réobtenir.

Il continue en apportant des précisions sur l’implantation de cultures d’engrais verts

légumineuses. « Si certains contrôleurs mettent des avertissements aux viticulteurs qui ne

sèment pas de couverts végétaux dans le rang, l’INAO nous a bien assuré qu’ils ne sont pas

obligatoires, simplement vivement recommandés ».

Depuis la publication des textes, Nicolas Constant explique que la France a par ailleurs

précisé la définition d’ « élevage industriel » concernant les produits de fertilisations. « Les

viticulteurs doivent utiliser du fumier issu de fermes bio ou en élevage extensif » détaille-t-il.


Désherbage électrique, traitements UV…

Autres nouveautés issues de la grille de lecture de l’INAO, les possibilités de recourir au

désherbage électrique et de lutter contre les maladies à l’aide de méthodes physiques, telles

que les UV.

Nicolas Constant rappelle ensuite la fin du régime dérogatoire pour la plantation de pieds

certifiés bio au 1er janvier 2037. « Depuis le 25 octobre une note d’information est disponible

sur le site de l’INAO pour vous aider dans vos déclarations sur semences-biologiques.org ».

Chargé de mission à l’Institut technique pour l’agriculture biologique (Itab), Paul-Armel

Salaün prend le micro pour apprendre à l’assemblée que si le savon noir a été refusé comme

substance de base, le chitosan d’origine animal vient être autorisé pour combattre le mildiou

et l’oïdium.

Il laisse ensuite la place à Valérie Pladeau, de Sudvinbio, pour un rappel sur les changements

dans le volet œnologique et sur les produits d’hygiène de la cave.


L'inflation se stabilise en novembre à 6,2%

sur un an, selon l'Insee

Par Thomas Engrand

Publié il y a 2 heures https://www.lefigaro.fr/

Il faut remonter aux années 80 pour trouver des niveaux d'inflation équivalents.

Après être restée sous la barre des 6% cet été, la hausse des prix se maintient à un niveau

élevé en cette fin d'année.

Sale automne pour le budget des Français. La hausse des prix dans le pays se maintient à un

niveau élevé au mois de novembre. Elle s'élève à 6,2% selon les données provisoires de

l'Insee publiées ce mercredi 30. En comparaison, l'inflation de 5,6% en septembre et 5,9% en

août. Le taux d'inflation avait déjà atteint le même niveau sur un an en octobre. En novembre,

la hausse des prix de l'alimentation s'est accélérée par rapport au mois précédent (+12,2% sur

un an contre 12% en octobre) tandis que les prix de l'énergie ont ralenti leur progression

(18,5% contre 19,1%).

En ce qui concerne l'alimentation, les prix des produits frais se sont envolés de 12,5% depuis

novembre 2021, après la hausse de 17,3% enregistrée en octobre. Une décélération

compensée par le regain d'inflation constaté sur les autres produits alimentaires (12,1% en

novembre, un point de plus qu'en octobre). Le coût des services a progressé de 3% sur un an

(3,1% en octobre) et celui des produits manufacturés s'est apprécié de 0,2 point par rapport à

octobre (4,4% sur un an).

Longtemps inférieure à 2%, l'objectif visé par les banques centrales, la hausse des prix a

littéralement explosé à partir du début d'année 2022. Plusieurs facteurs expliquent un tel

bouleversement, parmi eux, le redémarrage post-covid et la hausse du prix de l'énergie due au

conflit en Ukraine. Pour retrouver des chiffres d'inflation aussi élevés, il faut remonter à juin

1985, mois au cours duquel une hausse des prix de 6,4% sur un an avait été enregistrée.


Accord trouvé dans les maisons de

champagne

Les travailleurs du champagne, réunis devant le siège de Maison Burtin, à Épernay, en

septembre dernier. (© l'Hebdo du Vendredi du 29 11 22)

C'est un mouvement social long et inédit qui vient de prendre fin. Depuis le 28 septembre, des

dizaines de travailleurs des grandes maisons de champagne avaient entamé un bras de fer pour

une augmentation des salaires. Pas de grève ou de manifestation massive, mais des arrêts de

travail de courte durée et des rassemblements ponctuels avaient accompagné ces

revendications. L'intersyndicat CGT des salariés du champagne réclamait une revalorisation

salariale afin de répondre au contexte d’inflation, tandis que les employeurs renvoyaient, dans

un premier temps, les négociations à l'année suivante, comme de coutume. L’Union des

maisons de champagne (UMC) arguait que des primes de partage de la valeur (dites « primes

Macron ») avaient déjà été versées dans de nombreuses entreprises et que l’effort concédé en

2021 (+2,6 %) était déjà plus important que l’inflation (+1,6 %).

Dans un souci d’apaisement, la réunion partiaire portant sur les négociations salariales,

habituellement organisée en janvier, a finalement été avancée au 17 novembre dernier. Et un

accord a été trouvé avec la CFDT, FO, la CFE-CGC et la CGT, qui menait la fronde et a

finalement obtenu satisfaction. La hausse des salaires prendra en compte l’inflation moyenne

et sera majorée de 0,5 %, soit un minimum de 5,8 % d’augmentation salariale, compte tenu

d’une inflation estimée à 5,3 %. « Il est évident que c’est bel et bien grâce au rapport de force

et aux pressions exercées par les salariés grévistes, emmenés par la CGT Champagne, qu’un

tel accord a pu être trouvé », s’est réjoui l’intersyndicat. L’UMC n’a pas souhaité faire de

commentaire.


Presse écrite

FRA

Famille du média : Médias spécialisés

Edition : Decembre 2022 - janvier

grand public

2023 P.66-70

Périodicité : Bimestrielle

Audience : 124833

Sujet du média : Tourisme-Gastronomie

Journalistes : AURÉLIEN

PEYRAMAURE

Nombre de mots : 2231

p. 1/5

232569 VIGNERONS - CISION 6474414600509

Tous droits de reproduction et de représentation réservés au titulaire de droits de propriété intellectuelle

L'accès aux articles et le partage sont strictement limités aux utilisateurs autorisés.


Un vin avant tout

Edition : Decembre 2022 - janvier 2023 P.66-70

p. 2/5

. 1 boire • Champagne

Si le champagne est auréolé d’une dimension pétillante

et festive, il demeure avant tout un vin. Les vignerons et les maisons

de champagne adoptent de nouvelles méthodes de vinification

pour lui donner une place digne de ce nom dans la gastronomie.

