Boxoffice Pro - N°400 / 7 juillet 2021
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7 <strong>juillet</strong> <strong>2021</strong><br />
La récré est terminée<br />
LE 18 AOÛT AU CINÉMA<br />
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N°1 DU BOX-OFFICE US<br />
“ UNE TENSION PERMANENTE DANS LA LIGNÉE DE SEVEN ”<br />
L’ÉCRAN FANTASTIQUE<br />
DÉCOUVREZ LE NOUVEAU CHAPITRE DE LA SAGA CULTE AUX 4,7 MILLIONS D’ENTRÉES<br />
SYNOPSIS<br />
Travaillant dans l’ombre de son père (Samuel L. Jackson), une légende locale de la police, le lieutenant Ezekiel<br />
«Zeke» Banks (Chris Rock) et son nouveau partenaire (Max Minghella) enquêtent sur une série de meurtres<br />
macabres dont le mode opératoire rappelle étrangement celui d’un tueur en série qui sévissait jadis dans la ville.<br />
Pris au piège sans le savoir, Zeke se retrouve au centre d’un stratagème terrifiant dont le tueur tire les ficelles.<br />
DURÉE DU FILM : 1H33<br />
MATÉRIEL DISPONIBLE<br />
AFFICHES 120X160 + 40X60<br />
BANDE-ANNONCE DE 60 SECONDES<br />
DISPONIBLE EN VOST ET EN VF<br />
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AU CINÉMA LE 21 JUILLET<br />
TOUTE L’ÉQUIPE DE PROGRAMMATION EST À VOTRE ENTIÈRE DISPOSITION
<strong>N°400</strong> / 7 <strong>juillet</strong> <strong>2021</strong><br />
CINÉWEST<br />
CAP À L'EST
SND PRÉSENTE UNE PRODUCTION REGULAR<br />
IL REVIENT PAS<br />
POUR TRIER LES LENTILLES.<br />
UN FILM DE<br />
AlexAndre Astier<br />
LIONNEL<br />
ASTIER<br />
ANTOINE<br />
DE CAUNES<br />
ALAIN<br />
CHABAT<br />
CHRISTIAN<br />
CLAVIER<br />
CLOVIS<br />
CORNILLAC<br />
THOMAS<br />
COUSSEAU<br />
GUILLAUME<br />
GALLIENNE<br />
DE LA COMÉDIE FRANÇAISE<br />
ANNE<br />
GIROUARD<br />
JEAN-CHRISTOPHE<br />
HEMBERT<br />
FRANCK<br />
PITIOT<br />
FRANÇOIS<br />
ROLLIN<br />
JOËLLE<br />
SEVILLA<br />
STING<br />
LE 21 JUILLET AU CINÉMA
LA SAGA CULTE<br />
COMMENCE ENFIN AU CINÉMA !<br />
MATÉRIEL DISPONIBLE POUR VOS SALLES<br />
FA (119”) - 4 MILLIONS DE VUES EN 24H<br />
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OUVERTURE EXCEPTIONNELLE DES PRÉVENTES<br />
LE 7 JUILLET À 12H*<br />
POUR VOS AVANT-PREMIÈRES**<br />
LE 20 JUILLET À 20H ET/OU 22H ET LA SORTIE DU FILM<br />
Renseignements et inscriptions : rsvp@snd-films.fr<br />
* Afin de respecter une équité entre toutes les salles, nous vous demandons impérativement de ne pas ouvrir les préventes avant le 7 <strong>juillet</strong> à 12h.<br />
** Sous réserve de la sortie nationale du film dans votre salle. Après validation de vos AVP par notre service programmation, programmez-les dès que possible dans vos logiciels<br />
de caisse afin que les séances remontent vers AlloCiné et vers la plateforme dédiée, puis vérifiez que cela remonte bien (en cas de problème vous pouvez contacter : exploitants@boxoffice.com).<br />
Pour le moment, ne rentrez que les séances de vos AVP. Dès que vous avez vendu toutes vos places pour les AVP du film, vous pourrez indiquer vos séances classiques à partir du 21 <strong>juillet</strong>.
SOMMAIRE<br />
<strong>Boxoffice</strong> <strong>Pro</strong> fait les 400 couv<br />
– Julien, s’il vous plaît, dessine-moi 400 couv...<br />
– Marion, je ne sais pas trop dessiner et puis je ne peux pas dessiner<br />
400 fois une couv, ni même une fois 400 couv...<br />
– S’il vous plaît, dessine-moi 400 couv !<br />
– Tu sais au commencement, <strong>Boxoffice</strong> <strong>Pro</strong>, c'était un magazine sur<br />
CD-ROM et ça s’appelait Côté Cinéma, pas évident à dessiner.<br />
– Mais toi, tu étais là ?<br />
– Je n'étais pas très loin, mais c'était encore une idée de Patrick Farcy.<br />
Vois avec Phil, c’est lui qui les a faites ces 400 couv. D’ailleurs, en<br />
réalité si on compte Les Plus, ça fait 451 !<br />
– Regarde, Phil a dessiné un poster, c’est impressionnant tous ces films<br />
et partenaires. J’aime. Tu sais, je me sens fière d’être le témoin de cet<br />
anniversaire. Quand j’y pense, Jean Walker, il en a réalisé beaucoup<br />
beaucoup avec notre fidèle équipe de choc, Aysegül et Cécile. Joyeux<br />
anniversaire <strong>Boxoffice</strong> <strong>Pro</strong>, aux équipes présentes et aux autres, aux<br />
contributeurs de la régie et à ceux qui sont là par le cœur !<br />
– Oui, bon anniversaire à toutes ces équipes ! Et bon anniversaire aussi<br />
à tous les lecteurs et aux fidèles partenaires qui nous ont soutenus et<br />
nous ont ainsi permis de tenir le cap, dans les jours de soleil comme<br />
dans les périodes de tempête. Ce magazine que nous vous proposons,<br />
c’est bien le vôtre. Vous pouvez compter sur nous, sur notre travail et<br />
notre souci de toujours mieux vous informer… et vous surprendre !<br />
– Tiens Julien, pourquoi y a-t-il une affiche retournée dans le poster ?<br />
Encore une fantaisie de Phil le graphiste... Allez, il y aura une surprise<br />
pour celui qui la trouvera en premier.<br />
Bonne lecture au goût de retrouvailles, pour ce(s) magazine(s) anniversaire<br />
dont Le Plus spécial art et essai cannois.<br />
Julien Marcel et Marion Delique, et les équipes de <strong>Boxoffice</strong> <strong>Pro</strong> (et de Coté<br />
cinéma), Aysegül Algan, Philippe Cosqueric, Cécile Vargoz, Tanguy Colon et<br />
toutes les équipes de la régie, en particulier Justine Deltombe et Pauline Luigi.<br />
. ACTUALITÉS<br />
CinéWest met le cap à l’Est 8<br />
L’UNIC fait un point sur la reprise européenne 12<br />
De Cannes au Maroc,<br />
Nabil Ayouch soutient Haut et fort les salles 14<br />
Retour sur l’Émission avec Nathanaël Karmitz 20<br />
Wild Bunch soigne son retour en salles 24<br />
Unipop fait son Tour de France 28<br />
CGR optimise son parcours client 30<br />
Du CNC aux réseaux locaux,<br />
le cinéma accélère son virage écolo 34<br />
Grima-Loussouarn, architecte du cœur de ville 36<br />
. FOCUS<br />
À Cavaillon,<br />
le cinéma retrouve son Paradis(o) 40<br />
UGC se développe dans le Sud-Ouest 42<br />
Cannes déroule le tapis rouge au Cineum 46<br />
. INSTITUTIONNELS<br />
Nouvelles CDACi/CNACi 50<br />
Agenda de la profession<br />
Crédits page 3 : Le Cristal d'Aurillac © Le Cristal<br />
est une publication de<br />
@<strong>Boxoffice</strong>France<br />
@<strong>Boxoffice</strong>_fr<br />
@boxofficefr<br />
<strong>Boxoffice</strong> <strong>Pro</strong> France<br />
N°ISSN : 2740-3335<br />
<strong>Boxoffice</strong> <strong>Pro</strong> est édité par THE BOXOFFICE COMPANY au capital de 2 075 620 euros, c/o<br />
Webedia 2 rue Paul Vaillant-Couturier CS60102 - 92532 LEVALLOIS PERRET CEDEX<br />
Tél 01 85 09 95 87 / E-mail redaction@boxoffice.com – Dépôt Légal à parution<br />
Directeur de la publication<br />
Julien Marcel / julien@boxoffice.com<br />
Rédactrice en chef Marion Delique / marion.delique@boxoffice.com<br />
Rédacteurs Aysegül Algan / aysegul.algan@boxoffice.com,<br />
Cécile Vargoz / cecile.vargoz@boxoffice.com,<br />
Tanguy Colon / tanguy.colon@boxoffice.com<br />
Base de données Films guillaume.martin@boxoffice.com<br />
Publicité / Base de données distributeurs<br />
Pauline Luigi / pauline.luigi@boxoffice.com<br />
Justine Deltombe / justine.deltombe@boxoffice.com<br />
Réalisation THE BOXOFFICE COMPANY,<br />
Maquette / Infographie Philippe Cosqueric / philippe.cosqueric@boxoffice.com<br />
Impression SOCOSPRINT IMPRIMEURS 36 route d’Archettes 88 000 Epinal<br />
<strong>Pro</strong>venance du papier : Espagne<br />
Taux de fibres recyclées : 0,28 %<br />
Eutrophisation : 0,02 kg/tonne<br />
6 <strong>N°400</strong> / 7 <strong>juillet</strong> <strong>2021</strong>
ACTUALITÉS<br />
“UN PETIT BIJOU DE FINESSE ET DE DRÔLERIE ” À VOIR À LIRE<br />
“AMOUR, SEXE, FANTAISIE... ON RIT BEAUCOUP ! ” LE POINT<br />
UN FILM DE CESC GAY<br />
Une comédie<br />
aliente<br />
k<br />
LE 11 AÔUT
EN COUVERTURE<br />
ACQUISITIONS<br />
CinéWest accélère son développement<br />
dans l’Est et le Sud<br />
Depuis le 22 juin, le réseau de Daniel Taillandier a repris l’exploitation de trois anciens multiplexes<br />
CinéAlpes, passés dans le giron du circuit au coq fin 2019. Il a, en outre, officialisé le rachat du Capitole<br />
Studios, dans le Vaucluse.<br />
©Le Cristal<br />
Le Cristal d'Aurillac<br />
CinéWest s’étend dans l’est de la France. Le circuit, parmi<br />
les vingt plus gros exploitants français en termes d’entrées,<br />
a officialisé le 22 juin l’acquisition de deux nouveaux<br />
cinémas, Le Ciné Mazarin – dix écrans et 1 816 sièges – de<br />
Nevers (Nièvre) et Le Cristal – sept salles et 1 073 places<br />
– d’Aurillac (Cantal), ainsi que la reprise de la délégation<br />
de service public de La Strada – cinq écrans et 846 fauteuils<br />
– de Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes). Ils sont exploités<br />
officiellement depuis le 23 juin, et programmés par Thibaut<br />
Martines, programmateur de CinéWest, depuis le 28. Cette<br />
opération renforce ainsi le réseau de 22 salles et près de<br />
940 000 entrées.<br />
Trois cinémas aux infrastructures récentes<br />
En août 2012, Le Ciné Mazarin déménage dans un écrin<br />
flambant neuf, situé dans les anciens entrepôts de la Sernam.<br />
Doté de dix salles et 1 816 places, le multiplexe nivernais<br />
succède à l’ancien site de huit écrans, qui n’en comptait<br />
que six lors de son ouverture en 1984. 8 M € auront été<br />
déboursés pour concrétiser ce projet conçu en 2009, avant<br />
la pose de la première pierre en juin 2011. Dans l’ancienne<br />
configuration, le cinéma attirait quelque 200 000 spectateurs.<br />
Avec le nouvel équipement, le groupe Davoine réalisait en<br />
moyenne 350 000 entrées annuelles.<br />
À Aurillac, c’est également un établissement récent qui<br />
entre dans le giron CinéWest. Le Cristal a ouvert en mars<br />
2015 en remplacement de l’historique – et très vétuste –<br />
cinéma Normandy, inauguré en 1945. De cinq salles, le<br />
nouvel équipement a fait passer la capacité à huit écrans<br />
et 1 220 fauteuils, et apporté son lot de confort, entre Dolby<br />
Atmos, climatisation, bornes automatiques et confiserie<br />
en libre service. Depuis sa mise en activité, le complexe<br />
oscille entre 200 000 et 225 000 entrées, loin des 300 000<br />
tickets un temps évoqués au moment de l’inauguration.<br />
Enfin, à Mouans-Sartoux, dans les Alpes-Maritimes, La<br />
Strada est à flot depuis le début du millénaire. Intégrées<br />
dans un pôle qui comprend aussi une médiathèque, les<br />
trois salles – 516 places – ont été exploitées en délégation<br />
de service public par CinéAlpes depuis l’ouverture en 2001.<br />
Rapidement, l’établissement s’est installé comme le trois<br />
écrans le plus performant de l’Hexagone avec 310 000<br />
entrées annuelles. En 2016, le complexe porte sa capacité<br />
à cinq salles et 836 fauteuils, faisant grimper sa fréquentation<br />
à quelque 350 000 spectateurs. Il devra dorénavant<br />
faire face à une belle concurrence avec l’ouverture du<br />
Cineum à Cannes, distant de 11 kilomètres [voir page 46].<br />
Trois sites en excellent état, donc, qui ne nécessiteront<br />
aucuns travaux à moyen terme.<br />
Cette opération suit une certaine logique chez Les Cinémas<br />
Pathé Gaumont, le principal exploitant français n’ayant<br />
jamais caché qu’il ne comptait pas conserver l’ensemble des<br />
établissements Ciné Alpes, rachetés en novembre 2019 [voir<br />
<strong>Boxoffice</strong> <strong>Pro</strong> n°376]. La concrétisation de ces transactions<br />
va permettre au réseau au coq de se concentrer sur ses projets<br />
en cours, comme la transformation complète du Gaumont<br />
Capucines, dans le centre de Paris, qui deviendra le Pathé<br />
Palace et accueillera également le siège de la société à horizon<br />
2024. Mais aussi le multiplexe lillois signé Buren qui doit<br />
ouvrir d’ici fin 2022, ainsi que le basculement de l’ensemble<br />
des sites Gaumont sous enseigne Pathé.<br />
8<br />
<strong>N°400</strong> / 7 <strong>juillet</strong> <strong>2021</strong>
Cap sur le Sud<br />
Pour CinéWest, cette transaction n’a pas été la seule à agiter<br />
la fin juin. Une semaine après l’accord avec Pathé Gaumont,<br />
le réseau a confirmé le rachat du Capitole Studios au Pontet,<br />
dans l’agglomération du Grand Avignon. « Le Groupe<br />
CinéWest a finalisé l’acquisition de la majorité des actions de<br />
la SAS Le Capitole auparavant détenues par la famille Aubert<br />
et René Kraus, ce dernier restant actionnaire et directeur<br />
général du cinéma », a expliqué le réseau par communiqué.<br />
L’établissement de onze salles et 2 300 fauteuils – 780 000<br />
entrées en 2019 – devient ainsi « le vaisseau amiral » de<br />
CinéWest : « Entre sa capacité et son emplacement, Le Capitole<br />
Studios n’était pas forcément dans mes objectifs de taille de<br />
ville. Mais c’est un site qui fonctionnait très bien avant la<br />
crise, avec un vrai savoir-faire, notamment sur l’animation.<br />
Et j’ai espoir que toutes ces compétences rejaillissent et profitent<br />
à mes autres cinémas », explique Daniel Taillandier. À l’instar<br />
du reste du réseau, c’est Thibaut Martines qui est chargé<br />
de la programmation du multiplexe.<br />
Cinélac<br />
Ploërmel<br />
Lido<br />
Royan<br />
Atlantic Ciné<br />
Saintes<br />
Les Toiles du Moun<br />
Saint-Pierre-du-Mont<br />
Galaxy<br />
Cognac<br />
Cristal<br />
Aurillac<br />
CinéMazarin<br />
Nevers<br />
Capitole Studios<br />
Le Pontet<br />
Cinéma Liberté<br />
Brignoles (2023)<br />
