OH LIFE TOURISME FEVRIER 2026 version A
# road trip France Chartres Futuroscope à Poitiers et Nausicaà, # les trésors des iles africaines de l'Atlantique #La route des maisons à colombages en Allemagne #Les Croisières sur de gros bateaux super équipés pour allier tourisme et faire la fête ! Un reportage sur le Tour de #Bruce #SPRINGSTEEN A MONZA avec une balade au Lac de Côme, à Venise, à Monza évidemment et ensuite à Turckheim ! Enjoy click on button to be inside your magazine.
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FEVRIER 2026
version 1
Valkenburg Château St. Gerlach
Sommaire
FEVRIER 2026 ver. 1
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Gourmandises Et Balades
NEW u
NEW u
VOYAGES VOYAGES
CROISIERE TRÉSORS INSULAIRES ATLANTIQUES
CROISIERE SUR LE DOURO (PORTUGAL)
CROISIERE SUR LE DANUBE
GOLD u ST.GERLACH
À VALKENBURG, EN 2025
MINI TRIP EN MCLAREN
750 S SPIDER EN DÉCEMBRE 2025
TOP u
TOP u
TOP u
TOP u
NEW u
CROISIERE ARCHIPEL DES AÇORES
CROISIERE AU FIL DU BRAHMAPOUTRE (INDE)
CROISIERE LES PERLES DU NORD (BELGIQUE)
CROISIERE SUR LE NIL (EGYPTE)
CROISIERE EXPLORIS USHUAIA / VALPARAISO
CROISIERE EXPLORATION EN ARCTIQUE (GROENLAND)
CROISIERE L’ARCTIQUE (GROENLAND & NORVEGE)
CROISIÈRE AZAMARA - 10 JOURS EN MÉDITÉRRANÉE
CLIQUEZ SUR LES BOUTONS
NEW u
GOLD u VAN ORDINGEN
À ST-TROND EN MASERATI GT 2025
GOLD u LE CLARANCE
À LILLE CITY TRIP EN BENTLEY 2025
GOLD u
VALKENBURG CHÂTEAU ST. GERLACH
NEW
GOLD u
GOLD u
GOLD u
GOLD u
CLIQUEZ SUR LES BOUTONS
SAINT TROND : CHÂTEAU D’ORDANGE (van ordingen)
LILLE LE CLARANCE
LUXEMBOURG : LE PLACE D’ARMES
BRUGES : HERITAGE
CATANE
ROUTE ALLEMANDE DES COLOMBAGES
SPA EN LOTUS AU DOMAINE DE LESBIOLES
LILLE EN BENTLEY BENTAYGA
ROAD TRIP FUTUROSCOPE EN MERCEDES EQE 350+
WISSANT EN RENAULT 5 ELECTRIQUE
DUNKERQUE
L’ILE NEERLANDAISE DE TEXEL
ATHENES
GOLD u LE PLACE D’ARMES
À LUXEMBOURG-VILLE
MINI TRIP EN MCLAREN
720S COUPÉ, EN 2022
GOLD u HÔTEL HÉRITAGE
À BRUGES, EN 2021
MINI TRIP EN MCLAREN
720 S SPIDER EN 2021
ESCAPADE À WATERLOO
EN MCLAREN GT EN 2022
TOP u
RICOLA (SUISSE)
4
©
TOUTES LES PHOTOS & TEXTES DE CE MAGAZINE SONT SOUMIS AUX DROITS D’AUTEURS
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(1)À l’achat d’un Actyon Hybrid neuf, nous reprenons votre ancien véhicule et vous offrons 1.000€ (TVAC) en plus de sa valeur. Le véhicule doit être complet, en état de rouler et être immatriculé
au nom du nouveau propriétaire depuis au moins 6 mois. Le véhicule doit être muni de tous les documents légaux. Le nom du propriétaire du véhicule neuf doit correspondre à celui du dernier
propriétaire de l’ancien véhicule. La garantie d’usine KGM sur un nouvel Actyon Hybrid est de 5 ans, prolongée jusqu’à 10 ans par KGM Belgium. Chaque entretien chez un distributeur officiel
KGM ajoute 1 an de garantie, jusqu’à 150.000 km ou 10 ans (selon la première limite atteinte). Vous trouverez toutes les informations et les conditions concernant la garantie et d’assistance
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TOP u
TOP u
EVASION EN MOBILHOME
SPRINGSTEEN A MONZA - 2023
VW CALIFORNIA (ECOSSE)
QUEBEC (CANADA)
QUEBEC CAP HIVER
QUEBEC
LIVRES
SKI FRANÇAIS
TREKS EN CORSE
RANDONNÉES DANS LE VAR
BALADES LOIRE ATLANTIQUE
CLIQUEZ SUR LES BOUTONS
Rédaction : redaction@ohlife.one
Responsable de rubrique : Christiane GOOR (AJP)
Responsable Images : Charles MAHAUX † 2026 (AJP)
Avec la participation de Pascale HEIDEBROEK
(CAMINTER)
Journalistes Accrédités :
Eric HEIDEBROEK (AJP) - Christian HUBERT (AJP)
Sommaire
FEVRIER 2026 ver. 1
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les couleurs et les matériaux sans préavis. (1) WLTP : Contactez votre concessionnaire pour obtenir des informations complètes sur la taxation de votre
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ayant effectué un entretien complet dans un magasin MG Brand. Pour plus d’informations, consultez également le site www.mgmotor.be
30 janvier 2026 in memoriam
Eric HEIDEBROEK
Réacteur en Chef - Journaliste AGJPB F05749
Ode à l’Amour
8
Nous avons appris début novembre que
notre collaborateur Charles MAHAUX est
atteint d’un mal incurable. Les médecins
lui avaient annoncé qu’il ne passerait sans
doute pas Noël. C’était mal connaître
notre ami, et tout autant sa tendre épouse
Christiane. Ensemble, ils ont affronté la
maladie avec courage, et se sont employé
à en atténuer les effets pour préserver le
meilleur confort possible. Conscients que le
temps est précieux, ils ont choisi de savourer
encore les plaisirs de la vie et de multiplier
les moments partagés avec leurs proches.
De ces instants sont nés des rencontres
extraordinaires, comme celles avec leurs
complices de tous pays, croisés au fil des
reportages touristiques à travers le monde,
et qui continuent de leur envoyer messages,
souvenirs et affection. Et puis il y a eu la visite
de l’Ambassadeur des États-Unis, venu
saluer le papa de Régine, l’une des filles de
Charles, qui met en valeur - dans les plus
hautes sphères américaines - les talents et
la créativité photographique hérités de son
père. Benoît, son plus jeune fils et collaborateur
d’OH! LIFE, lui a rendu visite très régulièrement,
tout comme ses petits-enfants,
avec qui Charles a partagé des moments
d’une intensité rare. Julie, la fille de Christiane,
l’a enveloppé d’un amour filial d’une
grande délicatesse, tout comme India sa
petite fille, souvent à leurs côtés, chacun a
apporté à Charles une présence joyeuse et
lumineuse qui lui a fait un bien immense.
Quant à Christiane, elle a déploié chaque
jour cette force tranquille que seul l’amour
véritable peut offrir.
Le 17 janvier dernier, notre globe-trotteur,
notre Grand-Reporter s’est éteint doucement
en rendant son dernier souffle dans
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Volkswagen Import, Bart Nyns, Leuvensesteenweg 639, 3071 Kortenberg.
Remerciements
Lorsque j’ai rencontré celui qui allait devenir un
formidable compagnon de vie, j’avais 29 ans
et lui 45 ans. Nous avons eu la chance d’égrener
42 ans d’une vie commune en partageant
nos rêves d’une vie familiale et professionnelle
épanouie. Comme dans la plupart des couples, il
a fallu que chacun s’adapte à l’autre, fasse des
compromis toujours acceptables et ce qui était
un choix raisonné pour réussir cette vie de couple
s’est avéré rapidement être porté par un amour
profond alimenté par du respect, de l’admiration
même pour l’autre.
Ce merveilleux complice s’en est allé pour un
voyage aller simple au terme d’une maladie fulgurante,
à peine 11 semaines se sont écoulées entre
l’annonce du diagnostic d’une leucémie myéloblastique
aigüe et son décès à la maison. 11 semaines
intenses qui nous ont permis l’éclosion de nombreux
messages de sympathie qui l’ont tant ému et
porté jusqu’au bout de sa résistance.
Honnêtement rien n’est simple pour moi au lendemain
de son départ mais je lui ai promis de poursuivre
ma route, entre autres en voyageant encore
pour partager avec vous mes aventures lointaines.
Je m’y tiendrai mais ici je voudrais remercier
Oh Life, son rédacteur en chef Eric Heidebroek
et vous lecteurs de nous avoir accompagnés
Charles et moi durant tant d’années, chaque
voyage était vécu en sachant qu’au terme de
celui-ci, nous allions vous le raconter.
Merci pour votre confiance.
Un article sur notre escapade sur le Mékong au
Laos au printemps 2023 sera publié très vite. Je
vous retrouverai fin avril après avoir testé une
nouvelle destination sur le Fleuve Rouge au Nord
du Vietnam. A très bientôt !!!
Christiane.
10
11
Dankwoord
Toen ik degene ontmoette die een geweldige
levensgezel zou worden, was ik 29 en hij 45.
We hebben het geluk gehad om 42 jaar van ons
leven samen te delen, waarbij we onze dromen
van een vervullend gezins- en beroepsleven
verwezenlijkten. Zoals in de meeste stellen moest
ieder zich aanpassen aan de ander, compromissen
sluiten die altijd aanvaardbaar waren, en
wat een weloverwogen keuze was om ons leven
als koppel te laten slagen, bleek al snel gedragen
te worden door een diepe liefde, gevoed door
wederzijds respect en zelfs bewondering.
Deze geweldige metgezel is vertrokken voor een
enkeltje, na een plotse ziekte. Er gingen amper 11
weken voorbij tussen de diagnose van acute myeloïde
leukemie en zijn overlijden thuis. Elf intense
weken waarin we talloze bezoeken en telefoontjes
van over de hele wereld ontvingen, blijken van
medeleven die hem zo ontroerden en hem tot het
uiterste van zijn kracht hebben gedragen.
Eerlijk gezegd is niets gemakkelijk voor mij in
de nasleep van zijn vertrek, maar ik heb hem
beloofd mijn weg te vervolgen, onder andere
door nog te reizen om mijn verre avonturen met
jullie te delen.
Ik zal me daaraan houden, maar hier wil ik Oh
Life, hoofdredacteur Eric Heidebroek en jullie,
lezers, bedanken dat jullie Charles en mij zoveel
jaren hebben vergezeld. Elke reis werd beleefd
in de wetenschap dat we ze jullie achteraf zouden
vertellen. Dank voor jullie vertrouwen.
Binnenkort verschijnt een artikel over ons uitstapje
op de Mekong in Laos in het voorjaar
van 2023. Ik zie jullie eind april weer, nadat ik
een nieuwe bestemming op de Rode Rivier in
Noord-Vietnam heb uitgeprobeerd.
Tot heel binnenkort!
12
Christiane
13
Acknowledgments
When I met the man who would become a
wonderful life partner, I was 29 and he was 45.
We were fortunate to share 42 years of life
together, building our dreams of a fulfilling
family and professional life. As in most couples,
we each had to adapt to the other, make compromises
that were always acceptable, and
what began as a reasoned choice to make our
relationship work quickly proved to be fueled
by a deep love, nourished by respect and even
admiration for one another.
This wonderful companion has left on a oneway
journey, following a sudden illness. Barely
11 weeks passed between the diagnosis of
acute myeloid leukemia and his passing at home.
Eleven intense weeks that allowed us to witness
an outpouring of sympathy from around the world—visits
and calls that moved him deeply and
sustained him until the very end of his strength.
Honestly, nothing is easy for me in the aftermath
of his departure, but I promised him I
would continue on my way, among other things
by still traveling to share my faraway adventures
with you.
I will keep that promise, but here I would like
to thank Oh Life, its editor-in-chief Eric Heidebroek,
and you, the readers, for having accompanied
Charles and me for so many years. Each
journey was lived with the knowledge that,
upon its end, we would tell you about it.
Thank you for your trust.
An article about our escapade on the Mekong in
Laos in the spring of 2023 will be published very
soon. I will meet you again at the end of April
after trying out a new destination on the Red
River in Northern Vietnam.
See you very soon!
14
Christiane
15
Agradecimientos
Cuando conocí al que se convertiría en un compañero
de vida formidable, yo tenía 29 años y
él 45. Tuvimos la suerte de compartir 42 años de
vida en común, construyendo nuestros sueños de
una vida familiar y profesional plena.
Como en la mayoría de las parejas, cada uno tuvo
que adaptarse al otro, hacer compromisos siempre
aceptables, y lo que fue una elección razonada
para que nuestra vida en pareja funcionara, pronto
se vio impulsado por un amor profundo alimentado
por el respeto y la admiración mutua.
Este maravilloso cómplice se ha ido en un viaje de
ida, tras una enfermedad fulminante.
Apenas 11 semanas transcurrieron entre el diagnóstico
de leucemia mieloblástica aguda y su
fallecimiento en casa. Once semanas intensas que
nos permitieron recibir innumerables visitas y llamadas
de todo el mundo, muestras de cariño que
lo conmovieron y lo sostuvieron hasta el límite de
sus fuerzas.
Honestamente, nada es fácil para mí tras su partida,
pero le prometí que seguiría mi camino, entre
otras cosas, viajando para compartir con ustedes
mis aventuras lejanas.
Cumpliré mi palabra, pero aquí quiero dar las
gracias a Oh Life, a su director Eric Heidebroek y
a ustedes, lectores, por habernos acompañado a
Charles y a mí durante tantos años. Cada viaje lo
vivíamos sabiendo que, al final, se lo contaríamos.
Gracias por su confianza.
Muy pronto se publicará un artículo sobre nuestra
escapada por el Mekong en Laos en la primavera
de 2023. Nos reencontraremos a finales de abril,
después de probar un nuevo destino en el Río
Rojo, en el norte de Vietnam.
¡Hasta muy pronto!
16
Christiane
17
09 février 2026 Edito
Christiane Goor
Journaliste AGJPB
Directrice Tourisme
Que vous
disent ceux
qui vous
offrent leurs
croisières ?
En mars 2025 je vous présentais
3 croisiéristes qui se partageaient
le marché belge en proposant des
expéditions ou des croisières sur des
bateaux à taille humaine.
Un an plus tard CroisiEurope est toujours
très présent d’autant qu’il offre un nouveau
spot TV diffusé actuellement sur les écrans
en France, la Suisse mais aussi sur la Une.
De plus cette année CroisiEurope fête un
demi-siècle d’histoire et à cette occasion un
rendez-vous festif est organisé afin bien sûr
de présenter de nouveaux itinéraires et de
vous faire part d’offres spécialement imaginées
pour l’occasion.
Notez les dates :
Anvers le 9 mars avec embarquement sur
Scheldekaain Noord et Bruxelles les 10
et 11 mars avec embarquement Quai de
Heembeek. Attention il faut s’inscrire au
préalable et pour ce faire contactez :
CroisiEurope au 02 514 11 54.
18 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.
Rêvez d’autres plans.
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à la fiscalité de votre véhicule. Informations environnementales (A.R. 19/03/2004) : volkswagen.be
Rivages du Monde même s’il n’offre momentanément
plus de croisières maritimes
car son leasing avec le World Explorer s’est
achevé fin 2025 reste très présent sur le
marché avec un volet d’escales européennes
où je pointe un itinéraire original traversant
les plus beaux paysages d’Ecosse en passant
par le canal calédonien jalonné d’écluses et
en cabotage côtier sur un bateau accueillant
un maximum de 50 passagers.
Autre croisière exceptionnelle (et moins
chère) de Berlin à la Baltique en navigant sur
le fleuve Oder avec un bateau prévu pour
80 passagers maximum. Le catalogue de Rivages
du Monde consacré aux horizons lointains
est également porteur de nouveautés.
Comme le Fleuve Rouge au Vietnam que je
me ferai un plaisir de vous faire découvrir
en mai prochain après mon expédition. Ou
encore une croisière d’exploration dans le
bassin du fleuve Congo en mai 2027. Je
compte bien en être.
Toutes infos au 02-899 84 00
20
Malheureusement Exploris n’a pas survécu
à une liquidation judiciaire prononcée
le 18 novembre dernier.
Leur unique bateau, l’Exploris One a été adjugé
le 30 janvier dernier pour 4,5 millions
d’euros à Nordic Cruise Management, une
filiale du groupe Nordic Hamburg et ce navire
reprendra la mer sous d’autres couleurs.
Par contre Plein Cap qui est un acteur
incontournable des croisières en France
depuis 35 ans pointe du nez sur le marché
belge avec une offre qui semble intéressante
à bord du MS Hamburg qui se
veut un intrépide voyageur avec quelque
200 cabines qui sillonnera quelques mers
parmi les plus belles du monde :
Baltique, Méditerranée et océan Indien.
Je vous raconterai mon expérience personnelle
après ma croisière en Méditerranée
d’octobre prochain.
21
CLIQUEZ SUR
W LES DRAPEAUX
ALLEMAGNE
ANGLETERRE
NEW u
BELGIQUE
CANADA
NEW u
CROISIERES
ESPAGNE
NEW u
FRANCE
GRECE
Zoom
Voici la page de départ
de votre visite.
Cliquez sur les gros boutons et vous serez
dirigés vers la rubrique indiquée.
A chaque rubrique son sommaire,
parcourez alors les sujets.
Vous voulez revenir au Zoom,
cliquez sur le bouton 1,
1 2
Vous voulez revenir au sommaire
de rubrique, cliquez sur le bouton 2
22 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.
CLIQUEZ SUR
W LES DRAPEAUX
NEW u
NEW u
GROENLAND
HOLLANDE
INDE
ITALIE
MAURICE
MEXIQUE
PORTUGAL
SUISSE
23
V oyages
AVANT-PROPOS
& Loisirs
Charles MAHAUX et Christiane GOOR
sont nos Globe-Trotters.
Ils ont déjà parcouru le monde entier,
rapporté de superbes images et des textes pertinents comme très utiles,
mais surtout des récits qui vous mettent l’eau à la bouche.
Christiane et Charles sont reconnus mondialement
par les plus hautes instances du tourisme.
Pour OH ! LIFE VOYAGES & LOISIRS, ils voyagent en voiture
dans les pays limitrophes et parfois plus loin. Ils partagent leurs impressions de
conduite, donnent des informations sur les us et coutumes locaux en matière de
roulage. Dans certains pays des choses sont permises, comme en Allemagne
où la vitesse n’est pas limitée sur certaines portions d’autoroutes,
mais strictement limitée et ...contrôlée en agglomération ou dans les travaux.
En France aussi la rigueur de la Gendarmerie toujours au sujet de la vitesse
sévèrement réprimée. Mais pour les destinations lointaines, ils racontent leurs
périples que ce soit en avion ou en bateau et parfois aussi en train.
Nos Globe-Trotters sont des passionnés d’histoires locales,
vous découvrirez avec eux les régions du monde, insoupçonnées de beauté
et de caractère. Et même en Belgique, et pays limitrophes ils vous feront
découvrir des endroits merveilleux. Comme quoi, il ne faut pas nécessairement
aller au bout du monde pour se dépayser totalement !
24
La voiture de votre vie.
Et tant pis pour votre CV.
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à la fiscalité de votre véhicule. Image prise sur un site non accessible aux usagers de la route, avec l’autorisation des autorités compétentes.
Informations environnementales (A.R. 19/03/2004) : volkswagen.be
SOMMAIRE
CROISIERES
CLIQUEZ SUR LES BOUTONS
W
NEW u
NEW u
NEW u
CROISIERE MEDITERRANEE AZAMARA
CROISIERE SUR LE DOURO (PORTIUGAL)
CROISIERE SUR LE DANUBE
CROISIERE EN HOLLANDE PAR L’IYSSELMEER
CROISIERE ARCHIPEL DES AÇORES
CROISIERE BRAHMAPOUTRE (INDE)
MSC EURIBIA LES PERLES DU NORD
CROISIERE SUR LE NIL (EGYPTE)
CROISIERE EXPLORIS USHUAIA / VALPARAISO
EXPLORATION ARCTIQUE (GROENLAND)
L’ARCTIQUE (GROENLAND & NORVEGE)
NEW u
TOURISMZ
CATANE
L’ILE NÉERLANDAISE DE TEXEL
UN CITY-TRIP DÉPAYSANT À ATHÈNES.
SUISSE - RICOLA - BIO DEPUIS 1930
SOMMAIRE
COCO (MEXIQUE)
HALLOWEEN & ID BUZZ CARGO A HANNUT (BELG)
BORDEAUX (FRANCE)
Route Allemande des Maisons à Colombages
MAURICE (ILES MAURICE)
QUÉBEC (CANADA)
MADERE (PORTUGAL)
LA COROGNE ET BILBAO (ESPAGNE)
MINITRIP VENISE / MONZA SPRINGSTEEN 2023
UN Volkswagen CALIFORNIA EN ECOSSE
CLIQUEZ SUR LES BOUTONS
W
DUNKERQUE
(FRANCE)
QUEBEC CAP HIVER (CANADA)
QUEBEC (CANADA)
BOULOGNE S/MER NAUSSICAA
(FRANCE)
COSTA NAVARINO
(GRECE)
L’EXTREMADURE (ESPAGNE)
LYON
(FRANCE)
MG Cyberster
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SOMMAIRE
NORMANDIE (FRANCE)
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W
BOURG EN BRESSE
(FRANCE)
GENEVE (SUISSE)
THURINGE
(ALLEMAGNE)
RENNES (FRANCE)
KEUKENHOF (HOLLANDE)
SOMMAIRE
ROAD TRIP
CHARTRES - FUTUROSCOPE - NAUSICÀA
WISSANT
CLIQUEZ SUR LES BOUTONS
W
GOURMANDISES
CITY TRIP AU ST. GERLACH EN MCLAREN (VALKENBURG AUX PAYS-BAS)
CITY TRIP AU VAN ORDINGEN (SAINT- TROND EN BELGIQUE)
CITY TRIP DOMAINE DE LÉBIOLES EN LOTUS (SPA-BELGIQUE)
CITY TRIP AU CLARANCE EN BENTLEY (LILLE-FRANCE)
CITY TRIP AU PLACE D’ARMES EN MCLAREN (LUXEMBOURG)
CITY TRIP A L’HERITAGE EN MCLAREN (BRUGES-BELGIQUE)
CITY TRIPA WATERLOO EN MCLAREN GT (BELGIQUE)
Moins de blabla.
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action valable aux particuliers du 01/02/2026 au 28/02/2026. (3)Prime de reprise : Vous pouvez profiter de la prime de reprise uniquement à la remise d’un véhicule complet dont
vous êtes propriétaire et immatriculé à votre nom depuis plus de 6 mois. Le nom de l’acheteur de la nouvelle voiture doit correspondre avec le nom du propriétaire du véhicule
restitué. Le nouveau véhicule doit également être immatriculé au même nom que celui du véhicule remplacé. Annonceur : Korean Motor Company S.A. (importateur), Bedrijvenlaan
4, 2800 Mechelen - Marketing@hyundai.be – BCE 0404.273.333 RPM Antwerpen - Belfius IBAN BE 35 5503 3947 0081 - BIC GKCCBEBB. Photos non contractuelles. Information
environnementale (A.R. 19/3/2004). Hyundai.com
ANS
Un reportage de Pascale Heidebroek, qui signe le
texte et les photos, sur l’exceptionnel week-end
aux couleurs de Greenpeace lors de l’exposition
Amazônia de Sebastião Salgado à Tour & Taxis.
Les membres de Greenpeace étaient présents
pour sensibiliser les visiteurs de l’exposition
Amazônia aux grands enjeux liés à la protection
de la nature et du climat, qui se discutent à la
COP30 qui se tient, au moment d’écrire ces
lignes (mi-novembre 2025) au Brésil.
Merci à Pascale de partager son regard sur
l’importance que revêt la sauvegarde de
l’Amazonie.
Parce q
qu’une
© Eric HEIDEBROEK - Le Cap - Février 2006
ue l’on a
seule planète
AMAZÔNIA
HOMMAGE
À SEBASTIÃO
SALGADO
Plongée au cœur de
l’Amazonie pour découvrir
l’urgence de protéger
cet écosystème et la pureté
des âmes qui l’habitent.
UN
SANCTUAIRE
EN
Péril
PHOTOS Sebastião Salgado et Instituto Terra
©Instituto Terra
L’exposition «Amazônia» s’est refermée comme un livre précieux,
laissant derrière elle l’écho d’une forêt infinie. Au cœur des frondaisons, les
sons tissés par Jean‐Michel Jarre se mêlaient aux images
de Sebastião Salgado, et chaque photographie devenait une porte
ouverte sur un monde fragile, somptueux, vibrant de vie.
Ces peuples, éloignés de nos cités, nous offrent des messages purs,
des paroles silencieuses gravées dans leurs gestes, dans leurs regards,
dans leur danse avec la nature. Il ne tient qu’à nous d’écouter, d’ouvrir
les yeux à cette symbiose oubliée, où l’homme ne domine pas,
mais s’accorde, où la vie se tisse dans le respect du souffle terrestre.
Car vivre avec la nature, et non contre elle, est la clé que nous avons trop
longtemps égarée. Il est temps de nous éveiller, de laisser nos sens s’emplir
de cette vérité, et de marcher, enfin, au rythme profond de la forêt…
RCHIPEL DES ANAVILHANAS • 2009
A 80 kilomètres de la ville de Manaus,
le Rio Negro rejoint le Solimões pour former le fleuve Amazone.
Anavilhanas est le plus grand archipel fluvial de la planète.
CHAQUE ARBRE LIBÈRE DES CENTAINES DE LITRES D’EAU
DANS L’ATMOSPHÈRE, CRÉANT DES RIVIÈRES AÉRIENNES
ESSENTIELLES À L’ÉQUILIBRE CLIMATIQUE.
UN MONDE OÙ LA NATURE
DICTE SA LOI
Imaginez une terre où la forêt est reine,
où chaque souffle de vent devient une prière,
où les arbres dressent leurs colonnes
vers le ciel comme les piliers d’une
cathédrale vivante.
Dans ce royaume vert, les rivières chantent,
elles serpentent comme des veines d’argent,
portant la vie dans leurs flots mystérieux.
Les poissons y dansent comme des étoiles
liquides, et les oiseaux tissent des constellations
sonores au-dessus des frondaisons.
Les géants de bois abritent des créatures
secrètes, gardiennes invisibles de l’équilibre.
Parmi elles, l’ours à lunettes, jardinier
patient de la forêt, qui sème l’avenir
dans l’ombre des racines.
Les peuples amazoniens mêlent leur souffle
à celui des arbres, leurs pas suivent les sentiers
des rivières, et leur savoir ancestral nous
rappelle que vivre en symbiose avec l’Univers
est une réalité possible.
ADÃO YAWANAWÁ AVEC UNE COIFFE EN PLUMES D’AIGLE ET UNE PEINTURE FAITE À PARTIR
DU FRUIT DE L’ARBRE GENIPA SUR LE VISAGE. VILLAGE DE NOVA ESPERANÇA,
TERRITOIRE INDIGÈNE RIO GREGÓRIO, ÉTAT D’ACRE, 2016.
ASHÁNINKA : GARDIENS
D’UNE SAGESSE MILLÉNAIRE
Les Asháninka comptent parmi les
peuples indigènes les plus anciens
d’Amazonie. Leur histoire remonte
aux XV e et XVI e siècles, lorsqu’ils
commerçaient avec l’Empire Inca.
Depuis leurs montagnes du Pérou,
ils échangeaient plumes, peaux,
coton et plantes médicinales
contre des objets en métal, bijoux
en or et textiles précieux.
UN LIEN SACRÉ AVEC LES INCAS
Leur connexion avec les Incas est
si profonde qu’elle imprègne leurs
mythes fondateurs. Selon le chaman
Moisés Piyako, les deux peuples
seraient nés l’un de l’autre.
Un mythe raconte comment
un pêcheur asháninka, utilisant
un hameçon magique, captura
des créatures extraordinaires dont
le premier Inca. Les deux peuples
vécurent ensemble jusqu’au jour
où les Incas partirent vers les montagnes,
créant ainsi une séparation
symbolique : les Incas dans les hauteurs,
les Asháninka dans la forêt.
L’AYAHUASCA,
CLÉ DES MONDES CACHÉS
Lors de l’arrivée des Espagnols,
la mythologie asháninka raconte
que Viracochas, le dieu suprême
Pawa, transforma les sages
en animaux pour préserver leur
sagesse ancestrale. Il créa ensuite
l’ayahuasca, cette boisson sacrée
qui permet aux hommes d’accéder
au monde spirituel et de «pénétrer
tous les charmes cachés».
13 000 ANS D’HARMONIE MENACÉE
Depuis des millénaires, les peuples amazoniens partagent leur territoire
équitablement et dans le respect de la faune et la flore.
Depuis des millénaires, des rituels sacrés célèbrent ce lien mystique
avec leur cadre de vie. Mais, depuis 1542, l’Amazonie subit des attaques
répétées : les explorateurs ont véhiculé des maladies qui ont décimé
les populations, le mercure utilisé par les orpailleurs empoisonnent
les autochtones et les habitants des rivières, une déforestation intensive
menace la vie en Amazonie. Et c’est aujourd’hui l’or noir, convoité,
qui ajoute un trouble supplémentaire. Là-bas, la forêt murmure encore,
mais son chant s’affaiblit. Il nous revient de l’écouter, avant que
le silence ne s’installe.
ELIANE, DU PEUPLE YAWANAWÁ, EST MARIÉE
AU LEADER ASHÁNINKA FRANCISCO PIYÃKO.
ELLE CONTINUE D’ARBORER SUR SON VISAGE
LES PEINTURES TYPIQUES DES YAWANAWÁ ET
PORTE UNE ÉPINGLE FAITE DE PLUMES D’ARA
ARRANGÉES EN FORME DE FLEURS.
LA DESTRUCTION
DE NOTRE FORÊT
EST CATASTROPHIQUE,
CAR ELLE EST VIVANTE.
C’EST NOTRE VIE
ET CELLE DE
LA FAUNE SAUVAGE.
NOUS NE SÉPARONS
PAS NOTRE VIE
DE CELLE DE LA FORÊT,
NOUS SOMMES TOUS
UN SEUL CORPS ET
UN SEUL ÊTRE :
LES VÉGÉTAUX, L’EAU,
LES ANIMAUX
ET LES YAWANAWÁ.
TAT DE RORAIMA • 2018
Arc-en-ciel au-dessus de la région de Tucuxim.
Réserve forestière de Parima,
Territoire indigène Yanomami.
TROIS MILLIONS D’AUTOCHTONER VIVENT EN AMAZONIE.
ILS PROTÈGENT LA FORÊT DEPUIS DES GÉNÉRATIONS,
POURTANT ILS ENDURENT AUJOURD’HUI LES CONSÉQUENCES
DRAMATIQUES DE LA CRISE CLIMATIQUE.
GREENPEACE APPELLE À LA MOBILISATION
CITOYENNE POUR PROTÉGER L’AMAZONIE.
L’Amazonie stocke d’énormes quantités
de carbone, essentielle pour le climat.
Or, 17 à 20 % de la forêt ont déjà disparu.
Au-delà de 25 %, un point de basculement
pourrait transformer la forêt en savane.
Ce sont plus de 10 000 espèces qui sont
menacées. En 1 an, 6,8 millions d’hectares
ont été détruits au Brésil (plus de deux fois
la Belgique).
Lors de COP30, qui se tient à Belém,
au cœur de l’Amazonie, Greenpeace appelle
à un changement de cap.
L’organisation milite pour un nouvel accord
international ambitieux : le RAINFOREST
AGREEMENT. Ce pacte vise à instaurer
une réglementation stricte pour la protection
des forêts tropicales et à créer un fonds
de financement direct pour les initiatives
locales qui œuvrent sur le terrain.
LA FAMILLE D’ANTÔNIO PIYÁKO ASHÁNINKA (DEVANT,
AU CENTRE) ET SA FEMME, FRANCISCA.
CETTE DERNIÈRE, SURNOMMÉE «DONA PITY», EST BLANCHE
ET N’A JAMAIS ADOPTÉ LES VÊTEMENTS ASHÁNINKA.
ILS ONT EU ENSEMBLE SEPT ENFANTS — FRANCISCO,
MOISÉS, ISAAC, BÉNKI, DORA, WEWITO ET ALEXANDRINA — ET
EN ONT ÉLEVÉ SEPT AUTRES. TERRITOIRE INDIGÈNE
KAMPA DO RÍO AMÔNEA, ÉTAT D’ACRE, 2016.
TOUTES LES 48 HEURES, UN DÉFENSEUR DE LA FORÊT
AMAZONIENNE EST ASSASSINÉ OU PORTÉ DISPARU
QUELQUE PART DANS LE MONDE
GREENPEACE APPELLE À LA MOBILISATION
CITOYENNE POUR PROTÉGER L’AMAZONIE.
L’organisation mène des enquêtes approfondies
pour révéler les impacts cachés de
l’industrie, notamment ceux liés aux géants
de la viande comme JBS ou à l’or illégal.
Elle utilise la surveillance aérienne —
satellites, drones, visites sur le terrain —
pour suivre la déforestation, les incendies
et l’exploitation illégale.
Greenpeace soutient activement les communautés
locales et les peuples autochtones
dans leur lutte pour préserver leurs terres,
en leur fournissant des outils technologiques,
des formations et un appui juridique.
Greenpeace fait pression sur les entreprises
pour qu’elles adoptent des politiques d’approvisionnement
responsables.
La préservation de l’Amazonie ne peut
se faire sans soutien citoyen, c’est pourquoi
Greenpeace invite chacun à contribuer,
par un don ou un engagement personnel.
Chaque geste compte : il permet de financer
la recherche indépendante, les campagnes
de sensibilisation et la pression internationale.
ET SI VOUS FAISIEZ PARTIE DU CHANGEMENT ?
Le respect de l’Amazonie et de ses habitants est la seule voie à suivre.
Ensemble, nous pouvons changer les choses — pour la forêt,
pour la planète, et pour les générations futures.
L’INSTITUTO TERRA EST DEVENU
UNE RÉFÉRENCE MONDIALE
EN RESTAURATION ÉCOSYSTÉMIQUE,
PROUVANT QU’IL EST POSSIBLE
DE RÉPARER LES ERREURS DU PASSÉ
ET DE REDONNER VIE À UNE NATURE
QUE L’ON CROYAIT PERDUE.
Leur mission : restaurer la Forêt Atlantique, dont il ne reste aujourd’hui
que 12,4% de la végétation d’origine. Les résultats sont impressionnants.
Près de 3 millions d’arbres ont été plantés et plus de 6 millions de plants de
300 espèces endémiques ont été produits. La faune est revenue : oiseaux,
LORSQUE LÉLIA DELUIZ
WANICK SALGADO ET
SON MARI, LE PHOTOGRAPHE
SEBASTIÃO SALGADO, SONT
REVENUS SUR LES TERRES
DE LEUR FERME FAMILIALE
AU BRÉSIL, ILS ONT DÉCOU‐
VERT UN PAYSAGE DÉVASTÉ.
LA FORÊT LUXURIANTE AVAIT
DISPARU APRÈS 60 ANS
DE DÉGRADATION ENVIRON‐
NEMENTALE. PLUTÔT QUE
D’ACCEPTER CETTE FATALITÉ,
LE COUPLE A CRÉÉ EN 1998
L’INSTITUTO TERRA.
mammifères, reptiles et amphibiens ont retrouvé leur habitat naturel. Les arbres ont
permis la récupération des sources d’eau. De cette expérience est né «Olhos D’Água»,
un projet reconnu par l’ONU visant à protéger plus de 300 000 sources dans la vallée
du Rio Doce. Plus d’un millier de familles de producteurs ruraux en bénéficient déjà.
UNE FOIS QUE L’ANIMAL
EST TOUCHÉ, LE CHASSEUR
DOIT GRIMPER DANS L’ARBRE
POUR ALLER LE CHERCHER.
LES CHASSEURS GRIMPENT
AVEC LEUR ARC ET LEURS
FLÈCHES AFIN DE CONTINUER
À CHASSER UNE FOIS LÀ-HAUT.
KURUPAJ EST SUR LE POINT
DE SAUTER D’UN ARBRE
À UN AUTRE PARCE QUE
SA CIBLE EST ÉLOIGNÉE.
URUPAJ ZO’É CHASSE LE SINGE
UN SEUL GRAND ARBRE PEUT PUISER L’EAU
JUSQU’À 60 MÈTRES SOUS TERRE ET EN LIBÉRER
JUSQU’À 1000 LITRES PAR JOUR DANS L’AIR.
L’AMAZONIE ARROSE
LE CONTINENT ENTIER
Imaginez des fleuves invisibles qui
traversent le ciel, transportant plus d’eau
que l’Amazone elle-même. Ce n’est pas
de la science-fiction, mais l’un des secrets
les mieux gardés de la forêt amazonienne :
les «rivières volantes».
Chaque jour, tandis que 17 milliards
de tonnes d’eau se déversent du fleuve
Amazone dans l’Atlantique, 20 milliards
de tonnes s’élèvent silencieusement vers
l’atmosphère depuis la jungle. Ce ballet
aquatique aérien a valu à l’Amazonie
le surnom poétique d’«océan vert».
Le mécanisme est fascinant. Un seul
grand arbre peut puiser l’eau jusqu’à
60 mètres sous terre et en libérer jusqu’à
DES HABITANTS DE WATORIKI - UNE COMMUNAUTÉ DE LA RÉGION
DE LA RIVIÈRE DEMINI, FONDÉE PAR LE LEADER DAVI KOPENAWA
YANOMAMI - PASSENT DEVANT LE GRAND FROMAGER
(CEIBA PENTANDRA), UN ARBRE SACRÉ DÉCORÉ DE PEINTURES,
PRÈS DE LA MALOCA PRINCIPALE.
TERRITOIRE INDIGÈNE YANOMAMI, ÉTAT D’AMAZONAS, 2014.
SHANKO EWA ET SON FILS SHANKO DANS LA CUISINE
DE LA «MALOCA» PRINCIPALE DU VILLAGE DE MARONAL,
CELLE DU CHEF IVINIMPA MARUBO.
TERRITOIRE INDIGÈNE MARUBO DE LA VALLÉE DE JAVARI,
ÉTAT D’AMAZONAS, 2018.
L’OCÉAN VERT EST EN DANGER, ET AVEC LUI, L’UNE
DES PLUS EXTRAORDINAIRES MACHINES CLIMATIQUES
DE NOTRE PLANÈTE.
1000 litres par jour dans l’air. Multipliez
cette performance par 400 à 600 milliards
d’arbres, et vous comprendrez pourquoi
la forêt amazonienne génère elle-même
une grande partie de l’eau qu’elle reçoit.
Même l’évaporation marine qui atteint
le continent est rapidement recyclée
par la jungle dans un processus continu
d’«évapotranspiration».
Mais ces rivières célestes ne sont pas
qu’une curiosité naturelle. Elles sont vitales
pour des dizaines de millions de personnes,
particulièrement au Brésil, et influencent
les conditions météorologiques à l’échelle
planétaire. Malheureusement, elles sont
aussi vulnérables. La déforestation
et le réchauffement climatique menacent
cet équilibre fragile.
Les scientifiques tirent la sonnette d’alarme :
la température au sol du bassin amazonien
a déjà grimpé de 1,5°C et pourrait augmenter
de 2°C supplémentaires si rien ne change.
Les précipitations annuelles pourraient
diminuer de 10 à 20%. Un dérèglement qui
affecterait non seulement l’Amazonie, mais
le climat mondial.
XAMÃ TATÁ, L’UNE DES PLUS HAUTES FIGURES D’AUTORITÉ DE LA COMMUNAUTÉ YAWANAWÁ,
AU COURS D’UNE CÉRÉMONIE D’AYAHUASCA. VILLAGE DE MUTUM.
TERRITOIRE INDIGÈNE RIO GREGÓRIO, ÉTAT D’ACRE, 2016.
MANDA, FILLE DE JERÉ (YAWAKASHAHU) YAWANAWA, DU VILLAGE D’ESCONDIDO.
TERRITOIRE INDIGÈNE RIO GREGÓRIO, ÉTAT D’ACRE, 2016.
L’INSTITUTO TERRA EST DEVENU
UNE RÉFÉRENCE MONDIALE
EN RESTAURATION ÉCOSYSTÉMIQUE,
PROUVANT QU’IL EST POSSIBLE
DE RÉPARER LES ERREURS DU PASSÉ
ET DE REDONNER VIE À UNE NATURE
QUE L’ON CROYAIT PERDUE.
L’instituto Terra se met à restaurer la Forêt Atlantique, dont il ne reste
aujourd’hui que 12,4% de la végétation d’origine. Les résultats sont impressionnants.
Près de 3 millions d’arbres ont été plantés et plus de 6 millions
de plants de 300 espèces endémiques ont été produits. Les oiseaux, mam‐
LORSQUE LÉLIA DELUIZ
WANICK SALGADO ET
SON MARI, LE PHOTOGRAPHE
SEBASTIÃO SALGADO, SONT
REVENUS SUR LES TERRES
DE LEUR FERME FAMILIALE
AU BRÉSIL, ILS ONT DÉCOU‐
VERT UN PAYSAGE DÉVASTÉ.
LA FORÊT LUXURIANTE AVAIT
DISPARU APRÈS 60 ANS
DE DÉGRADATION ENVIRON‐
NEMENTALE. PLUTÔT QUE
D’ACCEPTER CETTE FATALITÉ,
LE COUPLE A CRÉÉ EN 1998
L’INSTITUTO TERRA.
mifères, reptiles et amphibiens ont retrouvé leur habitat naturel. Au-delà de la reforestation,
les arbres ont permis la récupération des sources d’eau. De cette expérience est
né «Olhos D’Água», un projet reconnu par l’ONU visant à protéger plus de 300 000 sources
dans la vallée du Rio Doce. Plus de1000 familles de producteurs ruraux en bénéficient.
YANOMAMI :
GARDIENS D’UN MONDE À PART
Au cœur de l’Amazonie, entre
brumes mystérieuses et sommets
vertigineux, vivent les Yanomami.
Avec près de 40 000 âmes réparties
entre le Brésil et le Venezuela,
ils forment le plus grand peuple
autochtone encore largement
préservé de notre planète.
Leur histoire ? Un millénaire
d’existence dans un territoire qui
s’étend majestueusement du
Roraima à l’Amazonas, couvrant
aujourd’hui 9,6 millions d’hectares
de forêt primaire.
UNE RÉSILIENCE
À TOUTE ÉPREUVE
Leur rencontre avec le monde occidental
fut brutale. Dès les années
1970, la dictature militaire brésilienne
traça des routes à travers
leurs terres sacrées.
Puis vint la ruée vers l’or des années
1980, quand des dizaines de milliers
de chercheurs d’or illégaux déferlèrent
sur leur territoire.
Les conséquences furent dévastatrices
: épidémies successives et
disparition de 15% de la population
en quelques années.
Mais les Yanomami ont su se battre.
Grâce à la détermination de leaders
comme le chaman Davi Kopenawa,
lauréat du «prix Nobel alternatif»,
leur territoire fut officiellement
reconnu au début des années 1990.
UNE SPIRITUALITÉ VIVANTE
Au cœur de leur culture bat le chamanisme,
véritable colonne vertébrale de leur philosophie
de vie. Aujourd’hui encore, malgré les pressions
constantes, les Yanomami continuent
d’incarner une autre façon d’habiter
notre planète, nous rappelant l’importance
vitale de préserver ces cultures et
ces écosystèmes uniques.
LE CHAMAN ÂNGELO
BARCELOS (KOPARIHEWË :
«CHEF DU CHANT» OU
«VOIX DE LA NATURE»),
DE LA COMMUNAUTÉ
DE MATURACÁ, INTERAGIT
EN VISION AVEC LES ESPRITS
XAPIRI LORS D’UNE ASCEN‐
SION DU PICO DA NEBLINA,
LE PLUS HAUT SOMMET
DU BRÉSIL.
POUR LES YANOMAMI,
C’EST UN LIEU SACRÉ
QU’ILS APPELLENT YARIPO.
TAT D’AMAZONAS • 2014
SEBASTIÃO
SALGADO, TÉMOIN
DU MONDE ET
DE LA FORÊT
Sebastião Salgado est né
en 1944 à Aimorés, au cœur
du Minas Gerais brésilien.
Il rencontre Léila au Brésil
dans les années 1960, deux
jeunes âmes curieuses, lui
étudiant l’économie, elle l’architecture.
Très vite, leurs destins
se sont liés, et leur mariage est
devenu bien plus qu’une union :
une aventure partagée,
une vision commune.
« L’Amazonie est
le dernier sanctuaire
où l’homme vit encore
en harmonie
avec la nature. »
À Paris, ils découvrent ensemble
la puissance de la photographie.
Lélia, architecte et éditrice,
a donné forme et espace
aux images de Sebastião, imaginant
les livres, les expositions,
les scénographies qui ont porté
son œuvre dans le monde entier.
Lui, derrière l’objectif, captait
la dignité des peuples et
la beauté fragile de la planète.
Il collabore aussi avec les agences
Sygma, Gamma et
Magnum Photos.
Ses œuvres majeures — Workers,
Terra, Migrations, Genesis
et Amazônia — composent
une fresque où l’humanité
et la nature se répondent.
Salgado s’est éteint en mai 2025,
à l’âge de 81 ans, laissant derrière
lui une œuvre immense.
.
•
SEBASTIÃO
SALGADO.
AMAZÔNIA
•
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528 PAGES
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•
«Je souhaite
de tout mon coeur,
de toute mon énergie,
de tout ce qui vit
intensément en moi,
que d’ici à cinquante ans
ce livre ne ressemble pas
à un registre
d’un monde perdu.
Amazônia doit continuer
à être. Et, en son coeur,
ceux qui y vivent.»
SEBASTIÃO SALGADO
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SKI FRANÇAIS Tome 4.
L’Aventure Humaine
Chez GLENAT
Emile ALLAIS a
20 ans, ce mégevois fait
comme tous les autres, il
va à Paris pour travailler à
l’usine et ce qu’il en retient,
c’est que tout est gris et
terne. Il a alors l’idée de
faire venir les Parisiens
dans ses montagnes
pour qu’ils respirent le
bon air sous le ciel bleu..
Ce skieur émérite,
(3 médailles d’Or) leur
fera découvrir les joies
de la glisse.
Dans ce 4e tome, vous
pouvez découvrir les
évolutions technologiques
qui rendent les
sports d’hiver si addictifs.
(E.H.)
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avec un plus
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Le meilleur de sa catégorie sur
routes humides
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82
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des lieux qu’il arpente
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Fernando Ferreira vous propose
dans ce beau livre 10 voyages à
pied pour découvrir toutes les
richesses de l’Île de Beauté.
Pour le plus grand bonheur
des trekkeurs, l’Île de Beauté
offre une rare variété de
paysages sauvages et préservés,
qu’un dense réseau de
centaines de kilomètres de
sentiers quadrille du nord au
sud, de la haute montagne
au bord de mer.
Ce livre vous propose une
sélection d’une dizaine
de voyages à pied inédits,
qui gravitent, coupent ou
accompagnent les tracés
officiels des GR®20, Mare
è Monti, Mare a Mare...
Des parcours pour la plupart
en boucle, qui facilitent
la préparation des
treks si vous partez sans
voiture.
Des sentiers pour tous
les niveaux, du débutant
au plus aguerri, de 2 à
15 jours.
Dans ce beau livre, la
narration photographique
côtoie merveilleusement
les récits,
83
les anecdotes… et une partie
pratique, avec toutes les infos
pour organiser son trek,dont
les traces GPS téléchargeables
grâce à un QR-code.
Outre le mythique GR®20, la
Corse offre une grande variété
de treks à parcourir en
toutes saisons, du cap Corse
au littoral du sud.
1 / le GR®20, la légende du
trek et de la montagne Corse
• « Fra li monti », version
classique De Calenzana à
Conca, / 16 jours
• «La haute route», version
originale du GR®20 / L’Alta
Via. Sur les pas de Michel
Fabrikant, par la ligne de
86 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.
87
crêtes de séparation des
eaux
2 / «La Grande Parallèle»
16 jours (9 J + 7 J)
In Fiancu di l’Alta Via.
La grande parallèle au
GR®20 par les forêts et
les torrents
3 / «La Montagnarde»
9 jours / boucle
/ A Via Muntagnola
Des forêts de pin
laricio jusqu’au Monte
Cintu le plus haut
sommet de la Corse
4 / «La Centrale»
/ 6 jours / boucle
/ A Via Cintrale
Autour des deux
versants de la
Montagne corse
5 / «L’Automnale»
/ 6 jours / boucle
/ A Via
di Vaghjime.
À la découverte
du centre de
la Corse entre
hautes
montagnes et
châtaigneraies.
88
89
6 / «La Sudiste»
/ 6 jours / boucle
/ A Via Pumuntincu.
90
Les sentiers ombragés
des montagnes sud.
7 / «Les Balcons du cap
Corse» / 4 jours
/ traversée
/ I Balcò di u Capi Corsu.
À la découverte d’une
île dans l’île.
8 / «Désert des
Agriates»
/ 2 jours / traversée
/ U Disertu di l’Agiate
Traversée entre
Saint-Florent
et l’Ostriconi
9 / «Phare
de Senetosa»
/ 2 jours / boucle
/ U Fanale
di Sinitosa
Boucle entre
Campomoro et le
refuge du phare
de Senetosa
10 / «L’Odyssée
Corse», traversée
intégrale nordsud
/ 30 jours /
L’Odissea Corsa.
Du cap Corse
à Bonifacio par
les différents
réseaux de
sentiers qui
quadrillent
l’île.
Un voyage
unique, un
trek au long
cours inédit
entre mer et
montagne.
Chez GLENAT
Collection : Trekking
Auteur :
Fernando Ferreira
Thèmes:
Voyages et exploration
Géolocaliation: Corse
Format : 215 x 290 mm
Pages : 192
PRIX: 35,95 €
91
92 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.
44 balades pour petits et grands,
pour découvrir les richesses
naturelles et patrimoniales
autour de Nantes et dans tout le
département.
Une sélection de 44 balades dont
5 nouveaux itinéraires pour cette
nouvelle édition du P’tit Crapahut
en Loire-Atlantique. Des balades
pour découvrir les milieux
naturels (plages, marais salants,
vignes…) ou le patrimoine
bâti (châteaux de la Loire) à
proximité des grandes villes
(Nantes, Saint-Nazaire,
Pornic, Guérande) et
proches les unes des autres
pour ne pas perdre de
temps dans les transports.
En bonus
• Les « P’tit + »
pour compléter
agréablement la sortie
du jour
• Des idées
d’activités pour
motiver les enfants
en balade
• Un QR code
pour télécharger
la trace gps de
la balade
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13.90 €
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Le
Var
Jean-Michel POUY l’auteur de
cet ouvrage est, entre-autres,
membre de la Société nationale
de géographie. Il est aussi pilote
d’avions privés et aime la photo
autant que la randonnée. Il a
écrit plusieurs ouvrages-guides
où il dépeint des itinéraires originaux
et différents des guides
touristiques.
Le Var est la région de la Côte
d’Azur, mais pas seulement.
Avec ce guide vous découvrirez
des paysages et des
endroits extraordinaires.
Ce guide vous donne en
plus des indications sur le
parcours comme la longueur,
le temps estimé
pour effectuer la randonnée,
le degré de difficulté
expliqué par des
mots simples, comme
«endroit où l’on met les
mains, sentes raides»
ou plus simplement :
«facile» (E.H.)
Chez GLENAT
96
ALLEMAGNE
97
L’Office National Allemand
du Tourisme utilise un robot
influenceur à l’intelligence
artificielle pour communiquer...
98
Le 17 octobre dernier, l’Office national allemand
du tourisme a lancé son premier projet
d’influenceur IA qui utilise activement
l’intelligence artificielle à un niveau supérieur
pour la promotion internationale de
l’Allemagne comme destination touristique.
Avec le lancement d’«Emma», une influenceuse
générée par l’IA, l’ONAT crée une ambassadrice
de marque innovante et interactive qui inspire les
voyageurs potentiels 24 heures sur 24 et 7 jours
sur 7 dans l’espace virtuel pour de vraies expériences
touristiques et des rencontres personnelles
en Allemagne. À long terme, Emma devrait devenir
un élément central et indispensable de la stratégie
de communication numérique de l’ONAT.
Fantastique, du seul point de vue financier*
Petra Hedorfer, présidente du Conseil d’administration
de l’ONAT, explique : «Avec le lancement
de l’influenceuse IA Emma, nous franchissons
une nouvelle étape dans notre stratégie numérique.
Les applications d’IA y jouent un rôle important,
car elles viennent en complément et en
soutien technologique de notre communication
de marque. Et surtout, allège considérablement le
budget du service du personnel, réduit à néant les
problèmes causés par les relations humaines».
«Dans l’expérience client, Emma peut faire la promotion
de l’Allemagne en présentant aux voyageurs
potentiels en recherche d’inspiration les expériences
réelles et inoubliables qu’ils peuvent y vivre. Emma
agit parallèlement aux structures établies avec succès
pour notre marketing d’influence».
Même les influenceurs iront au chômage !*
En travaillant avec des influenceurs «classiques»,
nous avons généré l’année dernière 148 millions
d’impressions sur leurs réseaux sociaux.
La stratégie IA de l’ONAT utilise des innovations
technologiques qui ne peuvent certes pas remplacer
l’expérience personnelle et les rencontres
en Allemagne, mais qui optimisent l’expérience
client des voyageurs en étant axées sur le service».
conclut Petra Hedorfer. (* NDLR) Eric Heidebroek
Rêvez d’autres plans.
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ALLEMAGNE
La Route allemande
des Maisons
à Colombages
Plume : Christiane Goor -
Capture d’Images : Charles Mahaux
100
A la recherche d’une escapade
proche de chez vous et pourtant
dépaysante à souhait ?
La Route allemande des maisons à
colombages offre un itinéraire hors
des sentiers battus sur près de 3500
km, du Nord au Sud du pays.
Nous vous emmenons le long du
Main, au sud de Francfort, pour
une escapade de quelques jours
à la découverte de vieilles villes
qui sont autant de petites pépites
inattendues.
Depuis Liège, 350 km qui sur les autoroutes allemandes
se laissent parcourir rapidement nous séparent
du Land du Bade-Wurtemberg entre l’Alsace
et la Bavière dont la frontière est en partie dessinée
par le cours paisible du Main. Ce fleuve de quelque
500 km se jette dans le Rhin, au nord de Francfort.
Jadis, il était une ligne de vie pour assurer le transport
de marchandises et le développement du commerce
entre les quelques villes fortifiées qui s’y étaient
créées autour de comtes ou de princes voire d’archevêques
qui se retranchaient dans leur château.
Première étape, premier coup de cœur, Miltenberg, la
Perle du Main, autrefois propriété de l’archevêque de
Mayence et mentionnée dès le 13ème siècle comme
ville avec son bureau de douanes. Elle s’étire sur un
cordon de terre étroit coincé entre le lit du fleuve et
les contreforts verdoyants du massif de l’Odenwald
au-delà des anciennes murailles qui soulignent les
hauteurs de la ville depuis le château de Mildenburg.
Le long du fleuve, la vieille ville est annoncée par deux
hautes portes édifiées à l’entrée comme à la sortie et
si vous y entrez en venant de l’autre rive où s’est épanouie
la ville moderne, il vous faudra emprunter un
101
MILTENBERG
La Hauptstrasse, la rue centrale
de la ville entièrement piétonnière
pont et passer sous l’imposante porte qui ouvre sur
l’Altstadt, la vieille ville.
Le cœur ancien n’est pas bien grand, il court sur
une seule longue rue piétonnière qui offre de part et
d’autre un alignement de façades médiévales, des fachwerkhäuser,
traduit littéralement par « maisons à
ossatures » qui se distinguent par leurs structures en
bois apparentes dessinant des motifs géométriques
complexes. Ces ossatures sont remplies de matériaux
tels que le torchis, la brique ou le plâtre pour former
les murs de la maison qui repose toutefois sur un soubassement
en pierre qui sert de fondation mais aussi
de protection contre l’humidité.
Il ne reste plus qu’à flâner entre les boutiques, les glaciers
et les cafés-restaurants qui rythment la promenade
sans oublier de lever les yeux vers ce patrimoine
exceptionnel. Quand enfin on débouche sur la place
du marché cernée de magnifiques maisons à colombages,
le regard se porte inévitablement vers l’arcade
Renaissance qui ouvre le chemin vers le château qui
domine la ville. La montée est longue au fil de nombreux
escaliers mais la vue qui s’ouvre sur les toits de
la vieille ville et sur le cours du fleuve est incomparable.
La soirée retrouve les habitants sur le quai où
un petit bar, le Mainpier, propose ses chaises longues
directement sur la promenade qui longe le fleuve, ou
comment se détendre face au coucher du soleil avec
un verre de vin ou une bière fraîche.
Depuis les hauteurs du château, une vue
panoramique sur la boucle du Main et
la nouvelle ville de WERTHEIM
Autre ville médiévale, Wertheim am Main, édifiée à
la jonction des rivières Main et Tauber qui lui assuraient
jadis une protection naturelle tandis qu’une
double muraille et un château, siège des comtes de
Wertheim, étaient édifiés sur la butte arrière qui aurait
servi d’accès par les terres. Autrefois 18 portes
servaient d’entrée dans la ville, seule la MainTor qui
était aussi la porte des douanes face au fleuve a été
conservée et c’est par là que l’on pénètre dans le
centre historique. De placettes en venelles longées de
pittoresques maisons en bois richement décorées, on
se laisse prendre au charme de cette cité romantique
qui n’en est pas moins active et nombreux sont les
1 2
WERTHEIM
La place du marché et la tour de
l’horloge de l’église collégiale.
MOSBACH
1 - L’ hôtel Schwanen,
2 - La maison Palm (1610)
3 - La Hauptstrasse débouche sur la place du Marché
cyclistes qui s’y posent. Une autre porte a survécu, sur
la Tauber, la Kittsteintor intéressante pour y découvrir
sur un mur d’angle toutes les traces d’inondation depuis
1595. Emprunter cette entrée c’est aussi rejoindre
l’ancienne résidence princière devenue aujourd’hui
l’hôtel de ville avec un magnifique portail baroque du
18ème siècle. C’est ici que commence la montée vers
le château-fort, autrefois siège des comtes de Wertheim.
C’est, dit-on, une des plus belles ruines de château
en Allemagne avec des douves profondes et des
fortifications étendues. La vue sur la boucle du Main y
est impressionnante. Aujourd’hui propriété de la ville
de Wertheim, le site est en partie restauré pour y organiser
des événements privés comme des concerts ou
des mariages. De plus un restaurant y offre sa terrasse
ensoleillée qui permet de savourer un repas avant de
redescendre vers la vieille ville.
Mosbach, un véritable nid de maisons à colombages,
s’est également édifié le long d’une rivière, la Elz qui
se jette dans le Neckar, lui-même un affluent du Rhin.
Aujourd’hui une passerelle qui enjambe la grand-route
qui relie Heidelberg à Würzburg permet de rejoindre
le parc de la ville qui s’étire le long de la rivière, un
espace privilégié où ne bruissent que les chants des
oiseaux et les cris d’enfants dans les petites plaines
de jeux aménagées entre les jardins. La vieille ville
est désertée par les voitures sauf pour y charger ou
décharger par exemple ses valises et les ruelles sont
si étroites que l’on se sent incongru quand enfin on
arrête notre jolie Alfa rouge devant l’hôtel Schwanen
juste en face de la place du Marché. Ancien comté
palatin puis siège de l’Oberamt Mosbach, à savoir un
important district administratif qui finira au 19ème
siècle par intégrer le land de Bade-Würtemberg, la
ville alimentée par plusieurs sources a pu implanter
dès le Moyen-Age 6 moulins à eau afin d’y faire tourner
les meules pour produire de la farine, ce qui était
important pour l’économie locale.
3
Des négociants se sont installés dans la petite ville,
s’établissant dans les maisons à colombages patri-
1
MOSBACH
1 - La maison Kickelhain, la plus
petite maison à colombages
d’Allemagne
2 - Tout est exigu dans la maison
Kickelhain
3 - L’ancienne Maison du Sel
4 - La Hauptstrasse bordée
de maisons à colombages
4
2
3
ciennes dont la plus belle est sans doute la maison
Palm avec ses fenêtres en saillie reposant sur des corbeaux
en pierre massifs ornés de figures fantastiques
et grotesques censées protéger les habitants des malheurs.
La plus vieille maison à colombages (1450) se
trouve également sur la place du Marché, la maison du
Sel car jadis elle a servi d’entrepôt de sel pour la ville,
aujourd’hui elle abrite au rez-de-chaussée une fleuriste
dont la devanture égaie joliment la façade. C’est
encore à Mosbach que se dresse la plus petite maison
à pans de bois d’Allemagne, la maison Kickelhain avec
ses 26m 2 au sol et une surface habitable de 52m2. Elle
a servi d’habitation jusqu’en 1972 avant d’abriter un
musée qui donne un aperçu de l’organisation de ces
habitations aux 18ème et 19ème siècle.
Comme les sources alimentaient les fontaines de la
ville, les habitants de Mosbach ont très tôt imaginé
utiliser cette richesse pour satisfaire leurs besoins. Au
lieu de se rendre sur des tas de fumiers à l’extérieur
de la ville, ils utilisaient des fûts de moût ou de vin
installés discrètement dans des interstices étroits que
l’on trouvait entre les maisons à colombages, fûts qui
étaient alors répandus sur les champs comme fertilisants
et ensuite rincés dans les bassins. Une fontaine
a été créée en 1987 pour rappeler cette coutume qui a
donné à l’époque aux habitants de Mosbach le surnom
de « Kiwwelschisser » (celui qui chie dans le kiwwel)
très bien assumé aujourd’hui par la population.
Enfin Mosbach nous a permis de découvrir sur la place
du Marché encore, véritable cœur de la vieille ville,
une église collégiale multiconfessionnelle et ce depuis
1698 quand l’église Sainte Juliana fut officiellement
confiée par le Palatinat aux catholiques et aux protestants.
En 1708 un mur a séparé l’église en deux parties,
le chœur étant réservé aux catholiques et la nef
ainsi que la tour aux réformés. En 2008, 300 ans plus
tard, le mur est percé pour ouvrir une porte entre les
deux parties, elle n’est fermée que durant les offices
des uns et des autres. Cet arrangement bien inspirant
témoigne d’une longue tradition de coexistence pacifique
et d’unité entre les deux communautés.
BURG GUTTENBERG
La vallée du Neckar que survolent
les rapaces
Le temps est à la pluie durant notre séjour à Mosbach,
même le petit marché de fruits et légumes installé sur
la place du Marché n’attire guère de monde et nous
choisissons de nous offrir une escapade le long de la
Neckar, une vallée ponctuée de châteaux-forts pour
la plupart en ruines. L’un d’eux pourtant semble avoir
traversé les siècles et les guerres sans être détruit, le
Burg Guttenberg fondé vers 1180 qui porte bien ses
800 ans d’âge. Le jour de la Saint-André en 1449, Hans
« le Riche » de Gemmingen acheta le château et entreprit
de l’agrandir. En 1497 l’empereur Maximilien
Ier accorda aux seigneurs de Gemmingen le droit de
haute juridiction, un privilège exercé jusqu’à la fin de
l’Ancien Régime. Avec la proclamation du Grand-Duché
de Bade en 1806, les seigneurs de Gemmingen
ont perdu leur fonction dirigeante mais ils restèrent
propriétaires du château qui est toujours le centre du
domaine familial mais aussi l’une des destinations
d’excursion les plus populaires de la région. On le
surnomme le Château des Aigles devenu le centre
allemand de recherches sur les rapaces. Environ 60
oiseaux de proie y vivent, des aigles, des vautours, des
pygargues mais aussi des hiboux en vol libre au-dessus
de la vallée et du château lors de démonstrations
aériennes spectaculaires, malgré la pluie !!!
www.burg-guttenberg.de
Retour sur le Main à Marktbreit, la plus petite escale
de notre parcours avec ses quelque 4000 habitants
dont la plupart vivent hors des murs de la vieille ville.
Le parking y est difficile et le plus simple est de se garer
sur les berges du fleuve, à 2 pas de la monumentale
porte médiévale qui ouvre sur le centre historique
avec directement sur la droite la façade de l’Hôtel de
Ville, une imposante bâtisse en pierre style Renaissance
avec un pignon à trois gradins qui reflète les
techniques architecturales des artisans allemands du
16ème siècle. 200m plus loin on découvre la superbe
maison à colombages qui abrite le Löwen Hotel, à
savoir le Lion d’Or, une auberge qui existait déjà au
Moyen-Age mais à l’époque elle était recouverte de
plâtre. Jadis la taverne abritait également un espace
pour héberger les chevaux et les voitures des voya-
geurs ainsi qu’un commerce de vins et de céréales.
Il a fallu attendre le début du 20ème siècle pour que
l’on fasse tomber le plâtre des façades à l’occasion
de travaux de rénovation révélant ainsi la superbe
structure à colombages. L’auberge s’est transformée
en hôtel acheté et occupé par la famille König depuis
1920, soit 4 générations qui n’ont cessé de moderniser
les lieux tout en lui préservant son cachet historique
unique.
Si l’hôtel du Lion d’or ne vend plus de vin, il n’en est
pas moins sur la célèbre Route des vins de Franconie,
une zone viticole qui se situe en Bavière avec des coteaux
le long du Main et de la Tauber.
Au Moyen-Age c’était la plus grande région viticole du
Saint-Empire romain germanique. Aujourd’hui, de taille
moyenne à côté de ses concurrentes, elle n’en offre pas
moins des vins de qualité avec des cépages renommés
comme le Silvaner pour des vins blancs élégants ou encore
le Müller-Thurgau pour des vins blancs plus légers
et le Domina qui produit des vins rouges plutôt tanniques,
excellents avec de la viande rouge.
Autant de variétés régionales à découvrir dans la vinothèque
installée en face du Lion d’Or, le Weindreieck,
soit le Triangle du Vin qui correspond à la géographie
de la région de Basse Franconie, dans la boucle du
Main. C’est Jasmin, épouse du vigneron Maximilien
Von Dungern, qui a eu l’idée de créer cet espace pour
donner à connaître la production d’une trentaine de
vignerons locaux et prometteurs.
En été elle propose des activités durant les week-end
qui rassemblent de nombreux curieux de la région mais
aussi de plus loin https://weindreieck.de. L’occasion
d’envahir la route du marché et de s’offrir une petite
promenade dans ce village paisible qui propose surtout
une architecture baroque qui date du 18ème siècle. De
placettes en venelles ombragées et fleuries, on peut
également y découvrir la maison où naquit le médecin
bien connu Alois Alzheimer, le premier à décrire cette
forme de démence à laquelle il a laissé son nom.
Le lendemain nous avons testé le Nixe, un petit ferry qui
permet de franchir les 6 kilomètres qui séparent Marktbreit
d’Ochsenfurt lors d’une navigation qui s’étire finalement
sur une petite heure car il faut franchir une
écluse et tout dépend du trafic sur le Main.
Sous le soleil cette pause bucolique entre coteaux couverts
de vignobles et de rares maisons permet aussi de
comprendre combien Ochsenfurt avec son industrie sucrière
est une ville importante hors des murs de la vieille
ville. Celle-ci par contre est un petit bijou avec une aura
très particulière grâce à sa richesse patrimoniale.
Ici, l’histoire est palpable avec des murs qui racontent
des histoires d’hier ou d’avant-hier, avec des places, des
remparts et des tours qui semblent toujours animées
par l’agitation du passé, avec des venelles étroites et
pavées qui répètent à l’infini les échos des siècles. C’est
que chaque façade est percée de statuettes religieuses,
pour prévenir le mauvais sort et afficher sa foi catholique,
nous dit-on. Il faut aussi lever les yeux pour admirer
de superbes enseignes en fer forgé qui surmontent
les auberges et les magasins.
La petite cité a conservé ses nombreuses tours et
portes et sa double muraille. Aujourd’hui celle-ci sert
de support à des biergarten ou à de petites maisons
ou encore à une longue plaine de jeux qui accueille
les familles en fin de journée. La ville qui a une tradition
viticole est surtout connue pour ses deux brasseries,
toutes deux indépendantes depuis deux siècles
au moins, la Oechsner et la Kauzen-Bräu.
Une visite avec un brasseur en tenue d’époque nous
apprendra comment les abbayes et les monastères
qui couvrent l’Europe occidentale et accueillent les
pèlerins vont être amenés à installer des brasseries au
sein de leurs murs. Le vin, boisson jugée trop alcoolisée,
est accordé avec parcimonie et même interdit en
période de carême. La bière par contre jugée saine
et peu alcoolisée (l’eau n’était généralement pas potable
ou considérée comme impure) était encouragée
et même réhabilitée comme boisson « maigre » dans
le calendrier catholique. Notre brasseur nous a même
raconté que si les bières les plus fortes sont généralement
des bières d’abbaye c’est parce que jadis
il fallait bien que les moines puisent leur force dans
leur boisson pour compenser la pauvreté de la table.
De toutes façons l’Eglise propriétaire d’immenses domaines
fonciers était satisfaite que l’économie plus
ou moins autarcique des abbayes ait trouvé dans la
brasserie un moyen d’employer ses réserves de grains.
Dernière étape de notre escapade d’une semaine, la
petite ville de Herborn au nord-ouest de Francfort
nous ramène vers la Belgique. Elle doit son charme
à sa topographie historique assez fermée avec de
nombreuses belles maisons à colombages à plusieurs
étages qui racontent la splendeur de cette ancienne
ville de commerce mais aussi d’enseignement des
siècles passés. En effet la « Hohe Schule » créée en
1584 par le comte Johann VI Nassau-Katzenelnbogen,
un frère de Guillaume Ier d’Orange, fut pendant plusieurs
années la seule université en Allemagne pour
apprendre la confession calviniste et elle attirait une
élite de professeurs et d’étudiants de toute l’Europe.
Quelque 5700 jeunes gens ont fréquenté cet institut
d’enseignement jusqu’à sa fermeture en 1817.
Jean Comenius considéré aujourd’hui comme le père
de la pédagogie moderne s’y forma en 1611. Aujourd’hui
elle abrite le musée municipal qui raconte
l’histoire de cette ancienne institution mais aussi la
culture vivante bourgeoise des 18 et 19ème siècle. Le
château cerné de ses remparts et perché sur les hauteurs
est mentionné déjà en 1350 et toujours habité
aujourd’hui. Depuis les murs qui encadrent sa cour et
ses jardins il offre une vue panoramique sur les toits
de la ville. Nous sommes dans la Hesse et si la cité collectionne
des maisons à colombages, une différence
s’impose avec les autres villes situées au sud de Francfort.
Nombreuses sont celles qui dès les 18 et 19ème
siècle se protègent de l’humidité et du froid par une
couverture d’ardoises superposées qui leur donne un
cachet particulier à découvrir comme toujours d’une
place à l’autre le nez en l’air. Si ce n’est que l’orage
qui s’abat sur la région ce premier dimanche de juin
nous a fait fuir pour nous abriter dans notre confortable
véhicule.
INFOS :
Un site sur la Route des Maisons à Colombages
www.deutsche-fachwerkstrasse.de
Cette région accueille de nombreux touristes allemands,
beaucoup la parcourent en vélo d’une ville
à l’autre et nous n’avons guère croisé de touristes
étrangers sauf sans doute ceux qui débarquent à
Wertheim ou à Ochsenfurt en bateau de croisière.
Résultat, on est confronté à une méconnaissance
d’une langue autre que l’allemand. L’anglais est
davantage usité mais encore… N’hésitez pas à vous
servir d’un traducteur via votre smartphone.
Quand y aller : A la belle saison bien sûr mais
aussi en fin d’année pour les ambiances de Noël.
Au mois de mai nous avons découvert sur toutes les
places le fameux arbre de mai orné de guirlandes
et de rubans, une tradition célébrée le 1er mai pour
marquer l’arrivée du printemps.
Gastronomie : Nous y étions durant la saison des
asperges servies dans la plupart des restaurants et
franchement délicieuses. En dehors des éternelles
escalopes à la viennoise (les schnitzel), des burgers
bien garnis, vous apprécierez la viande toujours
savoureuse qui viendrait d’Argentine.
Comme dessert, outre les apfelstrudel (tarte aux
pommes), la glace est au menu de tous les restaurants
sans oublier les glaciers qui fleurissent partout.
Nous avons apprécié la situation en bord du Main de
https://Faust-Braustugen.de à Mittelberg ou encore
la terrasse du Burg Restaurant Wertheim situé dans le
château de Wertheim ou encore l’accueil et le décor
du https://www.drachenburg.eu à Marktbreit.
Nous donnons toutefois une mention particulière au
bar-restaurant https://ludwig-mosbach.de
pour son service attentif et sa cuisine excellente,
avec un menu riche entre autres en plats végétariens
et pour terminer la meilleure adresse à Ochsenfurt,
https://www.weinhaus-dehner.de
dont le patron Domenico Allegretta a travaillé
comme chef dans une maison étoilée Michelin et il
propose une cuisine inventive qui fusionne tradition
et modernité autour de plats méditerranéens ou
comment se laisser surprendre et fondre dans une
expérience gustative unique.
Se loger :
4 hôtels idéalement situés à proximité des centres
historiques.
A Miltenberg, le https://brauerei-keller.de en
face de l’hôtel de ville et à l’entrée de la rue piétonnière.
A Mosbach, le petit hôtel des cygnes sur la place
du marché https://schwanen-mosbach.de.
A Marktbreit remonter le temps dans l’hôtel du
Lion d’or https://www.loewen-marktbreit.de.
Enfin à Herborn le
https://schlosshotel-herborn.de
qui porte le nom de château pour sa proximité avec
le château qui domine la ville.
LA ROUTE DES
MAISONS À
COLOMBAGE EN
ALFA ROMEO JUNIOR
Nous avons eu la chance de voyager avec une
séduisante Alfa Romeo Hybride qui s’est révélée
la meilleure complice pour nous accompagner.
Un SUV urbain assez compact impeccable pour nous,
surtout qu’elle se gare aisément dans des espaces
parfois étroits dans les garages communs où nous
pouvions la glisser. Mais il s’est révélé moins confortable
le jour où on a visité les vignobles avec Jasmin et
sa traductrice. L’espace arrière est sûrement un point
faible de cette voiture qui n’a pas la fibre familiale.
Par contre elle assume la promesse d’agilité suggérée
par son petit volant qui tient bien en mains, sa
direction est légère et précise et on se sent en sécurité.
Nous l’avons testée sur des routes variées avec
un mixte entre autoroutes, trafic urbain et routes sinueuses
de l’intérieur des terres.
La position de conduite est confortable grâce à un
siège en cuir à réglage électrique mais il manque un
appui latéral pour reposer le coude, surtout sur les longues
lignes droites des autoroutes. Sans doute pourrait-on
dire qu’elle n’est pas sportive mais elle nous a
offert le plaisir de prendre la route, au sec comme sous
la pluie. Il faut dire que toutes les routes allemandes
sont impeccables, même en pleine campagne où il
est aisé de rouler rapidement jusqu’aux 100km/h
autorisés si ce n’est qu’il faut respecter les 50 dès
l’apparition des panneaux annonçant l’entrée dans un
village. Comme l’Alfa est souple à diriger, ces ralentissements
successifs se font sans soubresauts.
Nous avons atteint une moyenne de 7,4l/100 sur ce
mélange de routes en parcourant en une semaine
quelque 1400 km avec juste un ajout de 60 l d’essence
sur le premier plein reçu avec la voiture.
ALLEMAGNE
Road-trip en
Thuringe
au cœur de l’Allemagne
Plume : Christiane Goor - Capture d’Images : Charles Mahaux
122
Juillet 2020,
première escapade
hors de nos
frontières depuis que
le Covid-19 a bouleversé
nos vies ! A seulement 500
kilomètres de chez nous, ce
road-trip a une saveur unique.
Pour ce premier voyage, c’est
une Nissan Qashqai qui est
notre compagnon de route.
Ouvrir le regard vers d’autres paysages,
espérer de multiples découvertes,
et puis découvrir le plaisir
de prendre la route au volant de la
Nissan Qashqai ProPilot qui offre
des aides à la conduite particulièrement
efficaces sur l’autoroute.
Il suffit de pousser sur le bouton
bleu à droite du volant, de choisir
sa vitesse ainsi que la distance avec
le véhicule précédent pour que le
système entre en action. Au bout
d’un quart d’heure, le temps de
s’habituer à cette prise en charge
qui maîtrise les accélérations et
les ralentissements avec le cas
échéant des remises en place sur
la bande de circulation, on sent
que la détente nous gagne au volant
et on se cale dans son siège
comme dans un fauteuil.
Mais attention, pas question
de lâcher le volant même d’une
main car le ProPilot nous rappelle
à l’ordre avec des sonneries de
plus en plus intenses suivies de
coups de frein si nous n’obtempérons
pas !
123
124
L’Eichsfeld,
le cœur vert
de la Thuringe.
Première étape. Ici la route se déroule
au rythme d’une promenade
dans un paysage de campagne
ondulante, de collines douces tendues
de champs cultivés aux reflets
dorés qui s’arrêtent au pied
de cimes boisées de feuillus d’un
vert sombre. Au creux des vallées
des petits villages coquets dont les
maisons se resserrent autour d’une
église au clocher recouvert d’ardoises.
Rien de tel que la balade
jusqu’au sommet de Sonnestein,
à quelque 500 mètres d’altitude,
pour s’offrir une vue spectaculaire
sur l’Eichsfeld qui se partage entre
la Basse-Saxe et la Thuringe.
Ces deux Lands ont été séparés
par le rideau de fer au lendemain
de la Seconde Guerre Mondiale
dessinant sur près 1400 km une
barrière impénétrable qui a douloureusement
séparé de nombreux
proches. Après la chute du
mur de Berlin en 1989, le rideau
de fer a été démantelé un peu partout
mais la Thuringe a choisi de
préserver ce témoignage unique.
Cette ancienne bande frontalière
interallemande longée de panneaux
de clôture de 3m de haut
mesurait 10m de large avec une
zone interdite d’accès de 5km où
il n’était pas rare de lâcher des molosses.
Aujourd’hui le ruban vert,
à savoir cette ancienne bande de
la mort comme elle était appelée
par la population, est accessible
125
à la promenade sur 4,8 km dont
un tiers revêtu de dalles de béton
perforées a préservé la clôture
d’origine, d’anciennes tours d’observation
et même une installation
de fermeture de la frontière telle
qu’elle a fonctionné. Le miracle de
cette ceinture verte est qu’elle est
devenue un refuge pour la flore
et la faune qui s’y sont développées
sans entraves depuis le siècle
dernier abritant ainsi un espace
naturel incomparable pour le plus
grand plaisir des randonneurs.
128
L’Eichsfeld est aussi un paradis
pour les amateurs de trails et de
VTT qui trouvent de nombreuses
pistes à leur disposition. Et pourquoi
ne pas tenter l’expérience du
vélorail qui parcourt une partie de
l’ancien chemin de fer construit
à la guerre franco-prussienne de
1870. Une escapade insolite qui a
le mérite de passer par un viaduc
qui permet de découvrir la petite
ville de Döringsdorf avec ses maisons
colorées ou à colombages
prolongées par des jardinets fleuris
non loin d’une église qui semble
veiller sur ses paroissiens.
Terre de châteaux.
La Thuringe c’est un peu un
voyage vers les racines de notre
royauté car la ville de Gotha était
le lieu de résidence du duché de
Saxe-Cobourg et Gotha dont le
premier roi des Belges, Léopold
Ier, est un descendant. L’imposant
château de Friedenstein à la façade
dépouillée et symétrique édi-
fié au 17ème siècle abrite pourtant
un extraordinaire décor baroque
voire même rococo avec une profusion
de plafonds en stuc, de
sols en marqueterie sans oublier
un mobilier précieux et une riche
collection d’œuvres d’art. On y
découvre aussi l’impressionnant
arbre généalogique de la Maison
de Saxe-Cobourg et Gotha dont
plusieurs rejetons ont régné dans
différents pays européens mais
aussi au Brésil et au Mexique.
On retiendra la branche toujours
régnante en Belgique à travers
les descendants de Léopold Ier
mais aussi celle du Royaume-Uni
puisque le Prince Albert, second
fils d’Ernest Ier, a épousé la reine
Victoria en 1840.
Dans un tout autre style, le château-fort
de la Wartburg édifié sur
un pic abrupt surplombe la ville
d’Eisenach, première forteresse
inscrite en 1999 au patrimoine
mondial de l’Unesco. Fondée au
début du 11ème siècle, la résidence
des landgraves de Thuringe
a abrité Elisabeth de Hongrie mariée
à 14 ans à Louis dit le Charitable.
Un couple aimant mais
à la mort de son époux quand il
s’embarquait pour une croisade,
elle choisit de consacrer sa vie aux
pauvres en leur faisant construire
trois hôpitaux. Morte à l’âge de
24 ans en 1231, elle sera canonisée
4 ans plus tard et est devenue
la patronne des hôpitaux. La forteresse
a encore accueilli Martin
Luther quand il a été mis au ban
129
1
3 4
130
5
1 - La vaste salle de bal du château de
Friedenstein possède un imposant
plafond baroque encadré de lourdes
guirlandes de fleurs et de fruits sans
oublier une alcôve entièrement
consacrée à une luxueuse collection
de porcelaines de Meissen
2 - Les ruines du château de
Hanstein dominent le petit village de
Bornhagen
4 - Les ruines romantiques du château
médiéval de Hanstein raconte
les affres de la Guerre de Trente Ans
au 17e siècle.
5 - Tours château d’eau...
131
132
du Saint Empire. Il y vécut près
d’un an qu’il consacra à traduire
en allemand le Nouveau Testament.
Solide forteresse, somptueuse
résidence, auberge, lieu
de sécurité et de recueillement, la
Wartburg a donc été le théâtre de
nombreux moments clés de l’histoire
allemande.
Erfurt, la métropole
de la Thuringe.
C’est à Erfurt que la théologie de
la Réforme trouve ses racines car
c’est ici que Luther obtint son diplôme
de « magister » à la faculté
des Arts en 1505 avant de choisir
la vie monastique au couvent
des Augustins en remerciement
pour avoir survécu à la chute de
la foudre lors d’un violent orage.
Sécularisé en 1559, le monastère
connaîtra diverses fortunes avant
d’être restauré après la dernière
guerre. Néanmoins on peut encore
visiter les murs historiques
et les cellules dans lesquelles les
moines ont prié.
Métropole de la Thuringe, Erfurt
a accueilli au cours des siècles
d’autres personnalités comme
Schiller, Goethe, Bach, Herder et
même le tsar Alexandre et l’empereur
Napoléon lors d’une rencontre
hautement politique pour
mettre à jour le contenu de leur
alliance. Centre économique de
la région au carrefour de routes
commerciales importantes au
Moyen-Age, la cité a enrichi les
négociants qui ont construit de
belles maisons patriciennes épargnées
par les bombardements de
la Seconde Guerre Mondiale. On
y trouve aussi, enjambant la Gera,
le pont des Epiciers, le plus long
pont encore habité d’Europe, à
savoir que sur ses deux côtés
s’alignent d’étroites maisons à
colombages surmontées de toits
pentus à découvrir pour leurs galeries
d’art et leurs boutiques d’artisanat
et d’antiquités. C’est aussi
le lieu de tous les rendez-vous des
uns et des autres dès que le soleil
est de la partie. Les terrasses des
restaurants, les biergarten et les
jardins publics sont envahis par
une foule joyeuse sans doute un
peu trop compacte en ces temps
de coronavirus…
Weimar, de Goethe
à Henry van de Velde.
Dernière étape de notre voyage
mais non des moindres, Weimar a
d’ailleurs été saluée par l’UNESCO
avec une quinzaine de sites répertoriés
dont nous n’avons découvert
que quelques-uns comme la
somptueuse bibliothèque rococo
Anna Amalia du nom de la duchesse
qui assura la régence au
cours du 18ème siècle. Sous son
impulsion, la ville devient un centre
intellectuel important dominé par
Goethe qui de précepteur du futur
duc Charles-Auguste devient aussi
le directeur de la bibliothèque. Plus
tard, Goethe fut nommé ministre
par le grand-duc qui lui offrit une
133
136
maison baroque qu’il a
occupée jusqu’à son décès
en 1832. C’est encore
Goethe qui fit assécher les
marais qui bordent la ville
le long de la rivière Ilm pour
y dessiner un vaste parc
où il fit édifier un pavillon
où il se retranchait pour
écrire. D’autres hommes
prestigieux du panthéon
des Arts et des Lettres allemands
ont résidé à Weimar
et y ont exercé leurs
talents à l’image des écrivains
Schiller et Herder et
des compositeurs Bach
et Liszt qui prit même la
direction de l’opéra de la
ville.
Les dernières années
du Grand-Duché de
Saxe-Weimar-Eisenach
sont particulièrement fertiles
culturellement parlant
car le grand-duc désigne
comme conseiller
artistique Harry Kessler, un
éminent amateur d’art et
mécène qui se passionne
pour tous les mouvements
modernes de l’impressionnisme
et du symbolisme. Il
croise ainsi notre compatriote
Henry Van de Velde
spécialisé en architecture
d’intérieur à qui il confie la
décoration de sa maison à
Weimar.
C’’est à cette occasion qu’il
rencontrera le grand-duc
qui le charge de mettre
en valeur les productions
culturelles de la région.
Van de Velde décide alors
de résider à Weimar avec
sa famille et y construit sa
propre maison, la Haus
Hohe Pappeln. En 1908
il fonde l’Institut des Arts
décoratifs et industriels
de Weimar dont il sera le
directeur jusqu’à ce que
la Première Guerre Mondiale
l’oblige à quitter l’Allemagne
et à rentrer en
Belgique non sans avoir
désigné son successeur
Walter Gropius, architecte
et designer allemand.
Au sortir de la guerre,
après la proclamation de
la république de Weimar,
Gropius reprend la tête
de l’école qu’il renomme
Bauhaus Institut jetant
ainsi les bases d’un style
international basé sur le
fonctionnalisme tout en
encourageant l’émulation
entre artistes et artisans.
Il faut flâner dans
le tout nouveau musée
consacré au Bauhaus
pour comprendre combien
cette école fut le berceau
du design moderne
car elle permettait l’expérimentation
artistique en
utilisant entre autres de
nouveaux matériaux. Le
137
138
Bauhaus a bien entendu été chassé
d’Allemagne par le mouvement nazi
qui pourtant apprécie Weimar qui
a concentré entre les 17 et 19ème
siècles la quintessence de la culture
allemande. Ce qui fait dire que cette
ville emblématique a connu une histoire
assez paradoxale.
Le Crossover Nissan
Qashqai ProPilot en ville.
les distances si l’arrêt dure moins de 3
secondes ou sinon, il suffit d’effleurer
la pédale d’accélérateur ou de lancer
la touche « Res » du volant. De quoi
offrir un véritable confort de sécurité
surtout quand il faut suivre le Gps
particulièrement bien clair et audible.
Un plus aussi pour la confortable
habitabilité à bord avec de l’espace
pour étendre ses jambes à l’avant,
du rangement adapté aux gourdes
indispensables sur la route et un authentique
silence de roulement !
Infos sur le Land :
www.thueringen-entdecken.de/
www.visit-thuringia.com/
www.eichsfeld.de/
www.grenzlandmuseum.de
www.erfurt-tourismus.de/fr/
www.weimar.de/fr/tourisme/.
On avait apprécié sur l’autoroute le
plaisir de partager la route avec le
copilote de l’assistance de direction
Nissan ProPilot avec les accélérations
et ralentissements maîtrisés, l’insertion
d’un autre véhicule devant les
caméras clairement annoncée et de
rares remises en place intempestives
au milieu de la file grâce à l’aide au
maintien dans la voie à condition
toutefois de changer de voie en l’annonçant
avec son clignoteur !
Nous avons retrouvé le même plaisir
dans la campagne d’un rond-point à
l’autre et dans les villes au cœur du
trafic. En effet, le système anticipe
bien les ralentissements et s’arrête
sans avoir à intervenir sur la pédale
de frein pour repartir automatiquement
et délicatement en respectant
Se loger : A Teistungen, un centre dédié
au sport avec un restaurant à Eisenach,
un petit hôtel (www.victors.de/en/hotels/
teistungenburg/) à 2 pas du centre de la
ville qui abrite outre la maison de Bach, la
maison de Luther www.eisenacherhof.de/
en qui propose une table étonnante qui
plonge le client dans la gastronomie médiévale,
toute une expérience.
Gastronomie : La Thuringe est le pays de
la saucisse à griller, un délice depuis 600
ans, parfumée à la marjolaine, au cumin
et à l’ail et impérativement à griller sur du
charbon de bois. Outre ce standard nous
avons apprécié dans l’Eichsfeld la table du
Klausenhof, une cuisine nouvelle parfumée
aux herbes, une découverte gastronomique
dans un environnement historique www.
klausenhof.de et à Weimar l’ambiance cosy
du Gretchen’s Cafe & Restaurant
https://gretchens-weimar.de/
139
140
ANGLETERRE
141
142
ANGLETERRE
2012
Les Highlands
Territoiresd’Écosse
Plume : Christiane Goor - Capture d’Images : Charles Mahaux
Découvrir à peu de frais l’Ecosse, terre de brume
et pays de légendes, c’est devenu possible si vous
voyagez en couplant la formule des aires de campings
agréables et confortables qui essaiment la région avec
le charme indéniable de la California Comfortline
de Volkswagen, tout l’art de combiner le plaisir de la
berline avec le caravaning.
C’est a son volant que nous sommes partis à la
découverte des Hautes-Terres d’Ecosse.
Durant 8 jours, notre véhicule est devenu
notre résidence secondaire de tout confort..
143
Les Highlands, comme leur nom l’indique,
sont des régions de montagnes singulièrement
burinées appelées ici des bens et entrecoupées
de glens, des vallées creusées
par des lochs argentés dont on ne devine
pas toujours s’ils sont des lacs ou des fjords.
A une heure de route d’Edimbourg, la capitale
écossaise, le parc du loch Lomond et
des Trossachs offre un havre de verdure et
de tranquillité entre collines boisées, eaux
cristallines et bourgades attrayantes.
On se laisse prendre à l’attrait romantique d’un
parcours sinueux au cœur de reliefs ondulés,
piqués d’épaisses forêts qui se reflètent dans
des lacs miroitants. De lochs en rivières, on
arrive à Glencoe, modeste village dominé par
des falaises escarpées et des éperons rocheux,
véritables pyramides minérales.
Ici tout semble se graver dans un silence de pierre
égayé fort heureusement par une joyeuse soirée
dans un pub où alternent conversations autour de
144
randonnées et chansons populaires encouragées
par un couple de vieux musiciens.
La route qui mène à Fort William se fraie un chemin
qui longe des gorges encaissées, aux pentes
verdoyantes ou rocheuses. Des virages en
épingle à cheveux découpent à chaque détour de
nouveaux pans de décor, rudes et spectaculaires.
A l’ombre du Ben Nevis, la petite ville de Fort
William attire ceux qui rêvent d’escalader le
sommet le plus haut de Grande Bretagne avec
ses 1.344 mètres. Mais les abords du Ben Nevis
sont aussi l’occasion de randonnées bucoliques
au cœur de landes herbeuses, piquetées
de champs de bruyère où paissent en toute liberté
chèvres et moutons et même des vaches
cornues à tête de yack, des Highland cattle
aux poils longs et à la frange rebelle. Avec ses
châteaux hantés, ses ports de pêches, son rivage
découpé, ses montagnes brunes, vertes
ou rousses et ses tourbières envahies par les
145
moutons, l’île de Skye dévoile des paysages d’une
rare beauté. C’est un peu un condensé d’Ecosse
sur quelques hectares, un pays singulier où on se
sent au bout du monde, d’autant que les routes y
sont tortueuses et étroites mais heureusement jalonnées
d’aires de délestement qui permettent aux
véhicules de se croiser.
Le Volkswagen California
se complait parfaitement
dans le paysage écossais.
Premier atout qui a son importance : son gabarit
reste raisonnable, voire même discret. Avec moins
de 5 mètres de long, elle reste dans la catégorie
des véhicules de tourisme. Prendre ainsi le ferry
ne coûte pas plus cher, idem pour l’entrée dans
les campings. De plus, grâce à sa taille, semblable
à celle de sa cousine la Transporter, couplée à la
souplesse de conduite, tous les sites qui seraient
inaccessibles aux camping-car classiques ne la rebutent
absolument pas.
Il faut encore ajouter que son équipement de
transmission intégrale permanente, le 4Motion,
permet d’emprunter en toute sécurité des chemins
boueux, pentus jusqu’à 37° et même détrempés.
De fait, si une roue venait à patiner, les autres
prennent immédiatement le relais pendant un
court instant. La sensation de conduire une berline
de luxe prend également tout son sens dans les
déplacements et les manœuvres dans les villages
ou encore au moment de croiser un autre véhicule
sur les chemins exigus des Highlands.
Quel plaisir par contre de pouvoir se poser n’importe
où à l’heure des repas ou d’une petite sieste !
La porte coulissante grande-ouverte sur un décor
grandiose de loch ou de montagne, il suffit de
quelques minutes à peine pour installer table et
strapontins bien cachés dans les portes et hayons
arrière. Sans oublier de dérouler la marquise qui
146
147
assurera un abri au cas très probable d’une
douche écossaise, par définition brève, forte et
inattendue.
Plaisir de siroter un verre de vin blanc bien
frappé dans le bac-frigo du véhicule et de savourer
le confort d’un pique-nique au cœur
d’un cadre naturel exceptionnel. Un petit clic
suffit également pour que le toit se soulève et la
couchette est déjà prête pour l’amateur d’une
sieste bien méritée.
Quand vient l’heure de rejoindre une aire de
camping plus adaptée pour y passer la nuit, il
y est tout aussi aisé de choisir un emplacement
qui permettra de profiter de la magie du lever
du soleil depuis la fenêtre semi-circulaire qui
s’ouvre dans la toiture surélevée.
Nuit magique même quand les bourrasques de
vent s’enroulent autour du véhicule : on se sent
bien au chaud en sécurité au cœur de la California
au point que celui qui occupe la cou-
148
chette inférieure, à l’abri de stores déroulants
qui occultent toutes les fenêtres, ne devinera
même pas qu’il pleut des cordes à l’extérieur.
De plus, le cas échéant, un système additionnel
permet de maintenir une température agréable
dans l’habitacle.
L’heure du petit-déjeuner préparé sur la kitchenette
du véhicule et consommé dans l’habitacle
à cette heure matinale, grâce au plan de travail
escamotable et aux sièges avants qui pivotent,
est un moment qui étire le réveil en douceur
tout en profitant de la nature environnante par
la portière coulissante grande-ouverte : chant
des oiseaux virevoltant au-dessus du loch, canards
caquetant courant sur la plage, moutons
paissant à quelques mètres à peine…
Vaisselle faite et rangée sous l’évier, sacs de
couchage repliés dans le tiroir de rangement
sous la banquette, toit baissé, un dernier coup
149
Quel plaisir par contre de pouvoir se poser n’importe où à l’heure des repas ou d’une petite sieste !
La porte coulissante grande-ouverte sur un décor grandiose de loch ou de montagne, il suffit de
quelques minutes à peine pour installer table et strapontins bien cachés dans les portes et hayons
arrière. Plaisir, aussi à l’étape, de siroter un verre de vin blanc bien frappé dans le bac-frigo du
véhicule et de savourer le confort d’un pique-nique au cœur d’un cadre naturel exceptionnel.
Rêvez d’autres plans.
Volkswagen California.
0,9 – 9,2 L /100 KM · 20 – 209 G/KM CO 2
(WLTP)
É.R. : D‘Ieteren Automotive SA/NV, Volkswagen Commercial Vehicles Import,
Thomas Vandebotermet, Leuvensesteenweg 639, 3071 Kortenberg. Contactez votre concessionnaire pour toute information relative
à la fiscalité de votre véhicule. Informations environnementales (A.R. 19/03/2004) : volkswagen.be
de balai dans l’habitacle, on est reparti pour de
nouvelles aventures.
Le prix d’achat est sans doute important mais il
faut retenir que la toiture relevée de la California
permet de s’y tenir debout et autorise donc
le label « utilitaire » avec, par conséquent, une
taxe de mise en circulation nulle et une taxe
de roulage très réduite. Enfin, quelle économie
d’avoir deux véhicules en un : magie d’une berline
haut de gamme qui combine le plaisir d’une
conduite souple et légère, digne de la marque,
avec une consommation moyenne de 9l au 100
pour se déplacer et le confort d’un équipement
de qualité très fonctionnel qui autorise au
pied-levé toutes les évasions pour 3 adultes ou
une famille avec deux enfants.
Enfin, dernier argument de poids quand on part
en vacances avec une California : le coût de la
vie relativement élevé en Ecosse par exemple ne
pèse plus dans le budget vacances puisque les
152
nuits en campings sont moins chères et la plupart
des repas peuvent être préparés grâce à la
kitchenette du véhicule et consommés sur place.
Les châteaux, carte
postale de l’Ecosse.
La terre écossaise est parsemée de forteresses
en ruines, victimes des conflits mais aussi du
désintérêt pour ces vastes demeures sombres
et froides. Ces vieilles carcasses de pierre qui
se reflètent dans les eaux sombres d’un loch ou
qui se perchent au sommet d’un pic rocheux
battu par les vents alimentent aujourd’hui les
passionnés de fantômes et retrouvent une seconde
vie auprès des chasseurs d’images chargées
de romantisme.
Au Nord de l’île de Skye, la massive silhouette
du château de Dunvegan, fief du clan MacLeod,
se dresse sur une plateforme qui domine le
153
loch du même nom. Les Campbell ont également
conservé leur château construit au 18ème siècle
par le duc d’Argyll à Inveraray sur la rive du loch
Fyne. Partiellement ouvert aux touristes, il n’en
reste pas moins leur résidence privée.
La petite ville d’Inveraray construite aux abords
du château est un petit bijou avec ses élégantes
façades blanches. Elle abrite des bâtiments importants
à l’image de son ancien statut de bourg royal:
un palais de justice, une prison, une église paroissiale
et des auberges historiques.
Pousser la porte du pub The George est une heureuse
manière de poursuivre la visite en plongeant
dans une ambiance surannée de larges cheminées,
de poutres apparentes et d’anciennes horloges.
On se laisse prendre au charme de la taverne où la
bière et le whisky délient les langues et réunissent
les visiteurs d’un soir. Dans une contrée qui plonge
ses habitants dans de grands espaces empreints de
solitude, les Ecossais ont un merveilleux sens de
l’accueil chaleureux.
Infos pratiques :
Circuler : Le réseau routier est dans l’ensemble excellent
et la plupart des routes pittoresques. On trouve des pompes
un peu partout mais elles sont moins chères près des villes.
Veillez à vous approvisionner le samedi car le dimanche
est un vrai jour férié. Quant à la conduite à gauche, on s’y
habitue très vite. De plus les Ecossais sont prudents et très
courtois avec les étrangers.
Infos : Auprès de www.visitbritain.com/be ou encore de
www.visitscotland.com
Se loger : L’Ecosse offre un réseau d’aires de camping 4
voire 5 étoiles classées «chardons» puisque cette plante
est l’emblème de l’Ecosse www.thistleparks.co.uk/touring.
Ils jouissent tous d’une situation exceptionnelle avec de
vastes espaces qui autorisent une certaine privacité.
Les pubs : Faites confiance au gérant de votre camping.
Certains pubs offrent même un service de taxi afin d’assurer
un retour en toute sécurité malgré la quantité de
bières ou de whisky ingérée… Pour mieux comprendre la
culture du whisky, rien de tel qu’une dégustation dans une
distillerie comme par exemple www.glengoyne.com.
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155
156
BELGIQUE
SAINT TROND :KASTEEL VAN ORDINGEN
( EN FAIT, LE CHÂTEAU D’ORDANGE)
SPA : DEUX LOTUS AU MANOIR DE LEBIOLES
CHINY (VALHALLA ET VOLKSWAGEN TIGUAN TDI)
HANNUT (HALLOWEEN ET ID.BUZZ CARGO)
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Kasteel
De l’An 1000
à nos jours !
C’est au volant de la nouvelle
Maserati GranTurismo que nous
atteignons notre étape
du jour : un lieu tout simplement
grandiose.
À peine franchi le pont jeté
sur les douves miroitantes,
l’exclamation fuse, spontanée
et enthousiaste : WAOUW !
160
Le décor s’impose avec majesté,
annonçant une expérience hors
du commun.
van Ordingen
Une étape en GT
Extraordinaire !
Plume : Eric HEIDEBROEK
Captures d’Images : Pascale HEIDEBROEK
161
Au cœur du Limbourg, à deux
pas du centre de Saint-Trond,
le Kasteel van Ordingen s’impose
comme l’un des joyaux
hôteliers de Belgique. Ce château
du XI siècle, restauré
avec passion pendant plus de
vingt ans par Richard Sleurs et
son épouse Miet Thijs, est aujourd’hui
un hôtel cinq étoiles
membre de Relais & Châteaux.
château a été rénové dans les
règles de l’art. Chaque pierre,
chaque boiserie a été restaurée
avec soin, sous la direction
du décorateur Pieter Porters,
qui a su marier grandeur historique
et élégance contemporaine.
