17.05.2026 Vues

OH LIFE BD Guili Lapin et son créateur Mo Willems , Les Sisters T.20 et SIGI T.2 pour OH LIFE MAI 2026

OH LIFE est un magazine francophone belge dédié aux bandes dessinées et aux beaux livres. Nous ne nous limitons pas aux nouveautés : nous explorons aussi les ouvrages qui méritent d’être redécouverts. Nos articles sont entièrement originaux. Aucun copier-coller : seulement des analyses de première main, rédigées par des collaboratrices et collaborateurs qui prennent le temps de lire chaque ouvrage de manière immersive. Cette exigence vous offre une vision authentique et éclairante, pour vous aider à choisir les livres que vous aurez envie d’approfondir. Bonnes découvertes !

OH LIFE est un magazine francophone belge dédié aux bandes dessinées et aux beaux livres.
Nous ne nous limitons pas aux nouveautés : nous explorons aussi les ouvrages qui méritent d’être redécouverts.

Nos articles sont entièrement originaux. Aucun copier-coller : seulement des analyses de première main, rédigées par des collaboratrices et collaborateurs qui prennent le temps de lire chaque ouvrage de manière immersive.

Cette exigence vous offre une vision authentique et éclairante, pour vous aider à choisir les livres que vous aurez envie d’approfondir.
Bonnes découvertes !

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MAI 2026

NEW

SPACE OPERA

SIGI T2

LES SISTERS 2




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en avec un paiement anticipé de 4.356 €.

Pour particuliers. Entretien et réparations inclus.

La vie côté Roc

Le nouveau T-Roc

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Informations environnementales (A.R. 19/03/2004) : volkswagen.be.

*EasyLease est une location long terme incluant entretiens et réparations réservées aux particuliers et conclue au travers de D’Ieteren Lease SA (filiale et agent de crédit lié de Volkswagen

D’Ieteren Finance SA) avec siège social à 3071 Kortenberg, Leuvensesteenweg 679, Belgique, BCE 0402.623.937, RPM Louvain. Offre sur la Volkswagen T-Roc 1.5 eTSI 85 kW mHEV Life

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BE10 0016 0246 9504. www.vdfin.be/contact. Sous réserve d’acceptation du dossier par D’Ieteren Lease SA. Sous réserve d‘erreurs ou de modifications de prix. Contactez votre

concessionnaire pour toute information relative à la fiscalité de votre véhicule. Modèle illustré équipé d’options payantes. Annonceur : D’Ieteren Automotive SA/NV, division Volkswagen

Import, RPM Bruxelles, numéro BCE 0466.909.993, siège social à 1050 Bruxelles, rue du Mail 50. Compte en banque n° IBAN BE42 3100 1572 0554. É.R. : D’Ieteren Automotive SA/NV,

Volkswagen Import, Bart Nyns, Leuvensesteenweg 639, 3071 Kortenberg.


MAI 2026

Editorial

LA SEMAINE AUTOMOBILE

Eric HEIDEBROEK

Journaliste AGJPB F05749

OH ! LIFE

EST LE E-MAGAZINE BELGE

qui a du cœur, et de belles pages.

Avec son supplément dédié à la BD et aux beaux

livres, OH ! LIFE a touché du doigt ce qui fait battre

le cœur des lecteurs : le papier. Ce truc qu’on respire,

qu’on feuillette, qu’on aime. Et oui, même si OH !

LIFE est digital, il sert le papier en vous informant !

Alors non, rassurez-vous : le livre et la bande dessinée

ne finiront pas à la benne, avalés tout crus par le

numérique. Oh que non !

Il faut vivre avec son époque, c’est vrai. Mais quand

on voit ces bibliothèques qui n’en finissent pas de

vibrer, bondées comme des îlots de culture un jour de

fête, on se dit que tout va bien.

GÉNÉRIQUE

Que l’amour des livres, lui, ne prend pas sa retraite.

Et puis, arrêtons de croire que ces temples sont

réservés aux “anciens”. Quelle blague !

Poussez la porte de l’un de ces bastions, le B3 à Liège,

par exemple, et vous verrez : des gradins pleins de

jeunes, installés comme à la maison, qui chuchotent,

échangent, se rencontrent. Les livres, c’est ça aussi :

une machine à créer du lien, à faire naître des murmures

respectueux entre les générations.

Pendant ce temps-là, d’autres lisent la presse.

Et c’est très bien comme ça.

Supplément du e-Magazine OH ! LIFE

(CONTACT : redaction@ohlife.be) Tous droits réservés, reproduction interdite sans permission écrite © OHLIFE

Rédacteur en Chef : Eric HEIDEBROEK - DIRECTRICE ARTISTIQUE : Pascale Heidebroek-Lintermans

5


17 janvier 2026 in memoriam

Eric HEIDEBROEK

Réacteur en Chef - Journaliste AGJPB F05749

Ode à l’Amour

6

Nous avons appris début novembre que

notre collaborateur Charles MAHAUX est

atteint d’un mal incurable. Les médecins

lui avaient annoncé qu’il ne passerait sans

doute pas Noël. C’était mal connaître

notre ami, et tout autant sa tendre épouse

Christiane. Ensemble, ils ont affronté la

maladie avec courage, et se sont employé

à en atténuer les effets pour préserver le

meilleur confort possible. Conscients que le

temps est précieux, ils ont choisi de savourer

encore les plaisirs de la vie et de multiplier

les moments partagés avec leurs proches.

De ces instants sont nés des rencontres

extraordinaires, comme celles avec leurs

complices de tous pays, croisés au fil des

reportages touristiques à travers le monde,

et qui continuent de leur envoyer messages,

souvenirs et affection. Et puis il y a eu la visite

de l’Ambassadeur des États-Unis, venu

saluer le papa de Régine, l’une des filles de

Charles, qui met en valeur - dans les plus

hautes sphères américaines - les talents et

la créativité photographique hérités de son

père. Benoît, son plus jeune fils et collaborateur

d’OH! LIFE, lui a rendu visite très régulièrement,

tout comme ses petits-enfants,

avec qui Charles a partagé des moments

d’une intensité rare. Julie, la fille de Christiane,

l’a enveloppé d’un amour filial d’une

grande délicatesse, tout comme India sa

petite fille, souvent à leurs côtés, chacun a

apporté à Charles une présence joyeuse et

lumineuse qui lui a fait un bien immense.

Quant à Christiane, elle a déploié chaque

jour cette force tranquille que seul l’amour

véritable peut offrir.

Le 17 janvier dernier, notre globe-trotteur,

notre Grand-Reporter s’est éteint doucement

en rendant son dernier souffle dans

les bras de son amoureuse.





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BédéBulles &

I AUTOMOBILE

Zoom

NOUVEAUX LIVRES JUIN 25

24 H DE SPA DE A à Z

AYRTON SENNA HISTOIRE D’UN MYTHE

24 HEURES DU MANS

24 HEURES DU MANS 1979-1980

F1 RALLYES CIRCUIT…

CARNETS DE PIGISTES

LES EDITIONS GLENAT CÉLÈBRENT

LES 100 ANS DES 24H DU MANS

ARTS CARS 24 H DU MANS

B

10 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


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1

2

Books

Cliquez-ici pour aller sur

HENRI VAILLANT

MICHEL VAILLANT

CANONBALL

REDEMPTION

REMPARTS

MICHEL VAILLANT : LÉGENDES

T1 : DANS L’ENFER D’INDIANAPOLIS

T3 : EFFROYABLE SAISON (1970) (

MICHEL VAILLANT :

MICHEL VAILLANT : LES DOSSIER :

LES 100 ANS DU MANS

ZANDVOORT

MAGNY COURS

FONDUS DE MOTOS

JULIE WOOD :

RODEO MORTEL

JACQUES GIPAR

LE GRAND PRIX D’ANGOULEME

LES HISTOIRES COURTES

T1 : ORIGINES

T2 : SEVENTIES

I LIVRES AUTO

PLAISIR D’OFFRIR BY SOPHIA

T3 : AMERICAN CIRCUS

100 ANS 24 H DE SPA

T4 : DE

édébulles

1954 À 1964

24 H DE SPA DE A à Z

11


BédéBulles

& Books

12

24 H DU MANS EN S’AMUSANT

MCQUEEN VIVRE VITE

FERDINAND PORSCHE

75 ANS DE F1

F1 CIRCUITS MYTHIQUES

F1 PILOTES DE LEGENDES

ESCAPADES EN FRANCE

70 ANS ALPINE

4 SAISONS EN ALPINE A110

MURS PUBLICITAIRES

LES AUTOS DES 30 GLORIEUSES

LES AUTOS 1960-1970

LES AUTOS 1980-1990

101 BELLES VOITURES

HISTOIRE DE L’AUTO EN BD

MUSCLE CARS

F1 ENTRAINÉS POUR GAGNER !

VOITURES D’EXCEPTION

ETERNEL SENNA

LES 911 D’EXCEPTION

PORSCHE OUTLAW

LES V12 LAMBORGHINI

100 ANS D’AUTOMOBILES

JACQUES ICKX - TOUT AUTOUR DE NOUS

WILLY BRAILLARD

75 ASTON MARTIN

75 FERRARISSIME

75 PORSCHE

FERRARI VS MASERATI

TOUTES LES FERRARI (1947-2024)

SUPERCARS (1980-2023)

PORSCHE TAYCAN

CITROEN DS

RENAULT 4L

FERRARI F1 (1950-2024)

FORMULE F1 (1950-2023)

MONACO F1 (1950-1965)

MONTE CARLO (1960-1980)

B FAMILY/ADOS/ADULTES

LAGAFFE, MLLE JEANNE

PETIT SPIROU

ELLIOT AU COLLEGE

RUGBYMEN

PAPY TITANIC

MON MEILLEUR TERRAIN


Rêvez d’autres plans.

Volkswagen California.

0,9 – 9,2 L /100 KM · 20 – 209 G/KM CO 2

(WLTP)

É.R. : D‘Ieteren Automotive SA/NV, Volkswagen Commercial Vehicles Import,

Thomas Vandebotermet, Leuvensesteenweg 639, 3071 Kortenberg. Contactez votre concessionnaire pour toute information relative

à la fiscalité de votre véhicule. Informations environnementales (A.R. 19/03/2004) : volkswagen.be


BédéBulles

& Books

SPIROU DOSSIER

BOULE A ZERO

LE BON ROI HENRI

TINTIN NOUVELLES COLLECTIONS

DELTA BLUES CAFÉ

LE GIGOT DU DIMANCHE

LES SOEURS GREMILLET

NEW LES SISTERS T.20

MINOUCHE

CHARLINE

CAVALIERS DE L’APOCALISPE

NEW MO WILLEMS «GUILI LAPIN»

NEW QUI A VOLÉ LE SAVON ?

(FA) AMY POUR LA VIE

(FA) NELSON T.26

(FA) IDEFIX ET LES IRRÉDUCTIBLES

TINTIN LA VÉRITÉ VRAIE

FLORENT PAGNY PAR AEL

H AVIATION/GUERRE

(NEW) REI.SEN PACIFIQUE T. 2

(NEW) RHINO T.1

(NEW) DOOMED PUMA

(NEW) AILES DU TEMPS T.3

(NEW) TEAM RAFALE ANARCHY 2025

(NEW) BUCK DANNY MISSION PHARAON

SONNY TUCKSON T1

SONNY TUCSON LETTRE À JO T.3

WW 2 BATAILLE DU PACIFIQUE

REISEN PACIFIQUE T.1 (2024)

Bédébulles

14


La voiture de votre vie.

Et tant pis pour votre CV.

18,9 – 21,9 kWh/100KM · 0 G/KM CO 2

(WLTP)

É.R. : D‘Ieteren Automotive SA/NV, Volkswagen Commercial Vehicles Import,

Thomas Vandebotermet, Leuvensesteenweg 639, 3071 Kortenberg. Contactez votre concessionnaire pour toute information relative

à la fiscalité de votre véhicule. Image prise sur un site non accessible aux usagers de la route, avec l’autorisation des autorités compétentes.

Informations environnementales (A.R. 19/03/2004) : volkswagen.be


loi

BédéBulles

& Books

BLACK SQUAW (2024)

MALOUINES

(NEW) LE RAFALE MARINE

TEAM RAFALE

TEAM RAFALE INTEGRALE 5

INFERNO

ANGEL WINGS

EAGLE / ADLER (2023)

BUCK DANNY

(NEW) BUCK DANNY ATOMIC

LES AILES DU TEMPS T1

SABOTEUSES TOMES 1 - 2 ET 3

MANOUCHIAN

LE LIEVRE ET L’ARAIGNEE

CHARS & BLINDÉS

BATAILLES DU PACIFIQUE

LA BATAILLE DES ARDENNES

JOUR «J» 80 ANS

NORMANDIE D-DAY 80 ANS

DEBARQUEMENT DE PROVENCE

MADELEINE RÉSISTANTE T3

G.I. GAY

5 DRAPEAUX

SIGI T.1 (OPÉRATION BRÜNHILDE)

NEW SIGI T.2 (TERRA INCA)

HENRY FLEMING

PANCHO VILLA PILLARD DE GUERRE

OFFENSIVE PEIPER EN ARDENNES

Bédébulles

16


the face of

beauty

the heart of a

beast


loi

BédéBulles

& Books

W HISTOIRE

LES GDES BATAILLES DE NAPOLEON

LAW MEN 2

SAN FRANCISCO LES 3 JUDITH

WILDWEST T.4 LA BOUE ET LE SANG

(NEW)

WESTERN

S DECALÉ

JUNGLE BOX

SCARLET QUEEN

CREPUSCULE

LES MAGES DE BONAPARTE

DERYN DU (HORREUR)

TOKYO MYSTERY CAFE T.1

ZOE CARRINGTON T2

ARIA L’INTEGRALE 1

MAJOR BURNS

ENQUETES

(NEW) QUE D’OS

⚠ AVENTURES/ACTION

• ANGE LECA «MONSTRES AMERICAINS»

• AMERICAN PARANO

ISLANDER

TRILOGIE BERLINOISE T.2

LAW MEN 1

Bédébulles

18


BédéBulles

& Books

R

LIVRES TOURISME

NEW ABCDaire DES FAGNES

• LE LOUVRE EN BD

• SKI FRANÇAIS

• HAUTES ALPES INSOLITES

• VAR RANDONNÉES INSOLITES

• LOIRE ATLANTIQUE (BALADES)

• CORSE : LES PLUS BEAUX TREKS

⎈ LIVRES MARINES

• NOEUDS MARINS

I

LIVRES UTILES

• GRAND GUIDE ASTRONOMIE

• GRAND GUIDE METEO/CLIMAT

• FLORENT PAGNY PAR AEL

LIVRES ARTS

SPORTS OLYMPIQUES

SOEURS DE GLISSE

TEXTES DE FONDS

NEW LE STYLE SPACE OPERA

• VOILES ET GRÉEMENTS

LE VENDÉE GLOBE

•LA MATELOTE ET LES FUNAMBULES

• ATLANTIQUE EN EAUX TROUBLE

Bédébulles


20


Dernières Nouveautés

ETUDE BD le style SPACE OPERA

Jeux paralympiques 2018 Médaille de bronze !

35 ANS DU MUSÉE DE LA BANDE DESSINÉE

LE QUEBEC A L’HONNEUR AU MUSEE DE LA BD

TINTIN LA VÉRITÉ VRAIE

FLORENT PAGNY PAR AEL

21


Chères lectrices, chers lecteurs,

Le supplément OH ! LIFE Comic’s & Books poursuit sa mission : mettre en lumière le travail

des auteurs, dessinateurs, coloristes et éditeurs qui font vivre la bande dessinée. Grâce à

vous, cette rubrique a connu une progression remarquable : de 7 024 à 32 692 lecteurs en

un an, soit une croissance de +365 %.

Une preuve claire de votre intérêt pour un traitement éditorial soigné, approfondi et respectueux

des œuvres.

Louis revient dans

la maison de son

enfance et découvre

combien cet été-là,

entre rires et soleil, a

façonné l’adulte qu’il

est devenu.

Mai 68 gronde jusqu’à

Larroque‐sur‐Garonne,

où luttes sociales et

rivalités politiques fissurent

une communauté

soudée par sa passion

du ballon ovale.

En 1958, douze joueurs

quittent clandestinement

la France pour

créer l’équipe du FLN,

future ambassadrice

sportive de l’indépendance

algérienne.

Chargés de cacher

trois œufs de Marsus,

Jade et Mica voient

éclore Hope, Twister et

Punch, transformant

leur ville en terrain

d’aventures.


NEWS

Depuis peu, les éditions Dupuis ont choisi de réduire leurs envois de services de presse.

Cette décision ne remet en rien notre engagement. Elle nous conduit simplement, pour

l’instant, à relayer leurs informations officielles plutôt que de proposer nos analyses illustrées

habituelles.

Notre ligne reste inchangée : offrir un espace de lecture sans publicité intrusive, où les

visuels respirent, où les interactions sont choisies par le lecteur, et où chaque ouvrage bénéficie

d’un regard attentif. Dès que nous disposerons à nouveau d’un accès complet aux

nouveautés, nous reprendrons nos dossiers détaillés et nos mises en page enrichies.

Merci de votre fidélité et de votre confiance.

Vous êtes la raison pour laquelle cette rubrique continue de grandir.

Franck, star malgré lui,

repart en Préhistoire

pour retrouver Kenza,

bravant dangers,

dinosaures et une

machine temporelle «

empruntée ».

Installée à Champignac,

Seccotine enquête

sur d’étranges

disparitions d’animaux,

révélant tensions

locales entre

écologistes douteux et

chasseurs déterminés.

En Bourgogne, Gunnar,

vampire inoffensif

et tailleur respecté,

devient suspect quand

des animaux sont

retrouvés dévorés la

nuit.

Bloqué dans son

travail, Marc voit sa

rencontre avec un

médiéviste déraper en

autofiction jubilatoire,

pleine de doutes et

contradictions.

23


Une sélection savoureuse

de gags culinaires

où Dad et ses

filles mêlent humour,

tendresse et catastrophes

en cuisine.

Le Cercle des intrépides

repart sauver

une princesse mystérieuse,

affrontant mille

dangers jusqu’au

face‐à‐face explosif

avec un dragon bedonnant.

Ex‐tueur russe, John

Martyrosian reprend

du service pour retrouver

une jeune

disparue, plongeant

en plein cœur de la

Nouvelle‐Orléans.

L’angoisse d’Elliot

prend vie au collège

et, plus parano que

lui, transforme chaque

journée en aventure

chaotique et terrifiante.

Séparé du troupeau

après un séisme,

Nessie affronte éruption,

dangers et un

grandes‐dents rôdeur

dans une aventure

jurassique pleine

d’amitié.

En vacances chez

leurs grands‐parents,

les Cavaliers transforment

chaque découverte

en catastrophe

joyeuse, dans trois

récits et plusieurs

gags estivaux.

Un jeune homme en

rupture découvre un

passage vers d’autres

réalités, entamant un

voyage initiatique où

magie et identité se

révèlent.

Ce beau‐livre explore

Johan et Pirlouit pour

célébrer l’univers

foisonnant de Peyo,

entre humour, aventure

et virtuosité graphique

intemporelle.


NEWS

Aria, héroïne fantasy

emblématique, revient

dans une intégrale

réunissant quatre

aventures cultes mêlant

magie, suspense

et souffle épique

intemporel.

En 1942, Jane Hamilton

affronte l’invasion

japonaise à Bornéo et

découvre une violence

fondatrice qui la mènera

à devenir Lady X.

Entre enquête familiale,

mafieux polonais

et course de Flat

Track, Julie Wood

fonce tous cadrans au

rouge dans un reboot

explosif.

Gabrielle, Julie Wood,

Françoise et d’autres

figures féminines

brillent dans un

recueil d’histoires

courtes révélant toute

la richesse de l’univers

Vaillant.

Amnésique après la

chute de la Reine‐Sorcière,

Dani doit retrouver

son identité grâce

à l’amour et la magie

de ses proches.

Entre origamis géants,

secrets de classe

et amitiés fragiles,

les sœurs Grémillet

explorent les masques

qui brouillent identités

et vérités.

Face à un vaisseau

fantôme équipé d’un

désintégrateur, Yoko

s’engage dans une

mission spatiale où

prudence, amitié et

humanisme priment.

25



SPACE OPERA

Notre directrice artistique,

Pascale Lintermans a décidé d’entreprendre

une formation de bibliothécaire.

Dans cette formation, elle a choisi de

réaliser une étude sur la bande dessinée

de science fiction appellée

Space Opera.

Quand Pascale nous a montré son

travail, nous nous sommes dit que ce

serait utile de partager ses réflexions,

et nous vous les livrons in extenso...

Bonnes découvertes


VALÉRIAN ET

LAURELINE

Intégrales : Tome 1

De Pierre Christin

(Scénario) et Jean-Claude

Mezières (Dessin) chez Dargaud.

225 x 298 mm, 160 pages,

BD Couverture Cartonnée,

24,50€, ISBN: 9782205076035

Tous publics.

Réunit : « Les mauvais rêves » ;

« La cité des eaux mouvantes » ;

« Terres et flammes » ;

« L’empire des mille

planètes ».


À PROPOS DES AUTEURS :

À l’époque de la sortie de Valérian

et Laureline, les personnages féminins

étaient très rares dans la bande

dessinée. « Les rares personnages

féminins étaient soit Bécassine, soit

des bimbos. On ne voyait jamais

de jeunes filles modernes. »¹

C’est ce qui a poussé Jean-Claude

Mézières à prendre le risque d’imaginer

un personnage féminin doté d’un

caractère fort, une fonceuse plutôt

réfractaire à l’autorité, sans chercher

à s’inspirer d’une femme en particulier.

À l’inverse, le personnage de

Valérian emprunte ses traits

à un chanteur peu apprécié des deux

auteurs, mais jugé suffisamment

séduisant sans pour autant être

un héros, un profil qui convenait

parfaitement aux deux auteurs.

Jean-Claude Mézières a attaché une

importance particulière à représenter

chaque personnage de la manière

la plus fidèle possible, afin de permettre

une identification immédiate.

Laureline incarne, à elle seule, toutes

les femmes aimées par le dessinateur,

tout en représentant davantage

un type de femme qu’une personne

réelle. Cette vision correspond parfaitement

au personnage imaginé par

Pierre Christin.

En accord avec ce dernier, la volonté

de créer un contraste marqué

entre les deux protagonistes a pris

forme sous le crayon de Jean-Claude

Mézières.

La série naît dans les années 1960,

une époque empreinte de grisaille et

de morosité, où l’ennui semble s’être

installé durablement. C’est pour cette

raison que Pierre Christin et Jean-

Claude Mézières choisissent l’Ouest

américain comme décor terrestre

de la saga, afin d’y injecter une dose

d’exotisme et de couleurs vives.

Les sources d’inspiration de Jean-

Claude Mézières proviennent notamment

de ses études aux Arts appliqués

de Paris, où il se lie d’amitié

avec Jean Giraud, créateur de

Blueberry. Il grandit également

dans un paysage artistique façonné

par Jijé (Joseph Gillain), créateur

entre autres de Spirou et Fantasio,

figure majeure ayant révolutionné

la bande dessinée tant sur le plan

graphique que narratif. Mézières

puise aussi son inspiration dans

le magazine satirique américain Mad,

conçu dans l’esprit des comic books.

Il dévore Les Survivants de l’infini,

roman de science-fiction né de

la plume de James White en 1955,

mêlant enquêtes scientifiques,

théories complotistes et mystérieux

extraterrestres.

De son côté, Pierre Christin, plus

à l’aise avec les mots qu’avec

les ima ges, découvre, lui aussi,

la science- fiction et développe

une forte affinité pour ce genre.

Il est fasciné par Pilote, mais aussi par

les revues Fiction et Galaxie, apparues

en 1953 et qui diffusent des nouvelles

et articles français et américains. Il lit

les romans d’Asimov sans modération

et s’intéresse de près à la montée

du féminisme, au mouvement

des Civil Rightset aux autres courants

qui transforment l’Amérique.

C’est en 1967 que les deux auteurs

se retrouvent pour former un duo

dont la collaboration n’a pas encore

dit son dernier mot.

À l’âge de dix ans, Luc Besson, quant

à lui, lisait déjà les aventures

de Valérian et Laureline dans le magazine

Pilote, publié entre 1959 et 1989.

Plus tard, il réalisera son rêve en

adaptant la série au cinéma.

À PROPOS

DE L’HISTOIRE :

Ce premier volume

raconte la naissance

d’un duo complémentaire

et égalitaire

tout en dessinant

la trame de l’histoire.

Valérian et Laureline

évoluent dans un

univers gigantesque,

glissant d’un monde

à l’autre dans le but

de garantir la paix.

Laureline est une

jeune femme issue

du Moyen Âge et

pourvue de tant de

qualités, que, très vite,

Valérian ne pourra

plus se passer d’elle

s’il souhaite mener

ses missions à bien.

Leur attachement

mutuel évoluera

d’album en album

et ne tardera pas

à se transformer

en histoire d’amour.

Ensemble, ils braveront

les dangers mais

feront également

de merveilleuses

découvertes. Dans

des récits profondément

touchants,

ils exploreront

des cités englouties,

des empi res stellaires,

des sociétés

extraterrestres,

le tout sans oublier

une bonne dose

d’humour.

29

1. Propos recueillis par Christophe Quillien lors d’un entretien avec Luc Besson,

Jean-Claude Mézières et Pierre Christin en 2007.



COMMENT

CET ALBUM

S’INSCRIT-IL

DANS LE SPACE

OPÉRA ?

• Univers intergalactique.

Le récit se

déroule dans l’immensité

de l’espace et met en

scène des personnages

issus de différentes civilisations,

ce qui constitue

l’un des fondements

du space opera.

• Aventures épiques

et dimension

sociale. Les héros

voyagent de planète

en planète pour résoudre

des conflits majeurs.

En cherchant à

maîtriser le temps, ils

aspirent

à instaurer un futur

harmonieux et à corriger

les dérives historiques,

ce qui confère au récit

une portée politique

et humaniste.

• Ton satirique. L’album

adopte parfois une

tonalité satirique permettant

de critiquer, de

manière détournée, la

société contemporaine,

la politique ou certaines

institutions.

• Voyage temporel.

Les protagonistes ne

se déplacent pas uniquement

dans l’espace :

ils voyagent également

dans le temps grâce

à une technologie de

navigation spécifique,

ajoutant une dimension

supplémentaire au récit

et enrichissant les possibilités

narratives.


SILLAGE

Intégrales : Tome 1

De Jd Morvan (Scénariste),

Philippe Buchet (Illustrateur et

coloriste) chez Delcourt.

246 x 324 mm, 152 pages,

BD Couverture Cartonnée,

32,50€, ISBN: 978-2756020563

Tous publics.

Réunit : « À feu et à cendres » ;

« Collection privée » ;

« Engrenages ».


À PROPOS DES AUTEURS :

Derrière les dessins des (presque) vingtcinq

tomes de Sillage, on retrouve

le travail de l’illustrateur belge Philippe

Buchet. Il est sacré meilleur coloriste

au Festival de Solliès-Ville en 1998

pour le premier tome de Sillage.

Depuis, il accumule les distinctions,

dont le prix du meilleur album en

2000 (Festival de Maisons-Laffitte)

ainsi que celui de meilleur graphiste la

même année (Soleil d’Or au Festival

de Solliès-Ville). La série elle-même

est également primée à Angoulême à

deux reprises, recevant le Prix Essentiel

Jeunesse

pour les tomes 8 et 10.

Le scénariste Jean-David Morvan a

intégré l’Académie des Beaux-Arts de

Bruxelles pour suivre des cours de bande

dessinée. Il commence par apprécier

l’adaptation de grands classiques de

la littérature.

Pour Sillage, cependant, ses sources

d’inspiration sont tout autres.

Ses textes empruntent une tonalité

issue de la littérature chinoise et japonaise,

notamment Le Dieu singe et

Les Contes du boudoir hanté.

Il abandonne ensuite cette voie pour

se consacrer pleinement au métier

de scénariste. Grand amoureux

de littérature, il affectionne particulièrement

Edgar Allan Poe, Mark Twain

et Alexandre Dumas. Il scénarise

de nombreuses séries, notamment

chez Glénat, et remporte plusieurs prix,

dont le Prix René-Goscinny en 2022

et le Prix des Collèges au Festival

d’Angoulême en 2023.

33


À PROPOS DE L’HISTOIRE :

Vivant sur une planète

isolée, une enfant

sauvage nommée Nävis,

probablement dernière

survivante de la race

humaine, évolue au cœur

de la jungle.

Sa petite vie tranquille

est rapidement bouleversée

lors de l’arri vée

d’un immense vaisseau

nommé « Sillage »

et transportant des

extraterrestres de différentes

espèces venus

explorer la planète pour,

notamment, en exploiter

ses ressources.

Ces étranges créatures

ne tardent pas à repérer

la jeune fille, qui finit

par rejoindre « Sillage »

en tant qu’agent spécial

avec l’intention de chercher

d’autres individus

de race humaine

en parcourant l’espace

galactique.


COMMENT CET ALBUM S’INSCRIT-IL

DANS LE SPACE OPÉRA ?

• L’héroïne humaine.

Nävis, de type humain,

accomplit des missions

au sein d’un contexte

politique complexe.

Elle doit affronter

complots, manipulations

et enjeux inter galactiques,

ce qui l’inscrit pleinement

dans la tradition

des grandes figures

du space opera.

• Le convoi interstellaire.

Sillage est

un convoi gigantesque

à la structure ultracomplexe.

Ses habitants

voyagent à bord de vaisseaux

plus petits,

aux modèles variés.

Ces déplacements inte r-

galactiques ont pour

objectif d’explorer et

parfois de coloniser de

nouvelles planètes, un

élément central du genre.

• Le moteur narratif.

Le récit repose sur

des guerres interstellaires,

des tensions politiques

et l’exploration de secteurs

inconnus, autant de piliers

classiques du space opera.

• La technologie avancée.

L’univers met

en scène des moteurs FTL,

des intelligences artificielles,

des biotechnologies

et d’autres innovations

futuristes qui structurent

l’action et l’univers.

• Le style. Le ton est épique

et parfois som bre, tout

en intégrant une dimension

romantique et philosophique,

ce qui enrichit

la pro fondeur du récit.


ORBITAL

Tome 1 - Cicatrices.

De Sylvain Runberg (Auteur) et

Serge Pellé (Illustrateur),

en bibliothèque (www.mabibli.be :

réservation à destination

d’une bibliothèque proche

de votre domicile ou lieu

de travail).

242 x 321 mm,

48 pages, BD Couverture

Cartonnée,

ISBN 978-2800137964

à partir de 12 ans.


À PROPOS DES AUTEURS :

Sylvain Runberg, scénariste, et

Serge Pellé, dessinateur, ont créé

des personnages profonds qui évoluent

à travers neuf albums dont

les récits oscillent entre la Suède et

l’Indre‐et‐Loire. Les héros de la saga

vivent tour à tour des invasions

terrestres, des guerres galactiques et

diverses explorations planétaires.

« Sylvain Runberg a scénarisé plus

de quatre‐vingt‐quinze albums

publiés par les plus grands éditeurs

francophones de bande dessinée. Ses

œuvres sont traduites dans vingt‐trois

langues, en Europe, aux États‐Unis,

en Asie et en Amérique du Sud, pour

un total dépassant un million cinq

cent mille exemplaires vendus. » 2

En vingt ans, cette saga incontournable

du space opera a fait de

Runberg un auteur extrêmement

expérimenté. Ses sources d’inspiration

pour « Orbital » se trouvent

notamment dans les trois premiers

tomes du « Cycle de la Culture » de

Iain M. Banks, qui mettent en scène

des forces spéciales confrontées à

des enjeux géopolitiques complexes.

Cette lecture marque profondément

Runberg, qui n’a alors plus qu’une

idée en tête : écrire un space opera

publié sous forme de bande dessinée,

mettant en scène deux diplomates,

Caleb Swany, un humain, et Mézoké

Izzua, une extraterrestre, chargés

de parcourir l’univers pour restaurer

la paix là où elle a disparu.

Les frères Phil et Paul Hartnoll, musiciens

électroniques originaires du

Kent, forment le duo « Orbital ». C’est

en s’inspirant de leur nom que

Runberg et Pellé baptisent leur saga.

Dans chaque tome, ils abordent

des problèmes de société, renforçant

la dimension politique et humaniste

du récit.

Le dessinateur Serge Pellé, quant à lui,

puise directement dans son expérience

de créateur de décors de

théâtre, de jeux vidéo et de dessins

animés. De ces derniers, il conserve

le goût du détail dans la représentation

des postures. En dessinant deux

positions successives d’un même

mouvement, il instaure une dynamique

propre à l’animation, incitant

le lecteur à recomposer mentalement

les étapes manquantes.

Au fil de plus de vingt ans, Pellé

fait évoluer ses personnages grâce

à une recherche graphique toujours

plus poussée et à des accords colorimétriques

en constante évolution,

nourris par l’adoption de nouvelles

techniques de mise en couleur.

En 2013, il reçoit le Prix Bobby lors

du Festival Montargis coince la bulle,

dans la région Centre‐Val de Loire.

37

2. Propos provenant du site https://www.dupuis.com/auteurbd/runberg/687

(consulté le 12 mai 2026)


À PROPOS DE L’HISTOIRE :

Au fil des tomes, Caleb et

Mézoké sont confrontés

à des tragédies qui les

marquent profondément.

Ils évoluent au milieu

de trahisons, de complots

et de décès, le tout

traité avec un réalisme

saisissant.

Chaque mission s’étend

sur deux tomes, à l’exception

du tome 9.

À l’origine, un attentat

planétaire contraint

l’humanité à rejoindre

les aliens, non sans tensions.

Les humains se

retrouvent rapidement

confrontés à des mena ces

racistes de grande ampleur.

Pour cette première mission,

le scénariste s’inspire

des séries diffusées

sur la chaîne américaine

premium HBO, notamment

« Six Feet Under »,

« Les Soprano » et « The

Wire », dont il reprend

la profondeur psychologique,

la noirceur sociale

et la complexité narrative.


COMMENT CET ALBUM S’INSCRIT-IL

DANS LE SPACE OPÉRA ?

• Univers galactique vaste.

La série se déroule au sein

d’une Confédération immense,

composée de multiples espèces

et civilisations, ce qui constitue

l’un des marqueurs essentiels

du space opera.

• Voyages interstellaires.

Orbital est une station diplomatique

de grande envergure

où évoluent des agents chargés

de missions sensibles. Les déplacements

entre systèmes stellaires

sont constants et structurent

l’action.

• Enjeux géopolitiques.:

Le récit met en scène des tensions

politiques, culturelles

et territoriales entre des espèces

issues de planètes différentes,

un thème central du space

opera moderne.

• Duo de héros. Caleb et Mézoké

forment un duo singulier : l’un

est humain, l’autre extraterrestre.

Leur complémentarité, leurs

différences culturelles et leur rôle

diplomatique incarnent parfaitement

les dynamiques interespèces

propres au genre.


ETERNUM

Intégrale.

De Christophe Bec (Scénario)

et Jaouen Salaün (Dessin)

chez Casterman.

242 x 322 mm, 152 pages,

BD Couverture Cartonnée,

29,00€, ISBN: 978-2756020563

À partir de 12 ans..

L’édition intégrale réunit

une trilogie de science-

fiction de grande classe.


À PROPOS DES AUTEURS :

Le scénariste Christophe Bec

se passionne pour la bande

dessinée depuis l’âge de dix ans.

Il fera de cette passion une vocation

en devenant l’un des auteurs

de référence de la BD francobelge.

Les récits cosmiques et les

thrillers figurent parmi ses thèmes

de prédilection. En travaillant

sur la série « Eternum », il puise

notamment son inspiration dans

des films cultes tels que « Alien »,

« Outland » ou encore « 2010 :

L’année du premier contact»,

adaptation du roman 2010 :

« Odyssée deux » réalisée

par Peter Hyams en 1985.

Christophe Bec utilise le mystère

comme trame narrative en créant

des phénomènes qui défient

la compréhension scientifique.

Dans ses albums, il alterne moments

de tension et respirations, tout en

conservant une approche rationnelle.

Les technologies imaginées

restent crédibles, les réactions

humaines cohérentes et la géopolitique

spatiale plausible.

Ses thématiques privilégiées sont

l’origine de l’humanité, la peur

de l’autre, la fragilité psychique

et la violence latente qui sommeille

en chacun de nous.

Jaouen Salaün collabore régulièrement

avec Christophe Bec en tant

que dessinateur et coloriste,

notamment pour la création

du personnage d’Ève, découverte

dans un sarcophage extraterrestre.

Mystère fondateur d’«Eternum»,

elle relie l’origine de l’humanité

à un secret cosmique.

Durant son adolescence, Jaouen

Salaün est fasciné par les albums

de Moebius et Juan Giménez, dont

l’influence marque profondément

son style graphique. Il s’inspire

également du cinéma : alternance

de plans larges et de vues rapprochées,

plongées et contre‐plongées,

cadrages dynamiques comme

s’il manipulait une caméra.

Il isole parfois un détail

ou un personnage pour faire

monter la tension, à la manière

d’un accompagnement musical.

Il utilise des couleurs froides,

proches de celles des scènes

d’angoisse irradiées de lumière

blanche, et joue des ombres

et lumières pour sculpter

les visages et renforcer les

moments de haute tension.

À travers ses dessins rigoureusement

réalistes, Jaouen Salaün

déploie des univers technologiques

détaillés et des cadrages

dignes des grandes productions

cinématographiques. Le réalisme

anatomique, sa manière de

réinventer l’espace de la page

en modifiant constamment

les codes au fil d’un même album,

ainsi que ses équilibres colorimétriques

témoignent de qualités

plastiques hors norme.

41


À PROPOS DE L’HISTOIRE :

Dans le but de coloniser

l’univers, différentes

bases spatiales minières

explorent des planètes

toujours plus éloignées

de la Terre. Au cours

d’une mission, l’effondrement

d’une galerie située

sur la planète IIXO‐3

révèle une mystérieuse

porte. Celle‐ci conduit

l’équipage à la découverte

d’un objet étrange, semblable

à un sarcophage

extraterrestre.

Le sarcophage est transporté

jusqu’à la base en

attendant l’arrivée d’une

équipe de scientifiques.

Après un voyage de quarante

et un jours destiné

à ramener le sarcophage

sur Terre pour en permettre

l’ouverture, les

scientifiques découvrent

un véritable carnage

au sein de la base.

Un seul survivant parvient

à éclairer, partiellement,

les atrocités qui s’y

sont déroulées, événements

qui semblent liés

à la présence du mystérieux

sarcophage.

Une fois ouvert, celui‐ci

révèle, entourée d’un

rayonnement vert thermique

d’une intensité

lumineuse extrême,

une jeune femme extraterrestre

à morphologie

humaine dont le corps

renferme d’étranges

particularités.

Depuis l’ouverture

du sarcophage, quatre

rayons cosmiques d’origine

inconnue, mais

provenant de planètes

différentes, convergent

vers la Terre.

La découverte des scientifiques

a de quoi glacer

le sang. La présence de

l’extraterrestre, surnommée

Ève, provoque des

modifications sur les agissements

des humains.

Le corps de Ève renfermerait

des messagers

biochimiques mutants

agissant sur les comportements

sexuels

et sociaux, rendant

les humains extrêm e-

ment violents.

Une civilisation stellaire,

dotée d’une intelligence

supérieure, aurait transmis

son savoir aux premiers

hommes de la

Terre. Ceux‐ci auraient

été conservés dans des

enveloppes particulières

avant l’extinction définitive

de leur espèce.

En cas d’ouverture de

l’un de ces sarcophages,

des rayons apocalyptiques

seraient dirigés

vers l’individu libéré.


COMMENT CET ALBUM S’INSCRIT-IL

DANS LE SPACE OPÉRA ?

• Colonisation galactique.

Les Terriens

ambitionnent de coloniser

l’ensemble de l’univers

en installant des bases

spatiales à travers

la galaxie. Cette expansion

organisée, structurée

et technologiquement

avancée constitue

un marqueur central

du space opera.

• Voyages spatiaux

et vaisseaux.

Des vaisseaux ultra‐rapides

permettent des déplacements

interstellaires entre

bases minières, stations

lunaires et avant‐postes

humains. La mobilité

spatiale est au cœur

de l’action et de la progression

narrative.

• Mystère à grande

échelle. Le récit met

en scène des phénomènes

qui dépassent largement

l’humanité : artefacts

extraterrestres, rayons

cosmiques, pouvoirs

inconnus. Cette dimension

cosmique et énigmatique

est typique du space opera

moderne.

• Civilisations

anciennes et perdues.

L’intervention des

« Bâtisseurs », civilisation

disparue, les sceaux

cylindriques gravés et les

références aux premières

formes d’écriture (3300 av.

J.-C.) enrichissent l’univers

d’une profondeur historique

et mythologique.

• Menace existentielle.

Quatre rayons apocalyptiques

menacent la Terre

et risquent de provoquer

l’extinction de l’humanité.

Cette menace globale,

cosmique et irréversible

est un ressort narratif

majeur du space opera.


YOKO TSUNO

L’intégrale : Tome 1.

De la Terre à Vinéa.

De Roger Leloup (Scénario

et Dessin). En bibliothèque

(www.mabibli.be)

217 x 300 mm, 176 pages dont

un portfolio, BD Couverture

Cartonnée, ISBN: 9782800138404

Tous publics.

Réunit : «Le Trio de l’étrange» ;

«La Forge de Vulcain» ;

«Les 3 soleils de Vinéa».


À PROPOS DE L’ AUTEUR :

Le personnage de Yoko Tsuno puise

son origine dans un mélange de souvenirs

d’enfance de l’auteur. Roger Leloup

s’inspire d’émotions vécues, de faits réels

tirés de sa jeunesse, mais aussi de ses

lectures d’ouvrages de science‐fiction.

Marqué par Jules Verne et Jean Ray,

Leloup se tourne également vers

la littérature anglo‐saxonne durant

la guerre, malgré son interdiction sous

l’Occupation. Il dévore alors les œuvres

de Wells, Jack London, Charles Dickens,

les sœurs Brontë, Conan Doyle, Orwell,

Edgar Allan Poe ou encore Agatha

Christie. Après la guerre, porté par une

soif d’évasion vers des mondes imaginaires,

il assiste à l’essor considérable

de la science‐fiction européenne.

Lorsque Roger Leloup se présente

chez Dupuis avec ses dessins, il a

la chance d’arriver avec un projet de

science‐fiction, un genre alors totalement

absent du « Journal de Spirou ».

Il travaille aux côtés d’Hergé, de Jacques

Martin (créateur d’« Alix ») et collabore

également avec Peyo avant de s’imposer

avec ses propres personnages,

qui évolueront parmi des extraterrestres

à la peau bleue.

Le nom Vinéa, planète d’origine

des Vinéens, provient d’un souvenir

d’enfance : dans la boutique verviétoise

de ses parents, une affiche publicitaire

pour la crème Nivéa était accrochée.

En inversant les lettres, Leloup imagine

que cette crème pourrait colorer la peau

en bleu. Leloup crée le « Trio de l’étrange »

dans lequel apparaît pour la première

fois une jeune héroïne asiatique nommée

Yoko. Dupuis propose alors de me t t re

de côté les deux personnages masculins

pour publier des histoires courtes centrées

sur Yoko. Pour la première fois

dans l’histoire de la bande dessinée

franco- belge, le personnage principal est

une femme. Et le succès est immédiat.

« Leloup est un pur élève perfectionniste

de l’école Hergé et il prend

le temps de remettre cent fois sur

le chantier ses découpages, ne développant

une de ses nombreuses idées

de réserve qu’une fois totalement mûre

à ses yeux. » 3 Le premier album

de Yoko Tsuno paraît en 1972.

3. Note reprise sur le site de l’éditeur.

https://www.dupuis.com/auteurbd/

leloup/115 (consulté le 13 mai 2025)

À PROPOS

DE L’HISTOIRE :

Jeune ingénieure en

électronique, Yoko Tsuno

quitte le Japon dont elle

est originaire pour rejoindre

l’Europe et s’engager

dans la recherche. Mais,

dans un premier temps,

seuls de petits boulots

sans importance lui

sont proposés.

Voyageant dans l’espace

mais aussi dans le temps,

elle croise sur son chemin

des individus

aussi bien terrestres

qu’extraterrestres,

humains ou non, criminels

ou bienveillants.

Venus d’une planète

ravagée par la proximité

d’une étoile devenue

infernale, les Vinéens

ont trouvé refuge dans

les profondeurs de

la Terre. Au sein de leur

civilisation souterraine

s’est développée une

force maléfique d’une

puissance considérable,

prête à réduire l’humanité

à l’esclavage.

C’est dans cet univers

enfoui que Yoko Tsuno,

se retrouve projetée

par accident. Aux côtés

de ses compagnons

du « Trio de l’étrange »,

elle tente d’empêcher

les catastrophes qui

se préparent et de déjouer

les menaces qui pèsent

sur la planète.

Son aventure la conduit

bien au‐delà des entrailles

terrestres : Yoko part

dans l’espace, à deux millions

d’années‐lumière

de la Terre, sur les traces

de Vinéa, le monde d’origine

des Vinéens.

45


COMMENT

CET ALBUM

S’INSCRIT-IL

DANS LE SPACE

OPÉRA ?

• Civilisation extraterrestre.

Sur la planète

Vinéa, les habitants appartiennent

à une civilisation

extraterrestre hautement

avancée, dotée de technologies

sophistiquées et

d’une organisation sociale

complexe. Leur histoire,

marquée par un cataclysme

cosmique, constitue l’un

des fondements majeurs

de l’univers de Yoko Tsuno.

• Exploration spatiale.

Dans Les Trois Soleils de

Vinéa, un aéronef vinéen

met le cap sur Saturne,

illustrant la maîtrise

du voyage interplanétaire

et l’importance de la navigation

spatiale dans la série.

Cette exploration contribue

à inscrire pleinement

l’album dans la tradition

du space opera.

• Artéfacts extraterrestres.

De nombreux

complexes technologiques

sont enfouis sous la surface

de Vinéa : le tableau de

la Sixième Cité, les installations

souterraines, ou

encore la navette intergalactique

équipée

d’un module habitable.

Ces artéfacts témoignent

d’un passé scientifique

et culturel d’une grande

richesse, et jouent un rôle

central dans les intrigues.



Space opera : référentiel

(romans graphiques, bandes dessinées et

mangas pour plus de lectures…)

• MALKA, Richard et Giménez, Juan. Lexipolis, Segments ; tome 1. Grenoble : Glénat, impr. 2011. 47 p.

• LEO. Aldébaran, l’intégrale. Paris ; Barcelone ; Bruxelles [etc.] : Dargaud, DL 2024. 254 p.

• CHABBERT, Éric et RUNBERG, Sylvain. Outlaws, Le cartel des cimes ; tome 1. Marcinelle-Charleroi ;

[Paris] : Dupuis, DL 2022. 55 p.

• Wilson, G. Willow et WARD, Christian. Invisible kingdom ; tome 1. Paris : Hi comics, DL 2021. 130 p.

• MORRISON, Grant et SHARP, Liam. Shérif de l’espace, Hal Jordan ; tome 1. Paris : Urban comics,

2019. (Collection DC rebirth), 168 p.

• WALDE, Tillie. Dans un rayon de soleil. [Paris] : Gallimard bande dessinée, DL 2019. 537 p.

• FAWWĀZ, Ramzī. The new mutants, superheroes and the radical imagination of American comics.

New York ; London : New York university press, 2016. (Collection : Postmillennial pop), 316 p.

• MATSUMOTO, Reiji. Capitaine Albator, le pirate de l’espace : l’intégrale. Bruxelles : Kana, 2013.

(Collection : Sensei), 1082 p.

• VAUGHAN, Brian K. et STAPLES, Fiona. Saga ; tome 1. [Paris] : Urban comics, impr. 2013.

(Collection : Collection Urban indies), 167 p.

• GIORDAN, Raoul et LORTAC. Météor, intégrale 1 / scénario Raoul Giordan ; dessins Lortac.

Bruxelles : Ananké-Lefrancq, 2013. 144 p. Comprend : Les conquérants de l’espace ; Vers la Lune ;

La planète du silence ; Aventure sur la Lune ; Terra monde nouveau ; Invasion martienne ;

Au secours de Mars ; Croisière sidérale / dessins Raoul Giordan ; scénario Lortac.

• BAJRAM, Denis. Universal war one, l’intégrale. Toulon : Soleil, 2014. (Collection : Quadrants

solaires), 332 p. Comprend : La genèse ; Le fruit de la connaissance ; Caïn et Abel ; Le déluge ;

Babel ; Le patriarche.

• NIHEY, Tsutomu. Knights of Sidonia. 13. Grenoble : Glénat, DL 2015. (Collection : Seinen manga),

163 p.

• OGAKI, Philippe et PEREZ, CORIDUN, Alexis. L’or des dieux, Astra saga : tome 1. [Paris] : Delcourt,

DL 2021. (Collection : Neopolis), 53 p.

• BENASSAYA, Romain et URGELL, Joan. Arca. [Rennes] : Éditions Critic ; [Paris] : les Humanoïdes

associés, DL 2023. 106 p.

• CHAYKIN, Howard V. et al. Multiversity présente Terre-37. Paris : Urban comics, DL 2021.

(Collection : Collection DC Deluxe), 384 p.



D’après une histoire vraie

Malvoyante, mais invincible :

l’exploit paralympique des sœurs Sana

Scénario : Gwénola Morizur — Dessin : Agnese Innocente - Editions Jungle.

Rencontre avec les héroines chez «Autre Chose» à Hannut.

Merci à Diégo et Anne DUMONT. (Plume : Eric Heidebroek - Capture d’images Pascale Heidebroek)



Il y a des bandes dessinées qui racontent

une histoire. Et il y en a

d’autres qui racontent un élan.

Sœurs de Glisse appartient à cette

seconde catégorie : un album qui ne

cherche pas à reproduire fidèlement

une réalité, mais à capter une énergie,

une vibration intérieure.

Dès les premières pages, on comprend

que l’ouvrage n’a pas vocation à être

une biographie des sœurs Sana. L’auteure

Gwénola Morizur l’a rappelé

avec franchise : son récit est librement

inspiré, et non une reconstitution. Le

rabat de couverture le précise d’ailleurs

sans ambiguïté :

«Cette histoire est librement

inspirée de celle des sœurs Sana,

athlètes belges médaillées. »

Lors de la présentation de l’album

à l’initiative du spécialiste du beau

jouet instructif, des jeux de société, des

beaux livres et de la bande dessinée,

sis chez Autre Chose à Hannut , les

sœurs Sana ont nuancé ce point avec

beaucoup de délicatesse : elles ne se

reconnaissent pas systématiquement

dans la narration, ce qui est parfaitement

logique, puisque l’album construit

sa propre fiction.

Le prénom de Léonie, par exemple,

est celui de l’héroïne de la BD, et non

celui d’une des sœurs. Le livre raconte

la naissance d’un enfant rapidement

diagnostiqué comme malvoyant, son

entrée dans le sport, puis son repérage

par la Ligue Handisport francophone,

qui signale son potentiel au Comité

paralympique belge. Une trajectoire

romanesque, nourrie du réel mais assumée

comme une création.

Eléonor et Cholé SANA


La médaille de Bronze

Chloé et Eléonor encadre leur grand maman


Un récit d’émotions

plus que de faits

Morizur ne cherche pas à raconter la

vie des sœurs Sana, mais ce que leur

parcours inspire : la sororité, la fragilité,

la peur de ne pas être à la hauteur, la

confiance absolue que demande le ski

de haut niveau, la fatigue, le doute, la

persévérance. Elle construit une fiction

qui parle de lien, de courage, de dépassement,

un récit d’émotions, pas un

reportage. Et c’est précisément ce qui

lui donne sa force.

Un dessin pur, doux, lumineux :

la grande réussite de l’album

Le travail d’Agnese Innocente est

remarquable. Son trait est simple, pur,

sans surcharge, presque cristallin,

comme si chaque ligne était taillée

dans la neige fraîche. Elle ne cherche

pas l’effet spectaculaire : elle cherche

la justesse.

Ses couleurs pastel, baignées d’une

lumière hivernale, plongent immédiatement

le lecteur dans l’univers des

pistes.

On ressent :

• la blancheur qui éblouit,

• le froid sec qui pique,

• la vitesse qui étire les silhouettes,

• la concentration qui fige les regards.

Mais surtout, Innocente excelle dans

la représentation de cette fin d’adolescence

: des visages ouverts, des gestes

hésitants, des regards qui oscillent

entre la peur et l’envie. Elle capte cette

période où tout est possible, mais rien

n’est simple. Son dessin devient un

miroir : un reflet de fin d’adolescence

Eléonor explique la façon de skier avec un guide,


à droite, Patricia la maman des deux athlètes


plein de vie, d’espoir, de maladresse et

de ténacité — exactement ce qu’exige

le sport de haut niveau, et plus encore

le sport paralympique.

Le sport de haut niveau,

dans ce qu’il a de plus exigeant

L’album décrit avec finesse ce que le

sport de haut niveau a de plus sérieux

et de plus exigeant : les entraînements

quotidiens, les compétitions qui révèlent

les caractères, la concentration

absolue, la confiance aveugle entre

l’athlète et son guide, les séances

de kinésithérapie, les massages

réparateurs, et même les contrôles

antidopage inopinés qui rythment

la vie des sportifs.

Le sport paralympique ajoute

une dimension supplémentaire

: une intensité mentale, une

volonté et une force intérieure

qui dépassent souvent l’imaginable.

Les athlètes qui s’y distinguent

prouvent chaque

jour qu’il est possible de se

surpasser, de transformer la

contrainte en moteur.

Les sœurs Sana en sont

l’exemple éclatant :

médaillées de bronze aux

Jeux paralympiques de

Pyeongchang en 2018,

elles ont offert à la Belgique

une fabuleuse

troisième plac, fruit

d’un travail acharné,

d’une complicité absolue

et d’une détermination

sans faille.


jeux paralympiques

2018 Corée

épreuve

jeux paralympiques

2018 Corée

interview


Conclusion

Sœurs de Glisse n’est pas la vie des

sœurs Sana. C’est une fiction inspirée,

assumée, revendiquée, qui puise dans

leur trajectoire pour raconter autre

chose : la force du lien, la beauté du

doute, la puissance de la persévérance.

Avec un scénario sensible et un dessin

d’une pureté lumineuse, l’album offre

un moment de lecture doux, inspirant,

profondément humain. Une BD

qui glisse, qui respire, qui réchauffe,

comme un rayon de soleil sur une piste

enneigée.

Gwénola MORIZUR

est scénariste de bandes dessinées et

autrice jeunesse. Son travail explore la

nature, les rencontres inattendues et

des thèmes engagés, toujours portés

par une sensibilité lumineuse.

Sa première BD, Bleu Pétrole (chez

Bamboo, 2017), mention spéciale du

prix Artesia 2018, aborde écologie et

handicap à travers l’histoire de son

grand‐père. Elle poursuit chez Jungle

avec la série Tara et le roman graphique

Se jeter à l’eau, illustré par Elléa Bird.

Agnese INNOCENTE

Agnese Innocente est une autrice

italienne, dessinatrice multimédia et

directrice artistique. Elle débute avec

le roman graphique Dieter est mort

(Shockdom, 2021) avant de remporter

le prix Andersen 2024 de la meilleure


BD avec La Ronde chez Blueman.

En France, elle signe deux biographies

dessinées chez Glénat, consacrées à

Audrey Hepburn et Joséphine Baker.

Chez Jungle, elle illustre le roman graphique

inspiré du parcours des sœurs

Sana, championnes paralympiques.




Née de l’amour qui unit

Florent Pagny et Azucena

Caamaño, Ael, deuxième enfant

du couple, découvre

la photographie à l’âge de 13 ans

et rêve d’en faire son métier.

À 17 ans, elle intègre

la prestigieuse Parsons School

of Design à New York et

c’est dans cette ville qu’elle

débute sa carrière de photographe.

En novembre 2021, le chanteur

confie à sa fille le soin de réaliser

ses photos de concert.

IN


TIMEEN

STUDIO

SUR

Scène

PLUMES

Ael Pagny et

Pascale Heidebroek

PHOTOS

Ael Pagny

© www.florentpagny.org

63


ORDEAUX • 6 & 7 NOVEMBRE 2021

«Point de départ :

6 novembre 2021.

Papa et moi

voulions faire

un beau livre

de ces clichés,

un livre

anniversaire…»

64


Avec son petit gabarit, Ael se faufile un peu partout

pour nous capturer des scènes de vie aussi inattendues que drôles.

Elle immortalise la surprise d’anniversaire offerte

par le public qui agite des ballons colorés.

Ael nous fait vivre des moments intimes comme les préparatifs

avant la tournée, les échanges complices avec les musiciens et avec le public.



PAPA AU PIANO. 2 ÈME

C’ÉTAIT UN CADEAU POUR MAMAN EN FAIT.

ELLE LE LUI DEMANDAIT DEPUIS LONGTEMPS…

67


Ael capte la lumière avec un talent fou! Elle s’amuse avec les brumes,

les teintes et les effets d’ombres. Mais aussi, toujours à la recherche

de l’angle inédit, elle n’hésite pas à se percher au plus haut pour offrir

des angles de prises vue uniquement réservés aux techniciens.


«… Et puis

l’horloge s’est arrêtée.

La maladie est venue

frapper notre famille.

Je me suis alors raccrochée

à ma mission : fixer,

derrière mon objectif,

les moments forts

de ces trois années

si particulières…»

69


70


MES DARONS.

MES SCORPIONS.

Subtil moment

de tendresse entre

Florent et Azucena

Pagny pris sur le vif

par Ael.


RUXELLES • 17 NOVEMBRE 2021

72



Au bon endroit au bon moment.

Ma photo préférée.

Je cadrais mon père…

Lui qui bouge beaucoup,

il s’est figé une seconde et,

pile au moment où j’appuyais

sur le déclencheur, le corbeau

s’est invité sur le cliché

dans une trajectoire parfaite.

Nous avons voulu y voir le symbole

de l’envol de la malédiction.


«… La virée en famille

au Mont-Saint-Michel,

l’enregistrement de

l’album 2bis et le concert

à La Seine Musicale,

notre voyage au Portugal,

puis la tournée des festivals,

épique et magnifique.»

Ael Pagny

75


L’album «2bis», c’est pour Florent Pagny

la joie de pouvoir partager sa puissance vocale

restée intacte en compagnie de ses copains mais aussi…

l’opportunité de s’innonder de la joie

donnée en retour par ses invités.

Une belle énergie partagée en studio…


77


78


Mise en ligne

Youtube

© Stephane

Deraffin 2023

AYONNE • 21 JUILLET 2023


Ael attrape les moments forts comme personne.

Captant des synergies incroyables entre le public et leur idole.

De face, de dos, d’en haut… Elle s’approprie le moindre petit espace

pour obtenir le meilleur cliché.

La drache, à Spa ! Comme par hasard, en Belgique

et même pas le jour de la fête nationale, mais presque…

puisque le concert a eu lieu le 23 juillet 2023.

LE VRAI SHOW S

DANS LES COUL

80


E PASSE

ISSES.


La dernière date de la tournée

et celle qui nous donne la photo

de couverture du livre.

Comme quoi, j’avais bien raison

de vouloir être présente

à chaque date.

Un livre de photos

où la tendresse et l’émotion

occupent l’avant-scène

page après page.

Des clichés insolites,

des captures improbables

s’intercalent en backstage

telles des notes douces et intimes

qui touchent en plein coeur.

Merci Ael pour avoir partagé

cette sensibilité à fleur de peau.

Cadeau touchant à offrir

aux fans et aux amateurs

de beaux clichés.

82


.

PAGNY

PAR AEL

PAR

AEL PAGNY

FOREWORD BY

EMMANUELLE COSSO.

29,90 €.

HARPERCOLLINS,

ÉDITEUR.

CE LIVRE EST

LE FRUIT DE

MON TRAVAIL,

MAIS AUSSI CELUI

DU COURAGE ET

DU TALENT

DE MON PÈRE.

AEL

PAGNY




Tintin

Aujourd’hui

Critique : Charles DEMOULIN

Lay-out : Eric HEIDEBROEK

86

Incontestable patrimoine de notre petit

pays, Tintin, créé par Georges Rémi

en 1929, a non seulement diverti, des

millions de jeunes, mais aussi fait rêver

moult générations.

S’il est vrai qu’aujourd’hui les mangas

attirent plus volontiers les fanas de

BD, il faut cependant reconnaître que

lorsque les enfants demandent pour

la première fois une BD à papa ou à

maman, ces derniers les dirigent très

souvent vers un album de Tintin.

La raison ? Parce qu’eux aussi, lorsqu’ils

étaient petits, connurent une

aventure identique pour leurs premiers

pas dans le petit monde de la

bande dessinée.

Si ce n’est plus nécessairement le cas

aujourd’hui, et encore, reste cependant

qu’un titre comme ‘Le lotus bleu’,

dont on vous parle par ailleurs, possède

encore la cote auprès des jeunes de 7 à

77 ans. C’est tout dire !