TEXTE : AURÉLIEN PEYRAMAURE-PHOTOS : FRANCK JUERY

A

vec sa robe dorée et sa délicieuse

pétillance, le champagne est

souvent associé aux moments

festifs. «Le champagne reste un

vin d’apéritif, de dessert. C’est le

symbole de lafête. Il est davantageperçu

comme un instant departage, un vecteur

de rencontres et de momentsprécieux», affirme ainsi

Laurent Panigai, directeur général du Syndicat

général des vignerons (SGV) de la Champagne.

« C’est dur defaire choisir au client du champagne

sur une viande rouge ou un platprincipal », regrette

Clément Bouvier, chef d’Ursus* et du Panoramic*,

tous deux situés à Tignes, en Savoie. Dans ce

contexte, on oublierait presque que le champagne

est avant tout un vin, avec ses moments de consommation

plus larges, autres que l’apéritif et le des

sert, et ses accords variés. Un constat partagé par

Martin Jean, chef sommelier depuis 2019 au

Domaine Les Crayères, à Reims (Marne), distingué

de 2 étoiles au Guide Michelin. «Le champagne

n’est pas considéré à sa juste valeur. Avant d’être

un effervescent, il reste un vin à part entière. »

A l’origine, un champagne très sucre

Pourtant, tout au long de son histoire, le cham

pagne a évolué au gré des habitudes de chaque

époque, n’étant pas uniquement cantonné à l’apé

ritif. Les vins champenois correspondaient à

des vins tranquilles ayant la faculté de devenir

légèrement pétillants. Or, pendant longtemps,

l’effervescence a été perçue comme un défaut, en

France. «À lafin du XVIIe siècle, les bouteilles

étaient déjà exportées en Europe, et notamment en

Angleterre, où les consommateurs ont eu l’occasion

de découvrir un champagne pétillant. Grâce aux

Anglais qui aiment le goût de l’effervescence, le

champagne a obtenu un succès qui a permis de le

populariser. A partir de là, les Champenois ont

essayé de maîtriser son élaboration », raconte

Brigitte Batonnet, chargée de la documentation

et des relations presse du Comité interprofessionnel

du vin de Champagne (CIVC). Plus tard, en

France sous Louix XV, l’aristocratie l’adopte d’emblée

durant le repas, pour ses vertus aphrodisiaques.

En outre, la quantité de sucre présent

dans ce vin a également joué un rôle dans sa

consommation. «Lesgens aimaient les vins sucrés.

Le champagne a longtemps été assez dosé en sucre.

Les Russes mettaient jusqu’à 300 g de sucre au

XIXesiècle. » Mais, à partir de la fin du XIXe siècle,

les Anglais ont voulu l’alléger. «Aufil du temps,

les vins moins sucrés étaient mieux appréciés. Et,

depuis 1950, le champagne brut a littéralementpris

le dessus», détaille Brigitte Batonnet. A cette

période, la dégustation du champagne a évolué,

passant du dessert à l’apéritif. Il défend désormais

sa place légitime en gastronomie. « Grâce à la diversité

et l’utilisation de trois cépagesprincipaux [chardonnay,

pinot noir et meunier, NDLR], il peut se

positionner sur des entrées, des poissons, des viandes,

y compris sur des gibiers», note Laurent Panigai.

Casser les codes

Les élaborateurs peuvent jouer sur différents

paramètres propres à la vinification: le monocépage,

le parcellaire, les assemblages, le mode

d’élevage (fût en bois ou cuve en inox notamment),

le millésime ou encore le vieillissement, avant ou

après dégorgement. Les champagnes en question

« deviennent des vins avec de la densité, de la structure,

de la profondeur », décrit le directeur général

du syndicat. Par exemple, au sein de la coopérative

viticole Chassenay d’Arce située sur la côte des

Le vieillissement

du champagne

constitue l'un des

paramètres sur

lesquels peuvent

jouer les élaborateurs

pour produire un

vin de gastronomie.

232569 VIGNERONS - CISION 6474414600509

Tous droits de reproduction et de représentation réservés au titulaire de droits de propriété intellectuelle

L'accès aux articles et le partage sont strictement limités aux utilisateurs autorisés.


Un vin avant tout

Edition : Decembre 2022 - janvier 2023 P.66-70

p. 3/5

L’appellation

champagne

(Données de 2021 issues du Comité Champagne)

34 200 ha

Superficie

de l’AOC

3 régions

Grand Est, Hauts-de-France

et île-de-France

5 départements

(Aube, Aisne, Haute-Marne,

Seine-et-Marne)

Marne,

319 crus

320,2 millions de bouteilles expédiées

dont 56,1% à l’export

16 200 vignerons

130 coopératives

370 maisons

L’aire d’appellation

champagne est très

vaste. Elle s'étend sur

trois régions (Grand Est,

Hauts-de-France

et ÎLe-de-France), des

limites de la Bourgogne

à quelques villages

de Seine-et-Marne :

Saâcy-sur-Marne,

Nanteuil-sur-Marne

et Citry-sur-Mame.

Bar, dans l’Aube, la fermentation peut s’effectuer

en partie dans des futs en bois, afin de donner un

goût boisé qui n’est pas non plus «trop présent»,

comme l’indique Manuel Hénon, le directeur

général. «Ilya également des cuvées où la fermen

tation est aboutie et d’autres sans fermentation

malolactique», ajoute-t-il. Celle-ci permet de

transformer l’acide malique en acide lactique et

ainsi de baisser l’acidité.

Autre piste, le vieillissement. «Selon moi, plus il

est long, plus il est en mesure d’apporter des caractères

différents.À cela, si on ajoute le dégorgement

après un vieillissement long, le champagne retrouve

une nouvelle fraîcheur », nous livre le chef sommelier

des Crayères.

Il s’agit de l’option choisie par la Maison Laurent-

Perrier, dont le style est caractérisé par la fraîcheur,

grâce au chardonnay, son cépage majoritaire.