Le résultat est un lieu
où l’on ressent à la fois la majesté
des siècles passés et le
confort raffiné d’un hôtel de
l’accueil. Le personnel fait
preuve d’une générosité rare,
une hospitalité qui donne le
sentiment d’être attendu, reconnu,
presque comme un
invité de longue date. Cette
chaleur humaine est la première
clé de l’expérience.
La chambre qui nous a été proposée
est un véritable écrin de
162
En octobre 2025, l’établissement
a franchi une nouvelle
étape de reconnaissance internationale
: il a reçu une double
clé Michelin, une distinction
rare qui consacre les hôtels offrant
une expérience d’exception.
Acquis par la famille Sleurs il
y a près de trois décennies, le
luxe moderne.
En tant que membre de Relais
& Châteaux, le Kasteel van
Ordingen incarne une philosophie
: offrir à chaque invité
une expérience inoubliable,
fondée sur l’art de vivre, la
gastronomie et l’hospitalité
sincère.
Ce qui marque le plus, c’est
raffinement.
Richesse des décorations, élégance
des matières, harmonie
des couleurs : tout respire le
confort et la distinction.
On y retrouve l’âme d’un château,
avec des objets anciens
subtilement intégrés à une
décoration contemporaine.
L’atmosphère évoque les ma-
163
noirs anglais, avec leurs relents de
bourgeoisie et de noblesse confortable.
Épaisses moquettes, fauteuils
accueillants, boiseries sculptées : tout
concourt à créer une ambiance chaleureuse,
loin de la froideur minimaliste
de certains hôtels ultra-modernes.
Ici, le Kasteelvan Ordingen offre un
calme profond, une sérénité enveloppante
et un raffinement authentique.
164
L’établissement propose 32 chambres
et suites, toutes différentes, toutes
élégantes, mais unies par le même
sens du détail. Les plafonds sculptés,
les objets décoratifs choisis avec
soin et les parcours entre les pièces
créent une expérience sensorielle
unique. On est loin des couloirs
165
166
aseptisés des grands hôtels :
chaque espace est pensé
pour susciter l’émotion et la
curiosité. Dans les salons, il
est courant de découvrir des
livres anciens, des grimoires
qui invitent à la découverte.
Ailleurs, des valises d’époque
racontent les voyages d’antan,
en carrosses ou voitures hippomobiles.
Cette atmosphère
se marie étonnamment bien
avec des touches modernes,
indispensables nécessaires à
la vie d’aujourd’hui.
La réception propose des kits
de connections pratiques pour
l’usage et ou la recharge des
smartphones ou ordinateurs
portables. Le wifi est d’une
grande qualité.
C’est important car l’hôtel dispose
aussi dans les annexes de
grandes salmles de réunions,
des outils professionnels qui
permettent de recevoir et les
clients et les collaborateurs
pour des réunions et autres
événements.
Notre Maserati GranTurismo
«Folgore», cette expression latine
est là pour préciser son statut
électrique, par rapport à sa
version thermique. Cette Maserati
incarne le renouveau du
grand tourisme d’aujourd’hui
et s’inscrit parfaitement dans
le décor prestigieux du Kasteel.
Atmosphère, atmosphère
Une douce musique accompagne
les visiteurs, elle n’est
jamais intrusive, choisie parmi
un répertoire éclectique d’artistes
internationaux.
Même les odeurs – celles des
tissus, des passementeries,
des couloirs – participent à
cette expérience sensorielle,
offrant une impression de volupté
et de béatitude.
167
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C’est magique !
Le personnel, stylé et attentif, offre un service
personnalisé autnant qu’attentionné.
Les chambres disposent de tout le confort moderne,
sans jamais sacrifier l’élégance.
La propreté est irréprochable : un détail remarquable
quand on considère le nombre impressionnant
d’objets décoratifs présents dans
chaque pièce.
Les lustres aux cascades de cristal brillent sans
la moindre poussière, renforçant l’impression
de grand luxe.
Dans les salles de bain, les produits Guerlain
sont proposés dans des conditionnements intelligents,
respectueux de l’environnement.
Et si vous tombez sous le charme, le concierge
se fera un plaisir de préparer quelques flacons
171
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AURUM
Atmosphère et belle humeur
dans les cuisines de l’Aurum
173
pour votre départ.
Les lundi et mardi, le restaurant gastronomique
Aurum est en congé. Son chef étoilé a récemment
cédé sa place à Arne Beirinckx, que nous
rencontrerons lors d’une prochaine visite.
En attendant, nous avons pris place au Bistrot
Richard, accessible par l’extérieur ou par un
tunnel décoré de tags et baigné dans une atmosphère
bleutée et moderne.
Le Bistrot Richard est aussi la salle du petit
déjeuner, mais surtout une adresse bistronomique
qui mérite le détour.
174
La carte est abordable : entrées entre 9 et 25 €,
pâtes entre 18 et 26,50 €, poissons autour de
28 €, viandes entre 24 et 42 €, verres de vin
entre 6 et 10 €. Le Menu Richard est proposé
à 54 € pour trois services.
BISTROT
RICHARD
175
176
Nous avons choisi ce menu
du jour : carpaccio de cerf
pour moi, pâté de marcassin
pour ma collègue, suivi d’un
poisson frais accompagné de
légumes de saison, puis d’un
faisan aux chicons.
Pour conclure, un sabayon aérien
et une crème brûlée parfaitement
caramélisée.
Trois services généreux, pour
une expérience gastronomique
accessible, où l’exigence culinaire
se marie à la convivialité.
L’équipe du bistrot, attentive
et discrète, veille à ce que rien
ne manque.
Leur sourire et leur prévenance
ajoutent une note de
plaisir supplémentaire à ce
moment gourmand.
Le Kasteel van Ordingen n’est
pas seulement un hôtel : c’est
une immersion dans l’histoire,
sublimée par le luxe contemporain
et l’art de recevoir.
Chaque détail – de la restauration
minutieuse aux attentions
du personnel, des chambres
raffinées aux plaisirs de la
table – concourt à créer une
expérience inoubliable.
Un lieu où l’on ne séjourne
pas simplement : on vit une
parenthèse hors du temps,
enveloppée de beauté, de sérénité
et de générosité.
Maintenant, nous n’avons
pas visité l’intégralité du domaine.
Nous y reviendrons,
cat le Kasteel van Ordingen
s’étend sur quelques 14 hectares...
ce n’est pas rien !
Le Kasteel van Ordingen a
ses propres vignes et produit
son vin. En l’occurence une
méthode champenoise produite
de façon artisanale à
partir de Sauvignier Gris. Ce
vignoble existe depuis plus
de 1000 ans, et en 2021, la
Famille Sleurs a décidé d’y replanter
1 250 ceps adultes de
Souvignier Gris, cultivés en environnement
biologique.
Ce vin local s’inscrit dans une
volonté de renforcer l’expérience
culinaire et l’authenticité
du château.
177
Maserati GranTurismo
Folgore !
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Plume : Eric HEIDEBROEK
Captures d’Images : Pascale HEIDEBROEK
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La Maserati GranTurismo Folgore
reste fidèle à l’esprit du grand
tourisme : un coupé aux lignes sensuelles,
sculpté avec une élégance
rare et une classe intemporelle.
L’intérieur, traité avec soin, mêle luxe
et modernité, sans jamais tomber dans
l’ostentation. L’électrification est réussie
dans son intégration, mais l’autonomie
demeure le talon d’Achille : dès que l’on
dépasse les 110 km/h, la demande en
énergie devient plus forte et réduit l’autonomie.
Même si la consommation électrique
est performante en ville,elle l’est
moins sur autoroute. Or, une GT digne de
ce nom doit pouvoir avaler les kilomètres
à rythme soutenu, alterner les moments
de sport et de détente, et offrir cette liberté
de voyage qui fait partie de son ADN.
Surtout que l’auto est tellement agréable
et performante à utiliser qu’on peut lui
pardonner aisément cette gourmandise.
« WAOUH »
Sur le plan du design, c’est un sansfaute.
Les proportions sont parfaites,
l’équilibre visuel est magistral, et les
Italiens savent toujours provoquer ce
fameux effet « waouh » : chaque apparition
de la Folgore attire les regards et
suscite l’admiration.
Notre modèle d’essai, en bleu électrique,
évoquait presque un clin d’œil au passé,
rappelant la GT V8 testée en 2012, avec
son envoûtante voix de crooner.
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Ici, la sonorité est plus discrète, une
évocation artificielle du passé, mais qui
ne peut rivaliser avec la rauque puissance
d’un moteur thermique. C’est une page
tournéed’autant que la nouvelle GT
thermique s’est convertie au V6.
La Folgore compense cette perte de
voix par une mécanique hors norme :
trois moteurs électriques délivrant 760
chevaux et 1.350 Nm de couple. La
répartition – un moteur à l’avant et deux
sur les roues arrière – assure une motricité
sidérante, presque irréelle. Malgré
ses 2.260 kg, la voiture conserve une
agilité étonnante. Ses dimensions impressionnent
: près de 5 mètres de long,
1,96 m de large, mais seulement 1,35 m
de haut, ce qui lui confère une silhouette
ramassée et sportive. L’empattement
de 2,93 m profite à l’habitacle, surtout
à l’avant, tandis que l’arrière reste plus
symbolique qu’accueillant. Le coffre, limité
à 270 litres, rappelle que l’on est dans
une GT avant tout, mais le sac de golf y
trouve naturellement ses aises.
La batterie lithium-ion de 800 volts
(92,5 kWh, dont 83 utiles) promet
435 km d’autonomie.
En pratique, il faut compter environ
320 km en usage mixte, voire 370 km en
conduite locale. C’est suffisant pour une
escapade, mais en deçà de ce que l’on
attend d’une grande routière.
Côté performances, Maserati annonce
325 km/h et un 0 à 100 km/h en 2,7 se-
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condes. Même sans vérifier ces chiffres,
on ressent immédiatement la vigueur
de ce grand coupé : il bondit, il relance,
il impressionne. La tenue de route est
d’une efficacité redoutable, le confort
reste digne d’une GT, et l’équilibre général
inspire confiance.
Les aides à la conduite sont présentes,
mais calibrées avec intelligence : elles
ne brident pas le plaisir et disparaissent
totalement (enfin presque) en mode
«Corsa». Les pilotes aguerris y trouveront
un terrain de jeu exaltant, tandis que les
conducteurs moins expérimentés pourront
exploiter une partie du potentiel
sans se mettre en danger.
En somme...
La Maserati GranTurismo Folgore
réussit son pari :
conjuguer le glamour italien
et la modernité électrique.
Elle séduit par son style, son charisme
et ses performances, mais rappelle aussi
que l’électrique a encore des limites
à surmonter pour incarner pleinement
l’esprit du grand tourisme.
La GranTurismo Folgore incarne une
transition élégante vers l’électrique, même
si elle ne bénéficie pas de la technologie
différente développée pour la Grecale
Folgore. Ici, les batteries ne sont pas
intégrées dans le plancher comme sur
les plateformes les plus modernes, mais
logées dans le tunnel central et à l’arrière,
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à la place des organes mécaniques des
versions thermiques. Cette architecture
permet de préserver les proportions et
l’identité stylistique du modèle, mais
elle impose des compromis. Certes, ces
batteries de 800 volts acceptent jusqu’à
400 kW de régénération au freinage,
une prouesse technique, mais elles ne
parviennent pas à offrir une autonomie
réellement supérieure.
En définitive, la Folgore séduit par son
charisme, ses performances et son allure
de vraie GT, mais elle rappelle aussi
que l’électrification des icônes n’est pas
qu’une affaire de puissance : c’est avant
tout une question de technologie de
batterie et d’efficacité énergétique.
Maserati a réussi à préserver l’âme de son
grand coupé, ses lignes sont d’(une beauté
rare, ses capacités dynamiques sont...
fulgurantes. Le silence de marche est à
la UNE, la sonorité ajoutée est de bon
goût même si certains auraient aimé une
véritable bande son audible selon divers
degrés. L’électrifiction c’est bien, mais une
transition plus poussée devrait aider à
l’achat et ce n’est pas grave si ce son est
«fabriqué». Cela fait partie du plaisir de
conduire. Pour ce qui est de l’autonomie,
ce n’est pas grave là non plus, car rien
n’égale le plaisir de rouler dans cette très
belle auto qui affiche clairement qu’elle
abat le 0 à 100 en 2’’7 et peut pointer au
delà des 300. Pas longtemps, certes, mais
comme on dit à liège...
«En principe, on ne peut pas !»
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Les nouvelles LOTUS
rendent visite au Ju
Eletre et Emeya
ge des Ardennes !
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Avec les Lotus Eletre et Emeya, nous avons choisi
de prendre pour théâtre le circuit de Formule 1 de
Spa. Ceci afin de poser ces nouvelles LOTUS dans
un univers que la marque Britannique a fréquenté
pendant des décennies avec un succès et une
aura extraordinaires.
Si LOTUS n’est plus en compétition, il n’en demeure
pas moins que son esprit y demeure. Il est
un fait aussi que dans les rassemblements historiques
nombreux sont les passionnés qui font
revivre cette marque mythique.
Le circuit de Spa Francorchamps
est en constante activité. Lors
de notre visite, c’est Curbstone
dirigée par Ludovic COLMAN
un ancien de la Pirelli qui occupait
le plateau pour des essais
d’avant-saison de divers championnats
de GT et autres LMP2.
Atmosphères sportives, préparations
mécaniques et réglages ont
émaillé les nombreuses séances
de roulage.
L’infrastructure du circuit est judicieusement
étudiée pour répondre
aux besoins des compétiteurs. Et
une fois que tout est terminé, nous
sommes invités à monter sur la
piste pour nos séances photo.
Nous sommes escortés par un
sympathique commissaire de piste
qui nous a laissé libre-cours à
nos idées de mises en scène tout
en veillant à bien respecter les
consignes de sécurité.
C’est normal et c’est comme ça
sur tous les circuits du monde.
Aux photos, Pascale (Caminter),
le fidèle Jean-Paul Decorty
et votre serviteur aux volants.
Prêt ? GO !
Dès les premiers tours de roues,
fussent-ils limités à 30 ou 40 à
l’heure, les LOTUS glissent sur la
piste avec une élégance rare et
une complaisance naturelle. Elles
semblent bien nées en tout cas !
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Même si elles sont électriques, elles gardent une signature exceptionnelle,
celle de cette marque historique qui a un passé ingénieux,
novateur et surtout glorieux. Si, aujourd’hui, LOTUS passe à
l’électrification, c’est pour répondre aux besoins actuels du marché
et à la mutation automobile en cours.
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S’il est vrai que pour Sir Colin Chapman, il n’y avait qu’une seule devise qui disait :
«Light is right» les voitures électriques d’aujourdhui sont théoriquement plus légères que
les thermiques - à puissance égale - si et, seulement si, on enlève les batteries. Et donc,
par exemple, la LOTUS EVIJA répond précisément à cette idée avec 0,94 kg/ch… Elle pèse
1.887 kg et développe 2.000 ch. et un couple de 1.700 Nm. Pour faire passer tout ça à
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200
la route, c’est par ses quatre roues motrices. Chacune est dotée d’un moteur électrique
de 500 chevaux ! L’autonomie est annoncée pour 400 km. Quatre modes sont proposés,
City, Tour avec 1.400 ch, Sport avec 1.700 ch et Track avec 2.000 ch et vitesse limitée à
350 km/h. Cette Supercar est super rare, seuls 130 exemplaires seront produits.
Bon, ceci nous éloigne un peu des Eletre et Emeya. Eletre, c’est le SUV LOTUS, c’est à la
mode et le design est particulièrement réussi.
Les concepteurs anglais, tant au design qu’à la
technologie, en sont très fiers et avec raison.
LOTUS annonce que : «les Eletre et Emeya sont
nées en Grande-Bretagne et élevées dans le
monde entier. C’est une collaboration entre les
équipes Lotus très expérimentées et dévouées
basées au Royaume-Uni, en Allemagne et en
Chine». LOTUS Poursuit : «Il s’agit des équipes
chargées de la définition et des caractéristiques
du produit à Hethel, siège de Lotus depuis
201
1966, des équipes de conception du Lotus Tech Creative Centre (LTCC) à Coventry, des
équipes d’ingénierie et de dynamique du Lotus Tech Innovation Centre (LTIC) à Raunheim,
et des équipes d’ingénierie et de fabrication de Lotus Tech à Wuhan».
Oui, LOTUS appartient au Groupe Geely, qui détient aussi Volvo Cars, Polestar et Smart.
Geely est également actif chez Mercedes-Benz. Et oui, les Chinois détiennent de nombreux
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capitaux, mais ils sont aussi très traditionalistes.
Les investisseurs Choinois ont immédiatement
saisi l’intérêt de conserver les
racines des marques européennes.
D’une part, pour leur clientèle locale la
plus riche qui aime beaucoup se montrer
au volant de voitures auréolées d’histoire
et d’image de marque occidentale, et aussi,
leur ambition qui est de convaincre les
Occidentaux d’acheter des produits qui
savent garder les canons originaux. Et on
constate qu’indiscutablement, les Eletre et
Emeya sont bien construites dans le droit-fil
de cette stratégie.
La qualité d’assemblage est des plus rigoureuses,
comme les finitions des plus soignées.
À l’intérieur aussi, on retrouve les beaux
matériaux, les cuirs les plus fins et une élégance
rare dans le dessin du mobilier de
bord. On est en parfait accord avec les hauts
standards attendus à ce niveau de produit.
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On constate que si le niveau de produit est des plus élevés, que les prix sont en accord. Ce n’est
pas parce que les LOTUS sont construites en Chine qu’elles ne sont pas de la qualité attendue, au
contraire. Le client occidental en a pour son argent. Chez LOTUS, on est dans le haut de gamme
sportif et intelligent. Tout dans ces voitures est digne de la marque anglaise. Et oui, ce sont des
quatre places, et oui, elles sont plus grandes que les berlinettes et roadsters ultra sympathiques
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des LOTUS thermiques bien connus. Mais il faut
vivre avec son temps, et les Eletre comme Emeya
jouent parfaitement dans la cour des grands et
des exclusifs. Leur look est terrible, le SUV a une
approche sportive au dessin racé. L’Emeya a un
look de Lamborghini Countach avec 4 portes.
C’est bluffant et impressionnant.
Quand on monte à bord de l’Eletre ou que l’on
s’installe au volant de l’Emeya, on se sent tout de
suite bien. Ce sont les cuirs, le Nubuck, le dessin
de la planche de bord aux contours individuels
garnis d’un cuir Nappa, surpiqué de rouge,
cette console centrale à deux ouvrants sur
un espace réfrigéré de belle contenance,
c’est aussi ce grand écran aux pictogrammes
un peu trop fins et trop petits.
Mais à la longue, on s’y fait et on trouve rapidement
ses marques. Pour un tout digital,
c’est assez simple d’usage même quand on
n’aime pas trop ça.
LOTUS, comme bien d’autres marques, ferait
bien de s’inspirer d’un raccourci pratique
pour désactiver les fonctions intrusives
comme le «Lane Assist» et la «Speed Limit»
dans l’idée développée par Citroën dans la
nouvelle C3. Deux boutons l’un à côté de
l’autre, on appuye pendant quelques secondes
et «hop», c’est désactivé !
Le volant tombe bien entre les mains, le diamètre
est parfait, la grosseur du cercle aussi.
Et que dire de la sensation Nubuck, hmmm.
Les deux Lotus démarrent de la même façon. On
appuie sur le frein et on bascule le petit levier sur
D, ou sur R. La voiture se met en route et s’arrête
automatiquement.
Derrière le volant LOTUS a placé des palettes.
Une à droite pour choisir le mode de conduite et
une à gauche pour régler la force de récupération
d’énergie sur 3 niveaux plus un «off» pour la
fonction «roues libres».
Silencieuses, très bien amorties, les LOTUS
offrent un véritable confort. La suspension pneumatique
est convaincante. Il n’y a pas d’effet
marsouinage caractéristique de nombreuses
électriques aux suspensions métalliques qui
n’arrivent jamais à endiguer les réactions brutales
en compression et détente.
Les LOTUS reçoivent donc une suspension pneumatique
à différents niveaux de réaction.
210
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On a 5 modes différents : Range
(un genre d’éco sans les contraintes
désagréables) Tour, c’est le mode le
plus souvent utilisé, puis le mode
sport, et enfin le mode «individual»
où l’on peut panacher ses choix. Sur
l’Eletre, un mode supplémentaire est
ajouté, le mode OffRoad.
On peut aussi choisir la hauteur de
la suspension, normale, basse ou…
très basse !
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Grâce à ce dernier réglage, ajouté au
mode sport, l’Emeya devient une redoutable
sportive. Si la tenue de route
des deux Lotus essayées est sans
faille, quand on utilise le mode sport
en suspensions basses, on bénéficie
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d’une rigueur et d’un comportement très
sportif dans une dureté efficace.
Les 612 ch et 700 Nm ne font pas de la
figuration. Ils permettent au conducteur
aguerri d’utiliser le potentiel énergétique et
la rigueur du châssis d’une manière extrêmement
convaincante malgré les plus de
deux tonnes de l’ensemble. Côté freinage,
pas de souci, les gros freins s’acquittent du
surcroît de travail demandé. Comme dans
toutes les supersportives, la puissance est
d’abord là pour contenter son propriétaire
et son utilisation ne se fait à la longue qu’à
bon escient. D’ici peu, les Lotus pourraient se
retrouver sur piste, lors de «Track Days» pour
que leurs propriétaires puissent apprécier
leurs capacités.
C’est là, aussi, que les versions «R» de plus
de 900 ch pourront s’exprimer en toute
sécurité, surtout que cette version dispose
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en plus d’un mode «track». Ce petit détail
qui montre combien les concepteurs de ces
nouvelles LOTUS ont confiance en leur création.
Pour notre part, si nous avons apprécié
l’élégance et la sobriété des lignes extérieures
comme intérieures.
Nous avons aussi aimé cette impressionnante
réserve de puissance disponible instantanément
en cas de besoin. C’est rassurant et particulièrement
agréable. L’autonomie annoncée
est de 600 km avec les roues de 20 pouces,
mais les 22 pouces, certes très belles, lui en
mangent près de 200 km. LOTUS annonce
avec les 22’’ quelque 535 km.
Et donc nous avons réalisé une autonomie
fiable de l’ordre de 440 km en roulant en bon
père de famille, mais sans se traîner.
Le Manoir
de Lébioles
où le refuge
d’un temps
pour soi
Nos LOTUS nous ont amenés par les petits chemins caractéristiques de la région spadoise
vers notre «pit stop» de fin de journée. Le magnifique Manoir de Lébioles.
Ce manoir a été construit entre 1905 et 1910 par Georges NEYT qui serait le fils illégitime
du Roi Léopold 1er. La réputation idyllique de la Ville Thermale de Spa n’étant plus à faire,
le Domaine de Lébioles s’est enfoui en pleine forêt. L’endroit est discret, remarquablement
calme, incroyablement riche en quiétude naturelle, et surtout l’air pur des grandes forêts.
La Famille Lodomez a
bien anticipé l’atmosphère
unique du cadre naturellement
majestueux et du
charme de cette grande
bâtisse. Les 5 étoiles étant
acquises depuis 2023, les
lieux se prêtent naturellement
à l’accueil dans les
chambres et Suites aux
surfaces généreuses entre
+/- 30 et 75 m 2 .
La décoration est soignée,
la propreté, et les moindres
attentions sont remarquables a telle enseigne que l’on se
croit accueilli dans une charmante maison privée.
Bien que la nature attire immanquablement à la promenade,
les chambres disposent également d’un irrésistible
attrait. On s’y sent vraiment bien et on en profite à fond !
Il y fait très calme, c’est dû à l’harmonie des couleurs, au
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mobilier au style ancien
associé à des éléments
modernes. Les grands
fauteuils garnis d’étoffes
confortables qui s’inscrivent
dans les volumes,
généreux, vrais et expressifs,
qui créent ce bien-être
très confortable.
On apprécie aussi des
éléments de rangements
discrets et s’ils semblent
plus basiques, ils sont habilement
intégrés dans les murs et
assortis à leur caractère utilitaire.
C’est leur discrétion qui
les rend pertinents. Bien vu !
Les salles d’eau sont très
grandes avec tout le confort
moderne dans un style néoclassique
irréprochable.
Nous sommes bien dans une
véritable demeure Seigneuriale
qui a éloigné son austéri-
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té pour offrir cette image de confort
et d’accueil qui vous enveloppe
directement.
Du temps pour soi
Et lorsque l’on rejoint les «parties
communes», on reste subjugué par
la hauteur des plafonds, les grandes
colonnes de bois, la douceur du feu
ouvert, les bouquets de fleurs, la
lumière tamisée des abat-jour, le
confort des fauteuils en tissu, le cuir
matelassé d’une table basse qui peut
aussi servir de pouf. Et ces splendides
plafonds de bois peints, qui
n’ont rien à envier à ces petits salons
intimistes où l’on peut prendre du
temps pour soi.
Le Manoir de Lébioles répond
précisément aux besoins de
ceux qui veulent du temps pour
eux, loin des trépidations de la
vie actuelle.
L’association de grandes pièces à la
hauteur de plafond inhabituelle de
nos jours avec l’intimité d’un salon
bibliothèque ou d’un bar-boudoir chaleureux
pour y déguster un alcool de qualité. De
nombreux endroits intimistes où l’on peut
s’isoler, apprécier la douceur de l’environnement,
voilà comment le Domaine du Manoir
de Lébioles entend choyer ses hôtes.
Leur leitmotiv est incontestablement de dire :
«laisser-vous aller, nous nous occupons du
reste, pour vous».
Et c’est vrai, vous sentirez tout de suite que
cette façon de vous recevoir, avec le sourire
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et cette sensation d’être à votre service comme d’anticiper
vos moindres souhaits, sans perturber votre intimité, est
sans conteste un grand moment dont on profite sans résister.
En un mot : Bonheur.
Un restaurant, un Chef créatif… Que vouloir de plus ?
Un Maître d’Hôtel, passionné et dynamique !
Serge ROMPEN ouvre le bal. Il est actif depuis de nombreuses
années et propose le Menu à cinq services qui dès
sa lecture met l’eau à la bouche…
Menu Manorial (5 services)
servi pour l’ensemble de la table.
Pour commencer
Foie Gras et Homard Bleu Breton
Terrine de Foie Gras / Cru de Homard /
Vinaigrette de Rose Consommé de Homard
Truffe Melanosporum Italienne (suppl. €20)
Plat Signature
Truite Fumée de «La Commanderie 7»
Soupe D’Oignon doux des Cévennes / Ail Noir
Tuile de Valèt de Waimes
Glaçon de Mangue et Gomashio Marin
Tépache Mangue et Carvi N.A. «Home Made»
Quasi de Veau
Patate douce Confite à la Vanille / Croustillant
de Noix de Macadamia
Emulsion Meurette / Crosne Rôti
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Forêt-Noire
Cerise Confite / Cacao / Sous-bois / Sorbet Griotte
Kirsch
ou
Sélection de fromages de la «Maison Straet»
(suppl. €11)
Menu 5 services € 98 p.p.
Forfait accord vins € 46 p.p.
C’est le Chef Loïc JAMBON dont le talent est
reconnu par Gault et Millau, ce n’est rien de le
dire ! Le Chef concocte tous ces plats avec des
produits du terroir ou provenant des pays limitrophes.
Les truites arrivent directement de La
Commanderie 7 située à Fouron Saint Pierre, les
veaux sont fournis par la Ferme du Mont des Brumes
à Stoumont, les légumes viennent de Deigné
du Fond des Pans. Les poissons et fruits de mer
sont bretons, du Cap d’Erquy plus précisément.
Les condiments, eux, font de plus longs voyages,
ils sont d’Asie, d’Italie, d’Espagne etc.
Les chiens sont admis au manoir,
contre une participation de 49€. Les
équipes du manoir sont aux petits
soins. Un tapis et une gamelle et
régulièrement les propriétaires sont
abordés pour leur demander si leur
compagnon n’a besoin de rien, un
peu d’eau, par exemple.
Il fait bon vivre dans le Manoir des
Lébioles, le petit déjeuner est généreusement
servi avec tout ce qui
convient d’attentions gourmandes
et un service attentionné.
Pourtant, et si l’atmosphère générale
incite à profiter du confort et des
attentions, la nature interpelle. C’est
que les forêts spadoises et celle
de Creppe en particulier attirent le
chaland à l’extérieur. Quelle que soit
la saison d’ailleurs.
236
237
Même si la belle saisons rend les promenades plus vertes et plus
touffues, le printemps voit renaître les feuillus. Les vols amoureux
des oiseaux égaient l’horizon et alors que les feuillus n’ont pas
encore retrouvés leur densités, on peut facilement voir loin, voir
les ruisseaux et rivières dont les reflets argentés rendent compte
de la vie palpitante de l’environnement.
Les terrasses offrent une quiétude et une détente qui font un
bien fou. Le Domaine de Lébioles possède 16 chambres et Suites
mais également des espaces de travail professionalisés utiles
pour faire des réunions au calme. Un spa, avec des soins revitalisants
ainsi qu’une piscine couverte complètent l’ensemble.
INFOS :
Domaine de Lébioles 1/5
B-4900 Spa (Creppe)
Tel: +32 (0) 87 79 19 00
manoir@manoirdelebioles.com
https://www.manoirdelebioles.com/fr/
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Le Tiguan III a plongé
dans le passé des Vikings
lors du Valhalla
au château de Faing
à Chiny
Coup d’oeil sur la troisième génération
du SUV middle range de Volkswagen,
le best seller mondial avec plus de
7,6 millions d’exemplaires vendus !
Plume @ Eric HEIDEBROEK - Images @ Caminter 2022
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Volkswagen Import, Bart Nyns, Leuvensesteenweg 639, 3071 Kortenberg.
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Petit frère du Touareg, le
Tiguan a lancé le développement
de la gamme
SUV de Vokswagen.
Avec le Tiguan, le constructeur
allemand va surfer sur la vague
et en prendre le commandement
au point qu’aujourd’hui il
présent de la troisième génération
de son best-seller.
Nous avions testé le premier
Tiguan à Budapest, le 21
novembre 2007, et déjà le
concept révélait de nombreux
atouts, notamment la fameuse
transmission 4Motion, 4x4.
Aujourd’hui, la 3° génération
s’inscrit radicalement dans les
canons du moment. Il suffit
d’ouvrir les portes du Tiguan
pour constater que Volkswagen
a également entièrement
révisé l’intérieur du Tiguan.
Le nouveau design du poste de
conduite, avec ses composants
de la plate-forme modulaire
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d’infodivertissement (MIB) de
quatrième génération donne
le ton.
Quelques caractéristiques :
commande intuitive, connectivité
omniprésente, conception
épurée et astucieuse. Parmi ces
modules figurent le nouveau
Digital Cockpit (cadrans numériques
antireflet au format «tablette
horizontale»), un grand
écran d’infodivertissement de
32,8 cm de diagonale, et en
option : 38,1 cm.
La structure de menu, si elle
est modifiée, n’apporte pas la
simplification indispensable à
la réduction de la distraction
du conducteur, c’est notre avis.
Petite remarque concernant les
nouvelles normes d’assistances
au conducteur imposées
par l’Europe, même si Volkswagen
a placé un accès direct aux
commandes d’assistances, il
est nécessaire de simplifier encore
et de pouvoir enregistrer
le choix du conducteur d’assumer
sa propre conduite plutôt
que de se laisser conduire par
la machine.
Si le principe veut qu’à chaque
redémarrage la machine se
place en mode «assistance»
on devrait pouvoir choisir en
appuyant sur un seul bouton
ses préférences de conduite
personnalisée. Et ceci est valable
pour toutes les marques!
En attendant, découvrons donc
ce nouveau Tiguan TDi.
246
247
248
Et oui, ça arrive, les moteurs
Diesel n’ont pas encore dit
leur dernier mot ! Surtout ce
nouveau deux litres de 192 ch
qui se montre particulièrement
silencieux.
C’est Audi qui devrait en
prendre de la graine, car un
Q5 TDi ça fait un bruit de camionnette
vraiment peu flatteur.
Le Tiguan est bien assis sur ses
trains roulants et offre un comportement
de conduite vraiment
entier, surtout en mode
«sport» où le châssis offre un
très bon comportement routier.
La mécanique est dotée d’une
bonne réponse à l’accélérateur,
ce qui se remarque en
cas de conduite dynamique.
Le couple de 400 Nm, associé
aux 193 chevaux qui passent
à la route au travers de l’excellente
DSG à 7 rapports et
aux 4 roues motrices offre un
plaisir de conduire de qualité
remarquable.
La suspension adaptative «DCC
Pro» avec amortisseurs à 2
soupapes, est une nouveauté
dans la catégorie du Tiguan,
qui offre à la fois un maximum
de confort et d’agilité.
Le conducteur a la possibilité
de personnaliser le réglage
du DCC, de très confortable à
très sportif. Les composantes
de dynamique transversale de
la régulation adaptative du
châssis sont coordonnées et
par conséquent optimisées par
le nouveau système de gestion
du comportement.
4x4
Pour le système 4MOTION,
Volkswagen a développé un
nouveau pendule centrifuge
249
qui neutralise les vibrations et
améliore le confort acoustique.
L’embrayage 4MOTION, permet
une gestion intelligente
de l’énergie, est aussi utilisé
sur l’essieu arrière :
en cas de traction d’une remorque,
le profil de conduite
«Trailer» est automatiquement
activé afin de gérer de
manière optimale la répartition
de la force entre les essieux
avant et arrière en mode
remorque. Équipé d’une transmission
intégrale.
Le nouveau Tiguan est conçu
pour des masses tractable pouvant
atteindre 2 300 kg.
Si le SUV est commandé avec le
dispositif d’attelage à déploiement
semi-automatique par
simple pression sur une touche,
l’assistant aux manœuvres
avec remorque Trailer Assist est
inclu.
Lors de manœuvres en marche
arrière, ce système ajuste automatiquement
l’angle de braquage
de la remorque par le
biais d’une intervention active
sur la direction.
250
Pneus toutes saisons
avec un plus
avantages
Le meilleur de sa catégorie sur
routes humides
Performances améliorées sur neige
Diminution de la consommation
du carburant
caractéristiques
Bonne évacuation de l’eau pour lutter contre le
phénomène d’aquaplaning
5% en plus d’adhérence et d’accélération sur neige*
Résistance au roulement réduite de 5%*
* Données issues de tests comparatifs internes avec le précédent modèle Quatrac Pro, taille 245/45 R18 100Y XL
Notre reportage a été réalisé
au Château du Faing à Chiny
qui avait accueilli les 6 et 7
juillet 2024 un village de
Vikings accompagné de leurs
activités, de leurs spectacles,
comme des démonstrations
équestres et même de joutes
guerrières en armures avec
des armes reconstituées
selon les façons ancestrales.
Ces combats sont régis par
des règles strictes et certains
acteurs participent à des
concours internationaux.
Des expositions, des ateliers
de travail artisanal et ce campement
aux charmes naturels.
Tout est réalisé dans une atmosphère
étonnante de réalisme
antique. Même les repas
sont constitués de produits et
de recettes des époques vikings.
Il existe un peu partout des
«clans» de vikings passionnés.
Tiguan & Viking
Grands Moments de
DÉCOUVERTES !
254
INFOS
Les festivals Valhalla sont
des événements ou vous
pourrez découvrir un
marché des artisans Viking
et ensuite vous laisser
envoûter par l’artisanat
traditionnel viking.
Plongez dans l’histoire avec des
bijoux délicatement façonnés,
des armes forgées à la main et
des vêtements authentiques.
Rencontrez des artisans
passionnés qui partageront leurs
techniques anciennes et leurs
savoir-faire uniques.
255
256
Le Tiguan III
au château de Chiny
avec les Vikings
257
258
Explorez les étals colorés regorgeant de
cuir, de bois, de métal et d’autres matériaux
nobles, tous transformés en œuvres d’art
remarquables. Que vous cherchiez une
pièce unique pour orner votre demeure ou
un cadeau spécial, le marché des artisans
du festival Valhalla offrira un trésor à
chaque visiteur. Laissez-vous enchanter par
l’ambiance animée et vibrante de cette
expérience authentique et repartez avec une
part de la culture viking entre vos mains.
Les Valhalla Days 2025
auront lieu à Chiny (BE)
du 5 au 6 juillet 2025
Les festivals Valhalla
sont créés par :
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259
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Atmosphère Viking
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à la fiscalité de votre véhicule. Informations environnementales (A.R. 19/03/2004) : volkswagen.be
Halloween
In Cargo Buzz
Halloween
in Hannut
L’utilitaire de l’année,
le Volkswagen iD.Buzz Cargo
était en visite à Hannut, le 27
octobre dernier.
Dans sa livrée sombre, il accompagne
Sacha et Elliot au Château
Grégoire avec un rendez-vous à la
nocturne Halloween... Brrr.
Quand Sacha et Elliot sortent de
l’écrin sécurisé de l’iD.Buzz Cargo,
ils sont directement happés par
un petit courant d’air
glacé qui les fait frissonner
! L’atmosphère
se montre oppressante,
lugubre !
Le moindre bruit, le
moindre craquement
fait sursauter... Surtout
quand un cri d’effroi
déchire le silence, les
chevaux se dressent sur
la tête, la chair de
poule couvre les bras,
un frisson glacé court
sur l’échine au moment
où une tronçonneuse se
met à rugir...!
Vous ne passerez
paaas !
Les sorcières vous
ensorcellent !
Venez par iciiii
Héhéhéééé !
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Même pas peur !
(pas très rassurée non plus...)
La voiture de votre vie.
Et tant pis pour votre CV.
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Informations environnementales (A.R. 19/03/2004) : volkswagen.be
Les occupants de
l’au-delà s’éveillent,
se relèvent habillés
d’un linceul
ensanglanté,
des apparitions
aussi furtives
qu’inquiétantes
surgissent dans des
cris glaçants, ou
des grondements
terrifiants. Les
mixtures au venin
d’araignées toniques
laissent entendre
que des sortilèges
maléfiques se
préparent. Brrrr !!!
276
Quand un monstre
terrifiant se joue
du feu et maîtrise
l’obscurité
277
Heureusement l’iD.Buzz Cargo
est là pour protéger Sacha et
Elliot qui trouvent refuge à son
bord. L’iD.Buzz Cargo tourne
alors sur place, son rayon de
braquage est ultra-court, mais
pas les nombreux tours de volant
qui le font braquer si fort.
Remis d’aplomb, l’iD.Buzz Cargo
file alors en silence, et rejoint
un endroit qui sera à
même de calmer les frayeurs
par un repas adapté aux jeunes
appétits. Certes, c’est de la
«malbouffe», mais elle cale
sans problème les estomacs
tout en flattant ces jeunes et
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Prise en main
Le confort à bord est bien
étudié et permet à trois
adultes de s’installer face
à la route. Un grand videpoche
creusé dans la
planche de bord est équipé
de prises USB-C et
d’une prise «allume-cigare».
On est dans un utilitaire
et les rangements
sont nombreux et facilement
accessibles. On regrettera
quand même que
les emplacements de portières,
ou, centraux ne
peuvent pas accueillir de
gros conteneurs, comme
des thermos ou de grandes
bouteilles, car, même s’ils
sont longs et profonds, ils
manquent de largeur.
Par contre on apprécie le
style dépouillé et design de
la cabine. La visibilité, avant
et 3/4 avant, est bonne.
Pour l’arrière, Volkswagen
a prévu la conservation
d’une vitre sur la porte
coulissante, masquée de
l’extérieur par un film
couleur caisse. Futé, car on
voit à travers depuis le
siège conducteur.
Le câble de recharge est
rangé sous le plancher de
la zone de chargement.
Une petite trappe dans la
marche d’accès permet de
le ranger proprement.
La belle surface de chargement
permet de construire
un véhicule atelier destiné à
une profession, à un sport, des
loisirs ou simplement à ranger
des colis à livrer. Comme ils
disent chez D’Ieteren : «Nous
faisons tous les métiers.»
La conduite du iD.Buzz Cargo, si
elle est similaire à celle de l’iD.
Buzz Family, se montre plus
agréable et précise. Effectivement,
le Cargo est plus agile et
offre des reprises plus vives. Ceci
est dû à la réduction de poids de
l’ordre de 150 kg. Maintenant, il
faut voir ça quand il est chargé.
Il peut prendre 650 kg contre les
870 kg du T6. Le Cargo peut aussi
tracter une remorque de
750 kg non freinée. (1.000 kg
freinée). La précision de conduite
et le confort demeurent.
La visibilité périphérique est
bonne même si c’est un «tôlé».
L’autonomie annoncée frôle les
425 km et dans la réalité, on est
proche des 380 km fiables. Côté
recharge, sur les super-chargeurs,
on passe de 5 à 80% en
30 minutes. Sur des chargeurs
normaux, il faut compter sept
heures trente. Ils sont vraiment
dans le bon, chez Volkswagen.
Halloween
in Hannut
CANADA
QUEBEC CAP HIVER
QUEBEC
CANADA
Cap hiver
au Québec.
Plume : Christiane Goor - Capture d’Images : Charles Mahaux
Pourquoi ne pas se laisser tenter par
la magie de l’hiver québécois ?
Oubliées, les heures passées sur les autoroutes
pour atteindre des stations de montagne
encombrées ou encore à faire la file pour
emprunter les remonte-pentes !
Au Québec, on ne se sent jamais à l’étroit
dans ces vastes territoires noyés de neige
de novembre à avril.
On vous emmène en Gaspésie, dont
le nom signifie «bout de la terre» en
langue amérindienne, dessinée par une
longue péninsule qui baigne dans le
golfe du St-Laurent.
Pays de mer et de montagnes aux panoramas
grandioses, la région ne laisse personne
indifférent. L’hiver, la neige décore
le pays à grands coups de pinceaux blancs,
saupoudrant de sucre glace les épinettes et
les branches dénudées des bouleaux. Les
jours raccourcissent, les nuits prennent de
l’ampleur, les repères s’effacent, on ne sait
plus où finit la mer, où commence la terre.
Paradis idyllique pour celui qui est en quête
de défi, de convivialité et de solitude.
Transat, bien plus qu’un fauteuil posé sur la
La saison froide se déguste au grand air, il
faut faire confiance aux Québécois qui ont
appris à apprivoiser l’hiver et à développer
288
un art de vivre à la fois rude et chaleureux
qui revigore leur belle humeur. Au pays de
l’hiver, la raquette et la motoneige sont incontournables.
Sur les traces de Davy Crockett.
Bûcheron de son état, Eric a construit une
auberge en bois rond, posée au bord d’un
lac serti dans un écrin d’épinettes. Chaque
jour, accompagné de son chien, il parcourt
son vaste domaine forestier où il a tendu
près d’une centaine de ponts suspendus qui
sont autant de sentiers aériens offrant des
points de vue insolites sur la forêt appalachienne.
Il vit en symbiose avec l’hiver et il
partage volontiers sa passion avec le voyageur
qui ne craint pas de l’affronter.
Chausser des raquettes traditionnelles en
bois de mélèze et treillis en fines lanières
de cuir ou en fibre plastique plus légère,
c’est en quelque sorte enfiler la peau d’un
289
coureur de bois et
s’offrir une expérience
unique dans
la neige profonde
sans s’y enfoncer
jusqu’à la taille. Au
fil des enjambées,
le froid intense
qui, tout à l’heure,
serrait son étau
disparaît comme
deux pommes de sa besace qu’il enfile au
bout d’une tige et les dore au-dessus de la
flamme ondoyante.
Un instant de bonheur intense et délicieux
à goûter l’intimité de la forêt, à l’écoute du
silence: une branche qui craque, un paquet
de neige qui glisse d’un sapin trop chargé,
un harfang qui s’envole, le chien qui détale.
De retour à l’auberge, ravi mais
fourbu par la longue marche,
chacun quitte ses après-ski qui vont
sécher auprès du poêle qui crépite.
On se retrouve autour d’une belle tablée :
soupe fumante et saumon préparé au sirop
d’érable. Les soirées d’hiver sont longues et
bavardes, l’occasion d’en apprendre davantage
sur l’art d’apprivoiser cette longue saison.
Eric explique ainsi les plaisirs du pêcheur
qui creuse des trous dans la glace qui a figé
le lac. Assis sur un tabouret de fortune, il
plante au bord de chaque trou une tige en
forme de Y, comme une fronde d’enfant qui
retient une canne à pêche.
par enchantement. On se faufile aisément
au cœur du sous-bois.
Mis à part le crissement soyeux des raquettes
sur la surface, seul le sifflement du vent
dans les épinettes rivalise avec le silence.
La poudreuse s’envole des branches d’arbres
pour rejaillir en poussière d’or blanc. Dans
une clairière, Eric a tôt fait de rassembler
du bois mort et rapidement, il dresse un feu
au milieu du champ de neige. Il sort ensuite
Quand celle-ci bascule, c’est que le poisson
a mordu. Ailleurs, sur la grève gelée, les pêcheurs
s’abritent dans des petites cabanes en
bois qu’ils déplacent au gré de leur pêche.
Une longue faille taillée dans le plancher
permet d’immerger plusieurs lignes prêtes
à l’emploi. La pêche devient un joyeux prétexte
pour satisfaire un sens inné de la fête.
D’une cabane à l’autre, surchauffée par des
poêles à bois, on se visite, on se rencontre,
on se congratule, surtout quand on parvient
à faire un coup double en ferrant aux hameçons
deux poissons à la fois.
L’hiver au quart de tour.
Le fameux scooter des neiges est une autre
expérience. Inventé au Québec en 1942,
il fait l’orgueil de l’industrie québécoise et
personne n’imagine vivre l’hiver sans ce fabuleux
traîneau des temps modernes. Des
milliers de kilomètres de sentiers aménagés
attendent les aventuriers qui rêvent d’une
grande boucle en pleine nature, jusqu’à des
sites inaccessibles en voiture durant l’été.
Chacun enfile une chaude combinaison, des
moufles, des bottes et un casque intégral
pour partir au volant de son véhicule rutilant.
Après quelques essais, les véhicules foncent
en file indienne vers l’inconnu qui porte aujourd’hui
le joli nom de montagne St-Pierre.
Les moteurs grondent, déchirant le silence
matinal, les chenillettes mordent la neige
projetant derrière elles des éclats de glace.
Très vite chacun a pris la mesure de sa ma-
chine : tenir son cap, chasser dans les virages,
épouser les mouvements du ski-doo,
mettre les gaz en montée. Au fil des kilomètres,
la conduite devient plus sportive.
A vive allure, les motoneiges filent sur des
sentiers balisés. Quand on lève le nez du
guidon, la nature fait son cinéma. C’est que
l’hiver pèse sur la forêt, il s’insère jusqu’au
cœur des épinettes dont les pieds sont ensevelis
sous une épaisse couche de neige.
Les rivières ont ralenti leur course et les
lacs gelés étirent leur toile, uniformément
blanche. Parfois, dans la poudreuse, surgissent
des traces d’animaux qui se perdent
dans les sous-bois.
Quand la piste s’engage sur une côte abrupte,
la chenille des machines laboure la neige et
soulève un nuage de poudreuse en s’élançant
vers le sommet. Peu à peu le panorama
se dégage, la route s’ouvre, droite et tendue
vers la crête. Les motoneigistes ralentissent,
impressionnés par une armée de sapins rabougris
engoncés dans un carcan de glace
qui barrent les côtés de la piste.
Là-haut, le blizzard souffle et ces centaines
de bonhommes de neige givrée dodelinent
doucement de la tête à notre passage. Sur
le plateau, une haute tour de télécommunication,
hérissée d’antennes et de paraboles
entièrement givrées semble figée pour
l’éternité au cœur de ce vaste site surréaliste.
Les moteurs se sont tus et un grand silence
drapé d’immortalité pèse sur ce décor de fin
du monde.
Chacun se sent à son tour pétrifié
devant tant de beauté cristalline.
La descente vers la vallée se fait en douceur,
l’esprit vagabonde, encore ébloui par la vision
d’apocalypse saisie au sommet de la
montagne. Magie de l’hiver qui jour après
jour dessine de nouveaux paysages. Les
scooters slaloment encore longtemps dans
les forêts de bouleaux et de conifères.
Avec le jour qui décline, le froid s’intensifie
et la lumière s’est étalée en une gerbe dorée
qui allongent les ombres. Sous la lueur des
phares, les reflets de la neige hypnotisent le
regard qui s’engourdit.
Soudain, au détour du sentier, une tache
lumineuse déchire les pans de brume qui
noient peu à peu le chemin. L’appel du chalet
en bois rond est irrésistible.
Chacun accélère et c’est en éventail que les
motoneiges glissent vers ce carré de lumière
rayonnante. Rêve de bûches qui crépitent
dans l’âtre, d’un verre d’alcool de caribou,
doré et rugueux sur la langue, d’une soirée
conviviale bercée par les accents rocailleux
du pays.
INFOS PRATIQUES.
Deux sites incontournables :
www.bonjourquebec.com
et www.quebecmaritime.ca.
Se loger: Le Village Grande Nature Chic-Chocs est
halte favorite des motoneigistes. Situé à environ 400
mètres d’altitude, il est dominé par la chaîne de montagnes
des Chic-Chocs. Eric et Chantal offrent la possibilité
de séjourner dans la plus grosse auberge en bois
rond dans l’Est du Québec et de goûter aux plaisirs de
l’hiver dans la Forêt de Maître Corbeau
www.quebecmaritime.ca/domainevalga.
Les activités : Chaque centre vous fournira le matériel
nécessaire à la pratique des activités hivernales. Retenez
que pour louer un ski-doo il faut avoir 21 ans, présenter
un permis de conduire et une carte de crédit pour la
caution. Tout l’équipement est fourni par le loueur de
votre randonnée, ceci n’exclut pas des sous-vêtements
chauds, une cagoule, des gants en soie et des lunettes.
Si les grands espaces vous tentent moins n’hésitez pas à
découvrir la ville de Québec en hiver qui connaîtra de
nombreuses animations plus particulièrement dans les
secteurs du Vieux-Port et de la Basse-ville. On annonce
entre autres une discothèque glacée, une Icecothèque
à savoir une patinoire réfrigérée à l’ambiance festive à
découvrir à l’Agora du Port de Québec à partir du 20
décembre. Par ailleurs un parcours déambulatoire
contemplatif illuminera les rues du Vieux-Québec. Plus
de 75000 lumières et 1000 lanternes égayent le secteur
du Marché de Noël et la basse-ville. 5 bâtiments, 3 escaliers,
26 lampadaires et même 68 arbres sont éclairés.
Enfin le Carnaval de Québec présente un nouvel événement
qui s’étendra sur 34 jours. Accessible déjà
pendant les fêtes, les week-ends de janvier et durant
le Carnaval, le site Gougoune et Doudoune offrira de
l’escalade sur une structure d’ours géant, une piste de 3
skis électriques, des glissades et plus encore….
www.quebec-cite.com
CANADA
Québec
Cap sur la ville
Plume : Christiane Goor - Capture d’Images : Charles Mahaux
8 jours,
c’est le temps que nous avons partagé entre
Québec, capitale de la Belle Province
du même nom, Wendake, à la rencontre
des Hurons-Wendats, les premiers Québécois
et enfin la région de Charlevoix
et sa nature grandiose.
Un séjour dense de quelque 500 km à peine
qui laisse évidemment un goût de trop peu
mais quelle belle invitation à y revenir !
302
Le château de Frontenac découvert depuis la place de Paris en Basse-Ville.
Pour s’y rendre, rien de tel
qu’Air Transat, la compagnie aérienne
québécoise qui d’emblée vous invite en
voyage avec l’accueil personnalisé
du chef de cabine principal qui vous
salue, quelle que soit la classe de votre
vol, avec un «Bon Matin» mâtiné de
cet accent unique et irremplaçable qui
colore le parler québécois.
Transat, bien plus qu’un fauteuil posé sur la
plage ou près d’une piscine, bien plus que
les bateaux transatlantiques, c’est, comme
l’annonce le commandant de l’avion, «une
belle croisière de quelque 6h30 jusque
Montréal».
De fait un bon voyage avec une escale à
Montréal pour rejoindre Québec toujours
avec Air Transat en attendant qu’un jour pas
trop lointain semble-t-il un train puisse permettre
cette dernière étape depuis l’aéroport
de Montréal jusqu’à la gare de Québec.
Notez quand même qu’Air Transat vient
d’être élue pour la cinquième fois «Meilleure
compagnie aérienne loisirs au monde»
aux World Airlines Awards de Skytrax !
Remonter le temps à Québec.
La ville de Québec est un petit bijou salué
d’ailleurs par l’Unesco en 1985, du moins
tout son quartier historique. Découverte par
Jacques Cartier en 1534 mais fondée par Samuel
de Champlain en 1608, le Vieux-Québec
demeure la seule ville d’Amérique du
Nord à avoir conservé ses remparts ceinturant
la vieille ville répartie entre la Haute-
Ville, située au sommet du cap Diamant, et
la Basse-Ville, coincée entre la falaise et le
fleuve St-Laurent, formant un des meilleurs
exemples de ville coloniale fortifiée.
La citadelle, la plus importante forteresse
britannique en Amérique du Nord, se situe
sur le Cap Diamant, le point naturel le plus
haut de la ville et à l’intérieur de l’arrondissement
historique du Vieux-Québec.
Bâtie entre 1820 et 1850 elle s’intègre à
l’ensemble des fortifications de la ville.
Elle s’inspire des systèmes de défense de
Vauban et se caractérise par une enceinte
303
La porte Saint-Kent et sa muraille jusqu’à la porte Saint-Jean.
en forme d’étoile qui finalement ne servit
jamais tant sa seule présence imposante
était dissuasive.
Aujourd’hui elle est la maison mère du
Royal 22ème Régiment, unique régiment
d’infanterie francophone au sein de la
Force régulière des Forces canadiennes.
La visiter c’est l’occasion de vivre d’anciennes
traditions militaires comme lors de
la relève de la garde ou le tir quotidien du
canon qui annonce midi.
Trois arches délimitent l’entrée dans l’enceinte
de la Haute-Ville : les portes Saint-
Louis et Saint-Jean suivies de rues du
même nom et la porte Saint-Kent.
304
Curieusement elles se ressemblent
avec une tourelle et un toit de cuivre
vert mais elles ont été reconstruites
pour adapter le trafic moderne et
cette restauration s’est voulue harmonieuse.
Les rues intra-muros sont
bordées d’édifices patrimoniaux et
cultivent une tradition commerçante
La garde de la Citadelle.
305
La statue de Samuel de
Champlain sur la terrasse
Dufferin en planche avec
l’ancien édifice postal de
la ville.
Au-delà du port de
plaisance le paseo
maritimo s’étire sur
12km autour de la
péninsule.
306
Le Petit Champlain découvert depuis une terrasse de l’escalier Casse-Cou.
Ambiance de quartier au coeur de la Bass
e-Ville.
et gourmande qui attire les foules. Elles
mènent vers la célèbre place d’Armes où
se dresse un monument gothique dédié à la
Foi, en souvenir des Récollets, la première
communauté religieuse à s’être implantée en
Nouvelle-France. C’est ici aussi que s’ouvre
le château Frontenac surmonté de tourelles
et de toits en cuivre, l’icône de la ville de
Québec qui date de la fin du 19ème siècle.
Ancienne résidence du gouverneur français,
lieu de rencontre des Alliés pour discuter
de la logistique du débarquement en
Normandie et aujourd’hui dans les mains
du groupe Fairmont qui en a fait un hôtel 5
étoiles, on ne se lasse pas de cette silhouette
qui se révèle où que l’on se trouve dans le
quartier historique.
Au pied du château s’allonge une large et
longue terrasse de planches balayée par les
vents et surplombant le Saint-Laurent. On
y trouve une statue imposante de Samuel
de Champlain à la hauteur du rôle qu’il a
joué comme fondateur de la ville et principal
promoteur d’une colonie française sur
les rives du St-Laurent.
Quand on remonte la rue Saint-Anne où
se multiplient les galeries d’artistes à ciel
ouvert, on longe la première cathédrale
anglicane construite hors des îles britanniques
et on atteint la place de l’Hôtel de
Ville où s’élèvent les 18 étages de l’Edifice
Price, seul gratte-ciel à l’intérieur des
murs du Vieux Québec, construit en 1926.
Plus heureux, le miroir d’eau à la mode de
Bordeaux, ville jumelle de Québec, anime
la place.
Nettement plus petit mais très fréquenté par
les enfants qui s’ébattent dans les jets d’eau
tandis que les parent bavardent, assis sur
des marches ou sur les chaises colorées qui
surmontent la place.
On rejoint la Basse-Ville du Vieux-Québec
par un funiculaire ou en descendant la centaine
de marches de l’escalier Frontenac à
moins que vous ne préfériez les 59 marches
de l’escalier Casse-Cou, sans doute le plus
ancien de la ville. Entièrement rénové il
n’en a pas moins gardé son nom. L’emprunter
permet de profiter de son aménagement
en différentes terrasses pour prendre
307
308
La rue Sous-le-Cap
et son dédale de
terrasses.
Quand les jardins de
Saint-Jean regardent
défiler les bateaux sur le
fleuve Saint-Laurent…
une pause et surtout profiter de la vue sur
le riant secteur du Petit Champlain. Jadis
un centre portuaire qui a repris vie grâce à
la superbe fresque murale toute en trompel’œil
pour illustrer les étapes de la vie de
ce quartier populaire, aujourd’hui un charmant
quartier piétonnier de ruelles pavées
qui alignent des boutiques, des antiquaires,
des ateliers d’artisans et des restaurants.
Une autre fresque en trompe-l’œil, celle
des Québécois, restitue sur 420m2 près de
400 ans d’histoire, de Champlain au chanteur
Félix Leclerc. Au centre du quartier, la
place Royale est veillée quant à elle par la
plus vieille église du Canada, Notre-Damedes-Victoires
édifiée en 1690.
Il faut prendre le temps de déambuler dans
les venelles de ce quartier en se dirigeant
vers la rue Saint-Paul et le curieux dédale
de passerelles et de terrasses enjambant les
hangars adossés à la falaise vers l’arrière
des maisons de la rue Saint-Paul. Cette pittoresque
ruelle baptisée rue Sous-le-Cap
rappelle que jadis les eaux de la rivière
Saint-Charles toute proche dont l’embouchure
s’ouvre ici sur le Saint-Laurent pouvaient
inonder la rue lors des marées.
Les échappées vertes de la ville.
Même si la ville est dotée d’un magnifique
parc urbain d’une centaine d’hectares
sillonné de sentiers sur le lieu-dit
parc des Champs-de-Bataille en souvenir
309
310
Le défilé des maisons anciennes
dans la rue Saint-Louis.
La rue centrale du
village de Saint-Jean,
sur l’île d’Orléans.
Félix LECLERC
des conflits armés de 1759 et 1760, dernier
sursaut de la France coloniale au Canada,
les Québécois ont aussi leur coin de campagne
sur l’île d’Orléans ainsi baptisée par
Jacques Cartier à une trentaine
de kilomètres de la ville. Toute
en longueur avec une route qui
ceinture l’île sur quelque 68 kilomètres.
Dès que l’on traverse
le pont qui y mène, on laisse
l’agitation urbaine derrière soi
et déjà on se laisse bercer par
la promesse d’une journée bucolique.
Plus de 90% des terres
sont réservées à l’agriculture : des fraises,
des framboises, des pommes qui donnent
du cidre de glace, des vignobles, du blé. La
population qui compte quelque 10000 habitants
dont plusieurs navettent entre Québec
et leur île, se concentre dans les 6 villages
aux noms sanctifiés reliés par la rue Royale
: Saint-Pierre, Sainte-Famille, Saint-François,
Saint-Jean, Saint-Laurent
et Sainte-Pétronille. On y trouve
évidemment d’anciennes églises
du début du 18ème siècle dont la
plus insolite avec ses trois clochers
se trouve à Sainte-Famille.
Chaque village multiplie les
maisons traditionnelles en bois
qui servent aussi de secondes
résidences aux Québécois trop
heureux de se mettre au vert tout comme
le faisait Félix Leclerc qui y termina sa vie
et dont le souvenir est immortalisé depuis
2014 par une statue le représentant jouant
311
Les chutes de Montmorency.
312
L’auberge La Goéliche à Sainte-Pétronille,
sur l’île d’Orléans.
de la guitare dans un pré au pied d’un érable.
A Sainte-Pétronille, une auberge mérite
le détour pour y séjourner ou simplement
pour s’y restaurer car sa situation exceptionnelle
au bout d’une impasse offre une
vue exceptionnelle sur le fleuve et la ville
de Québec auberge www.goeliche.ca.
Depuis l’île on peut aussi découvrir la chute
Montmorency, un géant aquatique de plus
de 80 mètres qui domine le fleuve depuis
le continent, moins large mais plus haute
que les chutes du Niagara. Un pont suspendu
au-dessus du torrent permet de profiter
de la vue et du bruit assourdissant des eaux
déchaînées.
Sachez aussi que le train à hydrogène conçu
par Alstom et donc zéro-émission est entré
en vigueur le 17 juin dernier, une première
sur le continent américain.
Il relie le parc de la Chute-Montmorency à
Charlevoix en s’arrêtant à Baie-Saint-Paul
et à La Malbaie. Il circulera durant tout
l’été jusqu’au 30 septembre.
info@reseaucharlevoix.com.
Infos :
Ne pas oublier que tout voyage au Canada
exige d’acquérir une AVE (autorisation de
voyage électronique) disponible en ligne
au prix de 7$ et valable 5 ans.
Site : www.bonjourquebec.com/fr/ou-aller/
regions-du-quebec/quebec;
Y aller :
vols directs Air Transat 3 fois par semaine
au départ de Bruxelles de juin à fin octobre
ou quotidien depuis Paris CDG. Classes
Club ou Eco avec possibilité de prendre
l’option Plus pour plus de confort (bagage
supplémentaire, sélection du siège et services
prioritaires à l’aéroport)
www.airtransat.be
Se loger à Québec :
Idéalement situé à deux pas de la place de
l’hôtel de ville l’hôtel Monsieur Jean offre
des suites de qualité supérieure toutes aménagées
d’un coin cuisine et d’une vue panoramique
sur la ville et le fleuve.
https://monsieurjean.ca
Se nourrir à Québec :
Pour son ambiance colorée et chaleureuse,
essayez La Bûche qui offre outre son folklore
une cuisine typiquement québécoise
www.restolabuche.com.
Le château de Frontenac découvert
depuis la rue Cul-de-Sac en Basse Ville
Pour une table plus raffinée avec une cuisine
à aire ouverte et une superbe verrière
sur le fleuve Saint-Laurent, choisissez Bistro
Le Sam dont le nom est inspiré par le
fondateur de la ville Samuel de Champlain.
En plus vous pourrez découvrir ainsi les salons
du palace Fairmont puisque le Bistrot
est installé dans le château de Frontenac
www.fairmont.fr
313
Coucher de soleil sur l »e fleuve Saint-Laurent depuis les falaises de La Malbaie.
Cap sur deux sites
incontournables
à proximité de Québec.
Plume : Christiane Goor - Capture d’Images : Charles Mahaux
Tout commence dans la Basse-Ville de Québec par une visite au Musée
de la Civilisation qui offre un véritable périple à travers la culture et le
patrimoine québécois. Immanquable, l’exposition permanente
«C’est notre histoire» décline en plusieurs volets et quelque 350 objets
une mise en valeur de l’identité des cultures autochtones https://mcq.org
314
Wendake,
capitale de la réserve
Huronne-Wendat.
Avec 11 nations réparties en 20 communautés
la culture amérindienne s’impose dans
le paysage québécois car elle ne se contente
plus de faire de la figuration. Unies pour
être plus fortes, les Premières Nations entretiennent
le feu sacré de la mémoire en proposant
des activités variées auprès de ceux
qui veulent se familiariser avec cette composante
importante de l’histoire québécoise.
Les Wendats ont été surnommés Hurons par
Samuel de Champlain et ses hommes car la
coiffure des Amérindiens qui se rasaient les
côtés de la tête ne conservant qu’une bande
de cheveux évoquaient pour eux la hure du
sanglier. A l’alliance commerciale qui permet
l’échange de lames métalliques contre
des fourrures vont également s’ajouter des
conversions au catholicisme sous la houlette
des Récollets et des Jésuites.
Toutefois les Hurons-Wendats sont en
guerre depuis longtemps contre les Iroquois
qui occupent la rive opposée du
fleuve. Leur alliance avec les colons français
ne leur permettra pas de résister aux
Iroquois soutenus par les Hollandais puis
les Britanniques. De plus les épidémies apportées
par les colons vont décimer les populations
amérindiennes et seuls quelques
300 Hurons-Wendats décident finalement
de s’installer dans la région de Québec.
Aujourd’hui ils sont un peu plus de 1500
à vivre dans une réserve qui surprend tou-
315
jours le touriste car rien ne lui signale qu’il
circule dans une réserve : mêmes maisons,
mêmes voitures et même une jolie petite
église de 1862, Notre-Dame-de-Lorette,
qui s’élève au cœur du village.
Toutefois le visiteur ne peut manquer d’appréhender
la richesse des cultures autochtones,
déjà en choisissant de loger dans le
spectaculaire hôtel-musée des Premières
Nations dont la structure extérieure avec
une façade aveugle évoque un fumoir algonquien
tandis que le musée Huron-Wendat
qu’il abrite se niche dans un bâtiment aux
allures de tipi https://museehuronwendat.ca.
A l’extérieur une authentique maison
longue, l’habitat traditionnel des Hurons-Wendats,
a été reconstituée derrière sa
haute palissade de 10m avec une entrée en
chicane pour perturber l’ennemi éventuel.
A l’écoute
des Mythes et
légendes dans la
maison longue
de l’hôtel des
Premières Nations
à Wendake
La haute palissade construite au tour de la maison longue
sur le site de l’hôtel des Premières Nations à Wendake.
Il faut s’offrir une séance «Mythes et légendes»,
au cœur de la maison longue autour
de la flamme d’un feu de bois, soirée
animée par un jeune Wendat qui restitue
pour son petit auditoire la transmission
orale toujours bien vivace chez les Amérindiens
pour remonter jusqu’au mythe fondateur
de la tribu. Cette veillée particulière
prend tout son sens quand on la poursuit
avec le parcours enchanté Ohnwa’Lumina
au cœur d’une forêt qui s’anime au
fil d’un éclairage ténu qui mène le
visiteur de station en station dans
un spectacle son et lumière qui
fait revivre les contes d’un soir.
Sous la voûte étoilée qui résonne
de chants ancestraux on se laisse
transporter par la magie de la
vie de la nation huronne-wendat
www.onhwalumina.ca
Que dire alors quand on se couche
dans le confort moderne d’un hôtel
dont les chambres s’ouvrent
sur une forêt où coule la rivière
316
A l’intérieur de la maison
longue nationale Ekionkiestha
sur le site traditionnel des
Hurons-Wendats Onhoüa
Chetekbe à Wendake.
317
Le site exceptionnel des
moulins de l’Isle-aux-Coudres
Quand les lumières du
soir illuminent l’hôtel des
Premières Nations soulignant
sa silhouette sans pareille.
318
Akiawenrahk et sont décorées avec des objets
authentiques. Même la table du restaurant
La Traite permet de découvrir des recettes
inspirées par la culture amérindienne
sous la houlette d’un chef français deux
fois étoilé Michelin, Marc de Passorio qui,
équipé d’une roulotte, a pris le temps de
visiter plusieurs communautés pour découvrir
leurs traditions culinaires pour mieux
les sublimer sur notre table.
Une des meilleures expériences gastronomiques
de notre voyage. Il reste le lendemain
à visiter le site traditionnel des Hurons-Wendats
Onhoüa Chetekbe qui se découvre au
Charlevoix
entre fleuve et montagne.
A une petite centaine de kilomètres, Baie-
Saint-Paul est la porte d’entrée de la région
de Charlevoix dont la superficie correspond
en gros à celle du département de Charente-Maritime,
tellement proche de Québec
que nombreux sont les citadins à s’offrir une
escapade d’un week-end dans ce terroir.
La Route 138 qui s’appelle encore la
Route du Fleuve à Charlevoix est un must
à parcourir, on boucle sa ceinture sur une
petite centaine de kilomètres de toute
beauté le long du Saint-Laurent jusqu’à
Baie-Sainte-Madeleine, dernier village côtier
de Charlevoix, où la route s’interrompt
face à l’embouchure de la rivière Saguenay
sur le fleuve Saint-Laurent. Il faut emprunter
un traversier pour franchir l’obstacle et
atteindre la petite ville de Tadoussac, point
La délicieuse planche dégustation signature « De notre terre mère » proposée en lunch au restaurant La Traite dans l’hôtel des Premières Nations à Wendake.
fil d’une visite guidée très complète avec la
découverte de la maison longue nationale
Ekionkiestha, d’un fumoir à poissons, d’une
hutte de sudation mais surtout alimentée
de nombreuses explications données par la
guide, elle-même amérindienne Wendat et
fière de l’être. Une belle boutique d’artisanat
amérindien issu de toutes les nations du
Québec ajoute un plus à la découverte
www.huron-wendat.qc.ca.
d’entrée de la région de Côte-Nord. C’est
aussi une belle occasion pour s’offrir une
croisière de 3 heures pour observer les baleines
mais aussi les pingouins, les phoques,
et autres animaux marins sous la houlette
de guides-naturalistes qui vous apprennent
tout ce qu’il faut savoir sur ces géants des
mers et le parc marin du Saguenay-Saint-
Laurent, la seule aire marine nationale de
conservation de l’Est du Canada
www.croisieresaml.com.
Parcourir la Route du Fleuve, c’est serpenter
au cœur d’un paysage pittoresque entre
des collines (le plus haut sommet atteignait
768m) qui ont ici des allures de montagnes
verdoyantes tant les côtes dont certaines
319
atteignent parfois plusieurs kilomètres de
long, sont souvent abruptes et ne laissent
même pas apercevoir ce qui se passe au-delà
du sommet ! De dos d’âne en dos d’âne
en traversant des villages au creux des vallons,
la balade annonce clairement qu’ici la
nature est reine au point que Charlevoix a
été la première région habitée par l’homme à
s’être vue attribuer le statut de Réserve mondiale
de la biosphère par l’Unesco en 1988.
Ses courbes généreuses s’expliquent par
l’impact d’une météorite de 15 milliards de
tonnes il y a 400 millions d’années qui a
créé un cratère de 56km de diamètre entre
tremblement de terre de 1163, ou Saint-Irénée
qui s’ouvre sur une longue plage de sable, la
plus belle de Charlevoix et où il faut s’arrêter
chez Stéphane Bouchard pour découvrir ses
œuvres exclusives en utilisant la technique du
Raku (méthode de cuisson japonaise) ou celle
de la poterie fonctionnelle.
Généralement il est au travail, l’occasion
de mieux comprendre l’histoire d’une création
dans un cadre exceptionnel en plus, au
sommet du village
www.lesatelierscharlevoix.com.
La route se poursuit avec une descente spectaculaire
vers Saint-Joseph-de-la-Rive que
La rue animée Saint-Jean-Baptiste de Baie-Saint-Paul.
Baie-Saint-Paul et La Malbaie où l’Observatoire
de l’Astroblème (à savoir un cratère
terrestre d’origine météoritique n’existant
plus qu’à l’état de fossile, recouvert par des
sédiments et donc difficilement décelable)
de Charlevoix est le seul centre d’interprétation
axé sur ce cratère découvert et reconnu
en 1968. La visite guidée par une animatrice
scientifique s’avère passionnante
d’autant qu’elle peut se poursuivre par une
randonnée au bord du fleuve pour mieux
appréhender la géologie régionale
www.astroblemecharlevoix.org .
La route passe par des villages aux noms pittoresques
comme Les Eboulements, en souvenir
d’un glissement de terrain consécutif au
dans les années 30 il fallait faire en marche
arrière tant la pente est raide. En l’absence
de pompe, l’essence ne montait plus au carburateur
! On y découvre le fascinant Musée
maritime de Charlevoix installé dans un
ancien chantier naval.
C’est ici en effet que dès la fin du 17ème
siècle jusque dans les années 70 on a
construit des goélettes pour transporter le
bois et ravitailler les villages avant que les
routes ne soient construites.
Une visite qui se veut dynamique sur un
terrain où le réseau de rails et le treuil et son
traîneau rappellent que déplacer un bateau
hors de l’eau était toute une aventure, où des
320
Stéphane Bouchard au cœur
de son atelier à Saint-Irénée.
La façade de la Buvette
Gentille à Baie-Saint-Paul.
321
La rue animée Saint-Jean-
Baptiste de Baie-Saint-Paul
Le food-truck de La Charrette sur la
plage de Baie-Saint-Paul.
322
goélettes de bois et un remorqueur centenaire
en cale sèche se laissent explorer des
cales au poste de pilotage, où personne n’interdit
de toucher les outils de la scierie, de la
forge ou de l’atelier sans oublier un show vidéo
d’une dizaine de minutes présentée dans
la cale d’un bateau retraçant le voyage de la
goélette Saint-André bourrée d’explosifs
www.museemaritime.com.
Saint-Joseph-de-la-Rive est aussi le port
d’embarquement du traversier qui mène
ses passagers gratuitement à L’Isle-aux-
Coudres, dont le tour sur un parcours de
23 km est incontournable tout comme le
tour de l’île d’Orléans. 4 villages et autant
de maisons traditionnelles en bois et des
lieux de villégiature qui invitent à y passer
une nuit.
C’est un territoire unique et inspirant surtout
quand on prend la peine de rencontrer
ceux qui y vivent à l’année, comme l’écomusée
de la Meunerie toujours en activité.
C’est le seul site du genre à regrouper au
même endroit un moulin à eau, un moulin
à vent et la maison du meunier. Construit
en 1825, le moulin à eau ne suffisait pas à
la tâche. Le moulin à vent édifié en 1836 a
permis de prendre le relais en hiver quand
l’eau gelée venait à manquer.
Avec l’avènement des grandes minoteries,
ces moulins ont été réduits au silence en
1948 jusqu’à ce que dans les années 80,
une cure de rajeunissement tout en respectant
l’intégralité du site a permis leur restauration
et leur remise en fonction.
La visite du site accompagnée de démonstrations
est impressionnante d’autant qu’on
y apprend comment la farine (13 tonnes par
saison) moulée par le meunier est entièrement
labellisé Isle-aux-Coudres puisque
c’est le blé cultivé par les quelques agriculteurs
locaux qui alimentent le moulin
https://lesmoulinsdelisleauxcoudres.com .
Dernière étape de notre parcours, Baie-
Saint-Paul, une adorable petite ville nichée
dans le creux d’une vallée creusée par la
rivière du Gouffre cernée de collines verdoyantes,
à un kilomètre de son embouchure
avec le fleuve Saint-Laurent.
Une des villes les plus anciennes du Québec,
fondée en 1678. Les quelques rues du centre
sont bordées de jolies maisons traditionnelles
en bois peint, avec un auvent qui accueille
en fin de journée les habitants qui se
retrouvent entre voisins, une bière à la main.
La populaire rue Saint-Jean-Baptist concentre
de nombreuses galeries d’art qui rappellent
que cette ville a de tout temps été le
refuge des artistes québécois séduits par le
charme de la région.
Savez-vous que c’est ici qu’une modeste
troupe d’artistes acrobates a été choisie
pour participer aux 450ème anniversaire de
la découverte du Canada ?
Le Cirque du Soleil est né alors avec le
succès qu’on lui connaît et même s’il est
aujourd’hui dans les mains d’investisseurs
étrangers on en parle toujours avec fierté
dans la petite ville.
Il faut également emprunter la belle promenade
arborée d’érabliers qui mène à la baie
qu’un long quai en bois partage entre une
mini-marina le long de la rivière du Gouffre
et la plage de sable bordée d’une prairie où
s’éparpillent des jeux et des tables de pique-nique.
Ou comment partager un beau
dimanche avec les habitants des lieux.
323
La plage de Baie-Saint-Paul.
324
La baie de Saint-Joseph-de-la-Rive avec son remorqueur échoué sur la plage au pied de l’ancien chantier naval.
INFOS :
Ne pas oublier que tout voyage au Canada exige
d’acquérir une AVE (autorisation de voyage électronique)
disponible en ligne au prix de 7$ et valable
5 ans.
SITES : www.tourismeautochtone.com;
www.bonjourquebec.com/fr/ou-aller/regions-du-quebec/charlevoix
Y ALLER : vols directs Air Transat 3 fois par semaine
au départ de Bruxelles de juin à fin octobre
ou quotidien depuis Paris CDG. Classes Club ou
Eco avec possibilité de prendre l’option Plus pour
plus de confort (bagage supplémentaire, sélection
du siège et services prioritaires à l’aéroport)
www.airtransat.be
SE LOGER : A Wendake, l’Hôtel des Premières
Nations propriété des Amérindiens https://hotelpremieresnations.ca.
A La Malbaie à l’Auberge des
Falaises avec une vue sur le coucher du soleil sur
le fleuve www.aubergedesfalaises.com. Sur l’Isleaux-Coudres
testez l’hôtel Cap aux Pierres une
grande auberge familiale avec son toit à double rangée
de lucarnes www.hotelcapauxpierres.com.
A Baie-Saint-Paul l’auberge La Muse accueille au
coeur du village et son jardin arboré offre une oasis
de verdure inattendu www.lamuse.com.
SE NOURRIR : A Wendake laissez-vous emporter
dans le restaurant La Traite intégré à l’Hôtel-Musée
Premières Nations par le savoir-faire de Marc
de Passorio qui a intégré de jeunes Autochtones à sa
brigade https://restaurantlatraite.ca.
A Baie-Saint-Paul, la Buvette Gentille située rue
Saint-Jean-Baptiste est un sympathique petit restaurant
où on déguste de gentils plats élaborés avec les
ressources des producteurs locaux que l’on partage
avec son gentil compagnon de table, tout un programme
savoureux.
Découvrez nos deux établissements | Faux Bergers
(nous n’en avons testé qu’un !). Le Bistro des Artistes,
autre restaurant dans la même rue qui offre
une réelle qualité pour des prix doux avec des plats
qui relève plutôt de la cuisine italienne
www.bistrotdesartistes.ca.
325
Les Crois
EXPLORIS TRÉSORS INSULAIRES ATLANTIQUES
10 JOURS EN MÉDITÉRRANÉE BY AZAMARA
CROISIERE AUX AÇORES
CROISIERE SUR LE DANUBE
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MSC - WORLD CRUISE 2027
MSC EURIBIA - LES PERLES DU NORD
LES FJORDS DE NORVEGE
326
ières...
327
Trésors insulaires d
330
Exploris vous emmène vers des trésors insulaires de l’Atlantique.
Si je vous parle d’archipel dans l’océan Atlantique sans aucun doute
penserez-vous d’abord aux Canaries, peut-être aux Açores, voire même au
e l’Atlantique
PLUME
Christiane GOOR
***
CAPTURE D’IMAGES
Charles MAHAUX
Cap-Vert mais certainement pas aux Bijagos, à moins que vous ne soyez
un amateur de pêche sportive. Embarquez avec nous au large du continent
africain comme au plus près de ses côtes pour un dépaysement absolu.
331
Avril 2025.
Tout commence à Dakar
où nous dépose notre vol
en fin de journée.
Comme nous ne rejoindrons le
port que le lendemain durant
l’après-midi, le plongeon dans
l’ambiance africaine est total
avec une journée safari dans la
réserve de Bandia à 65 km de la
capitale.
3500 ha d’une nature fabuleuse
entre baobabs géants et
buissons épineux qui met la
mythique faune africaine à la
portée de tous, à l’exception des
grands carnassiers.
Le ravissement est tel que
chacun, ébahi, se tait et
retrouve son âme d’enfant
en découvrant les hautes girafes,
les rhinocéros blancs,
les zèbres, les autruches et
les impalas qui ne s’effarouchent
plus à l’approche
des véhicules tout-terrain
pour le plus grand plaisir
des photographes.
Nous y déjeunerons dans un
bar-restaurant qui domine un
point d’eau où des crocodiles
se disputent des coins de
plage tandis que des singes
s’approchent des tables à l’affut
d’un quignon de pain.
www.reservedebandia.com
334
335
336
L’Exploris One, un paquebot élégant
Nous retrouvons avec bonheur ce bateau
qui nous a permis de découvrir la
Patagonie chilienne en décembre 2023.
C’était à l’époque la croisière inaugurale
de cette nouvelle compagnie 100% française
et francophone dans le marché des
croisières d’expéditions.
Son président, Philippe Videau, cofondateur
du Ponant dont il a été président
durant une vingtaine d’années avant de
le quitter pour réitérer l’aventure avec la
création d’Exploris «revendique une vision
équilibrée de l’entreprise entre performance,
épanouissement individuel et
respect de la planète bleue et des êtres
qui l’habitent.»
Il ajoute encore qu’«avec l’Exploris One
dont nous sommes propriétaires, les expéditions
restent de taille humaine, avec
seulement 144 passagers (120 en régions
polaires), un format qui permet de faciliter
pour chacun l’accès à certains trésors
337
insoupçonnés des régions les plus reculées
du globe.»
Nous ne sommes que 80 pour cette expédition,
ce qui permet de tisser rapidement
des liens d’autant que la première
journée se passera en mer.
La même passion semble animer tous les
passagers de ce voyage, la découverte de
paysages lointains méconnus et très vite
on partage nos émotions, ou tout simplement
un apéritif voire une table.
D’autant que tous les membres qui encadrent
l’expédition, depuis le commandant
jusqu’aux grands invités en passant par
la cheffe d’expédition et son équipe de
guides naturalistes, tous sont toujours prêts
à partager leur passion et leurs savoirs.
Le français est la langue commune à
tous, Français, Belges, Suisses, Luxembourgeois
et Québécois, ce qui facilite la
communication et surtout permet d’entendre
toutes les conférences essentielles
à l’appréhension de l’environnement
338
que nous abordons au
jour le jour.En dehors des
sorties quotidiennes, nous
partageons nos journées
entre le salon d’observation
à l’avant du bateau
et les ponts panoramiques
d’autant qu’il est possible
de faire le tour intégral du
pont 6 pour un total de
202 mètres, idéal pour se dégourdir les
jambes, sans oublier bien sûr les deux
jacuzzis, les transats et le restaurant qui
offre des menus d’exception entre cuisine
française et spécialités locales alimentées
par des barracudas entre autres !
339
L’archipel des Bijagos,
88 îles confettis
Le territoire de la Guinée-Bissao est subdivisé
en deux zones principales, la continentale
où se trouve la capitale, Bissao, et
l’insulaire avec un archipel d’îles et d’îlots
dont 23 seulement sont habités sur 88.
C’est ici que vivent les Bijagos qui ont
donné leur nom à l’archipel, un peuple
aux racines guerrières, farouche défenseur
de son indépendance et de sa terre.
Les Portugais ne sont jamais parvenus
à les coloniser si ce n’est qu’ils les utilisaient
comme fournisseurs d’esclaves
que les Bijagos allaient capturer sur le
continent. A ce titre les Portugais avaient
même établi sur l’île de Bolama la première
capitale de la Guinée-Bissao qui
porte le nom de Bolama.
Elle fut un centre administratif et un
comptoir commercial important jusqu’à
ce qu’elle soit transférée sur le continent
en 1941. Aujourd’hui nous y découvri-
340
rons des bâtiments abandonnés et une
architecture néoclassique nostalgique le
long de rues recouvertes de terre ocre,
autant de vestiges d’un passé colonial qui
rappellent le faste de la vie des gouverneurs
d’antan.
Ces 88 îles au large de la côte africaine
sont enchâssées pour la plupart dans
un écrin de mangroves qui font le lien
entre la terre ferme et l’océan. Reconnues
depuis 1996 comme réserve de
biosphère par l’Unesco certaines îles sont
recouvertes de forêts, d’autres de savanes
et l’existence de chenaux et de vasières
rendent la navigation difficile. Fort heureusement
notre flottille de zodiacs est
emmenée par un guide local qui nous
ouvre le chemin.
Quand nous aurons débarqué il nous
restera encore une demi-heure de marche
le long d’un sentier cerné de hauts arbres
avant de rencontrer les premières huttes
qui sont le centre spirituel des habitants
du village. Nous veillerons d’ailleurs à
341
ne pas nous en approcher pour ne pas
perturber les lieux. Nous devrons encore
poursuivre notre marche au cœur de la forêt
sacrée avant d’arriver au village, un ensemble
de cases dispersées autour d’une
large place centrale où nous attendent les
habitants pour une rencontre festive.
Ce sont les femmes qui mènent la danse
en épousant le rythme effréné que leur
impose la musique sonore que jouent les
hommes armés de bâtons sur des tambours
en bois.
Une société clanique
matrilinéaire.
Au fil de nos visites d’une île à l’autre,
nous comprendrons rapidement que
l’isolement insulaire a permis de conserver
un mode vie traditionnel loin de la
civilisation moderne.
Fondé sur un principe matrilinéaire, le
système bijago attribue aux femmes un
rôle essentiel. Elle est le chef de famille et
elle peut choisir et même divorcer de son
mari qui n’a aucun droit sur les enfants
342
qui portent le nom de famille de leur
mère. Le travail des champs, la chasse et
la pêche sont principalement le domaine
des hommes alors que toute la zone du
village, l’éducation des enfants et les
questions spirituelles sont la responsabilité
des femmes. En résumé on appartient
à une lignée matriarcale, à un clan,
à un village, puis à une île et pour finir
au peuple Bijago. Ce système clanique
définit la division territoriale des îles de
l’archipel qui jouit d’une quasi autosuffisance
socioreligieuse et économique.
Les croyances animistes sont toujours
à l’honneur et là encore ce sont des
femmes prêtresses appelées balobeiras
qui exercent les fonctions religieuses. Le
passage à l’âge adulte implique de vivre
une initiation de quatre mois pour les
jeunes hommes et femmes sous la houlette
des anciens du village qui leur enseignent
les secrets de l’île et des esprits
qui les gouvernent. En sanctifiant ainsi
l’environnement naturel, les insulaires
aident à protéger la biodiversité unique
des Bijagos. Ils seraient 3 «Blancs» à avoir
343
été adoptés par les Bijagos au point de
leur permettre de vivre sur l’archipel.
C’est le cas de Laurent Durris qui fut avec
son épouse Sonia notre précieux pass privé
pour entrer en contact avec les habitants
de l’archipel.
Laurent, un grand pêcheur devant l’univers
au point d’être devenu un guide de
pêche en Guinée-Bissao et donc aux Bijagos
y a un jour découvert l’île de ses rêves,
Kéré, grande comme deux terrains de
football. Encore fallait-il pour qu’il puisse
l’acheter demander la permission aux
esprits par l’intermédiaire d’une balobeira.
Il ne suffisait pas de parler la langue des
Bijagos ni de connaître leurs coutumes.
Le hasard a voulu qu’il se soit trouvé un
jour en forêt sur le chemin d’une femme
enceinte qui avait perdu ses eaux et
éprouvait des difficultés à mettre son
enfant au monde. Se souvenant de la
naissance de sa fille auquel il avait assisté,
il a pu aider la jeune maman qui s’est
344
avérée être la fille d’un chef de village qui
a adopté littéralement Laurent et l’a soutenu
auprès des esprits qui lui ont donné
l’autorisation de vivre sur l’île de Kéré.
C’est ainsi qu’il y a installé un écolodge
dédié à la pêche sportive et à l’écotourisme
aux Bijagos.
https://bijagos-kere.fr
Une autre île plus importante accueille
également les touristes, l’île d’Orango qui
fait partie du parc national d’Orango, soit
1582 km2 de sections terrestres et marines
répartis sur 5 îles. Véritable sanctuaire naturel,
elle abrite une faune unique dont des
hippopotames adaptés à l’eau salée.
Nous ne les verrons pas et on se contentera
d’y suivre une guide naturaliste qui
nous a permis d’observer des perruches
mâles occupées à construire leurs nids
suspendus à de hautes branches de bambous
sous le regard de perruches femelles
qui agréent ou pas. Le long d’une plage
345
immaculée s’est implanté un écolodge
qui permet de s’offrir une immersion
dans un monde préservé où la terre et
l’eau se confondent.
https://www.orangohotel.com
Invitation à partager leurs lieux de vie.
Ce matin le bateau a jeté l’ancre en face
de l’île de Carache et ceux qui le souhaitaient
ont pu rejoindre en zodiac une
dizaine de femmes qui s’apprêtaient à
ramasser les coquillages dans les vasières
que nous connaissons mieux sous le nom
d’estran, cette zone du littoral alternativement
couverte et découverte par la
mer en fonction des marées. Il forme un
écosystème riche et varié, abritant une
faune et une flore adaptées aux variations
du niveau de la mer.
Ce matin les femmes profitent de la
marée descendante pour récolter des
coquillages et nous sommes plusieurs
passagères chaussées de chaussures
aquatiques à participer joyeusement à
346
cette activité. Certaines ont eu l’idée
d’emporter une cuillère à café bien
utile… Toute une complicité s’établit
entre nous et au fil de la récolte nous apprenons
que l’objectif est d’atteindre au
moins 10 kilos de coquillages qui seront
ensuite nettoyés et grillés.
Deux fois par jour elles se livrent à ce travail
et chaque récolte est destinée à l’une des
femmes du groupe pour qu’à la fin chacune
ait sa part qui sera ensuite vendue sur
un marché après traitement. L’argent gagné
est réservé aux femmes qui ont le droit
de le dépenser à leur guise. Nous visiterons
ensuite le petit village d’Ampitcha qui se
résume à quelques cahutes à l’ombre de
hauts arbres. Des hamacs suffisent pour
dormir et quelques cochons gambadent en
fouillant la terre sableuse.
Nous abandonnerons ensuite les femmes
pour une balade le long de l’eau entre
broussailles, sables et rochers jusqu’à
rejoindre une petite crique et sa plage qui
accueillent ceux qui le souhaitent pour
347
une baignade dans l’eau tiède et claire
tandis que d’autres s’extasient devant les
dizaines de petits crabes qui profitent eux
aussi de la marée descendante pour sortir
du sable et fuir un peu plus loin.
Le lendemain nous accosterons sur l’île
de Caravela qui offre également une
plage isolée bordée d’une forêt luxuriante
dans laquelle nous nous enfonçons pour
une marche d’une demi-heure au moins
avant d’atteindre le village d’Anipoc, bien
caché derrière cette barrière boisée. Les
villageois nous initient à leurs activités
quotidiennes comme piler les noix de
palme dans un mortier jusqu’à ce que la
chair se détache du noyau. Il reste à les
plonger dans un peu d’eau chaude pour
qu’elles infusent et libèrent ainsi leur jus
qui servira dans la cuisine.
Ailleurs des femmes tissent des fibres végétales
qu’elles découpent d’abord dans
une branche avant de les fixer autour de
leurs gros orteils. Un travail qu’elles réalisent
en réunion, une manière agréable
348
pour elles de travailler tout en bavardant.
Pour nous, c’est surtout l’occasion de découvrir
leur habitat de huttes avec toutefois
une école en briques qui sert aussi de
discothèque où se rassembleraient le soir
les familles pour chanter et danser.
Autre village, et toujours ce même accueil
chaleureux pour que nous puissions
découvrir au travers de leurs danses leurs
rituels animistes qui nous échappent mais
qui nous font comprendre combien ils
vivent en harmonie avec la nature environnante.
Nous repartirons entourés
d’une nuée d’enfants qui se plaisent à
toucher les zodiacs sur lesquels il nous
faut grimper, quitte à nous pousser un
peu. Dernier regard déjà nostalgique sur
ce monde fascinant entre histoire, culture
et biodiversité que Laurent et Sonia nous
ont donné à appréhender.
Cap vers le Nord !
Une journée de navigation était nécessaire
pour nous aider à faire la transition
entre l’archipel des Bijagos et l’archipel
349
du Cap-Vert avec sa dizaine d’îles éparpillées
au large du Sénégal. Nous en découvrirons
4 dont la dernière sera aussi notre
port de débarquement.
Première escale, Praia, capitale de l’île de
Santiago, la plus grande île de l’archipel.
Le contraste avec notre expérience des
Bijagos est évident avec l’atmosphère
effervescente de cette ville aux multiples
facettes et avec son marché coloré où
les femmes généreuses vendent manioc,
ignames, mangues et citrons verts. Une
courte balade nous mène dans le quartier
historique du Plateau où se concentrent
des édifices coloniaux comme le palais
présidentiel néoclassique à deux pas d’un
large panorama sur la baie.
On reprendra ensuite le car pour grimper
vers la plus ancienne ville du Cap Vert à
ce titre classée par l’Unesco, Cidade Velha,
c’est-à-dire la vieille ville qui fut aussi
la première capitale de l’archipel. Depuis
les ruines de la forteresse royale de Sao
Felipe où d’imposants canons attendent
350
encore la visite des pirates, on a une vue
unique sur l’océan et sur le petit port de
Ribeira Grande qui fut jadis une plateforme
incontournable dans le commerce
des esclaves.
Elle connut son apogée au 16ème siècle
mais ne se releva jamais de l’attaque du
corsaire nantais Jacques Cassard qui la
mit à sac. Sur la place se dresse encore le
pilori flanqué d’une belle colonne manuélienne
où les esclaves rebelles étaient
punis publiquement. Aujourd’hui il attire
les enfants et les touristes qui s’ébrouent
sur la petite plage de sable noir à côté de
barques colorées qui se balancent nonchalamment
dans l’eau.
Seconde escale, l’île de Fogo, l’île-volcan
car elle est dominée par un volcan toujours
actif qui culmine à 2829 mètres
d’altitude, un défi pour les randonneurs.
Nous, on quittera en car le petit port de
Sao Felipe pour rejoindre le pied du volcan
en traversant un paysage aride et
saisissant. La dernière éruption spectacu-
351
laire a eu lieu en 2014 et les terres sont
toujours jonchées de pierres de lave durcie.
Pourtant des habitants ont choisi de
remonter dans leurs villages au pied du
volcan, d’y reconstruire des maisonnettes
coniques et noires surmontées d’un toit
en bois et d’y cultiver de la vigne sur ces
terres riches en cendres volcaniques.
Le village de Portela s’ouvre sur la caldeira
dont le paysage se dévoile fantasmagorique,
hérissé de rochers aigus d’où
émerge pourtant de la végétation d’un
vert vif. Il y a en effet des zones fertiles
propices à la culture de grenadiers, de
pêchers et de la vigne.
Nous savourerons avec plaisir ce vin au
goût intense qui se décline en blanc et en
rouge dans une auberge qui accueille des
touristes dans des maisons construites
avec des pierres volcaniques.
Contraste saisissant entre la chaleur de
l’accueil des habitants dont on admire la
résilience et cette nature brute et spectaculaire.
352
L’île de Santo Antão, la seconde plus
grande île de l’archipel mais aussi la plus
montagneuse, ce qui en fait un terrain de
jeux formidable pour les randonneurs.
Au fil de notre découverte en bus on comprend
très vite que c’est aussi la plus escarpée
et la plus verdoyante avec ses cultures
en terrasses, ses vallées fertiles, ses champs
de canne à sucre et ses forêts de pins.
Depuis Porto Novo où nous avons débarqué,
nous empruntons d’abord la
estrada da Corda ou la route de la corde,
sinueuse de 36km recouverte de pavés
en basalte installés par des prisonniers
politiques du temps du dictateur portugais
Salazar.
De part en part croissent des acacias qui
fixent la terre avec leurs racines. Cette
route taillée entre des versants abrupts
étonne d’autant plus qu’elle nous transporte
ensuite vers des sommets où sont
plantés des eucalyptus et des pins qui
dominent une vallée profonde envahie
353
par des brouillards intenses et frais qui
fertilisent la terre. Depuis notre bélvédère
on se voit surmonter une mer de nuages
qui buttent sur la montagne.
La route se poursuit vers d’autres miradors
comme celui d’Espigão Bravo qui
offre des vues époustouflantes sur les
crêtes rocheuses et le cratère de Cova,
le volcan emblématique éteint qui forme
un immense amphithéâtre agricole où
les cultures de cannes à sucre, d’ignames
et de maniocs dessinent des mosaïques
dans toutes les gammes du vert. Quand
on quitte les crêtes rocheuses c’est pour
rejoindre la vallée de Paúl ponctuée de
hameaux accrochés à la montagne, un
autre jardin d’Eden débordant de fruits,
de légumes et de fleurs.
Même des caféiers y poussent sur des
terrasses. On y découvrira d’ailleurs un
petit bar où on torréfie les grains de
café à l’ancienne dans une vieille marmite
avant d’être broyés dans un mortier
puis filtrés. Le résultat est délicieux, tout
354
comme le rhum artisanal de la distillerie
Beth d’Kinha qui abrite dans sa cour un
ancien pressoir.
On redescend ensuite vers le niveau de
la mer, à Ribeira Grande pour reprendre
la route sinueuse d’une trentaine de km,
à flanc de montagne vers Porto Novo où
nous attend notre bateau.
Ici la mer battue par le vent écrase ses
rouleaux sur les falaises dans lesquelles
est creusée notre route.
Fin du voyage sur l’île de São Vincente
plus précisément dans le port de Mindelo
niché dans la jolie baie de Porto Grande
qui dessine un demi-cercle presque parfait
qui attire de nombreux voiliers.
On aura le temps de flâner dans la ville
avant de repartir vers l’aéroport.
Mindelo a conservé de beaux édifices du
19ème siècle à l’architecture coloniale
typique, comme le palais rose du gouverneur
appelé aujourd’hui le palais du
peuple ou encore la tour de Belém, une
réplique plus petite que celle de Lisbonne.
355
Mindelo c’est aussi le berceau de la chanteuse
Cesária Evora, icône cap-verdienne,
dont le portrait de 10 m de haut s’affiche
sur l’une des façades de la bibliothèque
municipale.
Au fil de la balade les maisons coloniales
se déclinent dans des tons pastel et on
termine sur la place Estrela où se trouve
un grand marché ouvert, idéal pour faire
enfin le plein de souvenirs qui côtoient
les fruits exotiques et les vêtements. On
peut surtout y admirer les azulejos, ces
carreaux de céramiques bleus qui racontent
sur des murs entiers la vie des
pêcheurs sur l’île.
Infos. Je ne peux que vous inviter à visiter
le site de cette nouvelle compagnie
https://exploris.co/fr_FR
pour y découvrir toutes leurs futures destinations.
L’Exploris One, à ce jour le seul
navire de la compagnie, est un véritable
hôtel flottant où tout est inclus et sa flot-
356
tille d’une dizaine de zodiacs permet de
débarquer rapidement les passagers pour
se rapprocher au plus près des sites sous
la houlette de guides. Deux nouveaux
navires pensés dans le même esprit sont
en préparation pour accompagner des
croisières d’expédition.
Un plus incroyable, la qualité de la cuisine
sous la houlette de Gilles Narbeburu,
formé auprès de chefs étoilés, il fait vibrer
les papilles des passagers pour offrir un
voyage gourmand en harmonie avec les
paysages traversés.
357
Les belles
Croisières en
Méditérranée
Une magnifique
de 10 jours avec
Lors de mon édito de printemps, je
vous parlais des croisiéristes de plus
petite taille qui se partagent le marché
belge et particulièrement francophone.
Mais évidemment il y a
d’autres croisiéristes plus gros qui se
partagent également les faveurs du
marché.
Les plus connus sont bien sûr Costa et
MSC, deux compagnies italiennes qui
sont également multilingues pour répondre
à la diversité de leur clientèle
internationale même si l’italien est la
langue principale.
Je n’aborderai pas, ici, l’intérêt de
voyager avec eux.
il y en a, pour les familles et pour ceux
qui cherchent un séjour plutôt festif,
au soleil et tout ou presque inclus.
Ici, je vais partager avec vous mon
expérience avec un navire de la compagnie
Azamara.
Le Azamara Journey avec lequel nous
avons découvert durant ce mois de
mai plusieurs destinations au fil de la
Méditerranée.
croisière
Azamara
PLUME
Christiane GOOR
CAPTURE D’IMAGES
Charles MAHAUX
L’offre est séduisante car ce paquebot
qui a quand même fière allure quand
on le voit accosté à côté du MSC Sinfonia
au port de Naples (181m à côté de
275m et quasiment la même hauteur
avec pour chacun 9 ponts dévolus aux
passagers sur les 11 ou 13 du bateau)
mais il n’en est pas moins étonnamment
intimiste. Avec un maximum
de 702 passagers contre 2600 et 390
membres d’équipage contre 721 pour
le MSC Sinfonia, on se sent gâté, bien
entouré, d’autant que le service est
impeccable. De plus rien ne manque
pour le confort de chacun : une vaste
piscine avec ses jacuzzis, un solarium
et une piste de jogging, une salle de
fitness et un centre de spa pour se détendre,
une bibliothèque silencieuse
avec de larges fauteuils et enfin plusieurs
espaces qui sont autant de bars,
cafés, salons et restaurants. La plupart
des boissons sont incluses à l’exception
d’une variété premium et on
trouve toujours de quoi se restaurer,
quelle que soit l’heure.
La taille du bateau lui permet certainement
d’accéder à des ports plus petits
inaccessibles à de grands navires.
De toutes façons, si le site ne permet
pas d’accoster, le paquebot propose
des débarquements en chaloupes qui
ont le mérite de fonctionner toute la
journée dès l’instant où on souhaite
retourner au bateau.
Autre atout mis en avant par la compagnie,
ses itinéraires qui se veulent
immersifs. En effet le but est de passer
une dizaine d’heures dans chaque
escale avec parfois un départ tardif
vers 22h qui permet de profiter encore
de l’ambiance locale si cela vous
dit de prendre un verre en fin de journée
sur une terrasse animée du port.
Ces longues heures sont également
idéales pour tout qui a pris la peine
de préparer son voyage et donc la
découverte de chaque escale.
