06.09.2023 Vues

Sponsoring 25_Liseuse-1

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le magazine officiel du marketing sportif<br />

France 2023 :<br />

Plus qu’une répétitioN<br />

générale avant<br />

Paris 2024<br />

ÉTUDES<br />

La filière sport<br />

pèse 2,6 %<br />

du PIB français<br />

MARQUES<br />

Banque Populaire<br />

dans la tempête<br />

STRATÉGIE<br />

Arkema premier partenaire exclusif<br />

de l’équipe de France féminine<br />

MARCHÉ<br />

Les opérateurs de paris<br />

sportifs mis à l’index<br />

HORS-SÉRIE<br />

N°<strong>25</strong><br />

ÉTÉ 2023<br />

© SUSA / Icon Sport


ÉDITO<br />

La France est<br />

le centre du monde...<br />

grâce au sport !<br />

Nous sommes de grands chanceux en France, prenons-en pleinement conscience ! Nous<br />

accueillons dans les 365 jours à venir la Coupe du Monde de Rugby et les Jeux Olympiques<br />

et Paralympiques de Paris 2024. Il y aura un avant et, un après ce cycle d’un an, une trace !<br />

Nous allons assister bien sûr à des spectacles sportifs et des performances passionnantes, et<br />

la France sera sous les projecteurs du monde entier. Mais au-delà, ces deux événements auront<br />

trois points communs forts : l’ancrage au coeur des territoires, l’inclusion et l’égalité entre les<br />

sexes. Trois thématiques qui sont ancrées dans l’ADN de notre groupe media SPORT BUSINESS,<br />

avec en particulier nos trois titres «flagships» : Sport.fr, Women Sports et <strong>Sponsoring</strong>.fr. Des médias<br />

qui ne manqueront pas une miette de ces deux grands événements et de leurs retombées.<br />

Nous observerons notamment les nombreuses activations sponsoring qui vont être mises en<br />

place dans ce cycle d’un an par tous les sponsors engagés, ainsi que l’héritage fort de ces événements<br />

hors normes pour la France, sur les plans sportifs, économiques et sociétaux.<br />

Bruno Lalande<br />

Président de <strong>Sponsoring</strong>.fr<br />

D.R.<br />

© Icon Sport<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />

1


SOMMAIRE<br />

40<br />

SOMMAIRE #<strong>25</strong><br />

Hors-série - Été 2023<br />

MARCHÉ<br />

06. La FIFA réalise un chiffre d’affaires record<br />

08. L’UFC et la WWE donnent naissance<br />

à un géant mondial du divertissement<br />

10. Sport Sponsors Climate Pledge<br />

C’est quoi au fait ?<br />

14. La série « Drive to survive »<br />

pointée du doigt pour sa promotion du tabac<br />

15. Quand le Brésil joue en noir<br />

16. Le Fortuna Düsseldorf et ses sponsorS<br />

lancent une expérience inédite<br />

18. Les opérateurs de paris sportifs<br />

mis à l’index en Premier League<br />

21. Roland-Garros se transforme à volonté<br />

22. Le défi françaiS<br />

baptisé Orient Express Team<br />

24. Les Yonex Internationaux de France<br />

de Badminton inaugureront l’Adidas Arena<br />

MARQUESi<br />

26. Banque Populaire dans la tempête<br />

29. Idec et Francis Joyon, c’est fini !<br />

30. Et Apivia devient Macif<br />

32. Ne l’appelez plus SPVB, mais Alterna SPVB<br />

34. B&B Hotels-KTM<br />

entre grandeur et décadence<br />

38. Propriété de l’organisateur d’événement<br />

un petit goût d’universalisme<br />

COUPE DU MONDE DE RUGBY 2023i<br />

40. Antoine Dupont, l’atout marketing du rugby français<br />

42. Plus qu’une répétition générale<br />

avant Paris 2024<br />

44. Comment Vivendi a orchestré<br />

son engagement avec la Coupe du monde<br />

45. la Monnaie de Paris célèbre la Coupe<br />

du monde de rugby<br />

2<br />

2 sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023


06 48 80<br />

études<br />

48. La filière sport pèse 2,6% du PIB français<br />

52. Les Français jugent le sponsoring<br />

efficace et utile<br />

54. Un boulevard d’opportunités<br />

s’ouvre pour le sport français<br />

58. 1,5 milliard de contacts générés<br />

en lien avec le naming d’un stade par saison<br />

60. Manchester City,<br />

première marque de football<br />

62. Cazoo, un an seulement<br />

et une exposition maximale<br />

63. Le cricket, roi des réseaux sociaux<br />

64. Coupe du monde au Qatar<br />

Le boycott, ce sera pour une autre fois<br />

70. JO 2024 : le ticket d’or d’Airbnb<br />

72. La NBA fait le plein de partenaires<br />

stratégiei<br />

78. « arkema est le premier partenaire exclusif<br />

de l’équipe de France féminine »<br />

80. Comment j’ai « distribué » du bonheur sur le Tour<br />

84. Logis Hôtels « Le Tour de France concentre<br />

l’essentiel de notre budget de communication »<br />

86. vmatch<br />

Au cœur des partenariats collaboratifs<br />

avec Hervé Bodinier<br />

90. Saint-Quentin-en-Yvelines,<br />

terre de sport pour les Jeux<br />

managementi<br />

93. Nominations SPORT BUSINESS avec<br />

temps additionnel<br />

94. Peace and Sport annonce la déclinaison<br />

de son Forum International en Arabie Saoudite<br />

96. LIVRES<br />

le magazine officiel du marketing sportif<br />

Publication fondée par<br />

Bruno Lalande<br />

David Tomaszek<br />

Emmanuel Frattali<br />

<strong>Sponsoring</strong>.fr SARL<br />

16 avenue Hoche<br />

75008 Paris<br />

redaction@sponsoring.fr<br />

Directeur de publication<br />

David Tomaszek<br />

Rédacteur en chef<br />

Emmanuel Frattali<br />

Crédits photos<br />

AFP / Icon Sport<br />

Directeur artistique<br />

Xavier Chambon<br />

Service abonnement<br />

Meena Chanoine<br />

meena@sponsoring.fr<br />

Tél. 09 70 40 65 15<br />

Publicité<br />

Régie Sport.fr<br />

sport.fr/regie<br />

regie@sport.fr<br />

Partenariats<br />

blalande@sponsoring.fr<br />

Impression<br />

Domenica Media<br />

Ont collaboré à ce numéro : Emmanuel Frattali, Raphaël Marcant, David Tomaszek, Bruno Lalande, Fabienne Fajgenbaum, Thibault Lachacinski, les équipes de Bloch consulting et de<br />

Peace and Sport.<br />

L’Agence France Presse partenaire de <strong>Sponsoring</strong>.fr<br />

Disposant d’un réseau international de journalistes spécialisés et d’un accès privilégié aux résultats et<br />

classements multisports à l’échelle mondiale, l’AFP fournit ses contenus sport (dépêches, photos, vidéos,<br />

résultats en direct, gamme d’applicatifs HTML) aux médias traditionnels et Internet, opérateurs de téléphonie<br />

mobile, réseaux d’écrans publics, fédérations sportives… et bien sûr les sponsors par la filiale dédiée aux<br />

services hors média sur-mesure « AFP-Services ».<br />

Pour plus d’informations sur les produits d’information sportive AFP et nos services de couverture sur mesure<br />

à destination des sponsors, fédérations, détenteurs de droits, etc par AFPServices, contactez-nous :<br />

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SPORT BUSINESS<br />

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sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />

3


Marché<br />

©DeFodi Images/Icon Sport<br />

La FIFA réalise un chiffre<br />

d’affaires record<br />

La Fédération internationale de football annonce un chiffre d’affaires pour la période<br />

2019-2022 de 7,6 milliards de dollars (environ 7 milliards d’euros). Elle espère le<br />

porter à 11 milliards pour les trois prochaines années. Par Emmanuel Frattali<br />

Le rapport annuel 2022 souligne<br />

les revenus records de l’instance<br />

mondiale. Entre 2019 et 2022, la<br />

FIFA, association à but non lucratif,<br />

affiche un chiffre d’affaires de 7,6<br />

milliards de dollars (environ 7 milliards<br />

d’euros). « L’investissement sans précédent<br />

de la FIFA dans le football est le résultat<br />

de notre solide transparence financière<br />

et constitue un exemple concret de<br />

la manière dont nous visons à rendre le<br />

football véritablement mondial », se félicite<br />

Gianni Infantino. « Le succès retentissant<br />

de la Coupe du monde 2022 au<br />

Qatar a été essentiel à la capacité de<br />

l’organisation à remplir sa mission vis-àvis<br />

de nos associations membres et du<br />

monde du football, malgré les multiples<br />

défis auxquels nous avons été confrontés<br />

au cours du cycle précédent, notamment<br />

la pandémie de Covid-19. »<br />

La majeure partie des produits provient<br />

de la vente des droits de retransmission<br />

télévisée. Elle a généré<br />

3,426 milliards de dollars (3,2 milliards<br />

d’euros), soit 45% des produits de l’ensemble<br />

du cycle. Les produits dans<br />

cette catégorie ont augmenté de 10%<br />

au cours du cycle 2019-2022 par rapport<br />

au précédent. Avec1,061 milliard<br />

de dollars, l’Europe est devenue le territoire<br />

à avoir généré le plus de ventes,<br />

suivie de la zone Asie et Afrique du<br />

Nord, qui a contribué à hauteur de<br />

1,0<strong>25</strong> milliard de dollars.<br />

Les droits marketing,<br />

seconde source de revenus de<br />

la FIFA<br />

La deuxième source de revenu est<br />

celle issue de la vente de droits<br />

marketing. La liste des « Partenaires<br />

FIFA » comprend de sociétés de premier<br />

plan telles qu’Adidas, Coca-Cola,<br />

Hyundai. Kia, Wanda Group, Qatar<br />

Airways et Visa, auxquelles est venu<br />

se joindre QatarEnergy. La FIFA a également<br />

signé avec sept « Sponsors de<br />

la Coupe du Monde » : Budweiser,<br />

McDonald’s, vivo, Hisense, Mengniu,<br />

Byju’s et Crypto. com. La FIFA a vendu<br />

toutes les formules de sponsoring disponibles<br />

pour la Coupe du Monde au<br />

Qatar aux niveaux mondial et régional.<br />

Avec 18 « Supporters régionaux »,<br />

le nombre de partenaires et sponsors<br />

de la compétition s’élevait à 32.<br />

Ces sociétés, ainsi que les sponsors<br />

d’autres compétitions de la FIFA, ont<br />

généré 1,795 milliard de dollars de recettes<br />

sous forme de droits marketing<br />

au cours du cycle 2019-2022.<br />

4<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [[N°19] N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2020 2023


Les produits issus des droits d’hospitalité<br />

et de la billetterie atteignent<br />

un niveau sans précédent de 949 M$<br />

(888 M€), dont 686 M$ (642 M€) ont<br />

été générés par les ventes de billets et<br />

243 M$ (227 M€) par la vente de droits<br />

d’hospitalité pour la Coupe du Monde<br />

2022. Les 20 M$ (18,7 M€) restants sont<br />

associés à d’autres compétitions et<br />

événements.<br />

Lors de la Coupe du monde 2022, la<br />

FIFA a déployé le programme d’exploitation<br />

de licence et de commerce de<br />

détail le plus important de son histoire.<br />

En plus des stands liés à la compétition,<br />

une boutique FIFA permanente a<br />

notamment ouvert ses portes à l’aéroport<br />

international Hamad de Doha<br />

en novembre. La vente de droits d’exploitation<br />

de licence a ainsi été à l’origine<br />

d’excellents résultats, avec des<br />

produits qui se sont élevés à 769 M$<br />

(720 M€), soit une augmentation de<br />

28% par rapport au cycle 2015-2018.<br />

Les autres produits et revenus s’élèvent<br />

à 629 M$ (588 M€), soit près du double<br />

du montant du cycle précédent<br />

(323 M$). Cette augmentation est en<br />

grande partie attribuable à un montant<br />

accordé par le ministère américain de la<br />

Justice en dédommagement de pertes<br />

enregistrées par la FIFA en raison de<br />

pratiques de corruption en place dans<br />

le football depuis plusieurs décennies,<br />

à des contributions aux coûts opérationnels<br />

relatifs à l’organisation et au<br />

déroulement de la Coupe arabe de la<br />

FIFA et de la Coupe du Monde, à des<br />

indemnités de rupture de contrat et<br />

à des plus-values issues de la vente<br />

d’immobilisations. Parmi ces postes,<br />

les contributions des pays hôtes ont<br />

constitué la source de revenu la plus<br />

importante, avec 200 M$ (187 M€).<br />

PRODUITS 2019-2022 PAR CATÉGORIE (EN MILLIERS D’USD)<br />

DROITS DE RETRANSMISSION<br />

$3 4<strong>25</strong> 797<br />

INVESTISSEMENTS/CHARGES PAR CATÉGORIES 2019-2022 (EN MILLIERS D’USD)<br />

DÉVELOPPEMENT ET ÉDUCATION<br />

$2 576 180<br />

DROITS MARKETING<br />

$1 795 209<br />

DROITS D’HOSPITALITÉ<br />

ET DE LA BILLETTERIE<br />

$949 119<br />

DROITS<br />

D’EXPLOITATION<br />

DE LICENCE<br />

$769 007<br />

COMPÉTITIONS ET ÉVÉNEMENTS<br />

$2 542 326<br />

AUTRES<br />

REVENUS<br />

$382 787<br />

AUTRES<br />

PRODUITS<br />

$245 997<br />

GOUVERNANCE ET<br />

ADMINISTRATION<br />

DE LA FIFA<br />

$766 657<br />

MARKETING ET<br />

TÉLÉVISION<br />

$269 351<br />

GOUVER-<br />

NANCE<br />

DU<br />

FOOTBALL<br />

$147 196<br />

L’avenir semble radieux puisque la<br />

FIFA annonce déjà son prochain objectif<br />

: 11 milliards de dollars (environ<br />

10,<strong>25</strong> milliards d’euros) au cours de<br />

la période 2023-2026. Celle-ci comprend<br />

notamment la première Coupe<br />

du monde organisée dans trois pays<br />

(États-Unis, Mexique et Canada) en<br />

2026 et la première disputée à 48<br />

pays. n<br />

PRODUITS DES DROITS MARKETING (EN MILLIERS D’USD)<br />

2019 2020 2021 2022 Total<br />

Partenaires FIFA 139 090 56 723 93 172 762 568 1 051 553<br />

Sponsors de la Coupe du Monde de la FIFA/Sponsors de<br />

la Coupe du Monde Féminine de la FIFA<br />

17 379 17 138 30 078 534 527 599 122<br />

Supporters régionaux de la FIFA 0 589 5 326 122 028 127 943<br />

Supporters nationaux de la FIFA 8 379 0 1 059 2 793 12 231<br />

Partenaires des Coupes du Monde / Partenaires du football<br />

féminin<br />

0 0 1 752 2 608 4 360<br />

Total des produits des droits marketing 164 848 74 450 131 387 1 424 524 1 795 209<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />

5


MARCHÉ<br />

© Icon Sport<br />

Pour sa première à l’Accor Arena en septembre 2022, l’UFC avait fait sensation.<br />

L’UFC et la WWE<br />

donnent naissance à un géant<br />

mondial du divertissement<br />

Les deux poids lourds américains des sports de combat, la Ligue professionnelle<br />

américaine de catch (World Wrestling Entertainment, WWE) et la principale<br />

organisation d’arts martiaux mixtes, l’Ultimate Fighting Championship (UFC),<br />

fusionnent. La nouvelle société, contrôlée par Endeavor (propriétaire de l’UFC),<br />

est valorisée à plus de 21 milliards de dollars. Par Emmanuel Frattali<br />

et la WWE apporteront<br />

150 M$ de liquidités à la nouvelle<br />

société, qui sera dirigée<br />

par Ari Emanuel, le directeur<br />

L’UFC<br />

général de Endeavor (un<br />

poste qu’il conservera en parallèle).<br />

Un personnage tellement haut en couleur<br />

qu’il a son double, Ari Gold, dans<br />

la série « Entourage ». Cette dernière<br />

retrace le quotidien d’un jeune acteur<br />

dans le monde impitoyable du cinéma.<br />

Certains l’aiment, d’autres le détestent,<br />

mais tous le craignent. Ari Emanuel<br />

est considéré par beaucoup comme<br />

le patron le plus influent de l’industrie<br />

6<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [[N°19] N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2020 2023


L’UFC SE CONSIDÈRE<br />

COMME LA PREMIÈRE<br />

ORGANISATION DE MMA AU<br />

MONDE, AVEC PLUS DE 700<br />

MILLIONS DE FANS SELON<br />

SES PROMOTEURS.<br />

du spectacle. Vince McMahon, actuel<br />

président exécutif du conseil d’administration<br />

de la WWE, prendra la tête<br />

du conseil d’administration du nouveau<br />

groupe.<br />

Après avoir racheté à son père en<br />

1982 ce qui était à l’époque la World<br />

Wrestling Federation (WWF), Vince<br />

McMahon a fait de cette ligue marginale<br />

un phénomène mondial avec ses<br />

combattants huilés et spectaculaires<br />

à coups de chaises fracassées sur<br />

le dos des personnages souvent loufoques.<br />

Devenue la World Wrestling<br />

Entertainment (WWE) en 2002, la ligue<br />

a franchi, l’an dernier, le milliard de<br />

dollars de chiffre d’affaires annuel. Ses<br />

événements remplissent des salles<br />

aux États-Unis mais aussi à l’étranger.<br />

Poussé au départ en 2022 après des<br />

accusations de harcèlement sexuel,<br />

Vince McMahon a repris les commandes<br />

de l’entreprise début janvier. Il<br />

avait alors expliqué être à la recherche<br />

d’un repreneur potentiel. Avec l’UFC,<br />

« nous allons constituer une entreprise<br />

de divertissement disposant d’une<br />

base de plus d’un milliard de fans, et<br />

En WWE, les combattantes sont des stars à part entière.<br />

une occasion de croissance passionnante<br />

», indique le dirigeant.<br />

De son côté, l’UFC se considère<br />

comme la première organisation de<br />

MMA au monde, avec plus de 700 millions<br />

de fans selon ses promoteurs.<br />

L’an dernier, l’UFC et la WWE ont réalisé<br />

à eux deux un chiffre d’affaires de<br />

2,4 milliards de dollars, pour une croissance<br />

annuelle de 10 % depuis 2019.<br />

Grâce à cette fusion, Endeavor entend<br />

réaliser entre 50 et 100 M$ de synergies<br />

par an. L’entreprise estime notamment<br />

que l’opération permettra de<br />

réduire les coûts du nouvel ensemble<br />

et d’optimiser les revenus liés à l’organisation<br />

d’événements mais aussi aux<br />

droits audiovisuels.<br />

©SUSA / Icon Sport<br />

Le groupe Endeavor est<br />

prestataire de Paris 2024<br />

©SUSA / Icon Sport<br />

Géant de l’entertainment, Endeavor est<br />

également présent dans l’industrie du<br />

cinéma, les médias, la culture, les paris<br />

sportifs (par le biais d’IMG Arena, il fournit<br />

un flux de données aux parieurs lors de<br />

centaines d’événements sportifs, ndlr) ou<br />

les prestations touristiques. Sa filiale On<br />

Location a par exemple remporté l’appel<br />

d’offres pour les hospitalités des Jeux<br />

olympiques de Paris 2024 avec l’ambition<br />

d’offrir un séjour presque tout compris<br />

(billets pour les épreuves, hébergement,<br />

visites des lieux culturels...). n<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />

7


MARCHÉ<br />

© alphaspirit.it/ Shutterstock<br />

C’est quoi le<br />

« Sport Sponsors<br />

Climate Pledge » ?<br />

Des partenaires de premier plan du sport en France s’engagent dans le projet<br />

« Sport Sponsors Climate Pledge » à l’occasion du sommet ChangeNOW,<br />

rassemblement de solutions pour la planète. Mais au fait, qu’est-ce que le<br />

« Sport Sponsors Climate Pledge » ? Par Emmanuel Frattali<br />

Après une Coupe du monde<br />

au Qatar organisée dans des<br />

stades climatisés ou bien<br />

l’attribution des Jeux d’hiver<br />

d’Asie à l’Arabie saoudite, le<br />

sport n’a pas montré son meilleur visage<br />

au cours des derniers mois. Face à des<br />

initiatives à contre-courant de l’urgence<br />

climatique, ChangeNOW, en partenariat<br />

avec 17Sport, annonce la création<br />

du « Sport Sponsors Climate Pledge »,<br />

un engagement liant, pour la première<br />

fois disent ses promoteurs, sponsoring<br />

sportif et réduction des émissions. Accor,<br />

EDF, Orange et Sodexo (avec sa<br />

marque Sodexo Live !) deviennent les<br />

premiers signataires de cette initiative<br />

EDF, ORANGE, ACCOR ET<br />

SODEXO LIVE ! SONT LES<br />

PREMIERS SIGNATAIRES DE<br />

CETTE INITIATIVE.<br />

pour décarboner l’industrie du sport en<br />

corrélant le sponsoring à des objectifs<br />

de réduction d’émissions de carbone.<br />

Les entreprises participantes s’engagent<br />

à agir conformément au cadre<br />

dressé par l’Accord de Paris et selon<br />

des méthodologies scientifiques telles<br />

que l’initiative Science Based Targets<br />

(SBTi) pour fixer des objectifs de réduction<br />

des émissions de GES (Gaz<br />

à effet de serre) et présenter des résultats<br />

concrets et certifiés. « Le rôle<br />

du sport dans la lutte contre la crise<br />

climatique est essentiel, estime Kevin<br />

Tayebaly, co-Fondateur de Change-<br />

NOW. Il a le pouvoir d’ouvrir les yeux<br />

sur notre propre réalité, mais pour ce<br />

faire, il doit fixer les normes que nous<br />

souhaitons adopter à l’échelle mondiale.<br />

Avec cet engagement, l’écosystème<br />

sportif montre aujourd’hui la voie<br />

à suivre. En commençant par nos pre-<br />

8<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [[N°19] N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2020 2023


miers signataires : EDF, Orange, Accor<br />

et Sodexo Live !, rejoints par de grands<br />

athlètes internationaux et des organisations<br />

sportives. Leur appel à agir est<br />

fort. Il nous aidera à gagner un temps<br />

précieux dans cette course contre le<br />

changement climatique en accélérant<br />

de façon exponentielle notre capacité<br />

collective à répondre à ces défis globaux.<br />

»<br />

« Le sport, par sa capacité à fédérer<br />

un large public, peut donner une impulsion<br />

décisive à la lutte contre le<br />

réchauffement climatique », renchérit<br />

Brune Poirson, Directrice du développement<br />

durable, Accor.<br />

Concrètement, les sponsors signent une<br />

lettre d’engagement, à travers laquelle<br />

ils annoncent conditionner, à partir de<br />

20<strong>25</strong>, leur décision de sponsoriser un<br />

événement sportif à la mise en place<br />

d’objectifs de réduction carbone alignés<br />

avec l’accord de Paris. Ainsi, à partir de<br />

20<strong>25</strong>, les organisations sportives privées<br />

sponsorisées dont le chiffre d’affaires est<br />

égal ou supérieur à 40 M€ par an devront<br />

présenter un objectif de réduction des<br />

émissions de GES aligné sur l’Accord de<br />

Paris et validé par l’initiative SBTi. Toutes<br />

les autres organisations sportives sponsorisées<br />

devront s’engager à fixer des<br />

objectifs de réduction d’émission de gaz<br />

à effet de serre conformes à l’Accord<br />

de Paris, vérifiés et validés par un organisme<br />

tiers, sur la base d’un commun<br />

accord. Dans l’intervalle, les signataires<br />

co-créeront un cadre et une méthodologie<br />

pour accompagner leurs partenaires<br />

sportifs et l’industrie du sport à prendre<br />

des mesures concrètes.<br />

Le ministère des Sports et des Jeux<br />

Olympiques et Paralympiques soutient<br />

cette initiative. En fléchant les capitaux<br />

vers des organisations vertueuses et<br />

respectueuses de l’environnement,<br />

ces entreprises joueront également un<br />

rôle essentiel, tant pour l’écosystème<br />

sportif que pour la société dans son<br />

ensemble. n<br />

Des médailles fabriquées à partir de téléphones<br />

portables recyclés<br />

© France 2023<br />

138 téléphones ont été nécessaires pour façonner une médaille.<br />

Pour le J-100 de la Coupe<br />

du monde de rugby (8<br />

septembre-28 octobre),<br />

les organisateurs ont<br />

dévoilé des médailles<br />

inédites, issues du<br />

recyclage de smartphones.<br />

Partenaire de<br />

l’organisation, le groupe<br />

Orange a organisé<br />

une collecte de téléphones<br />

usagés auprès des clubs<br />

de rugby amateur à travers<br />

la France, des entreprises<br />

partenaires ainsi que dans<br />

ses boutiques. De là, les<br />

métaux précieux ont été<br />

extraits. Un recycleur est<br />

chargé de transformer<br />

la collecte en grenaille de<br />

métal. Puis, un fondeur<br />

fait les plaques qui servent<br />

ensuite à la Monnaie de<br />

Paris pour frapper les 1.491<br />

médailles de la compétition.<br />

Même la dorure des<br />

médailles est faite grâce<br />

aux téléphones puisqu’ils<br />

contiennent de toutes petites<br />

quantités d’or.<br />

Une grande première en<br />

France pour un événement<br />

de cette envergure. « Audelà<br />

du défi de la connectivité<br />

de cette Coupe du Monde,<br />

Orange doit répondre au plus<br />

grand défi de notre époque :<br />

l’enjeu environnemental,<br />

estime la Directrice de la<br />

Communication du groupe<br />

Orange, Caroline Guillaumin.<br />

Plus que jamais, nous<br />

devons accompagner nos<br />

clients, nos partenaires,<br />

et plus largement le grand<br />

public dans leur démarche<br />

responsable. Ces médailles<br />

représentent le symbole<br />

de cette créativité, de cet<br />

engagement et des initiatives<br />

toujours plus nombreuses<br />

du Groupe en termes<br />

d’économie circulaire, et en<br />

particulier sur les grands<br />

évènements sportifs. »<br />

Une démarche<br />

environnementale avec, en<br />

tout, 206.000 portables<br />

usagés qui vont servir à la<br />

conception des médailles.<br />

Ce sont finalement 2.953<br />

kilos de métaux qui ont pu<br />

être récupérés dans les<br />

31 tonnes de téléphones<br />

collectés, soit 138<br />

téléphones pour façonner<br />

une médaille.<br />

La pièce finale est de forme<br />

ovale, rugby oblige. On y<br />

voit la coupe, le logo de<br />

la compétition, et puis la<br />

bélière, la partie qui reçoit le<br />

ruban, qui a une forme bien<br />

stylisée : celle de l’Arc de<br />

Triomphe. Autour du logo de<br />

la compétition, se dessine au<br />

verso le ruban de Möbius,<br />

« un lien unique et infini qui<br />

connectera les joueurs aux<br />

fans, le rugby à la société,<br />

la France et le monde »,<br />

précise l’organisation.<br />

Et la minutie a été poussée<br />

jusqu’à graver sur la Coupe<br />

dessinée sur la médaille,<br />

les noms des précédents<br />

vainqueurs… avant peut-être<br />

d’y voir figurer (enfin) celui<br />

de la France.<br />

Chiffres-clés :<br />

1 491<br />

médailles<br />

206 000<br />

téléphones collectés<br />

2 953<br />

kilos de métaux<br />

récupérés dans les 31<br />

tonnes de téléphones<br />

collectés<br />

138<br />

téléphones pour<br />

façonner une médaille<br />

220<br />

clubs et entités<br />

participantes<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />

9


MARCHÉ<br />

©Icon Sport<br />

Malgré un bus customisé, le PSG rechigne à l’utiliser pour ses déplacements en France.<br />

La LFP<br />

encourage les clubs<br />

à préférer le car<br />

L’anecdote a fait le tour des réseaux<br />

sociaux. Après sa qualification<br />

surprise pour les demi-finales<br />

de la Coupe de France aux dépens<br />

de l’Olympique de Marseille, le FC<br />

Annecy est retourné en Haute-Savoie<br />

dans la nuit en car, à bord<br />

d’un Flixbus ! Avant-dernier budget<br />

de Ligue 2, le club haut-savoyard<br />

fait non seulement preuve de modération<br />

dans ses dépenses, mais<br />

il répond parfaitement au souhait<br />

de la Ligue de football professionnel<br />

(LFP) d’encourager les déplacements<br />

en car.<br />

La Ligue de football professionnel<br />

(LFP) intègre la cause écologique<br />

dans sa licence. Cette<br />

licence, définie par la LFP avant<br />

chaque début de saison, établit<br />

une liste de critères à respecter<br />

afin de cumuler un certain nombre de<br />

points. Les clubs doivent s’y plier afin<br />

de toucher l’intégralité des droits TV<br />

dont ils bénéficient en fonction de leur<br />

classement en fin d’exercice. La catégorie<br />

« responsabilité sociétale et environnementale<br />

» a été créée cette saison.<br />

Parmi ces critères écologiques,<br />

on retrouve notamment l’obligation de<br />

réaliser un audit énergétique, la réduction<br />

de la consommation énergétique<br />

de 10 % par rapport à la saison<br />

précédente, ou encore la nomination<br />

d’un responsable RSE (responsabilité<br />

sociétale des entreprises) en charge<br />

de superviser la question du transport<br />

LA LIGUE DE FOOTBALL<br />

PROFESSIONNEL INTÈGRE<br />

LA CAUSE ÉCOLOGIQUE<br />

DANS SA LICENCE.<br />

des joueurs. Ainsi, la LFP souhaite<br />

encourager les équipes à se déplacer<br />

en car ou en train pour les trajets<br />

réalisables en moins de cinq heures.<br />

Ce serait une réponse du football<br />

professionnel après la polémique déclenchée<br />

la saison dernière par Christophe<br />

Galtier, l’entraîneur du Paris<br />

Saint-Germain, sur « le char à voile »<br />

lors d’un déplacement à Nantes.<br />

La LFP intègre un<br />

programme écologiste de<br />

l’ONU<br />

Pour mémoire, En fin d’année dernière,<br />

la LFP est devenue membre du<br />

programme de l’ONU « Football for the<br />

Goals », le football au service des objectifs<br />

de développement durable. La<br />

LFP avait candidaté en octobre 2022,<br />

lorsque l’horloger Oris est devenu le<br />

premier « partenaire responsable des<br />

compétitions ».<br />

« Football for the Goals » est une plateforme<br />

à destination de la communauté<br />

mondiale du football pour s’engager et<br />

plaider en faveur des 17 objectifs de<br />

développement durable des Nations<br />

Unies. Il s’agit notamment de s’engager<br />

à lutter contre la pauvreté et la faim ou<br />

en faveur de la bonne santé et du bienêtre,<br />

des énergies propres ou encore<br />

de l’éducation entre les sexes. n<br />

10<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023


La FIFA a menti sur la neutralité carbone<br />

du Mondial au Qatar<br />

La FIFA a fait des déclarations trompeuses<br />

sur la neutralité climatique<br />

de la Coupe du monde 2022 au Qatar,<br />

estime la Commission suisse<br />

pour la loyauté (CSL) après une action<br />

inédite d’ONG.<br />

La commission, qui n’a aucun pouvoir<br />

coercitif, a confirmé cinq<br />

plaintes émanant de la Suisse, de<br />

la France, de la Grande-Bretagne,<br />

de la Belgique et des Pays-Bas<br />

qui accusaient la FIFA d’avoir fait des<br />

déclarations trompeuses en matière de<br />

neutralité carbone pour le Mondial au<br />

Qatar. « Dans la communication commerciale<br />

incriminée, la FIFA a parfois<br />

recouru à des assertions formulées en<br />

termes absolus, suscitant ainsi l’impression<br />

erronée et fallacieuse selon laquelle<br />

la Coupe du Monde 2022 au Qatar serait<br />

déjà « climatiquement neutre » ou<br />

« neutre en carbone » avant et pendant<br />

ce tournoi de football », indique la CSL.<br />

« La CSL parvient à la conclusion qu’il<br />

n’est pas autorisé d’affirmer que les objectifs<br />

de durabilité ont été atteints tant<br />

qu’on ne dispose pas de méthodes de<br />

mesure de durabilité définitives et généralement<br />

acceptées (…) qui permettraient<br />

de garantir leur mise en œuvre »,<br />

indique également l’autorité suisse.<br />

Sept stades de la Coupe du monde au Qatar étaient climatisés.<br />

Des ONG ont déposé une plainte l’an<br />

dernier alors que le tournoi a nécessité<br />

la construction de stades climatisés et<br />

que des milliers de supporters avaient<br />

fait le déplacement en avion jusqu’au<br />

Qatar pour l’événement. Toutes ces<br />

organisations non gouvernementales<br />

avaient saisi la juridiction de leur pays,<br />

dont l’Autorité de régulation professionnelle<br />

de la publicité (ARPP) en France.<br />

Mais, étant donné que le contenu des<br />

plaintes reposait sur des faits similaires,<br />

elles ont été transmises à la Commission<br />

suisse pour la Loyauté. Le siège de<br />

la FIFA se trouve en effet à Zurich. Les<br />

ONG avaient contesté ces affirmations<br />

écrites sur le site de la Fédération internationale<br />

: « La FIFA, la Comité d’organisation<br />

et le Conseil suprême pour la<br />

remise et l’héritage se sont bien déterminés<br />

à organiser une Coupe du monde<br />

2022 neutre en carbone » ; « La FIFA, la<br />

Comité d’organisation et le Conseil suprême<br />

pour la remise et l’héritage compenseront<br />

intégralement les émissions<br />

associées à la Coupe du monde 2022.<br />

Cette compensation inclut également<br />

les émissions correspondant aux déplacements,<br />

à l’hébergement, à la restauration<br />

et aux boissons des détendeurs<br />

de billets. Il s’agira donc de la première<br />

Coupe du monde de la FIFA neutre en<br />

carbone. »<br />

La FIFA « aurait dû apporter<br />

la preuve, de manière crédible<br />

de quelle manière toutes les<br />

émissions de CO 2<br />

générées<br />

par te tournoi pouvaient être<br />

compensées conformément<br />

aux standards suisses »<br />

Dans sa décision, la Commission suisse<br />

pour la Loyauté écrit que « ces assertions<br />

visent clairement à influencer positivement<br />

l’attitude des consommateurs visà-vis<br />

de la Coupe du monde de football<br />

2022 organisée au Qatar, notamment<br />

afin de promouvoir la vente de billets ».<br />

La FIFA « a parfois travaillé en recourant<br />

à des messages formulés en termes<br />

absolus et a ainsi suscité l’impression<br />

erronée et fallacieuse selon laquelle la<br />

Coupe du monde de football 2022 au<br />

Qatar aurait déjà atteint la neutralité climatique<br />

ou la neutralité carbone avant<br />

et pendant le tournoi. » Toujours selon<br />

la Commission, la FIFA « aurait dû apporter<br />

la preuve, de manière crédible de<br />

quelle manière toutes les émissions de<br />

CO 2<br />

générées par te tournoi pouvaient<br />

être compensées conformément aux<br />

standards suisses ». De ce fait, « il est<br />

recommandé à la partie défenderesse<br />

(la FIFA) de renoncer à l’avenir aux allégations<br />

contestées, en particulier que<br />

la Coupe du monde organisée en 2022<br />

au Qatar serait neutre pour le climat et<br />

le CO 2<br />

, à moins qu’elle ne puisse apporter,<br />

au moment de la communication,<br />

d’une part la preuve complète du calcul,<br />

selon des méthodes généralement acceptées,<br />

de toutes les émissions de CO 2<br />

causées par le tournoi et, d’autre part,<br />

la preuve de la compensation complète<br />

de ces émissions de CO 2<br />

».<br />

Même si la commission suisse ne va<br />

pas condamner à une amende la FIFA,<br />

elle peut émettre des recommandations<br />

dont la FIFA devra tenir compte<br />

à l’avenir. A ce titre, la communication<br />

autour de la Coupe du monde 2026, la<br />

première à 48 équipes, dans trois pays<br />

distincts (États-Unis, Mexique et Canada)<br />

sera particulièrement intéressante.<br />

C’est aussi un message à tous les organisateurs<br />

d’évènements sportifs et aux<br />

fédérations internationales dont la plupart<br />

ont un siège en Suisse. n<br />

©Bildbyran / Icon Sport<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />

11


MARCHÉ<br />

mais ils ont dans certains cas continué<br />

à promouvoir des produits plus<br />

récents comme les cigarettes électroniques.<br />

« Ils vivent dans cette zone<br />

grise autour de ce qui est et de ce qui<br />

n’est pas du marketing pour le tabac »,<br />

avance M. Alday. n<br />

30.000<br />

D.R.<br />

La série « Drive to survive »<br />

pointée du doigt pour<br />

sa promotion du tabac<br />

La série Netflix sur la Formule 1<br />

« Drive to survive », en français<br />

« Pilotes de leur destin », est accusée<br />

de promotion pour les géants<br />

du tabac. A tort ou à raison ?<br />

La série documentaire Netflix sur<br />

les coulisses de la Formule 1<br />

offre aux géants du tabac un<br />

moyen efficace de faire la promotion<br />

de leurs produits malgré<br />

les interdictions en vigueur, accuse<br />

une étude. Selon des observateurs,<br />

cette série ne fait pas qu’augmenter<br />

la popularité de la F1, elle diffuse aussi<br />

des images de voitures sponsorisées<br />

par des marques de cigarettes y compris<br />

dans les pays où la publicité pour<br />

le tabac est interdite.<br />

PMI et BAT les plus visibles<br />

« Au total, 1,1 milliard de minutes<br />

d’images diffusées dans le monde<br />

entier montraient du contenu lié au<br />

tabac » pendant la quatrième saison<br />

indique dans une étude Formula Money,<br />

qui recueille des chiffres sur la F1<br />

et l’organisation l’ONG antitabac STOP.<br />

La moitié des épisodes de cette saison<br />

contiennent des marques liées au<br />

tabac dès la première minute, selon<br />

ce rapport. Les marques Philip Morris<br />

International (PMI), sponsor de Ferrari,<br />

et British American Tobacco (BAT),<br />

sponsor de McLaren, ont été « très présentes<br />

dans la série », constate ce rapport.<br />

« Les recherches suggèrent que<br />

PMI et BAT atteignent de nouveaux publics<br />

grâce à la série, y compris auprès<br />

des personnes qui ne regardent pas<br />

les courses de F1 », une audience généralement<br />

plus jeune. « Cette hausse<br />

du nombre de téléspectateurs signifie<br />

que plus de gens voient la marque que<br />

les sponsors de la F1 placent sur les<br />

voitures », selon le rapport.<br />

PMI et BAT ont dépensé environ 40 M$<br />

en publicité pour la F1 en 2022. Les e-cigarettes<br />

Vuse et les sachets de nicotine<br />

Velo de BAT « ont été les marques<br />

les plus visibles sur les McLaren tout<br />

au long de la saison », détaille le rapport.<br />

Ces produits sont apparus lors de<br />

13 courses sur un total de 22 courses, y<br />

compris lors du Grand Prix de Mexico,<br />

malgré les restrictions en matière de<br />

publicité en vigueur au Mexique. PMI,<br />

l’un des plus anciens sponsors de F1,<br />

a baissé sa participation de manière<br />

significative, mais continue de bénéficier<br />

de la publicité. Bien qu’il soit toujours<br />

partenaire de Ferrari, ses logos<br />

n’apparaissent plus sur les voitures de<br />

l’écurie.<br />

« Netflix a la responsabilité de ne pas<br />

fournir de contenu qui promeut, même<br />

indirectement, les marques des cigarettiers<br />

», estime Jorge Alday, de<br />

STOP. Les fabricants de tabac ont cessé<br />

de faire de la publicité pour leurs<br />

marques de cigarettes traditionnelles,<br />

Poursuivie par le Comité national<br />

contre le tabagisme (CNCT), Canal+<br />

a été condamnée en février dernier<br />

à une amende de 30.000 €<br />

pour ne pas avoir flouté à l’écran,<br />

fin 2021, des marques de tabac<br />

et de vapotage lors de la diffusion<br />

d’images de Formule 1. Canal+<br />

a diffusé en direct, en différé ou<br />

en replay des images de logos<br />

et dénominations des marques<br />

Marlboro, Mission WinNow<br />

(Philip Morris) et Vuse<br />

(British American Tobacco).<br />

La première marque apparaissait<br />

sur des images d’archives du Grand<br />

Prix du Brésil, en 1991, utilisées<br />

dans une émission sur le sport<br />

automobile. Elle était inscrite sur le<br />

flanc de la monoplace que pilotait<br />

Ayrton Senna. La marque Mission<br />

WinNow, apposée sur les ailerons<br />

des Ferrari et sur les casquettes<br />

des pilotes, constitue elle aussi<br />

une publicité indirecte pour les<br />

produits du tabac, et aurait dû être<br />

masquée, selon le tribunal. Enfin,<br />

la diffusion d’images de la marque<br />

Vuse (nouveau nom de la cigarette<br />

électronique Vype) représente pour<br />

la juridiction une publicité pour le<br />

vapotage.<br />

Le tribunal n’a néanmoins<br />

condamné la chaîne que sur la<br />

période allant du <strong>25</strong> novembre<br />

au 29 décembre 2021. Il a<br />

notamment tenu compte des «<br />

diligences » mises en œuvre depuis<br />

par les chaînes du groupe pour<br />

déterminer la peine. Canal+<br />

avait mis en avant sa<br />

bonne foi, soulignant avoir<br />

une marge de manœuvre réduite<br />

dans la mesure où elle diffuse<br />

des images d’un fournisseur,<br />

reconnaissant des manquements<br />

isolés de ses équipes et faisant<br />

valoir l’absence d’intérêt financier.<br />

12<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023


Quand le Brésil<br />

joue en noir<br />

La sélection auriverde a décidé de manifester son<br />

soutien à son joueur Vinicius Jr, souvent<br />

cible de cris et chants racistes en Liga. Opposé à<br />

la Guinée en amical le 17 juin dernier,<br />

le Brésil, sponsorisé par Nike, a joué avec une<br />

tenue intégralement noire pour la première fois de<br />

son histoire,<br />

afin de lutter contre le racisme.<br />

Vinicius Junior vient d’être nommé<br />

à la tête d’une commission spéciale par le<br />

président de la FIFA Gianni Infantino<br />

afin de lutter contre le racisme.<br />

Pour la petite histoire, le Brésil<br />

s’est imposé 4-1, Vinicius Jr<br />

scellant le score<br />

à la 87 e minute.<br />

Jamais encore dans<br />

sa longue histoire,<br />

le Brésil n’avait porté<br />

un maillot noir.<br />

©SUSA/Icon<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />

13


MARCHÉ<br />

©PictureAlliance / Icon Sport<br />

Le Fortuna Düsseldorf<br />

et ses sponsors lancent<br />

une expérience inédite<br />

Quelque part entre l’utopie (rendre gratuit un spectacle professionnel dévoreur<br />

de capitaux) et le principe de réalité (les droits de retransmission ne peuvent pas<br />

monter éternellement, surtout en dehors de l’élite), il y a le Fortuna Düsseldorf.<br />