«Nous

avons choisi d’avoir des temps d’élevage plus

longs que la moyenne. Face au chardonnay,

le vieil

lissement apporte la complexité nécessaire pour

réussir les mariages avec lagastronomie», détaille

Arnaud Richard, directeur marketinget communication

de la Maison Laurent-Perrier. Il indique

quatre ans de vieillissement de la cuvée (qui coïncide

aux premiers jus extraits lors du pressurage,

à l’inverse des derniers jus qui constituent la taille)

pour une bouteille classique de 75 cl et cinq ans

pour un magnum. «Le vieillissement correspond

ici à la maturation sur lies», ajoute le directeur,

avant le vieillissement en cave, tout en précisant :

«De 1959 à 2019, tous nos champagnes

ont été réalisés

en concertation avec les chefs de cuisine en

vue d’accompagner la grande gastronomie. »

Dans la même veine, Émilien Boutillat, chef de

caves de Piper-Heidsieck a imaginé les cuvées

«Hors-Série» 1971 et 1982. La dernière en date,

1982, a été dégorgée en janvier 2022, après un

vieillissement de 39 ans sur lies. «L’aspect vineux

est dû au temps de vieillissement qui apporte une

complexité aromatique et une texture en bouche,

de l’onctuosité. Parmi les cépages, le pinot noir se

Série 1982» est ainsi composée à 60% de pinot

noir et à 40 % de chardonnay.

Même son de cloche pour la Maison Bollinger qui

a fait du pinot noir son cépage emblématique

révèleplus vineux», présente-t-il. La cuvée « Hors-

participant

au fameux «styleBollinger». «Dans notre

232569 VIGNERONS - CISION 6474414600509

Tous droits de reproduction et de représentation réservés au titulaire de droits de propriété intellectuelle

L'accès aux articles et le partage sont strictement limités aux utilisateurs autorisés.


Un vin avant tout

Edition : Decembre 2022 - janvier 2023 P.66-70

p. 4/5

Les étapes d’élaboration

d’un

champagne

1

Pressurage

À l’issue de la vendange manuelle,

les grappes de raisins sont acheminées

entières jusqu’au pressoir. Pour 4000 kg

de raisins, pas plus de 25,5 hl de moût

ne peuvent être extraits (20,5 hl

de premiers jus nommés « cuvée »

et les 5 hl suivants appelés « taille »).

2

Débourbage

Cette étape permet de décanter

le jus dans une cuve, pour le rendre clair,

les sédiments tombant au fond.

Ce jus est ensuite soutiré, puis clarifié.

3

Fermentation alcoolique

Elle s’effectue généralement en cuve

inox et parfois en fûts. Le moût

se transforme en vin, grâce au travail

des levures (soit sélectionnées, soit

indigènes, c’est-à-dire naturellement

présentes sur le raisin) qui absorbent

le sucre et produisent de l’alcool

et du gazcarbonique.

4

Fermentation malolactique

Cette fermentation correspond

à la transformation de l’acide malique

en acide lactique, atténuant

ainsi l’acidité et permettant au vin

de présenter des arômes plus doux

et légèrement lactés. Cette étape

n’est pas systématique chez

les producteurs de champagne.

5

Assemblage

Ce qui fait l’ADN du champagne:

l’assemblage. Aussi bien des crus

(les terroirs), des cépages, que

des années. Le vin, ainsi assemblé,

est ensuite mis en bouteille.

6

Prise de mousse

Étape durant laquelle le vin devient

effervescent, grâce à t’ajout d’une

liqueur de tirage, composée de levures

et de sucre. II s'agit de la seconde

fermentation, qui se déroule en bouteille.

Les bouteilles sont ensuite couchées

et empilées sur lattes pour vieillir en

cave. La maturation sur lies s’effectue

avec la mort et l’autolyse des levures

(auto-décomposition qui apporte

des nutriments et des éléments

aromatiques). Un délai minimal

de 15 mois est prévu entre

le tirage et l’expédition.

7

Remuage

La bouteille est progressivement

tournée et redressée tête en bas

pour rassembler dans le goulot le dépôt

lié aux levures mortes. Le remuage

s’effectuait, à l’origine, à la main

mais il a été automatisé grâce

au gyropalette, qui permet de

remuer 500 bouteilles à la fois.

-T MëmmaÊgm

8

Dégorgement

Le dégorgement

permet de retirer

le dépôt présent dans le goulot de

la bouteille.

II peut être à la volée,

c’est-à-dire manuel: la bouteille,

tenue tête en bas, est décapsulée

puis redressée rapidement pour

permettre à la pression d’expulser

le dépôt sans pour autant perdre

une trop importante quantité de vin.

Le dégorgement mécanique existe aussi.

Le goulot est plongé dans un liquide

aux environs de-20/-30 °C pour former

un glaçon emprisonnant le dépôt. Lors

de l’ouverture de la bouteille,

est expulsé

Dosage

le glaçon

sous l’effet de la pression.

9

et bouchage

Une liqueur de dosage, appelée aussi

d’expédition, peut êtrejoutée à l’issue

didégorgement. Cette liqueur

est composée

de vin et de sucre.

La quantité de sucre ajoutée caractérise

le champagne:

brut nature (aucun

dosage), extra brut (entre 0 et 6 g/l),

brut (moins de 12 g/l), extra dry

(entre 12 et 17 g/l), sec (entre 17 et

32 g/l), demi-sec (entre 32 et 50 g/l)

ou doux (plus de 50 g/l). Le vin est

bouché, puis repose quelques mois

en cave avant commercialisation.

232569 VIGNERONS - CISION 6474414600509

Tous droits de reproduction et de représentation réservés au titulaire de droits de propriété intellectuelle

L'accès aux articles et le partage sont strictement limités aux utilisateurs autorisés.


Un vin avant tout

Edition : Decembre 2022 - janvier 2023 P.66-70

p. 5/5

suite, le liège devient moins poreux et ne laisse

entrer que très peu d’oxygène. « Cela crée de la

stabilité etpermet degarder lafraîcheur

plus longtemps.

Le champagne est plus complexe, tendu »,

souligne Louise Bryden, œnologue et chef de

projet en recherche et développement chez

Ruinart, qui stipule que cette méthode n’est intéressante

qu’à partir d’une certaine durée d’élevage,

«plusdesixans, septans, dixans». L’aspect jeune

du vin la surprend ainsi : « Clairement, il s’agit d’un

vin gastronomique.

Il a un côté vif mais aussi très

agrume, floral, avec un côté toasté, foresder. Ily a

beaucoup d’accords possibles. » Toutes ces techniques

permettent au champagne de conquérir

sa place sur les tables.

Digne place à table

Avec l’étape

de la fermentation

alcoolique, qui se

dérouie en cuve en

inox ou en fûts de bois,

le jus de raisin dit

clair se transforme

peu à peu en vin.

champagne, ily a une densité, une vinosité, affïrme

Denis Bunner, chef de cave adjoint de l’emblématique

maison. C’est la patte dupinot noir, qui donne

le corps au champagne. » Néanmoins, le cépage ne

fait pas tout. «La vinosité n’estpas acquise dès le

départ. Le bois est un révélateur, comme un amplificateur

des caractéristiques», spécifie-t-il.