TINTIN TOUS AZIMUTS

Au-delà de ce constat, les éditionsmoulinsart

mettent tout en œuvre afin que

le petit reporter à la houppette au vent

apparu pour la première fois dans ‘Le

petit vingtième’ avec son chien Milou

le 10 janvier 1929 continue à ravir

chaque nouvelle génération. C’est vrai

qu’avec l’arrivée

de Tintin et Milou

dans le monde de

la BD, c’était le début

d’une incroyable aventure.

Aventure qui durera l’espace de 24 albums

avec la venue de personnages

de plus en plus inséparables de Tintin

: les Dupont/Dupond, le Capitaine

Haddock, le professeur Tournesol,

Bianca Castafiore…

Après le décès d’Hergé, ses héritiers

ont mis tout en œuvre pour que son

œuvre demeure ancrée dans les esprits.

En témoignent de nombreuses

collections annexes, des colorisations

des premiers albums parus en noir et

blanc, des connexions avec la revue

Geo… Témoin : tout ce qui suit.

TINTIN :

LES COULISSES D’UNE ŒUVRE

C’est une collection totalement inédite

qui vient de démarrer aux éditions

Moulinsart. Une série d’ouvrages qui

vous plongeront dans les coulisses

d’une œuvre, ou, si vous préférez,

dans une plongée fascinante dans le

processus créatif d’Hergé, célèbre dessinateur

belge s’il en est.

Trois titres sont déjà en librairies. De

quoi ravir les accros au papa de Tintin.



88

TINTIN AU PAYS DES SOVIETS

TINTIN AU CONGO

TINTIN EN AMÉRIQUE

Tous les deux mois, Philippe Goddin,

critique littéraire reconnu et spécialiste

de la vie et de l’œuvre d’Hergé qu’il a

bien connu, vous fera vivre la genèse

d’un des albums de Tintin.

Chacun des 23 volumes prévus et

consacrés chacun à un album spécifique

inclura des reproductions, des

croquis originaux, des planches commentées,

ainsi que des analyses détaillées

des thèmes, des personnages et

des contextes historiques qui ont façonné

l’œuvre d’Hergé.

Mais qu’est-ce que cette nouvelle collection

apporte d’inédit aux amateurs

de Tintin qui possèdent déjà beaucoup

d’ouvrages sur l’auteur et son reporter

de héros ?

Écoutons la réponse que nous donne

Philippe Godin :

«Cette collection publiée dans un ordre chronologique

permettra de restituer fidèlement

l’évolution personnelle et artistique d’Hergé

dont on sait qu’il est passé par différentes

étapes en réalisant son œuvre.»

L’auteur de ces nouveautés explique

qu’ayant publié de nombreux ouvrages

sur Hergé et Tintin, il a pu ici corriger

certaines erreurs et combler diverses

omissions. Comme, par exemple, certains

dessins qui étaient attribués à Hergé,

alors qu’ils ne l’étaient pas en réalité.

Comme vous pouvez le voir en titre, les

trois premiers volets de cette nouvelle

collection sont désormais disponibles

en librairie. Devrait suivre désormais :

‘Les cigares du Pharaon’.

TROIS NOUVEAUX TITRES

DANS LA COLLECTION GEO…

TINTIN C’EST L’AVENTURE.

Tintin et les transports, à

toute vitesse

Il y a plus de deux cent cinquante ans, le

siècle des révolutions accoucha d’une

extraordinaire invention qui bouleversa

à jamais l’aventure humaine.

En 1770, Joseph Cugnot, un ingénieur

militaire français, présenta le fruit de

ses recherches : un fardier d’artillerie

mû par une machine à vapeur à

deux cylindres. Ainsi, et pour la toute

première fois, un véhicule autonome

voyait le jour. Il avançait par ses propres

moyens, et était donc ‘automobile’. Le

terme était lâché.

Certes, engin rudimentaire il n’emmenait

pas encore de passagers bien

loin, mais, avec lui, l’avenir était en

route. Et ce même s’il fallut attendre

un siècle avant de voir l’Allemand Carl

Benz, inventer le moteur à explosion.

Par la suite, avec la naissance de l’automobile

chez nombre de constructeurs,

la course à la vitesse deviendra

même une obsession, notamment au

début du XXe siècle.

C’est à ce moment-là qu’Hergé signe

son premier album : ‘Tintin au pays

de Soviets’. Dans cette aventure sans

temps mort, le lecteur découvrira Tintin

fonçant à toute allure dans un bolide

alors qu’un avion tente de la rattraper.

C’est là le point de départ d’une

saga qui verra notre héros arpenter le

monde non seulement à bord d’automobiles,

mais également en train, en

avion, en bateau, à cheval, à vélo, en

fusée lunaire, et même en sous-marin.



Au-delà des véhicules liés aux

aventures de Tintin, vous découvrirez

dans ce n°21, ‘Les transports

vus par Hergé’, un entretien

avec Jamy Gourmaud, célèbre

animateur d’émissions scientifiques,

un face-à-face Marcel

Dassault et Laszlo Carreidas, une

rencontre avec le peuple du Bribri,

une autre avec Taniguchi, célèbre

auteur de mangas retrouvé

à Venise, Tintin et l’éloge de la

vitesse… Des heures de lectures

passionnantes.

Tintin face

aux éléments déchaînés

Dans le numéro 22 de ‘Tintin

c’est l’aventure’, vous allez comprendre

comment Hergé, bien

avant que l’écologie devienne un

sujet brûlant, célébra la beauté

de notre planète et évoqua ses

dérèglements possibles. Une planète

qui demeure aujourd’hui un

objet de fascination et un terrain

d’exploration pour les aventuriers

comme nous le rappelle dans ces

pages Charles Dubouloz qui a

ouvert en compagnie de Symon

Welfringer, une voie inédite dans

l’Himalaya.

Tout cela comme le rappelle aussi

Christian Cailleaux, qui retranscrit

avec crayons et pinceaux les

grandes expéditions maritimes,

et auprès de qui nous allons sillonner

les mers du monde. Avec

les équipes du Musée océanographique

de Monaco, nous

mettrons ensuite le cap sur l’Antarctique,

ce ‘sixième continent’

aujourd’hui en grand danger.

Destination la Laponie suédoise

en chiens de traîneau où l’on découvrira

des paysages fabuleux.

Et ce n’est pas tout.

Tintin et la nouvelle

conquête de l’espace

Ce numéro est fait un ‘Hors-Série’

consacré non pas comme le

premier volet de cette collection

qui s’intitulait ‘L’Espace’, mais

bien, cette fois, à ‘La nouvelle

conquête de cet espace’.

De quoi voguer vers des étoiles

ou des lunes mystérieuses, de

tenter d’assembler le puzzle du

programme Artémis, d’avoir des

entretiens avec Jean-François

Clervoy, Marion Montaigne, Raphaël

Liégeois, Claudie Haigneré,

Sophie Adenot, Nathalie Cabrol

ou encore Boulet. Mais également

de ramener des bouts de

Mars sur la terre, de vérifier l’état

de santé des astronautes, d’apprendre

que l’espace est un nouvel

eldorado économique, que

l’objectif est désormais Mars,

que… Je laisse la suite de ce bel

ouvrage à tous ceux qui rêvent

un jour d’aller décrocher la lune.

TINTIN ÉDITION NOIR ET

BLANC COLORISÉE

‘LE LOTUS BLEU’ D’HER-

GÉ CHEZ CASTERMAN,

Cet album, considéré comme le

chef-d’œuvre d’Hergé, est désormais

présenté dans une mise

en couleurs inédite. D’abord prépublié

dans ‘Le Petit Vingtième’

90



entre août 1934 et octobre 1935 sous

le titre ‘Les Aventures de Tintin, reporter

en Extrême-Orient’, ‘Le Lotus bleu’ paraît

en 1936 sous la forme d’un album de

124 pages en noir et blanc aux éditions

Casterman.

Suite directe des ‘Cigares du Pharaon’,

‘Le Lotus bleu’ est le premier album de la

série à bénéficier d’une construction plus

romanesque, moins héritée du feuilleton

picaresque. Il est aussi considéré par tous

les spécialistes, comme l’album le plus

abouti d’Hergé, tant sur le plan scénaristique

que graphique ou documentaire.

Cette aventure est marquée par la rencontre

amicale de son auteur avec le

sculpteur Tchang Tchong-jen et, par-delà,

son envie de s’ouvrir à la différence

et de s’en nourrir sur tous les plans de la

création.

Cette édition colorisée permet de redécouvrir

ce chef-d’œuvre d’Hergé sous

une palette de couleurs inédites dont les

nuances rehaussent particulièrement les

scènes de nuit, révélant ainsi l’intensité

de l’action et la beauté des vignettes.

Cette adaptation est précédée d’une préface

de l’hergéologue Philippe Goddin.

92



La vraie

vérité sur

Tintin

Critique : Charles DEMOULIN

Lay-out : Eric HEIDEBROEK

D’ALBERT ALGOUD

CHEZ HUGO DESINGE

TINTIN PORTE-T-IL UN

SLIP SOUS SON KILT

dans L’île Noire ?

Tchang, son ami, serait-il un agent

communiste ?

Haddock est-il l’auteur d’un polar publié

jadis chez Gallimard ?

Quelle est la vérité sur l’engagement

de Nestor en 1943 dans la division SS

Wallonie et sa rencontre avec Hitler ?

L’Émir du Khemed, Ben Kalish Ezab

présent dans ‘Au Pays de l’Or Noir’ et

dans ‘Coke en Stock’ a-t-il été frappé

d’impuissance ?

Les Dupondt à Mexico ?

Aristide Filoselle, pickpocket et scatophile

? Et beaucoup d’autres recherches

et analyses...

SANS OUBLIER HERGÉ, maître de la

ligne claire, mais pas toujours très clair

quant à certains de ses pompages, qui

lui vaudraient aujourd’hui d’être accusé

de procéder à des ‘adaptations

non autorisées’ d’œuvres originales...

Figurent aussi : des lettres-pièges (et

non piégées) et les réponses reçues,

des lettres jadis publiées dans le mythique

Courrier de Libé, documents

depuis jamais reproduits.

AUTANT DE QUESTIONS AUXQUELLES

l’immense Tintinophile qu’est Albert

Algoud, spécialiste s’il en est du célèbre

reporter à la houppe tente de répondre

avec le talent qu’on lui connaît.

Un vrai petit régal que cet ouvrage,

et une belle découverte. Vous adorez

Tintin, alors foncez dans la première librairie

venue. Si elle ne possède pas ce

recueil, commandez-le au plus vite !

94


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Rêvez d’autres plans.

Volkswagen California.

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La véritable histoire

des éditions

Dupuis

Critique : Charles DEMOULIN

Lay-out : Eric HEIDEBROEK

LES ÉDITIONS DUPUIS ONT FÊTÉ

LEURS CENT ANS EN 2022 !

100

Un événement qui valait bien un luxueux

album : ‘La Véritable Histoire des Éditions

Dupuis’, où deux spécialistes du neuvième

art, Christelle Pissavy-Yvernault

et David Amram, vous raconteront l’histoire

des Éditions Dupuis sous toutes ses

facettes depuis 1922.

En réalité un incroyable travail d’historiens

où la recherche a été poussée à son

paroxysme tout au long des quelque 430

pages que comporte ce ‘monument’ dédié

à la maison Dupuis et à son premier

patron : Jean Dupuis.

LUCKY LUKE, BUCK DANNY, GASTON,

Boule et Bill, les Schtroumpfs... Tant de

grands héros de la BD franco-belge sont

nés au sein des éditions Dupuis... Mais

qui se souvient que cette maison a été

à la tête d’une revue féminine tirant à

près d’un million d’exemplaires, de collections

de romans dépassant les quatre

cents titres ou encore d’un conséquent

catalogue de livres pour enfants ? En

explorant la longue métamorphose des

éditions Dupuis, cet ouvrage, richement

illustré, éclaire le processus qui a amené

un imprimeur catholique de Marcinelle

à devenir l’un des acteurs majeurs de la

bande dessinée en Europe.

LA DOUBLE ACTIVITÉ D’IMPRIMEUR

et d’éditeur, le passage de la presse à la librairie,

l’origine de l’appellation école de

Marcinelle pour qualifier ses productions,

le développement de séries d’animation

qui se poursuit encore aujourd’hui.

Autant de sujets qui permettent une

vaste réflexion sur l’évolution de partis

pris éditoriaux, créatifs, esthétiques et

idéologiques depuis le premier ouvrage

imprimé par Jean Dupuis en 1898.

UN LIVRE UNIQUE EN SON GENRE, composé

d’articles à picorer au gré de votre

humeur et richement illustré de centaines

de documents souvent rares ou inédits.

Vous pourrez ainsi tout (re)découvrir de

l’esthétique de l’école de Marcinelle,

de l’histoire éditoriale de Dupuis, de ses

convictions morales, de son engagement

patriotique et éducatif, mais aussi de

son côté subversif et, bien sûr, de l’histoire

de toutes ses collections et de ses

titres de presse, dont ‘Les Bonnes Soirées’,

‘Moustique’ et ‘Spirou’ ! Un must

have pour tout amateur de BD. Que de

souvenirs ! Y compris pour des arrières

grands-parents !

Charles Demoulin


101


LE MUSÉE DE LA BD

DE BRUXELLES…

AFÊTÉ SES 35 ANS

@ Daniel FOUSS / CBBD

102

Depuis son ouverture le 3 octobre 1989,

le Musée de la BD de Bruxelles n’a cessé

de mettre en lumière la richesse et la

diversité du neuvième art.

Année après année, expositions, recherches,

animations et rencontres ont

façonné une institution devenue une

référence incontournable en Belgique

comme à l’international.

L’inauguration, en 2024, de l’exposition

permanente «Un siècle de BD belge» a

marqué une étape décisive dans cette

histoire.

Fruit de longues années de préparation,

elle s’est imposée depuis comme l’un

des parcours majeurs du Musée, offrant

au public une lecture claire, vivante

et accessible de cent ans de création

belge.

Conçue sous le commissariat de Daniel

Couvreur, mise en scène par le Studio

Golem et coordonnée par Les Drôles et

Cie, l’exposition continue aujourd’hui

de retracer l’évolution d’un petit pays à

l’influence immense dans le monde de

la bande dessinée.

De ses pionniers aux auteurs contemporains,

Un siècle de BD belge demeure un

itinéraire permanent essentiel, ouvert du

mardi au vendredi, de 10h à 17h.

Commentaire revu par la Rédaction. Les pages suivantes sont fournies

par le Musée de la Bande Dessinée.

S

CLI

SUR

BO


DOSSIER DE PRESSE

Nouvelle

exposition

permanente

MUSÉE DE LA

BANDE DESSINÉE

Rue des Sables 20

1000 Bruxelles

QUEZ

CE

UTON

1

© Standaard Uitgeverij Strips 2024 / © Editions Blake et Mortimer 2024 / © Association Raymond Leblanc / © Dupuis, 2024.

103


Au Musée de la Bande Dessinée de

Bruxelles, nous sommes ravis de vous

inviter à plonger dans l’histoire

fascinante de la bande dessinée belge,

à travers cette nouvelle exposition qui

célèbre un siècle de créativité et d’innovation.

Notre mission est de valoriser cet art qui occupe

une place centrale dans le patrimoine culturel

belge, tout en explorant comment il a su évoluer

et s’adapter à travers les époques.

Cette exposition met en lumière un patrimoine

unique, avec des personnages emblématiques comme

Spirou, Lucky Luke, les Schtroumpfs, Néro et Bob

et Bobette. Ces héros, qui font partie

de l’imaginaire collectif, ne sont pas seulement

des icônes de la culture populaire belge, mais

aussi des témoins de notre histoire et de nos

valeurs. En présentant des œuvres originales,

des publications rares et des objets dérivés,

nous avons à cœur de montrer l’impact culturel

de la bande dessinée belge sur le monde.

Nous souhaitons également mettre en avant la

diversité et l’innovation qui continuent

de dynamiser cet art. Si la bande dessinée belge

est ancrée dans un riche passé, elle est aussi

résolument tournée vers l’avenir. Les artistes

contemporains, femmes et hommes, réinventent

constamment le genre en explorant de nouveaux

styles, formats et thématiques. Des autrices comme

Dominique Goblet et Judith Vanistendael,

104

2


par exemple, apportent des perspectives nouvelles

en abordant des sujets personnels, sociaux

et politiques avec audace et sensibilité.

Leur travail, tout comme celui d’autres artistes

illustre la richesse créative de la bande dessinée

belge d’aujourd’hui. Ces créateurs réinventent

leur métier et repoussent les limites narratives

et graphiques du médium.

En plus de célébrer les classiques, cette

exposition s’attache à valoriser l’innovation

et la diversité dans la bande dessinée actuelle.

La scène belge continue d’être un laboratoire

d’expérimentation, où chaque génération d’artistes

propose de nouvelles manières de raconter des

histoires et d’explorer des sujets contemporains,

souvent sous-représentés. En témoignant de cette

vitalité, nous espérons aussi inspirer

les générations futures à poursuivre cet héritage

tout en se réinventant.

Cette exposition explore également les raisons

du succès international de la bande dessinée

belge. La diversité linguistique et culturelle

de notre pays, alliée à une longue tradition

d’édition a permis à la bande dessinée belge

de rayonner bien au-delà de nos frontières.

Ces facteurs, combinés à une créativité sans

cesse renouvelée, expliquent pourquoi la Belgique

continue d’être une véritable plaque tournante

mondiale dans le domaine du 9 e art.

Nous espérons que cette exposition vous offrira

une nouvelle perspective sur la bande dessinée

belge et que vous repartirez avec l’envie

de partager cette passion avec vos lecteurs,

auditeurs et spectateurs.

Isabelle Debekker

Directrice du Musée de la Bande

Dessinée de Bruxelles

3

105




108

4


UN SIÈCLE

DE BD BELGE

Comment et pourquoi la Belgique est-elle

devenue le pays de la bande dessinée ?

L’exposition Un siècle de BD belge propose

un regard inédit sur les raisons majeures

de ce succès.

Au milieu du XX e siècle, la Belgique s’est imposée

comme le pays phare de la bande dessinée en Europe

par l’inventivité de ses artistes et le dynamisme

de son monde éditorial.

Pour conquérir le lectorat

populaire, les personnages nés dans

la presse sont rapidement sortis

des frontières et des cases.

Merchandising, publicité, dessin

animé, cinéma, radio, télévision,

jeux vidéo… ont permis aux héros

« Made in Belgium » de s’enraciner

dans l’imaginaire collectif,

de traverser les générations,

jusqu’à s’inviter à Hollywood.

L’exposition Un siècle de BD belge

illustre les secrets de cette

épopée. Métaphore graphique

du caractère mythique et

insaisissable de la BD belge,

un serpent de mer guide la visite.

Il accompagne la découverte

des précurseurs, des géants,

des illustres, des avant-gardes…

et ouvre le sésame du coffre

au trésor des planches originales

de cette extraordinaire aventure

artistique.

5

109


Il était une fois le phylactère

En 1922, Fernand Wicheler

est le premier auteur belge

à produire une œuvre de

bande dessinée à part

entière avec Le Dernier

Film. Dans les 300 épisodes

de son « ciné-roman », il

met en scène de véritables

personnages de BD, humains,

animaliers, réels ou

imaginaires. A sa suite,

les premières bandes

dessinées belges sont

publiées dans la presse

quotidienne et misent

principalement sur les

dimensions humoristiques

et feuilletonesques du

récit. Ces récits

illustrés, que l’on ne

nomme pas encore bandes

dessinées, sont le plus

souvent des adaptations

de contes, de romans, de

biographies de saints ou de

figures historiques.

Quelques audacieux vont se

démarquer par des créations

plus personnelles. Dès

1929, alors que le public

est habitué à lire les

dialogues en dessous des

cases, Hergé impose le

phylactère dans le narratif

de la bande dessinée belge

avec Tintin au pays des

Soviets.Tintin et Milou

interagissent et

communiquent par

phylactères, y compris avec

le lecteur. Trois ans plus

tard, Pink crée Suske en

Blackske, la première bande

dessinée en flamand dont les

personnages s’expriment

comme Tintin, dans des

phylactères. L’histoire des

héros belges est en marche.

Le Petit Vingtième

du 10 janvier 1929,

couverture. Original.

110

6


L’âge d’or des héros

Dans la seconde moitié du XX e siècle, la bande

dessinée francophone belge entre dans son âge d’or.

Blake et Mortimer, Corentin, Chlorophylle,

Ric Hochet, Modeste et Pompon, Bernard Prince,

Comanche, Olivier Rameau, Cubitus, Robin Dubois,

Thorgal… sont quelques-uns des best-sellers révélés

par l’hebdomadaire Tintin. Parmi la pléiade de

héros populaires du Journal de Spirou figurent Lucky

Luke, Gaston Lagaffe, les Schtroumpfs, Buck Danny,

Boule et Bill, Jerry Spring, Natacha, Les Tuniques

bleues, Le Petit Spirou, Tamara…

En Flandre, le quotidien De Standaard assurera

le succès de Bob et Bobette pendant 77 ans.

De Nieuwe Gids puis Het Volk et De Standaard

publieront deux strips de Néron par jour, l’espace

de 55 ans. Jommeke

est le héros culte

du journal Het

Volk durant plus

de 50 ans.

Het Laatste Nieuws

voit naître

la saga familiale

des Kiekeboes.

De Morgen révèle

les strips féroces

des jumelles Kinky

& Cosy et plus

de 2.000 gags

de Dickie sont

parus dans

les hebdomadaires

d’actualité Humo

et Knack.

Spirou n°1383,

15 octobre 1964. © Dupuis

Original.

7

111


Le 9 e Art de la narration

Pour répondre au rythme de production imposé par

les éditeurs, un nouveau métier se développe, celui

de scénariste de bande dessinée. Jean-Michel

Charlier fait partie des pionniers belges de

l’écriture de scénario. Créateur de Buck Danny,

Tanguy et Laverdure, Blueberry, Barbe-Rouge…

il sera couronné par l’Academy of Book Arts aux

Etats-Unis. Dans un autre registre, Yvan Delporte

est à l’origine avec André Franquin de l’éclosion

du premier antihéros, Gaston Lagaffe et collabore

à de nombreux scénarios des Schtroumpfs. Au journal

Tintin, Michel Greg écrira plus de 250 scénarios de

séries d’humour, d’aventure, de western,

de science-fiction… André-Paul Duchâteau signera

plus d’une quarantaine de séries, dont les 78

enquêtes policières

du journaliste

détective Ric Hochet.

Jean Van Hamme, Raoul

Cauvin, Jean Dufaux,

Zidrou… et bien

d’autres auteurs

talentueux marcheront

sur leurs traces.

© Photo Daniel Fouss /

Musée de la BD (2024)

112

8


Bruxelles goes to Hollywood

En 1955, Raymond Leblanc, fondateur des éditions

du Lombard, cherche à reproduire le modèle de

Walt Disney pour conquérir le monde avec les héros

de bande dessinée belges. Il pressent l’importance

de la télévision pour faire rayonner les

personnages vedettes de ses magazines et crée,

à Bruxelles, les studios de dessin animé

Belvision, d’où sortiront notamment les longsmétrages

de Tintin et le Temple du Soleil, Lucky

Luke Daisy Town, Tintin et le lac aux requins et

La Flûte à Six Schtroumpfs.

Parallèlement, l’agence Publiart des éditions

du Lombard vend l’image des personnages de bande

dessinée belge aux géants du commerce mondial.

Lucky Luke fait campagne avec Pepsi-Cola. Bob et

Bobette jouent les héros

pour les supermarchés

Delhaize. Boule et Bill

se régalent de chocolats

Côte d’Or. L’hôtesse de

l‘air Natacha s’improvise

ambassadrice des salamis

Bifi. Le professeur

Tournesol vante les

huiles Fruit d’Or, Lucky

Luke les barres

chocolatées Cha-Cha et

les Schtroumpfs se

mettront même à boire du

Coca-Cola. Les héros sont

devenus « bankables ».

Affiche du film La Flûte

à Six Schtroumpfs

© Peyo Company (1975)

9

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115


DONNER FORME À

UN SIÈCLE

DE BD BELGE

Pour la scénographie de l’exposition

Un siècle de BD belge le Musée de la BD a

fait appel à Studio Golem, en association

avec Les Drôles et co pour la coordination

de la production. Entretien avec Ève Sarfati,

gérante de Studio Golem, sur un défi qui était

de taille.

Comment tu t’y es pris pour créer une unité et

une expérience forte dans une histoire aussi riche

et très variée, faite d’icônes et de mouvement

alternatifs, de pionniers et des avant-gardes, de

familystrips et de romans graphiques ?

Ève Sarfati: “Dans l’exposition, nous voulions tout

d’abord raconter une histoire, qui se divise en

plusieurs chapitres. La première partie est tout à

fait dans le noir, on y introduit toute de suite

le serpent de mer, le guide graphique qui va

accompagner le visiteur tout au long de sa visite:

il va s’animer, changer de forme, etc. Ensuite le

parcours continue avec un labyrinthe, toujours

dans le noir, qui immerge le visiteur dans

l’époque des pionniers, de 1929 au milieu des

année 70 à peu près. C’est là qu’on rend hommage à

un certain nombre de géants, qu’on a voulu

incarner avec leur visage et une œuvre majeure. La

première partie se termine avec un focus sur les

premières adaptations cinématographiques et une

116

12


salle de cinéma, avec un montage d’événements

d’actualité et d’éléments BD.”

“Ensuite on arrive dans ce que j’appelle le petit

musée, qui s’appelle en réalité le trésor

des belges. Cette salle est en fait un moment

de repos ou de contemplation si on veut, où nous

pouvons montrer des pièces rares dans des vitrines

climatisées, car il n’était pas possible

de climatiser l’ensemble de l’exposition étant

donné le bâtiment de Horta.”

“Après cette coupure-là c’est vraiment la balance,

on arrive enfin dans la deuxième partie qui est

la partie qu’on appelle blanche où on commence

par présenter des journaux qui vont signer un peu

la renaissance avec notamment (À SUIVRE), et les

nouvelles tendances de la créativité belge, les

recherches thématiques et stylistiques, qui vont

s’affiner. Et notre serpent qui est toujours là,

lui aussi va se transformer dans une stylistique

plus allégée! Après une salle sur les histoires

sans héros, on arrive finalement dans une salle

13

117


qui présente la BD contemporaine. Cette salle

était très importante pour Daniel Couvreur,

le commissaire. On y présente pas moins de

33 auteurs! Dans un souci de cohérence,

les typographies sont les mêmes que pour

les illustres ou la partie plus nostalgique, mais

nous avons joué avec la présentation. On présente

les auteurs et autrices par exemple dans

des accordéons, une planche, une case, un texte,

pour tâcher d’avoir un rendu plus moderne,

plus dynamique.”

“Le parcours se termine par un grand salon

de lecture, les divans de Raoul en hommage

à Raoul Cauvin, qui invite plutôt au plaisir

et à bouquiner librement. Il y aura également

un photobooth. Voilà, là on termine sur une

salle de fin plus ouverte.”

Heureusement, vous n’étiez pas seule à mener cet

énorme serpent de mer d’un chantier. Comment s’est

articulée la collaboration avec Ezilda Tribot de

Drôles & Co ?

Ève Sarfati: “Avec Ezilda on a l’habitude de

travailler en duo, on avait déjà collaboré pour

l’exposition du Lombard au Musée entre autres!

On associe en fait la créativité de Golem à sa

connaissance fine de la bande dessinée et des

expositions depuis plusieurs années. Ezilda

s’occupe beaucoup de projets événementiels

d’envergure où elle assure la production et aussi

la production des scénographies. Elle a également

fait des commissariats d’exposition de bande

dessinée, ce qui fait qu’elle a un excellent

regard. On se combine très bien quand il s’agit

de prendre des directions artistiques, je la

sollicite beaucoup. Elle m’aide évidemment

sur tous les process de production. Le dispositif

intellectuel de l’exposition, on le fait vraiment

ensemble.”

118

14


L'EXPOSITION EN

5 MOTS-CLÉS

1

Labyrinthe

“La première partie de l’exposition, dans le noir,

permet de s’immerger toute de suite et totalement

dans l’univers graphique de l’exposition.

C’est aussi l’environnement idéal pour des

projections, pour la présentation du serpent

de mer, le guide métaphorique et poétique qui

accompagne les visiteurs à travers l’exposition.”

Poétique

2

“Pour être en cohérence avec le commissariat,

on a voulu figurer ce qu’était la créativité belge

en mouvement et aussi le dynamisme du monde

éditorial belge qui a vraiment porté la BD.

L’image du serpent de mer, une trouvaille

de Daniel Couvreur qui a été brillamment imagée

par Éléonore Scardoni, ajoute cette dimension

poétique à la visite: il émerveille par la beauté

de sa forme, tout en ajoutant une couche de sens

à chaque fois qu’il se transforme.”

15

119


3

Sensoriel

“Dans la partie dans le noir des créations

sonores, qui ont été faites par

les studios Big Compagnie et Anatole,

vont accompagner la figure du serpent de

mer, la métaphore de la créativité belge.

Ces sound designs assez légers vont nous

mettre dans une certaine ambiance pour que

le visiteur puisse alterner entre des

salles plus mélodiques, et d’autres où il

n’y a vraiment qu’un son. Ils ajoutent une

certaine étrangeté et beaucoup de mystère

à travers le parcours.”

En mouvement

4

“Qu’il s’agisse des projections animés

ou d’un dispositif comme le ‘Panoram’art’,

une sorte de sculpture animée qui montre

un certain nombre de données chiffrées

comme les tirages ou le nombre de

traductions, le dynamisme de l’industrie

de la bande dessinée se reflète comme

un fil rouge dans la scénographie.”

Tout public

5

“Il y a beaucoup de contenus visuels, et

également des phrases-clés ou des motsclés

pour rendre les choses accessibles.

Nous avons également énormément travaillé

les typographies qui sont assez

impactantes; on a cherché à donner du

rythme; ils accrochent l’œil et rendent la

lecture beaucoup plus ludique. Le public

doit finalement avoir du plaisir à regarder

l’exposition: quand nous lui présentons

du chiffre, cela se fait dans une drôle

de machinerie un peu surréaliste

avec des éléments qui bougent.”

120

16


20 PIÈCES

À DÉCOUVRIR

DANS L'EXPOSITION

Flipke en de rakkers,

la première bande dessinée à

phylactère en Flandre, a été

publié par Pink entre 1933 et

1934 dans Ons Volkske.

Réédition en album.

Nine est l’une des toutes premières

tentatives de presse magazine destinée

au jeune public féminin dans l’univers

de la bande dessinée franco-belge. Fin 1943,

Marie-Noëlle et Madeleine Gérard signent

les aventures de Tip et Top et de Pitchoun et

Pitchounette dans le magazine. Facsimile.

17

121


Pneus toutes saisons

avec un plus

avantages

Le meilleur de sa catégorie sur

routes humides

Performances améliorées sur neige

Diminution de la consommation

du carburant

caractéristiques

Bonne évacuation de l’eau pour lutter contre le

phénomène d’aquaplaning

5% en plus d’adhérence et d’accélération sur neige*

Résistance au roulement réduite de 5%*

* Données issues de tests comparatifs internes avec le précédent modèle Quatrac Pro, taille 245/45 R18 100Y XL


Le magazine Bravo !, créé en 1936 par

Jean Meewissen pour les jeunes lecteurs

néerlandophones de Belgique et des

Pays-Bas, a été édité en français à partir

de 1940. Après avoir bâti son succès sur

la traduction de séries américaines comme

Flash Gordon, Jungle Jim, Félix le chat

ou Les Garnements, Bravo! a révélé Albert

Uderzo, futur créateur d’Astérix, en

publiant son Capitaine Marvel JR,

le premier super-héros français,

ou Edgar P. Jacobs, futur père de Blake

et Mortimer, avec Le Rayon U, et Jacques

Martin, auteur du western Œil de Perdrix,

avant d’inventer le péplum de bande

dessinée d’Alix. Facsimile.

André Franquin parle de

son personnage Gaston Lagaffe

qu’il a créé le 28 février 1957

pour animer les pages

du Journal de Spirou sans

penser qu’il deviendrait

un héros de bande dessinée.

Extrait d’archives SONUMA,

RTBF.

19

123


Les Schtroumpfs et le Cracoucas, par Peyo et Gos.

© Dupuis (1969). Planche originale.

124

20


Premier long-métrage animés

des Schtroumpfs, réalisé

dans les studios bruxellois

de Belvision en 1975, La flûte

à six Schtroumpfs a été

adapté par Peyo à partir

de la bande dessinée

originale et a nécessité plus

de 100.000 dessins.

Reproduction photo.

Morris et Goscinny au travail

sur le story-board de Daisy

Town, le premier dessin

animé de Lucky Luke produit

par Belvision en 1971.

Reproduction photo.

Les aventures de Tintin ont été éditées sous forme de films fixes 35mm

à partir de 1930 et jusqu’en 1975 par La Photoscopie de Bruxelles,

Cinéscope, Les Beaux Films pour la jeunesse, Fleurus, Cœurs Vaillants…

C’est lors d’une projection de film fixe que le petit Jacques Martin, futur

auteur d’Alix et collaborateur des Studios Hergé, a découvert Tintin et

songé à devenir auteur de bande dessinée. Objet original.

21

125


Avec plus d’une centaine de scénarios et

40 millions d’albums vendus à ce jour,

Jean Van Hamme est un géant contemporain

du scénario de bande dessinée, dont les

personnages ont connu des adaptations

en dessin animé, au cinéma, à la télévision,

en jeux vidéos...

Extrait d’archives SONUMA, RTBF.

Gil, son meilleur ami Jo, les jumelles

Anne-Marie et Rose-Marie, sont des figures

incontournables de la bande dessinée

populaire flamande. Leurs personnages ont

été déclinés en marionnettes, en figurines,

en poupées. Gil, Anne-Marie et Rose-Marie

ont même été coulés dans le bronze dans la

station balnéaire de Middelkerke

Objet original.

Lunettes de Edgar Pierre Jacobs

Objet original.

126

22


Jean Van Hamme et Grzegorz Rosinski, Le grand pouvoir du Chninkel, planche 15, ©Casterman, 1988. Facsimile.

23

127


Parmi les nombreuses séries à succès créées par les studios de Willy Vandersteen, l’auteur le plus prolifique de

l’histoire de la bande dessinée belge, celle du Chevalier rouge est la plus prolifique après Bessy et Bob et Bobette.

Planche originale issue de De Zwarte Wolvin, Studio Vandersteen.

128

24


Best-seller de l’humour belge, Le Chat de Philippe

Geluck est né en 1983 dans le quotidien Le Soir mais

la revue (A SUIVRE) en a fait un héros de bande

dessinée à part entière. Facsimile.

Entre janvier et décembre 1983, les héros d’Hergé vont faire

la publicité des huiles ménagères «légères et digestes»

de la marque Fruit d’or dans une série de dessins animés

tournés chez Belvision. Facsimile storyboard.

Jean-Claude Servais fait partie de la nouvelle génération

d’auteurs belges des années 1980 qui ont été découverts

par (A SUIVRE) avec la série de bandes dessinées Tendre

Violette, qu’il a co-créée avec Gérard Dewamme. La série

met en scène le personnage principal Violette, une jeune

femme libre d’esprit et indomptable. Facsimile.

25

129


Judith Vanistendael, David, les femmes et la mort, 2012. Planche originale.

Olivier Schrauwen, Mon fiston

© Editions l’An 2 (2006). Facsimile.

130

26


Thierry Van Hasselt, La Véritable histoire de Saint-Nicolas. © Frémok 2023. Planche originale en aquarelle.

27

131


Joseph Gillain dit Jijé, Emblème du journal Spirou. Illustration originale.

132

18


Le magazine Bravo !, créé en 1936 par

Jean Meewissen pour les jeunes lecteurs

néerlandophones de Belgique et des

Pays-Bas, a été édité en français à partir

de 1940. Après avoir bâti son succès sur

la traduction de séries américaines comme

Flash Gordon, Jungle Jim, Félix le chat

ou Les Garnements, Bravo! a révélé Albert

Uderzo, futur créateur d’Astérix, en

publiant son Capitaine Marvel JR,

le premier super-héros français,

ou Edgar P. Jacobs, futur père de Blake

et Mortimer, avec Le Rayon U, et Jacques

Martin, auteur du western Œil de Perdrix,

avant d’inventer le péplum de bande

dessinée d’Alix. Facsimile.

La voiture de votre vie.

Et tant pis pour votre CV.

18,9 – 21,9 kWh/100KM · 0 G/KM CO 2

(WLTP)

É.R. : D‘Ieteren Automotive SA/NV, Volkswagen Commercial Vehicles Import,

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à la fiscalité de votre véhicule. Image prise sur un site non accessible aux usagers de la route, avec l’autorisation des autorités compétentes.

Informations environnementales (A.R. 19/03/2004) : volkswagen.be

19

André Franquin parle de

son personnage Gaston Lagaffe

qu’il a créé le 28 février 1957

pour animer les pages

du Journal de Spirou sans

penser qu’il deviendrait

un héros de bande dessinée.

Extrait d’archives SONUMA,

RTBF.


L'ÉQUIPE

DERRIÈRE “UN SIÈCLE

DE BD BELGE”

Daniel Couvreur est né à Bruxelles en 1962.

Diplômé en journalisme et communication

de l’Université libre de Bruxelles, il entre

au quotidien belge Le Soir en 1987, dont

il dirige actuellement le pôle Culture.

Il suit par ailleurs l’actualité de la bande

dessinée depuis trente ans. Il a notamment

publié Tintin chez les Belges, Tintin au Congo de papa,

Les Mémoires de Mille Sabords, Jacobs 329 dessins, Victor

Hubinon, une vie en dessins, Frank Pé, une vie en dessins…

Sa monographie Belvision, le Hollywood européen du dessin

animé a reçu le Prix Saint-Michel. Son roman graphique,

Le Faux Soir, réalisé avec Denis Lapière et Christian Durieux,

a obtenu le Prix Cognito de la BD historique et le Prix

Atomium de la Ville de Bruxelles. Il a scénarisé pour le Musée

de la Bande dessinée les expositions La BD… 20 ans après,

L’empreinte Delcourt, la rétrospective Willy Vandersteen

raconte et, en collaboration avec Eric Dubois, Le Secret

des Espadons.

Ezilda Tribot, directrice des Drôles et Co,

coordonne depuis 15 ans des événements

et projets culturels d’envergure, souvent

en lien avec la bande dessinée.

Elle a collaboré avec le Festival

International de la Bande Dessinée

d’Angoulême, le Festival Pop Women et

plusieurs autres festivals de bande dessinée. Elle a assuré

la direction artistique de l’action ‘Toute la France dessine’.

Elle a co-réalisé l’exposition Le Lombard. Une affaire de

famille au Musée de la BD de Bruxelles (2023-2024).

134

28


Guide de l’exposition, le serpent de mer

de la bande dessinée belge est né du crayon

ensorcelé d’Éléonore Scardoni.

Dans ses bandes dessinées, l’autrice

cherche à faire évoluer notre regard sur

le monde. Ses récits travaillent au corps

et à l’âme. Ses explorations graphiques

bouleversent l’imaginaire, invitent à retrouver le sens

de la beauté et de la nature. L’autrice a été récompensée

en 2019 du Prix de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour

une première oeuvre de bande dessinée avec son projet

Forgeries, une fiction écologique en Antarctique menée avec

Romane Armand. En 2020, Éléonore Scardoni s’est intéressée

à la migration des manchots dans Battre les airs autant

qu’il le faut. En 2022, elle a été nommée au Prix Victor

Rossel de bande dessinée avec La Grande Utö. Dans cette

odyssée du dérèglement climatique, sur les rochers d’une

île finlandaise, les forces mystérieuses de la nature nous

parlent au travers de sons étranges et s’immiscent dans

nos esprits, appelant à la refondation de l’humanité.

Ève Sarfati a travaillé pendant dix ans pour

de grandes maisons de la parfumerie en tant

que designer et architecte. Ayant grandi dans

une famille de musiciens, ses choix

artistiques croisent différents univers entre

installations vidéos, poétique de l’objet,

métiers de l’artisanat qu’elle aime intégrer

à travers des compositions mixtes. En 2019, elle fonde avec

Bastien Buignet l’agence de scénographie Studio GOLEM.

L’agence réalise depuis une vingtaine d’expositions pour

des projets variés tels que Tokyo 2020 et Sport x Manga

pour le Musée Olympique de Lausanne (CIO). Le Festival

International de la Bande Dessinée d’Angoulême lui confie

depuis 2019 des expositions majeures, comme Batman, 80 ans

(2019), René Goscinny, scénariste quel métier ! (2022),

et une rétrospective autour de L’Arabe du Futur de Riad

Sattouf en janvier 2024. Au Musée de la BD de Bruxelles,

elle a co-scénographié l’exposition Le Lombard. Une affaire

de famille produite par la société Les Drôles & Co avec

laquelle elle collabore régulièrement.

29

135


GÉNÉRIQUE

Une exposition produite et réalisée

par le Musée de la BD – Bruxelles

Commissaire et textes

Daniel Couvreur

Direction artistique

Ève Sarfati

Scénographie

Studio Golem assisté

d’Élodie Descoubes

Production

Ezilda Tribot (Les Drôles

& Co) & Stéphane Regnier

(Musée de la BD)

Gestion des droits et

recherche iconographique

Sarah Courdé, Zoé Heilporn,

Elina Mahmoudi

Constructions, agencement,

montage

MPI & the museum team

Graphisme

Studio Golem assisté

de Bojour Studio

Affiche

Studio Saysouk

Traductions

Tine Anthoni, Marie Neefs,

Rita Van Dyck, Florian

Buyschaert,

Relectures

Tine Anthoni, Marie Neefs,

Paul Gravett, Julie Tait

Régie électrique

Ronan Bethuel

Encadrement

AP Frame

Impressions

Cousto, MPI, Numeris©Art

Multimédia

Inytium & Manuel Fernandez

Vasquez

Montage vidéo et animations

Big Company

Montage

Les équipes du Musée

de la BD

136

30


Le Musée de la BD remercie chaleureusement toutes

les personnes impliquées dans le projet et ayant

contribué à rendre ce projet possible. Nous

remercions tout particulièrement la Régie des

Bâtiments ainsi que la Loterie et ses joueurs pour

leur soutien. Un remerciement spécial à François

Schuiten, Benoît Peeters, Eric Dubois et Etienne

Schréder pour leurs conseils avisés et leur

soutien dans les moments de panique.

Actes Sud BD / L’Association / Atrabile /

Belvision / Casterman / La Cinquième Couche /

Dargaud / Delcourt / Dupuis / L’Employé du Moi /

Erasme / Fluide Glacial / Frémok / Futuropolis /

Glénat / Kennes / Le Lombard / Mad Fabrik /

Moulinsart / Norma Editorial / Oogachtend /

Quadrants / Smurfs.com / Standaard Uitgeverij /

Wonderland Halfvier Productions

Association Raymond Leblanc / Éditions Blake et

Mortimer / Studio Jacobs / Fondation Jacobs /

Mediatoon / Sonuma / INA / VRT Archief / Wilfried

Bouchery et Cie

Tous les efforts ont été entrepris afin d’obtenir

les autorisations nécessaires pour l’utilisation

des œuvres présentées dans l’exposition.

Toutefois, dans l’éventualité où certains droits

n’auraient pu être régularisés, nous vous prions

de bien vouloir nous contacter afin de remédier à

la situation.

31

137


LIVRE

138 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


LIVRES

LIVRES

MONTE CARLO 1960-1980 (NEW)

FERRARI F1 1950-2024 (NEW)

MONTHLERY AGE D’OR DES RECORDS

MOTOS & ROCK’N ROLL

24 H DE SPA DE A à Z

ENZO FERRARI BIOGRAPHIE FINALE

LAMBORGHINI V12

100 ANS D’AUTOMOBILES

ETERNEL SENNA

JACQUES ICKX TOUT AUTOUR DE NOUS

70 ANS ALPINE NEW

75 ASTON MARTIN

75 FERRARISSIME

75 PORSCHE

FERRARI VS MASERATI

SUPERCARS (1980-2023) (NEW)

PORSCHE TAYCAN

PORSCHE OUTLAW

CITROEN DS

RENAULT 4L

FORMULE F1 (1950-2022)

FORMULE F1 (1950-2023) (NEW)

MONACO F1 (1950-1965) (NEW)

PLAISIR D’OFFRIR : 15 LIVRES

S AUTO

139


CES BEAUX LIVRES QUI NOUS

PARLENT DE BELLES VOITURES

ET DE COMPÉTITIONS

Critique : Charles DEMOULIN

Lay-out : Eric HEIDEBROEK

Au fil de l’été 2025, quelques beaux livres automobiles

ont surgi dans les rayonnages des libraires.

L’occasion pour OH ! LIFE de les

feuilleter pour vous.

L’occasion aussi de mettre en exergue ce livre

proposé en deux tomes insérés dans un étui

fourreau couleurs, et qui compte au total 462

pages ainsi que quelque 764 photos couleur et

noir et blanc, totalement inédites.

Il raconte plus de 60 ans de passion de l’auteur

pour le sport automobile dans les domaines ô

combien attachants du rallye et des épreuves de

montagne ! À travers les récits privilégiés de leurs

souvenirs les plus forts, gravés dans les carnets intimes

de leur mémoire, Frédéric Reydellet repart à

la rencontre de ces nombreux participants qui ont

construit les fondements de son attachement à

la course. Témoignages passionnants, touchants,

émouvants ou parfois douloureux…

Avec ces deux ouvrages, la course, au fil des

pages, revit sans temps mort, au rythme

effréné du chronomètre et de nombreuses

anecdotes et confidences, de savoureux

témoignages, de portraits inédits et intimistes,

ou encore tout simplement de

rencontres.

140


141


Les carnets

d’un Pigiste

Livre 1

Goudron noir

de et chez Frédéric Reydellet

Symbole sportif extrême, le Rallye automobile

a de tout temps exacerbé les passions

des pilotes. Jusqu’à les inviter à fouler

les contrées les plus éloignées. À gravir

les sommets les plus hauts. À affronter les

conditions les plus difficiles...

Il a dû évoluer, bien sûr. S’adapter. Se

rendre à cette raison que s’il voulait survivre,

il lui fallait aussi cohabiter avec un

monde sans cesse en (r)évolution qui ne

partage pas toujours forcément sa raison.

Celle de l’épreuve routière par excellence,

motivant les passions les plus folles.

Alors, sans doute aujourd’hui, a-t-il perdu

un peu de sa candeur innocemment provocatrice.

De son audace hors normes, de

son caractère impétueux. Mais il a toujours

façonné bien des héros ! Voici l’histoire

entre quatre yeux de quelques-uns

d’entre eux, au travers d’anecdotes et de

confidences d’un jour, dépeignant l’atmosphère

et l’ambiance des plus incroyables

de ces grands rallyes.

Critériums des Cévennes, Marathons de la

Route, Tours de France Automobiles, Coupes

des Alpes, et autres Rallyes Monte-Carlo,

Lyon-Charbonnières, de Suède et du Forez ou

encore de la Targa Florio…

Un ouvrage qui englobe les années allant

de 1956 à 2019.

Livre 2

La course en montagne

Pourtant que

la montagne est belle

de et chez Frédéric Reydellet

Et souvent impitoyable, lorsqu’elle accueille

en son sein la forme la plus absolue

de la compétition automobile, la

performance pure et sans concession. Ces

fameuses courses de côte qui ont ravi et

séduit des générations entières de pilotes

et de passionnés... Selon Yves Martin, qui

la pratiqua et l’admira pendant de nombreuses

années dans sa quête du titre européen

suprême :

142

Avec Rauno Aaltonen, Henry Bernard, Willy

Cave, Christabel Carlisle, Guy Chasseuil,

François Chevalier, Bernard Consten, Vic

Elford, Alex Gacon, Paul Gardère, Paddy

Hopkirk, Fleury Magand, Timo Makinen, Pat

Moss, Sir Stirling Moss, François Pailleret,

Michel Pignard, Michel Reydellet, Jean

Rolland, Louis Rosier, Frank Ruata, Jo Schlesser,

David Seigle-Morris, Annie Soisbault, Claude

Storez, René Trautmann, Auguste Veuillet...

et beaucoup d’autres, partons sur les routes

les plus insensées des Tours de Corse,


«Nous autres, pilotes, nous la respections.

Nous la craignions. Nous l’effleurions

seulement, au volant de nos félins faits

d’acier. Mais je n’ai toujours pas compris

pourquoi ce 22 septembre1974, cette

montagne adorée voulut me garder prisonnier

sur les coteaux de Montgueux... »

Impitoyable donc. Mais fascinante.

Rancunière peut-être ?

Puisque bousculée dans sa quiétude,

scandée par l’aiguille du chronomètre.

Agressée dans sa perpétuelle quête de

sérénité. L’homme est ainsi fait que devenant

pilote, il a toujours voulu atteindre

les sommets les plus hauts dans les temps

les plus courts. La course en Montagne ne

pouvait que naître de ce postulat.

Voici l’histoire de quelques-uns de ses

héros, parfois malmenés, toujours audacieux.

Où se dévoile, intimistes portraits,

l’atmosphère à nulle autre pareille de

quelques-unes des plus convoitées

‘Victoires en Montagne’.

Avec Richard Antracoli, Daniel Boccard,

Christian Debias, Guy Dhotel, Jean Heurteaux,

Jean Lapierre,Yves Martin, Pierre

Maublanc, Jimmy Mieusset, Nani Nerguti,

Mauro Nesti, Lionel et Marc Regal, Roger

Rivoire, Daniel Rouveyran, Marcel Tarrès

et beaucoup d’autres, sur les pentes les

plus disputées d’Ampus, Hébécrevon,

Urcy, de Cacharat, Chamrousse, Sestrières,

Saint-Ursanne, Saint-Gouéno, Dunières,

La Pommeraye, Montbrison, Montueux,

Neuvy-le-Roi, Corcoué-sur-Logne, Poissons,

Pertuis, Planfoy, Rochetaillée, du

Haut-Cantal, du Mont-Dore, du Montseny,

du Mont-Ventoux et d’ailleurs…

Un ouvrage qui nous parle des années

allant de 1953 à 2010.

On ajoutera que l’ensemble de ses deux

ouvrages repris dans un étui est vendu

au prix de 74,00 € plus frais de port, et

qu’il peut être commandé chez Frédéric

Reydellet +33 (0)6 10 76 13 64

email: frederic.reydellet@gmail.com

143


QUAND OH! LIFE

PART À LA CHASSE

AUX BEAUX LIVRES

AUTOMOBILES

Critique : Charles DEMOULIN

Lay-out : Eric HEIDEBROEK

Toujours à la recherche de ‘beaux livres’ automobiles

pouvant trouver une place privilégiée dans votre

bibliothèque dédiée à ce type d’ouvrages,

OH ! LIFE s’en est allé fouiner chez quelques

éditeurs spécialisés et y a découvert différents

titres qui pourraient grandement vous

intéresser. Jugez plutôt !

100 ANS DE 24 HEURES

RÉSULTATS COMPLETS

Enfin, le voici ! Jamais jusqu’ici un ouvrage n’avait proposé les

résultats complets des ‘24 Heures de Spa-Francorchamps’.

Cette lacune est désormais comblée puisque les 192 pages

que contient cette bible présentent en effet les classements

des 76 éditions du double tour d’horloge ardennais disputées

de 1924 à 2024, mais aussi les listes des concurrents

contraints à l’abandon, non-classés, déclassés, non-partants

et non-qualifiés, sans oublier les verdicts enregistrés

dans la ‘Coupe du Roi’.

Ce second tome vient compléter... le premier, ‘Les 24

heures de A à Z’, qui décrivait sous forme d’abécédaire

les cent ans de cette épreuve mythique. Le

tout est illustré par plus de 550 photos et accompagné

d’une centaine d’anecdotes originales,

amusantes, insolites et pourtant bien réelles.

144


145


146

Par exemple, a-t-on su que l’usine

Peugeot avait voulu faire interdire

le numéro de course 204 figurant sur

une BMW 1800 Ti en 1965 ?

Se souvient-on que l’équipe belge

qui alignait des Zastava en 1976

avait inscrit sur les bulletins d’engagement

les noms de pilotes yougoslaves...

imaginaires pour faire croire

à une participation officielle ?

De nos jours, qui oserait présenter au

contrôle technique une voiture sans moteur,

comme le fit avec succès le team qui

engageait une Marcos Mantara en 2001?

Aurait-on pensé, il n’y a finalement pas si

longtemps, que des champions de... jeux

vidéo Gran Turismo se retrouveraient un jour

en course ‘pour de vrai’ au volant de GT3

dernier cri et se mêleraient à la lutte pour les

places d’honneur ?

Les fans de chiffres et de statistiques

peuvent-ils encore pointer sans se tromper

les éditions clôturées sur les écarts les plus

ténus... ou, au contraire, les plus impressionnants

? Une chose est sûre : désormais

considéré comme le sommet mondial du

Grand Tourisme après avoir longtemps réuni

le gotha des spécialistes des ‘berlines de

course’, le traditionnel rendez-vous estival

sur le plus beau circuit du monde

méritait bien ce double livre d’or !

Plus de 550 photos d’époque, tous les classements

complets ainsi qu’une foule d’anecdotes

réunis dans ces 192 pages. Bonne

lecture de cet ouvrage venu en droite ligne

de chez l’éditeur polinois qui double ainsi la

mise avec le journaliste liégeois Éric Faure !

‘100 ans de 24 Heures - Résultats complets’,

d’Éric Faure et Benoît Deliège :

chez Benoît Deliège (49,00 €)


147


VIVRE VITE, STEVE McQUEEN

Le destin de cet homme est digne d’un film.

Véritable tombeur d’Hollywood.

Pilote de course émérite. Icône de la mode.

Homme libre aux mille vies. Steve McQueen

s’est élancé à travers les époques sur sa moto

en crevant l’écran comme il le faisait dans ses

films, et en brûlant la vie par les deux bouts.

C’est en 1959 que Steve McQueen est

révélé par ‘La Proie des vautours’,

de John Sturges.

Le réalisateur le fera ensuite tourner dans

‘Les Sept Mercenaires’, puis dans

‘La Grande Évasion’…

Mais au-delà de son statut d’acteur, McQueen

est un passionné de sport mécanique.

Fana de moto et d’auto, il rêvera toute sa vie de

devenir un vrai pilote professionnel.

À défaut d’une carrière pro, il fut un remarquable

pilote amateur participant à moult

compétitions aussi bien auto que moto.

Désirant allier ses deux passions, il produira et

jouera dans le film ‘Le Mans’, l’un des plus remarquables

films sur la compétition automobile.

C’est cet aspect que cet ouvrage agrémenté de

photos d’époque, d’affiches cinématographiques

et d’anecdotes va explorer. Sa passion pour le

cinéma, bien sûr, mais surtout son enthousiasme

pour tous les sports mécaniques.

Ne disait-il pas :

‘La course c’est la vie ! Tout ce qui se passe

avant ou après n’est que de l’attente’.

‘Vivre Vite’, de Mélanie Komineck chez Casa

(39,95 €)

MURS MURS EN VUE

Pour les plus anciens, cet ouvrage est une

véritable pépite. Pour tout un chacun, il est

unique en son genre, car il nous restitue des

éléments du patrimoine publicitaire qui, à une

148


Association pour la Préservation

des Arts Graphiques dans la Publicité

Dossier de Presse

pour l’édition de l’ouvrage :

Murs Murs

Quelques extraits du livre

Veuillez nous contacter par email pour recevoir

la version haute définition du dossier de presse

époque pas si lointaine, fleurissaient le long

des rues ou des maisons isolées situées aux

bords des routes.

Une mine de souvenirs qui nous rappelle ces publicités

murales que l’on apercevait à l’époque,

peintes sur les façades ou sur le côté des murs

d’une maison. Un ouvrage à la présentation

claire et contemporaine, un classement facile

d’accès, une sélection aussi vaste que rigoureuse

pour que chaque élément du patrimoine

publicitaire soit mis en valeur.

Un ouvrage qui pour certains va évoquer

nombre de souvenirs du genre : ‘Petit beurre

LU’, ‘SHELL, ‘Chocolat Poulain’, ‘Garage Citroën

1

- Total à 4km’, ‘L’Huile Kervoline’, ‘Esso Lubrifiants’,

‘Dubo, Dubon, Dubonnet’…

Collectionneur assidu, l’auteur a rassemblé

depuis de nombreuses années un ensemble de

documents sur la publicité murale au XXe siècle.

Ensemble qu’il propose de partager dans ce livre

avec d’autres photos de passionnés. Environ

250 pages en couleur avec plus de 1 000 photos

et documents ! Souvenir, souvenir !

Images non contractuelles, tous droits réservés APAGP

Murs Murs

Quelques extraits du livre

ApAGp

Association pour la Préservation

des Arts Graphiques dans la Publicité

‘Murs murs en vues’, de Pierre Veyssilier

(59,00 €) commande via:

association.apagp@gmail.com

LES VOITURES POPULAIRES

DES 4 30 GLORIEUSES

La tendance n’est pas nouvelle, mais à mesure

que les autos modernes perdent leur statut

d’objet de désir pour devenir des biens de

service qu’on ne résume plus qu’à des mensualités,

les voitures populaires anciennes,

françaises de surcroît, suscitent de plus en

plus d’intérêt, et pas uniquement de la part

d’un public de passionnés.

Images non contractuelles, tous droits réservés APAGP

Voici un ouvrage qui aurait pu également

s’intituler :

‘Le parfait reflet de l’esprit français.’

149


Les spécialistes du magazine ‘Gazoline’ nous

replongent avec nostalgie dans une époque où

les voitures ‘made in France’ avaient une histoire

à raconter tout en étant des outils privilégiés

d’histoires familiales ou personnelles.

Ces voitures, aussi populaires qu’emblématiques,

ont marqué leur époque en accompagnant

les Français sur les routes d’après-guerre

en pleine période des ‘Trente glorieuses’, avec

une certaine insouciance et un plaisir non feint

pour une nouvelle forme d’aventure.

Berlines, coupés, cabriolets, utilitaires, de la

Renault Dauphine à la Peugeot 204, de la

Simca 1100 au Citroën Type H, de la DS à la

R8 Gordini sans oublier la Renault 5, plus de

60 modèles se racontent pour le plus grand

plaisir des amateurs de mécanique simple. Le

rappel d’une époque où on savait prendre le

temps de savourer l’instant présent. Un cocorico

à la production tricolore.

‘Les voitures populaires

des 30 glorieuses’,

par un collectif chez Casa (29,95 €)

150


101 PLUS

BELLES VOITURES DU MONDE

En plus d’un siècle d’existence, il y a eu tellement

de belles créations automobiles, que

cette sélection s’est révélée particulièrement

difficile. Et pourtant, l’auteur assume ses choix.

Sachant qu’il allait forcément faire des déçus,

mais aussi une majorité d’heureux, satisfaits

d’admirer dans ces pages des modèles devenus

de grands classiques, qui mettront tout

le monde d’accord. C’est vrai que comme le

disait André Gide : «Choisir, c’est renoncer.»

De ‘A’, comme Alpine A 110, à ‘Z’, comme

Zagato, ce recueil met à l’honneur ce que

l’homme a créé de plus élégant pour se déplacer.

On parlera même parfois de véritables

sculptures mobiles. Même les plus érudits y

trouveront leur compte en (re)découvrant des

151


voitures quelquefois marginales, mais dignes de figurer dans ce beau livre.

Un vrai ‘beau livre’, qui vous propose d’effectuer au fil des pages et à votre rythme,

un voyage inoubliable à bord des 101 plus belles voitures du monde.

‘101 plus belles voitures du monde’, de Tomas Riaud chez Casa (29,95 €)

MUSCLE CARS

À peine une décennie, faite de bruit, de fureur

et sentant encore la gomme brûlée…

Dix ans, c’est peu.

Y compris à l’échelle de l’automobile, mais

les formidables ‘muscle cars’ auront pourtant

marqué à jamais nos mémoires collectives

avec leurs looks agressifs, leurs décos outrancières,

leurs V8 surpuissants. Ici, tiède et

politiquement correct n’ont pas leur place !

Ainsi, après les immenses carrosseries

XXL des fifties dégoulinant

de chrome et d’ailerons, un

genre nouveau voit le jour pour

séduire une clientèle plus jeune.

Il s’agit des ‘pony cars’, des

autos plus sobres au format plus

compact, dotées d’un style fort, incarnées

dès 1964 par la nouvelle Ford

Mustang. C’est précisément cette

catégorie naissante qui, après avoir

goûté aux puissants V8 big-block,

donnera naissance aux fascinants

‘muscle cars’.

152

L’idée, très simple, était de greffer les

plus gros moteurs disponibles dans

ces autos sexy relativement compactes

et bon marché. Inutile de vous

dire que le concept a trouvé un écho

très favorable auprès des jeunes issus

du baby-boom, désireux de vivre à

fond leur ‘fièvre du samedi soir’.


On a ainsi assisté pour le plus grand bonheur

des amoureux de belles bagnoles sportives,

à une déferlante d’improbables Pontiac GTO

et Firebird, Chevy SS, Chevrolet Camaro,

Dodge Charger R/T et Challenger, Plymouth

Road Runner, Mercury Cyclone GT, Ford Torino

Cobra et autres Mustang GT Shelby.