Le paquebot délivre à chaque fois un
plan de la ville afin de repérer où il
est amarré et les distances sont habituellement
courtes vers le centre de la
ville. Chacun se sent libre de partir à
son rythme quitte à revenir déjeuner
sur le bateau avant de redescendre
sur terre. Azamara propose même
une nuit sur place, souvent au départ
pour faciliter l’embarquement de tous
les voyageurs dont certains viennent
de loin. Dans notre cas c’était Venise.
Malheureusement depuis qu’il n’est
plus possible de s’amarrer près de la
ville, les paquebots se retrouvent au
port des bateaux marchands. La silhouette
de Venise apparaît au-delà de
la baie, bien loin de nous et le transport
des voyageurs qui souhaitent visiter
la ville n’est pas encore tout à fait
organisé. Il nous a fallu participer à
une traversée dans une navette affrétée
par Azamara avec un horaire strict
et pour un coût élevé soit 69 dollars
par passager, ce qui est énorme.
Azamara propose également
des excursions pour chaque escale.
On trouve le programme proposé dans
chaque cabine et les excursions peuvent
s’acheter au jour le jour selon vos envies.
Mais il faut savoir qu’elles sont
coûteuses. Un exemple, la visite à pied
de la petite ville de Sorrento qui dure
3 heures revient à 94 dollars. Nous y
avons flâné gratuitement durant toute
la journée avec bonheur et ramené un
guide en français pour immortaliser
nos souvenirs. Quant à préparer par
soi-même la découverte d’une escale,
ce serait possible par internet si du
moins vous achetez la connexion au
WIFI du bateau, elle est offerte pour
… 221 dollars, cher payé ! De l’intérêt
de bien préparer son voyage.
Azamara est une compagnie de croisière
américaine et malheureusement
toutes les communications se font en
anglais : programme de la journée,
accompagnement des excursions,
menus, divertissements, etc… Pour
ceux qui ne maîtrisent pas la langue
de Shakespeare, c’est un réel inconvénient.
Par ailleurs, même si les destinations
choisies par la compagnie
sont axées sur l’exploration culturelle,
les activités sur le bateau sont résolument
adressées à un public américain
dont les intérêts semblent diverger
des nôtres, question de culture sans
doute. Le bénéfice c’est que chaque
repas proposait des viandes de qualité
exceptionnelle ! Cependant, j’ai
entendu plusieurs passagers de mon
groupe exprimer en fin de séjour le
« ras-le-bol » de cet environnement
essentiellement anglophone. Mais
sans doute aussi, comme nous étions
un groupe d’une trentaine de francophones,
cet isolement linguistique a
permis de souder les liens et au final, la
croisière a laissé un excellent souvenir.
Pour vous faire rêver un peu,
notre carnet de voyage.
Fascinante Venise.
Tout commence sur la place Saint-Marc
où se dressent le palais des Doges, la
basilique et son vertigineux campanile
et enfin les arcades des nouvelles
et anciennes procuraties, demeures
des plus hauts fonctionnaires de la
République de Venise. On s’engouffre
ensuite sous la tour de l’Horloge pour
se perdre dans le dédale des venelles,
de palais en églises, de placettes en
petits ponts jetés sur les canaux. Inévitablement
on arrive sur le pont du
Rialto posé au-dessus du Grand Canal.
Avec une portée de 28m qui s’élève à
7,5m au-dessus des eaux du canal, le
pont est traversé par un escalier central
bordé de boutiques. Jadis il racontait
la vie marchande de Venise,
aujourd’hui il accueille surtout les touristes
qui s’y pressent pour contempler
la navigation le long du Grand
Canal. L’animation se poursuit de part
et d’autre du pont avec un palpitant
marché de fruits, de légumes et de
poissons.
Marc le long du canal San Marco. Ces
jardins qui datent de Napoléon ont
été laissés à l’abandon avant de retrouver
leur splendeur en 2019. Ils ne
sont pas grands, juste deux courtes
allées ombragées animées par le pépiement
d’oiseaux, elles abritent des
bancs qui vous tendent les bras. Une
serre Belle Epoque également restaurée
abrite un petit café.
Totalement piétonne la ville se prête
bien à la découverte si ce n’est qu’elle
est envahie de touristes. Avec qui il
faut composer. Sachez qu’il est aisé
de trouver des toilettes publiques,
elles sont signalées et se trouvent en
général dans des venelles. Aucun souci,
elles sont toujours très propres et
gardées par un vigile. Par ailleurs ne
croyez pas que vous pourrez vous asseoir
que ce soit sur un parapet, une
marche ou à même le sol, c’est tout
simplement interdit et le cas échéant,
un vigile surgira pour vous le signaler.
Si vous rêvez de vous poser, outre la
solution de s’installer à une terrasse
et y prendre un verre, Venise vous
propose un petit havre de quiétude
verte dans les Jardins Royaux, dans
le prolongement de la Place Saint-
La journée se termine avec un dernier
regard pour le Pont des Soupirs qui
doit son nom aux plaintes que poussaient
les condamnés depuis les deux
baies grillagées qui le surmontent
avant de rejoindre leur prison.
Notre navette nous attend devant
l’embarcadère non loin du monument
à Vittorio Emanuele.
Adieu Venise…
Koper,
la plus grande ville côtière
de Slovénie.
Koper possède surtout un magnifique
centre médiéval qui s’organise autour
d’une place centrale, véritable cœur
géographique de la ville. Toutes les
rues mènent en effet à la place Tito
ainsi nommée en 1946 pour rendre
hommage à l’ancien président de la
République de Yougoslavie qui a commencé
à exploser à partir de 1991 en
plusieurs pays donnant ainsi naissance
à la Slovénie.
La place concentre plusieurs bâtiments
exceptionnels comme un campanile et
sa cathédrale ainsi qu’un palais prétorien
construit au 15ème siècle quand
Koper était un riche port de la république
de Venise. En témoigne le lion
ailé de Saint-Marc présent sur la façade
du palais qui abrite la mairie et l’office
de tourisme. Juste en face s’élève un
autre bâtiment vénitien, une loggia
qui accueille une belle terrasse de café.
Il ne reste plus qu’à s’engager dans
le labyrinthe de ruelles piétonnes
étroites bordées de vieux bâtiments
d’inspiration vénitienne colorés mais
décrépits. On pourrait d’ailleurs se
croire en Italie avec le linge qui pend
aux fenêtres, les scooters qui vrombissent,
les portes ouvertes sur la rue…
Tout y paraît un peu vieillot mais le
charme de Koper tient à son caractère
authentique avec des commerces
d’abord réservés aux habitants.
La flânerie mène aussi vers le vieux
port qui s’ouvre en face de la place
Carpaccio où se dresse un bel édifice
à arcades qui était jadis l’entrepôt
de sel qui évoque le monopole sur ce
commerce dont jouissait Koper à par-
tir du 15ème siècle. Aujourd’hui c’est
une taverne qui accueille les plaisanciers
venus s’amarrer dans le petit
port où dansent de jolies barques et
quelques voiliers.
Les Bouches de Kotor
au Montenegro
des terres. Et tout au fond, adossée
à un pic rocheux se trouve un bijou
au charme incontestable, cerné par
la mer et d’imposantes murailles, le
port de Kotor, une ville de quelque
20000 habitants.
Kotor possède un grand nombre de
monuments historiques datant de
plusieurs époques différentes. Son
S’il est bien un lieu qu’il faut découvrir
en bateau c’est celui-là pour la
perspective exceptionnelle qu’offre
la navigation sur les paysages et les
villages environnants. Les Bouches de
Kotor sont souvent décrites comme
un fjord méditerranéen en raison de
leur forme unique encadrée de montagnes
escarpées. Evidemment aucun
glacier n’a creusé la baie, il s’agit en
fait d’un canyon fluvial submergé par
la mer Adriatique. Les Bouches sont
reconnues patrimoine mondial de
l’Unesco depuis 1979 pour leur rare
beauté. Ici la mer s’enfonce sur une
trentaine de kilomètres à l’intérieur
emplacement géographique stratégique
et sa proximité avec l’Empire
Ottoman en ont fait un important
port de commerce à partir du XIVe
siècle mais la ville avait commencé à
se développer sous l’Empire Byzantin
pour atteindre son apogée sous la
domination vénitienne. La cité a subi
des dommages périodiques dus aux
assauts turcs et aux tremblements
de terre. Entre 1807 et 1814, elle a
été occupée par la France. La période
française a été suivie par la domination
autrichienne jusqu’en 1918,
lorsque les marins slaves de la marine
austro-hongroise se sont mutinés à
Kotor et que la ville a été incorporée
au Royaume des Serbes, des Croates
et des Slovènes (devenu la Yougoslavie
de 1929 à 2003). Aujourd’hui, Kotor
fait partie du Monténégro, indépendant
en 2006.
La vieille ville de Kotor semble être figée
depuis des siècles avec ses ruelles
imposantes murailles ont été minutieusement
restaurés par l’Unesco.
On y pénètre par la Porte de la Mer
qui arbore encore le lion ailé de
Saint-Marc. La vielle ville à l’intérieur
des fortifications se visite à pied en
prenant le temps de s’égarer dans
ce labyrinthe de venelles, d’admirer
ses édifices vénitiens et ses placettes
et venelles, ses palais, ses églises romanes
et ses fortifications qui témoignent
de son histoire mouvementée.
La cathédrale Saint Tryphon,
trésor et symbole de la ville, date
du XIIe siècle et est l’une des plus
anciennes d’Europe. Bien que gravement
endommagés par un tremblement
de terre en 1979, la cité médiévale,
son dédale de ruelles et ses
et de s’attabler à ses terrasses sur la
place d’Armes, lieu idéal pour déjeuner.
Des escaliers permettent de circuler
sur les remparts qui gravissent la
colline jusqu’à la forteresse en ruines
de Saint-Jean. Gravir la colline et ses
1350 marches est un véritable parcours
sportif récompensé par un panorama
fantastique sur les Bouches
de Kotor.
Corfou la cité
aux couleurs d’aquarelle.
La vieille ville, capitale de l’île
du même nom, occupe une position
stratégique à l’entrée de
la mer Ionienne. Les forts de la
ville conçus par des ingénieurs
vénitiens renommés ont servi
pendant 4 siècles à défendre
les intérêts du commerce maritime
de la République de Venise
contre l’Empire Ottoman.
Les édifices du centre historique
pour la plupart de style
néoclassique datent en partie
de la période vénitienne et en
partie d’époques plus tardives,
du 19ème siècle entre autres.
Exceptionnelle par son intégrité
et son authenticité, Corfou
a été inscrite au patrimoine
mondial de l’Unesco en 2007.
La ville s’organise autour de la
Spianada, une vaste esplanade
arborée bordée d’arcades élégantes
et surplombée par la
vieille citadelle qui domine fièrement
la baie.
Les fameuses arcades du Liston
construites sous la domination
française vous transportent à
Rivoli, c’est le lieu de rencontres
et de promenade des Corfiotes
qui y prennent leur café frappé.
On y joue même au cricket, héritage
britannique tout comme
le palais de Saint-Michel et de
Saint-Georges tout au bout du
Liston.
Ce bâtiment néoclassique quelque
peu décrépit abrite l’exceptionnel
musée d’art asiatique fondé
en 1927 grâce à une donation
de dix mille rares objets
d’un diplomate grec qui avait
voyagé dans plusieurs pays
d’Asie.
Ensuite il faut se perdre dans les
ruelles labyrinthiques de la vielle
ville, un joyau d’architecture vénitienne,
avec ses façades pastel, ses
volets colorés, ses églises orthodoxes,
ses escaliers escarpés et ses petites
places. L’endroit parfait pour flâner
et écouter battre le coeur de Corfou.
Ne ratez pas le marché central où on
peut se fournir en produits locaux
à moindre prix que dans les boutiques
de souvenirs : des épices et des
herbes, de l’huile d’olive et des olives
marinées, des kumquats confits,
une spécialité locale et des savons
à l’huile d’olive, le meilleur endroit
pour ramener un peu de Corfou dans
ses bagages.
Naples,
un fabuleux théâtre de rue.
La baie de Naples qui semble bordée
par le volcan du Vésuve, tel est le
premier panorama qui s’ouvre à vous
quand on accoste dans le port qui ce
dimanche semble bien tranquille avec
ses pêcheurs assis sur leur strapontins
posés sur le quai et la ligne jetée
entre les barques qui dansent
doucement au rythme de la marée.
En grimpant vers la piazza del Plebiscito,
on longe l’ancien Palais Royal
tout aussi monumental que la place
sur laquelle se dresse sa façade mais
il semble presque insignifiant face à
la basilique San Francesco di Paola,
un chef d’œuvre néoclassique bordé
par sa célèbre colonnade et bâti sur
le modèle du Panthéon de Rome.
Ensuite quand on quitte cette place
de 25000m2, on se retrouve dans le
cœur bruyant de la ville. Naples c’est
d’abord une expérience sensorielle
unique car le cœur de la cité bat dans
un brouhaha incessant entre les vrombissements
des scooters qui se faufilent
dans les venelles et l’exubérance
des interpellations des Napolitains.
On passe en quelques minutes à
peine du fastueux décor de la galerie
commerciale étincelante Umberto Ier
au quartier populaire Spagnoli où se
pressent les promeneurs obligés de
se glisser entre les petites tables carrées
des pizzerias et trattorias dont
les odeurs de cuisine font saliver les
plus gourmands. Dédale de ruelles ornées
de madones incrustées dans les
murs, de guirlandes lumineuses et de
linge séchant aux balcons, une escapade
dans ces vicoli qui débouchent
toujours sur une église implantée à
la croisée des rues offre un plongeon
dans l’âme napolitaine qui ne s’est
jamais embourgeoisée.
La douceur de Sorrento
On est proche de Naples, à une cinquantaine
de km au sud et la découverte
depuis notre paquebot est fascinante.
C’est que la petite ville semble
suspendue au-dessus d’une falaise
verticale surplombant les flots, sans
doute pour mieux se protéger des caprices
de la mer.
Ici le bateau s’ancre dans la baie et
le débarquement se fait à l’aide de
chaloupes vers le petit port. Il ne
reste plus qu’à grimper vers le centre
historique dont les rues piétonnes
s’étirent entre le corso Italia, l’artère
principale, et la piazza Tasso.
La cathédrale élevée au 11ème siècle
mais complètement refaite au 15ème
est accompagnée d’un campanile à
trois étages enrichi d’une horloge possédant
un beau cadran polychrome. Il
se dresse en face d’une ruelle étroite
pavée flanquée de vieilles demeures
pourvues de balcons et ouvertes sur
de jolies boutiques qui offrent les
inévitables souvenirs à base de citron,
la spécialité de l’arrière-pays. Autre
richesse, l’église Saint-François et son
joli petit cloître cerné d’arcades. Le
lieu accueille des mariages qui s’y organisent
autour d’un autel garni de
montages de fleurs blanches.
La flânerie mène inévitablement sur
le Villa Comunale, un jardin public qui
offre une vue spectaculaire sur la baie
de Naples et le majestueux Vésuve mais
aussi sur le pittoresque port de Marina
Grande que l’on atteint aisément par
un escalier pittoresque ou un ascenseur.
Il reste alors à suivre une rue étroite et
sinueuse entre les établissements balnéaires,
les cabines en bois et les briselames
occupés par des parasols colorés.
Des mini-plages accueillent des barques
posées sur le sable et toujours à l’horizon
notre bateau amarré en face du
Vésuve.
Au fil du Danube
Remonter le fleuve depuis la Roumanie jusqu’en Allemagne, c’est emprunter un long ruban
bleu comme une veine, une route liquide qui sinue paisiblement entre quatre capitales,
témoins de siècles d’histoire mais aussi un paysage hors du temps, dans une Europe rurale
et périphérique. Embarquement immédiat !
bleu
PLUME
Christiane Goor
CAPTURE D’IMAGES
Charles Mahaux
«Danube bleu, aux flots
merveilleux…», telles sont
les premières paroles qui
accompagnent cette valse de
Johann Strauss qui clôture
chaque année le concert du
Nouvel An de Vienne sous
les applaudissements du public.
Bien sûr le fleuve revêt bien
d’autres couleurs selon les
saisons mais cet été a déroulé
jour après jour des cieux azur
qui se miraient dans les eaux
paisibles d’un Danube
intensément bleu pour le plus
grand plaisir des passagers.
Avec ses 2860 km de long, ce
fleuve, le plus long d’Europe
après la Volga, est aussi le seul
important à y couler d’Ouest
en Est, ce qui lui a permis d’être
depuis toujours une importante
voie de communication d’autant
qu’il traverse plusieurs pays,
aujourd’hui au nombre de 10 :
l’Allemagne, l’Autriche,
la Slovaquie,
la Hongrie, la Croatie,
la Serbie, la Roumanie,
la Bulgarie, la Moldavie
et l’Ukraine.
Giurgiu,
Notre croisière débute
à Giurgiu en Roumanie
et en 12 jours
386
nous remonterons
le fleuve
sur 1733 km en
visitant 7 pays que
nous décoderons
au fil d’escales
quotidiennes.
De quoi découvrir
un patrimoine
historique
Une cabine standard tout confort de l’Amadeus Silver II.
387
Le cœur historique de Roussé
L’emblématique Opéra néo-classique de Roussé.
incomparable : châteaux,
forteresses, abbayes, églises,
architectures marquées par les
différents régimes politiques
depuis l’Empire austro-hongrois
jusqu’au communisme sans
oublier
l’Art Nouveau et les immeubles
contemporains de verre
et d’acier.
Le voyage est dense même
s’il n’aura duré que 10 jours,
l’article sera long mais
chaque étape, chaque pays
mérite d’être évoqué.
Roussé,
la petite Vienne bulgare.
Au début de la croisière
le fleuve serpente entre les rives
verdoyantes de la Bulgarie
et de la Roumanie servant
de frontière entre les deux pays.
Nos escales nous déposeront
sur les rives bulgares, à Roussé
388
d’abord, non loin du Pont de
l’Amitié, l’unique jonction
terrestre avec la Roumanie par
un poste frontière gigantesque.
Le visage que nous découvrons
en parcourant le centre-ville
a été façonné au 19ème siècle
quand Roussé était une cité
cosmopolite, marchande
et intellectuelle.
Le cœur historique de Roussé
Son cœur architectural offre un
formidable mélange des styles
classique, baroque, renaissance,
gothique et rococo avec des
façades aux teintes pastel
quelque peu décrépies hélas,
ce qui n’ôte toutefois rien
à leur élégance intemporelle.
La ville, animée, est traversée
par une longue rue piétonne
qui accueille des mamans
bavardes poussant leurs landaus
d’un autre temps.
Les boutiques attirent le regard
mais on est loin des modèles
occidentaux qui paraissent
surfaits ici.
L’important est ailleurs, dans
le plaisir de déguster une glace
et de profiter de l’été en famille.
389
Vue sur le Danube bleu depuis les hauteurs de Orjahovo
Orjahovo,
Nous retrouvons la même
ambiance désuète le lendemain
quand le bateau accoste
à Orjahovo, une escale qui
permet aux amateurs de grandes
villes de partir en excursion
à Sofia pour la journée.
Pour les autres, notre efficace
directeur de croisière Frédéric
Mathieu a contacté l’office
du tourisme local pour faire
ouvrir tous les sites de la petite
ville : deux musées, l’un
plus ethnographique avec
une collection de costumes
traditionnels et l’autre dédié
à un musicien dont on retiendra
la plongée dans le décor d’une
maison bourgeoise des années
1920, deux églises orthodoxes,
celle de l’Assomption couverte
de fresques et celle de
St-Georges qui a des allures
de basilique surprenantes
dans ce village perdu.
L’accès à Orjahovo perché sur
une butte n’est pas aisé sous le
soleil mais la vue sur le Danube
justifie l’effort. La petite ville
semble assoupie et les rares
magasins ouverts n’offrent pas
grand-chose si ce n’est un vin
du pays né ici, dans les vignobles
du Château Burgozone qui
dominent le Danube. Pavées
en rondes-bosses, certaines
ruelles n’ont pas changé
depuis l’époque ottomane avec
leurs maisons à encorbellement
blanchies à la chaux.
Quand on redescend du balcon
d’Orjahovo par le parc ombragé,
on se retrouve très vite au port
où est amarré notre bateau.
Un chemin jalonné de jeunes
arbustes longe le fleuve en aval
et débouche rapidement sur
une petite plage de sable où
s’égayent une famille et leurs
enfants, l’occasion pour nous de
prendre un bain dans le Danube
dont les eaux agréablement
fraîches nous réjouissent
sous le soleil qui nous inonde.
Un petit bistrot ouvre une
terrasse au-dessus de la plage
et propose des bières du pays
qui nous régalent pour quelques
euros bienvenus ici. De quoi
se sentir en vacances !
390
L’église orthodoxe St-Georges.
391
392
La traversée
des Portes de Fer.
Les Portes de Fer désignent un
parc naturel qui se situe de part
et d’autre du Danube entre les
rives serbe et roumaine dans
le secteur le plus spectaculaire
du fleuve, autour d’une gorge de
quelque 135 km. Jadis le défilé
marquait la frontière entre
les empires austro-hongrois
et ottoman concrétisée par
une immense chaîne en fer qui
traversait le fleuve à l’endroit
le plus étroit, matérialisant
une douane pour les navires
qui osaient s’y aventurer malgré
des eaux tumultueuses. Depuis,
deux écluses ont été construites,
les Portes de Fer 2 et les Portes
de Fer 1 dans le sens Roumanie
vers l’Allemagne, achevées
vers la fin du siècle dernier.
Entre les deux, le lac de barrage
a élargi le fleuve en noyant des
sites qui étaient installés au creux
du canyon : d’anciens villages,
la légendaire île Ada Kaleh
entièrement engloutie, des villes
médiévales dont subsiste encore
une forteresse turque qui garde
l’entrée du défilé de Kazan…
L’écluse des Portes de Fer 2.
Plus sinueux, le fleuve azuré
fend ici le fourreau gris-vert de
falaises inaccessibles, tapissées
d’arbustes courts au milieu
desquels surgit la Table de Trajan
qui commémorait le lieu d’une
victoire en 105 de notre ère.
Taillé dans le rocher, ce symbole
des conquêtes romaines faillit
disparaître lors de la mise
en eaux des barrages mais
La Table de Trajan
il fut découpé et réinstallé
une cinquantaine de mètres plus
haut, à fleur d’eau aujourd’hui.
Plus loin on est impressionné
par la monumentale sculpture
haute de 40 mètres réalisée
à même le rocher du visage de
Décébale, à l’effigie du dernier
roi des Daces qui combattit
Trajan pour préserver
393
Le petit monastère Mraconia dans le défilé de Kazan
Quand le directeur de croisière rompt le pain pour que la chance soit avec nous.
394
l’indépendance de son royaume.
A ses pieds dans une courbe
presque inaccessible,
le monastère Mraconia dresse
sa silhouette qui affleure
le courant du fleuve.
Il a traversé toutes les vicissitudes
de l’histoire jusqu’à
son engloutissement lors de
la construction du barrage
mais reconstruit à l’identique
en 1995 pour rappeler qu’il fut
au 13ème siècle le premier
monastère orthodoxe des lieux.
Cette journée de navigation
entre des paysages fabuleux et
le passage d’écluses historiques
est combiné avec un déjeuner
festif sur le pont soleil, autour
de spécialités culinaires
des Balkans avec un personnel
qui a revêtu pour l’occasion des
costumes traditionnels colorés.
Les réjouissances ont commencé
avec le geste symbolique de la
rupture d’une énorme miche de
pain, l’occasion pour le directeur
de la croisière qui y a procédé
de nous souhaiter au nom de
l’équipage une belle navigation.
Vue sur le Danube depuis les remparts du Kalemegdan
Le cœur historique de Belgrade
Belgrade, la capitale
pétillante de la Serbie.
Quand on arrive à Belgrade par
le fleuve, on capte tout de suite
que cette ville multiplie les
facettes. Sur les hauteurs, on
aperçoit, dressé sur une haute
colonne néoclassique, le monument
du Vainqueur, un homme nu
athlétique inspiré par Hercule.
Il se situe au bout de la forteresse
de Kalemegdan construite par
un despote au 14ème siècle puis
rebâtie par les Autrichiens.
Elle aligne ses remparts bien
préservés au-dessus du fleuve et
de la vieille ville dont l’architecture
disparate s’étire sur plusieurs
collines sur la rive droite du
fleuve tandis que de l’autre côté
surgissent les tours rutilantes
d’acier et de verre qui racontent
l’expansion de la capitale et
son développement économique.
Un tour de ville en car nous
donne rapidement le tournis
entre les immeubles gris et
ternes de l’ère yougoslave
et d’autres bâtisses colorées
aux styles austro-hongrois.
Une balade dans la grande artère
piétonne où bat le pouls de
395
396
Le monument à la France à Belgrade
la capitale nous plonge davantage
dans les influences contrastées
de la ville. Mais déjà on reprend
le car pour monter jusqu’à
la forteresse au cœur du parc
du Kalemegdan.
Sur le chemin vers le Bastion
des Chasseurs qui offre une
large vue sur la confluence de
la Save et du Danube, on saisit
l’ampleur de l’amitié francoserbe
devant le Monument
à la France, un hommage de la
Serbie pour l’aide que la France
lui a portée au cours de la
Première Guerre Mondiale.
Autre must incontournable,
la majestueuse cathédrale Saint-
Sava, la plus grande église
orthodoxe du monde dit-on.
La cathédrale St-Sava de Belgrade
Elle en impose avec sa large
coupole bleue dominant
18 autres toutes surmontées
d’une croix dorée.
Malgré une structure massive
à l’extérieur, on a l’impression
d’un certain flottement à
l’intérieur grâce aux murs et
coupoles entièrement recouvertes
de mosaïques et
de marbre blanc. Celle consacrée
au Christ Pantocrator est
aussi avec ses 1230m 2 la plus
grande mosaïque sous coupole
de l’histoire de l’humanité.
Trop étincelante, trop riche,
trop brillante, la cathédrale
manque un peu d’âme d’autant
qu’il est interdit d’y bruler
des cierges.
La rive du Danube dominée
par le château d’eau de Vukovar
La Slavonie,
l’autre Croatie.
Le Danube ne longe la Croatie
que sur 137 km, irriguant
une région de terres grasses
encastrée entre la Serbie,
la Bosnie-Herzégovine et
la Hongrie. Loin des côtes de
l’Istrie et des plages du littoral
dalmate qui font le succès de
397
Contraste des architectures à Vukovar
398
Le château d’eau emblématique de Vukovar
cette destination, la Slavonie,
à l’Est du pays, dévoile un autre
visage du pays, agricole
et bucolique.
Notre première approche se fait
à Vukovar, une ancienne ville
prospère tristement célèbre pour
le siège serbe de 3 mois qu’elle
a connu en 1991. Détruite à 80%
la ville se relève doucement
mais elle reste parsemée de
bâtiments qui portent les stigmates
de cette époque. Symbole
de la résistance, le châ teau d’eau
élance sa silhouette éventrée
au sommet duquel flottait
en permanence le drapeau
croate durant la guerre.
Une visite incontournable
nous mène jusqu’au cimetièremémorial
où se dressent
Le cimetière-mémorial de Vukovar.
860 humbles croix blanches pour
se souvenir de tous ceux ori
gi naires de Vukovar qui ont
combattu et sont morts durant
cette guerre.
Nous partirons ensuite à quelques
kilomètres de là au Musée de
la culture de Vucedol ouvert
en 2015 et consacré à une culture
préhistorique présente ici entre
3000 et 2500 ans avant notre ère.
La tradition indo-européenne se
retrouve sur les sites et la muséographie
exceptionnelle permet
d’intégrer toutes les facettes
de cette civilisation à la source
de la nôtre www.vucedol.hr.
Nous terminons la journée dans
le parc naturel de Kopacki Rit,
au confluent de la Drave et
Dans le parc naturel
de Kopacki Rit, en Croatie.
du Danube, ce qui lui vaut d’être
occasionnellement inondé et en
fait un immense territoire marécageux
où il est possible d’observer
de nombreux oiseaux durant
une balade silencieuse à bord
de bateaux électriques : cygnes,
hérons, cormorans et bien
d’autres. L’eau a des reflets
émeraude qui renvoient à l’infini
les forêts touffues qui la bordent
399
Le pont des Chaînes de 1849, le plus célèbre du Danube
dans une mosaïque de terre
et d’eau.
Budapest entre Buda
l’historique et Pest
la frénétique.
C’est ici bien plus qu’ailleurs
que le Danube semble être la
colonne vertébrale d’une ville,
capitale de surcroît. Depuis
le pont supérieur, les passagers
ne savent où regarder car
les deux rives captent l’attention
sans parler des ponts près
des quels le bateau s’est amarré,
le pont vert métallique de
La Liberté signé Eiffel et
le pont blanc suspendu dédié
à Sissi.
Un premier tour de ville
permet de décoder les quartiers,
il reste alors à chacun toute une
après-midi pour errer à sa guise
entre musées, shopping
ou tout sim plement savourer
une gourmandise dans
le légendaire Café Gerbeaud
fondé en 1858.
Buda c’est la ville verte,
celle qui s’élève sur la colline,
jadis site du château royal.
400
Le Parlement de Budapest, le 3ème plus grand au monde
L’église gothique Notre Dame encore appelée
St-Mathias.
La colonne de la Sainte-Trinité à Buda
Vue sur la rive de Pest depuis la colline de Buda
Le quartier rassemble une
collection de belles demeures
aristocratiques aux allures
baroques. Le monument
historique le plus populaire est
l’église gothique Notre-
Dame, recouverte d’une superbe
toiture de tuiles vernissées
et multicolores.
C’est ici que furent couronnés
les rois de Hongrie.
Le côté fleuve est protégé
par le Bastion des Pêcheurs
dont le chemin de ronde
offre une vue imparable sur
le Danube, le spectaculaire
Parlement de 270 m de long
et les toits de Pest.
Le pouls de Buda se prend loin
des rumeurs de l’esplanade
Mathias, dans un dédale
de ruelles et de jardins qui
dévalent en cascades vertes
vers le fleuve.
Pest, une ville plate à l’infini,
ouverte au commerce depuis
le 12ème siècle, est le centre
nerveux de la capitale avec
de vastes artères croisées et
longées de bâtiments coul
eur sable qui ont valu
401
Le château Renaissance de Bratislava
402
à Budapest le surnom de Paris
de l’Est.
La longue avenue Andrassy
bordée d’hôtels particuliers,
d’ambassades et d’élégantes
bâtisses débouche sur l’imposante
place des Héros et
son monument célébrant le millénaire
de la conquête magyare.
L’Art Nouveau habille de nombreux
édifices comme les Halles
Centrales, une éblouissante
structure arachnéenne enveloppée
d’un manteau de briques polychromes
et de pierre.
Notre départ vers Bratislava
en soirée permet de découvrir
toute la magnificence de cette
ville chatoyante sous les feux
qui l’éclairent. Le pont soleil
rassemble les passagers qui,
une coupe de champagne à
la main, se laissent emporter
par la féerie étincelante de la
ville au son de musiques hongroises
qui emporteront certains
dans des valses langoureuses.
Bratislava, si séduisante.
Cette capitale à taille humaine
compte à peine 450000 habitants
égayés dans la ville noyée de
lumière et de soleil. Deux heures
suffisent à en faire le tour mais
chacun tombe sous le charme
des beautés architecturales de
la petite cité où jadis Marie-
Thérèse d’Autriche aimait
se rendre en drainant derrière
elle une foule d’aristocrates
qui y ont construit des demeures
aux tons pastel, toutes plus
baroques les unes que les autres.
On y trouve aussi une insolite
église bleue empreinte de
romantisme dédiée à Sainte-
Elisabeth de Hongrie et construite
en 1908 par un architecte surnommé
le Gaudi hongrois.
Le premier point de repère
se découvre depuis le bateau,
un château très Renaissance
situé sur une colline dominant
le Danube. Il en impose avec
sa façade blanche et ses 4 tours
latérales surmontées de tuiles
rouges. Symbole du pays,
il est même représenté sur
les pièces d’euros slovaques !
Le second rendez-vous incontournable
est la place centrale
organisée autour d’une belle
403
Le palais baroque du
Belvédère, jadis résidence
d’été du prince Eugène
de Savoie.
Le palais impérial Hofburg de Vienne.
La jolie église bleue
Ste-Elisabeth de Bratislava
fontaine, la plus ancienne
de la ville. Comme le Danube
ne connaît pas de frontières
il semblerait qu’on entende
parler toutes les langues de l’Est
dans les rues piétonnes au fil
des terrasses où de nombreux
pubs tenus par des petits brasseurs
indépendants proposent
des bières de qualité à déguster
avec de délicieux bretzels.
L’ouvrier Cumil
surgit d’une
bouche d’égout
404
Sur le chemin de retour vers
le bateau méfiez-vous de
l’ouvrier Cumil qui surgit
d’une bouche d’égout pour
regarder sous les jupes, preuve
s’il en est que le Slovaque
est jovial ! Vienne, un arcen-ciel
patrimonial.
La première vision des croisiéristes
à leur arrivée à Vienne
les surprend car elle impose
les silhouettes élancées d’une
ville nouvelle, la Donau City,
avec ses gratte-ciel, première
étape d’un vaste projet
d’aménagement urbain sur
la rive gauche du Danube.
C’est sur la rive droite du fleuve
que s’étire la cité que les habitants
appellent la ville intérieure,
éloignée du Danube. Ici le point
culminant est la flèche de
la cathédrale St-Etienne qui
avec ses 137 mètres est la plus
haute tour gothique du pays
qui pointe vers le ciel. Les baies
vitrées de la Haashaus, un centre
commercial dont le design
affiche toute sa modernité
incongrue au coeur du centre
historique, reflètent la flèche
405
et les tuiles vernissées de
la cathédrale dessinant ainsi
une curieuse farandole de
personnages en mouvement
dans les venelles.
Une découverte de la ville
donne quelque peu le tournis
tant les richesses sont
nombreuses : le temple néo-
Renaissance de l’Opéra
National, l’édifice néoclassique
du Musée des Beaux-Arts,
l’Hôtel de ville néogothique,
l’église Karlskirche avec
ses colonnes minaret synthèse
baroque des architectures
classique et byzantine
et les façades baroques
de nombreux hôtels particuliers
qui rappellent que Vienne
durant l’Empire des Habsbourg
jouait un rôle essentiel
comme centre musical
européen. D’autres bâtiments
comme le cube blanc et or
du palais Sécession ou la maison
aux Majoliques avec son
explosion végétale rose et verte
sur la façade racontent aussi
combien Vienne a pu être
le berceau de l’Art Nouveau
dans les premières années
du 20ème siècle derrière Klimt,
le chef de file du Jugendstil.
Plaisir de se retrouver ensuite
dans le centre historique
à la recherche de viennoiseries
sans doute mais en s’égarant
volontairement dans les venelles
pour débusquer des trésors,
comme le marché du quartier
grec ou la place animée
du vieux quartier juif.
Quand il devient temps
La très belle façade du
bâtiment historique occupé
par Vuitton à Vienne
de
S La colonne de la Peste (Vienne),
un mémorial baroque de 1679
Q Le cube du palais Sécession (Vienne)
W La Donau City sur l’autre rive du
fleuve
407
Paysages verdoyants couverts de vignobles au fil de la Wachau
408
repartir vers le bateau,
on s’éloigne petit à petit
des trépidations des visiteurs
du soir qui envahissent
la vie nocturne pour
retrouver avec plaisir
celle paisible des bords
de l’eau tout en se promettant
de revenir à Vienne pour
lui consacrer plusieurs
jours de flânerie.
Au fil de l’eau.
Il faut se lever tôt pour
voir poindre le jour sur le fleuve
quand les rayons du soleil
surgissent derrière les rives
longées de forêts qui gravissent
des collines où surgissent
des petits villages aux maisonnettes
isolées et colorées qui
rappellent celles que dessinent
les enfants non loin d’une église
blanche surmontée d’un clocher
baroque à bulbe d’oignon.
En Autriche, nous ne verrons
guère de ponts mais quelques
bacs permettent de passer d’une
rive à l’autre. Quand le fleuve
sert de frontière entre deux pays,
le Danube semble bien infranchissable
sur une grande partie
de son parcours. Du coup
le fleuve nous a semblé
un long chemin silencieux
qui sinue paisiblement entre
monts et merveilles, à peine
perturbé par quelques convois
de chalands et au-delà
de Budapest nous croisons
d’autres navires de croisière.
Après la traversée des Portes
de Fer, une autre navigation
409
Le village de Dürnstein, son château médiéval et sa belle église bleu et blanc.
rassemble les passagers
sur le pont-soleil quand nous
traversons les paysages exceptionnels
de la Wachau,
une région escarpée couverte
de vignobles où les méandres
du fleuve offrent un défilé
verdoyant d’une trentaine de
kilomètres avant notre arrivée
à Melk. Le site est classé depuis
l’an 2000 par l’Unesco au titre
de ses paysages préservés où
alternent vignes, vergers d’abricotiers,
forêts et forteresses au
pied desquels se blottissent
des petits villages colorés.
Melk, l’abbaye
de tous les superlatifs.
Dressée sur un éperon rocheux,
cette abbaye bénédictine qui
ressemble à une forteresse
surplombe le Danube et
s’impose aux croisiéristes qui
débarquent dans le village,
obligés de lever le nez. C’est
ce cadre fascinant qui a inspiré
Umberto Eco quand il a écrit
son thriller médiéval « Le nom
de la rose ». L’ancien château
fort de Melk appartenait
à la maison des Babenberg
qui choisissent finalement
Vienne comme lieu de résidence.
Ils décident alors d’offrir
en 1089 le site aux moines
bénédictins qui l’occupent
depuis près d’un millénaire.
Ils en ont fait au fil des siècles
un centre spirituel et culturel
important, véritable écrin
de foi et de savoir.
La visite de la bibliothèque
est édifiante, avec plus de
100 000 volumes, précieux
incunables et manuscrits
anciens, théologiques, encyclo-
410
Cœur historique de Melk dominé par l’abbaye.
pédiques ou historiques qui
tapissent les murs sur toute
la hauteur. La collection
de la bibliothèque compte
également de superbes globes
terrestres illustrant l’inextinguible
soif de connaissances
et de curiosité des bénédictins.
Après l’incendie qui ravagea
le bâtiment d’origine, celui-ci
fut reconstruit dans le pur style
baroque au début du 18ème
siècle, à l’époque de la Contre-
Réforme et de la fin de
la menace turque sur l’Europe.
Il fallait en imposer par
la magnificence avec une avalanche
de décors en stucs
recouverts de feuilles d’or et
de saisissants trompe-l’œil
dont des piliers en marbre
qui ne sont pas tous en marbre
et des décors peints au plafond
qui donnent l’illusion d’une
hauteur plus élevée. L’église
abbatiale affiche également
une décoration somptueuse.
Son agencement au sommet
de la colline avec sa coupole
octogonale, les clochers jumeaux
de l’abbatiale, la grande cour
solennelle, les cours secondaires,
les terrasses, les pavillons
latéraux, tout concourt à une
extraordinaire mise en scène.
Linz, la méconnue.
Dès l’embarcadère au pied
du pont des Nibelungen,
la 3ème ville d’Autriche après
Vienne et Graz affiche sa double
casquette : la richesse architecturale
de son centre historique
préservé et le dynamisme de sa
modernité qui lui a permis
411
412
d’obtenir le label de ville
Unesco des Arts Médiatiques.
De quoi occuper une journée
de découverte à quelques pas
à peine du point d’amarrage
du bateau. Même le pont mérite
d’être traversé en se souvenant
qu’en 1945, il séparait la rive
droite occupée par les forces
américaines et la rive gauche
tenue par l’armée soviétique,
ce qui faisait dire aux habitants
non dépourvus d’humour que
c’était le pont le plus long du
monde de l’après-guerre car il
reliait Washington à la Sibérie….
La vieille ville largement
piétonne se révèle charmante,
avec sa vaste Grand-Place
bordée d’édifices baroques
et Renaissance aux couleurs
pastel organisée autour
d’une impressionnante
colonne en marbre de la Sainte
Trinité érigée, comme
dans chaque ville du sud
de l’Europe, aux lendemains
de la peste noire qui décima
la région en 1679 et en 1713.
A Linz elle rappelle aussi
deux autres fléaux auxquelles
la ville venait d’échapper :
l’invasion turque en 1704
et un terrible incendie en 1712.
La balade au cœur de la vieille
ville mène inévitablement
à la gigantesque cathédrale
néogothique Sainte-Marie
construite en 62 ans à peine
et achevée en 1924.
Ville industrielle en passe
de s’éteindre dans les années 70,
Linz a choisi de se donner
un nouvel élan en se positionnant
comme plaque tournante
de l’économie créative,
avec la création d’un festival
Ars Electronica (https://ars.
electronica.art) devenu
depuis un centre médiatique
interactif édifié au bord
du fleuve, devant le pont
des Nibelungen.
Il propose un musée consacré
à la réalité virtuelle, aux réseaux
numériques et aux nouveaux
médias. Par ailleurs, juste
en face du bateau, le Lentos,
un édifice rectangulaire
de verre et d’acier, abrite
une des plus belles collections
d’art moderne du pays
(www.lentos.at).
Quand la nuit tombe,
les deux édifices illuminent
leurs façades en offrant
une valse de couleurs
qui font rêver les passagers
bien que ce soir soit aussi
le dernier d’une croisière
qui a offert un voyage
dans un exceptionnel creuset
de civilisation où l’histoire
et la culture sont en rendez-vous
permanent avec les terroirs
et les paysages.
Infos.
Cette croisière a été réalisée
avec Rivages du Monde
qui a plus de 20 ans d’expérience
dans l’organisation de
croisières fluviales et maritimes
dans le monde. Elle affrète
des navires entiers afin de
garder la maîtrise de l’ensemble
des prestations proposées.
Sur le Danube, nous avons
voyagé avec l’Amadeus
Silver II et cette proximité
entre l’armateur et Rivages
413
La nouvelle ville
de Linz s’étire le
long de l’autre
rive du Danube
414
du Monde assure une sélection
des intervenants et des experts
parlant pour l’ensemble
la langue des passagers.
La croisière sur le Danube
est proposée tout au long
de l’année entre avril et
novembre en alternance avec
un départ depuis la Roumanie
ou alors depuis l’Allemagne.
Notre conseil : choisissez
de remonter le fleuve
ce qui vous permettra de vivre
un émerveillement toujours
croissant. Dans l’autre sens
vous quitterez les richesses
patrimoniales majestueuses
du Haut Danube pour terminer
par des sites plus bucoliques
tout aussi intéressants mais
moins fastueux dans le Danube
Moyen au-delà de la Hongrie
et dans le Bas-Danube. https://
www.rivagesdumonde.be/fr/
Notre bateau nous a surpris
par sa longueur, 135m,
ce qui a permis aux sportifs
de réaliser quotidiennement
de longues marches sur le pont
soleil. Toutes les cabines
sont extérieures, la plupart
avec une large baie vitrée.
Particulièrement cosy,
avec un dressing qui offre
un vrai rangement et
une salle de bain tout aussi
spacieuse, les cabines
sont des refuges confortables
pour ceux qui ne souhaitent
pas fréquenter les espaces
communs : un salon bar
à l’avant du bateau et un petit
salon chaleureux à l’arrière
avec une machine à café
pour accompagner ceux
qui s’y installent pour lire
ou jouer un jeu de société.
Rêvez d’autres plans.
Volkswagen California.
0,9 – 9,2 L /100 KM · 20 – 209 G/KM CO 2
(WLTP)
É.R. : D‘Ieteren Automotive SA/NV, Volkswagen Commercial Vehicles Import,
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à la fiscalité de votre véhicule. Informations environnementales (A.R. 19/03/2004) : volkswagen.be
Une croisière
loin du touris
PLUME
Christiane Goor
CAPTURE D’IMAGES
Charles Mahaux
Rien de tel que le bateau
pour s’offrir un tour d’horizon
de l’archipel des Açores
à l’extrême bout occidental
de l’Europe, presque à
mi-chemin entre notre continent
et l’Amérique. 9 îles
dont nous en découvrirons
5, de la plus animée à la plus
paisible, mais toujours à la
rencontre d’un univers qui ne
semble guère avoir changé
au cours des siècles. Embarquement
immédiat.
Le World Explorer.
Il porte bien son nom ce
yacht d’expédition affrété
416
aux Açores
me de masse
par Rivages du Monde pour
explorer les océans du monde
au fil d’itinéraires qui se succèderont
d’avril à novembre
2024 en passant par les deux
pôles ou presque.
Croisières culturelles et
croisières d’expédition sont
au menu de ces séjours dans
un navire qui accueille au
maximum 180 passagers
(nous n’étions que 140)
avec quelques 125 membres
d’équipage, de quoi assurer
un service 5 étoiles.
Une intimité qui permet la
convivialité et le partage des
expériences tout en offrant
le confort de cabines toutes
extérieures et la plupart avec
un balcon, un salon d’observation
à la proue du bateau
avec une vue à 180°, une
piscine d’eau de mer chauffée
avec 2 bains à remous et
au dernier pont, le pont
417
418
numéro 8, une piste de
course ou de marche à pied
de quelque 800 m, de quoi
se dérouiller les jambes durant
les jours de navigation.
Sans oublier la qualité des
repas servis à table accompagnés
de vins au choix, les
jeux mis à la disposition des
passagers, les conférences
qui décodent les destinations,
les soirées jazzy au
bar ou encore les mini récitals
improvisés du directeur
de croisière dont la voix de
baryton surprend d’abord
puis émeut les passagers…
C’est à Funchal sur l’île de
Madère que nous attend
notre bateau sous un grand
ciel bleu qui invite déjà à
l’exotisme en ce printemps
qui se laisse désirer sur le
continent. Une journée pour
découvrir les charmes de l’île
aux fleurs ou tout simplement
sa capitale où une féerie de
couleurs et de parfums anime
son centre en jonchant le sol
pavé de mosaïques de pétales
bleus des jacarandas. Couleur
qui éclate aussi au marché,
le Mercado dos Labradores,
où les brassées de fleurs
débordent des vanneries. Les
fruits et les légumes s’entassent
joliment dans des
paniers à osier et leur exotisme
surprend à ces latitudes
: maracujas dorés, mangues
juteuses, tomates d’arbre,
goyaves mauves, petites
bananes tendres, papayes
oblongues, etc….
Le World Explorer met le cap
vers l’archipel des Açores
en fin de journée et ce n’est
qu’au terme de 24 heures de
navigation que nous atteindrons
notre première île, le
temps d’acquérir le pied marin
et d’apprivoiser tous les
espaces du navire. Certains
auront à gérer le mal de mer,
rien de tel pour y faire face
que les bracelets anti-nausées
efficaces pour les femmes
enceintes et depuis vendus
en pharmacie pour contrer
également toutes les formes
du mal de voyage. On en a
fait l’expérience !
São Miguel,
l’île la plus vaste.
On raconte que cette grande
île offre un concentré de
tout l’archipel entre lacs,
caldeiras, plages et paysages
exceptionnels. Comme nous
419
420
découvrirons d’autres îles
plus spécifiques, nous avons
choisi de nous offrir un tourisme
urbain à la découverte
de Ponta Delgada, la capitale
de São Miguel depuis 1546.
Construite autour d’une baie
naturelle, elle aligne derrière
son front de mer un peu
gâché par des constructions
modernes un quadrillage
de venelles avec de belles
façades blanches serties de
basalte pour encadrer les
fenêtres. Toutefois deux
belles places s’ouvrent sur
l’horizon marin dont la plus
majestueuse est la Gonçalo
Velho Cabral du nom du
découvreur de l’île. Sa statue
s’élève face aux Portes de
la Cité, trois arches ouvertes
sur la mer mais aussi sur
la haute façade de l’église
São Sebastian et son élégant
portail manuélien en calcaire
blanc. Le quartier historique
est quadrillé de rues pavées
de mosaïques en galets noirs
et blancs qui rappellent les
boulevards de Lisbonne.
Il faut aussi prendre de la
hauteur et grimper jusqu’à
la chapelle da Mãe de Deus,
élevée au 19ème siècle sur
l’emplacement d’un bas-
tion militaire au cœur d’un
petit parc qui offre une vue
imparable sur la ville historique
et sa périphérie urbaine
plus moderne, scandée de
quelques hauts buildings.
Ponta Delgada se révèle une
petite capitale dynamique
d’autant qu’elle abrite le
gouvernement régional des
Açores et l’université. Les
étudiants s’éparpillent dans
les jardins et les parcs dont
le plus vaste est le jardin
botanique António Borges
planté de nombreux arbres
exotiques dont un figuier
élastique originaire d’Inde.
Ses racines telles d’énormes
tentacules qui jaillissent de
toutes parts s’étalent en une
immense corolle qui semble
prendre vie.
Graciosa, l’île blanche.
Véritable jardin d’Eden, cette
île, la seconde plus petite de
l’archipel avec ses 12 km de
long et 8 km de large, compte
à peine 4000 habitants répartis
entre quatre villages.
C’est à Praia qui porte bien
son nom de « plage » que
nous aborderons. D’emblée
on est séduit par la ligne
blanche et basse des maisons
serrées les unes contre les
421
422
autres pour souligner le front
de mer avec à l’arrière-plan
les collines vertes arrondies,
entre damiers de bois feuillus,
de prairies et de cultures
de céréales.
Ici on vit lentement et les
seuls embouteillages sont
ceux causés par les vaches
qui envahissent les routes
quand on les conduit à
l’étable. Il n’est pas rare non
plus de croiser un paysan sur
sa charrue tirée par un âne,
une espèce endémique ici.
On s’arrêtera à Santa-Cruz
où quelques femmes qui ont
vu arriver notre bateau ont
installé sur la place du village
leur humble artisanat,
entre confitures de raisins,
brassières tricotées et petits
napperons crochetés. Une
belle occasion de bavarder
avec elles qui souhaitent que
leurs enfants quittent l’île
au terme de leurs études car
hormis l’agriculture, rien ne
les attend à Graciosa.
Pourtant le tourisme a de
beaux jours ici durant la belle
saison d’autant que plusieurs
moulins dits flamands (jadis
ils furent importés par des
migrants d’origine flamande,
venus aussi avec leurs vaches
laitières) se reconvertissent
peu à peu en logis d’étape
pour les randonneurs qui
s’installent sur l’île.
Avec leur dôme rouge et leur
tour blanche édifiée sur un
socle de pierre, ils ont fière
allure. Graciosa n’en est pas
moins une île volcanique
comme les autres et on y
trouve même la plus vaste
grotte volcanique d’Europe
avec un plafond en voûte
parfaite qui chapeaute un lac
d’eau froide, la caverne de la
Furna do Enxofre, à savoir la
caverne de soufre qui se libère
imperceptiblement de divers
points du sol de la grotte.
On y accède aujourd’hui par
un escalier en colimaçon de
183 marches et non plus en
rappel comme le fit le Prince
Albert I de Monaco. Q
uant aux abords sauvages de
l’île, ils sont dessinés par des
roches noires luisantes sous
les assauts de la houle qui
explose en jetant des vagues
d’un bleu électrique bordées
d’écume blanche.
423
424
Faial, l’île bleue.
Ce sont les hortensias qui y
fleurissent partout durant la
belle saison qui lui ont donné
son surnom mais aussi le
pastel qu’on y cultiva jadis et
qui durant deux siècles représenta
le principal support de
la croissance économique de
l’île. Aujourd’hui Horta sa
capitale nous accueille sous
une pluie drue et les sommets
de l’ile sont noyés dans une
brume épaisse. Il faut croire
que le célèbre anticyclone
des Açores que nous apprécions
tant s’approche du
continent européen laissant
l’archipel au cœur d’une dépression
mouillée. Une chose
est sûre, pour le voyageur
qui choisit les Açores comme
destination de vacances, le
climat y est capricieux.
Nous nous contenterons de
la visite de Horta qui a connu
une époque dorée quand la
situation exceptionnellement
protégée de son port lui valut
de servir d’escale durant des
siècles aux différents navires
qui sillonnaient l’Atlantique.
De plus grâce à sa localisation,
l’île s’est transformée
en un centre névralgique de
télécommunications. Le premier
réseau de câbles télégraphiques
sous-marins amarrés
à Horta est inauguré en
1893 et c’est en 1915 qu’on
y construira l’Observatoire
météorologique.
Malgré la pluie, la petite ville
s’avère pittoresque avec ses
trois églises hautes et grandioses
qui dominent les maisons.
Leurs façades rehaus-
425
426
sées de pierres de lave sont
toutes tournées vers la mer.
Sur les hauteurs se dresse la
fière tour de l’horloge jadis
accolée à une église ravagée
par un incendie. Aujourd’hui
elle est cernée par un joli
parc verdoyant qui offre une
belle vue à la fois sur la ville
et l’horizon marin mais aussi
sur les collines tapissées de
parcelles de terre encadrées
par des murets de basalte,
aujourd’hui écrasées par un
ciel plombé….
Il nous reste à nous réfugier
au célèbre Peter Café Sport,
un vieux bistrot de marins tapissé
de pavillons offerts par
des matelots du monde entier.
La marina, sans doute la plus
colorée des Açores, aligne un
môle mythique qui se visite
comme une galerie d’art en
plein air, avec les souvenirs
de leur passage qu’y laissent
encore les équipages des
navires et des voiliers au fil
des ans.
Pico, l’île noire.
La plus montagneuse mais
aussi la plus jeune des îles
de l’archipel, formée il y a
quelque 300000 ans surgit
à 7km à peine de sa voisine
Faial. La richesse minérale
des sols de lave va encourager
les planteurs de pastel à
coloniser cette île qui peu à
peu deviendra le verger des
propriétaires installés à Faial.
C’est pourtant la culture de la
vigne qui va donner son essor
à l’île grâce au travail des
insulaires qui ramasseront
les pierres de lave éparpillées
pour dresser des longues
lignes de murs de basalte
noirs pour encadrer des petits
enclos appelés currais accolés
les uns aux autres. Les
ceps de vigne y seront ainsi
protégés du vent et des embruns.
De plus la pierre noire
redistribue durant la nuit la
chaleur emmagasinée pendant
la journée. Ce paysage
modelé par l’homme d’une
beauté insolite est le meilleur
témoignage d’une pratique
qui se maintient encore et a
été salué en 2004 par l’Unesco
comme paysage viticole
remarquable. Ce vaste réseau
de parcelles est contigu à des
caves à vin, des entrepôts, des
petites maisons qui affichent
également des façades noires
construites avec des pierres
volcaniques. On raconte
ici que si on alignait toutes
427
428
les pierres ramassées sur
l’île pour construire ce paysage-mosaïque
on ferait deux
fois le tour de l’Equateur….
L’île possède également à
São Roque do Pico un intéressant
musée installé face
à la mer dans l’unique usine
baleinière de l’archipel qui
occupa une grande partie de
la population de 1876 à 1987.
En effet la chasse açorienne y
était artisanale, l’approche se
faisait sous voile et le harponnage
manuellement.
Les baleines qui étaient en
fait des cachalots étaient remorqués
par bateau jusqu’au
vaste parvis devant l’usine
où ils étaient échoués puis
débités pour les transformer
: la graisse fondue dans des
chaudières donnait de l’huile,
le foie pressé procurait des
vitamines, la viande moulue
devenait farine pour l’alimentation
des animaux et les
os broyés de l’engrais.
La façade de l’usine toujours
surmontée de sa haute cheminée
annonce clairement les
résultats de la transformation
et le nom de la coopérative.
Terceira, l’île violette.
Nous aurions dû aborder à
Santa Maria pour boucler
notre périple mais les conditions
météorologiques se dégradant
toujours davantage, il
était exclu de mettre des chaloupes
à l’eau pour emmener
les passagers sur l’île.
Le commandant du bateau a
donc décidé de nous emme-
429
430
ner sur la façade sud de l’île
Terceira, à Praia da Vitória,
qui se découvre comme une
charmante petite ville balnéaire
avec une immense
plage de sable marron bien
abritée derrière le port de
plaisance.
Si ce n’est que sous la pluie
nous ne traverserons qu’une
ville déserte. Pourtant Terceira
passe pour être l’île de la fête
aux Açores, toutes organisées
par les différentes communautés
de l’île lors de la St-Jean
et des Touradas a Corda, des
lâchers de taureaux dans les
rues des villages.
Quant aux lilas mauves qui
lui donnent son surnom, nous
n’en verrons aucun. Nous retiendrons
cependant les deux
belles façades colorées des
églises de Praia, une jaune et
blanche, celle de Santa Cruz
et l’autre bleue et blanche,
celle de Senhor Santo Cristo
das Misericordias, tout
comme son lacis de venelles
pavées et bordées de maisons
anciennes dont les fenêtres
sont souvent protégées par
des grilles.
***
Conclusion
Fin d’une croisière d’une dizaine
de jours avec un retour
vers Porto, soit deux jours de
navigation.
De quoi observer les colonies
de dauphins qui surgissent
inopinément pour sauter
dans les vagues creusées par
notre bateau, se reposer de ce
périple et surtout échanger
sur le charme indéniable qui
se dégage de ces îles qui sont
comme autant de confettis
de roches noires au milieu de
l’Atlantique.
Malgré les brumes qui caressent
les sommets des
caldeiras, grâce aux éclaircies
fulgurantes qui illuminent
des prairies verdies par les
pluies, on ne revient pas de là
indifférent.
Rivages du Monde
commence sa saison de
croisières maritimes 2024 à
bord du World Explorer en
proposant deux croisières aux
Açores la première au départ
de Porto le 20 avril et la
seconde au départ de Funchal
capitale de Madère le 29 avril
2024. Il est plus que temps de
réserver.
431
Exploris,
un croisiériste
d’expédition
d’exception.
PLUME
Christiane Goor
CAPTURE D’IMAGES
Charles Mahaux
Nous avons eu la chance de participer durant
les réveillons de 2023 à la croisière inaugurale
d’une toute nouvelle compagnie 100% française
dans le marché des croisières d’expéditions.
Exploris, c’est son nom qu’elle porte fièrement.
433
Philippe Videau, fondateur
et président d’Exploris est
un passionné de la mer.
Ancien officier de la marine marchande
française, il est aussi un des cofondateurs
du croisiériste d’expédition Ponant dont
il a été président durant une vingtaine
d’années avant de le quitter pour réitérer
l’aventure avec la création d’Exploris.
434
Sortie en mer, avec le zodiac,
on zigzague entre les petits icebergs
« Nous revendiquons une vision équilibrée de
l’entreprise entre performance, épanouissement
individuel et respect de la planète bleue
et des êtres qui l’habitent.
Avec l’Exploris One dont nous sommes propriétaires,
les expéditions restent de taille humaine,
avec seulement 144 passagers (120 en
régions polaires), un format qui permet de faciliter
pour chacun l’accès à certains trésors
insoupçonnés des régions les plus reculées du
globe. » Finalement, quel est notre ressenti au
terme de 13 jours de voyage « Au paradis des
Canaux et des Glaciers de Patagonie » ?
C’est quoi une croisière d’expédition ?
Ce type de croisière se propose d’offrir un
voyage à la découverte de régions sauvages,
isolées, souvent inaccessibles par la route.
Une flottille de zodiacs permet le débarquement
des passagers en petits groupes d’une
435
436
On se sent tout petit
au pied du glacier Aguila.
dizaine de personnes sous la houlette d’un
accompagnateur expert, que ce soit pour accoster
sur un rivage ou pour une croisière
d’approche vers un glacier, par exemple.
Nous sommes tous équipés chaudement,
bottes et parkas offerts par Exploris avec
l’inscription à la croisière. L’équipe des
guides-experts (naturalistes, glaciologues,
géologues, historiens, etc.) tous hautement
qualifiés dans leur domaine, proposent quotidiennement
des conférences thématiques
pour dispenser leur savoir et durant toute la
croisière, ils sont disponibles pour partager
leurs expériences.
A bord, on trouve tout le luxe offert par des
croisières traditionnelles, à savoir une cuisine
gastronomique, un centre de fitness, un
espace bien-être, des jacuzzis sur la proue à
l’abri du vent derrière des auvents transparents
et des cabines confortables parfaitement
équipées. Comme les bateaux sont plus petits
(108m sur 16m pour l’Exploris), l’ambiance
est plus intimiste et vous n’y trouverez pas de
spectacles affriolants ni de salles de casino.
Enfin comme ces voyages sont conçus par et
pour des amoureux de la nature, tout est mis
en œuvre pour minimiser l’impact sur l’environnement.
Les navires font partie des plus
«verts» du monde.
Si la priorité est donnée à l’exploration au
sens noble du terme, la protection de l’environnement
et de ses richesses est aussi un
437
438
moteur de ce type de croisière. L’Exploris
utilise un combustible très raffiné et léger et
ne dégage aucune fumée, même blanche.
Par ailleurs à partir du 1er janvier 2024, tous
les navires de plus de 5000 tonnes sont soumis
au système européen de quotas d’émissions
de CO2 et visiblement Philippe Videau
se sent très à l’aise face à cette contrainte.
Par ailleurs, tous les déchets de poubelle sont
compactés et récupérés lors de l’escale de
débarquement tout comme les eaux grasses
(celles de fond de cale). Les eaux grises
(celles de lavage) et les eaux noires (celles
des toilettes) sont également directement
traitées et stockées avant d’être déversées en
mer au-delà de 12000 miles des côtes. Les régions
visitées sont laissées en l’état, aucune
dégradation ni ramassage d’un quelconque
objet (pierre, plante) n’est tolérée.
L’aventure commence à Valparaiso.
Les fjords chiliens ne bénéficient pas encore
de la même notoriété que ceux de l’Alaska ou
de la Norvège par exemple. Pourtant encastrés
dans la Cordillère des Andes côtière qui
égrène son chapelet de sommets de 3.000 m
en toile de fond, ils sont aussi spectaculaires.
De plus l’itinéraire est plus diversifié car
nous sommes passés de 30° à Valparaiso à 4°
13 jours plus tard quand nous avons débarqué
à Ushuaïa, ce qui implique aussi tous les
dégradés de végétation.
439
La plage de Caleta de Tortel
La croisière a commencé avec deux jours en
mer pour parcourir les 1200 km qui devaient
nous mener à l’archipel de Chiloé. L’océan
qui n’a de Pacifique que le nom nous a offert
des creux de 4 mètres de quoi allonger
de nombreux passagers sur leur lit le soir de
Noël. C’est qu’il faut aussi s’accoutumer au
rythme de la mer et si certains s’amarinent
rapidement, ce n’est pas le cas de tous.
Un conseil, consultez votre pharmacien pour
emporter des bracelets anti-nausées ou des
patchs anti mal de mer bien utiles en cas de
houle prolongée. Le programme sera d’ailleurs
revu l’année prochaine pour qu’il y ait
moins de jours en mer (nous avons parcouru
quand même 2200 miles marins soit près de
3500 km) pour que d’emblée les passagers
soient plongés au cœur des fjords. L’embarquement
se fera sans doute à Punta Arenas,
capitale de la Patagonie chilienne, avec une
navigation, à définir encore, au cœur de cet
incroyable fouillis d’îles qui festonnent la
côte chilienne sur près de 2000 km.
L’incursion sur la côte Est de l’île de Chiloé
nous a amenés dans des eaux paisibles et la
première escale à Castro, capitale de l’île,
nous a permis de comprendre combien sa
condition insulaire a permis à l’archipel de
préserver les vestiges de son passé quand les
jésuites ont colonisé la région en y construi-
440
441
cendues des glaciers andins au fil de la rivière
Baker. Un village insolite de quelque 500 habitants
perché sur des échasses avec un réseau
de près de 8 km de pontons, passerelles, escaliers
et ruelles suspendues longées par des
maisonnettes toutes en bois également qui se
hissent sur les déclivités noyées de fuchsias
roses qui font le délice des colibris. Partout
Le village sur pilotis de Castro sur
l’île de Chiloé, avant d’atteindre
la Patagonie
sant de nombreuses églises en bois qui ont
toutes l’allure d’un bateau retourné surmonté
d’un clocher face à la mer pour servir de
phare. Chaque village aligne des maisons en
bois rustiques et bigarrées, Castro offre un
centre plus animé autour d’un joli parc verdoyant
et ombragé et face à une belle église
jaune et violette. Plus traditionnelles, des maisons
de pêcheurs sur pilotis s’étirent le long
de l’estuaire de la rivière Gamboa où vivent
de nombreux cygnes à col noir, à l’affut des
restes de poissons déversés dans l’eau.
Seconde escale le lendemain au cœur de la
caleta de Tortel, au fond d’un estuaire au bleu
laiteux, le dernier village que la route australe,
une piste caillouteuse, permet d’atteindre au
Chili. Cette singulière teinte d’opaline serait
le résultat de la rencontre des eaux salées du
large avec celles chargées de minéraux des-
des avis indiquent la direction à prendre vers
les hauteurs en cas de « tsunami » causé par
un vêlage d’un iceberg imposant. Ici on vit
de la pêche mais aussi du bois, notamment
des cyprès de Guaitecas qui attendent sur le
ponton d’être livrées. Espèce endémique et
réputée imputrescible, il est essentiel pour
toute nouvelle construction sur pilotis.
La Patagonie et son dédale d’îlots.
La Patagonie est une région immense qui englobe
le sud de l’Argentine et le sud du Chili.
442
443
Le côté argentin est nettement plus vaste et
plus facile à traverser, avec des paysages variés
entre des fjords andins, des lacs de montagne
et les plaines désolées de la fameuse
pampa. Par contre la Patagonie chilienne est
une bande de terre longue, étroite,
essentiellement montagneuse qui
porte le nom de Magallanes du nom
de l’explorateur et navigateur portugais
passé au service de la couronne
d’Espagne qui est le premier
à reconnaître ces côtes en 1520.
Une chose est sûre, le paysage austère que
nous traverserons en empruntant une partie
du détroit de Magellan puis ensuite le canal
Beagle qui nous mènera à Ushuaïa, port de
débarquement, n’a pas changé depuis des
siècles. Sans aucun doute est-ce une des dernières
étendues vierges du globe qui s’étire
sur près de 2000 km, morcelée en un puzzle
d’îles et de chenaux parfois bordés par des
forêts primaires infranchissables d’hêtres
aux branches tortueuses courbées par les
vents. Ici les Andes chutent abruptement
dans l’Océan, laissant des sommets immergés
creusés par des fjords qui débouchent sur
des glaciers suspendus qui craquent avant de
déverser des morceaux de glace.
Chaque jour nous partirons à la rencontre des
glaciers. Le Pio XI ou Brüggen est le plus
vaste de l’hémisphère sud si on exclut l’Antarctique
avec une longueur de 64 km. C’est
en zodiac que l’on s’approchera du géant de
glace colossal en écartant des centaines de
glaçons que le soleil fait miroiter. Un faceà-face
qui nous laisse tous silencieux, ébahis
par la puissance de la nature.
Le lendemain, nous découvrirons à pied le
glacier Amalia après un débarquement au
ras de l’eau sur une plage de galets hérissée
des icebergs qui s’y sont échoués après
avoir été vêlés par le glacier. Des traces de
pas imprimées dans le sable qui évoquent un
ongulé seront suivies par certains passagers
qui surprendront ainsi un huemul, le dernier
petit cervidé trapu aux bois courts qui habitent
ces lieux.
Un autre jour nous débarquerons en zodiac
pour une promenade, les bottes dans l’eau,
autour d’un lagon formé par la fonte du glacier
Aguila, un immense bloc de glace au
cœur de la cordillère de Darwin, dans un
éblouissant décor de montagnes enneigées
survolées par des condors.
Dernier glacier que nous approcherons en
zodiac, le Garibaldi au fond d’un fjord du
même nom, une immense paroi glacée aux
nuances de saphir et de bleu canard caracté-
444
Magie bleue du colossal glacier Pio XI.
risé par une moraine médiane qui montre que
ce glacier est né de la jonction de deux flux
de glace distincts.
Le fjord élève ici de hautes parois sillonnées
par des cascades d’eaux vives et la flore
trouve le moyen de prospérer dans cet envi-
445
ronnement rocailleux qui accueille des colonies
de cormorans et même un harem de lions
de mer autour d’un mâle puissant nullement
impressionné par notre passage silencieux en
bordure de la falaise.
Une croisière francophone.
Philippe Videau assume totalement ce choix
qui assure à tous les passagers (français,
belges, luxembourgeois et suisses) de pouvoir
à la fois s’exprimer dans sa langue et
entendre toutes les conférences essentielles
à l’appréhension de l’environnement qu’on
aborde. La même passion semble animer tous
les passagers de ce voyage, la découverte de
ces paysages lointains qui sont parmi les dernières
étendues vierges du globe et très vite
les liens se créent, on partage nos émotions,
ou tout simplement un apéritif.
En dehors des sorties quotidiennes, nous
partageons nos journées entre le salon d’observation
à l’avant du bateau et les ponts
panoramiques d’autant qu’il est possible de
faire le tour intégral du pont 6 pour un total
de 202 mètres, idéal pour se dégourdir les
jambes tout en s’immergeant dans le paysage,
sans oublier bien sûr le restaurant qui
offre des menus d’exception entre cuisine
française et spécialités locales alimentées par
les saumons et fruits de mer.
Un incontournable rendez-vous gourmand
tout en gardant un œil sur les berges des canaux
empruntés. Les journées sont longues
ici dans l’été austral et plus on descend vers
le grand sud plus le coucher de soleil tombe
tard, bien après 22h, de quoi nous garder les
yeux rivés sur cette nature vierge, puissante
et sauvage, et même si on admire Magellan,
Darwin ou Cook qui ont affronté le même
environnement, on se sent terriblement chanceux
de naviguer sur leurs traces dans un bateau
qui offre autant de confort et de sécurité.
L’Exploris One, un bateau élégant.
Construit en 1989, rénové en 2018 et en 2023,
l’Exploris One, à ce jour le seul navire de la
nouvelle compagnie, est doté d’une coque
renforcée (homologuée classe Glace 1A)
idéale pour explorer les contrées glaciaires et
avec sa petite taille (108m sur 16m), il peut
se faufiler là où n’iront pas les gros navires.
Sa flottille d’une dizaine de zodiacs permet
de débarquer rapidement les passagers et de
les conduire au plus près des sites toujours
sous la houlette d’un guide. Les adeptes de
kayak ont pu pagayer au milieu des blocs de
glace flottante qui s’agglomèrent devant le
glacier dont ils se sont détachés. Magie de
ces concrétions de glace bleutée qui prennent
parfois la forme de tuyaux d’orgue.
448
Chaque croisière offre son dépaysement et
cette formule d’hôtel flottant où tout est inclus
a tout pour séduire surtout dans cette région
caractérisée par un foisonnement d’îlots, aucun
moyen de transport ne peut rivaliser avec
le bateau, véritable cordon ombilical au travers
du Grand Sud chilien.
Jusqu’à la mi-mars, Exploris One continuera
à voguer entre la péninsule antarctique et les
îles Malouines avant de traverser l’Atlantique
vers le Sénégal, les Bijagos, le Cap Vert et les
Açores. En été il remontera vers les îles britanniques
avant d’aborder le grand Nord avec
le Spitzberg, l’Islande, Le Groenland et l’Arctique
canadien jusqu’au Saint-Laurent.
Pour en savoir plus :
449
450
EGYPTE
Une
CROISIÈRE
sur
LENIL
PLUME
Christiane Goor
CAPTURE D’IMAGES
Charles Mahaux
OU COMMENT
REMONTER LE TEMPS
Sous la houlette de CroisiEurope
cette escapade d’une semaine baignée
de soleil nous a permis de communier
avec les héros de notre enfance,
les pharaons et leurs dieux.
451
452
Le terrible conflit israélo-palestinien
a quelque peu refroidi les voyageurs qui
rêvent de visiter l’Egypte mais la formule
d’une croisière sur le Nil au départ de Louxor,
le plus grand musée d’Egypte
à ciel ouvert, jusque Assouan,
à quelque 250 km au sud, s’est avéré
très paisible, loin du bruit de la guerre.
On a choisi d’éviter la capitale
où pourraient surgir inopinément
des manifestations, comme c’est le cas
dans de nombreuses capitales.
Pari gagné !
A l’origine dotée
de 2 obélisques, le pylone du temple
de Louxor donne
le ton du site: grandiose.
453
Petit rappel historique.
Dans l’histoire de l’Egypte, 30 dynasties de pharaons se sont
succédées de 3100 jusque 332 av. J-C. Durant l’Ancien Empire
qui s’est achevé en 2155 av. J-C, les deux royaumes de Haute-
Egypte et de Basse-Egypte sont unifiés en un vaste empire.
Les 3 grandes pyramides de Giseh et le fameux sphinx ont été
construits alors, non loin de Memphis, première capitale de
l’Egypte antique, à l’embouchure du Nil.
Le Moyen Empire de la XIIIème à la XVIIème dynastie court
jusqu’en 1650 av. J-C et cette période marque le début de
Thèbes, alias Louxor, comme capitale de l’Egypte. La monarchie
pharaonique retrouve sa puissance, patronnée par
le dieu d’Etat, Amon-Rê. Le Nouvel Empire englobe les dynasties
XVIII à XX jusqu’en 1080 av. J-C et c’est l’âge d’or de
l’empire pharaonique avec des noms aussi connus que les
Aménophis, les Thoutmôsis, Akhénaton, Hatshepsout, Toutankhamon,
Seti ou les Ramsès.
Les dernières dynasties ont connu l’invasion des Perses vers
525 av. J-C puis celle d’Alexandre le Grand en 333 av. J-C
et c’est alors l’éclosion de la période gréco-romaine avec la
454
D’emblée dans le temple de Louxor on se sent
embrassé par l’Histoire.
dynastie des Ptolémées du nom du général macédonien à qui
Alexandre confia le pouvoir.
15 Ptolémées se succèderont sur le
trône d’Egypte entre 303 et 30 av. J-C.
Ptolémée XIII épousa la belle Cléopâtre qui épousa ensuite
son propre frère Ptolémée XIV. La dynastie s’est éteinte avec
la mort de Césarion, le fruit des amours de Cléopâtre et de
César, qu’Octave fit assassiner. L’Egypte était désormais une
province romaine.
Tout commence à Louxor,
anciennement Thèbes.
Ce sont les princes thébains qui vont rétablir le royaume
d’Egypte parti en déliquescence suite entre autres aux ambitions
des chefs des provinces qui tendaient à s’éloigner du pouvoir
central de Memphis. Le choix de Thèbes comme centre
incontestable du gouvernement d’Egypte va encourager le
développement de l’Empire. C’est aussi ici, dans « la ville aux
cent portes » chantée par Homère, que trônait Amon, le roi des
dieux et que les pharaons vont bâtir leurs palais et trouver après
la mort leur repos éternel.
455
La plupart
des imposantes
statues du temple
de Karnak ont
été installées
par Ramsès II.
456
457
Témoin du niveau atteint par l’ensablement du site,
la mosquée encastrée dans le monument se trouve
aujourd’hui à 5 mètres du sol.
Aujourd’hui l’ancienne capitale est la porte d’entrée pour découvrir
les joyaux de la civilisation pharaonique. 3000 ans
d’histoire déchiffrée dans les pages de nos encyclopédies d’enfants
ou dans les romans historiques de Christian Jacq dont les
intrigues se situent en Egypte ancienne se changent soudainement
en pierre blonde : statues géantes, forêts de colonnes monumentales,
obélisques creusés de hiéroglyphes, etc…. Et on
reste muet, ébloui par tant de splendeurs, impressionné par la
virtuosité architecturale qui a permis d’élever des temples monumentaux
devant lesquels on se sent bien petit. Hérissée des
hautes tours effilées de ses minarets, la ville de Louxor située
sur la rive droite du Nil se découvre dans toute sa longueur
depuis le pont-soleil de notre bateau amarré sur la rive gauche.
Une ville bouillonnante, bruyante, vivante.
Son temple qui dresse sa silhouette sur les berges du Nil fait
corps avec la ville. Il était en fait une dépendance du temple
de Karnak auquel il était relié par une allée rectiligne de près
de 3km, bordée de plus de 700 sphinx à corps de lion.
Chaque année au cours d’une fête qui célébrait la nouvelle
crue du Nil, le dieu créateur Amon quittait Karnak
accompagné de son épouse Mout dans une procession solennelle
qui se rendait au temple de Louxor. Les statues en
or posées sur des barques sacrées étaient accompagnées du
pharaon tenu de prendre part aux festivités en tant que fils
du dieu Amon-Rê.
458
La hauteur des colonnes qui bordent
le passage vers le sanctuaire du temple de Louxor
évoque un palais de géants.
La structure du temple est semblable à celle qui préside à la
construction des autres temples. Un premier pylone formé de
deux tours monumentales à base rectangulaire reliées par un
linteau offre une porte d’entrée devant laquelle se dresse, esseulé,
un obélisque en granite rose, le frère jumeau de celui qui
s’élève à Paris, place de la Concorde.
L’entrée donne accès à une première cour où on découvre,
encastrée dans les ruines, une ancienne petite mosquée
construite au 3ème siècle de notre ère. Son entrée inaccessible
à 5 m de haut rappelle que jadis le site de Luxor a été
enseveli sous le sable. Ramsès II a imprimé sa marque sur
le site en y ajoutant une série de statues imposantes, autant
de colosses debout ou assis, certains à son effigie. Le plan
de l’édifice est classique, comprenant parvis, pylones, cours
à portiques, salles hypostyles et sanctuaire, entre parties ouvertes
et fermées. Un temple agréable à visiter sous le soleil
d’autant que la pierre calcaire semble s’être dorée au contact
du sable dont il a fallu l’extraire.
Le temple de Karnak dédié à Amon-Rê est plus majestueux.
Véritable dédale de pierres aux proportions colossales, il est le
plus grandiose de tous les temples d’Egypte. Il faut dire que
depuis la fin du 3ème millénaire avant notre ère et pendant
près de 20 siècles, chaque pharaon va y élever des monuments,
multipliant les pylones et les cours, cherchant à bâtir toujours
459
La barque céleste qui emportait la statue
du dieu Amon et le pharaon a été installée
sur l’allée des sphinx à Louxor.
plus grand, plus beau pour que l’offrande au dieu garantisse ses
bienfaits. Les scènes qui recouvrent les fûts des 134 colonnes
de la salle hypostyle et les parois des murs racontent les honneurs
divins rendus à Amon-Rê par les pharaons. Lorsque
les Arabes envahissent l’Egypte au 7ème siècle, ils nomment
le lieu Karnak croyant y voir un village fortifié, un nom qui
perdure jusqu’à nos jours.
La Vallée des Rois.
Si le culte des souverains est célébré dans les temples situés
en bordure du Nil, les tombes royales sont creusées
à même la pierre dans une vallée sèche désormais connue
sous le nom de Vallée des Rois, située sur la rive gauche du
Nil, juste en face de l’ancienne cité de Thèbes. Alors que
leurs prédécesseurs de l’Ancien Empire avaient construit
La haute
(11m) statue
de granit
rose de
Ramsès II
La grande
cour du temple
d’Horus à Edfou
est entourée
par d’immenses
colonnes gravées
de hiéroglyphes
460
La mythique allée
des sphinx entre Louxor
et Karnak a été
partiellement restaurée.
des pyramides pour s’assurer la vie éternelle, les pharaons
ont préféré se protéger des pillards en cachant leurs sépultures
dans la montagne dont on repère un pic élancé qui lui
donne une forme grossièrement pyramidale.
La plupart des tombes ont pourtant été pillées des richesses
qu’elles contenaient, entraînant des procès relatés dans des
papyrus remontant à 1100 av. J-C. Aujourd’hui 63 ont été
recensées dont 25 sont des sépultures royales. Celle de Toutankhamon
qui porte le numéro 62 a été découverte en 1922,
il y a un siècle à peine. Toutes ne sont pas accessibles au public,
les autorités procèdent par roulement n’hésitant pas à
fermer celles qui ne peuvent plus supporter le passage des
touristes qui augmentent le degré d’humidité dans les tombes,
Le pylone du temple de Horus à Edfou
est haut de 32m et deux faucons géants
symboles du dieu gardent l’entrée du temple.
461
Le scarabée accompagne la barque du pharaon
vers la renaissance dans la tombe de Séti 1 er
dans la Vallée des Rois.
accélérant la décoloration des pigments et la prolifération
des champignons.
Nous avons eu la chance de visiter celle de Seti Ier, père de
Ramsès II, d’une richesse exceptionnelle, la plus grande de
la Vallée des Rois, celle de Ramsès 4 remarquable pour la
finesse de l’exécution de ses décors et celle de Toutankhamon
où repose encore sa momie.
Quand on sait que la tombe de cet enfant roi mort à 18
ans, compte à peine 4 salles mais a permis de récolter 5398
pièces répertoriées par l’égyptologue Howard Carter, on
s’interroge sur la richesse des trésors aujourd’hui disparus
qui ont accompagné d’autres pharaons dont le règne a été
plus long et plus fameux.
Le plan des tombes royales est souvent le même, une porte
d’entrée qui ouvre sur des escaliers, des corridors qui
mènent à des vestibules avant d’arriver à la chambre funéraire.
Les décors gravés et peints sur les parois racontent
des scènes mythologiques censées assurer le passage et la
survie du défunt dans l’au-delà.
On y retrouve souvent la barque royale accompagnée du
scarabée, symbole de la renaissance. De nombreux hiéroglyphes
tirés du Livre des Morts donnent des formules
destinées à faciliter la vie dans l’au-delà. Ici le visiteur mesure
qu’il est au centre de l’univers, à la frontière entre le
monde des vivants et celui des morts.
Nous ne visiterons pas la Vallée des Reines ni celle des
Nobles, le temps nous manque mais nous découvrirons le
temple mortuaire de Hatchepsout, la seule reine-pharaon
autoproclamée.
En effet devenue régente après la mort de son époux et
demi-frère Thoutmôsis II, elle devait préparer le fils qu’il
avait eu avec une concubine, un nourrisson trop jeune
pour prendre le trône.
Toutefois elle prit goût au pouvoir qu’elle conserva pendant
22 ans et n’hésita pas à arborer les attributs royaux
des pharaons comme la barbe postiche. Son règne soutenu
par le clergé d’Amon est généralement considéré comme
462
un des plus prospères de l’Egypte. Thoutmôsis III, le
nourrisson devenu pharaon à sa mort, mena campagne
pour détruire son héritage, cassant ses statues et martelant
ses représentations. Son temple mortuaire qu’elle a
fait édifier en calcaire et non pas en grès comme la plupart
des autres temples s’intègre à la falaise dorée contre
laquelle il s’adosse et son architecture qui consiste en
3 terrasses en gradins reliées par une double rampe
étonne par sa modernité.
Au fil du Nil,
une autoroute fluviale.
Notre bateau de croisière, le Da Vinci affrété par CroisiEurope
pour naviguer entre Louxor et Assouan a tout
pour séduire avec sa dimension humaine puisqu’il ne
dispose que de 54 cabines disposées sur trois ponts offrant
toutes les commodités que l’on peut en attendre.
Les larges baies vitrées du salon-bar permettent d’admirer
les paysages traversés avec le confort d’une cli-
463
464
matisation adaptée. Toutefois la plupart des passagers se
retrouvent sur le pont-soleil équipé de confortables transats,
d’une piscine et d’un bar. Lieu idéal pour se détendre
en observant la vie qui s’égrène sur les berges et sur l’eau.
Nous ne sommes pas les seuls à naviguer, loin de là, l’occasion
de découvrir que notre paquebot avec son 1,80 m
de tirant d’eau a de nombreux cousins qui descendent ou
remontent le Nil, sans oublier de se saluer à coups de sirènes.
Le fleuve devient le théâtre d’un ballet incessant et
distrayant. Les dahabiehs, jadis bateaux privés des princes
et des pachas, attirent le regard avec leur forme effilée. Bien
qu’ils soient plus longs, ils ont des airs de felouque avec
leurs deux voiles latines, une large à l’avant et une plus petite
à l’arrière. Leur faible tirant d’eau, à peine 60 cm, leur
permet d’accoster plus aisément au bord des berges.
Toutefois, l’absence de vent en cette saison les oblige à enrouler
leurs voiles autour des mâts pour être tractés par
un petit remorqueur. On croise encore des felouques bien
sûr mais aussi des esquifs de pêcheurs qui se convertissent
parfois en marchands de souvenirs en s’accrochant à notre
bateau et en haranguant les passagers qui s’appuient sur
la rambarde du pont soleil. Négociation à gorge déployée
pour une nappe ou une serviette de plage. C’est à l’écluse
de Esna quand les bateaux sont obligés d’attendre leur tour
qu’ils se font le plus pressants.
Le chant du muezzin nous réveille à Edfou, un petit bourg
bruyant où la rue principale se mue en une chenille de
calèches chargées de touristes qui se rendent au temple dédié
à Horus, dieu à tête de faucon, construit de 237 à 57
av. J-C, un des mieux conservés d’Egypte et l’archétype du
temple pharaonique avec sa succession inévitable des 4 espaces,
depuis le pylone qui ouvre sur la grande cour suivie
465
466
Temple de Philae
de la salle aux colonnes et
enfin le sanctuaire, le lieu le
plus obscur et le plus sacré
accessible uniquement au
pharaon et au grand prêtre.
L’après-midi s’étire paresseuse
à observer cette étroite et
luxuriante bande de terre
qui longe le cours du fleuve.
Jadis la vie des Egyptiens était
soumise au rythme imposé
par le Nil dont la crue
jamais dévastatrice apportait
l’eau nourricière mais aussi
le limon qui fertilisait les
champs. Un vaste réseau
d’irrigation sera également
mis en place et aujourd’hui
le bourdonnement des
moteurs qui envoient l’eau
vers les canaux accompagne
notre voyage tout comme le
sifflement rauque des trains
qui remontent vers Assouan.
Des plantations de bananiers
succèdent aux champs de
canne à sucre, des manguiers
offrent de l’ombre bienfaisante
au berger qui somnole
sous sa hutte de paille tandis
que ses buffles s’ébrouent dans
l’eau. Au-delà de cette bande
verte, il ne reste plus que sable
et cailloux et les collines de
grès de Gebel Sisileh laissent
entrevoir des fronts de taille
en escaliers où jadis travaillaient
des milliers d’ouvriers
à l’extraction des pierres qui
servirent à édifier les temples
de Thèbes, Edfou et Kom
Ombo. Les vestiges de cet
étrange double temple dédié
à Sobek et à Haroeris dressé
face au fleuve se laissent
embrasser d’un seul regard, il
permettait le culte du dieu de
la fertilité à tête de crocodile
et du dieu bienfaisant à
tête d’épervier. Kom Ombo,
c’est aussi la frontière entre
l’Egypte arabe et l’Egypte
africaine. Les champs verdoyants
laissent la place au
sable, le désert se referme sur
les eaux du Nil où émergent
quantité d’îlots et de récifs, le
rythme se fait plus lent et on
aborde Assouan, la dernière
cité importante avant l’immense
lac Nasser, une
Bal des felouques à Assouan
467
468
des plus grandes retenues
d’eau artificielles au monde
née lors de la création du
Haut-Barrage.
Aux portes d’Assouan et de
l’antique Nubie. Assouan
est le point de départ incontournable
pour explorer
Abu Simbel, le joyau
de Ramsès II, à qui on doit
la notion de « Patrimoine
mondial de l’humanité »
née en 1972 avec l’entreprise
pharaonique orchestrée
par l’Unesco pour
déplacer pierres, statues
et stèles menacées d’être
englouties par les eaux du
lac Nasser, créé à l’issue
de la construction du haut
barrage d’Assouan.
Depuis, des centaines de
monuments ont été sauvés
de par le monde !
Nous choisirons de ne pas
nous rendre à Abu Simbel
qui a pourtant ébloui tous
ceux qui, chargés de leur
oreiller, ont pris le car durant
3h pour s’y rendre.
Nous avons préféré la
seconde option, à la
découverte des îles qui
émergent des eaux du Nil.
L’île Kitchener devenue le
jardin botanique de la ville
pour le grand bonheur
des oiseaux qui s’y cachent
est une oasis de fraîcheur
entre de hauts arbres et de
nombreuses essences tropicales
avec une vue
Les colosses de Memnon
Temple de Hatchepsout
panoramique sur le mausolée de l’Agha Khan, solitaire et
dépouillé qui domine le fleuve. L’île Eléphantine noyée de
verdure où un ponton permet d’aborder à la découverte
d’un espace privatisé par le bateau nous offrira dans le
confort de coussins et de tapis posés sur le sable un teatime
face à un coucher de soleil flamboyant.
Il faut dire que sur cette berge qui fait face à la ville, les
dunes de sable blond tombent littéralement dans le fleuve
à tel point que des petits bateaux à moteur y débarquent
des passagers trop heureux de fouler le sable, les pieds
dans les eaux du fleuve. Des dromadaires prêts à promener
le touriste sont regroupés au pied de rares arbres. On est
en pays nubien et un chapelet de petits villages colorés se
succèdent sur la rive.
Jadis les Nubiens appartenaient à des royaumes déchirés
entre le Soudan et l’Egypte. Déracinés avec la construction
successive des deux barrages, ils ont été transplantés
dans des sites devenus des villages qui se laissent visiter.
Une Dahabieh remorquée
469
Les maisons chaulées, en argile crue ou cuite, aux murs
peints en bleu, rose ou jaune, nous ouvrent d’autres horizons.
Certaines accueillent l’étranger autour d’un verre de
thé, l’occasion de lire sur les murs l’histoire de la famille ou
du moins la représentation des moments clés de leur vie,
un mariage ou un pèlerinage à La Mecque. Une plongée
dans un autre monde.
On a terminé ce voyage avec la « perle de l’Egypte », le fabuleux
temple de Philae dédié à la déesse Isis, construit au
3ème siècle av. J-C. Lui aussi fut sauvé des eaux par l’Unesco
et reconstruit sur l’île proche d’Agilkia. L’élégant kiosque
de Trajan avec ses 14 colonnes aux chapiteaux surmontés
de feuillages de pierre se laisse découvrir depuis le fleuve.
Jadis il servait de reposoir pour la barque d’Isis quand elle
quittait son temple.
Retour vers Assouan en laissant errer le regard sur le ballet
des felouques dont les voiles blanches enflées par la
brise du soir semblent portées par les prières lointaines
des muezzins.
Pour configure votre voyage,
cliquez sur ce bouton ici : ->
Couloir d’entrée du tombeau de Ramsès IV
dans la Vallée des Rois
470
Infos pratiques :
Nous avons confié notre voyage à CroisiEurope sans aucun
doute le numéro 1 des croisières fluviales.
En Egypte la société affrète un bateau 5 ancres à dimension
humaine, le RS Da Vinci mesurant 72 mètres de long
et 13,60 mètres de large.
CroisiEurope offre ses plus incontournables comme les
boissons incluses aux repas, un système audiophone aux
excursions, la présence d’un accompagnateur ou directeur
de croisière à bord et l’assurance assistance/rapatriement
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la croisière et les qualités de son accompagnement ont
contribué pour beaucoup à notre émerveillement.
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voyages individualisés ahmos6501@yahoo.com
Nous avons pu visiter la timonerie et rencontrer le commandant
et son assistant, une visite réalisée sous la houlette
du responsable de la réception.
Quand le Nil embrasse le désert
471
Visite insolite car les outils de navigation se limitent à peu de choses
ici, ni GPS, ni radar. Tout est confié à l’expérience conjuguée de
ces deux hommes sexagénaires qui vivent sur le Nil depuis leur enfance,
entre felouques, petits bateaux à moteur puis ferry ou enfin
la commande de bateaux du même type que le nôtre.
Un marin est également à leur service pour allumer les torches à la
nuit tombée ou vérifier le cas échéant la profondeur de l’eau avec
un bâton gradué. Les deux hommes vivent jour et nuit dans l’espace
étroit de la timonerie qui abrite un lit et un divan ainsi qu’une
mini-cuisine où ils réalisent eux-mêmes leurs repas.
A les entendre, ils connaissent par cœur les bancs de sable, les rochers
qui affleurent le courant, le chemin qu’il faut emprunter entre
les îlots. Ils vivent là en djellabas, assis devant la barre sur un siège
assez large pour qu’ils puissent y adopter la position traditionnelle
du lotus. Ils ne quittent pas le fleuve du regard et nous les abandonnons
impressionnés et pourtant rassurés par la force tranquille
de leur expérience.
472
Ambiance d’un village nubien
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MOBY est la première compagnie maritime en Italie pour le transport de voitures et de passagers vers les plus belles îles de la Méditerranée
(Sardaigne, Corse et l'île d'Elbe). Grâce à son partenariat avec St. Peter Line, la compagnie est également devenue l'ambassadrice du
«Made in Italy» en mer Baltique, où elle propose une croisière entre Saint-Pétersbourg, Helsinki, Stockholm et Tallinn.
Avec à l’heure actuelle sa cinquième
génération d'armateurs,
MOBY possède une flotte
de 20 navires qui effectueront
plus de 13.000 départs en 2018.
The Family Company
Premier au monde à décorer les
flancs de ses navires avec les légendaires
Looney Tunes de Warner
Bros., c’est par excellence la
compagnie pour les familles. À
bord de ses navires, la récréation,
le soin accordé à l'environnement,
la qualité du service et l'excellente
offre gastronomique représentent
la première émotion
authentique des vacances. Ses
ferries rapides sont parmi les
meilleurs en termes de qualité:
au cours des trois dernières années
(2016, 2017 et 2018), MOBY
476 86
Perfect Holidays!
a reçu le Label de qualité de la
prestigieuse Green Star et a été
élu par les passagers «meilleure
compagnie de ferries» dans le
cadre de l’Italia Travel Awards
2017. Label, 1e place consécutive
pour la 4e année de suite !
Un certificat qui est devenu
une garantie de qualité pour les
consommateurs et une garantie
de succès pour les entreprises
en Italie. La plus grande
attention pour les passagers,
une haute qualité de service
ainsi que des navires efficaces
et confortables.
Le 2 janvier 2012, MOBY a acquis
Toremar, Compagnia Regionale
Toscana et, en juillet 2015, 100
% de Tirrenia. Grâce aux synergies
entre les trois compagnies,
MOBY est la première compagnie
maritime italienne pour les
routes méditerranéennes.
477 87
est la solution idéale pour
voyager dans le confort de votre
camping-car ou de votre
caravane.
CENTRE EUROPÉEN
DE RÉSERVATION
MOBY – TOREMAR – TIRRENIA
SERVICES ON BOARD:
Avec MOBY, Tirrenia et Toremar,
vous êtes en vacances dès
le départ ! Les navires ont tout
ce qu'il faut pour que vous
soyez entièrement à votre aise
et pour vous garantir une expérience
de voyage unique, dans
la détente absolue.
MOBY Lines Europe GmbH
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Les nombreux services à bord
ont été conçus tout spécialement
pour vous et sont à même
de répondre à tous vos besoins.
Détendez-vous dans les cabines
confortables, pour arriver à destination
frais et reposé, ou allez
voir un film dans l’un des cinémas
que vous trouvez à bord.
Installez-vous dans l’un des
élégants restaurants et savourez
les meilleures recettes de
la cuisine méditerranéenne, savamment
cuisinées par nos
chefs sur place; choisissez le
self-service pour un repas rapide,
mais tout aussi exquis, ou
goûtez la pizza napolitaine
classique de nos pizzerias.
Si vous avez envie de vous distraire,
vous pouvez prendre un
apéritif aux notes d'une musique
de qualité, faire des
achats dans les boutiques ou
vous amuser dans la salle de
jeux. À bord de la flotte Onorato
Armatori, vous n'avez que
l'embarras du choix !
Quant aux plus petits, ils pourront
voyager en s'amusant, entre
un plongeon dans la piscine
et un saut dans l'espace de jeux
qui leur est réservé.
En cas de besoin, vous pouvez
à tout moment vous adresser à
la réception du bord, qui est
ouverte 24 heures sur 24.
Dormir:
Avec MOBY, vous voyagez en
toute détente et vous arrivez à
destination de la manière la
plus confortable pour vous.
Vous avez le choix parmi différentes
catégories d'installations,
en fonction du type de
traversée et de sa durée.
Manger
À bord, vous profiterez d'une
grande gamme de services de
restauration qui se distinguent
par leur qualité et leur variété.
Enfants et famille
Vous trouverez des espaces de
jeux avec des balles et des tunnels,
des jeux vidéo, des cinémas
qui passent les meilleurs
films et une piscine fantastique.
Wi-Fi
À bord des ferries MOBY et Tirrenia
à destination de la Sardaigne,
de la Corse et de la Sicile,
vous pouvez utiliser le
service Wi-Fi payant et rester
en ligne aussi longtemps que
vous le souhaitez.
Camping à bord
La formule «Camping à bord»
Roads offered by
Onorato Armatori
MOBY
TIRRENIA
TOREMAR
Sardaigne
Gênes - Olbia
Gênes - Porto Torres
Gênes - Arbatax
Livourne - Olbia
Piombino - Olbia
Civitavecchia - Olbia
Civitavecchia - Arbatax
Civitavecchia - Cagliari
Naples - Cagliari
Palerme - Cagliari
Bonifacio - S. T. di Gallura
Corse
Livourne - Bastia
Nice - Bastia
Gênes - Bastia
S. T. di Gallura - Bonifacio
Sicile
Cagliari - Palerme
Naples - Palerme
îles Tremiti
Termoli - Tremiti
île d'Elbe
Piombino - Portoferraio
Piombino - Cavo
Piombino - Rio Marina
Les croisières
Mini-croisière spéciale
Croisière en Europe du Nord
478 88
LA NORVÈGE
DES
F J O R D S
En voiture, la Norvège impose un rythme de voyage inévitablement scandé par des traversées en ferry et le passage de redoutables
cols au terme de routes en lacets étroits.
Rien de tel dès lors que la croisière qui permet, le temps d’une nuit, de passer d’un fjord à l’autre en ouvrant des perspectives
vertigineuses sur des falaises perçues en contre-plongée au ras des flots.
479 89
Sait-on que si la crête de la falaise
culmine à plus de mille
mètres au-dessus du niveau de
la mer, l’abysse plonge par plus
de mille mètres de fond ?
Pas étonnant que les Norvégiens
continuent de voir derrière
la puissance de la nature
des forces surnaturelles symbolisées
par les trolls, des gnomes
poilus et hirsutes, à face humaine
mais avec une queue terminée
par un plumet touffu.
Le Hardangenfjord.
Avec ses 180 kilomètres, il
ouvre une longue brèche au
cœur de massifs qui plongent
dans le fjord. Vers la mer, ses
berges dessinent un paysage
peigné par des rangées de fruitiers
qui encadrent des villages
pimpants qui contraste avec
les sommets balayés par les
vents, royaume des derniers
troupeaux de rennes sauvages.
A son terme, le Hardangenfjord
se subdivise en 5 fjords plus
étroits. Eidfjord est notre escale,
480 90
le point de départ de nombreuses
randonnées, que ce soit
vers les pistes balisées qui sillonnent
le plateau ou dans le décor
bucolique des fermes d’alpage
perchées sur des contreforts
montagneux d’où la vue sur le
fjord est tout aussi idyllique.
Notre bateau ancré tel un grand
oiseau blanc flottant sur des eaux
paisibles semble se fondre dans
la douce sérénité du décor.
Le Geirangerfjord,
au bout du Stortfjord.
Avec ses 110 kilomètres de long,
le Stortfjord a tout d’un lierre tortueux
dont les branches se multiplient.
L’une d’elles, la plus
célèbre, mérite son nom de «
perle des fjords », le Geirangerfjord.
Sur une vingtaine de kilomètres,
il étire ses eaux sombres dans
un défilé étroit, entre des parois
rocheuses qui culminent jusqu’à
1200 mètres d’altitude. De nombreuses
cascades grossies par la
fonte des neiges dégringolent des
falaises abruptes. Quelques
taches émeraude émaillent le rocher,
ce sont les jardinets qui autrefois
ceinturaient les
chaumières des éleveurs dont la
plupart sont abandonnées aujourd’hui
mais restaurées en lieux
de vacances.
Quand on parcourt la route des
Aigles qui grimpe sur 8 kilomètres
en multipliant les virages en épingles
à cheveux, on découvre la
courbe gracieuse entre deux
murs presque verticaux que dessine
le fjord à l’arrivée au village de
Geiranger. Plus loin, la route si-
481 91
nueuse s’enfonce entre des hameaux bucoliques
posés au bord de petits lacs miroitants
qui mènent à des fermes d’alpage où la traite
quotidienne permet de fabriquer un fromage
brun au goût de caramel.
Quelques cabanes rustiques servent de résidences
d’été. Il faut dire que le Norvégien
adore s’isoler le temps d’un week-end, au
cœur de la nature, dans un petit chalet en
bois, où la lumière des chandelles remplace
l’électricité, où le repas mijote dans
une marmite accrochée dans l’âtre, où
l’eau va se puiser dans le torrent proche.
Le bonheur dans son expression la plus
authentique !
Olden, la route des glaciers.
Le Nordfjord, un des plus beaux de Norvège,
s’étire sur une centaine de kilomètres
avant de déboucher au pied de deux
hameaux voisins, Olden et Loen, portes
d’accès à une vallée spectaculaire qui remonte
vers le glacier de Jostedal, le plus
grand d’Europe. Sa calotte de 486 km2 encapuchonne
le sommet du plateau et
étend ses cinq bras vers les vallées en
contrebas en se moulant en quelque 25
langues glaciaires dont certaines sont aisément
joignables.
