15.02.2026 Vues

OH LIFE TOURISME FEVRIER 2026 version A

# road trip France Chartres Futuroscope à Poitiers et Nausicaà, # les trésors des iles africaines de l'Atlantique #La route des maisons à colombages en Allemagne #Les Croisières sur de gros bateaux super équipés pour allier tourisme et faire la fête ! Un reportage sur le Tour de #Bruce #SPRINGSTEEN A MONZA avec une balade au Lac de Côme, à Venise, à Monza évidemment et ensuite à Turckheim ! Enjoy click on button to be inside your magazine.

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FEVRIER 2026

version 1

Valkenburg Château St. Gerlach




Sommaire

FEVRIER 2026 ver. 1

Cliquez sur les boutons pour accéder directement aux sujets

Gourmandises Et Balades

NEW u

NEW u

VOYAGES VOYAGES

CROISIERE TRÉSORS INSULAIRES ATLANTIQUES

CROISIERE SUR LE DOURO (PORTUGAL)

CROISIERE SUR LE DANUBE

GOLD u ST.GERLACH

À VALKENBURG, EN 2025

MINI TRIP EN MCLAREN

750 S SPIDER EN DÉCEMBRE 2025

TOP u

TOP u

TOP u

TOP u

NEW u

CROISIERE ARCHIPEL DES AÇORES

CROISIERE AU FIL DU BRAHMAPOUTRE (INDE)

CROISIERE LES PERLES DU NORD (BELGIQUE)

CROISIERE SUR LE NIL (EGYPTE)

CROISIERE EXPLORIS USHUAIA / VALPARAISO

CROISIERE EXPLORATION EN ARCTIQUE (GROENLAND)

CROISIERE L’ARCTIQUE (GROENLAND & NORVEGE)

CROISIÈRE AZAMARA - 10 JOURS EN MÉDITÉRRANÉE

CLIQUEZ SUR LES BOUTONS

NEW u

GOLD u VAN ORDINGEN

À ST-TROND EN MASERATI GT 2025

GOLD u LE CLARANCE

À LILLE CITY TRIP EN BENTLEY 2025

GOLD u

VALKENBURG CHÂTEAU ST. GERLACH

NEW

GOLD u

GOLD u

GOLD u

GOLD u

CLIQUEZ SUR LES BOUTONS

SAINT TROND : CHÂTEAU D’ORDANGE (van ordingen)

LILLE LE CLARANCE

LUXEMBOURG : LE PLACE D’ARMES

BRUGES : HERITAGE

CATANE

ROUTE ALLEMANDE DES COLOMBAGES

SPA EN LOTUS AU DOMAINE DE LESBIOLES

LILLE EN BENTLEY BENTAYGA

ROAD TRIP FUTUROSCOPE EN MERCEDES EQE 350+

WISSANT EN RENAULT 5 ELECTRIQUE

DUNKERQUE

L’ILE NEERLANDAISE DE TEXEL

ATHENES

GOLD u LE PLACE D’ARMES

À LUXEMBOURG-VILLE

MINI TRIP EN MCLAREN

720S COUPÉ, EN 2022

GOLD u HÔTEL HÉRITAGE

À BRUGES, EN 2021

MINI TRIP EN MCLAREN

720 S SPIDER EN 2021

ESCAPADE À WATERLOO

EN MCLAREN GT EN 2022

TOP u

RICOLA (SUISSE)

4

©

TOUTES LES PHOTOS & TEXTES DE CE MAGAZINE SONT SOUMIS AUX DROITS D’AUTEURS


NOUVEAU

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(1)À l’achat d’un Actyon Hybrid neuf, nous reprenons votre ancien véhicule et vous offrons 1.000€ (TVAC) en plus de sa valeur. Le véhicule doit être complet, en état de rouler et être immatriculé

au nom du nouveau propriétaire depuis au moins 6 mois. Le véhicule doit être muni de tous les documents légaux. Le nom du propriétaire du véhicule neuf doit correspondre à celui du dernier

propriétaire de l’ancien véhicule. La garantie d’usine KGM sur un nouvel Actyon Hybrid est de 5 ans, prolongée jusqu’à 10 ans par KGM Belgium. Chaque entretien chez un distributeur officiel

KGM ajoute 1 an de garantie, jusqu’à 150.000 km ou 10 ans (selon la première limite atteinte). Vous trouverez toutes les informations et les conditions concernant la garantie et d’assistance

auprès votre distributeur KGM officiel et sur www.kgm.be. Annonceur : SsangYong Motors Middle Europe S.A. – Bedrijvenlaan 4, B-2800 Malines - E: info@kgm.be. Numéro d’entreprise (RPR

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COCO (MEXIQUE)

TOP u

TOP u

EVASION EN MOBILHOME

SPRINGSTEEN A MONZA - 2023

VW CALIFORNIA (ECOSSE)

QUEBEC (CANADA)

QUEBEC CAP HIVER

QUEBEC

LIVRES

SKI FRANÇAIS

TREKS EN CORSE

RANDONNÉES DANS LE VAR

BALADES LOIRE ATLANTIQUE

CLIQUEZ SUR LES BOUTONS

Rédaction : redaction@ohlife.one

Responsable de rubrique : Christiane GOOR (AJP)

Responsable Images : Charles MAHAUX † 2026 (AJP)

Avec la participation de Pascale HEIDEBROEK

(CAMINTER)

Journalistes Accrédités :

Eric HEIDEBROEK (AJP) - Christian HUBERT (AJP)

Sommaire

FEVRIER 2026 ver. 1

Cliquez sur les boutons pour accéder directement aux sujets


MG Cyberster

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les couleurs et les matériaux sans préavis. (1) WLTP : Contactez votre concessionnaire pour obtenir des informations complètes sur la taxation de votre

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la batterie haute tension : 7 ans/150 000 km. Garantie contre la rouille : 7 ans/kilométrage illimité. Assistance en cas de panne : 7 ans pour tous les clients

ayant effectué un entretien complet dans un magasin MG Brand. Pour plus d’informations, consultez également le site www.mgmotor.be


30 janvier 2026 in memoriam

Eric HEIDEBROEK

Réacteur en Chef - Journaliste AGJPB F05749

Ode à l’Amour

8

Nous avons appris début novembre que

notre collaborateur Charles MAHAUX est

atteint d’un mal incurable. Les médecins

lui avaient annoncé qu’il ne passerait sans

doute pas Noël. C’était mal connaître

notre ami, et tout autant sa tendre épouse

Christiane. Ensemble, ils ont affronté la

maladie avec courage, et se sont employé

à en atténuer les effets pour préserver le

meilleur confort possible. Conscients que le

temps est précieux, ils ont choisi de savourer

encore les plaisirs de la vie et de multiplier

les moments partagés avec leurs proches.

De ces instants sont nés des rencontres

extraordinaires, comme celles avec leurs

complices de tous pays, croisés au fil des

reportages touristiques à travers le monde,

et qui continuent de leur envoyer messages,

souvenirs et affection. Et puis il y a eu la visite

de l’Ambassadeur des États-Unis, venu

saluer le papa de Régine, l’une des filles de

Charles, qui met en valeur - dans les plus

hautes sphères américaines - les talents et

la créativité photographique hérités de son

père. Benoît, son plus jeune fils et collaborateur

d’OH! LIFE, lui a rendu visite très régulièrement,

tout comme ses petits-enfants,

avec qui Charles a partagé des moments

d’une intensité rare. Julie, la fille de Christiane,

l’a enveloppé d’un amour filial d’une

grande délicatesse, tout comme India sa

petite fille, souvent à leurs côtés, chacun a

apporté à Charles une présence joyeuse et

lumineuse qui lui a fait un bien immense.

Quant à Christiane, elle a déploié chaque

jour cette force tranquille que seul l’amour

véritable peut offrir.

Le 17 janvier dernier, notre globe-trotteur,

notre Grand-Reporter s’est éteint doucement

en rendant son dernier souffle dans

les bras de son amoureuse.


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Volkswagen Import, Bart Nyns, Leuvensesteenweg 639, 3071 Kortenberg.


Remerciements

Lorsque j’ai rencontré celui qui allait devenir un

formidable compagnon de vie, j’avais 29 ans

et lui 45 ans. Nous avons eu la chance d’égrener

42 ans d’une vie commune en partageant

nos rêves d’une vie familiale et professionnelle

épanouie. Comme dans la plupart des couples, il

a fallu que chacun s’adapte à l’autre, fasse des

compromis toujours acceptables et ce qui était

un choix raisonné pour réussir cette vie de couple

s’est avéré rapidement être porté par un amour

profond alimenté par du respect, de l’admiration

même pour l’autre.

Ce merveilleux complice s’en est allé pour un

voyage aller simple au terme d’une maladie fulgurante,

à peine 11 semaines se sont écoulées entre

l’annonce du diagnostic d’une leucémie myéloblastique

aigüe et son décès à la maison. 11 semaines

intenses qui nous ont permis l’éclosion de nombreux

messages de sympathie qui l’ont tant ému et

porté jusqu’au bout de sa résistance.

Honnêtement rien n’est simple pour moi au lendemain

de son départ mais je lui ai promis de poursuivre

ma route, entre autres en voyageant encore

pour partager avec vous mes aventures lointaines.

Je m’y tiendrai mais ici je voudrais remercier

Oh Life, son rédacteur en chef Eric Heidebroek

et vous lecteurs de nous avoir accompagnés

Charles et moi durant tant d’années, chaque

voyage était vécu en sachant qu’au terme de

celui-ci, nous allions vous le raconter.

Merci pour votre confiance.

Un article sur notre escapade sur le Mékong au

Laos au printemps 2023 sera publié très vite. Je

vous retrouverai fin avril après avoir testé une

nouvelle destination sur le Fleuve Rouge au Nord

du Vietnam. A très bientôt !!!

Christiane.

10


11


Dankwoord

Toen ik degene ontmoette die een geweldige

levensgezel zou worden, was ik 29 en hij 45.

We hebben het geluk gehad om 42 jaar van ons

leven samen te delen, waarbij we onze dromen

van een vervullend gezins- en beroepsleven

verwezenlijkten. Zoals in de meeste stellen moest

ieder zich aanpassen aan de ander, compromissen

sluiten die altijd aanvaardbaar waren, en

wat een weloverwogen keuze was om ons leven

als koppel te laten slagen, bleek al snel gedragen

te worden door een diepe liefde, gevoed door

wederzijds respect en zelfs bewondering.

Deze geweldige metgezel is vertrokken voor een

enkeltje, na een plotse ziekte. Er gingen amper 11

weken voorbij tussen de diagnose van acute myeloïde

leukemie en zijn overlijden thuis. Elf intense

weken waarin we talloze bezoeken en telefoontjes

van over de hele wereld ontvingen, blijken van

medeleven die hem zo ontroerden en hem tot het

uiterste van zijn kracht hebben gedragen.

Eerlijk gezegd is niets gemakkelijk voor mij in

de nasleep van zijn vertrek, maar ik heb hem

beloofd mijn weg te vervolgen, onder andere

door nog te reizen om mijn verre avonturen met

jullie te delen.

Ik zal me daaraan houden, maar hier wil ik Oh

Life, hoofdredacteur Eric Heidebroek en jullie,

lezers, bedanken dat jullie Charles en mij zoveel

jaren hebben vergezeld. Elke reis werd beleefd

in de wetenschap dat we ze jullie achteraf zouden

vertellen. Dank voor jullie vertrouwen.

Binnenkort verschijnt een artikel over ons uitstapje

op de Mekong in Laos in het voorjaar

van 2023. Ik zie jullie eind april weer, nadat ik

een nieuwe bestemming op de Rode Rivier in

Noord-Vietnam heb uitgeprobeerd.

Tot heel binnenkort!

12

Christiane


13


Acknowledgments

When I met the man who would become a

wonderful life partner, I was 29 and he was 45.

We were fortunate to share 42 years of life

together, building our dreams of a fulfilling

family and professional life. As in most couples,

we each had to adapt to the other, make compromises

that were always acceptable, and

what began as a reasoned choice to make our

relationship work quickly proved to be fueled

by a deep love, nourished by respect and even

admiration for one another.

This wonderful companion has left on a oneway

journey, following a sudden illness. Barely

11 weeks passed between the diagnosis of

acute myeloid leukemia and his passing at home.

Eleven intense weeks that allowed us to witness

an outpouring of sympathy from around the world—visits

and calls that moved him deeply and

sustained him until the very end of his strength.

Honestly, nothing is easy for me in the aftermath

of his departure, but I promised him I

would continue on my way, among other things

by still traveling to share my faraway adventures

with you.

I will keep that promise, but here I would like

to thank Oh Life, its editor-in-chief Eric Heidebroek,

and you, the readers, for having accompanied

Charles and me for so many years. Each

journey was lived with the knowledge that,

upon its end, we would tell you about it.

Thank you for your trust.

An article about our escapade on the Mekong in

Laos in the spring of 2023 will be published very

soon. I will meet you again at the end of April

after trying out a new destination on the Red

River in Northern Vietnam.

See you very soon!

14

Christiane


15


Agradecimientos

Cuando conocí al que se convertiría en un compañero

de vida formidable, yo tenía 29 años y

él 45. Tuvimos la suerte de compartir 42 años de

vida en común, construyendo nuestros sueños de

una vida familiar y profesional plena.

Como en la mayoría de las parejas, cada uno tuvo

que adaptarse al otro, hacer compromisos siempre

aceptables, y lo que fue una elección razonada

para que nuestra vida en pareja funcionara, pronto

se vio impulsado por un amor profundo alimentado

por el respeto y la admiración mutua.

Este maravilloso cómplice se ha ido en un viaje de

ida, tras una enfermedad fulminante.

Apenas 11 semanas transcurrieron entre el diagnóstico

de leucemia mieloblástica aguda y su

fallecimiento en casa. Once semanas intensas que

nos permitieron recibir innumerables visitas y llamadas

de todo el mundo, muestras de cariño que

lo conmovieron y lo sostuvieron hasta el límite de

sus fuerzas.

Honestamente, nada es fácil para mí tras su partida,

pero le prometí que seguiría mi camino, entre

otras cosas, viajando para compartir con ustedes

mis aventuras lejanas.

Cumpliré mi palabra, pero aquí quiero dar las

gracias a Oh Life, a su director Eric Heidebroek y

a ustedes, lectores, por habernos acompañado a

Charles y a mí durante tantos años. Cada viaje lo

vivíamos sabiendo que, al final, se lo contaríamos.

Gracias por su confianza.

Muy pronto se publicará un artículo sobre nuestra

escapada por el Mekong en Laos en la primavera

de 2023. Nos reencontraremos a finales de abril,

después de probar un nuevo destino en el Río

Rojo, en el norte de Vietnam.

¡Hasta muy pronto!

16

Christiane


17


09 février 2026 Edito

Christiane Goor

Journaliste AGJPB

Directrice Tourisme

Que vous

disent ceux

qui vous

offrent leurs

croisières ?

En mars 2025 je vous présentais

3 croisiéristes qui se partageaient

le marché belge en proposant des

expéditions ou des croisières sur des

bateaux à taille humaine.

Un an plus tard CroisiEurope est toujours

très présent d’autant qu’il offre un nouveau

spot TV diffusé actuellement sur les écrans

en France, la Suisse mais aussi sur la Une.

De plus cette année CroisiEurope fête un

demi-siècle d’histoire et à cette occasion un

rendez-vous festif est organisé afin bien sûr

de présenter de nouveaux itinéraires et de

vous faire part d’offres spécialement imaginées

pour l’occasion.

Notez les dates :

Anvers le 9 mars avec embarquement sur

Scheldekaain Noord et Bruxelles les 10

et 11 mars avec embarquement Quai de

Heembeek. Attention il faut s’inscrire au

préalable et pour ce faire contactez :

CroisiEurope au 02 514 11 54.

18 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


Rêvez d’autres plans.

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à la fiscalité de votre véhicule. Informations environnementales (A.R. 19/03/2004) : volkswagen.be


Rivages du Monde même s’il n’offre momentanément

plus de croisières maritimes

car son leasing avec le World Explorer s’est

achevé fin 2025 reste très présent sur le

marché avec un volet d’escales européennes

où je pointe un itinéraire original traversant

les plus beaux paysages d’Ecosse en passant

par le canal calédonien jalonné d’écluses et

en cabotage côtier sur un bateau accueillant

un maximum de 50 passagers.

Autre croisière exceptionnelle (et moins

chère) de Berlin à la Baltique en navigant sur

le fleuve Oder avec un bateau prévu pour

80 passagers maximum. Le catalogue de Rivages

du Monde consacré aux horizons lointains

est également porteur de nouveautés.

Comme le Fleuve Rouge au Vietnam que je

me ferai un plaisir de vous faire découvrir

en mai prochain après mon expédition. Ou

encore une croisière d’exploration dans le

bassin du fleuve Congo en mai 2027. Je

compte bien en être.

Toutes infos au 02-899 84 00

20


Malheureusement Exploris n’a pas survécu

à une liquidation judiciaire prononcée

le 18 novembre dernier.

Leur unique bateau, l’Exploris One a été adjugé

le 30 janvier dernier pour 4,5 millions

d’euros à Nordic Cruise Management, une

filiale du groupe Nordic Hamburg et ce navire

reprendra la mer sous d’autres couleurs.

Par contre Plein Cap qui est un acteur

incontournable des croisières en France

depuis 35 ans pointe du nez sur le marché

belge avec une offre qui semble intéressante

à bord du MS Hamburg qui se

veut un intrépide voyageur avec quelque

200 cabines qui sillonnera quelques mers

parmi les plus belles du monde :

Baltique, Méditerranée et océan Indien.

Je vous raconterai mon expérience personnelle

après ma croisière en Méditerranée

d’octobre prochain.

21


CLIQUEZ SUR

W LES DRAPEAUX

ALLEMAGNE

ANGLETERRE

NEW u

BELGIQUE

CANADA

NEW u

CROISIERES

ESPAGNE

NEW u

FRANCE

GRECE

Zoom

Voici la page de départ

de votre visite.

Cliquez sur les gros boutons et vous serez

dirigés vers la rubrique indiquée.

A chaque rubrique son sommaire,

parcourez alors les sujets.

Vous voulez revenir au Zoom,

cliquez sur le bouton 1,

1 2

Vous voulez revenir au sommaire

de rubrique, cliquez sur le bouton 2

22 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


CLIQUEZ SUR

W LES DRAPEAUX

NEW u

NEW u

GROENLAND

HOLLANDE

INDE

ITALIE

MAURICE

MEXIQUE

PORTUGAL

SUISSE

23


V oyages

AVANT-PROPOS

& Loisirs

Charles MAHAUX et Christiane GOOR

sont nos Globe-Trotters.

Ils ont déjà parcouru le monde entier,

rapporté de superbes images et des textes pertinents comme très utiles,

mais surtout des récits qui vous mettent l’eau à la bouche.

Christiane et Charles sont reconnus mondialement

par les plus hautes instances du tourisme.

Pour OH ! LIFE VOYAGES & LOISIRS, ils voyagent en voiture

dans les pays limitrophes et parfois plus loin. Ils partagent leurs impressions de

conduite, donnent des informations sur les us et coutumes locaux en matière de

roulage. Dans certains pays des choses sont permises, comme en Allemagne

où la vitesse n’est pas limitée sur certaines portions d’autoroutes,

mais strictement limitée et ...contrôlée en agglomération ou dans les travaux.

En France aussi la rigueur de la Gendarmerie toujours au sujet de la vitesse

sévèrement réprimée. Mais pour les destinations lointaines, ils racontent leurs

périples que ce soit en avion ou en bateau et parfois aussi en train.

Nos Globe-Trotters sont des passionnés d’histoires locales,

vous découvrirez avec eux les régions du monde, insoupçonnées de beauté

et de caractère. Et même en Belgique, et pays limitrophes ils vous feront

découvrir des endroits merveilleux. Comme quoi, il ne faut pas nécessairement

aller au bout du monde pour se dépayser totalement !

24


La voiture de votre vie.

Et tant pis pour votre CV.

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à la fiscalité de votre véhicule. Image prise sur un site non accessible aux usagers de la route, avec l’autorisation des autorités compétentes.

Informations environnementales (A.R. 19/03/2004) : volkswagen.be


SOMMAIRE

CROISIERES

CLIQUEZ SUR LES BOUTONS

W

NEW u

NEW u

NEW u

CROISIERE MEDITERRANEE AZAMARA

CROISIERE SUR LE DOURO (PORTIUGAL)

CROISIERE SUR LE DANUBE

CROISIERE EN HOLLANDE PAR L’IYSSELMEER

CROISIERE ARCHIPEL DES AÇORES

CROISIERE BRAHMAPOUTRE (INDE)

MSC EURIBIA LES PERLES DU NORD

CROISIERE SUR LE NIL (EGYPTE)

CROISIERE EXPLORIS USHUAIA / VALPARAISO

EXPLORATION ARCTIQUE (GROENLAND)

L’ARCTIQUE (GROENLAND & NORVEGE)

NEW u

TOURISMZ

CATANE

L’ILE NÉERLANDAISE DE TEXEL

UN CITY-TRIP DÉPAYSANT À ATHÈNES.

SUISSE - RICOLA - BIO DEPUIS 1930



SOMMAIRE

COCO (MEXIQUE)

HALLOWEEN & ID BUZZ CARGO A HANNUT (BELG)

BORDEAUX (FRANCE)

Route Allemande des Maisons à Colombages

MAURICE (ILES MAURICE)

QUÉBEC (CANADA)

MADERE (PORTUGAL)

LA COROGNE ET BILBAO (ESPAGNE)

MINITRIP VENISE / MONZA SPRINGSTEEN 2023

UN Volkswagen CALIFORNIA EN ECOSSE

CLIQUEZ SUR LES BOUTONS

W

DUNKERQUE

(FRANCE)

QUEBEC CAP HIVER (CANADA)

QUEBEC (CANADA)

BOULOGNE S/MER NAUSSICAA

(FRANCE)

COSTA NAVARINO

(GRECE)

L’EXTREMADURE (ESPAGNE)

LYON

(FRANCE)


MG Cyberster

100% électrique

JUST DRIVE IT

Le plus surprenant,

c’est que vous pouvez vous l’offrir.

16,7-19,1 kWh/100 km. 0 G/KM C0 2

(WLTP) 1

Photo non contractuelle. Informations environnementales [RD 19/03/2004] : www.mgmotor.be. MG Motor se réserve le droit de modifier les spécifications,

les couleurs et les matériaux sans préavis. (1) WLTP : Contactez votre concessionnaire pour obtenir des informations complètes sur la taxation de votre

véhicule. MG offre une garantie générale de 7 ans ou 150 000 km sur la gamme proposée : Garantie générale du véhicule : 7 ans/150 000 km.Garantie de

la batterie haute tension : 7 ans/150 000 km. Garantie contre la rouille : 7 ans/kilométrage illimité. Assistance en cas de panne : 7 ans pour tous les clients

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SOMMAIRE

NORMANDIE (FRANCE)

CLIQUEZ SUR LES BOUTONS

W

BOURG EN BRESSE

(FRANCE)

GENEVE (SUISSE)

THURINGE

(ALLEMAGNE)

RENNES (FRANCE)

KEUKENHOF (HOLLANDE)



SOMMAIRE

ROAD TRIP

CHARTRES - FUTUROSCOPE - NAUSICÀA

WISSANT

CLIQUEZ SUR LES BOUTONS

W

GOURMANDISES

CITY TRIP AU ST. GERLACH EN MCLAREN (VALKENBURG AUX PAYS-BAS)

CITY TRIP AU VAN ORDINGEN (SAINT- TROND EN BELGIQUE)

CITY TRIP DOMAINE DE LÉBIOLES EN LOTUS (SPA-BELGIQUE)

CITY TRIP AU CLARANCE EN BENTLEY (LILLE-FRANCE)

CITY TRIP AU PLACE D’ARMES EN MCLAREN (LUXEMBOURG)

CITY TRIP A L’HERITAGE EN MCLAREN (BRUGES-BELGIQUE)

CITY TRIPA WATERLOO EN MCLAREN GT (BELGIQUE)


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environnementale (A.R. 19/3/2004). Hyundai.com

ANS




Un reportage de Pascale Heidebroek, qui signe le

texte et les photos, sur l’exceptionnel week-end

aux couleurs de Greenpeace lors de l’exposition

Amazônia de Sebastião Salgado à Tour & Taxis.

Les membres de Greenpeace étaient présents

pour sensibiliser les visiteurs de l’exposition

Amazônia aux grands enjeux liés à la protection

de la nature et du climat, qui se discutent à la

COP30 qui se tient, au moment d’écrire ces

lignes (mi-novembre 2025) au Brésil.

Merci à Pascale de partager son regard sur

l’importance que revêt la sauvegarde de

l’Amazonie.

Parce q

qu’une


© Eric HEIDEBROEK - Le Cap - Février 2006

ue l’on a

seule planète


AMAZÔNIA

HOMMAGE

À SEBASTIÃO

SALGADO

Plongée au cœur de

l’Amazonie pour découvrir

l’urgence de protéger

cet écosystème et la pureté

des âmes qui l’habitent.

UN

SANCTUAIRE

EN

Péril

PHOTOS Sebastião Salgado et Instituto Terra


©Instituto Terra


L’exposition «Amazônia» s’est refermée comme un livre précieux,

laissant derrière elle l’écho d’une forêt infinie. Au cœur des frondaisons, les

sons tissés par Jean‐Michel Jarre se mêlaient aux images

de Sebastião Salgado, et chaque photographie devenait une porte

ouverte sur un monde fragile, somptueux, vibrant de vie.

Ces peuples, éloignés de nos cités, nous offrent des messages purs,

des paroles silencieuses gravées dans leurs gestes, dans leurs regards,

dans leur danse avec la nature. Il ne tient qu’à nous d’écouter, d’ouvrir

les yeux à cette symbiose oubliée, où l’homme ne domine pas,

mais s’accorde, où la vie se tisse dans le respect du souffle terrestre.

Car vivre avec la nature, et non contre elle, est la clé que nous avons trop

longtemps égarée. Il est temps de nous éveiller, de laisser nos sens s’emplir

de cette vérité, et de marcher, enfin, au rythme profond de la forêt…



RCHIPEL DES ANAVILHANAS • 2009


A 80 kilomètres de la ville de Manaus,

le Rio Negro rejoint le Solimões pour former le fleuve Amazone.

Anavilhanas est le plus grand archipel fluvial de la planète.



CHAQUE ARBRE LIBÈRE DES CENTAINES DE LITRES D’EAU

DANS L’ATMOSPHÈRE, CRÉANT DES RIVIÈRES AÉRIENNES

ESSENTIELLES À L’ÉQUILIBRE CLIMATIQUE.

UN MONDE OÙ LA NATURE

DICTE SA LOI

Imaginez une terre où la forêt est reine,

où chaque souffle de vent devient une prière,

où les arbres dressent leurs colonnes

vers le ciel comme les piliers d’une

cathédrale vivante.

Dans ce royaume vert, les rivières chantent,

elles serpentent comme des veines d’argent,

portant la vie dans leurs flots mystérieux.

Les poissons y dansent comme des étoiles

liquides, et les oiseaux tissent des constellations

sonores au-dessus des frondaisons.

Les géants de bois abritent des créatures

secrètes, gardiennes invisibles de l’équilibre.

Parmi elles, l’ours à lunettes, jardinier

patient de la forêt, qui sème l’avenir

dans l’ombre des racines.

Les peuples amazoniens mêlent leur souffle

à celui des arbres, leurs pas suivent les sentiers

des rivières, et leur savoir ancestral nous

rappelle que vivre en symbiose avec l’Univers

est une réalité possible.

ADÃO YAWANAWÁ AVEC UNE COIFFE EN PLUMES D’AIGLE ET UNE PEINTURE FAITE À PARTIR

DU FRUIT DE L’ARBRE GENIPA SUR LE VISAGE. VILLAGE DE NOVA ESPERANÇA,

TERRITOIRE INDIGÈNE RIO GREGÓRIO, ÉTAT D’ACRE, 2016.


ASHÁNINKA : GARDIENS

D’UNE SAGESSE MILLÉNAIRE

Les Asháninka comptent parmi les

peuples indigènes les plus anciens

d’Amazonie. Leur histoire remonte

aux XV e et XVI e siècles, lorsqu’ils

commerçaient avec l’Empire Inca.

Depuis leurs montagnes du Pérou,

ils échangeaient plumes, peaux,

coton et plantes médicinales

contre des objets en métal, bijoux

en or et textiles précieux.

UN LIEN SACRÉ AVEC LES INCAS

Leur connexion avec les Incas est

si profonde qu’elle imprègne leurs

mythes fondateurs. Selon le chaman

Moisés Piyako, les deux peuples

seraient nés l’un de l’autre.

Un mythe raconte comment

un pêcheur asháninka, utilisant

un hameçon magique, captura

des créatures extraordinaires dont

le premier Inca. Les deux peuples

vécurent ensemble jusqu’au jour

où les Incas partirent vers les montagnes,

créant ainsi une séparation

symbolique : les Incas dans les hauteurs,

les Asháninka dans la forêt.

L’AYAHUASCA,

CLÉ DES MONDES CACHÉS

Lors de l’arrivée des Espagnols,

la mythologie asháninka raconte

que Viracochas, le dieu suprême

Pawa, transforma les sages

en animaux pour préserver leur

sagesse ancestrale. Il créa ensuite

l’ayahuasca, cette boisson sacrée

qui permet aux hommes d’accéder

au monde spirituel et de «pénétrer

tous les charmes cachés».


13 000 ANS D’HARMONIE MENACÉE

Depuis des millénaires, les peuples amazoniens partagent leur territoire

équitablement et dans le respect de la faune et la flore.

Depuis des millénaires, des rituels sacrés célèbrent ce lien mystique

avec leur cadre de vie. Mais, depuis 1542, l’Amazonie subit des attaques

répétées : les explorateurs ont véhiculé des maladies qui ont décimé

les populations, le mercure utilisé par les orpailleurs empoisonnent

les autochtones et les habitants des rivières, une déforestation intensive

menace la vie en Amazonie. Et c’est aujourd’hui l’or noir, convoité,

qui ajoute un trouble supplémentaire. Là-bas, la forêt murmure encore,

mais son chant s’affaiblit. Il nous revient de l’écouter, avant que

le silence ne s’installe.


ELIANE, DU PEUPLE YAWANAWÁ, EST MARIÉE

AU LEADER ASHÁNINKA FRANCISCO PIYÃKO.

ELLE CONTINUE D’ARBORER SUR SON VISAGE

LES PEINTURES TYPIQUES DES YAWANAWÁ ET

PORTE UNE ÉPINGLE FAITE DE PLUMES D’ARA

ARRANGÉES EN FORME DE FLEURS.


LA DESTRUCTION

DE NOTRE FORÊT

EST CATASTROPHIQUE,

CAR ELLE EST VIVANTE.

C’EST NOTRE VIE

ET CELLE DE

LA FAUNE SAUVAGE.

NOUS NE SÉPARONS

PAS NOTRE VIE

DE CELLE DE LA FORÊT,

NOUS SOMMES TOUS

UN SEUL CORPS ET

UN SEUL ÊTRE :

LES VÉGÉTAUX, L’EAU,

LES ANIMAUX

ET LES YAWANAWÁ.


TAT DE RORAIMA • 2018


Arc-en-ciel au-dessus de la région de Tucuxim.

Réserve forestière de Parima,

Territoire indigène Yanomami.



TROIS MILLIONS D’AUTOCHTONER VIVENT EN AMAZONIE.

ILS PROTÈGENT LA FORÊT DEPUIS DES GÉNÉRATIONS,

POURTANT ILS ENDURENT AUJOURD’HUI LES CONSÉQUENCES

DRAMATIQUES DE LA CRISE CLIMATIQUE.

GREENPEACE APPELLE À LA MOBILISATION

CITOYENNE POUR PROTÉGER L’AMAZONIE.

L’Amazonie stocke d’énormes quantités

de carbone, essentielle pour le climat.

Or, 17 à 20 % de la forêt ont déjà disparu.

Au-delà de 25 %, un point de basculement

pourrait transformer la forêt en savane.

Ce sont plus de 10 000 espèces qui sont

menacées. En 1 an, 6,8 millions d’hectares

ont été détruits au Brésil (plus de deux fois

la Belgique).

Lors de COP30, qui se tient à Belém,

au cœur de l’Amazonie, Greenpeace appelle

à un changement de cap.

L’organisation milite pour un nouvel accord

international ambitieux : le RAINFOREST

AGREEMENT. Ce pacte vise à instaurer

une réglementation stricte pour la protection

des forêts tropicales et à créer un fonds

de financement direct pour les initiatives

locales qui œuvrent sur le terrain.

LA FAMILLE D’ANTÔNIO PIYÁKO ASHÁNINKA (DEVANT,

AU CENTRE) ET SA FEMME, FRANCISCA.

CETTE DERNIÈRE, SURNOMMÉE «DONA PITY», EST BLANCHE

ET N’A JAMAIS ADOPTÉ LES VÊTEMENTS ASHÁNINKA.

ILS ONT EU ENSEMBLE SEPT ENFANTS — FRANCISCO,

MOISÉS, ISAAC, BÉNKI, DORA, WEWITO ET ALEXANDRINA — ET

EN ONT ÉLEVÉ SEPT AUTRES. TERRITOIRE INDIGÈNE

KAMPA DO RÍO AMÔNEA, ÉTAT D’ACRE, 2016.


TOUTES LES 48 HEURES, UN DÉFENSEUR DE LA FORÊT

AMAZONIENNE EST ASSASSINÉ OU PORTÉ DISPARU

QUELQUE PART DANS LE MONDE

GREENPEACE APPELLE À LA MOBILISATION

CITOYENNE POUR PROTÉGER L’AMAZONIE.

L’organisation mène des enquêtes approfondies

pour révéler les impacts cachés de

l’industrie, notamment ceux liés aux géants

de la viande comme JBS ou à l’or illégal.

Elle utilise la surveillance aérienne —

satellites, drones, visites sur le terrain —

pour suivre la déforestation, les incendies

et l’exploitation illégale.

Greenpeace soutient activement les communautés

locales et les peuples autochtones

dans leur lutte pour préserver leurs terres,

en leur fournissant des outils technologiques,

des formations et un appui juridique.

Greenpeace fait pression sur les entreprises

pour qu’elles adoptent des politiques d’approvisionnement

responsables.

La préservation de l’Amazonie ne peut

se faire sans soutien citoyen, c’est pourquoi

Greenpeace invite chacun à contribuer,

par un don ou un engagement personnel.

Chaque geste compte : il permet de financer

la recherche indépendante, les campagnes

de sensibilisation et la pression internationale.

ET SI VOUS FAISIEZ PARTIE DU CHANGEMENT ?

Le respect de l’Amazonie et de ses habitants est la seule voie à suivre.

Ensemble, nous pouvons changer les choses — pour la forêt,

pour la planète, et pour les générations futures.





L’INSTITUTO TERRA EST DEVENU

UNE RÉFÉRENCE MONDIALE

EN RESTAURATION ÉCOSYSTÉMIQUE,

PROUVANT QU’IL EST POSSIBLE

DE RÉPARER LES ERREURS DU PASSÉ

ET DE REDONNER VIE À UNE NATURE

QUE L’ON CROYAIT PERDUE.

Leur mission : restaurer la Forêt Atlantique, dont il ne reste aujourd’hui

que 12,4% de la végétation d’origine. Les résultats sont impressionnants.

Près de 3 millions d’arbres ont été plantés et plus de 6 millions de plants de

300 espèces endémiques ont été produits. La faune est revenue : oiseaux,


LORSQUE LÉLIA DELUIZ

WANICK SALGADO ET

SON MARI, LE PHOTOGRAPHE

SEBASTIÃO SALGADO, SONT

REVENUS SUR LES TERRES

DE LEUR FERME FAMILIALE

AU BRÉSIL, ILS ONT DÉCOU‐

VERT UN PAYSAGE DÉVASTÉ.

LA FORÊT LUXURIANTE AVAIT

DISPARU APRÈS 60 ANS

DE DÉGRADATION ENVIRON‐

NEMENTALE. PLUTÔT QUE

D’ACCEPTER CETTE FATALITÉ,

LE COUPLE A CRÉÉ EN 1998

L’INSTITUTO TERRA.

mammifères, reptiles et amphibiens ont retrouvé leur habitat naturel. Les arbres ont

permis la récupération des sources d’eau. De cette expérience est né «Olhos D’Água»,

un projet reconnu par l’ONU visant à protéger plus de 300 000 sources dans la vallée

du Rio Doce. Plus d’un millier de familles de producteurs ruraux en bénéficient déjà.


UNE FOIS QUE L’ANIMAL

EST TOUCHÉ, LE CHASSEUR

DOIT GRIMPER DANS L’ARBRE

POUR ALLER LE CHERCHER.

LES CHASSEURS GRIMPENT

AVEC LEUR ARC ET LEURS

FLÈCHES AFIN DE CONTINUER

À CHASSER UNE FOIS LÀ-HAUT.

KURUPAJ EST SUR LE POINT

DE SAUTER D’UN ARBRE

À UN AUTRE PARCE QUE

SA CIBLE EST ÉLOIGNÉE.


URUPAJ ZO’É CHASSE LE SINGE



UN SEUL GRAND ARBRE PEUT PUISER L’EAU

JUSQU’À 60 MÈTRES SOUS TERRE ET EN LIBÉRER

JUSQU’À 1000 LITRES PAR JOUR DANS L’AIR.

L’AMAZONIE ARROSE

LE CONTINENT ENTIER

Imaginez des fleuves invisibles qui

traversent le ciel, transportant plus d’eau

que l’Amazone elle-même. Ce n’est pas

de la science-fiction, mais l’un des secrets

les mieux gardés de la forêt amazonienne :

les «rivières volantes».

Chaque jour, tandis que 17 milliards

de tonnes d’eau se déversent du fleuve

Amazone dans l’Atlantique, 20 milliards

de tonnes s’élèvent silencieusement vers

l’atmosphère depuis la jungle. Ce ballet

aquatique aérien a valu à l’Amazonie

le surnom poétique d’«océan vert».

Le mécanisme est fascinant. Un seul

grand arbre peut puiser l’eau jusqu’à

60 mètres sous terre et en libérer jusqu’à

DES HABITANTS DE WATORIKI - UNE COMMUNAUTÉ DE LA RÉGION

DE LA RIVIÈRE DEMINI, FONDÉE PAR LE LEADER DAVI KOPENAWA

YANOMAMI - PASSENT DEVANT LE GRAND FROMAGER

(CEIBA PENTANDRA), UN ARBRE SACRÉ DÉCORÉ DE PEINTURES,

PRÈS DE LA MALOCA PRINCIPALE.

TERRITOIRE INDIGÈNE YANOMAMI, ÉTAT D’AMAZONAS, 2014.

SHANKO EWA ET SON FILS SHANKO DANS LA CUISINE

DE LA «MALOCA» PRINCIPALE DU VILLAGE DE MARONAL,

CELLE DU CHEF IVINIMPA MARUBO.

TERRITOIRE INDIGÈNE MARUBO DE LA VALLÉE DE JAVARI,

ÉTAT D’AMAZONAS, 2018.


L’OCÉAN VERT EST EN DANGER, ET AVEC LUI, L’UNE

DES PLUS EXTRAORDINAIRES MACHINES CLIMATIQUES

DE NOTRE PLANÈTE.

1000 litres par jour dans l’air. Multipliez

cette performance par 400 à 600 milliards

d’arbres, et vous comprendrez pourquoi

la forêt amazonienne génère elle-même

une grande partie de l’eau qu’elle reçoit.

Même l’évaporation marine qui atteint

le continent est rapidement recyclée

par la jungle dans un processus continu

d’«évapotranspiration».

Mais ces rivières célestes ne sont pas

qu’une curiosité naturelle. Elles sont vitales

pour des dizaines de millions de personnes,

particulièrement au Brésil, et influencent

les conditions météorologiques à l’échelle

planétaire. Malheureusement, elles sont

aussi vulnérables. La déforestation

et le réchauffement climatique menacent

cet équilibre fragile.

Les scientifiques tirent la sonnette d’alarme :

la température au sol du bassin amazonien

a déjà grimpé de 1,5°C et pourrait augmenter

de 2°C supplémentaires si rien ne change.

Les précipitations annuelles pourraient

diminuer de 10 à 20%. Un dérèglement qui

affecterait non seulement l’Amazonie, mais

le climat mondial.

XAMÃ TATÁ, L’UNE DES PLUS HAUTES FIGURES D’AUTORITÉ DE LA COMMUNAUTÉ YAWANAWÁ,

AU COURS D’UNE CÉRÉMONIE D’AYAHUASCA. VILLAGE DE MUTUM.

TERRITOIRE INDIGÈNE RIO GREGÓRIO, ÉTAT D’ACRE, 2016.

MANDA, FILLE DE JERÉ (YAWAKASHAHU) YAWANAWA, DU VILLAGE D’ESCONDIDO.

TERRITOIRE INDIGÈNE RIO GREGÓRIO, ÉTAT D’ACRE, 2016.





L’INSTITUTO TERRA EST DEVENU

UNE RÉFÉRENCE MONDIALE

EN RESTAURATION ÉCOSYSTÉMIQUE,

PROUVANT QU’IL EST POSSIBLE

DE RÉPARER LES ERREURS DU PASSÉ

ET DE REDONNER VIE À UNE NATURE

QUE L’ON CROYAIT PERDUE.

L’instituto Terra se met à restaurer la Forêt Atlantique, dont il ne reste

aujourd’hui que 12,4% de la végétation d’origine. Les résultats sont impressionnants.

Près de 3 millions d’arbres ont été plantés et plus de 6 millions

de plants de 300 espèces endémiques ont été produits. Les oiseaux, mam‐


LORSQUE LÉLIA DELUIZ

WANICK SALGADO ET

SON MARI, LE PHOTOGRAPHE

SEBASTIÃO SALGADO, SONT

REVENUS SUR LES TERRES

DE LEUR FERME FAMILIALE

AU BRÉSIL, ILS ONT DÉCOU‐

VERT UN PAYSAGE DÉVASTÉ.

LA FORÊT LUXURIANTE AVAIT

DISPARU APRÈS 60 ANS

DE DÉGRADATION ENVIRON‐

NEMENTALE. PLUTÔT QUE

D’ACCEPTER CETTE FATALITÉ,

LE COUPLE A CRÉÉ EN 1998

L’INSTITUTO TERRA.

mifères, reptiles et amphibiens ont retrouvé leur habitat naturel. Au-delà de la reforestation,

les arbres ont permis la récupération des sources d’eau. De cette expérience est

né «Olhos D’Água», un projet reconnu par l’ONU visant à protéger plus de 300 000 sources

dans la vallée du Rio Doce. Plus de1000 familles de producteurs ruraux en bénéficient.


YANOMAMI :

GARDIENS D’UN MONDE À PART

Au cœur de l’Amazonie, entre

brumes mystérieuses et sommets

vertigineux, vivent les Yanomami.

Avec près de 40 000 âmes réparties

entre le Brésil et le Venezuela,

ils forment le plus grand peuple

autochtone encore largement

préservé de notre planète.

Leur histoire ? Un millénaire

d’existence dans un territoire qui

s’étend majestueusement du

Roraima à l’Amazonas, couvrant

aujourd’hui 9,6 millions d’hectares

de forêt primaire.

UNE RÉSILIENCE

À TOUTE ÉPREUVE

Leur rencontre avec le monde occidental

fut brutale. Dès les années

1970, la dictature militaire brésilienne

traça des routes à travers

leurs terres sacrées.

Puis vint la ruée vers l’or des années

1980, quand des dizaines de milliers

de chercheurs d’or illégaux déferlèrent

sur leur territoire.

Les conséquences furent dévastatrices

: épidémies successives et

disparition de 15% de la population

en quelques années.

Mais les Yanomami ont su se battre.

Grâce à la détermination de leaders

comme le chaman Davi Kopenawa,

lauréat du «prix Nobel alternatif»,

leur territoire fut officiellement

reconnu au début des années 1990.


UNE SPIRITUALITÉ VIVANTE

Au cœur de leur culture bat le chamanisme,

véritable colonne vertébrale de leur philosophie

de vie. Aujourd’hui encore, malgré les pressions

constantes, les Yanomami continuent

d’incarner une autre façon d’habiter

notre planète, nous rappelant l’importance

vitale de préserver ces cultures et

ces écosystèmes uniques.


LE CHAMAN ÂNGELO

BARCELOS (KOPARIHEWË :

«CHEF DU CHANT» OU

«VOIX DE LA NATURE»),

DE LA COMMUNAUTÉ

DE MATURACÁ, INTERAGIT

EN VISION AVEC LES ESPRITS

XAPIRI LORS D’UNE ASCEN‐

SION DU PICO DA NEBLINA,

LE PLUS HAUT SOMMET

DU BRÉSIL.

POUR LES YANOMAMI,

C’EST UN LIEU SACRÉ

QU’ILS APPELLENT YARIPO.


TAT D’AMAZONAS • 2014


SEBASTIÃO

SALGADO, TÉMOIN

DU MONDE ET

DE LA FORÊT

Sebastião Salgado est né

en 1944 à Aimorés, au cœur

du Minas Gerais brésilien.

Il rencontre Léila au Brésil

dans les années 1960, deux

jeunes âmes curieuses, lui

étudiant l’économie, elle l’architecture.

Très vite, leurs destins

se sont liés, et leur mariage est

devenu bien plus qu’une union :

une aventure partagée,

une vision commune.

« L’Amazonie est

le dernier sanctuaire

où l’homme vit encore

en harmonie

avec la nature. »

À Paris, ils découvrent ensemble

la puissance de la photographie.

Lélia, architecte et éditrice,

a donné forme et espace

aux images de Sebastião, imaginant

les livres, les expositions,

les scénographies qui ont porté

son œuvre dans le monde entier.

Lui, derrière l’objectif, captait

la dignité des peuples et

la beauté fragile de la planète.

Il collabore aussi avec les agences

Sygma, Gamma et

Magnum Photos.

Ses œuvres majeures — Workers,

Terra, Migrations, Genesis

et Amazônia — composent

une fresque où l’humanité

et la nature se répondent.

Salgado s’est éteint en mai 2025,

à l’âge de 81 ans, laissant derrière

lui une œuvre immense.


.

SEBASTIÃO

SALGADO.

AMAZÔNIA

HARDCOVER, 35.8 X 26 CM

528 PAGES

CHEZ TASCHEN, 125 EUROS

«Je souhaite

de tout mon coeur,

de toute mon énergie,

de tout ce qui vit

intensément en moi,

que d’ici à cinquante ans

ce livre ne ressemble pas

à un registre

d’un monde perdu.

Amazônia doit continuer

à être. Et, en son coeur,

ceux qui y vivent.»

SEBASTIÃO SALGADO


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Emile ALLAIS a

20 ans, ce mégevois fait

comme tous les autres, il

va à Paris pour travailler à

l’usine et ce qu’il en retient,

c’est que tout est gris et

terne. Il a alors l’idée de

faire venir les Parisiens

dans ses montagnes

pour qu’ils respirent le

bon air sous le ciel bleu..

Ce skieur émérite,

(3 médailles d’Or) leur

fera découvrir les joies

de la glisse.

Dans ce 4e tome, vous

pouvez découvrir les

évolutions technologiques

qui rendent les

sports d’hiver si addictifs.

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è Monti, Mare a Mare...

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Dans ce beau livre, la

narration photographique

côtoie merveilleusement

les récits,

83




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pratique, avec toutes les infos

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Outre le mythique GR®20, la

Corse offre une grande variété

de treks à parcourir en

toutes saisons, du cap Corse

au littoral du sud.

1 / le GR®20, la légende du

trek et de la montagne Corse

• « Fra li monti », version

classique De Calenzana à

Conca, / 16 jours

• «La haute route», version

originale du GR®20 / L’Alta

Via. Sur les pas de Michel

Fabrikant, par la ligne de

86 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


87


crêtes de séparation des

eaux

2 / «La Grande Parallèle»

16 jours (9 J + 7 J)

In Fiancu di l’Alta Via.

La grande parallèle au

GR®20 par les forêts et

les torrents

3 / «La Montagnarde»

9 jours / boucle

/ A Via Muntagnola

Des forêts de pin

laricio jusqu’au Monte

Cintu le plus haut

sommet de la Corse

4 / «La Centrale»

/ 6 jours / boucle

/ A Via Cintrale

Autour des deux

versants de la

Montagne corse

5 / «L’Automnale»

/ 6 jours / boucle

/ A Via

di Vaghjime.

À la découverte

du centre de

la Corse entre

hautes

montagnes et

châtaigneraies.

88


89


6 / «La Sudiste»

/ 6 jours / boucle

/ A Via Pumuntincu.

90

Les sentiers ombragés

des montagnes sud.

7 / «Les Balcons du cap

Corse» / 4 jours

/ traversée

/ I Balcò di u Capi Corsu.

À la découverte d’une

île dans l’île.

8 / «Désert des

Agriates»

/ 2 jours / traversée

/ U Disertu di l’Agiate

Traversée entre

Saint-Florent

et l’Ostriconi

9 / «Phare

de Senetosa»

/ 2 jours / boucle

/ U Fanale

di Sinitosa

Boucle entre

Campomoro et le

refuge du phare

de Senetosa

10 / «L’Odyssée

Corse», traversée

intégrale nordsud

/ 30 jours /

L’Odissea Corsa.

Du cap Corse

à Bonifacio par

les différents

réseaux de

sentiers qui

quadrillent

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Le

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Jean-Michel POUY l’auteur de

cet ouvrage est, entre-autres,

membre de la Société nationale

de géographie. Il est aussi pilote

d’avions privés et aime la photo

autant que la randonnée. Il a

écrit plusieurs ouvrages-guides

où il dépeint des itinéraires originaux

et différents des guides

touristiques.

Le Var est la région de la Côte

d’Azur, mais pas seulement.

Avec ce guide vous découvrirez

des paysages et des

endroits extraordinaires.

Ce guide vous donne en

plus des indications sur le

parcours comme la longueur,

le temps estimé

pour effectuer la randonnée,

le degré de difficulté

expliqué par des

mots simples, comme

«endroit où l’on met les

mains, sentes raides»

ou plus simplement :

«facile» (E.H.)

Chez GLENAT


96


ALLEMAGNE

97


L’Office National Allemand

du Tourisme utilise un robot

influenceur à l’intelligence

artificielle pour communiquer...

98

Le 17 octobre dernier, l’Office national allemand

du tourisme a lancé son premier projet

d’influenceur IA qui utilise activement

l’intelligence artificielle à un niveau supérieur

pour la promotion internationale de

l’Allemagne comme destination touristique.

Avec le lancement d’«Emma», une influenceuse

générée par l’IA, l’ONAT crée une ambassadrice

de marque innovante et interactive qui inspire les

voyageurs potentiels 24 heures sur 24 et 7 jours

sur 7 dans l’espace virtuel pour de vraies expériences

touristiques et des rencontres personnelles

en Allemagne. À long terme, Emma devrait devenir

un élément central et indispensable de la stratégie

de communication numérique de l’ONAT.

Fantastique, du seul point de vue financier*

Petra Hedorfer, présidente du Conseil d’administration

de l’ONAT, explique : «Avec le lancement

de l’influenceuse IA Emma, nous franchissons

une nouvelle étape dans notre stratégie numérique.

Les applications d’IA y jouent un rôle important,

car elles viennent en complément et en

soutien technologique de notre communication

de marque. Et surtout, allège considérablement le

budget du service du personnel, réduit à néant les

problèmes causés par les relations humaines».

«Dans l’expérience client, Emma peut faire la promotion

de l’Allemagne en présentant aux voyageurs

potentiels en recherche d’inspiration les expériences

réelles et inoubliables qu’ils peuvent y vivre. Emma

agit parallèlement aux structures établies avec succès

pour notre marketing d’influence».

Même les influenceurs iront au chômage !*

En travaillant avec des influenceurs «classiques»,

nous avons généré l’année dernière 148 millions

d’impressions sur leurs réseaux sociaux.

La stratégie IA de l’ONAT utilise des innovations

technologiques qui ne peuvent certes pas remplacer

l’expérience personnelle et les rencontres

en Allemagne, mais qui optimisent l’expérience

client des voyageurs en étant axées sur le service».

conclut Petra Hedorfer. (* NDLR) Eric Heidebroek


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ALLEMAGNE

La Route allemande

des Maisons

à Colombages

Plume : Christiane Goor -

Capture d’Images : Charles Mahaux

100


A la recherche d’une escapade

proche de chez vous et pourtant

dépaysante à souhait ?

La Route allemande des maisons à

colombages offre un itinéraire hors

des sentiers battus sur près de 3500

km, du Nord au Sud du pays.

Nous vous emmenons le long du

Main, au sud de Francfort, pour

une escapade de quelques jours

à la découverte de vieilles villes

qui sont autant de petites pépites

inattendues.

Depuis Liège, 350 km qui sur les autoroutes allemandes

se laissent parcourir rapidement nous séparent

du Land du Bade-Wurtemberg entre l’Alsace

et la Bavière dont la frontière est en partie dessinée

par le cours paisible du Main. Ce fleuve de quelque

500 km se jette dans le Rhin, au nord de Francfort.

Jadis, il était une ligne de vie pour assurer le transport

de marchandises et le développement du commerce

entre les quelques villes fortifiées qui s’y étaient

créées autour de comtes ou de princes voire d’archevêques

qui se retranchaient dans leur château.

Première étape, premier coup de cœur, Miltenberg, la

Perle du Main, autrefois propriété de l’archevêque de

Mayence et mentionnée dès le 13ème siècle comme

ville avec son bureau de douanes. Elle s’étire sur un

cordon de terre étroit coincé entre le lit du fleuve et

les contreforts verdoyants du massif de l’Odenwald

au-delà des anciennes murailles qui soulignent les

hauteurs de la ville depuis le château de Mildenburg.

Le long du fleuve, la vieille ville est annoncée par deux

hautes portes édifiées à l’entrée comme à la sortie et

si vous y entrez en venant de l’autre rive où s’est épanouie

la ville moderne, il vous faudra emprunter un

101


MILTENBERG

La Hauptstrasse, la rue centrale

de la ville entièrement piétonnière


pont et passer sous l’imposante porte qui ouvre sur

l’Altstadt, la vieille ville.

Le cœur ancien n’est pas bien grand, il court sur

une seule longue rue piétonnière qui offre de part et

d’autre un alignement de façades médiévales, des fachwerkhäuser,

traduit littéralement par « maisons à

ossatures » qui se distinguent par leurs structures en

bois apparentes dessinant des motifs géométriques

complexes. Ces ossatures sont remplies de matériaux

tels que le torchis, la brique ou le plâtre pour former

les murs de la maison qui repose toutefois sur un soubassement

en pierre qui sert de fondation mais aussi

de protection contre l’humidité.

Il ne reste plus qu’à flâner entre les boutiques, les glaciers

et les cafés-restaurants qui rythment la promenade

sans oublier de lever les yeux vers ce patrimoine

exceptionnel. Quand enfin on débouche sur la place

du marché cernée de magnifiques maisons à colombages,

le regard se porte inévitablement vers l’arcade

Renaissance qui ouvre le chemin vers le château qui

domine la ville. La montée est longue au fil de nombreux

escaliers mais la vue qui s’ouvre sur les toits de

la vieille ville et sur le cours du fleuve est incomparable.

La soirée retrouve les habitants sur le quai où

un petit bar, le Mainpier, propose ses chaises longues

directement sur la promenade qui longe le fleuve, ou

comment se détendre face au coucher du soleil avec

un verre de vin ou une bière fraîche.

Depuis les hauteurs du château, une vue

panoramique sur la boucle du Main et

la nouvelle ville de WERTHEIM

Autre ville médiévale, Wertheim am Main, édifiée à

la jonction des rivières Main et Tauber qui lui assuraient

jadis une protection naturelle tandis qu’une

double muraille et un château, siège des comtes de

Wertheim, étaient édifiés sur la butte arrière qui aurait

servi d’accès par les terres. Autrefois 18 portes

servaient d’entrée dans la ville, seule la MainTor qui

était aussi la porte des douanes face au fleuve a été

conservée et c’est par là que l’on pénètre dans le

centre historique. De placettes en venelles longées de

pittoresques maisons en bois richement décorées, on

se laisse prendre au charme de cette cité romantique

qui n’en est pas moins active et nombreux sont les


1 2


WERTHEIM

La place du marché et la tour de

l’horloge de l’église collégiale.

MOSBACH

1 - L’ hôtel Schwanen,

2 - La maison Palm (1610)

3 - La Hauptstrasse débouche sur la place du Marché

cyclistes qui s’y posent. Une autre porte a survécu, sur

la Tauber, la Kittsteintor intéressante pour y découvrir

sur un mur d’angle toutes les traces d’inondation depuis

1595. Emprunter cette entrée c’est aussi rejoindre

l’ancienne résidence princière devenue aujourd’hui

l’hôtel de ville avec un magnifique portail baroque du

18ème siècle. C’est ici que commence la montée vers

le château-fort, autrefois siège des comtes de Wertheim.

C’est, dit-on, une des plus belles ruines de château

en Allemagne avec des douves profondes et des

fortifications étendues. La vue sur la boucle du Main y

est impressionnante. Aujourd’hui propriété de la ville

de Wertheim, le site est en partie restauré pour y organiser

des événements privés comme des concerts ou

des mariages. De plus un restaurant y offre sa terrasse

ensoleillée qui permet de savourer un repas avant de

redescendre vers la vieille ville.

Mosbach, un véritable nid de maisons à colombages,

s’est également édifié le long d’une rivière, la Elz qui

se jette dans le Neckar, lui-même un affluent du Rhin.

Aujourd’hui une passerelle qui enjambe la grand-route

qui relie Heidelberg à Würzburg permet de rejoindre

le parc de la ville qui s’étire le long de la rivière, un

espace privilégié où ne bruissent que les chants des

oiseaux et les cris d’enfants dans les petites plaines

de jeux aménagées entre les jardins. La vieille ville

est désertée par les voitures sauf pour y charger ou

décharger par exemple ses valises et les ruelles sont

si étroites que l’on se sent incongru quand enfin on

arrête notre jolie Alfa rouge devant l’hôtel Schwanen

juste en face de la place du Marché. Ancien comté

palatin puis siège de l’Oberamt Mosbach, à savoir un

important district administratif qui finira au 19ème

siècle par intégrer le land de Bade-Würtemberg, la

ville alimentée par plusieurs sources a pu implanter

dès le Moyen-Age 6 moulins à eau afin d’y faire tourner

les meules pour produire de la farine, ce qui était

important pour l’économie locale.

3

Des négociants se sont installés dans la petite ville,

s’établissant dans les maisons à colombages patri-


1

MOSBACH

1 - La maison Kickelhain, la plus

petite maison à colombages

d’Allemagne

2 - Tout est exigu dans la maison

Kickelhain

3 - L’ancienne Maison du Sel

4 - La Hauptstrasse bordée

de maisons à colombages

4


2

3

ciennes dont la plus belle est sans doute la maison

Palm avec ses fenêtres en saillie reposant sur des corbeaux

en pierre massifs ornés de figures fantastiques

et grotesques censées protéger les habitants des malheurs.

La plus vieille maison à colombages (1450) se

trouve également sur la place du Marché, la maison du

Sel car jadis elle a servi d’entrepôt de sel pour la ville,

aujourd’hui elle abrite au rez-de-chaussée une fleuriste

dont la devanture égaie joliment la façade. C’est

encore à Mosbach que se dresse la plus petite maison

à pans de bois d’Allemagne, la maison Kickelhain avec

ses 26m 2 au sol et une surface habitable de 52m2. Elle

a servi d’habitation jusqu’en 1972 avant d’abriter un

musée qui donne un aperçu de l’organisation de ces

habitations aux 18ème et 19ème siècle.

Comme les sources alimentaient les fontaines de la

ville, les habitants de Mosbach ont très tôt imaginé

utiliser cette richesse pour satisfaire leurs besoins. Au

lieu de se rendre sur des tas de fumiers à l’extérieur

de la ville, ils utilisaient des fûts de moût ou de vin

installés discrètement dans des interstices étroits que

l’on trouvait entre les maisons à colombages, fûts qui

étaient alors répandus sur les champs comme fertilisants

et ensuite rincés dans les bassins. Une fontaine

a été créée en 1987 pour rappeler cette coutume qui a

donné à l’époque aux habitants de Mosbach le surnom

de « Kiwwelschisser » (celui qui chie dans le kiwwel)

très bien assumé aujourd’hui par la population.

Enfin Mosbach nous a permis de découvrir sur la place

du Marché encore, véritable cœur de la vieille ville,

une église collégiale multiconfessionnelle et ce depuis

1698 quand l’église Sainte Juliana fut officiellement

confiée par le Palatinat aux catholiques et aux protestants.

En 1708 un mur a séparé l’église en deux parties,

le chœur étant réservé aux catholiques et la nef

ainsi que la tour aux réformés. En 2008, 300 ans plus

tard, le mur est percé pour ouvrir une porte entre les

deux parties, elle n’est fermée que durant les offices

des uns et des autres. Cet arrangement bien inspirant

témoigne d’une longue tradition de coexistence pacifique

et d’unité entre les deux communautés.


BURG GUTTENBERG

La vallée du Neckar que survolent

les rapaces


Le temps est à la pluie durant notre séjour à Mosbach,

même le petit marché de fruits et légumes installé sur

la place du Marché n’attire guère de monde et nous

choisissons de nous offrir une escapade le long de la

Neckar, une vallée ponctuée de châteaux-forts pour

la plupart en ruines. L’un d’eux pourtant semble avoir

traversé les siècles et les guerres sans être détruit, le

Burg Guttenberg fondé vers 1180 qui porte bien ses

800 ans d’âge. Le jour de la Saint-André en 1449, Hans

« le Riche » de Gemmingen acheta le château et entreprit

de l’agrandir. En 1497 l’empereur Maximilien

Ier accorda aux seigneurs de Gemmingen le droit de

haute juridiction, un privilège exercé jusqu’à la fin de

l’Ancien Régime. Avec la proclamation du Grand-Duché

de Bade en 1806, les seigneurs de Gemmingen

ont perdu leur fonction dirigeante mais ils restèrent

propriétaires du château qui est toujours le centre du

domaine familial mais aussi l’une des destinations

d’excursion les plus populaires de la région. On le

surnomme le Château des Aigles devenu le centre

allemand de recherches sur les rapaces. Environ 60

oiseaux de proie y vivent, des aigles, des vautours, des

pygargues mais aussi des hiboux en vol libre au-dessus

de la vallée et du château lors de démonstrations

aériennes spectaculaires, malgré la pluie !!!

www.burg-guttenberg.de

Retour sur le Main à Marktbreit, la plus petite escale

de notre parcours avec ses quelque 4000 habitants

dont la plupart vivent hors des murs de la vieille ville.

Le parking y est difficile et le plus simple est de se garer

sur les berges du fleuve, à 2 pas de la monumentale

porte médiévale qui ouvre sur le centre historique

avec directement sur la droite la façade de l’Hôtel de

Ville, une imposante bâtisse en pierre style Renaissance

avec un pignon à trois gradins qui reflète les

techniques architecturales des artisans allemands du

16ème siècle. 200m plus loin on découvre la superbe

maison à colombages qui abrite le Löwen Hotel, à

savoir le Lion d’Or, une auberge qui existait déjà au

Moyen-Age mais à l’époque elle était recouverte de

plâtre. Jadis la taverne abritait également un espace

pour héberger les chevaux et les voitures des voya-



geurs ainsi qu’un commerce de vins et de céréales.

Il a fallu attendre le début du 20ème siècle pour que

l’on fasse tomber le plâtre des façades à l’occasion

de travaux de rénovation révélant ainsi la superbe

structure à colombages. L’auberge s’est transformée

en hôtel acheté et occupé par la famille König depuis

1920, soit 4 générations qui n’ont cessé de moderniser

les lieux tout en lui préservant son cachet historique

unique.

Si l’hôtel du Lion d’or ne vend plus de vin, il n’en est

pas moins sur la célèbre Route des vins de Franconie,

une zone viticole qui se situe en Bavière avec des coteaux

le long du Main et de la Tauber.

Au Moyen-Age c’était la plus grande région viticole du

Saint-Empire romain germanique. Aujourd’hui, de taille

moyenne à côté de ses concurrentes, elle n’en offre pas

moins des vins de qualité avec des cépages renommés

comme le Silvaner pour des vins blancs élégants ou encore

le Müller-Thurgau pour des vins blancs plus légers

et le Domina qui produit des vins rouges plutôt tanniques,

excellents avec de la viande rouge.

Autant de variétés régionales à découvrir dans la vinothèque

installée en face du Lion d’Or, le Weindreieck,

soit le Triangle du Vin qui correspond à la géographie

de la région de Basse Franconie, dans la boucle du

Main. C’est Jasmin, épouse du vigneron Maximilien

Von Dungern, qui a eu l’idée de créer cet espace pour

donner à connaître la production d’une trentaine de

vignerons locaux et prometteurs.

En été elle propose des activités durant les week-end

qui rassemblent de nombreux curieux de la région mais

aussi de plus loin https://weindreieck.de. L’occasion

d’envahir la route du marché et de s’offrir une petite

promenade dans ce village paisible qui propose surtout

une architecture baroque qui date du 18ème siècle. De

placettes en venelles ombragées et fleuries, on peut

également y découvrir la maison où naquit le médecin

bien connu Alois Alzheimer, le premier à décrire cette

forme de démence à laquelle il a laissé son nom.



Le lendemain nous avons testé le Nixe, un petit ferry qui

permet de franchir les 6 kilomètres qui séparent Marktbreit

d’Ochsenfurt lors d’une navigation qui s’étire finalement

sur une petite heure car il faut franchir une

écluse et tout dépend du trafic sur le Main.

Sous le soleil cette pause bucolique entre coteaux couverts

de vignobles et de rares maisons permet aussi de

comprendre combien Ochsenfurt avec son industrie sucrière

est une ville importante hors des murs de la vieille

ville. Celle-ci par contre est un petit bijou avec une aura

très particulière grâce à sa richesse patrimoniale.

Ici, l’histoire est palpable avec des murs qui racontent

des histoires d’hier ou d’avant-hier, avec des places, des

remparts et des tours qui semblent toujours animées

par l’agitation du passé, avec des venelles étroites et

pavées qui répètent à l’infini les échos des siècles. C’est

que chaque façade est percée de statuettes religieuses,

pour prévenir le mauvais sort et afficher sa foi catholique,

nous dit-on. Il faut aussi lever les yeux pour admirer

de superbes enseignes en fer forgé qui surmontent

les auberges et les magasins.

La petite cité a conservé ses nombreuses tours et

portes et sa double muraille. Aujourd’hui celle-ci sert

de support à des biergarten ou à de petites maisons

ou encore à une longue plaine de jeux qui accueille

les familles en fin de journée. La ville qui a une tradition

viticole est surtout connue pour ses deux brasseries,

toutes deux indépendantes depuis deux siècles

au moins, la Oechsner et la Kauzen-Bräu.

Une visite avec un brasseur en tenue d’époque nous

apprendra comment les abbayes et les monastères

qui couvrent l’Europe occidentale et accueillent les

pèlerins vont être amenés à installer des brasseries au

sein de leurs murs. Le vin, boisson jugée trop alcoolisée,

est accordé avec parcimonie et même interdit en

période de carême. La bière par contre jugée saine

et peu alcoolisée (l’eau n’était généralement pas potable

ou considérée comme impure) était encouragée



et même réhabilitée comme boisson « maigre » dans

le calendrier catholique. Notre brasseur nous a même

raconté que si les bières les plus fortes sont généralement

des bières d’abbaye c’est parce que jadis

il fallait bien que les moines puisent leur force dans

leur boisson pour compenser la pauvreté de la table.

De toutes façons l’Eglise propriétaire d’immenses domaines

fonciers était satisfaite que l’économie plus

ou moins autarcique des abbayes ait trouvé dans la

brasserie un moyen d’employer ses réserves de grains.

Dernière étape de notre escapade d’une semaine, la

petite ville de Herborn au nord-ouest de Francfort

nous ramène vers la Belgique. Elle doit son charme

à sa topographie historique assez fermée avec de

nombreuses belles maisons à colombages à plusieurs

étages qui racontent la splendeur de cette ancienne

ville de commerce mais aussi d’enseignement des

siècles passés. En effet la « Hohe Schule » créée en

1584 par le comte Johann VI Nassau-Katzenelnbogen,

un frère de Guillaume Ier d’Orange, fut pendant plusieurs

années la seule université en Allemagne pour

apprendre la confession calviniste et elle attirait une

élite de professeurs et d’étudiants de toute l’Europe.

Quelque 5700 jeunes gens ont fréquenté cet institut

d’enseignement jusqu’à sa fermeture en 1817.

Jean Comenius considéré aujourd’hui comme le père

de la pédagogie moderne s’y forma en 1611. Aujourd’hui

elle abrite le musée municipal qui raconte

l’histoire de cette ancienne institution mais aussi la

culture vivante bourgeoise des 18 et 19ème siècle. Le

château cerné de ses remparts et perché sur les hauteurs

est mentionné déjà en 1350 et toujours habité

aujourd’hui. Depuis les murs qui encadrent sa cour et

ses jardins il offre une vue panoramique sur les toits

de la ville. Nous sommes dans la Hesse et si la cité collectionne

des maisons à colombages, une différence

s’impose avec les autres villes situées au sud de Francfort.

Nombreuses sont celles qui dès les 18 et 19ème

siècle se protègent de l’humidité et du froid par une

couverture d’ardoises superposées qui leur donne un



cachet particulier à découvrir comme toujours d’une

place à l’autre le nez en l’air. Si ce n’est que l’orage

qui s’abat sur la région ce premier dimanche de juin

nous a fait fuir pour nous abriter dans notre confortable

véhicule.

INFOS :

Un site sur la Route des Maisons à Colombages

www.deutsche-fachwerkstrasse.de

Cette région accueille de nombreux touristes allemands,

beaucoup la parcourent en vélo d’une ville

à l’autre et nous n’avons guère croisé de touristes

étrangers sauf sans doute ceux qui débarquent à

Wertheim ou à Ochsenfurt en bateau de croisière.

Résultat, on est confronté à une méconnaissance

d’une langue autre que l’allemand. L’anglais est

davantage usité mais encore… N’hésitez pas à vous

servir d’un traducteur via votre smartphone.

Quand y aller : A la belle saison bien sûr mais

aussi en fin d’année pour les ambiances de Noël.

Au mois de mai nous avons découvert sur toutes les

places le fameux arbre de mai orné de guirlandes

et de rubans, une tradition célébrée le 1er mai pour

marquer l’arrivée du printemps.

Gastronomie : Nous y étions durant la saison des

asperges servies dans la plupart des restaurants et

franchement délicieuses. En dehors des éternelles

escalopes à la viennoise (les schnitzel), des burgers

bien garnis, vous apprécierez la viande toujours

savoureuse qui viendrait d’Argentine.

Comme dessert, outre les apfelstrudel (tarte aux

pommes), la glace est au menu de tous les restaurants

sans oublier les glaciers qui fleurissent partout.



Nous avons apprécié la situation en bord du Main de

https://Faust-Braustugen.de à Mittelberg ou encore

la terrasse du Burg Restaurant Wertheim situé dans le

château de Wertheim ou encore l’accueil et le décor

du https://www.drachenburg.eu à Marktbreit.

Nous donnons toutefois une mention particulière au

bar-restaurant https://ludwig-mosbach.de

pour son service attentif et sa cuisine excellente,

avec un menu riche entre autres en plats végétariens

et pour terminer la meilleure adresse à Ochsenfurt,

https://www.weinhaus-dehner.de

dont le patron Domenico Allegretta a travaillé

comme chef dans une maison étoilée Michelin et il

propose une cuisine inventive qui fusionne tradition

et modernité autour de plats méditerranéens ou

comment se laisser surprendre et fondre dans une

expérience gustative unique.

Se loger :

4 hôtels idéalement situés à proximité des centres

historiques.

A Miltenberg, le https://brauerei-keller.de en

face de l’hôtel de ville et à l’entrée de la rue piétonnière.

A Mosbach, le petit hôtel des cygnes sur la place

du marché https://schwanen-mosbach.de.

A Marktbreit remonter le temps dans l’hôtel du

Lion d’or https://www.loewen-marktbreit.de.

Enfin à Herborn le

https://schlosshotel-herborn.de

qui porte le nom de château pour sa proximité avec

le château qui domine la ville.



LA ROUTE DES

MAISONS À

COLOMBAGE EN

ALFA ROMEO JUNIOR

Nous avons eu la chance de voyager avec une

séduisante Alfa Romeo Hybride qui s’est révélée

la meilleure complice pour nous accompagner.

Un SUV urbain assez compact impeccable pour nous,

surtout qu’elle se gare aisément dans des espaces

parfois étroits dans les garages communs où nous

pouvions la glisser. Mais il s’est révélé moins confortable

le jour où on a visité les vignobles avec Jasmin et

sa traductrice. L’espace arrière est sûrement un point

faible de cette voiture qui n’a pas la fibre familiale.

Par contre elle assume la promesse d’agilité suggérée

par son petit volant qui tient bien en mains, sa

direction est légère et précise et on se sent en sécurité.

Nous l’avons testée sur des routes variées avec

un mixte entre autoroutes, trafic urbain et routes sinueuses

de l’intérieur des terres.

La position de conduite est confortable grâce à un

siège en cuir à réglage électrique mais il manque un

appui latéral pour reposer le coude, surtout sur les longues

lignes droites des autoroutes. Sans doute pourrait-on

dire qu’elle n’est pas sportive mais elle nous a

offert le plaisir de prendre la route, au sec comme sous

la pluie. Il faut dire que toutes les routes allemandes

sont impeccables, même en pleine campagne où il

est aisé de rouler rapidement jusqu’aux 100km/h

autorisés si ce n’est qu’il faut respecter les 50 dès

l’apparition des panneaux annonçant l’entrée dans un

village. Comme l’Alfa est souple à diriger, ces ralentissements

successifs se font sans soubresauts.

Nous avons atteint une moyenne de 7,4l/100 sur ce

mélange de routes en parcourant en une semaine

quelque 1400 km avec juste un ajout de 60 l d’essence

sur le premier plein reçu avec la voiture.


ALLEMAGNE

Road-trip en

Thuringe

au cœur de l’Allemagne

Plume : Christiane Goor - Capture d’Images : Charles Mahaux

122


Juillet 2020,

première escapade

hors de nos

frontières depuis que

le Covid-19 a bouleversé

nos vies ! A seulement 500

kilomètres de chez nous, ce

road-trip a une saveur unique.

Pour ce premier voyage, c’est

une Nissan Qashqai qui est

notre compagnon de route.

Ouvrir le regard vers d’autres paysages,

espérer de multiples découvertes,

et puis découvrir le plaisir

de prendre la route au volant de la

Nissan Qashqai ProPilot qui offre

des aides à la conduite particulièrement

efficaces sur l’autoroute.

Il suffit de pousser sur le bouton

bleu à droite du volant, de choisir

sa vitesse ainsi que la distance avec

le véhicule précédent pour que le

système entre en action. Au bout

d’un quart d’heure, le temps de

s’habituer à cette prise en charge

qui maîtrise les accélérations et

les ralentissements avec le cas

échéant des remises en place sur

la bande de circulation, on sent

que la détente nous gagne au volant

et on se cale dans son siège

comme dans un fauteuil.

Mais attention, pas question

de lâcher le volant même d’une

main car le ProPilot nous rappelle

à l’ordre avec des sonneries de

plus en plus intenses suivies de

coups de frein si nous n’obtempérons

pas !

123


124


L’Eichsfeld,

le cœur vert

de la Thuringe.

Première étape. Ici la route se déroule

au rythme d’une promenade

dans un paysage de campagne

ondulante, de collines douces tendues

de champs cultivés aux reflets

dorés qui s’arrêtent au pied

de cimes boisées de feuillus d’un

vert sombre. Au creux des vallées

des petits villages coquets dont les

maisons se resserrent autour d’une

église au clocher recouvert d’ardoises.

Rien de tel que la balade

jusqu’au sommet de Sonnestein,

à quelque 500 mètres d’altitude,

pour s’offrir une vue spectaculaire

sur l’Eichsfeld qui se partage entre

la Basse-Saxe et la Thuringe.

Ces deux Lands ont été séparés

par le rideau de fer au lendemain

de la Seconde Guerre Mondiale

dessinant sur près 1400 km une

barrière impénétrable qui a douloureusement

séparé de nombreux

proches. Après la chute du

mur de Berlin en 1989, le rideau

de fer a été démantelé un peu partout

mais la Thuringe a choisi de

préserver ce témoignage unique.

Cette ancienne bande frontalière

interallemande longée de panneaux

de clôture de 3m de haut

mesurait 10m de large avec une

zone interdite d’accès de 5km où

il n’était pas rare de lâcher des molosses.

Aujourd’hui le ruban vert,

à savoir cette ancienne bande de

la mort comme elle était appelée

par la population, est accessible

125




à la promenade sur 4,8 km dont

un tiers revêtu de dalles de béton

perforées a préservé la clôture

d’origine, d’anciennes tours d’observation

et même une installation

de fermeture de la frontière telle

qu’elle a fonctionné. Le miracle de

cette ceinture verte est qu’elle est

devenue un refuge pour la flore

et la faune qui s’y sont développées

sans entraves depuis le siècle

dernier abritant ainsi un espace

naturel incomparable pour le plus

grand plaisir des randonneurs.

128

L’Eichsfeld est aussi un paradis

pour les amateurs de trails et de

VTT qui trouvent de nombreuses

pistes à leur disposition. Et pourquoi

ne pas tenter l’expérience du

vélorail qui parcourt une partie de

l’ancien chemin de fer construit

à la guerre franco-prussienne de

1870. Une escapade insolite qui a

le mérite de passer par un viaduc

qui permet de découvrir la petite

ville de Döringsdorf avec ses maisons

colorées ou à colombages

prolongées par des jardinets fleuris

non loin d’une église qui semble

veiller sur ses paroissiens.

Terre de châteaux.

La Thuringe c’est un peu un

voyage vers les racines de notre

royauté car la ville de Gotha était

le lieu de résidence du duché de

Saxe-Cobourg et Gotha dont le

premier roi des Belges, Léopold

Ier, est un descendant. L’imposant

château de Friedenstein à la façade

dépouillée et symétrique édi-


fié au 17ème siècle abrite pourtant

un extraordinaire décor baroque

voire même rococo avec une profusion

de plafonds en stuc, de

sols en marqueterie sans oublier

un mobilier précieux et une riche

collection d’œuvres d’art. On y

découvre aussi l’impressionnant

arbre généalogique de la Maison

de Saxe-Cobourg et Gotha dont

plusieurs rejetons ont régné dans

différents pays européens mais

aussi au Brésil et au Mexique.

On retiendra la branche toujours

régnante en Belgique à travers

les descendants de Léopold Ier

mais aussi celle du Royaume-Uni

puisque le Prince Albert, second

fils d’Ernest Ier, a épousé la reine

Victoria en 1840.

Dans un tout autre style, le château-fort

de la Wartburg édifié sur

un pic abrupt surplombe la ville

d’Eisenach, première forteresse

inscrite en 1999 au patrimoine

mondial de l’Unesco. Fondée au

début du 11ème siècle, la résidence

des landgraves de Thuringe

a abrité Elisabeth de Hongrie mariée

à 14 ans à Louis dit le Charitable.

Un couple aimant mais

à la mort de son époux quand il

s’embarquait pour une croisade,

elle choisit de consacrer sa vie aux

pauvres en leur faisant construire

trois hôpitaux. Morte à l’âge de

24 ans en 1231, elle sera canonisée

4 ans plus tard et est devenue

la patronne des hôpitaux. La forteresse

a encore accueilli Martin

Luther quand il a été mis au ban

129


1

3 4

130


5

1 - La vaste salle de bal du château de

Friedenstein possède un imposant

plafond baroque encadré de lourdes

guirlandes de fleurs et de fruits sans

oublier une alcôve entièrement

consacrée à une luxueuse collection

de porcelaines de Meissen

2 - Les ruines du château de

Hanstein dominent le petit village de

Bornhagen

4 - Les ruines romantiques du château

médiéval de Hanstein raconte

les affres de la Guerre de Trente Ans

au 17e siècle.

5 - Tours château d’eau...

131


132

du Saint Empire. Il y vécut près

d’un an qu’il consacra à traduire

en allemand le Nouveau Testament.

Solide forteresse, somptueuse

résidence, auberge, lieu

de sécurité et de recueillement, la

Wartburg a donc été le théâtre de

nombreux moments clés de l’histoire

allemande.

Erfurt, la métropole

de la Thuringe.

C’est à Erfurt que la théologie de

la Réforme trouve ses racines car

c’est ici que Luther obtint son diplôme

de « magister » à la faculté

des Arts en 1505 avant de choisir

la vie monastique au couvent

des Augustins en remerciement

pour avoir survécu à la chute de

la foudre lors d’un violent orage.

Sécularisé en 1559, le monastère

connaîtra diverses fortunes avant

d’être restauré après la dernière

guerre. Néanmoins on peut encore

visiter les murs historiques

et les cellules dans lesquelles les

moines ont prié.

Métropole de la Thuringe, Erfurt

a accueilli au cours des siècles

d’autres personnalités comme

Schiller, Goethe, Bach, Herder et

même le tsar Alexandre et l’empereur

Napoléon lors d’une rencontre

hautement politique pour

mettre à jour le contenu de leur

alliance. Centre économique de

la région au carrefour de routes

commerciales importantes au

Moyen-Age, la cité a enrichi les


négociants qui ont construit de

belles maisons patriciennes épargnées

par les bombardements de

la Seconde Guerre Mondiale. On

y trouve aussi, enjambant la Gera,

le pont des Epiciers, le plus long

pont encore habité d’Europe, à

savoir que sur ses deux côtés

s’alignent d’étroites maisons à

colombages surmontées de toits

pentus à découvrir pour leurs galeries

d’art et leurs boutiques d’artisanat

et d’antiquités. C’est aussi

le lieu de tous les rendez-vous des

uns et des autres dès que le soleil

est de la partie. Les terrasses des

restaurants, les biergarten et les

jardins publics sont envahis par

une foule joyeuse sans doute un

peu trop compacte en ces temps

de coronavirus…

Weimar, de Goethe

à Henry van de Velde.

Dernière étape de notre voyage

mais non des moindres, Weimar a

d’ailleurs été saluée par l’UNESCO

avec une quinzaine de sites répertoriés

dont nous n’avons découvert

que quelques-uns comme la

somptueuse bibliothèque rococo

Anna Amalia du nom de la duchesse

qui assura la régence au

cours du 18ème siècle. Sous son

impulsion, la ville devient un centre

intellectuel important dominé par

Goethe qui de précepteur du futur

duc Charles-Auguste devient aussi

le directeur de la bibliothèque. Plus

tard, Goethe fut nommé ministre

par le grand-duc qui lui offrit une

133




136


maison baroque qu’il a

occupée jusqu’à son décès

en 1832. C’est encore

Goethe qui fit assécher les

marais qui bordent la ville

le long de la rivière Ilm pour

y dessiner un vaste parc

où il fit édifier un pavillon

où il se retranchait pour

écrire. D’autres hommes

prestigieux du panthéon

des Arts et des Lettres allemands

ont résidé à Weimar

et y ont exercé leurs

talents à l’image des écrivains

Schiller et Herder et

des compositeurs Bach

et Liszt qui prit même la

direction de l’opéra de la

ville.

Les dernières années

du Grand-Duché de

Saxe-Weimar-Eisenach

sont particulièrement fertiles

culturellement parlant

car le grand-duc désigne

comme conseiller

artistique Harry Kessler, un

éminent amateur d’art et

mécène qui se passionne

pour tous les mouvements

modernes de l’impressionnisme

et du symbolisme. Il

croise ainsi notre compatriote

Henry Van de Velde

spécialisé en architecture

d’intérieur à qui il confie la

décoration de sa maison à

Weimar.

C’’est à cette occasion qu’il

rencontrera le grand-duc

qui le charge de mettre

en valeur les productions

culturelles de la région.

Van de Velde décide alors

de résider à Weimar avec

sa famille et y construit sa

propre maison, la Haus

Hohe Pappeln. En 1908

il fonde l’Institut des Arts

décoratifs et industriels

de Weimar dont il sera le

directeur jusqu’à ce que

la Première Guerre Mondiale

l’oblige à quitter l’Allemagne

et à rentrer en

Belgique non sans avoir

désigné son successeur

Walter Gropius, architecte

et designer allemand.

Au sortir de la guerre,

après la proclamation de

la république de Weimar,

Gropius reprend la tête

de l’école qu’il renomme

Bauhaus Institut jetant

ainsi les bases d’un style

international basé sur le

fonctionnalisme tout en

encourageant l’émulation

entre artistes et artisans.

Il faut flâner dans

le tout nouveau musée

consacré au Bauhaus

pour comprendre combien

cette école fut le berceau

du design moderne

car elle permettait l’expérimentation

artistique en

utilisant entre autres de

nouveaux matériaux. Le

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138


Bauhaus a bien entendu été chassé

d’Allemagne par le mouvement nazi

qui pourtant apprécie Weimar qui

a concentré entre les 17 et 19ème

siècles la quintessence de la culture

allemande. Ce qui fait dire que cette

ville emblématique a connu une histoire

assez paradoxale.

Le Crossover Nissan

Qashqai ProPilot en ville.

les distances si l’arrêt dure moins de 3

secondes ou sinon, il suffit d’effleurer

la pédale d’accélérateur ou de lancer

la touche « Res » du volant. De quoi

offrir un véritable confort de sécurité

surtout quand il faut suivre le Gps

particulièrement bien clair et audible.

Un plus aussi pour la confortable

habitabilité à bord avec de l’espace

pour étendre ses jambes à l’avant,

du rangement adapté aux gourdes

indispensables sur la route et un authentique

silence de roulement !

Infos sur le Land :

www.thueringen-entdecken.de/

www.visit-thuringia.com/

www.eichsfeld.de/

www.grenzlandmuseum.de

www.erfurt-tourismus.de/fr/

www.weimar.de/fr/tourisme/.

On avait apprécié sur l’autoroute le

plaisir de partager la route avec le

copilote de l’assistance de direction

Nissan ProPilot avec les accélérations

et ralentissements maîtrisés, l’insertion

d’un autre véhicule devant les

caméras clairement annoncée et de

rares remises en place intempestives

au milieu de la file grâce à l’aide au

maintien dans la voie à condition

toutefois de changer de voie en l’annonçant

avec son clignoteur !

Nous avons retrouvé le même plaisir

dans la campagne d’un rond-point à

l’autre et dans les villes au cœur du

trafic. En effet, le système anticipe

bien les ralentissements et s’arrête

sans avoir à intervenir sur la pédale

de frein pour repartir automatiquement

et délicatement en respectant

Se loger : A Teistungen, un centre dédié

au sport avec un restaurant à Eisenach,

un petit hôtel (www.victors.de/en/hotels/

teistungenburg/) à 2 pas du centre de la

ville qui abrite outre la maison de Bach, la

maison de Luther www.eisenacherhof.de/

en qui propose une table étonnante qui

plonge le client dans la gastronomie médiévale,

toute une expérience.

Gastronomie : La Thuringe est le pays de

la saucisse à griller, un délice depuis 600

ans, parfumée à la marjolaine, au cumin

et à l’ail et impérativement à griller sur du

charbon de bois. Outre ce standard nous

avons apprécié dans l’Eichsfeld la table du

Klausenhof, une cuisine nouvelle parfumée

aux herbes, une découverte gastronomique

dans un environnement historique www.

klausenhof.de et à Weimar l’ambiance cosy

du Gretchen’s Cafe & Restaurant

https://gretchens-weimar.de/

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140


ANGLETERRE

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142


ANGLETERRE

2012

Les Highlands

Territoiresd’Écosse

Plume : Christiane Goor - Capture d’Images : Charles Mahaux

Découvrir à peu de frais l’Ecosse, terre de brume

et pays de légendes, c’est devenu possible si vous

voyagez en couplant la formule des aires de campings

agréables et confortables qui essaiment la région avec

le charme indéniable de la California Comfortline

de Volkswagen, tout l’art de combiner le plaisir de la

berline avec le caravaning.

C’est a son volant que nous sommes partis à la

découverte des Hautes-Terres d’Ecosse.

Durant 8 jours, notre véhicule est devenu

notre résidence secondaire de tout confort..

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Les Highlands, comme leur nom l’indique,

sont des régions de montagnes singulièrement

burinées appelées ici des bens et entrecoupées

de glens, des vallées creusées

par des lochs argentés dont on ne devine

pas toujours s’ils sont des lacs ou des fjords.

A une heure de route d’Edimbourg, la capitale

écossaise, le parc du loch Lomond et

des Trossachs offre un havre de verdure et

de tranquillité entre collines boisées, eaux

cristallines et bourgades attrayantes.

On se laisse prendre à l’attrait romantique d’un

parcours sinueux au cœur de reliefs ondulés,

piqués d’épaisses forêts qui se reflètent dans

des lacs miroitants. De lochs en rivières, on

arrive à Glencoe, modeste village dominé par

des falaises escarpées et des éperons rocheux,

véritables pyramides minérales.

Ici tout semble se graver dans un silence de pierre

égayé fort heureusement par une joyeuse soirée

dans un pub où alternent conversations autour de

144


randonnées et chansons populaires encouragées

par un couple de vieux musiciens.

La route qui mène à Fort William se fraie un chemin

qui longe des gorges encaissées, aux pentes

verdoyantes ou rocheuses. Des virages en

épingle à cheveux découpent à chaque détour de

nouveaux pans de décor, rudes et spectaculaires.

A l’ombre du Ben Nevis, la petite ville de Fort

William attire ceux qui rêvent d’escalader le

sommet le plus haut de Grande Bretagne avec

ses 1.344 mètres. Mais les abords du Ben Nevis

sont aussi l’occasion de randonnées bucoliques

au cœur de landes herbeuses, piquetées

de champs de bruyère où paissent en toute liberté

chèvres et moutons et même des vaches

cornues à tête de yack, des Highland cattle

aux poils longs et à la frange rebelle. Avec ses

châteaux hantés, ses ports de pêches, son rivage

découpé, ses montagnes brunes, vertes

ou rousses et ses tourbières envahies par les

145


moutons, l’île de Skye dévoile des paysages d’une

rare beauté. C’est un peu un condensé d’Ecosse

sur quelques hectares, un pays singulier où on se

sent au bout du monde, d’autant que les routes y

sont tortueuses et étroites mais heureusement jalonnées

d’aires de délestement qui permettent aux

véhicules de se croiser.

Le Volkswagen California

se complait parfaitement

dans le paysage écossais.

Premier atout qui a son importance : son gabarit

reste raisonnable, voire même discret. Avec moins

de 5 mètres de long, elle reste dans la catégorie

des véhicules de tourisme. Prendre ainsi le ferry

ne coûte pas plus cher, idem pour l’entrée dans

les campings. De plus, grâce à sa taille, semblable

à celle de sa cousine la Transporter, couplée à la

souplesse de conduite, tous les sites qui seraient

inaccessibles aux camping-car classiques ne la rebutent

absolument pas.

Il faut encore ajouter que son équipement de

transmission intégrale permanente, le 4Motion,

permet d’emprunter en toute sécurité des chemins

boueux, pentus jusqu’à 37° et même détrempés.

De fait, si une roue venait à patiner, les autres

prennent immédiatement le relais pendant un

court instant. La sensation de conduire une berline

de luxe prend également tout son sens dans les

déplacements et les manœuvres dans les villages

ou encore au moment de croiser un autre véhicule

sur les chemins exigus des Highlands.

Quel plaisir par contre de pouvoir se poser n’importe

où à l’heure des repas ou d’une petite sieste !

La porte coulissante grande-ouverte sur un décor

grandiose de loch ou de montagne, il suffit de

quelques minutes à peine pour installer table et

strapontins bien cachés dans les portes et hayons

arrière. Sans oublier de dérouler la marquise qui

146


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assurera un abri au cas très probable d’une

douche écossaise, par définition brève, forte et

inattendue.

Plaisir de siroter un verre de vin blanc bien

frappé dans le bac-frigo du véhicule et de savourer

le confort d’un pique-nique au cœur

d’un cadre naturel exceptionnel. Un petit clic

suffit également pour que le toit se soulève et la

couchette est déjà prête pour l’amateur d’une

sieste bien méritée.

Quand vient l’heure de rejoindre une aire de

camping plus adaptée pour y passer la nuit, il

y est tout aussi aisé de choisir un emplacement

qui permettra de profiter de la magie du lever

du soleil depuis la fenêtre semi-circulaire qui

s’ouvre dans la toiture surélevée.

Nuit magique même quand les bourrasques de

vent s’enroulent autour du véhicule : on se sent

bien au chaud en sécurité au cœur de la California

au point que celui qui occupe la cou-

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chette inférieure, à l’abri de stores déroulants

qui occultent toutes les fenêtres, ne devinera

même pas qu’il pleut des cordes à l’extérieur.

De plus, le cas échéant, un système additionnel

permet de maintenir une température agréable

dans l’habitacle.

L’heure du petit-déjeuner préparé sur la kitchenette

du véhicule et consommé dans l’habitacle

à cette heure matinale, grâce au plan de travail

escamotable et aux sièges avants qui pivotent,

est un moment qui étire le réveil en douceur

tout en profitant de la nature environnante par

la portière coulissante grande-ouverte : chant

des oiseaux virevoltant au-dessus du loch, canards

caquetant courant sur la plage, moutons

paissant à quelques mètres à peine…

Vaisselle faite et rangée sous l’évier, sacs de

couchage repliés dans le tiroir de rangement

sous la banquette, toit baissé, un dernier coup

149


Quel plaisir par contre de pouvoir se poser n’importe où à l’heure des repas ou d’une petite sieste !

La porte coulissante grande-ouverte sur un décor grandiose de loch ou de montagne, il suffit de

quelques minutes à peine pour installer table et strapontins bien cachés dans les portes et hayons

arrière. Plaisir, aussi à l’étape, de siroter un verre de vin blanc bien frappé dans le bac-frigo du

véhicule et de savourer le confort d’un pique-nique au cœur d’un cadre naturel exceptionnel.


Rêvez d’autres plans.

Volkswagen California.

0,9 – 9,2 L /100 KM · 20 – 209 G/KM CO 2

(WLTP)

É.R. : D‘Ieteren Automotive SA/NV, Volkswagen Commercial Vehicles Import,

Thomas Vandebotermet, Leuvensesteenweg 639, 3071 Kortenberg. Contactez votre concessionnaire pour toute information relative

à la fiscalité de votre véhicule. Informations environnementales (A.R. 19/03/2004) : volkswagen.be


de balai dans l’habitacle, on est reparti pour de

nouvelles aventures.

Le prix d’achat est sans doute important mais il

faut retenir que la toiture relevée de la California

permet de s’y tenir debout et autorise donc

le label « utilitaire » avec, par conséquent, une

taxe de mise en circulation nulle et une taxe

de roulage très réduite. Enfin, quelle économie

d’avoir deux véhicules en un : magie d’une berline

haut de gamme qui combine le plaisir d’une

conduite souple et légère, digne de la marque,

avec une consommation moyenne de 9l au 100

pour se déplacer et le confort d’un équipement

de qualité très fonctionnel qui autorise au

pied-levé toutes les évasions pour 3 adultes ou

une famille avec deux enfants.

Enfin, dernier argument de poids quand on part

en vacances avec une California : le coût de la

vie relativement élevé en Ecosse par exemple ne

pèse plus dans le budget vacances puisque les

152


nuits en campings sont moins chères et la plupart

des repas peuvent être préparés grâce à la

kitchenette du véhicule et consommés sur place.

Les châteaux, carte

postale de l’Ecosse.

La terre écossaise est parsemée de forteresses

en ruines, victimes des conflits mais aussi du

désintérêt pour ces vastes demeures sombres

et froides. Ces vieilles carcasses de pierre qui

se reflètent dans les eaux sombres d’un loch ou

qui se perchent au sommet d’un pic rocheux

battu par les vents alimentent aujourd’hui les

passionnés de fantômes et retrouvent une seconde

vie auprès des chasseurs d’images chargées

de romantisme.

Au Nord de l’île de Skye, la massive silhouette

du château de Dunvegan, fief du clan MacLeod,

se dresse sur une plateforme qui domine le

153


loch du même nom. Les Campbell ont également

conservé leur château construit au 18ème siècle

par le duc d’Argyll à Inveraray sur la rive du loch

Fyne. Partiellement ouvert aux touristes, il n’en

reste pas moins leur résidence privée.

La petite ville d’Inveraray construite aux abords

du château est un petit bijou avec ses élégantes

façades blanches. Elle abrite des bâtiments importants

à l’image de son ancien statut de bourg royal:

un palais de justice, une prison, une église paroissiale

et des auberges historiques.

Pousser la porte du pub The George est une heureuse

manière de poursuivre la visite en plongeant

dans une ambiance surannée de larges cheminées,

de poutres apparentes et d’anciennes horloges.

On se laisse prendre au charme de la taverne où la

bière et le whisky délient les langues et réunissent

les visiteurs d’un soir. Dans une contrée qui plonge

ses habitants dans de grands espaces empreints de

solitude, les Ecossais ont un merveilleux sens de

l’accueil chaleureux.

Infos pratiques :

Circuler : Le réseau routier est dans l’ensemble excellent

et la plupart des routes pittoresques. On trouve des pompes

un peu partout mais elles sont moins chères près des villes.

Veillez à vous approvisionner le samedi car le dimanche

est un vrai jour férié. Quant à la conduite à gauche, on s’y

habitue très vite. De plus les Ecossais sont prudents et très

courtois avec les étrangers.

Infos : Auprès de www.visitbritain.com/be ou encore de

www.visitscotland.com

Se loger : L’Ecosse offre un réseau d’aires de camping 4

voire 5 étoiles classées «chardons» puisque cette plante

est l’emblème de l’Ecosse www.thistleparks.co.uk/touring.

Ils jouissent tous d’une situation exceptionnelle avec de

vastes espaces qui autorisent une certaine privacité.

Les pubs : Faites confiance au gérant de votre camping.

Certains pubs offrent même un service de taxi afin d’assurer

un retour en toute sécurité malgré la quantité de

bières ou de whisky ingérée… Pour mieux comprendre la

culture du whisky, rien de tel qu’une dégustation dans une

distillerie comme par exemple www.glengoyne.com.

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BELGIQUE

SAINT TROND :KASTEEL VAN ORDINGEN

( EN FAIT, LE CHÂTEAU D’ORDANGE)

SPA : DEUX LOTUS AU MANOIR DE LEBIOLES

CHINY (VALHALLA ET VOLKSWAGEN TIGUAN TDI)

HANNUT (HALLOWEEN ET ID.BUZZ CARGO)

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Kasteel

De l’An 1000

à nos jours !

C’est au volant de la nouvelle

Maserati GranTurismo que nous

atteignons notre étape

du jour : un lieu tout simplement

grandiose.

À peine franchi le pont jeté

sur les douves miroitantes,

l’exclamation fuse, spontanée

et enthousiaste : WAOUW !

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Le décor s’impose avec majesté,

annonçant une expérience hors

du commun.


van Ordingen

Une étape en GT

Extraordinaire !

Plume : Eric HEIDEBROEK

Captures d’Images : Pascale HEIDEBROEK

161


Au cœur du Limbourg, à deux

pas du centre de Saint-Trond,

le Kasteel van Ordingen s’impose

comme l’un des joyaux

hôteliers de Belgique. Ce château

du XI siècle, restauré

avec passion pendant plus de

vingt ans par Richard Sleurs et

son épouse Miet Thijs, est aujourd’hui

un hôtel cinq étoiles

membre de Relais & Châteaux.

château a été rénové dans les

règles de l’art. Chaque pierre,

chaque boiserie a été restaurée

avec soin, sous la direction

du décorateur Pieter Porters,

qui a su marier grandeur historique

et élégance contemporaine.

Le résultat est un lieu

où l’on ressent à la fois la majesté

des siècles passés et le

confort raffiné d’un hôtel de

l’accueil. Le personnel fait

preuve d’une générosité rare,

une hospitalité qui donne le

sentiment d’être attendu, reconnu,

presque comme un

invité de longue date. Cette

chaleur humaine est la première

clé de l’expérience.

La chambre qui nous a été proposée

est un véritable écrin de

162

En octobre 2025, l’établissement

a franchi une nouvelle

étape de reconnaissance internationale

: il a reçu une double

clé Michelin, une distinction

rare qui consacre les hôtels offrant

une expérience d’exception.

Acquis par la famille Sleurs il

y a près de trois décennies, le

luxe moderne.

En tant que membre de Relais

& Châteaux, le Kasteel van

Ordingen incarne une philosophie

: offrir à chaque invité

une expérience inoubliable,

fondée sur l’art de vivre, la

gastronomie et l’hospitalité

sincère.

Ce qui marque le plus, c’est

raffinement.

Richesse des décorations, élégance

des matières, harmonie

des couleurs : tout respire le

confort et la distinction.

On y retrouve l’âme d’un château,

avec des objets anciens

subtilement intégrés à une

décoration contemporaine.

L’atmosphère évoque les ma-


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noirs anglais, avec leurs relents de

bourgeoisie et de noblesse confortable.

Épaisses moquettes, fauteuils

accueillants, boiseries sculptées : tout

concourt à créer une ambiance chaleureuse,

loin de la froideur minimaliste

de certains hôtels ultra-modernes.

Ici, le Kasteelvan Ordingen offre un

calme profond, une sérénité enveloppante

et un raffinement authentique.

164

L’établissement propose 32 chambres

et suites, toutes différentes, toutes

élégantes, mais unies par le même

sens du détail. Les plafonds sculptés,

les objets décoratifs choisis avec

soin et les parcours entre les pièces

créent une expérience sensorielle

unique. On est loin des couloirs


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166

aseptisés des grands hôtels :

chaque espace est pensé

pour susciter l’émotion et la

curiosité. Dans les salons, il

est courant de découvrir des

livres anciens, des grimoires

qui invitent à la découverte.