Raison pour laquelle la cuvée « Grande Année»

est vinifiée exclusivement sous bois. Et grâce au

vieillissement, «la profondeur du pinot noir est

accrue». Ce type de champagne possède de fines

bulles. Chez Bollinger, « elles participent à l’effervescence

crémeuse, une expérience de texture en

bouche», assure le chef de caves adjoint, avant de

poursuivre : « Cela permet de combiner le vin avec

des saveursplus doucesparce que les bulles ne sont

pas agressives. »

Dans le but d’apporter davantage de complexité

à sa cuvée « Dom Ruinart 2010 », la Maison Ruinart

a, quant à elle, décidé de réintroduire la technique

du tirage-liège. Il s’agit de troquer la capsule pour

le bouchon en liège pendant la seconde fermen

tation qui se dérouie en bouteille. Tandis que la

capsule permet un échange gazeux constant, le

liège connaît une évolution. Lors du tirage, le bou

chon laisse entrer davantage d’oxygène que les

levures présentes dans le vin consomment. Par la

Avec une offre aujourd’hui

aussi variée, les accords

mets et champagnes n’ont plus de limites. Il est

de coutume de proposer un blanc de blancs en

entrée. «Il

apporte un côté iodé, avec des arômes

defruits à chair blanche », développe Martin Jean.

«Dans un deuxième temps, on monte légèrement

en puissance tout en gardant dufruit avec un meunier.Dans

un troisième temps, unl00% pinot noir»,

poursuit-il. La puissance de ce cépage permet de

l’allier à une viande rouge. Le chef sommelier

propose également pour cet accord un champagne

d’assemblage d’un millésime ancien qui possède

ainsi un côté brioché, ou encore un rosé de saignée

(macération des moûts avec la peau des raisins

noirs) qui est doté de davantage de puissance.

Enfin,

« avec les fromages, un blanc de blancs âgé

qui a unefraîcheurplus

ancienne, comme la cuvée

“Comtes de Champagne ” de la Maison Taittinger,

qui présente un côtéfûmé, grillé et brioché. Et, s’il

yaun dessert auxfruits rouges, un rosé. »

Tous ces accords sont permis par les nouvelles

pratiques viticoles, mises en œuvre par la jeune

génération. «Ily a clairement uneforte implication,

incarnation dans les choix desjeunes. Ilsfont souvent

revivre des méthodes plus traditionnelles

- le

bois est un peu le sujet classique qui a refait école

ces dernières années- avec une maîtrise technique

et de connaissance qui fait que nous avons des vins

extrêmement bien maîtrisés tout en étant assez

typés, avec la recherche d’éléments distinctifs »,

observe le directeur général du SGV de la

Champagne. De plus, Laurent Panigai évoque

l’émergence de la « notion de vigneron de vin et de

terroir», avec un terroir davantage localisé que

par le passé et non plus étendu à toute la

Champagne: «Aujourd’hui, nous nous réapproprions

ce niveau d’échelle qui est plus local, plus

incarné, au travers d’une diversité intéressante, qui

reste cohérente. » •

232569 VIGNERONS - CISION 6474414600509

Tous droits de reproduction et de représentation réservés au titulaire de droits de propriété intellectuelle

L'accès aux articles et le partage sont strictement limités aux utilisateurs autorisés.


Web

FRA

Famille du média : Médias spécialisés grand public

Audience : 30959

Sujet du média : Lifestyle

30 Novembre 2022

Journalistes : Marguerite

Nombre de mots : 354

quoifaireabordeaux.com p. 1/2

Visualiser l'article

Bordeaux Tasting, le Festival des Grands Vins revient les 10 et 11 décembre

2022

Chaque année, Bordeaux accueille le festival Bordeaux Tasting qui rassemble viticulteurs d'exception et consommateurs. Il

propose bien sûr de nombreuses dégustations mais aussi des animations prestigieuses pour vous émerveiller. Cette année le

festival est de retour les 10 et 11 décembre 2022, avec son lot de surprises et de nouveautés.

Les plus grands crus de Bordeaux réunis

Célèbre pour sa qualité et sa richesse viticole, Bordeaux accueille chaque année Bordeaux Tasting, un événement rassemblant

plus de 6 000 à 7 000 personnes à chaque édition. Sans équivalent en France, ce festival réunit les plus grands crus de

Bordeaux mais aussi de grands invités venus d'autres régions françaises. Il met à l'honneur vins, champagnes et spiritueux

d'exception.

Ainsi, Bordeaux Tasting vous propose de partir à la rencontre de plus de 150 propriétés et de déguster leurs dernières pépites.

Un nouveau parcours de dégustation

Pour cette 11ème et nouvelle édition, Bordeaux Tasting se renouvelle en proposant des espaces de dégustation singuliers,

ouverts sur différents univers viticoles :

• Les vins venus de Bordeaux et d'ailleurs au Palais de la Bourse ;

• Les champagnes à Bordeaux Patrimoine Mondial

• Les spiritueux tels que Cognac, armagnac, gin, rhum et whisky au Musée des Douanes

232569 VIGNERONS - CISION 367942233

Tous droits de reproduction et de représentation réservés au titulaire de droits de propriété intellectuelle

L'accès aux articles et le partage sont strictement limités aux utilisateurs autorisés.


Bordeaux Tasting, le Festival des Grands Vins revient les 10 et 11

décembre 2022

30 Novembre 2022

quoifaireabordeaux.com p. 2/2

Visualiser l'article

Mais aussi des animations !

Ces deux jours de festival sont l'occasion idéale de perfectionner ses connaissances en matière d'oenologie pour certains ou

de s'initier à la dégustation pour d'autres grâce aux divers ateliers du Syndicat Général des Vignerons de la Champagne et de

l'École du Vin de Bordeaux .

Le café éphémère du festival, le café de la bourse sera le théâtre de nombreux échanges et rencontres avec des personnalités

du monde du vin. Il s'y tiendra notamment un battle de dégustation opposant le Meilleur Caviste de France, David Morin, tout

juste récompensé en octobre dernier et le Meilleur Sommelier de France, Xavier Thuizat.

Le tout se fera dans une ambiance festive et conviviale car des groupes de musiques et de chants sont également attendus et

vous accompagneront tout au long de l'évènement.

Partez à la découverte du monde du vin avec Bordeaux Tasting !

232569 VIGNERONS - CISION 367942233

Tous droits de reproduction et de représentation réservés au titulaire de droits de propriété intellectuelle

L'accès aux articles et le partage sont strictement limités aux utilisateurs autorisés.