Sur la route vers la langue du Briksdal, on
longe une vallée émaillée de maisonnettes
rouges et blanches, ceinturées de prés
parsemés d’œufs de Troll qui ne sont que
les grosses balles blanches enrubannées
des silos. La langue bleutée du Melkenvol
qui domine la rivière de Olden donne un
premier avant-goût de notre escapade
vers le glacier de Briksdal. La balade est un
peu rude et la difficulté de l’ascension
coupe le souffle des touristes qui se taisent
482 92
alors, subjugués par le spectacle du torrent
tumultueux qui dévale depuis le sommet
de la montagne. L’eau turquoise jette avec
fracas ses rouleaux ourlés d’écume
blanche sur les rochers.
Un petit lac s’est créé au pied de cette immense
langue de glace bleu émeraude qui
glisse dans une faille du rocher, prête à
tomber. Chacun puise ici une énergie et
une humilité qu’il n’imaginait pas dans
cette immense réserve de liberté brute
qu’offre la proximité du glacier.
Une croisière ferroviaire à Flåm.
Le Sognefjord est sans conteste le plus long
(203 km) et le plus profond (1308 m) des
fjords norvégiens, de quoi offrir un extraordinaire
défilé tout au long de la croisière
jusque Flåm. Cette jolie petite bourgade se
présente comme une station touristique
avec ses auberges traditionnelles, ses boutiques
de souvenirs et ses restaurants, tous
regroupés autour d’une gare.
Une ligne ferroviaire, le Flamsbana, a été
inaugurée en 1944 pour relier la ligne
Oslo-Bergen qui passe à quelque 866 m
d’altitude avec 55% de dénivelé. Il fallut 20
ans de travaux pour percer 20 tunnels, la
plupart creusés à la main, sur 20 kilomètres,
le tout pour la somme de 20 millions
de NOK. C’est pourquoi les Norvégiens la
surnomme affectueusement la « twenty
line » d’autant qu’elle a permis de désenclaver
le village isolé du reste du pays.
Il faut compter 50 minutes de voyage pour
parcourir les 20 km de ligne, une expérience
inoubliable car elle offre des perspectives
inattendues sur le fjord et sur les cascades,
elle parcourt des vallons émaillés de fermettes
et de prairies et côtoie quelques vertigineux
à-pics. Le retour se fait le plus souvent
en vélo ou à pied le long de l’ancienne
route des cheminots, la Rallarvegen, un sentier
caillouteux bien balisé qui commence par
une descente abrupte avec 21 virages serrés
avant de s’enfoncer dans un décor bucolique
de prairies fleuries au pied de parois rocheuses
lézardées par des cascades qui alimentent
une rivière.
Infos pratiques : Il porte bien son nom
ce yacht d’expédition affrété par Rivages
du Monde pour explorer les océans du
monde au fil d’itinéraires qui se
succèderont d’avril à novembre 2024 en
passant par les deux pôles ou presque.
Croisières culturelles et croisières
d’expédition sont au menu de ces séjours
dans un navire qui accueille au maximum
180 passagers (nous n’étions que 140)
avec quelques 125 membres d’équipage,
de quoi assurer un service 5 étoiles. Une
intimité qui permet la convivialité et le
partage des expériences tout en offrant le
confort de cabines toutes extérieures et
la plupart avec un balcon, un salon
d’observation à la proue du bateau avec
une vue à 180°, une piscine d’eau de mer
chauffée avec 2 bains à remous et au
dernier pont, le pont 8, une piste de
course ou de marche à pied de quelque
800 mètres, de quoi se dérouiller les
jambes durant les jours de navigation.
Sans oublier la qualité des repas servis à
table accompagnés de vins au choix, les
jeux mis à la disposition des passagers, les
conférences qui décodent les
destinations, les soirées jazzy au bar, etc
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à la fiscalité de votre véhicule. Image prise sur un site non accessible aux usagers de la route, avec l’autorisation des autorités compétentes.
Informations environnementales (A.R. 19/03/2004) : volkswagen.be
484
ESPAGNE
485
488
BILBAO
La rua del Correo
bordée de hautes
maisons étroites.
ESPAGNE
La Corogne
et Bilbao
deux pépites espagnoles
Plume : Christiane Goor - Capture d’Images : Charles Mahaux
L’Espagne du Nord également maritime
n’a pas la couleur bleue et blanche de l’Espagne
méditerranéenne tendue vers l’Afrique.
Plus discrète, elle étire une bande de terre verte
au pied des montagnes et attire surtout
les Espagnols du Centre et du Sud
qui viennent y chercher un peu de fraîcheur
durant les canicules estivales.
489
Au-delà du port de
plaisance le paseo
maritimo s’étire sur
12km autour de la
péninsule.
Un paradis écologique.
Méconnue, elle mérite pourtant d’être découverte d’autant qu’on y trouve de
vrais trésors architecturaux. Ainsi en est-il de La Coruña et de Bilbao, deux
villes qui marquent les extrémités occidentale et orientale de la côte Nord atlantique
de l’Espagne, à peine distantes de 550 km.
A découvrir également lors d’une croisière de Rivages du Monde.
490
La Corogne, la Cité de Cristal.
Sans doute une des plus belles
arrivées dans une escale de
croisière maritime. Il faut dire
que la ville s’étend sur une
presqu’île dont le bateau doit
faire le tour, l’occasion de
découvrir la Tour de Hercule
dressée sur un promontoire
sauvage face aux flots.
Ce phare bâti par les Romains
au 2ème siècle est même le
plus vieux phare au monde
encore en activité et à ce titre
classé au Patrimoine mondial
de l’Unesco depuis 2009.
Quand on pénètre ensuite
dans la rade de la ville juste
en face du port de plaisance
La Tour Hercule sert de phare et de repère
terrestre à l’entrée du port de La Corogne.
491
et de la superbe façade de la
Marina, on ne peut qu’admirer
ces pittoresques galeries
d’acier couvertes de vitres et
peintes en blanc auxquelles la
ville doit son surnom.
Bâtis dans la seconde moitié
du 19ème siècle à l’époque de
l’industrialisation de la ville,
ces immeubles modernistes
ont pris la place de l’ancien
port de pêche. Tout en protégeant
les habitations du vent
de la mer, ces galeries permettent
aussi de conserver la
chaleur l’hiver et de les rafraîchir
en été. Quand l’ancienne
ville fortifiée cède la place à la
bourgeoisie incarnée par les
riches coloniaux qui quittent
les colonies espagnoles au
moment de leur indépendance
pour s’installer dans le pays
de leurs ancêtres, ils sont bien
décidés à y faire souche là où
il sera possible de commercer
avec les pays d’Amérique.
La Corogne sur une presqu’île
qui s’avance dans l’océan et
bordée d’une large baie est
un lieu éminemment straté-
492
Les façades
le long
du paseo
maritime qui
longe le port
ont donné
à la ville
son surnom
de Cité de
Cristal.
gique, un carrefour commercial
qui n’attendait plus que
des entrepreneurs. Ils seront
nombreux à s’y poser et à faire
fortune. Audacieux ils introduiront
de nouveaux courants
artistiques venus de France
et de Catalogne, loin du classicisme
qui a inspiré le patrimoine
historique. Les formes
prennent vie, les parements
sont ornés de lignes courbes et
d’arabesques.
Cœur vibrant de la ville, la
place de María Pita bordées
sur trois côtés de magnifiques
arcades et fermée par un imposant
hôtel de ville fait la transition
entre la ville Art Nouveau
et le casco antiguo, la vieille
ville. Juchée sur une butte, elle
n’a pas modifié sa physionomie
pour autant mais elle est
devenue résidentielle et abrite
quelques collèges.
S’y promener c’est entrer dans
un monde feutré égayé par les
chants d’oiseaux qui nichent
dans les arbres qui ombragent
les places dominées par des
églises ou encore le jardin ro-
493
La longue
plage de
sable
urbaine
de Riazor.
Regard sur la
pièce de vie
de la maison
de Picasso
ouverte sur
un balcon
étroit.
494
mantique San Carlos. Les musées
ne manquent pas pour
les passionnés du genre mais
tous devraient être séduits
par la Casa Picasso où a vécu
la famille Picasso à la fin du
19ème siècle. Le jeune Pablo
avait 10 ans quand ses parents
ont déménagé à La Corogne
et se sont installés dans cet
appartement que l’on peut visiter
aujourd’hui.
C’est surtout l’occasion de
découvrir comment s’organise
une maison authentique
avec ses galeries en bois et ses
petites pièces. C’est à La Corogne
que Pablo expose ses
premières toiles dans un magasin
de meubles du quartier.
Il a 13 ans à peine et on connaît
la suite. Il dira de cette ville où
il ne vivra que 4 ans qu’elle
était « la ville où mes sens se
sont éveillés et ni le temps ni
la distance ne peuvent l’effacer
». Enfin l’un des principaux
attraits de la ville est
sa longue plage de Riazor,
située au cœur de la ville où
elle dessine un croissant niché
entre le paysage urbain et
les eaux bleues mouchetées
de quelques rochers, un vrai
bonheur pour les habitants
de La Corogne.
La place de
la modeste
cathédrale
Santiago
bordée de
maisons
garnies
de bowwindows.
La belle
façade du
Marché de la
Ribera.
Bilbao, savant mélange
entre avant-garde et tradition.
La plus grande ville du Pays
Basque se niche entre deux
montagnes au bord d’une rivière
qui s’écoule vers la mer
à une dizaine de kilomètres
de là. Le Casco Viejo, à savoir
le centre historique de
Bilbao s’est créé en 1300
autour de 7 rues étroites qui
forment un dédale piétonnier
animé, ponctuées de placettes
et bordées de hautes
Le théâtre
néo-baroque Arriega
est en fait un opéra.
495
496
maisons aux couleurs pastel
garnies de bow-windows et
de balcons en fer forgé. Elles
débouchent toutes sur la cathédrale
gothique de taille
modeste avec son unique
tour.
Dédiée à St-Jacques elle rappelle
que la ville est sur l’une
des voies qui mènent à St-
Jacques de Compostelle.
Les rues piétonnes aux façades
colorées sont bordées
de boutiques de petits créateurs
et de nombreux bars à
pintxos, ces tapas typiquement
basques servis sur du
pain et piqués d’un cure-dent.
Les noms des venelles et des
tavernes sont d’ailleurs incompréhensibles
pour nous
avec ces x, ces z et ces k qui
nous rappellent qu’on est en
Euskadi.
La gastronomie basque est
aussi à l’honneur dans les gastrobars
du marché de la Ribera
construit en 1929 avec une
belle touche Art déco variée
au bord de la ria de Bilbao.
Dans la seconde moitié du
19ème siècle, avec l’essor
L’atrium
des cultures
imaginé par
Philippe
Starck est
une vaste
place où 3
cubes de
brique sont
soutenus par
43 colonnes
torses toutes
différentes.
industriel lié à l’exploitation
de mines de fer, Bilbao traverse
la rivière pour mieux
s’étendre sur la rive gauche.
L’intéressant théâtre Arriaga
inspiré de l’opéra Garnier est
l’œuvre de l’architecte municipal
Joaquín Rucona et fut
inauguré en 1890. Il porte
son nom en hommage au musicien
de Bilbao,
Juan Crisóstomo Arriega
connu comme le « Mozart
espagnol » de par son talent
exceptionnel.
Il composa son premier opéra
à 13 ans mais fut emporté
par la tuberculose peu avant
ses 20 ans. Dans une ville
en pleine croissance, les
belles avenues rectilignes
se couvrent de palais, de
banques et de demeures Art
Nouveau. La place Moyúa en
est l’épicentre avec l’éclectique
palais Chávarri dessiné
par Paul Hankar, un des
maîtres bruxellois de l’Art
Nouveau, ou encore la Casa
Montero parfois appelée casa
Gaudí de style moderniste.
Toutefois dans les années
1980, la crise de l’acier voit
497
La tour
Iberdrola,
165 m
de haut,
41 étages,
avec 20.000
carrés
de peau
transparente
composée de
4.800 unités
d’un verre
exclusivement
conçu pour la
tour.
péricliter les activités sidérurgiques
et Bilbao est touchée
de plein fouet.
Toutefois, elle se lance le
pari de rebondir en assainissant
sa rivière, en nettoyant
ses façades couvertes d’une
poussière noire et en invitant
Frank Gehry à construire un
musée moderne au cœur de la
ville. La star de cette renaissance
est bien sûr le fameux
Guggenheim qui verra affluer
des touristes du monde
entier dès son inauguration
en 1997 et la prospérité est
au rendez-vous.
De nouveaux édifices résolument
modernes renforcent
le renouveau architectural de
Bilbao signé par des architectes
de renom: la tour couverte
de verre de 165m Iberdrola
conçue par César Pelli,
les bouches, couloirs et quais
du métro signés par Norman
Foster, l’Azkuna Zentroa
installés dans les anciens
chais municipaux réaménagés
par Philippe Starck, …
498
La place
de Bizkaia
inaugurée
en 2008
bordée d’un
édifice de
cristal qui
dessine une
vague en
mouvement.
Infos.
2 sites incontournables :
www.visitcoruna.com et
www.bilbaoturismo.net
Ces deux villes sont idéales
dans le cadre d’un double
citytrip d’autant que Bilbao
est facilement accessible par
avion et La Corogne peut
se rejoindre via l’autoroute
Cantabrique A-8, gratuite
depuis Bilbao jusqu’à la Galice.
La Corogne peut également
se joindre par avion via
St-Jacques de Compostelle et
ensuite par train (28 minutes
pour une distance de 61km).
On peut aussi visiter ces
deux villes en participant à
la croisière sur les rivages
atlantiques proposée par Rivages
du Monde à bord du
World Explorer en 2024 au
départ de Porto le 8 mai avec
une arrivée prévue au Havre
le 15 mai, après avoir découvert
La Corogne, Bilbao,
La Rochelle, Concarneau et
Saint-Malo. Un programme
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502
ESPAGNE
L’Extrémadure
une symphonie en vert majeur
Plume : Christiane Goor - Capture d’Images : Charles Mahaux
En Extrémadure,
au Sud de la sierra de Gredos,
c’est un peu comme si on descendait
les marches d’un escalier colossal
vers un paysage tout en rondeur
où les paysans racontent qu’ici,
on connaît 5 mois de sécheresse
et 7 mois de saison verte !
Le ton est donné !
503
504
L’Extrémadure, une symphonie en vert majeur.
Au Nord de l’Andalousie et à la frontière du Portugal, l’Extrémadure
qui ne compte que deux provinces égrène pourtant un chapelet de
merveilles entre patrimoine architectural, paysages verdoyants et lacs
artificiels. Paradis pour les amoureux d’ornithologie et de randonnée, elle
séduira aussi les gourmands qui, d’une terrasse à l’autre, découvriront
une cuisine qui sent bon le terroir.
Un paradis écologique.
Sur fond de montagnes coiffées
de neige jusqu’en avril,
les régions du Nord de l’Extrémadure
arborent des paysages
spectaculaires dessinés
par des gorges que creusent
des ruisseaux qui déboulent
en cascade dans des vallées
profondes qui explosent de
couleur dès le printemps.
La plus impressionnante est
sans aucun la vallée du Jerte
dont les versants ont été taillés
au cours des siècles pour
y planter des cerisiers.
L’histoire raconte qu’un sultan
arabe qui y vivait au 12ème
siècle tomba éperdument
amoureux d’une fille du
Nord qu’il épousa et installa
dans ses terres. Comme la
jeune femme se languissait des
paysages enneigés de son enfance,
le sultan fit planter des
cerisiers qui en fleurissant
couvrent les flancs de la montagne
d’un impressionnant
manteau blanc. Aujourd’hui
ils sont plus d’un million à
tapisser les pentes qui sur-
505
506
plombent la rivière, apprivoisant
le moindre escarpement
et grimpant à l’assaut des
cimes.
Magie éphémère de blancheur
parfumée à découvrir
au rythme de la balade sur les
routes sinueuses qui tracent
leur chemin entre des murets
de pierre sèche.
L’Extrémadure est aussi la région
européenne qui cumule
le plus de kilomètres de côtes
d’eau douce, plus de 1500
qui bordent les réservoirs
construits par les hommes
pour s’assurer de ne jamais
manquer d’eau ou encore les
piscines naturelles aux eaux
cristallines dessinées par des
sources qui jaillissent en cascade
en façonnant la roche,
comme celle de la réserve naturelle
de la « Gorge des enfers
» particulièrement bouillonnante
au printemps mais délicieusement
tranquille en été.
L’Extrémadure c’est encore
le plus vaste système agroforestier
d’Europe, à savoir
3,5 millions d’hectares de
pâturages arborés appelés
ici «dehesa», un bel exemple
d’équilibre entre la nature
exploitée par l’homme et la
conservation des ressources
naturelles.
Près de 60 millions d’arbres
dont la plupart sont
des chênes-verts et des
chênes-lièges campent un
paradis écologique où circulent
en toute liberté des
porcs ibériques qui se nourrissent
durant leur courte
vie de glands, de racines et
d’herbes sauvages.
De quoi donner les meilleurs
jambons du monde sous le
label strict de Dénomination
d’Origine Dehesa.
Un patrimoine historique.
Comme son nom l’indique,
l’Extrémadure désigne des
terres éloignées et cette singulière
situation à l’écart des
grandes routes nationales lui
a permis de préserver un héritage
architectural qui lui a
valu de gagner trois classifications
au Patrimoine de l’Hu-
507
508
manité : Guadalupe et son
monastère, la ville romaine
de Mérida et la vieille ville
de Cáceres. Le premier rappelle
combien la statue de la
Vierge noire miraculeuse de
Guadalupe a su forger l’unité
nationale dans le Nouveau
Monde jusqu’à devenir la patronne
de tout le continent latino-américain.
Rien d’étonnant
quand on sait que c’est
d’Extrémadure que partirent
les grands conquistadors espagnols
: Pizarro, vainqueur
de l’empire inca, Orellana
qui découvrit le fleuve Amazone,
Cortés qui donna le
Mexique à l’Espagne, Nuñez
de Balboa, le découvreur de
l’océan Pacifique et Hernando
de Soto, le conquérant de
la Floride. Le centre monumental
de Cáceres abrite derrière
ses murailles un monde
secret de places, d’églises
et de maisons seigneuriales
qui racontent la grandeur de
l’Espagne d’autrefois. S’égarer
dans ce labyrinthe de venelles
silencieuses, c’est s’offrir
un voyage dans le passé.
De nombreuses demeures
racontent l’histoire de ces
fiers et rudes hidalgos qui
rêvaient jadis d’aventures,
de fortunes et de conquêtes.
Les pierres ocre qui s’illuminent
au soleil couchant
n’ont surgi que plus belles de
la longue caresse des siècles.
Quand les Romains envahissent
la péninsule ibérique,
ils feront de Mérida
la capitale de la province de
Lusitanie. Mérida vit encore
à l’heure romaine avec ses
sites éparpillés dans la ville,
complètement intégrés au
quotidien des habitants qui
passent sous l’arc de Trajan
ou se reposent au pied
des vestiges majestueux du
temple de Diane comme jadis.
Le pont de 800 mètres,
un des plus longs construits
par les Romains, offre une
longue promenade qui enjambe
le Guadiana. Mais le
joyau architectural du 1er
siècle avant notre ère, c’est
le théâtre qui jouxte l’amphithéâtre.
Mis à jour par
les archéologues en 1910,
l’ensemble du site a dévoilé
une rare conservation des
509
510
éléments qui le composaient.
Les gradins organisés en hémicycle
font face à une scène
imposante embellie de colonnes
en marbre de style
corinthien et dotée de 13
portes dont l’une d’elle est
surmontée d’une imposante
statue de Céres, la déesse de
l’abondance.
Plus au Nord, Plasencia, a été
fondée par Alphonse VIII au
12ème siècle pour «le plaisir
des hommes et de Dieu», ce
qui lui vaut son nom ! Cité
monumentale établie sur une
colline bordée par la rivière
Jerte, elle fut témoin de la cohabitation
des trois cultures,
maure, juive et chrétienne.
Plus authentique que Caceres
qui a tout d’un musée,
la vieille ville s’anime chaque
semaine avec un marché des
saveurs qui donne à connaître
les richesses gastronomiques
de la région.
La cathédrale est unique en
son genre car elle réunit deux
édifices d’époques et de styles
différents, ce qui donne un
rare ensemble romano-go-
thique avec une voûte aérienne
soulignée par un lacis
de nervures dorées sans oublier
des autels de style baroque
exubérant.
Infos pratiques :
Infos :
www.spain.info , www.turismoextremadura.com
Musées : à ne pas manquer
à Mérida le Musée National
d’Art Romain http://museoarteromano.mcu.es
Y aller :
Toutes les saisons invitent à
découvrir l’Extrémadure si
vous aimez l’écotourisme,
entre la fête des cerisiers en
fleurs de fin mars, les baignades
de l’été, la saison des
vendanges mais aussi celle
des forêts colorées dans la
vallée de l’Ambroz dès la fin
octobre. L’idéal est de louer
un véhicule à Madrid, à 3
heures à peine de Plasencia
et de découvrir la région en
musardant au fil de l’inspiration.
Les routes y sont excellentes
et on n’y connaît pas
d’embouteillages….
511
512
Se loger :
La magie de la découverte
se poursuit dans la possibilité
de se loger dans des demeures
historiques réhabilitées
en hôtels. A Plasencia,
l’hôtel Carvaj
al Girón est installé dans un
palais du 17ème siècle sur
une place qui fait le bonheur
des familles installées en terrasse
en fin de journée www.
palaciocarvajalgiron.com.
A Caceres, à deux pas de la
plaza Mayor, l’hôtel NH Palacio
de Oquendo occupe
un superbe palais du 16ème
avec de belles vues sur l’ancienne
muraille arabe www.
nh-hotels/caceres.
Enfin offrez-vous l’expérience
de vivre à l’heure romaine à
une quinzaine de kilomètres
de Mérida dans une maison
rurale que son propriétaire,
archéologue de son état, a
transformée en domus romana
avec son péristyle, ses
thermes décorés par une
mosaïque et son triclinium, à
savoir la salle à manger tradi-
tionnelle romaine où, allongé
sur des banquettes et revêtu
de tenues d’époque, on savoure
des menus inspirés par
Virgile ou Caton l’Ancien….
Toute une expérience qui
prolonge heureusement la
découverte des sites de Mérida
www.aqualibera.com
Gastronomie :
10 dénominations d’origine
et deux indications géographiques
protégées assurent
une table exclusive : paprika,
huile d’olive, fromages, jambon
ibérique, miel, cerises,
bœuf et mouton, vin del Guadiana,
…. A découvrir en profitant
des terrasses et patios
qui offrent le plaisir de savourer
au soleil un verre de vin
associé à de délicieuses tapas.
Ou alors choisissez quelques
bonnes tables comme le restaurant
Succo à Plasencia
www.restaurantesucco.es,
ou la table du Parador de Cáceres
ou encore le resto-bar
de Nico Jimenez à Mérida qui
découpera devant vous au
513
514
couteau des tranches de son
excellent jambon ibérique à
déguster en s’offrant une bouteille
du vin du patron.
www.nicojimenez.com.
Route du vin
Ribera del Guadiana.
Fleuron de l’art culinaire en
Espagne pour la qualité exceptionnelle
de ses produits
du terroir, l’Extrémadure a
également gagné en 1999
l’appellation d’origine pour
sa production viticole «Ribera
del Guadiana» qui se
développe particulièrement
au sud de la région, autour
de Zafra entre autres.
A découvrir au cœur de la petite
ville blanche l’entreprise
familiale fondée en 1931 qui
y possède un chai d’élevage
www.bodegasmedina.net
515
HERVAS
Le premier musée de la
moto et de l’auto classique !
Museo moto Clasica
A une trentaine de kilomètres
au Nord de Plasencia,
au coeur de la vallée de l’Ambroz
qui abrite une magnifique
forêt de châtaigniers,
la petite bourgade de Hervás
est annoncée par son église
Sainte Marie édifiée sur les
ruines d’un bastion défensif
des Templiers.
Au pied du site on se perd
dans le lacis des ruelles du
quartier juif, un des mieux
conservés du pays.
Depuis la tour on découvre
de l’autre côté de la rivière un
curieux ensemble architectural
composé de pavillons
chapeautés de toits ronds
coniques et tous colorés en
ocre rouge.
C’est là que Juan Gil Moreno,
entrepreneur de son état et
516
amoureux des véhicules du
siècle dernier a installé le premier
musée de la Moto et de la
Voiture Classique d’Espagne.
On y trouve des fantastiques
side-cars ainsi que des voitures
américaines des années 20 à
70. Une histoire qui a commencé
lorsque Juan a acquis
une Guzzi 65 qu’il a restaurée
lui-même et il s’est découvert
alors une passion qui l’a amené
à acquérir d’autres véhicules
qu’il retape seul ou avec
des passionnés comme lui.
Aujourd’hui le
musée compte
quelque 300
véhicules distribués entre
8 pavillons et tous sont en
ordre de marche, à louer
ou à acheter. Bienvenue
aux amateurs ! www.
museomotoclasica.
com
517
518
FRANCE
LIVRES
BORDEAUX
BOULOGNE S/MER + NAUSSICAA
DUNKERQUE
LILLE
LYON
NORMANDIE
PERPIGNAN
ROAD TRIP FRANCE
CHARTRE-POITIER-BOULOGNE S/MER
ROAD TRIP FRANCE
WISSANT
519
ROAD-TRIP en France
Nous avons choisi cette année de vous proposer des Road-Trip qui font du bien.
Si au départ nous avions programmmé un Tour des Musées Automobiles en Allemagne,
avec le concours de Germany Travel. Ce projet a dù être reporté, au printemps prochain. Partie remise.
Première partie : Chartres - Poitiers - Boulogne-sur-Mer
Aussi nous sommes nous tourné vers la France et surtout grâce au concours de Atout France, nous avons
pu vous concocter ce reportage qui devrait vous plaire. Notre idée est de vous apporter des loisirs aussi
instructifs que divertissants comme Chartres une ville étonnante, le Futuroscope et Nausicaà.
Si le reportage est de plumes et photos partagées
entre Eric & Pascale HEIDEBROEK - LINTERMANS,
le Layout est signé Pascale LINTERMANS !
OBJECTIF
FUTUROSC
OPE
Pour ce Road Trip français nous avons opté pour une grande routière électrique. La
Mercedes-Benz EQE350+. Par rapport à la EQS, la «E» se contente d’une malle de coffre
classique au lieu d’un hayon plus pratique. Nous y rangerons trois valises, une très
grande et deux moyennes qui rempliront aisément les 430 l disponibles. Valises auxquelles
nous ajouterons deux sacs de sports pour caler le tout. Il faut dire que la forme
rectangulaire se prête bien au Tétris. Cette «Classe E» électrique est plus courte que la
«S» de 8 cm mais affiche quand même une longueur de 4,95 m pour 1,96 m de large et
ARRIVÉE À
CHARTRES
1,51 m de haut. L’empattement de 3,12 m, c’est
tout bonheur pour l’habitabilité. Pour la mouvoir
la 350+ est dotée d’un moteur asynchrone à aimants
permanents posé sur le train arrière, chragé
de faire passer les 320 ch et les 565 Nm au travers
de grosses roues de 21’’ sur 285 de large. Malgré
les 2.415 kg, la consommation s’est cantonnée
entre 19 et 21,5 kWh/100 km sur l’ensemble de
l’itinéraire composé à 90% d’autoroutes.
Il est vrai qu’avec le cruise control adaptatif cette
randonnée était d’un rare confort et l’adaptation
automatique aux limitations qui fluctuent tout au
long du parcours permet d’éviter de rentrer avec
des souvenirs désagréables.
Première étape de notre Road Trip, Chartres situé à une bonne heure
et demie de Paris qui présente un caractère historique important.
Chartres est une des étapes de l’histoire de France.
Chartres, située en région Centre-Val de Loire, est une ville au riche
patrimoine médiéval, célèbre pour son ambiance historique et ses
ruelles pittoresques.
Maisons anciennes et quartiers historiques
Le centre-ville regorge de maisons à colombages, comme la Maison
LA CIVETTE
Situé au coin des rues Sainte-
Même et Noël-Ballay, le bar-tabac -
brasserie La Civette, repris par
le duo dynamique Bulent Akdogan
et Christopher Mouton, est le spot
idéal pour passer un bon moment !
Véritable institution à Chartres,
ce lieu chaleureux attire aussi bien
les locaux que les touristes en quête
de bonne humeur. Au menu,
une cuisine française entièrement
faite maison.
Que ce soit pour un café, un verre
entre amis, un cocktail rafraîchissant,
La Civette est l’endroit parfait
pour des moments de détente !
Jean Moulin et
Chartres
Jean Moulin, figure
emblématique de la
Résistance française,
fut préfet d’Eure-et-Loir.
C’est à Chartres qu’il
refusa de signer
un document de
propagande exigé
par les nazis, acte de
courage qui marqua
le début de son
engagement clandestin.
Son nom est
aujourd’hui honoré
dans plusieurs lieux de
la ville, dont un collège.
du Saumon ou celle de la Truie-qui-file, ornées de sculptures et de décors animaliers. Ces bâtisses
témoignent de la vie commerçante et artisanale du XVe au XVIe siècle, notamment autour de la
place de la Poissonnerie.
Chartres, une ville qui s’anime aussi la nuit
La vie nocturne à Chartres prend des airs de fête, surtout en été. L’événement phare est ChartrEstivales,
un festival gratuit qui propose plus de quarante concerts et spectacles chaque année dans
différents lieux emblématiques de la ville. Des groupes français et internationaux s’y produisent
dans une ambiance conviviale et ouverte à tous. Autre incontournable : Chartres en Lumières,
un parcours nocturne féerique où les monuments de la ville sont illuminés par des projections
artistiques. On peut même le découvrir en canoë sur l’Eure pour une touche insolite.
UNE NUIT À CHARTRES POUR 4
Si vous choisissez de
visiter Chartres, prévoyez
quelques jours,
car il y a beaucoup à
voir et à faire. À cette
fin, nous recommandons
l’appartement
avec parking situé au
23 rue des Réservoirs
à Chartres, que nous
avons découvert sur
www.booking.com .
Cet appartement
offre tout le confort
nécessaire, ainsi
qu’un parking. Si le
confort est irréprochable,
le canapé-lit,
quant à lui, convient
plutôt aux enfants.
La première chose qui se dégage de
Chartres, ce sont ses rues tranquilles,
au bâtit ancien et très stylé.
On est dans une ville humaine, accueillante
et vivante. On aime cette paisibilité
et la souple circulation automobile,
peu entravée par d’horribles piquets
aux bords des trottoirs comme à Lille.
Le parking souterrain en colimaçon est impressionnant
du point de vue architectural
et aussi pratique. Le coiût du stationnement
n’est pas prohibitif. (voir les photos au début
du reportage «Arrivée à Chartres»)
Si Chartres séduit par ses maisons anciennes à
colombages, ses ruelles médiévales et ses ponts
fleuris sur l’Eure. C’est surtout sa cathédrale
Notre-Dame qui domine l’horizon et les esprits.
Chef-d’œuvre du gothique français, elle
est célèbre pour ses portails sculptés d’une
finesse exceptionnelle, véritables bibles de
pierre où saints, apôtres et figures bibliques
prennent vie dans la pierre calcaire.
Vitraux : entre roman et gothique
La cathédrale abrite 2 600 m² de vitraux, dont certains
datent du XIIe siècle. Parmi eux, la Belle Verrière est
emblématique : une Vierge romane aux bleus lumineux,
enchâssée dans une ogive gothique du XIIIe siècle.
Ce contraste stylistique est unique : le bleu roman, plus
clair et céleste, tranche avec le bleu profond et cobalt du
gothique, créant une harmonie visuelle et spirituelle rare.
Les vitraux de la Vie de la Vierge, offerts par les vignerons,
illustrent en trois panneaux distincts l’enfance de
Marie, dans une composition en croix sur fond bleu,
bordée de motifs floraux et de cercles rouges et verts
Découvrez le face-à-face captivant
entre vitraux romans et gothiques !
Au centre, quatre panneaux carrés aux bleus
clairs et vibrants volent la vedette, ponctués de
rouge pour un effet wow. Leur taille imposante et
leur luminosité typiquement romane contrastent
avec les vitraux gothiques, plus petits et parés
de bleus foncés Un duel artistique qui raconte
l’évolution de la lumière à travers les siècles !
U
Le miracle du Voile de la Vierge
Lors de l’incendie de 1194, qui détruisit l’ancienne
cathédrale, trois moines se réfugièrent
dans les caves avec la précieuse relique : le
Voile de la Vierge, offert par Charles le Chauve
au IXe siècle. Miraculeusement préservé, ce
sauvetage fut interprété comme un signe divin,
déclenchant une mobilisation massive pour
reconstruire la cathédrale en un temps record.
À l’intérieur de la cathédrale de Chartres, les
murs qui entourent le chœur et l’autel sont
ornés d’un ensemble sculpté d’une richesse et
d’une finesse exceptionnelles.
Elles sont aussi un témoignage du savoir-faire
des artistes qui ont œuvré dans l’ombre, souvent
anonymes, pour magnifier l’espace sacré.
Au revoir Chartres,
Bonjour le Futuroscope
À peine le temps d’admirer la cathédrale que notre EQE 350+ file
vers Poitiers, sans même recharger. L’autonomie ? Impressionnante.
Pause sur l’autoroute, dans une aire Leclerc : propre, et bien tenue
c’est rare en haute saison où l’incivilité transforme trop souvent ces
lieux en zones sinistrées. On s’étire, on grignote, on respire. La route
devient un plaisir : pas de stress, pas de bornes à chercher, juste le
confort et le paysage. Et Chartres ? Une pépite à revoir. Mais pour
l’heure, cap sur les sensations futuristes du Futuroscope.
Les vastes parkings du Futuroscope sont
situés entre le parc et la gare ferroviaire.
Oui le Futuroscope à sa propre gare ! C’est bon à savoir !
A l’arrivée au Futuroscope, de grands parkings couverts
de panneaux photovoltaïques vous reçoivent et cerise sur
le gâteau, ils sont équipés de 600 bornes de recharge.
Petit détail : les ombrières installées sur le parking
de l’hôtel «Station Cosmos» produisent plus de 100%
de la consommation de l’hôtel et du restaurant
Space Loop. Voilà qui pose la donne ! Vous allez voir !
PARMI LES HÔTELS
ACCESSIBLES À DE
NOMBREUX BUDGETS,
NICHÉS PRÈS DU
FUTUROSCOPE ,
NOUS AVONS POSÉ NOS
VALISES À L’ECOLODGEE..
SES LODGES ÉPOUSENT UNE
NATURE VIVANTE, TYPIQUE
DE LA VIENNE : ÉTANGS
SCINTILLANTS, ROSEAUX
DANSANTS, VÉGÉTATION
FOISONNANTE... LA FAUNE
LOCALE Y SOUFFLE UNE
DOUCE MÉLODIE, EN PAR-
FAITE SYMBIOSE.
À DEUX PAS DU
FUTUROSC
OPE
Ecolodgee fait le pari d’un luxe vivant, enraciné dans le
respect du monde naturel. Son projet déploie 120 lodges
intégrés dans une nature pensée comme une respiration.
Chaque lodge s’insère avec délicatesse dans un écrin de biodiversité,
offrant une immersion sensorielle où le chant des oiseaux
et la lumière filtrent à travers les feuillages. Pensés comme
des cocons ouverts sur la nature, les lodges comprennent une
chambre parentale baignée de lumière grâce à une baie vitrée
avec terrasse, une salle d’eau centrale, et un coin enfant cosy
avec salle de jeu. Les matériaux sont naturels et durables : bois
local, isolation végétale, toitures végétalisées. Légèrement surélevés
pour favoriser la libre circulation de la faune, les lodges
allient confort et sobriété énergétique grâce à la ventilation naturelle,
l’orientation bioclimatique, etc.
À la réception,
empruntez
livres et jeux
sur la nature pour
explorer et vous
amuser !»
Toutes les
espèces végétales
du site sont
économes
en eau.
Le luxe ici, c’est l’harmonie
avec les éléments.
Sur ses 3,5 hectares près de la moitié
est dédiée à la régénération des
écosystèmes. Ce n’est pas un décor,
mais une terre vivante. L’ensemble
s’inspire de la méthode du botaniste
japonais Akira Miyawaki, qui privilégie
une forte densité végétale pour
favoriser la résilience écologique.
Le parc est composé d’essences locales,
typiques de la région de la
Vienne, et intègre des zones en
fauche tardive ainsi que des espaces
laissés en libre évolution.
Ces aménagements permettent aux
plantes de suivre leur cycle naturel et
offrent aux insectes des refuges durables.
La faune locale retrouve tous
ses privilèges dans le domaine Ecolodgee,
qui rend un bel hommage
vivant à la biodiversité.
Relevez le
défi de prendre
votre douche
en 5 minutes!
L’Ecolodgee n’est pas seulement un lieu de séjour,
mais une expérience sensible, une invitation
à ralentir, à observer, à renouer avec ce qui
nous entoure.
Cet hôtel de qualité propose, donc, un modèle
d’hospitalité où l’environnement n’est pas un
argument, mais une évidence - une manière de
vivre, de recevoir, et de transmettre avec tout le
confort moderne et un personnel dévoué.
LES LODGES SONT
FABRIQUÉS EN BOIS
ISSU DE FORÊTS
FRANÇAISES GÉRÉES
DURABLEMENT.
LEUR CONCEPTION
A ÉTÉ RÉALISÉE
PAR UN CHARPENTIER
LOCAL, QUI,
- AVEC L’AIDE
D’ARCHITECTES -
A FABRIQUÉ
TOUS LES ÉLÉMENTS
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Tous
les lodges
sont conçus en
bois, matériau
biosourcé.
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réception,
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explorer et vous
amuser !»
Le coeur de l’Ecolodgee, c’est
son lobby spacieux, climatisé et
confortable. Vous pouvez vous
y restaurer à l’intérieur comme
à l’extérieur de plats simples et
terriblement goûteux. Les cocktails
avec ou sans alcool sont délicieux
et joliment colorés. Les équipes de
l’Ecolodgee sont aux petits soins et
toujours avec le sourire et avec le
sens du service. Vraiment Top !
LES BANCS
DES GRADINS
DU SPECTACLE
NOCTURNE
ONT ÉTÉ
RÉALISÉS
À PARTIR
DU RECYCLAGE
DE 7000 BRIQUES
ALIMENTAIRES
TETRA PAK,
SELON
UN PROCÉDÉ
INVENTÉ
PAR URBAN’EXT.
Plongez dans l’éblouissant spectacle nocturne de plein air, «La Clé des Songes» !
Ce chef-d’œuvre est né de la rencontre explosive entre les génies créatifs du Parc
et les magiciens d’ECA2, les rois mondiaux des shows à couper le souffle.
Imaginez des décors si gigantesques qu’ils semblent tout droit sortis d’un rêve,
des lumières dansantes qui illuminent la nuit comme un feu d’artifice, des jeux d’eau
qui créent une symphonie aquatique, et des effets pyrotechniques si époustouflants
qu’ils vous laisseront bouche bée. Chaque soir, dès que le soleil se couche,
ce spectacle vous transporte dans un autre monde, et c’est inclus dans votre billet !
LA CLÉ
DES SONGES
Retour au Lodge pour savourer le petit-déjeuner, livré entre 8 h et 10 h dans un panier
en osier. Il contient votre café, de l’eau chaude pour le thé, du lait frais, ainsi que des
jus de fruits — le jus d’orange est pressé à la minute, et le jus de pommes trouble
respire le bio et la fraîcheur. Viennoiseries, petits pains, confitures «Bonne maman» et
yaourts à l’ancienne renforcent cette impression de nature et de qualité.
On y redécouvre des saveurs oubliées. Ecolodgee revendique pleinement sa volonté
d’offrir un séjour à l’écart du tumulte urbain et du rythme effréné de la vie moderne.
Ici, le
«zéro déchet»
est dans la ligne
de mire!
STATION COSMOS, L’HÔTEL ENGAGÉ DANS LE DÉVELOPPEMENT DURABLE
Station Cosmos est bien plus
qu’un hôtel quatre étoiles :
une alliance entre innovation et
respect du vivant.
L’énergie solaire alimente le
lieu, l’eau est utilisée avec
parcimonie, et les chambres
respirent au rythme des présences,
ajustant lumière et
température en silence.
c’est une escale entre ciel et
terre, où chaque geste honore
laplanète. Dès sa conception, le
bâtiment a été pensé comme
Les déchets sont triés avec
soins, les matériaux choisis
pour leur sobriété et leur origine
locale. Le voyageur est
FIN 2025, LE PARC
AURA ATTEINT LA NEUTRALITÉ CARBONE.
UN EXEMPLE UNIQUE
DANS L’UNIVERS DES PARCS DE LOISIRS.
invité à ralentir, à participer à
une démarche qui dépasse le
confort.
L’hôtel «Station Cosmos» sensibilise
sans contraindre, valorise
les ressources et fait de l’hospitalité
un acte responsable.
Vous aimeriez dormir
sur une autre planète ?
L’hôtel Cosmos 4*
ressemble à une station
spaciale entourée de
paysages lunaires
SPACE LOOP
Dès que vous passez commande, préparez-vous à
vivre un show inoubliable : vos plats s’élancent
sur un circuit audacieux, défiant les lois
de la gravité, pour vous offrir une expérience
gastronomique aussi palpitante qu’inoubliable.
Vos papilles s’embrasent, vos yeux s’écarquillent,
et l’adrénaline monte…
Bienvenue dans le restaurant où la cuisine
devient une attraction à part entière !
UN ESPACE «IMMERSION» QUI FUSIONNE L’EAU
AVEC DES MAPPING VIDÉO, JEUX DE LUMIÈRE,
PROJECTIONS DE MÉDIA ET EFFETS D’EAU CHORÉGRAPHIÉS.
UN DÉFI RÉALISÉ AVEC LE CONCOURS
DE LA SOCIÉTÉ CANADIENNE MOMENT FACTORY.
LA MAGIE DE L’
AQUASCOPE
Après deux ans de labeur, un budget de 57 millions d’euros et
une touche d’amour pour la planète, l’Aquascope dévoile ses merveilles !
Imaginez plus de 6000 m² d’aventures couvertes et thématisées,
sans oublier un espace extérieur qui s’éveille avec le soleil.
Prêt à plonger dans l’exploration ?
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Pour glisser sur des mini-toboggans
adaptés à la taille des kids,
les laisser se perdre dans
un labyrinthe aquatique,
leur faire découvrir une grotte
musicale, et les laisser se faire
surprendre par un seau d’eau géant...
Les enfants peuvent s’amuser
avec l’eau de mille façons,
?sous le regard de Kraki,
la créature-mascotte des lieux.
BASSINS À 29°C
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LA CRIQUE
Imaginez-vous plongé dans un monde
où la technologie et la nature
se rencontrent pour créer une expérience
magique. Vous êtes devant
une immense toile de 300 mètres
carrés qui épouse parfaitement
les contours d’une crique, transformant
chaque recoin en une œuvre
d’art vivante grâce à un mapping
vidéo époustouflant.
Le résolution de 33 millions de pixels
vous plonge dans un univers visuel
à couper le souffle. Au centre de
cette crique, une île mystérieuse
laisse jaillir six jets d’eau laminaires,
dansant avec grâce et élégance
sous vos yeux émerveillés.
Mais ce n’est pas tout ! Un rideau
d’eau, ou «pixel fall», s’anime
devant vous, créant des glyphes
fascinants grâce à l’ouverture
et la fermeture synchronisée
de 1500 vannes. C’est comme si l’eau
elle-même vous racontait une histoire
ancienne et mystérieuse.
Pour couronner le tout, deux plages
sensorielles interactives vous invitent
à participer à cette aventure.
Marchez, touchez, jouez, et voyez
comment l’environnement réagit
à vos mouvements, créant une expérience
unique et personnalisée.
UN ESPACE «SENSATIONS» AVEC 8 TOBO
AQUATIQUES VERTIGINEUX, UNE PISCIN
SURPLOMBÉE D’UN FILET GÉANT ET LE D
VERS UNE RIVIÈRE DYNAMIQUE EXTÉRI
Enfin, une régie discrètement installée
en trémie au-dessus du bassin
d’eau veille à ce que chaque détail
soit parfait.
LES ABYSSES DE LUMIÈRE
OFFRENT AUX VISITEURS UNE
EXPÉRIENCE IMMERSIVE ET SENSORIELLE AU COEUR D’UN
MONDE IMAGINAIRE ET POÉTIQUE
L’écran panoramique de 165 m 2 entoure les spectateurs
à 270°pour les transporter dans un show multimédia racontant
l’histoire de Kraki, la pieuvre extraterrestre. Le bassin d’eau
inondé de jeux de lumières avec effets de bulles fines et
bouillonnements entre en interaction avecla projection. Magique !
GGANS
E À VAGUES
ÉPART
EURE
Profitez des beaux jours pour vous baigner
dans les eaux cristallines de ce bassin extérieur
en inox. Sa teinte varie entre transparence
et reflets argentés, capturant chaque rayon
de lumière. La Silver Pool est une véritable
source de bien-être et de relaxation, éveillant
tous les sens.
Les trois engagements
écolos du Futuroscope :
Premièrement, le choix de
l’énergie 100% verte grâce
à un super mix énergétique :
des panneaux photovoltaïques
pour l’autoconsommation,
de la géothermie
avec des thermo frigo
pompes, de la biomasse,
et pour finir, un petit complément
d’électricité verte garantie
d’origine. Le parc respire
la durabilité !
Deuxièmement, zéro artificialisation
des sol! Tout le projet
a été construit sur d’anciens
bâtiments et parkings. Et sur
une parcelle d’1 hectare, 2500 m²
ont été rendus à la nature.
Comment ? En plantant
700 espèces végétales et en créant
1000 m² de jardins filtrants.
La nature reprend ses droits,
et c’est génial !
Enfin, troisièmement, la mise
en place d’un circuit d’eau super
vertueux. L’eau est utilisée pour
différents usages avant d’être
rendue au sol grâce à une filtration
naturelle. Prenez l’exemple
du bassin de l’attraction Bermudes :
l’eau y est recyclée et filtrée
naturellement.
BASSIN DE L’ATTRACTION
BERMUDES
Un vrai cycle de l’eau écolo et malin !
LE CIRCUIT DE L’EAU DE L’
AQUASCOPE
ECOLODGEE
L’ARROSAGE
DES ESPACES VERTS
Auréolé de trois prix européens et du prestigieux prix mondial de l’innovation et
de la créativité décerné en octobre 2024 par la «World Waterpark Association»,
l’Aquascope a aussi raflé l’Oscar de la profession. Annoncé depuis le salon IAAPA Expo
à Orlando (Floride), le Thea Award for Outstanding Achievement – Water-park a été
remis aux équipes du Futuroscope le 15 mars 2025, lors de la 31 e cérémonie annuelle
des Thea Awards à Hollywood Universal Studios (Californie).
QUARANTE ANS APRÈS LA POSE DE LA PREMIÈRE PIERRE
DU FUTUROSCOPE, LE PARC RENOUE AVEC
SON CHROMOSOME ORIGINEL, EN IMPLANTANT
SUR LE MÊME LIEU, UN PÔLE ÉDUCATIF ET NUMÉRIQUE,
«CAMPUS NUMERIA», CITÉE COMME L’ÉCOLE DU FUTUR.
ROADTRIP VERS UN FUTUR PROPRE
Les équipes du Futuroscope
n’ont de cesse d’ouvrir
de nouveaux horizons,
où l’imagination, l’innovation
et la création se rencontrent,
sans limite aucune.
C’est sa force et son originalité !
Partout dans le Parc,
des plans mis à jour
en temps réel
informent le visiteur
quand une attraction
est en maintenance
ainsi que de sa réouverture,
du temps
d’attente dans la file
ou de l’heure de
la prochaine séance.
LA RECETTE MAGIQUE POUR UN MAX
DE FUN ET D’AVENTURES INOUBLIABLES
KINÉ MAX, UNE PROUESSE
ARCHITECTURALE À COUPER LE SOUFFLE!
Signé par l’architecte Denis Laming et sorti de terre
en 1987, Kiné Max représente des cristaux
de quartz géants qui semblent jaillir du sol.
D’une hauteur de 35 mètres et d’une inclinaison
à 60°, ses parois sont constituées de 3000 plaques
miroitantes. Vingt mille heures d’études informatiques
furent nécessaires pour définir les dimensions exactes
de chacune des plaques. Ensuite, une maquette
réalisée à grande échelle et en plexiglass a permis
de vérifier chaque cote fournie par l’ordinateur.
Le Kiné Max abrite un écran de 600 m 2 . Ses parois
sont nettoyées par des alpinistes professionnels.
Le 5 avril 2025, l’attraction
«Les Yeux Grands Fermés» a
célébré ses 20 ans et l’arrivée
de son deux millionième
visiteur. En collaboration
avec l’association «Les Yeux
Grands Fermés», l’attraction
est la plus grande initiative
de sensibilisation au handicap
visuel en France. Elle propose
un parcours sensoriel dans le
noir, guidé par un animateur
non-voyant, à travers divers
endroits du monde recréés
par des sons, des textures
et des senteurs.
Les visiteurs, plongés dans
l’obscurité, vivent une aventure
unique qui les mène
de Zanzibar aux Andes,
en passant par Tokyo.
Cette expérience, qui
inverse les rôles entre
voyants et non-voyants,
favorise une meilleure
compréhension et échange
autour du handicap.
LES YEUX GRANDS FERMÉS
EST BIEN PLUS QU’UNE ATTRACTION,
C’EST UNE AVENTURE HUMAINE
QUI LAISSE UNE EMPREINTE DURABLE.
Le Futuroscope, labellisé
Tourisme & Handicap
pour les handicaps moteur,
mental et auditif, s’engage
à offrir une expérience
inclusive à tous ses visiteurs.
Ce label, créé en 2001,
garantit une accessibilité
fiable et objective des sites
touristiques en France, validée
par des évaluateurs spécialisés.
Pour les visiteurs en situation
de handicap, le Futuroscope
propose plusieurs services et
tarifs spéciaux sur présentation
d’un justificatif :
LE FUTUROSCOPE
S’EFFORCE DE RENDRE
CHAQUE VISITE AGRÉABLE ET
ACCESSIBLE À TOUS.
Une réduction de 15 % sur
les billets d’entrée, également
valable pour un accompagnant.
Des tarifs réduits sur les séjours
pour le titulaire et un accompagnant.
La gratuité du parking sur
présentation d’une carte justificative.
Le «Pass Accessibilité PSH»
pour un accès prioritaire
aux attractions pour le visiteur
et jusqu’à quatre accompagnants.
Location de fauteuils roulants
à l’entrée du parc.
Itinéraires adaptés et accueil
personnalisé dans les restaurants
et boutiques.
Accessibilité totale à l’Aquascope
avec des fauteuils roulants adaptés et
des dispositifs de mise à l’eau.
Chambres accessibles dans tous
les hôtels du site.
UN VOYAGE DANS LE TEMPS
DÉJANTÉ AVEC LES HÉROS
ATTACHANTS D’UBISOFT.
ET DES EFFETS SPÉCIAUX QUI
EN RAJOUTENT POUR
UN MAXIMUM DE SENSATIONS.
LA MACHINE À
REMONTER LE TEMPS
Des moyens
ludiques comme
le marquage
d’une marelle
au sol ou
l’accrochage
d’un tableau
magique et
ses marqueurs
permettent
de captiver
les enfants
durant les temps
d’attente.
LE DÉTAIL
QUI CHANGE
TOUT !
PAS CRÉTIN DU TOUT !
Les files Solo, c’est l’aventure en mode
solo ! Parfaites pour les intrépides
qui explorent le parc en solitaire
ou pour ceux qui osent quitter
leur tribu le temps d’une attraction
palpitante !
LA CRÊPE
VOLANTE
UN SAVOIR-FAIRE
INCONTESTABLE!
Pendant le temps d’attente, un film
explique les consi gnes de sécurité,
captant ainsi l’attention de tous
les visiteurs, enfants comme adultes.
Ce support visuel, alliant humour
et approche psychologique, permet
de transmettre les informations
essentielles de façon claire
et mémorable.
L’objectif n’est pas de se substituer
à l’intervention du personnel,
mais bien de renforcer l’efficacité
de la communication tout en optimisant
l’expérience client.
Une démarche qui illustre parfaitement
l’engagement du parc en faveur
d’une sécurité accessible et bien
comprise par tous.
AU FUTUROSCOPE,
LA SÉCURITÉ EST PRÉSENTÉE
DE MANIÈRE INNOVANTE
ET PÉDAGOGIQUE.
L’ATELIER DES SAVEURS
Le talent et l’imagination des
chefs cuisiniers et leurs équipes
donne naissance à une cuisine
inventive, où chaqu eplat est
une œuvre unique, pensée et
élaborée avec passion.
En sélectionnant des produits
d’exception, ils composent
une symphonie de saveurs
qui éveille les sens et invite
au voyage. Laissez-vous surprendre
par leur créativité.
LA VIENNE
DYNAMIQUE
POUR PROFITER PLEINEMENT DU PARC,
OCTROYEZ-VOUS 3 JOURS DE VISITE.
ÇA ÉVITERA BIEN DES FRUSTRATIONS ;)
ÉTINCELLE:
LA MALÉDICTION
DE L’OPALE NOIRE
L’EXTRAORDINAIRE
VOYAGE
OBJECTIF
MARS
DANSE AVEC LES ROBOTS
EN APESANTEUR ?
CHOCS
COSMIQUES
Astra, un prisme
de verre surmonté
d’une sphère qui
symbolise le soleil
levant sur un monde
en mutation.
Les proportions du
prisme ont été calculées
en fonction du Nombre
d’Or pour conférer
au bâtiment son harmonie.
Le nombre d’or, découvert
par les Grecs de l’époque
classique représente
une harmonie divine
et qui se retrouve
dans la nature et l’art.
La verrière est couverte
de 900 m 2 de panneaux
photovoltaïques capables
de produire plus de 120 kW,
de quoi alimenter 5 maisons.
La sphère ajourée réalisée
en dentelle d’inox et
de polyester a été placée
à l’aide d’une grue de
700 tonnes.
Pesant 50 tonnes, l’assemblage
préalable de la sphère eut
lieu à proximité du pavillon
pour faciliter sa pose
en un seul tenant.
ASTRA
CHASSEURS
DE TORNADES
ARTHUR, L’AVENTURE 4D
FASCINANT CROISEMENT ENTRE SCIENCE-FICTION ET
AVENTURE SCIENTIFIQUE, CE THÈME NE POUVAIT
QU’INSPIRER LES ÉQUIPES CRÉATIVES DU FUTUROSCOPE
POUR UNE ATTRACTION HORS NORME.
MISSION
BERMUDES
Le Triangle des Bermudes est
l’une des zones les plus mystérieuses
au monde. Situé dans l’océan Atlantique,
au large de la côte sud-est des États-Unis,
il est délimité par un triangle reliant
Miami, Porto Rico et les Bermudes.
Cette région est tristement célèbre
en raison des nombreuses disparitions
inexpliquées de bateaux et d’avions
qui s’y sont produites. Depuis plus
d’un siècle, ce phénomène captive
l’attention, mêlant fascination
et suppositions.
La mission :
Envoyée par l’agence Atlas, experte
dans l’analyse topographique
de sites présentant des anomalies
scientifiques, une équipe de trois
explorateurs a été envoyée
en mission dans le Triangle
des Bermudes.
Leur but : élucider les mystères
de cette zone, tristement
célèbre pour les nombreuses
disparitions inexpliquées.
Cependant, une fois sur place,
tout dérape. Un par un,
les membres de l’équipe
disparaissent.
À l’arrivée des visiteurs
au camp de base, celui-ci
est désert. Dès lors,
ils doivent se lancer dans
une expédi tion pour
retrouver les explorateurs
disparus.
Les bateaux spécialement
conçus pour le Futuroscope
par l’entreprise allemande
MACK Rides combinent
deux technologies généralement
séparées : celle des
montagnes russes et celle
des attractions aquatiques.
Ces bateaux sont capables
de circuler aussi bien
sur l’eau que sur terre
et dans les airs.
THE ROCKING
BOATS
Lorsqu’ils pénètrent dans l’eau,
ils donnent l’impression de flotter
librement, alors qu’en réalité,
ils sont guidés avec précision
par des rails submergés.
Dans ce système de conduite
innovant, la coque du bateau
est connectée à un châssis monté
sur rails par l’intermédiaire
d’un pantographe.
Cette configu ration permet
d’effectuer des virages serrés
ainsi que des mouvements réalistes
tels que le tangage et le roulis.
DANS LA SECTION
RAFTING, LES BATEAUX,
GUIDÉS PAR LES RAILS,
AVANCENT GRÂCE
À LA FORCE DU COURANT
GÉNÉRÉ PAR DES POMPES
PUISSANTES DÉVERSANT
JUSQU’À 8 000 LITRES
D’EAU PAR SECONDE.
Les bateaux sont capables d’accélérer,
de reculer, et de réaliser des montées
et descentes dynamiques.
UNE SUPERFICIE VÉGÉTALISÉE DÉPASSANT 3 400 M²!
Le site paysager
se caractérise par
une biodiversité
exceptionnelle, abritant
4500 plantes de
72 espèces variées,
incluant des arbres,
des palmiers, des
arbustes, des plantes
grimpantes, des
vivaces et des plantes
aquatiques, parmi
lesquelles se distingue
un Jubea
chinensis remarquable.
Les équipes
responsables de
la création du parc
ont privilégié les
espèces adaptées
au climat local
et nécessitant peu
d’eau, dans une
optique de sobriété
hydrique et d’entretien
durable.
Ce paysage vivant
est agrémenté de
monolithes d’ardoise
ainsi qu’un paillage
minéral, qui accentuent
le caractère
scénographique des
lieux. Et les barrières
anti-rhizomes pour
contenir les bambous
et la réduction des
surfaces imperméabilisées
illustrent
l’engagement
à intégrer durablement
Mission
Bermudes dans
son environnement.
Les bateaux de Mission Bermudes
utilisent la technologie Rocking Boat
et un système de propulsion par LIM
(Linear Induction Motor), souvent employé
pour les montagnes russes.
Au lieu de câbles, le LIM utilise
des champs magnétiques :
des électroaimants sur les rails
et des plaques métalliques
sous les bateaux permettent
une accélération rapide.
UN PARCOURS
TRUFFÉ
D’EFFETS
SPÉCIAUX
AQUATIQUES:
*
Un rideau
de brume de
15 mètres de long,
sous le pont
*
Hors de l’eau,
42 mètres
de brouillard
*
Un air shoot
formant
un geyser XXL
de 5 mètres
de haut
* Bouillonnements
d’eau
*
*
Une énorme
bulle d’eau
qui surgit
Deux air-splash
de chaque
côté de
la chute finale
PLUS DE 4500 ARBRES
ET VÉGÉTAUX PLANTÉS
POUR CRÉER
CE PAYSAGE EXOTIQUE.
Pensée comme un film
d’aventure grandeur nature,
«Mission Bermudes» a été
conçue pour capturer
l’étrangeté et la beauté
envoûtante du légendaire
Triangle des Bermudes.
Ici, l’immersion passe par
des décors physiques spectaculaires
de 7000 m 2 , des effets sensoriels
(brume mystérieuse, explosions, rapides
tumultueux…) et une mise en
scène dynamique.
*
*
Chute d’un arbre
mécanique
au-dessus
du circuit
Une cascade
de 5 mètres
de long
L’expérience se vit à bord de Rocking
Boats, des véhicules hybrides
développés par le constructeur MACK
Rides et spécialement personnalisés
pour le Futuroscope.
Mi-coaster, mi-attraction aquatique,
ces bateaux offrent une expérience
sensorielle inédite, aussi bien sur l’eau
que sur terre.
Après avoir navigué entre les sombres
rochers du Triangle des Bermudes
et échappé au tumulte des rapides,
les visiteurs-explorateurs devront franchir
un portail spatio temporel matérialisé par
une chute de 16 m de haut à plus de
60 km/h, pour finir leur course
dans un splash spectaculaire !
Accessible aux enfants dès 1m05,
pour partager de fabuleuses sensations
en famille.
2 MARAIS FILTRANTS AMÉNAGÉS
POUR 5 000 M 3 D’EAU TRAITÉE
PAR PHYTOÉPURATION
Trois jours, c’est… trop court. On n’a pas
tout vu, pas tout fait, pas tout testé.
Alors, pourquoi pas un peu d’histoire...
En 1982, la Vienne, rurale et sans éclat, avait
besoin d’un électrochoc. René MONORY,
Ministre sous Giscard et Président du Conseil
Général de la Vienne, imagine un lieu inédit,
tourné vers le «savoir» et le «futur».
Pas question de copier Disney : il dira même
que le concept du Futuroscope, il ne l’a trouvé
nulle par au monde ! Ce qu’il veut, c’est de la
technologie de pointe, des effets visuels
bluffants, dans un environnement récréatif. Sa
vision devient réalité. Et aujourd’hui, soit
43 ans plus tard, le Futuroscope est un
fleuron français internationalement reconnu
et qui évolue constamment !
ON QUITTE
L’ÉCOLODGEE
DIRECTION
BOULOGNE-SUR-MER
Malgré une charge complète, et surtout
sur autoroute, la voiture indique qu’elle ne
pourra pas rallier Boulogne-sur-Mer d’une
seule traite. Les 634 kilomètres (annoncés
à 584 km sur les logiciels, qui ne tiennent
pas suffisamment compte des réalités du
terrain) dépassent les marges d’autonomie
annoncées par l’ordinateur de bord.
C’est donc en cours de route que nous
ravitaillerons, après environ trois heures de
conduite, avec une consommation légèrement
supérieure à celle entre Chartres et le
Futuroscope, oscillant autour 23,5 kWh aux
cent kilomètres contre 19,5 et 20,3 kWh.
Pourtant, la température est modérée, la
climatisation n’est pas poussée au maximum,
et nous roulons en Cruise Control
adaptatif, qui s’ajuste automatiquement à
la réglementation en vigueur sur chaque
portion de route — même s’il détecte parfois
des vitesses incongrues (50 à 70 km/h
sur autoroute !). Le relief vallonné peut
expliquer cette demande énergétique
accrue. Sur l’aire d’autoroute Shell, des
superchargeurs de 150 kW sont gérés par
une équipe de volontaires de la F FAUVE
(Fédération Française des Associations
d’Utilisateurs de Véhicules Électriques),
qui ont organisé la recharge de manière
agréablement efficace en ce moment
particulièrement bondé. Le délégué nous
a demandé de limiter notre recharge à
85 % afin de libérer rapidement la borne,
le temps de grignoter une salade ou un hamburger
pendant une trentaine de minutes — et c’était
parfait. En prime, il nous a offert des tickets pour un
café, une attention qui a rendu la pause encore plus
agréable. La vitesse de charge annoncée (150 kW)
était bien au rendez-vous, avec 145 kW malgré la dizaine
de véhicules branchés.Cette EQE berline 350+
ne passe pas inaperçue : les badauds contemplent
son profil sportif et son bel équilibre. L’image de cette
Mercedes-Benz électrique, tant intérieure qu’extérieure,
impressionne positivement. Certains nous
confient que cette version est très rare en France…
Après cette courte étape, lon repart vers Boulognesur-Mer,
où nous allons découvrir Nausicaá et un appartement
de l’hôtel Evancy, situé près de Nausicaà
et déniché par Camille Le Dauphin d’Atout France.
BOULOGNE-
SUR-MER
Boulogne-sur-Mer est
une ville portuaire très
agréable. Ses larges avenues
côtoient naturellement
le parcours plus
étroit de la vieille ville.
Une rare harmonie, intelligemment
pensée par la
municipalité. L’ensemble se
révèle sûr et confortable.
Les voitures roulent avec
une prudence naturelle,
les usagers faibles voient
leur stress diminuer sensi-
blement. L’hôtel Evancy profite
de cette quiétude, parfois
troublée par les voitures de
police ou les ambulances dont
les sirènes ricochent sur les
hauts murs des immeubles
modernes, dont la végétation
est encore trop jeune pour les
enmitoufler.
L’hôtel Evancy propose une
approche rationnelle de l’hébergement,
adaptée aux séjours
familiaux comme aux
professionnels travaillant dans
les infrastructures portuaires à
dimension industrielle.
On y trouve des appartements
deux chambres très confortables,
avec de beaux volumes
et de larges ouvertures sur la
ville et le port de plaisance.
Ces appartements appartiennent
à différents propriétaires
qui les proposent à la
location par l’intermédiaire de
l’hôtel Evancy.
C’est un investissement qui leur permet de s’assurer de la bonne
tenue de leur bien. En effet, tous les services hôteliers veillent à ce
que tout soit et demeure parfait, sans frais pour le propriétaire. Différentes
formules sont proposées autour de cet investissement : soit
le propriétaire confie l’appartement à l’année, soit il se réserve des
périodes d’occupation à son gré.
En attendant, on constate que chaque logement est équipé de tout
le confort moderne, et l’hôtel fournit le petit déjeuner, copieux, fautil
le souligner.
Pendant que nous profitons du confort de
l’appartement, nous avons mis en charge
la Mercedes à une centaine de mètres
de l’hôtel, qui ne dispose que d’un «dépose-minute»
dédié.
La borne la plus proche est située près du
bâtiment de l’ULCO (Université du Littoral
Côte d’Opale – Centre universitaire
Capécure), d’où une corrélation naturelle
avec l’aquarium et les valeurs de recherche
scientifique relatives aux milieux marins
que l’on retrouve au sein de Nausicaá.
À la borne publique, nous avons constaté
un tarif de 0,08 € par minute entre 8h00 et
21h00, et de 0,02 € par minute la nuit. Ce
qui représente environ 1,20 €/h la nuit et
4,80 €/h le jour…
On en a plein le dos.
Quatre siècles après que Galilée ait osé dire
que la Terre est une sphère, Le Chat, lui,
constate que désormais… le monde semble
avoir perdu la boule, et notre félin préféré,
observateur stoïque du chaos ambiant, s’en
émeut — à sa manière.
Après la charge nocturne,
nous stationnons
la Mercedes sur
une grande esplanade
derrière l’hôtel.
Et nous en profitons
pour aller visiter les
environs. C’est facile et
tout près : on traverse
l’un des deux ponts et
nous voilà directement
au cœur de la cité.
La darse qui mène à la
pleine mer est entourée
de larges espaces
piétonniers où l’on
croise de nombreux
goélands et autres
mouettes.
Il y règne un calme bien
apprécié. Ces espaces
profitent à tous, notamment
aux enfants
qui y rencontrent des
personnages amusants,
comme ce clown qui
leur fabriquait des objets
et animaux avec des ballons
de baudruche. Des
choses simples qui font
briller les yeux des enfants
et de leurs parents.
Le port est aussi un espace
de vie pour les pêcheurs, qui
proposent leurs poissons et
crustacés fraîchement pêchés.
Nous avons échangé avec
plusieurs générations,
comme Ginette, qui poursuit
sa passion bien qu’elle soit à
l’âge de la retraite. Rien n’y
fait : le plaisir de proposer
le fruit de la pêche familiale
passe avant tout.
Et c’est la même chose pour
les jeunes pêcheurs, qui présentent
aussi leurs captures.
Il faut saluer le courage de ce
métier difficile, d’autant que
si la modernité est présente
partout, la mer demeure
égale à elle-même : dangereusement
passionnante.
Laissez-vous séduire par
une adresse où l’authenticité
rencontre l’élégance.
Niché au cœur de l’effervescence
urbaine, ce lieu
vous invite à savourer une
cuisine traditionnelle revisitée
avec finesse, élaborée
sur place à partir de
produits frais soigneusement
sélectionnés.
Chez Jules
8 Pl. Dalton,
62200 Boulogne-sur-Mer.
La ville de Boulogne-sur-Mer est intimement
liée à la vie maritime et aux grandes
découvertes. Les histoires de marins et
d’explorateurs se mêlent aux souvenirs
militaires. La guerre de 1940-1945, bien
sûr, y a laissé ses traces tout au long
de la Côte d’Opale et des rivages de la
Normandie, tout proches. Les anciennes
fortifications apportent une structure
puissante au paysage urbain.
Murailles géantes, tours de guet et autres
vestiges soigneusement conservés servent
aussi à la vie de la cité.
On y trouve de nombreux restaurants, estaminets
et autres lieux où des musiciens
animent les soirées de leurs musiques jazzy
ou autres, créant une atmosphère agréablement
vivante.
C’est en se promenant dans le jardin Auguste
Mariette, dédié à cet égyptologue
boulonnais et situé au pied des remparts,
que l’on découvre la pyramide de Saqqa-
rah, une représentation du Nil, un bassin à lotus, une
palmeraie et l’obélisque monumental, qui s’ajoutent
à la statue au socle pyramidal et à la barque solaire
typiquement égyptienne.
Cet endroit offre un dépaysement total, toujours
dans une quiétude originale. On parcourt les remparts
avec plaisir, car ils offrent un point de vue riche
en monuments et belles constructions d’époque. Les
vieilles pierres diffusent leur fraîcheur et leurs cou-
leurs rassurantes, ou parfois intimidantes
selon leur disposition.N’oublions pas que
ce sont des défenses militaires…
Et même dans ce contexte, les fleurs
gardent leurs couleurs et animent les
lieux de leurs balancements dans les
courants d’air. La ville de Boulogne-sur-
Mer soigne ses jardins pour le plus grand
plaisir de ses visiteurs.
Ce mariage entre passé, présent et avenir
est omniprésent et contribue à offrir
cette plénitude charmante d’une ville qui
a su évoluer avec son temps.
Même si des plaques
commémoratives
d’événements dramatiques
et valeureux
parsèment les lieux
pour assurer la mémoire
de ceux qui se
sont sacrifiés pour
tous ceux qui profitent
de la tranquillité
d’aujourd’hui.
Les flâneries, de jour
comme de nuit, apportent
bien des
émerveillements et
des enseignements.
Boulogne-sur-Mer,
un musée à ciel ouvert.
84 versions de «Street
Art» ça et là, pour vous
en mettre plein les yeux,
laissant des messages
délivrés par des artistes
venus du monde entier
aux 4 coins de la ville.
Dans l’approche «Land
Art», des compositions
de matières naturelles
uniquement, se mêlent
aux paysages urbains.
Le confort de l’appartement
aidant, le Wi-Fi
permanent et de qualité
ayant comblé les ados, il
est temps de prendre le
chemin vers le complexe
Nausicaá. La voiture n’ira
pas au parking, assez
étroit d’ailleurs, situé à
proximité du Centre de
la Mer, et assez cher,
même si l’on n’oublie pas
de prendre un sérieux
coupon de réduction
offert par la boutique du
Centre Nausicaá…
EN ROUTE VERS LE
NAUSICAÀ
L’APPEL DU
BLEU
DU COSMOS
AUX PROFONDEURS :
THOMAS PESQUET EXPLORE
L’AUTRE FRONTIÈRE
Imaginez : après avoir flotté
parmi les étoiles, Thomas
Pesquet, notre astronaute
préféré, plonge cette fois
dans les abysses ! En août 2025,
le héros de l’espace a troqué
sa combinaison spatiale pour
un sous-marin high-tech,
le célèbre «Nautile» de l’Ifremer,
et s’est lancé à la découverte
des profondeurs de l’Atlantique,
à 2000 mètres sous la surface.
Une expérience à couper le souffle,
qu’il a partagée avec le grand
public, notamment via Nausicaá,
le célèbre centre de la mer.
À bord du «Nautile», il a vécu
une aventure digne d’un film,
aux commandes d’un engin
qui ressemble étrangement
à un vaisseau spatial – une boule
de titane bourrée de technologies
de pointe.
LES SECTRETS DU
NAUTILE
LE NAUTILE ET LES SECRETS
DES GRANDS FONDS
Depuis 1984, le Nautile embarque ses
passagers dans un voyage hors du temps,
à des milliers de mètres sous la surface.
Ce petit bijou de techno logie peut plonger
jusqu’à 6000 mètres de profondeur,
là où la lumière ne pénètre plus et où
règne un silence absolu et ouvre
une fenêtre sur 97 % des fonds marins,
un monde encore largement inconnu.
À bord, on embarque pour 10 heures
d’immersion totale, dans une capsule
pressurisée équipée comme un studio
de science-fiction : projecteurs puissants,
caméras haute définition, bras robotisés
et instruments de pointe permettent
d’observer, filmer, et prélever des échantillons
dans les écosystèmes les plus
secrets de la planète.
C’est une plongée dans l’inconnu,
une aventure scientifique mais aussi
profondément humaine, où chaque
descente est une rencontre avec
l’extraordinaire.
À 6 000 MÈTRES SOUS
LA SURFACE, LE NAUTILE FABRIQUE L’AVENTURE, MÈTRE PAR MÈTRE.
20% DES ESPÈCES MARINES
DÉCRITES CES 10 DERNIÈRES
ANNÉES L’ONT ÉTÉ GRÂCE
AUX EXPÉDITIONS DU MUSÉUM.
VAGUES ET VERTIGES
SANS QUITTER
LA TERRE FERME!
À Nausicaá, l’océan se vit
autant qu’il se contemple.
Grâce à une attraction
immersive, vous embarquez
virtuellement à bord
de la Thalassa. Le sol tangue,
les murs vibrent : vous voilà
en pleine mer, au cœur d’une
mission océanographique.
Chaque mouvement reproduit
fidèlement le roulis du bateau,
vous plongeant dans le quotidien
des chercheurs qui
bravent les éléments pour
étudier les océans.
Une expérience sensorielle
bluffante, entre frissons et fascination,
qui rappelle combien
l’exploration scientifique est aussi
une aventure humaine.
A BORD
DE LA THALASSA
LE POISSON
QUI VIT
EN COLOCATION
SOUS LE SABLE
Fin comme une
anguille, ce poisson
discret vit en colonie
dans les fonds sableux
ou herbeux, chaque
individu gardant
une distance précise
avec ses voisins.
Seule sa tête dépasse
du sable, le reste du
corps restant enfoui,
prêt à se rétracter
au moindre danger,
même les bulles
des plongeurs suffisent
à l’effrayer.
Mesurant jusqu’à 40 cm
pour à peine 14 mm de
diamètre, il se nourrit
de plancton et ne quitte
jamais son terrier, même
pour se reproduire.
Mâles et femelles s’approchent,
s’entrelacent…
et restent bien ancrés.
Une vie sous-marine aussi
pudique que fascinante.
L’HÉTÉROCONGRE
TACHETÉ
LE FONDS DE DOTATION
NAUSICAĀ SOUTEN
8 PROJETS
DE CONSERVATION
DES MILIEUX MARINS.
LE SOUFFLE
MINÉRAL
Sous le miroir mouvant
des vagues, l’océan
murmure des secrets
anciens. Il abrite, dans
ses abysses bleutées,
des réserves d’énergie
qui pourraient éclairer
nos lendemains - pétrole,
gaz, mais aussi le souffle
discret du méthane et
la promesse légère de
l’hydrogène.
Ses fonds marins sont
constellés de minéraux
précieux : cuivre, nickel,
cobalt, or, platine… autant
de matières premières qui
nourrissent les rêves technologiques
de notre époque.
Et parmi ces trésors, les
«terres rares», invisibles mais
essentielles, donnent vie
à nos écrans, nos satellites,
nos mondes connectés.
L’océan est une véritable
bibliothèque minérale, un
souffle d’avenir, une énigme
que l’humanité apprend
encore à déchiffrer.
80 % DES RESSOURCES
MINÉRALES DE LA PLANÈTE
SERAIENT OCÉANIQUES.
Venue des eaux tranquilles
du sud de la Papouasie-
Nouvelle- Guinée, d’Indonésie
et du nord de l’Australie, la
tortue à nez de cochon fascine
autant qu’elle intrigue.
Bien qu’elle soit une tortue
d’eau douce, habituée aux
bras de rivières paisibles et
aux lagunes isolées, elle
possède l’étonnante capacité
de se transformer en véritable
exploratrice marine.
Comme portée par les courants,
elle nage sur de longues
distan ces sans jamais
s’arrêter, planant sous l’eau
avec la grâce des tortues
marines.
Parfois, on l’aperçoit en mer,
et même sur certaines plages
où elle vient pondre, comme
ses cousines océaniques.
Symbole fort pour les communautés
aborigènes, cette
tortue au museau si particulier
est aujourd’hui en danger.
Victime de la destruction
de son habitat naturel
et convoitée pour le commerce
des animaux
de compagnie, elle se fait
de plus en plus rare.
LA TORTUE A INSPIRÉ
L’ÉLABORATION DU ROBOT
SOUS-MARIN UCAT
PERMETTANT D’OBSERVER
LES DIFFÉRENTS FONDS MARINS
SANS TROUBLER L’EAU.
LA TORTUE À
NEZ DE COCHON
UN TRÉSOR VIVANT,
ENTRE TERRE ET MER,
QU’IL EST URGENT
DE PROTÉGER.
LES SOIGNEURS AU CŒUR
DU BIEN-ÊTRE MARIN
À Nausicaá, les soigneurs et
soigneuses veillent chaque
jour sur la santé et le bienêtre
des animaux marins.
Sous la supervision du
vétérinaire, ils assurent
les soins, le nourrissage
et l’entretien des bassins,
tout en partageant leur
passion avec le public lors
d’animations comme
le nourrissage commenté.
Leur quotidien est rythmé
par une logistique précise :
menus adaptés à chaque
espèce, préparation enrichie
en vitamines, et distribution
sur mesure. Certaines raies,
par exemple, mangent plusieurs
fois par jour, tandis
que d’autres espèces se
contentent de quelques
repas hebdomadaires.
LES SOIGNEURS
LES ARCHITECTES IMAGINENT LES VILLES
FLOTTANTES ÉCOLOGIQUES DU FUTUR
TEL ARTISANOPOLIS, UN PROJET
PORTÉ PAR L’INSTITUT
SEASTEADING.
Photo : Seasteading-Institute-by-
Gabriel-Scheare-Luke-Lourdes-
Crowley-and-Patrick-White
VILLES DU
FUTUR
Vivre sur l’eau :
l’innovation à flot
Et si demain, nos maisons
flottaient ?
Alors que près de la moitié
de l’humanité vit à proximité
des côtes, le littoral
devient un laboratoire à
ciel ouvert pour repenser
nos modes de vie.
Face à la montée des eaux
et aux défis climatiques,
les architectes et ingénieurs
imaginent déjà
des habitats flottants,
autonomes et durables.
Des plateformes modulables
alimentées par
l’énergie solaire, des quartiers
marins connectés,
des fermes aquatiques
intégrées… Ce n’est plus
de la science-fiction, mais
une nouvelle frontière de
l’innovation urbaine. Vivre
sur l’eau, c’est aussi repenser
la mobilité, l’économie
circulaire et notre rapport
à la nature. Une révolution
bleue est en marche.
LE GARDE-MANGER
DU MONDE
Avec 24 kg de produits de
la mer consommés chaque
année par habitant, l’Europe
affiche un véritable appétit
pour les trésors marins.
Poissons, crustacés, coquillages…
ces aliments nourrissent
bien plus que nos
assiettes. Ils représentent
une source essentielle de protéines
pour l’humanité et font
vivre des millions de personnes
à travers le monde grâce
à la pêche et à l’aquaculture.
Mais cette abondance n’est pas
infinie. Pour continuer à profiter
de ces richesses demain, il est
crucial de préserver les écosystèmes
marins et de lutter contre
la surexploitation. La mer n’est pas
un garde-manger sans fond : c’est
un équilibre fragile à respecter.
UN BLUE LIVING LAB,
INCUBATEUR
DE PROJETS INNOVANTS,
A ÉTÉ CRÉÉ GRÂCE
AU NAUSICAĀ.
Heureusement, l’avenir s’annonce
prometteur. Les biotechnologies
marines, en plein essor, permettent
déjà de développer des médicaments
innovants, des matériaux durables
et même des carburants alternatifs.
Les espèces marines regorgent
de molécules fascinantes, encore
largement inexplorées.
GÉANTE DES MERS
Majestueuse et mystérieuse,
la grande
raie Manta Mobula
birostris glisse près de
la surface, entre 0 et
1000 mètres de profondeur,
là où les
courants marins lui
apportent son festin
préféré : le plancton.
On la reconnaît à ses
deux élégantes excroissances
céphaliques
encadrant sa large
bouche, comme des
ailes prêtes à s’envoler.
Avec ses 8 mètres d’envergure
et ses 1,8 tonne,
c’est la plus grande raie
du monde — une véritable
géante des océans.
Et côté maternité, elle a
ses secrets : les bébés
naissent déjà autonomes,
après avoir grandi à l’intérieur
du corps de leur
mère. Un seul petit à la
fois, mais déjà prêt à explorer
les profondeurs.
Un ballet marin à couper
le souffle, entre puissance
et grâce.
LA RAIE
MANTA
MAJESTUEUSE MAIS VULNÉRABLE,
CETTE ESPÈCE RARE EST EXPLOITÉE
EN ASIE ET PEINE
À SE REPRODUIRE.
UN JOYAU MARIN
EN SURSIS.
RAIE AIGLE
OCELÉE
À Nausicaá, chaque raie-aigle Aetobatus ocellatus incarne bien
plus qu’un simple habitant du grand bassin. Elles sont les ambassadrices
d’un programme européen de conservation qui
veille à préserver la diversité génétique des espèces marines
en suivant leur généalogie avec rigueur. Une démarche essentielle
face à l’érosion silencieuse de la biodiversité.
En 2021, une raie-aigle adulte venue du Burgers Zoo aux Pays-Bas
a rejoint les eaux de Nausicaá. Deux mâles du bassin étaient
ses fils. Une réunion familiale qui illustre la force du lien entre
institutions engagées pour la sauvegarde des espèces.
Elle enrichit le patrimoine génétique du groupe et participe
à une dynamique de reproduction précieuse
MALPELO
LA FONDATION
LA SCIENCE
AU SERVICE DES REQUINS
Dans les eaux turquoise de l’île
de Malpelo, au large de la
Colombie, évolue une créature
aussi fascinante que menacée :
le requin marteau. Avec sa silhouette
emblématique et son
regard latéral, il incarne à lui seul
la beauté brute et l’équilibre
fragile de la biodiversité marine.
Malgré le statut de patrimoine
naturel mondial accordé par
l’UNESCO et la création d’une
aire marine protégée, ces géants
des mers restent la cible de la
pêche illégale. Leurs populations
peinent à se régénérer, et
leur avenir dépend désormais
de notre capacité à les comprendre…
et à les protéger.
C’est là qu’intervient Nausicaá,
qui s’associe à la Fondation
Malpelo pour un projet aussi
ambitieux que vital : le marquage
des requins marteaux. À l’aide de
balises acoustiques et satellites,
les scientifiques suivent leurs
déplacements, étudient leurs
routes migratoires et analysent
l’évolution de leurs populations
pour mieux anticiper les menaces
et adapter les mesures
de conservation.
LES ESPÈCES MARINES
REPRÉSENTENT
UNE VÉRITABLE
BANQUE DE GÈNES
ET DE MOLÉCULES.
L’OCÉAN
POUR SE SOIGNER
LES TRÉSORS CACHÉS
DES OCÉANS : QUAND
LA MER SOIGNE,
PARFUME ET INSPIRE
Et si notre prochain remède
venait des profondeurs
marines ? Depuis quelques
années, biologistes et chercheurs
plongent dans l’univers
mystérieux des océans à
la recher che
de molécules inédites.
Leur objectif : découvrir
des substances capables
de soulager nos douleurs,
soigner nos maladies, voire
révolutionner la médecine.
Des milliers de composés
ont déjà été testés,
et certains montrent
un potentiel prometteur.
Mais les bienfaits de la
mer ne s’arrêtent pas là.
Les organismes marins
produisent naturellement
des composés utilisés
dans des domaines aussi
variés que la gastronomie,
la parfumerie
ou même la chirurgie.
Observer les animaux
marins permet aussi
d’innover : leurs comportements
et mécanismes
inspirent de
nouvelles techniques,
parfois surprenantes.
50% DES SUBSTANCES
ANTICANCÉREUSES
VIENNENT DE LA MER.
RAJA AMPAT, JOYAU
DU TRIANGLE DE CORAIL
Niché entre les eaux turquoise
des Philippines, de l’Indonésie
et des îles Salomon, le Triangle de
Corail est bien plus qu’un paradis
tropical : c’est le berceau de la vie
marine. Au cœur de cette merveille
naturelle, les îles indonésiennes de Raja
Ampat dévoilent un spectacle sousmarin
à couper le souffle — considéré
comme l’un des plus riches écosystèmes
de la planète.
Imaginez : plus de 1000 espèces
de poissons multicolores, 537 variétés de
coraux aux formes hypnotiques, et
une biodiversité qui fait rêver les biologistes
marins du monde entier. Mais
ce sanctuaire ne se contente pas d’être
beau, il est aussi protégé. Grâce à un ambitieux
programme gouvernemental,
les communautés locales, notamment
les pêcheurs, sont activement impliquées
dans la préservation de cet écrin naturel.
Et si vous plongez dans ces eaux cristallines,
sachez que votre aventure contribue à un cercle
vertueux : une taxe écologique, incluse dans
les frais touristiques, finance des initiatives
environnementales et soutient le développement
durable des villages alentour. Voyager ici,
c’est s’immerger dans un monde où luxe rime
avec conscience.
PROTÉGER LA VIE MARINE, C’EST PERMETTRE
À L’OCÉAN DE MIEUX SUPPORTER
LE RÉCHAUFFEMENT PLANÉTAIRE.
CONSERVER DES EAUX PROPRES ET DE QUALITÉ,
C’EST PROTÉGER LA SANTÉ DE CEUX QUI CONSOMMENT
DES PRODUITS DE LA MER OU PROFITENT
DES LOISIRS EN BORD DE MER.
LA MANGROVE
LA MANGROVE :
L’ÉLÉGANCE SAUVAGE
AU SERVICE
DE LA PLANÈTE
C’est un décor digne
d’un rêve tropical : une forêt
aux racines sculpturales,
les pieds dans l’eau salée, baignée
de lumière dorée.
La mangrove, joyau naturel des
côtes équatoriales,
incarne à la fois la beauté
brute et la puissance
écologique.
Ses arbres emblématiques,
les palétuviers, semblent flotter
entre ciel et mer. Leurs racines
aériennes forment un labyrinthe
féerique où la vie marine
s’épanouit en toute discrétion.
Les jeunes poissons y trouvent
un refuge paisible, loin
des prédateurs, pour grandir
en toute sécurité — une véritable
nursery naturelle.
UN REMPART CONTRE
LE CHANGEMENT CLIMATIQUE
Mais la mangrove ne se contente
pas d’être sublime.
Elle est aussi une alliée précieuse
dans la lutte contre le dérèglement
climatique. Véritable puits
de carbone, elle absorbe
les émissions et protège les rivages
des tempêtes et de l’érosion.
LA MANGROVE
C’EST AUSSI…
LE MIEL DE MANGROVE
Les abeilles raffolent
des palétuviers et
y butinent un nectar
unique, donnant
naissance à un miel
aux arômes subtils et
aux vertus insoupçonnées.
LES PLANTES MÉDICINALES
Les mangroves soignent aussi !
Leurs plantes sont utilisées
depuis des générations
pour leurs propriétés
médicinales.
LE GARDE-MANGER
DU RÉCIF
Les mangroves abritent
les poissons du récif.
Résultat : une pêche
abondante et durable pour
les communautés locales.
LES PIGMENTS
DES PALÉTUVIERS
Ils offrent des pigments
naturels utilisés
pour colorer
textiles
et objets
artisanaux.
PLUSIEURS REQUINS-ZÈBRES
SONT NÉS À NAUSICAÁ
DANS LE CADRE D’UN PROGRAMME
DE CONSERVATION EUROPÉEN !
LE REQUIN-ZÈBRE,
STAR DES PROFONDEURS ET
MUSE DES INGÉNIEURS
Ce paisible habitant des récifs
coralliens inspire bien plus
que des clichés sous-marins.
Sa peau a donné naissance
à des revêtements antibactériens
et antifouling,
ses ailerons ont révolutionné
l’aéronautique avec les
«sharklets», et sa queue a servi
de modèle pour des hydroliennes
innovantes.
On le trouve dans l’océan
Indien et le Pacifique, entre
5 et 30 mètres de profondeur.
Respectueux et calme, il se
laisse volontiers approcher
par les plongeurs… pour
une rencontre inoubliable.
UN ÉCOSYSTÈME
RAFFINÉ ET VIBRANT
Sur ses sols vaseux, les crabes
violonistes jouent leur partition,
tandis que les huîtres, moules
et anémones s’accrochent
aux racines comme des bijoux
vivants. Chaque recoin
de la mangrove est une scène
où la nature expose ses plus
belles créations.
DES RÉSIDENTS MAJESTUEUX
Et dans ce théâtre sauvage,
les stars ne manquent pas :
le crocodile marin, impressionnant
et mystérieux, peut atteindre
six mètres de long. Il partage
son territoire avec la tortue
de mer, élégante voyageuse
des océans, et le serpent
des mangroves, venimeux
et fascinant.
LE PÉRIOPHTALME.
Ce poisson ne se contente pas
de nager, il grimpe aux arbres
comme un aventurier des
mangroves. Le périophtalme
est capable de se hisser sur
les branches des palétuviers
grâce à ses nageoires pectorales
transformées en pattes
ventousées. Pour survivre
hors de l’eau, il emporte
avec lui une petite réserve
d’eau autour de ses branchies.
Il peut ainsi passer
plusieurs minutes
à traquer les insectes.
LES CORAUX
Les coraux, ce sont un peu
les artistes secrets des fonds
marins. Ils sont faits de petits
polypes, sortes de mini-anémones
qui dansent au rythme
des courants. Leurs tentacules,
délicats mais redoutables, sont
équipés de cellules urticantes.
Si ces bâtisseurs de récifs
choisissent les eaux limpides,
c’est parce qu’ils raffolent
du soleil. À l’intérieur de leur
corps, ils hébergent de minuscules
algues colorées, comme
des colo cataires bienveillantes.
Ces algues transforment les
déchets du polype en nutriments,
et en retour, elles lui
offrent de quoi se nourrir.
Une belle symbiose qui fait
naître les merveilles des récifs.
UN MILLIER DE BOUTURES
DE CORAUX ONT ÉTÉ RÉIMPLANTÉES
AUX MALDIVES AVEC REEFSCAPERS.
LE CONSERVATOIRE
MONDIAL
DU CORAIL
Face à la menace croissante
qui pèse sur les récifs
coralliens, un projet
visionnaire voit le jour sous
l’impulsion de l’Institut
océan ographique de
Monaco : créer une collection
mondiale des principales
espèces et souches de coraux
bâtisseurs de récifs.
L’objectif ? Sauv egarder
ce patrimoine vivant avant
qu’il ne disparaisse.
Ces coraux, véritables
architectes des fonds marins,
sont désormais hébergés
dans des aquariums publics
et privés à travers le globe.
Ce réseau constitue un «réservoir
génétique» précieux, pensé
comme une banque de vie
pour demain. Grâce à lui,
des projets de restauration
écologique pourront être envisagés,
notamment par bouturage,
dans les zones marines dégradées
à condition, bien sûr, que
les conditions environnementales
soient propices à leur survie.
VOUS AUSSI, VOUS POUVEZ
ADOPTER UN CORAIL
À seulement 8 km des rivages envoûtants
de Zanzibar, Chumbe Island Coral
Park est un véritable havre de paix pour
les amoureux de nature et d’évasion.
Cette île préservée abrite une réserve
marine protégée où l’on explore
à la fois une forêt côtière luxuriante
et un récif corallien d’une beauté
saisissante — un paradis pour
les plongeurs et les rêveurs.
Ici, chaque séjour a du sens : une partie
des revenus générés par le tourisme est
réinvestie dans des projets éducatifs,
des recherches scientifiques et
la préservation de l’écosystème par
les gardes de l’île. Voyager devient
un acte engagé.
Et pour vivre cette parenthèse enchantée,
7 éco-bungalows nichés dans
la végétation offrent une expérience
unique, en parfaite harmonie avec
l’environnement. Énergie solaire,
récupération d’eau de pluie, filtration
naturelle… tout est pensé pour que
votre empreinte soit aussi légère
que le sable sous vos pieds.
TOURISME
ÉCO-RESPONSABLE
PLONGER C’EST
RESPECTER!
Plonger, c’est un peu comme entrer
dans un autre monde — un monde
coloré, vibrant, où les coraux
dessinent des paysages dignes
d’un rêve éveillé. Les plongeurs
ont le privilège de vivre cette magie
en direct… mais aussi d’en voir
les coulisses. Car sous la surface,
les changements sont bien réels.
Respecter les sites, c’est préserver
un trésor vivant — et ça commence
par des règles toutes simples.
On s’informe
sur le site et la faune
qui y vit
On apprend à reconnaître
les espèces menacées
et protégée.
On ne jette
rien à la mer.
Lorsqu’on entre dans l’eau,
on ne piétine pas le fond.
On ajuste sa flottabilité
et on palme doucement.
On ne ramène rien à bord.
NAUSICAÁ,
L’OCÉAN VERSION
RESPONSABLE
Depuis 2018, Nausicaá
ne se contente pas d’émerveiller
ses visiteurs avec
ses bassins et ses espèces
marines. En adoptant une
démarche RSE (Responsabilité
Sociétale des Entreprises),
Nausicaá intègre des pratiques
éthiques et durables
dans toutes ses activités —
du personnel aux gestes
du quotidien.
Chaque détail est pensé pour
respecter l’environnement, en
suivant les standards du référentiel
ISO 26000. Nausicaá a
co-construit, avec la Fondation
de la Mer, le Référentiel Océan
ODD 14, un outil concret pour
mesurer et réduire son impact
sur les écosystèmes marins.
Nausicaá a aussi décroché le label
«Divertissement durable» du
SNELAC, qui valorise les lieux
de loisirs et de culture engagés
dans les enjeux environnementaux
et sociaux.
ACTIONS ET
ENGAGEMENTS
BOUTIQUE
RESPONSABLE
Au cœur du Nausicaá, la boutique se distingue par son engagement éthique et local. Chaque
produit proposé est soigneusement sélectionné pour sa fabrication responsable : matières
durables, circuits courts, artisanat français… Ici, le Made in France n’est pas un slogan, c’est
une réalité. En valorisant l’économie circulaire et les talents du territoire, la boutique réduit
son impact carbone tout en offrant des objets beaux, utiles et porteurs de sens. C’est l’endroit
idéal pour dénicher un souvenir qui a du cœur, et qui respecte la planète.
Le parking de Nausicaà est à quelques minutes
à pied du centre aquatique. Sa hauteur
est limitée, donc les coffres de toit ne
passent pas. C’est étroit, et il faut vraiment
faire attention aux jantes, surtout quand
elles sont grandes et que l’auto est de grand
format. Il faut savoir que la boutique de Nausicaà
permet d’obtenir une belle ristourne :
il ne faut pas oublier de valider son ticket de
parking, sinon on paie plein pot. Les heures
de pointe font aussi que la sortie du parking
peut demander beaucoup de patience.
680
FRANCE
Boulogne
Sur Mer
Un appel
vers le grand large !
Plume : Christiane Goor - Capture d’Images : Charles Mahaux
L’ONU a fini par s’entendre !
Et c’est à Boulogne sur Mer que le premier traité
international de protection de la haute mer
destiné à lutter contre les menaces
qui pèsent sur des écosystèmes
vitaux pour l’humanité et à juste titre
quand on sait que la haute mer couvre
près de la moitié de la surface du globe
et 60% des océans !
681
682
Le 4 mars 2023, après plus de 15 ans de
pourparlers, les Etats membres de l’ONU se
sont accordés sur le premier traité international
de protection de la haute mer destiné à
lutter contre les menaces qui pèsent sur des
écosystème vitaux pour l’humanité.
Comme quoi la protection de la nature et des
personnes peut triompher de la géopolitique
et ce signal doit nous inciter à une escapade
à Boulogne-sur-Mer pour une visite du plus
grand aquarium d’Europe !
Nausicaá
Le plus grand aquarium d’Europe.
Bassins géants, explorations sous-marines, technologies
de pointe dans la magie d’une mise en scène
grandiose, tout est là pour faire rêver les adultes
comme les enfants ! Il faut prévoir d’y passer une
journée entière tant il y a à voir et même revenir sur
ses pas pour s’immerger une fois de plus dans la
contemplation de ces abîmes vivants offerts devant
nos yeux. 3 expositions scandent la visite.
Voyage en Haute Mer.
Mise à l’honneur par ce traité et à juste titre quand
on sait que la haute mer couvre près de la moitié de
la surface du globe et 60% des océans !
Elle est enfin reconnue comme un espace international
qui n’appartient à personne mais est sous la
responsabilité de tous.
Ici la visite s’articule autour du plus grand bassin
d’Europe, 10000m3, avec des perspectives différentes
selon qu’on s’immerge parmi les créatures
sous-marines dans un tunnel vitré de 18m de long,
ou qu’on observe la vie-sous-marine dans une grande
683
684
faille haute de 7m ou encore
qu’on se laisse emporter par
le bleu des hautes mers face
à une immense baie de 20m
de long et 5m de haut d’autant
que si vous vous offrez
l’expérience de réalité augmentée
vous verrez jaillir
vers vous des animaux virtuels
comme la tortue luth
qui broute une méduse à
crinière de lion ou un espadon
qui tâche d’interrompre
un banc de sardines.
Des Rivages
et des Hommes.
Ou comment faire le tour
du monde des questions
de gestion des espaces littoraux.
On apprend à décoder
les nombreux services
rendus par la mer aux
hommes, proche de chez
nous d’abord avec la mer
du Nord mais aussi la Méditerranée
puis les lagons, les
récifs coraliens et enfin la
pleine mer. Les plus jeunes
apprécieront de s’immerger
par un tunnel dans le bassin
des lions de mer ou de s’embarquer
à bord de la Thalassa,
un navire de recherche
de l’Institut français de Recherche
pour l’Exploitation
de la Mer avec en sus l’expérience
d’une mer déchaînée
avec le fracas des vagues qui
déferlent et le mouvement
de la proue qui plonge dans
la houle, autant de sensations
fortes à vivre, au sec,
comme si vous y étiez.
Dans l’Oeil
du Climat.
A savoir 430m2 de projection
du sol aux murs avec
une immersion sonore pour
découvrir et vivre les effets
du réchauffement climatique
comme par exemple la
vision d’une maison prête à
tomber d’une falaise, conséquence
saisissante de l’érosion
côtière.
La visite se poursuit aussi par
la découverte d’espèces en
danger (manchots, coraux,
méduses, …) et à l’issue de
685
• Salle immersive,
dans le monde des méduses
Photos : H-Lamblin-Iconocom
• Murènes
ce voyage, le visiteur comprend
que des solutions
existent ou comment devenir
acteurs en vivant de
façon plus écologique.
Boulogne-sur-mer,
bien plus
qu’un aquarium !
Quand on sort de Nausicaá,
on se rend compte que
cet impressionnant complexe
semble amarré sur
une immense plage léchée
688
par la Manche, un must
dans une ville, tandis que
de l’autre côté du boulevard
s’amorcent déjà les
falaises sur lesquelles se
sont installées jadis les
maisons des pêcheurs de
Boulogne-sur-Mer. C’est
que les Boulonnais aiment
à dire que c’est de l’eau
salée qui coule dans leurs
veines tant ils ont vécu et
vivent encore de la pêche.
Boulogne-sur-Mer est d’ailleurs
le premier port de
689
1 2
3
4
1 • Anémones et coraux
2 • Hippocampes
3 • Réserve des lions de mer
Photos Turpin
4 • Anémones panache blanc
1 • Nausicaà
2 • Raie Manta
3 • Poisson-pierre
4 • Perches de mer pourpre
et barbiers à queue de lyre
1
3
4
2
694
pêche français et plus de 70 espèces différentes y sont
débarquées et vendues à la criée 6 jours par semaine.
La ville est aussi la première plateforme européenne
de transformation des produits de la mer.
La maison dite de la Beurière.
Etrange nom qui vient du mot «bure» qui signifie «petite
cabane de pêcheurs» en patois ! Il faut grimer la
longue volée d’escaliers de la rue Mâchicoulis pour
atteindre cette maison qui s’accroche au dénivelé des
marches. Sa visite est incontournable pour appréhender
le quotidien de ces marins d’avant-guerre.
Epargnée par les bombardements de la Seconde Guerre
Mondiale, elle a été transformée en un écomusée qui
permet d’entrer ainsi dans l’intimité d’une famille de
9 personnes qui occupaient le seul rez-de-chaussée,
tandis que l’étage aujourd’hui consacré à une exposition
d’objets de jadis était occupé par une autre famille.
La maison est minuscule et la première pièce
où se trouve le lit qui servait à 4 personnes au moins
est aussi la pièce où l’on recevait. Les bébés emmaillotés
dormaient dans le tiroir de la commode laissé
695
696
ouvert. Partout des objets religieux au mur ou sous
globe rappellent que la prière accompagnait le départ
des marins qui ne revenaient qu’au terme de plusieurs
semaines en mer vers l’Islande ou l’île de Terre-Neuve.
La vie se concentrait dans la seconde pièce encore plus
petite qui servait de cuisine, de salle de bain mais aussi
de chambre pour les plus petits qui dormaient dans
l’armoire.
Cette visite dévoile la rudesse et la simplicité de ces
hommes et de ces femmes qui vivaient pour et grâce
à la mer. On comprend aussi le rôle de la femme,
épouse et mère qui tient la maison d’une main de
maître et ne ménage pas ses efforts. L’espérance de vie
au siècle dernier était de 45 ans à peine…. A l’étage
une paire de hautes bottes en cuir que les marins enfilaient
bourrées de paille. 6 kg au pied nécessaires pour
arrimer les hommes sur le pont quand la mer était
houleuse et de toutes façons, personne ne savait nager
et au pire on coulait tout de suite. Les marins ôtaient
leurs bottes à leur retour sur terre….