Ailleurs, des valises d’époque

racontent les voyages d’antan,

en carrosses ou voitures hippomobiles.

Cette atmosphère

se marie étonnamment bien

avec des touches modernes,

indispensables nécessaires à

la vie d’aujourd’hui.

La réception propose des kits

de connections pratiques pour

l’usage et ou la recharge des

smartphones ou ordinateurs

portables. Le wifi est d’une

grande qualité.

C’est important car l’hôtel dispose

aussi dans les annexes de

grandes salmles de réunions,

des outils professionnels qui

permettent de recevoir et les

clients et les collaborateurs

pour des réunions et autres

événements.

Notre Maserati GranTurismo


«Folgore», cette expression latine

est là pour préciser son statut

électrique, par rapport à sa

version thermique. Cette Maserati

incarne le renouveau du

grand tourisme d’aujourd’hui

et s’inscrit parfaitement dans

le décor prestigieux du Kasteel.

Atmosphère, atmosphère

Une douce musique accompagne

les visiteurs, elle n’est

jamais intrusive, choisie parmi

un répertoire éclectique d’artistes

internationaux.

Même les odeurs – celles des

tissus, des passementeries,

des couloirs – participent à

cette expérience sensorielle,

offrant une impression de volupté

et de béatitude.

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C’est magique !

Le personnel, stylé et attentif, offre un service

personnalisé autnant qu’attentionné.

Les chambres disposent de tout le confort moderne,

sans jamais sacrifier l’élégance.

La propreté est irréprochable : un détail remarquable

quand on considère le nombre impressionnant

d’objets décoratifs présents dans

chaque pièce.

Les lustres aux cascades de cristal brillent sans

la moindre poussière, renforçant l’impression

de grand luxe.

Dans les salles de bain, les produits Guerlain

sont proposés dans des conditionnements intelligents,

respectueux de l’environnement.

Et si vous tombez sous le charme, le concierge

se fera un plaisir de préparer quelques flacons

171


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AURUM


Atmosphère et belle humeur

dans les cuisines de l’Aurum

173


pour votre départ.

Les lundi et mardi, le restaurant gastronomique

Aurum est en congé. Son chef étoilé a récemment

cédé sa place à Arne Beirinckx, que nous

rencontrerons lors d’une prochaine visite.

En attendant, nous avons pris place au Bistrot

Richard, accessible par l’extérieur ou par un

tunnel décoré de tags et baigné dans une atmosphère

bleutée et moderne.

Le Bistrot Richard est aussi la salle du petit

déjeuner, mais surtout une adresse bistronomique

qui mérite le détour.

174

La carte est abordable : entrées entre 9 et 25 €,

pâtes entre 18 et 26,50 €, poissons autour de

28 €, viandes entre 24 et 42 €, verres de vin

entre 6 et 10 €. Le Menu Richard est proposé

à 54 € pour trois services.

BISTROT

RICHARD


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Nous avons choisi ce menu

du jour : carpaccio de cerf

pour moi, pâté de marcassin

pour ma collègue, suivi d’un

poisson frais accompagné de

légumes de saison, puis d’un

faisan aux chicons.

Pour conclure, un sabayon aérien

et une crème brûlée parfaitement

caramélisée.

Trois services généreux, pour

une expérience gastronomique

accessible, où l’exigence culinaire

se marie à la convivialité.

L’équipe du bistrot, attentive

et discrète, veille à ce que rien

ne manque.

Leur sourire et leur prévenance

ajoutent une note de

plaisir supplémentaire à ce

moment gourmand.

Le Kasteel van Ordingen n’est

pas seulement un hôtel : c’est

une immersion dans l’histoire,

sublimée par le luxe contemporain

et l’art de recevoir.

Chaque détail – de la restauration

minutieuse aux attentions


du personnel, des chambres

raffinées aux plaisirs de la

table – concourt à créer une

expérience inoubliable.

Un lieu où l’on ne séjourne

pas simplement : on vit une

parenthèse hors du temps,

enveloppée de beauté, de sérénité

et de générosité.

Maintenant, nous n’avons

pas visité l’intégralité du domaine.

Nous y reviendrons,

cat le Kasteel van Ordingen

s’étend sur quelques 14 hectares...

ce n’est pas rien !

Le Kasteel van Ordingen a

ses propres vignes et produit

son vin. En l’occurence une

méthode champenoise produite

de façon artisanale à

partir de Sauvignier Gris. Ce

vignoble existe depuis plus

de 1000 ans, et en 2021, la

Famille Sleurs a décidé d’y replanter

1 250 ceps adultes de

Souvignier Gris, cultivés en environnement

biologique.

Ce vin local s’inscrit dans une

volonté de renforcer l’expérience

culinaire et l’authenticité

du château.

177




Maserati GranTurismo

Folgore !

180

Plume : Eric HEIDEBROEK

Captures d’Images : Pascale HEIDEBROEK


181


La Maserati GranTurismo Folgore

reste fidèle à l’esprit du grand

tourisme : un coupé aux lignes sensuelles,

sculpté avec une élégance

rare et une classe intemporelle.

L’intérieur, traité avec soin, mêle luxe

et modernité, sans jamais tomber dans

l’ostentation. L’électrification est réussie

dans son intégration, mais l’autonomie

demeure le talon d’Achille : dès que l’on

dépasse les 110 km/h, la demande en

énergie devient plus forte et réduit l’autonomie.

Même si la consommation électrique

est performante en ville,elle l’est

moins sur autoroute. Or, une GT digne de

ce nom doit pouvoir avaler les kilomètres

à rythme soutenu, alterner les moments

de sport et de détente, et offrir cette liberté

de voyage qui fait partie de son ADN.

Surtout que l’auto est tellement agréable

et performante à utiliser qu’on peut lui

pardonner aisément cette gourmandise.

« WAOUH »

Sur le plan du design, c’est un sansfaute.

Les proportions sont parfaites,

l’équilibre visuel est magistral, et les

Italiens savent toujours provoquer ce

fameux effet « waouh » : chaque apparition

de la Folgore attire les regards et

suscite l’admiration.

Notre modèle d’essai, en bleu électrique,

évoquait presque un clin d’œil au passé,

rappelant la GT V8 testée en 2012, avec

son envoûtante voix de crooner.

182


183


Ici, la sonorité est plus discrète, une

évocation artificielle du passé, mais qui

ne peut rivaliser avec la rauque puissance

d’un moteur thermique. C’est une page

tournéed’autant que la nouvelle GT

thermique s’est convertie au V6.

La Folgore compense cette perte de

voix par une mécanique hors norme :

trois moteurs électriques délivrant 760

chevaux et 1.350 Nm de couple. La

répartition – un moteur à l’avant et deux

sur les roues arrière – assure une motricité

sidérante, presque irréelle. Malgré

ses 2.260 kg, la voiture conserve une

agilité étonnante. Ses dimensions impressionnent

: près de 5 mètres de long,

1,96 m de large, mais seulement 1,35 m

de haut, ce qui lui confère une silhouette

ramassée et sportive. L’empattement

de 2,93 m profite à l’habitacle, surtout

à l’avant, tandis que l’arrière reste plus

symbolique qu’accueillant. Le coffre, limité

à 270 litres, rappelle que l’on est dans

une GT avant tout, mais le sac de golf y

trouve naturellement ses aises.

La batterie lithium-ion de 800 volts

(92,5 kWh, dont 83 utiles) promet

435 km d’autonomie.

En pratique, il faut compter environ

320 km en usage mixte, voire 370 km en

conduite locale. C’est suffisant pour une

escapade, mais en deçà de ce que l’on

attend d’une grande routière.

Côté performances, Maserati annonce

325 km/h et un 0 à 100 km/h en 2,7 se-

184


185


condes. Même sans vérifier ces chiffres,

on ressent immédiatement la vigueur

de ce grand coupé : il bondit, il relance,

il impressionne. La tenue de route est

d’une efficacité redoutable, le confort

reste digne d’une GT, et l’équilibre général

inspire confiance.

Les aides à la conduite sont présentes,

mais calibrées avec intelligence : elles

ne brident pas le plaisir et disparaissent

totalement (enfin presque) en mode

«Corsa». Les pilotes aguerris y trouveront

un terrain de jeu exaltant, tandis que les

conducteurs moins expérimentés pourront

exploiter une partie du potentiel

sans se mettre en danger.

En somme...

La Maserati GranTurismo Folgore

réussit son pari :

conjuguer le glamour italien

et la modernité électrique.

Elle séduit par son style, son charisme

et ses performances, mais rappelle aussi

que l’électrique a encore des limites

à surmonter pour incarner pleinement

l’esprit du grand tourisme.

La GranTurismo Folgore incarne une

transition élégante vers l’électrique, même

si elle ne bénéficie pas de la technologie

différente développée pour la Grecale

Folgore. Ici, les batteries ne sont pas

intégrées dans le plancher comme sur

les plateformes les plus modernes, mais

logées dans le tunnel central et à l’arrière,

186


187


à la place des organes mécaniques des

versions thermiques. Cette architecture

permet de préserver les proportions et

l’identité stylistique du modèle, mais

elle impose des compromis. Certes, ces

batteries de 800 volts acceptent jusqu’à

400 kW de régénération au freinage,

une prouesse technique, mais elles ne

parviennent pas à offrir une autonomie

réellement supérieure.

En définitive, la Folgore séduit par son

charisme, ses performances et son allure

de vraie GT, mais elle rappelle aussi

que l’électrification des icônes n’est pas

qu’une affaire de puissance : c’est avant

tout une question de technologie de

batterie et d’efficacité énergétique.

Maserati a réussi à préserver l’âme de son

grand coupé, ses lignes sont d’(une beauté

rare, ses capacités dynamiques sont...

fulgurantes. Le silence de marche est à

la UNE, la sonorité ajoutée est de bon

goût même si certains auraient aimé une

véritable bande son audible selon divers

degrés. L’électrifiction c’est bien, mais une

transition plus poussée devrait aider à

l’achat et ce n’est pas grave si ce son est

«fabriqué». Cela fait partie du plaisir de

conduire. Pour ce qui est de l’autonomie,

ce n’est pas grave là non plus, car rien

n’égale le plaisir de rouler dans cette très

belle auto qui affiche clairement qu’elle

abat le 0 à 100 en 2’’7 et peut pointer au

delà des 300. Pas longtemps, certes, mais

comme on dit à liège...

«En principe, on ne peut pas !»

188


189


190

Les nouvelles LOTUS

rendent visite au Ju


Eletre et Emeya

ge des Ardennes !

191


Avec les Lotus Eletre et Emeya, nous avons choisi

de prendre pour théâtre le circuit de Formule 1 de

Spa. Ceci afin de poser ces nouvelles LOTUS dans

un univers que la marque Britannique a fréquenté

pendant des décennies avec un succès et une

aura extraordinaires.

Si LOTUS n’est plus en compétition, il n’en demeure

pas moins que son esprit y demeure. Il est

un fait aussi que dans les rassemblements historiques

nombreux sont les passionnés qui font

revivre cette marque mythique.


Le circuit de Spa Francorchamps

est en constante activité. Lors

de notre visite, c’est Curbstone

dirigée par Ludovic COLMAN

un ancien de la Pirelli qui occupait

le plateau pour des essais

d’avant-saison de divers championnats

de GT et autres LMP2.

Atmosphères sportives, préparations

mécaniques et réglages ont

émaillé les nombreuses séances

de roulage.



L’infrastructure du circuit est judicieusement

étudiée pour répondre

aux besoins des compétiteurs. Et

une fois que tout est terminé, nous

sommes invités à monter sur la

piste pour nos séances photo.

Nous sommes escortés par un

sympathique commissaire de piste

qui nous a laissé libre-cours à

nos idées de mises en scène tout

en veillant à bien respecter les

consignes de sécurité.

C’est normal et c’est comme ça

sur tous les circuits du monde.

Aux photos, Pascale (Caminter),

le fidèle Jean-Paul Decorty

et votre serviteur aux volants.

Prêt ? GO !

Dès les premiers tours de roues,

fussent-ils limités à 30 ou 40 à

l’heure, les LOTUS glissent sur la

piste avec une élégance rare et

une complaisance naturelle. Elles

semblent bien nées en tout cas !


196

Même si elles sont électriques, elles gardent une signature exceptionnelle,

celle de cette marque historique qui a un passé ingénieux,

novateur et surtout glorieux. Si, aujourd’hui, LOTUS passe à

l’électrification, c’est pour répondre aux besoins actuels du marché

et à la mutation automobile en cours.


197


198

S’il est vrai que pour Sir Colin Chapman, il n’y avait qu’une seule devise qui disait :

«Light is right» les voitures électriques d’aujourdhui sont théoriquement plus légères que

les thermiques - à puissance égale - si et, seulement si, on enlève les batteries. Et donc,

par exemple, la LOTUS EVIJA répond précisément à cette idée avec 0,94 kg/ch… Elle pèse

1.887 kg et développe 2.000 ch. et un couple de 1.700 Nm. Pour faire passer tout ça à


199


200

la route, c’est par ses quatre roues motrices. Chacune est dotée d’un moteur électrique

de 500 chevaux ! L’autonomie est annoncée pour 400 km. Quatre modes sont proposés,

City, Tour avec 1.400 ch, Sport avec 1.700 ch et Track avec 2.000 ch et vitesse limitée à

350 km/h. Cette Supercar est super rare, seuls 130 exemplaires seront produits.

Bon, ceci nous éloigne un peu des Eletre et Emeya. Eletre, c’est le SUV LOTUS, c’est à la

mode et le design est particulièrement réussi.


Les concepteurs anglais, tant au design qu’à la

technologie, en sont très fiers et avec raison.

LOTUS annonce que : «les Eletre et Emeya sont

nées en Grande-Bretagne et élevées dans le

monde entier. C’est une collaboration entre les

équipes Lotus très expérimentées et dévouées

basées au Royaume-Uni, en Allemagne et en

Chine». LOTUS Poursuit : «Il s’agit des équipes

chargées de la définition et des caractéristiques

du produit à Hethel, siège de Lotus depuis

201



1966, des équipes de conception du Lotus Tech Creative Centre (LTCC) à Coventry, des

équipes d’ingénierie et de dynamique du Lotus Tech Innovation Centre (LTIC) à Raunheim,

et des équipes d’ingénierie et de fabrication de Lotus Tech à Wuhan».

Oui, LOTUS appartient au Groupe Geely, qui détient aussi Volvo Cars, Polestar et Smart.

Geely est également actif chez Mercedes-Benz. Et oui, les Chinois détiennent de nombreux

203


204


capitaux, mais ils sont aussi très traditionalistes.

Les investisseurs Choinois ont immédiatement

saisi l’intérêt de conserver les

racines des marques européennes.

D’une part, pour leur clientèle locale la

plus riche qui aime beaucoup se montrer

au volant de voitures auréolées d’histoire

et d’image de marque occidentale, et aussi,

leur ambition qui est de convaincre les

Occidentaux d’acheter des produits qui

savent garder les canons originaux. Et on

constate qu’indiscutablement, les Eletre et

Emeya sont bien construites dans le droit-fil

de cette stratégie.

La qualité d’assemblage est des plus rigoureuses,

comme les finitions des plus soignées.

À l’intérieur aussi, on retrouve les beaux

matériaux, les cuirs les plus fins et une élégance

rare dans le dessin du mobilier de

bord. On est en parfait accord avec les hauts

standards attendus à ce niveau de produit.

205



On constate que si le niveau de produit est des plus élevés, que les prix sont en accord. Ce n’est

pas parce que les LOTUS sont construites en Chine qu’elles ne sont pas de la qualité attendue, au

contraire. Le client occidental en a pour son argent. Chez LOTUS, on est dans le haut de gamme

sportif et intelligent. Tout dans ces voitures est digne de la marque anglaise. Et oui, ce sont des

quatre places, et oui, elles sont plus grandes que les berlinettes et roadsters ultra sympathiques

207


des LOTUS thermiques bien connus. Mais il faut

vivre avec son temps, et les Eletre comme Emeya

jouent parfaitement dans la cour des grands et

des exclusifs. Leur look est terrible, le SUV a une

approche sportive au dessin racé. L’Emeya a un

look de Lamborghini Countach avec 4 portes.

C’est bluffant et impressionnant.

Quand on monte à bord de l’Eletre ou que l’on

s’installe au volant de l’Emeya, on se sent tout de

suite bien. Ce sont les cuirs, le Nubuck, le dessin

de la planche de bord aux contours individuels


garnis d’un cuir Nappa, surpiqué de rouge,

cette console centrale à deux ouvrants sur

un espace réfrigéré de belle contenance,

c’est aussi ce grand écran aux pictogrammes

un peu trop fins et trop petits.

Mais à la longue, on s’y fait et on trouve rapidement

ses marques. Pour un tout digital,

c’est assez simple d’usage même quand on

n’aime pas trop ça.

LOTUS, comme bien d’autres marques, ferait

bien de s’inspirer d’un raccourci pratique

pour désactiver les fonctions intrusives

comme le «Lane Assist» et la «Speed Limit»

dans l’idée développée par Citroën dans la

nouvelle C3. Deux boutons l’un à côté de

l’autre, on appuye pendant quelques secondes

et «hop», c’est désactivé !

Le volant tombe bien entre les mains, le diamètre

est parfait, la grosseur du cercle aussi.

Et que dire de la sensation Nubuck, hmmm.


Les deux Lotus démarrent de la même façon. On

appuie sur le frein et on bascule le petit levier sur

D, ou sur R. La voiture se met en route et s’arrête

automatiquement.

Derrière le volant LOTUS a placé des palettes.

Une à droite pour choisir le mode de conduite et

une à gauche pour régler la force de récupération

d’énergie sur 3 niveaux plus un «off» pour la

fonction «roues libres».

Silencieuses, très bien amorties, les LOTUS

offrent un véritable confort. La suspension pneumatique

est convaincante. Il n’y a pas d’effet

marsouinage caractéristique de nombreuses

électriques aux suspensions métalliques qui

n’arrivent jamais à endiguer les réactions brutales

en compression et détente.

Les LOTUS reçoivent donc une suspension pneumatique

à différents niveaux de réaction.

210


211


On a 5 modes différents : Range

(un genre d’éco sans les contraintes

désagréables) Tour, c’est le mode le

plus souvent utilisé, puis le mode

sport, et enfin le mode «individual»

où l’on peut panacher ses choix. Sur

l’Eletre, un mode supplémentaire est

ajouté, le mode OffRoad.

On peut aussi choisir la hauteur de

la suspension, normale, basse ou…

très basse !

212

Grâce à ce dernier réglage, ajouté au

mode sport, l’Emeya devient une redoutable

sportive. Si la tenue de route

des deux Lotus essayées est sans

faille, quand on utilise le mode sport

en suspensions basses, on bénéficie


213


214


d’une rigueur et d’un comportement très

sportif dans une dureté efficace.

Les 612 ch et 700 Nm ne font pas de la

figuration. Ils permettent au conducteur

aguerri d’utiliser le potentiel énergétique et

la rigueur du châssis d’une manière extrêmement

convaincante malgré les plus de

deux tonnes de l’ensemble. Côté freinage,

pas de souci, les gros freins s’acquittent du

surcroît de travail demandé. Comme dans

toutes les supersportives, la puissance est

d’abord là pour contenter son propriétaire

et son utilisation ne se fait à la longue qu’à

bon escient. D’ici peu, les Lotus pourraient se

retrouver sur piste, lors de «Track Days» pour

que leurs propriétaires puissent apprécier

leurs capacités.

C’est là, aussi, que les versions «R» de plus

de 900 ch pourront s’exprimer en toute

sécurité, surtout que cette version dispose

215


en plus d’un mode «track». Ce petit détail

qui montre combien les concepteurs de ces

nouvelles LOTUS ont confiance en leur création.

Pour notre part, si nous avons apprécié

l’élégance et la sobriété des lignes extérieures

comme intérieures.

Nous avons aussi aimé cette impressionnante

réserve de puissance disponible instantanément

en cas de besoin. C’est rassurant et particulièrement

agréable. L’autonomie annoncée

est de 600 km avec les roues de 20 pouces,

mais les 22 pouces, certes très belles, lui en

mangent près de 200 km. LOTUS annonce

avec les 22’’ quelque 535 km.

Et donc nous avons réalisé une autonomie

fiable de l’ordre de 440 km en roulant en bon

père de famille, mais sans se traîner.





Le Manoir

de Lébioles

où le refuge

d’un temps

pour soi


Nos LOTUS nous ont amenés par les petits chemins caractéristiques de la région spadoise

vers notre «pit stop» de fin de journée. Le magnifique Manoir de Lébioles.

Ce manoir a été construit entre 1905 et 1910 par Georges NEYT qui serait le fils illégitime

du Roi Léopold 1er. La réputation idyllique de la Ville Thermale de Spa n’étant plus à faire,

le Domaine de Lébioles s’est enfoui en pleine forêt. L’endroit est discret, remarquablement

calme, incroyablement riche en quiétude naturelle, et surtout l’air pur des grandes forêts.


La Famille Lodomez a

bien anticipé l’atmosphère

unique du cadre naturellement

majestueux et du

charme de cette grande

bâtisse. Les 5 étoiles étant

acquises depuis 2023, les

lieux se prêtent naturellement

à l’accueil dans les

chambres et Suites aux

surfaces généreuses entre

+/- 30 et 75 m 2 .

La décoration est soignée,

la propreté, et les moindres


attentions sont remarquables a telle enseigne que l’on se

croit accueilli dans une charmante maison privée.

Bien que la nature attire immanquablement à la promenade,

les chambres disposent également d’un irrésistible

attrait. On s’y sent vraiment bien et on en profite à fond !

Il y fait très calme, c’est dû à l’harmonie des couleurs, au


224


mobilier au style ancien

associé à des éléments

modernes. Les grands

fauteuils garnis d’étoffes

confortables qui s’inscrivent

dans les volumes,

généreux, vrais et expressifs,

qui créent ce bien-être

très confortable.

On apprécie aussi des

éléments de rangements

discrets et s’ils semblent

plus basiques, ils sont habilement

intégrés dans les murs et

assortis à leur caractère utilitaire.

C’est leur discrétion qui

les rend pertinents. Bien vu !

Les salles d’eau sont très

grandes avec tout le confort

moderne dans un style néoclassique

irréprochable.

Nous sommes bien dans une

véritable demeure Seigneuriale

qui a éloigné son austéri-

225


té pour offrir cette image de confort

et d’accueil qui vous enveloppe

directement.

Du temps pour soi

Et lorsque l’on rejoint les «parties

communes», on reste subjugué par

la hauteur des plafonds, les grandes

colonnes de bois, la douceur du feu

ouvert, les bouquets de fleurs, la

lumière tamisée des abat-jour, le

confort des fauteuils en tissu, le cuir

matelassé d’une table basse qui peut

aussi servir de pouf. Et ces splendides

plafonds de bois peints, qui

n’ont rien à envier à ces petits salons

intimistes où l’on peut prendre du

temps pour soi.

Le Manoir de Lébioles répond

précisément aux besoins de

ceux qui veulent du temps pour

eux, loin des trépidations de la

vie actuelle.

L’association de grandes pièces à la

hauteur de plafond inhabituelle de

nos jours avec l’intimité d’un salon



bibliothèque ou d’un bar-boudoir chaleureux

pour y déguster un alcool de qualité. De

nombreux endroits intimistes où l’on peut

s’isoler, apprécier la douceur de l’environnement,

voilà comment le Domaine du Manoir

de Lébioles entend choyer ses hôtes.

Leur leitmotiv est incontestablement de dire :

«laisser-vous aller, nous nous occupons du

reste, pour vous».

Et c’est vrai, vous sentirez tout de suite que

cette façon de vous recevoir, avec le sourire

228


et cette sensation d’être à votre service comme d’anticiper

vos moindres souhaits, sans perturber votre intimité, est

sans conteste un grand moment dont on profite sans résister.

En un mot : Bonheur.

Un restaurant, un Chef créatif… Que vouloir de plus ?

Un Maître d’Hôtel, passionné et dynamique !

Serge ROMPEN ouvre le bal. Il est actif depuis de nombreuses

années et propose le Menu à cinq services qui dès

sa lecture met l’eau à la bouche…


Menu Manorial (5 services)

servi pour l’ensemble de la table.

Pour commencer

Foie Gras et Homard Bleu Breton

Terrine de Foie Gras / Cru de Homard /

Vinaigrette de Rose Consommé de Homard

Truffe Melanosporum Italienne (suppl. €20)

Plat Signature

Truite Fumée de «La Commanderie 7»

Soupe D’Oignon doux des Cévennes / Ail Noir

Tuile de Valèt de Waimes

Glaçon de Mangue et Gomashio Marin

Tépache Mangue et Carvi N.A. «Home Made»

Quasi de Veau

Patate douce Confite à la Vanille / Croustillant

de Noix de Macadamia

Emulsion Meurette / Crosne Rôti

230


231


Forêt-Noire

Cerise Confite / Cacao / Sous-bois / Sorbet Griotte

Kirsch

ou

Sélection de fromages de la «Maison Straet»

(suppl. €11)

Menu 5 services € 98 p.p.

Forfait accord vins € 46 p.p.

C’est le Chef Loïc JAMBON dont le talent est

reconnu par Gault et Millau, ce n’est rien de le

dire ! Le Chef concocte tous ces plats avec des

produits du terroir ou provenant des pays limitrophes.

Les truites arrivent directement de La

Commanderie 7 située à Fouron Saint Pierre, les

veaux sont fournis par la Ferme du Mont des Brumes

à Stoumont, les légumes viennent de Deigné

du Fond des Pans. Les poissons et fruits de mer

sont bretons, du Cap d’Erquy plus précisément.

Les condiments, eux, font de plus longs voyages,

ils sont d’Asie, d’Italie, d’Espagne etc.





Les chiens sont admis au manoir,

contre une participation de 49€. Les

équipes du manoir sont aux petits

soins. Un tapis et une gamelle et

régulièrement les propriétaires sont

abordés pour leur demander si leur

compagnon n’a besoin de rien, un

peu d’eau, par exemple.

Il fait bon vivre dans le Manoir des

Lébioles, le petit déjeuner est généreusement

servi avec tout ce qui

convient d’attentions gourmandes

et un service attentionné.

Pourtant, et si l’atmosphère générale

incite à profiter du confort et des

attentions, la nature interpelle. C’est

que les forêts spadoises et celle

de Creppe en particulier attirent le

chaland à l’extérieur. Quelle que soit

la saison d’ailleurs.

236


237



Même si la belle saisons rend les promenades plus vertes et plus

touffues, le printemps voit renaître les feuillus. Les vols amoureux

des oiseaux égaient l’horizon et alors que les feuillus n’ont pas

encore retrouvés leur densités, on peut facilement voir loin, voir

les ruisseaux et rivières dont les reflets argentés rendent compte

de la vie palpitante de l’environnement.

Les terrasses offrent une quiétude et une détente qui font un

bien fou. Le Domaine de Lébioles possède 16 chambres et Suites

mais également des espaces de travail professionalisés utiles

pour faire des réunions au calme. Un spa, avec des soins revitalisants

ainsi qu’une piscine couverte complètent l’ensemble.



INFOS :

Domaine de Lébioles 1/5

B-4900 Spa (Creppe)

Tel: +32 (0) 87 79 19 00

manoir@manoirdelebioles.com

https://www.manoirdelebioles.com/fr/

241


Le Tiguan III a plongé

dans le passé des Vikings

lors du Valhalla

au château de Faing

à Chiny

Coup d’oeil sur la troisième génération

du SUV middle range de Volkswagen,

le best seller mondial avec plus de

7,6 millions d’exemplaires vendus !

Plume @ Eric HEIDEBROEK - Images @ Caminter 2022


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244


Petit frère du Touareg, le

Tiguan a lancé le développement

de la gamme

SUV de Vokswagen.

Avec le Tiguan, le constructeur

allemand va surfer sur la vague

et en prendre le commandement

au point qu’aujourd’hui il

présent de la troisième génération

de son best-seller.

Nous avions testé le premier

Tiguan à Budapest, le 21

novembre 2007, et déjà le

concept révélait de nombreux

atouts, notamment la fameuse

transmission 4Motion, 4x4.

Aujourd’hui, la 3° génération

s’inscrit radicalement dans les

canons du moment. Il suffit

d’ouvrir les portes du Tiguan

pour constater que Volkswagen

a également entièrement

révisé l’intérieur du Tiguan.

Le nouveau design du poste de

conduite, avec ses composants

de la plate-forme modulaire

245


d’infodivertissement (MIB) de

quatrième génération donne

le ton.

Quelques caractéristiques :

commande intuitive, connectivité

omniprésente, conception

épurée et astucieuse. Parmi ces

modules figurent le nouveau

Digital Cockpit (cadrans numériques

antireflet au format «tablette

horizontale»), un grand

écran d’infodivertissement de

32,8 cm de diagonale, et en

option : 38,1 cm.

La structure de menu, si elle

est modifiée, n’apporte pas la

simplification indispensable à

la réduction de la distraction

du conducteur, c’est notre avis.

Petite remarque concernant les

nouvelles normes d’assistances

au conducteur imposées

par l’Europe, même si Volkswagen

a placé un accès direct aux

commandes d’assistances, il

est nécessaire de simplifier encore

et de pouvoir enregistrer

le choix du conducteur d’assumer

sa propre conduite plutôt

que de se laisser conduire par

la machine.

Si le principe veut qu’à chaque

redémarrage la machine se

place en mode «assistance»

on devrait pouvoir choisir en

appuyant sur un seul bouton

ses préférences de conduite

personnalisée. Et ceci est valable

pour toutes les marques!

En attendant, découvrons donc

ce nouveau Tiguan TDi.

246


247


248


Et oui, ça arrive, les moteurs

Diesel n’ont pas encore dit

leur dernier mot ! Surtout ce

nouveau deux litres de 192 ch

qui se montre particulièrement

silencieux.

C’est Audi qui devrait en

prendre de la graine, car un

Q5 TDi ça fait un bruit de camionnette

vraiment peu flatteur.

Le Tiguan est bien assis sur ses

trains roulants et offre un comportement

de conduite vraiment

entier, surtout en mode

«sport» où le châssis offre un

très bon comportement routier.

La mécanique est dotée d’une

bonne réponse à l’accélérateur,

ce qui se remarque en

cas de conduite dynamique.

Le couple de 400 Nm, associé

aux 193 chevaux qui passent

à la route au travers de l’excellente

DSG à 7 rapports et

aux 4 roues motrices offre un

plaisir de conduire de qualité

remarquable.

La suspension adaptative «DCC

Pro» avec amortisseurs à 2

soupapes, est une nouveauté

dans la catégorie du Tiguan,

qui offre à la fois un maximum

de confort et d’agilité.

Le conducteur a la possibilité

de personnaliser le réglage

du DCC, de très confortable à

très sportif. Les composantes

de dynamique transversale de

la régulation adaptative du

châssis sont coordonnées et

par conséquent optimisées par

le nouveau système de gestion

du comportement.

4x4

Pour le système 4MOTION,

Volkswagen a développé un

nouveau pendule centrifuge

249


qui neutralise les vibrations et

améliore le confort acoustique.

L’embrayage 4MOTION, permet

une gestion intelligente

de l’énergie, est aussi utilisé

sur l’essieu arrière :

en cas de traction d’une remorque,

le profil de conduite

«Trailer» est automatiquement

activé afin de gérer de

manière optimale la répartition

de la force entre les essieux

avant et arrière en mode

remorque. Équipé d’une transmission

intégrale.

Le nouveau Tiguan est conçu

pour des masses tractable pouvant

atteindre 2 300 kg.

Si le SUV est commandé avec le

dispositif d’attelage à déploiement

semi-automatique par

simple pression sur une touche,

l’assistant aux manœuvres

avec remorque Trailer Assist est

inclu.

Lors de manœuvres en marche

arrière, ce système ajuste automatiquement

l’angle de braquage

de la remorque par le

biais d’une intervention active

sur la direction.

250


Pneus toutes saisons

avec un plus

avantages

Le meilleur de sa catégorie sur

routes humides

Performances améliorées sur neige

Diminution de la consommation

du carburant

caractéristiques

Bonne évacuation de l’eau pour lutter contre le

phénomène d’aquaplaning

5% en plus d’adhérence et d’accélération sur neige*

Résistance au roulement réduite de 5%*

* Données issues de tests comparatifs internes avec le précédent modèle Quatrac Pro, taille 245/45 R18 100Y XL


Notre reportage a été réalisé

au Château du Faing à Chiny

qui avait accueilli les 6 et 7

juillet 2024 un village de

Vikings accompagné de leurs

activités, de leurs spectacles,

comme des démonstrations

équestres et même de joutes

guerrières en armures avec

des armes reconstituées

selon les façons ancestrales.

Ces combats sont régis par

des règles strictes et certains

acteurs participent à des

concours internationaux.

Des expositions, des ateliers

de travail artisanal et ce campement

aux charmes naturels.

Tout est réalisé dans une atmosphère

étonnante de réalisme

antique. Même les repas

sont constitués de produits et

de recettes des époques vikings.

Il existe un peu partout des

«clans» de vikings passionnés.



Tiguan & Viking

Grands Moments de

DÉCOUVERTES !

254


INFOS

Les festivals Valhalla sont

des événements ou vous

pourrez découvrir un

marché des artisans Viking

et ensuite vous laisser

envoûter par l’artisanat

traditionnel viking.

Plongez dans l’histoire avec des

bijoux délicatement façonnés,

des armes forgées à la main et

des vêtements authentiques.

Rencontrez des artisans

passionnés qui partageront leurs

techniques anciennes et leurs

savoir-faire uniques.

255


256


Le Tiguan III

au château de Chiny

avec les Vikings

257


258


Explorez les étals colorés regorgeant de

cuir, de bois, de métal et d’autres matériaux

nobles, tous transformés en œuvres d’art

remarquables. Que vous cherchiez une

pièce unique pour orner votre demeure ou

un cadeau spécial, le marché des artisans

du festival Valhalla offrira un trésor à

chaque visiteur. Laissez-vous enchanter par

l’ambiance animée et vibrante de cette

expérience authentique et repartez avec une

part de la culture viking entre vos mains.

Les Valhalla Days 2025

auront lieu à Chiny (BE)

du 5 au 6 juillet 2025

Les festivals Valhalla

sont créés par :

www.art-smile.be.

info@art-smile.be

259


Une production Art&Smile Event & Art agency

Rue des Faulders 7B, Thuin, Belgium

Tél : 071 61 36 08 info@art-smile.be

© photos ohlife.one

0494 - 54 50 47



Atmosphère Viking


Rêvez d’autres plans.

Volkswagen California.

0,9 – 9,2 L /100 KM · 20 – 209 G/KM CO 2

(WLTP)

É.R. : D‘Ieteren Automotive SA/NV, Volkswagen Commercial Vehicles Import,

Thomas Vandebotermet, Leuvensesteenweg 639, 3071 Kortenberg. Contactez votre concessionnaire pour toute information relative

à la fiscalité de votre véhicule. Informations environnementales (A.R. 19/03/2004) : volkswagen.be




Halloween

In Cargo Buzz


Halloween

in Hannut

L’utilitaire de l’année,

le Volkswagen iD.Buzz Cargo

était en visite à Hannut, le 27

octobre dernier.

Dans sa livrée sombre, il accompagne

Sacha et Elliot au Château

Grégoire avec un rendez-vous à la

nocturne Halloween... Brrr.

Quand Sacha et Elliot sortent de

l’écrin sécurisé de l’iD.Buzz Cargo,

ils sont directement happés par


un petit courant d’air

glacé qui les fait frissonner

! L’atmosphère

se montre oppressante,

lugubre !

Le moindre bruit, le

moindre craquement

fait sursauter... Surtout

quand un cri d’effroi

déchire le silence, les

chevaux se dressent sur

la tête, la chair de

poule couvre les bras,

un frisson glacé court

sur l’échine au moment

où une tronçonneuse se

met à rugir...!

Vous ne passerez

paaas !

Les sorcières vous

ensorcellent !

Venez par iciiii

Héhéhéééé !



9402.MOV

Même pas peur !

(pas très rassurée non plus...)




La voiture de votre vie.

Et tant pis pour votre CV.

18,9 – 21,9 kWh/100KM · 0 G/KM CO 2

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à la fiscalité de votre véhicule. Image prise sur un site non accessible aux usagers de la route, avec l’autorisation des autorités compétentes.

Informations environnementales (A.R. 19/03/2004) : volkswagen.be


Les occupants de

l’au-delà s’éveillent,

se relèvent habillés

d’un linceul

ensanglanté,

des apparitions

aussi furtives

qu’inquiétantes

surgissent dans des

cris glaçants, ou

des grondements

terrifiants. Les

mixtures au venin

d’araignées toniques

laissent entendre

que des sortilèges

maléfiques se

préparent. Brrrr !!!



276

Quand un monstre

terrifiant se joue

du feu et maîtrise

l’obscurité


277


Heureusement l’iD.Buzz Cargo

est là pour protéger Sacha et

Elliot qui trouvent refuge à son

bord. L’iD.Buzz Cargo tourne

alors sur place, son rayon de

braquage est ultra-court, mais

pas les nombreux tours de volant

qui le font braquer si fort.

Remis d’aplomb, l’iD.Buzz Cargo

file alors en silence, et rejoint

un endroit qui sera à

même de calmer les frayeurs

par un repas adapté aux jeunes

appétits. Certes, c’est de la

«malbouffe», mais elle cale

sans problème les estomacs

tout en flattant ces jeunes et

gourmandes papilles.


Àpd 249 € /mois *

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Pour particuliers. Entretien et réparations inclus.

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estimons que la fiabilité et l‘expertise doivent être indissociables de nos

modèles. À travers le nouveau Transporter, le nouveau Crafter, le Caddy Cargo -

disponible aussi en plug-in hybride -, l‘ID. Buzz 100 % électrique, et le robuste

Amarok, notre gamme innovante vous garantit qualité et durabilité. Que vous

recherchiez une grande capacité de chargement, un véhicule puissant et

confortable, ou un concentré de technologies de pointe, nos utilitaires

s‘adaptent parfaitement à vos besoins professionnels. Confiance à bord incluse.

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Prise en main

Le confort à bord est bien

étudié et permet à trois

adultes de s’installer face

à la route. Un grand videpoche

creusé dans la

planche de bord est équipé

de prises USB-C et

d’une prise «allume-cigare».

On est dans un utilitaire

et les rangements

sont nombreux et facilement

accessibles. On regrettera

quand même que

les emplacements de portières,

ou, centraux ne

peuvent pas accueillir de

gros conteneurs, comme

des thermos ou de grandes

bouteilles, car, même s’ils

sont longs et profonds, ils

manquent de largeur.

Par contre on apprécie le

style dépouillé et design de

la cabine. La visibilité, avant

et 3/4 avant, est bonne.

Pour l’arrière, Volkswagen

a prévu la conservation

d’une vitre sur la porte

coulissante, masquée de

l’extérieur par un film

couleur caisse. Futé, car on

voit à travers depuis le

siège conducteur.

Le câble de recharge est

rangé sous le plancher de

la zone de chargement.

Une petite trappe dans la

marche d’accès permet de

le ranger proprement.

La belle surface de chargement

permet de construire


un véhicule atelier destiné à

une profession, à un sport, des

loisirs ou simplement à ranger

des colis à livrer. Comme ils

disent chez D’Ieteren : «Nous

faisons tous les métiers.»

La conduite du iD.Buzz Cargo, si

elle est similaire à celle de l’iD.

Buzz Family, se montre plus

agréable et précise. Effectivement,

le Cargo est plus agile et

offre des reprises plus vives. Ceci

est dû à la réduction de poids de

l’ordre de 150 kg. Maintenant, il

faut voir ça quand il est chargé.

Il peut prendre 650 kg contre les

870 kg du T6. Le Cargo peut aussi

tracter une remorque de

750 kg non freinée. (1.000 kg

freinée). La précision de conduite

et le confort demeurent.

La visibilité périphérique est

bonne même si c’est un «tôlé».

L’autonomie annoncée frôle les

425 km et dans la réalité, on est

proche des 380 km fiables. Côté

recharge, sur les super-chargeurs,

on passe de 5 à 80% en

30 minutes. Sur des chargeurs

normaux, il faut compter sept

heures trente. Ils sont vraiment

dans le bon, chez Volkswagen.

Halloween

in Hannut




CANADA

QUEBEC CAP HIVER

QUEBEC



CANADA

Cap hiver

au Québec.

Plume : Christiane Goor - Capture d’Images : Charles Mahaux

Pourquoi ne pas se laisser tenter par

la magie de l’hiver québécois ?

Oubliées, les heures passées sur les autoroutes

pour atteindre des stations de montagne

encombrées ou encore à faire la file pour

emprunter les remonte-pentes !

Au Québec, on ne se sent jamais à l’étroit

dans ces vastes territoires noyés de neige

de novembre à avril.


On vous emmène en Gaspésie, dont

le nom signifie «bout de la terre» en

langue amérindienne, dessinée par une

longue péninsule qui baigne dans le

golfe du St-Laurent.

Pays de mer et de montagnes aux panoramas

grandioses, la région ne laisse personne

indifférent. L’hiver, la neige décore

le pays à grands coups de pinceaux blancs,

saupoudrant de sucre glace les épinettes et

les branches dénudées des bouleaux. Les

jours raccourcissent, les nuits prennent de

l’ampleur, les repères s’effacent, on ne sait

plus où finit la mer, où commence la terre.

Paradis idyllique pour celui qui est en quête

de défi, de convivialité et de solitude.

Transat, bien plus qu’un fauteuil posé sur la

La saison froide se déguste au grand air, il

faut faire confiance aux Québécois qui ont

appris à apprivoiser l’hiver et à développer

288


un art de vivre à la fois rude et chaleureux

qui revigore leur belle humeur. Au pays de

l’hiver, la raquette et la motoneige sont incontournables.

Sur les traces de Davy Crockett.

Bûcheron de son état, Eric a construit une

auberge en bois rond, posée au bord d’un

lac serti dans un écrin d’épinettes. Chaque

jour, accompagné de son chien, il parcourt

son vaste domaine forestier où il a tendu

près d’une centaine de ponts suspendus qui

sont autant de sentiers aériens offrant des

points de vue insolites sur la forêt appalachienne.

Il vit en symbiose avec l’hiver et il

partage volontiers sa passion avec le voyageur

qui ne craint pas de l’affronter.

Chausser des raquettes traditionnelles en

bois de mélèze et treillis en fines lanières

de cuir ou en fibre plastique plus légère,

c’est en quelque sorte enfiler la peau d’un

289


coureur de bois et

s’offrir une expérience

unique dans

la neige profonde

sans s’y enfoncer

jusqu’à la taille. Au

fil des enjambées,

le froid intense

qui, tout à l’heure,

serrait son étau

disparaît comme


deux pommes de sa besace qu’il enfile au

bout d’une tige et les dore au-dessus de la

flamme ondoyante.

Un instant de bonheur intense et délicieux

à goûter l’intimité de la forêt, à l’écoute du

silence: une branche qui craque, un paquet

de neige qui glisse d’un sapin trop chargé,

un harfang qui s’envole, le chien qui détale.

De retour à l’auberge, ravi mais

fourbu par la longue marche,

chacun quitte ses après-ski qui vont

sécher auprès du poêle qui crépite.

On se retrouve autour d’une belle tablée :

soupe fumante et saumon préparé au sirop

d’érable. Les soirées d’hiver sont longues et

bavardes, l’occasion d’en apprendre davantage

sur l’art d’apprivoiser cette longue saison.

Eric explique ainsi les plaisirs du pêcheur

qui creuse des trous dans la glace qui a figé

le lac. Assis sur un tabouret de fortune, il

plante au bord de chaque trou une tige en

forme de Y, comme une fronde d’enfant qui

retient une canne à pêche.

par enchantement. On se faufile aisément

au cœur du sous-bois.

Mis à part le crissement soyeux des raquettes

sur la surface, seul le sifflement du vent

dans les épinettes rivalise avec le silence.

La poudreuse s’envole des branches d’arbres

pour rejaillir en poussière d’or blanc. Dans

une clairière, Eric a tôt fait de rassembler

du bois mort et rapidement, il dresse un feu

au milieu du champ de neige. Il sort ensuite


Quand celle-ci bascule, c’est que le poisson

a mordu. Ailleurs, sur la grève gelée, les pêcheurs

s’abritent dans des petites cabanes en

bois qu’ils déplacent au gré de leur pêche.

Une longue faille taillée dans le plancher

permet d’immerger plusieurs lignes prêtes

à l’emploi. La pêche devient un joyeux prétexte

pour satisfaire un sens inné de la fête.

D’une cabane à l’autre, surchauffée par des

poêles à bois, on se visite, on se rencontre,

on se congratule, surtout quand on parvient

à faire un coup double en ferrant aux hameçons

deux poissons à la fois.

L’hiver au quart de tour.

Le fameux scooter des neiges est une autre

expérience. Inventé au Québec en 1942,

il fait l’orgueil de l’industrie québécoise et

personne n’imagine vivre l’hiver sans ce fabuleux

traîneau des temps modernes. Des

milliers de kilomètres de sentiers aménagés

attendent les aventuriers qui rêvent d’une

grande boucle en pleine nature, jusqu’à des

sites inaccessibles en voiture durant l’été.

Chacun enfile une chaude combinaison, des

moufles, des bottes et un casque intégral

pour partir au volant de son véhicule rutilant.

Après quelques essais, les véhicules foncent

en file indienne vers l’inconnu qui porte aujourd’hui

le joli nom de montagne St-Pierre.

Les moteurs grondent, déchirant le silence

matinal, les chenillettes mordent la neige

projetant derrière elles des éclats de glace.

Très vite chacun a pris la mesure de sa ma-


chine : tenir son cap, chasser dans les virages,

épouser les mouvements du ski-doo,

mettre les gaz en montée. Au fil des kilomètres,

la conduite devient plus sportive.

A vive allure, les motoneiges filent sur des

sentiers balisés. Quand on lève le nez du

guidon, la nature fait son cinéma. C’est que

l’hiver pèse sur la forêt, il s’insère jusqu’au

cœur des épinettes dont les pieds sont ensevelis

sous une épaisse couche de neige.

Les rivières ont ralenti leur course et les

lacs gelés étirent leur toile, uniformément

blanche. Parfois, dans la poudreuse, surgissent

des traces d’animaux qui se perdent

dans les sous-bois.

Quand la piste s’engage sur une côte abrupte,

la chenille des machines laboure la neige et

soulève un nuage de poudreuse en s’élançant

vers le sommet. Peu à peu le panorama

se dégage, la route s’ouvre, droite et tendue

vers la crête. Les motoneigistes ralentissent,


impressionnés par une armée de sapins rabougris

engoncés dans un carcan de glace

qui barrent les côtés de la piste.

Là-haut, le blizzard souffle et ces centaines

de bonhommes de neige givrée dodelinent

doucement de la tête à notre passage. Sur

le plateau, une haute tour de télécommunication,

hérissée d’antennes et de paraboles

entièrement givrées semble figée pour

l’éternité au cœur de ce vaste site surréaliste.

Les moteurs se sont tus et un grand silence

drapé d’immortalité pèse sur ce décor de fin

du monde.

Chacun se sent à son tour pétrifié

devant tant de beauté cristalline.

La descente vers la vallée se fait en douceur,

l’esprit vagabonde, encore ébloui par la vision

d’apocalypse saisie au sommet de la

montagne. Magie de l’hiver qui jour après

jour dessine de nouveaux paysages. Les

scooters slaloment encore longtemps dans

les forêts de bouleaux et de conifères.

Avec le jour qui décline, le froid s’intensifie

et la lumière s’est étalée en une gerbe dorée

qui allongent les ombres. Sous la lueur des

phares, les reflets de la neige hypnotisent le

regard qui s’engourdit.

Soudain, au détour du sentier, une tache

lumineuse déchire les pans de brume qui

noient peu à peu le chemin. L’appel du chalet

en bois rond est irrésistible.

Chacun accélère et c’est en éventail que les

motoneiges glissent vers ce carré de lumière

rayonnante. Rêve de bûches qui crépitent

dans l’âtre, d’un verre d’alcool de caribou,

doré et rugueux sur la langue, d’une soirée

conviviale bercée par les accents rocailleux

du pays.



INFOS PRATIQUES.

Deux sites incontournables :

www.bonjourquebec.com

et www.quebecmaritime.ca.

Se loger: Le Village Grande Nature Chic-Chocs est

halte favorite des motoneigistes. Situé à environ 400

mètres d’altitude, il est dominé par la chaîne de montagnes

des Chic-Chocs. Eric et Chantal offrent la possibilité

de séjourner dans la plus grosse auberge en bois

rond dans l’Est du Québec et de goûter aux plaisirs de

l’hiver dans la Forêt de Maître Corbeau

www.quebecmaritime.ca/domainevalga.

Les activités : Chaque centre vous fournira le matériel

nécessaire à la pratique des activités hivernales. Retenez

que pour louer un ski-doo il faut avoir 21 ans, présenter

un permis de conduire et une carte de crédit pour la

caution. Tout l’équipement est fourni par le loueur de

votre randonnée, ceci n’exclut pas des sous-vêtements

chauds, une cagoule, des gants en soie et des lunettes.

Si les grands espaces vous tentent moins n’hésitez pas à

découvrir la ville de Québec en hiver qui connaîtra de

nombreuses animations plus particulièrement dans les

secteurs du Vieux-Port et de la Basse-ville. On annonce

entre autres une discothèque glacée, une Icecothèque

à savoir une patinoire réfrigérée à l’ambiance festive à

découvrir à l’Agora du Port de Québec à partir du 20

décembre. Par ailleurs un parcours déambulatoire

contemplatif illuminera les rues du Vieux-Québec. Plus

de 75000 lumières et 1000 lanternes égayent le secteur

du Marché de Noël et la basse-ville. 5 bâtiments, 3 escaliers,

26 lampadaires et même 68 arbres sont éclairés.

Enfin le Carnaval de Québec présente un nouvel événement

qui s’étendra sur 34 jours. Accessible déjà

pendant les fêtes, les week-ends de janvier et durant

le Carnaval, le site Gougoune et Doudoune offrira de

l’escalade sur une structure d’ours géant, une piste de 3

skis électriques, des glissades et plus encore….

www.quebec-cite.com






CANADA

Québec

Cap sur la ville

Plume : Christiane Goor - Capture d’Images : Charles Mahaux

8 jours,

c’est le temps que nous avons partagé entre

Québec, capitale de la Belle Province

du même nom, Wendake, à la rencontre

des Hurons-Wendats, les premiers Québécois

et enfin la région de Charlevoix

et sa nature grandiose.

Un séjour dense de quelque 500 km à peine

qui laisse évidemment un goût de trop peu

mais quelle belle invitation à y revenir !


302

Le château de Frontenac découvert depuis la place de Paris en Basse-Ville.


Pour s’y rendre, rien de tel

qu’Air Transat, la compagnie aérienne

québécoise qui d’emblée vous invite en

voyage avec l’accueil personnalisé

du chef de cabine principal qui vous

salue, quelle que soit la classe de votre

vol, avec un «Bon Matin» mâtiné de

cet accent unique et irremplaçable qui

colore le parler québécois.

Transat, bien plus qu’un fauteuil posé sur la

plage ou près d’une piscine, bien plus que

les bateaux transatlantiques, c’est, comme

l’annonce le commandant de l’avion, «une

belle croisière de quelque 6h30 jusque

Montréal».

De fait un bon voyage avec une escale à

Montréal pour rejoindre Québec toujours

avec Air Transat en attendant qu’un jour pas

trop lointain semble-t-il un train puisse permettre

cette dernière étape depuis l’aéroport

de Montréal jusqu’à la gare de Québec.

Notez quand même qu’Air Transat vient

d’être élue pour la cinquième fois «Meilleure

compagnie aérienne loisirs au monde»

aux World Airlines Awards de Skytrax !

Remonter le temps à Québec.

La ville de Québec est un petit bijou salué

d’ailleurs par l’Unesco en 1985, du moins

tout son quartier historique. Découverte par

Jacques Cartier en 1534 mais fondée par Samuel

de Champlain en 1608, le Vieux-Québec

demeure la seule ville d’Amérique du

Nord à avoir conservé ses remparts ceinturant

la vieille ville répartie entre la Haute-

Ville, située au sommet du cap Diamant, et

la Basse-Ville, coincée entre la falaise et le

fleuve St-Laurent, formant un des meilleurs

exemples de ville coloniale fortifiée.

La citadelle, la plus importante forteresse

britannique en Amérique du Nord, se situe

sur le Cap Diamant, le point naturel le plus

haut de la ville et à l’intérieur de l’arrondissement

historique du Vieux-Québec.

Bâtie entre 1820 et 1850 elle s’intègre à

l’ensemble des fortifications de la ville.

Elle s’inspire des systèmes de défense de

Vauban et se caractérise par une enceinte

303


La porte Saint-Kent et sa muraille jusqu’à la porte Saint-Jean.

en forme d’étoile qui finalement ne servit

jamais tant sa seule présence imposante

était dissuasive.

Aujourd’hui elle est la maison mère du

Royal 22ème Régiment, unique régiment

d’infanterie francophone au sein de la

Force régulière des Forces canadiennes.

La visiter c’est l’occasion de vivre d’anciennes

traditions militaires comme lors de

la relève de la garde ou le tir quotidien du

canon qui annonce midi.

Trois arches délimitent l’entrée dans l’enceinte

de la Haute-Ville : les portes Saint-

Louis et Saint-Jean suivies de rues du

même nom et la porte Saint-Kent.

304


Curieusement elles se ressemblent

avec une tourelle et un toit de cuivre

vert mais elles ont été reconstruites

pour adapter le trafic moderne et

cette restauration s’est voulue harmonieuse.

Les rues intra-muros sont

bordées d’édifices patrimoniaux et

cultivent une tradition commerçante

La garde de la Citadelle.

305


La statue de Samuel de

Champlain sur la terrasse

Dufferin en planche avec

l’ancien édifice postal de

la ville.

Au-delà du port de

plaisance le paseo

maritimo s’étire sur

12km autour de la

péninsule.

306

Le Petit Champlain découvert depuis une terrasse de l’escalier Casse-Cou.

Ambiance de quartier au coeur de la Bass


e-Ville.

et gourmande qui attire les foules. Elles

mènent vers la célèbre place d’Armes où

se dresse un monument gothique dédié à la

Foi, en souvenir des Récollets, la première

communauté religieuse à s’être implantée en

Nouvelle-France. C’est ici aussi que s’ouvre

le château Frontenac surmonté de tourelles

et de toits en cuivre, l’icône de la ville de

Québec qui date de la fin du 19ème siècle.

Ancienne résidence du gouverneur français,

lieu de rencontre des Alliés pour discuter

de la logistique du débarquement en

Normandie et aujourd’hui dans les mains

du groupe Fairmont qui en a fait un hôtel 5

étoiles, on ne se lasse pas de cette silhouette

qui se révèle où que l’on se trouve dans le

quartier historique.

Au pied du château s’allonge une large et

longue terrasse de planches balayée par les

vents et surplombant le Saint-Laurent. On

y trouve une statue imposante de Samuel

de Champlain à la hauteur du rôle qu’il a

joué comme fondateur de la ville et principal

promoteur d’une colonie française sur

les rives du St-Laurent.

Quand on remonte la rue Saint-Anne où

se multiplient les galeries d’artistes à ciel

ouvert, on longe la première cathédrale

anglicane construite hors des îles britanniques

et on atteint la place de l’Hôtel de

Ville où s’élèvent les 18 étages de l’Edifice

Price, seul gratte-ciel à l’intérieur des

murs du Vieux Québec, construit en 1926.

Plus heureux, le miroir d’eau à la mode de

Bordeaux, ville jumelle de Québec, anime

la place.

Nettement plus petit mais très fréquenté par

les enfants qui s’ébattent dans les jets d’eau

tandis que les parent bavardent, assis sur

des marches ou sur les chaises colorées qui

surmontent la place.

On rejoint la Basse-Ville du Vieux-Québec

par un funiculaire ou en descendant la centaine

de marches de l’escalier Frontenac à

moins que vous ne préfériez les 59 marches

de l’escalier Casse-Cou, sans doute le plus

ancien de la ville. Entièrement rénové il

n’en a pas moins gardé son nom. L’emprunter

permet de profiter de son aménagement

en différentes terrasses pour prendre

307


308

La rue Sous-le-Cap

et son dédale de

terrasses.


Quand les jardins de

Saint-Jean regardent

défiler les bateaux sur le

fleuve Saint-Laurent…

une pause et surtout profiter de la vue sur

le riant secteur du Petit Champlain. Jadis

un centre portuaire qui a repris vie grâce à

la superbe fresque murale toute en trompel’œil

pour illustrer les étapes de la vie de

ce quartier populaire, aujourd’hui un charmant

quartier piétonnier de ruelles pavées

qui alignent des boutiques, des antiquaires,

des ateliers d’artisans et des restaurants.

Une autre fresque en trompe-l’œil, celle

des Québécois, restitue sur 420m2 près de

400 ans d’histoire, de Champlain au chanteur

Félix Leclerc. Au centre du quartier, la

place Royale est veillée quant à elle par la

plus vieille église du Canada, Notre-Damedes-Victoires

édifiée en 1690.

Il faut prendre le temps de déambuler dans

les venelles de ce quartier en se dirigeant

vers la rue Saint-Paul et le curieux dédale

de passerelles et de terrasses enjambant les

hangars adossés à la falaise vers l’arrière

des maisons de la rue Saint-Paul. Cette pittoresque

ruelle baptisée rue Sous-le-Cap

rappelle que jadis les eaux de la rivière

Saint-Charles toute proche dont l’embouchure

s’ouvre ici sur le Saint-Laurent pouvaient

inonder la rue lors des marées.

Les échappées vertes de la ville.

Même si la ville est dotée d’un magnifique

parc urbain d’une centaine d’hectares

sillonné de sentiers sur le lieu-dit

parc des Champs-de-Bataille en souvenir

309


310

Le défilé des maisons anciennes

dans la rue Saint-Louis.


La rue centrale du

village de Saint-Jean,

sur l’île d’Orléans.

Félix LECLERC

des conflits armés de 1759 et 1760, dernier

sursaut de la France coloniale au Canada,

les Québécois ont aussi leur coin de campagne

sur l’île d’Orléans ainsi baptisée par

Jacques Cartier à une trentaine

de kilomètres de la ville. Toute

en longueur avec une route qui

ceinture l’île sur quelque 68 kilomètres.

Dès que l’on traverse

le pont qui y mène, on laisse

l’agitation urbaine derrière soi

et déjà on se laisse bercer par

la promesse d’une journée bucolique.

Plus de 90% des terres

sont réservées à l’agriculture : des fraises,

des framboises, des pommes qui donnent

du cidre de glace, des vignobles, du blé. La

population qui compte quelque 10000 habitants

dont plusieurs navettent entre Québec

et leur île, se concentre dans les 6 villages

aux noms sanctifiés reliés par la rue Royale

: Saint-Pierre, Sainte-Famille, Saint-François,

Saint-Jean, Saint-Laurent

et Sainte-Pétronille. On y trouve

évidemment d’anciennes églises

du début du 18ème siècle dont la

plus insolite avec ses trois clochers

se trouve à Sainte-Famille.

Chaque village multiplie les

maisons traditionnelles en bois

qui servent aussi de secondes

résidences aux Québécois trop

heureux de se mettre au vert tout comme

le faisait Félix Leclerc qui y termina sa vie

et dont le souvenir est immortalisé depuis

2014 par une statue le représentant jouant

311


Les chutes de Montmorency.

312

L’auberge La Goéliche à Sainte-Pétronille,

sur l’île d’Orléans.


de la guitare dans un pré au pied d’un érable.

A Sainte-Pétronille, une auberge mérite

le détour pour y séjourner ou simplement

pour s’y restaurer car sa situation exceptionnelle

au bout d’une impasse offre une

vue exceptionnelle sur le fleuve et la ville

de Québec auberge www.goeliche.ca.

Depuis l’île on peut aussi découvrir la chute

Montmorency, un géant aquatique de plus

de 80 mètres qui domine le fleuve depuis

le continent, moins large mais plus haute

que les chutes du Niagara. Un pont suspendu

au-dessus du torrent permet de profiter

de la vue et du bruit assourdissant des eaux

déchaînées.

Sachez aussi que le train à hydrogène conçu

par Alstom et donc zéro-émission est entré

en vigueur le 17 juin dernier, une première

sur le continent américain.

Il relie le parc de la Chute-Montmorency à

Charlevoix en s’arrêtant à Baie-Saint-Paul

et à La Malbaie. Il circulera durant tout

l’été jusqu’au 30 septembre.

info@reseaucharlevoix.com.

Infos :

Ne pas oublier que tout voyage au Canada

exige d’acquérir une AVE (autorisation de

voyage électronique) disponible en ligne

au prix de 7$ et valable 5 ans.

Site : www.bonjourquebec.com/fr/ou-aller/

regions-du-quebec/quebec;

Y aller :

vols directs Air Transat 3 fois par semaine

au départ de Bruxelles de juin à fin octobre

ou quotidien depuis Paris CDG. Classes

Club ou Eco avec possibilité de prendre

l’option Plus pour plus de confort (bagage

supplémentaire, sélection du siège et services

prioritaires à l’aéroport)

www.airtransat.be

Se loger à Québec :

Idéalement situé à deux pas de la place de

l’hôtel de ville l’hôtel Monsieur Jean offre

des suites de qualité supérieure toutes aménagées

d’un coin cuisine et d’une vue panoramique

sur la ville et le fleuve.

https://monsieurjean.ca

Se nourrir à Québec :

Pour son ambiance colorée et chaleureuse,

essayez La Bûche qui offre outre son folklore

une cuisine typiquement québécoise

www.restolabuche.com.

Le château de Frontenac découvert

depuis la rue Cul-de-Sac en Basse Ville

Pour une table plus raffinée avec une cuisine

à aire ouverte et une superbe verrière

sur le fleuve Saint-Laurent, choisissez Bistro

Le Sam dont le nom est inspiré par le

fondateur de la ville Samuel de Champlain.

En plus vous pourrez découvrir ainsi les salons

du palace Fairmont puisque le Bistrot

est installé dans le château de Frontenac

www.fairmont.fr

313


Coucher de soleil sur l »e fleuve Saint-Laurent depuis les falaises de La Malbaie.

Cap sur deux sites

incontournables

à proximité de Québec.

Plume : Christiane Goor - Capture d’Images : Charles Mahaux

Tout commence dans la Basse-Ville de Québec par une visite au Musée

de la Civilisation qui offre un véritable périple à travers la culture et le

patrimoine québécois. Immanquable, l’exposition permanente

«C’est notre histoire» décline en plusieurs volets et quelque 350 objets

une mise en valeur de l’identité des cultures autochtones https://mcq.org

314


Wendake,

capitale de la réserve

Huronne-Wendat.

Avec 11 nations réparties en 20 communautés

la culture amérindienne s’impose dans

le paysage québécois car elle ne se contente

plus de faire de la figuration. Unies pour

être plus fortes, les Premières Nations entretiennent

le feu sacré de la mémoire en proposant

des activités variées auprès de ceux

qui veulent se familiariser avec cette composante

importante de l’histoire québécoise.

Les Wendats ont été surnommés Hurons par

Samuel de Champlain et ses hommes car la

coiffure des Amérindiens qui se rasaient les

côtés de la tête ne conservant qu’une bande

de cheveux évoquaient pour eux la hure du

sanglier. A l’alliance commerciale qui permet

l’échange de lames métalliques contre

des fourrures vont également s’ajouter des

conversions au catholicisme sous la houlette

des Récollets et des Jésuites.

Toutefois les Hurons-Wendats sont en

guerre depuis longtemps contre les Iroquois

qui occupent la rive opposée du

fleuve. Leur alliance avec les colons français

ne leur permettra pas de résister aux

Iroquois soutenus par les Hollandais puis

les Britanniques. De plus les épidémies apportées

par les colons vont décimer les populations

amérindiennes et seuls quelques

300 Hurons-Wendats décident finalement

de s’installer dans la région de Québec.

Aujourd’hui ils sont un peu plus de 1500

à vivre dans une réserve qui surprend tou-

315


jours le touriste car rien ne lui signale qu’il

circule dans une réserve : mêmes maisons,

mêmes voitures et même une jolie petite

église de 1862, Notre-Dame-de-Lorette,

qui s’élève au cœur du village.

Toutefois le visiteur ne peut manquer d’appréhender

la richesse des cultures autochtones,

déjà en choisissant de loger dans le

spectaculaire hôtel-musée des Premières

Nations dont la structure extérieure avec

une façade aveugle évoque un fumoir algonquien

tandis que le musée Huron-Wendat

qu’il abrite se niche dans un bâtiment aux

allures de tipi https://museehuronwendat.ca.

A l’extérieur une authentique maison

longue, l’habitat traditionnel des Hurons-Wendats,

a été reconstituée derrière sa

haute palissade de 10m avec une entrée en

chicane pour perturber l’ennemi éventuel.

A l’écoute

des Mythes et

légendes dans la

maison longue

de l’hôtel des

Premières Nations

à Wendake

La haute palissade construite au tour de la maison longue

sur le site de l’hôtel des Premières Nations à Wendake.

Il faut s’offrir une séance «Mythes et légendes»,

au cœur de la maison longue autour

de la flamme d’un feu de bois, soirée

animée par un jeune Wendat qui restitue

pour son petit auditoire la transmission

orale toujours bien vivace chez les Amérindiens

pour remonter jusqu’au mythe fondateur

de la tribu. Cette veillée particulière

prend tout son sens quand on la poursuit

avec le parcours enchanté Ohnwa’Lumina

au cœur d’une forêt qui s’anime au

fil d’un éclairage ténu qui mène le

visiteur de station en station dans

un spectacle son et lumière qui

fait revivre les contes d’un soir.

Sous la voûte étoilée qui résonne

de chants ancestraux on se laisse

transporter par la magie de la

vie de la nation huronne-wendat

www.onhwalumina.ca

Que dire alors quand on se couche

dans le confort moderne d’un hôtel

dont les chambres s’ouvrent

sur une forêt où coule la rivière

316


A l’intérieur de la maison

longue nationale Ekionkiestha

sur le site traditionnel des

Hurons-Wendats Onhoüa

Chetekbe à Wendake.

317


Le site exceptionnel des

moulins de l’Isle-aux-Coudres

Quand les lumières du

soir illuminent l’hôtel des

Premières Nations soulignant

sa silhouette sans pareille.

318


Akiawenrahk et sont décorées avec des objets

authentiques. Même la table du restaurant

La Traite permet de découvrir des recettes

inspirées par la culture amérindienne

sous la houlette d’un chef français deux

fois étoilé Michelin, Marc de Passorio qui,

équipé d’une roulotte, a pris le temps de

visiter plusieurs communautés pour découvrir

leurs traditions culinaires pour mieux

les sublimer sur notre table.

Une des meilleures expériences gastronomiques

de notre voyage. Il reste le lendemain

à visiter le site traditionnel des Hurons-Wendats

Onhoüa Chetekbe qui se découvre au

Charlevoix

entre fleuve et montagne.

A une petite centaine de kilomètres, Baie-

Saint-Paul est la porte d’entrée de la région

de Charlevoix dont la superficie correspond

en gros à celle du département de Charente-Maritime,

tellement proche de Québec

que nombreux sont les citadins à s’offrir une

escapade d’un week-end dans ce terroir.

La Route 138 qui s’appelle encore la

Route du Fleuve à Charlevoix est un must

à parcourir, on boucle sa ceinture sur une

petite centaine de kilomètres de toute

beauté le long du Saint-Laurent jusqu’à

Baie-Sainte-Madeleine, dernier village côtier

de Charlevoix, où la route s’interrompt

face à l’embouchure de la rivière Saguenay

sur le fleuve Saint-Laurent. Il faut emprunter

un traversier pour franchir l’obstacle et

atteindre la petite ville de Tadoussac, point

La délicieuse planche dégustation signature « De notre terre mère » proposée en lunch au restaurant La Traite dans l’hôtel des Premières Nations à Wendake.

fil d’une visite guidée très complète avec la

découverte de la maison longue nationale

Ekionkiestha, d’un fumoir à poissons, d’une

hutte de sudation mais surtout alimentée

de nombreuses explications données par la

guide, elle-même amérindienne Wendat et

fière de l’être. Une belle boutique d’artisanat

amérindien issu de toutes les nations du

Québec ajoute un plus à la découverte

www.huron-wendat.qc.ca.

d’entrée de la région de Côte-Nord. C’est

aussi une belle occasion pour s’offrir une

croisière de 3 heures pour observer les baleines

mais aussi les pingouins, les phoques,

et autres animaux marins sous la houlette

de guides-naturalistes qui vous apprennent

tout ce qu’il faut savoir sur ces géants des

mers et le parc marin du Saguenay-Saint-

Laurent, la seule aire marine nationale de

conservation de l’Est du Canada

www.croisieresaml.com.

Parcourir la Route du Fleuve, c’est serpenter

au cœur d’un paysage pittoresque entre

des collines (le plus haut sommet atteignait

768m) qui ont ici des allures de montagnes

verdoyantes tant les côtes dont certaines

319


atteignent parfois plusieurs kilomètres de

long, sont souvent abruptes et ne laissent

même pas apercevoir ce qui se passe au-delà

du sommet ! De dos d’âne en dos d’âne

en traversant des villages au creux des vallons,

la balade annonce clairement qu’ici la

nature est reine au point que Charlevoix a

été la première région habitée par l’homme à

s’être vue attribuer le statut de Réserve mondiale

de la biosphère par l’Unesco en 1988.

Ses courbes généreuses s’expliquent par

l’impact d’une météorite de 15 milliards de

tonnes il y a 400 millions d’années qui a

créé un cratère de 56km de diamètre entre

tremblement de terre de 1163, ou Saint-Irénée

qui s’ouvre sur une longue plage de sable, la

plus belle de Charlevoix et où il faut s’arrêter

chez Stéphane Bouchard pour découvrir ses

œuvres exclusives en utilisant la technique du

Raku (méthode de cuisson japonaise) ou celle

de la poterie fonctionnelle.

Généralement il est au travail, l’occasion

de mieux comprendre l’histoire d’une création

dans un cadre exceptionnel en plus, au

sommet du village

www.lesatelierscharlevoix.com.

La route se poursuit avec une descente spectaculaire

vers Saint-Joseph-de-la-Rive que

La rue animée Saint-Jean-Baptiste de Baie-Saint-Paul.

Baie-Saint-Paul et La Malbaie où l’Observatoire

de l’Astroblème (à savoir un cratère

terrestre d’origine météoritique n’existant

plus qu’à l’état de fossile, recouvert par des

sédiments et donc difficilement décelable)

de Charlevoix est le seul centre d’interprétation

axé sur ce cratère découvert et reconnu

en 1968. La visite guidée par une animatrice

scientifique s’avère passionnante

d’autant qu’elle peut se poursuivre par une

randonnée au bord du fleuve pour mieux

appréhender la géologie régionale

www.astroblemecharlevoix.org .

La route passe par des villages aux noms pittoresques

comme Les Eboulements, en souvenir

d’un glissement de terrain consécutif au

dans les années 30 il fallait faire en marche

arrière tant la pente est raide. En l’absence

de pompe, l’essence ne montait plus au carburateur

! On y découvre le fascinant Musée

maritime de Charlevoix installé dans un

ancien chantier naval.

C’est ici en effet que dès la fin du 17ème

siècle jusque dans les années 70 on a

construit des goélettes pour transporter le

bois et ravitailler les villages avant que les

routes ne soient construites.

Une visite qui se veut dynamique sur un

terrain où le réseau de rails et le treuil et son

traîneau rappellent que déplacer un bateau

hors de l’eau était toute une aventure, où des

320


Stéphane Bouchard au cœur

de son atelier à Saint-Irénée.

La façade de la Buvette

Gentille à Baie-Saint-Paul.

321


La rue animée Saint-Jean-

Baptiste de Baie-Saint-Paul

Le food-truck de La Charrette sur la

plage de Baie-Saint-Paul.

322


goélettes de bois et un remorqueur centenaire

en cale sèche se laissent explorer des

cales au poste de pilotage, où personne n’interdit

de toucher les outils de la scierie, de la

forge ou de l’atelier sans oublier un show vidéo

d’une dizaine de minutes présentée dans

la cale d’un bateau retraçant le voyage de la

goélette Saint-André bourrée d’explosifs

www.museemaritime.com.

Saint-Joseph-de-la-Rive est aussi le port

d’embarquement du traversier qui mène

ses passagers gratuitement à L’Isle-aux-

Coudres, dont le tour sur un parcours de

23 km est incontournable tout comme le

tour de l’île d’Orléans. 4 villages et autant

de maisons traditionnelles en bois et des

lieux de villégiature qui invitent à y passer

une nuit.

C’est un territoire unique et inspirant surtout

quand on prend la peine de rencontrer

ceux qui y vivent à l’année, comme l’écomusée

de la Meunerie toujours en activité.

C’est le seul site du genre à regrouper au

même endroit un moulin à eau, un moulin

à vent et la maison du meunier. Construit

en 1825, le moulin à eau ne suffisait pas à

la tâche. Le moulin à vent édifié en 1836 a

permis de prendre le relais en hiver quand

l’eau gelée venait à manquer.

Avec l’avènement des grandes minoteries,

ces moulins ont été réduits au silence en

1948 jusqu’à ce que dans les années 80,

une cure de rajeunissement tout en respectant

l’intégralité du site a permis leur restauration

et leur remise en fonction.

La visite du site accompagnée de démonstrations

est impressionnante d’autant qu’on

y apprend comment la farine (13 tonnes par

saison) moulée par le meunier est entièrement

labellisé Isle-aux-Coudres puisque

c’est le blé cultivé par les quelques agriculteurs

locaux qui alimentent le moulin

https://lesmoulinsdelisleauxcoudres.com .

Dernière étape de notre parcours, Baie-

Saint-Paul, une adorable petite ville nichée

dans le creux d’une vallée creusée par la

rivière du Gouffre cernée de collines verdoyantes,

à un kilomètre de son embouchure

avec le fleuve Saint-Laurent.

Une des villes les plus anciennes du Québec,

fondée en 1678. Les quelques rues du centre

sont bordées de jolies maisons traditionnelles

en bois peint, avec un auvent qui accueille

en fin de journée les habitants qui se

retrouvent entre voisins, une bière à la main.

La populaire rue Saint-Jean-Baptist concentre

de nombreuses galeries d’art qui rappellent

que cette ville a de tout temps été le

refuge des artistes québécois séduits par le

charme de la région.

Savez-vous que c’est ici qu’une modeste

troupe d’artistes acrobates a été choisie

pour participer aux 450ème anniversaire de

la découverte du Canada ?

Le Cirque du Soleil est né alors avec le

succès qu’on lui connaît et même s’il est

aujourd’hui dans les mains d’investisseurs

étrangers on en parle toujours avec fierté

dans la petite ville.

Il faut également emprunter la belle promenade

arborée d’érabliers qui mène à la baie

qu’un long quai en bois partage entre une

mini-marina le long de la rivière du Gouffre

et la plage de sable bordée d’une prairie où

s’éparpillent des jeux et des tables de pique-nique.

Ou comment partager un beau

dimanche avec les habitants des lieux.

323


La plage de Baie-Saint-Paul.

324

La baie de Saint-Joseph-de-la-Rive avec son remorqueur échoué sur la plage au pied de l’ancien chantier naval.


INFOS :

Ne pas oublier que tout voyage au Canada exige

d’acquérir une AVE (autorisation de voyage électronique)

disponible en ligne au prix de 7$ et valable

5 ans.

SITES : www.tourismeautochtone.com;

www.bonjourquebec.com/fr/ou-aller/regions-du-quebec/charlevoix

Y ALLER : vols directs Air Transat 3 fois par semaine

au départ de Bruxelles de juin à fin octobre

ou quotidien depuis Paris CDG. Classes Club ou

Eco avec possibilité de prendre l’option Plus pour

plus de confort (bagage supplémentaire, sélection

du siège et services prioritaires à l’aéroport)

www.airtransat.be

SE LOGER : A Wendake, l’Hôtel des Premières

Nations propriété des Amérindiens https://hotelpremieresnations.ca.

A La Malbaie à l’Auberge des

Falaises avec une vue sur le coucher du soleil sur

le fleuve www.aubergedesfalaises.com. Sur l’Isleaux-Coudres

testez l’hôtel Cap aux Pierres une

grande auberge familiale avec son toit à double rangée

de lucarnes www.hotelcapauxpierres.com.

A Baie-Saint-Paul l’auberge La Muse accueille au

coeur du village et son jardin arboré offre une oasis

de verdure inattendu www.lamuse.com.

SE NOURRIR : A Wendake laissez-vous emporter

dans le restaurant La Traite intégré à l’Hôtel-Musée

Premières Nations par le savoir-faire de Marc

de Passorio qui a intégré de jeunes Autochtones à sa

brigade https://restaurantlatraite.ca.

A Baie-Saint-Paul, la Buvette Gentille située rue

Saint-Jean-Baptiste est un sympathique petit restaurant

où on déguste de gentils plats élaborés avec les

ressources des producteurs locaux que l’on partage

avec son gentil compagnon de table, tout un programme

savoureux.

Découvrez nos deux établissements | Faux Bergers

(nous n’en avons testé qu’un !). Le Bistro des Artistes,

autre restaurant dans la même rue qui offre

une réelle qualité pour des prix doux avec des plats

qui relève plutôt de la cuisine italienne

www.bistrotdesartistes.ca.

325


Les Crois

EXPLORIS TRÉSORS INSULAIRES ATLANTIQUES

10 JOURS EN MÉDITÉRRANÉE BY AZAMARA

CROISIERE AUX AÇORES

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EXPLORIS, UN CROISIÉRISTE

D’EXPÉDITION D’EXCEPTION.

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MSC - WORLD CRUISE 2027

MSC EURIBIA - LES PERLES DU NORD

LES FJORDS DE NORVEGE

326


ières...

327




Trésors insulaires d

330

Exploris vous emmène vers des trésors insulaires de l’Atlantique.

Si je vous parle d’archipel dans l’océan Atlantique sans aucun doute

penserez-vous d’abord aux Canaries, peut-être aux Açores, voire même au


e l’Atlantique

PLUME

Christiane GOOR

***

CAPTURE D’IMAGES

Charles MAHAUX

Cap-Vert mais certainement pas aux Bijagos, à moins que vous ne soyez

un amateur de pêche sportive. Embarquez avec nous au large du continent

africain comme au plus près de ses côtes pour un dépaysement absolu.

331


Avril 2025.

Tout commence à Dakar

où nous dépose notre vol

en fin de journée.

Comme nous ne rejoindrons le

port que le lendemain durant

l’après-midi, le plongeon dans

l’ambiance africaine est total

avec une journée safari dans la

réserve de Bandia à 65 km de la

capitale.

3500 ha d’une nature fabuleuse

entre baobabs géants et

buissons épineux qui met la

mythique faune africaine à la

portée de tous, à l’exception des

grands carnassiers.



Le ravissement est tel que

chacun, ébahi, se tait et

retrouve son âme d’enfant

en découvrant les hautes girafes,

les rhinocéros blancs,

les zèbres, les autruches et

les impalas qui ne s’effarouchent

plus à l’approche

des véhicules tout-terrain

pour le plus grand plaisir

des photographes.

Nous y déjeunerons dans un

bar-restaurant qui domine un

point d’eau où des crocodiles

se disputent des coins de

plage tandis que des singes

s’approchent des tables à l’affut

d’un quignon de pain.

www.reservedebandia.com

334


335


336

L’Exploris One, un paquebot élégant

Nous retrouvons avec bonheur ce bateau

qui nous a permis de découvrir la

Patagonie chilienne en décembre 2023.

C’était à l’époque la croisière inaugurale

de cette nouvelle compagnie 100% française

et francophone dans le marché des

croisières d’expéditions.

Son président, Philippe Videau, cofondateur

du Ponant dont il a été président

durant une vingtaine d’années avant de


le quitter pour réitérer l’aventure avec la

création d’Exploris «revendique une vision

équilibrée de l’entreprise entre performance,

épanouissement individuel et

respect de la planète bleue et des êtres

qui l’habitent.»

Il ajoute encore qu’«avec l’Exploris One

dont nous sommes propriétaires, les expéditions

restent de taille humaine, avec

seulement 144 passagers (120 en régions

polaires), un format qui permet de faciliter

pour chacun l’accès à certains trésors

337


insoupçonnés des régions les plus reculées

du globe.»

Nous ne sommes que 80 pour cette expédition,

ce qui permet de tisser rapidement

des liens d’autant que la première

journée se passera en mer.

La même passion semble animer tous les

passagers de ce voyage, la découverte de

paysages lointains méconnus et très vite

on partage nos émotions, ou tout simplement

un apéritif voire une table.

D’autant que tous les membres qui encadrent

l’expédition, depuis le commandant

jusqu’aux grands invités en passant par

la cheffe d’expédition et son équipe de

guides naturalistes, tous sont toujours prêts

à partager leur passion et leurs savoirs.

Le français est la langue commune à

tous, Français, Belges, Suisses, Luxembourgeois

et Québécois, ce qui facilite la

communication et surtout permet d’entendre

toutes les conférences essentielles

à l’appréhension de l’environnement

338


que nous abordons au

jour le jour.En dehors des

sorties quotidiennes, nous

partageons nos journées

entre le salon d’observation

à l’avant du bateau

et les ponts panoramiques

d’autant qu’il est possible

de faire le tour intégral du

pont 6 pour un total de

202 mètres, idéal pour se dégourdir les

jambes, sans oublier bien sûr les deux

jacuzzis, les transats et le restaurant qui

offre des menus d’exception entre cuisine

française et spécialités locales alimentées

par des barracudas entre autres !

339


L’archipel des Bijagos,

88 îles confettis

Le territoire de la Guinée-Bissao est subdivisé

en deux zones principales, la continentale

où se trouve la capitale, Bissao, et

l’insulaire avec un archipel d’îles et d’îlots

dont 23 seulement sont habités sur 88.

C’est ici que vivent les Bijagos qui ont

donné leur nom à l’archipel, un peuple

aux racines guerrières, farouche défenseur

de son indépendance et de sa terre.

Les Portugais ne sont jamais parvenus

à les coloniser si ce n’est qu’ils les utilisaient

comme fournisseurs d’esclaves

que les Bijagos allaient capturer sur le

continent. A ce titre les Portugais avaient

même établi sur l’île de Bolama la première

capitale de la Guinée-Bissao qui

porte le nom de Bolama.

Elle fut un centre administratif et un

comptoir commercial important jusqu’à

ce qu’elle soit transférée sur le continent

en 1941. Aujourd’hui nous y découvri-

340


rons des bâtiments abandonnés et une

architecture néoclassique nostalgique le

long de rues recouvertes de terre ocre,

autant de vestiges d’un passé colonial qui

rappellent le faste de la vie des gouverneurs

d’antan.

Ces 88 îles au large de la côte africaine

sont enchâssées pour la plupart dans

un écrin de mangroves qui font le lien

entre la terre ferme et l’océan. Reconnues

depuis 1996 comme réserve de

biosphère par l’Unesco certaines îles sont

recouvertes de forêts, d’autres de savanes

et l’existence de chenaux et de vasières

rendent la navigation difficile. Fort heureusement

notre flottille de zodiacs est

emmenée par un guide local qui nous

ouvre le chemin.

Quand nous aurons débarqué il nous

restera encore une demi-heure de marche

le long d’un sentier cerné de hauts arbres

avant de rencontrer les premières huttes

qui sont le centre spirituel des habitants

du village. Nous veillerons d’ailleurs à

341


ne pas nous en approcher pour ne pas

perturber les lieux. Nous devrons encore

poursuivre notre marche au cœur de la forêt

sacrée avant d’arriver au village, un ensemble

de cases dispersées autour d’une

large place centrale où nous attendent les

habitants pour une rencontre festive.

Ce sont les femmes qui mènent la danse

en épousant le rythme effréné que leur

impose la musique sonore que jouent les

hommes armés de bâtons sur des tambours

en bois.

Une société clanique

matrilinéaire.

Au fil de nos visites d’une île à l’autre,

nous comprendrons rapidement que

l’isolement insulaire a permis de conserver

un mode vie traditionnel loin de la

civilisation moderne.

Fondé sur un principe matrilinéaire, le

système bijago attribue aux femmes un

rôle essentiel. Elle est le chef de famille et

elle peut choisir et même divorcer de son

mari qui n’a aucun droit sur les enfants

342


qui portent le nom de famille de leur

mère. Le travail des champs, la chasse et

la pêche sont principalement le domaine

des hommes alors que toute la zone du

village, l’éducation des enfants et les

questions spirituelles sont la responsabilité

des femmes. En résumé on appartient

à une lignée matriarcale, à un clan,

à un village, puis à une île et pour finir

au peuple Bijago. Ce système clanique

définit la division territoriale des îles de

l’archipel qui jouit d’une quasi autosuffisance

socioreligieuse et économique.

Les croyances animistes sont toujours

à l’honneur et là encore ce sont des

femmes prêtresses appelées balobeiras

qui exercent les fonctions religieuses. Le

passage à l’âge adulte implique de vivre

une initiation de quatre mois pour les

jeunes hommes et femmes sous la houlette

des anciens du village qui leur enseignent

les secrets de l’île et des esprits

qui les gouvernent. En sanctifiant ainsi

l’environnement naturel, les insulaires

aident à protéger la biodiversité unique

des Bijagos. Ils seraient 3 «Blancs» à avoir

343


été adoptés par les Bijagos au point de

leur permettre de vivre sur l’archipel.

C’est le cas de Laurent Durris qui fut avec

son épouse Sonia notre précieux pass privé

pour entrer en contact avec les habitants

de l’archipel.

Laurent, un grand pêcheur devant l’univers

au point d’être devenu un guide de

pêche en Guinée-Bissao et donc aux Bijagos

y a un jour découvert l’île de ses rêves,

Kéré, grande comme deux terrains de

football. Encore fallait-il pour qu’il puisse

l’acheter demander la permission aux

esprits par l’intermédiaire d’une balobeira.

Il ne suffisait pas de parler la langue des

Bijagos ni de connaître leurs coutumes.

Le hasard a voulu qu’il se soit trouvé un

jour en forêt sur le chemin d’une femme

enceinte qui avait perdu ses eaux et

éprouvait des difficultés à mettre son

enfant au monde. Se souvenant de la

naissance de sa fille auquel il avait assisté,

il a pu aider la jeune maman qui s’est

344


avérée être la fille d’un chef de village qui

a adopté littéralement Laurent et l’a soutenu

auprès des esprits qui lui ont donné

l’autorisation de vivre sur l’île de Kéré.

C’est ainsi qu’il y a installé un écolodge

dédié à la pêche sportive et à l’écotourisme

aux Bijagos.

https://bijagos-kere.fr

Une autre île plus importante accueille

également les touristes, l’île d’Orango qui

fait partie du parc national d’Orango, soit

1582 km2 de sections terrestres et marines

répartis sur 5 îles. Véritable sanctuaire naturel,

elle abrite une faune unique dont des

hippopotames adaptés à l’eau salée.

Nous ne les verrons pas et on se contentera

d’y suivre une guide naturaliste qui

nous a permis d’observer des perruches

mâles occupées à construire leurs nids

suspendus à de hautes branches de bambous

sous le regard de perruches femelles

qui agréent ou pas. Le long d’une plage

345


immaculée s’est implanté un écolodge

qui permet de s’offrir une immersion

dans un monde préservé où la terre et

l’eau se confondent.

https://www.orangohotel.com

Invitation à partager leurs lieux de vie.

Ce matin le bateau a jeté l’ancre en face

de l’île de Carache et ceux qui le souhaitaient

ont pu rejoindre en zodiac une

dizaine de femmes qui s’apprêtaient à

ramasser les coquillages dans les vasières

que nous connaissons mieux sous le nom

d’estran, cette zone du littoral alternativement

couverte et découverte par la

mer en fonction des marées. Il forme un

écosystème riche et varié, abritant une

faune et une flore adaptées aux variations

du niveau de la mer.

Ce matin les femmes profitent de la

marée descendante pour récolter des

coquillages et nous sommes plusieurs

passagères chaussées de chaussures

aquatiques à participer joyeusement à

346


cette activité. Certaines ont eu l’idée

d’emporter une cuillère à café bien

utile… Toute une complicité s’établit

entre nous et au fil de la récolte nous apprenons

que l’objectif est d’atteindre au

moins 10 kilos de coquillages qui seront

ensuite nettoyés et grillés.

Deux fois par jour elles se livrent à ce travail

et chaque récolte est destinée à l’une des

femmes du groupe pour qu’à la fin chacune

ait sa part qui sera ensuite vendue sur

un marché après traitement. L’argent gagné

est réservé aux femmes qui ont le droit

de le dépenser à leur guise. Nous visiterons

ensuite le petit village d’Ampitcha qui se

résume à quelques cahutes à l’ombre de

hauts arbres. Des hamacs suffisent pour

dormir et quelques cochons gambadent en

fouillant la terre sableuse.

Nous abandonnerons ensuite les femmes

pour une balade le long de l’eau entre

broussailles, sables et rochers jusqu’à

rejoindre une petite crique et sa plage qui

accueillent ceux qui le souhaitent pour

347


une baignade dans l’eau tiède et claire

tandis que d’autres s’extasient devant les

dizaines de petits crabes qui profitent eux

aussi de la marée descendante pour sortir

du sable et fuir un peu plus loin.

Le lendemain nous accosterons sur l’île

de Caravela qui offre également une

plage isolée bordée d’une forêt luxuriante

dans laquelle nous nous enfonçons pour

une marche d’une demi-heure au moins

avant d’atteindre le village d’Anipoc, bien

caché derrière cette barrière boisée. Les

villageois nous initient à leurs activités

quotidiennes comme piler les noix de

palme dans un mortier jusqu’à ce que la

chair se détache du noyau. Il reste à les

plonger dans un peu d’eau chaude pour

qu’elles infusent et libèrent ainsi leur jus

qui servira dans la cuisine.

Ailleurs des femmes tissent des fibres végétales

qu’elles découpent d’abord dans

une branche avant de les fixer autour de

leurs gros orteils. Un travail qu’elles réalisent

en réunion, une manière agréable

348


pour elles de travailler tout en bavardant.

Pour nous, c’est surtout l’occasion de découvrir

leur habitat de huttes avec toutefois

une école en briques qui sert aussi de

discothèque où se rassembleraient le soir

les familles pour chanter et danser.

Autre village, et toujours ce même accueil

chaleureux pour que nous puissions

découvrir au travers de leurs danses leurs

rituels animistes qui nous échappent mais

qui nous font comprendre combien ils

vivent en harmonie avec la nature environnante.

Nous repartirons entourés

d’une nuée d’enfants qui se plaisent à

toucher les zodiacs sur lesquels il nous

faut grimper, quitte à nous pousser un

peu. Dernier regard déjà nostalgique sur

ce monde fascinant entre histoire, culture

et biodiversité que Laurent et Sonia nous

ont donné à appréhender.

Cap vers le Nord !

Une journée de navigation était nécessaire

pour nous aider à faire la transition

entre l’archipel des Bijagos et l’archipel

349


du Cap-Vert avec sa dizaine d’îles éparpillées

au large du Sénégal. Nous en découvrirons

4 dont la dernière sera aussi notre

port de débarquement.

Première escale, Praia, capitale de l’île de

Santiago, la plus grande île de l’archipel.

Le contraste avec notre expérience des

Bijagos est évident avec l’atmosphère

effervescente de cette ville aux multiples

facettes et avec son marché coloré où

les femmes généreuses vendent manioc,

ignames, mangues et citrons verts. Une

courte balade nous mène dans le quartier

historique du Plateau où se concentrent

des édifices coloniaux comme le palais

présidentiel néoclassique à deux pas d’un

large panorama sur la baie.

On reprendra ensuite le car pour grimper

vers la plus ancienne ville du Cap Vert à

ce titre classée par l’Unesco, Cidade Velha,

c’est-à-dire la vieille ville qui fut aussi

la première capitale de l’archipel. Depuis

les ruines de la forteresse royale de Sao

Felipe où d’imposants canons attendent

350


encore la visite des pirates, on a une vue

unique sur l’océan et sur le petit port de

Ribeira Grande qui fut jadis une plateforme

incontournable dans le commerce

des esclaves.

Elle connut son apogée au 16ème siècle

mais ne se releva jamais de l’attaque du

corsaire nantais Jacques Cassard qui la

mit à sac. Sur la place se dresse encore le

pilori flanqué d’une belle colonne manuélienne

où les esclaves rebelles étaient

punis publiquement. Aujourd’hui il attire

les enfants et les touristes qui s’ébrouent

sur la petite plage de sable noir à côté de

barques colorées qui se balancent nonchalamment

dans l’eau.

Seconde escale, l’île de Fogo, l’île-volcan

car elle est dominée par un volcan toujours

actif qui culmine à 2829 mètres

d’altitude, un défi pour les randonneurs.

Nous, on quittera en car le petit port de

Sao Felipe pour rejoindre le pied du volcan

en traversant un paysage aride et

saisissant. La dernière éruption spectacu-

351


laire a eu lieu en 2014 et les terres sont

toujours jonchées de pierres de lave durcie.

Pourtant des habitants ont choisi de

remonter dans leurs villages au pied du

volcan, d’y reconstruire des maisonnettes

coniques et noires surmontées d’un toit

en bois et d’y cultiver de la vigne sur ces

terres riches en cendres volcaniques.

Le village de Portela s’ouvre sur la caldeira

dont le paysage se dévoile fantasmagorique,

hérissé de rochers aigus d’où

émerge pourtant de la végétation d’un

vert vif. Il y a en effet des zones fertiles

propices à la culture de grenadiers, de

pêchers et de la vigne.

Nous savourerons avec plaisir ce vin au

goût intense qui se décline en blanc et en

rouge dans une auberge qui accueille des

touristes dans des maisons construites

avec des pierres volcaniques.

Contraste saisissant entre la chaleur de

l’accueil des habitants dont on admire la

résilience et cette nature brute et spectaculaire.

352


L’île de Santo Antão, la seconde plus

grande île de l’archipel mais aussi la plus

montagneuse, ce qui en fait un terrain de

jeux formidable pour les randonneurs.

Au fil de notre découverte en bus on comprend

très vite que c’est aussi la plus escarpée

et la plus verdoyante avec ses cultures

en terrasses, ses vallées fertiles, ses champs

de canne à sucre et ses forêts de pins.

Depuis Porto Novo où nous avons débarqué,

nous empruntons d’abord la

estrada da Corda ou la route de la corde,

sinueuse de 36km recouverte de pavés

en basalte installés par des prisonniers

politiques du temps du dictateur portugais

Salazar.

De part en part croissent des acacias qui

fixent la terre avec leurs racines. Cette

route taillée entre des versants abrupts

étonne d’autant plus qu’elle nous transporte

ensuite vers des sommets où sont

plantés des eucalyptus et des pins qui

dominent une vallée profonde envahie

353


par des brouillards intenses et frais qui

fertilisent la terre. Depuis notre bélvédère

on se voit surmonter une mer de nuages

qui buttent sur la montagne.

La route se poursuit vers d’autres miradors

comme celui d’Espigão Bravo qui

offre des vues époustouflantes sur les

crêtes rocheuses et le cratère de Cova,

le volcan emblématique éteint qui forme

un immense amphithéâtre agricole où

les cultures de cannes à sucre, d’ignames

et de maniocs dessinent des mosaïques

dans toutes les gammes du vert. Quand

on quitte les crêtes rocheuses c’est pour

rejoindre la vallée de Paúl ponctuée de

hameaux accrochés à la montagne, un

autre jardin d’Eden débordant de fruits,

de légumes et de fleurs.

Même des caféiers y poussent sur des

terrasses. On y découvrira d’ailleurs un

petit bar où on torréfie les grains de

café à l’ancienne dans une vieille marmite

avant d’être broyés dans un mortier

puis filtrés. Le résultat est délicieux, tout

354


comme le rhum artisanal de la distillerie

Beth d’Kinha qui abrite dans sa cour un

ancien pressoir.

On redescend ensuite vers le niveau de

la mer, à Ribeira Grande pour reprendre

la route sinueuse d’une trentaine de km,

à flanc de montagne vers Porto Novo où

nous attend notre bateau.

Ici la mer battue par le vent écrase ses

rouleaux sur les falaises dans lesquelles

est creusée notre route.

Fin du voyage sur l’île de São Vincente

plus précisément dans le port de Mindelo

niché dans la jolie baie de Porto Grande

qui dessine un demi-cercle presque parfait

qui attire de nombreux voiliers.

On aura le temps de flâner dans la ville

avant de repartir vers l’aéroport.

Mindelo a conservé de beaux édifices du

19ème siècle à l’architecture coloniale

typique, comme le palais rose du gouverneur

appelé aujourd’hui le palais du

peuple ou encore la tour de Belém, une

réplique plus petite que celle de Lisbonne.

355


Mindelo c’est aussi le berceau de la chanteuse

Cesária Evora, icône cap-verdienne,

dont le portrait de 10 m de haut s’affiche

sur l’une des façades de la bibliothèque

municipale.

Au fil de la balade les maisons coloniales

se déclinent dans des tons pastel et on

termine sur la place Estrela où se trouve

un grand marché ouvert, idéal pour faire

enfin le plein de souvenirs qui côtoient

les fruits exotiques et les vêtements. On

peut surtout y admirer les azulejos, ces

carreaux de céramiques bleus qui racontent

sur des murs entiers la vie des

pêcheurs sur l’île.

Infos. Je ne peux que vous inviter à visiter

le site de cette nouvelle compagnie

https://exploris.co/fr_FR

pour y découvrir toutes leurs futures destinations.

L’Exploris One, à ce jour le seul

navire de la compagnie, est un véritable

hôtel flottant où tout est inclus et sa flot-

356


tille d’une dizaine de zodiacs permet de

débarquer rapidement les passagers pour

se rapprocher au plus près des sites sous

la houlette de guides. Deux nouveaux

navires pensés dans le même esprit sont

en préparation pour accompagner des

croisières d’expédition.

Un plus incroyable, la qualité de la cuisine

sous la houlette de Gilles Narbeburu,

formé auprès de chefs étoilés, il fait vibrer

les papilles des passagers pour offrir un

voyage gourmand en harmonie avec les

paysages traversés.

357


Les belles

Croisières en


Méditérranée


Une magnifique

de 10 jours avec

Lors de mon édito de printemps, je

vous parlais des croisiéristes de plus

petite taille qui se partagent le marché

belge et particulièrement francophone.

Mais évidemment il y a

d’autres croisiéristes plus gros qui se

partagent également les faveurs du

marché.

Les plus connus sont bien sûr Costa et

MSC, deux compagnies italiennes qui

sont également multilingues pour répondre

à la diversité de leur clientèle

internationale même si l’italien est la

langue principale.

Je n’aborderai pas, ici, l’intérêt de

voyager avec eux.

il y en a, pour les familles et pour ceux

qui cherchent un séjour plutôt festif,

au soleil et tout ou presque inclus.

Ici, je vais partager avec vous mon

expérience avec un navire de la compagnie

Azamara.

Le Azamara Journey avec lequel nous

avons découvert durant ce mois de

mai plusieurs destinations au fil de la

Méditerranée.


croisière

Azamara

PLUME

Christiane GOOR

CAPTURE D’IMAGES

Charles MAHAUX

L’offre est séduisante car ce paquebot

qui a quand même fière allure quand

on le voit accosté à côté du MSC Sinfonia

au port de Naples (181m à côté de

275m et quasiment la même hauteur

avec pour chacun 9 ponts dévolus aux

passagers sur les 11 ou 13 du bateau)

mais il n’en est pas moins étonnamment

intimiste. Avec un maximum

de 702 passagers contre 2600 et 390

membres d’équipage contre 721 pour

le MSC Sinfonia, on se sent gâté, bien

entouré, d’autant que le service est

impeccable. De plus rien ne manque

pour le confort de chacun : une vaste

piscine avec ses jacuzzis, un solarium

et une piste de jogging, une salle de

fitness et un centre de spa pour se détendre,

une bibliothèque silencieuse

avec de larges fauteuils et enfin plusieurs

espaces qui sont autant de bars,

cafés, salons et restaurants. La plupart

des boissons sont incluses à l’exception

d’une variété premium et on

trouve toujours de quoi se restaurer,

quelle que soit l’heure.

La taille du bateau lui permet certainement

d’accéder à des ports plus petits

inaccessibles à de grands navires.


De toutes façons, si le site ne permet

pas d’accoster, le paquebot propose

des débarquements en chaloupes qui

ont le mérite de fonctionner toute la

journée dès l’instant où on souhaite

retourner au bateau.

Autre atout mis en avant par la compagnie,

ses itinéraires qui se veulent

immersifs. En effet le but est de passer

une dizaine d’heures dans chaque

escale avec parfois un départ tardif

vers 22h qui permet de profiter encore

de l’ambiance locale si cela vous

dit de prendre un verre en fin de journée

sur une terrasse animée du port.

Ces longues heures sont également

idéales pour tout qui a pris la peine

de préparer son voyage et donc la

découverte de chaque escale.

Le paquebot délivre à chaque fois un

plan de la ville afin de repérer où il

est amarré et les distances sont habituellement

courtes vers le centre de la

ville. Chacun se sent libre de partir à

son rythme quitte à revenir déjeuner

sur le bateau avant de redescendre

sur terre. Azamara propose même

une nuit sur place, souvent au départ


pour faciliter l’embarquement de tous

les voyageurs dont certains viennent

de loin. Dans notre cas c’était Venise.

Malheureusement depuis qu’il n’est

plus possible de s’amarrer près de la

ville, les paquebots se retrouvent au

port des bateaux marchands. La silhouette

de Venise apparaît au-delà de

la baie, bien loin de nous et le transport

des voyageurs qui souhaitent visiter

la ville n’est pas encore tout à fait

organisé. Il nous a fallu participer à

une traversée dans une navette affrétée

par Azamara avec un horaire strict

et pour un coût élevé soit 69 dollars

par passager, ce qui est énorme.

