Sponsoring 25_Liseuse-1
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le magazine officiel du marketing sportif<br />
France 2023 :<br />
Plus qu’une répétitioN<br />
générale avant<br />
Paris 2024<br />
ÉTUDES<br />
La filière sport<br />
pèse 2,6 %<br />
du PIB français<br />
MARQUES<br />
Banque Populaire<br />
dans la tempête<br />
STRATÉGIE<br />
Arkema premier partenaire exclusif<br />
de l’équipe de France féminine<br />
MARCHÉ<br />
Les opérateurs de paris<br />
sportifs mis à l’index<br />
HORS-SÉRIE<br />
N°<strong>25</strong><br />
ÉTÉ 2023<br />
© SUSA / Icon Sport
ÉDITO<br />
La France est<br />
le centre du monde...<br />
grâce au sport !<br />
Nous sommes de grands chanceux en France, prenons-en pleinement conscience ! Nous<br />
accueillons dans les 365 jours à venir la Coupe du Monde de Rugby et les Jeux Olympiques<br />
et Paralympiques de Paris 2024. Il y aura un avant et, un après ce cycle d’un an, une trace !<br />
Nous allons assister bien sûr à des spectacles sportifs et des performances passionnantes, et<br />
la France sera sous les projecteurs du monde entier. Mais au-delà, ces deux événements auront<br />
trois points communs forts : l’ancrage au coeur des territoires, l’inclusion et l’égalité entre les<br />
sexes. Trois thématiques qui sont ancrées dans l’ADN de notre groupe media SPORT BUSINESS,<br />
avec en particulier nos trois titres «flagships» : Sport.fr, Women Sports et <strong>Sponsoring</strong>.fr. Des médias<br />
qui ne manqueront pas une miette de ces deux grands événements et de leurs retombées.<br />
Nous observerons notamment les nombreuses activations sponsoring qui vont être mises en<br />
place dans ce cycle d’un an par tous les sponsors engagés, ainsi que l’héritage fort de ces événements<br />
hors normes pour la France, sur les plans sportifs, économiques et sociétaux.<br />
Bruno Lalande<br />
Président de <strong>Sponsoring</strong>.fr<br />
D.R.<br />
© Icon Sport<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />
1
SOMMAIRE<br />
40<br />
SOMMAIRE #<strong>25</strong><br />
Hors-série - Été 2023<br />
MARCHÉ<br />
06. La FIFA réalise un chiffre d’affaires record<br />
08. L’UFC et la WWE donnent naissance<br />
à un géant mondial du divertissement<br />
10. Sport Sponsors Climate Pledge<br />
C’est quoi au fait ?<br />
14. La série « Drive to survive »<br />
pointée du doigt pour sa promotion du tabac<br />
15. Quand le Brésil joue en noir<br />
16. Le Fortuna Düsseldorf et ses sponsorS<br />
lancent une expérience inédite<br />
18. Les opérateurs de paris sportifs<br />
mis à l’index en Premier League<br />
21. Roland-Garros se transforme à volonté<br />
22. Le défi françaiS<br />
baptisé Orient Express Team<br />
24. Les Yonex Internationaux de France<br />
de Badminton inaugureront l’Adidas Arena<br />
MARQUESi<br />
26. Banque Populaire dans la tempête<br />
29. Idec et Francis Joyon, c’est fini !<br />
30. Et Apivia devient Macif<br />
32. Ne l’appelez plus SPVB, mais Alterna SPVB<br />
34. B&B Hotels-KTM<br />
entre grandeur et décadence<br />
38. Propriété de l’organisateur d’événement<br />
un petit goût d’universalisme<br />
COUPE DU MONDE DE RUGBY 2023i<br />
40. Antoine Dupont, l’atout marketing du rugby français<br />
42. Plus qu’une répétition générale<br />
avant Paris 2024<br />
44. Comment Vivendi a orchestré<br />
son engagement avec la Coupe du monde<br />
45. la Monnaie de Paris célèbre la Coupe<br />
du monde de rugby<br />
2<br />
2 sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023
06 48 80<br />
études<br />
48. La filière sport pèse 2,6% du PIB français<br />
52. Les Français jugent le sponsoring<br />
efficace et utile<br />
54. Un boulevard d’opportunités<br />
s’ouvre pour le sport français<br />
58. 1,5 milliard de contacts générés<br />
en lien avec le naming d’un stade par saison<br />
60. Manchester City,<br />
première marque de football<br />
62. Cazoo, un an seulement<br />
et une exposition maximale<br />
63. Le cricket, roi des réseaux sociaux<br />
64. Coupe du monde au Qatar<br />
Le boycott, ce sera pour une autre fois<br />
70. JO 2024 : le ticket d’or d’Airbnb<br />
72. La NBA fait le plein de partenaires<br />
stratégiei<br />
78. « arkema est le premier partenaire exclusif<br />
de l’équipe de France féminine »<br />
80. Comment j’ai « distribué » du bonheur sur le Tour<br />
84. Logis Hôtels « Le Tour de France concentre<br />
l’essentiel de notre budget de communication »<br />
86. vmatch<br />
Au cœur des partenariats collaboratifs<br />
avec Hervé Bodinier<br />
90. Saint-Quentin-en-Yvelines,<br />
terre de sport pour les Jeux<br />
managementi<br />
93. Nominations SPORT BUSINESS avec<br />
temps additionnel<br />
94. Peace and Sport annonce la déclinaison<br />
de son Forum International en Arabie Saoudite<br />
96. LIVRES<br />
le magazine officiel du marketing sportif<br />
Publication fondée par<br />
Bruno Lalande<br />
David Tomaszek<br />
Emmanuel Frattali<br />
<strong>Sponsoring</strong>.fr SARL<br />
16 avenue Hoche<br />
75008 Paris<br />
redaction@sponsoring.fr<br />
Directeur de publication<br />
David Tomaszek<br />
Rédacteur en chef<br />
Emmanuel Frattali<br />
Crédits photos<br />
AFP / Icon Sport<br />
Directeur artistique<br />
Xavier Chambon<br />
Service abonnement<br />
Meena Chanoine<br />
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Tél. 09 70 40 65 15<br />
Publicité<br />
Régie Sport.fr<br />
sport.fr/regie<br />
regie@sport.fr<br />
Partenariats<br />
blalande@sponsoring.fr<br />
Impression<br />
Domenica Media<br />
Ont collaboré à ce numéro : Emmanuel Frattali, Raphaël Marcant, David Tomaszek, Bruno Lalande, Fabienne Fajgenbaum, Thibault Lachacinski, les équipes de Bloch consulting et de<br />
Peace and Sport.<br />
L’Agence France Presse partenaire de <strong>Sponsoring</strong>.fr<br />
Disposant d’un réseau international de journalistes spécialisés et d’un accès privilégié aux résultats et<br />
classements multisports à l’échelle mondiale, l’AFP fournit ses contenus sport (dépêches, photos, vidéos,<br />
résultats en direct, gamme d’applicatifs HTML) aux médias traditionnels et Internet, opérateurs de téléphonie<br />
mobile, réseaux d’écrans publics, fédérations sportives… et bien sûr les sponsors par la filiale dédiée aux<br />
services hors média sur-mesure « AFP-Services ».<br />
Pour plus d’informations sur les produits d’information sportive AFP et nos services de couverture sur mesure<br />
à destination des sponsors, fédérations, détenteurs de droits, etc par AFPServices, contactez-nous :<br />
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SPORT BUSINESS<br />
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sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />
3
Marché<br />
©DeFodi Images/Icon Sport<br />
La FIFA réalise un chiffre<br />
d’affaires record<br />
La Fédération internationale de football annonce un chiffre d’affaires pour la période<br />
2019-2022 de 7,6 milliards de dollars (environ 7 milliards d’euros). Elle espère le<br />
porter à 11 milliards pour les trois prochaines années. Par Emmanuel Frattali<br />
Le rapport annuel 2022 souligne<br />
les revenus records de l’instance<br />
mondiale. Entre 2019 et 2022, la<br />
FIFA, association à but non lucratif,<br />
affiche un chiffre d’affaires de 7,6<br />
milliards de dollars (environ 7 milliards<br />
d’euros). « L’investissement sans précédent<br />
de la FIFA dans le football est le résultat<br />
de notre solide transparence financière<br />
et constitue un exemple concret de<br />
la manière dont nous visons à rendre le<br />
football véritablement mondial », se félicite<br />
Gianni Infantino. « Le succès retentissant<br />
de la Coupe du monde 2022 au<br />
Qatar a été essentiel à la capacité de<br />
l’organisation à remplir sa mission vis-àvis<br />
de nos associations membres et du<br />
monde du football, malgré les multiples<br />
défis auxquels nous avons été confrontés<br />
au cours du cycle précédent, notamment<br />
la pandémie de Covid-19. »<br />
La majeure partie des produits provient<br />
de la vente des droits de retransmission<br />
télévisée. Elle a généré<br />
3,426 milliards de dollars (3,2 milliards<br />
d’euros), soit 45% des produits de l’ensemble<br />
du cycle. Les produits dans<br />
cette catégorie ont augmenté de 10%<br />
au cours du cycle 2019-2022 par rapport<br />
au précédent. Avec1,061 milliard<br />
de dollars, l’Europe est devenue le territoire<br />
à avoir généré le plus de ventes,<br />
suivie de la zone Asie et Afrique du<br />
Nord, qui a contribué à hauteur de<br />
1,0<strong>25</strong> milliard de dollars.<br />
Les droits marketing,<br />
seconde source de revenus de<br />
la FIFA<br />
La deuxième source de revenu est<br />
celle issue de la vente de droits<br />
marketing. La liste des « Partenaires<br />
FIFA » comprend de sociétés de premier<br />
plan telles qu’Adidas, Coca-Cola,<br />
Hyundai. Kia, Wanda Group, Qatar<br />
Airways et Visa, auxquelles est venu<br />
se joindre QatarEnergy. La FIFA a également<br />
signé avec sept « Sponsors de<br />
la Coupe du Monde » : Budweiser,<br />
McDonald’s, vivo, Hisense, Mengniu,<br />
Byju’s et Crypto. com. La FIFA a vendu<br />
toutes les formules de sponsoring disponibles<br />
pour la Coupe du Monde au<br />
Qatar aux niveaux mondial et régional.<br />
Avec 18 « Supporters régionaux »,<br />
le nombre de partenaires et sponsors<br />
de la compétition s’élevait à 32.<br />
Ces sociétés, ainsi que les sponsors<br />
d’autres compétitions de la FIFA, ont<br />
généré 1,795 milliard de dollars de recettes<br />
sous forme de droits marketing<br />
au cours du cycle 2019-2022.<br />
4<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [[N°19] N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2020 2023
Les produits issus des droits d’hospitalité<br />
et de la billetterie atteignent<br />
un niveau sans précédent de 949 M$<br />
(888 M€), dont 686 M$ (642 M€) ont<br />
été générés par les ventes de billets et<br />
243 M$ (227 M€) par la vente de droits<br />
d’hospitalité pour la Coupe du Monde<br />
2022. Les 20 M$ (18,7 M€) restants sont<br />
associés à d’autres compétitions et<br />
événements.<br />
Lors de la Coupe du monde 2022, la<br />
FIFA a déployé le programme d’exploitation<br />
de licence et de commerce de<br />
détail le plus important de son histoire.<br />
En plus des stands liés à la compétition,<br />
une boutique FIFA permanente a<br />
notamment ouvert ses portes à l’aéroport<br />
international Hamad de Doha<br />
en novembre. La vente de droits d’exploitation<br />
de licence a ainsi été à l’origine<br />
d’excellents résultats, avec des<br />
produits qui se sont élevés à 769 M$<br />
(720 M€), soit une augmentation de<br />
28% par rapport au cycle 2015-2018.<br />
Les autres produits et revenus s’élèvent<br />
à 629 M$ (588 M€), soit près du double<br />
du montant du cycle précédent<br />
(323 M$). Cette augmentation est en<br />
grande partie attribuable à un montant<br />
accordé par le ministère américain de la<br />
Justice en dédommagement de pertes<br />
enregistrées par la FIFA en raison de<br />
pratiques de corruption en place dans<br />
le football depuis plusieurs décennies,<br />
à des contributions aux coûts opérationnels<br />
relatifs à l’organisation et au<br />
déroulement de la Coupe arabe de la<br />
FIFA et de la Coupe du Monde, à des<br />
indemnités de rupture de contrat et<br />
à des plus-values issues de la vente<br />
d’immobilisations. Parmi ces postes,<br />
les contributions des pays hôtes ont<br />
constitué la source de revenu la plus<br />
importante, avec 200 M$ (187 M€).<br />
PRODUITS 2019-2022 PAR CATÉGORIE (EN MILLIERS D’USD)<br />
DROITS DE RETRANSMISSION<br />
$3 4<strong>25</strong> 797<br />
INVESTISSEMENTS/CHARGES PAR CATÉGORIES 2019-2022 (EN MILLIERS D’USD)<br />
DÉVELOPPEMENT ET ÉDUCATION<br />
$2 576 180<br />
DROITS MARKETING<br />
$1 795 209<br />
DROITS D’HOSPITALITÉ<br />
ET DE LA BILLETTERIE<br />
$949 119<br />
DROITS<br />
D’EXPLOITATION<br />
DE LICENCE<br />
$769 007<br />
COMPÉTITIONS ET ÉVÉNEMENTS<br />
$2 542 326<br />
AUTRES<br />
REVENUS<br />
$382 787<br />
AUTRES<br />
PRODUITS<br />
$245 997<br />
GOUVERNANCE ET<br />
ADMINISTRATION<br />
DE LA FIFA<br />
$766 657<br />
MARKETING ET<br />
TÉLÉVISION<br />
$269 351<br />
GOUVER-<br />
NANCE<br />
DU<br />
FOOTBALL<br />
$147 196<br />
L’avenir semble radieux puisque la<br />
FIFA annonce déjà son prochain objectif<br />
: 11 milliards de dollars (environ<br />
10,<strong>25</strong> milliards d’euros) au cours de<br />
la période 2023-2026. Celle-ci comprend<br />
notamment la première Coupe<br />
du monde organisée dans trois pays<br />
(États-Unis, Mexique et Canada) en<br />
2026 et la première disputée à 48<br />
pays. n<br />
PRODUITS DES DROITS MARKETING (EN MILLIERS D’USD)<br />
2019 2020 2021 2022 Total<br />
Partenaires FIFA 139 090 56 723 93 172 762 568 1 051 553<br />
Sponsors de la Coupe du Monde de la FIFA/Sponsors de<br />
la Coupe du Monde Féminine de la FIFA<br />
17 379 17 138 30 078 534 527 599 122<br />
Supporters régionaux de la FIFA 0 589 5 326 122 028 127 943<br />
Supporters nationaux de la FIFA 8 379 0 1 059 2 793 12 231<br />
Partenaires des Coupes du Monde / Partenaires du football<br />
féminin<br />
0 0 1 752 2 608 4 360<br />
Total des produits des droits marketing 164 848 74 450 131 387 1 424 524 1 795 209<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />
5
MARCHÉ<br />
© Icon Sport<br />
Pour sa première à l’Accor Arena en septembre 2022, l’UFC avait fait sensation.<br />
L’UFC et la WWE<br />
donnent naissance à un géant<br />
mondial du divertissement<br />
Les deux poids lourds américains des sports de combat, la Ligue professionnelle<br />
américaine de catch (World Wrestling Entertainment, WWE) et la principale<br />
organisation d’arts martiaux mixtes, l’Ultimate Fighting Championship (UFC),<br />
fusionnent. La nouvelle société, contrôlée par Endeavor (propriétaire de l’UFC),<br />
est valorisée à plus de 21 milliards de dollars. Par Emmanuel Frattali<br />
et la WWE apporteront<br />
150 M$ de liquidités à la nouvelle<br />
société, qui sera dirigée<br />
par Ari Emanuel, le directeur<br />
L’UFC<br />
général de Endeavor (un<br />
poste qu’il conservera en parallèle).<br />
Un personnage tellement haut en couleur<br />
qu’il a son double, Ari Gold, dans<br />
la série « Entourage ». Cette dernière<br />
retrace le quotidien d’un jeune acteur<br />
dans le monde impitoyable du cinéma.<br />
Certains l’aiment, d’autres le détestent,<br />
mais tous le craignent. Ari Emanuel<br />
est considéré par beaucoup comme<br />
le patron le plus influent de l’industrie<br />
6<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [[N°19] N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2020 2023
L’UFC SE CONSIDÈRE<br />
COMME LA PREMIÈRE<br />
ORGANISATION DE MMA AU<br />
MONDE, AVEC PLUS DE 700<br />
MILLIONS DE FANS SELON<br />
SES PROMOTEURS.<br />
du spectacle. Vince McMahon, actuel<br />
président exécutif du conseil d’administration<br />
de la WWE, prendra la tête<br />
du conseil d’administration du nouveau<br />
groupe.<br />
Après avoir racheté à son père en<br />
1982 ce qui était à l’époque la World<br />
Wrestling Federation (WWF), Vince<br />
McMahon a fait de cette ligue marginale<br />
un phénomène mondial avec ses<br />
combattants huilés et spectaculaires<br />
à coups de chaises fracassées sur<br />
le dos des personnages souvent loufoques.<br />
Devenue la World Wrestling<br />
Entertainment (WWE) en 2002, la ligue<br />
a franchi, l’an dernier, le milliard de<br />
dollars de chiffre d’affaires annuel. Ses<br />
événements remplissent des salles<br />
aux États-Unis mais aussi à l’étranger.<br />
Poussé au départ en 2022 après des<br />
accusations de harcèlement sexuel,<br />
Vince McMahon a repris les commandes<br />
de l’entreprise début janvier. Il<br />
avait alors expliqué être à la recherche<br />
d’un repreneur potentiel. Avec l’UFC,<br />
« nous allons constituer une entreprise<br />
de divertissement disposant d’une<br />
base de plus d’un milliard de fans, et<br />
En WWE, les combattantes sont des stars à part entière.<br />
une occasion de croissance passionnante<br />
», indique le dirigeant.<br />
De son côté, l’UFC se considère<br />
comme la première organisation de<br />
MMA au monde, avec plus de 700 millions<br />
de fans selon ses promoteurs.<br />
L’an dernier, l’UFC et la WWE ont réalisé<br />
à eux deux un chiffre d’affaires de<br />
2,4 milliards de dollars, pour une croissance<br />
annuelle de 10 % depuis 2019.<br />
Grâce à cette fusion, Endeavor entend<br />
réaliser entre 50 et 100 M$ de synergies<br />
par an. L’entreprise estime notamment<br />
que l’opération permettra de<br />
réduire les coûts du nouvel ensemble<br />
et d’optimiser les revenus liés à l’organisation<br />
d’événements mais aussi aux<br />
droits audiovisuels.<br />
©SUSA / Icon Sport<br />
Le groupe Endeavor est<br />
prestataire de Paris 2024<br />
©SUSA / Icon Sport<br />
Géant de l’entertainment, Endeavor est<br />
également présent dans l’industrie du<br />
cinéma, les médias, la culture, les paris<br />
sportifs (par le biais d’IMG Arena, il fournit<br />
un flux de données aux parieurs lors de<br />
centaines d’événements sportifs, ndlr) ou<br />
les prestations touristiques. Sa filiale On<br />
Location a par exemple remporté l’appel<br />
d’offres pour les hospitalités des Jeux<br />
olympiques de Paris 2024 avec l’ambition<br />
d’offrir un séjour presque tout compris<br />
(billets pour les épreuves, hébergement,<br />
visites des lieux culturels...). n<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />
7
MARCHÉ<br />
© alphaspirit.it/ Shutterstock<br />
C’est quoi le<br />
« Sport Sponsors<br />
Climate Pledge » ?<br />
Des partenaires de premier plan du sport en France s’engagent dans le projet<br />
« Sport Sponsors Climate Pledge » à l’occasion du sommet ChangeNOW,<br />
rassemblement de solutions pour la planète. Mais au fait, qu’est-ce que le<br />
« Sport Sponsors Climate Pledge » ? Par Emmanuel Frattali<br />
Après une Coupe du monde<br />
au Qatar organisée dans des<br />
stades climatisés ou bien<br />
l’attribution des Jeux d’hiver<br />
d’Asie à l’Arabie saoudite, le<br />
sport n’a pas montré son meilleur visage<br />
au cours des derniers mois. Face à des<br />
initiatives à contre-courant de l’urgence<br />
climatique, ChangeNOW, en partenariat<br />
avec 17Sport, annonce la création<br />
du « Sport Sponsors Climate Pledge »,<br />
un engagement liant, pour la première<br />
fois disent ses promoteurs, sponsoring<br />
sportif et réduction des émissions. Accor,<br />
EDF, Orange et Sodexo (avec sa<br />
marque Sodexo Live !) deviennent les<br />
premiers signataires de cette initiative<br />
EDF, ORANGE, ACCOR ET<br />
SODEXO LIVE ! SONT LES<br />
PREMIERS SIGNATAIRES DE<br />
CETTE INITIATIVE.<br />
pour décarboner l’industrie du sport en<br />
corrélant le sponsoring à des objectifs<br />
de réduction d’émissions de carbone.<br />
Les entreprises participantes s’engagent<br />
à agir conformément au cadre<br />
dressé par l’Accord de Paris et selon<br />
des méthodologies scientifiques telles<br />
que l’initiative Science Based Targets<br />
(SBTi) pour fixer des objectifs de réduction<br />
des émissions de GES (Gaz<br />
à effet de serre) et présenter des résultats<br />
concrets et certifiés. « Le rôle<br />
du sport dans la lutte contre la crise<br />
climatique est essentiel, estime Kevin<br />
Tayebaly, co-Fondateur de Change-<br />
NOW. Il a le pouvoir d’ouvrir les yeux<br />
sur notre propre réalité, mais pour ce<br />
faire, il doit fixer les normes que nous<br />
souhaitons adopter à l’échelle mondiale.<br />
Avec cet engagement, l’écosystème<br />
sportif montre aujourd’hui la voie<br />
à suivre. En commençant par nos pre-<br />
8<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [[N°19] N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2020 2023
miers signataires : EDF, Orange, Accor<br />
et Sodexo Live !, rejoints par de grands<br />
athlètes internationaux et des organisations<br />
sportives. Leur appel à agir est<br />
fort. Il nous aidera à gagner un temps<br />
précieux dans cette course contre le<br />
changement climatique en accélérant<br />
de façon exponentielle notre capacité<br />
collective à répondre à ces défis globaux.<br />
»<br />
« Le sport, par sa capacité à fédérer<br />
un large public, peut donner une impulsion<br />
décisive à la lutte contre le<br />
réchauffement climatique », renchérit<br />
Brune Poirson, Directrice du développement<br />
durable, Accor.<br />
Concrètement, les sponsors signent une<br />
lettre d’engagement, à travers laquelle<br />
ils annoncent conditionner, à partir de<br />
20<strong>25</strong>, leur décision de sponsoriser un<br />
événement sportif à la mise en place<br />
d’objectifs de réduction carbone alignés<br />
avec l’accord de Paris. Ainsi, à partir de<br />
20<strong>25</strong>, les organisations sportives privées<br />
sponsorisées dont le chiffre d’affaires est<br />
égal ou supérieur à 40 M€ par an devront<br />
présenter un objectif de réduction des<br />
émissions de GES aligné sur l’Accord de<br />
Paris et validé par l’initiative SBTi. Toutes<br />
les autres organisations sportives sponsorisées<br />
devront s’engager à fixer des<br />
objectifs de réduction d’émission de gaz<br />
à effet de serre conformes à l’Accord<br />
de Paris, vérifiés et validés par un organisme<br />
tiers, sur la base d’un commun<br />
accord. Dans l’intervalle, les signataires<br />
co-créeront un cadre et une méthodologie<br />
pour accompagner leurs partenaires<br />
sportifs et l’industrie du sport à prendre<br />
des mesures concrètes.<br />
Le ministère des Sports et des Jeux<br />
Olympiques et Paralympiques soutient<br />
cette initiative. En fléchant les capitaux<br />
vers des organisations vertueuses et<br />
respectueuses de l’environnement,<br />
ces entreprises joueront également un<br />
rôle essentiel, tant pour l’écosystème<br />
sportif que pour la société dans son<br />
ensemble. n<br />
Des médailles fabriquées à partir de téléphones<br />
portables recyclés<br />
© France 2023<br />
138 téléphones ont été nécessaires pour façonner une médaille.<br />
Pour le J-100 de la Coupe<br />
du monde de rugby (8<br />
septembre-28 octobre),<br />
les organisateurs ont<br />
dévoilé des médailles<br />
inédites, issues du<br />
recyclage de smartphones.<br />
Partenaire de<br />
l’organisation, le groupe<br />
Orange a organisé<br />
une collecte de téléphones<br />
usagés auprès des clubs<br />
de rugby amateur à travers<br />
la France, des entreprises<br />
partenaires ainsi que dans<br />
ses boutiques. De là, les<br />
métaux précieux ont été<br />
extraits. Un recycleur est<br />
chargé de transformer<br />
la collecte en grenaille de<br />
métal. Puis, un fondeur<br />
fait les plaques qui servent<br />
ensuite à la Monnaie de<br />
Paris pour frapper les 1.491<br />
médailles de la compétition.<br />
Même la dorure des<br />
médailles est faite grâce<br />
aux téléphones puisqu’ils<br />
contiennent de toutes petites<br />
quantités d’or.<br />
Une grande première en<br />
France pour un événement<br />
de cette envergure. « Audelà<br />
du défi de la connectivité<br />
de cette Coupe du Monde,<br />
Orange doit répondre au plus<br />
grand défi de notre époque :<br />
l’enjeu environnemental,<br />
estime la Directrice de la<br />
Communication du groupe<br />
Orange, Caroline Guillaumin.<br />
Plus que jamais, nous<br />
devons accompagner nos<br />
clients, nos partenaires,<br />
et plus largement le grand<br />
public dans leur démarche<br />
responsable. Ces médailles<br />
représentent le symbole<br />
de cette créativité, de cet<br />
engagement et des initiatives<br />
toujours plus nombreuses<br />
du Groupe en termes<br />
d’économie circulaire, et en<br />
particulier sur les grands<br />
évènements sportifs. »<br />
Une démarche<br />
environnementale avec, en<br />
tout, 206.000 portables<br />
usagés qui vont servir à la<br />
conception des médailles.<br />
Ce sont finalement 2.953<br />
kilos de métaux qui ont pu<br />
être récupérés dans les<br />
31 tonnes de téléphones<br />
collectés, soit 138<br />
téléphones pour façonner<br />
une médaille.<br />
La pièce finale est de forme<br />
ovale, rugby oblige. On y<br />
voit la coupe, le logo de<br />
la compétition, et puis la<br />
bélière, la partie qui reçoit le<br />
ruban, qui a une forme bien<br />
stylisée : celle de l’Arc de<br />
Triomphe. Autour du logo de<br />
la compétition, se dessine au<br />
verso le ruban de Möbius,<br />
« un lien unique et infini qui<br />
connectera les joueurs aux<br />
fans, le rugby à la société,<br />
la France et le monde »,<br />
précise l’organisation.<br />
Et la minutie a été poussée<br />
jusqu’à graver sur la Coupe<br />
dessinée sur la médaille,<br />
les noms des précédents<br />
vainqueurs… avant peut-être<br />
d’y voir figurer (enfin) celui<br />
de la France.<br />
Chiffres-clés :<br />
1 491<br />
médailles<br />
206 000<br />
téléphones collectés<br />
2 953<br />
kilos de métaux<br />
récupérés dans les 31<br />
tonnes de téléphones<br />
collectés<br />
138<br />
téléphones pour<br />
façonner une médaille<br />
220<br />
clubs et entités<br />
participantes<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />
9
MARCHÉ<br />
©Icon Sport<br />
Malgré un bus customisé, le PSG rechigne à l’utiliser pour ses déplacements en France.<br />
La LFP<br />
encourage les clubs<br />
à préférer le car<br />
L’anecdote a fait le tour des réseaux<br />
sociaux. Après sa qualification<br />
surprise pour les demi-finales<br />
de la Coupe de France aux dépens<br />
de l’Olympique de Marseille, le FC<br />
Annecy est retourné en Haute-Savoie<br />
dans la nuit en car, à bord<br />
d’un Flixbus ! Avant-dernier budget<br />
de Ligue 2, le club haut-savoyard<br />
fait non seulement preuve de modération<br />
dans ses dépenses, mais<br />
il répond parfaitement au souhait<br />
de la Ligue de football professionnel<br />
(LFP) d’encourager les déplacements<br />
en car.<br />
La Ligue de football professionnel<br />
(LFP) intègre la cause écologique<br />
dans sa licence. Cette<br />
licence, définie par la LFP avant<br />
chaque début de saison, établit<br />
une liste de critères à respecter<br />
afin de cumuler un certain nombre de<br />
points. Les clubs doivent s’y plier afin<br />
de toucher l’intégralité des droits TV<br />
dont ils bénéficient en fonction de leur<br />
classement en fin d’exercice. La catégorie<br />
« responsabilité sociétale et environnementale<br />
» a été créée cette saison.<br />
Parmi ces critères écologiques,<br />
on retrouve notamment l’obligation de<br />
réaliser un audit énergétique, la réduction<br />
de la consommation énergétique<br />
de 10 % par rapport à la saison<br />
précédente, ou encore la nomination<br />
d’un responsable RSE (responsabilité<br />
sociétale des entreprises) en charge<br />
de superviser la question du transport<br />
LA LIGUE DE FOOTBALL<br />
PROFESSIONNEL INTÈGRE<br />
LA CAUSE ÉCOLOGIQUE<br />
DANS SA LICENCE.<br />
des joueurs. Ainsi, la LFP souhaite<br />
encourager les équipes à se déplacer<br />
en car ou en train pour les trajets<br />
réalisables en moins de cinq heures.<br />
Ce serait une réponse du football<br />
professionnel après la polémique déclenchée<br />
la saison dernière par Christophe<br />
Galtier, l’entraîneur du Paris<br />
Saint-Germain, sur « le char à voile »<br />
lors d’un déplacement à Nantes.<br />
La LFP intègre un<br />
programme écologiste de<br />
l’ONU<br />
Pour mémoire, En fin d’année dernière,<br />
la LFP est devenue membre du<br />
programme de l’ONU « Football for the<br />
Goals », le football au service des objectifs<br />
de développement durable. La<br />
LFP avait candidaté en octobre 2022,<br />
lorsque l’horloger Oris est devenu le<br />
premier « partenaire responsable des<br />
compétitions ».<br />
« Football for the Goals » est une plateforme<br />
à destination de la communauté<br />
mondiale du football pour s’engager et<br />
plaider en faveur des 17 objectifs de<br />
développement durable des Nations<br />
Unies. Il s’agit notamment de s’engager<br />
à lutter contre la pauvreté et la faim ou<br />
en faveur de la bonne santé et du bienêtre,<br />
des énergies propres ou encore<br />
de l’éducation entre les sexes. n<br />
10<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023
La FIFA a menti sur la neutralité carbone<br />
du Mondial au Qatar<br />
La FIFA a fait des déclarations trompeuses<br />
sur la neutralité climatique<br />
de la Coupe du monde 2022 au Qatar,<br />
estime la Commission suisse<br />
pour la loyauté (CSL) après une action<br />
inédite d’ONG.<br />
La commission, qui n’a aucun pouvoir<br />
coercitif, a confirmé cinq<br />
plaintes émanant de la Suisse, de<br />
la France, de la Grande-Bretagne,<br />
de la Belgique et des Pays-Bas<br />
qui accusaient la FIFA d’avoir fait des<br />
déclarations trompeuses en matière de<br />
neutralité carbone pour le Mondial au<br />
Qatar. « Dans la communication commerciale<br />
incriminée, la FIFA a parfois<br />
recouru à des assertions formulées en<br />
termes absolus, suscitant ainsi l’impression<br />
erronée et fallacieuse selon laquelle<br />
la Coupe du Monde 2022 au Qatar serait<br />
déjà « climatiquement neutre » ou<br />
« neutre en carbone » avant et pendant<br />
ce tournoi de football », indique la CSL.<br />
« La CSL parvient à la conclusion qu’il<br />
n’est pas autorisé d’affirmer que les objectifs<br />
de durabilité ont été atteints tant<br />
qu’on ne dispose pas de méthodes de<br />
mesure de durabilité définitives et généralement<br />
acceptées (…) qui permettraient<br />
de garantir leur mise en œuvre »,<br />
indique également l’autorité suisse.<br />
Sept stades de la Coupe du monde au Qatar étaient climatisés.<br />
Des ONG ont déposé une plainte l’an<br />
dernier alors que le tournoi a nécessité<br />
la construction de stades climatisés et<br />
que des milliers de supporters avaient<br />
fait le déplacement en avion jusqu’au<br />
Qatar pour l’événement. Toutes ces<br />
organisations non gouvernementales<br />
avaient saisi la juridiction de leur pays,<br />
dont l’Autorité de régulation professionnelle<br />
de la publicité (ARPP) en France.<br />
Mais, étant donné que le contenu des<br />
plaintes reposait sur des faits similaires,<br />
elles ont été transmises à la Commission<br />
suisse pour la Loyauté. Le siège de<br />
la FIFA se trouve en effet à Zurich. Les<br />
ONG avaient contesté ces affirmations<br />
écrites sur le site de la Fédération internationale<br />
: « La FIFA, la Comité d’organisation<br />
et le Conseil suprême pour la<br />
remise et l’héritage se sont bien déterminés<br />
à organiser une Coupe du monde<br />
2022 neutre en carbone » ; « La FIFA, la<br />
Comité d’organisation et le Conseil suprême<br />
pour la remise et l’héritage compenseront<br />
intégralement les émissions<br />
associées à la Coupe du monde 2022.<br />
Cette compensation inclut également<br />
les émissions correspondant aux déplacements,<br />
à l’hébergement, à la restauration<br />
et aux boissons des détendeurs<br />
de billets. Il s’agira donc de la première<br />
Coupe du monde de la FIFA neutre en<br />
carbone. »<br />
La FIFA « aurait dû apporter<br />
la preuve, de manière crédible<br />
de quelle manière toutes les<br />
émissions de CO 2<br />
générées<br />
par te tournoi pouvaient être<br />
compensées conformément<br />
aux standards suisses »<br />
Dans sa décision, la Commission suisse<br />
pour la Loyauté écrit que « ces assertions<br />
visent clairement à influencer positivement<br />
l’attitude des consommateurs visà-vis<br />
de la Coupe du monde de football<br />
2022 organisée au Qatar, notamment<br />
afin de promouvoir la vente de billets ».<br />
La FIFA « a parfois travaillé en recourant<br />
à des messages formulés en termes<br />
absolus et a ainsi suscité l’impression<br />
erronée et fallacieuse selon laquelle la<br />
Coupe du monde de football 2022 au<br />
Qatar aurait déjà atteint la neutralité climatique<br />
ou la neutralité carbone avant<br />
et pendant le tournoi. » Toujours selon<br />
la Commission, la FIFA « aurait dû apporter<br />
la preuve, de manière crédible de<br />
quelle manière toutes les émissions de<br />
CO 2<br />
générées par te tournoi pouvaient<br />
être compensées conformément aux<br />
standards suisses ». De ce fait, « il est<br />
recommandé à la partie défenderesse<br />
(la FIFA) de renoncer à l’avenir aux allégations<br />
contestées, en particulier que<br />
la Coupe du monde organisée en 2022<br />
au Qatar serait neutre pour le climat et<br />
le CO 2<br />
, à moins qu’elle ne puisse apporter,<br />
au moment de la communication,<br />
d’une part la preuve complète du calcul,<br />
selon des méthodes généralement acceptées,<br />
de toutes les émissions de CO 2<br />
causées par le tournoi et, d’autre part,<br />
la preuve de la compensation complète<br />
de ces émissions de CO 2<br />
».<br />
Même si la commission suisse ne va<br />
pas condamner à une amende la FIFA,<br />
elle peut émettre des recommandations<br />
dont la FIFA devra tenir compte<br />
à l’avenir. A ce titre, la communication<br />
autour de la Coupe du monde 2026, la<br />
première à 48 équipes, dans trois pays<br />
distincts (États-Unis, Mexique et Canada)<br />
sera particulièrement intéressante.<br />
C’est aussi un message à tous les organisateurs<br />
d’évènements sportifs et aux<br />
fédérations internationales dont la plupart<br />
ont un siège en Suisse. n<br />
©Bildbyran / Icon Sport<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />
11
MARCHÉ<br />
mais ils ont dans certains cas continué<br />
à promouvoir des produits plus<br />
récents comme les cigarettes électroniques.<br />
« Ils vivent dans cette zone<br />
grise autour de ce qui est et de ce qui<br />
n’est pas du marketing pour le tabac »,<br />
avance M. Alday. n<br />
30.000<br />
D.R.<br />
La série « Drive to survive »<br />
pointée du doigt pour<br />
sa promotion du tabac<br />
La série Netflix sur la Formule 1<br />
« Drive to survive », en français<br />
« Pilotes de leur destin », est accusée<br />
de promotion pour les géants<br />
du tabac. A tort ou à raison ?<br />
La série documentaire Netflix sur<br />
les coulisses de la Formule 1<br />
offre aux géants du tabac un<br />
moyen efficace de faire la promotion<br />
de leurs produits malgré<br />
les interdictions en vigueur, accuse<br />
une étude. Selon des observateurs,<br />
cette série ne fait pas qu’augmenter<br />
la popularité de la F1, elle diffuse aussi<br />
des images de voitures sponsorisées<br />
par des marques de cigarettes y compris<br />
dans les pays où la publicité pour<br />
le tabac est interdite.<br />
PMI et BAT les plus visibles<br />
« Au total, 1,1 milliard de minutes<br />
d’images diffusées dans le monde<br />
entier montraient du contenu lié au<br />
tabac » pendant la quatrième saison<br />
indique dans une étude Formula Money,<br />