697
Une ville à
plusieurs facettes.
Avec sa « basse ville » qui désigne
le centre-ville et le port
qui s’étirent de part et d’autre
698
du long chenal qui mène à la
Manche et sa «haute ville» qui
signale la ville fortifiée enserrée
derrière ses remparts, Boulogne-sur-Mer
raconte comme
elle est ancrée dans ses racines
mais tournée vers l’avenir.
La basse ville, un
musée en plein air.
Sinistrée à 85% à l’issue de la
Seconde Guerre mondiale, la
basse ville fera l’objet d’une
reconstruction qui va orchestrer
un plan d’urbanisme
qui rompt totalement avec
le passé. 4 hauts buildings
de quelque 40m de haut se
succèdent en oblique sur une
étroite parcelle allongée le
long de l’avenue Gambetta
juste en face du chenal. Une
architecture audacieuse dans
les années 50, plus fonctionnelle
qu’esthétique mais
elle a permis de reloger de
nombreuses personnes qui
avaient perdu leur habitat.
Boulogne-sur-Mer s’est lancée
dans une nouvelle dyna-
699
mique, celle de « l’art dans
la rue » grâce à la créativité
d’artistes locaux et internationaux.
Un parcours d’art
urbain dans un espace qui
appartient à tous se dévoile
700
comme une invitation à la découverte
de différents mouvements
artistiques qui se
manifestent depuis 7 éditions
avec un point d’orgue du 23
juillet au 31 août : fresques
murales, coffrets électriques
peints, expositions éphémères.
De quoi surprendre
le visiteur, l’interpeller et l’intriguer
pour susciter un nouveau
regard sur la ville.
La haute ville, le trésor patrimonial
de Boulogne-sur-Mer.
Par contre la ville fortifiée a
conservé dans son intégralité
sa solide ceinture de remparts
du XIIIème siècle, percés
de 4 portes à chaque point
cardinal. Une belle occasion
d’en faire le tour par l’ancien
chemin de ronde devenu une
des promenades préférées
des Boulonnais d’autant qu’il
offre des vues panoramiques
sur la rade, le port et la ville
basse.
Quand on choisit de s’aventurer
ensuite dans le dédale
des venelles de ce musée à
701
702
ciel ouvert, on ne manquera pas la colossale basilique
Notre-Dame, coiffée par une coupole haute de
101m, qui se visite aussi pour sa crypte, l’une des
plus vastes d’Europe avec ses 1400m2, pas moins
de 4000m2 de peintures murales et de nombreuses
pièces d’orfèvrerie à découvrir.
Sur la place Godefroid de Bouillon, le beffroi élève
ses 37m de hauteur au-dessus de la cité qu’il domine
depuis le XIIème siècle et aujourd’hui il
semble veiller sur les habitants avec la bonhomie
d’un vieux sage. Au XVIIIème siècle on a construit
à ses pieds un vaste hôtel de ville tout en brique et
l’association de ces architectures aux matériaux différents
ne manque pas de charme.
Infos :
L’office de Tourisme du Boulonnais
Côte d’Opale
www.boulonnaisautop.com.
L’OT propose des visites guidées pour groupes et individuels
de la ville mais aussi du parcours street art
(un musée en plein air) et du port en bateau de mars
à octobre.
Nausicaá
www.nausicaa.fr
Petit conseil, préparez votre visite car certaines activités
pourraient être complètes à votre arrivée. N’hésitez
pas à embarquer votre pique-nique car les services
de restauration du musée sont plus alléchants que délicieux
et trop chers en rapport qualité-prix.
Se loger :
www.evancy.fr
Depuis 2020, leur première année d’expérience,
le groupe Evancy affiche sa volonté d’offrir des résidences
hôtelières «à la française», en misant sur
une vue toujours exceptionnelle, un esprit élégant et
raffiné et un accueil attentif. Implantés sur la Côte
d’Opale (il y en a également à Boulogne-sur-Mer !)
et sur la Cöte d’Azur.
703
MINI TRIP
Quand la
Renault 5
tient ses
promesses
Plume Eric HIDEBROEK - Capture d’Images : Pascale HEIDEBROEK
Dès qu’on évoque les voitures électriques, les sceptiques
s’empressent d’aligner les idées reçues… souvent sans jamais avoir
pris le volant d’un modèle récent. Pour dépasser les préjugés, la
rédaction a mis la Voiture de l’Année à l’épreuve lors d’un road-trip
exigeant : près de 300 kilomètres, entre nos bureaux de Hannut et les
paysages verdoyants de la Côte d’Opale, avec une halte à Wissant.
Au programme ?
Un voyage dans le temps, entre innovation et histoire : explorer les
vestiges du Mur de l’Atlantique – témoin de l’ingénierie militaire
nazie il y a 80 ans – tout en testant en conditions réelles autonomie,
recharge et confort de la mobilité électrique.
704
FLASH INF … 05 juin 2025
Renault annonce la version de base
«FIVE» à 24.900 € avec batterie 40 kWh
soit 312 km d’autonomie.
705
706
Découverte lors du fantastique Salon de l’Auto de Bruxelles, où elle a remporté,
avec sa sœur l’Alpine A290, le prestigieux titre de Voiture de l’Année, la nouvelle
Renault 5 arbore fièrement un style néo-rétro qui ne laisse pas indifférent. Loin de
se contenter de séduire les nostalgiques des années 80, elle attire tous les regards
grâce à ce charme intemporel qui a fait son succès autrefois… et qui semble déjà
réécrire son histoire aujourd’hui.
Certes, certains pourront ironiser sur son origine «française», sous-entendant une
qualité inférieure. Qu’ils se détrompent : comme ses consœurs, cette nouvelle Renault
a fait des progrès remarquables, tant en qualité perçue qu’en finition réelle
707
708
– à l’image de la Mégane E-Tech, par exemple. Notre essai
porte sur la version Techno 150 ch en mode Comfort
Range, affichant une autonomie annoncée de 410 km.
Autonomie : des performances réalistes, mais variables
Lors de la prise en main, le compteur indiquait 408 km.
Après plusieurs jours d’utilisation en milieu urbain et périurbain
(avec peu d’autoroute), la consommation moyenne
709
710
ARRIVÉE À
…WISSANT
s’établit à 12,6 kWh/100 km. En
revanche, sur le trajet principalement
autoroutier entre Hannut
et Wissant, nous avons relevé
16,1 kWh/100 km, ce qui ramène
l’autonomie théorique à 322 km
au maximum.
Au départ la planche de bord
indiquait 3 types d’informations.
L’une de 220 km par autoroutes,
l’autre de 360 km sur voies périurbaines
et enfin la circulation
citadine de l’ordre de 398 km.
Ces valeurs évoluent constamment
en cours de route, tenant
compte des conditions de
conduite comme de la météo.
711
WISSANT
Perle discrète de la Côte
d’Opale, Wissant séduit
par son charme paisible
et son littoral préservé.
Sa digue-promenade,
suspendue entre ciel et
mer, offre un spectacle
changeant au rythme
des marées :
à marée haute, les vagues
viennent caresser
les rochers, tandis qu’à
marée basse, la mer se
retire sur des centaines
de mètres, dévoilant
une vaste étendue de
sable humide où l’on se
promène, où les chars-àvoile
glissent avec grâce.
Loin de l’agitation des
stations balnéaires belges
712
et de leur urbanisation dense,
Wissant cultive une atmosphère
unique, mélange de quiétude, de
douceur de vivre et d’authenticité.
Son village accueillant, ses
commerces chaleureux, tout invite
à la détente, loin du tumulte
des grandes villes.
Les visiteurs, avides de nature et
de calme, profitent de chaque
instant pour arpenter les sentiers
côtiers entre le Cap Gris-Nez et
le Cap Blanc-Nez. Ces paysages
grandioses, où les verts vallons
épousent les reliefs escarpés,
révèlent çà et là les vestiges du
Mur de l’Atlantique, témoins
silencieux de l’Histoire.
Venez découvrir Wissant : un
havre de paix où respirent la
liberté et la beauté sauvage.
INFO
713
RENAULT est le
créateur de la carte
main-libre qui
permet d’ouvrir ou
verrouiler l’auto et
la démarrer.
Ceci depuis la
Renault 25 il y a
45 ans déjà !
Ici, quand on
s’approche clé en
poche, le «5»
s’allume et indique
la charge restante
de la batterie.
714
De la toute
première à
l’actuelle.
<--
Au départ, l’ordinateur de
bord, prudent, nous a suggéré
une recharge à Zedelghem
(à 30 km de Gand),
estimant qu’il nous resterait
31 % de batterie.
Résultat ?
À l’arrivée à la borne, nous
avions encore 51 %. La
recharge complète a pris
28 minutes au lieu des 32
annoncés. Puis, alors que
l’ordinateur prévoyait 29 %
en arrivant à Wissant, nous
y sommes parvenus avec…
53 %, pas mal !
Preuve qu’en roulant normalement,
mais aussi,
avec l’aide du régulateur
adaptatif réglé sur les limitations
locales : 120 km/h
715
718
La R5 pose devant
la résidence d’été
du Président de la République
le Général de Gaule † 719
720
en Belgique, 110-130 km/h
en France), l’autonomie tient
parfaitement ses promesses.
Confort et tenue de route :
une vraie réussite
La Renault 5 se distingue par
un confort exemplaire, notamment
grâce à ses sièges, qui,
s’ils ne maintiennent pas suffisamment
latéralement, offrent
un confort dorsal et cervical
remarquable – un atout pour
ceux souffrant de douleurs
chroniques. Autre point fort :
le choix de pneus 195/55 R18,
dont le flanc généreux (55)
721
722
723
725
PHOTOS DE
LUCA MELCARNE
participe au confort en absorbant
les imperfections de la
chaussée tout en garantissant
une tenue de route précise.
Le silence de roulement est
une carte maitresse de la 5. Il
y a peu de voitures électriques
qui apportent cette quiétude.
Espace et équipement :
généreux et bien pensé
Malgré son statut de citadine,
la 5 offre une habitabilité surprenante
et de nombreuses
727
attentions. Seul regret : l’absence
de crochet porte-manteau,
qui oblige à poser sa
veste sur la banquette arrière.
A première vue le coffre n’a
pas l’air très grand. Bien dessiné,
il est suffisant d’autant
qu’il offre une belle hauteur
sous la planche à chapeaux
et ses dimensions sont bien
étudiée, il fait quand même
250 litres.
Le rabattement des sièges
dégage une surface supplémentaire
appréciable, ce
qui porte le volume global
à 959 litres. L’ambiance intérieure,
rehaussée par des
tissus soignés et un fini «couture»,
dégage une bonne
impression de qualité.
L’écran central, clair et intuitif,
met en valeur un équipement
exceptionnellement complet
pour le segment – de quoi
faire pâlir certaines premium,
à commencer par la pingrerie
d’Audi et sa fâcheuse tendance
à l’optionnite aiguë.
HUBERT LATHAM
En 1905, Hubert Latham, âgé de 22 ans, relie Londres à Paris à bord du ballon «Aéroclub 2».
Il se tourne très vite vers l’aviation et rencontre l’ingénieur Léon Levavasseur.
En avril 1909, Latham vole sur 1500 mètres.
Le 5 juin, il s’attribue le record mondial des monoplans et le record français de vol mécanique le
12 juin, il réalise un vol de 40 km en 39 minutes, ce qui va le décider à tenter la traversée de la Manche.
Il établit son camp de base sur les hauteurs du Cap Blanc-Nez. Le 19 juillet, malgré un temps incertain,
l’impétueux Hubert Latham décide de tenter sa chance. A 6h45, l’Antoinette s’élève à une
altitude de 300 mètres. L’aviateur salue la foule d’un geste de la main et met le cap sur Douvres.
729
Il disparaît aussitôt dans la brume. A proximité des côtes anglaises, une panne de moteur
force Latham à amérir. Des marins dépêchés sur place pour lui porter secours découvrent
l’aviateur tranquillement assis sur son siège, une cigarette aux lèvres.
Il fera une nouvelle tentavive le 27 juillet à bord d’un appareil plus puissant mais il échoue
une nouvelle fois à 500 mètres des côtes anglaises.
Il aura parcouru la distance en 20 minutes mais ses roues ne fouleront jamais le sol
anglais. Il n’y aura pas de troisième tentative. Hubert Latham trouvera la mort, le 25 juin
1912 lors d’un accident de chasse.
En 1922, le sculpteur Georges Vergez réalise une statue de près de trois mètres en hommage
à l’aviateur disparu.
731
La Renault 5 est une très
bonne auto, sa finition et le
choix des matériaux la classe
définitivement dans le niveau
premium.
Regardez nos photos, rien
que les plastiques qui non
seulement vous paraitront de
qualité comme de très belle
facture, et, en vrai, quand
vous les toucherez, vous
constaterez que ce que nous
vous disons est bien réel.
733
LE CAP BLANC-NEZ,
ESCALLES
Deux monuments d’hommage à
la Dover Patrol furent édifiés en
1922 de part et d’autre du détroit.
L’exemplaire français fut détruit
par les Allemands pendant
l’occupation de 1940-1945. Un
nouvel obélisque a été érigé en
1962. À sa base, une dédicace
rend hommage aux marins français
qui furent intégrés à la «patrouille
de Douvres» et périrent
au combat. Le mémorial jumeau
se dresse en haut des falaises de
Sainte Margaret’s Bay à Douvres.
La batterie lourde Lindemann fut l’une des plus puissantes structures militaires édifiées par
les Allemands sur les côtes de l’Europe durant la Seconde Guerre mondiale.------->
POLYGALA
SAMBUCUS
737
LOTIER CORNICULÉ
Trois énormes casemates en béton armé abritaient de gigantesques
canons Krupp SKC/34 de 406 mm de diamètre avec des tubes de
20 mètres de long et pesant chacun 160 tonnes. Ils étaient capables
d’envoyer des obus d’une tonne sur les villes côtières du Kent situées
de l’autre côté du détroit, à 40 km de distance. En 1993, les casemates
ont été immergées sous les boues liquides provenant du percement du
tunnel sous la Manche.
738
VESCE
739
MOUTONS DE RACE
BOULONNAISE
PRIMULA VERIS
ARMÉRIE MARITIME
ULEX 741
742
MUSÉE DU MUR
DE L’ATLANTIQUE
HÉRISSONS TCHÈQUES
Obstacles allemands mis en place
sur les plages pour éviter un éventuel
débarquement des alliés. Ils font partie
de tout un ensemble de protections dont
la plupart étaient piégés aux pieds.
TÉTRAÈDRE
MINE CASSE-NOIX
CONSTRUCTION
DU BLOCKHAUS
744
LA BATTERIE
TODT
Plans établis par Fritz Todt
pour la future opération
«Lion de Mer» : l’invasion
de l’Angleterre.
1940
1940-1941
1938 25 mai : occupation Construction 1942
d’Audinghen. Début de des
l’évacuation de la population. blockhaus
Fritz Todt meurt
en janvier et donne
son som à la Batterie
Siegfried.
4 20
BLOCKHAUS
mètres de haut
dont 10 mètres
hors sol
47 29 3,5 160
mètres
de
long
mètres
de
large
mètres
d’épaisseur
pour les murs
mille tonnes
environ de
poids total
745
746
Ces blockhaus faisaient partie de l’artillerie côtière allemande dépendante.
de la Kriegsmarine. De ce fait, on parle d’équipage et non de garnison,
de cambuse et non de cuisine, de marin et non de soldat. Le commandant
de la Batterie Todt était un Lieutenant de Vaisseau…
Pour la maintenance du bunker, il y avait 18 marins, répartis dans
les différentes chambrées du blockhaus, et un officier qui occupait quant
à lui un petit bunker particulier d’une pièce à côté de celui-ci.
Les hommes restaient basés 6 mois et se relayaient par quarts
pour les différentes tâches afférentes au bunker.
LA VIE DANS LE BLOCKHAUS
LES LITS OU «BANNETTES» SONT REPLIABLES COMME SUR LES BATEAUX.
LES ARMOIRES SONT SPÉCIFIQUES AU BLOCKHAUS.
Canon de 47 mm tchèque «Skoda»
souvent utilisé dans les ouvrages allemends
du Mur de l’Atlantique.
L’armurier entretient et répare les armes
de ses camarades. Son travail est
d’une importance capitale.
748
LA SALLE DES MACHINES
La génératrice de fabrication Deutz d’un poids de 10 tonnes permettait une alimentation
autonome du blockhaus en électricité pour l’éclairage, la machinerie du canon,
le fonctionnement des machines de ventilation…
Cette centrale était alimentée en gasoil par deux cuves totalisant une contenance de 6750
litres. Ces cuves pouvaient être remplies grâce à des vannes situées à l’entrée du blockhaus.
GUÉRITE
EN BÉTON POUR
SENTINELLE
OT 810 Tatra CZ, véhicule tchèque du même type que le semi-chenillé blindé allemand Sd.Kfz. 251.
Poids : 8000 kg, blindage 6 à 12,5 mm, moteur Tatra diesel 8 cylindres de 11750 cm 3 . Equipage : 12 personnes.
Autonomie : 600 km, vitesse : 60 km/h (30 en tout-terrain), consommation : 30 à 40 l/100 km.
750
Le canon sur rail K5 «Léopold» est allemand. Pour
le déplacer, il fallut répartir son poids sur deux platesformes
à six essieux, un essieu pouvant porter 18 tonnes.
Il fallut aussi créer une locomotive de 40 tonnes
pour déplacer le tout. Ce canon demandait beaucoup
de travail pour l’armer, le pointer et faire la mise à feu.
Il était mû par des moteurs électriques.
Longueur du canon : 21,539 m, longueur du train : 31 m,
poids : 218 tonnes, calibre : 283 mm, portée : 59
à 62 km, cadence de tir : 8 coups par heure.
TOBROUK
LES CANADIENS À LA RESCOUSSE
DE L’EUROPE
Du 26 au 28 septembre 1944, la Batterie subit les attaques de la
RAF qui déverse près de 2000 tonnes de bombes. Pendant ce temps,
elle effectue toujours ses tirs meurtriers sur Douvres et Folkestone.
Le 29, le Lieutenant-Colonel Forbes obtient à 13:00 la capitulation
du Kapitänleutnant Momber. Le leitstand ne tombera que plus tard
dans l’après-midi. A la fin de la journée, 1700 soldats allemands
se sont rendus.
752
LE 29 SEPTEMBRE 1944 :
LIBÉRATION DU CAP GRIS-NEZ
PAR LA 3 E DIVISION
D’INFANTERIE CANADIENNE.
LE CAP GRIZ-NEZ,
AUDINGHEN
Constitué d’une falaise de 45 mètres de
haut datant du Jurassique, le Cap Gris-Nez
est situé au niveau du détroit du Pas-de-
Calais, au point de rencontre entre la Mer
du Nord et l’Atlantique. Sa position avancée
dans la mer le situe à seulement 28
kilomètres des côtes d’Angleterre.
Le site a depuis longtemps attiré les ornithologues
désireux d’observer la migration
des oiseaux en mer et, pourtant, nous n’en
avons quasiment pas croisé.
754
LE CROSS
Le Cap Gris-Nez constitue un pivot très stable entre Manche et Mer du Nord grâce à un phénomène
d’auto-protection des falaises taillées dans les Grès de la Crèche. Les boules gréseuses issues des Grès
de la Crèche et tombées sur l’estran protègent les falaises de l’érosion marine directe.
755
C’est au 18 e siècle que fût édifié ce poste
de surveillance appelé «Maison du Guêt».
Après la révolution, il servira de lieu
de surveillance aux douaniers jusqu’en 1934.
LUZERNE
Au sommet du Cap Gris-Nez, certaines
plantes ont la vie dure. Les embruns et le
vent ne laissent la place qu’à une végétation
basse même si quelques arbustes résistent
aux éléments.
JACINTHE
DES BOIS
BAIE DE GOJI
ULEX EUROPAEUS
ANTHYLLIDE
757
SILÈNE
LATIFOLIA
LE CIMETIÈRE
MILITAIRE CANADIEN
DE CALAIS
Calais fut assiégé le 5 septembre
1944 et capitula le 30 septembre
après une résistance acharnée. Ce
cimetière rassemble les sépultures
des soldats canadiens tombés
lors des combats pour la prise de
Boulogne et de Calais.
On y dénombre 729 tombes :
594 Canadiens - 103 Britanniques
- 5 Australiens
6 Tchèques - 19 Polonais
2 non identifiés
Par armée, les soldats identifiés
se répartissent comme suit :
7 marins
603 soldats de l’Armée de terre
117 aviateurs
762
763
Néo-classique: le coup de force de Renault
La nouvelle Renault 5 E-Tech affiche une maîtrise
remarquable de son poids, avec un maximum de
1.500 kg. Proposée en trois niveaux de puissance (95
ch, 122 ch et 150 ch), elle est éviemment plus lourde,
plus grande, et nettement plus équipée. Et pourtant,
elle renoue non seulement avec le style mais aussi
avec la dynamique des R5 des années ‘80.
Un rapport poids/puissance
identique à l’original !
Oui, et c’est formidable ! Prenons l’exemple de la R5
TS de l’époque : avec 63 chevaux pour 810 kg, son
rapport poids/puissance s’établissait à 13 kg ch.
Aujourd’hui, la Renault 5 E-Tech de base (95 ch) pèse
1.350 kg (batterie 40 kWh, 300 km d’autonomie), ce
qui donne un ratio de 14 kg/ch.
Avec la batterie 52 kWh (400 km d’autonomie), le
poids monte à 1.450 kg, mais la puissance de 122 ch
permet de retrouver le fameux 13 kg/ch – une performance
identique à celle de son aînée ! Enfin, la
version 150 ch pulvérise les records avec un ratio
de 9,6 kg/ch, prouvant que Renault allie désormais
efficacité électrique et plaisir de conduite.
La légende évolue, et l’esprit reste intact !
766
ON QUITTE
WISSANT
767
À ECHAPPÉE
DUNKERQ
Un vent qui donne la pêche, des variétés de paysages
à couper le souffle, des possibilités infinies de balabes
et des activités culturelles à portée de main, à même pas
trois heures de route, c’est… bonheur total
pour quelques jours en famille, poilus compris.
UE
Cette destination, de fin décembre,
à l’histoire tourmentée ne compte
pas moins de six plages et affiche
la mer à perte de vue. Selon
l’angle choisi, de multiples paysages
s’offrent à nous et, à tous les
coups, ça nous dessine la banane.
Même notre boule de poils,
Jo Razmoket, gambade la truffe
face au vent, les oreilles ondulant
sous des airs mouvementés.
Il découvre la mer pour la première
fois et ne s’attend aucunement
à trouver de l’eau salée dans cette
flaque tellement immense et ne
pense plus qu’à étancher sa soif.
Si le soleil se cache timidement
derrière des nuages qui n’hésitent
pas à se charger de couleurs
grises, le vent se veut régénérant,
le grand air nous couvre d’une
belle énergie et les yeux
ne manquent pas de se régaler.
Si l’art a le don de vous aspirer
pour vous inspirer ensuite,
quelle que soit la ville où vous
vous trouvez, ici encore l’ennui
ne figure pas au planning.
Deux bâtiments de verre protègent
des collections hautes en couleurs
mais pas que… ça se déchaîne
aussi à l’extérieur sous le signe
d’une flânerie au coeur d’un jardin
de sculptures. De quoi promettre
de belles contemplations.
Joe boit
de l’eau
de mer
Le vent d’hiver soulève
des nuages de sable,
c’est magique
Et si Dunkerque multiplie les paysages,
il en va de même pour son architecture
qui ne cesse d’étonner par son audace
de mêler l’histoire au contemporain
en créant des harmonies équilibrées
mais en tous points surprenantes
de par sa diversité.
Alors, lors de vos balades, levez le nez
en l’air et profitez de toutes les surprises
urbanistiques.
A la glorieuse mémoire des aviateurs marins et soldats
des armées françaises et alliées qui se sacrifièrent
dans la bataille de Dunkerque mai juin 1940.
EN 1928, À LA SUITE DE FOUILLES RÉALISÉES EN L’ÉGLISE SAINT-ELOI,
LES OSSEMENTS DU CORSAIRE JEAN BART SONT RETROUVÉS.
SA PIERRE TOMBALE DEMEURE AU CENTRE DU CHOEUR
Abrité dans les courtines du Bastion 32, ancien poste de commandement
des forces françaises, les pièces exposées dans le musée «1940 Opération
Dynamo» témoignent de la vie des habitants et de l’identité d’un peuple résilient.
En 1940, alors que le monde est en proie à une guerre sans précédent, l’Opération
Dynamo devient un symbole de courage et de solidarité. Cette manoeuvre
est la plus grande entreprise d’évacuation par les mers de toute l’histoire militaire.
Elle a permis à 338.226 combattants alliés de rejoindre la Grande-Bretagne.
Le Musée Opération
Dynamo donne un véritable
aperçu de l’opération
d’évacuation des
armées alliées lors de
l’invasion nazie en 1940.
350 mètres de visites
dans les 700 m2 de cet
ancien poste de commandement,
qui recèle de
nombreux témoignages
par l’image, les équipements
militaires et autres
qui vous plongent dans
une atmosphère prenante,
rarement aussi
bien ressentie dans un
musée.
Cliquez - ici pour accéder au site du musée
Quatre autres lieux sont dédiés
à la seconde guerre mondiale :
le musérial Fort des Dunes,
les blockhaus, les épaves
au large de la Mer du Nord et
le Princess Elisabeth.
Si c’est l’aventure qui vous tente parce que vous avez
des fourmis dans les jambes, le Fort Aventures permet
de grimper dans les arbres, de jouer les Tarzan en
faisant vibrer vos cordes vocales… ou pas, et encore
de glisser le long d’un toboggan géant.
Mais vous trouverez bien d’autres occasions de faire
bouger toute votre tribu avec une multitude
de sports de plages pour ceux qui ne veulent
pas se mouiller et des activités aquatiques
pour ceux qui préfèrent prendre le large.
Et si la pluie venait à tomber, elle pourrait bien
arriver à pic pour proposer des tours et
des tours sur des patins, un laser game, un karting
et tout le tralala dont vous aurez besoin.
En bref, à Dunkerque, il y en a pour toutes
les couleurs et tous les gôuts. A moins que
ce ne soit l’inverse. A votre guise…
LILLE
UNE
BENTAYGA
AU
Niché au cœur de Lille, à deux pas de la Grand-Place
et du Vieux-Lille, l’Hôtel Clarance est bien plus
qu’un simple établissement de luxe.
Membre prestigieux des Relais & Châteaux,
il incarne l’art de vivre à la française, alliant raffinement,
convivialité et attention aux détails.
Plongée dans un univers où le charme d’antan rencontre
le confort moderne. Choisir la Bentley Bentayga
dans cette finition Riviera unique au Monde était
la meilleure façon de découvrir cette Maison.
Plumes : Eric HEIDEBROEK et Christiane GOOR - Capture d’Images Charles MAHAUX et Pascale HEIDEBROEK
LAYOUT : Pascale HEIDEBROEK -LINTERMANS
Le raffinement
extrême et la facture
artisanale de
la Bentley Bentayga
à empattement
long se marie avec
l’atmosphère luxueuse
dégagée par
le Clarance, empreint
de traditions et
de modernisme.
Un cadre intimiste
et raffiné
Dès le seuil franchi, l’atmosphère
enveloppante de l’hôtel saisit le visiteur.
L’Hôtel Clarance occupe un bel hôtel
particulier du XVIIIe siècle, restauré
avec soin pour préserver son caractère
historique tout en y insufflant
une touche contemporaine.
Le hall d’accueil, avec ses boiseries
élégantes et ses œuvres d’art soigneusement
choisies, donne le ton : ici,
chaque détail compte. Et quels détails!
Le Clarance est un temple des luminaires
excentriques qui donnent
un charme fou à chaque pièce!
Le jardin intérieur, véritable oasis
de verdure, est l’un des joyaux
de l’établissement. En été il offre
un espace de calme et de détente,
loin de l’agitation de la ville. Un lieu
idéal pour siroter un thé ou déguster
un verre de vin en toute quiétude.
Des chambres et suites d’exception
L’Hôtel Clarance propose 19 chambres et suites, chacune unique en son genre. Les espaces,
spacieux et lumineux, sont décorés avec une élégance discrète, mêlant matériaux nobles
(bois, pierre, cuir) et touches contemporaines. Les lits king-size, recouverts de linge de lit haut
de gamme, promettent des nuits profondément reposantes. Les salles de bain, sont équipées
de douches à l’italienne ou de baignoires profondes, accompagnées de produits d’accueil
issus des collections de la maisons Cinq Mondes à Paris.
Faites vous plaisir et réservez la table
dans le coin bibliothèque,
c’est magique !
Un peu d’histoire...
L’Hôtel Clarance est installé dans
l’hôtel particulier construit en 1796
par la comptesse d’Hespel, en 1953,
il est acquis par les maîtres brasseurs
Motte-Cordonnier, et, aujourd’hui
ils produisent une bière la «Clarance».
En 2015, madame Aurélie Vermesse
le transforme en Boutique Hôtel,
qui devient ainsi l’Hôtel Clarance.
Ce qui distingue véritablement l’Hôtel Clarance,
c’est son accueil chaleureux et personnalisé.
Le staff, attentif et discret, est toujours prêt
à anticiper les besoins des clients.
Malgré sa proximité avec le centre animé,
l’établissement bénéficie d’un calme absolu,
garantissant une nuit paisible à ses hôtes.
L’Hôtel Clarance est bien plus qu’un lieu
d’hébergement : c’est une expérience
à part entière. Entre son cadre enchanteur,
son confort exceptionnel et son service irréprochable,
il incarne l’excellence à la française.
Que ce soit pour un séjour romantique,
un voyage d’affaires ou une escapade culturelle,
cet établissement saura vous plaire et
vous faire tomber sous le charme de Lille.
Le dimanche, le restaurant du Clarance
est fermé aussi nous avions réservé
à l’Estaminet «La Ch’tite Brigitte»
une maison typique du vieux Lille.
Un endroit très sympatique, convivial,
bruyant car les clients y conversent,
rient et se régalent de plats typiques
du Nord de la France.
Voici ce que vous entendez quand vous appelez
la Ch’tite Brigitte ! C’est Délicieux !
Tél : +33 3 20 20 99 89
La cuisine est ouverte, la carte sert
de set de table. C’est écrit petit mais
c’est parce que c’est mélangé et
les plats régionaux très populaires
comme les fricadelles, la tête de
veau, les carbonnades et pas mal
de choix au Maroile... En plus toutes
les boissons sont inscrites et
aussi les desserts, les digestifs et
les sodas... On vous l’a dit c’est
beaucoup. La Ch’tite Brigite est
un temple du goût et non seule ment
cette cuisine est gourmande et
savoureuse comme elle est généreuse.
Sans pour autant se terminer
par un coup de fusil.
Un conseil réservez avant d’y aller,
c’est systématiquement complet...
Lille comme Bruxelles a été
agressée par les écolos!
C’est incroyable, circuler dans
Lille est une pénitence, les
voitures sont traîtées comme
des parias, heureusement avec
la Bentley et son incroyable
confort, sa sérénité et son
gros V8 de 4 litres on se glisse
entre tous ces fichus et
moches piquets qui jalonnent
les rues, empêchant de s’arrêter.
tant mieux, nous circulons
dans un agréable train de
sénateur, bien confortablement
installés en hauteur pour
admirer la superbe architecture
de l’endroit.
Quand on peut trouver une
place pour se garer, on peut
se promener à pied dans
les espaces dédiés aux piétons.
C’est très vaste, les édifices
profitent d’une mise en valeur
qui ravit le regard.
Comme toujours, ces moments
idyliques ne le demeurent pas
longtemps, en cause les fous
Visiter Lille en Citroën 2 chevaux
qui pollue plus que la Bentley,
ça le fait et ça a du succès
furieux à vélo qui déboulent à toute
allure et font prendre tous les risques
aux promeneurs. Comme quoi, il y a
encore du travail pour les verts afin
de solutionner cette folie.
En attendant, Lille possède des bâtiment
riches d’une architecture qui
marque les époques. Les couleurs
sont chatoyantes et puissantes.
Les lillois s’inquiètent autant que
les bruxellois de la disparition de
nombreux commerces de proximité.
Sans une réaction urgente et surtout
intelligente des autorités, Lille pourrait
voir mourir son tissu commercial qui
comme dans tellement d’autres cités
s’exporte dans les grands centres
commerciaux, en périphérie.
Les façades du vieux Lille se mirent
dans la profondeurs des laques
de la Bentayga Riviera
La Bentley Bentayga EWB
pour Enlarged Wheelbase
se distingue par son allure
imposante et son design
raffiné. L’allongement
de l’empattement (ajout de
18 cm) est harmonieusement
intégré, renforçant
son côté majestueux sans
nuire à ses proportions.
Les lignes épurées, la large
calandre et les phares LED
sophistiqués confèrent
au véhicule une présence
routière indéniable.
La Bentayga de notre essai
est équipée d’un bon gros
V8 bi-turbo de 4 litres
qui offre la bagatelle de
550 chevaux et 770 Nm.
Malgré la taille imposante
du véhicule, et son poids
de près de 2470 kg, cette
motorisation offre des
performances impressionnantes
: 0 à 100 km/h en
4,6 secondes et une vitesse
maximale de 290 km/h.
Le Bentayga EWB est également
équipé d’une transmission
intégrale et d’une
suspension pneumatique
adaptative, garantissant
une conduite à la fois dynamique
et confortable.
En mode Sport, le V8 dévoile
un son grave et envoûtant,
tout en offrant une agilité
surprenante pour un SUV
de cette taille. En mode
Confort, la suspension
absorbe les imperfections de la route, offrant une
expérience de conduite ultra-douce. Le système de
direction précise et la technologie anti-roulis contribuent
à une tenue de route rassurante, et efficace.
Si la consommation peut paraître élevée, elle s’est
posée, lors de notre essai, à13,5 litres aux cent avec
des variables de 12,6 à 17,2 litres, ceci en fonction
des conditions de circulation, plus gourmandes
en ville, plus douces en agglomération et autoroutes.
On peut dire que ce gros SUV est dans la bonne
moyenne. Surtout qu’ en usage courant on peut
compter sur les 12-13 litres aux cent et des rejets
de 298 gr/km. Quand le Bentayga pourra profiter
de la version plug-in hybride du V8, la consommation
va faire un sacré bon en arrière et la puissance
va grimper allègrement.
L’intéreur du capot reçoit un
capitonnage semblable à celui des
garnitures des portières...
La Collection Riviera...
Née de l’inspiration d’une cliente monegas -
que de la marque de Crewe, la Bentley
de cet essai est unique au monde.
Et s’il est possible d’un créer une, avec
les mêmes spécifications, elle ne portera
pas les emblèmes Riviera...
Ces spécifications extraordinaires sont
déjà une couleur exceptionelle, le bleu
Égéen, qui rappelle le bleu turquoise
de la méditérranée à hauteur de Monaco.
Les roues de série sont des jantes polies,
de 22 pouces, à 5 branches. Notre voiture
d’essai avait la monte hiver en 21 pouces.
Les chromes ont fait place à une finition
Blackline, c’est propre, net et élégant.
C’est à l’intérieur que tout se joue !
Et surtout à l’arrière qui offre deux sièges de
type aviation d’affaires style Learjet offrant
22 réglages différents et une technologie
avancée gérant la morphologie des occupants
par 127 capteurs afin de leur offrir un confort
extraordinairement optimisé.
Les portes arrière sont motorisées, l’assistance
se fait à l’ouverture pour offrir une légèreté de
bon aloi et à la fermeture en appuyant sur le
bouton ad-hoc ou lorsque le portier repouse
délicatement la portière.
La décoration intérieure fait appel à un mariage
de cuirs somptueux la teinte principale est
appelée «Linen», les détails sont en cuirs
«Brunel» et le meuble de bord comme les sols
sont en bleu nuit Automne. Les boiseries en
Pale Pin stripe rappellent le ton clair des ponts
en teck des yachts de luxe.
Les petits trous sont réalisés à
la main et diffusent une lumière
précise et élégante.
Epilogue
Quand Eric, le rédac chef du magazine
Oh Life qui accueille nos articles de
voyage, nous a proposé de nous joindre
à lui le temps de son testing de
la Bentley Bentayga «Riviera Collection»
nous n’avons pas boudé notre plaisir,
évidemment. Le plaisir d’avaler des
kilomètres installés à l’arrière comme
si nous étions assis dans un salon !
Pour les passagers, le mode Bentley
c’est se lover dans des sièges confort
en cuir très fin avec une adaptation
automatique de la posture et
une climatisation des sièges qui
garantissent un bien-être total et
des fesses parfaitement tempérées.
Jambes étendues, larges accoudoirs,
boissons glissées dans un petit frigo
intégré, deux écrans et leurs casques
pour s’évader en musique ou au cinéma
sans déranger son voisin, autant
de petits détails qui permettent
de décharger le stress de la vie
quotidienne sitôt installés.
Pas étonnant que Bentley occupe
une place à part dans la gamme
des voitures de luxe !
D’autant plus que cette voiture
donne l’impression de glisser
sur la route. Que la chaussée soit
parsemée de dégradations ou de pavés,
rien ne le laisse deviner.
Aucun heurt, aucune oscillation, la
conduite reste stable et le déplacement
prend l’allure d’une croisière raffinée.
Merci chef pour cette expérience rare !
840
FRANCE
Lyon
Coup de projecteur
Plume : Christiane Goor - Capture d’Images : Charles Mahaux
Plus de 2000 ans déjà que les hommes
se sont installés sur le site de Lyon.
Et au fil des siècles,
ils ont bâti et élargi une ville
dont toutes les étapes de développement
sont encore visibles aujourd’hui.
C’est ce rare témoignage
de la continuité de l’urbanisation
que l’Unesco a voulu saluer.
Une histoire urbaine en marche
que je vous invite à découvrir.
841
La colline de
Fourvière qui
surplombe
le Vieux-Lyon.
C’est sur la butte occupée
par des Gaulois en surplomb
de la Saône que la colonie
romaine de Lugdunum a été
fondée en 43 avant notre ère.
Il faut pourtant attendre
1933 pour qu’un ensemble
unique de monuments de
spectacles composé d’un
théâtre et d’un odéon soit
mis à jour. Quand le ciel est
bleu car l’esplanade en haut
de la colline offre le plus
beau point de vue sur Lyon.
Le charme du Vieux-Lyon.
Quand on descend de Fourvière
à pied par la côte raide
et étroite du Gourguillon,
on rejoint le quartier St-
Georges où s’installèrent les
premiers artisans tisseurs de
soie qui marquent le début
d’une entreprise florissante.
Dès le 15ème siècle Lyon
possédait quatre foires annuelles
qui attiraient des
marchands de toute l’Europe
et avec eux des banquiers
pour la plupart italiens qui
installèrent des succursales.
Ce sont eux qui ont édifié
dans les venelles étroites
du quartier des centaines
de demeures particulièrement
hautes en créant des
842
843
844
traboules, à savoir des passages
privés permettant de
passer d’une rue à l’autre
en traversant des cours.
Entièrement réhabilité, le
quartier du Vieux-Lyon
multiplie bouchons, bars
et boutiques, attirant les
visiteurs du monde entier
comme en écho aux foires
d’antan.
Incontournable, la place
St-Jean où s’élève la cathédrale
St-Jean dont pinacles
et balustrades ajourées soulignent
la façade qui offre
une belle unité en art roman
avec un élan gothique.
La Presqu’île et ses
multiples places.
La Presqu’île étire entre
Saône et Rhône une longue
bande de terre de quelque
5 km, du pied de la colline
de la Croix-Rousse jusqu’au
confluent entre les deux
fleuves.Centre administratif
et commercial de la ville
depuis la fin du Moyen-
Âge, elle connaît son
apogée aux 18 et 19ème
siècles. La place Bellecour
au centre de laquelle se
dresse la statue équestre
de Louis XIV fut la plus
vaste place (6 hectares !)
d’Europe jusqu’à la création
de la place Concorde
à Paris. Juste à côté, la
place des Célestins avec
son théâtre à l’italienne est
très fréquentée pour son
ambiance intimiste créée
par les bancs qui s’étirent à
l’ombre de magnolias.
845
La place de l’Hôpital côté
Rhône borde l’ancien hôpital
du 18ème siècle qui brillait jadis
par ses techniques médicales
de pointe. Il a été réhabilité
en 2018, toujours dans un
esprit tourné vers l’hospitalité
en offrant dans un décor historique
un hôtel 5 étoiles, un
espace de shopping tendance
et une Cité internationale de
la Gastronomie. Entre l’agitation
de la rue de la République
et le cours du Rhône,
on y vient découvrir, flâner et
se faire plaisir.
La place des Terreaux où se
dresse l’Hôtel de Ville est bordée
de terrasses qui rayonnent
autour de l’imposante fontaine
Bartholdi. L’opéra surmonté
d’une énorme verrière
due à Jean Nouvel lors de la
rénovation du bâtiment fait
la jonction avec la place Louis
Pradel, une vaste esplanade
aménagée avec des degrés et
des cours d’eau juste en face
du Rhône.
La Croix-Rousse, le
quartier des Canuts.
Cette commune indépendante
lovée sur un plateau à
l’extérieur des fortifications
de la ville y a été rattachée
en 1852 quand les pentes du
site se parent d’un réseau
dense de maisons hautes
avec au moins 4 m de hauteur
sous plafond le long
846
847
de ruelles dénivelées. Cet
habitat particulier a permis
aux fameux Canuts s’y
installer leurs nouveaux
métiers Jacquart du nom
de l’inventeur, un Lyonnais
qui révolutionna leur
travail. Particulièrement
hauts, ces métiers vont envahir
la plupart des maisons
jusqu’aux derniers étages
derrière les nombreuses
fenêtres qui illuminent les
pièces. Les soyeux quittent
le quartier de St-Georges
et apprivoisent les pentes
de la Croix-Rousse, le nouveau
quartier des ouvriers
de la soie.
Le Mur des Canuts permet
de plonger dans l’histoire
de ce quartier. Cette imposante
fresque couvre la
façade arrière de plusieurs
bâtiments sur 1200 m2, de
quoi en faire le plus grand
mur peint d’Europe. Le
trompe-l’œil est efficace,
on croit pénétrer dans le
quartier des anciens ouvriers
immortalisés de surcroit
par le visage de vrais
habitants du quartier.
Les pentes de la
Croix-Rousse.
On peut « trabouler » depuis
la jolie place Colbert
sur le plateau et de passages
en escaliers, on peut
même descendre jusqu’à
la place des Terreaux. On
848
comprend aussi que ces
passages couverts permettaient
de livrer à l’abri des
intempéries les balles de
soie aux marchands qui
étaient installés tout en
bas, dans le quartier des
Terreaux.
On peut aussi quitter les
passages pour emprunter
la Montée dite de la
Grande Côte, le plus ancien
passage des pentes.
D’un palier à l’autre, on
redescend vers la ville en
longeant quelques belles
maisons crépies de jaune,
ocre ou rose qui abritent
aujourd’hui des artistes,
des boutiques et des cafés,
loin de toute circulation
automobile.
Lyon, ville des
temps modernes.
L’histoire est toujours en
marche avec d’abord l’extension
de la ville sur la rive
gauche du Rhône et ensuite
l’aménagement du
tout récent écoquartier de
la Confluence qui dessine la
pointe de la Presqu’île, là où
la Saône rejoint le Rhône.
A début du 20ème siècle,
à l’étroit sur la Presqu’île,
la ville franchit le Rhône
et investit les anciens bras
du fleuve qu’on appelle des
brotteaux. Aujourd’hui elle
849
850
s’étire largement autour de
la gare Part-Dieu et de la
tour du même nom qui de
loin fait penser à un crayon.
L’ancienne gare des Brotteaux.
Edifiée en 1908,
c’était la première gare de
Lyon qui permettait de raccorder
Paris, Marseille et
Genève.
Avec ses 153m de long
et un bâtiment central
de 21m de haut, elle est
somptueuse. L’arrivée du
TGV va signer l’abandon
de cette gare en faveur de
la gare de Part-Dieu. Classée
monument historique
et restaurée, le site a été
racheté par un commissaire-priseur
lyonnais qui
en a fait une prestigieuse
salle de ventes.
Le parc de la Tête
d’Or, le poumon
vert de Lyon.
A deux pas de là, imaginez
105 ha d’espaces de
détente, tous entièrement
gratuits et interconnectés.
Le premier dépaysement
commence avec un vaste
jardin tropical luxuriant
dans de belles serres de
fonte et d’acier sous une
toiture en anse de panier.
Tous les continents y sont
représentés. Le jardin botanique
extérieur s’étire
aux alentours avec une
impressionnante variété
florale. On dit que la volonté
du paysagiste était
de proposer aux Canuts
des modèles de fleurs à
reproduire. Des arbres
sont plantés par bouquets
et des allées conçues en
lacets pour laisser place
à de vastes pelouses où
s’égayent les promeneurs
pour s’y offrir une sieste
ou une pause. Un lac de
16 ha attire les amateurs
de canotage. Sans transition
on se retrouve dans
un jardin zoologique où
3 girafes, des lémuriens,
des antilopes et un zèbre
cohabitent en semi-liberté
dans la plaine dite africaine
bordée d’un plan d’eau où
nagent des pélicans et des
flamants roses. Des plaines
de jeux et des spectacles de
Guignol complètent cette
joyeuse escapade qui nous
fait presque oublier la ville
trépidante toute proche.
La Confluence,
la reconversion
architecturale
de Lyon.
A la pointe de la Presqu’île,
là où se rencontrent la
Saône et le Rhône, s’ouvraient
à la fin du siècle
dernier 150 ha d’entrepôts
vides et abandonnés d’un
ancien marché de gros et
les docks du port Rambaud
qui alimentait jadis la ville
en marchandises arrivant
par le fleuve.
Une situation qui a permis
dès 2003 l’éclosion
d’un projet urbain de
grande ampleur où mixité
des bâtiments et des habitants,
qualité architecturale,
performance environnementale,
confort
d’usage et qualité de vie
ont toujours guidé les architectes
pour construire
un quartier vivant. Lyon
offre ici sa facette résolument
avant-gardiste.
La ville autour
de la Darse.
Un bassin a été creusé pour
que la Saône s’invite encore
davantage dans la ville, on y
trouve une place nautique
mais aussi des familles de
canards et aux alentours
de nombreux bancs pour
se poser et admirer ce nouveau
paysage urbain. On
devine que la plupart des
bâtiments se veulent passifs.
De plus le quartier
est maillé de nombreuses
stations de transports en
commun dont un vaporetto
851
852
permet de relier en douceur
le centre de Lyon tout en
offrant une découverte des
berges de la Saône.
Des activités
médiatiques.
Les anciens docks sont devenus
un pôle d’activités
médiatiques et l’une des
vitrines de la reconversion
architecturale du quartier.
On retient surtout le
« rectangle vert pomme »,
siège de la chaîne de télévision
Euronews et le « cube
orange », siège du groupe
Cardinal, tous deux signés
Jakon&McFarlane.
Le Musée des Confluences.
Figure de proue à l’entrée
sud de la ville pour tous les
croisiéristes, au point de
confluence de la Saône et
du Rhône, la silhouette insolite
de ce musée rappelle
le Guggenheim de Bilbao
en version aplatie.
Inauguré en 2014, il mérite
l’enthousiasme qu’il suscite.
Le musée répond à 4
questions universelles :
qui sommes-nous ?
d’où venons-nous ? où allons-nous
?
que faisons-nous ?
Un voyage étonnant entre
des centaines d’objets exposés.
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Infos pratiques :
Y aller : Le plus simple depuis la Belgique est d’emprunter
le TGV qui assure en 3h30 le trajet direct entre Bruxelles et
les 2 gares de Lyon afin d’éviter la correspondance entre les
gares de Paris Nord et Paris Lyon. Il suffit d’un retard pour
perdre la correspondance. ONLYLYON tel est le logo de
l’office du tourisme cet été, installé sur la place Bellecour au
cœur de la ville www.lyon-france.com
Se nourrir à Lyon :
Impossible de faire l’impasse sur un « bouchon » du Vieux-
Lyon pour découvrir la formule de l’estaminet où on déguste
la cuisine locale : quenelles de brochet, tablier de sapeur, tête
de veau, cervelle de canut…
On a testé et apprécié « Les Lyonnais » pour son rapport
qualité-prix et pour son ambiance bon enfant www.restaurant-lyonnais.com.
Pour se changer des petits bouchons du
Vieux-Lyon, rien de tel que la cuisine du marché créative
dans un décor d’époque www.brasseriedesbrotteaux.com
Se loger :
La ville regorge de possibilités de logement à tous les prix
et finalement peu importe le quartier choisi car ils sont tous
très bien interconnectés. Nous avons testé et apprécié l’Hôtel
Le Royal sur la place Bellecour, idéalement situé et dont la
décoration intérieure permet de s’échapper dans une Maison
Lyonnaise de caractère www.lyonhotel-leroyal.com
Se déplacer à Lyon :
Il faut oublier la voiture quand on est à Lyon et il est aisé de
se déplacer à pied. Rien de tel que la City Card qui outre un
accès illimité à l’ensemble du réseau, tram, bus et funiculaire
donne un accès libre à quelque 23 musées.
Faire son marché :
Tout simplement sur le marché alimentaire St-Antoine Célestins
sur les quais du même nom. Pour les gourmands, les
Halles de Lyon rebaptisées du nom de Paul Bocuse dans le
quartier de la Part-Dieu. On y trouve 56 commerces d’exception
avec une belle convivialité autour des comptoirs www.
halles-de-lyon-paulbocuse.com
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856
FRANCE
Perpignan
Du vin,
des huiles
d’olives
du soleil
du paysage
et, la mer !
Plume : Christiane Goor
Capture d’Images : Charles Mahaux
6 jours de découvertes,
de multiples expériences
engrangées entre mer et
montagne et à peine 172 km au
compteur. Ici tout est proche
et le dépaysement assuré
d’autant que la Côte Vermeille
s’enorgueillit de 300 jours de
soleil par an !
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Un road trip
autour de Perpignan
Le paysage de vignobles
du Mas Serre-Romani.
La production de Serre-Romani
en salle de dégustation.
Une ville patrimoniale avec un arrière-pays montagneux,
une plaine viticole et un horizon marin
à une douzaine de kilomètres, autant d’atouts
pour s’offrir une escapade à Perpignan, toute en
douceurs climatiques et gastronomiques avec en
sus peu de monde en avant et arrière-saison.
Il faut aussi être attentif et lever le nez pour découvrir
qu’unxe façade historique peut ouvrir
sur un bâtiment moderne et cet insolite assemblage
se révèle souvent séduisant. Ailleurs dans
le même quartier des Chartrons, un micro-campus
a pris place entre deux murs d’antan reliés
par une belle verrière métallique.
En moins de 2 heures Ryanair nous a déposé à l’aéroport
de Perpignan, il est à peine 8h30 et Nicolas
Menoury, un ancien Maître de Chai, nous y attend
pour nous guider à la découverte des terroirs catalans
lors d’une excursion viticole, mais pas que.
Les premières boucles de la route sinuent dans un
paysage de vignobles et 10 minutes à peine après
notre départ, nous empruntons un chemin plus
caillouteux pour pénétrer dans la cour du mas de
Serre-Romani qui tient son nom du romarin qui
envahit la garrigue. Maison blanche et rose, tuiles
rouges, découverte de la cave avant de passer dans
une salle où nous goûterons différentes bouteilles,
le regard rivé sur le paysage tapissé de vignes de la
vallée de l’Agly. Sur cette terre argilo-calcaire, de
schiste et de terres noires et rouges, l’expression du
terroir se retrouve dans les vins ensoleillés qui racontent
la garrigue, le poivre et les épices.
C’est ici aussi qu’on découvrira les VDN, les vins
doux naturels typiques du Roussillon qui sont des
vins mutés, c’est-à-dire vinifiés de façon naturelle
à partir de cépages récoltés à maturité, gorgés de
soleil mais dont la fermentation est arrêtée par ad-
859
860
La cave du Mas Amiel
avec ses foudres er
ses tonneaux.
dition d’alcool, une manière d’obtenir des vins à la
fois alcoolisés et naturellement sucrés. « Ce sont des
vins uniques, assure Nicolas, à base de muscats ou
de grenache qui donnent leur pleine mesure avec
le vieillissement pour développer une riche palette
d’arômes, ils sont alors parfaits en apéritif ». Je
confirme, en précisant que la patte de Serre Romani
serait dans une sucrosité plus faible mais les arômes
n’en donnent pas moins une explosion de fraîcheur
www.serre-romani.fr
Le cirque de Vingrau
avec son village.
Les bonbonnes
en verre du Mas Amiel.
Autre domaine, le Mas Amiel, non loin de Maury,
dont le nom est lié à Raymond Etienne Amiel, un ingénieur
des Ponts et Chaussées qui, en 1816, gagne
autour d’une table de jeu une des terres que l’évêque
de Perpignan avait misée, le domaine de Goudous,
à l’époque 10 ha de vignes en pleine garrigue. Après
le désastre causé par le phylloxera en 1865, un négociant
vigneron s’associe avec le fils Amiel pour
l’aider à reconstituer ses vignes en adaptant des espèces
américaines et ils construisent sur le Mas une
vingtaine de foudres. En 1907, le Mas Amiel est repris
par un banquier, Charles Dupuy, qui décide de
l’exploiter, aidé ensuite par son fils qui y développe
un vin doux naturel sous la marque Mas Amiel.
Son petit-fils assure la continuité de cette politique
d’expansion jusqu’en 1997, date de sa disparition.
Repris deux ans plus tard par Olivier Decelle, celui-ci
relève le défi de redonner au Mas Amiel une
stature internationale en développant une gamme de
vins secs qui témoigne du potentiel de ce domaine
de 226 ha et c’est la création de l’AOC Maury sec.
Ce qui surprend le plus quand on arrive devant le
Mas, c’est le parc de 890 dames jeanne alignées sur
une parcelle en plein soleil, chacune étant recouverte
d’une boite de conserve à l’envers pour éviter
que la pluie n’endommage les bouchons. Toutes ces
bonbonnes en verre contiennent du vin muté qui va
y commencer son vieillissement durant une année
seulement. Le temps de vivre de nombreux chocs:
l’oxydation en entrant en contact avec de l’air, la
861
lumière qui va métamorphoser sa robe, les variations
de température entre 4° durant les nuits froides
de l’hiver et les quelque 40° de l’été. L’objectif de
cette éducation à la spartiate est de lui donner toutes
les bases pour devenir un vin oxydatif après avoir
passé quelque 20 années voire plus dans de confortables
foudres en chêne dans une cave à la température
douce et maîtrisée. Une fois embouteillés, les
vins oxydatifs peuvent se conserver plus de cent
ans… Attention, seul un vigneron expérimenté, qui
contrôle les contacts entre les liquides et l’oxygène
pour obtenir des vins complexes et souples, se lance
dans cet insolite processus https://masamiel.fr
862
Décor naturel incomparable
de l’arrière-pays de Perpignan.
D’une cave à l’autre, nous suivrons une route sinueuse,
parfois étroite qui traverse un vaste territoire
naturel verdoyant à faible densité de population.
Avec une pause au sommet du cirque de Vingrau, on
découvre que le paysage s’épanouit dans des paysages
spectaculaires de massifs montagneux surmontés
de ruines d’anciennes forteresses cathares,
de gorges et de plaines viticoles façonnées par les
hommes. Sans aucun doute des cours d’eau courent
dans le fond des gorges mais en ce mois de juin, ils
sont à sec, laissant rouler des galets ronds et blancs.
Au détour d’une boucle, la route va nous offrir un panorama
étonnant : de nombreuses formations géologiques
hérissent le paysage dessinant des cheminées
de fée qui se frayent un chemin entre les arbres. Plus
loin, nous prendrons un embranchement qui signale
la destination des Orgues d’Ille-sur-Têt. Un parking
protégé, une entrée de 5 euros, une petite marche de
800m et c’est la découverte d’un amphithéâtre de
parois sculptées par l’érosion, de gigantesques colonnes
de roches de sable et d’argile hautes d’une
dizaine de mètres. Jadis ce cirque était une colline
mais le ruissellement des eaux de pluie a creusé des
ravines et on comprend que ce décor minéral sculp-
Le village de Cassagnes
au cœur des Fenouillèdes
noyées de genêts.
Le petit village de
Castelnou s’enroule au
pied de son château
millénaire
863
Au détour de la
route, on découvre un
amphithéâtre de parois
sculptées par l’érosion.
De gigantesques
colonnes de roches de
sable et d’argile hautes
d’une dizaine de mètres
dessinent des cheminées
de fée qui se frayent un
chemin entre les arbres...
Castelnou,
un pittoresque village
médiéval de vieilles
pierres.
On pénètre dans
le village de Castelnou
par cette porte coincée
entre deux tours.
866
té par les eaux est sans cesse remanié, d’anciennes
formes disparaissent, de nouvelles sont esquissées.
Un paysage époustouflant.
Emergeant ci et là, de vieux villages surgissent
comme celui de Castelnou conservé dans un jus
médiéval authentique. Situé dans les Aspres, un
territoire secret dit-on, sur les premiers contreforts
du Canigou, la montagne sacrée des Catalans, on
y pénètre par le portail Nord flanqué de deux tours
protectrices. Deux voies piétonnes desservent ces
anciennes maisons basses et ramassées qui se parent
d’austères schistes, de briques et de galets roulés.
Typiques de l’architecture rurale catalane des 18 et
19ème siècles, ces maisons miniatures semblent en
équilibre sur deux ruelles avec leur double accès.
Sous les pas des promeneurs, les pierres sont polies,
un peu traîtres même et les escaliers nombreux. Des
portes étroites s’ouvrent sur de discrètes boutiques
d’artisanat local et sur des petites galeries qui accueillent
des artistes durant l’été. Quand on lève le
nez, on découvre que les maisons se serrent au pied
d’un imposant château féodal du 10ème siècle qui
ne se visite plus. Outre son château, deux autres édifices
complètent ce décor médiéval, en contrebas du
village : la petite église romane de Sainte-Marie du
Marché cernée par un cimetière et un marché auquel
elle doit son nom et une tour de guet, immuable sentinelle
sur cette terre où croissent des amandiers, des
abricotiers et bien entendu des vignes qui profitent
de l’ensoleillement, du vent et des sols schisteux.
Dernier village à une dizaine de kilomètres des Orgues
d’Ille-en-Têt, Bélesta perché sur une butte sur
les flancs desquels s’accrochent les habitations. Ici
aussi on flâne entre des ruelles bordées de maisons
à linteaux et à escaliers qui mènent au château médiéval
restauré dans les années 1980 en musée de la
préhistoire, centré sur les découvertes réalisées dans
la caune de Bélesta.
867
Perpignan, une ville d’art et d’histoire.
A une trentaine de kilomètres de la frontières espa
gnole, la petite cité de 120000 âmes affiche dans
ses murs son passé indissociable de l’expansion de
la civilisation catalane. Promue capitale en 1262
de l’éphémère royaume de Majorque, elle sera
annexée à la couronne d’Aragon dès 1349 et traversera
les siècles qui suivront bousculée entre les
guerres et les traités entre les Catalans et les Français
qui annexeront définitivement le Roussillon en
1659. Cependant, aujourd’hui encore, Perpignan
reste marquée par une identité spécifique, nomade
disent certains. D’autant que le quartier St-Jacques
accroché aux vestiges des remparts est celui d’une
communauté gitane sédentarisée. Ruelles pentues
et colorées, linge suspendu aux fenêtres, ambiance
populaire, Saint-Jacques est quelque peu en marge
de la ville qui a toujours été une terre d’accueil,
plaque tournante entre le Midi de la France et le
pourtour méditerranéen.
Des maisons sont encore
accrochées aux derniers
remparts de la ville de
Perpignan.
868
Le coeur historique dessine un octogone dont les
8 côtés sont délimités par des boulevards périphériques.
On y pénètre par le Castillet, une porte fortifiée
en brique, encadrée de deux tours couronnées
de créneaux et de mâchicoulis. Il ne reste plus qu’à
se laisser porter entre les nombreuses venelles piétonnes,
une balade qui égrène le patrimoine avec
une citadelle-palais des anciens rois de Majorque,
des églises dont la cathédrale est considérée comme
l’un des plus beaux exemples du gothique méridional
et surtout des ruelles pittoresques, bordées de
boutiques, de petits restaurants, d’étals de poissons,
de fruits et légumes et de souvenirs. Ce qui frappe
le regard, c’est le marbre rose qui dessine les trottoirs
et même certaines places comme la plus emblématique,
la Loge, le lieu de passage obligé où se
croise le tout Perpignan. Tous les pouvoirs s’y retrouvent.
La Loge de Mer, un bâtiment colossal de
style gothique qui abritait le tribunal de la Mer et
aujourd’hui l’office du tourisme, l’Hôtel de Ville du
L’immeuble Art Nouveau
Catalan conçu par Edouard
Mas-Chancel dans les
années 1930, à Perpignan.
La place de la Loge,
cœur historique
de Perpignan.
Le Castillet, une porte fortifiée en brique
du 14ème siècle défendait jadis Perpignan.
869
870
La fresque
romantique de Paul
Gervais dans le
grand escalier de
l’hôtel Pams
à Perpignan.
13e siècle avec sa façade de cailloux roulés typique
de l’architecture catalane d’où émergent 3 bras en
bronze comme si leurs propriétaires avaient été emmurés.
Ils symbolisent les trois catégories sociales
de la société urbaine au 14ème siècle : les chevaliers,
les bourgeois et les petits métiers et corporations, de
la main la plus longue à la plus petite, et enfin l’imposant
Palais de la Députation du 15e siècle.
Autre édifice patrimonial, l’Hôtel Pams, un des plus
beaux hôtels particuliers de la ville édifié sur des
vestiges d’anciennes maisons par Pierre Bourdeau,
fils du fondateur de la célèbre entreprise de papier à
cigarettes JOB. Son gendre va transformer le site à
la fin du 19ème siècle avec l’aide d’un architecte qui
va remodeler l’escalier monumental d’onyx, marbre
et stuc avec d’immenses fresques romantiques de
Paul Gervais autour du thème de Vénus, les salons
d’apparat et le patio jardin où s’élève également une
statue de Vénus au myrte. Un lieu insolite à découvrir
dont les décors en ferronnerie et vitraux portent
déjà la marque de l’Art Nouveau.
Le jardin de l’hôtel
Pams avec ses façades
classiques et ses touches
Art Nouveau comme les
frises et corniches de
carreaux émaillés.
Ce patrimoine moderne avec un habitat Art Nouveau
est sans aucun doute une des particularités de la ville.
Une mode architecturale qui s’est développée à la
suite de la destruction en 1930 de la plupart des remparts
qui entouraient les palais des Rois de Majorque.
Autant de maisons faites d’encorbellements, de bow
windows, de bastingages et de hublots inspirés des
paquebots. Ailleurs ce sont des marquises en fer forgé
et des céramiques à motifs floraux qui portent la
patte de ces nouveaux courants architecturaux.
Une dernière visite incontournable, celle du musée
des Beaux-Arts-Hyacinthe Rigaux, du nom de ce
peintre catalan perpignanais qui n’était autre que le
peintre de la cour de Louis XIV dont il fit le célèbre
portrait en costume de sacre dont l’original est au
Louvre. Si deux salles lui sont consacrées, d’autres
abritent sur 3 niveaux des artistes majeurs des XIII
au XXIème siècle, entre Lurcat, Ingres, Picasso,
871
Rodin, Dufy et Maillol, dont plusieurs résidèrent un
temps à Perpignan.
Quand la chaleur devient trop intense, il faut sortir
du centre historique, emprunter la double allée de
platanes qui forment une voûte en ogive qui assure
de l’ombre aux passants et rejoindre le square Bir
Hakeim, le poumon vert de Perpignan. Ce parc de
quelque 3 ha est une véritable institution verte depuis
près de 2 siècles. Des espaces gazonnés sous
des arbres centenaires au milieu desquels serpentent
des chemins. La vue s’arrête toujours sur une statue,
un arbuste, un banc qui donnent une impression
de recoins intimes. Un jardin d’enfants avec ses balançoires,
sa sablière et ses bancs publics attirent de
nombreuses familles en fin d’après-midi, une belle
occasion pour y rencontrer des Perpignanais…
Canet-en-Roussillon,
la french catalane alanguie sur la Méditerranée.
La Promenade des platanes à Perpignan
Il ne faut pas plus de 10 minutes en voiture pour rejoindre
Canet depuis Perpignan, ce qui en fait évidemment
la destination plage par excellence pour les
Perpignanais qui ne s’en privent pas. Avec raison.
Avec ses 9 km de plage de sable doré, les estivants
ne manquent pas d’espace pour étendre leur serviette,
planter leur parasol et surveiller les enfants
qui profitent d’un rivage où le ressac est apaisé, où
les bancs de sable dessinent des aires de jeux naturelles,
où ils ont pied sur une longue distance. Labellisée
pavillon bleu, la plage est surveillée et nettoyée
tous les jours. Chaque été des clubs éphémères investissent
le littoral, à bonne distance les uns des
autres, à la fois restaurants et bars ou comment se
régaler les pieds dans le sable. Si vous aimez marcher,
empruntez la digue en direction de l’aquarium,
traversez pour 0,50 cents le chenal avec une navette
et poursuivez votre chemin sur la plage jusqu’à atteindre
l’estuaire de la Têt qui se jette ici dans la
mer. Un estuaire qui avait cet été davantage l’allure
872
L’agréable jardin d’enfants du square Bir Hakeim.
873
874
d’une lagune tant les eaux de la rivière sont basses.
C’est l’occasion de remonter la berge de la Têt, une
promenade bucolique qui se termine au bord de la
marina de Canet-en-Roussillon.
Un immense pôle nautique qui compte 130.000 anneaux
et une quarantaine d’entreprises spécialisées
dans les métiers très pointus du nautisme. La balade
d’un ponton à l’autre au cœur de cette marina est
longue et tellement agréable au contact des plaisanciers
et des cannetois qui se retrouvent sans façons
sur les quais où quelques tavernes ont installé leurs
terrasses. Sur le quai Florence Arthaud, on peut aussi
admirer de vieux gréements, les jolies barques catalanes
pointues aux voiles latines qui servaient jadis à
pêcher au filet sardines et anchois au large des côtes
catalanes françaises et espagnoles. A l’heure du soleil
couchant, les édifices tout comme les bateaux se
reflètent dans les plans d’eau, prolongeant la rêverie
vers l’appel du large.
Retour à Oniria, l’aquarium des rêves éveillés qui
propose un intéressant parcours didactique en emmenant
les visiteurs sur les sommets enneigés du
Canigou après une escalade (moyennement facile)
le long d’un mur de granit. Tout cela pour découvrir
l’histoire d’une goutte d’eau depuis sa naissance
jusqu’aux profondeurs océaniques.
Immergés au sein d’une scénographie innovante,
on découvre la folie d’un ouragan, le déferlement
d’une tempête, la moiteur du brouillard tout en passant
d’un bassin à l’autre où s’épanouissent poissons
et végétaux propres aux grands fonds marins.
Le souci de la nature n’est pas anodin à Canet-en-Roussillon.
La petite cité a son arboretum où
sont conservés plus de 1500 espèces végétales. L’accès
y est libre et on se perd avec bonheur entre des
figuiers, des cyprès chauves, des oliviers, des camphriers,
des vignes, des cactus et même une bambuseraie
et un verger. Des cueillettes de fruits sont d’ailleurs
proposées quand vient la saison des récoltes.
875
Quelques maisonnettes reconstituées
de pêcheurs au bord de l’étang de Canet-en-Roussillon
Sous le mûrier centenaire
du château de Jau
Enfin, plus au Sud de Canet-en-Roussillon, en direction
de St-Cyprien, un étang de près de mille ha à deux pas de
la Côte Vermeille a été classé zone protégée Natura 2000.
Jadis des pêcheurs y vivaient dans des cabanes en roseaux
dont une dizaine ont été reconstituées. S’y promener en suivant
les sentiers aménagés jusqu’à des affûts abrités permet
d’observer des espèces d’oiseaux migrateurs dont des flamants
roses et des hérons pourprés. Une merveille lacustre,
un havre de paix à ne pas manquer.
Infos pratiques.
www.perpignantourisme.com
et www.canet-tourisme.com. Pour vivre l’expérience d’une excursion
viticole sous la houlette d’un Maître de Chai avec un circuit
à la journée ou à la demi-journée. contactez Nicolas Menoury :
www.-catalan-wine-escape.com
Se loger : A Belesta, le Domaine Riberach a transformé une
partie des anciennes caves en écolodge. Les chambres épurées
ont été aménagées dans d’anciennes cuves et s’ouvrent sur une
terrasse lounge qui offre un panorama unique sur les vignes et en
contrebas sur une étonnante piscine naturelle en forme d’œuf et
à filtration naturelle www.riberach.com
A Perpignan, le Mercure Perpignan Centre situé à 2 pas du
Castillet sur la Promenade des Platanes est d’un confort irréprochable.
A Canet-en-Roussillon, l’Ibis Style Canet, à mi-chemin
entre Canet Village et Canet Plage est aussi une bonne adresse
d’autant qu’une piscine extérieure est accessible pour les clients.
Se nourrir : Julien Montassié, le chef de la table du Domaine
Riberach a gagné une étoile verte Michelin en 2022 et l’étoile
classique rouge en 2024 ! A découvrir dans le restaurant gastronomique
de La Coopérative.
Dans l’arrière-pays, le Château de Jau, anciennement domaine
des moines cisterciens, est aujourd’hui un domaine viticole avec
une offre de restaurant-grill à l’ombre d’un mûrier tricentenaire
car jadis on y élevait le ver à soie. Chaque été le Château accueille
en ses murs une grande exposition d’art contemporain, une belle
occasion pour que amateurs et artistes se côtoient autour du Grill
www.chateaudejau.com
A Perpignan, nous avons eu la chance de dîner au «Le 17»,
voisin de la cathédrale Saint-Jean, un jardin ombragé intimiste
où on vous propose une cuisine inventive et savoureuse toute en
délicatesse www.restaurant-le17-perpignan.fr.
A Canet-en-Roussillon, il ne faut pas louper sur la Promenade
de la Côte Vermeille Can Marcel où le chef Christophe Perrin promu
toque blanche exerce une cuisine de la mer gourmande et ensoleillée.
Souvenirs : Outre l’une ou l’autre bouteille de vin, n’hésitez pas
à découvrir les Toiles du Soleil, sur la place Gambetta au pied de
la cathédrale Saint-Jean dont vous reviendrez les bras chargés de
tissus catalans traditionnels colorés vendus au mètre
ou en nappes, sacs, coussins www.lestoilesdusoleil.com 877
878
FRANCE
Bordeaux
un city-trip très séduisant
Plume : Christiane Goor - Capture d’Images : Charles Mahaux
Si une escapade de quelques jours vous tente n’hésitez pas à
choisir Bordeaux. Nous y avons passé 3 journées dépaysantes
à souhait car la capitale girondine ne manque pas d’atouts :
lovée le long de la Garonne qui baigne ses deux rives,
un climat doux, un centre historique inscrit depuis
2007 sur la liste du Patrimoine Mondial de l’Unesco
sans oublier l’explosion de la scène culinaire qui en fait une
destination bistronomique de premier plan.
879
880
Le City-Pass
Il faut commencer par s’offrir un citypass
qui inclut tous les transports en
formule illimitée et les principaux
musées à découvrir.
Le tram qui sillonne la ville et son agglomération
depuis bientôt 20 ans devient rapidement
le meilleur ami pour circuler dans la cité en
créant des liens entre les quartiers et le centre
historique.
Ouvert sur la ville, il est aussi visible de la rue
et des architectes ont mis cette visibilité à profit
pour transformer l’environnement urbain
en recomposant les rues, de façade en façade,
et en végétalisant les plates-formes pour offrir
ainsi une qualité de vie qui avait sans doute
disparu avec l’omniprésence des voitures.
La Rive Gauche
autour du Port de la Lune.
Quand on prend un peu de hauteur on réalise
que les quais sont incurvés autour d’un
méandre en forme de croissant de lune que
dessine ici la Garonne. «C’est certainement
pour cette raison que les hommes se sont
installés là il y a plus de 2000 ans nous explique
notre guide. Cet arrondi casse le courant
du fleuve et protège les bateaux du mascaret,
un phénomène naturel qui se produit
lors des grandes marées, remontant le fleuve
depuis l’Atlantique sur plus de 100 km. »
Cependant ce port sur lequel la ville a autrefois
assis son rayonnement n’occupe plus
qu’une place secondaire à l’échelle nationale.
Historiquement tout a commencé en 1152
avec le mariage d’Aliénor d’Aquitaine avec
Henri Plantagenet, une union qui favorise les
881
relations maritimes étroites avec les îles
britanniques et les pays nordiques. Après
une mise en sourdine suite à la reconquête
française au 15ème siècle, il faut attendre
le 17ème avec le développement du commerce
triangulaire colonial, à tel point que
le port de Bordeaux devient le premier
port de France et le deuxième port mondial
après Londres. Il approvisionne l’Europe
en café, cacao, sucre, coton et indigo et exporte
ses vins. Aujourd’hui le dernier cargo
a largué ses amarres en 1987 et le port autonome
de Bordeaux compte 7 terminaux
spécialisés, en aval le long de l’estuaire de
la Garonne.
Toutefois le Port de la Lune accueille encore
à l’année une cinquantaine de navires
de croisière qui offrent ainsi une vue imprenable
sur la ville à leurs passagers qui
peuvent aussi visiter aisément à pied tout le
cœur historique. D’autres bateaux, comme
des voiliers ou des yachts font également
escale à Bordeaux.
q Le lion bleu surdimensionné domine la place de Stalingrad et rappelle un objet imprimé
La somptueuse place de la Bourse érigée en
front de fleuve avec son plan symétrique typique
de l’architecture classique témoigne
de l’importance du port de commerce dans
la prospérité de la ville. Jadis la place fermée
avec des grilles abritait la douane et
la bourse maritime, créant un balcon sur
la Garonne d’où l’on pouvait apercevoir la
forêt de mâts des nombreux navires qui
mouillaient dans le port. Aujourd’hui la
grille a disparu et une immense dalle de
granit recouverte de 2 cm d’eau dessine
un vaste miroir dans lequel se reflète la superbe
façade de la place de la Bourse. Petits
et grands y jouent avec plaisir, y dansant ou
s’éclaboussant. Le soir, avec l’illumination
des façades, le lieu se charge de magie et
accueille de nombreux visiteurs.
882
Un Volkswagen Bulli Love visite Bordeaux : cliquez ici u
en 3D. p Ce méandre de la Garonne en forme de croissant a donné au port de Bordeaux ce surnom de Port de la Lune.
883
p Face au fleuve les hautes colonnes rostrales (21m) de style néoclassique érigées en 1828 par Alexandre Poitevin. q Le pont Chaban-D
p La promenade le long des quais des Chartrons aligne côte à côte des bandes réservées aux piétons, au vélo, la voirie dédiée aux voitures et enfi
884
p Voyage interactif au cœur de l’histoire du vin dans la Cité du Vin.
Il suffit alors de descendre le cours du fleuve
en traversant d’abord des jardins abondamment
fleuris entre lesquels se nichent les
amoureux. Sur la gauche surgissent deux
colonnes rostrales ornées d’éperons et de
navires qui ouvrent l’accès à une place, la
plus vaste de France, l’esplanade des Quinconces
bordée de hauts arbres plantés en
quinconce, ceci explique cela.
Au-delà, la promenade se poursuit sur les
quais des Chartrons remarquablement
aménagés pour permettre à tous d’y déambuler
en toute sécurité. Un large couloir est
réservé aux piétons tandis qu’un autre est
dédié aux vélos et aux trottinettes.
elmas en arrière plan de la promenade des marchands de vins
n la façade historique de l’ancien quartier des négociants.
p Architecture originale de la Cité du Vin
Des jeux pour enfants et un skate-park aux
beaux volumes ont été créés là où jadis se
trouvaient des entrepôts au bord du fleuve.
L’abandon du port et la destruction des
hangars offrent aujourd’hui un rapport direct
entre la façade des anciennes maisons
bourgeoises des négociants et le cours de
la Garonne. C’est ici, au cœur de l’ancien
fief du commerce viticole, que s’est installé
le Musée du Vin et du Négoce.
Il occupe dans le quartier des Chartrons
le rez-de-chaussée et les vastes cours voûtées
d’un bâtiment du 18ème siècle. L’occasion
d’apprendre que toute la vieille ville
était construite sur pilotis. L’intérêt de ce
lieu réside dans le fait qu’il n’a jamais cessé
d’être une maison de négoce et s’inscrit
donc dans une démarche historique.
En effet à l’issue de la visite vient le moment
de la dégustation aménagé dans l’ancienne
tonnellerie et bien sûr l’occasion de
repartir avec une bouteille sous le bras !
www.museeduvinbordeaux.com
885
Le centre historique
et son patrimoine.
Il faut prendre le temps de flâner dans le
quartier des Chartrons en levant le nez
pour y découvrir des balcons sur trompes
et de nombreux mascarons, autant de visages
de pierre sculptés surgissant à la
clef de voûte des arcades.
Femmes ou hommes, tristes ou rieurs,
échevelés ou grimaçants, personnages
d’histoire ou de mythologie, ils sont la signature
de Bordeaux. La rue Notre-Dame
est le plus bel itinéraire qui traverse le
quartier jusqu’à l’esplanade des Quinconces.
On y trouve de nombreux antiquaires
et des brocanteurs mais aussi des
commerces de proximité et des boutiques
branchées et surtout de jolies terrasses
tirées sur la rue, presque à l’ombre des
hautes tours de l’église Saint-Louis-des-
Chartrons.
Le monument aux
Girondins dont les
bronzes déboulonnés
pendant la guerre
pour être fondus
ont été retrouvés
intacts et replacés
triomphalement à
Bordeaux en 1945 est
devenu un emblème de
la liberté sauvegardée.
Ambiance paisible dans la rue de
la Madeleine
886
Remontons la place des Quinconces vers
l’impressionnante fontaine du monument
aux Girondins et à la République encadrée
par une profusion de statues dont l’Ange de
la Liberté brisant ses chaînes au sommet de
la colonne. Il ne reste plus qu’à rejoindre la
place de la Comédie et son emblématique
Grand Théâtre avec le long péristyle de
la façade supporté par 12 colonnes corinthiennes
surplombées de statues antiques.
La place est aussi une des trois pointes du
fameux Triangle de Bordeaux bordé par le
cours piétonnier de l’Intendance, le cours
Georges Clémenceau et les allées vertes de
Tourny. Au cœur du Triangle se trouve la
place des Grands Hommes qui abrite une
La paisible place ombragée du Palais
face à la monumentale porte Cailhau.
887
La place des Grands Hommes
et sa très chic galerie ronde en verre.
888
très chic galerie installée sous une verrière
dite aussi des Grands Hommes car elle se
situe au carrefour de 6 rues, chacune dédiée
à un écrivain célèbre : Diderot, Montaigne,
Rousseau, Buffon, Montesquieu et
Voltaire.
La longue rue Sainte-Catherine, tout aussi
emblématique pour être le lieu incontournable
des fans de lèche-vitrines, s’ouvre sur
la place de la Comédie après avoir traversé
sur plus d’un kilomètre le quartier Saint-
Pierre dans lequel il faut se perdre car il retient
encore l’âme du vieux Bordeaux avec
des façades qui s’échelonnent entre les
15ème et 18ème siècle : cariatides, bas-reliefs,
ferronneries attirent le regard mais
surtout une ambiance bon enfant avec des
rues semi-piétonnes, des terrasses et des
boutiques en vogue.
La médiévale monumentale porte Cailhau
a survécu, elle servait jadis d’entrée royale
vers la conviviale place du Palais où les
hôtels particuliers du 18ème s’entourent
de terrasses de café ombragées par des
érables.
La Grosse-Cloche est la seconde porte médiévale
qui a survécu aux anciennes fortifications
de Bordeaux. Elle servait aussi de
beffroi pour l’ancien hôtel de ville. On l’appelle
encore porte Saint-Eloi du nom de la
petite église romane qui lui est accolée.
Elle ouvre sur un quartier tout en venelles
qui débouchent sur des espaces emblématiques
comme la place Fernand Lafargue
qui a conservé son pilori ou encore plus
loin la place du Parlement avec une très
belle fontaine de style baroque qui trône
en son centre.
889
p Le ciel et les façades se reflètent qLe mini-campus, sa toiture de verre tendue entre deux murs historiques en pierre jaune. Insolite supe
890
Le passé recomposé.
Durant les 15 premières années de ce siècle,
Bordeaux a subi un grand lifting en ravalant
la surface de ses murs pour laisser apparaître
ses façades blondes et mieux souligner
ainsi l’extraordinaire unité urbaine
et architecturale classique et néo-classique
qui a présidé à la construction et au développement
du Port de La Lune.
Il faut aussi être attentif et lever le nez
pour découvrir qu’une façade historique
peut ouvrir sur un bâtiment moderne et
cet insolite assemblage se révèle souvent
séduisant. Ailleurs dans le même quartier
des Chartrons, un micro-campus a pris
place entre deux murs d’antan reliés par
une belle verrière métallique.
rposition de deux façades, une historique et l’autre très contemporaine. q
Mais il est aussi une autre manière d’animer
la ville en transformant pour les réemployer
des bâtiments vétustes ou devenus
hors service. C’est ce qui est arrivé dans le
quartier de Bacalan ou des Bassins à Flots,
créés entre 1869 et 1911 qui ont prospéré
jusqu’aux années 1930 avant d’être
occupés par les forces allemandes qui y
construisirent une base sous-marine. Délaissés,
cette plaque portuaire et ses immenses
hangars se situent au-delà du quai
des Chartrons, autour du pont Jacques-
Chaban-Delmas.
Le point d’orgue de la réhabilitation du
quartier est l’installation de la Cité du Vin
qui semble servir de vigie au bord de la Garonne.
Dans un édifice tout en courbes, en
verre et en aluminium dont la forme évoquerait
un cep de vigne noueux à moins
que ses rondeurs ne soient inspirées par le
mouvement du vin dans une carafe, ce bâ-
891
892
p La Cité du Vin q Le Musée De La Marine D’après les images de l’espace culturel des Bassins de Lumières
timent est un temple dédié au vin qui est
abordé de manière sensorielle, historique,
culturelle géographique, etc. en parcourant
des espaces thématiques qui se découvrent
avec un audio-guide que l’on active soimême.
Il y a tant à voir qu’il vaut mieux se
laisser guider selon les intérêts particuliers
et en tout cas terminer par le belvédère
situé au 8ème étage où le billet d’entrée
donne droit à la dégustation d’un verre de
vin tout en profitant d’une vue exceptionnelle
panoramique sur Bordeaux et son
fleuve www.laciteduvin.com.
On peut aussi s’inscrire auprès du parcours
immersif de dégustation Via Sensoria qui
se fait sous la houlette d’un animateur
sommelier en associant créations visuelles
et sonores, poésie et dégustations.
Immersion en réalité virtuelle dans les oeuvres de Dali et Gaudi q
Tout aussi incontournable, l’ancienne base
sous-marine est devenue un gigantesque
espace culturel dont la vedette sont les Bassins
de Lumières, le plus grand centre d’art
numérique au monde dont les projections
temporaires habillent de façon féerique les
anciennes alvéoles.
Nous y avons découvert l’exposition en réalité
virtuelle consacrée à Gaudi et à Dalí.
Une expérience saisissante !
www.bassins-lumieres.com
D’autres lieux culturels se sont installés
dans le quartier comme le Musée Mer Marine
www.mmmbordeaux.com qui se veut
une vaste fenêtre panoramique sur le passé,
l’actualité et l’avenir de la mer et de la
marine, mais aussi des Halles gourmandes
et des lieux alternatifs à quelques minutes
à peine en tram ou en vélo depuis le
centre historique. Par ailleurs des architec-
893
tures audacieuses côtoient d’anciens silos
à grain, des grues et des rails, témoins de
l’activité industrielle passée. Ainsi en est-il
de l’hôtel Renaissance dont l’entrée spectaculaire
se fait par des silos historiques
de l’usine Lesieur avant de nous emmener
dans un bâtiment moderne et vitré adossé
aux silos, le tout avec un design avant-gardiste
qui veut refléter la culture vibrante de
la ville de Bordeaux
www.marriott.com/fr/hotels/bodbr-renaissance-bordeaux-hotel
Bordeaux, la première ville verte de France.
En avril dernier, le journal Le Parisien a établi
le classement des villes vertes de France
et Bordeaux a remporté la première place
devant Rennes et Grenoble.
Bordeaux se démarque sur ses déplacements
avec ses 200 kilomètres de pistes cyclables
et près de 1400 sur l’ensemble de sa
métropole ! Entre 12 et 20% des habitants
adoptent le vélo comme mode de déplacement.
sa très chic Par galerie ailleurs ronde avec en verre. un réseau de 77 ki-
La place des Grands Hommes
et
lomètres de rails, le tramway de Bordeaux
est un des plus grands de France.
Il reste à accentuer la végétalisation de la
ville mais il n’empêche, de très beaux jardins
sont à la disposition des habitants. A
commencer par le Jardin des Lumières qui
encadre le miroir d’eau avec pas moins de
33000 plantes réparties sur deux espaces
spacieux bien connus des amoureux. Le
Jardin Botanique découpé en secteurs permet
de découvrir des plantes aquatiques
mais aussi un espace fleuri, de nombreuses
serres et une vaste pelouse envahie par
beau temps pour y pique-niquer en famille
ou entre amis.
894
Enfin, quand on passe un dimanche à Bordeaux
il faut le vivre comme les Bordelais
qui s’offrent un vrai bol d’air sans pour autant
quitter leur ville. Il suffit de traverser
le pont Jacques-Chaban-Delmas et de longer
la rive droite de la Garonne.
Champs de vignes puis friche industrielle,
cette zone a longtemps été boudée par les
Bordelais mais des réaménagements urbains
dans ce quartier appelé La Bastide et
surtout la création d’espaces verts qui se
succèdent sur les berges et qui ont donné
vie à des paysages naturels ont ramené les
habitants sur cette rive. Il faut dire qu’elle
offre une des plus belles vues sur le patrimoine
historique de Bordeaux. On s’y promène
à pied ou en vélo, souvent en famille
pour les enfants qui y trouvent un terrain
de jeux, on y pique-nique volontiers aussi.
L’Espace Darwin y a investi une ancienne
caserne désaffectée pour y créer une expérience
sociologique multiforme en attirant
autant de profils différents que de
projets novateurs : skateurs et passionnés
de street-art, entrepreneurs de la green
économie, fans de musique électro, défenseurs
de la biodiversité et les «bruncheurs»
bio du dimanche !
Darwin cliquez ici u
«Darwin est une place de village dans la
ville de Bordeaux rive droite» explique son
fondateur Philippe Barre.
Quand on poursuit la balade le long des
berges on atteint la place Stalingrad reconnaissable
à sa statue d’un lion bleu, juste
en face de l’élégant pont de pierre, le premier
pont inauguré à Bordeaux en 1822
qui a permis de rallier les deux rives de
la Garonne en une même cité. On le doit
895
à Napoléon et ses 17 arches sont un clin
d’œil au nombre de lettres figurant dans le
nom de Napoléon Bonaparte.
Aujourd’hui il est réservé aux piétons, aux
cyclistes et aux transports en commun. Il
débouche rive gauche sur la porte de Bourgogne,
un édifice au style néo-classique
dont la sobriété rappelle davantage une
arche monumentale. D’un côté on pénètre
dans le quartier cosmopolite de Saint-Michel,
de l’autre on retrouve le quartier
Saint-Pierre. La boucle est bouclée.
Infos :
Bordeaux vue par drone cliquez ici u
Un site : www.bordeaux-tourisme.com
Y aller :
La liaison en train Paris-Bordeaux est devenue
très rapide, 2 heures à peine, à tel
point que beaucoup de Parisiens s’installent
à Bordeaux pour une meilleure qualité
de vie !
La place des Grands Hommes
Depuis Bruxelles la formule train est imbattable
en passant par Charles-de-Gaulle
et sa très chic galerie ronde en verre.
pour éviter la traversée de Paris entre Auzterlitz
et Montparnasse.
Et si vous préférez l’avion, sachez que la
ligne A du tram offre une liaison entre
l’aéroport vers le centre-ville de Bordeaux
(Pay-Berland), avec une fréquence toutes
les 10 minutes.
Gastronomie :
Le vin et la gastronomie font partie du patrimoine
de la ville et sont un élément incontournable
de l’art de vivre à la bordelaise.
Nous avons testé plusieurs adresses
que voici. Le Bistrot de Gabriel idéalement
896
situé place de la Bourse, une cuisine régionale
haut de gamme autour de produits de
saison https://le-gabriel-bordeaux.fr.
La Brasserie bordelaise au cœur du centre
historique, une institution dans un cadre
convivial pour « les vrais gourmands, francs
buveurs » www.brasserie-bordelaise.fr.
Zéphyrine, du nom de l’arrière-grand-père
de Romain Corbière, ex-chef étoilé aux
commandes avec Marie. Une auberge urbaine
avec en sus un comptoir gourmand.
On s’y sent bien, pas de carte mais tout est
surprise concocté par le chef que l’on voit
travailler autour de ses fourneaux.
https://zephirine.fr.
Enfin pas besoin de loger dans l’hôtel Renaissance
pour pouvoir profiter du bar et
du restaurant Chez Gina installés dans le
rooftop au 9ème étage, une savoureuse cuisine
italienne avec un point de vue imprenable
sur la Cité du Vin et le pont Jacques-
Chaban-Delmas. www.gina-bordeaux.fr.
897
Campings et aires de camping-car
Vous cherchez un camping à Bordeaux ou aux alentours ?
Le Yelloh ! Village Bordeaux Lac et le Domaine EcÔtelia,
vous proposent des emplacements authentiques pour passer vos vacances au milieu de la nature.
Vous venez en camping-car ?
Découvrez des aires qui vous accueillent près de Bordeaux ou dans le vignoble !
On vous conseille !
L’Office de Tourisme & des Congrès de Bordeaux
vous accueille :
- Du lundi au samedi de 9h00 à 18h30
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898
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É.R. : D‘Ieteren Automotive SA/NV, Volkswagen Commercial Vehicles Import,
Thomas Vandebotermet, Leuvensesteenweg 639, 3071 Kortenberg. Contactez votre concessionnaire pour toute information relative
à la fiscalité de votre véhicule. Informations environnementales (A.R. 19/03/2004) : volkswagen.be
Road-trip
FRANCE
en Normandie entre Seine-M
Plume : Christiane Goor - Capture d’Images : Charles Mahaux
900
aritime et Calvados
A 4 heures de route de chez
nous, c’est le dépaysement assuré,
entre des villages historiques
au cœur d’une campagne
verdoyante et un littoral qui se
partage entre falaises calcaire et
plages de sable bordées de villas
d’un autre temps qui évoquent
la Belle Epoque.
Pont-l’Evêque, à la fois porte d’entrée
du pays d’Auge mais à une
quinzaine de km seulement de
Deauville et de Trouville-sur-Mer, a
toujours été une escale par sa position
clé entre Haute et Basse Normandie,
au confluent de 3 rivières
qui dessinent un étonnant réseau
quand on flâne dans la ville.
Le Pays d’Auge,
au cœur du Calvados.
Des routes buissonnières, des villages
de poupée, des maisons
à colombages, des prairies verdoyantes
où paissent des vaches
blanches avec plus ou moins de
taches brunes, des haras dissimu-
901
902
lés par un rideau d’arbres, le Pays
d’Auge est un condensé de la campagne
normande dans la région
du Calvados. Pierrefitte-en-Auge,
St-Hymer, Beaumont-en-Auge,
Beuvron-en-Auge autant de villages
qui alignent de belles maisons
colorées à colombages scrupuleusement
entretenues qui charment
l’œil, d’autant que la plupart sont
fleuries. On raconte que les couleurs
des façades permettaient de
les distinguer les unes des autres.
Beuvron-en-Auge classé parmi
les plus beaux villages de France
semble particulièrement figé dans
le temps. Si vous êtes gastronomes,
les anciennes halles abritent un
restaurant étoilé, Le Pavé d’Auge,
dont la salle est décorée dans le
plus pur style augeron.
Sait-on que c’est en Normandie
que la pomme s’implante massivement
vers le 10ème siècle sous
l’impulsion du clergé et de la noblesse
? Au fil du temps, ce fruit
va donner naissance à une large
gamme de produits qui font la célébrité
de la région et en particulier
du Calvados, le département
champion des pommiers. Jus de
pomme, cidre, vinaigre de cidre,
calvados, pommeau, il y en a pour
tous les goûts, il suffit de faire une
halte chez un des producteurs locaux
qui sont à découvrir en suivant
l’itinéraire fléché d’une quarantaine
de kilomètres « Route du
Cidre » qui serpente au cœur du
pays d’Auge.
903
Dans les Jardins du Pays d’Auge,
un écomusée évoque les métiers
de jadis dans un bâti entièrement
restauré au cœur d’un parc de 4
hectares de verdure qui multiplient
des jardins à thème où la
nature est reine, à peine troublée
par les trillements des oiseaux et
les croassements des crapauds.
Entre Côte d’Albâtre,
Côte Fleurie et
Côte de Nacre.
120 kilomètres de falaises de calcaire
courent le long de la Côte
d’Albâtre qui porte bien son
nom. Quand elles s’interrompent
dans une brèche entaillée par un
fleuve, elles repartent aussitôt de
plus belle. La mer Manche en sape
la base au rythme du ressac, des
pans s’écroulent faisant reculer
la muraille mais celle-ci n’en est
pas moins charmeuse, interpelant
l’imaginaire de chaque promeneur
qui tente de fixer les falaises
sur une image. Quand on arrive à
St-Valéry-en-Caux, on est immédiatement
frappé par l’odeur de
la mer avec ses relents de poissons
qui flottent ici même sur le front
de mer aménagé pour la promenade
s’étirant d’un côté jusqu’au
vieux phare blanc signalant le
bout de la jetée et de l’autre sur la
plage de galets au pied des falaises
blanches. A découvrir la maison
Henri IV du 16ème siècle toute à
pans de bois, elle a heureusement
échappé aux bombardements
904
de 1940. Veules-les-Roses, un
étonnant village qui allie tous les
charmes de la mer et de la campagne
a obtenu le label de « Plus
beau village de France » en 2017
car il est traversé par la Veule, le
plus petit fleuve de France avec
ses 1149 mètres de longueur, depuis
sa source jusqu’à son embouchure
dans la Manche. Quand on
aborde le village, on découvre une
architecture variée avec des villas
de style balnéaire, des chaumières
à pans de bois fleuries, une église
classée monument historique et
une large plage de sable encadrée
par les falaises qui à marée basse
offre un bel espace de loisirs pour
les familles.
De l’embouchure de la Seine à
celle de l’Orne, la Côte Fleurie déroule
40 km de plages sableuses
à souhait qui font le succès des
fameuses stations balnéaires que
sont Cabourg avec sa promenade
piétonne, la plus grande d’Europe,
Deauville et Trouville-sur-
Mer rivalisant avec leurs Planches,
plus mondaines dans la première,
plus longues dans la seconde. On
y cultive depuis le 19ème siècle la
mode des bains de mer d’abord
pour leurs vertus thérapeutiques,
une pratique médicale venue
d’Angleterre. Très vite pourtant,
ceci n’est plus qu’un prétexte pour
y vivre l’été en passant d’une fête à
l’autre. L’arrivée du train dès 1848
ne fait qu’accentuer le mouvement.
La vie sportive devient éga-
905
lement un élément majeur de la
vie balnéaire : courses, bicyclette,
tir aux pigeons, croquet. C’est
tout un art de vivre qui émerge
dans les stations balnéaires de la
Côte Fleurie qui deviennent des
théâtres d’élégance pendant la
belle saison, lieux incontournables
de la vie mondaine de la bonne société
en villégiature. Les hôtels et
les villas se multiplient. Quand on
quitte l’eau et la plage, c’est vers
les casinos qu’on se tourne pour
y jouer mais aussi pour y danser
et y voir des spectacles. Au-delà
des nombreuses façades des villas
que l’on peut encore admirer
au fil des promenades, il en est
une, à Cabourg, qui a ouvert ses
portes le 19 mai 1921 pour offrir
un espace muséal dédié à l’épopée
de la Belle Epoque. Une machine
à remonter le temps grâce à
une scénographie qui associe des
ambiances visuelles, sonores, musicales,
numériques et même olfactives,
comme pour mieux nous
immerger dans la Belle Epoque. La
Villa du Temps retrouvé se veut un
espace pour mieux comprendre le
temps suspendu de cette époque,
entre deux siècles, entre deux
mondes.
Longue de 80 km la Côte de Nacre
étire depuis Ouistreham jusque
Courseulles-sur-Mer ses immenses
plages de sable jalonnées de petites
stations balnéaires plus populaires
que celles de la côte Fleurie.
Nous n’avons pas eu le temps d’al-
906
ler au-delà de Ouistreham qui a la
chance d’être connectée à Caen
par un chemin de halage d’une
quinzaine de km le long de l’Orne.
A parcourir en vélo, à rollers ou à
pied. Ouistreham est donc le débouché
maritime de Caen et son
port assure des liaisons régulières
avec l’Angleterre mais c’est aussi
une station balnéaire familiale et
vivante toute l’année grâce à sa
proximité avec Caen, une cité importante
proche des plages du débarquement.
Pour partir à la découverte
du bourg, rien de tel que
la balade sonore «La Délicate»
sous une ombrelle géolocalisée
au départ du Bureau d’Information
de Ouistreham, une plongée
émouvante au cœur de la Grande
Histoire à travers la petite évoquée
par les témoignages de ceux qui
l’ont vécue.
Les plages du débarquement sont
proches et toute la région se raconte
au fil de visites de tourisme
de mémoire sur les plus hauts lieux
qui ont marqué le D-Day.
Nous avons choisi de découvrir la
batterie de Merville installée sur
un site de 16ha protégé de barbelés,
de mines et de fosses antitank,
l’un des plus impressionnants du
mur de l’Atlantique.
Le 6 juin à 4h30, 150 hommes
du 9ème Bataillon des parachutistes
britanniques attaquent par
surprise la Batterie parvenant à la
907
908
neutraliser, le Débarquement sur
la Sword Beach peut avoir lieu. Un
parcours d’une casemate à l’autre
plonge le visiteur au coeur de
l’événement à grand renfort d’effets
spéciaux.
Les passionnés découvriront également
un authentique Douglas
C-47 ayant participé à toutes les
opérations aéroportées du théâtre
d’opérations européen durant la
seconde guerre mondiale, on peut
même y grimper pour retrouver
les sensations qu’ont pu vivre les
hommes assis côte à côte dans cet
avion.
909
910
Infos :
Quelques sites riches en informations
:
www.seine-maritime-tourisme.com
www.normandie-cabourg-paysdauge-tourisme.fr
www.caenlamer-tourisme.fr
Route du cidre de Cambremer Normandie
Calvados
www.batterie-merville.com https://villadutempsretrouve.com.
Se loger : Pour mieux se plonger dans
l’ambiance de Veules-les-Roses, n’hésitez
pas à faire escale dans l’ancien
relais de poste Douce France, une
adresse de charme.
Plusieurs chambres aux allures de suites
ont vue sur la rivière
www.doucefrance.fr. L’Hôtel Eden Park
situé au bord du lac de Pont -L’Evêque,
un havre de quiétude Eden Park hotel***
Restaurant - Pont l’Evêque -
Normandie.
Nous avons testé également le Manoir
d’Hastings à Bénouville non loin de
Caen. 4 chambres à thème cosy dans
une vieille bâtisse joliment restaurée
avec au rez-de-chaussée un restaurant
qui propose une très belle carte savoureuse
entre Mer et Terre
www.manoirdhastings.fr
Rien de tel quand vous n’avez plus envie
de bouger, juste de profiter de la quiétude
des lieux ouverts sur un jardin clos.
Se nourrir : Quand on voyage sur les
côtes normandes, on ne peut que goûter
le poisson soit aux halles qui offrent
des tables de dégustation soit sur une
terrasse avec le plus souvent vue sur
mer. Le Bistrot Le Vivier situé sur les
911
planches à Trouville-sur-Mer est le lieu
idéal pour découvrir en famille ou entre
amis des spécialités de fruits de mer et
de poissons cuits a la plancha Bistrot Le
Vivier • Trouville-sur-Mer (restaurantlevivier.com).
A Veules-les-Roses, Les Galets est le
restaurant gastronomique du village,
une cuisine inventive dans un cadre
plutôt classique. La Passerelle, la table
du Casino de Saint-Valéry-en-Caux
avec sa grande baie qui s’avance vers
le large vaut le détour avec une cuisine
très axée sur la mer http://www.casino-saintvalery.com/restaurant.
Autre
adresse, Le Baligan à Cabourg, une
salle bistrot chic avec la fraîcheur des
produits de la mer assurée Le Baligan,
Restaurant de Poissons, Fruits de mer à
Cabourg - Normandie. A Ouistreham,
la Table d’Hôtes propose une carte
courte mais raffinée et goûteuse qui lui
a valu un Bib gourmand.
Plus à l’intérieur des terres Le Rollon,
une petite adresse bistronomique de
Pont-L’Evêque où nous avons découvert
une savoureuse côte de bœuf
de race normande avec un écrasé de
pommes de terre à huile de truffes.