Le club allemand de seconde division se lance dans une expérience inédite.<br />

Les places pour au moins trois matchs à la Merkur Spiel-Arenalors cette saison<br />

seront gratuites. A terme, le club veut aboutir à la gratuité totale pour les<br />

spectateurs grâce aux partenaires ! Par Emmanuel Frattali<br />

ouvrons le football<br />

pour tous. Nous<br />

allons permettre<br />

à l’avenir l’entrée<br />

«Nous<br />

gratuite pour les<br />

matches de championnat du Fortuna<br />

Düsseldorf dans notre stade. Cela va<br />

débuter par une phase pilote avec<br />

au moins trois matches », explique<br />

Alexander Jobst, président du directoire<br />

du Fortuna Düsseldorf. « L’entrée<br />

gratuite, cela concerne les groupes de<br />

supporters organisés, les abonnés, les<br />

visiteurs réguliers du stade, et aussi<br />

les supporters de l’équipe visiteuse »,<br />

précise le dirigeant.<br />

Dans un stade qui peut contenir<br />

jusqu’à 54.600 personnes, et qui sera<br />

l’une des enceintes de l’Euro 2024, le<br />

projet « Fortuna pour tous » prévoit, à<br />

terme, la gratuité pour toutes les rencontres<br />

! « A partir de quand pourrons-nous<br />

proposer la gratuité pour les<br />

17 rencontres d’une saison à domicile,<br />

cela va dépendre de l’évolution des<br />

choses. Nous avons posé les bases », a<br />

expliqué le directeur financier du club,<br />

Arnd Hovemann.<br />

Pour réussir ce pari audacieux, le Fortuna<br />

dispose d’un atout non négligeable : Düsseldorf<br />

est l’une des villes les plus riches<br />

d’Allemagne. Selon Alexander Jobst, trois<br />

entreprises partenaires (Hewlett Packard<br />

Enterprise, Targobank et Provinzial), mais<br />

pas le partenaire principal (Henkel), ainsi<br />

que l’initiative « Common goal » lancée<br />

il y a plus de cinq ans par l’ancien inter-<br />

14<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [[N°19] N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2020 2023


national Juan Mata, participent financièrement<br />

au projet, apportant « une base<br />

économique » de 45 M€ sur cinq ans.<br />

Pour convaincre les partenaires de s’engager,<br />

le Fortuna propose une feuille de<br />

route en fléchant les investissements. Ainsi,<br />

grâce aux revenus de parrainage, en<br />

plus des investissements dans l’équipe<br />

professionnelle, 20% devraient aller aux<br />

jeunes du club et au football féminin.<br />

L’infrastructure numérique et le stade<br />

devraient également bénéficier de 20 %.<br />

Avec 10% des fonds nouvellement levés,<br />

le club souhaite promouvoir le sport de<br />

masse et s’impliquer dans des projets<br />

RSE. Rien que le fait de flécher ainsi les<br />

revenus issus du sponsoring change les<br />

règles du jeu.<br />

Le pari semble dingue ou simplement<br />

génial parce qu’intenable sur le long<br />

terme. En moyenne la saison dernière<br />

en 2 e division, le Fortuna Düsseldorf<br />

accueillait 29.000 spectateurs. Selon<br />

Bild, pour une saison normale en 2 e division,<br />

les revenus générés par la billetterie<br />

se situent entre 7 et 8 M€. Soit<br />

15 à 20% de son chiffre d’affaires.<br />

Le Fortuna aurait pu imaginer un système<br />

moins coûteux en baissant simplement<br />

le tarif des billets, mais le club<br />

dit vouloir aller « au-delà » de la barrière<br />

psychologique du prix. D’autres<br />

clubs suivront-ils ? Si l’expérience, et<br />

il s’agit bien de cela, du Fortuna est<br />

réussie et financièrement viable, des<br />

clubs de taille similaire en Allemagne<br />

pourraient subir des pressions de la<br />

part de leur public pour adopter ce<br />

modèle. Mais il faudra du temps avant<br />

que ce ne soit le cas. Hanovre a déjà<br />

répondu que « ce qui est gratuit, ne<br />

vaut rien », tandis que le FC Cologne<br />

fait savoir qu’il lui était impossible de<br />

financer l’équipe professionnelle sans<br />

les revenus de la billetterie de ses<br />

« fantastiques fans ». n<br />

Les clubs allemands repoussent<br />

l’arrivée des fonds d’investissement<br />

A rebours de l’Espagne et de la France, les clubs allemands s’opposent<br />

à la recherche d’un investisseur souhaitée par la Ligue professionnelle<br />

(DFL). Ils disent non aux milliards d’euros promis.<br />

Les 36 clubs de<br />

Bundesliga et de<br />

deuxième division<br />

ont échoué à trouver<br />

une majorité des deuxtiers,<br />

nécessaire pour<br />

l’ouverture de discussions<br />

dans la recherche d’un<br />

investisseur. Un projet<br />

pourtant jugé vital pour la<br />

compétitivité du football<br />

professionnel allemand<br />

par les présidents par<br />

intérim de la DFL, Axel<br />

Hellmann et Oliver<br />

Leki. Le président de<br />

la DFL présentait ce<br />

débat comme « le plus<br />

important depuis la<br />

création » de l’institution.<br />

« Même depuis la<br />

création de la Bundesliga<br />

en 1963 », avait de<br />

son côté renchéri Oke<br />

Göttlich, patron du<br />

club de Sankt Pauli<br />

(2 e division).<br />

La DFL souhaitait<br />

trouver un investisseur<br />

capable d’injecter deux<br />

milliards d’euros dans<br />

le football professionnel<br />

allemand : 750 M€ pour<br />

la commercialisation et la<br />

création d’une plateforme<br />

de streaming, 300 M€<br />

pour les clubs, et le reste<br />

dans des investissements.<br />

En contrepartie, la ligue<br />

allemande aurait créé<br />

une filiale d’une durée de<br />

vie de plus de 20 ans (la<br />

LFP en France a négocié<br />

avec CVC pour une durée<br />

illimitée, ndlr), où aurait<br />

été versé l’ensemble<br />

des revenus des droits<br />

télévisés en Allemagne<br />

et à l’étranger, et dans<br />

laquelle l’investisseur<br />

aurait détenu 12,5 % des<br />

parts. Actuellement, les<br />

droits de diffusion des<br />

championnats allemands<br />

génèrent chaque<br />

saison des revenus de<br />

1,3 milliard d’euros.<br />

Le projet était critiqué par<br />

les groupes de supporters<br />

de la plupart des clubs.<br />

Les banderoles « NON à<br />

un investisseur » ont fleuri<br />

dans les stades. Certains<br />

clubs ont mené la fronde<br />

contre la direction de la<br />

DFL. Pour les détracteurs,<br />

ce plan s’apparentait<br />

à « vendre » le football<br />

allemand aux financiers.<br />

Certes, une importante<br />

somme d’argent<br />

serait immédiatement<br />

rentrée, mais au risque<br />

d’hypothéquer les revenus<br />

futurs. Il y aurait eu<br />

un risque de sacrifier<br />

l’autonomie pour des<br />

questions à court terme<br />

sans garantie qu’il existe<br />

un impact à long terme.<br />

Un tifo<br />

provoque l’ire<br />

de Signal Iduna<br />

Avec le message « Westfalenstadion,<br />

pour toujours », le tifo des supporters<br />

du Borussia Dortmund a entraîné une<br />

réaction courroucée de Signal Iduna, le<br />

namer du stade.<br />

La compagnie d’assurance allemande<br />

Signal Iduna, qui détient les droits<br />

de naming du stade de Dortmund<br />

baptisé Signal Iduna Park depuis<br />

2005, n’a pas apprécié un tifo<br />

confectionné par les supporters<br />

du Borussia Dortmund. Lors<br />

de la réception l’Union Berlin la<br />

saison dernière, les supporters du<br />

Borussia Dortmund ont déployé une<br />

immense fresque avec le message<br />

« Westfalenstadion, pour toujours ».<br />

En ressuscitant le nom original de<br />

l’enceinte, ils ont vexé Signal Iduna,<br />

sponsor du club depuis 1974<br />

pourtant. « Le Signal Iduna Park n’est<br />

pas seulement le plus grand stade de<br />

football en Allemagne. C’est un foyer<br />

pour tous ceux qui veillent les uns sur<br />

les autres. En tant que partenaire<br />

fier, nous soutenons le BVB et tous<br />

ses fans », a répondu l’assureur.<br />

« Pour nous, c’était une<br />

grosse contrariété », a<br />

reconnu en termes moins policés son<br />

directeur général Ulrich Leitermann<br />

à Ruhr Nachrichten. « Pour moi,<br />

c’est inacceptable, compte tenu<br />

du fait que nous soutenons ce club<br />

depuis longtemps et que nous l’avons<br />

également soutenu lorsque d’autres<br />

ne voulaient pas donner un centime<br />

de plus », pestait le dirigeant.<br />

Pour Signal Iduna, le message des<br />

supporters a été d’autant moins<br />

apprécié que le stade a été rebaptisé<br />

« Signal Iduna Park » à une période<br />

où le club allemand était embourbé<br />

dans des problèmes financiers et<br />

pouvait tout simplement disparaître.<br />

Régulièrement renouvelé depuis<br />

2005, le partenariat est<br />

estimé à 100 M€ jusqu’en<br />

2031.<br />

© PictureAlliance/Icon Sport<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />

15


MARCHÉ<br />

© PA Images/Icon Sport<br />

Everton et Bournemouth sont deux des clubs de Premier League concernés par la nouvelle réglementation.<br />

Les opérateurs de paris<br />

sportifs mis à l’index<br />

en Premier League<br />

La Premier League prend une décision spectaculaire. Les clubs doivent retirer<br />

du devant des maillots les sociétés de paris sportifs. Cette mesure entrera en<br />

vigueur à partir de la saison 2026-2027. Par Emmanuel Frattali<br />

Alors que près de la moitié<br />

des clubs du championnat<br />

anglais ont pour sponsor<br />

principal une société liée aux<br />

paris sportifs, ils ont convenu<br />

collectivement de ne plus afficher<br />

de parrainages avec les jeux d’argent<br />

sur le devant des maillots à partir de<br />

la saison 2026-2027. « Les clubs de<br />

Premier League ont convenu collectivement<br />

aujourd’hui de retirer le parrainage<br />

des jeux d’argent du devant<br />

des maillots des clubs », annonce la<br />

Premier League. « L’annonce fait suite<br />

40,7<br />

Selon l’ANJ, les partenariats sportifs<br />

des opérateurs de jeux d’argent légaux<br />

ne représentent que 40,7 M€<br />

prévus en 2023, soit moins de<br />

2 % du montant total des contrats de<br />

partenariats du sport par le secteur<br />

privé en France, proche de 2,5 milliards<br />

d’euros par an.<br />

à une vaste consultation impliquant<br />

la ligue, ses clubs et le ministère de<br />

la Culture, des Médias et des Sports<br />

dans le cadre de l’examen en cours<br />

par le gouvernement de la législation<br />

actuelle sur les jeux de hasard », poursuit-elle.<br />

En effet, c’est sous la pression<br />

du gouvernement que la PL a<br />

préféré prendre les devants. Les clubs<br />

devancent le gouvernement britannique<br />

qui avait l’intention de légiférer<br />

sur la question en adoptant une position<br />

plus ferme encore. Pour aiguillonner<br />

la Premier League, des ministres<br />

16<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [[N°19] N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2020 2023


LES CLUBS DEVANCENT<br />

LE GOUVERNEMENT<br />

BRITANNIQUE QUI AVAIT<br />

L’INTENTION DE LÉGIFÉRER<br />

SUR LA QUESTION.<br />

avaient signalé que la proposition<br />

de loi n’inclurait pas de restrictions<br />

sur les parrainages de maillots si un<br />

accord était conclu. « Pour aider les<br />

clubs à s’éloigner du parrainage des<br />

jeux de hasard sur le devant du maillot,<br />

la convention collective commencera<br />

à la fin de la saison 20<strong>25</strong>- 2026 »,<br />

précise la PL. Elle ajoute travailler<br />

avec d’autres sports sur « l’élaboration<br />

d’un nouveau code pour le parrainage<br />

responsable des jeux d’argent ».<br />

La Premier League, avec ses immenses<br />

ressources tirées des droits<br />

de diffusion payés partout dans le<br />

Les supporters d’Aston Villa<br />

mécontents du nouveau partenaire<br />

Aston Villa a conclu un partenariat avec une société de paris, BK8, jusqu’à<br />

l’été 2026, c’est-à-dire à la date limite de l’interdiction qui entrera en<br />

vigueur à partir de la saison 2026-2027. Le groupe des supporters du<br />

club, Aston Villa Supporters’ Trust, s’est dit « très déçu » de cette annonce<br />

et souligne les « préjudices sociaux et mentaux causés par le jeu excessif<br />

». Autre critique faite par les supporters des Villans : les « pratiques<br />

marketing misogynes de BK8 ». En réponse, le club a indiqué<br />

que « BK8 (versera) une contribution à une association caritative locale de<br />

Birmingham pour chaque troisième maillot adulte vendu ».<br />

monde, peut se permettre d’y renoncer<br />

volontairement. Mais la catégorie<br />

n’est pas chassée non plus<br />

du championnat le plus suivi dans le<br />

monde. Les sponsors présents sur les<br />

manches des maillots sont toujours<br />

autorisés. Première entorse à l’interdiction.<br />

Seconde accroche : la Premier<br />

League précise bien une interdiction<br />

pour les maillots de match. La voie est<br />

donc libre pour les tenues d’entraînement<br />

dont les images sont également<br />

prisées pour alimenter divers sujets.<br />

Par ailleurs, le gouvernement britannique<br />

ne devrait pas étendre l’interdiction<br />

aux autres divisions en raison<br />

du manque à gagner financier trop<br />

important. n<br />

›<br />

Les partenariats sportifs des Jeux d’argent recadrés<br />

En France, l’Autorité<br />

nationale des jeux (ANJ)<br />

émet des « lignes directrices<br />

» et des recommandations<br />

pour mieux<br />

encadrer le partenariat<br />

sportif des opérateurs<br />

de jeux d’argent. L’objectif<br />

est notamment de<br />

protéger les mineurs<br />

et de lutter contre les<br />

opérateurs illégaux.<br />

Plusieurs pays européens<br />

tels que<br />

l’Espagne, l’Italie et<br />

la Suisse – et bientôt la<br />

Belgique et les Pays-Bas –,<br />

ont interdit les partenariats<br />

sportifs avec des opérateurs<br />

de jeux d’argent,<br />

tandis que le Royaume-Uni<br />

envisage de les limiter. En<br />

Premier League, les clubs<br />

ont décidé de proscrire les<br />

partenariats sur la face<br />

avant des maillots à partir<br />

de la saison 2026-2027.<br />

En France, afin de protéger<br />

les mineurs, l’ANJ<br />

recommande de « ne pas<br />

apposer » la marque d’un<br />

opérateur de jeux d’argent<br />

et de hasard sur les maillots<br />

de taille enfant (moins<br />

de 18 ans) et d’insérer un<br />

pictogramme « interdit aux<br />

moins de 18 ans » sur les<br />

supports de communication<br />

des opérateurs le long des<br />

terrains. Associer un sportif<br />

« appartenant à l’univers<br />

des mineurs » à la communication<br />

commerciale d’un<br />

opérateur de jeu d’argent<br />

est interdit sous certaines<br />

conditions, rappelle l’ANJ.<br />

En outre, la vente et la<br />

distribution gratuite de<br />

produits dérivés (peluches,<br />

jouets, figurines…) comportant<br />

la marque d’un<br />

opérateur ne sont pas<br />

autorisées, pas plus que<br />

la participation de mineurs<br />

à des animations commerciales<br />

dans le cadre<br />

d’un partenariat avec un<br />

opérateur de jeu d’argent<br />

et de hasard. Pour prévenir<br />

le jeu excessif, l’Autorité<br />

recommande aux<br />

organisations sportives de<br />

ne pas mettre, sur leurs<br />

sites internet, applications<br />

et plateformes, de « lien<br />

de redirection “parier” » ni<br />

d’y faire apparaître « des<br />

cotes, des offres de gratifications<br />

commerciales ou<br />

des annonces promotionnelles<br />

pour les opérateurs<br />

de jeux d’argent ». Quant<br />

aux marques de ces opérateurs,<br />

elles ne doivent apparaître<br />

que « de manière<br />

limitée dans et autour »<br />

des enceintes sportives.<br />

Déjà les publicités mettant<br />

en scène « des sportifs,<br />

des arbitres et d’autres<br />

acteurs des compétitions »<br />

en « situation de parier sur<br />

leur sport » sont interdits,<br />

et les sportifs ne peuvent<br />

ni « livrer des pronostics<br />

sur le résultat d’une compétition<br />

» ni « promouvoir<br />

les cotes sur un match »<br />

de leur discipline.<br />

Enfin le gendarme des jeux<br />

recommande aux « organisateurs<br />

d’événements<br />

sportifs, ligues, fédérations,<br />

clubs, équipes et<br />

sportifs » de « s’assurer<br />

au préalable » auprès d’elle<br />

que « les opérateurs non<br />

agréés en France avec<br />

lesquels ils souhaitent<br />

signer des contrats à<br />

destination d’autres pays,<br />

ne figurent pas sur la liste<br />

des opérateurs dont le site<br />

a été bloqué par l’ANJ ».<br />

Ces « Lignes directrices »<br />

pourront « être prolongées<br />

par des propositions de<br />

modifications législatives<br />

et réglementaires », dit<br />

l’ANJ, qui tirera un bilan de<br />

ses recommandations au<br />

premier trimestre 2024.<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />

17


*<br />

MARCHÉ<br />

›<br />

Les clubs de Premier League *<br />

concernés<br />

Aston Villa<br />

Bournemouth<br />

© Icon Sport<br />

© Icon Sport<br />

© Icon Sport<br />

© Icon Sport<br />

© Icon Sport<br />

© Icon Sport<br />

© Icon Sport<br />

© Icon Sport<br />

Brentford<br />

Burnley<br />

Everton<br />

Fulham<br />

Southampton<br />

West Ham United<br />

* Southampton a été relégué en Championship (2 e division anglaise)<br />

18<br />

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© Hugo Pfeiffer/Icon Sport<br />

Roland-Garros<br />

se transforme à volonté<br />

L’édition 2023 de Roland-Garros à peine terminée, le court central du Grand Chelem parisien a troqué la terre battue<br />

pour un parquet de basket. Le match 3 de la finale de Betclic Élite entre Boulogne-Levallois et Monaco a lieu le jeudi<br />

15 juin Porte d’Auteuil. Pour réaliser cette prouesse logistique, quatre jours après le sacre de Novak<br />

Djokovic sur la terre battue parisienne, les techniciens et les semi-remorques ont multiplié les allers-retours.<br />

Des dalles ont été installées afin de permettre au parquet d’être posé et aux panneaux d’être installés.<br />

Le court Philippe-Chatrier, par la grâce de son toit amovible, devient un site multifonctions. Outre du basket-ball,<br />

le central a déjà accueilli de la boxe, du padel, du beach-volley et même un spectacle de l’humoriste Faty !<br />

Tennis<br />

Padel<br />

© Icon Sport<br />

© Daniel Derajinski - Icon Sport<br />

© Hugo Pfeiffer/Icon Sport<br />

© Icon Sport<br />

Boxe<br />

Basket<br />

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19


MARCHÉ<br />

Le défi français<br />

baptisé Orient Express Team<br />

La France sera bien présente sur la prochaine Coupe de l’America, en 2024 à<br />

Barcelone. Le défi porté par la Société Nautique de Saint-Tropez s’appellera<br />

« Orient Express Team », grâce à un accord de sponsoring conclu avec le groupe<br />

hôtelier Accor et sa filiale Orient Express. Par Emmanuel Frattali<br />

D.R.<br />

Illustration du futur AC75 Orient Express.<br />

Dernier défi engagé sur la<br />

Coupe de l’America, l’équipage<br />

français accuse un<br />

retard conséquent sur ses<br />

futurs adversaires à pied<br />

d’oeuvre depuis « un an et demi »,<br />

selon Franck Cammas lors de la présentation<br />

de l’équipe à la Cité de<br />

l’Architecture à Paris. Barreur du défi<br />

français Groupama Team France en<br />

2017, Cammas, 50 ans, a été engagé<br />

comme responsable de la performance<br />

pour cette nouvelle tentative<br />

sur le plus ancien trophée sportif du<br />

monde, né en 1851. « On se doit de<br />

ACCOR VEUT « S’IMPOSER<br />

COMME UN PARTENAIRE<br />

INCONTOURNABLE DE<br />

L’EXCELLENCE ET DE<br />

L’INNOVATION ».<br />

participer à cette Coupe de l’America,<br />

car on est une nation de grands<br />

champions de voile, et pas seulement<br />

en solitaire. On va montrer qu’on sait<br />

aussi gagner une compétition avec<br />

des grosses équipes et des challenges<br />

technologiques », lance Franck<br />

Cammas.<br />

« On espère être opérationnels à une<br />

échelle de six mois, être capable de<br />

naviguer, s’entraîner, faire des heures<br />

sur l’eau, prendre en main la machine.<br />

Ensuite, on pourra se projeter sur le<br />

défi en lui même », a détaillé Quentin<br />

Delapierre, 30 ans, 8 e des JO de<br />

Tokyo en Nacra17 et actuel barreur de<br />

l’équipe de France de SailGP.<br />

20<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [[N°19] N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2020 2023


Aligné lors de la Coupe de l’America<br />

en 2017, le défi français n’avait<br />

pas participé à l’édition 2021, fautes<br />

de moyens financiers. L’arrivée d’un<br />

partenaire comme Accor donne des<br />

ailes à l’équipage. « On a très envie<br />

que ça commence », dit Sébastien<br />

Bazin, PDG du groupe Accor, en officialisant<br />

le partenariat. Sa marque<br />

Orient Express devient le Partenaire<br />

Titre du Challenger français qui portera<br />

le nom d’Orient Express Team.<br />

Rappelant qu’Accor « est animé par<br />

la passion, la soif d’aventure et l’esprit<br />

d’équipe », Sébastien Bazin souligne<br />

que son groupe poursuit une ambition<br />

: « s’imposer comme un partenaire<br />

incontournable de l’excellence<br />

et de l’innovation ».<br />

©Eloi Stichelbaut<br />

La dernière participation française à la Coupe de l’America remonte à 2017 avec<br />

Groupama Team France.<br />

L’ÉQUIPE FRANÇAISE<br />

DISPOSE D’UN BUD GET<br />

« SUFFISANT POUR ÊTRE<br />

COMPÉTITIF »<br />

Pour accélérer le processus et rattraper<br />

les autres nations, un accord de<br />

collaboration a été passé avec l’actuel<br />

Defender de la Coupe, Team New<br />

Zealand, qui a accepté de céder une<br />

partie du design de son AC75. Un monocoque<br />

volant, mené par huit équipiers,<br />

sera construit en France par les<br />

chantiers de l’Atlantique. « Avec Bruno<br />

(Dubois, co-directeur du projet, ndlr),<br />

notre postulat de départ était de sécuriser<br />

le fait que l’équipe de France<br />

soit compétitive, explique Stéphan<br />

Kandler, co-directeur du projet. Au-delà<br />

du budget qu’il nous fallait réunir,<br />

nous avons discuté rapidement avec<br />

le Defender, Emirates Team New Zealand,<br />

avec lequel nous entretenons<br />

de très bons liens depuis la première<br />

campagne de K-Challenge en 2003.<br />

Aujourd’hui, ce partenariat technologique<br />

comprend un design package<br />

dernière génération à partir duquel<br />

nous allons travailler et construire<br />

notre propre AC75 Made in France. Ce<br />

partenariat nous permet de partir à<br />

armes égales avec les autres Challengers.<br />

Il s’agit d’une grande première<br />

dans l’histoire d’un défi français. » Sa<br />

mise à l’eau est prévue au printemps<br />

2024. En attendant, Orient Express<br />

Team louera un AC40.<br />

Un monocoque plus petit, mais tout<br />

aussi puissant, qui servira également<br />

de support aux jeunes et aux femmes<br />

sur la Youth et la Women America’s<br />

Cup. « Ce sont des avions de chasse<br />

qui vont à plus de 100 km/h et volent<br />

à 30 cm au-dessus de l’eau », explique<br />

encore Stephan Kandler.<br />

L’équipe française dispose d’un budget<br />

« suffisant pour être compétitif »,<br />

a-t-il estimé, sans toutefois communiquer<br />

sur le montant. « On va probablement<br />

avoir des partenaires supplémentaires<br />

», ajoute Bruno Dubois.<br />

Quatre des marques du groupe Basic<br />

Net - K-Way pour le textile, Sebago<br />

pour les chaussures, Kappa pour les<br />

tenues de sport à terre, et Briko pour<br />

les casques, les lunettes et gilets de<br />

sécurité des marins seront les fournisseurs<br />

officiels de l’équipe française.<br />

Il en faudra d’autres. C’est une<br />

équipe de 70 personnes qui devrait<br />

être constituée à terme.<br />

Stephan Kandler, président de K-Challenge et co-directeur d’Orient Express Team,<br />

et Lorenzo Boglione, vice président de BasicNet.<br />

©Pauce/Orient Express<br />

Le défi français est la sixième équipe<br />

à s’être officiellement déclarée pour<br />

la prochaine Cup qui aura lieu en octobre<br />

2024 à Barcelone. Outre le Defender<br />

Team New Zealand, les autres<br />

challengers sont Ineos Britannia<br />

(GBR), American Magic (USA), Alinghi<br />

Red Bull Racing (SUI) et Luna Rossa<br />

Prada Pirelli (ITA). n<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />

21


MARCHÉ<br />

©PictureAlliance/Icon Sport<br />

Nouvelles dates et nouveau site, les Yonex Internationaux de France de badminton changent de dimension.<br />

Les Yonex Internationaux<br />

de France de Badminton<br />

inaugureront l’Adidas Arena<br />

L’Adidas Arena, érigée au nord de la capitale, affine son calendrier. Sa livraison<br />

prévue entre janvier et février 2024, la nouvelle salle de spectacle parisienne<br />

recevra dès le mois de mars la crème du badminton international lors des Yonex<br />

Internationaux de France de Badminton. L’opportunité de tester le complexe<br />

dans les conditions des Jeux olympiques. Par Emmanuel Frattali<br />

À<br />

quatre mois de se disputer le<br />

titre olympique, les meilleurs badistes<br />

du monde se retrouveront<br />

au cœur de l’Adidas Arena aux<br />

8.000 places assises (9.000 en<br />

formation concert) du 5 au 10 mars 2024<br />

lors des Yonex Internationaux de France<br />

de Badminton. L’événement, organisé<br />

chaque année à la Toussaint au stade<br />

Pierre-de-Coubertin (XV e ) est donc délocalisé<br />

et avancé au mois de mars afin de<br />

compter dans la course à la qualification<br />

olympique.<br />

Un test grandeur nature<br />

Si cet événement ne s’inscrit pas officiellement<br />

comme un « test-event JO »,<br />

2,8<br />

En échange notamment du naming de<br />

la salle, une première pour la marque,<br />

Adidas versera près de 2,8 M€<br />

par an sur cinq ans (2,32 M€ HT<br />

pour le « naming » stricto sensu et<br />

282.000 € HT destinés à régler des<br />

prestations d’activation et de restauration,<br />

ndlr), un contrat renouvelable pour sept<br />

années supplémentaires. Le montant<br />

est sans équivalent en France, ni même<br />

en Europe, pour des équipements de<br />

dimensions similaires.<br />

il permettra tout de même de tester l’infrastructure<br />

dans des conditions similaires<br />

aux Jeux puisque les épreuves de<br />

badminton ainsi que celles de gymnastique<br />

rythmique, puis de para-badminton<br />

et de para-haltérophilie, s’y tiendront.<br />

« La Fédération française de badminton<br />

(FFBaD) accompagne 9 tournois récurrents<br />

dont la compétition phare que sont<br />

les IFB. Les mois qui viennent vont être<br />

exceptionnels jusqu’aux mondiaux 20<strong>25</strong> »<br />

(aussi organisés à Paris, ndlr), se réjouit<br />

Yohan Penel, le président de l’instance<br />

fédérale.<br />

Si la construction de l’Adidas Arena, le<br />

premier équipement à bénéficier d’un<br />

22<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [[N°19] N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2020 2023


naming de la part de l’équipementier,<br />

a pris du retard, la faute notamment à<br />

des difficultés d’approvisionnement en<br />

acier en raison du conflit ukrainien, la<br />

dernière ligne droite est engagée. La<br />

charpente métallique de 1.000 tonnes<br />

a été posée en début d’année. En<br />

parallèle, la direction du site a déjà<br />

dévoilé une partie de la programmation<br />

dont un concert de rap, celui de<br />

l’artiste francilien Zola, le 3 mai 2024.<br />

« Nous y organiserons des compétitions<br />

de MMA, l’Ares Fighting Championship,<br />

des compétitions d’e-sport,<br />

des concerts de rap et d’électro », avait<br />

annoncé Nicolas Dupeux, directeur général<br />

de l’Accor Arena, de l’Adidas Arena<br />

et du Bataclan, lors d’une visite de<br />

la salle début février. L’Adidas Arena<br />

doit aussi devenir le nouvel antre du<br />

Paris Basketball. Le club de la capitale<br />

qui quittera ainsi la halle Georges-Carpentier<br />

(XIII e ), espère disputer ses premiers<br />

matchs dans l’enceinte dès son<br />

ouverture.<br />

Illustration de la future salle parisienne.<br />

En plus d’une centaine d’événements<br />

par an, le complexe, aussi équipé de<br />

deux gymnases, a vocation à profiter<br />

aux riverains avec un accès aux structures<br />

sportives dédiés aux clubs, associations<br />

et écoles du quartier. Toute<br />

une offre commerciale sera par ailleurs<br />

accessible quotidiennement à l’étage<br />

de l’Arena. Le site a vocation à devenir<br />

« un catalyseur de la transformation de<br />

ce territoire nord parisien autour d’événements<br />

sportifs et musicaux, de la<br />

culture urbaine », selon Nicolas Dupeux.<br />

Quant aux Yonex Internationaux de<br />

France de Badminton, ils auront lieu cette<br />

année à la Glaz Arena de Rennes-Cesson<br />

(Ille-et-Vilaine) du 24 au 29 octobre.<br />

Les meilleurs joueurs du monde iront<br />

chercher en Bretagne des points comptant<br />

pour la qualification olympique. Les<br />

stars de la discipline joueront dans la<br />

salle qui a récemment accueilli avec<br />

succès (12.000 spectateurs sur 4 jours)<br />

les championnats de France.<br />

©SCAU/NP2F<br />

« Paris<br />

Entertainment<br />

Company », une<br />

seule marque<br />

pour l’Accor<br />

Arena, l’Adidas<br />

Arena et le<br />

Bataclan<br />

La société d’économie mixte<br />

détenue par la Ville de Paris<br />

et le géant américain du<br />

divertissement AEG, se dote d’une<br />

marque ombrelle avec « Paris<br />

Entertainment Company ».<br />

Objectif : clarifier l’offre<br />

complémentaire des trois<br />

salles – l’Accor Arena à Bercy,<br />

le Bataclan et la future Adidas<br />

Arena porte de la Chapelle – et<br />

exporter son concept de lieux de<br />

vie hybrides.<br />

« Paris Entertainment Company »<br />

est détenue à 52 % par la Ville<br />

de Paris et à 45 % par AEG, aux<br />

côtés de la CCIP et du Comité<br />

national olympique et sportif<br />

français (CNOSF). « Ce n’est pas<br />

une structure juridique, mais<br />

une nouvelle signature dans<br />

l’entertainment, basée sur une<br />

offre repensée et clarifiée, à<br />

l’attention des entreprises, des<br />

sponsors, des producteurs,<br />

des artistes », souligne Nicolas<br />

Dupeux, directeur général de trois<br />

scènes. Il table sur un chiffre<br />

d’affaires de 50 M€ pour<br />

l’Accor Arena pour son premier<br />

exercice décalé. Et de 70 M€<br />

pour les trois salles.<br />

La charpente métallique de l’Adidas Arenas en février dernier.<br />

© Bouygues Ile-de-France/Nicolas Grosmond<br />

Symbole du réaménagement de la<br />

porte de la Chapelle, cette « Arena du<br />

quotidien » sera l’unique construction<br />

engagée pour les Jeux, le seul « héritage<br />

matériel » dans Paris intra-muros.<br />

Au global, le projet est estimé, en fonction<br />

de l’évolution de l’inflation d’ici à<br />

2024, à 138 M€, financés à parts égales<br />

par la Ville de Paris et la Solideo. n<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />

23


marques<br />

©Abaca / Icon Sport<br />

Entre Banque Populaire et Clarisse Crémer, les ponts ont été rompus.<br />

Banque Populaire<br />

dans la tempête<br />

Retour sur la polémique de l’année<br />

Une ministre des Sports, des Jeux olympiques et des Jeux paralympiques<br />

qui s’implique dans la polémique, un organisateur pris entre le marteau et<br />

l’enclume et le sponsor de la voile touché, « l’affaire Clarisse Crémer » a été<br />

très loin. Jusqu’à provoquer le retrait de Banque Populaire du prochain Vendée<br />