qui recueille des chiffres sur la F1<br />
et l’organisation l’ONG antitabac STOP.<br />
La moitié des épisodes de cette saison<br />
contiennent des marques liées au<br />
tabac dès la première minute, selon<br />
ce rapport. Les marques Philip Morris<br />
International (PMI), sponsor de Ferrari,<br />
et British American Tobacco (BAT),<br />
sponsor de McLaren, ont été « très présentes<br />
dans la série », constate ce rapport.<br />
« Les recherches suggèrent que<br />
PMI et BAT atteignent de nouveaux publics<br />
grâce à la série, y compris auprès<br />
des personnes qui ne regardent pas<br />
les courses de F1 », une audience généralement<br />
plus jeune. « Cette hausse<br />
du nombre de téléspectateurs signifie<br />
que plus de gens voient la marque que<br />
les sponsors de la F1 placent sur les<br />
voitures », selon le rapport.<br />
PMI et BAT ont dépensé environ 40 M$<br />
en publicité pour la F1 en 2022. Les e-cigarettes<br />
Vuse et les sachets de nicotine<br />
Velo de BAT « ont été les marques<br />
les plus visibles sur les McLaren tout<br />
au long de la saison », détaille le rapport.<br />
Ces produits sont apparus lors de<br />
13 courses sur un total de 22 courses, y<br />
compris lors du Grand Prix de Mexico,<br />
malgré les restrictions en matière de<br />
publicité en vigueur au Mexique. PMI,<br />
l’un des plus anciens sponsors de F1,<br />
a baissé sa participation de manière<br />
significative, mais continue de bénéficier<br />
de la publicité. Bien qu’il soit toujours<br />
partenaire de Ferrari, ses logos<br />
n’apparaissent plus sur les voitures de<br />
l’écurie.<br />
« Netflix a la responsabilité de ne pas<br />
fournir de contenu qui promeut, même<br />
indirectement, les marques des cigarettiers<br />
», estime Jorge Alday, de<br />
STOP. Les fabricants de tabac ont cessé<br />
de faire de la publicité pour leurs<br />
marques de cigarettes traditionnelles,<br />
Poursuivie par le Comité national<br />
contre le tabagisme (CNCT), Canal+<br />
a été condamnée en février dernier<br />
à une amende de 30.000 €<br />
pour ne pas avoir flouté à l’écran,<br />
fin 2021, des marques de tabac<br />
et de vapotage lors de la diffusion<br />
d’images de Formule 1. Canal+<br />
a diffusé en direct, en différé ou<br />
en replay des images de logos<br />
et dénominations des marques<br />
Marlboro, Mission WinNow<br />
(Philip Morris) et Vuse<br />
(British American Tobacco).<br />
La première marque apparaissait<br />
sur des images d’archives du Grand<br />
Prix du Brésil, en 1991, utilisées<br />
dans une émission sur le sport<br />
automobile. Elle était inscrite sur le<br />
flanc de la monoplace que pilotait<br />
Ayrton Senna. La marque Mission<br />
WinNow, apposée sur les ailerons<br />
des Ferrari et sur les casquettes<br />
des pilotes, constitue elle aussi<br />
une publicité indirecte pour les<br />
produits du tabac, et aurait dû être<br />
masquée, selon le tribunal. Enfin,<br />
la diffusion d’images de la marque<br />
Vuse (nouveau nom de la cigarette<br />
électronique Vype) représente pour<br />
la juridiction une publicité pour le<br />
vapotage.<br />
Le tribunal n’a néanmoins<br />
condamné la chaîne que sur la<br />
période allant du <strong>25</strong> novembre<br />
au 29 décembre 2021. Il a<br />
notamment tenu compte des «<br />
diligences » mises en œuvre depuis<br />
par les chaînes du groupe pour<br />
déterminer la peine. Canal+<br />
avait mis en avant sa<br />
bonne foi, soulignant avoir<br />
une marge de manœuvre réduite<br />
dans la mesure où elle diffuse<br />
des images d’un fournisseur,<br />
reconnaissant des manquements<br />
isolés de ses équipes et faisant<br />
valoir l’absence d’intérêt financier.<br />
12<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023
Quand le Brésil<br />
joue en noir<br />
La sélection auriverde a décidé de manifester son<br />
soutien à son joueur Vinicius Jr, souvent<br />
cible de cris et chants racistes en Liga. Opposé à<br />
la Guinée en amical le 17 juin dernier,<br />
le Brésil, sponsorisé par Nike, a joué avec une<br />
tenue intégralement noire pour la première fois de<br />
son histoire,<br />
afin de lutter contre le racisme.<br />
Vinicius Junior vient d’être nommé<br />
à la tête d’une commission spéciale par le<br />
président de la FIFA Gianni Infantino<br />
afin de lutter contre le racisme.<br />
Pour la petite histoire, le Brésil<br />
s’est imposé 4-1, Vinicius Jr<br />
scellant le score<br />
à la 87 e minute.<br />
Jamais encore dans<br />
sa longue histoire,<br />
le Brésil n’avait porté<br />
un maillot noir.<br />
©SUSA/Icon<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />
13
MARCHÉ<br />
©PictureAlliance / Icon Sport<br />
Le Fortuna Düsseldorf<br />
et ses sponsors lancent<br />
une expérience inédite<br />
Quelque part entre l’utopie (rendre gratuit un spectacle professionnel dévoreur<br />
de capitaux) et le principe de réalité (les droits de retransmission ne peuvent pas<br />
monter éternellement, surtout en dehors de l’élite), il y a le Fortuna Düsseldorf.<br />
Le club allemand de seconde division se lance dans une expérience inédite.<br />
Les places pour au moins trois matchs à la Merkur Spiel-Arenalors cette saison<br />
seront gratuites. A terme, le club veut aboutir à la gratuité totale pour les<br />
spectateurs grâce aux partenaires ! Par Emmanuel Frattali<br />
ouvrons le football<br />
pour tous. Nous<br />
allons permettre<br />
à l’avenir l’entrée<br />
«Nous<br />
gratuite pour les<br />
matches de championnat du Fortuna<br />
Düsseldorf dans notre stade. Cela va<br />
débuter par une phase pilote avec<br />
au moins trois matches », explique<br />
Alexander Jobst, président du directoire<br />
du Fortuna Düsseldorf. « L’entrée<br />
gratuite, cela concerne les groupes de<br />
supporters organisés, les abonnés, les<br />
visiteurs réguliers du stade, et aussi<br />
les supporters de l’équipe visiteuse »,<br />
précise le dirigeant.<br />
Dans un stade qui peut contenir<br />
jusqu’à 54.600 personnes, et qui sera<br />
l’une des enceintes de l’Euro 2024, le<br />
projet « Fortuna pour tous » prévoit, à<br />
terme, la gratuité pour toutes les rencontres<br />
! « A partir de quand pourrons-nous<br />
proposer la gratuité pour les<br />
17 rencontres d’une saison à domicile,<br />
cela va dépendre de l’évolution des<br />
choses. Nous avons posé les bases », a<br />
expliqué le directeur financier du club,<br />
Arnd Hovemann.<br />
Pour réussir ce pari audacieux, le Fortuna<br />
dispose d’un atout non négligeable : Düsseldorf<br />
est l’une des villes les plus riches<br />
d’Allemagne. Selon Alexander Jobst, trois<br />
entreprises partenaires (Hewlett Packard<br />
Enterprise, Targobank et Provinzial), mais<br />
pas le partenaire principal (Henkel), ainsi<br />
que l’initiative « Common goal » lancée<br />
il y a plus de cinq ans par l’ancien inter-<br />
14<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [[N°19] N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2020 2023
national Juan Mata, participent financièrement<br />
au projet, apportant « une base<br />
économique » de 45 M€ sur cinq ans.<br />
Pour convaincre les partenaires de s’engager,<br />
le Fortuna propose une feuille de<br />
route en fléchant les investissements. Ainsi,<br />
grâce aux revenus de parrainage, en<br />
plus des investissements dans l’équipe<br />
professionnelle, 20% devraient aller aux<br />
jeunes du club et au football féminin.<br />
L’infrastructure numérique et le stade<br />
devraient également bénéficier de 20 %.<br />
Avec 10% des fonds nouvellement levés,<br />
le club souhaite promouvoir le sport de<br />
masse et s’impliquer dans des projets<br />
RSE. Rien que le fait de flécher ainsi les<br />
revenus issus du sponsoring change les<br />
règles du jeu.<br />
Le pari semble dingue ou simplement<br />
génial parce qu’intenable sur le long<br />
terme. En moyenne la saison dernière<br />
en 2 e division, le Fortuna Düsseldorf<br />
accueillait 29.000 spectateurs. Selon<br />
Bild, pour une saison normale en 2 e division,<br />
les revenus générés par la billetterie<br />
se situent entre 7 et 8 M€. Soit<br />
15 à 20% de son chiffre d’affaires.<br />
Le Fortuna aurait pu imaginer un système<br />
moins coûteux en baissant simplement<br />
le tarif des billets, mais le club<br />
dit vouloir aller « au-delà » de la barrière<br />
psychologique du prix. D’autres<br />
clubs suivront-ils ? Si l’expérience, et<br />
il s’agit bien de cela, du Fortuna est<br />
réussie et financièrement viable, des<br />
clubs de taille similaire en Allemagne<br />
pourraient subir des pressions de la<br />
part de leur public pour adopter ce<br />
modèle. Mais il faudra du temps avant<br />
que ce ne soit le cas. Hanovre a déjà<br />
répondu que « ce qui est gratuit, ne<br />
vaut rien », tandis que le FC Cologne<br />
fait savoir qu’il lui était impossible de<br />
financer l’équipe professionnelle sans<br />
les revenus de la billetterie de ses<br />
« fantastiques fans ». n<br />
Les clubs allemands repoussent<br />
l’arrivée des fonds d’investissement<br />
A rebours de l’Espagne et de la France, les clubs allemands s’opposent<br />
à la recherche d’un investisseur souhaitée par la Ligue professionnelle<br />
(DFL). Ils disent non aux milliards d’euros promis.<br />
Les 36 clubs de<br />
Bundesliga et de<br />
deuxième division<br />
ont échoué à trouver<br />
une majorité des deuxtiers,<br />
nécessaire pour<br />
l’ouverture de discussions<br />
dans la recherche d’un<br />
investisseur. Un projet<br />
pourtant jugé vital pour la<br />
compétitivité du football<br />
professionnel allemand<br />
par les présidents par<br />
intérim de la DFL, Axel<br />
Hellmann et Oliver<br />
Leki. Le président de<br />
la DFL présentait ce<br />
débat comme « le plus<br />
important depuis la<br />
création » de l’institution.<br />
« Même depuis la<br />
création de la Bundesliga<br />
en 1963 », avait de<br />
son côté renchéri Oke<br />
Göttlich, patron du<br />
club de Sankt Pauli<br />
(2 e division).<br />
La DFL souhaitait<br />
trouver un investisseur<br />
capable d’injecter deux<br />
milliards d’euros dans<br />
le football professionnel<br />
allemand : 750 M€ pour<br />
la commercialisation et la<br />
création d’une plateforme<br />
de streaming, 300 M€<br />
pour les clubs, et le reste<br />
dans des investissements.<br />
En contrepartie, la ligue<br />
allemande aurait créé<br />
une filiale d’une durée de<br />
vie de plus de 20 ans (la<br />
LFP en France a négocié<br />
avec CVC pour une durée<br />
illimitée, ndlr), où aurait<br />
été versé l’ensemble<br />
des revenus des droits<br />
télévisés en Allemagne<br />
et à l’étranger, et dans<br />
laquelle l’investisseur<br />
aurait détenu 12,5 % des<br />
parts. Actuellement, les<br />
droits de diffusion des<br />
championnats allemands<br />
génèrent chaque<br />
saison des revenus de<br />
1,3 milliard d’euros.<br />
Le projet était critiqué par<br />
les groupes de supporters<br />
de la plupart des clubs.<br />
Les banderoles « NON à<br />
un investisseur » ont fleuri<br />
dans les stades. Certains<br />
clubs ont mené la fronde<br />
contre la direction de la<br />
DFL. Pour les détracteurs,<br />
ce plan s’apparentait<br />
à « vendre » le football<br />
allemand aux financiers.<br />
Certes, une importante<br />
somme d’argent<br />
serait immédiatement<br />
rentrée, mais au risque<br />
d’hypothéquer les revenus<br />
futurs. Il y aurait eu<br />
un risque de sacrifier<br />
l’autonomie pour des<br />
questions à court terme<br />
sans garantie qu’il existe<br />
un impact à long terme.<br />
Un tifo<br />
provoque l’ire<br />
de Signal Iduna<br />
Avec le message « Westfalenstadion,<br />
pour toujours », le tifo des supporters<br />
du Borussia Dortmund a entraîné une<br />
réaction courroucée de Signal Iduna, le<br />
namer du stade.<br />
La compagnie d’assurance allemande<br />
Signal Iduna, qui détient les droits<br />
de naming du stade de Dortmund<br />
baptisé Signal Iduna Park depuis<br />
2005, n’a pas apprécié un tifo<br />
confectionné par les supporters<br />
du Borussia Dortmund. Lors<br />
de la réception l’Union Berlin la<br />
saison dernière, les supporters du<br />
Borussia Dortmund ont déployé une<br />
immense fresque avec le message<br />
« Westfalenstadion, pour toujours ».<br />
En ressuscitant le nom original de<br />
l’enceinte, ils ont vexé Signal Iduna,<br />
sponsor du club depuis 1974<br />
pourtant. « Le Signal Iduna Park n’est<br />
pas seulement le plus grand stade de<br />
football en Allemagne. C’est un foyer<br />
pour tous ceux qui veillent les uns sur<br />
les autres. En tant que partenaire<br />
fier, nous soutenons le BVB et tous<br />
ses fans », a répondu l’assureur.<br />
« Pour nous, c’était une<br />
grosse contrariété », a<br />
reconnu en termes moins policés son<br />
directeur général Ulrich Leitermann<br />
à Ruhr Nachrichten. « Pour moi,<br />
c’est inacceptable, compte tenu<br />
du fait que nous soutenons ce club<br />
depuis longtemps et que nous l’avons<br />
également soutenu lorsque d’autres<br />
ne voulaient pas donner un centime<br />
de plus », pestait le dirigeant.<br />
Pour Signal Iduna, le message des<br />
supporters a été d’autant moins<br />
apprécié que le stade a été rebaptisé<br />
« Signal Iduna Park » à une période<br />
où le club allemand était embourbé<br />
dans des problèmes financiers et<br />
pouvait tout simplement disparaître.<br />
Régulièrement renouvelé depuis<br />
2005, le partenariat est<br />
estimé à 100 M€ jusqu’en<br />
2031.<br />
© PictureAlliance/Icon Sport<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />
15
MARCHÉ<br />
© PA Images/Icon Sport<br />
Everton et Bournemouth sont deux des clubs de Premier League concernés par la nouvelle réglementation.<br />
Les opérateurs de paris<br />
sportifs mis à l’index<br />
en Premier League<br />
La Premier League prend une décision spectaculaire. Les clubs doivent retirer<br />
du devant des maillots les sociétés de paris sportifs. Cette mesure entrera en<br />
vigueur à partir de la saison 2026-2027. Par Emmanuel Frattali<br />
Alors que près de la moitié<br />
des clubs du championnat<br />
anglais ont pour sponsor<br />
principal une société liée aux<br />
paris sportifs, ils ont convenu<br />
collectivement de ne plus afficher<br />
de parrainages avec les jeux d’argent<br />
sur le devant des maillots à partir de<br />
la saison 2026-2027. « Les clubs de<br />
Premier League ont convenu collectivement<br />
aujourd’hui de retirer le parrainage<br />
des jeux d’argent du devant<br />
des maillots des clubs », annonce la<br />
Premier League. « L’annonce fait suite<br />
40,7<br />
Selon l’ANJ, les partenariats sportifs<br />
des opérateurs de jeux d’argent légaux<br />
ne représentent que 40,7 M€<br />
prévus en 2023, soit moins de<br />
2 % du montant total des contrats de<br />
partenariats du sport par le secteur<br />
privé en France, proche de 2,5 milliards<br />
d’euros par an.<br />
à une vaste consultation impliquant<br />
la ligue, ses clubs et le ministère de<br />
la Culture, des Médias et des Sports<br />
dans le cadre de l’examen en cours<br />
par le gouvernement de la législation<br />
actuelle sur les jeux de hasard », poursuit-elle.<br />
En effet, c’est sous la pression<br />
du gouvernement que la PL a<br />
préféré prendre les devants. Les clubs<br />
devancent le gouvernement britannique<br />
qui avait l’intention de légiférer<br />
sur la question en adoptant une position<br />
plus ferme encore. Pour aiguillonner<br />
la Premier League, des ministres<br />
16<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [[N°19] N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2020 2023
LES CLUBS DEVANCENT<br />
LE GOUVERNEMENT<br />
BRITANNIQUE QUI AVAIT<br />
L’INTENTION DE LÉGIFÉRER<br />
SUR LA QUESTION.<br />
avaient signalé que la proposition<br />
de loi n’inclurait pas de restrictions<br />
sur les parrainages de maillots si un<br />
accord était conclu. « Pour aider les<br />
clubs à s’éloigner du parrainage des<br />
jeux de hasard sur le devant du maillot,<br />
la convention collective commencera<br />
à la fin de la saison 20<strong>25</strong>- 2026 »,<br />
précise la PL. Elle ajoute travailler<br />
avec d’autres sports sur « l’élaboration<br />
d’un nouveau code pour le parrainage<br />
responsable des jeux d’argent ».<br />
La Premier League, avec ses immenses<br />
ressources tirées des droits<br />
de diffusion payés partout dans le<br />
Les supporters d’Aston Villa<br />
mécontents du nouveau partenaire<br />
Aston Villa a conclu un partenariat avec une société de paris, BK8, jusqu’à<br />
l’été 2026, c’est-à-dire à la date limite de l’interdiction qui entrera en<br />
vigueur à partir de la saison 2026-2027. Le groupe des supporters du<br />
club, Aston Villa Supporters’ Trust, s’est dit « très déçu » de cette annonce<br />
et souligne les « préjudices sociaux et mentaux causés par le jeu excessif<br />
». Autre critique faite par les supporters des Villans : les « pratiques<br />
marketing misogynes de BK8 ». En réponse, le club a indiqué<br />
que « BK8 (versera) une contribution à une association caritative locale de<br />
Birmingham pour chaque troisième maillot adulte vendu ».<br />
monde, peut se permettre d’y renoncer<br />
volontairement. Mais la catégorie<br />
n’est pas chassée non plus<br />
du championnat le plus suivi dans le<br />
monde. Les sponsors présents sur les<br />
manches des maillots sont toujours<br />
autorisés. Première entorse à l’interdiction.<br />
Seconde accroche : la Premier<br />
League précise bien une interdiction<br />
pour les maillots de match. La voie est<br />
donc libre pour les tenues d’entraînement<br />
dont les images sont également<br />
prisées pour alimenter divers sujets.<br />
Par ailleurs, le gouvernement britannique<br />
ne devrait pas étendre l’interdiction<br />
aux autres divisions en raison<br />
du manque à gagner financier trop<br />
important. n<br />
›<br />
Les partenariats sportifs des Jeux d’argent recadrés<br />
En France, l’Autorité<br />
nationale des jeux (ANJ)<br />
émet des « lignes directrices<br />
» et des recommandations<br />
pour mieux<br />
encadrer le partenariat<br />
sportif des opérateurs<br />
de jeux d’argent. L’objectif<br />
est notamment de<br />
protéger les mineurs<br />
et de lutter contre les<br />
opérateurs illégaux.<br />
Plusieurs pays européens<br />
tels que<br />
l’Espagne, l’Italie et<br />
la Suisse – et bientôt la<br />
Belgique et les Pays-Bas –,<br />
ont interdit les partenariats<br />
sportifs avec des opérateurs<br />
de jeux d’argent,<br />
tandis que le Royaume-Uni<br />
envisage de les limiter. En<br />
Premier League, les clubs<br />
ont décidé de proscrire les<br />
partenariats sur la face<br />
avant des maillots à partir<br />
de la saison 2026-2027.<br />
En France, afin de protéger<br />
les mineurs, l’ANJ<br />
recommande de « ne pas<br />
apposer » la marque d’un<br />
opérateur de jeux d’argent<br />
et de hasard sur les maillots<br />
de taille enfant (moins<br />
de 18 ans) et d’insérer un<br />
pictogramme « interdit aux<br />
moins de 18 ans » sur les<br />
supports de communication<br />
des opérateurs le long des<br />
terrains. Associer un sportif<br />
« appartenant à l’univers<br />
des mineurs » à la communication<br />
commerciale d’un<br />
opérateur de jeu d’argent<br />
est interdit sous certaines<br />
conditions, rappelle l’ANJ.<br />
En outre, la vente et la<br />
distribution gratuite de<br />
produits dérivés (peluches,<br />
jouets, figurines…) comportant<br />
la marque d’un<br />
opérateur ne sont pas<br />
autorisées, pas plus que<br />
la participation de mineurs<br />
à des animations commerciales<br />
dans le cadre<br />
d’un partenariat avec un<br />
opérateur de jeu d’argent<br />
et de hasard. Pour prévenir<br />
le jeu excessif, l’Autorité<br />
recommande aux<br />
organisations sportives de<br />
ne pas mettre, sur leurs<br />
sites internet, applications<br />
et plateformes, de « lien<br />
de redirection “parier” » ni<br />
d’y faire apparaître « des<br />
cotes, des offres de gratifications<br />
commerciales ou<br />
des annonces promotionnelles<br />
pour les opérateurs<br />
de jeux d’argent ». Quant<br />
aux marques de ces opérateurs,<br />
elles ne doivent apparaître<br />
que « de manière<br />
limitée dans et autour »<br />
des enceintes sportives.<br />
Déjà les publicités mettant<br />
en scène « des sportifs,<br />
des arbitres et d’autres<br />
acteurs des compétitions »<br />
en « situation de parier sur<br />
leur sport » sont interdits,<br />
et les sportifs ne peuvent<br />
ni « livrer des pronostics<br />
sur le résultat d’une compétition<br />
» ni « promouvoir<br />
les cotes sur un match »<br />
de leur discipline.<br />
Enfin le gendarme des jeux<br />
recommande aux « organisateurs<br />
d’événements<br />
sportifs, ligues, fédérations,<br />
clubs, équipes et<br />
sportifs » de « s’assurer<br />
au préalable » auprès d’elle<br />
que « les opérateurs non<br />
agréés en France avec<br />
lesquels ils souhaitent<br />
signer des contrats à<br />
destination d’autres pays,<br />
ne figurent pas sur la liste<br />
des opérateurs dont le site<br />
a été bloqué par l’ANJ ».<br />
Ces « Lignes directrices »<br />
pourront « être prolongées<br />
par des propositions de<br />
modifications législatives<br />
et réglementaires », dit<br />
l’ANJ, qui tirera un bilan de<br />
ses recommandations au<br />
premier trimestre 2024.<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />
17
*<br />
MARCHÉ<br />
›<br />
Les clubs de Premier League *<br />
concernés<br />
Aston Villa<br />
Bournemouth<br />
© Icon Sport<br />
© Icon Sport<br />
© Icon Sport<br />
© Icon Sport<br />
© Icon Sport<br />
© Icon Sport<br />
© Icon Sport<br />
© Icon Sport<br />
Brentford<br />
Burnley<br />
Everton<br />
Fulham<br />
Southampton<br />
West Ham United<br />
* Southampton a été relégué en Championship (2 e division anglaise)<br />
18<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023
© Hugo Pfeiffer/Icon Sport<br />
Roland-Garros<br />
se transforme à volonté<br />
L’édition 2023 de Roland-Garros à peine terminée, le court central du Grand Chelem parisien a troqué la terre battue<br />
pour un parquet de basket. Le match 3 de la finale de Betclic Élite entre Boulogne-Levallois et Monaco a lieu le jeudi<br />
15 juin Porte d’Auteuil. Pour réaliser cette prouesse logistique, quatre jours après le sacre de Novak<br />
Djokovic sur la terre battue parisienne, les techniciens et les semi-remorques ont multiplié les allers-retours.<br />
Des dalles ont été installées afin de permettre au parquet d’être posé et aux panneaux d’être installés.<br />
Le court Philippe-Chatrier, par la grâce de son toit amovible, devient un site multifonctions. Outre du basket-ball,<br />
le central a déjà accueilli de la boxe, du padel, du beach-volley et même un spectacle de l’humoriste Faty !<br />
Tennis<br />
Padel<br />
© Icon Sport<br />
© Daniel Derajinski - Icon Sport<br />
© Hugo Pfeiffer/Icon Sport<br />
© Icon Sport<br />
Boxe<br />
Basket<br />
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19
MARCHÉ<br />
Le défi français<br />
baptisé Orient Express Team<br />
La France sera bien présente sur la prochaine Coupe de l’America, en 2024 à<br />
Barcelone. Le défi porté par la Société Nautique de Saint-Tropez s’appellera<br />
« Orient Express Team », grâce à un accord de sponsoring conclu avec le groupe<br />
hôtelier Accor et sa filiale Orient Express. Par Emmanuel Frattali<br />
D.R.<br />
Illustration du futur AC75 Orient Express.<br />
Dernier défi engagé sur la<br />
Coupe de l’America, l’équipage<br />
français accuse un<br />
retard conséquent sur ses<br />
futurs adversaires à pied<br />
d’oeuvre depuis « un an et demi »,<br />
selon Franck Cammas lors de la présentation<br />
de l’équipe à la Cité de<br />
l’Architecture à Paris. Barreur du défi<br />
français Groupama Team France en<br />
2017, Cammas, 50 ans, a été engagé<br />
comme responsable de la performance<br />
pour cette nouvelle tentative<br />
sur le plus ancien trophée sportif du<br />
monde, né en 1851. « On se doit de<br />
ACCOR VEUT « S’IMPOSER<br />
COMME UN PARTENAIRE<br />
INCONTOURNABLE DE<br />
L’EXCELLENCE ET DE<br />
L’INNOVATION ».<br />
participer à cette Coupe de l’America,<br />
car on est une nation de grands<br />
champions de voile, et pas seulement<br />
en solitaire. On va montrer qu’on sait<br />
aussi gagner une compétition avec<br />
des grosses équipes et des challenges<br />
technologiques », lance Franck<br />
Cammas.<br />
« On espère être opérationnels à une<br />
échelle de six mois, être capable de<br />
naviguer, s’entraîner, faire des heures<br />
sur l’eau, prendre en main la machine.<br />
Ensuite, on pourra se projeter sur le<br />
défi en lui même », a détaillé Quentin<br />
Delapierre, 30 ans, 8 e des JO de<br />
Tokyo en Nacra17 et actuel barreur de<br />
l’équipe de France de SailGP.<br />
20<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [[N°19] N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2020 2023
Aligné lors de la Coupe de l’America<br />
en 2017, le défi français n’avait<br />
pas participé à l’édition 2021, fautes<br />
de moyens financiers. L’arrivée d’un<br />
partenaire comme Accor donne des<br />
ailes à l’équipage. « On a très envie<br />
que ça commence », dit Sébastien<br />
Bazin, PDG du groupe Accor, en officialisant<br />
le partenariat. Sa marque<br />
Orient Express devient le Partenaire<br />
Titre du Challenger français qui portera<br />
le nom d’Orient Express Team.<br />
Rappelant qu’Accor « est animé par<br />
la passion, la soif d’aventure et l’esprit<br />
d’équipe », Sébastien Bazin souligne<br />
que son groupe poursuit une ambition<br />
: « s’imposer comme un partenaire<br />
incontournable de l’excellence<br />
et de l’innovation ».<br />
©Eloi Stichelbaut<br />
La dernière participation française à la Coupe de l’America remonte à 2017 avec<br />
Groupama Team France.<br />
L’ÉQUIPE FRANÇAISE<br />
DISPOSE D’UN BUD GET<br />
« SUFFISANT POUR ÊTRE<br />
COMPÉTITIF »<br />
Pour accélérer le processus et rattraper<br />
les autres nations, un accord de<br />
collaboration a été passé avec l’actuel<br />
Defender de la Coupe, Team New<br />
Zealand, qui a accepté de céder une<br />
partie du design de son AC75. Un monocoque<br />
volant, mené par huit équipiers,<br />
sera construit en France par les<br />
chantiers de l’Atlantique. « Avec Bruno<br />
(Dubois, co-directeur du projet, ndlr),<br />
notre postulat de départ était de sécuriser<br />
le fait que l’équipe de France<br />
soit compétitive, explique Stéphan<br />
Kandler, co-directeur du projet. Au-delà<br />
du budget qu’il nous fallait réunir,<br />
nous avons discuté rapidement avec<br />
le Defender, Emirates Team New Zealand,<br />
avec lequel nous entretenons<br />
de très bons liens depuis la première<br />
campagne de K-Challenge en 2003.<br />
Aujourd’hui, ce partenariat technologique<br />
comprend un design package<br />
dernière génération à partir duquel<br />
nous allons travailler et construire<br />
notre propre AC75 Made in France. Ce<br />
partenariat nous permet de partir à<br />
armes égales avec les autres Challengers.<br />
Il s’agit d’une grande première<br />
dans l’histoire d’un défi français. » Sa<br />
mise à l’eau est prévue au printemps<br />
2024. En attendant, Orient Express<br />
Team louera un AC40.<br />
Un monocoque plus petit, mais tout<br />
aussi puissant, qui servira également<br />
de support aux jeunes et aux femmes<br />
sur la Youth et la Women America’s<br />
Cup. « Ce sont des avions de chasse<br />
qui vont à plus de 100 km/h et volent<br />
à 30 cm au-dessus de l’eau », explique<br />
encore Stephan Kandler.<br />
L’équipe française dispose d’un budget<br />
« suffisant pour être compétitif »,<br />
a-t-il estimé, sans toutefois communiquer<br />
sur le montant. « On va probablement<br />
avoir des partenaires supplémentaires<br />
», ajoute Bruno Dubois.<br />
Quatre des marques du groupe Basic<br />
Net - K-Way pour le textile, Sebago<br />
pour les chaussures, Kappa pour les<br />
tenues de sport à terre, et Briko pour<br />
les casques, les lunettes et gilets de<br />
sécurité des marins seront les fournisseurs<br />
officiels de l’équipe française.<br />
Il en faudra d’autres. C’est une<br />
équipe de 70 personnes qui devrait<br />
être constituée à terme.<br />
Stephan Kandler, président de K-Challenge et co-directeur d’Orient Express Team,<br />
et Lorenzo Boglione, vice président de BasicNet.<br />
©Pauce/Orient Express<br />
Le défi français est la sixième équipe<br />
à s’être officiellement déclarée pour<br />
la prochaine Cup qui aura lieu en octobre<br />
2024 à Barcelone. Outre le Defender<br />
Team New Zealand, les autres<br />
challengers sont Ineos Britannia<br />
(GBR), American Magic (USA), Alinghi<br />
Red Bull Racing (SUI) et Luna Rossa<br />
Prada Pirelli (ITA). n<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />
21
MARCHÉ<br />
©PictureAlliance/Icon Sport<br />
Nouvelles dates et nouveau site, les Yonex Internationaux de France de badminton changent de dimension.<br />
Les Yonex Internationaux<br />
de France de Badminton<br />
inaugureront l’Adidas Arena<br />
L’Adidas Arena, érigée au nord de la capitale, affine son calendrier. Sa livraison<br />
prévue entre janvier et février 2024, la nouvelle salle de spectacle parisienne<br />
recevra dès le mois de mars la crème du badminton international lors des Yonex<br />
Internationaux de France de Badminton. L’opportunité de tester le complexe<br />
dans les conditions des Jeux olympiques. Par Emmanuel Frattali<br />
À<br />
quatre mois de se disputer le<br />
titre olympique, les meilleurs badistes<br />
du monde se retrouveront<br />
au cœur de l’Adidas Arena aux<br />
8.000 places assises (9.000 en<br />
formation concert) du 5 au 10 mars 2024<br />
lors des Yonex Internationaux de France<br />
de Badminton. L’événement, organisé<br />
chaque année à la Toussaint au stade<br />
Pierre-de-Coubertin (XV e ) est donc délocalisé<br />
et avancé au mois de mars afin de<br />
compter dans la course à la qualification<br />
olympique.<br />
Un test grandeur nature<br />
Si cet événement ne s’inscrit pas officiellement<br />
comme un « test-event JO »,<br />
2,8<br />
En échange notamment du naming de<br />
la salle, une première pour la marque,<br />
Adidas versera près de 2,8 M€<br />
par an sur cinq ans (2,32 M€ HT<br />
pour le « naming » stricto sensu et<br />
282.000 € HT destinés à régler des<br />
prestations d’activation et de restauration,<br />
ndlr), un contrat renouvelable pour sept<br />
années supplémentaires. Le montant<br />
est sans équivalent en France, ni même<br />
en Europe, pour des équipements de<br />
dimensions similaires.<br />
il permettra tout de même de tester l’infrastructure<br />
dans des conditions similaires<br />
aux Jeux puisque les épreuves de<br />
badminton ainsi que celles de gymnastique<br />
rythmique, puis de para-badminton<br />
et de para-haltérophilie, s’y tiendront.<br />
« La Fédération française de badminton<br />
(FFBaD) accompagne 9 tournois récurrents<br />
dont la compétition phare que sont<br />
les IFB. Les mois qui viennent vont être<br />
exceptionnels jusqu’aux mondiaux 20<strong>25</strong> »<br />
(aussi organisés à Paris, ndlr), se réjouit<br />
Yohan Penel, le président de l’instance<br />
fédérale.<br />
Si la construction de l’Adidas Arena, le<br />
premier équipement à bénéficier d’un<br />
22<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [[N°19] N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2020 2023
naming de la part de l’équipementier,<br />
a pris du retard, la faute notamment à<br />
des difficultés d’approvisionnement en<br />
acier en raison du conflit ukrainien, la<br />
dernière ligne droite est engagée. La<br />
charpente métallique de 1.000 tonnes<br />
a été posée en début d’année. En<br />
parallèle, la direction du site a déjà<br />
dévoilé une partie de la programmation<br />
dont un concert de rap, celui de<br />
l’artiste francilien Zola, le 3 mai 2024.<br />
« Nous y organiserons des compétitions<br />
de MMA, l’Ares Fighting Championship,<br />
des compétitions d’e-sport,<br />
des concerts de rap et d’électro », avait<br />
annoncé Nicolas Dupeux, directeur général<br />
de l’Accor Arena, de l’Adidas Arena<br />
et du Bataclan, lors d’une visite de<br />
la salle début février. L’Adidas Arena<br />
doit aussi devenir le nouvel antre du<br />
Paris Basketball. Le club de la capitale<br />
qui quittera ainsi la halle Georges-Carpentier<br />
(XIII e ), espère disputer ses premiers<br />
matchs dans l’enceinte dès son<br />
ouverture.<br />
Illustration de la future salle parisienne.<br />
En plus d’une centaine d’événements<br />
par an, le complexe, aussi équipé de<br />
deux gymnases, a vocation à profiter<br />
aux riverains avec un accès aux structures<br />
sportives dédiés aux clubs, associations<br />
et écoles du quartier. Toute<br />
une offre commerciale sera par ailleurs<br />
accessible quotidiennement à l’étage<br />
de l’Arena. Le site a vocation à devenir<br />
« un catalyseur de la transformation de<br />
ce territoire nord parisien autour d’événements<br />
sportifs et musicaux, de la<br />
culture urbaine », selon Nicolas Dupeux.<br />
Quant aux Yonex Internationaux de<br />
France de Badminton, ils auront lieu cette<br />
année à la Glaz Arena de Rennes-Cesson<br />
(Ille-et-Vilaine) du 24 au 29 octobre.<br />
Les meilleurs joueurs du monde iront<br />
chercher en Bretagne des points comptant<br />
pour la qualification olympique. Les<br />
stars de la discipline joueront dans la<br />
salle qui a récemment accueilli avec<br />
succès (12.000 spectateurs sur 4 jours)<br />
les championnats de France.<br />
©SCAU/NP2F<br />
« Paris<br />
Entertainment<br />
Company », une<br />
seule marque<br />
pour l’Accor<br />
Arena, l’Adidas<br />
Arena et le<br />
Bataclan<br />
La société d’économie mixte<br />
détenue par la Ville de Paris<br />
et le géant américain du<br />
divertissement AEG, se dote d’une<br />
marque ombrelle avec « Paris<br />
Entertainment Company ».<br />
Objectif : clarifier l’offre<br />
complémentaire des trois<br />
salles – l’Accor Arena à Bercy,<br />
le Bataclan et la future Adidas<br />
Arena porte de la Chapelle – et<br />
exporter son concept de lieux de<br />
vie hybrides.<br />
« Paris Entertainment Company »<br />
est détenue à 52 % par la Ville<br />
de Paris et à 45 % par AEG, aux<br />
côtés de la CCIP et du Comité<br />
national olympique et sportif<br />
français (CNOSF). « Ce n’est pas<br />
une structure juridique, mais<br />
une nouvelle signature dans<br />
l’entertainment, basée sur une<br />
offre repensée et clarifiée, à<br />
l’attention des entreprises, des<br />
sponsors, des producteurs,<br />
des artistes », souligne Nicolas<br />
Dupeux, directeur général de trois<br />
scènes. Il table sur un chiffre<br />
d’affaires de 50 M€ pour<br />
l’Accor Arena pour son premier<br />
exercice décalé. Et de 70 M€<br />