La Strada<br />
Mouans-Sartoux<br />
©CinéMazarin<br />
Le Ciné Mazarin de Nevers<br />
RÉSEAU CINÉWEST<br />
SITE VILLE SALLES FAUTEUILS ENTRÉES EN 2019<br />
Ciné Mazarin Nevers 10 1 816 346 907<br />
La Strada Mouans-Sartoux 5 846 366 232<br />
Le Cristal Aurillac 7 1 073 219 590<br />
Le Lido Royan 6 1 076 279 192<br />
L'Atlantic Ciné Saintes 8 1 220 392 856<br />
Les Toiles du Moun Saint-Pierre-du-Mont 4 299 80 253<br />
Le Cinélac Ploërmel 5 780 155 000<br />
Capitole Studios Le Pontet 11 2 300 780 667<br />
Le Galaxy Cognac 6 1 076 200 000*<br />
C’est en avril 2009 qu’ouvre le flambant neuf Capitole<br />
Studios, dans une zone commerciale du nord-est d’Avignon,<br />
sous l’impulsion de la famille Aubert et René Kraus. Pour<br />
ses premières années d’activité, le multiplexe compte neuf<br />
salles et 2 000 fauteuils, ainsi qu’un son à la pointe, le tout,<br />
dans un écrin très raffiné dans les tons bordeaux et gris<br />
doté d’un hall de 1 000 m 2 . En octobre 2012, l’établissement<br />
passe à onze écrans et avait l’ambition d’y ajouter deux<br />
salles supplémentaires, projet finalement rejeté par la CDACi<br />
en octobre 2017. Aujourd’hui, René Kraus s’avoue « heureux<br />
de cette nouvelle collaboration » avec CinéWest. « Avec l’équipe<br />
du Capitole, nous continuerons, avec enthousiasme, le travail<br />
que nous menons au quotidien. ». Pour sa part, si elle quitte<br />
Le Pontet, la famille Aubert reste très présente dans son<br />
sud historique via le Groupe Aubert, qui exploite toujours<br />
Le Rialto et Les Variétés à Nice, L’Olympia à Cannes, Le<br />
Prado et Le Chambord à Marseille.<br />
CUMUL 62 10 486 2 820 697**<br />
*Fréquentation visée par le cinéma ouvert au printemps 2020.<br />
**Entrées potentielles pour une année similaire à 2019.<br />
<strong>N°400</strong> / 7 <strong>juillet</strong> <strong>2021</strong><br />
9
EN COUVERTURE<br />
©Philippe Johan<br />
La Strada de Mouans-Sartoux<br />
CinéWest dans le top 10 des exploitants français<br />
« Je tends vers la taille optimale du réseau », indique Daniel Taillandier au sujet<br />
de ses nouvelles acquisitions. « Je vais conserver l’identité de ces cinémas. Puis,<br />
au fur et à mesure que leur standing et leur offre seront conformes au réseau, je<br />
pourrai y ajouter le sigle myCinéWest. » Ces deux opérations ont été conclues<br />
dans un délai relativement court, l’exploitant confirmant que les discussions<br />
ont démarré après le début de la crise. « J’ai une équipe de veille très active qui<br />
me permet d’être à l’affût des potentielles acquisitions et réactifs sur les opportunités.<br />
Il est aussi possible que la période ait poussé beaucoup de collègues à mettre le frein<br />
sur les investissements et donc à laisser plus de possibilités. » Pour le président de<br />
CinéWest, ces transactions témoignent de sa « croyance en le cinéma, qui plus<br />
est au regard de la reprise positive au niveau fréquentation malgré les conditions ».<br />
Il estime cependant qu’à l’avenir, le développement de son réseau va ralentir,<br />
« sans doute à un rythme plus raisonnable d’une ouverture de cinéma par an ».<br />
Parmi elles, le projet de Brignoles, validé par la CDACi du Var. Intégré au<br />
cœur du projet de réhabilitation du centre-ville, le futur Cinéma Liberté, six<br />
salles et 848 fauteuils, doit démarrer ses travaux début 2023.<br />
En attendant, avec ces deux transactions, Daniel Taillandier confirme sa position<br />
« intermédiaire entre les grands circuits et les plus petits réseaux », exploitant<br />
neuf sites à la faveur d’un développement éclair. Après l’ouverture de son<br />
premier cinéma, L’Atlantic Ciné à Saintes en mai 2006, CinéWest a, en trois<br />
ans, changé de dimension. À l’été 2018, il a racheté Les Toiles du Moun de<br />
Saint-Pierre-du-Mont et Le Royal de Mont-de-Marsan, établissement qu’il a<br />
dû fermer en mai <strong>2021</strong> et dont le transfert d’activité vers Les Toiles du Moun<br />
est bloqué pour raisons administratives. En mars 2019, Le Lido de Royan et<br />
les cinémas de Cognac à Franck Gagneux. En mars 2020, il ouvre Le Galaxy<br />
de Châteaubernard en remplacement des cinémas de Cognac, puis, en octobre,<br />
il s’empare du Cinélac de Ploërmel, première incursion en Bretagne. Daniel<br />
Taillandier est dorénavant aux manettes de 62 salles et plus de 10 000 fauteuils,<br />
pour un potentiel de 2,8 millions d’entrées. De quoi lui ouvrir les portes du<br />
top 10 des groupes français<br />
©Capitole Studios<br />
Le Capitole Studios du Pontet<br />
10<br />
<strong>N°400</strong> / 7 <strong>juillet</strong> <strong>2021</strong>
BOSHRA FILM présente<br />
FESTIVAL DE VENISE<br />
SÉLECTION OFFICIELLE<br />
SECTION ORIZZONTI<br />
GRAND PRIX<br />
Ce polar mène le genre<br />
vers de nouveaux sommets<br />
VARIETY<br />
French Connection à Téhéran :<br />
un choc<br />
TÉLÉRAMA<br />
UN FILM ÉCRIT ET RÉALISÉ PAR SAEED ROUSTAEE<br />
© 2019 BOSHRA FILM. TOUS DROITS RÉSERVÉS.<br />
LE 28 JUILLET
INTERNATIONAL<br />
UNIC MINI CINEMA DAY<br />
La French touch de la reprise<br />
Sa capacité à ouvrir ses salles d’un seul bloc, son offre de films, ses résultats de fréquentation, les soutiens de l’État… La France affiche<br />
une nouvelle fois son exception, scrutée avec attention et envie par ses voisins, notamment italiens et allemands.<br />
Le 23 juin, le rendez-vous en ligne de l’Union Internationale<br />
des Cinémas, en collaboration avec The <strong>Boxoffice</strong> Company,<br />
a permis de faire un tour d’horizon des réouvertures à<br />
travers le monde, parmi lesquelles celle, « parfaitement<br />
coordonnée », du parc français suscite autant d'admiration<br />
que de réassurance.<br />
salles, notamment avec la perspective des titres majeurs,<br />
dont italiens, attendus pour <strong>juillet</strong> et août. Pour ce faire,<br />
un spot a été lancé (avec la voix off de Monica Bellucci)<br />
lors de la cérémonie des Donatello en mai, et sera, sous<br />
peu, suivi d’une nouvelle vidéo rassemblant un grand<br />
nombre de réalisateurs et de stars italiennes. Une initiative<br />
inscrite dans celle, plus large, de la campagne #soloalcinema<br />
qui bénéficie du soutien, comme en France, des médias<br />
nationaux. Enfin, « après des mois d’expérimentations diverses,<br />
beaucoup de discussions sont en cours sur la chronologie des<br />
médias en Italie », rappelle Mario Mazzetti. « Il nous sera<br />
difficile de revenir au modèle pré-pandémique, mais nous<br />
savons aussi que le désir pour le cinéma en salle est fort et<br />
devons tout faire pour l’encourager. »<br />
HOLLYWOOD<br />
YEAR ZERO ?<br />
Pour conclure ce Mini Cinema Day, Julien Marcel,<br />
CEO de The <strong>Boxoffice</strong> Company [et directeur de<br />
publication de <strong>Boxoffice</strong> <strong>Pro</strong>] a partagé ses<br />
réflexions sur l’impact de la crise et ses effets<br />
sur l’avenir du secteur. Du basculement du<br />
modèle mondialisé à la remise en cause des<br />
fenêtres d’exploitation, en passant par le développement<br />
de la VàD et de la VOD des salles...<br />
Un teaser en somme, car un livre est en préparation.<br />
À suivre…<br />
« Nous avons commencé nos préparatifs dès la mi-mars, avant<br />
même d’avoir une date de reprise », a relaté Marc-Olivier<br />
Sebbag face aux professionnels de tous horizons. Après une<br />
première semaine « qui a dépassé nos attentes », le délégué<br />
général de la FNCF a souligné la bonne tenue de la fréquentation<br />
sur les suivantes – à hauteur de 45 % d’une semaine<br />
classique sur la période de de jauge à 35 % et couvre-feu à<br />
21h, puis à 75 % lors du passage à 65 % de jauge et du<br />
couvre-feu à 23h – « et ceci malgré une météo chaude et l’Euro<br />
de foot. Certes nous ne sommes toujours pas dans une situation<br />
économique normale, mais les perspectives sont très bonnes », a<br />
conclu le responsable de la Fédération française en rappelant<br />
les rendez-vous majeurs de la Fête du Cinéma, du retour à<br />
pleine jauge et du Festival de Cannes.<br />
Enthousiasme beaucoup plus contenu du côté de Mario<br />
Mazzetti, directeur de l’ANEC, l’association des cinémas<br />
italiens, qui a fait état de la réouverture saccadée du parc<br />
transalpin. En effet, le 26 avril dernier, vu une faible offre<br />
de films essentiellement composée de cinéma d'auteur, ce<br />
sont surtout les cinémas des grandes villes qui ont repris<br />
leurs activités. « Avec l’arrivée des blockbusters et la réouverture<br />
des multiplexes depuis mi-mai, la fréquentation se renforce<br />
de semaine en semaine, mais nous sommes toujours loin de<br />
nos chiffres habituels », note le dirigeant de l’ANEC en<br />
rappelant l’enjeu de la communication sur le retour en<br />
Concernant l’Allemagne où les cinémas sont fermés depuis<br />
le 2 novembre 2020, Christine Berg, présidente de l’association<br />
HDF Kino qui regroupe 3 267 écrans, a décrit la<br />
complexité d’une reprise d’activité graduelle et des protocoles<br />
sanitaires différenciés par Länder, « des limitations de jauge<br />
aux normes de filtres à air à utiliser pour la ventilation des<br />
salles ! Nous comprenons les mesures pour garantir la sécurité<br />
sanitaire des spectateurs, mais les salles ont aussi besoin de pouvoir<br />
garantir leur sécurité économique... ». De fait, en l'absence<br />
d’une date de réouverture unique au niveau fédéral, les filières<br />
exploitation et distribution se sont concertées et ont fixé<br />
d’un commun accord la date de reprise au 1er <strong>juillet</strong> (avec<br />
une campagne promotionnelle lancée le 16 juin), et espèrent<br />
pouvoir au plus vite partager leurs bonnes nouvelles avec les<br />
homologues étrangers !<br />
12 <strong>N°400</strong> / 7 <strong>juillet</strong> <strong>2021</strong>
TF1 Studio présente<br />
une production Bonne Pioche Cinéma, TF1 Studio et M6 Films<br />
Julie<br />
Gayet<br />
Thierry<br />
Neuvic<br />
Julie<br />
Depardieu<br />
Après<br />
Chantal<br />
Ladesou<br />
Lucien<br />
Jean-Baptiste<br />
Patrick<br />
Chesnais<br />
Claudia<br />
Tagbo<br />
Un film de<br />
Gabriel Julien-Laferrière<br />
Philippe<br />
Katerine<br />
Arié<br />
Elmaleh<br />
Nino<br />
Kirtadzé<br />
TF1 Studio présente<br />
une production Bonne Pioche Cinéma, TF1 Studio et M6 Films<br />
Un film de<br />
Gabriel Julien-Laferrière<br />
Violette Guillon Chann Aglat Sadio Diallo Teïlo Azaïs Luna Aglat Benjamin Douba Paris Lilian Dugois<br />
produit par YVES DARONDEAU EMMANUEL PRIOU coproduit par NATHALIE TOULZA MADAR et MIKAËL GOVCIYAN pour TF1 STUDIO scénario original GABRIEL JULIEN-LAFERRIÈRE et SÉBASTIEN MOUNIER musique Violette originale DA SILVA Guillon et FRÉDÉRIC FORTUNY Chann image CYRILL Aglat RENAUD Sadio Diallo Teïlo Azaïs Luna Aglat Benjamin Douba Paris Lilian Dugois<br />
son GRÉGORY LANNOY OLIVIER MORTIER ROLAND VOGLAIRE ÉRIC CHEVALLIER décors ALAIN VEISSIER costumes NOÉMIE VEISSIER montage THOMAS BÉARD une production BONNE PIOCHE CINEMA et TF1 STUDIO en coproduction avec M6 FILMS REZO PRODUCTIONS UMEDIA en association avec UFUND<br />
produit par YVES DARONDEAU EMMANUEL PRIOU coproduit par NATHALIE TOULZA MADAR et MIKAËL GOVCIYAN pour TF1 STUDIO scénario original GABRIEL JULIEN-LAFERRIÈRE et SÉBASTIEN MOUNIER musique originale DA SILVA et FRÉDÉRIC FORTUNY image CYRILL RENAUD<br />
avec la participation de OCS CINÉ+ M6 W9 6TER avec le soutien du TAX SHELTER DU GOUVERNEMENT FÉDÉRAL DE BELGIQUE et avec le soutien du CENTRE DU CINÉMA ET DE L’IMAGE ANIMÉE son GRÉGORY LANNOY OLIVIER MORTIER ROLAND VOGLAIRE ÉRIC CHEVALLIER décors ALAIN VEISSIER costumes NOÉMIE VEISSIER montage THOMAS BÉARD une production BONNE PIOCHE CINEMA et TF1 STUDIO en coproduction avec M6 FILMS REZO PRODUCTIONS UMEDIA en association avec UFUND<br />
distribution salles france UGC pour TF1 STUDIO ventes internationales TF1 STUDIO<br />
avec la participation de OCS CINÉ+ M6 W9 6TER avec le soutien du TAX SHELTER DU GOUVERNEMENT FÉDÉRAL DE BELGIQUE et avec le soutien du CENTRE DU CINÉMA ET DE L’IMAGE ANIMÉE<br />
© BONNE PIOCHE CINEMA - TF1 STUDIO - M6 FILMS - REZO PRODUCTIONS - <strong>2021</strong><br />
distribution salles france UGC pour TF1 STUDIO ventes internationales TF1 STUDIO<br />
© BONNE PIOCHE CINEMA - TF1 STUDIO - M6 FILMS - REZO PRODUCTIONS - <strong>2021</strong><br />
Julie<br />
Gayet<br />
Thierry<br />
Neuvic<br />
Julie<br />
Depardieu<br />
Après<br />
Photo : Jean-Claude Lother<br />
Chantal<br />
Ladesou<br />
Lucien<br />
Jean-Baptiste<br />
Patrick<br />
Chesnais<br />
Claudia<br />
Tagbo<br />
Philippe<br />
Katerine<br />
Elle cherchait l’amour,<br />
les enfants n’ont trouvé que lui...<br />
Arié<br />
Elmaleh<br />
Nino<br />
Kirtadzé<br />
Photo : Jean-Claude Lother<br />
Photo : Jean-Claude Lother<br />
Elle cherchait l’amour,<br />
les enfants n’ont trouvé que lui...
©Maurice Haas/Zurich Film Festival<br />
14<br />
<strong>N°400</strong> / 7 <strong>juillet</strong> <strong>2021</strong>
MAROCANNES<br />
Être en Compétition<br />
à Cannes, c’est un<br />
immense bonheur<br />
et une grande fierté,<br />
pour l’équipe du film<br />
et le Maroc entier.<br />
NABIL AYOUCH<br />
Le cinéaste franco-marocain,<br />
qui accède pour la première<br />
fois à la Compétition cannoise,<br />
profite de l’estrade pour mettre<br />
en lumière la jeunesse… et les<br />
salles de cinéma de son pays.