Globe. Retour sur des semaines de polémiques. Par Emmanuel Frattali<br />

Être considérée comme une entreprise<br />

faisant peu de cas de<br />

l’égalité hommes-femmes peut<br />

ruiner des années d’investissement<br />

dans la construction de<br />

votre image. Quand bien même vous<br />

vous appelez Banque Populaire. Lorsqu’il<br />

a fallu défendre la position de la<br />

banque, c’est la directrice générale<br />

banque de proximité et assurance de<br />

Banque Populaire, Hélène Madar, qui<br />

est montée au feu. « Nos entreprises du<br />

groupe sont bien identifiées comme des<br />

entreprises avec des avancées sociales<br />

majeures, a-t-elle répondu dans Ouest-<br />

France. Notamment au niveau de la<br />

mixité et de l’égalité des chances pour<br />

tous (…) Je suis une femme directrice<br />

générale et Banque Populaire a toujours<br />

accueilli des femmes dans des postes<br />

à responsabilité. L’enjeu n’était pas de<br />

ne pas faire courir une femme, l’enjeu<br />

était de pouvoir faire bouger un règlement.<br />

Et nous n’avons pas été entendus.<br />

Maintenant, on est vraiment ravis qu’il<br />

y ait un règlement qui va bouger pour<br />

la prochaine édition. Et j’espère que la<br />

commission qui va être présidée par Patricia<br />

Brochard va faire que les femmes<br />

qui attendent un bébé, mais aussi tous<br />

les skippers qui ont un empêchement,<br />

pourront courir et aller au bout de leur<br />

passion au maximum ».<br />

24<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [[N°19] N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2020 2023


61,6 %<br />

Le résultat d’une enquête menée il y<br />

a deux ans par un groupe de travail<br />

associé au ministère des Sports est<br />

sans appel : une majorité (61,6 %)<br />

des centaines de sportives interrogées<br />

estime qu’il est difficile de<br />

devenir mère pendant leur<br />

carrière.<br />

« À un moment donné, on s’est<br />

retrouvé face à un mur »<br />

L’organisation du Vendée Globe est visée.<br />

En l’occurrence le département de<br />

la Vendée via la Saem Vendée, qui a<br />

décidé, avec la classe Imoca, les règles<br />

de sélection et qualification pour ce<br />

tour du monde 2024. « À un moment<br />

donné, on s’est retrouvé face à un mur,<br />

à une difficulté à se faire entendre alors<br />

qu’au XXI e siècle cela nous paraissait<br />

d’une grande normalité de proposer<br />

cette évolution (du règlement) », appuie<br />

Hélène Madar.<br />

« Pour nous, ce n’était pas un problème<br />

de maternité, insiste Ronan Lucas, le<br />

directeur du Team Banque Populaire.<br />

On a essayé de faciliter les projets personnels<br />

de Clarisse puisqu’elle était au<br />

sein de notre équipe Banque Populaire<br />

les deux années précédentes, et c’était<br />

avant tout un problème de règlement<br />

avec le Vendée Globe. On s’est battu,<br />

les 24 mois précédents pour essayer de<br />

faire changer les règles pour essayer de<br />

marquer des milles. Alors nous attaquer<br />

sur le terrain de la maternité, on a trouvé<br />

ça assez dur, parce que, par le passé, il<br />

y a des femmes soutenues par Banque<br />

Populaire qui ont eu des enfants, qui ont<br />

réintégré leur poste… dont cela a été<br />

difficile à digérer. »<br />

Et Ronan Lucas d’ajouter dans Ouest-<br />

France : « Je suis capable de dire tout<br />

ce que l’on a mis en œuvre pour partir<br />

au Vendée Globe avec Clarisse Crémer.<br />

On a fait un lobbying important pour<br />

influer sur les nouvelles règles avant<br />

qu’elles ne soient adoptées, et qu’elles<br />

nous soient favorables. Pourquoi, si je<br />

n’avais pas eu envie que Clarisse soit<br />

avec nous, je me serais donné autant de<br />

mal. (…) » Le patron du Team Banque<br />

Populaire regrette ainsi que la fameuse<br />

« invitation » prévue dans le règlement à<br />

la discrétion de la Saem Vendée n’a pas<br />

été accordée à la navigatrice.<br />

Malgré l’amertume d’une situation inextricable<br />

et le renoncement à l’événement<br />

voile de 2024, Banque Populaire<br />

n’abonne pas l’univers nautique où la<br />

banque est engagée depuis plus de 30<br />

ans. En sortir d’une tempête médiatique<br />

peu commune, la banque a fait savoir<br />

qu’elle continuerait à « accompagner<br />

partout en France les clubs, les écoles,<br />

les équipes de France de voile et son<br />

Team de course au large sur tous les<br />

océans du monde ». n<br />

©Bernard LeBars Alea BPCE<br />

Repères<br />

n 2 FÉVRIER 2023<br />

Première femme du dernier Vendée<br />

Globe, Clarisse Crémer perd son<br />

sponsor, Banque Populaire. Du fait<br />

des nouvelles règles, la navigatrice<br />

n’était pas assurée d’être qualifiée<br />

pour le prochain tour du monde<br />

(en 2024), son congé maternité<br />

l’empêchant de marquer des points.<br />

n 3 FÉVRIER<br />

Parmi les critiques qui s’abattent<br />

sur Banque Populaire, le président<br />

du Vendée Globe Alain Leboeuf<br />

qualifie la décision de « précipitée ».<br />

« Banque Populaire voudrait être<br />

sélectionnée avant tout le monde.<br />

Ce n’est pas possible. On ne peut<br />

pas faire le tour du monde en<br />

solitaire sur les océans sans qu’il<br />

n’y ait d’étapes intermédiaires », a<br />

déclaré Alain Leboeuf, président du<br />

Vendée Globe, dans une interview<br />

à l’AFP. « Je ne comprends pas<br />

comment on a pu prendre une<br />

décision comme ça. Il reste<br />

beaucoup de courses et Clarisse<br />

pourra très bien faire le nécessaire<br />

pour être sur la ligne départ en<br />

2024, je le souhaite vraiment »,<br />

a-t-il assuré. « Ce règlement a<br />

été voté en 2020, tout le monde<br />

le connaissait. On ne peut pas<br />

changer la règle du jeu en cours<br />

de partie », a dit Alain Leboeuf,<br />

estimant que la wild-card n’avait pas<br />

vocation à être utilisée avant « la fin<br />

du processus de sélection » en juin<br />

2024.<br />

n 17 FÉVRIER<br />

Banque Populaire retire son projet<br />

Vendée Globe.<br />

n 6 MARS<br />

Amélie Oudéa-Castéra veut intégrer<br />

le « critère de parentalité » dans<br />

l’attribution d’aides et prolonger<br />

l’inscription des femmes sur la liste<br />

des sportifs de haut niveau pour<br />

« laisser du temps » aux femmes.<br />

Seulement 38 % des sportifs<br />

inscrits sur listes sont des femmes.<br />

n 19 AVRIL<br />

Clarisse Crémer retrouve un<br />

sponsor avec L’Occitane en<br />

Provence.<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />

<strong>25</strong>


MARQUES<br />

L’Occitane s’associe<br />

à Clarisse Crémer<br />

© PKC MEDIA<br />

avons décidé de prendre une position<br />

forte sur la question clé de la parentalité.<br />

L’OCCITANE est devenu le premier<br />

groupe cosmétique international à<br />

mettre en place une politique de congé<br />

parental à une échelle internationale<br />

aussi large. Cette politique s’applique<br />

aux employés de L’OCCITANE dans le<br />

monde entier, y compris dans les bureaux,<br />

les usines et les magasins appartenant<br />

à la société. Le combat de<br />

Clarisse pour allier son rôle de mère à<br />

ses aspirations professionnelles est celui<br />

de nombreuses femmes. »<br />

Le projet de la navigatrice et de L’Occitane<br />

en Provence porte ainsi une véritable<br />

ambition. Elle s’élancera à la barre<br />

de l’ex-Apivia, un des bateaux les plus<br />

performants de sa génération. À son<br />

bord, Charlie Dalin a remporté la Transat<br />

Jacques Vabre (2019) et terminé 2 e<br />

du Vendée Globe (2021) et de la Route<br />

du Rhum (2022). Ironie de l’histoire :<br />

c’est ce même bateau que Banque Populaire<br />

avait racheté l’année dernière<br />

pour Clarisse Crémer. Après l’abandon<br />

du projet Vendée Globe 2024, la<br />

banque a cédé le monocoque à Alex<br />

Thomson. Le navigateur gallois, après<br />

cinq participations au Vendée Globe,<br />

s’est lancé dans la direction d’équipe<br />

et a sélectionné la navigatrice pour<br />

prendre la barre.<br />

Son coup de gueule après la rupture<br />

de son contrat avec Banque<br />

Populaire avait provoqué une<br />

vague de réactions. La marque<br />

de cosmétique L’Occitane en Provence<br />

rallie la navigatrice engagée<br />

dans une course aux milles pour<br />

participer au Vendée Globe 2024.<br />

Après la rupture avec Banque<br />

Populaire, Clarisse Crémer<br />

s’est associée à L’Occitane<br />

en Provence et au navigateur<br />

Alex Thomson afin de vivre<br />

à nouveau le rythme du large. Sept<br />

ans après avoir découvert la course<br />

au large, deux ans après un premier<br />

tour du monde où elle a réalisé la<br />

meilleure performance féminine de<br />

l’histoire (87 jours), Clarisse Crémer<br />

s’élance pour un nouveau défi : le<br />

Vendée Globe 2024. Un contre-lamontre<br />

a débuté dans le but de façonner<br />

l’équipe technique, prendre<br />

en main le bateau (racheté à Banque<br />

Populaire par Alex Thomson, ndlr),<br />

définir le calendrier des compétitions<br />

et débuter la course aux milles,<br />

qualificative pour l’Everest des Mers.<br />

CLARISSE CRÉMER<br />

S’ÉLANCE POUR UN<br />

NOUVEAU DÉFI : LE VENDÉE<br />

GLOBE 2024.<br />

« Nous sommes très fiers de soutenir<br />

Clarisse Crémer, véritable role model<br />

pour les nouvelles générations et de<br />

l’aider à accomplir son aventure sportive<br />

et humaine, souligne Adrien Geiger,<br />

Directeur Général de L’Occitane en<br />

Provence. Nous avons décidé de nous<br />

associer et d’allier nos forces pour promouvoir<br />

le leadership féminin dans la<br />

voile, univers compétitif qui reste encore<br />

trop largement masculin. En effet,<br />

nous mettons un point d’honneur à<br />

soutenir toutes les femmes dans leurs<br />

projets personnels et professionnels. »<br />

Au passage, le dirigeant épingle<br />

Banque Populaire, l’ancien partenaire<br />

de Clarisse Crémer : « Dès 2020, nous<br />

« Je suis particulièrement heureuse et<br />

fière de pouvoir débuter cette nouvelle<br />

aventure avec L’Occitane en Provence,<br />

indique la principale intéressée. J’ai le<br />

Vendée Globe 2024 en tête depuis mon<br />

dernier passage du Cap de Bonne Espérance<br />

et c’est un privilège de les avoir à<br />

mes côtés pour poursuivre ce défi ! Ces<br />

derniers mois furent intenses, parfois<br />

durs mais je resterai néanmoins toujours<br />

reconnaissante de tous ceux qui ont cru<br />

en moi et qui m’ont permis, année après<br />

année, de progresser et de participer<br />

aux événements majeurs de la course<br />

au large. Aujourd’hui je suis focalisée<br />

sur l’avenir : c’est une grande joie d’avoir<br />

un bateau extraordinaire et une super<br />

équipe pour m’accompagner dans cette<br />

aventure, et je n’ai qu’une hâte, retourner<br />

naviguer. »<br />

Après la polémique et les multiples réactions<br />

(jusqu’au ministère des Sports) ayant<br />

suivi l’annonce de son éviction, difficile<br />

d’imaginer que Clarisse Crémer et son<br />

nouveau partenaire (L’Occitane en Provence)<br />

ne décrochent pas l’une des 40<br />

places prévues dans le port des Sables<br />

d’Olonne, même sans parvenir à engranger<br />

les fameux milles nécessaires. n<br />

26<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023


Idec et Francis Joyon, c’est fini !<br />

Trophée Jules-Verne, c’est comme<br />

marcher sur la lune, confie Alexia Barrier.<br />

C’est l’épopée maritime du siècle<br />

qui regroupe les meilleurs marins de la<br />

planète. Et quand j’ai réfléchi à l’équipage,<br />

les premiers noms qui me sont<br />

venus n’étaient que des femmes. » Un<br />

projet qui a séduit Patrice Lafargue.<br />

« Il n’y avait rien de calculé, c’était une<br />

rencontre. Alexia est une femme passionnée<br />

et les gens passionnés, ça<br />

me passionne », confie le dirigeant du<br />

groupe.<br />

©Jean-Marie Liot/DPPI/IDEC<br />

Francis Joyon ne porte plus les couleurs d’Idec Sport.<br />

Il faut remonter à 1988 pour retrouver<br />

un équipage 100 % féminin, mené par<br />

Tracy Edwards, sur le Trophée Jules-<br />

Verne.<br />

Avec « The Famous Project », la navigatrice<br />

veut « faire bouger les lignes<br />

et les consciences en associant un<br />

challenge global au challenge sportif<br />

et en rendant famous (célèbre) les<br />

C’est un coup de tonnerre. Certains<br />

diraient même « une petite<br />

bombe ». Après vingt ans de partenariat,<br />

Francis Joyon n’est plus le<br />

skipper du trimaran Idec.<br />

Francis Joyon, 66 ans, a appris<br />

« fin février » de la part de son<br />

sponsor historique (depuis<br />

2003, ndlr) que leur route allait<br />

se séparer. « J’ai appris qu’Alexia<br />

Barrier allait être la skippeuse de mon<br />

bateau, a-t-il confié à l’AFP. (…) J’ai été<br />

étonné d’être remplacé sans être informé,<br />

mais d’un autre côté je suis content<br />

de ce que nous avons fait avec Idec.<br />

C’est la vie, on ne peut pas en vouloir. Il<br />

y a peut-être aussi une usure, normale<br />

après une relation si longue. »<br />

À la barre du trimaran Idec, Francis<br />

Joyon a notamment décroché le Trophée<br />

Jules Verne en 2017 avec le record<br />

du tour du monde en équipage<br />

en 40 jours 23 heures et 30 minutes.<br />

Même si la fin d’une association historique<br />

peut surprendre, Patrice Lafargue,<br />

patron d’Idec, avançait quelques pistes<br />

il y a quelques mois. Dans un entretien<br />

accordé à Tip & Shaft, en septembre<br />

2022, il laissait entendre qu’il se posait<br />

la question de l’avenir. Interrogé sur la<br />

perspective d’éventuellement changer<br />

de bateau ou d’en construire un<br />

nouveau, il répondait : « On ne s’interdit<br />

rien. L’envie est là, les moyens, on<br />

verra (…) Et un nouveau bateau, c’est<br />

dans deux ans minimum, Francis aura<br />

alors atteint un âge (68 ans) auquel<br />

ce ne sera pas forcément raisonnable<br />

de le lancer sur un bateau à foils. Ça<br />

veut dire quoi ? Un nouveau skipper ?<br />

Aujourd’hui, ça m’embêterait. A moins<br />

d’en trouver un qui ait un certain état<br />

d’esprit, avec lequel j’aurais envie de<br />

passer du temps… »<br />

Un équipage 100 % féminin<br />

Ce sera avec Alexia Barrier. La navigatrice,<br />

24 e du dernier Vendée Globe,<br />

prend les commandes du maxi-trimaran<br />

Idec Sport. Avec un équipage exclusivement<br />

féminin, elle ambitionne<br />

de battre le record de son prédécesseur<br />

sur le Trophée Jules-Verne. « Le<br />

« LE TROPHÉE JULES-<br />

VERNE, C’EST COMME<br />

MARCHER SUR LA LUNE. »<br />

Alexia Barrier<br />

© JEAN-FRANÇOIS MONIER / AFP<br />

femmes de la planète. Donner envie<br />

aux petites filles, aux jeunes femmes,<br />

aux femmes, d’oser, de ne pas se<br />

mettre de barrières, de lever la tête et<br />

de dire à la planète quels sont leur projet,<br />

leurs challenges ». Fin 20<strong>25</strong> normalement,<br />

elles devraient donc être huit<br />

femmes, de six nationalités différentes,<br />

à prendre le départ à Brest. Parmi elles,<br />

la Britannique Dee Caffari, qui sera son<br />

bras droit, la seule femme à avoir navigué<br />

en solitaire et sans escale autour<br />

du monde dans les deux sens.<br />

Pour Francis Joyon, il n’est pas encore<br />

temps de dire adieu à la voile de compétition<br />

: « J’aimerais beaucoup repartir<br />

pour le trophée Jules Verne et essayer<br />

de battre le record en moins de<br />

40 jours. » n<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023 27


marques<br />

© Maxime Horlaville/disobey/Macif<br />

C’est désormais sous ses nouvelles couleurs que Charlie Dalin tentera de remporter ses prochaines victoires.<br />

Et Apivia devient Macif<br />

Le nouveau monocoque Imoca de Charlie Dalin porte les couleurs de Macif<br />

Santé Prévoyance. La mutuelle niortaise prend le relais d’Apivia auprès du<br />

skipper havrais, deuxième du dernier Vendée Globe. Un changement dans la<br />

continuité : Macif est la maison mère d’Apivia. Par Emmanuel Frattali<br />

Deuxième de la Route du Rhum<br />

2022 à bord d’Apivia, Charlie Dalin<br />

dispose d’un Imoca flambant<br />

neuf depuis fin juin après douze<br />

mois de construction, plus de 50<br />

personnes mobilisées et environ 60.000<br />

heures de travail, avec en ligne de mire<br />

le prochain Vendée Globe en 2024-20<strong>25</strong>.<br />

Il ne le disputera pas sous les couleurs<br />

d’Apivia Macif Mutuelle comme le précédent<br />

dont il a pris la deuxième place,<br />

mais sous celles de Macif, ex-sponsor de<br />

François Gabart. La mutuelle niortaise<br />

reprend la mer en quelque sorte « dans<br />

une logique de convergence et d’unité<br />

autour de la marque Macif ». « Pour<br />

ce nouveau programme de quatre ans,<br />

seul le nom change : le même collectif<br />

restera à la manœuvre au service », précise<br />

la marque. Apivia Macif Mutuelle est<br />

née de la fusion des deux mutuelles du<br />

groupe, Apivia Mutuelle et Macif-Mutualité,<br />

en novembre 2020.<br />

« Recentrer notre programme Imoca<br />

autour de la marque Macif, marque<br />

préférée des Français dans la catégorie<br />

banque/assurance, fait sens avec<br />

Nouveau bateau, nouvelles couleurs, mais même équipe.<br />

notre désir d’unification de nos différents<br />

métiers. Nous avons toujours encouragé<br />

et soutenu Charlie depuis la<br />

première mise à l’eau de son Imoca<br />

en 2019, et lorsqu’il était Skipper Macif<br />

entre 2015 et 2018. A part le nom du bateau<br />

finalement rien ne change, notre<br />

ferveur reste la même ! » souligne Philippe<br />

Perrault, Président de la Macif.<br />

Si le nouvel Imoca porte principalement<br />

la marque Macif, Apivia ne disparaît pas<br />

totalement. La marque apparaît encore,<br />

mais dans une moindre mesure. n<br />

©Maxime Horlaville/disobey/Macif<br />

28<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [[N°19] N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2020 2023


L’Imoca MACIF Santé<br />

Prévoyance en détail<br />

L’Imoca MACIF Santé Prévoyance en détail<br />

30<br />

Ils étaient 13 à<br />

répondre à l’appel de<br />

la première édition en<br />

1993 ; ils seront 200<br />

(inscrits en Class40,<br />

Ocean Fifty, IMOCA<br />

et Ultim 32/23)<br />

le 29 octobre à<br />

s’élancer du Havre pour<br />

rejoindre Fort-de-France<br />

pour les 30 ans de la<br />

Transat Jacques Vabre<br />

Normandie Le Havre.<br />

Un événement pas<br />

comme les autres,<br />

né de l’association<br />

entre la marque Jacques<br />

Vabre et la Ville du Havre.<br />

« La première force de<br />

l’événement a été de lui<br />

trouver un sens déclare<br />

Marc Dujardin, directeur<br />

marketing de JDE France,<br />

la société spécialisée<br />

en café propriétaire<br />

notamment de la marque<br />

Jacques Vabre. Ce sera la<br />

Route du café, qui dès le<br />

début a eu pour ambition<br />

de célébrer la richesse<br />

des terroirs de café ainsi<br />

que les hommes qui en<br />

prennent soin, tout en<br />

faisant rêver autour d’une<br />

aventure humaine et<br />

sportive extraordinaire ».<br />

Ce sera d’ailleurs le nom<br />

officiel de la première<br />

édition en 1993 entre Le<br />

Havre et Carthagène en<br />

Colombie, deux destinations<br />

intimement liées au<br />

commerce du café et<br />

inédites en course au large.<br />

C’est en 1995 que la<br />

« Route du Café » devient<br />

la Transat Jacques Vabre,<br />

adoptant un rythme biannuel<br />

et passe d’une<br />

course en solitaire à<br />

une transat en double.<br />

De 1995 à 2023, la<br />

Transat Jacques Vabre<br />

restera toujours fidèle au<br />

Havre et s’en ira visiter<br />

de nombreuses terres<br />

de café : Carthagène,<br />

Salvador de Bahia, Itajaí,<br />

Puerto Limon et depuis<br />

2021, Fort-de-France en<br />

Martinique.<br />

« Nous avions fait le pari<br />

que le Havre devait devenir<br />

une véritable ville nautique<br />

et la Transat Jacques<br />

Vabre y a énormément<br />

participé », se souvient la<br />

Havraise Agnès Firmin Le<br />

Bodo, élue du Havre et<br />

ministre déléguée chargée<br />

de l’Organisation territoriale<br />

et des Professions de santé<br />

dans le gouvernement<br />

Borne 1.<br />

2010 sera un autre<br />

tournant avec la création<br />

de l’association Transat<br />

Jacques Vabre où les deux<br />

partenaires titres siègent<br />

à parts égales. « C’est une<br />

La Transat Jacques Vabre 2019.<br />

gouvernance vertueuse car<br />

il n’y a pas de recherche<br />

de profit explique Gildas<br />

Gautier, co-directeur de<br />

l’événement et à l’origine de<br />

cette mutation. D’emblée,<br />

nous avons cherché à<br />

mettre en accord les<br />

statuts avec nos ambitions<br />

environnementales. »<br />

Pour la 16 e édition, Charlie<br />

Dalin, l’enfant du pays,<br />

sera parmi les favoris<br />

d’une course qu’il a déjà<br />

remportéeen 2019.<br />

©Jean Marie Liot<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />

29


MARQUEs<br />

Ne l’appelez plus SPVB,<br />

mais Alterna SPVB<br />

©Icon Sport<br />

Déjà partenaire du club, Alterna franchit une étape supplémentaire.<br />

Le club de volley-ball de Poitiers associe<br />

son nom à une marque pour<br />

devenir Alterna SPVB. Un partenariat<br />

de cinq ans avec l’entreprise Alterna<br />

Energie, fournisseur et producteur<br />

d’énergies renouvelables.<br />

Ce devait être le Tours Volley-ball<br />

avec McDonald’s il y a deux<br />

ans, ce sera finalement Poitiers.<br />

Le club poitevin a signé le premier<br />

partenariat de naming de<br />

Ligue A masculine, reprenant par la<br />

même occasion son ancien nom, Stade<br />

Poitiers Volleyball (au lieu de « volley<br />

beach » depuis 2012). Un partenariat<br />

avec l’entreprise poitevine Alterna, productrice<br />

et fournisseuse d’énergies renouvelables,<br />

d’une durée de cinq ans,<br />

dont le montant n’a pas été dévoilé.<br />

CE DEVAIT ÊTRE<br />

LE TOURS VOLLEY-BALL<br />

AVEC MCDONALD’S<br />

IL Y A DEUX ANS,<br />

CE SERA FINALEMENT<br />

POITIERS.<br />

« Nous voulions trouver un leader parmi<br />

nos partenaires, une entreprise engagée<br />

sur le territoire et porteuse de<br />

valeurs d’engagement et de performance<br />

», explique François Garreau,<br />

le président du SPVB. Au-delà du nom<br />

et du logo, Alterna soutiendra le club<br />

dans sa structuration, à commencer<br />

par le relooking de la salle Lawson-<br />

Body (2.700 places). Sur le plan sportif,<br />

le SPVB, champion de France en 1999<br />

et 2011, a l’objectif de participer de<br />

nouveau aux play-offs du Championnat,<br />

dont il est absent depuis deux saisons.<br />

Le budget du club devrait passer<br />

de 1,6 à 1,8 M€.<br />

En 2021, le naming entre le Tours Volley-Ball<br />

et McDonald’s, pour devenir<br />

le « McDonald’s Tours Volley-Ball »,<br />

avait échoué après le véto de la mairie<br />

de Tours. Une première alors pour<br />

un club masculin de volley, trois ans<br />

après l’arrivée du Voléro au Cannet<br />

chez les féminines, créant le Volero<br />

Le Cannet. n<br />

30<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023


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MARQUEs<br />

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L’équipe B&B Hotels au départ du Tour de France 2022.<br />

B&B Hotels-KTM<br />

entre grandeur et décadence<br />

La formation cycliste bretonne B&B Hotels-KTM a disparu en décembre dernier<br />

alors que Jérôme Pineau, son manager, avait promis un nouveau projet avec l’arrivée<br />

d’un sponsor d’envergure et la bénédiction de la Ville de Paris. L’ancien patron<br />

d’équipe, fortement critiqué, dit « assumer ses responsabilités ». Par Emmanuel Frattali<br />

Le mauvais feuilleton a agité la fin<br />

de l’année 2022. L’équipe B&B<br />

Hotels, créée en 2018 et qui a disputé<br />

le Tour de France de 2020<br />

à 2022, s’est arrêtée faute de financements<br />

pour 2023. Initialement,<br />

Jérôme Pineau, manager de l’équipe,<br />

voulait passer un cap après le Tour de<br />

France 2022 et projeter le lancement<br />

d’une équipe féminine. Il avait annoncé<br />

une entente avec la Ville de Paris (sans<br />

échange d’argent) sur le principe d’un<br />

city-branding. De futurs sponsors d’envergure<br />

devaient arriver dans la foulée,<br />

et quelques coureurs de renom, comme<br />

le Britannique Mark Cavendish, avaient<br />

même donné des accords verbaux.<br />

Avec un budget espéré de 15 M€, Pineau<br />

annonce viser à moyen terme un<br />

L’ÉQUIPE B&B HOTELS,<br />

CRÉÉE EN 2018 ET QUI<br />

A DISPUTÉ LE TOUR DE<br />

FRANCE DE 2020 À 2022,<br />

S’EST ARRÊTÉE FAUTE DE<br />

FINANCEMENTS POUR 2023.<br />

podium sur le Tour et à court terme l’accession<br />

au World Tour, la première division<br />

du cyclisme mondial. Finalement,<br />

aucune grande entreprise n’a signé, et<br />

le projet a pris l’eau. Certains sponsors<br />

de l’Ouest, à l’image de la Région Bretagne,<br />

avaient à l’inverse décidé d’arrêter<br />

leur soutien. Les derniers jours, il a<br />

tenté de se rabattre sur un projet moins<br />

ambitieux afin de sauver son équipe.<br />

En clair, tenter de boucler un budget<br />

dans la continuité de celui de l’an passé,<br />

entre 5 et 7 M€, avec notamment davantage<br />

d’investissements de la part de<br />

B&B Hôtels.<br />

La déchéance s’est accélérée en<br />

quelques semaines. La conférence de<br />

presse du mois d’octobre, qui devait<br />

être l’occasion de présenter le nouveau<br />

partenaire en marge de la présentation<br />

du parcours du Tour de France 2023, a<br />

d’abord été reportée, puis l’UCI a écarté<br />

B&B Hotels de sa liste des équipes can-<br />

32<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023


L’ANCIEN COUREUR AFFIRME<br />

AVOIR DISCUTÉ AVEC<br />

AMAZON, ET REVIENT SUR<br />

LA FAUSSE LUNE DE MIEL<br />

AVEC LA VILLE DE PARIS.<br />

©Belga/Icon Sport<br />

Selon Jérôme Pineau, la concurrence avec Arkéa a précipité la chute de son équipe.<br />

d’être dans le bas du tableau du haut<br />

niveau mondial. Je ne cherchais pas<br />

plus que ça, a rappelé Pineau. L’idée<br />

me séduisait pour une simple et bonne<br />

raison: j’avais 52 employés. Sans ça, je<br />

savais que ça allait s’arrêter comme ça<br />

s’est passé. » Les délais vont s’allonger.<br />

« Le sponsor, on nous dit dans un premier<br />

temps que ce n’est pas compliqué<br />

de trouver 14 M€. Moi à l’époque, tout<br />

›<br />

didates au World Tour et au Pro Team.<br />

L’urgence n’était plus de constituer une<br />

équipe compétitive au plus haut niveau,<br />

mais de sauver les meubles afin de<br />

boucler un budget dans la continuité<br />

du précédent, entre 5 et 7 M€. Le 2 décembre,<br />

le couperet final tombe : tous<br />

les coureurs de la formation sont libérés.<br />

Dix-huit coureurs sont sous contrat, tandis<br />

que le staff emploie <strong>25</strong> personnes.<br />

Dans la foulée, certains annoncent leur<br />

retraite, comme Pierre Rolland.<br />

Discussions avec Amazon<br />

« J’ai laissé les gens parler, a réagi<br />

quelques mois plus tard Jérôme Pineau<br />

sur RMC. Beaucoup se sont délectés de<br />

cet échec. J’assume ma part de responsabilité<br />

dans ce dernier. Mais trop de<br />

choses fausses ont été dites. Mon nom<br />

a été sali. On a attaqué ma personne. Je<br />

n’ai jamais fui mes responsabilités et j’ai<br />

toujours assumé mes erreurs. » L’ancien<br />

coureur affirme avoir discuté avec Amazon,<br />

et revient sur la fausse lune de miel<br />

avec la Ville de Paris. Tout part d’une<br />

rencontre, le 3 janvier 2022, en marge<br />

d’un match de Coupe de France entre<br />

Vannes et le PSG.<br />

Le patron d’équipe rencontre alors Didier<br />

Quillot, l’ancien directeur général de<br />

la Ligue de football professionnel (LFP).<br />

« Didier arrive avec une idée pleine d’espoirs:<br />

celle de me présenter à la mairie<br />

de Paris et de faire une grande équipe<br />

cycliste parisienne en mettant en avant<br />

la mobilité douce, le vélo. Depuis trois<br />

ans, j’étais en recherche d’un partenaire<br />

pour accompagner B&B Hôtels afin<br />

B&B Hotels revient en 2024<br />

L’équipe cycliste Arkéa-Samsic va changer de nom à partir<br />

du 1 er janvier 2024, et pour les deux prochaines années, avec<br />

le retour de B&B Hotels dans le cyclisme.<br />

©SUSA / Icon Sport<br />

La banque Arkéa prolonge son partenariat jusqu’à fin 20<strong>25</strong>.<br />

En début d’année, le<br />

Crédit Mutuel Arkéa<br />

a reconduit jusqu’en<br />

20<strong>25</strong> son partenariat<br />

avec la structure Pro<br />

Cycling Breizh managée<br />

par Emmanuel Hubert.<br />

Mais ce sera sans<br />

Samsic qui accompagne<br />

l’équipe depuis 2018.<br />

L’équipe Arkéa-Samsic<br />

changera de nom à partir<br />

du 1er janvier 2024<br />

pour devenir « Arkéa-<br />

B&B Hotels ». Avec de<br />

surcroît la création d’une<br />

équipe continentale pour<br />

la formation.<br />

Vincent Quandalle DG<br />

Western Europe du<br />

groupe hôtelier s’est<br />

dit ravi de ce nouveau<br />

partenariat. « En fin<br />

d’année dernière, nous<br />

avons été tristes de<br />

la fin inattendue de<br />

l’équipe cycliste que<br />

nous sponsorisions,<br />

explique-t-il. L’équipe n’a<br />

pas trouvé les sponsors<br />

complémentaires qu’elle<br />

espérait pour financer<br />

ses ambitions, et<br />

nous ne pouvions les<br />

assumer seuls. Mais<br />

cette expérience nous<br />

a persuadés de tout ce<br />

que le cyclisme, sport<br />

très populaire, peut nous<br />

apporter en termes de<br />

notoriété, d’image et<br />

d’émotions. Il était donc<br />

évident pour nous de<br />

nous relancer dans une<br />

nouvelle aventure. »<br />

« La signature de notre<br />

nouveau partenaire<br />

titre avec B & B<br />

Hotels jusqu’en fin<br />

20<strong>25</strong> nous permet<br />

de franchir un palier<br />

supplémentaire avec<br />

pour objectif de nous<br />

inscrire durablement<br />

parmi l’élite du cyclisme<br />

professionnel hommes<br />

et femmes », souligne<br />

quant à lui le manager<br />

de l’équipe, Emmanuel<br />

Hubert. « On aura à<br />

nouveau deux partenairetitres<br />

breton, ça a tout<br />

son sens. »<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />

33


MARQUES<br />

›<br />

petit manager d’une équipe que je suis,<br />

il me semble plus facile de comprendre<br />

que ça sera plus facile pour des élus<br />

et mes associés que pour moi de trouver<br />

14 M€ et d’ouvrir les portes. Je sors<br />

de cet entretien avec la conviction que<br />

nous allons créer cette grande équipe,<br />

ou continuer à la créer, celle qui est présente<br />

depuis 2018, en accompagnant<br />

B&B Hôtels qui est un partenaire fidèle. »<br />

Sojasun tourne la page du cyclisme<br />

L’entreprise Olga, propriétaire de la marque Sojasun, stoppera le<br />

sponsoring de l’équipe cycliste Sojasun espoir-Association cycliste de<br />

Noyal-Châtillon, qui évolue en DN1, à l’issue de la saison 2023.<br />

ALORS, QUAND LA<br />

VILLE DE PARIS EST<br />

ANNONCÉE COMME<br />

NOUVEAU PARTENAIRE,<br />

LES CRITIQUES FUSENT<br />

ET UNE CERTAINE<br />

INCOMPRÉHENSION RÈGNE.<br />

Toutefois, au moment où Anne Hidalgo,<br />

maire de la Ville de Paris, confirme le<br />

partenariat fin juillet en marge de l’arrivée<br />

du Tour de France, aucun sponsor<br />

d’envergure n’a encore signé. Par<br />

ailleurs, l’élue indique aussi qu’il n’y<br />

aura pas d’argent public donné par la<br />

ville. « Cela ne m’inquiète pas car elle<br />

l’affirme depuis le début. Ceci dit, on<br />

s’est vite aperçus qu’il n’y avait pas un<br />

investissement incroyable, a regretté<br />

Pineau. Une grande société française<br />

s’est montrée volontaire pour nous accompagner,<br />

je suis allé le proposer à<br />

la ville mais ça ne s’est pas fait pour<br />

des raisons obscures. C’était Amazon.<br />

Les dirigeants de Norauto voulaient aller<br />

plus loin mais ne souhaitaient pas<br />

s’engager en raison de Paris. »<br />

Le « city-branding »<br />

avec la Ville de Paris finit<br />

par être un handicap<br />

En 2013, l’équipe Sojasun participe pour la dernière fois au Tour de France.<br />