Le grand retour de la vente aux enchères

des étudiants

Maxime Mascoli / L’Union du 30 11 22

Ce sont les élèves qui s’occupent de la vente : de la sélection des bouteilles à leur présentation

en salle. Il y aura bien sûr un commissaire-priseur. Archives

Avize-Reims Pour sa 11 e édition, la vente aux enchères de vins et spiritueux des étudiants

d’Avize Viti Campus revient avec de beaux flacons juste avant les fêtes.

Que diriez-vous d’un château Yquem 2007 ? Un champagne Palmer 1961 ? À moins que vous

n’appréciez la puissance d’un Prieuré Roch, Clos de Vougeot 2012 ? Vous pourrez trouver

ces merveilles et bien d’autres encore ce 2 décembre à la vente aux enchères organisée par les

élèves de la licence professionnelle de commerce international vins et spiritueux d’Avize Viti

Campus (voir ci-contre). Elle se tiendra à la maison de ventes Chativesle. Ce sont 110

bouteilles qui seront mises aux enchères pour financer le voyage d’études de 14 étudiants.

Ce sont ces derniers qui ont trouvé et sélectionné les bouteilles qui seront adjugées sous le

marteau expert d’Alban Gillet, le commissaire-priseur. « Les étudiants font jouer leurs

contacts ou s’en créent de nouveaux pour trouver des lots parmi les vignerons, les maisons ou

les producteurs », explique Ella Raspail, en 2 e année de licence. C’est pourquoi l’on trouve

toutes les régions viticoles françaises parmi les bouteilles proposées mais aussi des spiritueux

: « On a du gin allemand ou du rhum de Namur », sourit Laure Bury, qui s’occupe de la

communication de l’événement. Tous les lots sont présentés sur la page Facebook de

l’événement (Vente aux enchères champagne et vins de prestige) ou sur Instagram

(@lpcivs_reims).

Cette 11 e édition sonne « comme un retour à la normale. En 2020, on avait dû la faire en 100

% en distanciel et l’année dernière c’était moitié-moitié ». Cette année, ce sera 100 % en

présentiel, au cœur de l’événement. Même retour au monde d’avant pour le voyage d’études

qui se fera « en Italie » après deux années passées en France, pandémie oblige.

Il y en a pour tous les prix, ça reste accessible à tous. Ce ne sont pas les Hospices de Beaune

non plus Ella Raspail, étudiante

Mais à qui s’adresse cette vente ? Faut-il être un requin habitué des salles de ventes aux

enchères ? Être doté de poches profondes ? « Non, rassure Ella Raspail. Il y en a pour tous les

prix, ça reste accessible à tous. Ce ne sont pas les Hospices de Beaune non plus, même si on

aimerait bien. » Elle rit. Les bouteilles les plus chères dépassent rarement le millier d’euros. Il

n’y a pas de frais d’acheteur, ce qui limite le coût.

Pour les étudiants, cette vente a un double objectif : découvrir le monde des enchères et des

alcools rares et financer « 60 % de notre voyage d’études ». Impossible pour eux de s’en

passer. Et pour les amateurs, chevronnés ou non, c’est devenu une date incontournable.


Reims s'offre un talk-show pour

promouvoir sa destination

Imaginé et produit par l'Office de tourisme du Grand Reims, « Greetings from the Champagne

region » met en lumière les atouts de Reims et de la Champagne dans un mode décalé et

inattendu.

L’Hebdo du Vendredi du 29 11 22

La vidéo de promotion se présente comme une émission de télévision ! (© DR)

Depuis le 28 novembre, l'Office de tourisme du Grand Reims propose une vidéo d'un nouveau

genre pour assurer sa promotion : un talk-show inspiré de la célèbre émission US « American

Lateshow ». Intitulé « Greetings from the Champagne region », que l'on peut traduire par

« Salutations de la région Champagne », ce film de 30 minutes, tourné en anglais et sous-titré

en français, met donc en lumière les atouts de Reims et de la Champagne, mais avec un ton

volontairement différent et insolite. L'établissement rémois a ainsi fait appel à Darren Tullet.

Le plus français des journalistes anglais, notamment connu des amateurs de ballon rond

comme « Monsieur Premier League », d'abord sur Canal+, puis sur BeIN Sport, assure le rôle

de présentateur. « Pendant la crise, nous avons assisté à l’émergence d’un grand nombre de

webinaires, explique Philippe Verger, directeur général de l’Office de tourisme du Grand

Reims. L'interactivité de ces supports offre un certain intérêt lorsqu'ils sont suivis en live,

mais les replays réussissent difficilement à capter ou à conserver l'attention. Les supports

digitaux étant devenus incontournables pour poursuivre le travail de promotion de notre

destination à l'étranger, nous avons donc imaginé un format de webinaire original, centré sur

les hommes et les femmes du territoire pour en expliquer les richesses et la diversité ».


Dans cette première émission visible sur YouTube, le grand public peut découvrir les

principaux traits de la destination Reims, via le regard de trois invités en plateau, mais aussi à

travers trois reportages. Le Chef Arnaud Lallement et l'Assiette Champenoise, Reims à vélo et

la Coline Saint-Nicaise, inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco ont ainsi les honneurs de

ce premier numéro.

En effet, en 2023, ce « Lateshow » à la rémoise se déclinera en deux autres versions : une à

destination des professionnels du tourisme de loisirs, tels que les agences de voyages et les

tour-opérateurs, et une pour les organisateurs d’événements de type congrès et séminaire.

Avec « Greetings from the Champagne region », l'Office de tourisme du Grand Reims entend

ainsi apporter une réponse à l’intérêt toujours fort de la clientèle étrangère pour le territoire

champenois, tout en réduisant l’impact de ses déplacements à l’international.


Greetings from the Champagne région,

« l’américan late nigth show » de Reims

30 novembre 2022 lachampagnedesophieclaeys.fr

Vidéo https://youtu.be/tCroAB3FpjU

Greetings frome the Champagne Région ! Le premier talkshow de promotion touristique

arrive sur les écrans. Imaginé et produit par l’Office de Tourisme du Grand Reims (OTGR),

Greetings From The Champagne Region ! met en lumière les atouts de Reims et de la

Champagne dans un mode décalé et inattendu en utilisant des codes connus du monde entier :

le talkshow et notamment les « late nigth talk shows ». Avec comme présentateur, le

journaliste Darren Tullet et son solide sens de l’humour tout britannique, qui a accepté la

délicate mission d’animer un talkshow en langue anglaise sur des sujets « so french ».