Enfin, cerise sur le gâteau, Le Pavé
d’Auge installé dans les anciennes
halles de Beuvron-en-Auge compte
parmi les grandes tables du département
du Calvados et s’enorgueillit
d’un macaron au Michelin. Comment
découvrir le goût de la gastronomie
régionale magnifiée par la créativité du
chef Jérôme Bansard.
www.pavedauge.com.
912
MAZDA CX-30
Pour réaliser ce reportage nous
avons eu la chance de voyager
avec une Mazda CX-30 2.0
SKYACTIV-X 180 ch, de l’édition
spéciale 100ème anniversaire.
En effet, cela fait déjà une centaine
d’années que Mazda est
devenu l’un des constructeurs automobiles
les plus innovants au
monde. Nous avons découvert
l’univers technologique et raffiné
de cette marque discrète avec le
CX-30, SUV compact, et sa dernière
technologie SKYACTIV.
Une incroyable mécanique à essence
qui fonctionne comme un
Diesel. Un appareil qui nous a offert
un très appréciable confort de
conduite, que ce soit sur les routes
rapides ou dans les routes buissonnières
de l’arrière-pays normand.
Ce n’est pas vraiment un véhicule
nerveux mais sa rondeur s’apprécie
en conduite coulée.
La nouvelle technologie du SKYAC-
TIV qui suppose un moteur à essence
à allumage par compression
en fait un véhicule plutôt frugal.
Notre moyenne de consommation
après 2.000 km tourne autour
des 7L/100, ce qui est un résultat
correct non seulement pour une
mécanique à essence et pour un
véhicule haut sur pattes.
913
Un plus également en termes de
sécurité : l’affichage tête haute
à savoir la projection sur le parebrise,
dans le champ de vision du
conducteur, de quelques informations
pertinentes sur la sécurité,
une manière de maintenir le regard
du conducteur sur la route.
De plus, les aides à la conduite,
comme le Blind Assist (gestion des
angles morts) avec ses témoins
lumineux dans les rétroviseurs
secondés par une alerte sonore,
dispose d’un rappel visuel dans
l’affichage tête haute. Un rappel
pertinent et efficace qui permet
au conducteur de garder le regard
devant lui !
Par ailleurs Mazda a soigné l’insonorisation
globale avec un moteur
particulièrement discret mais aussi
une réelle qualité des sons diffusés
par la radio.
Le tableau de bord et la console
centrale sont d’une sobriété
agréable même si on dispose des
mêmes fonctions que dans les
autres marques de véhicule.
Pour gérer les menus de l’écran au
format horizontal, il faut toutefois
apprendre à utiliser une molette
en oubliant les gestes tactiles auxquels
nous ont habitués les gsm
et les tablettes. Il faut donc prévoir
un temps d’adaptation, 3 jours
dans notre cas, pour gérer cette
molette et utiliser correctement le
GPS.
914
915
FRANCE
Itinérance en terre de
Bresse
Plume : Christiane Goor - Capture d’Images : Charles Mahaux
918
Si le nom évoque
la célèbre volaille
savoureuse à souhait,
son terroir est encore
méconnu. Pourtant il a tout
pour séduire les plus exigeants,
entre patrimoine et paysage
naturel, de quoi se ressourcer
auprès de Bressans qui mettent
la simplicité au cœur d’un
authentique art de vivre.
A la mi-juin, l’autoroute du Sud
qui nous mène à Bourg-en-Bresse
n’est pas encore envahie par les
vacanciers et si ce n’est un ralentissement
important pour la
traversée du Luxembourg aux
heures de pointe du matin, c’est
sans souci que nous franchirons
les quelque 620 km qui nous
conduisent à Bourg-en-Bresse.
Notre VW T-Cross version 3 cylindres
essence 1.0 TSI, affichant
115 chevaux et dotée d’une boîte
automatique, s’est avérée une excellente
routière d’autant que les
aides à la conduite comme par
exemple le Cruise contrôle qui
s’adapte sans heurt au trafic et au
ralentissement opéré par le véhicule
précédent ou encore le Lane
assist qui vous enjoint à tenir votre
bande permettent une certaine
détente de la part du conducteur,
et si celui-ci semble perdre l’attention
sur la route, un bip sonore intervient
avec un message d’alerte
«Reprenez le contrôle»… Mais
surtout, l’impression d’habitacle
généreux est réelle pour une voiture
qui conserve quand même le
919
920
look compact de la Polo dont elle
s’inspire. Quand on arrive à notre
maison d’hôtes, ni l’un ni l’autre
ne sommes courbaturés malgré
une route assumée sans réelle
pause.
Bourg-en-Bresse,
tout un patrimoine.
Jadis le territoire de la Bresse était
une vaste zone marécageuse peu
profonde qui n’encourageait ni
l’élevage si ce n’est la volaille devenue
célèbre au fil du temps ni
l’agriculture si ce n’est le chanvre
et plus tard le maïs. C’est au
10ème siècle que naît Bourg-en-
Bresse entre collines et gués au
pied du Revermont, le contrefort
sud du massif du Jura. Il faudra
encore attendre 5 siècles avant
que la région et même la ville se
fassent connaître en dehors des
fortifications qui cernent Bourgen-Bresse.
La culture du maïs blanc
fait son entrée dans le terroir et se
révèle un aliment de prédilection
pour compléter l’alimentation des
poules de Bresse qui courent dans
les champs. Autre renommée déjà
saluée par Alexandre Dumas et
largement confirmée aujourd’hui,
celle du monastère de Brou édifié
aux portes de la ville par la seule
volonté de Marguerite d’Autriche,
régente des Pays-Bas, qui décide
d’ériger en Savoie un monastère
dont une vaste chapelle sert de
nécropole pour son époux Philibert
le Beau, duc de Savoie, décédé
inopinément après trois ans de
mariage heureux.
921
922
Elle-même y sera inhumée dans
un tombeau encore plus somptueux.
Le conservateur explique
volontiers que ce monument est
un bout de la Belgique en terre
française. C’est que si le matériau
de base est la pierre du Revermont
et la brique de la Dombe,
l’ensemble surmonté d’une haute
toiture de tuiles vernissées et colorées
se singularise par un style
gothique brabançon flamboyant.
Bourg-en-Bresse
offre deux atouts.
Son centre historique d’abord
qui se révèle un livre d’histoire à
ciel ouvert, entre des maisons
médiévales à pans de bois, des
hôtels particuliers et des édifices
belle Epoque, toutes les venelles
souvent piétonnes se refermant
autour de la cathédrale Notre-
Dame, point d’orgue du centreville
qui abrite une petite statue
de la Vierge Noire vénérée depuis
des siècles. Une promenade
qui permet de remonter le temps
mais qui séduira aussi les amateurs
d’artisanat et de tradition.
Chez le bijoutier Jeanvoine ainsi,
les émaux bressans, qui jadis ornaient
les princesses et les aristocrates,
proposent aujourd’hui de
nouvelles formes plus modernes
tout en respectant les lignes originelles
caractérisées par une rosace
centrale en or appliquée sur
l’émail coloré et perlée de délicates
gouttes d’émail. Les saveurs
bressanes sont aussi à l’honneur,
comme la tarte bressane briochée
à la crème et au sucre, ou encore
les gaudes à base de farine de
maïs sous forme de sablés salés ou
sucrés, à découvrir dans les pâtisseries
ou sur les étals du marché.
Ou encore la maison Giraudet qui
distribue la quenelle moulée à la
cuillère jusque Paris, une tradition
perpétuée depuis plus de 100 ans.
Villages du Revermont.
Proche de Genève et de Lyon, de
Macon et de Beaune, Bourg-en-
Bresse et sa région ont séduit de
nombreux citadins qui ont choisi
d’y vivre et c’est ainsi que notre
itinérance sur les routes de campagne
nous a menés d’un village
à l’autre tous bien habités. On est
loin d’une campagne abandonnée
et chaque village de caractère
s’enroule autour d’un château,
d’un lavoir ou d’une église sans
oublier de fleurir ses venelles et
d’entretenir ses maisons à pans
de bois. D’anciennes fermes bressannes
basses et allongées avec
une toiture débordante sur les côtés
se sont muées en écomusées
avec des collections de mobilier et
d’objets anciens qui racontent une
vie rurale basée sur une économie
agraire. De curieuses cheminées
coiffent ces fermes, elles portent le
joli nom de sarrasines sans doute
parce qu’elles étaient singulières,
issues d’une autre civilisation. Autant
de lieux à visiter à la rencontre
d’habitants du coin, accueillants
et prolixes en anecdotes. De quoi
se sentir dépaysés dans ce terroir
riant proche de chez nous.
923
924
Se loger :
La région
ne manque
pas de
chambres
d’hôtes.
Essayez
l’Annexe
Maison
Bourgeoise
à
Malafretaz,
une oasis de
charme et
une table
d’hôtes
goûteuse à prix doux.
33(0)675414327
Les fermes bressanes
www.ecomuseebresse.fr,
www.bresse-sougey.net,
www.ain.fr/solutions/
musee-de-bresse-domaine-planons
Le terroir bressan fait la
part belle à la nature, aux
randonnées pédestres ou
en vélo. La Plaine Tonique
à Malafretaz et La Grange
du Pin à Cuisiat sont reconnus
Bases d’activité
VTT et offrent en sus de
beaux plans d’eau pour
s’y plonger en été. L’un
comme l’autre autorise
le camping.
Evadez-vous aussi au Parc
des Oiseaux à Villars-les-
Dombes www.parcdesoiseaux.com
un tour du
monde ornithologique et
le plaisir de nourrir
plus de 200
loris qui se
perchent
sans hésiter
sur votre
main ou
votre épaule.
Volkswagen
T-CROSS
Ni citadine
ni SUV,
La T-Cross
1.0 TSI s’est
révélée un baroudeur urbain
compact aux dimensions
sans doute réduites
mais la conduite du véhicule
était agréable même
sur une longue distance si
ce n’est que dans ce cas il
lui manque un accoudoir
central digne de ce nom
pour reposer le bras. Ses
équipements sécuritaires
et son assistance à la
conduite très complets
sur ce type de modèle
contribuent largement
au plaisir de la route. La
boîte automatique sans
à-coups se fait oublier et
la conduite reste souple
même sur les routes sinueuses
du Jura.
INFOS :
• monastere-de-brou.fr,
• bourgenbressetourisme.fr
925
926
VOYAGE & LOISIRS
Rennes
Un road-trip Full électrique...
Plume : Christiane Goor - Capture d’Images : Charles Mahaux
Découvrir Rennes en
mode éco-responsable !
Une semaine de vacances à
Rennes à pied, en vélo, en bus,
en voiture électrique louée
pour les excursions hors ville et
en train ! Sans oublier le choix
d’un hôtel dont la démarche
soucieuse de l’environnement
a été saluée par l’obtention de
l’éco label européen.
Pari réussi et en fait très aisé à
vivre. En voici les clés !
L’idée est née en décembre dernier
quand les médias ont annoncé que
la SNCF lançait dès le 16 décembre
une nouvelle ligne à grande vitesse
entre Bruxelles et Rennes, à raison
d’une liaison aller-retour quotidienne
pour chaque jour de la
semaine. Soit 4h30 de voyage
très confortable avec une arrivée
dans la capitale bretonne
en début de soirée et un retour
sans doute matinal mais peu dérangeant
avec un hôtel à 8 minutes à
pied de la gare d’autant que le départ
vers 6h30 du matin offre la possibilité
de vivre encore sa journée en
Belgique.
Rennes du patrimoine.
Malgré une population officielle de
quelque 215.000 habitants, la ville
n’en est pas moins une métropole
singulière, d’abord parce qu’elle
reste à taille humaine et on la traverse
aisément à pied en arpentant
les nombreuses rues piétonnes du
centre historique. Elle possède aussi
la plus grande concentration de
maisons à pans de bois du Grand
Ouest qui rythment le fil de la
balade d’autant qu’elles sont
en général toujours occupées,
entre autres par des
commerces de bouche et
des bars. Enfin de vastes
places souvent fleuries
donnent à admirer des édifices
emblématiques comme celle
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du Parlement de Bretagne joyau et
symbole de la ville, aujourd’hui palais
de justice du département d’Ille-et-
Vilaine, ou encore celle de la Mairie
où avec sa façade concave, l’hôtel de
ville du 18ème siècle semble s’emboîter
parfaitement avec celle convexe
de l’Opéra qui lui fait face, ou mieux
encore la place de la République, dominée
par le majestueux palais du
Commerce percé d’une arcade au niveau
du pavillon central qui ouvre ainsi
un passage entre le centre ancien,
bourgeois et commerçant largement
reconstruit après l’incendie de 1720
qui détruisit 40% de la ville, et les
faubourgs sud jadis plus populaires
mais aujourd’hui en passe d’afficher
de nouveaux lieux contemporains
comme les Champs Libres sur la vaste
esplanade Charles de Gaulle, un espace
culturel atypique et novateur
dans une structure de verre et d’acier
signée par Christian de Portzamparc.
On peut aussi citer la toute nouvelle
gare de Rennes avec son bâtiment
aéré tout en longueur surmonté d’un
toit translucide en forme de bulles
d’air ondulées.
Largement piétonne, la ville concentre
aussi une offre de commerces foisonnante
avec de nombreuses boutiques
indépendantes, autant d’enseignes
originales et artisanales. Par ailleurs
en été, les Rennais aiment fuir leur
ville pour se réfugier à la côte où
nombreux sont ceux qui y possèdent
une seconde résidence. Autant de
plaisir pour le touriste qui s’approprie
d’autant plus facilement les espaces.
Mais attention, les terrasses des res-
taurants sont vite envahies par ceux
qui connaissent les lieux tendances ou
qui y ont leurs habitudes et il importe
de réserver sa place pour en profiter
d’autant que Rennes s’avère une véritable
étape gastronomique qui va
bien au-delà des célèbres crêperies.
Rennes de la nature.
Même si le fleuve de la Vilaine est recouvert
sur une grande partie de son
cours au cœur de la ville ne laissant
de son souvenir que le nom des anciens
quais qui alignent de beaux
immeubles historiques, il attire les
promeneurs le long des chemins de
halage qui commencent juste au bout
de la Place de la République, là où sur
un terrain en forme de proue Jean
Nouvel a construit un étonnant édifice
largement vitré avec des murs végétaux,
des pergolas et des balcons revêtus
de bois autour d’espaces plantés.
On a choisi de louer un vélo électrique
pour suivre un itinéraire qui depuis le
quai de la Prévalaye, juste en face de
l’immeuble « Jean Nouvel » va nous
mener tranquillement d’une écluse à
l’autre aux étangs d’Apigné bordés
d’une jolie plage de sable bien appréciée
durant cet été chaud par les
amoureux de la bronzette. On a poursuivi
par une boucle très agréable qui
fait le tour des étangs et qui se révèle
un parcours santé pour les plus courageux.
Au retour une halte au MeM,
un lieu de culture aménagé sous un
espace forain mais surtout signalé par
une jolie guinguette de tables écologiques
construites avec de simples
palettes en bois éparpillées sous les
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3
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2
4 5
1 - La plage , lieu préféré des Rennois
On s’y rend facilement à vélo électrique.
2 - Le canal d’Ille-et-Rance et sa
double voie verte font le bonheur de
tous ceux qui aoiment les balades
bucloliques..
3 - Rien de plus romantique que de
flâner au cœur du patrimoine architectural
de Fougères située de part et
d’autre de la rivière Nançon
4 - La place des Lices est un concentré
de l’art de vivre avec son marché
alimentaire hebdomadaire, mais aussi
du patrimoine rennais avec de beaux
hôtels particuliers à pans de bois.
5 - Maniable et silencieuse, la petite Zoé
s’est révélée idéale pour visiter les alentours
et boucler notre minitrip
Zéro émissions
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arbres. On se sent en vacances !
Le lendemain on franchira de la même
manière la dizaine de kilomètres du
chemin de halage qui longe le canal
d’Ille-et-Rance jusqu’à la petite ville
de Betton, à découvrir pour son sympathique
marché dominical qui s’étire
le long de l’eau. Les chemins de halage
de part et d’autre du canal sont
bien aménagés pour y pratiquer le
vélo ou la course à pied. L’écluse de
Saint-Grégoire et son ancien moulin
offrent une pause agréable pour y déguster
nos fruits achetés au marché.
La plus grande partie du cours du canal
est alimentée par le lit de l’Ille qui
à Rennes se jette dans la Vilaine, dans
une zone naturelle préservée appelée
les Prairies inondables de Saint-Martin.
Un espace de biodiversité en
passe de réaménagement pour devenir
un des poumons verts urbains de
Rennes. Jadis cet axe liquide servait à
transporter des marchandises et des
hommes mais supplanté par le chemin
de fer plus rapide, le canal s’est
depuis ouvert aux plaisanciers, aux
pêcheurs, aux sportifs de tout poil et
aux promeneurs.
En fait la nature n’est jamais loin
à Rennes. Déjà au célèbre Marché
des Lices qui réunit chaque samedi
quelque 300 agriculteurs producteurs,
artisans transformateurs alimentaires
et fleuristes. Ils y accueillent
depuis bientôt 4 siècles (1622) les
Rennais qui y cheminent, panier en
main et papilles en éveil. Ce serait le
second plus grand marché de France
qui rassemble au pied des façades à
pans de bois et des hôtels particuliers
tout ce que la région fait de mieux en
gastronomie. Les étals débordent de
générosité et de gourmandise. Autre
lieu de rendez-vous inévitable des
Rennais, le parc du Thabor, soit une
dizaine d’hectares aménagés en plein
centre de la ville. Une roseraie de près
de 2000 variétés de roses, des arbres
remarquables dont certains affichent
deux cents ans, un jardin à la française
au pied des serres de l’orangerie,
un jardin botanique, une jolie volière,
une aire de jeux pour les enfants
et un enclos à canards, de quoi attirer
les promeneurs jour après jour qui ne
s’en privent pas.
Aux alentours de Rennes.
Incontournables, les Jardins de Rocambole
à quelque 18 km au sud
de Rennes méritent le détour. Pour
s’y rendre on a choisi la formule de
la location d’une voiture électrique, la
petite Zoé de chez Renault qui s’est
révélée performante, confortable et
bien agréable à conduire.
S’égarer dans les jardins potagers et
botaniques conçus par Luc Bienvenu
sur près de 7000 mètres carrés, c’est
d’abord s’offrir un voyage éco-artistique
voire même poétique.
Il faut dire que ce jardinier est aussi
un visionnaire passionné de recyclage
de différents matériaux qu’il transforme
en structures paysagères insolites
autour desquelles croissent des
parterres de fleurs soigneusement
aménagés pour donner l’impression
de bouquets sauvages. Les objets insolites
émaillent le parcours comme
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ce claustra construit avec des fourchettes tordues
et blanchies qui devient un arbre à oiseaux
entre deux espaces jardins, ou cette famille de
hauts personnages façonnés avec des calebasses
séchées qui semblent arpenter les lieux
à nos côtés. Quelques miroirs cernés de plantes
surprennent en ouvrant de nouvelles perspectives.
On est charmé par ce patchwork qui mêle
le végétal et le minéral en ouvrant la porte aux
rêves. « Pour faire un jardin il faut un morceau
de terre et d’éternité », une phrase de Gilles
Clément qui sonne ici dans la bouche de Luc
comme un adage.
Le lendemain, on a retrouvé notre petite Zoé
pour une escapade vers le nord cette fois, à une
cinquantaine de km, à Fougères, une des anciennes
places fortes du duché breton qui surveillaient
l’envahisseur français. En vain, puisque
le mariage de François Ier avec la fille de Anne de
Bretagne allait sonner le glas de l’indépendance
bretonne. L’imposant château-fort de Fougères
reste un imposant témoignage de cette époque
d’autant qu’il a conservé une douzaine de tours
qui se reflètent dans l’eau des douves. La plus
belle vue panoramique sur le quartier médiéval
de la ville dominé par l’imposante enceinte de
la forteresse qui aligne coursive, tourelles et créneaux
se découvre depuis le belvédère du jardin
public créé au pied de l’église St-Léonard doté
de gargouilles en forme de canons tournés vers
la campagne environnante.
Infos pratiques.
Y aller :
Autant rejoindre la capitale bretonne en TGV au départ de
Bruxelles depuis qu’en décembre dernier une ligne directe
Bruxelles Midi-Rennes a été ouverte avec un voyage quotidien
https://be.oui.sncf. Depuis Rennes rien de tel que la location
d’une petite Zoé électrique pour partir en excursion https://
rennesmetropole.citiz.coop. Le coût pour deux journées avec
une assurance tout risques, 85 euros. Enfin Rennes a été la première
ville du monde à s’équiper d’un vélo en libre-service informatisé.
C’était en 1998 et aujourd’hui le principe reste le même
avec le Vélo STAR, une solution souple pour visiter la ville et ses
environs www.levelostar.fr .
Sites à consulter : www.tourisme-rennes.com;
www.ot-fougeres.fr; www.jardinsrocambole.fr;
Lieux culturels insolites :
La Criée, un centre d’art contemporain implanté dans le bâtiment
du marché central construit en 1923 www.la-criee.org; le
FRAC, fonds régional d’art contemporain de Bretagne, un des
plus importants en France www.fracbretagne.fr; les Ateliers du
Vent, un collectif d’artistes et un lieu de convivialité www.lesateliersduvent.org
Se loger :
A mi-chemin entre la gare et la vieille ville, le Garden Hôtel, un
hôtel à taille humaine autour d’un patio verdoyant paisible, une
véritable oasis dans la ville www.hotel-garden.fr . A noter que
les produits offerts au petit-déjeuner sont issus pour la plupart
d’entre eux de producteurs locaux auprès de qui les propriétaires
de l’hôtel s’approvisionnent directement. Un réservoir
à compost est installé dans le patio pour qu’y
soient déposés tous les déchets verts ainsi que marc
de café et sachets de thé. Enfin le jardin arboré d’un
vieux chèvrefeuille abrite des nids d’oiseaux qui accompagnent
les levers matinaux !
Se nourrir :
A Rennes les produits du terroir breton, de la terre à
la mer toute proche, sont sublimés par des cuistots
créatifs. Incontournable, la crêperie Saint-Georges
dans une belle demeure à pans de bois offre un large
éventail de galettes sarrasines autour des Georges
célèbres www.creperie-saintgeorges.fr.
On a été bluffé par le jeune cuistot du restaurant
Debrin qui improvise dans sa mini-cuisine un menu
surprise en fonction du marché et de son inspiration
www.debrin-restaurant.fr .
Oh my biche, un coffee shop tendance aux plats à
la fois sains et gourmands, idéal pour un déjeuner
www.ohmybiche.fr Chez @Pierrerestaurantdecopains,
un franc bistrot qui fait plaisir avec en toile
de fond une cuisine fraîche du marché inventive. Le
must c’est Paris-Brest, le restaurant gastronomique
de la gare où Christian Le Squer, le chef triplement
étoilé du « Le V » à Paris, a renoué avec ses origines
bretonnes en confiant les rênes de cette table à son
jeune chef Benjamin Le Coat avec qui il concocte
d’anciennes recettes qui mettent la Bretagne à l’honneur
pour un prix doux www.parisbrest.bzh.
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GRECE
UN CITY-TRIP DÉPAYSANT À ATHÈNES.
COSTA NAVARINO TRÉSORS CACHÉS DU PÉLOPONÈSE.
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GRECE MINI TRIP à
ATHENES
Plume : Christiane Goor - Capture d’Images : Charles Mahaux
Athènes n’est pas
architecturalement aussi
esthétique que d’autres
capitales européennes mais elle
n’en est pas moins fascinante.
Grâce à ses nombreuses facettes
à découvrir au fil de la balade
d’un quartier à l’autre, on en
revient imprégné de l’énergie
qui anime cette ville trépidante.
Découverte
du Parthénon
au cœur de
l’Acropole
depuis la
colline des
Muses.
Athènes est bien souvent une
escale incontournable vers les îles
grecques et pourtant la capitale
mérite qu’on profite de ce transit
pour s’y attarder quelques jours.
Elle est le berceau de notre civilisation
occidentale, le passé s’y
enlace avec le présent et on ne se
lasse jamais de déambuler au cœur
de cet insolite métissage d’architectures
où les habitants ont fait
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leur nid à tel point que la capitale n’a rien
d’une ville-musée.
Vestiges de l’Antiquité.
A tout seigneur tout honneur, l’Acropole
attire d’emblée tous les regards.
Tel un vaisseau de pierre dominant la
plaine, le site dont le nom signifie «ville
haute» s’étire sur une vaste esplanade surplombant
la ville basse de quelque 115m.
La plupart des ruines à l’intérieur des remparts
appartiennent au siècle de Périclès,
5ème siècle avant notre ère, le siècle d’or de
la Grèce antique.
Le plus fameux est le Parthénon, illustre
temple dorique aux proportions parfaites dédié
à la déesse Athéna. Autre chef d’œuvre
à découvrir, l’Érechthéion construit là où
la déesse aurait planté sa lance pour en
faire surgir le premier olivier. Le bâtiment
est célèbre pour sa tribune des Caryatides, 6
colonnes ayant la forme de jeunes femmes
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gracieuses qui regardent la martiale
colonnade du Parthénon.
D’autres vestiges surgissent ailleurs
dans le centre historique de
la ville. Il suffit d’emprunter les
larges rues piétonnes Dionissiou
Aeropagitou et Apostolou Pavlou
qui bordent en contrebas la colline
de l’Acropole et le pittoresque
quartier de Plaka pour découvrir
les sites antiques les plus importants.
Cette voie royale forme une
très belle promenade archéologique.
A une extrémité, la porte
d’Hadrien tel un arc de
triomphe fait face
à l’Olympiéion,
un temple jadis
imposant dédié
à Zeus dont il ne
reste qu’une quinzaine
de colonnes
monumentales
sur les 104 qui se
dressaient ici.
La promenade longe les remparts
de l’Acropole mais on devine aisément
le théâtre de Dionysos ou
encore l’odéon d’Hérode Atticus,
un théâtre plus petit où chaque été
le Festival d’Athènes prend ses
quartiers.
En face se dresse la façade de
verre du musée de l’Acropole,
une visite indispensable pour ceux
qui veulent en savoir plus sur le
site. Plus loin on atteint l’Agora
grecque, une vaste place bordée
de bâtiments et jadis coeur de la
Le ballet des
ezvones lors
de la relève
de la garde
devant le
tombeau
du Soldat
Inconnu.
vie sociale. C’est ici que Socrate
accostait les passants et que Diogène
avait installé son tonneau.
La promenade s’achève dans le plus
vieux cimetière de l’Attique, le Keramikos,
où les herbes se partagent
le site entre pierres tombales et statues
sous le regard de la belle petite
église orthodoxe de Agia Triada
encadrée par de hauts cyprès.
Au cœur du centre
historique d’Athènes.
La rue Ermou traverse d’Ouest en
Est le centre de la capitale depuis
le cimetière de Keramikos jusqu’à
la place Syntagma où s’élève le
Parlement.
Principalement piétonne et très
commerçante, on y trouve des
étals de rue, des antiquaires,
des bouquinistes et des tavernes
avant que peu à peu surgissent de
grandes enseignes internationales,
des cafés plus modernes et des
magasins de souvenirs.
La rue débouche sur un des lieux
les plus emblématiques de la ville,
la place Monastiraki bordée sur un
côté par l’ancienne mosquée Tzistarakis
dotée d’un beau dôme mais
sans minaret qui s’est convertie en
musée de Céramique folklorique.
C’est aussi ici que s’ouvre le
marché aux puces qui s’engouffre
dans les ruelles derrière la place
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jusqu’à l’Agora romaine. On y
trouve de tout, depuis les antiquités
les plus rares aux gadgets les plus
improbables et surtout on s’y bouscule.
L’Agora romaine qui porte
son nom pour avoir été construite
par Jules César abrite un site insolite,
la Tour des Vents. Ce bâtiment
Le marché
aux puces
près de
Monastiraki
a parfois des
allures de
souk
octogonal en marbre de 12m de
haut affiche sur chaque façade une
frise décorative qui représente les
8 grands vents de la mythologie.
Elle servait aussi d’observatoire
pour enregistrer les mouvements
du soleil et de la lune. De retour
sur la rue Ermou, celle-ci se pro-
942
longe vers un trésor byzantin du 11ème
siècle posé comme un ovni au milieu de la
rue qui l’encadre, l’église Kapnikaréa, une
oasis de quiétude à deux pas de l’agitation
urbaine, une pause ressourçante.
Avant de joindre la place Syntagma, un
léger détour sur la droite permet d’atteindre
l’imposante cathédrale d’Athènes,
la Grande Métropole édifiée au
19ème siècle qui écrase par sa
taille sa voisine, la Petite Métropole,
un autre petit bijou byzantin
de la fin du 12ème siècle. Sur les
murs extérieurs une frise montre
un calendrier où les mois sont
figurés par leur signe zodiacal,
autant de scènes païennes auxquelles
il a suffi d’ajouter des
croix pour les christianiser. La
place Syntagma est aujourd’hui
un lieu de passage où se croisent
les véhicules et les habitants
selon le rythme des horaires de
bureau. Mais à la lisière de la
place, juste en face du parlement
établi dans l’ancien palais royal
se trouve le tombeau du Soldat
inconnu, gardé jour et nuit par
les soldats de la Garde nationale,
les ezvones. C’est le rendez-vous
de tous les à l’heure de la relève
de la Garde. Vêtus d’une jupette
blanche coupée dans 30m de tissu
pour réaliser les 400 plis qui
correspondent au nombre d’années
de l’occupation ottomane et
chaussés de souliers taillés dans
du cuir rouge et ornés d’un pompon
noir, ils prennent des allures
d’automates quand ils se mettent
en mouvement.
A la périphérie
du centre historique.
Plaka est ce labyrinthe de ruelles accrochées
sur le versant nord de l’Acropole.
Lacis de venelles pittoresques, jalonnées
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de petites églises orthodoxes et
de placettes animées, ce quartier
est devenu très touristique mais il
est vrai que les maisons blanchies
à la chaux offrent pour la plupart
quelques tables pour y savourer
un ouzo et y découvrir la gastronomie
grecque.
Même les escaliers sont envahis
de terrasses avec des rabatteurs
pour appâter le client. La poésie
de ce quartier médiéval tient sans
doute à cette ambiance de village
créé par les migrants d’Anafi, île
déshéritée des Cyclades, venus
travailler à Athènes comme maçons
ou tailleurs de pierre pour
le compte du roi Othon durant le
19ème siècle. Relégués sur les
flancs de l’Acropole pour y vivre,
ils y ont recréé des maisons au
parfum insulaire.
Si Plaka s’étire sur les contrebas
de l’Acropole depuis la rue
Ermou, de l’autre côté s’ouvre
l’Athènes plus populaire et commerciale
avec des enseignes plus
locales. En suivant l’avenue Athinas
qui propose à la fois un bricà-brac
bon marché et des produits
du terroir de qualité, on arrive
au pittoresque Marché Central,
le ventre d’Athènes comme on le
nomme là-bas. Halle d’acier et de
verre édifiée au 19ème siècle, son
rez-de chaussée se partage entre
les étals à viande et à poisson pêché
le matin même dans les eaux
de la mer Egée. Spectacle vibrant
à la limite de l’écoeurement car
Les étals de
poisson dans
les halles
du marché
central.
ici, tout est brut et le matin, on est
immergé dans les invectives entre
commerçants et les cris de certains
clients qui tâchent de marchander
leurs achats.
En face des Halles, une place ouvre
sur Psiri, centre de tous les artisans
944
et petits commerces. Cet ancien quartier
populaire semble renaître avec la restauration
de maisons abandonnées. On y trouve
des petits bistrots qui étalent leurs tables et
chaises à l’ombre de grands arbres feuillus.
Les murs affichent des œuvres parfois
gigantesques de nouveaux artistes. C’est
l’endroit idéal pour sortir le soir.
La modernité s’affiche dans le street art
qui a envahi le quartier de Psiri mais on
devine la même démarche dans le quartier
de Gazi, proche du cimetière de Keramikos.
C’est en 1980 que les cheminées en
brique de l’ancienne usine à gaz qui a donné
son nom au quartier ont cessé de fonctionner
mais 10 ans plus tard le site a été
945
réhabilité en tant que centre culturel.
Technopolis, tel est son nouveau
nom évocateur car au cœur des
bâtiments historiques, on a aménagé
des espaces qui combinent culture
et innovation, entre des expositions
artistiques, des festivals divers et
des foires de secteurs alimentaires
Ambiance
dans le
quartier
bohême Psiri
qui se signale
par son street
art.
et technologiques. Des concerts de
jazz et de musique du monde y sont
également organisés et un village
d’échoppes de bouche s’est installé
au pied des anciens réservoirs à gaz.
Quant aux musées, ils sont légion
dans cette capitale culturelle
946
et des céramiques à figures
rouges, on y découvre une
insolite collection d’idoles
cycladiques sans doute associées
à des rites funéraires.
Ces figurines à tête plate et
bras croisés de marbre blanc
étonnent par la modernité
de leur forme épurée. Un
autre musée d’art moderne
et contemporain réunit les
œuvres que l’armateur Vassilis
Goulandris et son épouse
Eliza ont réunies au cours de
leur existence. Installées dans
un bel édifice néoclassique
au pied de l’église jaune
et blanche Agios Spiridon,
des merveilles des 19 et
20ème siècle, entre toiles et
sculptures s’y côtoient avec
bonheur : Degas, Van Gogh,
Rodin, Miró, Picasso, etc…
Une ville verte ?
mais ne manquez pas les deux musées de
la Fondation Goulandris du nom de deux
couples de mécènes. Le premier, Nikolas
et Dolly Goulandris, collectionnait les
antiquités grecques depuis 1960 avec un
intérêt marqué pour l’art préhistorique des
Cyclades. Ils ont ainsi créé le musée d’Art
cycladique en 1986. Outre des bronzes
La capitale grecque est plutôt
considérée comme une
des villes méditerranéennes
les plus chaudes et les plus
vulnérables aux impacts des
vagues de chaleur et des sécheresses.
Nous y avons passé
les derniers jours du mois
de mai avec une température
moyenne de 27 degrés. Loin
sans doute des 40 degrés qui peuvent écraser
la ville en plein été. Et pourtant… Il
semble que Athènes fasse partie des villes
les plus actives en Europe dans la végétalisation
et la création d’espaces verts. De
plus elle veut développer l’accès à l’eau
avec la création de fontaines.
947
948
Le quartier
Anafiotika
de Plaka est
littéralement
accroché aux
flancs de
l’Acropole.
Quand on grimpe au sommet des
deux collines verdoyantes qui encadrent
la cité pour découvrir une
vue unique sur la cité et son Acropole
avec au loin la ligne bleue
de l’horizon marin, il faut bien
admettre que la ville ressemble
davantage à une longue coulée
blanche. La colline des Muses
connue également sous le nom de
colline de Philopappos en souvenir
du prince Philopappos qui vivait à
Athènes permet de profiter d’une
nature arborée tout en découvrant
un superbe point de vue sur le Parthénon.
La colline de Lycabette, la
plus haute avec ses 277m de hauteur,
peut être gravie à pied par des
escaliers suivi d’un sentier ombragé
ou encore en funiculaire quitte à
redescendre à pied si l’envie vous
tente. La blanche petite chapelle de
St-Georges nichée au sommet du
mont offre une vue à 360° sur la
capitale et on y réalise que la colline
est un véritable îlot de verdure
dans une mer d’immeubles blancs.
Autre oasis de verdure au cœur
de la ville, le Jardin National qui
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jouxte la place Syntagma. 160000
m2 et plus de 500 types d’arbres et
de plantes, de quoi offrir de nombreux
coins ombragés où les bancs
ne manquent pas pour s’y reposer.
Des clairières, des étangs, un lac
central avec un petit pont de bois,
Le site de
l’Olympiéion
permet de
découvrir
aussi le
Parthénon.
des fontaines, des tonnelles, une
pergola recouverte de glycines,
etc…, de quoi s’offrir une flânerie
bucolique à deux pas du Parlement.
Ce n’est pas tout. Il suffit de lever
les yeux pour constater que de
nombreux toits sont végétalisés
952
Infos pratiques.
Pour en savoir plus, un site
www.thisisathens.org
L’office de tourisme est présent à
l’aéroport.
S’y déplacer :
Une ligne de métro (la 3) part
de l’aéroport et traverse toute la
ville jusqu’au Pirée. C’est sans
doute la forme la plus simple
pour circuler en ville.
Vous pouvez également utiliser
le tram et les bus mais il faut
prendre la peine d’étudier l’alphabet
grec pour se débrouiller
dans la lecture des informations.
Une carte de transport est valable
pour 5 jours à 9 euros hors l’aller-retour
à l’aéroport.
N’achetez le pass museum que si
vous avez l’intention de visiter
plusieurs musées.
Se loger :
tout comme les balcons garnis d’arbustes.
Le long des rues, des figuiers et
des agrumes ont été plantés pour offrir
de l’ombre aux passants. Enfin cette
ville qui fait la part belle aux piétons
dans son centre est étonnamment très
propre, ce qui encourage les touristes à
ne rien jeter sur le sol….
Nous avons testé le Golden
City Hotel. situé en face d’une
placette arborée, au coeur d’un
quartier résidentiel agréable à 5
minutes à pied d’’une station de
métro (la ligne 3).
Cet hôtel très confortable (chambres
insonorisées, rideaux occultants, balcons
en façades) offre également, outre un
petit déjeuner copieux, une restauration
où la gastronomie grecque revisité est
savoureuse. https://hotelgoldenage.com
953
Costa
GRECE
Navar
Trésor caché du Péloponnès
Plume : Christiane Goor - Capture d’Images : Charles Mahaux
954
ino
Face au bleu cristallin de la mer Ionienne, ce n’est
pourtant pas le nom d’une côte balnéaire mais celui
d’une destination touristique bien gardée entre plages
sableuses dorées et versants montagneux verdoyants, de
quoi assurer une destination au soleil aérée par la brise
marine et offrir une parenthèse enchantée à ceux qui
choisiront de s’y poser.
e.
Navarino Dunes,
un environnement
exceptionnel.
Très lumineuse, l’entrée de
l’hôtel annonce déjà le style
traditionnel de Messénie
avec de la pierre naturelle,
des tons chauds et des boiseries
blondes. Comptoirs
discrets en olivier massif, fer
forgé pour les luminaires,
canapés d’attente à baldaquin
aux voilages écrus,
le ton est donné. Les silencieuses
golfettes s’avèrent
bien utiles pour parcourir le
site jusqu’à notre chambre.
L’occasion de réaliser combien
les allées slaloment
entre jardins, piscines paysagées
et bâtiments bas où les
chambres se déploient entre
le rez-de-chaussée et l’étage.
Le chantier de la construction
a nécessité la déplantation et
replantation de 7.100 oliviers
pour parvenir à insérer le bâti
au cœur du milieu naturel.
Près d’un million d’essences
forestières endémiques, arbustes,
fleurs saisonnières et
herbes aromatiques ont également
été plantées offrant à
chacun la chance d’une promenade
entre des bosquets
odorants.
Rêve de valorisation
d’une région.
Tout a commencé lorsque le
capitaine Vassilis Constantakopoulos,
un enfant du pays
devenu un riche armateur
dans la marine marchande,
a souhaité revitaliser sa région
d’origine, la Messénie.
C’est ainsi qu’il a créé Costa
Navarino, avec l’espoir d’offrir
des options luxueuses
mais durables aux futurs visiteurs
du monde entier qui
pourraient ainsi découvrir la
beauté préservée de sa patrie
tout en s’immergeant
dans l’histoire de la région
et en offrant des opportunités
d’emploi à la communauté
locale. Aujourd’hui ils sont
quelque 1200 à travailler à
Navarino Dunes, une chance
inouïe de développement
pour la population locale.
Passionné de golf, le capitaine
a ainsi fait tracer par
955
des champions de ce sport d’élite 2
parcours de golf 18 trous qui offrent
des perspectives panoramiques sur
des collines bucoliques ou encore des
vues spectaculaires sur la mer. Afin de
répondre aux besoins d’arrosage des
deux parcours, trois réservoirs d’eau
de près de 1.180.000 m3 ont été créés.
Le mélange de graminées qui a servi à
ensemencer les greens a été sélectionné
particulièrement résistant et adapté
au climat local.
Le Westin Resort,
signé Marriott International.
Sans aucun doute l’intelligence du Capitaine
Constantakopoulos a été de
956
s’associer avec une société hôtelière
de premier plan, forte de son expertise
dans la gestion d’établissements raffinés,
élégants et au service exemplaire.
445 chambres et suites avec balcons
aux étages tandis que la plupart au
rez-de-chaussée disposent de piscines
privées à débordement.
Petit détail bien agréable, une porte
coulissante en bois au-dessus de la
baignoire permet d’avoir une large vue
directe sur la chambre et au-delà sur la
terrasse et le paysage.
Deux piscines, la Westin Pool de 850 m2
et la Lagoon Pool de 890 m2 sont deux
perles bleues pour leurs qualités de
957
symbiose avec le jardin. Enrochements,
formes arrondies, cascades,
margelles sécurisées, jardins plantés
d’oliviers, quelques hamacs qui
vous tendent les bras, et bien sûr
des bars installés dans l’eau où il
est même possible de déguster des
salades légères tout en s’offrant
une boisson rafraîchissante.
Outre le golf pour les amateurs,
d’autres activités sont proposées
intra-muros. Les hédonistes apprécieront
le spa Anazoe, un centre
de thalassothérapie sur 4000 m2
avec saunas, hammams, piscines,
brumisateurs et plusieurs formules
de thérapie par la lumière et la chaleur.
Les sportifs ne manqueront
pas le Mouratoglou Tennis Center
avec ses 16 courts de tennis et une
variété de programmes sur des sols
958
variés depuis la terre battue naturelle
au gazon naturel. Les familles
trouveront un véritable refuge
pour les enfants dans un parc aquatique
conçu pour eux avec piscine
et toboggans. Les ados repéreront
rapidement la salle de gymnase
équipée pour des parties de basket,
volley-vall, badminton et ping-pong
mais ils se réjouiront également
des activités telles l’escape room,
le karaoké ou le bowling organisés
dans la Youth Hub Division 16.
En soirée c’est l’Agora qui accueille
les uns et les autres, pour un apéritif
dans un Kaféneion sous le feuillage
d’un platane, comme si vous étiez
au coeur d’un village grec. C’est ici
aussi que convergent les boutiques
mais aussi tous les restaurants qui
offrent des cuisines variées tou-
959
jours savoureuses pour proposer
un voyage gastronomique aux
adultes pendant que les enfants
s’ébattent en riant dans la vaste
cour sous l’œil attentif de leurs
parents.
Au cœur de
l’histoire antique.
Costa Navarino a été voulu par
son fondateur car ce projet s’inscrivait
au coeur d’un patrimoine
façonné par 4500 ans d’histoire
et les amateurs de vieilles pierres
ne seront pas en reste. Le long
des côtes découpées s’égrènent
des forteresses, témoins du passage
des Francs, des Vénitiens ou
des Ottomans.
A Chora d’abord sur les ruines
du palais de Nestor érigé sur une
colline émergeant au milieu d’un
océan d’oliviers. Il n’en subsiste
plus que les fondations à découvrir
en empruntant un réseau
de passerelles surplombant les
différents espaces. Le roi Nestor
aurait participé à la guerre
de Troie et fit de Pylos qui exista
d’abord autour du palais une
cité florissante. On retrouve l’espace
réservé aux jarres à huile et
à grains toujours insérées dans
des banquettes de pierre qui
préservaient leur température.
Le vestige le mieux conservé est
la baignoire en pierre sculptée
qui appartenait sans doute à la
reine.
Quand on la découvre depuis les
962
vestiges du palais de Nestor, on
comprend que la rade de Pylos
gardée par la muraille rocheuse
de l’île de Sfaktiria est sans aucun
doute une des plus belles et
plus sûres de la mer Ionienne.
Pas étonnant que le petit port
de Pylos s’y soit développé en
amphithéâtre face à la baie. La
vaste place centrale ombragée
par des platanes centenaires et
bordée d’arcades domine le petit
port de pêche doublé d’une
marina. De quoi alimenter les
bavardages des habitants qui
ne manquent pas de prendre un
café dans l’un ou l’autre kafénéion
qui se déploie sur la place.
Pylos abrite un autre trésor
historique caché parmi les
pins sur les hauteurs de la
ville. La Nouvelle Forteresse
qui date du 16ème siècle et
qui fut construite par les Ottomans
avant de tomber dans
les mains des Vénitiens a tout
d’une citadelle avec ses bastions
et ses tours et surtout une
muraille défensive qui enferme
un vaste espace de 7,5 ha. Il
faut grimper sur les bastions
des remparts pour profiter de
la vue sur l’ensemble du site
et sur la baie. Dernier vestige
d’une époque lointaine, l’ancienne
mosquée Bajazet dont
le minaret a été abattu et qui
date de 1573. Depuis elle a été
reconvertie en lieu de culte
orthodoxe et porte le nom
d’Eglise de la Transfiguration.
Voidokilia, une des plus belles
963
964
plages du monde. C’est du moins
le titre que lui a accordé le Times.
Au coeur d’une anse protégée des
houles de la mer Ionienne par deux
promontoires rocheux, cette plage
circulaire presque refermée sur ellemême
dessine la forme quasi parfaite
d’un oméga grec géant. Son
eau cristalline d’un bleu turquoise,
sa faible profondeur idéale pour les
enfants, son arrière-plan de dunes
sauvages et sa longue plage de
sable fin offrent une véritable oasis
de détente.
Toutefois cette plage se mérite car
elle se niche au terme d’une mini-randonnée
dans le sable et rien de tel
que l’excursion guidée en vélo, électrique
pour ceux qui le souhaitent,
organisée par Costa Navarino pour
ceux qui veulent plonger dans le
décor sauvage de l’arrière-pays, par
des petites routes peu fréquentées
entre vignes et oliveraies. Première
étape avant le repos bien mérité sur
la plage de Voidokillia, toujours en
vélo sur une piste herbeuse souvent
étroite, longer la lagune de Yalova,
une zone humide de 24 km2 classée
Natura 2000 qui accueille au printemps
de nombreux oiseaux sur leur
route migratoire, entre autres des flamants
roses.
La lagune est surtout inondée par la
mer et c’est un lieu d’alimentation
pour une série d’oiseaux piscivores.
Au fil de la saison, les eaux reculent
découvrant des petites plages recouvertes
de croûtes de sel.
965
Quand notre séjour de 3 jours se termine, nous
repartons avec des souvenirs en pagaille entre
les activités culturelles et sportives, entre les
expériences gastronomiques et les moments
de pause trop rares mais si ressourçants.
C’est ainsi que nous bouclons un article qui malgré
son implication hôtelière raconte toute la
douceur vécue de cette parenthèse enchantée.
INFOS
Y aller : Aegean Airlines propose un vol dominical
depuis Bruxelles jusque Kalamata, capitale
de la Messénie, à 45 km en voiture
966
de Costa Navarino. D’autres vols ont lieu,
toujours avec Aegean Airlines, vers Athènes,
à 270 km de route. https:// fr.aegeanair.com
Infos : www.costanavarino.com
et westincostanavarino.com
Souvenirs :
Tout ce qui a trait aux olives bien entendu
avec entre autres des canettes d’un demi-litre
ou d’un litre d’huile d’olive EVOO
(Extra Virgin Olive Oil) de la variété Koroneiki
considérée comme la reine des olives,
du nom de la ville de Koroni en Méssénie.
A découvrir également en douceur
apéritive, les olives spoon sweet, à savoir
des olives dénoyautées puis fourrées
avec une amande et enrobées d’un
mélange de miel et d’épices qui se dégustent
délicatement avec une cuillère.
Petit conseil :
N’hésitez pas à télécharger l’application
«Costa Navarino» qui permet de
s’orienter dans le site mais aussi de réserver
son activité en un seul clic.
967
968
GROENLAND
L’Arctique...
du côté de la Norvège et du Groenland
969
L’Arctique du
de la Norvège
Preuve s’il en est que cette croisière
arctique est une fascinante invitation
à découvrir des paysages spectaculaires
au cœur d’un univers fragile et
grandiose, notre navire a fait le plein
avec ses 140 passagers qui ne sont
pas tous des retraités adeptes de ces
hôtels flottants.
Des trentenaires et même des familles
font partie du voyage. Tous prêts pour
11 jours de navigation sous la lumière
de l’été polaire, encadrés par une
équipe de naturalistes passionnés.
Les immenses
fronts de glace
du Spitzberg.
Pas une croisière dans le cercle arctique européen
qui ne passe par Longyearbyen, capitale de
l’archipel du Svalbard, tout au nord de la Norvège
et sans doute la plus boréale du monde.
Cette ancienne ville minière doit son nom à
l’homme d’affaires américain John Munroe
Longyear qui y a ouvert une première mine de
charbon en 1906, créant ainsi la cité minière. En
juin 2025 la dernière mine a fermé marquant la
côté
• Plume : Christiane Goor
• Capture d’Images : Charles Mahaux
fin de plus d’un siècle d’exploitation
du charbon, cochant ainsi une étape
décisive dans l’engagement du Svalbard
pour la neutralité carbone de la
Norvège.
Aujourd’hui cette petite ville hors du
temps nichée dans une baie est surtout
le lieu d’embarcation de croisières
polaires. Notre première soirée est
consacrée à apprivoiser notre cabine
et à découvrir notre bateau. Premier
contact aussi avec Didier Drouet, le
chef d’expédition et le mantra à inté-
grer : flexibilité et sécurité.
C’est nous qui devrons
nous adapter à notre environnement
de demi-journée
en demi-journée et non
pas la nature qui s’offre à
nous telle qu’elle est.
Par ailleurs dans le Svalbard,
les ours polaires sont
protégés depuis 1973 et
quand nous serons à terre,
la prudence est de mise et
même dans les lieux qui
semblent déserts, nos guides sont toujours
armés pour le cas où, et il n’est
pas envisageable pour nous de quitter
la zone délimitée pour nos randonnées.
Après une première nuit de navigation,
le bateau jette l’ancre dans la baie de
la Croix, entre toundra, roches plutoniques
et montagnes noyées dans le
ciel gris. La première sortie en zodiac
nous mène aux abords du glacier du
14 Juillet ainsi nommé par Albert Ier
de Monaco lors d’une expédition que
le prince mena sur les lieux au début
du XXème siècle.
Avec une falaise de glace de plus de
4 km de long il affiche de multiples
nuances de bleu qui éclairent notre
matinée et il semble glisser entre les
montagnes environnantes habitées
par des colonies d’oiseaux marins
piailleurs qui nous accompagneront
tout au long de la croisière. Mouettes
tridactyles, guillemots, bernaches nonnettes,
macareux moines, etc.
L’après-midi nous offrira la découverte
du sublime glacier Lilliehöök situé au
fond du fjord du même nom. Il dessine
un cirque avec un front de près de
7 km de large.
Autour de notre zodiac flottent des icebergs
qui se sont détachés du glacier,
certains affichent une belle nuance
bleue qui indique que la glace a subi
avec le temps une pression de plus en
plus forte suite à l’accumulation de
neige, expulsant ainsi l’oxygène pour
ne laisser que l’eau qui absorbe la lumière
magnifiant sa composante azur.
Cette approche au ras de l’eau emporte
notre imagination, quelle chance de
pouvoir vivre cette proximité polaire !
Pieds à terre.
Le lendemain on se réveille à quai à
Ny-Alesund, à 1231 km du pôle Nord, ce
qui en fait le lieu habité le plus septentrional
du monde. Après les chasseurs de baleines,
les trappeurs, les mineurs et les ex-
plorateurs, il ne reste plus aujourd’hui que des
scientifiques en poste aux confins du Grand
Nord. Une mini ville avec des bâtiments en
bois ou des containers épars occupés par une
dizaine de nationalités différentes. Les experts
contrôlent au jour le jour le fragile écosystème
afin de mesurer l’impact environnemental de
l’activité humaine et mieux comprendre les
effets du réchauffement climatique mondial.
En été ils seraient quelque 200 sur place, à
peine 30 en hiver.
La visite est libre mais il importe de mettre
les gsm en mode avion et l’internet du bateau
est coupé le temps de l’escale en raison
des recherches scientifiques. Le cœur battant
du village est un container qui rassemble de
nombreux souvenirs à emporter pour les
touristes d’un jour mais aussi des cartes postales
qui peuvent être abandonnées ici au
bureau de poste.
Une terrasse en bois devant la boutique est
l’endroit idéal où s’installer pour partager
nos aventures. Une petite balade encadrée
par des guides armés pour nous protéger de
l’intrusion éventuelle d’un ours polaire est
organisée pour rejoindre un mât qui s’élève
à la sortie du village dans un décor de toundra
où broutent quelques rennes plus courts
sur pattes que les rennes continentaux. Il
s’agit de l’ancrage du Zeppelin à bord duquel
Roald Amundsen et ses comparses Umberto
Nobile et Lincoln Ellsworth ont entrepris
et réussi l’expédition Norge qui a décollé
de Ny-Alesund le 11 mai 1926 et a survolé
pour la première fois le pôle Nord avant d’atterrir
à Teller en Alaska le 14 mai.
Le buste de Roald Amundsen se dresse d’ailleurs
au coeur du village. Quand vers midi,
le bateau s’éloigne doucement du quai on
aperçoit au loin les sommets des Trois Couronnes,
trois montagnes pyramidales emblématiques
du Svalbard. Elles symbolisent les
trois couronnes des pays scandinaves, Norvège,
Suède et Danemark.
Toujours dans la Baie du Roi, en face de
Ny-Alesund, le bateau jettera l’ancre pour
nous permettre une sortie pédestre sur le
site abandonné de Ny-London, un ancien
poste minier créé en 1911 par un entrepreneur
anglais pour y extraire du marbre
dont il pensait qu’il pourrait concurrencer le
marbre de Carrare. Au lieu d’envoyer un bloc
test en Europe, Ernest Mansfield a directement
construit un village et posé des rails
sur lesquels de puissants engins pourraient
circuler et organiser le transport du marbre
jusqu’aux bateaux. Malheureusement quand
le premier chargement part au lendemain de
la première guerre, il s’avère que dans les
températures clémentes du Sud de l’Europe
le marbre se brise et s’effrite : il ne vaut rien.
Aujourd’hui il ne reste plus que quelques
vestiges de la carrière, une cabane en bois
et des débris dont une grue et une machine
à vapeur rouillée, une capsule temporelle sur
un rêve fracassé de l’ère minière du Svalbard.
2 journées de navigation vers le Groenland.
En dehors des diverses conférences qui vont
nous apprendre les grandes et petites histoires
du Spitzberg que nous avons quitté et
nous introduire sur l’écosystème du Groenland,
nous partageons nos journées entre le
salon d’observation à l’avant du bateau et
les ponts panoramiques d’autant qu’il est
possible de faire le tour intégral du pont 8,
idéal pour se dégourdir les jambes tout en
s’immergeant dans le paysage, sans oublier
bien sûr le restaurant qui offre des menus
d’exception de cuisine française.
Un incontournable rendez-vous gourmand
tout en gardant un œil sur les horizons marins.
Les journées sont longues ici dans l’été
polaire et plus on s’enfonce vers l’Ouest en
bousculant les réseaux horaires de jour en
jour, plus on se sent terriblement chanceux
de naviguer si loin dans un bateau qui offre
autant de confort et de sécurité.
La côte groenlandaise s’offre enfin
sous la forme d’un liseré d’îlots rocheux
chapeautés de neige et de
glace. Autour de nous dérivent lentement
nos premiers icebergs d’une
blancheur immaculée. Le ballet des
rotations des zodiacs va commencer
pour nous permettre de débarquer à
Ittoqqortoormiit, un lieu imprononçable
pour nous !
Le village très isolé, le seul sur cette
côte orientale nord du Groenland (à
l’exception de Tasiilaq situé dans le
sud-est du pays), se trouve près de
l’embouchure du Scoresby Sund, un
fjord dont on nous dit que tout y est
démesure. Ce village a été fondé en
1925 en y déplaçant quelque 70 colons
établis à Tasiilaq. Il s’agissait de
renforcer la présence danoise dans
l’Est fréquenté par des trappeurs norvégiens
dans les années 1920 qui revendiquaient
au nom de la Norvège
cette partie de l’Arctique.
S’ils étaient encore quelque 500 habitants
dans les années 2000, il n’en
reste plus que 325 d’après le récent
recensement de 2025. La jeune génération
n’est plus aussi séduite par la
culture inuite centrée sur la chasse et
la pêche. On y trouve aussi quelques
scientifiques qui veillent à ce que
chaque jour soit opéré l’envol d’un
ballon sonde qui permettra d’alimenter
les données météorologiques et
océaniques. Les résultats sont coordonnés
par la NOAA (National Oceanic
Atmospheric Administration) une
agence américaine créée sous la présidence
de Nixon.
Chaque navire qui débarque son lot
de passagers a l’habitude d’offrir à la
communauté villageoise des fruits et
légumes frais impossibles à trouver
sous ces latitudes.
Nous n’en serons que mieux accueillis
lors de la visite libre que nous ferons en
parcourant les quelques ruelles le long
desquelles se dressent des maisons
colorées cernées de traîneaux à neige
et de ski-doo abandonnés car bien
inutiles en été. Un torrent dévale depuis
la falaise et court jusque dans les
eaux du fjord. Tout le long se trouvent
les niches des chiens de traîneaux qui
s’époumonnent à notre arrivée, dans
l’attente de nourriture sans doute. A
l’entrée de la petite église luthérienne,
un vieil homme nous offre une mini
brochette de bœuf musqué mariné ainsi
qu’une gorgée d’un alcool blanc très
fort. Quand on pénètre dans l’église
en bois dont les montants sont peints
en bleu, deux jeunes adolescents qui
ont revêtu leurs costumes traditionnels
inuits nous attendent au pied de l’autel,
tout sourire pour les photos que nous
ferons tous.
Dans le village nous découvrirons encore
un monument dédié au Commandant
Charcot dont les différentes
expéditions entre 1926 et 1936 ont
contribué à une meilleure connaissance
de la région du Scoresby Sund. Pour
nous la découverte de ce mode de vie si
différent du nôtre nous interpelle même
si nous restons avec nos interrogations
mais riches d’une nouvelle expérience en
retournant à bord.
L’Arctique, un océan gelé.
Pour que les choses soient claires, l’Arctique
est un océan entouré de continents
tandis que l’Antarctique est un
continent cerné d’océans.
Imaginez un archipel de neige posé sur
l’Océan Arctique et surmonté de glaciers.
La banquise de l’Arctique est en fait de la
glace formée par le gel de l’eau de mer,
elle fond naturellement et se reforme au
fil des saisons et des aléas climatiques.
Dans le Scoresby Sund nous découvrirons
que la glace de mer piégée entre
les grandes masses terrestres cernant
le fjord reste plus longtemps dans ces
conditions de gel et s’accumule. Nous
aurions dû explorer cet énorme fjord
dont la surface est plus grande que celle
de la Belgique mais notre paquebot va
s’encastrer soudainement dans la banquise,
ne nous permettant pas d’aller plus
loin. Notre bateau est bien un brise-glace
mais de niveau 1 sur un maximum de 3.
Nous ne bougerons pas le temps de profiter
de cette mer de glace sur laquelle surgiront
un ours blanc et quelques phoques,
bien distants de leur prédateur naturel.
Moment suspendu pour nous tous éparpillés
sur les ponts, à l’affut mais aussi
tout simplement ensorcelés par ce décor.
Quand nous reprendrons notre navigation
après une lente marche arrière et un
large virage nous profiterons encore de
ces eaux cristallines dans lesquelles les
falaises plongent leur reflet. D’innombrables
icebergs dérivent autour de nous
faisant de ce spectacle une toile vivante,
en perpétuelle évolution. Le lendemain
nous aurons notre dernière sortie en zodiac
le long de la côte de Blosseville, au
sud du Scoresby Sund. Un territoire inhabité
entouré de glaces et d’icebergs, un
lieu sauvage où nous évoluons lentement
en direction d’un étrange glacier qui dégringole
vers le fjord avec deux larges
moraines (ensemble de roches et graviers
déplacés par les glaciers) centrales qui
donnent l’étrange impression d’un autoroute
qui s’échoue dans l’eau…
Retour sur notre navire et
pour compenser notre vague
à l’âme, on passera quelques
heures sur notre balcon à
observer le défilé d’icebergs
de toutes tailles et de toutes
formes. Ils ne sont pas simplement
des masses de glace
flottante, mais des sculptures
naturelles aux formes étonnantes
et aux teintes changeantes.
Ils racontent une
histoire, façonnée par les
forces de la nature et les caprices
du temps.
Les nuances de bleu profond,
les reflets chatoyants du soleil
arctique et les formes irrégulières
créent un spectacle
visuel captivant.
Notre voyage touche à sa fin
avec deux escales en Islande
où nous ne sommes évidemment
plus en mode croisière
d’expédition. Un prochain article
sera dédié à Reykjavik qui
nous a accueillis sous un ciel
bleu lumineux, véritable cadeau
pour clôturer ce voyage.
Infos : Cette croisière a été
possible grâce à Rivages du
Monde qui a révélé toute son
efficacité dans l’organisation
d’une croisière d’expédition.
Une compagnie qui, une fois
de plus, a confirmé son ADN :
la connaissance des destinations
et l’expérience à bord.
www.rivagesdumonde.be
GROENLAND
Expédition
Choisir une croisière pour découvrir le Groenland, une destination mythique pour
ceux qui ont le virus de l’exploration, est sans aucun doute la meilleure manière de
découvrir ce territoire en y multipliant les expériences. Embarquement immédiat !
Il faut savoir que la plus longue route goudronnée
du pays ne dépasse pas 35 km et
que les villes ne sont pas connectées entre
elles, comme elles le sont ailleurs dans le
monde. Au Groenland dont 81% du territoire
ne forme qu’une immense calotte
glaciaire, les villes sont toutes côtières
à l’exception de Kangerlussuaq située à
l’extrémité du plus long fjord du pays, à
quelque 170 km de la mer. Il ne reste donc
998
polaire
.Plume : Christiane Goor - Capture d’Images : Charles Mahaux
que le bateau, l’avion ou l’hélicoptère pour
se déplacer d’un lieu à l’autre.
Nous avons voyagé avec le SH Vega, un des
deux bateaux que possède la toute nouvelle
venue sur le marché des croisières
d’exception, Swan Hellenic. Ce navire qui
accueille au maximum 152 passagers répartis
dans 76 cabines a été conçu pour affronter
les zones de latitude extrême avec
une coque renforcée contre la glace et des
stabilisateurs extra-larges pour le confort
des passagers.
Un bateau propre !
Autre plus, sa propulsion diesel-électrique
qui assure une navigation silencieuse qui
augmente les chances de voir la vie marine.
999
La côte Est du Groenland,
première rencontre.
Après une journée en mer depuis le départ de
Reykjavik, la côte groenlandaise s’offre enfin
sous la forme d’un liseré d’îlots rocheux chapeautés
de neige et de glace. Autour de nous
dérivent lentement nos premiers icebergs,
d’une blancheur immaculée. Le bateau emprunte
le fjord étroit de Skjoldungen bordé de
pics escarpés, de parois rocheuses verticales
et de rivières serpentines de glace plongeant
dans la mer. Notre première sortie en zodiac
nous permettra d’approcher de plus près cet
incroyable paysage qui superpose d’énormes
crevasses et des blocs de glace, des séracs, qui
se découpent dans un ciel bleu qui se noie dans
1000
les eaux laiteuses du fjord, enrichies par les minéraux
qui dégringolent des falaises.
Le Prince Christian Sound
Cette voie d’eau d’une centaine de kilomètres
entre les îles de l’archipel du Cap Farewell permet
de rejoindre plus aisément la mer du Labrador
sur la côte Ouest. Les nombreux fjords
cernés de montagnes abruptes qui grimpent
souvent à quelque 2000 m de hauteur créent ici
des courants de marée qui ralentissent le cours
du bateau, attentif à garder son cap grâce au
sonar qui lui indique les roches sous-marines.
Le bateau empruntera une ramification d’un
fjord plus paisible pour nous offrir une sortie
1001
avec un débarquement sur une plage caillouteuse
où on découvrira avec surprise une variété
inattendue de fleurs basses de couleurs
variées protégées par des bouquets d’herbes
hautes. L’occasion aussi de découvrir le gneiss,
une roche rare avec une structure en feuillets
née suite à un épisode de déformation il y a
cela des milliards d’années quand notre planète
terre s’est disloquée pour peu à peu dessiner
les continents actuels.
Brattahlid, un village viking
sur la côte Sud-Ouest du Groenland.
Quand on découvre au matin le paysage verdoyant
qui ceinture le hameau de Qassiarsuk
à la pointe de l’Eriks Fjord, on ne s’étonne pas
1002
que le viking Erik le Rouge contraint de s’exiler
d’Islande et explorateur des côtes groenlandaises
ait choisi de se poser ici en 982 pour y
fonder une colonie de fermiers.
Persuadé d’avoir déniché un trésor de la nature
il lui donnera le nom de Groenland, pays
vert par opposition à son Islande natale, terre
de glace, espérant ainsi attirer de nouveaux
colons. Ici les prés escaladent doucement les
collines et grimpent dans l’arrière-pays à la
manière de nos alpages. Le site portait le nom
de Brattahlid et on trouve encore des ruines
vikings datant d’un millier d’années : les fondations
de la première église chrétienne du
Nouveau Monde sous l’impulsion de Tjodhilde,
1003
la femme d’Erik le Rouge convertie au christianisme
ou encore les vestiges du Ping, l’assemblée
politique locale qui créa ici une République
Viking.
On ne sait trop pourquoi exactement la population
viking du Groenland s’éteignit au 15èmesiècle,
leur disparition reste énigmatique.
En l’an 2000, deux splendides reconstitutions
de l’église Tjodhilde et d’une maisonnette
d’époque attribuée à Erik le Rouge permettent
de donner une idée de l’architecture viking en
tourbe et en bois au cœur d’un vaste paysage
ouvrant sur le fjord. Depuis 2017 le paysage
«culturel» du village de Qassiarsuk a été classé
au patrimoine de l’Unesco.
1004
Sisimiut,
au nord du cercle polaire arctique.
La seconde plus grande ville du pays avec ses
5500 habitants se révèle séduisante avec sa
collection de maisons colorées qui s’agrippent
aux affleurements rocheux qui cernent le port
qui serait le plus septentrional du pays à être
libre de glace toute l’année.
La vieille ville rassemble plusieurs bâtiments
coloniaux qui forment ensemble un musée
consacré à l’histoire et à la culture locales. Pour
pénétrer dans cet espace il faut passer sous un
portail formé par le squelette d’une mâchoire
de baleine, geste qui porte bonheur dit-on làbas.
La réunion de ces bâtiments historiques
donne une idée de ce à quoi devait ressembler
1005
1006
la ville dès le 18ème siècle. La vieille maison de 1756 rassemble des trouvailles
issues de recherches de fouilles archéologiques près de la ville offrant
un aperçu de la culture Saqqaq dans la région il y a 4000 ans. Pas étonnant que
l’Unesco ait salué le site comme patrimoine culturel.
Plus au nord encore,
Ilulissat, la capitale des icebergs.
Le site dominé par le glacier Sermeq Kujalleq qui s’avance dans un fjord échancré
est un point d’observation privilégié de tonnes de glaciers vêlés par la
langue glaciaire qui se jettent en s’accumulant dans les 60 km du fjord.
Une première promenade de quelque 2 km sur les hauteurs de la ville le long
d’un chemin en caillebotis surplombant une lande tourbeuse pailletée d’une
végétation rase qui prend déjà des couleurs rousses d’automne permet d’atteindre
un promontoire rocheux qui accueille même quelques bancs pour in
1007
viter chacun à contempler cette étincelante
beauté de la dérive d’icebergs aux formes différentes,
aux couleurs partagées entre blanc
éclatant et bleu lumineux. Un spectacle naturel
mémorable salué par l’Unesco en 2004.
L’après-midi nous offrira deux heures d’émerveillement
en face de cette beauté brute et
toute naturelle pourtant. Nous repartons en «
zodiac cruise » par petits groupes de 10, tous
habillés de pied en cap pour se protéger du
froid et gilets de sauvetage bien arrimés autour
des épaules. Plus nous nous approchons
des icebergs en dérive, plus nous nous sentons
minuscules face à ces sculptures de glace
et quand on sait que la partie visible ne repré
viter chacun à contempler cette étincelante
beauté de la dérive d’icebergs aux formes différentes,
aux couleurs partagées entre blanc
éclatant et bleu lumineux. Un spectacle naturel
mémorable salué par l’Unesco en 2004.
L’après-midi nous offrira deux heures d’émerveillement
en face de cette beauté brute et
1008
toute naturelle pourtant. Nous repartons en «
zodiac cruise » par petits groupes de 10, tous
habillés de pied en cap pour se protéger du
froid et gilets de sauvetage bien arrimés autour
des épaules.
Plus nous nous approchons des icebergs en dérive,
plus nous nous sentons minuscules face à
ces sculptures de glace et quand on sait que la
partie visible ne représente que 10%, le reste
étant immergé dans la mer, notre émotion est
encore plus grande.
C’est en silence d’ailleurs, médusés par cette
expérience unique, que nous retournons vers
le bateau qui s’illumine en cette fin de journée,
rêve de chaleur et d’une soirée conviviale autour
de nos souvenirs.
Kangerlussuaq, fin de la croisière.
Sans aucun doute c’est ici qu’on éprouve avec
le plus d’acuité que le Groenland est encore
une terre de pionniers. La découverte du port
quand on y débarque avec notre zodiac nous
laisse pantois : que des containers et une grue
1009
mobile qui circule pour les déposer sur le plateau
d’un camion qui va les transporter vers
la petite ville, à une quinzaine de minutes du
port. Pourtant Kangerlussuaq est traditionnellement
l’un des principaux points d’entrée au
Groenland. On y trouve la plus longue piste
d’atterrissage, ce qui lui vaut d’être un aéroport
international que nous découvrirons le
lendemain pour rejoindre Reykjavik. Ils seraient
500 habitants à vivre ici, regroupés autour
de l’aéroport, vivant pour la plupart dans
des containers colorés qui égaient le paysage.
Nous partirons en bus à la découverte des
1010
paysages naturels intenses qui se trouvent
juste à la porte de la ville, en empruntant
des routes gravillonnées puis des pistes
sableuses, de quoi s’offrir un petit safari
dans la toundra dont l’horizon est barré au
loin (une vingtaine de km à peine) par la
calotte glaciaire.
On sort ses jumelles pour débusquer des
rennes ou des bœufs musqués qui, avec
leur long pelage hirsute et leurs cornes recourbées
vers l’avant, semblent débarquer
des temps préhistoriques. Nous n’aurons
pas cette chance, à peine un renne à proximité
de notre véhicule et au loin un bœuf
musqué. Par contre ce paysage tourmenté
de petites montagnes rocailleuses semé de
lacs et de landes couvertes de lichens et
d’arbustes nains nous laissera un souvenir
impérissable.
Une adresse responsable de la distribution
des expéditions de Swan Hellenic au Benelux
et en France : Cruise Selection qui se
veut le «pont» entre les agents de voyage,
les clients et l’armateur, ce qui garantit
aux professionnels et aux consommateurs
d’avoir un point de contact où ils peuvent
trouver toutes les informations dont ils ont
besoin. Un site :
www.cruiseselection.lu
Un second croisiériste propose également
des croisières d’expédition francophones
vers le Groenland avec en sus la découverte
de villages Inuits. Voyage prévu du
18 au 30 août au départ de Bruxelles vers
Kangerlussuak et retour via Reykjavik.
www.rivagesdumonde.be
1011
1012
HOLLANDE
Château St. GERLACH / McLaren 750S
LA HOLLANDE VUE DE L’IJSSELMEER
KEUKENHOF
L’ÎLE NÉERLANDAISE DE TEXEL (NEW)
1013
Une McLaren 750S Tokyo Blue
au Château St Gerlach
Ou
Quand la mobilité super sport
rencontre la sérénité monastique
des vieilles pierres
ONE
McLaren 75
AT THE
St. Gerla
World Wide HOTEL
1014
0S
ch
1015
Programmer des essais de voitures
extraordinaires n’est pas chose
simple, et lier un essai avec une
maison digne de son pédigrée est
tout aussi peu évident.
Pourtant nous avons eu la chance
de pouvoir lier deux super stars le
temps d’une fin de weekend. Le
Château St. Gerlach est situé à
quelques kilomètres de
Maastricht. Ce 5 étoiles «supérieur»
fait partie des Relais &
Châteaux, ce qui pose l’endroit
comme une étape qui sait recevoir.
Notre McLaren pose devant
l’entrée de ce vénérable bâtiment,
elle attire le regard, elle séduit,
quand son moteur se met en
marche, la rauque sonorité de son
V8 de 4 litres fabriqué en Angleterre
chez Ricardo, fait vibrer les
cœurs, en charmant les oreilles.
Quand cette sculpture se meut
dans le grand parc ouvert au
public et servant d’exposition
artistique à des sculpteurs, elle fait
jouer ses muscles qui s’amusent
des lumières.
1016
Quelles qu’elles soient d’ailleurs. Le
plein soleil pénètre les couches de
peintures et de vernis, générant des
profondeurs et des courbes luisantes.
Quand la lumière se tamise
1017
en fin de journée, que le rougeoiement
du coucher de soleil accentue
ses courbes, font ressortir ses
muscles, on distingue alors l’allure
du fauve souple et puissant avec
lequel on se doit de parlementer.
Le St. Gerlach offre un sentiment
de détente et d’émerveillement,
car son écrin de verdure aspire à la
tranquillité et à la détente.
Quand on entre dans le Château St.
Gerlach, on trouve rapidement ses
marques. Le lieu vous accueille
comme si vous y aviez déjà
séjourné, comme si les murs vous
reconnaissaient.
Le Groupe «Oostwegel Collection» a confié
à Roelfien Vos la révision complète de la
décoration du Domaine St. Gerlach : la rénovation
des 59 chambres et Suites, du
lobby, de la réception et des salons. Et dès
qu’on franchit le seuil, on comprend pourquoi
ils ont fait appel à elle.
1020
Roelfien Vos n’a pas simplement redécoré
l’hôtel : elle l’a réinventé. Elle a insufflé son
élégance tactile, son sens du détail, cette
manière unique de transformer un espace
en expérience intime. Ici, tout donne envie
de toucher, de s’installer, de rester.
1021
1022
Les fauteuils ?
Ce ne sont pas des assises, mais des refuges.
Des tissus chauds, des textures
douces comme une caresse, des formes
enveloppantes qui invitent à s’y lover. On
s’y abandonne presque malgré soi, happé
par le confort.
Les chambres ont été repensées comme
des cocons contemporains, où les courbes
inspirées du paysage rencontrent des lignes
sculpturales. Les armoires deviennent des
pièces d’art, les têtes de lit ondulent comme
la vallée du Geul, et chaque matière raconte
une histoire. On a envie de passer la
main sur les velours, de suivre du bout des
doigts les reliefs du bois, de s’enfoncer
dans les coussins aux couleurs profondes.
Dans le lobby et les salons, la lumière glisse
sur les textures, révèle les motifs floraux,
souligne les contrastes entre l’ancien et le
contemporain. Les poutres, les murs de
pierre et les traces du passé dialoguent
avec les étoffes luxueuses et les finitions
sur mesure. C’est un lieu où l’on respire, où
l’on ralentit, où l’on savoure.
Camille Oostwegel Sr. a préservé quelques
fragments du passé : objets historiques,
pièces rares, petites reliques qui murmurent
l’histoire du domaine. Ces témoins silencieux
ancrent la métamorphose dans une
mémoire tangible. Roelfien Vos a signé ici
un décor qui ne se regarde pas seulement :
il se vit, se touche, se ressent. Un lieu où
chaque détail invite à s’attarder, à s’immerger,
à se laisser envelopper.
1023
1024
A la réception, nous sommes directement
pris en charge et guidés vers notre chambre.
La Suite St. Gerlach est ouverte et spacieuse
aux allures sobres d’un style chic et élégant.
Le mariage de mobiliers néo-classiques et
modernes donne une atmosphère propre et
sans fioriture. C’est équilibré, dès l’entrée on trouve sur la
gauche, une garde-robe angulaire qui sert de dressing. Elle
intègre le mini bar et quelques rangements Devant elle une
table de salon et un petit canapé en tissus gris doux. Le lit king
size trône derrière une arcade rectiligne qui s’intègre dans les
plafonds à la Mansard. Le mur du fond est joliment décoré de
tapisseries fleuries. La salle d’eau est spacieuse et offre tous
les services requis à ce niveau d’hébergement.
1025
1026
La vue sur la lande environnante
assure de la quiétude
de l’endroit.
Malgré le fait que l’hôtel ait été
étudié bien avant l’ère digitale
d’aujourd’hui, le St. Gerlach
offre des connectiques de
qualité, comme par exemple
l’implémentation de prises USB
et USBC dans les prises de
courant... Le Wifi est d’excellente
qualité. Les téléviseurs du
dernier cri ont des connectiques
utiles à ceux qui ne peuvent se
passer de leurs consoles...
USBA
USBC
Côté petit‐déjeuner, il est servi
dans une véranda ouverte sur
la lande. Et malgré l’affluence
exceptionnelle liée au concert
d’André Rieu, le service a
démontré une efficacité remarquable.
Rapide, souriant,
parfaitement organisé, le
personnel impressionne,
surtout en plein coup de feu.
1027
Les jardins du St. Gerlach sont ouverts au public,
et nombreux sont les habitants de Valkenburg
qui viennent s’y promener en famille.
Tout se déroule dans le plus grand respect
des lieux et du caractère exclusif de l’infrastructure
hôtelière imaginée par Camille
Oostwegel Senior. Plus impressionnant encore,
c’est Camille Sr. qui a choisi de céder la
lande de 150 hectares entourant le domaine,
aujourd’hui connue sous le nom de Réserve
Naturelle d’Ingendael, à la région pour le florin
symbolique, à la condition qu’elle devienne
une zone protégée. On y croise des
chevaux et des vaches sauvages, évoluant au
milieu d’une faune étonnamment libre de
toute contrainte humaine. Une promenade
est organisée par des chemins balisés, et très
nombreux sont les visiteurs qui parcourent
ces sentiers dans un profond respect du lieu.
La magie de St. Gerlach, c’est cette cohabitation
harmonieuse entre la clientèle internationale
du cinq étoiles et le public local.
Une sculpture tournante en forme
d’œuf recouvert de mosaïque…
Une création d’Irène van Vlijmen †
1030
Gourmandises
D’UN SOIR
1031
Le restaurant occupe une vaste
demeure, autrefois celle du Baron
de Sélys Fanson.
Plusieurs salles d’origine, dont la
superbe bibliothèque, composent
un décorum privilégié où l’histoire
se mêle à l’élégance.
Dès l’arrivée, le maître d’hôtel vous
accueille chaleureusement et vous
conduit à votre table. Le charme opère
immédiatement. On traverse de
grandes salles élégantes, parfaitement
dressées, où de nombreux convives
savourent leur repas.
1032
En ce dimanche soir, le restaurant
affiche presque complet. L’acoustique
1033
1034
est remarquablement maîtrisée
: même le cliquetis des
couverts semble absorbé. Les
conversations deviennent une
musique douce, les rires se
fondent dans l’atmosphère.
Notre table, installée dans un
angle ouvert de la salle, offre
une vue sur les jardins et sur
la majestueuse muraille‐bibliothèque.
L’ensemble est impressionnant,
singulier, presque
théâtral.
Chaque plat se présente
comme une sculpture délicate,
révélant les saveurs et respectant
l’identité de chaque
produit.
Lorsque viennent les viandes,
elles surprennent par leur goût
d’antan. Rien d’étonnant : les
bovins sauvages de la réserve
naturelle, une fois abattus,
1035
fournissent une partie des pièces
servies au St. Gerlach. Quant aux
volailles, ce sont celles élevées au
château, issues d’une lignée remontant
à l’époque romaine. Les vins
proviennent des propres vignobles du
domaine, et leur qualité étonne par
leur précision et leur fraîcheur.
1036
Le Chef, Guido Le Bron de Vexela
cuisine les produits du domaine :
légumes, herbes, fleurs, épices… l’essentiel
de ses créations naît ici, sur place.
Le service, stylé et attentif,
renforce encore l’impression
de bien‐être et de confort.
La cuisine orchestrée par le chef
Guido Le Bron de Vexela atteint
un niveau impressionnant.
C’est Meredith Oostwegel qui nous
a suggéré le menu quatre services,
vins compris, un “all‐in” qui nous a
permis d’apprécier pleinement la
puissance maîtrisée et la finesse de
chacune de ses préparations.
Aux commandes de la cuisine, le
avant de revenir, il y a plus de dix
ans, au St. Gerlach. Il y a développé
une cuisine profondément
ancrée dans le terroir limbourgeois,
et, portée par une élégance
contemporaine. Il travaille les
produits du domaine avec une
sensibilité presque instinctive :
légumes du potager, herbes et
fleurs du jardin, volailles élevées
au château, viandes issues de la
Réserve Naturelle d’Ingendael.
Chaque assiette raconte ce lien
intime entre le paysage et la table.
Sa cuisine, à la fois puissante et
chef Guido Le Bron de Vexela
imprime sa signature avec une
précision remarquable. Guido Le
Bron de Vexela a commencé son
apprentissage dans les cuisines du
St Gerlach, puis il est allé se former
dans plusieurs maisons réputées
délicate, révèle des saveurs
franches, des associations subtiles
et une maîtrise des cuissons qui
force l’admiration. On sent, dans
chaque plat, la main d’un chef qui
connaît son territoire et le magnifie
avec respect et modernité.
1037
C
H
Dr
1038
amille Sr
IN THE
ouse That
eam Built
Nous avons rencontré Camille Oostwegel senior, figure
emblématique de l’hôtellerie limbourgeoise, qui nous confie avoir
transmis les rênes de l’entreprise familiale Oostwegel Collection
à son fils, Camille Oostwegel. 1039
1040
Ce dernier incarne aujourd’hui la nouvelle génération,
à la fois héritier d’un patrimoine exceptionnel et représentant
officiel de Relais & Châteaux pour le Benelux.
C’est donc Camille Sr que nous retrouvons, désormais
retiré de la gestion quotidienne mais toujours présent
en tant que Fondateur et Membre du Conseil de
Surveillance. Il nous accueille avec cette élégance
tranquille propre aux grands hôteliers, dans le cadre
somptueux du Château St. Gerlach, à Valkenburg.
1041
Un lieu que nous avons rejoint au volant
d’une McLaren 750S Tokyo Blue, une teinte
éclatante qui attire irrésistiblement le regard
et souligne les lignes sculpturales de la
supercar anglaise.
Le contraste est saisissant : la modernité
affûtée de la McLaren, bleu ciel vibrant sous
le soleil limbourgeois, face à la sérénité d’un
ancien domaine monastique entouré de
jardins, de vergers et de bâtiments historiques
méticuleusement restaurés. Un décor
qui raconte déjà une histoire, celle d’une
famille qui a fait de la préservation du
patrimoine un art de vivre.
Autour d’un café servi dans l’un des salons
du château, Camille Sr remonte le fil du
temps. Il évoque les origines de son groupe
hôtelier, les années de transformation, les
choix audacieux, les restaurations minutieuses.
Et, en préambule, il insiste sur le rôle
désormais central de Camille, sur sa vision,
son énergie, et sur la manière dont il a su
tisser des liens solides avec Relais & Châteaux,
jusqu’à en devenir l’un des représentants
clés en Europe du Nord et de l’Est.
C’est alors qu’en parlant de son fils, son
visage s’éclaire d’une fierté discrète mais
profonde. Il repose sa tasse, se penche légèrement
vers nous, et glisse : «Vous savez…
Camille a récemment donné une interview
très intéressante. Il a une manière bien à lui
de voir les choses.» Et sans que nous ayons
besoin de relancer, il se met à raconte, non
1042
1043
1044
Puis il aborde ce qui semble être, pour son
fils comme pour lui, un point essentiel :
«Il parle de meaningful luxury.
Un luxe qui a du sens. Pas l’abondance,
pas l’ostentation… mais la justesse. Le
respect des lieux, des saisons, des
hommes.» Il sourit. «Et ce ne sont pas que
des mots. Regardez : 377 étoiles Michelin,
41 étoiles vertes, un partenariat avec
l’UNESCO, des décisions fortes comme
l’arrêt du thon rouge ou de l’anguille.
Ce sont des engagements réels.»
pas l’article, mais l’histoire derrière l’article,
celle qu’un père connaît par cœur.
«Pour lui, le développement, ce n’est pas
une expansion, commence-t-il. C’est un
voyage. Un voyage sans fin à la recherche
de lieux exceptionnels.» Il marque une
pause, comme pour laisser la phrase se
déposer. «Il dit souvent que nos clients
cherchent l’inverse de la standardisation.
Et il a raison. Ils veulent une expérience,
pas un format. Une maison qui a une
âme, pas un produit calibré.»
Le récit se poursuit, fluide, presque
comme si Camille Sr relisait mentalement
l’interview en y ajoutant ses propres
couleurs. «Chaque année, près de 500
établissements veulent rejoindre Relais &
Châteaux. Une vingtaine seulement sont
acceptés. Camille insiste beaucoup
là-dessus : la sélection est drastique. 500
critères, des visites mystères, une présentation
devant le conseil…
Dans sa voix, il y a de la fierté, mais
aussi une forme d’admiration. «Relais &
Châteaux, ce sont 580 maisons dans 65
pays. Mais aucune ne ressemble à une
autre. C’est ça, la force du réseau, cette
diversité, cette authenticité, et, Camille
l’explique très bien.»
Ce n’est pas un label qu’on colle sur
une porte. C’est une philosophie qu’on
adopte.»
1045
1046
Il se redresse légèrement, comme pour
souligner l’importance de ce qu’il va dire :
«En tant que délégué pour le Benelux,
l’Europe de l’Est et la Scandinavie, il représente
notre région au Conseil d’administration
international. Il défend nos membres, il
suit les ouvertures, il repère les maisons qui
pourraient nous rejoindre. Et il a organisé le
Congrès mondial de Copenhague en 2023.
Les hôteliers en parlent encore. »
À cet instant, on comprend que ce père ne
raconte pas seulement la carrière de son fils.
Il raconte une continuité. Une vision qui se
prolonge. Une philosophie qui se transmet.
1047
«Vous voyez, conclut-il, Relais & Châteaux
n’est pas un label. C’est une
famille. Une famille internationale, unie
par une même idée de l’hospitalité, de
la gastronomie, du respect des lieux.
Et Camille… eh bien, Camille en est
devenu l’un des artisans les plus
convaincus.»
Le silence qui suit n’est pas un
vide. C’est un espace où se mêlent
l’héritage, la fierté et l’avenir.
Et puis, Camille Sr nous raconte son
histoire. Il dit «je suis né à Valkenburg,
j’ai été baptisé dans l’église St. Gerlach,
qui était la chapelle du château du
Baron de Selys Fanson. J’avais plus ou
moins 7 ans quand j’étais ami avec le
fils du fermier dont la ferme est devenue
l’actuel Château St. Gerlach.
J’ai joué avec le fils du fermier pendant
des années, et on ne jouait pas très
longtemps, car à la ferme il y avait
toujours du travail. Avec mon ami, j’ai
appris la vie de la ferme, à soigner les
animaux et à traire les vaches. Je suis
encore impressionné par les habitudes
des vaches, chacune avait une stalle à
son nom et à chaque fois qu’elles rentraient,
elles s’y rendait directement.
Les temps ont passés, j’ai commencé à
travailler au sein de mon entreprise de
construction. Lorsque le baron décède
sans héritier, il lègue ses biens au clergé.
Le domaine est délabré. J’ai pris contact
avec les ecclésiastiques et demandé à
1048
1049
1050
reprendre le domaine. Ils m’ont proposé
de l’acquérir pour le florin symbolique
(0,48 euros), mais bien évidemment avec
des contraintes…
Comme par exemple rénover l’église en
respectant les traits originaux, le bien
étant classé, comme le château du
baron. Ils m’ont demandé aussi de
construire un presbytère et ajouter une
chapelle moderne à l’ancien bâtiment.
J’ai mis entre deux et trois ans pour
reconstruire l’église et la ferme pour en
faire un hôtel confortable qui est rapidement
devenu un cinq étoiles, tandis
que le château de Selys devenait un
restaurant gastronomique et un outil
organisé pour les réceptions, les mariages
et autres événements.
1960
A l’arrière l’abbaye norbertine du 12e
siècle a été transformée en appartements
hôteliers qui, actuellement, sont
en pleine mutation afin de mieux répondre
aux besoins modernes d’une
clientèle éclectique.»
Passionné d’histoire et d’art, Camille Sr
nous emmène dans le parc, où nous
admirons l’exposition permanente
d’œuvres sculpturales. Il s’arrête devant
un puit* encadré de personnages qui
représentent le seigneur de la région, le
baron de Selys, le fermier qui remet sa
lettre de créance, une éminence ecclésiastique,
une matrone et le St. Gerlach,
devenu prêtre après une vie tumultueuse
de soldat.
*voir page précédente
1990
1051
Camille nous entraine vers l’église, il nous
montre la nouvelle chapelle dont le mur du
fond est une fresque dessinée par Irène van
Vlijmen †, (1940-2007).
En 1991,Camille Oostwegel Sr lui a commandé
cette madone en mosaïque, qu’elle a
composé avec passion et talent. Petit détail
d’importance, les pigments de cette œuvre
viennent des descendants des fournisseurs
vénitiens de Michel Ange et sont identiques à
ceux créés en leur temps pour les plafonds de
la chapelle sixtine ! Ce n’est pas le seul
élément créé par Irène van Vlijmen qui a
signé la sculpture tournante en forme d’œuf
recouvert de mosaïque dans le parc du
château.
1052
Camille nous entraine dans l’église et nous
montre les plafonds aux fresques qui font
penser à celles du Vatican. «J’ai demandé à
1053
mes équipes de rénover les plafonds de l’église, et
elles ont découvert sous la couche de peinture,
une œuvre plus légère, plus aérienne. Nous avons
enlevé toute la peinture qui recouvrait le ciel de
l’église et aujourd’hui cela revit et génère une
atmosphère idyllique. J’aime beaucoup cet endroit,
j’y ai été baptisé, j’y ai fait mes communions,
m’y suis marié et mon enterrement passera aussi
par ici. »
1054
Au milieu de l’église, on trouve le sarcophage de
St. Gerlach. Dessous, du sable
issu des roches de craies de la
région. Il aurait une action
bénéfique. Camille Sr raconte
que les Rolling Stone en ont pris
avec eux, de même que Bruce
Springsteen et bien d’autres
personnalités encore. «Une
dame de Washington, m’a
envoyé une photo de ses rosiers
en fleur. Elle a écrit qu’au printemps
elle a mis du sable de St.
Gerlach aux pieds du rosier et
que jamais elle n’a eu d’aussi
belles roses !» C’est impressionnant
! dit il.
Avec un logiciel de reconstruction
faciale en 3D, des scientifiques
ont reconstitué à partir du
crâne de St. Gerlach.
C’est grâce à un don de Charlie
Watts, le batteur des Rolling
1055
Bon à savoir :
Le Château St. Gerlach c’est aussi en plus des 59
chambres/suites du Relais & Châteaux. Le St. Gerlach
dispose de 15 Salles de réunions, un domaine
capable de gérer des rencontres de clubs, d’organiser
des séminaires et des banquets jusqu’à 750
personnes dans une infrastructure moderne.
Château St. Gerlach
Joseph Corneli Allée 1
6301 KK VALKENBURG AAN DE GEUL
+31 43 608 88 88
info@stgerlach.nl
Réservations :
1058
McLa
30 chevaux de pl
ren 750S
us que la 720S, plus de caractère aussi !
1059
1060
Il y a des voitures qui se
contentent d’être rapides.
D’autres qui cherchent à
impressionner.
Et puis il y a celles qui, dès les
premiers mètres, vous rappellent
pourquoi vous aimez conduire.
La McLaren 750S Spider appartient
à cette dernière catégorie. Pas parce
qu’elle hurle plus fort que les autres,
ni parce qu’elle affiche des chiffres qui
feraient rougir un ingénieur.
Non. Elle appartient à cette caste rare
de machines qui vous parlent. Qui
vous racontent quelque chose. Qui
vous donnent envie d’attaquer la ligne
suivante, puis la suivante, puis
encore la suivante.
Tout commence par ce V8 biturbo
né chez Ricardo. Un moteur
qui n’a jamais cherché à être poli.
Il respire,
il souffle,
il vrombit,
il vit.
Dans la 750S Spider, il semble
avoir gagné une nouvelle jeunesse.
Plus vif, plus nerveux, plus
expressif. On dirait qu’il a quelque
chose à prouver. Et quand il se
réveille juste derrière votre dos,
dans ce cocon de carbone, c’est
un moment qui ne s’oublie pas.
Fiche technique
Moteur Ricardo V8 de 3.994 cc
Bi Turbo, 32 soupapes Boîte 7 auto
750 ch @ 7500 t/min
800 Nm @ 5.500 t/min
Dimmensions :
4,57 x 1,93 x 120 m - 1500 kg
0 / 100 en 2,8 sec - 332 km/h
Cons. de 12 L / 100 à 21 L (sport)
1061
1062
Pas parce qu’il fait du bruit, mais parce
qu’il vous parle.
Il vous dit : «Tu es prêt ?»
Et vous l’êtes.
Même si vous ne le savez pas encore.
Une supercar qui sait être douce
On pourrait croire qu’une McLaren, surtout
une Spider, est une bête sauvage,
une machine exigeante, presque intimidante.
Et pourtant, la 750S surprend par
sa douceur. Elle n’a rien à envier à une
Porsche pour circuler en ville ou pour
accompagner un quotidien un peu fou.
La direction est légère, la visibilité éton-
La 750S peut être vraiment
docile tous les jours.
Non seulement elle évolue
dans la circulation des
villes avec souplesse et
élégance dans le grondement
feutré de son V8.
Comme elle peut rugir
sur piste pour votre plus
grand plaisir 1063
namment correcte, et les suspensions, oui, les
suspensions d’une supercar de 750 chevaux,
savent se montrer civilisées.
C’est là que McLaren fait fort. Le confort n’est
pas un compromis. Ce n’est pas une concession.
C’est une philosophie. Même avec les
baquets carbone, on peut rouler longtemps
sans fatigue. Le Spider ajoute cette dimension
supplémentaire : le ciel comme plafond,
le vent comme compagnon, et cette sensation
d’être plus proche de la route, de l’air,
du monde.
Mais ne vous y trompez pas. Sous
cette douceur se cache une bête.
Depuis ses débuts, McLaren a construit ses
berlinettes autour d’une structure en carbone
inspirée de la Formule 1.
Ce n’est pas un argument marketing.
C’est ce qui change tout.
La rigidité, la précision, la légèreté : tout vient
de là. La 750S Spider, malgré son toit amovible,
reste une voiture incroyablement rigide.
On ne sent jamais la moindre torsion, la
moindre hésitation. C’est comme si la voiture
était taillée dans un seul bloc.
La 750S n’est pas une révolution, mais une
évolution profonde. Une 720S affinée, aiguisée,
allégée, rendue plus expressive. Et c’est exactement
ce que l’on ressent. La 720S était déjà
une supercar redoutable, l’une des plus légères
de sa catégorie. La 750S pousse le curseur un
cran plus loin. Pas pour battre des records, mais
pour offrir une expérience plus pure.
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Le système Proactive Chassis Control (phase
III) est l’un des secrets de McLaren. Pas besoin
d’entrer dans les détails techniques : retenez
simplement que la voiture lit la route. Elle
l’analyse. Elle l’anticipe. Elle réagit avant même
que vous ne compreniez ce qui se passe.
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En Stone mode que Comfort, cette reconstitution la 750S Spider a absorbe les imperfections
été avec possible. une grâce improbable. On se surprend à
rouler tranquillement, à profiter du paysage, à oublier
que l’on conduit une supercar. En mode Sport, tout
se tend. La voiture devient plus directe, plus connectée.
Et en mode Track… elle devient une arme. Une
machine qui vous demande d’être là, vraiment là. Pas
distrait. Pas approximatif. Présent.
C’est là que la 750S révèle son vrai visage.
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La 720S avait du tempérament. La 750S,
elle, a de la rage. Une agressivité plus
franche, plus assumée. Pas brutale, mais
intense. On sent que chaque commande,
chaque pression sur la pédale, chaque
mouvement du volant déclenche une
réaction immédiate. Pas de filtre. Pas de
délai. Pas de compromis.
On parle d’une «transparence mécanique».
C’est exactement ça. La voiture
ne cache rien. Elle vous dit tout. Elle vous
montre tout. Et c’est à vous de suivre.
Il faut l’apprivoiser. Il faut la comprendre.
Il faut accepter qu’elle vous dépasse parfois.
Mais une fois que vous êtes en phase,
une fois que vous avez trouvé le rythme,
la 750S Spider devient une extension de
vous-même. Une machine qui amplifie
vos gestes, vos intentions, vos envies.
Le Spider comme révélateur
On pourrait croire que la version Spider est
un caprice. Un choix esthétique. Une envie
de cheveux au vent. Mais non. Le Spider
est un révélateur. Il amplifie les sensations.
Il ouvre la scène. Il vous plonge dans le son,
dans l’air, dans la lumière. Le toit se replie
en quelques secondes. Et soudain, tout
change. Le V8 n’est plus un bruit. Comme
dans la 720S la vitre arrière peut s’abaisser
révélant la musicalité du huit cylindres.
Vous profitez de sa magie sans perturbation
même quand la météo fait des siennes.
On roule différemment.
On ressent différemment.
On vit différemment.
Une supercar qui donne envie de rouler
C’est peut-être ça, le plus grand talent de
la McLaren 750S Spider. Elle donne simplement
envie de rouler.
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La Hollande vue
par l’Ijsselmeer
Plume : Christiane Goor
Capture d’Images : Charles Mahaux
Une croisière sur l’Ijsselmeer, le plus grand lac des Pays-Bas.
Ni vraiment fluviale ni vraiment maritime, cette croisière de
six jours vous emmène d’un lac intérieur à l’autre entre les
provinces de Hollande du Nord sur sa partie occidentale et celles
du Flevoland et de la Frise sur sa partie orientale. Un voyage
dépaysant proche de chez nous pour réaliser combien l’eau est un
élément naturel du paysage aux Pays-Bas.
Le parc éolien de Fryslân dans l’Ijsselmeer
Passage sous le pont de la Houtribdijk
entre le Markermeer et l’Ijsselmeer
Gare centrale d’Amsterdam à deux pas du port de plaisance
Sans vraiment s’en rendre compte, on
traversera d’abord 3 lacs, le IJ au bord
duquel s’étire Amsterdam, le IJmeer, un
lac étroit de bordure, important espace
de repos pour les oiseaux et enfin le
Markermeer, un lac de 700m2, d’eau
douce également, avant d’atteindre
une longue digue de 30 km qui sépare
ces premiers lacs de l’IIJsselmeer, le plus
grand des lacs du Pays-Bas avec 1100
m2, également séparé de la mer de
Wadden par une digue de 32 km. Entre
les deux grands lacs, nous franchirons
la digue en passant d’abord par une
écluse pour 20 cm de dénivellation
et ensuite en nous glissant sous un
pont qui se lève en interrompant la
circulation du trafic.
Amsterdam une métropole qui
rappelle un gros village…
C’est ici que commence et se termine
toute croisière sur l’Ijsselmeer. Le bateau,
le MS Victor Hugo, est amarré à 5
minutes à pied de la gare centrale de
Amsterdam, il suffit de traverser prudemment
une double piste cyclable,
véritable autoroute pour les deux
roues, de quoi comprendre déjà que le
vélo est roi dans cette ville.
Une demi-journée et une journée à
Amsterdam en début et en fin de
croisière permettent à ceux qui ont
le courage d’arpenter la ville à pied
de découvrir de plus près ces canaux
labellisés par l’Unesco qui se déploient
en demi-lune autour du centre historique
d’Amsterdam.
Herengracht, Singelgracht, Keizersgracht
ou Prinsengracht, ils sont tous
bordés de superbes demeures des
siècles passés.
Baroque, Renaissance, Néoclassique
ou même Art Nouveau, il y en a pour
tous les goûts. Les façades s’ornent
Le vélo est roi à Amsterdam
de corniches élégantes et offrent des
pignons en escalier ou en cloche encore
surmontés d’une poutre de hissage qui
jadis permettait de lever les marchandises
dans les greniers et aujourd’hui
d’emménager, car les maisons hautes
sont étroites avec des cages d’escalier
trop exigües pour y grimper des
meubles.
Le réseau complexe du centre-ville
d’Amsterdam est aussi un quartier
résidentiel unique avec près de 2500
habitations établies dans des péniches
ou construites sur des barges.
Amarrées le long des berges des canaux,
certaines sont aussi une option
d’hébergement attrayante pour ceux qui
veulent découvrir la vie sur l’eau. Sachez
que dès que le soleil pointe, les terrasses
s’installent partout, le long des trottoirs,
sur les ponts, sur les barges et la ville devient
joyeuse, unrien bohême avec ces
Bateaux et résidences sur l’eau occupent les berges d’un canal
Même certains ponts sont envahis par une terrasse quand il fait beau
vélos fleuris accrochés aux rambardes
des ponts. Le seul rythme lent de l’eau
suffit à nimber la ville de sérénité. Il ne
reste plus qu’à flâner, s’égarer, laisser le
hasard vous mener jusqu’au retour vers
la façade majestueuse de la Gare Centrale
élevée sur plus de 8000 piliers pour
soutenir cette structure !