la fin d’une<br />

aventure de près<br />

C’est<br />

de 20 ans avec<br />

l’AC Noyal-Châtillon,<br />

devenue Super Sport<br />

35-ACNC en 2004,<br />

puis Sojasun espoir-<br />

Association cycliste<br />

de Noyal-Châtillon<br />

en 2009, année où<br />

Stéphane Heulot a lancé<br />

l’équipe professionnelle<br />

Sojasun. Durant ses<br />

quatre années dans le<br />

peloton professionnel<br />

avec le statut d’équipe<br />

continentale, Sojasun a<br />

participé par trois fois<br />

au Tour de France (de<br />

2011 à 2013) avant de<br />

Le « city-branding » avec la Ville de Paris<br />

finit par être un handicap. Depuis la création<br />

de l’équipe, la région Bretagne a accompagné<br />

Jérôme Pineau. Alors, quand<br />

la Ville de Paris est annoncée comme<br />

nouveau partenaire, les critiques fusent<br />

et une certaine incompréhension règne.<br />

« Je ne suis pas parti à Paris, j’ai trouvé<br />

un potentiel sponsor avec la ville de Paris.<br />

J’ai écumé 80 à 100 entreprises bretonnes.<br />

Simplement, en Bretagne, il y a<br />

une grande banque qui s’appelle Arkéa<br />

qui finance un certain nombre d’entreprises<br />

puissantes et qui est partenaire<br />

d’une autre équipe, a expliqué Pineau.<br />

Quand on arrive dans les derniers rendez-vous<br />

et qu’on pose une question<br />

au conseil d’administration, il y a parmi<br />

toutes ces personnes un membre de la<br />

banque Arkéa. Évidemment, on ne va<br />

pas associer sa banque pour financer<br />

se retirer en 2013 pour<br />

raisons économiques.<br />

C’est pour les mêmes<br />

raisons que le groupe<br />

agro-alimentaire, basée<br />

à Noyal-sur-Vilaine (Illeet-Vilaine),<br />

met fin à son<br />

engagement dans le<br />

cyclisme.<br />

« On traverse une<br />

période difficile dans<br />

le secteur agroalimentaire,<br />

explique<br />

Olivier Clanchin,<br />

président d’Olga.<br />

Le Covid et la crise<br />

ukrainienne ont changé<br />

la donne. L’entreprise<br />

a la nécessité de se<br />

recentrer sur ses<br />

priorités. Le vélo faisait<br />

partie d’une histoire<br />

longue et belle et on<br />

s’est dit que c’était<br />

peut-être le moment<br />

de tourner la page de<br />

cette aventure avec<br />

l’équipe de la famille<br />

Heulot. La logique est<br />

de faire le dos rond<br />

dans la crise que l’on<br />

traverse. L’engagement<br />

de l’entreprise existe<br />

encore dans l’athlétisme<br />

et un certain nombre<br />

de disciplines, le sport<br />

porte de belles valeurs<br />

qui correspondent à ce<br />

que l’entreprise a envie<br />

d’accompagner. »<br />

un projet quand en face, il y a une autre<br />

équipe. »<br />

Malgré cet échec, l’ancien cycliste ne<br />

ferme pas la porte à un retour. « Le vélo,<br />

c’est ma passion, a-t-il affirmé. Je suis toujours<br />

habité par cette dernière. […] J’aime<br />

mon sport. J’y reviendrai, c’est ma vie. » n<br />

©Sirotti / Icon Sport<br />

34<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023


La Région Grand Est se dote d’une équipe<br />

féminine professionnelle de cyclisme<br />

©Juliette Landon<br />

Une nouvelle équipe cycliste professionnelle<br />

féminine Grand-Est-<br />

Komugi-La Fabrique est née officiellement<br />

en début d’année.<br />

Le top départ a été donné par la<br />

région Grand Est, à l’initiative de<br />

l’équipe.<br />

Trois acteurs forment le nom<br />

de cette équipe composée<br />

de 15 femmes de sept nationalités<br />

différentes : la Région<br />

Grand-Est ; Komugi, entreprise<br />

spécialisée en planification et gestion<br />

industrielle et La Fabrique, spécialiste<br />

de la boulangerie fine. « A l’image de<br />

la Région Grand Est, l’équipe Grand<br />

Est – Komugi – La Fabrique est un assemblage<br />

de talents qui permettra non<br />

seulement de faire rayonner les valeurs<br />

du sport, de l’égalité femme – homme<br />

mais aussi de contribuer au développement<br />

du sport féminin », explique<br />

Franck Leroy le président de la région.<br />

« Dans un contexte économique difficile,<br />

le monde du cyclisme doit se réinventer<br />

pour survivre. L’équipe Continentale<br />

Femmes UCI Grand Est-Komugi-La<br />

Fabrique se positionne à l’avant-garde<br />

de cette transformation. »<br />

Un engagement au-delà<br />

du sport<br />

Au-delà de ses ambitions sportives,<br />

avec en ligne de mire une participation<br />

au Tour de France Femmes by<br />

Zwift, l’équipe Grand Est-Komugi-La<br />

Fabrique a choisi d’affirmer son engagement<br />

dans la lutte contre toutes<br />

les formes de discrimination dans le<br />

monde du cyclisme. Ainsi, la formation<br />

accueille Eyeru Tesfoam Gebru, cycliste<br />

éthiopienne, actuellement sous le<br />

statut de réfugiée politique, après avoir<br />

fui la guerre dans la région du Tigré en<br />

2020. L’équipe s’est également fixée<br />

comme objectif d’atteindre le même<br />

niveau de rémunération minimale que<br />

les hommes en l’espace de deux ans. n<br />

L’effectif<br />

2023<br />

✔ Chloé Charpentier (FR)<br />

✔ Perrine Clauzel (FR)<br />

✔ Ségolène Thomas (FR)<br />

✔ Éloïse Prévoteau (FR)<br />

✔ Victoire Joncheray (FR)<br />

✔ Gabby Traxler (CAN)<br />

✔ Solbjørk Anderson (DEN)<br />

✔ Eyeru Tesfoam Ebru (ETH)<br />

✔ Laury Milette (CAN)<br />

✔ Adèle Desgagnès (CAN)<br />

✔ Joséphine Péloquin (CAN)<br />

✔ Izabela Janusz (POL)<br />

✔ Fernanda Yapura (ARG)<br />

✔ Fabienne Buri (SUI)<br />

✔ Léa Stern (SUI)<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />

35


MARQUES<br />

Propriété de l’organisateur<br />

d’événement sportif :<br />

un petit goût d’universalisme<br />

Une décision de justice consacre le fait que la billetterie relève du monopole<br />

d’exploitation de l’organisateur de compétition sportive non seulement lorsqu’il<br />

s’agit du marché primaire mais également lorsqu’est en cause le marché<br />

secondaire. Un renforcement significatif du droit de propriété et une précision<br />

importante quant à son périmètre.<br />

La Loi du 16 juillet 1984 a reconnu<br />

aux fédérations sportives<br />

et à certains organisateurs de<br />

manifestations sportives un<br />

véritable droit de propriété sur<br />

leur compétition, en raison des investissements<br />

substantiels auxquels ils<br />

consentent pour créer la valeur économique<br />

que représente l’événement<br />

sportif. D’abord issu de la pratique<br />

contractuelle avant d’être progressivement<br />

reconnu par les juridictions<br />

françaises, ce droit exclusif a finalement<br />

été consacré au sein même<br />

de la loi, coupant ainsi court à toute<br />

36<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023


contestation et faisant de la France<br />

l’un des pays en pointe en la matière.<br />

Il est permis de considérer que ce régime<br />

juridique particulièrement favorable<br />

explique en partie les nombreux<br />

succès rencontrés par notre pays<br />

pour accueillir des compétitions sportives<br />

d’envergure mondiale, parmi lesquelles<br />

la Coupe du Monde de Rugby<br />

2023 ou encore les Jeux Olympiques<br />

et Paralympiques de Paris 2024. Si le<br />

principe même de la protection ne fait<br />

plus débat, il n’en va pas nécessairement<br />

de même s’agissant de son périmètre.<br />

La Cour d’appel de Paris a eu<br />

l’occasion de retenir que le droit de<br />

Propriété de l’organisateur recouvre<br />

« toute forme d’activité économique<br />

ayant pour finalité de faire naître un<br />

profit et qui n’aurait pas d’existence<br />

si la manifestation sportive qui en est<br />

le prétexte ou le support nécessaire<br />

n’existait pas ».<br />

L’activité d’organisation de paris sportifs<br />

ne fait pas exception, ce qu’ont pu<br />

juger les Tribunaux français avant que<br />

© Icon Sport<br />

l’article L.333-1-1 du Code du sport ne<br />

l’intègre expressément aux prérogatives<br />

relevant du droit exclusif de l’organisateur.<br />

Le litige opposant la Fédération Française<br />

de Tennis à VIAGOGO a donné<br />

lieu à plusieurs décisions dont un<br />

important jugement du 13 décembre<br />

2022 (RG 18/05683) ayant abouti à la<br />

condamnation de la plateforme de<br />

revente de billets en ligne. Dans la<br />

LES DROITS<br />

EXCLUSIFS DONT JOUIT<br />

L’ORGANISATEUR NE<br />

SE LIMITENT PAS AUX<br />

SEULS BILLETS (RE)<br />

VENDUS EN DIRECTION<br />

DU PUBLIC FRANÇAIS<br />

MAIS ÉTENDENT LEURS<br />

EFFETS À L’ENSEMBLE<br />

DES ACQUÉREURS,<br />

PEU IMPORTANT LEUR<br />

NATIONALITÉ.<br />

droite ligne des décisions récentes<br />

concernant TICKEBIS, AIRBNB ou encore<br />

TEEZILY, le Tribunal judiciaire de<br />

Paris a écarté la qualité d’hébergeur<br />

revendiquée par ce site Internet au<br />

profit de celle d’éditeur. Le Tribunal<br />

confirme par ailleurs que la billetterie<br />

relève du monopole d’exploitation<br />

de l’organisateur de compétition<br />

sportive non seulement lorsqu’il s’agit<br />

du marché primaire (vente des billets<br />

directement par l’organisateur)<br />

mais également lorsqu’est en cause<br />

le marché secondaire (revente des<br />

billets initialement acquis auprès de<br />

l’organisateur).<br />

Outre le fait que la revente des billets<br />

est le plus souvent prohibée par<br />

les conditions générales de vente<br />

et qu’elle est à tout le moins encadrée<br />

par l’article 313-6-2 du Code<br />

pénal, les objectifs et enjeux poursuivis<br />

sur ces différents marchés sont<br />

les mêmes : lutte contre la fraude<br />

et la spéculation, contrôle et sécurité<br />

de l’événement par la maîtrise de<br />

l’identité de ses spectateurs, préservation<br />

de l’ordre public et du droit<br />

des consommateurs etc. Le marché<br />

secondaire doit par ailleurs être regardé<br />

comme la captation injustifiée<br />

d’un flux économique généré par<br />

l’événement sportif.<br />

Surtout et pour la première fois, le Tribunal<br />

rappelle la portée universelle du<br />

droit de propriété conféré par l’article<br />

L.333-1 précité. Ainsi, les droits exclusifs<br />

dont jouit l’organisateur ne se limitent<br />

pas aux seuls billets (re)vendus<br />

en direction du public français mais<br />

étendent leurs effets à l’ensemble des<br />

acquéreurs, peu important leur nationalité.<br />

La solution apparaît effectivement<br />

cohérente : l’article L.333-1 vise<br />

l’ensemble des événements sportifs<br />

organisés en France et non pas seulement<br />

ceux organisés en France et à<br />

destination d’un public français (ubi<br />

lex non distinguit…). Au demeurant,<br />

bien que venant du monde entier, les<br />

acquéreurs viendront in fine assister<br />

à la compétition sportive sur le territoire<br />

français, lieu où est donc subi le<br />

préjudice.<br />

La portée pratique du jugement du 13<br />

décembre 2022 est loin d’être négligeable<br />

puisque le juge français peut<br />

étendre son pouvoir de sanction à<br />

l’ensemble des billets revendus à travers<br />

le monde par l’intermédiaire de<br />

la plateforme VIAGOGO. Une solution<br />

particulièrement bienvenue qui pourrait<br />

inciter les plateformes de revente<br />

de billets à délaisser désormais les<br />

manifestations et compétitions sportives<br />

françaises ou à se rapprocher de<br />

leurs organisateurs afin de contractualiser<br />

une licence.<br />

Les prochaines échéances sportives<br />

rappelées plus haut font figure de<br />

tests intéressants et seront scrutées<br />

avec d’autant plus d’attention. n<br />

Par Thibault Lachacinski<br />

et Fabienne Fajgenbaum,<br />

NFALAW,<br />

Avocats à la Cour<br />

D.R.<br />

D.R.<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />

37


DOSSIER COUPE DU MONDE DE RUGBY 2023<br />

© Icon Sport<br />

Si Sébastien Chabal a connu son heure de gloire après la fin de sa carrière, Antoine Dupont incarne le rugby français depuis plusieurs<br />

saisons désormais, au-delà des fans du ballon ovale.<br />

Antoine Dupont,<br />

l’atout marketing du rugby<br />

français<br />

Malgré un patronyme des plus communs, Antoine Dupont sait s’extraire de la mêlée.<br />

A 26 ans, le capitaine du XV de France (et du Stade Toulousain) est devenu la<br />

coqueluche du rugby français. Au cours des derniers mois, plusieurs marques se sont<br />

rapprochées du demi de mêlée. Par Emmanuel Frattali<br />

Boule de muscles de 1,74 m aux<br />

démarrages foudroyants, Antoine<br />

Dupont est depuis plusieurs<br />

saisons le meilleur joueur<br />

du monde de rugby et son meilleur<br />

atout marketing. En plus de ses<br />

performances sur le terrain, le natif de<br />

Castelnau-Magnoac (Hautes-Pyrénées)<br />

fait preuve d’esprit d’équipe et cultive<br />

sa modestie, naturelle, en dehors du terrain.<br />

Autant de qualités qui ne pouvaient<br />

pas échapper aux marques à l’approche<br />

de la Coupe du monde organisée en<br />

France. Dur à l’effort, ce surdoué du ballon<br />

ovale court les terrains de rugby depuis<br />

l’âge de quatre ans. Les pieds bien<br />

ancrés dans le sol, Antoine Dupont a<br />

empoché un bac S, un DUT de mesures<br />

physiques et même un master en management<br />

du sport. Histoire d’assurer ses<br />

arrières.<br />

En couverture du magazine GQ (dans<br />

un peignoir jaune Balenciaga Couture),<br />

LA PERSONNALITÉ D’ANTOINE<br />

DUPONT COLLE AUX ATTENTES<br />

DES SPONSORS.<br />

mais également sur la jaquette du jeu<br />

vidéo Rugby22 (aux côtés de Cheslin<br />

Kolbe et Will Skelton), Antoine Dupont a<br />

signé plusieurs contrats d’ambassadeur,<br />

dont ceux avec le groupe de distribution<br />

Casino (jusqu’en 2024), pour promouvoir<br />

le « bien manger » et les filières courtes,<br />

et avec les eaux Volvic, l’une des principales<br />

marques d’eaux minérales naturelles<br />

de Danone. Le joueur toulousain<br />

explique ainsi que « Casino est une<br />

enseigne que ma famille fréquente depuis<br />

plusieurs générations, proche des<br />

territoires, et qui a su constamment innover<br />

». Le « meilleur joueur de rugby<br />

du monde » de l’année 2021 est attaché<br />

à défendre certaines valeurs, dont<br />

38<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023


celles de l’environnement, de la santé,<br />

des territoires aussi. Autant d’items que<br />

les marques viennent chercher dans le<br />

rugby. Sa personnalité colle aussi parfaitement<br />

aux attentes des sponsors.<br />

« Antoine Dupont est une figure incontournable<br />

du sport mondial, il fait preuve<br />

d’une profonde force intérieure qui jaillit<br />

à travers ses performances sportives et<br />

ses capacités de leadership », explique<br />

Nicolas Menard, Directeur marketing<br />

France de Volvic. « Je choisis désormais<br />

mes partenariats en conséquence », dit<br />

le joueur. Egérie d’Adidas, de Peugeot<br />

(en tant que « pilote d’essai » des véhicules<br />

électrifiés du constructeur, ndlr),<br />

des montres Tissot, des produits Puressentiel<br />

mais aussi de la SNCF (dont il<br />

sera la voix officielle dans les gares durant<br />

le Mondial), il a fait visiter au Premier<br />

ministre la métairie familiale restaurée<br />

avec son frère Clément, éleveur de porcs<br />

noirs de Bigorre, dans les Hautes-Pyrénées.<br />

Midi Olympique évoque un ticket<br />

© Icon Sport<br />

Antoine Dupont a rejoint l’équipe d’ambassadeurs de Tissot jusqu’en 2023.<br />

La marque est également le Chronométreur officiel du Tournoi des 6 nations depuis 2013<br />

et du Top 14 depuis 2014.<br />

d’entrée d’environ 80.000 € par an, en<br />

plus de son salaire estimé à 600.000 €<br />

annuels à Toulouse. Antoine Dupont<br />

n’est plus seulement un rugbyman professionnel,<br />

c’est désormais une célébrité<br />

qui dépasse le simple cadre de ce sport.<br />

En début d’année, il a intégré la troupe<br />

des Enfoirés. Une rareté pour un sportif<br />

AVEC PLUS DE 5<strong>25</strong>.000<br />

ABONNÉS SUR INSTAGRAM,<br />

LE NUMÉRO 9 A DÉVELOPPÉ<br />

SON POTENTIEL MARKETING.<br />

©Thomas Cortesi ©Icon Sport<br />

Atout numéro 1 du XV de France sur le terrain, Antoine Dupont est aussi le joueur<br />

émergent du rugby français.<br />

En tant que « pilote d’essai » des véhicules électrifiés de Peugeot, Antoine Dupont rejoint<br />

une marque partenaire du Stade Toulousain depuis 26 ans.<br />

toujours en activité. Quand Sébastien<br />

Chabal l’est devenu, il avait déjà pris sa<br />

retraite sportive.<br />

Avec plus de 5<strong>25</strong>.000 abonnés sur Instagram,<br />

le numéro 9 a développé son<br />

potentiel marketing en même temps que<br />

le XV de France a retrouvé des couleurs.<br />

Après des années difficiles, les rencontres<br />

des Bleus sont devenues des événements<br />

avec des audiences en hausse. A<br />

tel point que TF1, détenteur des droits de<br />

diffusion de la Coupe du monde, a acheté<br />

ceux des rencontres de préparations<br />

des joueurs de Fabien Galthié cet été.<br />

Son nouveau statut l’expose au risque<br />

de saturation dans l’espace médiatique.<br />

Mais la notoriété d’un joueur de rugby, à<br />

comparer d’un footballeur, aide à relativiser.<br />

Sa priorité reste le terrain et « s’il y a<br />

du plus qui en découle, c’est tant mieux »,<br />

répète-t-il. « Je me suis fixé à moi-même<br />

des ambitions très élevées et je ne suis<br />

pas sûr que les attentes des autres me<br />

mettent plus de pression que mon exigence<br />

personnelle », dit encore le joueur<br />

du Stade Toulousain. Pour l’heure, seule<br />

la Coupe du monde manque à son tableau<br />

de chasse. Peut-être plus pour très<br />

longtemps… n<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />

39


DOSSIER COUPE DU MONDE DE RUGBY 2023<br />

© Icon Sport<br />

Les supporters du XV de France sont prêts à s’enflammer pour la Coupe du monde.<br />

Plus qu’une répétition générale<br />

avant Paris 2024<br />

Après une petite crise institutionnelle, le comité d’organisation de la<br />

Coupe du monde de rugby 2023 (8 septembre-28 octobre) a retrouvé un<br />

fonctionnement normal. Son président, Jacques Rivoal, l’assure : la Coupe du<br />

Monde sera profitable, même si ce ne sera pas dans les proportions espérées<br />

par l’ancienne équipe de direction. Par Emmanuel Frattali<br />

«Le résultat financier est sécurisé,<br />

assurait Jacques<br />

Rivoal, début février.<br />

Notre référence, c’est la<br />

Coupe du Monde 2015 en<br />

Angleterre, où les contextes sont assez<br />

proches, voire l’édition 2007 en France.<br />

Dans les deux cas, on était autour de<br />

36 M€ de résultat. On a consolidé tous<br />

les éléments, toutes les entités juridiques<br />

: cela nous amène à présenter un<br />

résultat consolidé entre 45 et 50 M€. On<br />

sera au-dessus de ce qu’il s’était fait de<br />

mieux en termes de résultat financier. Il<br />

sera redistribué au rugby français. » Une<br />

bonne nouvelle en soit, mais, en phase<br />

de candidature, le dossier français promettrait<br />

un résultat positif bien plus important.<br />

En février 2017, lorsqu’il faisait<br />

campagne pour obtenir l’attribution de<br />

l’organisation de la Coupe du monde<br />

2023, Claude Atcher affirmait que celleci<br />

pouvait générer 200 M€ de bénéfices<br />

! En juin 2022, le même Claude Atcher<br />

devenu président du comité d’organisation<br />

France 2023, écarté et mis en cause<br />

depuis lors, tablait encore sur un bénéfice<br />

de 95 M€.<br />

62 %<br />

La Fédération française de rugby<br />

(FFR) détient 62 % des droits et<br />

obligations du Groupement<br />

d’intérêt public (GIP) France 2023.<br />

L’Etat est détenteur de 37 % et le Comité<br />

national olympique et sport (CNOSF), 1 %.<br />

« On a eu à réactualiser les chiffres : le<br />

budget initial n’intégrait pas le centre de<br />

formation des apprentis, le groupement<br />

d’intérêt économique ou le fonds de dotation,<br />

se défend Jacques Rivoal. Le budget,<br />

au total, est autour de 800 M€ de recettes.<br />

»<br />

L’organisation a de toute façon une<br />

obligation de résultat. Pour décrocher<br />

la Coupe du monde, France 2023 avait<br />

racheté les droits de sponsoring à World<br />

Rugby pour 33 M€, tablant sur un budget<br />

de 70 M€. Côté recettes, le temps est au<br />

beau fixe. Les billets destinés aux particuliers<br />

ont tous été vendus (2,8 millions<br />

de spectateurs), comme la grande majorité<br />

des hospitalités. Les entreprises sont<br />

friandes des valeurs accolées au rugby<br />

comme la solidarité et la convivialité. Et<br />

comme, en plus, la France est le pays<br />

40<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023


de la gastronomie, les menus élaborés<br />

par une équipe de 23 chefs réputés dont<br />

Alain Ducasse, Jean-François Piège et<br />

Amandine Chaignot ont fait recette. Pas<br />

moins de 280.000 prestations, avec cinq<br />

niveaux d’offres, ont été commercialisées<br />

dans les neuf stades hôtes. Les hospitalités<br />

doivent générer 270 M€, le tiers des<br />

recettes totales attendues. France 2023<br />

promet « des expériences immersives, à<br />

la découverte des équipes s’affrontant<br />

sur chaque match et de leurs cultures,<br />

dans un club d’affaires éphémère où<br />

faire des rencontres et nouer des liens<br />

business ». L’engouement du public, notamment<br />

étranger, a permis d’engranger<br />

des revenus supérieurs aux prévisions.<br />

Tout comme l’appétit des partenaires, qui<br />

ont répondu en nombre. Côté dépenses,<br />

elles ont été revues à la hausse. Outre<br />

l’inflation, qui touche diverses prestations<br />

liées à l’organisation, des frais supplémentaires<br />

de personnel et de sécurité<br />

sont prévus, dans un contexte de pénurie<br />

de ressources humaines. Tout comme un<br />

programme « d’absorption carbone », afin<br />

de compenser en partie les voyages en<br />

avion nécessaires pour se rendre à l’événement.<br />

Le Mondial 2019 a été le plus<br />

rentable de l’histoire<br />

« Business France Rugby Clubs »<br />

Business France, l’agence nationale au service de l’internationalisation<br />

de l’économie française, organisera 9 « Business France Rugby Clubs »<br />

en marge des matchs de la Coupe du monde.<br />

Au nombre des<br />

450.000 visiteurs<br />

qui se rendront sur<br />

le territoire français pour<br />

assister aux matchs se<br />

trouveront de nombreux<br />

chefs d’entreprises<br />

étrangers, rappelle<br />

Business France. C’est<br />

pourquoi l’agence a<br />

prévu des moments de<br />

rencontres dans les 9<br />

villes hôtes (Bordeaux,<br />

Lyon, Marseille, Nantes,<br />

Nice, Lille, Paris, Saint-<br />

Étienne et Toulouse),<br />

en marge des matchs.<br />

« Avec les Régions<br />

et les métropoles,<br />

nous sommes fiers de<br />

présenter nos Business<br />

France Rugby Clubs.<br />

© Icon Sport<br />

Nous avons voulu faire de<br />

cette Coupe du Monde<br />

un moment unique au<br />

service de l’attractivité<br />

et du développement de<br />

nos territoires », explique<br />

Laurent Saint-Martin,<br />

Directeur général de<br />

Business France. Les<br />

« Business France Rugby<br />

Clubs » permettront<br />

d’établir des échanges<br />

privilégiés entre les<br />

acteurs régionaux, les<br />

entreprises françaises<br />

et les investisseurs<br />

internationaux, pouvant<br />

ainsi susciter des<br />

opportunités d’affaires<br />

et vanter l’attractivité<br />

économique de la<br />

France.<br />

©Belga/Icon Sport<br />

Président du GIP France 2023, Jacques<br />

Rivoal se montre confiant sur la réussite<br />

économique de la Coupe du monde.<br />

51 000<br />

La compagnie aérienne<br />

Ryanair a ajouté plus<br />

de 51 000 sièges<br />

supplémentaires sur plusieurs<br />

liaisons françaises incluant<br />

notamment Dublin - Bordeaux, Dublin<br />

- Paris, Édimbourg - Paris, Londres<br />

Stansted - Marseille, Manchester -<br />

Marseille, pour la période de la Coupe<br />

du monde. « Nous avons enregistré des<br />

réservations record de fans de rugby<br />

voyageant pour ce qui s’annonce comme<br />

une spectaculaire Coupe du monde de<br />

rugby en France », indique la compagnie.<br />

Jacques Rivoal prend comme « Mondial<br />

étalon » la Coupe du Monde 2015 organisation<br />

en Angleterre. Pourtant, selon le<br />

rapport, commandé par World Rugby, du<br />

cabinet d’audit financier EY, la Coupe du<br />

monde de rugby 2019 au Japon a été la<br />

plus rentable de l’histoire, avec plus de<br />

4 milliards d’euros de retombées économiques,<br />

46.000 emplois créés ou conservés.<br />

Par comparaison, le Mondial 2015 en<br />

Angleterre n’avait rapporté « que » 3 milliards<br />

d’euros. « La Coupe du monde de<br />

rugby 2019 a été l’un des événements les<br />

plus rentables de l’histoire du sport japonais<br />

», estime EY, selon qui plus de 2 milliards<br />

d’euros ont été injectés au PIB du<br />

Japon. L’événement en tant que tel a duré<br />

44 jours et été organisée dans 12 villes.<br />

La performance de l’équipe nationale –<br />

les Brave Blossoms – qui s’est qualifiée<br />

pour la première fois en quart de finale,<br />

a contribué à donner un élan de fierté<br />

nationale : 90% des habitants du Japon<br />

estimaient un an après que l’organisation<br />

du Mondial 2019 a permis « de développer<br />

un sentiment de fierté nationale, a<br />

suscité l’enthousiasme et les interactions<br />

sociales ».<br />

60 % des fans de rugby ont<br />

visité le Japon pour la première<br />

fois en 2019<br />

C’était le plus grand événement mono-sport<br />

jamais organisé au Japon. Au<br />

total, 1,83 million de billets ont été vendus,<br />

pour une affluence record de 99,3% sur<br />

les 45 matchs du tournoi, le taux le plus<br />

élevé de l’histoire de la Coupe du monde<br />

de rugby, selon EY. De plus, un nombre<br />

record de 1,13 million de fans s’est rendu<br />

sur une ou plusieurs des 16 fan-zones officielles<br />

malgré deux typhons qui se sont<br />

invités au cours de cette période. 242.000<br />

visiteurs internationaux ont séjourné en<br />

moyenne 17 jours chacun au Japon visitant<br />

environ cinq villes. Plus de 60% des<br />

fans visitaient le pays pour la première<br />

fois. Leurs dépenses quotidiennes étaient<br />

4,6 fois supérieures à celles suscitées par<br />

le visiteur moyen au Japon en 2018 avec<br />

286 £ (330 €) de dépenses moyennes par<br />

visiteur international par nuit, presque le<br />

double de l’Angleterre 2015. n<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />

41


DOSSIER COUPE DU MONDE DE RUGBY 2023<br />

Comment Vivendi a orchestré son<br />

engagement avec la Coupe du monde<br />

D.R.<br />

Vivendi, qui comptait déjà parmi les<br />

premiers soutiens de la candidature<br />

de la France à l’organisation de la<br />

Coupe du Monde de Rugby 2023,<br />

est également le Sponsor Officiel Entertainment<br />

de la compétition. L’ensemble<br />

de ses métiers s’est mobilisé<br />

pour assurer un retentissement sans<br />

précédent de l’événement.<br />

Vivendi a mobilisé l’ensemble de<br />

ses métiers ces derniers mois.<br />

Le 31 mai 2023, à J-100 du début<br />

de la compétition, Havas Events<br />

a magnifié l’Arc de Triomphe à<br />

Paris et les monuments emblématiques<br />

de toutes les villes où se tiendront les<br />

compétitions. D’autres entités d’Havas,<br />

dont Havas Play, Havas Paris et BETC, ont<br />

également activement contribué au partenariat<br />

avec France 2023. Le film-signature<br />

de la compétition à un an de l’événement,<br />

The Host, a été réalisé par HRCLS.<br />

Plus connu du grand public, Canal+, diffuseur<br />

depuis trente ans du Top 14 ainsi<br />

que de nombreuses compétitions nationales<br />

et internationales de rugby, assurera<br />

le suivi de France 2023 via des émissions<br />

quotidiennes sur Infosport+ et sur<br />

Canal+ Sport 360.<br />

Studiocanal a coproduit et distribué<br />

le long-métrage « Pour l’Honneur »,<br />

réalisé par Philippe Guillard avec Olivier<br />

Marchal. Il met en avant le rugby<br />

et ses valeurs, et aborde avec humour<br />

et émotion les enjeux d’inclusion et<br />

d’ouverture à l’autre. Sorti en salles en<br />

France en mai dernier, ce film, préacheté<br />

par Canal+ et Ciné+, sera diffusé<br />

sur Canal+ au moment de France<br />

2023.<br />

CANAL+ ASSURERA LE SUIVI<br />

DE FRANCE 2023 VIA DES<br />

ÉMISSIONS QUOTIDIENNES<br />

SUR INFOSPORT+ ET SUR<br />

CANAL+ SPORT 360.<br />

Prisma Media et Vivendi ont également<br />

réalisé une série de podcasts baptisés<br />

Mêlée d’histoires. Cédric Heymans,<br />

consultant sportif de Canal+ et ancien<br />

international du XV de France, ainsi<br />

que plusieurs personnalités (Guy Savoy,<br />

Julie Gayet, Isabelle Ithurburu, Léa<br />

Elui, ...) livrent leurs souvenirs et leurs<br />

émotions pour le rugby.<br />

« Plusieurs projets transverses ont ainsi<br />

été réalisés par les différents talents<br />

de Vivendi pour mettre en lumière cet<br />

évènement sportif mondial majeur. C’est<br />

avec une grande fierté et un énorme enthousiasme<br />

que nous participerons à la<br />

réussite de la Coupe du Monde de Rugby<br />

de France 2023 ! », précise Yannick<br />

Bolloré, Président du Conseil de surveillance<br />

de Vivendi, pour qui le Groupe et<br />

le rugby partagent la passion, le courage,<br />

la solidarité et le respect comme<br />

valeurs.<br />

En interne, le ballon Vivendi de la Coupe<br />

du Monde est passé de main en main<br />

pendant plusieurs mois dans toutes les<br />

filiales du Groupe et sur tous les continents.<br />

Ce Pass Challenge, initié par Flab<br />

Prod de Groupe Canal+, a servi de support<br />

à la réalisation d’une vidéo. Parallèlement,<br />

une dizaine de sessions d’initiation<br />

au Touch Rugby a été organisée de<br />

mars 2022 à juin 2023 pour tous les collaborateurs<br />

du Groupe. En clôture, une<br />

compétition inter-entreprises a eu lieu le<br />

29 juin dernier sur la pelouse du stade<br />

Jean Bouin à Paris. n<br />

42<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023


La Monnaie de Paris célèbre la Coupe<br />

du monde de rugby<br />

15 millions de pièces de 2€ commémoratives ont été<br />

mises en circulation durant l’été. Une opération loin<br />

d’être banale.<br />

Chaque pièce d’euro courante comporte un côté européen, le revers,<br />

et un côté national, la face. En France, c’est la Monnaie<br />

de Paris qui frappe les espèces métalliques.<br />

Pour un pays européen, changer la face nationale<br />

des euros n’est possible que tous les quinze ans<br />

et doit être validé par la Commission Européenne et le<br />

Conseil Européen, pour recueillir l’accord des autres pays<br />

membres de la zone euro. Néanmoins, la Monnaie de Paris<br />

peut tous les ans réaliser deux pièces commémoratives<br />

de 2€ qui peuvent être mises en circulation, avec le revers<br />

qui reste le même et la face qui est adaptée selon le<br />

thème commémoratif célébré. Cette année, c’est la Coupe<br />

du Monde de Rugby qui est mise à l’honneur sur les nouvelles<br />

faces des 2€ commémoratives.<br />

à l’emblème de la Coupe du Monde de Rugby 2023. Le revers<br />

commun à la série représente le Trophée Webb Ellis<br />

que le vainqueur de la Coupe du Monde de Rugby aura la<br />

joie de brandir.<br />

Pour le bicentenaire de l’invention du rugby, la pièce prend<br />

une forme ovale. La face de la monnaie représente de profil<br />

trois joueurs de rugby à différentes époques. Ceux-ci<br />

mènent une action « ensemble » à travers le temps. Celui<br />

le plus à gauche représente Thomas Webb Ellis, inventeur<br />

du rugby en 1823, courant avec le ballon sous le bras. Le<br />

deuxième joueur court toujours, la balle serrée contre lui.<br />

Sous ses pieds est inscrite la date 1923. Le dernier est un<br />

rugbyman d’aujourd’hui se jetant au sol pour marquer un<br />

essai. Tirée à <strong>25</strong>0 exemplaires, la monnaie de 200€ or est<br />

commercialisée 3.175€.<br />

La face de la monnaie représente en son centre un joueur<br />

de rugby stylisé avec un ballon à la main. Sous ses pieds,<br />

le terrain s’est transformé en globe terrestre marqué par<br />

les parallèles et les méridiens. Un ciel étoilé et deux planètes<br />

ovales en référence au ballon de rugby entourent la<br />

Terre comme une allégorie à l’univers du rugby. Comme<br />

sur un terrain, les poteaux d’essai encadrent le dessin. Les<br />

mentions « Coupe du Monde de Rugby France 2023 » et<br />

« RF » apparaissent autour du décor. Le revers de la pièce<br />

de 2€ comporte la valeur faciale et la forme du continent<br />

Européen.<br />

La Monnaie de Paris célèbre également l’événement à travers<br />

une collection de monnaies déclinée en trois séries :<br />

une série en l’honneur des grandes nations du rugby européennes,<br />

une série célébrant le bicentenaire de l’invention<br />

du rugby et une série pour mettre à l’honneur la Coupe du<br />

Monde de Rugby 2023 et son pays hôte, la France.<br />

Ainsi la France, l’Angleterre, l’Irlande, le Pays de Galles et<br />

l’Écosse sont mis à l’honneur sur cinq pièces d’un quart<br />

d’euro («Quarters») tandis que le sixième quarter est dédié<br />

Enfin, la dernière série est consacrée à la Coupe du Monde<br />

de Rugby 2023 proprement dite. La face de la monnaie<br />

représente un joueur de<br />

rugby en pleine action<br />

qui court avec un ballon.<br />

Derrière lui se dresse<br />

l’Arc de Triomphe. Sous<br />

l’arche on peut distinguer<br />

des poteaux,<br />

comme si l’Arc était au<br />

milieu d’un stade. Dans<br />

le ciel, une planète ovale<br />

fait référence à la<br />

« planète rugby ». n<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />

43


Arabie saoudite


tennis ÉTUDES<br />

© Icon Sport<br />

La filière sport pèse<br />

2,6% du PIB français<br />

Partenaire historique du sport français et premier partenaire, dès 2019, des<br />

Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, le Groupe BPCE a publié la<br />

nouvelle édition de son désormais traditionnelle Observatoire de l’économie du<br />

sport, nourri par les chiffres les plus récents, recensés en 2021 et 2022. On en<br />

retiendra quelques enseignements-clés. Par Emmanuel Frattali<br />

La consommation des ménages<br />

représente ainsi 34 milliards d’euros<br />

pour les biens et services marchands.<br />

Le secteur public<br />

soutient le sport à hauteur<br />

de 20 milliards d’euros<br />

par an, dont 12,5 milliards d’euros financés<br />

par les collectivités. « Le secteur<br />

public joue un rôle très important dans le<br />

financement du sport qui se mesure tant<br />

par les montants mobilisés, plus de 20<br />

milliards d’euros, que par la politique de<br />

promotion du sport amateur notamment,<br />

dans un objectif de santé publique et<br />

d’inclusion sociale. Cependant, malgré la<br />

mobilisation par l’État – voire la Sécurité<br />

sociale – des deniers publics en faveur<br />

du sport, les collectivités territoriales<br />

sont de loin le premier financeur public<br />

du sport en France et un acteur central<br />

du sport amateur », écrivent les auteurs<br />

du rapport. Ce sont plus précisément les<br />

communes qui portent la plus grande<br />

partie de cette contribution financière,<br />

avec 8 milliards d’euros. Leur implication<br />

est également indirecte puisque l’intercommunalité<br />

alloue chaque<br />

année 3,1 milliards d’euros au<br />

sport, le plus souvent en complément<br />

des municipalités.<br />

46<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [[N°19] N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2020 2023


Les dépenses des collectivités territoriales dans le sport<br />

sont près de deux fois supérieures à celles de l’Etat<br />

Répartition des dépenses publiques dans le sport<br />

Données : OFGL et sources ministérielles ; traitements et estimations : BPCE L’Observatoire.<br />