pour les trois salles.<br />
La charpente métallique de l’Adidas Arenas en février dernier.<br />
© Bouygues Ile-de-France/Nicolas Grosmond<br />
Symbole du réaménagement de la<br />
porte de la Chapelle, cette « Arena du<br />
quotidien » sera l’unique construction<br />
engagée pour les Jeux, le seul « héritage<br />
matériel » dans Paris intra-muros.<br />
Au global, le projet est estimé, en fonction<br />
de l’évolution de l’inflation d’ici à<br />
2024, à 138 M€, financés à parts égales<br />
par la Ville de Paris et la Solideo. n<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />
23
marques<br />
©Abaca / Icon Sport<br />
Entre Banque Populaire et Clarisse Crémer, les ponts ont été rompus.<br />
Banque Populaire<br />
dans la tempête<br />
Retour sur la polémique de l’année<br />
Une ministre des Sports, des Jeux olympiques et des Jeux paralympiques<br />
qui s’implique dans la polémique, un organisateur pris entre le marteau et<br />
l’enclume et le sponsor de la voile touché, « l’affaire Clarisse Crémer » a été<br />
très loin. Jusqu’à provoquer le retrait de Banque Populaire du prochain Vendée<br />
Globe. Retour sur des semaines de polémiques. Par Emmanuel Frattali<br />
Être considérée comme une entreprise<br />
faisant peu de cas de<br />
l’égalité hommes-femmes peut<br />
ruiner des années d’investissement<br />
dans la construction de<br />
votre image. Quand bien même vous<br />
vous appelez Banque Populaire. Lorsqu’il<br />
a fallu défendre la position de la<br />
banque, c’est la directrice générale<br />
banque de proximité et assurance de<br />
Banque Populaire, Hélène Madar, qui<br />
est montée au feu. « Nos entreprises du<br />
groupe sont bien identifiées comme des<br />
entreprises avec des avancées sociales<br />
majeures, a-t-elle répondu dans Ouest-<br />
France. Notamment au niveau de la<br />
mixité et de l’égalité des chances pour<br />
tous (…) Je suis une femme directrice<br />
générale et Banque Populaire a toujours<br />
accueilli des femmes dans des postes<br />
à responsabilité. L’enjeu n’était pas de<br />
ne pas faire courir une femme, l’enjeu<br />
était de pouvoir faire bouger un règlement.<br />
Et nous n’avons pas été entendus.<br />
Maintenant, on est vraiment ravis qu’il<br />
y ait un règlement qui va bouger pour<br />
la prochaine édition. Et j’espère que la<br />
commission qui va être présidée par Patricia<br />
Brochard va faire que les femmes<br />
qui attendent un bébé, mais aussi tous<br />
les skippers qui ont un empêchement,<br />
pourront courir et aller au bout de leur<br />
passion au maximum ».<br />
24<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [[N°19] N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2020 2023
61,6 %<br />
Le résultat d’une enquête menée il y<br />
a deux ans par un groupe de travail<br />
associé au ministère des Sports est<br />
sans appel : une majorité (61,6 %)<br />
des centaines de sportives interrogées<br />
estime qu’il est difficile de<br />
devenir mère pendant leur<br />
carrière.<br />
« À un moment donné, on s’est<br />
retrouvé face à un mur »<br />
L’organisation du Vendée Globe est visée.<br />
En l’occurrence le département de<br />
la Vendée via la Saem Vendée, qui a<br />
décidé, avec la classe Imoca, les règles<br />
de sélection et qualification pour ce<br />
tour du monde 2024. « À un moment<br />
donné, on s’est retrouvé face à un mur,<br />
à une difficulté à se faire entendre alors<br />
qu’au XXI e siècle cela nous paraissait<br />
d’une grande normalité de proposer<br />
cette évolution (du règlement) », appuie<br />
Hélène Madar.<br />
« Pour nous, ce n’était pas un problème<br />
de maternité, insiste Ronan Lucas, le<br />
directeur du Team Banque Populaire.<br />
On a essayé de faciliter les projets personnels<br />
de Clarisse puisqu’elle était au<br />
sein de notre équipe Banque Populaire<br />
les deux années précédentes, et c’était<br />
avant tout un problème de règlement<br />
avec le Vendée Globe. On s’est battu,<br />
les 24 mois précédents pour essayer de<br />
faire changer les règles pour essayer de<br />
marquer des milles. Alors nous attaquer<br />
sur le terrain de la maternité, on a trouvé<br />
ça assez dur, parce que, par le passé, il<br />
y a des femmes soutenues par Banque<br />
Populaire qui ont eu des enfants, qui ont<br />
réintégré leur poste… dont cela a été<br />
difficile à digérer. »<br />
Et Ronan Lucas d’ajouter dans Ouest-<br />
France : « Je suis capable de dire tout<br />
ce que l’on a mis en œuvre pour partir<br />
au Vendée Globe avec Clarisse Crémer.<br />
On a fait un lobbying important pour<br />
influer sur les nouvelles règles avant<br />
qu’elles ne soient adoptées, et qu’elles<br />
nous soient favorables. Pourquoi, si je<br />
n’avais pas eu envie que Clarisse soit<br />
avec nous, je me serais donné autant de<br />
mal. (…) » Le patron du Team Banque<br />
Populaire regrette ainsi que la fameuse<br />
« invitation » prévue dans le règlement à<br />
la discrétion de la Saem Vendée n’a pas<br />
été accordée à la navigatrice.<br />
Malgré l’amertume d’une situation inextricable<br />
et le renoncement à l’événement<br />
voile de 2024, Banque Populaire<br />
n’abonne pas l’univers nautique où la<br />
banque est engagée depuis plus de 30<br />
ans. En sortir d’une tempête médiatique<br />
peu commune, la banque a fait savoir<br />
qu’elle continuerait à « accompagner<br />
partout en France les clubs, les écoles,<br />
les équipes de France de voile et son<br />
Team de course au large sur tous les<br />
océans du monde ». n<br />
©Bernard LeBars Alea BPCE<br />
Repères<br />
n 2 FÉVRIER 2023<br />
Première femme du dernier Vendée<br />
Globe, Clarisse Crémer perd son<br />
sponsor, Banque Populaire. Du fait<br />
des nouvelles règles, la navigatrice<br />
n’était pas assurée d’être qualifiée<br />
pour le prochain tour du monde<br />
(en 2024), son congé maternité<br />
l’empêchant de marquer des points.<br />
n 3 FÉVRIER<br />
Parmi les critiques qui s’abattent<br />
sur Banque Populaire, le président<br />
du Vendée Globe Alain Leboeuf<br />
qualifie la décision de « précipitée ».<br />
« Banque Populaire voudrait être<br />
sélectionnée avant tout le monde.<br />
Ce n’est pas possible. On ne peut<br />
pas faire le tour du monde en<br />
solitaire sur les océans sans qu’il<br />
n’y ait d’étapes intermédiaires », a<br />
déclaré Alain Leboeuf, président du<br />
Vendée Globe, dans une interview<br />
à l’AFP. « Je ne comprends pas<br />
comment on a pu prendre une<br />
décision comme ça. Il reste<br />
beaucoup de courses et Clarisse<br />
pourra très bien faire le nécessaire<br />
pour être sur la ligne départ en<br />
2024, je le souhaite vraiment »,<br />
a-t-il assuré. « Ce règlement a<br />
été voté en 2020, tout le monde<br />
le connaissait. On ne peut pas<br />
changer la règle du jeu en cours<br />
de partie », a dit Alain Leboeuf,<br />
estimant que la wild-card n’avait pas<br />
vocation à être utilisée avant « la fin<br />
du processus de sélection » en juin<br />
2024.<br />
n 17 FÉVRIER<br />
Banque Populaire retire son projet<br />
Vendée Globe.<br />
n 6 MARS<br />
Amélie Oudéa-Castéra veut intégrer<br />
le « critère de parentalité » dans<br />
l’attribution d’aides et prolonger<br />
l’inscription des femmes sur la liste<br />
des sportifs de haut niveau pour<br />
« laisser du temps » aux femmes.<br />
Seulement 38 % des sportifs<br />
inscrits sur listes sont des femmes.<br />
n 19 AVRIL<br />
Clarisse Crémer retrouve un<br />
sponsor avec L’Occitane en<br />
Provence.<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />
<strong>25</strong>
MARQUES<br />
L’Occitane s’associe<br />
à Clarisse Crémer<br />
© PKC MEDIA<br />
avons décidé de prendre une position<br />
forte sur la question clé de la parentalité.<br />
L’OCCITANE est devenu le premier<br />
groupe cosmétique international à<br />
mettre en place une politique de congé<br />
parental à une échelle internationale<br />
aussi large. Cette politique s’applique<br />
aux employés de L’OCCITANE dans le<br />
monde entier, y compris dans les bureaux,<br />
les usines et les magasins appartenant<br />
à la société. Le combat de<br />
Clarisse pour allier son rôle de mère à<br />
ses aspirations professionnelles est celui<br />
de nombreuses femmes. »<br />
Le projet de la navigatrice et de L’Occitane<br />
en Provence porte ainsi une véritable<br />
ambition. Elle s’élancera à la barre<br />
de l’ex-Apivia, un des bateaux les plus<br />
performants de sa génération. À son<br />
bord, Charlie Dalin a remporté la Transat<br />
Jacques Vabre (2019) et terminé 2 e<br />
du Vendée Globe (2021) et de la Route<br />
du Rhum (2022). Ironie de l’histoire :<br />
c’est ce même bateau que Banque Populaire<br />
avait racheté l’année dernière<br />
pour Clarisse Crémer. Après l’abandon<br />
du projet Vendée Globe 2024, la<br />
banque a cédé le monocoque à Alex<br />
Thomson. Le navigateur gallois, après<br />
cinq participations au Vendée Globe,<br />
s’est lancé dans la direction d’équipe<br />
et a sélectionné la navigatrice pour<br />
prendre la barre.<br />
Son coup de gueule après la rupture<br />
de son contrat avec Banque<br />
Populaire avait provoqué une<br />
vague de réactions. La marque<br />
de cosmétique L’Occitane en Provence<br />
rallie la navigatrice engagée<br />
dans une course aux milles pour<br />
participer au Vendée Globe 2024.<br />
Après la rupture avec Banque<br />
Populaire, Clarisse Crémer<br />
s’est associée à L’Occitane<br />
en Provence et au navigateur<br />
Alex Thomson afin de vivre<br />
à nouveau le rythme du large. Sept<br />
ans après avoir découvert la course<br />
au large, deux ans après un premier<br />
tour du monde où elle a réalisé la<br />
meilleure performance féminine de<br />
l’histoire (87 jours), Clarisse Crémer<br />
s’élance pour un nouveau défi : le<br />
Vendée Globe 2024. Un contre-lamontre<br />
a débuté dans le but de façonner<br />
l’équipe technique, prendre<br />
en main le bateau (racheté à Banque<br />
Populaire par Alex Thomson, ndlr),<br />
définir le calendrier des compétitions<br />
et débuter la course aux milles,<br />
qualificative pour l’Everest des Mers.<br />
CLARISSE CRÉMER<br />
S’ÉLANCE POUR UN<br />
NOUVEAU DÉFI : LE VENDÉE<br />
GLOBE 2024.<br />
« Nous sommes très fiers de soutenir<br />
Clarisse Crémer, véritable role model<br />
pour les nouvelles générations et de<br />
l’aider à accomplir son aventure sportive<br />
et humaine, souligne Adrien Geiger,<br />
Directeur Général de L’Occitane en<br />
Provence. Nous avons décidé de nous<br />
associer et d’allier nos forces pour promouvoir<br />
le leadership féminin dans la<br />
voile, univers compétitif qui reste encore<br />
trop largement masculin. En effet,<br />
nous mettons un point d’honneur à<br />
soutenir toutes les femmes dans leurs<br />
projets personnels et professionnels. »<br />
Au passage, le dirigeant épingle<br />
Banque Populaire, l’ancien partenaire<br />
de Clarisse Crémer : « Dès 2020, nous<br />
« Je suis particulièrement heureuse et<br />
fière de pouvoir débuter cette nouvelle<br />
aventure avec L’Occitane en Provence,<br />
indique la principale intéressée. J’ai le<br />
Vendée Globe 2024 en tête depuis mon<br />
dernier passage du Cap de Bonne Espérance<br />
et c’est un privilège de les avoir à<br />
mes côtés pour poursuivre ce défi ! Ces<br />
derniers mois furent intenses, parfois<br />
durs mais je resterai néanmoins toujours<br />
reconnaissante de tous ceux qui ont cru<br />
en moi et qui m’ont permis, année après<br />
année, de progresser et de participer<br />
aux événements majeurs de la course<br />
au large. Aujourd’hui je suis focalisée<br />
sur l’avenir : c’est une grande joie d’avoir<br />
un bateau extraordinaire et une super<br />
équipe pour m’accompagner dans cette<br />
aventure, et je n’ai qu’une hâte, retourner<br />
naviguer. »<br />
Après la polémique et les multiples réactions<br />
(jusqu’au ministère des Sports) ayant<br />
suivi l’annonce de son éviction, difficile<br />
d’imaginer que Clarisse Crémer et son<br />
nouveau partenaire (L’Occitane en Provence)<br />
ne décrochent pas l’une des 40<br />
places prévues dans le port des Sables<br />
d’Olonne, même sans parvenir à engranger<br />
les fameux milles nécessaires. n<br />
26<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023
Idec et Francis Joyon, c’est fini !<br />
Trophée Jules-Verne, c’est comme<br />
marcher sur la lune, confie Alexia Barrier.<br />
C’est l’épopée maritime du siècle<br />
qui regroupe les meilleurs marins de la<br />
planète. Et quand j’ai réfléchi à l’équipage,<br />
les premiers noms qui me sont<br />
venus n’étaient que des femmes. » Un<br />
projet qui a séduit Patrice Lafargue.<br />
« Il n’y avait rien de calculé, c’était une<br />
rencontre. Alexia est une femme passionnée<br />
et les gens passionnés, ça<br />
me passionne », confie le dirigeant du<br />
groupe.<br />
©Jean-Marie Liot/DPPI/IDEC<br />
Francis Joyon ne porte plus les couleurs d’Idec Sport.<br />
Il faut remonter à 1988 pour retrouver<br />
un équipage 100 % féminin, mené par<br />
Tracy Edwards, sur le Trophée Jules-<br />
Verne.<br />
Avec « The Famous Project », la navigatrice<br />
veut « faire bouger les lignes<br />
et les consciences en associant un<br />
challenge global au challenge sportif<br />
et en rendant famous (célèbre) les<br />
C’est un coup de tonnerre. Certains<br />
diraient même « une petite<br />
bombe ». Après vingt ans de partenariat,<br />
Francis Joyon n’est plus le<br />
skipper du trimaran Idec.<br />
Francis Joyon, 66 ans, a appris<br />
« fin février » de la part de son<br />
sponsor historique (depuis<br />
2003, ndlr) que leur route allait<br />
se séparer. « J’ai appris qu’Alexia<br />
Barrier allait être la skippeuse de mon<br />
bateau, a-t-il confié à l’AFP. (…) J’ai été<br />
étonné d’être remplacé sans être informé,<br />
mais d’un autre côté je suis content<br />
de ce que nous avons fait avec Idec.<br />
C’est la vie, on ne peut pas en vouloir. Il<br />
y a peut-être aussi une usure, normale<br />
après une relation si longue. »<br />
À la barre du trimaran Idec, Francis<br />
Joyon a notamment décroché le Trophée<br />
Jules Verne en 2017 avec le record<br />
du tour du monde en équipage<br />
en 40 jours 23 heures et 30 minutes.<br />
Même si la fin d’une association historique<br />
peut surprendre, Patrice Lafargue,<br />
patron d’Idec, avançait quelques pistes<br />
il y a quelques mois. Dans un entretien<br />
accordé à Tip & Shaft, en septembre<br />
2022, il laissait entendre qu’il se posait<br />
la question de l’avenir. Interrogé sur la<br />
perspective d’éventuellement changer<br />
de bateau ou d’en construire un<br />
nouveau, il répondait : « On ne s’interdit<br />
rien. L’envie est là, les moyens, on<br />
verra (…) Et un nouveau bateau, c’est<br />
dans deux ans minimum, Francis aura<br />
alors atteint un âge (68 ans) auquel<br />
ce ne sera pas forcément raisonnable<br />
de le lancer sur un bateau à foils. Ça<br />
veut dire quoi ? Un nouveau skipper ?<br />
Aujourd’hui, ça m’embêterait. A moins<br />
d’en trouver un qui ait un certain état<br />
d’esprit, avec lequel j’aurais envie de<br />
passer du temps… »<br />
Un équipage 100 % féminin<br />
Ce sera avec Alexia Barrier. La navigatrice,<br />
24 e du dernier Vendée Globe,<br />
prend les commandes du maxi-trimaran<br />
Idec Sport. Avec un équipage exclusivement<br />
féminin, elle ambitionne<br />
de battre le record de son prédécesseur<br />
sur le Trophée Jules-Verne. « Le<br />
« LE TROPHÉE JULES-<br />
VERNE, C’EST COMME<br />
MARCHER SUR LA LUNE. »<br />
Alexia Barrier<br />
© JEAN-FRANÇOIS MONIER / AFP<br />
femmes de la planète. Donner envie<br />
aux petites filles, aux jeunes femmes,<br />
aux femmes, d’oser, de ne pas se<br />
mettre de barrières, de lever la tête et<br />
de dire à la planète quels sont leur projet,<br />
leurs challenges ». Fin 20<strong>25</strong> normalement,<br />
elles devraient donc être huit<br />
femmes, de six nationalités différentes,<br />
à prendre le départ à Brest. Parmi elles,<br />
la Britannique Dee Caffari, qui sera son<br />
bras droit, la seule femme à avoir navigué<br />
en solitaire et sans escale autour<br />
du monde dans les deux sens.<br />
Pour Francis Joyon, il n’est pas encore<br />
temps de dire adieu à la voile de compétition<br />
: « J’aimerais beaucoup repartir<br />
pour le trophée Jules Verne et essayer<br />
de battre le record en moins de<br />
40 jours. » n<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023 27
marques<br />
© Maxime Horlaville/disobey/Macif<br />
C’est désormais sous ses nouvelles couleurs que Charlie Dalin tentera de remporter ses prochaines victoires.<br />
Et Apivia devient Macif<br />
Le nouveau monocoque Imoca de Charlie Dalin porte les couleurs de Macif<br />
Santé Prévoyance. La mutuelle niortaise prend le relais d’Apivia auprès du<br />
skipper havrais, deuxième du dernier Vendée Globe. Un changement dans la<br />
continuité : Macif est la maison mère d’Apivia. Par Emmanuel Frattali<br />
Deuxième de la Route du Rhum<br />
2022 à bord d’Apivia, Charlie Dalin<br />
dispose d’un Imoca flambant<br />
neuf depuis fin juin après douze<br />
mois de construction, plus de 50<br />
personnes mobilisées et environ 60.000<br />
heures de travail, avec en ligne de mire<br />
le prochain Vendée Globe en 2024-20<strong>25</strong>.<br />
Il ne le disputera pas sous les couleurs<br />
d’Apivia Macif Mutuelle comme le précédent<br />
dont il a pris la deuxième place,<br />
mais sous celles de Macif, ex-sponsor de<br />
François Gabart. La mutuelle niortaise<br />
reprend la mer en quelque sorte « dans<br />
une logique de convergence et d’unité<br />
autour de la marque Macif ». « Pour<br />
ce nouveau programme de quatre ans,<br />
seul le nom change : le même collectif<br />
restera à la manœuvre au service », précise<br />
la marque. Apivia Macif Mutuelle est<br />
née de la fusion des deux mutuelles du<br />
groupe, Apivia Mutuelle et Macif-Mutualité,<br />
en novembre 2020.<br />
« Recentrer notre programme Imoca<br />
autour de la marque Macif, marque<br />
préférée des Français dans la catégorie<br />
banque/assurance, fait sens avec<br />
Nouveau bateau, nouvelles couleurs, mais même équipe.<br />
notre désir d’unification de nos différents<br />
métiers. Nous avons toujours encouragé<br />
et soutenu Charlie depuis la<br />
première mise à l’eau de son Imoca<br />
en 2019, et lorsqu’il était Skipper Macif<br />
entre 2015 et 2018. A part le nom du bateau<br />
finalement rien ne change, notre<br />
ferveur reste la même ! » souligne Philippe<br />
Perrault, Président de la Macif.<br />
Si le nouvel Imoca porte principalement<br />
la marque Macif, Apivia ne disparaît pas<br />
totalement. La marque apparaît encore,<br />
mais dans une moindre mesure. n<br />
©Maxime Horlaville/disobey/Macif<br />
28<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [[N°19] N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2020 2023
L’Imoca MACIF Santé<br />
Prévoyance en détail<br />
L’Imoca MACIF Santé Prévoyance en détail<br />
30<br />
Ils étaient 13 à<br />
répondre à l’appel de<br />
la première édition en<br />
1993 ; ils seront 200<br />
(inscrits en Class40,<br />
Ocean Fifty, IMOCA<br />
et Ultim 32/23)<br />
le 29 octobre à<br />
s’élancer du Havre pour<br />
rejoindre Fort-de-France<br />
pour les 30 ans de la<br />
Transat Jacques Vabre<br />
Normandie Le Havre.<br />
Un événement pas<br />
comme les autres,<br />
né de l’association<br />
entre la marque Jacques<br />
Vabre et la Ville du Havre.<br />
« La première force de<br />
l’événement a été de lui<br />
trouver un sens déclare<br />
Marc Dujardin, directeur<br />
marketing de JDE France,<br />
la société spécialisée<br />
en café propriétaire<br />
notamment de la marque<br />
Jacques Vabre. Ce sera la<br />
Route du café, qui dès le<br />
début a eu pour ambition<br />
de célébrer la richesse<br />
des terroirs de café ainsi<br />
que les hommes qui en<br />
prennent soin, tout en<br />
faisant rêver autour d’une<br />
aventure humaine et<br />
sportive extraordinaire ».<br />
Ce sera d’ailleurs le nom<br />
officiel de la première<br />
édition en 1993 entre Le<br />
Havre et Carthagène en<br />
Colombie, deux destinations<br />
intimement liées au<br />
commerce du café et<br />
inédites en course au large.<br />
C’est en 1995 que la<br />
« Route du Café » devient<br />
la Transat Jacques Vabre,<br />
adoptant un rythme biannuel<br />
et passe d’une<br />
course en solitaire à<br />
une transat en double.<br />
De 1995 à 2023, la<br />
Transat Jacques Vabre<br />
restera toujours fidèle au<br />
Havre et s’en ira visiter<br />
de nombreuses terres<br />
de café : Carthagène,<br />
Salvador de Bahia, Itajaí,<br />
Puerto Limon et depuis<br />
2021, Fort-de-France en<br />
Martinique.<br />
« Nous avions fait le pari<br />
que le Havre devait devenir<br />
une véritable ville nautique<br />
et la Transat Jacques<br />
Vabre y a énormément<br />
participé », se souvient la<br />
Havraise Agnès Firmin Le<br />
Bodo, élue du Havre et<br />
ministre déléguée chargée<br />
de l’Organisation territoriale<br />
et des Professions de santé<br />
dans le gouvernement<br />
Borne 1.<br />
2010 sera un autre<br />
tournant avec la création<br />
de l’association Transat<br />
Jacques Vabre où les deux<br />
partenaires titres siègent<br />
à parts égales. « C’est une<br />
La Transat Jacques Vabre 2019.<br />
gouvernance vertueuse car<br />
il n’y a pas de recherche<br />
de profit explique Gildas<br />
Gautier, co-directeur de<br />
l’événement et à l’origine de<br />
cette mutation. D’emblée,<br />
nous avons cherché à<br />
mettre en accord les<br />
statuts avec nos ambitions<br />
environnementales. »<br />
Pour la 16 e édition, Charlie<br />
Dalin, l’enfant du pays,<br />
sera parmi les favoris<br />
d’une course qu’il a déjà<br />
remportéeen 2019.<br />
©Jean Marie Liot<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />
29
MARQUEs<br />
Ne l’appelez plus SPVB,<br />
mais Alterna SPVB<br />
©Icon Sport<br />
Déjà partenaire du club, Alterna franchit une étape supplémentaire.<br />
Le club de volley-ball de Poitiers associe<br />
son nom à une marque pour<br />
devenir Alterna SPVB. Un partenariat<br />
de cinq ans avec l’entreprise Alterna<br />
Energie, fournisseur et producteur<br />
d’énergies renouvelables.<br />
Ce devait être le Tours Volley-ball<br />
avec McDonald’s il y a deux<br />
ans, ce sera finalement Poitiers.<br />
Le club poitevin a signé le premier<br />
partenariat de naming de<br />
Ligue A masculine, reprenant par la<br />
même occasion son ancien nom, Stade<br />
Poitiers Volleyball (au lieu de « volley<br />
beach » depuis 2012). Un partenariat<br />
avec l’entreprise poitevine Alterna, productrice<br />
et fournisseuse d’énergies renouvelables,<br />
d’une durée de cinq ans,<br />
dont le montant n’a pas été dévoilé.<br />
CE DEVAIT ÊTRE<br />
LE TOURS VOLLEY-BALL<br />
AVEC MCDONALD’S<br />
IL Y A DEUX ANS,<br />
CE SERA FINALEMENT<br />
POITIERS.<br />
« Nous voulions trouver un leader parmi<br />
nos partenaires, une entreprise engagée<br />
sur le territoire et porteuse de<br />
valeurs d’engagement et de performance<br />
», explique François Garreau,<br />
le président du SPVB. Au-delà du nom<br />
et du logo, Alterna soutiendra le club<br />
dans sa structuration, à commencer<br />
par le relooking de la salle Lawson-<br />
Body (2.700 places). Sur le plan sportif,<br />
le SPVB, champion de France en 1999<br />
et 2011, a l’objectif de participer de<br />
nouveau aux play-offs du Championnat,<br />
dont il est absent depuis deux saisons.<br />
Le budget du club devrait passer<br />
de 1,6 à 1,8 M€.<br />
En 2021, le naming entre le Tours Volley-Ball<br />
et McDonald’s, pour devenir<br />
le « McDonald’s Tours Volley-Ball »,<br />
avait échoué après le véto de la mairie<br />
de Tours. Une première alors pour<br />
un club masculin de volley, trois ans<br />
après l’arrivée du Voléro au Cannet<br />
chez les féminines, créant le Volero<br />
Le Cannet. n<br />
30<br />
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L’équipe B&B Hotels au départ du Tour de France 2022.<br />
B&B Hotels-KTM<br />
entre grandeur et décadence<br />
La formation cycliste bretonne B&B Hotels-KTM a disparu en décembre dernier<br />
alors que Jérôme Pineau, son manager, avait promis un nouveau projet avec l’arrivée<br />
d’un sponsor d’envergure et la bénédiction de la Ville de Paris. L’ancien patron<br />
d’équipe, fortement critiqué, dit « assumer ses responsabilités ». Par Emmanuel Frattali<br />
Le mauvais feuilleton a agité la fin<br />
de l’année 2022. L’équipe B&B<br />
Hotels, créée en 2018 et qui a disputé<br />
le Tour de France de 2020<br />
à 2022, s’est arrêtée faute de financements<br />
pour 2023. Initialement,<br />
Jérôme Pineau, manager de l’équipe,<br />
voulait passer un cap après le Tour de<br />
France 2022 et projeter le lancement<br />
d’une équipe féminine. Il avait annoncé<br />
une entente avec la Ville de Paris (sans<br />
échange d’argent) sur le principe d’un<br />
city-branding. De futurs sponsors d’envergure<br />
devaient arriver dans la foulée,<br />
et quelques coureurs de renom, comme<br />
le Britannique Mark Cavendish, avaient<br />
même donné des accords verbaux.<br />
Avec un budget espéré de 15 M€, Pineau<br />
annonce viser à moyen terme un<br />
L’ÉQUIPE B&B HOTELS,<br />
CRÉÉE EN 2018 ET QUI<br />
A DISPUTÉ LE TOUR DE<br />
FRANCE DE 2020 À 2022,<br />
S’EST ARRÊTÉE FAUTE DE<br />
FINANCEMENTS POUR 2023.<br />
podium sur le Tour et à court terme l’accession<br />
au World Tour, la première division<br />
du cyclisme mondial. Finalement,<br />
aucune grande entreprise n’a signé, et<br />
le projet a pris l’eau. Certains sponsors<br />
de l’Ouest, à l’image de la Région Bretagne,<br />
avaient à l’inverse décidé d’arrêter<br />
leur soutien. Les derniers jours, il a<br />
tenté de se rabattre sur un projet moins<br />
ambitieux afin de sauver son équipe.<br />
En clair, tenter de boucler un budget<br />
dans la continuité de celui de l’an passé,<br />
entre 5 et 7 M€, avec notamment davantage<br />
d’investissements de la part de<br />
B&B Hôtels.<br />
La déchéance s’est accélérée en<br />
quelques semaines. La conférence de<br />
presse du mois d’octobre, qui devait<br />
être l’occasion de présenter le nouveau<br />
partenaire en marge de la présentation<br />
du parcours du Tour de France 2023, a<br />
d’abord été reportée, puis l’UCI a écarté<br />
B&B Hotels de sa liste des équipes can-<br />
32<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023
L’ANCIEN COUREUR AFFIRME<br />
AVOIR DISCUTÉ AVEC<br />
AMAZON, ET REVIENT SUR<br />
LA FAUSSE LUNE DE MIEL<br />
AVEC LA VILLE DE PARIS.<br />
©Belga/Icon Sport<br />
Selon Jérôme Pineau, la concurrence avec Arkéa a précipité la chute de son équipe.<br />
d’être dans le bas du tableau du haut<br />
niveau mondial. Je ne cherchais pas<br />
plus que ça, a rappelé Pineau. L’idée<br />
me séduisait pour une simple et bonne<br />
raison: j’avais 52 employés. Sans ça, je<br />
savais que ça allait s’arrêter comme ça<br />
s’est passé. » Les délais vont s’allonger.<br />
« Le sponsor, on nous dit dans un premier<br />
temps que ce n’est pas compliqué<br />
de trouver 14 M€. Moi à l’époque, tout<br />
›<br />
didates au World Tour et au Pro Team.<br />
L’urgence n’était plus de constituer une<br />
équipe compétitive au plus haut niveau,<br />
mais de sauver les meubles afin de<br />
boucler un budget dans la continuité<br />
du précédent, entre 5 et 7 M€. Le 2 décembre,<br />
le couperet final tombe : tous<br />
les coureurs de la formation sont libérés.<br />
Dix-huit coureurs sont sous contrat, tandis<br />
que le staff emploie <strong>25</strong> personnes.<br />
Dans la foulée, certains annoncent leur<br />
retraite, comme Pierre Rolland.<br />
Discussions avec Amazon<br />
« J’ai laissé les gens parler, a réagi<br />
quelques mois plus tard Jérôme Pineau<br />
sur RMC. Beaucoup se sont délectés de<br />
cet échec. J’assume ma part de responsabilité<br />
dans ce dernier. Mais trop de<br />
choses fausses ont été dites. Mon nom<br />
a été sali. On a attaqué ma personne. Je<br />
n’ai jamais fui mes responsabilités et j’ai<br />
toujours assumé mes erreurs. » L’ancien<br />
coureur affirme avoir discuté avec Amazon,<br />
et revient sur la fausse lune de miel<br />
avec la Ville de Paris. Tout part d’une<br />
rencontre, le 3 janvier 2022, en marge<br />
d’un match de Coupe de France entre<br />
Vannes et le PSG.<br />
Le patron d’équipe rencontre alors Didier<br />
Quillot, l’ancien directeur général de<br />
la Ligue de football professionnel (LFP).<br />
« Didier arrive avec une idée pleine d’espoirs:<br />
celle de me présenter à la mairie<br />
de Paris et de faire une grande équipe<br />
cycliste parisienne en mettant en avant<br />
la mobilité douce, le vélo. Depuis trois<br />
ans, j’étais en recherche d’un partenaire<br />
pour accompagner B&B Hôtels afin<br />
B&B Hotels revient en 2024<br />
L’équipe cycliste Arkéa-Samsic va changer de nom à partir<br />
du 1 er janvier 2024, et pour les deux prochaines années, avec<br />
le retour de B&B Hotels dans le cyclisme.<br />
©SUSA / Icon Sport<br />
La banque Arkéa prolonge son partenariat jusqu’à fin 20<strong>25</strong>.<br />
En début d’année, le<br />
Crédit Mutuel Arkéa<br />
a reconduit jusqu’en<br />
20<strong>25</strong> son partenariat<br />
avec la structure Pro<br />
Cycling Breizh managée<br />
par Emmanuel Hubert.<br />
Mais ce sera sans<br />
Samsic qui accompagne<br />
l’équipe depuis 2018.<br />
L’équipe Arkéa-Samsic<br />
changera de nom à partir<br />
du 1er janvier 2024<br />
pour devenir « Arkéa-<br />
B&B Hotels ». Avec de<br />
surcroît la création d’une<br />
équipe continentale pour<br />
la formation.<br />
Vincent Quandalle DG<br />
Western Europe du<br />
groupe hôtelier s’est<br />
dit ravi de ce nouveau<br />
partenariat. « En fin<br />
d’année dernière, nous<br />
avons été tristes de<br />
la fin inattendue de<br />
l’équipe cycliste que<br />
nous sponsorisions,<br />
explique-t-il. L’équipe n’a<br />
pas trouvé les sponsors<br />
complémentaires qu’elle<br />
espérait pour financer<br />
ses ambitions, et<br />
nous ne pouvions les<br />
assumer seuls. Mais<br />
cette expérience nous<br />
a persuadés de tout ce<br />
que le cyclisme, sport<br />
très populaire, peut nous<br />
apporter en termes de<br />
notoriété, d’image et<br />
d’émotions. Il était donc<br />
évident pour nous de<br />
nous relancer dans une<br />
nouvelle aventure. »<br />
« La signature de notre<br />
nouveau partenaire<br />
titre avec B & B<br />
Hotels jusqu’en fin<br />
20<strong>25</strong> nous permet<br />
de franchir un palier<br />
supplémentaire avec<br />
pour objectif de nous<br />
inscrire durablement<br />
parmi l’élite du cyclisme<br />
professionnel hommes<br />
et femmes », souligne<br />
quant à lui le manager<br />
de l’équipe, Emmanuel<br />
Hubert. « On aura à<br />
nouveau deux partenairetitres<br />
breton, ça a tout<br />
son sens. »<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />
33
MARQUES<br />
›<br />
petit manager d’une équipe que je suis,<br />
il me semble plus facile de comprendre<br />
que ça sera plus facile pour des élus<br />
et mes associés que pour moi de trouver<br />
14 M€ et d’ouvrir les portes. Je sors<br />
de cet entretien avec la conviction que<br />
nous allons créer cette grande équipe,<br />
ou continuer à la créer, celle qui est présente<br />
depuis 2018, en accompagnant<br />
B&B Hôtels qui est un partenaire fidèle. »<br />
Sojasun tourne la page du cyclisme<br />
L’entreprise Olga, propriétaire de la marque Sojasun, stoppera le<br />
sponsoring de l’équipe cycliste Sojasun espoir-Association cycliste de<br />
Noyal-Châtillon, qui évolue en DN1, à l’issue de la saison 2023.<br />
ALORS, QUAND LA<br />
VILLE DE PARIS EST<br />
ANNONCÉE COMME<br />
NOUVEAU PARTENAIRE,<br />
LES CRITIQUES FUSENT<br />
ET UNE CERTAINE<br />
INCOMPRÉHENSION RÈGNE.<br />
Toutefois, au moment où Anne Hidalgo,<br />
maire de la Ville de Paris, confirme le<br />
partenariat fin juillet en marge de l’arrivée<br />
du Tour de France, aucun sponsor<br />
d’envergure n’a encore signé. Par<br />
ailleurs, l’élue indique aussi qu’il n’y<br />
aura pas d’argent public donné par la<br />
ville. « Cela ne m’inquiète pas car elle<br />
l’affirme depuis le début. Ceci dit, on<br />
s’est vite aperçus qu’il n’y avait pas un<br />
investissement incroyable, a regretté<br />
Pineau. Une grande société française<br />
s’est montrée volontaire pour nous accompagner,<br />
je suis allé le proposer à<br />
la ville mais ça ne s’est pas fait pour<br />
des raisons obscures. C’était Amazon.<br />
Les dirigeants de Norauto voulaient aller<br />
plus loin mais ne souhaitaient pas<br />
s’engager en raison de Paris. »<br />
Le « city-branding »<br />
avec la Ville de Paris finit<br />
par être un handicap<br />
En 2013, l’équipe Sojasun participe pour la dernière fois au Tour de France.<br />
la fin d’une<br />
aventure de près<br />
C’est<br />
de 20 ans avec<br />
l’AC Noyal-Châtillon,<br />
devenue Super Sport<br />
35-ACNC en 2004,<br />
puis Sojasun espoir-<br />
Association cycliste<br />
de Noyal-Châtillon<br />
en 2009, année où<br />
Stéphane Heulot a lancé<br />
l’équipe professionnelle<br />
Sojasun. Durant ses<br />
quatre années dans le<br />
peloton professionnel<br />
avec le statut d’équipe<br />
continentale, Sojasun a<br />
participé par trois fois<br />
au Tour de France (de<br />
2011 à 2013) avant de<br />
Le « city-branding » avec la Ville de Paris<br />
finit par être un handicap. Depuis la création<br />
de l’équipe, la région Bretagne a accompagné<br />
Jérôme Pineau. Alors, quand<br />
la Ville de Paris est annoncée comme<br />
nouveau partenaire, les critiques fusent<br />
et une certaine incompréhension règne.<br />
« Je ne suis pas parti à Paris, j’ai trouvé<br />
un potentiel sponsor avec la ville de Paris.<br />
J’ai écumé 80 à 100 entreprises bretonnes.<br />
Simplement, en Bretagne, il y a<br />
une grande banque qui s’appelle Arkéa<br />
qui finance un certain nombre d’entreprises<br />
puissantes et qui est partenaire<br />
d’une autre équipe, a expliqué Pineau.<br />
Quand on arrive dans les derniers rendez-vous<br />
et qu’on pose une question<br />
au conseil d’administration, il y a parmi<br />
toutes ces personnes un membre de la<br />
banque Arkéa. Évidemment, on ne va<br />
pas associer sa banque pour financer<br />
se retirer en 2013 pour<br />
raisons économiques.<br />
C’est pour les mêmes<br />
raisons que le groupe<br />
agro-alimentaire, basée<br />
à Noyal-sur-Vilaine (Illeet-Vilaine),<br />
met fin à son<br />
engagement dans le<br />
cyclisme.<br />
« On traverse une<br />
période difficile dans<br />
le secteur agroalimentaire,<br />
explique<br />
Olivier Clanchin,<br />
président d’Olga.<br />
Le Covid et la crise<br />
ukrainienne ont changé<br />
la donne. L’entreprise<br />
a la nécessité de se<br />
recentrer sur ses<br />
priorités. Le vélo faisait<br />
partie d’une histoire<br />