MAROCANNES<br />
©Virginie Surdej-Amine Messadi<br />
Haut et fort, distribué par Ad Vitam, est attendu dans les salles françaises courant novembre 2020.<br />
*sans compter Adam de Maryam Touzani,<br />
sélectionné à Un certain regard 2019 dont<br />
Nabil Ayouch était producteur.<br />
**Du nom du second long métrage du<br />
réalisateur et inspiré de la MJC de Sarcelles<br />
qui l’a guidé dans sa jeunesse en France, la<br />
fondation Ali Zaoua gère quatre autres<br />
centres culturels à Tanger, Fez, Agadir et<br />
bientôt à Marrakech, « avec l’idée de créer une<br />
zone franche où les jeunes apprennent à<br />
regarder le monde à travers les arts ».<br />
Après Un certain regard (Les Chevaux de Dieu en 2012) et<br />
la Quinzaine des réalisateurs (Much Loved, en 2017)*, Nabil<br />
Ayouch foulera pour la première fois le tapis rouge du<br />
Grand auditorium Louis Lumière. « Un bonheur » d’autant<br />
plus « immense » que le cinéaste le partage avec l’équipe<br />
d’un film porté par des jeunes, « même s’ils en mesurent moins<br />
l’importance », et avec un pays entier qui célèbre ainsi sa<br />
toute première sélection en compétition. Le tout, justement<br />
avec un film qui « parle de la jeunesse marocaine, (...) de son<br />
appétit de vivre, d'écrire, de faire de la musique et du rap »,<br />
détaillait Thierry Frémaux pour présenter Haut et fort, « qui<br />
dit quelque chose qui n’a jamais été dit sur la Maghreb et le<br />
Maroc », à l’annonce de sa sélection début juin.<br />
Il aura fallu dès le début de la patience pour mener à bien<br />
ce neuvième projet de long métrage, avec la participation<br />
des jeunes du centre culturel « Les étoiles de Sidi Moumen »,<br />
créé en 2014 par la fondation Ali Zaoua du cinéaste**. Le<br />
tournage, commencé en novembre 2017 dans la foulée de<br />
Razzia, s’est étalé sur pas moins de trois années et demie,<br />
avec « le luxe formidable de pouvoir travailler à cheval entre<br />
prises de vues et montage, et de voir la transformation de ces<br />
jeunes de 17-18 ans d’une année sur l’autre », nous confie<br />
Nabil Ayouch. Le film est terminé en 2019 mais rattrapé,<br />
comme tous, par la crise du Covid, alors que le cinéaste et<br />
Ad Vitam, son distributeur français, pensaient candidater<br />
pour Cannes 2020. « J’ai beaucoup hésité. Mais ce que raconte<br />
le film, son énergie, son côté positif méritaient un autre<br />
momentum. » Nabil Ayouch décide donc d’attendre et en<br />
profite pour remonter son film qui, de fait, se renforce d’un<br />
écho tout particulier en <strong>2021</strong>. À la fois musical, social et<br />
politique, Haut et fort porte « des sujets qui traversent allègrement<br />
les frontières », note le réalisateur. « Les problèmes<br />
que posent et se posent la jeunesse trouvent un écho particulier<br />
dans ce qui s’est passé partout dans le monde depuis un an,<br />
avec son lot de questions fondamentales dans le débat public. »<br />
Haut et fort (Casablanca Beats de son titre international),<br />
qui parlera donc à différents publics – à celui, plus « classique<br />
», de cinéma d’auteur mais aussi à un public plus<br />
jeune –, est attendu dans les salles françaises courant<br />
novembre prochain, avec une sortie concomitante dans<br />
son pays d’origine. Or, outre les problèmes de censure dont<br />
il a déjà pu faire les frais – son Much Loved est toujours<br />
interdit au Maroc – Nabil Ayouch est conscient de la<br />
difficulté à faire exister un film sur la petite quarantaine<br />
de grands écrans que compte son pays. De plus, les salles<br />
marocaines ont connu l’une des plus longues périodes de<br />
fermeture du monde [voir ci-contre], mais ont aussi pu<br />
compter sur le soutien, entre autres, de Nabil Ayouch qui<br />
a énormément milité pour leur réouverture dans les médias.<br />
« La fermeture de 15 mois continus a été une énorme injustice<br />
pour nos cinémas qui, aujourd’hui, sortent de coma ; et ce n’est<br />
pas la fin de leurs difficultés, ils doivent être accompagnés par<br />
16 <strong>N°400</strong> / 7 <strong>juillet</strong> <strong>2021</strong>
Les problèmes que<br />
posent et se posent<br />
la jeunesse trouvent<br />
un écho particulier<br />
dans ce qui s’est<br />
passé dans le monde<br />
depuis un an.<br />
L’HEURE DE<br />
LA RÉOUVERTURE<br />
Les 27 cinémas du royaume ont appris, la veille pour le<br />
lendemain, qu’ils pouvaient enfin rouvrir à partir du 1 er juin<br />
<strong>2021</strong>… alors qu’ils étaient à l’arrêt depuis mars 2020 ! Une très<br />
longue fermeture émaillée d’appels et de lettres ouvertes de<br />
la part des exploitants, qui ont particulièrement souffert du<br />
manque de considération des autorités publiques.<br />
« Au Maroc, nous réalisons même pas un centième des entrées de la France,<br />
pour une population de plus de 36 millions d'habitants [à peine plus d’un<br />
million de spectateurs en 2019, ndlr. ]. Les enjeux pour l’État, qui n’est pas<br />
rentré dans le détail, ne sont pas comparables avec ceux d’autres secteurs comme<br />
celui du tourisme », explique Pierre-François Bernet, dont le CinéAtlas de<br />
Rabat a repris les séances depuis le 5 juin, en relevant tous les défis passés<br />
et en préparant ceux à venir. Le petit parc cinématographique marocain,<br />
qui a donc eu tant de mal à se faire entendre, est, en outre, un marché ultra<br />
concentré, entre Megarama qui en représente 70 %, CinéAtlas 10 % et<br />
Imax (implanté dans le Morocco Mall de Casa, pour l’heure le plus grand<br />
centre commercial d’Afrique) 5 %.<br />
©CinéAtlas<br />
les pouvoirs publics », estime le réalisateur en se référant en<br />
particulier aux problématiques des mono écrans historiques<br />
de centre-ville à Casablanca et Tanger, « qui avaient déjà<br />
du mal à fidéliser leur public, mais qui continuent de jouer<br />
leur rôle dans la vie de la cité ».<br />
Aujourd’hui, à leurs difficultés d’avant se sont rajoutées la<br />
peur de la population de se rendre en salles, alimentée par<br />
le discours ambiant, et une réouverture qui a lieu à « une<br />
très mauvaise période pour le cinéma, où il fait chaud et où<br />
tout le monde préfère la plage », s’inquiète le cinéaste. « On<br />
ressent dans ce contexte la réserve des exploitants, prévenus de<br />
la réouverture à la dernière minute, à programmer des films<br />
à fort potentiel et prendre le risque de les sacrifier. D’où leur<br />
préférence à projeter des films plus anciens, histoire de remettre<br />
en marche une machine qui va être, contrairement à la dynamique<br />
observée en France, difficile à relancer. »<br />
Face à l’opportunité d’une reprise de salle qui s’est présentée<br />
il y a quelques mois à peine, Nabil Ayouch, qui sait que<br />
« l’exploitation est un métier à part entière », a préféré « rester<br />
à [sa] place et continuer à se dédier complètement à [ses] films ».<br />
Et porter « haut et fort » les couleurs du cinéma marocain<br />
à Cannes, avec tout l’impact positif que l’on souhaite pour<br />
la fréquentation des salles du royaume<br />
L'équipe du CinéAtlas Rabat Colisée était prête pour la réouverrure du 5 juin.<br />
Mais qui dit petit parc dit aussi grand potentiel de développement,<br />
a fortiori sur ce continent africain de toutes les promesses. Alors que<br />
Pathé poursuit son projet à Casablanca, CinéAtlas ambitionne toujours<br />
de devenir le premier réseau de complexes premium du pays. À ses trois<br />
projets déjà en cours (à Casa et à El Jadida) ou en instance de début de<br />
travaux (la réhabilitation du Mauritania à Tanger) [voir <strong>Boxoffice</strong> <strong>Pro</strong><br />
n°393 du 23 septembre 2020], Pierre-François Benet vient de rajouter<br />
celui d’un multiplexe de sept salles sur la corniche de Rabat. « Ma<br />
logique est d’aller le plus vite possible », explique l’entrepreneur qui avance<br />
avec ses fonds propres et estime que « le public marocain est restreint par<br />
le manque d’écrans ». En attendant, l’exploitation existante mise sur une<br />
levée de la limitation à 50 % de jauge et du couvre-feu de 23h pour<br />
début <strong>juillet</strong>. « Les films forts arrivent les uns après les autres, et les salles<br />
ont toujours un lien fort avec leur public. » Reste que les Marocains ne<br />
sont pas seulement en manque de cinéma mais de… cinémas.<br />
<strong>N°400</strong> / 7 <strong>juillet</strong> <strong>2021</strong><br />
17
GRÉGORY<br />
GADEBOIS<br />
NORD-OUEST ET SND GROUPE M6 PRÉSENTENT<br />
L’autre révolution de 1789 :<br />
ils vont créer le premier restaurant.<br />
ISABELLE<br />
CARRÉ<br />
© 2020 NORD-OUEST FILMS – SND GROUPE M6 – FRANCE 3 CINÉMA – AUVERGNE-RHÔNE-ALPES CINÉMA – ARTÉMIS PRODUCTIONS.<br />
BENJAMIN<br />
LAVERNHE<br />
DE LA COMÉDIE-FRANÇAISE<br />
UN FILM DE<br />
ÉRIC BESNARD<br />
AU CINÉMA LE 8 SEPTEMBRE<br />
GUILLAUME<br />
DE TONQUÉDEC<br />
Photo : Jérôme Prébois • Création : Laurent Pons / TROÏKA © 2020 NOF.
« Un film savoureux,<br />
à déguster avec gourmandise »<br />
RTL<br />
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LES DIMANCHES 29 AOÛT ET/OU 5 SEPTEMBRE À 16H ET/OU 18H<br />
ET/OU LES MARDIS 31 AOÛT ET/OU 7 SEPTEMBRE À 18H ET/OU 20H<br />
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Renseignements et inscriptions : rsvp@snd-films.fr
L'ÉMISSION<br />
La premiumisation est une erreur,<br />
le cinéma doit avant tout rester<br />
un art populaire et accessible.<br />
NATHANAËL KARMITZ<br />
Curiosity, Institut, Paradiso et tarifs réduits pour les<br />
jeunes : de sa plateforme de streaming à son hôtelcinéma,<br />
le président du directoire de MK2, invité de<br />
L’Émission <strong>Boxoffice</strong> <strong>Pro</strong> du 24 juin, met en avant les<br />
innovations de son groupe tout en se disant contre<br />
une premiumisation des salles.<br />
©Yann Vidal pour <strong>Boxoffice</strong> <strong>Pro</strong><br />
20 <strong>N°400</strong> / 7 <strong>juillet</strong> <strong>2021</strong>
De l’Histoire au laboratoire<br />
« Notre groupe est en mouvement permanent depuis 1974,<br />
pour faire bouger les lignes et le marché, aller là où on ne<br />
l’attend pas. MK2, c’est d'abord un catalogue de 800 films<br />
de patrimoine, de Chaplin à Kieslowski et de Truffaut à<br />
Kiarostami, des salles art et essai mais qui savent être aussi,<br />
comme le MK2 Bibliothèque, leader sur les films américains.<br />
Et tout en poursuivant la production et les ventes internationales<br />
– avec sept films cette année à Cannes, le groupe<br />
est aussi un laboratoire, regardé et souvent suivi pour ses<br />
innovations.<br />
Ainsi MK2 Curiosity a été, lors du premier confinement,<br />
l’un des premiers service de AVOD – gratuit et financé par<br />
la publicité –, un anti-Netflix qui propose cinq programmes<br />
hebdomadaires de bizarreries et curiosités, accessibles ensuite<br />
en location à la demande. Un franc succès, qui réunit près<br />
de 70 000 personnes chaque semaine et sera pérennisé<br />
au-delà de la crise. Car c’est un travail complémentaire à<br />
celui que l’on fait en salle. L’opposition entre Netflix et la<br />
salle de cinéma est une création médiatique, alimentée par<br />
les affirmations des patrons de la plateforme aux Etats-Unis,<br />
où l’exposition des films en salles n’est pas la même qu’en<br />
France.<br />
Autre façon de réaffirmer la quête d’altérité du cinéma :<br />
MK2 Institut, lancé en septembre 2020, pour près de 500<br />
conférences dans nos cinémas chaque année. De grands<br />
penseurs viennent débattre de grands sujets de société, ce<br />
qui est aussi une façon d’utiliser la salle pour ce qu’elle est :<br />
un lieu accessible au centre de la ville-village, un lieu de<br />
transmission où l’on peut ouvrir les esprits. Dans un monde<br />
dominé par les tweets et de la pensée en 144 caractères, la<br />
salle est l’endroit où l’on peut prendre le temps de la<br />
réflexion. L’année prochaine, MK2 Institut sera disponible<br />
en digital pour des salles en province.<br />
Le modèle français pour l’Europe, et pour le monde<br />
Notre modèle unique nous est encore plus envié après la<br />
crise sanitaire. Vue d’Espagne, où MK2 est implanté jusqu’en<br />
Andalousie, la reprise française confirme un des enseignements<br />
de cette crise : le cinéma est un métier d’offre et en<br />
France, nous avons des films qui font revenir le public. Par<br />
ailleurs, il n’y a eu quasiment aucune aide publique pour<br />
les salles en Espagne, où de nombreux exploitants sont<br />
aujourd’hui étranglés financièrement.<br />
Mais au-delà de la crise actuelle, beaucoup de pays ne<br />
considèrent pas le cinéma comme de la culture mais seulement<br />
comme de l'entertainment. En France, notre système<br />
administratif est performant mais manque aujourd’hui<br />
d’une vraie direction politique. Nous devons défendre notre<br />
spécificité au niveau de l’Europe, où l’on a laissé trop de<br />
part de marché au cinéma américain. La présidence française<br />
de l’Union européenne [à compter du 1er janvier 2022,<br />
ndlr.] est l’occasion de réaffirmer l'enjeu de la Culture et<br />
de l’exportation du CNC. On sait par exemple que l’essor<br />
du cinéma en Corée du Sud vient de la période où notre<br />
CNC y a été copié, même si cela a été mis à mal par certains<br />
accords de l’OMC. Le marché américain, lui, est historiquement,<br />
très fermé à toute production internationale. Or<br />
on a vu que des films comme Parasite ou Portrait de la jeune<br />
fille y ont fait des percées remarquables. L'intérêt des publics<br />
et des distributeurs va se renforcer et l’Europe et la France<br />
ont toute leur carte à jouer.<br />
La voie de la premiumisation est une erreur<br />
« MK2 est à contre-courant de la tendance mondiale de la<br />
premiumisation. Pour se différencier de l’offre à domicile,<br />
le cinéma doit d’abord être au cœur de la cité et retrouver<br />
sa dimension d’art populaire. Nous avons par exemple<br />
généralisé notre tarif à 4,90 € pour les moins de 26 ans.<br />
Après avoir vu des étudiants faire la queue pour manger<br />
pendant le confinement, on ne peut dire que les formats<br />
premium, qui entraînent une augmentation du prix du<br />
billet, est la seule voie pour notre secteur ! Les cinémas<br />
MK2 vont aussi continuer à ouvrir à 8h du matin, ce qui<br />
permet de proposer 8 séances pour un film. Ces séances<br />
matinales s’inscrivent dans une nouvelle manière de vivre<br />
la ville et dans un mouvement contraire à certains de nos<br />
concurrents : pas de théâtralisation mais des cinémas accessibles<br />
à tout moment, pour des spectateurs jeunes et<br />
récurrents.<br />
Certes, les salles doivent être en capacité de poursuivre leur<br />
montée en gamme. Mais un bon projecteur laser, du son<br />
et de bons fauteuils sont suffisants. La voie de la premiumisation<br />
vient de pays où l’offre de films est moins variée ;<br />
or les gens se déplacent avant tout pour un film, et pas<br />
pour une salle. Chez MK2 nous sommes les promoteurs<br />
de nos contenus et d’une vision du monde. Nous refusons<br />
de devenir des restaurants avec des écrans devant les tables :<br />
notre métier c’est de montrer des films, pas de faire<br />
des burgers.<br />
Notre cinéma-hôtel est un autre concept. Pas celui de<br />
l’évolution des salles en général, mais d’un complexe en<br />
particulier, le MK2 Nation (Paris 12 e ), que l’on a rénové<br />
pour passer de quatre à six salles, mais aussi 36 chambres<br />
au-dessus, avec chacune un écran de trois mètres, de la<br />
PlayStation, du karaoké et plus de 2 000 DVD. Sans oublier<br />
deux suites - administrativement les salles 7 et 8 du cinéma<br />
- où l’on peut voir en exclusivité les films diffusés au MK2<br />
Nation. L’Hôtel Paradiso est une manière de placer le<br />
cinéma au centre de la vie, en l’accompagnant d’expériences<br />
gastronomiques, un modèle que nous allons décliner en<br />
province et à l’étranger.<br />
L’hôtel tire son nom de l’événement Paradiso, en plein air<br />
dans la cour du Louvre. Une grande manifestation gratuite,<br />
qui a vocation à faire du cinéma une fête... en plus de la<br />
Fête du cinéma. Les dates avaient été calées bien en amont<br />
et ne devaient, au départ, pas coïncider.<br />
De futurs cinémas, de Strasbourg à Nouméa<br />
L’idée pour MK2 de développer un axe est-ouest comme un<br />
axe nord-sud avec l’Espagne est importante, comme celle de<br />
s'installer dans la capitale européenne. Notre implantation à<br />
Strasbourg-Schiltigheim est aussi une façon d’innover, en<br />
s’associant avec un indépendant, Stéphane Libs et les Star,<br />
plutôt que d’être en concurrence. Les travaux vont démarrer<br />
ces prochains jours, pour une ouverture début 2023. Avant<br />
cela, MK2 ouvrira un multiplexe en Nouvelle-Calédonie, à<br />
Dumbéa dans l’agglo de Nouméa, en novembre <strong>2021</strong>.<br />