Traversée de l’Ijsselmeer jusque Lemmer.
La traversée du Markermeer permet de
découvrir les silhouettes de villes portuaires
qui se signalent surtout par la
forêt des mâts des voiliers qui y sont
amarrés. Ensuite, curieusement, il semblerait
que des voitures courent sur l’eau
sur la ligne d’horizon !
Ce n’est qu’une illusion créée par la
route qui s’étire sur la Houtribdijk, la
digue construite en 1976 entre Lelystad
dans le Flevoland et Enkhuizen en Hollande
du Nord. Il s’agit plutôt d’un barrage
destiné à offrir une protection en
Loisirs nautiques à Giethoorn
cas de rupture de l’Afsluidijk, la haute
digue également aux allures de barrage
construite en 1933 plus en amont, entre
la Hollande du Nord et la Frise, pour éviter
d’éventuelles inondations mais surtout
pour assécher l’ancienne mer Zuiderzee
en lac d’eau douce, le IJsselmeer
alimenté par plusieurs rivières, et y créer
ainsi des polders et donc des terres
nouvelles. En fait les Pays-Bas doivent
tout à l’eau : 17% de sa superficie sont
composés de polders, des terrains artificiels
grignotés sur les mers et les marais
grâce au système ingénieux des digues
et des moulins, à tel point que plus d’un
quart du territoire néerlandais se trouve
sous le niveau de la mer.
La proximité de la mer des Wadden se
devine dans les bourrasques de vent
qui éclaboussent par rafales notre bateau,
de quoi rendre appréciable la vue
panoramique qui s’ouvre au sec depuis
l’avant du salon-bar. Un vent qui fait
tourner les 89 éoliennes du Fryslân qui se
dressent telle une forêt dense dessinant
le plus grand parc éolien offshore jamais
construit au monde sur un plan d’eau
douce.
L’arrivée en fin de journée dans le port
de Lemmer offre le plaisir de se dérouiller
les jambes et de découvrir une petite
ville devenue un centre important pour
les sports nautiques au vu des bateaux à
moteur, yachts et autres voiliers qui y sont
amarrés. La nuit tombe peu à peu, les
boutiques ferment leurs portes et comme
souvent aux Pays-Bas, les grandes baies
vitrées des maisons laissent apparaître le
quotidien des habitants.
Giethoorn, une cité lacustre
aux allures de conte de fée.
Une excursion incontournable mène à ce
bourg pittoresque qui s’étire le long d’un
maillage de canaux qui débouchent sur de
vastes plans d’eau séparés par de petites
Le musée des traditions de la petite ville
îles couvertes de roseaux. Toute la zone
était autrefois une région de tourbières
marécageuses et l’extraction de la
tourbe a donné naissance à des lacs.
Des canaux furent créés pour
transporter la tourbe et des chaumières
furent édifiées sur leurs rives.
Aujourd’hui, on n’extrait plus la tourbe
Balade sur les canaux avec vue sur d’anciennes fermes avec un toit en dos de chameau et de nombreuses passerelles
mais les chaumières sont toujours là
et elles sont devenues de coquettes
maisons pour la plupart chapeautées
de toits de chaume dont certains dans
les fermes sont de forme bombée. En
effet, si les fermes s’agrandissaient, le
terrain en bordure des canaux restant
exigu, elles gagnèrent en hauteur à tel
L’ancienne tour de pesage aujourd’hui un café
Ambiance au Zuiderzee Museum
point que le bâtiment d’exploitation
surplomba la maison d’habitation
créant une dénivellation qu’on appelle
ici «dos de chameau».
A Giethoorn, tout se fait à pied, en
vélo ou en bateau. Les véhicules
sont laissés à l’extérieur du village.
Les maisons précédées de pelouses
fleuries donnent sur le canal principal
enjambé par autant de petits ponts
privés en dos d’âne que d’habitations.
D’autres passerelles sont susceptibles
d’être levées pour permettre le
passage des barques rangées dans les
remises à bateaux. Eglises, restaurants,
boutiques, galeries et un musée
aménagé dans une ferme restaurée
qui retrace la vie d’autrefois sont
autant de petites étapes au fil d’une
promenade après l’inévitable tour en
bateau-mouche, une sorte de char à
bancs flottant qui traverse un des lacs
proches du village car la circulation sur
Le port de plaisance
les canaux se fait à sens unique ! Durant
l’hiver, ce sont les patineurs à glace qui
envahissent le site !
Enkhuizen riche
de son passé florissant.
Autrefois cette petite ville était tournée
vers la mer, l’ancienne Zuiderzee et
la pêche aux harengs y était des plus
prospères. Résidence des chefs frisons et
des seigneurs, membre de la Compagnie
néerlandaise des Indes Orientales, elle
a connu son âge d’or au 17ème siècle.
Mais l’ensablement du port, la création
des polders et la construction de la
grande digue de l’Ijsselmeer portent un
coup d’arrêt à son activité maritime.
Depuis elle exploite les terres de l’arrièrepays
pour y cultiver des plantes à bulbes
et elle a transformé son port d’origine
en un important port de plaisance.
Une promenade libre au cœur de la
vieille ville permet de découvrir de nom-
breux témoignages de son passé prestigieux
: le Drommedaris, une imposante
tour destinée jadis à surveiller l’entrée du
port devenu un agréable café-restaurant,
le Waag ou bâtiment où se pesaient les
marchandises, l’Hôtel de ville de style classique
et de nombreuses belles façades de
style Renaissance dont la décoration sur
les pignons raconte à l’envi la prospérité
historique de cette ville.
Le Zuiderzeemuseum mérite le détour,
il se compose d’un musée couvert mais
aussi d’un musée de plein air visible
depuis les anciens remparts de la ville.
On y trouve une douzaine de bâtiments
ayant appartenu à la Compagnie des
Indes qui évoquent la vie quotidienne
dans les anciens ports de pêche du
Zuiderzee entre 1880 et 1932, date de
la construction de l’Asluitdijk, la «digue
de fermeture». Plus de 130 maisons
provenant de nombreuses localités de la
région y ont été reconstituées pour offrir
un pittoresque village-musée.
Hoorn, une petite
ville historique chaleureuse.
C’est un navigateur hollandais qui doubla
le premier en 1516 la pointe extrême des
Amériques et il donna à ce cap lointain
le nom de la ville natale : le cap Hoorn
simplifié depuis en cap Horn.
Ceci donne la mesure de ce que fut par le
passé ce port retiré dans une baie d’une
mer qui n’est plus maritime. Hoorn était
aussi au même titre que Enkhuizen un
des 6 ports de la Compagnie des Indes
Orientales, et comme sa voisine, elle
tomba dans l’oubli avec la création de la
grande digue de fermeture. Mais la petite
ville fait toujours illusion avec les multiples
bateaux de pêche, filets suspendus à la
pomme, arrimés le long du canal ou à
l’entrée du port. D’autres bateaux et
des yachts racontent qu’ici le regard est
toujours tourné vers le lac. D’anciennes
portes fortifiées gardent les entrées
terrestres de la ville.
De vieilles façades surmontées tour à tour
de pignons en escalier ou en pointe ou
en cloche semblent s’épauler les unes les
autres comme pour mieux compenser leur
inclinaison, à croire qu’elles se penchent
pour mieux dévisager les passants. Il ne
faut pas oublier qu’elles sont construites
sur des palissades ou des piliers en bois
placés dans l’eau…
Il ne faut pas quitter la ville sans un
regard pour les gamins en bronze, plus
vrais que nature, qui sont juchés sur le
parapet du port à côté de la tour fortifiée
Hoofdtoren.
Edam, Alkmaar
et le fromage de Hollande.
Hoorn est le point de départ d’une
excursion en bus qui emmène les
passagers au cœur du fromage de
Hollande avec une première étape à
Edam, une petite ville paisible où le
fromage dit d’Edam était fabriqué
jadis. Aujourd’hui sa production est
industrialisée.
C’est l’occasion d’acheter des petites
boules de fromage colorées, de quoi
prolonger le voyage au-delà de la
croisière.
Autre découverte, Alkmaar connu pour
être la capitale du fromage parce que
cette petite ville a veillé à préserver
son pittoresque marché au fromage
devant le Poids public sur la Kaasmarkt,
un spectacle haut en couleurs qui se
tient chaque vendredi matin de mai à
septembre. Nous y étions en mai, en
dehors de la saison, mais la ville s’est
laissée découvrir avec son charme
provincial et discret typiquement
hollandais. Un canal circulaire, jadis
fortifié, enserre le centre-ville quadrillé de
chenaux ombragés de tilleuls et enjambés
de multiples ponts dont certains sont
encore à levis et en bois. Les venelles
résonnent du tintement des sonnettes de
vélos et débouchent sur des petites places
envahies par des terrasses. Les façades de
brique s’ouvrent sur de larges baies où
les plantes vertes alignées tiennent lieu
de rideaux. On imagine volontiers que le
soir, les lampes s’allument et dévoilent de
charmantes intimités familiales qui laissent
tout un chacun indifférent, comme
partout aux Pays-Bas.
Retour à Amsterdam et
visite de Keukenhof.
Si vous participez à la croisière
du 25 mai il vous sera
possible de visiter Keukenhof,
un domaine de 32
hectares déroulant chaque
année pendant huit semaines
un tapis de millions
de fleurs.
Ici aux Pays-Bas, le plat
pays s’est forgé une réputation
internationale grâce
aux bulbes, exportés dans
le monde entier, principalement
aux Etats-Unis, au
Japon et en Allemagne.
A peine le portail franchi, le
parfum dégagé par les hyacinthes
devient enivrant.
Quelques pas suffisent
pour embrasser du regard
un panorama multicolore,
unique parce qu’éphémère.
En face, à gauche,
à droite, le spectacle est
grandiose. Les allées dessinent
des perspectives
matérialisées par des alignements
d’arbres plus
que centenaires et, surtout,
par des parterres couverts
de fleurs.
C’est la tulipe qui règne
en maître depuis son introduction
en 1593 au pied
des moulins à vent. En effet,
cette fleur déclinée en
une multitude de tons n’est
pas originaire des Pays-Bas,
elle provient d’une région
montagneuse du Caucase
qui faisait alors partie de
l’empire ottoman.
C’est un botaniste, Charles
de Lécluse, originaire d’Arras
et engagé à Leiden,
qui y planta en 1593 le
premier bulbe de tulipe
des Pays-Bas à partir d’une
poignée d’oignons volés
à la cour du sultan Soliman
le Magnifique par un
ambassadeur autrichien
qui les lui céda. Il acclimata
si bien cette fleur que
quelque 50 ans plus tard,
on compte déjà 650 variétés
de tulipes et ce foisonnement
de couleurs et de
formes provoque un tel
engouement que l’on peut
parler de «tulipomania».
Vases et jardins s’adaptent,
les polders gagnés sur la
mer offrent un terrain de
choix et bulbes et oignons
s’exportent avec un label
d’origine … hollandaise.
Aujourd’hui encore, c’est
une des richesses et des fiertés
de nos voisins du Nord.
Elle fait partie des clichés,
à l’instar des sabots ou du
fromage. Les bataves sont
devenus les plus grands
producteurs de fleurs à
bulbes avec 20.000 hectares
de champs. La tulipe,
mais aussi les lys, les
glaïeuls, les narcisses ou encore
les jacinthes colorent
certaines campagnes.
Keukenhof,
c’est en quelque sorte la
vitrine de ce savoir-faire.
La signature
Croisieurope
Sur le MS Victor Hugo. Précurseur
de la croisière fluviale
en France, l’entreprise
affiche aujourd’hui 46 ans
d’expertise et si le fleuve
reste son terrain de jeu favori,
CroisiEurope propose
aussi des croisières côtières.
Le MS Victor Hugo est un
bateau 4 ancres entièrement
réaménagé en 2019
et ses 45 cabines sont disposées
sur 2 ponts avec de
larges vues sur l’extérieur.
La taille du bateau lui permet
de s’amarrer au coeur
des villes et d’offrir aux
passagers cette impression
de voyager presque en
famille.
De plus la pension y est
complète avec les boissons
incluses aux repas et au
bar à l’exception des meilleures
bouteilles.
Le directeur de croisière
et son animateur s’expriment
aisément en français
et en néerlandais et sont
très attentifs à répondre à
toutes les attentes. La Wifi
fonctionnelle est également
gratuite. Il ne reste
plus qu’à choisir l’une ou
l’autre excursion facultative,
penser aux pourboires
éventuels auprès des
guides et dans la cagnotte
du bateau.
Les prochaines croisières
sur l’Ijsselmeer sont programmées
à partir de mai
2025 jusque qu’en octobre
2025.
HOLLANDE
Keukenho
le printemps de l’Europe
Plume : Christiane Goor - Capture d’Images : Charles Mahaux
1092
f
Fermé l’année dernière pour
cause de pandémie, Keukenhof, le
plus grand parc floral du monde,
aurait dû cette année ouvrir ses
portes du samedi 20 mars au
dimanche 9 mai inclus afin de
pouvoir y admirer les parterres de
fleurs à bulbes.
Tout est fin prêt, le parc commence
déjà à fleurir mais voilà, ce
10 mars, la décision est tombée,
Keukenhof restera fermé jusqu’à
nouvel ordre, toujours en raison
de la pandémie. Comme les excursions
hors de nos frontières ne
s’annoncent possibles qu’à partir
du 18 avril, on peut rêver que
d’ici là l’interdiction soit levée et
la saison des fleurs battra encore
son plein ! Sachez toutefois que
les billets ne peuvent être commandés
qu’en ligne et ils sont
valables à date fixe avec une
heure d’arrivée imposée dans un
créneau horaire prédéterminé.
Toute modification voire même
annulation peut cependant se
faire jusqu’à 7 jours avant l’arrivée
via le lien prévu dans l’e-mail
de confirmation d’achat. Vous voilà
prévenus ! En attendant nous
vous offrons ici une petite visite
virtuelle inspirée par un voyage
précédent.
1093
A peine le portail franchi, le parfum devient
enivrant. Quelques pas suffisent
pour embrasser du regard un panorama
multicolore, unique parce qu’éphémère.
En face, à gauche, à droite, le spectacle
est grandiose. Les allées dessinent des
perspectives matérialisées par des alignements
d’arbres plus que centenaires
et, surtout, par des parterres couverts de
fleurs. Nous sommes à Keukenhof, un domaine
de 32 hectares déroulant chaque
année pendant huit semaines un tapis de
millions de fleurs. Ici aux Pays-Bas, le plat
pays s’est forgé une réputation internationale
grâce aux bulbes, exportés dans le
monde entier, principalement aux Etats-
Unis, au Japon et en Allemagne.
La tulipe,
originaire du Caucase
C’est la tulipe qui règne en maître depuis
son introduction en 1593 au pied
des moulins à vent. En effet, cette fleur
déclinée en une multitude de tons n’est
pas originaire des Pays-Bas, elle provient
d’une région montagneuse du Caucase
qui faisait alors partie de l’empire ottoman.
C’est un botaniste, Charles de
Lécluse, originaire d’Arras et engagé à
Leiden, qui y planta en 1593 le premier
bulbe de tulipe des Pays-Bas à partir
d’une poignée d’oignons volés à la cour
du sultan Soliman le Magnifique par
un ambassadeur autrichien qui les lui
céda. Il acclimata si bien cette fleur que
quelque 50 ans plus tard, on compte
déjà 650 variétés de tulipes et ce foisonnement
de couleurs et de formes
provoque un tel engouement que l’on
peut parler de « tulipomania ». Vases et
jardins s’adaptent, les polders gagnés
sur la mer offrent un terrain de choix et
bulbes et oignons s’exportent avec un
label d’origine … hollandaise.
1094
Aujourd’hui encore, c’est une des richesses
et des fiertés de nos voisins du
Nord. Elle fait partie des clichés, à l’instar
des sabots ou du fromage. Les bataves
sont devenus les plus grands producteurs
de fleurs à bulbes avec 20.000
hectares de champs. La tulipe, mais
aussi les lys, les glaïeuls, les narcisses ou
encore les jacinthes colorent certaines
campagnes. Keukenhof, c’est en quelque
sorte la vitrine de ce savoir-faire.
Une centaine d’entreprises auréolées de
l’appellation enviée «Fournisseurs de la
Cour» livrent leurs bulbes qui sont plantés
par millions entre la fin septembre et
les premières gelées, de manière à offrir
un spectacle haut en couleurs de mars
à mai. Pour rendre encore plus féérique
ce magnifique parc arboré, les dizaines
de jardiniers recourent à la technique
de plantation en étages. En pratique,
les bulbes sont plantés les uns au-dessus
des autres : les tulipes tardives sont
placées le plus en profondeur, sous les
tulipes précoces et les crocus. De quoi
renouveler les parterres qui jalonnent la
promenade dans ce site historique. Les
vestiges du château Teyligen sont ainsi
encore visibles. Ce domaine a appartenu
à la Comtesse de Hollande, Jacoba van
Beieren, de 1401 à 1436. C’est ici qu’elle
chassait et recueillait des fruits, des légumes
et des fines herbes pour les cuisines
du château, raison pour laquelle,
dit-on, le nom de Keukenhof (littéralement
La Cour des Cuisines) s’est imposé.
Sur place, on vous explique que les fondements
du parc actuel remontent à
1840 et portent la griffe des architectes
paysagistes concepteurs du célèbre parc
Vondel à Amsterdam. C’est au maire de
Lisse, la bourgade toute proche qu’est
revenue l’initiative de lancer ce jardin
d’agrément en 1949 avec la collabora-
1095
1096
tion de professionnels de l’horticulture.
Depuis lors, le succès ne se dément pas:
Keukenhof accueille bon an mal an 1,5
millions de visiteurs du monde entier, parmi
lesquels de nombreux Belges. Et plus
de 18 sortes d’oiseaux migrateurs…
Un cadre changeant
Progressivement, cette véritable institution
a multiplié les facettes de ces cadeaux
de la nature. En bordure de pièces
d’eau appréciées par les cygnes et les
canards ou au sommet de petites buttes,
la vision de ces fleurs ne lasse pas, d’autant
que le cadre naturel se modifie sans
cesse au fil de la promenade. Les arbres
le plus souvent majestueux modifient
ainsi les perspectives et créent des ambiances
diversifiées. Centenaires ou non,
ils sont l’objet de toutes les attentions :
tous les 5 ans, un avion survole le parc
pour les photographier suivant la technique
de l’infrarouge, de façon à s’assurer
qu’ils sont encore tous sains. Le
gazon vert vif - plus de 6.500 kilos de
graines d’herbe sont semés annuellement
! - contribue à donner plus d’éclat
à la toile de fond.
Au gré des sentiers, on découvre tour
à tour des jardins à thème. Ici, dans le
Jardin naturel, bulbes et plantes vivaces
sont revenues à l’état sauvage. Là, dans
le Jardin de la musique, on se laisse bercer
par les mélodies. Plus loin, dans le
Jardin historique, le franchissement des
portes en bois marque une remontée
vers le Moyen Age. A l’abri des murs,
les fines herbes particulières rappellent
l’époque de l’ancienne maîtresse des
lieux, Jacoba van Beieren. Plus récent,
le Jardin japonais, situé aux environs du
moulin qui offre un magnifique panorama
depuis sa terrasse, symbolise des
liens vieux de 400 ans entre le Japon et
les Pays-Bas.
Art et horticulture
Pour procurer un plaisir supplémentaire
aux promeneurs, les responsables de
Keukenhof ont agrémenté les lieux avec
une série d’œuvres d’art. Il existe même
un itinéraire de statues ainsi que des expositions
de photos et de peintures dans
différents pavillons. Le domaine abrite
en effet sur ses terres plusieurs espaces
couverts particulièrement appréciés lors
des jours de pluie. Ces pavillons mettent
en valeur, entre autres, des expositions de
fleurs coupées ou sont dédiées à des essences
particulières comme les orchidées,
les bambous ou encore les lys.
Avec un tel menu, une journée de visite
paraît finalement bien courte. Pourtant,
il serait dommage de mettre directement
le cap sur la Belgique. A peine sorti du domaine,
en empruntant les petites routes
des campagnes avoisinantes, les champs
de fleurs foisonnent. Plus vrais que nature
évidemment. Les bandes de différentes
couleurs alternent pour le plus
grand plaisir des yeux. Quelle beauté ! Le
bouquet de tulipes sur la table du salon
au retour ne constituera qu’un maigre
souvenir de cette escapade originale.
Infos pratiques :
Sachez qu’à l’automne, fin septembre,
le parc est métamorphosé en un grand
marché proposant un large assortiment
de fleurs à bulbes mais aussi
des articles apparentés, comme par
exemple des décorations pour les fleurs,
du mobilier de jardin, des clôtures et
des objets ornementaux, nostalgiques
et chaleureux. Pour réserver des billets
et obtenir davantage d’informations :
www.keukenhof.nl/fr/
1097
L’île néerlandaise
de Texel,
Plume : Christiane Goor
Capture d’Images : Charles Mahaux
Le phare de Corksdorp
Une escapade idéale à 350 km de chez nous !
Une destination parfaite en famille ou entre amis d’autant que l’île
est petite avec ses 20 km du Nord au Sud et 9 km d’Ouest en Est,
ce qui permet de limiter ses déplacements tout en faisant le plein
de découvertes entre charmants villages, longues plages de sable
presque blanc et réserves naturelles ombragées.
La plage découverte depuis le phare de Corksdorp
Dès le départ, on se met en mode slow
détendu car les Pays-Bas imposent une
limitation de vitesse à 100 km heure plutôt
bien respectée, de quoi s’imprégner du
paysage qui devient bucolique au-delà
d’Amsterdam, à l’approche de Alkmaar.
Objectif, rejoindre le port de Den Helder
d’où part le ferry vers Texel.
Attention, le ferry ne se réserve pas, il y
en a un toutes les heures et en période
d’affluence toutes les 30 minutes.
Le billet scanné à l’entrée du port sert aussi
au retour. Info : www.teso.nl
Texel à la pointe nord des Pays-Bas est
la première et la plus grande des îles de
l’archipel des Wadden.
Sur le pont du ferry, on est déjà fouetté par
l’air vivifiant du Grand Nord mêlé de coups
de vent qui ne nous quittera plus dès qu’on
longe la côte.
Paysages variés et enchanteurs.
Sur sa côte Ouest et Nord, la mer du Nord
poursuit son travail de sape alimenté par
le vent. On y trouve d’immenses plages de
sable très clair bordées par de hautes dunes
plantées d’oyats, dénommés «roseau des
sables», destinés à empêcher que le sable
ne soit emporté par les vents. Elles font
le plaisir des enfants pendant que leurs
parents installés sur des terrasses surélevées
profitent de cet horizon marin à l’abri du
vent. Ce large rideau de dunes appartient
au réseau européen Natura 2000 et est
intégré au Parc national des Dunes balisé
de nombreux sentiers de balades.
L’une d’elles mène à une zone naturelle
protégée, de Slufter, une lagune qui s’est
créée lorsqu’en 1858, une violente tempête
a emporté une digue permettant à la marée
de s’écouler dans les terres pour y dessiner
des marais salants à la biodiversité unique.
Une partie de la zone est interdite à la
promenade pour protéger la reproduction
Le Boulevard des oiseaux derrière la digue de la côte orientale de Texel
des nombreux oiseaux et il est primordial
de s’en tenir aux sentiers balisés. Cliquezici
pour voir : www.npduinenvantexel.nl
Au-delà des dunes, des forêts de conifères,
auxquels se sont ajoutés plus tard des arbres
à feuilles caduques, ont été plantées au
début du 20ème siècle, modifiant l’aspect
de ces terres dépourvues d’arbres à l’origine.
Elles ont enrayé quelque peu le déplacement
du sable et offrent surtout une aire de
promenades bien agréable pour échapper
au vent.
Sur la côte Est léchée par la mer des Wadden,
le paysage est plutôt plat avec des bancs de
sable de plus en plus grands à marée basse
créant des vasières riches en nutriments,
l’occasion d’y observer quelques phoques
mais surtout les centaines d’oiseaux
migrateurs qui y font escale durant leur
voyage vers l’Afrique. Renseignez-vous
sur les horaires des marées avant de vous
lancer dans une randonnée sur la plage. Le
plus simple est aussi de se percher sur la
haute digue qui longe la côte et protège les
terres des assauts de la marée.
Le cœur de l’île se partage entre champs
agricoles et pâturages où gambadent
des centaines d’agneaux en cette saison
printanière. Texel compterait environ 16.000
moutons qui chaque année donnent naissance
à près de 20.000 agneaux attendrissants qui
captent tous les regards.
Le mouton-providence
Si l’île de Texel vous était inconnue, peutêtre
associez-vous déjà Texel à une race de
mouton originaire en fait de l’île éponyme
et introduite en France depuis 1933 sous
la dénomination de «Texel français». Une
race d’herbage et de plein air renommée
pour sa production de viande et de laine.
Sur l’île de Texel qui compte quelque 13500
habitants il y a donc plus de moutons
que d’habitants et ils sont les véritables
En haut, Woolness, en bas et à droite, des moutons trop mignons.
fournisseurs des produits en laine Texel.
Il faut savoir que la laine de ces moutons
est exceptionnellement douce et isolante.
Comme ils vivent dehors, profitant du vent
frais et de l’air marin, ils produisent plus de
graisse de laine, la lanoline, ce qui donne
à leur toison une texture unique. Tout un
commerce est dédié aux produits en laine
de Texel, depuis les pantoufles jusqu’aux
tapis en passant par les manteaux et des
peaux médicinales qui préviennent les
douleurs articulaires. Deux expériences
méritent d’être vécues pour en comprendre
au mieux les mérites.
La première, unique en son genre, se vit
dans le Spa du Boutique Hôtel Texel. Un
« woolness » à savoir un bain de laine qui
consiste en un enveloppement complet
du corps nu dans de larges pans de laine
douce et chaude. Couché sur une peau
de mouton, on se laisse envahir par une
détente sans pareil. La lanoline contenue
dans la laine hydrate et prend soin de la
peau. Par ailleurs les pieds et les mains sont
préalablement massés avec de la crème de
mouton riche en lanoline. Une demi-heure
plus tard, on se sent détendu voire même
revitalisé et on regrette que ce soit déjà
terminé… www.hoteltexel.nl
La seconde, plus ludique, vous emmène
dans la ferme ovine De Waddel qui se situe
entre Den Burg et Oudeschild, dans le lieudit
Hoge Berg, soit « haute montagne »
d’une quinzaine de mètres de haut, créée
par des retenues d’argile à l’ère glaciaire il
y a quelque 150000 ans. La ferme de Jan-
Willem Bakker élève des moutons depuis
huit générations et leur maison fête cette
année ses 500 ans d’âge ! Ils sont soucieux
de partager leur amour pour leur bétail
et à ce titre accueille volontiers les écoles
primaires qui découvrent durant 3 heures ce
qu’est le travail d’un éleveur de moutons.
Les visiteurs sont également les bienvenus
sur rendez-vous s’ils sont prêts à endosser
le rôle d’un éleveur de moutons.
L’heure du dîner, les moutons accourent
La rencontre commence vers 15h autour
d’une tasse de café pour y apprendre
quelle est la vie de Jan-Willem qui en parle
avec volubilité. Ensuite on grimpe dans la
charrette déjà chargée de foin et de sacs de
grains, on peut aussi s’asseoir sur le quad
aux côtés du chauffeur. On fait ainsi le tour
des pâturages cernés de «tuunwallen»
à savoir des murs de jardins formés à
partir de gazons empilés depuis plusieurs
siècles pour former des clôtures de terrain
qui offrent en même temps une grande
diversité de flore : outre des pruneliers,
on y trouve des fougères de chêne et des
oreilles de souris qui attirent de nombreux
insectes. Les moutons accourent vers leur
maître qui les siffle et se bousculent autour
du quad tandis que chacun armé d’un
petit seau rempli de graines distribue la
nourriture dans les mangeoires.
Une expérience inoubliable surtout en
cette saison où les agneaux se laissent
encore prendre dans les bras. On termine
par un tour dans la boutique de la ferme
pour repartir avec des saucisses séchées de
mouton ou des morceaux de fromage de
brebis. en savoir plus : https://dewaddel.nl
7 villages pittoresques.
Le premier village que l’on traverse en
pénétrant sur l’île est Den Hoorn qui se
caractérise par sa belle église du 15ème
curieusement située à l’extérieur du village.
Dotée d’une haute tour blanche, elle a
longtemps servi de phare. On y trouve de
nombreuses galeries d’art qui rassemblent
les artistes locaux et non loin de là, une
«zeepmakerij», à savoir une savonnerie
qui propose des produits artisanaux
surprenants. Outre les adorables savons en
forme de mouton, on peut y admirer des
bougies fabriquées à petite échelle mais
la gamme Texel y est importante : phare,
mouton, piquet de plage, … sans oublier
les longues bougies joliment colorées.
Autre activité artisanale, la distillerie à petite
échelle où se fabrique du genièvre, de l’eau
L’église de Den Horn avec sa tour blanche
de vie mais aussi du whisky labellisé Texel.
Le lieu idéal pour acheter des souvenirs
à prix plus doux que dans les boutiques.
www.landgoeddebontebelevenis.nl
Vers le Nord sur la côte occidentale, De Koog
a tous les atouts d’une station balnéaire en
format de poche avec sa rue principale, la
Dorpstraat, bordée de glaciers, de terrasses
de cafés animées, de restaurants offrant
des spécialités locales mais aussi des
cuisines internationales, et de boutiques
de souvenirs et de vêtements. L’accès à la
mer est aisé, seules deux rangées de dunes
séparent le village de sa plage où sont
installés plusieurs pavillons. C’est ici que la
vie nocturne devient festive.
Le plus septentrional mais aussi le village le
plus jeune de l’île, De Cocksdorp est surtout
connu par sa proximité avec le phare de
Texel qui dresse son iconique tour rouge
de 34m visible de loin. Il offre une vue
spectaculaire sur l’île frisonne proche de
Vlieland et bien sûr sur la mer des Wadden
qui croise ici la mer du Nord. A ses pieds
une immense plage qui ne demande qu’à
être foulée…
Sur la côte orientale, Oudeschild est le
dernier port important de l’île vieux de
plusieurs siècles où il est possible d’observer
des cotres de pêcheurs ou petits voiliers à
un seul mât qui possèdent plusieurs focs,
des navires de croisière, des navires de
travail et de charge et quelques bateaux
de plaisance. C’est aussi le seul village situé
directement en bord de mer à l’abri derrière
une haute digue. C’est ici qu’il faut visiter
le musée Kaap Skil pour tout apprendre sur
Den Burg : Capitrale de Texel
les routes maritimes de Texel, le travail des
pêcheurs mais aussi celui des Jutters, les
pilleurs d’épaves. Venir à Oudeschild c’est
aussi l’occasion de manger du poisson frais
du jour proposé dans une sorte de fastfood
poissonnerie.
Oosterend, sans doute le plus beau village
de Texel, avait jadis son propre port mais il
s’est envasé au 19ème siècle et les pêcheurs
se sont tournés vers Oudeschild. Ce village
semble s’être figé dans le temps avec
son centre historique qui gravite autour
de l’imposante Maartenskerk du 12ème
siècle. Toutes les ruelles sont bordées de
magnifiques maisons patrimoniales qui
présentent pour la plupart de belles façades
qui se terminent en triangle souvent orné
de corniches blanches.
De Waal, le plus petit village de Texel
avec environ 400 habitants est surtout
au croisement de toutes les directions au
cœur de l’île. Une ambiance tranquille avec
ses maisons et fermes historiques.
Last but not least, Den Burg, la capitale
de l’île qui accueille près de la moitié des
habitants de l’île, ce qui lui vaut un centreville
très animé avec de nombreuses terrasses
et de jolies boutiques idéales pour trouver des
souvenirs et combler les envies de shopping.
Comme elle se situe au centre de l’île elle
offre de multiples escapades surtout pour
les amoureux du vélo. 140 pistes cyclables
attendent les passionnés des deux roues
mais n’oubliez pas que le vent toujours
présent vous jouera des tours. La plage n’est
qu’à 6 km de Den Burg. Texel est à coup sûr
un coin de paradis préservé pour ceux qui
aiment la nature. Laissez-vous guider par le
rythme des habitants et vous en reviendrez
ressourcés, voire même vivifiés surtout si
vous n’hésitez pas à louer un vélo pour
longer des pistes plus sauvages que les
routes destinées aux voitures.
INFOS.
L’office du tourisme incontournable VVV
Texel avec un bureau à Den Burg www.
texel.net est le point de référence pour
toute question concernant l’île ainsi que
pour la réservation d’un hébergement.
Quand y aller : c’est une destination toutes
saisons mais le printemps et l’automne
nous semblent préférables car l’été serait
bondé semble-t-il avec énormément de
touristes allemands et néerlandophones.
De plus Texel compte parmi les régions les
plus ensoleillées des Pays-Bas, sans doute
grâce au vent qui balaie le ciel et chasse les
nuages. Si vous êtes séduits par le spectacle
des agneaux gambadant dans les prés
en compagnie de leur mère, choisissez le
printemps. C’est début juin que les jeunes
sont sevrés et séparés des brebis.
Den Hoorn www.paal9.nl. Sachez que
l’île compte un restaurant étoilé Michelin
à Den Hoorn chez Bij Jef qui achète sa
viande de mouton chez Jan-Willem Bakker
à la ferme De Waddel www.bijjef.nl
Hébergement : Nous avons eu l’occasion
de découvrir une des villas dites de luxe du
parc de vacances à De Koorn
www.koorn-aar.nl/ontdek-ons-park/
faciliteiten
Une adresse tout confort et bien agréable
pour se retrouver en fin de journée sur
une terrasse protégée si l’on choisit de se
préparer un repas dans une cuisine super
équipée. 3 chambres, 2 salles de bain, tout
y était. Avec un peu de chance le soir ou
le matin on croisait des lapins heureux de
vivre entre dunes et forêts. Le parc propose
également des chaumières plus abordables.
Stationnement : Il est payant dans tous
les villages et aux accès aux plages de
Texel. Grâce au Texelvignet vous pouvez
vous garer presque partout sans souci car
la plaque d’immatriculation est enregistrée.
Dans certaines zones très fréquentées
signalées avec des lignes bleues et des
panneaux il faut placer un disque bleu
valable une heure www.texelvignet.nl
Gastronomie : Sachez que où que vous
mangiez, la table est toujours généreuse,
avec des assiettes plus garnies que celles
que l’on rencontre d’habitude. Nous avons
apprécié le lunch du Boutique Hotel Texel
mais aussi la carte de deux pavillons de
plage, le Club 17 à De Koog :
www.paal17.com/club17 et le Paal 9 à
1114
INDE
AU FIL DU BRAHMAPOUTRE
1115
Au fil du Bra
AU FIL DU BRAHMAPOUTRE,
UN LARGE BOULEVARD FLUVIAL EN TERRE D’ASSAM.
Des Sept Soeurs de l’Inde, l’Assam est une région auréolée
de mythes et de mystères.
Carrefour des peuplades à la recherche des terres fertiles irriguées par le Brahmapoutre,
cet Etat du Nord-Est de l’Inde vous réserve bien des surprises.
Plume : Christiane Goor - Capture d’Images : Charles Mahaux
hmapoutre
Quand on interroge les uns
et les autres, l’Assam évoque
d’abord, voire même uniquement,
un thé noir à la
palette aromatique spécifique,
à la fois fort, épicé et
légèrement malté.
SAVEZ-VOUS qu’il n’existe
en fait que deux variétés
naturelles du théier (camelia
sinensis) utilisées en culture
: la variété sinensis (chinoise)
cultivée dans des plantations
de haute altitude pouvant
subir des températures
basses et la variété assamica
baptisée ainsi par Robert
Bruce, un major écossais, qui
l’a découverte dans la jungle
de l’Assam. Celle-ci s’épanouit
dans des zones plus
tropicales pouvant connaître
de fortes pluies et s’est développée
dans les colonies
1118
britanniques. Par contre en
remontant le Brahmapoutre,
c’est en vain que vous chercheriez
ces «jardins de thé»
tant le lit du fleuve peut être
large, jusqu’à atteindre une
vingtaine de kilomètres. Parsemé
d’îlots et de bancs de
sable mouvants qui obligent
les bateaux à serpenter
dans ce paysage insolite et
unique, il offre pourtant le
plus beau des voyages pour
découvrir cette région isolée
et méconnue.
UN PEU DE GÉOGRAPHIE
ET D’HISTOIRE.
La Brahmapoutre prend sa
source au Tibet, près du
mont Kailash dans un glacier
de l’Himalaya, et il dévale
ensuite vers l’Inde où il traverse
l’énorme appendice
territorial en forme de main
tendue vers le Sud-Est asiatique
qui compte 7 états
indiens interdépendants les
uns des autres donnant ainsi
naissance aux «Sept Sœurs».
Cette partie de l’Inde n’a
que 21 km de frontière commune
avec le reste du pays
! Par contre elle est cernée
par le Pakistan, le Tibet, le
Népal, le Bhoutan, le Bangladesh
et le Myanmar.
L’Etat central de ce vaste
territoire essentiellement
montagneux est l’Assam,
le seul à être caractérisé
par une large vallée fertile
arrosée d’Est en Ouest sur
près de 725 km par le fleuve
qui prend ici le nom de
Brahmapoutre, du sanscrit
signifiant «fils de Brahmâ».
En Assam il se subdivise en
une multitude de bras et
de canaux à la géographie
changeante. Des milliers
d’îles créées par l’accumulation
d’alluvions puis
lessivées et érodées par le
courant fournissent un habitat
précaire aux nomades
indiens éleveurs de vaches.
Il entre enfin au Bangladesh
où il change de nom avant
1119
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de se jeter 290 km plus loin
dans le golfe du Bengale à
travers l’immense delta du
Gange, le plus grand delta
du monde !
Les Ahoms, une tribu d’origine
shan (thaï), envahirent
la rive sud du Brahmapoutre
au 13ème siècle et ils s’étendirent
progressivement dans
toute la vallée qu’ils dominèrent
jusqu’en 1810, date
de l’éphémère conquête
par les Birmans rapidement
chassés par les Anglais qui
annexèrent la région. L’arrivée
des Ahoms est un véritable
tournant historique, les
érudits estiment c’est cette
dynastie qui a régné plus
de six siècles qui a donné
son nom à l’Etat. Au fil du
temps ils s’hindouisèrent
et construisirent même des
temples aux divinités du
panthéon brahmanique.
L’implantation d’une multitude
d’ethnies dans cette
mosaïque de paysages reflète
des vagues d’immigrations
successives, venues du
Tibet et d’Asie du Sud-Est.
Dans les plaines, des « tribus
du thé » sont arrivées
de l’Est de l’Inde avec les
planteurs de l’empire colonial
britannique et elles
travaillent encore dans les
plantations. Ce brassage de
population confère à l’iden-
tité assamaise une richesse
culturelle indéniable d’autant
que les différentes communautés
coexistent en paix
avec leurs propres traditions,
codes vestimentaires et
mode de vie.
LES HUMEURS
DU BRAHMAPOUTRE.
Le Brahmapoutre n’est que
démesure : son lit atteint
par endroits 20 kilomètres
de large, les bancs de sable
mouvants y sont des déserts.
A la passerelle, il faut toute
la science du pilote pour
permettre au timonier de se
faufiler en eau profonde. En
cas de doute des matelots
décrochent la barque qui
nous sert de navette pour
rejoindre les rives afin de vérifier
la profondeur du fleuve
en aval pour mieux guider le
pilote. Il suffit de découvrir
les habitants, hommes et
femmes, s’activant à remplir
des sacs de sable pour
construire des digues afin
de renforcer les berges et
ailleurs les lignes d’échafaudages
en bambou dressés à
même le fleuve pour tâcher
d’en diriger le courant pour
comprendre combien les
crues de la mousson sont
redoutées.
Inutile de rêver d’une croisière
sur le Brahmapoutre
entre mai et septembre, car
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alimenté par les pluies, le
fleuve se gonfle et envahit
tout, avalant les berges,
noyant les cultures, détruisant
les maisons. Des cours
d’eau aléatoires naissent
et se répandent hors de
contrôle dans les plaines, y
déposant de riches alluvions
qui ramènent les habitants
dès que le fleuve se pacifie.
Comme il n’est pas possible
de naviguer la nuit, chaque
soir le bateau jette l’ancre au
milieu du fleuve, au moment
du coucher du soleil qui
tombe tôt, vers 16h30, inondant
le Brahmapoutre de sa
lumière flamboyante.
Tôt matin, la brume assourdit
les couleurs et estompe
les contours. C’est l’heure du
départ qui se fait en douceur.
Depuis le pont, le regard
se perd dans ce décor
de bancs de sable presque
lunaires, de rares pêcheurs
relèvent des carrelets avant
que le soleil ne soit trop
haut dans le ciel, tout se fige
ensuite. Mais chaque jour
nos escales nous racontent
la vie qui se déroule le long
du fleuve.
RENCONTRE
AVEC LES VILLAGEOIS.
A l’approche des villages,
nous embarquons sur notre
navette qui vient s’accrocher
à un pieu enfoncé dans le
sable. Notre passerelle mobile
est lancée vers la terre
et avec le secours ferme
des membres de l’équipage
nous grimpons les talus.
Rien ne laisse présager la
présence d’un hameau si ce
n’est la nuée d’enfants rieurs
qui nous ont vus arriver et
qui surveillent notre ascension
avant de s’encourir vers
le village. Nous visiterons
deux villages, l’un moins
1123
riche que l’autre. Le premier
est occupé par des membres
de la communauté indigène
Mising d’origine chinoise,
qui sont installés en Assam
depuis le 10è siècle.
Une cinquantaine de maisons
toutes construites sur
pilotis, à la fois pour éviter
les inondations mais aussi
pour abriter sous la charpente
un métier à tisser
car les femmes Mising sont
passées maîtresses dans
l’art du tissage d’étoles et de
couvertures dans des tons
très colorés qui séduiront
quelques-unes parmi nous.
Ici on vit presque en autarcie,
de l’élevage de vaches
et de chèvres mais aussi de
cochons noirs idéaux pour
maintenir le village propre
et d’une basse-cour piaillante.
Comme c’est le printemps,
tous ces animaux sont accompagnés
de leurs petits
et c’est un vrai plaisir de
saisir la vie qui se disperse
joyeusement autour de
nous.
Le second village déroule
de part et d’autre de la piste
des petits bassins de retenue
d’eau, des auges autour
desquelles se retrouvent des
vaches et leurs veaux, des
potagers soignés et riches
d’aubergines, de piments,
de maïs ou de courges, des
meules rondes de pailles de
riz, une richesse qui nous
surprend mais ici, des petites
camionnettes viennent
chercher les légumes et les
sacs de riz ou de maïs pour
les revendre à la ville relativement
proche.
Les enfants courent autour
de nous en riant et leurs parents
nous invitent à découvrir
leur habitation ou leur
cour autour de laquelle s’est
installée toute une famille
au fil des générations. Un
visage souriant sur le seuil
d’une maison suspendue en
bambou tressé, un bavardage
interrompu au lavoir
alimenté par une pompe
sans doute reliée à la rivière
aux eaux stagnantes en
cette saison, l’humble lessive
tendue sur des clôtures
ou sur un bambou posé sur
deux piliers, les pistes en
terre bordées de bananiers,
de papayers et de cocotiers
lourds de fruits, autant d’instantanés
qui se retrouvent
dans chaque village et qui
s’impriment dans nos mémoires
et ne nous laissent
pas indemnes.
Les villages de nos arrière
grands-parents ne ressemblaient-ils
pas à ceux-ci ?
Labeur lié à la terre, simplicité
dans les besoins, tout un art
de vivre qui certainement
évoluera au vu des nombreux
smartphones qui surgissent
dans les mains des
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1125
adolescents qui réclament
des selfies.
La propreté des lieux qui
nous surprendra dans ces
villages se retrouve également
dans le marché
hebdomadaire que nous
visiterons tôt matin. Notre
directrice de croisière a
imaginé un petit jeu qui
exige que chaque couple de
voyageurs après avoir hérité
d’un petit papier accroché
à un billet de 50 roupies
se charge de ramener au
bateau un légume que le
sort aura désigné. Pas de
panique, une traduction est
également proposée sur
notre message. C’est ainsi
que nous déambulerons
entre les étals très colorés
avec des monticules de légumes
posés à même le sol.
Pour 50 roupies soit 0,75 €
nous avons ramené deux kilos
de belles carottes toutes
nettoyées. Les marchands
se sont prêtés au jeu, l’occasion
de noter que seuls les
hommes tiennent les rênes
du marché tant les vendeurs
que les acheteurs. On imagine
que ce sont les femmes
qui ont nettoyé les légumes
après la récolte !
FIERS D’ÊTRE ASSAMAIS !
Les femmes vêtues de saris
colorés, les vaches errantes
dans les rues, les rickshaws
bariolés (électriques !), une
population typée et souriante,
on est bien en Inde
mais ici la densité de la population
est moins importante
et même les villes sont
globalement plus paisibles
et propres, les devants des
maisons régulièrement balayés
et surtout le trafic est
nettement moins envahissant.
Bien sûr la capitale Guwahati
est plus chaotique avec des
édifices modernes de béton
et de verre peu séduisants
mais le cœur de la vieille ville
est imprégné de la culture
locale avec ses palmiers, ses
étangs, ses petites maisons
traditionnelles et d’anciennes
demeures coloniales.
De plus la ville s’étire au pied
d’une colline où se dresse un
temple sacré, le mandir de
Kamakhya, un des centres
de pèlerinage les plus importants
de l’Inde car il abrite
dans une grotte une fissure
dans la roche en forme de
vulve qui serait le pendant
du lingam, symbole de Shiva.
Le déesse-mère Kamakhya,
la jeune fiancée de Shiva,
y est vénérée au point que
chaque jour une chèvre lui
est sacrifiée ! La seule occasion
de nous immerger pieds
nus comme il se doit au
cœur d’une foule dense.
Tezpur nous séduira davantage
avec ses parcs soignés
autour de bassins aux allures
de lacs où il est même possible
de louer une barque
pour une balade roman-
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tique. Le Cole Park créé en
1906 sur un ancien site archéologique
du 9ème siècle
est parsemé d’étonnantes
pierres sculptées qui ont été
récupérées sur les ruines
d’anciens temples et palais.
Ce musée à ciel ouvert suscite
la curiosité, comme les
gravures de danseurs saisis
dans des poses exquises ou
des groupes de nymphes
alignées sur des panneaux
de pierre. Autre temple, le
Da Parbatia, à la fois site
touristique et religieux
encore vénéré aujourd’hui
même s’il subsiste en ruines
à l’exception de l’encadrement
d’une porte ornée des
déesses Ganga et Yamuna.
A l’image des sites de
Tezpur, nous découvrirons
d’autres temples au fil de la
croisière qui racontent tous
la ferveur des Assamais qui
viennent s’y recueillir un
instant, déposant une obole
ou plus souvent une assiette
chargée de fruits et de fleurs
et poursuivant ensuite leurs
promenades au travers du
site toujours jonché d’anciennes
ruines rassemblées
sur place. Un peu comme si
cette démarche était aussi
l’occasion de rencontres
entre les habitants, particulièrement
les jeunes adolescents.
Nombreux sont
ceux et celles qui arborent
à cette occasion un « sadar
», à savoir une écharpe
blanche tissée de motifs
floraux rouges, jadis portée
par les pêcheurs et les paysans
pour éponger la sueur,
aujourd’hui devenue symbole
de l’identité assamaise
au point qu’elle nous sera
offerte en cadeau, témoignage
d’accueil.
L’île de Majuli qui fut jadis
l’une des plus grandes îles
fluviales du monde (1250
km2) a perdu en un siècle
deux-tiers de sa superficie,
rongée par les eaux du
fleuve et certains prédisent
qu’elle disparaîtra d’ici 20
ans. Pourtant elle est un
autre haut lieu de pèlerinage
et le berceau d’une
tradition religieuse unique
tournée autour de Vishnu et
son principal avatar Krishna.
On y trouve une vingtaine
de sattras, à savoir des monastères
hindouistes où des
moines développent depuis
le 15ème siècle des pratiques
spirituelles uniques
caractérisées par un art
classique majeur, le sattriya,
reconnu comme un des plus
grands arts du spectacle traditionnel
indien. Il s’agit d’un
style de danse et de chant
dramatique qui raconte un
hindouisme pétri d’humanité
et d’égalité. Une visite est
incontournable d’autant que
les monastères, des lieux
paisibles qui n’ont rien de
spectaculaire, sont ouverts à
tous et on devine qu’ici les
habitants vivent en semi-au-
1129
tarcie, à l’écart du temps.
L’incontournable parc national
Kaziranga.
Ce parc classé au patrimoine
mondial de l’Unesco
qui couvre quelque
430 km 2 s’étire le long du
Brahmapoutre sur environ
60 km, offre une première
opportunité d’observation
des animaux, entre autres
des éléphants ! Mais notre
safari réparti sur une journée
et demi pour avoir l’occasion
de parcourir en jeep 3
secteurs du parc sur 4 nous
donnera la chance de voir
de nombreux animaux. Le
plus emblématique est le
rhinocéros unicorne, une
espèce endémique en Inde
mais les deux tiers de la population
vivent ici éparpillés
dans de vastes prairies dont
les herbes courtes en cette
saison offrent davantage de
chance de les apercevoir.
On croisera également
des éléphants en train de
s’abreuver dans un des
nombreux points d’eau qui
parsèment le parc où des
buffles dotés de cornes gigantesques
aiment se vautrer
dans la boue. Des cerfs
des marais et des cerfs-cochon
aux cornes droites et
courtes occupent les prairies
en grand nombre et ne se
laissent guère impressionner
par nos véhicules. Le
secteur situé à l’Est est plus
boisé parsemé entre autres
de hauts kapokiers fleuris
de belles corolles rouges.
Ils attirent des myriades
d’oiseaux dont certains
captivent le regard tant
ils sont colorés comme le
martin-chasseur de Smyrne
avec son dos et ses ailes
bleu électrique surmonté
d’une grosse tête qui se
prolonge dans un long bec
rouge. Dans la lumière du
couchant, des volatiles aussi
dégingandés et fascinants
que le jabiru, le marabout
ou la cigogne bec-ouvert
ressemblent à des sculptures
de Giacometti.
C’est aussi non loin du parc
que nous prendrons une
leçon édifiante sur le thé
produit en Assam. Pour cette
occasion, des sièges (Ikea
!) ont été disposés devant
une table dressée au coeur
d’une plantation. Un décor
exceptionnel
d’autant qu’on devine entre
les buissons sculptés des
cueilleuses, seules taches
de couleur dans ce vaste
jardin d’un vert uniforme.
Chargées de leur hotte pour
les remplir avec le bourgeon
et les deux plus jeunes
feuilles terminales des tiges,
elles glissent d’arbuste
en arbuste. Plus insolite,
quelques vaches s’égarent
dans la plantation à la recherche
des rares mauvaises
herbes qui poussent au pied
des théiers.
1130
1131
1132
Si le thé d’Assam est un souvenir
typique à ramener de
ce séjour, il en est un autre,
les soieries tissées main.
Nous ferons escale à une
trentaine de kilomètres de
la capitale à Sualkuchi, un
village considéré comme
le cœur de l’activité textile
d’Assam réputée pour le
tissage à la main. Encore
une leçon de choses auprès
d’un mûrier grignoté par
plusieurs vers à soie.
On y apprend qu’il y a des
cocons de type divers mais
que le Muga qui donne des
fils dorés ne se produit nulle
part ailleurs dans le monde.
La tradition du tissage remonte
au 11ème siècle et
aujourd’hui tout le village se
consacre à cette activité qui
permet d’alimenter les boutiques
des villes voisines.
1133
1134
La croisière se termine autour
d’une soirée, pieds nus
dans le sable d’une plage
mouvante autour d’un barbecue
à la mode indienne.
Nous danserons (presque)
tous autour du feu, ravis
d’avoir pu tisser entre nous,
à peine une trentaine de
passagers, des liens alimentés
par notre indécrottable
envie de découvrir le
monde tout en profitant du
moment présent.
Le Charaidew II appartient à
la compagnie Assam Bengal
Navigation qui a commencé
ses opérations en 2003
comme entreprise indo-britannique
qui s’est progressivement
développée jusqu’à
employer quelque 300 personnes.
Toujours au service
de la découverte des plus
grands fleuves indiens, le
Gange et le Brahmapoutre,
par le biais d’expéditions
engagées auprès des communautés
locales dans des
bateaux aux silhouettes
d’une autre époque, offrant
luxe et confort.
CONFORTABLE CROISIERE
Le Charaidew II inauguré en
2019 rend hommage aux
nobles traditions de l’artisanat
indien. Du bois partout
sur les sols, à l’exception
des espaces de douche, des
meubles en bois ou en bambou
tressé. 45 m de long,
11 m de large et seulement
18 cabines, toutes confortables
et dotées de balcons
français, il assure une croisière
intimiste où tout le
monde se retrouve dans le
salon-bar aux fauteuils profonds,
seul espace où la wifi
est accessible, ou sur le pont
soleil panoramique arboré
de plantes vertes, lieu idéal
pour regarder le monde
défiler doucement.
Un guide indien francophone
va nous accompagner
tout au fil de ce voyage
1135
et sa culture tout comme
sa disponibilité sont un réel
plus pour nous aider à décoder
cette terre méconnue.
Le voyage fluvial sur cet
hôtel flottant offre en Inde le
grand avantage d’un mode
de transport loin de l’agitation
des grandes villes et des
routes encombrées tout en
favorisant au fil des escales
de belles rencontres avec la
population.
Prochaines croisières sur le
Brahmapoutre en janvier et
en mars 2025.
Ou encore sur le Gange
en mars 2025.
www.rivagesdumonde.be
1137
1138
ITALIE
CATANE
CÔME - VENISE - MONZA
1139
Un city-trip à
Seconde ville de Sicile dont
elle est la capitale économique,
cette séduisante cité
baroque de 500000 âmes
affiche une forte personnalité
malgré ses airs de vieille
dame typiquement méridionale.
De plus c’est une des
villes les plus chaudes d’Europe,
raison de plus pour
s’y évader quelques jours
quand il fait frais chez nous.
«Je renais meilleure de mes cendres»
Telle est la devise de Catane gravée
sur la Porte Garibaldi, une des plus
belles entrées de la ville ! Détruite 7
fois depuis l’Antiquité par des éruptions
et par des séismes puis chaque
fois reconstruite, la ville a toujours
su rebondir en se réinventant. Quand
le volcan a des humeurs et ne se
contente pas de fumer ou de tousser
mais crache aussi des cendres, tout
le monde sait que ces sables volcaniques
riches en minéraux n’ont pas
leur pareil pour fertiliser les sols.
Même la ville raconte dans ses murs
sa proximité viscérale avec le volcan.
En effet la pierre de lave n’est pas
seulement un élément paysager, elle
est un élément constitutif de l’identité
architecturale de Catane.
La Via Etnea est l’artère historique
de la ville, une longue allée de 3 km
couverte de dalles de basalte noires,
elle part de la Piazza Duomo et
Catane
Plume :
Christiane Goor
*****
Capture d’Images :
Charles Mahaux
pointe vers le cône du volcan qui
surmonte les toits de la ville. Ailleurs,
elle construit des murs et supporte
des jardins ou encore elle se marie
avec le marbre pour magnifier les
palais et les fontaines.
Evidemment si les Catanais se sont
montrés ingénieux pour transformer
les catastrophes naturelles en opportunités
en utilisant la lave séchée et
durcie pour reconstruire les bâtiments
détruits, le résultat explique
son surnom de « ville noire » qui
prend vie toutefois quand les rayons
du soleil viennent la caresser.
La fontaine de l’éléphant sur la
piazza Duomo n’est pas pour rien
l’emblème de la cité. L’impressionnant
pachyderme sculpté en pierre
volcanique et datant de l’époque romaine porte sur
son dos un obélisque égyptien en granit couronné
d’une sphère et d’une croix ornées d’une branche de
lys, signe de pureté, en l’honneur de Sainte Agathe la
patronne de la ville. Cette imposante statue repose
sur un piédestal en marbre blanc qui déverse de l’eau
dans un bassin.
Ce monument aux matériaux hybrides créé en 1735
aux lendemains du séisme qui détruisit la ville incarne
son histoire et en est devenu une véritable icône pour
les Catanais.
Espace d’échanges et de métissages.
Fondée par des colons grecs en 729 avant notre ère,
la ville a vu passer depuis toutes les civilisations et
toutes les puissances que la Méditerranée a pu déployer
: les Romains, les Ostrogoths, les Byzantins, les
Normands, les Souabes, les Aragonais et les Espagnols.
Tous vont marquer la ville de leur empreinte mais c’est
la couronne espagnole qui va lancer sa reconstruction
aux lendemains du séisme de 1693 qui tua les deux
tiers de la population de Catane et détruisit de nombreux
bâtiments. Les architectes refusèrent de reconstituer
à l’identique l’ancienne ville avec ses venelles
tortueuses et optèrent pour un plan antisismique, à
savoir une maille urbaine longée d’édifices de deux
étages, pas plus, et parsemée de vastes places pour
recevoir la population en cas de tremblement de terre.
C’est à cette époque que fut édifiée la cathédrale
dédiée à Sainte-Agathe dont la statue se niche au
centre de la façade dans un arc rond soutenu par
deux colonnes. De style baroque sicilien caractérisé
par l’utilisation conjointe de marbre de Carrare et de
colonnes corinthiennes en granit, le Duomo est sans
aucun doute la pièce maîtresse du patrimoine baroque
qui va se développer dans le remodelage de la ville.
A l’époque la religion réformée de Luther semble séduire
de plus en plus de monde et il était temps pour
les catholiques de relooker leurs églises pour attirer les
croyants. La via Etnea pétrie d’élégance avec ses boutiques
de luxe aligne quand même plusieurs églises
toutes reconstruites durant le 18ème siècle.
A quelques pas de la piazza Duomo se trouve une
autre rue qui concentre sur environ 300 mètres pas
moins de 4 églises baroques qui font la fierté des
habitants qui surnomment volontiers la Via Crociferi le
«salon baroque » de Catane. Deux
caractéristiques sont à retenir dans
le baroque sicilien, la présence sur
les façades de mascarons et de putti,
à savoir des enfants souvent nus
et ailés symbolisant l’amour et la
joie, ou encore la forme concave ou
convexe des façades qui sont toutes
en rondeurs.
La ville abrite également des sites
archéologiques de l’époque gréco-romaine,
comme un théâtre
datant du 5ème siècle avant JC et
modifié ensuite par les Romains.
Il pouvait accueillir près de 7000
spectateurs et est encore utilisé
aujourd’hui. Un second amphithéâtre
romain du 2ème siècle après JC
a été découvert au début du 20ème
siècle. Fait de pierres magmatiques,
de briques et de marbre, il a conservé
sa forme elliptique mais il reste
en partie dissimulé sous la piazza
Stesicoro et donne à voir aujourd’hui
que le site a dû servir de carrière
lors de la reconstruction de la ville,
tout comme les dalles de marbre du
théâtre grec ont servi à l’édification
de la cathédrale.
Dernier vestige important du Moyen-
Âge, le Castello Ursino, une forteresse
construite par Frédéric II de
Souabe au 13ème siècle. Il avait une
fonction défensive évidente avec sa
structure carrée massive terminée
par quatre tours circulaires à chaque
angle et jadis entourée de douves
qui lui ont sans doute sauvé la vie.
Lors de l’éruption de 1669, elles ont
détourné la lave en fusion qui s’est
contentée de l’envelopper de deux
bras de magma qui se sont ensuite
dirigés vers la mer au bord de
laquelle se dressait le château-fort.
Aujourd’hui il siège au cœur d’un
quartier ancien de la ville et à près
d’un kilomètre de la mer preuve que
la lave a recouvert les plages… Il
abrite le Musée Civique de la ville
avec une riche section archéologique
de plus de 8000 artefacts.
Catane insolite et rayonnante
Catane séduit aussi par son art de
vivre car c’est une cité qui appartient
aux Catanais. Son port à proximité
du centre historique en est bien sûr
la porte d’entrée pour les ferries et
les bateaux de croisière mais aussi
pour les nombreux bateaux de pêche
ancrés dans la baie. Rien de tel que
le dock pour y rencontrer le matin les
pêcheurs déjà de retour de leur nuit
en mer en train de vérifier leurs filets,
les réparer le cas échéant puis les
étirer sur le sol pour qu’ils sèchent
avant de les enrouler en ballots.
C’est qu’ils ont alimenté tôt le
marché aux poissons, la fameuse
Pescheria, le plus grand
des marchés aux poissons de
Sicile dit-on. Les étals couverts
à ras bord de coques, de moules
et de poissons divers se succèdent
entre les anciennes murailles
qui lui assurent un peu
d’ombre et les Catanais savent
que c’est ici qu’ils trouveront du
poisson frais.
Un espace magique où
les couleurs, les cris des
vendeurs, les odeurs se
mélangent pour donner
vie à un véritable parcours
sensoriel.
Quand on poursuit plus loin
la découverte, on découvre
d’autres produits typiques,
comme des gâteaux de pistaches,
d’autres fruits secs, des
boudins et bien sûr des fritures
de poissons qui se dégustent
dans des cornets.
Avec un peu de chance on
trouve place sur les terrasses
ombragées par des parapluies
colorés.
Autre ambiance plus feutrée,
la Piazza dei Libri, un espace
public avec des bancs autour
d’une bibliothèque urbaine en
plein air qui distribue ses casiers
de livres autour du tronc d’un
arbre qui assure ombre et protection
aux lecteurs. Livres à lire
sur place ou à emporter selon
la formule des boîtes aux livres,
lieu de rencontres aussi lorsque
certains dimanches un narrateur
propose une lecture.
Si vous aimez les fresques urbaines
il est possible de réserver
une visite autour de la découverte
du street art qui fleurit à Catane,
comme par exemple dans la Via
Vela, un quartier de venelles
tortueuses à deux pas du Castello
Ursino. Juste en face de la
terrasse d’un restaurant un mur
s’anime avec le regard magnétique
d’une jeune femme qui
semble surgir des pierres de lave.
C’est aussi dans ce quartier
que subsistent des rochers de
magma séché autour desquels
la vie s’est installée, quelques
chaises, des arbustes et en face
des petites maisons.
Du street art on en trouve dans
le quartier San Berillo, qui se situe mi-chemin
entre le Théâtre Bellini et la gare. La venelle est
annoncée par une affiche lumineuse et sitôt
on y est on découvre une Catane alternative et
inattendue, atypique, bien loin de son patrimoine
baroque, avec des murs qui racontent
des histoires. Jadis ce quartier d’artisans était
densément peuplé mais aux lendemains du
séisme de 1693, la reconstruction de la ville
s’est développée vars d’autres zones.
Avec la proximité de la gare, il est devenu une
zone de non droit jusqu’à ce que les Catanais
décident de prendre les choses en mains,
fidèles à leur devise.
Le street art anime les murs qui étaient décadents
et apporte de la couleur. Les habitants
ont aussi végétalisé les venelles de multiples
plantes qui s’accrochent aux murs dans des
pots qui font la part belle à la récupération. Au
cœur du quartier, une placette animée par la
terrasse d’un petit bar et même un petit musée.
Une belle histoire
de régénération urbaine.
Enfin dernier espace qui donne sur la Via
Etnea, un havre de paix et de fraîcheur, le
jardin public exotique de la Villa Bellini du nom
du compositeur né à Catane et enseveli dans
la cathédrale. Un espace vert riche de décorations
florales, de palmiers, d’arbres centenaires
et de fontaines où des promenades piétonnes
grimpent vers le haut de la colline où se dresse
un kiosque en fer forgé.
Bref Catane surprend et enchante entre passé
séculaire et vitalité contemporaine. Un incontournable
pour les amateurs d’histoire, de
gastronomie et de nature.
INFOS
Un site www.comune.catania.it
Si vous cherchez une guide qui s’exprime aussi bien en
français qu’en anglais, contactez :
pamela.lapiana@guidecatania
Elle connaît sa ville et pourra répondre à vos besoins précis.
Gastronomie:
Outre les fritures de poissons et autres que vous pourrez
déguster aux abords du marché aux poissons, de nombreuses
terrasses vous tendront les bras.
Essayez Prestipino, une institution en face du Duomo
où on peut manger toute la journée à la fois sucré et
salé avec un service efficace.
Quand y aller:
Pour un séjour à Catane, il faut sans doute éviter le
plein été car les températures y montent régulièrement
au-dessus de 40°C.
Durant le reste de l’année, vous profiterez du climat doux
et sec pour découvrir le patrimoine baroque de la ville et
ses grandes artères en bord de mer.
Un voyage à Catane vous permettra également de parcourir
les villages de pêcheurs des alentours et les pentes
de l’Etna. www.italia.it
A goûter absolument les minnes di Sant’Agata, qui se
servent par paire puisqu’il s’agit des petits mamelons de
Sainte Agathe qui lui furent coupés lors de son martyre.
Ronds, joliment galbés, d’un beau blanc nacré au sommet
duquel pointe une cerise confite pour raconter le
rouge vif des tétons. Un délice incontournable au goût
d’amande…
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Volkswagen Import, Bart Nyns, Leuvensesteenweg 639, 3071 Kortenberg.
Mini Trip en Mobibulle ©
Venise - Monza
1154
Un reportage qui tombe en plein mois de
juillet dont le thème est un mini trip en camping-car.
Quelle idée ! Et pourtant, ce secteur
de loisirs est en plein boum. Aussi avons-nous
choisi de réaliser ce voyage et de vous en
raconter les périples.
Pour l’heure, des préparatifs sont indispensables.
A commencer
par l’établissement
de
l’itinéraire et
des étapes.
du côté du Lac de Côme pour une première
étape. Ensuite, direction Venise. Un ou
deux jours sur place et direction Monza.
Ensuite, cap sur Strasbourg, et enfin,
rejoindre la Belgique.
Pour en savoir plus sur les camping
cars, cliquez sur le logo de notre
partenaire.
L’idée est
de quitter la
Belgique par
le Grand-
Dûché de
Luxembourg,
pour filer vers
la Suisse et
s’arrêter
Le Choix :
Nomade
Motorhomes,
Un Must !
A la rédaction d’OH ! LIFE, l’idée
de tester un camping-car trottait
dans la tête depuis un certain temps.
Aussi, le projet d’assister au concert de
Bruce Springsteen and the E Street Band’s
lors de la dernière étape de son tour
d’Europe, à Monza, commençait
à se dessiner.
Tout roule sur des roulettes,
même quand ce n’est pas simple !
Car le 7 juin, le partenaire avec lequel nous
construisions ce projet de reportage depuis
de longues semaines nous annonce qu’il est
obligé de se désister en toute dernière minute,
et, pour respecter les engagements pris, nous
avons du réagir très vite.
Lors notre visite du salon des vacances en février
dernier, nous avions rencontré la jeune et
dynamique équipe de Nomade Motorhomes.
Nous reprenons contact et exposons notre projet.
Ils sont séduits et décident de se joindre
à nous malgré le fait que ce soit la pleine saison.
Celà démontre bien leur sens de l’antici-
1156
pation et de la précision. Qualité d’efficacité
et d’organisation que nous avons pu vérifier
tout au long de notre périple, ce qui montre
le haut degré de professionnalisme de cette
équipe. De plus, par rapport à notre premier
partenaire, le véhicule mis à notre disposition
est nettement plus grand et dispose d’équipements
non prévus dans le premier projet,
comme un ensemble sanitaire comportant
toilette et douche.
Comme nous partons à trois, Nomade Motorhomes
nous propose spontanément une
version équipée d’un toit relevable pour que
le troisième occupant dispose d’un
confort royal. Ce qui s’est
avéré une excellente
solution par rapport
à un hamac fixé
derrière les sièges
avant...
1158
Avant le départ, les équipes
de Nomade-Motorhomes nous
ont contactés plusieurs fois
tant avec des conseils que des
recommandations utiles.
La première étant de nous indiquer ce
que nous devions prévoir en plus de ce
qu’ils offrent dans l’équipement «All-in» :
Confort extérieur
Table pliante extérieure.
Chaises pliantes extérieures.
Kit de cuisine :
Set de couverts, verres, sets de table,
grandes et petites assiettes, bols, tasses,
casseroles et poêles, passoire, planche,
couteau à légumes, essuie, ouvre-boîte,
ouvre-bouteille, salière et poivrière.
Kit de nettoyage :
Essuie-tout, éponges, balai, balayette,
ramassette, produit vaisselle, produit
toilette, spray nettoyant, produit net -
toyage toilette chimique, 4 rouleaux de
papier toilette spécial toilette chimique.
Kit Confort Mobilhome
Caméra de recul, store solaire extérieur,
cuisine avec taques au gaz, frigo
et congélateur, chauffage à air pulsé,
moustiquaires, toilette chimique et
douche.
Accessoires pratiques
Rallonge électrique, adaptateur électrique,
tuyau de remplissage d’eau,
câles de mises à niveau, gilets jaunes,
éthylotests, bombonne de gaz.
Kit Vélos
Porte vélo pour 2 à 4 vélos.
Panneau de signalisation vélos.
A emporter...
Ce que vous prenez en plus, ce sont
vos draps de lits et édredons ou sacs
de couchages et Oreillers. Les protègesmatelas
sont fournis d’office. Votre
nécessaire de toilette, vos vêtements, et
vos autres besoins propres.
Le van de cet essai est équipé de 5
prises USB dans le compartiment habitat
et deux au tableau de bord qui ne
fonctionnent, celles-là, qu’en roulant
ou contact mis. Mais, surtout, ne prenez
pas de trop de choses, trop de vê-
1159
1160
tements, vous êtes en vacances, d’autant que
les espaces de rangements sont naturellement
moins spacieux dans les versions «Van» et
«Grand Van».
Nomade Motorhome et vous !
Donc, Nomade Motorhomes vous
écrit, et même pour les férus de camping-cars,
les informations demeurent
utiles. Voici quelques exemples
de mails reçus, toujours émis
de façons courtoises. Et franchement
c’est agréable d’être
suivis de la sorte. Chez Nomade
Motor homes, on n’est pas des «numéros»,
non seulement on est respectés,
mais en plus chouchoutés.
Et ça, c’est plaisir !
1161
1162
www.
OH
LIFE
.one
www.
OH
LIFE
.one
OH LIFE remercie chaleureusement
les équipes de Nomade Motorhomes
pour leur excellente collaboration
à ce reportage.
1163
1164
BRUCE ON ARRIVE!!
Plume @ Eric HEIDEBROEK • Capture d’images @ Caminter 2023
Lors des confinements, les autorités nous imposaient de rester dans notre «bulle». Et de notre côté, à la
rédaction, nous voulions présenter à nos lecteurs une solution pour sortir de chez eux en toute sécurité. Et
nous avons pensé à la formule «mobilhome» qui permet de rester dans sa bulle tout en voyageant... Nous
lancions alors une série d’articles que nous avions intitulés «voyagez en sécurité dans votre Mobibulle © ». Si
nos journalistes avaient cette expérience, nous n’en n’avions aucune. Aussi, comme nous avions des places
pour le concert de Bruce Springsteen and the E Street Band à Monza, on s’est dit : «après tout, pourquoi
pas.» On en profitera même pour faire un petit tour en Italie... Récit d’une chouette expérience !
1165
Programme :
1 - Lac de Côme, 2 - Venise, 3 - Monza, 4 - Turckheim
Le concert est programmé pour le 25 juillet, et
donc, nous recevons le camping-car le 21 juillet
à 15 heures. Le temps de le préparer, nous quittons
Nomade Motorhomes vers 17 heures. Nous
avions préparé notre périple en choisissant de
partir en fin d’après-midi pour parcourir la plus
longue étape (888 km), soit Beersel - Menaggio
(Lac de Côme). Ensuite nous quitterions Menaggio
pour Venise distantes de 297 km où nous
restons 2 jours. De Venise, nous remonterions à
1166
services aux plus novices. C’était le cas au camping
de Menaggio à flanc du lac de Côme.
Certes très joli endroit avec sa petite plage de galets,
mais leurs chemins assez étroits et en «terrasse»
ne posent pas réellement de problèmes,
juste à l’arrivée et au départ. Un peu de patience,
un super coup de main et tout est réglé! Prego !
«Et c’est tant mieux car je ne ferais pas ça tous
les jours» disait Marie-Pierre CASEY dans la
pub «Pliz» en 1985.
Milan où un taxi nous conduirait au concert sur
le circuit de Monza. Le lendemain, nous entamerons
le retour au pays avec une halte à Turckheim
en Alsace (420 km) pour ensuite rejoindre le bureau
de Hannut, (462 km), afin de donner un
coup de propre avant de retouner le campingcar,
à l’heure convenue, le 28 juillet.
Comme recommandé dans les instructions de
Nomade Motorhomes, il faut se souvenir que
si la conduite d’un «Van» ou un «Grand Van»
s’apparente à celle d’une très grande voiture, il
convient de s’habituer non seulement à la largeur,
mais surtout à la longueur.
Aussi, on se souviendra d’élargir les courbes, surtout
en agglomérations, afin que la roue arrière
ne grimpe sur le trottoir. Ou, plus délicat, dans
certains campings quand les «voiries» sont plus
qu’étroites... Et que les arbres, ont tendance à
vouloir s’appuyer contre la carrosserie.
Heureusement, les occupants de ces lieux de villégiatures
sont habitués et rendent d’excellents
On retiendra aussi que si les «Van»
roulent sans souci aux vitesses légales,
et qu’ils freinent bien, on veillera à
anti ciper, plus encore qu’en voiture, les
conditions de circulation. Que ce soit pour
les ralentissements ou les dépassements, les
fortes montées et les grandes descentes, du fait
d’un poids plus élevé et du centre de gravité plus
haut. Avec un peu d’habitude on gère la puissance
nécessaire et le refroidissement des freins.
Le Ducato est au départ une camionnette utilitaire.
Burstner a fait du bon travail en matière
d’aménagements, les matériaux sont de qualité
et bien utilisés. Les lits apportent largement
le confort escompté. Dans le toit relevable on
bénéficie de larges ouvertures qui permettent
de profiter de la vue. Les matelas sont confortables.
Les stores astucieusement intégrés aux
vitres offrent toute l’intimité recherchée et sont,
en plus, très esthétiques même s’ils demandent
d’être délicat dans leur utilisation.
Côté confort, si l’espace est compté, la circulation
et l’usage du mobilier est facile.
Côté conduite, ces vans FIAT surprennent par une
position de conduite assez verticale et le pédalier
assez fatigant. Etonnant que le groupe Stellantis
qui propose ces véhicules sous différentes
marques avec une ergonomie qui n’apporte pas
1167
le confort attendu même des professionnels de
la route. En effet, on est très vite surpris qu’à
l’abord d’un rond point, le Ducato s’effondre
sur la roue avant extérieure au virage et pas seulement
le campingcar de cet essai, nous avons
constaté que la camionnette Peugeot de «Monsieur
Bricolage» avait la même tendance, et ce
n’est pas que l’on arrive trop vite ! C’est non seulement
très inconfortable mais aussi à la limite de
la perte d’adhérence du train avant. D’un autre
côté, la tenue de route est de très bonne qualité
même sur les routes sinueuses des Vosges utilisées
aux vitesses légales et sans aucun souci de
précision. Des questions se posent quand même.
Dans le cadre de ce reportage, c’est donc un Fiat
Ducato de 140 chevaux qui a fait le travail. Puissance
et couple suffisants, consommation sur
+/- 2.700km de l’ordre de 450 euros soit entre 9
et 10 litres de mazout aux 100 km mais à sa décharge
notre timing était loin de celui des vacanciers.
Nous avons roulé à bonne allure sur l’ensemble
des réseaux autoroutiers. On soulignera
que les autoroutes italiennes étaient parfaites et
surtout les limitations de vitesses bien pensées
car adaptées aux conditions ou à l’infrastructure
rencontrées.
De Beersel à Menaggio, nous avons emprunté
la E411 vers Luxembourg, poursuivi à travers la
France, vers Bâle. En Suisse, notre gsm qui assumait
la navigation n’a pas pu nous donner la
route vers l’Italie... En cause, le prix d’accès au
réseau internet Suisse qui facture la 4G à 12 € le
méga, et après 5 mégas et donc 60 €, le compte
se bloque par sécurité. Sauf si vous donnez
l’auto risation à l’opérateur qui vous plombe,
alors, dans les grandes largeurs... Faut le savoir
la téléphonie/l’internet en Suisse c’est du racket !
Donc, à la guerre comme à la guerre.
1168
Il est 1 heure du matin, et n’ayons pas honte de
le dire, nous sommes perdus ! On tente alors le
coup de demander notre chemin, par exemple
au concierge d’un hôtel... et puis, tout à coup,
nous apercevons un minibus qui fait des manoeuvres.
Le chauffeur nous dit qu’il faut aller
vers Zurich et prendre la direction du Gothard,
qui mène à l’Italie. Elémentaire pour ceux qui
connaissent. Maintenant, on sait aussi !
Tunnel routier du Saint-Gothard
Et nous voici repartis pour affronter ce fameux
tunnel de 16,9 kilomètres au travers de la montagne.
Et ça roule bien sur les autoroutes suisses,
jusqu’au Gothard... Et là, bouchons, on avancera
de temps à autres de quelques dizaines
de mètres, l’embrayage du Ducato manifestant
quelques fois son désaccord nous obligeant à
jouer du double débrayage pour le soulager.
C’est que ça n’arrête pas de monter et en plus, il
fait un temps de chien !
Ce n’est pas un embarras de circulation qui
bloque, ce sont les suisses qui ne laissent passer
qu’une vingtaine de véhicules à la fois. Alors,
vous imaginez quand il y en a des milliers... Et
une file qui s’allonge sur plusieurs kilomètres.
Pour notre part, ça a pris 3 heures!
Quand la route, enfin, retrouve ses libertés, il pleut
encore et nous constatons qu’une pellicule grasse
empêche les essuies-glaces de faire leur boulot.
Aussi dès la première possibilité de s’arrêter, et ce,
après de nombreux kilomètres, car l’infrastructure
ne le permet pas, on s’arrêtera pour ôter
une couche de parafine avec des «essuie-tout».
En effet, c’est à cause des camions coincés avec
nous dans l’embouteillage qui émettent, au ralenti
et au re-démarrage, des vapeurs de mazout
mal brûlé et bien sûr, hyper grasses. Pas bien ça.
A cinq heures quarante deux du matin, nous arrivons
à notre première étape, le Lac de Côme !
1169
1170
Lac de
Côme
Magique, le Lac de Côme
promène une image
de luxe et d’opulence
générée entre autres par
le choix résidentiel de
nombreuses célébrités.
Sans oublier que cet
endroit aux charmes
délicats est aussi le
théâtre de nombreux
films et d’événements
exceptionnels.
Les cômois l’ont bien compris,
leur paradis est visité
par de très nombreux amateurs
qui viennent admirer
les superbes villas, le calme
tranquille des villages adossés
aux contreforts cernant
le lac. Les eaux claires, la
propreté presqu’helvétique,
des rues, le charme latin des
habitants, le café au parfum
unique, les fruits et légumes
d’une rare fraîcheur et au
goût puissant.
Tout cela génère une plénitude,
une détente inimitable
d’autant que les températures
sont des plus agéables.
Ni trop chaudes, ni trop froides,
avec de temps à autre
un petit vent qui équilibre
l’atmosphère.
Les voyageurs ne
s’y trompent pas, le Lac
de Côme est un endroit
idéal pour passer
de bons moments,
y déguster une cuisine
raffinée et de délicieux
vins de pays.
Plusieurs excursions en bateaux
sont proposées. Cela
va d’un Cadenazzi, le canot
automobile de luxe compa-
1171
1172
rable à un Riva dans lequel les stars se déplacent
ou tournent les scènes de leurs
plus beaux films. Louer un canot automobile
typique de l’image des stars est possible.
De nombreux capitaines proposent
leurs services aux alentours de 450 euros
la balade de une ou deux heures.
Vous découvrirez les villas dont les jardins
plongent vers les eaux claires, laissant
votre imagination vous emporter vers le
monde magique des habitants de ces lieux
qu’ils soient richissimes ou simplement ordinaires.
Le Lac ne fait aucune différence, il
offre sa plénitude à chacun. Maintenant,
ces promenades privées en hors-bord de
luxe ont un prix qui ne peut rivaliser avec
une promenade en bateau des transports
publics. En fait, ces bateaux sont comme
des bus, ils transportent les passagers
d’une ville à l’autre tout autour du lac en
un temps record. Ils vous offrent un aperçu
des beautés du lac pour quelques euros.
A trois, nous avons payé 13,50 € pour rejoindre
la villa Carlotta. Une promenade
en plein soleil agrémentée d’un vent raffraichissant
sur le pont supérieur. On aurait pu
continuer jusqu’au terminus car ce n’était
pas plus cher et tout aussi agréable.
1173
1174
Menaggio, une cité latine
riche d’arbres séculaires,
de mémoires, de ruelles
intimistes et d’eaux claires.
1175
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Les cités du lac de Côme
Paisibles et agréables,
Dolce farniente, prego...
1177
1178
La Villa Carlotta, oasis luxuriante d’espèces végétales rares
et riche de sculptures exposées dans de larges espaces
Des essences rares, une maison avec une vue extraordinaire et contenant
des oeuvres d’art de l’antiquité à nos jours.
1179
1180
Il y a 300 ans maintenant
que les marquis Clerici de
Milan ont construit la Villa
Carlotta à Tremezzina. La villa
a connu plusieurs maîtres
dont la Princesse Marianne
de Nassau qui l’offrit à sa
fille Charlotte pour son mariage
avec le Duc Georges II.
Il sera à l’origine du déve loppement
du jardin botani que
en l’enrichissant de nom breuses
et rares essences.
Juchée en bord de lac, la
villa Carlotta s’offre un horizon
libre de toute entrave
sur les eaux bleues du Lac de
Côme. A ses côtés, sur plus
de 8 hectares, ses jardins
rafraîchissent de ses zones
ombrageuses au coeur desquelles
des clairières offrent
des verts lumineux. La villa
abrite des oeuvres d’art extraordinaires
exposées dans de
vastes espaces qui les mettent
bien en valeur.
1181
1182
La beauté, l’amour, les origines, sont mis en valeur au
coeur du domaine de la Villa Carlotta, magie, magie !
Villa Carlotta
Via Regina, 2 - 22016 Tremezzina
Tremezzo, Como
https://www.villacarlotta.it/fr/
1183
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1185
1186
Nous quittons Menaggio et le
spendide Lac de Côme pour rejoindre
Venise à 460 km de là. La
route est tranquille, il fait bon et
ça roule bien. Nous arrivons au
camping Venezia Village pour y
découvrir un endroit conforme
aux photos vues sur le net. Tout
est de qualité, les espaces pour
les camping cars sont généreux
et bien délimités par de la végétation.
Les offres détentes sont
de qualité, la piscine couverte est
bien agréable comme bien fréquentée,
les sanitaires sont exceptionnellement
bien équipés, propres
et soignés en plus d’offrir
des surfaces très confortables et
le tout en musique. La restauration
est simple et très abordable
au point que l’on utilisera pas la
kitchenette du camping-car. Notre
cote : 10/10, des prix plus que corrects
et un agréable accueil !
Camping Venezia Village
Camping Venezia Village
Via Orlanda, 8/C- 30170 Mestre
https://www.veneziavillage.it/fr/
1187
Venise
Nos premiers pas à Venise en
bateau taxi comme les stars...
C’est une autre façon de
découvrir la ville, par un tour
sur le Grand Canal puis
une découverte par
un dédale de canaux
où l’on croise beaucoup
de gondoles...
Les pires... Ce sont les touristes.**
Alors, pour éviter d’être dans leurs pieds, nous
prendrons les chemins des vénitiens. Bien sûr, nous
passerons par des endroits touristiques à mort,
mais notre guide «Caminter» nous a concocté un
itinéraire plus intimiste, en dehors des sentiers
battus. Et bien nous en a pris.
Nous avons découvert la vraie vie, les vrais décors
vénitiens. Nous avons rencontré des artisans, des
commerçants qui travaillent au quotidien avec les
vénitiens. En parlant avec eux, le contact se construit
en écartant l’aspect «touriste».
Ils nous expli quent la vie au quotidien de cette
ville particulière, sans voiture, et, à leur place, des
1188
** Certains «touristes» ne respectent rien,
salissent, dégradent, laissent leurs déchets partout.
Ils paient et croient qu’ils peuvent tout se permettre.
C’est triste pour ceux qui découvrent
leurs restes, leur passage. Nous, journalistes,
ne faisons que constater l’amertume des vénitiens.
Oui le tourisme est source de revenus
mais un minimum de savoir-vivre et
de respect ne serait pas du luxe...
1189
canots pour aller d’une rue
nau tique à l’autre.
Le légumier tient sa boutique
dans une barque, les entrepreneurs
en bâtiment circulent
avec des bateaux «camions»
remplis de platras ou de sables
et ciment, c’est selon. Venise
grouille de ses métiers, qui circulent
dans les canaux que les
touristes ne fréquentent pas
ou peu. On peut comprendre
le pourquoi de certaines personnes
à choisir Venise pour
habitat. C’est une ville empreinte
d’histoire, d’art et
d’élégance qui conjugue l’eau,
le soleil et l’habitat dans une
atmosphère toute spéciale.
1190
Albergo Antico Capon
30123 Campo Santa Margherita – Dorsoduro Venezia
https://www.anticocapon.it/
Remerciements à Aldo qui nous a reçu avec respect et courtoisie dans ce restaurant
Antico Capon. La cuisine est simple avec une touche de raffinement. A recommander !
1191
1192
Peggy Guggenheim Collection
Quand on parle d’art, on ne peut s’empêcher de penser «Peggy Guggenheim»
et savoir qu’elle repose à Venise pour l’éternité est un motif supplémentaire
pour visiter ses Collections construites toute au long de sa vie.
Vous aimez le contemporain, l’audacieux, l’exhaustif, le rare, vous aimerez
ses collections. Ce qui se retient surtout outre la perfection des expositions,
c’est l’oeuvre fondamentale de Peggy Guggenheim, qui fera travailler les artis tes
qu’elle soutient, vous découvrirez les évolutions du travail de ses protégés.
Peggy Guggenheim Collection
Palazzo Venier dei Leoni - Dorsoduro 701
I-30123 Venice
https://www.guggenheim-venice.it/
1193
Atelier de création de masques vénitiens
Venise et son carnaval séculaire
provoque un indis cu table attrait
pour ses masques et costumes.
La lagune est le théâtre d’une vie
artistique réputée pour
ses raffinements. Nous avons
rencontré l’un des artisans qui est
spécialisé dans la fabrication
de masques, Alfio di Contin. Il
possède trois entités dans Venise.
La première est le magasin
principal où l’on peut acheter
la production locale, Mirta
était occupée à finaliser
une commande de plus
de 300 masques pour
une réception.
Dans la deuxième nous avons
pu admirer le travail méticuleux
de Alfio. Oui, c’est sa passion
de peindre et décorer
les masques, et dans
la troisième entité, l’atelier
de formages et de structures
accueille les regards
les plus passionnés
par l’art vénitien.
Ca’ Macana (Atelier fondé en 1984)
Dorsoduro 3215 30123 Venezia
https://www.camacana.com/
Catalogue complet en ligne
Si vous entrez dans l’un
de ses points de travail,
ne vous étonnez pas
de vous laisser séduire !
1194
La Fontegoart Gallery propose «Une beauté inconsciente», peintures de Nicola Tenderini jusqu’au
28 août 2023. Une exposition promue par l’association culturelle Venezia Art and Design
Assiciazione culturale en collaboration avec la Galleria ADmore. www.fontegoart.it
1195
1196
Water Taxi
https://www.veneziaturismo.net/
Le premier jour, nous avons pris un taxi
pour visiter Venise. Une superbe
embarcation en acajou, conduite par un
capitaine qui a pris son temps pour nous
faire visiter Venise par ses canaux.
Son pilotage veillait à notre plus grand
confort et à nous offrir les meilleurs
angles de vues. Au Lac de Côme, le tarif
était de 450 euros pour une heure, nous
avons préféré un billet de bateau-bus à
13,50 Euros... Ici à Venise, à nous trois,
nous avons payé 140 euros pour une
heure et demie de découvertes et de
plaisir des yeux. Bonheur complet !
1197
Après Venise, il est temps de remonter vers Monza,
Bruce and the E Street Band nous attendent.
Depuis le départ, nous sommes dépassés par des
véhicules et nombreux sont ceux qui restent collés
à nos côtés, et bon, ça va quoi, qu’avons nous
de si de spécial ? C’est au moment où nous croisons
la route d’un autocar estonnien qui, arrêté à
notre droite, nous klaxonne et nous fait de grands
signes montrant les autocollants OH LIFE GO TO
SPRINGSTEEN AT MONZA que nous comprenons
enfin… Ils nous disent «nous aussi on y va !».
Alors, comme il nous restait un autocollant grand
format, nous leur avons offert pour leur plus
grand bonheur ! Et un peu plus loin, pour nous
remercier, ils nous offrent deux grandes canettes
de bière. Un peu plus tard, c’est un couple qui
nous fait signe. Le conducteur, à l’arrêt dans la
file, agite les billets du concert par sa fenêtre ouverte.
C’est donc déjà sur la route que nous nous
mettons dans l’ambiance ! C’était vraiment très
chouette !
N’étant pas sûrs de pouvoir trouver de la place
à Monza, nous décidons de loger au Sporting
Hôtel à Brugherio. C’est un trois étoiles, certes,
mais quel confort, quelle gentillesse et quel service,
digne d’un 5 étoiles ! A recommander !
Le taxi qu’ils nous ont réservé nous a déposé à
Monza, une bonne expérience, là aussi.
1198
Hotel Sporting
Via Santa Caterina da Siena, 35
20861 Brugherio (MB)
https://www.hotelsportingbrugherio.com/
1199
Bruce Springsteen and The E Street Band
Autodromo Nazionale Monza
VOICI LE POINT D’ORGUE DE NOTRE TRIP EN CAMPING-CAR,
LE CONCERT DU BOSS A MONZA. BRUCE A RÉUNI PLUS DE
70.000 PERSONNES ! UN VÉRITABLE RAZ-DE-MARÉE !
UNE AMBIANCE DU TONNERRE ET UN VÉRITABLE SUCCÈS !
1200
1201
71 ans,
et il est frais comme un
gardon!
La foule l’acclame,
il ne marche pas,
il accourt sa guitare
fétiche à bout de bras,
sous le traditionnel
«BRUUUUSSSSSS»*
hululé par une foule
en délire... qui s’éteint
au premier accord
de la guitare du Boss.
Et puis !
ONE
TWO
THREE
FOUR !
Tout se déchaîne, les fans
sautent en l’air, les bras
se tendent, la star
est en pleine forme,
le E Street Band aussi !
*Prononcez : Broussssss
1202
1203
Et ça ne s’arrête plus,
le Boss enchaîne sans
souffler un paquet de
chansons, mettant en
valeur chaque membre
de son Groupe.
C’est un grand
professionnel, tout est
rodé comme sur du
papier à musique.
1204
1205
LE SECRET
DE BRUCE ET DU
E STREET BAND
Dans le désordre...
PASSION - PROFESSIONALISME
FORCE DE TRAVAIL - CARACTERE
ABNEGATION - ESPRIT D’ÉQUIPE
1206
Le sport, la musculation,
l’entretien physique et
psychique mais surtout
beaucoup de travail
permettent de telles
Performances.
Pensez donc qu’avant le
tour d’Europe, ils se sont
produits TOUS LES 2
JOURS dès le 01 avril
à New York, Brooklyn,
Cleveland (OH), Baltimore
(MD), Belmont Park (NY), et
le 14 avril à Newark (NJ).
Avant le Tour d’Europe
(ci-contre) qui à
commencé le 28 avril pour
se terminer le 25 juillet.
Le 09 août, c’est reparti
pour la tournée USA, en
commençant par Chicago
(IL), Foxborough (MA),
East Rutherford (NJ),
Syracuse (NY), Baltimore
(MD) ,Pitsburgh (PA),
Uncasville (CT), Albany
(NY), Colombus (OH)
Washington (DC),
Vancouver (BC), Edmonton
(AB), Calgary (AB),
Winnipeg (MB), Toronto
(ON), Ottawa (ON),
Montreal (QC) Poenix
(AZ),San Diego (CA)
Ingelwood (CA), et enfin
les 10 et 12 décembre
à San Francisco (CA)
EUROPEAN TOUR 2023
MONZA est la dernière étape
du Springsteen and E-Street
Band European Tour 2023.
Un Tour qui n’aura vraiment
pas chômé, jugez plutôt :
28 et 30 avril Espagne (Barcelone)
05, 07 et 09 mai Irlande (Dublin)
13 et 15 mai France (Paris)
18 mai Italie (Ferrara)
21 mai Italie (Rome)
25 et 27 mai Pays-Bas (Amsterdam)
30 mai Ecosse (Edinburgh)
11 juin Pays-Bas (Landgraaf)
13 juin Suisse (Zurich)
16 juin Angleterre (Birmingham)
18 juin Belgique (Werchter)
21 juin Allemagne (Düsseldorf)
24, 26 et 28 juin (Gotheborgh)
30 juin et 02 juillet Norvège (Oslo)
06 et 08 juillet Angleterre (Londres)
11 et 13 juillet Danemark (Copenhague)
15 juillet Allemagne (Hambourg)
18 juillet Autriche (Vienne)
21 juillet Allemagne (Hockenheim)
23 juillet Allemagne (Munich)
25 Juillet Italie (MONZA)
09 août début de la tournée
Nord Américaine.
1207
1208
BORN IN THE USA and it’s time to go home !
Et voilà, après 4 heures de concert sans aucune pose, sans faiblesse, Bruce &
The E Street Band ont rempli le coeur et les oreilles des milliers de spectateurs.
Une remarque cependant, la qualité du son, et son amplitude non agressive et
pourtant nous étions sous une colonne de son. Fantastique concert,
extraordinaire prestation ! Un seul mot pour magnifier l’ensemble,
MERCI ! Et, bon retour en Amérique pour la suite du Tour 2023 !
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Turckheim (France)
Le Stammtisch
1 Place Turenne - 68230 TURCKHEIM - France
https://le-stammtisch-restaurant.eatbu.com
1210
Pour OH ! Life
et son compère
NOMADE-MOTORHOMES,
c’est le moment du retour
au pays. Mais cette fois-ci
avec une étape en Alsace et
la découverte du Camping
Mediéval de Turckheim,
village de la célèbre actrice
Charlotte de Turckeim.
Dans le même style que
Colmar, proche de quelques
kilomètres, Turcheim offre un
visage rassurant avec ses
maisons bourgeoise aux
structures boisées. Le camping
médiéval de Turckheim
est une structure familiale
où se retrouvent nombres
d’habitués. C’est un endroit
que les fans de camping
apprécieront. Les services
sont de qualité, les sanitaires
manquent un peu d’intimité
du fait de leurs cloisons
Suspendues. Mais les
douches propres et nettes
rattrapent le coup. Comme
les laveries et autres structures
pratiques apportent le
confort voulu. Le bourg de
Turckeim sait recevoir et le
restaurant Stammtisch nous
a permis d’apprécier un Jambonneau
au Munster, non
seulement copieux mais
d’un goûtù extraordinaire.
Après cette halte gourmande,
profitez de la découverte
guidée de la ville par
des personnages folkloriques.
Un bon moment en
perspective pour agrémenter
cette halte sympatique.
1211
Eguisheim
Avant de quitter Turckheim, une habitante de Eguisheim
nous incite à vister ce bourg original. Les maisons
sont installées en ceinture autour du centre du
village, formant une muraille de protection. Un peu
comme les colons américains fromaient un cercle
avec leurs chariots pour se protéger des hordes
d’indiens. Et de fait ce village se renferme sur lui
même offrant ainsi un charme et une détente des
plus agréables. Ce qui concrétise aussi cette atmosphère
c’est la nature artisanale de l’endroit.
1212
Dans notre promenade, nous avons été attirés par l’Esprit Lin, une boutique claire, propre, respirant fraicheur et élégance. N’hésitez surtout pas à y entrer et
à vous laisser tenter, vous ne le regretterez pas. On y trouve de très jolies robes, gilets, top et autres ouvrages en lin ou en de nombreuses textures romantiques.
Du naturel dans tous ses états, savons, décos, et autres éléments qui enrichissent votre quotidien de petites joies qui rendent votre vie plus belle !
Vins d’Alsace
Egusheim, est sur la route
des vins d’Alsace.
Des producteurs locaux
proposent leurs vins, fruits
de leurs travail.
C’est un grand moment
de parler avec eux, de
déguster leurs productions.
Certes, il est difficile
de faire la part des choses,
les terroirs et les essences
sont très proches.
La qualité et les offres
révèlent le caractère de
cette région vinicole qui
s’affirme avec ses Pinots
blancs, ses Pinots noirs,
ses Rieselings et autres
vins frais et goulayants.
Comme nous, vous en ramènerez
dans vos bagages
pour vous souvenir et aussi
les partager avec vos amis.
Région d’Alsace riche de
bonnes relations et de traditions.
Il faut les découvrir,
pour les comprendre.
1213
1214
MAURICE
MAURITIUS
1215
L’archipel des Mascareignes
MAURICE
une île noyée de vert et de bleu
Plume : Christiane Goor - Capture d’Images : Charles Mahaux
1216
Evoquez autour de vous l’île Maurice
et inévitablement, elle sera associée à une
destination idyllique pour une lune de miel,
quel que soit l’âge des amoureux !
Il est vrai aussi qu’Air Belgium, notre compagnie
belgo-belge, en a fait un de ses atouts publicitaires.
C’est la seule à offrir, depuis Bruxelles,
un vol sans escale vers l’aéroport principal
de Maurice. Sans oublier le plaisir de la configuration
des sièges qui permet de voyager
côte à côte en sièges «duo» quelle que soit la
classe choisie.
De plus le vol de nuit confortable offre la
meilleure des transitions vers cette terre paradisiaque,
loin du tourisme de masse.
1217
1218
Star incontestée des rêves exotiques, Maurice
déroule tous les clichés insulaires à commencer
par ses plages de sable doré jalonnées
de palmiers, mais d’autres paysages
entre plaines et montagnes verdoyantes ou
les souvenirs de son histoire sont d’autres
trésors à découvrir.
Un peu d’histoire...
A quelque 200 km de La Réunion, Maurice
baigne au cœur de l’océan Indien, le plus
tiède des océans, et elle doit sa notoriété
pour avoir été jusqu’à la création du canal de
Suez en 1869 une étape stratégique sur la
route des Indes. Les premiers à s’y installer
sont les Hollandais à la fin du 16ème siècle
qui y développent un marché d’esclaves.
Au début du 18 è siècle, ils quittent volontairement
l’île après avoir pillé la faune locale.
Ce sont eux qui ont eu raison des derniers
dodos apparentés aux pigeons et des tortues
géantes réintroduites depuis en provenance
des Seychelles. Ils abandonnent sur place une
population métissée.
Quelques années plus tard, les Français s’y
installent et confient la gestion de l’île à la
Compagnie française des Indes orientales. De
nouveaux esclaves en provenance du Sénégal
et de la Guinée y sont acheminés et du
contact entre les colons français et leurs esclaves
naît le parler créole. Le nombre de bateaux
qui font escale à Port-Louis ne cesse
d’augmenter, ils y trouvent une étape essentielle
pour réparer les navires et pour se ravitailler
avant de poursuivre leur navigation
vers les Indes ou vers la France.
Lorsqu’en 1810 les troupes britanniques envahissent
l’île et mettent fin à l’occupation
française tout en autorisant la présence des
propriétaires fonciers franco-mauriciens qui
poursuivent l’exploitation de la canne à sucre,
sauvegardant également la langue française
et le créole.
Toutefois l’esclavage étant aboli dans toutes
les colonies britanniques, l’administration
anglaise décide de recourir à des travailleurs
indiens et même chinois rétribués à contrat.
Cependant quand l’île perd sa position stratégique
avec l’ouverture du canal de Suez, les
exportations reculent, la pauvreté s’accroît,
de plus la malaria ravage le pays. Au début du
20ème siècle la population mauricienne n’atteignait
plus que 350000 habitants !
Maurice accède à l’indépendance en 1968. Le
processus de décolonisation enclenché au
lendemain de la Seconde Guerre mondiale l’a
progressivement conduite du statut de colonie
à celui d’Etat souverain toujours intégré
toutefois au Commonwealth.
Mais elle acquiert son indépendance complète
en 1992, avec une proclamation officielle
de la république de Maurice.
1219
Aujourd’hui sa population s’élève à quelque
1.300.000 habitants et il n’y a plus de recensement
au nom de l’origine ethnique ou de la
couleur de la peau, ils sont tous Mauriciens et
fiers de l’être.
… et de géographie pour
mieux décoder cette île
du bout du monde
Avec ses 65 km du Nord au Sud et ses 48 km
d’Est en Ouest cette petite île née d’une éruption
volcanique en a conservé tous les avantages
sans craindre de nouveaux séismes, le
volcan étant éteint depuis 20.000 ans. Un
vaste plateau central émaillé d’anciens cratères
occupés par des lacs culmine autour de
600m d’altitude et il est sillonné par des rivières
qui y ont creusé de profondes gorges
tapissées d’une végétation luxuriante.