longue et belle et on<br />
s’est dit que c’était<br />
peut-être le moment<br />
de tourner la page de<br />
cette aventure avec<br />
l’équipe de la famille<br />
Heulot. La logique est<br />
de faire le dos rond<br />
dans la crise que l’on<br />
traverse. L’engagement<br />
de l’entreprise existe<br />
encore dans l’athlétisme<br />
et un certain nombre<br />
de disciplines, le sport<br />
porte de belles valeurs<br />
qui correspondent à ce<br />
que l’entreprise a envie<br />
d’accompagner. »<br />
un projet quand en face, il y a une autre<br />
équipe. »<br />
Malgré cet échec, l’ancien cycliste ne<br />
ferme pas la porte à un retour. « Le vélo,<br />
c’est ma passion, a-t-il affirmé. Je suis toujours<br />
habité par cette dernière. […] J’aime<br />
mon sport. J’y reviendrai, c’est ma vie. » n<br />
©Sirotti / Icon Sport<br />
34<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023
La Région Grand Est se dote d’une équipe<br />
féminine professionnelle de cyclisme<br />
©Juliette Landon<br />
Une nouvelle équipe cycliste professionnelle<br />
féminine Grand-Est-<br />
Komugi-La Fabrique est née officiellement<br />
en début d’année.<br />
Le top départ a été donné par la<br />
région Grand Est, à l’initiative de<br />
l’équipe.<br />
Trois acteurs forment le nom<br />
de cette équipe composée<br />
de 15 femmes de sept nationalités<br />
différentes : la Région<br />
Grand-Est ; Komugi, entreprise<br />
spécialisée en planification et gestion<br />
industrielle et La Fabrique, spécialiste<br />
de la boulangerie fine. « A l’image de<br />
la Région Grand Est, l’équipe Grand<br />
Est – Komugi – La Fabrique est un assemblage<br />
de talents qui permettra non<br />
seulement de faire rayonner les valeurs<br />
du sport, de l’égalité femme – homme<br />
mais aussi de contribuer au développement<br />
du sport féminin », explique<br />
Franck Leroy le président de la région.<br />
« Dans un contexte économique difficile,<br />
le monde du cyclisme doit se réinventer<br />
pour survivre. L’équipe Continentale<br />
Femmes UCI Grand Est-Komugi-La<br />
Fabrique se positionne à l’avant-garde<br />
de cette transformation. »<br />
Un engagement au-delà<br />
du sport<br />
Au-delà de ses ambitions sportives,<br />
avec en ligne de mire une participation<br />
au Tour de France Femmes by<br />
Zwift, l’équipe Grand Est-Komugi-La<br />
Fabrique a choisi d’affirmer son engagement<br />
dans la lutte contre toutes<br />
les formes de discrimination dans le<br />
monde du cyclisme. Ainsi, la formation<br />
accueille Eyeru Tesfoam Gebru, cycliste<br />
éthiopienne, actuellement sous le<br />
statut de réfugiée politique, après avoir<br />
fui la guerre dans la région du Tigré en<br />
2020. L’équipe s’est également fixée<br />
comme objectif d’atteindre le même<br />
niveau de rémunération minimale que<br />
les hommes en l’espace de deux ans. n<br />
L’effectif<br />
2023<br />
✔ Chloé Charpentier (FR)<br />
✔ Perrine Clauzel (FR)<br />
✔ Ségolène Thomas (FR)<br />
✔ Éloïse Prévoteau (FR)<br />
✔ Victoire Joncheray (FR)<br />
✔ Gabby Traxler (CAN)<br />
✔ Solbjørk Anderson (DEN)<br />
✔ Eyeru Tesfoam Ebru (ETH)<br />
✔ Laury Milette (CAN)<br />
✔ Adèle Desgagnès (CAN)<br />
✔ Joséphine Péloquin (CAN)<br />
✔ Izabela Janusz (POL)<br />
✔ Fernanda Yapura (ARG)<br />
✔ Fabienne Buri (SUI)<br />
✔ Léa Stern (SUI)<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />
35
MARQUES<br />
Propriété de l’organisateur<br />
d’événement sportif :<br />
un petit goût d’universalisme<br />
Une décision de justice consacre le fait que la billetterie relève du monopole<br />
d’exploitation de l’organisateur de compétition sportive non seulement lorsqu’il<br />
s’agit du marché primaire mais également lorsqu’est en cause le marché<br />
secondaire. Un renforcement significatif du droit de propriété et une précision<br />
importante quant à son périmètre.<br />
La Loi du 16 juillet 1984 a reconnu<br />
aux fédérations sportives<br />
et à certains organisateurs de<br />
manifestations sportives un<br />
véritable droit de propriété sur<br />
leur compétition, en raison des investissements<br />
substantiels auxquels ils<br />
consentent pour créer la valeur économique<br />
que représente l’événement<br />
sportif. D’abord issu de la pratique<br />
contractuelle avant d’être progressivement<br />
reconnu par les juridictions<br />
françaises, ce droit exclusif a finalement<br />
été consacré au sein même<br />
de la loi, coupant ainsi court à toute<br />
36<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023
contestation et faisant de la France<br />
l’un des pays en pointe en la matière.<br />
Il est permis de considérer que ce régime<br />
juridique particulièrement favorable<br />
explique en partie les nombreux<br />
succès rencontrés par notre pays<br />
pour accueillir des compétitions sportives<br />
d’envergure mondiale, parmi lesquelles<br />
la Coupe du Monde de Rugby<br />
2023 ou encore les Jeux Olympiques<br />
et Paralympiques de Paris 2024. Si le<br />
principe même de la protection ne fait<br />
plus débat, il n’en va pas nécessairement<br />
de même s’agissant de son périmètre.<br />
La Cour d’appel de Paris a eu<br />
l’occasion de retenir que le droit de<br />
Propriété de l’organisateur recouvre<br />
« toute forme d’activité économique<br />
ayant pour finalité de faire naître un<br />
profit et qui n’aurait pas d’existence<br />
si la manifestation sportive qui en est<br />
le prétexte ou le support nécessaire<br />
n’existait pas ».<br />
L’activité d’organisation de paris sportifs<br />
ne fait pas exception, ce qu’ont pu<br />
juger les Tribunaux français avant que<br />
© Icon Sport<br />
l’article L.333-1-1 du Code du sport ne<br />
l’intègre expressément aux prérogatives<br />
relevant du droit exclusif de l’organisateur.<br />
Le litige opposant la Fédération Française<br />
de Tennis à VIAGOGO a donné<br />
lieu à plusieurs décisions dont un<br />
important jugement du 13 décembre<br />
2022 (RG 18/05683) ayant abouti à la<br />
condamnation de la plateforme de<br />
revente de billets en ligne. Dans la<br />
LES DROITS<br />
EXCLUSIFS DONT JOUIT<br />
L’ORGANISATEUR NE<br />
SE LIMITENT PAS AUX<br />
SEULS BILLETS (RE)<br />
VENDUS EN DIRECTION<br />
DU PUBLIC FRANÇAIS<br />
MAIS ÉTENDENT LEURS<br />
EFFETS À L’ENSEMBLE<br />
DES ACQUÉREURS,<br />
PEU IMPORTANT LEUR<br />
NATIONALITÉ.<br />
droite ligne des décisions récentes<br />
concernant TICKEBIS, AIRBNB ou encore<br />
TEEZILY, le Tribunal judiciaire de<br />
Paris a écarté la qualité d’hébergeur<br />
revendiquée par ce site Internet au<br />
profit de celle d’éditeur. Le Tribunal<br />
confirme par ailleurs que la billetterie<br />
relève du monopole d’exploitation<br />
de l’organisateur de compétition<br />
sportive non seulement lorsqu’il s’agit<br />
du marché primaire (vente des billets<br />
directement par l’organisateur)<br />
mais également lorsqu’est en cause<br />
le marché secondaire (revente des<br />
billets initialement acquis auprès de<br />
l’organisateur).<br />
Outre le fait que la revente des billets<br />
est le plus souvent prohibée par<br />
les conditions générales de vente<br />
et qu’elle est à tout le moins encadrée<br />
par l’article 313-6-2 du Code<br />
pénal, les objectifs et enjeux poursuivis<br />
sur ces différents marchés sont<br />
les mêmes : lutte contre la fraude<br />
et la spéculation, contrôle et sécurité<br />
de l’événement par la maîtrise de<br />
l’identité de ses spectateurs, préservation<br />
de l’ordre public et du droit<br />
des consommateurs etc. Le marché<br />
secondaire doit par ailleurs être regardé<br />
comme la captation injustifiée<br />
d’un flux économique généré par<br />
l’événement sportif.<br />
Surtout et pour la première fois, le Tribunal<br />
rappelle la portée universelle du<br />
droit de propriété conféré par l’article<br />
L.333-1 précité. Ainsi, les droits exclusifs<br />
dont jouit l’organisateur ne se limitent<br />
pas aux seuls billets (re)vendus<br />
en direction du public français mais<br />
étendent leurs effets à l’ensemble des<br />
acquéreurs, peu important leur nationalité.<br />
La solution apparaît effectivement<br />
cohérente : l’article L.333-1 vise<br />
l’ensemble des événements sportifs<br />
organisés en France et non pas seulement<br />
ceux organisés en France et à<br />
destination d’un public français (ubi<br />
lex non distinguit…). Au demeurant,<br />
bien que venant du monde entier, les<br />
acquéreurs viendront in fine assister<br />
à la compétition sportive sur le territoire<br />
français, lieu où est donc subi le<br />
préjudice.<br />
La portée pratique du jugement du 13<br />
décembre 2022 est loin d’être négligeable<br />
puisque le juge français peut<br />
étendre son pouvoir de sanction à<br />
l’ensemble des billets revendus à travers<br />
le monde par l’intermédiaire de<br />
la plateforme VIAGOGO. Une solution<br />
particulièrement bienvenue qui pourrait<br />
inciter les plateformes de revente<br />
de billets à délaisser désormais les<br />
manifestations et compétitions sportives<br />
françaises ou à se rapprocher de<br />
leurs organisateurs afin de contractualiser<br />
une licence.<br />
Les prochaines échéances sportives<br />
rappelées plus haut font figure de<br />
tests intéressants et seront scrutées<br />
avec d’autant plus d’attention. n<br />
Par Thibault Lachacinski<br />
et Fabienne Fajgenbaum,<br />
NFALAW,<br />
Avocats à la Cour<br />
D.R.<br />
D.R.<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />
37
DOSSIER COUPE DU MONDE DE RUGBY 2023<br />
© Icon Sport<br />
Si Sébastien Chabal a connu son heure de gloire après la fin de sa carrière, Antoine Dupont incarne le rugby français depuis plusieurs<br />
saisons désormais, au-delà des fans du ballon ovale.<br />
Antoine Dupont,<br />
l’atout marketing du rugby<br />
français<br />
Malgré un patronyme des plus communs, Antoine Dupont sait s’extraire de la mêlée.<br />
A 26 ans, le capitaine du XV de France (et du Stade Toulousain) est devenu la<br />
coqueluche du rugby français. Au cours des derniers mois, plusieurs marques se sont<br />
rapprochées du demi de mêlée. Par Emmanuel Frattali<br />
Boule de muscles de 1,74 m aux<br />
démarrages foudroyants, Antoine<br />
Dupont est depuis plusieurs<br />
saisons le meilleur joueur<br />
du monde de rugby et son meilleur<br />
atout marketing. En plus de ses<br />
performances sur le terrain, le natif de<br />
Castelnau-Magnoac (Hautes-Pyrénées)<br />
fait preuve d’esprit d’équipe et cultive<br />
sa modestie, naturelle, en dehors du terrain.<br />
Autant de qualités qui ne pouvaient<br />
pas échapper aux marques à l’approche<br />
de la Coupe du monde organisée en<br />
France. Dur à l’effort, ce surdoué du ballon<br />
ovale court les terrains de rugby depuis<br />
l’âge de quatre ans. Les pieds bien<br />
ancrés dans le sol, Antoine Dupont a<br />
empoché un bac S, un DUT de mesures<br />
physiques et même un master en management<br />
du sport. Histoire d’assurer ses<br />
arrières.<br />
En couverture du magazine GQ (dans<br />
un peignoir jaune Balenciaga Couture),<br />
LA PERSONNALITÉ D’ANTOINE<br />
DUPONT COLLE AUX ATTENTES<br />
DES SPONSORS.<br />
mais également sur la jaquette du jeu<br />
vidéo Rugby22 (aux côtés de Cheslin<br />
Kolbe et Will Skelton), Antoine Dupont a<br />
signé plusieurs contrats d’ambassadeur,<br />
dont ceux avec le groupe de distribution<br />
Casino (jusqu’en 2024), pour promouvoir<br />
le « bien manger » et les filières courtes,<br />
et avec les eaux Volvic, l’une des principales<br />
marques d’eaux minérales naturelles<br />
de Danone. Le joueur toulousain<br />
explique ainsi que « Casino est une<br />
enseigne que ma famille fréquente depuis<br />
plusieurs générations, proche des<br />
territoires, et qui a su constamment innover<br />
». Le « meilleur joueur de rugby<br />
du monde » de l’année 2021 est attaché<br />
à défendre certaines valeurs, dont<br />
38<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023
celles de l’environnement, de la santé,<br />
des territoires aussi. Autant d’items que<br />
les marques viennent chercher dans le<br />
rugby. Sa personnalité colle aussi parfaitement<br />
aux attentes des sponsors.<br />
« Antoine Dupont est une figure incontournable<br />
du sport mondial, il fait preuve<br />
d’une profonde force intérieure qui jaillit<br />
à travers ses performances sportives et<br />
ses capacités de leadership », explique<br />
Nicolas Menard, Directeur marketing<br />
France de Volvic. « Je choisis désormais<br />
mes partenariats en conséquence », dit<br />
le joueur. Egérie d’Adidas, de Peugeot<br />
(en tant que « pilote d’essai » des véhicules<br />
électrifiés du constructeur, ndlr),<br />
des montres Tissot, des produits Puressentiel<br />
mais aussi de la SNCF (dont il<br />
sera la voix officielle dans les gares durant<br />
le Mondial), il a fait visiter au Premier<br />
ministre la métairie familiale restaurée<br />
avec son frère Clément, éleveur de porcs<br />
noirs de Bigorre, dans les Hautes-Pyrénées.<br />
Midi Olympique évoque un ticket<br />
© Icon Sport<br />
Antoine Dupont a rejoint l’équipe d’ambassadeurs de Tissot jusqu’en 2023.<br />
La marque est également le Chronométreur officiel du Tournoi des 6 nations depuis 2013<br />
et du Top 14 depuis 2014.<br />
d’entrée d’environ 80.000 € par an, en<br />
plus de son salaire estimé à 600.000 €<br />
annuels à Toulouse. Antoine Dupont<br />
n’est plus seulement un rugbyman professionnel,<br />
c’est désormais une célébrité<br />
qui dépasse le simple cadre de ce sport.<br />
En début d’année, il a intégré la troupe<br />
des Enfoirés. Une rareté pour un sportif<br />
AVEC PLUS DE 5<strong>25</strong>.000<br />
ABONNÉS SUR INSTAGRAM,<br />
LE NUMÉRO 9 A DÉVELOPPÉ<br />
SON POTENTIEL MARKETING.<br />
©Thomas Cortesi ©Icon Sport<br />
Atout numéro 1 du XV de France sur le terrain, Antoine Dupont est aussi le joueur<br />
émergent du rugby français.<br />
En tant que « pilote d’essai » des véhicules électrifiés de Peugeot, Antoine Dupont rejoint<br />
une marque partenaire du Stade Toulousain depuis 26 ans.<br />
toujours en activité. Quand Sébastien<br />
Chabal l’est devenu, il avait déjà pris sa<br />
retraite sportive.<br />
Avec plus de 5<strong>25</strong>.000 abonnés sur Instagram,<br />
le numéro 9 a développé son<br />
potentiel marketing en même temps que<br />
le XV de France a retrouvé des couleurs.<br />
Après des années difficiles, les rencontres<br />
des Bleus sont devenues des événements<br />
avec des audiences en hausse. A<br />
tel point que TF1, détenteur des droits de<br />
diffusion de la Coupe du monde, a acheté<br />
ceux des rencontres de préparations<br />
des joueurs de Fabien Galthié cet été.<br />
Son nouveau statut l’expose au risque<br />
de saturation dans l’espace médiatique.<br />
Mais la notoriété d’un joueur de rugby, à<br />
comparer d’un footballeur, aide à relativiser.<br />
Sa priorité reste le terrain et « s’il y a<br />
du plus qui en découle, c’est tant mieux »,<br />
répète-t-il. « Je me suis fixé à moi-même<br />
des ambitions très élevées et je ne suis<br />
pas sûr que les attentes des autres me<br />
mettent plus de pression que mon exigence<br />
personnelle », dit encore le joueur<br />
du Stade Toulousain. Pour l’heure, seule<br />
la Coupe du monde manque à son tableau<br />
de chasse. Peut-être plus pour très<br />
longtemps… n<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />
39
DOSSIER COUPE DU MONDE DE RUGBY 2023<br />
© Icon Sport<br />
Les supporters du XV de France sont prêts à s’enflammer pour la Coupe du monde.<br />
Plus qu’une répétition générale<br />
avant Paris 2024<br />
Après une petite crise institutionnelle, le comité d’organisation de la<br />
Coupe du monde de rugby 2023 (8 septembre-28 octobre) a retrouvé un<br />
fonctionnement normal. Son président, Jacques Rivoal, l’assure : la Coupe du<br />
Monde sera profitable, même si ce ne sera pas dans les proportions espérées<br />
par l’ancienne équipe de direction. Par Emmanuel Frattali<br />
«Le résultat financier est sécurisé,<br />
assurait Jacques<br />
Rivoal, début février.<br />
Notre référence, c’est la<br />
Coupe du Monde 2015 en<br />
Angleterre, où les contextes sont assez<br />
proches, voire l’édition 2007 en France.<br />
Dans les deux cas, on était autour de<br />
36 M€ de résultat. On a consolidé tous<br />
les éléments, toutes les entités juridiques<br />
: cela nous amène à présenter un<br />
résultat consolidé entre 45 et 50 M€. On<br />
sera au-dessus de ce qu’il s’était fait de<br />
mieux en termes de résultat financier. Il<br />
sera redistribué au rugby français. » Une<br />
bonne nouvelle en soit, mais, en phase<br />
de candidature, le dossier français promettrait<br />
un résultat positif bien plus important.<br />
En février 2017, lorsqu’il faisait<br />
campagne pour obtenir l’attribution de<br />
l’organisation de la Coupe du monde<br />
2023, Claude Atcher affirmait que celleci<br />
pouvait générer 200 M€ de bénéfices<br />
! En juin 2022, le même Claude Atcher<br />
devenu président du comité d’organisation<br />
France 2023, écarté et mis en cause<br />
depuis lors, tablait encore sur un bénéfice<br />
de 95 M€.<br />
62 %<br />
La Fédération française de rugby<br />
(FFR) détient 62 % des droits et<br />
obligations du Groupement<br />
d’intérêt public (GIP) France 2023.<br />
L’Etat est détenteur de 37 % et le Comité<br />
national olympique et sport (CNOSF), 1 %.<br />
« On a eu à réactualiser les chiffres : le<br />
budget initial n’intégrait pas le centre de<br />
formation des apprentis, le groupement<br />
d’intérêt économique ou le fonds de dotation,<br />
se défend Jacques Rivoal. Le budget,<br />
au total, est autour de 800 M€ de recettes.<br />
»<br />
L’organisation a de toute façon une<br />
obligation de résultat. Pour décrocher<br />
la Coupe du monde, France 2023 avait<br />
racheté les droits de sponsoring à World<br />
Rugby pour 33 M€, tablant sur un budget<br />
de 70 M€. Côté recettes, le temps est au<br />
beau fixe. Les billets destinés aux particuliers<br />
ont tous été vendus (2,8 millions<br />
de spectateurs), comme la grande majorité<br />
des hospitalités. Les entreprises sont<br />
friandes des valeurs accolées au rugby<br />
comme la solidarité et la convivialité. Et<br />
comme, en plus, la France est le pays<br />
40<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023
de la gastronomie, les menus élaborés<br />
par une équipe de 23 chefs réputés dont<br />
Alain Ducasse, Jean-François Piège et<br />
Amandine Chaignot ont fait recette. Pas<br />
moins de 280.000 prestations, avec cinq<br />
niveaux d’offres, ont été commercialisées<br />
dans les neuf stades hôtes. Les hospitalités<br />
doivent générer 270 M€, le tiers des<br />
recettes totales attendues. France 2023<br />
promet « des expériences immersives, à<br />
la découverte des équipes s’affrontant<br />
sur chaque match et de leurs cultures,<br />
dans un club d’affaires éphémère où<br />
faire des rencontres et nouer des liens<br />
business ». L’engouement du public, notamment<br />
étranger, a permis d’engranger<br />
des revenus supérieurs aux prévisions.<br />
Tout comme l’appétit des partenaires, qui<br />
ont répondu en nombre. Côté dépenses,<br />
elles ont été revues à la hausse. Outre<br />
l’inflation, qui touche diverses prestations<br />
liées à l’organisation, des frais supplémentaires<br />
de personnel et de sécurité<br />
sont prévus, dans un contexte de pénurie<br />
de ressources humaines. Tout comme un<br />
programme « d’absorption carbone », afin<br />
de compenser en partie les voyages en<br />
avion nécessaires pour se rendre à l’événement.<br />
Le Mondial 2019 a été le plus<br />
rentable de l’histoire<br />
« Business France Rugby Clubs »<br />
Business France, l’agence nationale au service de l’internationalisation<br />
de l’économie française, organisera 9 « Business France Rugby Clubs »<br />
en marge des matchs de la Coupe du monde.<br />
Au nombre des<br />
450.000 visiteurs<br />
qui se rendront sur<br />
le territoire français pour<br />
assister aux matchs se<br />
trouveront de nombreux<br />
chefs d’entreprises<br />
étrangers, rappelle<br />
Business France. C’est<br />
pourquoi l’agence a<br />
prévu des moments de<br />
rencontres dans les 9<br />
villes hôtes (Bordeaux,<br />
Lyon, Marseille, Nantes,<br />
Nice, Lille, Paris, Saint-<br />
Étienne et Toulouse),<br />
en marge des matchs.<br />
« Avec les Régions<br />
et les métropoles,<br />
nous sommes fiers de<br />
présenter nos Business<br />
France Rugby Clubs.<br />
© Icon Sport<br />
Nous avons voulu faire de<br />
cette Coupe du Monde<br />
un moment unique au<br />
service de l’attractivité<br />
et du développement de<br />
nos territoires », explique<br />
Laurent Saint-Martin,<br />
Directeur général de<br />
Business France. Les<br />
« Business France Rugby<br />
Clubs » permettront<br />
d’établir des échanges<br />
privilégiés entre les<br />
acteurs régionaux, les<br />
entreprises françaises<br />
et les investisseurs<br />
internationaux, pouvant<br />
ainsi susciter des<br />
opportunités d’affaires<br />
et vanter l’attractivité<br />
économique de la<br />
France.<br />
©Belga/Icon Sport<br />
Président du GIP France 2023, Jacques<br />
Rivoal se montre confiant sur la réussite<br />
économique de la Coupe du monde.<br />
51 000<br />
La compagnie aérienne<br />
Ryanair a ajouté plus<br />
de 51 000 sièges<br />
supplémentaires sur plusieurs<br />
liaisons françaises incluant<br />
notamment Dublin - Bordeaux, Dublin<br />
- Paris, Édimbourg - Paris, Londres<br />
Stansted - Marseille, Manchester -<br />
Marseille, pour la période de la Coupe<br />
du monde. « Nous avons enregistré des<br />
réservations record de fans de rugby<br />
voyageant pour ce qui s’annonce comme<br />
une spectaculaire Coupe du monde de<br />
rugby en France », indique la compagnie.<br />
Jacques Rivoal prend comme « Mondial<br />
étalon » la Coupe du Monde 2015 organisation<br />
en Angleterre. Pourtant, selon le<br />
rapport, commandé par World Rugby, du<br />
cabinet d’audit financier EY, la Coupe du<br />
monde de rugby 2019 au Japon a été la<br />
plus rentable de l’histoire, avec plus de<br />
4 milliards d’euros de retombées économiques,<br />
46.000 emplois créés ou conservés.<br />
Par comparaison, le Mondial 2015 en<br />
Angleterre n’avait rapporté « que » 3 milliards<br />
d’euros. « La Coupe du monde de<br />
rugby 2019 a été l’un des événements les<br />
plus rentables de l’histoire du sport japonais<br />
», estime EY, selon qui plus de 2 milliards<br />
d’euros ont été injectés au PIB du<br />
Japon. L’événement en tant que tel a duré<br />
44 jours et été organisée dans 12 villes.<br />
La performance de l’équipe nationale –<br />
les Brave Blossoms – qui s’est qualifiée<br />
pour la première fois en quart de finale,<br />
a contribué à donner un élan de fierté<br />
nationale : 90% des habitants du Japon<br />
estimaient un an après que l’organisation<br />
du Mondial 2019 a permis « de développer<br />
un sentiment de fierté nationale, a<br />
suscité l’enthousiasme et les interactions<br />
sociales ».<br />
60 % des fans de rugby ont<br />
visité le Japon pour la première<br />
fois en 2019<br />
C’était le plus grand événement mono-sport<br />
jamais organisé au Japon. Au<br />
total, 1,83 million de billets ont été vendus,<br />
pour une affluence record de 99,3% sur<br />
les 45 matchs du tournoi, le taux le plus<br />
élevé de l’histoire de la Coupe du monde<br />
de rugby, selon EY. De plus, un nombre<br />
record de 1,13 million de fans s’est rendu<br />
sur une ou plusieurs des 16 fan-zones officielles<br />
malgré deux typhons qui se sont<br />
invités au cours de cette période. 242.000<br />
visiteurs internationaux ont séjourné en<br />
moyenne 17 jours chacun au Japon visitant<br />
environ cinq villes. Plus de 60% des<br />
fans visitaient le pays pour la première<br />
fois. Leurs dépenses quotidiennes étaient<br />
4,6 fois supérieures à celles suscitées par<br />
le visiteur moyen au Japon en 2018 avec<br />
286 £ (330 €) de dépenses moyennes par<br />
visiteur international par nuit, presque le<br />
double de l’Angleterre 2015. n<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />
41
DOSSIER COUPE DU MONDE DE RUGBY 2023<br />
Comment Vivendi a orchestré son<br />
engagement avec la Coupe du monde<br />
D.R.<br />
Vivendi, qui comptait déjà parmi les<br />
premiers soutiens de la candidature<br />
de la France à l’organisation de la<br />
Coupe du Monde de Rugby 2023,<br />
est également le Sponsor Officiel Entertainment<br />
de la compétition. L’ensemble<br />
de ses métiers s’est mobilisé<br />
pour assurer un retentissement sans<br />
précédent de l’événement.<br />
Vivendi a mobilisé l’ensemble de<br />
ses métiers ces derniers mois.<br />
Le 31 mai 2023, à J-100 du début<br />
de la compétition, Havas Events<br />
a magnifié l’Arc de Triomphe à<br />
Paris et les monuments emblématiques<br />
de toutes les villes où se tiendront les<br />
compétitions. D’autres entités d’Havas,<br />
dont Havas Play, Havas Paris et BETC, ont<br />
également activement contribué au partenariat<br />
avec France 2023. Le film-signature<br />
de la compétition à un an de l’événement,<br />
The Host, a été réalisé par HRCLS.<br />
Plus connu du grand public, Canal+, diffuseur<br />
depuis trente ans du Top 14 ainsi<br />
que de nombreuses compétitions nationales<br />
et internationales de rugby, assurera<br />
le suivi de France 2023 via des émissions<br />
quotidiennes sur Infosport+ et sur<br />
Canal+ Sport 360.<br />
Studiocanal a coproduit et distribué<br />
le long-métrage « Pour l’Honneur »,<br />
réalisé par Philippe Guillard avec Olivier<br />
Marchal. Il met en avant le rugby<br />
et ses valeurs, et aborde avec humour<br />
et émotion les enjeux d’inclusion et<br />
d’ouverture à l’autre. Sorti en salles en<br />
France en mai dernier, ce film, préacheté<br />
par Canal+ et Ciné+, sera diffusé<br />
sur Canal+ au moment de France<br />
2023.<br />
CANAL+ ASSURERA LE SUIVI<br />
DE FRANCE 2023 VIA DES<br />
ÉMISSIONS QUOTIDIENNES<br />
SUR INFOSPORT+ ET SUR<br />
CANAL+ SPORT 360.<br />
Prisma Media et Vivendi ont également<br />
réalisé une série de podcasts baptisés<br />
Mêlée d’histoires. Cédric Heymans,<br />
consultant sportif de Canal+ et ancien<br />
international du XV de France, ainsi<br />
que plusieurs personnalités (Guy Savoy,<br />
Julie Gayet, Isabelle Ithurburu, Léa<br />
Elui, ...) livrent leurs souvenirs et leurs<br />
émotions pour le rugby.<br />
« Plusieurs projets transverses ont ainsi<br />
été réalisés par les différents talents<br />
de Vivendi pour mettre en lumière cet<br />
évènement sportif mondial majeur. C’est<br />
avec une grande fierté et un énorme enthousiasme<br />
que nous participerons à la<br />
réussite de la Coupe du Monde de Rugby<br />
de France 2023 ! », précise Yannick<br />
Bolloré, Président du Conseil de surveillance<br />
de Vivendi, pour qui le Groupe et<br />
le rugby partagent la passion, le courage,<br />
la solidarité et le respect comme<br />
valeurs.<br />
En interne, le ballon Vivendi de la Coupe<br />
du Monde est passé de main en main<br />
pendant plusieurs mois dans toutes les<br />
filiales du Groupe et sur tous les continents.<br />
Ce Pass Challenge, initié par Flab<br />
Prod de Groupe Canal+, a servi de support<br />
à la réalisation d’une vidéo. Parallèlement,<br />
une dizaine de sessions d’initiation<br />
au Touch Rugby a été organisée de<br />
mars 2022 à juin 2023 pour tous les collaborateurs<br />
du Groupe. En clôture, une<br />
compétition inter-entreprises a eu lieu le<br />
29 juin dernier sur la pelouse du stade<br />
Jean Bouin à Paris. n<br />
42<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023
La Monnaie de Paris célèbre la Coupe<br />
du monde de rugby<br />
15 millions de pièces de 2€ commémoratives ont été<br />
mises en circulation durant l’été. Une opération loin<br />
d’être banale.<br />
Chaque pièce d’euro courante comporte un côté européen, le revers,<br />
et un côté national, la face. En France, c’est la Monnaie<br />
de Paris qui frappe les espèces métalliques.<br />
Pour un pays européen, changer la face nationale<br />
des euros n’est possible que tous les quinze ans<br />
et doit être validé par la Commission Européenne et le<br />
Conseil Européen, pour recueillir l’accord des autres pays<br />
membres de la zone euro. Néanmoins, la Monnaie de Paris<br />
peut tous les ans réaliser deux pièces commémoratives<br />
de 2€ qui peuvent être mises en circulation, avec le revers<br />
qui reste le même et la face qui est adaptée selon le<br />
thème commémoratif célébré. Cette année, c’est la Coupe<br />
du Monde de Rugby qui est mise à l’honneur sur les nouvelles<br />
faces des 2€ commémoratives.<br />
à l’emblème de la Coupe du Monde de Rugby 2023. Le revers<br />
commun à la série représente le Trophée Webb Ellis<br />
que le vainqueur de la Coupe du Monde de Rugby aura la<br />
joie de brandir.<br />
Pour le bicentenaire de l’invention du rugby, la pièce prend<br />
une forme ovale. La face de la monnaie représente de profil<br />
trois joueurs de rugby à différentes époques. Ceux-ci<br />
mènent une action « ensemble » à travers le temps. Celui<br />
le plus à gauche représente Thomas Webb Ellis, inventeur<br />
du rugby en 1823, courant avec le ballon sous le bras. Le<br />
deuxième joueur court toujours, la balle serrée contre lui.<br />
Sous ses pieds est inscrite la date 1923. Le dernier est un<br />
rugbyman d’aujourd’hui se jetant au sol pour marquer un<br />
essai. Tirée à <strong>25</strong>0 exemplaires, la monnaie de 200€ or est<br />
commercialisée 3.175€.<br />
La face de la monnaie représente en son centre un joueur<br />
de rugby stylisé avec un ballon à la main. Sous ses pieds,<br />
le terrain s’est transformé en globe terrestre marqué par<br />
les parallèles et les méridiens. Un ciel étoilé et deux planètes<br />
ovales en référence au ballon de rugby entourent la<br />
Terre comme une allégorie à l’univers du rugby. Comme<br />
sur un terrain, les poteaux d’essai encadrent le dessin. Les<br />
mentions « Coupe du Monde de Rugby France 2023 » et<br />
« RF » apparaissent autour du décor. Le revers de la pièce<br />
de 2€ comporte la valeur faciale et la forme du continent<br />
Européen.<br />
La Monnaie de Paris célèbre également l’événement à travers<br />
une collection de monnaies déclinée en trois séries :<br />
une série en l’honneur des grandes nations du rugby européennes,<br />
une série célébrant le bicentenaire de l’invention<br />
du rugby et une série pour mettre à l’honneur la Coupe du<br />
Monde de Rugby 2023 et son pays hôte, la France.<br />
Ainsi la France, l’Angleterre, l’Irlande, le Pays de Galles et<br />
l’Écosse sont mis à l’honneur sur cinq pièces d’un quart<br />
d’euro («Quarters») tandis que le sixième quarter est dédié<br />
Enfin, la dernière série est consacrée à la Coupe du Monde<br />
de Rugby 2023 proprement dite. La face de la monnaie<br />
représente un joueur de<br />
rugby en pleine action<br />
qui court avec un ballon.<br />
Derrière lui se dresse<br />
l’Arc de Triomphe. Sous<br />
l’arche on peut distinguer<br />
des poteaux,<br />
comme si l’Arc était au<br />
milieu d’un stade. Dans<br />
le ciel, une planète ovale<br />
fait référence à la<br />
« planète rugby ». n<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />
43
Arabie saoudite
tennis ÉTUDES<br />
© Icon Sport<br />
La filière sport pèse<br />
2,6% du PIB français<br />
Partenaire historique du sport français et premier partenaire, dès 2019, des<br />
Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, le Groupe BPCE a publié la<br />
nouvelle édition de son désormais traditionnelle Observatoire de l’économie du<br />
sport, nourri par les chiffres les plus récents, recensés en 2021 et 2022. On en<br />
retiendra quelques enseignements-clés. Par Emmanuel Frattali<br />
La consommation des ménages<br />
représente ainsi 34 milliards d’euros<br />
pour les biens et services marchands.<br />
Le secteur public<br />
soutient le sport à hauteur<br />
de 20 milliards d’euros<br />
par an, dont 12,5 milliards d’euros financés<br />
par les collectivités. « Le secteur<br />
public joue un rôle très important dans le<br />
financement du sport qui se mesure tant<br />
par les montants mobilisés, plus de 20<br />
milliards d’euros, que par la politique de<br />
promotion du sport amateur notamment,<br />
dans un objectif de santé publique et<br />
d’inclusion sociale. Cependant, malgré la<br />
mobilisation par l’État – voire la Sécurité<br />
sociale – des deniers publics en faveur<br />
du sport, les collectivités territoriales<br />
sont de loin le premier financeur public<br />
du sport en France et un acteur central<br />
du sport amateur », écrivent les auteurs<br />
du rapport. Ce sont plus précisément les<br />
communes qui portent la plus grande<br />
partie de cette contribution financière,<br />
avec 8 milliards d’euros. Leur implication<br />
est également indirecte puisque l’intercommunalité<br />
alloue chaque<br />
année 3,1 milliards d’euros au<br />
sport, le plus souvent en complément<br />
des municipalités.<br />
46<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [[N°19] N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2020 2023
Les dépenses des collectivités territoriales dans le sport<br />
sont près de deux fois supérieures à celles de l’Etat<br />
Répartition des dépenses publiques dans le sport<br />
Données : OFGL et sources ministérielles ; traitements et estimations : BPCE L’Observatoire.<br />
ÉTAT<br />
Sport scolaire,<br />
sport de haut niveau<br />
COLLECTIVITÉS<br />
TERRITORIALES<br />
Équipements,<br />
soutien aux associations,<br />
manifestations sportives,<br />
sport scolaire<br />
12,5<br />
Md€<br />
>20<br />
Md€<br />
6,7<br />
Md€<br />
?<br />
47 %<br />
47 %<br />
- Salaire des professeurs d’EPS : 5,7 Md€<br />
- Budget du ministère des Sports (2022) : 1 Md€<br />
- Déductions et exonérations fiscales (dons aux<br />
associations, avantage fiscal Cesu…)<br />
SÉCURITÉ SOCIALE<br />
Médecine du sport<br />
Aucun montant disponible… mais non négligeable<br />
(> 8000 médecins du sport) selon le rapport<br />
de Perrine Goulet au Premier ministre<br />
128.000 entreprises<br />
sportives générant<br />
71 milliards d’euros<br />
de chiffre d’affaires<br />
« La filière sport compte désormais<br />
128.000 entreprises qui génèrent un<br />
chiffre d’affaires estimé à<br />
71 milliards d’euros, voire 75,5<br />
milliards d’euros en intégrant l’activité<br />
des entreprises du BTP dans la commande<br />
publique en sport. (…) La hausse<br />
du nombre d’entreprises du sport s’explique<br />
surtout par les créations de micro-entreprises<br />
plus dynamiques que<br />
les disparitions. » Notons qu’on recense<br />
101.000 entreprises sans salarié, principalement<br />
dans l’enseignement et le<br />
coaching, représentant moins de 10 %<br />
du chiffre d’affaires total de la filière. La<br />
filière sport reste donc très majoritairement<br />