« Webinaire » d’une trentaine de minutes, 100 % en anglais, Greetings From The

Champagne Region ! a été conçu en réponse à l’intérêt toujours très fort des clientèles

étrangères pour la destination Champagne et la nécessité d’en faire découvrir davantage les

multiples atouts tout en réduisant l’impact des déplacements de l’OTGR à l’international.

Ce programme de promotion touristique inédit à destination des marchés non francophones se

décline en trois émissions selon trois cibles distinctes : le grand public, les professionnels du

tourisme de loisirs (agences de voyages, tour-opérateurs…) et les organisateurs d’événements

(Congrès, séminaires…) Pour chacune d’elles, un objectif commun : informer sur les

incontournables de la destination, susciter le désir d’en découvrir davantage ; et vis-à-vis des

prospects professionnels : les assurer de la mobilisation d’un collectif d’acteurs locaux

compétents avec lesquels bâtir des collaborations in situ.

Orchestrée à la façon des célèbres émissions télévisées de fin de soirée américaines,

l’émission de l’OTGR en reprend les codes emblématiques : les invités sont assis juste à côté

du bureau derrière lequel se trouve le présentateur ; en arrière-plan se déploie l’image d’une

ville la nuit, Reims. Les plateaux ont été tournés à Reims dans les conditions du direct, en une

seule prise, et en public.

Ponctuées de reportages extérieurs dévoilant les attraits du territoire et des expériences

touristiques propres à Reims et sa région, les interviews en plateau laissent la parole aux

partenaires de l’OTGR. Ces professionnels locaux représentent et présentent la destination,

chacun dans son domaine d’expertise. Ils illustrent notamment l’excellence de l’hospitalité

champenoise.


L’office de tourisme d’Épernay veut séduire

les Anglais avec les Habits de lumière

Des journalistes britanniques sont conviés par l’office de tourisme d’Épernay à vivre de

l’intérieur les prochains Habits de lumière. Les articles qui en découleront serviront à faire la

promotion de l’événement dans leur pays. Objectif : séduire les Anglais et les inciter à

retrouver le chemin de la capitale du champagne après la pandémie et le Brexit.

La stratégie de l’office de tourisme et de la Ville est deduire les Anglais avec les Habits de

lumière et plus généralement la destination Epernay et sa région.

Par Hélène Nouaille

Publié: 29 novembre 2022 à 17h06 L’Union

La mission de l’office de tourisme d’Épernay est de faire « la promotion de la destination,

faire connaître le territoire, que ce soit en direction du grand public ou des professionnels,

afin d’attirer les visiteurs », résume la directrice, Laurence Prévot. Les Habits de lumière sont

un événement majeur à Épernay, aussi convient-il de le faire rayonner y compris au-dedes

frontières.

« Le service communication de la Ville se charge de la promotion des Habits au niveau

national, l’office à l’international », précise Laurence Prévot qui a convié, en partenariat

l’ADT (agence de développement touristique) de la Marne, cinq journalistes britanniques du 9

à 11 décembre.

Le principe de ce voyage de presse est de proposer « une immersion » dans les Habits de

lumière, depuis les soirées de l’avenue de Champagne, les Habits de saveur ou encore la

parade automobile, de l’intérieur, puisqu’ils ne se contenteront pas de la regarder passer mais

qu’ils y défileront à bord d’un véhicule ancien. Les articles qu’ils consacreront ensuite à

l’événement contribueront à sa notoriété outre Manche. Le programme de leur séjour inclut

des visites au musée du vin de champagne et d’archéologie régionale d’Épernay, au centre

d’interprétation sensorielle des vins de Champagne Pressoria d’Aÿ, un vol dans le ballon

captif, un dîner au château d’Étoges, une visite de cave ou encore une excursion à Hautvillers.

Ce n’est pas seulement l’événement phare du mois de décembre à Épernay qui doit bénéficier

de retombées, mais bien la destination tout entière.


Laurence Prévot est directrice de l’office de tourisme d’Epernay.

L’année passée, une invitation similaire avait été lancée en direction de « la presse belge et

flamande », avec pour résultat la publication de « 6 articles dans la presse », indique

Laurence Prévot. Les chiffres de fréquentation de l’édition 2022 des Habits de lumière par les

Belges diront si la stratégie a été payante.

Pourquoi privilégier le marché anglais cette année ? « Parce qu’après avoir été absents en

raison de la pandémie et du Brexit, la clientèle britannique qui était jusqu’en 2019 la

première clientèle étrangère en Champagne, a fait son retour en 2022 », indique la directrice

de l’office qui précise que « qu’à Épernay cette année, les Anglais arrivent en troisième

position, après les Français et les Belges ».

L’opération « séduction et conquête » de l’office vise donc « à retrouver le niveau d’avant

Covid », explique Laurence Prévot. Des voyageurs qu’elle qualifie de « fidèles », avec un fort

intérêt pour « l’œnotourisme et l’expérientiel, l’amour du terroir, la protection de

l’environnement, le tourisme de proximité ».

Autant dire qu’Épernay coche toutes les cases et qu’il faut le faire savoir auprès d’une

clientèle au pouvoir d’achat élevé. « Des chiffres de 2021 de tours opérateurs anglais

dévoilent que pour des séjours moyens de 3 jours en Champagne, les Anglais dépensent 250 €

par jour et par personne », fait savoir la directrice de l’office de tourisme sparnacien dont la

stratégie de communication est complétée par une page dédiée aux Habits de lumière dans un

magazine en langue anglaise consacré à la gastronomie française (voir par ailleurs).


Seize sites retenus pour Vign’Art en 2023

Maxime Mascoli / L’Union du 30 11 22

Vincent Rahir a décroché le prix du public lors de la 3e édition, en 2022.

Le festival dédié au land-art essaime ses œuvres dans le vignoble. Il revient en 2023. Voici la

liste des sites retenus pour accueillir les futures œuvres.

Fin septembre, après quatre mois d’exposition, les 18 œuvres d’art de Vign’Art ont quitté leur

jardin, vignoble et autre terrain communal. Un nouveau succès pour le festival qui, au bout de

trois éditions, est devenu un événement incontournable de la culture locale.

On va créer des parcours de randonnée car plusieurs sites sont proches les uns des autres

Jean-Baptiste Duteurtre, fondateur de Vign’Art

Le principe est toujours le même : faire venir des artistes internationaux qui ont carte blanche

pour fabriquer une sculpture éphémère qui sera installée dans une commune de l’appellation.