Quant aux projets parisiens, celui d’Ordener dans le 18 e<br />
arrondissement est pour l’horizon 2027, et celui du George<br />
V sur les Champs Elysées, porté par Groupama en pleine<br />
turpitude, est désormais est en stand-by. »<br />
L’Emission<br />
<strong>Boxoffice</strong> <strong>Pro</strong>,<br />
le rendez-vous vidéo de la<br />
rédaction et de ses invités,<br />
consacré à l'actualité du secteur<br />
cinéma, est à retrouver<br />
en direct sur YouTube<br />
un jeudi sur deux à 12h,<br />
et en replay sur notre chaîne<br />
<strong>Boxoffice</strong><strong>Pro</strong>France.<br />
<strong>Pro</strong>chains rendez-vous :<br />
le 8 <strong>juillet</strong> et le 22 <strong>juillet</strong>.<br />
<strong>N°400</strong> / 7 <strong>juillet</strong> <strong>2021</strong><br />
21
SND PRÉSENTE<br />
NE LA TRAITEZ<br />
PAS DE<br />
PRINCESSE !<br />
© TAT productions, SND-Groupe M6, France 3 Cinéma / <strong>2021</strong><br />
UN FILM DE JULIEN FOURNET<br />
AU CINÉMA LE 11 AOÛT
LE FILM D’ANIMATION<br />
DE L’ÉTÉ !<br />
PAR LES CRÉATEURS DES<br />
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LES DIMANCHE 8 ET/OU LUNDI 9 ET/OU MARDI 10 AOÛT<br />
HORAIRE AU CHOIX ENTRE 11H ET 20H<br />
Sous réserve de la sortie nationale du film dans votre salle<br />
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DISTRIBUTION<br />
WILD BUNCH<br />
Au-delà des frontières et des formats<br />
Après ses deux seuls titres en <strong>juillet</strong> 2020 dans les salles françaises (Lucky Strike et The Vigil), la société fait un retour remarqué et remarquable<br />
dans le calendrier hexagonal <strong>2021</strong>. L’occasion de revenir, au-delà de son line-up salles, sur l’ensemble des activités du seul groupe<br />
indépendant, à ce jour, présent dans quatre marchés européens majeurs.<br />
Si les exploitants connaissent bien le bien nommé Wild<br />
Bunch Distribution, qui gère les sorties en salles françaises,<br />
« notre cœur de métier est la distribution au sens large », précise<br />
Louise de Monjour, directrice de la communication du<br />
groupe*. Soit « d'exposer les films au plus large public quel que<br />
soit le support – salles, TV, vidéo, VOD, SVOD ». Et tout ceci<br />
non seulement en France, mais aussi en Allemagne – où il<br />
est coté en bourse –, en Espagne et en Italie, avec des activités<br />
englobant la coproduction, les acquisitions et les ventes<br />
internationales de films et de séries. « Certes la sortie salle<br />
reste une vitrine, mais tous nos films n’y sont pas destinés »,<br />
rappelle la responsable en pointant la partie immergée de<br />
l’iceberg Wild Bunch.<br />
Ainsi dans l’Hexagone, la société regroupe Elle Driver pour<br />
les ventes internationales, le label Wild Bunch TV pour la<br />
production et la distribution de séries internationales (qui<br />
vient de lancer une nouvelle offre AVOD financé par la<br />
publicité), le label Wild Side pour la vidéo physique et les<br />
ventes digitales, mais aussi les services VOD et SVOD de<br />
FilmoTV.<br />
©Wild Bunch/Vértigo Films<br />
En Espagne, la branche distribution salle de Wild Bunch, désormais aussi active en production, a signé Kiki, el amor se hace<br />
de Paco León, succès local de 2016.<br />
*À ne plus confondre avec la société de<br />
production et de ventes internationales Wild<br />
Bunch International de Vincent Maraval,<br />
désormais filialisée, donc économiquement<br />
et opérationnellement autonome, bien que<br />
les deux structures collaborent<br />
souvent ensemble.<br />
**Pour rappel, Wild Bunch est devenu,<br />
depuis septembre 2020, distributeur salles,<br />
vidéo et TV en France de 21 longs métrages<br />
du studio Ghibli, suite à la fin d’accord liant ce<br />
dernier à Disney France.<br />
Worldwide Wild Bunch<br />
Il faut se souvenir qu’en 2014, soit bien avant la période<br />
Covid, le groupe avait lancé Welcome to New York d’Abel<br />
Ferrara en “e-cinéma”, en marge du Festival de Cannes. Si<br />
le concept de sortie directe en VOD n’est alors pas tout à<br />
fait nouveau, « les efforts marketings déployés, peuvent être<br />
équivalents à une sortie salle » le sont, « pour un film en lequel<br />
on croit ». Depuis, Wild Bunch a accéléré ses initiatives<br />
e-cinéma et collabore aussi avec les plateformes comme<br />
Amazon ou Netflix, auquel il a cédé, dans le contexte<br />
pandémique, Madame Claude de Sylvie Verheyde, initialement<br />
prévu pour les salles.<br />
Outre-Rhin, Wild Bunch Germany a, entre autres, distribué<br />
La Leçon d'allemand, adapté d’un classique de la littérature<br />
germanophone (et que Wild Bunch Distribution datera<br />
prochainement en France), tandis que le label Senator Film<br />
<strong>Pro</strong>duktion opère dans le domaine de la production de films<br />
et de séries. Côté Espagne, Vértigo Films, en charge de la<br />
distribution salles, s’est récemment mis à la production,<br />
réalisant au passage le gros carton de 2016, la comédie<br />
“érotico-festive” Kiki, el amor se hace. Enfin, en Italie, Wild<br />
Bunch a renforcé son historique Bim Distribuzione – qui<br />
a récemment sorti The Father de Florian Zeller – de Bim<br />
<strong>Pro</strong>duzione, laquelle a cédé les droits de sa série à succès<br />
Nudes à.... Wild Bunch TV en France.<br />
Comme quoi, le catalogue total de 2 500 titres dont dispose<br />
Wild Bunch offre des possibilités de collaborations infinies.<br />
Mais si les entités de distribution salles procèdent souvent<br />
à des acquisitions communes, « chacune garde sa ligne éditoriale<br />
; le principe d'avoir des structures locales est de pouvoir<br />
s’adapter à chaque marché et à chaque public, qui n’a pas<br />
forcément les mêmes goûts », note Louise de Monjour.<br />
24<br />
<strong>N°400</strong> / 7 <strong>juillet</strong> <strong>2021</strong>
Daté le 28 <strong>juillet</strong> dans les salles françaises, La Loi de Téhéran, de l’Iranien Saeed Roustaee (Grand Prix du festival Reims Polar), sera le “polar étranger” de l'été.<br />
©Wild Bunch Distribution<br />
Thomas Legal confirme : « Nous échangeons régulièrement avec nos collègues des<br />
autres branches de distribution salles, avec certains contenus ou stratégies qui peuvent<br />
être mis en commun », et pointe aussi l’intérêt « de pouvoir suivre, par exemple<br />
avec nos collègues de FilmoTV, la carrière post-salles d’un titre ». Le directeur des<br />
ventes de Wild Bunch Distribution souligne toutefois la liberté d’action de<br />
chaque structure.<br />
Sept films dans les salles françaises d’ici la fin de l’année<br />
En attendant, et malgré le développement du direct-to, quel que soit le support,<br />
Wild Bunch porte toujours un soin particulier à sa vitrine cinéma, préférant<br />
ne pas lancer tous ses films « sur les étagères » en <strong>2021</strong>. Le distributeur a réservé<br />
son unique sortie du mois de juin, marqué par une « concurrence exacerbée », à<br />
Tokyo Shaking d’Olivier Peyon avec Karin Viard. Un choix motivé par la disponibilité<br />
de l'actrice, « parmi les rares capables d’attirer les spectateurs sur son seul<br />
nom » comme l'opportunité de capter un public féminin dans le contexte de<br />
l’Euro de foot.<br />
Dès le 28 <strong>juillet</strong>, Wild Bunch Distribution reprend le créneau « polar étranger<br />
estival » – qu’il avait déjà occupé avec Une pluie sans fin en 2018 – avec La Loi<br />
de Téhéran, révélé par le Festival Reims Polar (ex-Beaune)<br />
tenu en ligne fin mai dernier. « Cette sortie en plein cœur de<br />
l’été permettra au film, art et essai plutôt grand public, de tenir<br />
davantage sur la durée. » Sans transition, passage à une<br />
comédie espagnole avec Sentimental le 11 août : « Un film<br />
malin, fin, bien dialogué », note Thomas Legal, et déjà sorti<br />
en Espagne, mais par Filmax… et non les collègues de<br />
Vértigo Films !<br />
Le distributeur a finalement décalé la sortie de son premier<br />
Ghibli inédit**, Aya et la Sorcière de Goro Miyazaki, du 14<br />
<strong>juillet</strong> au 18 août, pour « avoir plus de temps pour le travailler »,<br />
en se réservant la possibilité d’accroître la combinaison<br />
(prévue en un mix de VO pour les puristes et de VF pour<br />
le jeune public) « en fonction de l’élan et des expositions<br />
proposées ».<br />
Place à un film plus adulte le 29 septembre avec Le Sommet<br />
des Dieux, l’adaptation par Patrick Imbert, que l’on connaît<br />
pour ses Ernest et Célestine et autre Grand Méchant Renard,<br />
de la BD du Japonais Jirō Taniguchi. « Cette grande histoire<br />
d’alpinistes qui gravissent la face la plus dangereuse de l’Everest<br />
et prennent des risques inconsidérés pour être des pionniers<br />
correspond au goût du public français. »<br />
Initialement prévu pour décembre 2020, Amants de Nicole Garcia sortira<br />
finalement le 17 novembre <strong>2021</strong>, de manière à s'harmoniser avec l’actualité<br />
des comédiens (Pierre Niney est aussi à l’affiche du nouvel OSS 117 en août<br />
et de Boîte noire en septembre) et de la réalisatrice (à laquelle la Cinémathèque<br />
française consacre une rétrospective à partir de mi-novembre). Enfin, Wild<br />
Bunch Distribution clôturera <strong>2021</strong> avec un troisième film d’animation : Belle<br />
de Mamoru Hosoda, daté au 29 décembre. Une nouvelle collaboration et une<br />
nouvelle sortie de fin d’année après Miraï, ma petite sœur en 2018, pour un<br />
profil de public cette fois « plus adolescent ».<br />
Et pour programmer tous ces films en salle, l’équipe de Thomas Legal, qui<br />
s’occupe toujours de Paris, de la GRP et de quelques gros circuits, a été rejointe<br />
par Quentin Paquet. Le fringant jeune diplômé de la Fémis est en charge de<br />
la programmation des petites et moyennes villes, tandis qu'Emilie Chatelan<br />
est devenue responsable programmation province. Arnaud de Gardebosc de<br />
MC4 s'occupe toujours des régions Lyon et Marseille pour la petite et la<br />
moyenne exploitation<br />
L’équipe Wild Bunch Distribution, sur les marches de leur palais ! De gauche à droite, et de haut en bas :<br />
Quentin Paquet, Thomas Legal, Jonathan Dermel (de la compta) et Emilie Chatelan.<br />
©Béatrice Hureau<br />
<strong>N°400</strong> / 7 <strong>juillet</strong> <strong>2021</strong><br />
25
CALENDRIER<br />
SEMAINE DE SORTIE JOUR FÉRIÉ Zone A Zone B Zone C<br />
S 27<br />
7 JUIL.<br />
DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)<br />
PATHE BENEDETTA 2h11 P.Verhoeven V.Efira/C.Rampling/D.Patakia<br />
THE WALT DISNEY COMPANY FRANCE BLACK WIDOW 2h14 C.Shortland S.Johansson/F.Pugh/D.Harbour<br />
CINE SORBONNE CHARADE 1h54 S.Donen C.Grant/A.Hepburn/W.Matthau<br />
LES ACACIAS CINEMA PARADISO 1h58 G.Tornatore P.Noiret/J.Perrin/S.Cascio<br />
ALBA FILMS FISHERMAN'S FRIENDS 1h52 C.Foggin J.Purefoy/D.Mays/T.Middleton<br />
SEPTIEME FACTORY FRITZI 1h26 R.Kukula/M.Bruhn<br />
WAYNA PITCH FILM IRMA 1h28 V.Lopes/L.Mazeto M.Galant/A.G.Wegner/F.Kannenberg<br />
BODEGA FILMS JE VOULAIS ME CACHER 2h00 G.Diritti E.Germano/O.Ewy/L.Carrozzo<br />
LES ALCHIMISTES KUESSIPAN 1h57 M.Verreault Y.Grégoire/S.Fontaine-ishpatao/C.Ambroise<br />
ESC EDITIONS LA BATAILLE DU RAIL 1h22 J.Paugam P.Lottin/C.Ponsot/Y.Houicha<br />
SONY PICTURES RELEASING FRANCE LA CHAPELLE DU DIABLE 1h40 E.Spiliotopoulos J.D.Morgan/C.Brown/W.Sadler<br />
MUSEO FILMS LA FERME QUI SOIGNE C.Breton<br />
NOUVELLE DATE<br />
REPRISE<br />
CONTENU ALTERNATIF<br />
URBAN DISTRIBUTION LA SAVEUR DES COINGS 1h27 K.Grozeva/P.Valchanov I.Barnev/I.Savov/M.Gosheva<br />
UNIVERSAL PICTURES (FRANCE) LES CROODS 2 : UNE NOUVELLE ÈRE 1h36 J.Crawford A.D.Caunes/E.D.Caunes<br />
OUTPLAY MOFFIE 1h44 O.Hermanus K.L.Brummer/M.Elderkin/M.Kirch<br />
LES BOOKMAKERS / CAPRICCI FILMS RÉTROSPECTIVE MAURICE PIALAT - CYCLE 1 M.Pialat 5 films<br />
Besançon, Bordeaux,<br />
Clermont-Ferrand, Dijon, Grenoble,<br />
Limoges, Lyon, Poitiers<br />
Aix-Marseille, Amiens, Caen,<br />
Lille, Nancy-Metz, Nantes, Nice,<br />
Orléans-Tours, Reims, Rennes,<br />
Rouen, Strasbourg<br />
Créteil, Montpellier,<br />
Paris, Toulouse,<br />
Versailles<br />
S 28<br />
14 JUIL.<br />
DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)<br />
LE PACTE AINBO, PRINCESSE D'AMAZONIE 1h25 R.Claus/J.Zelada<br />
LES FILMS DU LOSANGE BERGMAN ISLAND M.Hansen-løve M.Wasikowska/V.Krieps/T.Roth<br />
LES ACACIAS BUENA VISTA SOCIAL CLUB 1h45 W.Wenders C.Segundo/E.Ochoa/R.Cooder<br />
METROPOLITAN FILMEXPORT DÉSIGNÉ COUPABLE 2h10 K.Macdonald J.Foster/T.Rahim/S.Woodley<br />
UNIVERSAL PICTURES (FRANCE) FAST & FURIOUS 9 2h23 J.Lin V.Diesel/M.Rodriguez/J.Brewster<br />
DESTINY DISTRIBUTION FRÈRES D'ARME 1h21 S.Labrosse V.Rottiers/K.Azaïs/P.Parigot<br />
KMBO FILMS HELMUT NEWTON, L'EFFRONTÉ 1h33 G.V.Boehm H.Newton/I.Rossellini/C.Rampling<br />
SAJE DISTRIBUTION INFIDEL 1h49 C.Nowrasteh J.Caviezel/C.Karvan/H.Ozsan<br />
SHELLAC JOURNAL DE TÛOA 1h38 M.Fazendeiro/M.Gomes C.Cotta/C.Alfaiate/J.N.Monteiro<br />
CARLOTTA FILMS L' ECHINE DU DIABLE 1h47 G.D.Toro M.Paredes/E.Noriega/F.Luppi<br />
SPLENDOR FILMS LE MANDAT 1h30 O.Sembene M.Gueye/Y.N'diaye/S.N'diayes<br />
STUDIOCANAL MYSTÈRE À SAINT-TROPEZ 1h30 N.Benamou C.Clavier/B.Poelvoorde/T.Lhermitte<br />
TAMASA POSSESSION 2h02 A.Zulawski I.Adjani/S.Neill/M.Carstensen<br />
SPLENDOR FILMS SEMBÈNE! 1h26 S.Gadjigo/J.Silverman O.Sembene/T.M.Diop<br />
SONATA FILMS TAKE ME SOMEWHERE NICE 1h31 E.Sendijarevic S.L.Zorić/E.Prnjavorac/L.Dragojević<br />
DIAPHANA DISTRIBUTION TITANE 1h48 J.Ducournau G.Marillier/S.Baumann/V.Lindon<br />
LES FILMS DU WHIPPET WOLFY ! ET LES LOUPS EN DÉLIRE 0h37 N.Malykhina/M.Jamault/M.Journolleau<br />
S 29<br />
21 JUIL.<br />
DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)<br />
JOUR2FETE À L'ABORDAGE 1h35 G.Brac E.Nantchouang/S.Cissé/é.Sulpice<br />
STUDIOCANAL BLOODY MILKSHAKE 1h54 N.Papushado K.Gillan/L.Headey/C.Coleman<br />
SBS DISTRIBUTION BONNE MÈRE 1h39 H.Herzi H.Benhamed/S.Benhamed/J.Grégory<br />
TANDEM FILMS CHASSEURS DE TRUFFES 1h24 M.Dweck/G.Kershaw<br />
JHR FILMS DIGGER 1h41 G.Grigorakis V.Mourikis/A.Pandazaras/S.Kokkali<br />
TAMASA FANTOZZI 1h48 L.Salce P.Villaggio/A.Mazzamauro/G.Reder<br />
SND FILMS KAAMELOTT – PREMIER VOLET 2h00 A.Astier A.Astier/L.Astier/A.Chabat<br />
EUROZOOM LA CONSPIRATION DES BELETTES 2h09 J.J.Campanella C.Lago/G.Borges/O.Martinez<br />
TAMASA LA TOUR DE NESLE 1h51 N.Herpe J.Carpi/N.Herpe/B.D'huart<br />
MARY-X DISTRIBUTION LE FESTIN CHINOIS 1h40 T.Hark L.Cheung/A.Yuen/K.Bee<br />
REZO FILMS LOUXOR 1h26 Z.Durra A.Riseborough/M.Landes/S.Reda<br />
UNIVERSAL PICTURES (FRANCE) OLD M.N.Shyamalan G.G.Bernal/V.Krieps/R.Sewell<br />
LE PACTE ONODA - 10 000 NUITS DANS LA JUNGLE A.Harari Y.Endô/Y.Matsuura/S.Kato<br />
WARNER BROS. SPACE JAM - NOUVELLE ÈRE M.D.Lee L.James/D.Cheadle/S.Martin-green<br />
METROPOLITAN FILMEXPORT SPIRALE : L'HÉRITAGE DE SAW 1h33 D.L.Bousman C.Rock/M.Minghella/M.Nichols<br />
URBAN DISTRIBUTION SWEET THING 1h31 A.Rockwell W.Patton/K.Parsons/L.Rockwell<br />
S 30<br />
28 JUIL.<br />
DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)<br />
UGC DISTRIBUTION C'EST LA VIE 1h43 J.Rambaldi J.Balasko/N.Maury/L.Drucker<br />
LES VALSEURS FENDAS 1h20 C.Segundo<br />
THE WALT DISNEY COMPANY FRANCE JUNGLE CRUISE J.Collet-serra D.Johnson/E.Blunt/J.Plemons<br />
ARIZONA FILMS DISTRIBUTION L' INDOMPTABLE FEU DU PRINTEMPS 2h00 L.J.Mosese M.Twala/J.Mofokeng/M.Ndebele<br />
WILD BUNCH DISTRIBUTION LA LOI DE TÉHÉRAN 2h10 S.Roustayi P.Maadi/N.Mohammadzadeh/P.Izadyar<br />
LA VINGT-CINQUIEME HEURE LA MÉTAPHYSIQUE DU BERGER 1h12 M.Bernadat<br />
MARY-X DISTRIBUTION LE BOSS 1h32 F.D.Leo H.Silva/P.P.Capponi/V.Caprioli<br />
UFO DISTRIBUTION LES SORCIÈRES DE L'ORIENT J.Faraut<br />
ASC DISTRIBUTION LES VOLEURS DE CHEVAUX 1h24 Y.Nurmukhambetov/L.Takeba M.Moriyama/S.Yeslyamova/M.Minaidarov<br />
MARY-X DISTRIBUTION MILAN CALIBRE 9 1h32 F.D.Leo G.Moschin/B.Bouchet/M.Adorf<br />
26 <strong>N°400</strong> / 7 <strong>juillet</strong> <strong>2021</strong>
S 30<br />
28 JUIL.<br />
DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)<br />
MEMENTO FILMS MILLA 1h58 S.Murphy E.Scanlen/T.Wallace/E.Davis<br />
MARY-X DISTRIBUTION PASSEPORT POUR DEUX TUEURS 1h35 F.D.Leo M.Adorf/U.Lommel/C.Cusack<br />
ADVITAM PROFESSION DU PÈRE 1h45 J.P.Ameris B.Poelvoorde/A.Dana/J.Lefebvre<br />
SPLENDOR FILMS RÉTRO TSAI MING-LIANG T.Ming-liang La Rivière / Les Rebelles du dieu neon / Vive l'amour<br />
PYRAMIDE DISTRIBUTION SÈME LE VENT 1h31 D.Caputo Y.Y.Vianello/F.Sibilano/C.Valente<br />
UNIVERSAL PICTURES (FRANCE) SPIRIT : L'INDOMPTABLE 1h28 E.Bogan/E.T.Jr<br />
ALBA FILMS THE SPARKS BROTHERS 2h15 E.Wright R.Mael/R.Mael/Flea<br />
WARNER BROS. THE SUICIDE SQUAD 2h12 J.Gunn M.Robbie/V.Davis/J.Kinnaman<br />
HAUT ET COURT TRUE MOTHERS 2h20 N.Kawase A.Iura/H.Nagasaku/A.Makita<br />
S 31<br />
4 AOÛT<br />
DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)<br />
UNIVERSAL PICTURES (FRANCE) AMERICAN NIGHTMARE 5 : SANS LIMITES 1h44 E.Gout A.D.L.Reguera/T.Huerta/J.Lucas<br />