composée de micro-entreprises.<br />
Les auteurs du rapport se sont risqués<br />
à répartir ces entreprises en neuf secteurs.<br />
« BPCE L’Observatoire propose<br />
une répartition des entreprises marchandes<br />
de la filière en neuf secteurs :<br />
la fabrication, la mise à disposition<br />
d’équipements, le commerce de gros,<br />
la vente au détail et la location, le sport<br />
spectacle, les services aux entreprises,<br />
les salles et centres de pratiques, le<br />
coaching et l’enseignement, et enfin les<br />
autres services aux ménages. Ces neuf<br />
secteurs, regroupés en quatre univers<br />
(le commerce, la pratique, les services<br />
de soutien et de divertissement et l’offre<br />
de biens et d’équipements), illustrent<br />
bien l’hétérogénéité de la filière, sa<br />
fragmentation en nombre d’acteurs et<br />
sa concentration en chiffre d’affaires. »<br />
Consommation des ménages :<br />
53 milliards d’euros dont 35% de<br />
transferts sociaux. ›<br />
90 % de l’activité économique<br />
dans le sport est générée par<br />
les entreprises employeuses<br />
Poids économique et démographique selon la taille<br />
des entreprises du sport<br />
Sources : BPCE L’Observatoire Economie du sport, janvier 2023<br />
Non<br />
employeuses<br />
Employeuses<br />
Nombre<br />
d’entreprises<br />
Chiffre d’affaires<br />
(en Md€)<br />
Micro-entreprises inactives 10230 0,0<br />
Micro-entreprises actives 41030 0,4<br />
Entrepreneurs individuels 27202 3,8<br />
Sociétés 22656 2,8<br />
Total 101 118 7<br />
TPE employeuses 23849 13<br />
PME 3341 17<br />
ETI et GE* 143 21<br />
Paris sportifs 13 13<br />
Total 128464 71<br />
Une consommation sportive<br />
des ménages très diversifiée<br />
Décomposition sectorielle de la consommation<br />
des ménages en sport (en Md€)<br />
Sources : cf méthodologie, calculs BPCE L’Observatoire.<br />
Achat<br />
d’articles<br />
de sport<br />
Location<br />
d’articles<br />
de sport<br />
17,2<br />
2,5<br />
4,6<br />
53<br />
Md€<br />
17,1<br />
5,8<br />
5,5<br />
Sport spectacle<br />
(évènements professionnels,<br />
paris sportifs, médias…)<br />
47 %<br />
47 %<br />
Éducation Physique<br />
et Sportive (scolaire)<br />
Coaching<br />
et professeurs<br />
de sport (hors<br />
scolaire)<br />
Pratique sportive<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />
47
ÉTUDES<br />
› La consommation effective des<br />
ménages en biens et services<br />
sportifs est d’environ 53 milliards<br />
d’euros, selon l’estimation de<br />
BPCE L’Observatoire. Mais ce chiffre est<br />
à nuancer. « Sur les 71 milliards d’euros<br />
de chiffre d’affaires des entreprises du<br />
sport, 34,2 milliards d’euros constituent<br />
cette consommation finale. Ensuite, à<br />
travers l’activité des associations sportives,<br />
les ménages sont bénéficiaires<br />
de prestations de services assimilables<br />
à une consommation effective pour 7,4<br />
milliards d’euros (hors subventions publiques).<br />
Celle-ci inclut les cotisations,<br />
licences et participations des ménages<br />
à des évènements, les subventions des<br />
administrations publiques et le sponsoring<br />
privé, desquels on retranche<br />
l’investissement (0,5 milliard d’euros) et<br />
les consommations intermédiaires. » En<br />
clair, quelque 35% de la consommation<br />
sportive des ménages est financée par<br />
des transferts sociaux en nature. n<br />
Le poids économique des entreprises du sport<br />
est dominé par l’amont de la filière (commerce et industrie)...<br />
Entreprises du sport : poids économique des secteurs<br />
Sources : cf. méthodologie, calculs BPCE L’Observatoire.<br />
PRODUCTION<br />
DE BIENS<br />
ET ÉQUIPEMENTS<br />
Fabrication<br />
11,5 %<br />
DIVERTISSEMENT<br />
ET SERVICES<br />
DE SOUTIEN<br />
Sport spectacle<br />
14,9 %<br />
COMMERCE<br />
Vente ou location<br />
d’articles de sport<br />
33,5 %<br />
Commerce<br />
de gros<br />
15,3 %<br />
Services BtoC<br />
2,2 %<br />
Services aux<br />
entreprises 1,6 %<br />
Gestion, maintenance<br />
et construction<br />
d’installations sportives<br />
10,4 %<br />
PRATIQUE SPORTIVE<br />
ET ENSEIGNEMENT<br />
Coaching et professeurs de sport<br />
8,1 %<br />
Salles et clubs de sport 2,5 %<br />
… alors que l’aval de la filière (pratique sportive et enseignement)<br />
a un poids démographique majeur<br />
Entreprises du sport : poids démographique des secteurs<br />
Sources : cf. méthodologie, calculs BPCE L’Observatoire.<br />
PRATIQUE SPORTIVE<br />
ET ENSEIGNEMENT<br />
Coaching et professeurs de sport<br />
54,5 %<br />
PRODUCTION<br />
COMMERCE<br />
Vente ou location<br />
d’articles de sport<br />
18 %<br />
DIVERTISSEMENT<br />
ET SERVICES<br />
DE SOUTIEN<br />
Sport spectacle<br />
5,4 %<br />
Services BtoC<br />
3 %<br />
Commerce de gros 1,9 %<br />
Services aux<br />
entreprises 2,2 %<br />
Salles et clubs de sport 5,5 %<br />
PRATIQUE SPORTIVE<br />
ET ENSEIGNEMENT<br />
Gestion, maintenance et construction<br />
d’installations sportives 7,2 %<br />
Fabrication<br />
2,3 %<br />
48<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [[N°19] N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2020 2023
ÉTUDES<br />
D.R.<br />
Les Français jugent le sponsoring<br />
efficace et utile<br />
Sporsora et le cabinet Occurence dévoilent une étude sur la perception par le<br />
grand public des partenaires du sport. Après une première étude sur le sujet en<br />
2019, les résultats 2023 démontrent l’intérêt pour les entreprises de s’engager<br />
dans une démarche de sponsoring. Selon les Français, le sponsoring permet de<br />
véhiculer une image positive des entreprises partenaires, et donc accroître leur<br />
notoriété mais aussi leurs ventes. Par Emmanuel Frattali<br />
75% des Français répondent<br />
connaître le concept de sponsoring.<br />
Un niveau de connaissance qui<br />
augmente auprès des urbains (+5 points<br />
par rapport à la moyenne) et encore plus<br />
auprès des hommes (+6 points).<br />
La télévision est le premier vecteur d’exposition<br />
au sponsoring (70%, +4 points par<br />
rapport à la précédente étude en 2019),<br />
suivi des réseaux sociaux (52%). Ces derniers<br />
connaissent une forte progression.<br />
Le niveau atteignait 29% en 2019. C’est encore<br />
plus vrai auprès de la Génération Z<br />
chez qui la télévision (55%) est largement<br />
devancée par les réseaux sociaux (95%)<br />
qui ont gagné 43 points entre les deux<br />
études.<br />
Cette même Génération Z fait en revanche<br />
le même constat que l’ensemble<br />
des Français sur l’utilité du sponsoring.<br />
82% pensent que le sponsoring est utile<br />
au sport (83% pour l’ensemble des Français).<br />
83% des Français jugent le<br />
sponsoring utile<br />
Globalement, parce qu’il donne des<br />
moyens financiers au sport pour se développer<br />
(97%) ou qu’il soutient financièrement<br />
des athlètes qui en auraient besoin<br />
(89%) tout en augmentant la notoriété des<br />
marques (95%) ou qu’il rend les marques<br />
plus sympathiques (84%), 3 Français sur<br />
4 ont une opinion positive du sponsoring.<br />
Ils sont aussi 7 Français sur 10 à<br />
juger le sponsoring plus efficace<br />
que la publicité.<br />
« Le sponsoring sportif est un volet important<br />
de la communication et un levier<br />
d’engagement pour les entreprises, rappelle<br />
Assaël Adary, Co-fondateur et Président<br />
du cabinet d’études et de conseil<br />
Occurrence. Cette étude constitue une<br />
source utile pour les directeurs de communication<br />
des entreprises. Derrière un<br />
sponsor, il y a ainsi une entreprise qui<br />
porte des engagements sociétaux et<br />
RSE. Une réalité augmentée et concrétisée<br />
de ces entreprises qui en période<br />
de difficulté, comme lors du Covid, n’ont<br />
pas lâché les sportifs, les clubs et les fé-<br />
50<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [[N°19] N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2020 2023
dérations. Notre métier premier est d’appréhender<br />
les comportements, et l’on<br />
observe un fort coefficient émotionnel<br />
du sponsoring comparé à la publicité. Il<br />
va donc au-delà de la notoriété et de la<br />
visibilité en apportant un capital sympathie<br />
et une réelle utilité. »<br />
La nécessité pour une<br />
marque de s’associer à des<br />
événements sportifs<br />
93% des Français jugent pertinent<br />
pour une marque de s’associer<br />
aux Jeux Olympiques et<br />
Paralympiques de Paris 2024.<br />
Autre événement plus proche : la Coupe<br />
du monde de rugby en septembre, et<br />
pour lequel 9 Français sur 10 considèrent<br />
qu’y associer sa marque est également<br />
pertinent. Le sponsoring sportif est d’autant<br />
plus efficace sur ces événements<br />
qu’il a un impact bénéfique direct sur<br />
l’image et la notoriété de la marque.<br />
« Aujourd’hui le sport féminin monte en<br />
puissance. Au sein de Capgemini, nous<br />
sommes très heureux d’accompagner<br />
cette tendance, témoigne Thomas Hirsch,<br />
Directeur de la communication<br />
externe et du sponsoring chez Capgemini.<br />
Grâce à notre Université, nous<br />
participons à un programme qui permet<br />
d’identifier et de soutenir les générations<br />
actuelles et prochaines de dirigeantes<br />
dans le rugby partout dans le monde.<br />
Notre stratégie de sponsoring vise trois<br />
objectifs : visibilité, marque employeur et<br />
transformation du sport grâce à la technologie.<br />
Nous appliquons cela à l’ensemble<br />
de nos partenariats, à savoir la<br />
Coupe du Monde de Rugby en France et<br />
le rugby féminin, la Ryder Cup, et notre<br />
collaboration avec Peugeot Sport sur<br />
son Hypercar Hybride. » n<br />
4 français sur 5 pensent que le sponsoring est utile aux entreprises...<br />
Le sponsoring est-il utile aux entreprises ?<br />
Base 1500 répondants<br />
7% 2%<br />
S/T Oui<br />
81% 53<br />
Rappel Md€ 2019<br />
60% 21%<br />
71%<br />
10%<br />
47 %<br />
47 %<br />
Oui, le sponsoring est utile aux entreprises : 81 %<br />
t<br />
Travaille dans le milieu du sport<br />
Est intéressé par le e-sport<br />
Agglomération parisienne<br />
Ile de France<br />
Génération Z<br />
90 % (+ 9 pts)<br />
87 % (+ 6 pts)<br />
85 % (+ 4 pts)<br />
85 % (+ 4 pts)<br />
81 % (+ 0 pts)<br />
n Oui, totalement n Oui, plutôt n Non, plutôt pas<br />
n Non, pas du tout n Je ne sais pas<br />
Moyenne<br />
Ne pratique pas une activité sportive hebdo<br />
N’est pas intéressé par le sport<br />
81% (+ 9 pts)<br />
71 % (+ 10 pts)<br />
66 % (- 15 pts)<br />
…parce qu’il augmente la notoriété et le capital sympathie des marques<br />
Veuillez préciser votre niveau d’accord avec les propositions sur l’utilité du sponsoring pour les entreprises citées ci-dessous ?<br />
Base 1211 répondants<br />
Le sponsoring augmente la notoriété<br />
des marques<br />
Le sponsoring rend les marques plus sympathiques<br />
quand elles sont partenaires du sport<br />
Le sponsoring donne envie de se renseigner sur les<br />
marques, produits ou services<br />
Le sponsoring permet à l’entreprise d’attirer<br />
de nouveaux talents<br />
Le sponsoring permet de renforcer les engagements<br />
sociétaux et environnementaux d’une entreprise …<br />
Le sponsoring donne envie d’acheter les produits<br />
ouservices de la marque<br />
Le sponsoring renforce la cohésion interne<br />
des entreprises et fidélise les collaborateurs<br />
Le sponsoring donne aux salariés envie<br />
de pratiquerplus de sport<br />
41 % 54 %<br />
(32 %)<br />
n Tout à fait d’accord n Plutôt d’accord n Plutôt pas d’accord n Pas du tout d’accord n Je ne sais pas<br />
1 %<br />
3 %<br />
1 %<br />
31 % 53 % 10 %3% 3 %<br />
(24 %)<br />
24 % 57 % 12 % 3 % 4 %<br />
(18 %)<br />
23 % 52 % 15 % 2 % 9 %<br />
21% 54 % 12 % 4 % 10 %<br />
(16 %)<br />
19 % 54 % 17 % 4 % 6 %<br />
18 % 52 % 16 % 3 % 11 %<br />
18 % 44 % 21 % 5 % 12 %<br />
S/T D’accord<br />
95 % 91 %<br />
84 % 81 %<br />
81 % 78 %<br />
75 % -<br />
75 % 69 %<br />
73 % -<br />
Rappel 2019<br />
70 % 60 %<br />
62 % 60 %<br />
Au global, 31% des répondants sont d’accord avec tous les items<br />
Enquête réalisée online du 02/03 au 07/03/23 auprès d’un échantillon de 1.500 individus représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus. Marge d’erreur max =2,5%.<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />
51
ÉTUDE<br />
ÉTUDES<br />
© Icon Sport<br />
Un boulevard d’opportunités<br />
s’ouvre pour le sport français<br />
A l’occasion du salon VivaTech et « Future Of Sport », l’agence de marketing sportif<br />
Two Circles, en partenariat avec la Global Sports Week Paris, a présenté une étude<br />
sur les perspectives de croissance de l’économie du sport professionnel français<br />
dans les années à venir. Le volume d’affaires pourrait doubler au cours des dix<br />
prochaines années grâce aux Jeux olympiques de Paris 2024. Par Emmanuel Frattali<br />
Estimées à 4 milliards d’euros<br />
en 2022, les recettes globales<br />
du sport professionnel en<br />
France devraient quasiment<br />
doubler d’ici à 2032. L’étude<br />
explique notamment que la France<br />
est sur le point de rentrer dans une<br />
décennie dorée du sport qui verra<br />
la valeur de son industrie du sport<br />
professionnel croître de 97 % pour<br />
atteindre des revenus de 7,8 milliards<br />
d’euros d’ici 2032. Son<br />
taux de croissance annuel moyen se<br />
hisserait à 7 % par an, contre 3,6 %<br />
entre 2017 et 2022 (hors période<br />
Covid). Ce, grâce notamment à l’impulsion<br />
des JO de Paris 2024 sur la<br />
consommation du sport en France,<br />
ainsi qu’à la transformation digitale et<br />
au développement commercial des<br />
organisations sportives françaises.<br />
52<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [[N°19] N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2020 2023
« Une ère inédite de mutation et de<br />
croissance a commencé pour tous<br />
les acteurs du sport français, qui<br />
pourra perdurer longtemps après les<br />
Jeux de 2024, renforçant ainsi encore<br />
le rôle du sport comme moteur<br />
de progrès et d’innovation pour la société<br />
», prédit Lucien Boyer, Co-fondateur<br />
et Président de Global Sports<br />
Week Paris.<br />
L’agence Two Circles a identifié cinq<br />
grands axes prioritaires pour<br />
le développement de l’économie<br />
du sport professionnel<br />
français avec l’héritage des grands<br />
événements sportifs internationaux<br />
en France (GESI) ; la digitalisation du<br />
sport et les stratégies de vente directe<br />
aux consommateurs ; le développement<br />
et la croissance du sport<br />
féminin ; l’évolution de la stratégie<br />
« jour de match » (billetterie, hospitalité<br />
et merchandising) et le développement<br />
international des plus grandes<br />
organisations sportives françaises.<br />
Pour 2032, l’agence prévoit ainsi un<br />
fort développement des revenus liés<br />
au sponsoring grâce notamment à la<br />
monétisation des produits digitaux.<br />
Ainsi, l’étude prévoit que les recettes<br />
sponsoring soient la principale<br />
source du sport professionnel<br />
en 2032 avec 3,21 milliards<br />
d’euros devant les recettes<br />
jour de match (2,38 milliards €) et les<br />
droits TV (2,24 milliards €).<br />
« Le sport français, en comptant les<br />
recettes de sponsoring, médias et<br />
jour de match, va bénéficier d’une<br />
opportunité de croissance inouïe »,<br />
explique Clément Barouillet, responsable<br />
France chez Two Circles. « Cela<br />
repose notamment sur un socle de<br />
fans gigantesque : nous avons calculé<br />
que 40 % des adultes<br />
français se déclarent fans<br />
de sport français, ce qui représente<br />
22 millions de personnes. Les<br />
défis vont être nombreux : continuer<br />
à capter cette audience tout en allant<br />
à la recherche de nouveaux fans,<br />
développer une plateforme pour des<br />
sports moins connus, et donner goût<br />
à d’autres compétitions. »<br />
Football, rugby et tennis,<br />
un trio indémodable<br />
En 2032, le sport professionnel numéro<br />
1 en France devrait rester le<br />
football avec des revenus estimés<br />
à 4,9 milliards d’euros. Derrière, Two<br />
Circles place le rugby, le tennis et le<br />
cyclisme. Le football a généré 2,5 milliards<br />
d’euros en 2022, soit 62 % des<br />
recettes globales du sport professionnel<br />
en France. Two Circles prévoit<br />
que les revenus liés au football<br />
doubleront d’ici à 2032<br />
pour flirter avec les 5 milliards<br />
d’euros, notamment grâce<br />
à une croissance de la visibilité internationale<br />
des détenteurs de droits<br />
du sport. « Il ne faut pas sous-estimer<br />
l’impact que les JO vont avoir sur les<br />
Français, qu’ils s’intéressent au sport<br />
ou non », souligne Clément Barouillet.<br />
« On l’a vu avec Londres en 2012 :<br />
ce type d’événement, pour lequel un<br />
pays entier se mobilise, permet de<br />
créer de nouvelles vocations, mais<br />
aussi d’instaurer de bonnes pratiques<br />
en termes de stratégies marketing,<br />
ticketing, RSE et expériences au-dehors<br />
du stade. » Les JO 2024 vont<br />
permettre à la France de jouir d’une<br />
forte visibilité à l’international, mais<br />
passagère. Le défi est donc d’arriver<br />
à transformer l’essai sur le plan local.<br />
« L’augmentation à venir du nombre<br />
de fans de sports sera éphémère si<br />
elle n’est pas captée », avertit Clément<br />
Barouillet.<br />
Selon l’étude, les cinq plus grandes<br />
organisations sportives françaises en<br />
matière de revenus (Ligue 1 Uber Eats,<br />
la Fédération française de football,<br />
le Top 14, la Fédération française de<br />
tennis - organisatrice de Roland-Garros<br />
-, Amaury Sport Organisation -<br />
organisatrice du Tour de France)<br />
représentent 3,1 milliards d’euros<br />
des recettes globales du<br />
sport professionnel français.<br />
EN 2032, LE SPORT<br />
PROFESSIONNEL<br />
NUMÉRO 1 EN FRANCE<br />
DEVRAIT RESTER LE<br />
FOOTBALL AVEC DES<br />
REVENUS ESTIMÉS À<br />
4,9 MILLIARDS D’EUROS.<br />
Le sport féminin représente la part<br />
du marché du sport français avec le<br />
plus grand potentiel de croissance<br />
(en pourcentage, et non en valeur<br />
absolue) au cours des prochaines<br />
années, affirme Two Circles. « Mais<br />
cette croissance n’est pas aussi rapide<br />
qu’on le voudrait », déplore<br />
Clément Barouillet, qui rappelle que<br />
la France comptait 12,8 millions de<br />
fans de sport féminin en 2022. Une<br />
part considérable de la population<br />
adulte française (23 %), mais relativement<br />
faible par rapport aux pays<br />
où la croissance du sport féminin est<br />
plus avancée. Two Circles prévoit un<br />
boom pour le sport féminin en France<br />
au cours des dix prochaines années<br />
avec des revenus qui augmenteraient<br />
en moyenne de<br />
7,6 % par an (hors année Paris<br />
2024) pour atteindre 842 M€ en<br />
2032, par rapport à 407 M€ estimés<br />
en 2022. « Le football reste aussi<br />
le moteur principal, avec les mêmes<br />
problématiques d’investissement, de<br />
professionnalisation et d’amélioration<br />
de l’expérience en stade. » n ›<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />
53
ÉTUDES<br />
›<br />
LES RECETTES GLOBALES DU SPORT PROFESSIONNEL EN FRANCE<br />
DEVRAIENT DOUBLER D’ICI 2032<br />
Recettes globales<br />
9,000,000,000<br />
8,000,000,000<br />
7,000,000,000<br />
7.9Mds €<br />
en 2024<br />
7.8Mds €<br />
en 2032<br />
6,000,000,000<br />
5,000,000,000<br />
4,000,000,000<br />
3,3Mds €<br />
en 2017<br />
4Mds €<br />
en 2022<br />
3,000,000,000<br />
2,000,000,000<br />
1,000,000,000<br />
0<br />
7 %<br />
taux de croissance annuelle pour la période 2022-2032<br />
2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 20<strong>25</strong> 2026 2027 2028 2029 2030 2031 2032<br />
Méthodologie<br />
La data comprend les revenus générés par l’ensemble des actifs des propriétés et événements sportifs de haut niveau basés en France via le sponsoring, les droits médias<br />
et les abonnements aux plateformes médias D2C et les ventes Eventday.<br />
Le sport de haut niveau est défini ici comme les événements mettant en vedette des athlètes payés pour prendre part à des compétitions officielles et obtenant la majorité<br />
de leurs revenus financiers à travers leurs activités dans le sport (via un salaire, des primes ou tout autre type de financement).<br />
Le sponsoring est défini en tant que relation entre un détenteur de droits sportifs (ligue, équipe, tournoi, fédération, instance dirigeante, athlète ou site sportif) et une<br />
entreprise, par l’intermédiaire de laquelle l’entreprise reçoit des garanties marketing en échange de services financiers ou commerciaux. Les chiffres ne couvrent que les<br />
droits à payer.<br />
Les médias rassemblent les revenus des droits médias et les recettes liées à la commercialisation d’abonnements à des médias D2C, aussi bien au niveau national qu’international<br />
et pour du contenu live et non-live.<br />
L’Eventday couvre l’ensemble des revenus générés par les ventes de billets Grand Public et premium ainsi que les revenus liés au merchandising.<br />
Évolution des recettes sponsoring/média/eventday<br />
n <strong>Sponsoring</strong> n Droits médias n Eventday<br />
3,500,000,000<br />
3,21Mds €<br />
3,000,000,000<br />
2,500,000,000<br />
2,000,000,000<br />
2,38Mds €<br />
2,24Mds €<br />
1,39Mds € 1,45Mds €<br />
1,500,000,000<br />
1,07Mds € 1,36Mds €<br />
1,000,000,000<br />
1,17Mds €<br />
883M €<br />
0<br />
2017 2022 2032<br />
<strong>Sponsoring</strong><br />
• Les revenus liés au sponsoring augmenteront notamment grâce<br />
à la commercialisation et la monétisation des produits digitaux.<br />
• Les GESI vont également augmenter l’intérêt des fans pour le<br />
sport, ce qui va inciter davantage de marques à investir dans le<br />
sport.<br />
Média<br />
• Les revenus liés à la vente de droits de diffusion augmenteront<br />
relativement moins que ceux liés au sponsoring et à l’eventday.<br />
• Néanmoins la commercialisation des droits de diffusion à<br />
l’international est aujourd’hui sous-exploitée par les organisations<br />
sportives françaises leaders du marché, ce qui leur offre de réelles<br />
perspectives de croissance.<br />
Eventday<br />
• Les GESI vont booster l’appétence des fans pour les<br />
représentations sportives live.<br />
• D’ici 2032, les revenus liés à l’eventday vont dépasser les<br />
revenus liés à la commercialisation de droits médias.<br />
54<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [[N°19] N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2020 2023
LES RECETTES DES DIFFÉRENTS SPORTS EN FRANCE<br />
Estimées à 4Mds € en 2022 les recettes globales du sport professionnel en France devraient quasiment doubler d’ici 2032<br />
(7.8Mds €) grâce notamment à l’impulsion des Jeux de Paris 2024 sur la consommation du sport en France, ainsi qu’à la<br />
transformation digitale et au développement commercial des organisations sportives françaises.<br />
Chiffre d’affaires global<br />
n 2017 n 2022 n 2032<br />
€6,000,000,000<br />
€5,000,000,000<br />
+100 %<br />
4,9Mds€<br />
€4,000,000,000<br />
€3,000,000,000<br />
€2,000,000,000<br />
€1,000,000,000<br />
2Mds€<br />
2,5Mds€<br />
458M€<br />
547M€<br />
+93 %<br />
1,1Mds€<br />
288M€<br />
386M€<br />
+94 %<br />
749M€<br />
+93 % +85 %<br />
447M€ 649M€<br />
224M€ 547M€ 344M€ 350M€<br />
€0<br />
Footbal Rugby Tennis Cyclisme Autres sports<br />
Sources de revenus par sport<br />
5%<br />
7%<br />
19%<br />
SPONSORING DROITS MÉDIAS EVENTDAY<br />
3%<br />
13%<br />
9%<br />
10%<br />
1%<br />
11%<br />
47 % 47 % 47 %<br />
Revenus sponsoring<br />
1,45Mds €<br />
47 % 47 % 47 %<br />
en 2022<br />
53<br />
Md€<br />
56%<br />
des revenus<br />
sponsoring en<br />
2022<br />
11%<br />
Revenus droits médias<br />
1,36Mds €<br />
en 2022<br />
53<br />
Md€<br />
66%<br />
des revenus<br />
des droits<br />
médias en 2022<br />
14%<br />
9%<br />
Revenus eventday<br />
1,17Mds €<br />
en 2022<br />
53<br />
Md€<br />
66%<br />
des revenus<br />
eventday<br />
en 2022<br />
n Football n Rugby n Tennis n Cyclisme n Autres sports<br />
Top 5 des détenteurs de droits en France (LIGUE 1, TOP 14, A.S.O., FFF, FFT)<br />
n 2017 n 2022 n 2032<br />
€7,000,000,000<br />
€6,000,000,000<br />
6,1Mds€<br />
€5,000,000,000<br />
€4,000,000,000<br />
€3,000,000,000<br />
€2,000,000,000<br />
€1,000,000,000<br />
2,5Mds€<br />
3,1Mds€<br />
0,7Mds€<br />
1,1Mds€<br />
2,5Mds€<br />
1,2Mds€<br />
1,1Mds€<br />
1,8Mds€<br />
0,7Mds€<br />
0,9Mds€<br />
1,8Mds€<br />
€0<br />
Recettes globales Revenus sponsoring Revenus droits médias Revenus eventday<br />
Les cinq plus grandes organisations sportives françaises en termes de revenus (Ligue 1 Uber Eats, la Fédération Française de Football, le TOP 14, la Fédération Française de Tennis<br />
organisatrice de Roland Garros, Amaury Sport Organisation organisateur du Tour de France) représentent 3,1Mds € des recettes globales, soit 78% de la valeur totale de l’économie<br />
du sport professionnel français en 2022. Ces recettes progresseront pour atteindre 6.1Mds € en 2032 soit 78% de la valeur totale de l’économie du sport professionnel français.<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />
55
ÉTUDE<br />
ÉTUDES<br />
© Icon Sport<br />
1,5 milliard de contacts<br />
générés en lien avec le naming<br />
d’un stade par saison<br />
D’après l’étude de Kantar intitulée « Naming de stades et d’arenas :<br />
médiatisation, visibilité et notoriété des marques », on observe en moyenne<br />
11.500 retombées médiatiques dédiées au naming pour un équipement<br />
accueillant un club résident en France. Par Emmanuel Frattali<br />
Ce phénomène représente en<br />
moyenne une valorisation financière<br />
de 4.300 K€ liée à<br />
ces retombées pour une saison<br />
et génère en France environ<br />
un milliard cinq cents millions de<br />
contacts en lien avec le naming d’un<br />
stade par saison. Une moyenne de<br />
médiatisation basée sur six enceintes<br />
(stades/arenas) en France. Selon<br />
l’étude de Kantar, la part maximum<br />
du naming quand il est correctement<br />
repris atteint 95 %. Kantar calcule<br />
également une part minimum du<br />
naming : <strong>25</strong>% Dans ce cas, le résultat<br />
est lié à une antériorité du nom<br />
du stade ou de l’arena. « Il est alors<br />
difficile de lui adjoindre le nom d’un<br />
namer », analyse le leader mondial de<br />
la data, des études et du conseil.<br />
Avec toutefois des exceptions<br />
: 48,3% de la population<br />
connaît l’Accor Arena (notoriété<br />
assistée), ex-POPB. Le résultat<br />
est en revanche plus compliqué pour<br />
le Groupama Stadium (24,5 %) de<br />
l’Olympique Lyonnais, et l’Allianz Riviera<br />
(20,4 %) de l’OGC Nice, alors que<br />
les deux enceintes n’ont aucune antériorité.<br />
Même l’Orange Vélodrome<br />
56<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [[N°19] N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2020 2023
(34,2%) de l’Olympique de Marseille<br />
fait mieux selon l’étude.<br />
Selon les données avancées par le<br />
Centre de droit et d’économie du<br />
sport (CDES), dix-huit opérations<br />
de naming ont été menées en<br />
France en 2022. Ce chiffre, présenté<br />
lors du dernier Observatoire<br />
du Naming en octobre 2022, traduit<br />
une progression par rapport à 2018<br />
qui avait enregistré onze opérations.<br />
En ce qui concerne plus particulièrement<br />
les stades et les arènes, trois<br />
nouveaux contrats ont été signés en<br />
2022 à savoir l’Adidas Arena à Paris,<br />
la Decathlon Arena à Villeneuve<br />
d’Ascq et le Neodif XXL à Nantes. n<br />
Retombées moyennes<br />
Source : Etude naming de stades et d’arenas : médiatisation, visibilité et notoriété des marques<br />
Période de surveillance : saison sportive 2021/2022 - Moyenne de médiatisation basée sur 4 stades/arenas<br />
Presse<br />
5237<br />
TV<br />
(hors direct)<br />
70<br />
53<br />
Md€<br />
Radio<br />
121<br />
47 %<br />
47 %<br />
Web<br />
(hors réseaux sociaux)<br />
3689<br />
Poids moyen de la médiatisation des catégories d’événements<br />
par stade et arena<br />
Périmètre : TV, Web, Presse et Radio /Période de surveillance : saison sportive 2021/2022<br />
Moyenne de médiatisation basée sur 4 stades/arenas<br />
Autres événements sportifs<br />
Sport - Club résident<br />
Culturel<br />
Autres sujets<br />
77 %<br />
12 % 6 % 5 %<br />
Jeux Olympiques<br />
matchs internationaux<br />
Compétitions, résultats, activités<br />
Musique et concert<br />
Meeting politiques,<br />
salons...<br />
Top 5 - Notoriété des arenas en France : 48,3 % de la<br />
population connaît l’Accor Arena (notoriété assistée)<br />
Étude réalisée auprès de 1000 personnes de 15 ans et + / Terrain décembre 2022<br />
Accor Arena<br />
48,3 %<br />
Paris La Défense Arena<br />
45,8 %<br />
Orange Vélodrome<br />
34,2 %<br />
Groupama Stadium<br />
24,5 %<br />
Allianz Riviera<br />
20,4 %<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />
57
tennis ÉTUDES<br />
›<br />
©Icon Sport<br />
Avec le triplé Ligue des champions, Premier League et Cup, Manchester City a fait carton plein la saison dernière.<br />
Manchester City,<br />
première marque de football<br />
Le cabinet de conseil en évaluation de marque Brand Finance publie son dernier<br />
rapport annuel portant sur la valorisation des marques de clubs de football.<br />
Dans le « Brand Finance Football 50 2023 », Manchester City, néo-vainqueur de<br />
la Ligue des champions, arrive en tête avec une valeur de la marque en hausse<br />
de 13 % pour atteindre 1,506 milliard d’euros. Le Paris SG occupe la 6e place<br />
avec une marque valorisée à 1,1 milliard d’euros (+10%). Par Emmanuel Frattali<br />
À<br />
la différence de Forbes, le<br />
cabinet ne calcule pas la valorisation<br />
d’un club dans son<br />
ensemble, mais s’intéresse<br />
uniquement à la valeur de la<br />
marque. Ainsi, pour son rapport 2023,<br />
Brand Finance place Manchester<br />
City en tête du classement avec une<br />
« brand value » en hausse de 13 %<br />
pour atteindre 1,506 milliard d’euros.<br />
A la seconde position, on retrouve le<br />
Real Madrid qui occupait la première<br />
place ces quatre dernières années.<br />
La marque Real est estimée<br />
à 1,458 milliard d’euros. Le podium<br />
est complété par le FC Barcelone<br />
(1,374 milliard d’euros).<br />
City occupe la tête du Brand Finance<br />
Football 50 pour la première fois. Il<br />
devient aussi le premier club anglais<br />
à prendre la tête du classement en six<br />
ans. Le rapport détaille une croissance<br />
positive de 34% de la<br />
valeur de la marque City depuis<br />
la pandémie de COVID-19. Une<br />
décennie de domination sur le terrain<br />
et les revenus les plus élevés de tous<br />
les clubs du rapport ont été décrits<br />
comme les principaux moteurs de la<br />
58<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [[N°19] N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2020 2023
Top 10 des marques de football les plus valorisées<br />
Source : Brand Finance Pic 2023<br />
1<br />
2<br />
2<br />
1<br />
3<br />
3<br />
4<br />
5<br />
5<br />
4<br />
€ 1,51 bn<br />
+13 %<br />
€ 1,46 bn<br />
-4 %<br />
€ 1,37 bn<br />
+4 %<br />
€ 1,36 bn<br />
+9 %<br />
€ 1,36 bn<br />
+7 %<br />
6<br />
7<br />
7<br />
6<br />
8<br />
10<br />
9<br />
8<br />
10<br />
9<br />
€ 1,13 bn<br />
+10 %<br />
€ 1,10 bn<br />
-1 %<br />
€ 0,91 bn<br />
+14 %<br />
€ 0,90 bn<br />
+3 %<br />
€ 0,86 bn<br />
+1 %<br />
montée de City dans le classement.<br />
Cela arrive à l’apogée d’une saison<br />
sans faute pour les Citizens, auteurs<br />
d’un triplé, championnat, Coupe d’Angleterre<br />
et Ligue des champions.<br />
Cette saison, City a également dominé<br />
le Deloitte Money League pour la<br />
deuxième année consécutive après<br />
avoir annoncé un chiffre d’affaires<br />
record de 613 M£ et<br />
des bénéfices de 41,7 M£, ce dernier<br />
étant plus du double du précédent<br />
record du club. Ce fut également<br />
une année solide pour le portefeuille<br />
commercial avec un certain nombre<br />
de nouveaux partenaires et des renouvellements<br />
à long terme annoncés<br />
tout au long de la saison.<br />
Dans le Top 50 dressé par Brand Finance,<br />
on retrouve trois clubs français<br />
: le Paris Saint-Germain, l’Olympique<br />
de Marseille et l’Olympique<br />
Lyonnais. Le PSG occupe la 6 e<br />
place des marques de club<br />
de football les plus valorisées<br />
avec 1,1 milliard d’euros<br />
(+10%). Ce sont moins les résultats<br />
sportifs que la politique de starification<br />
qui contribue à la valorisation<br />
de la marque PSG. L’acquisition de<br />
12<br />
Le City Football Group (CFG),<br />
propriétaire de Manchester<br />
City, rachète un nouveau club :<br />
l’Esporte Clube Bahia.<br />
L’équipe de première division<br />
brésilienne devient la douzième<br />
formation détenue par le<br />
groupe. Il s’agit du deuxième<br />
club acheté par le CFG en<br />
Amérique du Sud, après<br />
Montevideo City Torque<br />
(Uruguay).<br />
Les dix autres membres du<br />
groupe sont Manchester<br />
City (Angleterre), Melbourne<br />
City (Australie), Lommel SK<br />
(Belgique), New York City<br />
(États-Unis), Palerme (Italie),<br />
Mumbai City (Inde), Gérone<br />
FC (Espagne), Sichuan Jiuniu<br />
Football Club (Chine, détenu à<br />
28 %), Yokohama F. Marinos<br />
(Japon, 20 %) et l’Estac Troyes<br />
en France.<br />
joueurs stars « a apporté une énorme<br />
valeur commerciale à la marque,<br />
avec 11 nouveaux partenaires de<br />
sponsoring signés après l’arrivée de<br />
Messi au club », explique Brand Finance.<br />
« Cette initiative stratégique a<br />
renforcé l’engagement des fans dans<br />
le monde entier avec la marque et a, à<br />
son tour, augmenté les revenus, avec<br />
plus d’un million de maillots vendus<br />
dont 60 % avec le numéro et le nom<br />
de Messi. Les revenus du PSG les jours<br />
de match ont également augmenté en<br />
raison d’une forte augmentation des<br />
ventes de billets. » La mauvaise nouvelle<br />
est donc que cette valeur pourrait<br />
dégringoler la saison prochaine<br />
avec le départ de l’Argentin…<br />
L’OM (28 e ) est la 5 e marque<br />
à la croissance la plus rapide<br />
(+19%) pour atteindre<br />
172,77 M€. L’OL (31 e ) gagne quatre<br />
places avec une valeur de marque de<br />
160,07 M€ (+4 %).<br />
Au total, la valeur cumulée des 50<br />
clubs s’élève à 20,1 milliards d’euros,<br />
dont 44,9% provient des clubs<br />
du Royaume-Uni. Le club brésilien<br />
de Flamengo (50 e ) est l’unique club<br />
non-européen du classement. n<br />
›<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />
59
ÉTUDES<br />
›<br />
Cazoo,<br />
un an seulement<br />
et une exposition maximale<br />
Nielsen Sports tire le bilan d’exposition<br />
des partenaires des clubs de<br />
Ligue 1 lors de la saison 2022-2023.<br />