Découvrez dans ce beau livre original et pour

l’essentiel superbement mis en image par Joël

Peyrou, ces modèles tous plus fous les uns

que les autres, testés et décrits par Thomas

Riaud, journaliste spécialisé pour la presse

automobile depuis plus de 25 ans.

Les fantastiques et improbables ‘muscle cars’

incarnent les délires et la surenchère mécanique

d’une Amérique décomplexée, tout

comme son époque, avant d’être rattrapés

par les tristes réalités du choc pétrolier, l’explosion

des primes d’assurance et la généralisation

des limitations de vitesse mettant

brutalement un terme à leur règne...

‘Muscle cars, Américaines de légende’,

de Thomas Riaud et Joël Peyrou chez Casa

(34,95 €)

FORMULE 1,

PROGRAMMÉS POUR GAGNER

Plongez dans l’univers impitoyable et fascinant

de la Formule 1 au travers des portraits

des vingt pilotes qui composent ou ont composé

la grille de départ des différents GP mis

au calendrier annuel de cette compétition

qui, selon les spécialistes, constitue le haut du

panier du sport automobile.

De l’expérience des vétérans légendaires aux

espoirs infinis des talentueuses rookies, ce livre

met en lumière les parcours exceptionnels de

ces hommes qui vivent depuis toujours entre

quête de victoires, sacrifices personnels et

pression constante du haut niveau.

Vous découvrirez que ces athlètes d’exception

ont tous comme dénominateur commun le

153


fait d’avoir été conditionnés et programmés

depuis le plus jeune âge pour atteindre les

sommets et gagner dans la catégorie reine

du sport automobile.

Bénéficiez de l’expertise de Jérémy Satis, qui

a côtoyé ces pilotes durant ces six dernières

années en qualité de grand reporter F1, et des

avis éclairés de Franck Montagny, ancien pilote

de F1 et consultant phare pour la télévision.

Au-delà d’une photo de ces vingt surdoués,

vous découvrirez, façon ‘Michel Vaillant, leurs

portraits dessinés comme le montre la cover

de ce ‘beau livre’.

‘Formule 1 programmés pour gagner’,

de Jérémy Satis chez Amphora (19,50 €)

LES 24 HEURES DU MANS

EN S’AMUSANT

Depuis 1923, la magie de la plus grande course

d’endurance au monde se nourrit des riches

heures vécues par des pilotes de légende tels

que Jacky Ickx, Henri Pescarolo, Tom Kristensen

et bien d’autres encore. Des origines au centenaire

de l’épreuve marquée par la victoire de

Ferrari, ce livre vous propose de revivre tout cela

de façon amusante. La course d’endurance la

plus célèbre du monde a de quoi faire rêver tous

les fans de sport automobile.

Vous faites partie de ceux-là ? Vous avez vécu

certaines pages glorieuses de son histoire ? Vous

avez des souvenirs plein la tête ? Vous voulez en

savoir davantage sur les 24 Heures du Mans et

sur le circuit classé comme étant le ‘Monument

préféré des Français en 2024’ ? Alors, tout en

vous amusant grâce aux jeux proposés ici, testez

vos connaissances, réveillez votre mémoire et

faites des découvertes inattendues !

‘Les 24 Heures du Mans en s’amusant’,

de Denys Ezquerra et Bruno Palmet, illustré par

Christian Papazoglakis chez Libra Diffusio €20,00

154


PORSCHE 911

D’EXCEPTION

La 911 est la seule voiture avec laquelle on

peut participer à un safari africain, courir

les 24 Heures du Mans, se rendre au théâtre

ou encore parcourir les rues de New York.

En 1963, Porsche présente au salon de Francfort,

sa première 911 sous le matricule ‘Type 901’. Elle

conquiert immédiatement le cœur des amateurs

de voitures de sport dans le monde entier et reste

encore aujourd’hui ‘LE’ modèle iconique qui signe

l’identité de la marque allemande.

À travers huit générations, la 911 s’est toujours

distinguée par sa silhouette unique, sa grande

polyvalence, ses performances et ses

technologies innovantes. Aux côtés

des 911 de série, Porsche s’est toujours

attelée à créer des modèles

exclusifs en édition limitée, des

hors-séries spéciaux ou des versions

destinées à la compétition.

Ce sont des modèles à part, des

911 véritablement exceptionnelles,

comme, par exemple,

cette 2.2 ST, détentrice

d’un doublé au Rallye de

Monte-Carlo en 1970, ou

l’inoubliable Carrera RS

de 1972, souvent considérée

comme la meilleure

Porsche de tous

les temps avec son

inimitable ‘queue

de canard’.

Certains modèles rares n’ont été produits qu’en

un seul et unique exemplaire, comme la Carrera

S ‘1 Million’ spécialement conçue pour fêter la

millionième 911 produite par la firme.

Grand spécialiste de la marque de Zuffenhausen,

Sylvain Reisser présente dans ce livre toutes les

911 d’exception. Du premier modèle R de 1963

au plus récent Spirit 70 de 2025, en dévoilant pas

moins de soixante-quinze modèles singuliers qui

ont participé à forger la légende de la marque

allemande.

Ferry Porsche, le fondateur de la marque portant

son nom, prenait souvent un malin plaisir à proclamer

que la dernière voiture construite serait une

voiture de sport. Et si c’était une Porsche 911 ?

‘Porsche 911 d’exception’, de Sylvain

Reisser chez Glénat (45,00 €)

155


‘Voitures

Mythiques

des années

1960 et 1970’,

de Patrice Vergès chez Sophia

Les années 1960 et 1970 restent celles du

bonheur absolu de l’automobile où tout

était encore permis, car la route était un

espace de liberté totale procurant un authentique

plaisir de rouler.

À travers ces pages, vous êtes invité à

prendre le volant de cinquante-cinq modèles

mythiques de ces années-là et de

dégustez les kilomètres assis dans le siège

conducteur de voitures populaires comme

la R4 ou la Simca1000, puis la Renault 5, la

Simca Horizon et la Renault 12.

Dévorez goulûment la route, parfois cheveux

au vent en MGB et Triumph Spitfire ou

Jaguar Type E, Porsche 911 S, Aston Martin

DB5 et Matra Bagheera. Roulez à fond sur

l’autoroute dans l’ambiance cossue d’une

DS 23, CX GTI ou Jaguar XJ6.

Retrouvez leurs sensations de conduite d’un

autre temps, sans direction assistée, sans

freins à disque ni ABS, avec dans les oreilles

la sonorité émouvante d’un moteur à deux

carburateurs.

Ces décennies ont laissé une empreinte très

forte dans notre histoire que vous découvrirez

au fil des pages.

L’automobile de ces années-là n’est pas

encore un objet de contestation, mais un

fantastique élan de bonheur vers la liberté.

Après, rien ne sera plus jamais pareil.

156


157



La voiture de votre vie.

Et tant pis pour votre CV.

18,9 – 21,9 kWh/100KM · 0 G/KM CO 2

(WLTP)

É.R. : D‘Ieteren Automotive SA/NV, Volkswagen Commercial Vehicles Import,

Thomas Vandebotermet, Leuvensesteenweg 639, 3071 Kortenberg. Contactez votre concessionnaire pour toute information relative

à la fiscalité de votre véhicule. Image prise sur un site non accessible aux usagers de la route, avec l’autorisation des autorités compétentes.

Informations environnementales (A.R. 19/03/2004) : volkswagen.be


‘Voitures

Mythiques

des années

1980 et 2010

de Patrice Vergès chez Sophia

Il y a déjà plus de trente ans, pour mieux

répondre aux nouvelles contraintes qui encadrèrent

son utilisation, l’automobile dut

devenir plus économique, plus imaginative,

plus écologique, plus domestique et

plus protectrice. Elle resta heureusement

toujours un objet de désir et de plaisir en

demeurant la meilleure alliée de la liberté

pour se déplacer sur notre belle Terre, dans

des conditions de confort, de sécurité et

d’agrément toujours améliorées.

Cette tendance donna naissance à une

nouvelle génération de voitures passionnantes.

Dans ce livre, Patrice Vergès en

a sélectionné cinquante-cinq, produites

entre les années 1980 et 1990. Parmi elles,

on remarque des berlines familiales et des

monospaces comme le Renault Espace,

la Citroën ZX et la Peugeot 306. Il a également

choisi des berlines plus musclées

comme la Golf VR6, la Clio Williams et la

BMW M3, ainsi que des 4x4 avec le Range

Rover et le Toyota RAV 4.

Il a roulé capote abaissée au volant de la

Mazda MX-5, de la Fiat Barchetta et de

la BMW 23. Enfin, il a pu tester de véritables

sportives comme l’Alpine A610, la

Viper GTS, la Ferrari 512 TR et autres Alfa

Romeo GTV6.

Cinquante-cinq histoires et anecdotes

vécues autour de ces voitures que vous retrouverez

au fil des pages, avec le parfum

d’un passé à la fois si lointain et pourtant

si proche.

160


161


Voitures

Voitures

d’exception

de Nicolas Meunier chez Hugo Image

Critique : Charles DEMOULIN

Lay-out : Eric HEIDEBROEK

Ces voitures qui vous font

rêver, toutefois, vu leurs prix…

Lamborghini, Ferrari, Aston Martin, Bugatti

ou encore Porsche ont de tout temps

conçu des voitures qui ont fait rêver les

passionnés d’automobiles.

afin de découvrir les performances et les

secrets de production de 100 modèles

d’exception, apparus entre 2005 et 2025,

et qui vont de la Bugatti Veyron à la

Koenigsegg Sadair’s Spear !

Signalons encore, qu’au-delà d’un descriptif

hyper documenté sur chacune des

voitures présentes dans ce fort volume

de quelque 400 pages, vous découvrirez

également la fiche technique de chaque

véhicule proposé, ainsi que son prix et de

nombreuses photos le présentant sous

tous ces angles… intérieur compris. De

quoi vous faire rêver plus encore!

(Charles Demoulin)

- 142 -

McL

Sen

es mod

L Ultimat

n’ont pas

se succéd

le prouve

sur la légè

P1 s’appu

motorisati

augmente

Elle tire so

plus illustre

écurie de

Mais, au sommet

de leur production

standardisée, il

existe une gamme de

modèles fabriqués en

séries très limitées,

et destinés à franchir

tous les records sur

piste ou sur route :

les ‘hypercars’.

Au-delà de leur prix

de vente étourdissant,

ces joyaux de

technologie et de

design, baptisés

‘Valkyrie’, ‘Agera’ ou

encore ‘Chiron’, se

distinguent par des

innovations techniques

qui dépassent

l’entendement.

- 92 -

100 Voitures d’exception

2014

Koe

One

CARACTÉR

TECHNIQU

Prix neuf : 2 5

Carburant : e

Moteur : V8 bi

Puissance : 13

Couple : 1371

Boîte : autom

et sept rappor

C e n’e

supe

une hype

place, se

One:1 sur

celle des

lui assurer

inégalées

Certes, la traditio

en chevaux-vape

bile. Pourtant, la

tionale n’admet

puissance : le kilo

= 1,36 ch. En pous

a présenté au sal

ture de route au

mégawatt (1 MW

Amateurs de

sports mécaniques,

bienvenue à bord de

ces fascinants bolides

nelle en soi, suffi

modèle présent

mégacar. Access

400 km/h en 20

Mais la One:1, ve

première à hérite

d’une autre carac

Parallèlement

100 Voitures d’exception

162


aren

na

Le style de la Senna

mise tout sur l’efficacité

et la brutalité, plus que

sur l’élégance.

Contrairement à

la plupart de ses

concurrents, McLaren

ne partage pas ses

boutons avec de

grands constructeurs.

La moindre pièce

est inédite.

èles de la série

e de McLaren

pour but de

er. La Senna

: elle mise tout

reté, là où la

yait sur une

on hybride pour

r la puissance.

n nom d’un des

s pilotes de son

formule 1.

Cette nouvelle McLaren ultime

se présente ni plus ni moins

comme une voiture de course

homologuée pour la route.

Le bouton de

démarrage situé

au plafonnier est

une originalité qui

sera reprise sur la

Speedtail.

Comme sa

devancière la P1,

la Senna reprend

les portes en

élytre typiques des

McLaren les plus

exclusives.

Lancée en 2013, la P1 a montré que McLaren avait

pour stratégie de proposer de temps à autre des

modèles exceptionnels, produits en série limitée, en

plus de sa gamme standard. Car alors que les Sport

Series et Super Series, qui se déclinent en plusieurs

variantes, sont remplacées régulièrement par un

modèle qui prend immédiatement la place du précédent,

ce n’est pas le cas de l’Ultimate Series. Certaines

années, le constructeur de Woking pourra laisser

cette gamme exceptionnelle sans représentante,

alors que d’autres, plusieurs modèles cohabiteront.

Voilà qui n’a d’ailleurs pas manqué de surprendre

au lancement de la Senna : à la même époque,

des photos espions avaient révélé un prototype à

trois places frontales et poste de conduite central…

La future Speedtail, que d’aucuns imaginaient déjà

comme la remplaçante de la P1.

Sauf que chaque modèle de l’Ultimate Series a sa

propre philosophie. Et la Speedtail, pas plus que la

Senna, ne sont à considérer comme des remplaçantes

de la P1. Alors que cette dernière tenait à se

placer comme la référence des hypercars hybrides,

misant tout autant sur la puissance que sur le

comportement routier, la Senna vise la masse la

plus réduite possible. Pas question du

coup de s’encombrer d’un moteur

électrique et d’une batterie qui

- 143 -

alourdiraient l’auto. Cette

nouvelle McLaren ultime

Sur le premier

exemplaire présenté,

la face avant

généreusement aérée

laisse entrevoir des

lames aérodynamiques

rehaussées de bleu.

se présente ni plus ni

moins comme une

voiture de course

homologuée pour

la route.

100 Voitures d’exception

nigsegg

:1 (SUÈDE)

ISTIQUES

ES :

00 000 € environ

ssence/éthanol

turbo, 32 soupapes, 5032 cm 3

60 ch à 7500 tr/min

Nm à 6000 tr/min

atique à double embrayage

Transmission : propulsion

0 à 100 km/h constructeur : nc

Vitesse maxi constructeur : supérieure

à 400 km/h

Dimensions (L/l/h) : 4,50 m/2,06 m/1,15 m

Masse constructeur : 1360 kg

La Koenigsegg One:1

peut être considérée

comme une version

améliorée de l’Agera.

D’ailleurs, cette dernière

pourra recevoir

en option le moteur

de 1360 ch.

À l’intérieur, pas de

révolution. Le style

Koenigsegg est

reconnaissable, mêlant

originalité, finition

impeccable et un certain

dépouillement.

ts

st pas une

rcar, ce n’est pas

rcar. Sa puissance

lon Koenigsegg, la

une autre planète,

megacars. De quoi

des performances

.

Koenigsegg travaille sans relâche à diminuer le poids

de ses autos. Cela passe par des innovations, comme

des jantes entièrement en carbone, une première

mondiale sur l’Agera R en 2012. De quoi gagner une

vingtaine de kilos, grâce à ces roues à cinq branches,

composées de 650 morceaux de carbone chacune.

À force d’efforts, le constructeur suédois est parvenu

à diminuer le poids de sa One:1 à 1360 kg.

Ce qui donne un rapport poids/puissance de 1 kg/ch,

jamais atteint jusqu’ici pour une voiture de route, porté

Le concept aérodynamique

de la One:1 est spécifique.

Le plus spectaculaire

demeure l’aileron monté sur

des mâts horizontaux, pour

réduire les turbulences

sous la lame.

- 93 -

comme un trophée sur le nom de la voiture.

n veut que l’on exprime la puissance

ur (ch) dans le monde de l’automo-

Évidemment, la One:1 profite également d’une aéro-

communauté scientifique interna-

dynamique revue et corrigée. Ainsi, l’aileron arrière ne

qu’une seule unité de mesure de

fait plus appel à des mâts verticaux traditionnels, trop

watt. La conversion est simple : 1 kW

générateurs de turbulences sous la lame inférieure,

sant son V8 à 1360 ch, Koenigsegg

justement à l’endroit où la déportance est la plus

on de Genève 2014 la première voi-

importante. Elle adopte plutôt des supports hori-

monde délivrant 1000 kW. Soit un

zontaux, qui ont de plus le mérite de stabiliser l’auto

). La caractéristique, déjà exception-

à haute vitesse. Cet ensemble peut générer jusqu’à

t pour que Koenigsegg qualifie son

600 kg d’appui. La One:1 a été produite à seulement

é au salon de Genève en 2014 de

sept exemplaires. Mais son moteur de 1360 ch pouvait

oirement, cela lui permet d’atteindre

être monté en option dans l’ultime version de l’Agera,

secondes.

la RS. Une de ces voitures a permis, le 4 novembre

2017, à Koenigsegg de reprendre le record du monde

rsion affûtée de l’Agera qui est la

de vitesse, avec 447,19 km/h, homologué non pas

r de ce moteur, tire son matricule

par le Guinness des Records mais par le fournisseur

téristique technique remarquable.

d’appareils de mesure Racelogic.

à la puissance de ses moteurs,

100 Voitures d’exception

163


L’INCROYABLE

HISTOIRE DE

L’AUTOMOBILE

Critique : Charles DEMOULIN

Lay-out : Eric HEIDEBROEK

Scénario Laurent Frédéric BOLLEE

et dessin Christophe MERLIN

Edité par Les ARENES BD

Depuis 150 ans, la voiture façonne

l’économie et nos modes de vie. À

elle seule, elle représente une histoire

mondiale, sociale et politique

tout à la fois. Pour la première fois,

un historien (Jean-Louis Loubet), un

ancien journaliste devenu scénariste

de BD (Laurent-Frédéric Bollée) et un

dessinateur-illustrateur (Christophe

Merlin) se sont mis à table pour nous

conter l’histoire de dame auto dans

un roman graphique tout bonnement

d’exception.

Ses débuts furent chaotiques

Tout commence en 1770 en France. Nicolas

Joseph Cugnot, ingénieur militaire,

conçoit un chariot doté d’une énorme

marmite à l’avant, qui marche à la vapeur,

et faite pour transporter sans traction

animale, des pièces d’artillerie. Le ‘fardier’

finit dans le mur, mais l’automobile est

déjà promise à un grand avenir.

D’autres pionniers suivront.

En 1884, Delamare-Deboutteville dépose

un brevet sur un engin à quatre roues

doté d’un moteur à pétrole. En 1890,

l’Allemand Gottlieb Daimler met au point

un moteur à essence. En France, Armand

Peugeot crée la Type 2 qui s’inspire de

la mécanique du vélo. Aux États-Unis, la

164


Et Cadillac

pour les riches.

Buick pour

les battants.

Wow ! Belle

auto, et assez

grande !

Elle

devrait plaire

à beaucoup.

La Ford T

a été voulue

pour motoriser

l’Amérique.

Son prix est de

825 dollars.

En 1923, Du Pont et

Morgan organisent la GM.

Ils se réservent la stratégie

et les questions financières,

55

et placent un ingénieur

pour la marche industrielle :

Alfred Sloan (1875-1966),

diplômé du MIT, comme Pierre

et Irénée du Pont…

INTER HISTOIRE DE LAUTOMOBILE [178x254] P001-400.indd 55

INTER HISTOIRE DE LAUTOMOBILE [178x254] P001-400.indd 55 19/05/2025 15:15

Comprenant l’impossibilité

de battre Ford sur le

19/05/2025 15:15

terrain du modèle unique,

Sloan s’engage dans la

structuration d’une offre

variée, autour de cinq

marques automobiles, les

ordonnant sur une échelle de

prix et de distinction sociale.

Chevrolet

sera pour

les masses.

Oldsmobile pour

les bourgeois

discrets.

Pontiac pour

les pauvres

– mais fiers !

95

L’offre est

élévatrice :

on commence sa vie

en Chevrolet, on

la finit en Cadillac.

Mais GM ne

s’arrête pas là…

165

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voiture électrique émerge.

Les initiatives foisonnent.

Des inventeurs

de génie

L’histoire de l’automobile

sera jalonnée d’inventeurs

géniaux, d’ingénieurs, de

stylistes, de casse-cou :

les frères Dodge, Chasseloup-Laubat

sur sa Jeantaud

électrique. Jenatzy

et sa ‘jamais contente’,

les frères Michelin, Louis

Renault, Henry Ford et la

Ford T…

Chacun fait avancer les

moteurs, les transmissions,

les pneus, les formes,

développe la course automobile,

emballe le cœur

des passionnés d’aventure,

adapte les usines pour

plus d’efficacité.

La concurrence

vient en effet

de Detroit.

Derrière cette marque se cache

une organisation industrielle,

conçue pour battre Ford et

le fordisme. C’est General Motors

(GM), fondée en 1908 par William

Durant (1861-1947). GM est

un regroupement de marques,

le premier dans l’histoire de

l’automobile, constitué autour de

Buick, Olds et Cadillac, puis très

vite de Pontiac et Chevrolet.

Chevrolet a réduit en cinq ans

de prix avec la Ford, pour s’en

à 80 dollars près. Avec une

moderne, des équipements plu

elle devient une marque po

S’ajoute une

fournisseurs, co

Champion, Fisher Body

approvisionner toutes ces ma

des pièces communes pour

économies d’échelle. C’est to

de Ford et de sa concentra

En 1895, on comptait 350

voitures en circulation en

France contre 75 en Allemagne.

En 1900, les usines

françaises en fabriquent

5000. Le mouvement est

devenu inéluctable.

Le moteur de la

société de

consommation

GM ne se structure vraiment qu’après-guerre, poussée par ses nouveaux actionnaires,

Morgan qui prend 20 % et le groupe DuPont de Nemours (40 %). Spécialiste des ex

(poudres, nitroglycérine), Du Pont a fait fortune pendant la guerre. Quand il entre en

chez GM, c’est pour se diversifier au moment où les marchés de guerre se tarisse

Partag

même am

Du Po

Morgan

et évi

Dura

Avec la guerre, la voiture

revoit son modèle : les

procédés sont industrialisés,

le travail s’effectue à

la chaîne, les modèles se

J.P. Morgan Jr

(1867-1943)

Pierre du Pont

(1870-1954)

président de GM

entre 1920 et 1923

94

Irénée du Pont

(1876-1963)

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166


son écart

approcher

ligne plus

s soignés,

pulaire.

La crise des années 1930 ne se limite pas à l’Amérique. La dépression est arrivée aussi en Europe,

entraînant dans l’abîme les pays les plus endettés par la Grande Guerre, puis l’ensemble du continent.

Un drame pour les

voitures raffinées,

spécialité française,

qui s’inscrivent dans

une tradition de luxe,

d’élégance, d’exclusivité

et de sportivité.

Des automobiles rares

et très onéreuses…

Ainsi Avions Voisin ne

survivra pas à la crise.

Avions Voisin

C28 Aérosport

1935

flopée de

mme Delco,

, qui vont

rques, utilisant

accroître les

ut le contraire

tion verticale.

Bugatti, à la

renommée sportive

internationale, est

alors à son apogée.

Elle propose la Type

57 SC Atlantic…

la banque

plosifs

1919

nt.

… et la très luxueuse

Type 41 Royale, toutes

deux dessinées par Jean

Bugatti (1909-1939), fils

du créateur de la marque,

Ettore (1881-1947).

Mais faute de commandes, Bugatti

se réfugie dans la construction d’autorails.

eant la

bition,

nt et

s’allient

ncent

nt.

138

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167


multiplient. On améliore

la vitesse, la sécurité, le

confort. On s’adapte aux

besoins et aux moyens du

public.

D’un coup, l’enthousiasme est de retour. Chez GM, on annonce que “la nouvelle gén

de voitures d’après-guerre apportera un plaisir de vie jamais atteint jusqu’ici”

Le sport automobile se

développe, mélange de

fascination pour un certain,

goût du risque et de

test grandeur nature pour

les plus grandes marques...

Comme souvent,

le sport vient illustrer

ces dynamiques…

Le Rallye Monte-Carlo, cré

repart en 1949.

Pourvoyeuse de milliers

d’emplois, l’industrie

automobile devient le

moteur de l’économie de

nombreux pays développés,

avant de s’étendre au

reste du monde. Freinée

par les chocs pétroliers,

bousculée par la mondialisation,

sommée de (re)

passer à l’électrique, l’automobile

tangue, évolue,

mais reste au cœur de la

société de consommation.

Avec cet ouvrage, les amateurs

de ‘dame auto’ vont,

par le mariage du texte

et de l’illustration, revivre

durant près de 400 pages,

la fresque incontournable

de celle dont on continue

à dire : « Ma voiture, c’est

ma liberté. » Une liberté

qui toutefois subit de plus

en plus de contraintes en

tout genre.

(Charles Demoulin)

Aux États-Unis, les 500 Miles

d’Indianapolis*, la course la plus rapide

du monde, ont repris dès 1946, après

une parenthèse de quatre ans…

Les 24 Heures du

Mans reprennent

également en 1949.

Héritier des courses de ville

de la Belle Époque, le Monte

un banc d’essai pour les grand

C’est une Hotchkiss, marqu

fondée en 1904, qui s’

Preuve d’une nouvelle époque, la vict

revient à une marque inconnue, insta

à Maranello en Émilie-Romagne : Fer

* Créée en 1911, l’épreuve se déroule sur un ovale de 2,5 miles (4,02 km), autorisant les vitesses les plus folle

183

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168


oire

llée

rari.

ération

!

On s’arrête aux restaurants

fast-food et on mange son

hamburger dans la voiture…

On s’arrête pour

téléphoner…

… à la banque, à la poste,

au drugstore…

é en 1911,

On vit l’automobile au point de vivre dedans. Pour regarder un film ou draguer…

en ville lors

-Carlo reste

es routières…

e française

impose.

Ce sont les États-Unis

d’American Graffiti, d’une

fureur de vivre rythmée par

le rock’n’roll et projetée en

American way of life.

s.

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170


L’ÂGE D’OR

DES RECORDS

AUTOMOBILES

urses régionales sur Amilcar.

maria avec Gaston Descollas,

ssionnaire Bugatti à Marseille,

quel elle participa à diverses

es, notamment le Paris-Saintël,

au volant d’une sculpturale

e. Selon la tradition Yacco, il fut

é de baptiser la voiture de

. Du tirage au sort entre les prées

quatre femmes sortit celui

ame Descollas. Après les Rosaroën,

la Matford Claire se

a face à son destin en mai 1937.

imisme régnait dans les stands

it des relations tendues entre

ice et Odette Siko nommée

ne de l’équipe, quelques impréuvent

cachés de l’histoire, vienmailler

cette haletante course

la montre.

La femme

de l’ombre

1925, date à laquelle une auto-

Ainsi donc, aujourd’hui, le vieux temple de

la vitesse fête ses cent ans. L’autodrome

de Linas-Montlhéry, structure d’acier et

de béton, est sans conteste le temple

mondial des records automobiles.

La C’était Matford des records le passage participa grandement obligé à la renommée pour de la marque les née plus du

mariage Mathis et Ford.

grands constructeurs afin de légitimer

la vérité aurait-elle été quelque peu propre gamme disparaître au profit de

scénarisée, voulant montrer une réussite

totale sans embûche. La photo des vendre les 40 % de parts lui restant à

la nouvelle gamme Matford, refusa de

leurs nouvelles mécaniques. C’est

quatre

ainsi

dames

que

avant

plus

le départ

de

n’au-

1.800 Ford SAF. exploits Jugeant l’usine furent alsacienne

rait-elle été prise qu’à l’arrivée ?

trop exiguë, le géant américain entreprit

la construction d’une unité de production

à Poissy devant ouvrir en 1940.

Il fallut attendre 1946 pour que Ford

produise sa gamme avec le succès

que l’on sait. En revanche, les prototypes

avant-gardistes créés par Mathis

Existe-il réalisés un cliché dévoilant et homologués la présence en majorité

de cinq amazones ? Mais finalement,

seule entre la victoire 1925 est belle. et 1935.

10 jours,

Sorti de 10 terre victoires sur la ! seule conviction et

Une le rêve fois encore, d’un les huiles homme Yacco ont : Alexandre la marque alsacienne. Lamblin,

démontré leur dynamisme et leur qualité.

ce Pas monument moins de dix records sont centenaire tombés

grâce à la Matford Claire. Le plus

méritait cet

spectaculaire ouvrage – celui de que quelque la réclame 190 pages truffées

dessinée par le talentueux Jean Jacquelin

de a mis photos en avant – est celui d’époque. des plus de Un beau volume

30 000 km, à la moyenne de plus de

140 cartonné km/h. Les chiffres réalisé ronds marquant après plus de quatre

plus facilement les esprits, l’idée

années de recherches par Jean-Claude

d’évoquer les données exactes a été

abandonnée. Car c’est exactement

Amilhat. Une plongée au cœur des

33 598,633 km que Claire avait parcouru,

années

à la

folles

moyenne

de

de

l’automobile où les

139,999 km/h. À ces 10 records du

monde hommes s’en ajoutèrent et 15 autres les internationaux,

dont le plus impressionnant

femmes prenaient

est tous 17 008,556 les km risques parcourus pour à repousser non

141,74 km/h de moyenne. Des temps

qui seulement laissent supposer que leurs pour une limites, raison

inconnue, l’allure fut ralentie sur les

mais également

jours celles suivants. de Claire leurs fut la dernière montures.

automobile sponsorisée par Yacco à

venir défier l’anneau. L’époque des

après-guerre ne suffirent pas à relancer

records touchait à sa fin. Si Yacco

En dépit de ses activités aujourd’hui

trouva d’autres opportunités pour promouvoir

ses produits, il n’en fut pas de

moins intenses, le vieux temple de la

même pour Matford. Émile Mathis,

blessé

vitesse

dans son

exerce

orgueil de voir

toujours

sa

et encore la

111

Le capitaine de l’équipe, Odette Siko. Aussi resplendissante qu’efficace au volant.

même fascination. L’histoire folle de

sa création ainsi que ses nombreux

épisodes heureux et tragiques qui

s’y sont déroulés attisent toujours la

curiosité des passionnés. De tous les

autodromes construits de par le monde,

il est le seul debout, arcboutant sa

vieille structure d’acier pour résister au

vent qui s’y engouffre, supportant sur

ses plaques qui tressaillent, le gel et la

fournaise des années qui l’éreintent.

‘L’âge d’or des records automobiles’,

de Jean-Claude Amilhat chez Casa

éditions (39,95 €) Charles DEMOULIN

La Matford baptisée Claire avant le départ. De G à D Simone de Forest, Hellé Nice, Odette Siko et Claire Descollas.

171


Faute de réelle concurrence, les Talbot emportent ce GP de l’ouverture sans grand panache (1 er , Duller n° 3, 2 e Conelli n° 2, 3 e Segrave n° 1).

Sur la ligne de départ, outre les trois Talbot à droite, se trouvent une BNC (n° 4) et une Lombard (n° 5).

172

19


Les essais sur l’Autodrome sont concluants, l’Étoile filante va pouvoir partir à la conquête de l’Amérique.

Plusieurs tours à 200 km/h prouvent que l’auto est fin prête.

146

Critique : Charles DEMOULIN

Lay-out : Eric HEIDEBROEK

173


F1,

RALLYES,

CIRCUITS…

OH!LIFE VOUS INVITE

À METTRE LES GAZ.

Critique : Charles DEMOULIN

Lay-out : Eric HEIDEBROEK

Ouvrages de prestige, guides pratiques, et ce

suite à des rencontres, comme le soleil est de

sortie, que les différentes épreuves de sport

moteur ont repris leur droit, OH!LIFE vous

propose quelques ouvrages, manière de

remettre vos connaissances à flot.

ÉTOILES DU RALLYE

DE L’ARDÈCHE À LA FINLANDE

Préfacé par Didier Auriol, ce bel ouvrage truffé des

photos souvent inédites se veut le carnet de route

d’un passionné du rallye. Un carnet où il sera surtout

question d’histoires et de légendes.

Villages, paysages et routes sont l’âme du rallye

auto. Avec ses talents de conteur, l’auteur

nous entraîne au fin fond de la discipline, là

où chaque hameau, chaque virage, devient un

personnage.

174


175


Si le Rallye Monte-Carlo, le Critérium

des Cévennes, le Tour de Corse ou les

1000 Lacs sont élevés au rang de légendes.

C’est grâce à leurs hauts lieux que

sont : Burzet, Morosaglia, Notre-

Dame-de-la-Rouvière, le Moulinon,

la Chartreuse, Saint-Bonnet-le-Froid,

Marchampt, Ouninpohja…

Un parcours dantesque à travers montagnes,

forêts, le long de rubans asphaltés,

sur des cols, des pistes, ou au

176


cœur des chaumières… Tous ces lieux

qui vibrent résonnent et façonnent

les destins.

Dans cet ouvrage où le texte domine,

découvrez à travers leurs exploits, le

parcours extraordinaire de femmes,

d’hommes, de pilotes, de copilotes

ou de simples inconnus qui ont écrit

l’Histoire du rallye.

‘Étoiles du rallye de

l’Ardèche à la Finlande’, de Jean-François

Boulet chez Neo Polychron (39,00€)

177


FORMULE 1 MYTHIQUES

Si l’aventure humaine de la F1 célébrant

pilotes et patrons d’écuries a

maintes fois été contée, elle a souvent

laissé de côté les voitures qui ont

permis la réalisation de bien des exploits

sur les circuits du monde entier.

Pour enfin mettre en lumière ces

reines des sports mécaniques, cet

ouvrage propose de brosser le stupéfiant

portrait technique des monoplaces

mythiques qui ont fait les

grandes heures de la F1 de 1950 à

2020. Seront alignés au fil des pages

178


de prestigieux modèles conçus par

Alfa Romeo, Maserati, Vanwall, Cooper,

BRM, Honda, Mercedes, Matra,

Lotus, Brabham, Williams, Ferrari,

Renault, Toyota, Red Bull, McLaren…

Quant à l’auteur, Nicolas Meunier,

au-delà d’être journaliste, il laisse

parler ici sa formation d’ingénieur,

examinant de près les fiches techniques

de ces modèles incroyables

pour nous en révéler toutes les clés.

Formule 1 Mythiques’ de Nicolas Meunier

chez Hugo Sport (34,95€)

179


FORMULE 1

LES CIRCUITS

SOUS LA LOUPE

Du glamour des virages de Monaco

aux forêts ardennaises, des rues de

Singapour à Monza, en passant par

le Castellet... Le spectacle lié à la

F1 est en grande partie dépendant

du cadre des circuits dans lequel la

course se déroule.

Ce sont ces lieux emblématiques

qui sont mis à l’honneur, dans leurs

moindres détails, dans cet ouvrage

exceptionnel. Entre Histoire, records,

photos HD prises par satellite avec

Google Earth, anecdotes, vitesses des

secteurs clés et descriptions de chacun

de leurs virages, vous saurez tout des

vingt et un tracés actuels du Championnat

du monde de F1 et de cinq

autres qui ont participé à sa légende.

Alors que la F1 n’a jamais attiré autant

de téléspectateurs tout le long

des circuits du monde entier, ce livre

magnifiquement illustré séduira à la

fois le fan de la première heure et le

passionné de sport, ou celui qui voudra

s’imaginer

dans le baquet

du pilote devant

sa télévision.

‘Formule 1 –

Les circuits

sous la loupe’,

de Bruce Jones

chez Amphora

(29,95€)

180


181


Plaisir

d’Offrir

Critique : Charles DEMOULIN

Lay-out : Eric HEIDEBROEK

Fort de soixante ans d’expérience, Sophia Éditions

est l’éditeur français de référence dans l’univers

de l’automobile et du transport.

Ouvrages de prestige, guides pratiques, et ce suite à des rencontres

avec des personnalités, des marques, des modèles incontournables qui

ont fait l’histoire de l’automobile et des transports.

À toutes occasions,fêtes, anniversaires, rencontres, amitiés et aussi courtoisie

Sophia Éditions est la maison rêvée pour y puiser le ou les ouvrages

qui vous pourrez offrir à des parents ou amis proches, amoureux

de tout ce qui touche de près ou de loin le monde de l’industrie ou du

sport automobile.

Au delà de la banalité automobile, on se laisse séduire par des contenus

riches en histoires, en images, en découvertes et on y retrouve bien des

plaisirs oubliés. Bouclez vos ceintures, en voici la preuve…

LES 50 PLUS GRANDS RALLYES

Alpine, Lancia Delta, Subaru Impreza, Ford Focus WRC, Citroën, Peugeot,

Sébastien Loeb, Tommi Mäkinen, Marcus Grönholm, Markku Alén, Collin

McRae… Depuis quarante-cinq ans, le Championnat du monde des rallyes

traverse les continents sur tous les terrains, toutes les surfaces, par toutes

les conditions, avec autant d’anecdotes que de participants.

Dans ce bel ouvrage abondamment illustré, cinquante rallyes ont été regroupés

pour vous raconter ces histoires qui ont marqué le Championnat

du monde : du premier triomphe d’Alpine lors du Monte-Carlo à l’éclosion

de Sébastien Ogier, des frasques d’Ari Vatanen à celles de Colin McRae ou

encore d’Henri Toivonen à Sébastien Loeb. De 1973 à nos jours, partez sur

les plus belles routes vers les plus beaux exploits, avec les plus beaux coups

de volant. Une petite chose toutefois :

- n’oubliez pas d’attacher votre ceinture ! Par Alexandre Stricher (42,00 €)

182


183


BUGATTI

Ce bel ouvrage remarquablement documenté se veut le panorama illustré

de tous les modèles de cette marque mythique. Ettore Bugatti, italien

de naissance, mais français de cœur, a bâti une légende automobile reconnue

dans le monde entier. Malheureusement, le décès prématuré de

son fils Jean en 1939, l’arrivée de la Seconde Guerre mondiale puis le décès

de sa femme à la Libération ont mis un terme au développement de

sa marque. Et ce même si après sa mort, le 21 août 1947 à Paris, Roland,

son autre fils, y allait de quelques essais anecdotiques qui allaient signer

la fin de la production Bugatti.

Toutefois, trente ans après la dernière Bugatti père et fils, un consortium

d’industriels italiens faisait renaître cette légende. Mais une récession

économique alliée à

une entente fragile

entre les différents

associés, fera capoter

l’entreprise.

Dès ce moment, ce

sera Volkswagen

qui prendra le relais

pour créer de fabuleuses

hypercars.

Tout cela, de A à Z,

vous allez le découvrir

dans cet ouvrage

qui, au-delà

d’une centaine de

modèles, propose

également les fiches

et renseignements

techniques de ces

Bugatti qui nous

font rêver.

Par Didier Bordes

(42,00 €)

184


FORMULE 1 - AFFRONTEMENTS AU SOMMET

Avec cet ouvrage, vous allez plonger au cœur de la Formule 1, mais surtout

au cœur de querelles foudroyantes entre pilotes.

Les drames, les personnalités et les frissons de ce sport naissent de ces

duels féroces ou seuls les plus rapides et les plus habiles survivent.

La rivalité entre Hamilton et Verstappen est l’une des plus féroces que

l’on ait vue en F1 depuis des décennies. Incendiaires sur et en dehors de

la piste, les batailles entre le septuple champion du monde et le Néerlandais

au caractère bien trempé n’ont fait qu’enflammer les esprits.

Dans cet ouvrage, le célèbre journaliste Tony Dodgins identifie les rivalités

les plus emblématiques

depuis la

création du championnat

en 1950.

Qu’il s’agisse du

désamour entre

Senna et Prost, des

coups de gueule de

Mansell et Piquet

ou de l’affrontement

entre Hunt

et Lauda, ce livre

ravira tous les fans

de F1.

Par Tony Dodgins

(49,00 €)

Critique : Charles DEMOULIN

Lay-out : Eric HEIDEBROEK

185


50 DUOS DE LÉGENDE

Ce bel ouvrage remarquablement documenté se veut le panorama illus-

Certains engins sont devenus aussi célèbres que ceux qui les ont pilotés

sur les circuits ou, plus simplement, conduits au quotidien.

Cet ouvrage pour le moins original

raconte la relation intime de quelques

personnages et de leurs machines.

Des duos devenus inséparables avec le temps. En ce qui concerne la compétition,

on parlera de la Tyrrell Ford et de Jackie Stewart, de la Porsche

936 et de Jacky Ickx, de la Citroën Xsara WRC et de Sébastien Loeb, de la

Yamaha YZR-M1 et

de Valentino Rossi…

À l’écran, place à

James Bond et son

Aston Martin DB5, à

l’inspecteur Columbo

et sa Peugeot

403, à la Ford Gran

Torino de Starsky &

Hutch ou de Clint

Eastwood…

Ou alors, dans l’histoire,

avec la Ford

1932 de Bonnie &

Clyde, The Beast et

les présidents des

États-Unis, la Jeep

Willys du Général

Patton…

Des duos de légende

qui méritaient

bien qu’un

livre leur rende

hommage.

186

Stéphane Cohen

(44,00 €)


RALLYES ANECDOTES ET HISTOIRES VÉCUES

Improvisation, spectacle, plaisir, aventures, farces, gags, un vocabulaire

qui appartient à l’époque révolue du rallye d’antan.

Pourtant, c’est l’immensité de tout cela que cet ouvrage, photos à l’appui,

va vous faire découvrir.

Jadis, une épreuve s’étirerait sur une dizaine de jours et de nuits afin

de parcourir les 5 à 6 000 kilomètres prévus au programme. Depuis, les

temps ont changé, le rallye aussi. Si aujourd’hui le rallye est entièrement

voué à la performance, celui d’hier drainait avec lui des imprévus fortuits,

des péripéties rocambolesques, des aventures d’exception émaillées d’histoires

drôles, parfois délirantes.

Se situant en rupture

avec l’évolution

actuelle du

sport automobile,

les auteurs n’ont

pas hésité à glaner

à la source et avec

une touche de nostalgie,

une foule

de récits authentiques

qui égayent

chacune des 160

pages que recèle

cet album.

Saisis à la source et

avec une touche

de nostalgie, cette

foule de récits authentiques

égayent

chacune des 160

pages que recèle

cet album.

Réalisé par :

Françoise Conconi,

Jean-Michel Fabre

et Michel Morelli

(39,50 €)

187


24 HÉROS DU MANS

Le tout premier Grand Prix d’endurance de vingt-quatre heures fut disputé

au Mans les 26 et 27 mai 1923.

En un siècle et quatre-vingt-onze éditions, plus de cinq mille voitures

conduites par quelque douze mille pilotes et entretenues par des dizaines

de milliers de mécanos ont disputé cette célèbre course automobile

devant près de quatorze millions de spectateurs.

On pourrait noircir des milliers de pages à narrer toutes les aventures

qui se sont déroulées autour du circuit de la Sarthe.

Pourtant, ce bel ouvrage a décidé, et ce de manière symbolique, de ne

nous en livrer que

vingt-quatre.

Vingt-quatre histoires

singulières,

exploits de vingtquatre

héros et héroïnes,

célèbres ou

anonymes, qui parmi

tant d’autres ont

marqué les cent ans

d’histoire des 24

Heures mancelles :

les John Duff,

Odette Siko et Marguerite

Mareuse,

Henri Pescarolo,

Jacky Ickx, Graham

Hill…

Par Thierry Collard

(44,00 €)

188


24 h LE MANS 92e ÉDITION

Annoncée plus épique encore que celle du centenaire, la 92e édition des

24 Heures du Mans a vu tous ses billets d’entrée vendus en l’espace de

quarante-huit heures seulement, plusieurs mois avant.

Devant 329 000 spectateurs comblés (un record !) et des stars telles que

Zinédine Zidane, à qui a été confié le départ, il est peu de dire qu’elle a

tenu toutes ses promesses.

Un spectacle dantesque grâce notamment à une catégorie-reine riche de

vingt-trois concurrents et mettant aux prises huit grands constructeurs de

renom : Alpine, BMW, Cadillac, Ferrari, Lamborghini, Peugeot, Porsche et

Toyota, tous venus avec de légitimes ambitions de jouer la gagne.

Pourquoi cette édition

est-elle amenée

à rester dans

les annales ?

Comment Ferrari

est-elle venue

à bout de cette

concurrence farouche

?

Toutes les réponses

et informations

sont à retrouver au

fil des 304 pages

de cet ouvrage

riche de plus de

700 photos.

Réalisé par :

Jean-Marc

Teissedre et

Thibaut Villemant

Critique : Charles DEMOULIN

Lay-out : Eric HEIDEBROEK

189


CES BELLES VOITURES DONT A RÊVÉ MON PÈRE

Les années 1950 et 1960 ont été celles de l’âge d’or de l’automobile.

Elles ont permis la démocratisation de ce mode de transport à travers des

voitures populaires accessibles à un plus grand nombre.

Pourtant, acheter une voiture dans les années 50, et même au début des

années 60, était un véritable chemin de croix suite à des délais de livraison

très longs et du crédit à la consommation balbutiant.

Acquérir un véhicule étranger avant l’ouverture du marché commun était

bien pire encore. Hier comme aujourd’hui, certains véhicules faisaient

davantage rêver que d’autres.

Mais en raison de

leur prix plus élevé,

leur marginalité,

leur origine, leur

fiscalité, certaines

voitures demeuraient

des voitures

de rêve.

Cet ouvrage de 160

pages vous invite à

prendre le volant

de ces modèles qui

faisaient rêver vos

pères et vos grandspères

: Alfa Giulia,

Chevrolet Corvair…

Par Patrice Vergès

et Xavier de Nombel

(35,00 €)

190


ALPINE PANORAMA ILLUSTRÉ DES MODÈLES

Voilà une petite pépite que tous les fanas de la marque Alpine se

doivent de posséder dans leur bibliothèque.

En fait, dans ce livre illustré de plus de 200 photos et dessins, vous allez

découvrir tous les modèles issus de la marque française.

Cela depuis sa création en 1954 par Jean Rédélé, jusqu’à nos jours, et en

passant par le rachat d’Alpine par Renault dans les années 1970.

Et justement, à propos de Renault, c’est en rendant des 4 CV plus sportives

que Rédélé développa l’Alpine… le début d’une formidable histoire.

Dans cet ouvrage de quelque 140 pages, où voitures de grand tourisme

et modèles de

compétition sont

compris, l’auteur

dissèque l’histoire

d’Alpine et de tous

ses modèles sous

forme de catalogue

exhaustif,

technique et historique.

Il vous livre même

un tas de petites

astuces pour que

vous arriviez à différencier

les versions

successives.

Un must !

Réalisé par :

Didier Bordes

(42,00 €)

Critique : Charles DEMOULIN

Lay-out : Eric HEIDEBROEK

191


MG L’EXCELLENCE BRITANNIQUE

Depuis la création de Morris Garages et l’enregistrement du célèbre

badge octogonal en 1924, MG n’a eu de cesse de produire des voitures

performantes, depuis les sportives d’avant la Seconde Guerre mondiale

jusqu’aux très populaires MGA, B et C des années 1960 et 1970.

Rouler en MG se savoure, comme en profitent de très nombreux adeptes

de la marque anglaise qui les restaurent et les sortent dès les premiers

rayons de soleil. Certains, les préparent en vue de se joindre à des joutes

sportives sur circuit. MG demeure une marque de prédilection pour les

passionnés.

Malgré de nombreux rachats, la marque a su poursuivre son évolution et

sa quête de perfection.

Aujourd’hui, MG

Motor propose une

gamme de voitures

haut de gamme,

dont le très attendu

roadster Cyberster.

David Knowles,

l’un des plus grands

spécialistes de MG

au monde, retrace

toute cette histoire,

illustrée par des

archives inédites, de

magnifiques photos

contemporaines,

ainsi que des catalogues

d’époque.

Par David Knowles

(59,00 €)

Critique : Charles DEMOULIN

Lay-out : Eric HEIDEBROEK

192


the face of

beauty

the heart of a

beast


PORSCHE

Découvrez six décennies d’excellence Porsche avec cette monographie

magnifiquement illustrée de 60 modèles-phares de la 911.

La Porsche 911 est la sportive par excellence. Depuis la présentation de

son prototype en 1963, elle a devancé les attentes, sans jamais perdre sa

silhouette ni son âme. Porsche n’a jamais imité ses concurrents, mais a

toujours été un précurseur, que ce soit en compétition ou dans le cœur des

passionnés. Aucun modèle ne représente mieux l’image et l’engagement

de la marque de Stuttgart que la 911, sans cesse remise au goût du jour.

Au cours de ces soixante années de sophistication technique et de design

raffiné, la 911 est restée fidèle à ses racines, sans jamais s’enraciner.

Grand spécialiste de Porsche, Randy Leffingwell nous raconte l’histoire de

la 911, mettant en lumière l’histoire des designers, pilotes et passionnés de

la plus illustre voiture de sport allemande.

Chaque modèle étudié est accompagné de photographies historiques

tirées des ¬archives Porsche et de magnifiques photographies contemporaines.

Porsche

911, un

hommage

à la 911

de la mythique

marque allemande.

Réalisé

par :

Randy Leffingwell

(55,00 €)


Àpd 249 € /mois *

en avec un paiement anticipé de 4.356 €.

Pour particuliers. Entretien et réparations inclus.

La vie côté Roc

Le nouveau T-Roc

Un SUV compact au design audacieux ? À la fois sportif, polyvalent et confortable ?

C’est le nouveau Volkswagen T-Roc, doté de série d‘une motorisation mild-hybrid.

Profitez temporairement de conditions Salon spectaculaires.

Découvrez-le chez tous les concessionnaires Volkswagen.

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Informations environnementales (A.R. 19/03/2004) : volkswagen.be.

*EasyLease est une location long terme incluant entretiens et réparations réservées aux particuliers et conclue au travers de D’Ieteren Lease SA (filiale et agent de crédit lié de Volkswagen

D’Ieteren Finance SA) avec siège social à 3071 Kortenberg, Leuvensesteenweg 679, Belgique, BCE 0402.623.937, RPM Louvain. Offre sur la Volkswagen T-Roc 1.5 eTSI 85 kW mHEV Life

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concessionnaire pour toute information relative à la fiscalité de votre véhicule. Modèle illustré équipé d’options payantes. Annonceur : D’Ieteren Automotive SA/NV, division Volkswagen

Import, RPM Bruxelles, numéro BCE 0466.909.993, siège social à 1050 Bruxelles, rue du Mail 50. Compte en banque n° IBAN BE42 3100 1572 0554. É.R. : D’Ieteren Automotive SA/NV,

Volkswagen Import, Bart Nyns, Leuvensesteenweg 639, 3071 Kortenberg.


VW GOLF I ET II , LA RÉFÉRENCE

En 1974, la Golf I voit le jour chez Volkswagen et connaît un parcours

hors du commun pour devenir la Volkswagen la plus vendue au monde.

Par le charme de leur silhouette, leur philosophie, leur histoire, leurs versions,

les deux premières générations, Golf I et Golf II, restent les modèles

les plus emblématiques et les plus aimés des collectionneurs réunis dans

de nombreux clubs.

À travers plus de 200 photos, ce livre parcourt en détails ces deux premières

générations en déclinant leurs nombreuses versions :

les plus populaires, les plus novatrices, les plus excitantes avec les GTI et

16 V, les plus efficaces

avec leur

transmission intégrable

Syncro, les

plus ensoleillées

avec le cabriolet,

sans oublier les plus

originales et les plus

rares avec la mythique

Oettinger.

Par Patrice Vergès

et Nicolas Depierre

(35,00 €)

Critique : Charles DEMOULIN

Lay-out : Eric HEIDEBROEK

196


VOLKSWAGEN COCCINELLE POPULAIRE & UNIVERSELLE

Icône automobile par excellence, la Coccinelle a battu tous les records

de longévité, avec près de soixante ans de carrière commerciale, et une

multitude de dérivés empruntant son inusable mécanique.

Le symbole du miracle économique

allemand est devenu l’égérie du

mouvement hippie et de la jeunesse

contestataire des années

1960-1970. Elle est également l’une

des automobiles les plus produites

au monde, avec plus de 21,5 millions

d’exemplaires assemblés.

Pourtant, rien ne la prédisposait à

cet incroyable destin. Née sous de

sombres auspices, la Volkswagen

est conçue pour servir les desseins

idéologiques du IIIe Reich.

Elle est remise au goût du jour par

l’administrateur britannique de

l’usine de Wolfsburg, Ivan Hirst,

et ses ouvriers, qui

s’acharnent à relancer

la fabrication

du modèle dans

les pires difficultés.

Robuste et endurante,

la Coccinelle

va conquérir le

monde, mais cette

fois plus pacifiquement...

Une véritable épopée

qui ne s’achève

qu’en 2003, lorsque

la dernière voiture

tombe des chaînes

de l’usine de Puebla,

au Mexique.

Pour mieux renaître

quelques années

plus tard, sous

la forme d’une évocation

néo-rétro

fort réussie, la New

Beetle. Le mythe

perdure, envers et

contre tout...

Réalisé par :

Xavier Chauvin

197


AMG LES MERCEDES HAUTES PERFORMANCES

«A» comme Aufrecht, «M» comme Melcher. «G» comme... Grossaspach.

En 1967,Hans-Werner Aufrecht et Erhard Melchercréent AMG, une officine

- la première - dédiée aux préparations de moteurs et à la personnalisation

sur base Mercedes. Un nouveau concept est né : hautes performances, exclusivité,

le tout marié à la qualité et au confort légendaires de la marque à

l’Étoile. Réputé pour ses transformations routières et sportives, AMG finit, au

bout de vingt ans, par attirer l’attention de son voisin de Stuttgart. La quasi-totalité

de la vaste gamme Mercedes a depuis reçu la «piqûre» AMG.

Ce livre, préfacé par Jacques Laffite, raconte en détail cette success-story.

Des 300 SEL 6.3 de 320 ch des sixties à la toute nouvelle GT et aux derniers

modèles frappés

d’un «45 «, «55» ou

d’un «63 AMG «, en

passant par les versions

compétition, les

300 E « Hammer» et

les transformations

spéciales, toutes les

époques sont revisitées.

Pour cette

quatrième édition,

l’auteur a enrichi son

ouvrage des nouveaux

modèles AMG

(versions hybrides,

100% électriques EQ,

hypercar AMG One).

Grâce à une gamme

pléthorique de modèles

sportifs, la

marque à l’Étoile

continue à faire rêver

les amateurs de luxe

et de hautes performances

tout en

opérant sa transition

énergétique.

Par Michel Tona

198


LA PANHARD PL 17 DE MON PÈRE

Critique : Charles DEMOULIN

Lay-out : Eric HEIDEBROEK

La Panhard PL 17 est le modèle le plus emblématique de la marque française.

Née en juin 1959, à la charnière des années 1950 encore marquées par les

séquelles de la guerre et des années 1960 où la prospérité retrouvée incite

à l’exubérance, la PL 17 va devoir jouer l’ambiguïté. Faute de moyens, le

bureau d’études n’a pas pu se permettre de repartir d’une feuille blanche :

on s’est contenté de maquiller et de perfectionner la Dyna, mais avec assez

de talent pour faire croire à un modèle inédit.

Objectif atteint : le nouveau capot et l’arrière redessiné transfigurent la

voiture sans heurter la clientèle traditionnelle de la marque, et vont relancer

sa carrière pendant quelques années.

Les performances du moteur Tigre sont également un argument de poids.

Toute la carrière de cette fameuse PL 17, devenue « 17 » en 1963, est ici

racontée, jusqu’à sa disparition en mai 1965.

Des berlines aux fourgonnettes en passant par les cabriolets et les breaks,

et même

les exotiques

versions

sud-américaines,

aucun modèle

n’est

oublié, pas

plus que la

‘petite histoire’,

qui

est aussi

souvent la

plus savoureuse.

par :

Yann

Le Lay et

Bernard

Vermeylen

199


PORSCHE

OUTLAW

Chez E/P/A un ouvrage de Thomas CORTESI & Michaël LEVIVIER

Critique : Charles DEMOULIN - Layout Eric Heidebroek

Transformant toutes les règles

de la restauration d’origine,

les adeptes de Porsche Outlaw

offrent un look résolument

rebelle à leurs icônes. Mieux,

à bien y regarder, ils les

réinventent tout simplement.

Dans ce gros volume cartonné

de plus de 250 pages truffées de

nombreuses photographies, les

quinze chapitres qu’il comporte,

et outre la genèse, sont consacrés

chacun à un modèle de Porsche

Outlaw.

En modifiant le modèle d’origine

venu de chez Porsche, ces ‘transformateurs’

font ainsi naître des

voitures qui réécrivent la légende

d’une des marques pointées parmi

les plus fascinantes du monde

automobile.

Peinture sur mesure, changement

de moteur ou relooking

intérieure, optimisation du

châssis… tout est sujet à modifications.

Cette pratique, d’abord

underground, s’est aujourd’hui

imposée comme

un art à part entière auquel

Michaël Levivier, auteur

et journaliste, rend

200


201


202

un hommage inédit avec la complicité

de Thomas Cortesi derrière

l’objectif.

Chaque Porsche ‘relookée’ qui

figure dans cet ouvrage est photographiée

sous tous ses angles,

décrite à travers toutes ses caractéristiques

techniques, mais également

toutes les modifications

apportées pour en faire un modèle

unique.

Les 14 ‘hors-la-loi’ des plus recherchées

et présentes dans ce ‘beau

livre’ vous embarquent dans une

aventure des plus folles. Mêlant

esprit libertaire à un raffinement

mécanique, le tout sublimé par

une impressionnante exigence

quant au choix des matériaux utilisés,

chaque modèle de ce livre

affirme son élégante bestialité et

séduit à coup sûr.

Deux mots sur l’auteur

et son photographe

Michaël Levivier est l’auteur, chez

E/P/A, d’une collection intitulée

‘Art de vivre’. Des Porsche aux

Deuche, en passant par les Mustang,

les Combis, les Coccinelle

ou encore les Harley-Davidson,

il fouine un peu partout afin de

combler d’aise des lecteurs qui le

suivent depuis nombre d’années.

Il a également réalisé un livre intitulé

‘Guitare, un art de vivre’,

avec les plus grandes stars du

moment qui lui ont ouvert leurs

portes. Il a encore à son actif

des ouvrages dédiés aux motos

Triumph et BMW.

Quant à Thomas Cortesi, c’est

tout simplement un photographe

passionné de belles mécaniques.

Partout dans le monde, il photographie

des modèles pour de

nombreux constructeurs. Il a notamment

accompagné Michaël

Levivier pour ses livres consacrés

à Porsche, aux Combis et autres

Harley-Davidson.

Édition E/P/A

Relié

230 x 285 mm

256 pages

40,00 €


PORSCHE OUTLAW - 912 PATINA

203


204

SPA - FRANC


ORCHAMPS

LES 24 HEURES DE A à Z

Présentation de l’ouvrage d’Eric FAURE et Benoît DELIEGE par Charles DEMOULIN

Cette année, les «24 Heures de Spa» fêtaient 100 ans d’existence.

Cent ans, l’illustrateur-éditeur Benoît DELIÈGE et le journaliste Eric FAURE

ont voulu les évoquer sous un angle inédit.

Plutôt qu’une simple revue chronologique, ces deux «régionaux de

l’étape» proposent sur plus de 300 pages abondamment illustrées

- plus de 850 photos et 20 aquarelles ! -

un abécédaire articulé comme il se doit

autour de 26 thèmes majeurs.

L’éventail est très large,

de la Coupe du Roi aux

engins les plus originaux

vus en action en

passant par les performances

des concurrentes

féminines, ou

les personnages «de

l’ombre» sans lesquels

la course ne pourrait

avoir lieu.

Les exploits et échecs

retentissants, les miracles

et les malheurs

ayant émaillé ces septante-cinq

éditions. Et

aussi les records, les

animations sur et autour

de la piste, bref

les innombrables facettes

d’une course

désormais connue aux

quatre coins de la planète.

Mais ce n’est

pas tout : chaque

lettre de l’alphabet

a droit en prime à un

petit «dictionnaire»

basé sur quelques

mots-clés, en rapport

bien entendu avec

ces 24 Heures qui

furent… de Francorchamps

avant d’être

dorénavant de Spa.

Un ouvrage

de 304 pages

pour le centenaire

des 24 Heures

Le samedi 19 juillet

1924 à 16h00,

vingt-sept voitures

s’élancent pour la

première édition des

24 Heures de Francorchamps.

Au terme

d’une ronde rendue

éprouvante par la

pluie et le brouillard,

205


206


Springuel-Becquet imposent

une Bignan 2.0l

capable d’atteindre les

135 km/h dans les longues

lignes droites du

tracé de 15 km.

Cent ans plus tard,

presque jour pour

jour, la septante-sixième

édition du

double tour d’horloge

opposa les 29

et 30 juin 2024plus

de septante GT3

dernier cri, confiées

aux meilleurs spécialistes

mondiaux de

la catégorie. Entre

BMW, Mercedes,

Audi, Ferrari, Porsche,

Lamborghini,

McLaren, Aston Martin

et Ford, la bataille

s’est annoncée terriblement

indécise et

les écarts à l’arrivée

minces !

Cent ans…

Voilà qui vaut bien

un livre, d’autant que

l’épreuve ardennaise

a suivi une évolution

étonnante.

Restée longtemps

dans l’ombre de son

homologue mancelle,

elle s’en est émancipée

en 1964 quand

ses maîtres d’œuvre

ont opté pour les

seules voitures de

tourisme.