METROPOLITAN FILMEXPORT CHAOS WALKING 1h49 D.Liman T.Holland/D.Ridley/D.Bichir<br />
LE PACTE DE BAS ÉTAGE 1h27 Y.Qnia S.Guerrab/S.Yacoub<br />
EUROZOOM DREAM HORSE 1h42 E.Lyn T.Collette/D.Lewis/O.Teale<br />
METROPOLITAN FILMEXPORT ICE ROAD 1h43 J.Hensleigh L.Neeson/H.Mccallany/L.Fishburne<br />
NOUR FILMS LA MORT DU CINÉMA ET DE MON PÈRE AUSSI 1h40 D.Rosenberg M.Rozenbaum/R.Kuban<br />
ART HOUSE LE SOUPIR DES VAGUES 1h29 K.Fukada D.Fujioka/M.Tsuruta/Taiga<br />
STUDIOCANAL LE TOUR DU MONDE EN 80 JOURS S.Tourneux<br />
OUTPLAY LES SENTIERS DE L'OUBLI 1h11 N.R.Benavides R.R.Ríos/R.Satt/G.Arancibia<br />
LES BOOKMAKERS / CAPRICCI FILMS MESSE BASSE B.Drapeau A.Isaaz/J.Bisset/F.Blin<br />
LES ALCHIMISTES NADIA, BUTTERFLY 1h47 P.Plante P.Cardinal/J.Ralston<br />
GAUMONT OSS 117: ALERTE ROUGE EN AFRIQUE NOIRE N.Bedos J.Dujardin/P.Niney/F.N'diaye<br />
KMBO FILMS POUR L'ÉTERNITÉ 1h16 R.Andersson M.Serner/T.Delaunay/A.Hellström<br />
LES BOOKMAKERS / CAPRICCI FILMS RÉTROSPECTIVE MAURICE PIALAT - CYCLE 2 M.Pialat 4 films<br />
EPICENTRE FILMS SECRET DE FAMILLE C.Oliveira L.Kacperski<br />
LES FILMS DU LOSANGE TOM MEDINA T.Gatlif D.Murgia/S.Dazi/K.Rose<br />
CARLOTTA FILMS TRILOGIE MUSASHI H.Inagaki T.Mifune/R.Mikuni/M.Okada<br />
S 32<br />
11 AOÛT<br />
15 AOÛT<br />
DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)<br />
UGC DISTRIBUTION C'EST QUOI CE PAPY ?! G.Julien-laferrière C.Ladesou/P.Chesnais/J.Gayet<br />
HAUT ET COURT CE QUI RESTE 1h58 A.Z.Berrached J.J.Roth<br />
SONY PICTURES RELEASING FRANCE ESCAPE GAME 2 - LE MONDE EST UN PIÈGE 1h27 A.Robitel T.R.Mckenzie/L.Miller/T.Cocquerel<br />
THE WALT DISNEY COMPANY FRANCE FREE GUY S.Levy R.Reynolds/J.Comer/L.R.Howery<br />
PARAMOUNT PICTURES FRANCE LA PAT' PATROUILLE LE FILM 1h28 C.Brunker Valentina<br />
PYRAMIDE DISTRIBUTION PASSION SIMPLE 1h39 D.Arbid L.Dosch/S.Polunin/L.Thion<br />
SND FILMS PIL J.Fournet<br />
MARY-X DISTRIBUTION PROPERTY 1h32 P.Allen W.Curtis/L.Desmond/N.Haynes<br />
ADVITAM ROUGE 1h28 F.Bentoumi Z.Hanrot/S.Bouajila/C.Sallette<br />
WILD BUNCH DISTRIBUTION SENTIMENTAL 1h21 C.Gay A.S.Juan/B.Cuesta/J.Camara<br />
OPTIMALE FILM VENT CHAUD 1h50 D.Nolasco L.F.Lelo/A.J.Santana/R.Carvalho<br />
FILMS SANS FRONTIERES VIVRE ! 2h13 Y.Zhang G.Li/G.You/N.Ben<br />
S 33<br />
18 AOÛT<br />
DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)<br />
SND FILMS ATTENTION AU DÉPART ! 1h33 B.Euvrard A.Dussollier/J.Commandeur/J.Lambert<br />
WILD BUNCH DISTRIBUTION AYA ET LA SORCIÈRE 1h22 G.Miyazaki E.Solomon/S.Berge/T.Hancisse<br />
STUDIOCANAL BAC NORD 1h44 C.Jimenez G.Lellouche/K.Leklou/F.Civil<br />
LE PACTE BERLIN ALEXANDERPLATZ 3h03 B.Qurbani W.Bungué/J.Haase/A.Schuch<br />
BODEGA FILMS CRESCENDO 1h51 D.Zahavi P.Simonischek/B.Beglau/D.Donskoy<br />
DIAPHANA DISTRIBUTION DRIVE MY CAR 2h59 R.Hamaguchi H.Nishijima/T.Miura/M.Okada<br />
LES BOOKMAKERS / CAPRICCI FILMS EGŌ H.Bergholm S.Solalinna/S.Heikkilä/J.Volanen<br />
CARLOTTA FILMS L' ECHIQUIER DU VENT 1h40 M.R.Aslani S.Golchin/H.Taati/A.Zanjanpour<br />
LES FILMS DU LOSANGE L'HORIZON E.Carpentier T.Gotoas/S.L.Gall/I.Chanti<br />
GAUMONT LES FANTASMES S.Foenkinos/D.Foenkinos K.Viard/J.Rouve/R.Bédia<br />
TANDEM FILMS LOULOUTE 1h28 H.Viel L.Calamy/A.Henri/B.Clairefond<br />
WARNER BROS. REMINISCENCE 2h28 L.Joy H.Jackman/R.Ferguson/T.Newton<br />
PARAMOUNT PICTURES FRANCE SNAKE EYES 2h01 R.Schwentke H.Golding/S.Weaving/ú.Corberó<br />
ART HOUSE SUIS-MOI, JE TE FUIS 1h45 K.Fukada W.Morisaki/K.Tsuchimura/S.Uno<br />
DESTINY DISTRIBUTION SUMMER WHITE 1h25 R.R.Patterson A.Rossi/S.Alexander-katz/F.Corres<br />
Dates connues à l'heure de notre bouclage. Calendrier susceptible de modifications.<br />
AVIS AUX DISTRIBUTEURS Afin de voir apparaître vos sorties dans les fiches films de <strong>Boxoffice</strong>, n’hésitez pas à faire parvenir<br />
régulièrement votre line up mis à jour à calendrier@boxofficefrance.fr.<br />
<strong>N°400</strong> / 7 <strong>juillet</strong> <strong>2021</strong> 27
EXPLOITATION<br />
ANIMATION<br />
Unipop se déploie de ville en ville<br />
Le cinéma de Pessac, en partenariat avec Véo, propose la retransmission des conférences de son Université populaire à toutes les salles de<br />
France, sur abonnement.<br />
©Unipop<br />
www.devilleenville.unipop.fr<br />
CONTACTS<br />
Audrey Pailhès<br />
audrey.cine.pessac@orange.fr - 05 56 46 39 40<br />
Fabien Roso (Véo)<br />
fabien.roso@veocinemas.fr<br />
Bertrand Tavernier et François Aymé lors d'une soirée Unipop Cinéma à Pessac en 2016.<br />
Lancé il y a onze ans par le cinéma Jean Eustache, rejoint par<br />
le Festival du film d’Histoire de Pessac, l'Unipop est un<br />
programme de conférences suivies de projections, deux fois<br />
par semaine, autour des arts en général le lundi et de l'Histoire<br />
le jeudi. Laurent Cantet ou le critique Michel Ciment, Abel<br />
Ferrara ou Adèle Haenel, le réalisateur d’anime Mamoru<br />
Hosoda... comptent parmi les plus de 500 intervenants de<br />
haut vol qui se sont succédé à l'Unipop. Les spectateurs s’acquittent<br />
d’un abonnement annuel de 39 € pour 33 cours, et<br />
paient en plus leur billet pour le film. Résultat : 800 inscrits<br />
par an pour l’Unipop Histoire, 500 pour le cinéma, avec une<br />
moyenne de 150 entrées payantes par film et 300 pour les<br />
avant-premières. « Certes, grâce au festival, nous avons à Pessac<br />
un public féru d'Histoire mais aussi un bon carnet d'adresses »,<br />
commente François Aymé, directeur du Jean Eustache dont<br />
l'équipe produit et programme les conférences, en lien avec<br />
le festival. « À l'automne dernier, les animations ont connu encore<br />
plus de succès. Nous avons alors décidé de filmer les rencontres,<br />
dans l'idée de proposer à d'autres salles de cinéma d'en retransmettre<br />
entre 10 et 15 par an, moyennant un abonnement », explique<br />
l'exploitant, qui s'est équipé de deux caméras et a formé son<br />
personnel pour des captations de qualité, à la hauteur du niveau<br />
des contenus et des intervenants. Pour un forfait de 700 € (soit<br />
50 € la soirée), un cinéma peut donc proposer une rencontre<br />
panachée avec un film, en direct ou en différé. « Cela ne nécessite<br />
aucun équipement particulier : un ordinateur en cabine et<br />
un câble HDMI suffisent. » Véo commercialise les abonnements<br />
et suit l'aspect technique avec Globecast. De son côté, le cinéma<br />
abonné assure la location du film et la communication locale,<br />
bénéficiant de matériel et du site dédié à l'Unipop de ville en<br />
ville qui référence le programme détaillé. « En dix ans à Pessac,<br />
nous avons été surpris par le rituel qui s'installait chez les spectateurs,<br />
heureux de se retrouver autour de sujets très divers, à la fois<br />
pointus mais toujours accessibles à tous. Le fait de connaître le<br />
programme de toute une saison et de réserver à l'avance crée une<br />
habitude culturelle et, pour nous, un noyau dur de spectateurs.<br />
De plus, l'Unipop est un levier pour attirer un public nouveau,<br />
pas forcément cinéphile, et au-delà notre zone de chalandise<br />
habituelle », souligne l'exploitant.<br />
La particularité de la proposition, par rapport à d'autres<br />
universités populaires, étant de se dérouler dans une salle de<br />
cinéma alliant confort – « on n'est pas assis sur les bancs en bois<br />
d'un amphi » –, qualité de projection – « appréciable même pour<br />
un power point » –, et convivialité – « le public du cinéma en<br />
connaît l'ambiance et le personnel ».<br />
Des avant-premières retransmises dans dix cinémas à la fois<br />
Par ailleurs, on sait que de nombreuses salles de villes modestes<br />
n'ont pas les moyens de faire venir des invités éloignés et ne<br />
proposent pas autant d'animations qu'elles le souhaiteraient.<br />
« Quant aux tournées de promotion d'un film et le déplacement<br />
d'un réalisateur, les distributeurs ne peuvent répondre qu'à 20<br />
demandes sur 100 de la part des salles », témoigne François<br />
Aymé, soulignant l'opportunité que peut être L'Unipop de<br />
ville en ville pour un distributeur qui ne financera qu'un seul<br />
déplacement pour une avant-première retransmise dans dix<br />
cinémas. Cela peut aussi aider les films de patrimoine, comme<br />
la soirée prévue autour de Fred Astaire avec le critique N.T.<br />
Binh, ou celle autour de la peinture de Renoir avec l'historienne<br />
Claire Maingon, « des mines de savoir qui partagent leur passion ».<br />
Pessac travaille actuellement avec Marc Dugain pour la sortie<br />
d'Eugénie Grandet (Ad Vitam), le spécialiste de Gustave Eiffel<br />
Frédéric Seitz à l'occasion de celle d'Eiffel (Pathé), ou encore<br />
avec Yann Dedet, le monteur de Truffaut et de Pialat, pour<br />
une soirée autour de l'avant-première de De son vivant<br />
d’Emmanuelle Bercot (Studiocanal).<br />
Une trentaine de cinémas se sont déjà abonnés au dispositif :<br />
la plupart des Véo dans le Sud-Ouest mais aussi Le Comœdia<br />
de Sète, Le Cinématographe de Château-Arnoux ou le<br />
Ciné 32 de Auch.<br />
28 <strong>N°400</strong> / 7 <strong>juillet</strong> <strong>2021</strong>
EST HEUREUX D’ANNONCER LA SÉLECTION DE SES FILMS<br />
AU 74 e FESTIVAL DE CANNES<br />
TITANE<br />
Un film de Julia Ducournau<br />
LE 14 JUILLET AU CINÉMA<br />
DRIVE MY CAR<br />
Un film de Ryûsuke Hamaguchi<br />
LE 18 AOÛT AU CINÉMA<br />
TOUT S’EST BIEN PASSÉ<br />
Un film de François Ozon<br />
LE 22 SEPTEMBRE AU CINÉMA<br />
Un film de Constance Meyer<br />
ROBUSTE<br />
PROCHAINEMENT
EXPLOITATION<br />
PARCOURS CLIENT<br />
CGR Cinémas opte pour le 100 % démat’<br />
Si l’activité des salles était à l'arrêt, le groupe dirigé par Jocelyn Bouyssy a profité de la période pour opérer une refonte technique et<br />
stratégique de ses outils de gestion de la relation clients. Outre une application mobile 2.0, c’est un programme de fidélité revisité qui<br />
permettra d’accompagner les nouvelles pratiques des spectateurs, marquées par un bond de la réservation en ligne.<br />
Le nouveau programme de fidélité, “Le Club CGR”, a accompagné la réouverture<br />
nationale. En quoi diffère-t-il du précédent ? « Désormais, il est entièrement dématérialisé.<br />
Si le parcours spectateur était déjà sans contact, c’est maintenant aussi le cas<br />
pour les abonnés, qui n’ont plus besoin d’un support de carte. Nous avons par ailleurs<br />
enrichi le catalogue de dotations et d’offres et l'avons rendu entièrement gratuit », décrit<br />
David Scantamburlo, directeur marketing du groupe.<br />
Une campagne TV pour inciter les spectateurs à revenir en salles et des opérations<br />
tarifaires incitatives réservées aux abonnés ont permis de booster l’adhésion au<br />
Club : 6 € la place standard et 8 € pour la salle ICE, opération billet/confiserie pour<br />
la Fête du Cinéma... Côté opérations de co-marketing avec les distributeurs, une<br />
audience de cinq millions de spectateurs a découvert la bande-annonce de Sans un<br />
bruit 2 (Paramount), associée au format ICE immersive, pendant le match de l’Euro<br />
Portugal-Allemagne. « L'ensemble de ces optimisations a permis de recruter 50 000<br />
membres supplémentaires qui s'ajoutent aujourd'hui à une base de 500 000 clients.<br />
Nous pouvons ainsi activer des leviers en enrichissant la connaissance de nos spectateurs<br />
et en ciblant au mieux la communication. L’objectif final est toujours de mieux informer<br />
les spectateurs et de leur donner envie de (re)venir au cinéma. » En synergie avec ce<br />
programme, la nouvelle application, a soutenu l’accélération de l’achat en ligne<br />
pendant la crise sanitaire, soit un bond de 6 à 55 % de la part des e-billets, renforçant<br />
de fait le cycle vertueux de la data et d’une communication plus ciblée,<br />
notamment à destination des jeunes, qui restent un enjeu stratégique majeur. « Si<br />
la période de réouverture a été particulièrement intéressante, avec le succès de Demon<br />
Slayer qui a vu la cible ado-jeunes adultes revenir en masse, nous travaillons déjà avec<br />
nos nouveaux outils sur d’autres films visant ce profil », complète David Scantamburlo.<br />
DEMON SLAYER<br />
Le carton de la reprise<br />
Le manga phénomène de Koyoharu Gotōge, star du box-office au Japon et distribué en France par CGR Events, a donné un coup de peps<br />
à la fréquentation de la reprise et rassuré le secteur sur l’attrait des jeunes pour le cinéma.<br />
Les festivités commenceront dès le 22 <strong>juillet</strong> prochain avec un<br />
marathon de six heures pour la journée internationale de la<br />
franchise. Plus de 120 salles, circuits et indépendants confondus,<br />
programmeront à la suite, en VO ou VF, One Piece : Z, One<br />
Piece : Gold et One Piece : Stampede, avec des posters collectors<br />
à gagner.<br />
Outre les mangas, Bienvenue chez les Loud est actuellement à<br />
l’affiche tandis que se profile L’Arche magique en août pour les<br />
tout-petits, le documentaire Objectif Kilimandjaro lors de la<br />
journée mondiale des personnes handicapées en décembre,<br />
ainsi que la reprise des conférences avec France Inter.<br />
« Demon Slayer : Le Train de l’infini a réalisé 700 000 entrées<br />
avant la Fête du Cinéma sur une combinaison de 800 cinémas »,<br />
se félicite Marie Clary, responsable de CGR Events, dont la<br />
politique de ne pas imposer de conditions d'exposition aux<br />
salles s’est montrée concluante.<br />
La responsable de la filiale de distribution de programmes<br />
alternatifs et événementiels constate que les salles sont de plus<br />
en plus demandeuses de ce genre de films, très ciblés sur une<br />
communauté de fans. Cette sortie ayant fini de les convaincre,<br />
la suite est déjà en préparation : la fin de l’année sera marquée<br />
par un autre phénomène mondial venu du Japon, la saga des<br />
mangas et animes One Piece qui célèbre son 1 000 e épisode.<br />
30 <strong>N°400</strong> / 7 <strong>juillet</strong> <strong>2021</strong>
LES RÈGLES DU JEU NE SONT PLUS RESPECTÉES<br />
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EXPLOITATION<br />
CGR CINÉMAS<br />
Le Colisée de Carcassonne restauré<br />
Le cinéma art et essai de centre-ville avait entamé sa rénovation en janvier 2020 et a rouvert ses portes le 19 mai, dévoilant sa grande salle<br />
historique fermée depuis neuf ans.<br />
L’établissement carcassonnais renaît après un chantier d'une durée de huit mois,<br />
pour un budget de 1,2 million d’euros. « La Ville avait une vraie volonté de conserver<br />
ce site historique qui faisait partie des conditions de la reprise en 2017. C’est un magnifique<br />
cinéma et un projet qui était en cours depuis plus de dix ans ! », commente Robert<br />
Laborie, directeur du développement de CGR Cinémas. Un partenariat avec la<br />
municipalité – qui a financé une partie des travaux, de moitié avec le département,<br />
la région et l'agglomération –, a pu être trouvé, celle-ci ayant racheté les murs au<br />
propriétaire, aussi détenteur de l'hôtel adjacent.<br />
Fin 2017, lors du rachat à Cap’Cinéma, seulement trois salles sur cinq étaient<br />
exploitées. Le groupe a rénové les deux qui étaient fermées, dont la grande salle, et<br />
construit une troisième dans le volume du parking en sous-sol de l'hôtel. La chaîne<br />
sonore, les écrans, les fauteuils et le hall ont aussi bénéficié d’un lifting intégral.<br />
Avec une capacité totale de trois salles (de 166, 57 et 44 places) rendues accessibles<br />
PMR, Le Colisée espère atteindre, à terme, les 80 000 entrées, soit une augmentation<br />
de fréquentation de plus de 50 %, qui s’appuiera sur une programmation art<br />
et essai labellisée, en complément de celle du CGR Carcassonne de 9 salles (350 000<br />
entrées en 2019) en périphérie sur la zone Pont Rouge.<br />
C’est l’architecte Bertrand Pourrier qui s’est attelé à cette rénovation d’envergure,<br />
dans le style d’origine de l’orchestre, de la coupole au plafond et du balcon. « Le<br />
Colisée est un petit bijou de technologie et d’architecture. Nous sommes heureux de<br />
maintenir les cinémas de centre-ville et d’entretenir la diversité de la programmation,<br />
grâce à notre talentueuse programmatrice art et essai Vanessa Ode. Cela correspond aux<br />
envies du public mais aussi à la volonté des villes et collectivités », conclut Robert<br />
Laborie. Le Colisée tient donc sa place parmi les cinémas de proximité du groupe,<br />
aux côtés du Saint Louis de Pau, Le Colisée du Mans, L’Odéon de Cherbourg,<br />
Tours Centre, Tarbes et Le Dragon de La Rochelle.<br />
32 <strong>N°400</strong> / 7 <strong>juillet</strong> <strong>2021</strong>
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* Chiffres constatés dans le réseau CGR Cinémas sur le film BAD BOYS FOR LIFE
ÉCOLO-RESPONSABILITÉ<br />
OBJECTIF CINÉ 64<br />
Une charte pionnière<br />
Sans attendre le « Plan Action ! » du CNC, les initiatives vertes se multiplient dans la filière exploitation. Depuis le printemps 2019, le réseau<br />