Surprise, Cazoo, à la fois partenaire<br />
principal de l’Olympique de Marseille<br />
et du LOSC, est le sponsor ayant obtenu<br />
la plus importante valorisation<br />
média. Un coup d’épée dans l’eau<br />
puisque la société britannique quitte<br />
le marché français.<br />
Pour classer les partenaires des<br />
clubs, Nielsen Sports utilise son<br />
indicateur de valorisation QI (Quality<br />
Index). Un modèle propriétaire<br />
d’estimation des audiences<br />
qui permet de valoriser l’ensemble des<br />
chaînes, y compris celles qui ne bénéficient<br />
pas d’une audimétrie officielle<br />
comme Prime Video, diffuseur de 80% des<br />
rencontres de la Ligue 1. Ce qui explique<br />
en partie la place de numéro 1 de Cazoo<br />
avec un Olympique de Marseille diffusé en<br />
prime time chaque semaine, ou presque.<br />
« Effectivement le nombre de diffusions a<br />
un impact, nous explique Nicolas Keribin,<br />
Market Leader France Benelux Nordics de<br />
Nielsen Sports. Mais au-delà du live, nous<br />
prenons aussi en compte tout l’aspect hors<br />
direct : les journaux télévisés comme les<br />
magazines sportifs. Un partenaire du PSG<br />
ou de l’OM aura donc plus de chances<br />
d’obtenir une exposition supérieure sur ce<br />
type de programme. »<br />
Nielsen Sports a pris en compte les sponsors<br />
des clubs visibles en TV entre juillet<br />
2022 et avril 2023. « Nous avons mesuré<br />
l’intégralité des sponsors sur le championnat<br />
de Ligue 1, précise Nicolas Keribin.<br />
Nous avons ainsi identifié 950 marques<br />
différentes. Un total stable par rapport à la<br />
saison précédente, mais en hausse de 6%<br />
par rapport à la saison 2020-2021. Ce qui<br />
démontre une dynamique en matière de<br />
sponsoring. » Au final, la société de vente<br />
de voitures d’occasion en ligne, qui a annoncé<br />
cesser ses activités en France, et<br />
donc stopper ses partenariats, devance<br />
Winamax (partenaire multiclubs en plus<br />
d’être le principal sponsor de Troyes) et<br />
Qatar Airways (PSG). « Qatar Airways est<br />
en revanche la première marque visible<br />
avec un seul club, souligne l’expert de<br />
Nielsen Sports. La compagnie aérienne<br />
©Icon Sport<br />
serait donc en tête d’un classement centré<br />
sur les marques partenaires d’un seul<br />
et unique club. »<br />
« Sur cette dernière saison, nous avons<br />
travaillé avec 14 clubs de Ligue 1, souligne<br />
encore Nicolas Keribin. Mais nous fournissons<br />
aussi des données aux marques, à<br />
la Ligue, etc. Ils peuvent nous demander<br />
des études de valorisation plus précise.<br />
L’efficacité d’un investissement sponsoring<br />
doit également tenir compte de l’ensemble<br />
des variables qui composent le<br />
Deux « derbys Cazoo » et puis s’en va.<br />
package conclu entre le club et le partenaire<br />
: possibilités d’activations, hospitalités,<br />
billetterie. C’est pourquoi nous avons<br />
développé des méthodologies pour aller<br />
au-delà de la valorisation média. »<br />
Derrière le trio de tête, les autres sponsors<br />
qui ont obtenu la plus forte valorisation<br />
média cette saison sont Boulanger (multiclubs),<br />
ParionsSport (partenaire de l’OM<br />
et du PSG), Emirates (Olympique Lyonnais),<br />
Orange (PSG, OM et OL), eToro (Monaco),<br />
Auchan (Lens) et GOAT (PSG). n<br />
# Marques Partenariats VS 2021/22<br />
1 Cazoo LOSC & OM Nouveau dans le Top 10<br />
2 Winamax Multiclubs + 2 places<br />
3 Qatar Airways Paris Saint-Germain + 6 places<br />
4 Boulanger Multiclubs - 2 places<br />
5 Parions Sport OM & PSG =<br />
6 Emirates Olympique Lyonnais =<br />
7 Orange OL, OM, PSG =<br />
8 eToro AS Monaco Nouveau dans le Top 10<br />
9 Auchan RC Lens - 1 place<br />
10 GOAT Paris Saint-Germain Nouveau dans le Top 10<br />
60<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [[N°19] N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2020 2023
Le cricket,<br />
roi des réseaux sociaux<br />
Quelle fédération sportive internationale<br />
domine sur les réseaux<br />
sociaux ? Sans être olympique,<br />
l’une d’entre-elles écrase la concurrence.<br />
BCW Sports a analysé<br />
la stratégie des instances internationales<br />
du mouvement<br />
sportif, olympiques ou non, en<br />
L’agence<br />
matière de réseaux sociaux.<br />
Elle a mesuré leurs chiffres (nombre de<br />
suiveurs, activité quotidienne) sur l’année<br />
2022. La pandémie de COVID-19<br />
a incité la plupart des organisations<br />
sportives à repenser, et souvent dynamiser,<br />
leurs stratégies en matière<br />
de médias sociaux note BCW Sports :<br />
toutes les fédérations internationales<br />
du top 10 affichent pour l’année 2022<br />
une croissance de 10 à 35 %<br />
de leur nombre de suiveurs.<br />
© IANS/ Icon Sport<br />
En tête de liste, la Fédération internationale<br />
de cricket (ICC). Avec le total vertigineux<br />
de 92.211.411 suiveurs sur l’ensemble<br />
des plateformes : Instagram, Facebook,<br />
Twitter, TikTok et YouTube. L’instance basée<br />
à Dubaï devance très largement deux<br />
fédérations du mouvement olympique, la<br />
FIFA (51.433.519) et la FIBA (15.545.303),<br />
représentant deux sports – football et<br />
basket – pourtant nettement plus universels.<br />
En quatrième position, la Fédération<br />
internationale de volley-ball (FIVB) s’offre<br />
la plus belle progression de l’année, avec<br />
une hausse de 35 % du nombre de ses<br />
suiveurs (12.459.334).<br />
Le secret du cricket ? Une activité sans<br />
répit sur les réseaux. L’ICC se révèle la<br />
plus active, avec un total de 11.158<br />
posts sur l’ensemble de l’année<br />
2022. En moyenne, 30,57 nouvelles publications<br />
chaque jour sur les différentes<br />
plateformes numériques. L’ITTF (tennis<br />
de table) et World Rugby, ses suivantes<br />
immédiates, peinent à suivre le rythme<br />
avec respectivement 2.936 et 2.350 posts<br />
en 2022. Deuxième facteur : une base de<br />
fans sans égale. L’Inde compte plus<br />
d’un milliard d’amateurs de<br />
cricket potentiels. A la différence<br />
des Chinois, ils sont très présents sur les<br />
principaux réseaux sociaux. n<br />
Rang Fédération Nom du compte abonnés évolution %<br />
1<br />
International Cricket Council<br />
@ICC<br />
92’211’411 16%<br />
2<br />
FIFA<br />
@FIFAcom<br />
51’433’519 <strong>25</strong>%<br />
3<br />
Fédération Internationale de basketball<br />
@FIBA<br />
15’545’303 12%<br />
4<br />
Volleyball World<br />
@VolleyballWorld<br />
12’459’334 35%<br />
5<br />
World Athletics<br />
@WorldAthletics<br />
9’975’413 23%<br />
6<br />
World Rugby<br />
@WorldRugby<br />
7’726’078 17%<br />
+1<br />
7<br />
Badminton World Federation<br />
@BWFmedia<br />
6’186’323 20%<br />
+1<br />
8<br />
Union Cycliste internationale<br />
@UCI_Cycling<br />
4’321’373 14%<br />
nouveau<br />
9<br />
Fédération Internationale de l’Automobile<br />
@FIA<br />
3’714’819 28%<br />
-3<br />
10<br />
International Teqball Federation<br />
@Teqball<br />
3’407’496 -46%<br />
Somme des suiveurs de chaque fédération sur Instagram, Facebook, Twitter, LinkedIn, TikTok et Youtube au 01/01/2023.<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />
61
tennis ÉTUDES<br />
© Anthony Bibard/FEP/Icon Sport<br />
Le boycott,<br />
ce sera pour une autre fois<br />
La Coupe du monde au Qatar a été un succès télévisuel : six Français sur<br />
dix ont suivi au moins un match, ce qui a dopé les recettes publicitaires des<br />
chaînes, selon une étude de l’Arcom. Le parcours de l’équipe de France,<br />
défaite en finale aux tirs au but par l’Argentine (3-3, 2-4 t.a.b.), a « généré des<br />
audiences plus importantes » que l’édition 2018, qu’elle avait remportée, note<br />
le régulateur de l’audiovisuel. Par Emmanuel Frattali<br />
Du 20 novembre au 18 décembre,<br />
59 % des Français ont regardé<br />
ou écouté au moins<br />
un match en direct, et 8 %<br />
en replay, selon un sondage réalisé<br />
en janvier par l’Ifop (sur un échantillon<br />
de 2.102 Français de plus de 15 ans). L’Arcom<br />
estime que ces données constituent<br />
« un intérêt tout particulier », en raison du<br />
fait que la Coupe du monde s’est « disputée<br />
pour la première fois à la fin de l’automne<br />
pour des raisons climatiques », et<br />
que son organisation au Qatar avait suscité<br />
des « appels au boycott ».<br />
Un quart (27 %) des sondés dit n’avoir<br />
absolument rien suivi du Mondial, ni<br />
matchs, ni résumés, ni reportages. Mais<br />
c’est surtout par « désintérêt pour la<br />
compétition » (78% de ces sondés), bien<br />
plus que par volonté de boycott (17% de<br />
ces « non-consommateurs », soit 5% des<br />
Français). Tout cela a profité aux chaînes<br />
qui diffusaient la compétition, la gratuite<br />
TF1 (28 matchs dont tous ceux des Bleus)<br />
et la payante beIN Sports (l’intégralité des<br />
rencontres).<br />
La télévision conserve une place<br />
prédominante<br />
Le Mondial a permis à TF1 « d’atteindre<br />
des niveaux d’audience bien supérieurs<br />
à l’audience moyenne qu’elle réalise habituellement<br />
», avec par exemple une<br />
part d’audience moyenne de<br />
22,7 % sur la tranche 16h-19h en novembre/décembre<br />
2022, contre 15,8 %<br />
en 2021. Cela a eu « un effet nettement<br />
positif […] en termes de recettes publicitaires<br />
». « TF1 totalise à elle seule<br />
151,1 M€ de recettes brutes<br />
sur l’ensemble de la compétition (hors<br />
parrainages et digital), une hausse de<br />
37 % par rapport à 2018 (110,5 M€ bruts) »,<br />
selon l’étude, qui s’appuie sur des données<br />
fournies par Kantar. Enfin, les sept<br />
matchs de l’équipe de France ont généré<br />
plus de téléspectateurs qu’en 2018, avec<br />
15,7 millions en moyenne en 2022, contre<br />
13,7 millions, selon les chiffres de Média-<br />
62<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [[N°19] N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2020 2023
métrie. La finale a même établi un « record<br />
historique d’audience » pour TF1 (24,1<br />
millions de téléspectateurs). Un constat à<br />
relativiser : Médiamétrie a pris en compte<br />
l’audience réalisée dans les bars ou les<br />
hôtels, ce qui n’était pas le cas pour les<br />
précédentes Coupes du monde.<br />
L’Arcom confirme un pressentiment : le<br />
média télévision en tant que<br />
tel conserve une place prédominante<br />
pour suivre les<br />
rencontres en direct : 94 % des<br />
consommateurs y ont eu recours pour regarder<br />
des matchs en direct (100 % des<br />
plus de 65 ans). On observe également<br />
un taux non négligeable d’accès via les<br />
sites et applications des chaînes (13 %),<br />
qui concerne même un cinquième (21 %)<br />
des <strong>25</strong>-34 ans. La radio enfin s’adresse à<br />
un public plus restreint (6 %, 10 % chez les<br />
35-49 ans).<br />
Alors que 36 rencontres étaient diffusées<br />
en exclusivité par beIN Sports, 18 % des<br />
consommateurs d’au moins un match en<br />
direct ont utilisé un service payant et 8 %<br />
un moyen illicite (5 % en ayant recours à<br />
des sites de live streaming ou des applications<br />
et logiciels IPTV illicites). Les<br />
jeunes, qui se sont montrés les plus intéressés<br />
par la compétition, ont eu davantage<br />
recours à ces modes d’accès que<br />
la moyenne : 26 % des 15-34 ans<br />
ont utilisé un service payant et<br />
12 % un mode d’accès illicite.<br />
Dernier enseignement, l’analyse sociodémographique<br />
met en évidence la<br />
surreprésentation d’un public<br />
masculin, de moins de 35 ans,<br />
CSP+ et Francilien, avec un suivi<br />
des matchs en direct essentiellement<br />
porté par les hommes et les moins de<br />
35 ans. n<br />
Contenus consommés en lien avec la Coupe du monde de football 2022<br />
Base : Français de 15 ans et plus (2102 individus)<br />
Un ou plusieurs matchs en direct<br />
Des résumés / extraits de match<br />
Le suivi des scores en temps réel<br />
(sans regarder ni écouter les matchs)<br />
18 %<br />
28 %<br />
59 %<br />
79 %<br />
des Français<br />
déclarent avoir consommé<br />
au moins un contenu en<br />
lien avec la Coupe du<br />
monde 2022<br />
Des émissions d’analyse pré-match/ débriefing post-match<br />
16 %<br />
Des reportages / documentaires (interview, entraînement,<br />
coulisses de la compétition...)<br />
Source : Arcom<br />
Un ou plusieurs matchs en replay ou différé<br />
Autre contenu<br />
Aucun de ces contenus<br />
2 %<br />
8 %<br />
15 %<br />
27 %<br />
67 %<br />
des Français<br />
déclarent avoir regardé<br />
ou écouté<br />
un ou plusieurs matchs en<br />
direct ou en replay<br />
Canaux de consommation des matchs en direct<br />
Base : Français de 15 ans et plus (2102 individus)<br />
MÉDIA TV<br />
(TF1, L’Equipe, beIN Sports)<br />
94 %<br />
+ 65 ans et plus (100%)<br />
Retraités (100%)<br />
Source : Arcom<br />
MÉDIA RADIO<br />
(RMC Sport, Europe 1)<br />
ACCÈS<br />
NUMÉRIQUE LÉGAL<br />
(sites internet ou appli MyTF1,<br />
RMC Sport Radio ou Europe 1,<br />
Molotov ou MyCanal)<br />
27 %<br />
+ 35-49 ans (10%)<br />
Actifs (9%)<br />
13 %<br />
+ <strong>25</strong>-34 ans (21%)<br />
CSP+ (18%) Région parisienne (19%)<br />
+ Écarts significatifs positifs<br />
à 95% par rapport à<br />
l’ensemble<br />
›<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />
63
ÉTUDES<br />
›<br />
Canaux de consommation des matchs en direct<br />
Base : consommateurs de matchs en direct (1.242 individus)<br />
CONSOMMATION GRATUITE<br />
(TF1, MyTF1, L’Equipe, RMC Sport<br />
Radio, Europe 1, site/appli RMC Sport<br />
Radio ou Europe 1 )<br />
94 %<br />
+ 65 ans et plus (100%)<br />
Retraités (100%)<br />
CONSOMMATION PAYANTE<br />
via une chaîne ou un service<br />
(beIN Sports, Molotov, MyCanal)<br />
18 %<br />
+ Hommes (23%)<br />
15-34 ans (26%)<br />
CONSOMMATION ILLICITE<br />
(site live streaming internet, ou via<br />
une application/logiciel IPTV non officiel,<br />
ou via un réseau social/une plateforme<br />
de partage de vidéos)<br />
8 %<br />
+ 15-34 ans (12%)<br />
CSP+ (13%)<br />
Région parisienne (14%)<br />
Via un réseau social<br />
ou une plateforme de partage<br />
de vidéos<br />
Sur un site en live streaming<br />
internet permettant de<br />
visionner des retransmissions<br />
de manière non officielle<br />
4 %<br />
+ 15-34 ans (7%) Région parisienne (8%)<br />
4 %<br />
+ Région parisienne (8%)<br />
5 %<br />
+ Écarts significatifs positifs à 95% par rapport à l’ensemble<br />
Via une application ou<br />
un logiciel IPTV non officiels<br />
2 %<br />
+ Région parisienne (5%)<br />
Source : Arcom<br />
Résultats d’audiences des matchs de l’équipe de France en Coupe du<br />
monde (TF1)<br />
Audience<br />
moyenne (M tlsp)<br />
n 2018 n 2022<br />
Part d’audience<br />
(%)<br />
40<br />
81,9 %<br />
90 %<br />
35<br />
30<br />
<strong>25</strong><br />
20<br />
15<br />
10<br />
68,9 %<br />
47,6 %<br />
12,6 12,6<br />
65,6 % 64,6 %<br />
62,6 %<br />
61,3 %<br />
10,7<br />
11,6<br />
8,8 8,8<br />
71,9 %<br />
68,9 %<br />
14,3<br />
12,6<br />
75,6 %<br />
61,7 %<br />
17,7<br />
12,9<br />
69,3 %<br />
65,8 %<br />
20,7<br />
19,1<br />
80,9 %<br />
24,1<br />
19,4<br />
80 %<br />
70 %<br />
60 %<br />
50 %<br />
40 %<br />
30 %<br />
20 %<br />
5<br />
10 %<br />
0<br />
0 %<br />
Match de poule 1 Match de poule 2 Match de poule 3 Huitième de finale Quart de finale Demi-finale Finale<br />
Sources : Arcom d’après Médiamétrie<br />
64<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023
Les Bleus<br />
tirent les recettes<br />
publicitaires de TF1<br />
Malgré un nombre d’annonceurs (162) et des spots (1292) en baisse par rapport à la précédente édition en Russie (167 et<br />
1421 respectivement), les recettes publicitaires engrangées par TF1 durant la Coupe du monde au Qatar affichent une nette<br />
progression. La chaîne totalise 151,1 M€ de recettes brutes sur l’ensemble de la compétition (hors parrainages<br />
et digital), une hausse de 37% par rapport à 2018 (110,5 M€ brut), d’après les estimations de Kantar.<br />
© Anthony Dibon/Icon Sport<br />
Évolution de la valorisation publicitaire (hors parrainage)<br />
des matchs de la Coupe du Monde sur TF1<br />
Source : Kantar – Traitement Arcom<br />
IP brut totaux<br />
18 000 000<br />
16 000 000<br />
14 000 000<br />
12 000 000<br />
10 000 000<br />
8 000 000<br />
6 000 000<br />
4 000 000<br />
2 000 000<br />
0<br />
France-<br />
Australie<br />
(poules)<br />
France-<br />
Danemark<br />
(poules)<br />
France-<br />
Tunisie<br />
(poules)<br />
France-<br />
Pologne<br />
(1/8 finale)<br />
France-<br />
Angleterre<br />
(1/4 finale)<br />
France-<br />
Maroc<br />
(1/2 finale)<br />
France-<br />
Argentine<br />
(finale)<br />
12 000<br />
10 000<br />
8 000<br />
6 000<br />
4 000<br />
2 000<br />
0<br />
Prix brut/seconde<br />
Évolution de la valorisation publicitaire (parrainage)<br />
des matchs de la Coupe du Monde sur TF1<br />
Source : Kantar – Traitement Arcom<br />
● IP bruts totaux ● Prix brut / sec<br />
IP brut totaux<br />
4 500 000<br />
4 000 000<br />
3 500 000<br />
3 000 000<br />
2 500 000<br />
2 000 000<br />
1 500 000<br />
1 000 000<br />
500 000<br />
0<br />
20/11/2022<br />
21/11/2022<br />
22/11/2022<br />
23/11/2022<br />
24/11/2022<br />
26/11/2022<br />
27/11/2022<br />
28/11/2022<br />
30/11/2022<br />
01/12/2022<br />
02/12/2022<br />
03/12/2022<br />
04/12/2022<br />
05/12/2022<br />
06/12/2022<br />
09/12/2022<br />
10/12/2022<br />
13/12/2022<br />
14/12/2022<br />
17/12/2022<br />
18/12/2022<br />
<strong>25</strong> 000<br />
20 000<br />
15 000<br />
10 000<br />
5 000<br />
0<br />
Prix brut/seconde<br />
© Unsplash<br />
Apple, 1 er annonceur<br />
Déjà en tête des annonceurs à la sortie de la<br />
phase de poules, Apple a confirmé sa place de<br />
leader sur l’ensemble de la Coupe du<br />
monde au Qatar selon Kantar. En valeur brute,<br />
Apple a devancé Burger King, partenaire de l’équipe<br />
de France, et Amazon.<br />
Avec la participation de l’équipe de France à la finale,<br />
TF1 a pu facturer le format 30 secondes le plus<br />
cher : 330 K€ bruts (contre 280 K€ bruts pour<br />
la finale 2018 France-Croatie). Il a concerné 13 spots<br />
au total. Le plus couteux a été valorisé à 907,5K€<br />
pour un sport de 60 secondes signé<br />
Burger King.<br />
151,5<br />
M€ bruts vs 110,5 M€ bruts<br />
en 2018<br />
162<br />
annonceurs vs 167 en 2018<br />
1 292<br />
spots vs 1 421 spots en 2018<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />
65
ÉTUDES<br />
Près d’un milliard d’euros misé<br />
pendant la Coupe du monde<br />
C’est un nouveau record pour le marché<br />
français. La Coupe du monde au<br />
Qatar a battu le record de mises en<br />
France, approchant le cap symbolique<br />
du milliard d’euros.<br />
nationale des jeux (ANJ)<br />
estime que plus de 900 M€<br />
(597 M€ en ligne) auraient<br />
été misés en<br />
L’Autorité<br />
France pendant la compétition,<br />
disputée du 20 novembre au<br />
18 décembre et achevée par une défaite<br />
des Bleus en finale contre l’Argentine.<br />
Soit près d’un milliard d’euros investis<br />
dans ce secteur pendant la compétition<br />
! Il s’agit d’une hausse de 56 % par rapport<br />
au Mondial 2018 et de 37 % par rapport<br />
à l’Euro 2020 (disputé en 2021), qui<br />
comptait moins de matchs (64 matchs<br />
vs 52 pour l’Euro).<br />
Près de 10 % de cet argent<br />
a été misé rien que sur la finale<br />
de l’équipe de France, avec<br />
51 M€ investis. Un autre nouveau record,<br />
puisque jusqu’ici la finale remportée par<br />
les Bleus contre la Croatie en 2018 détenait<br />
la palme avec 38 M€.<br />
Ces niveaux records de mises et de paris<br />
sont fortement corrélés à l’excellent parcours<br />
des Bleus. En effet, leurs matchs<br />
(7 sur les 64) ont recensé 18% des paris<br />
(9,7 M€) et 29% des mises (173 M€) totales<br />
de la compétition. Les victoires successives<br />
de la France jusqu’à la finale ont<br />
permis aux joueurs français de recycler<br />
leurs gains tout au long de la compétition<br />
et ainsi de miser davantage sur celle-ci.<br />
Ce constat est particulièrement visible<br />
sur l’évolution de la mise moyenne par<br />
pari des matchs de l’équipe de France<br />
qui passe de 4,5€ en moyenne pendant<br />
les phases de poules à plus de 10€ lors<br />
de la finale et de la demi-finale. Le taux<br />
de retour joueur atteint ainsi<br />
88,7% sur cette compétition (vs<br />
79,1% sur l’Euro 2020).<br />
Pour le reste, l’ANJ affirme que le Mondial<br />
2022 a produit 70 M€ de produit brut<br />
des jeux (PBJ), soit la différence entre<br />
l’argent investi par les parieurs et celui<br />
qui leur est rendu par les opérateurs en<br />
ligne. Il correspond au chiffre d’affaires<br />
des opérateurs. Mais si le marché des<br />
paris en ligne a battu des records, le<br />
rapport pointe « un contexte plus global<br />
© Icon Sport<br />
de ralentissement de la croissance du<br />
pari sportif en ligne en 2022 ». La croissance<br />
du PBJ des opérateurs a atteint<br />
2,5 %, contre 44% pour l’année 2021 et<br />
7% en 2020, perturbée par la pandémie<br />
de Covid-19.<br />
« Les mises de la coupe du<br />
monde 2022 représentent<br />
7,2% du total des mises engagées<br />
en 2022, contre 10% en 2018 »,<br />
souligne l’étude. Deux explications à<br />
cette dernière donnée : un nombre plus<br />
faible de comptes créés pendant le<br />
Mondial 2022 que quatre ans plus tôt.<br />
Mais aussi une diversification des parieurs,<br />
qui ont misé sur d’autre matchs<br />
de football ou d’autres sports. La Coupe<br />
du Monde 2022 a permis de recruter<br />
177.000 nouveaux joueurs uniques. Un<br />
niveau inférieur à celui de l’édition précédente<br />
en 2018 (232.000 nouveaux parieurs).<br />
Parmi ces nouveaux joueurs, près<br />
de deux fois plus de femmes ont été recrutées<br />
par rapport à une période d’activité<br />
classique. De plus, 53% des recrutés<br />
lors de cette compétition ont entre 18 et<br />
24 ans, contre 46% durant l’Euro 2020 et<br />
la Coupe du Monde 2018.<br />
Enfin, 2,2 millions de joueurs<br />
uniques ont misé sur Internet,<br />
et 70 % d’entre eux affichent un<br />
solde négatif. Ainsi, en 2022, un parieur<br />
a perdu en moyenne 32€ sur cette<br />
compétition. 23 % ont gagné de<br />
l’argent, et seulement 1 %<br />
ont remporté plus de dix fois<br />
leur mise. n<br />
Tableau récapitulatif des principaux indicateurs sur les 3 dernières compétitions<br />
internationales majeures de football.<br />
Total compétition<br />
CM 2018 Euro 2020 CM 2022<br />
Nombre de paris (en millions) 26 31 54<br />
Montant des mises (en M€) 372 428 597<br />
Montant des gains (en M€) 350 344 527<br />
PBJ (en M€) 22 84 70<br />
TRJ 94,1% 80,4% 88,3%<br />
66<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [[N°19] N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2020 2023
Un « changement de ton »<br />
observé dans les communications<br />
commerciales des opérateurs<br />
Au global, les budgets marketing<br />
des opérateurs en ligne<br />
ont progressé de 7% sur l’ensemble<br />
de l’année 2022 par<br />
rapport à 2021 (485 M€ en<br />
2022 contre 451 M€ en 2021) avec des<br />
tendances différentes selon les grands<br />
postes de dépenses. En effet, les budgets<br />
médias sont en net recul<br />
de 18% (139 M€ en 2022 contre<br />
169 M€ en 2021) alors que le montant de<br />
gratifications financières est en croissance<br />
de 22% (328 M€ en 2022 contre<br />
267 M€ en 2021) et celui du sponsoring<br />
progresse de 21% en 2022 (et de 20%<br />
par an en moyenne sur les 5 dernières<br />
années) à 18 M€. Le quatrième trimestre<br />
de l’année 2022 a concentré 43% des<br />
dépenses médias de l’année (59,2 M€),<br />
marqué par l’organisation de la Coupe<br />
du monde de football.<br />
La Coupe du monde au Qatar coïncidait<br />
avec la mise en place d’un nouveau dispositif<br />
de régulation sur les communications<br />
commerciales des opérateurs.<br />
Après avoir constaté une pression publicitaire<br />
sans précédent en faveur des paris<br />
sportifs durant l’Euro 2020, disputé en<br />
2021, l’ANJ a lancé un plan pour « désintensifier<br />
» cette pression publicitaire sur<br />
tous les supports de communication (télévision,<br />
radio, affichage et sur le digital),<br />
et renforcer la protection des mineurs et<br />
des publics à risque.<br />
© Icon Sport<br />
Concernant le contenu des publicités,<br />
« un changement de ton a été observé »,<br />
dit l’ANJ. « On constate moins de mise en<br />
avant de signes extérieurs de richesse ou<br />
de fausses croyances sur la possibilité<br />
de changer de statut social grâce au pari<br />
sportif et un ciblage moins flagrant des<br />
jeunes issus de quartiers populaires »,<br />
indique l’Autorité. D’après une étude réalisée<br />
par Toluna – Harris Interactive pour<br />
l’ANJ, les publicités sur les paris sportifs<br />
sont considérées comme un « peu<br />
moins dérangeantes et agressives » que<br />
lors de l’Euro de 2020. Ainsi, 40% des<br />
personnes interrogées considèrent<br />
les publicités pour les<br />
paris sportifs dérangeantes<br />
contre 47% pendant l’Euro et 33% les<br />
jugent agressives, contre 41% en 2021.<br />
Les engagements pris en TV, radio et<br />
affichage ont été « globalement respectés<br />
». La pression sur le digital «<br />
semble légèrement moins importante »<br />
qu’à l’occasion de l’Euro, précise l’ANJ.<br />
Enfin, sur la transparence des offres<br />
de gratifications financières (bonus<br />
de bienvenue et de fidélisation), celleci<br />
s’est améliorée. Par ailleurs, la limitation<br />
à 100€ du bonus de bienvenue<br />
recommandée par l’ANJ a été globalement<br />
appliquée par les opérateurs. n<br />
Ce plan comprenait, d’une part, des lignes<br />
directrices en matière de contenus publicitaires<br />
et les gratifications financières<br />
et, d’autre part, des recommandations<br />
pour diminuer la pression publicitaire sur<br />
l’ensemble des canaux médiatiques et<br />
modérer les offres de bonus, de façon à<br />
mieux protéger les publics vulnérables.<br />
Les acteurs de l’écosystème (agences<br />
publicitaires, professionnels de l’audiovisuel<br />
et opérateurs de jeux d’argent et de<br />
hasard) ont signé en novembre 2022 des<br />
chartes d’engagement pour modérer la<br />
pression publicitaire et « promouvoir des<br />
communications commerciales responsables<br />
». Le Mondial 2022 a donc servi de<br />
test en grandeur nature pour mesurer l’effectivité<br />
des engagements pris.<br />
Dépenses marketing des opérateurs sur le segment en ligne (en M€)<br />
Dépenses marketing (en M€) 2021 2022 Var. 21/22<br />
Médias 169 139 -18%<br />
Gratifications Financières 267 328 22%<br />
<strong>Sponsoring</strong> 15 18 21%<br />
Total 451 485 7%<br />
Evolution des dépenses sponsoring des opérateurs en ligne<br />
entre 2018 et 2022 (en M€)<br />
2018 2019 2020 2021 2022<br />
<strong>Sponsoring</strong> 8,7 10,0 9,9 15,0 18,2<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />
67
tennis ÉTUDES<br />
© Icon Sport<br />
JO 2024 :<br />
le ticket d’or d’Airbnb<br />
La plateforme de location immobilière Airbnb, partenaire TOP du Comité<br />
international olympique (CIO) depuis 2019, a commandé une étude sur les<br />
retombées économiques des Jeux olympiques de 2024 à Paris pour ses<br />
hôtes. Une hausse des prix des hébergements temporaires de l’ordre de 85%<br />
est prévue. Par Emmanuel Frattali<br />
Les Jeux olympiques et paralympiques<br />
2024 devraient rapporter<br />
gros à la plateforme locative Airbnb,<br />
partenaire mondial des Jeux, et<br />
aussi à ceux qui loueront leur logement<br />
pour l’événement. L’étude commandée<br />
au cabinet Deloitte prévoit un milliard<br />
d’euros de retombées économiques pour<br />
la période des JO 2024 à Paris. Un test<br />
pour la plateforme de location immobilière,<br />
qui va vivre sa première grande<br />
expérience olympique en Europe, après<br />
Londres 2012, où Airbnb arrivait seulement<br />
sur le Vieux Continent.<br />
Les personnes qui louent un bien via Airbnb<br />
ont flairé l’opportunité (un habitant de<br />
la région parisienne sur cinq envisage<br />
de devenir hôte pour la première fois<br />
pendant les Jeux, ndlr), alors que les JO<br />
devraient attirer entre 12 et 15 millions de<br />
visiteurs, dont la plupart se concentreront<br />
sur l’Île-de-France. Selon l’estimation de<br />
Deloitte, 13.000 personnes proposeront<br />
une location sur Airbnb pendant la période<br />
des JO (26 juillet-11 août 2024) et paralympiques<br />
(28 août-8 septembre 2024),<br />
pour un total de 560.000 touristes (soit<br />
environ le double du nombre global de<br />
voyageurs accueillis en région parisienne<br />
pendant la même période en 2022, ndlr).<br />
« Les hôtes Airbnb devraient gagner autour<br />
de 2.000 € brut (avant impôts et frais<br />
divers) en louant leur logement pendant<br />
dix jours, selon nos estimations, révèle<br />
Deloitte. Autrement dit, le revenu par nuit<br />
devrait être d’environ 200 € et représenter<br />
une hausse moyenne de 70 % par rapport<br />
aux prix pratiqués en 2022. »<br />
En Île-de-France, ce revenu par nuit<br />
pourrait grimper à 221 €, contre 119 € en<br />
moyenne sur l’année 2022, ce qui constituerait<br />
une augmentation des prix de<br />
85 %. Deloitte explique même faire ici<br />
une estimation basse avec « une hypothèse<br />
conservatrice ». La flambée serait<br />
similaire à celle observée à Londres lors<br />
des JO 2012, mais nettement inférieure,<br />
par exemple, à celle qu’a connue Vienne<br />
(Autriche) lors de l’Euro 2016. Cependant,<br />
selon l’Ifop, « l’offre devrait être si forte que<br />
les prix vont s’ajuster et le marché s’autoréguler<br />
».<br />
Critiquée, la plateforme<br />
cherche à démontrer son<br />
apport<br />
L’étude ne se limite pas aux revenus directs<br />
de la location d’un bien sur Airbnb.<br />
Elle prédit également qu’en plus de leur<br />
loyer les touristes qui séjourneront dans<br />
68<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [[N°19] N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2020 2023
des locations Airbnb dépenseront un demi-milliard<br />
sur la période des JO, en loisirs<br />
et restaurants, par exemple. Du pain<br />
bénit pour la plateforme accusée de faire<br />
de l’ombre aux hôteliers et d’accentuer la<br />
pénurie de logements.<br />
« Cette étude démontre la forte promesse<br />
des prochains Jeux, selon Sidy Diop, associé<br />
chargé du rapport Deloitte. Airbnb<br />
sera un atout majeur pour que les Jeux<br />
bénéficient au grand nombre – permettant<br />
aux habitants en France d’améliorer<br />
leur pouvoir d’achat grâce à leurs logements,<br />
et aux visiteurs de séjourner à des<br />
prix abordables »<br />
En conclusion, selon Deloitte, les touristes<br />
qui auront recours à Airbnb pour assister<br />
aux Jeux olympiques généreront « 1 milliard<br />
d’euros de chiffre d’affaires, 73 M€<br />
de recettes fiscales (dont 15 M€ de taxes<br />
de séjour pour les seules communes<br />
d’Île-de-France) et devraient permettre la<br />
création de près de 7.300 emplois équivalents<br />
temps plein dans l’année ». n<br />
© Unsplash<br />
© Icon Sport<br />
Le marché sous tension<br />
Une dizaine de milliers de nuitées ont déjà été retenues sur le territoire<br />
francilien par le biais de la plateforme de réservation de logements.<br />
Dans le palmarès<br />
des villes les plus<br />
recherchées : Paris<br />
et Marseille (Bouches-du-<br />
Rhône), où se dérouleront<br />
des épreuves de voile<br />
et des rencontres de<br />
football, mais aussi des<br />
villes aux portes de la<br />
capitale. Notamment<br />
Clichy, Boulogne-Billancourt<br />
(Hauts-de-Seine), Saint-<br />
Denis (Seine-Saint-Denis),<br />
et Versailles (Yvelines)<br />
qui accueillera les sports<br />
équestres, ainsi que le<br />
marathon.<br />
Selon le site de<br />
réservation, 60 % de<br />
ceux qui ont déjà réservé<br />
leur séjour viennent de<br />
pays européens, 20 %<br />
viennent des États-Unis.<br />
Les touristes asiatiques<br />
devraient également<br />
revenir progressivement<br />
sur la plateforme.<br />
Ce phénomène, Airbnb<br />
l’a également constaté<br />
pour la Coupe du monde<br />
de rugby. En début<br />
d’année, la plateforme a<br />
constaté une explosion des<br />
recherches en lien avec<br />
l’événement organisé en<br />
France du 8 septembre<br />
au 28 octobre. Sur la<br />
période du 1 er janvier au<br />
31 mars, les recherches<br />
pour des séjours pendant<br />
les semaines de match<br />
ont été, selon l’entreprise<br />
américaine, en moyenne<br />
onze fois plus élevées qu’à<br />
la même période en 2022<br />
dans les dix villes hôtes de<br />
la compétition, notamment<br />
à Saint-Étienne et Nantes.<br />
Argentine-Samoa, le 22<br />
septembre à Saint-Étienne<br />
a ainsi généré plus de 37<br />
fois plus de recherches.<br />
Pays de Galles–Géorgie<br />
le 7 octobre à Nantes<br />
a généré plus de 23<br />
fois plus de recherches<br />
pendant la semaine du<br />
match par rapport à la<br />
même période l’année<br />
dernière. Les recherches<br />
de séjours en famille et en<br />
groupe de 3 personnes ou<br />
plus ont été multipliées par<br />
3 pendant la période de la<br />
Coupe du monde dans les<br />
villes hôtes.<br />
La Coupe du monde<br />
« va générer un impact<br />
positif sans précédent sur<br />
l’économie locale des villes<br />
hôtes et de leurs environs<br />
pendant l’arrière-saison,<br />
tout en permettant aux<br />
habitants de générer un<br />
complément de revenus »,<br />
estime Bertrand Burdet,<br />
directeur adjoint chez<br />
Airbnb France. Preuve à<br />
l’appui : plus de 400 hôtes<br />
ont obtenu leur toute<br />
première réservation pour<br />
le tournoi.<br />
Un<br />
observatoire<br />
des prix sur<br />
les meublés<br />
touristiques<br />
lancé<br />
A moins d’un an des Jeux<br />
olympique de Paris, le président<br />
de la République a demandé la<br />
création d’un « observatoire<br />
des prix sur les meublés<br />
touristiques » pour assurer<br />
« un accueil exemplaire » des<br />
spectateurs et des touristes.<br />
Emmanuel Macron a souhaité<br />
« la mise en place d’une charte<br />
d’engagement sur les meublés<br />
touristiques » afin de « faciliter<br />
l’information et la transparence<br />
des prix avec la création d’un<br />
observatoire des prix et faciliter<br />
les contrôles ». Une application<br />
pourrait aussi opérer le<br />
contrôle « du nombre maximum<br />
de nuitées de location par an ».<br />
Autre mesure souhaitée:<br />
un « contrat de filière hôtellerie/<br />
restauration comportant<br />
des engagements sur les<br />
compétences linguistiques,<br />
les outils de communication,<br />
la transparence des services,<br />
l’accessibilité, l’écologie, les<br />
produits locaux ainsi que des<br />
engagements sur les champs de<br />