Les ’’berlines de

course’’ ont occupé

le haut de l’affiche

jusqu’en 2000 avant de

céder le relais aux GT

dont la confrontation

207


208


a rapidement conquis

ses lettres de noblesse

au point de devenir désormais

la référence,

le rendez-vous le plus

important de la saison

pour les constructeurs,

teams et pilotes.

Ce qu’il faut savoir

Disponible au prix de

59€ en librairie ou par

commande directe

chez l’éditeur, l’ouvrage

sera suivi en fin

d’année par son indispensable

complément.

Celui-ci proposera

le palmarès complet

(classements,

abandons, non-qualifications)

de la classique

ardennaise, y

compris bien sûr le

résultat enregistré

cette année, ainsi

qu’une nouvelle

salve d’anecdotes et

de témoignages.

Mais chaque chose

en son temps. Place

d’abord à ces 24

Heures de A à Z qui

préfaçaient de belle

manière une très

prometteuse édition

du centenaire.

Auteur :

Eric Faure

Illustrations :

Benoît Deliège

304 pages

Plus de 850 photos

Prix : 59,00 €

Commandes online :

209


Ferdinand PORSCHE

La biographie définitive

par Serge Bellu édité chez Glénat

Critique : Charles DEMOULIN - Layout Eric HEIDEBROEK

Cette biographie retrace le parcours fascinant

de Ferdinand Porsche, fondateur du bureau d’études Porsche.

Historien et journaliste automobile, Serge Bellu raconte avec force détails

le parcours d’un jeune ingénieur visionnaire, marqué dès l’enfance par la

mort de son frère aîné. Initialement destiné à reprendre l’affaire familiale

de ferblantier, Ferdinand Porsche trouve refuge dans sa passion pour l’électricité

et les innovations de l’époque.

Chef mécanicien chez Béla Egger, il entame une vie entièrement vouée à

l’innovation et à l’automobile. Chez Lohner, il invente l’un des tout premiers

véhicules hybrides - une prouesse technique inédite au tournant du xx°

siècle - puis, chez Mercedes, il signe le fameux modèle S considéré comme

son chef-d’œuvre absolu.

En 1931, Ferdinand Porsche crée son propre bureau d’études. Cette indépendance

le mènera à une collaboration étroite - et controversée - avec

le Troisième Reich, notamment pour concevoir la ‘voiture du peuple’, la

Volkswagen Type 1. En parallèle, il développe pour Auto Union des voitures

de course révolutionnaires, confiées à des pilotes de légende comme Bernd

Rosemeyer, Achille Varzi ou Tazio Nuvolari.

À sa disparition, son fils Ferry perpétuera l’héritage paternel avec la création

de la Porsche 356, suivie de l’emblématique 911.

Enrichi de cahiers iconographiques présentant une galerie de plus de

150 photographies rares et inédites, cet ouvrage de quelque 400 pages

s’achève par une section spéciale dédiée aux 50 plus grandes victoires de

Porsche en compétition.



Q Enzo Ferrari (28 ans)

Critique :& Lay-out :

Eric HEIDEBROEK

Enzo Ferrari (54 ans) W

212


Ce n’est pas la première

biographie que Luca Dal Monte

écrit sur Enzo Ferrari,

mais celle-ci est la définitive.

Ce jeune homme de 28 ans qui

pose fièrement au volant de

sa voiture de course n’imaginait

même pas son destin. Il

croyait dur comme fer en la

compétition et s’en est donné

les moyens en bravant

la vie et ses tourments

comme ses joies.

La photo de l’homme qui

a passé la cinquantaine

et pose au volant d’une

de ses propres voitures

de sport, marque la satisfaction

d’une vie bien

remplie qu’il continuera

de diriger jusqu’à plus de

90 ans. C’est comme ça

qu’a vécu cet entrepreneur

passionné qui laisse

en héritage au Monde

entier le fruit de ses

passions. Ferarri est

présent depuis 1950 en Formule

1, il y est toujours avec le

succès qui vient qui va au fil des

saisons. Mais la Scuderia est

omniprésente et véhicule toujours

les mêmes valeurs.

Luca Dal Monte raconte, d’une

plume légère et agréable cette

vie remplie par Enzo Ferrari. Il

faut savoir que Luca Dal Monte

a été l’attaché de presse d’Enzo

Ferrari et qu’il a eu accès et

vécu aux divers épisodes de sa

vie tant professionnelle que

privée. On trouve dans ce livre

copieusement documenté, non

seulement ses propres souvenirs,

mais aussi ceux de nombreuses

personnes qui ont vécu

leur vie en tout ou partie avec

le «Commendatore». Ce livre

ouvre les yeux sur la complexité

du personnage, sans occulter

les aspects plus sombres de sa

vie. Mais l’histoire est contée

avec l’élégance requise par le

respect de l’homme et de

sa famille,


214 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


comme de ses partenaires

d’affaires, amis, clients et

concurrents. On trouve tout

dans ces 517 pages.

On découvre un stratège qui

manœuvre au mieux afin

d’atteindre les objectifs qu’il

s’est fixé. Et il faut croire

qu’aujourd’hui encore sa

ligne de conduite force l’admiration

et s’impose naturellement

comme une ligne

pérenne et efficace.

Dans cette écriture, plaisante

à lire, on trouve des

anecdotes sur ses relations

avec les médias, ses pilotes,

ses amours. C’est tellement

fort aujourd’hui encore que

vous ne vous lasserez pas

en lisant cet ouvrage.

215


Fine

Books

Edité par GLENAT - Paris

Présentation : Eric Heidebroek

© Leroy

Une véritable légende se construit toute seule, sur la base de réels

talents humains et passionnés. C’est le cas de celle qui poursuit Ayrton

SENNA. Et ceux qui ont décidé de se mettre ensemble pour la définir

avec le plus de justesse possible sont incontestablement ceux qui l’ont

bien connu et surtout, côtoyés. Comme Daniel Ortelli qui a couvert la

Formule 1 pour l’Agence France Presse, ou encore Dominique Leroy qui

depuis plus de 25 ans a traîné ses baskets dans les paddocks de la F1 et

a été l’un des témoins privilégiés - dont mes amis Paul-Henri Cahier et

Philippe de Barsy (†) - de l’arrivée et de l’ascension de Ayrton SENNA.

216 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


ETERNEL

SENNA

Un ouvrage réalisé par les journalistes Daniel Ortelli et Thomas Woloch.

Livre illustré par les reportages du photographe sportif Dominique Leroy.

Pour cet ouvrage extrêmement bien documenté

et dont la mise en page offre un graphisme

fort et passionnant, Daniel Ortelli

et Dominique Leroy ont été assistés par un

jeune prodige, Thomas Woloch. Thomas est

passionné de F1 et a déjà réalisé quelques

biographies de pilotes F1 comme celle de

Max Verstappen (avec Daniel Ortelli déjà)

et celle de Sebastian Vettel.

C’est dire, comme dirait Pierre Corneille

«qu’aux âmes bien nées, la valeur n’attend

point le nombre des années.»

Ensemble et devant la documentation exhaustive

de Dominique Leroy, mais aussi

devant le récit de ses expériences, ils se

sont penchés sur la carrière exceptionnelle

d’Ayrton SENNA.

217


218 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.

8


4LA RÉVÉLATION

Critique & Lay-out :

Eric HEIDEBROEK

Et, à la lecture des deux ouvrages, dont celui

en bandes dessinées produit également par

GLENAT et fruit du travail de Lionel Froissart

au scénario et son équipe graphique, Papazoglakis,

Paquet et Cinna, on découvre, ou revoit,

même pour ceux qui ont vécu la carrière

du brésilien en direct à la télévision ou sur

les circuits, l’extraordinaire personnalité du

pilote brésilien.

Quand on voit la hargne de vaincre, les combats

sans concessions, les manœuvres osées,

téméraires, musclées entre pilotes, mais surtout

l’attitude chevaleresque d’Ayrton, on

219


9

220 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.

© Leroy


4CHAMPION ÉTER-

NEL

© Leroy

comprend très vite de l’aura qui se dégage

de ce Champion du Monde. Imaginez à Spa,

Eric Comas tape le rail et se retrouve arrêtée

au beau milieu de la piste, sa monoplace

risque d’exploser.

Comas est inconscient, et immédiatement,

Senna arrête sa F1. Il court porter secours

à Comas alors que les autres F1 arrivent à

pleine vitesse autour d’eux ! C’est tout simplement

héroïque, c’est du SENNA véritable

tout simplement. Comme la fois où il a tiré

son rival, Alain Prost, à ses côtés sur la plus

haute marche du podium en lui levant le

bras en l’air pour que le public l’acclame aussi.

Des images aussi sportives, aussi belles,

malgré les coups de colères, les frustrations

de ces athlètes aux comportements entiers

sont parfaitement démontrés dans ce livre.

221


La vie est un combat.

GAGNEZ !

par Eric Heidebroek

! Jacques Ickx (1972)

Jacques ICKX 1910-

1969, est né à Courtrait,

c’est le dernier

de huit enfants...

Il passera par l’UCL

à l’âge de 15 ans,

et entrera au journal

«Les Sports» en 1933.

En 1934, il sera pilote d’usine

de motos pour Gillet, pour la

FN, pour Saroléa. Il sera sacré

champion de Belgique

de motocross. Il lance, sur

le continent, le «Trial» qu’il

a découvert en Angleterre.

Il sera pilote d’avion, et d’autos

de courses. Ceci étant,

il demeure dans l’âme un

journaliste des sports et de

l’automobile. Il est au faîte

de sa carrière dans les années

‘50, et ses jugements

et remarques sont pris en

compte par l’industrie et

nombreuses sont celles qui

les utiliseront pour améliorer

encore la technique, design

et sécurité.

On constate, sans surprise,

que ses passions sportives

se soient naturellement

transmises à ses enfants.

Ainsi Pascal ICKX, est aussi

222 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


précoce que son papa, car il a piloté un avion

de tourisme alors qu’il n’avait que 13 ans !

La carrière de Pascal est émaillée de succès

et de participations à des compétitions. Ainsi,

il remporte les 24 heures de Francorchamps

en 1965 avec Gérald Langlois van Ophem et...

Jacky ICKX. Mais ne vous y trompez pas ce livre

n’est pas une ode à la gloire de ses fils, c’est

un recueil pertinent du travail de presse réalisé

par Jacques ICKX. On y découvre l’œuvre d’une

vie et les sentiments qui l’ont émaillée. Cet ouvrage,

concocté de façon pertinente par Michel

Vanderveken, est le reflet de la philosophie de

Jacques ICKX concernant les valeurs humaines

et sportives qu’il a décrites dans ses billets intitulés

: «Tout autour de nous» (29,90€)

En reportage à Méan chez

Jacques D’HEUR (MEAN)

à gauche

et Jacques ICKX

à droite.

223


Même pas peur

de Willy Braillard chez Maïa

Critique : Charles DEMOULIN

Lay-out : Eric HEIDEBROEK

L’histoire d’un… sacré pilote

des années ‘70

Self-made man, Willy Braillard âgé aujourd’hui de 79 ans, a réussi sans

grands moyens à se hisser parmi les meilleurs pilotes belges des années ’70.

66 victoires et 66 podiums en 235 départs ont ponctués une carrière

longue d’une quinzaine d’années. Et ceci au volant de…55 voitures différentes

! Il s’est également pris de passion pour le sport cycliste auquel…

Jacky Ickx l’a initié.

Devenu ami avec Eddy Merckx après trois participations en commun à des

rallyes dont celui du Zaïre, c’est avec lui qu’il poursuivit ses randonnées

cyclistes mémorables principalement à l’étranger.

Ce livre, écrit avec l’aide d’Yves de Partz, ancien responsable de la rubrique

automobile dans le quotidien ‘Le Soir’, est tout d’abord une ode à

l’effort prouvant qu’avec du courage, de la volonté et de la persévérance,

tout est possible pour qui le veut.

Le plus cher désir de l’auteur est que des jeunes lisent ce livre qui les encouragera

à tenter leur chance quoi qu’il leur en coûte. S’il pouvait susciter

des vocations, Willy Braillard serait le plus heureux des hommes.

Ce livre est aussi l’histoire d’une vie privée et professionnelle dynamique

qui se veut inspirante pour d’autres et guidée par le kairos définissant la

capacité de chacun à saisir à bras-le-corps les moments où l’alignement

des planètes rend toutes les barrières franchissables.

On notera que nombre de photos noir et blanc illustrent ce fort ouvrage

de quelque 316 pages, dont les 17 dernières sont constituées de témoignages

venus de nombreux pilotes tels que Thierry Boutsen, Marc Duez,

Pierre Dieudonné, Jean-Michel Martin, Pierre-Alain Thibaut ou encore de

Claude Delacroix, Jacques Borlée… et d’autres encore. (Charles Demoulin)

224 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


225


F1

Edité par HUGO SPORT, un ouvrage de Stéphane BARBÉ

F1 75 ans

Critque de Charles Demoulin Lay out EH

Ce bel ouvrage de près de 290

pages illustrées de photos

souvent inédites retrace, par

le truchement de ses grands

prix, toute l’histoire de la

Formule 1.

Depuis le 13 mai 1950, le championnat

du monde de Formule 1 s’est écrit par

les hommes et les machines, mais

aussi par des lieux devenus emblématiques.

De Silverstone à Miami, en

passant par Hockenheim, Kyalami et

Magny-Cours, les circuits demeurent

les uniques témoins de ce sport à

travers le temps : ses premiers exploits,

ses joutes, ses joies, et aussi

ses drames. Juan Manuel Fangio,

Giuseppe Farina, Stirling Moss, José

Froilàn Gonzalez ne reconnaîtraient

pas Silverstone, Monza, Monaco ou

encore le Nürburgring.

Au-delà des noms qui sont restés

malgré les tracés qui ont changé,

il perdure une âme, une ambiance,

d’ineffaçables souvenirs qui ont bâti

et entretenu la légende de ce sport.

LES 500 MILES

DE MONZANAPOLIS

En 1957 et 1958, les deux éditions de la « course des

deux mondes », les 500 miles de Monza, étaient censées

confronter deux univers totalement différents et pourtant

réunis sous un même Championnat du monde des conducteurs

depuis 1950 : les Grands Prix de Formule 1 sur les circuits

routiers, et les 500 miles d’Indianapolis disputés sur une piste

ovale aux États-Unis, depuis 1911. Aucun des vainqueurs

d’Indy 500, entre 1950 et 1960, ne prit le départ d’un Grand

Prix, à l’exception de Roger Ward qui, à Sebring en 1959,

crut pouvoir défier les champions européens et leurs F1

avec un midget Kurtis Kraft fait pour les courses sur terre

battue ! Tous les autres pilotes américains qui participèrent

réellement au Championnat du monde venaient des courses

traditionnelles de Sport Cars.

Quant aux concurrents européens, trois seulement tentèrent

leur chance à Indianapolis. Tous Champions du monde !

Alberto Ascari en 1952, sur une Ferrari 375 F1 à empattement

allongé – qualifié 19 e , abandon (roulement de roue cassé) –,

Giuseppe Farina sur une Kurtis Kraft à moteur Ferrari,

en 1956 et Juan Manuel Fangio en 1958, avec une Kurtis Kraft

à moteur américain Novi – non qualifiés l’un comme l’autre.

Les 500 miles de Monza, disputés sur l’anneau de vitesse

rénové du circuit italien et désormais pourvu de virages

relevés comme à Indianapolis, furent donc l’unique

confrontation directe entre les F1 européennes et

les monstrueuses monoplaces américaines, faites pour

la vitesse. En 1957, Maserati est la seule équipe à s’aligner

officiellement (avec Jean Behra), tandis que Jaguar a engagé

trois type D sport. Les huit autres pilotes sont Américains.

Behra ne prendra pas le départ avec sa voiture aux pneus

inadaptés pour l'ovale ; les Jaguar terminent à plus de cinq

tours, à l’issue d’une course disputée en trois manches.

En 1958, Ferrari aligne cette fois Mike Hawthorn, Luigi Musso

et Phil Hill sur les Dino 246 et Harry Schell sur la 375 Indy.

Les Jaguar type D sont de retour avec Masten Gregory et

Ivor Bueb. Maserati a inscrit une superbe Tipo 420M Eldorado

pour Stirling Moss. Son allure rappelle les monoplaces de

l’USAC, son nom évoque les États-Unis mais il n’est que celui

d’un… commanditaire marchand de glaces. Juan Manuel Fangio

(qui déclarera forfait, moteur cassé) et Maurice Trintignant

(qui cèdera sa place à A.-J. Foyt en deuxième manche) sont

passés à… l’ennemi, représentant les États-Unis sur deux Kuzma.

La lutte entre les F1 et les Américaines est plus équilibrée,

mais le dernier mot reste, tout de même, aux États-Unis.

Le départ des 500 miles de Monza 1957

(hors championnat). F1 et Formule Indy

empruntaient l’anneau de vitesse à l’envers.

En 1961, l’écurie Cooper, Jack Brabham et Dan Gurney

engagèrent, aux 500 miles d’Indianapolis, une première F1

à moteur central arrière puis, à partir de 1963, le team Lotus

développa une monoplace de technologie européenne et

remporta l’épreuve avec Jim Clark, en 1965. Mais Indy 500

ne faisait déjà plus partie du championnat du monde de F1.

56 MONZA

MONZA 57



Une lecture de la F1 par les courses, par les pilotes qui ont

écrit la légende, mais également par toutes ces photographies

qui illustrent ce fort volume de près de

300 pages. De quoi également combler les vides pour les

plus jeunes des fans de la F1 qui n’étaient pas nés dans ces…

années-là !

Journaliste professionnel, Stéphane Barbé a suivi le sport automobile

national et international pendant près de 40 ans

pour le quotidien sportif ‘L’Équipe’, où il a dirigé le département

des sports mécaniques. Ses reportages l’ont conduit

à bien connaître et apprécier toute la richesse du sport automobile

en France, à travers les compétitions sur circuit ou

sur route, les pilotes, les directeurs d’écurie et les dirigeants.

Raccourci de moitié à la fin

des années 1970 afin de

satisfaire aux exigences

de sécurité de la F1 moderne,

le tracé de Spa-Francorchamps

a su conserver le caractère

qui a contribué à sa légende.

LE CIRCUIT BELGE

EST UNE PISTE

PARTICULIÈREMENT

APPRÉCIÉE PARMI

LES PILOTES.

Le premier raidillon de l’Eau Rouge

dans les années 1950.

Spa-Francorchamps, circuit au milieu des bois (Hamilton 2024).

C’est un signe. Lorsque les fans de sport automobile peuvent

citer de mémoire les noms des virages d’un circuit, c’est que

ceux-ci forcent le respect, qu’ils réclament de la part des pilotes

du cœur, de l’engagement, de la finesse de pilotage dans les enchaînements.

Le circuit de Spa-Francorchamps n’en manque pas :

le raidillon de l’Eau Rouge, Pouhon, Stavelot, Blanchimont… et même

le freinage de l’épingle de la Source. « L’impression que l’on ressent

quand on arrive à les passer correctement est extraordinaire »,

confirmait l’ex-pilote Ferrari, Felipe Massa. 7,004 kilomètres

de bravoure au milieu de la forêt ardennaise (le plus long de tous

les tracés de l’année), à 250,735 km/h de moyenne pour la pole

position de Lando Norris, lors du Grand Prix de Belgique 2025

sur la McLaren MCL39-Mercedes. 1’40’’562, nouveau record

de la piste actuelle.

Le « vrai » appartient toujours à deux pilotes qu’il serait malvenu

de départager, deux légendes du sport automobile mondial,

le Français Henri Pescarolo et le Belge Jacky Ickx - dix victoires aux

24 Heures du Mans à eux deux. Leur performance date de 1973,

sur un circuit deux fois plus long : 262,461 km/h pour « Pesca » avec

un proto Matra 670B de 500 chevaux, lors des 1 000 kilomètres

de Spa, comptant pour le Championnat du monde d’endurance

(3’13’’4). Jamais, en course, une voiture quelle qu’elle soit n’a fait

mieux depuis, tous circuits routiers confondus. Lors des qualifications,

Ickx a même roulé encore un peu plus vite sur la Ferrari

312 PB : 3’12’’7 (263,415 km/h). Toute comparaison avec les chronos

d’une Formule 1 est impossible : à cette époque, le Grand Prix

de Belgique avait migré vers Nivelles et Zolder. La référence la plus

réce

pour

sa M

comm

rité !

cons

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F1 LES CIRCUITS

MYTHIQUES

Edité par LAROUSSE, un ouvrage de Frank Hopkinson

Critque de Charles Demoulin Lay out EH

Encore un ouvrage que tous

les fans de F1 se doivent

de posséder dans leur

bibliothèque, car il s’attache

bien évidemment à disséquer

l’histoire passionnante de la

Formule 1, mais cette fois à

travers le prisme de ses plus

grands circuits et de ses plus

belles courses.

Aintree, Hockenheimring,

Francorchamps, Indianapolis,

Monaco, Suzuka, Rouen-les-Essarts,

Silverstone, Long Beach,

Imola, Dijon-Prenois... Autant

de circuits mythiques qui ont

marqué leur époque et les

pilotes qui les ont empruntés à

pleine vitesse!

Chacun de ces endroits, par ses

courses mémorables, a façonné

et influé sur l’histoire de la

F1: les voitures et les règles de

sécurité ont été adaptées à la

suite d’accidents qui s’y sont

produits; certains circuits historiques

ont été fermés ou ont

même disparu ; d’autres ont

vu leur tracé considérablement

modifié au fil des années, avec

notamment l’apparition de chicanes

et de nouveaux virages.

Des stands magnifiquement

conservés de Reims-Gueux aux

grands temples de la vitesse

de Monza et de Spa-Francorchamps,

en passant par la

disparition du Nürburgring

et l’aventure malheureuse à

Indianapolis, partez à la découverte

de ces lieux légendaires,

de leurs spécificités techniques

et de leurs évolutions.

Journaliste et écrivain, Frank

Hopkinson a contribué à plusieurs

magazines automobiles,

notamment comme rédacteur

en chef adjoint de ‘F1 Racing.



F1

Edité par LAROUSSE, un ouvrage de FRodolphe Gaudin

Critque de Charles Demoulin Lay out EH

F1 Pilotes de légen

Prêt à partir sur les

chapeaux de roues ?

De Jean Alesi à Jacques

Villeneuve, offrez-vous un

voyage à grande vitesse et

contemplez les légendes

du pilotage d’hier et

d’aujourd’hui !

Les Alonso, Ascari, Fangio,

Hamilton, Ickx, Lauda,

Cevert, Bruce McLaren,

Hunt, Leclerc, Verstappen,

Prost, Stewart, Michaël

Schumacher, Senna, Pironi,

Vettel, Villeneuve, Norris...

Ne cherchez plus, ils sont

tous là ! Plongez dans les

coulisses des paddocks et

prenez place dans les cockpits

de ces champions d’exception,

prêts à prendre

le départ pour vous faire

revivre leurs fabuleuses

aventures.

Retrouvez ces coureurs

mythiques, les rivalités

légendaires et les courses

les plus grandioses qui ont

ému et marqué à jamais des

millions de spectateurs. Un

livre collector plein d’anecdotes

inédites et richement

illustré afin de pouvoir

contempler tous ces rois de

la pole position !

Quant à l’auteur, Rodolphe

Gaudin, il est journaliste à

France Télévisions. Et pour

ce qui est de la préface, elle

est signée par un certain

Monsieur Jean Todt.


de


FORMULE 1

F1

FERRARI

by Glénat

par Eric Heidebroek

Deuxième édition 1950-2024

Certes, à l’heure d’écrire

ces lignes, le Championnat

n’est pas encore tout à fait

joué, côté constructeurs en

tout cas, car côté pilotes,

Verstappen est en train de

finaliser le travail pour une

quatrième titularisation.

On doit quand même souligner le travail

de Ferrari qui a réalisé une belle

et prometteuse campagne 2024. Leclerc

s’est adjugé Monaco, Monza

et Austin (USA) tandis que Sainz a

remporté l’Australie et Mexico. Cinq

victoires contre une en 2023, et

quatre en 2022... Tandis que 2021 et

2020 n’ont pas vu la moindre victoire.

Non seulement, Ferrari se retrouve

bien calé dans le TOP 10 des Grands

Prix, mais quand on sait que Lewis

HAMILTON vient renforcer l’équipe

en 2025, on ne peut qu’espérer une

nouvelle équipe de choc et un retour

plus que mérité sur les podiums.

Il reste donc 3 Grands Prix à courir,

le 23 novembre 2024 à Las Vegas,

le 1e décembre au Qatar et le dernier

à Abou Dabi. Si le Championnat

du Monde Pilote n’est pas affecté, le

championnat constructeur est encore

jouable, McLaren est

premier avec 593 points,

Ferrari est à

557 points

suivi par

RedBull avec ses

544 points. Et donc,

rien n’est joué. Pour Mercedes, c’est

cuit, 372 points, c’est trop loin derrière,

même si l’auto a l’air d’aller mieux.

234 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


235


F1

FORMULE 1

by Glénat

par Eric Heidebroek

Peter NYGAARD est un

spécialiste danois de la Formule

1, auteur de plus d’une dizaine

d’ouvrages sur ce sport

automobile et sur les pilotes.

Ses ouvrages ont été traduits en plusieurs

langues et constituent des références

pour les amateurs du genre.

Depuis plus de 35 ans, il parcourt le

monde, les pistes et les paddocks, à

la recherche de l’image unique du pilote,

de la voiture ou de la course.

GLENAT produit la deuxième édition

du livre FORMULE 1 de Peter NY-

GAART. Un ouvrage mis à jour dans

lequel on trouve tous les podiums et

les dix premiers classés dans

toutes les courses de F1

de 1950 à 2021.

L’auteur enrichi le livre

de ses propres photos dont

certaines sont percutantes.

Le livre est scindés en

décennies. C’est très bien fait

et cela permet à tout un

chacun, intéressé, par la

Formule 1 de peaufiner ses

connaissances en matière de championnat

du monde cette discipline.

236 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


237


F1

FORMULE 1 2 0 2 3

by Glénat

Fine Books

Cette édition est à nouveau préfacée par Laurent-Frédéric Bollée

journaliste, chroniqueur, rédacteur en chef, commentateur spécialisé

en sports mécaniques français, né le 9 mai 1967 à Orléans. Il est

également scénariste de bande dessinée et auteur de biographies de

sportifs. Et à chaque édition du très épais livre FORMULE 1 de Peter

NYGAARD, spécialiste danois de la Formule 1 il préface cette troisième

rétrospective qui ajoute l’atmosphère des Grand Prix 2023

alors que les deux dernières courses sont encore à disputer.

Alors que le Championnat du Monde des pilotes est déjà

joué depuis deux Grand Prix par le Champion du Monde

de 2022, Max Verstappen, qui avec Red Bull domine extraordinairement

les deux dernières saisons. Il est impressionnant

de rigueur et d’efficacité. Le team Red

Bull est incroyablement bien dirigé et ses équipes

bluffent l’ensemble du plateau par leurs compétences,

leur efficacité et leur rapidité... Pensez

donc 2,2 secondes pour changer les quatre

pneus d’une F1... C’est fou et ils le font pratiquement

à chaque coup !

Si pour moi, le premier titre de Verstappen

n’est pas le reflet de la saison

2021 où Hamilton a été privé du titre

par une erreur de la direction de

course. 2022 et 2023 ont révélé

la véritable valeur de Max Verstappen

qui a bien mûri et mérite

indiscutablement les deux dernières couronnes

de Champion du Monde ! (E. H.)

238 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


L’ AFTER LAP

de Laurent-Frédéric BOLLÉE

239


MONACO

1950-1965

par Eric Heidebroek --- Chez Glenat

Le Grand Prix de Monaco est à lui seul

l’image fondamentale de la Formule 1

depuis 1950, n’en déplaisent à certains

qui voudraient que les Grand Prix

de demain soient réalisés sur des

pistes aseptisées et modélisées par

l’intelligence artificielle.

À l’aune de l’Automobile, le Grand Prix

de Monaco comme le Rallye de Monte-

Carlo sont des symboles, comme les

24 heures du Mans, les 500 miles

d’Indianapolis.

Le superbe ouvrage que nous vous

présentons ici, est dû à Wolfgang Frei,

neveu d’Edward D. Quinn,

(1920-1967) célèbre photographe

de la «jet-set» Côte d’Azur à qui l’on

doit une panoplie de photos de stars,

célébrités, personnalités des années

‘50-;70, comme Picasso, Churchill,

Brigitte Bardot, etc. Mais en plus, ce

photographe irlandais a généré des

photos des Grand Prix de Monaco de

1950 à 1965. 275 clichés exclusifs qui

se répartissent sur les 240 pages de

cet ouvrage qui doit absolument se

retrouver dans votre bibliothèque. Et si

vous devez faire un cadeau de marque

à quelqu’un, c’est l’ouvrage qui convient

idéalement ! E.H.nov 23.

240


241


242


MONTE

CARLO

1961-1986

Au début, le Rallye de Monte-Carlo démarrait de plusieurs

villes d’Europe. En fonction des itinéraires destinés

à rejoindre la capitale Monégasque, les organisateurs

avaient organisé des étapes spéciales, où se mêlaient

des étapes de vitesse pure, des étapes chronométrées,

techniques et qui au fil des années ont attiré la plus

grande foule sur tout le parcours.

Ce très beau livre relate à force d’images et d’anecdotes

comme de récits historiques cette formidable épopée.

Cette édition consacrée à la période 1960/1980 reflète

la progression spectaculaire de la discipline qui

a vu naître la fabuleuse catégorie «Groupe B» avec

des voitures de course impressionnantes, créées par

les équipes d’usine avec des moyens extrêmes. Sur

les spéciales, les équipes d’usine ne se faisaient aucun

cadeau.

Quelque 250 photos exclusives retracent cette période

magique et sportive. Sur 240 pages, vous

retrouverez les principaux protagonistes tant

professionnels qu’amateurs. Ce bel opus, édité

par GLENAT, préfacé par Jean Ragnotti, est un

excellent travail dû à Serge Cordey.

Vous pouvez feuilleter quelques pages de ce

livre en cliquant sur le bouton ci-contre.

C’est un très beau cadeau que tout amateur

de rallye sera heureux de recevoir.

Commentaire : Eric HEIDEBROEK

243


244


Pneus toutes saisons

avec un plus

avantages

Le meilleur de sa catégorie sur

routes humides

Performances améliorées sur neige

Diminution de la consommation

du carburant

caractéristiques

Bonne évacuation de l’eau pour lutter contre le

phénomène d’aquaplaning

5% en plus d’adhérence et d’accélération sur neige*

Résistance au roulement réduite de 5%*

* Données issues de tests comparatifs internes avec le précédent modèle Quatrac Pro, taille 245/45 R18 100Y XL


SUPER CARS

LAMBORGHINI

n

Chez Glenat un ouvrage de Serge BELLU

Ferrucio Lamborghini n’était

pas content de sa Ferrari et

Enzo Ferrari ne supportant

pas la critique lui a bien fait

comprendre son point de vue.

Aussi, Ferrucio a décidé de

construire sa propre voiture

de sport. On est en 1963 et

le constructeur de tracteurs

présente la fabuleuse 350 GTV.

Puis en 1966, il présente

l’extraordinaire MIURA.

Le style, s’amplifiera encore avec

la présentation de la Countach,

dont Paul frère dira qu’en temps

de pluie, les essuies-glace ne parvenait

pas à essuyer le gigantesque

pare-brise plat. Et, confirmait

aussi le caractère viril des

commandes, comme les pédales

de freins et d’embrayage qui exigeaient

des mollets de coureurs

cyclistes.

Dans cet ouvrage consacré aux

V12 Lamborghini, BELLU retrace

les prémices de la marque au

Taureau, jusqu’à aujourd’hui.

Avec force images, données

techniques et détails pertinents.

Ainsi, on apprend que Chrysler

a acquit Lamborghini le 28 avril

1987 et la première voiture née

de cette acquisition est la Diablo.

Mais en 1994, crise économique

oblige, Chrysler revend au

groupe indonésien SEDTCO PTY

qui détient Megatech.

Mais là aussi ça ne dure pas, en

1998 c’est le groupe Volkswagen

qui reprend les rênes de la

prestigieuse marque italienne.

Et là, on est en 2001 et

Lamborghini va présenter la

Murciélago, dessinée par

notre compatriote Luc

Donckervolke. Viendra

ensuite l’Aventador.

Lamborghini, c’est aussi un

créateur exclusif qui ose

créer des modèles en

toutes petites séries. Des

lignes osées un design

agressif, moderne,

excitant, ainsi naissent

les REVENTON, VENENO,

CENTENARIO, ALSTON,

SIAN, ESSANZA, COUNTACH II,

REVUELTO, etc.

246


n

247


100 ANS

D’AUTOMOBILES

Chez Glenat - un livre de Larry EDSALL

Larry EDSALL est un journaliste

automobile spécialisé dans

l’industrie, il a travaillé chez

Autoweek pendant de très

nombreuses années. Spécialiste

également dans les voitures

anciennes, il est fondateur du

site www.classic.com.

Glénat édite un nouveau livre

axé sur 100 ans d’automobiles.

On commence en 1886 avec les

premières réalisations de Karl BENZ,

Gottlieb DAIMLER et Rudolph

DIESEL, basées sur le moteur inventé

par Nikolaus August OTTO et le livre

se termine sur la Ferrari SF 90.

Un tour d’horizon qui passe par

la Citroën Traction, la Mercedes-

Benz 540 K, la Cord 810, la

Bugatti Atlantic, la BMW 328,

l’Alfa Roméo 8C 2900, la Talbot

Lago, la Citroën 2CV, la Jaguar XK

120, la Volkswagen Coccinelle, la

Porsche 356, la première Corvette,

l’inimitable 300 SL Gullwing, la

Citroën DS, la Rolls-Royce Silver

Cloud, l’Austin Healey 100, la Ferrari

250 GT, la Triumph TR3 A, la Cadillac

Eldorado Biaritz, la jaguar Type E,

l’AC Cobra Shelby, l’Aston Martin

DB5, la première Porsche 911, la

Ford Mustang, la Pontiac GTO,

la Lamborghini MIURA, la Ferrari

Dino 206 GT, la Ferrari 365 GTB/4

Daytona, la De Tomaso Pantera, la

Lamborghini Countach, la BMW

M1, la De Lorean de Marty dans

«retour vers le futur», la Ferrari

Testa Rossa, la Ferrari F40, la

Bugatti EB 110, la monstrueuse

Dodge Viper RT/10, la Jaguar XJ

220, la McLaren F1, la BMW

Z3, la new Beetle, la Nissan

350 Z, la Mercedes-Benz SLR

Mc Laren, la Ferrari Enzo, la

Porsche Carrera GT, l’Audi

R8, la Bugatti 18/4 Veyron,

la Maserati Granturismo,

la Mc Laren MP4-12C,

la Tesla Model S, l’Aston

Martin Valkyrie,la Ferrari

FXX-K EVO, la Ferrari SF

90 Stradale, la Corvette

C8, la Rimac Nevera, le

Volkswagen iD.Buzz,

la Lotus Evija et la

Gordon Murray

Automotive T.50...

248 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


249


SUPER CARS

1980-2024

Chez Glenat

Signé par le talentueux Serge Bellu,

voici un ouvrage qui vous entraîne

dans le monde fascinant de la performance

automobile de très haut

niveau, les SUPER CARS, celles qui

font rêver, fantasmer, envie par leurs

lignes époustouflantes, leurs performances

inouïes.

Laissez vous entraîner par l’auteur à

redécouvrir ces gloires des années

‘80 et vous faire saliver devant celles

d’aujourd’hui !

Ces voitures sont rares, voire uniques. S’il est

vrai qu’elle sont paradoxales à l’heure d’aujourd’hui,

elles demeurent superlatives et incitent

aux rêves, car seuls quelques privilégiés

ont pu se les offrir. Dans ce beau livre, l’accent

est mis sur l’information, la recherche claire et

précise d’éléments techniques, des histoires

vraies ou fausses...

En résumé, ce livre est réparti sur cinq chapitres.

Un par décennie avec un classement

thématique commençant par les plus rapides,

les plus rares, les plus puissantes, les plus

vives et les plus chères.

Relevons dans les année s ‘80, les

Ferrari F40 et 288 GTO, la Porsche 959.

Les années ‘90 seront celles de la McLaren

F1, la Bugatti EB110 ou la Porsche 962 LM

Le Mans, une version routière (13 exemplaires)

proposée par Dauer à Francfort

en 1993 ! En 2000, ce sera la première

année de la Ferrari F50 née en 1999, l’incroyable

Mercedes CLK GTR la Porsche

911 GT1 des versions routières de véritables

voitures de course voient le jour.

Ou des projets fous comme la Mercedes

SLR McLaren Stirling Moss ou la

Porsche Carrera GT. Les années 2010,

ce sont celles des Ferrari Enzo, FXX,

la Ford GT, la lamborghini Reventon,

Koenigsegg Agera, Aston Martin,

One 77 et Vulcan, Panoz Abruzzi et

autre 918 Spider by Porsche. Mais

aussi Lamborghini Aventador,

voire la Centenario ou McLaren

P1. Les 2020-2024 vont de la

Bugatti Chiron Sport, à l’Aston

Valkyrie en passant par la

Mercedes One et la Bugatti

Bolide et la Mistral ... Un

monde de fous, mais ô combien

passionnant ! (E.H.)

250


251


La collection

75

par Eric Heidebroek --- Chez Glenat

SERGE BELLU

Journaliste et illustrateur, il est aussi

Rédacteur en Chef de l’Année Automobile

depuis 2009. Serge BELLU

est un auteur renommé dans le domaine

de l’histoire de l’Automobile

et du design.

Tellement impressionnant qu’il est publié

chez les plus grands éditeurs, comme

Flammarion, Larousse, RMN, La Martinière,

Le Cherche Midi, Coachbuilt, , ou les

éditions du Regard. Il est aussi consultant

pour l’Industrie et chargé de cours et de

conférences dans plusieurs écoles, notamment

l’Art Center College of Design,

Strate, les Arts & métiers, etc. C’est dire si

ses ouvrages sont riches d’informations

historiques pertinentes et incontestables

qui raviront les amateurs et passionnés.

GLENAT propose une série 75 ANS dont

celui-ci sur l’histoire d’Aston Martin.

On y apprend beaucoup sur les origines

de la marque. On connaît bien sûr le

nom de la personne qui représente les

initiales DB. David Brown qui n’apparaîtra

pourtant qu’en 1947, année où il

achète Aston Martin.

En 1911, Robert Bamford s’associe à

Lionel Martin, dans la société «Bamford

& Martin LTD» active dans la vente, l’entretien

et la construction d’automobiles.

ASTON MARTIN

Au départ, le nom ASTON vient d’une

victoire de Robert Bamford. Cette victoire,

Bamford la remportera au volant

d’une Singer Ten préparée dans leurs

ateliers. Une course de côte qui avait

lieu dans le village d’Aston-Clinton dans

le Buckinghamshire.

La première voiture appellée «Coal Cuttle»

en 1913 ne dépassera pas le stade

du projet à cause de la guerre de 14-18.

En 1920 Bamford se retire et Martin reprend

seul les commande de la société

qui sera reprise en 1926 et s’appelera

alors Aston Martin Motors Ltd.

Les débuts difficiles d’une grande histoire

qui se perpétue aujourd’hui par

d’énormes succès en sport automobile

et en voitures de rêve. Serge BELLU vous

fait découvrir la marque et écrit, illustre

avec justesse cet ouvrage qui a sa place

chez vous.

252 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


253


La collection

75

par Eric Heidebroek --- Chez Glenat

BRIAN LABAN (1948-2016)

était spécialiste dans l’histoire de

l’automobile, les voitures contemporaines

et les sports mécaniques.

Il contribuait régulièrement à des

journaux britanniques tels que le

Daily Telegraph, le Sunday Business

et le mensuel Auto Express. Il a également

consacré de nombreux livres

à des marques et des modèles d’automobiles

très divers, notamment la

Cobra AC de Shelby, Mercedes-Benz,

Porsche, Ferrari, Lamborghini. Brian

Laban était membre de la Guild of

Motoring Writers et lauréat du Pierre

Dreyfus Award, décerné chaque année

par Renault UK à un journaliste

qui s’est particulièrement distingué.

Il a travaillé avec Serge BELLU.

FERRARISSIME

Le travail effectué par Brian LABAN

est tout simplement exceptionnel,

Serge BELLU signe d’ailleurs la

préface de cet ouvrage d’anthologie

riche de plus de 300 photos dont

certaines inconnues voire exclusives.

L’auteur Brian LABAN commence

son livre par ce paragraphe :

En 1946, dans la revue «The Autocar»

l’article qui annonçait l’arrivée

d’une nouvelle marque italienne

débutait par le commentaire suivant

: «Ni les destructions, ni la crainte du

communisme n’auront tempéré l’enthousiasme

des Italiens pour les voitures du type

Super-Sport.» L’article poursuivait par la

description «d’une voiture entièrement nouvelle,

la Ferrari 125, qui sera construite dans

une nouvelle usine située à Maranello...»

The Autocar annonçait aussi les

projets de trois modèles partageant

un châssis semblable et dénommés

respectivement «Sport, Compétition

et Grand Prix.»

LABAN poursuit par une réflexion qui,

aujourd’hui encore, a tout sons sens.

«De ce jour de 1946, le ton de tout ce qui allait

être écrit au sujet de la nouvelle marque refléterait

un profond respect pour les hommes

concernés ainsi que le flatteur espoir de succès

à venir. Pourtant, il est peu probable, que

même parmi les plus optimistes, quelqu’un

aurait pu présentir ce qu’allait devenir Ferrari,

hormis Enzo Ferrari lui-même...»

Cet ouvrage fait le tour de la production

des usines Ferrari depuis 1946

avec la «125» jusqu’en 2022 avec la

Ferrari «ICONA DAYTONA SP3».

254 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


255


La collection

75

by Glénat

par Eric Heidebroek

Brian LABAN était

aussi un spécialiste

reconnu de la marque

Porsche et cet opus

édité par GLENAT est

consacré à la quintescence

de Porsche.

Évidemment, Brian LA-

BAN a concrétisé une

merveille d’informations

et d’illustrations.

On part de la 356 Spider

née en 1947 (mais produite

entre 1950 et 1954) jusqu’au

718 Cayman GT RS de

2021-2022.

En passant naturellement

par la sexagénaire 911, mais

aussi tous les modèles créés

par la marque, la 914, les Panamera,

Cayenne, Macan et

les mythiques 959, ou Carrera

GT. Les électrifiées ne sont pas

en reste non plus, quatre pages

sont consacrées au Taycan.

Et Serge BELLU a rédigé la

préface marquant encore de sa

griffe le suivi de ce bel ouvrage..

256


257


À partir d'une feuille blanche !

by Glénat

Préfacé par Wolfgang Porsche cet ouvrage sur la première

Porsche électrique de l’ère moderne peut se résumer en quelques phrases clés.

«à partir d’une feuille blanche tout est possible !

Lorsque les technologies nouvelles permettent les formes inédites,

chaque millimètre devient une aventure. Idée, puis esquisse, c’est bien sur une

feuille blanche qu’est né le Taycan, indéniablement Porsche et différent à la fois...»

Un livre intéressant avec des illustrations formidables

dont de rares dessins de designers et d’études !

par Eric Heidebroek

258


259


ALPINE

70 ANS

Pour les 70 ans d’Alpine, ‘OH LIFE’ a

repéré en librairie quatre ouvrages

dont il entend vous faire profiter.

À commencer par celui qui se voit

pointé comme étant ‘l’officiel’.

Laissez vous entraîner par l’auteur

à redécouvrir ces gloires des années

‘80 et vous faire saliver devant

celles d’aujourd’hui !

Charles DEMOULIN explique le travail

‘Alpine 1955-2025’,

de Jérémy Satis chez Amphora.

Il y a 70 ans, en créant Alpine, Jean Rédélé

ambitionnait de proposer une automobile

alliant agilité, plaisir, performance,

recherche de l’excellence et dépassement.

Mais surtout, légèreté ! À l’heure où l’automobile

est confrontée au défi redoutable

de la réduction de son empreinte carbone,

cette valeur de légèreté prend une signification

nouvelle. Mais notre sujet de ce

jour n’est point-là.

Au travers des chapitres alliant plongée

dans les moments forts ayant façonné son

histoire et projection sur son futur, à un

moment clé où le secteur de l’automobile

est en pleine transition, ce livre célèbre

avec magnificence les 14 lustres de la

marque Alpine. En fait, ce qui a été le rêve

d’un homme.

Rêve devenu réalité.

Au travers d’entretiens allant de Michelle

Rédélé, l’épouse de Jean Rédélé, fondateur

de la marque, à Philippe Krief, le CEP de la

marque au ‘A’ fléché, en passant par l’un

des quatre mousquetaires champions du

monde des rallyes en 1973, de nombreux

intervenants viennent éclairer le propos et

donner du relief à l’ouvrage.

Retrouvez également nombre des visuels

et dessins exclusifs illustrant des modèles

historiques… mais aussi futurs

d’Alpine !



Les quatre saisons en Alpine A110

par Bob de Graffenried à commander chez thecarstory.ch

Critique : Charles DEMOULIN, Layout Eric HEIDEBROEK

Après 40 ans d’absence, la berlinette française a fait son retour en 2017.

Décliné progressivement en plusieurs versions, le coupé léger à moteur

central rencontre un franc succès et s’avère être une proposition unique

sur le marché.

De l’A110 Première Édition à l’A110 R en passant par la récente GTS les

voitures sont soigneusement illustrées et passées en revue dans des

environnements aussi variés que cols alpins, circuits, pistes de glace

ou encore spéciales de rallye.

En marge de ses essais, l’auteur nous détaille son expérience

au volant de sa propre A110 : acquisition, moments forts,

entretien, défauts, etc., avant de poursuivre le voyage

au volant d’une légendaire A110 1600 S de 1972.

Né en 1984 d’une mère française et d’un

père suisse, l’auteur a grandi au bord du

lac Léman bercé par le son des moteurs

Alfa Romeo.

Ingénieur de métier, il a

commencé, durant ses temps

libres, par photographier des voitures

pour un blog d’essais.

Cela avant de faire ses preuves en tant qu’essayeur.

Ce qui lui a permis de tester nombre de nouveautés pour Sport-Auto

Suisse. De plus, depuis 2020, il est membre de l’Association des journalistes

suisses de la presse motorisée.





ALPINE

70 ANS

l’histoire complète depuis 1955’

de Stéphane Barbé et Thomas Riaud chez Casa éditions.

Critique Charles DEMOULIN

Après avoir fêté en 2022 l’anniversaire

des 100 ans de la naissance de

son créateur Jean Rédélé, puis, un an

plus tard, les 50 ans de la victoire en

championnat du monde des rallyes en

1973, le constructeur dieppois a célébré

en 2025, les 70 ans de sa création.

L’occasion pour Stéphane Barbé et Thomas

Riaud, deux spécialistes de la compétition

automobile, de revisiter le riche passé automobile

et sportif d’Alpine, et d’effectuer

une visite de la collection complète Rédélé

ou des essais des modèles les plus

remarquables qui revivent à travers les

photographies inédites de Thomas Riaud.

Et côté photos, ce ‘beau livre’ en regorge.

Le présent rejoint l’Histoire à travers les

différentes versions existantes allant de

l’A110 nouvelle génération à l’engagement

en Formule 1, mais aussi au passage

à l’électrique. Il ne reste plus maintenant

qu’à attendre une nouvelle victoire aux

‘24 Heures du Mans’, après celle de la Renault

Alpine de Pironi-Jaussaud en 1978.

Il faut bien avouer que la marque Alpine,

relancée en 2012, a brillamment réussi

sa résurrection avec le renouvellement de

son modèle emblématique :

la Berlinette A110.



LE DUEL DE TOUJOURS

Entre Ferrari et Maserati by Glénat

par Eric Heidebroek

Serge BELLU au gouvernail, pour cette confrontation de tous les temps, avant

que Ferrari et Maserati s’associent sous la bannière FCA et maintenant Stellantis.

Serge BELLU retrace précisément l’évolution des rivales d’antan. Ces deux marques

vont se confronter entre 1950 et 1970. Maserati perdra ensuite beaucoup de terrain par

rapport à Ferrari. Jusqu’à ce que le groupe FIAT reprenne la main et les gérera de façon

à ce qu’elles restent concurrentes, mais, sans s’entre-tuer.

Dans cet ouvrage on apprécie le dernier paragraphe de l’avant-propos de Serge Bellu

qui résume les merveilles à découvrir dans cet ouvrage.

«La promenade retrace les heures les plus glorieuses de Ferrari et Maserati en mettant

en parallèle deux sagas concurrentes, si différentes et néanmoins indissociables.

Le déroulement de leurs histoires conjointes est marqué par pas moins

de 20 «face-à-face» permettant de confronter les principaux modèles

des deux labels sous la forme de duels comparés, circonstanciés, et chiffrés.»

Un ouvrage palpitant !

268 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


269


LA CITROËN DS :

Ou la révolution Automobile

by Glénat

par Eric Heidebroek --- Chez Glenat

Dessiner un successeur à la fameuse

«Traction» née en 1934, était à ce

moment-là, un défi impressionnant.

Pour Citroën, alors marque avantgardiste,

il fallait marquer le coup.

La DS, née en 1955,

a surpris - et le mot est

faible - toute l’industrie

automobile par son caractère

novateur en plus

de ses lignes révolutionnaires.

Certes, les

dessins futuristes que

publiaient les journaux

et magazines

étaient audacieux,

mais aucun des

grands constructeurs

même les

«Big Three»

n’avaient osé

sauter le pas.

Citroën a

dessiné LA

voiture

la plus

moderne du monde, et pas seulement esthétique,

car sa technologie avec ses suspensions

pneumatiques la propulse immédiatement

au firmament.

La DS est aussi synonyme de tranches de vie

que Serge BELLU développe dans cet

ouvrage bien charpenté.

270 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


271


LA RENAULT 4L

La première des voiture à vivre ! by Glénat

Chez Renault, il fallait absolument réagir face à la Citroën 2cv dont la commercialisation a démarré

en 1951. Surtout, en 1955, quand la production commence à faire doucement de l’ombre à la 4 ch.

Pierre Dreyfus, alors patron

de Renault, surveille l’évolution

de la 2 cv. Et en 1956, il

commande l’étude d’un véhicule

aussi passe-partout

que la 2 cv. Il doit offrir un

style élégant et surtout des

prestations plus modernes.

Pas trop compliqué quand

on sait que la 2cv est un

projet né dans les années

‘30 pour concurrencer la

Volkswagen. Alors, quoi

de plus normal qu’un

passionné comme

Serge BELLU se tourne

vers la 4 L ! Il la décrira

comme polyvalente,

aujourd’hui on dira

qu’elle est «modulable».

La Renault 4

est bonne routière,

économe et pourvue

d’un charme

certain. On peut

même dire qu’elle

est la première

Renault qui aurait

pu revendiquer le

célèbre slogan publicitaire

de Renault «Les voitures à vivre» découvert

au lancement de l’Espace en 1984 ! (E.H.)

272


273


LES PLUS

BELLES

ESCAPADES

EN FRANCE

Une oeuvre de Rodolphe Goupil

et Jean-Marc Navarro

Editée aux éditions Casa

Collection Gazoline

Critique : Charles DEMOULIN - Layout : Eric HEIDEBROEK

Partez à la découverte des plus belles

routes de France et laissez-vous séduire

par des paysages variés et surprenants.

De la lumière dorée de la Drôme aux

vallées verdoyantes du Pays basque, des

falaises de la Normandie aux villages

cachés de la Creuse, en passant par les

montagnes du Doubs et les côtes sauvages

du Morbihan, chaque itinéraire

vous promet une expérience unique.

Ce livre est une invitation à emprunter des

itinéraires bis, des chemins moins fréquentés,

où les voitures – anciennes - deviennent

bien plus que de simples moyens

de transport. Elles sont le fil conducteur

d’une aventure, le moyen de rencontrer

ceux qui partagent cette même passion

pour l’histoire automobile et l’authenticité.

Au détour de chaque virage, vous découvrirez

des lieux à l’écart des sentiers battus,

où le temps semble suspendu, où les

traditions perdurent et où les rencontres

avec des passionnés ouvrent des fenêtres

sur un autre monde.

Nous partirons à la rencontre de ces artisans

du passé, de ces créateurs de saveurs,

de ces bâtisseurs de lieux uniques,

qui insufflent à leurs produits et à leurs

créations une âme que les générations

futures doivent préserver.

Dans ce périple, la voiture n’est pas simplement

un moyen d’aller

d’un point A à un point B.

Elle devient un compagnon de voyage,

une façon d’explorer autrement, loin de la

frénésie du quotidien.

Elle nous permet de ralentir,

de respirer,

de nous imprégner

de la beauté

des paysages et

de la sincérité des

rencontres.



Ces escapades sont

un hommage aux

hommes et aux

femmes qui, à chaque

virage, nous rappellent

que ce qui

compte dans la vie, ce

n’est pas la vitesse,

mais le chemin parcouru.

Vous y trouverez des

itinéraires détaillés,

des arrêts incontournables,

des conseils

pour profiter au mieux

de chaque région, et

des idées d’étapes

pour savourer la gastronomie

et le patrimoine

local.

Prenez le volant et

laissez-vous guider

avec les spécialistes

du magazine Gazoline

à travers une

France authentique et

riche en surprises, où

chaque virage vous

mène vers de nouvelles

découvertes.

Un guide parfait pour

transformer chaque

voyage en

voiture en véritable

aventure. Et ce même

avec une voiture

‘made in 2026’.



LIVRES

278 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


LIVRES

ATLAS DE LA TERRE (2 LIVRES)

CORSE : LES PLUS BEAUX TREKS

SKI FRANÇAIS

LIVRES

LE TOURISME AUTREMENT

LE LOUVRE NEW

RANDONNÉES

ABCDaire DES FAGNES NEW

• HAUTES ALPES INSOLITES

• DANS LE VAR

• LOIRE - ATLANTIQUE

MARINE

• NOEUDS MARINS

• VOILES ET GRÉEMENTS

• METEO ET CLIMAT

• ASTRONOMIE

• LA MATELOTE ET LES FUNAMBULES

• ATLANTIQUE EN EAUX TROUBLE (ROMAN)

TOURSIME

279


LE LOUVRE

Le Louvre… Un nom qui évoque chefs-d’œuvre,

élégance et files interminables devant

la Joconde. Mais derrière ses murs majestueux

se cache bien plus qu’un musée : c’est

un véritable roman de pierre, une saga française

gravée dans l’architecture.


Le fil de l’Histoire

raconté par Ariane & Nino

Un format de livre qui tient

bien dans les petites mains,

qui s’emporte partout et

qui ravira les amateurs

de bande dessinées.

Qu’ils aiment l’Histoire

ou non, le récit adopte

un ton humoristique qui a

tout pour plaire et qui

répond parfaitement aux

questions des petits curieux

en soif d’apprendre.

Ariane, la grande soeur,

sert de guide et ne manque

pas de citer des ancdotes

plus surprenantes les unes

que les autres.


Une collection

qui émerveillera les petites têtes

blondes … et brunes

Saviez-vous que ce monument

emblématique fut d’abord un château

fort au XII e siècle, avant de devenir

le cœur battant de Paris et le témoin

privilégié des grands bouleversements

de l’Histoire ?

La collection

racontée par Ariane

& Nino permettra

d’apprendre en s’amusant

sur toute les

périodes de l’Histoire

de la préhistoire

aux temps modernes.

S’y ajoutent des sujets

plus contemporains

qui ne manqueront

pas de surprendront

les petits lecteurs.

Marie Curie, le Titanic,

la seconde guerre

mondiale, la tour

Eiffel…impossible de

ne pas trouver un sujet

qui ne susceptible

de les passionner.

De François I er à Henri IV, du massacre

de la Saint-Barthélemy à la Révolution

française, chaque pierre du Louvre

murmure des récits incroyables.

Ariane et Nino remontent le temps

jusqu’au Moyen Âge pour

vous plonger dans ce lieu mythique

et découvrir son histoire fascinante

et mouvementée.

Si aujourd’hui le Louvre incarne

l’excellence artistique mondiale, il reste

avant tout un décor vivant où se sont

jouées les plus grandes scènes

du passé.


Et pour en savoir plus sur le sujet, l’histoire

se prolonge par des informations sur

les personnages historiques intervenant

dans l’histoire, les évolutions architecturales

du Louvre à travers les sciècles, le descriptif

de quelques oeuvres les plus connues

protégées par ses murs et, pour terminer,

une ligne du temps qui retrace

la chronologie des évènements qui ont

marqué l’histoire de ce lieu.

Scénario: Fabrice

Erre, docteur

en histoire et professeur

d’histoire-géographie.

Dessins : Sylvain

Savola, dessinateur

de la série «Marzi»

et de l’album «Les

escla ves oubliés

de Tromelin».

À partir de 7 ans

44 pages en 13,5 x 17,2 cm,

6,90 €

Editeur : Dupuis.

Une collection de bandes dessinées,

accessibles dès l’âge de 7 ans et validée

par un vrai professeur d’Histoire !




C’est une réelle évasion à moins

de 130 kilomètres de Luxembourg

que la journaliste et

guide nature Anne-Françoise

Biet vous propose d’effectuer

dans ces Fagnes de Belgique

qu’elle a arpentées durant plus

de trois ans et qu’elle continue

pourtant à découvrir à chacune

de ses nouvelles balades.

Découverte des Fagnes grâce au

travail d’Anne Françoise BIET, éditée

par les Editions «C’est Beau»

Critque : Charles DEMOULIN

Lay-out : Eric HEIDEBROEK




Ce livre est le fruit de

plus de trois années

de rencontres et

de décou¬vertes

prolongeant l’émission

télévisée ‘ABCDaire des

Fagnes’ diffusée sur

Vedia.

Didactique et lumineux,

l’ouvrage mêle rigueur

scientifique et regard

émerveillé, dans l’espoir

de susciter curiosité,

respect et engagement

envers la nature.

Au-delà, trois

photographes - Martin

Dellicour, Franck Renard

et Arnold Brotoka -

enrichissent de leurs

images puissantes, entre

brumes, tourbières et

lumières d’Ardenne, le

propos de l’auteure.

De A à Z, vous allez

parcourir un abécédaire

inédit : une promenade

littéraire, scientifique

et poétique dans l’un

des écosystèmes les plus

emblématiques de

Belgique.

Cet ouvrage envoûtant

est également

une invitation à

l’émerveillement,

mais également à la

compréhension. Ceci

pour que la beauté

suscite le respect, et

que la connaissance

engendre l’humilité.

S’appuyant sur

les savoirs croisés

d’historiens, de

naturalistes et de

scientifiques, ce livre,

dans lequel trois

photographes ont

également donné leur

vision singulière des

Fagnes, s’adresse à tous.

Aux passionnés de la

nature, aux curieux,

aux enseignants, aux

randonneurs…

C’est vrai que si vous

pouvez déjà vous évader

par l’esprit grâce aux

textes et aux images que

ce beau livre propose,

vous pouvez également

vous rendre sur place et

vous évader réellement

dans monde absolument

à part. Tout simplement

superbe et instructif.

Et puis il y a toutes ces

photos d’une incroyable

beauté.

Si vous ne trouvez pas

cet ouvrage chez votre

libraire, vous pouvez

contacter :

info@cestbeau.be

ou Martin Dellicour au :

0032 496 54 65 23




Des

joyaux

oubliés

Au-delà des paysages majestueux,

le livre est une véritable

invitation à parcourir

les richesses insoupçonnées

de ce territoire.



Plongez dans un univers où chaque sentier raconte une histoire mystérieuse et

chaque paysage cache un secret bien gardé. Cet ouvrage ne se contente pas de

vous proposer de simples itinéraires de balade ; il vous invite à explorer des parcours

hors du commun, à travers des paysages si époustouflants qu’ils semblent tout droit

sortis d’un rêve. Découvrez des lieux abandonnés depuis des lustres, où la nature

reprend ses droits et où l’histoire murmure encore à travers les pierres.



Les montagnes des Hautes-

Alpes sont un véritable

trésor de sites insolites : des

ruines militaires oubliées,

des carrières et des mines

désaffectées, des fortifications

mystérieuses, des caches de

contrebande... Autant de merveilles

qui vous laisseront sans

voix. Empruntez des sentiers

peu fréquentés et laissez-vous

surprendre par l’aspect unique

et envoûtant de ces lieux

chargés d’histoire.




Chaque randonnée est richement illustrée et accompagnée d’une carte détaillée ainsi que

d’un descriptif pratique, pour que vous puissiez partir à l’aventure en toute sérénité. En quête

d’aventures hors des sentiers battus ? Ce livre est fait pour vous. Nicolas Crunchant, guide de

montagne expérimenté avec plus de trente ans de pratique, a compilé pour vous des parcours

fascinants qui ne manqueront pas de vous captiver.

HAUTES-ALPES INSOLITES. DÉCOUVERTES ET RANDONNÉES. AUTEUR : NICOLAS CRUNCHANT,

PHOTOGRAPHE : NICOLAS FRAGIACOMO. 240 PAGES EN 17,2 * 24 CM POUR 30 €. EDITÉ PAR GLÉNAT.