de huit cinémas indépendants des Pyrénées-Atlantiques mène une réflexion d’envergure qui a abouti, le 11 mai dernier, à la signature<br />
d’une charte éco responsable.<br />
©Mathieu Prat<br />
L’Atalante de Bayonne Ciné M de Mourenx Le Méliès de Pau La Bobine de Monein<br />
©Dh.LOOF<br />
circuit itinérant Le Batel Ciné Garlin de Garlin Le Pixel d’Orthez Le Saleys de Salies-de-Béarn<br />
Désormais, Le Méliès de Pau, le Ciné Garlin de Garlin, La Bobine de Monein,<br />
le Ciné M de Mourenx, Le Pixel d’Orthez, Le Saleys de Salies-de-Béarn, L’Atalante<br />
et L’Autre cinéma de Bayonne ainsi que le circuit itinérant Le Batel ont mis un<br />
peu plus de vert dans leur coopération. Le partage des bonnes idées fait partie<br />
des engagements “obligatoires” de la charte, élaborée dans l’esprit participatif et<br />
démocratique qui caractérise Objectif Ciné 64. « C’est un projet collectif fédérateur,<br />
destiné à fonctionner sur la durée », précise Agnès Lagarrue, médiatrice du réseau<br />
qui a pris le relais de Marion Combelas, et pour laquelle « il est plus que jamais<br />
l’heure de prendre le tournant de la transition écologique pour les lieux de citoyenneté<br />
que sont les cinémas ».<br />
Parmi les deux autres engagements incontournables de la charte, figurent en toute<br />
logique celui de la sensibilisation – en renforçant la visibilité de la démarche<br />
auprès des publics comme des partenaires –, et celui de l'auto-évaluation pour<br />
« éviter le greenwashing », précise Célia Olivié. L’exploitante du Saleys de Saliesde-Béarn,<br />
qui co-préside Objectif Ciné 64 (avec Philippe Coquillot-Goudreau<br />
du Méliès de Pau), souligne en effet l’importance d’indicateurs concrets de<br />
réussite : « Agnès les accompagnera, mais il est important que les salles prennent chacune<br />
de leur côté le temps d'analyser qualitativement leur application de la charte, avec la<br />
désignation d’un référent vert dans chaque salle. »<br />
Flexibilité et évolution<br />
Viennent ensuite une série d'engagements supplémentaires (deux minimum<br />
par salle), dans des domaines aussi variés que la communication, la gestion de<br />
déchets, les achats de consommables et la sobriété énergétique, la confiserie/<br />
restauration ou encore la mobilité. De la traque au gaspillage papier et à la<br />
plastification à outrance des supports de communication dans le hall en passant<br />
par un tarif préférentiel pour les spectateurs venant à pied ou à vélo… sans<br />
oublier la gestion raisonnée de la communication dématérialisée, chaque<br />
établissement étant libre de choisir son “niveau” d'engagement (de 1 à 3) dans<br />
la catégorie d’action retenue. « Nous sommes sur des actions réelles du quotidien,<br />
plus importantes que les grosses démonstrations tape à l'œil », note Agnès Lagarrue.<br />
Pour Célia Olivié, la durabilité de l’engagement repose aussi sur sa simplicité,<br />
et sur le fait que « chacun peut s'en emparer, optant pour les sous-catégories de son<br />
choix en fonction de sa typologie de salle et de ses moyens. Tout en restant dans une<br />
stratégie de progression. »<br />
EXTRAITS DE CHARTE<br />
Au-delà du tri des canettes ou du recyclage du<br />
papier, la charte d’engagement d’Objectif Ciné 64<br />
est composée d’idées aussi simples qu’originales,<br />
dont voici quelques exemples :<br />
• installation d’un petit composteur d’intérieur<br />
pour valoriser les déchets (gestion des déchets/<br />
niveau 2)<br />
• mise en place d’une « brigade verte » sur<br />
certaines séances à « risques » pour sensibiliser<br />
sans culpabiliser (sensibilisation/niveau 3)<br />
• organisation de tournées à vélo (mobilité/<br />
niveau 2)<br />
• séances de dégustation avec le public pour<br />
choisir une ou deux gammes de produits locaux<br />
à ajouter à la confiserie classique (restauration/<br />
niveau 3)<br />
La charte écolo d'Objectif Ciné 64 a été ratifié le 11 mai <strong>2021</strong> par l'ensemle du réseau, au cinéma Méliès de Pau.<br />
34 <strong>N°400</strong> / 7 <strong>juillet</strong> <strong>2021</strong>
Des solutions locales à la portée nationale<br />
Car outre les formations et les outils qui l’accompagneront tout au long de l’année,<br />
la charte « vers des cinémas verts » est destinée à essaimer. Développée avec les<br />
ressources propres d’Objectif Ciné 64*, « qui a la chance d’avoir une médiatrice<br />
salariée » comme le note sa coprésidente, l’action a vocation à se déployer à l’échelle<br />
régionale, voire nationale. Les Cinémas Indépendants de Nouvelle-Aquitaine<br />
(CINA) ont dédié un groupe de travail à la transition écologique, au sein de leur<br />
commission innovation créée en 2019, et peuvent compter sur l’implication d’une<br />
vingtaine de participants, dont beaucoup de médiateurs « très investis ».<br />
Reste qu’Objectif Ciné 64, dont les adhérents ont officiellement signé la charte<br />
verte le 11 mai dernier, fait figure de pionnier. « Nous voulions absolument signer la<br />
charte avant la réouverture du 19 mai. Au-delà des initiatives autonomes entreprises<br />
par différents cinémas en France, c’est la première fois qu’une telle action est portée au<br />
sein d’un réseau de salles indépendantes, avec huit établissements qui ont pensé le projet<br />
ensemble », note Célia Olivié.<br />
Conscient de n’être qu’aux prémices de l'aventure, Objectif Ciné 64 attend impatiemment<br />
les résultats et évaluations de cette première année d’action. « Nous testons<br />
au sein de nos territoires et allons donner de la légitimité au projet en prouvant sa<br />
viabilité. Les exploitants extérieurs nous apportent beaucoup aussi », notent enfin les<br />
deux responsables, plus que jamais engagées sur la voie d’une révolution verte des<br />
cinémas… qui se fera avec tous les cinémas.<br />
*avec l’accompagnement d’Écocène, association paloise de médiation environnementale<br />
CNC<br />
Un plan en trois phases<br />
pour accélérer la transition<br />
écologique<br />
Le 30 juin, le Centre a présenté sa politique de<br />
transition écologique du cinéma, de l’audiovisuel<br />
et de l’image animée. Un schéma en trois phases,<br />
échelonné de 2022 à 2024.<br />
En septembre 2020, l’institution annonçait la création d’un<br />
groupe de réflexion sur les enjeux climatiques dans ses<br />
domaines d’intervention, pour anticiper les conséquences<br />
de la crise sanitaire. Après plusieurs mois de travail, ce<br />
comité a présenté ses propositions à Dominique Boutonnat,<br />
président du CNC, qui souhaite « engager une politique<br />
ambitieuse pour adapter les secteurs du cinéma, de l’audiovisuel,<br />
des industries techniques et du jeu vidéo aux enjeux<br />
environnementaux et en faire un enjeu d’attractivité internationale<br />
». Quatre priorités ont été définies : réduire l’impact<br />
carbone des productions ; améliorer les dépenses énergétiques<br />
des tournages et accompagner la rénovation des salles et<br />
studios de tournages ; réduire les déchets et inciter à l’économie<br />
circulaire ; encourager la sobriété numérique. Le<br />
CNC souhaite y parvenir d’ici 2024, à travers un plan en<br />
trois étapes, parrainé par la comédienne Caroline <strong>Pro</strong>ust<br />
et le réalisateur Yann Arthus-Bertrand.<br />
La première phase, qui débutera en 2022, sera celle « de<br />
l’incitation, de la sensibilisation de la filière, en dotant les<br />
professionnels d’outils pour les accompagner », indique le<br />
Centre. Face au manque de données sur l’impact environnemental<br />
des filières du cinéma et de l’audiovisuel, le CNC<br />
veut créer un observatoire de la transition écologique et<br />
énergétique. Dans l’optique de dresser un état des lieux<br />
complet, il lance deux études. La première, déjà en cours,<br />
concerne le bilan carbone des salles de cinéma – exploitation<br />
bâtimentaire et gestion de l’offre confiserie –, et la<br />
seconde celui des studios de tournage, d’animation et de<br />
post-production. Par ailleurs, le Centre souhaite sonder les<br />
professionnels pour mesurer leurs attentes et leur niveau<br />
de sensibilité à ces enjeux. Enfin, en collaboration avec les<br />
diffuseurs, il entend doter le secteur d’une méthodologie<br />
commune pour déterminer le bilan carbone des œuvres.<br />
Seront aussi déployées des formations, d’une part pour<br />
sensibiliser les étudiants d’écoles de cinéma, d’animation<br />
et de jeux vidéo aux enjeux environnementaux et à la<br />
conception responsable des œuvres ; d’autre part pour<br />
accompagner les professionnels dans une démarche écoresponsable<br />
de leurs métiers. Enfin, l’institution mettra en<br />
ligne une plateforme de ressources et conseils, et appuiera<br />
les initiatives émergentes et les interventions en festivals<br />
avec un important dispositif de communication.<br />
En 2023, la deuxième phase s’attachera à définir « des normes<br />
et des moyens renforcés à mettre en place pour que la filière<br />
puisse atteindre les ambitions nationales » via trois axes.<br />
D’abord, l’obligation de fournir un bilan carbone pour<br />
toute œuvre ou projet financés par le CNC. Ensuite, mettre<br />
aux normes thermiques les bâtiments (salles de cinéma et<br />
studios de tournage) afin d’accélérer la réduction des<br />
dépenses énergétiques. Enfin, définir des objectifs dans les<br />
domaines de l’approvisionnement et de la gestion des<br />
déchets, dans la mobilité et le numérique.<br />
Enfin pour la troisième phase, en 2024, le CNC entend<br />
conditionner ses aides au respect de certaines obligations<br />
et instaurer des mesures basées sur un budget carbone de<br />
référence des œuvres.<br />
INDICATIONS CARBONE<br />
Le CNC indique par ailleurs que le bilan carbone<br />
de l’audiovisuel français, en 2018, était de 1,7<br />
million de tonnes de CO², hors fabrication des<br />
équipements, soit l’équivalent du bilan de<br />
185 191 Français. Parmi ces émissions, 15 %<br />
proviennent des déplacements des spectateurs<br />
et 55 % du visionnage d’œuvres en streaming*.<br />
À noter enfin que les flux vidéo représentaient<br />
80 % des flux de données mondiaux en 2018,<br />
dont 60 % concernent la vidéo en ligne, soit<br />
306 millions de tonnes de CO²**.<br />
*source : Environnement et Climat, de nouveaux enjeux pour<br />
les acteurs de l’audiovisuel - Ecoprod, Workflowers, 2020.<br />
**source : L’insoutenable usage de la vidéo en ligne, The<br />
Shift <strong>Pro</strong>ject, 2018.<br />
CONCOURS<br />
MANGER MIEUX<br />
AU CINÉMA<br />
« Les professionnels du cinéma et de l’audiovisuel<br />
ne peuvent plus ignorer leur responsabilité<br />
commune dans la pollution de notre planète.<br />
Aussi, il est essentiel de sensibiliser, faciliter et<br />
inciter nos productions à un engagement ferme<br />
à participer à l’effort commun de lutte contre<br />
le réchauffement climatique», estime Carole<br />
Scotta, dirigeante de Haut et Court. Pour sa<br />
part, la société de production et de distribution<br />
vient de créer l’ association Manger Mieux au<br />
Cinéma, avec pour objectif « d'être le chaînon<br />
manquant entre les institutions culturelles et<br />
le monde de l’alimentation ». Sa première<br />
action prend la forme d’un concours « destiné<br />
à favoriser l’innovation et changer l’offre alimentaire<br />
dans les salles de cinéma », articulé en<br />
deux sections : adaptation de produits existants<br />
et création. « Guillaume Gomez, président du<br />
jury qui sera annoncé en septembre, remettra<br />
quatre prix : le Grand Prix Salé, le Grand Prix<br />
sucré, le prix de la Création, le prix Jeune Pousse.<br />
Une catégorie Hors concours sera dédiée à un(e)<br />
chef(fe) invité(é) chaque année », précise<br />
Carole Scotta.<br />
<strong>N°400</strong> / 7 <strong>juillet</strong> <strong>2021</strong><br />
35
ARCHITECTURE<br />
GRIMA-LOUSSOUARN<br />
Rénover ou construire :<br />
priorité au centre-ville<br />
Les 7 Parnassiens à Paris, rénovés par Gilles Loussouarn<br />
©Paolo Carrozzino<br />
Penser le comptoir jusqu’à l’issue de secours, ventiler par courants d’air de la Bretagne à la Méditerranée :<br />
l’agence d'architecture Grima-Loussouarn conçoit des cinémas de proximité… en proximité avec les<br />
exploitants.<br />
Comme en témoignent le nombre d’ouvertures récentes et les<br />
projets en cours, l'activité de l'agence d’architecture n'a pas<br />
vraiment été impactée par la crise sanitaire : « Comme un avion<br />
qui s’abîme et continue son vol plané, nous avons maintenu le<br />
cap », commente Gilles Loussouarn, qui développe des projets<br />
de salles de spectacle et de cinéma, soit 50 % du volume<br />
d’activité de l'agence, tandis que son associé travaille plutôt<br />
sur des bâtiments du patrimoine. Grima-Loussouarn, qui a<br />
œuvré aussi bien sur des multiplexes de grands circuits que<br />
des petits cinémas municipaux, partage, en lien étroit avec les<br />
exploitants, la réflexion sur l’avenir de notre parc, particulièrement<br />
en cette période post-crise. « La volonté de réinvestir les<br />
centres-villes était déjà là, notamment à travers les dispositifs<br />
comme Action cœur de ville. Beaucoup d'élus de petites villes et<br />
de sous-préfectures ont pris conscience de l'atout vital, culturel et<br />
commercial, que représente un cinéma », quand de leur côté, les<br />
petits exploitants ne peuvent investir sans s'appuyer sur la<br />
collectivité. C'est la sociologie des projets de Gilles Loussouarn :<br />
agrandir des cinémas de proximité ou les reconstruire sur place,<br />
rénover l'existant en faisant des sacrifices sur le nombre de<br />
fauteuils, en fonction du foncier disponible. « Nous préférons<br />
travailler sur un site compliqué en centre-ville que dans un champ<br />
de betteraves en face du supermarché local, la question étant de<br />
savoir ce que l’on veut offrir de mieux. »<br />
Nous préférons travailler sur un site<br />
compliqué en centre-ville que dans un<br />
champ de betteraves en face du<br />
supermarché local<br />
GILLES LOUSSOUARN, ARCHITECTE<br />
De la convivialité dès le comptoir<br />
Question de convivialité d’abord, quand même les multiplexes<br />
se renouvellent en aménageant des coins cosy dans leurs halls.<br />
« Pour le projet du Ti Hanok, ouvert il y a cinq ans, à Auray dans<br />
le Morbihan, l'exploitant voulait un hall toujours plus grand. Ce<br />
qui en période de faible fréquentation peut être vraiment tristounet.<br />
Nous y avons donc aménagé, outre un coin café, un espace<br />
d'exposition, qui depuis l'ouverture n'a pas désempli et surtout, a<br />
permis d’attirer un nouveau public. »<br />
Dans les centres-villes en revanche, où il est souvent difficile de<br />
s'étaler, il faut d'abord optimiser les espaces serrants et gérer les<br />
flux en fonction des mètres carrés. « L'emplacement du comptoir<br />
est primordial, c’est pour nous un projet dans le projet.<br />
36<br />
<strong>N°400</strong> / 7 <strong>juillet</strong> <strong>2021</strong>
De face ou sur le côté, c'est le lieu d'un échange commercial mais aussi d'un vrai contact.<br />
Je visite toujours les cinémas, me poste dans un coin pour observer le comportement du<br />
public quand il arrive. » De façon générale, le mobilier peut avoir une grande<br />
influence sur l'exploitation : « Dans le projet pour Frontignan avec le GPCI, nous<br />
avons imaginé des boîtes, comme des kiosques qui ouvrent en fonction de l'heure et de<br />
l'activité, par exemple pour des rendez-vous ponctuels avec une AMAP locale, les boîtes<br />
restant fermées le reste du temps et pouvant servir de panneaux d'affichage. » Ce Première<br />
Cinémas sera situé dans d’anciens chais vinicoles face au canal, « un lieu magique<br />
avec une histoire », qui abritera aussi une librairie, un ciné-café, des espaces d'exposition<br />
et une agora, lieu citoyen d'animation et de parole.<br />
©Grima-Loussouarn<br />
Le cinéma d'Arpajon dans l'Essonne, repris lui aussi par le GPCI et situé en plein<br />
cœur de ville, est à l’origine un mono écran typique d’après-guerre, avec parterre<br />
et balcon, divisé en trois salles dans les années 80, puis en cinq dix ans après. « De<br />
900 fauteuils nous allons passer à 600, en redonnant tout son lustre à la magnifique<br />
salle de 400 places, mais en réduisant les capacités des quatre autres. »<br />
efaye!<br />
<strong>Pro</strong>jet à Arpajon dans l'Essonne<br />
Le chantier du Ciné-Massy<br />
Bellefaye!<br />
s du Cinéma et de l'Audiovisuel<br />
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+33 1 40 37 85 23 www.bellefaye.com<br />
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<strong>N°400</strong> / 7 <strong>juillet</strong> <strong>2021</strong><br />
37
ARCHITECTURE<br />
Concilier les exigences écologiques et de confort des cinémas<br />
Ne pas agrandir systématiquement : la démarche s’inscrit dans un modèle de sobriété<br />
auquel les exploitants sont de plus en plus sensibles, rejoignant en cela les préoccupations<br />
