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Suggestion de lecture - Regroupement des organismes ...

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Par: Francine Veilleux

Par: Francine Veilleux Page 2 Bertrand St-Laurent Le Le Reflet… Reflet… Volume 8, n o 1 , Printemps 2012 Rédaction Mise en page Lina Roy Mireille Fisette Francine Veilleux Révision : Lina Roy, Martine Veilleux Tirage : 1000 exemplaires 234, rue Dufferin, bureau 102 Sherbrooke (Québec) J1H 4M2 Téléphone : 819 823-9996 Télécopieur : 819 823-9907 www.rosedesvents.com Dépôt légal Bibliothèque et archives Canada ISSN: 1922-1401 L’humour, L’humour, une une arme arme puissante puissante ! ! Comme la plupart des gens à qui cela survient, M. Bertrand St- Laurent voit sa vie basculer à l’annonce d’un diagnostic de cancer de la prostate. Il refuse cependant de se laisser abattre et traverse cette épreuve en utilisant entre autres son arme de prédilection : l’humour. Il y a quelques années, M. St-Laurent perdait son père des suites d’un cancer. Il n’a pas la chance de l’accompagner, son père refusant de parler de quoi que ce soit se rapportant à sa maladie et à sa mort prochaine. Il éprouve le besoin de comprendre cette expérience. Il suit des cours en gérontologie sur le vieillissement du corps et sur les étapes du deuil, puis il complète un certificat en accompagnement des mourants. Il consacre ensuite son temps de bénévolat à aider des personnes en fin de vie et des personnes atteintes du SIDA. Plus tard, il accompagne jusqu’à la fin sa mère qui souffre de la maladie d’Alzheimer: « Comme maman n’était plus vraiment présente, confie-t-il, j’ai surtout travaillé sur moi-même pendant cette période. » En décembre 2008, des symptômes l’amènent à consulter un médecin et il reçoit le diagnostic tellement craint : il ♦ Accompagnement transport ♦ Écoute et info-référence ♦ Ateliers de développement personnel ♦ Massothérapie ♦ Aide psychologique ♦ Visites amicales ♦ Aide financière (Fonda on Claude- Durocher) ♦ Prêts de livres « J ai accepté que j étais malade et j ai commencé à en rire. » est atteint d’une forme virulente de cancer de la prostate et il doit subir une opération. Après avoir subi les différents tests visant à vérifier l’étendue de la maladie, il décide de retarder l’opération de quelques semaines, car quelques mois auparavant, il s’était inscrit à une marche entre Ottawa et Montréal, les chemins d’Outaouais. Il prend conscience que ce temps d’introspection est drôlement bien placé, comme s’il avait prévu en avoir besoin. « J’ai marché pour calmer la tempête, partage-t-il, ça me prenait un temps pour digérer la réalité. Ce temps de réflexion m’a été salutaire. J’ai accepté que j’étais malade et j’ai commence à en rire. J’ai par la suite commencé à écrire et ça m’a amusé. » Au retour de cette marche, la ronde des rendez-vous à l’hôpital se poursuit. Il réalise qu’il y a un monde entre accompagner des personnes et se retrouver malade soimême. « Quand j’accompagnais des gens en fin de vie, j’avais parfois le jugement facile, avoue-t-il. Mais lorsque le cancer est arrivé, je n’étais pas du tout préparé. Je connaissais le chemin, mais la réalité est une tout autre chose que l’accompagnement. » En plus des ressources médicales, il s’est entouré d’autres professionnels : un massothérapeute, un psychologue, un acupuncteur et un ostéopathe, et il a commencé à faire de la méditation. « J ai constaté que l humour est le meilleur moyen de désarmer le hamster ». Services Services offerts offerts par par La La La Rose Rose des des vents vents ♦ Auxiliaire familiale et sociale ♦ Répit à la famille ♦ Forma on en rela on d’aide ♦ Condi onnement physique adapté ♦ Tai chi adapté ♦ Bateau-dragon ♦ Suivi de deuil ♦ Café-rencontre