Seize sites ont été retenus pour l’édition 2023 qui commencera le 15 mai.

On retrouve ainsi cette année Tours-sur-Marne, près du site naturel du Nambly, le parc du

château d’Étoges, les hauteurs de Congy, le musée Pressoria à Aÿ-Champagne, le parc du

musée à Épernay, un bois près de la véloroute à Cumières, le jardin de la maison de

champagne Gosset (où Vincent Rahir a remporté le prix du public 2022 avec sa baleine qui

émerge du sol), le vignoble de Fèrebrianges, la sortie de Loisy-en-Brie vers Étoges, le long de

la Marne à Magenta, en face de la tête à l’âne, près de l’église de Soulières, Toulon-la-

Montagne, une loge de vigne au milieu du vignoble de Val-de-Livre et enfin trois sites ont été

choisis aux pâtis du Mesnil, une zone Natura 2000 d’exception.

« D’autres sites pourraient venir du côté des maisons de champagne » , explique Jean-Baptiste

Duteurtre, fondateur de l’événement. Pas beaucoup plus, le but n’est pas de grossir davantage.

« En revanche, cette année, on va s’arranger pour créer des parcours de randonnée car

plusieurs sites sont proches les uns des autres » , poursuit l’organisateur. Fèrebrianges, Étages,

Loisy-en-Brie, Congy et Toulon-la-Montagne d’un côté et les pâtis du Mesnil-sur-Oger de

l’autre pourraient ainsi intégrer un petit circuit de marche.

Pour l’instant, Vign’Art est en pleine phase de recrutement des artistes qui peuvent déposer

leur candidature jusqu’au 31 décembre.


Le « pop » d’un bouchon de champagne

peut franchir la vitesse supersonique (Mach

2)

30 novembre 2022 lachampagnedesophieclaeys.fr

©Liger-Belair et al/Pour la Science

La science, c’est formidable ! Surtout quand y parle « champagne ». Trois chercheurs ont

ainsi décrypté les détails des phénomènes à l’œuvre qui accompagnent le « pop » devenu

iconique d’une bouteille de champagne qui saute. Le phénomène a été observé par caméra

ultrarapide et modélisé. Sous le bouchon s’élevant dans les airs se succèdent plusieurs ondes

de choc.

Grâce à Gérard Liger-Belair, professeur à l’université de Reims Champagne- Ardenne,

Groupe de spectrométrie moléculaire et atmosphérique, à Abdessamad Bénidar, maître de

conférences à l’université de Rennes 1, Institut de physique de Rennes et à Robert Georges,

professeur à l’université de Rennes 1, Institut de physique de Rennes, on peut en savoir plus

sur la complexité du phénomène « champagne ». « Comme nous venons de le montrer avec

deux collègues de l’université de Rennes, le débouchage d’une bouteille de champagne

provoque des ondes de choc similaires à celles qui se forment dans le panache de gaz soufflé

par les tuyères des réacteurs d’un avion de chasse ou d’une fusée » explique Gérard Liger-

Belair. Ces derniers résultats en date viennent d’être synthétisés et publiés dans le numéro de

décembre du magazine Pour la Science.

Selon le chercheur : « Le jet de gaz est toujours supersonique, même lorsqu’il jaillit d’une

bouteille à basse température. La vitesse du jet de gaz dépasse même Mach 2 (soit environ

2400 km/h) pour une bouteille à 20 °C, sous une pression de l’ordre de 8 bars. Les

chercheurs ont aussi abordé le phénomène du débouchage sous l’angle de la modélisation

afin de simuler la dynamique du jet de gaz expulsé hors du goulot par la résolution


numérique des équations qui régissent les mouvements du gaz en interaction avec son

environnement (en l’occurrence, l’air ambiant, le goulot de la bouteille et le bouchon). La

présence du bouchon rend d’ailleurs le phénomène très complexe, car il joue le rôle d’un

obstacle en mouvement pour le jet de gaz expulsé hors du goulot de la bouteille ».

À l’avenir, les trois universitaires vont chercher à découvrir l’influence de plusieurs

paramètres sur le développement de ces ondes de choc tels que la pression qui règne dans la

bouteille, le volume de son espace de tête ou bien le diamètre du goulot, par exemple.

Petit message « safety » à la veille des fêtes de fin d’année: lorsqu’il saute, le bouchon peut

être dangereux, car il quitte la bouteille à une vitesse de 13 mètres/seconde. À un mètre de

distance, il est susceptible d’atteindre à 40 kilomètres à l’heure, en moins de 1/10 de seconde,

un œil qui a justement besoin de 1/10 de seconde pour se fermer. Fort heureusement, les

accidents sont rares ! (source UMC).


Presse écrite

FRA

Famille du média : Médias spécialisés

Edition : Decembre 2022 - fevrier

grand public

2023 P.4

Périodicité : Bimestrielle

Audience : 224699

Journalistes : -

Nombre de mots : 179

Sujet du média :

Gestion d'entreprise-Management

p. 1/1

Nicolas

champagne

Feuillatte débouche le

pour Terroirs et vignerons

N°2 du champagne en France, derrière

LVMH (Dom Perignon, Moët& Chandon,

VeuveClicquot),mais devant le groupe

Laurent-Perrier, Terroirset vignerons de

Champagne(267 millions d’euros de chiffre

d’affaires) est né de la fusion entre la

coopérative Nicolas Feuillatte et la Coopérative

régionaie des vins de Champagne (CRVC) en

décembre 2021. Dirigé parVéronlque Blin,

l’ensemble qui réalise 60% de ses ventes en

France a bien profité de la forte demande en

champagne depuis un an avec une hausse de

32% de ses expéditions.Avec ses 6 000

producteurs récoltants et ses 3 000 hectares de vignes, Terroirset vignerons

de Champagne vise désormais les 300 millions d’euros de chiffre d’affaires et

5% de part de marché dans les prochaines années d'ici 2025.

C’est en milliards d’euros le coût estimé

pour l’État de la renationalisation d’EDF !

Une somme nécessaire pour que l'État

devienne actionnaire à 100% de

l’énergéticien français. Symbole de

l’échec d’EDF depuis son introduction en

Bourse il y a 17 ans, cette opération va

donc coûter cher au contribuable.

232569 VIGNERONS - CISION 0825414600505

Tous droits de reproduction et de représentation réservés au titulaire de droits de propriété intellectuelle

L'accès aux articles et le partage sont strictement limités aux utilisateurs autorisés.


