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Bois de rose de Madagascar - Madagascar Wildlife Conservation

Bois de rose de Madagascar - Madagascar Wildlife Conservation

Le NFCP Les objectifs

Le NFCP Les objectifs de ce programme (Xu et al. 2006) sont : interdire la coupe de bois dans le Sud-Ouest réduire fortement la coupe dans le Nord-Est et dans les autres régions, renforcer le contrôle et la protection des forêts naturelles partout dans le pays. Les ambitions chiffrées sont (Liu et al. 2008) : faire passer la coupe de bois dans les forêts naturelles de 32 millions de m 3 en 1997 à 12 millions de m 3 en 2003 ; conserver 90 millions d‘hectares de forêts naturelles ; reboiser 31 millions d‘hectares d‘ici 2010. En 1998, la phase initiale du programme concernait 12 provinces et régions autonomes. Cinq provinces ont été ajoutées en 1999-2000. Le budget de lancement (1998-2000) était de 2,69 milliards de dollars. Lors de la validation du programme au niveau national, il a été porté à 11,63 milliards de dollars pour la décennie suivante, pour la protection de la forêt, sa régénération, sa gestion, la reconversion des travailleurs forestiers et les tâches annexes (SFA 2002 cité dans Xu et al. 2006). Sur les 1,2 million de personnes vivant directement de la forêt (bûcherons et artisans), presque 800 000 ont été transférées, mises en retraite ou requalifiées dans d‘autres secteurs (gestion des forêts et mise en valeur des plantations). Ce gigantesque programme a commencé à produire des résultats. En 2001, les importations de bois de toute nature représentaient l‘équivalent de 73 millions de m 3 (SFA 2002 cité dans Xu et al. 2006) pour une valeur de 10 milliards de dollars (4,16% des importations chinoises en valeur). En 2002, la production nationale de bois a baissé de 44,4 millions de m 3 , tandis que le volume de bois importé atteignait 94,5 millions de m 3 (SFA 2003 cité dans Xu et al. 2006). Le GTGP Le GTGP a été lancé en 1999 par le gouvernement central avec pour objectifs (Bennett 2008) : réduire l‘érosion des sols, réduire la désertification, augmenter la couverture forestière en retirant les terres en pente de l‘exploitation agricole. L‘objectif chiffré est de convertir 14,67 millions d‘hectares de cultures en forêts (4,4 millions d‘entre eux sont situés sur des pentes à plus de 25%). L‘objectif secondaire est de reboiser des terrains en friche, pour une surface à peu près identique (SFA 2003 cité dans Bennett 2008). Le budget de ce programme sera de 40 milliards de dollars d‘ici à 2011, en incluant la fourniture de semences pour les paysans déplacés ou devant changer de culture (Tao et al. 2004 cité dans Xu et al. 2006). L‘effort porte sur les bassins du Fleuve Jaune et du Yangtze, mais aussi sur d‘autres régions. En effet, le long de ces deux fleuves, sur les 34,07 millions d‘hectares de terres cultivées, 4,25 millions sont situés sur des pentes à plus de 25%. Selon la SFA (2003 cité dans Bennett 2008), le total des terres cultivées sur des pentes de plus de 25% serait de 6,07 millions d‘hectares pour l‘ensemble du pays. Quelques deux milliards de tonnes de sédiments partent ainsi annuellement dans le Yangtze et le Fleuve Jaune, dont les deux-tiers proviennent des cultures en pente. Et cela augmente sensiblement le coût de maintenance des barrages hydroélectriques et des systèmes d‘irrigation situés en aval. Randriamalala et Zhou 2010 42

Selon Du (2001 cité dans Xu et al. 2006), une couverture forestière appropriée permettrait de réduire de 80 à 90% l‘érosion des sols. Les statistiques de l‘Administration Forestière d‘État indiquent que la couverture forestière dans les zones concernées par le SLCP a augmenté de 2% ces huit dernières années. Une dizaine d‘autres programmes de protection de l‘environnement sont en cours, mais ils sont d‘une moindre ampleur. Ils concernent la protection des bassins versants moyen et inférieur du Yangtze, le contrôle de la source de tempêtes de sable de Pékin et Tianjin, le développement des réserves naturelles et de la protection de la vie sauvage, et le développement des plantations à croissance rapide. Selon Xu et al. (2006), les bénéfices environnementaux de ces programmes sont indiscutables. Cependant, on peut constater que ces deux projets majeurs ont mis l‘accent sur le traitement des symptômes après que le problème soit devenu trop apparent pour être ignoré. Selon l‘UNDP (2002), trop d‘importance a été accordée aux impacts environnementaux plutôt qu‘aux causes sous-jacentes. La Chine a donc dépensé en 10 ans environ 54 milliards de dollars, déplacé et reconverti plusieurs centaines de milliers de personnes, pour protéger ses forêts et lutter contre les conséquences d‘une déforestation et d‘une agriculture incontrôlées. La consommation intérieure de bois suivant la croissance générale du pays, la Chine est maintenant obligée d‘en importer massivement. Pourquoi la Chine préfère importer des rondins La question n‘est pas anodine, comme le montre la figure 10, qui donne la répartition annuelle par nature du bois importé par la Chine. FIGURE 10. Les importations de bois d’œuvre en Chine de 1997 à 2006 (données et graphique de Canby et al. 2008). Si en 2005 les importations chinoises de rondins s‘élevaient à 29,4 millions de m 3 , la part provenant des forêts tropicales était de 25%, soit 7,4 millions de m 3 (Canby et al. 2008). La majeure partie de ces importations est d‘ailleurs destinée à la fabrication de meubles pour la ré-exportation vers les pays développés. Les deux-tiers de ces importations viennent de Sibérie. Mais la préférence chinoise pour les rondins a plusieurs causes, analysées par Kozak et Canby (2007) : Il n‘y a pas de tarif douanier à l‘importation sur les rondins venant de pays ayant le statut commercial de « Nation La Plus Favorisée ». Randriamalala et Zhou 2010 43

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