Azamara propose également

des excursions pour chaque escale.

On trouve le programme proposé dans

chaque cabine et les excursions peuvent

s’acheter au jour le jour selon vos envies.

Mais il faut savoir qu’elles sont

coûteuses. Un exemple, la visite à pied

de la petite ville de Sorrento qui dure

3 heures revient à 94 dollars. Nous y

avons flâné gratuitement durant toute

la journée avec bonheur et ramené un


guide en français pour immortaliser

nos souvenirs. Quant à préparer par

soi-même la découverte d’une escale,

ce serait possible par internet si du

moins vous achetez la connexion au

WIFI du bateau, elle est offerte pour

… 221 dollars, cher payé ! De l’intérêt

de bien préparer son voyage.

Azamara est une compagnie de croisière

américaine et malheureusement

toutes les communications se font en

anglais : programme de la journée,

accompagnement des excursions,

menus, divertissements, etc… Pour

ceux qui ne maîtrisent pas la langue

de Shakespeare, c’est un réel inconvénient.

Par ailleurs, même si les destinations

choisies par la compagnie

sont axées sur l’exploration culturelle,

les activités sur le bateau sont résolument

adressées à un public américain

dont les intérêts semblent diverger

des nôtres, question de culture sans

doute. Le bénéfice c’est que chaque

repas proposait des viandes de qualité

exceptionnelle ! Cependant, j’ai

entendu plusieurs passagers de mon

groupe exprimer en fin de séjour le

« ras-le-bol » de cet environnement

essentiellement anglophone. Mais

sans doute aussi, comme nous étions

un groupe d’une trentaine de francophones,

cet isolement linguistique a


permis de souder les liens et au final, la

croisière a laissé un excellent souvenir.

Pour vous faire rêver un peu,

notre carnet de voyage.

Fascinante Venise.

Tout commence sur la place Saint-Marc

où se dressent le palais des Doges, la

basilique et son vertigineux campanile

et enfin les arcades des nouvelles

et anciennes procuraties, demeures

des plus hauts fonctionnaires de la

République de Venise. On s’engouffre

ensuite sous la tour de l’Horloge pour

se perdre dans le dédale des venelles,

de palais en églises, de placettes en

petits ponts jetés sur les canaux. Inévitablement

on arrive sur le pont du

Rialto posé au-dessus du Grand Canal.

Avec une portée de 28m qui s’élève à

7,5m au-dessus des eaux du canal, le

pont est traversé par un escalier central

bordé de boutiques. Jadis il racontait

la vie marchande de Venise,

aujourd’hui il accueille surtout les touristes

qui s’y pressent pour contempler

la navigation le long du Grand

Canal. L’animation se poursuit de part

et d’autre du pont avec un palpitant

marché de fruits, de légumes et de

poissons.


Marc le long du canal San Marco. Ces

jardins qui datent de Napoléon ont

été laissés à l’abandon avant de retrouver

leur splendeur en 2019. Ils ne

sont pas grands, juste deux courtes

allées ombragées animées par le pépiement

d’oiseaux, elles abritent des

bancs qui vous tendent les bras. Une

serre Belle Epoque également restaurée

abrite un petit café.

Totalement piétonne la ville se prête

bien à la découverte si ce n’est qu’elle

est envahie de touristes. Avec qui il

faut composer. Sachez qu’il est aisé

de trouver des toilettes publiques,

elles sont signalées et se trouvent en

général dans des venelles. Aucun souci,

elles sont toujours très propres et

gardées par un vigile. Par ailleurs ne

croyez pas que vous pourrez vous asseoir

que ce soit sur un parapet, une

marche ou à même le sol, c’est tout

simplement interdit et le cas échéant,

un vigile surgira pour vous le signaler.

Si vous rêvez de vous poser, outre la

solution de s’installer à une terrasse

et y prendre un verre, Venise vous

propose un petit havre de quiétude

verte dans les Jardins Royaux, dans

le prolongement de la Place Saint-

La journée se termine avec un dernier

regard pour le Pont des Soupirs qui

doit son nom aux plaintes que poussaient

les condamnés depuis les deux

baies grillagées qui le surmontent

avant de rejoindre leur prison.

Notre navette nous attend devant

l’embarcadère non loin du monument

à Vittorio Emanuele.

Adieu Venise…



Koper,

la plus grande ville côtière

de Slovénie.

Koper possède surtout un magnifique

centre médiéval qui s’organise autour

d’une place centrale, véritable cœur

géographique de la ville. Toutes les

rues mènent en effet à la place Tito

ainsi nommée en 1946 pour rendre

hommage à l’ancien président de la

République de Yougoslavie qui a commencé

à exploser à partir de 1991 en

plusieurs pays donnant ainsi naissance

à la Slovénie.

La place concentre plusieurs bâtiments

exceptionnels comme un campanile et

sa cathédrale ainsi qu’un palais prétorien

construit au 15ème siècle quand

Koper était un riche port de la république

de Venise. En témoigne le lion

ailé de Saint-Marc présent sur la façade

du palais qui abrite la mairie et l’office

de tourisme. Juste en face s’élève un

autre bâtiment vénitien, une loggia

qui accueille une belle terrasse de café.

Il ne reste plus qu’à s’engager dans

le labyrinthe de ruelles piétonnes

étroites bordées de vieux bâtiments

d’inspiration vénitienne colorés mais

décrépits. On pourrait d’ailleurs se

croire en Italie avec le linge qui pend

aux fenêtres, les scooters qui vrombissent,

les portes ouvertes sur la rue…

Tout y paraît un peu vieillot mais le

charme de Koper tient à son caractère

authentique avec des commerces

d’abord réservés aux habitants.

La flânerie mène aussi vers le vieux

port qui s’ouvre en face de la place

Carpaccio où se dresse un bel édifice

à arcades qui était jadis l’entrepôt

de sel qui évoque le monopole sur ce

commerce dont jouissait Koper à par-



tir du 15ème siècle. Aujourd’hui c’est

une taverne qui accueille les plaisanciers

venus s’amarrer dans le petit

port où dansent de jolies barques et

quelques voiliers.

Les Bouches de Kotor

au Montenegro

des terres. Et tout au fond, adossée

à un pic rocheux se trouve un bijou

au charme incontestable, cerné par

la mer et d’imposantes murailles, le

port de Kotor, une ville de quelque

20000 habitants.

Kotor possède un grand nombre de

monuments historiques datant de

plusieurs époques différentes. Son

S’il est bien un lieu qu’il faut découvrir

en bateau c’est celui-là pour la

perspective exceptionnelle qu’offre

la navigation sur les paysages et les

villages environnants. Les Bouches de

Kotor sont souvent décrites comme

un fjord méditerranéen en raison de

leur forme unique encadrée de montagnes

escarpées. Evidemment aucun

glacier n’a creusé la baie, il s’agit en

fait d’un canyon fluvial submergé par

la mer Adriatique. Les Bouches sont

reconnues patrimoine mondial de

l’Unesco depuis 1979 pour leur rare

beauté. Ici la mer s’enfonce sur une

trentaine de kilomètres à l’intérieur

emplacement géographique stratégique

et sa proximité avec l’Empire

Ottoman en ont fait un important

port de commerce à partir du XIVe

siècle mais la ville avait commencé à

se développer sous l’Empire Byzantin

pour atteindre son apogée sous la

domination vénitienne. La cité a subi

des dommages périodiques dus aux

assauts turcs et aux tremblements

de terre. Entre 1807 et 1814, elle a

été occupée par la France. La période

française a été suivie par la domination

autrichienne jusqu’en 1918,

lorsque les marins slaves de la marine




austro-hongroise se sont mutinés à

Kotor et que la ville a été incorporée

au Royaume des Serbes, des Croates

et des Slovènes (devenu la Yougoslavie

de 1929 à 2003). Aujourd’hui, Kotor

fait partie du Monténégro, indépendant

en 2006.

La vieille ville de Kotor semble être figée

depuis des siècles avec ses ruelles

imposantes murailles ont été minutieusement

restaurés par l’Unesco.

On y pénètre par la Porte de la Mer

qui arbore encore le lion ailé de

Saint-Marc. La vielle ville à l’intérieur

des fortifications se visite à pied en

prenant le temps de s’égarer dans

ce labyrinthe de venelles, d’admirer

ses édifices vénitiens et ses placettes

et venelles, ses palais, ses églises romanes

et ses fortifications qui témoignent

de son histoire mouvementée.

La cathédrale Saint Tryphon,

trésor et symbole de la ville, date

du XIIe siècle et est l’une des plus

anciennes d’Europe. Bien que gravement

endommagés par un tremblement

de terre en 1979, la cité médiévale,

son dédale de ruelles et ses

et de s’attabler à ses terrasses sur la

place d’Armes, lieu idéal pour déjeuner.

Des escaliers permettent de circuler

sur les remparts qui gravissent la

colline jusqu’à la forteresse en ruines

de Saint-Jean. Gravir la colline et ses

1350 marches est un véritable parcours

sportif récompensé par un panorama

fantastique sur les Bouches

de Kotor.


Corfou la cité

aux couleurs d’aquarelle.

La vieille ville, capitale de l’île

du même nom, occupe une position

stratégique à l’entrée de

la mer Ionienne. Les forts de la

ville conçus par des ingénieurs

vénitiens renommés ont servi

pendant 4 siècles à défendre

les intérêts du commerce maritime

de la République de Venise

contre l’Empire Ottoman.

Les édifices du centre historique

pour la plupart de style

néoclassique datent en partie

de la période vénitienne et en

partie d’époques plus tardives,

du 19ème siècle entre autres.

Exceptionnelle par son intégrité

et son authenticité, Corfou

a été inscrite au patrimoine

mondial de l’Unesco en 2007.

La ville s’organise autour de la

Spianada, une vaste esplanade

arborée bordée d’arcades élégantes

et surplombée par la

vieille citadelle qui domine fièrement

la baie.

Les fameuses arcades du Liston

construites sous la domination

française vous transportent à

Rivoli, c’est le lieu de rencontres

et de promenade des Corfiotes

qui y prennent leur café frappé.

On y joue même au cricket, héritage

britannique tout comme

le palais de Saint-Michel et de

Saint-Georges tout au bout du

Liston.

Ce bâtiment néoclassique quelque

peu décrépit abrite l’exceptionnel

musée d’art asiatique fondé

en 1927 grâce à une donation

de dix mille rares objets

d’un diplomate grec qui avait

voyagé dans plusieurs pays

d’Asie.




Ensuite il faut se perdre dans les

ruelles labyrinthiques de la vielle

ville, un joyau d’architecture vénitienne,

avec ses façades pastel, ses

volets colorés, ses églises orthodoxes,

ses escaliers escarpés et ses petites

places. L’endroit parfait pour flâner

et écouter battre le coeur de Corfou.

Ne ratez pas le marché central où on

peut se fournir en produits locaux

à moindre prix que dans les boutiques

de souvenirs : des épices et des

herbes, de l’huile d’olive et des olives

marinées, des kumquats confits,

une spécialité locale et des savons

à l’huile d’olive, le meilleur endroit

pour ramener un peu de Corfou dans

ses bagages.

Naples,

un fabuleux théâtre de rue.

La baie de Naples qui semble bordée

par le volcan du Vésuve, tel est le

premier panorama qui s’ouvre à vous

quand on accoste dans le port qui ce

dimanche semble bien tranquille avec

ses pêcheurs assis sur leur strapontins

posés sur le quai et la ligne jetée

entre les barques qui dansent

doucement au rythme de la marée.

En grimpant vers la piazza del Plebiscito,

on longe l’ancien Palais Royal

tout aussi monumental que la place

sur laquelle se dresse sa façade mais

il semble presque insignifiant face à

la basilique San Francesco di Paola,

un chef d’œuvre néoclassique bordé


par sa célèbre colonnade et bâti sur

le modèle du Panthéon de Rome.

Ensuite quand on quitte cette place

de 25000m2, on se retrouve dans le

cœur bruyant de la ville. Naples c’est

d’abord une expérience sensorielle

unique car le cœur de la cité bat dans

un brouhaha incessant entre les vrombissements

des scooters qui se faufilent

dans les venelles et l’exubérance

des interpellations des Napolitains.

On passe en quelques minutes à

peine du fastueux décor de la galerie

commerciale étincelante Umberto Ier

au quartier populaire Spagnoli où se

pressent les promeneurs obligés de

se glisser entre les petites tables carrées

des pizzerias et trattorias dont

les odeurs de cuisine font saliver les

plus gourmands. Dédale de ruelles ornées

de madones incrustées dans les

murs, de guirlandes lumineuses et de

linge séchant aux balcons, une escapade

dans ces vicoli qui débouchent

toujours sur une église implantée à

la croisée des rues offre un plongeon

dans l’âme napolitaine qui ne s’est

jamais embourgeoisée.

La douceur de Sorrento

On est proche de Naples, à une cinquantaine

de km au sud et la découverte

depuis notre paquebot est fascinante.

C’est que la petite ville semble

suspendue au-dessus d’une falaise

verticale surplombant les flots, sans

doute pour mieux se protéger des caprices

de la mer.

Ici le bateau s’ancre dans la baie et

le débarquement se fait à l’aide de

chaloupes vers le petit port. Il ne

reste plus qu’à grimper vers le centre

historique dont les rues piétonnes



s’étirent entre le corso Italia, l’artère

principale, et la piazza Tasso.

La cathédrale élevée au 11ème siècle

mais complètement refaite au 15ème

est accompagnée d’un campanile à

trois étages enrichi d’une horloge possédant

un beau cadran polychrome. Il

se dresse en face d’une ruelle étroite

pavée flanquée de vieilles demeures

pourvues de balcons et ouvertes sur

de jolies boutiques qui offrent les


inévitables souvenirs à base de citron,

la spécialité de l’arrière-pays. Autre

richesse, l’église Saint-François et son

joli petit cloître cerné d’arcades. Le

lieu accueille des mariages qui s’y organisent

autour d’un autel garni de

montages de fleurs blanches.

La flânerie mène inévitablement sur

le Villa Comunale, un jardin public qui

offre une vue spectaculaire sur la baie

de Naples et le majestueux Vésuve mais

aussi sur le pittoresque port de Marina

Grande que l’on atteint aisément par

un escalier pittoresque ou un ascenseur.

Il reste alors à suivre une rue étroite et

sinueuse entre les établissements balnéaires,

les cabines en bois et les briselames

occupés par des parasols colorés.

Des mini-plages accueillent des barques

posées sur le sable et toujours à l’horizon

notre bateau amarré en face du

Vésuve.




Au fil du Danube

Remonter le fleuve depuis la Roumanie jusqu’en Allemagne, c’est emprunter un long ruban

bleu comme une veine, une route liquide qui sinue paisiblement entre quatre capitales,

témoins de siècles d’histoire mais aussi un paysage hors du temps, dans une Europe rurale

et périphérique. Embarquement immédiat !


bleu

PLUME

Christiane Goor

CAPTURE D’IMAGES

Charles Mahaux

«Danube bleu, aux flots

merveilleux…», telles sont

les premières paroles qui

accompagnent cette valse de

Johann Strauss qui clôture

chaque année le concert du

Nouvel An de Vienne sous

les applaudissements du public.

Bien sûr le fleuve revêt bien

d’autres couleurs selon les

saisons mais cet été a déroulé

jour après jour des cieux azur

qui se miraient dans les eaux

paisibles d’un Danube

intensément bleu pour le plus


grand plaisir des passagers.

Avec ses 2860 km de long, ce

fleuve, le plus long d’Europe

après la Volga, est aussi le seul

important à y couler d’Ouest

en Est, ce qui lui a permis d’être

depuis toujours une importante

voie de communication d’autant

qu’il traverse plusieurs pays,

aujourd’hui au nombre de 10 :

l’Allemagne, l’Autriche,

la Slovaquie,

la Hongrie, la Croatie,

la Serbie, la Roumanie,

la Bulgarie, la Moldavie

et l’Ukraine.

Giurgiu,

Notre croisière débute

à Giurgiu en Roumanie

et en 12 jours

386


nous remonterons

le fleuve

sur 1733 km en

visitant 7 pays que

nous décoderons

au fil d’escales

quotidiennes.

De quoi découvrir

un patrimoine

historique

Une cabine standard tout confort de l’Amadeus Silver II.

387


Le cœur historique de Roussé

L’emblématique Opéra néo-classique de Roussé.

incomparable : châteaux,

forteresses, abbayes, églises,

architectures marquées par les

différents régimes politiques

depuis l’Empire austro-hongrois

jusqu’au communisme sans

oublier

l’Art Nouveau et les immeubles

contemporains de verre

et d’acier.

Le voyage est dense même

s’il n’aura duré que 10 jours,

l’article sera long mais

chaque étape, chaque pays

mérite d’être évoqué.

Roussé,

la petite Vienne bulgare.

Au début de la croisière

le fleuve serpente entre les rives

verdoyantes de la Bulgarie

et de la Roumanie servant

de frontière entre les deux pays.

Nos escales nous déposeront

sur les rives bulgares, à Roussé

388


d’abord, non loin du Pont de

l’Amitié, l’unique jonction

terrestre avec la Roumanie par

un poste frontière gigantesque.

Le visage que nous découvrons

en parcourant le centre-ville

a été façonné au 19ème siècle

quand Roussé était une cité

cosmopolite, marchande

et intellectuelle.

Le cœur historique de Roussé

Son cœur architectural offre un

formidable mélange des styles

classique, baroque, renaissance,

gothique et rococo avec des

façades aux teintes pastel

quelque peu décrépies hélas,

ce qui n’ôte toutefois rien

à leur élégance intemporelle.

La ville, animée, est traversée

par une longue rue piétonne

qui accueille des mamans

bavardes poussant leurs landaus

d’un autre temps.

Les boutiques attirent le regard

mais on est loin des modèles

occidentaux qui paraissent

surfaits ici.

L’important est ailleurs, dans

le plaisir de déguster une glace

et de profiter de l’été en famille.

389


Vue sur le Danube bleu depuis les hauteurs de Orjahovo

Orjahovo,

Nous retrouvons la même

ambiance désuète le lendemain

quand le bateau accoste

à Orjahovo, une escale qui

permet aux amateurs de grandes

villes de partir en excursion

à Sofia pour la journée.

Pour les autres, notre efficace

directeur de croisière Frédéric

Mathieu a contacté l’office

du tourisme local pour faire

ouvrir tous les sites de la petite

ville : deux musées, l’un

plus ethnographique avec

une collection de costumes

traditionnels et l’autre dédié

à un musicien dont on retiendra

la plongée dans le décor d’une

maison bourgeoise des années

1920, deux églises orthodoxes,

celle de l’Assomption couverte

de fresques et celle de

St-Georges qui a des allures

de basilique surprenantes

dans ce village perdu.

L’accès à Orjahovo perché sur

une butte n’est pas aisé sous le

soleil mais la vue sur le Danube

justifie l’effort. La petite ville

semble assoupie et les rares

magasins ouverts n’offrent pas

grand-chose si ce n’est un vin

du pays né ici, dans les vignobles

du Château Burgozone qui

dominent le Danube. Pavées

en rondes-bosses, certaines

ruelles n’ont pas changé

depuis l’époque ottomane avec

leurs maisons à encorbellement

blanchies à la chaux.

Quand on redescend du balcon

d’Orjahovo par le parc ombragé,

on se retrouve très vite au port

où est amarré notre bateau.

Un chemin jalonné de jeunes

arbustes longe le fleuve en aval

et débouche rapidement sur

une petite plage de sable où

s’égayent une famille et leurs

enfants, l’occasion pour nous de

prendre un bain dans le Danube

dont les eaux agréablement

fraîches nous réjouissent

sous le soleil qui nous inonde.

Un petit bistrot ouvre une

terrasse au-dessus de la plage

et propose des bières du pays

qui nous régalent pour quelques

euros bienvenus ici. De quoi

se sentir en vacances !

390


L’église orthodoxe St-Georges.

391


392

La traversée

des Portes de Fer.

Les Portes de Fer désignent un

parc naturel qui se situe de part

et d’autre du Danube entre les

rives serbe et roumaine dans

le secteur le plus spectaculaire

du fleuve, autour d’une gorge de

quelque 135 km. Jadis le défilé

marquait la frontière entre

les empires austro-hongrois

et ottoman concrétisée par

une immense chaîne en fer qui

traversait le fleuve à l’endroit

le plus étroit, matérialisant

une douane pour les navires

qui osaient s’y aventurer malgré

des eaux tumultueuses. Depuis,

deux écluses ont été construites,

les Portes de Fer 2 et les Portes

de Fer 1 dans le sens Roumanie

vers l’Allemagne, achevées

vers la fin du siècle dernier.

Entre les deux, le lac de barrage

a élargi le fleuve en noyant des

sites qui étaient installés au creux

du canyon : d’anciens villages,

la légendaire île Ada Kaleh

entièrement engloutie, des villes

médiévales dont subsiste encore

une forteresse turque qui garde

l’entrée du défilé de Kazan…


L’écluse des Portes de Fer 2.

Plus sinueux, le fleuve azuré

fend ici le fourreau gris-vert de

falaises inaccessibles, tapissées

d’arbustes courts au milieu

desquels surgit la Table de Trajan

qui commémorait le lieu d’une

victoire en 105 de notre ère.

Taillé dans le rocher, ce symbole

des conquêtes romaines faillit

disparaître lors de la mise

en eaux des barrages mais

La Table de Trajan

il fut découpé et réinstallé

une cinquantaine de mètres plus

haut, à fleur d’eau aujourd’hui.

Plus loin on est impressionné

par la monumentale sculpture

haute de 40 mètres réalisée

à même le rocher du visage de

Décébale, à l’effigie du dernier

roi des Daces qui combattit

Trajan pour préserver

393


Le petit monastère Mraconia dans le défilé de Kazan

Quand le directeur de croisière rompt le pain pour que la chance soit avec nous.

394

l’indépendance de son royaume.

A ses pieds dans une courbe

presque inaccessible,

le monastère Mraconia dresse

sa silhouette qui affleure

le courant du fleuve.

Il a traversé toutes les vicissitudes

de l’histoire jusqu’à

son engloutissement lors de

la construction du barrage

mais reconstruit à l’identique

en 1995 pour rappeler qu’il fut

au 13ème siècle le premier

monastère orthodoxe des lieux.

Cette journée de navigation

entre des paysages fabuleux et

le passage d’écluses historiques

est combiné avec un déjeuner

festif sur le pont soleil, autour

de spécialités culinaires

des Balkans avec un personnel

qui a revêtu pour l’occasion des

costumes traditionnels colorés.

Les réjouissances ont commencé

avec le geste symbolique de la

rupture d’une énorme miche de

pain, l’occasion pour le directeur

de la croisière qui y a procédé

de nous souhaiter au nom de

l’équipage une belle navigation.


Vue sur le Danube depuis les remparts du Kalemegdan

Le cœur historique de Belgrade

Belgrade, la capitale

pétillante de la Serbie.

Quand on arrive à Belgrade par

le fleuve, on capte tout de suite

que cette ville multiplie les

facettes. Sur les hauteurs, on

aperçoit, dressé sur une haute

colonne néoclassique, le monument

du Vainqueur, un homme nu

athlétique inspiré par Hercule.

Il se situe au bout de la forteresse

de Kalemegdan construite par

un despote au 14ème siècle puis

rebâtie par les Autrichiens.

Elle aligne ses remparts bien

préservés au-dessus du fleuve et

de la vieille ville dont l’architecture

disparate s’étire sur plusieurs

collines sur la rive droite du

fleuve tandis que de l’autre côté

surgissent les tours rutilantes

d’acier et de verre qui racontent

l’expansion de la capitale et

son développement économique.

Un tour de ville en car nous

donne rapidement le tournis

entre les immeubles gris et

ternes de l’ère yougoslave

et d’autres bâtisses colorées

aux styles austro-hongrois.

Une balade dans la grande artère

piétonne où bat le pouls de

395


396

Le monument à la France à Belgrade

la capitale nous plonge davantage

dans les influences contrastées

de la ville. Mais déjà on reprend

le car pour monter jusqu’à

la forteresse au cœur du parc

du Kalemegdan.

Sur le chemin vers le Bastion

des Chasseurs qui offre une

large vue sur la confluence de

la Save et du Danube, on saisit

l’ampleur de l’amitié francoserbe

devant le Monument

à la France, un hommage de la

Serbie pour l’aide que la France

lui a portée au cours de la

Première Guerre Mondiale.

Autre must incontournable,

la majestueuse cathédrale Saint-

Sava, la plus grande église

orthodoxe du monde dit-on.

La cathédrale St-Sava de Belgrade

Elle en impose avec sa large

coupole bleue dominant

18 autres toutes surmontées

d’une croix dorée.

Malgré une structure massive

à l’extérieur, on a l’impression

d’un certain flottement à

l’intérieur grâce aux murs et

coupoles entièrement recouvertes

de mosaïques et


de marbre blanc. Celle consacrée

au Christ Pantocrator est

aussi avec ses 1230m 2 la plus

grande mosaïque sous coupole

de l’histoire de l’humanité.

Trop étincelante, trop riche,

trop brillante, la cathédrale

manque un peu d’âme d’autant

qu’il est interdit d’y bruler

des cierges.

La rive du Danube dominée

par le château d’eau de Vukovar

La Slavonie,

l’autre Croatie.

Le Danube ne longe la Croatie

que sur 137 km, irriguant

une région de terres grasses

encastrée entre la Serbie,

la Bosnie-Herzégovine et

la Hongrie. Loin des côtes de

l’Istrie et des plages du littoral

dalmate qui font le succès de

397


Contraste des architectures à Vukovar

398

Le château d’eau emblématique de Vukovar

cette destination, la Slavonie,

à l’Est du pays, dévoile un autre

visage du pays, agricole

et bucolique.

Notre première approche se fait

à Vukovar, une ancienne ville

prospère tristement célèbre pour

le siège serbe de 3 mois qu’elle

a connu en 1991. Détruite à 80%

la ville se relève doucement

mais elle reste parsemée de

bâtiments qui portent les stigmates

de cette époque. Symbole

de la résistance, le châ teau d’eau

élance sa silhouette éventrée

au sommet duquel flottait

en permanence le drapeau

croate durant la guerre.

Une visite incontournable

nous mène jusqu’au cimetièremémorial

où se dressent

Le cimetière-mémorial de Vukovar.

860 humbles croix blanches pour

se souvenir de tous ceux ori

gi naires de Vukovar qui ont

combattu et sont morts durant

cette guerre.

Nous partirons ensuite à quelques

kilomètres de là au Musée de

la culture de Vucedol ouvert

en 2015 et consacré à une culture

préhistorique présente ici entre


3000 et 2500 ans avant notre ère.

La tradition indo-européenne se

retrouve sur les sites et la muséographie

exceptionnelle permet

d’intégrer toutes les facettes

de cette civilisation à la source

de la nôtre www.vucedol.hr.

Nous terminons la journée dans

le parc naturel de Kopacki Rit,

au confluent de la Drave et

Dans le parc naturel

de Kopacki Rit, en Croatie.

du Danube, ce qui lui vaut d’être

occasionnellement inondé et en

fait un immense territoire marécageux

où il est possible d’observer

de nombreux oiseaux durant

une balade silencieuse à bord

de bateaux électriques : cygnes,

hérons, cormorans et bien

d’autres. L’eau a des reflets

émeraude qui renvoient à l’infini

les forêts touffues qui la bordent

399


Le pont des Chaînes de 1849, le plus célèbre du Danube

dans une mosaïque de terre

et d’eau.

Budapest entre Buda

l’historique et Pest

la frénétique.

C’est ici bien plus qu’ailleurs

que le Danube semble être la

colonne vertébrale d’une ville,

capitale de surcroît. Depuis

le pont supérieur, les passagers

ne savent où regarder car

les deux rives captent l’attention

sans parler des ponts près

des quels le bateau s’est amarré,

le pont vert métallique de

La Liberté signé Eiffel et

le pont blanc suspendu dédié

à Sissi.

Un premier tour de ville

permet de décoder les quartiers,

il reste alors à chacun toute une

après-midi pour errer à sa guise

entre musées, shopping

ou tout sim plement savourer

une gourmandise dans

le légendaire Café Gerbeaud

fondé en 1858.

Buda c’est la ville verte,

celle qui s’élève sur la colline,

jadis site du château royal.

400


Le Parlement de Budapest, le 3ème plus grand au monde

L’église gothique Notre Dame encore appelée

St-Mathias.

La colonne de la Sainte-Trinité à Buda

Vue sur la rive de Pest depuis la colline de Buda

Le quartier rassemble une

collection de belles demeures

aristocratiques aux allures

baroques. Le monument

historique le plus populaire est

l’église gothique Notre-

Dame, recouverte d’une superbe

toiture de tuiles vernissées

et multicolores.

C’est ici que furent couronnés

les rois de Hongrie.

Le côté fleuve est protégé

par le Bastion des Pêcheurs

dont le chemin de ronde

offre une vue imparable sur

le Danube, le spectaculaire

Parlement de 270 m de long

et les toits de Pest.

Le pouls de Buda se prend loin

des rumeurs de l’esplanade

Mathias, dans un dédale

de ruelles et de jardins qui

dévalent en cascades vertes

vers le fleuve.

Pest, une ville plate à l’infini,

ouverte au commerce depuis

le 12ème siècle, est le centre

nerveux de la capitale avec

de vastes artères croisées et

longées de bâtiments coul

eur sable qui ont valu

401


Le château Renaissance de Bratislava

402

à Budapest le surnom de Paris

de l’Est.

La longue avenue Andrassy

bordée d’hôtels particuliers,

d’ambassades et d’élégantes

bâtisses débouche sur l’imposante

place des Héros et

son monument célébrant le millénaire

de la conquête magyare.

L’Art Nouveau habille de nombreux

édifices comme les Halles

Centrales, une éblouissante

structure arachnéenne enveloppée

d’un manteau de briques polychromes

et de pierre.

Notre départ vers Bratislava

en soirée permet de découvrir

toute la magnificence de cette

ville chatoyante sous les feux

qui l’éclairent. Le pont soleil

rassemble les passagers qui,

une coupe de champagne à

la main, se laissent emporter

par la féerie étincelante de la

ville au son de musiques hongroises

qui emporteront certains

dans des valses langoureuses.

Bratislava, si séduisante.

Cette capitale à taille humaine

compte à peine 450000 habitants


égayés dans la ville noyée de

lumière et de soleil. Deux heures

suffisent à en faire le tour mais

chacun tombe sous le charme

des beautés architecturales de

la petite cité où jadis Marie-

Thérèse d’Autriche aimait

se rendre en drainant derrière

elle une foule d’aristocrates

qui y ont construit des demeures

aux tons pastel, toutes plus

baroques les unes que les autres.

On y trouve aussi une insolite

église bleue empreinte de

romantisme dédiée à Sainte-

Elisabeth de Hongrie et construite

en 1908 par un architecte surnommé

le Gaudi hongrois.

Le premier point de repère

se découvre depuis le bateau,

un château très Renaissance

situé sur une colline dominant

le Danube. Il en impose avec

sa façade blanche et ses 4 tours

latérales surmontées de tuiles

rouges. Symbole du pays,

il est même représenté sur

les pièces d’euros slovaques !

Le second rendez-vous incontournable

est la place centrale

organisée autour d’une belle

403


Le palais baroque du

Belvédère, jadis résidence

d’été du prince Eugène

de Savoie.

Le palais impérial Hofburg de Vienne.

La jolie église bleue

Ste-Elisabeth de Bratislava

fontaine, la plus ancienne

de la ville. Comme le Danube

ne connaît pas de frontières

il semblerait qu’on entende

parler toutes les langues de l’Est

dans les rues piétonnes au fil

des terrasses où de nombreux

pubs tenus par des petits brasseurs

indépendants proposent

des bières de qualité à déguster

avec de délicieux bretzels.

L’ouvrier Cumil

surgit d’une

bouche d’égout

404


Sur le chemin de retour vers

le bateau méfiez-vous de

l’ouvrier Cumil qui surgit

d’une bouche d’égout pour

regarder sous les jupes, preuve

s’il en est que le Slovaque

est jovial ! Vienne, un arcen-ciel

patrimonial.

La première vision des croisiéristes

à leur arrivée à Vienne

les surprend car elle impose

les silhouettes élancées d’une

ville nouvelle, la Donau City,

avec ses gratte-ciel, première

étape d’un vaste projet

d’aménagement urbain sur

la rive gauche du Danube.

C’est sur la rive droite du fleuve

que s’étire la cité que les habitants

appellent la ville intérieure,

éloignée du Danube. Ici le point

culminant est la flèche de

la cathédrale St-Etienne qui

avec ses 137 mètres est la plus

haute tour gothique du pays

qui pointe vers le ciel. Les baies

vitrées de la Haashaus, un centre

commercial dont le design

affiche toute sa modernité

incongrue au coeur du centre

historique, reflètent la flèche

405


et les tuiles vernissées de

la cathédrale dessinant ainsi

une curieuse farandole de

personnages en mouvement

dans les venelles.

Une découverte de la ville

donne quelque peu le tournis

tant les richesses sont

nombreuses : le temple néo-

Renaissance de l’Opéra

National, l’édifice néoclassique

du Musée des Beaux-Arts,

l’Hôtel de ville néogothique,

l’église Karlskirche avec

ses colonnes minaret synthèse

baroque des architectures

classique et byzantine

et les façades baroques

de nombreux hôtels particuliers

qui rappellent que Vienne

durant l’Empire des Habsbourg

jouait un rôle essentiel

comme centre musical

européen. D’autres bâtiments

comme le cube blanc et or

du palais Sécession ou la maison

aux Majoliques avec son

explosion végétale rose et verte

sur la façade racontent aussi

combien Vienne a pu être

le berceau de l’Art Nouveau

dans les premières années

du 20ème siècle derrière Klimt,

le chef de file du Jugendstil.

Plaisir de se retrouver ensuite

dans le centre historique

à la recherche de viennoiseries

sans doute mais en s’égarant

volontairement dans les venelles

pour débusquer des trésors,

comme le marché du quartier

grec ou la place animée

du vieux quartier juif.

Quand il devient temps

La très belle façade du

bâtiment historique occupé

par Vuitton à Vienne


de

S La colonne de la Peste (Vienne),

un mémorial baroque de 1679

Q Le cube du palais Sécession (Vienne)

W La Donau City sur l’autre rive du

fleuve

407


Paysages verdoyants couverts de vignobles au fil de la Wachau

408

repartir vers le bateau,

on s’éloigne petit à petit

des trépidations des visiteurs

du soir qui envahissent

la vie nocturne pour

retrouver avec plaisir

celle paisible des bords

de l’eau tout en se promettant

de revenir à Vienne pour

lui consacrer plusieurs

jours de flânerie.

Au fil de l’eau.

Il faut se lever tôt pour

voir poindre le jour sur le fleuve

quand les rayons du soleil

surgissent derrière les rives

longées de forêts qui gravissent

des collines où surgissent

des petits villages aux maisonnettes

isolées et colorées qui

rappellent celles que dessinent

les enfants non loin d’une église

blanche surmontée d’un clocher

baroque à bulbe d’oignon.

En Autriche, nous ne verrons

guère de ponts mais quelques

bacs permettent de passer d’une

rive à l’autre. Quand le fleuve

sert de frontière entre deux pays,

le Danube semble bien infranchissable

sur une grande partie


de son parcours. Du coup

le fleuve nous a semblé

un long chemin silencieux

qui sinue paisiblement entre

monts et merveilles, à peine

perturbé par quelques convois

de chalands et au-delà

de Budapest nous croisons

d’autres navires de croisière.

Après la traversée des Portes

de Fer, une autre navigation

409


Le village de Dürnstein, son château médiéval et sa belle église bleu et blanc.

rassemble les passagers

sur le pont-soleil quand nous

traversons les paysages exceptionnels

de la Wachau,

une région escarpée couverte

de vignobles où les méandres

du fleuve offrent un défilé

verdoyant d’une trentaine de

kilomètres avant notre arrivée

à Melk. Le site est classé depuis

l’an 2000 par l’Unesco au titre

de ses paysages préservés où

alternent vignes, vergers d’abricotiers,

forêts et forteresses au

pied desquels se blottissent

des petits villages colorés.

Melk, l’abbaye

de tous les superlatifs.

Dressée sur un éperon rocheux,

cette abbaye bénédictine qui

ressemble à une forteresse

surplombe le Danube et

s’impose aux croisiéristes qui

débarquent dans le village,

obligés de lever le nez. C’est

ce cadre fascinant qui a inspiré

Umberto Eco quand il a écrit

son thriller médiéval « Le nom

de la rose ». L’ancien château

fort de Melk appartenait

à la maison des Babenberg

qui choisissent finalement

Vienne comme lieu de résidence.

Ils décident alors d’offrir

en 1089 le site aux moines

bénédictins qui l’occupent

depuis près d’un millénaire.

Ils en ont fait au fil des siècles

un centre spirituel et culturel

important, véritable écrin

de foi et de savoir.

La visite de la bibliothèque

est édifiante, avec plus de

100 000 volumes, précieux

incunables et manuscrits

anciens, théologiques, encyclo-

410


Cœur historique de Melk dominé par l’abbaye.

pédiques ou historiques qui

tapissent les murs sur toute

la hauteur. La collection

de la bibliothèque compte

également de superbes globes

terrestres illustrant l’inextinguible

soif de connaissances

et de curiosité des bénédictins.

Après l’incendie qui ravagea

le bâtiment d’origine, celui-ci

fut reconstruit dans le pur style

baroque au début du 18ème

siècle, à l’époque de la Contre-

Réforme et de la fin de

la menace turque sur l’Europe.

Il fallait en imposer par

la magnificence avec une avalanche

de décors en stucs

recouverts de feuilles d’or et

de saisissants trompe-l’œil

dont des piliers en marbre

qui ne sont pas tous en marbre

et des décors peints au plafond

qui donnent l’illusion d’une

hauteur plus élevée. L’église

abbatiale affiche également

une décoration somptueuse.

Son agencement au sommet

de la colline avec sa coupole

octogonale, les clochers jumeaux

de l’abbatiale, la grande cour

solennelle, les cours secondaires,

les terrasses, les pavillons

latéraux, tout concourt à une

extraordinaire mise en scène.

Linz, la méconnue.

Dès l’embarcadère au pied

du pont des Nibelungen,

la 3ème ville d’Autriche après

Vienne et Graz affiche sa double

casquette : la richesse architecturale

de son centre historique

préservé et le dynamisme de sa

modernité qui lui a permis

411


412

d’obtenir le label de ville

Unesco des Arts Médiatiques.

De quoi occuper une journée

de découverte à quelques pas

à peine du point d’amarrage

du bateau. Même le pont mérite

d’être traversé en se souvenant

qu’en 1945, il séparait la rive

droite occupée par les forces

américaines et la rive gauche

tenue par l’armée soviétique,

ce qui faisait dire aux habitants

non dépourvus d’humour que

c’était le pont le plus long du

monde de l’après-guerre car il

reliait Washington à la Sibérie….

La vieille ville largement

piétonne se révèle charmante,

avec sa vaste Grand-Place

bordée d’édifices baroques

et Renaissance aux couleurs

pastel organisée autour

d’une impressionnante

colonne en marbre de la Sainte

Trinité érigée, comme

dans chaque ville du sud

de l’Europe, aux lendemains

de la peste noire qui décima

la région en 1679 et en 1713.

A Linz elle rappelle aussi

deux autres fléaux auxquelles

la ville venait d’échapper :

l’invasion turque en 1704

et un terrible incendie en 1712.

La balade au cœur de la vieille

ville mène inévitablement

à la gigantesque cathédrale

néogothique Sainte-Marie

construite en 62 ans à peine

et achevée en 1924.

Ville industrielle en passe

de s’éteindre dans les années 70,

Linz a choisi de se donner

un nouvel élan en se positionnant

comme plaque tournante

de l’économie créative,


avec la création d’un festival

Ars Electronica (https://ars.

electronica.art) devenu

depuis un centre médiatique

interactif édifié au bord

du fleuve, devant le pont

des Nibelungen.

Il propose un musée consacré

à la réalité virtuelle, aux réseaux

numériques et aux nouveaux

médias. Par ailleurs, juste

en face du bateau, le Lentos,

un édifice rectangulaire

de verre et d’acier, abrite

une des plus belles collections

d’art moderne du pays

(www.lentos.at).

Quand la nuit tombe,

les deux édifices illuminent

leurs façades en offrant

une valse de couleurs

qui font rêver les passagers

bien que ce soir soit aussi

le dernier d’une croisière

qui a offert un voyage

dans un exceptionnel creuset

de civilisation où l’histoire

et la culture sont en rendez-vous

permanent avec les terroirs

et les paysages.

Infos.

Cette croisière a été réalisée

avec Rivages du Monde

qui a plus de 20 ans d’expérience

dans l’organisation de

croisières fluviales et maritimes

dans le monde. Elle affrète

des navires entiers afin de

garder la maîtrise de l’ensemble

des prestations proposées.

Sur le Danube, nous avons

voyagé avec l’Amadeus

Silver II et cette proximité

entre l’armateur et Rivages

413


La nouvelle ville

de Linz s’étire le

long de l’autre

rive du Danube

414

du Monde assure une sélection

des intervenants et des experts

parlant pour l’ensemble

la langue des passagers.

La croisière sur le Danube

est proposée tout au long

de l’année entre avril et

novembre en alternance avec

un départ depuis la Roumanie

ou alors depuis l’Allemagne.

Notre conseil : choisissez

de remonter le fleuve

ce qui vous permettra de vivre

un émerveillement toujours

croissant. Dans l’autre sens

vous quitterez les richesses

patrimoniales majestueuses

du Haut Danube pour terminer

par des sites plus bucoliques

tout aussi intéressants mais

moins fastueux dans le Danube

Moyen au-delà de la Hongrie

et dans le Bas-Danube. https://

www.rivagesdumonde.be/fr/

Notre bateau nous a surpris

par sa longueur, 135m,

ce qui a permis aux sportifs

de réaliser quotidiennement

de longues marches sur le pont

soleil. Toutes les cabines

sont extérieures, la plupart

avec une large baie vitrée.

Particulièrement cosy,

avec un dressing qui offre

un vrai rangement et

une salle de bain tout aussi

spacieuse, les cabines

sont des refuges confortables

pour ceux qui ne souhaitent

pas fréquenter les espaces

communs : un salon bar

à l’avant du bateau et un petit

salon chaleureux à l’arrière

avec une machine à café

pour accompagner ceux

qui s’y installent pour lire

ou jouer un jeu de société.


Rêvez d’autres plans.

Volkswagen California.

0,9 – 9,2 L /100 KM · 20 – 209 G/KM CO 2

(WLTP)

É.R. : D‘Ieteren Automotive SA/NV, Volkswagen Commercial Vehicles Import,

Thomas Vandebotermet, Leuvensesteenweg 639, 3071 Kortenberg. Contactez votre concessionnaire pour toute information relative

à la fiscalité de votre véhicule. Informations environnementales (A.R. 19/03/2004) : volkswagen.be


Une croisière

loin du touris

PLUME

Christiane Goor

CAPTURE D’IMAGES

Charles Mahaux

Rien de tel que le bateau

pour s’offrir un tour d’horizon

de l’archipel des Açores

à l’extrême bout occidental

de l’Europe, presque à

mi-chemin entre notre continent

et l’Amérique. 9 îles

dont nous en découvrirons

5, de la plus animée à la plus

paisible, mais toujours à la

rencontre d’un univers qui ne

semble guère avoir changé

au cours des siècles. Embarquement

immédiat.

Le World Explorer.

Il porte bien son nom ce

yacht d’expédition affrété

416


aux Açores

me de masse

par Rivages du Monde pour

explorer les océans du monde

au fil d’itinéraires qui se succèderont

d’avril à novembre

2024 en passant par les deux

pôles ou presque.

Croisières culturelles et

croisières d’expédition sont

au menu de ces séjours dans

un navire qui accueille au

maximum 180 passagers

(nous n’étions que 140)

avec quelques 125 membres

d’équipage, de quoi assurer

un service 5 étoiles.

Une intimité qui permet la

convivialité et le partage des

expériences tout en offrant

le confort de cabines toutes

extérieures et la plupart avec

un balcon, un salon d’observation

à la proue du bateau

avec une vue à 180°, une

piscine d’eau de mer chauffée

avec 2 bains à remous et

au dernier pont, le pont

417


418

numéro 8, une piste de

course ou de marche à pied

de quelque 800 m, de quoi

se dérouiller les jambes durant

les jours de navigation.

Sans oublier la qualité des

repas servis à table accompagnés

de vins au choix, les

jeux mis à la disposition des

passagers, les conférences

qui décodent les destinations,

les soirées jazzy au

bar ou encore les mini récitals

improvisés du directeur

de croisière dont la voix de

baryton surprend d’abord

puis émeut les passagers…

C’est à Funchal sur l’île de

Madère que nous attend

notre bateau sous un grand

ciel bleu qui invite déjà à

l’exotisme en ce printemps

qui se laisse désirer sur le

continent. Une journée pour

découvrir les charmes de l’île

aux fleurs ou tout simplement

sa capitale où une féerie de

couleurs et de parfums anime

son centre en jonchant le sol

pavé de mosaïques de pétales

bleus des jacarandas. Couleur

qui éclate aussi au marché,

le Mercado dos Labradores,

où les brassées de fleurs

débordent des vanneries. Les


fruits et les légumes s’entassent

joliment dans des

paniers à osier et leur exotisme

surprend à ces latitudes

: maracujas dorés, mangues

juteuses, tomates d’arbre,

goyaves mauves, petites

bananes tendres, papayes

oblongues, etc….

Le World Explorer met le cap

vers l’archipel des Açores

en fin de journée et ce n’est

qu’au terme de 24 heures de

navigation que nous atteindrons

notre première île, le

temps d’acquérir le pied marin

et d’apprivoiser tous les

espaces du navire. Certains

auront à gérer le mal de mer,

rien de tel pour y faire face

que les bracelets anti-nausées

efficaces pour les femmes

enceintes et depuis vendus

en pharmacie pour contrer

également toutes les formes

du mal de voyage. On en a

fait l’expérience !

São Miguel,

l’île la plus vaste.

On raconte que cette grande

île offre un concentré de

tout l’archipel entre lacs,

caldeiras, plages et paysages

exceptionnels. Comme nous

419


420

découvrirons d’autres îles

plus spécifiques, nous avons

choisi de nous offrir un tourisme

urbain à la découverte

de Ponta Delgada, la capitale

de São Miguel depuis 1546.

Construite autour d’une baie

naturelle, elle aligne derrière

son front de mer un peu

gâché par des constructions

modernes un quadrillage

de venelles avec de belles

façades blanches serties de

basalte pour encadrer les

fenêtres. Toutefois deux

belles places s’ouvrent sur

l’horizon marin dont la plus

majestueuse est la Gonçalo

Velho Cabral du nom du

découvreur de l’île. Sa statue

s’élève face aux Portes de

la Cité, trois arches ouvertes

sur la mer mais aussi sur

la haute façade de l’église

São Sebastian et son élégant

portail manuélien en calcaire

blanc. Le quartier historique

est quadrillé de rues pavées

de mosaïques en galets noirs

et blancs qui rappellent les

boulevards de Lisbonne.

Il faut aussi prendre de la

hauteur et grimper jusqu’à

la chapelle da Mãe de Deus,

élevée au 19ème siècle sur

l’emplacement d’un bas-


tion militaire au cœur d’un

petit parc qui offre une vue

imparable sur la ville historique

et sa périphérie urbaine

plus moderne, scandée de

quelques hauts buildings.

Ponta Delgada se révèle une

petite capitale dynamique

d’autant qu’elle abrite le

gouvernement régional des

Açores et l’université. Les

étudiants s’éparpillent dans

les jardins et les parcs dont

le plus vaste est le jardin

botanique António Borges

planté de nombreux arbres

exotiques dont un figuier

élastique originaire d’Inde.

Ses racines telles d’énormes

tentacules qui jaillissent de

toutes parts s’étalent en une

immense corolle qui semble

prendre vie.

Graciosa, l’île blanche.

Véritable jardin d’Eden, cette

île, la seconde plus petite de

l’archipel avec ses 12 km de

long et 8 km de large, compte

à peine 4000 habitants répartis

entre quatre villages.

C’est à Praia qui porte bien

son nom de « plage » que

nous aborderons. D’emblée

on est séduit par la ligne

blanche et basse des maisons

serrées les unes contre les

421


422

autres pour souligner le front

de mer avec à l’arrière-plan

les collines vertes arrondies,

entre damiers de bois feuillus,

de prairies et de cultures

de céréales.

Ici on vit lentement et les

seuls embouteillages sont

ceux causés par les vaches

qui envahissent les routes

quand on les conduit à

l’étable. Il n’est pas rare non

plus de croiser un paysan sur

sa charrue tirée par un âne,

une espèce endémique ici.

On s’arrêtera à Santa-Cruz

où quelques femmes qui ont

vu arriver notre bateau ont

installé sur la place du village

leur humble artisanat,

entre confitures de raisins,

brassières tricotées et petits

napperons crochetés. Une

belle occasion de bavarder

avec elles qui souhaitent que

leurs enfants quittent l’île

au terme de leurs études car

hormis l’agriculture, rien ne

les attend à Graciosa.

Pourtant le tourisme a de

beaux jours ici durant la belle

saison d’autant que plusieurs

moulins dits flamands (jadis


ils furent importés par des

migrants d’origine flamande,

venus aussi avec leurs vaches

laitières) se reconvertissent

peu à peu en logis d’étape

pour les randonneurs qui

s’installent sur l’île.

Avec leur dôme rouge et leur

tour blanche édifiée sur un

socle de pierre, ils ont fière

allure. Graciosa n’en est pas

moins une île volcanique

comme les autres et on y

trouve même la plus vaste

grotte volcanique d’Europe

avec un plafond en voûte

parfaite qui chapeaute un lac

d’eau froide, la caverne de la

Furna do Enxofre, à savoir la

caverne de soufre qui se libère

imperceptiblement de divers

points du sol de la grotte.

On y accède aujourd’hui par

un escalier en colimaçon de

183 marches et non plus en

rappel comme le fit le Prince

Albert I de Monaco. Q

uant aux abords sauvages de

l’île, ils sont dessinés par des

roches noires luisantes sous

les assauts de la houle qui

explose en jetant des vagues

d’un bleu électrique bordées

d’écume blanche.

423


424

Faial, l’île bleue.

Ce sont les hortensias qui y

fleurissent partout durant la

belle saison qui lui ont donné

son surnom mais aussi le

pastel qu’on y cultiva jadis et

qui durant deux siècles représenta

le principal support de

la croissance économique de

l’île. Aujourd’hui Horta sa

capitale nous accueille sous

une pluie drue et les sommets


de l’ile sont noyés dans une

brume épaisse. Il faut croire

que le célèbre anticyclone

des Açores que nous apprécions

tant s’approche du

continent européen laissant

l’archipel au cœur d’une dépression

mouillée. Une chose

est sûre, pour le voyageur

qui choisit les Açores comme

destination de vacances, le

climat y est capricieux.

Nous nous contenterons de

la visite de Horta qui a connu

une époque dorée quand la

situation exceptionnellement

protégée de son port lui valut

de servir d’escale durant des

siècles aux différents navires

qui sillonnaient l’Atlantique.

De plus grâce à sa localisation,

l’île s’est transformée

en un centre névralgique de

télécommunications. Le premier

réseau de câbles télégraphiques

sous-marins amarrés

à Horta est inauguré en

1893 et c’est en 1915 qu’on

y construira l’Observatoire

météorologique.

Malgré la pluie, la petite ville

s’avère pittoresque avec ses

trois églises hautes et grandioses

qui dominent les maisons.

Leurs façades rehaus-

425


426

sées de pierres de lave sont

toutes tournées vers la mer.

Sur les hauteurs se dresse la

fière tour de l’horloge jadis

accolée à une église ravagée

par un incendie. Aujourd’hui

elle est cernée par un joli

parc verdoyant qui offre une

belle vue à la fois sur la ville

et l’horizon marin mais aussi

sur les collines tapissées de

parcelles de terre encadrées

par des murets de basalte,

aujourd’hui écrasées par un

ciel plombé….

Il nous reste à nous réfugier

au célèbre Peter Café Sport,

un vieux bistrot de marins tapissé

de pavillons offerts par

des matelots du monde entier.

La marina, sans doute la plus

colorée des Açores, aligne un

môle mythique qui se visite

comme une galerie d’art en

plein air, avec les souvenirs

de leur passage qu’y laissent

encore les équipages des

navires et des voiliers au fil

des ans.

Pico, l’île noire.

La plus montagneuse mais

aussi la plus jeune des îles

de l’archipel, formée il y a

quelque 300000 ans surgit

à 7km à peine de sa voisine

Faial. La richesse minérale


des sols de lave va encourager

les planteurs de pastel à

coloniser cette île qui peu à

peu deviendra le verger des

propriétaires installés à Faial.

C’est pourtant la culture de la

vigne qui va donner son essor

à l’île grâce au travail des

insulaires qui ramasseront

les pierres de lave éparpillées

pour dresser des longues

lignes de murs de basalte

noirs pour encadrer des petits

enclos appelés currais accolés

les uns aux autres. Les

ceps de vigne y seront ainsi

protégés du vent et des embruns.

De plus la pierre noire

redistribue durant la nuit la

chaleur emmagasinée pendant

la journée. Ce paysage

modelé par l’homme d’une

beauté insolite est le meilleur

témoignage d’une pratique

qui se maintient encore et a

été salué en 2004 par l’Unesco

comme paysage viticole

remarquable. Ce vaste réseau

de parcelles est contigu à des

caves à vin, des entrepôts, des

petites maisons qui affichent

également des façades noires

construites avec des pierres

volcaniques. On raconte

ici que si on alignait toutes

427


428

les pierres ramassées sur

l’île pour construire ce paysage-mosaïque

on ferait deux

fois le tour de l’Equateur….

L’île possède également à

São Roque do Pico un intéressant

musée installé face

à la mer dans l’unique usine

baleinière de l’archipel qui

occupa une grande partie de

la population de 1876 à 1987.


En effet la chasse açorienne y

était artisanale, l’approche se

faisait sous voile et le harponnage

manuellement.

Les baleines qui étaient en

fait des cachalots étaient remorqués

par bateau jusqu’au

vaste parvis devant l’usine

où ils étaient échoués puis

débités pour les transformer

: la graisse fondue dans des

chaudières donnait de l’huile,

le foie pressé procurait des

vitamines, la viande moulue

devenait farine pour l’alimentation

des animaux et les

os broyés de l’engrais.

La façade de l’usine toujours

surmontée de sa haute cheminée

annonce clairement les

résultats de la transformation

et le nom de la coopérative.

Terceira, l’île violette.

Nous aurions dû aborder à

Santa Maria pour boucler

notre périple mais les conditions

météorologiques se dégradant

toujours davantage, il

était exclu de mettre des chaloupes

à l’eau pour emmener

les passagers sur l’île.

Le commandant du bateau a

donc décidé de nous emme-

429


430

ner sur la façade sud de l’île

Terceira, à Praia da Vitória,

qui se découvre comme une

charmante petite ville balnéaire

avec une immense

plage de sable marron bien

abritée derrière le port de

plaisance.

Si ce n’est que sous la pluie

nous ne traverserons qu’une

ville déserte. Pourtant Terceira

passe pour être l’île de la fête

aux Açores, toutes organisées

par les différentes communautés

de l’île lors de la St-Jean

et des Touradas a Corda, des

lâchers de taureaux dans les

rues des villages.

Quant aux lilas mauves qui

lui donnent son surnom, nous

n’en verrons aucun. Nous retiendrons

cependant les deux

belles façades colorées des

églises de Praia, une jaune et

blanche, celle de Santa Cruz

et l’autre bleue et blanche,

celle de Senhor Santo Cristo

das Misericordias, tout

comme son lacis de venelles

pavées et bordées de maisons

anciennes dont les fenêtres

sont souvent protégées par

des grilles.

***


Conclusion

Fin d’une croisière d’une dizaine

de jours avec un retour

vers Porto, soit deux jours de

navigation.

De quoi observer les colonies

de dauphins qui surgissent

inopinément pour sauter

dans les vagues creusées par

notre bateau, se reposer de ce

périple et surtout échanger

sur le charme indéniable qui

se dégage de ces îles qui sont

comme autant de confettis

de roches noires au milieu de

l’Atlantique.

Malgré les brumes qui caressent

les sommets des

caldeiras, grâce aux éclaircies

fulgurantes qui illuminent

des prairies verdies par les

pluies, on ne revient pas de là

indifférent.

Rivages du Monde

commence sa saison de

croisières maritimes 2024 à

bord du World Explorer en

proposant deux croisières aux

Açores la première au départ

de Porto le 20 avril et la

seconde au départ de Funchal

capitale de Madère le 29 avril

2024. Il est plus que temps de

réserver.

431


Exploris,

un croisiériste

d’expédition

d’exception.

PLUME

Christiane Goor

CAPTURE D’IMAGES

Charles Mahaux


Nous avons eu la chance de participer durant

les réveillons de 2023 à la croisière inaugurale

d’une toute nouvelle compagnie 100% française

dans le marché des croisières d’expéditions.

Exploris, c’est son nom qu’elle porte fièrement.

433


Philippe Videau, fondateur

et président d’Exploris est

un passionné de la mer.

Ancien officier de la marine marchande

française, il est aussi un des cofondateurs

du croisiériste d’expédition Ponant dont

il a été président durant une vingtaine

d’années avant de le quitter pour réitérer

l’aventure avec la création d’Exploris.

434


Sortie en mer, avec le zodiac,

on zigzague entre les petits icebergs

« Nous revendiquons une vision équilibrée de

l’entreprise entre performance, épanouissement

individuel et respect de la planète bleue

et des êtres qui l’habitent.

Avec l’Exploris One dont nous sommes propriétaires,

les expéditions restent de taille humaine,

avec seulement 144 passagers (120 en

régions polaires), un format qui permet de faciliter

pour chacun l’accès à certains trésors

insoupçonnés des régions les plus reculées du

globe. » Finalement, quel est notre ressenti au

terme de 13 jours de voyage « Au paradis des

Canaux et des Glaciers de Patagonie » ?

C’est quoi une croisière d’expédition ?

Ce type de croisière se propose d’offrir un

voyage à la découverte de régions sauvages,

isolées, souvent inaccessibles par la route.

Une flottille de zodiacs permet le débarquement

des passagers en petits groupes d’une

435


436

On se sent tout petit

au pied du glacier Aguila.


dizaine de personnes sous la houlette d’un

accompagnateur expert, que ce soit pour accoster

sur un rivage ou pour une croisière

d’approche vers un glacier, par exemple.

Nous sommes tous équipés chaudement,

bottes et parkas offerts par Exploris avec

l’inscription à la croisière. L’équipe des

guides-experts (naturalistes, glaciologues,

géologues, historiens, etc.) tous hautement

qualifiés dans leur domaine, proposent quotidiennement

des conférences thématiques

pour dispenser leur savoir et durant toute la

croisière, ils sont disponibles pour partager

leurs expériences.

A bord, on trouve tout le luxe offert par des

croisières traditionnelles, à savoir une cuisine

gastronomique, un centre de fitness, un

espace bien-être, des jacuzzis sur la proue à

l’abri du vent derrière des auvents transparents

et des cabines confortables parfaitement

équipées. Comme les bateaux sont plus petits

(108m sur 16m pour l’Exploris), l’ambiance

est plus intimiste et vous n’y trouverez pas de

spectacles affriolants ni de salles de casino.

Enfin comme ces voyages sont conçus par et

pour des amoureux de la nature, tout est mis

en œuvre pour minimiser l’impact sur l’environnement.

Les navires font partie des plus

«verts» du monde.

Si la priorité est donnée à l’exploration au

sens noble du terme, la protection de l’environnement

et de ses richesses est aussi un

437


438


moteur de ce type de croisière. L’Exploris

utilise un combustible très raffiné et léger et

ne dégage aucune fumée, même blanche.

Par ailleurs à partir du 1er janvier 2024, tous

les navires de plus de 5000 tonnes sont soumis

au système européen de quotas d’émissions

de CO2 et visiblement Philippe Videau

se sent très à l’aise face à cette contrainte.

Par ailleurs, tous les déchets de poubelle sont

compactés et récupérés lors de l’escale de

débarquement tout comme les eaux grasses

(celles de fond de cale). Les eaux grises

(celles de lavage) et les eaux noires (celles

des toilettes) sont également directement

traitées et stockées avant d’être déversées en

mer au-delà de 12000 miles des côtes. Les régions

visitées sont laissées en l’état, aucune

dégradation ni ramassage d’un quelconque

objet (pierre, plante) n’est tolérée.

L’aventure commence à Valparaiso.

Les fjords chiliens ne bénéficient pas encore

de la même notoriété que ceux de l’Alaska ou

de la Norvège par exemple. Pourtant encastrés

dans la Cordillère des Andes côtière qui

égrène son chapelet de sommets de 3.000 m

en toile de fond, ils sont aussi spectaculaires.

De plus l’itinéraire est plus diversifié car

nous sommes passés de 30° à Valparaiso à 4°

13 jours plus tard quand nous avons débarqué

à Ushuaïa, ce qui implique aussi tous les

dégradés de végétation.

439


La plage de Caleta de Tortel

La croisière a commencé avec deux jours en

mer pour parcourir les 1200 km qui devaient

nous mener à l’archipel de Chiloé. L’océan

qui n’a de Pacifique que le nom nous a offert

des creux de 4 mètres de quoi allonger

de nombreux passagers sur leur lit le soir de

Noël. C’est qu’il faut aussi s’accoutumer au

rythme de la mer et si certains s’amarinent

rapidement, ce n’est pas le cas de tous.

Un conseil, consultez votre pharmacien pour

emporter des bracelets anti-nausées ou des

patchs anti mal de mer bien utiles en cas de

houle prolongée. Le programme sera d’ailleurs

revu l’année prochaine pour qu’il y ait

moins de jours en mer (nous avons parcouru

quand même 2200 miles marins soit près de

3500 km) pour que d’emblée les passagers

soient plongés au cœur des fjords. L’embarquement

se fera sans doute à Punta Arenas,

capitale de la Patagonie chilienne, avec une

navigation, à définir encore, au cœur de cet

incroyable fouillis d’îles qui festonnent la

côte chilienne sur près de 2000 km.

L’incursion sur la côte Est de l’île de Chiloé

nous a amenés dans des eaux paisibles et la

première escale à Castro, capitale de l’île,

nous a permis de comprendre combien sa

condition insulaire a permis à l’archipel de

préserver les vestiges de son passé quand les

jésuites ont colonisé la région en y construi-

440


441


cendues des glaciers andins au fil de la rivière

Baker. Un village insolite de quelque 500 habitants

perché sur des échasses avec un réseau

de près de 8 km de pontons, passerelles, escaliers

et ruelles suspendues longées par des

maisonnettes toutes en bois également qui se

hissent sur les déclivités noyées de fuchsias

roses qui font le délice des colibris. Partout

Le village sur pilotis de Castro sur

l’île de Chiloé, avant d’atteindre

la Patagonie

sant de nombreuses églises en bois qui ont

toutes l’allure d’un bateau retourné surmonté

d’un clocher face à la mer pour servir de

phare. Chaque village aligne des maisons en

bois rustiques et bigarrées, Castro offre un

centre plus animé autour d’un joli parc verdoyant

et ombragé et face à une belle église

jaune et violette. Plus traditionnelles, des maisons

de pêcheurs sur pilotis s’étirent le long

de l’estuaire de la rivière Gamboa où vivent

de nombreux cygnes à col noir, à l’affut des

restes de poissons déversés dans l’eau.

Seconde escale le lendemain au cœur de la

caleta de Tortel, au fond d’un estuaire au bleu

laiteux, le dernier village que la route australe,

une piste caillouteuse, permet d’atteindre au

Chili. Cette singulière teinte d’opaline serait

le résultat de la rencontre des eaux salées du

large avec celles chargées de minéraux des-

des avis indiquent la direction à prendre vers

les hauteurs en cas de « tsunami » causé par

un vêlage d’un iceberg imposant. Ici on vit

de la pêche mais aussi du bois, notamment

des cyprès de Guaitecas qui attendent sur le

ponton d’être livrées. Espèce endémique et

réputée imputrescible, il est essentiel pour

toute nouvelle construction sur pilotis.

La Patagonie et son dédale d’îlots.

La Patagonie est une région immense qui englobe

le sud de l’Argentine et le sud du Chili.

442


443


Le côté argentin est nettement plus vaste et

plus facile à traverser, avec des paysages variés

entre des fjords andins, des lacs de montagne

et les plaines désolées de la fameuse

pampa. Par contre la Patagonie chilienne est

une bande de terre longue, étroite,

essentiellement montagneuse qui

porte le nom de Magallanes du nom

de l’explorateur et navigateur portugais

passé au service de la couronne

d’Espagne qui est le premier

à reconnaître ces côtes en 1520.

Une chose est sûre, le paysage austère que

nous traverserons en empruntant une partie

du détroit de Magellan puis ensuite le canal

Beagle qui nous mènera à Ushuaïa, port de

débarquement, n’a pas changé depuis des

siècles. Sans aucun doute est-ce une des dernières

étendues vierges du globe qui s’étire

sur près de 2000 km, morcelée en un puzzle

d’îles et de chenaux parfois bordés par des

forêts primaires infranchissables d’hêtres

aux branches tortueuses courbées par les

vents. Ici les Andes chutent abruptement

dans l’Océan, laissant des sommets immergés

creusés par des fjords qui débouchent sur

des glaciers suspendus qui craquent avant de

déverser des morceaux de glace.

Chaque jour nous partirons à la rencontre des

glaciers. Le Pio XI ou Brüggen est le plus

vaste de l’hémisphère sud si on exclut l’Antarctique

avec une longueur de 64 km. C’est

en zodiac que l’on s’approchera du géant de

glace colossal en écartant des centaines de

glaçons que le soleil fait miroiter. Un faceà-face

qui nous laisse tous silencieux, ébahis

par la puissance de la nature.

Le lendemain, nous découvrirons à pied le

glacier Amalia après un débarquement au

ras de l’eau sur une plage de galets hérissée

des icebergs qui s’y sont échoués après

avoir été vêlés par le glacier. Des traces de

pas imprimées dans le sable qui évoquent un

ongulé seront suivies par certains passagers

qui surprendront ainsi un huemul, le dernier

petit cervidé trapu aux bois courts qui habitent

ces lieux.

Un autre jour nous débarquerons en zodiac

pour une promenade, les bottes dans l’eau,

autour d’un lagon formé par la fonte du glacier

Aguila, un immense bloc de glace au

cœur de la cordillère de Darwin, dans un

éblouissant décor de montagnes enneigées

survolées par des condors.

Dernier glacier que nous approcherons en

zodiac, le Garibaldi au fond d’un fjord du

même nom, une immense paroi glacée aux

nuances de saphir et de bleu canard caracté-

444


Magie bleue du colossal glacier Pio XI.

risé par une moraine médiane qui montre que

ce glacier est né de la jonction de deux flux

de glace distincts.

Le fjord élève ici de hautes parois sillonnées

par des cascades d’eaux vives et la flore

trouve le moyen de prospérer dans cet envi-

445


ronnement rocailleux qui accueille des colonies

de cormorans et même un harem de lions

de mer autour d’un mâle puissant nullement

impressionné par notre passage silencieux en

bordure de la falaise.

Une croisière francophone.

Philippe Videau assume totalement ce choix

qui assure à tous les passagers (français,

belges, luxembourgeois et suisses) de pouvoir

à la fois s’exprimer dans sa langue et

entendre toutes les conférences essentielles


à l’appréhension de l’environnement qu’on

aborde. La même passion semble animer tous

les passagers de ce voyage, la découverte de

ces paysages lointains qui sont parmi les dernières

étendues vierges du globe et très vite

les liens se créent, on partage nos émotions,

ou tout simplement un apéritif.

En dehors des sorties quotidiennes, nous

partageons nos journées entre le salon d’observation

à l’avant du bateau et les ponts

panoramiques d’autant qu’il est possible de

faire le tour intégral du pont 6 pour un total

de 202 mètres, idéal pour se dégourdir les

jambes tout en s’immergeant dans le paysage,

sans oublier bien sûr le restaurant qui

offre des menus d’exception entre cuisine

française et spécialités locales alimentées par

les saumons et fruits de mer.

Un incontournable rendez-vous gourmand

tout en gardant un œil sur les berges des canaux

empruntés. Les journées sont longues

ici dans l’été austral et plus on descend vers

le grand sud plus le coucher de soleil tombe

tard, bien après 22h, de quoi nous garder les


yeux rivés sur cette nature vierge, puissante

et sauvage, et même si on admire Magellan,

Darwin ou Cook qui ont affronté le même

environnement, on se sent terriblement chanceux

de naviguer sur leurs traces dans un bateau

qui offre autant de confort et de sécurité.

L’Exploris One, un bateau élégant.

Construit en 1989, rénové en 2018 et en 2023,

l’Exploris One, à ce jour le seul navire de la

nouvelle compagnie, est doté d’une coque

renforcée (homologuée classe Glace 1A)

idéale pour explorer les contrées glaciaires et

avec sa petite taille (108m sur 16m), il peut

se faufiler là où n’iront pas les gros navires.

Sa flottille d’une dizaine de zodiacs permet

de débarquer rapidement les passagers et de

les conduire au plus près des sites toujours

sous la houlette d’un guide. Les adeptes de

kayak ont pu pagayer au milieu des blocs de

glace flottante qui s’agglomèrent devant le

glacier dont ils se sont détachés. Magie de

ces concrétions de glace bleutée qui prennent

parfois la forme de tuyaux d’orgue.

448


Chaque croisière offre son dépaysement et

cette formule d’hôtel flottant où tout est inclus

a tout pour séduire surtout dans cette région

caractérisée par un foisonnement d’îlots, aucun

moyen de transport ne peut rivaliser avec

le bateau, véritable cordon ombilical au travers

du Grand Sud chilien.

Jusqu’à la mi-mars, Exploris One continuera

à voguer entre la péninsule antarctique et les

îles Malouines avant de traverser l’Atlantique

vers le Sénégal, les Bijagos, le Cap Vert et les

Açores. En été il remontera vers les îles britanniques

avant d’aborder le grand Nord avec

le Spitzberg, l’Islande, Le Groenland et l’Arctique

canadien jusqu’au Saint-Laurent.

Pour en savoir plus :

449


450


EGYPTE

Une

CROISIÈRE

sur

LENIL

PLUME

Christiane Goor

CAPTURE D’IMAGES

Charles Mahaux

OU COMMENT

REMONTER LE TEMPS

Sous la houlette de CroisiEurope

cette escapade d’une semaine baignée

de soleil nous a permis de communier

avec les héros de notre enfance,

les pharaons et leurs dieux.

451


452

Le terrible conflit israélo-palestinien

a quelque peu refroidi les voyageurs qui

rêvent de visiter l’Egypte mais la formule

d’une croisière sur le Nil au départ de Louxor,

le plus grand musée d’Egypte

à ciel ouvert, jusque Assouan,

à quelque 250 km au sud, s’est avéré

très paisible, loin du bruit de la guerre.

On a choisi d’éviter la capitale

où pourraient surgir inopinément

des manifestations, comme c’est le cas

dans de nombreuses capitales.

Pari gagné !


A l’origine dotée

de 2 obélisques, le pylone du temple

de Louxor donne

le ton du site: grandiose.

453


Petit rappel historique.

Dans l’histoire de l’Egypte, 30 dynasties de pharaons se sont

succédées de 3100 jusque 332 av. J-C. Durant l’Ancien Empire

qui s’est achevé en 2155 av. J-C, les deux royaumes de Haute-

Egypte et de Basse-Egypte sont unifiés en un vaste empire.

Les 3 grandes pyramides de Giseh et le fameux sphinx ont été

construits alors, non loin de Memphis, première capitale de

l’Egypte antique, à l’embouchure du Nil.

Le Moyen Empire de la XIIIème à la XVIIème dynastie court

jusqu’en 1650 av. J-C et cette période marque le début de

Thèbes, alias Louxor, comme capitale de l’Egypte. La monarchie

pharaonique retrouve sa puissance, patronnée par

le dieu d’Etat, Amon-Rê. Le Nouvel Empire englobe les dynasties

XVIII à XX jusqu’en 1080 av. J-C et c’est l’âge d’or de

l’empire pharaonique avec des noms aussi connus que les

Aménophis, les Thoutmôsis, Akhénaton, Hatshepsout, Toutankhamon,

Seti ou les Ramsès.

Les dernières dynasties ont connu l’invasion des Perses vers

525 av. J-C puis celle d’Alexandre le Grand en 333 av. J-C

et c’est alors l’éclosion de la période gréco-romaine avec la

454


D’emblée dans le temple de Louxor on se sent

embrassé par l’Histoire.

dynastie des Ptolémées du nom du général macédonien à qui

Alexandre confia le pouvoir.

15 Ptolémées se succèderont sur le

trône d’Egypte entre 303 et 30 av. J-C.

Ptolémée XIII épousa la belle Cléopâtre qui épousa ensuite

son propre frère Ptolémée XIV. La dynastie s’est éteinte avec

la mort de Césarion, le fruit des amours de Cléopâtre et de

César, qu’Octave fit assassiner. L’Egypte était désormais une

province romaine.

Tout commence à Louxor,

anciennement Thèbes.

Ce sont les princes thébains qui vont rétablir le royaume

d’Egypte parti en déliquescence suite entre autres aux ambitions

des chefs des provinces qui tendaient à s’éloigner du pouvoir

central de Memphis. Le choix de Thèbes comme centre

incontestable du gouvernement d’Egypte va encourager le

développement de l’Empire. C’est aussi ici, dans « la ville aux

cent portes » chantée par Homère, que trônait Amon, le roi des

dieux et que les pharaons vont bâtir leurs palais et trouver après

la mort leur repos éternel.

455


La plupart

des imposantes

statues du temple

de Karnak ont

été installées

par Ramsès II.

456


457


Témoin du niveau atteint par l’ensablement du site,

la mosquée encastrée dans le monument se trouve

aujourd’hui à 5 mètres du sol.

Aujourd’hui l’ancienne capitale est la porte d’entrée pour découvrir

les joyaux de la civilisation pharaonique. 3000 ans

d’histoire déchiffrée dans les pages de nos encyclopédies d’enfants

ou dans les romans historiques de Christian Jacq dont les

intrigues se situent en Egypte ancienne se changent soudainement

en pierre blonde : statues géantes, forêts de colonnes monumentales,

obélisques creusés de hiéroglyphes, etc…. Et on

reste muet, ébloui par tant de splendeurs, impressionné par la

virtuosité architecturale qui a permis d’élever des temples monumentaux

devant lesquels on se sent bien petit. Hérissée des

hautes tours effilées de ses minarets, la ville de Louxor située

sur la rive droite du Nil se découvre dans toute sa longueur

depuis le pont-soleil de notre bateau amarré sur la rive gauche.

Une ville bouillonnante, bruyante, vivante.

Son temple qui dresse sa silhouette sur les berges du Nil fait

corps avec la ville. Il était en fait une dépendance du temple

de Karnak auquel il était relié par une allée rectiligne de près

de 3km, bordée de plus de 700 sphinx à corps de lion.

Chaque année au cours d’une fête qui célébrait la nouvelle

crue du Nil, le dieu créateur Amon quittait Karnak

accompagné de son épouse Mout dans une procession solennelle

qui se rendait au temple de Louxor. Les statues en

or posées sur des barques sacrées étaient accompagnées du

pharaon tenu de prendre part aux festivités en tant que fils

du dieu Amon-Rê.

458


La hauteur des colonnes qui bordent

le passage vers le sanctuaire du temple de Louxor

évoque un palais de géants.

La structure du temple est semblable à celle qui préside à la

construction des autres temples. Un premier pylone formé de

deux tours monumentales à base rectangulaire reliées par un

linteau offre une porte d’entrée devant laquelle se dresse, esseulé,

un obélisque en granite rose, le frère jumeau de celui qui

s’élève à Paris, place de la Concorde.

L’entrée donne accès à une première cour où on découvre,

encastrée dans les ruines, une ancienne petite mosquée

construite au 3ème siècle de notre ère. Son entrée inaccessible

à 5 m de haut rappelle que jadis le site de Luxor a été

enseveli sous le sable. Ramsès II a imprimé sa marque sur

le site en y ajoutant une série de statues imposantes, autant

de colosses debout ou assis, certains à son effigie. Le plan

de l’édifice est classique, comprenant parvis, pylones, cours

à portiques, salles hypostyles et sanctuaire, entre parties ouvertes

et fermées. Un temple agréable à visiter sous le soleil

d’autant que la pierre calcaire semble s’être dorée au contact

du sable dont il a fallu l’extraire.

Le temple de Karnak dédié à Amon-Rê est plus majestueux.

Véritable dédale de pierres aux proportions colossales, il est le

plus grandiose de tous les temples d’Egypte. Il faut dire que

depuis la fin du 3ème millénaire avant notre ère et pendant

près de 20 siècles, chaque pharaon va y élever des monuments,

multipliant les pylones et les cours, cherchant à bâtir toujours

459


La barque céleste qui emportait la statue

du dieu Amon et le pharaon a été installée

sur l’allée des sphinx à Louxor.

plus grand, plus beau pour que l’offrande au dieu garantisse ses

bienfaits. Les scènes qui recouvrent les fûts des 134 colonnes

de la salle hypostyle et les parois des murs racontent les honneurs

divins rendus à Amon-Rê par les pharaons. Lorsque

les Arabes envahissent l’Egypte au 7ème siècle, ils nomment

le lieu Karnak croyant y voir un village fortifié, un nom qui

perdure jusqu’à nos jours.

La Vallée des Rois.

Si le culte des souverains est célébré dans les temples situés

en bordure du Nil, les tombes royales sont creusées

à même la pierre dans une vallée sèche désormais connue

sous le nom de Vallée des Rois, située sur la rive gauche du

Nil, juste en face de l’ancienne cité de Thèbes. Alors que

leurs prédécesseurs de l’Ancien Empire avaient construit

La haute

(11m) statue

de granit

rose de

Ramsès II

La grande

cour du temple

d’Horus à Edfou

est entourée

par d’immenses

colonnes gravées

de hiéroglyphes

460


La mythique allée

des sphinx entre Louxor

et Karnak a été

partiellement restaurée.

des pyramides pour s’assurer la vie éternelle, les pharaons

ont préféré se protéger des pillards en cachant leurs sépultures

dans la montagne dont on repère un pic élancé qui lui

donne une forme grossièrement pyramidale.

La plupart des tombes ont pourtant été pillées des richesses

qu’elles contenaient, entraînant des procès relatés dans des

papyrus remontant à 1100 av. J-C. Aujourd’hui 63 ont été

recensées dont 25 sont des sépultures royales. Celle de Toutankhamon

qui porte le numéro 62 a été découverte en 1922,

il y a un siècle à peine. Toutes ne sont pas accessibles au public,

les autorités procèdent par roulement n’hésitant pas à

fermer celles qui ne peuvent plus supporter le passage des

touristes qui augmentent le degré d’humidité dans les tombes,

Le pylone du temple de Horus à Edfou

est haut de 32m et deux faucons géants

symboles du dieu gardent l’entrée du temple.

461


Le scarabée accompagne la barque du pharaon

vers la renaissance dans la tombe de Séti 1 er

dans la Vallée des Rois.

accélérant la décoloration des pigments et la prolifération

des champignons.

Nous avons eu la chance de visiter celle de Seti Ier, père de

Ramsès II, d’une richesse exceptionnelle, la plus grande de

la Vallée des Rois, celle de Ramsès 4 remarquable pour la

finesse de l’exécution de ses décors et celle de Toutankhamon

où repose encore sa momie.

Quand on sait que la tombe de cet enfant roi mort à 18

ans, compte à peine 4 salles mais a permis de récolter 5398

pièces répertoriées par l’égyptologue Howard Carter, on

s’interroge sur la richesse des trésors aujourd’hui disparus

qui ont accompagné d’autres pharaons dont le règne a été

plus long et plus fameux.

Le plan des tombes royales est souvent le même, une porte

d’entrée qui ouvre sur des escaliers, des corridors qui

mènent à des vestibules avant d’arriver à la chambre funéraire.

Les décors gravés et peints sur les parois racontent

des scènes mythologiques censées assurer le passage et la

survie du défunt dans l’au-delà.

On y retrouve souvent la barque royale accompagnée du

scarabée, symbole de la renaissance. De nombreux hiéroglyphes

tirés du Livre des Morts donnent des formules

destinées à faciliter la vie dans l’au-delà. Ici le visiteur mesure

qu’il est au centre de l’univers, à la frontière entre le

monde des vivants et celui des morts.

Nous ne visiterons pas la Vallée des Reines ni celle des

Nobles, le temps nous manque mais nous découvrirons le

temple mortuaire de Hatchepsout, la seule reine-pharaon

autoproclamée.

En effet devenue régente après la mort de son époux et

demi-frère Thoutmôsis II, elle devait préparer le fils qu’il

avait eu avec une concubine, un nourrisson trop jeune

pour prendre le trône.

Toutefois elle prit goût au pouvoir qu’elle conserva pendant

22 ans et n’hésita pas à arborer les attributs royaux

des pharaons comme la barbe postiche. Son règne soutenu

par le clergé d’Amon est généralement considéré comme

462


un des plus prospères de l’Egypte. Thoutmôsis III, le

nourrisson devenu pharaon à sa mort, mena campagne

pour détruire son héritage, cassant ses statues et martelant

ses représentations. Son temple mortuaire qu’elle a

fait édifier en calcaire et non pas en grès comme la plupart

des autres temples s’intègre à la falaise dorée contre

laquelle il s’adosse et son architecture qui consiste en

3 terrasses en gradins reliées par une double rampe

étonne par sa modernité.

Au fil du Nil,

une autoroute fluviale.

Notre bateau de croisière, le Da Vinci affrété par CroisiEurope

pour naviguer entre Louxor et Assouan a tout

pour séduire avec sa dimension humaine puisqu’il ne

dispose que de 54 cabines disposées sur trois ponts offrant

toutes les commodités que l’on peut en attendre.

Les larges baies vitrées du salon-bar permettent d’admirer

les paysages traversés avec le confort d’une cli-

463


464


matisation adaptée. Toutefois la plupart des passagers se

retrouvent sur le pont-soleil équipé de confortables transats,

d’une piscine et d’un bar. Lieu idéal pour se détendre

en observant la vie qui s’égrène sur les berges et sur l’eau.

Nous ne sommes pas les seuls à naviguer, loin de là, l’occasion

de découvrir que notre paquebot avec son 1,80 m

de tirant d’eau a de nombreux cousins qui descendent ou

remontent le Nil, sans oublier de se saluer à coups de sirènes.

Le fleuve devient le théâtre d’un ballet incessant et

distrayant. Les dahabiehs, jadis bateaux privés des princes

et des pachas, attirent le regard avec leur forme effilée. Bien

qu’ils soient plus longs, ils ont des airs de felouque avec

leurs deux voiles latines, une large à l’avant et une plus petite

à l’arrière. Leur faible tirant d’eau, à peine 60 cm, leur

permet d’accoster plus aisément au bord des berges.

Toutefois, l’absence de vent en cette saison les oblige à enrouler

leurs voiles autour des mâts pour être tractés par

un petit remorqueur. On croise encore des felouques bien

sûr mais aussi des esquifs de pêcheurs qui se convertissent

parfois en marchands de souvenirs en s’accrochant à notre

bateau et en haranguant les passagers qui s’appuient sur

la rambarde du pont soleil. Négociation à gorge déployée

pour une nappe ou une serviette de plage. C’est à l’écluse

de Esna quand les bateaux sont obligés d’attendre leur tour

qu’ils se font le plus pressants.

Le chant du muezzin nous réveille à Edfou, un petit bourg

bruyant où la rue principale se mue en une chenille de

calèches chargées de touristes qui se rendent au temple dédié

à Horus, dieu à tête de faucon, construit de 237 à 57

av. J-C, un des mieux conservés d’Egypte et l’archétype du

temple pharaonique avec sa succession inévitable des 4 espaces,

depuis le pylone qui ouvre sur la grande cour suivie

465


466

Temple de Philae


de la salle aux colonnes et

enfin le sanctuaire, le lieu le

plus obscur et le plus sacré

accessible uniquement au

pharaon et au grand prêtre.

L’après-midi s’étire paresseuse

à observer cette étroite et

luxuriante bande de terre

qui longe le cours du fleuve.

Jadis la vie des Egyptiens était

soumise au rythme imposé

par le Nil dont la crue

jamais dévastatrice apportait

l’eau nourricière mais aussi

le limon qui fertilisait les

champs. Un vaste réseau

d’irrigation sera également

mis en place et aujourd’hui

le bourdonnement des

moteurs qui envoient l’eau

vers les canaux accompagne

notre voyage tout comme le

sifflement rauque des trains

qui remontent vers Assouan.

Des plantations de bananiers

succèdent aux champs de

canne à sucre, des manguiers

offrent de l’ombre bienfaisante

au berger qui somnole

sous sa hutte de paille tandis

que ses buffles s’ébrouent dans

l’eau. Au-delà de cette bande

verte, il ne reste plus que sable

et cailloux et les collines de

grès de Gebel Sisileh laissent

entrevoir des fronts de taille

en escaliers où jadis travaillaient

des milliers d’ouvriers

à l’extraction des pierres qui

servirent à édifier les temples

de Thèbes, Edfou et Kom

Ombo. Les vestiges de cet

étrange double temple dédié

à Sobek et à Haroeris dressé

face au fleuve se laissent

embrasser d’un seul regard, il

permettait le culte du dieu de

la fertilité à tête de crocodile

et du dieu bienfaisant à

tête d’épervier. Kom Ombo,

c’est aussi la frontière entre

l’Egypte arabe et l’Egypte

africaine. Les champs verdoyants

laissent la place au

sable, le désert se referme sur

les eaux du Nil où émergent

quantité d’îlots et de récifs, le

rythme se fait plus lent et on

aborde Assouan, la dernière

cité importante avant l’immense

lac Nasser, une

Bal des felouques à Assouan

467


468

des plus grandes retenues

d’eau artificielles au monde

née lors de la création du

Haut-Barrage.

Aux portes d’Assouan et de

l’antique Nubie. Assouan

est le point de départ incontournable

pour explorer

Abu Simbel, le joyau

de Ramsès II, à qui on doit

la notion de « Patrimoine

mondial de l’humanité »

née en 1972 avec l’entreprise

pharaonique orchestrée

par l’Unesco pour

déplacer pierres, statues

et stèles menacées d’être

englouties par les eaux du

lac Nasser, créé à l’issue

de la construction du haut

barrage d’Assouan.

Depuis, des centaines de

monuments ont été sauvés

de par le monde !

Nous choisirons de ne pas

nous rendre à Abu Simbel

qui a pourtant ébloui tous

ceux qui, chargés de leur

oreiller, ont pris le car durant

3h pour s’y rendre.

Nous avons préféré la

seconde option, à la

découverte des îles qui

émergent des eaux du Nil.

L’île Kitchener devenue le

jardin botanique de la ville

pour le grand bonheur

des oiseaux qui s’y cachent

est une oasis de fraîcheur

entre de hauts arbres et de

nombreuses essences tropicales

avec une vue


Les colosses de Memnon

Temple de Hatchepsout

panoramique sur le mausolée de l’Agha Khan, solitaire et

dépouillé qui domine le fleuve. L’île Eléphantine noyée de

verdure où un ponton permet d’aborder à la découverte

d’un espace privatisé par le bateau nous offrira dans le

confort de coussins et de tapis posés sur le sable un teatime

face à un coucher de soleil flamboyant.

Il faut dire que sur cette berge qui fait face à la ville, les

dunes de sable blond tombent littéralement dans le fleuve

à tel point que des petits bateaux à moteur y débarquent

des passagers trop heureux de fouler le sable, les pieds

dans les eaux du fleuve. Des dromadaires prêts à promener

le touriste sont regroupés au pied de rares arbres. On est

en pays nubien et un chapelet de petits villages colorés se

succèdent sur la rive.

Jadis les Nubiens appartenaient à des royaumes déchirés

entre le Soudan et l’Egypte. Déracinés avec la construction

successive des deux barrages, ils ont été transplantés

dans des sites devenus des villages qui se laissent visiter.

Une Dahabieh remorquée

469


Les maisons chaulées, en argile crue ou cuite, aux murs

peints en bleu, rose ou jaune, nous ouvrent d’autres horizons.

Certaines accueillent l’étranger autour d’un verre de

thé, l’occasion de lire sur les murs l’histoire de la famille ou

du moins la représentation des moments clés de leur vie,

un mariage ou un pèlerinage à La Mecque. Une plongée

dans un autre monde.

On a terminé ce voyage avec la « perle de l’Egypte », le fabuleux

temple de Philae dédié à la déesse Isis, construit au

3ème siècle av. J-C. Lui aussi fut sauvé des eaux par l’Unesco

et reconstruit sur l’île proche d’Agilkia. L’élégant kiosque

de Trajan avec ses 14 colonnes aux chapiteaux surmontés

de feuillages de pierre se laisse découvrir depuis le fleuve.

Jadis il servait de reposoir pour la barque d’Isis quand elle

quittait son temple.

Retour vers Assouan en laissant errer le regard sur le ballet

des felouques dont les voiles blanches enflées par la

brise du soir semblent portées par les prières lointaines

des muezzins.

Pour configure votre voyage,

cliquez sur ce bouton ici : ->

Couloir d’entrée du tombeau de Ramsès IV

dans la Vallée des Rois

470


Infos pratiques :

Nous avons confié notre voyage à CroisiEurope sans aucun

doute le numéro 1 des croisières fluviales.

En Egypte la société affrète un bateau 5 ancres à dimension

humaine, le RS Da Vinci mesurant 72 mètres de long

et 13,60 mètres de large.

CroisiEurope offre ses plus incontournables comme les

boissons incluses aux repas, un système audiophone aux

excursions, la présence d’un accompagnateur ou directeur

de croisière à bord et l’assurance assistance/rapatriement

incluse dans le prix de la croisière. www.croisieurope.be

Un bon guide.

Ahmed Mostafa, un égyptien, nous a guidés durant toute

la croisière et les qualités de son accompagnement ont

contribué pour beaucoup à notre émerveillement.

A contacter sans hésiter pour vous guider dans vos

voyages individualisés ahmos6501@yahoo.com

Nous avons pu visiter la timonerie et rencontrer le commandant

et son assistant, une visite réalisée sous la houlette

du responsable de la réception.

Quand le Nil embrasse le désert

471


Visite insolite car les outils de navigation se limitent à peu de choses

ici, ni GPS, ni radar. Tout est confié à l’expérience conjuguée de

ces deux hommes sexagénaires qui vivent sur le Nil depuis leur enfance,

entre felouques, petits bateaux à moteur puis ferry ou enfin

la commande de bateaux du même type que le nôtre.

Un marin est également à leur service pour allumer les torches à la

nuit tombée ou vérifier le cas échéant la profondeur de l’eau avec

un bâton gradué. Les deux hommes vivent jour et nuit dans l’espace

étroit de la timonerie qui abrite un lit et un divan ainsi qu’une

mini-cuisine où ils réalisent eux-mêmes leurs repas.

A les entendre, ils connaissent par cœur les bancs de sable, les rochers

qui affleurent le courant, le chemin qu’il faut emprunter entre

les îlots. Ils vivent là en djellabas, assis devant la barre sur un siège

assez large pour qu’ils puissent y adopter la position traditionnelle

du lotus. Ils ne quittent pas le fleuve du regard et nous les abandonnons

impressionnés et pourtant rassurés par la force tranquille

de leur expérience.

472


Ambiance d’un village nubien

473



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MOBY est la première compagnie maritime en Italie pour le transport de voitures et de passagers vers les plus belles îles de la Méditerranée

(Sardaigne, Corse et l'île d'Elbe). Grâce à son partenariat avec St. Peter Line, la compagnie est également devenue l'ambassadrice du

«Made in Italy» en mer Baltique, où elle propose une croisière entre Saint-Pétersbourg, Helsinki, Stockholm et Tallinn.

Avec à l’heure actuelle sa cinquième

génération d'armateurs,

MOBY possède une flotte

de 20 navires qui effectueront

plus de 13.000 départs en 2018.

The Family Company

Premier au monde à décorer les

flancs de ses navires avec les légendaires

Looney Tunes de Warner

Bros., c’est par excellence la

compagnie pour les familles. À

bord de ses navires, la récréation,

le soin accordé à l'environnement,

la qualité du service et l'excellente

offre gastronomique représentent

la première émotion

authentique des vacances. Ses

ferries rapides sont parmi les

meilleurs en termes de qualité:

au cours des trois dernières années

(2016, 2017 et 2018), MOBY

476 86


Perfect Holidays!

a reçu le Label de qualité de la

prestigieuse Green Star et a été

élu par les passagers «meilleure

compagnie de ferries» dans le

cadre de l’Italia Travel Awards

2017. Label, 1e place consécutive

pour la 4e année de suite !

Un certificat qui est devenu

une garantie de qualité pour les

consommateurs et une garantie

de succès pour les entreprises

en Italie. La plus grande

attention pour les passagers,

une haute qualité de service

ainsi que des navires efficaces

et confortables.

Le 2 janvier 2012, MOBY a acquis

Toremar, Compagnia Regionale

Toscana et, en juillet 2015, 100

% de Tirrenia. Grâce aux synergies

entre les trois compagnies,

MOBY est la première compagnie

maritime italienne pour les

routes méditerranéennes.

477 87


est la solution idéale pour

voyager dans le confort de votre

camping-car ou de votre

caravane.

CENTRE EUROPÉEN

DE RÉSERVATION

MOBY – TOREMAR – TIRRENIA

SERVICES ON BOARD:

Avec MOBY, Tirrenia et Toremar,

vous êtes en vacances dès

le départ ! Les navires ont tout

ce qu'il faut pour que vous

soyez entièrement à votre aise

et pour vous garantir une expérience

de voyage unique, dans

la détente absolue.

MOBY Lines Europe GmbH

Wilhelmstr. 36-38

D-65183 Wiesbaden

Tel. +49 611 1402208

info@mobylines.de

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Les nombreux services à bord

ont été conçus tout spécialement

pour vous et sont à même

de répondre à tous vos besoins.

Détendez-vous dans les cabines

confortables, pour arriver à destination

frais et reposé, ou allez

voir un film dans l’un des cinémas

que vous trouvez à bord.

Installez-vous dans l’un des

élégants restaurants et savourez

les meilleures recettes de

la cuisine méditerranéenne, savamment

cuisinées par nos

chefs sur place; choisissez le

self-service pour un repas rapide,

mais tout aussi exquis, ou

goûtez la pizza napolitaine

classique de nos pizzerias.

Si vous avez envie de vous distraire,

vous pouvez prendre un

apéritif aux notes d'une musique

de qualité, faire des

achats dans les boutiques ou

vous amuser dans la salle de

jeux. À bord de la flotte Onorato

Armatori, vous n'avez que

l'embarras du choix !

Quant aux plus petits, ils pourront

voyager en s'amusant, entre

un plongeon dans la piscine

et un saut dans l'espace de jeux

qui leur est réservé.

En cas de besoin, vous pouvez

à tout moment vous adresser à

la réception du bord, qui est

ouverte 24 heures sur 24.

Dormir:

Avec MOBY, vous voyagez en

toute détente et vous arrivez à

destination de la manière la

plus confortable pour vous.

Vous avez le choix parmi différentes

catégories d'installations,

en fonction du type de

traversée et de sa durée.

Manger

À bord, vous profiterez d'une

grande gamme de services de

restauration qui se distinguent

par leur qualité et leur variété.

Enfants et famille

Vous trouverez des espaces de

jeux avec des balles et des tunnels,

des jeux vidéo, des cinémas

qui passent les meilleurs

films et une piscine fantastique.

Wi-Fi

À bord des ferries MOBY et Tirrenia

à destination de la Sardaigne,

de la Corse et de la Sicile,

vous pouvez utiliser le

service Wi-Fi payant et rester

en ligne aussi longtemps que

vous le souhaitez.

Camping à bord

La formule «Camping à bord»

Roads offered by

Onorato Armatori

MOBY

TIRRENIA

TOREMAR

Sardaigne

Gênes - Olbia

Gênes - Porto Torres

Gênes - Arbatax

Livourne - Olbia

Piombino - Olbia

Civitavecchia - Olbia

Civitavecchia - Arbatax

Civitavecchia - Cagliari

Naples - Cagliari

Palerme - Cagliari

Bonifacio - S. T. di Gallura

Corse

Livourne - Bastia

Nice - Bastia

Gênes - Bastia

S. T. di Gallura - Bonifacio

Sicile

Cagliari - Palerme

Naples - Palerme

îles Tremiti

Termoli - Tremiti

île d'Elbe

Piombino - Portoferraio

Piombino - Cavo

Piombino - Rio Marina

Les croisières

Mini-croisière spéciale

Croisière en Europe du Nord

478 88


LA NORVÈGE

DES

F J O R D S

En voiture, la Norvège impose un rythme de voyage inévitablement scandé par des traversées en ferry et le passage de redoutables

cols au terme de routes en lacets étroits.

Rien de tel dès lors que la croisière qui permet, le temps d’une nuit, de passer d’un fjord à l’autre en ouvrant des perspectives

vertigineuses sur des falaises perçues en contre-plongée au ras des flots.

479 89


Sait-on que si la crête de la falaise

culmine à plus de mille

mètres au-dessus du niveau de

la mer, l’abysse plonge par plus

de mille mètres de fond ?

Pas étonnant que les Norvégiens

continuent de voir derrière

la puissance de la nature

des forces surnaturelles symbolisées

par les trolls, des gnomes

poilus et hirsutes, à face humaine

mais avec une queue terminée

par un plumet touffu.

Le Hardangenfjord.

Avec ses 180 kilomètres, il

ouvre une longue brèche au

cœur de massifs qui plongent

dans le fjord. Vers la mer, ses

berges dessinent un paysage

peigné par des rangées de fruitiers

qui encadrent des villages

pimpants qui contraste avec

les sommets balayés par les

vents, royaume des derniers

troupeaux de rennes sauvages.

A son terme, le Hardangenfjord

se subdivise en 5 fjords plus

étroits. Eidfjord est notre escale,

480 90


le point de départ de nombreuses

randonnées, que ce soit

vers les pistes balisées qui sillonnent

le plateau ou dans le décor

bucolique des fermes d’alpage

perchées sur des contreforts

montagneux d’où la vue sur le

fjord est tout aussi idyllique.

Notre bateau ancré tel un grand

oiseau blanc flottant sur des eaux

paisibles semble se fondre dans

la douce sérénité du décor.

Le Geirangerfjord,

au bout du Stortfjord.

Avec ses 110 kilomètres de long,

le Stortfjord a tout d’un lierre tortueux

dont les branches se multiplient.

L’une d’elles, la plus

célèbre, mérite son nom de «

perle des fjords », le Geirangerfjord.

Sur une vingtaine de kilomètres,

il étire ses eaux sombres dans

un défilé étroit, entre des parois

rocheuses qui culminent jusqu’à

1200 mètres d’altitude. De nombreuses

cascades grossies par la

fonte des neiges dégringolent des

falaises abruptes. Quelques

taches émeraude émaillent le rocher,

ce sont les jardinets qui autrefois

ceinturaient les

chaumières des éleveurs dont la

plupart sont abandonnées aujourd’hui

mais restaurées en lieux

de vacances.

Quand on parcourt la route des

Aigles qui grimpe sur 8 kilomètres

en multipliant les virages en épingles

à cheveux, on découvre la

courbe gracieuse entre deux

murs presque verticaux que dessine

le fjord à l’arrivée au village de

Geiranger. Plus loin, la route si-

481 91


nueuse s’enfonce entre des hameaux bucoliques

posés au bord de petits lacs miroitants

qui mènent à des fermes d’alpage où la traite

quotidienne permet de fabriquer un fromage

brun au goût de caramel.

Quelques cabanes rustiques servent de résidences

d’été. Il faut dire que le Norvégien

adore s’isoler le temps d’un week-end, au

cœur de la nature, dans un petit chalet en

bois, où la lumière des chandelles remplace

l’électricité, où le repas mijote dans

une marmite accrochée dans l’âtre, où

l’eau va se puiser dans le torrent proche.

Le bonheur dans son expression la plus

authentique !

Olden, la route des glaciers.

Le Nordfjord, un des plus beaux de Norvège,

s’étire sur une centaine de kilomètres

avant de déboucher au pied de deux

hameaux voisins, Olden et Loen, portes

d’accès à une vallée spectaculaire qui remonte

vers le glacier de Jostedal, le plus

grand d’Europe. Sa calotte de 486 km2 encapuchonne

le sommet du plateau et

étend ses cinq bras vers les vallées en

contrebas en se moulant en quelque 25

langues glaciaires dont certaines sont aisément

joignables.

Sur la route vers la langue du Briksdal, on

longe une vallée émaillée de maisonnettes

rouges et blanches, ceinturées de prés

parsemés d’œufs de Troll qui ne sont que

les grosses balles blanches enrubannées

des silos. La langue bleutée du Melkenvol

qui domine la rivière de Olden donne un

premier avant-goût de notre escapade

vers le glacier de Briksdal. La balade est un

peu rude et la difficulté de l’ascension

coupe le souffle des touristes qui se taisent

482 92

alors, subjugués par le spectacle du torrent

tumultueux qui dévale depuis le sommet

de la montagne. L’eau turquoise jette avec

fracas ses rouleaux ourlés d’écume

blanche sur les rochers.

Un petit lac s’est créé au pied de cette immense

langue de glace bleu émeraude qui

glisse dans une faille du rocher, prête à

tomber. Chacun puise ici une énergie et

une humilité qu’il n’imaginait pas dans

cette immense réserve de liberté brute

qu’offre la proximité du glacier.

Une croisière ferroviaire à Flåm.