ÉTAT<br />

Sport scolaire,<br />

sport de haut niveau<br />

COLLECTIVITÉS<br />

TERRITORIALES<br />

Équipements,<br />

soutien aux associations,<br />

manifestations sportives,<br />

sport scolaire<br />

12,5<br />

Md€<br />

>20<br />

Md€<br />

6,7<br />

Md€<br />

?<br />

47 %<br />

47 %<br />

- Salaire des professeurs d’EPS : 5,7 Md€<br />

- Budget du ministère des Sports (2022) : 1 Md€<br />

- Déductions et exonérations fiscales (dons aux<br />

associations, avantage fiscal Cesu…)<br />

SÉCURITÉ SOCIALE<br />

Médecine du sport<br />

Aucun montant disponible… mais non négligeable<br />

(> 8000 médecins du sport) selon le rapport<br />

de Perrine Goulet au Premier ministre<br />

128.000 entreprises<br />

sportives générant<br />

71 milliards d’euros<br />

de chiffre d’affaires<br />

« La filière sport compte désormais<br />

128.000 entreprises qui génèrent un<br />

chiffre d’affaires estimé à<br />

71 milliards d’euros, voire 75,5<br />

milliards d’euros en intégrant l’activité<br />

des entreprises du BTP dans la commande<br />

publique en sport. (…) La hausse<br />

du nombre d’entreprises du sport s’explique<br />

surtout par les créations de micro-entreprises<br />

plus dynamiques que<br />

les disparitions. » Notons qu’on recense<br />

101.000 entreprises sans salarié, principalement<br />

dans l’enseignement et le<br />

coaching, représentant moins de 10 %<br />

du chiffre d’affaires total de la filière. La<br />

filière sport reste donc très majoritairement<br />

composée de micro-entreprises.<br />

Les auteurs du rapport se sont risqués<br />

à répartir ces entreprises en neuf secteurs.<br />

« BPCE L’Observatoire propose<br />

une répartition des entreprises marchandes<br />

de la filière en neuf secteurs :<br />

la fabrication, la mise à disposition<br />

d’équipements, le commerce de gros,<br />

la vente au détail et la location, le sport<br />

spectacle, les services aux entreprises,<br />

les salles et centres de pratiques, le<br />

coaching et l’enseignement, et enfin les<br />

autres services aux ménages. Ces neuf<br />

secteurs, regroupés en quatre univers<br />

(le commerce, la pratique, les services<br />

de soutien et de divertissement et l’offre<br />

de biens et d’équipements), illustrent<br />

bien l’hétérogénéité de la filière, sa<br />

fragmentation en nombre d’acteurs et<br />

sa concentration en chiffre d’affaires. »<br />

Consommation des ménages :<br />

53 milliards d’euros dont 35% de<br />

transferts sociaux. ›<br />

90 % de l’activité économique<br />

dans le sport est générée par<br />

les entreprises employeuses<br />

Poids économique et démographique selon la taille<br />

des entreprises du sport<br />

Sources : BPCE L’Observatoire Economie du sport, janvier 2023<br />

Non<br />

employeuses<br />

Employeuses<br />

Nombre<br />

d’entreprises<br />

Chiffre d’affaires<br />

(en Md€)<br />

Micro-entreprises inactives 10230 0,0<br />

Micro-entreprises actives 41030 0,4<br />

Entrepreneurs individuels 27202 3,8<br />

Sociétés 22656 2,8<br />

Total 101 118 7<br />

TPE employeuses 23849 13<br />

PME 3341 17<br />

ETI et GE* 143 21<br />

Paris sportifs 13 13<br />

Total 128464 71<br />

Une consommation sportive<br />

des ménages très diversifiée<br />

Décomposition sectorielle de la consommation<br />

des ménages en sport (en Md€)<br />

Sources : cf méthodologie, calculs BPCE L’Observatoire.<br />

Achat<br />

d’articles<br />

de sport<br />

Location<br />

d’articles<br />

de sport<br />

17,2<br />

2,5<br />

4,6<br />

53<br />

Md€<br />

17,1<br />

5,8<br />

5,5<br />

Sport spectacle<br />

(évènements professionnels,<br />

paris sportifs, médias…)<br />

47 %<br />

47 %<br />

Éducation Physique<br />

et Sportive (scolaire)<br />

Coaching<br />

et professeurs<br />

de sport (hors<br />

scolaire)<br />

Pratique sportive<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />

47


ÉTUDES<br />

› La consommation effective des<br />

ménages en biens et services<br />

sportifs est d’environ 53 milliards<br />

d’euros, selon l’estimation de<br />

BPCE L’Observatoire. Mais ce chiffre est<br />

à nuancer. « Sur les 71 milliards d’euros<br />

de chiffre d’affaires des entreprises du<br />

sport, 34,2 milliards d’euros constituent<br />

cette consommation finale. Ensuite, à<br />

travers l’activité des associations sportives,<br />

les ménages sont bénéficiaires<br />

de prestations de services assimilables<br />

à une consommation effective pour 7,4<br />

milliards d’euros (hors subventions publiques).<br />

Celle-ci inclut les cotisations,<br />

licences et participations des ménages<br />

à des évènements, les subventions des<br />

administrations publiques et le sponsoring<br />

privé, desquels on retranche<br />

l’investissement (0,5 milliard d’euros) et<br />

les consommations intermédiaires. » En<br />

clair, quelque 35% de la consommation<br />

sportive des ménages est financée par<br />

des transferts sociaux en nature. n<br />

Le poids économique des entreprises du sport<br />

est dominé par l’amont de la filière (commerce et industrie)...<br />

Entreprises du sport : poids économique des secteurs<br />

Sources : cf. méthodologie, calculs BPCE L’Observatoire.<br />

PRODUCTION<br />

DE BIENS<br />

ET ÉQUIPEMENTS<br />

Fabrication<br />

11,5 %<br />

DIVERTISSEMENT<br />

ET SERVICES<br />

DE SOUTIEN<br />

Sport spectacle<br />

14,9 %<br />

COMMERCE<br />

Vente ou location<br />

d’articles de sport<br />

33,5 %<br />

Commerce<br />

de gros<br />

15,3 %<br />

Services BtoC<br />

2,2 %<br />

Services aux<br />

entreprises 1,6 %<br />

Gestion, maintenance<br />

et construction<br />

d’installations sportives<br />

10,4 %<br />

PRATIQUE SPORTIVE<br />

ET ENSEIGNEMENT<br />

Coaching et professeurs de sport<br />

8,1 %<br />

Salles et clubs de sport 2,5 %<br />

… alors que l’aval de la filière (pratique sportive et enseignement)<br />

a un poids démographique majeur<br />

Entreprises du sport : poids démographique des secteurs<br />

Sources : cf. méthodologie, calculs BPCE L’Observatoire.<br />

PRATIQUE SPORTIVE<br />

ET ENSEIGNEMENT<br />

Coaching et professeurs de sport<br />

54,5 %<br />

PRODUCTION<br />

COMMERCE<br />

Vente ou location<br />

d’articles de sport<br />

18 %<br />

DIVERTISSEMENT<br />

ET SERVICES<br />

DE SOUTIEN<br />

Sport spectacle<br />

5,4 %<br />

Services BtoC<br />

3 %<br />

Commerce de gros 1,9 %<br />

Services aux<br />

entreprises 2,2 %<br />

Salles et clubs de sport 5,5 %<br />

PRATIQUE SPORTIVE<br />

ET ENSEIGNEMENT<br />

Gestion, maintenance et construction<br />

d’installations sportives 7,2 %<br />

Fabrication<br />

2,3 %<br />

48<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [[N°19] N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2020 2023


ÉTUDES<br />

D.R.<br />

Les Français jugent le sponsoring<br />

efficace et utile<br />

Sporsora et le cabinet Occurence dévoilent une étude sur la perception par le<br />

grand public des partenaires du sport. Après une première étude sur le sujet en<br />

2019, les résultats 2023 démontrent l’intérêt pour les entreprises de s’engager<br />

dans une démarche de sponsoring. Selon les Français, le sponsoring permet de<br />

véhiculer une image positive des entreprises partenaires, et donc accroître leur<br />

notoriété mais aussi leurs ventes. Par Emmanuel Frattali<br />

75% des Français répondent<br />

connaître le concept de sponsoring.<br />

Un niveau de connaissance qui<br />

augmente auprès des urbains (+5 points<br />

par rapport à la moyenne) et encore plus<br />

auprès des hommes (+6 points).<br />

La télévision est le premier vecteur d’exposition<br />

au sponsoring (70%, +4 points par<br />

rapport à la précédente étude en 2019),<br />

suivi des réseaux sociaux (52%). Ces derniers<br />

connaissent une forte progression.<br />

Le niveau atteignait 29% en 2019. C’est encore<br />

plus vrai auprès de la Génération Z<br />

chez qui la télévision (55%) est largement<br />

devancée par les réseaux sociaux (95%)<br />

qui ont gagné 43 points entre les deux<br />

études.<br />

Cette même Génération Z fait en revanche<br />

le même constat que l’ensemble<br />

des Français sur l’utilité du sponsoring.<br />

82% pensent que le sponsoring est utile<br />

au sport (83% pour l’ensemble des Français).<br />

83% des Français jugent le<br />

sponsoring utile<br />

Globalement, parce qu’il donne des<br />

moyens financiers au sport pour se développer<br />

(97%) ou qu’il soutient financièrement<br />

des athlètes qui en auraient besoin<br />

(89%) tout en augmentant la notoriété des<br />

marques (95%) ou qu’il rend les marques<br />

plus sympathiques (84%), 3 Français sur<br />

4 ont une opinion positive du sponsoring.<br />

Ils sont aussi 7 Français sur 10 à<br />

juger le sponsoring plus efficace<br />

que la publicité.<br />

« Le sponsoring sportif est un volet important<br />

de la communication et un levier<br />

d’engagement pour les entreprises, rappelle<br />

Assaël Adary, Co-fondateur et Président<br />

du cabinet d’études et de conseil<br />

Occurrence. Cette étude constitue une<br />

source utile pour les directeurs de communication<br />

des entreprises. Derrière un<br />

sponsor, il y a ainsi une entreprise qui<br />

porte des engagements sociétaux et<br />

RSE. Une réalité augmentée et concrétisée<br />

de ces entreprises qui en période<br />

de difficulté, comme lors du Covid, n’ont<br />

pas lâché les sportifs, les clubs et les fé-<br />

50<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [[N°19] N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2020 2023


dérations. Notre métier premier est d’appréhender<br />

les comportements, et l’on<br />

observe un fort coefficient émotionnel<br />

du sponsoring comparé à la publicité. Il<br />

va donc au-delà de la notoriété et de la<br />

visibilité en apportant un capital sympathie<br />

et une réelle utilité. »<br />

La nécessité pour une<br />

marque de s’associer à des<br />

événements sportifs<br />

93% des Français jugent pertinent<br />

pour une marque de s’associer<br />

aux Jeux Olympiques et<br />

Paralympiques de Paris 2024.<br />

Autre événement plus proche : la Coupe<br />

du monde de rugby en septembre, et<br />

pour lequel 9 Français sur 10 considèrent<br />

qu’y associer sa marque est également<br />

pertinent. Le sponsoring sportif est d’autant<br />

plus efficace sur ces événements<br />

qu’il a un impact bénéfique direct sur<br />

l’image et la notoriété de la marque.<br />

« Aujourd’hui le sport féminin monte en<br />

puissance. Au sein de Capgemini, nous<br />

sommes très heureux d’accompagner<br />

cette tendance, témoigne Thomas Hirsch,<br />

Directeur de la communication<br />

externe et du sponsoring chez Capgemini.<br />

Grâce à notre Université, nous<br />

participons à un programme qui permet<br />

d’identifier et de soutenir les générations<br />

actuelles et prochaines de dirigeantes<br />

dans le rugby partout dans le monde.<br />

Notre stratégie de sponsoring vise trois<br />

objectifs : visibilité, marque employeur et<br />

transformation du sport grâce à la technologie.<br />

Nous appliquons cela à l’ensemble<br />

de nos partenariats, à savoir la<br />

Coupe du Monde de Rugby en France et<br />

le rugby féminin, la Ryder Cup, et notre<br />

collaboration avec Peugeot Sport sur<br />

son Hypercar Hybride. » n<br />

4 français sur 5 pensent que le sponsoring est utile aux entreprises...<br />

Le sponsoring est-il utile aux entreprises ?<br />

Base 1500 répondants<br />

7% 2%<br />

S/T Oui<br />

81% 53<br />

Rappel Md€ 2019<br />

60% 21%<br />

71%<br />

10%<br />

47 %<br />

47 %<br />

Oui, le sponsoring est utile aux entreprises : 81 %<br />

t<br />

Travaille dans le milieu du sport<br />

Est intéressé par le e-sport<br />

Agglomération parisienne<br />

Ile de France<br />

Génération Z<br />

90 % (+ 9 pts)<br />

87 % (+ 6 pts)<br />

85 % (+ 4 pts)<br />

85 % (+ 4 pts)<br />

81 % (+ 0 pts)<br />

n Oui, totalement n Oui, plutôt n Non, plutôt pas<br />

n Non, pas du tout n Je ne sais pas<br />

Moyenne<br />

Ne pratique pas une activité sportive hebdo<br />

N’est pas intéressé par le sport<br />

81% (+ 9 pts)<br />

71 % (+ 10 pts)<br />

66 % (- 15 pts)<br />

…parce qu’il augmente la notoriété et le capital sympathie des marques<br />

Veuillez préciser votre niveau d’accord avec les propositions sur l’utilité du sponsoring pour les entreprises citées ci-dessous ?<br />

Base 1211 répondants<br />

Le sponsoring augmente la notoriété<br />

des marques<br />

Le sponsoring rend les marques plus sympathiques<br />

quand elles sont partenaires du sport<br />

Le sponsoring donne envie de se renseigner sur les<br />

marques, produits ou services<br />

Le sponsoring permet à l’entreprise d’attirer<br />

de nouveaux talents<br />

Le sponsoring permet de renforcer les engagements<br />

sociétaux et environnementaux d’une entreprise …<br />

Le sponsoring donne envie d’acheter les produits<br />

ouservices de la marque<br />

Le sponsoring renforce la cohésion interne<br />

des entreprises et fidélise les collaborateurs<br />

Le sponsoring donne aux salariés envie<br />

de pratiquerplus de sport<br />

41 % 54 %<br />

(32 %)<br />

n Tout à fait d’accord n Plutôt d’accord n Plutôt pas d’accord n Pas du tout d’accord n Je ne sais pas<br />

1 %<br />

3 %<br />

1 %<br />

31 % 53 % 10 %3% 3 %<br />

(24 %)<br />

24 % 57 % 12 % 3 % 4 %<br />

(18 %)<br />

23 % 52 % 15 % 2 % 9 %<br />

21% 54 % 12 % 4 % 10 %<br />

(16 %)<br />

19 % 54 % 17 % 4 % 6 %<br />

18 % 52 % 16 % 3 % 11 %<br />

18 % 44 % 21 % 5 % 12 %<br />

S/T D’accord<br />

95 % 91 %<br />

84 % 81 %<br />

81 % 78 %<br />

75 % -<br />

75 % 69 %<br />

73 % -<br />

Rappel 2019<br />

70 % 60 %<br />

62 % 60 %<br />

Au global, 31% des répondants sont d’accord avec tous les items<br />

Enquête réalisée online du 02/03 au 07/03/23 auprès d’un échantillon de 1.500 individus représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus. Marge d’erreur max =2,5%.<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />

51


ÉTUDE<br />

ÉTUDES<br />

© Icon Sport<br />

Un boulevard d’opportunités<br />

s’ouvre pour le sport français<br />

A l’occasion du salon VivaTech et « Future Of Sport », l’agence de marketing sportif<br />

Two Circles, en partenariat avec la Global Sports Week Paris, a présenté une étude<br />

sur les perspectives de croissance de l’économie du sport professionnel français<br />

dans les années à venir. Le volume d’affaires pourrait doubler au cours des dix<br />

prochaines années grâce aux Jeux olympiques de Paris 2024. Par Emmanuel Frattali<br />

Estimées à 4 milliards d’euros<br />

en 2022, les recettes globales<br />

du sport professionnel en<br />

France devraient quasiment<br />

doubler d’ici à 2032. L’étude<br />

explique notamment que la France<br />

est sur le point de rentrer dans une<br />

décennie dorée du sport qui verra<br />

la valeur de son industrie du sport<br />

professionnel croître de 97 % pour<br />

atteindre des revenus de 7,8 milliards<br />

d’euros d’ici 2032. Son<br />

taux de croissance annuel moyen se<br />

hisserait à 7 % par an, contre 3,6 %<br />

entre 2017 et 2022 (hors période<br />

Covid). Ce, grâce notamment à l’impulsion<br />

des JO de Paris 2024 sur la<br />

consommation du sport en France,<br />

ainsi qu’à la transformation digitale et<br />

au développement commercial des<br />

organisations sportives françaises.<br />

52<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [[N°19] N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2020 2023


« Une ère inédite de mutation et de<br />

croissance a commencé pour tous<br />

les acteurs du sport français, qui<br />

pourra perdurer longtemps après les<br />

Jeux de 2024, renforçant ainsi encore<br />

le rôle du sport comme moteur<br />

de progrès et d’innovation pour la société<br />

», prédit Lucien Boyer, Co-fondateur<br />

et Président de Global Sports<br />

Week Paris.<br />

L’agence Two Circles a identifié cinq<br />

grands axes prioritaires pour<br />

le développement de l’économie<br />

du sport professionnel<br />

français avec l’héritage des grands<br />

événements sportifs internationaux<br />

en France (GESI) ; la digitalisation du<br />

sport et les stratégies de vente directe<br />

aux consommateurs ; le développement<br />

et la croissance du sport<br />

féminin ; l’évolution de la stratégie<br />

« jour de match » (billetterie, hospitalité<br />

et merchandising) et le développement<br />

international des plus grandes<br />

organisations sportives françaises.<br />

Pour 2032, l’agence prévoit ainsi un<br />

fort développement des revenus liés<br />

au sponsoring grâce notamment à la<br />

monétisation des produits digitaux.<br />

Ainsi, l’étude prévoit que les recettes<br />

sponsoring soient la principale<br />

source du sport professionnel<br />

en 2032 avec 3,21 milliards<br />

d’euros devant les recettes<br />

jour de match (2,38 milliards €) et les<br />

droits TV (2,24 milliards €).<br />

« Le sport français, en comptant les<br />

recettes de sponsoring, médias et<br />

jour de match, va bénéficier d’une<br />

opportunité de croissance inouïe »,<br />

explique Clément Barouillet, responsable<br />

France chez Two Circles. « Cela<br />

repose notamment sur un socle de<br />

fans gigantesque : nous avons calculé<br />

que 40 % des adultes<br />

français se déclarent fans<br />

de sport français, ce qui représente<br />

22 millions de personnes. Les<br />

défis vont être nombreux : continuer<br />

à capter cette audience tout en allant<br />

à la recherche de nouveaux fans,<br />

développer une plateforme pour des<br />

sports moins connus, et donner goût<br />

à d’autres compétitions. »<br />

Football, rugby et tennis,<br />

un trio indémodable<br />

En 2032, le sport professionnel numéro<br />

1 en France devrait rester le<br />

football avec des revenus estimés<br />

à 4,9 milliards d’euros. Derrière, Two<br />

Circles place le rugby, le tennis et le<br />

cyclisme. Le football a généré 2,5 milliards<br />

d’euros en 2022, soit 62 % des<br />

recettes globales du sport professionnel<br />

en France. Two Circles prévoit<br />

que les revenus liés au football<br />

doubleront d’ici à 2032<br />

pour flirter avec les 5 milliards<br />

d’euros, notamment grâce<br />

à une croissance de la visibilité internationale<br />

des détenteurs de droits<br />

du sport. « Il ne faut pas sous-estimer<br />

l’impact que les JO vont avoir sur les<br />

Français, qu’ils s’intéressent au sport<br />

ou non », souligne Clément Barouillet.<br />

« On l’a vu avec Londres en 2012 :<br />

ce type d’événement, pour lequel un<br />

pays entier se mobilise, permet de<br />

créer de nouvelles vocations, mais<br />

aussi d’instaurer de bonnes pratiques<br />

en termes de stratégies marketing,<br />

ticketing, RSE et expériences au-dehors<br />

du stade. » Les JO 2024 vont<br />

permettre à la France de jouir d’une<br />

forte visibilité à l’international, mais<br />

passagère. Le défi est donc d’arriver<br />

à transformer l’essai sur le plan local.<br />

« L’augmentation à venir du nombre<br />

de fans de sports sera éphémère si<br />

elle n’est pas captée », avertit Clément<br />

Barouillet.<br />

Selon l’étude, les cinq plus grandes<br />

organisations sportives françaises en<br />

matière de revenus (Ligue 1 Uber Eats,<br />

la Fédération française de football,<br />

le Top 14, la Fédération française de<br />

tennis - organisatrice de Roland-Garros<br />

-, Amaury Sport Organisation -<br />

organisatrice du Tour de France)<br />

représentent 3,1 milliards d’euros<br />

des recettes globales du<br />

sport professionnel français.<br />

EN 2032, LE SPORT<br />

PROFESSIONNEL<br />

NUMÉRO 1 EN FRANCE<br />

DEVRAIT RESTER LE<br />

FOOTBALL AVEC DES<br />

REVENUS ESTIMÉS À<br />

4,9 MILLIARDS D’EUROS.<br />

Le sport féminin représente la part<br />

du marché du sport français avec le<br />

plus grand potentiel de croissance<br />

(en pourcentage, et non en valeur<br />

absolue) au cours des prochaines<br />

années, affirme Two Circles. « Mais<br />

cette croissance n’est pas aussi rapide<br />

qu’on le voudrait », déplore<br />

Clément Barouillet, qui rappelle que<br />

la France comptait 12,8 millions de<br />

fans de sport féminin en 2022. Une<br />

part considérable de la population<br />

adulte française (23 %), mais relativement<br />

faible par rapport aux pays<br />

où la croissance du sport féminin est<br />

plus avancée. Two Circles prévoit un<br />

boom pour le sport féminin en France<br />

au cours des dix prochaines années<br />

avec des revenus qui augmenteraient<br />

en moyenne de<br />

7,6 % par an (hors année Paris<br />

2024) pour atteindre 842 M€ en<br />

2032, par rapport à 407 M€ estimés<br />

en 2022. « Le football reste aussi<br />

le moteur principal, avec les mêmes<br />

problématiques d’investissement, de<br />

professionnalisation et d’amélioration<br />

de l’expérience en stade. » n ›<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />

53


ÉTUDES<br />

›<br />

LES RECETTES GLOBALES DU SPORT PROFESSIONNEL EN FRANCE<br />

DEVRAIENT DOUBLER D’ICI 2032<br />

Recettes globales<br />

9,000,000,000<br />

8,000,000,000<br />

7,000,000,000<br />

7.9Mds €<br />

en 2024<br />

7.8Mds €<br />

en 2032<br />

6,000,000,000<br />

5,000,000,000<br />

4,000,000,000<br />

3,3Mds €<br />

en 2017<br />

4Mds €<br />

en 2022<br />

3,000,000,000<br />

2,000,000,000<br />

1,000,000,000<br />

0<br />

7 %<br />

taux de croissance annuelle pour la période 2022-2032<br />

2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 20<strong>25</strong> 2026 2027 2028 2029 2030 2031 2032<br />

Méthodologie<br />

La data comprend les revenus générés par l’ensemble des actifs des propriétés et événements sportifs de haut niveau basés en France via le sponsoring, les droits médias<br />

et les abonnements aux plateformes médias D2C et les ventes Eventday.<br />

Le sport de haut niveau est défini ici comme les événements mettant en vedette des athlètes payés pour prendre part à des compétitions officielles et obtenant la majorité<br />

de leurs revenus financiers à travers leurs activités dans le sport (via un salaire, des primes ou tout autre type de financement).<br />

Le sponsoring est défini en tant que relation entre un détenteur de droits sportifs (ligue, équipe, tournoi, fédération, instance dirigeante, athlète ou site sportif) et une<br />

entreprise, par l’intermédiaire de laquelle l’entreprise reçoit des garanties marketing en échange de services financiers ou commerciaux. Les chiffres ne couvrent que les<br />

droits à payer.<br />

Les médias rassemblent les revenus des droits médias et les recettes liées à la commercialisation d’abonnements à des médias D2C, aussi bien au niveau national qu’international<br />

et pour du contenu live et non-live.<br />

L’Eventday couvre l’ensemble des revenus générés par les ventes de billets Grand Public et premium ainsi que les revenus liés au merchandising.<br />

Évolution des recettes sponsoring/média/eventday<br />

n <strong>Sponsoring</strong> n Droits médias n Eventday<br />

3,500,000,000<br />

3,21Mds €<br />

3,000,000,000<br />

2,500,000,000<br />

2,000,000,000<br />

2,38Mds €<br />

2,24Mds €<br />

1,39Mds € 1,45Mds €<br />

1,500,000,000<br />

1,07Mds € 1,36Mds €<br />

1,000,000,000<br />

1,17Mds €<br />

883M €<br />

0<br />

2017 2022 2032<br />

<strong>Sponsoring</strong><br />

• Les revenus liés au sponsoring augmenteront notamment grâce<br />

à la commercialisation et la monétisation des produits digitaux.<br />

• Les GESI vont également augmenter l’intérêt des fans pour le<br />

sport, ce qui va inciter davantage de marques à investir dans le<br />

sport.<br />

Média<br />

• Les revenus liés à la vente de droits de diffusion augmenteront<br />

relativement moins que ceux liés au sponsoring et à l’eventday.<br />

• Néanmoins la commercialisation des droits de diffusion à<br />

l’international est aujourd’hui sous-exploitée par les organisations<br />

sportives françaises leaders du marché, ce qui leur offre de réelles<br />

perspectives de croissance.<br />

Eventday<br />

• Les GESI vont booster l’appétence des fans pour les<br />

représentations sportives live.<br />

• D’ici 2032, les revenus liés à l’eventday vont dépasser les<br />

revenus liés à la commercialisation de droits médias.<br />

54<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [[N°19] N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2020 2023


LES RECETTES DES DIFFÉRENTS SPORTS EN FRANCE<br />

Estimées à 4Mds € en 2022 les recettes globales du sport professionnel en France devraient quasiment doubler d’ici 2032<br />

(7.8Mds €) grâce notamment à l’impulsion des Jeux de Paris 2024 sur la consommation du sport en France, ainsi qu’à la<br />

transformation digitale et au développement commercial des organisations sportives françaises.<br />

Chiffre d’affaires global<br />

n 2017 n 2022 n 2032<br />

€6,000,000,000<br />

€5,000,000,000<br />

+100 %<br />

4,9Mds€<br />

€4,000,000,000<br />

€3,000,000,000<br />

€2,000,000,000<br />

€1,000,000,000<br />

2Mds€<br />

2,5Mds€<br />

458M€<br />

547M€<br />

+93 %<br />

1,1Mds€<br />

288M€<br />

386M€<br />

+94 %<br />

749M€<br />

+93 % +85 %<br />

447M€ 649M€<br />

224M€ 547M€ 344M€ 350M€<br />

€0<br />

Footbal Rugby Tennis Cyclisme Autres sports<br />

Sources de revenus par sport<br />

5%<br />

7%<br />

19%<br />

SPONSORING DROITS MÉDIAS EVENTDAY<br />

3%<br />

13%<br />

9%<br />

10%<br />

1%<br />

11%<br />

47 % 47 % 47 %<br />

Revenus sponsoring<br />

1,45Mds €<br />

47 % 47 % 47 %<br />

en 2022<br />

53<br />

Md€<br />

56%<br />

des revenus<br />

sponsoring en<br />

2022<br />

11%<br />

Revenus droits médias<br />

1,36Mds €<br />

en 2022<br />

53<br />

Md€<br />

66%<br />

des revenus<br />

des droits<br />

médias en 2022<br />

14%<br />

9%<br />

Revenus eventday<br />

1,17Mds €<br />

en 2022<br />

53<br />

Md€<br />

66%<br />

des revenus<br />

eventday<br />

en 2022<br />

n Football n Rugby n Tennis n Cyclisme n Autres sports<br />

Top 5 des détenteurs de droits en France (LIGUE 1, TOP 14, A.S.O., FFF, FFT)<br />

n 2017 n 2022 n 2032<br />

€7,000,000,000<br />

€6,000,000,000<br />

6,1Mds€<br />

€5,000,000,000<br />

€4,000,000,000<br />

€3,000,000,000<br />

€2,000,000,000<br />

€1,000,000,000<br />

2,5Mds€<br />

3,1Mds€<br />

0,7Mds€<br />

1,1Mds€<br />

2,5Mds€<br />

1,2Mds€<br />

1,1Mds€<br />

1,8Mds€<br />

0,7Mds€<br />

0,9Mds€<br />

1,8Mds€<br />

€0<br />

Recettes globales Revenus sponsoring Revenus droits médias Revenus eventday<br />

Les cinq plus grandes organisations sportives françaises en termes de revenus (Ligue 1 Uber Eats, la Fédération Française de Football, le TOP 14, la Fédération Française de Tennis<br />

organisatrice de Roland Garros, Amaury Sport Organisation organisateur du Tour de France) représentent 3,1Mds € des recettes globales, soit 78% de la valeur totale de l’économie<br />

du sport professionnel français en 2022. Ces recettes progresseront pour atteindre 6.1Mds € en 2032 soit 78% de la valeur totale de l’économie du sport professionnel français.<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />

55


ÉTUDE<br />

ÉTUDES<br />

© Icon Sport<br />

1,5 milliard de contacts<br />

générés en lien avec le naming<br />

d’un stade par saison<br />

D’après l’étude de Kantar intitulée « Naming de stades et d’arenas :<br />

médiatisation, visibilité et notoriété des marques », on observe en moyenne<br />

11.500 retombées médiatiques dédiées au naming pour un équipement<br />

accueillant un club résident en France. Par Emmanuel Frattali<br />

Ce phénomène représente en<br />

moyenne une valorisation financière<br />

de 4.300 K€ liée à<br />

ces retombées pour une saison<br />

et génère en France environ<br />

un milliard cinq cents millions de<br />

contacts en lien avec le naming d’un<br />

stade par saison. Une moyenne de<br />

médiatisation basée sur six enceintes<br />

(stades/arenas) en France. Selon<br />

l’étude de Kantar, la part maximum<br />

du naming quand il est correctement<br />

repris atteint 95 %. Kantar calcule<br />

également une part minimum du<br />

naming : <strong>25</strong>% Dans ce cas, le résultat<br />

est lié à une antériorité du nom<br />

du stade ou de l’arena. « Il est alors<br />

difficile de lui adjoindre le nom d’un<br />

namer », analyse le leader mondial de<br />

la data, des études et du conseil.<br />

Avec toutefois des exceptions<br />

: 48,3% de la population<br />

connaît l’Accor Arena (notoriété<br />

assistée), ex-POPB. Le résultat<br />

est en revanche plus compliqué pour<br />

le Groupama Stadium (24,5 %) de<br />

l’Olympique Lyonnais, et l’Allianz Riviera<br />

(20,4 %) de l’OGC Nice, alors que<br />

les deux enceintes n’ont aucune antériorité.<br />

Même l’Orange Vélodrome<br />

56<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [[N°19] N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2020 2023


(34,2%) de l’Olympique de Marseille<br />

fait mieux selon l’étude.<br />

Selon les données avancées par le<br />

Centre de droit et d’économie du<br />

sport (CDES), dix-huit opérations<br />

de naming ont été menées en<br />

France en 2022. Ce chiffre, présenté<br />

lors du dernier Observatoire<br />

du Naming en octobre 2022, traduit<br />

une progression par rapport à 2018<br />

qui avait enregistré onze opérations.<br />

En ce qui concerne plus particulièrement<br />

les stades et les arènes, trois<br />

nouveaux contrats ont été signés en<br />

2022 à savoir l’Adidas Arena à Paris,<br />

la Decathlon Arena à Villeneuve<br />

d’Ascq et le Neodif XXL à Nantes. n<br />

Retombées moyennes<br />

Source : Etude naming de stades et d’arenas : médiatisation, visibilité et notoriété des marques<br />

Période de surveillance : saison sportive 2021/2022 - Moyenne de médiatisation basée sur 4 stades/arenas<br />

Presse<br />

5237<br />

TV<br />

(hors direct)<br />

70<br />

53<br />

Md€<br />

Radio<br />

121<br />

47 %<br />

47 %<br />

Web<br />

(hors réseaux sociaux)<br />

3689<br />

Poids moyen de la médiatisation des catégories d’événements<br />

par stade et arena<br />

Périmètre : TV, Web, Presse et Radio /Période de surveillance : saison sportive 2021/2022<br />

Moyenne de médiatisation basée sur 4 stades/arenas<br />

Autres événements sportifs<br />

Sport - Club résident<br />

Culturel<br />

Autres sujets<br />

77 %<br />

12 % 6 % 5 %<br />

Jeux Olympiques<br />

matchs internationaux<br />

Compétitions, résultats, activités<br />

Musique et concert<br />

Meeting politiques,<br />

salons...<br />

Top 5 - Notoriété des arenas en France : 48,3 % de la<br />

population connaît l’Accor Arena (notoriété assistée)<br />

Étude réalisée auprès de 1000 personnes de 15 ans et + / Terrain décembre 2022<br />

Accor Arena<br />

48,3 %<br />

Paris La Défense Arena<br />

45,8 %<br />

Orange Vélodrome<br />

34,2 %<br />

Groupama Stadium<br />

24,5 %<br />

Allianz Riviera<br />

20,4 %<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />

57


tennis ÉTUDES<br />

›<br />

©Icon Sport<br />

Avec le triplé Ligue des champions, Premier League et Cup, Manchester City a fait carton plein la saison dernière.<br />

Manchester City,<br />

première marque de football<br />

Le cabinet de conseil en évaluation de marque Brand Finance publie son dernier<br />

rapport annuel portant sur la valorisation des marques de clubs de football.<br />

Dans le « Brand Finance Football 50 2023 », Manchester City, néo-vainqueur de<br />

la Ligue des champions, arrive en tête avec une valeur de la marque en hausse<br />

de 13 % pour atteindre 1,506 milliard d’euros. Le Paris SG occupe la 6e place<br />

avec une marque valorisée à 1,1 milliard d’euros (+10%). Par Emmanuel Frattali<br />

À<br />

la différence de Forbes, le<br />

cabinet ne calcule pas la valorisation<br />

d’un club dans son<br />

ensemble, mais s’intéresse<br />

uniquement à la valeur de la<br />

marque. Ainsi, pour son rapport 2023,<br />

Brand Finance place Manchester<br />

City en tête du classement avec une<br />

« brand value » en hausse de 13 %<br />

pour atteindre 1,506 milliard d’euros.<br />

A la seconde position, on retrouve le<br />

Real Madrid qui occupait la première<br />

place ces quatre dernières années.<br />

La marque Real est estimée<br />

à 1,458 milliard d’euros. Le podium<br />

est complété par le FC Barcelone<br />

(1,374 milliard d’euros).<br />

City occupe la tête du Brand Finance<br />

Football 50 pour la première fois. Il<br />

devient aussi le premier club anglais<br />

à prendre la tête du classement en six<br />

ans. Le rapport détaille une croissance<br />

positive de 34% de la<br />

valeur de la marque City depuis<br />

la pandémie de COVID-19. Une<br />

décennie de domination sur le terrain<br />

et les revenus les plus élevés de tous<br />

les clubs du rapport ont été décrits<br />

comme les principaux moteurs de la<br />

58<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [[N°19] N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2020 2023


Top 10 des marques de football les plus valorisées<br />

Source : Brand Finance Pic 2023<br />

1<br />

2<br />

2<br />

1<br />

3<br />

3<br />

4<br />

5<br />

5<br />

4<br />

€ 1,51 bn<br />

+13 %<br />

€ 1,46 bn<br />

-4 %<br />

€ 1,37 bn<br />

+4 %<br />

€ 1,36 bn<br />

+9 %<br />

€ 1,36 bn<br />

+7 %<br />

6<br />

7<br />

7<br />

6<br />

8<br />

10<br />

9<br />

8<br />

10<br />

9<br />

€ 1,13 bn<br />

+10 %<br />

€ 1,10 bn<br />

-1 %<br />

€ 0,91 bn<br />

+14 %<br />

€ 0,90 bn<br />

+3 %<br />

€ 0,86 bn<br />

+1 %<br />

montée de City dans le classement.<br />

Cela arrive à l’apogée d’une saison<br />

sans faute pour les Citizens, auteurs<br />

d’un triplé, championnat, Coupe d’Angleterre<br />

et Ligue des champions.<br />

Cette saison, City a également dominé<br />

le Deloitte Money League pour la<br />

deuxième année consécutive après<br />

avoir annoncé un chiffre d’affaires<br />

record de 613 M£ et<br />

des bénéfices de 41,7 M£, ce dernier<br />

étant plus du double du précédent<br />

record du club. Ce fut également<br />

une année solide pour le portefeuille<br />

commercial avec un certain nombre<br />

de nouveaux partenaires et des renouvellements<br />

à long terme annoncés<br />

tout au long de la saison.<br />

Dans le Top 50 dressé par Brand Finance,<br />

on retrouve trois clubs français<br />

: le Paris Saint-Germain, l’Olympique<br />

de Marseille et l’Olympique<br />

Lyonnais. Le PSG occupe la 6 e<br />

place des marques de club<br />

de football les plus valorisées<br />

avec 1,1 milliard d’euros<br />

(+10%). Ce sont moins les résultats<br />

sportifs que la politique de starification<br />

qui contribue à la valorisation<br />

de la marque PSG. L’acquisition de<br />

12<br />

Le City Football Group (CFG),<br />

propriétaire de Manchester<br />

City, rachète un nouveau club :<br />

l’Esporte Clube Bahia.<br />

L’équipe de première division<br />

brésilienne devient la douzième<br />

formation détenue par le<br />

groupe. Il s’agit du deuxième<br />

club acheté par le CFG en<br />

Amérique du Sud, après<br />

Montevideo City Torque<br />

(Uruguay).<br />

Les dix autres membres du<br />

groupe sont Manchester<br />

City (Angleterre), Melbourne<br />

City (Australie), Lommel SK<br />

(Belgique), New York City<br />

(États-Unis), Palerme (Italie),<br />

Mumbai City (Inde), Gérone<br />

FC (Espagne), Sichuan Jiuniu<br />

Football Club (Chine, détenu à<br />

28 %), Yokohama F. Marinos<br />

(Japon, 20 %) et l’Estac Troyes<br />

en France.<br />

joueurs stars « a apporté une énorme<br />

valeur commerciale à la marque,<br />

avec 11 nouveaux partenaires de<br />

sponsoring signés après l’arrivée de<br />

Messi au club », explique Brand Finance.<br />

« Cette initiative stratégique a<br />

renforcé l’engagement des fans dans<br />

le monde entier avec la marque et a, à<br />

son tour, augmenté les revenus, avec<br />

plus d’un million de maillots vendus<br />

dont 60 % avec le numéro et le nom<br />

de Messi. Les revenus du PSG les jours<br />

de match ont également augmenté en<br />

raison d’une forte augmentation des<br />

ventes de billets. » La mauvaise nouvelle<br />

est donc que cette valeur pourrait<br />

dégringoler la saison prochaine<br />

avec le départ de l’Argentin…<br />

L’OM (28 e ) est la 5 e marque<br />

à la croissance la plus rapide<br />

(+19%) pour atteindre<br />

172,77 M€. L’OL (31 e ) gagne quatre<br />

places avec une valeur de marque de<br />

160,07 M€ (+4 %).<br />

Au total, la valeur cumulée des 50<br />

clubs s’élève à 20,1 milliards d’euros,<br />

dont 44,9% provient des clubs<br />

du Royaume-Uni. Le club brésilien<br />

de Flamengo (50 e ) est l’unique club<br />

non-européen du classement. n<br />

›<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />

59


ÉTUDES<br />

›<br />

Cazoo,<br />

un an seulement<br />

et une exposition maximale<br />

Nielsen Sports tire le bilan d’exposition<br />

des partenaires des clubs de<br />

Ligue 1 lors de la saison 2022-2023.<br />

Surprise, Cazoo, à la fois partenaire<br />

principal de l’Olympique de Marseille<br />

et du LOSC, est le sponsor ayant obtenu<br />

la plus importante valorisation<br />

média. Un coup d’épée dans l’eau<br />

puisque la société britannique quitte<br />

le marché français.<br />

Pour classer les partenaires des<br />

clubs, Nielsen Sports utilise son<br />

indicateur de valorisation QI (Quality<br />

Index). Un modèle propriétaire<br />

d’estimation des audiences<br />

qui permet de valoriser l’ensemble des<br />

chaînes, y compris celles qui ne bénéficient<br />

pas d’une audimétrie officielle<br />

comme Prime Video, diffuseur de 80% des<br />

rencontres de la Ligue 1. Ce qui explique<br />

en partie la place de numéro 1 de Cazoo<br />

avec un Olympique de Marseille diffusé en<br />

prime time chaque semaine, ou presque.<br />

« Effectivement le nombre de diffusions a<br />

un impact, nous explique Nicolas Keribin,<br />

Market Leader France Benelux Nordics de<br />

Nielsen Sports. Mais au-delà du live, nous<br />

prenons aussi en compte tout l’aspect hors<br />

direct : les journaux télévisés comme les<br />

magazines sportifs. Un partenaire du PSG<br />

ou de l’OM aura donc plus de chances<br />

d’obtenir une exposition supérieure sur ce<br />

type de programme. »<br />

Nielsen Sports a pris en compte les sponsors<br />

des clubs visibles en TV entre juillet<br />

2022 et avril 2023. « Nous avons mesuré<br />

l’intégralité des sponsors sur le championnat<br />

de Ligue 1, précise Nicolas Keribin.<br />

Nous avons ainsi identifié 950 marques<br />

différentes. Un total stable par rapport à la<br />

saison précédente, mais en hausse de 6%<br />

par rapport à la saison 2020-2021. Ce qui<br />

démontre une dynamique en matière de<br />

sponsoring. » Au final, la société de vente<br />

de voitures d’occasion en ligne, qui a annoncé<br />

cesser ses activités en France, et<br />

donc stopper ses partenariats, devance<br />

Winamax (partenaire multiclubs en plus<br />

d’être le principal sponsor de Troyes) et<br />

Qatar Airways (PSG). « Qatar Airways est<br />

en revanche la première marque visible<br />

avec un seul club, souligne l’expert de<br />

Nielsen Sports. La compagnie aérienne<br />

©Icon Sport<br />

serait donc en tête d’un classement centré<br />

sur les marques partenaires d’un seul<br />

et unique club. »<br />

« Sur cette dernière saison, nous avons<br />

travaillé avec 14 clubs de Ligue 1, souligne<br />

encore Nicolas Keribin. Mais nous fournissons<br />

aussi des données aux marques, à<br />

la Ligue, etc. Ils peuvent nous demander<br />

des études de valorisation plus précise.<br />

L’efficacité d’un investissement sponsoring<br />

doit également tenir compte de l’ensemble<br />

des variables qui composent le<br />

Deux « derbys Cazoo » et puis s’en va.<br />

package conclu entre le club et le partenaire<br />

: possibilités d’activations, hospitalités,<br />

billetterie. C’est pourquoi nous avons<br />

développé des méthodologies pour aller<br />

au-delà de la valorisation média. »<br />

Derrière le trio de tête, les autres sponsors<br />

qui ont obtenu la plus forte valorisation<br />

média cette saison sont Boulanger (multiclubs),<br />

ParionsSport (partenaire de l’OM<br />

et du PSG), Emirates (Olympique Lyonnais),<br />

Orange (PSG, OM et OL), eToro (Monaco),<br />

Auchan (Lens) et GOAT (PSG). n<br />

# Marques Partenariats VS 2021/22<br />

1 Cazoo LOSC & OM Nouveau dans le Top 10<br />

2 Winamax Multiclubs + 2 places<br />

3 Qatar Airways Paris Saint-Germain + 6 places<br />

4 Boulanger Multiclubs - 2 places<br />

5 Parions Sport OM & PSG =<br />

6 Emirates Olympique Lyonnais =<br />

7 Orange OL, OM, PSG =<br />

8 eToro AS Monaco Nouveau dans le Top 10<br />

9 Auchan RC Lens - 1 place<br />

10 GOAT Paris Saint-Germain Nouveau dans le Top 10<br />

60<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [[N°19] N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2020 2023