l’insertion et de l’emploi ».<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />
69
ÉTUDES<br />
La NBA fait le plein<br />
de partenaires<br />
Selon l’agence SponsorUnited, les revenus de parrainage des 30<br />
franchises de NBA ont augmenté de plus de 100 M$ la saison<br />
dernière, atteignant 1,4 milliard de dollars. Par Emmanuel Frattali<br />
La ligue et ses 30 franchises<br />
auraient ainsi signé 2.430<br />
contrats de sponsoring<br />
la saison dernière ! Un portefeuille<br />
de marques en hausse<br />
de 3,5 % d’une année sur l’autre. Cette<br />
saison, les catégories à forte croissance<br />
telles que la finance, la vente<br />
au détail et les paris sportifs ont représenté<br />
près de la moitié de l’augmentation<br />
totale des revenus. Le secteur<br />
financier a connu une année record<br />
dans la NBA, se classant au premier<br />
rang pour les dépenses<br />
totales (289 M$), la plus forte<br />
croissance des dépenses en glissement<br />
annuel (+9%) et la croissance du<br />
volume des transactions.<br />
© SUSA / Icon Sport<br />
Dépenses NBA par catégorie<br />
Le commerce de détail, les paris sportifs et les télécommunications arrivent en tête<br />
SERVICES<br />
AUX<br />
ENTREPRISES<br />
•<br />
$63M<br />
+9 %<br />
COMMERCE<br />
DE DÉTAIL<br />
•<br />
$59M<br />
+46 %<br />
ASSURANCE<br />
•<br />
$50M<br />
+8 %<br />
BOISSONS -<br />
ALCOOL<br />
•<br />
$79M<br />
+3 %<br />
TELECOMUNI-<br />
CATION<br />
•<br />
$67M<br />
+18 %<br />
AUTO<br />
•<br />
$67M<br />
-8 %<br />
TECHNOLOGIE<br />
•<br />
$289M<br />
+9 %<br />
PARIS<br />
SPORTIFS ET<br />
JEUX D’ARGENT<br />
•<br />
$71M<br />
+21 %<br />
SANTÉ<br />
•<br />
$92M<br />
+7 %<br />
FINANCE<br />
•<br />
$289M<br />
+9 %<br />
70<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [[N°19] N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2020 2023
Croissance des parrainages 2022 VS 2021 par sous-catégorie<br />
15<br />
Increase in Sponsorships<br />
10<br />
5<br />
0<br />
Alcool (Tequila) Organismes de bienfaisance /<br />
sans but lucratif<br />
FinTech Tourisme Alcool (vin)<br />
Trois marques de tequila – Astral, Casa Noble et Herradura – sont devenues des sponsors d’équipe cette saison, tandis que<br />
le pourcentage d’équipes sans commanditaire de tequila est passé de 56 % à 33 %.<br />
Catégories avec le plus grand pourcentage d’engagement<br />
2019 2023<br />
Technologie<br />
Autres<br />
39,9%<br />
27,6%<br />
47 %<br />
47 %<br />
Technologie<br />
Autres<br />
43,8%<br />
14,8 %<br />
10,2%<br />
47 %<br />
47 %<br />
Finance<br />
Télécommunication<br />
9,5% Finance<br />
16,2%<br />
7,2% 8,3% Vêtements et<br />
accessoires Télécommunication 7,5%<br />
7,5% 7,5%<br />
Vêtements et<br />
accessoires<br />
Média<br />
Boissons - Alccol<br />
Les marques de vêtements et d’accessoires prennent les devants alors que les marques technologiques reculent :<br />
de près de 30 % en 2019 à moins de 15 %.<br />
›<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />
71
ÉTUDES<br />
›<br />
Les marques les plus engagées sur les réseaux sociaux<br />
MARQUES LES PLUS ENGAGEANTES<br />
1<br />
2<br />
3<br />
4<br />
5<br />
6,992,845<br />
5,711,323<br />
5,109,635<br />
4,996,654<br />
4,960,664<br />
PLUS GRAND NOMBRE DE PUBLICATIONS PAR MARQUE<br />
1<br />
2<br />
3<br />
4<br />
5<br />
2,342<br />
1,111<br />
861<br />
834<br />
830<br />
PLUS GRAND NOMBRE D’ENGAGEMENT PAR MARQUE<br />
1<br />
2<br />
3<br />
4<br />
5<br />
28<br />
21<br />
20<br />
17<br />
15<br />
Athlètes les plus soutenus<br />
Total par nombre de marques<br />
1<br />
© Icon Sport<br />
2<br />
© Icon Sport<br />
3<br />
© Icon Sport<br />
4<br />
© Icon Sport<br />
5<br />
© Icon Sport<br />
Lebron James<br />
19<br />
Stephen Curry<br />
16<br />
Giannis Antetokounmpo<br />
16<br />
Damian Lillard<br />
16<br />
Chris Paul<br />
14<br />
6<br />
© Icon Sport<br />
7<br />
© Icon Sport<br />
8<br />
© Icon Sport<br />
9<br />
© Icon Sport<br />
10<br />
© Icon Sport<br />
Karl-Anthony Towns<br />
14<br />
Marcus Smart<br />
13<br />
Chet Holmgren<br />
13<br />
Jaden Ivey<br />
13<br />
James Harden<br />
12<br />
Les joueurs de NBA sont des superstars des réseaux sociaux : sur les 10 publications les plus engageantes de la dernière année par des<br />
athlètes professionnels majeurs, huit appartiennent à des joueurs de NBA et quatre des cinq premiers viennent de LeBron James.<br />
72<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [[N°19] N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2020 2023
Plus de deux joueurs<br />
NBA sur trois<br />
portent des Nike<br />
©SUSA/Icon Sport<br />
Qui sont les équipementiers les<br />
mieux représentés aux pieds des<br />
joueurs de NBA ? Une étude fait de<br />
Nike un acteur hégémonique en la<br />
matière.<br />
Depuis que la NBA a supprimé<br />
ses règles sur le port des chaussures<br />
en 2018, les joueurs ont la<br />
possibilité de porter n’importe<br />
quelle marque, couleur et type<br />
de chaussures sur le terrain. Mais si le<br />
choix des marques est vaste, les joueurs<br />
ne font pas vraiment preuve d’originalité<br />
selon une étude de Basketball Insiders<br />
effectuée à partir des données de<br />
Kix Stats. Nike représentait ainsi<br />
plus de 67% des chaussures<br />
portées par les joueurs NBA !<br />
Soit plus de deux joueurs sur trois ! Donc<br />
pas uniquement les stars comme Le-<br />
Bron James, Kevin Durant ou Giannis Antetokounmpo.<br />
Presque tous les joueurs<br />
de NBA ont signé un contrat avec Nike<br />
ou ont été ambassadeurs à un moment<br />
donné de leur carrière.<br />
À la deuxième place, on retrouve<br />
Adidas, avec environ<br />
11% des joueurs, six fois moins<br />
que Nike. La part de Jordan Brand ne<br />
représente que 7,6% sur cette saison.<br />
Mais comme la marque au « Jumpman »<br />
LA DOMINATION DE LA<br />
MARQUE À LA VIRGULE<br />
TEND À DIMINUER AVEC<br />
L’ARRIVÉE DE NOUVEAUX<br />
ACTEURS.<br />
est une filiale de Nike, cela signifie que<br />
près de 75% des joueurs optent pour le<br />
giron de la marque de l’Oregon. Les trois<br />
premières marques représentent 86%<br />
des chaussures portées dans la ligue<br />
cette saison.<br />
Toutefois, la domination de la marque à<br />
la virgule tend à diminuer avec l’arrivée<br />
de nouveaux acteurs.<br />
Le phénomène devrait se poursuivre<br />
alors que l’étude note la progression<br />
de Puma qui représente<br />
3% des chaussures portées<br />
en NBA la saison dernières, avec les<br />
signatures de jeunes talents. Derrière, ils<br />
sont nombreux à se partager quelques<br />
points : Under Armour (2,2%), New Balance<br />
(1,99%), Anta (1,97%), Li-Ning (1,67%),<br />
Converse (1.57%) et 361° (0,56%). n<br />
©SUSA/Icon Sport<br />
La saison dernière, le Miami Heat<br />
a d’abord joué au FTX Arena avant<br />
d’évoluer dans le Kaseya Center...<br />
sans déménager.<br />
Le Heat<br />
« relogé »<br />
au Kaseya<br />
Center<br />
Après la fin abrupte de son<br />
association avec FTX, déclaré<br />
en faillite, la franchise de NBA<br />
accueille la société de logiciels<br />
de sécurité Kaseya. La « FTX<br />
Arena » a été renommée<br />
« Kaseya Center » selon un<br />
contrat long de 17 ans et<br />
valorisé 117 M$. L’arena<br />
avait été rebaptisée FTX<br />
Arena il y a seulement deux<br />
ans après que la société de<br />
cryptomonnaies avait négocié<br />
un accord sur 19 ans, estimé<br />
à 135 M$. « L’effondrement<br />
de notre ancien partenaire a<br />
pris tout le monde par surprise<br />
mais, en collaboration avec le<br />
comté de Miami-Dade, nous<br />
avons travaillé efficacement<br />
et incroyablement rapidement<br />
pour combler cette lacune<br />
avec Kaseya », explique Eric<br />
Woolworth, président des<br />
opérations commerciales du<br />
Heat. Valorisée 12 milliards<br />
de dollars, Kaseya a son siège<br />
social à Miami. Elle est la<br />
première entreprise locale<br />
à décrocher les droits de<br />
naming de la salle du Heat<br />
(ex- American Airlines Arena<br />
entre 1999 et 2020).<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />
73
STRATÉGIE<br />
« Arkema est le premier<br />
partenaire exclusif<br />
de l’équipe de France féminine »<br />
Quelques jours avant la dernière Coupe du monde (20 juillet-20 août), l’équipe de<br />
France féminine de football avait recruté un nouveau sponsor exclusif. Arkema,<br />
déjà partenaire de la D1 en tant que partenaire-titre (D1 Arkema), est désormais<br />
partenaire de l’équipe nationale féminine. Une originalité que nous décrypte Vincent<br />
Cottereau, Responsable Image, <strong>Sponsoring</strong>, Mécénat et Influence chez Arkema.<br />
L’implication d’Arkema dans la<br />
production du biopic Marinette<br />
(réalisée par Virginie Verrier)<br />
est étonnante. Comment est<br />
née l’association ?<br />
Le plus simplement du monde. Comme<br />
depuis les débuts d’Arkema dans le<br />
sponsoring, il s’agit d’une rencontre. Lors<br />
d’un événement, nous avons échangé<br />
avec la réalisatrice du film Virginie<br />
Verrier. Elle nous a exposé son projet<br />
et sa recherche de financement. Son<br />
idée nous a séduit. Pour Arkema, il s’agit<br />
d’une opportunité supplémentaire de<br />
continuer à soutenir le football féminin et<br />
surtout son développement. Nous avons<br />
ensuite rencontré Marinette Pichon. Ce<br />
qui nous a conforté dans notre idée.<br />
Nous sommes d’autant plus ravis d’être<br />
impliqués que ce n’est pas un film sur<br />
le football féminin. Il s’agit d’un film de<br />
société qui aborde différentes thématiques<br />
compliquées comme la place des<br />
femmes dans la société. Le film parle<br />
aussi de violence familiale et de l’homosexualité<br />
de Marinette Pichon, plus ou<br />
moins assumée au début de sa carrière.<br />
En tant que groupe, Arkema trouve intéressant<br />
de mettre ces sujets en lumière.<br />
D.R.<br />
Avec la Fédération française<br />
de football (FFF), Arkema<br />
ajoute un nouvel étage à son<br />
engagement auprès du football<br />
féminin. Comment différencier<br />
votre rôle de partenaire-titre<br />
de la D1 et celui de partenaire<br />
de la FFF ?<br />
C’est exactement ça. C’est un étage de<br />
plus. Cette nouvelle association nous permet<br />
d’affirmer Arkema comme partenaire<br />
de l’ensemble du football féminin et pas<br />
uniquement de la D1 Arkema. Le championnat,<br />
c’est élite. Mais avec la FFF, en<br />
plus de l’équipe de France féminine, on<br />
touche aussi le football amateur. C’est la<br />
suite logique de notre engagement dans<br />
le football féminin.<br />
Dans ce cas, pourquoi avoir<br />
attendu 2023 ?<br />
Pour être transparent, Arkema ne dispose<br />
pas des moyens financiers et humains<br />
d’autres partenaires. Nous avions besoin<br />
de nous tester sur la D1 Arkema et de<br />
comprendre comment travailler avec la<br />
fédération. Comme nous avons prolongé<br />
le naming du championnat jusqu’en 20<strong>25</strong>,<br />
nous sommes arrivés à la conclusion<br />
que nous pouvions franchir un nouveau<br />
palier. En parallèle, il faut tenir compte<br />
également de notre engagement dans la<br />
voile jusqu’en décembre 2022. Depuis dix<br />
ans, Arkema était le partenaire principal<br />
de l’équipe Lalou Multi. Nous avons réorienté<br />
cette association sur les matériaux,<br />
mais pas renouvelé le naming. Quand<br />
l’accord s’est arrêté, l’association avec<br />
la FFF est apparue comme le meilleur<br />
moyen de compléter la D1 Arkema. Qui<br />
plus est, nous sommes arrivés dans une<br />
période où la Fédération a engagé un<br />
nouveau projet de développement du<br />
football féminin avec une présence plus<br />
affirmée de Jean-Michel Aulas, ainsi que<br />
plusieurs échéances sportives intéressantes<br />
avec les JO 2024 et l’Euro 20<strong>25</strong><br />
en Suisse.<br />
Pour la première fois, l’équipe de France de football féminin dispose de son propre<br />
partenaire avec Arkema.<br />
© Icon Sport<br />
76<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023
n’abandonne pas la recherche<br />
Les rencontres entre l’Olympique Lyonnais et le Paris SG sont devenues un classique<br />
de la D1 Arkema.<br />
Avec un accord novateur…<br />
Effectivement. Jusqu’à présent, la FFF<br />
ne commercialisait pas des contrats<br />
« équipe de France féminine ». C’est un<br />
pacte global. Arkema est le premier partenaire<br />
exclusif de l’équipe de France<br />
féminine. Cela nous tenait à coeur et la<br />
fédération l’a parfaitement compris. Aujourd’hui,<br />
il s’agit d’une exclusivité. Peutêtre<br />
que, demain, d’autres marques voudront<br />
nous suivre sur ce chemin.<br />
Vous prônez le développement<br />
du football féminin et au-delà<br />
de la féminisation du groupe,<br />
mais vous êtes un acteur BtoB.<br />
Il est tout de même paradoxal<br />
de s’engager au travers d’un<br />
sport grand public ?<br />
Arkema est toujours en recherche d’innovation.<br />
Être là où on ne nous attend<br />
pas fait partie de l’ADN de la marque. Accompagner<br />
le développement du football<br />
féminin pour une entreprise industrielle,<br />
c’est aussi prendre le contre-pied<br />
et c’est en phase avec notre ambition<br />
de faire évoluer le groupe en interne. Ce<br />
n’est pas un investissement de façade. Il<br />
y a une vraie logique derrière. Nos salariés,<br />
nos managers le voient. Nous recevons<br />
beaucoup plus de candidatures féminines<br />
qu’auparavant. Lors des salons,<br />
auprès des futurs diplômés, notre engagement<br />
suscite l’intérêt. Les candidates<br />
écoutent nos arguments.<br />
Comment activez-vous votre<br />
partenariat dans la D1<br />
Arkema ?<br />
Sur certaines rencontres, lorsque les<br />
infrastructures le permettent, nous déployons<br />
un show-room pour expliquer le<br />
métier d’Arkema. De la pédagogie aussi<br />
sur nos matériaux. Nous sommes présents<br />
partout dans le quotidien du public,<br />
mais il ne le perçoit pas nécessairement.<br />
Dans les chaussures de football, il y a du<br />
Arkema. Prenez l’équipe de France féminine.<br />
Plus d’une joueuse sur deux est<br />
équipée d’une paire de crampons issue<br />
de notre technologie. Que ce soit du<br />
Nike, de l’Adidas ou du Puma. Pour cette<br />
nouvelle saison, nous nous sommes fixés<br />
comme ambition d’être présent au moins<br />
une fois dans le stade de chacune des<br />
équipes du championnat.<br />
Le processus peut être long,<br />
voire très long. Est-ce que<br />
cela signifie que vous vous<br />
engagez pour longtemps ?<br />
Aujourd’hui, Arkema est engagé jusqu’en<br />
20<strong>25</strong> sur deux contrats, l’équipe de<br />
France et le naming. Il est trop tôt pour<br />
envisager au-delà. Lorsque les discussions<br />
s’ouvriront, je suppose en 2024,<br />
nous pourrons faire le point. Arkema<br />
était là en 2019 pour soutenir l’organisation<br />
de la Coupe du monde de football<br />
féminin en France. C’était notre premier<br />
fait d’armes. Nous avons enchaîné sur<br />
un premier contrat de naming de trois<br />
ans que nous avons renouvelé pour trois<br />
ans de plus. Nous sommes restés partenaire-titre<br />
en voile durant dix années.<br />
Donc tous les espoirs sont permis.<br />
Puisque le sociétal a pris le<br />
dessus, la communication sur<br />
la technologie du groupe est<br />
terminée ?<br />
Ce n’est pas tout à fait ça. Sur le plan<br />
du marketing sportif, oui. Mais Arkema<br />
© Icon Sport<br />
©Jeanne Frank<br />
Point.P s’engage<br />
pour l’aprèscarrière<br />
des<br />
joueuses<br />
En mai dernier, Point.P<br />
présentait en avant-première le<br />
documentaire « Renaître », qui<br />
incarne la volonté de l’enseigne<br />
d’accompagner les joueuses à<br />
préparer et à réussir leur aprèscarrière.<br />
Durant six mois, le<br />
réalisateur Laurent Vautrin a suivi<br />
Sophie Vaysse (Paris FC) et Tanya<br />
Romanenko (AS Saint-Etienne)<br />
dans le cadre du dispositif<br />
« Passe Décisive pour l’Avenir »,<br />
lié à l’arrêt prochain de leur<br />
sport. « Soutenir des sportives<br />
de haut-niveau, et pouvoir les<br />
accueillir au sein de nos équipes<br />
nous permet de faire un lien<br />
concret entre notre partenariat<br />
avec le football français, et notre<br />
entreprise », explique Bertrand<br />
Alard, Directeur Marketing<br />
Point.P. Le documentaire de 26<br />
minutes a été diffusé dans les<br />
semaines suivante sur Sport<br />
en France, la chaîne du Comité<br />
National Olympique et Sportif<br />
Français (CNOSF).<br />
et le développement. Nous ne sommes<br />
plus sponsor d’un bateau de course,<br />
mais nous restons en très bons termes<br />
avec Lalou Multi. Nous restons son partenaire<br />
technique. Nous continuons par<br />
exemple de lui fournir une résine thermoplastique<br />
recyclable alors que le<br />
chantier travaille depuis des années sur<br />
la création de bateaux recyclables. Il dispose<br />
d’un savoir-faire reconnu et continue<br />
de remporter des courses. n<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />
77
STRATÉGIE<br />
©DreamArtMedia<br />
Pour animer la caravane de Senseo, 27 caravaniers sont mobilisés.<br />
Comment j’ai « distribué »<br />
du bonheur sur le Tour<br />
La Tour de France, on vient le voir pour les coureurs, mais aussi pour le<br />
barnum tout autour. Et notamment pour sa caravane. La deuxième source de<br />
motivation du public selon Amaury Sport Organisation (ASO), l’organisateur de<br />
la Grande Boucle. Depuis 1930, la caravane publicitaire fait partie du spectacle<br />
en partant deux heures avant le peloton. Durant une demi-heure, 150 véhicules<br />
sur 10 kilomètres et 570 caravaniers qui représentent 33 marques et institutions<br />
distribuent des cadeaux au public. Cette année, nous étions sur l’un des chars<br />
de Senseo pour participer à la 15 e étape : Les Gets Les Portes du Soleil - Saint-<br />
Gervais Mont-Blanc. Par Emmanuel Frattali<br />
78<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023
Etape de montagne oblige,<br />
certaines précautions sont à<br />
prendre. Au-delà de la crème<br />
solaire, la ponctualité est impérative<br />
pour ne pas enrayer<br />
la belle mécanique. Le rendez-vous<br />
est fixé pour 8h45 sur le parking d’une<br />
zone artisanale où sont regroupés plusieurs<br />
véhicules de la caravane dont<br />
ceux de Skoda, La Française des Jeux,<br />
et d’Orangina. La caravane de Senseo<br />
est composée de cinq véhicules dont<br />
trois chars. Être ponctuel ne suffit pas.<br />
L’arrêté préfectoral fermant plusieurs<br />
routes d’accès dès 7h30, il faut anticiper<br />
alors qu’une bonne heure de route<br />
nous sépare du lieu de rendez-vous.<br />
Va pour le réveil à 5h00. A 8h03, je<br />
signale ma présence sur le « parking<br />
technique ». Je remets les clefs de<br />
mon véhicule à un membre de la logistique.<br />
Il sera chargé sur la plateforme<br />
d’un camion. Je le retrouverai<br />
à l’arrivée. Pendant ce temps, l’équipe<br />
des caravaniers arrive. Pour eux, la<br />
caravane du Tour de France n’a plus<br />
de secret ou presque. En majorité, ils<br />
officient depuis plusieurs années. Un<br />
semi-remorque vient interrompre les<br />
présentations. Il faut charger les véhicules<br />
des goodies : chaussettes (taille<br />
39-40) ; cabas ; drapeaux à l’effigie de<br />
la marque et les fameuses dosettes.<br />
Ce sera du café au lait. Le cahier des<br />
charges de l’organisateur impose aux<br />
marques de proposer, dans la mesure<br />
du possible, des goodies qui peuvent<br />
être consommés sur place, ou qui<br />
sont réutilisables. Même si mes gestes<br />
sont hésitants, je contribue à la tâche<br />
en vidant les cartons dans différents<br />
sacs. Il faut tenir une journée de 180<br />
km pour animer le parcours. Dimitri, le<br />
chef caravanier de Senseo (15 Tours<br />
de France à son actif maintenant),<br />
vient me chercher. Il me présente mon<br />
« bureau » pour la journée. Ce sera une<br />
tasse à café géante ! Nous serons six<br />
à bord du char. Le chauffeur, casque<br />
de cycliste sur la tête, Yannick l’animateur<br />
et trois salariés du groupe JDE<br />
Coffee. Ils vont découvrir l’ambiance<br />
du Tour de France.<br />
Avant le départ effectif, l’équipe se<br />
rassemble pour écouter les recommandations<br />
de Dimitri, notamment sur<br />
la sécurité. Lorsque le convoi s’élance,<br />
à 11h05, la sono commence à cracher<br />
ses décibels. Le même enchaînement<br />
de cinq morceaux entrecoupés d’un<br />
message publicitaire de la marque.<br />
Du haut de ma tasse, j’observe la foule<br />
©DreamArtMedia<br />
5<strong>25</strong> 000<br />
Sur le Tour de France 2023, Senseo a<br />
distribué 5<strong>25</strong>.000 goodies dont<br />
400.000 dosettes café au<br />
lait, des drapeaux et sacs en<br />
PET recyclé et des chaussettes à 52 % en<br />
coton recyclé. En 2022, la dosette souple<br />
de café était le 12 e cadeau préféré des<br />
spectateurs* (+23 places).<br />
de curieux venus saluer les coureurs.<br />
Pardon, la caravane. Yannick nous recommande<br />
ne pas hésiter à faire signe<br />
au public. « C’est que du bonheur ! »,<br />
dit-il. La chorégraphie est parfaite. Un<br />
signe de la main déclenche l’euphorie<br />
parmi les spectateurs. A moins que<br />
ce ne soit la distribution des goodies.<br />
Chacun son rôle. Harnaché à l’avant<br />
›<br />
©DreamArtMedia<br />
Nouveauté du Tour 2023, la machine à café de 3,3 mètres de haut, montée sur un<br />
quad, attire l’oeil.<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />
79
STRATÉGIE<br />
©DreamArtMedia<br />
En plus de ses cinq véhicules dans la caravane, Senseo déploie un coffee truck itinérant,<br />
un espace café sur le village départ et deux triporteurs.<br />
notre parcours se termine et je retrouve<br />
comme prévu mon véhicule. Le<br />
vainqueur de l’étape à Saint-Gervaisles-Bains<br />
n’est pas encore connu (ce<br />
sera Wout Poels, ndlr). La journée des<br />
caravaniers n’est pas terminée. Il faut<br />
convoyer les véhicules vers la zone<br />
adéquate, les nettoyer avant de profiter<br />
de la journée de repos du lendemain<br />
pour reprendre des forces avant<br />
la dernière ligne droite.<br />
Durant les trois semaines de course,<br />
juchés sur l’un des véhicules à l’effigie<br />
de la marque, les caravaniers de<br />
Senseo auront distribué 5<strong>25</strong>.000 goodies<br />
! Une tâche physique et qui peut<br />
paraître répétitive, mais dont ils ne se<br />
lassent pas. Le décor change tous les<br />
jours, des amitiés se créent, des souvenirs<br />
s’empilent alors que le sourire<br />
qui illumine le visage des spectateurs<br />
au passage de la caravane donne le<br />
sentiment de porter le maillot jaune à<br />
chaque étape. n<br />
›<br />
du char, Yannick harangue le public<br />
qui doit gagner sa paire de chaussettes.<br />
Un sourire et c’est gagné. Un<br />
panier de basket improvisé avec du<br />
carton avec la mention « en plein dans<br />
le mille », un parapluie à l’envers ou<br />
un costume des plus improbables,<br />
certains spectateurs redoublent d’ingéniosité<br />
pour s’attirer les bonnes<br />
grâces des caravaniers. Les plus expérimentés<br />
doublent leur chance en<br />
venant en famille et en se positionnant<br />
des deux côtés de la route (chaque<br />
véhicule « travaille » sur son bord de<br />
route et ne peut pas lancer des objets<br />
de l’autre côté par mesure de<br />
sécurité, ndlr). Conduire un véhicule<br />
de la caravane réclame de l’attention.<br />
Dans les villages et les ascensions de<br />
Senseo en chiffres<br />
✔ 1 foyer sur 4<br />
possède une machine à café Senseo<br />
✔ 79 % de notoriété<br />
auprès du grand public **<br />
✔ 1,2 million de machines<br />
à café Senseo vendues en 2022<br />
✔ 348 dosettes Senseo<br />
vendues par an et par foyer ***<br />
✔ 11 ans de partenariat<br />
avec le Tour de France<br />
cols, il faut littéralement se frayer un<br />
chemin au milieu d’une foule enthousiaste.<br />
Un permis B est nécessaire,<br />
mais le gabarit XXL de certains engins<br />
réduit la maniabilité. C’est là qu’entre<br />
en jeu l’expérience de Stéphane, notre<br />
chauffeur. Professeur de sport dans le<br />
civil, il consacre depuis plusieurs années<br />
une partie de ses étés à conduire<br />
un char de la caravane. Avec toujours<br />
le même enthousiasme, même s’il ne<br />
voit rien de la course. Il y a le Tour et<br />
leur Tour.<br />
Depuis le début, moi et les autres passagers<br />
nous assistons Yannick dans<br />
sa distribution en l’alimentant ou en<br />
distribuant nous-même les différents<br />
produits lorsque la foule se fait plus<br />
dense. Mais les kilomètres défilent et<br />
le stock diminue dangereusement. Il<br />
faut ralentir la cadence des envolées<br />
de cadeaux. Tandis que l’animateur<br />
promet la prochaine paire de chaussettes<br />
à celui qui lui enverra son plus<br />
beau sourire, il nous faut inventorier le<br />
moindre objet publicitaire tombé des<br />
sacs pour reconstituer un semblant<br />
de stock. C’est la quête du graal. L’ascension<br />
finale approche, mais notre<br />
char n’ira pas plus loin. Trop de public<br />
au sommet, pas assez de place pour<br />
opérer un demi-tour. Notre char quitte<br />
la route que continuent d’emprunter<br />
les véhicules plus légers comme les<br />
FIAT 500 et le quad. De toute façon,<br />
on a tout donné. Au propre comme<br />
au figuré. Il est temps de descendre,<br />
©DreamArtMedia<br />
Un espace café<br />
autonome en<br />
énergie<br />
Tout au long du Tour de France,<br />
la marque était présente<br />
sur le village départ avec<br />
son « Espace Café » pour<br />
accueillir les suiveurs le temps<br />
d’une pause-café. Un kiosque<br />
autonome en énergie. Avec<br />
une toiture de 20 m² avec<br />
des auvents photovoltaïques<br />
translucides qui produisant plus<br />
de 3kW d’énergie grâce au<br />
soleil, le kiosque ne nécessite<br />
aucun raccordement électrique<br />
pour le fonctionnement de ses<br />
machines à café Senseo.<br />
80<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023
© PKC MEDIA<br />
« Senseo est la marque qui a le plus<br />
d’affinité avec le Tour de France »<br />
Alors que la 110 e édition du Tour de<br />
France s’est soldée par une nouvelle<br />
victoire du Danois Jonas Vingegaard,<br />
la caravane publicitaire a continué<br />
d’enthousiasmer le public au bord<br />
des routes. Les marques présentes<br />
dans le défilé qui précède le peloton<br />
en font un temps fort de la communication.<br />
Emilie Obadia, Marketing<br />
Manager chez JDE Coffee (Senseo,<br />
Tassimo, Jacques Vabre, Café<br />
Grand’Mère, Maxwell House et L’Or<br />
en France), nous explique pourquoi<br />
participer à la caravane la plus importante<br />
parmi celles de tous les<br />
grands tours cyclistes est attractif<br />
pour une marque comme Senseo.<br />
Qu’est-ce qui rapproche Senseo<br />
du Tour de France ?<br />
Senseo est une marque leader sur le<br />
segment des dosettes souples en GMS<br />
(Grande et moyenne surface). Elle met<br />
en avant des valeurs d’accessibilité, de<br />
partage et fédère autour d’elle. Comme<br />
le Tour de France. Senseo est le café officiel<br />
de la Grande Boucle depuis 2013.<br />
Nous nous inscrivons donc dans la durée<br />
également puisque l’accord a été<br />
prolongé jusqu’en 2027. En nous associant<br />
au Tour, Senseo cherche à être au<br />
plus proche de ses consommateurs qui<br />
sont aussi des familles présentes sur le<br />
bord de la route. Notre présence dans<br />
la caravane accompagne une prise de<br />
parole massive à cette période de l’année<br />
avec des opérations en magasins<br />
et une communication en digital.<br />
En onze éditions, qu’est-ce qui a<br />
changé dans votre dispositif ?<br />
Les fondamentaux restent les mêmes.<br />
Mais à chaque édition, nous cherchons<br />
à optimiser toujours un peu plus notre<br />
dispositif pour être au plus proche de<br />
nos consommateurs et demeurer le<br />
café officiel du Tour de France avec<br />
« une longueur d’avance ».<br />
Cette saison, vous avez ajouté<br />
un partenariat avec l’équipe<br />
Arkéa-Samsic. Pourquoi ?<br />
On souhaite promouvoir les valeurs<br />
sportives et notre rapprochement avec<br />
l’équipe Arkéa-Samsic permet d’accroître<br />
notre lien avec le monde cycliste.<br />
Pour aller encore plus loin, c’està-dire<br />
vers un sport plus inclusif, nous<br />
accompagnons à la fois l’équipe masculine<br />
et l’équipe féminine.<br />
D.R.<br />
Emilie Obadia,<br />
Marketing Manager JDE Coffee<br />
Parmi toutes les marques du<br />
groupe JDE, pourquoi avoir<br />
retenu Senseo pour le Tour de<br />
France ?<br />
Senseo, c’est la marque populaire par<br />
excellence. Elle parle à une cible large<br />
et, finalement, il s’agit de la marque<br />
qui a le plus d’affinité avec le Tour de<br />
France. Avec cet ADN en commun, la légitimité<br />
de Senseo sur la Grande Boucle<br />
est très forte. Ce sont des données que<br />
l’on retrouve dans nos enquêtes : 74 %<br />
du public jugent légitime la présence<br />
de Senseo sur le Tour (+10 points depuis<br />
2016). En 2022, notre caravane était la<br />
6 e caravane alimentaire préférée des<br />
spectateurs* (+1 place vs 2021).<br />
Certaines années, vous vous<br />
retrouvez impliqué dans le Tour<br />
de France et la Transat Jacques<br />
Vabre Normandie Le Havre.<br />
Est-ce que cela vous oblige à<br />
procéder à des arbitrages ?<br />
Les deux opérations sont cloisonnées.<br />
Le Tour de France a lieu chaque année<br />
pour Senseo et la Transat Jacques Vabre,<br />
tous les deux ans. En 2023, nous avons la<br />
chance d’avoir deux rendez-vous au calendrier.<br />
Comme les deux événements<br />
se déroulent à deux périodes différents<br />
(l’un en juillet, l’autre en octobre), il n’y a<br />
pas d’embouteillage. Les deux événements<br />
sont porteurs de valeurs fortes<br />
chez nous en interne et correspondent<br />
à l’ADN de nos marques respectives. La<br />
preuve qu’il n’y a pas d’arbitrage : nous<br />
avons ajouté un véhicule supplémentaire<br />
dans la caravane du Tour avec une machine<br />
Senseo XXL (3,3 mètres de haut,<br />
ndlr) montée sur un quad. n<br />
* Sources : *Étude Kantar - Études spectateurs 2022 / **Brand Tracker<br />
Q4 2022 /***NielsenIQ, CAM P3’22<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />
81
STRATÉGIE<br />
D.R.<br />
« Le Tour de France concentre<br />
l’essentiel de notre budget<br />
de communication »<br />
En novembre prochain, Logis Hôtels dévoilera une nouvelle identité graphique<br />
lors de son congrès. Un événement d’envergure. Lors de son précédent congrès,<br />
en 2018, l’enseigne avait annoncé à ses adhérents son partenariat avec le Tour de<br />
France. L’occasion de revenir avec son Directeur général, Karim Soleilhavoup, sur<br />
l’engagement de Logis Hôtels auprès de la Grande Boucle et des objectifs qui en<br />
découlent. Par Emmanuel Frattali<br />
Comment présenteriez-vous les<br />
atouts du groupe Logis Hôtels<br />
à ceux qui ne vous connaîtraient<br />
pas encore ?<br />
Logis Hôtels, c’est à la fois de l’hôtellerie<br />
et de la restauration. On dort bien dans<br />
un Logis Hôtels, et on mange bien aussi.<br />
La qualité de la restauration est un marqueur<br />
de l’enseigne. Je dis souvent que<br />
nous sommes la plus grande chaîne de<br />
restaurants en France avec 1.850 établissements,<br />
avec 1.850 cartes et 1.850 façons<br />
de servir des produits locaux à plus de<br />
80% et des produits de saison. Chacun<br />
proposera une expérience unique. Dans<br />
D.R.<br />
Karim Soleilhavoup - Directeur Général<br />
Groupe Logis Hôtels.<br />
90% des cas, vous serez accueilli par les<br />
propriétaires. C’est cette authenticité que<br />
nos clients viennent chercher. Nous disposons<br />
aussi d’un maillage exceptionnel.<br />
En France, vous trouverez un établissement<br />
Logis Hôtels à moins de 12 km de<br />
vous à vol d’oiseau. Cette année, plus de<br />
100 Logis Hôtels étaient à moins de 3 km<br />
du parcours du Tour de France.<br />
Pourquoi avoir choisi le Tour de<br />
France pour communiquer ?<br />
C’est d’abord un mariage naturel me<br />
semble-t-il. Le Tour de France valorise les<br />
territoires, comme Logis Hôtels. Je n’hé-<br />
82<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023
D.R.<br />
41<br />
De la Normandie au Rhône en passant<br />
par le Grand-Est, la Bourgogne Franche<br />
Comté, Auvergne Rhône Alpes, la Tournée<br />
des régions de Logis Hôtels a rendu visite à<br />
41 hôteliers du groupe cette année.<br />
11<br />
Pour participer à la caravane du Tour<br />
de France, il faut, au minimum, deux<br />
véhicules afin de pouvoir distribuer des<br />
goodies des deux côtés de la route et<br />
que les spectateurs ne prennent pas le<br />
risque de traverser. Mais il n’y a pas de<br />
maximum imposé. Cette année, le<br />
plus long cortège est celui<br />
d’E. Leclerc avec 11 véhicules.<br />
consiste à fédérer le réseau, et de donner<br />
de la fierté à nos adhérents. Notamment<br />
par notre statut d’« Hébergeur Officiel de<br />
la Grande Boucle ». Depuis 2019 Logis Hôtels<br />
a déjà accueilli 55 équipes au sein de<br />
ses établissements. L’occasion pour ses<br />
hôteliers d’intégrer les coulisses de cet<br />
événement.<br />
Comment votre dispositif se<br />
met-il en place ?<br />
Le cœur du dispositif est évidemment la<br />
caravane composée de cinq véhicules.<br />
Les trois véhicules de tête, sur des bases<br />
de Mini Cooper, évoquent une de nos activités<br />
avec un véhicule-hôtel, un véhicule<br />
avec un chef pour évoquer la restauration<br />
et un avec un énorme oreiller pour<br />
expliquer à quel point notre literie est<br />
confortable. Ils sont accompagnés par<br />
un char avec la présence d’un groom.<br />
Il est là pour montrer à quel point le réseau<br />
est aux petits soins des clients. Nos<br />
caravaniers distribuent des étiquettes<br />
bagages. Certaines contiennent des<br />
« tickets or ». Des bons de réduction de<br />
50€ à dépenser dans le Logis Hôtels de<br />
son choix. Sur l’ensemble du parcours,<br />
350.000 goodies auront été distribués<br />
aux spectateurs, dont 200 tickets d’or.<br />
dans les régions qui ne verront pas la<br />
Grande Boucle. Deux véhicules de la caravane<br />
(la mini « chef » et la mini « hôtel »)<br />
se déplacent auprès des hôteliers pour<br />
proposer une animation à leurs clients.<br />
Cette animation en dehors de<br />
la période du Tour vous permet<br />
également de rentabiliser votre<br />
investissement sur une plus<br />
longue période…<br />
C’est exactement ça. Le Tour de France<br />
concentre l’essentiel de notre budget de<br />
communication, pour ne pas dire l’unique.<br />
C’est dire l’importance accordée au Tour<br />
et à l’activation périphérique. Mon enjeu<br />
est d’étendre la période d’exploitation<br />
de cette licence le plus possible pour ne<br />
pas la limiter à un seul mois sur douze.<br />