Le Sognefjord est sans conteste le plus long

(203 km) et le plus profond (1308 m) des

fjords norvégiens, de quoi offrir un extraordinaire

défilé tout au long de la croisière

jusque Flåm. Cette jolie petite bourgade se

présente comme une station touristique

avec ses auberges traditionnelles, ses boutiques

de souvenirs et ses restaurants, tous

regroupés autour d’une gare.

Une ligne ferroviaire, le Flamsbana, a été

inaugurée en 1944 pour relier la ligne

Oslo-Bergen qui passe à quelque 866 m

d’altitude avec 55% de dénivelé. Il fallut 20

ans de travaux pour percer 20 tunnels, la

plupart creusés à la main, sur 20 kilomètres,

le tout pour la somme de 20 millions

de NOK. C’est pourquoi les Norvégiens la

surnomme affectueusement la « twenty

line » d’autant qu’elle a permis de désenclaver

le village isolé du reste du pays.

Il faut compter 50 minutes de voyage pour

parcourir les 20 km de ligne, une expérience

inoubliable car elle offre des perspectives

inattendues sur le fjord et sur les cascades,

elle parcourt des vallons émaillés de fermettes

et de prairies et côtoie quelques vertigineux

à-pics. Le retour se fait le plus souvent

en vélo ou à pied le long de l’ancienne

route des cheminots, la Rallarvegen, un sentier

caillouteux bien balisé qui commence par

une descente abrupte avec 21 virages serrés

avant de s’enfoncer dans un décor bucolique

de prairies fleuries au pied de parois rocheuses

lézardées par des cascades qui alimentent

une rivière.

Infos pratiques : Il porte bien son nom

ce yacht d’expédition affrété par Rivages

du Monde pour explorer les océans du

monde au fil d’itinéraires qui se

succèderont d’avril à novembre 2024 en

passant par les deux pôles ou presque.

Croisières culturelles et croisières

d’expédition sont au menu de ces séjours

dans un navire qui accueille au maximum

180 passagers (nous n’étions que 140)

avec quelques 125 membres d’équipage,

de quoi assurer un service 5 étoiles. Une

intimité qui permet la convivialité et le

partage des expériences tout en offrant le

confort de cabines toutes extérieures et

la plupart avec un balcon, un salon

d’observation à la proue du bateau avec

une vue à 180°, une piscine d’eau de mer

chauffée avec 2 bains à remous et au

dernier pont, le pont 8, une piste de

course ou de marche à pied de quelque

800 mètres, de quoi se dérouiller les

jambes durant les jours de navigation.

Sans oublier la qualité des repas servis à

table accompagnés de vins au choix, les

jeux mis à la disposition des passagers, les

conférences qui décodent les

destinations, les soirées jazzy au bar, etc

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La voiture de votre vie.

Et tant pis pour votre CV.

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É.R. : D‘Ieteren Automotive SA/NV, Volkswagen Commercial Vehicles Import,

Thomas Vandebotermet, Leuvensesteenweg 639, 3071 Kortenberg. Contactez votre concessionnaire pour toute information relative

à la fiscalité de votre véhicule. Image prise sur un site non accessible aux usagers de la route, avec l’autorisation des autorités compétentes.

Informations environnementales (A.R. 19/03/2004) : volkswagen.be


484


ESPAGNE

485




488

BILBAO

La rua del Correo

bordée de hautes

maisons étroites.


ESPAGNE

La Corogne

et Bilbao

deux pépites espagnoles

Plume : Christiane Goor - Capture d’Images : Charles Mahaux

L’Espagne du Nord également maritime

n’a pas la couleur bleue et blanche de l’Espagne

méditerranéenne tendue vers l’Afrique.

Plus discrète, elle étire une bande de terre verte

au pied des montagnes et attire surtout

les Espagnols du Centre et du Sud

qui viennent y chercher un peu de fraîcheur

durant les canicules estivales.

489


Au-delà du port de

plaisance le paseo

maritimo s’étire sur

12km autour de la

péninsule.

Un paradis écologique.

Méconnue, elle mérite pourtant d’être découverte d’autant qu’on y trouve de

vrais trésors architecturaux. Ainsi en est-il de La Coruña et de Bilbao, deux

villes qui marquent les extrémités occidentale et orientale de la côte Nord atlantique

de l’Espagne, à peine distantes de 550 km.

A découvrir également lors d’une croisière de Rivages du Monde.

490


La Corogne, la Cité de Cristal.

Sans doute une des plus belles

arrivées dans une escale de

croisière maritime. Il faut dire

que la ville s’étend sur une

presqu’île dont le bateau doit

faire le tour, l’occasion de

découvrir la Tour de Hercule

dressée sur un promontoire

sauvage face aux flots.

Ce phare bâti par les Romains

au 2ème siècle est même le

plus vieux phare au monde

encore en activité et à ce titre

classé au Patrimoine mondial

de l’Unesco depuis 2009.

Quand on pénètre ensuite

dans la rade de la ville juste

en face du port de plaisance

La Tour Hercule sert de phare et de repère

terrestre à l’entrée du port de La Corogne.

491


et de la superbe façade de la

Marina, on ne peut qu’admirer

ces pittoresques galeries

d’acier couvertes de vitres et

peintes en blanc auxquelles la

ville doit son surnom.

Bâtis dans la seconde moitié

du 19ème siècle à l’époque de

l’industrialisation de la ville,

ces immeubles modernistes

ont pris la place de l’ancien

port de pêche. Tout en protégeant

les habitations du vent

de la mer, ces galeries permettent

aussi de conserver la

chaleur l’hiver et de les rafraîchir

en été. Quand l’ancienne

ville fortifiée cède la place à la

bourgeoisie incarnée par les

riches coloniaux qui quittent

les colonies espagnoles au

moment de leur indépendance

pour s’installer dans le pays

de leurs ancêtres, ils sont bien

décidés à y faire souche là où

il sera possible de commercer

avec les pays d’Amérique.

La Corogne sur une presqu’île

qui s’avance dans l’océan et

bordée d’une large baie est

un lieu éminemment straté-

492


Les façades

le long

du paseo

maritime qui

longe le port

ont donné

à la ville

son surnom

de Cité de

Cristal.

gique, un carrefour commercial

qui n’attendait plus que

des entrepreneurs. Ils seront

nombreux à s’y poser et à faire

fortune. Audacieux ils introduiront

de nouveaux courants

artistiques venus de France

et de Catalogne, loin du classicisme

qui a inspiré le patrimoine

historique. Les formes

prennent vie, les parements

sont ornés de lignes courbes et

d’arabesques.

Cœur vibrant de la ville, la

place de María Pita bordées

sur trois côtés de magnifiques

arcades et fermée par un imposant

hôtel de ville fait la transition

entre la ville Art Nouveau

et le casco antiguo, la vieille

ville. Juchée sur une butte, elle

n’a pas modifié sa physionomie

pour autant mais elle est

devenue résidentielle et abrite

quelques collèges.

S’y promener c’est entrer dans

un monde feutré égayé par les

chants d’oiseaux qui nichent

dans les arbres qui ombragent

les places dominées par des

églises ou encore le jardin ro-

493


La longue

plage de

sable

urbaine

de Riazor.

Regard sur la

pièce de vie

de la maison

de Picasso

ouverte sur

un balcon

étroit.

494

mantique San Carlos. Les musées

ne manquent pas pour

les passionnés du genre mais

tous devraient être séduits

par la Casa Picasso où a vécu

la famille Picasso à la fin du

19ème siècle. Le jeune Pablo

avait 10 ans quand ses parents

ont déménagé à La Corogne

et se sont installés dans cet

appartement que l’on peut visiter

aujourd’hui.

C’est surtout l’occasion de

découvrir comment s’organise

une maison authentique

avec ses galeries en bois et ses

petites pièces. C’est à La Corogne

que Pablo expose ses

premières toiles dans un magasin

de meubles du quartier.

Il a 13 ans à peine et on connaît

la suite. Il dira de cette ville où

il ne vivra que 4 ans qu’elle

était « la ville où mes sens se

sont éveillés et ni le temps ni

la distance ne peuvent l’effacer

». Enfin l’un des principaux

attraits de la ville est

sa longue plage de Riazor,

située au cœur de la ville où

elle dessine un croissant niché

entre le paysage urbain et

les eaux bleues mouchetées

de quelques rochers, un vrai

bonheur pour les habitants

de La Corogne.


La place de

la modeste

cathédrale

Santiago

bordée de

maisons

garnies

de bowwindows.

La belle

façade du

Marché de la

Ribera.

Bilbao, savant mélange

entre avant-garde et tradition.

La plus grande ville du Pays

Basque se niche entre deux

montagnes au bord d’une rivière

qui s’écoule vers la mer

à une dizaine de kilomètres

de là. Le Casco Viejo, à savoir

le centre historique de

Bilbao s’est créé en 1300

autour de 7 rues étroites qui

forment un dédale piétonnier

animé, ponctuées de placettes

et bordées de hautes

Le théâtre

néo-baroque Arriega

est en fait un opéra.

495


496

maisons aux couleurs pastel

garnies de bow-windows et

de balcons en fer forgé. Elles

débouchent toutes sur la cathédrale

gothique de taille

modeste avec son unique

tour.

Dédiée à St-Jacques elle rappelle

que la ville est sur l’une

des voies qui mènent à St-

Jacques de Compostelle.

Les rues piétonnes aux façades

colorées sont bordées

de boutiques de petits créateurs

et de nombreux bars à

pintxos, ces tapas typiquement

basques servis sur du

pain et piqués d’un cure-dent.

Les noms des venelles et des

tavernes sont d’ailleurs incompréhensibles

pour nous

avec ces x, ces z et ces k qui

nous rappellent qu’on est en

Euskadi.

La gastronomie basque est

aussi à l’honneur dans les gastrobars

du marché de la Ribera

construit en 1929 avec une

belle touche Art déco variée

au bord de la ria de Bilbao.

Dans la seconde moitié du

19ème siècle, avec l’essor


L’atrium

des cultures

imaginé par

Philippe

Starck est

une vaste

place où 3

cubes de

brique sont

soutenus par

43 colonnes

torses toutes

différentes.

industriel lié à l’exploitation

de mines de fer, Bilbao traverse

la rivière pour mieux

s’étendre sur la rive gauche.

L’intéressant théâtre Arriaga

inspiré de l’opéra Garnier est

l’œuvre de l’architecte municipal

Joaquín Rucona et fut

inauguré en 1890. Il porte

son nom en hommage au musicien

de Bilbao,

Juan Crisóstomo Arriega

connu comme le « Mozart

espagnol » de par son talent

exceptionnel.

Il composa son premier opéra

à 13 ans mais fut emporté

par la tuberculose peu avant

ses 20 ans. Dans une ville

en pleine croissance, les

belles avenues rectilignes

se couvrent de palais, de

banques et de demeures Art

Nouveau. La place Moyúa en

est l’épicentre avec l’éclectique

palais Chávarri dessiné

par Paul Hankar, un des

maîtres bruxellois de l’Art

Nouveau, ou encore la Casa

Montero parfois appelée casa

Gaudí de style moderniste.

Toutefois dans les années

1980, la crise de l’acier voit

497


La tour

Iberdrola,

165 m

de haut,

41 étages,

avec 20.000

carrés

de peau

transparente

composée de

4.800 unités

d’un verre

exclusivement

conçu pour la

tour.

péricliter les activités sidérurgiques

et Bilbao est touchée

de plein fouet.

Toutefois, elle se lance le

pari de rebondir en assainissant

sa rivière, en nettoyant

ses façades couvertes d’une

poussière noire et en invitant

Frank Gehry à construire un

musée moderne au cœur de la

ville. La star de cette renaissance

est bien sûr le fameux

Guggenheim qui verra affluer

des touristes du monde

entier dès son inauguration

en 1997 et la prospérité est

au rendez-vous.

De nouveaux édifices résolument

modernes renforcent

le renouveau architectural de

Bilbao signé par des architectes

de renom: la tour couverte

de verre de 165m Iberdrola

conçue par César Pelli,

les bouches, couloirs et quais

du métro signés par Norman

Foster, l’Azkuna Zentroa

installés dans les anciens

chais municipaux réaménagés

par Philippe Starck, …

498


La place

de Bizkaia

inaugurée

en 2008

bordée d’un

édifice de

cristal qui

dessine une

vague en

mouvement.

Infos.

2 sites incontournables :

www.visitcoruna.com et

www.bilbaoturismo.net

Ces deux villes sont idéales

dans le cadre d’un double

citytrip d’autant que Bilbao

est facilement accessible par

avion et La Corogne peut

se rejoindre via l’autoroute

Cantabrique A-8, gratuite

depuis Bilbao jusqu’à la Galice.

La Corogne peut également

se joindre par avion via

St-Jacques de Compostelle et

ensuite par train (28 minutes

pour une distance de 61km).

On peut aussi visiter ces

deux villes en participant à

la croisière sur les rivages

atlantiques proposée par Rivages

du Monde à bord du

World Explorer en 2024 au

départ de Porto le 8 mai avec

une arrivée prévue au Havre

le 15 mai, après avoir découvert

La Corogne, Bilbao,

La Rochelle, Concarneau et

Saint-Malo. Un programme

encore plus riche :

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Volkswagen Import, Bart Nyns, Leuvensesteenweg 639, 3071 Kortenberg.


502


ESPAGNE

L’Extrémadure

une symphonie en vert majeur

Plume : Christiane Goor - Capture d’Images : Charles Mahaux

En Extrémadure,

au Sud de la sierra de Gredos,

c’est un peu comme si on descendait

les marches d’un escalier colossal

vers un paysage tout en rondeur

où les paysans racontent qu’ici,

on connaît 5 mois de sécheresse

et 7 mois de saison verte !

Le ton est donné !

503


504

L’Extrémadure, une symphonie en vert majeur.

Au Nord de l’Andalousie et à la frontière du Portugal, l’Extrémadure

qui ne compte que deux provinces égrène pourtant un chapelet de

merveilles entre patrimoine architectural, paysages verdoyants et lacs

artificiels. Paradis pour les amoureux d’ornithologie et de randonnée, elle

séduira aussi les gourmands qui, d’une terrasse à l’autre, découvriront

une cuisine qui sent bon le terroir.


Un paradis écologique.

Sur fond de montagnes coiffées

de neige jusqu’en avril,

les régions du Nord de l’Extrémadure

arborent des paysages

spectaculaires dessinés

par des gorges que creusent

des ruisseaux qui déboulent

en cascade dans des vallées

profondes qui explosent de

couleur dès le printemps.

La plus impressionnante est

sans aucun la vallée du Jerte

dont les versants ont été taillés

au cours des siècles pour

y planter des cerisiers.

L’histoire raconte qu’un sultan

arabe qui y vivait au 12ème

siècle tomba éperdument

amoureux d’une fille du

Nord qu’il épousa et installa

dans ses terres. Comme la

jeune femme se languissait des

paysages enneigés de son enfance,

le sultan fit planter des

cerisiers qui en fleurissant

couvrent les flancs de la montagne

d’un impressionnant

manteau blanc. Aujourd’hui

ils sont plus d’un million à

tapisser les pentes qui sur-

505


506

plombent la rivière, apprivoisant

le moindre escarpement

et grimpant à l’assaut des

cimes.

Magie éphémère de blancheur

parfumée à découvrir

au rythme de la balade sur les

routes sinueuses qui tracent

leur chemin entre des murets

de pierre sèche.

L’Extrémadure est aussi la région

européenne qui cumule

le plus de kilomètres de côtes

d’eau douce, plus de 1500

qui bordent les réservoirs

construits par les hommes

pour s’assurer de ne jamais

manquer d’eau ou encore les

piscines naturelles aux eaux

cristallines dessinées par des

sources qui jaillissent en cascade

en façonnant la roche,

comme celle de la réserve naturelle

de la « Gorge des enfers

» particulièrement bouillonnante

au printemps mais délicieusement

tranquille en été.

L’Extrémadure c’est encore

le plus vaste système agroforestier

d’Europe, à savoir

3,5 millions d’hectares de


pâturages arborés appelés

ici «dehesa», un bel exemple

d’équilibre entre la nature

exploitée par l’homme et la

conservation des ressources

naturelles.

Près de 60 millions d’arbres

dont la plupart sont

des chênes-verts et des

chênes-lièges campent un

paradis écologique où circulent

en toute liberté des

porcs ibériques qui se nourrissent

durant leur courte

vie de glands, de racines et

d’herbes sauvages.

De quoi donner les meilleurs

jambons du monde sous le

label strict de Dénomination

d’Origine Dehesa.

Un patrimoine historique.

Comme son nom l’indique,

l’Extrémadure désigne des

terres éloignées et cette singulière

situation à l’écart des

grandes routes nationales lui

a permis de préserver un héritage

architectural qui lui a

valu de gagner trois classifications

au Patrimoine de l’Hu-

507


508

manité : Guadalupe et son

monastère, la ville romaine

de Mérida et la vieille ville

de Cáceres. Le premier rappelle

combien la statue de la

Vierge noire miraculeuse de

Guadalupe a su forger l’unité

nationale dans le Nouveau

Monde jusqu’à devenir la patronne

de tout le continent latino-américain.

Rien d’étonnant

quand on sait que c’est

d’Extrémadure que partirent

les grands conquistadors espagnols

: Pizarro, vainqueur

de l’empire inca, Orellana

qui découvrit le fleuve Amazone,

Cortés qui donna le

Mexique à l’Espagne, Nuñez

de Balboa, le découvreur de

l’océan Pacifique et Hernando

de Soto, le conquérant de

la Floride. Le centre monumental

de Cáceres abrite derrière

ses murailles un monde

secret de places, d’églises

et de maisons seigneuriales

qui racontent la grandeur de

l’Espagne d’autrefois. S’égarer

dans ce labyrinthe de venelles

silencieuses, c’est s’offrir

un voyage dans le passé.

De nombreuses demeures


racontent l’histoire de ces

fiers et rudes hidalgos qui

rêvaient jadis d’aventures,

de fortunes et de conquêtes.

Les pierres ocre qui s’illuminent

au soleil couchant

n’ont surgi que plus belles de

la longue caresse des siècles.

Quand les Romains envahissent

la péninsule ibérique,

ils feront de Mérida

la capitale de la province de

Lusitanie. Mérida vit encore

à l’heure romaine avec ses

sites éparpillés dans la ville,

complètement intégrés au

quotidien des habitants qui

passent sous l’arc de Trajan

ou se reposent au pied

des vestiges majestueux du

temple de Diane comme jadis.

Le pont de 800 mètres,

un des plus longs construits

par les Romains, offre une

longue promenade qui enjambe

le Guadiana. Mais le

joyau architectural du 1er

siècle avant notre ère, c’est

le théâtre qui jouxte l’amphithéâtre.

Mis à jour par

les archéologues en 1910,

l’ensemble du site a dévoilé

une rare conservation des

509


510

éléments qui le composaient.

Les gradins organisés en hémicycle

font face à une scène

imposante embellie de colonnes

en marbre de style

corinthien et dotée de 13

portes dont l’une d’elle est

surmontée d’une imposante

statue de Céres, la déesse de

l’abondance.

Plus au Nord, Plasencia, a été

fondée par Alphonse VIII au

12ème siècle pour «le plaisir

des hommes et de Dieu», ce

qui lui vaut son nom ! Cité

monumentale établie sur une

colline bordée par la rivière

Jerte, elle fut témoin de la cohabitation

des trois cultures,

maure, juive et chrétienne.

Plus authentique que Caceres

qui a tout d’un musée,

la vieille ville s’anime chaque

semaine avec un marché des

saveurs qui donne à connaître

les richesses gastronomiques

de la région.

La cathédrale est unique en

son genre car elle réunit deux

édifices d’époques et de styles

différents, ce qui donne un

rare ensemble romano-go-


thique avec une voûte aérienne

soulignée par un lacis

de nervures dorées sans oublier

des autels de style baroque

exubérant.

Infos pratiques :

Infos :

www.spain.info , www.turismoextremadura.com

Musées : à ne pas manquer

à Mérida le Musée National

d’Art Romain http://museoarteromano.mcu.es

Y aller :

Toutes les saisons invitent à

découvrir l’Extrémadure si

vous aimez l’écotourisme,

entre la fête des cerisiers en

fleurs de fin mars, les baignades

de l’été, la saison des

vendanges mais aussi celle

des forêts colorées dans la

vallée de l’Ambroz dès la fin

octobre. L’idéal est de louer

un véhicule à Madrid, à 3

heures à peine de Plasencia

et de découvrir la région en

musardant au fil de l’inspiration.

Les routes y sont excellentes

et on n’y connaît pas

d’embouteillages….

511


512

Se loger :

La magie de la découverte

se poursuit dans la possibilité

de se loger dans des demeures

historiques réhabilitées

en hôtels. A Plasencia,

l’hôtel Carvaj

al Girón est installé dans un

palais du 17ème siècle sur

une place qui fait le bonheur

des familles installées en terrasse

en fin de journée www.

palaciocarvajalgiron.com.

A Caceres, à deux pas de la

plaza Mayor, l’hôtel NH Palacio

de Oquendo occupe

un superbe palais du 16ème

avec de belles vues sur l’ancienne

muraille arabe www.

nh-hotels/caceres.

Enfin offrez-vous l’expérience

de vivre à l’heure romaine à

une quinzaine de kilomètres

de Mérida dans une maison

rurale que son propriétaire,

archéologue de son état, a

transformée en domus romana

avec son péristyle, ses

thermes décorés par une

mosaïque et son triclinium, à

savoir la salle à manger tradi-


tionnelle romaine où, allongé

sur des banquettes et revêtu

de tenues d’époque, on savoure

des menus inspirés par

Virgile ou Caton l’Ancien….

Toute une expérience qui

prolonge heureusement la

découverte des sites de Mérida

www.aqualibera.com

Gastronomie :

10 dénominations d’origine

et deux indications géographiques

protégées assurent

une table exclusive : paprika,

huile d’olive, fromages, jambon

ibérique, miel, cerises,

bœuf et mouton, vin del Guadiana,

…. A découvrir en profitant

des terrasses et patios

qui offrent le plaisir de savourer

au soleil un verre de vin

associé à de délicieuses tapas.

Ou alors choisissez quelques

bonnes tables comme le restaurant

Succo à Plasencia

www.restaurantesucco.es,

ou la table du Parador de Cáceres

ou encore le resto-bar

de Nico Jimenez à Mérida qui

découpera devant vous au

513


514

couteau des tranches de son

excellent jambon ibérique à

déguster en s’offrant une bouteille

du vin du patron.

www.nicojimenez.com.

Route du vin

Ribera del Guadiana.

Fleuron de l’art culinaire en

Espagne pour la qualité exceptionnelle

de ses produits

du terroir, l’Extrémadure a

également gagné en 1999

l’appellation d’origine pour

sa production viticole «Ribera

del Guadiana» qui se

développe particulièrement

au sud de la région, autour

de Zafra entre autres.

A découvrir au cœur de la petite

ville blanche l’entreprise

familiale fondée en 1931 qui

y possède un chai d’élevage

www.bodegasmedina.net


515


HERVAS

Le premier musée de la

moto et de l’auto classique !

Museo moto Clasica

A une trentaine de kilomètres

au Nord de Plasencia,

au coeur de la vallée de l’Ambroz

qui abrite une magnifique

forêt de châtaigniers,

la petite bourgade de Hervás

est annoncée par son église

Sainte Marie édifiée sur les

ruines d’un bastion défensif

des Templiers.

Au pied du site on se perd

dans le lacis des ruelles du

quartier juif, un des mieux

conservés du pays.

Depuis la tour on découvre

de l’autre côté de la rivière un

curieux ensemble architectural

composé de pavillons

chapeautés de toits ronds

coniques et tous colorés en

ocre rouge.

C’est là que Juan Gil Moreno,

entrepreneur de son état et

516


amoureux des véhicules du

siècle dernier a installé le premier

musée de la Moto et de la

Voiture Classique d’Espagne.

On y trouve des fantastiques

side-cars ainsi que des voitures

américaines des années 20 à

70. Une histoire qui a commencé

lorsque Juan a acquis

une Guzzi 65 qu’il a restaurée

lui-même et il s’est découvert

alors une passion qui l’a amené

à acquérir d’autres véhicules

qu’il retape seul ou avec

des passionnés comme lui.

Aujourd’hui le

musée compte

quelque 300

véhicules distribués entre

8 pavillons et tous sont en

ordre de marche, à louer

ou à acheter. Bienvenue

aux amateurs ! www.

museomotoclasica.

com

517


518


FRANCE

LIVRES

BORDEAUX

BOULOGNE S/MER + NAUSSICAA

DUNKERQUE

LILLE

LYON

NORMANDIE

PERPIGNAN

ROAD TRIP FRANCE

CHARTRE-POITIER-BOULOGNE S/MER

ROAD TRIP FRANCE

WISSANT

519


ROAD-TRIP en France

Nous avons choisi cette année de vous proposer des Road-Trip qui font du bien.

Si au départ nous avions programmmé un Tour des Musées Automobiles en Allemagne,

avec le concours de Germany Travel. Ce projet a dù être reporté, au printemps prochain. Partie remise.


Première partie : Chartres - Poitiers - Boulogne-sur-Mer

Aussi nous sommes nous tourné vers la France et surtout grâce au concours de Atout France, nous avons

pu vous concocter ce reportage qui devrait vous plaire. Notre idée est de vous apporter des loisirs aussi

instructifs que divertissants comme Chartres une ville étonnante, le Futuroscope et Nausicaà.

Si le reportage est de plumes et photos partagées

entre Eric & Pascale HEIDEBROEK - LINTERMANS,

le Layout est signé Pascale LINTERMANS !


OBJECTIF

FUTUROSC


OPE


Pour ce Road Trip français nous avons opté pour une grande routière électrique. La

Mercedes-Benz EQE350+. Par rapport à la EQS, la «E» se contente d’une malle de coffre

classique au lieu d’un hayon plus pratique. Nous y rangerons trois valises, une très

grande et deux moyennes qui rempliront aisément les 430 l disponibles. Valises auxquelles

nous ajouterons deux sacs de sports pour caler le tout. Il faut dire que la forme

rectangulaire se prête bien au Tétris. Cette «Classe E» électrique est plus courte que la

«S» de 8 cm mais affiche quand même une longueur de 4,95 m pour 1,96 m de large et



ARRIVÉE À

CHARTRES


1,51 m de haut. L’empattement de 3,12 m, c’est

tout bonheur pour l’habitabilité. Pour la mouvoir

la 350+ est dotée d’un moteur asynchrone à aimants

permanents posé sur le train arrière, chragé

de faire passer les 320 ch et les 565 Nm au travers

de grosses roues de 21’’ sur 285 de large. Malgré

les 2.415 kg, la consommation s’est cantonnée

entre 19 et 21,5 kWh/100 km sur l’ensemble de

l’itinéraire composé à 90% d’autoroutes.

Il est vrai qu’avec le cruise control adaptatif cette

randonnée était d’un rare confort et l’adaptation

automatique aux limitations qui fluctuent tout au

long du parcours permet d’éviter de rentrer avec

des souvenirs désagréables.


Première étape de notre Road Trip, Chartres situé à une bonne heure

et demie de Paris qui présente un caractère historique important.

Chartres est une des étapes de l’histoire de France.

Chartres, située en région Centre-Val de Loire, est une ville au riche

patrimoine médiéval, célèbre pour son ambiance historique et ses

ruelles pittoresques.

Maisons anciennes et quartiers historiques

Le centre-ville regorge de maisons à colombages, comme la Maison


LA CIVETTE

Situé au coin des rues Sainte-

Même et Noël-Ballay, le bar-tabac -

brasserie La Civette, repris par

le duo dynamique Bulent Akdogan

et Christopher Mouton, est le spot

idéal pour passer un bon moment !

Véritable institution à Chartres,

ce lieu chaleureux attire aussi bien

les locaux que les touristes en quête

de bonne humeur. Au menu,

une cuisine française entièrement

faite maison.

Que ce soit pour un café, un verre

entre amis, un cocktail rafraîchissant,

La Civette est l’endroit parfait

pour des moments de détente !


Jean Moulin et

Chartres

Jean Moulin, figure

emblématique de la

Résistance française,

fut préfet d’Eure-et-Loir.

C’est à Chartres qu’il

refusa de signer

un document de

propagande exigé

par les nazis, acte de

courage qui marqua

le début de son

engagement clandestin.

Son nom est

aujourd’hui honoré

dans plusieurs lieux de

la ville, dont un collège.



du Saumon ou celle de la Truie-qui-file, ornées de sculptures et de décors animaliers. Ces bâtisses

témoignent de la vie commerçante et artisanale du XVe au XVIe siècle, notamment autour de la

place de la Poissonnerie.

Chartres, une ville qui s’anime aussi la nuit

La vie nocturne à Chartres prend des airs de fête, surtout en été. L’événement phare est ChartrEstivales,

un festival gratuit qui propose plus de quarante concerts et spectacles chaque année dans

différents lieux emblématiques de la ville. Des groupes français et internationaux s’y produisent

dans une ambiance conviviale et ouverte à tous. Autre incontournable : Chartres en Lumières,

un parcours nocturne féerique où les monuments de la ville sont illuminés par des projections

artistiques. On peut même le découvrir en canoë sur l’Eure pour une touche insolite.

UNE NUIT À CHARTRES POUR 4

Si vous choisissez de

visiter Chartres, prévoyez

quelques jours,

car il y a beaucoup à

voir et à faire. À cette

fin, nous recommandons

l’appartement

avec parking situé au

23 rue des Réservoirs

à Chartres, que nous

avons découvert sur

www.booking.com .

Cet appartement

offre tout le confort

nécessaire, ainsi

qu’un parking. Si le

confort est irréprochable,

le canapé-lit,

quant à lui, convient

plutôt aux enfants.



La première chose qui se dégage de

Chartres, ce sont ses rues tranquilles,

au bâtit ancien et très stylé.

On est dans une ville humaine, accueillante

et vivante. On aime cette paisibilité

et la souple circulation automobile,

peu entravée par d’horribles piquets

aux bords des trottoirs comme à Lille.

Le parking souterrain en colimaçon est impressionnant

du point de vue architectural

et aussi pratique. Le coiût du stationnement

n’est pas prohibitif. (voir les photos au début

du reportage «Arrivée à Chartres»)

Si Chartres séduit par ses maisons anciennes à

colombages, ses ruelles médiévales et ses ponts

fleuris sur l’Eure. C’est surtout sa cathédrale

Notre-Dame qui domine l’horizon et les esprits.

Chef-d’œuvre du gothique français, elle

est célèbre pour ses portails sculptés d’une

finesse exceptionnelle, véritables bibles de

pierre où saints, apôtres et figures bibliques

prennent vie dans la pierre calcaire.




Vitraux : entre roman et gothique

La cathédrale abrite 2 600 m² de vitraux, dont certains

datent du XIIe siècle. Parmi eux, la Belle Verrière est

emblématique : une Vierge romane aux bleus lumineux,

enchâssée dans une ogive gothique du XIIIe siècle.

Ce contraste stylistique est unique : le bleu roman, plus

clair et céleste, tranche avec le bleu profond et cobalt du

gothique, créant une harmonie visuelle et spirituelle rare.

Les vitraux de la Vie de la Vierge, offerts par les vignerons,

illustrent en trois panneaux distincts l’enfance de

Marie, dans une composition en croix sur fond bleu,

bordée de motifs floraux et de cercles rouges et verts




Découvrez le face-à-face captivant

entre vitraux romans et gothiques !

Au centre, quatre panneaux carrés aux bleus

clairs et vibrants volent la vedette, ponctués de

rouge pour un effet wow. Leur taille imposante et

leur luminosité typiquement romane contrastent

avec les vitraux gothiques, plus petits et parés

de bleus foncés Un duel artistique qui raconte

l’évolution de la lumière à travers les siècles !

U


Le miracle du Voile de la Vierge

Lors de l’incendie de 1194, qui détruisit l’ancienne

cathédrale, trois moines se réfugièrent

dans les caves avec la précieuse relique : le

Voile de la Vierge, offert par Charles le Chauve

au IXe siècle. Miraculeusement préservé, ce

sauvetage fut interprété comme un signe divin,

déclenchant une mobilisation massive pour

reconstruire la cathédrale en un temps record.

À l’intérieur de la cathédrale de Chartres, les

murs qui entourent le chœur et l’autel sont

ornés d’un ensemble sculpté d’une richesse et

d’une finesse exceptionnelles.

Elles sont aussi un témoignage du savoir-faire

des artistes qui ont œuvré dans l’ombre, souvent

anonymes, pour magnifier l’espace sacré.


Au revoir Chartres,

Bonjour le Futuroscope

À peine le temps d’admirer la cathédrale que notre EQE 350+ file

vers Poitiers, sans même recharger. L’autonomie ? Impressionnante.

Pause sur l’autoroute, dans une aire Leclerc : propre, et bien tenue

c’est rare en haute saison où l’incivilité transforme trop souvent ces

lieux en zones sinistrées. On s’étire, on grignote, on respire. La route

devient un plaisir : pas de stress, pas de bornes à chercher, juste le

confort et le paysage. Et Chartres ? Une pépite à revoir. Mais pour

l’heure, cap sur les sensations futuristes du Futuroscope.




Les vastes parkings du Futuroscope sont

situés entre le parc et la gare ferroviaire.

Oui le Futuroscope à sa propre gare ! C’est bon à savoir !

A l’arrivée au Futuroscope, de grands parkings couverts

de panneaux photovoltaïques vous reçoivent et cerise sur

le gâteau, ils sont équipés de 600 bornes de recharge.

Petit détail : les ombrières installées sur le parking

de l’hôtel «Station Cosmos» produisent plus de 100%

de la consommation de l’hôtel et du restaurant

Space Loop. Voilà qui pose la donne ! Vous allez voir !


PARMI LES HÔTELS

ACCESSIBLES À DE

NOMBREUX BUDGETS,

NICHÉS PRÈS DU

FUTUROSCOPE ,

NOUS AVONS POSÉ NOS

VALISES À L’ECOLODGEE..

SES LODGES ÉPOUSENT UNE

NATURE VIVANTE, TYPIQUE

DE LA VIENNE : ÉTANGS

SCINTILLANTS, ROSEAUX

DANSANTS, VÉGÉTATION

FOISONNANTE... LA FAUNE

LOCALE Y SOUFFLE UNE

DOUCE MÉLODIE, EN PAR-

FAITE SYMBIOSE.

À DEUX PAS DU

FUTUROSC


OPE


Ecolodgee fait le pari d’un luxe vivant, enraciné dans le

respect du monde naturel. Son projet déploie 120 lodges

intégrés dans une nature pensée comme une respiration.

Chaque lodge s’insère avec délicatesse dans un écrin de biodiversité,

offrant une immersion sensorielle où le chant des oiseaux

et la lumière filtrent à travers les feuillages. Pensés comme

des cocons ouverts sur la nature, les lodges comprennent une

chambre parentale baignée de lumière grâce à une baie vitrée

avec terrasse, une salle d’eau centrale, et un coin enfant cosy

avec salle de jeu. Les matériaux sont naturels et durables : bois

local, isolation végétale, toitures végétalisées. Légèrement surélevés

pour favoriser la libre circulation de la faune, les lodges

allient confort et sobriété énergétique grâce à la ventilation naturelle,

l’orientation bioclimatique, etc.


À la réception,

empruntez

livres et jeux

sur la nature pour

explorer et vous

amuser !»


Toutes les

espèces végétales

du site sont

économes

en eau.

Le luxe ici, c’est l’harmonie

avec les éléments.

Sur ses 3,5 hectares près de la moitié

est dédiée à la régénération des

écosystèmes. Ce n’est pas un décor,

mais une terre vivante. L’ensemble

s’inspire de la méthode du botaniste

japonais Akira Miyawaki, qui privilégie

une forte densité végétale pour

favoriser la résilience écologique.

Le parc est composé d’essences locales,

typiques de la région de la

Vienne, et intègre des zones en

fauche tardive ainsi que des espaces

laissés en libre évolution.

Ces aménagements permettent aux

plantes de suivre leur cycle naturel et

offrent aux insectes des refuges durables.

La faune locale retrouve tous

ses privilèges dans le domaine Ecolodgee,

qui rend un bel hommage

vivant à la biodiversité.


Relevez le

défi de prendre

votre douche

en 5 minutes!


L’Ecolodgee n’est pas seulement un lieu de séjour,

mais une expérience sensible, une invitation

à ralentir, à observer, à renouer avec ce qui

nous entoure.

Cet hôtel de qualité propose, donc, un modèle

d’hospitalité où l’environnement n’est pas un

argument, mais une évidence - une manière de

vivre, de recevoir, et de transmettre avec tout le

confort moderne et un personnel dévoué.



LES LODGES SONT

FABRIQUÉS EN BOIS

ISSU DE FORÊTS

FRANÇAISES GÉRÉES

DURABLEMENT.

LEUR CONCEPTION

A ÉTÉ RÉALISÉE

PAR UN CHARPENTIER

LOCAL, QUI,

- AVEC L’AIDE

D’ARCHITECTES -

A FABRIQUÉ

TOUS LES ÉLÉMENTS

DE STRUCTURE.



Tous

les lodges

sont conçus en

bois, matériau

biosourcé.



À la

réception,

empruntez livres et

jeux sur la nature pour

explorer et vous

amuser !»


Le coeur de l’Ecolodgee, c’est

son lobby spacieux, climatisé et

confortable. Vous pouvez vous

y restaurer à l’intérieur comme

à l’extérieur de plats simples et

terriblement goûteux. Les cocktails

avec ou sans alcool sont délicieux

et joliment colorés. Les équipes de

l’Ecolodgee sont aux petits soins et

toujours avec le sourire et avec le

sens du service. Vraiment Top !


LES BANCS

DES GRADINS

DU SPECTACLE

NOCTURNE

ONT ÉTÉ

RÉALISÉS

À PARTIR

DU RECYCLAGE

DE 7000 BRIQUES

ALIMENTAIRES

TETRA PAK,

SELON

UN PROCÉDÉ

INVENTÉ

PAR URBAN’EXT.

Plongez dans l’éblouissant spectacle nocturne de plein air, «La Clé des Songes» !

Ce chef-d’œuvre est né de la rencontre explosive entre les génies créatifs du Parc

et les magiciens d’ECA2, les rois mondiaux des shows à couper le souffle.

Imaginez des décors si gigantesques qu’ils semblent tout droit sortis d’un rêve,

des lumières dansantes qui illuminent la nuit comme un feu d’artifice, des jeux d’eau

qui créent une symphonie aquatique, et des effets pyrotechniques si époustouflants

qu’ils vous laisseront bouche bée. Chaque soir, dès que le soleil se couche,

ce spectacle vous transporte dans un autre monde, et c’est inclus dans votre billet !


LA CLÉ

DES SONGES




Retour au Lodge pour savourer le petit-déjeuner, livré entre 8 h et 10 h dans un panier

en osier. Il contient votre café, de l’eau chaude pour le thé, du lait frais, ainsi que des

jus de fruits — le jus d’orange est pressé à la minute, et le jus de pommes trouble

respire le bio et la fraîcheur. Viennoiseries, petits pains, confitures «Bonne maman» et

yaourts à l’ancienne renforcent cette impression de nature et de qualité.

On y redécouvre des saveurs oubliées. Ecolodgee revendique pleinement sa volonté

d’offrir un séjour à l’écart du tumulte urbain et du rythme effréné de la vie moderne.

Ici, le

«zéro déchet»

est dans la ligne

de mire!



STATION COSMOS, L’HÔTEL ENGAGÉ DANS LE DÉVELOPPEMENT DURABLE

Station Cosmos est bien plus

qu’un hôtel quatre étoiles :

une alliance entre innovation et

respect du vivant.

L’énergie solaire alimente le

lieu, l’eau est utilisée avec

parcimonie, et les chambres

respirent au rythme des présences,

ajustant lumière et

température en silence.

c’est une escale entre ciel et

terre, où chaque geste honore

laplanète. Dès sa conception, le

bâtiment a été pensé comme

Les déchets sont triés avec

soins, les matériaux choisis

pour leur sobriété et leur origine

locale. Le voyageur est

FIN 2025, LE PARC

AURA ATTEINT LA NEUTRALITÉ CARBONE.

UN EXEMPLE UNIQUE

DANS L’UNIVERS DES PARCS DE LOISIRS.


invité à ralentir, à participer à

une démarche qui dépasse le

confort.

L’hôtel «Station Cosmos» sensibilise

sans contraindre, valorise

les ressources et fait de l’hospitalité

un acte responsable.

Vous aimeriez dormir

sur une autre planète ?

L’hôtel Cosmos 4*

ressemble à une station

spaciale entourée de

paysages lunaires



SPACE LOOP

Dès que vous passez commande, préparez-vous à

vivre un show inoubliable : vos plats s’élancent

sur un circuit audacieux, défiant les lois

de la gravité, pour vous offrir une expérience

gastronomique aussi palpitante qu’inoubliable.

Vos papilles s’embrasent, vos yeux s’écarquillent,

et l’adrénaline monte…

Bienvenue dans le restaurant où la cuisine

devient une attraction à part entière !


UN ESPACE «IMMERSION» QUI FUSIONNE L’EAU

AVEC DES MAPPING VIDÉO, JEUX DE LUMIÈRE,

PROJECTIONS DE MÉDIA ET EFFETS D’EAU CHORÉGRAPHIÉS.

UN DÉFI RÉALISÉ AVEC LE CONCOURS

DE LA SOCIÉTÉ CANADIENNE MOMENT FACTORY.

LA MAGIE DE L’

AQUASCOPE


Après deux ans de labeur, un budget de 57 millions d’euros et

une touche d’amour pour la planète, l’Aquascope dévoile ses merveilles !

Imaginez plus de 6000 m² d’aventures couvertes et thématisées,

sans oublier un espace extérieur qui s’éveille avec le soleil.

Prêt à plonger dans l’exploration ?


ESPACE BOUT’CHOU

Pour glisser sur des mini-toboggans

adaptés à la taille des kids,

les laisser se perdre dans

un labyrinthe aquatique,

leur faire découvrir une grotte

musicale, et les laisser se faire

surprendre par un seau d’eau géant...

Les enfants peuvent s’amuser

avec l’eau de mille façons,

?sous le regard de Kraki,

la créature-mascotte des lieux.

BASSINS À 29°C

ET 31°C DANS TOUT

L’ESPACE KIDS!


?

L’ENTRÉE EST OFFERTE

AUX MOINS DE 5 ANS

DANS LES 2 PARCS.

UN ESPACES SPÉCIFIQUE

EST DÉDIÉ AUX BÉBÉS

DANS LES DEUX PARCS.

UN POSTE DE

SURVEILLANCE

ASSURE UNE

SÉCURITÉ SUP-

PLÉMENTAIRE

POUR CHAQUE

ATTRACTION.


Des expériences uniques pour chacun des 8 toboggans !

En chute libre pour les amateurs de sensations fortes,

en spirale pour les amoureux de tournis, ou en course pour

les compétiteurs dans l’âme, il y en a pour tous les goûts.

La bouée géante de Matrix vous invite pour une descente

en famille.Fous rires garantis.


UN ESPACE «SENSATIONS» AVEC 8 TOBOGGANS

AQUATIQUES VERTIGINEUX, UNE PISCINE À VAGUES

SURPLOMBÉE D’UN FILET GÉANT ET LE DÉPART

VERS UNE RIVIÈRE DYNAMIQUE EXTÉRIEURE


LA CRIQUE

Imaginez-vous plongé dans un monde

où la technologie et la nature

se rencontrent pour créer une expérience

magique. Vous êtes devant

une immense toile de 300 mètres

carrés qui épouse parfaitement

les contours d’une crique, transformant

chaque recoin en une œuvre

d’art vivante grâce à un mapping

vidéo époustouflant.

Le résolution de 33 millions de pixels

vous plonge dans un univers visuel

à couper le souffle. Au centre de

cette crique, une île mystérieuse

laisse jaillir six jets d’eau laminaires,

dansant avec grâce et élégance

sous vos yeux émerveillés.

Mais ce n’est pas tout ! Un rideau

d’eau, ou «pixel fall», s’anime

devant vous, créant des glyphes

fascinants grâce à l’ouverture

et la fermeture synchronisée

de 1500 vannes. C’est comme si l’eau

elle-même vous racontait une histoire

ancienne et mystérieuse.

Pour couronner le tout, deux plages

sensorielles interactives vous invitent

à participer à cette aventure.

Marchez, touchez, jouez, et voyez

comment l’environnement réagit

à vos mouvements, créant une expérience

unique et personnalisée.

UN ESPACE «SENSATIONS» AVEC 8 TOBO

AQUATIQUES VERTIGINEUX, UNE PISCIN

SURPLOMBÉE D’UN FILET GÉANT ET LE D

VERS UNE RIVIÈRE DYNAMIQUE EXTÉRI

Enfin, une régie discrètement installée

en trémie au-dessus du bassin

d’eau veille à ce que chaque détail

soit parfait.


LES ABYSSES DE LUMIÈRE

OFFRENT AUX VISITEURS UNE

EXPÉRIENCE IMMERSIVE ET SENSORIELLE AU COEUR D’UN

MONDE IMAGINAIRE ET POÉTIQUE

L’écran panoramique de 165 m 2 entoure les spectateurs

à 270°pour les transporter dans un show multimédia racontant

l’histoire de Kraki, la pieuvre extraterrestre. Le bassin d’eau

inondé de jeux de lumières avec effets de bulles fines et

bouillonnements entre en interaction avecla projection. Magique !

GGANS

E À VAGUES

ÉPART

EURE



Profitez des beaux jours pour vous baigner

dans les eaux cristallines de ce bassin extérieur

en inox. Sa teinte varie entre transparence

et reflets argentés, capturant chaque rayon

de lumière. La Silver Pool est une véritable

source de bien-être et de relaxation, éveillant

tous les sens.


Les trois engagements

écolos du Futuroscope :

Premièrement, le choix de

l’énergie 100% verte grâce

à un super mix énergétique :

des panneaux photovoltaïques

pour l’autoconsommation,

de la géothermie

avec des thermo frigo

pompes, de la biomasse,

et pour finir, un petit complément

d’électricité verte garantie

d’origine. Le parc respire

la durabilité !

Deuxièmement, zéro artificialisation

des sol! Tout le projet

a été construit sur d’anciens

bâtiments et parkings. Et sur

une parcelle d’1 hectare, 2500 m²

ont été rendus à la nature.

Comment ? En plantant

700 espèces végétales et en créant

1000 m² de jardins filtrants.

La nature reprend ses droits,

et c’est génial !

Enfin, troisièmement, la mise

en place d’un circuit d’eau super

vertueux. L’eau est utilisée pour

différents usages avant d’être

rendue au sol grâce à une filtration

naturelle. Prenez l’exemple

du bassin de l’attraction Bermudes :

l’eau y est recyclée et filtrée

naturellement.

BASSIN DE L’ATTRACTION

BERMUDES

Un vrai cycle de l’eau écolo et malin !


LE CIRCUIT DE L’EAU DE L’

AQUASCOPE

ECOLODGEE

L’ARROSAGE

DES ESPACES VERTS

Auréolé de trois prix européens et du prestigieux prix mondial de l’innovation et

de la créativité décerné en octobre 2024 par la «World Waterpark Association»,

l’Aquascope a aussi raflé l’Oscar de la profession. Annoncé depuis le salon IAAPA Expo

à Orlando (Floride), le Thea Award for Outstanding Achievement – Water-park a été

remis aux équipes du Futuroscope le 15 mars 2025, lors de la 31 e cérémonie annuelle

des Thea Awards à Hollywood Universal Studios (Californie).




QUARANTE ANS APRÈS LA POSE DE LA PREMIÈRE PIERRE

DU FUTUROSCOPE, LE PARC RENOUE AVEC

SON CHROMOSOME ORIGINEL, EN IMPLANTANT

SUR LE MÊME LIEU, UN PÔLE ÉDUCATIF ET NUMÉRIQUE,

«CAMPUS NUMERIA», CITÉE COMME L’ÉCOLE DU FUTUR.

ROADTRIP VERS UN FUTUR PROPRE

Les équipes du Futuroscope

n’ont de cesse d’ouvrir

de nouveaux horizons,

où l’imagination, l’innovation

et la création se rencontrent,

sans limite aucune.

C’est sa force et son originalité !



Partout dans le Parc,

des plans mis à jour

en temps réel

informent le visiteur

quand une attraction

est en maintenance

ainsi que de sa réouverture,

du temps

d’attente dans la file

ou de l’heure de

la prochaine séance.

LA RECETTE MAGIQUE POUR UN MAX

DE FUN ET D’AVENTURES INOUBLIABLES


KINÉ MAX, UNE PROUESSE

ARCHITECTURALE À COUPER LE SOUFFLE!

Signé par l’architecte Denis Laming et sorti de terre

en 1987, Kiné Max représente des cristaux

de quartz géants qui semblent jaillir du sol.

D’une hauteur de 35 mètres et d’une inclinaison

à 60°, ses parois sont constituées de 3000 plaques

miroitantes. Vingt mille heures d’études informatiques

furent nécessaires pour définir les dimensions exactes

de chacune des plaques. Ensuite, une maquette

réalisée à grande échelle et en plexiglass a permis

de vérifier chaque cote fournie par l’ordinateur.

Le Kiné Max abrite un écran de 600 m 2 . Ses parois

sont nettoyées par des alpinistes professionnels.


Le 5 avril 2025, l’attraction

«Les Yeux Grands Fermés» a

célébré ses 20 ans et l’arrivée

de son deux millionième

visiteur. En collaboration

avec l’association «Les Yeux

Grands Fermés», l’attraction

est la plus grande initiative

de sensibilisation au handicap

visuel en France. Elle propose

un parcours sensoriel dans le

noir, guidé par un animateur

non-voyant, à travers divers

endroits du monde recréés

par des sons, des textures

et des senteurs.

Les visiteurs, plongés dans

l’obscurité, vivent une aventure

unique qui les mène

de Zanzibar aux Andes,

en passant par Tokyo.

Cette expérience, qui

inverse les rôles entre

voyants et non-voyants,

favorise une meilleure

compréhension et échange

autour du handicap.

LES YEUX GRANDS FERMÉS

EST BIEN PLUS QU’UNE ATTRACTION,

C’EST UNE AVENTURE HUMAINE

QUI LAISSE UNE EMPREINTE DURABLE.


Le Futuroscope, labellisé

Tourisme & Handicap

pour les handicaps moteur,

mental et auditif, s’engage

à offrir une expérience

inclusive à tous ses visiteurs.

Ce label, créé en 2001,

garantit une accessibilité

fiable et objective des sites

touristiques en France, validée

par des évaluateurs spécialisés.

Pour les visiteurs en situation

de handicap, le Futuroscope

propose plusieurs services et

tarifs spéciaux sur présentation

d’un justificatif :

LE FUTUROSCOPE

S’EFFORCE DE RENDRE

CHAQUE VISITE AGRÉABLE ET

ACCESSIBLE À TOUS.

Une réduction de 15 % sur

les billets d’entrée, également

valable pour un accompagnant.

Des tarifs réduits sur les séjours

pour le titulaire et un accompagnant.

La gratuité du parking sur

présentation d’une carte justificative.

Le «Pass Accessibilité PSH»

pour un accès prioritaire

aux attractions pour le visiteur

et jusqu’à quatre accompagnants.

Location de fauteuils roulants

à l’entrée du parc.

Itinéraires adaptés et accueil

personnalisé dans les restaurants

et boutiques.

Accessibilité totale à l’Aquascope

avec des fauteuils roulants adaptés et

des dispositifs de mise à l’eau.

Chambres accessibles dans tous

les hôtels du site.


UN VOYAGE DANS LE TEMPS

DÉJANTÉ AVEC LES HÉROS

ATTACHANTS D’UBISOFT.

ET DES EFFETS SPÉCIAUX QUI

EN RAJOUTENT POUR

UN MAXIMUM DE SENSATIONS.

LA MACHINE À

REMONTER LE TEMPS

Des moyens

ludiques comme

le marquage

d’une marelle

au sol ou

l’accrochage

d’un tableau

magique et

ses marqueurs

permettent

de captiver

les enfants

durant les temps

d’attente.

LE DÉTAIL

QUI CHANGE

TOUT !


PAS CRÉTIN DU TOUT !

Les files Solo, c’est l’aventure en mode

solo ! Parfaites pour les intrépides

qui explorent le parc en solitaire

ou pour ceux qui osent quitter

leur tribu le temps d’une attraction

palpitante !

LA CRÊPE

VOLANTE

UN SAVOIR-FAIRE

INCONTESTABLE!

Pendant le temps d’attente, un film

explique les consi gnes de sécurité,

captant ainsi l’attention de tous

les visiteurs, enfants comme adultes.

Ce support visuel, alliant humour

et approche psychologique, permet

de transmettre les informations

essentielles de façon claire

et mémorable.

L’objectif n’est pas de se substituer

à l’intervention du personnel,

mais bien de renforcer l’efficacité

de la communication tout en optimisant

l’expérience client.

Une démarche qui illustre parfaitement

l’engagement du parc en faveur

d’une sécurité accessible et bien

comprise par tous.

AU FUTUROSCOPE,

LA SÉCURITÉ EST PRÉSENTÉE

DE MANIÈRE INNOVANTE

ET PÉDAGOGIQUE.


L’ATELIER DES SAVEURS

Le talent et l’imagination des

chefs cuisiniers et leurs équipes

donne naissance à une cuisine

inventive, où chaqu eplat est

une œuvre unique, pensée et

élaborée avec passion.

En sélectionnant des produits

d’exception, ils composent

une symphonie de saveurs

qui éveille les sens et invite

au voyage. Laissez-vous surprendre

par leur créativité.

LA VIENNE

DYNAMIQUE


POUR PROFITER PLEINEMENT DU PARC,

OCTROYEZ-VOUS 3 JOURS DE VISITE.

ÇA ÉVITERA BIEN DES FRUSTRATIONS ;)


ÉTINCELLE:

LA MALÉDICTION

DE L’OPALE NOIRE

L’EXTRAORDINAIRE

VOYAGE


OBJECTIF

MARS

DANSE AVEC LES ROBOTS

EN APESANTEUR ?

CHOCS

COSMIQUES


Astra, un prisme

de verre surmonté

d’une sphère qui

symbolise le soleil

levant sur un monde

en mutation.

Les proportions du

prisme ont été calculées

en fonction du Nombre

d’Or pour conférer

au bâtiment son harmonie.

Le nombre d’or, découvert

par les Grecs de l’époque

classique représente

une harmonie divine

et qui se retrouve

dans la nature et l’art.

La verrière est couverte

de 900 m 2 de panneaux

photovoltaïques capables

de produire plus de 120 kW,

de quoi alimenter 5 maisons.

La sphère ajourée réalisée

en dentelle d’inox et

de polyester a été placée

à l’aide d’une grue de

700 tonnes.

Pesant 50 tonnes, l’assemblage

préalable de la sphère eut

lieu à proximité du pavillon

pour faciliter sa pose

en un seul tenant.

ASTRA


CHASSEURS

DE TORNADES

ARTHUR, L’AVENTURE 4D


FASCINANT CROISEMENT ENTRE SCIENCE-FICTION ET

AVENTURE SCIENTIFIQUE, CE THÈME NE POUVAIT

QU’INSPIRER LES ÉQUIPES CRÉATIVES DU FUTUROSCOPE

POUR UNE ATTRACTION HORS NORME.

MISSION

BERMUDES


Le Triangle des Bermudes est

l’une des zones les plus mystérieuses

au monde. Situé dans l’océan Atlantique,

au large de la côte sud-est des États-Unis,

il est délimité par un triangle reliant

Miami, Porto Rico et les Bermudes.

Cette région est tristement célèbre

en raison des nombreuses disparitions

inexpliquées de bateaux et d’avions

qui s’y sont produites. Depuis plus

d’un siècle, ce phénomène captive

l’attention, mêlant fascination

et suppositions.

La mission :

Envoyée par l’agence Atlas, experte

dans l’analyse topographique

de sites présentant des anomalies

scientifiques, une équipe de trois

explorateurs a été envoyée

en mission dans le Triangle

des Bermudes.

Leur but : élucider les mystères

de cette zone, tristement

célèbre pour les nombreuses

disparitions inexpliquées.

Cependant, une fois sur place,

tout dérape. Un par un,

les membres de l’équipe

disparaissent.

À l’arrivée des visiteurs

au camp de base, celui-ci

est désert. Dès lors,

ils doivent se lancer dans

une expédi tion pour

retrouver les explorateurs

disparus.


Les bateaux spécialement

conçus pour le Futuroscope

par l’entreprise allemande

MACK Rides combinent

deux technologies généralement

séparées : celle des

montagnes russes et celle

des attractions aquatiques.

Ces bateaux sont capables

de circuler aussi bien

sur l’eau que sur terre

et dans les airs.

THE ROCKING

BOATS

Lorsqu’ils pénètrent dans l’eau,

ils donnent l’impression de flotter

librement, alors qu’en réalité,

ils sont guidés avec précision

par des rails submergés.

Dans ce système de conduite

innovant, la coque du bateau

est connectée à un châssis monté

sur rails par l’intermédiaire

d’un pantographe.

Cette configu ration permet

d’effectuer des virages serrés

ainsi que des mouvements réalistes

tels que le tangage et le roulis.

DANS LA SECTION

RAFTING, LES BATEAUX,

GUIDÉS PAR LES RAILS,

AVANCENT GRÂCE

À LA FORCE DU COURANT

GÉNÉRÉ PAR DES POMPES

PUISSANTES DÉVERSANT

JUSQU’À 8 000 LITRES

D’EAU PAR SECONDE.

Les bateaux sont capables d’accélérer,

de reculer, et de réaliser des montées

et descentes dynamiques.


UNE SUPERFICIE VÉGÉTALISÉE DÉPASSANT 3 400 M²!

Le site paysager

se caractérise par

une biodiversité

exceptionnelle, abritant

4500 plantes de

72 espèces variées,

incluant des arbres,

des palmiers, des

arbustes, des plantes

grimpantes, des

vivaces et des plantes

aquatiques, parmi

lesquelles se distingue

un Jubea

chinensis remarquable.

Les équipes

responsables de

la création du parc

ont privilégié les

espèces adaptées

au climat local

et nécessitant peu

d’eau, dans une

optique de sobriété

hydrique et d’entretien

durable.

Ce paysage vivant

est agrémenté de

monolithes d’ardoise

ainsi qu’un paillage

minéral, qui accentuent

le caractère

scénographique des

lieux. Et les barrières

anti-rhizomes pour

contenir les bambous

et la réduction des

surfaces imperméabilisées

illustrent

l’engagement

à intégrer durablement

Mission

Bermudes dans

son environnement.

Les bateaux de Mission Bermudes

utilisent la technologie Rocking Boat

et un système de propulsion par LIM

(Linear Induction Motor), souvent employé

pour les montagnes russes.

Au lieu de câbles, le LIM utilise

des champs magnétiques :

des électroaimants sur les rails

et des plaques métalliques

sous les bateaux permettent

une accélération rapide.


UN PARCOURS

TRUFFÉ

D’EFFETS

SPÉCIAUX

AQUATIQUES:

*

Un rideau

de brume de

15 mètres de long,

sous le pont

*

Hors de l’eau,

42 mètres

de brouillard

*

Un air shoot

formant

un geyser XXL

de 5 mètres

de haut

* Bouillonnements

d’eau

*

*

Une énorme

bulle d’eau

qui surgit

Deux air-splash

de chaque

côté de

la chute finale


PLUS DE 4500 ARBRES

ET VÉGÉTAUX PLANTÉS

POUR CRÉER

CE PAYSAGE EXOTIQUE.

Pensée comme un film

d’aventure grandeur nature,

«Mission Bermudes» a été

conçue pour capturer

l’étrangeté et la beauté

envoûtante du légendaire

Triangle des Bermudes.

Ici, l’immersion passe par

des décors physiques spectaculaires

de 7000 m 2 , des effets sensoriels

(brume mystérieuse, explosions, rapides

tumultueux…) et une mise en

scène dynamique.

*

*

Chute d’un arbre

mécanique

au-dessus

du circuit

Une cascade

de 5 mètres

de long

L’expérience se vit à bord de Rocking

Boats, des véhicules hybrides

développés par le constructeur MACK

Rides et spécialement personnalisés

pour le Futuroscope.

Mi-coaster, mi-attraction aquatique,

ces bateaux offrent une expérience

sensorielle inédite, aussi bien sur l’eau

que sur terre.

Après avoir navigué entre les sombres

rochers du Triangle des Bermudes

et échappé au tumulte des rapides,

les visiteurs-explorateurs devront franchir

un portail spatio temporel matérialisé par

une chute de 16 m de haut à plus de

60 km/h, pour finir leur course

dans un splash spectaculaire !

Accessible aux enfants dès 1m05,

pour partager de fabuleuses sensations

en famille.

2 MARAIS FILTRANTS AMÉNAGÉS

POUR 5 000 M 3 D’EAU TRAITÉE

PAR PHYTOÉPURATION


Trois jours, c’est… trop court. On n’a pas

tout vu, pas tout fait, pas tout testé.

Alors, pourquoi pas un peu d’histoire...

En 1982, la Vienne, rurale et sans éclat, avait

besoin d’un électrochoc. René MONORY,

Ministre sous Giscard et Président du Conseil

Général de la Vienne, imagine un lieu inédit,

tourné vers le «savoir» et le «futur».

Pas question de copier Disney : il dira même

que le concept du Futuroscope, il ne l’a trouvé

nulle par au monde ! Ce qu’il veut, c’est de la

technologie de pointe, des effets visuels

bluffants, dans un environnement récréatif. Sa

vision devient réalité. Et aujourd’hui, soit

43 ans plus tard, le Futuroscope est un

fleuron français internationalement reconnu

et qui évolue constamment !


ON QUITTE

L’ÉCOLODGEE

DIRECTION

BOULOGNE-SUR-MER



Malgré une charge complète, et surtout

sur autoroute, la voiture indique qu’elle ne

pourra pas rallier Boulogne-sur-Mer d’une

seule traite. Les 634 kilomètres (annoncés

à 584 km sur les logiciels, qui ne tiennent

pas suffisamment compte des réalités du

terrain) dépassent les marges d’autonomie

annoncées par l’ordinateur de bord.

C’est donc en cours de route que nous

ravitaillerons, après environ trois heures de

conduite, avec une consommation légèrement

supérieure à celle entre Chartres et le

Futuroscope, oscillant autour 23,5 kWh aux

cent kilomètres contre 19,5 et 20,3 kWh.

Pourtant, la température est modérée, la

climatisation n’est pas poussée au maximum,

et nous roulons en Cruise Control


adaptatif, qui s’ajuste automatiquement à

la réglementation en vigueur sur chaque

portion de route — même s’il détecte parfois

des vitesses incongrues (50 à 70 km/h

sur autoroute !). Le relief vallonné peut

expliquer cette demande énergétique

accrue. Sur l’aire d’autoroute Shell, des

superchargeurs de 150 kW sont gérés par

une équipe de volontaires de la F FAUVE

(Fédération Française des Associations

d’Utilisateurs de Véhicules Électriques),

qui ont organisé la recharge de manière

agréablement efficace en ce moment

particulièrement bondé. Le délégué nous

a demandé de limiter notre recharge à

85 % afin de libérer rapidement la borne,


le temps de grignoter une salade ou un hamburger

pendant une trentaine de minutes — et c’était

parfait. En prime, il nous a offert des tickets pour un

café, une attention qui a rendu la pause encore plus

agréable. La vitesse de charge annoncée (150 kW)

était bien au rendez-vous, avec 145 kW malgré la dizaine

de véhicules branchés.Cette EQE berline 350+

ne passe pas inaperçue : les badauds contemplent

son profil sportif et son bel équilibre. L’image de cette

Mercedes-Benz électrique, tant intérieure qu’extérieure,

impressionne positivement. Certains nous

confient que cette version est très rare en France…

Après cette courte étape, lon repart vers Boulognesur-Mer,

où nous allons découvrir Nausicaá et un appartement

de l’hôtel Evancy, situé près de Nausicaà

et déniché par Camille Le Dauphin d’Atout France.


BOULOGNE-


SUR-MER



Boulogne-sur-Mer est

une ville portuaire très

agréable. Ses larges avenues

côtoient naturellement

le parcours plus

étroit de la vieille ville.

Une rare harmonie, intelligemment

pensée par la

municipalité. L’ensemble se

révèle sûr et confortable.

Les voitures roulent avec

une prudence naturelle,

les usagers faibles voient

leur stress diminuer sensi-


blement. L’hôtel Evancy profite

de cette quiétude, parfois

troublée par les voitures de

police ou les ambulances dont

les sirènes ricochent sur les

hauts murs des immeubles

modernes, dont la végétation

est encore trop jeune pour les

enmitoufler.

L’hôtel Evancy propose une

approche rationnelle de l’hébergement,

adaptée aux séjours

familiaux comme aux

professionnels travaillant dans

les infrastructures portuaires à

dimension industrielle.

On y trouve des appartements

deux chambres très confortables,

avec de beaux volumes

et de larges ouvertures sur la

ville et le port de plaisance.

Ces appartements appartiennent

à différents propriétaires

qui les proposent à la

location par l’intermédiaire de

l’hôtel Evancy.



C’est un investissement qui leur permet de s’assurer de la bonne

tenue de leur bien. En effet, tous les services hôteliers veillent à ce

que tout soit et demeure parfait, sans frais pour le propriétaire. Différentes

formules sont proposées autour de cet investissement : soit

le propriétaire confie l’appartement à l’année, soit il se réserve des

périodes d’occupation à son gré.

En attendant, on constate que chaque logement est équipé de tout

le confort moderne, et l’hôtel fournit le petit déjeuner, copieux, fautil

le souligner.




Pendant que nous profitons du confort de

l’appartement, nous avons mis en charge

la Mercedes à une centaine de mètres

de l’hôtel, qui ne dispose que d’un «dépose-minute»

dédié.

La borne la plus proche est située près du

bâtiment de l’ULCO (Université du Littoral

Côte d’Opale – Centre universitaire

Capécure), d’où une corrélation naturelle

avec l’aquarium et les valeurs de recherche

scientifique relatives aux milieux marins

que l’on retrouve au sein de Nausicaá.

À la borne publique, nous avons constaté

un tarif de 0,08 € par minute entre 8h00 et

21h00, et de 0,02 € par minute la nuit. Ce

qui représente environ 1,20 €/h la nuit et

4,80 €/h le jour…


On en a plein le dos.

Quatre siècles après que Galilée ait osé dire

que la Terre est une sphère, Le Chat, lui,

constate que désormais… le monde semble

avoir perdu la boule, et notre félin préféré,

observateur stoïque du chaos ambiant, s’en

émeut — à sa manière.


Après la charge nocturne,

nous stationnons

la Mercedes sur

une grande esplanade

derrière l’hôtel.

Et nous en profitons

pour aller visiter les

environs. C’est facile et

tout près : on traverse

l’un des deux ponts et

nous voilà directement

au cœur de la cité.

La darse qui mène à la

pleine mer est entourée

de larges espaces

piétonniers où l’on

croise de nombreux

goélands et autres

mouettes.



Il y règne un calme bien

apprécié. Ces espaces

profitent à tous, notamment

aux enfants

qui y rencontrent des

personnages amusants,

comme ce clown qui

leur fabriquait des objets

et animaux avec des ballons

de baudruche. Des

choses simples qui font

briller les yeux des enfants

et de leurs parents.



Le port est aussi un espace

de vie pour les pêcheurs, qui

proposent leurs poissons et

crustacés fraîchement pêchés.

Nous avons échangé avec

plusieurs générations,

comme Ginette, qui poursuit

sa passion bien qu’elle soit à

l’âge de la retraite. Rien n’y

fait : le plaisir de proposer

le fruit de la pêche familiale

passe avant tout.

Et c’est la même chose pour

les jeunes pêcheurs, qui présentent

aussi leurs captures.

Il faut saluer le courage de ce

métier difficile, d’autant que

si la modernité est présente

partout, la mer demeure

égale à elle-même : dangereusement

passionnante.


Laissez-vous séduire par

une adresse où l’authenticité

rencontre l’élégance.

Niché au cœur de l’effervescence

urbaine, ce lieu

vous invite à savourer une

cuisine traditionnelle revisitée

avec finesse, élaborée

sur place à partir de

produits frais soigneusement

sélectionnés.

Chez Jules

8 Pl. Dalton,

62200 Boulogne-sur-Mer.


La ville de Boulogne-sur-Mer est intimement

liée à la vie maritime et aux grandes

découvertes. Les histoires de marins et

d’explorateurs se mêlent aux souvenirs

militaires. La guerre de 1940-1945, bien

sûr, y a laissé ses traces tout au long

de la Côte d’Opale et des rivages de la

Normandie, tout proches. Les anciennes

fortifications apportent une structure

puissante au paysage urbain.



Murailles géantes, tours de guet et autres

vestiges soigneusement conservés servent

aussi à la vie de la cité.

On y trouve de nombreux restaurants, estaminets

et autres lieux où des musiciens

animent les soirées de leurs musiques jazzy

ou autres, créant une atmosphère agréablement

vivante.

C’est en se promenant dans le jardin Auguste

Mariette, dédié à cet égyptologue

boulonnais et situé au pied des remparts,

que l’on découvre la pyramide de Saqqa-




rah, une représentation du Nil, un bassin à lotus, une

palmeraie et l’obélisque monumental, qui s’ajoutent

à la statue au socle pyramidal et à la barque solaire

typiquement égyptienne.

Cet endroit offre un dépaysement total, toujours

dans une quiétude originale. On parcourt les remparts

avec plaisir, car ils offrent un point de vue riche

en monuments et belles constructions d’époque. Les

vieilles pierres diffusent leur fraîcheur et leurs cou-



leurs rassurantes, ou parfois intimidantes

selon leur disposition.N’oublions pas que

ce sont des défenses militaires…

Et même dans ce contexte, les fleurs

gardent leurs couleurs et animent les

lieux de leurs balancements dans les

courants d’air. La ville de Boulogne-sur-

Mer soigne ses jardins pour le plus grand

plaisir de ses visiteurs.

Ce mariage entre passé, présent et avenir

est omniprésent et contribue à offrir

cette plénitude charmante d’une ville qui

a su évoluer avec son temps.





Même si des plaques

commémoratives

d’événements dramatiques

et valeureux

parsèment les lieux

pour assurer la mémoire

de ceux qui se

sont sacrifiés pour

tous ceux qui profitent

de la tranquillité

d’aujourd’hui.

Les flâneries, de jour

comme de nuit, apportent

bien des

émerveillements et

des enseignements.


Boulogne-sur-Mer,

un musée à ciel ouvert.

84 versions de «Street

Art» ça et là, pour vous

en mettre plein les yeux,

laissant des messages

délivrés par des artistes

venus du monde entier

aux 4 coins de la ville.

Dans l’approche «Land

Art», des compositions

de matières naturelles

uniquement, se mêlent

aux paysages urbains.




Le confort de l’appartement

aidant, le Wi-Fi

permanent et de qualité

ayant comblé les ados, il

est temps de prendre le

chemin vers le complexe

Nausicaá. La voiture n’ira

pas au parking, assez

étroit d’ailleurs, situé à

proximité du Centre de

la Mer, et assez cher,

même si l’on n’oublie pas

de prendre un sérieux

coupon de réduction

offert par la boutique du

Centre Nausicaá…


EN ROUTE VERS LE

NAUSICAÀ


L’APPEL DU

BLEU

DU COSMOS

AUX PROFONDEURS :

THOMAS PESQUET EXPLORE

L’AUTRE FRONTIÈRE

Imaginez : après avoir flotté

parmi les étoiles, Thomas

Pesquet, notre astronaute

préféré, plonge cette fois

dans les abysses ! En août 2025,

le héros de l’espace a troqué

sa combinaison spatiale pour

un sous-marin high-tech,

le célèbre «Nautile» de l’Ifremer,

et s’est lancé à la découverte

des profondeurs de l’Atlantique,

à 2000 mètres sous la surface.

Une expérience à couper le souffle,

qu’il a partagée avec le grand

public, notamment via Nausicaá,

le célèbre centre de la mer.

À bord du «Nautile», il a vécu

une aventure digne d’un film,

aux commandes d’un engin

qui ressemble étrangement

à un vaisseau spatial – une boule

de titane bourrée de technologies

de pointe.



LES SECTRETS DU

NAUTILE

LE NAUTILE ET LES SECRETS

DES GRANDS FONDS

Depuis 1984, le Nautile embarque ses

passagers dans un voyage hors du temps,

à des milliers de mètres sous la surface.

Ce petit bijou de techno logie peut plonger

jusqu’à 6000 mètres de profondeur,

là où la lumière ne pénètre plus et où

règne un silence absolu et ouvre

une fenêtre sur 97 % des fonds marins,

un monde encore largement inconnu.

À bord, on embarque pour 10 heures

d’immersion totale, dans une capsule

pressurisée équipée comme un studio

de science-fiction : projecteurs puissants,

caméras haute définition, bras robotisés

et instruments de pointe permettent

d’observer, filmer, et prélever des échantillons

dans les écosystèmes les plus

secrets de la planète.

C’est une plongée dans l’inconnu,

une aventure scientifique mais aussi

profondément humaine, où chaque

descente est une rencontre avec

l’extraordinaire.

À 6 000 MÈTRES SOUS

LA SURFACE, LE NAUTILE FABRIQUE L’AVENTURE, MÈTRE PAR MÈTRE.


20% DES ESPÈCES MARINES

DÉCRITES CES 10 DERNIÈRES

ANNÉES L’ONT ÉTÉ GRÂCE

AUX EXPÉDITIONS DU MUSÉUM.

VAGUES ET VERTIGES

SANS QUITTER

LA TERRE FERME!

À Nausicaá, l’océan se vit

autant qu’il se contemple.

Grâce à une attraction

immersive, vous embarquez

virtuellement à bord

de la Thalassa. Le sol tangue,

les murs vibrent : vous voilà

en pleine mer, au cœur d’une

mission océanographique.

Chaque mouvement reproduit

fidèlement le roulis du bateau,

vous plongeant dans le quotidien

des chercheurs qui

bravent les éléments pour

étudier les océans.

Une expérience sensorielle

bluffante, entre frissons et fascination,

qui rappelle combien

l’exploration scientifique est aussi

une aventure humaine.

A BORD

DE LA THALASSA


LE POISSON

QUI VIT

EN COLOCATION

SOUS LE SABLE

Fin comme une

anguille, ce poisson

discret vit en colonie

dans les fonds sableux

ou herbeux, chaque

individu gardant

une distance précise

avec ses voisins.

Seule sa tête dépasse

du sable, le reste du

corps restant enfoui,

prêt à se rétracter

au moindre danger,

même les bulles

des plongeurs suffisent

à l’effrayer.

Mesurant jusqu’à 40 cm

pour à peine 14 mm de

diamètre, il se nourrit

de plancton et ne quitte

jamais son terrier, même

pour se reproduire.

Mâles et femelles s’approchent,

s’entrelacent…

et restent bien ancrés.

Une vie sous-marine aussi

pudique que fascinante.

L’HÉTÉROCONGRE

TACHETÉ


LE FONDS DE DOTATION

NAUSICAĀ SOUTEN

8 PROJETS

DE CONSERVATION

DES MILIEUX MARINS.



LE SOUFFLE

MINÉRAL

Sous le miroir mouvant

des vagues, l’océan

murmure des secrets

anciens. Il abrite, dans

ses abysses bleutées,

des réserves d’énergie

qui pourraient éclairer

nos lendemains - pétrole,

gaz, mais aussi le souffle

discret du méthane et

la promesse légère de

l’hydrogène.

Ses fonds marins sont

constellés de minéraux

précieux : cuivre, nickel,

cobalt, or, platine… autant

de matières premières qui

nourrissent les rêves technologiques

de notre époque.

Et parmi ces trésors, les

«terres rares», invisibles mais

essentielles, donnent vie

à nos écrans, nos satellites,

nos mondes connectés.

L’océan est une véritable

bibliothèque minérale, un

souffle d’avenir, une énigme

que l’humanité apprend

encore à déchiffrer.

80 % DES RESSOURCES

MINÉRALES DE LA PLANÈTE

SERAIENT OCÉANIQUES.


Venue des eaux tranquilles

du sud de la Papouasie-

Nouvelle- Guinée, d’Indonésie

et du nord de l’Australie, la

tortue à nez de cochon fascine

autant qu’elle intrigue.

Bien qu’elle soit une tortue

d’eau douce, habituée aux

bras de rivières paisibles et

aux lagunes isolées, elle

possède l’étonnante capacité

de se transformer en véritable

exploratrice marine.

Comme portée par les courants,

elle nage sur de longues

distan ces sans jamais

s’arrêter, planant sous l’eau

avec la grâce des tortues

marines.

Parfois, on l’aperçoit en mer,

et même sur certaines plages

où elle vient pondre, comme

ses cousines océaniques.

Symbole fort pour les communautés

aborigènes, cette

tortue au museau si particulier

est aujourd’hui en danger.

Victime de la destruction

de son habitat naturel

et convoitée pour le commerce

des animaux

de compagnie, elle se fait

de plus en plus rare.

LA TORTUE A INSPIRÉ

L’ÉLABORATION DU ROBOT

SOUS-MARIN UCAT

PERMETTANT D’OBSERVER

LES DIFFÉRENTS FONDS MARINS

SANS TROUBLER L’EAU.

LA TORTUE À

NEZ DE COCHON

UN TRÉSOR VIVANT,

ENTRE TERRE ET MER,

QU’IL EST URGENT

DE PROTÉGER.


LES SOIGNEURS AU CŒUR

DU BIEN-ÊTRE MARIN

À Nausicaá, les soigneurs et

soigneuses veillent chaque

jour sur la santé et le bienêtre

des animaux marins.

Sous la supervision du

vétérinaire, ils assurent

les soins, le nourrissage

et l’entretien des bassins,

tout en partageant leur

passion avec le public lors

d’animations comme

le nourrissage commenté.

Leur quotidien est rythmé

par une logistique précise :

menus adaptés à chaque

espèce, préparation enrichie

en vitamines, et distribution

sur mesure. Certaines raies,

par exemple, mangent plusieurs

fois par jour, tandis

que d’autres espèces se

contentent de quelques

repas hebdomadaires.

LES SOIGNEURS


LES ARCHITECTES IMAGINENT LES VILLES

FLOTTANTES ÉCOLOGIQUES DU FUTUR

TEL ARTISANOPOLIS, UN PROJET

PORTÉ PAR L’INSTITUT

SEASTEADING.

Photo : Seasteading-Institute-by-

Gabriel-Scheare-Luke-Lourdes-

Crowley-and-Patrick-White

VILLES DU

FUTUR

Vivre sur l’eau :

l’innovation à flot

Et si demain, nos maisons

flottaient ?

Alors que près de la moitié

de l’humanité vit à proximité

des côtes, le littoral

devient un laboratoire à

ciel ouvert pour repenser

nos modes de vie.

Face à la montée des eaux

et aux défis climatiques,

les architectes et ingénieurs

imaginent déjà

des habitats flottants,

autonomes et durables.

Des plateformes modulables

alimentées par

l’énergie solaire, des quartiers

marins connectés,

des fermes aquatiques

intégrées… Ce n’est plus

de la science-fiction, mais

une nouvelle frontière de

l’innovation urbaine. Vivre

sur l’eau, c’est aussi repenser

la mobilité, l’économie

circulaire et notre rapport

à la nature. Une révolution

bleue est en marche.


LE GARDE-MANGER

DU MONDE

Avec 24 kg de produits de

la mer consommés chaque

année par habitant, l’Europe

affiche un véritable appétit

pour les trésors marins.

Poissons, crustacés, coquillages…

ces aliments nourrissent

bien plus que nos

assiettes. Ils représentent

une source essentielle de protéines

pour l’humanité et font

vivre des millions de personnes

à travers le monde grâce

à la pêche et à l’aquaculture.

Mais cette abondance n’est pas

infinie. Pour continuer à profiter

de ces richesses demain, il est

crucial de préserver les écosystèmes

marins et de lutter contre

la surexploitation. La mer n’est pas

un garde-manger sans fond : c’est

un équilibre fragile à respecter.

UN BLUE LIVING LAB,

INCUBATEUR

DE PROJETS INNOVANTS,

A ÉTÉ CRÉÉ GRÂCE

AU NAUSICAĀ.

Heureusement, l’avenir s’annonce

prometteur. Les biotechnologies

marines, en plein essor, permettent

déjà de développer des médicaments

innovants, des matériaux durables

et même des carburants alternatifs.

Les espèces marines regorgent

de molécules fascinantes, encore

largement inexplorées.


GÉANTE DES MERS

Majestueuse et mystérieuse,

la grande

raie Manta Mobula

birostris glisse près de

la surface, entre 0 et

1000 mètres de profondeur,

là où les

courants marins lui

apportent son festin

préféré : le plancton.

On la reconnaît à ses

deux élégantes excroissances

céphaliques

encadrant sa large

bouche, comme des

ailes prêtes à s’envoler.

Avec ses 8 mètres d’envergure

et ses 1,8 tonne,

c’est la plus grande raie

du monde — une véritable

géante des océans.

Et côté maternité, elle a

ses secrets : les bébés

naissent déjà autonomes,

après avoir grandi à l’intérieur

du corps de leur

mère. Un seul petit à la

fois, mais déjà prêt à explorer

les profondeurs.

Un ballet marin à couper

le souffle, entre puissance

et grâce.

LA RAIE

MANTA


MAJESTUEUSE MAIS VULNÉRABLE,

CETTE ESPÈCE RARE EST EXPLOITÉE

EN ASIE ET PEINE

À SE REPRODUIRE.

UN JOYAU MARIN

EN SURSIS.

RAIE AIGLE

OCELÉE

À Nausicaá, chaque raie-aigle Aetobatus ocellatus incarne bien

plus qu’un simple habitant du grand bassin. Elles sont les ambassadrices

d’un programme européen de conservation qui

veille à préserver la diversité génétique des espèces marines

en suivant leur généalogie avec rigueur. Une démarche essentielle

face à l’érosion silencieuse de la biodiversité.

En 2021, une raie-aigle adulte venue du Burgers Zoo aux Pays-Bas

a rejoint les eaux de Nausicaá. Deux mâles du bassin étaient

ses fils. Une réunion familiale qui illustre la force du lien entre

institutions engagées pour la sauvegarde des espèces.

Elle enrichit le patrimoine génétique du groupe et participe

à une dynamique de reproduction précieuse





MALPELO

LA FONDATION

LA SCIENCE

AU SERVICE DES REQUINS

Dans les eaux turquoise de l’île

de Malpelo, au large de la

Colombie, évolue une créature

aussi fascinante que menacée :

le requin marteau. Avec sa silhouette

emblématique et son

regard latéral, il incarne à lui seul

la beauté brute et l’équilibre

fragile de la biodiversité marine.

Malgré le statut de patrimoine

naturel mondial accordé par

l’UNESCO et la création d’une

aire marine protégée, ces géants

des mers restent la cible de la

pêche illégale. Leurs populations

peinent à se régénérer, et

leur avenir dépend désormais

de notre capacité à les comprendre…

et à les protéger.

C’est là qu’intervient Nausicaá,

qui s’associe à la Fondation

Malpelo pour un projet aussi

ambitieux que vital : le marquage

des requins marteaux. À l’aide de

balises acoustiques et satellites,

les scientifiques suivent leurs

déplacements, étudient leurs

routes migratoires et analysent

l’évolution de leurs populations

pour mieux anticiper les menaces

et adapter les mesures

de conservation.


LES ESPÈCES MARINES

REPRÉSENTENT

UNE VÉRITABLE

BANQUE DE GÈNES

ET DE MOLÉCULES.

L’OCÉAN

POUR SE SOIGNER


LES TRÉSORS CACHÉS

DES OCÉANS : QUAND

LA MER SOIGNE,

PARFUME ET INSPIRE

Et si notre prochain remède

venait des profondeurs

marines ? Depuis quelques

années, biologistes et chercheurs

plongent dans l’univers

mystérieux des océans à

la recher che

de molécules inédites.

Leur objectif : découvrir

des substances capables

de soulager nos douleurs,

soigner nos maladies, voire

révolutionner la médecine.

Des milliers de composés

ont déjà été testés,

et certains montrent

un potentiel prometteur.

Mais les bienfaits de la

mer ne s’arrêtent pas là.

Les organismes marins

produisent naturellement

des composés utilisés

dans des domaines aussi

variés que la gastronomie,

la parfumerie

ou même la chirurgie.

Observer les animaux

marins permet aussi

d’innover : leurs comportements

et mécanismes

inspirent de

nouvelles techniques,

parfois surprenantes.

50% DES SUBSTANCES

ANTICANCÉREUSES

VIENNENT DE LA MER.


RAJA AMPAT, JOYAU

DU TRIANGLE DE CORAIL

Niché entre les eaux turquoise

des Philippines, de l’Indonésie

et des îles Salomon, le Triangle de

Corail est bien plus qu’un paradis

tropical : c’est le berceau de la vie

marine. Au cœur de cette merveille

naturelle, les îles indonésiennes de Raja

Ampat dévoilent un spectacle sousmarin

à couper le souffle — considéré

comme l’un des plus riches écosystèmes

de la planète.

Imaginez : plus de 1000 espèces

de poissons multicolores, 537 variétés de

coraux aux formes hypnotiques, et

une biodiversité qui fait rêver les biologistes

marins du monde entier. Mais

ce sanctuaire ne se contente pas d’être

beau, il est aussi protégé. Grâce à un ambitieux

programme gouvernemental,

les communautés locales, notamment

les pêcheurs, sont activement impliquées

dans la préservation de cet écrin naturel.

Et si vous plongez dans ces eaux cristallines,

sachez que votre aventure contribue à un cercle

vertueux : une taxe écologique, incluse dans

les frais touristiques, finance des initiatives

environnementales et soutient le développement

durable des villages alentour. Voyager ici,

c’est s’immerger dans un monde où luxe rime

avec conscience.

PROTÉGER LA VIE MARINE, C’EST PERMETTRE

À L’OCÉAN DE MIEUX SUPPORTER

LE RÉCHAUFFEMENT PLANÉTAIRE.


CONSERVER DES EAUX PROPRES ET DE QUALITÉ,

C’EST PROTÉGER LA SANTÉ DE CEUX QUI CONSOMMENT

DES PRODUITS DE LA MER OU PROFITENT

DES LOISIRS EN BORD DE MER.


LA MANGROVE

LA MANGROVE :

L’ÉLÉGANCE SAUVAGE

AU SERVICE

DE LA PLANÈTE

C’est un décor digne

d’un rêve tropical : une forêt

aux racines sculpturales,

les pieds dans l’eau salée, baignée

de lumière dorée.

La mangrove, joyau naturel des

côtes équatoriales,

incarne à la fois la beauté

brute et la puissance

écologique.

Ses arbres emblématiques,

les palétuviers, semblent flotter

entre ciel et mer. Leurs racines

aériennes forment un labyrinthe

féerique où la vie marine

s’épanouit en toute discrétion.

Les jeunes poissons y trouvent

un refuge paisible, loin

des prédateurs, pour grandir

en toute sécurité — une véritable

nursery naturelle.

UN REMPART CONTRE

LE CHANGEMENT CLIMATIQUE

Mais la mangrove ne se contente

pas d’être sublime.

Elle est aussi une alliée précieuse

dans la lutte contre le dérèglement

climatique. Véritable puits

de carbone, elle absorbe

les émissions et protège les rivages

des tempêtes et de l’érosion.


LA MANGROVE

C’EST AUSSI…

LE MIEL DE MANGROVE

Les abeilles raffolent

des palétuviers et

y butinent un nectar

unique, donnant

naissance à un miel

aux arômes subtils et

aux vertus insoupçonnées.

LES PLANTES MÉDICINALES

Les mangroves soignent aussi !

Leurs plantes sont utilisées

depuis des générations

pour leurs propriétés

médicinales.

LE GARDE-MANGER

DU RÉCIF

Les mangroves abritent

les poissons du récif.

Résultat : une pêche

abondante et durable pour

les communautés locales.

LES PIGMENTS

DES PALÉTUVIERS

Ils offrent des pigments

naturels utilisés

pour colorer

textiles

et objets

artisanaux.


PLUSIEURS REQUINS-ZÈBRES

SONT NÉS À NAUSICAÁ

DANS LE CADRE D’UN PROGRAMME

DE CONSERVATION EUROPÉEN !


LE REQUIN-ZÈBRE,

STAR DES PROFONDEURS ET

MUSE DES INGÉNIEURS

Ce paisible habitant des récifs

coralliens inspire bien plus

que des clichés sous-marins.

Sa peau a donné naissance

à des revêtements antibactériens

et antifouling,

ses ailerons ont révolutionné

l’aéronautique avec les

«sharklets», et sa queue a servi

de modèle pour des hydroliennes

innovantes.

On le trouve dans l’océan

Indien et le Pacifique, entre

5 et 30 mètres de profondeur.

Respectueux et calme, il se

laisse volontiers approcher

par les plongeurs… pour

une rencontre inoubliable.

UN ÉCOSYSTÈME

RAFFINÉ ET VIBRANT

Sur ses sols vaseux, les crabes

violonistes jouent leur partition,

tandis que les huîtres, moules

et anémones s’accrochent

aux racines comme des bijoux

vivants. Chaque recoin

de la mangrove est une scène

où la nature expose ses plus

belles créations.

DES RÉSIDENTS MAJESTUEUX

Et dans ce théâtre sauvage,

les stars ne manquent pas :

le crocodile marin, impressionnant

et mystérieux, peut atteindre

six mètres de long. Il partage

son territoire avec la tortue

de mer, élégante voyageuse

des océans, et le serpent

des mangroves, venimeux

et fascinant.

LE PÉRIOPHTALME.

Ce poisson ne se contente pas

de nager, il grimpe aux arbres

comme un aventurier des

mangroves. Le périophtalme

est capable de se hisser sur

les branches des palétuviers

grâce à ses nageoires pectorales

transformées en pattes

ventousées. Pour survivre

hors de l’eau, il emporte

avec lui une petite réserve

d’eau autour de ses branchies.

Il peut ainsi passer

plusieurs minutes

à traquer les insectes.


LES CORAUX

Les coraux, ce sont un peu

les artistes secrets des fonds

marins. Ils sont faits de petits

polypes, sortes de mini-anémones

qui dansent au rythme

des courants. Leurs tentacules,

délicats mais redoutables, sont

équipés de cellules urticantes.

Si ces bâtisseurs de récifs

choisissent les eaux limpides,

c’est parce qu’ils raffolent

du soleil. À l’intérieur de leur

corps, ils hébergent de minuscules

algues colorées, comme

des colo cataires bienveillantes.

Ces algues transforment les

déchets du polype en nutriments,

et en retour, elles lui

offrent de quoi se nourrir.

Une belle symbiose qui fait

naître les merveilles des récifs.


UN MILLIER DE BOUTURES

DE CORAUX ONT ÉTÉ RÉIMPLANTÉES

AUX MALDIVES AVEC REEFSCAPERS.

LE CONSERVATOIRE

MONDIAL

DU CORAIL

Face à la menace croissante

qui pèse sur les récifs

coralliens, un projet

visionnaire voit le jour sous

l’impulsion de l’Institut

océan ographique de

Monaco : créer une collection

mondiale des principales

espèces et souches de coraux

bâtisseurs de récifs.

L’objectif ? Sauv egarder

ce patrimoine vivant avant

qu’il ne disparaisse.

Ces coraux, véritables

architectes des fonds marins,

sont désormais hébergés

dans des aquariums publics

et privés à travers le globe.

Ce réseau constitue un «réservoir

génétique» précieux, pensé

comme une banque de vie

pour demain. Grâce à lui,

des projets de restauration

écologique pourront être envisagés,

notamment par bouturage,

dans les zones marines dégradées

à condition, bien sûr, que

les conditions environnementales

soient propices à leur survie.

VOUS AUSSI, VOUS POUVEZ

ADOPTER UN CORAIL


À seulement 8 km des rivages envoûtants

de Zanzibar, Chumbe Island Coral

Park est un véritable havre de paix pour

les amoureux de nature et d’évasion.

Cette île préservée abrite une réserve

marine protégée où l’on explore

à la fois une forêt côtière luxuriante

et un récif corallien d’une beauté

saisissante — un paradis pour

les plongeurs et les rêveurs.

Ici, chaque séjour a du sens : une partie

des revenus générés par le tourisme est

réinvestie dans des projets éducatifs,

des recherches scientifiques et

la préservation de l’écosystème par

les gardes de l’île. Voyager devient

un acte engagé.

Et pour vivre cette parenthèse enchantée,

7 éco-bungalows nichés dans

la végétation offrent une expérience

unique, en parfaite harmonie avec

l’environnement. Énergie solaire,

récupération d’eau de pluie, filtration

naturelle… tout est pensé pour que

votre empreinte soit aussi légère

que le sable sous vos pieds.

TOURISME

ÉCO-RESPONSABLE


PLONGER C’EST

RESPECTER!

Plonger, c’est un peu comme entrer

dans un autre monde — un monde

coloré, vibrant, où les coraux

dessinent des paysages dignes

d’un rêve éveillé. Les plongeurs

ont le privilège de vivre cette magie

en direct… mais aussi d’en voir

les coulisses. Car sous la surface,

les changements sont bien réels.

Respecter les sites, c’est préserver

un trésor vivant — et ça commence

par des règles toutes simples.

On s’informe

sur le site et la faune

qui y vit

On apprend à reconnaître

les espèces menacées

et protégée.

On ne jette

rien à la mer.

Lorsqu’on entre dans l’eau,

on ne piétine pas le fond.

On ajuste sa flottabilité

et on palme doucement.

On ne ramène rien à bord.


NAUSICAÁ,

L’OCÉAN VERSION

RESPONSABLE

Depuis 2018, Nausicaá

ne se contente pas d’émerveiller

ses visiteurs avec

ses bassins et ses espèces

marines. En adoptant une

démarche RSE (Responsabilité

Sociétale des Entreprises),

Nausicaá intègre des pratiques

éthiques et durables

dans toutes ses activités —

du personnel aux gestes

du quotidien.

Chaque détail est pensé pour

respecter l’environnement, en

suivant les standards du référentiel

ISO 26000. Nausicaá a

co-construit, avec la Fondation

de la Mer, le Référentiel Océan

ODD 14, un outil concret pour

mesurer et réduire son impact

sur les écosystèmes marins.

Nausicaá a aussi décroché le label

«Divertissement durable» du

SNELAC, qui valorise les lieux

de loisirs et de culture engagés

dans les enjeux environnementaux

et sociaux.

ACTIONS ET

ENGAGEMENTS




BOUTIQUE

RESPONSABLE

Au cœur du Nausicaá, la boutique se distingue par son engagement éthique et local. Chaque

produit proposé est soigneusement sélectionné pour sa fabrication responsable : matières

durables, circuits courts, artisanat français… Ici, le Made in France n’est pas un slogan, c’est

une réalité. En valorisant l’économie circulaire et les talents du territoire, la boutique réduit

son impact carbone tout en offrant des objets beaux, utiles et porteurs de sens. C’est l’endroit

idéal pour dénicher un souvenir qui a du cœur, et qui respecte la planète.



Le parking de Nausicaà est à quelques minutes

à pied du centre aquatique. Sa hauteur

est limitée, donc les coffres de toit ne

passent pas. C’est étroit, et il faut vraiment

faire attention aux jantes, surtout quand

elles sont grandes et que l’auto est de grand

format. Il faut savoir que la boutique de Nausicaà

permet d’obtenir une belle ristourne :

il ne faut pas oublier de valider son ticket de

parking, sinon on paie plein pot. Les heures

de pointe font aussi que la sortie du parking

peut demander beaucoup de patience.


680


FRANCE

Boulogne

Sur Mer

Un appel

vers le grand large !

Plume : Christiane Goor - Capture d’Images : Charles Mahaux

L’ONU a fini par s’entendre !

Et c’est à Boulogne sur Mer que le premier traité

international de protection de la haute mer

destiné à lutter contre les menaces

qui pèsent sur des écosystèmes

vitaux pour l’humanité et à juste titre

quand on sait que la haute mer couvre

près de la moitié de la surface du globe

et 60% des océans !

681


682


Le 4 mars 2023, après plus de 15 ans de

pourparlers, les Etats membres de l’ONU se

sont accordés sur le premier traité international

de protection de la haute mer destiné à

lutter contre les menaces qui pèsent sur des

écosystème vitaux pour l’humanité.

Comme quoi la protection de la nature et des

personnes peut triompher de la géopolitique

et ce signal doit nous inciter à une escapade

à Boulogne-sur-Mer pour une visite du plus

grand aquarium d’Europe !

Nausicaá

Le plus grand aquarium d’Europe.

Bassins géants, explorations sous-marines, technologies

de pointe dans la magie d’une mise en scène

grandiose, tout est là pour faire rêver les adultes

comme les enfants ! Il faut prévoir d’y passer une

journée entière tant il y a à voir et même revenir sur

ses pas pour s’immerger une fois de plus dans la

contemplation de ces abîmes vivants offerts devant

nos yeux. 3 expositions scandent la visite.

Voyage en Haute Mer.

Mise à l’honneur par ce traité et à juste titre quand

on sait que la haute mer couvre près de la moitié de

la surface du globe et 60% des océans !

Elle est enfin reconnue comme un espace international

qui n’appartient à personne mais est sous la

responsabilité de tous.

Ici la visite s’articule autour du plus grand bassin

d’Europe, 10000m3, avec des perspectives différentes

selon qu’on s’immerge parmi les créatures

sous-marines dans un tunnel vitré de 18m de long,

ou qu’on observe la vie-sous-marine dans une grande

683


684

faille haute de 7m ou encore

qu’on se laisse emporter par

le bleu des hautes mers face

à une immense baie de 20m

de long et 5m de haut d’autant

que si vous vous offrez

l’expérience de réalité augmentée

vous verrez jaillir

vers vous des animaux virtuels

comme la tortue luth

qui broute une méduse à

crinière de lion ou un espadon

qui tâche d’interrompre

un banc de sardines.

Des Rivages

et des Hommes.

Ou comment faire le tour

du monde des questions

de gestion des espaces littoraux.

On apprend à décoder

les nombreux services

rendus par la mer aux

hommes, proche de chez

nous d’abord avec la mer

du Nord mais aussi la Méditerranée

puis les lagons, les

récifs coraliens et enfin la

pleine mer. Les plus jeunes

apprécieront de s’immerger

par un tunnel dans le bassin


des lions de mer ou de s’embarquer

à bord de la Thalassa,

un navire de recherche

de l’Institut français de Recherche

pour l’Exploitation

de la Mer avec en sus l’expérience

d’une mer déchaînée

avec le fracas des vagues qui

déferlent et le mouvement

de la proue qui plonge dans

la houle, autant de sensations

fortes à vivre, au sec,

comme si vous y étiez.

Dans l’Oeil

du Climat.

A savoir 430m2 de projection

du sol aux murs avec

une immersion sonore pour

découvrir et vivre les effets

du réchauffement climatique

comme par exemple la

vision d’une maison prête à

tomber d’une falaise, conséquence

saisissante de l’érosion

côtière.

La visite se poursuit aussi par

la découverte d’espèces en

danger (manchots, coraux,

méduses, …) et à l’issue de

685



• Salle immersive,

dans le monde des méduses

Photos : H-Lamblin-Iconocom


• Murènes

ce voyage, le visiteur comprend

que des solutions

existent ou comment devenir

acteurs en vivant de

façon plus écologique.

Boulogne-sur-mer,

bien plus

qu’un aquarium !

Quand on sort de Nausicaá,

on se rend compte que

cet impressionnant complexe

semble amarré sur

une immense plage léchée

688


par la Manche, un must

dans une ville, tandis que

de l’autre côté du boulevard

s’amorcent déjà les

falaises sur lesquelles se

sont installées jadis les

maisons des pêcheurs de

Boulogne-sur-Mer. C’est

que les Boulonnais aiment

à dire que c’est de l’eau

salée qui coule dans leurs

veines tant ils ont vécu et

vivent encore de la pêche.

Boulogne-sur-Mer est d’ailleurs

le premier port de

689


1 2


3

4

1 • Anémones et coraux

2 • Hippocampes

3 • Réserve des lions de mer

Photos Turpin

4 • Anémones panache blanc


1 • Nausicaà

2 • Raie Manta

3 • Poisson-pierre

4 • Perches de mer pourpre

et barbiers à queue de lyre

1

3


4

2


694


pêche français et plus de 70 espèces différentes y sont

débarquées et vendues à la criée 6 jours par semaine.

La ville est aussi la première plateforme européenne

de transformation des produits de la mer.

La maison dite de la Beurière.

Etrange nom qui vient du mot «bure» qui signifie «petite

cabane de pêcheurs» en patois ! Il faut grimer la

longue volée d’escaliers de la rue Mâchicoulis pour

atteindre cette maison qui s’accroche au dénivelé des

marches. Sa visite est incontournable pour appréhender

le quotidien de ces marins d’avant-guerre.

Epargnée par les bombardements de la Seconde Guerre

Mondiale, elle a été transformée en un écomusée qui

permet d’entrer ainsi dans l’intimité d’une famille de

9 personnes qui occupaient le seul rez-de-chaussée,

tandis que l’étage aujourd’hui consacré à une exposition

d’objets de jadis était occupé par une autre famille.

La maison est minuscule et la première pièce

où se trouve le lit qui servait à 4 personnes au moins

est aussi la pièce où l’on recevait. Les bébés emmaillotés

dormaient dans le tiroir de la commode laissé

695


696


ouvert. Partout des objets religieux au mur ou sous

globe rappellent que la prière accompagnait le départ

des marins qui ne revenaient qu’au terme de plusieurs

semaines en mer vers l’Islande ou l’île de Terre-Neuve.

La vie se concentrait dans la seconde pièce encore plus

petite qui servait de cuisine, de salle de bain mais aussi

de chambre pour les plus petits qui dormaient dans

l’armoire.