environnementales de l'agence. « L’impératif d'un cinéma étant son traitement<br />
acoustique très exigeant, nous savons déjà, de fait, résoudre l'isolation thermique.<br />
Les isolants naturels à base de chanvre ou de laine de mouton sont toutefois très chers<br />
et difficiles à concilier avec les normes administratives (classement au feu notamment). »<br />
Le chauffage reste très énergivore, même si l’on dispose de sondes qui le régulent<br />
en fonction du nombre de spectateurs et « si les exploitants espèrent utiliser le solaire,<br />
les études montrent que les surfaces de toiture sont insuffisantes pour les besoins des salles,<br />
ce type d'énergie étant alors réservée aux bureaux ou sanitaires », explique Gilles<br />
Loussouarn qui a aussi utilisé la géothermie, car le sous-sol s’y prêtait, au Studio<br />
Ferry à Agen. Par ailleurs, « les grandes surfaces vitrées des halls font moderne mais sont<br />
une catastrophe thermique – sans parler du coût annuel du nettoyage – et donc à éviter<br />
pour la petite et moyenne exploitation ». D’autres établissements – à Auray ou Agen<br />
– récupérent l’eau de pluie pour les sanitaires.<br />
©Pascal Petitprez - pour Grima-Loussouarn<br />
©Grima-Loussouarn<br />
Le StudioFerry à Agen<br />
Grand Ecran à La Pommeraye<br />
Sur les chantiers, le transport des matériaux est une question essentielle : « Pour un<br />
marché public, nous avons peu de marge de manœuvre, mais nous concevons les projets<br />
privés en fonction de la proximité des matériaux. Par exemple, la façade en bois du<br />
Grand Écran à La Pommeraye en Maine-et-Loire, ou celle du cinéma de Saint-Aubindu-Cormier<br />
en Ille-et-Vilaine, en châtaignier parce qu'il y en a en Bretagne ». Reste<br />
que les budgets permettent rarement de remplir tous les critères pour obtenir les<br />
labels écolo existants. « Nous les avons tous eus pour le cinéma-théâtre de Saint-Egrève,<br />
à côté de Grenoble, mais c'était un bâtiment public et nous étions entourés d'un cabinet<br />
conseil pour la conception environnementale. »<br />
Rénovation du cinéma municipal de Massy<br />
©Grima-Loussouarn Architectes<br />
De l’influence des nouvelles règles sanitaires sur les constructions futures<br />
Le sujet de la gestion des flux a été accentué avec la crise, mais s’était déjà posée à<br />
l’agence Grima-Loussouarn lors du passage au numérique, avec une augmentation<br />
des séances qui se sont rapprochées. « Pour notre troisième projet avec le GPCI, à<br />
Sainte-Geneviève-des-Bois, que l’on reconstruit entièrement, nous avons imaginé une<br />
circulation avec sens entrées/sorties, mais en requalifiant le couloir de sortie, qui sera<br />
aussi beau que le hall d’arrivée. Les issues de secours, utilisées en cas d’affluence, sont<br />
souvent en parpaing un peu miteux, comme si l’on éjectait le spectateur après qu’il ait<br />
consommé », estime Gilles Loussouarn qui a déjà soigné ces espaces de sorties pour<br />
des projets récents tels que Digoin ou Vaison-la-Romaine, « par égard pour le spectateur<br />
qui, maintenant, doit être éduqué pour les utiliser ».<br />
Quant à la purification de l'air… « depuis un an tout le monde s'improvise épidémiologiste<br />
mais personne n’a de certitude ». Faut-il laisser plus de temps entre les séances<br />
pour ventiler davantage ? « Par rapport aux couloirs du métro bondés pendant que les<br />
salles étaient fermées, il me semble que le renouvellement de l'air dans une salle est déjà<br />
colossal », répond l’architecte, qui travaille en revanche à pondérer l’usage de la<br />
climatisation. « On peut recourir à une ventilation beaucoup plus naturelle, inspirée<br />
de la maison traditionnelle iranienne et sa tour à vent, ou du puit provençal dans le<br />
Sud. Une énorme cheminée, combinée à des canalisations d’eau froide enterrées, rafraîchit<br />
par courant d’air, si ce n’est tout le volume les salles, les espaces de circulations<br />
d’un cinéma. »<br />
L’agence a aussi imaginé, dans le cadre d’un concours d'architecture, un sas de<br />
sortie qui, après une porte métallique est séparé de l'extérieur par une porte grillagée,<br />
qui laisse entrer la fraîcheur la nuit. « On ouvre les trappes de désenfumage des salles<br />
après la dernière séance et on crée ainsi une circulation d'air la nuit et le matin. »<br />
Autant d'idées dont certaines seront peut-être concrétisées dans les dossiers en cours<br />
d’Arpajon, Frontignan ou Sainte-Geneviève-des-Bois, ou encore la rénovation du<br />
cinéma municipal de Massy… Pour l’heure, si la pandémie n'a pas ralenti les projets<br />
grâce à l'argent public injecté, les chantiers risquent d’être retardés à cause de la<br />
pénurie de matériaux. Ce qui pour Gilles Loussouarn « est un peu stressant dans<br />
l’immédiat, mais sur le long terme il y a toujours autant d’élan… et plein de cinémas<br />
à rénover ! »<br />
38<br />
<strong>N°400</strong> / 7 <strong>juillet</strong> <strong>2021</strong>
CinemaNext à la 74 e édition<br />
du Festival International du Film de Cannes<br />
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Le cinéma Ciné-Claye à Claye Souilly : 3 salles en projection Laser 4K et une salle Atmos<br />
Le cinéma de Ruoms : Rééquipement de 2 salles de cinéma<br />
Le cinéma de Collioure : 1 salle complète (projection + son)<br />
Megarama Jean Jaurès (l’Alhambra) à St Etienne : 7 projecteurs Barco laser<br />
Cinema Le Rex à Sarlat : Système de projection en Plein air<br />
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©<strong>2021</strong> CinemaNext France SAS. Tous droits réservés.
EXPLOITATION<br />
CAVAILLON<br />
Un nouveau paradis du cinéma<br />
L'exploitant des historiques Fémina et La Cigale a reconstruit le complexe voisin du centre ville, Le Paradiso, abandonné depuis trente ans.<br />
Depuis le 19 mai <strong>2021</strong>, il y a six salles de cinéma à Cavaillon,<br />
avec un nouvel établissement qui porte bien son nom. « C'est<br />
dans ce lieu que j'ai débuté à l'âge de 15 ans », raconte Éric<br />
Tellène, qui a réhabilité le site abandonné et l'a rebaptisé Le<br />
Paradiso. Né dans la commune du Vaucluse, l'exploitant a<br />
grandi avec ses cinémas qui ont gardé leur fière allure de<br />
music-hall : Le Femina, baptisé en 1912 par Fréhel et qui<br />
compte aujourd'hui trois salles pour près de 400 places - classé<br />
art et essai - , et La Cigale, créé en 1925, où s'est produit tout<br />
le showbizz français des années 50 et 60, de Fernand Raynaud<br />
à Johnny en passant par Aznavour ou Brel.<br />
Longtemps tenue par la famille Vanadia, cette salle mythique<br />
de 360 fauteuils aujourd'hui, dotée d'un balcon et d'une scène,<br />
a eu des « petits frères » dans les années 70 : La Cigale 2 et 3,<br />
transformés en billard en 1989, puis complètement fermés en<br />
2000. Ce sont ces lieux décrépis qui reprennent vie aujourd'hui.<br />
« J'avais un pincement au coeur chaque fois que je passais devant<br />
©Les cinémas de Cavaillon<br />
pour aller à La Cigale et je caressais le rêve de le réhabiliter un<br />
jour », raconte Éric Tellène, revenu il y a 25 ans dans sa ville<br />
pour reprendre du service aux côtés de Christian Vanadia. La<br />
fréquentation, de 200 000 entrées dans les années 80, était<br />
alors tombée à 46 000. Tout était à refaire. Quand l'exploitant<br />
local part en retraite en 2017, Éric Tellène reprend la gestion<br />
des deux cinémas historiques avec ses nouveaux associés, Janine<br />
Di Cintio et Patrick Gimenez. Mais avec une programmation<br />
très large de 30 films par semaine, le manque d'écrans se fait<br />
bientôt sentir. « Notre politique est d'accompagner les films le<br />
plus longtemps possible, pour certains pendant 4 ou 6 mois : les<br />
deux salles supplémentaires s'inscrivent vraiment dans cette volonté. »<br />
Un nouveau cinéma, toujours en cœur de ville<br />
Fin 2019, alors que les cinémas de Cavaillon ont rassemblé<br />
135 000 spectateurs, Éric Tellène commence à négocier l'achat<br />
de l'ancienne bâtisse… sans imaginer une seconde ce qui va<br />
suivre. Mais il reste optimiste et c'est en pleine pandémie qu'il<br />
concrétise son projet. « Nous avons signé pour l'achat des murs<br />
le 23 mars 2020, soit une semaine après le premier confinement,<br />
et avons démarré les travaux mi-octobre, dans l'espoir d'ouvrir<br />
pour les vacances de février. Un pari sur l'avenir. » L'avantage de<br />
cette bâtisse existante était de pouvoir garder la structure<br />
générale de deux salles, qui a été entièrement désossée et dont<br />
l'espace a été réaménagé. Un chantier de 550 000 € soutenu<br />
par les aides du CNC et des collectivités.<br />
Opérationnel le 22 avril, Le Paradiso devra patienter un mois<br />
pour ouvrir ses salles, une de 88 places et l'autre de 80, qui<br />
permettra notamment les continuations. « Il est proche de La<br />
Cigale, et sera donc facile à piloter », précise Éric Tellène qui vise<br />
un minimum de 160 000 entrées avec les trois sites, en espérant<br />
retrouver le niveau de 200 000 par an, la commune comptant<br />
27 000 habitants. Les concurrents les plus proches sont les<br />
multiplexes d'Avignon et de Carpentras, « mais chacun a trouvé<br />
sa place », estime le Cavaillonnais, qui se considère comme « un<br />
petit épicier de quartier. À ce titre j'aime faire goûter les films<br />
comme on fait goûter des fruits, les partager et en parler avec le<br />
public. Et c'est la diversité qui fait notre force ».<br />
©Les cinémas de Cavaillon<br />
©Les cinémas de Cavaillon<br />
40 <strong>N°400</strong> / 7 <strong>juillet</strong> <strong>2021</strong>
© <strong>2021</strong> APOLO FILMS
EXPLOITATION<br />
UGC<br />
Le circuit renforce sa présence<br />
dans le Sud-Ouest<br />
©Damien Aspe<br />
Le circuit présidé par Brigitte Maccioni a<br />
ouvert deux complexes en juin, l’un de<br />
sept écrans à Toulouse (Haute-Garonne),<br />
marquant son retour deux ans après avoir<br />
quitté la Ville rose, l’autre de treize salles<br />
à Bordeaux (Gironde), dans le quartier<br />
des Bassins à Flot, en complément des<br />
deux UGC de centre-ville.<br />
À Toulouse, c’est au cœur du néo-quartier de Montaudran,<br />
à quelques minutes du centre-ville et des pôles d’activités,<br />
qu’a ouvert le nouvel UGC, le 9 juin dernier. Un bâtiment<br />
aux lignes épurées, dessiné par l’architecte Pierre Chican, qui<br />
a notamment travaillé sur le site de Plaisir ou la restructuration<br />
de celui de Vélizy, et dont l’intérieur reste fidèle aux<br />
codes du circuit : d’immenses photos habillent les murs du<br />
hall et des couloirs. Passé l’exposition de ces formats hors<br />
norme, le public découvre ensuite les sept salles et 1 330<br />
fauteuils, étalées sur les 5 200m 2 du site.<br />
À Montaudran ou aux Bassins à Flot, les salles arborent l'identité sobre d'UGC<br />
©Marion Delique<br />
« Réussir à ouvrir un nouveau cinéma dans le contexte actuel<br />
est un véritable challenge et traduit parfaitement la volonté<br />
d’UGC de s’investir auprès des grands acteurs du territoire pour<br />
offrir au public des lieux de culture, de divertissements et de<br />
partage. En nous installant au cœur de Montaudran, nous<br />
participons à l’écriture d’un tout nouveau quartier, tout à la<br />
fois pôle de vie, d’étude, de recherche et de culture comme en<br />
témoigne notre proximité avec la Halle de La Machine et le<br />
musée L’Envol des Pionniers », s’est réjouit le directeur du<br />
complexe, Benoit Dubost, dans un communiqué.<br />
La programmation est généraliste avec l’ambition de projeter<br />
plus de 300 nouveaux films chaque année, tout en conservant<br />
30 % de séances dédiées à l’art et essai et près de la moitié à<br />
la version originale ; le hors film sera également à l’honneur,<br />
avec les retransmissions de spectacles d’opéras et de ballets.<br />
À noter aussi que des engagements ont été conclus vis-à-vis<br />
des salles indépendantes de l’agglomération toulousaine pour<br />
un partage équitable de certains films porteurs.<br />
Si UGC s’est un temps retiré du maillage local, la Ville rose<br />
et ses environs présentent une réelle diversité d’exploitations.<br />
Trois autres circuits sont implantés : Pathé Gaumont est<br />
prédominant avec le Wilson en centre-ville et le Labège en<br />
périphérie, qui représentent 31 écrans et 7 020 places, CGR<br />
exploite 15 salles (2 775 sièges) à Blagnac, à l’ouest de Toulouse,<br />
tandis que Kinepolis possède un site de 8 écrans et 1 161<br />
fauteuils à Fenouillet, au nord. Dans le centre toulousain,<br />
on dénombre quatre cinémas indépendants, L’American<br />
Cosmograph (trois salles), l’ABC (trois écrans), l’Utopia<br />
42 <strong>N°400</strong> / 7 <strong>juillet</strong> <strong>2021</strong>
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©Damien Aspe<br />
Borderouge (trois salles) et le mono-écran Le Cratère, auxquels s’ajoutent les<br />
deux salles de la Cinémathèque. D’après les chiffres 2020 du CNC, l’agglomération<br />
toulousaine comptait 26 cinémas pour plus de cinq millions d’entrées<br />
fin 2019.<br />
Troisième cinéma bordelais<br />
Ce retour à Toulouse est essentiel pour UGC, qui était jusque-là faiblement implanté<br />
dans la partie sud de la France, à l’exception de Lyon et Bordeaux. C’est d’ailleurs<br />
dans la préfecture de la Gironde que le groupe a ouvert le 30 juin son nouveau<br />
multiplexe. Situé le long du port de plaisance des Bassins à Flot en remplacement<br />
du Hangar 27, il représente l'une des têtes de pont du complexe Quai des Caps et<br />
vient ainsi enrichir l’offre culturelle d’un quartier en pleine mutation.<br />
« Notre cinéma [est] un vrai lieu de vie chaleureux et accueillant. Il [a] la particularité<br />
d’être spacieux et lumineux grâce à sa grande verrière et des terrasses avec une vue<br />
imprenable sur la marina », explique Damien Gérard, directeur du site, dans un<br />
communiqué. Derrière cette façade atypique, le hall se dévoile dans la pure tradition<br />
UGC, arborant d’immenses photos d’artistes dans une ambiance sobre en<br />
clair-obscur. Passé les bornes et le comptoir d’accueil, le<br />
spectateur est invité à se rendre à l’étage pour pénétrer dans<br />
l’une des treize salles du multiplexe qui compte 2 394 sièges.<br />
Grands écrans, projection laser et son 7.1 : toutes les normes<br />
de confort du circuit sont déployées. À l’instar du nouveau<br />
site de Montaudran, l’UGC Ciné Cité Bassins à Flot mise sur<br />
une programmation généraliste qui fait la part belle à la version<br />
originale, des soirées thématiques autour du documentaire et<br />
du patrimoine ainsi que des retransmissions de ballets et<br />
d’opéras.<br />
site de Talence aux Cinémas Gaumont Pathé, après que la firme à la Marguerite a<br />
décidé d’arrêter ses activités d'exploitation. Basé en périphérie sud de Bordeaux,<br />
l’établissement abrite douze salles et 2 256 fauteuils depuis son extension fin 2019,<br />
pour une fréquentation avoisinant les 367 000 spectateurs. Dorénavant, UGC est<br />
aux manettes de 42 écrans et 7 433 sièges dans la cité girondine, soit un potentiel<br />
supérieur à 1,6 million d’entrées. C’est surtout plus de la moitié de l’offre de la<br />
ville, qui compte 77 salles avec les douze du CGR Le Français, les dix-sept du<br />
Megarama et les cinq de l’Utopia, représentant à eux trois 1,3 million d’entrées en<br />
2019.<br />
Pour UGC, la conquête de l’ouest va faire un détour par l’est, puisque le circuit va<br />
dévoiler la restructuration très attendue de l’UGC Ciné Cité Part Dieu, au cœur<br />
de Lyon (Rhône). D’un cinéma de quatorze salles accessibles via les niveaux 1 et<br />
3 du centre commercial, la capacité va être portée à dix-huit écrans, intégrés dans<br />
un même ensemble érigé sur plusieurs étages. Le nouveau vaisseau amiral lyonnais<br />
du groupe, qui est également présent à la Cité internationale, à Confluences et à<br />
Astoria, devrait ouvrir dans le courant de l’été<br />
©ICEBERG<br />
Avec ce nouvel établissement, le groupe étoffe donc son offre<br />
cinématographique dans l’agglomération bordelaise. Présent<br />
historiquement avec l’UGC Ciné Cité de la place Gambetta,<br />
son multiplexe de dix-huit écrans et 2 783 places (785 000<br />
entrées en 2019), le circuit avait racheté en octobre 2017 le<br />
44 <strong>N°400</strong> / 7 <strong>juillet</strong> <strong>2021</strong>
CANNES<br />
Le Cineum en Sélection<br />
FOCUS EXPLOITATION<br />
Il ne passe pas inaperçu dans le paysage et, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il<br />
attise plus que jamais la curiosité. La raison première ? Son revêtement extérieur<br />
imaginé par Rudy Ricciotti, auteur de l’atypique MuCEM de Marseille. Pour le<br />
Cineum, l’architecte italien a opté pour une coque multifacette, composée de<br />
panneaux triangulaires en béton fibré brut, favorisant, suivant l’inclinaison, une<br />