Plusieurs chaînes de montagnes aux crêtes
acérées bordent ce plateau dressant 3 points
culminant autour des 800 mètres. Leurs silhouettes
imposantes se laissent découvrir
depuis les plaines côtières tapissées d’immenses
cultures de cannes à sucre qui ondulent
au vent. Sur les côtes, les longues
plages de sable alternent avec des rochers
basaltiques et sont léchées par les eaux turquoise
chaudes et sûres d’un lagon créé par
une barrière de corail qui ceinture presque
toute l’île, la protégeant de la houle qui
1220
s’écrase sur les récifs. Seules deux passes permettent
aux navires de franchir la barrière de
corail, Port Louis, l’unique port naturel de l’île
sur la côte Ouest et Vieux Grand Port dans le
Sud, n’étant plus en activité.
Les plus belles plages
de l’océan indien.
Sable doré et palmiers ondoyants, eaux turquoise
et fonds marins multicolores, horizon
flamboyant au lever ou au coucher du soleil,
tous les clichés d’une carte postale !
Encore faut-il choisir son camp de base… Le
plus simple est d’en changer au moins 2 voire
3 fois au cours d’un séjour de deux semaines,
entre les côtes Est, Sud-Est et Nord-Est, une
bonne formule pour multiplier les expériences
entre plus festive, plus romantique et
plus sauvage. Adressez-vous à votre agence
de voyage, elle sera votre meilleur guide !
Vous aimez la plongée
sous-marine ?
Des écoles de plongée jalonnent l’île, souvent
installées au cœur des complexes hôteliers.
La beauté des lagons transforme la plongée
et le snorkeling en une immersion dans un
univers de rêve auprès des rascasses volantes,
des grondins et des poissons flûte qui
peuplent le lagon.
1221
1222
Vous rêvez
de couleurs locales ?
Rejoignez une plage publique les dimanches,
les Mauriciens aiment y passer la journée en
famille ou entre amis. Ils y pique-niquent à
l’ombre des filaos tout en sachant que les
stands de rue et les food-trucks ne sont jamais
bien loin, que ce soit pour s’offrir un jus
de canne à sucre ou manger local.
Sur la côte Ouest et plus particulièrement au
départ des plages de Flic-en-Flac ou de Tamarin,
offrez-vous l’expérience unique de
saluer des dauphins à long bec dans leur
cadre naturel et si vous le souhaitez, vous
pourrez même nager à leur côté. Nous
n’avons pas eu cette chance car c’est une
baleine qui nous est apparue. Elle s’était engagée
dans la zone à la recherche de planctons
et sa seule présence a fait fuir les dauphins.
Moment de grâce de suivre ses
remontées à la recherche d’oxygène avant
qu’elle ne plonge en levant sa queue !
Cette sortie en bateau très matinale permet
aussi de faire une escale sur l’île vierge «Aux
Bénitiers» où on se la joue Robinson pour
quelques heures de bonheur sur cette langue
de sable paradisiaque. L’eau ici est translucide
et avec un peu de chance on y croise des
pêcheurs de poulpe en paddle. Non loin de là
une insolite formation de corail semble flot-
ter en lévitation au-dessus de l’eau cristalline
qui lui a donné son nom, Crystal Rock.
C’est aussi le meilleur endroit pour découvrir
de près le Morne Brabant, une sorte de pain
de sucre levé sur une péninsule à l’extrémité
Sud-Est de l’île. Il dresse ses parois abruptes
à 556m d’altitude et est bordé d’un cordon
littoral ombragé par des bois de filaos que
baigne l’eau translucide délicieuse du lagon.
Ce site superbe difficile d’accès a été classé
en 2008 par l’Unesco au titre de paysage
culturel. Il a servi de refuge aux esclaves
en fuite et aujourd’hui il constitue
un lieu symbolique fort pour les victimes
du colonialisme.
Maurice, un paradis vert.
Au-delà de ses plages, Maurice offre une nature
tellement généreuse que l’écrivain américain
Mark Twain aurait écrit lors d’une visite
au 19ème siècle que Dieu s’était inspiré de
Maurice pour créer le paradis…
De fait, outre ses plages paradisiaques, l’île
abrite des trésors naturels qui invitent aussi
au dépaysement, le temps d’une escapade de
quelques heures.
Une première excursion emmène à une quinzaine
de km de Tamarin sur la côte Ouest au
lieu-dit la Terre des 7 couleurs.
1223
Il faut emprunter une petite piste goudronnée
puis grimper d’abord les marches qui
mènent à une terrasse panoramique qui surplombe
la double cascade majestueuse alimentée
par deux rivières, St-Denis et Viande
Salée, qui plonge d’une centaine de mètres
depuis les hauteurs de la falaise au fond d’un
gouffre tapissé d’une végétation luxuriante.
On poursuit son chemin entre des collines
verdoyantes vers une immense clairière dont
le coeur n’est que dunes bombées qui
semblent onduler en se parant sous le soleil
de nuances de couleurs fauves, allant du
jaune au bleu en passant par le brun, le violet,
le vert, l’orange ou le rouge. Ce phénomène
unique dans le monde atteste de l’acti-
1224
vité volcanique de l’île, il s’agit de cendres
volcaniques mises à nu par l’érosion progressive
des roches basaltiques.
Les oxydes minéraux de diverses couleurs
qu’elles contiennent ne se mélangent pas à
cause des différences de densité et dessinent
des bandes de couleurs à l’origine de ce magnifique
relief.
Le même phénomène peut s’observer dans la
Vallée des Couleurs Nature Park, au sud de
l’île. Elle a été sculptée par la rivière Patate
façonnant un paysage spectaculaire grâce
aux cendres volcaniques qui ont tapissé le site
dessinant au fil des siècles des dômes et des
bandes de couleurs, jusqu’à 23 variations !
Le site magnifique est au cœur d’un parc où il
1225
est possible de s’adonner à de multiples activités
sportives qui plairont aux amateurs de
sensations fortes, comme le quad, le pont
suspendu, les tyroliennes dont certaines se
pratiquent en vélo, suspendus dans les airs
www.lvdc.mu.
Casela Nature Park
Autre escapade insolite, le Casela Nature
Park, à 5km environ de Flic en Flac sur la côte
Ouest, un des parcs les plus populaires de
Maurice. Sans doute nous apparaît-il, en partie
du moins, comme un zoo où de nombreux
animaux (ils ne sont pas tous endémiques,
loin de là) restent enfermés dans des espaces
que nous trouverons parfois trop exigus mais
ce parc préserve une nature foisonnante avec
de grands arbres centenaires.
Près d’un millier d’oiseaux multicolores
piaillent dans leurs volières au milieu d’une
belle végétation tropicale.
On y trouve aussi de nombreuses tortues
géantes d’Aldabra qui ne se laissent pas impressionner
par les enfants qui viennent les
toucher.
On peut y pratiquer de nombreuses activités
sportives comme la rando fun qui vous fait
franchir en quelques heures des ponts sus-
1226
pendus, des tyroliennes (dont la plus longue
de l’océan Indien), des baignades dans un
canyon, etc. Mais le clou de la visite qui justifie
l’excursion est la rencontre avec les félins.
Pour les adeptes du grand frisson, la grande
attraction consiste à marcher avec des lions,
encadrés de guides professionnels.
Nous nous sommes contentés du Drive Thru,
un parcours à bord d’un véhicule entièrement
grillagé à l’intérieur des vastes enclos qui
abritent d’un côté des lions et de l’autre des
tigres comme si nous étions au cœur de la
savane où ils circulent en toute liberté. De
quoi offrir certains tête-à-tête uniques
https://caselaparks.com.
Enfin ne manquez pas de vous promener dans
le vaste jardin botanique de Pamplemousses,
du nom du village du même nom, à 11km au
Nord-Est de la capitale Port-Louis.
Créé par le gouverneur français Mahé de La
Bourdonnais en 1735 qui décida de planter
un potager arboré autour de sa demeure, il
connut un nouvel élan grâce à Pierre Poivre,
intendant de l’île dès 1767. Il convertit le parc
en jardin botanique.
Les successeurs ont poursuivi la démarche au
point qu’aujourd’hui le site abrite sur 26 ha
quelques merveilles souvent inconnues en Europe
: vacoas, arbres à cannelle, banians, sans
oublier 85 variétés de palmiers dont une qua-
1227
rantaine est endémique. Mais c’est le bassin
aux Nénuphars géants qui attire tous les regards,
les Victoria amazonica qui peuvent atteindre
jusqu’à un mètre de diamètre…
Remonter le temps
à Maurice.
Très honnêtement n’allez pas à Maurice si
vous êtes un fan de patrimoine historique
car il ne reste plus grand-chose de ce qui fut
l’époque coloniale.
Quelques canons et autres tours Martello
dont l’une a été restaurée à Rivière-Noire
rappellent l’époque des luttes franco-britanniques,
de rares maisons coloniales ou créoles
ont été restaurées mais elles sont noyées
dans les développements urbains.
Toutefois il est un château qui mérite qu’on
s’y attarde, le château de Labourdonnais non
loin du jardin de Pamplemousses. Il a été
construit au 19ème siècle pour une riche famille
franco-mauricienne toujours propriétaire
du site qui compte également un verger
et une distillerie.
La beauté historique de cette demeure coloniale
a amené les propriétaires à la restaurer
pour lui rendre son cachet d’antan et en faire
une visite incontournable à Maurice. Elle
1228
commence par une magnifique allée d’intendances,
des arbres importés de Ceylan, au
bout de laquelle surgit la bâtisse qui affiche
sa structure architecturale typique de
l’époque avec de nombreuses fenêtres et
portes vitrées qui inondent la maison de lumière
et permettent également de l’aérer
tandis que les 4 façades restent protégées
des rayons du soleil par une varangue, à savoir
une longue galerie en bois.
Le rez-de-chaussée avec son large vestibule,
sa salle de séjour et sa salle à manger affiche
un très beau parquet marqueté. Les papiers
peints d’origine ont pu être préservés tout
comme le mobilier Second Empire en palissandre.
A l’étage la chambre conjugale présente
un lit à baldaquin incrusté de feuilles
d’acanthe, un berceau, un bonheur-du-jour,
un banc de prière, etc… Une autre pièce
transformée en musée est consacrée à l’histoire
de la famille mais aussi à Mahé de Labourdonnais
du nom du domaine sur lequel
Christian Wiehe a construit son manoir
https://domainedelabourdonnais.com.
Cette visite dans un ancien manoir des Sugar
Lords du 19ème siècle doit se prolonger par
celle du Sugar World ou Aventure du Sucre,
un musée aménagé dans l’ancienne usine sucrière
de Beau Plan fermée en 1999 après
202 années d’activité.
1229
1230
La découverte peut paraître longue mais elle
est ludique et interactive tout au long d’un
parcours en 8 étapes entre le pavillon de
l’histoire de l’île avec une partie intéressante
sur l’esclavage, le pavillon de la canne, les
routes du sucre, le pavillon du rhum, etc. tout
en découvrant d’impressionnantes machines
aux engrenages tentaculaires, des centrifugeuses,
des malaxeurs, etc.
Si vous ne souhaitez pas lire toutes les informations
sachez que chaque section est résumée
par un panneau «la leçon» qui y affiche
les points les plus importants. On découvre
ainsi que l’identité mauricienne est intimement
liée à la canne à sucre qui a façonné l’île,
ses paysages, son peuplement et son économie.
On y apprend aussi que la filière cannière
est aujourd’hui synonyme d’innovation au
cœur d’un modèle d’économie circulaire produisant
sucres, rhum, bio fertilisants, énergie
verte et alimentation animale.
https://aventuredusucre.com.
Les saveurs mauriciennes.
La vraie richesse de Maurice est sans nul
doute son brassage de différentes cultures
qui au fil des années ont tissé entre les communautés
des liens forgés sur la tolérance et
le respect. Cette harmonie malgré les différences
religieuses nous surprend quand on
connaît les hérissements qui divisent nos sociétés
occidentales européennes.
La langue créole met tout le monde d’accord
et elle colore toutes les interactions parsemées
de mots français, tout comme la toponymie
des lieux à Maurice offre à elle seule
un incroyable voyage tant leurs noms sont
imagés : Curepipe, Crève-Cœur, Le Pétrin,
Plaine Champagne, Poudre d’Or, Terre Rouge,
Trou aux Biches et tant d’autres encore.
L’adorable chapelle Notre-Dame-Auxiliatrice
au toit rouge perchée à la pointe Nord de Cap
Malheureux tout comme le temple hindou
Shiva édifié au bord du Grand Bassin dont les
eaux auraient reçu quelques gouttes du
Gange le transformant en site sacré accueillent
tous les visiteurs, pèlerins ou non,
sans distinction.
Les restaurants ne sont pas légion dans l’île,
la plupart se situant dans les sites touristiques
où ils proposent des menus de qualité.
Essayez le Blue Bird au Casela Nature Park,
qui fait allusion aux paons qui s’y promènent
entre les tables de la terrasse.
De plus la vue est imprenable sur la plaine
verdoyante cultivée de cannes à sucre et au
loin sur le bleu de l’horizon marin. Ou encore
La Table du Château face à la demeure de Labourdonnais
et son jardin. Faites confiance
au chef italien qui vient saluer ses hôtes.
Autre table, celle de L’Alchimiste dans le
cadre élégant de la rhumerie de Chamarel
avec un inévitable apéritif à base de rhum. La
1231
rhumerie ouvre ses portes pour une visite qui
permet de comprendre la différence entre un
rhum industriel et un autre dit agricole écoconscient
www.rhumeriedechamarel.com.
Dernier restaurant testé, celui de Bois Chéri
qui domine le domaine de l’usine à thé du
même nom qui se visite d’autant qu’elle
abrite un intéressant petit musée. Ici le thé
figure toujours en bonne place dans le menu :
thé glacé, chutney, poulet au thé, etc. A découvrir
en s’offrant le parcours gastronomique,
historique et culturel de la Route du
Thé, du Rhum et de la Vanille
www.saintaubinloisirs.com.
La cuisine mauricienne est à l’image de sa population,
elle intègre des spécialités indiennes,
européennes, chinoises ou créoles. Comme le
public des vacanciers dans les hôtels est tout
aussi varié, on y offre souvent des buffets où
chacun peut y trouver son bonheur.
Mais le moyen le plus sûr d’apprécier les saveurs
mauriciennes c’est en s’offrant un Port-
Louis Street Food Tour ou comment découvrir
les différentes facettes de la capitale entre le
Caudan Waterfront la galerie commerciale vitrine
de l’île, la place d’Armes superbement
arborée et les rues bigarrées du centre avec
intrusion dans le quartier chinois et le marché
très coloré.
1232
Une découverte jalonnée de pauses gourmandes
autour de la cuisine de rue : des dholl
puri ou des rotis, à savoir des crêpes à base de
pois cassé jaunes farcies de sauce et de légumes
qui se mangent chaud sur le pouce, assis
sur un banc.
Ou encore un mine frit soit des nouilles sautées
au poulet accompagnées de soupe à la
mode chinoise. Il faut absolument terminer
par un jus de canne fraichement pressé mixé
avec du jus de citron et une pomme granny !
Délicieux et parfait pour accompagner la balade
dans le marché qui offre une incroyable
palette de couleurs avec la richesse des fruits
et légumes proposés.
Pourtant des restaurants locaux existent bien
et il ne faut manquer sous aucun prétexte la
savoureuse et chaleureuse expérience culinaire
que vous offrent uniquement en déjeuner
et en semaine.
A découvrir !
Depuis 25 ans déjà Marie-Christine et sa maman
dans une authentique varangue créole ouverte
au cœur d’un jardin fleuri luxuriant,
L’Espace Créole.
Goûtez les quatre saveurs de la cuisine mauricienne,
toutes servies dans des petits chaudrons,
de quoi organiser chacun son assiette
à son goût.
1233
1234
La rougaille saucisses à base de tomates, le
cari zourite et papayes vertes, un vindaye de
poisson au curcuma et citron confit et un salmi
de cerf à base de vin rouge, le tout accompagné
de riz, lentilles corail, fricassées de légumes
et achards sans oublier un dessert.
Tout un voyage pour 950 roupies soit une
vingtaine d’euros par personne.
Un régal dans un décor terriblement authentique
https://escalecreole.net sur la route de
Bois Chéri, à Moka.
Infos : mauritiusnow.com
Comptez qu’un euro
vaut 50 roupies.
Louer une voiture à la journée avec chauffeur
pour une escapade dans l’île vous reviendra
en gros à 5.000 roupies.
Un bon contact testé de taxi service :
Jayane vsewchurn@hotmail.com ou
+230 5784 0558 via Whatsaap un mode de
communication usité à Maurice.
Pour une sortie en mer pour observer les dauphins
et découvrir Crystal Rock et l’île Aux
Bénitiers, un excellent contact toujours par
Whatsaap : Jean-Michel +230 5491 2028.
Se loger : Nous avons testé 3 formules
différentes l’une de l’autre.
Le Domaine de Grand Baie, ou un appart-hôtel
dans le Nord-Ouest de l’île.
Cette formule assure un confort agréable car
elle offre à ses clients l’accès aux activités
proposées quotidiennement, aux deux piscines
et aux restaurants moyennant dans ce
cas une participation au coût du repas. La
proximité avec deux grands centres commerciaux
permet d’y acheter le nécessaire pour
se préparer des repas dans la cuisine de l’appart-hôtel
et le Domaine met à disposition 4
navettes par jour pour se rendre dans l’une
ou l’autre plage. Les clients que nous avons
interrogés choisissent cette formule qui leur
laisse une grande indépendance tout en leur
offrant du confort dans un très beau décor à
moindre prix. www.domainegrandbaie.com.
Sands Suites Resort & Spa sur la côte Ouest
de l’île, sur une des plages les plus calmes de
la baie de Tamarin. Ici on peut directement
passer de la chambre à l’océan que ce soit
pour se reposer sur une chaise-longue dans le
jardin à l’ombre des palmiers ou sur la plage
ou encore pour profiter d’une des activités
proposées : paddle, kayak, excursions en bateau
à fond de verre, ski nautique, et bien
1235
d’autres choses, toutes comprises dans la
formule de la demi-pension.
Si vous désirez découvrir le village pittoresque
de Flic en Flac des promenades en
vélo sont proposées. Sans oublier les cocktails
au soleil, les soirées romantiques sur la
plage et un restaurant de grillades idéal pour
déguster des fruits de mer à la belle étoile
https://sands.mu.
Seasense Boutique Hotel sur la côte Est à
Belle Mare, plus intimiste comme son nom
l’indique avec 58 chambres à peine.
Toutes, quel que soit leur niveau de luxe,
sont meublées avec des bois et des matériaux
de qualité joints à une palette de couleurs
douces relaxantes. Des hamacs tressés
sont tendus entre les palmiers et chaque
jour de moelleux et profonds sièges sont
installés au pied des piscines face à la mer
1236
dont les vagues semblent s’écraser en soupirant
sur la plage.
Pas de buffet en soirée, mais, des restaurants
qui présentent une panoplie de saveurs. Cet
espace privé n’accueille pas les enfants, ce
qui assure une ambiance détendue et reposante.
https://searesortshotels.com/seasense.
Idéal pour se poser et y revenir après une
journée d’excursion qui peut aussi s’organiser
grâce aux services de l’hôtel qui appartient
à une chaîne hôtelière mauricienne qui
propose 4 autres hôtels tous aussi exclusifs.
A découvrir entre autres les Chalets Chamarel
perchés sur les crêtes de la montagne Piton
la Porte avec d’un côté une vue panoramique
exceptionnelle sur la côte Ouest et de
l’autre sur les forêts denses de Chamarel.
https://searesortshotels.com/chaletschamarel
1237
Y aller :
Comptez 11h de vol de nuit et sans escale
avec Air Belgium dans un Airbus A330neo
dernière génération et donc une nuit de
plusieurs heures après le repas du soir.
Fière d’être belge la compagnie met en
avant sa Belgian Class avec un accueil en
français et en néerlandais.
Un accès à la wifi et au roaming, des
repas élaborés avec des produits typiquement
belges, de l’espace pour plus de
confort, des lumières adaptées pour
réduire la fatigue, des écrans individuels
avec un large choix de divertissements
sans oublier que le prix du billet inclut
toutes les taxes, les repas et les boissons
servis à bord.
Et ce qui ne gâte rien, au minimum 30 kg
de bagages. - www.airbelgium.be.
Coût d’une escapade aux iles Maurice :
La plus grosse partie du budget concerne
les vols A/R au vu de la distance qui nous
sépare de Maurice mais une fois sur place
le coût de la vie est plutôt en faveur des
touristes.
1238
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MEXIQUE
COCO (MEXIQUE)
1241
MEXIQUE
Comment Coco
nous emmène en
voyage au Mexique
.Plume : Christiane Goor - Capture d’Images : Charles Mahaux
Voici 5 ans déjà Disney&Pixar a sorti Coco, un film d’animation dont l’action principale
se situe dans un village mexicain à l’occasion du jour des morts, cette célébration
très particulière d’une fête chrétienne importée par les conquistadors et cependant
imprégnée de traditions préhispaniques. Son caractère résolument festif nargue la
grande faucheuse en organisant entre autres des défilés de catrinas, un personnage
populaire représentant un squelette féminin vêtu de riches habits et portant un large
chapeau. Une manière d’apprivoiser ce passage obligé dans l’au-delà auquel chacun
de nous sera confronté un jour ou l’autre.
Les critiques s’accordent pour dire que Coco est
une merveilleuse lettre d’amour au Mexique et à
sa culture, envoyée de surcroît par les USA alors
même que le Président de l’époque faisait de la
construction d’un mur entre les deux pays son
cheval de bataille ! Une belle occasion pour nous
en cette fin octobre, à la veille de la Toussaint, de
vous aider à décoder ces rituels capables d’unir
un peuple autour d’un thème aussi morbide
que peut l’être la mort et ce dans une ambiance
chaleureuse et joyeuse, à l’image du film Coco
que nous vous conseillons vivement.
El Dia
de los
Muertos
Un mois avant les
jours de fête, les
représentations de
la mort surgissent
un peu partout au
Mexique, dans les
commerces et dans
les rues sous la forme
de crânes en sucre,
en pain ou en cire,
à la télévision et
dans les journaux
avec l’apparition
de calaveras ou
de catrinas, des
squelettes bien
vivants, élégants et
précieux qui raillent
la société dans des
petites poèmes
satiriques.
Ces personnages
concentrent l’esprit
des jours des Morts
et servent à rappeler
que la mort touche
tout le monde,
peu importe les
différences sociales.
Au lendemain des
festivités où l’on a
le droit de tout dire,
la rigueur revient en
démontant les autels.
La célébration du
Jour des Morts
au Mexique
est inscrite au
Patrimoine
culturel
immatériel de
l’Humanité de
l’Unesco depuis
2008.
Preuve s’il en est
que ce culte revêt
une importance
considérable dans
la vie des peuples
autochtones du pays.
En effet, on y
célèbre encore avec
ferveur la fusion de
croyances indigènes
préhispaniques et
de rites religieux
catholiques introduits
par les conquistadors
au 16ème siècle. Jadis
les Aztèques, appelés
aussi les Mexicas,
avaient pour coutume
de réserver deux
jours de fête à leurs
défunts, un pour les
enfants et un second
pour les adultes. Ils
célébraient le retour
transitoire sur terre
des êtres chers
décédés et c’était
l’occasion de danser
et de chanter autour
d’offrandes disposées
sur les tombes.
Les Espagnols avaient
également l’habitude
d’offrir aux morts des
fleurs, voire même
du pain et du vin
pour les apaiser, par
peur qu’ils ne les
entraînent avec eux
et ils allumaient de
nombreux cierges
pour les guider vers le
bon chemin.
La coutume aztèque
a perduré, seules
les dates ont été
modifiées pour
concorder au
calendrier catholique
et aujourd’hui on
fête les morts du
31 octobre au 2
novembre.
Dans chaque foyer,
sur les places et les
marchés, dans les
entrées de bâtiments
publics et autour des
tombes, des autels,
des plus humbles
aux plus imposants,
sont dressés en
souvenir des défunts.
Leurs portraits sont
entourés d’objets
personnels qui leur
étaient chers ainsi
que de nourriture
comme le pain des
morts à savoir une
brioche sucrée dont
la forme symbolise
un crâne, des courges
confites, des têtes
de mort en sucre
coloré, des fruits mais
aussi des boissons
aussi diverses que
du coca-cola, de la
bière et de la tequila.
L’ensemble est décoré
de guirlandes de
papel picado, à savoir
du papier découpé en
dessinant des motifs
qui évoquent toujours
la mort mais dont les
couleurs vives roses,
mauves et oranges
racontent la joie de
vivre.
Pour aider les
âmes des défunts à
trouver leur chemin
sur terre, les autels
sont surmontés
d’arcs de fleurs
jaunes orangées,
des cempasuchiles,
version mexicaine
de nos soucis qui
fleurissent à foison en
cette saison.
Appelées encore
fleurs aux
vingt pétales et
particulièrement
odorantes, elles
garnissent les tombes
mais les pétales sont
également éparpillées
pour tracer un chemin
depuis la route
jusqu’à l’autel, bordé
de petites coupelles
d’encens ou de copal
qui brûlent en libérant
une fumée parfumée,
autant d’indices pour
guider les morts vers
l’autel dressé en leur
honneur.
Durant toute la
journée et la nuit du
1er novembre, des
mariachis parcourent
les places et les
cimetières, jouant
devant les autels en
échange de quelques
billets.
Coco se veut
aussi un
hommage
vibrant à
la musique
mexicaine
D’autant que Miguel,
le héros du film,
rêve de devenir
un musicien aussi
accompli que son
idole décédée,
Ernesto de la Cruz.
C’est en se rendant
sur sa tombe que le
jeune garçon va se
retrouver propulsé
dans le royaume
des morts où il
sera accompagné
par Dante, une
autre icône du
monde mexicain,
le xoloitzcuintli, un
petit chien chauve
d’origine mexicaine
et connu depuis la
nuit des temps pour
conduire les âmes des
défunts jusqu’à leur
demeure éternelle
dans l’inframonde. De
nombreuses tombes
préhispaniques ont
mis en évidence de
jolies statuettes de ce
petit animal envoyé
par le dieu Xolotl,
monstre à tête de
chien, qui a donné
son nom à la race.
La véritable
force de Coco
est dans
l’émotion
qu’il suscite
en mettant au
centre du film
la famille.
Celle bien vivante qui
nous entoure mais
aussi les ancêtres
qui veillent depuis
le Royaume des
Morts. La mort n’est
pas une fin en soi et
l’important est de
ne jamais oublier
ceux dont le souvenir
reste vivace dans le
cœur de ceux qui les
aiment, tel est bien le
message qui n’a rien
de simpliste que nous
adresse la culture
mexicaine.
1256
PORTUGAL
DOURO
MADERE
1257
Le Douro,
Le must des croisières fluv
La longue tradition des vignobles qui ont fait sa
réputation a créé un paysage culturel d’une beauté
exceptionnelle qui se découvre dans toute sa splendeur
Plume :
Christiane Goor
iales européennes
*****
Capture d’Images :
Charles Mahaux
quand on choisit la formule d’une croisière d’une
semaine ponctuée par plusieurs visites, certaines
oenologiques et d’autres plus touristiques.
Un peu de géographie. Le Douro ainsi
nommé sur les quelque 200 kilomètres
qu’il parcourt au Portugal prend sa
source en Espagne à 2160m d’altitude
dans le centre-nord du pays où
il parcourt sous le nom de Duero près
de 600 km, ce qui en fait un des plus
longs fleuves de la péninsule ibérique,
avant de dessiner une partie de la
frontière hispano-portugaise et de traverser
enfin le nord du Portugal pour
se jeter dans l’Océan Atlantique, dans
l’estuaire de Porto. Seule la vallée portugaise
du Douro est navigable même
si parfois le fleuve se faufile le long de
gorges schisteuses.
Le M/S Queen Isabel,
notre hôtel flottant.
Quand on embarque sur le M/S Queen
Isabel qui emmène sous la bannière
de Rivages du Monde ses passagers
jusqu’à la frontière espagnole, en leur
offrant un aller-retour au cœur d’un
paysage de coteaux qui affiche fièrement
le trésor sorti de ses entrailles
grâce au travail séculaire de paysans
vignerons, on s’offre à coup sûr une
escapade paisible.
On se laisse glisser sur cette longue
route liquide et on en prend plein les
yeux, allongé sur un transat ou immergé
dans l’eau chaude de la piscine ou
encore debout près du bastingage à
la proue du bateau. On devine sur les
hauteurs une route étroite qui épouse
comme nous les méandres du fleuve,
on voit surgir parfois un petit train qui
s’enfonce dans un tunnel creusé dans
les collines schisteuses et on se réjouit
d’avoir choisi le rythme lent d’une croisière
qui offre une vue à 360 degrés
pour peu qu’on veuille se promener
sur le pont-soleil.
Avec ses 59 cabines réparties sur trois
ponts, le Queen Isabel offre l’assurance
d’une croisière intimiste. Porto
nous a accueillis en fin de journée avec
la pluie mais peu importe, chacun était
bien trop impatient de découvrir ce qui
serait notre nouveau home pour une
semaine. Toute croisière commence
par la distribution des badges d’entrée
des cabines où nous attend déjà un
premier journal de bord avec les informations
concernant l’organisation de
la soirée.
Les passagers s’égayent, certains à la
découverte des ponts ou, pour la majorité,
celle de la cabine bien aménagée
pour distribuer le contenu des valises
qui trouvent à se glisser dans la garderobe
ou sous les lits. Les cabines du
bateau sont toutes extérieures et pour
la plupart équipées d’une large baie
vitrée qui offre d’emblée un splendide
panorama sur la Ribeira do Douro, le
cœur historique de Porto illuminé dès
le coucher du soleil.
Les cabines du pont Panorama plus
spacieuses disposent même d’un
balcon privatif qui séduit toujours les
fumeurs. Elles sont toutes cosy avec
une salle de douche complète et bien
agencée avec des distributeurs de
savons, shampoing et crème de la
marque bien connue signée L’Occitane.
Premier contact ensuite avec le salon-bar
panoramique situé comme il
se doit sur le pont Panorama où a lieu
une présentation rapide des membres
de l’équipage à notre service. Ensuite
nous sommes dirigés vers la salle du
restaurant située sur le pont Supérieur.
Chacun s’y voit désigner une table qui
sera la sienne durant toute la durée du
voyage. Bien entendu une fois installé
à table il ne reste plus qu’à apprécier
la cuisine du chef qui marie des spécialités
portugaises à une cuisine plus
internationale pour satisfaire tous les
goûts d’autant qu’un menu à choisir
est proposé pour chaque repas. Le vin
offert au déjeuner et au dîner change
chaque jour mais il s’agit toujours de
découvrir un vin du Douro.
Enfin le pont Soleil accueille dès le lever
du jour des passagers curieux qui
profitent bien avant le petit déjeuner
du départ de Porto sur un fleuve couvert
de bancs de brume. La petite cité
est encore endormie tandis que l’on
glisse sous les 6 ponts qui annoncent
l’entrée ou la sortie de la ville.
Au fil de l’eau.
La croisière est ponctuée par le passage
de 5 écluses qui permettent de
sauter sur 208 km un dénivelé de 125
mètres entre le niveau de l’océan Atlantique
et le petit port de Barca d’Alva
à la frontière espagnole.
Ce sont ces barrages, qui sont autant
de centrales hydrauliques, qui ont permis
de dompter le cours tumultueux
du Douro. Chacun d’eux possède des
écluses qui servent d’ascenseur aquatique
pour les bateaux qui remontent
ou redescendent le fleuve. Mais on
reste impressionné quand on sait
qu’elles n’offrent que quelque 30 cm
de jeu à droite et à gauche de la coque
de notre bateau et que c’est à l’œil que
notre capitaine se glisse dans le couloir
étroit que forme le sas fermé au bout
par une double porte, voire par une
porte cylindrique qui se glisse de haut en bas.
Nous aurons la chance de passer l’écluse de
Carrapatelo qui serait la plus haute écluse
d’Europe avec ses 35 mètres qui se franchissent
pourtant en 25 minutes à peine.
On l’a surnommée la Cathédrale et avec la Toccata
de Bach proposée par notre directeur de
croisière pour accompagner notre ascension
vers le plan d’eau supérieur, cette expérience
n’en est que plus insolite et déconcertante.
A l’inverse, au retour vers Porto, nous serons
tout aussi surpris voire étourdis de découvrir le
fleuve à quelque 22 m en contrebas des écluses
do Pocinho et da Valeira.
La création des barrages a quelque peu transformé
le fleuve en plans d’eau paisibles d’une
écluse à l’autre, avec même quelques jolies
plages de rivière de sable bordées de pelouses
arborées qui garantissent de l’ombre aux
heures les plus chaudes.
La plupart des activités telles que kayak, aviron,
paddle, jet ski, se découvrent dans la première
partie de la croisière mais plus on remonte le
fleuve, plus on éprouve cette sensation étrange
de changer de monde. Cette fois on partagera
le fleuve avec quelques pêcheurs ou
d’autres bateaux de croisière que nous
croiserons toujours avec un coup de
corne et de grands vivats des passagers.
Surtout, on se laisse happer par ce
paysage monumental de terrasses
qui quadrillent les pentes raides des
collines qui se succèdent au bord du
fleuve, en alternance avec des sols
accidentés de roches schisteuses qui
dégringolent vers le fleuve là où il devient
plus étroit en taillant son lit entre
des gorges.
Le paysage devient plus âpre et les
terrasses alignent au côté de vignes
des oliviers et des amandiers. Des hameaux
aux murs blanchis resserrés autour
d’une église et des quintas avec
leurs bâtiments viticoles jalonnent ce
paysage, à mi-hauteur des collines. Pas
étonnant que l’Unesco ait accordé dès
2001 son label à toute la région viticole
du Alto Douro dans la catégorie
des paysages culturels.
A la source du porto.
On produit du vin dans la vallée du
Douro depuis l’Antiquité et au fil des
siècles, dès le 13ème, on exportait déjà,
en particulier en Flandres et en France,
les vins du Douro connus comme «vin
parfumé» c’est-à-dire vieilli.
La demande s’accroissant, la production
du vin augmenta jusqu’à arriver à
un point de rupture car la production
ne suffisait plus et l’on mit sur le marché
des vins de qualité médiocre issus
de plantations mal tenues et parfois
de vignobles extérieurs à la vallée du
Douro. La conséquence immédiate fut
que la réputation des vins du Douro
s’en trouva ternie. C’est alors qu’il fut
décidé de contrôler les origines géographiques
du vin pour protéger sa
qualité et sa commercialisation. A ces
fins fut instituée en 1756 sous l’instigation
du marquis de Pombal la Real
Companhia Geral das Vinhas do Alto
Douro qui réglemente le commerce du
vin.
La petite ville de Peso da Regua située
sur les rives du fleuve lui doit son développement
qui se maintient encore
aujourd’hui puisque depuis 1980, c’est
l’Institut du Douro, installé à Regua,
le seul habilité à décerner le label de
qualité aux viticulteurs et à définir
la quantité autorisée de production
de porto d’après celle de la récolte.
Le reliquat est vendu en vin de table
du Douro. Ceci explique d’ailleurs la
confusion possible entre les vins du
Douro et de porto, souvent produits
dans les mêmes lieux mais n’ayant évidemment
pas ni la même saveur ni le
même degré d’alcool. Le porto est en
fait du vin fortifié - telle est l’expression
consacrée - avec de l’eau-de-vie.
C’est d’ailleurs le même Institut du
Douro qui a le monopole de l’eau-devie
servant au mutage du porto. Tout
commence au 17ème siècle quand les
Britanniques prirent langue avec le
Portugal pour résister à Napoléon.
Des négociants anglais privés de vins
français par le blocus imposé par
l’empereur prirent goût aux vins plus
capiteux du Douro. Toutefois ceux-ci
supportaient mal la traversée jusqu’en
Angleterre et un négociant eut l’idée
d’y ajouter de l’eau-de-vie pour arrêter
la fermentation.
Les fûts étaient alors emmenés sur
des barques à fond plat, des rabelos,
jusque dans les chais situés à Vila Nova
de Gaia, à l’opposé de Porto, sur la rive
gauche du fleuve Douro.
Toutes les marques sont ainsi représentées
dans un ensemble de bâtiments
rassemblés en une sorte de village.
Bien entendu chacune d’elle organise
des visites, des dégustations et vous
propose leur boutique.
Parmi les excursions œnologiques organisées
par la croisière, nous en retiendrons
deux, celle qui permet de
grimper sur le plateau viticole à 600
mètres d’altitude à la Quinta de Avessada
et ensuite celle qui permet de
découvrir dans la Quinta do Seixo les
vignobles de l’entreprise Sandeman
dont l’emblème est un mystérieux
personnage au chapeau d’hidalgo
et à la cape universitaire. Deux escapades
qui permettent de découvrir le
fleuve depuis les hauteurs, de mieux
comprendre comment s’organisent les
menues terrasses de schiste sur lesquelles
ne pousse qu’une seule ligne
de vigne dont les racines peuvent s’enfoncer
dans la structure feuilletée des
sols schisteux jusqu’à une dizaine de
mètres à la recherche d’eau.
Une belle occasion dans la première
quinta pour déguster un verre de vin
doux de Moscatel dans la lumière exceptionnelle
du couchant sur la vigne
et pour la seconde de plonger le regard
dans une vallée qui se précipite
en paliers dans le bleu du Douro, un
paysage à couper le souffle.
A la découverte
de l’arrière-pays,
au-delà des collines.
La paisible cité de Lamego est considérée
comme l’un des lieux d’histoire les
plus fascinants du Portugal car c’est
ici en 1139 que Alfonso Henriques fut
proclamé le premier roi du Portugal.
Il y fit construire une cathédrale dont
il ne reste de la structure gothique
d’origine que le clocher carré. Mais
la ville est aussi un lieu important de
pèlerinage auprès du monumental
sanctuaire baroque de Nossa Senhora
dos Remédios revêtu d’un crépi blanc
qui fait ressortir les arêtes de granit.
Non moins monumental, le spectaculaire
escalier baroque à double volée
qui grimpe à flanc de colline jusqu’au
sanctuaire. 686 marches qui ménagent
de jolies perspectives sur l’envolée de
ses 9 paliers ornés de sculptures, de
fontaines et de magnifiques tableaux
d’azulejos.
C’est à Pinhão que l’on retrouve notre
bateau après un détour au centre du
village bien connu pour sa petite gare,
l’une des plus belles du pays, avec ses
façades décorées de 25 panneaux
d’azulejos illustrant les travaux de la
vigne et la vie quotidienne au cœur de
la vallée du Douro.
Le petit village de Castelo Rodrigo occupe
un site superbe, coiffant une éminence
qui ouvre sur un panorama circulaire
sur le plateau planté d’oliviers,
de chênes et d’amandiers qui s’étend
vers l’Espagne à l’Est et sur la vallée du
Douro au Nord. Le village connut plusieurs
vicissitudes au cours de son histoire
d’autant qu’il prit plusieurs fois le
parti de la Castille contre le Portugal.
Les ruines du château au sommet du mont sont
les vestiges de cette histoire passée. Aujourd’hui
le village cerné d’imposants remparts conserve
son visage médiéval avec son pilori manuélin et
ses ruelles escarpées bordées de solides maisons
de pierre. Il ne reste qu’une trentaine d’habitants
qui vivent dans ces maisons intramuros, les
autres préférant la petite ville plus moderne en
contrebas mais ces irréductibles offrent aux visiteurs
la découverte de leur village avec quelques
souvenirs humbles, des produits locaux de qualité
et de l’artisanat à base de liège sans oublier
une terrasse sous la treille avec une vue incomparable
sur le paysage.
Nous passerons deux nuits amarrés sur le quai
de Vega Terrón, là où le fleuve Agueda se jette
dans le Douro dessinant ainsi la frontière avec
l’Espagne voisine. En effet une journée est
consacrée à la découverte de Salamanque, à
quelque 120 km de là. Joyau préservé par
l’Unesco depuis 1988, cette cité, siège d’une
des plus vieilles universités européennes et
ville phare de l’Espagne castillane, est l’un
des plus grands lieux artistiques et historiques
d’Espagne.
Alanguie sur trois collines qui s’étirent le long
de la rivière Tormes, elle s’ouvre majestueuse
et rayonnante comme un bouquet minéral,
multipliant les tours et les clochers,
les dômes et les cubes, les palais et
les églises. Après une visite guidée qui
nous aide à décoder le centre historique,
place à l’errance au cœur d’un
lacis de ruelles et de placettes qui
convergent toutes vers le centre névralgique
de la cité, vers l’incomparable
Plaza Mayor, sans aucun doute
l’une des plus belles d’Europe.
Dernière excursion au fil de la croisière,
le Solar de Mateus, un élégant
manoir du 18ème siècle, bijou de l’art
baroque. On connaît les bouteilles
rondes et plates qui proposent ce vin
rosé légèrement pétillant, particulièrement
agréable à l’apéritif, on sait
moins que l’étiquette qui affiche le
nom et l’image du prestigieux palais a
été cédée par un comte désargenté de
Vila Real, propriétaire du Solar, à Fernando
van Zeller Guedes, un entrepreneur
visionnaire qui, en 1943, lança le
premier vin rosé du Portugal.
La visite du palais permet de découvrir
des lieux qui n’ont rien perdu de
leur histoire, toujours en mouvement
au fil des générations qui occupent le
site. Les jardins sont également une
merveille d’art paysager avec un jardin
de buis à la française, une roseraie, un
tunnel de cèdres et surtout un lac, un
miroir d’eau construit dans les années
50, qui prolonge l’ensemble édifié
avec sa façade principale se reflétant
au milieu d’un bois de châtaigniers et
de chênes planté dans les années 60.
La fin de la croisière s’achève à Porto
où nous passerons également 2
nuits afin de pouvoir réaliser sur la
même journée deux excursions patrimoniales
dans la région du Minho,
terre du Vinho Verde qui, servi frais en apéritif
ou en accompagnement de fruits de mer, se
laisse volontiers découvrir en été. Braga, une
ville fondée par l’empereur romain Auguste et
plus tard élevée au rang de capitale de la Galice
romaine a même rivalisé en pouvoir et en
importance jadis avec Saint-Jacques-de-Compostelle.
Aujourd’hui c’est une destination qui combine
agréablement histoire, culture et flânerie avec
son labyrinthe de petites venelles, ses églises
gothiques qui font dire de Braga qu’elle est la
Rome portugaise, ses rues commerçantes aux
maisons recouvertes d’azulejos et ses bâtiments
baroques. On y trouve aussi la plus ancienne
Sé, à savoir cathédrale, du pays dont il
ne subsiste que de rares vestiges médiévaux
comme le portail sud ou les voussures du
portail principal. Enfin le jardin extraordinairement
fleuri de Santa Bárbara est à découvrir
pour la luxuriance de ses fleurs mais aussi
pour les bâtiments historiques qui le bordent.
A Guimarães situé à quelque 25 km de Braga,
la visite commence dans la ville haute,
au palais des Ducs de Bragance construit au
15ème siècle. Son originalité réside dans le
mélange d’architecture traditionnelle qui lui
donne un petit air de forteresse et des toitures
pentues hérissées de hautes cheminées cylindriques
qui rappellent plutôt la Bourgogne où
Alphonse Henriques, premier duc de Bragance
mais aussi premier roi du Portugal, aimait se
rendre.
La ville basse abrite un quartier médiéval si
bien préservé qu’il a été inscrit au Patrimoine
mondial de l’Unesco. On y musarde de venelles
tortueuses en placettes occupées par
les terrasses des cafés, le regard attiré par le
linge qui sèche devant des façades colorées,
les jolis balcons en fer forgé, les auvents en
granit et les arcs qui relient les ruelles. Dernier
regard avant de retourner à Porto pour l’église
Dos Santos Passos à l’extrémité du
boulevard de la République du Brésil,
décorée par une multitude d’azulejos
avec en arrière-fond des collines arborées.
Porto, la perle du Nord.
Comme le port de croisière de Porto
se trouve à Vila Nova de Gaia, ville
jumelle de Porto qui se trouve sur
l’autre rive du Douro, c’est depuis le
bateau ou du quai le long du fleuve
l’on découvre Porto qui se déploie en
face de nous. Depuis les hauteurs de
la cathédrale ou de la haute tour dos
Clérigos, la ville dégringole jusqu’aux
quais dans un entassement de hautes
maisons étroites et colorées qui superposent
leurs balcons souvent garnis de
linge qui sèche.
En avant-plan, les célèbres rabelos, ces
barques en bois qui jadis transportaient
depuis les vignobles à une centaine de
km en amont les barriques de vin en
évitant les remous du Douro grâce à
un jeu habile de la grande perche en
poupe. Aujourd’hui elles proposent
des petites promenades sur le Douro
qui offrent entre autres la possibilité
de passer sous les 6 ponts de Porto
jusqu’à arriver à l’embouchure du
fleuve dans l’Océan Atlantique. C’est
à sa rive plus ombragée et donc plus
adaptée à la conservation des vins
que Vila Nova de Gaia doit d’avoir regroupé
toutes les caves du Douro. Une
quinzaine d’entre elles propose une visite
guidée.
C’est encore à pied que Porto se découvre
le mieux. Il suffit de traverser le
pont métallique à double tablier Dom
Luis I pour arriver dans le quartier très
animé de Ribeira. Au départ du quai
colonisé par d’accueillantes terrasses
de restaurants ou de cafés, on peut
choisir de s’enfoncer dans des ruelles
pavées souvent labyrinthiques, pentues
et obscures qui débouchent sur
des placettes, des églises baroques,
des couvents, des façades tapissées
d’azulejos, des balcons en ferronnerie,
jusqu’à rejoindre enfin l’esplanade de
la cathédrale qui a plutôt l’allure d’une
église-forteresse. Le pilori torsadé au
centre de la place date de la fin du
19ème siècle. Du parvis la vue s’ouvre
sur le fleuve et ses quais mais aussi
sur la dégringolade des toits rouges de
cette ville en montagnes russes.
En redescendant, il faut pénétrer dans
l’étonnante gare de São Bento dont
les murs de la salle des pas perdus
sont recouverts de panneaux d’azulejos
qui illustrent les hauts faits de
l’histoire du pays. Pour continuer vers
les quais du Douro, la rua das Flores
devenue piétonne depuis 2004 est
particulièrement agréable à parcourir
d’autant qu’elle rassemble de jolies
boutiques traditionnelles et plusieurs
demeures de style baroque aux façades
blasonnées. Jadis cette rue rassemblait
les orfèvres et les joailliers
qui travaillaient l’or et l’argent qui
arrivaient des colonies.
Dernière soirée à bord du M/S Queen
Isabel, et rien de tel pour conclure qu’un
petit récital de fado, cette complainte
de marins aux chants mélancoliques qui
parlent de saudade à savoir d’amour
inaccompli, de perte, de nostalgie.
Au terme de cette croisière, on sent
que l’on rentrera chez nous en laissant
une part de nous-mêmes sur les rives
du Douro.
RIVAGES DU MONDE
Rivages du Monde propose
cette croisière exceptionnelle
au fil du Douro depuis le 1er
avril jusqu’à la mi-novembre,
semaine après semaine, avec
des prix différents selon que la
saison que vous choisissez.
Cette croisière rythmée chaque
jour par une escale de quelques
heures ainsi que par un amarrage
pour la nuit permet de
s’immerger dans l’arrière-pays
ou dans Porto pour ceux qui
aiment se promener en soirée.
Des activités
sont égalementproposées :
des conférences, un spectacle
folklorique, des animations
ludiques…
Un voyage tout en sérénité.
INFOS:
www.rivagesdumonde.be
CLICK
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PORTUGAL
Madère
Un art de vivre
.Plume : Christiane Goor - Capture d’Images : Charles Mahaux
1280
Jolie place
ombragée
à Funchal.
Plus près de l’Afrique (600km) que de Lisbonne (1000km), Madère cultive la douceur
de vivre dans un décor dépaysant : des cascades de fleurs, des terrasses que se
partagent les ceps de vigne et les bananiers, des reliefs escarpés qui plongent dans
une mer limpide, une petite capitale située les pieds dans l’eau, le plus aimable des
climats et la quiétude en prime…
Les Madériens, qui ne manquent pas d’humour,
saluent en riant la seule route droite
de l’île qui réunit d’une traite les villages
de Santa Cruz et de Ponta de Santa Catarina.
Il s’agit en fait de la piste de l’aéroport
international de Funchal : un large ruban
d’asphalte de 2871 mètres, édifié sur une
digue de plus de mille mètres, soutenue par
180 piliers de trois mètres de diamètre, à
environ cent mètres au-dessus du niveau
1281
1282
de la mer. Une réelle prouesse technique
pour mieux aborder une île au relief tourmenté,
façonnée par l’érosion et creusée par
la houle atlantique.
Multiple et spectaculaire.
Les routes
sont étroites
et sinueuses
à l’intérieur
de l’île.
D’ Est en Ouest, Madère étire une chaîne
volcanique sur près de 55 kilomètres, une
véritable citadelle de pierre, hérissée de
quelques pics rocheux qui accrochent les
nuages à plus de 1700 mètres. Cette muraille
de basalte s’ouvre sur de profondes
vallées dont les pentes vertigineuses sont
tapissées d’un manteau de verdure. La côte,
quant à elle, est truffée de petites criques
secrètes, nichées au pied de hautes falaises
battues par les rouleaux de l’océan.
Le littoral se laisse si peu accoster que la
plupart des Madériens ont tourné le dos à
la mer et ont entrepris d’apprivoiser l’île. La
fertilité du sol n’a d’égale que la difficulté
à l’exploiter. Chacun possède un lopin qu’il
laboure, ensemence, bine et récolte. Mais
cette parcelle s’arrache de haute lutte à la
falaise, il faut ensuite élever des murets pour
retenir les terres et dessiner des sentiers qui
donnent à ces pentes abruptes des airs de
pyramides incas. Point de grandes cultures
ici, mais de multiples petits rectangles qui
s’échelonnent à l’infini à flanc de montagne.
Plus on monte en altitude et plus la nature
se diversifie. Les terrasses qui surplombent
la mer sont envahies par des bananiers
trapus. Plus haut, ce sont les vignes qui
poussent sur les coteaux, alignant les ceps
en petites troupes compactes pour mieux
abriter les lourdes grappes qui donnent ce
vin doux qui a fait la renommée de Madère.
1283
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Le littoral
inhospitalier
avec des
criques au
pied de hautes
falaises.
Les à-pics vertigineux sont envahis par une
forêt laurifère sauvage et primitive de l’ère
tertiaire épargnée par les glaciations, tellement
exceptionnelle qu’elle a été classée
au Patrimoine Naturel Mondial par l’Unesco.
C’est d’ailleurs parce que l’île était aussi
verdoyante que les Portugais lui ont donné
le nom de ihla do madeira, à savoir île de
bois, quand ils l’ont découverte en 1419.
Pour que les cultures soient suffisamment irriguées,
les habitants ont élaboré, dès le début
de la colonisation de l’île, un astucieux
réseau de rigoles en pierres qui acheminent
l’eau de pluie depuis les flancs de la montagne
jusqu’aux gorges et vallées. Plus de
mille kilomètres de canaux drainent l’eau
des forêts vers les jardins. Traversant des
paysages majestueux, les levadas sont aujourd’hui
le rendez-vous des randonneurs.
Chaque canal est longé par un sentier et
la moindre promenade devient un enchantement.
Se laisser guider par le clapotis de
l’eau, c’est partir à la découverte de sousbois
qui abritent de précieuses orchidées
ou encore des points de vue insoupçonnés
sur les rumeurs océanes et sur les fonds de
vallée piquetés de petits villages blancs et
rouges perdus dans la verdure.
Balade dans Funchal.
Quand les navigateurs portugais découvrent
la baie qui accueillera la première ville, les
collines la surplombant étaient couvertes
de fenouil sauvage, ce qui vaudra à la future
capitale de recevoir le nom de Funchal
qui désigne une plante au parfum anisé. La
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vieille ville et sa marina se découvrent aisément
à pied même si certaines ruelles sont
escarpées. En forme de croissant, elle monte
en amphithéâtre autour de sa baie à l’assaut
des montagnes.
Les galets
blancs et noirs
qui tapissent
la vieille ville
évoquent
Lisbonne.
Pas pour rien qu’on la surnomme la « petite
Lisbonne » avec ses rues pavées de galets
noirs et blancs, ses portes en basalte sculpté,
ses panneaux d’azulejos et son dédale
d’anciennes maisons bien restaurées. La cathédrale
qui date de 1493 est au cœur de la
ville le principal temple religieux de l’île.
C’est aussi l’un des rares édifices qui a survécu
à l’époque de la colonisation portugaise.
D’autres bâtiments officiels aux cours ombragées
et de belles demeures aux balcons
en fer forgé du 18ème siècle rythment la
promenade au cœur de la ville.
Les fleurs explosent dans les jardins privés
qui se laissent apercevoir derrière les grilles
de fer forgé, mais aussi dans les jardins publics
qui résonnent des rires des enfants et
des murmures des amoureux.
A croire que le monde s’est donné rendez-vous
dans les parterres multicolores
qui égaient les carrefours et les places publiques
: roses, azalées, bougainvillées, lys,
magnolias, hibiscus, oiseaux du paradis, canas,
lilas d’été, orchidées, etc.
Une féerie de couleurs et de parfums qui accompagne
toutes les flâneries au cœur de
la ville. Même les hauts arbres qui longent
les rues principales de Funchal animent son
centre en jonchant le sol pavé de mosaïques
de pétales bleus des jacarandas.
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Descente sur
un traîneau
en osier
tout comme
autrefois.
La couleur éclate encore au marché, le Mercado
dos Labradores, où les brassées de
fleurs débordent des vanneries que tressent
les paysannes. Les fruits et les légumes s’entassent
joliment dans des paniers en osier
et leur exotisme surprend sur ces latitudes :
maracujas dorés, mangues juteuses, tomates
d’arbre, goyaves mauves, petites bananes
tendres, papayes oblongues, etc.… autant
de fruits que les marchandes se font un plaisir
de faire déguster en proposant des morceaux
piqués au bout de leur couteau.
Escapades autour de la capitale.
Il ne faut qu’un quart d’heure au spectaculaire
téléphérique qui survole la ville de Funchal
pour vous mener sur les hauteurs qui
abritent les jardins botaniques et la belle
église de Nossa Senhora do Monte qui surplombe
la capitale. C’est au pied du belvédère
que l’on peut emprunter les fameuses
luges en osier montées sur des panneaux en
bois, des carros de cesto.
On s’y installe à deux personnes et poussés
par deux solides gaillards, tout de blanc
vêtus et coiffés d’un canotier, on dévale
le caminho do Monte sur deux kilomètres
jusqu’au centre de la ville, une expérience
fébrile qui a le charme suranné de faire revivre
un système de transport des siècles
derniers.
Pour rejoindre les hauteurs de l’île il vaut
mieux louer une voiture pour découvrir
combien les routes serpentent en colimaçon
entre les montagnes, offrant d’incroyables
points de vue sur les petits villages accrochés
à leurs terrasses cultivées. Un décor
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Magie bleue
des fleurs des
jacarandas.
Tapis de
fleurs sur la
promenade
le long de
l’avenue
Arriaga, sans
doute la plus
animée de
Funchal.
1290
accidenté qui allonge les distances apparemment
les plus courtes. Une dizaine de
kilomètres sépare ainsi le petit village côtier
de Paúl do Mar de son voisin Jardim do
Mar, mais la route qui les relie exige une
promenade de près de deux heures le long
d’une corniche qui dessine des perspectives
fantastiques sur les villages en contrebas et
les falaises abruptes qui les surplombent.
Aujourd’hui, la montagne s’est heureusement
creusée d’une multitude de tunnels.
Mis bout à bout, ils alignent, dit-on, près de
nonante kilomètres !
Cette nouvelle aisance dans les déplacements
n’a cependant en rien enrayé un
rythme de vie paisible, qui prend la mesure
du temps qui s’écoule et de l’effort à fournir
pour réaliser n’importe quelle tâche.
Les azulejos,
carreaux
de faïence
inaltérables
témoins
colorés
du passé.
Une autre tradition de l’île a survécu avec les
quintas, ces vieilles demeures coloniales protégées
par de hauts murs où jadis les Anglais
de retour des Indes aimaient s’arrêter avant
de regagner le brouillard londonien.
Ils imaginaient les plus beaux jardins, organisaient
des fêtes, surveillaient le vieillissement
du vin dans les cuves en chêne et donnaient
leur linge à broder aux paysannes de l’île.
Aujourd’hui, l’éclat des lustres n’éclaire
plus les bals de jadis et les quintas sont devenues
d’agréables hôtels de charme ouverts
à tous.
1291
La banque
du Portugal
sur l’avenue
Arriaga,
un bâtiment
emblématique
de la richesse
architecturale
du 18ème S.
De beaux
paniers
de fruits
tropicaux
1292
Infos :
Un site : https://visitmadeira.com
Y aller :
La ville de
Funchal
escalade les
flancs de la
montagne
si elle veut
s’agrandir.
Maisons
traditionnelles
triangulaires
du village de
Santana.
Depuis Porto ou Lisbonne, la TAP-Air Portugal
offre des liaisons vers Funchal. Elle
opère également au départ de Bruxelles. Ou
encore participer à une croisière organisée
par Rivages du Monde le 29 avril 2024, au
départ de Madère vers les Açores www.rivagesdumonde.be,
l’occasion de vivre une
soirée et une nuit à Funchal.
Une découverte insolite de Funchal :
participez à un tour de la ville exclusivement
branché sur les spécialités culinaires de l’île
sous la houlette d’un guide qui en profite
pour vous apprendre la culture et l’histoire
de son île. Une balade de 4 heures à partir
de 10h ponctuée de pauses gustatives variées
et savoureuses
https://www.madeirafoodonfoot.com/
Un conseil, déjeunez léger avant de joindre
le groupe, pas plus de 12 personnes, une occasion
aussi de faire de belles rencontres.
Funchal
a les pieds
dans l’eau.
1293
1294
SUISSE
1295
1296
BALADE
AU PAYS
DES BONBONS
RICOLA
C’est ici à flancs de montagnes que commence la fabrication
des fameux bonbons RICOLA que l’on trouve dans le monde entier.
En 2030, RICOLA aura 100 ans et ses bonbons conservent les 13 herbes
qui ont fait sa notoriété. Découverte. © Plume et Capture d’images : Eric HEIDEBROEK
1297
Un peu d’histoire
Emil Richterich est boulanger à
Laufon, petite ville du canton de
Bâle-Campagne, en Suisse Alémanique,
on dit d’ailleurs Laufen
en Allemand. Et la langue usuelle
de cette région, est l’allemand. En
1930, il crée la confiserie Richterich
& Compagnie.
Q Cliquez ici
pour lire la vidéo
1298
Le petit garçon d’Emil a
des problèmes de gorge
qui l’empêche de respirer
correctement.
Alors Emil Richterich décide
de réaliser un bonbon avec des
herbes qui permettraient de guérir
son gamin. En 1940, il invente
un sucre composé d’un mélange
de 13 herbes sélectionnées pour
leurs vertus curatives.
Et ça fonctionne à telle enseigne
qu’il décide de commercialiser les
bonbons.
Mais à Laufen il y a deux confiseries
Richterich... et oui, ça ne
s’invente pas et ça pose problème.
Alors, en 1946, Emil décide de
créer le nom Ricola qui est l’acronyme
de Richterich & Co Laufen.
Victime de son succès, quatre ans
plus tard, la boulangerie-confiserie
devient trop petite, et quitte le
centre-ville pour la périphérie.
Les bonbons Ricola commencent
à être connus dans toute la Suisse
et leurs vertus se répandent dans
toute l’Europe. Ricola grandit
et passe en Société Anonyme en
1967, l’automatisation des procédés
de fabrication permet une
belle augmentation de la production
nécessaire pour répondre à
la demande croissante.
En 1973, Emil Richterich disparaît,
ses fils pérennisent son
œuvre. Le succès est évident et en
1993, le jodle publicitaire
«Ricolaaaa» crée une image de
marque sympathique.
Si en 2006 Laufen voit la mise
en service d’une toute nouvelle
usine, ainsi qu’un développe-
© Photo Ricola
1299
ment international en Italie, à
Hongkong et en Angleterre, les
principes de base de la culture
des herbes demeurent fidèles
aux concepts environnementaux
d’Emil Richterich.
C’est-à-dire une utilisation stricte
des herbes issues d’une culture
respectueuse de la nature, un
équilibre optimal entre saveur
et fonctionnalité et une origine
suisse.
En fait dès le début en 1930, Emil
Richterich s’était lui-même imposé
les principes du tout «BIO»,
rigoureusement perpétués par ses
successeurs.
La qualité est la base de toutes les
décisions prises par Ricola.
Le fabricant de bonbons accorde
une grande importance aux matières
premières en particulier,
qui se doivent d’être d’excellente
qualité, et au soin apporté à la
transformation de ces ingrédients
en produits finis.
Voilà ce que martelle le communiqué
de Ricola.
Les herbes utilisées sont cultivées
et récoltées par des paysans des
montagnes suisses selon des principes
respectueux de la nature et
conformément aux standards du
Bio Suisse B CORP.
Dont Ricola vient de recevoir la
certification officielle ! Alors que
la marque les applique depuis sa
création, en 1930...
Découvertes
Des Réalités
De Productions
de Ricola
Répondant à l’invitation de Ricola,
nous sommes accueillis par
Magali Jacquemettaz, une cultivatrice
passionnée qui s’est prise
de passion pour la culture des
plantes destinées à la fabrication
des bonbons Ricola.
Avec son collègue Fabien Fournier
de la coopérative de cultivateurs
Valplante, agréée par Ricola,
Magali a présenté les détails
des strictes exigences de Ricola
relatives aux cultures des différentes
essences.
Tandis que Fabien nous a éclairés
sur la façon dont sont suivies
les cultures. 25 producteurs
étalés sur plus de 200 hectares
consacrent 70% de la production
de plantes aromatiques et
médicinales à Ricola, qui soit dit
en passant, est à l’initiative de
la création de Valplante dont la
mission vise à sécuriser la chaîne
d’approvisionnement, depuis la
variété, la qualité, les quantités et
le suivi de la reconduction systématique
des critères qualitatifs
exigés par Ricola.
Après la préparation mécanique
des sols, il y a deux méthodes
de plantage des semences. La
première, et traditionnelle, est
de remuer le sol puis de semer
1300
1301
en profondeur les graines des
plantes, puis de laisser pousser
les mauvaises herbes. Comme les
mauvaises herbes poussent plus
vite que les semences, on désherbe
mécaniquement par brûlage,
sans altérer la germination.
La deuxième méthode est de
planter des «plantons» d’une
dizaine de centimètres de haut
une certaine hauteur, le sarclage
n’a plus d’effet et on doit alors enlever
les herbes indésirables, à la
main. Ce qui représente quelque
1.000 heures de travail manuel
par hectare... Et Ricola n’accepte
qu’1% maximum de mauvaises
herbes...
Après la récolte, les cultivateurs
sèchent les plantes selon les
élevés en interne. Méthode qui
permet d’éviter que toutes les
semences germent en même
temps et font gagner du temps.
Ensuite, les plantes sortent de
terre et un entretien régulier par
sarclage avec des outils rotatifs
en forme de soleil remuent la
terre afin que les nouvelles mauvaises
herbes ne se fixent pas.
Quand les plantes atteignent
1302
1303
directives de Ricola et puis les
livrent à l’usine de Laufen, et,
plus précisément à la Maison
des Herbes où elles sont triées,
contrôlées, coupées, lavées et
réparties dans divers conteneurs
destinés à préparer les mélanges
correspondants aux saveurs et
principes choisis. l’alchimie de la
fabrication des bonbons s’effectue
alors en dehors des regards,
les procédés de fabrication sont
tenus secrets comme les recettes.
Bien que
rigoureusement
traditionaliste
et respectueux
de ses origines,
RICOLA innove
régulièrement
C’est bien connu, une
entreprise qui n’innove pas,
n’évolue pas non plus.
Aussi, RICOLA développe de
nouvelles recettes en s’informant
auprès des consommateurs.
Ainsi, il est possible de répondre
aux goûts de nombreuses populations
à travers le monde.
Par exemple aux USA, les goûts
doivent être plus prononcés. Mais
ce n’est pas tout, Ricola produit la
gamme «Multi-Active».
Des bonbons constitués d’un
enrobage dur et d’un cœur liquide
rafraîchissant. L’une des variétés
contient du miel tandis que les
deux autres sont édulcorées avec
des glycosides de Steviol (E960)
issus de la Stevia.
Bien que ce nom scientifique ait
des relents de manipulations
chimiques, cet édulcorant est
strictement naturel, car il s’agit
de simples extraits de la plante de
Stevia, sans autres modifications.
Il sucre, n’est pas calorique et
sans effet sur l’insuline et la glycémie.
Tout bon pour les personnes
sujettes au diabète.
Si Ricola a choisi d’intégrer du
Steviol dans ses bonbons, c’est
qu’en plus ils n’agressent pas les
dents. Mais il n’est pas simple
d’utiliser cet édulcorant, car il a
un goût... Grâce à leurs talents, les
chercheurs du département Recherches
et Développement sont
parvenus à modifier les recettes
pour rester dans les saveurs typiques
de Ricola.
Et ainsi, Ricola peut proposer
des bonbons sans sucre, mais en
conserver le goût et le sucré !
En conclusion, nous avons pu
observer que Ricola offre des
bonbons délicieux, produits au
sein d’une entreprise qui respecte
l’environnement en respectant les
circuits courts et en limitant ses
déchets. De plus, elle récupère la
chaleur pour chauffer l’eau et ses
batiments. L’entreprise est dirigée
de main de maître par la famille
Richterich avec la même philosophie
de respect de la nature.
1- Ricola suit un
processus développé
spécialement pour
extraire les arômes
et principes actifs des
herbes, avant de les
mélanger pour obtenir un
concentré.
Cette solution
ultraconcentrée est
mélangée, selon le
produit désiré, avec les
autres ingrédients, c’està-dire
avec des extraits
de plantes, du sucre ou
ses substituts de sucre.
2 - Le mélange est en
suite mis à cuire.
3 - Une fois la préparation
refroidie, des machines
spéciales façonnent un
long cordon qui sera
découpé en morceaux
pour donner les fameux
sucres aux herbes – le
bonbon Ricola original
– ou remodelé et gravé
pour obtenir d’autres
variétés de bonbons.
4 - Pour finir, les bonbons
sont conditionnés dans
un papier d’emballage
protecteur ou dans les
petites boîtes pratiques.
5 - C’est le moment pour
les bonbons de partir en
voyage dans le monde.
1304
Procédés de fabrication des bonbons
1 2
3
4 5
1305
Les jardins
aux herbes Ricola
Autrefois, les jardins aux herbes
faisaient partie intégrante
des monastères en Suisse.
Avec les jardins pédagogiques de
Nenzlingen, du Trogberg, de Kandersteg,
de Zermatt et de Pontresina Ricola renoue
avec cette tradition.
Ces jardins aux herbes sont situés le long
de chemins de randonnée fréquentés et
sont accessibles à tous.
On peut y découvrir les 13 herbes Ricola
de mai à septembre et y apprendre de
nombreuses informations intéressantes
sur la culture et le pouvoir des plantes.
1306
1307
1308
Sources : interview, recherches et informations
ecueillies lors de la visite des installations Ricola.
1309
SUISSE
Genève
Porte cosmopolite de la Suis
Plume : Christiane Goor - Capture d’Images : Charles Mahaux
1312
se
Ville de banquiers et
d’horlogers et centre moderne
de nombreuses institutions
internationales, Genève n’en
reste pas moins une petite
ville paisible qui cultive une
véritable qualité de vie, son
meilleur atout de séduction.
Pour nous rendre à Genève, on a
choisi de passer par le Jura français.
Pas d’autoroute évidemment,
juste une route qui grimpe dans
une forêt d’épineux en multipliant
les épingles à cheveux jusqu’au
sommet du col suivi de la descente
tout aussi raide vers Gex et
ce sera l’arrivée en Suisse, et déjà
à Genève.
C’est à peine si on a noté le passage
de la frontière. Notre VW
T-Cross version 3 cylindres essence
1.0 TSI, affichant 115 chevaux et
dotée d’une boîte automatique,
s’est avérée une fois de plus une
excellente routière capable de
développer une puissance qui la
rend dynamique. Elle semble glisser
sans coup férir d’un virage à
l’autre qu’elle emprunte aisément
en maintenant une très bonne
tenue de route. Elle se décale en
douceur du véhicule qui la devance
sans obliger le conducteur à jouer
avec ses freins. Cependant si son
habitacle compact offre beaucoup
d’aisance pour les jambes des passagers,
ceux-ci se plaindront de ne
pas avoir de poignées au toit qui
permettent de se maintenir durant
cette conduite quelque peu spor-
1313
1314
tive. Genève s’annonce blottie au
pied de hautes montagnes dominées
par le Mont-Blanc qui mérite
son nom même en plein été.
Entre lac et sommets.
La traversée de la ville pour nous
rendre à notre hôtel idéalement
situé entre la gare et le quai du
Mont-Blanc nous convainc rapidement
que nous laisserons la
voiture au parking. De nombreux
travaux multiplient les détours et
par ailleurs l’espace généreux
laissé aux 2 roues au milieu de
la chaussée est perturbant pour
l’étranger qui doit apprendre à
surveiller ses rétroviseurs quand il
passe d’une bande à l’autre. Un
choix qui se confirmera lorsque à
notre arrivée à l’hôtel nous héritons
d’un Geneva Transport Card
donné gracieusement à tout
client (même en auberge de jeunesse
ou en camping), une carte
personnelle qui permet d’utiliser
sans limites le réseau genevois
des transports publics (bus, train
et mouettes) pour toute la durée
du séjour, jour du départ inclus.
Genève n’en reste pas moins une
ville qui se découvre avec plaisir
1315
1316
à pied. Mais autant commencer
le séjour par une croisière sur le
lac Léman, l’idéal pour découvrir
l’organisation de cette ville établie
dans la baie où le Rhône quitte le
lac et prolongée sur chaque rive
par des quais qui se partagent
entre des parcs arborés, des plages
animées, un village suisse resserré
autour de sa roue, des jetées, des
flottilles de voiliers et le bâti classique
avec les palaces devant et les
quartiers plus populaires derrière.
Ici on ne multiplie pas les clochers
comme dans d’autres grandes
villes, si ce n’est celui de la cathédrale
St-Pierre enfermé entre deux
tours d’allure château plutôt que
cathédrale. On y retrouve l’empreinte
du protestantisme loin de
l’exubérance des autres religions
chrétiennes.
La ville est adossée à une montagne,
le Salève, tellement associée à Genève
qu’on en oublie qu’elle se situe
en France. C’est que depuis là-haut
le panorama est somptueux sur la
ville et son environnement montagneux
qui déroule des neiges éternelles.
Enfin il y a le lac et son jet
d’eau, symbole de « la plus petite
métropole du monde » qui pulvérise
500 litres d’eau par seconde à
la vitesse de 200km/h à 140 mètres
de haut. Quand le bateau s’en approche,
on le devine mobile et prêt
à se déplier sous la brise avant de
retomber comme un voile vaporeux.
C’est aussi depuis le bateau que l’on
découvre que si la ville haute semble
plus sévère, la ville basse aligne
d’élégants hôtels particuliers et se
veut largement commerçante en
rassemblant une foule de chalands.
Enfin on est bluffé par la jetée des
Pâquis envahie par les baigneurs.
Lieu de divertissement à la mode, à
la fois place de village avec ses bancs
et ses buvettes, et plages de sable
avec ses plongeoirs qui permettent
de s’immerger dans le lac. Ici toutes
les classes sociales se croisent et Genève
parle toutes les langues entre
les tables où les soirées se prolongent
autour d’un repas.
Capitale de la paix.
Dès le Moyen-Age, avec le développement
du commerce en Europe,
Genève, étape obligée sur
la route de l’Italie, devient foire
internationale. Quand Calvin s’y
installe au 16ème siècle, la ville
devient terre d’accueil pour les
Huguenots chassés par la Réforme.
Au 18ème siècle, Genève
est encore une escale incontournable
pour les aristocrates britanniques
qui s’offrent un grand tour
à la découverte de l’Europe.
Un siècle plus tard, le Genevois
Henry Dunant fonde le Comité
International de la Croix-Rouge
et la ville prend une part active au
service de la neutralité au point
de compter davantage d’organisations
internationales que toute
autre ville au monde, près de 300,
autant de centres de diplomatie
multilatérale qui se veulent des
consciences de l’humanité.
1317
1318
Raison de plus pour rejoindre la
route des organisations internationales
qui s’égrènent sur la colline.
Elles se découvrent depuis la
célèbre place des Nations où se
dresse une haute chaise amputée
qui symbolise la lutte contre les
mines antipersonnel. C’est depuis
cette place que s’ouvre l’emblématique
allée qui mène au palais
des Nations-Unies, bordée des
192 drapeaux des Etats membres.
Infos.
Un site incontournable
www.geneve.com/fr
Une citycard utile, le Geneva Pass
www.geneve.com/fr/a-voir-et-afaire/geneva-pass
Se loger : Hôtel Cristal proche de
la gare et des quais
hotel-cristal-geneva.hotels-geneva.org/fr
Il offre 30% de réduction très appréciable
sur le parking de la gare.
1319
Le Place d’Armes
à Luxembourg-Ville
Mini trip en McLaren
720S coupé, en 2022
Hôtel Héritage
à Bruges, en 2021
Mini Trip en McLaren
720 S Spider
Sofitel Le Louise
À Bruxelles, en 2012,
Avec la Rolls Royce
Phantom
Escapade à Waterloo
en McLaren GT en 2022
1322
Restaurant Le 135 (Dolce La Hulpe)
Pascal Marcin aux fourneaux
© Eric Heidebroek
Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.
1323
Escapade à Waterloo
de la
McLaren GT
1324
Plume et layout : Eric HEIDEBROEK, Photos : CAMINTER
La Mc Laren GT vous a été présentée il y a deux
ans lors d’une courte prise en main. Cette
fois, nous sommes remontés sur les traces
du Duc de Wellington dans la morne
plaine de Waterloo où l’anglais a mis fin
aux campagnes guerrières de l’Empereur
Napoléon 1er.
A contrario des 720s Spider et coupé, la GT
se veut plus «Grand Tourisme» en offrant un
peu plus de confort et un espace bagages
moins restrictif, tout en conservant l’esprit
originel de la marque anglaise tournée
radicalement vers le sport.
avec les 620 chevaux
1325
La région où s’est déroulée cette grande bataille
est fantastique de beauté. Les routes se faufilent
entre des vallons verdoyants de prairies cernées
de bocages, de fermes, de grandes étendues où
l’on imagine facilement les
couleurs chatoyantes des
uniformes des armées en lice. De l’artillerie et ses
nuages de fumée, de la cavalerie qui charge sabre
au clair. Toute cette épopée est retracée dans le
nouvel espace sous terrain du musée.
Régulièrement, Waterloo produit une reconstitution
de la fameuse bataille avec de
nombreux figurants, c’est
magique !
1326
LES 4 POINTS D’INTÉRÊTS DU MÉMORIAL DE WATERLOO :
Le Mémorial de la bataille de Waterloo en 1815 est un site unique en Belgique qui est à
la fois un monument de commémoration et un musée historique. C’est également et
surtout un lieu chargé d’histoire.
1. Le Musée du Mémorial :
revivez l’histoire de la bataille à travers des uniformes, des objets
historiques, des cartes animées, un film 3D inédit…
2. Le Panorama : découvrez l’immense
toile historique du panorama,
longue de 110 mètres et
haute de 12 m !
Fiche technique
McLaren GT.
Moteur V8 bi-turbos.
4,0 litres
620 ch à 7.500 t/min
630 Nm à 5.500 t/min
Boîte auto 8 rapports
VMax : 325 km/h
0 à 100 : 3,2s
Conso : 12,5 l/100km
Moyenne obtenue
durant l’essai :
La plus basse : 10,3 l
La plus haute : 15,6 l
1327
1328
McLaren GT
L’intérieur spacieux
offre des
sièges très bien
rembourrés et
anatomiquement
parfait quelques
soit le gabarit.
3. La Butte du Lion :
gravissez les 226 marches pour admirer
un point de vue exceptionnel sur le
Champ de Bataille.
4. La Ferme d’Hougoumont :
laissez-vous conter l’histoire de «la
bataille dans la bataille» grâce à une
installation multimédia mêlant innovation
et mémoire.
Même si la cellule
en carbone
est proche de
celle des coupés-ultra
sportifs,
chez McLaren
on a choisi celle
de la GT un peu
plus généreuse.
La planche de
bord adopte
aussi un style
plus cool.Mais il
ne faut pas s’y
tromper cette
auto-là a un tempéramment
de
feu et une tenue
de route incisive.
Moins agressive
(un peu seulement)
que les
super-sports, la
GT profite de son
empattement allongé
pour offrir
une tenue de cap
extraordinairement
stable sur
les «autobahn»
et dans les
longues courbes
qu’elle avale
à des allures
fantastiques de
sérénité.
1. LE MUSÉE
Revivez l’expérience de la bataille de
Waterloo 1815 à l’intérieur du Mémorial
grâce à une scénographique narrative,
multi sensorielle, comprenant des effets
spéciaux et décors immersifs.
À travers des uniformes, des objets historiques,
un film 3D inédit, une maquette
géante de 33 m2, un jeu de piste, découvrez
l’histoire de la célèbre bataille.
• Film 3D de 15 minutes • Maquette de
la bataille de 33 m2 • Audioguide FR/NL/
EN/D/IT/ES/CHN/JPN/RU • Accès PMR
1329
McLaren GT... Invitation au voyage
Née d’une demande de la clientèle, la GT demeure une
supersport, ses lignes élancées le confirment. Avec son
arrière «longue queue» on l’imagine sans peine, lancée,
pleins pots sur la ligne droite des Hunaudières au Mans.
Son profil inspire la performance fluide et aérodynamique.
A son bord, le confort permet de rouler sur de
longs trajets. La visibilité périphérique est bien conçue.
Bien que les énormes prises d’air latérales occupent
bien l’espace des rétroviseurs. Sans occulter la visibilité
arrière, ils offrent au regard la musculature puissante de
l’auto. C’est un régal. Contrairement à certaines spor-
2. LA BUTTE DU LION
La Butte du Lion est un monument de 40 m de hauteur
érigé en 1826 à la demande de Guillaume Ier qui a
souhaité marquer l’endroit présumé où son fils aîné fut
blessé le 18 juin 1815. Il est surmonté d’un lion symbolisant
la victoire des monarchies.
En haut des 226 marches, le regard embrasse le Champ
de la bataille de Waterloo 1815. Une table d’orientation
vous permettra d’appréhender les mouvements
des troupes, de comprendre les formations en carré de
l’infanterie, les déploiements de la cavalerie.
• Point de vue • Ascension de 226 marches • Table d’orientation • Pas d’accès PMR.
1330Route du Lion 1815 - 1420 - Braine-l’Alleud +32 2 385 19 12 - info@waterloo1815.be
tives, les rétroviseurs sont installés plus bas dans la portière
et décalés vers l’arrière. Intelligent, car ils dégagent
la vue vers les angles avant tout en étant parfaitement
implantés dans l’axe du regard. Chez McLaren, ce sont
des pilotes qui ont géré les détails de mises au point.
Des pilotes qui ont aussi participés aux réglages des
trains roulants. Ainsi la McLaren GT offre un freinage canon,
les freins Carbone Céramique prennent rapidement
la bonne température et la conserve très longtemps de
façon à offrir systématiquement les bonnes prestations.
La GT dispose aussi des trois programmes moteurs et
maniabilités comme dans les Spider et Coupés 720S.
3. LE PANORAMA
Le Panorama est un vaste bâtiment circulaire qui abrite
la toile réalisée en 1912 par Louis Dumoulin, peintre
dont le Panorama fut présenté à l’Exposition universelle
de Paris en 1900. Ses dimensions exceptionnelles et
son dispositif sonorisé permettent une immersion totale
au cœur de la bataille. Vous serez cerné de toutes parts
par les scènes de combat, bruits de sabres, charges de
cavaleries et tirs de canons.
• 110m x 12m • Toile de 1912 • Sonorisé • Accès PMR
4. LA FERME D’HOUGOUMONT
Ouverte les week-ends et jours fériés
Dernier témoin de la Bataille, cette ferme accueille un
spectacle vidéo qui raconte l’histoire de «la bataille
dans la bataille». Cette Ferme fut le cadre de combats
meurtriers : c’est à cet endroit que le frère de Napoléon
déclencha l’action. Ce qui ne devait être, au départ,
qu’une manœuvre de diversion, est devenu le point le
plus violent de la bataille.
Toute la journée, les assauts
français y furent terribles et
vains.
• Balade en voiture à cheval
• Histoire de la bataille
• Spectacle vidéo de 25 min
• Pas d’accès PMR
1331
Ces choix ne s’opèrent que si
le bouton «ACTIVE» est enclenché.
Il active alors des choix
pour la maniabilité (Handling)
entre Comfort, Sport, Track ou
des combinaisons de choix avec
les mêmes modes opérant sur
la puissance. (Power). En mode
Comfort, tant mécanique que
suspensions, la GT se montre
très civilisée tant à l’intérieur
qu’à l’extérieur, bien que dehors
on entend bien que ce n’est
pas une voiture «ordinaire».
Combiner le mode Handling en
«Comfort» et le mode Power en
«Sport» apporte non seulement
une modification de l’atmosphère
grâce à une musicalité
un peu plus présente, qui ravit
les oreilles tout en augmentant
les sensations. Utliser aussi le
mode «Track» pour le moteur
transforme cette «gentille» GT
en dragster. Le V8 ne chante
plus, il rugit. La boîte est plus
rapide, plus sèche aussi. Et, si
en plus vous passez au mode
sport, l’ensemble se durcit
sans être désagréable. Mais
quandvous sélectionnez tout
en «Track», c’est une projection
dans la sportivité intégrale. La
GT affiche alors, tout ce que
son ADN racing comporte.
Et pourtant vous êtes dans un
coupé supersport spacieux qui
sait vous apporter du confort
dans la rigueur d’une supercar.
1332
1333
1334
Une McLaren
Au Place d’Armes
Balade au Grand Duché de Luxembourg
Plume @ Eric HEIDEBROEK
Images @ Caminter 2022
1335
1336
Cinq Étoiles
Au centre ville
Le Grand Duché de Luxembourg a ceci
de particulier qu’il est multiculturel.
Centre financier reconnu, il attire des
talents de tous pays. Près de 200
nationalités s’y côtoient au quotidien.
Loin d’être guindé, le Grand Duché se la joue
détendu, clair et accueillant. Sa capitale
donne le ton, l’humain a la priorité. Les transports
publics sont, non seulement modernes,
beaux et propres, mais aussi… gratuits !
Îlot de charme et de luxe, implanté
en plein coeur de la capitale
luxembourgeoise, le Place d’Armes
est le refuge idéal des épicuriens.
Pour être le seul Relais & Châteaux du Grand
Duché de Luxembourg, le Place D’Armes est
à lui seul un monument de l’hospitalité
luxembourgeoise. Isolé au centre ville, son
accès passe exclusivement par le piétonnier,
en roulant au pas. D’ici peu, l’accès sera piloté
par des bornes automatiques pour lesquelles
un sésame sera exigé. C’est à la fois
un avantage et un inconvénient, l’accès à
l’hôtel en voiture demeure problématique,
mais la garantie de la tranquillité et l’absence
de trafic génèrent une rare atmosphère de
confort et de raffinement.
Le Place d’Arme est structuré par un assemblage
de sept demeures aristocratiques de la
capitale. C’est l’architecte Beck et son épouse
qui ont eu l’idée d’associer ces maisons en un
seul et unique bâtiment. On est loin des pa-
Le Place d’Armes
18, Place d’Armes – L-1136 Luxembourg
00 352 27 47 37
info@hotel-leplacedarmes.com
www.hotel-leplacedarmes.com
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laces mondialisés et par définition...insipides.
Ici tout est vrai !
En effet, Beck ne s’est pas simplifié la
tâche, il a conservé le caractère de chacune
des demeures en les associant par
des travées, des percées, des espaces
libres et des éléments contemporains
qui se marient parfaitement entre eux.
On passe, de l’une à l’autre maison, par
différents niveaux. A chaque recoins,
son intimité artistique, son intimisme,
son caractère. C’est aussi pour ça que
l’hôtel offre ce charme romantique et
particulier. On se promène du baroque
au contemporain en glissant vers le
classique dans une délicieuse fluidité.
On retrouve l’émerveillement des
yeux d’enfants découvrant une
grande maison bourgeoise aux
recoins mystérieux.
Le confort moderne est omniprésent, climatisation,
wifi haut débit, normal dans
un cinq étoiles. Eléments qui s’allient au
charme cossu et bourgeois que génèrent
les nombreux espaces cosys, ou ouverts
comme la grande terrasse sur le toit,
voire, celle encadrée par les murs intérieurs
aux reflets de seigneurie féodale.
Le Place d’Armes dispose de trois offres
gourmandes pour tous les goûts et toutes
les humeurs. Une brasserie parisienne,
avec ses barres de cuivre et ses velours
carmin vous accueille chaleureusement
avec des mets simples au caractère bistronomique.
Le petit-déjeuner se prend
au «Plëss» dans son humeur moderne et
dépouillée. Le midi et le soir, on appréciera
la cuisine ouverte où s’affairent le Chef
et sa brigade, dans un ballet de gourmande
élégance et gestes précis.
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La ville de Luxembourg
offre un choix de boutiques
des plus raffinées dans une
atmosphère années folles
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Modernisme, esthétique d’aujourd’hui et d’avant-hier
offrent un charme de détente et de glamour
Il faut surtout ne pas se contenter de regarder devant ou tout
autour de soi. Il faut aussi se laisser impressionner en levant
les yeux pour admirer la beauté intemporelle des façades Art
Nouveau des immeubles anciens.
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Balades nocturnes
tranquilles.
Jeux de lumières.
Rivalités d’élégances
entre vitrines
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Grandes enseignes, mise
en valeur des bâtiments
de style Art Nouveau,
rien que pour vos yeux !
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McLaren
720S Coupé
Carbone, élégance, puissance, maîtrise
L’art de générer des voitures d’exception
Plume @ Eric HEIDEBROEK
Images @ Caminter 2022
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L’occasion était trop belle pour
réaliser ce mini-trip au Grand
Duché de Luxembourg, la McLaren
720s Coupé est toute désignée
pour visiter la capitale financière
bien connue.
On peut choisir de se rendre à la
capitale luxembourgeoise par le
chemin des écoliers ou l’autoroute.
La 720S aime les deux !
Par l’autoroute, on sait bien
qu’on ne peut pas, y aller franchement,
mais cette auto est
tellement stable et efficace que
c’en est vraiment tentant.
À plusieurs conditions toutefois,
comme celles de bien connaître
ses propres limites et d’adopter
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Températures
et pressions des
pneus affichées.
Les Pirelli PZero
doivent être à
température
Sinon... ils
n’accrochent pas !
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une attitude responsable en
augmentant l’anticipation et
tenat compte des autres
conducteurs qui ne s’attendent
pas à voire débouler un boulet
de Canon... Normal puisqu’on
ne peut Pas. Et, aussi, de ne pas
se faire prendre... Car, là, ça
peut faire très mal.
L’idéal est de choisir le cruisecontrol
calé sur la vitesse autorisée.
Et garder le caractère sublimatoire
de cette supercar
pour des endroits où l’ont peut
exploiter le potentiel, routes
fermées, Circuits et autobahn...
Avec le Cruise-Control on sera
surpris par l’autonomie qui peut
atteindre plus de 500 km!
Evidemment, dès que l’on titille
la pédale de droite l’autonomie
1357
fond comme neige au soleil,
mais, quel pied !
Sur les petites routes, le potentiel
de ce «tout-en-carbone» est démentiel.
La réponse à l’accélérateur
est toujours nette et précise.
Quand on accélère à fond, on est
catapulté jusqu’à 6.500 tours, et
en gardant le pied dans le phare,
on reçoit une deuxième charge
encore plus forte. Cette auto est
vraiment extraordinaire. Si elle
offre de véritable sensations
sportives. Elle est domptable
grace à son équilibre et sa perfection
en matière de trains roulants.
Pour exploiter les prestations,
il faut aller sur circuit. Par
exemple, à Mettet, où pour
€150 vous pouvez faire parler la
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poudre à moindre risque pour
vous et les autres. D’ailleurs les
propriétaires de McLaren optent
souvent pour des cures de trackdays
nettement moins coûteuses
et ennuyeuses qu’une arrestation
pour excès de vitesse.
Dans ce cas, ils équiperont leur
supercar de pneus spéciaux.
Chez Pirelli le PZero existe en version
«Trofeo» avec la bande extérieure
du profil presque slick alors
que la partie intérieure comporte
trois rainures pour rouler sous la
pluie et être en ordre avec le code
de la route. Mais aussi plus simplement
pour rester sur la route...
Chez Michelin, Bridgestone, Continental,
Goodyear, Dunlop mais aussi
Hankook et d’autres manufacturiers
impliqués en sports autos
offrent des pneus spéciaux «trackday»
destinés aux supercars mais
pas seulement. On y reviendra bientôt
dans la rubrique pneus.
720 chevaux 770 Nm
La puissance, le couple et les performances
d’utilisation définissent le
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cœur de la 720S. Le moteur V8 est
un 4,0 l, dopé par deux turbos qui,
développe 720 ch à 7 000 tr/min et
770 Nm entre 6.500 et 7.500 t/min.
Cette dernière valeur semble un peu
haut perchée côté régime, mais il
faut savoir que 80 % du couple
est disponible dès les plus basses
rotations. A 1000 tours elle offe
350 Nm, à 1500 tours 525 Nm et
à 2000 Tours 600 Nm (80%)...
C’est du, entre-autres, au doublement
des injecteurs, il y en a 16 au
lieu de 8, combinés à la régulation
électronique des turbos, permet
une réponse massive et instantanée
du V8. Cela percute le 0 à 100
en 2’’8 et le 200 en 7’’8 pour une
Vmax de 341 km/h. Rien que ça !
Cet ensemble moteur boîte automatique
à sept rapports génère
une connexion organique entre la
voiture et son conducteur.
Magie ponctuée, du démarrage au
régime maximum, par la bande-son
rageuse et exceptionnelle du V8.
La compétition dans le sang.
Si la 720S est parfaitement adaptée
pour repousser les limites sur
circuit, McLaren propose divers
équipements dont une barre de
harnais en titane «MSO Defined».
Réalisée sur mesure pour la 720S,
elle est placée derrière les sièges
pour ancrer les harnais 6 points
spécifiques pour assumer des performances
extrêmes dans une sécurité
inégalée.
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La fonction
Dessine
La forme.
C’est racé !
1365
McLaren n’a pas cédé à la facilité
en ne posant une simple direction
assistée électrique. Pour le constructeur
britannique, le conducteur est
strictement au coeur de la conduite.
Il doit bénéficier de toutes les informations
utiles, remontées par les
trains roulants, mais aussi, par la direction.
McLaren a créé une direction
électro-hydraulique au caractère
plus précis et remontant les
informations du contact avec la
route ou la piste en temps réel.
Sport & Race
Pour la piste, la direction électro-hydraulique
entre en symbiose exacerbée
avec le système «Active Dyna-
1366
Du carbone en déco,
Du carbone en structure.
Freins carbone céramique
Un aileron «aéro-frein»
Des performances !
0 à 100 en 2’’9 !
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mics» de la 720S. En plaçant le
sélecteur sur «Sport» ou
«Track», la 720S se prépare à
l’action sur piste : les réponses
sont affûtées. La puissance est
livrée plus «brute», de même
que les changements de rapports
sont plus secs, dans un
style très voiture de course.
Quand on revient au mode
«Confort» et on passe instantanément
la configuration
idéale pour les routes ouvertes.
La 720S ne martyrise pas ses
occupants. C’est dù à l’étude
ergonomique du maintien des
occupants adaptée à la potentielle
conduite dynamique.
On pourrait croire que cette
720S Coupé est sans reproche.
Par rapport au Spider, le moteur
affiche plus de présence
dans l’habitacle, et y ajoute sa
chaleur. Le spider, dispose
d’une petite vitre de lunette
arrière, entre les appuie-tête
qui, peut s’ouvrir laissant pénétrer
un peu de fraicheur,
mais aussi les vocalises du V8.
Rare, plus exclusive que Lamborghini,
Porsche, Aston Martin
ou Ferrari, la McLaren tient
son rang.
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Bruges, ou
La Venise du Nord
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Moments Dédiés
Au terme d’une semaine de travail acharné, nous décidons de nous
changer les idées et partons à la découverte de la Venise du Nord
avec la McLaren 720S Spider pour nous laisser gâter. Plume @ Eric HEIDEBROEK
Images @ Caminter 2021
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Escale à...
l’Hôtel Héritage
Il est près de 19 heures quand nous arrivons
à l’hôtel, la route a été sage, et surtout
encombrée. L’autoroute de la Mer, un
vendredi fin d’après-midi, se déguste à la
sauce… embouteillages. No stress !
Mais ça n’a pas d’incidence à bord de la Mc Laren
720S Spider dont le V8 ronronne dans notre dos.
Pour ultra sportive, le confort est surprenant, car
total. Même si les suspensions sont fermes, les
irrégularités de la chaussée sont absorbées sans
chocs désagréables. La boîte automatique à 7
rapports égrène les vitesses en douceur, la rondeur
du V8 de 720 ch et 770 Nm, rend cette décapotable
très facile à conduire au quotidien.
Arrivé à Bruges, les petites rues de la Venise du
Nord sont parcourues sur un filet de gaz, le V8
n’est pas discret, il gronde et sa rondeur à bas
régime rebondit souplement contre les façades
baroques, faisant tourner bien des têtes en suscitant
des surprises émerveillées, des éclats dans
les yeux. Rien à dire, l’auto est belle.
L’arrivée au Relais & Châteaux L’Héritage, où l’on
se gare, est discrète quand bien même les échappements
aux sons rauques et sourd interpellent
directement le personnel d’accueil de l’hôtel.
Notre léger bagage - sacs de sport - est sorti, du
coffre avant (121 l), et conduit dans notre Suite.
L’accueil est souriant, harmonisé avec la quiétude
élégante des lieux. L’Héritage est un cocon confortable
et relaxant, nous ne tarderons pas beaucoup
à nous rendre compte, qu’en plus, c’est un
temple pour gourmets.
L’ascenseur a du charme, il a troqué ses grilles
antiques pour des portes coulissantes garnies
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d’un poster qui rappelle son lustre d’antan.
Silencieux, il nous transporte au
quatrième étage où nous attend notre
hôte qui nous conduit à la Suite 43. Nous
sommes sous les toits.
Le plafond est haut et soutenu par de
larges poutres. Les murs couleur «coquille
d’oeuf» font la liaison avec les tonalités
chaude et rustique des boiseries.
La décoration est très «Belle-Epoque»,
les téléphones à cadrans circulaires, façon
années ‘20 sont équipés de mécanismes
modernes et fonctionnent très
bien, en souplesse et rapidement. Les attentions
sont très agréables, comme la
bouteille de Champagne et quelques délicieux
chocolats, un minibar rempli avec
soin, une bouteille de vin rouge, un grand
écran, une sono Bose, un iPad, et bien
d’autres éclairages d’ambiance destinés
au bien-être.
Le grand lit est tellement confortable que
nous avions très envie de le ramener chez
nous, mais dans la McLaren... c’est un
peu juste, ça ne rentre pas ! Toujours est-il
que nous avons découvert un hébergement
délicat, raffiné et très confortable.
La salle d’eau dispose d’un bain à bulle,
d’une douche encastrée accessible par
une porte en verre martelé. La double
vasque dispose d’un plan en marbre assorti
aux tonalités chaudes et crémeuses
de l’ensemble. Tout est conçu pour offrir
l’agrément et le confort digne d’un Relais
& Châteaux, évidemment à cinq étoiles.
Pendant que nous nous installons, la
McLaren rejoint, aux mains d’un personnel
soigneux, respectueux et connaisseur,
le garage où elle dormira, bien à l’abri,
dans un box pour elle toute seule.
Relais & Châteaux Hôtel Heritage
Niklaas Desparsstraat 11
8000 Brugge - Tél : +32 (0)50 444 444
info@hotel-heritage.com
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Moment gourmand
au Mystique
Un dîner gastronomique* à
quatre services et vins assortis
pour un budget de 120 €
par couvert, voilà qui est très
correct. Surtout en regard à
l’imagination, à la créativité
et à la finesse de tous les
plats élégamment présentés.
On soulignera la justesse
et l’omniscience du service,
prenant soin d’expliquer posément
le choix des vins assortis,
en nous mettant l’eau
à la bouche, à chacun des
plats proposés. Un grand et
délicieux moment.
* MYSTERY MENU... • 3 services : 59€ p.p. • 3 services vins assortis : 86 € p.p. • 4 services 84 € p.p. • 4 services vins assortis : 120 € p.p.
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Bruges la nuit,
sous la pluie de la fin octobre,
est une ville vivante et agréable.
Ses fières façades éclairées, ses
vitrines scintillantes sont d’un
romantisme inégalable.
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S’éveiller après une bonne nuit, prendre
le petit-déjeuner dans la salle à manger
de l’Héritage sont de délicieux moments.
Nous n’avons pas goûté aux œufs pochés
sauce mousseline, c’est bête, mais
nous avions commandé des œufs au
plat, par tradition... Le service est omniprésent
et prévient chaque désir au moment
opportun. La gentillesse, la politesse
et l’élégance multilingue font plaisir
et l’on en jouit, sans modération.
Si en plus, la pluie fait la place au soleil,
Bruges apparaît sous un autre jour. Les
rues, scintillantes de lumières sous la
pluie nocturne, cèdent la place à des bâtiments
soignés à l’architecture historique
flamande.
Un ravissement pour les yeux, , et on se
promène en cherchant les détails, les
équilibres, avec en arrière-plan, le bruit
des sabots des chevaux tirant calèches et
ARTISANAT D’ART ET ORFÈVRERIE
Bruges est, bien sûr, une ville touristique et
cela se comprend par ses nombreux attraits.
Quelques artisans peuvent, grâce à elle, vivre
de leur art, de leur passion, comme Michiel
NEELS et sa fille qui créent des bijoux en
argent pour le plus grand bonheur des visiteurs
et des locaux qui découvrent leur
savoir-faire dans leur atelier «Ginkgo», au
21Walplein. Info : www.zilversmid.be
visiteurs éblouis par tant de beautés
mises en valeur par un entretien rigoureux
et une valorisation des abords. La
propreté de la ville incite à son respect et
l’ensemble donne envie de s’y attarder.
La Venise du Nord se visite par ses canaux
que traversent de nombreux ponts
aux styles originaux qui témoignent de
l’histoire millénaire de la ville. Des ter-
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rasses, à fleurs de canaux, offrent un moment
de détente et de relaxation sous les
doux rayons du soleil de l’été indien.
Les canaux participent à l’incroyable
quiétude de la ville. Par leur doux chuintement,
ils apportent une sérénité appréciée
en leur temps par les ecclésiastiques
qui ont fait de Bruges cette cité
éternelle. Le long des canaux, des ouvertures
pratiquées dans les berges servant
autrefois de débarcadère permettant
d’approcher l’onde et d’apprécier
le passage des bateaux, la faune aussi
et cela ravit les chasseurs d’images.
Autant Bruges se la joue
bourgeoise et animée,
autant elle détend par son
atmosphère idyllique.
En se promenant dans la ville dans ses
ruelles historiques, on débouche sur une
étendue d’eau calme et bordée de végétation.
En fin de parcours, un ancien pont
de pierres, en arcades, rejoint les deux
rives qui descendent vers un endroit apprécié
des brugeois.
LE JARDIN DES AMOURS
Est un jardin aussi impressionnant que le
parc à la française d’un grand château.
Ce ne sont pas des laby rinthes verdoyants,
incitant à la coquinerie, mais des chemins
de verdures aux doux feuillages de nombreuses
essen ces, des pelouses soignées.
Ce sont des détours romantiques qui incitent
à la flânerie, à la méditation, au
plaisir d’être ensemble ou d’être deux
pendant un moment privilégié.
On y oublie les soucis, on reste main dans
la main dans un état de plénitude et de
détente.
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La promenade se termine sur
ce délicieux moment, retour à
l’Héritage, notre Relais &
Châteaux pour retrouver
cette atmosphère intimiste
qui sait si bien détendre l’esprit
et apporter un bien-être
bienvenu.
Découverte du bar pour y déguster
une boisson sans alcool,
on doit reprendre la
route ! L’atmosphère y est
idéale pour rencontrer des
amis, discuter ou prendre
autre chose qu’un soft, en
soirée. La chaleur des meubles
en ronce de noyer, des cuirs à
l’anglaise, tout comme le piano
à queue préfigurent des
soirées inoubliables.
C’est un fait, l’Héritage,
Relais & Châteaux sait rece voir
et choyer ses visiteurs.
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Conclusion...
Choisir un Relais & Châteaux est
une garantie de services et d’hospitalité
absolument irréprochables.
Tant au premier contact que tout
au long du séjour, tout est parfait.
L’Hôtel Héritage, passionnément
managé par Johan & Isabelle
Creytens, efficacement secon dés par
leurs équipes, apporte au voyageur
toutes les atten tes de bien-être, de
respect.
La Mc Laren a été soigneusement rangée
dans un box privé. Pour nous, la
confiance est totale et bien placée. Au
retour vers nos pénates, le V8 a pu
chanter un peu, mais toujours avec
«modération»...
Mais quel plaisir cette 720S Spider
Saviez-vous que même la température
des pneus PZero s’affiche au
tableau de bord ?
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