Cette visite dévoile la rudesse et la simplicité de ces

hommes et de ces femmes qui vivaient pour et grâce

à la mer. On comprend aussi le rôle de la femme,

épouse et mère qui tient la maison d’une main de

maître et ne ménage pas ses efforts. L’espérance de vie

au siècle dernier était de 45 ans à peine…. A l’étage

une paire de hautes bottes en cuir que les marins enfilaient

bourrées de paille. 6 kg au pied nécessaires pour

arrimer les hommes sur le pont quand la mer était

houleuse et de toutes façons, personne ne savait nager

et au pire on coulait tout de suite. Les marins ôtaient

leurs bottes à leur retour sur terre….

697


Une ville à

plusieurs facettes.

Avec sa « basse ville » qui désigne

le centre-ville et le port

qui s’étirent de part et d’autre

698

du long chenal qui mène à la

Manche et sa «haute ville» qui

signale la ville fortifiée enserrée

derrière ses remparts, Boulogne-sur-Mer

raconte comme

elle est ancrée dans ses racines

mais tournée vers l’avenir.

La basse ville, un

musée en plein air.

Sinistrée à 85% à l’issue de la

Seconde Guerre mondiale, la


basse ville fera l’objet d’une

reconstruction qui va orchestrer

un plan d’urbanisme

qui rompt totalement avec

le passé. 4 hauts buildings

de quelque 40m de haut se

succèdent en oblique sur une

étroite parcelle allongée le

long de l’avenue Gambetta

juste en face du chenal. Une

architecture audacieuse dans

les années 50, plus fonctionnelle

qu’esthétique mais

elle a permis de reloger de

nombreuses personnes qui

avaient perdu leur habitat.

Boulogne-sur-Mer s’est lancée

dans une nouvelle dyna-

699


mique, celle de « l’art dans

la rue » grâce à la créativité

d’artistes locaux et internationaux.

Un parcours d’art

urbain dans un espace qui

appartient à tous se dévoile

700

comme une invitation à la découverte

de différents mouvements

artistiques qui se

manifestent depuis 7 éditions

avec un point d’orgue du 23

juillet au 31 août : fresques

murales, coffrets électriques

peints, expositions éphémères.

De quoi surprendre

le visiteur, l’interpeller et l’intriguer

pour susciter un nouveau

regard sur la ville.


La haute ville, le trésor patrimonial

de Boulogne-sur-Mer.

Par contre la ville fortifiée a

conservé dans son intégralité

sa solide ceinture de remparts

du XIIIème siècle, percés

de 4 portes à chaque point

cardinal. Une belle occasion

d’en faire le tour par l’ancien

chemin de ronde devenu une

des promenades préférées

des Boulonnais d’autant qu’il

offre des vues panoramiques

sur la rade, le port et la ville

basse.

Quand on choisit de s’aventurer

ensuite dans le dédale

des venelles de ce musée à

701


702


ciel ouvert, on ne manquera pas la colossale basilique

Notre-Dame, coiffée par une coupole haute de

101m, qui se visite aussi pour sa crypte, l’une des

plus vastes d’Europe avec ses 1400m2, pas moins

de 4000m2 de peintures murales et de nombreuses

pièces d’orfèvrerie à découvrir.

Sur la place Godefroid de Bouillon, le beffroi élève

ses 37m de hauteur au-dessus de la cité qu’il domine

depuis le XIIème siècle et aujourd’hui il

semble veiller sur les habitants avec la bonhomie

d’un vieux sage. Au XVIIIème siècle on a construit

à ses pieds un vaste hôtel de ville tout en brique et

l’association de ces architectures aux matériaux différents

ne manque pas de charme.

Infos :

L’office de Tourisme du Boulonnais

Côte d’Opale

www.boulonnaisautop.com.

L’OT propose des visites guidées pour groupes et individuels

de la ville mais aussi du parcours street art

(un musée en plein air) et du port en bateau de mars

à octobre.

Nausicaá

www.nausicaa.fr

Petit conseil, préparez votre visite car certaines activités

pourraient être complètes à votre arrivée. N’hésitez

pas à embarquer votre pique-nique car les services

de restauration du musée sont plus alléchants que délicieux

et trop chers en rapport qualité-prix.

Se loger :

www.evancy.fr

Depuis 2020, leur première année d’expérience,

le groupe Evancy affiche sa volonté d’offrir des résidences

hôtelières «à la française», en misant sur

une vue toujours exceptionnelle, un esprit élégant et

raffiné et un accueil attentif. Implantés sur la Côte

d’Opale (il y en a également à Boulogne-sur-Mer !)

et sur la Cöte d’Azur.

703


MINI TRIP

Quand la

Renault 5

tient ses

promesses

Plume Eric HIDEBROEK - Capture d’Images : Pascale HEIDEBROEK

Dès qu’on évoque les voitures électriques, les sceptiques

s’empressent d’aligner les idées reçues… souvent sans jamais avoir

pris le volant d’un modèle récent. Pour dépasser les préjugés, la

rédaction a mis la Voiture de l’Année à l’épreuve lors d’un road-trip

exigeant : près de 300 kilomètres, entre nos bureaux de Hannut et les

paysages verdoyants de la Côte d’Opale, avec une halte à Wissant.

Au programme ?

Un voyage dans le temps, entre innovation et histoire : explorer les

vestiges du Mur de l’Atlantique – témoin de l’ingénierie militaire

nazie il y a 80 ans – tout en testant en conditions réelles autonomie,

recharge et confort de la mobilité électrique.

704


FLASH INF … 05 juin 2025

Renault annonce la version de base

«FIVE» à 24.900 € avec batterie 40 kWh

soit 312 km d’autonomie.

705


706


Découverte lors du fantastique Salon de l’Auto de Bruxelles, où elle a remporté,

avec sa sœur l’Alpine A290, le prestigieux titre de Voiture de l’Année, la nouvelle

Renault 5 arbore fièrement un style néo-rétro qui ne laisse pas indifférent. Loin de

se contenter de séduire les nostalgiques des années 80, elle attire tous les regards

grâce à ce charme intemporel qui a fait son succès autrefois… et qui semble déjà

réécrire son histoire aujourd’hui.

Certes, certains pourront ironiser sur son origine «française», sous-entendant une

qualité inférieure. Qu’ils se détrompent : comme ses consœurs, cette nouvelle Renault

a fait des progrès remarquables, tant en qualité perçue qu’en finition réelle

707


708


– à l’image de la Mégane E-Tech, par exemple. Notre essai

porte sur la version Techno 150 ch en mode Comfort

Range, affichant une autonomie annoncée de 410 km.

Autonomie : des performances réalistes, mais variables

Lors de la prise en main, le compteur indiquait 408 km.

Après plusieurs jours d’utilisation en milieu urbain et périurbain

(avec peu d’autoroute), la consommation moyenne

709


710

ARRIVÉE À

…WISSANT


s’établit à 12,6 kWh/100 km. En

revanche, sur le trajet principalement

autoroutier entre Hannut

et Wissant, nous avons relevé

16,1 kWh/100 km, ce qui ramène

l’autonomie théorique à 322 km

au maximum.

Au départ la planche de bord

indiquait 3 types d’informations.

L’une de 220 km par autoroutes,

l’autre de 360 km sur voies périurbaines

et enfin la circulation

citadine de l’ordre de 398 km.

Ces valeurs évoluent constamment

en cours de route, tenant

compte des conditions de

conduite comme de la météo.

711


WISSANT

Perle discrète de la Côte

d’Opale, Wissant séduit

par son charme paisible

et son littoral préservé.

Sa digue-promenade,

suspendue entre ciel et

mer, offre un spectacle

changeant au rythme

des marées :

à marée haute, les vagues

viennent caresser

les rochers, tandis qu’à

marée basse, la mer se

retire sur des centaines

de mètres, dévoilant

une vaste étendue de

sable humide où l’on se

promène, où les chars-àvoile

glissent avec grâce.

Loin de l’agitation des

stations balnéaires belges

712


et de leur urbanisation dense,

Wissant cultive une atmosphère

unique, mélange de quiétude, de

douceur de vivre et d’authenticité.

Son village accueillant, ses

commerces chaleureux, tout invite

à la détente, loin du tumulte

des grandes villes.

Les visiteurs, avides de nature et

de calme, profitent de chaque

instant pour arpenter les sentiers

côtiers entre le Cap Gris-Nez et

le Cap Blanc-Nez. Ces paysages

grandioses, où les verts vallons

épousent les reliefs escarpés,

révèlent çà et là les vestiges du

Mur de l’Atlantique, témoins

silencieux de l’Histoire.

Venez découvrir Wissant : un

havre de paix où respirent la

liberté et la beauté sauvage.

INFO

713


RENAULT est le

créateur de la carte

main-libre qui

permet d’ouvrir ou

verrouiler l’auto et

la démarrer.

Ceci depuis la

Renault 25 il y a

45 ans déjà !

Ici, quand on

s’approche clé en

poche, le «5»

s’allume et indique

la charge restante

de la batterie.

714


De la toute

première à

l’actuelle.

<--

Au départ, l’ordinateur de

bord, prudent, nous a suggéré

une recharge à Zedelghem

(à 30 km de Gand),

estimant qu’il nous resterait

31 % de batterie.

Résultat ?

À l’arrivée à la borne, nous

avions encore 51 %. La

recharge complète a pris

28 minutes au lieu des 32

annoncés. Puis, alors que

l’ordinateur prévoyait 29 %

en arrivant à Wissant, nous

y sommes parvenus avec…

53 %, pas mal !

Preuve qu’en roulant normalement,

mais aussi,

avec l’aide du régulateur

adaptatif réglé sur les limitations

locales : 120 km/h

715




718


La R5 pose devant

la résidence d’été

du Président de la République

le Général de Gaule † 719


720


en Belgique, 110-130 km/h

en France), l’autonomie tient

parfaitement ses promesses.

Confort et tenue de route :

une vraie réussite

La Renault 5 se distingue par

un confort exemplaire, notamment

grâce à ses sièges, qui,

s’ils ne maintiennent pas suffisamment

latéralement, offrent

un confort dorsal et cervical

remarquable – un atout pour

ceux souffrant de douleurs

chroniques. Autre point fort :

le choix de pneus 195/55 R18,

dont le flanc généreux (55)

721


722


723



725


PHOTOS DE

LUCA MELCARNE


participe au confort en absorbant

les imperfections de la

chaussée tout en garantissant

une tenue de route précise.

Le silence de roulement est

une carte maitresse de la 5. Il

y a peu de voitures électriques

qui apportent cette quiétude.

Espace et équipement :

généreux et bien pensé

Malgré son statut de citadine,

la 5 offre une habitabilité surprenante

et de nombreuses

727


attentions. Seul regret : l’absence

de crochet porte-manteau,

qui oblige à poser sa

veste sur la banquette arrière.

A première vue le coffre n’a

pas l’air très grand. Bien dessiné,

il est suffisant d’autant

qu’il offre une belle hauteur

sous la planche à chapeaux

et ses dimensions sont bien

étudiée, il fait quand même

250 litres.

Le rabattement des sièges

dégage une surface supplémentaire

appréciable, ce

qui porte le volume global

à 959 litres. L’ambiance intérieure,

rehaussée par des

tissus soignés et un fini «couture»,

dégage une bonne

impression de qualité.

L’écran central, clair et intuitif,

met en valeur un équipement

exceptionnellement complet

pour le segment – de quoi

faire pâlir certaines premium,

à commencer par la pingrerie

d’Audi et sa fâcheuse tendance

à l’optionnite aiguë.


HUBERT LATHAM

En 1905, Hubert Latham, âgé de 22 ans, relie Londres à Paris à bord du ballon «Aéroclub 2».

Il se tourne très vite vers l’aviation et rencontre l’ingénieur Léon Levavasseur.

En avril 1909, Latham vole sur 1500 mètres.

Le 5 juin, il s’attribue le record mondial des monoplans et le record français de vol mécanique le

12 juin, il réalise un vol de 40 km en 39 minutes, ce qui va le décider à tenter la traversée de la Manche.

Il établit son camp de base sur les hauteurs du Cap Blanc-Nez. Le 19 juillet, malgré un temps incertain,

l’impétueux Hubert Latham décide de tenter sa chance. A 6h45, l’Antoinette s’élève à une

altitude de 300 mètres. L’aviateur salue la foule d’un geste de la main et met le cap sur Douvres.

729


Il disparaît aussitôt dans la brume. A proximité des côtes anglaises, une panne de moteur

force Latham à amérir. Des marins dépêchés sur place pour lui porter secours découvrent

l’aviateur tranquillement assis sur son siège, une cigarette aux lèvres.

Il fera une nouvelle tentavive le 27 juillet à bord d’un appareil plus puissant mais il échoue

une nouvelle fois à 500 mètres des côtes anglaises.


Il aura parcouru la distance en 20 minutes mais ses roues ne fouleront jamais le sol

anglais. Il n’y aura pas de troisième tentative. Hubert Latham trouvera la mort, le 25 juin

1912 lors d’un accident de chasse.

En 1922, le sculpteur Georges Vergez réalise une statue de près de trois mètres en hommage

à l’aviateur disparu.

731


La Renault 5 est une très

bonne auto, sa finition et le

choix des matériaux la classe

définitivement dans le niveau

premium.

Regardez nos photos, rien

que les plastiques qui non

seulement vous paraitront de

qualité comme de très belle

facture, et, en vrai, quand

vous les toucherez, vous

constaterez que ce que nous

vous disons est bien réel.


733


LE CAP BLANC-NEZ,

ESCALLES



Deux monuments d’hommage à

la Dover Patrol furent édifiés en

1922 de part et d’autre du détroit.

L’exemplaire français fut détruit

par les Allemands pendant

l’occupation de 1940-1945. Un

nouvel obélisque a été érigé en

1962. À sa base, une dédicace

rend hommage aux marins français

qui furent intégrés à la «patrouille

de Douvres» et périrent

au combat. Le mémorial jumeau

se dresse en haut des falaises de

Sainte Margaret’s Bay à Douvres.

La batterie lourde Lindemann fut l’une des plus puissantes structures militaires édifiées par

les Allemands sur les côtes de l’Europe durant la Seconde Guerre mondiale.------->


POLYGALA

SAMBUCUS

737


LOTIER CORNICULÉ

Trois énormes casemates en béton armé abritaient de gigantesques

canons Krupp SKC/34 de 406 mm de diamètre avec des tubes de

20 mètres de long et pesant chacun 160 tonnes. Ils étaient capables

d’envoyer des obus d’une tonne sur les villes côtières du Kent situées

de l’autre côté du détroit, à 40 km de distance. En 1993, les casemates

ont été immergées sous les boues liquides provenant du percement du

tunnel sous la Manche.

738


VESCE

739


MOUTONS DE RACE

BOULONNAISE

PRIMULA VERIS

ARMÉRIE MARITIME


ULEX 741


742

MUSÉE DU MUR

DE L’ATLANTIQUE


HÉRISSONS TCHÈQUES

Obstacles allemands mis en place

sur les plages pour éviter un éventuel

débarquement des alliés. Ils font partie

de tout un ensemble de protections dont

la plupart étaient piégés aux pieds.

TÉTRAÈDRE

MINE CASSE-NOIX


CONSTRUCTION

DU BLOCKHAUS

744


LA BATTERIE

TODT

Plans établis par Fritz Todt

pour la future opération

«Lion de Mer» : l’invasion

de l’Angleterre.

1940

1940-1941

1938 25 mai : occupation Construction 1942

d’Audinghen. Début de des

l’évacuation de la population. blockhaus

Fritz Todt meurt

en janvier et donne

son som à la Batterie

Siegfried.

4 20

BLOCKHAUS

mètres de haut

dont 10 mètres

hors sol

47 29 3,5 160

mètres

de

long

mètres

de

large

mètres

d’épaisseur

pour les murs

mille tonnes

environ de

poids total

745


746


Ces blockhaus faisaient partie de l’artillerie côtière allemande dépendante.

de la Kriegsmarine. De ce fait, on parle d’équipage et non de garnison,

de cambuse et non de cuisine, de marin et non de soldat. Le commandant

de la Batterie Todt était un Lieutenant de Vaisseau…

Pour la maintenance du bunker, il y avait 18 marins, répartis dans

les différentes chambrées du blockhaus, et un officier qui occupait quant

à lui un petit bunker particulier d’une pièce à côté de celui-ci.

Les hommes restaient basés 6 mois et se relayaient par quarts

pour les différentes tâches afférentes au bunker.

LA VIE DANS LE BLOCKHAUS

LES LITS OU «BANNETTES» SONT REPLIABLES COMME SUR LES BATEAUX.

LES ARMOIRES SONT SPÉCIFIQUES AU BLOCKHAUS.


Canon de 47 mm tchèque «Skoda»

souvent utilisé dans les ouvrages allemends

du Mur de l’Atlantique.

L’armurier entretient et répare les armes

de ses camarades. Son travail est

d’une importance capitale.

748


LA SALLE DES MACHINES

La génératrice de fabrication Deutz d’un poids de 10 tonnes permettait une alimentation

autonome du blockhaus en électricité pour l’éclairage, la machinerie du canon,

le fonctionnement des machines de ventilation…

Cette centrale était alimentée en gasoil par deux cuves totalisant une contenance de 6750

litres. Ces cuves pouvaient être remplies grâce à des vannes situées à l’entrée du blockhaus.


GUÉRITE

EN BÉTON POUR

SENTINELLE

OT 810 Tatra CZ, véhicule tchèque du même type que le semi-chenillé blindé allemand Sd.Kfz. 251.

Poids : 8000 kg, blindage 6 à 12,5 mm, moteur Tatra diesel 8 cylindres de 11750 cm 3 . Equipage : 12 personnes.

Autonomie : 600 km, vitesse : 60 km/h (30 en tout-terrain), consommation : 30 à 40 l/100 km.

750


Le canon sur rail K5 «Léopold» est allemand. Pour

le déplacer, il fallut répartir son poids sur deux platesformes

à six essieux, un essieu pouvant porter 18 tonnes.

Il fallut aussi créer une locomotive de 40 tonnes

pour déplacer le tout. Ce canon demandait beaucoup

de travail pour l’armer, le pointer et faire la mise à feu.

Il était mû par des moteurs électriques.

Longueur du canon : 21,539 m, longueur du train : 31 m,

poids : 218 tonnes, calibre : 283 mm, portée : 59

à 62 km, cadence de tir : 8 coups par heure.

TOBROUK


LES CANADIENS À LA RESCOUSSE

DE L’EUROPE

Du 26 au 28 septembre 1944, la Batterie subit les attaques de la

RAF qui déverse près de 2000 tonnes de bombes. Pendant ce temps,

elle effectue toujours ses tirs meurtriers sur Douvres et Folkestone.

Le 29, le Lieutenant-Colonel Forbes obtient à 13:00 la capitulation

du Kapitänleutnant Momber. Le leitstand ne tombera que plus tard

dans l’après-midi. A la fin de la journée, 1700 soldats allemands

se sont rendus.

752


LE 29 SEPTEMBRE 1944 :

LIBÉRATION DU CAP GRIS-NEZ

PAR LA 3 E DIVISION

D’INFANTERIE CANADIENNE.


LE CAP GRIZ-NEZ,

AUDINGHEN

Constitué d’une falaise de 45 mètres de

haut datant du Jurassique, le Cap Gris-Nez

est situé au niveau du détroit du Pas-de-

Calais, au point de rencontre entre la Mer

du Nord et l’Atlantique. Sa position avancée

dans la mer le situe à seulement 28

kilomètres des côtes d’Angleterre.

Le site a depuis longtemps attiré les ornithologues

désireux d’observer la migration

des oiseaux en mer et, pourtant, nous n’en

avons quasiment pas croisé.

754

LE CROSS


Le Cap Gris-Nez constitue un pivot très stable entre Manche et Mer du Nord grâce à un phénomène

d’auto-protection des falaises taillées dans les Grès de la Crèche. Les boules gréseuses issues des Grès

de la Crèche et tombées sur l’estran protègent les falaises de l’érosion marine directe.

755


C’est au 18 e siècle que fût édifié ce poste

de surveillance appelé «Maison du Guêt».

Après la révolution, il servira de lieu

de surveillance aux douaniers jusqu’en 1934.

LUZERNE

Au sommet du Cap Gris-Nez, certaines

plantes ont la vie dure. Les embruns et le

vent ne laissent la place qu’à une végétation

basse même si quelques arbustes résistent

aux éléments.

JACINTHE

DES BOIS

BAIE DE GOJI


ULEX EUROPAEUS

ANTHYLLIDE

757



SILÈNE

LATIFOLIA


LE CIMETIÈRE

MILITAIRE CANADIEN

DE CALAIS


Calais fut assiégé le 5 septembre

1944 et capitula le 30 septembre

après une résistance acharnée. Ce

cimetière rassemble les sépultures

des soldats canadiens tombés

lors des combats pour la prise de

Boulogne et de Calais.

On y dénombre 729 tombes :

594 Canadiens - 103 Britanniques

- 5 Australiens

6 Tchèques - 19 Polonais

2 non identifiés

Par armée, les soldats identifiés

se répartissent comme suit :

7 marins

603 soldats de l’Armée de terre

117 aviateurs


762


763


Néo-classique: le coup de force de Renault

La nouvelle Renault 5 E-Tech affiche une maîtrise

remarquable de son poids, avec un maximum de

1.500 kg. Proposée en trois niveaux de puissance (95

ch, 122 ch et 150 ch), elle est éviemment plus lourde,

plus grande, et nettement plus équipée. Et pourtant,

elle renoue non seulement avec le style mais aussi

avec la dynamique des R5 des années ‘80.

Un rapport poids/puissance

identique à l’original !

Oui, et c’est formidable ! Prenons l’exemple de la R5

TS de l’époque : avec 63 chevaux pour 810 kg, son

rapport poids/puissance s’établissait à 13 kg ch.

Aujourd’hui, la Renault 5 E-Tech de base (95 ch) pèse

1.350 kg (batterie 40 kWh, 300 km d’autonomie), ce

qui donne un ratio de 14 kg/ch.

Avec la batterie 52 kWh (400 km d’autonomie), le

poids monte à 1.450 kg, mais la puissance de 122 ch

permet de retrouver le fameux 13 kg/ch – une performance

identique à celle de son aînée ! Enfin, la

version 150 ch pulvérise les records avec un ratio

de 9,6 kg/ch, prouvant que Renault allie désormais

efficacité électrique et plaisir de conduite.

La légende évolue, et l’esprit reste intact !



766


ON QUITTE

WISSANT

767




À ECHAPPÉE

DUNKERQ


Un vent qui donne la pêche, des variétés de paysages

à couper le souffle, des possibilités infinies de balabes

et des activités culturelles à portée de main, à même pas

trois heures de route, c’est… bonheur total

pour quelques jours en famille, poilus compris.

UE



Cette destination, de fin décembre,

à l’histoire tourmentée ne compte

pas moins de six plages et affiche

la mer à perte de vue. Selon

l’angle choisi, de multiples paysages

s’offrent à nous et, à tous les

coups, ça nous dessine la banane.

Même notre boule de poils,

Jo Razmoket, gambade la truffe

face au vent, les oreilles ondulant

sous des airs mouvementés.

Il découvre la mer pour la première

fois et ne s’attend aucunement

à trouver de l’eau salée dans cette

flaque tellement immense et ne

pense plus qu’à étancher sa soif.

Si le soleil se cache timidement

derrière des nuages qui n’hésitent

pas à se charger de couleurs

grises, le vent se veut régénérant,

le grand air nous couvre d’une

belle énergie et les yeux

ne manquent pas de se régaler.



Si l’art a le don de vous aspirer

pour vous inspirer ensuite,

quelle que soit la ville où vous

vous trouvez, ici encore l’ennui

ne figure pas au planning.

Deux bâtiments de verre protègent

des collections hautes en couleurs

mais pas que… ça se déchaîne

aussi à l’extérieur sous le signe

d’une flânerie au coeur d’un jardin

de sculptures. De quoi promettre

de belles contemplations.


Joe boit

de l’eau

de mer


Le vent d’hiver soulève

des nuages de sable,

c’est magique



Et si Dunkerque multiplie les paysages,

il en va de même pour son architecture

qui ne cesse d’étonner par son audace

de mêler l’histoire au contemporain

en créant des harmonies équilibrées

mais en tous points surprenantes

de par sa diversité.

Alors, lors de vos balades, levez le nez

en l’air et profitez de toutes les surprises

urbanistiques.

A la glorieuse mémoire des aviateurs marins et soldats

des armées françaises et alliées qui se sacrifièrent

dans la bataille de Dunkerque mai juin 1940.





EN 1928, À LA SUITE DE FOUILLES RÉALISÉES EN L’ÉGLISE SAINT-ELOI,

LES OSSEMENTS DU CORSAIRE JEAN BART SONT RETROUVÉS.

SA PIERRE TOMBALE DEMEURE AU CENTRE DU CHOEUR



Abrité dans les courtines du Bastion 32, ancien poste de commandement

des forces françaises, les pièces exposées dans le musée «1940 Opération

Dynamo» témoignent de la vie des habitants et de l’identité d’un peuple résilient.

En 1940, alors que le monde est en proie à une guerre sans précédent, l’Opération

Dynamo devient un symbole de courage et de solidarité. Cette manoeuvre

est la plus grande entreprise d’évacuation par les mers de toute l’histoire militaire.

Elle a permis à 338.226 combattants alliés de rejoindre la Grande-Bretagne.



Le Musée Opération

Dynamo donne un véritable

aperçu de l’opération

d’évacuation des

armées alliées lors de

l’invasion nazie en 1940.

350 mètres de visites

dans les 700 m2 de cet

ancien poste de commandement,

qui recèle de

nombreux témoignages

par l’image, les équipements

militaires et autres

qui vous plongent dans

une atmosphère prenante,

rarement aussi

bien ressentie dans un

musée.





Cliquez - ici pour accéder au site du musée





Quatre autres lieux sont dédiés

à la seconde guerre mondiale :

le musérial Fort des Dunes,

les blockhaus, les épaves

au large de la Mer du Nord et

le Princess Elisabeth.


Si c’est l’aventure qui vous tente parce que vous avez

des fourmis dans les jambes, le Fort Aventures permet

de grimper dans les arbres, de jouer les Tarzan en

faisant vibrer vos cordes vocales… ou pas, et encore

de glisser le long d’un toboggan géant.

Mais vous trouverez bien d’autres occasions de faire

bouger toute votre tribu avec une multitude

de sports de plages pour ceux qui ne veulent

pas se mouiller et des activités aquatiques

pour ceux qui préfèrent prendre le large.

Et si la pluie venait à tomber, elle pourrait bien

arriver à pic pour proposer des tours et

des tours sur des patins, un laser game, un karting

et tout le tralala dont vous aurez besoin.

En bref, à Dunkerque, il y en a pour toutes

les couleurs et tous les gôuts. A moins que

ce ne soit l’inverse. A votre guise…




LILLE

UNE

BENTAYGA

AU

Niché au cœur de Lille, à deux pas de la Grand-Place

et du Vieux-Lille, l’Hôtel Clarance est bien plus

qu’un simple établissement de luxe.

Membre prestigieux des Relais & Châteaux,

il incarne l’art de vivre à la française, alliant raffinement,

convivialité et attention aux détails.

Plongée dans un univers où le charme d’antan rencontre

le confort moderne. Choisir la Bentley Bentayga

dans cette finition Riviera unique au Monde était

la meilleure façon de découvrir cette Maison.

Plumes : Eric HEIDEBROEK et Christiane GOOR - Capture d’Images Charles MAHAUX et Pascale HEIDEBROEK

LAYOUT : Pascale HEIDEBROEK -LINTERMANS



Le raffinement

extrême et la facture

artisanale de

la Bentley Bentayga

à empattement

long se marie avec

l’atmosphère luxueuse

dégagée par

le Clarance, empreint

de traditions et

de modernisme.



Un cadre intimiste

et raffiné

Dès le seuil franchi, l’atmosphère

enveloppante de l’hôtel saisit le visiteur.

L’Hôtel Clarance occupe un bel hôtel

particulier du XVIIIe siècle, restauré

avec soin pour préserver son caractère

historique tout en y insufflant

une touche contemporaine.

Le hall d’accueil, avec ses boiseries

élégantes et ses œuvres d’art soigneusement

choisies, donne le ton : ici,

chaque détail compte. Et quels détails!

Le Clarance est un temple des luminaires

excentriques qui donnent

un charme fou à chaque pièce!

Le jardin intérieur, véritable oasis

de verdure, est l’un des joyaux

de l’établissement. En été il offre

un espace de calme et de détente,

loin de l’agitation de la ville. Un lieu

idéal pour siroter un thé ou déguster

un verre de vin en toute quiétude.



Des chambres et suites d’exception

L’Hôtel Clarance propose 19 chambres et suites, chacune unique en son genre. Les espaces,

spacieux et lumineux, sont décorés avec une élégance discrète, mêlant matériaux nobles

(bois, pierre, cuir) et touches contemporaines. Les lits king-size, recouverts de linge de lit haut

de gamme, promettent des nuits profondément reposantes. Les salles de bain, sont équipées

de douches à l’italienne ou de baignoires profondes, accompagnées de produits d’accueil

issus des collections de la maisons Cinq Mondes à Paris.



Faites vous plaisir et réservez la table

dans le coin bibliothèque,

c’est magique !

Un peu d’histoire...

L’Hôtel Clarance est installé dans

l’hôtel particulier construit en 1796

par la comptesse d’Hespel, en 1953,

il est acquis par les maîtres brasseurs

Motte-Cordonnier, et, aujourd’hui

ils produisent une bière la «Clarance».

En 2015, madame Aurélie Vermesse

le transforme en Boutique Hôtel,

qui devient ainsi l’Hôtel Clarance.



Ce qui distingue véritablement l’Hôtel Clarance,

c’est son accueil chaleureux et personnalisé.

Le staff, attentif et discret, est toujours prêt

à anticiper les besoins des clients.

Malgré sa proximité avec le centre animé,

l’établissement bénéficie d’un calme absolu,

garantissant une nuit paisible à ses hôtes.

L’Hôtel Clarance est bien plus qu’un lieu

d’hébergement : c’est une expérience

à part entière. Entre son cadre enchanteur,

son confort exceptionnel et son service irréprochable,

il incarne l’excellence à la française.

Que ce soit pour un séjour romantique,

un voyage d’affaires ou une escapade culturelle,

cet établissement saura vous plaire et

vous faire tomber sous le charme de Lille.


Le dimanche, le restaurant du Clarance

est fermé aussi nous avions réservé

à l’Estaminet «La Ch’tite Brigitte»

une maison typique du vieux Lille.

Un endroit très sympatique, convivial,

bruyant car les clients y conversent,

rient et se régalent de plats typiques

du Nord de la France.

Voici ce que vous entendez quand vous appelez

la Ch’tite Brigitte ! C’est Délicieux !

Tél : +33 3 20 20 99 89

La cuisine est ouverte, la carte sert

de set de table. C’est écrit petit mais

c’est parce que c’est mélangé et

les plats régionaux très populaires

comme les fricadelles, la tête de

veau, les carbonnades et pas mal

de choix au Maroile... En plus toutes

les boissons sont inscrites et

aussi les desserts, les digestifs et

les sodas... On vous l’a dit c’est

beaucoup. La Ch’tite Brigite est

un temple du goût et non seule ment

cette cuisine est gourmande et

savoureuse comme elle est généreuse.

Sans pour autant se terminer

par un coup de fusil.

Un conseil réservez avant d’y aller,

c’est systématiquement complet...






Lille comme Bruxelles a été

agressée par les écolos!

C’est incroyable, circuler dans

Lille est une pénitence, les

voitures sont traîtées comme

des parias, heureusement avec

la Bentley et son incroyable

confort, sa sérénité et son

gros V8 de 4 litres on se glisse

entre tous ces fichus et

moches piquets qui jalonnent

les rues, empêchant de s’arrêter.

tant mieux, nous circulons

dans un agréable train de

sénateur, bien confortablement

installés en hauteur pour

admirer la superbe architecture

de l’endroit.

Quand on peut trouver une

place pour se garer, on peut

se promener à pied dans

les espaces dédiés aux piétons.

C’est très vaste, les édifices

profitent d’une mise en valeur

qui ravit le regard.

Comme toujours, ces moments

idyliques ne le demeurent pas

longtemps, en cause les fous



Visiter Lille en Citroën 2 chevaux

qui pollue plus que la Bentley,

ça le fait et ça a du succès





furieux à vélo qui déboulent à toute

allure et font prendre tous les risques

aux promeneurs. Comme quoi, il y a

encore du travail pour les verts afin

de solutionner cette folie.

En attendant, Lille possède des bâtiment

riches d’une architecture qui

marque les époques. Les couleurs

sont chatoyantes et puissantes.

Les lillois s’inquiètent autant que

les bruxellois de la disparition de

nombreux commerces de proximité.

Sans une réaction urgente et surtout

intelligente des autorités, Lille pourrait

voir mourir son tissu commercial qui

comme dans tellement d’autres cités

s’exporte dans les grands centres

commerciaux, en périphérie.





Les façades du vieux Lille se mirent

dans la profondeurs des laques

de la Bentayga Riviera



La Bentley Bentayga EWB

pour Enlarged Wheelbase

se distingue par son allure

imposante et son design

raffiné. L’allongement

de l’empattement (ajout de

18 cm) est harmonieusement

intégré, renforçant

son côté majestueux sans

nuire à ses proportions.

Les lignes épurées, la large

calandre et les phares LED

sophistiqués confèrent

au véhicule une présence

routière indéniable.

La Bentayga de notre essai

est équipée d’un bon gros

V8 bi-turbo de 4 litres

qui offre la bagatelle de

550 chevaux et 770 Nm.

Malgré la taille imposante

du véhicule, et son poids

de près de 2470 kg, cette

motorisation offre des

performances impressionnantes

: 0 à 100 km/h en

4,6 secondes et une vitesse

maximale de 290 km/h.

Le Bentayga EWB est également

équipé d’une transmission

intégrale et d’une

suspension pneumatique

adaptative, garantissant

une conduite à la fois dynamique

et confortable.

En mode Sport, le V8 dévoile

un son grave et envoûtant,

tout en offrant une agilité

surprenante pour un SUV

de cette taille. En mode

Confort, la suspension





absorbe les imperfections de la route, offrant une

expérience de conduite ultra-douce. Le système de

direction précise et la technologie anti-roulis contribuent

à une tenue de route rassurante, et efficace.

Si la consommation peut paraître élevée, elle s’est

posée, lors de notre essai, à13,5 litres aux cent avec

des variables de 12,6 à 17,2 litres, ceci en fonction

des conditions de circulation, plus gourmandes

en ville, plus douces en agglomération et autoroutes.

On peut dire que ce gros SUV est dans la bonne

moyenne. Surtout qu’ en usage courant on peut

compter sur les 12-13 litres aux cent et des rejets

de 298 gr/km. Quand le Bentayga pourra profiter

de la version plug-in hybride du V8, la consommation

va faire un sacré bon en arrière et la puissance

va grimper allègrement.


L’intéreur du capot reçoit un

capitonnage semblable à celui des

garnitures des portières...


La Collection Riviera...

Née de l’inspiration d’une cliente monegas -

que de la marque de Crewe, la Bentley

de cet essai est unique au monde.

Et s’il est possible d’un créer une, avec

les mêmes spécifications, elle ne portera

pas les emblèmes Riviera...

Ces spécifications extraordinaires sont

déjà une couleur exceptionelle, le bleu

Égéen, qui rappelle le bleu turquoise

de la méditérranée à hauteur de Monaco.

Les roues de série sont des jantes polies,

de 22 pouces, à 5 branches. Notre voiture

d’essai avait la monte hiver en 21 pouces.

Les chromes ont fait place à une finition

Blackline, c’est propre, net et élégant.


C’est à l’intérieur que tout se joue !

Et surtout à l’arrière qui offre deux sièges de

type aviation d’affaires style Learjet offrant

22 réglages différents et une technologie

avancée gérant la morphologie des occupants

par 127 capteurs afin de leur offrir un confort

extraordinairement optimisé.

Les portes arrière sont motorisées, l’assistance

se fait à l’ouverture pour offrir une légèreté de

bon aloi et à la fermeture en appuyant sur le

bouton ad-hoc ou lorsque le portier repouse

délicatement la portière.

La décoration intérieure fait appel à un mariage

de cuirs somptueux la teinte principale est

appelée «Linen», les détails sont en cuirs

«Brunel» et le meuble de bord comme les sols

sont en bleu nuit Automne. Les boiseries en

Pale Pin stripe rappellent le ton clair des ponts

en teck des yachts de luxe.


Les petits trous sont réalisés à

la main et diffusent une lumière

précise et élégante.




Epilogue


Quand Eric, le rédac chef du magazine

Oh Life qui accueille nos articles de

voyage, nous a proposé de nous joindre

à lui le temps de son testing de

la Bentley Bentayga «Riviera Collection»

nous n’avons pas boudé notre plaisir,

évidemment. Le plaisir d’avaler des

kilomètres installés à l’arrière comme

si nous étions assis dans un salon !

Pour les passagers, le mode Bentley

c’est se lover dans des sièges confort

en cuir très fin avec une adaptation

automatique de la posture et

une climatisation des sièges qui

garantissent un bien-être total et

des fesses parfaitement tempérées.

Jambes étendues, larges accoudoirs,

boissons glissées dans un petit frigo

intégré, deux écrans et leurs casques

pour s’évader en musique ou au cinéma

sans déranger son voisin, autant

de petits détails qui permettent

de décharger le stress de la vie

quotidienne sitôt installés.

Pas étonnant que Bentley occupe

une place à part dans la gamme

des voitures de luxe !

D’autant plus que cette voiture

donne l’impression de glisser

sur la route. Que la chaussée soit

parsemée de dégradations ou de pavés,

rien ne le laisse deviner.

Aucun heurt, aucune oscillation, la

conduite reste stable et le déplacement

prend l’allure d’une croisière raffinée.

Merci chef pour cette expérience rare !


840


FRANCE

Lyon

Coup de projecteur

Plume : Christiane Goor - Capture d’Images : Charles Mahaux

Plus de 2000 ans déjà que les hommes

se sont installés sur le site de Lyon.

Et au fil des siècles,

ils ont bâti et élargi une ville

dont toutes les étapes de développement

sont encore visibles aujourd’hui.

C’est ce rare témoignage

de la continuité de l’urbanisation

que l’Unesco a voulu saluer.

Une histoire urbaine en marche

que je vous invite à découvrir.

841


La colline de

Fourvière qui

surplombe

le Vieux-Lyon.

C’est sur la butte occupée

par des Gaulois en surplomb

de la Saône que la colonie

romaine de Lugdunum a été

fondée en 43 avant notre ère.

Il faut pourtant attendre

1933 pour qu’un ensemble

unique de monuments de

spectacles composé d’un

théâtre et d’un odéon soit

mis à jour. Quand le ciel est

bleu car l’esplanade en haut

de la colline offre le plus

beau point de vue sur Lyon.

Le charme du Vieux-Lyon.

Quand on descend de Fourvière

à pied par la côte raide

et étroite du Gourguillon,

on rejoint le quartier St-

Georges où s’installèrent les

premiers artisans tisseurs de

soie qui marquent le début

d’une entreprise florissante.

Dès le 15ème siècle Lyon

possédait quatre foires annuelles

qui attiraient des

marchands de toute l’Europe

et avec eux des banquiers

pour la plupart italiens qui

installèrent des succursales.

Ce sont eux qui ont édifié

dans les venelles étroites

du quartier des centaines

de demeures particulièrement

hautes en créant des

842


843


844

traboules, à savoir des passages

privés permettant de

passer d’une rue à l’autre

en traversant des cours.

Entièrement réhabilité, le

quartier du Vieux-Lyon

multiplie bouchons, bars

et boutiques, attirant les

visiteurs du monde entier

comme en écho aux foires

d’antan.

Incontournable, la place

St-Jean où s’élève la cathédrale

St-Jean dont pinacles

et balustrades ajourées soulignent

la façade qui offre

une belle unité en art roman

avec un élan gothique.

La Presqu’île et ses

multiples places.

La Presqu’île étire entre

Saône et Rhône une longue


bande de terre de quelque

5 km, du pied de la colline

de la Croix-Rousse jusqu’au

confluent entre les deux

fleuves.Centre administratif

et commercial de la ville

depuis la fin du Moyen-

Âge, elle connaît son

apogée aux 18 et 19ème

siècles. La place Bellecour

au centre de laquelle se

dresse la statue équestre

de Louis XIV fut la plus

vaste place (6 hectares !)

d’Europe jusqu’à la création

de la place Concorde

à Paris. Juste à côté, la

place des Célestins avec

son théâtre à l’italienne est

très fréquentée pour son

ambiance intimiste créée

par les bancs qui s’étirent à

l’ombre de magnolias.

845


La place de l’Hôpital côté

Rhône borde l’ancien hôpital

du 18ème siècle qui brillait jadis

par ses techniques médicales

de pointe. Il a été réhabilité

en 2018, toujours dans un

esprit tourné vers l’hospitalité

en offrant dans un décor historique

un hôtel 5 étoiles, un

espace de shopping tendance

et une Cité internationale de

la Gastronomie. Entre l’agitation

de la rue de la République

et le cours du Rhône,

on y vient découvrir, flâner et

se faire plaisir.

La place des Terreaux où se

dresse l’Hôtel de Ville est bordée

de terrasses qui rayonnent

autour de l’imposante fontaine

Bartholdi. L’opéra surmonté

d’une énorme verrière

due à Jean Nouvel lors de la

rénovation du bâtiment fait

la jonction avec la place Louis

Pradel, une vaste esplanade

aménagée avec des degrés et

des cours d’eau juste en face

du Rhône.

La Croix-Rousse, le

quartier des Canuts.

Cette commune indépendante

lovée sur un plateau à

l’extérieur des fortifications

de la ville y a été rattachée

en 1852 quand les pentes du

site se parent d’un réseau

dense de maisons hautes

avec au moins 4 m de hauteur

sous plafond le long

846


847


de ruelles dénivelées. Cet

habitat particulier a permis

aux fameux Canuts s’y

installer leurs nouveaux

métiers Jacquart du nom

de l’inventeur, un Lyonnais

qui révolutionna leur

travail. Particulièrement

hauts, ces métiers vont envahir

la plupart des maisons

jusqu’aux derniers étages

derrière les nombreuses

fenêtres qui illuminent les

pièces. Les soyeux quittent

le quartier de St-Georges

et apprivoisent les pentes

de la Croix-Rousse, le nouveau

quartier des ouvriers

de la soie.

Le Mur des Canuts permet

de plonger dans l’histoire

de ce quartier. Cette imposante

fresque couvre la

façade arrière de plusieurs

bâtiments sur 1200 m2, de

quoi en faire le plus grand

mur peint d’Europe. Le

trompe-l’œil est efficace,

on croit pénétrer dans le

quartier des anciens ouvriers

immortalisés de surcroit

par le visage de vrais

habitants du quartier.

Les pentes de la

Croix-Rousse.

On peut « trabouler » depuis

la jolie place Colbert

sur le plateau et de passages

en escaliers, on peut

même descendre jusqu’à

la place des Terreaux. On

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comprend aussi que ces

passages couverts permettaient

de livrer à l’abri des

intempéries les balles de

soie aux marchands qui

étaient installés tout en

bas, dans le quartier des

Terreaux.

On peut aussi quitter les

passages pour emprunter

la Montée dite de la

Grande Côte, le plus ancien

passage des pentes.

D’un palier à l’autre, on

redescend vers la ville en

longeant quelques belles

maisons crépies de jaune,

ocre ou rose qui abritent

aujourd’hui des artistes,

des boutiques et des cafés,

loin de toute circulation

automobile.

Lyon, ville des

temps modernes.

L’histoire est toujours en

marche avec d’abord l’extension

de la ville sur la rive

gauche du Rhône et ensuite

l’aménagement du

tout récent écoquartier de

la Confluence qui dessine la

pointe de la Presqu’île, là où

la Saône rejoint le Rhône.

A début du 20ème siècle,

à l’étroit sur la Presqu’île,

la ville franchit le Rhône

et investit les anciens bras

du fleuve qu’on appelle des

brotteaux. Aujourd’hui elle

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850

s’étire largement autour de

la gare Part-Dieu et de la

tour du même nom qui de

loin fait penser à un crayon.

L’ancienne gare des Brotteaux.

Edifiée en 1908,

c’était la première gare de

Lyon qui permettait de raccorder

Paris, Marseille et

Genève.

Avec ses 153m de long

et un bâtiment central

de 21m de haut, elle est

somptueuse. L’arrivée du

TGV va signer l’abandon

de cette gare en faveur de

la gare de Part-Dieu. Classée

monument historique

et restaurée, le site a été

racheté par un commissaire-priseur

lyonnais qui

en a fait une prestigieuse

salle de ventes.

Le parc de la Tête

d’Or, le poumon

vert de Lyon.

A deux pas de là, imaginez

105 ha d’espaces de

détente, tous entièrement

gratuits et interconnectés.

Le premier dépaysement

commence avec un vaste

jardin tropical luxuriant

dans de belles serres de

fonte et d’acier sous une

toiture en anse de panier.

Tous les continents y sont

représentés. Le jardin botanique

extérieur s’étire

aux alentours avec une

impressionnante variété

florale. On dit que la volonté

du paysagiste était

de proposer aux Canuts

des modèles de fleurs à

reproduire. Des arbres

sont plantés par bouquets

et des allées conçues en

lacets pour laisser place

à de vastes pelouses où

s’égayent les promeneurs

pour s’y offrir une sieste

ou une pause. Un lac de

16 ha attire les amateurs

de canotage. Sans transition

on se retrouve dans

un jardin zoologique où

3 girafes, des lémuriens,


des antilopes et un zèbre

cohabitent en semi-liberté

dans la plaine dite africaine

bordée d’un plan d’eau où

nagent des pélicans et des

flamants roses. Des plaines

de jeux et des spectacles de

Guignol complètent cette

joyeuse escapade qui nous

fait presque oublier la ville

trépidante toute proche.

La Confluence,

la reconversion

architecturale

de Lyon.

A la pointe de la Presqu’île,

là où se rencontrent la

Saône et le Rhône, s’ouvraient

à la fin du siècle

dernier 150 ha d’entrepôts

vides et abandonnés d’un

ancien marché de gros et

les docks du port Rambaud

qui alimentait jadis la ville

en marchandises arrivant

par le fleuve.

Une situation qui a permis

dès 2003 l’éclosion

d’un projet urbain de

grande ampleur où mixité

des bâtiments et des habitants,

qualité architecturale,

performance environnementale,

confort

d’usage et qualité de vie

ont toujours guidé les architectes

pour construire

un quartier vivant. Lyon

offre ici sa facette résolument

avant-gardiste.

La ville autour

de la Darse.

Un bassin a été creusé pour

que la Saône s’invite encore

davantage dans la ville, on y

trouve une place nautique

mais aussi des familles de

canards et aux alentours

de nombreux bancs pour

se poser et admirer ce nouveau

paysage urbain. On

devine que la plupart des

bâtiments se veulent passifs.

De plus le quartier

est maillé de nombreuses

stations de transports en

commun dont un vaporetto

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permet de relier en douceur

le centre de Lyon tout en

offrant une découverte des

berges de la Saône.

Des activités

médiatiques.

Les anciens docks sont devenus

un pôle d’activités

médiatiques et l’une des

vitrines de la reconversion

architecturale du quartier.

On retient surtout le

« rectangle vert pomme »,

siège de la chaîne de télévision

Euronews et le « cube

orange », siège du groupe

Cardinal, tous deux signés

Jakon&McFarlane.

Le Musée des Confluences.

Figure de proue à l’entrée

sud de la ville pour tous les

croisiéristes, au point de


confluence de la Saône et

du Rhône, la silhouette insolite

de ce musée rappelle

le Guggenheim de Bilbao

en version aplatie.

Inauguré en 2014, il mérite

l’enthousiasme qu’il suscite.

Le musée répond à 4

questions universelles :

qui sommes-nous ?

d’où venons-nous ? où allons-nous

?

que faisons-nous ?

Un voyage étonnant entre

des centaines d’objets exposés.

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Infos pratiques :

Y aller : Le plus simple depuis la Belgique est d’emprunter

le TGV qui assure en 3h30 le trajet direct entre Bruxelles et

les 2 gares de Lyon afin d’éviter la correspondance entre les

gares de Paris Nord et Paris Lyon. Il suffit d’un retard pour

perdre la correspondance. ONLYLYON tel est le logo de

l’office du tourisme cet été, installé sur la place Bellecour au

cœur de la ville www.lyon-france.com

Se nourrir à Lyon :

Impossible de faire l’impasse sur un « bouchon » du Vieux-

Lyon pour découvrir la formule de l’estaminet où on déguste

la cuisine locale : quenelles de brochet, tablier de sapeur, tête

de veau, cervelle de canut…

On a testé et apprécié « Les Lyonnais » pour son rapport

qualité-prix et pour son ambiance bon enfant www.restaurant-lyonnais.com.

Pour se changer des petits bouchons du

Vieux-Lyon, rien de tel que la cuisine du marché créative

dans un décor d’époque www.brasseriedesbrotteaux.com

Se loger :

La ville regorge de possibilités de logement à tous les prix

et finalement peu importe le quartier choisi car ils sont tous

très bien interconnectés. Nous avons testé et apprécié l’Hôtel

Le Royal sur la place Bellecour, idéalement situé et dont la

décoration intérieure permet de s’échapper dans une Maison

Lyonnaise de caractère www.lyonhotel-leroyal.com

Se déplacer à Lyon :

Il faut oublier la voiture quand on est à Lyon et il est aisé de

se déplacer à pied. Rien de tel que la City Card qui outre un

accès illimité à l’ensemble du réseau, tram, bus et funiculaire

donne un accès libre à quelque 23 musées.

Faire son marché :

Tout simplement sur le marché alimentaire St-Antoine Célestins

sur les quais du même nom. Pour les gourmands, les

Halles de Lyon rebaptisées du nom de Paul Bocuse dans le

quartier de la Part-Dieu. On y trouve 56 commerces d’exception

avec une belle convivialité autour des comptoirs www.

halles-de-lyon-paulbocuse.com


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FRANCE

Perpignan

Du vin,

des huiles

d’olives

du soleil

du paysage

et, la mer !

Plume : Christiane Goor

Capture d’Images : Charles Mahaux

6 jours de découvertes,

de multiples expériences

engrangées entre mer et

montagne et à peine 172 km au

compteur. Ici tout est proche

et le dépaysement assuré

d’autant que la Côte Vermeille

s’enorgueillit de 300 jours de

soleil par an !

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Un road trip

autour de Perpignan

Le paysage de vignobles

du Mas Serre-Romani.

La production de Serre-Romani

en salle de dégustation.

Une ville patrimoniale avec un arrière-pays montagneux,

une plaine viticole et un horizon marin

à une douzaine de kilomètres, autant d’atouts

pour s’offrir une escapade à Perpignan, toute en

douceurs climatiques et gastronomiques avec en

sus peu de monde en avant et arrière-saison.

Il faut aussi être attentif et lever le nez pour découvrir

qu’unxe façade historique peut ouvrir

sur un bâtiment moderne et cet insolite assemblage

se révèle souvent séduisant. Ailleurs dans

le même quartier des Chartrons, un micro-campus

a pris place entre deux murs d’antan reliés

par une belle verrière métallique.

En moins de 2 heures Ryanair nous a déposé à l’aéroport

de Perpignan, il est à peine 8h30 et Nicolas

Menoury, un ancien Maître de Chai, nous y attend

pour nous guider à la découverte des terroirs catalans

lors d’une excursion viticole, mais pas que.

Les premières boucles de la route sinuent dans un

paysage de vignobles et 10 minutes à peine après

notre départ, nous empruntons un chemin plus

caillouteux pour pénétrer dans la cour du mas de

Serre-Romani qui tient son nom du romarin qui

envahit la garrigue. Maison blanche et rose, tuiles

rouges, découverte de la cave avant de passer dans

une salle où nous goûterons différentes bouteilles,

le regard rivé sur le paysage tapissé de vignes de la

vallée de l’Agly. Sur cette terre argilo-calcaire, de

schiste et de terres noires et rouges, l’expression du

terroir se retrouve dans les vins ensoleillés qui racontent

la garrigue, le poivre et les épices.

C’est ici aussi qu’on découvrira les VDN, les vins

doux naturels typiques du Roussillon qui sont des

vins mutés, c’est-à-dire vinifiés de façon naturelle

à partir de cépages récoltés à maturité, gorgés de

soleil mais dont la fermentation est arrêtée par ad-

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La cave du Mas Amiel

avec ses foudres er

ses tonneaux.


dition d’alcool, une manière d’obtenir des vins à la

fois alcoolisés et naturellement sucrés. « Ce sont des

vins uniques, assure Nicolas, à base de muscats ou

de grenache qui donnent leur pleine mesure avec

le vieillissement pour développer une riche palette

d’arômes, ils sont alors parfaits en apéritif ». Je

confirme, en précisant que la patte de Serre Romani

serait dans une sucrosité plus faible mais les arômes

n’en donnent pas moins une explosion de fraîcheur

www.serre-romani.fr

Le cirque de Vingrau

avec son village.

Les bonbonnes

en verre du Mas Amiel.

Autre domaine, le Mas Amiel, non loin de Maury,

dont le nom est lié à Raymond Etienne Amiel, un ingénieur

des Ponts et Chaussées qui, en 1816, gagne

autour d’une table de jeu une des terres que l’évêque

de Perpignan avait misée, le domaine de Goudous,

à l’époque 10 ha de vignes en pleine garrigue. Après

le désastre causé par le phylloxera en 1865, un négociant

vigneron s’associe avec le fils Amiel pour

l’aider à reconstituer ses vignes en adaptant des espèces

américaines et ils construisent sur le Mas une

vingtaine de foudres. En 1907, le Mas Amiel est repris

par un banquier, Charles Dupuy, qui décide de

l’exploiter, aidé ensuite par son fils qui y développe

un vin doux naturel sous la marque Mas Amiel.

Son petit-fils assure la continuité de cette politique

d’expansion jusqu’en 1997, date de sa disparition.

Repris deux ans plus tard par Olivier Decelle, celui-ci

relève le défi de redonner au Mas Amiel une

stature internationale en développant une gamme de

vins secs qui témoigne du potentiel de ce domaine

de 226 ha et c’est la création de l’AOC Maury sec.

Ce qui surprend le plus quand on arrive devant le

Mas, c’est le parc de 890 dames jeanne alignées sur

une parcelle en plein soleil, chacune étant recouverte

d’une boite de conserve à l’envers pour éviter

que la pluie n’endommage les bouchons. Toutes ces

bonbonnes en verre contiennent du vin muté qui va

y commencer son vieillissement durant une année

seulement. Le temps de vivre de nombreux chocs:

l’oxydation en entrant en contact avec de l’air, la

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lumière qui va métamorphoser sa robe, les variations

de température entre 4° durant les nuits froides

de l’hiver et les quelque 40° de l’été. L’objectif de

cette éducation à la spartiate est de lui donner toutes

les bases pour devenir un vin oxydatif après avoir

passé quelque 20 années voire plus dans de confortables

foudres en chêne dans une cave à la température

douce et maîtrisée. Une fois embouteillés, les

vins oxydatifs peuvent se conserver plus de cent

ans… Attention, seul un vigneron expérimenté, qui

contrôle les contacts entre les liquides et l’oxygène

pour obtenir des vins complexes et souples, se lance

dans cet insolite processus https://masamiel.fr

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Décor naturel incomparable

de l’arrière-pays de Perpignan.

D’une cave à l’autre, nous suivrons une route sinueuse,

parfois étroite qui traverse un vaste territoire

naturel verdoyant à faible densité de population.

Avec une pause au sommet du cirque de Vingrau, on

découvre que le paysage s’épanouit dans des paysages

spectaculaires de massifs montagneux surmontés

de ruines d’anciennes forteresses cathares,

de gorges et de plaines viticoles façonnées par les

hommes. Sans aucun doute des cours d’eau courent

dans le fond des gorges mais en ce mois de juin, ils

sont à sec, laissant rouler des galets ronds et blancs.

Au détour d’une boucle, la route va nous offrir un panorama

étonnant : de nombreuses formations géologiques

hérissent le paysage dessinant des cheminées

de fée qui se frayent un chemin entre les arbres. Plus

loin, nous prendrons un embranchement qui signale

la destination des Orgues d’Ille-sur-Têt. Un parking

protégé, une entrée de 5 euros, une petite marche de

800m et c’est la découverte d’un amphithéâtre de

parois sculptées par l’érosion, de gigantesques colonnes

de roches de sable et d’argile hautes d’une

dizaine de mètres. Jadis ce cirque était une colline

mais le ruissellement des eaux de pluie a creusé des

ravines et on comprend que ce décor minéral sculp-

Le village de Cassagnes

au cœur des Fenouillèdes

noyées de genêts.

Le petit village de

Castelnou s’enroule au

pied de son château

millénaire


863



Au détour de la

route, on découvre un

amphithéâtre de parois

sculptées par l’érosion.

De gigantesques

colonnes de roches de

sable et d’argile hautes

d’une dizaine de mètres

dessinent des cheminées

de fée qui se frayent un

chemin entre les arbres...


Castelnou,

un pittoresque village

médiéval de vieilles

pierres.

On pénètre dans

le village de Castelnou

par cette porte coincée

entre deux tours.

866


té par les eaux est sans cesse remanié, d’anciennes

formes disparaissent, de nouvelles sont esquissées.

Un paysage époustouflant.

Emergeant ci et là, de vieux villages surgissent

comme celui de Castelnou conservé dans un jus

médiéval authentique. Situé dans les Aspres, un

territoire secret dit-on, sur les premiers contreforts

du Canigou, la montagne sacrée des Catalans, on

y pénètre par le portail Nord flanqué de deux tours

protectrices. Deux voies piétonnes desservent ces

anciennes maisons basses et ramassées qui se parent

d’austères schistes, de briques et de galets roulés.

Typiques de l’architecture rurale catalane des 18 et

19ème siècles, ces maisons miniatures semblent en

équilibre sur deux ruelles avec leur double accès.

Sous les pas des promeneurs, les pierres sont polies,

un peu traîtres même et les escaliers nombreux. Des

portes étroites s’ouvrent sur de discrètes boutiques

d’artisanat local et sur des petites galeries qui accueillent

des artistes durant l’été. Quand on lève le

nez, on découvre que les maisons se serrent au pied

d’un imposant château féodal du 10ème siècle qui

ne se visite plus. Outre son château, deux autres édifices

complètent ce décor médiéval, en contrebas du

village : la petite église romane de Sainte-Marie du

Marché cernée par un cimetière et un marché auquel

elle doit son nom et une tour de guet, immuable sentinelle

sur cette terre où croissent des amandiers, des

abricotiers et bien entendu des vignes qui profitent

de l’ensoleillement, du vent et des sols schisteux.

Dernier village à une dizaine de kilomètres des Orgues

d’Ille-en-Têt, Bélesta perché sur une butte sur

les flancs desquels s’accrochent les habitations. Ici

aussi on flâne entre des ruelles bordées de maisons

à linteaux et à escaliers qui mènent au château médiéval

restauré dans les années 1980 en musée de la

préhistoire, centré sur les découvertes réalisées dans

la caune de Bélesta.

867


Perpignan, une ville d’art et d’histoire.

A une trentaine de kilomètres de la frontières espa

gnole, la petite cité de 120000 âmes affiche dans

ses murs son passé indissociable de l’expansion de

la civilisation catalane. Promue capitale en 1262

de l’éphémère royaume de Majorque, elle sera

annexée à la couronne d’Aragon dès 1349 et traversera

les siècles qui suivront bousculée entre les

guerres et les traités entre les Catalans et les Français

qui annexeront définitivement le Roussillon en

1659. Cependant, aujourd’hui encore, Perpignan

reste marquée par une identité spécifique, nomade

disent certains. D’autant que le quartier St-Jacques

accroché aux vestiges des remparts est celui d’une

communauté gitane sédentarisée. Ruelles pentues

et colorées, linge suspendu aux fenêtres, ambiance

populaire, Saint-Jacques est quelque peu en marge

de la ville qui a toujours été une terre d’accueil,

plaque tournante entre le Midi de la France et le

pourtour méditerranéen.

Des maisons sont encore

accrochées aux derniers

remparts de la ville de

Perpignan.

868

Le coeur historique dessine un octogone dont les

8 côtés sont délimités par des boulevards périphériques.

On y pénètre par le Castillet, une porte fortifiée

en brique, encadrée de deux tours couronnées

de créneaux et de mâchicoulis. Il ne reste plus qu’à

se laisser porter entre les nombreuses venelles piétonnes,

une balade qui égrène le patrimoine avec

une citadelle-palais des anciens rois de Majorque,

des églises dont la cathédrale est considérée comme

l’un des plus beaux exemples du gothique méridional

et surtout des ruelles pittoresques, bordées de

boutiques, de petits restaurants, d’étals de poissons,

de fruits et légumes et de souvenirs. Ce qui frappe

le regard, c’est le marbre rose qui dessine les trottoirs

et même certaines places comme la plus emblématique,

la Loge, le lieu de passage obligé où se

croise le tout Perpignan. Tous les pouvoirs s’y retrouvent.

La Loge de Mer, un bâtiment colossal de

style gothique qui abritait le tribunal de la Mer et

aujourd’hui l’office du tourisme, l’Hôtel de Ville du

L’immeuble Art Nouveau

Catalan conçu par Edouard

Mas-Chancel dans les

années 1930, à Perpignan.


La place de la Loge,

cœur historique

de Perpignan.

Le Castillet, une porte fortifiée en brique

du 14ème siècle défendait jadis Perpignan.

869


870

La fresque

romantique de Paul

Gervais dans le

grand escalier de

l’hôtel Pams

à Perpignan.


13e siècle avec sa façade de cailloux roulés typique

de l’architecture catalane d’où émergent 3 bras en

bronze comme si leurs propriétaires avaient été emmurés.

Ils symbolisent les trois catégories sociales

de la société urbaine au 14ème siècle : les chevaliers,

les bourgeois et les petits métiers et corporations, de

la main la plus longue à la plus petite, et enfin l’imposant

Palais de la Députation du 15e siècle.

Autre édifice patrimonial, l’Hôtel Pams, un des plus

beaux hôtels particuliers de la ville édifié sur des

vestiges d’anciennes maisons par Pierre Bourdeau,

fils du fondateur de la célèbre entreprise de papier à

cigarettes JOB. Son gendre va transformer le site à

la fin du 19ème siècle avec l’aide d’un architecte qui

va remodeler l’escalier monumental d’onyx, marbre

et stuc avec d’immenses fresques romantiques de

Paul Gervais autour du thème de Vénus, les salons

d’apparat et le patio jardin où s’élève également une

statue de Vénus au myrte. Un lieu insolite à découvrir

dont les décors en ferronnerie et vitraux portent

déjà la marque de l’Art Nouveau.

Le jardin de l’hôtel

Pams avec ses façades

classiques et ses touches

Art Nouveau comme les

frises et corniches de

carreaux émaillés.

Ce patrimoine moderne avec un habitat Art Nouveau

est sans aucun doute une des particularités de la ville.

Une mode architecturale qui s’est développée à la

suite de la destruction en 1930 de la plupart des remparts

qui entouraient les palais des Rois de Majorque.

Autant de maisons faites d’encorbellements, de bow

windows, de bastingages et de hublots inspirés des

paquebots. Ailleurs ce sont des marquises en fer forgé

et des céramiques à motifs floraux qui portent la

patte de ces nouveaux courants architecturaux.

Une dernière visite incontournable, celle du musée

des Beaux-Arts-Hyacinthe Rigaux, du nom de ce

peintre catalan perpignanais qui n’était autre que le

peintre de la cour de Louis XIV dont il fit le célèbre

portrait en costume de sacre dont l’original est au

Louvre. Si deux salles lui sont consacrées, d’autres

abritent sur 3 niveaux des artistes majeurs des XIII

au XXIème siècle, entre Lurcat, Ingres, Picasso,

871


Rodin, Dufy et Maillol, dont plusieurs résidèrent un

temps à Perpignan.

Quand la chaleur devient trop intense, il faut sortir

du centre historique, emprunter la double allée de

platanes qui forment une voûte en ogive qui assure

de l’ombre aux passants et rejoindre le square Bir

Hakeim, le poumon vert de Perpignan. Ce parc de

quelque 3 ha est une véritable institution verte depuis

près de 2 siècles. Des espaces gazonnés sous

des arbres centenaires au milieu desquels serpentent

des chemins. La vue s’arrête toujours sur une statue,

un arbuste, un banc qui donnent une impression

de recoins intimes. Un jardin d’enfants avec ses balançoires,

sa sablière et ses bancs publics attirent de

nombreuses familles en fin d’après-midi, une belle

occasion pour y rencontrer des Perpignanais…

Canet-en-Roussillon,

la french catalane alanguie sur la Méditerranée.

La Promenade des platanes à Perpignan

Il ne faut pas plus de 10 minutes en voiture pour rejoindre

Canet depuis Perpignan, ce qui en fait évidemment

la destination plage par excellence pour les

Perpignanais qui ne s’en privent pas. Avec raison.

Avec ses 9 km de plage de sable doré, les estivants

ne manquent pas d’espace pour étendre leur serviette,

planter leur parasol et surveiller les enfants

qui profitent d’un rivage où le ressac est apaisé, où

les bancs de sable dessinent des aires de jeux naturelles,

où ils ont pied sur une longue distance. Labellisée

pavillon bleu, la plage est surveillée et nettoyée

tous les jours. Chaque été des clubs éphémères investissent

le littoral, à bonne distance les uns des

autres, à la fois restaurants et bars ou comment se

régaler les pieds dans le sable. Si vous aimez marcher,

empruntez la digue en direction de l’aquarium,

traversez pour 0,50 cents le chenal avec une navette

et poursuivez votre chemin sur la plage jusqu’à atteindre

l’estuaire de la Têt qui se jette ici dans la

mer. Un estuaire qui avait cet été davantage l’allure

872

L’agréable jardin d’enfants du square Bir Hakeim.


873


874


d’une lagune tant les eaux de la rivière sont basses.

C’est l’occasion de remonter la berge de la Têt, une

promenade bucolique qui se termine au bord de la

marina de Canet-en-Roussillon.

Un immense pôle nautique qui compte 130.000 anneaux

et une quarantaine d’entreprises spécialisées

dans les métiers très pointus du nautisme. La balade

d’un ponton à l’autre au cœur de cette marina est

longue et tellement agréable au contact des plaisanciers

et des cannetois qui se retrouvent sans façons

sur les quais où quelques tavernes ont installé leurs

terrasses. Sur le quai Florence Arthaud, on peut aussi

admirer de vieux gréements, les jolies barques catalanes

pointues aux voiles latines qui servaient jadis à

pêcher au filet sardines et anchois au large des côtes

catalanes françaises et espagnoles. A l’heure du soleil

couchant, les édifices tout comme les bateaux se

reflètent dans les plans d’eau, prolongeant la rêverie

vers l’appel du large.

Retour à Oniria, l’aquarium des rêves éveillés qui

propose un intéressant parcours didactique en emmenant

les visiteurs sur les sommets enneigés du

Canigou après une escalade (moyennement facile)

le long d’un mur de granit. Tout cela pour découvrir

l’histoire d’une goutte d’eau depuis sa naissance

jusqu’aux profondeurs océaniques.

Immergés au sein d’une scénographie innovante,

on découvre la folie d’un ouragan, le déferlement

d’une tempête, la moiteur du brouillard tout en passant

d’un bassin à l’autre où s’épanouissent poissons

et végétaux propres aux grands fonds marins.

Le souci de la nature n’est pas anodin à Canet-en-Roussillon.

La petite cité a son arboretum où

sont conservés plus de 1500 espèces végétales. L’accès

y est libre et on se perd avec bonheur entre des

figuiers, des cyprès chauves, des oliviers, des camphriers,

des vignes, des cactus et même une bambuseraie

et un verger. Des cueillettes de fruits sont d’ailleurs

proposées quand vient la saison des récoltes.

875


Quelques maisonnettes reconstituées

de pêcheurs au bord de l’étang de Canet-en-Roussillon

Sous le mûrier centenaire

du château de Jau


Enfin, plus au Sud de Canet-en-Roussillon, en direction

de St-Cyprien, un étang de près de mille ha à deux pas de

la Côte Vermeille a été classé zone protégée Natura 2000.

Jadis des pêcheurs y vivaient dans des cabanes en roseaux

dont une dizaine ont été reconstituées. S’y promener en suivant

les sentiers aménagés jusqu’à des affûts abrités permet

d’observer des espèces d’oiseaux migrateurs dont des flamants

roses et des hérons pourprés. Une merveille lacustre,

un havre de paix à ne pas manquer.

Infos pratiques.

www.perpignantourisme.com

et www.canet-tourisme.com. Pour vivre l’expérience d’une excursion

viticole sous la houlette d’un Maître de Chai avec un circuit

à la journée ou à la demi-journée. contactez Nicolas Menoury :

www.-catalan-wine-escape.com

Se loger : A Belesta, le Domaine Riberach a transformé une

partie des anciennes caves en écolodge. Les chambres épurées

ont été aménagées dans d’anciennes cuves et s’ouvrent sur une

terrasse lounge qui offre un panorama unique sur les vignes et en

contrebas sur une étonnante piscine naturelle en forme d’œuf et

à filtration naturelle www.riberach.com

A Perpignan, le Mercure Perpignan Centre situé à 2 pas du

Castillet sur la Promenade des Platanes est d’un confort irréprochable.

A Canet-en-Roussillon, l’Ibis Style Canet, à mi-chemin

entre Canet Village et Canet Plage est aussi une bonne adresse

d’autant qu’une piscine extérieure est accessible pour les clients.

Se nourrir : Julien Montassié, le chef de la table du Domaine

Riberach a gagné une étoile verte Michelin en 2022 et l’étoile

classique rouge en 2024 ! A découvrir dans le restaurant gastronomique

de La Coopérative.

Dans l’arrière-pays, le Château de Jau, anciennement domaine

des moines cisterciens, est aujourd’hui un domaine viticole avec

une offre de restaurant-grill à l’ombre d’un mûrier tricentenaire

car jadis on y élevait le ver à soie. Chaque été le Château accueille

en ses murs une grande exposition d’art contemporain, une belle

occasion pour que amateurs et artistes se côtoient autour du Grill

www.chateaudejau.com

A Perpignan, nous avons eu la chance de dîner au «Le 17»,

voisin de la cathédrale Saint-Jean, un jardin ombragé intimiste

où on vous propose une cuisine inventive et savoureuse toute en

délicatesse www.restaurant-le17-perpignan.fr.

A Canet-en-Roussillon, il ne faut pas louper sur la Promenade

de la Côte Vermeille Can Marcel où le chef Christophe Perrin promu

toque blanche exerce une cuisine de la mer gourmande et ensoleillée.

Souvenirs : Outre l’une ou l’autre bouteille de vin, n’hésitez pas

à découvrir les Toiles du Soleil, sur la place Gambetta au pied de

la cathédrale Saint-Jean dont vous reviendrez les bras chargés de

tissus catalans traditionnels colorés vendus au mètre

ou en nappes, sacs, coussins www.lestoilesdusoleil.com 877


878


FRANCE

Bordeaux

un city-trip très séduisant

Plume : Christiane Goor - Capture d’Images : Charles Mahaux

Si une escapade de quelques jours vous tente n’hésitez pas à

choisir Bordeaux. Nous y avons passé 3 journées dépaysantes

à souhait car la capitale girondine ne manque pas d’atouts :

lovée le long de la Garonne qui baigne ses deux rives,

un climat doux, un centre historique inscrit depuis

2007 sur la liste du Patrimoine Mondial de l’Unesco

sans oublier l’explosion de la scène culinaire qui en fait une

destination bistronomique de premier plan.

879


880


Le City-Pass

Il faut commencer par s’offrir un citypass

qui inclut tous les transports en

formule illimitée et les principaux

musées à découvrir.

Le tram qui sillonne la ville et son agglomération

depuis bientôt 20 ans devient rapidement

le meilleur ami pour circuler dans la cité en

créant des liens entre les quartiers et le centre

historique.

Ouvert sur la ville, il est aussi visible de la rue

et des architectes ont mis cette visibilité à profit

pour transformer l’environnement urbain

en recomposant les rues, de façade en façade,

et en végétalisant les plates-formes pour offrir

ainsi une qualité de vie qui avait sans doute

disparu avec l’omniprésence des voitures.

La Rive Gauche

autour du Port de la Lune.

Quand on prend un peu de hauteur on réalise

que les quais sont incurvés autour d’un

méandre en forme de croissant de lune que

dessine ici la Garonne. «C’est certainement

pour cette raison que les hommes se sont

installés là il y a plus de 2000 ans nous explique

notre guide. Cet arrondi casse le courant

du fleuve et protège les bateaux du mascaret,

un phénomène naturel qui se produit

lors des grandes marées, remontant le fleuve

depuis l’Atlantique sur plus de 100 km. »

Cependant ce port sur lequel la ville a autrefois

assis son rayonnement n’occupe plus

qu’une place secondaire à l’échelle nationale.

Historiquement tout a commencé en 1152

avec le mariage d’Aliénor d’Aquitaine avec

Henri Plantagenet, une union qui favorise les

881


relations maritimes étroites avec les îles

britanniques et les pays nordiques. Après

une mise en sourdine suite à la reconquête

française au 15ème siècle, il faut attendre

le 17ème avec le développement du commerce

triangulaire colonial, à tel point que

le port de Bordeaux devient le premier

port de France et le deuxième port mondial

après Londres. Il approvisionne l’Europe

en café, cacao, sucre, coton et indigo et exporte

ses vins. Aujourd’hui le dernier cargo

a largué ses amarres en 1987 et le port autonome

de Bordeaux compte 7 terminaux

spécialisés, en aval le long de l’estuaire de

la Garonne.

Toutefois le Port de la Lune accueille encore

à l’année une cinquantaine de navires

de croisière qui offrent ainsi une vue imprenable

sur la ville à leurs passagers qui

peuvent aussi visiter aisément à pied tout le

cœur historique. D’autres bateaux, comme

des voiliers ou des yachts font également

escale à Bordeaux.

q Le lion bleu surdimensionné domine la place de Stalingrad et rappelle un objet imprimé

La somptueuse place de la Bourse érigée en

front de fleuve avec son plan symétrique typique

de l’architecture classique témoigne

de l’importance du port de commerce dans

la prospérité de la ville. Jadis la place fermée

avec des grilles abritait la douane et

la bourse maritime, créant un balcon sur

la Garonne d’où l’on pouvait apercevoir la

forêt de mâts des nombreux navires qui

mouillaient dans le port. Aujourd’hui la

grille a disparu et une immense dalle de

granit recouverte de 2 cm d’eau dessine

un vaste miroir dans lequel se reflète la superbe

façade de la place de la Bourse. Petits

et grands y jouent avec plaisir, y dansant ou

s’éclaboussant. Le soir, avec l’illumination

des façades, le lieu se charge de magie et

accueille de nombreux visiteurs.

882


Un Volkswagen Bulli Love visite Bordeaux : cliquez ici u

en 3D. p Ce méandre de la Garonne en forme de croissant a donné au port de Bordeaux ce surnom de Port de la Lune.

883


p Face au fleuve les hautes colonnes rostrales (21m) de style néoclassique érigées en 1828 par Alexandre Poitevin. q Le pont Chaban-D

p La promenade le long des quais des Chartrons aligne côte à côte des bandes réservées aux piétons, au vélo, la voirie dédiée aux voitures et enfi

884

p Voyage interactif au cœur de l’histoire du vin dans la Cité du Vin.


Il suffit alors de descendre le cours du fleuve

en traversant d’abord des jardins abondamment

fleuris entre lesquels se nichent les

amoureux. Sur la gauche surgissent deux

colonnes rostrales ornées d’éperons et de

navires qui ouvrent l’accès à une place, la

plus vaste de France, l’esplanade des Quinconces

bordée de hauts arbres plantés en

quinconce, ceci explique cela.

Au-delà, la promenade se poursuit sur les

quais des Chartrons remarquablement

aménagés pour permettre à tous d’y déambuler

en toute sécurité. Un large couloir est

réservé aux piétons tandis qu’un autre est

dédié aux vélos et aux trottinettes.

elmas en arrière plan de la promenade des marchands de vins

n la façade historique de l’ancien quartier des négociants.

p Architecture originale de la Cité du Vin

Des jeux pour enfants et un skate-park aux

beaux volumes ont été créés là où jadis se

trouvaient des entrepôts au bord du fleuve.

L’abandon du port et la destruction des

hangars offrent aujourd’hui un rapport direct

entre la façade des anciennes maisons

bourgeoises des négociants et le cours de

la Garonne. C’est ici, au cœur de l’ancien

fief du commerce viticole, que s’est installé

le Musée du Vin et du Négoce.

Il occupe dans le quartier des Chartrons

le rez-de-chaussée et les vastes cours voûtées

d’un bâtiment du 18ème siècle. L’occasion

d’apprendre que toute la vieille ville

était construite sur pilotis. L’intérêt de ce

lieu réside dans le fait qu’il n’a jamais cessé

d’être une maison de négoce et s’inscrit

donc dans une démarche historique.

En effet à l’issue de la visite vient le moment

de la dégustation aménagé dans l’ancienne

tonnellerie et bien sûr l’occasion de

repartir avec une bouteille sous le bras !

www.museeduvinbordeaux.com

885


Le centre historique

et son patrimoine.

Il faut prendre le temps de flâner dans le

quartier des Chartrons en levant le nez

pour y découvrir des balcons sur trompes

et de nombreux mascarons, autant de visages

de pierre sculptés surgissant à la

clef de voûte des arcades.

Femmes ou hommes, tristes ou rieurs,

échevelés ou grimaçants, personnages

d’histoire ou de mythologie, ils sont la signature

de Bordeaux. La rue Notre-Dame

est le plus bel itinéraire qui traverse le

quartier jusqu’à l’esplanade des Quinconces.

On y trouve de nombreux antiquaires

et des brocanteurs mais aussi des

commerces de proximité et des boutiques

branchées et surtout de jolies terrasses

tirées sur la rue, presque à l’ombre des

hautes tours de l’église Saint-Louis-des-

Chartrons.

Le monument aux

Girondins dont les

bronzes déboulonnés

pendant la guerre

pour être fondus

ont été retrouvés

intacts et replacés

triomphalement à

Bordeaux en 1945 est

devenu un emblème de

la liberté sauvegardée.

Ambiance paisible dans la rue de

la Madeleine

886

Remontons la place des Quinconces vers

l’impressionnante fontaine du monument

aux Girondins et à la République encadrée

par une profusion de statues dont l’Ange de

la Liberté brisant ses chaînes au sommet de

la colonne. Il ne reste plus qu’à rejoindre la

place de la Comédie et son emblématique

Grand Théâtre avec le long péristyle de

la façade supporté par 12 colonnes corinthiennes

surplombées de statues antiques.

La place est aussi une des trois pointes du

fameux Triangle de Bordeaux bordé par le

cours piétonnier de l’Intendance, le cours

Georges Clémenceau et les allées vertes de

Tourny. Au cœur du Triangle se trouve la

place des Grands Hommes qui abrite une


La paisible place ombragée du Palais

face à la monumentale porte Cailhau.

887


La place des Grands Hommes

et sa très chic galerie ronde en verre.

888


très chic galerie installée sous une verrière

dite aussi des Grands Hommes car elle se

situe au carrefour de 6 rues, chacune dédiée

à un écrivain célèbre : Diderot, Montaigne,

Rousseau, Buffon, Montesquieu et

Voltaire.

La longue rue Sainte-Catherine, tout aussi

emblématique pour être le lieu incontournable

des fans de lèche-vitrines, s’ouvre sur

la place de la Comédie après avoir traversé

sur plus d’un kilomètre le quartier Saint-

Pierre dans lequel il faut se perdre car il retient

encore l’âme du vieux Bordeaux avec

des façades qui s’échelonnent entre les

15ème et 18ème siècle : cariatides, bas-reliefs,

ferronneries attirent le regard mais

surtout une ambiance bon enfant avec des

rues semi-piétonnes, des terrasses et des

boutiques en vogue.

La médiévale monumentale porte Cailhau

a survécu, elle servait jadis d’entrée royale

vers la conviviale place du Palais où les

hôtels particuliers du 18ème s’entourent

de terrasses de café ombragées par des

érables.

La Grosse-Cloche est la seconde porte médiévale

qui a survécu aux anciennes fortifications

de Bordeaux. Elle servait aussi de

beffroi pour l’ancien hôtel de ville. On l’appelle

encore porte Saint-Eloi du nom de la

petite église romane qui lui est accolée.

Elle ouvre sur un quartier tout en venelles

qui débouchent sur des espaces emblématiques

comme la place Fernand Lafargue

qui a conservé son pilori ou encore plus

loin la place du Parlement avec une très

belle fontaine de style baroque qui trône

en son centre.

889


p Le ciel et les façades se reflètent qLe mini-campus, sa toiture de verre tendue entre deux murs historiques en pierre jaune. Insolite supe

890


Le passé recomposé.

Durant les 15 premières années de ce siècle,

Bordeaux a subi un grand lifting en ravalant

la surface de ses murs pour laisser apparaître

ses façades blondes et mieux souligner

ainsi l’extraordinaire unité urbaine

et architecturale classique et néo-classique

qui a présidé à la construction et au développement

du Port de La Lune.

Il faut aussi être attentif et lever le nez

pour découvrir qu’une façade historique

peut ouvrir sur un bâtiment moderne et

cet insolite assemblage se révèle souvent

séduisant. Ailleurs dans le même quartier

des Chartrons, un micro-campus a pris

place entre deux murs d’antan reliés par

une belle verrière métallique.

rposition de deux façades, une historique et l’autre très contemporaine. q

Mais il est aussi une autre manière d’animer

la ville en transformant pour les réemployer

des bâtiments vétustes ou devenus

hors service. C’est ce qui est arrivé dans le

quartier de Bacalan ou des Bassins à Flots,

créés entre 1869 et 1911 qui ont prospéré

jusqu’aux années 1930 avant d’être

occupés par les forces allemandes qui y

construisirent une base sous-marine. Délaissés,

cette plaque portuaire et ses immenses

hangars se situent au-delà du quai

des Chartrons, autour du pont Jacques-

Chaban-Delmas.

Le point d’orgue de la réhabilitation du

quartier est l’installation de la Cité du Vin

qui semble servir de vigie au bord de la Garonne.

Dans un édifice tout en courbes, en

verre et en aluminium dont la forme évoquerait

un cep de vigne noueux à moins

que ses rondeurs ne soient inspirées par le

mouvement du vin dans une carafe, ce bâ-

891


892

p La Cité du Vin q Le Musée De La Marine D’après les images de l’espace culturel des Bassins de Lumières


timent est un temple dédié au vin qui est

abordé de manière sensorielle, historique,

culturelle géographique, etc. en parcourant

des espaces thématiques qui se découvrent

avec un audio-guide que l’on active soimême.

Il y a tant à voir qu’il vaut mieux se

laisser guider selon les intérêts particuliers

et en tout cas terminer par le belvédère

situé au 8ème étage où le billet d’entrée

donne droit à la dégustation d’un verre de

vin tout en profitant d’une vue exceptionnelle

panoramique sur Bordeaux et son

fleuve www.laciteduvin.com.

On peut aussi s’inscrire auprès du parcours

immersif de dégustation Via Sensoria qui

se fait sous la houlette d’un animateur

sommelier en associant créations visuelles

et sonores, poésie et dégustations.

Immersion en réalité virtuelle dans les oeuvres de Dali et Gaudi q

Tout aussi incontournable, l’ancienne base

sous-marine est devenue un gigantesque

espace culturel dont la vedette sont les Bassins

de Lumières, le plus grand centre d’art

numérique au monde dont les projections

temporaires habillent de façon féerique les

anciennes alvéoles.

Nous y avons découvert l’exposition en réalité

virtuelle consacrée à Gaudi et à Dalí.

Une expérience saisissante !

www.bassins-lumieres.com

D’autres lieux culturels se sont installés

dans le quartier comme le Musée Mer Marine

www.mmmbordeaux.com qui se veut

une vaste fenêtre panoramique sur le passé,

l’actualité et l’avenir de la mer et de la

marine, mais aussi des Halles gourmandes

et des lieux alternatifs à quelques minutes

à peine en tram ou en vélo depuis le

centre historique. Par ailleurs des architec-

893


tures audacieuses côtoient d’anciens silos

à grain, des grues et des rails, témoins de

l’activité industrielle passée. Ainsi en est-il

de l’hôtel Renaissance dont l’entrée spectaculaire

se fait par des silos historiques

de l’usine Lesieur avant de nous emmener

dans un bâtiment moderne et vitré adossé

aux silos, le tout avec un design avant-gardiste

qui veut refléter la culture vibrante de

la ville de Bordeaux

www.marriott.com/fr/hotels/bodbr-renaissance-bordeaux-hotel

Bordeaux, la première ville verte de France.

En avril dernier, le journal Le Parisien a établi

le classement des villes vertes de France

et Bordeaux a remporté la première place

devant Rennes et Grenoble.

Bordeaux se démarque sur ses déplacements

avec ses 200 kilomètres de pistes cyclables

et près de 1400 sur l’ensemble de sa

métropole ! Entre 12 et 20% des habitants

adoptent le vélo comme mode de déplacement.

sa très chic Par galerie ailleurs ronde avec en verre. un réseau de 77 ki-

La place des Grands Hommes

et

lomètres de rails, le tramway de Bordeaux

est un des plus grands de France.

Il reste à accentuer la végétalisation de la

ville mais il n’empêche, de très beaux jardins

sont à la disposition des habitants. A

commencer par le Jardin des Lumières qui

encadre le miroir d’eau avec pas moins de

33000 plantes réparties sur deux espaces

spacieux bien connus des amoureux. Le

Jardin Botanique découpé en secteurs permet

de découvrir des plantes aquatiques

mais aussi un espace fleuri, de nombreuses

serres et une vaste pelouse envahie par

beau temps pour y pique-niquer en famille

ou entre amis.

894


Enfin, quand on passe un dimanche à Bordeaux

il faut le vivre comme les Bordelais

qui s’offrent un vrai bol d’air sans pour autant

quitter leur ville. Il suffit de traverser

le pont Jacques-Chaban-Delmas et de longer

la rive droite de la Garonne.

Champs de vignes puis friche industrielle,

cette zone a longtemps été boudée par les

Bordelais mais des réaménagements urbains

dans ce quartier appelé La Bastide et

surtout la création d’espaces verts qui se

succèdent sur les berges et qui ont donné

vie à des paysages naturels ont ramené les

habitants sur cette rive. Il faut dire qu’elle

offre une des plus belles vues sur le patrimoine

historique de Bordeaux. On s’y promène

à pied ou en vélo, souvent en famille

pour les enfants qui y trouvent un terrain

de jeux, on y pique-nique volontiers aussi.

L’Espace Darwin y a investi une ancienne

caserne désaffectée pour y créer une expérience

sociologique multiforme en attirant

autant de profils différents que de

projets novateurs : skateurs et passionnés

de street-art, entrepreneurs de la green

économie, fans de musique électro, défenseurs

de la biodiversité et les «bruncheurs»

bio du dimanche !

Darwin cliquez ici u

«Darwin est une place de village dans la

ville de Bordeaux rive droite» explique son

fondateur Philippe Barre.

Quand on poursuit la balade le long des

berges on atteint la place Stalingrad reconnaissable

à sa statue d’un lion bleu, juste

en face de l’élégant pont de pierre, le premier

pont inauguré à Bordeaux en 1822

qui a permis de rallier les deux rives de

la Garonne en une même cité. On le doit

895


à Napoléon et ses 17 arches sont un clin

d’œil au nombre de lettres figurant dans le

nom de Napoléon Bonaparte.

Aujourd’hui il est réservé aux piétons, aux

cyclistes et aux transports en commun. Il

débouche rive gauche sur la porte de Bourgogne,

un édifice au style néo-classique

dont la sobriété rappelle davantage une

arche monumentale. D’un côté on pénètre

dans le quartier cosmopolite de Saint-Michel,

de l’autre on retrouve le quartier

Saint-Pierre. La boucle est bouclée.

Infos :

Bordeaux vue par drone cliquez ici u

Un site : www.bordeaux-tourisme.com

Y aller :

La liaison en train Paris-Bordeaux est devenue

très rapide, 2 heures à peine, à tel

point que beaucoup de Parisiens s’installent

à Bordeaux pour une meilleure qualité

de vie !

La place des Grands Hommes

Depuis Bruxelles la formule train est imbattable

en passant par Charles-de-Gaulle

et sa très chic galerie ronde en verre.

pour éviter la traversée de Paris entre Auzterlitz

et Montparnasse.

Et si vous préférez l’avion, sachez que la

ligne A du tram offre une liaison entre

l’aéroport vers le centre-ville de Bordeaux

(Pay-Berland), avec une fréquence toutes

les 10 minutes.

Gastronomie :

Le vin et la gastronomie font partie du patrimoine

de la ville et sont un élément incontournable

de l’art de vivre à la bordelaise.

Nous avons testé plusieurs adresses

que voici. Le Bistrot de Gabriel idéalement

896


situé place de la Bourse, une cuisine régionale

haut de gamme autour de produits de

saison https://le-gabriel-bordeaux.fr.

La Brasserie bordelaise au cœur du centre

historique, une institution dans un cadre

convivial pour « les vrais gourmands, francs

buveurs » www.brasserie-bordelaise.fr.

Zéphyrine, du nom de l’arrière-grand-père

de Romain Corbière, ex-chef étoilé aux

commandes avec Marie. Une auberge urbaine

avec en sus un comptoir gourmand.

On s’y sent bien, pas de carte mais tout est

surprise concocté par le chef que l’on voit

travailler autour de ses fourneaux.

https://zephirine.fr.

Enfin pas besoin de loger dans l’hôtel Renaissance

pour pouvoir profiter du bar et

du restaurant Chez Gina installés dans le

rooftop au 9ème étage, une savoureuse cuisine

italienne avec un point de vue imprenable

sur la Cité du Vin et le pont Jacques-

Chaban-Delmas. www.gina-bordeaux.fr.

897


Campings et aires de camping-car

Vous cherchez un camping à Bordeaux ou aux alentours ?

Le Yelloh ! Village Bordeaux Lac et le Domaine EcÔtelia,

vous proposent des emplacements authentiques pour passer vos vacances au milieu de la nature.

Vous venez en camping-car ?

Découvrez des aires qui vous accueillent près de Bordeaux ou dans le vignoble !

On vous conseille !

L’Office de Tourisme & des Congrès de Bordeaux

vous accueille :

- Du lundi au samedi de 9h00 à 18h30

- Dimanches et jours fériés de 9h30 à 17h00

+33 5 56 00 66 00

898

Un Volkswagen Bulli Love visite Bordeaux : cliquez ici u


Rêvez d’autres plans.

Volkswagen California.

0,9 – 9,2 L /100 KM · 20 – 209 G/KM CO 2

(WLTP)

É.R. : D‘Ieteren Automotive SA/NV, Volkswagen Commercial Vehicles Import,

Thomas Vandebotermet, Leuvensesteenweg 639, 3071 Kortenberg. Contactez votre concessionnaire pour toute information relative

à la fiscalité de votre véhicule. Informations environnementales (A.R. 19/03/2004) : volkswagen.be


Road-trip

FRANCE

en Normandie entre Seine-M

Plume : Christiane Goor - Capture d’Images : Charles Mahaux

900


aritime et Calvados

A 4 heures de route de chez

nous, c’est le dépaysement assuré,

entre des villages historiques

au cœur d’une campagne

verdoyante et un littoral qui se

partage entre falaises calcaire et

plages de sable bordées de villas

d’un autre temps qui évoquent

la Belle Epoque.

Pont-l’Evêque, à la fois porte d’entrée

du pays d’Auge mais à une

quinzaine de km seulement de

Deauville et de Trouville-sur-Mer, a

toujours été une escale par sa position

clé entre Haute et Basse Normandie,

au confluent de 3 rivières

qui dessinent un étonnant réseau

quand on flâne dans la ville.

Le Pays d’Auge,

au cœur du Calvados.

Des routes buissonnières, des villages

de poupée, des maisons

à colombages, des prairies verdoyantes

où paissent des vaches

blanches avec plus ou moins de

taches brunes, des haras dissimu-

901


902


lés par un rideau d’arbres, le Pays

d’Auge est un condensé de la campagne

normande dans la région

du Calvados. Pierrefitte-en-Auge,

St-Hymer, Beaumont-en-Auge,

Beuvron-en-Auge autant de villages

qui alignent de belles maisons

colorées à colombages scrupuleusement

entretenues qui charment

l’œil, d’autant que la plupart sont

fleuries. On raconte que les couleurs

des façades permettaient de

les distinguer les unes des autres.

Beuvron-en-Auge classé parmi

les plus beaux villages de France

semble particulièrement figé dans

le temps. Si vous êtes gastronomes,

les anciennes halles abritent un

restaurant étoilé, Le Pavé d’Auge,

dont la salle est décorée dans le

plus pur style augeron.

Sait-on que c’est en Normandie

que la pomme s’implante massivement

vers le 10ème siècle sous

l’impulsion du clergé et de la noblesse

? Au fil du temps, ce fruit

va donner naissance à une large

gamme de produits qui font la célébrité

de la région et en particulier

du Calvados, le département

champion des pommiers. Jus de

pomme, cidre, vinaigre de cidre,

calvados, pommeau, il y en a pour

tous les goûts, il suffit de faire une

halte chez un des producteurs locaux

qui sont à découvrir en suivant

l’itinéraire fléché d’une quarantaine

de kilomètres « Route du

Cidre » qui serpente au cœur du

pays d’Auge.

903


Dans les Jardins du Pays d’Auge,

un écomusée évoque les métiers

de jadis dans un bâti entièrement

restauré au cœur d’un parc de 4

hectares de verdure qui multiplient

des jardins à thème où la

nature est reine, à peine troublée

par les trillements des oiseaux et

les croassements des crapauds.

Entre Côte d’Albâtre,

Côte Fleurie et

Côte de Nacre.

120 kilomètres de falaises de calcaire

courent le long de la Côte

d’Albâtre qui porte bien son

nom. Quand elles s’interrompent

dans une brèche entaillée par un

fleuve, elles repartent aussitôt de

plus belle. La mer Manche en sape

la base au rythme du ressac, des

pans s’écroulent faisant reculer

la muraille mais celle-ci n’en est

pas moins charmeuse, interpelant

l’imaginaire de chaque promeneur

qui tente de fixer les falaises

sur une image. Quand on arrive à

St-Valéry-en-Caux, on est immédiatement

frappé par l’odeur de

la mer avec ses relents de poissons

qui flottent ici même sur le front

de mer aménagé pour la promenade

s’étirant d’un côté jusqu’au

vieux phare blanc signalant le

bout de la jetée et de l’autre sur la

plage de galets au pied des falaises

blanches. A découvrir la maison

Henri IV du 16ème siècle toute à

pans de bois, elle a heureusement

échappé aux bombardements

904


de 1940. Veules-les-Roses, un

étonnant village qui allie tous les

charmes de la mer et de la campagne

a obtenu le label de « Plus

beau village de France » en 2017

car il est traversé par la Veule, le

plus petit fleuve de France avec

ses 1149 mètres de longueur, depuis

sa source jusqu’à son embouchure

dans la Manche. Quand on

aborde le village, on découvre une

architecture variée avec des villas

de style balnéaire, des chaumières

à pans de bois fleuries, une église

classée monument historique et

une large plage de sable encadrée

par les falaises qui à marée basse

offre un bel espace de loisirs pour

les familles.

De l’embouchure de la Seine à

celle de l’Orne, la Côte Fleurie déroule

40 km de plages sableuses

à souhait qui font le succès des

fameuses stations balnéaires que

sont Cabourg avec sa promenade

piétonne, la plus grande d’Europe,

Deauville et Trouville-sur-

Mer rivalisant avec leurs Planches,

plus mondaines dans la première,

plus longues dans la seconde. On

y cultive depuis le 19ème siècle la

mode des bains de mer d’abord

pour leurs vertus thérapeutiques,

une pratique médicale venue

d’Angleterre. Très vite pourtant,

ceci n’est plus qu’un prétexte pour

y vivre l’été en passant d’une fête à

l’autre. L’arrivée du train dès 1848

ne fait qu’accentuer le mouvement.

La vie sportive devient éga-

905


lement un élément majeur de la

vie balnéaire : courses, bicyclette,

tir aux pigeons, croquet. C’est

tout un art de vivre qui émerge

dans les stations balnéaires de la

Côte Fleurie qui deviennent des

théâtres d’élégance pendant la

belle saison, lieux incontournables

de la vie mondaine de la bonne société

en villégiature. Les hôtels et

les villas se multiplient. Quand on

quitte l’eau et la plage, c’est vers

les casinos qu’on se tourne pour

y jouer mais aussi pour y danser

et y voir des spectacles. Au-delà

des nombreuses façades des villas

que l’on peut encore admirer

au fil des promenades, il en est

une, à Cabourg, qui a ouvert ses

portes le 19 mai 1921 pour offrir

un espace muséal dédié à l’épopée

de la Belle Epoque. Une machine

à remonter le temps grâce à

une scénographie qui associe des

ambiances visuelles, sonores, musicales,

numériques et même olfactives,

comme pour mieux nous

immerger dans la Belle Epoque. La

Villa du Temps retrouvé se veut un

espace pour mieux comprendre le

temps suspendu de cette époque,

entre deux siècles, entre deux

mondes.

Longue de 80 km la Côte de Nacre

étire depuis Ouistreham jusque

Courseulles-sur-Mer ses immenses

plages de sable jalonnées de petites

stations balnéaires plus populaires

que celles de la côte Fleurie.

Nous n’avons pas eu le temps d’al-

906


ler au-delà de Ouistreham qui a la

chance d’être connectée à Caen

par un chemin de halage d’une

quinzaine de km le long de l’Orne.

A parcourir en vélo, à rollers ou à

pied. Ouistreham est donc le débouché

maritime de Caen et son

port assure des liaisons régulières

avec l’Angleterre mais c’est aussi

une station balnéaire familiale et

vivante toute l’année grâce à sa

proximité avec Caen, une cité importante

proche des plages du débarquement.

Pour partir à la découverte

du bourg, rien de tel que

la balade sonore «La Délicate»

sous une ombrelle géolocalisée

au départ du Bureau d’Information

de Ouistreham, une plongée

émouvante au cœur de la Grande

Histoire à travers la petite évoquée

par les témoignages de ceux qui

l’ont vécue.

Les plages du débarquement sont

proches et toute la région se raconte

au fil de visites de tourisme

de mémoire sur les plus hauts lieux

qui ont marqué le D-Day.

Nous avons choisi de découvrir la

batterie de Merville installée sur

un site de 16ha protégé de barbelés,

de mines et de fosses antitank,

l’un des plus impressionnants du

mur de l’Atlantique.

Le 6 juin à 4h30, 150 hommes

du 9ème Bataillon des parachutistes

britanniques attaquent par

surprise la Batterie parvenant à la

907


908


neutraliser, le Débarquement sur

la Sword Beach peut avoir lieu. Un

parcours d’une casemate à l’autre

plonge le visiteur au coeur de

l’événement à grand renfort d’effets

spéciaux.

Les passionnés découvriront également

un authentique Douglas

C-47 ayant participé à toutes les

opérations aéroportées du théâtre

d’opérations européen durant la

seconde guerre mondiale, on peut

même y grimper pour retrouver

les sensations qu’ont pu vivre les

hommes assis côte à côte dans cet

avion.

909


910


Infos :

Quelques sites riches en informations

:

www.seine-maritime-tourisme.com

www.normandie-cabourg-paysdauge-tourisme.fr

www.caenlamer-tourisme.fr

Route du cidre de Cambremer Normandie

Calvados

www.batterie-merville.com https://villadutempsretrouve.com.

Se loger : Pour mieux se plonger dans

l’ambiance de Veules-les-Roses, n’hésitez

pas à faire escale dans l’ancien

relais de poste Douce France, une

adresse de charme.

Plusieurs chambres aux allures de suites

ont vue sur la rivière

www.doucefrance.fr. L’Hôtel Eden Park

situé au bord du lac de Pont -L’Evêque,

un havre de quiétude Eden Park hotel***

Restaurant - Pont l’Evêque -

Normandie.

Nous avons testé également le Manoir

d’Hastings à Bénouville non loin de

Caen. 4 chambres à thème cosy dans

une vieille bâtisse joliment restaurée

avec au rez-de-chaussée un restaurant

qui propose une très belle carte savoureuse

entre Mer et Terre

www.manoirdhastings.fr

Rien de tel quand vous n’avez plus envie

de bouger, juste de profiter de la quiétude

des lieux ouverts sur un jardin clos.

Se nourrir : Quand on voyage sur les

côtes normandes, on ne peut que goûter

le poisson soit aux halles qui offrent

des tables de dégustation soit sur une

terrasse avec le plus souvent vue sur

mer. Le Bistrot Le Vivier situé sur les

911


planches à Trouville-sur-Mer est le lieu

idéal pour découvrir en famille ou entre

amis des spécialités de fruits de mer et

de poissons cuits a la plancha Bistrot Le

Vivier • Trouville-sur-Mer (restaurantlevivier.com).

A Veules-les-Roses, Les Galets est le

restaurant gastronomique du village,

une cuisine inventive dans un cadre

plutôt classique. La Passerelle, la table

du Casino de Saint-Valéry-en-Caux

avec sa grande baie qui s’avance vers

le large vaut le détour avec une cuisine

très axée sur la mer http://www.casino-saintvalery.com/restaurant.

Autre

adresse, Le Baligan à Cabourg, une

salle bistrot chic avec la fraîcheur des

produits de la mer assurée Le Baligan,

Restaurant de Poissons, Fruits de mer à

Cabourg - Normandie. A Ouistreham,

la Table d’Hôtes propose une carte

courte mais raffinée et goûteuse qui lui

a valu un Bib gourmand.

Plus à l’intérieur des terres Le Rollon,

une petite adresse bistronomique de

Pont-L’Evêque où nous avons découvert

une savoureuse côte de bœuf

de race normande avec un écrasé de

pommes de terre à huile de truffes.