Avec la Tournée des régions, c’est un<br />
tiers de l’année qui est concerné. Pour<br />
créer l’événement localement, nous<br />
nous sommes associés avec un autre<br />
partenaire du Tour, le Champagne Castelnau*.<br />
Chaque étape est ponctuée par<br />
une animation pétanque. L’ensemble<br />
du dispositif évolue au fil des éditions.<br />
Après chaque Tour, on regarde ce qui a<br />
fonctionné ou pas. Et nous affinons pour<br />
l’édition suivante. Ce qui nous a conduit<br />
à ajouter un animateur pour le char. Il<br />
rend notre caravane plus vivante. Logis<br />
Hôtels est aussi impliqué dans la découverte<br />
du territoire par le vélo avec 600<br />
hôtels labellisés «Logis vélo». Cela signifie<br />
: un local sécurisé pour stocker son<br />
vélo la nuit, un endroit avec une trousse<br />
à outil pour faire les réparations. n<br />
* A consommer avec modération.<br />
site pas à dire que nous sommes un acteur<br />
à impact sur les territoires. 70 % des<br />
fournisseurs dans nos établissements<br />
sont départementaux, 85% de l’approvisionnement<br />
en produits et services fournis<br />
sont réalisés au niveau de la région.<br />
Un autre point important pour nous tient<br />
à la dimension internationale du Tour de<br />
France. Avec notre implantation dans plusieurs<br />
pays européens, 45% de la clientèle<br />
de Logis Hôtels est internationale et<br />
plus du tiers est européenne. Le Tour de<br />
France va partout. Un autre enjeu pour<br />
nous est de créer de la proximité avec la<br />
marque alors que le Tour est notre unique<br />
dispositif de communication. La communion<br />
entre le public au bord des routes<br />
et notre dispositif dans la caravane est<br />
extrêmement forte. Le troisième enjeu<br />
D.R.<br />
Il y a en plus un véhicule RP pour accueillir<br />
des invités sur les différentes étapes<br />
(hôteliers, partenaires, mais également<br />
les équipes des hôtels). Logis Hôtels est<br />
également présent sur les Fan Parks. Le<br />
public pédale sur des cycles aménagés<br />
pour fabriquer un smoothie. En 2022,<br />
cinq hôteliers ont accueilli en plus un escape<br />
game dans une chambre au profit<br />
des apprentis d’Auteuil. De cette façon,<br />
nous avons pu offrir 70 mallettes de<br />
couteaux pour les apprentis à la rentrée<br />
2022. Hors du Tour, depuis plusieurs éditions,<br />
nous avons mis en place le dispositif<br />
« Tournée des régions ». Il s’organise<br />
avant le Tour de France, spécifiquement<br />
Logis Hôtels<br />
en chiffres<br />
✔ 40.000 chambres<br />
✔ 15.000 employés<br />
✔ 8 pays<br />
(France, Allemagne, Andorre, Belgique,<br />
Espagne, Italie, Luxembourg, Canada)<br />
✔ 212,7 M€<br />
de chiffres d’affaires en 2022<br />
✔ 2 milliards de volume d’affaires<br />
✔ 1 er groupe restaurateurs hôteliers<br />
collectifs en Europe<br />
✔ 6 marques<br />
(Logis Hôtels, L’Exception Logis, Auberge<br />
de Pays, Cit’Hôtel, Châteaux & Demeures,<br />
Urban Style)<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />
83
STRATÉGIE<br />
© Pauline Ballet<br />
Activation lors du Tour de France.<br />
Au cœur des partenariats<br />
collaboratifs avec<br />
Hervé Bodinier<br />
Expert international du marketing du sport, Hervé Bodinier (fondateur de<br />
Sponsorship360 et ex-directeur consulting & activation de Lagardère Sports,<br />
aujourd’hui Sportfive) s’est relancé en 2021 dans l’entreprenariat avec la création de<br />
VMATCH. Une agence de conseil en communication centrée autour d’un concept : les<br />
partenariats collaboratifs dans et autour du sport et de l’entertainment. À l’heure du<br />
lancement de sa nouvelle branche, VMATCH Luxury, nous sommes partis à sa rencontre<br />
afin de mieux comprendre ses méthodes de travail et ses aspirations. Par Raphaël Marcant<br />
Doté d’expériences reconnues<br />
en agences, chez l’annonceur,<br />
dans l’événementiel et<br />
chez l’ayant-droit, Hervé Bodinier<br />
a créé VMATCH avec la<br />
volonté d’apporter des solutions plus<br />
innovantes et coconstruites entre les<br />
marques et les ayants droit. Avec à ses<br />
côtés Stéphane Boucher et Sébastien<br />
Hautin, 2 autres anciens de Lagardère<br />
Sports, l’agence fonde son expertise<br />
sur le principe de partenariats collaboratifs<br />
pour dépasser la notion de sponsoring,<br />
terme qui aujourd’hui ne reflète<br />
plus les enjeux multiples auxquels les<br />
parties prenantes font face. Cette approche<br />
vise à créer une osmose efficiente<br />
entre les différents acteurs,<br />
pour faire du fan un consommateur<br />
et du consommateur un fan, tout en<br />
répondant à des interrogations prépondérantes<br />
: la création et le partage<br />
de valeur et d’affinité avec ses cibles,<br />
le développement d’une image de<br />
84<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023
L’AGENCE CHERCHE<br />
À INTÉGRER DANS CHAQUE<br />
PARTENARIAT LA PRISE<br />
EN COMPTE<br />
DES ENJEUX SOCIÉTAUX<br />
ET ENVIRONNEMENTAUX<br />
DES MARQUES.<br />
D.R.<br />
Hervé Bodinier - Fondateur de VMATCH.<br />
Des valeurs fortes retranscrites jusque<br />
dans les habitudes prises par l’agence<br />
au quotidien « parce qu’on a envie de<br />
s’appliquer à nous-mêmes, pour notre<br />
marque employeur, ce que l’on revendique<br />
pour nos clients », nous a lancé<br />
le fondateur de VMATCH, traduisant<br />
concrètement ses propos par différents<br />
axes entrepris en interne : création<br />
d’une charte environnementale<br />
et éthique, mécénat de compétence,<br />
formation des équipes ou la réalisation<br />
d’un bilan carbone... Avec une dizaine<br />
collaborateurs présents à Paris et en<br />
province, des talents aux profils variés,<br />
VMATCH n’a pas de bureaux permanents<br />
mais réunit ses équipes deux<br />
fois par semaine ainsi qu’à l’occasion<br />
d’événements spécifiques et séminaires.<br />
marque positive et d’un héritage dans<br />
la durée. C’est ainsi que, par le biais de<br />
ce fil rouge, l’agence cherche à intégrer<br />
dans chaque partenariat la prise<br />
en compte des enjeux sociétaux et environnementaux<br />
des marques : « Ici, on<br />
souhaite aller au-delà de la recherche<br />
de visibilité sur un maillot, autour d’un<br />
stade, ou de dispositif de relations publiques.<br />
L’enjeu majeur est le sens des<br />
activations, l’engagement des communautés,<br />
l’originalité des expériences et<br />
des contenus créés entre les partenaires<br />
», détaille Hervé Bodinier.<br />
nécessaire de réaligner le(s) partenariat(s)<br />
face aux nouveaux enjeux et de<br />
développer de nouvelles campagnes<br />
pour mieux répondre aux attentes des<br />
cibles.<br />
AG2R La Mondiale, un partenaire historique<br />
de VMATCH illustre bien le positionnement<br />
des partenariats collaboratifs,<br />
qui font et donnent du sens. La<br />
marque est partenaire historique de<br />
son équipe cycliste éponyme (AG2R Citroën<br />
Team), du Tour de France et des<br />
Fédérations Françaises de Cyclisme et<br />
de Cyclo Tourisme. Mais son engagement<br />
dans le cyclisme va plus loin avec<br />
l’application et les événements Vivons<br />
Vélo pour parler santé et environne-<br />
›<br />
À ses yeux, ce sont ces partis pris<br />
qui font, et feront, les partenariats de<br />
demain. Pour ce faire, VMATCH met<br />
la priorité sur la co-construction des<br />
opportunités, afin d’être capable de<br />
définir une feuille de route commune,<br />
de faire ‘’matcher’’ la marque et l’ayantdroit,<br />
pour délivrer des conseils personnalisés,<br />
des activations mesurables<br />
et ajustables, tout au long du partenariat<br />
signé. Une stratégie qui fonctionne<br />
pour les deux types de clients de<br />
l’agence : les marques qui n’utilisent<br />
pas le sport dans leur communication,<br />
et qu’il faut conseiller sur les meilleures<br />
opportunités, ainsi que celles<br />
déjà présentes et pour lesquelles il est<br />
D.R.<br />
Opération pour Hennessy en partenariat avec la NBA.<br />
D.R.<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />
85
STRATÉGIE<br />
AG2R LA MONDIALE, UN<br />
PARTENAIRE HISTORIQUE<br />
DE VMATCH ILLUSTRE<br />
BIEN LE POSITIONNEMENT<br />
DES PARTENARIATS<br />
COLLABORATIFS, QUI FONT<br />
ET DONNENT DU SENS.<br />
›<br />
ment. Un dispositif mis en exergue lors<br />
de la Grand Boucle, dont l’édition 2023<br />
s’est récemment achevée.<br />
Les différentes actions<br />
réalisées :<br />
➤ La mise en place de parkings à vélos,<br />
surveillés et gratuits dans les villes<br />
étapes et les villes arrivées (1 parking<br />
/jour). Une activation particulièrement<br />
remarquée à Bordeaux, où un emplacement<br />
de 1000 places avait été réservé<br />
à cet effet.<br />
➤ Un espace animation, structure AG2R<br />
La Mondiale, installé sur les lieux d’arrivée<br />
et de départ (18 jours d’opérations)<br />
où les spectateurs étaient invités à réaliser<br />
1km à vélo, tant pour sa santé que<br />
pour la bonne cause. Les kilomètres<br />
parcourus étant transformés en dons<br />
par la marque au profit de l’Institut Pasteur<br />
(6000 participants).<br />
Opération pour AG2R La Mondiale.<br />
compteur solidaire de la communauté<br />
cycliste pour être transformés en don<br />
pour l’institut Pasteur.<br />
D.R.<br />
© A.S.O. / Herve Tarrieu<br />
Pour accélérer son développement,<br />
VMATCH a officialisé le lancement de<br />
VMATCH Luxury, un département dédié<br />
aux marques luxe et premium. « C’est important<br />
pour nous de montrer que nous<br />
disposons d’une expertise très forte et<br />
d’un leadership au niveau mondial dans<br />
le secteur du luxe. La dimension collaborative<br />
et une approche sur mesure sont<br />
les clés du succès. Avec nos nombreuses<br />
expériences et les talents de l’agence,<br />
nous aidons aussi bien les marques à<br />
comprendre les bénéfices d’un partenariat<br />
dans le sport que les ayants-droits à<br />
prendre en compte les attentes très spécifiques<br />
des marques de luxe», a-t-il expliqué,<br />
se projetant ensuite sur le futur de<br />
sa structure : « On réfléchit à l’idée de développer<br />
d’autres branches similaires, notamment<br />
pour valoriser notre savoir-faire<br />
dans des sports majeurs comme la F1, le<br />
cyclisme et sur les grands événements.<br />
On va aussi se diversifier pour accompagner<br />
des ayants-droits, jusqu’à proposer<br />
une offre de régie exclusive. Mais là aussi<br />
notre priorité sera de creuser ce sillon des<br />
partenariats collaboratifs en imaginant<br />
des droits sur-mesure et un nouveau marketing<br />
de l’offre. On veut aller encore plus<br />
loin, innover, créer, amener de nouveaux<br />
acteurs à investir et s’investir», a fini par<br />
conclure Hervé Bodinier. n<br />
➤ La Journée « Vivons Vélo » (7 juillet)<br />
lors de laquelle les coureurs de l’équipe<br />
AG2R-Citroën portent le maillot Vivons<br />
Vélo lors de leur présentation au public.<br />
Ce jour, leurs kilomètres sont ajoutés au<br />
VMATCH est à l’origine du partenariat entre Ulysse Nardin et The Ocean Race.<br />
D.R.<br />
86<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023
égie<br />
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de notre groupe ?<br />
© Géraldine Aresteanu<br />
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STRATÉGIE<br />
D.R.<br />
Illustration de la colline d’Elancourt post-JO 2024.<br />
Saint-Quentin-en-Yvelines<br />
terre de sport pour les Jeux<br />
Focus sur la communauté d’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines, qui<br />
accueillera plusieurs événements-phares des Jeux Olympiques de Paris 2024.<br />
Par Raphaël Marcant<br />
Le 13 septembre 2017, le Comité<br />
International Olympique (CIO) dévoilait<br />
le pays d’accueil des Jeux<br />
olympiques de 2024.. Entre Paris, et<br />
Los Angeles, c’est la capitale de la<br />
France qui a été désignée par l’organisation,<br />
tandis que le continent américain est<br />
déjà penché sur l’édition suivante (2028).<br />
La région Ile-de-France aura donc rendez-vous<br />
avec l’Histoire, en organisant<br />
à nouveau les Jeux, 100 ans après avoir<br />
déjà accueilli cet immense événement.<br />
Ainsi, la Ville Lumière sera la ville hôte des<br />
Jeux Olympiques 2024 (du 26 juillet au 11<br />
août) et Paralympiques (du 28 août au 8<br />
septembre), tout comme la communauté<br />
d’agglomération de Saint-Quentin-en-<br />
Yvelines, présente au cœur de l’événement.<br />
« CE QUI FAIT AUSSI NOTRE<br />
FORCE, CE SONT CES<br />
ÉQUIPEMENTS D’EXCEPTION<br />
CONSTRUITS PAR LES<br />
MAJORITÉS SUCCESSIVES. »<br />
Fin 2020, le comité d’organisation des<br />
Jeux Olympiques de Paris 2024 officialisait<br />
les sélections de quatre sites de l’agglomération<br />
de Saint-Quentin-en-Yvelines<br />
avec le Golf National, le Vélodrome National,<br />
le Stadium BMX et la Colline d’Elancourt.<br />
C’est notamment l’expérience forte<br />
du territoire pour accueillir d’importants<br />
événements sportifs qui a pesé dans la<br />
balance lors de cette sélection alors que<br />
le sport « est inscrit dans l’ADN du territoire<br />
», lance Laurent Mazaury, vice-président<br />
délégué aux sports à Saint-Quentin-en-<br />
Yvelines : « Ce qui fait aussi notre force,<br />
ce sont ces équipements d’exception<br />
construits par les majorités successives.<br />
Le Golf et le Vélodrome National ont été<br />
conçus pour favoriser le très haut niveau<br />
tout en étant, systématiquement, ouverts<br />
au plus grand nombre », confit-il pour SQ<br />
Terre d’innovations.<br />
Le Golf National<br />
Sur 139 hectares s’étalent deux parcours<br />
18 trous et un parcours école de sept trous.<br />
Un bel écrin situé à Guyancourt, terres<br />
d’accueil de l’Open de France et de la<br />
42 ème édition de la Ryder Cup en 2018 (une<br />
première en France), sur lequel les Jeux<br />
avaient misé dès 2017. Cette institution<br />
est déjà prête à accueillir les Jeux, confirmait<br />
Philippe Pilato, directeur du golf :<br />
« On sait que le site est prêt pour accueillir<br />
des événements de grande ampleur.<br />
La Ryder Cup, c’était quand même<br />
270 000 personnes sur une semaine, ce<br />
qui est vraiment monstrueux. On avait<br />
fait d’énormes travaux en fermant le site<br />
pendant quasiment un an. [...] Tout est<br />
prêt pour l’événement, on sait ce qu’on a,<br />
qu’on est parfaitement équipé. [...] Le but<br />
88<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023
D.R.<br />
est que les spectateurs fassent wow. »,<br />
lançait-il y a déjà deux ans dans un entretien<br />
accordé à TV78.<br />
Ce qui n’a néanmoins pas empêché le<br />
comité d’organisation de faire des tests<br />
récents lors des championnats du monde<br />
amateurs en septembre 2022, mais aussi<br />
les 26 et 27 juillet derniers à l’occasion<br />
des championnats de France jeunes.<br />
30 000 spectateurs seront attendus<br />
chaque jour tout au long du parcours de<br />
l’Albatros. De retour au premier plan en<br />
2009, après 112 ans d’absence, le tournoi<br />
olympique de golf (hommes et femmes)<br />
a été programmé du 1er au 10 août 2024.<br />
Le Vélodrome National<br />
Moyen de transport devenu sport, le cyclisme<br />
est plus que jamais présent au<br />
sein de la communauté d’agglomération<br />
de Saint-Quentin-en-Yvelines et ce, par le<br />
biais du Vélodrome National. Projet initié<br />
à l’occasion de la candidature de Paris<br />
pour l’organisation des Jeux Olympiques<br />
en 2012, il sera une terre de Jeux douze<br />
ans plus tard avec l’organisation de nombreuses<br />
épreuves, 19 au total, toutes rattachées<br />
au cyclisme sur piste (du 05 au<br />
11 août) et au para cyclisme sur piste (du<br />
29 août au 1er septembre). Pour peaufiner<br />
sa préparation, ce haut lieu du cyclisme<br />
tricolore a accueilli de nombreux<br />
événements tels que les Championnats<br />
du monde de piste UCI Tissot 2022 (12<br />
au 16 octobre), l’UCI Track Champions<br />
League (26 novembre 2022). Mais ce<br />
n’est pas tout, il s’est également ouvert<br />
à d’autres publics avec notamment l’organisation<br />
d’une Fan Zone pour la finale<br />
de la Coupe du monde de football (le 18<br />
décembre dernier) ou encore la tenue<br />
de L’Echappée (18 juin 2022), compétition<br />
virtuelle de cyclisme qui a rassemblé<br />
plusieurs milliers de personnes. Pour les<br />
Jeux Olympiques, ce sont 5000 à 6000<br />
spectateurs par jour qui sont attendus<br />
sur les lieux.<br />
Considérée comme l’un des fleurons du<br />
cyclisme français, cette enceinte n’est<br />
que l’épicentre du territoire saint-quentinois<br />
vis-à-vis de cette discipline. Le 23<br />
juillet dernier, et pour la seconde fois dans<br />
son histoire, Saint-Quentin en Yvelines a<br />
accueilli la 21 ème étape (115 km) du Tour de<br />
France avant que celui-ci ne termine sa<br />
route sur les Champs-Élysées. Un symbole<br />
qui se poursuit jusqu’au 400 mètres<br />
de bosses du Stadium BMX, construit au<br />
côté du Vélodrome National. Il accueillera<br />
les compétitions de BMX racing des Jeux<br />
Olympiques (01 et 02 août) de Paris en<br />
2024. Cette piste, couverte et éclairée, est<br />
le théâtre de grands événements, nationaux<br />
et internationaux, et peut accueillir<br />
jusqu’à 3000 spectateurs. L’occasion de<br />
pouvoir unir sur un même lieu toutes les<br />
communautés du cyclisme.<br />
D.R.<br />
Les chiffres clés Paris 2024 :<br />
✔ 206 nations représentées<br />
et 175 pour les Jeux Paralympiques<br />
✔ 28 disciplines (+ 4 additionnelles),<br />
22 sports paralympiques<br />
✔ 329 épreuves / 540 épreuves<br />
✔ 10 050 athlètes / 4 350<br />
athlètes<br />
✔ 31 500 volontaires / 13 000<br />
volontaires<br />
✔ 4 milliards de téléspectateurs<br />
POUR SAINT-QUENTIN-EN-YVELINES :<br />
✔ 4 sites olympiques (Golf<br />
National, Vélodrome National, Stadium<br />
BMX et Colline d’Elancourt)<br />
✔ 13 journées de compétition<br />
sur un total de 17 jours d’événement<br />
✔ 342 160 spectateurs attendus<br />
(261 760 pour le Golf, 5 400 pour le<br />
BMX, 30 000 pour le VTT, 45 000 pour<br />
le Cyclisme sur piste)<br />
La Colline d’Elancourt<br />
Point culminant de la région parisienne,<br />
la colline d’Elancourt offre un panorama<br />
unique en son genre avec la Tour Eiffel<br />
et la Défense en pointe de mire. Simple<br />
friche, cette espace est doté d’une histoire.<br />
Ancienne carrière de grès, elle est<br />
le résultat des chantiers qui ont façonné<br />
la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-<br />
Yvelines. Un certain patrimoine qui sera<br />
conservé, et ce, malgré les aménagements<br />
engagés alors que plus de 380<br />
›<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />
89
STRATÉGIE<br />
›<br />
espèce animales et végétales sont recensées<br />
en ces lieux.<br />
Un territoire hors du temps qui accueillera<br />
les épreuves olympiques de VTT crosscountry<br />
les 28 et 29 juillets 2024, les 72<br />
meilleurs vététistes mondiaux, et 15 000<br />
personnes lors des deux demi-journées<br />
de compétition. Un tracé sur mesure est<br />
en cours d’aménagement pour des travaux<br />
qui s’élèvent à 10 millions d’euros.<br />
Un montant total financé par différents<br />
acteurs : le département des Yvelines<br />
(4 M€), la région Île-de-France (3,4 M€),<br />
l’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines<br />
(2,3 M€) et l’État (0,3 M€).<br />
Après plusieurs mois d’attente, un test<br />
grandeur nature approche à grandes<br />
enjambées. Une course préparatoire à<br />
l’épreuve de cross-country olympique se<br />
tiendra le week-end des 23 et 24 septembre.<br />
Cet événement lancera ensuite<br />
les différentes équipes sur place dans<br />
la dernière ligne droite avant les Jeux<br />
de Paris 2024. Ces derniers sont une<br />
véritable opportunité pour l’agglomération<br />
de Saint-Quentin-en-Yvelines qui<br />
peut, par le biais de ce projet, modeler<br />
la colline d’Elancourt afin de lui assurer<br />
une certaine pérennité : « Ce site illustre<br />
l’impact positif des Jeux sur un territoire,<br />
et pour ses habitants. Les Jeux constituent<br />
un catalyseur permettant l’investissement<br />
des collectivités et contribuent<br />
ainsi à accélérer le processus de régénération<br />
écologique d’un site », précisait<br />
Tony Estanguet, président de Paris 2024,<br />
dans des propos relayés par Yvelines Infos<br />
ces derniers mois.<br />
C’est donc avec ces quatre théâtres<br />
sportifs que l’agglomération de Saint-<br />
Quentin-en-Yvelines espère pouvoir<br />
briller dans les mois et années à venir.<br />
Terre de sport, le territoire saint-quentinois<br />
est déjà pleinement lancé dans<br />
cette dynamique olympique. Outre le<br />
fait que d’importants investissements<br />
soient opérés, de nombreuses démarches<br />
ont été réalisées pour favoriser<br />
la croissance de son secteur économique.<br />
En janvier 2020, le département<br />
des Yvelines a reçu le label « Terre de<br />
Jeux 2024 », tout comme la communauté<br />
d’agglomération de Saint-Quentinen-Yvelines<br />
en 2022. Une nomination<br />
plus que symbolique prouvant, une fois<br />
de plus, l’ADN sportif de ce territoire.<br />
Derrière cela, la volonté est de créer un<br />
héritage visant à changer le quotidien<br />
de ses habitants grâce au sport : « C’est<br />
partager avec Paris 2024 la conviction<br />
que le sport change les vies » peut-on<br />
lire sur SQ Terre d’innovations.<br />
En parallèle, l’engouement olympique a<br />
donné des ailes au secteur événementiel<br />
avec la naissance de nombreux projets<br />
tels que la Bergerie Olympique ou encore<br />
la Journée Olympique. Enfin, c’est<br />
la création d’une importante Fan Zone<br />
qui ouvrira les portes des Jeux à tout un<br />
chacun.<br />
Retombées et héritage<br />
Le Calendrier des épreuves à SQY :<br />
« Les Jeux de Paris 2024 vont avoir un<br />
impact considérable à Saint-Quentin-en-<br />
Yvelines ! Sur un plan économique, les<br />
JOP représentent une formidable opportunité<br />
pour les entreprises du territoire.<br />
Un certain nombre d’entre elles s’est déjà<br />
porté sur les différents marchés lancés<br />
par Paris 2024. Elles participeront ainsi à<br />
la construction ou à la modernisation des<br />
sites, à la mise en place de l’événement, à<br />
l’accueil, à la sécurité… », confiait Laurent<br />
Mazaury, au mois de juillet dernier. Des<br />
propos qui transparaissent dans l’organisation<br />
et l’accueil des Jeux, mais aussi<br />
et surtout dans l’héritage visé. Les retombées<br />
peuvent être nombreuses. La première<br />
est de revitaliser un secteur sportif<br />
bénéfique pour tous avec le développement<br />
de certaines sphères (ex : le VTT)<br />
et la création de nouveaux équipements<br />
à destination des habitants (ex : accessibilité<br />
à la Colline d’Elancourt). L’objectif<br />
étant d’améliorer l’accessibilité à la pratique<br />
sportive au plus grand nombre. La<br />
notion d’image est à prendre en compte,<br />
permettant à un bassin d’entreprises de<br />
se développer à tous les niveaux par le<br />
biais de ces opportunités offertes par<br />
Paris 2024. Ce sont aussi des retombées<br />
sur l’emploi avec la création de 150 000<br />
postes supplémentaires dans des secteurs<br />
d’activité tels que la Construction<br />
(11 300), l’événementiel (78 300) ou le<br />
tourisme (60 000). Au total, « un euro d’investi<br />
permettra de récupérer cinq euros<br />
de bénéfice », concluait Laurent Mazaury<br />
dans un entretien accordé à TV78. n<br />
90<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023
management<br />
Nominations<br />
Leaders<br />
1 er semestre 2023<br />
Panorama des principaux mouvements annoncés des acteurs du sport<br />
français, réalisé en collaboration avec notre partenaire Bloch consulting.<br />
DR<br />
DR<br />
DR<br />
DR<br />
DR<br />
MICHAEL ALOISIO<br />
Directeur Général Délégué -<br />
JO Paris 2024<br />
Ex JO Paris 2024<br />
THIBAUT CHATELARD<br />
Chief Marketing and Revenue<br />
Officer - AS Monaco<br />
Ex LNR<br />
SANTIAGO CUCCI<br />
Executive President -<br />
Olympique Lyonnais<br />
Ex Levi Strauss & Co.<br />
ARNAUD DELAPLACE<br />
Directeur des Partenariats -<br />
Fédération Française de Tennis<br />
Ex JO Paris 2024<br />
LAURENT FREYSZ<br />
Directeur Général -<br />
SIG Strasbourg<br />
Ex Rugby Club Toulonnais<br />
ERIC GOUSSET<br />
Directeur Stratégie Groupe & Acquisition<br />
des droits - Eventeam<br />
Ex SFR<br />
DR<br />
DR<br />
DR<br />
DR<br />
DR<br />
BAPTISTE KERN<br />
Chief Operating Officer -<br />
Ultimate Tennis Showdown<br />
Ex ASO<br />
PHILIPPE KRIEF<br />
Directeur Général -<br />
Alpine<br />
Ex Alpine<br />
CÉLINE PREVOST<br />
Directrice Commerciale - UTMB<br />
Ex Championnat du Monde Courchevel<br />
Méribel 2023<br />
JACQUES RAYNAUD<br />
Chief Executive Officer -<br />
EPCR<br />
Ex MyTVchain<br />
NICOLAS RAKOCEVIC<br />
Global Sports Marketing Director -<br />
Lacoste<br />
Ex Lacoste<br />
DR<br />
DR<br />
DR<br />
DR<br />
DR<br />
DR<br />
DR<br />
DR<br />
FLORIAN GRILL<br />
Président -<br />
Fédération Française de Rugby<br />
OWEN JAMBOU<br />
Directeur Marketing -<br />
FC Nantes<br />
Ex LOU Rugby<br />
JEAN-FRANÇOIS JEANNE<br />
VP Global Sponsorship and Events -<br />
Emirates<br />
Ex Infront France<br />
MATHIAS ICARD<br />
Chief Revenus Officer -<br />
Rugby Club Toulonnais<br />
Ex RWC 2023<br />
VINCENT RICHERT<br />
Directeur Général - Fédération<br />
Française de Triathlon<br />
Ex Epic Space<br />
RICHARD TEYSSIER<br />
Global Brand and Marketing Director<br />
- Puma<br />
Ex Puma Europe<br />
SÉBASTIEN VANDAME<br />
Head of Partnership and<br />
Communication - TR Racing<br />
Ex LFP<br />
DR<br />
DR<br />
DR<br />
JEAN-FRANÇOIS VILOTTE<br />
Directeur Général - FFF<br />
Ex De Gaulle, Fleurance et<br />
Associés<br />
LAURE WEINSANTO<br />
Directrice Générale - LNV<br />
Ex LNV<br />
ALEXIS ZABEL<br />
Directeur Général - Infront France<br />
Ex Infront France<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />
91
TEMPS ADDITIONNEL<br />
D.R.<br />
Traditionnellement organisée dans la principauté de Monaco, le Forum Peace and Sport se délocalise à Riyad.<br />
Peace and Sport<br />
annonce la déclinaison<br />
de son Forum International<br />
en Arabie Saoudite<br />
Peace and Sport, l’organisation internationale dédiée à la promotion de la paix à<br />
travers le sport, a récemment dévoilé la tenue les 18 et 19 octobre prochains du Forum<br />
Peace and Sport Moyen-Orient organisé par le Comité Olympique et Paralympique<br />
Saoudien (COPS) à Riyad. Cet évènement marque un tournant significatif dans la<br />
mission de Peace and Sport, visant à étendre son influence et à renforcer les initiatives<br />
de paix grâce aux pouvoirs du sport dans la région du Moyen-Orient et au-delà.<br />
Ayant pour thème : «Le Sport,<br />
une réponse pour la paix»,<br />
le Forum Peace and Sport<br />
Moyen-Orient, organisé par<br />
le COPS, en partenariat avec<br />
le bureau du Quartier Diplomatique<br />
de la Commission royale pour la ville<br />
de Riyad, rassemblera une pléiade<br />
d’experts et de décideurs issus de<br />
divers domaines. Leur objectif commun<br />
est d’illustrer et de formuler des<br />
politiques qui s’appuient sur le sport<br />
pour diffuser des valeurs, des attitudes<br />
et des comportements positifs,<br />
propices à la construction de la paix.<br />
Le programme de l’évènement comprend<br />
de nombreuses sessions qui<br />
aborderont : l’impact des initiatives locales,<br />
les événements sportifs majeurs,<br />
l’autonomisation des femmes dans le<br />
sport, ainsi qu’une interview entre Didier<br />
Drogba, Vice-Président de Peace<br />
and Sport, et une éminente légende du<br />
football qui vient de rejoindre la florissante<br />
ligue d’Arabie Saoudite. De plus,<br />
une session majeure intitulée «Vision<br />
2030 : le sport en Arabie Saoudite»,<br />
sera dédiée à la mise en lumière de<br />
l’engagement du pays en faveur du<br />
sport en tant que priorité nationale<br />
92<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023
Jean-Jérôme Per rin-Mortier, CEO de Peace and Sport.<br />
D.R.<br />
Depuis sa création en 2007, Peace and<br />
Sport promeut dans le monde entier<br />
le pouvoir unique du sport pour favoriser<br />
les liens sociaux, autonomiser les<br />
jeunes et cultiver la coexistence pacifique<br />
entre les communautés. Cette<br />
conviction est au cœur du rôle que<br />
joue le sport dans la réalisation des<br />
objectifs de la Vision 2030 de l’Arabie<br />
Saoudite.<br />
En effet, le sport occupe une place importante<br />
dans la conduite du changement<br />
au Royaume d’Arabie Saoudite,<br />
en favorisant une société prospère, inclusive,<br />
dynamique et vivante. En plus<br />
d’accueillir des manifestations sportives<br />
prestigieuses et de former des<br />
athlètes de haut niveau, le Royaume<br />
s’est fixé pour objectif de promouvoir<br />
les sports communautaires et de<br />
créer une nation saine et active. Avec<br />
près de 70 % de sa population âgée<br />
de moins de 35 ans, le sport est en<br />
mesure de cultiver un large sentiment<br />
d’appartenance, inspirant les générations<br />
futures à long terme.<br />
Quels sont les projets<br />
futurs concernant le Forum<br />
International Peace and Sport ?<br />
avec une vision 2030 ainsi que sur le<br />
programme «Qualité de vie» lancé en<br />
2018 en Arabie Saoudite. Les dirigeants<br />
saoudiens présenteront des initiatives<br />
importantes ainsi que les premiers résultats<br />
de ces dernières.<br />
Jean-Jérôme Perrin-Mortier, CEO de<br />
Peace and Sport, nous détaille les<br />
contours du forum à venir et l’expansion<br />
de l’événement à l’international...<br />
Pouvez-vous nous rappeler<br />
quel est l’objectif du Forum<br />
International Peace and Sport ?<br />
Jean-Jérôme Perrin-Mortier : Le<br />
Forum International Peace and Sport<br />
crée un espace de dialogues, de réflexion<br />
et de collaboration autour de la<br />
promotion de la paix à travers le sport.<br />
Cet évènement réunit des acteurs du<br />
monde du sport, des dirigeants politiques,<br />
des organisations internationales<br />
et des représentants de la<br />
société civile pour échanger sur des<br />
idées novatrices, partager des expériences<br />
inspirantes et développer des<br />
approches concrètes visant à utiliser le<br />
sport comme un outil de changement<br />
social positif. Il vise à promouvoir la<br />
transmission de valeurs universelles de<br />
paix, de tolérance et de compréhension<br />
mutuelle. C’est aussi pour nous<br />
l’occasion de mêler le « Monde institutionnel<br />
» et celui « des entreprises »<br />
afin de mieux faire comprendre qu’investir<br />
dans le sport et la paix n’est pas<br />
une dépense mais bien au contraire un<br />
investissement vertueux.<br />
Pouvez-vous nous en dire plus<br />
sur la déclinaison du Forum<br />
International au Moyen-Orient ?<br />
Après 15 années d’existence et 13 éditions,<br />
nous sommes désireux d’étendre<br />
l’impact du Forum International à<br />
l’échelle mondiale et ainsi dépasser<br />
nos frontières traditionnelles. Le partenariat<br />
que nous avons conclu avec<br />
le Comité Olympique et Paralympique<br />
Saoudien (COPS), représente notre<br />
vision d’expansion et laisse entrevoir<br />
des nouvelles perspectives de développement<br />
pour l’évènement.<br />
De quelle manière la tenue du<br />
Forum Peace and Sport en<br />
Arabie Saoudite traduit-elle la<br />
vision de Peace and Sport dans<br />
cette région ?<br />
Le Forum International Peace and<br />
Sport restera ancré à Monaco. Cet<br />
évènement créé par le Président-<br />
Fondateur Joël Bouzou et soutenu par<br />
S.A.S. le Prince Albert II de Monaco, est<br />
très attendu dans la Principauté tous<br />
les 2 ans. Toutefois nos futurs projets<br />
pour sa déclinaison sont ambitieux et<br />
passionnants, ils vont nous amener sur<br />
des territoires moins attendus comme<br />
peuvent l’être l’Afrique, l’Océanie et le<br />
continent américain. Cet élargissement<br />
va nous permettre d’aller à la rencontre<br />
de nouveaux territoires, de mieux<br />
comprendre les problématiques<br />
locales et ainsi de pouvoir continuer<br />
à œuvrer au service de la Paix par le<br />
sport. n<br />
sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />
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TEMPS ADDITIONNEL<br />
LIVRES<br />
PAR BRUNO LALANDE<br />
QATAR, DOMINER PAR LE SPORT,<br />
Géopolitique d’une ambition<br />
Editions Bréal by Studyrama (Juin 2023) par A. Buzenet, M. El Bouanani et J.-B. Guégan<br />
Le sport c’est plus que du sport ! Un essai réussi dont l’objectif est de montrer,<br />
qu’au-delà de la Coupe du monde de football, le Qatar se sert du sport pour<br />
asseoir ses ambitions géopolitiques.<br />
Après une présentation rapide du Qatar, mais aussi de l’histoire des origines de la<br />
famille Al Thani, l’ambition de cet essai est d’analyser ce qu’est l’Émirat aujourd’hui,<br />
ce qu’il espère faire et ce qu’il représente dans les relations internationales<br />
contemporaines et les conflictualités qui le traversent. Face aux ambitions<br />
géopolitiques qatariennes grandissantes, les auteurs, spécialistes du sport et<br />
des Emirats Arabes Unis, démontrent comment le sport et en particulier le foot,<br />
est devenu un enjeu stratégique majeur. Une analyse réussie, documentée et<br />
apprenante !<br />
D.R.<br />
Cahiers secrets du sport<br />
et de la télévision<br />
Editions Sydney Laurent (Septembre 2022) par Bernard Poiseuil<br />
Un ouvrage qui fait date et, comme le souligne Charles Biétry dans sa préface,<br />
« à la fois long et beau, qui mêle le passé, le présent et l’avenir ».<br />
Au fil des pages de cet ouvrage qui est une véritable pépite, l’auteur nous fait<br />
voyager dans les secrets d’un monde que l’on croit connaître. Programme de flux<br />
par excellence, Bernard Poiseuil nous livre une exploration unique de plus de 35<br />
ans qui ne saurait se résumer aux seuls enjeux économiques ou à la chronique<br />
des achats de droits sportifs. Un exercice de style très réussi qui relate la véritable<br />
aventure du sport à la télévision et qui privilégie un journalisme d’éclairages et<br />
d’analyses. Remarquable !<br />
D.R.<br />
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sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023
POUR QUE LE MONDE CHANGE,<br />
IL FAUT CHANGER LES MENTALITÉS.<br />
Arkema est engagé depuis de nombreuses années dans le football féminin pour valoriser la place des femmes dans<br />
le sport et dans l’entreprise. Partenaire de l’Équipe de France Féminine de football et Namer de la D1 féminine<br />
française, Arkema mène aussi de nombreuses actions locales auprès de clubs de football féminin amateur.<br />
Arkema, partenaire du football féminin, soutient les femmes qui font le sport.
Arabie saoudite