Le cricket,<br />

roi des réseaux sociaux<br />

Quelle fédération sportive internationale<br />

domine sur les réseaux<br />

sociaux ? Sans être olympique,<br />

l’une d’entre-elles écrase la concurrence.<br />

BCW Sports a analysé<br />

la stratégie des instances internationales<br />

du mouvement<br />

sportif, olympiques ou non, en<br />

L’agence<br />

matière de réseaux sociaux.<br />

Elle a mesuré leurs chiffres (nombre de<br />

suiveurs, activité quotidienne) sur l’année<br />

2022. La pandémie de COVID-19<br />

a incité la plupart des organisations<br />

sportives à repenser, et souvent dynamiser,<br />

leurs stratégies en matière<br />

de médias sociaux note BCW Sports :<br />

toutes les fédérations internationales<br />

du top 10 affichent pour l’année 2022<br />

une croissance de 10 à 35 %<br />

de leur nombre de suiveurs.<br />

© IANS/ Icon Sport<br />

En tête de liste, la Fédération internationale<br />

de cricket (ICC). Avec le total vertigineux<br />

de 92.211.411 suiveurs sur l’ensemble<br />

des plateformes : Instagram, Facebook,<br />

Twitter, TikTok et YouTube. L’instance basée<br />

à Dubaï devance très largement deux<br />

fédérations du mouvement olympique, la<br />

FIFA (51.433.519) et la FIBA (15.545.303),<br />

représentant deux sports – football et<br />

basket – pourtant nettement plus universels.<br />

En quatrième position, la Fédération<br />

internationale de volley-ball (FIVB) s’offre<br />

la plus belle progression de l’année, avec<br />

une hausse de 35 % du nombre de ses<br />

suiveurs (12.459.334).<br />

Le secret du cricket ? Une activité sans<br />

répit sur les réseaux. L’ICC se révèle la<br />

plus active, avec un total de 11.158<br />

posts sur l’ensemble de l’année<br />

2022. En moyenne, 30,57 nouvelles publications<br />

chaque jour sur les différentes<br />

plateformes numériques. L’ITTF (tennis<br />

de table) et World Rugby, ses suivantes<br />

immédiates, peinent à suivre le rythme<br />

avec respectivement 2.936 et 2.350 posts<br />

en 2022. Deuxième facteur : une base de<br />

fans sans égale. L’Inde compte plus<br />

d’un milliard d’amateurs de<br />

cricket potentiels. A la différence<br />

des Chinois, ils sont très présents sur les<br />

principaux réseaux sociaux. n<br />

Rang Fédération Nom du compte abonnés évolution %<br />

1<br />

International Cricket Council<br />

@ICC<br />

92’211’411 16%<br />

2<br />

FIFA<br />

@FIFAcom<br />

51’433’519 <strong>25</strong>%<br />

3<br />

Fédération Internationale de basketball<br />

@FIBA<br />

15’545’303 12%<br />

4<br />

Volleyball World<br />

@VolleyballWorld<br />

12’459’334 35%<br />

5<br />

World Athletics<br />

@WorldAthletics<br />

9’975’413 23%<br />

6<br />

World Rugby<br />

@WorldRugby<br />

7’726’078 17%<br />

+1<br />

7<br />

Badminton World Federation<br />

@BWFmedia<br />

6’186’323 20%<br />

+1<br />

8<br />

Union Cycliste internationale<br />

@UCI_Cycling<br />

4’321’373 14%<br />

nouveau<br />

9<br />

Fédération Internationale de l’Automobile<br />

@FIA<br />

3’714’819 28%<br />

-3<br />

10<br />

International Teqball Federation<br />

@Teqball<br />

3’407’496 -46%<br />

Somme des suiveurs de chaque fédération sur Instagram, Facebook, Twitter, LinkedIn, TikTok et Youtube au 01/01/2023.<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />

61


tennis ÉTUDES<br />

© Anthony Bibard/FEP/Icon Sport<br />

Le boycott,<br />

ce sera pour une autre fois<br />

La Coupe du monde au Qatar a été un succès télévisuel : six Français sur<br />

dix ont suivi au moins un match, ce qui a dopé les recettes publicitaires des<br />

chaînes, selon une étude de l’Arcom. Le parcours de l’équipe de France,<br />

défaite en finale aux tirs au but par l’Argentine (3-3, 2-4 t.a.b.), a « généré des<br />

audiences plus importantes » que l’édition 2018, qu’elle avait remportée, note<br />

le régulateur de l’audiovisuel. Par Emmanuel Frattali<br />

Du 20 novembre au 18 décembre,<br />

59 % des Français ont regardé<br />

ou écouté au moins<br />

un match en direct, et 8 %<br />

en replay, selon un sondage réalisé<br />

en janvier par l’Ifop (sur un échantillon<br />

de 2.102 Français de plus de 15 ans). L’Arcom<br />

estime que ces données constituent<br />

« un intérêt tout particulier », en raison du<br />

fait que la Coupe du monde s’est « disputée<br />

pour la première fois à la fin de l’automne<br />

pour des raisons climatiques », et<br />

que son organisation au Qatar avait suscité<br />

des « appels au boycott ».<br />

Un quart (27 %) des sondés dit n’avoir<br />

absolument rien suivi du Mondial, ni<br />

matchs, ni résumés, ni reportages. Mais<br />

c’est surtout par « désintérêt pour la<br />

compétition » (78% de ces sondés), bien<br />

plus que par volonté de boycott (17% de<br />

ces « non-consommateurs », soit 5% des<br />

Français). Tout cela a profité aux chaînes<br />

qui diffusaient la compétition, la gratuite<br />

TF1 (28 matchs dont tous ceux des Bleus)<br />

et la payante beIN Sports (l’intégralité des<br />

rencontres).<br />

La télévision conserve une place<br />

prédominante<br />

Le Mondial a permis à TF1 « d’atteindre<br />

des niveaux d’audience bien supérieurs<br />

à l’audience moyenne qu’elle réalise habituellement<br />

», avec par exemple une<br />

part d’audience moyenne de<br />

22,7 % sur la tranche 16h-19h en novembre/décembre<br />

2022, contre 15,8 %<br />

en 2021. Cela a eu « un effet nettement<br />

positif […] en termes de recettes publicitaires<br />

». « TF1 totalise à elle seule<br />

151,1 M€ de recettes brutes<br />

sur l’ensemble de la compétition (hors<br />

parrainages et digital), une hausse de<br />

37 % par rapport à 2018 (110,5 M€ bruts) »,<br />

selon l’étude, qui s’appuie sur des données<br />

fournies par Kantar. Enfin, les sept<br />

matchs de l’équipe de France ont généré<br />

plus de téléspectateurs qu’en 2018, avec<br />

15,7 millions en moyenne en 2022, contre<br />

13,7 millions, selon les chiffres de Média-<br />

62<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [[N°19] N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2020 2023


métrie. La finale a même établi un « record<br />

historique d’audience » pour TF1 (24,1<br />

millions de téléspectateurs). Un constat à<br />

relativiser : Médiamétrie a pris en compte<br />

l’audience réalisée dans les bars ou les<br />

hôtels, ce qui n’était pas le cas pour les<br />

précédentes Coupes du monde.<br />

L’Arcom confirme un pressentiment : le<br />

média télévision en tant que<br />

tel conserve une place prédominante<br />

pour suivre les<br />

rencontres en direct : 94 % des<br />

consommateurs y ont eu recours pour regarder<br />

des matchs en direct (100 % des<br />

plus de 65 ans). On observe également<br />

un taux non négligeable d’accès via les<br />

sites et applications des chaînes (13 %),<br />

qui concerne même un cinquième (21 %)<br />

des <strong>25</strong>-34 ans. La radio enfin s’adresse à<br />

un public plus restreint (6 %, 10 % chez les<br />

35-49 ans).<br />

Alors que 36 rencontres étaient diffusées<br />

en exclusivité par beIN Sports, 18 % des<br />

consommateurs d’au moins un match en<br />

direct ont utilisé un service payant et 8 %<br />

un moyen illicite (5 % en ayant recours à<br />

des sites de live streaming ou des applications<br />

et logiciels IPTV illicites). Les<br />

jeunes, qui se sont montrés les plus intéressés<br />

par la compétition, ont eu davantage<br />

recours à ces modes d’accès que<br />

la moyenne : 26 % des 15-34 ans<br />

ont utilisé un service payant et<br />

12 % un mode d’accès illicite.<br />

Dernier enseignement, l’analyse sociodémographique<br />

met en évidence la<br />

surreprésentation d’un public<br />

masculin, de moins de 35 ans,<br />

CSP+ et Francilien, avec un suivi<br />

des matchs en direct essentiellement<br />

porté par les hommes et les moins de<br />

35 ans. n<br />

Contenus consommés en lien avec la Coupe du monde de football 2022<br />

Base : Français de 15 ans et plus (2102 individus)<br />

Un ou plusieurs matchs en direct<br />

Des résumés / extraits de match<br />

Le suivi des scores en temps réel<br />

(sans regarder ni écouter les matchs)<br />

18 %<br />

28 %<br />

59 %<br />

79 %<br />

des Français<br />

déclarent avoir consommé<br />

au moins un contenu en<br />

lien avec la Coupe du<br />

monde 2022<br />

Des émissions d’analyse pré-match/ débriefing post-match<br />

16 %<br />

Des reportages / documentaires (interview, entraînement,<br />

coulisses de la compétition...)<br />

Source : Arcom<br />

Un ou plusieurs matchs en replay ou différé<br />

Autre contenu<br />

Aucun de ces contenus<br />

2 %<br />

8 %<br />

15 %<br />

27 %<br />

67 %<br />

des Français<br />

déclarent avoir regardé<br />

ou écouté<br />

un ou plusieurs matchs en<br />

direct ou en replay<br />

Canaux de consommation des matchs en direct<br />

Base : Français de 15 ans et plus (2102 individus)<br />

MÉDIA TV<br />

(TF1, L’Equipe, beIN Sports)<br />

94 %<br />

+ 65 ans et plus (100%)<br />

Retraités (100%)<br />

Source : Arcom<br />

MÉDIA RADIO<br />

(RMC Sport, Europe 1)<br />

ACCÈS<br />

NUMÉRIQUE LÉGAL<br />

(sites internet ou appli MyTF1,<br />

RMC Sport Radio ou Europe 1,<br />

Molotov ou MyCanal)<br />

27 %<br />

+ 35-49 ans (10%)<br />

Actifs (9%)<br />

13 %<br />

+ <strong>25</strong>-34 ans (21%)<br />

CSP+ (18%) Région parisienne (19%)<br />

+ Écarts significatifs positifs<br />

à 95% par rapport à<br />

l’ensemble<br />

›<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />

63


ÉTUDES<br />

›<br />

Canaux de consommation des matchs en direct<br />

Base : consommateurs de matchs en direct (1.242 individus)<br />

CONSOMMATION GRATUITE<br />

(TF1, MyTF1, L’Equipe, RMC Sport<br />

Radio, Europe 1, site/appli RMC Sport<br />

Radio ou Europe 1 )<br />

94 %<br />

+ 65 ans et plus (100%)<br />

Retraités (100%)<br />

CONSOMMATION PAYANTE<br />

via une chaîne ou un service<br />

(beIN Sports, Molotov, MyCanal)<br />

18 %<br />

+ Hommes (23%)<br />

15-34 ans (26%)<br />

CONSOMMATION ILLICITE<br />

(site live streaming internet, ou via<br />

une application/logiciel IPTV non officiel,<br />

ou via un réseau social/une plateforme<br />

de partage de vidéos)<br />

8 %<br />

+ 15-34 ans (12%)<br />

CSP+ (13%)<br />

Région parisienne (14%)<br />

Via un réseau social<br />

ou une plateforme de partage<br />

de vidéos<br />

Sur un site en live streaming<br />

internet permettant de<br />

visionner des retransmissions<br />

de manière non officielle<br />

4 %<br />

+ 15-34 ans (7%) Région parisienne (8%)<br />

4 %<br />

+ Région parisienne (8%)<br />

5 %<br />

+ Écarts significatifs positifs à 95% par rapport à l’ensemble<br />

Via une application ou<br />

un logiciel IPTV non officiels<br />

2 %<br />

+ Région parisienne (5%)<br />

Source : Arcom<br />

Résultats d’audiences des matchs de l’équipe de France en Coupe du<br />

monde (TF1)<br />

Audience<br />

moyenne (M tlsp)<br />

n 2018 n 2022<br />

Part d’audience<br />

(%)<br />

40<br />

81,9 %<br />

90 %<br />

35<br />

30<br />

<strong>25</strong><br />

20<br />

15<br />

10<br />

68,9 %<br />

47,6 %<br />

12,6 12,6<br />

65,6 % 64,6 %<br />

62,6 %<br />

61,3 %<br />

10,7<br />

11,6<br />

8,8 8,8<br />

71,9 %<br />

68,9 %<br />

14,3<br />

12,6<br />

75,6 %<br />

61,7 %<br />

17,7<br />

12,9<br />

69,3 %<br />

65,8 %<br />

20,7<br />

19,1<br />

80,9 %<br />

24,1<br />

19,4<br />

80 %<br />

70 %<br />

60 %<br />

50 %<br />

40 %<br />

30 %<br />

20 %<br />

5<br />

10 %<br />

0<br />

0 %<br />

Match de poule 1 Match de poule 2 Match de poule 3 Huitième de finale Quart de finale Demi-finale Finale<br />

Sources : Arcom d’après Médiamétrie<br />

64<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023


Les Bleus<br />

tirent les recettes<br />

publicitaires de TF1<br />

Malgré un nombre d’annonceurs (162) et des spots (1292) en baisse par rapport à la précédente édition en Russie (167 et<br />

1421 respectivement), les recettes publicitaires engrangées par TF1 durant la Coupe du monde au Qatar affichent une nette<br />

progression. La chaîne totalise 151,1 M€ de recettes brutes sur l’ensemble de la compétition (hors parrainages<br />

et digital), une hausse de 37% par rapport à 2018 (110,5 M€ brut), d’après les estimations de Kantar.<br />

© Anthony Dibon/Icon Sport<br />

Évolution de la valorisation publicitaire (hors parrainage)<br />

des matchs de la Coupe du Monde sur TF1<br />

Source : Kantar – Traitement Arcom<br />

IP brut totaux<br />

18 000 000<br />

16 000 000<br />

14 000 000<br />

12 000 000<br />

10 000 000<br />

8 000 000<br />

6 000 000<br />

4 000 000<br />

2 000 000<br />

0<br />

France-<br />

Australie<br />

(poules)<br />

France-<br />

Danemark<br />

(poules)<br />

France-<br />

Tunisie<br />

(poules)<br />

France-<br />

Pologne<br />

(1/8 finale)<br />

France-<br />

Angleterre<br />

(1/4 finale)<br />

France-<br />

Maroc<br />

(1/2 finale)<br />

France-<br />

Argentine<br />

(finale)<br />

12 000<br />

10 000<br />

8 000<br />

6 000<br />

4 000<br />

2 000<br />

0<br />

Prix brut/seconde<br />

Évolution de la valorisation publicitaire (parrainage)<br />

des matchs de la Coupe du Monde sur TF1<br />

Source : Kantar – Traitement Arcom<br />

● IP bruts totaux ● Prix brut / sec<br />

IP brut totaux<br />

4 500 000<br />

4 000 000<br />

3 500 000<br />

3 000 000<br />

2 500 000<br />

2 000 000<br />

1 500 000<br />

1 000 000<br />

500 000<br />

0<br />

20/11/2022<br />

21/11/2022<br />

22/11/2022<br />

23/11/2022<br />

24/11/2022<br />

26/11/2022<br />

27/11/2022<br />

28/11/2022<br />

30/11/2022<br />

01/12/2022<br />

02/12/2022<br />

03/12/2022<br />

04/12/2022<br />

05/12/2022<br />

06/12/2022<br />

09/12/2022<br />

10/12/2022<br />

13/12/2022<br />

14/12/2022<br />

17/12/2022<br />

18/12/2022<br />

<strong>25</strong> 000<br />

20 000<br />

15 000<br />

10 000<br />

5 000<br />

0<br />

Prix brut/seconde<br />

© Unsplash<br />

Apple, 1 er annonceur<br />

Déjà en tête des annonceurs à la sortie de la<br />

phase de poules, Apple a confirmé sa place de<br />

leader sur l’ensemble de la Coupe du<br />

monde au Qatar selon Kantar. En valeur brute,<br />

Apple a devancé Burger King, partenaire de l’équipe<br />

de France, et Amazon.<br />

Avec la participation de l’équipe de France à la finale,<br />

TF1 a pu facturer le format 30 secondes le plus<br />

cher : 330 K€ bruts (contre 280 K€ bruts pour<br />

la finale 2018 France-Croatie). Il a concerné 13 spots<br />

au total. Le plus couteux a été valorisé à 907,5K€<br />

pour un sport de 60 secondes signé<br />

Burger King.<br />

151,5<br />

M€ bruts vs 110,5 M€ bruts<br />

en 2018<br />

162<br />

annonceurs vs 167 en 2018<br />

1 292<br />

spots vs 1 421 spots en 2018<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />

65


ÉTUDES<br />

Près d’un milliard d’euros misé<br />

pendant la Coupe du monde<br />

C’est un nouveau record pour le marché<br />

français. La Coupe du monde au<br />

Qatar a battu le record de mises en<br />

France, approchant le cap symbolique<br />

du milliard d’euros.<br />

nationale des jeux (ANJ)<br />

estime que plus de 900 M€<br />

(597 M€ en ligne) auraient<br />

été misés en<br />

L’Autorité<br />

France pendant la compétition,<br />

disputée du 20 novembre au<br />

18 décembre et achevée par une défaite<br />

des Bleus en finale contre l’Argentine.<br />

Soit près d’un milliard d’euros investis<br />

dans ce secteur pendant la compétition<br />

! Il s’agit d’une hausse de 56 % par rapport<br />

au Mondial 2018 et de 37 % par rapport<br />

à l’Euro 2020 (disputé en 2021), qui<br />

comptait moins de matchs (64 matchs<br />

vs 52 pour l’Euro).<br />

Près de 10 % de cet argent<br />

a été misé rien que sur la finale<br />

de l’équipe de France, avec<br />

51 M€ investis. Un autre nouveau record,<br />

puisque jusqu’ici la finale remportée par<br />

les Bleus contre la Croatie en 2018 détenait<br />

la palme avec 38 M€.<br />

Ces niveaux records de mises et de paris<br />

sont fortement corrélés à l’excellent parcours<br />

des Bleus. En effet, leurs matchs<br />

(7 sur les 64) ont recensé 18% des paris<br />

(9,7 M€) et 29% des mises (173 M€) totales<br />

de la compétition. Les victoires successives<br />

de la France jusqu’à la finale ont<br />

permis aux joueurs français de recycler<br />

leurs gains tout au long de la compétition<br />

et ainsi de miser davantage sur celle-ci.<br />

Ce constat est particulièrement visible<br />

sur l’évolution de la mise moyenne par<br />

pari des matchs de l’équipe de France<br />

qui passe de 4,5€ en moyenne pendant<br />

les phases de poules à plus de 10€ lors<br />

de la finale et de la demi-finale. Le taux<br />

de retour joueur atteint ainsi<br />

88,7% sur cette compétition (vs<br />

79,1% sur l’Euro 2020).<br />

Pour le reste, l’ANJ affirme que le Mondial<br />

2022 a produit 70 M€ de produit brut<br />

des jeux (PBJ), soit la différence entre<br />

l’argent investi par les parieurs et celui<br />

qui leur est rendu par les opérateurs en<br />

ligne. Il correspond au chiffre d’affaires<br />

des opérateurs. Mais si le marché des<br />

paris en ligne a battu des records, le<br />

rapport pointe « un contexte plus global<br />

© Icon Sport<br />

de ralentissement de la croissance du<br />

pari sportif en ligne en 2022 ». La croissance<br />

du PBJ des opérateurs a atteint<br />

2,5 %, contre 44% pour l’année 2021 et<br />

7% en 2020, perturbée par la pandémie<br />

de Covid-19.<br />

« Les mises de la coupe du<br />

monde 2022 représentent<br />

7,2% du total des mises engagées<br />

en 2022, contre 10% en 2018 »,<br />

souligne l’étude. Deux explications à<br />

cette dernière donnée : un nombre plus<br />

faible de comptes créés pendant le<br />

Mondial 2022 que quatre ans plus tôt.<br />

Mais aussi une diversification des parieurs,<br />

qui ont misé sur d’autre matchs<br />

de football ou d’autres sports. La Coupe<br />

du Monde 2022 a permis de recruter<br />

177.000 nouveaux joueurs uniques. Un<br />

niveau inférieur à celui de l’édition précédente<br />

en 2018 (232.000 nouveaux parieurs).<br />

Parmi ces nouveaux joueurs, près<br />

de deux fois plus de femmes ont été recrutées<br />

par rapport à une période d’activité<br />

classique. De plus, 53% des recrutés<br />

lors de cette compétition ont entre 18 et<br />

24 ans, contre 46% durant l’Euro 2020 et<br />

la Coupe du Monde 2018.<br />

Enfin, 2,2 millions de joueurs<br />

uniques ont misé sur Internet,<br />

et 70 % d’entre eux affichent un<br />

solde négatif. Ainsi, en 2022, un parieur<br />

a perdu en moyenne 32€ sur cette<br />

compétition. 23 % ont gagné de<br />

l’argent, et seulement 1 %<br />

ont remporté plus de dix fois<br />

leur mise. n<br />

Tableau récapitulatif des principaux indicateurs sur les 3 dernières compétitions<br />

internationales majeures de football.<br />

Total compétition<br />

CM 2018 Euro 2020 CM 2022<br />

Nombre de paris (en millions) 26 31 54<br />

Montant des mises (en M€) 372 428 597<br />

Montant des gains (en M€) 350 344 527<br />

PBJ (en M€) 22 84 70<br />

TRJ 94,1% 80,4% 88,3%<br />

66<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [[N°19] N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2020 2023


Un « changement de ton »<br />

observé dans les communications<br />

commerciales des opérateurs<br />

Au global, les budgets marketing<br />

des opérateurs en ligne<br />

ont progressé de 7% sur l’ensemble<br />

de l’année 2022 par<br />

rapport à 2021 (485 M€ en<br />

2022 contre 451 M€ en 2021) avec des<br />

tendances différentes selon les grands<br />

postes de dépenses. En effet, les budgets<br />

médias sont en net recul<br />

de 18% (139 M€ en 2022 contre<br />

169 M€ en 2021) alors que le montant de<br />

gratifications financières est en croissance<br />

de 22% (328 M€ en 2022 contre<br />

267 M€ en 2021) et celui du sponsoring<br />

progresse de 21% en 2022 (et de 20%<br />

par an en moyenne sur les 5 dernières<br />

années) à 18 M€. Le quatrième trimestre<br />

de l’année 2022 a concentré 43% des<br />

dépenses médias de l’année (59,2 M€),<br />

marqué par l’organisation de la Coupe<br />

du monde de football.<br />

La Coupe du monde au Qatar coïncidait<br />

avec la mise en place d’un nouveau dispositif<br />

de régulation sur les communications<br />

commerciales des opérateurs.<br />

Après avoir constaté une pression publicitaire<br />

sans précédent en faveur des paris<br />

sportifs durant l’Euro 2020, disputé en<br />

2021, l’ANJ a lancé un plan pour « désintensifier<br />

» cette pression publicitaire sur<br />

tous les supports de communication (télévision,<br />

radio, affichage et sur le digital),<br />

et renforcer la protection des mineurs et<br />

des publics à risque.<br />

© Icon Sport<br />

Concernant le contenu des publicités,<br />

« un changement de ton a été observé »,<br />

dit l’ANJ. « On constate moins de mise en<br />

avant de signes extérieurs de richesse ou<br />

de fausses croyances sur la possibilité<br />

de changer de statut social grâce au pari<br />

sportif et un ciblage moins flagrant des<br />

jeunes issus de quartiers populaires »,<br />

indique l’Autorité. D’après une étude réalisée<br />

par Toluna – Harris Interactive pour<br />

l’ANJ, les publicités sur les paris sportifs<br />

sont considérées comme un « peu<br />

moins dérangeantes et agressives » que<br />

lors de l’Euro de 2020. Ainsi, 40% des<br />

personnes interrogées considèrent<br />

les publicités pour les<br />

paris sportifs dérangeantes<br />

contre 47% pendant l’Euro et 33% les<br />

jugent agressives, contre 41% en 2021.<br />

Les engagements pris en TV, radio et<br />

affichage ont été « globalement respectés<br />

». La pression sur le digital «<br />

semble légèrement moins importante »<br />

qu’à l’occasion de l’Euro, précise l’ANJ.<br />

Enfin, sur la transparence des offres<br />

de gratifications financières (bonus<br />

de bienvenue et de fidélisation), celleci<br />

s’est améliorée. Par ailleurs, la limitation<br />

à 100€ du bonus de bienvenue<br />

recommandée par l’ANJ a été globalement<br />

appliquée par les opérateurs. n<br />

Ce plan comprenait, d’une part, des lignes<br />

directrices en matière de contenus publicitaires<br />

et les gratifications financières<br />

et, d’autre part, des recommandations<br />

pour diminuer la pression publicitaire sur<br />

l’ensemble des canaux médiatiques et<br />

modérer les offres de bonus, de façon à<br />

mieux protéger les publics vulnérables.<br />

Les acteurs de l’écosystème (agences<br />

publicitaires, professionnels de l’audiovisuel<br />

et opérateurs de jeux d’argent et de<br />

hasard) ont signé en novembre 2022 des<br />

chartes d’engagement pour modérer la<br />

pression publicitaire et « promouvoir des<br />

communications commerciales responsables<br />

». Le Mondial 2022 a donc servi de<br />

test en grandeur nature pour mesurer l’effectivité<br />

des engagements pris.<br />

Dépenses marketing des opérateurs sur le segment en ligne (en M€)<br />

Dépenses marketing (en M€) 2021 2022 Var. 21/22<br />

Médias 169 139 -18%<br />

Gratifications Financières 267 328 22%<br />

<strong>Sponsoring</strong> 15 18 21%<br />

Total 451 485 7%<br />

Evolution des dépenses sponsoring des opérateurs en ligne<br />

entre 2018 et 2022 (en M€)<br />

2018 2019 2020 2021 2022<br />

<strong>Sponsoring</strong> 8,7 10,0 9,9 15,0 18,2<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />

67


tennis ÉTUDES<br />

© Icon Sport<br />

JO 2024 :<br />

le ticket d’or d’Airbnb<br />

La plateforme de location immobilière Airbnb, partenaire TOP du Comité<br />

international olympique (CIO) depuis 2019, a commandé une étude sur les<br />

retombées économiques des Jeux olympiques de 2024 à Paris pour ses<br />

hôtes. Une hausse des prix des hébergements temporaires de l’ordre de 85%<br />

est prévue. Par Emmanuel Frattali<br />

Les Jeux olympiques et paralympiques<br />

2024 devraient rapporter<br />

gros à la plateforme locative Airbnb,<br />

partenaire mondial des Jeux, et<br />

aussi à ceux qui loueront leur logement<br />

pour l’événement. L’étude commandée<br />

au cabinet Deloitte prévoit un milliard<br />

d’euros de retombées économiques pour<br />

la période des JO 2024 à Paris. Un test<br />

pour la plateforme de location immobilière,<br />

qui va vivre sa première grande<br />

expérience olympique en Europe, après<br />

Londres 2012, où Airbnb arrivait seulement<br />

sur le Vieux Continent.<br />

Les personnes qui louent un bien via Airbnb<br />

ont flairé l’opportunité (un habitant de<br />

la région parisienne sur cinq envisage<br />

de devenir hôte pour la première fois<br />

pendant les Jeux, ndlr), alors que les JO<br />

devraient attirer entre 12 et 15 millions de<br />

visiteurs, dont la plupart se concentreront<br />

sur l’Île-de-France. Selon l’estimation de<br />

Deloitte, 13.000 personnes proposeront<br />

une location sur Airbnb pendant la période<br />

des JO (26 juillet-11 août 2024) et paralympiques<br />

(28 août-8 septembre 2024),<br />

pour un total de 560.000 touristes (soit<br />

environ le double du nombre global de<br />

voyageurs accueillis en région parisienne<br />

pendant la même période en 2022, ndlr).<br />

« Les hôtes Airbnb devraient gagner autour<br />

de 2.000 € brut (avant impôts et frais<br />

divers) en louant leur logement pendant<br />

dix jours, selon nos estimations, révèle<br />

Deloitte. Autrement dit, le revenu par nuit<br />

devrait être d’environ 200 € et représenter<br />

une hausse moyenne de 70 % par rapport<br />

aux prix pratiqués en 2022. »<br />

En Île-de-France, ce revenu par nuit<br />

pourrait grimper à 221 €, contre 119 € en<br />

moyenne sur l’année 2022, ce qui constituerait<br />

une augmentation des prix de<br />

85 %. Deloitte explique même faire ici<br />

une estimation basse avec « une hypothèse<br />

conservatrice ». La flambée serait<br />

similaire à celle observée à Londres lors<br />

des JO 2012, mais nettement inférieure,<br />

par exemple, à celle qu’a connue Vienne<br />

(Autriche) lors de l’Euro 2016. Cependant,<br />

selon l’Ifop, « l’offre devrait être si forte que<br />

les prix vont s’ajuster et le marché s’autoréguler<br />

».<br />

Critiquée, la plateforme<br />

cherche à démontrer son<br />

apport<br />

L’étude ne se limite pas aux revenus directs<br />

de la location d’un bien sur Airbnb.<br />

Elle prédit également qu’en plus de leur<br />

loyer les touristes qui séjourneront dans<br />

68<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [[N°19] N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2020 2023


des locations Airbnb dépenseront un demi-milliard<br />

sur la période des JO, en loisirs<br />

et restaurants, par exemple. Du pain<br />

bénit pour la plateforme accusée de faire<br />

de l’ombre aux hôteliers et d’accentuer la<br />

pénurie de logements.<br />

« Cette étude démontre la forte promesse<br />

des prochains Jeux, selon Sidy Diop, associé<br />

chargé du rapport Deloitte. Airbnb<br />

sera un atout majeur pour que les Jeux<br />

bénéficient au grand nombre – permettant<br />

aux habitants en France d’améliorer<br />

leur pouvoir d’achat grâce à leurs logements,<br />

et aux visiteurs de séjourner à des<br />

prix abordables »<br />

En conclusion, selon Deloitte, les touristes<br />

qui auront recours à Airbnb pour assister<br />

aux Jeux olympiques généreront « 1 milliard<br />

d’euros de chiffre d’affaires, 73 M€<br />

de recettes fiscales (dont 15 M€ de taxes<br />

de séjour pour les seules communes<br />

d’Île-de-France) et devraient permettre la<br />

création de près de 7.300 emplois équivalents<br />

temps plein dans l’année ». n<br />

© Unsplash<br />

© Icon Sport<br />

Le marché sous tension<br />

Une dizaine de milliers de nuitées ont déjà été retenues sur le territoire<br />

francilien par le biais de la plateforme de réservation de logements.<br />

Dans le palmarès<br />

des villes les plus<br />

recherchées : Paris<br />

et Marseille (Bouches-du-<br />

Rhône), où se dérouleront<br />

des épreuves de voile<br />

et des rencontres de<br />

football, mais aussi des<br />

villes aux portes de la<br />

capitale. Notamment<br />

Clichy, Boulogne-Billancourt<br />

(Hauts-de-Seine), Saint-<br />

Denis (Seine-Saint-Denis),<br />

et Versailles (Yvelines)<br />

qui accueillera les sports<br />

équestres, ainsi que le<br />

marathon.<br />

Selon le site de<br />

réservation, 60 % de<br />

ceux qui ont déjà réservé<br />

leur séjour viennent de<br />

pays européens, 20 %<br />

viennent des États-Unis.<br />

Les touristes asiatiques<br />

devraient également<br />

revenir progressivement<br />

sur la plateforme.<br />

Ce phénomène, Airbnb<br />

l’a également constaté<br />

pour la Coupe du monde<br />

de rugby. En début<br />

d’année, la plateforme a<br />

constaté une explosion des<br />

recherches en lien avec<br />

l’événement organisé en<br />

France du 8 septembre<br />

au 28 octobre. Sur la<br />

période du 1 er janvier au<br />

31 mars, les recherches<br />

pour des séjours pendant<br />

les semaines de match<br />

ont été, selon l’entreprise<br />

américaine, en moyenne<br />

onze fois plus élevées qu’à<br />

la même période en 2022<br />

dans les dix villes hôtes de<br />

la compétition, notamment<br />

à Saint-Étienne et Nantes.<br />

Argentine-Samoa, le 22<br />

septembre à Saint-Étienne<br />

a ainsi généré plus de 37<br />

fois plus de recherches.<br />

Pays de Galles–Géorgie<br />

le 7 octobre à Nantes<br />

a généré plus de 23<br />

fois plus de recherches<br />

pendant la semaine du<br />

match par rapport à la<br />

même période l’année<br />

dernière. Les recherches<br />

de séjours en famille et en<br />

groupe de 3 personnes ou<br />

plus ont été multipliées par<br />

3 pendant la période de la<br />

Coupe du monde dans les<br />

villes hôtes.<br />

La Coupe du monde<br />

« va générer un impact<br />

positif sans précédent sur<br />

l’économie locale des villes<br />

hôtes et de leurs environs<br />

pendant l’arrière-saison,<br />

tout en permettant aux<br />

habitants de générer un<br />

complément de revenus »,<br />

estime Bertrand Burdet,<br />

directeur adjoint chez<br />

Airbnb France. Preuve à<br />

l’appui : plus de 400 hôtes<br />

ont obtenu leur toute<br />

première réservation pour<br />

le tournoi.<br />

Un<br />

observatoire<br />

des prix sur<br />

les meublés<br />

touristiques<br />

lancé<br />

A moins d’un an des Jeux<br />

olympique de Paris, le président<br />

de la République a demandé la<br />

création d’un « observatoire<br />

des prix sur les meublés<br />

touristiques » pour assurer<br />

« un accueil exemplaire » des<br />

spectateurs et des touristes.<br />

Emmanuel Macron a souhaité<br />

« la mise en place d’une charte<br />

d’engagement sur les meublés<br />

touristiques » afin de « faciliter<br />

l’information et la transparence<br />

des prix avec la création d’un<br />

observatoire des prix et faciliter<br />

les contrôles ». Une application<br />

pourrait aussi opérer le<br />

contrôle « du nombre maximum<br />

de nuitées de location par an ».<br />

Autre mesure souhaitée:<br />

un « contrat de filière hôtellerie/<br />

restauration comportant<br />

des engagements sur les<br />

compétences linguistiques,<br />

les outils de communication,<br />

la transparence des services,<br />

l’accessibilité, l’écologie, les<br />

produits locaux ainsi que des<br />

engagements sur les champs de<br />

l’insertion et de l’emploi ».<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />

69


ÉTUDES<br />

La NBA fait le plein<br />

de partenaires<br />

Selon l’agence SponsorUnited, les revenus de parrainage des 30<br />

franchises de NBA ont augmenté de plus de 100 M$ la saison<br />

dernière, atteignant 1,4 milliard de dollars. Par Emmanuel Frattali<br />

La ligue et ses 30 franchises<br />

auraient ainsi signé 2.430<br />

contrats de sponsoring<br />

la saison dernière ! Un portefeuille<br />

de marques en hausse<br />

de 3,5 % d’une année sur l’autre. Cette<br />

saison, les catégories à forte croissance<br />

telles que la finance, la vente<br />

au détail et les paris sportifs ont représenté<br />

près de la moitié de l’augmentation<br />

totale des revenus. Le secteur<br />

financier a connu une année record<br />

dans la NBA, se classant au premier<br />

rang pour les dépenses<br />

totales (289 M$), la plus forte<br />

croissance des dépenses en glissement<br />

annuel (+9%) et la croissance du<br />

volume des transactions.<br />

© SUSA / Icon Sport<br />

Dépenses NBA par catégorie<br />

Le commerce de détail, les paris sportifs et les télécommunications arrivent en tête<br />

SERVICES<br />

AUX<br />

ENTREPRISES<br />

•<br />

$63M<br />

+9 %<br />

COMMERCE<br />

DE DÉTAIL<br />

•<br />

$59M<br />

+46 %<br />

ASSURANCE<br />

•<br />

$50M<br />

+8 %<br />

BOISSONS -<br />

ALCOOL<br />

•<br />

$79M<br />

+3 %<br />

TELECOMUNI-<br />

CATION<br />

•<br />

$67M<br />

+18 %<br />

AUTO<br />

•<br />

$67M<br />

-8 %<br />

TECHNOLOGIE<br />

•<br />

$289M<br />

+9 %<br />

PARIS<br />

SPORTIFS ET<br />

JEUX D’ARGENT<br />

•<br />

$71M<br />

+21 %<br />

SANTÉ<br />

•<br />

$92M<br />

+7 %<br />

FINANCE<br />

•<br />

$289M<br />

+9 %<br />

70<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [[N°19] N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2020 2023


Croissance des parrainages 2022 VS 2021 par sous-catégorie<br />

15<br />

Increase in Sponsorships<br />

10<br />

5<br />

0<br />

Alcool (Tequila) Organismes de bienfaisance /<br />

sans but lucratif<br />

FinTech Tourisme Alcool (vin)<br />

Trois marques de tequila – Astral, Casa Noble et Herradura – sont devenues des sponsors d’équipe cette saison, tandis que<br />

le pourcentage d’équipes sans commanditaire de tequila est passé de 56 % à 33 %.<br />

Catégories avec le plus grand pourcentage d’engagement<br />

2019 2023<br />

Technologie<br />

Autres<br />

39,9%<br />

27,6%<br />

47 %<br />

47 %<br />

Technologie<br />

Autres<br />

43,8%<br />

14,8 %<br />

10,2%<br />

47 %<br />

47 %<br />

Finance<br />

Télécommunication<br />

9,5% Finance<br />

16,2%<br />

7,2% 8,3% Vêtements et<br />

accessoires Télécommunication 7,5%<br />

7,5% 7,5%<br />

Vêtements et<br />

accessoires<br />

Média<br />

Boissons - Alccol<br />

Les marques de vêtements et d’accessoires prennent les devants alors que les marques technologiques reculent :<br />

de près de 30 % en 2019 à moins de 15 %.<br />

›<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />

71


ÉTUDES<br />

›<br />

Les marques les plus engagées sur les réseaux sociaux<br />

MARQUES LES PLUS ENGAGEANTES<br />

1<br />

2<br />

3<br />

4<br />

5<br />

6,992,845<br />

5,711,323<br />

5,109,635<br />

4,996,654<br />

4,960,664<br />

PLUS GRAND NOMBRE DE PUBLICATIONS PAR MARQUE<br />

1<br />

2<br />

3<br />

4<br />

5<br />

2,342<br />

1,111<br />

861<br />

834<br />

830<br />

PLUS GRAND NOMBRE D’ENGAGEMENT PAR MARQUE<br />

1<br />

2<br />

3<br />

4<br />

5<br />

28<br />

21<br />

20<br />

17<br />

15<br />

Athlètes les plus soutenus<br />

Total par nombre de marques<br />

1<br />

© Icon Sport<br />

2<br />

© Icon Sport<br />

3<br />

© Icon Sport<br />

4<br />

© Icon Sport<br />

5<br />

© Icon Sport<br />

Lebron James<br />

19<br />

Stephen Curry<br />

16<br />

Giannis Antetokounmpo<br />

16<br />

Damian Lillard<br />

16<br />

Chris Paul<br />

14<br />

6<br />

© Icon Sport<br />

7<br />

© Icon Sport<br />

8<br />

© Icon Sport<br />

9<br />

© Icon Sport<br />

10<br />

© Icon Sport<br />

Karl-Anthony Towns<br />

14<br />

Marcus Smart<br />

13<br />

Chet Holmgren<br />

13<br />

Jaden Ivey<br />

13<br />

James Harden<br />

12<br />

Les joueurs de NBA sont des superstars des réseaux sociaux : sur les 10 publications les plus engageantes de la dernière année par des<br />

athlètes professionnels majeurs, huit appartiennent à des joueurs de NBA et quatre des cinq premiers viennent de LeBron James.<br />

72<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [[N°19] N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2020 2023


Plus de deux joueurs<br />

NBA sur trois<br />

portent des Nike<br />

©SUSA/Icon Sport<br />

Qui sont les équipementiers les<br />

mieux représentés aux pieds des<br />

joueurs de NBA ? Une étude fait de<br />

Nike un acteur hégémonique en la<br />

matière.<br />

Depuis que la NBA a supprimé<br />

ses règles sur le port des chaussures<br />

en 2018, les joueurs ont la<br />

possibilité de porter n’importe<br />

quelle marque, couleur et type<br />

de chaussures sur le terrain. Mais si le<br />

choix des marques est vaste, les joueurs<br />

ne font pas vraiment preuve d’originalité<br />

selon une étude de Basketball Insiders<br />

effectuée à partir des données de<br />

Kix Stats. Nike représentait ainsi<br />

plus de 67% des chaussures<br />

portées par les joueurs NBA !<br />

Soit plus de deux joueurs sur trois ! Donc<br />

pas uniquement les stars comme Le-<br />

Bron James, Kevin Durant ou Giannis Antetokounmpo.<br />

Presque tous les joueurs<br />

de NBA ont signé un contrat avec Nike<br />

ou ont été ambassadeurs à un moment<br />

donné de leur carrière.<br />

À la deuxième place, on retrouve<br />

Adidas, avec environ<br />

11% des joueurs, six fois moins<br />

que Nike. La part de Jordan Brand ne<br />

représente que 7,6% sur cette saison.<br />

Mais comme la marque au « Jumpman »<br />

LA DOMINATION DE LA<br />

MARQUE À LA VIRGULE<br />

TEND À DIMINUER AVEC<br />

L’ARRIVÉE DE NOUVEAUX<br />

ACTEURS.<br />

est une filiale de Nike, cela signifie que<br />

près de 75% des joueurs optent pour le<br />

giron de la marque de l’Oregon. Les trois<br />

premières marques représentent 86%<br />

des chaussures portées dans la ligue<br />

cette saison.<br />

Toutefois, la domination de la marque à<br />

la virgule tend à diminuer avec l’arrivée<br />

de nouveaux acteurs.<br />

Le phénomène devrait se poursuivre<br />

alors que l’étude note la progression<br />

de Puma qui représente<br />

3% des chaussures portées<br />

en NBA la saison dernières, avec les<br />

signatures de jeunes talents. Derrière, ils<br />

sont nombreux à se partager quelques<br />

points : Under Armour (2,2%), New Balance<br />

(1,99%), Anta (1,97%), Li-Ning (1,67%),<br />

Converse (1.57%) et 361° (0,56%). n<br />

©SUSA/Icon Sport<br />

La saison dernière, le Miami Heat<br />

a d’abord joué au FTX Arena avant<br />

d’évoluer dans le Kaseya Center...<br />

sans déménager.<br />

Le Heat<br />

« relogé »<br />

au Kaseya<br />

Center<br />

Après la fin abrupte de son<br />

association avec FTX, déclaré<br />

en faillite, la franchise de NBA<br />

accueille la société de logiciels<br />

de sécurité Kaseya. La « FTX<br />

Arena » a été renommée<br />

« Kaseya Center » selon un<br />

contrat long de 17 ans et<br />

valorisé 117 M$. L’arena<br />

avait été rebaptisée FTX<br />

Arena il y a seulement deux<br />

ans après que la société de<br />

cryptomonnaies avait négocié<br />

un accord sur 19 ans, estimé<br />

à 135 M$. « L’effondrement<br />

de notre ancien partenaire a<br />

pris tout le monde par surprise<br />

mais, en collaboration avec le<br />

comté de Miami-Dade, nous<br />

avons travaillé efficacement<br />

et incroyablement rapidement<br />

pour combler cette lacune<br />

avec Kaseya », explique Eric<br />

Woolworth, président des<br />

opérations commerciales du<br />

Heat. Valorisée 12 milliards<br />

de dollars, Kaseya a son siège<br />

social à Miami. Elle est la<br />

première entreprise locale<br />

à décrocher les droits de<br />

naming de la salle du Heat<br />

(ex- American Airlines Arena<br />

entre 1999 et 2020).<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />

73


STRATÉGIE<br />

« Arkema est le premier<br />

partenaire exclusif<br />

de l’équipe de France féminine »<br />

Quelques jours avant la dernière Coupe du monde (20 juillet-20 août), l’équipe de<br />

France féminine de football avait recruté un nouveau sponsor exclusif. Arkema,<br />

déjà partenaire de la D1 en tant que partenaire-titre (D1 Arkema), est désormais<br />

partenaire de l’équipe nationale féminine. Une originalité que nous décrypte Vincent<br />

Cottereau, Responsable Image, <strong>Sponsoring</strong>, Mécénat et Influence chez Arkema.<br />

L’implication d’Arkema dans la<br />

production du biopic Marinette<br />

(réalisée par Virginie Verrier)<br />

est étonnante. Comment est<br />

née l’association ?<br />

Le plus simplement du monde. Comme<br />

depuis les débuts d’Arkema dans le<br />

sponsoring, il s’agit d’une rencontre. Lors<br />

d’un événement, nous avons échangé<br />

avec la réalisatrice du film Virginie<br />

Verrier. Elle nous a exposé son projet<br />

et sa recherche de financement. Son<br />

idée nous a séduit. Pour Arkema, il s’agit<br />

d’une opportunité supplémentaire de<br />

continuer à soutenir le football féminin et<br />

surtout son développement. Nous avons<br />

ensuite rencontré Marinette Pichon. Ce<br />

qui nous a conforté dans notre idée.<br />

Nous sommes d’autant plus ravis d’être<br />

impliqués que ce n’est pas un film sur<br />

le football féminin. Il s’agit d’un film de<br />

société qui aborde différentes thématiques<br />

compliquées comme la place des<br />

femmes dans la société. Le film parle<br />

aussi de violence familiale et de l’homosexualité<br />

de Marinette Pichon, plus ou<br />

moins assumée au début de sa carrière.<br />

En tant que groupe, Arkema trouve intéressant<br />

de mettre ces sujets en lumière.<br />

D.R.<br />

Avec la Fédération française<br />

de football (FFF), Arkema<br />

ajoute un nouvel étage à son<br />

engagement auprès du football<br />

féminin. Comment différencier<br />

votre rôle de partenaire-titre<br />

de la D1 et celui de partenaire<br />

de la FFF ?<br />

C’est exactement ça. C’est un étage de<br />

plus. Cette nouvelle association nous permet<br />

d’affirmer Arkema comme partenaire<br />

de l’ensemble du football féminin et pas<br />

uniquement de la D1 Arkema. Le championnat,<br />

c’est élite. Mais avec la FFF, en<br />

plus de l’équipe de France féminine, on<br />

touche aussi le football amateur. C’est la<br />

suite logique de notre engagement dans<br />

le football féminin.<br />

Dans ce cas, pourquoi avoir<br />

attendu 2023 ?<br />

Pour être transparent, Arkema ne dispose<br />

pas des moyens financiers et humains<br />

d’autres partenaires. Nous avions besoin<br />

de nous tester sur la D1 Arkema et de<br />

comprendre comment travailler avec la<br />

fédération. Comme nous avons prolongé<br />

le naming du championnat jusqu’en 20<strong>25</strong>,<br />

nous sommes arrivés à la conclusion<br />

que nous pouvions franchir un nouveau<br />

palier. En parallèle, il faut tenir compte<br />

également de notre engagement dans la<br />

voile jusqu’en décembre 2022. Depuis dix<br />

ans, Arkema était le partenaire principal<br />

de l’équipe Lalou Multi. Nous avons réorienté<br />

cette association sur les matériaux,<br />

mais pas renouvelé le naming. Quand<br />

l’accord s’est arrêté, l’association avec<br />

la FFF est apparue comme le meilleur<br />

moyen de compléter la D1 Arkema. Qui<br />

plus est, nous sommes arrivés dans une<br />

période où la Fédération a engagé un<br />

nouveau projet de développement du<br />

football féminin avec une présence plus<br />

affirmée de Jean-Michel Aulas, ainsi que<br />

plusieurs échéances sportives intéressantes<br />

avec les JO 2024 et l’Euro 20<strong>25</strong><br />

en Suisse.<br />

Pour la première fois, l’équipe de France de football féminin dispose de son propre<br />

partenaire avec Arkema.<br />

© Icon Sport<br />

76<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023


n’abandonne pas la recherche<br />

Les rencontres entre l’Olympique Lyonnais et le Paris SG sont devenues un classique<br />

de la D1 Arkema.<br />

Avec un accord novateur…<br />

Effectivement. Jusqu’à présent, la FFF<br />

ne commercialisait pas des contrats<br />

« équipe de France féminine ». C’est un<br />

pacte global. Arkema est le premier partenaire<br />

exclusif de l’équipe de France<br />

féminine. Cela nous tenait à coeur et la<br />

fédération l’a parfaitement compris. Aujourd’hui,<br />

il s’agit d’une exclusivité. Peutêtre<br />

que, demain, d’autres marques voudront<br />

nous suivre sur ce chemin.<br />

Vous prônez le développement<br />

du football féminin et au-delà<br />

de la féminisation du groupe,<br />

mais vous êtes un acteur BtoB.<br />

Il est tout de même paradoxal<br />

de s’engager au travers d’un<br />

sport grand public ?<br />

Arkema est toujours en recherche d’innovation.<br />

Être là où on ne nous attend<br />

pas fait partie de l’ADN de la marque. Accompagner<br />

le développement du football<br />

féminin pour une entreprise industrielle,<br />

c’est aussi prendre le contre-pied<br />

et c’est en phase avec notre ambition<br />

de faire évoluer le groupe en interne. Ce<br />

n’est pas un investissement de façade. Il<br />

y a une vraie logique derrière. Nos salariés,<br />

nos managers le voient. Nous recevons<br />

beaucoup plus de candidatures féminines<br />

qu’auparavant. Lors des salons,<br />

auprès des futurs diplômés, notre engagement<br />

suscite l’intérêt. Les candidates<br />

écoutent nos arguments.<br />

Comment activez-vous votre<br />

partenariat dans la D1<br />

Arkema ?<br />

Sur certaines rencontres, lorsque les<br />

infrastructures le permettent, nous déployons<br />

un show-room pour expliquer le<br />

métier d’Arkema. De la pédagogie aussi<br />

sur nos matériaux. Nous sommes présents<br />

partout dans le quotidien du public,<br />

mais il ne le perçoit pas nécessairement.<br />

Dans les chaussures de football, il y a du<br />

Arkema. Prenez l’équipe de France féminine.<br />

Plus d’une joueuse sur deux est<br />

équipée d’une paire de crampons issue<br />

de notre technologie. Que ce soit du<br />

Nike, de l’Adidas ou du Puma. Pour cette<br />

nouvelle saison, nous nous sommes fixés<br />

comme ambition d’être présent au moins<br />

une fois dans le stade de chacune des<br />

équipes du championnat.<br />

Le processus peut être long,<br />

voire très long. Est-ce que<br />

cela signifie que vous vous<br />

engagez pour longtemps ?<br />

Aujourd’hui, Arkema est engagé jusqu’en<br />

20<strong>25</strong> sur deux contrats, l’équipe de<br />

France et le naming. Il est trop tôt pour<br />

envisager au-delà. Lorsque les discussions<br />

s’ouvriront, je suppose en 2024,<br />

nous pourrons faire le point. Arkema<br />

était là en 2019 pour soutenir l’organisation<br />

de la Coupe du monde de football<br />

féminin en France. C’était notre premier<br />

fait d’armes. Nous avons enchaîné sur<br />

un premier contrat de naming de trois<br />

ans que nous avons renouvelé pour trois<br />

ans de plus. Nous sommes restés partenaire-titre<br />

en voile durant dix années.<br />

Donc tous les espoirs sont permis.<br />

Puisque le sociétal a pris le<br />

dessus, la communication sur<br />

la technologie du groupe est<br />

terminée ?<br />

Ce n’est pas tout à fait ça. Sur le plan<br />

du marketing sportif, oui. Mais Arkema<br />

© Icon Sport<br />

©Jeanne Frank<br />

Point.P s’engage<br />

pour l’aprèscarrière<br />

des<br />

joueuses<br />

En mai dernier, Point.P<br />

présentait en avant-première le<br />

documentaire « Renaître », qui<br />

incarne la volonté de l’enseigne<br />

d’accompagner les joueuses à<br />

préparer et à réussir leur aprèscarrière.<br />

Durant six mois, le<br />

réalisateur Laurent Vautrin a suivi<br />

Sophie Vaysse (Paris FC) et Tanya<br />

Romanenko (AS Saint-Etienne)<br />

dans le cadre du dispositif<br />

« Passe Décisive pour l’Avenir »,<br />

lié à l’arrêt prochain de leur<br />

sport. « Soutenir des sportives<br />

de haut-niveau, et pouvoir les<br />

accueillir au sein de nos équipes<br />

nous permet de faire un lien<br />

concret entre notre partenariat<br />

avec le football français, et notre<br />

entreprise », explique Bertrand<br />

Alard, Directeur Marketing<br />

Point.P. Le documentaire de 26<br />

minutes a été diffusé dans les<br />

semaines suivante sur Sport<br />

en France, la chaîne du Comité<br />

National Olympique et Sportif<br />

Français (CNOSF).<br />

et le développement. Nous ne sommes<br />

plus sponsor d’un bateau de course,<br />

mais nous restons en très bons termes<br />

avec Lalou Multi. Nous restons son partenaire<br />

technique. Nous continuons par<br />

exemple de lui fournir une résine thermoplastique<br />

recyclable alors que le<br />

chantier travaille depuis des années sur<br />

la création de bateaux recyclables. Il dispose<br />

d’un savoir-faire reconnu et continue<br />

de remporter des courses. n<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />

77


STRATÉGIE<br />

©DreamArtMedia<br />

Pour animer la caravane de Senseo, 27 caravaniers sont mobilisés.<br />

Comment j’ai « distribué »<br />

du bonheur sur le Tour<br />

La Tour de France, on vient le voir pour les coureurs, mais aussi pour le<br />

barnum tout autour. Et notamment pour sa caravane. La deuxième source de<br />

motivation du public selon Amaury Sport Organisation (ASO), l’organisateur de<br />

la Grande Boucle. Depuis 1930, la caravane publicitaire fait partie du spectacle<br />

en partant deux heures avant le peloton. Durant une demi-heure, 150 véhicules<br />

sur 10 kilomètres et 570 caravaniers qui représentent 33 marques et institutions<br />

distribuent des cadeaux au public. Cette année, nous étions sur l’un des chars<br />

de Senseo pour participer à la 15 e étape : Les Gets Les Portes du Soleil - Saint-<br />

Gervais Mont-Blanc. Par Emmanuel Frattali<br />

78<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023


Etape de montagne oblige,<br />

certaines précautions sont à<br />

prendre. Au-delà de la crème<br />

solaire, la ponctualité est impérative<br />

pour ne pas enrayer<br />

la belle mécanique. Le rendez-vous<br />

est fixé pour 8h45 sur le parking d’une<br />

zone artisanale où sont regroupés plusieurs<br />

véhicules de la caravane dont<br />

ceux de Skoda, La Française des Jeux,<br />

et d’Orangina. La caravane de Senseo<br />

est composée de cinq véhicules dont<br />

trois chars. Être ponctuel ne suffit pas.<br />

L’arrêté préfectoral fermant plusieurs<br />

routes d’accès dès 7h30, il faut anticiper<br />

alors qu’une bonne heure de route<br />

nous sépare du lieu de rendez-vous.<br />

Va pour le réveil à 5h00. A 8h03, je<br />

signale ma présence sur le « parking<br />

technique ». Je remets les clefs de<br />

mon véhicule à un membre de la logistique.<br />

Il sera chargé sur la plateforme<br />

d’un camion. Je le retrouverai<br />

à l’arrivée. Pendant ce temps, l’équipe<br />

des caravaniers arrive. Pour eux, la<br />

caravane du Tour de France n’a plus<br />

de secret ou presque. En majorité, ils<br />

officient depuis plusieurs années. Un<br />

semi-remorque vient interrompre les<br />

présentations. Il faut charger les véhicules<br />

des goodies : chaussettes (taille<br />

39-40) ; cabas ; drapeaux à l’effigie de<br />

la marque et les fameuses dosettes.<br />

Ce sera du café au lait. Le cahier des<br />

charges de l’organisateur impose aux<br />

marques de proposer, dans la mesure<br />

du possible, des goodies qui peuvent<br />

être consommés sur place, ou qui<br />

sont réutilisables. Même si mes gestes<br />

sont hésitants, je contribue à la tâche<br />

en vidant les cartons dans différents<br />

sacs. Il faut tenir une journée de 180<br />

km pour animer le parcours. Dimitri, le<br />

chef caravanier de Senseo (15 Tours<br />

de France à son actif maintenant),<br />

vient me chercher. Il me présente mon<br />

« bureau » pour la journée. Ce sera une<br />

tasse à café géante ! Nous serons six<br />

à bord du char. Le chauffeur, casque<br />

de cycliste sur la tête, Yannick l’animateur<br />

et trois salariés du groupe JDE<br />

Coffee. Ils vont découvrir l’ambiance<br />

du Tour de France.<br />

Avant le départ effectif, l’équipe se<br />

rassemble pour écouter les recommandations<br />

de Dimitri, notamment sur<br />

la sécurité. Lorsque le convoi s’élance,<br />

à 11h05, la sono commence à cracher<br />

ses décibels. Le même enchaînement<br />

de cinq morceaux entrecoupés d’un<br />

message publicitaire de la marque.<br />

Du haut de ma tasse, j’observe la foule<br />

©DreamArtMedia<br />

5<strong>25</strong> 000<br />

Sur le Tour de France 2023, Senseo a<br />

distribué 5<strong>25</strong>.000 goodies dont<br />

400.000 dosettes café au<br />

lait, des drapeaux et sacs en<br />

PET recyclé et des chaussettes à 52 % en<br />

coton recyclé. En 2022, la dosette souple<br />

de café était le 12 e cadeau préféré des<br />

spectateurs* (+23 places).<br />

de curieux venus saluer les coureurs.<br />

Pardon, la caravane. Yannick nous recommande<br />

ne pas hésiter à faire signe<br />

au public. « C’est que du bonheur ! »,<br />

dit-il. La chorégraphie est parfaite. Un<br />

signe de la main déclenche l’euphorie<br />

parmi les spectateurs. A moins que<br />

ce ne soit la distribution des goodies.<br />

Chacun son rôle. Harnaché à l’avant<br />

›<br />

©DreamArtMedia<br />

Nouveauté du Tour 2023, la machine à café de 3,3 mètres de haut, montée sur un<br />

quad, attire l’oeil.<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />

79


STRATÉGIE<br />

©DreamArtMedia<br />

En plus de ses cinq véhicules dans la caravane, Senseo déploie un coffee truck itinérant,<br />

un espace café sur le village départ et deux triporteurs.<br />

notre parcours se termine et je retrouve<br />

comme prévu mon véhicule. Le<br />

vainqueur de l’étape à Saint-Gervaisles-Bains<br />

n’est pas encore connu (ce<br />

sera Wout Poels, ndlr). La journée des<br />

caravaniers n’est pas terminée. Il faut<br />

convoyer les véhicules vers la zone<br />

adéquate, les nettoyer avant de profiter<br />

de la journée de repos du lendemain<br />

pour reprendre des forces avant<br />

la dernière ligne droite.<br />

Durant les trois semaines de course,<br />

juchés sur l’un des véhicules à l’effigie<br />

de la marque, les caravaniers de<br />

Senseo auront distribué 5<strong>25</strong>.000 goodies<br />

! Une tâche physique et qui peut<br />

paraître répétitive, mais dont ils ne se<br />

lassent pas. Le décor change tous les<br />

jours, des amitiés se créent, des souvenirs<br />

s’empilent alors que le sourire<br />

qui illumine le visage des spectateurs<br />

au passage de la caravane donne le<br />

sentiment de porter le maillot jaune à<br />

chaque étape. n<br />

›<br />

du char, Yannick harangue le public<br />

qui doit gagner sa paire de chaussettes.<br />

Un sourire et c’est gagné. Un<br />

panier de basket improvisé avec du<br />

carton avec la mention « en plein dans<br />

le mille », un parapluie à l’envers ou<br />

un costume des plus improbables,<br />

certains spectateurs redoublent d’ingéniosité<br />

pour s’attirer les bonnes<br />

grâces des caravaniers. Les plus expérimentés<br />

doublent leur chance en<br />

venant en famille et en se positionnant<br />

des deux côtés de la route (chaque<br />

véhicule « travaille » sur son bord de<br />

route et ne peut pas lancer des objets<br />

de l’autre côté par mesure de<br />

sécurité, ndlr). Conduire un véhicule<br />

de la caravane réclame de l’attention.<br />

Dans les villages et les ascensions de<br />

Senseo en chiffres<br />

✔ 1 foyer sur 4<br />

possède une machine à café Senseo<br />

✔ 79 % de notoriété<br />

auprès du grand public **<br />

✔ 1,2 million de machines<br />

à café Senseo vendues en 2022<br />

✔ 348 dosettes Senseo<br />

vendues par an et par foyer ***<br />

✔ 11 ans de partenariat<br />

avec le Tour de France<br />

cols, il faut littéralement se frayer un<br />

chemin au milieu d’une foule enthousiaste.<br />

Un permis B est nécessaire,<br />

mais le gabarit XXL de certains engins<br />

réduit la maniabilité. C’est là qu’entre<br />

en jeu l’expérience de Stéphane, notre<br />

chauffeur. Professeur de sport dans le<br />

civil, il consacre depuis plusieurs années<br />

une partie de ses étés à conduire<br />

un char de la caravane. Avec toujours<br />

le même enthousiasme, même s’il ne<br />

voit rien de la course. Il y a le Tour et<br />

leur Tour.<br />

Depuis le début, moi et les autres passagers<br />

nous assistons Yannick dans<br />

sa distribution en l’alimentant ou en<br />

distribuant nous-même les différents<br />

produits lorsque la foule se fait plus<br />

dense. Mais les kilomètres défilent et<br />

le stock diminue dangereusement. Il<br />

faut ralentir la cadence des envolées<br />

de cadeaux. Tandis que l’animateur<br />

promet la prochaine paire de chaussettes<br />

à celui qui lui enverra son plus<br />

beau sourire, il nous faut inventorier le<br />

moindre objet publicitaire tombé des<br />

sacs pour reconstituer un semblant<br />

de stock. C’est la quête du graal. L’ascension<br />

finale approche, mais notre<br />

char n’ira pas plus loin. Trop de public<br />

au sommet, pas assez de place pour<br />

opérer un demi-tour. Notre char quitte<br />

la route que continuent d’emprunter<br />

les véhicules plus légers comme les<br />

FIAT 500 et le quad. De toute façon,<br />

on a tout donné. Au propre comme<br />

au figuré. Il est temps de descendre,<br />

©DreamArtMedia<br />

Un espace café<br />

autonome en<br />

énergie<br />

Tout au long du Tour de France,<br />

la marque était présente<br />

sur le village départ avec<br />

son « Espace Café » pour<br />

accueillir les suiveurs le temps<br />

d’une pause-café. Un kiosque<br />

autonome en énergie. Avec<br />

une toiture de 20 m² avec<br />

des auvents photovoltaïques<br />

translucides qui produisant plus<br />

de 3kW d’énergie grâce au<br />

soleil, le kiosque ne nécessite<br />

aucun raccordement électrique<br />

pour le fonctionnement de ses<br />

machines à café Senseo.<br />

80<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023


© PKC MEDIA<br />

« Senseo est la marque qui a le plus<br />

d’affinité avec le Tour de France »<br />

Alors que la 110 e édition du Tour de<br />

France s’est soldée par une nouvelle<br />

victoire du Danois Jonas Vingegaard,<br />

la caravane publicitaire a continué<br />

d’enthousiasmer le public au bord<br />

des routes. Les marques présentes<br />

dans le défilé qui précède le peloton<br />

en font un temps fort de la communication.<br />

Emilie Obadia, Marketing<br />

Manager chez JDE Coffee (Senseo,<br />

Tassimo, Jacques Vabre, Café<br />

Grand’Mère, Maxwell House et L’Or<br />

en France), nous explique pourquoi<br />

participer à la caravane la plus importante<br />

parmi celles de tous les<br />

grands tours cyclistes est attractif<br />

pour une marque comme Senseo.<br />

Qu’est-ce qui rapproche Senseo<br />

du Tour de France ?<br />

Senseo est une marque leader sur le<br />

segment des dosettes souples en GMS<br />

(Grande et moyenne surface). Elle met<br />

en avant des valeurs d’accessibilité, de<br />

partage et fédère autour d’elle. Comme<br />

le Tour de France. Senseo est le café officiel<br />

de la Grande Boucle depuis 2013.<br />

Nous nous inscrivons donc dans la durée<br />

également puisque l’accord a été<br />

prolongé jusqu’en 2027. En nous associant<br />

au Tour, Senseo cherche à être au<br />

plus proche de ses consommateurs qui<br />

sont aussi des familles présentes sur le<br />

bord de la route. Notre présence dans<br />

la caravane accompagne une prise de<br />

parole massive à cette période de l’année<br />

avec des opérations en magasins<br />

et une communication en digital.<br />

En onze éditions, qu’est-ce qui a<br />

changé dans votre dispositif ?<br />

Les fondamentaux restent les mêmes.<br />

Mais à chaque édition, nous cherchons<br />

à optimiser toujours un peu plus notre<br />

dispositif pour être au plus proche de<br />

nos consommateurs et demeurer le<br />

café officiel du Tour de France avec<br />

« une longueur d’avance ».<br />

Cette saison, vous avez ajouté<br />

un partenariat avec l’équipe<br />

Arkéa-Samsic. Pourquoi ?<br />

On souhaite promouvoir les valeurs<br />

sportives et notre rapprochement avec<br />

l’équipe Arkéa-Samsic permet d’accroître<br />

notre lien avec le monde cycliste.<br />

Pour aller encore plus loin, c’està-dire<br />

vers un sport plus inclusif, nous<br />

accompagnons à la fois l’équipe masculine<br />

et l’équipe féminine.<br />

D.R.<br />

Emilie Obadia,<br />

Marketing Manager JDE Coffee<br />

Parmi toutes les marques du<br />

groupe JDE, pourquoi avoir<br />

retenu Senseo pour le Tour de<br />

France ?<br />

Senseo, c’est la marque populaire par<br />

excellence. Elle parle à une cible large<br />

et, finalement, il s’agit de la marque<br />

qui a le plus d’affinité avec le Tour de<br />

France. Avec cet ADN en commun, la légitimité<br />

de Senseo sur la Grande Boucle<br />

est très forte. Ce sont des données que<br />

l’on retrouve dans nos enquêtes : 74 %<br />

du public jugent légitime la présence<br />

de Senseo sur le Tour (+10 points depuis<br />

2016). En 2022, notre caravane était la<br />

6 e caravane alimentaire préférée des<br />

spectateurs* (+1 place vs 2021).<br />

Certaines années, vous vous<br />

retrouvez impliqué dans le Tour<br />

de France et la Transat Jacques<br />

Vabre Normandie Le Havre.<br />

Est-ce que cela vous oblige à<br />

procéder à des arbitrages ?<br />

Les deux opérations sont cloisonnées.<br />

Le Tour de France a lieu chaque année<br />

pour Senseo et la Transat Jacques Vabre,<br />

tous les deux ans. En 2023, nous avons la<br />

chance d’avoir deux rendez-vous au calendrier.<br />

Comme les deux événements<br />

se déroulent à deux périodes différents<br />

(l’un en juillet, l’autre en octobre), il n’y a<br />

pas d’embouteillage. Les deux événements<br />

sont porteurs de valeurs fortes<br />

chez nous en interne et correspondent<br />

à l’ADN de nos marques respectives. La<br />

preuve qu’il n’y a pas d’arbitrage : nous<br />

avons ajouté un véhicule supplémentaire<br />

dans la caravane du Tour avec une machine<br />

Senseo XXL (3,3 mètres de haut,<br />

ndlr) montée sur un quad. n<br />

* Sources : *Étude Kantar - Études spectateurs 2022 / **Brand Tracker<br />

Q4 2022 /***NielsenIQ, CAM P3’22<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />

81


STRATÉGIE<br />

D.R.<br />

« Le Tour de France concentre<br />

l’essentiel de notre budget<br />

de communication »<br />

En novembre prochain, Logis Hôtels dévoilera une nouvelle identité graphique<br />

lors de son congrès. Un événement d’envergure. Lors de son précédent congrès,<br />

en 2018, l’enseigne avait annoncé à ses adhérents son partenariat avec le Tour de<br />

France. L’occasion de revenir avec son Directeur général, Karim Soleilhavoup, sur<br />

l’engagement de Logis Hôtels auprès de la Grande Boucle et des objectifs qui en<br />

découlent. Par Emmanuel Frattali<br />

Comment présenteriez-vous les<br />

atouts du groupe Logis Hôtels<br />

à ceux qui ne vous connaîtraient<br />

pas encore ?<br />

Logis Hôtels, c’est à la fois de l’hôtellerie<br />

et de la restauration. On dort bien dans<br />

un Logis Hôtels, et on mange bien aussi.<br />

La qualité de la restauration est un marqueur<br />

de l’enseigne. Je dis souvent que<br />

nous sommes la plus grande chaîne de<br />

restaurants en France avec 1.850 établissements,<br />

avec 1.850 cartes et 1.850 façons<br />

de servir des produits locaux à plus de<br />

80% et des produits de saison. Chacun<br />

proposera une expérience unique. Dans<br />

D.R.<br />

Karim Soleilhavoup - Directeur Général<br />

Groupe Logis Hôtels.<br />

90% des cas, vous serez accueilli par les<br />

propriétaires. C’est cette authenticité que<br />

nos clients viennent chercher. Nous disposons<br />

aussi d’un maillage exceptionnel.<br />

En France, vous trouverez un établissement<br />

Logis Hôtels à moins de 12 km de<br />

vous à vol d’oiseau. Cette année, plus de<br />

100 Logis Hôtels étaient à moins de 3 km<br />

du parcours du Tour de France.<br />

Pourquoi avoir choisi le Tour de<br />

France pour communiquer ?<br />

C’est d’abord un mariage naturel me<br />

semble-t-il. Le Tour de France valorise les<br />

territoires, comme Logis Hôtels. Je n’hé-<br />

82<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023


D.R.<br />

41<br />

De la Normandie au Rhône en passant<br />

par le Grand-Est, la Bourgogne Franche<br />

Comté, Auvergne Rhône Alpes, la Tournée<br />

des régions de Logis Hôtels a rendu visite à<br />

41 hôteliers du groupe cette année.<br />

11<br />

Pour participer à la caravane du Tour<br />

de France, il faut, au minimum, deux<br />

véhicules afin de pouvoir distribuer des<br />

goodies des deux côtés de la route et<br />

que les spectateurs ne prennent pas le<br />

risque de traverser. Mais il n’y a pas de<br />

maximum imposé. Cette année, le<br />

plus long cortège est celui<br />

d’E. Leclerc avec 11 véhicules.<br />

consiste à fédérer le réseau, et de donner<br />

de la fierté à nos adhérents. Notamment<br />

par notre statut d’« Hébergeur Officiel de<br />

la Grande Boucle ». Depuis 2019 Logis Hôtels<br />

a déjà accueilli 55 équipes au sein de<br />

ses établissements. L’occasion pour ses<br />

hôteliers d’intégrer les coulisses de cet<br />

événement.<br />

Comment votre dispositif se<br />

met-il en place ?<br />

Le cœur du dispositif est évidemment la<br />

caravane composée de cinq véhicules.<br />

Les trois véhicules de tête, sur des bases<br />

de Mini Cooper, évoquent une de nos activités<br />

avec un véhicule-hôtel, un véhicule<br />

avec un chef pour évoquer la restauration<br />

et un avec un énorme oreiller pour<br />

expliquer à quel point notre literie est<br />

confortable. Ils sont accompagnés par<br />

un char avec la présence d’un groom.<br />

Il est là pour montrer à quel point le réseau<br />

est aux petits soins des clients. Nos<br />

caravaniers distribuent des étiquettes<br />

bagages. Certaines contiennent des<br />

« tickets or ». Des bons de réduction de<br />

50€ à dépenser dans le Logis Hôtels de<br />

son choix. Sur l’ensemble du parcours,<br />

350.000 goodies auront été distribués<br />

aux spectateurs, dont 200 tickets d’or.<br />

dans les régions qui ne verront pas la<br />

Grande Boucle. Deux véhicules de la caravane<br />

(la mini « chef » et la mini « hôtel »)<br />

se déplacent auprès des hôteliers pour<br />

proposer une animation à leurs clients.<br />

Cette animation en dehors de<br />

la période du Tour vous permet<br />

également de rentabiliser votre<br />

investissement sur une plus<br />

longue période…<br />

C’est exactement ça. Le Tour de France<br />

concentre l’essentiel de notre budget de<br />

communication, pour ne pas dire l’unique.<br />

C’est dire l’importance accordée au Tour<br />

et à l’activation périphérique. Mon enjeu<br />

est d’étendre la période d’exploitation<br />

de cette licence le plus possible pour ne<br />

pas la limiter à un seul mois sur douze.<br />

Avec la Tournée des régions, c’est un<br />

tiers de l’année qui est concerné. Pour<br />

créer l’événement localement, nous<br />

nous sommes associés avec un autre<br />

partenaire du Tour, le Champagne Castelnau*.<br />

Chaque étape est ponctuée par<br />

une animation pétanque. L’ensemble<br />

du dispositif évolue au fil des éditions.<br />

Après chaque Tour, on regarde ce qui a<br />

fonctionné ou pas. Et nous affinons pour<br />

l’édition suivante. Ce qui nous a conduit<br />

à ajouter un animateur pour le char. Il<br />

rend notre caravane plus vivante. Logis<br />

Hôtels est aussi impliqué dans la découverte<br />

du territoire par le vélo avec 600<br />

hôtels labellisés «Logis vélo». Cela signifie<br />

: un local sécurisé pour stocker son<br />

vélo la nuit, un endroit avec une trousse<br />

à outil pour faire les réparations. n<br />

* A consommer avec modération.<br />

site pas à dire que nous sommes un acteur<br />

à impact sur les territoires. 70 % des<br />

fournisseurs dans nos établissements<br />

sont départementaux, 85% de l’approvisionnement<br />

en produits et services fournis<br />

sont réalisés au niveau de la région.<br />

Un autre point important pour nous tient<br />

à la dimension internationale du Tour de<br />

France. Avec notre implantation dans plusieurs<br />

pays européens, 45% de la clientèle<br />

de Logis Hôtels est internationale et<br />

plus du tiers est européenne. Le Tour de<br />

France va partout. Un autre enjeu pour<br />

nous est de créer de la proximité avec la<br />

marque alors que le Tour est notre unique<br />

dispositif de communication. La communion<br />

entre le public au bord des routes<br />

et notre dispositif dans la caravane est<br />

extrêmement forte. Le troisième enjeu<br />

D.R.<br />

Il y a en plus un véhicule RP pour accueillir<br />

des invités sur les différentes étapes<br />

(hôteliers, partenaires, mais également<br />

les équipes des hôtels). Logis Hôtels est<br />

également présent sur les Fan Parks. Le<br />

public pédale sur des cycles aménagés<br />

pour fabriquer un smoothie. En 2022,<br />

cinq hôteliers ont accueilli en plus un escape<br />

game dans une chambre au profit<br />

des apprentis d’Auteuil. De cette façon,<br />

nous avons pu offrir 70 mallettes de<br />

couteaux pour les apprentis à la rentrée<br />

2022. Hors du Tour, depuis plusieurs éditions,<br />

nous avons mis en place le dispositif<br />

« Tournée des régions ». Il s’organise<br />

avant le Tour de France, spécifiquement<br />

Logis Hôtels<br />

en chiffres<br />

✔ 40.000 chambres<br />

✔ 15.000 employés<br />

✔ 8 pays<br />

(France, Allemagne, Andorre, Belgique,<br />

Espagne, Italie, Luxembourg, Canada)<br />

✔ 212,7 M€<br />

de chiffres d’affaires en 2022<br />

✔ 2 milliards de volume d’affaires<br />

✔ 1 er groupe restaurateurs hôteliers<br />

collectifs en Europe<br />

✔ 6 marques<br />

(Logis Hôtels, L’Exception Logis, Auberge<br />

de Pays, Cit’Hôtel, Châteaux & Demeures,<br />

Urban Style)<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />

83


STRATÉGIE<br />

© Pauline Ballet<br />

Activation lors du Tour de France.<br />

Au cœur des partenariats<br />

collaboratifs avec<br />

Hervé Bodinier<br />

Expert international du marketing du sport, Hervé Bodinier (fondateur de<br />

Sponsorship360 et ex-directeur consulting & activation de Lagardère Sports,<br />

aujourd’hui Sportfive) s’est relancé en 2021 dans l’entreprenariat avec la création de<br />