Enfin, cerise sur le gâteau, Le Pavé

d’Auge installé dans les anciennes

halles de Beuvron-en-Auge compte

parmi les grandes tables du département

du Calvados et s’enorgueillit

d’un macaron au Michelin. Comment

découvrir le goût de la gastronomie

régionale magnifiée par la créativité du

chef Jérôme Bansard.

www.pavedauge.com.

912


MAZDA CX-30

Pour réaliser ce reportage nous

avons eu la chance de voyager

avec une Mazda CX-30 2.0

SKYACTIV-X 180 ch, de l’édition

spéciale 100ème anniversaire.

En effet, cela fait déjà une centaine

d’années que Mazda est

devenu l’un des constructeurs automobiles

les plus innovants au

monde. Nous avons découvert

l’univers technologique et raffiné

de cette marque discrète avec le

CX-30, SUV compact, et sa dernière

technologie SKYACTIV.

Une incroyable mécanique à essence

qui fonctionne comme un

Diesel. Un appareil qui nous a offert

un très appréciable confort de

conduite, que ce soit sur les routes

rapides ou dans les routes buissonnières

de l’arrière-pays normand.

Ce n’est pas vraiment un véhicule

nerveux mais sa rondeur s’apprécie

en conduite coulée.

La nouvelle technologie du SKYAC-

TIV qui suppose un moteur à essence

à allumage par compression

en fait un véhicule plutôt frugal.

Notre moyenne de consommation

après 2.000 km tourne autour

des 7L/100, ce qui est un résultat

correct non seulement pour une

mécanique à essence et pour un

véhicule haut sur pattes.

913


Un plus également en termes de

sécurité : l’affichage tête haute

à savoir la projection sur le parebrise,

dans le champ de vision du

conducteur, de quelques informations

pertinentes sur la sécurité,

une manière de maintenir le regard

du conducteur sur la route.

De plus, les aides à la conduite,

comme le Blind Assist (gestion des

angles morts) avec ses témoins

lumineux dans les rétroviseurs

secondés par une alerte sonore,

dispose d’un rappel visuel dans

l’affichage tête haute. Un rappel

pertinent et efficace qui permet

au conducteur de garder le regard

devant lui !

Par ailleurs Mazda a soigné l’insonorisation

globale avec un moteur

particulièrement discret mais aussi

une réelle qualité des sons diffusés

par la radio.

Le tableau de bord et la console

centrale sont d’une sobriété

agréable même si on dispose des

mêmes fonctions que dans les

autres marques de véhicule.

Pour gérer les menus de l’écran au

format horizontal, il faut toutefois

apprendre à utiliser une molette

en oubliant les gestes tactiles auxquels

nous ont habitués les gsm

et les tablettes. Il faut donc prévoir

un temps d’adaptation, 3 jours

dans notre cas, pour gérer cette

molette et utiliser correctement le

GPS.

914


915




FRANCE

Itinérance en terre de

Bresse

Plume : Christiane Goor - Capture d’Images : Charles Mahaux

918


Si le nom évoque

la célèbre volaille

savoureuse à souhait,

son terroir est encore

méconnu. Pourtant il a tout

pour séduire les plus exigeants,

entre patrimoine et paysage

naturel, de quoi se ressourcer

auprès de Bressans qui mettent

la simplicité au cœur d’un

authentique art de vivre.

A la mi-juin, l’autoroute du Sud

qui nous mène à Bourg-en-Bresse

n’est pas encore envahie par les

vacanciers et si ce n’est un ralentissement

important pour la

traversée du Luxembourg aux

heures de pointe du matin, c’est

sans souci que nous franchirons

les quelque 620 km qui nous

conduisent à Bourg-en-Bresse.

Notre VW T-Cross version 3 cylindres

essence 1.0 TSI, affichant

115 chevaux et dotée d’une boîte

automatique, s’est avérée une excellente

routière d’autant que les

aides à la conduite comme par

exemple le Cruise contrôle qui

s’adapte sans heurt au trafic et au

ralentissement opéré par le véhicule

précédent ou encore le Lane

assist qui vous enjoint à tenir votre

bande permettent une certaine

détente de la part du conducteur,

et si celui-ci semble perdre l’attention

sur la route, un bip sonore intervient

avec un message d’alerte

«Reprenez le contrôle»… Mais

surtout, l’impression d’habitacle

généreux est réelle pour une voiture

qui conserve quand même le

919


920


look compact de la Polo dont elle

s’inspire. Quand on arrive à notre

maison d’hôtes, ni l’un ni l’autre

ne sommes courbaturés malgré

une route assumée sans réelle

pause.

Bourg-en-Bresse,

tout un patrimoine.

Jadis le territoire de la Bresse était

une vaste zone marécageuse peu

profonde qui n’encourageait ni

l’élevage si ce n’est la volaille devenue

célèbre au fil du temps ni

l’agriculture si ce n’est le chanvre

et plus tard le maïs. C’est au

10ème siècle que naît Bourg-en-

Bresse entre collines et gués au

pied du Revermont, le contrefort

sud du massif du Jura. Il faudra

encore attendre 5 siècles avant

que la région et même la ville se

fassent connaître en dehors des

fortifications qui cernent Bourgen-Bresse.

La culture du maïs blanc

fait son entrée dans le terroir et se

révèle un aliment de prédilection

pour compléter l’alimentation des

poules de Bresse qui courent dans

les champs. Autre renommée déjà

saluée par Alexandre Dumas et

largement confirmée aujourd’hui,

celle du monastère de Brou édifié

aux portes de la ville par la seule

volonté de Marguerite d’Autriche,

régente des Pays-Bas, qui décide

d’ériger en Savoie un monastère

dont une vaste chapelle sert de

nécropole pour son époux Philibert

le Beau, duc de Savoie, décédé

inopinément après trois ans de

mariage heureux.

921


922

Elle-même y sera inhumée dans

un tombeau encore plus somptueux.

Le conservateur explique

volontiers que ce monument est

un bout de la Belgique en terre

française. C’est que si le matériau

de base est la pierre du Revermont

et la brique de la Dombe,

l’ensemble surmonté d’une haute

toiture de tuiles vernissées et colorées

se singularise par un style

gothique brabançon flamboyant.

Bourg-en-Bresse

offre deux atouts.

Son centre historique d’abord

qui se révèle un livre d’histoire à

ciel ouvert, entre des maisons

médiévales à pans de bois, des

hôtels particuliers et des édifices

belle Epoque, toutes les venelles

souvent piétonnes se refermant

autour de la cathédrale Notre-

Dame, point d’orgue du centreville

qui abrite une petite statue

de la Vierge Noire vénérée depuis

des siècles. Une promenade

qui permet de remonter le temps

mais qui séduira aussi les amateurs

d’artisanat et de tradition.

Chez le bijoutier Jeanvoine ainsi,

les émaux bressans, qui jadis ornaient

les princesses et les aristocrates,

proposent aujourd’hui de

nouvelles formes plus modernes

tout en respectant les lignes originelles

caractérisées par une rosace

centrale en or appliquée sur

l’émail coloré et perlée de délicates

gouttes d’émail. Les saveurs

bressanes sont aussi à l’honneur,

comme la tarte bressane briochée


à la crème et au sucre, ou encore

les gaudes à base de farine de

maïs sous forme de sablés salés ou

sucrés, à découvrir dans les pâtisseries

ou sur les étals du marché.

Ou encore la maison Giraudet qui

distribue la quenelle moulée à la

cuillère jusque Paris, une tradition

perpétuée depuis plus de 100 ans.

Villages du Revermont.

Proche de Genève et de Lyon, de

Macon et de Beaune, Bourg-en-

Bresse et sa région ont séduit de

nombreux citadins qui ont choisi

d’y vivre et c’est ainsi que notre

itinérance sur les routes de campagne

nous a menés d’un village

à l’autre tous bien habités. On est

loin d’une campagne abandonnée

et chaque village de caractère

s’enroule autour d’un château,

d’un lavoir ou d’une église sans

oublier de fleurir ses venelles et

d’entretenir ses maisons à pans

de bois. D’anciennes fermes bressannes

basses et allongées avec

une toiture débordante sur les côtés

se sont muées en écomusées

avec des collections de mobilier et

d’objets anciens qui racontent une

vie rurale basée sur une économie

agraire. De curieuses cheminées

coiffent ces fermes, elles portent le

joli nom de sarrasines sans doute

parce qu’elles étaient singulières,

issues d’une autre civilisation. Autant

de lieux à visiter à la rencontre

d’habitants du coin, accueillants

et prolixes en anecdotes. De quoi

se sentir dépaysés dans ce terroir

riant proche de chez nous.

923


924


Se loger :

La région

ne manque

pas de

chambres

d’hôtes.

Essayez

l’Annexe

Maison

Bourgeoise

à

Malafretaz,

une oasis de

charme et

une table

d’hôtes

goûteuse à prix doux.

33(0)675414327

Les fermes bressanes

www.ecomuseebresse.fr,

www.bresse-sougey.net,

www.ain.fr/solutions/

musee-de-bresse-domaine-planons

Le terroir bressan fait la

part belle à la nature, aux

randonnées pédestres ou

en vélo. La Plaine Tonique

à Malafretaz et La Grange

du Pin à Cuisiat sont reconnus

Bases d’activité

VTT et offrent en sus de

beaux plans d’eau pour

s’y plonger en été. L’un

comme l’autre autorise

le camping.

Evadez-vous aussi au Parc

des Oiseaux à Villars-les-

Dombes www.parcdesoiseaux.com

un tour du

monde ornithologique et

le plaisir de nourrir

plus de 200

loris qui se

perchent

sans hésiter

sur votre

main ou

votre épaule.

Volkswagen

T-CROSS

Ni citadine

ni SUV,

La T-Cross

1.0 TSI s’est

révélée un baroudeur urbain

compact aux dimensions

sans doute réduites

mais la conduite du véhicule

était agréable même

sur une longue distance si

ce n’est que dans ce cas il

lui manque un accoudoir

central digne de ce nom

pour reposer le bras. Ses

équipements sécuritaires

et son assistance à la

conduite très complets

sur ce type de modèle

contribuent largement

au plaisir de la route. La

boîte automatique sans

à-coups se fait oublier et

la conduite reste souple

même sur les routes sinueuses

du Jura.

INFOS :

• monastere-de-brou.fr,

• bourgenbressetourisme.fr

925


926


VOYAGE & LOISIRS

Rennes

Un road-trip Full électrique...

Plume : Christiane Goor - Capture d’Images : Charles Mahaux

Découvrir Rennes en

mode éco-responsable !

Une semaine de vacances à

Rennes à pied, en vélo, en bus,

en voiture électrique louée

pour les excursions hors ville et

en train ! Sans oublier le choix

d’un hôtel dont la démarche

soucieuse de l’environnement

a été saluée par l’obtention de

l’éco label européen.

Pari réussi et en fait très aisé à

vivre. En voici les clés !

L’idée est née en décembre dernier

quand les médias ont annoncé que

la SNCF lançait dès le 16 décembre

une nouvelle ligne à grande vitesse

entre Bruxelles et Rennes, à raison

d’une liaison aller-retour quotidienne

pour chaque jour de la

semaine. Soit 4h30 de voyage

très confortable avec une arrivée

dans la capitale bretonne

en début de soirée et un retour

sans doute matinal mais peu dérangeant

avec un hôtel à 8 minutes à

pied de la gare d’autant que le départ

vers 6h30 du matin offre la possibilité

de vivre encore sa journée en

Belgique.

Rennes du patrimoine.

Malgré une population officielle de

quelque 215.000 habitants, la ville

n’en est pas moins une métropole

singulière, d’abord parce qu’elle

reste à taille humaine et on la traverse

aisément à pied en arpentant

les nombreuses rues piétonnes du

centre historique. Elle possède aussi

la plus grande concentration de

maisons à pans de bois du Grand

Ouest qui rythment le fil de la

balade d’autant qu’elles sont

en général toujours occupées,

entre autres par des

commerces de bouche et

des bars. Enfin de vastes

places souvent fleuries

donnent à admirer des édifices

emblématiques comme celle

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du Parlement de Bretagne joyau et

symbole de la ville, aujourd’hui palais

de justice du département d’Ille-et-

Vilaine, ou encore celle de la Mairie

où avec sa façade concave, l’hôtel de

ville du 18ème siècle semble s’emboîter

parfaitement avec celle convexe

de l’Opéra qui lui fait face, ou mieux

encore la place de la République, dominée

par le majestueux palais du

Commerce percé d’une arcade au niveau

du pavillon central qui ouvre ainsi

un passage entre le centre ancien,

bourgeois et commerçant largement

reconstruit après l’incendie de 1720

qui détruisit 40% de la ville, et les

faubourgs sud jadis plus populaires

mais aujourd’hui en passe d’afficher

de nouveaux lieux contemporains

comme les Champs Libres sur la vaste

esplanade Charles de Gaulle, un espace

culturel atypique et novateur

dans une structure de verre et d’acier

signée par Christian de Portzamparc.

On peut aussi citer la toute nouvelle

gare de Rennes avec son bâtiment

aéré tout en longueur surmonté d’un

toit translucide en forme de bulles

d’air ondulées.

Largement piétonne, la ville concentre

aussi une offre de commerces foisonnante

avec de nombreuses boutiques

indépendantes, autant d’enseignes

originales et artisanales. Par ailleurs

en été, les Rennais aiment fuir leur

ville pour se réfugier à la côte où

nombreux sont ceux qui y possèdent

une seconde résidence. Autant de

plaisir pour le touriste qui s’approprie

d’autant plus facilement les espaces.

Mais attention, les terrasses des res-


taurants sont vite envahies par ceux

qui connaissent les lieux tendances ou

qui y ont leurs habitudes et il importe

de réserver sa place pour en profiter

d’autant que Rennes s’avère une véritable

étape gastronomique qui va

bien au-delà des célèbres crêperies.

Rennes de la nature.

Même si le fleuve de la Vilaine est recouvert

sur une grande partie de son

cours au cœur de la ville ne laissant

de son souvenir que le nom des anciens

quais qui alignent de beaux

immeubles historiques, il attire les

promeneurs le long des chemins de

halage qui commencent juste au bout

de la Place de la République, là où sur

un terrain en forme de proue Jean

Nouvel a construit un étonnant édifice

largement vitré avec des murs végétaux,

des pergolas et des balcons revêtus

de bois autour d’espaces plantés.

On a choisi de louer un vélo électrique

pour suivre un itinéraire qui depuis le

quai de la Prévalaye, juste en face de

l’immeuble « Jean Nouvel » va nous

mener tranquillement d’une écluse à

l’autre aux étangs d’Apigné bordés

d’une jolie plage de sable bien appréciée

durant cet été chaud par les

amoureux de la bronzette. On a poursuivi

par une boucle très agréable qui

fait le tour des étangs et qui se révèle

un parcours santé pour les plus courageux.

Au retour une halte au MeM,

un lieu de culture aménagé sous un

espace forain mais surtout signalé par

une jolie guinguette de tables écologiques

construites avec de simples

palettes en bois éparpillées sous les

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1

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2

4 5

1 - La plage , lieu préféré des Rennois

On s’y rend facilement à vélo électrique.

2 - Le canal d’Ille-et-Rance et sa

double voie verte font le bonheur de

tous ceux qui aoiment les balades

bucloliques..

3 - Rien de plus romantique que de

flâner au cœur du patrimoine architectural

de Fougères située de part et

d’autre de la rivière Nançon

4 - La place des Lices est un concentré

de l’art de vivre avec son marché

alimentaire hebdomadaire, mais aussi

du patrimoine rennais avec de beaux

hôtels particuliers à pans de bois.

5 - Maniable et silencieuse, la petite Zoé

s’est révélée idéale pour visiter les alentours

et boucler notre minitrip

Zéro émissions

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arbres. On se sent en vacances !

Le lendemain on franchira de la même

manière la dizaine de kilomètres du

chemin de halage qui longe le canal

d’Ille-et-Rance jusqu’à la petite ville

de Betton, à découvrir pour son sympathique

marché dominical qui s’étire

le long de l’eau. Les chemins de halage

de part et d’autre du canal sont

bien aménagés pour y pratiquer le

vélo ou la course à pied. L’écluse de

Saint-Grégoire et son ancien moulin

offrent une pause agréable pour y déguster

nos fruits achetés au marché.

La plus grande partie du cours du canal

est alimentée par le lit de l’Ille qui

à Rennes se jette dans la Vilaine, dans

une zone naturelle préservée appelée

les Prairies inondables de Saint-Martin.

Un espace de biodiversité en

passe de réaménagement pour devenir

un des poumons verts urbains de

Rennes. Jadis cet axe liquide servait à

transporter des marchandises et des

hommes mais supplanté par le chemin

de fer plus rapide, le canal s’est

depuis ouvert aux plaisanciers, aux

pêcheurs, aux sportifs de tout poil et

aux promeneurs.

En fait la nature n’est jamais loin

à Rennes. Déjà au célèbre Marché

des Lices qui réunit chaque samedi

quelque 300 agriculteurs producteurs,

artisans transformateurs alimentaires

et fleuristes. Ils y accueillent

depuis bientôt 4 siècles (1622) les

Rennais qui y cheminent, panier en

main et papilles en éveil. Ce serait le

second plus grand marché de France

qui rassemble au pied des façades à


pans de bois et des hôtels particuliers

tout ce que la région fait de mieux en

gastronomie. Les étals débordent de

générosité et de gourmandise. Autre

lieu de rendez-vous inévitable des

Rennais, le parc du Thabor, soit une

dizaine d’hectares aménagés en plein

centre de la ville. Une roseraie de près

de 2000 variétés de roses, des arbres

remarquables dont certains affichent

deux cents ans, un jardin à la française

au pied des serres de l’orangerie,

un jardin botanique, une jolie volière,

une aire de jeux pour les enfants

et un enclos à canards, de quoi attirer

les promeneurs jour après jour qui ne

s’en privent pas.

Aux alentours de Rennes.

Incontournables, les Jardins de Rocambole

à quelque 18 km au sud

de Rennes méritent le détour. Pour

s’y rendre on a choisi la formule de

la location d’une voiture électrique, la

petite Zoé de chez Renault qui s’est

révélée performante, confortable et

bien agréable à conduire.

S’égarer dans les jardins potagers et

botaniques conçus par Luc Bienvenu

sur près de 7000 mètres carrés, c’est

d’abord s’offrir un voyage éco-artistique

voire même poétique.

Il faut dire que ce jardinier est aussi

un visionnaire passionné de recyclage

de différents matériaux qu’il transforme

en structures paysagères insolites

autour desquelles croissent des

parterres de fleurs soigneusement

aménagés pour donner l’impression

de bouquets sauvages. Les objets insolites

émaillent le parcours comme

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ce claustra construit avec des fourchettes tordues

et blanchies qui devient un arbre à oiseaux

entre deux espaces jardins, ou cette famille de

hauts personnages façonnés avec des calebasses

séchées qui semblent arpenter les lieux

à nos côtés. Quelques miroirs cernés de plantes

surprennent en ouvrant de nouvelles perspectives.

On est charmé par ce patchwork qui mêle

le végétal et le minéral en ouvrant la porte aux

rêves. « Pour faire un jardin il faut un morceau

de terre et d’éternité », une phrase de Gilles

Clément qui sonne ici dans la bouche de Luc

comme un adage.

Le lendemain, on a retrouvé notre petite Zoé

pour une escapade vers le nord cette fois, à une

cinquantaine de km, à Fougères, une des anciennes

places fortes du duché breton qui surveillaient

l’envahisseur français. En vain, puisque

le mariage de François Ier avec la fille de Anne de

Bretagne allait sonner le glas de l’indépendance

bretonne. L’imposant château-fort de Fougères

reste un imposant témoignage de cette époque

d’autant qu’il a conservé une douzaine de tours

qui se reflètent dans l’eau des douves. La plus

belle vue panoramique sur le quartier médiéval

de la ville dominé par l’imposante enceinte de

la forteresse qui aligne coursive, tourelles et créneaux

se découvre depuis le belvédère du jardin

public créé au pied de l’église St-Léonard doté

de gargouilles en forme de canons tournés vers

la campagne environnante.

Infos pratiques.

Y aller :

Autant rejoindre la capitale bretonne en TGV au départ de

Bruxelles depuis qu’en décembre dernier une ligne directe

Bruxelles Midi-Rennes a été ouverte avec un voyage quotidien

https://be.oui.sncf. Depuis Rennes rien de tel que la location

d’une petite Zoé électrique pour partir en excursion https://

rennesmetropole.citiz.coop. Le coût pour deux journées avec

une assurance tout risques, 85 euros. Enfin Rennes a été la première

ville du monde à s’équiper d’un vélo en libre-service informatisé.

C’était en 1998 et aujourd’hui le principe reste le même

avec le Vélo STAR, une solution souple pour visiter la ville et ses

environs www.levelostar.fr .

Sites à consulter : www.tourisme-rennes.com;

www.ot-fougeres.fr; www.jardinsrocambole.fr;

Lieux culturels insolites :

La Criée, un centre d’art contemporain implanté dans le bâtiment

du marché central construit en 1923 www.la-criee.org; le

FRAC, fonds régional d’art contemporain de Bretagne, un des

plus importants en France www.fracbretagne.fr; les Ateliers du

Vent, un collectif d’artistes et un lieu de convivialité www.lesateliersduvent.org

Se loger :

A mi-chemin entre la gare et la vieille ville, le Garden Hôtel, un

hôtel à taille humaine autour d’un patio verdoyant paisible, une

véritable oasis dans la ville www.hotel-garden.fr . A noter que

les produits offerts au petit-déjeuner sont issus pour la plupart

d’entre eux de producteurs locaux auprès de qui les propriétaires

de l’hôtel s’approvisionnent directement. Un réservoir

à compost est installé dans le patio pour qu’y

soient déposés tous les déchets verts ainsi que marc

de café et sachets de thé. Enfin le jardin arboré d’un

vieux chèvrefeuille abrite des nids d’oiseaux qui accompagnent

les levers matinaux !

Se nourrir :

A Rennes les produits du terroir breton, de la terre à

la mer toute proche, sont sublimés par des cuistots

créatifs. Incontournable, la crêperie Saint-Georges

dans une belle demeure à pans de bois offre un large

éventail de galettes sarrasines autour des Georges

célèbres www.creperie-saintgeorges.fr.

On a été bluffé par le jeune cuistot du restaurant

Debrin qui improvise dans sa mini-cuisine un menu

surprise en fonction du marché et de son inspiration

www.debrin-restaurant.fr .

Oh my biche, un coffee shop tendance aux plats à

la fois sains et gourmands, idéal pour un déjeuner

www.ohmybiche.fr Chez @Pierrerestaurantdecopains,

un franc bistrot qui fait plaisir avec en toile

de fond une cuisine fraîche du marché inventive. Le

must c’est Paris-Brest, le restaurant gastronomique

de la gare où Christian Le Squer, le chef triplement

étoilé du « Le V » à Paris, a renoué avec ses origines

bretonnes en confiant les rênes de cette table à son

jeune chef Benjamin Le Coat avec qui il concocte

d’anciennes recettes qui mettent la Bretagne à l’honneur

pour un prix doux www.parisbrest.bzh.

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GRECE

UN CITY-TRIP DÉPAYSANT À ATHÈNES.

COSTA NAVARINO TRÉSORS CACHÉS DU PÉLOPONÈSE.

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GRECE MINI TRIP à

ATHENES

Plume : Christiane Goor - Capture d’Images : Charles Mahaux

Athènes n’est pas

architecturalement aussi

esthétique que d’autres

capitales européennes mais elle

n’en est pas moins fascinante.

Grâce à ses nombreuses facettes

à découvrir au fil de la balade

d’un quartier à l’autre, on en

revient imprégné de l’énergie

qui anime cette ville trépidante.

Découverte

du Parthénon

au cœur de

l’Acropole

depuis la

colline des

Muses.

Athènes est bien souvent une

escale incontournable vers les îles

grecques et pourtant la capitale

mérite qu’on profite de ce transit

pour s’y attarder quelques jours.

Elle est le berceau de notre civilisation

occidentale, le passé s’y

enlace avec le présent et on ne se

lasse jamais de déambuler au cœur

de cet insolite métissage d’architectures

où les habitants ont fait

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leur nid à tel point que la capitale n’a rien

d’une ville-musée.

Vestiges de l’Antiquité.

A tout seigneur tout honneur, l’Acropole

attire d’emblée tous les regards.

Tel un vaisseau de pierre dominant la

plaine, le site dont le nom signifie «ville

haute» s’étire sur une vaste esplanade surplombant

la ville basse de quelque 115m.

La plupart des ruines à l’intérieur des remparts

appartiennent au siècle de Périclès,

5ème siècle avant notre ère, le siècle d’or de

la Grèce antique.

Le plus fameux est le Parthénon, illustre

temple dorique aux proportions parfaites dédié

à la déesse Athéna. Autre chef d’œuvre

à découvrir, l’Érechthéion construit là où

la déesse aurait planté sa lance pour en

faire surgir le premier olivier. Le bâtiment

est célèbre pour sa tribune des Caryatides, 6

colonnes ayant la forme de jeunes femmes

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gracieuses qui regardent la martiale

colonnade du Parthénon.

D’autres vestiges surgissent ailleurs

dans le centre historique de

la ville. Il suffit d’emprunter les

larges rues piétonnes Dionissiou

Aeropagitou et Apostolou Pavlou

qui bordent en contrebas la colline

de l’Acropole et le pittoresque

quartier de Plaka pour découvrir

les sites antiques les plus importants.

Cette voie royale forme une

très belle promenade archéologique.

A une extrémité, la porte

d’Hadrien tel un arc de

triomphe fait face

à l’Olympiéion,

un temple jadis

imposant dédié

à Zeus dont il ne

reste qu’une quinzaine

de colonnes

monumentales

sur les 104 qui se

dressaient ici.

La promenade longe les remparts

de l’Acropole mais on devine aisément

le théâtre de Dionysos ou

encore l’odéon d’Hérode Atticus,

un théâtre plus petit où chaque été

le Festival d’Athènes prend ses

quartiers.

En face se dresse la façade de

verre du musée de l’Acropole,

une visite indispensable pour ceux

qui veulent en savoir plus sur le

site. Plus loin on atteint l’Agora

grecque, une vaste place bordée

de bâtiments et jadis coeur de la

Le ballet des

ezvones lors

de la relève

de la garde

devant le

tombeau

du Soldat

Inconnu.

vie sociale. C’est ici que Socrate

accostait les passants et que Diogène

avait installé son tonneau.

La promenade s’achève dans le plus

vieux cimetière de l’Attique, le Keramikos,

où les herbes se partagent

le site entre pierres tombales et statues

sous le regard de la belle petite

église orthodoxe de Agia Triada

encadrée par de hauts cyprès.

Au cœur du centre

historique d’Athènes.

La rue Ermou traverse d’Ouest en

Est le centre de la capitale depuis

le cimetière de Keramikos jusqu’à

la place Syntagma où s’élève le

Parlement.

Principalement piétonne et très

commerçante, on y trouve des

étals de rue, des antiquaires,

des bouquinistes et des tavernes

avant que peu à peu surgissent de

grandes enseignes internationales,

des cafés plus modernes et des

magasins de souvenirs.

La rue débouche sur un des lieux

les plus emblématiques de la ville,

la place Monastiraki bordée sur un

côté par l’ancienne mosquée Tzistarakis

dotée d’un beau dôme mais

sans minaret qui s’est convertie en

musée de Céramique folklorique.

C’est aussi ici que s’ouvre le

marché aux puces qui s’engouffre

dans les ruelles derrière la place

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jusqu’à l’Agora romaine. On y

trouve de tout, depuis les antiquités

les plus rares aux gadgets les plus

improbables et surtout on s’y bouscule.

L’Agora romaine qui porte

son nom pour avoir été construite

par Jules César abrite un site insolite,

la Tour des Vents. Ce bâtiment

Le marché

aux puces

près de

Monastiraki

a parfois des

allures de

souk

octogonal en marbre de 12m de

haut affiche sur chaque façade une

frise décorative qui représente les

8 grands vents de la mythologie.

Elle servait aussi d’observatoire

pour enregistrer les mouvements

du soleil et de la lune. De retour

sur la rue Ermou, celle-ci se pro-

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longe vers un trésor byzantin du 11ème

siècle posé comme un ovni au milieu de la

rue qui l’encadre, l’église Kapnikaréa, une

oasis de quiétude à deux pas de l’agitation

urbaine, une pause ressourçante.

Avant de joindre la place Syntagma, un

léger détour sur la droite permet d’atteindre

l’imposante cathédrale d’Athènes,

la Grande Métropole édifiée au

19ème siècle qui écrase par sa

taille sa voisine, la Petite Métropole,

un autre petit bijou byzantin

de la fin du 12ème siècle. Sur les

murs extérieurs une frise montre

un calendrier où les mois sont

figurés par leur signe zodiacal,

autant de scènes païennes auxquelles

il a suffi d’ajouter des

croix pour les christianiser. La

place Syntagma est aujourd’hui

un lieu de passage où se croisent

les véhicules et les habitants

selon le rythme des horaires de

bureau. Mais à la lisière de la

place, juste en face du parlement

établi dans l’ancien palais royal

se trouve le tombeau du Soldat

inconnu, gardé jour et nuit par

les soldats de la Garde nationale,

les ezvones. C’est le rendez-vous

de tous les à l’heure de la relève

de la Garde. Vêtus d’une jupette

blanche coupée dans 30m de tissu

pour réaliser les 400 plis qui

correspondent au nombre d’années

de l’occupation ottomane et

chaussés de souliers taillés dans

du cuir rouge et ornés d’un pompon

noir, ils prennent des allures

d’automates quand ils se mettent

en mouvement.

A la périphérie

du centre historique.

Plaka est ce labyrinthe de ruelles accrochées

sur le versant nord de l’Acropole.

Lacis de venelles pittoresques, jalonnées

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de petites églises orthodoxes et

de placettes animées, ce quartier

est devenu très touristique mais il

est vrai que les maisons blanchies

à la chaux offrent pour la plupart

quelques tables pour y savourer

un ouzo et y découvrir la gastronomie

grecque.

Même les escaliers sont envahis

de terrasses avec des rabatteurs

pour appâter le client. La poésie

de ce quartier médiéval tient sans

doute à cette ambiance de village

créé par les migrants d’Anafi, île

déshéritée des Cyclades, venus

travailler à Athènes comme maçons

ou tailleurs de pierre pour

le compte du roi Othon durant le

19ème siècle. Relégués sur les

flancs de l’Acropole pour y vivre,

ils y ont recréé des maisons au

parfum insulaire.

Si Plaka s’étire sur les contrebas

de l’Acropole depuis la rue

Ermou, de l’autre côté s’ouvre

l’Athènes plus populaire et commerciale

avec des enseignes plus

locales. En suivant l’avenue Athinas

qui propose à la fois un bricà-brac

bon marché et des produits

du terroir de qualité, on arrive

au pittoresque Marché Central,

le ventre d’Athènes comme on le

nomme là-bas. Halle d’acier et de

verre édifiée au 19ème siècle, son

rez-de chaussée se partage entre

les étals à viande et à poisson pêché

le matin même dans les eaux

de la mer Egée. Spectacle vibrant

à la limite de l’écoeurement car

Les étals de

poisson dans

les halles

du marché

central.

ici, tout est brut et le matin, on est

immergé dans les invectives entre

commerçants et les cris de certains

clients qui tâchent de marchander

leurs achats.

En face des Halles, une place ouvre

sur Psiri, centre de tous les artisans

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et petits commerces. Cet ancien quartier

populaire semble renaître avec la restauration

de maisons abandonnées. On y trouve

des petits bistrots qui étalent leurs tables et

chaises à l’ombre de grands arbres feuillus.

Les murs affichent des œuvres parfois

gigantesques de nouveaux artistes. C’est

l’endroit idéal pour sortir le soir.

La modernité s’affiche dans le street art

qui a envahi le quartier de Psiri mais on

devine la même démarche dans le quartier

de Gazi, proche du cimetière de Keramikos.

C’est en 1980 que les cheminées en

brique de l’ancienne usine à gaz qui a donné

son nom au quartier ont cessé de fonctionner

mais 10 ans plus tard le site a été

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réhabilité en tant que centre culturel.

Technopolis, tel est son nouveau

nom évocateur car au cœur des

bâtiments historiques, on a aménagé

des espaces qui combinent culture

et innovation, entre des expositions

artistiques, des festivals divers et

des foires de secteurs alimentaires

Ambiance

dans le

quartier

bohême Psiri

qui se signale

par son street

art.

et technologiques. Des concerts de

jazz et de musique du monde y sont

également organisés et un village

d’échoppes de bouche s’est installé

au pied des anciens réservoirs à gaz.

Quant aux musées, ils sont légion

dans cette capitale culturelle

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et des céramiques à figures

rouges, on y découvre une

insolite collection d’idoles

cycladiques sans doute associées

à des rites funéraires.

Ces figurines à tête plate et

bras croisés de marbre blanc

étonnent par la modernité

de leur forme épurée. Un

autre musée d’art moderne

et contemporain réunit les

œuvres que l’armateur Vassilis

Goulandris et son épouse

Eliza ont réunies au cours de

leur existence. Installées dans

un bel édifice néoclassique

au pied de l’église jaune

et blanche Agios Spiridon,

des merveilles des 19 et

20ème siècle, entre toiles et

sculptures s’y côtoient avec

bonheur : Degas, Van Gogh,

Rodin, Miró, Picasso, etc…

Une ville verte ?

mais ne manquez pas les deux musées de

la Fondation Goulandris du nom de deux

couples de mécènes. Le premier, Nikolas

et Dolly Goulandris, collectionnait les

antiquités grecques depuis 1960 avec un

intérêt marqué pour l’art préhistorique des

Cyclades. Ils ont ainsi créé le musée d’Art

cycladique en 1986. Outre des bronzes

La capitale grecque est plutôt

considérée comme une

des villes méditerranéennes

les plus chaudes et les plus

vulnérables aux impacts des

vagues de chaleur et des sécheresses.

Nous y avons passé

les derniers jours du mois

de mai avec une température

moyenne de 27 degrés. Loin

sans doute des 40 degrés qui peuvent écraser

la ville en plein été. Et pourtant… Il

semble que Athènes fasse partie des villes

les plus actives en Europe dans la végétalisation

et la création d’espaces verts. De

plus elle veut développer l’accès à l’eau

avec la création de fontaines.

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Le quartier

Anafiotika

de Plaka est

littéralement

accroché aux

flancs de

l’Acropole.

Quand on grimpe au sommet des

deux collines verdoyantes qui encadrent

la cité pour découvrir une

vue unique sur la cité et son Acropole

avec au loin la ligne bleue

de l’horizon marin, il faut bien

admettre que la ville ressemble

davantage à une longue coulée

blanche. La colline des Muses

connue également sous le nom de

colline de Philopappos en souvenir

du prince Philopappos qui vivait à

Athènes permet de profiter d’une

nature arborée tout en découvrant

un superbe point de vue sur le Parthénon.

La colline de Lycabette, la

plus haute avec ses 277m de hauteur,

peut être gravie à pied par des

escaliers suivi d’un sentier ombragé

ou encore en funiculaire quitte à

redescendre à pied si l’envie vous

tente. La blanche petite chapelle de

St-Georges nichée au sommet du

mont offre une vue à 360° sur la

capitale et on y réalise que la colline

est un véritable îlot de verdure

dans une mer d’immeubles blancs.

Autre oasis de verdure au cœur

de la ville, le Jardin National qui

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jouxte la place Syntagma. 160000

m2 et plus de 500 types d’arbres et

de plantes, de quoi offrir de nombreux

coins ombragés où les bancs

ne manquent pas pour s’y reposer.

Des clairières, des étangs, un lac

central avec un petit pont de bois,

Le site de

l’Olympiéion

permet de

découvrir

aussi le

Parthénon.

des fontaines, des tonnelles, une

pergola recouverte de glycines,

etc…, de quoi s’offrir une flânerie

bucolique à deux pas du Parlement.

Ce n’est pas tout. Il suffit de lever

les yeux pour constater que de

nombreux toits sont végétalisés

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Infos pratiques.

Pour en savoir plus, un site

www.thisisathens.org

L’office de tourisme est présent à

l’aéroport.

S’y déplacer :

Une ligne de métro (la 3) part

de l’aéroport et traverse toute la

ville jusqu’au Pirée. C’est sans

doute la forme la plus simple

pour circuler en ville.

Vous pouvez également utiliser

le tram et les bus mais il faut

prendre la peine d’étudier l’alphabet

grec pour se débrouiller

dans la lecture des informations.

Une carte de transport est valable

pour 5 jours à 9 euros hors l’aller-retour

à l’aéroport.

N’achetez le pass museum que si

vous avez l’intention de visiter

plusieurs musées.

Se loger :

tout comme les balcons garnis d’arbustes.

Le long des rues, des figuiers et

des agrumes ont été plantés pour offrir

de l’ombre aux passants. Enfin cette

ville qui fait la part belle aux piétons

dans son centre est étonnamment très

propre, ce qui encourage les touristes à

ne rien jeter sur le sol….

Nous avons testé le Golden

City Hotel. situé en face d’une

placette arborée, au coeur d’un

quartier résidentiel agréable à 5

minutes à pied d’’une station de

métro (la ligne 3).

Cet hôtel très confortable (chambres

insonorisées, rideaux occultants, balcons

en façades) offre également, outre un

petit déjeuner copieux, une restauration

où la gastronomie grecque revisité est

savoureuse. https://hotelgoldenage.com

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Costa

GRECE

Navar

Trésor caché du Péloponnès

Plume : Christiane Goor - Capture d’Images : Charles Mahaux

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ino

Face au bleu cristallin de la mer Ionienne, ce n’est

pourtant pas le nom d’une côte balnéaire mais celui

d’une destination touristique bien gardée entre plages

sableuses dorées et versants montagneux verdoyants, de

quoi assurer une destination au soleil aérée par la brise

marine et offrir une parenthèse enchantée à ceux qui

choisiront de s’y poser.

e.

Navarino Dunes,

un environnement

exceptionnel.

Très lumineuse, l’entrée de

l’hôtel annonce déjà le style

traditionnel de Messénie

avec de la pierre naturelle,

des tons chauds et des boiseries

blondes. Comptoirs

discrets en olivier massif, fer

forgé pour les luminaires,

canapés d’attente à baldaquin

aux voilages écrus,

le ton est donné. Les silencieuses

golfettes s’avèrent

bien utiles pour parcourir le

site jusqu’à notre chambre.

L’occasion de réaliser combien

les allées slaloment

entre jardins, piscines paysagées

et bâtiments bas où les

chambres se déploient entre

le rez-de-chaussée et l’étage.

Le chantier de la construction

a nécessité la déplantation et

replantation de 7.100 oliviers

pour parvenir à insérer le bâti

au cœur du milieu naturel.

Près d’un million d’essences

forestières endémiques, arbustes,

fleurs saisonnières et

herbes aromatiques ont également

été plantées offrant à

chacun la chance d’une promenade

entre des bosquets

odorants.

Rêve de valorisation

d’une région.

Tout a commencé lorsque le

capitaine Vassilis Constantakopoulos,

un enfant du pays

devenu un riche armateur

dans la marine marchande,

a souhaité revitaliser sa région

d’origine, la Messénie.

C’est ainsi qu’il a créé Costa

Navarino, avec l’espoir d’offrir

des options luxueuses

mais durables aux futurs visiteurs

du monde entier qui

pourraient ainsi découvrir la

beauté préservée de sa patrie

tout en s’immergeant

dans l’histoire de la région

et en offrant des opportunités

d’emploi à la communauté

locale. Aujourd’hui ils sont

quelque 1200 à travailler à

Navarino Dunes, une chance

inouïe de développement

pour la population locale.

Passionné de golf, le capitaine

a ainsi fait tracer par

955


des champions de ce sport d’élite 2

parcours de golf 18 trous qui offrent

des perspectives panoramiques sur

des collines bucoliques ou encore des

vues spectaculaires sur la mer. Afin de

répondre aux besoins d’arrosage des

deux parcours, trois réservoirs d’eau

de près de 1.180.000 m3 ont été créés.

Le mélange de graminées qui a servi à

ensemencer les greens a été sélectionné

particulièrement résistant et adapté

au climat local.

Le Westin Resort,

signé Marriott International.

Sans aucun doute l’intelligence du Capitaine

Constantakopoulos a été de

956


s’associer avec une société hôtelière

de premier plan, forte de son expertise

dans la gestion d’établissements raffinés,

élégants et au service exemplaire.

445 chambres et suites avec balcons

aux étages tandis que la plupart au

rez-de-chaussée disposent de piscines

privées à débordement.

Petit détail bien agréable, une porte

coulissante en bois au-dessus de la

baignoire permet d’avoir une large vue

directe sur la chambre et au-delà sur la

terrasse et le paysage.

Deux piscines, la Westin Pool de 850 m2

et la Lagoon Pool de 890 m2 sont deux

perles bleues pour leurs qualités de

957


symbiose avec le jardin. Enrochements,

formes arrondies, cascades,

margelles sécurisées, jardins plantés

d’oliviers, quelques hamacs qui

vous tendent les bras, et bien sûr

des bars installés dans l’eau où il

est même possible de déguster des

salades légères tout en s’offrant

une boisson rafraîchissante.

Outre le golf pour les amateurs,

d’autres activités sont proposées

intra-muros. Les hédonistes apprécieront

le spa Anazoe, un centre

de thalassothérapie sur 4000 m2

avec saunas, hammams, piscines,

brumisateurs et plusieurs formules

de thérapie par la lumière et la chaleur.

Les sportifs ne manqueront

pas le Mouratoglou Tennis Center

avec ses 16 courts de tennis et une

variété de programmes sur des sols

958


variés depuis la terre battue naturelle

au gazon naturel. Les familles

trouveront un véritable refuge

pour les enfants dans un parc aquatique

conçu pour eux avec piscine

et toboggans. Les ados repéreront

rapidement la salle de gymnase

équipée pour des parties de basket,

volley-vall, badminton et ping-pong

mais ils se réjouiront également

des activités telles l’escape room,

le karaoké ou le bowling organisés

dans la Youth Hub Division 16.

En soirée c’est l’Agora qui accueille

les uns et les autres, pour un apéritif

dans un Kaféneion sous le feuillage

d’un platane, comme si vous étiez

au coeur d’un village grec. C’est ici

aussi que convergent les boutiques

mais aussi tous les restaurants qui

offrent des cuisines variées tou-

959


jours savoureuses pour proposer

un voyage gastronomique aux

adultes pendant que les enfants

s’ébattent en riant dans la vaste

cour sous l’œil attentif de leurs

parents.

Au cœur de

l’histoire antique.

Costa Navarino a été voulu par

son fondateur car ce projet s’inscrivait

au coeur d’un patrimoine

façonné par 4500 ans d’histoire

et les amateurs de vieilles pierres

ne seront pas en reste. Le long

des côtes découpées s’égrènent

des forteresses, témoins du passage

des Francs, des Vénitiens ou

des Ottomans.

A Chora d’abord sur les ruines

du palais de Nestor érigé sur une

colline émergeant au milieu d’un

océan d’oliviers. Il n’en subsiste

plus que les fondations à découvrir

en empruntant un réseau

de passerelles surplombant les

différents espaces. Le roi Nestor

aurait participé à la guerre

de Troie et fit de Pylos qui exista

d’abord autour du palais une

cité florissante. On retrouve l’espace

réservé aux jarres à huile et

à grains toujours insérées dans

des banquettes de pierre qui

préservaient leur température.

Le vestige le mieux conservé est

la baignoire en pierre sculptée

qui appartenait sans doute à la

reine.

Quand on la découvre depuis les



962

vestiges du palais de Nestor, on

comprend que la rade de Pylos

gardée par la muraille rocheuse

de l’île de Sfaktiria est sans aucun

doute une des plus belles et

plus sûres de la mer Ionienne.

Pas étonnant que le petit port

de Pylos s’y soit développé en

amphithéâtre face à la baie. La

vaste place centrale ombragée

par des platanes centenaires et

bordée d’arcades domine le petit

port de pêche doublé d’une

marina. De quoi alimenter les

bavardages des habitants qui

ne manquent pas de prendre un

café dans l’un ou l’autre kafénéion

qui se déploie sur la place.

Pylos abrite un autre trésor

historique caché parmi les

pins sur les hauteurs de la

ville. La Nouvelle Forteresse

qui date du 16ème siècle et

qui fut construite par les Ottomans

avant de tomber dans

les mains des Vénitiens a tout

d’une citadelle avec ses bastions

et ses tours et surtout une

muraille défensive qui enferme

un vaste espace de 7,5 ha. Il

faut grimper sur les bastions

des remparts pour profiter de

la vue sur l’ensemble du site

et sur la baie. Dernier vestige

d’une époque lointaine, l’ancienne

mosquée Bajazet dont

le minaret a été abattu et qui

date de 1573. Depuis elle a été

reconvertie en lieu de culte

orthodoxe et porte le nom

d’Eglise de la Transfiguration.

Voidokilia, une des plus belles


963


964


plages du monde. C’est du moins

le titre que lui a accordé le Times.

Au coeur d’une anse protégée des

houles de la mer Ionienne par deux

promontoires rocheux, cette plage

circulaire presque refermée sur ellemême

dessine la forme quasi parfaite

d’un oméga grec géant. Son

eau cristalline d’un bleu turquoise,

sa faible profondeur idéale pour les

enfants, son arrière-plan de dunes

sauvages et sa longue plage de

sable fin offrent une véritable oasis

de détente.

Toutefois cette plage se mérite car

elle se niche au terme d’une mini-randonnée

dans le sable et rien de tel

que l’excursion guidée en vélo, électrique

pour ceux qui le souhaitent,

organisée par Costa Navarino pour

ceux qui veulent plonger dans le

décor sauvage de l’arrière-pays, par

des petites routes peu fréquentées

entre vignes et oliveraies. Première

étape avant le repos bien mérité sur

la plage de Voidokillia, toujours en

vélo sur une piste herbeuse souvent

étroite, longer la lagune de Yalova,

une zone humide de 24 km2 classée

Natura 2000 qui accueille au printemps

de nombreux oiseaux sur leur

route migratoire, entre autres des flamants

roses.

La lagune est surtout inondée par la

mer et c’est un lieu d’alimentation

pour une série d’oiseaux piscivores.

Au fil de la saison, les eaux reculent

découvrant des petites plages recouvertes

de croûtes de sel.

965


Quand notre séjour de 3 jours se termine, nous

repartons avec des souvenirs en pagaille entre

les activités culturelles et sportives, entre les

expériences gastronomiques et les moments

de pause trop rares mais si ressourçants.

C’est ainsi que nous bouclons un article qui malgré

son implication hôtelière raconte toute la

douceur vécue de cette parenthèse enchantée.

INFOS

Y aller : Aegean Airlines propose un vol dominical

depuis Bruxelles jusque Kalamata, capitale

de la Messénie, à 45 km en voiture

966

de Costa Navarino. D’autres vols ont lieu,

toujours avec Aegean Airlines, vers Athènes,

à 270 km de route. https:// fr.aegeanair.com

Infos : www.costanavarino.com

et westincostanavarino.com

Souvenirs :

Tout ce qui a trait aux olives bien entendu

avec entre autres des canettes d’un demi-litre

ou d’un litre d’huile d’olive EVOO

(Extra Virgin Olive Oil) de la variété Koroneiki

considérée comme la reine des olives,


du nom de la ville de Koroni en Méssénie.

A découvrir également en douceur

apéritive, les olives spoon sweet, à savoir

des olives dénoyautées puis fourrées

avec une amande et enrobées d’un

mélange de miel et d’épices qui se dégustent

délicatement avec une cuillère.

Petit conseil :

N’hésitez pas à télécharger l’application

«Costa Navarino» qui permet de

s’orienter dans le site mais aussi de réserver

son activité en un seul clic.

967


968


GROENLAND

L’Arctique...

du côté de la Norvège et du Groenland

969




L’Arctique du

de la Norvège

Preuve s’il en est que cette croisière

arctique est une fascinante invitation

à découvrir des paysages spectaculaires

au cœur d’un univers fragile et

grandiose, notre navire a fait le plein

avec ses 140 passagers qui ne sont

pas tous des retraités adeptes de ces

hôtels flottants.

Des trentenaires et même des familles

font partie du voyage. Tous prêts pour

11 jours de navigation sous la lumière

de l’été polaire, encadrés par une

équipe de naturalistes passionnés.

Les immenses

fronts de glace

du Spitzberg.

Pas une croisière dans le cercle arctique européen

qui ne passe par Longyearbyen, capitale de

l’archipel du Svalbard, tout au nord de la Norvège

et sans doute la plus boréale du monde.

Cette ancienne ville minière doit son nom à

l’homme d’affaires américain John Munroe

Longyear qui y a ouvert une première mine de

charbon en 1906, créant ainsi la cité minière. En

juin 2025 la dernière mine a fermé marquant la


côté

• Plume : Christiane Goor

• Capture d’Images : Charles Mahaux


fin de plus d’un siècle d’exploitation

du charbon, cochant ainsi une étape

décisive dans l’engagement du Svalbard

pour la neutralité carbone de la

Norvège.

Aujourd’hui cette petite ville hors du

temps nichée dans une baie est surtout

le lieu d’embarcation de croisières

polaires. Notre première soirée est

consacrée à apprivoiser notre cabine

et à découvrir notre bateau. Premier

contact aussi avec Didier Drouet, le

chef d’expédition et le mantra à inté-


grer : flexibilité et sécurité.

C’est nous qui devrons

nous adapter à notre environnement

de demi-journée

en demi-journée et non

pas la nature qui s’offre à

nous telle qu’elle est.

Par ailleurs dans le Svalbard,

les ours polaires sont

protégés depuis 1973 et

quand nous serons à terre,

la prudence est de mise et

même dans les lieux qui



semblent déserts, nos guides sont toujours

armés pour le cas où, et il n’est

pas envisageable pour nous de quitter

la zone délimitée pour nos randonnées.

Après une première nuit de navigation,

le bateau jette l’ancre dans la baie de

la Croix, entre toundra, roches plutoniques

et montagnes noyées dans le

ciel gris. La première sortie en zodiac

nous mène aux abords du glacier du

14 Juillet ainsi nommé par Albert Ier

de Monaco lors d’une expédition que

le prince mena sur les lieux au début

du XXème siècle.

Avec une falaise de glace de plus de

4 km de long il affiche de multiples

nuances de bleu qui éclairent notre

matinée et il semble glisser entre les

montagnes environnantes habitées

par des colonies d’oiseaux marins

piailleurs qui nous accompagneront

tout au long de la croisière. Mouettes

tridactyles, guillemots, bernaches nonnettes,

macareux moines, etc.

L’après-midi nous offrira la découverte

du sublime glacier Lilliehöök situé au

fond du fjord du même nom. Il dessine

un cirque avec un front de près de

7 km de large.

Autour de notre zodiac flottent des icebergs

qui se sont détachés du glacier,

certains affichent une belle nuance

bleue qui indique que la glace a subi

avec le temps une pression de plus en

plus forte suite à l’accumulation de

neige, expulsant ainsi l’oxygène pour





ne laisser que l’eau qui absorbe la lumière

magnifiant sa composante azur.

Cette approche au ras de l’eau emporte

notre imagination, quelle chance de

pouvoir vivre cette proximité polaire !

Pieds à terre.

Le lendemain on se réveille à quai à

Ny-Alesund, à 1231 km du pôle Nord, ce

qui en fait le lieu habité le plus septentrional

du monde. Après les chasseurs de baleines,

les trappeurs, les mineurs et les ex-



plorateurs, il ne reste plus aujourd’hui que des

scientifiques en poste aux confins du Grand

Nord. Une mini ville avec des bâtiments en

bois ou des containers épars occupés par une

dizaine de nationalités différentes. Les experts

contrôlent au jour le jour le fragile écosystème

afin de mesurer l’impact environnemental de

l’activité humaine et mieux comprendre les

effets du réchauffement climatique mondial.

En été ils seraient quelque 200 sur place, à

peine 30 en hiver.

La visite est libre mais il importe de mettre

les gsm en mode avion et l’internet du bateau

est coupé le temps de l’escale en raison

des recherches scientifiques. Le cœur battant

du village est un container qui rassemble de

nombreux souvenirs à emporter pour les

touristes d’un jour mais aussi des cartes postales

qui peuvent être abandonnées ici au

bureau de poste.

Une terrasse en bois devant la boutique est

l’endroit idéal où s’installer pour partager

nos aventures. Une petite balade encadrée

par des guides armés pour nous protéger de

l’intrusion éventuelle d’un ours polaire est

organisée pour rejoindre un mât qui s’élève

à la sortie du village dans un décor de toundra

où broutent quelques rennes plus courts

sur pattes que les rennes continentaux. Il

s’agit de l’ancrage du Zeppelin à bord duquel

Roald Amundsen et ses comparses Umberto

Nobile et Lincoln Ellsworth ont entrepris

et réussi l’expédition Norge qui a décollé

de Ny-Alesund le 11 mai 1926 et a survolé

pour la première fois le pôle Nord avant d’atterrir

à Teller en Alaska le 14 mai.

Le buste de Roald Amundsen se dresse d’ailleurs

au coeur du village. Quand vers midi,

le bateau s’éloigne doucement du quai on

aperçoit au loin les sommets des Trois Couronnes,

trois montagnes pyramidales emblématiques

du Svalbard. Elles symbolisent les

trois couronnes des pays scandinaves, Norvège,

Suède et Danemark.


Toujours dans la Baie du Roi, en face de

Ny-Alesund, le bateau jettera l’ancre pour

nous permettre une sortie pédestre sur le

site abandonné de Ny-London, un ancien

poste minier créé en 1911 par un entrepreneur

anglais pour y extraire du marbre

dont il pensait qu’il pourrait concurrencer le

marbre de Carrare. Au lieu d’envoyer un bloc

test en Europe, Ernest Mansfield a directement

construit un village et posé des rails

sur lesquels de puissants engins pourraient

circuler et organiser le transport du marbre

jusqu’aux bateaux. Malheureusement quand

le premier chargement part au lendemain de

la première guerre, il s’avère que dans les

températures clémentes du Sud de l’Europe

le marbre se brise et s’effrite : il ne vaut rien.

Aujourd’hui il ne reste plus que quelques

vestiges de la carrière, une cabane en bois

et des débris dont une grue et une machine

à vapeur rouillée, une capsule temporelle sur

un rêve fracassé de l’ère minière du Svalbard.

2 journées de navigation vers le Groenland.

En dehors des diverses conférences qui vont

nous apprendre les grandes et petites histoires

du Spitzberg que nous avons quitté et

nous introduire sur l’écosystème du Groenland,

nous partageons nos journées entre le

salon d’observation à l’avant du bateau et

les ponts panoramiques d’autant qu’il est

possible de faire le tour intégral du pont 8,

idéal pour se dégourdir les jambes tout en

s’immergeant dans le paysage, sans oublier

bien sûr le restaurant qui offre des menus

d’exception de cuisine française.

Un incontournable rendez-vous gourmand

tout en gardant un œil sur les horizons marins.

Les journées sont longues ici dans l’été

polaire et plus on s’enfonce vers l’Ouest en

bousculant les réseaux horaires de jour en

jour, plus on se sent terriblement chanceux

de naviguer si loin dans un bateau qui offre

autant de confort et de sécurité.



La côte groenlandaise s’offre enfin

sous la forme d’un liseré d’îlots rocheux

chapeautés de neige et de

glace. Autour de nous dérivent lentement

nos premiers icebergs d’une

blancheur immaculée. Le ballet des

rotations des zodiacs va commencer

pour nous permettre de débarquer à

Ittoqqortoormiit, un lieu imprononçable

pour nous !

Le village très isolé, le seul sur cette

côte orientale nord du Groenland (à

l’exception de Tasiilaq situé dans le

sud-est du pays), se trouve près de

l’embouchure du Scoresby Sund, un

fjord dont on nous dit que tout y est

démesure. Ce village a été fondé en

1925 en y déplaçant quelque 70 colons

établis à Tasiilaq. Il s’agissait de

renforcer la présence danoise dans

l’Est fréquenté par des trappeurs norvégiens

dans les années 1920 qui revendiquaient

au nom de la Norvège

cette partie de l’Arctique.

S’ils étaient encore quelque 500 habitants

dans les années 2000, il n’en

reste plus que 325 d’après le récent

recensement de 2025. La jeune génération

n’est plus aussi séduite par la

culture inuite centrée sur la chasse et

la pêche. On y trouve aussi quelques

scientifiques qui veillent à ce que

chaque jour soit opéré l’envol d’un

ballon sonde qui permettra d’alimenter

les données météorologiques et

océaniques. Les résultats sont coordonnés

par la NOAA (National Oceanic

Atmospheric Administration) une




agence américaine créée sous la présidence

de Nixon.

Chaque navire qui débarque son lot

de passagers a l’habitude d’offrir à la

communauté villageoise des fruits et

légumes frais impossibles à trouver

sous ces latitudes.

Nous n’en serons que mieux accueillis

lors de la visite libre que nous ferons en

parcourant les quelques ruelles le long

desquelles se dressent des maisons

colorées cernées de traîneaux à neige

et de ski-doo abandonnés car bien

inutiles en été. Un torrent dévale depuis

la falaise et court jusque dans les

eaux du fjord. Tout le long se trouvent

les niches des chiens de traîneaux qui

s’époumonnent à notre arrivée, dans

l’attente de nourriture sans doute. A

l’entrée de la petite église luthérienne,

un vieil homme nous offre une mini

brochette de bœuf musqué mariné ainsi

qu’une gorgée d’un alcool blanc très

fort. Quand on pénètre dans l’église

en bois dont les montants sont peints

en bleu, deux jeunes adolescents qui

ont revêtu leurs costumes traditionnels

inuits nous attendent au pied de l’autel,

tout sourire pour les photos que nous

ferons tous.

Dans le village nous découvrirons encore

un monument dédié au Commandant

Charcot dont les différentes

expéditions entre 1926 et 1936 ont

contribué à une meilleure connaissance

de la région du Scoresby Sund. Pour

nous la découverte de ce mode de vie si



différent du nôtre nous interpelle même

si nous restons avec nos interrogations

mais riches d’une nouvelle expérience en

retournant à bord.

L’Arctique, un océan gelé.

Pour que les choses soient claires, l’Arctique

est un océan entouré de continents

tandis que l’Antarctique est un

continent cerné d’océans.

Imaginez un archipel de neige posé sur

l’Océan Arctique et surmonté de glaciers.

La banquise de l’Arctique est en fait de la

glace formée par le gel de l’eau de mer,

elle fond naturellement et se reforme au

fil des saisons et des aléas climatiques.

Dans le Scoresby Sund nous découvrirons

que la glace de mer piégée entre

les grandes masses terrestres cernant

le fjord reste plus longtemps dans ces

conditions de gel et s’accumule. Nous

aurions dû explorer cet énorme fjord

dont la surface est plus grande que celle


de la Belgique mais notre paquebot va

s’encastrer soudainement dans la banquise,

ne nous permettant pas d’aller plus

loin. Notre bateau est bien un brise-glace

mais de niveau 1 sur un maximum de 3.

Nous ne bougerons pas le temps de profiter

de cette mer de glace sur laquelle surgiront

un ours blanc et quelques phoques,

bien distants de leur prédateur naturel.

Moment suspendu pour nous tous éparpillés

sur les ponts, à l’affut mais aussi

tout simplement ensorcelés par ce décor.




Quand nous reprendrons notre navigation

après une lente marche arrière et un

large virage nous profiterons encore de

ces eaux cristallines dans lesquelles les

falaises plongent leur reflet. D’innombrables

icebergs dérivent autour de nous

faisant de ce spectacle une toile vivante,

en perpétuelle évolution. Le lendemain

nous aurons notre dernière sortie en zodiac

le long de la côte de Blosseville, au

sud du Scoresby Sund. Un territoire inhabité

entouré de glaces et d’icebergs, un

lieu sauvage où nous évoluons lentement

en direction d’un étrange glacier qui dégringole

vers le fjord avec deux larges

moraines (ensemble de roches et graviers

déplacés par les glaciers) centrales qui

donnent l’étrange impression d’un autoroute

qui s’échoue dans l’eau…



Retour sur notre navire et

pour compenser notre vague

à l’âme, on passera quelques

heures sur notre balcon à

observer le défilé d’icebergs

de toutes tailles et de toutes

formes. Ils ne sont pas simplement

des masses de glace

flottante, mais des sculptures

naturelles aux formes étonnantes

et aux teintes changeantes.

Ils racontent une

histoire, façonnée par les

forces de la nature et les caprices

du temps.

Les nuances de bleu profond,

les reflets chatoyants du soleil

arctique et les formes irrégulières

créent un spectacle

visuel captivant.

Notre voyage touche à sa fin

avec deux escales en Islande

où nous ne sommes évidemment

plus en mode croisière

d’expédition. Un prochain article

sera dédié à Reykjavik qui

nous a accueillis sous un ciel

bleu lumineux, véritable cadeau

pour clôturer ce voyage.

Infos : Cette croisière a été

possible grâce à Rivages du

Monde qui a révélé toute son

efficacité dans l’organisation

d’une croisière d’expédition.

Une compagnie qui, une fois

de plus, a confirmé son ADN :

la connaissance des destinations

et l’expérience à bord.

www.rivagesdumonde.be


GROENLAND

Expédition

Choisir une croisière pour découvrir le Groenland, une destination mythique pour

ceux qui ont le virus de l’exploration, est sans aucun doute la meilleure manière de

découvrir ce territoire en y multipliant les expériences. Embarquement immédiat !

Il faut savoir que la plus longue route goudronnée

du pays ne dépasse pas 35 km et

que les villes ne sont pas connectées entre

elles, comme elles le sont ailleurs dans le

monde. Au Groenland dont 81% du territoire

ne forme qu’une immense calotte

glaciaire, les villes sont toutes côtières

à l’exception de Kangerlussuaq située à

l’extrémité du plus long fjord du pays, à

quelque 170 km de la mer. Il ne reste donc

998


polaire

.Plume : Christiane Goor - Capture d’Images : Charles Mahaux

que le bateau, l’avion ou l’hélicoptère pour

se déplacer d’un lieu à l’autre.

Nous avons voyagé avec le SH Vega, un des

deux bateaux que possède la toute nouvelle

venue sur le marché des croisières

d’exception, Swan Hellenic. Ce navire qui

accueille au maximum 152 passagers répartis

dans 76 cabines a été conçu pour affronter

les zones de latitude extrême avec

une coque renforcée contre la glace et des

stabilisateurs extra-larges pour le confort

des passagers.

Un bateau propre !

Autre plus, sa propulsion diesel-électrique

qui assure une navigation silencieuse qui

augmente les chances de voir la vie marine.

999


La côte Est du Groenland,

première rencontre.

Après une journée en mer depuis le départ de

Reykjavik, la côte groenlandaise s’offre enfin

sous la forme d’un liseré d’îlots rocheux chapeautés

de neige et de glace. Autour de nous

dérivent lentement nos premiers icebergs,

d’une blancheur immaculée. Le bateau emprunte

le fjord étroit de Skjoldungen bordé de

pics escarpés, de parois rocheuses verticales

et de rivières serpentines de glace plongeant

dans la mer. Notre première sortie en zodiac

nous permettra d’approcher de plus près cet

incroyable paysage qui superpose d’énormes

crevasses et des blocs de glace, des séracs, qui

se découpent dans un ciel bleu qui se noie dans

1000


les eaux laiteuses du fjord, enrichies par les minéraux

qui dégringolent des falaises.

Le Prince Christian Sound

Cette voie d’eau d’une centaine de kilomètres

entre les îles de l’archipel du Cap Farewell permet

de rejoindre plus aisément la mer du Labrador

sur la côte Ouest. Les nombreux fjords

cernés de montagnes abruptes qui grimpent

souvent à quelque 2000 m de hauteur créent ici

des courants de marée qui ralentissent le cours

du bateau, attentif à garder son cap grâce au

sonar qui lui indique les roches sous-marines.

Le bateau empruntera une ramification d’un

fjord plus paisible pour nous offrir une sortie

1001


avec un débarquement sur une plage caillouteuse

où on découvrira avec surprise une variété

inattendue de fleurs basses de couleurs

variées protégées par des bouquets d’herbes

hautes. L’occasion aussi de découvrir le gneiss,

une roche rare avec une structure en feuillets

née suite à un épisode de déformation il y a

cela des milliards d’années quand notre planète

terre s’est disloquée pour peu à peu dessiner

les continents actuels.

Brattahlid, un village viking

sur la côte Sud-Ouest du Groenland.

Quand on découvre au matin le paysage verdoyant

qui ceinture le hameau de Qassiarsuk

à la pointe de l’Eriks Fjord, on ne s’étonne pas

1002


que le viking Erik le Rouge contraint de s’exiler

d’Islande et explorateur des côtes groenlandaises

ait choisi de se poser ici en 982 pour y

fonder une colonie de fermiers.

Persuadé d’avoir déniché un trésor de la nature

il lui donnera le nom de Groenland, pays

vert par opposition à son Islande natale, terre

de glace, espérant ainsi attirer de nouveaux

colons. Ici les prés escaladent doucement les

collines et grimpent dans l’arrière-pays à la

manière de nos alpages. Le site portait le nom

de Brattahlid et on trouve encore des ruines

vikings datant d’un millier d’années : les fondations

de la première église chrétienne du

Nouveau Monde sous l’impulsion de Tjodhilde,

1003


la femme d’Erik le Rouge convertie au christianisme

ou encore les vestiges du Ping, l’assemblée

politique locale qui créa ici une République

Viking.

On ne sait trop pourquoi exactement la population

viking du Groenland s’éteignit au 15èmesiècle,

leur disparition reste énigmatique.

En l’an 2000, deux splendides reconstitutions

de l’église Tjodhilde et d’une maisonnette

d’époque attribuée à Erik le Rouge permettent

de donner une idée de l’architecture viking en

tourbe et en bois au cœur d’un vaste paysage

ouvrant sur le fjord. Depuis 2017 le paysage

«culturel» du village de Qassiarsuk a été classé

au patrimoine de l’Unesco.

1004


Sisimiut,

au nord du cercle polaire arctique.

La seconde plus grande ville du pays avec ses

5500 habitants se révèle séduisante avec sa

collection de maisons colorées qui s’agrippent

aux affleurements rocheux qui cernent le port

qui serait le plus septentrional du pays à être

libre de glace toute l’année.

La vieille ville rassemble plusieurs bâtiments

coloniaux qui forment ensemble un musée

consacré à l’histoire et à la culture locales. Pour

pénétrer dans cet espace il faut passer sous un

portail formé par le squelette d’une mâchoire

de baleine, geste qui porte bonheur dit-on làbas.

La réunion de ces bâtiments historiques

donne une idée de ce à quoi devait ressembler

1005


1006

la ville dès le 18ème siècle. La vieille maison de 1756 rassemble des trouvailles

issues de recherches de fouilles archéologiques près de la ville offrant

un aperçu de la culture Saqqaq dans la région il y a 4000 ans. Pas étonnant que

l’Unesco ait salué le site comme patrimoine culturel.

Plus au nord encore,

Ilulissat, la capitale des icebergs.

Le site dominé par le glacier Sermeq Kujalleq qui s’avance dans un fjord échancré

est un point d’observation privilégié de tonnes de glaciers vêlés par la

langue glaciaire qui se jettent en s’accumulant dans les 60 km du fjord.

Une première promenade de quelque 2 km sur les hauteurs de la ville le long

d’un chemin en caillebotis surplombant une lande tourbeuse pailletée d’une

végétation rase qui prend déjà des couleurs rousses d’automne permet d’atteindre

un promontoire rocheux qui accueille même quelques bancs pour in


1007


viter chacun à contempler cette étincelante

beauté de la dérive d’icebergs aux formes différentes,

aux couleurs partagées entre blanc

éclatant et bleu lumineux. Un spectacle naturel

mémorable salué par l’Unesco en 2004.

L’après-midi nous offrira deux heures d’émerveillement

en face de cette beauté brute et

toute naturelle pourtant. Nous repartons en «

zodiac cruise » par petits groupes de 10, tous

habillés de pied en cap pour se protéger du

froid et gilets de sauvetage bien arrimés autour

des épaules. Plus nous nous approchons

des icebergs en dérive, plus nous nous sentons

minuscules face à ces sculptures de glace

et quand on sait que la partie visible ne repré

viter chacun à contempler cette étincelante

beauté de la dérive d’icebergs aux formes différentes,

aux couleurs partagées entre blanc

éclatant et bleu lumineux. Un spectacle naturel

mémorable salué par l’Unesco en 2004.

L’après-midi nous offrira deux heures d’émerveillement

en face de cette beauté brute et

1008


toute naturelle pourtant. Nous repartons en «

zodiac cruise » par petits groupes de 10, tous

habillés de pied en cap pour se protéger du

froid et gilets de sauvetage bien arrimés autour

des épaules.

Plus nous nous approchons des icebergs en dérive,

plus nous nous sentons minuscules face à

ces sculptures de glace et quand on sait que la

partie visible ne représente que 10%, le reste

étant immergé dans la mer, notre émotion est

encore plus grande.

C’est en silence d’ailleurs, médusés par cette

expérience unique, que nous retournons vers

le bateau qui s’illumine en cette fin de journée,

rêve de chaleur et d’une soirée conviviale autour

de nos souvenirs.

Kangerlussuaq, fin de la croisière.

Sans aucun doute c’est ici qu’on éprouve avec

le plus d’acuité que le Groenland est encore

une terre de pionniers. La découverte du port

quand on y débarque avec notre zodiac nous

laisse pantois : que des containers et une grue

1009


mobile qui circule pour les déposer sur le plateau

d’un camion qui va les transporter vers

la petite ville, à une quinzaine de minutes du

port. Pourtant Kangerlussuaq est traditionnellement

l’un des principaux points d’entrée au

Groenland. On y trouve la plus longue piste

d’atterrissage, ce qui lui vaut d’être un aéroport

international que nous découvrirons le

lendemain pour rejoindre Reykjavik. Ils seraient

500 habitants à vivre ici, regroupés autour

de l’aéroport, vivant pour la plupart dans

des containers colorés qui égaient le paysage.

Nous partirons en bus à la découverte des

1010

paysages naturels intenses qui se trouvent

juste à la porte de la ville, en empruntant

des routes gravillonnées puis des pistes

sableuses, de quoi s’offrir un petit safari

dans la toundra dont l’horizon est barré au

loin (une vingtaine de km à peine) par la

calotte glaciaire.

On sort ses jumelles pour débusquer des

rennes ou des bœufs musqués qui, avec

leur long pelage hirsute et leurs cornes recourbées

vers l’avant, semblent débarquer

des temps préhistoriques. Nous n’aurons


pas cette chance, à peine un renne à proximité

de notre véhicule et au loin un bœuf

musqué. Par contre ce paysage tourmenté

de petites montagnes rocailleuses semé de

lacs et de landes couvertes de lichens et

d’arbustes nains nous laissera un souvenir

impérissable.

Une adresse responsable de la distribution

des expéditions de Swan Hellenic au Benelux

et en France : Cruise Selection qui se

veut le «pont» entre les agents de voyage,

les clients et l’armateur, ce qui garantit

aux professionnels et aux consommateurs

d’avoir un point de contact où ils peuvent

trouver toutes les informations dont ils ont

besoin. Un site :

www.cruiseselection.lu

Un second croisiériste propose également

des croisières d’expédition francophones

vers le Groenland avec en sus la découverte

de villages Inuits. Voyage prévu du

18 au 30 août au départ de Bruxelles vers

Kangerlussuak et retour via Reykjavik.

www.rivagesdumonde.be

1011


1012


HOLLANDE

Château St. GERLACH / McLaren 750S

LA HOLLANDE VUE DE L’IJSSELMEER

KEUKENHOF

L’ÎLE NÉERLANDAISE DE TEXEL (NEW)

1013


Une McLaren 750S Tokyo Blue

au Château St Gerlach

Ou

Quand la mobilité super sport

rencontre la sérénité monastique

des vieilles pierres

ONE

McLaren 75

AT THE

St. Gerla

World Wide HOTEL

1014


0S

ch

1015


Programmer des essais de voitures

extraordinaires n’est pas chose

simple, et lier un essai avec une

maison digne de son pédigrée est

tout aussi peu évident.

Pourtant nous avons eu la chance

de pouvoir lier deux super stars le

temps d’une fin de weekend. Le

Château St. Gerlach est situé à

quelques kilomètres de

Maastricht. Ce 5 étoiles «supérieur»

fait partie des Relais &

Châteaux, ce qui pose l’endroit

comme une étape qui sait recevoir.

Notre McLaren pose devant

l’entrée de ce vénérable bâtiment,

elle attire le regard, elle séduit,

quand son moteur se met en

marche, la rauque sonorité de son

V8 de 4 litres fabriqué en Angleterre

chez Ricardo, fait vibrer les

cœurs, en charmant les oreilles.

Quand cette sculpture se meut

dans le grand parc ouvert au

public et servant d’exposition

artistique à des sculpteurs, elle fait

jouer ses muscles qui s’amusent

des lumières.

1016

Quelles qu’elles soient d’ailleurs. Le

plein soleil pénètre les couches de

peintures et de vernis, générant des

profondeurs et des courbes luisantes.

Quand la lumière se tamise


1017


en fin de journée, que le rougeoiement

du coucher de soleil accentue

ses courbes, font ressortir ses

muscles, on distingue alors l’allure

du fauve souple et puissant avec

lequel on se doit de parlementer.

Le St. Gerlach offre un sentiment

de détente et d’émerveillement,

car son écrin de verdure aspire à la

tranquillité et à la détente.



Quand on entre dans le Château St.

Gerlach, on trouve rapidement ses

marques. Le lieu vous accueille

comme si vous y aviez déjà

séjourné, comme si les murs vous

reconnaissaient.

Le Groupe «Oostwegel Collection» a confié

à Roelfien Vos la révision complète de la

décoration du Domaine St. Gerlach : la rénovation

des 59 chambres et Suites, du

lobby, de la réception et des salons. Et dès

qu’on franchit le seuil, on comprend pourquoi

ils ont fait appel à elle.

1020

Roelfien Vos n’a pas simplement redécoré

l’hôtel : elle l’a réinventé. Elle a insufflé son

élégance tactile, son sens du détail, cette

manière unique de transformer un espace

en expérience intime. Ici, tout donne envie

de toucher, de s’installer, de rester.


1021


1022


Les fauteuils ?

Ce ne sont pas des assises, mais des refuges.

Des tissus chauds, des textures

douces comme une caresse, des formes

enveloppantes qui invitent à s’y lover. On

s’y abandonne presque malgré soi, happé

par le confort.

Les chambres ont été repensées comme

des cocons contemporains, où les courbes

inspirées du paysage rencontrent des lignes

sculpturales. Les armoires deviennent des

pièces d’art, les têtes de lit ondulent comme

la vallée du Geul, et chaque matière raconte

une histoire. On a envie de passer la

main sur les velours, de suivre du bout des

doigts les reliefs du bois, de s’enfoncer

dans les coussins aux couleurs profondes.

Dans le lobby et les salons, la lumière glisse

sur les textures, révèle les motifs floraux,

souligne les contrastes entre l’ancien et le

contemporain. Les poutres, les murs de

pierre et les traces du passé dialoguent

avec les étoffes luxueuses et les finitions

sur mesure. C’est un lieu où l’on respire, où

l’on ralentit, où l’on savoure.

Camille Oostwegel Sr. a préservé quelques

fragments du passé : objets historiques,

pièces rares, petites reliques qui murmurent

l’histoire du domaine. Ces témoins silencieux

ancrent la métamorphose dans une

mémoire tangible. Roelfien Vos a signé ici

un décor qui ne se regarde pas seulement :

il se vit, se touche, se ressent. Un lieu où

chaque détail invite à s’attarder, à s’immerger,

à se laisser envelopper.

1023


1024


A la réception, nous sommes directement

pris en charge et guidés vers notre chambre.

La Suite St. Gerlach est ouverte et spacieuse

aux allures sobres d’un style chic et élégant.

Le mariage de mobiliers néo-classiques et

modernes donne une atmosphère propre et

sans fioriture. C’est équilibré, dès l’entrée on trouve sur la

gauche, une garde-robe angulaire qui sert de dressing. Elle

intègre le mini bar et quelques rangements Devant elle une

table de salon et un petit canapé en tissus gris doux. Le lit king

size trône derrière une arcade rectiligne qui s’intègre dans les

plafonds à la Mansard. Le mur du fond est joliment décoré de

tapisseries fleuries. La salle d’eau est spacieuse et offre tous

les services requis à ce niveau d’hébergement.

1025


1026


La vue sur la lande environnante

assure de la quiétude

de l’endroit.

Malgré le fait que l’hôtel ait été

étudié bien avant l’ère digitale

d’aujourd’hui, le St. Gerlach

offre des connectiques de

qualité, comme par exemple

l’implémentation de prises USB

et USBC dans les prises de

courant... Le Wifi est d’excellente

qualité. Les téléviseurs du

dernier cri ont des connectiques

utiles à ceux qui ne peuvent se

passer de leurs consoles...

USBA

USBC

Côté petit‐déjeuner, il est servi

dans une véranda ouverte sur

la lande. Et malgré l’affluence

exceptionnelle liée au concert

d’André Rieu, le service a

démontré une efficacité remarquable.

Rapide, souriant,

parfaitement organisé, le

personnel impressionne,

surtout en plein coup de feu.

1027


Les jardins du St. Gerlach sont ouverts au public,

et nombreux sont les habitants de Valkenburg

qui viennent s’y promener en famille.

Tout se déroule dans le plus grand respect

des lieux et du caractère exclusif de l’infrastructure

hôtelière imaginée par Camille

Oostwegel Senior. Plus impressionnant encore,

c’est Camille Sr. qui a choisi de céder la

lande de 150 hectares entourant le domaine,

aujourd’hui connue sous le nom de Réserve

Naturelle d’Ingendael, à la région pour le florin

symbolique, à la condition qu’elle devienne

une zone protégée. On y croise des

chevaux et des vaches sauvages, évoluant au

milieu d’une faune étonnamment libre de

toute contrainte humaine. Une promenade

est organisée par des chemins balisés, et très

nombreux sont les visiteurs qui parcourent

ces sentiers dans un profond respect du lieu.

La magie de St. Gerlach, c’est cette cohabitation

harmonieuse entre la clientèle internationale

du cinq étoiles et le public local.


Une sculpture tournante en forme

d’œuf recouvert de mosaïque…

Une création d’Irène van Vlijmen †


1030


Gourmandises

D’UN SOIR

1031


Le restaurant occupe une vaste

demeure, autrefois celle du Baron

de Sélys Fanson.

Plusieurs salles d’origine, dont la

superbe bibliothèque, composent

un décorum privilégié où l’histoire

se mêle à l’élégance.

Dès l’arrivée, le maître d’hôtel vous

accueille chaleureusement et vous

conduit à votre table. Le charme opère

immédiatement. On traverse de

grandes salles élégantes, parfaitement

dressées, où de nombreux convives

savourent leur repas.

1032

En ce dimanche soir, le restaurant

affiche presque complet. L’acoustique


1033


1034


est remarquablement maîtrisée

: même le cliquetis des

couverts semble absorbé. Les

conversations deviennent une

musique douce, les rires se

fondent dans l’atmosphère.

Notre table, installée dans un

angle ouvert de la salle, offre

une vue sur les jardins et sur

la majestueuse muraille‐bibliothèque.

L’ensemble est impressionnant,

singulier, presque

théâtral.

Chaque plat se présente

comme une sculpture délicate,

révélant les saveurs et respectant

l’identité de chaque

produit.

Lorsque viennent les viandes,

elles surprennent par leur goût

d’antan. Rien d’étonnant : les

bovins sauvages de la réserve

naturelle, une fois abattus,

1035


fournissent une partie des pièces

servies au St. Gerlach. Quant aux

volailles, ce sont celles élevées au

château, issues d’une lignée remontant

à l’époque romaine. Les vins

proviennent des propres vignobles du

domaine, et leur qualité étonne par

leur précision et leur fraîcheur.

1036

Le Chef, Guido Le Bron de Vexela

cuisine les produits du domaine :

légumes, herbes, fleurs, épices… l’essentiel

de ses créations naît ici, sur place.


Le service, stylé et attentif,

renforce encore l’impression

de bien‐être et de confort.

La cuisine orchestrée par le chef

Guido Le Bron de Vexela atteint

un niveau impressionnant.

C’est Meredith Oostwegel qui nous

a suggéré le menu quatre services,

vins compris, un “all‐in” qui nous a

permis d’apprécier pleinement la

puissance maîtrisée et la finesse de

chacune de ses préparations.

Aux commandes de la cuisine, le

avant de revenir, il y a plus de dix

ans, au St. Gerlach. Il y a développé

une cuisine profondément

ancrée dans le terroir limbourgeois,

et, portée par une élégance

contemporaine. Il travaille les

produits du domaine avec une

sensibilité presque instinctive :

légumes du potager, herbes et

fleurs du jardin, volailles élevées

au château, viandes issues de la

Réserve Naturelle d’Ingendael.

Chaque assiette raconte ce lien

intime entre le paysage et la table.

Sa cuisine, à la fois puissante et

chef Guido Le Bron de Vexela

imprime sa signature avec une

précision remarquable. Guido Le

Bron de Vexela a commencé son

apprentissage dans les cuisines du

St Gerlach, puis il est allé se former

dans plusieurs maisons réputées

délicate, révèle des saveurs

franches, des associations subtiles

et une maîtrise des cuissons qui

force l’admiration. On sent, dans

chaque plat, la main d’un chef qui

connaît son territoire et le magnifie

avec respect et modernité.

1037


C

H

Dr

1038


amille Sr

IN THE

ouse That

eam Built

Nous avons rencontré Camille Oostwegel senior, figure

emblématique de l’hôtellerie limbourgeoise, qui nous confie avoir

transmis les rênes de l’entreprise familiale Oostwegel Collection

à son fils, Camille Oostwegel. 1039


1040


Ce dernier incarne aujourd’hui la nouvelle génération,

à la fois héritier d’un patrimoine exceptionnel et représentant

officiel de Relais & Châteaux pour le Benelux.

C’est donc Camille Sr que nous retrouvons, désormais

retiré de la gestion quotidienne mais toujours présent

en tant que Fondateur et Membre du Conseil de

Surveillance. Il nous accueille avec cette élégance

tranquille propre aux grands hôteliers, dans le cadre

somptueux du Château St. Gerlach, à Valkenburg.

1041


Un lieu que nous avons rejoint au volant

d’une McLaren 750S Tokyo Blue, une teinte

éclatante qui attire irrésistiblement le regard

et souligne les lignes sculpturales de la

supercar anglaise.

Le contraste est saisissant : la modernité

affûtée de la McLaren, bleu ciel vibrant sous

le soleil limbourgeois, face à la sérénité d’un

ancien domaine monastique entouré de

jardins, de vergers et de bâtiments historiques

méticuleusement restaurés. Un décor

qui raconte déjà une histoire, celle d’une

famille qui a fait de la préservation du

patrimoine un art de vivre.

Autour d’un café servi dans l’un des salons

du château, Camille Sr remonte le fil du

temps. Il évoque les origines de son groupe

hôtelier, les années de transformation, les

choix audacieux, les restaurations minutieuses.

Et, en préambule, il insiste sur le rôle

désormais central de Camille, sur sa vision,

son énergie, et sur la manière dont il a su

tisser des liens solides avec Relais & Châteaux,

jusqu’à en devenir l’un des représentants

clés en Europe du Nord et de l’Est.

C’est alors qu’en parlant de son fils, son

visage s’éclaire d’une fierté discrète mais

profonde. Il repose sa tasse, se penche légèrement

vers nous, et glisse : «Vous savez…

Camille a récemment donné une interview

très intéressante. Il a une manière bien à lui

de voir les choses.» Et sans que nous ayons

besoin de relancer, il se met à raconte, non

1042


1043


1044


Puis il aborde ce qui semble être, pour son

fils comme pour lui, un point essentiel :

«Il parle de meaningful luxury.

Un luxe qui a du sens. Pas l’abondance,

pas l’ostentation… mais la justesse. Le

respect des lieux, des saisons, des

hommes.» Il sourit. «Et ce ne sont pas que

des mots. Regardez : 377 étoiles Michelin,

41 étoiles vertes, un partenariat avec

l’UNESCO, des décisions fortes comme

l’arrêt du thon rouge ou de l’anguille.

Ce sont des engagements réels.»

pas l’article, mais l’histoire derrière l’article,

celle qu’un père connaît par cœur.

«Pour lui, le développement, ce n’est pas

une expansion, commence-t-il. C’est un

voyage. Un voyage sans fin à la recherche

de lieux exceptionnels.» Il marque une

pause, comme pour laisser la phrase se

déposer. «Il dit souvent que nos clients

cherchent l’inverse de la standardisation.

Et il a raison. Ils veulent une expérience,

pas un format. Une maison qui a une

âme, pas un produit calibré.»

Le récit se poursuit, fluide, presque

comme si Camille Sr relisait mentalement

l’interview en y ajoutant ses propres

couleurs. «Chaque année, près de 500

établissements veulent rejoindre Relais &

Châteaux. Une vingtaine seulement sont

acceptés. Camille insiste beaucoup

là-dessus : la sélection est drastique. 500

critères, des visites mystères, une présentation

devant le conseil…

Dans sa voix, il y a de la fierté, mais

aussi une forme d’admiration. «Relais &

Châteaux, ce sont 580 maisons dans 65

pays. Mais aucune ne ressemble à une

autre. C’est ça, la force du réseau, cette

diversité, cette authenticité, et, Camille

l’explique très bien.»

Ce n’est pas un label qu’on colle sur

une porte. C’est une philosophie qu’on

adopte.»

1045


1046


Il se redresse légèrement, comme pour

souligner l’importance de ce qu’il va dire :

«En tant que délégué pour le Benelux,

l’Europe de l’Est et la Scandinavie, il représente

notre région au Conseil d’administration

international. Il défend nos membres, il

suit les ouvertures, il repère les maisons qui

pourraient nous rejoindre. Et il a organisé le

Congrès mondial de Copenhague en 2023.

Les hôteliers en parlent encore. »

À cet instant, on comprend que ce père ne

raconte pas seulement la carrière de son fils.

Il raconte une continuité. Une vision qui se

prolonge. Une philosophie qui se transmet.

1047


«Vous voyez, conclut-il, Relais & Châteaux

n’est pas un label. C’est une

famille. Une famille internationale, unie

par une même idée de l’hospitalité, de

la gastronomie, du respect des lieux.

Et Camille… eh bien, Camille en est

devenu l’un des artisans les plus

convaincus.»

Le silence qui suit n’est pas un

vide. C’est un espace où se mêlent

l’héritage, la fierté et l’avenir.

Et puis, Camille Sr nous raconte son

histoire. Il dit «je suis né à Valkenburg,

j’ai été baptisé dans l’église St. Gerlach,

qui était la chapelle du château du

Baron de Selys Fanson. J’avais plus ou

moins 7 ans quand j’étais ami avec le

fils du fermier dont la ferme est devenue

l’actuel Château St. Gerlach.

J’ai joué avec le fils du fermier pendant

des années, et on ne jouait pas très

longtemps, car à la ferme il y avait

toujours du travail. Avec mon ami, j’ai

appris la vie de la ferme, à soigner les

animaux et à traire les vaches. Je suis

encore impressionné par les habitudes

des vaches, chacune avait une stalle à

son nom et à chaque fois qu’elles rentraient,

elles s’y rendait directement.

Les temps ont passés, j’ai commencé à

travailler au sein de mon entreprise de

construction. Lorsque le baron décède

sans héritier, il lègue ses biens au clergé.

Le domaine est délabré. J’ai pris contact

avec les ecclésiastiques et demandé à

1048


1049


1050


reprendre le domaine. Ils m’ont proposé

de l’acquérir pour le florin symbolique

(0,48 euros), mais bien évidemment avec

des contraintes…

Comme par exemple rénover l’église en

respectant les traits originaux, le bien

étant classé, comme le château du

baron. Ils m’ont demandé aussi de

construire un presbytère et ajouter une

chapelle moderne à l’ancien bâtiment.

J’ai mis entre deux et trois ans pour

reconstruire l’église et la ferme pour en

faire un hôtel confortable qui est rapidement

devenu un cinq étoiles, tandis

que le château de Selys devenait un

restaurant gastronomique et un outil

organisé pour les réceptions, les mariages

et autres événements.

1960

A l’arrière l’abbaye norbertine du 12e

siècle a été transformée en appartements

hôteliers qui, actuellement, sont

en pleine mutation afin de mieux répondre

aux besoins modernes d’une

clientèle éclectique.»

Passionné d’histoire et d’art, Camille Sr

nous emmène dans le parc, où nous

admirons l’exposition permanente

d’œuvres sculpturales. Il s’arrête devant

un puit* encadré de personnages qui

représentent le seigneur de la région, le

baron de Selys, le fermier qui remet sa

lettre de créance, une éminence ecclésiastique,

une matrone et le St. Gerlach,

devenu prêtre après une vie tumultueuse

de soldat.

*voir page précédente

1990

1051


Camille nous entraine vers l’église, il nous

montre la nouvelle chapelle dont le mur du

fond est une fresque dessinée par Irène van

Vlijmen †, (1940-2007).

En 1991,Camille Oostwegel Sr lui a commandé

cette madone en mosaïque, qu’elle a

composé avec passion et talent. Petit détail

d’importance, les pigments de cette œuvre

viennent des descendants des fournisseurs

vénitiens de Michel Ange et sont identiques à

ceux créés en leur temps pour les plafonds de

la chapelle sixtine ! Ce n’est pas le seul

élément créé par Irène van Vlijmen qui a

signé la sculpture tournante en forme d’œuf

recouvert de mosaïque dans le parc du

château.

1052

Camille nous entraine dans l’église et nous

montre les plafonds aux fresques qui font

penser à celles du Vatican. «J’ai demandé à


1053


mes équipes de rénover les plafonds de l’église, et

elles ont découvert sous la couche de peinture,

une œuvre plus légère, plus aérienne. Nous avons

enlevé toute la peinture qui recouvrait le ciel de

l’église et aujourd’hui cela revit et génère une

atmosphère idyllique. J’aime beaucoup cet endroit,

j’y ai été baptisé, j’y ai fait mes communions,

m’y suis marié et mon enterrement passera aussi

par ici. »

1054

Au milieu de l’église, on trouve le sarcophage de


St. Gerlach. Dessous, du sable

issu des roches de craies de la

région. Il aurait une action

bénéfique. Camille Sr raconte

que les Rolling Stone en ont pris

avec eux, de même que Bruce

Springsteen et bien d’autres

personnalités encore. «Une

dame de Washington, m’a

envoyé une photo de ses rosiers

en fleur. Elle a écrit qu’au printemps

elle a mis du sable de St.

Gerlach aux pieds du rosier et

que jamais elle n’a eu d’aussi

belles roses !» C’est impressionnant

! dit il.

Avec un logiciel de reconstruction

faciale en 3D, des scientifiques

ont reconstitué à partir du

crâne de St. Gerlach.

C’est grâce à un don de Charlie

Watts, le batteur des Rolling

1055


Bon à savoir :

Le Château St. Gerlach c’est aussi en plus des 59

chambres/suites du Relais & Châteaux. Le St. Gerlach

dispose de 15 Salles de réunions, un domaine

capable de gérer des rencontres de clubs, d’organiser

des séminaires et des banquets jusqu’à 750

personnes dans une infrastructure moderne.


Château St. Gerlach

Joseph Corneli Allée 1

6301 KK VALKENBURG AAN DE GEUL

+31 43 608 88 88

info@stgerlach.nl

Réservations :


1058

McLa

30 chevaux de pl


ren 750S

us que la 720S, plus de caractère aussi !

1059


1060

Il y a des voitures qui se

contentent d’être rapides.

D’autres qui cherchent à

impressionner.

Et puis il y a celles qui, dès les

premiers mètres, vous rappellent

pourquoi vous aimez conduire.

La McLaren 750S Spider appartient

à cette dernière catégorie. Pas parce

qu’elle hurle plus fort que les autres,

ni parce qu’elle affiche des chiffres qui

feraient rougir un ingénieur.

Non. Elle appartient à cette caste rare

de machines qui vous parlent. Qui

vous racontent quelque chose. Qui

vous donnent envie d’attaquer la ligne


suivante, puis la suivante, puis

encore la suivante.

Tout commence par ce V8 biturbo

né chez Ricardo. Un moteur

qui n’a jamais cherché à être poli.

Il respire,

il souffle,

il vrombit,

il vit.

Dans la 750S Spider, il semble

avoir gagné une nouvelle jeunesse.

Plus vif, plus nerveux, plus

expressif. On dirait qu’il a quelque

chose à prouver. Et quand il se

réveille juste derrière votre dos,

dans ce cocon de carbone, c’est

un moment qui ne s’oublie pas.

Fiche technique

Moteur Ricardo V8 de 3.994 cc

Bi Turbo, 32 soupapes Boîte 7 auto

750 ch @ 7500 t/min

800 Nm @ 5.500 t/min

Dimmensions :

4,57 x 1,93 x 120 m - 1500 kg

0 / 100 en 2,8 sec - 332 km/h

Cons. de 12 L / 100 à 21 L (sport)

1061


1062


Pas parce qu’il fait du bruit, mais parce

qu’il vous parle.

Il vous dit : «Tu es prêt ?»

Et vous l’êtes.

Même si vous ne le savez pas encore.

Une supercar qui sait être douce

On pourrait croire qu’une McLaren, surtout

une Spider, est une bête sauvage,

une machine exigeante, presque intimidante.

Et pourtant, la 750S surprend par

sa douceur. Elle n’a rien à envier à une

Porsche pour circuler en ville ou pour

accompagner un quotidien un peu fou.

La direction est légère, la visibilité éton-

La 750S peut être vraiment

docile tous les jours.

Non seulement elle évolue

dans la circulation des

villes avec souplesse et

élégance dans le grondement

feutré de son V8.

Comme elle peut rugir

sur piste pour votre plus

grand plaisir 1063


namment correcte, et les suspensions, oui, les

suspensions d’une supercar de 750 chevaux,

savent se montrer civilisées.

C’est là que McLaren fait fort. Le confort n’est

pas un compromis. Ce n’est pas une concession.

C’est une philosophie. Même avec les

baquets carbone, on peut rouler longtemps

sans fatigue. Le Spider ajoute cette dimension

supplémentaire : le ciel comme plafond,

le vent comme compagnon, et cette sensation

d’être plus proche de la route, de l’air,

du monde.

Mais ne vous y trompez pas. Sous

cette douceur se cache une bête.

Depuis ses débuts, McLaren a construit ses

berlinettes autour d’une structure en carbone

inspirée de la Formule 1.

Ce n’est pas un argument marketing.

C’est ce qui change tout.

La rigidité, la précision, la légèreté : tout vient

de là. La 750S Spider, malgré son toit amovible,

reste une voiture incroyablement rigide.

On ne sent jamais la moindre torsion, la

moindre hésitation. C’est comme si la voiture

était taillée dans un seul bloc.

La 750S n’est pas une révolution, mais une

évolution profonde. Une 720S affinée, aiguisée,

allégée, rendue plus expressive. Et c’est exactement

ce que l’on ressent. La 720S était déjà

une supercar redoutable, l’une des plus légères

de sa catégorie. La 750S pousse le curseur un

cran plus loin. Pas pour battre des records, mais

pour offrir une expérience plus pure.

1064

Le système Proactive Chassis Control (phase

III) est l’un des secrets de McLaren. Pas besoin

d’entrer dans les détails techniques : retenez

simplement que la voiture lit la route. Elle

l’analyse. Elle l’anticipe. Elle réagit avant même

que vous ne compreniez ce qui se passe.


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En Stone mode que Comfort, cette reconstitution la 750S Spider a absorbe les imperfections

été avec possible. une grâce improbable. On se surprend à

rouler tranquillement, à profiter du paysage, à oublier

que l’on conduit une supercar. En mode Sport, tout

se tend. La voiture devient plus directe, plus connectée.

Et en mode Track… elle devient une arme. Une

machine qui vous demande d’être là, vraiment là. Pas

distrait. Pas approximatif. Présent.

C’est là que la 750S révèle son vrai visage.

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La 720S avait du tempérament. La 750S,

elle, a de la rage. Une agressivité plus

franche, plus assumée. Pas brutale, mais

intense. On sent que chaque commande,

chaque pression sur la pédale, chaque

mouvement du volant déclenche une

réaction immédiate. Pas de filtre. Pas de

délai. Pas de compromis.

On parle d’une «transparence mécanique».

C’est exactement ça. La voiture

ne cache rien. Elle vous dit tout. Elle vous

montre tout. Et c’est à vous de suivre.

Il faut l’apprivoiser. Il faut la comprendre.

Il faut accepter qu’elle vous dépasse parfois.

Mais une fois que vous êtes en phase,

une fois que vous avez trouvé le rythme,

la 750S Spider devient une extension de

vous-même. Une machine qui amplifie

vos gestes, vos intentions, vos envies.

Le Spider comme révélateur

On pourrait croire que la version Spider est

un caprice. Un choix esthétique. Une envie

de cheveux au vent. Mais non. Le Spider

est un révélateur. Il amplifie les sensations.

Il ouvre la scène. Il vous plonge dans le son,

dans l’air, dans la lumière. Le toit se replie

en quelques secondes. Et soudain, tout

change. Le V8 n’est plus un bruit. Comme

dans la 720S la vitre arrière peut s’abaisser

révélant la musicalité du huit cylindres.

Vous profitez de sa magie sans perturbation

même quand la météo fait des siennes.

On roule différemment.

On ressent différemment.

On vit différemment.

Une supercar qui donne envie de rouler

C’est peut-être ça, le plus grand talent de

la McLaren 750S Spider. Elle donne simplement

envie de rouler.

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La Hollande vue

par l’Ijsselmeer

Plume : Christiane Goor

Capture d’Images : Charles Mahaux


Une croisière sur l’Ijsselmeer, le plus grand lac des Pays-Bas.

Ni vraiment fluviale ni vraiment maritime, cette croisière de

six jours vous emmène d’un lac intérieur à l’autre entre les

provinces de Hollande du Nord sur sa partie occidentale et celles

du Flevoland et de la Frise sur sa partie orientale. Un voyage

dépaysant proche de chez nous pour réaliser combien l’eau est un

élément naturel du paysage aux Pays-Bas.


Le parc éolien de Fryslân dans l’Ijsselmeer

Passage sous le pont de la Houtribdijk

entre le Markermeer et l’Ijsselmeer

Gare centrale d’Amsterdam à deux pas du port de plaisance

Sans vraiment s’en rendre compte, on

traversera d’abord 3 lacs, le IJ au bord

duquel s’étire Amsterdam, le IJmeer, un

lac étroit de bordure, important espace

de repos pour les oiseaux et enfin le

Markermeer, un lac de 700m2, d’eau

douce également, avant d’atteindre

une longue digue de 30 km qui sépare

ces premiers lacs de l’IIJsselmeer, le plus

grand des lacs du Pays-Bas avec 1100

m2, également séparé de la mer de

Wadden par une digue de 32 km. Entre

les deux grands lacs, nous franchirons

la digue en passant d’abord par une

écluse pour 20 cm de dénivellation

et ensuite en nous glissant sous un

pont qui se lève en interrompant la

circulation du trafic.

Amsterdam une métropole qui

rappelle un gros village…

C’est ici que commence et se termine

toute croisière sur l’Ijsselmeer. Le bateau,

le MS Victor Hugo, est amarré à 5


minutes à pied de la gare centrale de

Amsterdam, il suffit de traverser prudemment

une double piste cyclable,

véritable autoroute pour les deux

roues, de quoi comprendre déjà que le

vélo est roi dans cette ville.

Une demi-journée et une journée à

Amsterdam en début et en fin de

croisière permettent à ceux qui ont

le courage d’arpenter la ville à pied

de découvrir de plus près ces canaux

labellisés par l’Unesco qui se déploient

en demi-lune autour du centre historique

d’Amsterdam.

Herengracht, Singelgracht, Keizersgracht

ou Prinsengracht, ils sont tous

bordés de superbes demeures des

siècles passés.

Baroque, Renaissance, Néoclassique

ou même Art Nouveau, il y en a pour

tous les goûts. Les façades s’ornent


Le vélo est roi à Amsterdam

de corniches élégantes et offrent des

pignons en escalier ou en cloche encore

surmontés d’une poutre de hissage qui

jadis permettait de lever les marchandises

dans les greniers et aujourd’hui

d’emménager, car les maisons hautes

sont étroites avec des cages d’escalier

trop exigües pour y grimper des

meubles.

Le réseau complexe du centre-ville

d’Amsterdam est aussi un quartier

résidentiel unique avec près de 2500

habitations établies dans des péniches

ou construites sur des barges.

Amarrées le long des berges des canaux,

certaines sont aussi une option

d’hébergement attrayante pour ceux qui

veulent découvrir la vie sur l’eau. Sachez

que dès que le soleil pointe, les terrasses

s’installent partout, le long des trottoirs,

sur les ponts, sur les barges et la ville devient

joyeuse, unrien bohême avec ces


Bateaux et résidences sur l’eau occupent les berges d’un canal

Même certains ponts sont envahis par une terrasse quand il fait beau

vélos fleuris accrochés aux rambardes

des ponts. Le seul rythme lent de l’eau

suffit à nimber la ville de sérénité. Il ne

reste plus qu’à flâner, s’égarer, laisser le

hasard vous mener jusqu’au retour vers

la façade majestueuse de la Gare Centrale

élevée sur plus de 8000 piliers pour

soutenir cette structure !

Traversée de l’Ijsselmeer jusque Lemmer.

La traversée du Markermeer permet de

découvrir les silhouettes de villes portuaires

qui se signalent surtout par la

forêt des mâts des voiliers qui y sont

amarrés. Ensuite, curieusement, il semblerait

que des voitures courent sur l’eau

sur la ligne d’horizon !