Contrairement au pronostic de son médecin, il s’est rapidement remis de son opération. Par contre, comme quelques cellules cancéreuses avaient échappé à la vigilance du chirurgien, il doit subir 33 séances de radiothérapie. Dans la salle d’attente pour ses traitements, il rencontre un autre patient avec qui il développe une belle amitié et une joyeuse complicité. Chaque fois qu’ils se rencontrent, la salle d’attente résonne de leurs rires et de leurs taquineries. « J’ai constaté que l’humour est le meilleur moyen de désarmer le “hamster”», déclare-t-il. «Si je laisse le mental s’habiller de toutes les inquiétudes, l’hiver va durer longtemps. Le cancer devient lourd à porter lorsqu’il est traîné dans le négatif. C’est comme une boule de neige qui grossit et qui va entacher les souvenirs anciens. » M. St-Laurent s’entoure des gens qu’il aime : l’amour des siens l’a aidé et l’aide toujours au quotidien. « Le support de ma conjointe et de mes fils ainsi que la vie de mes petits-enfants ont été pour moi un ancrage au présent. Leurs sourires m’ont appris l’ouverture du cœur. « Le sourire, le rire, l accueil et le pardon à moi-même sont mes outils pour continuer. » “… je regarde la vie comme un film dont je suis le me2eur en scène...” L’humour, L’humour, une une arme arme puissante puissante ! ! (suite) (suite) (suite) Après la fin des traitements, il se joint à un groupe d’hommes afin de partager ses peurs et les deuils qu’il vit, ce qui l’aide beaucoup. Il s’est maintenant remis à faire de l’accompagnement, mais cette fois auprès d’hommes en difficulté. Il a également donné des conférences sur la retraite du point de vue masculin et a choisi de parler de son expérience du cancer et des changements dans sa vie : « Comme le dit un proverbe africain : “Seul, on marche plus vite; à deux, on marche plus loin.”, écrit-il dans le texte de sa conférence. Pour le moment, je regarde la vie comme un film dont je suis le metteur en scène. J’y insère des moments d’éternité et de bonheur. » Aujourd’hui, il a fait du ménage dans ses relations, dans ses biens matériels et il fait attention à ce qu’il laisse entrer, soit par la télévision ou même par la musique qu’il écoute et qui peut susciter des émotions négatives. Il prend du bon temps avec ses petits-enfants, ses fils, sa conjointe et ses amis. Il continue de rire de sa condition et des événements de sa vie. Il parle de la mort comme d’un contrat signé à la naissance et qui est inévitable. C’est encore un sujet dont il peut rire : « Que j’en rie ou que j’en pleure, je n’en sortirai pas vivant! Aussi bien en rire!, conclut-il. » Texte de M. Bertrand St-Laurent En décembre 2008 un vent du nord s’est levé. Lors d’une visite chez le médecin, ma prostate était défectueuse. Eh oui! Un cancer agressif de la prostate. « Qu’est ce que j’ai fait à l’univers pour mériter ça ? » Les médecins sont tous tombés d’accord pour l’ablation et ils l’ont envoyée à l’Université pour étude. C’est bien le comble du ridicule : elle est à l’Université alors que moi je n’y suis jamais allé! C’est le signe que l’intelligence ne réside pas seulement dans la tête! Parfois j’aimerais aller voir dans le pot de formol, il y a des chances que ma patience y soit aussi. Aujourd’hui après 33 traitements de radiothérapie et vingtquatre mois de castration chimique, je vis avec l’idée de la maladie. Je m’entraîne à la nouvelle réalité de mon corps. J’ai de la difficulté à le reconnaitre. Mon coté féminin se réveille, je suis en ménopause. Ne riez pas, c’est difficile d’être un homme en ménopause : les chaleurs soudaines, les pertes de mémoire, les larmes sans vraies raisons. En plus, la bedaine qui pousse. Un nouveau sentiment surgit: l’urgence de vivre avant de mourir. J’ai l’impression de courir comme une poule pas de tête. Je cherche tout simplement les freins. Avec l’expérience de la maladie, j’ai découvert toutes sortes de beauté, que je vous partage en terminant. J’ai été chercher l’énergie, l’amour, la force et le goût de vivre chez tous les êtres chers qui m’entourent. C’est une grande leçon d’humilité que j’ai apprise. Comme le dit un proverbe africain, une trouvaille au fil de mes lectures, «Seul, on marche plus vite, à deux, on marche plus loin». Maintenant une nouvelle lumière est apparue sur le lac de ma vie, l’espoir. Je recommence à rire et parler d’autres choses que de la maladie. Vivre la vie, elle reprend ses droits. Pour le moment je regarde la vie comme un film dont je suis le metteur en scène. Je réduis mes attentes, je choisis de vivre au moment présent. J’y insère des moments d’éternités et de bonheur avec mes petites filles et ma famille. Alors, j’y découvre les trésors du support, de l’amour, de la sérénité et de la paix. Bertrand Bertrand Bertrand Bertrand Note : Chers lecteurs, vous écrivez des textes et vous êtes d’accord pour les partager avec d’autres personnes malades? SVP nous les faire parvenir avec vos coordonnées à info@rosedesvents.com ou par la poste au 234, rue Dufferin, bureau 102, Sherbrooke, J1H 4M2 Page 3

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