300


Grand connaisseur

des lieux qu’il arpente

et photographie depuis 40 ans,

Fernando Ferreira vous propose

dans ce beau livre 10 voyages à

pied pour découvrir toutes les

richesses ​de l’Île de Beauté.

Pour le plus grand bonheur

des trekkeurs, l’Île de Beauté

offre une rare variété de

paysages sauvages et préservés,

qu’un dense réseau de

centaines de kilomètres de

sentiers quadrille du nord au

sud, de la haute montagne

au bord de mer.

Ce livre vous propose une

sélection d’une dizaine

de voyages à pied inédits,

qui gravitent, coupent ou

accompagnent les tracés

officiels des GR®20, Mare

è Monti, Mare a Mare...

Des parcours pour la plupart

en boucle, qui facilitent

la préparation des

treks si vous partez sans

voiture.

Des sentiers pour tous

les niveaux, du débutant

au plus aguerri, de 2 à

15 jours.

Dans ce beau livre, la

narration photographique

côtoie merveilleusement

les récits,

301


les anecdotes… et une partie

pratique, avec toutes les infos

pour organiser son trek,dont

les traces GPS téléchargeables

grâce à un QR-code.

Outre le mythique GR®20, la

Corse offre une grande variété

de treks à parcourir en

toutes saisons, du cap Corse

au littoral du sud.

1/ le GR®20, la légende du

trek et de la montagne Corse

• « Fra li monti », version

classique De Calenzana à

Conca, / 16 jours

• «La haute route», version

originale du GR®20 / L’Alta

Via. Sur les pas de Michel Fabrikant,

par la ligne de crêtes

de séparation des eaux

302 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


303


2 / «La Grande Parallèle»

16 jours (9 J + 7 J)

In Fiancu di l’Alta Via.

La grande parallèle au

GR®20 par les forêts et

les torrents

3 / «La Montagnarde»

9 jours / boucle

/ A Via Muntagnola

Des forêts de pin

laricio jusqu’au Monte

Cintu le plus haut

sommet de la Corse

4 / «La Centrale»

/ 6 jours / boucle

/ A Via Cintrale

Autour des deux

versants de la

Montagne corse

5 / «L’Automnale»

/ 6 jours / boucle

/ A Via

di Vaghjime.

À la découverte

du centre de

la Corse entre

hautes

montagnes et

châtaigneraies.

304


305


6 / «La Sudiste»

/ 6 jours / boucle

/ A Via Pumuntincu.

306

Les sentiers ombragés

des montagnes sud.

7 / «Les Balcons du cap

Corse» / 4 jours

/ traversée

/ I Balcò di u Capi Corsu.

À la découverte d’une

île dans l’île.

8 / «Désert des

Agriates»

/ 2 jours / traversée

/ U Disertu di l’Agiate

Traversée entre

Saint-Florent

et l’Ostriconi

9 / «Phare

de Senetosa»

/ 2 jours / boucle

/ U Fanale

di Sinitosa

Boucle entre

Campomoro et le

refuge du phare

de Senetosa

10 / «L’Odyssée

Corse», traversée

intégrale nordsud

/ 30 jours /

L’Odissea Corsa.

Du cap Corse

à Bonifacio par

les différents

réseaux de

sentiers qui

quadrillent

l’île.

Un voyage

unique, un

trek au long

cours inédit

entre mer et

montagne.


Chez GLENAT

Collection : Trekking

Auteur :

Fernando Ferreira

Thèmes:

Voyages et exploration

Géolocaliation: Corse

Format : 215 x 290 mm

Pages : 192

PRIX: 35,95 €

307


308 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


44 balades pour petits et grands,

pour découvrir les richesses

naturelles et patrimoniales

autour de Nantes et dans tout le

département.

Une sélection de 44 balades dont

5 nouveaux itinéraires pour cette

nouvelle édition du P’tit Crapahut

en Loire-Atlantique. Des balades

pour découvrir les milieux

naturels (plages, marais salants,

vignes…) ou le patrimoine

bâti (châteaux de la Loire) à

proximité des grandes villes

(Nantes, Saint-Nazaire,

Pornic, Guérande) et

proches les unes des autres

pour ne pas perdre de

temps dans les transports.

En bonus

• Les « P’tit + »

pour compléter

agréablement la sortie

du jour

• Des idées

d’activités pour

motiver les enfants

en balade

• Un QR code

pour télécharger

la trace gps de

la balade

Chez GLENAT

13.90 €

309


310 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


Le

Var

Jean-Michel POUY l’auteur de

cet ouvrage est, entre-autres,

membre de la Société nationale

de géographie. Il est aussi pilote

d’avions privés et aime la photo

autant que la randonnée. Il a

écrit plusieurs ouvrages-guides

où il dépeint des itinéraires originaux

et différents des guides

touristiques.

Le Var est la région de la Côte

d’Azur, mais pas seulement.

Avec ce guide vous découvrirez

des paysages et des

endroits extraordinaires.

Ce guide vous donne en

plus des indications sur le

parcours comme la longueur,

le temps estimé

pour effectuer la randonnée,

le degré de difficulté

expliqué par des

mots simples, comme

«endroit où l’on met les

mains, sentes raides»

ou plus simplement :

«facile» (E.H.)

Chez GLENAT

311




DES ATLAS POUR

MIEUX S’INSCRIRE

DANS LA VRAIE VIE

DEUX OUVRAGES

EXCEPTIONNELS

L’éditeur GLENAT a eu la très bonne

idée d’oser sortir deux grands

ATLAS. Certes, à l’heure du tout

digital, les jeunes d’aujourd’hui ne

se réfèrent qu’à leurs smartphones

et ne semblent pas intéressés par ce

genre d’ouvrage. C’est vrai aussi que

l’époque des «encyclopédies» semble

appartenir à la préhistoire. Mais, en

parcourant ces atlas, on découvre

des détails complétés de définitions

simples et faciles à interpréter.

Les atlas ont ce que l’éphémère

du digital n’a pas. La réalité

physique qui laisse des traces

dans la mémoire.

Chez Glénat on a choisi le grand

format, c’est du 27,3 cm de large sur

du 37,6 de haut, et ouvert, ça porte

chaque livre à une envergure de

presque 55 cm soit pratiquement la

taille d’écran d’un imac 24 pouces !

Cet ouvrage, qui en est à sa sixième

édition, est signé par un collectif

d’auteurs. On apprécie l’immédiate

perception des cartes physiques aux

différentes thématiques. On a une vue

directe sur l’étendue et les frontières

des pays, comme de la topographie

de chaque région. On trouve des infos

intéressantes comme les différents

fuseaux horaires, les phénomènes

météos, mais aussi des données socioéconomiques

et bien d’autres qui

façonnent chaque région du monde.



Dans cet

atlas de

la Terre

on découvre

le milieu

dans lequel

nous vivons.

On est bien

ailleurs qu’en

cartographie

géographique.

On est dans

un univers

qui explique

comment

la Terre

fonctionne.

Ou encore

quels sont

les différents

matériaux

qui y sont

présents et

pourquoi.

Cet atlas

explique

comment se

sont formés

les grands

paysages

comme le

grand canyon,

l’Everest,

les plaines,

vallées, etc.

Des encadrés

attirent le

regard et

construisent

l’intéllect.

On apprend

beaucoup et

avec plaisir.


Le grand atlas

géographique

du Monde

6e édition

Auteurs :

Collectif

Préface :

Jean-Robert

PITTE.

464 pages

59,95 €

w

Le grand

atlas de

la Terre.

Auteurs :

Philip

EALES

Gregory

FUSTON

Derek

HARVEY

Anthea

LACCHIA

Préface :

Bruno

DAVID

240 Pages

39,95 €


La tête dans

les étoiles

Depuis la nuit des temps, la contemplation

du ciel a inspiré l’humanité

dans ses créations artistiques.

C’est dans cet esprit que ce

guide exceptionnel, élaboré par un

collectif d’astrophysiciens renommés,

a été conçu. Il rassemble les

dernières images satellites de la

NASA et du télescope James Webb

en introduction de chaque chapitre,

vous offrant ainsi un voyage

visuel à travers l’immensité colorée

de l’univers. Préparez-vous à

découvrir des détails impressionnants

de Mars, Jupiter, Vénus, ainsi

que des nébuleuses, des nuages de

gaz et des champs stellaires peuplés

de millions d’étoiles.

Ce guide ne se contente pas de

vous émerveiller avec ses galeries

de photos spectaculaires. Il est

également une mine d’informations

encyclopédiques sur le système

solaire, les étoiles, les galaxies,

les constellations et les

avancées technologiques les plus

récentes.

Des pages entières sont dédiées

aux dernières recherches spati–

ales sur les trous noirs, les découvertes

fascinantes concernant les

exoplanètes, ainsi qu’aux informations

les plus à jour sur les missions

spatiales contemporaines.

Ce recueil précieux est une source

inépuisable de connaissances sur

des sujets aussi variés que le tourisme

spatial, les découvertes récentes

sur Mars et la Lune, ainsi

que des informations détaillées

sur chacune des 88 constellations.

L’univers, loin d’être statique,

est en constante expansion,

un phénomène mis en lumière

par Hubert Reeves dans la pré­


10 e édition du Grand Guide de l’Astronomie (Glénat)

Préface

La comète 67P

L’illustre astrophysicien, Hubert Reeves,

dont le nom résonne avec admiration

à travers le monde, nous laisse

en héritage bien plus qu’une invitation

à explorer l’astronomie, sa passion

ultime. Son empreinte scientifique,

d’une profondeur inégalée, marque

à jamais le domaine de l’astrophysique.

Mais ce qui rend son héritage encore

plus précieux, c’est sa capacité unique

à rendre accessibles les concepts

les plus complexes, partageant ainsi

sa passion avec le grand public.

Avec une humilité et une clarté

remarquables, il a su inspirer

des générations entières à lever

les yeux vers les étoiles.

Dans les dernières années de sa vie,

il a dédié son énergie inépuisable et

son esprit visionnaire à la préservation

de notre planète, défendant avec ardeur

la biodiversité et transmettant

ses connaissances avec une générosité

sans pareille. Hubert Reeves, parti

trop tôt, reste un phare de sagesse

et d’humanité, dont l’héritage

continuera d’illuminer notre chemin.


face de ce guide incontournable.

L’univers a une histoire, et les astrophysiciens

jouent un rôle crucial

dans la narration de cette épopée

à travers leurs découvertes.

Ce guide de plus de 300 pages

vous emmène à travers plusieurs

de ces étapes d’évolution, vous offrant

une plongée profonde dans

les mystères de l’astronomie.

Hubert Reeves souligne que l’univers

contemporain est une riche

collection de systèmes organisés,

de structures et d’organismes variés

de toutes dimensions.

Cette image assemblée à l’ordinateur

compare les dimensions des principales

lunes de Jupiter : de gauche à droite,

et en ordre de distance croissante,

Io, Europe, Ganymède et Callisto.


Des galaxies aux étoiles, des planètes

à l’immense variété des

plantes et des animaux, en passant

par les bactéries, les virus,

les molécules géantes et les atomes,

chaque chapitre de ce guide

vous dévoile des informations détaillées

accompagnées de photos

d’une précision surprenante.

Ce bel ouvrage, richement documenté

et joliment présenté, vous

promet des moments délicieux,

la tête dans les étoiles.

Laissez-vous emporter par la beauté

et la richesse de son contenu, et

explorez l’univers comme jamais

auparavant.

New Horizons, la sonde spatiale

développée par la NASA pour

l’exploration de Pluton. Elle atteint

la planète en juillet 2015.

Le Grand Guide de l’Astronomie,

10 e édition. Auteurs : collectif.

Préface : Hubert Reeve

Paru chez Glénat, 19,3 25,8 cm,

*

320 pages, couverture souple, 30 €


Le Grand guide de

de la météo

et du climat

Tout pour comprendre les mécanismes du climat, aussi prodigieux que complexes,

en expliquant les dérèglements en cours qui font peser un risque sur

l’habitabilité de la Terre.

Ce guide a été conçu pour permettre au lecteur de mieux appréhender les multiples

enjeux liés aux phénomènes météorologiques et au changement climatique.

En s’appuyant sur les recherches scientifiques les plus récentes, les auteurs, experts en

météorologie et de la climatologie, nous révèlent les rouages particulièrement complexes

de la météo terrestre, alimentée par les échanges entre la chaleur des tropiques

et le froid des pôles, et dont les circulations aériennes et les courants océaniques influent

à leur tour sur le climat de la Terre.

Une Terre dont la stabilité est mise à rude épreuve avec l’emballement du changement

climatique manifesté par le réchauffement des océans, la fonte des glaciers, les cyclones

tropicaux, les sécheresses et les mégafeux.

Le bilan climatique est certes inquiétant, mais l’épilogue d’Olivier Nouaillas nous oriente

vers les solutions pour tenter de préserver au maximum la biodiversité de la planète et

assurer un avenir vivable.

Auteur Olivier Nouaillas Collectif – Préfacier Jean-Louis Etienne

Format : 195 x 258 mm - Pages : 224

Editions GLENAT - Prix 30,00 €

322 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


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Des gréements

et des voiles

Enfin un très beau livre consacré aux gréements et

aux voiles entièrement illustré !

Quand devant un voilier, quel qu’il soit, on évoque le mot

gréement, notre regard se porte sur la partie haute de l’embarcation.

Notre regard ne se trompe pas, le gréement réunit tout ce

qui est au-dessus du pont du bateau. On le divise en plusieurs

parties : le mât, pièce principale et indispensable, le

gréement dormant, ce qui est fixe et permet de maintenir le

mât en position, les voiles, sans lesquelles le vent n’aurait

aucune incidence sur la marche du bateau, et le gréement

courant, qui réunit toutes les parties mouvantes de l’ensemble

et participe au réglage des voiles.

Pour mieux saisir la façon dont tout cela fonctionne, nous

allons explorer ce monde qui peut paraître obscur et compliqué

afin de le rendre limpide en montrant sa complexité

somme toute logique.

À partir de cette description qui se veut pédagogique, nous

pourrons alors comprendre pourquoi et comment les navigateurs

ont conçu le moteur de leur navire en organisant de

manière différente cet ensemble hétérogène pour aboutir

aux trois grandes familles de gréements et de voiles (carrée,

à livarde et latine) qui sont apparues partout dans le monde

à des périodes différentes.

Ainsi, quel que soit le bateau qui se présente devant lui, le

lecteur pourra reconnaître à quelle grande famille de gréement

il appartient, le définir par son type, découvrir son

origine et comprendre de quelle façon le manœuvrer.

Auteur Patrick Benoiton Illustrateur Jean-Benoît Héron

Format : 240 x 320 mm – 144 pages

Editions GLENAT – Prix : 35,50 €

324 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


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Le B.A.BA des

nœuds marins

C’est le guide incontournable pour s’initier à l’art

des nœuds marins ou revoir ses classiques :

voici la nouvelle édition augmentée du B.A.BA des

nœuds marins !

Connaissez-vous la différence entre les nœuds de liure et les

œils fermés ?

Parvenez-vous à réaliser le nœud de sifflet du bosco ?

Pour amarrer un bateau, faut-il privilégier le tour mort ou le

cabestan ?

La réalisation des nœuds est le fruit d’une construction

rigoureuse qui nécessite d’être bien comprise avant d’être

assimilée et mémorisée…

Près de cinquante nœuds sont ainsi présentés, détaillés

par le menu, sobrement explicités par un spécialiste des

nouages, Patrick Moreau – alias « docteur la ficelle » –, et

magnifiquement illustrés par Jean-Benoît Héron.

Doté d’une reliure qui lui permet de rester ouvert par tous

les temps, Le B.A.BA des nœuds marins trouvera sa place à

bord comme au port.

Auteur : Patrick Moreau - Illustrateur : Jean-Benoît Héron

Format : 180 x 210 mm : Pages : 128

Editions GLENAT - Prix 15,95 €

326 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


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Vendée Globe

Isabelle JOSCHKE

RACONTE...

«Traverser les Océans

et autres épopées»

C’est Valérie Peronnet, une romancière qui épaule

Isabelle Joschke dans la narration de ce beau livre.

L’ensemble est traité comme un roman, passionnant

comme la passion qui habite Isabelle Joschke.

« Contrairement à beaucoup d’autres à qui j’ai prêté ma

plume, Isabelle tenait, absolument, à ce que chaque mot

de ce livre soit le sien. Je l’ai laissée prendre la barre, donc,

en mesurant, au fil de la progression de cette traversée-là, à

quel point elle ne se paie jamais de mots. À quel point elle

s’engage, totalement, vers son objectif. À quel point elle

ne laisse personne décider à sa place. Et quelle navigatrice

solitaire et impressionnante elle est.

À la fin de son récit, nous avons choisi de détailler en

quelques pages les principaux outils de préparation et

développement qui ont jalonné son parcours. Elle m’en a

confié la rédaction et, en y travaillant, j’ai réalisé à nouveau

combien sa quête ressemble à la mienne ; à la nôtre, nous

qui ne nous lancerons jamais sur la Route du Rhum ou dans

le Vendée Globe, mais qui avons pourtant, comme Isabelle,

des océans à traverser, des ports à atteindre, des coups de

tabac à affronter, des navigations à inventer. J’adore ce

livre, parce qu’il ne ressemble pas du tout à ce que j’imaginais,

mais vraiment à son autrice en ce qu’il est étonnant et

singulier. Pudique et audacieux. D’une complexe simplicité.

Une sacrément belle traversée ! »

Chez Glénat

Collection Hommes et Océans

216 pages dont plusieurs en couleurs

14 x 22,5 cm - Prix 19,95 euros.

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La matelote

et les funambules

Un texte enlevé et drôle, entre livre de mer, récit de

voyage et huis clos, raconté par une femme marin.!

La matelote et les funambules est un récit de navigation, d’aventure

et d’initiation croisée entre des marins et des alpinistes

artistes et acrobates. Embarquées pour trois mois de voyage en

voilier vers le Groenland, ces dix personnes se découvrent au fil

des jours et des nuits de quarts, des grands calmes et des coups

de chien. Ignorant tout des choses de la mer, les funambules

s’étonnent et se rebiffent. Débusqués dans leurs habitudes et leurs

évidences, les marins s’agacent de leurs bévues et de leurs manquements

à l’étiquette maritime.

Tout en traversant un océan malcommode, marins et passagers

tentent de se comprendre et de vivre ensemble. Une fois au nord

de l’Atlantique, Orion, leur destrier, se transforme en ruche à partir

de laquelle l’improbable équipage explore le continent blanc et organise

des spectacles dans les communautés inuites où il relâche.

Les marins deviennent alors les élèves des musiciens et des montagnards.

À l’école des sommets, à leur tour, ils s’étonnent et se

cabrent.

Entre émerveillement, poésie et amitié, l’élan des uns infuse l’allant

des autres. Au retour, pour chacun, c’est certain, les lignes

auront bougé.

Editions GLENAT - Prix 19,95 €

Reportage

sur le Groenland par

Christiane et Charles

MAHAUX

332 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


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L’Atlantique en

eaux troubles

(poche)

Dans cette histoire pleine de rebondissements, il n’y

a pas que les bateaux qui soient en perdition et les

vagues ne sont pas les seules scélérates…

Une tempête s’est abattue sur les navigateurs d’une course

en solitaire autour du monde. En pleine nuit, l’un des monocoques

coule. Après avoir lancé un appel de détresse, son

skippeur ne parvient pas à rejoindre le radeau de survie.

Il va mourir, il le sait, on ne nage pas longtemps perdu au

milieu de l’océan...

Un thriller sur fond de course au large, de trafics illicites, de

frustration, de trahisons et de vengeances.

Commentaires de lecture

L’atmosphère est rapidement posée, les actions et réflexions

sont très vite passionnantes. On dévore le livre en se repaissant

d’anecdotes, d’actions, d’ambiances nautiques, de

turpitudes, de suspens, et pas mal de vies privées aussi.

Et donc à la fin, c’est un point final brutal.

Certains lecteurs se forgeront un épilogue, d’autres trouveront

que l’auteur a bâclé la fin du roman...

Auteur : Jean-Yves Chauve

Editions GLENAT - Prix 10,90 €

334 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


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SKI FRANÇAIS Tome 4.

L’Aventure Humaine

Chez GLENAT

336 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


Emile ALLAIS a 20 ans,

ce mégevois fait comme

tous les autres, il va à Paris

pour travailler à l’usine et

ce qu’il en retient, c’est

que tout est gris et terne. Il

a alors l’idée de faire venir

les Parisiens dans ses

montagnes pour qu’ils

respirent le bon air sous

le ciel bleu.. Ce skieur

émérite, (3 médailles

d’Or) leur fera découvrir

les joies de la glisse.

Dans ce 4e tome, vous

pouvez découvrir les

évolutions technologiques

qui rendent les

sports d’hiver si addictifs.

(E.H.)

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Pneus toutes saisons

avec un plus

avantages

Le meilleur de sa catégorie sur

routes humides

Performances améliorées sur neige

Diminution de la consommation

du carburant

caractéristiques

Bonne évacuation de l’eau pour lutter contre le

phénomène d’aquaplaning

5% en plus d’adhérence et d’accélération sur neige*

Résistance au roulement réduite de 5%*

* Données issues de tests comparatifs internes avec le précédent modèle Quatrac Pro, taille 245/45 R18 100Y XL


BÉDÉ

340 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


AUTOMOBILE

AYRTON SENNA Histoire du mythe

FRANCOIS CEVERT

24 HEURES DU MANS

LES EDITIONS GLENAT CÉ-

LÈBRENT

LES 100 ANS DES 24H DU MANS

EN PLUS DE 10 TOMES.

ANTHOLOGIE SIXTIES (NEW)

ARTS CARS (NEW)

LÉGENDES 1

LÉGENDES 3

DOSSIER : MAGNY COURS

FONDUS DE MOTO - (NEW)

JACQUES GIPAR - (NEW)

LE GRAND PRIX D’ANGOULEME

MICHEL VAILLANT

HENRI VAILLANT - INTEGRALE

REDEMPTION

AMERICAN CIRCUS

HISTOIRES COURTES T1 ET T2

DOSSIER : 100 ANS DU MANS

LA CIBLE

CANONBALL

BÉDÉS

S

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AYRTON

SENNA

Histoire d'un mythe

par Froissart - Papazoglakis - Paquet

By Glénat

Lionel Froissart au scénario assisté de

Christian Papazoglakis et de Robert Paquet

aux dessins et de Tanja Cinna à la couleur,

ont raconté cette histoire illustrée d’Ayrton

SENNA. Avec une délicatesse et une véracité

qui forcent l’admiration qui apprend au

lecteur comment un gamin de même pas dix

ans devient un champion extraordinaire. Le

tout en générant des sentiments sans céder

au sensationnalisme ! Chapeau !

Ayrton SENNA est né le 21 mars 1960 et est

décédé à Imola le 1er mai 1994 lors du Grand

Prix de San Marin. Les auteurs de ce bel album

ne s’attardent pas sur cet épisode tragique.

Ils privilégient l’enfance, la passion, la volonté

et la persévérance d’Ayrton au travers de la

jungle de la compétition automobile, jusqu’à

l’avènement ultime de sa carrière. Le Championnat

du Monde à trois reprises, 1988, 1990

et 1991. A noter qu’il a été vice-champion du

Monde en 1989 et 1993 et donc régulièrement

sur le podium avec Nigel Mansel, Nelson Piquet,

Alain Prost, Gerhard Berger, Ricardo Patrese,

Damon Hill ou encore Michael Schumacher.

Les traits de caractère d’Ayrton, sont surlignés,

avec des points forts comme ceux où il s’arrête

sur la piste pour sauver un pilote accidenté

(Eric Comas sur Ligier à Spa), ou lorsqu’il fait

monter Alain Prost à ses côtés sur la première

marche du podium, effaçant leur rivalité parfois

puérile.

On découvre l’homme de cœur, le

sportif constamment insatisfait,

même au plus haut de sa gloire.

Commentaire : Eric HEIDEBROEK

Franchement, cet album se dévore avec plaisir,

car l’histoire est bien développée, les dessins

justes et précis. Et en fin d’ouvrage vous lirez

les notes personnelles de Froissart sur ses rencontres

avec Ayrton SENNA.

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PAR CHARLES DEMOULIN

‘FRANÇOIS CEVERT’

D’OLIVIER MARIN

ET MICHEL JANVIER

Né le 25 février 1944 à Paris

d’un père ukrainien de confession

juive, et d’une mère

originaire du sud de Saumur,

François Cevert, équipier de

Jackie Stewart chez Tyrrell,

s’est tué lors des essais qualificatifs

du Grand Prix des États-

Unis à Watkins Glen le 6

octobre 1973, là même où, en

1971, il avait remporté son

premier Grand Prix. Il avait 29

ans. À signaler que cela faisait

13 ans qu’un pilote français

n’avait plus gagné en F1. Le

dernier étant Maurice Trintignant

à Monaco en 1958.

François Cevert fut le ‘Petit

Prince’ de la course automobile.

Sa carrière de coureur

professionnel ne dura que

quelques années, du milieu des

années 60 jusqu’au 6 octobre

1973, jour où il trouva la mort

dans un accident sur le circuit

de Watkins Glen. Jeune, beau,

cultivé, très populaire, François


Cevert fut le symbole du renouveau

du sport automobile

français.

Non seulement cet ouvrage

raconte sa vie par le biais de la

bande dessinée, mais, de surcroît,

il s’avère extrêmement riche en

documents de toute sorte. Photos,

extraits de journaux, grilles

de départ, présentation de tous

ses concurrents de l’époque,

mais également des ingénieurs

et des motoristes. Pour les

amateurs de sport automobile,

cet album est une véritable

pépite niveau documentation

sur ce que furent, niveau compétition,

les années 1966 à

1973. Bravo aux auteurs pour

avoir inclus toute cette documentation

dans cet album

hommage à ne manquer sous

aucun prétexte. Bravo aussi à

Michel Janvier pour la maestria

dont il fait preuve pour croquer

tous les pilotes de l’époque.


Jacques GIPAR

Le Grand Prix D'Angoulême

par Eric Heidebroek

by Editions Paquet

Thierry DUBOIS au scénario, Jean-Luc DELVAUX aux crayons et Nancy DEL-

VAUX aux couleurs ont réalisé cette enquête palpitante de notre reporter

journaliste préféré, Jacques GIPAR qui, avec son comparse Petit-Breton,

assistent au Grand Prix d’Angoulême lorsqu’un incident de course

vient perturber le monde sportif. En fait, c’est une

nouvelle enquête sur une tentative de meurtre qui vient

de s’ouvrir. Et notre équipe va devoir se mettre au

boulot pour rapporter un nouveau scoop

à France Enquête.

Suspense !

348 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


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Les fondus de la moto

by Bamboo Edition

On est loin de l’humour et du dessin du Joe

Bar Team, dont le dernier opus est sorti en

2018. Aussi les Fondus de Moto prennent la

relève dans un style différent, mais avec un

dessin aussi réussi, grâce au talent de BLOZ.

Aux scénarii, on trouve deux talents, Christophe

CAZENOVE et Hervé RICHEZ. Tout deux

sont des pointures et réussissent le tour de

force de présenter des gags plein de rigolades.

La maison d’édition annonce :

Les Fondus veulent nous prouver qu’il est

possible de visiter les plus beaux spots motards

du pays à moindres frais. Adios les

hôtels, Bye Bye les restos, seules comptent la

route et les bécanes. Le système D est dépassé,

on passe au système F des Fondus.

On Fonce, on Frime et on Fait gaffe aux radars.

En somme, 48 pages de détente pour seulement

11,90 euros, que vouloir de plus ?

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BédéBulles & Book

Les 100 ans des 24h du Mans !

10 albums instructifs !

by Glénat

par Eric Heidebroek

Dans la collection

«PLEIN GAZ» éditée par

GLENAT, les 24 heures

du Mans ont trouvé un

partenaire extraordinaire

pour présenter la

plus belle épopée de

l’aventure automobile

depuis ses débuts.

Une collection riche

de 9 opus actuellement

disponibles.

Cela commence avec

les années 1923-1930, avec la victoire

des Bentley Boys qui remporteront les

24 heures du Mans à plusieurs reprises.

Ensuite on a un album sur les années

1951-1957 qui voit les anglais prendre

toutes les coupes, l’album concernant

1958-1960 verra Ferrari calmer les ardeurs

britaniques.

Les années 1961-1963 seront des années

Ferrari dont seul Maserati pourra donner

la réplique et les Aston marqueront le pas.

Puis arrivent les années 1964-1967 c’est

le grand duel entre Ferrari et Ford, tandis

que les années

1968-1969, est

une époque

Marquante.

Celle où Jacky

Ickx marche

tranquillement

vers sa GT40

au départ au

lieu de courrir

comme tout le

monde, et s’il

part bon dernier,

il a pris le

temps d’attacher

son harnais

de sécurité,

il gagnera la course avec 2 secondes

d’avance sur la Porsche.

En 1970-1971 Porsche inscrit la 917

et même si les Matra sont jeunes, les

GT40 veillissent et les Ferrari 512S

font figures d’épouvantails.

Les années 1972-1974 vont ouvrir

en grand le retour des français aux

palmarès prestigieux des victoires et cela

grâce aux Matra de René Bonnet avec ses

pilotes français Beltoise, Cevert, Larrousse,

352 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


s

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Jabouille... et Henri Pescarolo (qui

signe d’ailleurs la préface de cet

opus) Matra remporte les 24 heures

du Mans avec 3 voitures aux trois

premières places, un vrai triomphe !

Enfin, l’album de 1999 celui où la

Mercedes s’envole dans les airs, effectue

un looping et s’écrase dans

les bois. Son pilote s’en tire miraculeusement

mais la marques à l’étoile

plie bagages, stop, assez joué.

Un album dédié aux

centième anniversaire

relate l’épopée de

1923 à 2023, il est

mis en exergue au début

de l’article.

D’autres opus devraient arriver prochainement

pour combler les années

restantes. Un album est programmé

pour très bientôt, c’est un regroupement

des années ‘60 il s’intitule «An-

354 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


thologie des Années Soixante». Il sortira le

02 novembre 2023.

Un coffret existe avec 3 albums.

Ce coffret permet de (re) découvrir trois

périodes marquantes de l’histoire des

24 Heures du Mans : la domination de

la marque Jaguar (1951-1957), le duel

Ferrari vs Ford (1964-1967) et le dernier

choc des titans du 20e siècle, rassemblant

les plus grands constructeurs de l’ère moderne

(1999).

Cet ensemble d’ouvrages a été

réalisé par (dans le désordre) :

Denis Bernard, Youssef Daoudi, Christian

Papazoglakis, Robert Paquet, LF Bollée,

Bad, des scénaristes,et des dessinateurs.

Ces artistes se sont plongés dans l’inimitable

atmosphère des 24 heures du Mans

et ont reproduit avec une réelle véracité

les mois de juin au Mans.

Il n’y manque pas grand choses, si ce ne sont

les odeurs ou les musiques mécaniques, tout

le reste y est le stress, les humeurs, les joies, les

pleurs, il n’y a qu’a fermer les yeux en cours

de lecture pour s’en imprégner.

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Les 100 ans

24h du Mans !

ANTHOLOGIE

SIXTIES by Glénat

Plume : Eric Heidebroek

Passionnant à lire !

Denis BERNARD a un talent fou de conteur. Il arrive à nous faire

entrer dans l’atmosphère du Mans, dans l’univers des compétiteurs,

des managers, des constructeurs en faisant vivre l’histoire,

avec les émotions, les joies, les peines, le stress, d’avant, et pendant

la course. En plus dans cet opus, on retrouve Paul Frère qui

interview Masten Gregory qui, comme lui, est une figure du sport

auto. Ils ont couru en endurance comme en F1.

L’histoire raconte les différentes années des 24 heures

au cœur des sixties, c’est passionnant !

Pas seulement par l’aspect chronologique et historique, mais surtout

que les enjeux, la réalité sont décrits et rendus en images par

Christian Papazoglakis assisté pour les couleurs de Tanja Cinna,

d’une façon tellement naturelle et réaliste qu’à l’instant où les

yeux envahissent la première bulle, ils ne peuvent plus s’empêcher

de courir de l’une à l’autre tellement c’est vivant, prennant !

Cet ouvrage de 160 pages est un superbe cadeau offert par les

auteurs. D’autant plus que la liste des participants est intégralement

décrite année par année, ainsi que les dessins des voitures

participantes. C’est une réelle anthologie comme c’est stipulé

dans le titre !

356 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


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k

24h

du Mans 1975-1978

L'ART DANS LA COURSE

By Glénat

Une oeuvre de BERNARD, PAPAZOGLAKIS, CINNA & RAHMOUN

L’idée géniale d’Hervé POULAIN,

qui a associé l’Art à la course automobile

et créé les ARTS CARS.

L’idée était de faire découvrir l’Art

Contemporain au grand public.

Et le moins, que l’on puisse dire,

c’est qu’il a réussi. POULAIN va

participer aux 24 heures du Mans,

et une idée germe, celle de demander

à un artiste de peindre sa

voiture. Il s’adresse à l’Américain

Alexander CALDER qui est rapi-

358 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


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dement convaincu. Mais il faut une

voiture et Hervé POULAIN s’adresse à

BMW Motorsport qui trouve le projet

très intéressant. Ils vont lui confier

une voiture avec le team. Mais à une

condition : l’auto doit rester au musée

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de la marque. Ce à quoi Hervé POULAIN

répond que c’est une très bonne idée,

car en plus BMW pourra la prêter lors

d’exposition dans différents pays.

Elle se poursuit encore aujourd’hui

361


362

24 Heures du Mans

1979-1980

«L’enfant du pays»

de Dro et Papazoglakis chez Glénat

On signalera que selon l’éditeur,

ce volet serait le dernier dédié à la

longue saga dédiée au centenaire

des ‘24 Heures du Mans’.

Dans cet ouvrage, c’est d’un enfant

du pays dont il sera question.

Il s’agit de Jean Rondeau qui à

l’image de David vint à bout de

Goliath. Voici son histoire.

Dans la mémoire de tous les aficionados

du Mans, Jean Rondeau demeure ‘l’enfant

du pays’. Le seul à avoir remporté

les ‘24 Heures’ au volant d’une auto

portant son nom, construite au Mans

et par sa propre équipe. Une victoire

face à une armada de grands

constructeurs.

La saga des Inaltera, puis des Automobiles

Jean Rondeau fait aujourd’hui

figure d’épopée antique

et mythique, qu’aucun homme

de la course ne peut raisonnablement

espérer reproduire. Pourtant,

au-delà du mythe de l’exploit

technique et sportif, cette

histoire respire le romantisme,

l’ambition, la détermination,

la trahison, l’amour et la mort.

Tous les ingrédients de la

tragédie antique sont là : la

quête de la gloire, le triomphe,

la chute et la mort. Sauf qu’ici,

c’est dans ‘la vraie vie’.


363


Chose qui fait que ce récit est bien davantage qu’une

simple histoire de course automobile !

En collectant souvenirs, documents et témoignages,

les auteurs nous entraînent dans ces années 70 qui

souriaient aux ambitieux et aux rêveurs. (Plume :

Charles Demoulin)

Ce que cet album ne dit pas...

Que, c’est une femme qui permit à

Jean Rondeau d’amener ses deux voitures à

l’arrivée du Mans 1976.

Et quelle femme ! Christine Beckers a un caractère

extraordinaire, doublé d’une passion inébranlable.

Aujourd’hui âgée de plus de 80 ans, elle défie encore

le temps. Non seulement elle roule régulièrement sur

le circuit de Nogaro avec une Alfa GTA en frustrant

nombres de piloteschevronnés, mais aussi en continuant

à se lancer des défis.

Ainsi, le 21 juillet 2024, sur le circuit de Zolder, au

volant d’une Arrows BMW A8 autrefois pilotée par

Thierry Boutsen, elle décidait de devenir la femme

la plus âgée à piloter une F1, et ainsi à entrer au

Guinness book. «Ça c’est fait et j’aurais bien fait

quelques tours de plus en prenant plus de régime !»

ponctue une Christine enthousiaste !

Le Mans 1976 !

Au volant de l’Inaltera n°2, Christine passe le radar

des Hunaudières à 320 km/h quand soudain… plus

rien. Tout s’éteint ! La voiture part en toupie à

plus de 300 à l’heure ! Après une série de folles pirouettes

elle s’immobilise, miraculeusement, le long

du rail.

No panic, Christine, lampe de poche entre les dents,

inspecte le boîtier électrique. Rien. Elle s’acharne, découvre

le coupable: c’est le coupe-circuit ! Elle bricole

et reprend la piste. Le temps perdu a fait dégringoler

l’Inaltera N°2 au classement, et en plus, la portière

ne ferme plus, Christine doit rallier l’arrivée en la tenant

d’une main tout en pilotant de l’autre !

Alors oui, c’est l’histoire de Jean Rondeau, mais on

aurait pu souligner ce fantastique et palpitant exploit.

(NDLR par Eric HEIDEBROEK)


365


366


MICHEL VAILLANT

RÉDEMPTION

By Graton

Décidément, le Sénateur Warson

demeure une cible de prédilection

et cet album se tourne

délibérément vers le thriller

policier et captivant.

Ils sont aux 500 Miles d’Indianapolis,

et les ennemis de Steve

s’en prennent à des membres de

l’équipe selon le chantage habituel,

les Vaillantes ne doivent

pas gagner la course. Débrouillez-vous

pour qu’elles se percutent.

Entretemps des tueurs

arrivent à entrer en contact

avec Steve.

Franchement, on peut dire que

les aventures de Michel Vaillant

se rapprochent de la vie de

tous les jours et le scénario est

particulièrement bien écrit

tout en s’articulant sur une

belle stratégie d’émotions.

Si Michel Vaillant a été super

apprécié par la jeunesse de

l’époque ces nouvelles aventures

collent bien à l’actualité

tout en gardant cet

esprit chevaleresque, ces

incontournables amitiés.

Des valeurs qui existent encore

aujourd’hui et qu’il

est bon de relever.

367


368


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14

PLUME ERIC HEIDEBROEK



Dans Remparts, 14e

tome de la nouvelle

saison, Michel Vaillant

revient sur le devant de

la scène dans un

contexte tendu.

La firme Vaillante, malgré

ses succès sportifs, est au

bord du gouffre financier.

Françoise prend une

décision radicale : stopper

toute compétition pour

se concentrer sur les

modèles grand public,


comme les nouvelles Vaillante

Jonquière et Françoise,

équipées de batteries à

grande autonomie.

ACTION

AVENTURE SPORT

Pour les 12+

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x 222 mm

Collection dfdsfs-

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Dupuis

«Grand

Album cartonné

56 pages

SAISON 2 TOME 14

Scénario Marc

Bourgne, Eillam et

Denis Lapière.

Dessin Marc

Bourgne et Eillam

Couleurs Bruno

Pradelle

Editeur Dupuis

Michel devient ambassadeur

de la marque et participe au

Circuit des Remparts à Angoulême,

événement emblématique

mêlant patrimoine

et passion automobile.

Mais l’exposition tourne au

drame : le prototype est volé,

et Michel lui-même est brièvement

kidnappé. L’intrigue,

bien que classique, reste

efficace, portée par le trait

limpide de Marc Bourgne et

Eillam, et une mise en scène

fidèle à l’esprit de la série.

Ce nouvel opus, scénarisé

par Denis Lapière, mêle

enjeux industriels, nostalgie

et rebondissements. Il

confirme la capacité de la

série à évoluer sans renier

ses fondamentaux : vitesse,

loyauté, et sens du panache.

Le retour de Joseph,

le mécanicien des premières

heures de Vaillante !


MICHEL VAILLANT

HISTOIRES COURTES T.3 Editions Graton, par Eric Heidebroek

Décidément chez Graton, on fait

flèches de tous bois ! Et c’est malin !

En effet, le héros de Jean Graton a connu

une très longue carrière riche en rebondissements.

Cet énorme travail se

retrouve ici dans une série relatant les

histoires courtes publiées au fil des ans

et au fil des événements. Parfois fictions,

mais surtout ces histoires courtes sont

surtout des reportages sur des faits,

des témoignages d’événements sportifs

automobiles. Relatés avec justesse,

et toujours avec cette attitude chevaleresque

typique de ces époques. Cette façon

de vivre le sport automobile a servi

d’exemple à beaucoup de grands pilotes.

Dans ce troisième tome, on est à Daytona,

Indianapolis, dans le Nascar, la CanAm,

les dragsters, les stock-cars. Avec

bien évidemment Steve Warson l’inséparable

ami de Michel Vaillant.

374 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


375


MICHEL VAILLANT

3 albums terribles by Graton

par Eric Heidebroek

Philippe Graton poursuit activement le

travail de son père.

L’idée de sortir des «Dossiers» consacrés

à des circuits, à des pilotes, à des

stars, à des industriels s’est complétée

par des rééditions et même des

recueils historiques. En effet, quoi de

plus passionnant que de ressortir des

cartons, des épisodes «oubliés» car publiés

dans les hebdos des débuts.

L’aventure de Jean Graton ne passe pas

à l’oubli, elle revient et revit grâce à

ces deux premiers tomes.

En effet, le premier tome avec sa couverture

au jaune étincelant traite d’histoires

courtes, il y en a une dizaine, publiées entre

1957 et 1960 dans le journal Tintin.

Une couverture rouge pour le tome 2 qui

est aussi riche en aventures. Ici ce sont les

années ‘70 qui sont le théâtre de ce nouvel

376 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


opus. Si l’on parle de l’ancien temps, Philippe

Graton poursuit les aventures du héro

familial. Un nouvel album, qui est particulièrement

énervant ! Et oui, on est dans le

Canonball, un truc qui excite la soif de défi

de Michel Vaillant, mais perturbe son sens

chevalresque.

Mais ce n’est pas ça qui énerve !

Car tout au long de cet album palpitant, bourré

de rebondissements, c’est la fin qui gène!

Elle nous laisse en plan, avec un goût de

trop peu, et un énorme besoin de connaître

la suite ! Ça va être dur d’attendre!

377


378 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


MICHEL

VAILLANT

EN PRISON !

par Eric Heidebroek

By Graton

Dans le dernier épisode «CANNONBALL» tous les Vaillant sont

arrêtés par le FBI et bien des soucis s’enchainent. Pourtant ils

sont bien vite innocentés les charges retenues contre Michel,

Françoise, son fils et son neveu sont abandonnées. Ils sont libres et

maintenant il leur faut rebondir, le suspense reprend !

La suite exaltante de «Connonball» est

pleine de rebondissments, avec le retour

du sinistre Bob Cramer qui a pour mission

d’assassiner Steve Warson.

Le tout se passe au Mans lors des 24

heures éponymes. De superbes dessins,

et surtout une courte visite des usines

Vaillante, ultra modernes, très actuelles.

Ça change des usines du père Vaillant.

Chacun son époque.

Françoise qui est directrice de

Vaillante présente même une jolie

Vaillante «Montlhéry» à moteurs

électriques alimentés par une

pile à combustible. On navigue

en pleine actualité, comme

à l’époque de Jean Graton.

Et la philosophie sportive

comme chevalresque

demeure. Les Vaillant sont

les «gentils» mais ils ne

se laissent pas faire!

Donc dans ce nouvel opus, Vaillante présente

deux nouvelles autos capables de

rivaliser avec Porsche, Cadillac, Toyota

et cadillac lors des 24 heures du Mans.

Voici la trame posée de ce nouvel épisode

de Michel Vaillant, une superbe intrigue

politico-policière incluant des agents du

FBI protégeant le sénateur Warson. Et

vous verrez qu’ils ont bien du travail avec

la personnalité de Steve mélangée à la

perspicacité des criminels. La dernière

image est claire, il va y avoir une suite...

379


MICHEL

VAILLANT

par Eric Heidebroek

By Graton

380

Un nouveau Michel Vaillant,

édité à l’ancienne

dans cette collection

Légendes. On y retrouve

les atmosphères que Jean

Graton aimait.

Côté dessin, les héros

adoptent un style plus

vivant, mais la

maitrise du créateur

demeure un

challenge complexe.


Légendes & Histoires

Le scénario est digne du créateur avec un plus

côté suspense.

A découvrir absolument.

Les Dossiers Michel Vaillant s’ouvrent dans un

nouvel opus consacré au circuit de Magny-Cours.

Cet album considérablement documenté par des

faits historiques avec des courses, de grands

pilotes et bien sur, des Vaillantes, est un véritable

recueil illustré d’épisodes aux dessins magiques.

381



(l’avis de Charles Demoulin)

LEGENDES, une collection qui reprend toute une série d’intrigues

réalisées dans divers albums. C’est tellement bien fait que le lecteur

de «Vaillant» retrouve naturellement les traces, les atmosphères, les

fils d’épisodes qui se sont joués en 1970.

EFFROYABLE SAISON reprend la dure réalité des courses de F1 pendant

la saison 1970. On verra des miracles, comme le crash de Jacky

ICKX à Jarama où sa Ferrari prend feu et que Jacky s’en sort in extremis.

Et des drames comme à Zandvoord, où l’anglais Raymond

PIERS meurt brûlé vif dans sa Lotus. A Monza, Jochen RINDT se tue

en tapant le rail à l’entrée de la Parabolica.

C’est aussi l’époque où les pilotes se liguent pour exiger des circuits

moins dangereux, en boycotant le Nürburgring, par exemple.

383




Légendes & Histoires

386


La course du siècle

par Lapière et Dutreuil (l’avis de Charles Demoulin)

Venant prendre place dans la série ‘Michel Vaillant

Légendes’, ce n°4 va tout d’abord plonger

le lecteur dans les 24 Heures du Mans 1966 où

Ford terrasse Ferrari, avec trois voitures aux trois

premières places.

Arrive alors Daytona 1967. Ferrari rend la pareille

à son rival avec trois voitures sur le podium

! Cette même année, Henri Vaillant, à l’approche

d’une nouvelle édition des ‘24 Heures du Mans’,

a bien l’intention de se faire un nom entre les

deux grands !

Mais il va d’abord falloir mener bataille sur les

autres grands circuits afin de faire les derniers

réglages. Car l’édition 1967 des 24 Heures s’annonce

comme la course du siècle, puisque jamais

la compétition n’a été aussi relevée !

Or l’objectif d’Henri Vaillant est clair : terrasser

Ford et Ferrari, avec trois Vaillante aux trois

premières places, rien de moins ! Le tout sous les

yeux d’un ennemi... de légende !

On signalera également à quel point, pour cette

série ‘Légendes’, Denis Lapière et Vincent Dutreuil

demeurent à 100% dans l’esprit du Michel

Vaillant que signait le regretté Jean Graton.

387


Légendes & Histoires

388


Circuit de Zandvoort

par Gert Vermersch (l’avis de Charles Demoulin)

Ce nouveau titre vient prendre place dans la

série ‘Dossiers Michel Vaillant’. Une création signée

Philippe Graton qui, avec cette collection,

voulait mettre la BD au service du reportage.

Grâce à la reconstitution de scènes clés de la vie de

personnages remarquables, à des textes de spécialistes

et à des photos souvent inédites, les ‘Dossiers

Michel Vaillant’ racontent l’histoire vraie de lieux et

de figures emblématiques de l’univers automobile,

et ce d’une façon résolument originale.

Cette fois, c’est le circuit de Zandvoort, un nom

bien connu dans le monde du sport automobile,

qui fait l’objet de toutes les attentions.

Non loin de la mer, adossé aux dunes, il enchante

tous ceux qui le visitent.

Qui aurait pu imaginer que ce circuit, qui a accueilli

sa première course en 1948, serait encore

aujourd’hui un champ de bataille où se produisent

les meilleurs pilotes du monde ?

Ce nouveau dossier retrace les aléas que le

circuit de Zandvoort a connus au fil des ans.

Préparez-vous à un voyage fascinant à travers

75 ans d’Histoire, en compagnie de quelquesuns

des pilotes et champions légendaires qui y

ont franchi la ligne en premier. Des gars comme

Alberto Ascari, Jack Brabham, Niki Lauda,

Lewis Hamilton et Max Verstappen.

Exclusif : inclus dans ce nouvel opus ‘Les

fantômes du passé’, une histoire courte inédite

de ‘Michel Vaillant’ signée Lapière, Bourgne et

Eillam, ainsi que cinq planches du ‘13 est au

départ’, un album de la série Michel Vaillant

mettant en scène le circuit de Zandvoort.

389


Julie Wood

Mortel Rodéo’

par Pelaez et Stassi (l’avis de Charles Demoulin)

C’était en 1976. Jean Graton décide d’offrir

aux lecteurs, mais surtout aux lectrices, une

héroïne féminine. Raison pour laquelle il

crée pour la revue ‘Super As’, Julie Wood.

Alter ego féminin de Michel Vaillant, Julie, une

ado californienne de 16 ans, est une passionnée

de moto. Aussi douée dans l’art du pilotage

que l’ami Michel, elle va, dès ses débuts en tant

que professionnelle, monter sur grand nombre

de podiums. En fait, et ce à l’image du célèbre

pilote français, elle est polyvalente. C’est ainsi

qu’elle brille aussi bien en vitesse pure qu’en

endurance, en moto-cross qu’en rallye-raid.

Malheureusement, en 1980, après cinq albums

chez Dargaud, et trois chez Fleurus, Jean

Graton abandonne à regret son héroïne qui

rejoindra toutefois l’univers de Michel Vaillant

dans l’album 41 : ‘Paris-Dakar’. Une aventure

où elle va tomber amoureuse de Steve Warson,

un autre pilote Vaillante et ami fidèle de

Michel. Par la suite, on la retrouvera dans l’un

ou l’autre album de la série Michel Vaillant.

Toutefois, en ce début d’année 2025, notre

héroïne va retrouver vie grâce à Philippe Pelaez

et Claudio Stassi. La voici donc à nouveau en

selle, manette de gaz à fond.

Julie Wood, 18 ans, vit avec ses deux frères

chez son oncle Chris, garagiste, qui a recueilli

les orphelins quelques années auparavant.

Passionnée de flat track, une discipline de motocross

dans laquelle elle ambitionne de percer

au plus haut niveau, la jeune femme s’entraîne

dur, imposant son style à ses camarades.

Mais le jour où un motard est assassiné lors

d’un rodéo urbain à Los Angeles, Julie Wood se

met à ressasser son passé, et à s’interroger sur

les circonstances exactes de la disparition de

ses parents…

Une chose est certaine, la Julie made in 2025

est totalement différente de la Julie de 1976

enfantée par Jean Graton. Celle d’aujourd’hui

est au goût du jour avec, notamment, une

propension à s’afficher sur les réseaux sociaux.

Quant au coup de crayon de Claudio Stassi, il

est loin, très loin de celui de l’ami Jean. Quant

à l’appréciation : à chacun son avis.

390


391


392


MICHEL

VAILLANT

Les 100 ans

Du Mans

by Graton

par Eric Heidebroek

Jean Graton est né

en août 1923, pile la

même année que les

premières 24 heures

du Mans. En 1957, il

crée son héros, Michel

Vaillant, un pilote

fair-play, poli et beau

gosse. Ses exploits

seront à l’origine de

bien des vocations.

Esprit chevaleresque, et

bien-pensant permanent,

Graton a emmené 14

fois son héros aux 24 h

du Mans. Une épreuve

devenue mythique qui

sacralise ceux qui s’y

distinguent, et pas seulement

par victoire interposée.

Le fait d’y participer est

déjà (toujours) une belle

carte de visite.

À l’époque, le Top du Top

pour un pilote, c’était

de gagner le GP F1 de

Monaco, les 500 miles

d’Indianapolis et les 24

heures du Mans.

Dans cet ouvrage, écrit

par L. Beauvallet, Ch.

Bourgeois, J-P. Doret et

G. Nédelec, on trouve

des images d’archives et

des histoires inédites de

Michel Vaillant au Mans.

Le tout posé sur 15 chapitres

tous aussi intéressants

que pertinents.

Les illustrations sont dues

aux talents de Christian

Denayer, Marc Bougne et

Benjamin Benéteau. Le

scénario est signé,

Denis Lapière.

À découvrir avec

délectation.

393


QUAND LES AVENTURES

D’HENRI VAILLANT PASSENT

EN INTÉGRALE

PAR CHARLES DEMOULIN

En février 2023, débarquait

dans le petit monde de

la bédé, un album intitulé

‘Passion’. Un titre que Marc

Bourgne et Claudio Stassi

consacraient à Henri Vaillant,

le père de Jean-Pierre

et Michel Vaillant, héros

ô combien mythiques dans

le monde de la compétition

automobile ! Des héros

enfantés par un certain

Jean Graton, un auteur

qu’on ne présente plus.

Vinrent ensuite en avril

2024, ‘Famille’, puis,

en ce même mois d’avril,

mais cette fois de l’an

2025 : ‘Victoires’. Un triptyque

qui vient de voir

le jour sous forme d’intégrale

sous le titre ‘Une vie

de défis’.

Si les 121 premières de

ce fort volume qui en

compte 164 sont en noir

et blanc, la dernière partie,

intitulée ‘Victoires’, bénéficie

quant à elle, et ce dès

le rallye de Monte-Carlo,

d’une coloration allant

en s’amplifiant au fil


des dernières péripéties

signées… par papa Vaillant.

Que découvrirez-vous dans

‘Passion’ ? Le jeune Henri

Vaillant est breton. Et donc

têtu ! Aussi bougon qu’attachant.

Ce qui le pousse

à tout plaquer pour partir

vers l’Alsace, afin de se faire

embaucher par la célèbre

firme Bugatti. Une expérience

qui va lui donner

envie de fonder sa propre

entreprise... Il est l’un des

personnages les plus attachants

de Michel Vaillant,

mais sait-on comment Henri

Vaillant fonda sa famille et

créa sa mythique écurie ?

‘Famille’, se veut la suite de

l’exploration des mille vies

du jeune Henri Vaillant, que

l’on retrouve comme résistant

héroïque, créateur des

premières Vaillante, pilote

hors pair et père d’un petit

‘Michou’ casse-cou ! À la fin

de la Seconde Guerre mondiale,

Henri Vaillant, ancien

résistant, peut enfin lancer

ses premières Vaillante, qu’il

pilote lors de courses aussi

techniques que les ‘Mille

Miglia’. Le début d’une

grande aventure industrielle

et familiale, car le petit

Michel est déjà accro au

volant ! Quant à Jean-Pierre,

son père lui confie le pilotage

d’une Vaillante pour les

‘24 h du Mans’... ce qui

n’est vraiment pas du goût

de sa femme Élisabeth !

Enfin, dans ‘Victoires’, nous

nous retrouvons en 1957.

Le bouillant Henri Vaillant,


contre l’avis de sa femme

Élisabeth, prépare en secret

deux voitures pour le ‘Rallye

de Monte-Carlo’, ce qui lui

vaut de se faire quitter !

Décidant de piloter luimême

une des deux voitures

avec Jean-Pierre, alors que

l’autre sera menée par son

associé Mansart et le jeune

Michel, qui a menti sur

sa moyenne scolaire afin

d’obtenir ce privilège, Henri

va écrire les premières

lettres de la grande saga

Vaillante. Avec son lot

d’ennemis magouilleurs,

d’incroyables victoires, mais

aussi de lourds secrets

émergeant dans ce délicat

contexte d’après-guerre...

Toutes ces histoires, vous

allez les retrouver dans

cette intégrale menée sur

les chapeaux de roue par

le duo Bourgne-Stassi qui

entend ici rendre hommage

à celui qui fut à l’origine de

l’incroyable saga Vaillant.


MICHEL VAILLANT

‘HISTOIRES COURTES T4 DE 1954 À 1964’

PAR CHARLES DEMOULIN

Les fanas de Jean Graton

vont se régaler. Mais plus

encore les amateurs d’histoires

que signait le père

spirituel de l’ami Michel,

avant que ce dernier ne

débarque dans la compétition

automobile.

En effet, dans cet album fait

d’histoires courtes parues

dans le journal Tintin dans

les années 1950 à 1957,

vous ne trouverez aucune

trace du célèbre pilote

né de l’imagination de

papa Graton, l’homme

qui a rendu son pilote aussi

célèbre les Michael

Schumacher, Ayrton Senna,

Sir Lewis Hamilton,

Alain Prost, Juan Manuel

Fangio, et autre Max

Verstappen ou Nikki Lauda.

C’est vrai qu’avant de créer

la famille Vaillant, Jean

Graton, vacciné dès son tout

jeune âge aux senteurs

d’huile de ricin et de bitume,

était un fana de courses

automobiles. Quoi de plus

normal, dès lors, lorsqu’il


put y aller d’histoires courtes dans le journal

de Tintin, qu’il ait offert aux lecteurs de

l’époque de formidables histoires de sport

automobile racontées sans la présence de

l’ami Michel. Découvrez-les dans ce que l’on

aurait aussi pu titrer : ‘Michel avant Vaillant’.

Des histoires aux titres aussi évocateurs

que ‘Le virage de la peur’, ‘Conducteurs

de l’enfer’ ou encore ‘Fangio, champion du

monde’ ! Des histoires que vous découvrirez

avec tout le talent de Jean Graton, et

qui vous transporteront jusqu’aux temps

héroïques d’un sport automobile vintage.

De petites pépites graphiques et na r ratives

qui, à leur manière, constituent les véritables

prémices de la série culte que deviendra

vite Michel Vaillant !



400

is


MANOUCHIAN

LE LIEVRE ET L’ARAIGNEE

D-DAY 80 ANS

BATAILLE DE NORMANDIE

LES COMPAGNONS

DE LA LIBERATION

MADELEINE RÉSISTANTE

Devoir de mémoire

LE DÉBARQUEMENT

DE PROVENCE

BATAILLE DES ARDENNES

OFFENSIVE PEIPER EN ARDENNES

G.I. GAY

LES 5 DRAPEAUX

ROUGE

LA COULEUR

DU SANG

VERSÉ

POUR NOS

LIBERTÉS

toire

401


402


Devoir de mémoire

TOUS LES RÉSISTANTS

N’ÉTAIENT PAS, QUE, FRANÇAIS !

Lors du conflit mondial de 1939 - 1945,

certaines personnes n’ont pas accepté

le joug nazi, dans toutes les régions

occupées. Chez nous et en France, des

résistants à l’occupant ont payé un

lourd tribut afin de préserver la liberté

d’expression dont nous jouissons aujourd’hui

encore.

Quand on parle de la Résistance, on

pense très souvent à des citoyens locaux,

des Belges en Belgique des Français en

France. Mais ici l’auteur attire l’attention

sur les actions et le courage de partisans

étrangers et apatrides qui ont fait

partie des FTP-MOI (Francs Tireurs et

partisans - main d’œuvre immigrée).

403


Parmi ceux-ci le Groupe Manouchian

a défrayé la chronique plus qu’à son

tour. Ce groupe a réalisé plus d’une

centaine d’opérations armées et de sabotages

en région parisienne entre l’été

et l’automne 1943. Dénoncés par des

Français bien-pensants, ils ont été arrêtés

par la police française et sa sinistre

Brigade spéciale n°2.

Quand elle capturait un résistant, la police

française passait à tabac le prisonnier,

et puis le livrait à la Gestapo.

Présenté comme le chef d’une bande de

criminels sur la célèbre Affiche rouge

placardée dans toute la France occupée,

Missak Manouchian devient un

symbole de la Résistance intérieure

française.

Un martyr que le peuple opprimé n’oubliera

jamais. Rescapé du génocide arménien,

ouvrier, militant communiste

et antifasciste, il aura tout au long de

sa vie été sur la corde raide, dans un

monde où ses origines d’abord, ses

opinions ensuite, faisaient, a minima,

l’objet d’une méfiance tenace.

DEVOIR DE MÉMOIRE

Missak Manouchian et son épouse

Mélinée reposent au Panthéon

depuis le 21 février 2024 !

Le destin dramatique des membres du

groupe Manouchian a pris une nouvelle

dimension le 21 février 2024, avec l’entrée

au Panthéon de Missak et de son

épouse Mélinée, elle aussi résistante,

qui avait pu échapper à la police, avant

de trouver refuge dans la famille du

jeune Charles Aznavourian. C’est pour

accompagner ce moment de recueillement

national intense que le scénariste

Jean-David Morvan et le dessinateur

Thomas Tcherkézian assisté de ont décidé

de raconter l’histoire poignante de

ces combattants de l’ombre…

80 ans sont passés et c’est seulement

maintenant que la France pose le geste

qu’elle aurait dù poser bien plus tôt...

404 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


avec Madeleine Riffaud. Ses idoles, ce

sont les membres de l’Affiche rouge.

Leur mort a beaucoup compté dans sa

décision de s’inscrire dans la lutte armée.

Ces hommes et ces femmes ont beaucoup

compté dans son engagement.»

Après le prologue, le récit

commence par une évocation du

génocide arménien. Pourquoi ?

INTERVIEW

de J.D MORVAN

Vous intéressez-vous

depuis longtemps à l’histoire

du groupe Manouchian ?

«Cela faisait longtemps que je souhaitais

aborder le sujet. Mais tout a vraiment

commencé après une discussion

«C’était essentiel. Je voulais raconter

la vie de ces gens dès le départ, pour

comprendre comment ils en étaient arrivés

là. Le père de Manouchian est

tombé en s’opposant aux Ottomans. Sa

mère est morte de faim.