Ce n’est qu’une illusion créée par la

route qui s’étire sur la Houtribdijk, la

digue construite en 1976 entre Lelystad

dans le Flevoland et Enkhuizen en Hollande

du Nord. Il s’agit plutôt d’un barrage

destiné à offrir une protection en


Loisirs nautiques à Giethoorn

cas de rupture de l’Afsluidijk, la haute

digue également aux allures de barrage

construite en 1933 plus en amont, entre

la Hollande du Nord et la Frise, pour éviter

d’éventuelles inondations mais surtout

pour assécher l’ancienne mer Zuiderzee

en lac d’eau douce, le IJsselmeer

alimenté par plusieurs rivières, et y créer

ainsi des polders et donc des terres

nouvelles. En fait les Pays-Bas doivent

tout à l’eau : 17% de sa superficie sont

composés de polders, des terrains artificiels

grignotés sur les mers et les marais

grâce au système ingénieux des digues

et des moulins, à tel point que plus d’un

quart du territoire néerlandais se trouve

sous le niveau de la mer.

La proximité de la mer des Wadden se

devine dans les bourrasques de vent

qui éclaboussent par rafales notre bateau,

de quoi rendre appréciable la vue

panoramique qui s’ouvre au sec depuis

l’avant du salon-bar. Un vent qui fait


tourner les 89 éoliennes du Fryslân qui se

dressent telle une forêt dense dessinant

le plus grand parc éolien offshore jamais

construit au monde sur un plan d’eau

douce.

L’arrivée en fin de journée dans le port

de Lemmer offre le plaisir de se dérouiller

les jambes et de découvrir une petite

ville devenue un centre important pour

les sports nautiques au vu des bateaux à

moteur, yachts et autres voiliers qui y sont

amarrés. La nuit tombe peu à peu, les

boutiques ferment leurs portes et comme

souvent aux Pays-Bas, les grandes baies

vitrées des maisons laissent apparaître le

quotidien des habitants.

Giethoorn, une cité lacustre

aux allures de conte de fée.

Une excursion incontournable mène à ce

bourg pittoresque qui s’étire le long d’un

maillage de canaux qui débouchent sur de

vastes plans d’eau séparés par de petites


Le musée des traditions de la petite ville

îles couvertes de roseaux. Toute la zone

était autrefois une région de tourbières

marécageuses et l’extraction de la

tourbe a donné naissance à des lacs.

Des canaux furent créés pour

transporter la tourbe et des chaumières

furent édifiées sur leurs rives.

Aujourd’hui, on n’extrait plus la tourbe


Balade sur les canaux avec vue sur d’anciennes fermes avec un toit en dos de chameau et de nombreuses passerelles

mais les chaumières sont toujours là

et elles sont devenues de coquettes

maisons pour la plupart chapeautées

de toits de chaume dont certains dans

les fermes sont de forme bombée. En

effet, si les fermes s’agrandissaient, le

terrain en bordure des canaux restant

exigu, elles gagnèrent en hauteur à tel


L’ancienne tour de pesage aujourd’hui un café

Ambiance au Zuiderzee Museum

point que le bâtiment d’exploitation

surplomba la maison d’habitation

créant une dénivellation qu’on appelle

ici «dos de chameau».

A Giethoorn, tout se fait à pied, en

vélo ou en bateau. Les véhicules

sont laissés à l’extérieur du village.

Les maisons précédées de pelouses

fleuries donnent sur le canal principal

enjambé par autant de petits ponts

privés en dos d’âne que d’habitations.

D’autres passerelles sont susceptibles

d’être levées pour permettre le

passage des barques rangées dans les

remises à bateaux. Eglises, restaurants,

boutiques, galeries et un musée

aménagé dans une ferme restaurée

qui retrace la vie d’autrefois sont

autant de petites étapes au fil d’une

promenade après l’inévitable tour en

bateau-mouche, une sorte de char à

bancs flottant qui traverse un des lacs

proches du village car la circulation sur


Le port de plaisance

les canaux se fait à sens unique ! Durant

l’hiver, ce sont les patineurs à glace qui

envahissent le site !

Enkhuizen riche

de son passé florissant.

Autrefois cette petite ville était tournée

vers la mer, l’ancienne Zuiderzee et

la pêche aux harengs y était des plus

prospères. Résidence des chefs frisons et

des seigneurs, membre de la Compagnie

néerlandaise des Indes Orientales, elle

a connu son âge d’or au 17ème siècle.

Mais l’ensablement du port, la création

des polders et la construction de la

grande digue de l’Ijsselmeer portent un

coup d’arrêt à son activité maritime.

Depuis elle exploite les terres de l’arrièrepays

pour y cultiver des plantes à bulbes

et elle a transformé son port d’origine

en un important port de plaisance.

Une promenade libre au cœur de la

vieille ville permet de découvrir de nom-


breux témoignages de son passé prestigieux

: le Drommedaris, une imposante

tour destinée jadis à surveiller l’entrée du

port devenu un agréable café-restaurant,

le Waag ou bâtiment où se pesaient les

marchandises, l’Hôtel de ville de style classique

et de nombreuses belles façades de

style Renaissance dont la décoration sur

les pignons raconte à l’envi la prospérité

historique de cette ville.

Le Zuiderzeemuseum mérite le détour,

il se compose d’un musée couvert mais

aussi d’un musée de plein air visible

depuis les anciens remparts de la ville.

On y trouve une douzaine de bâtiments

ayant appartenu à la Compagnie des

Indes qui évoquent la vie quotidienne

dans les anciens ports de pêche du

Zuiderzee entre 1880 et 1932, date de

la construction de l’Asluitdijk, la «digue

de fermeture». Plus de 130 maisons

provenant de nombreuses localités de la

région y ont été reconstituées pour offrir

un pittoresque village-musée.

Hoorn, une petite

ville historique chaleureuse.

C’est un navigateur hollandais qui doubla

le premier en 1516 la pointe extrême des

Amériques et il donna à ce cap lointain

le nom de la ville natale : le cap Hoorn

simplifié depuis en cap Horn.

Ceci donne la mesure de ce que fut par le

passé ce port retiré dans une baie d’une

mer qui n’est plus maritime. Hoorn était

aussi au même titre que Enkhuizen un

des 6 ports de la Compagnie des Indes

Orientales, et comme sa voisine, elle

tomba dans l’oubli avec la création de la

grande digue de fermeture. Mais la petite


ville fait toujours illusion avec les multiples

bateaux de pêche, filets suspendus à la

pomme, arrimés le long du canal ou à

l’entrée du port. D’autres bateaux et

des yachts racontent qu’ici le regard est

toujours tourné vers le lac. D’anciennes

portes fortifiées gardent les entrées

terrestres de la ville.

De vieilles façades surmontées tour à tour

de pignons en escalier ou en pointe ou

en cloche semblent s’épauler les unes les

autres comme pour mieux compenser leur

inclinaison, à croire qu’elles se penchent

pour mieux dévisager les passants. Il ne

faut pas oublier qu’elles sont construites

sur des palissades ou des piliers en bois

placés dans l’eau…

Il ne faut pas quitter la ville sans un

regard pour les gamins en bronze, plus

vrais que nature, qui sont juchés sur le

parapet du port à côté de la tour fortifiée

Hoofdtoren.


Edam, Alkmaar

et le fromage de Hollande.

Hoorn est le point de départ d’une

excursion en bus qui emmène les

passagers au cœur du fromage de

Hollande avec une première étape à

Edam, une petite ville paisible où le

fromage dit d’Edam était fabriqué

jadis. Aujourd’hui sa production est

industrialisée.

C’est l’occasion d’acheter des petites

boules de fromage colorées, de quoi

prolonger le voyage au-delà de la

croisière.

Autre découverte, Alkmaar connu pour

être la capitale du fromage parce que

cette petite ville a veillé à préserver

son pittoresque marché au fromage

devant le Poids public sur la Kaasmarkt,


un spectacle haut en couleurs qui se

tient chaque vendredi matin de mai à

septembre. Nous y étions en mai, en

dehors de la saison, mais la ville s’est

laissée découvrir avec son charme

provincial et discret typiquement

hollandais. Un canal circulaire, jadis

fortifié, enserre le centre-ville quadrillé de

chenaux ombragés de tilleuls et enjambés

de multiples ponts dont certains sont

encore à levis et en bois. Les venelles

résonnent du tintement des sonnettes de

vélos et débouchent sur des petites places

envahies par des terrasses. Les façades de

brique s’ouvrent sur de larges baies où

les plantes vertes alignées tiennent lieu

de rideaux. On imagine volontiers que le

soir, les lampes s’allument et dévoilent de

charmantes intimités familiales qui laissent

tout un chacun indifférent, comme

partout aux Pays-Bas.


Retour à Amsterdam et

visite de Keukenhof.

Si vous participez à la croisière

du 25 mai il vous sera

possible de visiter Keukenhof,

un domaine de 32

hectares déroulant chaque

année pendant huit semaines

un tapis de millions

de fleurs.

Ici aux Pays-Bas, le plat

pays s’est forgé une réputation

internationale grâce

aux bulbes, exportés dans

le monde entier, principalement

aux Etats-Unis, au

Japon et en Allemagne.

A peine le portail franchi, le

parfum dégagé par les hyacinthes

devient enivrant.

Quelques pas suffisent

pour embrasser du regard

un panorama multicolore,

unique parce qu’éphémère.

En face, à gauche,

à droite, le spectacle est

grandiose. Les allées dessinent

des perspectives

matérialisées par des alignements

d’arbres plus

que centenaires et, surtout,

par des parterres couverts

de fleurs.

C’est la tulipe qui règne

en maître depuis son introduction

en 1593 au pied

des moulins à vent. En effet,

cette fleur déclinée en

une multitude de tons n’est

pas originaire des Pays-Bas,

elle provient d’une région

montagneuse du Caucase

qui faisait alors partie de

l’empire ottoman.

C’est un botaniste, Charles

de Lécluse, originaire d’Arras

et engagé à Leiden,

qui y planta en 1593 le

premier bulbe de tulipe

des Pays-Bas à partir d’une

poignée d’oignons volés

à la cour du sultan Soliman

le Magnifique par un

ambassadeur autrichien

qui les lui céda. Il acclimata

si bien cette fleur que

quelque 50 ans plus tard,

on compte déjà 650 variétés

de tulipes et ce foisonnement

de couleurs et de

formes provoque un tel

engouement que l’on peut

parler de «tulipomania».

Vases et jardins s’adaptent,

les polders gagnés sur la

mer offrent un terrain de

choix et bulbes et oignons

s’exportent avec un label

d’origine … hollandaise.

Aujourd’hui encore, c’est

une des richesses et des fiertés

de nos voisins du Nord.

Elle fait partie des clichés,

à l’instar des sabots ou du

fromage. Les bataves sont

devenus les plus grands

producteurs de fleurs à

bulbes avec 20.000 hectares

de champs. La tulipe,

mais aussi les lys, les

glaïeuls, les narcisses ou encore

les jacinthes colorent

certaines campagnes.

Keukenhof,

c’est en quelque sorte la

vitrine de ce savoir-faire.

La signature

Croisieurope

Sur le MS Victor Hugo. Précurseur

de la croisière fluviale

en France, l’entreprise

affiche aujourd’hui 46 ans

d’expertise et si le fleuve

reste son terrain de jeu favori,

CroisiEurope propose

aussi des croisières côtières.


Le MS Victor Hugo est un

bateau 4 ancres entièrement

réaménagé en 2019

et ses 45 cabines sont disposées

sur 2 ponts avec de

larges vues sur l’extérieur.

La taille du bateau lui permet

de s’amarrer au coeur

des villes et d’offrir aux

passagers cette impression

de voyager presque en

famille.

De plus la pension y est

complète avec les boissons

incluses aux repas et au

bar à l’exception des meilleures

bouteilles.

Le directeur de croisière

et son animateur s’expriment

aisément en français

et en néerlandais et sont

très attentifs à répondre à

toutes les attentes. La Wifi

fonctionnelle est également

gratuite. Il ne reste

plus qu’à choisir l’une ou

l’autre excursion facultative,

penser aux pourboires

éventuels auprès des

guides et dans la cagnotte

du bateau.

Les prochaines croisières

sur l’Ijsselmeer sont programmées

à partir de mai

2025 jusque qu’en octobre

2025.


HOLLANDE

Keukenho

le printemps de l’Europe

Plume : Christiane Goor - Capture d’Images : Charles Mahaux

1092


f

Fermé l’année dernière pour

cause de pandémie, Keukenhof, le

plus grand parc floral du monde,

aurait dû cette année ouvrir ses

portes du samedi 20 mars au

dimanche 9 mai inclus afin de

pouvoir y admirer les parterres de

fleurs à bulbes.

Tout est fin prêt, le parc commence

déjà à fleurir mais voilà, ce

10 mars, la décision est tombée,

Keukenhof restera fermé jusqu’à

nouvel ordre, toujours en raison

de la pandémie. Comme les excursions

hors de nos frontières ne

s’annoncent possibles qu’à partir

du 18 avril, on peut rêver que

d’ici là l’interdiction soit levée et

la saison des fleurs battra encore

son plein ! Sachez toutefois que

les billets ne peuvent être commandés

qu’en ligne et ils sont

valables à date fixe avec une

heure d’arrivée imposée dans un

créneau horaire prédéterminé.

Toute modification voire même

annulation peut cependant se

faire jusqu’à 7 jours avant l’arrivée

via le lien prévu dans l’e-mail

de confirmation d’achat. Vous voilà

prévenus ! En attendant nous

vous offrons ici une petite visite

virtuelle inspirée par un voyage

précédent.

1093


A peine le portail franchi, le parfum devient

enivrant. Quelques pas suffisent

pour embrasser du regard un panorama

multicolore, unique parce qu’éphémère.

En face, à gauche, à droite, le spectacle

est grandiose. Les allées dessinent des

perspectives matérialisées par des alignements

d’arbres plus que centenaires

et, surtout, par des parterres couverts de

fleurs. Nous sommes à Keukenhof, un domaine

de 32 hectares déroulant chaque

année pendant huit semaines un tapis de

millions de fleurs. Ici aux Pays-Bas, le plat

pays s’est forgé une réputation internationale

grâce aux bulbes, exportés dans le

monde entier, principalement aux Etats-

Unis, au Japon et en Allemagne.

La tulipe,

originaire du Caucase

C’est la tulipe qui règne en maître depuis

son introduction en 1593 au pied

des moulins à vent. En effet, cette fleur

déclinée en une multitude de tons n’est

pas originaire des Pays-Bas, elle provient

d’une région montagneuse du Caucase

qui faisait alors partie de l’empire ottoman.

C’est un botaniste, Charles de

Lécluse, originaire d’Arras et engagé à

Leiden, qui y planta en 1593 le premier

bulbe de tulipe des Pays-Bas à partir

d’une poignée d’oignons volés à la cour

du sultan Soliman le Magnifique par

un ambassadeur autrichien qui les lui

céda. Il acclimata si bien cette fleur que

quelque 50 ans plus tard, on compte

déjà 650 variétés de tulipes et ce foisonnement

de couleurs et de formes

provoque un tel engouement que l’on

peut parler de « tulipomania ». Vases et

jardins s’adaptent, les polders gagnés

sur la mer offrent un terrain de choix et

bulbes et oignons s’exportent avec un

label d’origine … hollandaise.

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Aujourd’hui encore, c’est une des richesses

et des fiertés de nos voisins du

Nord. Elle fait partie des clichés, à l’instar

des sabots ou du fromage. Les bataves

sont devenus les plus grands producteurs

de fleurs à bulbes avec 20.000

hectares de champs. La tulipe, mais

aussi les lys, les glaïeuls, les narcisses ou

encore les jacinthes colorent certaines

campagnes. Keukenhof, c’est en quelque

sorte la vitrine de ce savoir-faire.

Une centaine d’entreprises auréolées de

l’appellation enviée «Fournisseurs de la

Cour» livrent leurs bulbes qui sont plantés

par millions entre la fin septembre et

les premières gelées, de manière à offrir

un spectacle haut en couleurs de mars

à mai. Pour rendre encore plus féérique

ce magnifique parc arboré, les dizaines

de jardiniers recourent à la technique

de plantation en étages. En pratique,

les bulbes sont plantés les uns au-dessus

des autres : les tulipes tardives sont

placées le plus en profondeur, sous les

tulipes précoces et les crocus. De quoi

renouveler les parterres qui jalonnent la

promenade dans ce site historique. Les

vestiges du château Teyligen sont ainsi

encore visibles. Ce domaine a appartenu

à la Comtesse de Hollande, Jacoba van

Beieren, de 1401 à 1436. C’est ici qu’elle

chassait et recueillait des fruits, des légumes

et des fines herbes pour les cuisines

du château, raison pour laquelle,

dit-on, le nom de Keukenhof (littéralement

La Cour des Cuisines) s’est imposé.

Sur place, on vous explique que les fondements

du parc actuel remontent à

1840 et portent la griffe des architectes

paysagistes concepteurs du célèbre parc

Vondel à Amsterdam. C’est au maire de

Lisse, la bourgade toute proche qu’est

revenue l’initiative de lancer ce jardin

d’agrément en 1949 avec la collabora-

1095


1096

tion de professionnels de l’horticulture.

Depuis lors, le succès ne se dément pas:

Keukenhof accueille bon an mal an 1,5

millions de visiteurs du monde entier, parmi

lesquels de nombreux Belges. Et plus

de 18 sortes d’oiseaux migrateurs…

Un cadre changeant

Progressivement, cette véritable institution

a multiplié les facettes de ces cadeaux

de la nature. En bordure de pièces

d’eau appréciées par les cygnes et les

canards ou au sommet de petites buttes,

la vision de ces fleurs ne lasse pas, d’autant

que le cadre naturel se modifie sans

cesse au fil de la promenade. Les arbres

le plus souvent majestueux modifient

ainsi les perspectives et créent des ambiances

diversifiées. Centenaires ou non,

ils sont l’objet de toutes les attentions :

tous les 5 ans, un avion survole le parc

pour les photographier suivant la technique

de l’infrarouge, de façon à s’assurer

qu’ils sont encore tous sains. Le

gazon vert vif - plus de 6.500 kilos de

graines d’herbe sont semés annuellement

! - contribue à donner plus d’éclat

à la toile de fond.

Au gré des sentiers, on découvre tour

à tour des jardins à thème. Ici, dans le

Jardin naturel, bulbes et plantes vivaces

sont revenues à l’état sauvage. Là, dans

le Jardin de la musique, on se laisse bercer

par les mélodies. Plus loin, dans le

Jardin historique, le franchissement des

portes en bois marque une remontée

vers le Moyen Age. A l’abri des murs,

les fines herbes particulières rappellent

l’époque de l’ancienne maîtresse des

lieux, Jacoba van Beieren. Plus récent,

le Jardin japonais, situé aux environs du

moulin qui offre un magnifique panorama

depuis sa terrasse, symbolise des


liens vieux de 400 ans entre le Japon et

les Pays-Bas.

Art et horticulture

Pour procurer un plaisir supplémentaire

aux promeneurs, les responsables de

Keukenhof ont agrémenté les lieux avec

une série d’œuvres d’art. Il existe même

un itinéraire de statues ainsi que des expositions

de photos et de peintures dans

différents pavillons. Le domaine abrite

en effet sur ses terres plusieurs espaces

couverts particulièrement appréciés lors

des jours de pluie. Ces pavillons mettent

en valeur, entre autres, des expositions de

fleurs coupées ou sont dédiées à des essences

particulières comme les orchidées,

les bambous ou encore les lys.

Avec un tel menu, une journée de visite

paraît finalement bien courte. Pourtant,

il serait dommage de mettre directement

le cap sur la Belgique. A peine sorti du domaine,

en empruntant les petites routes

des campagnes avoisinantes, les champs

de fleurs foisonnent. Plus vrais que nature

évidemment. Les bandes de différentes

couleurs alternent pour le plus

grand plaisir des yeux. Quelle beauté ! Le

bouquet de tulipes sur la table du salon

au retour ne constituera qu’un maigre

souvenir de cette escapade originale.

Infos pratiques :

Sachez qu’à l’automne, fin septembre,

le parc est métamorphosé en un grand

marché proposant un large assortiment

de fleurs à bulbes mais aussi

des articles apparentés, comme par

exemple des décorations pour les fleurs,

du mobilier de jardin, des clôtures et

des objets ornementaux, nostalgiques

et chaleureux. Pour réserver des billets

et obtenir davantage d’informations :

www.keukenhof.nl/fr/

1097


L’île néerlandaise

de Texel,

Plume : Christiane Goor

Capture d’Images : Charles Mahaux


Le phare de Corksdorp

Une escapade idéale à 350 km de chez nous !

Une destination parfaite en famille ou entre amis d’autant que l’île

est petite avec ses 20 km du Nord au Sud et 9 km d’Ouest en Est,

ce qui permet de limiter ses déplacements tout en faisant le plein

de découvertes entre charmants villages, longues plages de sable

presque blanc et réserves naturelles ombragées.


La plage découverte depuis le phare de Corksdorp

Dès le départ, on se met en mode slow

détendu car les Pays-Bas imposent une

limitation de vitesse à 100 km heure plutôt

bien respectée, de quoi s’imprégner du

paysage qui devient bucolique au-delà

d’Amsterdam, à l’approche de Alkmaar.

Objectif, rejoindre le port de Den Helder

d’où part le ferry vers Texel.

Attention, le ferry ne se réserve pas, il y

en a un toutes les heures et en période

d’affluence toutes les 30 minutes.

Le billet scanné à l’entrée du port sert aussi

au retour. Info : www.teso.nl

Texel à la pointe nord des Pays-Bas est

la première et la plus grande des îles de

l’archipel des Wadden.

Sur le pont du ferry, on est déjà fouetté par

l’air vivifiant du Grand Nord mêlé de coups

de vent qui ne nous quittera plus dès qu’on

longe la côte.


Paysages variés et enchanteurs.

Sur sa côte Ouest et Nord, la mer du Nord

poursuit son travail de sape alimenté par

le vent. On y trouve d’immenses plages de

sable très clair bordées par de hautes dunes

plantées d’oyats, dénommés «roseau des

sables», destinés à empêcher que le sable

ne soit emporté par les vents. Elles font

le plaisir des enfants pendant que leurs

parents installés sur des terrasses surélevées

profitent de cet horizon marin à l’abri du

vent. Ce large rideau de dunes appartient

au réseau européen Natura 2000 et est

intégré au Parc national des Dunes balisé

de nombreux sentiers de balades.

L’une d’elles mène à une zone naturelle

protégée, de Slufter, une lagune qui s’est

créée lorsqu’en 1858, une violente tempête

a emporté une digue permettant à la marée

de s’écouler dans les terres pour y dessiner

des marais salants à la biodiversité unique.

Une partie de la zone est interdite à la

promenade pour protéger la reproduction


Le Boulevard des oiseaux derrière la digue de la côte orientale de Texel

des nombreux oiseaux et il est primordial

de s’en tenir aux sentiers balisés. Cliquezici

pour voir : www.npduinenvantexel.nl

Au-delà des dunes, des forêts de conifères,

auxquels se sont ajoutés plus tard des arbres

à feuilles caduques, ont été plantées au

début du 20ème siècle, modifiant l’aspect

de ces terres dépourvues d’arbres à l’origine.

Elles ont enrayé quelque peu le déplacement

du sable et offrent surtout une aire de

promenades bien agréable pour échapper

au vent.

Sur la côte Est léchée par la mer des Wadden,

le paysage est plutôt plat avec des bancs de

sable de plus en plus grands à marée basse

créant des vasières riches en nutriments,

l’occasion d’y observer quelques phoques

mais surtout les centaines d’oiseaux

migrateurs qui y font escale durant leur

voyage vers l’Afrique. Renseignez-vous

sur les horaires des marées avant de vous


lancer dans une randonnée sur la plage. Le

plus simple est aussi de se percher sur la

haute digue qui longe la côte et protège les

terres des assauts de la marée.

Le cœur de l’île se partage entre champs

agricoles et pâturages où gambadent

des centaines d’agneaux en cette saison

printanière. Texel compterait environ 16.000

moutons qui chaque année donnent naissance

à près de 20.000 agneaux attendrissants qui

captent tous les regards.

Le mouton-providence

Si l’île de Texel vous était inconnue, peutêtre

associez-vous déjà Texel à une race de

mouton originaire en fait de l’île éponyme

et introduite en France depuis 1933 sous

la dénomination de «Texel français». Une

race d’herbage et de plein air renommée

pour sa production de viande et de laine.

Sur l’île de Texel qui compte quelque 13500

habitants il y a donc plus de moutons

que d’habitants et ils sont les véritables


En haut, Woolness, en bas et à droite, des moutons trop mignons.

fournisseurs des produits en laine Texel.

Il faut savoir que la laine de ces moutons

est exceptionnellement douce et isolante.

Comme ils vivent dehors, profitant du vent

frais et de l’air marin, ils produisent plus de

graisse de laine, la lanoline, ce qui donne

à leur toison une texture unique. Tout un

commerce est dédié aux produits en laine

de Texel, depuis les pantoufles jusqu’aux

tapis en passant par les manteaux et des

peaux médicinales qui préviennent les

douleurs articulaires. Deux expériences

méritent d’être vécues pour en comprendre

au mieux les mérites.

La première, unique en son genre, se vit

dans le Spa du Boutique Hôtel Texel. Un

« woolness » à savoir un bain de laine qui

consiste en un enveloppement complet

du corps nu dans de larges pans de laine

douce et chaude. Couché sur une peau

de mouton, on se laisse envahir par une

détente sans pareil. La lanoline contenue

dans la laine hydrate et prend soin de la


peau. Par ailleurs les pieds et les mains sont

préalablement massés avec de la crème de

mouton riche en lanoline. Une demi-heure

plus tard, on se sent détendu voire même

revitalisé et on regrette que ce soit déjà

terminé… www.hoteltexel.nl

La seconde, plus ludique, vous emmène

dans la ferme ovine De Waddel qui se situe

entre Den Burg et Oudeschild, dans le lieudit

Hoge Berg, soit « haute montagne »

d’une quinzaine de mètres de haut, créée

par des retenues d’argile à l’ère glaciaire il

y a quelque 150000 ans. La ferme de Jan-

Willem Bakker élève des moutons depuis

huit générations et leur maison fête cette

année ses 500 ans d’âge ! Ils sont soucieux

de partager leur amour pour leur bétail

et à ce titre accueille volontiers les écoles

primaires qui découvrent durant 3 heures ce

qu’est le travail d’un éleveur de moutons.

Les visiteurs sont également les bienvenus

sur rendez-vous s’ils sont prêts à endosser

le rôle d’un éleveur de moutons.


L’heure du dîner, les moutons accourent

La rencontre commence vers 15h autour

d’une tasse de café pour y apprendre

quelle est la vie de Jan-Willem qui en parle

avec volubilité. Ensuite on grimpe dans la

charrette déjà chargée de foin et de sacs de

grains, on peut aussi s’asseoir sur le quad

aux côtés du chauffeur. On fait ainsi le tour

des pâturages cernés de «tuunwallen»

à savoir des murs de jardins formés à

partir de gazons empilés depuis plusieurs

siècles pour former des clôtures de terrain

qui offrent en même temps une grande

diversité de flore : outre des pruneliers,

on y trouve des fougères de chêne et des

oreilles de souris qui attirent de nombreux

insectes. Les moutons accourent vers leur

maître qui les siffle et se bousculent autour

du quad tandis que chacun armé d’un

petit seau rempli de graines distribue la

nourriture dans les mangeoires.

Une expérience inoubliable surtout en

cette saison où les agneaux se laissent

encore prendre dans les bras. On termine


par un tour dans la boutique de la ferme

pour repartir avec des saucisses séchées de

mouton ou des morceaux de fromage de

brebis. en savoir plus : https://dewaddel.nl

7 villages pittoresques.

Le premier village que l’on traverse en

pénétrant sur l’île est Den Hoorn qui se

caractérise par sa belle église du 15ème

curieusement située à l’extérieur du village.

Dotée d’une haute tour blanche, elle a

longtemps servi de phare. On y trouve de

nombreuses galeries d’art qui rassemblent

les artistes locaux et non loin de là, une

«zeepmakerij», à savoir une savonnerie

qui propose des produits artisanaux

surprenants. Outre les adorables savons en

forme de mouton, on peut y admirer des

bougies fabriquées à petite échelle mais

la gamme Texel y est importante : phare,

mouton, piquet de plage, … sans oublier

les longues bougies joliment colorées.

Autre activité artisanale, la distillerie à petite

échelle où se fabrique du genièvre, de l’eau


L’église de Den Horn avec sa tour blanche


de vie mais aussi du whisky labellisé Texel.

Le lieu idéal pour acheter des souvenirs

à prix plus doux que dans les boutiques.

www.landgoeddebontebelevenis.nl

Vers le Nord sur la côte occidentale, De Koog

a tous les atouts d’une station balnéaire en

format de poche avec sa rue principale, la

Dorpstraat, bordée de glaciers, de terrasses

de cafés animées, de restaurants offrant

des spécialités locales mais aussi des

cuisines internationales, et de boutiques

de souvenirs et de vêtements. L’accès à la

mer est aisé, seules deux rangées de dunes

séparent le village de sa plage où sont

installés plusieurs pavillons. C’est ici que la

vie nocturne devient festive.

Le plus septentrional mais aussi le village le

plus jeune de l’île, De Cocksdorp est surtout

connu par sa proximité avec le phare de

Texel qui dresse son iconique tour rouge

de 34m visible de loin. Il offre une vue

spectaculaire sur l’île frisonne proche de

Vlieland et bien sûr sur la mer des Wadden

qui croise ici la mer du Nord. A ses pieds

une immense plage qui ne demande qu’à

être foulée…

Sur la côte orientale, Oudeschild est le

dernier port important de l’île vieux de

plusieurs siècles où il est possible d’observer

des cotres de pêcheurs ou petits voiliers à

un seul mât qui possèdent plusieurs focs,

des navires de croisière, des navires de

travail et de charge et quelques bateaux

de plaisance. C’est aussi le seul village situé

directement en bord de mer à l’abri derrière

une haute digue. C’est ici qu’il faut visiter

le musée Kaap Skil pour tout apprendre sur


Den Burg : Capitrale de Texel

les routes maritimes de Texel, le travail des

pêcheurs mais aussi celui des Jutters, les

pilleurs d’épaves. Venir à Oudeschild c’est

aussi l’occasion de manger du poisson frais

du jour proposé dans une sorte de fastfood

poissonnerie.

Oosterend, sans doute le plus beau village

de Texel, avait jadis son propre port mais il

s’est envasé au 19ème siècle et les pêcheurs

se sont tournés vers Oudeschild. Ce village

semble s’être figé dans le temps avec

son centre historique qui gravite autour

de l’imposante Maartenskerk du 12ème

siècle. Toutes les ruelles sont bordées de

magnifiques maisons patrimoniales qui

présentent pour la plupart de belles façades

qui se terminent en triangle souvent orné

de corniches blanches.

De Waal, le plus petit village de Texel

avec environ 400 habitants est surtout

au croisement de toutes les directions au

cœur de l’île. Une ambiance tranquille avec

ses maisons et fermes historiques.

Last but not least, Den Burg, la capitale

de l’île qui accueille près de la moitié des


habitants de l’île, ce qui lui vaut un centreville

très animé avec de nombreuses terrasses

et de jolies boutiques idéales pour trouver des

souvenirs et combler les envies de shopping.

Comme elle se situe au centre de l’île elle

offre de multiples escapades surtout pour

les amoureux du vélo. 140 pistes cyclables

attendent les passionnés des deux roues

mais n’oubliez pas que le vent toujours

présent vous jouera des tours. La plage n’est

qu’à 6 km de Den Burg. Texel est à coup sûr

un coin de paradis préservé pour ceux qui

aiment la nature. Laissez-vous guider par le


rythme des habitants et vous en reviendrez

ressourcés, voire même vivifiés surtout si

vous n’hésitez pas à louer un vélo pour

longer des pistes plus sauvages que les

routes destinées aux voitures.

INFOS.

L’office du tourisme incontournable VVV

Texel avec un bureau à Den Burg www.

texel.net est le point de référence pour

toute question concernant l’île ainsi que

pour la réservation d’un hébergement.

Quand y aller : c’est une destination toutes

saisons mais le printemps et l’automne

nous semblent préférables car l’été serait

bondé semble-t-il avec énormément de

touristes allemands et néerlandophones.

De plus Texel compte parmi les régions les

plus ensoleillées des Pays-Bas, sans doute

grâce au vent qui balaie le ciel et chasse les

nuages. Si vous êtes séduits par le spectacle

des agneaux gambadant dans les prés

en compagnie de leur mère, choisissez le

printemps. C’est début juin que les jeunes

sont sevrés et séparés des brebis.

Den Hoorn www.paal9.nl. Sachez que

l’île compte un restaurant étoilé Michelin

à Den Hoorn chez Bij Jef qui achète sa

viande de mouton chez Jan-Willem Bakker

à la ferme De Waddel www.bijjef.nl

Hébergement : Nous avons eu l’occasion

de découvrir une des villas dites de luxe du

parc de vacances à De Koorn

www.koorn-aar.nl/ontdek-ons-park/

faciliteiten

Une adresse tout confort et bien agréable

pour se retrouver en fin de journée sur

une terrasse protégée si l’on choisit de se

préparer un repas dans une cuisine super

équipée. 3 chambres, 2 salles de bain, tout

y était. Avec un peu de chance le soir ou

le matin on croisait des lapins heureux de

vivre entre dunes et forêts. Le parc propose

également des chaumières plus abordables.

Stationnement : Il est payant dans tous

les villages et aux accès aux plages de

Texel. Grâce au Texelvignet vous pouvez

vous garer presque partout sans souci car

la plaque d’immatriculation est enregistrée.

Dans certaines zones très fréquentées

signalées avec des lignes bleues et des

panneaux il faut placer un disque bleu

valable une heure www.texelvignet.nl

Gastronomie : Sachez que où que vous

mangiez, la table est toujours généreuse,

avec des assiettes plus garnies que celles

que l’on rencontre d’habitude. Nous avons

apprécié le lunch du Boutique Hotel Texel

mais aussi la carte de deux pavillons de

plage, le Club 17 à De Koog :

www.paal17.com/club17 et le Paal 9 à



1114


INDE

AU FIL DU BRAHMAPOUTRE

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Au fil du Bra

AU FIL DU BRAHMAPOUTRE,

UN LARGE BOULEVARD FLUVIAL EN TERRE D’ASSAM.

Des Sept Soeurs de l’Inde, l’Assam est une région auréolée

de mythes et de mystères.

Carrefour des peuplades à la recherche des terres fertiles irriguées par le Brahmapoutre,

cet Etat du Nord-Est de l’Inde vous réserve bien des surprises.


Plume : Christiane Goor - Capture d’Images : Charles Mahaux

hmapoutre

Quand on interroge les uns

et les autres, l’Assam évoque

d’abord, voire même uniquement,

un thé noir à la

palette aromatique spécifique,

à la fois fort, épicé et

légèrement malté.

SAVEZ-VOUS qu’il n’existe

en fait que deux variétés

naturelles du théier (camelia

sinensis) utilisées en culture

: la variété sinensis (chinoise)

cultivée dans des plantations

de haute altitude pouvant

subir des températures

basses et la variété assamica

baptisée ainsi par Robert

Bruce, un major écossais, qui

l’a découverte dans la jungle

de l’Assam. Celle-ci s’épanouit

dans des zones plus

tropicales pouvant connaître

de fortes pluies et s’est développée

dans les colonies


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britanniques. Par contre en

remontant le Brahmapoutre,

c’est en vain que vous chercheriez

ces «jardins de thé»

tant le lit du fleuve peut être

large, jusqu’à atteindre une

vingtaine de kilomètres. Parsemé

d’îlots et de bancs de

sable mouvants qui obligent

les bateaux à serpenter

dans ce paysage insolite et

unique, il offre pourtant le

plus beau des voyages pour

découvrir cette région isolée

et méconnue.

UN PEU DE GÉOGRAPHIE

ET D’HISTOIRE.

La Brahmapoutre prend sa

source au Tibet, près du

mont Kailash dans un glacier

de l’Himalaya, et il dévale

ensuite vers l’Inde où il traverse

l’énorme appendice

territorial en forme de main

tendue vers le Sud-Est asiatique

qui compte 7 états

indiens interdépendants les

uns des autres donnant ainsi

naissance aux «Sept Sœurs».


Cette partie de l’Inde n’a

que 21 km de frontière commune

avec le reste du pays

! Par contre elle est cernée

par le Pakistan, le Tibet, le

Népal, le Bhoutan, le Bangladesh

et le Myanmar.

L’Etat central de ce vaste

territoire essentiellement

montagneux est l’Assam,

le seul à être caractérisé

par une large vallée fertile

arrosée d’Est en Ouest sur

près de 725 km par le fleuve

qui prend ici le nom de

Brahmapoutre, du sanscrit

signifiant «fils de Brahmâ».

En Assam il se subdivise en

une multitude de bras et

de canaux à la géographie

changeante. Des milliers

d’îles créées par l’accumulation

d’alluvions puis

lessivées et érodées par le

courant fournissent un habitat

précaire aux nomades

indiens éleveurs de vaches.

Il entre enfin au Bangladesh

où il change de nom avant

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de se jeter 290 km plus loin

dans le golfe du Bengale à

travers l’immense delta du

Gange, le plus grand delta

du monde !

Les Ahoms, une tribu d’origine

shan (thaï), envahirent

la rive sud du Brahmapoutre

au 13ème siècle et ils s’étendirent

progressivement dans

toute la vallée qu’ils dominèrent

jusqu’en 1810, date

de l’éphémère conquête

par les Birmans rapidement

chassés par les Anglais qui

annexèrent la région. L’arrivée

des Ahoms est un véritable

tournant historique, les

érudits estiment c’est cette

dynastie qui a régné plus

de six siècles qui a donné

son nom à l’Etat. Au fil du

temps ils s’hindouisèrent

et construisirent même des

temples aux divinités du

panthéon brahmanique.

L’implantation d’une multitude

d’ethnies dans cette

mosaïque de paysages reflète

des vagues d’immigrations

successives, venues du

Tibet et d’Asie du Sud-Est.

Dans les plaines, des « tribus

du thé » sont arrivées

de l’Est de l’Inde avec les

planteurs de l’empire colonial

britannique et elles

travaillent encore dans les

plantations. Ce brassage de

population confère à l’iden-


tité assamaise une richesse

culturelle indéniable d’autant

que les différentes communautés

coexistent en paix

avec leurs propres traditions,

codes vestimentaires et

mode de vie.

LES HUMEURS

DU BRAHMAPOUTRE.

Le Brahmapoutre n’est que

démesure : son lit atteint

par endroits 20 kilomètres

de large, les bancs de sable

mouvants y sont des déserts.

A la passerelle, il faut toute

la science du pilote pour

permettre au timonier de se

faufiler en eau profonde. En

cas de doute des matelots

décrochent la barque qui

nous sert de navette pour

rejoindre les rives afin de vérifier

la profondeur du fleuve

en aval pour mieux guider le

pilote. Il suffit de découvrir

les habitants, hommes et

femmes, s’activant à remplir

des sacs de sable pour

construire des digues afin

de renforcer les berges et

ailleurs les lignes d’échafaudages

en bambou dressés à

même le fleuve pour tâcher

d’en diriger le courant pour

comprendre combien les

crues de la mousson sont

redoutées.

Inutile de rêver d’une croisière

sur le Brahmapoutre

entre mai et septembre, car

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alimenté par les pluies, le

fleuve se gonfle et envahit

tout, avalant les berges,

noyant les cultures, détruisant

les maisons. Des cours

d’eau aléatoires naissent

et se répandent hors de

contrôle dans les plaines, y

déposant de riches alluvions

qui ramènent les habitants

dès que le fleuve se pacifie.

Comme il n’est pas possible

de naviguer la nuit, chaque

soir le bateau jette l’ancre au

milieu du fleuve, au moment

du coucher du soleil qui

tombe tôt, vers 16h30, inondant

le Brahmapoutre de sa

lumière flamboyante.

Tôt matin, la brume assourdit

les couleurs et estompe

les contours. C’est l’heure du

départ qui se fait en douceur.

Depuis le pont, le regard

se perd dans ce décor

de bancs de sable presque

lunaires, de rares pêcheurs

relèvent des carrelets avant

que le soleil ne soit trop

haut dans le ciel, tout se fige

ensuite. Mais chaque jour

nos escales nous racontent

la vie qui se déroule le long

du fleuve.

RENCONTRE

AVEC LES VILLAGEOIS.

A l’approche des villages,

nous embarquons sur notre

navette qui vient s’accrocher


à un pieu enfoncé dans le

sable. Notre passerelle mobile

est lancée vers la terre

et avec le secours ferme

des membres de l’équipage

nous grimpons les talus.

Rien ne laisse présager la

présence d’un hameau si ce

n’est la nuée d’enfants rieurs

qui nous ont vus arriver et

qui surveillent notre ascension

avant de s’encourir vers

le village. Nous visiterons

deux villages, l’un moins

1123


riche que l’autre. Le premier

est occupé par des membres

de la communauté indigène

Mising d’origine chinoise,

qui sont installés en Assam

depuis le 10è siècle.

Une cinquantaine de maisons

toutes construites sur

pilotis, à la fois pour éviter

les inondations mais aussi

pour abriter sous la charpente

un métier à tisser

car les femmes Mising sont

passées maîtresses dans

l’art du tissage d’étoles et de

couvertures dans des tons

très colorés qui séduiront

quelques-unes parmi nous.

Ici on vit presque en autarcie,

de l’élevage de vaches

et de chèvres mais aussi de

cochons noirs idéaux pour

maintenir le village propre

et d’une basse-cour piaillante.

Comme c’est le printemps,

tous ces animaux sont accompagnés

de leurs petits

et c’est un vrai plaisir de

saisir la vie qui se disperse

joyeusement autour de

nous.

Le second village déroule

de part et d’autre de la piste

des petits bassins de retenue

d’eau, des auges autour

desquelles se retrouvent des

vaches et leurs veaux, des

potagers soignés et riches

d’aubergines, de piments,

de maïs ou de courges, des

meules rondes de pailles de

riz, une richesse qui nous

surprend mais ici, des petites

camionnettes viennent

chercher les légumes et les

sacs de riz ou de maïs pour

les revendre à la ville relativement

proche.

Les enfants courent autour

de nous en riant et leurs parents

nous invitent à découvrir

leur habitation ou leur

cour autour de laquelle s’est

installée toute une famille

au fil des générations. Un

visage souriant sur le seuil

d’une maison suspendue en

bambou tressé, un bavardage

interrompu au lavoir

alimenté par une pompe

sans doute reliée à la rivière

aux eaux stagnantes en

cette saison, l’humble lessive

tendue sur des clôtures

ou sur un bambou posé sur

deux piliers, les pistes en

terre bordées de bananiers,

de papayers et de cocotiers

lourds de fruits, autant d’instantanés

qui se retrouvent

dans chaque village et qui

s’impriment dans nos mémoires

et ne nous laissent

pas indemnes.

Les villages de nos arrière

grands-parents ne ressemblaient-ils

pas à ceux-ci ?

Labeur lié à la terre, simplicité

dans les besoins, tout un art

de vivre qui certainement

évoluera au vu des nombreux

smartphones qui surgissent

dans les mains des

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1125


adolescents qui réclament

des selfies.

La propreté des lieux qui

nous surprendra dans ces

villages se retrouve également

dans le marché

hebdomadaire que nous

visiterons tôt matin. Notre

directrice de croisière a

imaginé un petit jeu qui

exige que chaque couple de

voyageurs après avoir hérité

d’un petit papier accroché

à un billet de 50 roupies

se charge de ramener au

bateau un légume que le

sort aura désigné. Pas de

panique, une traduction est

également proposée sur

notre message. C’est ainsi

que nous déambulerons

entre les étals très colorés

avec des monticules de légumes

posés à même le sol.

Pour 50 roupies soit 0,75 €

nous avons ramené deux kilos

de belles carottes toutes

nettoyées. Les marchands

se sont prêtés au jeu, l’occasion

de noter que seuls les

hommes tiennent les rênes

du marché tant les vendeurs

que les acheteurs. On imagine

que ce sont les femmes

qui ont nettoyé les légumes

après la récolte !

FIERS D’ÊTRE ASSAMAIS !

Les femmes vêtues de saris

colorés, les vaches errantes

dans les rues, les rickshaws

bariolés (électriques !), une

population typée et souriante,

on est bien en Inde

mais ici la densité de la population

est moins importante

et même les villes sont

globalement plus paisibles

et propres, les devants des

maisons régulièrement balayés

et surtout le trafic est

nettement moins envahissant.

Bien sûr la capitale Guwahati

est plus chaotique avec des

édifices modernes de béton

et de verre peu séduisants

mais le cœur de la vieille ville

est imprégné de la culture

locale avec ses palmiers, ses

étangs, ses petites maisons

traditionnelles et d’anciennes

demeures coloniales.

De plus la ville s’étire au pied

d’une colline où se dresse un

temple sacré, le mandir de

Kamakhya, un des centres

de pèlerinage les plus importants

de l’Inde car il abrite

dans une grotte une fissure

dans la roche en forme de

vulve qui serait le pendant

du lingam, symbole de Shiva.

Le déesse-mère Kamakhya,

la jeune fiancée de Shiva,

y est vénérée au point que

chaque jour une chèvre lui

est sacrifiée ! La seule occasion

de nous immerger pieds

nus comme il se doit au

cœur d’une foule dense.

Tezpur nous séduira davantage

avec ses parcs soignés

autour de bassins aux allures

de lacs où il est même possible

de louer une barque

pour une balade roman-

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1128


tique. Le Cole Park créé en

1906 sur un ancien site archéologique

du 9ème siècle

est parsemé d’étonnantes

pierres sculptées qui ont été

récupérées sur les ruines

d’anciens temples et palais.

Ce musée à ciel ouvert suscite

la curiosité, comme les

gravures de danseurs saisis

dans des poses exquises ou

des groupes de nymphes

alignées sur des panneaux

de pierre. Autre temple, le

Da Parbatia, à la fois site

touristique et religieux

encore vénéré aujourd’hui

même s’il subsiste en ruines

à l’exception de l’encadrement

d’une porte ornée des

déesses Ganga et Yamuna.

A l’image des sites de

Tezpur, nous découvrirons

d’autres temples au fil de la

croisière qui racontent tous

la ferveur des Assamais qui

viennent s’y recueillir un

instant, déposant une obole

ou plus souvent une assiette

chargée de fruits et de fleurs

et poursuivant ensuite leurs

promenades au travers du

site toujours jonché d’anciennes

ruines rassemblées

sur place. Un peu comme si

cette démarche était aussi

l’occasion de rencontres

entre les habitants, particulièrement

les jeunes adolescents.

Nombreux sont

ceux et celles qui arborent

à cette occasion un « sadar

», à savoir une écharpe

blanche tissée de motifs

floraux rouges, jadis portée

par les pêcheurs et les paysans

pour éponger la sueur,

aujourd’hui devenue symbole

de l’identité assamaise

au point qu’elle nous sera

offerte en cadeau, témoignage

d’accueil.

L’île de Majuli qui fut jadis

l’une des plus grandes îles

fluviales du monde (1250

km2) a perdu en un siècle

deux-tiers de sa superficie,

rongée par les eaux du

fleuve et certains prédisent

qu’elle disparaîtra d’ici 20

ans. Pourtant elle est un

autre haut lieu de pèlerinage

et le berceau d’une

tradition religieuse unique

tournée autour de Vishnu et

son principal avatar Krishna.

On y trouve une vingtaine

de sattras, à savoir des monastères

hindouistes où des

moines développent depuis

le 15ème siècle des pratiques

spirituelles uniques

caractérisées par un art

classique majeur, le sattriya,

reconnu comme un des plus

grands arts du spectacle traditionnel

indien. Il s’agit d’un

style de danse et de chant

dramatique qui raconte un

hindouisme pétri d’humanité

et d’égalité. Une visite est

incontournable d’autant que

les monastères, des lieux

paisibles qui n’ont rien de

spectaculaire, sont ouverts à

tous et on devine qu’ici les

habitants vivent en semi-au-

1129


tarcie, à l’écart du temps.

L’incontournable parc national

Kaziranga.

Ce parc classé au patrimoine

mondial de l’Unesco

qui couvre quelque

430 km 2 s’étire le long du

Brahmapoutre sur environ

60 km, offre une première

opportunité d’observation

des animaux, entre autres

des éléphants ! Mais notre

safari réparti sur une journée

et demi pour avoir l’occasion

de parcourir en jeep 3

secteurs du parc sur 4 nous

donnera la chance de voir

de nombreux animaux. Le

plus emblématique est le

rhinocéros unicorne, une

espèce endémique en Inde

mais les deux tiers de la population

vivent ici éparpillés

dans de vastes prairies dont

les herbes courtes en cette

saison offrent davantage de

chance de les apercevoir.

On croisera également

des éléphants en train de

s’abreuver dans un des

nombreux points d’eau qui

parsèment le parc où des

buffles dotés de cornes gigantesques

aiment se vautrer

dans la boue. Des cerfs

des marais et des cerfs-cochon

aux cornes droites et

courtes occupent les prairies

en grand nombre et ne se

laissent guère impressionner

par nos véhicules. Le

secteur situé à l’Est est plus

boisé parsemé entre autres

de hauts kapokiers fleuris

de belles corolles rouges.

Ils attirent des myriades

d’oiseaux dont certains

captivent le regard tant

ils sont colorés comme le

martin-chasseur de Smyrne

avec son dos et ses ailes

bleu électrique surmonté

d’une grosse tête qui se

prolonge dans un long bec

rouge. Dans la lumière du

couchant, des volatiles aussi

dégingandés et fascinants

que le jabiru, le marabout

ou la cigogne bec-ouvert

ressemblent à des sculptures

de Giacometti.

C’est aussi non loin du parc

que nous prendrons une

leçon édifiante sur le thé

produit en Assam. Pour cette

occasion, des sièges (Ikea

!) ont été disposés devant

une table dressée au coeur

d’une plantation. Un décor

exceptionnel

d’autant qu’on devine entre

les buissons sculptés des

cueilleuses, seules taches

de couleur dans ce vaste

jardin d’un vert uniforme.

Chargées de leur hotte pour

les remplir avec le bourgeon

et les deux plus jeunes

feuilles terminales des tiges,

elles glissent d’arbuste

en arbuste. Plus insolite,

quelques vaches s’égarent

dans la plantation à la recherche

des rares mauvaises

herbes qui poussent au pied

des théiers.

1130


1131


1132


Si le thé d’Assam est un souvenir

typique à ramener de

ce séjour, il en est un autre,

les soieries tissées main.

Nous ferons escale à une

trentaine de kilomètres de

la capitale à Sualkuchi, un

village considéré comme

le cœur de l’activité textile

d’Assam réputée pour le

tissage à la main. Encore

une leçon de choses auprès

d’un mûrier grignoté par

plusieurs vers à soie.

On y apprend qu’il y a des

cocons de type divers mais

que le Muga qui donne des

fils dorés ne se produit nulle

part ailleurs dans le monde.

La tradition du tissage remonte

au 11ème siècle et

aujourd’hui tout le village se

consacre à cette activité qui

permet d’alimenter les boutiques

des villes voisines.

1133


1134

La croisière se termine autour

d’une soirée, pieds nus

dans le sable d’une plage

mouvante autour d’un barbecue

à la mode indienne.

Nous danserons (presque)

tous autour du feu, ravis

d’avoir pu tisser entre nous,

à peine une trentaine de

passagers, des liens alimentés

par notre indécrottable

envie de découvrir le

monde tout en profitant du

moment présent.

Le Charaidew II appartient à

la compagnie Assam Bengal

Navigation qui a commencé

ses opérations en 2003

comme entreprise indo-britannique

qui s’est progressivement

développée jusqu’à

employer quelque 300 personnes.

Toujours au service

de la découverte des plus

grands fleuves indiens, le

Gange et le Brahmapoutre,

par le biais d’expéditions

engagées auprès des communautés

locales dans des


bateaux aux silhouettes

d’une autre époque, offrant

luxe et confort.

CONFORTABLE CROISIERE

Le Charaidew II inauguré en

2019 rend hommage aux

nobles traditions de l’artisanat

indien. Du bois partout

sur les sols, à l’exception

des espaces de douche, des

meubles en bois ou en bambou

tressé. 45 m de long,

11 m de large et seulement

18 cabines, toutes confortables

et dotées de balcons

français, il assure une croisière

intimiste où tout le

monde se retrouve dans le

salon-bar aux fauteuils profonds,

seul espace où la wifi

est accessible, ou sur le pont

soleil panoramique arboré

de plantes vertes, lieu idéal

pour regarder le monde

défiler doucement.

Un guide indien francophone

va nous accompagner

tout au fil de ce voyage

1135


et sa culture tout comme

sa disponibilité sont un réel

plus pour nous aider à décoder

cette terre méconnue.

Le voyage fluvial sur cet

hôtel flottant offre en Inde le

grand avantage d’un mode

de transport loin de l’agitation

des grandes villes et des

routes encombrées tout en

favorisant au fil des escales

de belles rencontres avec la

population.

Prochaines croisières sur le

Brahmapoutre en janvier et

en mars 2025.

Ou encore sur le Gange

en mars 2025.

www.rivagesdumonde.be


1137


1138


ITALIE

CATANE

CÔME - VENISE - MONZA

1139


Un city-trip à

Seconde ville de Sicile dont

elle est la capitale économique,

cette séduisante cité

baroque de 500000 âmes

affiche une forte personnalité

malgré ses airs de vieille

dame typiquement méridionale.

De plus c’est une des

villes les plus chaudes d’Europe,

raison de plus pour

s’y évader quelques jours

quand il fait frais chez nous.

«Je renais meilleure de mes cendres»

Telle est la devise de Catane gravée

sur la Porte Garibaldi, une des plus

belles entrées de la ville ! Détruite 7

fois depuis l’Antiquité par des éruptions

et par des séismes puis chaque

fois reconstruite, la ville a toujours

su rebondir en se réinventant. Quand

le volcan a des humeurs et ne se

contente pas de fumer ou de tousser

mais crache aussi des cendres, tout

le monde sait que ces sables volcaniques

riches en minéraux n’ont pas

leur pareil pour fertiliser les sols.

Même la ville raconte dans ses murs

sa proximité viscérale avec le volcan.

En effet la pierre de lave n’est pas

seulement un élément paysager, elle

est un élément constitutif de l’identité

architecturale de Catane.

La Via Etnea est l’artère historique

de la ville, une longue allée de 3 km

couverte de dalles de basalte noires,

elle part de la Piazza Duomo et


Catane

Plume :

Christiane Goor

*****

Capture d’Images :

Charles Mahaux

pointe vers le cône du volcan qui

surmonte les toits de la ville. Ailleurs,

elle construit des murs et supporte

des jardins ou encore elle se marie

avec le marbre pour magnifier les

palais et les fontaines.

Evidemment si les Catanais se sont

montrés ingénieux pour transformer

les catastrophes naturelles en opportunités

en utilisant la lave séchée et

durcie pour reconstruire les bâtiments

détruits, le résultat explique

son surnom de « ville noire » qui

prend vie toutefois quand les rayons

du soleil viennent la caresser.

La fontaine de l’éléphant sur la

piazza Duomo n’est pas pour rien

l’emblème de la cité. L’impressionnant

pachyderme sculpté en pierre


volcanique et datant de l’époque romaine porte sur

son dos un obélisque égyptien en granit couronné

d’une sphère et d’une croix ornées d’une branche de

lys, signe de pureté, en l’honneur de Sainte Agathe la

patronne de la ville. Cette imposante statue repose

sur un piédestal en marbre blanc qui déverse de l’eau

dans un bassin.

Ce monument aux matériaux hybrides créé en 1735

aux lendemains du séisme qui détruisit la ville incarne

son histoire et en est devenu une véritable icône pour

les Catanais.

Espace d’échanges et de métissages.

Fondée par des colons grecs en 729 avant notre ère,

la ville a vu passer depuis toutes les civilisations et

toutes les puissances que la Méditerranée a pu déployer

: les Romains, les Ostrogoths, les Byzantins, les

Normands, les Souabes, les Aragonais et les Espagnols.

Tous vont marquer la ville de leur empreinte mais c’est

la couronne espagnole qui va lancer sa reconstruction

aux lendemains du séisme de 1693 qui tua les deux

tiers de la population de Catane et détruisit de nombreux

bâtiments. Les architectes refusèrent de reconstituer

à l’identique l’ancienne ville avec ses venelles

tortueuses et optèrent pour un plan antisismique, à

savoir une maille urbaine longée d’édifices de deux

étages, pas plus, et parsemée de vastes places pour

recevoir la population en cas de tremblement de terre.

C’est à cette époque que fut édifiée la cathédrale

dédiée à Sainte-Agathe dont la statue se niche au

centre de la façade dans un arc rond soutenu par

deux colonnes. De style baroque sicilien caractérisé

par l’utilisation conjointe de marbre de Carrare et de

colonnes corinthiennes en granit, le Duomo est sans

aucun doute la pièce maîtresse du patrimoine baroque

qui va se développer dans le remodelage de la ville.

A l’époque la religion réformée de Luther semble séduire

de plus en plus de monde et il était temps pour

les catholiques de relooker leurs églises pour attirer les

croyants. La via Etnea pétrie d’élégance avec ses boutiques

de luxe aligne quand même plusieurs églises

toutes reconstruites durant le 18ème siècle.

A quelques pas de la piazza Duomo se trouve une

autre rue qui concentre sur environ 300 mètres pas

moins de 4 églises baroques qui font la fierté des

habitants qui surnomment volontiers la Via Crociferi le



«salon baroque » de Catane. Deux

caractéristiques sont à retenir dans

le baroque sicilien, la présence sur

les façades de mascarons et de putti,

à savoir des enfants souvent nus

et ailés symbolisant l’amour et la

joie, ou encore la forme concave ou

convexe des façades qui sont toutes

en rondeurs.

La ville abrite également des sites

archéologiques de l’époque gréco-romaine,

comme un théâtre

datant du 5ème siècle avant JC et

modifié ensuite par les Romains.

Il pouvait accueillir près de 7000

spectateurs et est encore utilisé

aujourd’hui. Un second amphithéâtre

romain du 2ème siècle après JC

a été découvert au début du 20ème

siècle. Fait de pierres magmatiques,

de briques et de marbre, il a conservé

sa forme elliptique mais il reste

en partie dissimulé sous la piazza

Stesicoro et donne à voir aujourd’hui

que le site a dû servir de carrière

lors de la reconstruction de la ville,

tout comme les dalles de marbre du

théâtre grec ont servi à l’édification

de la cathédrale.

Dernier vestige important du Moyen-

Âge, le Castello Ursino, une forteresse

construite par Frédéric II de


Souabe au 13ème siècle. Il avait une

fonction défensive évidente avec sa

structure carrée massive terminée

par quatre tours circulaires à chaque

angle et jadis entourée de douves

qui lui ont sans doute sauvé la vie.

Lors de l’éruption de 1669, elles ont

détourné la lave en fusion qui s’est

contentée de l’envelopper de deux

bras de magma qui se sont ensuite

dirigés vers la mer au bord de

laquelle se dressait le château-fort.

Aujourd’hui il siège au cœur d’un

quartier ancien de la ville et à près

d’un kilomètre de la mer preuve que

la lave a recouvert les plages… Il

abrite le Musée Civique de la ville

avec une riche section archéologique

de plus de 8000 artefacts.

Catane insolite et rayonnante

Catane séduit aussi par son art de

vivre car c’est une cité qui appartient

aux Catanais. Son port à proximité

du centre historique en est bien sûr

la porte d’entrée pour les ferries et

les bateaux de croisière mais aussi

pour les nombreux bateaux de pêche

ancrés dans la baie. Rien de tel que

le dock pour y rencontrer le matin les

pêcheurs déjà de retour de leur nuit

en mer en train de vérifier leurs filets,

les réparer le cas échéant puis les

étirer sur le sol pour qu’ils sèchent


avant de les enrouler en ballots.

C’est qu’ils ont alimenté tôt le

marché aux poissons, la fameuse

Pescheria, le plus grand

des marchés aux poissons de

Sicile dit-on. Les étals couverts

à ras bord de coques, de moules

et de poissons divers se succèdent

entre les anciennes murailles

qui lui assurent un peu

d’ombre et les Catanais savent

que c’est ici qu’ils trouveront du

poisson frais.

Un espace magique où

les couleurs, les cris des

vendeurs, les odeurs se

mélangent pour donner

vie à un véritable parcours

sensoriel.

Quand on poursuit plus loin

la découverte, on découvre

d’autres produits typiques,

comme des gâteaux de pistaches,

d’autres fruits secs, des

boudins et bien sûr des fritures

de poissons qui se dégustent

dans des cornets.

Avec un peu de chance on

trouve place sur les terrasses

ombragées par des parapluies

colorés.


Autre ambiance plus feutrée,

la Piazza dei Libri, un espace

public avec des bancs autour

d’une bibliothèque urbaine en

plein air qui distribue ses casiers

de livres autour du tronc d’un

arbre qui assure ombre et protection

aux lecteurs. Livres à lire

sur place ou à emporter selon

la formule des boîtes aux livres,

lieu de rencontres aussi lorsque

certains dimanches un narrateur

propose une lecture.

Si vous aimez les fresques urbaines

il est possible de réserver

une visite autour de la découverte

du street art qui fleurit à Catane,

comme par exemple dans la Via

Vela, un quartier de venelles

tortueuses à deux pas du Castello

Ursino. Juste en face de la

terrasse d’un restaurant un mur

s’anime avec le regard magnétique

d’une jeune femme qui

semble surgir des pierres de lave.

C’est aussi dans ce quartier

que subsistent des rochers de

magma séché autour desquels

la vie s’est installée, quelques

chaises, des arbustes et en face

des petites maisons.

Du street art on en trouve dans





le quartier San Berillo, qui se situe mi-chemin

entre le Théâtre Bellini et la gare. La venelle est

annoncée par une affiche lumineuse et sitôt

on y est on découvre une Catane alternative et

inattendue, atypique, bien loin de son patrimoine

baroque, avec des murs qui racontent

des histoires. Jadis ce quartier d’artisans était

densément peuplé mais aux lendemains du

séisme de 1693, la reconstruction de la ville

s’est développée vars d’autres zones.

Avec la proximité de la gare, il est devenu une

zone de non droit jusqu’à ce que les Catanais

décident de prendre les choses en mains,

fidèles à leur devise.

Le street art anime les murs qui étaient décadents

et apporte de la couleur. Les habitants

ont aussi végétalisé les venelles de multiples

plantes qui s’accrochent aux murs dans des

pots qui font la part belle à la récupération. Au

cœur du quartier, une placette animée par la

terrasse d’un petit bar et même un petit musée.

Une belle histoire

de régénération urbaine.

Enfin dernier espace qui donne sur la Via

Etnea, un havre de paix et de fraîcheur, le

jardin public exotique de la Villa Bellini du nom

du compositeur né à Catane et enseveli dans

la cathédrale. Un espace vert riche de décorations

florales, de palmiers, d’arbres centenaires

et de fontaines où des promenades piétonnes

grimpent vers le haut de la colline où se dresse

un kiosque en fer forgé.

Bref Catane surprend et enchante entre passé

séculaire et vitalité contemporaine. Un incontournable

pour les amateurs d’histoire, de

gastronomie et de nature.


INFOS

Un site www.comune.catania.it

Si vous cherchez une guide qui s’exprime aussi bien en

français qu’en anglais, contactez :

pamela.lapiana@guidecatania

Elle connaît sa ville et pourra répondre à vos besoins précis.

Gastronomie:

Outre les fritures de poissons et autres que vous pourrez

déguster aux abords du marché aux poissons, de nombreuses

terrasses vous tendront les bras.

Essayez Prestipino, une institution en face du Duomo

où on peut manger toute la journée à la fois sucré et

salé avec un service efficace.

Quand y aller:

Pour un séjour à Catane, il faut sans doute éviter le

plein été car les températures y montent régulièrement

au-dessus de 40°C.

Durant le reste de l’année, vous profiterez du climat doux

et sec pour découvrir le patrimoine baroque de la ville et

ses grandes artères en bord de mer.

Un voyage à Catane vous permettra également de parcourir

les villages de pêcheurs des alentours et les pentes

de l’Etna. www.italia.it

A goûter absolument les minnes di Sant’Agata, qui se

servent par paire puisqu’il s’agit des petits mamelons de

Sainte Agathe qui lui furent coupés lors de son martyre.

Ronds, joliment galbés, d’un beau blanc nacré au sommet

duquel pointe une cerise confite pour raconter le

rouge vif des tétons. Un délice incontournable au goût

d’amande…


Àpd 249 € /mois *

en avec un paiement anticipé de 4.356 €.

Pour particuliers. Entretien et réparations inclus.

La vie côté Roc

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Informations environnementales (A.R. 19/03/2004) : volkswagen.be.

*EasyLease est une location long terme incluant entretiens et réparations réservées aux particuliers et conclue au travers de D’Ieteren Lease SA (filiale et agent de crédit lié de Volkswagen

D’Ieteren Finance SA) avec siège social à 3071 Kortenberg, Leuvensesteenweg 679, Belgique, BCE 0402.623.937, RPM Louvain. Offre sur la Volkswagen T-Roc 1.5 eTSI 85 kW mHEV Life

DSG du 16/12/2025 au 02/02/2026 inclus et calculée sur base de 36 mois et 10.000 km/an. D’Ieteren Lease SA est un agent d’assurance de P&V Assurances sc (code 0058). IBAN :

BE10 0016 0246 9504. www.vdfin.be/contact. Sous réserve d’acceptation du dossier par D’Ieteren Lease SA. Sous réserve d‘erreurs ou de modifications de prix. Contactez votre

concessionnaire pour toute information relative à la fiscalité de votre véhicule. Modèle illustré équipé d’options payantes. Annonceur : D’Ieteren Automotive SA/NV, division Volkswagen

Import, RPM Bruxelles, numéro BCE 0466.909.993, siège social à 1050 Bruxelles, rue du Mail 50. Compte en banque n° IBAN BE42 3100 1572 0554. É.R. : D’Ieteren Automotive SA/NV,

Volkswagen Import, Bart Nyns, Leuvensesteenweg 639, 3071 Kortenberg.


Mini Trip en Mobibulle ©

Venise - Monza

1154


Un reportage qui tombe en plein mois de

juillet dont le thème est un mini trip en camping-car.

Quelle idée ! Et pourtant, ce secteur

de loisirs est en plein boum. Aussi avons-nous

choisi de réaliser ce voyage et de vous en

raconter les périples.

Pour l’heure, des préparatifs sont indispensables.

A commencer

par l’établissement

de

l’itinéraire et

des étapes.

du côté du Lac de Côme pour une première

étape. Ensuite, direction Venise. Un ou

deux jours sur place et direction Monza.

Ensuite, cap sur Strasbourg, et enfin,

rejoindre la Belgique.

Pour en savoir plus sur les camping

cars, cliquez sur le logo de notre

partenaire.

L’idée est

de quitter la

Belgique par

le Grand-

Dûché de

Luxembourg,

pour filer vers

la Suisse et

s’arrêter


Le Choix :

Nomade

Motorhomes,

Un Must !

A la rédaction d’OH ! LIFE, l’idée

de tester un camping-car trottait

dans la tête depuis un certain temps.

Aussi, le projet d’assister au concert de

Bruce Springsteen and the E Street Band’s

lors de la dernière étape de son tour

d’Europe, à Monza, commençait

à se dessiner.

Tout roule sur des roulettes,

même quand ce n’est pas simple !

Car le 7 juin, le partenaire avec lequel nous

construisions ce projet de reportage depuis

de longues semaines nous annonce qu’il est

obligé de se désister en toute dernière minute,

et, pour respecter les engagements pris, nous

avons du réagir très vite.

Lors notre visite du salon des vacances en février

dernier, nous avions rencontré la jeune et

dynamique équipe de Nomade Motorhomes.

Nous reprenons contact et exposons notre projet.

Ils sont séduits et décident de se joindre

à nous malgré le fait que ce soit la pleine saison.

Celà démontre bien leur sens de l’antici-

1156


pation et de la précision. Qualité d’efficacité

et d’organisation que nous avons pu vérifier

tout au long de notre périple, ce qui montre

le haut degré de professionnalisme de cette

équipe. De plus, par rapport à notre premier

partenaire, le véhicule mis à notre disposition

est nettement plus grand et dispose d’équipements

non prévus dans le premier projet,

comme un ensemble sanitaire comportant

toilette et douche.

Comme nous partons à trois, Nomade Motorhomes

nous propose spontanément une

version équipée d’un toit relevable pour que

le troisième occupant dispose d’un

confort royal. Ce qui s’est

avéré une excellente

solution par rapport

à un hamac fixé

derrière les sièges

avant...


1158


Avant le départ, les équipes

de Nomade-Motorhomes nous

ont contactés plusieurs fois

tant avec des conseils que des

recommandations utiles.

La première étant de nous indiquer ce

que nous devions prévoir en plus de ce

qu’ils offrent dans l’équipement «All-in» :

Confort extérieur

Table pliante extérieure.

Chaises pliantes extérieures.

Kit de cuisine :

Set de couverts, verres, sets de table,

grandes et petites assiettes, bols, tasses,

casseroles et poêles, passoire, planche,

couteau à légumes, essuie, ouvre-boîte,

ouvre-bouteille, salière et poivrière.

Kit de nettoyage :

Essuie-tout, éponges, balai, balayette,

ramassette, produit vaisselle, produit

toilette, spray nettoyant, produit net -

toyage toilette chimique, 4 rouleaux de

papier toilette spécial toilette chimique.

Kit Confort Mobilhome

Caméra de recul, store solaire extérieur,

cuisine avec taques au gaz, frigo

et congélateur, chauffage à air pulsé,

moustiquaires, toilette chimique et

douche.

Accessoires pratiques

Rallonge électrique, adaptateur électrique,

tuyau de remplissage d’eau,

câles de mises à niveau, gilets jaunes,

éthylotests, bombonne de gaz.

Kit Vélos

Porte vélo pour 2 à 4 vélos.

Panneau de signalisation vélos.

A emporter...

Ce que vous prenez en plus, ce sont

vos draps de lits et édredons ou sacs

de couchages et Oreillers. Les protègesmatelas

sont fournis d’office. Votre

nécessaire de toilette, vos vêtements, et

vos autres besoins propres.

Le van de cet essai est équipé de 5

prises USB dans le compartiment habitat

et deux au tableau de bord qui ne

fonctionnent, celles-là, qu’en roulant

ou contact mis. Mais, surtout, ne prenez

pas de trop de choses, trop de vê-

1159


1160


tements, vous êtes en vacances, d’autant que

les espaces de rangements sont naturellement

moins spacieux dans les versions «Van» et

«Grand Van».

Nomade Motorhome et vous !

Donc, Nomade Motorhomes vous

écrit, et même pour les férus de camping-cars,

les informations demeurent

utiles. Voici quelques exemples

de mails reçus, toujours émis

de façons courtoises. Et franchement

c’est agréable d’être

suivis de la sorte. Chez Nomade

Motor homes, on n’est pas des «numéros»,

non seulement on est respectés,

mais en plus chouchoutés.

Et ça, c’est plaisir !

1161


1162


www.

OH

LIFE

.one

www.

OH

LIFE

.one

OH LIFE remercie chaleureusement

les équipes de Nomade Motorhomes

pour leur excellente collaboration

à ce reportage.

1163


1164


BRUCE ON ARRIVE!!

Plume @ Eric HEIDEBROEK • Capture d’images @ Caminter 2023

Lors des confinements, les autorités nous imposaient de rester dans notre «bulle». Et de notre côté, à la

rédaction, nous voulions présenter à nos lecteurs une solution pour sortir de chez eux en toute sécurité. Et

nous avons pensé à la formule «mobilhome» qui permet de rester dans sa bulle tout en voyageant... Nous

lancions alors une série d’articles que nous avions intitulés «voyagez en sécurité dans votre Mobibulle © ». Si

nos journalistes avaient cette expérience, nous n’en n’avions aucune. Aussi, comme nous avions des places

pour le concert de Bruce Springsteen and the E Street Band à Monza, on s’est dit : «après tout, pourquoi

pas.» On en profitera même pour faire un petit tour en Italie... Récit d’une chouette expérience !

1165


Programme :

1 - Lac de Côme, 2 - Venise, 3 - Monza, 4 - Turckheim

Le concert est programmé pour le 25 juillet, et

donc, nous recevons le camping-car le 21 juillet

à 15 heures. Le temps de le préparer, nous quittons

Nomade Motorhomes vers 17 heures. Nous

avions préparé notre périple en choisissant de

partir en fin d’après-midi pour parcourir la plus

longue étape (888 km), soit Beersel - Menaggio

(Lac de Côme). Ensuite nous quitterions Menaggio

pour Venise distantes de 297 km où nous

restons 2 jours. De Venise, nous remonterions à

1166


services aux plus novices. C’était le cas au camping

de Menaggio à flanc du lac de Côme.

Certes très joli endroit avec sa petite plage de galets,

mais leurs chemins assez étroits et en «terrasse»

ne posent pas réellement de problèmes,

juste à l’arrivée et au départ. Un peu de patience,

un super coup de main et tout est réglé! Prego !

«Et c’est tant mieux car je ne ferais pas ça tous

les jours» disait Marie-Pierre CASEY dans la

pub «Pliz» en 1985.

Milan où un taxi nous conduirait au concert sur

le circuit de Monza. Le lendemain, nous entamerons

le retour au pays avec une halte à Turckheim

en Alsace (420 km) pour ensuite rejoindre le bureau

de Hannut, (462 km), afin de donner un

coup de propre avant de retouner le campingcar,

à l’heure convenue, le 28 juillet.

Comme recommandé dans les instructions de

Nomade Motorhomes, il faut se souvenir que

si la conduite d’un «Van» ou un «Grand Van»

s’apparente à celle d’une très grande voiture, il

convient de s’habituer non seulement à la largeur,

mais surtout à la longueur.

Aussi, on se souviendra d’élargir les courbes, surtout

en agglomérations, afin que la roue arrière

ne grimpe sur le trottoir. Ou, plus délicat, dans

certains campings quand les «voiries» sont plus

qu’étroites... Et que les arbres, ont tendance à

vouloir s’appuyer contre la carrosserie.

Heureusement, les occupants de ces lieux de villégiatures

sont habitués et rendent d’excellents

On retiendra aussi que si les «Van»

roulent sans souci aux vitesses légales,

et qu’ils freinent bien, on veillera à

anti ciper, plus encore qu’en voiture, les

conditions de circulation. Que ce soit pour

les ralentissements ou les dépassements, les

fortes montées et les grandes descentes, du fait

d’un poids plus élevé et du centre de gravité plus

haut. Avec un peu d’habitude on gère la puissance

nécessaire et le refroidissement des freins.

Le Ducato est au départ une camionnette utilitaire.

Burstner a fait du bon travail en matière

d’aménagements, les matériaux sont de qualité

et bien utilisés. Les lits apportent largement

le confort escompté. Dans le toit relevable on

bénéficie de larges ouvertures qui permettent

de profiter de la vue. Les matelas sont confortables.

Les stores astucieusement intégrés aux

vitres offrent toute l’intimité recherchée et sont,

en plus, très esthétiques même s’ils demandent

d’être délicat dans leur utilisation.

Côté confort, si l’espace est compté, la circulation

et l’usage du mobilier est facile.

Côté conduite, ces vans FIAT surprennent par une

position de conduite assez verticale et le pédalier

assez fatigant. Etonnant que le groupe Stellantis

qui propose ces véhicules sous différentes

marques avec une ergonomie qui n’apporte pas

1167


le confort attendu même des professionnels de

la route. En effet, on est très vite surpris qu’à

l’abord d’un rond point, le Ducato s’effondre

sur la roue avant extérieure au virage et pas seulement

le campingcar de cet essai, nous avons

constaté que la camionnette Peugeot de «Monsieur

Bricolage» avait la même tendance, et ce

n’est pas que l’on arrive trop vite ! C’est non seulement

très inconfortable mais aussi à la limite de

la perte d’adhérence du train avant. D’un autre

côté, la tenue de route est de très bonne qualité

même sur les routes sinueuses des Vosges utilisées

aux vitesses légales et sans aucun souci de

précision. Des questions se posent quand même.

Dans le cadre de ce reportage, c’est donc un Fiat

Ducato de 140 chevaux qui a fait le travail. Puissance

et couple suffisants, consommation sur

+/- 2.700km de l’ordre de 450 euros soit entre 9

et 10 litres de mazout aux 100 km mais à sa décharge

notre timing était loin de celui des vacanciers.

Nous avons roulé à bonne allure sur l’ensemble

des réseaux autoroutiers. On soulignera

que les autoroutes italiennes étaient parfaites et

surtout les limitations de vitesses bien pensées

car adaptées aux conditions ou à l’infrastructure

rencontrées.

De Beersel à Menaggio, nous avons emprunté

la E411 vers Luxembourg, poursuivi à travers la

France, vers Bâle. En Suisse, notre gsm qui assumait

la navigation n’a pas pu nous donner la

route vers l’Italie... En cause, le prix d’accès au

réseau internet Suisse qui facture la 4G à 12 € le

méga, et après 5 mégas et donc 60 €, le compte

se bloque par sécurité. Sauf si vous donnez

l’auto risation à l’opérateur qui vous plombe,

alors, dans les grandes largeurs... Faut le savoir

la téléphonie/l’internet en Suisse c’est du racket !

Donc, à la guerre comme à la guerre.

1168


Il est 1 heure du matin, et n’ayons pas honte de

le dire, nous sommes perdus ! On tente alors le

coup de demander notre chemin, par exemple

au concierge d’un hôtel... et puis, tout à coup,

nous apercevons un minibus qui fait des manoeuvres.

Le chauffeur nous dit qu’il faut aller

vers Zurich et prendre la direction du Gothard,

qui mène à l’Italie. Elémentaire pour ceux qui

connaissent. Maintenant, on sait aussi !

Tunnel routier du Saint-Gothard

Et nous voici repartis pour affronter ce fameux

tunnel de 16,9 kilomètres au travers de la montagne.

Et ça roule bien sur les autoroutes suisses,

jusqu’au Gothard... Et là, bouchons, on avancera

de temps à autres de quelques dizaines

de mètres, l’embrayage du Ducato manifestant

quelques fois son désaccord nous obligeant à

jouer du double débrayage pour le soulager.

C’est que ça n’arrête pas de monter et en plus, il

fait un temps de chien !

Ce n’est pas un embarras de circulation qui

bloque, ce sont les suisses qui ne laissent passer

qu’une vingtaine de véhicules à la fois. Alors,

vous imaginez quand il y en a des milliers... Et

une file qui s’allonge sur plusieurs kilomètres.

Pour notre part, ça a pris 3 heures!

Quand la route, enfin, retrouve ses libertés, il pleut

encore et nous constatons qu’une pellicule grasse

empêche les essuies-glaces de faire leur boulot.

Aussi dès la première possibilité de s’arrêter, et ce,

après de nombreux kilomètres, car l’infrastructure

ne le permet pas, on s’arrêtera pour ôter

une couche de parafine avec des «essuie-tout».

En effet, c’est à cause des camions coincés avec

nous dans l’embouteillage qui émettent, au ralenti

et au re-démarrage, des vapeurs de mazout

mal brûlé et bien sûr, hyper grasses. Pas bien ça.

A cinq heures quarante deux du matin, nous arrivons

à notre première étape, le Lac de Côme !

1169


1170

Lac de

Côme


Magique, le Lac de Côme

promène une image

de luxe et d’opulence

générée entre autres par

le choix résidentiel de

nombreuses célébrités.

Sans oublier que cet

endroit aux charmes

délicats est aussi le

théâtre de nombreux

films et d’événements

exceptionnels.

Les cômois l’ont bien compris,

leur paradis est visité

par de très nombreux amateurs

qui viennent admirer

les superbes villas, le calme

tranquille des villages adossés

aux contreforts cernant

le lac. Les eaux claires, la

propreté presqu’helvétique,

des rues, le charme latin des

habitants, le café au parfum

unique, les fruits et légumes

d’une rare fraîcheur et au

goût puissant.

Tout cela génère une plénitude,

une détente inimitable

d’autant que les températures

sont des plus agéables.

Ni trop chaudes, ni trop froides,

avec de temps à autre

un petit vent qui équilibre

l’atmosphère.

Les voyageurs ne

s’y trompent pas, le Lac

de Côme est un endroit

idéal pour passer

de bons moments,

y déguster une cuisine

raffinée et de délicieux

vins de pays.

Plusieurs excursions en bateaux

sont proposées. Cela

va d’un Cadenazzi, le canot

automobile de luxe compa-

1171


1172


rable à un Riva dans lequel les stars se déplacent

ou tournent les scènes de leurs

plus beaux films. Louer un canot automobile

typique de l’image des stars est possible.

De nombreux capitaines proposent

leurs services aux alentours de 450 euros

la balade de une ou deux heures.

Vous découvrirez les villas dont les jardins

plongent vers les eaux claires, laissant

votre imagination vous emporter vers le

monde magique des habitants de ces lieux

qu’ils soient richissimes ou simplement ordinaires.

Le Lac ne fait aucune différence, il

offre sa plénitude à chacun. Maintenant,

ces promenades privées en hors-bord de

luxe ont un prix qui ne peut rivaliser avec

une promenade en bateau des transports

publics. En fait, ces bateaux sont comme

des bus, ils transportent les passagers

d’une ville à l’autre tout autour du lac en

un temps record. Ils vous offrent un aperçu

des beautés du lac pour quelques euros.

A trois, nous avons payé 13,50 € pour rejoindre

la villa Carlotta. Une promenade

en plein soleil agrémentée d’un vent raffraichissant

sur le pont supérieur. On aurait pu

continuer jusqu’au terminus car ce n’était

pas plus cher et tout aussi agréable.

1173


1174


Menaggio, une cité latine

riche d’arbres séculaires,

de mémoires, de ruelles

intimistes et d’eaux claires.

1175


1176

Les cités du lac de Côme

Paisibles et agréables,

Dolce farniente, prego...


1177


1178


La Villa Carlotta, oasis luxuriante d’espèces végétales rares

et riche de sculptures exposées dans de larges espaces

Des essences rares, une maison avec une vue extraordinaire et contenant

des oeuvres d’art de l’antiquité à nos jours.

1179


1180


Il y a 300 ans maintenant

que les marquis Clerici de

Milan ont construit la Villa

Carlotta à Tremezzina. La villa

a connu plusieurs maîtres

dont la Princesse Marianne

de Nassau qui l’offrit à sa

fille Charlotte pour son mariage

avec le Duc Georges II.

Il sera à l’origine du déve loppement

du jardin botani que

en l’enrichissant de nom breuses

et rares essences.

Juchée en bord de lac, la

villa Carlotta s’offre un horizon

libre de toute entrave

sur les eaux bleues du Lac de

Côme. A ses côtés, sur plus

de 8 hectares, ses jardins

rafraîchissent de ses zones

ombrageuses au coeur desquelles

des clairières offrent

des verts lumineux. La villa

abrite des oeuvres d’art extraordinaires

exposées dans de

vastes espaces qui les mettent

bien en valeur.

1181


1182

La beauté, l’amour, les origines, sont mis en valeur au

coeur du domaine de la Villa Carlotta, magie, magie !


Villa Carlotta

Via Regina, 2 - 22016 Tremezzina

Tremezzo, Como

https://www.villacarlotta.it/fr/

1183


1184


1185


1186

Nous quittons Menaggio et le

spendide Lac de Côme pour rejoindre

Venise à 460 km de là. La

route est tranquille, il fait bon et

ça roule bien. Nous arrivons au

camping Venezia Village pour y

découvrir un endroit conforme

aux photos vues sur le net. Tout

est de qualité, les espaces pour

les camping cars sont généreux

et bien délimités par de la végétation.

Les offres détentes sont

de qualité, la piscine couverte est

bien agréable comme bien fréquentée,

les sanitaires sont exceptionnellement

bien équipés, propres

et soignés en plus d’offrir

des surfaces très confortables et

le tout en musique. La restauration

est simple et très abordable

au point que l’on utilisera pas la

kitchenette du camping-car. Notre

cote : 10/10, des prix plus que corrects

et un agréable accueil !


Camping Venezia Village

Camping Venezia Village

Via Orlanda, 8/C- 30170 Mestre

https://www.veneziavillage.it/fr/

1187


Venise

Nos premiers pas à Venise en

bateau taxi comme les stars...

C’est une autre façon de

découvrir la ville, par un tour

sur le Grand Canal puis

une découverte par

un dédale de canaux

où l’on croise beaucoup

de gondoles...

Les pires... Ce sont les touristes.**

Alors, pour éviter d’être dans leurs pieds, nous

prendrons les chemins des vénitiens. Bien sûr, nous

passerons par des endroits touristiques à mort,

mais notre guide «Caminter» nous a concocté un

itinéraire plus intimiste, en dehors des sentiers

battus. Et bien nous en a pris.

Nous avons découvert la vraie vie, les vrais décors

vénitiens. Nous avons rencontré des artisans, des

commerçants qui travaillent au quotidien avec les

vénitiens. En parlant avec eux, le contact se construit

en écartant l’aspect «touriste».

Ils nous expli quent la vie au quotidien de cette

ville particulière, sans voiture, et, à leur place, des

1188


** Certains «touristes» ne respectent rien,

salissent, dégradent, laissent leurs déchets partout.

Ils paient et croient qu’ils peuvent tout se permettre.

C’est triste pour ceux qui découvrent

leurs restes, leur passage. Nous, journalistes,

ne faisons que constater l’amertume des vénitiens.

Oui le tourisme est source de revenus

mais un minimum de savoir-vivre et

de respect ne serait pas du luxe...

1189


canots pour aller d’une rue

nau tique à l’autre.

Le légumier tient sa boutique

dans une barque, les entrepreneurs

en bâtiment circulent

avec des bateaux «camions»

remplis de platras ou de sables

et ciment, c’est selon. Venise

grouille de ses métiers, qui circulent

dans les canaux que les

touristes ne fréquentent pas

ou peu. On peut comprendre

le pourquoi de certaines personnes

à choisir Venise pour

habitat. C’est une ville empreinte

d’histoire, d’art et

d’élégance qui conjugue l’eau,

le soleil et l’habitat dans une

atmosphère toute spéciale.

1190


Albergo Antico Capon

30123 Campo Santa Margherita – Dorsoduro Venezia

https://www.anticocapon.it/

Remerciements à Aldo qui nous a reçu avec respect et courtoisie dans ce restaurant

Antico Capon. La cuisine est simple avec une touche de raffinement. A recommander !

1191


1192


Peggy Guggenheim Collection

Quand on parle d’art, on ne peut s’empêcher de penser «Peggy Guggenheim»

et savoir qu’elle repose à Venise pour l’éternité est un motif supplémentaire

pour visiter ses Collections construites toute au long de sa vie.

Vous aimez le contemporain, l’audacieux, l’exhaustif, le rare, vous aimerez

ses collections. Ce qui se retient surtout outre la perfection des expositions,

c’est l’oeuvre fondamentale de Peggy Guggenheim, qui fera travailler les artis tes

qu’elle soutient, vous découvrirez les évolutions du travail de ses protégés.

Peggy Guggenheim Collection

Palazzo Venier dei Leoni - Dorsoduro 701

I-30123 Venice

https://www.guggenheim-venice.it/

1193


Atelier de création de masques vénitiens

Venise et son carnaval séculaire

provoque un indis cu table attrait

pour ses masques et costumes.

La lagune est le théâtre d’une vie

artistique réputée pour

ses raffinements. Nous avons

rencontré l’un des artisans qui est

spécialisé dans la fabrication

de masques, Alfio di Contin. Il

possède trois entités dans Venise.

La première est le magasin

principal où l’on peut acheter

la production locale, Mirta

était occupée à finaliser

une commande de plus

de 300 masques pour

une réception.

Dans la deuxième nous avons

pu admirer le travail méticuleux

de Alfio. Oui, c’est sa passion

de peindre et décorer

les masques, et dans

la troisième entité, l’atelier

de formages et de structures

accueille les regards

les plus passionnés

par l’art vénitien.

Ca’ Macana (Atelier fondé en 1984)

Dorsoduro 3215 30123 Venezia

https://www.camacana.com/

Catalogue complet en ligne

Si vous entrez dans l’un

de ses points de travail,

ne vous étonnez pas

de vous laisser séduire !

1194


La Fontegoart Gallery propose «Une beauté inconsciente», peintures de Nicola Tenderini jusqu’au

28 août 2023. Une exposition promue par l’association culturelle Venezia Art and Design

Assiciazione culturale en collaboration avec la Galleria ADmore. www.fontegoart.it

1195


1196

Water Taxi

https://www.veneziaturismo.net/


Le premier jour, nous avons pris un taxi

pour visiter Venise. Une superbe

embarcation en acajou, conduite par un

capitaine qui a pris son temps pour nous

faire visiter Venise par ses canaux.

Son pilotage veillait à notre plus grand

confort et à nous offrir les meilleurs

angles de vues. Au Lac de Côme, le tarif

était de 450 euros pour une heure, nous

avons préféré un billet de bateau-bus à

13,50 Euros... Ici à Venise, à nous trois,

nous avons payé 140 euros pour une

heure et demie de découvertes et de

plaisir des yeux. Bonheur complet !

1197


Après Venise, il est temps de remonter vers Monza,

Bruce and the E Street Band nous attendent.

Depuis le départ, nous sommes dépassés par des

véhicules et nombreux sont ceux qui restent collés

à nos côtés, et bon, ça va quoi, qu’avons nous

de si de spécial ? C’est au moment où nous croisons

la route d’un autocar estonnien qui, arrêté à

notre droite, nous klaxonne et nous fait de grands

signes montrant les autocollants OH LIFE GO TO

SPRINGSTEEN AT MONZA que nous comprenons

enfin… Ils nous disent «nous aussi on y va !».

Alors, comme il nous restait un autocollant grand

format, nous leur avons offert pour leur plus

grand bonheur ! Et un peu plus loin, pour nous

remercier, ils nous offrent deux grandes canettes

de bière. Un peu plus tard, c’est un couple qui

nous fait signe. Le conducteur, à l’arrêt dans la

file, agite les billets du concert par sa fenêtre ouverte.

C’est donc déjà sur la route que nous nous

mettons dans l’ambiance ! C’était vraiment très

chouette !

N’étant pas sûrs de pouvoir trouver de la place

à Monza, nous décidons de loger au Sporting

Hôtel à Brugherio. C’est un trois étoiles, certes,

mais quel confort, quelle gentillesse et quel service,

digne d’un 5 étoiles ! A recommander !

Le taxi qu’ils nous ont réservé nous a déposé à

Monza, une bonne expérience, là aussi.

1198


Hotel Sporting

Via Santa Caterina da Siena, 35

20861 Brugherio (MB)

https://www.hotelsportingbrugherio.com/

1199


Bruce Springsteen and The E Street Band

Autodromo Nazionale Monza

VOICI LE POINT D’ORGUE DE NOTRE TRIP EN CAMPING-CAR,

LE CONCERT DU BOSS A MONZA. BRUCE A RÉUNI PLUS DE

70.000 PERSONNES ! UN VÉRITABLE RAZ-DE-MARÉE !

UNE AMBIANCE DU TONNERRE ET UN VÉRITABLE SUCCÈS !

1200


1201


71 ans,

et il est frais comme un

gardon!

La foule l’acclame,

il ne marche pas,

il accourt sa guitare

fétiche à bout de bras,

sous le traditionnel

«BRUUUUSSSSSS»*

hululé par une foule

en délire... qui s’éteint

au premier accord

de la guitare du Boss.

Et puis !

ONE

TWO

THREE

FOUR !

Tout se déchaîne, les fans

sautent en l’air, les bras

se tendent, la star

est en pleine forme,

le E Street Band aussi !

*Prononcez : Broussssss

1202


1203


Et ça ne s’arrête plus,

le Boss enchaîne sans

souffler un paquet de

chansons, mettant en

valeur chaque membre

de son Groupe.

C’est un grand

professionnel, tout est

rodé comme sur du

papier à musique.

1204


1205


LE SECRET

DE BRUCE ET DU

E STREET BAND

Dans le désordre...

PASSION - PROFESSIONALISME

FORCE DE TRAVAIL - CARACTERE

ABNEGATION - ESPRIT D’ÉQUIPE

1206


Le sport, la musculation,

l’entretien physique et

psychique mais surtout

beaucoup de travail

permettent de telles

Performances.

Pensez donc qu’avant le

tour d’Europe, ils se sont

produits TOUS LES 2

JOURS dès le 01 avril

à New York, Brooklyn,

Cleveland (OH), Baltimore

(MD), Belmont Park (NY), et

le 14 avril à Newark (NJ).

Avant le Tour d’Europe

(ci-contre) qui à

commencé le 28 avril pour

se terminer le 25 juillet.

Le 09 août, c’est reparti

pour la tournée USA, en

commençant par Chicago

(IL), Foxborough (MA),

East Rutherford (NJ),

Syracuse (NY), Baltimore

(MD) ,Pitsburgh (PA),

Uncasville (CT), Albany

(NY), Colombus (OH)

Washington (DC),

Vancouver (BC), Edmonton

(AB), Calgary (AB),

Winnipeg (MB), Toronto

(ON), Ottawa (ON),

Montreal (QC) Poenix

(AZ),San Diego (CA)

Ingelwood (CA), et enfin

les 10 et 12 décembre

à San Francisco (CA)

EUROPEAN TOUR 2023

MONZA est la dernière étape

du Springsteen and E-Street

Band European Tour 2023.

Un Tour qui n’aura vraiment

pas chômé, jugez plutôt :

28 et 30 avril Espagne (Barcelone)

05, 07 et 09 mai Irlande (Dublin)

13 et 15 mai France (Paris)

18 mai Italie (Ferrara)

21 mai Italie (Rome)

25 et 27 mai Pays-Bas (Amsterdam)

30 mai Ecosse (Edinburgh)

11 juin Pays-Bas (Landgraaf)

13 juin Suisse (Zurich)

16 juin Angleterre (Birmingham)

18 juin Belgique (Werchter)

21 juin Allemagne (Düsseldorf)

24, 26 et 28 juin (Gotheborgh)

30 juin et 02 juillet Norvège (Oslo)

06 et 08 juillet Angleterre (Londres)

11 et 13 juillet Danemark (Copenhague)

15 juillet Allemagne (Hambourg)

18 juillet Autriche (Vienne)

21 juillet Allemagne (Hockenheim)

23 juillet Allemagne (Munich)

25 Juillet Italie (MONZA)

09 août début de la tournée

Nord Américaine.

1207


1208

BORN IN THE USA and it’s time to go home !

Et voilà, après 4 heures de concert sans aucune pose, sans faiblesse, Bruce &

The E Street Band ont rempli le coeur et les oreilles des milliers de spectateurs.

Une remarque cependant, la qualité du son, et son amplitude non agressive et

pourtant nous étions sous une colonne de son. Fantastique concert,

extraordinaire prestation ! Un seul mot pour magnifier l’ensemble,

MERCI ! Et, bon retour en Amérique pour la suite du Tour 2023 !


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Turckheim (France)

Le Stammtisch

1 Place Turenne - 68230 TURCKHEIM - France

https://le-stammtisch-restaurant.eatbu.com

1210


Pour OH ! Life

et son compère

NOMADE-MOTORHOMES,

c’est le moment du retour

au pays. Mais cette fois-ci

avec une étape en Alsace et

la découverte du Camping

Mediéval de Turckheim,

village de la célèbre actrice

Charlotte de Turckeim.

Dans le même style que

Colmar, proche de quelques

kilomètres, Turcheim offre un

visage rassurant avec ses

maisons bourgeoise aux

structures boisées. Le camping

médiéval de Turckheim

est une structure familiale

où se retrouvent nombres

d’habitués. C’est un endroit

que les fans de camping

apprécieront. Les services

sont de qualité, les sanitaires

manquent un peu d’intimité

du fait de leurs cloisons

Suspendues. Mais les

douches propres et nettes

rattrapent le coup. Comme

les laveries et autres structures

pratiques apportent le

confort voulu. Le bourg de

Turckeim sait recevoir et le

restaurant Stammtisch nous

a permis d’apprécier un Jambonneau

au Munster, non

seulement copieux mais

d’un goûtù extraordinaire.

Après cette halte gourmande,

profitez de la découverte

guidée de la ville par

des personnages folkloriques.

Un bon moment en

perspective pour agrémenter

cette halte sympatique.

1211


Eguisheim

Avant de quitter Turckheim, une habitante de Eguisheim

nous incite à vister ce bourg original. Les maisons

sont installées en ceinture autour du centre du

village, formant une muraille de protection. Un peu

comme les colons américains fromaient un cercle

avec leurs chariots pour se protéger des hordes

d’indiens. Et de fait ce village se renferme sur lui

même offrant ainsi un charme et une détente des

plus agréables. Ce qui concrétise aussi cette atmosphère

c’est la nature artisanale de l’endroit.

1212


Dans notre promenade, nous avons été attirés par l’Esprit Lin, une boutique claire, propre, respirant fraicheur et élégance. N’hésitez surtout pas à y entrer et

à vous laisser tenter, vous ne le regretterez pas. On y trouve de très jolies robes, gilets, top et autres ouvrages en lin ou en de nombreuses textures romantiques.

Du naturel dans tous ses états, savons, décos, et autres éléments qui enrichissent votre quotidien de petites joies qui rendent votre vie plus belle !

Vins d’Alsace

Egusheim, est sur la route

des vins d’Alsace.

Des producteurs locaux

proposent leurs vins, fruits

de leurs travail.

C’est un grand moment

de parler avec eux, de

déguster leurs productions.

Certes, il est difficile

de faire la part des choses,

les terroirs et les essences

sont très proches.

La qualité et les offres

révèlent le caractère de

cette région vinicole qui

s’affirme avec ses Pinots

blancs, ses Pinots noirs,

ses Rieselings et autres

vins frais et goulayants.

Comme nous, vous en ramènerez

dans vos bagages

pour vous souvenir et aussi

les partager avec vos amis.

Région d’Alsace riche de

bonnes relations et de traditions.

Il faut les découvrir,

pour les comprendre.

1213


1214


MAURICE

MAURITIUS

1215


L’archipel des Mascareignes

MAURICE

une île noyée de vert et de bleu

Plume : Christiane Goor - Capture d’Images : Charles Mahaux

1216

Evoquez autour de vous l’île Maurice

et inévitablement, elle sera associée à une

destination idyllique pour une lune de miel,

quel que soit l’âge des amoureux !


Il est vrai aussi qu’Air Belgium, notre compagnie

belgo-belge, en a fait un de ses atouts publicitaires.

C’est la seule à offrir, depuis Bruxelles,

un vol sans escale vers l’aéroport principal

de Maurice. Sans oublier le plaisir de la configuration

des sièges qui permet de voyager

côte à côte en sièges «duo» quelle que soit la

classe choisie.

De plus le vol de nuit confortable offre la

meilleure des transitions vers cette terre paradisiaque,

loin du tourisme de masse.

1217


1218

Star incontestée des rêves exotiques, Maurice

déroule tous les clichés insulaires à commencer

par ses plages de sable doré jalonnées

de palmiers, mais d’autres paysages

entre plaines et montagnes verdoyantes ou

les souvenirs de son histoire sont d’autres

trésors à découvrir.

Un peu d’histoire...

A quelque 200 km de La Réunion, Maurice

baigne au cœur de l’océan Indien, le plus

tiède des océans, et elle doit sa notoriété

pour avoir été jusqu’à la création du canal de

Suez en 1869 une étape stratégique sur la

route des Indes. Les premiers à s’y installer

sont les Hollandais à la fin du 16ème siècle

qui y développent un marché d’esclaves.

Au début du 18 è siècle, ils quittent volontairement

l’île après avoir pillé la faune locale.

Ce sont eux qui ont eu raison des derniers

dodos apparentés aux pigeons et des tortues

géantes réintroduites depuis en provenance

des Seychelles. Ils abandonnent sur place une

population métissée.

Quelques années plus tard, les Français s’y

installent et confient la gestion de l’île à la

Compagnie française des Indes orientales. De

nouveaux esclaves en provenance du Sénégal

et de la Guinée y sont acheminés et du

contact entre les colons français et leurs esclaves

naît le parler créole. Le nombre de bateaux

qui font escale à Port-Louis ne cesse


d’augmenter, ils y trouvent une étape essentielle

pour réparer les navires et pour se ravitailler

avant de poursuivre leur navigation

vers les Indes ou vers la France.

Lorsqu’en 1810 les troupes britanniques envahissent

l’île et mettent fin à l’occupation

française tout en autorisant la présence des

propriétaires fonciers franco-mauriciens qui

poursuivent l’exploitation de la canne à sucre,

sauvegardant également la langue française

et le créole.

Toutefois l’esclavage étant aboli dans toutes

les colonies britanniques, l’administration

anglaise décide de recourir à des travailleurs

indiens et même chinois rétribués à contrat.

Cependant quand l’île perd sa position stratégique

avec l’ouverture du canal de Suez, les

exportations reculent, la pauvreté s’accroît,

de plus la malaria ravage le pays. Au début du

20ème siècle la population mauricienne n’atteignait

plus que 350000 habitants !

Maurice accède à l’indépendance en 1968. Le

processus de décolonisation enclenché au

lendemain de la Seconde Guerre mondiale l’a

progressivement conduite du statut de colonie

à celui d’Etat souverain toujours intégré

toutefois au Commonwealth.

Mais elle acquiert son indépendance complète

en 1992, avec une proclamation officielle

de la république de Maurice.

1219


Aujourd’hui sa population s’élève à quelque

1.300.000 habitants et il n’y a plus de recensement

au nom de l’origine ethnique ou de la

couleur de la peau, ils sont tous Mauriciens et

fiers de l’être.