variété d’ombres et de reflets en fonction de la lumière, tandis que des groupements<br />
d’artistes spécialisés dans les éclairages ont été chargés de mettre en lumière certains<br />
espaces du cinéma. Implanté à l’entrée ouest de la ville, dans le quartier historique<br />
de la Bocca, le multiplexe est entouré de logements étudiants, d’un campus universitaire,<br />
d’une pépinière d’entreprises, d’un vaste parking et d’équipements dédiés<br />
à la création de contenus audiovisuels. Une partie constitue notamment le Technopôle<br />
de l’image, qui arbore lui aussi une architecture épurée et futuriste dessinée par<br />
Gulizzi.<br />
Si de l’extérieur, le Cineum en impose déjà, l’intérieur, imaginé par le designer Arik<br />
Lévy, n’est pas en reste, « avec 5 000 m 2 d’emprise au sol dont 2 000 pour les espaces<br />
restauration », précise Philippe Borys-Combret. Brasserie, coffee shop, saladerie ou<br />
traiteur local : cinq à six restaurants seront, à terme, installés dans le hall, qui<br />
accueillera également un coin de réalité virtuelle, ainsi qu’une vaste galerie d’exposition<br />
de 450 m 2 , pour présenter aussi bien des pièces de collection relatives aux<br />
films projetés que des œuvres d’artistes ou des DJ sets. « C’est important de proposer<br />
des activités attractives pour les jeunes, avec l’idée que le Cineum ne soit pas seulement<br />
un cinéma, mais un vrai lieu de vie où l’on puisse passer la journée. Un site aussi conçu<br />
pour des soirées événementielles sans pour autant être dans la démesure et la démonstration.<br />
Il faut rester vigilant à ne pas en faire un parc d’attractions. » Au deuxième<br />
étage, plusieurs terrasses ont été aménagées avec une vue sur la Croisette, légèrement<br />
obstruée par un maillage en béton.<br />
Le très attendu multiplexe de douze écrans<br />
accueille le Festival de Cannes dès son<br />
lancement, avant une ouverture au public dans<br />
la foulée de la manifestation. Un établissement à<br />
la pointe situé dans l’ouest cannois et développé<br />
par le réseau Cinéplanet, présidé par Philippe<br />
Borys-Combret, exploitant local du cinéma<br />
Les Arcades.<br />
46 <strong>N°400</strong> / 7 <strong>juillet</strong> <strong>2021</strong>
officielle<br />
À la pointe de la technologie<br />
L’accès aux salles se fait sur plusieurs niveaux, au premier, au<br />
deuxième et au troisième étages. Douze salles et 2 426 sièges,<br />
dans des tons crépusculaires, composent ce multiplexe, « premier<br />
cinéma de France à être intégralement équipé en son immersif »,<br />
se félicite Philippe Borys-Combret. Systèmes DTS-X ou Dolby<br />
Atmos, projecteurs laser « compatibles avec des lampes xénon »<br />
dans toutes les salles – c’est le troisième multiplexe français à<br />
être équipé de la sorte avec le Kinepolis de Fenouillet et<br />
l’EuropaCorp de La Joliette –, avec une également dotée d’un<br />
argentique 35 mm, ainsi que des écrans géants, dont le plus<br />
grand arbore 24 mètres de base. « C’est la taille d’un terrain de<br />
tennis, ce qui, avec celui de la salle Lumière du Palais des Festivals,<br />
en fait le plus grand de la Côte d’Azur. »<br />
Quatre salles sur douze sont premium, dont la première,<br />
équipée du nouveau concept Aurore développé par l’exploitant<br />
(voir encart). Parmi les trois autres, celle avec l’écran de 24<br />
mètres est en IMAX et une autre en ScreenX, technologie qui<br />
étend la projection aux murs latéraux à partir de l’écran de 15<br />
mètres de base. C’est la deuxième salle du réseau de Philippe<br />
Borys-Combret à posséder ce concept après celle du Cinéplanet<br />
d’Alès (Gard). « Dans mon idée des cinémas de demain, il est<br />
essentiel de proposer au public des expériences qu’il ne peut retrouver<br />
chez lui, comme cette projection à 270°. » La dernière salle<br />
premium est la plus petite, avec 58 places et un écran de 12<br />
mètres. Intitulée salle Lodge, elle a une vocation VIP et arbore<br />
CINÉPLANET DÉVOILE SON FORMAT PREMIUM<br />
Le réseau de Philippe Borys-Combret se lance à<br />
son tour dans le développement des concepts<br />
premium avec Aurore. Un concept « hybride »<br />
dixit l’exploitant, doté d’une projection laser<br />
4K à forte luminosité et d’un son immersif<br />
réalisé conjointement par DTS-X et les équipes<br />
du Cineum, avec l’appui de Didier Lozahic,<br />
mixeur réputé notamment pour son travail<br />
sur les films de Luc Besson ; la toile blanc mat<br />
de l'écran n'est pas trouée, « conférant ainsi<br />
une vraie netteté à l’image ». Enfin, les sièges<br />
sont en partie inclinables mais pas au point<br />
d’atteindre la position allongée. L’accent a<br />
également été mis sur l’ambiance visuelle.<br />
« Un show LED inonde le sas d’entrée, puis, dans<br />
la salle, des animations lumineuses partent des<br />
murs, où sont intégrés des bandeaux LED jusqu’à<br />
l’écran. Ce “spectacle” ne joue qu’en avant-séance.<br />
Pendant la projection, il n’y a que le film qui<br />
compte », explique le président de Cinéplanet,<br />
qui précise que n’importe quel film peut être<br />
diffusé, Aurore n’imposant aucune modification<br />
contrairement à d’autres concepts. À titre<br />
indicatif, l’installation de l’équipement, hors<br />
fauteuils et fabrication de la salle, représente<br />
une enveloppe de quelques 300 000 euros. Mais<br />
alors, en quoi ce format est-il hybride ? « Il n’y<br />
a aucune redevance à payer sur la billetterie »,<br />
met en avant Philippe Borys-Combret, qui<br />
entend désormais commercialiser cette salle<br />
Aurore, « un Premium Large Format par un<br />
exploitant pour les exploitants ». Si un cinéma<br />
est intéressé, il doit souscrire à un abonnement<br />
de maintenance et à un volet marketing pour<br />
une communication du concept sur l’année.<br />
Il doit également se soumettre à un cahier<br />
des charges précis concernant la technique,<br />
le matériel et la volumétrie de la salle, « mais<br />
des personnalisations sont possibles, nous<br />
recommandons certains produits en laissant<br />
l’exploitant libre de choisir ». Il sera plus aisé<br />
d’intégrer ce type de salle dans un établissement<br />
en construction que dans de l’existant,<br />
qui nécessitera alors « une étude sur le pas<br />
de gradin, élément important du concept ».<br />
Si le marché des formats premium est déjà<br />
bien fourni, Philippe Borys-Combret mise sur<br />
l’absence de redevance, et donc une forme de<br />
« liberté pour l’exploitant », pour développer<br />
Aurore sur le territoire national.<br />
<strong>N°400</strong> / 7 <strong>juillet</strong> <strong>2021</strong><br />
47
FOCUS EXPLOITATION<br />
une ambiance épurée conçue par Arik Lévy, avec peu de<br />
hauts parleurs visibles. La particularité du lieu réside dans<br />
ses fauteuils : « Ils sont équipés du son Flexound, qui varie selon<br />
la diffusion du contenu à l’écran. Cette technologie est notamment<br />
idéale pour les retransmissions de spectacles et d’opéra », souligne<br />
l’exploitant, qui précise qu’il s’agit de la première salle dotée<br />
de ce système en France.<br />
Si la programmation sera principalement généraliste, la<br />
particularité de ses deux premières semaines d’exploitation<br />
réside dans son partenariat avec le Festival de Cannes. Malgré<br />
une quinzaine de minutes de trajet en transports pour rallier<br />
le Cineum depuis le Palais des Festivals, il va souffler un air<br />
festif autour du multiplexe. En effet, comme indiqué par<br />
Thierry Frémaux lors de l’annonce de la Sélection officielle,<br />
« quatre salles seront dédiées aux projections cannoises » : la salle<br />
Aurore, l’IMAX et deux salles classiques. Dans les faits, encore<br />
très peu d’éléments sur les animations prévues au Cineum,<br />
Philippe Borys-Combret indiquant que « c’est le Festival qui<br />
loue l’espace et sera donc libre dans son exploitation ». Une chose<br />
est sûre : l’accès au cinéma sera réservé uniquement aux<br />
festivaliers pendant la durée de l’événement. « La vraie<br />
ouverture au grand public se fera plutôt dans la foulée du Festival,<br />
si toutes les conditions le permettent. »<br />
DEUX PROJETS EN<br />
PHASE TERMINALE<br />
Pour Philippe Borys-Combret, le Cineum est le<br />
premier des trois projets qu’il concrétise cette<br />
année. En effet, l’exploitant va achever dans les<br />
prochains mois la construction d’un établissement<br />
de huit salles et 1 100 fauteuils dans le<br />
centre-ville d’Antibes (Alpes-Maritimes), et<br />
celle d’un site de huit écrans et 1 200 places,<br />
également dans le centre, à Salon-de-<strong>Pro</strong>vence<br />
(Bouches-du-Rhône), en remplacement des<br />
deux salles du Club et des six des Arcades qu’il<br />
opère actuellement. Il gère par ailleurs les huit<br />
écrans du Cinéplanet d’Alès. À terme, Philippe<br />
Borys-Combret sera aux commandes de 31<br />
salles et environ 6 400 sièges pour un potentiel<br />
de 1,8 million d’entrées.<br />
Serpent de mer<br />
La présentation du Cineum en grande pompe au Festival de<br />
Cannes vient enfin concrétiser un projet qui aura été tout sauf<br />
un long fleuve tranquille. C’est en 2006 qu’est mise sur la table<br />
l’idée de construire un nouveau cinéma. À l’époque, le souhait<br />
est déjà de l’intégrer au projet de Technopôle de l’image, sur<br />
le terrain de l’ancienne Bastide rouge, avec Pathé désigné pour<br />
exploiter le futur site. Les premiers investissements sont lancés<br />
mais en 2012, en raison du manque d’appui des banques, une<br />
partie du projet est enterrée. C’est finalement dans une nouvelle<br />
configuration que le dossier du cinéma repart avec, en <strong>juillet</strong><br />
2014, un appel à projets lancé par la Ville. Sur les trois candidatures<br />
soumises, dont Pathé Gaumont à nouveau et Megarama,<br />
c’est celle de la Compagnie cinématographique de Cannes qui<br />
est retenue, en raison notamment de sa connaissance de<br />
l’exploitation locale puisque son dirigeant, Philippe Borys-<br />
Combret, gère les trois écrans des Arcades, rue Félix Faure<br />
dans le centre-ville.<br />
Après avoir obtenu l’aval de la CDACi du Var en mai 2016<br />
puis déposé le permis de construire en septembre 2017, le<br />
chantier a pu démarrer, avec notamment la pose symbolique<br />
de la première pierre en février 2019, en présence des exploitants<br />
mais aussi de David Lisnard, maire de Cannes, et de<br />
Thierry Frémaux, délégué général du Festival. À l’époque,<br />
l’objectif est d’inaugurer le Cineum pour l’édition 2020. Mais<br />
quelques difficultés administratives conjuguées à l’arrivée<br />
brutale de la pandémie ont retardé d’un an l’achèvement des<br />
travaux. C’est finalement au moment où le plus grand festival<br />
du monde renoue avec son édition physique que le multiplexe<br />
voit le jour : quel timing ! Au total, 33 M € ont été déboursés<br />
pour ériger cet établissement doté « d’une véritable aura », dixit<br />
Philippe Borys-Combret. Pour l’exploitant, « il était essentiel<br />
d’offrir à cette ville mythique du 7 e art, qui plus est sous équipée,<br />
un cinéma de dernière génération ». L’objectif fixé avant la crise<br />
était de 700 000 entrées annuelles – « sans compter les deux<br />
millions de touristes qui arpentent la Croisette l’été » – dans une<br />
ville qui en avait totalisé environ 400 000 en 2019<br />
48 <strong>N°400</strong> / 7 <strong>juillet</strong> <strong>2021</strong>
Une nouvelle salle premium<br />
née à Cannes<br />
®<br />
La meilleure uniformité de<br />
lumière sur un grand écran<br />
Une image et un son dignes des<br />
meilleures salles de post-production<br />
Fauteuils sliders<br />
Confort optimal<br />
À découvrir au Cineum Cannes<br />
Contactez-nous sur aurore@cineum-cannes.fr
INSTITUTIONNELS<br />
AGENDA DE LA PROFESSION<br />
ÉVÉNEMENT<br />
RENCONTRES NATIONALES ART ET ESSAI<br />
AFCAE<br />
DATE<br />
LIEU<br />
04 au 06/07 Cannes (06)<br />
FESTIVAL DE CANNES 06 au 17/07 Cannes (06)<br />
MOSTRA DE VENISE 01 au 11/09 Venise<br />
AG DU SFTC 03/09 Romorantin (41)<br />
47 E FESTIVAL DU CINÉMA AMÉRICAIN 03 au 12/09 Deauville (14)<br />
RENCONTRE INTERSYNDICALE DE L'EST 06 au 08/09 Sarreguemines (57)<br />
RENCONTRES ART ET ESSAI JEUNE PUBLIC<br />
AFCAE<br />
07 au 09/09 Valence (26)<br />
FESTIVAL PLAY IT AGAIN ! 15 au 28/09 dans les salles partout en<br />
France<br />
76 E CONGRÈS DE LA FNCF 20 au 23/09 Deauville (14)<br />
AG CHAMBRE SYNDICALE CINÉMAS DU<br />
NORD-PAS DE CALAIS<br />
PETITE ANNONCE<br />
Location Gérance<br />
Cinéma le Roc Embrun Haute Alpes<br />
CINÉMA PRIVÉ<br />
À REPRENDRE EN GESTION<br />
2 salles en parfait état<br />
Classement Art et Essai, Recherche et Jeune Public<br />
55 300 entrées en 2019<br />
Pas de personnel à reprendre<br />
Renseignements au 06 59 32 82 34<br />
30/09 Lieu à définir<br />
CNC<br />
Les pistes d’attribution du plan<br />
de relance pour l’exploitation et la<br />
distribution<br />
Lors de l’assemblée générale de l’ADRC, Lionel Bertinet, directeur<br />
adjoint du cinéma au CNC, a évoqué les trois volets de répartition du<br />
nouveau plan de relance du cinéma<br />
Alors que le fonds de sauvegarde supplémentaire de 14,5 millions d’euros a<br />
été attribué quasiment dans son intégralité, les concertations sont en cours au<br />
sein de la filière sur le fléchage de l’enveloppe de 60 millions annoncée par la<br />
ministre de la Culture lors de la réouverture. Lors de l’assemblée générale de<br />
l’ADRC du 22 juin, Lionel Bertinet a dévoilé ce que pourraient être les trois<br />
axes de répartition.<br />
Le premier volet, qui constitue l’essentiel de la dotation, serait constitué d’un<br />
fonds de compensation des pertes de chiffre d'affaires des salles sur l’activité<br />
du premier semestre. « L’attribution de l’aide sera calculée au prorata des parts<br />
de marché et ce pour l'ensemble du parc, régies municipales incluses », a précisé<br />
Lionel Bertinet.<br />
Le deuxième axe concerne la mise en place d’un fonds destiné à soutenir les<br />
entreprises d’exploitation pour lesquelles les charges permanentes pendant la<br />
fermeture administrative (comme le loyer, les fluides, les assurances, ou la<br />
maintenance du matériel numérique) ne seraient pas suffisamment couvertes<br />
par les aides nationales transversales.<br />
La troisième partie, sur la base d’une aide sélective, sera dédiée aux situations<br />
d’urgence, certaines exploitations ayant rencontré des difficultés importantes<br />
dues à une ouverture récente. Les dossiers seront examinés au cas par cas par<br />
une commission dédiée. Autre particularité, cette aide pourrait concerner<br />
également, et ce pour la première fois, les ententes de programmation. « Les<br />
tailles et structures étant diverses, et certaines adossées à des exploitations, nous<br />
devrons tenir compte des aides reçues par ailleurs. »<br />
Du côté des aides à la distribution, dotées d’un fonds de 10 millions, deux<br />
axes ont été évoqués. D’une part, une surgénération du soutien qui s’appliquerait<br />
sur une période plus longue, afin de lisser le calendrier des sorties et<br />
éviter « le mur de films » à l’automne. D’autre part, une aide sera attribuée aux<br />
distributeurs et aux films les plus fragiles, qui ne bénéficieraient pas des aides<br />
classiques du CNC. « Après ces 16 mois de crise, le CNC souhaite compléter les<br />
aides automatiques par des aides sélectives, afin de répondre aux situations d'urgence.<br />
Avec l'ensemble de ces dispositifs, nous avons les moyens d'éviter toute défaillance<br />
économique et qu’une entreprise se retrouve au tribunal de commerce. » Ces différents<br />
volets étant en cours de discussion avec la FNCF, le DIRE et le SDI, le<br />
CNC précise que les décisions devraient être arrêtées rapidement, pour une<br />
mise en place d’ici la rentrée.<br />
CINEEUROPE 04 au 07/10 Barcelone<br />
FESTIVAL LUMIÈRE 09 au 17/10 Lyon (69)<br />
MARCHÉ INTERNATIONAL DU FILM<br />
CLASSIQUE<br />
12 au 15/10 Lyon (69)<br />
RENCONTRES PROFESSIONNELLES DU NORD 09 au 15/11 Arras (62)<br />
RENCONTRES NATIONALES ÉCOLE<br />
ET CINÉMA, COLLÈGE AU CINÉMA ET<br />
PASSEURS D'IMAGES<br />
RENCONTRES NATIONALES ÉCOLE<br />
ET CINÉMA, COLLÈGE AU CINÉMA<br />
ET PASSEURS D'IMAGES<br />
17 au 20/11<br />
17 au 20/11<br />
Bouches-du-Rhône (Martigues,<br />
Marseille et Aix-en-<strong>Pro</strong>vence)<br />
Bouches-du-Rhône<br />
(Martigues, Marseille et<br />
Aix-en-<strong>Pro</strong>vence)<br />
Retrouvez toutes ces manifestations plus détaillées sur boxofficepro.fr rubrique Agenda<br />
50 <strong>N°400</strong> / 7 <strong>juillet</strong> <strong>2021</strong>
76ème<br />
CONGRÈS<br />
DEAUVILLE<br />
Du 20 au 23 septembre <strong>2021</strong><br />
<strong>Pro</strong>gramme et inscriptions sur www.fncf.org<br />
Date limite de demande d’inscription : 1 er août <strong>2021</strong><br />
LE<br />
CONGRÈS