Missak et son frère se sont enfuis, ont

trouvé refuge chez des Syriens, puis

dans un orphelinat arménien à Beyrouth.Quelques

années plus tard, ils

405


partent pour la France, la «grande

patrie de la liberté» pour eux. C’était

l’idéal de la révolution qui les a attirés.

Tout ce cheminement a un lien direct

avec ce qu’il a ensuite fait durant la

guerre. Plus généralement, chaque

membre du groupe Manouchian a un

parcours incroyable, qu’il soit juif,

communiste, apatride.

On connaît les grandes lignes de

l’histoire, on connaît les dates, on

connaît les poèmes d’Aragon et

d’Éluard, mais on ne connaît pas

les vies humaines qui se cachent

derrière ces martyrs.»

Cet album n’évoque pas

uniquement le parcours de

Missak Manouchian, mais

également celui des 22

autres fusillés du groupe

Manouchian. Pourquoi

avoir fait ce choix narratif

ambitieux ?

«Ce qui m’importait, ce n’était pas

uniquement Missak Manouchian, mais

l’ensemble du groupe. J’ai lu à peu

près tous les livres qui existent sur le

groupe Manouchian. Grâce à diverses

personnes, j’ai également eu accès à

des témoignages, de la documentation.

Je connaissais un peu la trajectoire de

Missak Manouchian; j’ai découvert la

vie des autres, et cela m’a fasciné.

Manouchian,

c’est d’abord un groupe.

Les seules photos que l’on connaît

d’eux, bien souvent, ont été prises

par les Allemands.

Dès lors, je souhaitais élargir le spectre.

C’est pour cette raison que, dans la

bande dessinée, figurent les portraits

des 23 fusillés, de même que ceux de

quelques autres personnages importants.

Les seules photos que l’on connaît

d’eux, bien souvent, ont été prises par

les Allemands. Nos portraits sont plus

dans l’esprit Harcourt. Il faut rendre

hommage à ces vies incroyables; les

mettre à leur bonne place dans l’histoire

de France.»

Pourquoi seul le nom de

Manouchian est- il resté

dans les mémoires ?

«C’est une légende qui s’est construite,

en premier lieu avec l’Affiche rouge. Il y

406 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


qui ont trahi; personne ne sachant

exactement qui Manouchian cherche à

viser dans cette phrase.»

Vous évoquez aussi le rôle des

femmes, nombreuses au sein

des FTP-MOI…

«Certes, les 23 fusillés ne sont que

des hommes. Mais on oublie malheureusement

souvent Olga Bancic,

la seule femme du groupe à avoir

été arrêtée. Elle était Roumaine,

juive et communiste.

Elle a été décapitée à Stuttgart,

le 10 mai 1944, parce que les Allemands

trouvaient qu’exécuter

des femmes en France leur donnait

une mauvaise image.

était présenté comme le chef du groupe,

donc c’est resté. De facto, c’était le chef

opérationnel, c’est-à-dire qu’il était

juste en dessous de Joseph Epstein, le

chef des FTP-MOI. Il y a aussi le poème

d’Aragon, qui cite Manouchian et pas

les autres.

Et puis il y a cette lettre de Missak à

Mélinée, qu’il écrit avant d’être fusillé.

Publiée après la guerre, elle a été

la cause du baby-boom chez les résistants,

car Manouchian demande à

Mélinée de vivre, d’être heureuse, et

d’avoir un enfant.

Il y a aussi eu une polémique dans les

années 1980, car la lettre se termine

par l’idée qu’il faut pardonner à ceux

Dans l’album, nous parlons

également de Cristina Boïko,

la cheffe du renseignement des

FTP-MOI. Ou encore des porteuses

d’armes, comme Madeleine Oboda, qui

se baladaient avec des armes dans leur

panier à provisions. Sans oublier Mélinée

Manouchian, bien sûr, qui était

agent de liaison, chargée de filature,

et responsable de la rédaction des rapports

et comptes-rendus.

D’une manière générale, cet album était

l’occasion d’évoquer certaines grandes

figures oubliées de la Résistance.

Par exemple, Joseph Epstein, qui n’est

pas assez connu à mon goût, alors que

c’est un pilier de la résistance armée

parisienne. Il a mis au point des tactiques

de guérilla urbaine révolu- tionnaires,

qui se sont largement exportées.

407


On en revient à cette idée de groupe.

Il n’y avait pas un héros, mais quelques

dizaines, quelques centaines de résistants,

qui étaient prêts au sacri- fice suprême

au nom de la liberté.»

3 QUESTIONS À :

THOMAS TECHERKÉZIAN

Le fait de travailler sur le groupe

Manouchian a-t-il une résonance

particulière pour vous ?

«Bien sûr. Il est difficile de ne pas lier

l’histoire de Missak à celle de mes arrière-grands-parents.

Issus d’une même génération d’Arméniens

déracinés, ils ont connu des parcours

très similaires.

Ces échos dans leurs vies respectives,

ainsi que l’héritage qu’ils appor- taient

avec eux, ont, pour moi comme pour

beaucoup de descendants de réfugiés

arméniens, une résonance particulière.

Il y a également le

destin de tous ces

jeunes résistants.

Rajman, Fontanot,

Elek,

408 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


Witchitz avaient tout juste la vingtaine,

si ce n’est moins, et portaient à bout de

bras la résistance parisienne.

Ils sont l’incarnation même de la défense

de valeurs, de l’abnégation, de

la bravoure et du jusqu’au-boutisme,

avec tous les risques que cela impliquait.

Je me suis projeté et

j’ai pris une claque.

Que connaissiez-vous du groupe

Manouchian avant de vous lancer

dans ce projet ?

«J’avais en mémoire de vagues souvenirs

de mes cours d’histoire, mais

rien de réellement tangible. L’image

qui m’était restée en tête était bien sûr

celle de l’Affiche rouge. Elle est si percutante

qu’elle avait perpétué

409


ce pourquoi elle avait été conçue à

l’origine : marquer les esprits. Ce n’est

pas pour rien que nous avons fait le

choix d’en reprendre les codes pour la

couverture.»

Comment s’est déroulée la

collaboration avec Jean-David

Morvan et avec les auteurs de

l’atelier The Tribe ?

«J’ai la chance de faire mes premiers

pas dans la bande dessinée aux côtés

de Jean-David. C’est un conteur et scénariste

hors pair, une brute de travail

et une véritable crème. Travailler main

dans la main avec lui a été une garantie

d’apprentissage vitesse grand V d’un

paquet de choses sur la bande dessinée

et l’édition.

Je suis également ravi d’avoir partagé

cet album avec ScieTron, Rafa, Charlotte,

Hiro, Bruno et Sergio, de l’atelier

The Tribe.

L’équipe m’a donné un joli coup de

main, et m’a permis d’étendre ma sphère

de progression vers d’autres horizons.

Je les remercie de m’avoir transmis

autant grâce à leur expérience, en déconstruisant

l’idée stéréotypée du bédéiste

solitaire. Cette collaboration m’a

beaucoup plus enrichi que je ne l’aurais

imaginé.»

410


411


412 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


Devoir de mémoire

VOUS N’AUREZ PAS L’ALSACE

ET LA LORRAINE Paroles de la chanson d’Albert Viau

LE LIERRE ET L’ARAIGNÉE

Un ouvrage de Grégoire CARLE

AIRE

LIBRE

L’AUTRE

POINT DE

VUE SUR

L’HISTOIRE

L’Alsace et la Lorraine ont été saisies

par l’Empereur d’Allemagne qui a capturé

l’Empereur Napoléon III à Sedan

en 1871, au terme de la guerre entre la

France et l’Allemagne en 1870.

En 1918, à la fin de la première guerre

mondiale, les Français reprenent l’Alsace

et la Lorraine dans le cadre des

payements des dommages de guerre.

Evidemment, en 1940, les Allemands

redeviennent les maîtres de ces deux

régions germanophones. Mais ça ne

plait pas forcément à tout le monde et

des résistances s’organisent.

L’histoire présentée ici par la collection

AIRE LIBRE, est relatée ici par

Grégoire CARLE, dans son ouvrage

«Le Lierre et l’Araignée».

Cela commence dans les années ‘70,

par une histoire racontée par un résistant

à l’automne de sa vie, à son petit

fils auquel il apprend à pècher. Son histoire

alors qu’il n’était encore qu’adolescent

et que les nazis étaient maîtres

de l’Alsace. L’auteur est le petit fils

du résistant. Son grand père lui raconte

alors son histoire. Mais Grégoire

CARLE n’aura pas le temps d’enregistrer

son pépé, il décède avant qu’il décide

de relater son histoire.

C’est son plus grand regret dira-til.

RESISTANCE

Devant les exactions des nazis, des

jeunes gens ne veulent pas rester inactifs.

Par hasard ils pénètrent dans les

fortifications de la ligne Maginot, laissées

à l’abandon par la fuite de la garnison.

Les ados vont vite découvrir un

arsenal d’armes de guerre que les soldats

français ont oublié de détruire.

Aussi, ils vont utiliser ces armes pour

attaquer l’occupant. Malheureusement

de bonnes âmes vont les dénoncer à

l’occupant et ils seront attrapés, torturés

puis internés dans des camps de

travaux forcés, ou ils seront battus, molestés

et vivront un enfer.

Des gamins âgés de 14 à 18 - 19 ans

vont s’unir dans un groupe qu’ils ont

nommés «Groupement Feuille de

Lierre» Graffenstaden. Car le lierre est

toujours vert, toujours fidèle.

L’araignée, (ici, l’araignée des jardins,

la «Kreuzspinne» ou l’épeire diadème)

c’est comme ça que les Alsaciens ont

surnommé la croix gammée.

413


L’ ÂME DE LA TERRE

Tout s’imbrique.

Grégoire Carle a grandi en

banlieue de Strasbourg dans la

maison où vivait son grand-père

pendant la guerre.

Imaginer l’intrusion de la

Gestapo dans sa chambre d’enfant

lui inspire une double page

terrifiante.

La métaphore de l’araignée nazie

capturant sa proie traduit le

sentiment d’effroi et d’horreur

qui le poursuit jusque dans ses

cauchemars.

En dépouillant les archives, l’artiste

découvre l’histoire de sa rue,

de sa région.

«L’histoire de l’Alsace que j’ai

apprise à l’école appartient au roman

national, une Alsace française perçue

par le prisme du centralisme jacobin et

républicain.

Au lendemain de la Seconde Guerre

mondiale, pour de nombreux Alsaciens,

le rejet du nazisme s’est aussi

traduit par une autocensure vis-à-vis

de leur culture», explique-t-il.

Confronté à ce passé tabou, le récit explore

une histoire complexe, marquée

par les traumatismes d’une région ballotée

entre la France et l’Allemagne.

De nombreuses familles se divisent, y

compris la sienne.

L’auteur justifie : «J’ai hésité à indiquer

que le surveillant nazi de mon quartier

était le cousin germain de mon grandpère.

Je voulais surtout mettre en perspective

l’héritage de 1870 et de 1918.»

La tragédie culmine dans le camp de

Schirmeck, ce camp de «rééducation»

destiné à briser et «reprogrammer» les

rebelles récalcitrants. Elle s’incarne

dans le martyre de Ceslav Sieradzki, 16

ans, membre de La Main noire, le réseau

allié à la Feuille de Lierre, torturé

sous l’œil de ses camarades et montré

agonisant, criant «Vive la France !».

Représenter frontalement la violence

n’était pas un choix facile pour le dessinateur

qui a décidé de rester fidèle aux

témoignages:

«L’idée n’est pas d’exalter le patriotisme

mais de rendre hommage à

414 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


meilleur ami de son grand-père, lui

aussi membre du réseau de la Feuille

de Lierre. Grégoire Carle affirme :

«Contrairement à mon grand-père,

Xavier Nicole a toujours été dans

une démarche de transmission.

Sans ses écrits, je n’aurais pas pu

faire ce livre.»

l’idéalisme et à la détermination de ces

adolescents qui avaient entre 14 et 16

ans à l’époque. »

«Donner la parole à mon grand-père

était le seul moyen de créer une immersion.

Mais, en ressuscitant sa voix,

j’avais aussi une responsabilité vis-àvis

des faits», ajoute l’artiste.

L’enquête commence.

La COVID 19 a bloqué momentannément

l’auteur dans son besoin de raconter

et d’assumer son devoir de mémoire.

Aussitôt déconfiné, le petit-fils

consulte les archives municipales et

départementales, recherche aussi des

archives privées comme celle de la

famille de Xavier Nicole, le voisin et

Ce grand-père n’avait pas 16 ans

quand il a fondé avec ses copains le

réseau de résistance avant d’être arrêté

puis interné au camp de Schirmeck.

Avec ses compagnons, il a

ensuite vécu l’humiliation d’être

incorporé de force dans la Wehrmacht,

de continuer la guerre sous

l’uniforme des traîtres. «Avant de

plonger

dans ce passé, je n’avais jamais

considéré mon grand-père

comme un héros. Pour moi,

c’était un vieillard. Il racontait

la guerre sans faire l’étalage de

ses actes de résistance», se souvient

l’auteur.

Un courage et une fidélité inouïs !

L’ouvrage relate aussi des faits impressionnants

de loyauté et de courage.

Les murs laissaient passer les cris des Allemands

et les coups de poings qui pleuvaient

sur la tête des copains.

Ça nous donnait du courage, car on entendait

bien que les camarades ne lachaient rien.

Ce jour-là les nazis ont tabassé et torturé

14 gamins de 15 ans sans réussir

à leur arracher le moindre aveu.

415


416 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


Devoir de mémoire

LES COMPAGNONS

DE LA LIBÉRATION

GRENOBLE

Un ouvrage de

Jean-Yves LE NAOURD

au scénario

Philippe TARRAL

au dessin

et Fabien Blanchot

à la couleur

AIRE

LIBRE

L’AUTRE

POINT DE

VUE SUR

L’HISTOIRE

Un article d’Eric Heidebroek

L’éditeur Grand Angle écrit ce résumé :

Durant la Seconde Guerre mondiale,

la ville de Grenoble est marquée par

l’intense activité de «groupes francs»

de résistants, notamment ceux de

Louis Nal et de Paul Vallier, adeptes

des actions d’éclat.

Explosions symboliques, mitraillage

du siège de la Milice, vol de

fichier du STO, dynamitage des

usines, la Résistance grenobloise

nuit fortement à l’effort de guerre

des Allemands. La manifestation

du 11 novembre 1943 en

est la parfaite démonstration.

Mais leur ardeur finit par leur

coûter cher, car les Allemands

répliquent avec une extrême

violence.

Commence alors une guerre

des nerfs, entre attaque d’un

côté et riposte de l’autre.

Destruction et explosion

contre arrestation et fusillade.

Grenoble, ville fière

et irréductible, ne plie pas

et continue le combat,

inlassablement. Elle en

paiera le prix fort.

Découverte de l’album.

L’histoire commence par la visite d’une

collégienne de notre époque à un vieux

monsieur vivant dans une maison de retraite.

Il se prénomme Marcel et est considéré

comme un super Résistant. Bourru,

mais bon bougre, les infirmières disent de

lui qu’il a une mémoire fabuleuse. Inès se

présente en disant qu’elle prépare un exposé

sur la Résistance à Grenoble pendant

la guerre contre les nazis.

La conversation démarre agréablement,

Marcel est aussi un petit peu plaisantin.

Mais quand on parle de la Résistance, il se

lance dans la relation de ses actions. Il est

artificier, dit-il, et, il a posé un paquet de

bombes un peu partout au grand dam des

Allemands et de la milice.

L’album est bien dessiné, les couleurs

sont d’une rare douceur dans un univers

d’actions de guerre. Le récit apporte un

éclairage sur cette période sombre de l’occupation

nazie et sur les comportements

abjects de la milice et des collaborateurs.

L’ensemble du scénario ne cède pas à un

discours moralisateur, il souligne de façon

objective les positions de chacun des

acteurs de l’époque. Par exemple, les réactions

de l’occupant sont expliquées par

les actions des résistants. Celles des mili-

417


ciens, au comportement ouvertement servile

à la solde des nazis dont ils empruntaient les

doctrines fascistes et racistes. Côté Résistants,

le courage et les actions sont commentés avec

respect. On découvre avec passion l’ensemble

du récit, les yeux sautant d’une page à l’autre

418 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


en tenant le lecteur en haleine. Et à la fin de

l’ouvrage, on apprécie le carnet rempli de documents

et de photos d’époque.

Editions GRAND ANGLE

56 pages

Prix : 14,90 euros - www.angle .fr

419


420 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


Devoir de mémoire

LES NOUILLES À LA TOMATE

AIRE

LIBRE

L’AUTRE

POINT DE

VUE SUR

L’HISTOIRE

MADELEINE

RÉSISTANTE

Un article d’Eric Heidebroek

AIRE LIBRE encore, et cette collection

est du tonnerre ! Bien écrites, bien dessinnée,

remplies de témoignages ces

BD sont imprimée sur papier fort et

reliées soigneusement recouvertes

d’une couverture cartonnée. Ce

sont de très beaux ouvrages.

Madeleine Résistante en est à

son troisième opus, le premier

était : «la rose dégoupillée»,

le deuxième c‘est

L’édredon rouge et voici

maintenant le troisième

tome : «les nouilles à la

tomate»

Le résumé de l’éditeur

dit ceci :

1944. Madeleine

- résistante,

nom de

code « Rainer

» - est arrêtée

après avoir abattu un officier

nazi. Un crime «terroriste», qui

la condamne aux terribles interrogatoires

des Brigades spéciales, la police de Vichy.

Et plus particulièrement à ceux du commissaire

Fernand DAVID - «David les

Mains Rouges», traqueur d’«ennemis intérieurs»

tels que les FTP-MOI du groupe

Manouchian. Un horrible préambule aux

interrogatoires nazis, puis au terrifiant quotidien

de la prison de Fresnes, avec pour

seule échappatoire la perspective d’être

fusillée... Torturée, encore et encore, Madeleine

va-t-elle tenir, alors qu’à Paris

bruissent des rumeurs sur la Libération ?

«Madeleine, résistante», ou l’authentique

destin de Madeleine Riffaud, qui revient

cette fois avec une précision implacable

sur les tortures qu’elle a endurées dans les

geôles vichystes et nazies, avec au bout de

supplice, enfin : la victoire.

Mettre en scène la torture sans volonté de

choquer mais aussi sans l’amoindrir. Voici

le défi relevé avec un brio, de manière poignante,

par Morvan et Bertail avec ce troisième

tome.…

Ces auteurs dont l’une est indiscutablement

la plus crédible car elle a vécu ces

événements est Madeleine RIFFAUD, qui

raconte avec la plume de JD MORVAN les

horreurs vécues. Le tout dessiné avec justesse,

précision et sens de la mise en page

par Dominique BERTAIL. Un album édifiant

et réalisé avec talent !

421


Maeleine Résistance Les nouilles à la tomate, Tome 3

422 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


chez AIRE LIBRE (DUPUIS ) 23,50 euros

423


424 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


Devoir de mémoire

LE JOUR

J

LE GRAND ATLAS

DU DÉBARQUEMENT

80

ANS

Encore un grand livre, signé par l’historien

Stephen Badsey, pour ne jamais oublier

le sacrifice de tous ceux qui ont défié

les nazis. Une jeunesse sacrifiée, une

jeunesse courageuse, et si aujourd’hui

n’en subsistent que quelques-uns, il faut

bien se rendre compte que la jeunesse

d’aujourd’hui doit faire de son mieux

pour s’insurger devant les conflits du

monde qui sont encore plus insidieux

qu’hier. Découvrez cet ouvrage riche en

images et en histoires vécues.

Chez Glénat pour 30 €, sur 288 pages.

425



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430 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


80

Devoir de mémoire

LE DÉBARQUEMENT

DE NORMANDIE A DÉJÀ

Un ouvrage de Francis DRÉER, préface du Colonel GUELTON

Quatre ouvrages consacrés à des moments

clé de la deuxième guerre mondiale,

la conquête du ciel, le D-Day,

la bataille de l’Atlantique, la France

sous l’occupation et bientôt Le débarquement

de Provence relatent par

l’image et le témoignage ces moments

passés sous le jouc des nazis. Comme

dirait Paris Match «Le poids des mots,

le choc des photos» résume le travail

ANS

titanesque des auteurs comme celui

des coloristes de l’agence Akg-Images

pour restituer au plus près les atmosphères

de ces moments terribles.

Cette Seconde Guerre mondiale est une

facette différente de toutes les autres

guerres, et la dernière en date est incontestablement

celle de 14-18 qui est

le fruit d’affrontements puérils entre

431


«seigneurs féodaux» qui n’avaient pas

de scrupules à envoyer des centaines

de milliers d’hommes à la mort pour

un bout de territoire de quelques mètres

carrés.

La Seconde Guerre mondiale est une

autre approche, plus politique, plus

vicieuse encore, car issue des ouvertures

démocratiques. Les nazis qui ont

été élus démocratiquement par une

population fragilisée et avilie par les

contraintes dictées par les alliés à la

reddition de l’empereur d’Allemagne.

LE JOUR LE PLUS LONG

Le 6 juin 1944, les alliés débarquent

sur les plages de Normandie pour libérer

l’Europe de la tyrannie nazie.

Le général américain Dwight Eisenhower

va préparer une armée ca-


pable d’affronter les armées d’Hitler. Il

mettra tout en œuvre pour réussir cette

attaque extraordinaire. Les actions ont

été menées simultanément sur terre, sur

mer et dans les airs. D’une incroyable

précision et avec une force spectaculaire,

mais aussi d’énormes pertes, la

machine contre les nazis était en route

pour délivrer l’Europe. La marche fut

longue et douloureuse et ce qu’elle a

révélé sur la Shoah, absolument abominable,

marque encore aujourd’hui

les esprits.

Ce livre est très bien documenté et

permet de répondre au devoir de mémoire

pour tous ces jeunes hommes et

femmes qui ont donné leur vie pour la

liberté des Européens. Chez GLENAT.

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434 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


80

Devoir de mémoire

LE DÉBARQUEMENT

DE PROVENCE A DÉJÀ

Un ouvrage du Colonel Frédéric GUELTON

Voici le dernier des quatre ouvrages

consacrés à des moments clé de la deuxième

guerre mondiale.

On cite : «la conquête du ciel», «le

D-Day», «la bataille de l’Atlantique»,

«la France sous l’occupation» et maintenant

«Le débarquement de Provence»

qui comme les ouvrages précédents relate

par l’image et le témoignage ces

ANS

moments passésà se défaire du jouc des

nazis.

Comme dirait Paris Match «Le poids

des mots, le choc des photos» résume

le travail titanesque des auteurs comme

celui des coloristes de l’agence Akg-

Images pour restituer au plus près les

atmosphères de ces moments terribles.

Ne pas oublier ces sacrifices, jamais !

435


Si l’on parle beaucoup du débarquement

de Normandie, on est moins disert sur celui

de Provence.

Et pour cause, dans l’esprit de beaucoup

d’entre-nous, cette partie de la France était

considérée comme une zone libre et où

les personnes inquiétées


par les nazis pouvaient trouver refuge. Ce

fut vrai un temps, de 1940 à 1942. Car dès

novembre 1942, à la suite du débarquement

anglo-américain en Afrique du Nord, les Allemands

ont occupé l’intégralité du territoire

français, appliquant alors radicalement la

terreur nazie partout.

La résistance s’est regroupée, et les nazis

l’ont combattue sans relâche, on se souviendra

de la résistance farouche des partisans

dans le massif du Vercors, ou encore de la

crapule de Lyon, le SS Klaus Barbie surnommé

le boucher de Lyon.

Cette partie de la France pas vraiment préservée

du fait de l’allégeance du Général

Pétain aux nazis. Il fermait les yeux sur les

exactions de la Gestapo et autorisait même

les déportations de Juifs, de communistes,

des tziganes et d’opposants.

Une victoire éclatante !

Le débarquement de Provence, le 15 août

1944, fut l’opération amphibie la mieux organisée

et la plus réussie de toute la guerre,

depuis l’opération Torch sur les côtes africaines

jusqu’à Overlord sur celles de Nor-

437


mandie. Encore faut-il rappeler que les

deux opérations, Overlord en Normandie et

Dragoon en Provence, avaient été pensées

par les Américains comme les deux moments

d’une manœuvre unique destinée à

chasser les Allemands du sol français.

Ils avaient même envisagé que le débarquement

de Provence ait lieu avant celui

de Normandie voire que les deux aient lieu

simultanément.

Le succès magistral de l’Opération Dragoon

fut paradoxalement à l’origine de

la «marginalisation mémorielle» dans laquelle

il a été depuis, relégué. Comme si

une victoire éclatante avec relativement

peu de morts était moins glorieuse qu’une

victoire accompagnée d’une hécatombe !

Ce débarquement fut également celui de la

renaissance d’une armée française victorieuse

qui réunit, sous l’autorité politique

du général de Gaulle et militaire du général

de Lattre de Tassigny, tous les éléments

d’une France combattante, éparpillés par la

défaite de 1940, avec les Français Libres,

l’Armée d’Afrique, les résistants, des évadés

du STO, des volontaires, etc.

Une armée qui, débarquée sur des plages

devenues aussi célèbres que celles de Cavalaire

ou de Saint-Tropez, libéra dans une

liesse indescriptible Toulon puis Marseille

avant de remonter avec son homologue

américaine la vallée du Rhône à une vitesse

telle qu’elle bouleversa tous les plans.

Quant à l’importance finale du débarquement

de Provence dans la stratégie alliée,

cédons la parole au général Eisenhower :

«Rien pendant cette période, ne nous assura

des avantages plus décisifs, ou ne

nous aida à consommer la défaite totale de

l’ennemi que cette attaque secondaire qui

remontait [depuis les côtes de Provence]

la vallée du Rhône».

Le ministre de la guerre André Diethelm, Général de Lattre de Tassigny général Monsabert et le ministre de l’Intérieur de la France

Libre Emmanuel d’Astier de la Vigerie passent en revue le 7e régiment de tirailleurs algériens le 28 août 1944 à Marseille !


Marseille au printemps 1944

deux soldats allemands

se promènent rue de la République,

entre le quai des Belges et le

boulevard de Dunkerque

439


3. Warlimont,

au GQG de

1975, p. 295

8

440 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


Devoir de mémoire

LA PERCÉE DU

KAMPFGRUPPE PEIPER

DANS LES ARDENNES

Un ouvrage de Hugues Wenkin et Christian Dujardin paru chez HEIMDAL (39,50 €)

80

ANS

La fin de l’année 1944 est à jamais

une date marquée au fer rouge pour

un très grand nombre de villes et

villages des Ardennes belges.

En cause, le fait qu’Hitler, dans un

dernier soubresaut, entendait y aller

d’une offensive qui lui aurait permis

de rejoindre la Meuse puis le port

d’Anvers.

2024, quatre-vingts ans se sont écoulés.

Mais, depuis quelques semaines, des

fêtes commémoratives sont organisées

W., Cinq ans

Hitler, Paris,

-297.

par une action défensive réussie que par des

actions offensives réussies. On ne peut pas, par

conséquent, à la longue, s’en tenir au principe que

la défensive, la défense est la forme de combat

la plus forte. […] Il ne faut pas oublier que le

nombre total d’hommes engagés de notre côté

est encore toujours aussi élevé que du côté de

notre adversaire. Nous ne devons pas perdre de

vue qu’une partie des forces ennemies est fixée

dans l’est de l’Asie contre le Japon, contre un

État qui, sans la Chine, compte bien plus de cent

millions d’hommes et qui constitue un facteur

important sur le plan de l’équipement technique.

Il faut cependant se rendre compte que de trop

durables périodes de résistance uniquement

défensive rongent à la longue et qu’elles doivent

en tout cas être suivies de combats victorieux. »

Il continue en exposant ses vues sur l’effet

politique qu’une victoire aura probablement sur

la coalition adverse : « Il faut encore réfléchir

à une chose, Messieurs. Il n’y eut jamais, dans

toute l’histoire du monde, une coalition d’éléments

aussi hétérogènes et aux objectifs aussi divergents

que celle de nos adversaires. Les adversaires

qui nous sont opposés aujourd’hui sont les plus

grands extrêmes que l’on puisse trouver sur terre

: d’un côté, des États ultra-capitalistes, de l’autre,

des États ultra-marxistes ; d’une part, un empire

mondial expirant, la Grande-Bretagne, de l’autre,

une colonie en quête d’un héritage, les États-Unis.

Ce sont des États dont les objectifs s’opposent

jour après jour. Et celui qui, telle une araignée au

centre de sa toile, pourrais-je dire, observe cette

évolution peut constater que cet antagonisme

croît d’heure en heure. Si nous pouvons encore

leur porter quelques coups très lourds, il peut

arriver à tout moment que ce front commun,

maintenu artificiellement, s’écroule dans un bruit

de tonnerre. Chacun des partenaires est entré

dans cette coalition avec l’espoir de pouvoir ainsi

atteindre ses objectifs politiques […] de pouvoir

duper les autres ou de pouvoir en tirer profit : les

États-Unis essayent d’hériter de l’Angleterre, la

Russie essaye de conquérir les Balkans, conquérir

les détroits, conquérir le pétrole de Perse, l’Iran, le

golfe Persique ; l’Angleterre essaye de conserver

sa position et de renforcer celle qu’elle occupe en

Méditerranée. En d’autres termes, un jour viendra,

et cela peut arriver maintenant à tout moment, car

de l’autre côté aussi, l’histoire est façonnée par

des hommes mortels, un jour viendra où cette

coalition se dénouera, toujours à condition que,

sous aucun prétexte, ce combat ne donne lieu à un

moment de faiblesse de la part de l’Allemagne 3 . »

Par ailleurs, sur le front Ouest, les armées alliées

menacent une région vitale pour l’industrie du

pays : la Ruhr. Hitler reprend l’adage de von

Schlieffen, l’architecte du plan d’opération du

mois d’août 1914, qui affirmait : « Mieux vaut

l’ennemi en Prusse-Orientale que sur le Rhin. » En

dépit de leur situation stratégique avantageuse,

les Anglo-Saxons ont cependant des lignes de

communication trop fortement allongées. En

outre, il y a aussi les fortifications de la frontière

occidentale, le Westwall, qui combinent des

obstacles antichars en béton (les fameuses dents

de dragon) et des bunkers. Quelle que soit la

vétusté de ce dispositif datant d’avant-guerre,

Hitler reste persuadé que le béton facilite la

défensive. Qui plus est, le terrain boisé et fortement

vallonné qui court le long de la frontière est d’une

approche difficile. Les combats sanglants dans la

forêt de Hürtgen confirment cette hypothèse. À

l’Ouest aussi, l’Allemagne peut s’attendre à un peu

de répit, le temps que Dwight David Eisenhower

prépare son assaut final.

Il n’y a cependant aucun espoir de frapper

un coup décisif sur le plan politique à l’Est. Le

nombre de divisions nouvelles et rééquipées dont

Hitler dispose y serait tout simplement englouti

dans une lutte à mort avec l’Armée rouge, sans

obtenir en échange un résultat susceptible de

faire basculer le cours des choses. À l’ouest en

revanche, la situation est différente. Les distances

à parcourir pour atteindre un objectif stratégique

sont plus courtes, et comme on l’a vu plus haut,

le potentiel d’une victoire de ce côté peut avoir un

effet décisif sur la situation. C’est donc à l’Ouest

que l’Allemagne doit jouer sa dernière chance.

En résumé, l’idée du Reichskanzler est de porter

un coup décisif au moral des Anglo-Américains

pour les amener à se détacher d’une alliance

qu’il juge contre nature avec les Soviétiques. Il

estime en outre avec raison que l’option défensive

à outrance n’aura comme effet que de continuer

d’éroder le potentiel militaire germanique et en

définitive conduire à une défaite inéluctable. Il

ne lui reste qu’une seule option : une attaque

suffisamment forte et violente pour marquer les

esprits et désarçonner l’adversaire.

C’est sur la base de ces considérations

géostratégiques que l’Opération « Wacht am

Les combats

font rage dans la forêt

de Hürtgen,

les Américains vont

y piétiner jusqu’en

février 1945.

(Nara)

Ci-contre, à gauche.

Von Rundstedt

ne croit pas au succès

de l’offensive dans

les Ardennes.

(Nara)

Ci-contre, à droite.

C’est à Walter Model

qu’échoit la lourde

responsabilité

de commander

toute l’offensive.

(Nara)

9

441


dans nombre de lieux ardennais ayant connu

à l’époque les affres de combats meurtriers.

Nous pensons plus spécialement ici à Bastogne,

Malmedy, Houffalize, La Roche-en-

Ardennes, Saint-Vith, Verdenne, Sainlez,

Manhay, Stavelot, Baugnez…

Cette fameuse percée allemande ordonnée

par Hitler dans les Ardennes était confiée

au Kampfgruppe de l’ Obersturmbannführer

SS Joachim Peiper,

Fer de lance de la 6e Panzer-Armée dans

les Ardennes. Une division d’élite chargée

de dégager la voie pour ce qui devait être la

poussée blindée allemande vers la Meuse

et Anvers.

Doté d’une puissance de feu considérable,

ce Kampfgruppe rassemblait les vétérans

les plus motivés du Troisième Reich. Son

but était de foncer sans se soucier de ses

flancs afin de s’emparer des ponts qui enjambaient

la Meuse avant que l’armée américaine

n’ait le temps de réagir.

Après un départ assez difficile, cette colonne

blindée allemande parvint non seulement à

franchir un premier rideau défensif tendu

Page précédente, de haut en bas.

Colonne blindée de Peiper à la veille de l’assaut. Il neige

déjà sur l’Eifel. (DR)

Un Sd.Kfz. 251/9 Ausf. D appuie la schnelle Gruppe

Knittel. (Coll. Privée)

favorise la coordination dans le feu de l’action. Le

concept est encore utilisé de nos jours, notamment

dans l’armée française sous le nom de groupement

tactique interarmes. Notons que la vision allemande

du combat interarmes n’implique pas un transfert

de compétence d’une arme à une autre. Fantassins

et blindés combattent certes ensemble, mais

remplissent leurs rôles de façon indépendante. La

coordination des éléments ne se situe qu’au niveau

de l’objectif à atteindre. C’est la combinaison souple

des moyens plus qu’une coopération rigide qui

permet le succès.

Conformément à cette doctrine tactique, la 1. SS-

Panzer-Division « Leibstandarte SS Adolf Hitler »

s’articule en plusieurs groupements tactiques, appelés

Kampfgruppen, afin de mener à bien sa mission.

La Kampfgruppe Peiper

La Kampfgruppe 14 Peiper est à la pointe de la

pointe de ce dispositif, en Spitze (pointe), comme

disent les stratèges allemands. Les moyens mis à

la disposition de Peiper vont opérer en cherchant à

forcer les défenses américaines pour s’ouvrir la route

de la Meuse, puis, au-delà, celle d’Anvers.

Sa force blindée compte deux Kompanien de Panther

Ausf. G et deux de Panzer IV Ausf. H. Ils proviennent

des Abteilungen I et II du SS-Panzer-Regiment 1.

C’est la raison pour laquelle il y a dans l’unité les Pz-

Kompanien 1, 2, 6 et 7. En l’occurrence, ces blindés

sont encadrés par le Stab de la I. Abteilung du SS-

Sturmbannführer Werner Poetschke.

Normalement un Panzer-Regiment se compose

de quatre Kompanien de Panther et de quatre de

Panzer IV. Les pertes de l’automne 1944 n’ont pas

permis de compléter l’organigramme de la 1. SS-

Pz-Div. à hauteur de ces effectifs théoriques. Aussi,

en remplacement, Peiper se voit attribuer 45 Tiger II

14. En allemand, le substantif « Gruppe » (groupe) est féminin,

nous respectons donc le genre. Kampfgruppe signifie

simplement groupe de combat ou plutôt groupe tactique.

flamba

Abteilu

format

manièr

sur le

un fait

Toutef

Tiger II de la Stab

du schwere-Panzer-Abteilung 501.

64

442 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


par les GI’s, mais surtout à s’élancer vers

son objectif. Mais voilà, elle devait ensuite

traverser les Ardennes, une zone facile à

défendre que le commandement américain

allait utiliser pour gagner du temps. Ainsi,

devant les hommes de Peiper, les ponts

sautaient les uns après les autres. Dès lors, à

court de carburant, Peiper va se retrouver à

l’arrêt, isolé sur un promontoire à La Gleize.

S’appuyant sur les rapports de combat des

deux camps, ce livre analyse les événements

au fur et à mesure, minute par minute,

et explique les raisons de l’échec du

Kampfgruppe Peiper qui pourtant avait,

sur le papier, toutes les cartes en main pour

l’emporter.

Quant aux auteurs, deux habitués à travailler

en équipe depuis des années, ils ont mis

un point d’honneur à repartir de documents

d’archives qu’ils ont confrontés à la lumière

de très nombreux retours sur les lieux des

combats. D’où des conclusions parfois surprenantes

tirées de ces études consacrées à

la bataille des Ardennes.

par Charles DEMOULIN

quant à lui, donne plus de précisions quant au

matériel américain tombant entre ses mains : 50

véhicules de reconnaissance, incluant des halftracks,

80 GMC de 2,5 tonnes et entre quinze et

seize canons antichars 22 . Les SS commettent leurs

premières exactions. Ils tuent trois civils et abattent

quinze prisonniers 23 .

Fructueux détour par Büllingen

Les premières lignes américaines enfin percées,

Peiper espère maintenant pouvoir avancer vers

la Meuse avec peu ou pas d’opposition. Il a déjà

deux jours de retard sur le minutage précis de

l’opération. L’imposant charroi de la Kampfgruppe

Ci-dessus.

Carte des mouvements

du 16 décembre 1944.

(© Nicholas Gohin)

Ci-contre.

Un Flak-Panzer IV

3,7 cm Möbel est

perdu à Honsfeld. Il

est inspecté après les

combats.

(NARA)

nt neufs appartenant à la schwere SS-Panzerng

501 de Heinz von Westernhagen. De telles

ions de chars lourds sont censées travailler de

e indépendante pour des actions ponctuelles

front quand la nécessité s’en fait sentir. Il est

que ces engins sont très impressionnants.

ois leurs 69 tonnes et leur long canon

Le SS-Sturmbannführer

Werner Pötschke

commande les Panther

de Peiper. (DR)

Page suivante, en haut.

Les combats ont aussi

éprouvé les troupes

allemandes.

(DR)

Ci-contre.

La KG Peiper avance

sans peine jusque

Büllingen, écrasant

au passage douze

avions de liaison L5

américains.

(NARA)

22. Washington, Nara,

RG407/427A/ box 19014/

folder CI 329B-14/ After

Action Report du 14th

Cavalry Group, entrée du

17/2/1944.

23.F rühbesseir, R . ,

Opfergang deustcher

Fallschirmjäger, s.l., 1966,

p. 247-248.

24. Washington, Nara, Ethint

10, p. 15.

25. Longue, M., Massacre en

Ardennes, Bruxelles, 2006,

p. 145 et 255.

65

94

443


444 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


80

Devoir de mémoire

LA BATAILLE

DES ARDENNES

Un ouvrage de Frédéric Guelton chez Glénat • Chronique de Charles Demoulin

ANS

Les 13, 14 et 15 décembre derniers, Bastogne,

point névralgique de la célèbre

bataille des Ardennes a fêté le 80e anniversaire

de cet affrontement sans merci

qui a marqué non seulement le début

de la chute d’Hitler, mais qui reste pour

les Américains la bataille la plus dure

et la plus meurtrière menée en Europe

depuis le débarquement en Normandie.

L’occasion pour les éditions Glénat de

nous faire revivre ‘en couleur’, ce grand

moment d’Histoire. En cause, le fait

qu’Hitler, dans un dernier soubresaut,

entendait y aller d’une offensive qui lui

aurait permis de rejoindre la Meuse

puis le port d’Anvers.

2024, quatre-vingts ans se sont écoulés.

Mais, depuis quelques semaines, des fêtes

commémoratives sont organisées.

445


Un affrontement gigantesque au cœur de l’hiver

que cette bataille qui se déroula dans le massif

ardennais entre le 16 décembre 1944 et la fin du

mois de janvier 1945, et que l’on qualifia le plus

souvent de ‘Bataille des Ardennes’.

Aux États-Unis, cette bataille, la plus grande

à laquelle les soldats américains participent

sur le front occidental, est appelée ‘The Battle

of the Bulge’. C’est en effet à un renflement,

à un bourrelet, donc à un ‘Bulge’ de quelque

80 kilomètres sur 100 que les Américains assimilent

cette bataille. Quant aux Allemands,

ils font de cette offensive imposée par Hitler,

le moment qui doit leur permettre d’affaiblir

les Alliés occidentaux dans des proportions

telles qu’ils seront peut-être contraints de négocier.

Ils nomment cette opération ‘la garde

au Rhin’, ‘Wacht am Rhein’.

Affrontement gigantesque en plein hiver au

cœur des Ardennes entre les armées allemandes

et américaines, cette bataille fut pour les Allemands

le dernier grand combat mené sur le front

occidental. Pour les Américains, elle reste la bataille

la plus dure et la plus meurtrière menée en

Europe depuis le débarquement du 6 juin.

Mais cette bataille voulue par Hitler fut le moment

d’un grand face-à-face, d’un grand règlement

de compte frontal entre Allemands et

Américains. Les soldats américains vont subir

de plein fouet l’offensive surprise et, avec heurs

et malheurs, tenir bon. Puis l’armée américaine

tout entière, mais aussi dans une mesure moindre

l’armée britannique, vont se mettre en marche,

canaliser l’offensive allemande, l’empêcher de

se déployer vers la Meuse puis dégonfler aussi

vite qu’il s’était gonflé le… ‘bulge’ allemand.

446 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


447


448 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


Devoir de mémoire

CHARS & BLINDÉS

DE LA SECONDE

GUERRE MONDIALE

Chez GLENAT, cet ouvrage collectif est préfacé par le Colonel Frédéric Guelton

Présentation de ce livre par Charles Demoulin

80

ANS

Épuisées par la Grande Guerre, les

puissances victorieuses se lancent

lentement dans le développement de

nouvelles tactiques adaptées au combat

avec des chars. Seule l’arrivée des

Panzerdivisionen allemandes précipite

les stratégies et les productions

nationales.

449


Après les premières campagnes de la Seconde

Guerre mondiale, chaque état-major

évalue les résultats pour en tirer des enseignements;

les unités blindées ont obtenu des

succès inimaginables en termes de territoires

occupés, de vitesse de progression et de désorganisation

de l’armée adverse.

En outre, elles ont mené ces opérations avec

des pertes humaines et un taux de destruction

d’éléments non militaires - les dommages

collatéraux - très inférieurs à tous les autres

systèmes d’armes modernes précédents.

À partir de ce constat, les chars et les véhicules

blindés sont devenus des piliers essentiels

des arsenaux militaires. Outre ces atouts

tactiques non négligeables, de tous les matériels

qui composent les armées de terre, ce

sont les plus spectaculaires, les plus photogéniques

et les plus connus du public.

Leur présence est synonyme d’aboutissement

technique comme le montre cet ouvrage

didactique, richement illustré de clichés

d’époque, dont certains inédits ont été

colorisés, de photographies modernes et

450 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


d’illustrations précises et annotées. Voici retracée

l’épopée de ces engins militaires fascinants

et leurs évolutions techniques nécessaires

pendant la Seconde Guerre mondiale.

Les principaux modèles, fleuron des industries

nationales des belligérants, sont ici détaillés

et mis en scène à travers les grandes

batailles auxquelles ils ont participé.

Ce livre est prolongé par une présentation

de l’impressionnante collection de chars du

musée des blindés de Saumur, dont certains

sont encore en état de marche, et par la liste

complète des principaux musées de blindés

en Europe.

Un ouvrage didactique richement documenté

par des illustrations annotées, qui plaira également

à tous les historiens, mais aussi à tous

ces mordus de tout ce qui a touché de près

ou de loin la Seconde Guerre mondiale, sans

oublier pour autant les fanas de modélisme

qui trouveront là matière à construction.

451


452 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


80

Devoir de mémoire

LA GUERRE

DU PACIFIQUE

ANS

Edité chez GLENAT Livre de Frédéric Guelton préfacé par John Curatola (US NAVY)

Présentation de ce livre par Charles Demoulin

Du mois de décembre 1941 à celui

d’août 1945, les Alliés, principalement

les Américains, et les Japonais

s’affrontent dans une guerre dont la

caractéristique principale est de se dérouler

sur le plus grand espace marin

de la planète qu’est l’océan Pacifique.

Plus de 8 000 km ne séparent-ils pas

Tokyo de San Francisco ?

Et si la base de Pearl Harbor, dans les îles

Hawaï, ne se situe qu’à quelque 4 000

km des côtes américaines, les grandes

batailles aéronavales et terrestres se dérouleront

comme celle de Guadalcanal

dans les îles Salomon, encore 6 000 km

plus loin. Quant aux Japonais, les distances

qu’ils auront à franchir seront

souvent presque équivalentes puisque

453


454 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


plus de 5 500 km séparent Tokyo de Guadalcanal.

Mais pourquoi une telle guerre et tant

de batailles si loin de ‘chez soi’ ?

Parce que les Japonais entendent construire

autour d’eux un immense empire qu’ils baptiseront

‘Sphère de coprospérité’.

Une sphère de coprospérité qui s’étendrait de

la Chine sur le continent aux Indes néerlandaises

en direction de l’Australie.

Pour y parvenir, il faut

rendre toute intervention

américaine impossible en

détruisant sa flotte du Pacifique.

humain et matériel terrifiant. Un bilan dont la

dernière ligne sera écrite les 6 et 9 août 1945

lorsque 2 bombes atomiques seront larguées

sur les villes japonaises d’Hiroshima et de

Nagasaki, faisant entrer la guerre et l’humanité

dans une ère nouvelle.

Celle de l’Apocalypse nucléaire !

Un fort volume qui va de Pearl Harbor à Nagasaki,

et qui comprend quelque 200 photos

N/B rares ou inédites, mises spécialement en

couleur pour cet ouvrage par l’agence spécialisée

AKG.

En cas d’échec, le pire est à

redouter et l’état-major impérial

nippon le sait.

Or, l’attaque contre Pearl

Harbor, petit succès tactique

évident pour le Japon,

est surtout pour lui... une

grande défaite stratégique.

Pour une raison simple, les

porte-avions américains et

les principales installations

portuaires sont demeurés

intacts.

Dès lors, et jusqu’en 1945,

le rapport des forces va évoluer

en faveur des États-

Unis dont la puissance économique

et industrielle est

dix fois supérieure à celle

du Japon.

Mais il faudra, pour y parvenir,

quatre années de guerre,

accompagnées d’un bilan

455


456 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


Devoir de mémoire

UNE HISTOIRE…

G.I.GAY

AIRE LIBRE, une collection vraiment extraordinaire,

capable de traiter divers sujets

avec toujours une main-mise sur un graphisme

élaboré et structuré. La gestion des

atmosphères se veut réaliste et profondément

empreinte du fond du sujet.

C’est encore le cas pour cette œuvre consacrée,

à un sujet délicat aujourd’hui encore.

Un article d’Eric Heidebroek

AIRE

LIBRE

L’AUTRE

POINT DE

VUE SUR

L’HISTOIRE

Ici, dans G.I. Gay, ce sujet est exacerbé par le

fait qu’il s’inscrit au cœur de l’armée américaine,

pendant la Seconde Guerre mondiale,

surtout dans les «Marines» où la virilité et

les «a priori» homophobes, ont la dent dure.

Cet ouvrage retrace l’histoire d’un homme,

alors médecin-psychiatre chargé par l’armée

de traquer et exclure les personnes qui pourraient

nuire à la discipline et au moral des

troupes comme les délinquants, les mythomanes,

les cleptomanes, les alcooliques ou

les homosexuels. Au cours de sa mission, le

Docteur Cole découvre son homosexualité.

Il va l’accepter et se battra toute sa vie pour

faire reconnaître cette différence. Un combat

qui amènera le Président OBAMA a abroger

cette loi discriminatoire, officialisant ce droit

à la différence tant masculine que féminine

en précisant que cela n’affecte en rien les

compétences et l’expérience au combat.

C’est la détermination du Docteur Cole que

relatent les auteurs avec une sensibilité scénarique

autant que graphique. C’est du bel ouvrage

sur un sujet aussi sensible que difficile à

communiquer. Un album au modus .intelligent.




SUR

C

LE FRONT DE

AVANT DE VOUS PRÉSENTER

CET OUVRAGE QUI OUVRE

LA VOIE À UNE NOUVELLE

COLLECTION DONT L’AMBITION

EST DE FAIRE REVIVRE LES

TEXTES COURONNÉS PAR

LE PLUS PRESTIGIEUX DES

PRIX JOURNALISTIQUES

FRANCOPHONES :

LE PRIX «ALBERT LONDRES»,

QUELQUES EXPLICATIONS

SONT NÉCESSAIRES.

Tout d’abord, en quelques mots,

vous dire qui était Albert Londres.

Né en 1884 à Vichy et disparu

dans l’océan Indien, au large du

Yémen, le 16 mai 1932 dans

l’incendie du paquebot «George

Philippar». Il était à la fois, journaliste,

grand reporter et écrivain.

Rapidement, après sa mort, il

devint impensable pour sa fille et

ses amis de ne pas perpétuer son

souvenir, ses valeurs et son style.

Et ce, en créant un prix annuel qui

porterait son nom.

Ainsi, depuis plus de nonante ans,

le prix «Albert-Londres» récompense

un ou une jeune journaliste

francophone de moins de 40 ans.

460


ORÉE

JOURNALISTE : HENRI DE TURENNE

DESSIN : RAFAEL ORTIZ

SCÉNARIO : STÉPHANE MARCHETTI

A l’heure où le public

a de plus en plus de mal à faire

la différence entre une vraie info

et une intox ; où les journalistes

sont pris pour cible ; où le rôle

d’une profession est remis

en cause, ce projet montre

ce qu’est réellement le travail

d’un•e reporter sur le terrain.

Car aller sur le terrain, c’est

le coeur de son métier.

Sur le front de Corée,

BD éditée par Dupuis, Collection Aire Libre,

120 pages en couleurs. 25,00 €

A partir de 12 ans.

461


Avec cette série, les lecteurs vont

découvrir des textes choisis qui seront

abordés par le biais d’un traitement

graphique. Quatre titres sont déjà en

cours de réalisation.

SUR LE FRONT DE CORÉE

Pour sa première expérience de correspondant

de guerre qui durera huit

mois, Henri de Turenne va, sur fond de

guerre froide, arpenter le front d’un

conflit aujourd’hui oublié et meurtrier :

celui de la guerre de Corée.

Pendant les premières semaines, il va

assister, jusqu’au réduit de Pusan, à la

déroute américaine et sud-coréenne

face aux Nord-Coréens soutenus

par les Russes. Là où, acculés, les

Américains tenteront de lancer leur

contre-offensive. Ce sera ensuite

le débarquement aussi grandiose

qu’effrayant, des G.I. dans la baie

d’Inchon près de Séoul. Une opération

qui changera la donne de cette

guerre avant que n’arrive la course

folle pour prendre Pyongyang au

462


Nord. Une épreuve qui mènera notre

homme jusqu’aux confins du pays, en

Mandchourie, à la frontière avec la

Chine.

«Sur le front de la Corée» est

aussi une incroyable immersion dans

le journalisme de l’époque.

Un journalisme humain, courageux,

élégant, terriblement moderne aussi.

Un récit faisant écho aux nombreuses

difficultés des journalistes dans les

conflits actuels.

Bel hommage aux reporters de guerre,

cet ouvrage documentaire est un

témoignage aussi exceptionnel que

bouleversant. Tout en mettant en

exergue le graphisme de l’Argentin

Rafael Ortiz qui est d’un réalisme percutant,

on applaudira à ce long cahier

explicatif truffé de photos d’archives

qui se trouve en fin d’album. Une

excellente idée que cette nouvelle collection

où l’on apprend énormément !

Plume : Charles Demoulin

463


464


LES 5 DRAPEAUX (T1)

LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ’

AVEC LA VOLONTÉ DE TRANSMETTRE SON

HISTOIRE, le grand-père du dessinateur espagnol

Pau, racontait avec bienveillance sa jeunesse

à ses petits-enfants. Il avait tout d’abord lutté

contre le franquisme avant de s’enfuir d’Espagne

pour se réfugier en France où il travailla dans un

camp de réfugiés à côté de Poitiers.

PAR LA SUITE, IL DÉCIDE DE PARTIR aider les

Anglais lors de la bataille de Dunkerque, mais il

est fait prisonnier par les Allemands. Il va devoir

travailler pour eux en construisant une base militaire

à Lorient. Réussissant à s’échapper, il revient

en Espagne où il sera arrêté, emprisonné et devra

travailler dans un camp pour avoir trahi son pays.

Pendant cette période de 9 ans, cet homme aura

ainsi combattu sous cinq drapeaux.

465


C’EST DONC UNE

GRANDE FRESQUE

HISTORIQUE basée sur

une histoire familiale

et sur des archives déclassifiées

que Pau, qui

comme à son habitude a

recours au style animalier,

nous offre un récit qui se

déclinera le long de cinq

albums.

Il nous livre en fait les

nombreux souvenirs de

son grand-père qui, finalement,

servira sous cinq

drapeaux.

Une très belle découverte

que ce premier volet où le

dessin de Pau fait merveille.

Un album qui se voit

complété par un volumineux

dossier constitué par

les recherches historiques

effectuées longuement et

patiemment par l’auteur.

De quoi apprendre

assurément.

Charles Demoulin

466


467


AVIATION/ GUERRE

REI SEN PACIFIQUE

(AVIATION / GUERRE)

MALOUINES

(AVIATION / GUERRE)

INFERNO

(AVIATION / GUERRE)

BLACK SQUAW

(AVIATION)

ANGEL WINGS

(AVIATION / GUERRE)

TEAM RAFALE

(AVIATION / ESPIONAGE)

BUCK DANNY

(AVIATION / GUERRE)

LES AILES DU TEMP T.1

T.1 - LE TEMPS DES PIONNIERS

(AVIATION - ANTICIPATION)

SIGI

(ESPIONAGE/ GUERRE)

468


ADLER / EAGLE

(AVIATION / GUERRE

SABOTEUSES

- T.1 - AIGUILLE

(GUERRE)

TRILOGIE BERLINOISE

- T2 PÂLE FIGURE (GUERRE)

469


AVIATION/ GUERRE

REI.SEN PACIFIQUE 2

(AVIATION / GUERRE)

BUCK DANNY MISSION PHARAON

(AVIATION / GUERRE)

RHINO T.1

(AVIATION / GUERRE)

SONNY TUCSON LETTRE À JO

(AVIATION / GUERRE)

DOOMED PUMA

(AVIATION / GUERRE (HISTOIRE)

AILES DU TEMPS T.3

(AVIATION / GUERRE SC FICTION)

TEAM RAFALE ANARCHY 2025

(AVIATION / GUERRE)

470


471


RHINO

1 - PERVITINE

Editions Zéphir, Oeuvre de YANN et JULIEN CAMP CHEZ ZÉPHIR

Présentation : Charles DEMOULIN - Lay out & photos : Eric Heidebroek

Sous ce titre se cache l’arrivée d’un nouvel

héros dans le petit monde de la bande

dessinée consacrée à l’aviation.

Son nom : Rhino, alias Reinhold,

pilote de la tristement célèbre

Luftwaffe, durant la

Seconde guerre

mondiale.



Ce Rhino a un frère, un certain Ludwig, qui, basé

à Guernesey, milite lui aussi dans l’armée de l’air

allemande. Mais, contrairement à son frangin, Ludwig

est considéré lui, comme un des grands as de la

Luftwaffe. Ce au plus grand bonheur de son père, un

vieil aristocrate qui lui aussi fut pilote de chasse durant

la Grande Guerre, celle de 14-18.

Or, ce vieux monsieur, adule autant Ludwig qu’il

méprise Rhino, un gamin à la santé fragile qui est

loin de voir battre en lui, les valeurs guerrières de son

frère. Pourtant, au fil des combats, la situation semble

s’inverser lorsque Rhino commence à enchaîner les

victoires suite à la destruction de très nombreux tanks

soviétiques KV-2 sur le front de l’Est, alors que, pendant

ce temps, Ludwig tombe amoureux d’une Juive.

l’horrible réalité de la guerre le hantent de plus en plus.

Parfois, il se voit même poursuivi par l’énorme singe qui

trônait sur un tableau de Gustav Klint, dont sa mère,

opiomane notoire, aimait à collectionner les œuvres.

Alors que l’Allemagne recule, que les hallucinations le

submergent de plus en plus, Rhino risque non seulement

de perdre la guerre, mais plus encore la raison.

Une série prometteuse dont on attend le second opus

avec une impatience certaine. C’est vrai que Yann est

un véritable homme-orchestre, offrant à ses scénarios

une incroyable originalité, et que Julien Camp se pose

un peu là lorsqu’il s’agit de dessiner des avions

en plein moment de combat. De quoi

comprendre notre attente !

Sauf que cette gloire soudaine a un prix. Il faut savoir

que pour se donner du tonus, Rhino carbure à la

Pervitine, une redoutable drogue de guerre mise au

point par les nazis. S’il sait tenir trois quatre jours

sans dormir, son esprit n’affiche pas les

mêmes performances. Souvenirs

d’enfance, hallucinations

diverses,sans

oublier



476 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


As de la chasse Japonaise

Un ouvrage d’Olivier SPELTENS

En général, on parle beaucoup des

«AS» de l’aviation alliée et pas souvent

des aviateurs ennemis. Pourtant,

les alliés avaient du mal avec de

redoutables pilotes adverses.

On parle aussi de gestes chevaleresques.

Si c’était particulièrement

vrai pendant la première guerre

mondiale, il y eu aussi du respect et

de la reconnaissance dans le deuxième

conflit mondial. L’auteur s’exprime

d’ailleurs en ce sens.

«Ce récit est basé sur des témoignages

de pilotes et de soldats

japonais qui ont survécu ou non

à la guerre. Ce qui transparaît de

ces récits est, comme dans toutes

les armées, une camaraderie très

forte entre les hommes, des joies

et des peines, ainsi qu’une grande

477


confiance dans la victoire. J’ai

choisi d’illustrer cette amitié

loin des clichés habituels

décrivant les soldats japonais

qui dans l’imaginaire

collectif, ne pensent qu’à se

sacrifier pour l’Empereur.

Certes le code d’honneur,

appelé Bushido, que suivaient

de nombreux militaires

est difficile à comprendre

pour un esprit

occidental. Beaucoup de

pilotes et de soldats, lors

de leurs incorporations,

se considéraient déjà

comme morts. C’est du

moins ce qu’on leur

enseignait. Mais cela

ne les empêchait pas

de désirer rentrer chez

eux afin de retrouver

leurs familles.»

478

Cet album apporte

beaucoup d’informations

sur

l’état d’esprit des

hommes engagés

dans ce conflit

mondial, et l’histoire

est racontée

avec beaucoup

d’à-propos et

de sensibilités.

On apprécie la

qualité du dessin,

la maitrise des proportions et aussi

en fin d’ouvrage un cahier graphique

qui présente les différents avions en lice

des deux côtés. On peut aussi apprécier

la finesse du travail de dessin, vraiment

bluffant d’authenticité. On attend avec

impatience les prochains opus.

L’éditeur PAQUET ne s’y est

pas trompé, ce travail colle parfaitement

avec sa géniale collection Cockpit. Pour

ceux qui adorent les BD d’aviation !


479



As de la chasse Japonaise

Dans le Tome 2 de Rei-Sen Pacifique,

l’histoire nous ramène en

avril 1943, alors que la guerre du

Pacifique s’enlise pour les forces

japonaises.

Depuis des mois, les pilotes

tentent de contenir l’avancée

américaine à Guadalcanal, mais

chacun sent que la bataille est

perdue.

Le narrateur, affecté à la base

isolée de Balalae, voit son unité

se réduire jour après jour : les

pertes sont immenses, les renforts

insuffisants, et les visages

familiers disparaissent les uns

après les autres.

L’absence de nouvelles de son

ami Kenji ajoute une inquiétude

intime qui accompagne

chaque mission, dans un quotidien

où la fatigue, la maladie

et le manque de matériel

pèsent autant que les

combats.

Ce récit, déjà puissant

par son réalisme humain,

s’appuie sur une

base documentaire solide.

Un ouvrage d’Olivier SPELTENS

Edité par lkes Editions Paquet

Critique, lay out et photos : Eric Heidebroek

Olivier Speltens a construit son

histoire à partir de témoignages de

pilotes et de soldats japonais, qu’ils

aient survécu ou non à la guerre.

Cette entrée en matière, plus

humaine donne au récit une

authenticité rare.

On y perçoit la camaraderie

profonde qui unit les hommes,

comme dans toutes les armées du

monde. Ces individus confrontés

à des risques immenses : être tué,

ou pire encore, revenir estropié.

Les pilotes partagent leurs joies

et leurs peines, leurs doutes et

leurs espoirs, contrebalancés par

une confiance presque obstinée

en la victoire, malgré l’évidence

du rapport de forces.