Voici le meilleur champagne pour les fêtes,

selon 60 millions de consommateurs

Une trentaine de références ont été testées par 60 millions de consommateurs. [©Adobe]

Par CNEWS Publié le 30/11/2022 à 10:06

A l’approche des fêtes, 60 millions de consommateurs publie une enquête sur les meilleurs

champagnes retenus pour leur qualité et leur prix. Voici les bouteilles qui ont retenu

l’attention du jury.

Le champagne est un indispensable des fêtes. Ses bulles et sa saveur plongent rapidement les

convives dans une ambiance festive. Mais il n’est pas facile de faire son choix face à l’offre

pléthorique dans les grandes surfaces.

Dans un contexte d’inflation galopante, la rédaction de 60 millions de consommateurs a

organisé une dégustation avec un jury composé de professionnels du vin ou de la gastronomie.

Une trentaine de bouteilles ont été testées à l’aveugle, dans le numéro du mois de décembre

du magazine. Elles sont toutes disponibles en grandes surfaces.

Après un examen approfondi, 60 millions de consommateurs tire quelques enseignements. A

commencer par le prix : pour avoir une bouteille de champagne de qualité, il faut s’attendre à

débourser au minimum une vingtaine d’euros.

Par ailleurs, compte tenu d’une très forte demande (+15 % des ventes en 2021) dans le monde

entier, certaines cuvées de marques célèbres risquent de manquer dans les rayons.

Trois bouteilles ont été mises en avant par 60 millions de consommateurs. La première est le

champagne Alfred Rothschild (25,70 €). Elle se hisse en tête du classement avec 16,5/20. Elle

est recommandée pour accompagner un apéritif grâce à son «nez intense» et une «bouche

équilibrée entre rondeur et vivacité».

Vient ensuite la cuvée Heidsieck Monopole (23,90 €) du groupe Vranken-Pommery

Monopole avec 16/20. Elle est aussi idéale pour l’apéritif ou un poisson fumé. Au nez, des

arômes de citron, de miel et de tilleul et une «bouche élégante, suave, fruitée et florale».

Enfin le magazine distingue également la cuvée Veuve Emille Grande Réserve qui a obtenu

14/20 mais qui se vend au prix de 17,99€. Il s’agit du champagne du groupe Auchan.

L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération


La Maison Edouard Brun sort son

millésime 2012

30 novembre 2022 lachampagnedesophieclaeys.fr

La Maison Edouard Brun est située à Aÿ. Cette maison confidentielle dévoile en 2022 son

nouveau champagne millésimé d’exception. Cette maison confidentielle dévoile en 2022 son

nouveau champagne millésimé d’exception. Pour célébrer son entrée dans la décennie 2020-

2030, c’est tout naturellement que cette maison de champagne sort l’un des plus beaux

millésimes de la décennie précédente : le millésime 2012. Dans ce millésime, le pinot noir

est roi. Il exprime ainsi avec pureté les crus de Aÿ, Ludes et Hautvillers. Quant au

chardonnay, il provient des terroirs de caractère que sont Avize, Chigny-les-Roses et Mareuilsur-Aÿ.

Mis en bouteille en mars 2013, ce millésime a été conservé sur lattes jusqu’en

décembre 2021. Dégorgé en janvier 2022, !avec son dosage à 6 gr/L, ce brut, à la frontière de

l’extra-brut, révèle avec justesse un équilibre de grande envergure et une belle énergie .

Champagne Brut Millésimé 2012 Prix de vente conseillé: : 49 €


Presse écrite

FRA

Famille du média : Médias spécialisés

Edition : Decembre 2022 - janvier

grand public

2023 P.130

Périodicité : Bimestrielle

Audience : 124833

Journalistes : -

Nombre de mots : 249

Sujet du média : Tourisme-Gastronomie

p. 1/1

Bonnes

adresses

Fleur de Loire Restaurant

Christophe Hay**

Christophe Hay

26, quai Villebois-Mareuil

41000 Blois

02 46 68 01 20

www.fleurdeloire.com

Auberge du Vert Mont*

Florent Ladeyn

1318,rue du Mont-Noir

59299 Boeschepe

03 28 49 41 26

www.vertmont.fr

Restaurant Christopher

Coutanceau***

Christopher Coutanceau

Plage de la Concurrence

17000 La Rochelle

05 46 41 48 19

coutanceaularochelle.com

Domaine Les Crayères

Restaurant Le Parc**

64, boulevard Henry-Vasnier

51100 Reints

03 26 24 90 00

www.lescrayeres.com

To Good To Go

12,rue Duhesme

75018 Paris

www.toogoodtogo.fr

Syndicat général

des vignerons

de la Champagne

17-19,avenue Champagne

51200 Épernay

03 26 59 55 00

www.sgv-champagne.fr

Comité interprofessionnel

du vin de Champagne

5, rue Henri-Martin

CS 30 135

51204 Épernay

03 26 51 1930

www.champagne.fr

Champagne Chassenay d'Arce

11,rue du Pressoir

10110Ville-sur-Arce

03 25 38 30 70

www.chassenay.com

Piper-Heidsieck

12,allée du Vignoble

51100 Reims

03 26 84 43 00

www.piper-heidsieck.com

Domaine Laurent-Perrier

32, avenue de Champagne

51150Tours-Sur-Marne

03 26 58 91 22

www.laurent-perrier.com

Champagne Boüinger

20, boulevard Maréchal-de-Lattre

51160Aÿ-Champagne

03 26 53 33 66

www.champagne-bollinger.com

Champagne Ruinart

4, rue des Crayères

51100 Reims

03 26 77 5151

www.ruinart.com

Champagne Jacques Lassaigne

7,chemin du Coteau

10300 Montgueux

03 25 74 84 83

www.montgueux.com

Cifog

7,rue du Faubourg-Poissonnière

75009 Paris

01 45 22 63 16

www.lefoiegras.fr

Ferme Beti Aintzina

Route de Lambarre

64 120 Lohitzun-Oyhercq

09 88 03 37 02

www.beti-aintzina.com

Mauviel 1830

47, route de Caen

50800 Villedieu-les-Poêles-Rouffigny

02 33 61 00 31

www.mauviel.com

232569 VIGNERONS - CISION 1574414600501

Tous droits de reproduction et de représentation réservés au titulaire de droits de propriété intellectuelle

L'accès aux articles et le partage sont strictement limités aux utilisateurs autorisés.

Hooray! Your file is uploaded and ready to be published.

Saved successfully!

Ooh no, something went wrong!