… et de géographie pour

mieux décoder cette île

du bout du monde

Avec ses 65 km du Nord au Sud et ses 48 km

d’Est en Ouest cette petite île née d’une éruption

volcanique en a conservé tous les avantages

sans craindre de nouveaux séismes, le

volcan étant éteint depuis 20.000 ans. Un

vaste plateau central émaillé d’anciens cratères

occupés par des lacs culmine autour de

600m d’altitude et il est sillonné par des rivières

qui y ont creusé de profondes gorges

tapissées d’une végétation luxuriante.

Plusieurs chaînes de montagnes aux crêtes

acérées bordent ce plateau dressant 3 points

culminant autour des 800 mètres. Leurs silhouettes

imposantes se laissent découvrir

depuis les plaines côtières tapissées d’immenses

cultures de cannes à sucre qui ondulent

au vent. Sur les côtes, les longues

plages de sable alternent avec des rochers

basaltiques et sont léchées par les eaux turquoise

chaudes et sûres d’un lagon créé par

une barrière de corail qui ceinture presque

toute l’île, la protégeant de la houle qui

1220


s’écrase sur les récifs. Seules deux passes permettent

aux navires de franchir la barrière de

corail, Port Louis, l’unique port naturel de l’île

sur la côte Ouest et Vieux Grand Port dans le

Sud, n’étant plus en activité.

Les plus belles plages

de l’océan indien.

Sable doré et palmiers ondoyants, eaux turquoise

et fonds marins multicolores, horizon

flamboyant au lever ou au coucher du soleil,

tous les clichés d’une carte postale !

Encore faut-il choisir son camp de base… Le

plus simple est d’en changer au moins 2 voire

3 fois au cours d’un séjour de deux semaines,

entre les côtes Est, Sud-Est et Nord-Est, une

bonne formule pour multiplier les expériences

entre plus festive, plus romantique et

plus sauvage. Adressez-vous à votre agence

de voyage, elle sera votre meilleur guide !

Vous aimez la plongée

sous-marine ?

Des écoles de plongée jalonnent l’île, souvent

installées au cœur des complexes hôteliers.

La beauté des lagons transforme la plongée

et le snorkeling en une immersion dans un

univers de rêve auprès des rascasses volantes,

des grondins et des poissons flûte qui

peuplent le lagon.

1221


1222

Vous rêvez

de couleurs locales ?

Rejoignez une plage publique les dimanches,

les Mauriciens aiment y passer la journée en

famille ou entre amis. Ils y pique-niquent à

l’ombre des filaos tout en sachant que les

stands de rue et les food-trucks ne sont jamais

bien loin, que ce soit pour s’offrir un jus

de canne à sucre ou manger local.

Sur la côte Ouest et plus particulièrement au

départ des plages de Flic-en-Flac ou de Tamarin,

offrez-vous l’expérience unique de

saluer des dauphins à long bec dans leur

cadre naturel et si vous le souhaitez, vous

pourrez même nager à leur côté. Nous

n’avons pas eu cette chance car c’est une

baleine qui nous est apparue. Elle s’était engagée

dans la zone à la recherche de planctons

et sa seule présence a fait fuir les dauphins.

Moment de grâce de suivre ses

remontées à la recherche d’oxygène avant

qu’elle ne plonge en levant sa queue !

Cette sortie en bateau très matinale permet

aussi de faire une escale sur l’île vierge «Aux

Bénitiers» où on se la joue Robinson pour

quelques heures de bonheur sur cette langue

de sable paradisiaque. L’eau ici est translucide

et avec un peu de chance on y croise des

pêcheurs de poulpe en paddle. Non loin de là

une insolite formation de corail semble flot-


ter en lévitation au-dessus de l’eau cristalline

qui lui a donné son nom, Crystal Rock.

C’est aussi le meilleur endroit pour découvrir

de près le Morne Brabant, une sorte de pain

de sucre levé sur une péninsule à l’extrémité

Sud-Est de l’île. Il dresse ses parois abruptes

à 556m d’altitude et est bordé d’un cordon

littoral ombragé par des bois de filaos que

baigne l’eau translucide délicieuse du lagon.

Ce site superbe difficile d’accès a été classé

en 2008 par l’Unesco au titre de paysage

culturel. Il a servi de refuge aux esclaves

en fuite et aujourd’hui il constitue

un lieu symbolique fort pour les victimes

du colonialisme.

Maurice, un paradis vert.

Au-delà de ses plages, Maurice offre une nature

tellement généreuse que l’écrivain américain

Mark Twain aurait écrit lors d’une visite

au 19ème siècle que Dieu s’était inspiré de

Maurice pour créer le paradis…

De fait, outre ses plages paradisiaques, l’île

abrite des trésors naturels qui invitent aussi

au dépaysement, le temps d’une escapade de

quelques heures.

Une première excursion emmène à une quinzaine

de km de Tamarin sur la côte Ouest au

lieu-dit la Terre des 7 couleurs.

1223


Il faut emprunter une petite piste goudronnée

puis grimper d’abord les marches qui

mènent à une terrasse panoramique qui surplombe

la double cascade majestueuse alimentée

par deux rivières, St-Denis et Viande

Salée, qui plonge d’une centaine de mètres

depuis les hauteurs de la falaise au fond d’un

gouffre tapissé d’une végétation luxuriante.

On poursuit son chemin entre des collines

verdoyantes vers une immense clairière dont

le coeur n’est que dunes bombées qui

semblent onduler en se parant sous le soleil

de nuances de couleurs fauves, allant du

jaune au bleu en passant par le brun, le violet,

le vert, l’orange ou le rouge. Ce phénomène

unique dans le monde atteste de l’acti-

1224


vité volcanique de l’île, il s’agit de cendres

volcaniques mises à nu par l’érosion progressive

des roches basaltiques.

Les oxydes minéraux de diverses couleurs

qu’elles contiennent ne se mélangent pas à

cause des différences de densité et dessinent

des bandes de couleurs à l’origine de ce magnifique

relief.

Le même phénomène peut s’observer dans la

Vallée des Couleurs Nature Park, au sud de

l’île. Elle a été sculptée par la rivière Patate

façonnant un paysage spectaculaire grâce

aux cendres volcaniques qui ont tapissé le site

dessinant au fil des siècles des dômes et des

bandes de couleurs, jusqu’à 23 variations !

Le site magnifique est au cœur d’un parc où il

1225


est possible de s’adonner à de multiples activités

sportives qui plairont aux amateurs de

sensations fortes, comme le quad, le pont

suspendu, les tyroliennes dont certaines se

pratiquent en vélo, suspendus dans les airs

www.lvdc.mu.

Casela Nature Park

Autre escapade insolite, le Casela Nature

Park, à 5km environ de Flic en Flac sur la côte

Ouest, un des parcs les plus populaires de

Maurice. Sans doute nous apparaît-il, en partie

du moins, comme un zoo où de nombreux

animaux (ils ne sont pas tous endémiques,

loin de là) restent enfermés dans des espaces

que nous trouverons parfois trop exigus mais

ce parc préserve une nature foisonnante avec

de grands arbres centenaires.

Près d’un millier d’oiseaux multicolores

piaillent dans leurs volières au milieu d’une

belle végétation tropicale.

On y trouve aussi de nombreuses tortues

géantes d’Aldabra qui ne se laissent pas impressionner

par les enfants qui viennent les

toucher.

On peut y pratiquer de nombreuses activités

sportives comme la rando fun qui vous fait

franchir en quelques heures des ponts sus-

1226


pendus, des tyroliennes (dont la plus longue

de l’océan Indien), des baignades dans un

canyon, etc. Mais le clou de la visite qui justifie

l’excursion est la rencontre avec les félins.

Pour les adeptes du grand frisson, la grande

attraction consiste à marcher avec des lions,

encadrés de guides professionnels.

Nous nous sommes contentés du Drive Thru,

un parcours à bord d’un véhicule entièrement

grillagé à l’intérieur des vastes enclos qui

abritent d’un côté des lions et de l’autre des

tigres comme si nous étions au cœur de la

savane où ils circulent en toute liberté. De

quoi offrir certains tête-à-tête uniques

https://caselaparks.com.

Enfin ne manquez pas de vous promener dans

le vaste jardin botanique de Pamplemousses,

du nom du village du même nom, à 11km au

Nord-Est de la capitale Port-Louis.

Créé par le gouverneur français Mahé de La

Bourdonnais en 1735 qui décida de planter

un potager arboré autour de sa demeure, il

connut un nouvel élan grâce à Pierre Poivre,

intendant de l’île dès 1767. Il convertit le parc

en jardin botanique.

Les successeurs ont poursuivi la démarche au

point qu’aujourd’hui le site abrite sur 26 ha

quelques merveilles souvent inconnues en Europe

: vacoas, arbres à cannelle, banians, sans

oublier 85 variétés de palmiers dont une qua-

1227


rantaine est endémique. Mais c’est le bassin

aux Nénuphars géants qui attire tous les regards,

les Victoria amazonica qui peuvent atteindre

jusqu’à un mètre de diamètre…

Remonter le temps

à Maurice.

Très honnêtement n’allez pas à Maurice si

vous êtes un fan de patrimoine historique

car il ne reste plus grand-chose de ce qui fut

l’époque coloniale.

Quelques canons et autres tours Martello

dont l’une a été restaurée à Rivière-Noire

rappellent l’époque des luttes franco-britanniques,

de rares maisons coloniales ou créoles

ont été restaurées mais elles sont noyées

dans les développements urbains.

Toutefois il est un château qui mérite qu’on

s’y attarde, le château de Labourdonnais non

loin du jardin de Pamplemousses. Il a été

construit au 19ème siècle pour une riche famille

franco-mauricienne toujours propriétaire

du site qui compte également un verger

et une distillerie.

La beauté historique de cette demeure coloniale

a amené les propriétaires à la restaurer

pour lui rendre son cachet d’antan et en faire

une visite incontournable à Maurice. Elle

1228


commence par une magnifique allée d’intendances,

des arbres importés de Ceylan, au

bout de laquelle surgit la bâtisse qui affiche

sa structure architecturale typique de

l’époque avec de nombreuses fenêtres et

portes vitrées qui inondent la maison de lumière

et permettent également de l’aérer

tandis que les 4 façades restent protégées

des rayons du soleil par une varangue, à savoir

une longue galerie en bois.

Le rez-de-chaussée avec son large vestibule,

sa salle de séjour et sa salle à manger affiche

un très beau parquet marqueté. Les papiers

peints d’origine ont pu être préservés tout

comme le mobilier Second Empire en palissandre.

A l’étage la chambre conjugale présente

un lit à baldaquin incrusté de feuilles

d’acanthe, un berceau, un bonheur-du-jour,

un banc de prière, etc… Une autre pièce

transformée en musée est consacrée à l’histoire

de la famille mais aussi à Mahé de Labourdonnais

du nom du domaine sur lequel

Christian Wiehe a construit son manoir

https://domainedelabourdonnais.com.

Cette visite dans un ancien manoir des Sugar

Lords du 19ème siècle doit se prolonger par

celle du Sugar World ou Aventure du Sucre,

un musée aménagé dans l’ancienne usine sucrière

de Beau Plan fermée en 1999 après

202 années d’activité.

1229


1230

La découverte peut paraître longue mais elle

est ludique et interactive tout au long d’un

parcours en 8 étapes entre le pavillon de

l’histoire de l’île avec une partie intéressante

sur l’esclavage, le pavillon de la canne, les

routes du sucre, le pavillon du rhum, etc. tout

en découvrant d’impressionnantes machines

aux engrenages tentaculaires, des centrifugeuses,

des malaxeurs, etc.

Si vous ne souhaitez pas lire toutes les informations

sachez que chaque section est résumée

par un panneau «la leçon» qui y affiche

les points les plus importants. On découvre

ainsi que l’identité mauricienne est intimement

liée à la canne à sucre qui a façonné l’île,

ses paysages, son peuplement et son économie.

On y apprend aussi que la filière cannière

est aujourd’hui synonyme d’innovation au

cœur d’un modèle d’économie circulaire produisant

sucres, rhum, bio fertilisants, énergie

verte et alimentation animale.

https://aventuredusucre.com.

Les saveurs mauriciennes.

La vraie richesse de Maurice est sans nul

doute son brassage de différentes cultures

qui au fil des années ont tissé entre les communautés

des liens forgés sur la tolérance et

le respect. Cette harmonie malgré les différences

religieuses nous surprend quand on

connaît les hérissements qui divisent nos sociétés

occidentales européennes.


La langue créole met tout le monde d’accord

et elle colore toutes les interactions parsemées

de mots français, tout comme la toponymie

des lieux à Maurice offre à elle seule

un incroyable voyage tant leurs noms sont

imagés : Curepipe, Crève-Cœur, Le Pétrin,

Plaine Champagne, Poudre d’Or, Terre Rouge,

Trou aux Biches et tant d’autres encore.

L’adorable chapelle Notre-Dame-Auxiliatrice

au toit rouge perchée à la pointe Nord de Cap

Malheureux tout comme le temple hindou

Shiva édifié au bord du Grand Bassin dont les

eaux auraient reçu quelques gouttes du

Gange le transformant en site sacré accueillent

tous les visiteurs, pèlerins ou non,

sans distinction.

Les restaurants ne sont pas légion dans l’île,

la plupart se situant dans les sites touristiques

où ils proposent des menus de qualité.

Essayez le Blue Bird au Casela Nature Park,

qui fait allusion aux paons qui s’y promènent

entre les tables de la terrasse.

De plus la vue est imprenable sur la plaine

verdoyante cultivée de cannes à sucre et au

loin sur le bleu de l’horizon marin. Ou encore

La Table du Château face à la demeure de Labourdonnais

et son jardin. Faites confiance

au chef italien qui vient saluer ses hôtes.

Autre table, celle de L’Alchimiste dans le

cadre élégant de la rhumerie de Chamarel

avec un inévitable apéritif à base de rhum. La

1231


rhumerie ouvre ses portes pour une visite qui

permet de comprendre la différence entre un

rhum industriel et un autre dit agricole écoconscient

www.rhumeriedechamarel.com.

Dernier restaurant testé, celui de Bois Chéri

qui domine le domaine de l’usine à thé du

même nom qui se visite d’autant qu’elle

abrite un intéressant petit musée. Ici le thé

figure toujours en bonne place dans le menu :

thé glacé, chutney, poulet au thé, etc. A découvrir

en s’offrant le parcours gastronomique,

historique et culturel de la Route du

Thé, du Rhum et de la Vanille

www.saintaubinloisirs.com.

La cuisine mauricienne est à l’image de sa population,

elle intègre des spécialités indiennes,

européennes, chinoises ou créoles. Comme le

public des vacanciers dans les hôtels est tout

aussi varié, on y offre souvent des buffets où

chacun peut y trouver son bonheur.

Mais le moyen le plus sûr d’apprécier les saveurs

mauriciennes c’est en s’offrant un Port-

Louis Street Food Tour ou comment découvrir

les différentes facettes de la capitale entre le

Caudan Waterfront la galerie commerciale vitrine

de l’île, la place d’Armes superbement

arborée et les rues bigarrées du centre avec

intrusion dans le quartier chinois et le marché

très coloré.

1232


Une découverte jalonnée de pauses gourmandes

autour de la cuisine de rue : des dholl

puri ou des rotis, à savoir des crêpes à base de

pois cassé jaunes farcies de sauce et de légumes

qui se mangent chaud sur le pouce, assis

sur un banc.

Ou encore un mine frit soit des nouilles sautées

au poulet accompagnées de soupe à la

mode chinoise. Il faut absolument terminer

par un jus de canne fraichement pressé mixé

avec du jus de citron et une pomme granny !

Délicieux et parfait pour accompagner la balade

dans le marché qui offre une incroyable

palette de couleurs avec la richesse des fruits

et légumes proposés.

Pourtant des restaurants locaux existent bien

et il ne faut manquer sous aucun prétexte la

savoureuse et chaleureuse expérience culinaire

que vous offrent uniquement en déjeuner

et en semaine.

A découvrir !

Depuis 25 ans déjà Marie-Christine et sa maman

dans une authentique varangue créole ouverte

au cœur d’un jardin fleuri luxuriant,

L’Espace Créole.

Goûtez les quatre saveurs de la cuisine mauricienne,

toutes servies dans des petits chaudrons,

de quoi organiser chacun son assiette

à son goût.

1233


1234

La rougaille saucisses à base de tomates, le

cari zourite et papayes vertes, un vindaye de

poisson au curcuma et citron confit et un salmi

de cerf à base de vin rouge, le tout accompagné

de riz, lentilles corail, fricassées de légumes

et achards sans oublier un dessert.

Tout un voyage pour 950 roupies soit une

vingtaine d’euros par personne.

Un régal dans un décor terriblement authentique

https://escalecreole.net sur la route de

Bois Chéri, à Moka.

Infos : mauritiusnow.com

Comptez qu’un euro

vaut 50 roupies.

Louer une voiture à la journée avec chauffeur

pour une escapade dans l’île vous reviendra

en gros à 5.000 roupies.

Un bon contact testé de taxi service :

Jayane vsewchurn@hotmail.com ou

+230 5784 0558 via Whatsaap un mode de

communication usité à Maurice.

Pour une sortie en mer pour observer les dauphins

et découvrir Crystal Rock et l’île Aux


Bénitiers, un excellent contact toujours par

Whatsaap : Jean-Michel +230 5491 2028.

Se loger : Nous avons testé 3 formules

différentes l’une de l’autre.

Le Domaine de Grand Baie, ou un appart-hôtel

dans le Nord-Ouest de l’île.

Cette formule assure un confort agréable car

elle offre à ses clients l’accès aux activités

proposées quotidiennement, aux deux piscines

et aux restaurants moyennant dans ce

cas une participation au coût du repas. La

proximité avec deux grands centres commerciaux

permet d’y acheter le nécessaire pour

se préparer des repas dans la cuisine de l’appart-hôtel

et le Domaine met à disposition 4

navettes par jour pour se rendre dans l’une

ou l’autre plage. Les clients que nous avons

interrogés choisissent cette formule qui leur

laisse une grande indépendance tout en leur

offrant du confort dans un très beau décor à

moindre prix. www.domainegrandbaie.com.

Sands Suites Resort & Spa sur la côte Ouest

de l’île, sur une des plages les plus calmes de

la baie de Tamarin. Ici on peut directement

passer de la chambre à l’océan que ce soit

pour se reposer sur une chaise-longue dans le

jardin à l’ombre des palmiers ou sur la plage

ou encore pour profiter d’une des activités

proposées : paddle, kayak, excursions en bateau

à fond de verre, ski nautique, et bien

1235


d’autres choses, toutes comprises dans la

formule de la demi-pension.

Si vous désirez découvrir le village pittoresque

de Flic en Flac des promenades en

vélo sont proposées. Sans oublier les cocktails

au soleil, les soirées romantiques sur la

plage et un restaurant de grillades idéal pour

déguster des fruits de mer à la belle étoile

https://sands.mu.

Seasense Boutique Hotel sur la côte Est à

Belle Mare, plus intimiste comme son nom

l’indique avec 58 chambres à peine.

Toutes, quel que soit leur niveau de luxe,

sont meublées avec des bois et des matériaux

de qualité joints à une palette de couleurs

douces relaxantes. Des hamacs tressés

sont tendus entre les palmiers et chaque

jour de moelleux et profonds sièges sont

installés au pied des piscines face à la mer

1236


dont les vagues semblent s’écraser en soupirant

sur la plage.

Pas de buffet en soirée, mais, des restaurants

qui présentent une panoplie de saveurs. Cet

espace privé n’accueille pas les enfants, ce

qui assure une ambiance détendue et reposante.

https://searesortshotels.com/seasense.

Idéal pour se poser et y revenir après une

journée d’excursion qui peut aussi s’organiser

grâce aux services de l’hôtel qui appartient

à une chaîne hôtelière mauricienne qui

propose 4 autres hôtels tous aussi exclusifs.

A découvrir entre autres les Chalets Chamarel

perchés sur les crêtes de la montagne Piton

la Porte avec d’un côté une vue panoramique

exceptionnelle sur la côte Ouest et de

l’autre sur les forêts denses de Chamarel.

https://searesortshotels.com/chaletschamarel

1237


Y aller :

Comptez 11h de vol de nuit et sans escale

avec Air Belgium dans un Airbus A330neo

dernière génération et donc une nuit de

plusieurs heures après le repas du soir.

Fière d’être belge la compagnie met en

avant sa Belgian Class avec un accueil en

français et en néerlandais.

Un accès à la wifi et au roaming, des

repas élaborés avec des produits typiquement

belges, de l’espace pour plus de

confort, des lumières adaptées pour

réduire la fatigue, des écrans individuels

avec un large choix de divertissements

sans oublier que le prix du billet inclut

toutes les taxes, les repas et les boissons

servis à bord.

Et ce qui ne gâte rien, au minimum 30 kg

de bagages. - www.airbelgium.be.

Coût d’une escapade aux iles Maurice :

La plus grosse partie du budget concerne

les vols A/R au vu de la distance qui nous

sépare de Maurice mais une fois sur place

le coût de la vie est plutôt en faveur des

touristes.

1238


1239


1240


MEXIQUE

COCO (MEXIQUE)

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MEXIQUE

Comment Coco

nous emmène en

voyage au Mexique

.Plume : Christiane Goor - Capture d’Images : Charles Mahaux


Voici 5 ans déjà Disney&Pixar a sorti Coco, un film d’animation dont l’action principale

se situe dans un village mexicain à l’occasion du jour des morts, cette célébration

très particulière d’une fête chrétienne importée par les conquistadors et cependant

imprégnée de traditions préhispaniques. Son caractère résolument festif nargue la

grande faucheuse en organisant entre autres des défilés de catrinas, un personnage

populaire représentant un squelette féminin vêtu de riches habits et portant un large

chapeau. Une manière d’apprivoiser ce passage obligé dans l’au-delà auquel chacun

de nous sera confronté un jour ou l’autre.

Les critiques s’accordent pour dire que Coco est

une merveilleuse lettre d’amour au Mexique et à

sa culture, envoyée de surcroît par les USA alors

même que le Président de l’époque faisait de la

construction d’un mur entre les deux pays son

cheval de bataille ! Une belle occasion pour nous

en cette fin octobre, à la veille de la Toussaint, de

vous aider à décoder ces rituels capables d’unir

un peuple autour d’un thème aussi morbide

que peut l’être la mort et ce dans une ambiance

chaleureuse et joyeuse, à l’image du film Coco

que nous vous conseillons vivement.


El Dia

de los

Muertos

Un mois avant les

jours de fête, les

représentations de

la mort surgissent

un peu partout au

Mexique, dans les

commerces et dans

les rues sous la forme

de crânes en sucre,

en pain ou en cire,

à la télévision et

dans les journaux

avec l’apparition

de calaveras ou

de catrinas, des

squelettes bien

vivants, élégants et

précieux qui raillent

la société dans des

petites poèmes

satiriques.

Ces personnages

concentrent l’esprit

des jours des Morts

et servent à rappeler

que la mort touche

tout le monde,

peu importe les

différences sociales.

Au lendemain des

festivités où l’on a

le droit de tout dire,

la rigueur revient en

démontant les autels.



La célébration du

Jour des Morts

au Mexique

est inscrite au

Patrimoine

culturel

immatériel de

l’Humanité de

l’Unesco depuis

2008.

Preuve s’il en est

que ce culte revêt

une importance

considérable dans

la vie des peuples

autochtones du pays.

En effet, on y

célèbre encore avec

ferveur la fusion de

croyances indigènes

préhispaniques et

de rites religieux

catholiques introduits

par les conquistadors

au 16ème siècle. Jadis

les Aztèques, appelés

aussi les Mexicas,

avaient pour coutume

de réserver deux

jours de fête à leurs

défunts, un pour les

enfants et un second

pour les adultes. Ils

célébraient le retour

transitoire sur terre

des êtres chers

décédés et c’était

l’occasion de danser

et de chanter autour

d’offrandes disposées

sur les tombes.



Les Espagnols avaient

également l’habitude

d’offrir aux morts des

fleurs, voire même

du pain et du vin

pour les apaiser, par

peur qu’ils ne les

entraînent avec eux

et ils allumaient de

nombreux cierges

pour les guider vers le

bon chemin.

La coutume aztèque

a perduré, seules

les dates ont été

modifiées pour

concorder au

calendrier catholique

et aujourd’hui on

fête les morts du

31 octobre au 2

novembre.

Dans chaque foyer,

sur les places et les

marchés, dans les

entrées de bâtiments

publics et autour des

tombes, des autels,

des plus humbles

aux plus imposants,

sont dressés en

souvenir des défunts.

Leurs portraits sont

entourés d’objets

personnels qui leur

étaient chers ainsi

que de nourriture

comme le pain des

morts à savoir une

brioche sucrée dont

la forme symbolise

un crâne, des courges



confites, des têtes

de mort en sucre

coloré, des fruits mais

aussi des boissons

aussi diverses que

du coca-cola, de la

bière et de la tequila.

L’ensemble est décoré

de guirlandes de

papel picado, à savoir

du papier découpé en

dessinant des motifs

qui évoquent toujours

la mort mais dont les

couleurs vives roses,

mauves et oranges

racontent la joie de

vivre.

Pour aider les

âmes des défunts à

trouver leur chemin

sur terre, les autels

sont surmontés

d’arcs de fleurs

jaunes orangées,

des cempasuchiles,

version mexicaine

de nos soucis qui

fleurissent à foison en

cette saison.

Appelées encore

fleurs aux

vingt pétales et

particulièrement

odorantes, elles

garnissent les tombes

mais les pétales sont

également éparpillées

pour tracer un chemin

depuis la route

jusqu’à l’autel, bordé

de petites coupelles



d’encens ou de copal

qui brûlent en libérant

une fumée parfumée,

autant d’indices pour

guider les morts vers

l’autel dressé en leur

honneur.

Durant toute la

journée et la nuit du

1er novembre, des

mariachis parcourent

les places et les

cimetières, jouant

devant les autels en

échange de quelques

billets.

Coco se veut

aussi un

hommage

vibrant à

la musique

mexicaine

D’autant que Miguel,

le héros du film,

rêve de devenir

un musicien aussi

accompli que son

idole décédée,

Ernesto de la Cruz.

C’est en se rendant

sur sa tombe que le

jeune garçon va se

retrouver propulsé

dans le royaume

des morts où il

sera accompagné

par Dante, une

autre icône du

monde mexicain,

le xoloitzcuintli, un



petit chien chauve

d’origine mexicaine

et connu depuis la

nuit des temps pour

conduire les âmes des

défunts jusqu’à leur

demeure éternelle

dans l’inframonde. De

nombreuses tombes

préhispaniques ont

mis en évidence de

jolies statuettes de ce

petit animal envoyé

par le dieu Xolotl,

monstre à tête de

chien, qui a donné

son nom à la race.

La véritable

force de Coco

est dans

l’émotion

qu’il suscite

en mettant au

centre du film

la famille.

Celle bien vivante qui

nous entoure mais

aussi les ancêtres

qui veillent depuis

le Royaume des

Morts. La mort n’est

pas une fin en soi et

l’important est de

ne jamais oublier

ceux dont le souvenir

reste vivace dans le

cœur de ceux qui les

aiment, tel est bien le

message qui n’a rien

de simpliste que nous

adresse la culture

mexicaine.



1256


PORTUGAL

DOURO

MADERE

1257


Le Douro,

Le must des croisières fluv

La longue tradition des vignobles qui ont fait sa

réputation a créé un paysage culturel d’une beauté

exceptionnelle qui se découvre dans toute sa splendeur


Plume :

Christiane Goor

iales européennes

*****

Capture d’Images :

Charles Mahaux

quand on choisit la formule d’une croisière d’une

semaine ponctuée par plusieurs visites, certaines

oenologiques et d’autres plus touristiques.


Un peu de géographie. Le Douro ainsi

nommé sur les quelque 200 kilomètres

qu’il parcourt au Portugal prend sa

source en Espagne à 2160m d’altitude

dans le centre-nord du pays où

il parcourt sous le nom de Duero près

de 600 km, ce qui en fait un des plus

longs fleuves de la péninsule ibérique,

avant de dessiner une partie de la

frontière hispano-portugaise et de traverser

enfin le nord du Portugal pour

se jeter dans l’Océan Atlantique, dans

l’estuaire de Porto. Seule la vallée portugaise

du Douro est navigable même

si parfois le fleuve se faufile le long de

gorges schisteuses.

Le M/S Queen Isabel,

notre hôtel flottant.

Quand on embarque sur le M/S Queen

Isabel qui emmène sous la bannière

de Rivages du Monde ses passagers

jusqu’à la frontière espagnole, en leur

offrant un aller-retour au cœur d’un

paysage de coteaux qui affiche fièrement

le trésor sorti de ses entrailles

grâce au travail séculaire de paysans

vignerons, on s’offre à coup sûr une

escapade paisible.

On se laisse glisser sur cette longue

route liquide et on en prend plein les

yeux, allongé sur un transat ou immergé

dans l’eau chaude de la piscine ou

encore debout près du bastingage à

la proue du bateau. On devine sur les

hauteurs une route étroite qui épouse

comme nous les méandres du fleuve,

on voit surgir parfois un petit train qui

s’enfonce dans un tunnel creusé dans

les collines schisteuses et on se réjouit

d’avoir choisi le rythme lent d’une croisière

qui offre une vue à 360 degrés

pour peu qu’on veuille se promener

sur le pont-soleil.


Avec ses 59 cabines réparties sur trois

ponts, le Queen Isabel offre l’assurance

d’une croisière intimiste. Porto

nous a accueillis en fin de journée avec

la pluie mais peu importe, chacun était

bien trop impatient de découvrir ce qui

serait notre nouveau home pour une

semaine. Toute croisière commence

par la distribution des badges d’entrée

des cabines où nous attend déjà un

premier journal de bord avec les informations

concernant l’organisation de

la soirée.

Les passagers s’égayent, certains à la

découverte des ponts ou, pour la majorité,

celle de la cabine bien aménagée

pour distribuer le contenu des valises

qui trouvent à se glisser dans la garderobe

ou sous les lits. Les cabines du

bateau sont toutes extérieures et pour


la plupart équipées d’une large baie

vitrée qui offre d’emblée un splendide

panorama sur la Ribeira do Douro, le

cœur historique de Porto illuminé dès

le coucher du soleil.

Les cabines du pont Panorama plus

spacieuses disposent même d’un

balcon privatif qui séduit toujours les

fumeurs. Elles sont toutes cosy avec

une salle de douche complète et bien

agencée avec des distributeurs de

savons, shampoing et crème de la

marque bien connue signée L’Occitane.

Premier contact ensuite avec le salon-bar

panoramique situé comme il

se doit sur le pont Panorama où a lieu

une présentation rapide des membres

de l’équipage à notre service. Ensuite

nous sommes dirigés vers la salle du

restaurant située sur le pont Supérieur.

Chacun s’y voit désigner une table qui

sera la sienne durant toute la durée du

voyage. Bien entendu une fois installé

à table il ne reste plus qu’à apprécier

la cuisine du chef qui marie des spécialités

portugaises à une cuisine plus

internationale pour satisfaire tous les

goûts d’autant qu’un menu à choisir

est proposé pour chaque repas. Le vin

offert au déjeuner et au dîner change

chaque jour mais il s’agit toujours de

découvrir un vin du Douro.

Enfin le pont Soleil accueille dès le lever

du jour des passagers curieux qui

profitent bien avant le petit déjeuner

du départ de Porto sur un fleuve couvert

de bancs de brume. La petite cité

est encore endormie tandis que l’on

glisse sous les 6 ponts qui annoncent

l’entrée ou la sortie de la ville.

Au fil de l’eau.


La croisière est ponctuée par le passage

de 5 écluses qui permettent de

sauter sur 208 km un dénivelé de 125

mètres entre le niveau de l’océan Atlantique

et le petit port de Barca d’Alva

à la frontière espagnole.

Ce sont ces barrages, qui sont autant

de centrales hydrauliques, qui ont permis

de dompter le cours tumultueux

du Douro. Chacun d’eux possède des

écluses qui servent d’ascenseur aquatique

pour les bateaux qui remontent

ou redescendent le fleuve. Mais on

reste impressionné quand on sait

qu’elles n’offrent que quelque 30 cm

de jeu à droite et à gauche de la coque

de notre bateau et que c’est à l’œil que

notre capitaine se glisse dans le couloir

étroit que forme le sas fermé au bout

par une double porte, voire par une


porte cylindrique qui se glisse de haut en bas.

Nous aurons la chance de passer l’écluse de

Carrapatelo qui serait la plus haute écluse

d’Europe avec ses 35 mètres qui se franchissent

pourtant en 25 minutes à peine.

On l’a surnommée la Cathédrale et avec la Toccata

de Bach proposée par notre directeur de

croisière pour accompagner notre ascension

vers le plan d’eau supérieur, cette expérience

n’en est que plus insolite et déconcertante.

A l’inverse, au retour vers Porto, nous serons

tout aussi surpris voire étourdis de découvrir le

fleuve à quelque 22 m en contrebas des écluses


do Pocinho et da Valeira.

La création des barrages a quelque peu transformé

le fleuve en plans d’eau paisibles d’une

écluse à l’autre, avec même quelques jolies

plages de rivière de sable bordées de pelouses

arborées qui garantissent de l’ombre aux

heures les plus chaudes.

La plupart des activités telles que kayak, aviron,

paddle, jet ski, se découvrent dans la première

partie de la croisière mais plus on remonte le

fleuve, plus on éprouve cette sensation étrange

de changer de monde. Cette fois on partagera


le fleuve avec quelques pêcheurs ou

d’autres bateaux de croisière que nous

croiserons toujours avec un coup de

corne et de grands vivats des passagers.

Surtout, on se laisse happer par ce

paysage monumental de terrasses

qui quadrillent les pentes raides des

collines qui se succèdent au bord du

fleuve, en alternance avec des sols

accidentés de roches schisteuses qui

dégringolent vers le fleuve là où il devient

plus étroit en taillant son lit entre

des gorges.

Le paysage devient plus âpre et les

terrasses alignent au côté de vignes

des oliviers et des amandiers. Des hameaux

aux murs blanchis resserrés autour

d’une église et des quintas avec

leurs bâtiments viticoles jalonnent ce

paysage, à mi-hauteur des collines. Pas

étonnant que l’Unesco ait accordé dès

2001 son label à toute la région viticole

du Alto Douro dans la catégorie

des paysages culturels.

A la source du porto.

On produit du vin dans la vallée du

Douro depuis l’Antiquité et au fil des

siècles, dès le 13ème, on exportait déjà,

en particulier en Flandres et en France,

les vins du Douro connus comme «vin

parfumé» c’est-à-dire vieilli.

La demande s’accroissant, la production

du vin augmenta jusqu’à arriver à

un point de rupture car la production

ne suffisait plus et l’on mit sur le marché

des vins de qualité médiocre issus

de plantations mal tenues et parfois

de vignobles extérieurs à la vallée du

Douro. La conséquence immédiate fut

que la réputation des vins du Douro


s’en trouva ternie. C’est alors qu’il fut

décidé de contrôler les origines géographiques

du vin pour protéger sa

qualité et sa commercialisation. A ces

fins fut instituée en 1756 sous l’instigation

du marquis de Pombal la Real

Companhia Geral das Vinhas do Alto

Douro qui réglemente le commerce du

vin.

La petite ville de Peso da Regua située

sur les rives du fleuve lui doit son développement

qui se maintient encore

aujourd’hui puisque depuis 1980, c’est

l’Institut du Douro, installé à Regua,

le seul habilité à décerner le label de

qualité aux viticulteurs et à définir

la quantité autorisée de production

de porto d’après celle de la récolte.

Le reliquat est vendu en vin de table

du Douro. Ceci explique d’ailleurs la


confusion possible entre les vins du

Douro et de porto, souvent produits

dans les mêmes lieux mais n’ayant évidemment

pas ni la même saveur ni le

même degré d’alcool. Le porto est en

fait du vin fortifié - telle est l’expression

consacrée - avec de l’eau-de-vie.

C’est d’ailleurs le même Institut du

Douro qui a le monopole de l’eau-devie

servant au mutage du porto. Tout

commence au 17ème siècle quand les

Britanniques prirent langue avec le

Portugal pour résister à Napoléon.

Des négociants anglais privés de vins

français par le blocus imposé par

l’empereur prirent goût aux vins plus

capiteux du Douro. Toutefois ceux-ci

supportaient mal la traversée jusqu’en

Angleterre et un négociant eut l’idée

d’y ajouter de l’eau-de-vie pour arrêter

la fermentation.

Les fûts étaient alors emmenés sur

des barques à fond plat, des rabelos,

jusque dans les chais situés à Vila Nova

de Gaia, à l’opposé de Porto, sur la rive

gauche du fleuve Douro.

Toutes les marques sont ainsi représentées

dans un ensemble de bâtiments

rassemblés en une sorte de village.

Bien entendu chacune d’elle organise

des visites, des dégustations et vous

propose leur boutique.

Parmi les excursions œnologiques organisées

par la croisière, nous en retiendrons

deux, celle qui permet de

grimper sur le plateau viticole à 600

mètres d’altitude à la Quinta de Avessada

et ensuite celle qui permet de

découvrir dans la Quinta do Seixo les

vignobles de l’entreprise Sandeman


dont l’emblème est un mystérieux

personnage au chapeau d’hidalgo

et à la cape universitaire. Deux escapades

qui permettent de découvrir le

fleuve depuis les hauteurs, de mieux

comprendre comment s’organisent les

menues terrasses de schiste sur lesquelles

ne pousse qu’une seule ligne

de vigne dont les racines peuvent s’enfoncer

dans la structure feuilletée des

sols schisteux jusqu’à une dizaine de

mètres à la recherche d’eau.

Une belle occasion dans la première

quinta pour déguster un verre de vin

doux de Moscatel dans la lumière exceptionnelle

du couchant sur la vigne

et pour la seconde de plonger le regard

dans une vallée qui se précipite

en paliers dans le bleu du Douro, un

paysage à couper le souffle.


A la découverte

de l’arrière-pays,

au-delà des collines.

La paisible cité de Lamego est considérée

comme l’un des lieux d’histoire les

plus fascinants du Portugal car c’est

ici en 1139 que Alfonso Henriques fut

proclamé le premier roi du Portugal.

Il y fit construire une cathédrale dont

il ne reste de la structure gothique

d’origine que le clocher carré. Mais

la ville est aussi un lieu important de

pèlerinage auprès du monumental

sanctuaire baroque de Nossa Senhora

dos Remédios revêtu d’un crépi blanc

qui fait ressortir les arêtes de granit.

Non moins monumental, le spectaculaire

escalier baroque à double volée

qui grimpe à flanc de colline jusqu’au

sanctuaire. 686 marches qui ménagent

de jolies perspectives sur l’envolée de

ses 9 paliers ornés de sculptures, de

fontaines et de magnifiques tableaux

d’azulejos.

C’est à Pinhão que l’on retrouve notre

bateau après un détour au centre du

village bien connu pour sa petite gare,

l’une des plus belles du pays, avec ses

façades décorées de 25 panneaux

d’azulejos illustrant les travaux de la

vigne et la vie quotidienne au cœur de

la vallée du Douro.

Le petit village de Castelo Rodrigo occupe

un site superbe, coiffant une éminence

qui ouvre sur un panorama circulaire

sur le plateau planté d’oliviers,

de chênes et d’amandiers qui s’étend

vers l’Espagne à l’Est et sur la vallée du

Douro au Nord. Le village connut plusieurs

vicissitudes au cours de son histoire

d’autant qu’il prit plusieurs fois le

parti de la Castille contre le Portugal.

Les ruines du château au sommet du mont sont

les vestiges de cette histoire passée. Aujourd’hui

le village cerné d’imposants remparts conserve

son visage médiéval avec son pilori manuélin et

ses ruelles escarpées bordées de solides maisons

de pierre. Il ne reste qu’une trentaine d’habitants

qui vivent dans ces maisons intramuros, les

autres préférant la petite ville plus moderne en

contrebas mais ces irréductibles offrent aux visiteurs

la découverte de leur village avec quelques


souvenirs humbles, des produits locaux de qualité

et de l’artisanat à base de liège sans oublier

une terrasse sous la treille avec une vue incomparable

sur le paysage.

Nous passerons deux nuits amarrés sur le quai

de Vega Terrón, là où le fleuve Agueda se jette

dans le Douro dessinant ainsi la frontière avec

l’Espagne voisine. En effet une journée est

consacrée à la découverte de Salamanque, à

quelque 120 km de là. Joyau préservé par

l’Unesco depuis 1988, cette cité, siège d’une

des plus vieilles universités européennes et

ville phare de l’Espagne castillane, est l’un

des plus grands lieux artistiques et historiques

d’Espagne.

Alanguie sur trois collines qui s’étirent le long

de la rivière Tormes, elle s’ouvre majestueuse

et rayonnante comme un bouquet minéral,


multipliant les tours et les clochers,

les dômes et les cubes, les palais et

les églises. Après une visite guidée qui

nous aide à décoder le centre historique,

place à l’errance au cœur d’un

lacis de ruelles et de placettes qui

convergent toutes vers le centre névralgique

de la cité, vers l’incomparable

Plaza Mayor, sans aucun doute

l’une des plus belles d’Europe.

Dernière excursion au fil de la croisière,

le Solar de Mateus, un élégant

manoir du 18ème siècle, bijou de l’art

baroque. On connaît les bouteilles

rondes et plates qui proposent ce vin

rosé légèrement pétillant, particulièrement

agréable à l’apéritif, on sait

moins que l’étiquette qui affiche le

nom et l’image du prestigieux palais a

été cédée par un comte désargenté de

Vila Real, propriétaire du Solar, à Fernando

van Zeller Guedes, un entrepreneur

visionnaire qui, en 1943, lança le

premier vin rosé du Portugal.

La visite du palais permet de découvrir

des lieux qui n’ont rien perdu de

leur histoire, toujours en mouvement

au fil des générations qui occupent le

site. Les jardins sont également une

merveille d’art paysager avec un jardin

de buis à la française, une roseraie, un

tunnel de cèdres et surtout un lac, un

miroir d’eau construit dans les années

50, qui prolonge l’ensemble édifié

avec sa façade principale se reflétant

au milieu d’un bois de châtaigniers et

de chênes planté dans les années 60.

La fin de la croisière s’achève à Porto

où nous passerons également 2

nuits afin de pouvoir réaliser sur la

même journée deux excursions patrimoniales

dans la région du Minho,


terre du Vinho Verde qui, servi frais en apéritif

ou en accompagnement de fruits de mer, se

laisse volontiers découvrir en été. Braga, une

ville fondée par l’empereur romain Auguste et

plus tard élevée au rang de capitale de la Galice

romaine a même rivalisé en pouvoir et en

importance jadis avec Saint-Jacques-de-Compostelle.

Aujourd’hui c’est une destination qui combine

agréablement histoire, culture et flânerie avec

son labyrinthe de petites venelles, ses églises

gothiques qui font dire de Braga qu’elle est la

Rome portugaise, ses rues commerçantes aux

maisons recouvertes d’azulejos et ses bâtiments

baroques. On y trouve aussi la plus ancienne

Sé, à savoir cathédrale, du pays dont il

ne subsiste que de rares vestiges médiévaux

comme le portail sud ou les voussures du

portail principal. Enfin le jardin extraordinairement

fleuri de Santa Bárbara est à découvrir

pour la luxuriance de ses fleurs mais aussi

pour les bâtiments historiques qui le bordent.

A Guimarães situé à quelque 25 km de Braga,

la visite commence dans la ville haute,

au palais des Ducs de Bragance construit au

15ème siècle. Son originalité réside dans le

mélange d’architecture traditionnelle qui lui

donne un petit air de forteresse et des toitures

pentues hérissées de hautes cheminées cylindriques

qui rappellent plutôt la Bourgogne où

Alphonse Henriques, premier duc de Bragance

mais aussi premier roi du Portugal, aimait se

rendre.

La ville basse abrite un quartier médiéval si

bien préservé qu’il a été inscrit au Patrimoine

mondial de l’Unesco. On y musarde de venelles

tortueuses en placettes occupées par

les terrasses des cafés, le regard attiré par le

linge qui sèche devant des façades colorées,

les jolis balcons en fer forgé, les auvents en

granit et les arcs qui relient les ruelles. Dernier

regard avant de retourner à Porto pour l’église


Dos Santos Passos à l’extrémité du

boulevard de la République du Brésil,

décorée par une multitude d’azulejos

avec en arrière-fond des collines arborées.

Porto, la perle du Nord.

Comme le port de croisière de Porto

se trouve à Vila Nova de Gaia, ville

jumelle de Porto qui se trouve sur

l’autre rive du Douro, c’est depuis le

bateau ou du quai le long du fleuve

l’on découvre Porto qui se déploie en

face de nous. Depuis les hauteurs de

la cathédrale ou de la haute tour dos

Clérigos, la ville dégringole jusqu’aux

quais dans un entassement de hautes

maisons étroites et colorées qui superposent

leurs balcons souvent garnis de

linge qui sèche.

En avant-plan, les célèbres rabelos, ces

barques en bois qui jadis transportaient

depuis les vignobles à une centaine de

km en amont les barriques de vin en

évitant les remous du Douro grâce à

un jeu habile de la grande perche en

poupe. Aujourd’hui elles proposent

des petites promenades sur le Douro

qui offrent entre autres la possibilité

de passer sous les 6 ponts de Porto

jusqu’à arriver à l’embouchure du

fleuve dans l’Océan Atlantique. C’est

à sa rive plus ombragée et donc plus

adaptée à la conservation des vins

que Vila Nova de Gaia doit d’avoir regroupé

toutes les caves du Douro. Une

quinzaine d’entre elles propose une visite

guidée.

C’est encore à pied que Porto se découvre

le mieux. Il suffit de traverser le

pont métallique à double tablier Dom

Luis I pour arriver dans le quartier très

animé de Ribeira. Au départ du quai



colonisé par d’accueillantes terrasses

de restaurants ou de cafés, on peut

choisir de s’enfoncer dans des ruelles

pavées souvent labyrinthiques, pentues

et obscures qui débouchent sur

des placettes, des églises baroques,

des couvents, des façades tapissées

d’azulejos, des balcons en ferronnerie,

jusqu’à rejoindre enfin l’esplanade de

la cathédrale qui a plutôt l’allure d’une

église-forteresse. Le pilori torsadé au

centre de la place date de la fin du

19ème siècle. Du parvis la vue s’ouvre

sur le fleuve et ses quais mais aussi

sur la dégringolade des toits rouges de

cette ville en montagnes russes.

En redescendant, il faut pénétrer dans

l’étonnante gare de São Bento dont

les murs de la salle des pas perdus

sont recouverts de panneaux d’azulejos

qui illustrent les hauts faits de

l’histoire du pays. Pour continuer vers

les quais du Douro, la rua das Flores

devenue piétonne depuis 2004 est

particulièrement agréable à parcourir

d’autant qu’elle rassemble de jolies

boutiques traditionnelles et plusieurs

demeures de style baroque aux façades

blasonnées. Jadis cette rue rassemblait

les orfèvres et les joailliers

qui travaillaient l’or et l’argent qui

arrivaient des colonies.

Dernière soirée à bord du M/S Queen

Isabel, et rien de tel pour conclure qu’un

petit récital de fado, cette complainte

de marins aux chants mélancoliques qui

parlent de saudade à savoir d’amour

inaccompli, de perte, de nostalgie.

Au terme de cette croisière, on sent

que l’on rentrera chez nous en laissant

une part de nous-mêmes sur les rives

du Douro.

RIVAGES DU MONDE

Rivages du Monde propose

cette croisière exceptionnelle

au fil du Douro depuis le 1er

avril jusqu’à la mi-novembre,

semaine après semaine, avec

des prix différents selon que la

saison que vous choisissez.

Cette croisière rythmée chaque

jour par une escale de quelques

heures ainsi que par un amarrage

pour la nuit permet de

s’immerger dans l’arrière-pays

ou dans Porto pour ceux qui

aiment se promener en soirée.

Des activités

sont égalementproposées :

des conférences, un spectacle

folklorique, des animations

ludiques…

Un voyage tout en sérénité.

INFOS:

www.rivagesdumonde.be



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PORTUGAL

Madère

Un art de vivre

.Plume : Christiane Goor - Capture d’Images : Charles Mahaux

1280


Jolie place

ombragée

à Funchal.

Plus près de l’Afrique (600km) que de Lisbonne (1000km), Madère cultive la douceur

de vivre dans un décor dépaysant : des cascades de fleurs, des terrasses que se

partagent les ceps de vigne et les bananiers, des reliefs escarpés qui plongent dans

une mer limpide, une petite capitale située les pieds dans l’eau, le plus aimable des

climats et la quiétude en prime…

Les Madériens, qui ne manquent pas d’humour,

saluent en riant la seule route droite

de l’île qui réunit d’une traite les villages

de Santa Cruz et de Ponta de Santa Catarina.

Il s’agit en fait de la piste de l’aéroport

international de Funchal : un large ruban

d’asphalte de 2871 mètres, édifié sur une

digue de plus de mille mètres, soutenue par

180 piliers de trois mètres de diamètre, à

environ cent mètres au-dessus du niveau

1281


1282


de la mer. Une réelle prouesse technique

pour mieux aborder une île au relief tourmenté,

façonnée par l’érosion et creusée par

la houle atlantique.

Multiple et spectaculaire.

Les routes

sont étroites

et sinueuses

à l’intérieur

de l’île.

D’ Est en Ouest, Madère étire une chaîne

volcanique sur près de 55 kilomètres, une

véritable citadelle de pierre, hérissée de

quelques pics rocheux qui accrochent les

nuages à plus de 1700 mètres. Cette muraille

de basalte s’ouvre sur de profondes

vallées dont les pentes vertigineuses sont

tapissées d’un manteau de verdure. La côte,

quant à elle, est truffée de petites criques

secrètes, nichées au pied de hautes falaises

battues par les rouleaux de l’océan.

Le littoral se laisse si peu accoster que la

plupart des Madériens ont tourné le dos à

la mer et ont entrepris d’apprivoiser l’île. La

fertilité du sol n’a d’égale que la difficulté

à l’exploiter. Chacun possède un lopin qu’il

laboure, ensemence, bine et récolte. Mais

cette parcelle s’arrache de haute lutte à la

falaise, il faut ensuite élever des murets pour

retenir les terres et dessiner des sentiers qui

donnent à ces pentes abruptes des airs de

pyramides incas. Point de grandes cultures

ici, mais de multiples petits rectangles qui

s’échelonnent à l’infini à flanc de montagne.

Plus on monte en altitude et plus la nature

se diversifie. Les terrasses qui surplombent

la mer sont envahies par des bananiers

trapus. Plus haut, ce sont les vignes qui

poussent sur les coteaux, alignant les ceps

en petites troupes compactes pour mieux

abriter les lourdes grappes qui donnent ce

vin doux qui a fait la renommée de Madère.

1283


1284


Le littoral

inhospitalier

avec des

criques au

pied de hautes

falaises.

Les à-pics vertigineux sont envahis par une

forêt laurifère sauvage et primitive de l’ère

tertiaire épargnée par les glaciations, tellement

exceptionnelle qu’elle a été classée

au Patrimoine Naturel Mondial par l’Unesco.

C’est d’ailleurs parce que l’île était aussi

verdoyante que les Portugais lui ont donné

le nom de ihla do madeira, à savoir île de

bois, quand ils l’ont découverte en 1419.

Pour que les cultures soient suffisamment irriguées,

les habitants ont élaboré, dès le début

de la colonisation de l’île, un astucieux

réseau de rigoles en pierres qui acheminent

l’eau de pluie depuis les flancs de la montagne

jusqu’aux gorges et vallées. Plus de

mille kilomètres de canaux drainent l’eau

des forêts vers les jardins. Traversant des

paysages majestueux, les levadas sont aujourd’hui

le rendez-vous des randonneurs.

Chaque canal est longé par un sentier et

la moindre promenade devient un enchantement.

Se laisser guider par le clapotis de

l’eau, c’est partir à la découverte de sousbois

qui abritent de précieuses orchidées

ou encore des points de vue insoupçonnés

sur les rumeurs océanes et sur les fonds de

vallée piquetés de petits villages blancs et

rouges perdus dans la verdure.

Balade dans Funchal.

Quand les navigateurs portugais découvrent

la baie qui accueillera la première ville, les

collines la surplombant étaient couvertes

de fenouil sauvage, ce qui vaudra à la future

capitale de recevoir le nom de Funchal

qui désigne une plante au parfum anisé. La

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1286


vieille ville et sa marina se découvrent aisément

à pied même si certaines ruelles sont

escarpées. En forme de croissant, elle monte

en amphithéâtre autour de sa baie à l’assaut

des montagnes.

Les galets

blancs et noirs

qui tapissent

la vieille ville

évoquent

Lisbonne.

Pas pour rien qu’on la surnomme la « petite

Lisbonne » avec ses rues pavées de galets

noirs et blancs, ses portes en basalte sculpté,

ses panneaux d’azulejos et son dédale

d’anciennes maisons bien restaurées. La cathédrale

qui date de 1493 est au cœur de la

ville le principal temple religieux de l’île.

C’est aussi l’un des rares édifices qui a survécu

à l’époque de la colonisation portugaise.

D’autres bâtiments officiels aux cours ombragées

et de belles demeures aux balcons

en fer forgé du 18ème siècle rythment la

promenade au cœur de la ville.

Les fleurs explosent dans les jardins privés

qui se laissent apercevoir derrière les grilles

de fer forgé, mais aussi dans les jardins publics

qui résonnent des rires des enfants et

des murmures des amoureux.

A croire que le monde s’est donné rendez-vous

dans les parterres multicolores

qui égaient les carrefours et les places publiques

: roses, azalées, bougainvillées, lys,

magnolias, hibiscus, oiseaux du paradis, canas,

lilas d’été, orchidées, etc.

Une féerie de couleurs et de parfums qui accompagne

toutes les flâneries au cœur de

la ville. Même les hauts arbres qui longent

les rues principales de Funchal animent son

centre en jonchant le sol pavé de mosaïques

de pétales bleus des jacarandas.

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Descente sur

un traîneau

en osier

tout comme

autrefois.

La couleur éclate encore au marché, le Mercado

dos Labradores, où les brassées de

fleurs débordent des vanneries que tressent

les paysannes. Les fruits et les légumes s’entassent

joliment dans des paniers en osier

et leur exotisme surprend sur ces latitudes :

maracujas dorés, mangues juteuses, tomates

d’arbre, goyaves mauves, petites bananes

tendres, papayes oblongues, etc.… autant

de fruits que les marchandes se font un plaisir

de faire déguster en proposant des morceaux

piqués au bout de leur couteau.

Escapades autour de la capitale.

Il ne faut qu’un quart d’heure au spectaculaire

téléphérique qui survole la ville de Funchal

pour vous mener sur les hauteurs qui

abritent les jardins botaniques et la belle

église de Nossa Senhora do Monte qui surplombe

la capitale. C’est au pied du belvédère

que l’on peut emprunter les fameuses

luges en osier montées sur des panneaux en

bois, des carros de cesto.

On s’y installe à deux personnes et poussés

par deux solides gaillards, tout de blanc

vêtus et coiffés d’un canotier, on dévale

le caminho do Monte sur deux kilomètres

jusqu’au centre de la ville, une expérience

fébrile qui a le charme suranné de faire revivre

un système de transport des siècles

derniers.

Pour rejoindre les hauteurs de l’île il vaut

mieux louer une voiture pour découvrir

combien les routes serpentent en colimaçon

entre les montagnes, offrant d’incroyables

points de vue sur les petits villages accrochés

à leurs terrasses cultivées. Un décor

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Magie bleue

des fleurs des

jacarandas.

Tapis de

fleurs sur la

promenade

le long de

l’avenue

Arriaga, sans

doute la plus

animée de

Funchal.

1290


accidenté qui allonge les distances apparemment

les plus courtes. Une dizaine de

kilomètres sépare ainsi le petit village côtier

de Paúl do Mar de son voisin Jardim do

Mar, mais la route qui les relie exige une

promenade de près de deux heures le long

d’une corniche qui dessine des perspectives

fantastiques sur les villages en contrebas et

les falaises abruptes qui les surplombent.

Aujourd’hui, la montagne s’est heureusement

creusée d’une multitude de tunnels.

Mis bout à bout, ils alignent, dit-on, près de

nonante kilomètres !

Cette nouvelle aisance dans les déplacements

n’a cependant en rien enrayé un

rythme de vie paisible, qui prend la mesure

du temps qui s’écoule et de l’effort à fournir

pour réaliser n’importe quelle tâche.

Les azulejos,

carreaux

de faïence

inaltérables

témoins

colorés

du passé.

Une autre tradition de l’île a survécu avec les

quintas, ces vieilles demeures coloniales protégées

par de hauts murs où jadis les Anglais

de retour des Indes aimaient s’arrêter avant

de regagner le brouillard londonien.

Ils imaginaient les plus beaux jardins, organisaient

des fêtes, surveillaient le vieillissement

du vin dans les cuves en chêne et donnaient

leur linge à broder aux paysannes de l’île.

Aujourd’hui, l’éclat des lustres n’éclaire

plus les bals de jadis et les quintas sont devenues

d’agréables hôtels de charme ouverts

à tous.

1291


La banque

du Portugal

sur l’avenue

Arriaga,

un bâtiment

emblématique

de la richesse

architecturale

du 18ème S.

De beaux

paniers

de fruits

tropicaux

1292


Infos :

Un site : https://visitmadeira.com

Y aller :

La ville de

Funchal

escalade les

flancs de la

montagne

si elle veut

s’agrandir.

Maisons

traditionnelles

triangulaires

du village de

Santana.

Depuis Porto ou Lisbonne, la TAP-Air Portugal

offre des liaisons vers Funchal. Elle

opère également au départ de Bruxelles. Ou

encore participer à une croisière organisée

par Rivages du Monde le 29 avril 2024, au

départ de Madère vers les Açores www.rivagesdumonde.be,

l’occasion de vivre une

soirée et une nuit à Funchal.

Une découverte insolite de Funchal :

participez à un tour de la ville exclusivement

branché sur les spécialités culinaires de l’île

sous la houlette d’un guide qui en profite

pour vous apprendre la culture et l’histoire

de son île. Une balade de 4 heures à partir

de 10h ponctuée de pauses gustatives variées

et savoureuses

https://www.madeirafoodonfoot.com/

Un conseil, déjeunez léger avant de joindre

le groupe, pas plus de 12 personnes, une occasion

aussi de faire de belles rencontres.

Funchal

a les pieds

dans l’eau.

1293


1294


SUISSE

1295


1296


BALADE

AU PAYS

DES BONBONS

RICOLA

C’est ici à flancs de montagnes que commence la fabrication

des fameux bonbons RICOLA que l’on trouve dans le monde entier.

En 2030, RICOLA aura 100 ans et ses bonbons conservent les 13 herbes

qui ont fait sa notoriété. Découverte. © Plume et Capture d’images : Eric HEIDEBROEK

1297


Un peu d’histoire

Emil Richterich est boulanger à

Laufon, petite ville du canton de

Bâle-Campagne, en Suisse Alémanique,

on dit d’ailleurs Laufen

en Allemand. Et la langue usuelle

de cette région, est l’allemand. En

1930, il crée la confiserie Richterich

& Compagnie.

Q Cliquez ici

pour lire la vidéo

1298

Le petit garçon d’Emil a

des problèmes de gorge

qui l’empêche de respirer

correctement.

Alors Emil Richterich décide

de réaliser un bonbon avec des

herbes qui permettraient de guérir

son gamin. En 1940, il invente

un sucre composé d’un mélange

de 13 herbes sélectionnées pour

leurs vertus curatives.

Et ça fonctionne à telle enseigne

qu’il décide de commercialiser les

bonbons.

Mais à Laufen il y a deux confiseries

Richterich... et oui, ça ne

s’invente pas et ça pose problème.

Alors, en 1946, Emil décide de

créer le nom Ricola qui est l’acronyme

de Richterich & Co Laufen.

Victime de son succès, quatre ans

plus tard, la boulangerie-confiserie

devient trop petite, et quitte le

centre-ville pour la périphérie.

Les bonbons Ricola commencent

à être connus dans toute la Suisse

et leurs vertus se répandent dans

toute l’Europe. Ricola grandit

et passe en Société Anonyme en

1967, l’automatisation des procédés

de fabrication permet une

belle augmentation de la production

nécessaire pour répondre à

la demande croissante.

En 1973, Emil Richterich disparaît,

ses fils pérennisent son

œuvre. Le succès est évident et en

1993, le jodle publicitaire

«Ricolaaaa» crée une image de

marque sympathique.

Si en 2006 Laufen voit la mise

en service d’une toute nouvelle

usine, ainsi qu’un développe-

© Photo Ricola


1299


ment international en Italie, à

Hongkong et en Angleterre, les

principes de base de la culture

des herbes demeurent fidèles

aux concepts environnementaux

d’Emil Richterich.

C’est-à-dire une utilisation stricte

des herbes issues d’une culture

respectueuse de la nature, un

équilibre optimal entre saveur

et fonctionnalité et une origine

suisse.

En fait dès le début en 1930, Emil

Richterich s’était lui-même imposé

les principes du tout «BIO»,

rigoureusement perpétués par ses

successeurs.

La qualité est la base de toutes les

décisions prises par Ricola.

Le fabricant de bonbons accorde

une grande importance aux matières

premières en particulier,

qui se doivent d’être d’excellente

qualité, et au soin apporté à la

transformation de ces ingrédients

en produits finis.

Voilà ce que martelle le communiqué

de Ricola.

Les herbes utilisées sont cultivées

et récoltées par des paysans des

montagnes suisses selon des principes

respectueux de la nature et

conformément aux standards du

Bio Suisse B CORP.

Dont Ricola vient de recevoir la

certification officielle ! Alors que

la marque les applique depuis sa

création, en 1930...

Découvertes

Des Réalités

De Productions

de Ricola

Répondant à l’invitation de Ricola,

nous sommes accueillis par

Magali Jacquemettaz, une cultivatrice

passionnée qui s’est prise

de passion pour la culture des

plantes destinées à la fabrication

des bonbons Ricola.

Avec son collègue Fabien Fournier

de la coopérative de cultivateurs

Valplante, agréée par Ricola,

Magali a présenté les détails

des strictes exigences de Ricola

relatives aux cultures des différentes

essences.

Tandis que Fabien nous a éclairés

sur la façon dont sont suivies

les cultures. 25 producteurs

étalés sur plus de 200 hectares

consacrent 70% de la production

de plantes aromatiques et

médicinales à Ricola, qui soit dit

en passant, est à l’initiative de

la création de Valplante dont la

mission vise à sécuriser la chaîne

d’approvisionnement, depuis la

variété, la qualité, les quantités et

le suivi de la reconduction systématique

des critères qualitatifs

exigés par Ricola.

Après la préparation mécanique

des sols, il y a deux méthodes

de plantage des semences. La

première, et traditionnelle, est

de remuer le sol puis de semer

1300


1301


en profondeur les graines des

plantes, puis de laisser pousser

les mauvaises herbes. Comme les

mauvaises herbes poussent plus

vite que les semences, on désherbe

mécaniquement par brûlage,

sans altérer la germination.

La deuxième méthode est de

planter des «plantons» d’une

dizaine de centimètres de haut

une certaine hauteur, le sarclage

n’a plus d’effet et on doit alors enlever

les herbes indésirables, à la

main. Ce qui représente quelque

1.000 heures de travail manuel

par hectare... Et Ricola n’accepte

qu’1% maximum de mauvaises

herbes...

Après la récolte, les cultivateurs

sèchent les plantes selon les

élevés en interne. Méthode qui

permet d’éviter que toutes les

semences germent en même

temps et font gagner du temps.

Ensuite, les plantes sortent de

terre et un entretien régulier par

sarclage avec des outils rotatifs

en forme de soleil remuent la

terre afin que les nouvelles mauvaises

herbes ne se fixent pas.

Quand les plantes atteignent

1302


1303


directives de Ricola et puis les

livrent à l’usine de Laufen, et,

plus précisément à la Maison

des Herbes où elles sont triées,

contrôlées, coupées, lavées et

réparties dans divers conteneurs

destinés à préparer les mélanges

correspondants aux saveurs et

principes choisis. l’alchimie de la

fabrication des bonbons s’effectue

alors en dehors des regards,

les procédés de fabrication sont

tenus secrets comme les recettes.

Bien que

rigoureusement

traditionaliste

et respectueux

de ses origines,

RICOLA innove

régulièrement

C’est bien connu, une

entreprise qui n’innove pas,

n’évolue pas non plus.

Aussi, RICOLA développe de

nouvelles recettes en s’informant

auprès des consommateurs.

Ainsi, il est possible de répondre

aux goûts de nombreuses populations

à travers le monde.

Par exemple aux USA, les goûts

doivent être plus prononcés. Mais

ce n’est pas tout, Ricola produit la

gamme «Multi-Active».

Des bonbons constitués d’un

enrobage dur et d’un cœur liquide

rafraîchissant. L’une des variétés

contient du miel tandis que les

deux autres sont édulcorées avec

des glycosides de Steviol (E960)

issus de la Stevia.

Bien que ce nom scientifique ait

des relents de manipulations

chimiques, cet édulcorant est

strictement naturel, car il s’agit

de simples extraits de la plante de

Stevia, sans autres modifications.

Il sucre, n’est pas calorique et

sans effet sur l’insuline et la glycémie.

Tout bon pour les personnes

sujettes au diabète.

Si Ricola a choisi d’intégrer du

Steviol dans ses bonbons, c’est

qu’en plus ils n’agressent pas les

dents. Mais il n’est pas simple

d’utiliser cet édulcorant, car il a

un goût... Grâce à leurs talents, les

chercheurs du département Recherches

et Développement sont

parvenus à modifier les recettes

pour rester dans les saveurs typiques

de Ricola.

Et ainsi, Ricola peut proposer

des bonbons sans sucre, mais en

conserver le goût et le sucré !

En conclusion, nous avons pu

observer que Ricola offre des

bonbons délicieux, produits au

sein d’une entreprise qui respecte

l’environnement en respectant les

circuits courts et en limitant ses

déchets. De plus, elle récupère la

chaleur pour chauffer l’eau et ses

batiments. L’entreprise est dirigée

de main de maître par la famille

Richterich avec la même philosophie

de respect de la nature.

1- Ricola suit un

processus développé

spécialement pour

extraire les arômes

et principes actifs des

herbes, avant de les

mélanger pour obtenir un

concentré.

Cette solution

ultraconcentrée est

mélangée, selon le

produit désiré, avec les

autres ingrédients, c’està-dire

avec des extraits

de plantes, du sucre ou

ses substituts de sucre.

2 - Le mélange est en

suite mis à cuire.

3 - Une fois la préparation

refroidie, des machines

spéciales façonnent un

long cordon qui sera

découpé en morceaux

pour donner les fameux

sucres aux herbes – le

bonbon Ricola original

– ou remodelé et gravé

pour obtenir d’autres

variétés de bonbons.

4 - Pour finir, les bonbons

sont conditionnés dans

un papier d’emballage

protecteur ou dans les

petites boîtes pratiques.

5 - C’est le moment pour

les bonbons de partir en

voyage dans le monde.

1304


Procédés de fabrication des bonbons

1 2

3

4 5

1305


Les jardins

aux herbes Ricola

Autrefois, les jardins aux herbes

faisaient partie intégrante

des monastères en Suisse.

Avec les jardins pédagogiques de

Nenzlingen, du Trogberg, de Kandersteg,

de Zermatt et de Pontresina Ricola renoue

avec cette tradition.

Ces jardins aux herbes sont situés le long

de chemins de randonnée fréquentés et

sont accessibles à tous.

On peut y découvrir les 13 herbes Ricola

de mai à septembre et y apprendre de

nombreuses informations intéressantes

sur la culture et le pouvoir des plantes.

1306


1307


1308


Sources : interview, recherches et informations

ecueillies lors de la visite des installations Ricola.

1309




SUISSE

Genève

Porte cosmopolite de la Suis

Plume : Christiane Goor - Capture d’Images : Charles Mahaux

1312


se

Ville de banquiers et

d’horlogers et centre moderne

de nombreuses institutions

internationales, Genève n’en

reste pas moins une petite

ville paisible qui cultive une

véritable qualité de vie, son

meilleur atout de séduction.

Pour nous rendre à Genève, on a

choisi de passer par le Jura français.

Pas d’autoroute évidemment,

juste une route qui grimpe dans

une forêt d’épineux en multipliant

les épingles à cheveux jusqu’au

sommet du col suivi de la descente

tout aussi raide vers Gex et

ce sera l’arrivée en Suisse, et déjà

à Genève.

C’est à peine si on a noté le passage

de la frontière. Notre VW

T-Cross version 3 cylindres essence

1.0 TSI, affichant 115 chevaux et

dotée d’une boîte automatique,

s’est avérée une fois de plus une

excellente routière capable de

développer une puissance qui la

rend dynamique. Elle semble glisser

sans coup férir d’un virage à

l’autre qu’elle emprunte aisément

en maintenant une très bonne

tenue de route. Elle se décale en

douceur du véhicule qui la devance

sans obliger le conducteur à jouer

avec ses freins. Cependant si son

habitacle compact offre beaucoup

d’aisance pour les jambes des passagers,

ceux-ci se plaindront de ne

pas avoir de poignées au toit qui

permettent de se maintenir durant

cette conduite quelque peu spor-

1313


1314

tive. Genève s’annonce blottie au

pied de hautes montagnes dominées

par le Mont-Blanc qui mérite

son nom même en plein été.

Entre lac et sommets.

La traversée de la ville pour nous

rendre à notre hôtel idéalement

situé entre la gare et le quai du

Mont-Blanc nous convainc rapidement

que nous laisserons la

voiture au parking. De nombreux

travaux multiplient les détours et

par ailleurs l’espace généreux

laissé aux 2 roues au milieu de

la chaussée est perturbant pour

l’étranger qui doit apprendre à

surveiller ses rétroviseurs quand il

passe d’une bande à l’autre. Un

choix qui se confirmera lorsque à

notre arrivée à l’hôtel nous héritons

d’un Geneva Transport Card

donné gracieusement à tout

client (même en auberge de jeunesse

ou en camping), une carte

personnelle qui permet d’utiliser

sans limites le réseau genevois

des transports publics (bus, train

et mouettes) pour toute la durée

du séjour, jour du départ inclus.

Genève n’en reste pas moins une

ville qui se découvre avec plaisir


1315


1316

à pied. Mais autant commencer

le séjour par une croisière sur le

lac Léman, l’idéal pour découvrir

l’organisation de cette ville établie

dans la baie où le Rhône quitte le

lac et prolongée sur chaque rive

par des quais qui se partagent

entre des parcs arborés, des plages

animées, un village suisse resserré

autour de sa roue, des jetées, des

flottilles de voiliers et le bâti classique

avec les palaces devant et les

quartiers plus populaires derrière.

Ici on ne multiplie pas les clochers

comme dans d’autres grandes

villes, si ce n’est celui de la cathédrale

St-Pierre enfermé entre deux

tours d’allure château plutôt que

cathédrale. On y retrouve l’empreinte

du protestantisme loin de

l’exubérance des autres religions

chrétiennes.

La ville est adossée à une montagne,

le Salève, tellement associée à Genève

qu’on en oublie qu’elle se situe

en France. C’est que depuis là-haut

le panorama est somptueux sur la

ville et son environnement montagneux

qui déroule des neiges éternelles.

Enfin il y a le lac et son jet

d’eau, symbole de « la plus petite

métropole du monde » qui pulvérise

500 litres d’eau par seconde à

la vitesse de 200km/h à 140 mètres

de haut. Quand le bateau s’en approche,

on le devine mobile et prêt

à se déplier sous la brise avant de

retomber comme un voile vaporeux.

C’est aussi depuis le bateau que l’on

découvre que si la ville haute semble

plus sévère, la ville basse aligne


d’élégants hôtels particuliers et se

veut largement commerçante en

rassemblant une foule de chalands.

Enfin on est bluffé par la jetée des

Pâquis envahie par les baigneurs.

Lieu de divertissement à la mode, à

la fois place de village avec ses bancs

et ses buvettes, et plages de sable

avec ses plongeoirs qui permettent

de s’immerger dans le lac. Ici toutes

les classes sociales se croisent et Genève

parle toutes les langues entre

les tables où les soirées se prolongent

autour d’un repas.

Capitale de la paix.

Dès le Moyen-Age, avec le développement

du commerce en Europe,

Genève, étape obligée sur

la route de l’Italie, devient foire

internationale. Quand Calvin s’y

installe au 16ème siècle, la ville

devient terre d’accueil pour les

Huguenots chassés par la Réforme.

Au 18ème siècle, Genève

est encore une escale incontournable

pour les aristocrates britanniques

qui s’offrent un grand tour

à la découverte de l’Europe.

Un siècle plus tard, le Genevois

Henry Dunant fonde le Comité

International de la Croix-Rouge

et la ville prend une part active au

service de la neutralité au point

de compter davantage d’organisations

internationales que toute

autre ville au monde, près de 300,

autant de centres de diplomatie

multilatérale qui se veulent des

consciences de l’humanité.

1317


1318


Raison de plus pour rejoindre la

route des organisations internationales

qui s’égrènent sur la colline.

Elles se découvrent depuis la

célèbre place des Nations où se

dresse une haute chaise amputée

qui symbolise la lutte contre les

mines antipersonnel. C’est depuis

cette place que s’ouvre l’emblématique

allée qui mène au palais

des Nations-Unies, bordée des

192 drapeaux des Etats membres.

Infos.

Un site incontournable

www.geneve.com/fr

Une citycard utile, le Geneva Pass

www.geneve.com/fr/a-voir-et-afaire/geneva-pass

Se loger : Hôtel Cristal proche de

la gare et des quais

hotel-cristal-geneva.hotels-geneva.org/fr

Il offre 30% de réduction très appréciable

sur le parking de la gare.

1319




Le Place d’Armes

à Luxembourg-Ville

Mini trip en McLaren

720S coupé, en 2022

Hôtel Héritage

à Bruges, en 2021

Mini Trip en McLaren

720 S Spider

Sofitel Le Louise

À Bruxelles, en 2012,

Avec la Rolls Royce

Phantom

Escapade à Waterloo

en McLaren GT en 2022

1322

Restaurant Le 135 (Dolce La Hulpe)

Pascal Marcin aux fourneaux

© Eric Heidebroek

Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


1323


Escapade à Waterloo

de la

McLaren GT

1324

Plume et layout : Eric HEIDEBROEK, Photos : CAMINTER

La Mc Laren GT vous a été présentée il y a deux

ans lors d’une courte prise en main. Cette

fois, nous sommes remontés sur les traces

du Duc de Wellington dans la morne

plaine de Waterloo où l’anglais a mis fin

aux campagnes guerrières de l’Empereur

Napoléon 1er.

A contrario des 720s Spider et coupé, la GT

se veut plus «Grand Tourisme» en offrant un

peu plus de confort et un espace bagages

moins restrictif, tout en conservant l’esprit

originel de la marque anglaise tournée

radicalement vers le sport.


avec les 620 chevaux

1325


La région où s’est déroulée cette grande bataille

est fantastique de beauté. Les routes se faufilent

entre des vallons verdoyants de prairies cernées

de bocages, de fermes, de grandes étendues où

l’on imagine facilement les

couleurs chatoyantes des

uniformes des armées en lice. De l’artillerie et ses

nuages de fumée, de la cavalerie qui charge sabre

au clair. Toute cette épopée est retracée dans le

nouvel espace sous terrain du musée.

Régulièrement, Waterloo produit une reconstitution

de la fameuse bataille avec de

nombreux figurants, c’est

magique !

1326


LES 4 POINTS D’INTÉRÊTS DU MÉMORIAL DE WATERLOO :

Le Mémorial de la bataille de Waterloo en 1815 est un site unique en Belgique qui est à

la fois un monument de commémoration et un musée historique. C’est également et

surtout un lieu chargé d’histoire.

1. Le Musée du Mémorial :

revivez l’histoire de la bataille à travers des uniformes, des objets

historiques, des cartes animées, un film 3D inédit…

2. Le Panorama : découvrez l’immense

toile historique du panorama,

longue de 110 mètres et

haute de 12 m !

Fiche technique

McLaren GT.

Moteur V8 bi-turbos.

4,0 litres

620 ch à 7.500 t/min

630 Nm à 5.500 t/min

Boîte auto 8 rapports

VMax : 325 km/h

0 à 100 : 3,2s

Conso : 12,5 l/100km

Moyenne obtenue

durant l’essai :

La plus basse : 10,3 l

La plus haute : 15,6 l

1327


1328


McLaren GT

L’intérieur spacieux

offre des

sièges très bien

rembourrés et

anatomiquement

parfait quelques

soit le gabarit.

3. La Butte du Lion :

gravissez les 226 marches pour admirer

un point de vue exceptionnel sur le

Champ de Bataille.

4. La Ferme d’Hougoumont :

laissez-vous conter l’histoire de «la

bataille dans la bataille» grâce à une

installation multimédia mêlant innovation

et mémoire.

Même si la cellule

en carbone

est proche de

celle des coupés-ultra

sportifs,

chez McLaren

on a choisi celle

de la GT un peu

plus généreuse.

La planche de

bord adopte

aussi un style

plus cool.Mais il

ne faut pas s’y

tromper cette

auto-là a un tempéramment

de

feu et une tenue

de route incisive.

Moins agressive

(un peu seulement)

que les

super-sports, la

GT profite de son

empattement allongé

pour offrir

une tenue de cap

extraordinairement

stable sur

les «autobahn»

et dans les

longues courbes

qu’elle avale

à des allures

fantastiques de

sérénité.

1. LE MUSÉE

Revivez l’expérience de la bataille de

Waterloo 1815 à l’intérieur du Mémorial

grâce à une scénographique narrative,

multi sensorielle, comprenant des effets

spéciaux et décors immersifs.

À travers des uniformes, des objets historiques,

un film 3D inédit, une maquette

géante de 33 m2, un jeu de piste, découvrez

l’histoire de la célèbre bataille.

• Film 3D de 15 minutes • Maquette de

la bataille de 33 m2 • Audioguide FR/NL/

EN/D/IT/ES/CHN/JPN/RU • Accès PMR

1329


McLaren GT... Invitation au voyage

Née d’une demande de la clientèle, la GT demeure une

supersport, ses lignes élancées le confirment. Avec son

arrière «longue queue» on l’imagine sans peine, lancée,

pleins pots sur la ligne droite des Hunaudières au Mans.

Son profil inspire la performance fluide et aérodynamique.

A son bord, le confort permet de rouler sur de

longs trajets. La visibilité périphérique est bien conçue.

Bien que les énormes prises d’air latérales occupent

bien l’espace des rétroviseurs. Sans occulter la visibilité

arrière, ils offrent au regard la musculature puissante de

l’auto. C’est un régal. Contrairement à certaines spor-

2. LA BUTTE DU LION

La Butte du Lion est un monument de 40 m de hauteur

érigé en 1826 à la demande de Guillaume Ier qui a

souhaité marquer l’endroit présumé où son fils aîné fut

blessé le 18 juin 1815. Il est surmonté d’un lion symbolisant

la victoire des monarchies.

En haut des 226 marches, le regard embrasse le Champ

de la bataille de Waterloo 1815. Une table d’orientation

vous permettra d’appréhender les mouvements

des troupes, de comprendre les formations en carré de

l’infanterie, les déploiements de la cavalerie.

• Point de vue • Ascension de 226 marches • Table d’orientation • Pas d’accès PMR.

1330Route du Lion 1815 - 1420 - Braine-l’Alleud +32 2 385 19 12 - info@waterloo1815.be


tives, les rétroviseurs sont installés plus bas dans la portière

et décalés vers l’arrière. Intelligent, car ils dégagent

la vue vers les angles avant tout en étant parfaitement

implantés dans l’axe du regard. Chez McLaren, ce sont

des pilotes qui ont géré les détails de mises au point.

Des pilotes qui ont aussi participés aux réglages des

trains roulants. Ainsi la McLaren GT offre un freinage canon,

les freins Carbone Céramique prennent rapidement

la bonne température et la conserve très longtemps de

façon à offrir systématiquement les bonnes prestations.

La GT dispose aussi des trois programmes moteurs et

maniabilités comme dans les Spider et Coupés 720S.

3. LE PANORAMA

Le Panorama est un vaste bâtiment circulaire qui abrite

la toile réalisée en 1912 par Louis Dumoulin, peintre

dont le Panorama fut présenté à l’Exposition universelle

de Paris en 1900. Ses dimensions exceptionnelles et

son dispositif sonorisé permettent une immersion totale

au cœur de la bataille. Vous serez cerné de toutes parts

par les scènes de combat, bruits de sabres, charges de

cavaleries et tirs de canons.

• 110m x 12m • Toile de 1912 • Sonorisé • Accès PMR

4. LA FERME D’HOUGOUMONT

Ouverte les week-ends et jours fériés

Dernier témoin de la Bataille, cette ferme accueille un

spectacle vidéo qui raconte l’histoire de «la bataille

dans la bataille». Cette Ferme fut le cadre de combats

meurtriers : c’est à cet endroit que le frère de Napoléon

déclencha l’action. Ce qui ne devait être, au départ,

qu’une manœuvre de diversion, est devenu le point le

plus violent de la bataille.

Toute la journée, les assauts

français y furent terribles et

vains.

• Balade en voiture à cheval

• Histoire de la bataille

• Spectacle vidéo de 25 min

• Pas d’accès PMR

1331


Ces choix ne s’opèrent que si

le bouton «ACTIVE» est enclenché.

Il active alors des choix

pour la maniabilité (Handling)

entre Comfort, Sport, Track ou

des combinaisons de choix avec

les mêmes modes opérant sur

la puissance. (Power). En mode

Comfort, tant mécanique que

suspensions, la GT se montre

très civilisée tant à l’intérieur

qu’à l’extérieur, bien que dehors

on entend bien que ce n’est

pas une voiture «ordinaire».

Combiner le mode Handling en

«Comfort» et le mode Power en

«Sport» apporte non seulement

une modification de l’atmosphère

grâce à une musicalité

un peu plus présente, qui ravit

les oreilles tout en augmentant

les sensations. Utliser aussi le

mode «Track» pour le moteur

transforme cette «gentille» GT

en dragster. Le V8 ne chante

plus, il rugit. La boîte est plus

rapide, plus sèche aussi. Et, si

en plus vous passez au mode

sport, l’ensemble se durcit

sans être désagréable. Mais

quandvous sélectionnez tout

en «Track», c’est une projection

dans la sportivité intégrale. La

GT affiche alors, tout ce que

son ADN racing comporte.

Et pourtant vous êtes dans un

coupé supersport spacieux qui

sait vous apporter du confort

dans la rigueur d’une supercar.

1332


1333


1334


Une McLaren

Au Place d’Armes

Balade au Grand Duché de Luxembourg

Plume @ Eric HEIDEBROEK

Images @ Caminter 2022

1335


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Cinq Étoiles

Au centre ville

Le Grand Duché de Luxembourg a ceci

de particulier qu’il est multiculturel.

Centre financier reconnu, il attire des

talents de tous pays. Près de 200

nationalités s’y côtoient au quotidien.

Loin d’être guindé, le Grand Duché se la joue

détendu, clair et accueillant. Sa capitale

donne le ton, l’humain a la priorité. Les transports

publics sont, non seulement modernes,

beaux et propres, mais aussi… gratuits !

Îlot de charme et de luxe, implanté

en plein coeur de la capitale

luxembourgeoise, le Place d’Armes

est le refuge idéal des épicuriens.

Pour être le seul Relais & Châteaux du Grand

Duché de Luxembourg, le Place D’Armes est

à lui seul un monument de l’hospitalité

luxembourgeoise. Isolé au centre ville, son

accès passe exclusivement par le piétonnier,

en roulant au pas. D’ici peu, l’accès sera piloté

par des bornes automatiques pour lesquelles

un sésame sera exigé. C’est à la fois

un avantage et un inconvénient, l’accès à

l’hôtel en voiture demeure problématique,

mais la garantie de la tranquillité et l’absence

de trafic génèrent une rare atmosphère de

confort et de raffinement.

Le Place d’Arme est structuré par un assemblage

de sept demeures aristocratiques de la

capitale. C’est l’architecte Beck et son épouse

qui ont eu l’idée d’associer ces maisons en un

seul et unique bâtiment. On est loin des pa-

Le Place d’Armes

18, Place d’Armes – L-1136 Luxembourg

00 352 27 47 37

info@hotel-leplacedarmes.com

www.hotel-leplacedarmes.com

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laces mondialisés et par définition...insipides.

Ici tout est vrai !

En effet, Beck ne s’est pas simplifié la

tâche, il a conservé le caractère de chacune

des demeures en les associant par

des travées, des percées, des espaces

libres et des éléments contemporains

qui se marient parfaitement entre eux.

On passe, de l’une à l’autre maison, par

différents niveaux. A chaque recoins,

son intimité artistique, son intimisme,

son caractère. C’est aussi pour ça que

l’hôtel offre ce charme romantique et

particulier. On se promène du baroque

au contemporain en glissant vers le

classique dans une délicieuse fluidité.

On retrouve l’émerveillement des

yeux d’enfants découvrant une

grande maison bourgeoise aux

recoins mystérieux.

Le confort moderne est omniprésent, climatisation,

wifi haut débit, normal dans

un cinq étoiles. Eléments qui s’allient au

charme cossu et bourgeois que génèrent

les nombreux espaces cosys, ou ouverts

comme la grande terrasse sur le toit,

voire, celle encadrée par les murs intérieurs

aux reflets de seigneurie féodale.

Le Place d’Armes dispose de trois offres

gourmandes pour tous les goûts et toutes

les humeurs. Une brasserie parisienne,

avec ses barres de cuivre et ses velours

carmin vous accueille chaleureusement

avec des mets simples au caractère bistronomique.

Le petit-déjeuner se prend

au «Plëss» dans son humeur moderne et

dépouillée. Le midi et le soir, on appréciera

la cuisine ouverte où s’affairent le Chef

et sa brigade, dans un ballet de gourmande

élégance et gestes précis.

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La ville de Luxembourg

offre un choix de boutiques

des plus raffinées dans une

atmosphère années folles

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Modernisme, esthétique d’aujourd’hui et d’avant-hier

offrent un charme de détente et de glamour

Il faut surtout ne pas se contenter de regarder devant ou tout

autour de soi. Il faut aussi se laisser impressionner en levant

les yeux pour admirer la beauté intemporelle des façades Art

Nouveau des immeubles anciens.

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Balades nocturnes

tranquilles.

Jeux de lumières.

Rivalités d’élégances

entre vitrines

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Grandes enseignes, mise

en valeur des bâtiments

de style Art Nouveau,

rien que pour vos yeux !


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McLaren

720S Coupé

Carbone, élégance, puissance, maîtrise

L’art de générer des voitures d’exception

Plume @ Eric HEIDEBROEK

Images @ Caminter 2022

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L’occasion était trop belle pour

réaliser ce mini-trip au Grand

Duché de Luxembourg, la McLaren

720s Coupé est toute désignée

pour visiter la capitale financière

bien connue.

On peut choisir de se rendre à la

capitale luxembourgeoise par le

chemin des écoliers ou l’autoroute.

La 720S aime les deux !

Par l’autoroute, on sait bien

qu’on ne peut pas, y aller franchement,

mais cette auto est

tellement stable et efficace que

c’en est vraiment tentant.

À plusieurs conditions toutefois,

comme celles de bien connaître

ses propres limites et d’adopter

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Températures

et pressions des

pneus affichées.

Les Pirelli PZero

doivent être à

température

Sinon... ils

n’accrochent pas !

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une attitude responsable en

augmentant l’anticipation et

tenat compte des autres

conducteurs qui ne s’attendent

pas à voire débouler un boulet

de Canon... Normal puisqu’on

ne peut Pas. Et, aussi, de ne pas

se faire prendre... Car, là, ça

peut faire très mal.

L’idéal est de choisir le cruisecontrol

calé sur la vitesse autorisée.

Et garder le caractère sublimatoire

de cette supercar

pour des endroits où l’ont peut

exploiter le potentiel, routes

fermées, Circuits et autobahn...

Avec le Cruise-Control on sera

surpris par l’autonomie qui peut

atteindre plus de 500 km!

Evidemment, dès que l’on titille

la pédale de droite l’autonomie

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fond comme neige au soleil,

mais, quel pied !

Sur les petites routes, le potentiel

de ce «tout-en-carbone» est démentiel.

La réponse à l’accélérateur

est toujours nette et précise.

Quand on accélère à fond, on est

catapulté jusqu’à 6.500 tours, et

en gardant le pied dans le phare,

on reçoit une deuxième charge

encore plus forte. Cette auto est

vraiment extraordinaire. Si elle

offre de véritable sensations

sportives. Elle est domptable

grace à son équilibre et sa perfection

en matière de trains roulants.

Pour exploiter les prestations,

il faut aller sur circuit. Par

exemple, à Mettet, où pour

€150 vous pouvez faire parler la

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poudre à moindre risque pour

vous et les autres. D’ailleurs les

propriétaires de McLaren optent

souvent pour des cures de trackdays

nettement moins coûteuses

et ennuyeuses qu’une arrestation

pour excès de vitesse.

Dans ce cas, ils équiperont leur

supercar de pneus spéciaux.

Chez Pirelli le PZero existe en version

«Trofeo» avec la bande extérieure

du profil presque slick alors

que la partie intérieure comporte

trois rainures pour rouler sous la

pluie et être en ordre avec le code

de la route. Mais aussi plus simplement

pour rester sur la route...

Chez Michelin, Bridgestone, Continental,

Goodyear, Dunlop mais aussi

Hankook et d’autres manufacturiers

impliqués en sports autos

offrent des pneus spéciaux «trackday»

destinés aux supercars mais

pas seulement. On y reviendra bientôt

dans la rubrique pneus.

720 chevaux 770 Nm

La puissance, le couple et les performances

d’utilisation définissent le

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cœur de la 720S. Le moteur V8 est

un 4,0 l, dopé par deux turbos qui,

développe 720 ch à 7 000 tr/min et

770 Nm entre 6.500 et 7.500 t/min.

Cette dernière valeur semble un peu

haut perchée côté régime, mais il

faut savoir que 80 % du couple

est disponible dès les plus basses

rotations. A 1000 tours elle offe

350 Nm, à 1500 tours 525 Nm et

à 2000 Tours 600 Nm (80%)...

C’est du, entre-autres, au doublement

des injecteurs, il y en a 16 au

lieu de 8, combinés à la régulation

électronique des turbos, permet

une réponse massive et instantanée

du V8. Cela percute le 0 à 100

en 2’’8 et le 200 en 7’’8 pour une

Vmax de 341 km/h. Rien que ça !

Cet ensemble moteur boîte automatique

à sept rapports génère

une connexion organique entre la

voiture et son conducteur.

Magie ponctuée, du démarrage au

régime maximum, par la bande-son

rageuse et exceptionnelle du V8.

La compétition dans le sang.

Si la 720S est parfaitement adaptée

pour repousser les limites sur

circuit, McLaren propose divers

équipements dont une barre de

harnais en titane «MSO Defined».

Réalisée sur mesure pour la 720S,

elle est placée derrière les sièges

pour ancrer les harnais 6 points

spécifiques pour assumer des performances

extrêmes dans une sécurité

inégalée.

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La fonction

Dessine

La forme.

C’est racé !


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McLaren n’a pas cédé à la facilité

en ne posant une simple direction

assistée électrique. Pour le constructeur

britannique, le conducteur est

strictement au coeur de la conduite.

Il doit bénéficier de toutes les informations

utiles, remontées par les

trains roulants, mais aussi, par la direction.

McLaren a créé une direction

électro-hydraulique au caractère

plus précis et remontant les

informations du contact avec la

route ou la piste en temps réel.

Sport & Race

Pour la piste, la direction électro-hydraulique

entre en symbiose exacerbée

avec le système «Active Dyna-

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Du carbone en déco,

Du carbone en structure.

Freins carbone céramique

Un aileron «aéro-frein»

Des performances !

0 à 100 en 2’’9 !

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mics» de la 720S. En plaçant le

sélecteur sur «Sport» ou

«Track», la 720S se prépare à

l’action sur piste : les réponses

sont affûtées. La puissance est

livrée plus «brute», de même

que les changements de rapports

sont plus secs, dans un

style très voiture de course.

Quand on revient au mode

«Confort» et on passe instantanément

la configuration

idéale pour les routes ouvertes.

La 720S ne martyrise pas ses

occupants. C’est dù à l’étude

ergonomique du maintien des

occupants adaptée à la potentielle

conduite dynamique.

On pourrait croire que cette

720S Coupé est sans reproche.

Par rapport au Spider, le moteur

affiche plus de présence

dans l’habitacle, et y ajoute sa

chaleur. Le spider, dispose

d’une petite vitre de lunette

arrière, entre les appuie-tête

qui, peut s’ouvrir laissant pénétrer

un peu de fraicheur,

mais aussi les vocalises du V8.

Rare, plus exclusive que Lamborghini,

Porsche, Aston Martin

ou Ferrari, la McLaren tient

son rang.

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Bruges, ou

La Venise du Nord

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Moments Dédiés

Au terme d’une semaine de travail acharné, nous décidons de nous

changer les idées et partons à la découverte de la Venise du Nord

avec la McLaren 720S Spider pour nous laisser gâter. Plume @ Eric HEIDEBROEK

Images @ Caminter 2021

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Escale à...

l’Hôtel Héritage

Il est près de 19 heures quand nous arrivons

à l’hôtel, la route a été sage, et surtout

encombrée. L’autoroute de la Mer, un

vendredi fin d’après-midi, se déguste à la

sauce… embouteillages. No stress !

Mais ça n’a pas d’incidence à bord de la Mc Laren

720S Spider dont le V8 ronronne dans notre dos.

Pour ultra sportive, le confort est surprenant, car

total. Même si les suspensions sont fermes, les

irrégularités de la chaussée sont absorbées sans

chocs désagréables. La boîte automatique à 7

rapports égrène les vitesses en douceur, la rondeur

du V8 de 720 ch et 770 Nm, rend cette décapotable

très facile à conduire au quotidien.

Arrivé à Bruges, les petites rues de la Venise du

Nord sont parcourues sur un filet de gaz, le V8

n’est pas discret, il gronde et sa rondeur à bas

régime rebondit souplement contre les façades

baroques, faisant tourner bien des têtes en suscitant

des surprises émerveillées, des éclats dans

les yeux. Rien à dire, l’auto est belle.

L’arrivée au Relais & Châteaux L’Héritage, où l’on

se gare, est discrète quand bien même les échappements

aux sons rauques et sourd interpellent

directement le personnel d’accueil de l’hôtel.

Notre léger bagage - sacs de sport - est sorti, du

coffre avant (121 l), et conduit dans notre Suite.

L’accueil est souriant, harmonisé avec la quiétude

élégante des lieux. L’Héritage est un cocon confortable

et relaxant, nous ne tarderons pas beaucoup

à nous rendre compte, qu’en plus, c’est un

temple pour gourmets.

L’ascenseur a du charme, il a troqué ses grilles

antiques pour des portes coulissantes garnies

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d’un poster qui rappelle son lustre d’antan.

Silencieux, il nous transporte au

quatrième étage où nous attend notre

hôte qui nous conduit à la Suite 43. Nous

sommes sous les toits.

Le plafond est haut et soutenu par de

larges poutres. Les murs couleur «coquille

d’oeuf» font la liaison avec les tonalités

chaude et rustique des boiseries.

La décoration est très «Belle-Epoque»,

les téléphones à cadrans circulaires, façon

années ‘20 sont équipés de mécanismes

modernes et fonctionnent très

bien, en souplesse et rapidement. Les attentions

sont très agréables, comme la

bouteille de Champagne et quelques délicieux

chocolats, un minibar rempli avec

soin, une bouteille de vin rouge, un grand

écran, une sono Bose, un iPad, et bien

d’autres éclairages d’ambiance destinés

au bien-être.

Le grand lit est tellement confortable que

nous avions très envie de le ramener chez

nous, mais dans la McLaren... c’est un

peu juste, ça ne rentre pas ! Toujours est-il

que nous avons découvert un hébergement

délicat, raffiné et très confortable.

La salle d’eau dispose d’un bain à bulle,

d’une douche encastrée accessible par

une porte en verre martelé. La double

vasque dispose d’un plan en marbre assorti

aux tonalités chaudes et crémeuses

de l’ensemble. Tout est conçu pour offrir

l’agrément et le confort digne d’un Relais

& Châteaux, évidemment à cinq étoiles.

Pendant que nous nous installons, la

McLaren rejoint, aux mains d’un personnel

soigneux, respectueux et connaisseur,

le garage où elle dormira, bien à l’abri,

dans un box pour elle toute seule.

Relais & Châteaux Hôtel Heritage

Niklaas Desparsstraat 11

8000 Brugge - Tél : +32 (0)50 444 444

info@hotel-heritage.com

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Moment gourmand

au Mystique

Un dîner gastronomique* à

quatre services et vins assortis

pour un budget de 120 €

par couvert, voilà qui est très

correct. Surtout en regard à

l’imagination, à la créativité

et à la finesse de tous les

plats élégamment présentés.

On soulignera la justesse

et l’omniscience du service,

prenant soin d’expliquer posément

le choix des vins assortis,

en nous mettant l’eau

à la bouche, à chacun des

plats proposés. Un grand et

délicieux moment.

* MYSTERY MENU... • 3 services : 59€ p.p. • 3 services vins assortis : 86 € p.p. • 4 services 84 € p.p. • 4 services vins assortis : 120 € p.p.

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Bruges la nuit,

sous la pluie de la fin octobre,

est une ville vivante et agréable.

Ses fières façades éclairées, ses

vitrines scintillantes sont d’un

romantisme inégalable.

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S’éveiller après une bonne nuit, prendre

le petit-déjeuner dans la salle à manger

de l’Héritage sont de délicieux moments.

Nous n’avons pas goûté aux œufs pochés

sauce mousseline, c’est bête, mais

nous avions commandé des œufs au

plat, par tradition... Le service est omniprésent

et prévient chaque désir au moment

opportun. La gentillesse, la politesse

et l’élégance multilingue font plaisir

et l’on en jouit, sans modération.

Si en plus, la pluie fait la place au soleil,

Bruges apparaît sous un autre jour. Les

rues, scintillantes de lumières sous la

pluie nocturne, cèdent la place à des bâtiments

soignés à l’architecture historique

flamande.

Un ravissement pour les yeux, , et on se

promène en cherchant les détails, les

équilibres, avec en arrière-plan, le bruit

des sabots des chevaux tirant calèches et

ARTISANAT D’ART ET ORFÈVRERIE

Bruges est, bien sûr, une ville touristique et

cela se comprend par ses nombreux attraits.

Quelques artisans peuvent, grâce à elle, vivre

de leur art, de leur passion, comme Michiel

NEELS et sa fille qui créent des bijoux en

argent pour le plus grand bonheur des visiteurs

et des locaux qui découvrent leur

savoir-faire dans leur atelier «Ginkgo», au

21Walplein. Info : www.zilversmid.be

visiteurs éblouis par tant de beautés

mises en valeur par un entretien rigoureux

et une valorisation des abords. La

propreté de la ville incite à son respect et

l’ensemble donne envie de s’y attarder.

La Venise du Nord se visite par ses canaux

que traversent de nombreux ponts

aux styles originaux qui témoignent de

l’histoire millénaire de la ville. Des ter-

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rasses, à fleurs de canaux, offrent un moment

de détente et de relaxation sous les

doux rayons du soleil de l’été indien.

Les canaux participent à l’incroyable

quiétude de la ville. Par leur doux chuintement,

ils apportent une sérénité appréciée

en leur temps par les ecclésiastiques

qui ont fait de Bruges cette cité

éternelle. Le long des canaux, des ouvertures

pratiquées dans les berges servant

autrefois de débarcadère permettant

d’approcher l’onde et d’apprécier

le passage des bateaux, la faune aussi

et cela ravit les chasseurs d’images.

Autant Bruges se la joue

bourgeoise et animée,

autant elle détend par son

atmosphère idyllique.

En se promenant dans la ville dans ses

ruelles historiques, on débouche sur une

étendue d’eau calme et bordée de végétation.

En fin de parcours, un ancien pont

de pierres, en arcades, rejoint les deux

rives qui descendent vers un endroit apprécié

des brugeois.

LE JARDIN DES AMOURS

Est un jardin aussi impressionnant que le

parc à la française d’un grand château.

Ce ne sont pas des laby rinthes verdoyants,

incitant à la coquinerie, mais des chemins

de verdures aux doux feuillages de nombreuses

essen ces, des pelouses soignées.

Ce sont des détours romantiques qui incitent

à la flânerie, à la méditation, au

plaisir d’être ensemble ou d’être deux

pendant un moment privilégié.

On y oublie les soucis, on reste main dans

la main dans un état de plénitude et de

détente.

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La promenade se termine sur

ce délicieux moment, retour à

l’Héritage, notre Relais &

Châteaux pour retrouver

cette atmosphère intimiste

qui sait si bien détendre l’esprit

et apporter un bien-être

bienvenu.

Découverte du bar pour y déguster

une boisson sans alcool,

on doit reprendre la

route ! L’atmosphère y est

idéale pour rencontrer des

amis, discuter ou prendre

autre chose qu’un soft, en

soirée. La chaleur des meubles

en ronce de noyer, des cuirs à

l’anglaise, tout comme le piano

à queue préfigurent des

soirées inoubliables.

C’est un fait, l’Héritage,

Relais & Châteaux sait rece voir

et choyer ses visiteurs.

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Conclusion...

Choisir un Relais & Châteaux est

une garantie de services et d’hospitalité

absolument irréprochables.

Tant au premier contact que tout

au long du séjour, tout est parfait.

L’Hôtel Héritage, passionnément

managé par Johan & Isabelle

Creytens, efficacement secon dés par

leurs équipes, apporte au voyageur

toutes les atten tes de bien-être, de

respect.

La Mc Laren a été soigneusement rangée

dans un box privé. Pour nous, la

confiance est totale et bien placée. Au

retour vers nos pénates, le V8 a pu

chanter un peu, mais toujours avec

«modération»...

Mais quel plaisir cette 720S Spider

Saviez-vous que même la température

des pneus PZero s’affiche au

tableau de bord ?

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