Olivier Speltens souligne également

avoir voulu s’éloigner

des clichés souvent associés aux

soldats japonais, réduits à l’honneur,

au sacrifice ultime ou à une

obéissance aveugle à l’empereur.

Ici, les personnages sont des

hommes avant tout : sensibles,

vulnérables, attachés à leurs



camarades, à leurs familles,

à une vie civile qu’ils ne

retrouvent que lors de

permissions trop rares.

Les ravissants dessins,

d’une finesse remarquable,

illustrent avec

justesse ces moments

suspendus : le retour au

foyer, les sourires mêlés

d’angoisse, l’amour qui

persiste malgré la peur

du lendemain.

Le trait précis, les détails

soignés et un coloriage

d’une vivacité

presque photographique

renforcent

encore l’immersion,

donnant à chaque

scène une intensité

visuelle saisissante.

Ainsi, ce second

tome mêle avec une

grande justesse la

rigueur historique,

la beauté graphique

et la profondeur

humaine.

Il offre un regard

nuancé sur une

génération de

pilotes pris dans

une guerre qui

les dépasse,

tout en rendant

hommage

à leurs

émotions,

leurs liens et

leur courage.


THE DOOMED PUMA

Editions PAQUET, Oeuvre de GYULIA POZSGAY

Dans The Doomed Puma, Gyula Pozsgay

remet en lumière une unité de chasse

hongroise reléguée dans l’oubli. L’ouvrage

retrace le destin de cette escadrille

reconnaissable à la tête de puma qu’elle

portait fièrement.

Parmi ses figures marquantes se trouvait Lajos Tóth,

surnommé «Drumi», pilote d’exception devenu l’un

de ces héros effacés que l’on retrouve dans toutes les

armées du monde.

Critique , Layout et photos : Eric HEIDEBROEK

Alliée du 3e Reich entre 1939 et 1945, la Hongrie

participe aux annexions territoriales et joue un rôle

direct dans la persécution et la déportation de sa

population juive.

Après la capitulation, l’Armée rouge occupe le pays

et la Hongrie glisse progressivement vers un régime

communiste, jusqu’à la création de la République

populaire de Hongrie, en 1949, sous tutelle soviétique.

Dans cette période de bouleversements, l’armée

hongroise est profondément remaniée, le personnel

484


485


ayant servi les nazis même ceux qui n’avaient pas

adhéré à l’idéologie nazie sont considérés comme des

traîtres, et les pilotes responsables de lourdes pertes

soviétiques, n’ont aucune chance d’être épargnés.

Gyula Pozsgay choisit de redonner une voix à ces

aviateurs talentueux, en restituant leur vision du

monde et l’état d’esprit qui les animait. À travers

Lajos Tóth, personnage bien réel, Pozsgay raconte ces

vies oubliées.

L’album retrace son itinéraire : son pays est engagé

aux côtés de l’Allemagne, Lajos Tóth fait son job, il

est militaire et obéit, il accumule les missions et les

victoires contre les ennemis d’alors, soviétiques et

américains. À la fin du conflit, il est capturé par les

Américains et interné deux ans. Libéré, il émigre

brièvement aux États‐Unis. En 1948, profitant

d’une amnistie générale il rentre en Hongrie. Il est

alors réintégré dans la nouvelle armée populaire et

devient instructeur, formant avec succès une nouvelle

génération de pilotes.

Le 4 avril 1950, avec ses pilotes, il participe au défilé

de la «libération», Tóth est félicité par le ministre de

la Défense et présenté à un haut gradé soviétique.

Impressionné, celui‐ci lui demande où il a acquis

une telle maîtrise du vol et du commandement. Tóth

répond sans détour : dans l’escadrille des Puma, où il

revendique 24 victoires, dont 22 contre des appareils

soviétiques... Cette franchise lui est fatale.

Le 3 mars 1951, le ministre de la Défense fait arrêter

Tóth sous de fausses accusations de complot visant à

fomenter un soulèvement anticommuniste.

Fûtées, les autorités avaient cyniquement attendu qu’il

ait terminé la formation de ses élèves pilotes avant de se

retourner contre lui. Jugé pour trahison, il est condamné

à mort et exécuté par pendaison le 11 juin 1951.

486


487


LES AILES DU TEMPS

T1. LE TEMPS DES PIONNIERS

Editions Zéphir, Oeuvre de Patrice BUENDIA, Olivier JOLIVET, Frédéric ZUMBIEHL et Nicolas CANIAUX

Quelle chouette idée, un voyage dans le temps, à cause

d’ un bug dans un programme innovant destiné au

départ à permettre de se déplacer ultra-vite au travers

des éléments comme l’air ou l’eau. Les mathématiciens

ont généré un programme qui permettrait d’augmenter

de façon inouïe la vitesse de déplacement d’un véhicule

habité. Les premiers tests sont lancés avec un avion de

chasse moderne, mais bien évidemment, ça ne se passe

pas du tout comme prévu et nos héros se retrouvent

plongés en pleine guerre de 1914-1918. Ce premier

tome met tout simplement l’eau à la bouche et tout,

dans le dessin, dans le scénario, dans les personnages,

incite à une lecture passionnante qui, à la dernière page

vous fait dire... déjà, vite, la suite !

Plume : Eric HEIDEBROEK

488 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


489


LES AILES DU TEMPS

T3. LE TEMPS DES WARBIRDS

Editions Zéphir, Oeuvre de Patrice BUENDIA, Olivier JOLIVET, Frédéric ZUMBIEHL et Nicolas CANIAUX

Présentation : Charles DEMOULIN - Lay out & photos : Eric Heidebroek

Cet album constitue le troisième volet des ‘Ailes

du Temps’, une saga où se mêlent aviation et

voyage dans le temps.

Coscénarisé par Frédéric

Zumbiehl et Patrice Buenda,

elle est idéalement servie

par le dessin d’un

Olivier Jolivet

en grande

forme.



Et ce d’autant plus lorsqu’il s’attaque à des scènes de

vol aérien, matière qu’il affectionne, et qui sont tout

simplement de toute beauté.

L’histoire suit deux pilotes aux tempéraments

opposés, Duncan, alias Dunk et la scientifique Lucie,

surnommée ‘La Comtesse’.

Toutefois, en plein conflit, les Alliés, la Résistance, les

Allemands sont autant d’obstacles pour atteindre

l’avion qu’ils avaient confié au cousin de Lucie.

D’ailleurs, celui-ci a-t-il pu le conserver ?

Lors d’une mission, ils se

retrouvent projetés dans le

passé, devant cohabiter pour

survivre et accomplir leur

mission à différentes époques

historiques, notamment durant

la Première Guerre mondiale.

Aujourd’hui, Lucie et Dunk

parviennent à quitter 1917.

Projetés dans le vortex, ils

espèrent atteindre 2024,

mais se retrouvent...

en 1944 !

En pleine Deuxième Guerre

mondiale, ils apparaissent

au milieu d’avions

américains, présents

pour le débarquement

en Provence. Considérés

comme des ennemis, ils

sont abattus. L’adresse

de Dunk leur permettra

d’échapper au pire.

Désormais sans avion,

ils n’ont d’autre choix

que de retrouver le

F-18 qui les a envoyés

dans le passé, dans

l’espoir de revenir à

leur époque.


Le pilote allemand qui les avait repérés en 1917

est aujourd’hui un dignitaire nazi pour lequel cet

appareil du futur pourrait être un atout significatif

pour renverser le cours de la guerre... Toujours aussi

prenante, cette nouvelle aventure du duo Lucie-Dunk !

Toujours aussi passionnant, le scénario tissé par le

duo Buenda-Zumbiehl ! Toujours aussi somptueux et

précis, le dessin d’Olivier Jolivet !

D’où notre demande de pouvoir nous plonger au plus

vite dans le 4e opus de cette incroyable saga aérienne.


BLACK

SQUAW par

Eric Heidebroek

... d’après

By Dupuis

L’histoire se passe au début du 20e siècle, une

enfant noire avec du sang Cherokee, vit au Texas,

État raciste et sous le joug du Ku Klux Klan. Très vite

Bessie se passionne pour l’aviation et fera tout pour

réaliser sa passion, VOLER.

Bessie Coleman va apprendre à voler, et pour

obtenir son brevet, se rendra en France avant la

guerre14-18. Elle sera brevetée avec distinction.

Bessie fera tous les jobs pour voler, elle fera des

shows aériens, de la voltige avec des «as» de la

494 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


une histoire vraie

guerre 14-18. Elle s’offrira même un Curtiss JN4. Elle

se fera attaquer par un avion du Ku Klux Klan qu’elle

enverra au tapis! Un fait d’armes qui génètrera la

colère du KKK. Aussi, avec ses frères, elle s’installe

à Chicago pour quitter le racisme du Texas. Les

temps sont durs elle espère un Miracle. Et son frère

a trouvé un job de cuisinier chez Al Capone, qui

l’engage pour piloter ses avions chargés de caisses

de Whisky pendant la prohibition. Une belle série à

découvrir chez DUPUIS !

Les auteurs mettent une fin à cette série d’albums

et il faut dire que ce n’est pas drôle. En effet, le

scénario est tellement bien réalisé que cela laisse

le lecteur sur sa faim. Pourtant un indice laisse

présager une suite des aventures de Bessie.

Et si c’est le cas, celà promet d’intenses

moments de lectures et de dessins

tellement parlants qu’on ne

peut s’en lasser.

Wait and see...

495


MALOUINES :

Le Ciel appartient aux Faucons !

Histoire complète - T.1, T.2 et T.3

Chez Paquet Editions

La guerre des Malouines, les Falkland pour les anglais,

racontéeselon le point de vue des Argentins.

Les Iles Malouines ou Falkland sont situées tout en bas de l’Amérique du Sud, au nordest

de la Terre de Feu. L’archipel malouin est situé à 340 km de la ville argentine de

Rio Gallegos. Depuis longtemps, sous domination anglaise et revendiquée par

l’Argentine, les Anglais décident, en avril 1982, de reprendre l’archipel qu’ils

n’occupent pas vraiment et où sont installés des colons argentins. C’est

la guerre entre le 2 avril et le 14 juin 1982 et ce sont les Anglais qui

gagnent. Mais Buenos Aires réclame chaque année la propriété

de ces iles. Aussi, malgré le refus des Anglais, l’ONU déclare

en 2009 que les Malouines font partie du territoire

maritime argentin, au grand dam des Anglais.

L’album raconte le dévouement des pilotes

argentins équipés d’avions peu compétitifs,

mal armés et sont des cibles de

choix pour la force de frappe et

l’équipement de premier ordre

de l’armée britannique.

Et pourtant ces

pilotes moins

bien formés,

mal

armés

sont

remplis de

courage, de

volonté et sont...

rusés. Découvrez

leurs exploits dans ce

triple opus passionnant et

bien dessiné.

Scénario : Nestor Barron

Dessin : Walther Taborda

Couleurs : Wes Hartman

496 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


497


ANGEL WINGS : T8.

Le 17 février 1954 Marylin Monroe

chante pour les marines et G.I.

à la base avancée de Chun’ Chon, en

pleine guerre

de Corée !

Par Eric Heidebroek

By Paquet

On est en pleine guerre de

Corée, le moral des troupes

est loin d’être au beau fixe.

Notre héroïne Lt Olive Palmer,

de la WASP, est chargée de veiller

à la sécurité de Marilyn Monroe

pendant son tour de chant

aux armées. Une actrice qui montrera

un courage exemplaire mais dont

on n’a pas souvent entendu parler !

Dessin hyper réaliste et impeccable

Histoire palpitante et pétillante.

Scénario : Yann

Dessin : Romain Hugault

Chez Paquet Editions.

Documents exclusifs

Marylin chante pour les

G.I. Basés à Chun’Chon

498 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


ANYTHING

GOES

499


INFERNO :

Verticale Hambourg

Par Eric Heidebroek

By Paquet

On est en 1943, les alliés bombardent l’Allemagne nazie

pratiquement tous les jours. Hambourg est une ville stratégique, son industrie et

surtout son chantier naval sont des cibles névralgiques pour stopper

l’armée hitlérienne.

À terre, la défense anti-aérienne et les avions de chasse attendent de pied

ferme les redoutables bombardiers Lancaster chargés de tonnes de bombes

explosives et pires, incendiaires. Nombreuses seront les villes rasées par les

alliés. Nombreuses seront les pertes civiles, massacrées par ces déluges

de feu.

Les Lancaster subiront de très lourdes pertes devant la défense

acharnée des Allemands. Cet album reflète bien la douleur de ceux

qui bombardent et celle des bombardés. Malheureusement pour

arriver à bout des nazis, il n’y avait pas d’autre solution.

Cette histoire complète raconte les moments vécus par

l’équipage du Lancaster «Dante’s Daughter» Squadron 57,

Bomber Group 5, composé d’Andrew Davis (mitrailleur

dorsal), Keith «Kit» McRae (mitrailleur de queue), Stephen

Blackmoor (opérateur radio), Laurie Christensen (Pilote),

Derek «Bam» Sanderson (bombardier et mitrailleur de

nez), Edwin Corbett (mécanicien de bord) et William

«Jack» Jackson (navigateur).

Ce récit est édifiant par son scénario bien

structuré inscrit dans une atmosphère pesante

relevée par un dessin réaliste et dotée d’une

lumière qui reflète bien les moments, les

heures de chaque jour et de chaque nuit,

l’horreur des effets des bombardements.

C’est un remarquable travail de mémoire.

Scénario : Philippe Pinard

Dessin & Couleurs :Antoine Crespin

Chez Paquet Editions

500 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


501


RAFALE

MARINE :

Cet ouvrage, de quelque 190 pages plus que largement

illustrées, vous invite à bord de l’avion de combat de la

Marine. Une découverte de Charles Demoulin.

Entré en service en 2004 dans la Marine, le Rafale Marine,

développé par Dassault Aviation, est l’un des avions

de combat les plus aguerris actuellement au monde.

Omnirôle, il peut remplir toutes les missions et

remplacer jusqu’à sept types d’avions de génération

précédente. Il est fréquemment déployé à plusieurs

milliers de kilomètres de la métropole, sur

le porte-avions Charles-de-Gaulle, pour

participer aux engagements militaires de la

France.

Après une brève section

introductive retraçant l’histoire

de l’Aéronautique navale,

l’ouvrage se focalise sur la

génération actuelle de

Rafale en service sur le

porte-avions. Il met en

lumière l’évolution

technologique

502 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


des appareils, l’avionique, l’armement, et la maintenance,

selon les différentes missions : dissuasion, combat aérien, attaque à la

mer, close air support, ou reconnaissance.

Les photographies exceptionnelles de Cyrille Cosmao

montrent les Rafale et les différents personnels

dans toutes les phases opérationnelles :

entretien et réparation, gestion des

emports, catapultages, vols et

manœuvres, appontages...

Les rôles des

femmes et des

hommes à bord

du porte-avions sont

largement évoqués avec

des explications inédites sur

les contraintes logistiques, la

synchronisation des équipes, les

exigences en matière de sécurité.

Editions

GLENAT

Un ouvrage de

Cyrille Cosmao

503


Ces différents points de vue permettront de

révéler au lecteur tout un univers inconnu,

l’aventure et l’engagement des 2 000 marins

qui mettent en œuvre les Rafale Marine du

Charles-de-Gaulle.

Photographe aéronautique free-lance durant

de nombreuses années, Cyrille Cosmao fut

chef du service photo et directeur artistique

du magazine spécialisé Air & Cosmos pendant

12 ans. Il suivra l’actualité aéronautique

mondiale dans toutes ses dimensions, y

compris en zones de conflit comme les

Balkans, l’Afghanistan, la Libye et l’Irak.

Il réalisera également des prises de vue pour

des constructeurs aéronautiques comme

Embraer, MBDA, SAFRAN, Airbus, ou Martin

Baker. Photographe pour Dassault Aviation, il

continue à collaborer à de nombreux livres et

magazines français et étrangers.

Outre des informations inédites sur le Rafale

Marine, vous pourrez également vous rendre

compte de ce qu’est exactement la vie à bord

du Charles de Gaulle, bâtiment majeur de la

Marine nationale française, et unique navire

de guerre à propulsion nucléaire d’Europe

occidentale.

© Cosmao-Dassault-Aviation


Editions

GLENAT

Un ouvrage de

Cyrille Cosmao

Préfacé par

Sébastien

Martinot

Prix 39,95 €


TEAM

RAFALE :

Anarchy 2025

Une oeuvre d’ Olivier Jolivet,

Alberto Lingua & Frédéric Zumbiehl

Rédaction de la critique : Charles DEMOULIN

Lay-Out & Photos : Eric Heidebroek

Ce dix-septième opus de la saga

du ‘Team Rafale’ débute en plein

milieu du golfe du Bengale, dans

le canot de sauvetage où nous

avions laissé Tom Nolane et ses

compagnons d’infortune à la fin

du tome précédent.

Recueillis par des pirates malais, ils

négocient avec ces derniers, et pour

la somme de dix mille dollars par

personne, leur retour sur le porteavions

Washington qui vient de surgir

à l’horizon.



Un navire de guerre qui

est soudain arraisonné

par des bâtiments et des

hélicoptères chinois, suite

à la mise hors service de

tout son système défensif

par des armes à impulsion

électromagnétique. Des

Chinois alliés au redoutable

groupe Anarchy.

N’ayant pas été repérés par

les Chinois, Nolane et sa

petite équipe parviennent

à se faire emmener sur

le Charles-de-Gaulle qui

naviguait non loin de là

dans l’océan Indien.

Après avoir longuement

débriefé avec sa hiérarchie,

il décide, accompagné par

quelques pilotes, de partir à

la recherche du Washington

qui, relié à des remorqueurs

chinois, vogue vers une

destination inconnue. Mais

réussira-t-il sa mission ?

Vivement le prochain

épisode.

Si le scénario palpitant et

plein de rebondissements

en tout genre de Frédéric

Zumbiehl continue à tenir

les lecteurs en haleine,

le dessin à quatre mains

du duo Olivier Jolivet et

Alberto Lingua continue son

incroyable enchantement.



TEAM

RAFALE :

Nuit Polaire N°15

Plume : Eric Heidebroek

By Editions Zéphir

La Marine Nationale française dispose de porte-avions sur

lesquels des avions Rafale de Dassault sont cantonnés.

Des pilotes de chasse vont rapidement se trouver

confrontés avec des terroristes hyper motivés.

On n’est pas dans le terrorisme islamiste qui utilise des

paumés de bas étage, on est en présence de mercenaires

issus de forces spéciales militairement formées aux

actions de sabotages et d’interventions. Agressives

Dans cet album, le quinzième de la série, le héros

est le capitaine Tom Nolane, pilote de combat

et d’essai. Tank, Dozer, ou Jessica Nate (dont

il est sans doute amoureux) l’épaulent en

vol dans ses missions qui le mènent de

l’armée de l’air à l’aéronavale, mais

toujours sur le fameux Rafale.

Dans cet album, des missiles

sont volés par un groupe

d’activistes, que Tom Nolane

connaît bien pour les

avoir déjà combattus.

Non seulement, le

groupe Anarchy va

s’attaquer avec

des drones et des

missiles aux

510 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


forces aéronavales françaises, américaines, russes et chinoises, mais

Nolane va devoir les maîtriser. Et tous les moyens sont bons pour

en venir à bout. Mais ce n’est pas encore dans le tome 15

qu’Anarchy dira son dernier mot.

Frédéric Zumbiehl, au scénario, est un ancien

pilote de chasse, il a une crédibilité unique

dans le milieu de la BD aéro.

Il est ici rejoint par le talentueux

dessinateur Alberto Lingua,

qui prend le relais

d’Olivier Jolivet.

Les couleurs sont

de Nicolas Caniaux.

Les 14 dernières

pages sont cette fois

un reportage passionnant

et instructif sur la base de

Cognac, la 709 «Commandant

Ménard» avec force photos dûes à

Alexandre Paringeaux et un texte de

Frédéric Lert.

511



TEAM

RAFALE :

INTEGRALE N°5

Un album réalisé par Olivier Jolivet, Alberto Lingua

et Frédéric Zumbiehl • Edité par DUPUIS Collection ZEPHYR

Plume : Charles Demoulin

layout et photos : Eric Heidebroek

Cette intégrale s’attache à la saga du ‘Team

Rafale’, une série d’aventures aériennes

contemporaine, qui, ici, regroupe les albums

13/14/15 parus chez Zéphyr. Petit rappel du

scénario de chacun de ces trois albums.

Rafale contre Rafale T.13

Au large de Port Boudjan, les terroristes détournent un

paquebot pour éperonner le porte-avions Charles-de-

Gaulle. Pendant ce temps, Tom et Roxanne trouvent de

l’aide sur la base de Djibouti pour monter une opération

afin de délivrer leur ami Tank des djihadistes.

À Port Boudjan, les terroristes remettent en état le Rafale,

préparant ainsi estocade finale contre le porte-avions

Charles-de-Gaulle…

La guerre de l’hiver T.14

Le groupe aéronaval français est en opération au large

de l’Islande, à la suite d’ingérences russes. Des appareils

américains et chinois croisant également dans les

environs compliquent encore la situation… C’est alors

que deux chasseurs américains sont abattus par un

mystérieux essaim de drones. Tom se lance à la recherche

des appareils non identifiés…

Nuit polaire T.15

Près l’US Navy, les drones s’en prennent à des appareils

norvégiens et russes, faisant encore monter la pression

d’un cran. Tom lui-même doit s’éjecter dans le Grand

Nord, et s’allier à une pilote chinoise, elle aussi abattue.

Ils doivent non seulement survivre aux conditions

hostiles, mais aussi à la traque des drones et de l’obscure

organisation qui les utilise.


Les amateurs d’aéronautique, de combats

aériens et de mystère vont à nouveau

se régaler. Que ce soit Olivier Jolivet ou

Alberto Lingua, leur façon de reproduire

graphiquement des combats aériens est tout

simplement à couper le souffle.

Dark Star

par Alberto Lingua et Frédéric Zumbiehl

• Edité par DUPUIS Collection ZEPHYR

Les amateurs d’aéronautique, de combats

aériens et de mystère vont à nouveau

se régaler. Que ce soit Olivier Jolivet ou

Alberto Lingua, leur façon de reproduire

graphiquement des combats aériens est

tout simplement à couper le souffle.

À peine l’intégrale du ‘Team Rafale’ comprenant

les tomes 13/14 et 15 sortie en librairies,

que le 17e volet de la série venait prendre

place à ses côtés. Le groupe aéronaval du

porte-avions Charles-de-Gaulle est en opération

dans le golfe du Bengale lorsqu’une alerte

SAR (Search And Rescue) est déclenchée pour

retrouver le pilote d’un prototype de reconnaissance

ayant disparu des écrans radars sans

signaux de détresse.

DARK STAR

Il s’agit du Dark Star, un appareil militaire américain

ultra secret... Tom Nolane et ses amis du

Groupe aéronaval, proches des lieux supposés

du crash, lancent les recherches. Mais un porteavions

chinois arrive également dans la région,

avec des intentions manifestement hostiles...

Un album rythmé au possible, sans le moindre

temps mort. Un album où le crayon d’Alberto

Lingua fait à nouveau merveille. Un album où

les fans demeurent subjugués par les scènes

de combat d’un réalisme incroyable qui leur

sont proposées. Du grand art assurément.



Molotok-41 ne répond

plus est la suite du Vol du Rapier. Dans

cette suite Buck Danny et ses fidèles

amis Sonny Tuckson et Jerry Tumbler

sont en pleine guerre froide. Confrontés

à la disparition (véridique) de savants

atomistes en Atlantique Nord.

En 1951, les Russes kidnappent des savants

atomistes américains, et en 1958, Buck Danny

et ses compères doivent tout faire

pour les délivrer. L’adversaire

sournois et redoutable

est le fameux service de contre-espionnage

de l’Armée rouge le SMERSH. Non seulement

le SMERSH leur complique la tâche, mais

comme d’habitude, rien ne se passe comme

prévu. Heureusement, le Colonel Danny et ses

compères ont plus d’un tour dans leur sac.

Et, au cours de nombreuses embuscades,

batailles aériennes bien sûr, mais aussi

grâce à la bravoure de Sonny

Tuckson, le dénouement

survient après de

longues épreuves.

Chez Dupuis :

Dans la série Buck Danny «Classic»

Par :

Zumbiehl Frédéric (Auteur),

Marniquet Frédéric (Auteur),

Le Bras André (Illustrations)

516 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


517


ATOMIC CITY

BUCK DANNY

K DANNY Classic

Par Lebras, Marniquet et Zumbiehl (plulme : Charles Demoulin)

Faisant partie de la série ‘Buck Danny

Classic’, où chaque nouveau titre est

proposé sous forme de diptyque, on vous

dira qu’avec ce nouvel opus, vous avez la

suite et fin du cycle hollywoodien ‘Raid

sur Los Alamos’, dont le premier volet

avait pour titre : ‘L’ombre rouge’.

En 1947, Buck et ses amis, en permission, ont

été engagés pour piloter des chasseurs de la

WWII sur le tournage d’un film. Malgré les

incidents provoqués par l’espion soviétique

surnommé l’Ombre rouge, Buck et ses ailiers

ont réussi à empêcher le vol des plans de

l’arme atomique. Mais le sinistre espion a

une idée encore plus terrible pour arriver

à ses fins. Il enlève le jeune frère de Buck

pour obliger notre pilote à l’aider à attaquer

directement Los Alamos, la fameuse Atomic

City, toute proche du lieu

de tournage.

Pour sauver son frère, le

patriote Buck Danny va

devoir trahir son pays !

Sonny et Tumbler, avec l’aide

d’une bande de motards,

vont tout faire pour tenter de

l’en empêcher...

Outre un excellent scénario, on

applaudira au dessin d’André

Le Bras qui reste totalement

imprégné de celui du regretté

Victor Hubinon. Notamment

lorsqu’il s’attaque à des scènes

de combats aériens. Un pur régal

qu’apprécierait l’ami Victor.




MISSION PHARAON

BUCK DANNY Classic

Par Lebras, Marniquet et Zumbiehl, chez DUPUIS / ZEPHYR

Rédaction critique : Charles DEMOULIN - Lay Out & Photos : Eric Heidebroek

Déclinés par nombre de scénaristes

et de dessinateurs, Buck Danny et ses

potes Sonny Tuckson et Jerry Tumbler

se retrouvent également dans une

série dénommée ‘Classic’, et qui nous

propose déjà aujourd’hui son treizième

album. Une série qui voit ses scénarios

confiés aux deux Frédéric, Marniquet et

Zumbiehl, alors que le crayon est dans

les mains d’André Le Bras et les couleurs

dans celles de Nicolas Caniaux.

1956. Le canal de Suez est nationalisé par

Nasser et devient un enjeu géopolitique.

Le porte-avions américain ‘Coral Sea’

est envoyé pour sécuriser la région.

À son bord, Buck et ses amis vont

devoir survoler la zone et protéger les

ressortissants américains qui doivent fuir.

Mais lors d’un vol de reconnaissance, ils sont

brutalement attaqués par des chasseurs aux

couleurs soviétiques. Est-ce le début de la 3e

guerre mondiale ?

Un album bien documenté qui rappellera aux

plus anciens cet épisode de la nationalisation

du canal de Suez suite au refus occidental

de financer le barrage d’Assouan. Un refus

qui va provoquer une crise dans laquelle

la France, la Grande-Bretagne et Israël

tenteront de la résoudre par la force. Mais,

suite à la pression de la Russie et des

États-Unis, ainsi qu’à l’arrivée d’une Force

d’urgence des Nations unies, ils devront tous

trois battre en retraite. Ce qui permettra à

Nasser d’émerger comme grand vainqueur

de cette crise, alors que sur le terrain, ses

troupes étaient en totale déroute.


AIR RACE PILOT

SONNY TUCKSON

Quand BUCK DANNY se raconte Vol 1 de 2

Plume : Eric Heidebroek

By Dupuis

Dans les Buck Danny il y a bien sur Buck

Danny et ses deux compères Thumbler

et Tuckson. Tuckson, c’est le comique

du groupe, il lui arrive toujours des

mésaventures. Mais comme ses compères,

c’est un pilote hors pair et un type ultra

correct, courageux et indéfectible. Et ici,

dans cet album «ORIGINES», on trace

l’histoire de Sonny.

L’histoire commence dans l’enfance de Sonny

Tuckson. C’est un gamin des rues de Chicago,

en 1929. Pour avoir un peu d’argent, il monte

sur une caisse et effectue des «singeries»

pour lesquelles il reçoit quelques pièces. Son

papa étant, près de lui, occupé à vendre des

hot-dogs. Malheureusement, son père est

tué par Al Capone lors d’une poursuite entre

gangsters. Sonny est envoyé chez son oncle,

un cultivateur grincheux du Texas. En 1938, il

a une quinzaine d’années quand il découvre

le nouvel avion de son oncle. Un appareil qui

lui sert à pulvériser des

produits sur les cultures.

Un ancien pilote lui

apprendra à piloter et la

vie de Sonny va prendre un

nouveau tournant.

Si dès le début son oncle

n’arrête pas de le faire

enrager, Sonny persévère et

finit par se faire remarquer.

Son talent, ses capacités de

pilotage en font rapidement un

expert. Et bien sûr, le fond «La

Gaffe» de Tuckson vient teinter

cette très belle histoire d’un goût

de bonheur et de plaisirs.

À découvrir sans modération

d’autant que le dessin et la mise

en scène sont bien dans l’esprit

Charlier/Hubinon ! Bien vu, Dupuis!

Chez Dupuis :

Dans la série

Buck Danny «ORIGINES»

Ouvrage Réalisé par :

Zumbiehl Frédéric Auteur

Bluendia Patrice Auteur

De Luca Giuseppe Illustrat

Formaggio Ketty Couleur


ions

s

523


LETTRES À JO

SONNY TUCKSON

Quand BUCK DANNY se raconte Vol 2 de 2

Critique : Charles Demoulin - Layout : Eric Heidebroek

By Dupuis

La voilà enfin, la fin de ce diptyque que,

dans ‘Buck Danny Origines’, le trio Buenda,

Zumbiehl, De Luca dédie à Sonny Tuckson,

équipier aussi fidèle qu’hilarant de l’ami Buck.

Un Sonny qui, avant d’être l’acolyte de Buck

Danny, avait dû surmonter bien des épreuves...

Dans les années 30, Sonny Tuckson, recueilli par un

oncle qui ne l’apprécie pas, s’ennuie ferme à Crockett,

petite ville du Texas. Avec son seul ami Jo, il se distrait

en participant à des courses de voitures où il essaye

de battre Peter Tannen, fils d’un gros propriétaire

terrien. La vie de Sonny change lorsque son oncle

acquiert un vieux coucou pour faire de l’épandage sur

sa propriété. Peut-être que la vie de Sonny n’est pas

sur terre, mais dans les airs !

Dans ce second et dernier volet, nous sommes en

1941. À travers les lettres qu’il envoie à son ami

Jo resté au Texas, nous découvrons que Sonny,

fraîchement diplômé, et son escadrille sont mutés

à Hong Kong.

À peine arrivé sur l’île, Sonny est subjugué par

la fille du gouverneur, la superbe Margaret. Pas

de chance, elle est aussitôt kidnappée ! Hong

Kong est un nid d’espions japonais dirigés par

le mystérieux ‘docteur’, qui est prêt à tout pour

atteindre son funeste objectif : préparer l’invasion

de l’île !

Que ce soit aux commandes de son P-40 ou d’un

hydravion, Sonny engage une course-poursuite

pour libérer Margaret et empêcher l’attaque

japonaise. Plongé dans une aventure qui le

dépasse, notre jeune pilote va tomber amoureux,

tomber en amitié et tomber de haut. Il va devenir

le Sonny... des ‘Tigres Volants’ où il rencontrera un

certain Buck Danny.

L’occasion d’admirer à nouveau le style rétro

qu’utilise pour ce diptyque un Giuseppe De Luca

qui s’est totalement écarté du coup de crayon

de Victor Hubinon le

dessinateur du Buck

Danny de Jean-Michel

Charlier et de Georges

Troisfontaines.

Mais c’est

délicieusement bon !


Chez Dupuis :

Dans la série

Buck Danny «ORIGINES»

Ouvrage Réalisé par :

Zumbiehl Frédéric Auteur

Bluendia Patrice Auteur

De Luca Giuseppe Illustrations

Formaggio Ketty Couleurs

525


L’AIGLE À DEUX TÊTES

EAGLE / ADLER

Le dernier choix T.5

Plume : Eric Heidebroek

By Zéphir

L’Aigle à deux têtes, ce sont deux séries jumelles, Adler et Eagle

qui proposent les points de vue d’un pilote allemand et d’un

pilote américain pendant la Seconde Guerre mondiale.

Une drôle de symbiose entre deux hommes...

Et prendre la série en cours de route est assez spécial, car dans les

quatre premiers tomes, on a certainement dû découvrir les caractères

de chacun des héros. Pourtant, on comprend vite que l’Allemand a une

526 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


vision dictée par le nazisme et l’Américain

par la libre pensée. Deux caractères forts,

mais pas si loin que ça l’un de l’autre. En

fait, l’auteur semble prodiguer le rôle du

bon à l’Américain et celui du mauvais à

l’Allemand.

Dans le Tome 5, même s’il est difficile de

remonter la trame, on se rend compte que les

personnages passent d’un corps à l’autre et que

cela change la donne dans leurs camps, la vision

des personnages, aussi. C’est très spécial et si

vous y adhérez, je vous invite à commencer par les

premiers tomes, car vous risquez de vous y perdre

en vous contentant du T.5. Mais les dessins, sont

superbes de précisions et d’élégance, et là, vous

ne vous y perdrez pas.

527


SiGi

Operation Brünnhilde By Glénat

Sigrid Hässler joue le rôle de

Clärenore Stinnnes (1901-

1990) fille d’un industriel

allemand, elle est pilote de

courses automobiles et la

première à avoir effectué un

tour du monde en voiture

qui lui prendra 25 mois et

49.244 km. Elle rencontrera

Henri Ford et le président

Herbert Hoover. Excusez du peu !

Dans le présent opus, Sigi

démontre clairement la

volonté de cette jeune

femme à défendre la

condition féminine, ce qu’elle

fait avec brio.

Elle se distingue dans

de nombreuses courses

automobile terrain de jeu des

«machos», mais demeure la

«paria» qu’il faut éliminer.

Les femmes à la maison, à

cuisine, et près des enfants.

Surtout pas dans les pieds des

hommes, virils et sportifs.

Au Nürburgring, elle rate

son départ et se retrouve

au cœur du peloton. Elle

remonte et se parvient en

troisième position quand elle

passe un adversaire qui la sort

de la piste. Sigi dérape, et dans

sa perdition elle revient au

milieu de la

piste juste

au moment où surgit un

concurrent qui la percute.

Le pilote est tué, Sigi

est accusée et exclue de

toutes courses.

Sigi veut prouver que

l’automobile n’est pas

l’apanage des hommes et

se lance dans un tour du

monde très

sauvage.

Avec un

photographe

et un mécano,

ils vivront des

aventures

palpitantes.

E.H.

528 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


529


Librement inspirée

de l’histoire vraie

de Clärenore Stinnes,

la série SIGI

nous embarque

dans un voyage

à la fois palpitant et

profondément humain.

Entre espions, grands

espaces et combats

intérieurs, l’héroïne

nous emmène

dans une aventure au coeur

des plateaux andins.

Scénario Erik Arnoux

Dessin et couleurs David

Morancho

Editeur Glénat


Elle roule. Elle fonce. Elle refuse

qu’on l’arrête. Après une première

étape palpitante à travers

les États-Unis, Sigi reprend

le volant de son Adler en

direction du Pérou. À ses

côtés,

le photographe suédois Sven.

Derrière elle, un camion

d’assistance… et deux espions

nazis infiltrés dans l’expédition

sans qu’elle le sache. La route

des Andes n’a décidément

rien d’une promenade.

Quand la voiture tombe en

panne au cœur des plateaux

andins, Sigi se retrouve

contrainte d’accepter l’hospitalité

de Raul de la Hoya,

richissime propriétaire d’une

hacienda isolée dans les montagnes.

Mais entre les intentions

troubles de son hôte

et les tensions qui couvent

au sein du convoi, c’est toute

l’aventure qui bascule.

Ce qui rend Sigi si singulier ?

La série puise son inspiration

dans un fait réel : en 1927,

Clärenore Stinnes, championne

automobile allemande, devient

la première femme à réaliser

un tour du monde en voiture.

Un exploit fou, pour une époque

qui n’était pas encore

prête à laisser les femmes

prendre le volant — au sens

propre comme au figuré.

Ce second tome va bien


Erik Arnoux

Né à Nancy en 1956, Erik

Arnoux a très tôt compris que

sa vie se raconterait en cases

et en bulles. Formé à l’École

Supérieure d’Art Graphique

de Paris, il plonge dès 21 ans

dans le grand bain avec

«Plein Pot», un mensuel

de BD dédié aux sports

mécaniques. Une belle façon

de commencer l’aventure.

Illustrateur, directeur artistique,

auteur complet… Erik

a tout exploré avec la même

passion intacte. C’est chez

Glénat qu’il pose vraiment

ses valises, signant plus

de 30 albums au fil des années,

des séries comme «Timon

des Blés», «Sophaletta»

ou «Les Aigles Décapités»

qui ont marqué des générations

de lecteurs.

Et puis, un jour, sur un forum

BD, il croise la route de David

Morancho. Une rencontre

qui allait tout changer.

Ensemble, ils forment un duo

aussi solide que complice,

et c’est naturellement chez

Glénat qu’ils reviennent

en 2023 pour donner vie

à «Sigi» une nouvelle aventure,

portée par des années d’amitié

et de passion partagée.

au-delà du road trip.

C’est une fresque intime et

politique, portée par une

héroïne qui avance les yeux

grands ouverts dans un

monde qui vacille. Les grands

espaces andins s’offrent

à nous comme autant

d’invitations au voyage

à travers les dessins de David

Morancho. Son trait fluide

sculpte des personnages

expressifs sans jamais céder

à la caricature. Et puis il y a




David

Morancho

Barcelone, 1972. Dans cette ville

où l’art s’respire à chaque coin

de rue, David Morancho grandit

avec un crayon dans la main.

À tout juste 17 ans, il fait ses premiers

pas dans le monde de

la BD en publiant dans les magazines

jeunesse espagnols «Zip Zap»

et «Superlopez».

Une vocation précoce, et déjà

un talent évident. Curieux et

touche-à-tout, il navi gue avec

aisance entre la bande dessinée,

le design graphique, l’illustration

de presse et les storyboards

publicitaires. Une polyvalence

qui forge un style unique, à la fois

précis et expressif.

Sa rencontre avec Erik Arnoux

lui ouvre les portes de la BD

franco-belge. Ensemble,

ils donnent naissance à «Sara

Lone», dont le premier tome

est salué comme une véritable

révélation.

Aujourd’hui, David Morancho

partage son savoir-faire entre

ses planches et les salles de

la prestigieuse Escuela de

Cómic Joso de Barcelone, où

il transmet sa passion aux futures

générations de dessinateurs.

Une belle boucle, non ?

cette science de la composition,

résolument cinémato graphique

: une vue plongeante sur une

piste andine, lamas en procession,

qui pourrait s’ouvrir

comme un plan d’un grand film

d’aventure. On y sent le vent

sec, la poussière qui danse, la

promesse du lointain.

La couleur, elle, joue une partition

plus subtile encore. Une

palette terreuse, ocre, kaki,

qui épouse les reliefs arides des

Andes sans jamais les surligner.

Juste une lumière douce, légèrement

poussiéreuse, qui installe

immédiatement le lecteur

dans un ailleurs des années 20.

Une atmosphère tenue, maîtrisée,

qui enveloppe l’histoire.

Dans ce duo trait-couleur,

Morancho réussit à créer un

monde qui ne cherche qu’à nous

immerger dans cette histoire

magnifiquement racontée.


SABOTEUSES

AIGUILLE T.1 Plume : Eric Heidebroek By Editions Paquet

Même s’il s’agit d’une fiction, cet ouvrage est un hommage au courage et à la

détermination aux membres féminins et masculins du SOE, (Special Operation

Executive), un service secret créé en 1942 par Winston CHURCHILL.

Si le Premier ministre anglais l’appelait son «Ministery of indecent warfare»,

son personnel l’appelait déjà «La Firme», c’est tout dire !

Dans cette série, on découvre la formation

extrême des agents du SOE. Et cette

formation inclus bien évidemment le

conditionnement au suicide en cas de

capture. Et en fait, le SOE se permet tous les

coups, des plus vils, sournois, inqualifiables,

destinés à déstabiliser l’ennemi.

Ces attaques, qualifiées de terroristes par

les nazis, étaient glorieuses aux yeux des

populations envahies par les hitlériens.

Évidemment, les «SS» n’hésitaient jamais

à faire des exemples en tuants des

centaines de civils en représailles. Dans ce

premier tome, le lecteur suit la trajectoire

de Paulette Kincaid qui fera partie des

«Saboteuses» Un ouvrage palpitant qui

vient de recevoir son deuxième tome.

On vous en parle bientôt, et merci à leurs

auteurs Jean-Claude Van Rijckeghem à la

plume et Thomas du Caju aux crayons pour

les structures graphiques et le scénario

bien ficelé.

536 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


537


SABOTEUSES

TAUPE : T2 Scénario : Claude Van Rijckeghem - Dessins : Thomas du Caju

Commentaire : Charles DEMOULIN - Mise en page : Eric HEIDEBROEK

Londres, 1940. La capitale britannique est sous la menace des bombardements

allemands. Ce qui n’empêche nullement la vie de continuer pour de jeunes Anglais

insouciants dont fait partie Paulette Kincaid. Amoureuse éperdue de son boyfriend

Reggie Thatcher, elle profite avec lui des rares moments de répits que leur laisse

une ville sous couvre-feu. Hélas, la guerre n’épargne que très rarement le bonheur !

Une bombe dans le métro, un accident de

parcours et toute la vie bascule. Mais tout

cela est bien loin maintenant. Parachutée

en France en 1942 comme membre du

S.O.E., Paulette, dont le nom de code est

Aiguille, est en mission en territoire occupé.

Pour l’Angleterre bien évidemment, mais

également pour elle-même.

Elle est là comme… saboteuse !

Mais elle va devoir faire très attention, car

il y aurait une taupe au sein du maquis qui

l’abrite.

OH ! LIFE vous avait proposé en son temps

‘Aiguille’, premier volet d’un cycle qui

s’achève ici avec ce nouveau titre ‘Taupe’…

Tout un programme !

Et comme c’était déjà le cas dans ce premier

volet, vous allez à nouveau vous laisser

envoûter par le caractère bien trempé

de ces saboteuses, mais également par

le graphisme réaliste et tout simplement

superbe de du Caju. Un véritable petit

bonbon pour les fanas de tout ce qui

touche à la Seconde Guerre mondiale.

538 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


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SABOTEUSES

MOUCHE : T3 Scénario : Claude Van Rijckeghem - Dessins : Thomas du Caju

Commentaire : Charles DEMOULIN - Mise en page : Eric HEIDEBROEK

Sous ce titre se cache le premier opus du cycle 2 des ‘Saboteuses’. Londres, 1942.

Hannah est une sage-femme au foyer élevant deux enfants dans une ville en proie

aux bombardements. D’un caractère froid, elle ne comprend plus ce qu’elle fait là; à

attendre son mari le soir et que la guerre se termine, pendant que d’autres disparaissent

ou aident à la survie du pays. C’est décidé, elle va s’engager et rejoindre le SOE.

Normandie, quelques mois plus tard, Hannah

est devenue Mouche, la responsable d’un

réseau de résistance. La situation devient de

plus en plus compliquée avec l’imminence

d’un débarquement. L’occupant allemand est

plus que jamais sur ses gardes et les missions

n’en sont que plus périlleuses.

Ce troisième tome de Saboteuses permet

au lecteur de plonger dans les origines de

Mouche (Hannah) et de comprendre ainsi

quelles ont été ses motivations pour rejoindre

la Firme (SOE). Le scénario est toujours aussi

savamment tissé, et le dessin toujours d’une

extrême puissance dans son réalisme et la

restitution minutieuse des engins, décors

et habits de l’époque. Un superbe travail de

recherche. Une très bonne BD historique qui

continue à aborder cet aspect méconnu de la

Seconde Guerre mondiale.

540 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


541


PAR CHARLES

DEMOULIN


S’inspirant du cinéma, mais aussi

du roman, la BD s’est bien

évidemment tournée vers le genre

western. C’est ainsi qu’au début

des années 1930 on vit apparaître

sous le crayon de l’Américain

Fred Harman, un certain Red Ryder

qui, dès 1948, accompagné

de son fidèle compagnon

Petit Indien, débarquera sur

notre Vieux Continent et chez Dupuis

plus particulièrement.

Après Harman, et surtout

après la Seconde Guerre mondiale,

ce sera l’invasion du western

à laquelle la bande dessinée

franco-belge ne sera certes

pas étrangère. À ce jour, quelque

410 cow-boys de tout genre et

de tout type… féminins compris

ont franchi la porte de nombreuses

maisons d’édition, devenant

même pour certaines d’entre elles,

de véritables piliers : Lucky Luke,

Blueberry, Durango…

Côté cocorico on évoquera

Jerry Spring (Jijé), Lucky Luke

(Mooris), Blueberry (J-M Charlier–

Jean Giraud), Durango (Swolfs) Duke

ou encore Comanche (Hermann)…

Aujourd’hui, ce sera de jeunes

arrivés dans ce monde très particulier

qu’il va être question. Et ce même si

‘Undertaker’, apparu en 2015,

en est déjà à son huitième opus.


‘SUR LA PISTE DE BLUEBERRY’

PAR UN COLLECTIF DE 29 SCÉNARISTES

ET DESSINATEURS Chez DARGAUD

Le Blueberry de Jean-Giraud et

Jean-Michel Charlier a 60 ans !

Pour fêter l’événement, Anlor,

Belmonte, Bertail, Blanc-Dumont,

Blutch, Bocquet, Brugeas,

Carloni, Coutelis, Duval, Félix,

Gastine, Goossens, Lauffray,

Mallard, Manara, Marini,

Mariolle, Martin, Matz, Meyer,

Meynet, Ming, Pierrot, Rouge,

Taduc, Toulhouat, Vivier et

Xavier se réunissent pour un

album hommage retraçant

les grands moments de la vie

de Blueberry. L’ouvrage réunit

ainsi plusieurs récits courts,

des illustrations et un dossier

éditorial. Happy Birthday

Mister Blueberry !

Il s’appelle Mike Steve Donovan,

mais on le connaît mieux sous


le nom de Blueberry, Myrtille

en français. Il est né le 31 octobre

1963 dans les pages de

l’hebdomadaire Pilote, sous

la plume et le pinceau de

Jean-Michel Charlier et de Jean

Giraud. À l’occasion de l’anniversaire

du premier album

de ses aventures, ‘Fort Navajo’,

publié en 1965, son éditeur

historique lui consacre une

anthologie d’histoires courtes,

mises en scène par quelques

ténors du 9 e art.

Un hommage mérité pour

un héros de référence du western

et de la bande dessinée,

présenté dans l’introduction

comme un personnage toujours

en fuite qui chevauche dans

nos imaginations, ou en quête

d’un trésor perdu, baladant

sa dégaine cool et fatiguée

dans des paysages fabuleux.

On a tous quelque chose en

nous de Blueberry... et ce ne sont

pas les auteurs de ces récits et

illustrations inédits qui diront

le contraire ! D’Anlor à Fred

Duval, de Lauffray à Marini

ou de Ralph Meyer à Philippe

Xavier, la fine fleur de la bande

dessinée contemporaine donne

un prolongement au ton très

personnel, parfois inattendu,

parfois émouvant, toujours

exci tant, à l’œuvre de Charlier

et Giraud, avec ces histoires

qui alternent entre réalisme

et humour.

Les aficionados sont invités

à reconnaître les cases et les

scènes en forme de clin d’œil

à quelques albums mythiques,

à l’image du célèbre panorama

d’ouverture de ‘La Mine de

l’Allemand perdu’. Certains

auteurs s’amusent à parodier

les fameux récitatifs de Charlier,

d’autres s’approprient la jeunesse

du héros ou lui inventent

une vieillesse. Tous saluent

la richesse d’une œuvre foisonnante

et la force d’un personnage

qui a su traverser les générations

pour s’inscrire dans

notre mémoire collective. Un

album complété par un texte

d’introduction passionnant

qui retrace le parcours du héros

le plus mal rasé de la BD.

Un album que tous les accros

à Blueberry se doivent de posséder

dans leur bédéthèque, un

album que tous les amateurs de

BD western se doivent de posséder.

Une véritable petite pépite

que ne dédaignerait assurément

pas le moindre… chercheur d’or.



‘UNDERTAKER

LE MONDE SELON OZ’

DE XAVIER DORISON ET

RALPH MEYER

Chez DARGAUD

Après ‘Mister Prairie’, ce huitième tome

d’Undertaker signe la fin d’un diptyque

crépusculaire, sombre et oppressant.

Car sous le visage d’ange et l’apparente

candeur de la Sister Oz se cache une

des adversaires les plus redoutables

qu’ait eu à croiser l’Undertaker. Et si

le voile levé sur des épisodes dramatiques

de son passé permet de la comprendre,

rien ne saurait excuser le cynisme et

la cruauté de ses actions qu’elle nimbe

d’une piété mystique.

Dans cette petite ville du Texas sortie

ruinée et humiliée lors de la guerre de

Sécession, elle a su jouer sur le ressentiment

et l’esprit de vengeance pour rallier

la population à son délire funeste. Jonas

Crow, qui était venu là pour rejoindre

sa chère Rose, s’est retrouvé malgré lui

impliqué dans cette affaire. Mais à présent,

il est décidé à tout faire pour défendre

la liberté et la tolérance. Pour que ne

triomphe absolument pas une certaine

vision du monde : le monde selon Oz.

La redoutable Sister Oz est prête à tout

pour empêcher Eleanor d’avorter.

Par exemple, à tuer le docteur Randolph

Prairie qui s’apprêtait à pratiquer

l’opération. Un meurtre qui ne la gêne

en rien puisqu’elle a déjà assassiné

froidement le shérif d’Eaden.

Dès le tome 1, les amateurs avouaient

que cette série, vu la qualité du récit et

la somptuosité du graphisme, était promise

à un bel avenir. Aujourd’hui, on ajoutera

qu’elle est devenue incontournable,

et qu’elle a trouvé place au panthéon

des grands classiques du genre.


‘ON LES APPELLE

JUNIOR ET SÉNIOR’,

DE HOSTACHE & RECHT

Au LOMBARD

La fille illégitime du sénateur

Wesson, la jeune Karina, a été

kidnappée de son internat...

avec cinq de ses camarades !

«Das haben wir noch

nie gesehen !!!» ou si vous

préférez : on n’avait jamais

vu ça, a confié l’austère

et teutonne surveillante

Mademoiselle Bismarck

à un journaliste.

Qui se cache derrière ce crime

odieux ? Selon les sources

de la presse locale, les deux

frères et bandits bagarreurs


Junior et Senior, ces deux

versions papier de Bud

Spencer et Terence Hill,

ont été aperçus près des lieux.

Sont-ils responsables de ce

méfait intolérable dans lequel

il n’y a aucune tolérance ?

Ou bien le commanditaire

n’est-il autre que le peu

scrupuleux Smith, qui, selon

ce qui se murmure dans

les saloons, ne reculerait

devant rien pour terrasser

le véreux sénateur Wesson

aux prochaines élections ?

Une chose est sûre,

ceux qui ont ces six gamines

sur les bras ne doivent

pas rigoler, à l’heure

où vous lisez ces lignes...

Bienvenue dans un western

explosif entre bastons,

cascades mémorables,

tendresse et fayots au lard !

Une superbe découverte !

Et que dire alors de ce dessin

caricatural qui fait merveille ?

Un véritable régal !



‘SIX - LE SERMENT

DE GABALDON’

DE PELAEZ ET CASADO

Dans l’Ouest sauvage, six marginaux -

Kid, Elsie, Quintus, Tchitchi, Royal

et Roxanne - unissent leurs destins

pour une même quête : l’or. Après

un périple semé de violence, ils

touchent au but, mais ils apprennent

alors que la mine dont a hérité Kid

est maudite. Renoncer est exclu, car

s’ils n’ont rien, ils sont prêts à tout.

Tchitchi et le jeune Kid partent à la rencontre

d’un vieil Indien qui sait comment

vaincre les esprits. Pendant ce temps,

Royal, Elsie et Roxanne vont acheter

le matériel nécessaire à l’exploitation

de la mine. Quintus reste seul sur place.

Il est bientôt cerné par les canons

d’armes pointées sur lui : l’heure est

aux règlements de comptes... et

pas seulement pour lui !

Dans ce troisième tome du western

Six, Philippe Pelaez déploie un scénario

dense, intense et captivant qui entremêle

parcours de vie, conflits, trahisons,

Chez DARGAUD

vengeance, révélations et manifestations

occultes.

De nouveau, des flash-back, judicieusement

placés, dévoilent les traumatismes

de chacun, plongeant le lecteur au cœur

de leurs vies écorchées. Le trait semiréaliste

et expressif de Javier Sanchez

Casado colle au scénario, restituant

parfaitement décors, atmosphères

ou tourments des personnages.

Une aventure humaine haletante,

déroutante et totalement inattendue.

Une BD spectaculaire au possible

avec des cadrages qui percutent.


‘DAKOTA 1880’

D’APPOLLO ET BRÜNO

CHEZ LUCKY COMICS

Chez LUCKY COMICS

Ce jour-là, dans les étendues

enneigées du Dakota, Lucky

Luke est étendu sur le sol après

s’être fait rosser par deux types.

Il a été recruté comme shotgun,

chargé d’assurer la sécurité

d’une diligence traversant

les États-Unis, du nord

jusqu’à la Californie.

Tout au long de ce voyage,

il rencontre les personnages

les plus divers. Des Indiens,

une femme qui s’apprête

à rejoindre son futur mari militaire

qu’elle n’a encore jamais

vu, deux poètes qui n’arrêtent

pas de se taper dessus, un

cer tain Louis Riel, défenseur

des Métis canadiens, une

gamine nommée Annie

Oakley, qui manie le colt

presque aussi bien que lui,

une prêtresse vaudoue…

Ou encore un photographe

prédisant la fin du Far West

et qui lui conseille d’investir

dans les chemins de fer.

à la toute première aventure

de Lucky Luke, ‘Arizona 1880’,

est bâti sur le modèle d’un

album de Morris et Goscinny

publié en 1974, sept Histoires

de Lucky Luke. Soit sept récits

courts, dans lesquels Appollo

et Brüno proposent leur version

du personnage créé par Morris

en 1946. Ils le mettent en scène

au tout début de sa vie d’adulte.

D’où l’absence des figures

fétiches de la série comme Jolly

Jumper ou les Dalton.

‘Dakota 1880’,

dont le titre rend

hommage


S’il se trouve parfois dans

une situation difficile - on

le découvre même pendu à

un arbre, avant qu’une femme

ne le ramène d’entre les morts -,

ce Lucky Luke annonce

le héros que l’on connaît,

soucieux de protéger

les faibles et de défen dre

les minorités. Teinté d’une

légère mélan colie lorsqu’il

évoque la fin programmée

du Far West, ‘Dakota

1880’ propose des personnages

de femmes fortes et

lance quelques clins d’œil

aux aficionados de la période

Morris- Goscinny. Enfin,

il dévoile l’intégralité des

paroles de la célèbre chanson

qui conclut les aventures

de ‘Luke le chanceux’.

Un album digne de trouver

place aux côtés de ceux de

Mooris et Goscinny. D’autant

que le dessin de Brüno avec

ses découpages parfois très

imaginatifs fait merveille.



‘LA RUÉE VERS L’OR’

DE DAVID GOY, LUCA BLENGINO ET ROBERTO MELI

Chez GLÉNAT/FAYARD

Mai 1848, le commerçant Samuel Brannan

répand la nouvelle à grand bruit dans les

rues de San Francisco : «De l’or, de l’or. De

l’or ! Il y a de l’or dans l’American River!»

Informé quelques semaines auparavant de

la folle découverte d’un charpentier, James

Marshall, sur le site de Sutter’s Mill, Brannan

a bondi sur l’occasion ! Froid calculateur,

il s’est empressé d’acheter à bas prix

tous les outils qu’il trouve dans la région,

pour ouvrir des magasins et revendre les

pioches, tamis, pelles et autres matériels

nécessaires à la prospection, jusqu’à cent

fois leur valeur.

Quelques mois plus tard, il devient le

pre mier multimillionnaire de Californie et

l’homme le plus puissant du Golden State,

avant de se faire élire au Sénat en 1853.

Dans l’intervalle, la fièvre de l’or devient

un phénomène de masse. Entre 1848 et

1856, près de 500 000 individus se précipitent

à leurs risques et périls vers l’eldorado

californien, venant du reste des

États-Unis, mais aussi d’Europe, d’Asie,

d’Australie ou d’Amérique du Sud.

Autant d’hommes et de femmes livrés aux

détresses et aux convoitises, à l’ivresse du

gain, au désir de faire fortune à n’importe

quel prix. Au milieu d’une fabuleuse

aventure humaine, une poignée seulement

d’entre eux deviendra riche. Étape capitale

de la conquête de l’Ouest, la Ruée vers

l’or témoigne de l’emprise du « rêve

américain » dans les représentations

collectives.

Luca Blengino, Davide Goy et Roberto

Meli s’associent à l’historien Farid Ameur

pour proposer un récit réaliste et sans

illusion de cet épisode mythique des

États-Unis, à l’origine du rayonnement de

la Californie. De plus, vous trouverez en

fin d’album, un dossier hyper documenté

rédigé par ce même historien.


‘PUMP,

UN SI GENTIL

GARÇON…’

DE LAURENT GNONI

ET RODOLPHE

En avril 1871, en Arizona, une

bande d’outlaws attaque une

diligence, tuant tous les voyageurs.

Par miracle, un adolescent

échappe au carnage et

profite de l’occasion pour voler

l’identité du neveu d’une des

victimes.

Devenu Edward G. Pump, il est

recueilli par le shérif qui lui

ouvre les portes de sa maison...

et, sans le savoir, celles de la

chambre de son épouse et de

sa fille. Mais qui est ce jeune

homme aussi charmant qu’ambitieux

? Cupide, sans scrupules

et rusé, il va prendre le contrôle

de la ville qui l’a accueilli.

Chez ANSPACH


Ed, grâce à son charme et à sa

ruse, tisse sa toile autour de la

petite ville. Pump explore une

facette rarement abordée dans

le western : les coulisses d’une

conquête où l’arme la plus

redoutable n’est pas toujours le

revolver. Pump est l’histoire

d’une ascension fulgurante, où

opportunisme et manipulation

sont les clés du pouvoir.

Sans scrupules, Ed Pump sait se

rendre indispensable aux uns et

éliminer ceux qui se dressent sur

sa route. Son irrésistible ascension

en rappelle d’autres, plus

récentes. Toute ressemblance

avec un personnage réel n’est

absolument pas fortuite.

Avec ‘un si gentil garçon’…

premier volume de la série,

Rodolphe et Laurent Gnoni

livrent un récit haletant, entre

fresque historique et thriller

psychologique.

Petite confidence : savez-vous

que Rodolphe, le scénariste, s’est

inspiré du grand-père de Donald

Trump qui était Allemand et qui

a émigré en 1885 aux États-

Unis, puis, 1897, en Colombie-Britannique,

c’est-à-dire le

Canada. C’est là qu’il ouvrira un

restaurant pour les chercheurs

d’or… et les prostituées.



‘NEPHILIMS,

LE SANG DES AUTRES’

DE DUSA RUNBERG, SYLVAIN RUNBERG ET STÉPHANE CRÉTY

AU LOMBARD

Troisième et dernier volet de Nephilims,

cette expédition qui a découvert les derniers

survivants d’un peuple de géants vivant

en territoire indien.

Sans nouvelle de son compagnon parti

déterrer des légendes aussi anciennes

que le continent américain, Kennicott

décide de s’y rendre en personne.

Il va bien vite se rendre compte que

ses connaissances scientifiques ou

sa maîtrise de la savate ne pèsent rien

au sein de ce creuset des haines.

La guerre des hommes a fait ressortir

de terre leurs prédécesseurs: les Nuhallos,

un peuple de géants des montagnes.

Et rien ne laisse présager que Nordistes

et Sudistes, noirs et blancs, ou Choctaws

et Cherokees sauront s’unir face

au premier des peuples dépossédés

de sa terre ancestrale..

Habile mélange de récit de guerre de

sécession et de conte horrifique, ‘Nephilims’

est avant tout une histoire éminemment

politique aux résonances très

contemporaines. Au gré des combats

superbement mis en scène par Stéphane

Créty se dessine une fresque très actuelle.

Celle d’un continent divisé par ses opinions

politiques et ses tensions raciales.

Un monde sauvage, où les intérêts privés

ont depuis longtemps brisé tout espoir

d’unité, même entre opprimés. Racisme,

homophobie, vieilles rancœurs. Rien ne

manque à ce tableau glaçant de réalisme.