VMATCH. Une agence de conseil en communication centrée autour d’un concept : les<br />

partenariats collaboratifs dans et autour du sport et de l’entertainment. À l’heure du<br />

lancement de sa nouvelle branche, VMATCH Luxury, nous sommes partis à sa rencontre<br />

afin de mieux comprendre ses méthodes de travail et ses aspirations. Par Raphaël Marcant<br />

Doté d’expériences reconnues<br />

en agences, chez l’annonceur,<br />

dans l’événementiel et<br />

chez l’ayant-droit, Hervé Bodinier<br />

a créé VMATCH avec la<br />

volonté d’apporter des solutions plus<br />

innovantes et coconstruites entre les<br />

marques et les ayants droit. Avec à ses<br />

côtés Stéphane Boucher et Sébastien<br />

Hautin, 2 autres anciens de Lagardère<br />

Sports, l’agence fonde son expertise<br />

sur le principe de partenariats collaboratifs<br />

pour dépasser la notion de sponsoring,<br />

terme qui aujourd’hui ne reflète<br />

plus les enjeux multiples auxquels les<br />

parties prenantes font face. Cette approche<br />

vise à créer une osmose efficiente<br />

entre les différents acteurs,<br />

pour faire du fan un consommateur<br />

et du consommateur un fan, tout en<br />

répondant à des interrogations prépondérantes<br />

: la création et le partage<br />

de valeur et d’affinité avec ses cibles,<br />

le développement d’une image de<br />

84<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023


L’AGENCE CHERCHE<br />

À INTÉGRER DANS CHAQUE<br />

PARTENARIAT LA PRISE<br />

EN COMPTE<br />

DES ENJEUX SOCIÉTAUX<br />

ET ENVIRONNEMENTAUX<br />

DES MARQUES.<br />

D.R.<br />

Hervé Bodinier - Fondateur de VMATCH.<br />

Des valeurs fortes retranscrites jusque<br />

dans les habitudes prises par l’agence<br />

au quotidien « parce qu’on a envie de<br />

s’appliquer à nous-mêmes, pour notre<br />

marque employeur, ce que l’on revendique<br />

pour nos clients », nous a lancé<br />

le fondateur de VMATCH, traduisant<br />

concrètement ses propos par différents<br />

axes entrepris en interne : création<br />

d’une charte environnementale<br />

et éthique, mécénat de compétence,<br />

formation des équipes ou la réalisation<br />

d’un bilan carbone... Avec une dizaine<br />

collaborateurs présents à Paris et en<br />

province, des talents aux profils variés,<br />

VMATCH n’a pas de bureaux permanents<br />

mais réunit ses équipes deux<br />

fois par semaine ainsi qu’à l’occasion<br />

d’événements spécifiques et séminaires.<br />

marque positive et d’un héritage dans<br />

la durée. C’est ainsi que, par le biais de<br />

ce fil rouge, l’agence cherche à intégrer<br />

dans chaque partenariat la prise<br />

en compte des enjeux sociétaux et environnementaux<br />

des marques : « Ici, on<br />

souhaite aller au-delà de la recherche<br />

de visibilité sur un maillot, autour d’un<br />

stade, ou de dispositif de relations publiques.<br />

L’enjeu majeur est le sens des<br />

activations, l’engagement des communautés,<br />

l’originalité des expériences et<br />

des contenus créés entre les partenaires<br />

», détaille Hervé Bodinier.<br />

nécessaire de réaligner le(s) partenariat(s)<br />

face aux nouveaux enjeux et de<br />

développer de nouvelles campagnes<br />

pour mieux répondre aux attentes des<br />

cibles.<br />

AG2R La Mondiale, un partenaire historique<br />

de VMATCH illustre bien le positionnement<br />

des partenariats collaboratifs,<br />

qui font et donnent du sens. La<br />

marque est partenaire historique de<br />

son équipe cycliste éponyme (AG2R Citroën<br />

Team), du Tour de France et des<br />

Fédérations Françaises de Cyclisme et<br />

de Cyclo Tourisme. Mais son engagement<br />

dans le cyclisme va plus loin avec<br />

l’application et les événements Vivons<br />

Vélo pour parler santé et environne-<br />

›<br />

À ses yeux, ce sont ces partis pris<br />

qui font, et feront, les partenariats de<br />

demain. Pour ce faire, VMATCH met<br />

la priorité sur la co-construction des<br />

opportunités, afin d’être capable de<br />

définir une feuille de route commune,<br />

de faire ‘’matcher’’ la marque et l’ayantdroit,<br />

pour délivrer des conseils personnalisés,<br />

des activations mesurables<br />

et ajustables, tout au long du partenariat<br />

signé. Une stratégie qui fonctionne<br />

pour les deux types de clients de<br />

l’agence : les marques qui n’utilisent<br />

pas le sport dans leur communication,<br />

et qu’il faut conseiller sur les meilleures<br />

opportunités, ainsi que celles<br />

déjà présentes et pour lesquelles il est<br />

D.R.<br />

Opération pour Hennessy en partenariat avec la NBA.<br />

D.R.<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />

85


STRATÉGIE<br />

AG2R LA MONDIALE, UN<br />

PARTENAIRE HISTORIQUE<br />

DE VMATCH ILLUSTRE<br />

BIEN LE POSITIONNEMENT<br />

DES PARTENARIATS<br />

COLLABORATIFS, QUI FONT<br />

ET DONNENT DU SENS.<br />

›<br />

ment. Un dispositif mis en exergue lors<br />

de la Grand Boucle, dont l’édition 2023<br />

s’est récemment achevée.<br />

Les différentes actions<br />

réalisées :<br />

➤ La mise en place de parkings à vélos,<br />

surveillés et gratuits dans les villes<br />

étapes et les villes arrivées (1 parking<br />

/jour). Une activation particulièrement<br />

remarquée à Bordeaux, où un emplacement<br />

de 1000 places avait été réservé<br />

à cet effet.<br />

➤ Un espace animation, structure AG2R<br />

La Mondiale, installé sur les lieux d’arrivée<br />

et de départ (18 jours d’opérations)<br />

où les spectateurs étaient invités à réaliser<br />

1km à vélo, tant pour sa santé que<br />

pour la bonne cause. Les kilomètres<br />

parcourus étant transformés en dons<br />

par la marque au profit de l’Institut Pasteur<br />

(6000 participants).<br />

Opération pour AG2R La Mondiale.<br />

compteur solidaire de la communauté<br />

cycliste pour être transformés en don<br />

pour l’institut Pasteur.<br />

D.R.<br />

© A.S.O. / Herve Tarrieu<br />

Pour accélérer son développement,<br />

VMATCH a officialisé le lancement de<br />

VMATCH Luxury, un département dédié<br />

aux marques luxe et premium. « C’est important<br />

pour nous de montrer que nous<br />

disposons d’une expertise très forte et<br />

d’un leadership au niveau mondial dans<br />

le secteur du luxe. La dimension collaborative<br />

et une approche sur mesure sont<br />

les clés du succès. Avec nos nombreuses<br />

expériences et les talents de l’agence,<br />

nous aidons aussi bien les marques à<br />

comprendre les bénéfices d’un partenariat<br />

dans le sport que les ayants-droits à<br />

prendre en compte les attentes très spécifiques<br />

des marques de luxe», a-t-il expliqué,<br />

se projetant ensuite sur le futur de<br />

sa structure : « On réfléchit à l’idée de développer<br />

d’autres branches similaires, notamment<br />

pour valoriser notre savoir-faire<br />

dans des sports majeurs comme la F1, le<br />

cyclisme et sur les grands événements.<br />

On va aussi se diversifier pour accompagner<br />

des ayants-droits, jusqu’à proposer<br />

une offre de régie exclusive. Mais là aussi<br />

notre priorité sera de creuser ce sillon des<br />

partenariats collaboratifs en imaginant<br />

des droits sur-mesure et un nouveau marketing<br />

de l’offre. On veut aller encore plus<br />

loin, innover, créer, amener de nouveaux<br />

acteurs à investir et s’investir», a fini par<br />

conclure Hervé Bodinier. n<br />

➤ La Journée « Vivons Vélo » (7 juillet)<br />

lors de laquelle les coureurs de l’équipe<br />

AG2R-Citroën portent le maillot Vivons<br />

Vélo lors de leur présentation au public.<br />

Ce jour, leurs kilomètres sont ajoutés au<br />

VMATCH est à l’origine du partenariat entre Ulysse Nardin et The Ocean Race.<br />

D.R.<br />

86<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023


égie<br />

Vous souhaitez communiquer<br />

dans l’un des médias<br />

de notre groupe ?<br />

© Géraldine Aresteanu<br />

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STRATÉGIE<br />

D.R.<br />

Illustration de la colline d’Elancourt post-JO 2024.<br />

Saint-Quentin-en-Yvelines<br />

terre de sport pour les Jeux<br />

Focus sur la communauté d’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines, qui<br />

accueillera plusieurs événements-phares des Jeux Olympiques de Paris 2024.<br />

Par Raphaël Marcant<br />

Le 13 septembre 2017, le Comité<br />

International Olympique (CIO) dévoilait<br />

le pays d’accueil des Jeux<br />

olympiques de 2024.. Entre Paris, et<br />

Los Angeles, c’est la capitale de la<br />

France qui a été désignée par l’organisation,<br />

tandis que le continent américain est<br />

déjà penché sur l’édition suivante (2028).<br />

La région Ile-de-France aura donc rendez-vous<br />

avec l’Histoire, en organisant<br />

à nouveau les Jeux, 100 ans après avoir<br />

déjà accueilli cet immense événement.<br />

Ainsi, la Ville Lumière sera la ville hôte des<br />

Jeux Olympiques 2024 (du 26 juillet au 11<br />

août) et Paralympiques (du 28 août au 8<br />

septembre), tout comme la communauté<br />

d’agglomération de Saint-Quentin-en-<br />

Yvelines, présente au cœur de l’événement.<br />

« CE QUI FAIT AUSSI NOTRE<br />

FORCE, CE SONT CES<br />

ÉQUIPEMENTS D’EXCEPTION<br />

CONSTRUITS PAR LES<br />

MAJORITÉS SUCCESSIVES. »<br />

Fin 2020, le comité d’organisation des<br />

Jeux Olympiques de Paris 2024 officialisait<br />

les sélections de quatre sites de l’agglomération<br />

de Saint-Quentin-en-Yvelines<br />

avec le Golf National, le Vélodrome National,<br />

le Stadium BMX et la Colline d’Elancourt.<br />

C’est notamment l’expérience forte<br />

du territoire pour accueillir d’importants<br />

événements sportifs qui a pesé dans la<br />

balance lors de cette sélection alors que<br />

le sport « est inscrit dans l’ADN du territoire<br />

», lance Laurent Mazaury, vice-président<br />

délégué aux sports à Saint-Quentin-en-<br />

Yvelines : « Ce qui fait aussi notre force,<br />

ce sont ces équipements d’exception<br />

construits par les majorités successives.<br />

Le Golf et le Vélodrome National ont été<br />

conçus pour favoriser le très haut niveau<br />

tout en étant, systématiquement, ouverts<br />

au plus grand nombre », confit-il pour SQ<br />

Terre d’innovations.<br />

Le Golf National<br />

Sur 139 hectares s’étalent deux parcours<br />

18 trous et un parcours école de sept trous.<br />

Un bel écrin situé à Guyancourt, terres<br />

d’accueil de l’Open de France et de la<br />

42 ème édition de la Ryder Cup en 2018 (une<br />

première en France), sur lequel les Jeux<br />

avaient misé dès 2017. Cette institution<br />

est déjà prête à accueillir les Jeux, confirmait<br />

Philippe Pilato, directeur du golf :<br />

« On sait que le site est prêt pour accueillir<br />

des événements de grande ampleur.<br />

La Ryder Cup, c’était quand même<br />

270 000 personnes sur une semaine, ce<br />

qui est vraiment monstrueux. On avait<br />

fait d’énormes travaux en fermant le site<br />

pendant quasiment un an. [...] Tout est<br />

prêt pour l’événement, on sait ce qu’on a,<br />

qu’on est parfaitement équipé. [...] Le but<br />

88<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023


D.R.<br />

est que les spectateurs fassent wow. »,<br />

lançait-il y a déjà deux ans dans un entretien<br />

accordé à TV78.<br />

Ce qui n’a néanmoins pas empêché le<br />

comité d’organisation de faire des tests<br />

récents lors des championnats du monde<br />

amateurs en septembre 2022, mais aussi<br />

les 26 et 27 juillet derniers à l’occasion<br />

des championnats de France jeunes.<br />

30 000 spectateurs seront attendus<br />

chaque jour tout au long du parcours de<br />

l’Albatros. De retour au premier plan en<br />

2009, après 112 ans d’absence, le tournoi<br />

olympique de golf (hommes et femmes)<br />

a été programmé du 1er au 10 août 2024.<br />

Le Vélodrome National<br />

Moyen de transport devenu sport, le cyclisme<br />

est plus que jamais présent au<br />

sein de la communauté d’agglomération<br />

de Saint-Quentin-en-Yvelines et ce, par le<br />

biais du Vélodrome National. Projet initié<br />

à l’occasion de la candidature de Paris<br />

pour l’organisation des Jeux Olympiques<br />

en 2012, il sera une terre de Jeux douze<br />

ans plus tard avec l’organisation de nombreuses<br />

épreuves, 19 au total, toutes rattachées<br />

au cyclisme sur piste (du 05 au<br />

11 août) et au para cyclisme sur piste (du<br />

29 août au 1er septembre). Pour peaufiner<br />

sa préparation, ce haut lieu du cyclisme<br />

tricolore a accueilli de nombreux<br />

événements tels que les Championnats<br />

du monde de piste UCI Tissot 2022 (12<br />

au 16 octobre), l’UCI Track Champions<br />

League (26 novembre 2022). Mais ce<br />

n’est pas tout, il s’est également ouvert<br />

à d’autres publics avec notamment l’organisation<br />

d’une Fan Zone pour la finale<br />

de la Coupe du monde de football (le 18<br />

décembre dernier) ou encore la tenue<br />

de L’Echappée (18 juin 2022), compétition<br />

virtuelle de cyclisme qui a rassemblé<br />

plusieurs milliers de personnes. Pour les<br />

Jeux Olympiques, ce sont 5000 à 6000<br />

spectateurs par jour qui sont attendus<br />

sur les lieux.<br />

Considérée comme l’un des fleurons du<br />

cyclisme français, cette enceinte n’est<br />

que l’épicentre du territoire saint-quentinois<br />

vis-à-vis de cette discipline. Le 23<br />

juillet dernier, et pour la seconde fois dans<br />

son histoire, Saint-Quentin en Yvelines a<br />

accueilli la 21 ème étape (115 km) du Tour de<br />

France avant que celui-ci ne termine sa<br />

route sur les Champs-Élysées. Un symbole<br />

qui se poursuit jusqu’au 400 mètres<br />

de bosses du Stadium BMX, construit au<br />

côté du Vélodrome National. Il accueillera<br />

les compétitions de BMX racing des Jeux<br />

Olympiques (01 et 02 août) de Paris en<br />

2024. Cette piste, couverte et éclairée, est<br />

le théâtre de grands événements, nationaux<br />

et internationaux, et peut accueillir<br />

jusqu’à 3000 spectateurs. L’occasion de<br />

pouvoir unir sur un même lieu toutes les<br />

communautés du cyclisme.<br />

D.R.<br />

Les chiffres clés Paris 2024 :<br />

✔ 206 nations représentées<br />

et 175 pour les Jeux Paralympiques<br />

✔ 28 disciplines (+ 4 additionnelles),<br />

22 sports paralympiques<br />

✔ 329 épreuves / 540 épreuves<br />

✔ 10 050 athlètes / 4 350<br />

athlètes<br />

✔ 31 500 volontaires / 13 000<br />

volontaires<br />

✔ 4 milliards de téléspectateurs<br />

POUR SAINT-QUENTIN-EN-YVELINES :<br />

✔ 4 sites olympiques (Golf<br />

National, Vélodrome National, Stadium<br />

BMX et Colline d’Elancourt)<br />

✔ 13 journées de compétition<br />

sur un total de 17 jours d’événement<br />

✔ 342 160 spectateurs attendus<br />

(261 760 pour le Golf, 5 400 pour le<br />

BMX, 30 000 pour le VTT, 45 000 pour<br />

le Cyclisme sur piste)<br />

La Colline d’Elancourt<br />

Point culminant de la région parisienne,<br />

la colline d’Elancourt offre un panorama<br />

unique en son genre avec la Tour Eiffel<br />

et la Défense en pointe de mire. Simple<br />

friche, cette espace est doté d’une histoire.<br />

Ancienne carrière de grès, elle est<br />

le résultat des chantiers qui ont façonné<br />

la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-<br />

Yvelines. Un certain patrimoine qui sera<br />

conservé, et ce, malgré les aménagements<br />

engagés alors que plus de 380<br />

›<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />

89


STRATÉGIE<br />

›<br />

espèce animales et végétales sont recensées<br />

en ces lieux.<br />

Un territoire hors du temps qui accueillera<br />

les épreuves olympiques de VTT crosscountry<br />

les 28 et 29 juillets 2024, les 72<br />

meilleurs vététistes mondiaux, et 15 000<br />

personnes lors des deux demi-journées<br />

de compétition. Un tracé sur mesure est<br />

en cours d’aménagement pour des travaux<br />

qui s’élèvent à 10 millions d’euros.<br />

Un montant total financé par différents<br />

acteurs : le département des Yvelines<br />

(4 M€), la région Île-de-France (3,4 M€),<br />

l’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines<br />

(2,3 M€) et l’État (0,3 M€).<br />

Après plusieurs mois d’attente, un test<br />

grandeur nature approche à grandes<br />

enjambées. Une course préparatoire à<br />

l’épreuve de cross-country olympique se<br />

tiendra le week-end des 23 et 24 septembre.<br />

Cet événement lancera ensuite<br />

les différentes équipes sur place dans<br />

la dernière ligne droite avant les Jeux<br />

de Paris 2024. Ces derniers sont une<br />

véritable opportunité pour l’agglomération<br />

de Saint-Quentin-en-Yvelines qui<br />

peut, par le biais de ce projet, modeler<br />

la colline d’Elancourt afin de lui assurer<br />

une certaine pérennité : « Ce site illustre<br />

l’impact positif des Jeux sur un territoire,<br />

et pour ses habitants. Les Jeux constituent<br />

un catalyseur permettant l’investissement<br />

des collectivités et contribuent<br />

ainsi à accélérer le processus de régénération<br />

écologique d’un site », précisait<br />

Tony Estanguet, président de Paris 2024,<br />

dans des propos relayés par Yvelines Infos<br />

ces derniers mois.<br />

C’est donc avec ces quatre théâtres<br />

sportifs que l’agglomération de Saint-<br />

Quentin-en-Yvelines espère pouvoir<br />

briller dans les mois et années à venir.<br />

Terre de sport, le territoire saint-quentinois<br />

est déjà pleinement lancé dans<br />

cette dynamique olympique. Outre le<br />

fait que d’importants investissements<br />

soient opérés, de nombreuses démarches<br />

ont été réalisées pour favoriser<br />

la croissance de son secteur économique.<br />

En janvier 2020, le département<br />

des Yvelines a reçu le label « Terre de<br />

Jeux 2024 », tout comme la communauté<br />

d’agglomération de Saint-Quentinen-Yvelines<br />

en 2022. Une nomination<br />

plus que symbolique prouvant, une fois<br />

de plus, l’ADN sportif de ce territoire.<br />

Derrière cela, la volonté est de créer un<br />

héritage visant à changer le quotidien<br />

de ses habitants grâce au sport : « C’est<br />

partager avec Paris 2024 la conviction<br />

que le sport change les vies » peut-on<br />

lire sur SQ Terre d’innovations.<br />

En parallèle, l’engouement olympique a<br />

donné des ailes au secteur événementiel<br />

avec la naissance de nombreux projets<br />

tels que la Bergerie Olympique ou encore<br />

la Journée Olympique. Enfin, c’est<br />

la création d’une importante Fan Zone<br />

qui ouvrira les portes des Jeux à tout un<br />

chacun.<br />

Retombées et héritage<br />

Le Calendrier des épreuves à SQY :<br />

« Les Jeux de Paris 2024 vont avoir un<br />

impact considérable à Saint-Quentin-en-<br />

Yvelines ! Sur un plan économique, les<br />

JOP représentent une formidable opportunité<br />

pour les entreprises du territoire.<br />

Un certain nombre d’entre elles s’est déjà<br />

porté sur les différents marchés lancés<br />

par Paris 2024. Elles participeront ainsi à<br />

la construction ou à la modernisation des<br />

sites, à la mise en place de l’événement, à<br />

l’accueil, à la sécurité… », confiait Laurent<br />

Mazaury, au mois de juillet dernier. Des<br />

propos qui transparaissent dans l’organisation<br />

et l’accueil des Jeux, mais aussi<br />

et surtout dans l’héritage visé. Les retombées<br />

peuvent être nombreuses. La première<br />

est de revitaliser un secteur sportif<br />

bénéfique pour tous avec le développement<br />

de certaines sphères (ex : le VTT)<br />

et la création de nouveaux équipements<br />

à destination des habitants (ex : accessibilité<br />

à la Colline d’Elancourt). L’objectif<br />

étant d’améliorer l’accessibilité à la pratique<br />

sportive au plus grand nombre. La<br />

notion d’image est à prendre en compte,<br />

permettant à un bassin d’entreprises de<br />

se développer à tous les niveaux par le<br />

biais de ces opportunités offertes par<br />

Paris 2024. Ce sont aussi des retombées<br />

sur l’emploi avec la création de 150 000<br />

postes supplémentaires dans des secteurs<br />

d’activité tels que la Construction<br />

(11 300), l’événementiel (78 300) ou le<br />

tourisme (60 000). Au total, « un euro d’investi<br />

permettra de récupérer cinq euros<br />

de bénéfice », concluait Laurent Mazaury<br />

dans un entretien accordé à TV78. n<br />

90<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023


management<br />

Nominations<br />

Leaders<br />

1 er semestre 2023<br />

Panorama des principaux mouvements annoncés des acteurs du sport<br />

français, réalisé en collaboration avec notre partenaire Bloch consulting.<br />

DR<br />

DR<br />

DR<br />

DR<br />

DR<br />

MICHAEL ALOISIO<br />

Directeur Général Délégué -<br />

JO Paris 2024<br />

Ex JO Paris 2024<br />

THIBAUT CHATELARD<br />

Chief Marketing and Revenue<br />

Officer - AS Monaco<br />

Ex LNR<br />

SANTIAGO CUCCI<br />

Executive President -<br />

Olympique Lyonnais<br />

Ex Levi Strauss & Co.<br />

ARNAUD DELAPLACE<br />

Directeur des Partenariats -<br />

Fédération Française de Tennis<br />

Ex JO Paris 2024<br />

LAURENT FREYSZ<br />

Directeur Général -<br />

SIG Strasbourg<br />

Ex Rugby Club Toulonnais<br />

ERIC GOUSSET<br />

Directeur Stratégie Groupe & Acquisition<br />

des droits - Eventeam<br />

Ex SFR<br />

DR<br />

DR<br />

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DR<br />

DR<br />

BAPTISTE KERN<br />

Chief Operating Officer -<br />

Ultimate Tennis Showdown<br />

Ex ASO<br />

PHILIPPE KRIEF<br />

Directeur Général -<br />

Alpine<br />

Ex Alpine<br />

CÉLINE PREVOST<br />

Directrice Commerciale - UTMB<br />

Ex Championnat du Monde Courchevel<br />

Méribel 2023<br />

JACQUES RAYNAUD<br />

Chief Executive Officer -<br />

EPCR<br />

Ex MyTVchain<br />

NICOLAS RAKOCEVIC<br />

Global Sports Marketing Director -<br />

Lacoste<br />

Ex Lacoste<br />

DR<br />

DR<br />

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DR<br />

DR<br />

DR<br />

DR<br />

DR<br />

FLORIAN GRILL<br />

Président -<br />

Fédération Française de Rugby<br />

OWEN JAMBOU<br />

Directeur Marketing -<br />

FC Nantes<br />

Ex LOU Rugby<br />

JEAN-FRANÇOIS JEANNE<br />

VP Global Sponsorship and Events -<br />

Emirates<br />

Ex Infront France<br />

MATHIAS ICARD<br />

Chief Revenus Officer -<br />

Rugby Club Toulonnais<br />

Ex RWC 2023<br />

VINCENT RICHERT<br />

Directeur Général - Fédération<br />

Française de Triathlon<br />

Ex Epic Space<br />

RICHARD TEYSSIER<br />

Global Brand and Marketing Director<br />

- Puma<br />

Ex Puma Europe<br />

SÉBASTIEN VANDAME<br />

Head of Partnership and<br />

Communication - TR Racing<br />

Ex LFP<br />

DR<br />

DR<br />

DR<br />

JEAN-FRANÇOIS VILOTTE<br />

Directeur Général - FFF<br />

Ex De Gaulle, Fleurance et<br />

Associés<br />

LAURE WEINSANTO<br />

Directrice Générale - LNV<br />

Ex LNV<br />

ALEXIS ZABEL<br />

Directeur Général - Infront France<br />

Ex Infront France<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />

91


TEMPS ADDITIONNEL<br />

D.R.<br />

Traditionnellement organisée dans la principauté de Monaco, le Forum Peace and Sport se délocalise à Riyad.<br />

Peace and Sport<br />

annonce la déclinaison<br />

de son Forum International<br />

en Arabie Saoudite<br />

Peace and Sport, l’organisation internationale dédiée à la promotion de la paix à<br />

travers le sport, a récemment dévoilé la tenue les 18 et 19 octobre prochains du Forum<br />

Peace and Sport Moyen-Orient organisé par le Comité Olympique et Paralympique<br />

Saoudien (COPS) à Riyad. Cet évènement marque un tournant significatif dans la<br />

mission de Peace and Sport, visant à étendre son influence et à renforcer les initiatives<br />

de paix grâce aux pouvoirs du sport dans la région du Moyen-Orient et au-delà.<br />

Ayant pour thème : «Le Sport,<br />

une réponse pour la paix»,<br />

le Forum Peace and Sport<br />

Moyen-Orient, organisé par<br />

le COPS, en partenariat avec<br />

le bureau du Quartier Diplomatique<br />

de la Commission royale pour la ville<br />

de Riyad, rassemblera une pléiade<br />

d’experts et de décideurs issus de<br />

divers domaines. Leur objectif commun<br />

est d’illustrer et de formuler des<br />

politiques qui s’appuient sur le sport<br />

pour diffuser des valeurs, des attitudes<br />

et des comportements positifs,<br />

propices à la construction de la paix.<br />

Le programme de l’évènement comprend<br />

de nombreuses sessions qui<br />

aborderont : l’impact des initiatives locales,<br />

les événements sportifs majeurs,<br />

l’autonomisation des femmes dans le<br />

sport, ainsi qu’une interview entre Didier<br />

Drogba, Vice-Président de Peace<br />

and Sport, et une éminente légende du<br />

football qui vient de rejoindre la florissante<br />

ligue d’Arabie Saoudite. De plus,<br />

une session majeure intitulée «Vision<br />

2030 : le sport en Arabie Saoudite»,<br />

sera dédiée à la mise en lumière de<br />

l’engagement du pays en faveur du<br />

sport en tant que priorité nationale<br />

92<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023


Jean-Jérôme Per rin-Mortier, CEO de Peace and Sport.<br />

D.R.<br />

Depuis sa création en 2007, Peace and<br />

Sport promeut dans le monde entier<br />

le pouvoir unique du sport pour favoriser<br />

les liens sociaux, autonomiser les<br />

jeunes et cultiver la coexistence pacifique<br />

entre les communautés. Cette<br />

conviction est au cœur du rôle que<br />

joue le sport dans la réalisation des<br />

objectifs de la Vision 2030 de l’Arabie<br />

Saoudite.<br />

En effet, le sport occupe une place importante<br />

dans la conduite du changement<br />

au Royaume d’Arabie Saoudite,<br />

en favorisant une société prospère, inclusive,<br />

dynamique et vivante. En plus<br />

d’accueillir des manifestations sportives<br />

prestigieuses et de former des<br />

athlètes de haut niveau, le Royaume<br />

s’est fixé pour objectif de promouvoir<br />

les sports communautaires et de<br />

créer une nation saine et active. Avec<br />

près de 70 % de sa population âgée<br />

de moins de 35 ans, le sport est en<br />

mesure de cultiver un large sentiment<br />

d’appartenance, inspirant les générations<br />

futures à long terme.<br />

Quels sont les projets<br />

futurs concernant le Forum<br />

International Peace and Sport ?<br />

avec une vision 2030 ainsi que sur le<br />

programme «Qualité de vie» lancé en<br />

2018 en Arabie Saoudite. Les dirigeants<br />

saoudiens présenteront des initiatives<br />

importantes ainsi que les premiers résultats<br />

de ces dernières.<br />

Jean-Jérôme Perrin-Mortier, CEO de<br />

Peace and Sport, nous détaille les<br />

contours du forum à venir et l’expansion<br />

de l’événement à l’international...<br />

Pouvez-vous nous rappeler<br />

quel est l’objectif du Forum<br />

International Peace and Sport ?<br />

Jean-Jérôme Perrin-Mortier : Le<br />

Forum International Peace and Sport<br />

crée un espace de dialogues, de réflexion<br />

et de collaboration autour de la<br />

promotion de la paix à travers le sport.<br />

Cet évènement réunit des acteurs du<br />

monde du sport, des dirigeants politiques,<br />

des organisations internationales<br />

et des représentants de la<br />

société civile pour échanger sur des<br />

idées novatrices, partager des expériences<br />

inspirantes et développer des<br />

approches concrètes visant à utiliser le<br />

sport comme un outil de changement<br />

social positif. Il vise à promouvoir la<br />

transmission de valeurs universelles de<br />

paix, de tolérance et de compréhension<br />

mutuelle. C’est aussi pour nous<br />

l’occasion de mêler le « Monde institutionnel<br />

» et celui « des entreprises »<br />

afin de mieux faire comprendre qu’investir<br />

dans le sport et la paix n’est pas<br />

une dépense mais bien au contraire un<br />

investissement vertueux.<br />

Pouvez-vous nous en dire plus<br />

sur la déclinaison du Forum<br />

International au Moyen-Orient ?<br />

Après 15 années d’existence et 13 éditions,<br />

nous sommes désireux d’étendre<br />

l’impact du Forum International à<br />

l’échelle mondiale et ainsi dépasser<br />

nos frontières traditionnelles. Le partenariat<br />

que nous avons conclu avec<br />

le Comité Olympique et Paralympique<br />

Saoudien (COPS), représente notre<br />

vision d’expansion et laisse entrevoir<br />

des nouvelles perspectives de développement<br />

pour l’évènement.<br />

De quelle manière la tenue du<br />

Forum Peace and Sport en<br />

Arabie Saoudite traduit-elle la<br />

vision de Peace and Sport dans<br />

cette région ?<br />

Le Forum International Peace and<br />

Sport restera ancré à Monaco. Cet<br />

évènement créé par le Président-<br />

Fondateur Joël Bouzou et soutenu par<br />

S.A.S. le Prince Albert II de Monaco, est<br />

très attendu dans la Principauté tous<br />

les 2 ans. Toutefois nos futurs projets<br />

pour sa déclinaison sont ambitieux et<br />

passionnants, ils vont nous amener sur<br />

des territoires moins attendus comme<br />

peuvent l’être l’Afrique, l’Océanie et le<br />

continent américain. Cet élargissement<br />

va nous permettre d’aller à la rencontre<br />

de nouveaux territoires, de mieux<br />

comprendre les problématiques<br />

locales et ainsi de pouvoir continuer<br />

à œuvrer au service de la Paix par le<br />

sport. n<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023<br />

93


TEMPS ADDITIONNEL<br />

LIVRES<br />

PAR BRUNO LALANDE<br />

QATAR, DOMINER PAR LE SPORT,<br />

Géopolitique d’une ambition<br />

Editions Bréal by Studyrama (Juin 2023) par A. Buzenet, M. El Bouanani et J.-B. Guégan<br />

Le sport c’est plus que du sport ! Un essai réussi dont l’objectif est de montrer,<br />

qu’au-delà de la Coupe du monde de football, le Qatar se sert du sport pour<br />

asseoir ses ambitions géopolitiques.<br />

Après une présentation rapide du Qatar, mais aussi de l’histoire des origines de la<br />

famille Al Thani, l’ambition de cet essai est d’analyser ce qu’est l’Émirat aujourd’hui,<br />

ce qu’il espère faire et ce qu’il représente dans les relations internationales<br />

contemporaines et les conflictualités qui le traversent. Face aux ambitions<br />

géopolitiques qatariennes grandissantes, les auteurs, spécialistes du sport et<br />

des Emirats Arabes Unis, démontrent comment le sport et en particulier le foot,<br />

est devenu un enjeu stratégique majeur. Une analyse réussie, documentée et<br />

apprenante !<br />

D.R.<br />

Cahiers secrets du sport<br />

et de la télévision<br />

Editions Sydney Laurent (Septembre 2022) par Bernard Poiseuil<br />

Un ouvrage qui fait date et, comme le souligne Charles Biétry dans sa préface,<br />

« à la fois long et beau, qui mêle le passé, le présent et l’avenir ».<br />

Au fil des pages de cet ouvrage qui est une véritable pépite, l’auteur nous fait<br />

voyager dans les secrets d’un monde que l’on croit connaître. Programme de flux<br />

par excellence, Bernard Poiseuil nous livre une exploration unique de plus de 35<br />

ans qui ne saurait se résumer aux seuls enjeux économiques ou à la chronique<br />

des achats de droits sportifs. Un exercice de style très réussi qui relate la véritable<br />

aventure du sport à la télévision et qui privilégie un journalisme d’éclairages et<br />

d’analyses. Remarquable !<br />

D.R.<br />

94<br />

sponsoring.fr - HORS SÉRIE [ N°<strong>25</strong> ] - ÉTÉ 2023


POUR QUE LE MONDE CHANGE,<br />

IL FAUT CHANGER LES MENTALITÉS.<br />

Arkema est engagé depuis de nombreuses années dans le football féminin pour valoriser la place des femmes dans<br />

le sport et dans l’entreprise. Partenaire de l’Équipe de France Féminine de football et Namer de la D1 féminine<br />

française, Arkema mène aussi de nombreuses actions locales auprès de clubs de football féminin amateur.<br />

Arkema, partenaire du football féminin, soutient les femmes qui font le sport.


Arabie saoudite

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