Sylvain Runberg et David Dusa brossent

un portrait en creux de l’Amérique à

grand renfort de dialogues choquants,

qu’on croyait enterrés dans les décombres

de cette Histoire écrite dans le sang et

l’appropriation. Mais à l’instar des Nuhallos,

certaines choses ne disparaissent

jamais vraiment.


‘LA BALLADE

DES FRÈRES BLOOD’

DE BRIAN AZZARELLO

ET EDUARDO RISSO Chez DELCOURT

Far West, fin du XIX e siècle.

Trois enfants traversent la frontière

sauvage du Texas pour secourir

leur mère, kidnappée par

une impitoyable troupe de hors-la-loi,

qui ont aussi assassiné leur père

adoptif, qui est en fait le pasteur

du village.


Tout au long de leur voyage, nos héros

affronteront l’hostilité d’une nature

impitoyable, des animaux mortels,

nombre de personnages féminins,

des chasseurs de primes sans foi ni loi

et bien pire encore...

Un western, âpre, sombre et violent

proposant une galerie de personnages

pas toujours ‘tibulaires’ comme dirait

Coluche. De toute manière un western

qui surprend malgré tous les albums

qu’il y a eu sur le sujet.


Si la couverture est très

belle et hyperréaliste, le dessin

intérieur est plus conventionnel. Certes

bien léché, fin et détaillé, il offre une

rare particularité. Celle d’être le fruit du

talent de pas moins de 14 dessinateurs

différents ! Et ce qui est formidable,

c’est qu’on ne voit pratiquement pas la

différence ! C’est hyper bien réalisé !

Cette BD est une suite de 14 histoires qui

relatent l’esprit des shérifs et des marshall

dans le far west entre les années 1813 et

1902. Périodes féroces, où des hommes

construisent le paysage légal (à leur point

de vue...) de ce qui se pratique encore

aujourd’hui dans pas mal d’Etats américains.

Mais bon, tous ces

récits, sont construits autour

d’histoires vraies de personnes

célèbres ou méconnues des

représentants de l’ordre dans

l’Ouest américain.

En attendant, on prend

un réel plaisir à lire

et à s’imprégner de

ce très beau travail

graphique.

Chez Grand Angle.



564 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


LE COMBAT D’HENRY FLEMING

LA GUERRE DE SECESSION

«THE RED BADGE OF COURAGE»

D’après Stephen CRANE en 1895

AIRE

LIBRE

L’AUTRE

POINT DE

VUE SUR

L’HISTOIRE

Cinq ans après «Cinq Branches de

coton noir» (scénario d’Yves Sente),

salué par la critique et dont les

droits viennent d’être achetés par

Hollywood, Steve Cuzor signe un

nouvel album magistral en adaptant

The Red Badge of Courage, écrit

par Stephen Crane en 1895 et

considéré depuis comme le plus

grand roman de guerre américains.

Rappahannock River, État de Virginie,

1863. Deux ans déjà que la guerre de

Sécession ensanglante les États-Unis.

Sous sa tente, le jeune Henry réfléchit à

la nouvelle qui vient d’arriver :

demain, son régiment va se battre. Lui

qui s’est engagé en ne pensant qu’à une

seule chose, «devenir quelqu’un aux

yeux des autres», se demande soudain

comment il va réagir.

S’il a bien pour toile de fond la célèbre

bataille de Chancellorsville, cet album

n’est pas une bande dessinée historique.

Car ce qu’il raconte est universel. Les

mouvements des troupes, les armes utilisées,

le nombre de victimes… Steve

Cuzor s’est minutieusement documenté.

En héritier de la grande école réaliste,

il sait donner à ses pages une densité

de vérité exceptionnelle. Mais ce qu’il

raconte, c’est le combat intérieur d’un

jeune homme qui vit sa première bataille.

UNE VISION DE LA GUERRE

AU RAS DU SOL

Bien loin d’être idéalisée, esthétisée ou

envisagée dans ses dimensions tactique

ou stratégique, la guerre est ici montrée

dans sa matérialité la plus concrète.

Dans le fracas des canons, au milieu

des gerbes de terre soulevées par les

boulets, dans la fumée et la chaleur suffocantes,

difficile de s’y repérer, pour

les soldats comme pour les lecteurs.

Et une question surgit rapidement :

comment sortir de cet enfer ?

DES DÉCORS SPLENDIDES

ET ÉVOCATEURS

Des berges humides de la rivière Rappahannock

aux vastes champs de bataille

enfumés, des sous-bois touffus

aux abords d’un feu de camp nocturne,

les paysages et les ambiances de cet album

sont bien plus qu’une toile de fond

devant laquelle se déroule l’action.

Par son sens du cadrage, par un jeu

subtil sur les ombres et les lumières,

565


566

Steve Cuzor donne à ses décors une

puissance évocatrice. Reflets du combat

intérieur d’Henry, ils sont au service

de la narration.

DES THÉMATIQUES

UNIVERSELLES

COURAGE, LÂCHETÉ,

HÉROÏSME…

Le Combat d’Henry Fleming aborde

de grandes préoccupations existentielles.

Peut-on avoir raison tout seul ?

Comment sortir du mensonge ?

Quel est le prix d’une vie ?

Les questions d’Henry sont celles de

l’humanité face à son destin.

Et comme dans tous les grands récits

de guerre depuis l’Iliade d’Homère

l’épreuve des armes agit comme un

révélateur.

UNE PLONGÉE

DANS LA VIE

INTÉRIEURE

D’UN PERSONNAGE

À la première page de l’album,

Henry épluche des pommes de terre.

Lui, qui s’était engagé pour s’extraire

de sa condition et devenir quelqu’un

aux yeux des autres, se retrouve à

faire la même chose qu’à la ferme.

Il rêvait de combattre, le voilà qui

gamberge. Il a eu le temps de discuter

avec les anciens, de faire cent fois

le combat dans sa tête, d’imaginer le

corps-à-corps avec les

Sudistes d’en face, des soldats expérimentés

dont on dit qu’ils sont des

barbares assoiffés de sang. Il sait que

souvent, sur le champ de bataille, des

hommes désertent, vont par grappes se

cacher quelques heures dans les sousbois,

avant de réapparaître quand la

mitraille se tait.


UN DESSIN RÉALISTE

EXACERBÉ PAR DU

NOIR ET BLANC SUR

FONDS COLORÉS

Un scénario qui sort du conformisme

traditionnel. Henry Fleming est une

sorte d’anti-héro qui vit une guerre

pour la première fois avec ses horreurs

et ses folies. Les décisions des chefs,

leurs perceptions au sein des troupes

ajoutent une certaine réflexion.

Les concepteurs jouent avec des graphismes

percutants, avec pour priorité

le noir & blanc superposé à des fonds

gris/vert pour les batailles, noirs et bleus

(nuit) beiges et noirs pour des scènes

d’émotions. Que d’atmosphères !

567



PANCHO VILLA

Quand une bande dessinée s’empare d’un

personnage aussi légendaire que Pancho

Villa, on s’attend à du spectaculaire. Et

Grand Angle ne déçoit pas avec «Pillard

de Guerre», qui nous plonge dans

l’épisode explosif de 1916 où le célèbre

révolutionnaire mexicain attaque la

ville américaine de Columbus.

Ce coup d’éclat, considéré par

certains comme un acte héroïque

de résistance anti-impérialiste

et par d’autres comme une folle

provocation, sert de point de

départ à un récit haletant où

l’Histoire rencontre la fiction.

Le véritable coup de génie du scénario

réside dans l’introduction de Ferdinand

Tirancourt, ce mercenaire français au

passé trouble – ancien poilu des tranchées

devenu bagnard évadé – qui

croise la route de Villa au moment

où ce dernier, traqué à la fois par

l’armée régulière mexicaine et par

les troupes du général Pershing, a

désespérément besoin d’armes

et d’alliés. Ce personnage fictif,

mais parfaitement crédible dans

ce contexte chaotique, apporte

une dimension inédite au

mythe villiste.

Le dessin, réaliste sans être

rigide, excelle à restituer

à la fois les vastes paysages

du Nord mexicain

et l’horreur intimiste des

combats. Les scènes du

raid sur Columbus, notamment,

sont traitées

avec une violence

graphique qui rappelle que cette attaque fît une

vingtaine de morts côté américain – un fait souvent

minimisé dans les récits hagiographiques

sur Villa.

Certains pourront regretter que l’album prenne

quelques libertés avec la chronologie exacte des

événements (l’expédition punitive de Pershing

dura près d’un an, alors que la BD semble condenser

l’action). Mais c’est précisément cette part

de fiction, ce mélange entre personnages historiques

et figures inventées comme Tirancourt,

qui permet d’explorer la complexité morale de

cette guerre révolutionnaire : qui sont vraiment

les «pillards» dans ce conflit où chaque camp

commet ses exactions ?

Au final, «Pillard de Guerre» réussit le pari difficile

de divertir tout en posant des questions pertinentes

sur la nature de l’héroïsme révolutionnaire.

Le portrait de Villa, à la fois charismatique et inquiétant,

évite l’écueil du manichéisme.

Quant à Tirancourt, il incarne parfaitement ces mercenaires

européens qui, après le traumatisme de

la Grande Guerre, ont exporté leurs compétences

meurtrières vers d’autres conflits – un aspect méconnu

mais fascinant de l’histoire coloniale.

Une BD à conseiller autant aux amateurs d’aventures

historiques qu’aux férus d’histoire militaire,

même si les puristes devront accepter quelques

arrangements avec la réalité. Le dossier historique

en fin d’album compense d’ailleurs intelligemment

ces libertés narratives en resituant le

contexte réel des événements.

En résumé :

Un album puissant, qui prouve que la Révolution

mexicaine reste un terreau fertile pour des récits

à la fois épiques et profondément humains. À lire

le pistolet à la main et le sombrero sur les yeux !


Quand on prend le train en marche, on a parfois du mal à

suivre. Et ici, ce n’est pas vraiment le cas, Thierry Gloris au

scénario et Jacques Lamontagne pour le dessin et les couleurs

mènent bien la barque de leurs héros, Calamity Jane, Charlie

Utter et Wild Bill. Cette oeuvre qui en est au Tome 4 est gérée

par paire, T1 et T2, ensuite T3 que suit la présente sortie T4.

En attente des T5 et T6 en guise de 3e paire...

En attendant, ces ouvrages parlent de la conquête de l’Ouest

américain où rien n’est simple et certainement jamais une

promenade de santé. On découvre la détermination des

Indiens à défendre leurs terres, avec toute la cruauté dont les

humains sont capables, peu

importe leurs couleurs, leurs

ethnies et autres religions. À cela

on mèle la cupidité, la lâcheté, l’idiotie

que nos artistes dépeignent avec une

cruelle réalité des moments dont les Américains

ne sont pas nécessairement fiers.

Aussi, quand on commence la lecture, on est d

happé par l’atmosphère prenante du récit ponc

qui renforcent l’imaginaire et créent une addictio

au point qu’arrivé au bout de l’épisode, on re

bouche, un goût de... Trop peu !Chez DUPUIS.


irectement

tué d’images

n fulgurante

ste avec en


AVENTURES

&

572 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


ACTIONS

573


Les grandes batailles de Napoléon

Ouvrage collectif • L’avis de Charles Demoulin

Voici un ouvrage fait pour

comprendre les stratégies des

batailles napoléoniennes, et qui

s’inscrit dans une nouvelle collection

dédiée aux ‘Clés de l’Histoire’.

Collection dont le format est

agréable à prendre en main, et

dont le prix (19,95 €) s’avère

compétitif au vu des 190 pages qui

le composent et qui, de plus, sont

richement illustrées de schémas

tactiques de chaque bataille.

Le 18 mai 1804,

le Sénat proclame

Napoléon Bonaparte

Empereur des Français.

Pyramides, Trafalgar, Austerlitz, Iéna,

Eylau, Friedland et Wagram.

Chaque bataille est illustrée par

des schémas et plans indiquant son

déroulement précis, les tactiques

adoptées et les positions des forces

engagées. Une grande carte résume

toutes les batailles avec une chronologie

détaillée.

Un livre passionnant qui offre toutes

les clés pour comprendre l’organisation

de la formidable machine de

guerre que fut la Grande Armée,

ainsi que la fine stratégie militaire

du premier empereur de France.

Militaire de génie et homme

d’État exceptionnel, Napoléon

s’illustre lors de

ses campagnes et de ses

grandes batailles historiques.

Plus qu’un simple instrument

de conquête, la

Grande Armée constitue

l’expression la plus achevée

du génie militaire de Napoléon.

Du siège de Toulon en 1793,

à la tragédie de Waterloo,

le 18 juin 1815, cet ouvrage

détaille les quarante batailles

napoléoniennes les plus marquantes,

parmi lesquelles les



«ISLANDER»

T1 L’EXIL

Si vous vous targuez d’être un véritable amateur de bandes dessinées,

alors je peux vous certifier que cet ouvrage doit absolument figurer

en bonne place dans votre bédéthèque. Car, lorsque vous l’aurez

en main chez votre libraire, que vous l’analyserez sous tous ses angles,

vous conviendrez tout comme moi, que c’est une véritable et

incroyable pépite que vous avez là sous vos yeux.

Non seulement du côté d’un scénario tissé sur base de faits politiques et

sociaux bien présents dans notre monde d’aujourd’hui, par un Caryl

Férey hyper documenté en la matière, mais également côté graphique,

avec un Corentin Rouge au sommet de son art.

UNE PETITE MERVEILLE DONT ON ATTEND URGEMMENT LA SUITE !

PLUME CHARLES DEMOULIN

Scénario Caryl Férey

Dessin Corentin Rouge

Couleurs Céline Labriet

Editeur Glénat






Le continent européen est victime

de catastrophes multiples.

Des réfugiés de tous les pays

s’amassent au port du Havre, lieu

de transit vers un hypothétique salut.

L’Islande est encore épargnée,

mais pour combien de temps ?

Liam, qui a déjà tout perdu, va tenter

sa chance en subtilisant le pass

d’une migrante, sans savoir que

l’Islande aussi se déchire à leur sujet.

Ballotté dans le chaos du monde,

Liam découvrira qu’il a pris la place

d’une femme impliquée dans

un mystérieux projet appelé ‘Islander’ ;

sa rédemption, si Liam et ses nouveaux

compagnons parviennent

à survivre.

Après ‘Sangoma’, le duo explosif

formé par Caryl Férey et Corentin

Rouge est de retour avec une trilogie

sous haute tension. Un récit

d’anticipation plus réaliste que jamais,

qui nous emporte vers des terres

gelées où espoir, conscience politique

et drames intimes se côtoient.

Dans un premier tome aussi haletant

que prémonitoire, les auteurs

inversent l’ordre du monde tel que

nous le connaissons aujourd’hui.

Alors que le premier opus de ce qui

sera une trilogie s’attache à planter

le décor et surtout à nous présenter

moult personnages qui vont y évoluer,

on s’attardera tout spécialement

sur l’incroyable travail graphique

d’un Corentin Rouge qui se veut

d’une précision chirurgicale et

d’une beauté à couper le souffle

dans les attitudes des personnages,

dans les décors, dans ses découpages,

dans ses mises en scène…

Du sublimissime !



Pour le néophyte que je

suis et totalement ignare

en matière de musique,

cette bande dessinée réalisée

par Philippe CHAR-

LOT au scénario et Miroslaw

Urbaniak, alias Miras

aux dessins, judicieusement

secondé par Anna

aux couleurs, réussissent

à créer une atmosphère

typique du Blues.

Les passionnés de Blues,

reconnaîtront rapidement

Robert Johnson

dont la vie et les aventures

constituent l’épine

dorsale de cet album.

Cette belle histoire, on

peut la lire en écoutant

en arrière-plan quelques

chansons de Robert

Johnson, cliquez sur les

boutons pour vous imprégner

de l’ambiance

toute en clair-obscur

dans les bars et en paysages

de country.

Le dessin est vivant, il

parle tout seul en revêtant

les couleurs et les

suaves saveurs du Blues.

Découvrez ce délicieux

album de 72 pages, publié

chez Grand Angle,

pour la modique somme

de 16,90 euros.





Rêvez d’autres plans.

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Les trois Judith :

San Francisco 1906

Par Eric Heidebroek Chez Grand Angle

Scénario : Damien MARIE - Dessin : Fabrice MEDDOUR

La faille de San Andreas, située à la jonction des plaques tectoniques

pacifique et nord-américaine passe par San Francisco et provoque

aujourd’hui encore des séismes dévastateurs.

En 1906, le tremblement de terre a été tellement violent que la ville en

a été pratiquement détruite, et en plus, elle fut ravagée par d’énormes

incendies alimentés par la rupture des conduites de gaz.

Une horreur absolue !

C’est dans ce contexte que les auteurs ont choisi de poser le théâtre de

leur nouvelle série avec pour premier opus, l’histoire des trois Judith.

A l’ouverture, l’oeuvre s’inscrit dans l’antiquité où la première des trois

Judith apparait en 720 avant JC au royaume de Juda.

On est en pleine conquête de Nabuchodonosor II, ses armées contre les

Ismaélites, les Madianites et autres peuples voisins de la Judée, Après

avoir vaincu tous ceux qui essayèrent de l’arrêter, il pénétra en Judée et

vint mettre le siège devant Béthulie.

La première des Judith sortira de la ville de Béthulie, assiégée et

pratiquement exangue, pour rendre une visite à Holopherne le général

assyrien des armées de Nabuchodonosor II.

Très belle il se laissera séduire par ses charmes et mal lui en a pris, car Judith

rentra à Béthulie avec la tête d’Holopherne et la déroute de son armée.

Un tableau de la Judith 1 est conservé à Vienne, il a été réalisé par Gustave

Klimt en 1901 et l’auteur en fera référence à la dernière case de la page 4.

En 1909 Klimt peint une deuxième toile : la Judith II.

Le thème est Judith et Salomé qui incarnent la puissance de la séduction

et la faiblesse des hommes. La Judith II aura également la tête d’un

homme... Ce sera celle de Saint-Antoine de Padoue.



L’histoire

On est en 1906, Judith est

femme de chambre au

Palace Hotel de San Francisco.

Elle y cotoyra Caruso, le

ténor, qui est aux prises avec

la mafia. Caruso est chargé

de transporter un colis

entre son Italie natale et la

côte ouest. Il s’agit d’un

tableau et Judith tombe

dessus par hasard. Mal

lui en prend, les sbires

de la mafia la surprenne

et l’embarquent pour

l’éliminer.

Mais Judith parvient

à leur échapper. Elle

repasse chez elle

pour passer une

tenue plus discrète

que son uniformre

et ouvre l’emballage

du tableau.

Quand elle voit la Judith

de Klimt 1, elle s’y voit

comme dans un

miroir et se dit :

«Fichu tableau, ils

ne peuvent pas me

retrouver, pas ici !»

L’intrigue n’en

devient que plus

palpitante. Judith

décide de remettre

la toile à

Caruso qui le

refuse. Mais

à ce moment-là,

la terre

tremble.


592

ENQU


Que d’Os

American Parano

ÊTES

Ange Leca

Trilogie berlinoise

Parker

593


Tirage de tête à

999 exemplaires

avec jaquette et

frontispice imprimé

sur papier d’art, numéroté

et signé.

D’APRÈS LE ROMAN DE JEAN-PATRICK MANCHETTE

ADAPTATION MAX CABANES & DOUG HEADLINE

EDITEUR DUPUIS • COLLECTION AIRE NOIRE

Que D’Os

Éditions Aire Noire

Maquette : Philippe Ghielmetti & Liv Göttler

Un bon polar se dévore d’un trait. L’intrigue

vous happe, le cerveau carbure, le plaisir

s’installe. Ici, Cabanès adapte le roman noir

de Manchette en y ajoutant une couche…

une couche d’images. Et quelle couche !

594


595


Le dessin donne corps à l’atmosphère

sombre, parfois glauque, toujours prenante

du récit. Chaque case, chaque

phylactère compte. Rien n’est gratuit :

les dialogues sont ciselés, les détails

s’imbriquent, et l’imagination du lecteur

trouve sa place entre les

lignes. On ne saute pas de

pages, on s’immerge.

L’histoire, tendue

comme un câble, offre

rebondissements,

tragédies, suspense et émotions.

Le trait de Cabanès, parfois nerveux comme un

croquis jeté à la hâte, est en réalité d’une précision

redoutable. Les proportions sont justes, les

perspectives maîtrisées, les décors frôlent l’hyperréalisme.

La palette chromatique accompagne

le récit avec subtilité : gris bleuté pour les

596


Photo Jacques Sassier

© Editions Gallimard

JEAN-PATRICK

MANCHETTE

nuits, jaune orangé pour

les intérieurs, vert grisé

pour les extérieurs. Le

tout baigne dans un

lavis discret qui donne

au récit une souplesse

visuelle remarquable.

Que d’os n’est pas une

simple adaptation : c’est

une relecture graphique

puissante, respectueuse

et inspirée, qui prolonge

l’univers de Manchette

avec une intensité rare.

Figure emblématique du roman

noir hexagonal, Jean-Patrick

Manchette a transformé le paysage

littéraire français avec sa plume

acérée et son engagement politique

radical. Écrivain prolifique

aux multiples casquettes –

scénariste, traducteur, critique –,

ce passionné de jazz free et

de cinéma s’est imposé comme

le parrain incontesté du néo-polar.

Après des débuts prometteurs

avec «L’Affaire N’Gusto» en 1969,

il signe des œuvres marquantes

dont «La Position du tireur

couché», adaptée deux fois

au cinéma avec Alain Delon

puis Sean Penn. Collaborateur

de Jacques Tardi et traducteur

de Donald Westlake, il navigue

entre littérature et septième art,

signant notamment «Nada»

pour Claude Chabrol.

Disparu prématurément en 1995,

il laisse une dizaine de romans

qui continuent d’influencer

le polar français contemporain.

Un héritage compact mais

immense pour cet artiste radical

qui a su allier exigence littéraire

et conscience politique.

ACTION

AVENTURE

THRILLER

15 ANS ET +

Album cartonné

104 pages

310 x 237mm

Collection :

Aire Noire

chez Dupuis

597


UNE SÉRIE AUX INTRIGUES

INSPIRÉE DE FAITS RÉELS

OÙ SE RÉVÈLE LA FACE

NOIRE DE L’AMÉRIQUE.

San Francisco 1967,

Kim Tyler, jeune

inpectrice plongée dans

un univers masculin

sexiste, enquête sur

une série de meurtres

aux allures de rituels

sataniques. (P.HL)

Chez Dupuis, 16,50 €,

le tome. Scénario : Hervé

Bourhis. Dessin et

couleurs Lucas Varela.

598


AMERICAN PARANO

Manhatan Trauma

5 juin 1968, New York. Mutée comme lieutenant à Big Apple pour assurer la sécurité

du sénateur Bob Cavendish, en lice pour l’élection présidentielle, Kim Tyler voit ce

dernier se faire abattre devant elle, comme le fut son président de frère avant lui…

599



Pour Kim, expatriée de San Francisco et maintenant mère d’un enfant, ce drame n’est que

l’aboutissement d’une période riche, mais complexe, au cours de laquelle elle aura pataugé

dans le bourbier des coups bas du monde politique… mais surtout dans celui des secrets de

la famille Cavendish.

Après San Francisco et ses hippies, bienvenue dans le New York effervescent de l’été 1968.

Nouvelle ville, nouvelle intrigue, mais heureusement sans rien changer à Kim Tyler, héroïne

aussi complexe qu’attachante, qui cette fois devra percer les secrets d’une famille de politiciens

américains pas très éloignée des Kennedy !

Plume : Charles DEMOULIN



MONSTRES AMÉRICAINS

L’envoûtante descente

aux enfers d’Ange Leca

dans le New York de 1911

Pour ce deuxième opus des

aventures du sulfureux Ange

Leca, le duo Graffin & Ropert

nous transporte dans le New

York tourmenté de 1911, une

ville en pleine mutation où

se côtoient luxe décadent et

misère crasse.

Plus qu’un simple décor,

la Grosse Pomme devient

un personnage à part

entière dans cette intrigue

haletante qui mêle

drame intime et enquête

macabre.

Toujours rongé par son

obsession maladive pour

Emma, le Corse se voit

contraint de mettre

temporairement de

côté sa quête personnelle

pour prêter mainforte

au détective

César Capponi.

Ce qui devait n’être

qu’une banale affaire

de disparitions de

femmes va rapidement

se transformer

en une plongée glaçante

dans les basfonds

de la métropole,

où se trament

des intrigues sordides

sous l’égide

de la redoutable

Mano Nera.

Le génie des auteurs réside

dans leur capacité à entrelacer

habilement les fils narratifs

: tandis qu’Ange traque

des criminels sans visage, son

propre passé le rattrape implacablement.

La rencontre avec le mystérieux

Clouêt va faire basculer

l’histoire, révélant peu à peu

l’étendue de la monstruosité

humaine – bien plus terrifiante

que tous les cauchemars

d’Ange.

L’atmosphère, étouffante et

hypnotique, doit beaucoup

au travail graphique exceptionnel

de Victor Lepointe.

Son trait à la fois puissant et

délicat restitue avec une précision

historique remarquable

l’ambiance des clubs clandestins,

des ruelles enfumées

et des somptueux salons de

l’Upper Class.

Le jeu des couleurs chaudes

et des ombres profondes crée

une tension visuelle permanente,

tandis que les cadrages

cinématographiques insufflent

un rythme haletant à la

narration.

Particulièrement saisissante

est la façon dont l’artiste

contraste les univers : la violence

crue des scènes d’action



contre la délicatesse des moments

introspectifs, la chaleur artificielle

des éclairages au gaz contre le

froid métallique des docks déserts.

L’album s’enrichit d’un dossier

documentaire de 4 pages particulièrement

soigné, éclairant le

contexte historique et les figures

réelles qui peuplent ce récit.Cette

addition intelligente approfondit

l’immersion sans jamais rompre

le charme fictionnel.

Entre polar historique et tragédie

personnelle, ce deuxième

tome d’Ange Leca

confirme tout le potentiel

de la série. Les auteurs réussissent

le pari audacieux de

complexifier leur protagoniste

tout en maintenant

une tension narrative implacable.

Le final, à la fois

bouleversant et énigmatique,

plante habilement

les graines des prochains

développements.

Une réussite totale qui

positionne désormais

Ange Leca comme l’un

des personnages les

plus fascinants de la

bande dessinée policière

contemporaine.

Vivement la suite de

cette quête obsessionnelle

aux allures de

descente aux enfers !


QUAND LA TRILOGIE BERLI

Plume : Charles DEMOULIN By Les Arènes BD

LA PÂLE FIGURE

Entre 1989 et 1991, le romancier écossais, Philip Kerr publiait

une trilogie ayant pour héros principal Bernie Gunther, un ancien

policier devenu détective, ayant pour caractéristiques d’être à

la fois insolant, désabusé, courageux et bagarreur, mais surtout

particulièrement perspicace.

Cette ‘Trilogie berlinoise’ va en fait se dérouler à Berlin et ce sur trois

époques différentes. ‘L’Été de cristal’, en 1936, ‘La Pâle Figure’, en 1938

et ‘Un requiem allemand’ de 1947 à 1948. Une trilogie qui a pour toile

de fond le IIIe Reich à son apogée, puis après la défaite.

Une trilogie qui deviendra très rapidement un ‘best-seller’ et qui,

outre Bernie Gunther, verra débarquer des personnages principaux

ayant noms Himmler, Heydrich ou encore Göering. Tout cela dans

l’ambiance délétère du nazisme.

En novembre 2021, et ce pour la toute première fois, les

éditions ‘Les Arènes’ proposaient l’adaptation en BD du

premier opus de cette trilogie : ‘L’Été de Cristal’.

Petit rappel

Berlin 1936 : Bernie Gunther est désormais spécialisé dans

la recherche des personnes disparues, chose courante

depuis l’arrivée au pouvoir du parti national-socialiste.

Alors que l’Allemagne nazie nettoie les rues de la

capitale allemande en vue des JO, un riche industriel,

Hermann Six, lui demande d’élucider le meurtre de sa

fille Grete et de son gendre Paul, un SS notoire. Six

s’interroge également sur la disparation d’un collier

de diamants d’une grande valeur, enfermé dans le

606 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


NOISE SE DÉCLINE EN BD

607


coffre-fort des époux.

Durant son enquête,

Bernie Gunther va être

confronté à la Gestapo,

à Göring, à des policiers

véreux et à la pègre

berlinoise...

Si Pierre Boisserie

au scénario y allait

d’une découpe

superbement

structurée du chefd’œuvre

de Kerr,

François Warzala,

dans son style ‘ligne

claire, démontrait à

quel point il s’était

documenté pour

reproduire, simplement,

mais efficacement,

les personnages

historiques et les

décors de l’époque.

Bref de quoi satisfaire

amplement les fans de

l’œuvre de Philip Kerr.

La pâle figure T2’

Ce deuxième tome

s’ouvre sur une affaire

de chantage sommant

une riche éditrice de

payer une rançon afin

que les lettres d’amour

de son fils homosexuel

ne soient pas publiées.

Bernie enquête avec

son ancien collègue

608 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


609


Stahlecker, mais celui-ci est assassiné.

Convoqué par Heydrich, Bernie se

voit confier une enquête sur un tueur

en série, surnommé la pâle figure.

Un serial killer qui hante les rues de

Berlin, violant et assassinant de jeunes

femmes blondes...

Mais rapidement, les deux sulfureuses

affaires vont se retrouver mêlées et

plonger notre enquêteur dans les

coulisses du pouvoir nazi.

La Pâle figure, deuxième volet de La

Trilogie berlinoise, dresse un tableau

réaliste et terrifiant du quotidien

des Allemands sous le IIIe Reich.

Sardonique, solitaire, provocateur,

Bernie Gunther est à l’Allemagne

hitlérienne ce qu’est Philip Marlowe,

héros de Raymond Chandler, à la

Californie des années 1940.

Quant au traitement graphique de

François Warzala, il s’inscrit dans

l’école de la ligne claire, à l’instar de

Tintin ou de Blake et Mortimer.

Une adaptation à ce point aboutie

de l’œuvre de Philippe Kerr, que ceux

qui comme moi ont lu le roman ne

parviennent pas à se détacher de sa

version BD.

Vivement le dernier volume :

‘Un requiem allemand’.

Et, espérons surtout, que nous ne

devrons plus attendre quatre longues

années avant de pouvoir l’avoir dans

les mains.

Philipp KERR

610 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


611


J

7 à 77

612 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


«Zoom»

FAMILY/OTHER

LAGAFFE, MLLE JEANNE NEW

PETIT SPIROU NEW

DUPUIS VISITE GUIDEE

BOULE A ZERO T.11

DELTA BLUES CAFÉ

JUNGLE BOOK LA MEUTE T.1

LES SOEURS GREMILLET

ELLIOT AU COLLEGE

RUGBYMEN

PAPY TITANIC

CHARLINE

7 à 77

MO WILLEMS «GUILI LAPIN» NEW

QUI A VOLÉ LE SAVON NEW

AMY POUR LA VIE

NELSON T.26

eunesse

613



Après un album consacré

au célèbre chat de Lagaffe,

il était temps que les éditeurs

pensent (enfin !) à

Mademoiselle Jeanne. Ce

personnage, qui fait battre

le cœur de Gaston, occupe

une place essentielle dans

l’univers du héros préféré

de Franquin.

Cet album réunit les

planches où Jeanne et

Gaston partagent la vedette,

dans des épisodes

aussi tendres que délirants.

Franquin y déploie son art

du scénario : toujours respectueux,

élégant et inventif.

«M’oiselle Jeanne»

a enfin le droit

à son best-of exclusif

dans les Gaston

hors-série


Le cœur tendre

de notre gaffeur préféré

«Moizelle Jeanne»,

l’amoureuse transie

de Gaston qui ne capte

aucun des signaux

qu’elle envoie

Maladroit en tout, Gaston

cache pourtant une belle

histoire d’amour avec

m’oiselle Jeanne. Au début,

Franquin la dessine godiche

et sans éclat. Mais l’amour

fait des mira cles : elle

s’embellit au fil des albums,

rayonnante de sa dévotion

pour notre antihéros.

Car m’oiselle Jeanne possède

ce don rare :

elle croit en Gaston.

Chaque invention

farfelue la fait

s’extasier, chaque

catastrophe la laisse

indulgente.

Une admiration

inconditionnelle

qui en fait sa plus

fidèle alliée.

Gaston, lui, l’aime à sa façon

– distraite, lunaire, décalée.

Ses gestes d’affection

restent platoniques,

presque timides.

Normal : chez lui, l’inventeur

prend toujours le dessus

sur le séducteur.

Un amour doux et complice,

à l’image de ce couple

attachant qui traverse

les gaffes sans jamais

se défaire.


On retrouve par exemple Gaston obsédé

par les scoubidous — il en fabrique avec

les fils des stores, les câbles de téléphone…

jusqu’à transformer la queue de

cheval de Jeanne en scoubidou géant

après une soirée passée chez elle.

Autre pépite : Gaston demande à

Jeanne de l’aider à coudre les bottines

du chat… qui, tout excité, sème la pagaille

dans la rédaction.

Replonger dans un Lagaffe, c’est retrouver

le rire pur, celui qui vous prend par

surprise et vous laisse hilare, seul devant

votre album. Les gags sont toujours aussi

originaux, tendres… et redoutablement

efficaces. Que du bonheur.

POUR LES

9 ANS ET +

Album cartonné

48 pages

en couleurs

300mm x 218mm

chez Dupuis



JANRY, L’ALCHIMISTE

DE SPIROU

DE JADOTVILLE À

LA LÉGENDE DU 9 E ART

Né en 1957 au Congo, Janry déba rque

à Bruxelles avec une passion dévorante :

le dessin. Formé aux arts graphiques,

il y rencontre Philippe Tome, qui deviendra

son complice de toujours.

LE DUO QUI A RÉVOLUTIONNÉ SPIROU

Repérés en 1981 par le journal Spirou,

Tome et Janry reprennent la série

mythique avec un trait tonique et

un humour ravageur.

Leurs albums – La Vallée des bannis,

Spirou à New York, Machine qui rêve,

révolutionnent le personnage et entrent

dans la légende, offrant à Spirou

un regain de popularité spectaculaire.

Le Ptit Spirou est une

réelle source de candeur

et de bonheur. En filigrane,

l’album abordPour son 25e

album, scénarisé par José-

Louis Bocquet et illustré par

Olivier Schwartz, le Petit

Spirou s’offre une aventure

aussi originale qu’absurde,

entièrement centrée sur le

sommeil et les rêves.

Tout commence par un constat

simple : notre héros est épuisé.

Les nuits blanches s’accumulent,

l’insomnie

s’installe, et la fatigue

se fait sentir jusque

UNE ŒUVRE FOISONNANTE

En 1990, le duo crée Le Petit Spirou,

devenu culte grâce à son univers

d’enfance irrévérencieux et ses personnages

inoubliables (Mademoiselle

Chiffre, Monsieur Mégot). La série

inspire même un film en 2017.

Boulimique d’images, Janry multiplie

les projets : Passe-moi l’ciel avec son ami

Stuf (qu’il poursuit seul après sa disparition),

Les Aventures de Poussin I er

d’après Éric-Emmanuel Schmitt...

L’HÉRITAGE

Avec son dessin explosif d’énergie,

Janry a enchanté plusieurs générations

de lecteurs. Auteur populaire et

essentiel, il demeure une référence

incontournable de la bande dessinée

franco-belge.


TOME,

LE VISIONNAIRE

DE SPIROU

Dans le monde des rêves les

couleurs perdent de leur éclat, les

personnages sont plus ternes les

atmosphères plus noires...

dans ses blagues, son

imagination et sa vie scolaire.

Ce point de départ

ouvre la porte à un univers

onirique où se mêlent rêves

merveilleux, cauchemars

délirants et situations improbables.

L’humour absurde de la

série y est poussé à son

paroxysme, porté par la

logique débridée du rêve.

Suzanne, bien sûr, occupe

une place centrale dans

UNE VOCATION

NÉE DANS L’OBSCURITÉ

Né en 1957 à Bruxelles, Philippe

Vandevelde découvre la BD à cinq ans dans

des circonstances particulières : temporairement

aveuglé après une opération, il écoute

sa mère lui lire Le sceptre d’Ottokar et Corentin

Feldoë. Une révélation qui scelle son destin.

LA RENCONTRE DÉCISIVE

À quatorze ans, il participe au fanzine Buck

et suit des cours du soir où il rencontre Janry

et Stéphane De Becker. Après son service

militaire en Allemagne, une nouvelle rencontre

– celle d’André Geerts – le convainc

définitivement de devenir auteur de BD

professionnel.

LE DUO LÉGENDAIRE

Retrouvant Janry, Philippe adopte la signature

«Tome». Ensemble, ils repre nnent Spirou

et Fantasio en 1984 avec Virus, triomphalement

accueilli. Pendant quinze ans, le duo

révolutionne la série, créant en 1987 Le Petit

Spirou, phénomène intergénérationnel qui

deviendra leur plus grand succès.

ENTRE GAG ET POLAR

Fasciné par New York, Tome imagine Soda,

série policière mêlant action et humour.

Cultivant à la fois le gag et une veine réaliste,

il signe avec Janry près de trente albums de

Spirou, dont le remarquable Machine qui rêve.

UN HÉRITAGE IMMENSE

Disparu le 5 octobre 2019, Tome laisse une

œuvre majeure : maître du gag et du polar à

l’américaine, il a marqué la BD franco-belge

de son imagination débordante et de sa

capacité unique à réinventer les légendes.


ses songes. Le Petit Spirou

multiplie les tentatives

de séduction, souvent héroïques,

toujours catastrophiques.

En filigrane, l’album

aborde avec légèreté

les effets du manque de

sommeil chez les enfants :

irritabilité, somnolence,

perte de repères.

En revisitant certains classiques

de la série à travers

le prisme du rêve, «Dans

Tes Rêves» fonctionne

aussi comme un clin d’œil

tendre aux fans de la première

heure. L’album a été

salué pour son originalité,

sa fraîcheur et sa fidélité à

l’esprit Spirou.

Une lecture incontournable

pour les fidèles, et une

belle porte d’entrée pour

les nouveaux venus.

Plume : Eric Heidebroek

LE PETIT SPIROU

CHOUETTES HISTOIRES

TOME 2 - DANS TES RÊVES !

Genre Humour

Âge du lectorat 9 ans et +

Dimensions 300mm (H) / 218mm (L)

Nombre de pages 64 pages en couleurs

Collection Dupuis «Tous Publics»

Type Album cartonné

ISBN 9782808510257


Visite

guidée

chez

par Charles Demoulin

Depuis le 21 avril 1938, date de la naissance de Spirou et de son célèbre magazine, bien de l’eau

a coulé sous les ponts. Mais, surtout, combien de grands noms de la bande dessinée ont vu le jour

dans les milliers de pages proposées par l’hebdomadaire du petit groom tout de rouge vêtu ?

Aujourd’hui, Oh Life one vous propose un petit survol de quelques-uns des derniers albums sortis de

chez l’éditeur de Marcinelle. Parmi ces nouveautés, on abordera tout d’abord ces héros qui faisaient

déjà le bonheur de papa, voire de papy. Des héros devenus aujourd’hui de… légende.


‘TRAQUE EN HAUTE ALTITUDE’

DE PHILIPPE &

ZUMBIEHL

Sous ce titre se cache en fait…

et déjà, le 61 e volet des aventures

de Buck Danny. Ce pilote légendaire

de l’US Air Force enfanté par

Jean-Michel Charlier, Victor Hubinon

et Georges Troisfontaines, qui lui, ne

sera présent que pour l’écriture

des douze premières pages des ‘Japs

atta quent’, premier opus d’une saga

qui aujourd’hui encore est suivie par

un nombre incalculable de fans.

Une série qui a non seulement connu

l’arrivée de nouveaux scénaristes et

autres dessinateurs, mais qui a aussi

généré des séries parallèles comme

‘Classic’ ou encore ‘Origines’. En fait,

avec Buck Danny, c’est plus d’un

demi- siècle de l’Histoire américaine

et mondiale que vous allez traverser.

Aujourd’hui, Buck Danny et ses fid èles

équipiers que sont Jerry Tumbler et

Sonny Tuckson, le gai luron de la

bande, après avoir participé à un

exercice de simulation de combat

avec des pilotes australiens goûtent

aux plaisirs d’une permission largement

méritée. Permission qui sera


de bien courte durée puisqu’ils vont se

trouver convoqués en urgence

au quartier général de l’état-major américain,

suite à la disparition d’un satellite

US au-dessus du Pacifique.

Ayant reçu carte blanche afin de découvrir

ce qu’il s’est passé, notre trio de légende, et

que ce soit en avion

ou en hélico, va

devoir patrouiller et

quadriller la côte

australienne, car

c’est d’un de ses

endroits que doit

être parti le missile

qui a dégommé le

satellite US. Un trio

où Cindy, une pilote

plus qu’appréciée

par Sonny, va elle

aussi avoir un rôle

à jouer.

Afin de ne pas vous dévoiler la suite de

cette nouvelle aventure qui aura une suite

avec : ‘Orbite mortelle’, on vous dira juste

qu’à défaut de satellites, notre… quatuor

va se trouver face à des ennemis encore

plus redoutables que ce qu’il craignait.

Un scénario bien ficelé, avec, au dessin,

un Sébastien

Philippe qui remplace

désormais

Gil Formosa. Et

notre homme

surprend plus

qu’agréablement

les fanas de

la série. Non seulement

par la qualité

de son dessin,

mais également

par ses découpages

et autres mises

en scène.


«MARSU CLUB»

DE BATEM & COLMAN

Créé en 1952 par Franquin dans la série des aventures

de Spirou et Fantasio, pour connaître par la suite sa propre

série, le marsupilami du duo Batem-Colman connaît

aujourd’hui sa 3 4e aventure.

Accompagnée de George,

son compagnon, et de son

neveu Hector, la botaniste

Diane Fosset, suite à

l’arrêt du financement

de ses recherches,

se trouve dans

l’obligation de

regagner Londres.

Sauf qu’au moment

de prendre

l’avion, Hector

a disparu.

En fait, et sous l’effet magique du vieux sorcier

Touhtankilosé, notre petit bonhomme s’est

soudain transformé en marsupilami. Une transformation

qui a suscité en lui le désir de

s’encourir dans la jungle palombienne afin de

retrouver ses amis marsupilamis.

Mais les lois régissant la vie

animale ne sont pas

celles des humains.



Et l’arrivée de ce nouveau mâle inconnu

ne plaît pas à tous.

Et notre Hector-marsu de comprendre qu’il

doit se chercher son propre territoire pour

y fonder sa propre famille. Sauf que très vite

il comprendra qu’il vaut mieux

redevenir Hector… l’humain.

Un album très réussi où

le dessin humoristique de

Batem fait toujours merveille,

et où le scénario de Colman

nous propose gentiment

une quête d’identité

et d’amitié.


«CHANSON

D’AVRIL»

DE FRANÇOIS WALTHÉRY

ET SIRIUS

Cette 24 e aventure de la pulpeuse

Natacha, cette bien jolie hôtesse de l’air

enfantée en 1970 par l’ami François

Walthéry, va entraîner les lecteurs

dans une aventure où réalité et fiction

vont se confondre. On s’explique.

Ce nouvel album de la saga ‘Natacha’

est en fait le 3 e tome du cycle dédié

à ‘L’épervier bleu’. Ainsi, après

les albums ‘L’épervier bleu’ et

‘Sur les traces de l’épervier bleu’,

publiés respectivement en 2014 et 2018,

nous arrive ce qui devrait

être la suite et fin de cette trilogie.


Alors que le service du soir se termine sur le vol SN

Bardaf 614, et que le personnel de bord peut enfin

prendre un repas bien mérité, Natacha lit à Walter,

son steward et par ailleurs son compagnon d’aventures,

le journal intime de sa grand-mère.

Et de lui expliquer que : de retour de Nouvelle-

Calédonie, ma grand-mère et ton grand-père,

toujours accompagnés de la petite Chacha, croisent

en plein Pacifique un paquebot de luxe stoppé

en plein océan. Et ce alors que brille zdans le ciel

nocturne une mystérieuse lumière. Montés à bord,

ils décou vrent non seulement l’équi page et les

passages endormis, mais également les cabi nes et

le coffre- fort pillés. Quel sombre secret cache le

Waikiki, ce bateau à millionnaires ?


Si l’intrigue emprunte

son déroulement

au narratif de la

science-fiction, le dessin

de Walthéry reste égal

à lui-même, comblant

toujours d’aise,

aussi bien les grands

que les petits.


«WALTHÉRY

NATACHA…

UNE VIE

DE DESSINS»

Après Yves Chaland, Victor

Hubinon, Lambil et Cauvin,

Tome et Janry, Dodier,

Batem… les éditions Dupuis

remettent au goût du jour,

et ce dans la série ‘Une vie

de dessins’, l’ouvrage dédié

à François Walthéry.

Introduit par un texte de référence dédié au premier personnage féminin de la BD grand public,

ce beau livre de quelque 300 pages est truffé de couvertures mythiques, de séquences

légendaires tirées des différents albums où percutait notre ravissante hôtesse de l’air, d’originaux

où alternent castagne et mystère, d’agrandissements de cases… bref un pur régal.


Et à propos de Natacha,

savez-vous que ce 2 avril 2025

Natacha hôtesse de l’air s’envole

pour le grand écran avec,

comme acteurs principaux :

Camille Lou, Vincent Dedienne,

Didier Bourdon. On ajoutera

toutefois que si Walthéry

se montre satisfait, notamment

du casting, il n’a pas participé

au scénario.


C’est vrai que l’ami François est

une figure majeure et incontournable

de bande dessinée franco- belge.

Son art tient tout d’abord dans

le dynamisme de son trait, dans ce

sens inné qu’il a du mouvement, enfin

dans cette capacité de croquer

avec humour, les ‘trognes’ de

ses personnages secondaires.

Avec lui au crayon, le lecteur voit

d’emblée s’il a affaire à un bon

ou à un mauvais. Si l’on étale devant

vous une centaine d’albums de BD

n’ayant pas encore reçu ni titre

ni auteur, d’emblée vous sortirez du lot

celui dessiné par ‘maître’ François.


«spécial»

jeunes


‘LES AMIS DE SPIROU T2’

DE MORVAN, EVRARD

ET BEN BK

Marcinelle, 1943. Alors que les nazis ont interdit

la parution de Spirou, le jeune Flup et sa bande

des ‘ADS’, lisez ‘Les Amis de Spirou’, combattent

l’occupant de manière de plus en plus dangereuse,

par exemple en transportant des explosifs

pour la Résistance.

Ils pensent ainsi suivre

les préceptes édictés

dans leur journal préféré

par Jean Doisy, son premier

rédacteur en chef, qui

n’en demandait peut-être

pas tant. Car Doisy,

lui-même résistant

avec ses camarades

du ‘Théâtre du Farfadet’,

connaît bien les dangers

de la lutte armée.



Rêvez d’autres plans.

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D’ailleurs, dans leur combat

contre le nazisme, les ADS

ont peut-être perdu

Spirouette, poignardée

par un jeune militant rexiste.

Les ADS retrouveront-ils

leur amie ? Échapperont-ils

aux nazis ? Peut-être pourront-ils

compter pour cela

sur l’aide inattendue

d’une mystérieuse créature

palombienne enlevée

par les nazis, qui vient de faire

son entrée à Marcinelle...


Une formidable leçon de (sur)vie, d’engagement

et de courage, mais d’où l’humour n’est jamais exclu !

Avec aussi, et en exergue, le dessin vachement talentueux

de David Evrard, découvert notamment dans Simone,

Irena… des albums destinés aux jeunes amateurs de BD.

C’est délicieusement bon. Un véritable petit bonbon

qui mêle histoire de l’Histoire et aventure !


‘MOLLY WIND

LE MYSTÈRE DES COLLINES’

En plein Far West, Molly est une lectrice passionnée

qui rêve de pouvoir devenir bibliothécaire

ambulante. Bien trop jeune

pour cette responsabilité, elle attend

impatiemment le moment où elle pourra

accompagner sa sœur Ann, dans ses tournées.

Ann, qui pour aider financièrement sa famille

établie dans les Appalaches de la fin des années

1930, est devenue bibliothécaire ambulante.

Lorsque Ann est victime d’un accident et

ne peut repartir sur les routes, Molly décide

de prendre sa place. Accompagnée de Carson,

son cheval, elle va se lancer dans une aventure

digne de ses plus belles lectures.

DE CATALINA GONZÁLES VILAR

ET TONI GALMÉS


«Les Ondes

Marcinelle»

En juillet 2022, Dupuis lançait

deux nouveaux labels :

’Les Ondines’ et ‘Les Ondes

de Marcinelle’. Labels dédiés

au roman graphique. Si ‘Les

Ondines’ ont pour mission

de s’adresser aux enfants

à partir de 7 ans, ‘Les Ondes

de Marcinelle’ ont pour cible

un public adulte. Témoin

ce nouveau titre que nous

propose Clara Lodewick,

une Bruxelloise de 29 ans

qui a grandi entre nos deux

communautés linguistiques.

S’intéressant à la vie des gens,

à leurs relations, leurs problèmes,

aux inégalités sociales

et à leur lien avec la nature,

elle nous propose, après

‘Merel’, ce ‘Moheeb sur

le parking’, un roman

graphique sur la réalité de

l’exil et de la migration.


«MOHEEB

SUR LE PARKING»

DE CLARA LODEWICK

Un bout de parking, pas loin de Bruxelles,

c’est là que Moheeb, un ado afghan réfugié,

vit sa vie sur un banc. Un quotidien précaire,

mais égayé par les parties de foot

avec son pote Hugo e–t les discussions

avec Qaïs, migrant comme lui et tombé

amoureux d’une jeune Belge.

Soutenu par Souad, membre d’une association,

ainsi que par la maman d’Hugo, un ado

qui lui complique bien la vie, Moheeb

le taiseux semble profiter des longues journées

d’été, malgré les papiers qui n’arrivent pas,

les agressions et les menaces de la police.


À moins qu’un feu secret

ne le consume de l’intérieur.

Car si on ignore déjà

ce qu’il y a dans la tête

d’un ado avec un toit

et une famille, comment

savoir ce qui se passe

dans celle de Moheeb?

Un message plus que

fort. Une histoire

qui vous touche

et percute. Un récit

poignant où espoir

et solidarité sont

de mise.


«Aire Noire»

Encore une nouvelle collection made in Dupuis. En fait le côté… noir, polar ou thriller

de ‘Aire Libre’. Et pour étrenner cette nouvelle proposition, l’éditeur de Marcinelle

nous propose la déclinaison graphique du personnage emblématique de Richard

Stark, alias Donald E. Westlake : Parker. Parker qui a à son actif quelque 24 romans.


DE DOUG HEADLINE ET KIERAN

D’APRÈS RICHARD STARK

«PARKER – LA PROIE»

Parker, un grand

gaillard au physique

d’acteur hollywoodien

et à la mâchoire carrée,

aime varier ses plaisirs :

tantôt voleur, tantôt

braqueur ou pirate

de la route.



Cette fois, il a mijoté un coup

parfait et a priori sans risque.

Le butin ? Un coffre de banque

à Cedar Falls, une bourgade

tranquille de l’Iowa, et un casse

facile avec trois acolytes aguerris.


L’affaire va mal tourner au moment du partage

du butin quand l’un d’entre eux décide de faire

cavalier seul et de flinguer ses ‘associés’. Seul

Parker s’en sort et sincèrement, ce n’est pas

une très bonne nouvelle pour le gars qui l’a doublé.

Véritable polar aussi noir que de l’encre de Chine,

ce premier opus nous plonge dans l’esprit du truand

solitaire où la violence est devenue chose banale

pour lui. Si le scénario ne souffre la moindre

critique, que dire du dessin d’une incroyable

efficacité d’un Kieran qui jongle à merveille avec

le noir, le blanc et le gris bleuté pour maintenir

à chacune des cases de cette excellente BD,

l’ambiance glauque du récit ?



SCÉNARIO ZIDROU

DESSINS ERNST

COULEURS

LAURENT

CARPENTIER

EDITEUR BAMBOO


LE TOME 11 DE LA SÉRIE, DONT LE PREMIER ALBUM PARAÎT EN FÉVRIER

2012, REPRÉSENTE L’AVANT DERNIER NUMÉRO DE LA COLLECTION.

L’HISTOIRE RACONTE LE RETOUR À L’ÉCOLE DE L’HÉROÏNE

AVEC SON LOT D’ESPOIR MAIS AUSSI DE DÉSESPOIRS.

UNE HISTOIRE EMPLIE D’ÉMOTION QUI RACONTE UNE NOUVELLE

AVENTURE DE ZITA, 14 ANS, DOTÉE D’UNE BELLE FORCE DE CARACTÈRE

POUR AFFRONTER LES DIFFICULTÉS DE LA VIE.


QUAND LA VICTOIRE

SUR LA MALADIE

OUVRE UN NOUVEAU

CHAPITRE!

10 ans.

C’est le nombre

d’années que Zita,

alias «Boule à Zéro»,

a passées à l’hopital

pour vaincre

sa leucémie.

Ce long combat,

elle en sort finalement

vainqueure.

RETOUR

À L’ÉCOLE…

Zita a la chance d’être

épaulée par quelques

amis qui lui donnent

un sérieux coup de pouce

après les cours. Cette reprise

relève du parcours du combattant

et lui demande

des efforts inconsidérés et

une bonne dose de courage.

Ses parents l’aideront à tenir

le cap dans les moments

de découragements.

Mais…

qu’en est-il de la suite?


«Je dédie cet album à toutes les Marine du

monde. Marine est la fille de mon ami Raymond.

En 1983, à l’âge de 4 ans, elle s’est battue

contre un cancer. Aujourd’hui, elle a 32 ans,

elle est dynamique, belle, mariée et se porte

à merveille… Je voudrais que cet album soit

un message d’espoir pour toutes les personnes

concernées par cette maladie.»

Serge ERNST.


« Il est là, le talent des auteurs :

l’angoisse est dite

et dessinée sans ambages,

mais le rire n’est jamais loin.

«

Le Figaro


© Rita Scaglia

ZIDROU,

SCÉNARISTE DE BAZ.

Benoît Drousie, dit Zidrou,

est né à Anderlecht. Après

avoir exercé le métier

d’instituteur, il se tourne

vers l’écriture et collabore

à la revue Tremplin. Parallèlement,

Zidrou inonde

les rédactions de magazines

jeunesse. Entretemps,

«L’Élève Ducobu»,

lancé dans Tremplin, est

publié à partir de 1997. Au

sein du Journal de Spirou,

Zidrou multiplie les histories

courtes et y crée la

série «Les Crannibales»,

«Le Boss», et, surtout

«Tamara», dont le personnage

d’adolescente

enrobée connaît un immense

succès, et connaît

une double adaptation

cinématographique.

Ensuite, mis à part «Boule

à Zéro», Zidrou se détache

de son statut d’auteur

jeunesse. Il est débauché

pour reprendre Ric Hochet

et Léonard. En 2022,

il créer Hollywoodland

dans le magazine

Fluide glacial.

« Malgré les douleurs,

les difficultés et les coups de blues,

les enfants en particulier Zita,

sont combatifs, bourrés d’humour

et de philosophie.

«

L’Actu


SERGE ERNST,

DESSINATEUR DE BAZ.

Serge Ernst vit dans le Gers. Il publie

dans le «Journal de Tintin» ses «Clin d’oeil»

qui paraîtra chaque semaine pendant

quinze ans, puis seront déclinés en neuf

albums édités par les éditions Le Lombard.

Parallèlement, Serge Ernst commence

à se diriger vers la BD humoristique

avec «Les Égarés», «William Lapoire»,

«Les Cases de l’Oncle Ernst» ou encore

«Les Zappeurs».

À partir de 2012, il signe avec talent

le dessin de la série «Boule à Zéro».

Chère Vie, comment tu vas?

Et la santé, ça va? Moi la mienne

va beaucoup mieux, merci. Depuis des années,

tout le monde m’appelle «Boule à Zéro». Inutile

de t’expliquer pourquoi! Désormais, on est prié

de m’appeler par mon vrai nom : Zita. Zita

Sayyah. J’habite au… Euh… En fait, je ne connais

pas encore ma nouvelle adresse. Il faut dire

aussi que ça fait seulement vingt-quatre heures

que j’habite là! Avant, je vivais à l’hopital

Le Goff. Ça me fait tout drôle de retourner

à l’école, comme ça, dix ans après!…

Je vais avoir quatorze ans et aussi étrange

que cela puisse paraître, aujourd’hui,

c’est ma toute première rentrée

des classes. Et je vais t’avouer un truc,

chère Vie : j’ai les chocottes!

L’«Opération Boule à Zéro» c’est le point de rencontre entre une BD,

ses créateurs Zidrou et Serge Ernst, Alain Carrupt et BDmania.

Alain s’occupe d’une librairie seconde main et avec l’aide de BDmania,

lance des opérations de soutien.


Autres histoires

complètes éditées

par Bamboo

sur la thématique

sociétale…

Le Livre de Fred

a valeur d’exemple

afin de rappeler

que non,

définitivement non,

le handicap

n’empêche pas

le talent.

BOULE À ZÉRO

T11 LE GRAND BAIN

48 pages

en 217 x 294 mm

ISBN 979 1 0411 0358 4

11,90 euros.

Geoffroy qui passait

ses journées seul

à sa table à dessin,

se retrouve

à faire la toilette

à des malades d’Alzheimer.

La vie pourrait être

parfaite pour Emma,

mais Clarisse lui

fait vivre un enfer

à l’école. Elle a même

réussi à monter

les autres élèves

contre elle.

«Miss Bouboule» est

devenue une lycéenne

bien dans sa peau

et la vie semble

désormais lui sourire.

Sauf que Valentine

et sa clique lui font

vivre l’enfer…




Quand la vie de Simon s’effondre, il fait ce que peu

osent : il disparaît. Il quitte tout, les souvenirs, le bruit,

les repères, pour revenir là où il a grandi — un coin

de nature brute, enveloppé de silence et peuplé

d’animaux qu’il baptise tous Georges… sauf une ânesse

au regard doux, Armelle.

Dans cette retraite forestière, Simon ne cherche pas

à fuir, mais à se reconstruire. Et c’est là, au détour

d’une balade, qu’il tombe sur un vestige oublié :

une ancienne piste de bike park, avalée par la végétation.

Intrigué, il se lance dans une quête presque

instinctive pour en décrypter les courbes, les intentions,

l’âme. Ce terrain, pensé avec ingéniosité, devient

son nouveau projet, son nouveau souffle.

Mais derrière cette création se cache Christophe. Il ne

roule pas à vélo. Il est atteint d’autismeprofond, et son

rapport au monde est singulier, souvent incompris.


Beaucoup le jugent à tort et, pourtant, Christophe est doté d’une

capacité de conception fascinante. Il n’a pas cherché à transmettre,

il a simplement construit — avec une rigueur et une vision

qui dépassent l’entendement.

La rencontre entre Simon, quadragénaire en quête de sens, et

Christophe, adolescent génial mais marginalisé, donne naissance

à une alliance inattendue. Deux solitudes, deux mondes, et pourtant

une même sensibilité à ce qui ne s’explique pas.

Publiée chez Grand Angle, la bande dessinée parle de reconstruction,

de nature comme refuge, et de ces esprits brillants qu’on ne

sait pas toujours regarder.


Plume & Layout : Pascale LINTERMANS-HEIDEBROEK

SCÉNARIO PHILIPPE CHARLOT

DESSINS ÉRIC HÜBSCH

COULEURS SÉBASTIEN BOUET

EDITEUR BAMBOO

UNE POTION MAGIQUE

POUR FAIRE RIRE

ET SOURIRE GRÂCE

À UN SAVANT MÉLANGE

D’HUMOUR ET D’AMOUR.

DES PERSONNAGES

QUI VIVENT DES SITUATIONS

COCASSES, UN ROY

QUI SE RETROUVE

ROYALEMENT PIÉGÉ

PAR UN INDIVIDU

MACHIAVÉLIQUE.

ET UN DÉNOUEMENT

EMPREINT D’UNE BELLE

MORALE CAR, EST PRIS

QUI CROYAIT PRENDRE,

ON TIRE UN TRAIT SUR

LES MAUVAIS BOUGRES.


ÉRIC HÜBSCH

A l’école, les cahiers d’Éric Hübsch se trouvent très vite envahis

de dessins. C’est donc sans surprise qu’on le retrouve

dans la section «Bande dessinée» d’une école supérieure

d’Angoulême. Il participe à la création d’albums collectifs

avant de se consacrer essentiellement au graphisme.

1995 verra le retour du dessinateur dans le premier

tome «Le Réveil de Merlin» avant d’exprimer sont

grand talent au travers de la collection «Marcel

Pagnol», «Topaze», «Cigalon», et «La Partie de

boules». Le Royal fondement constitue sa première

collaboration avec Philippe Charlot.


Après Le Royal

Fondement du roi

Louis XIV, voici

que tu t’intéresses

à la chandelle

du bon Roy Henri…

D’où te vient

cette passion

pour les maux

de nos grands

hommes?

Sur

quelle base

historique

repose

ce récit?

Je vis

à Béarn,

où tout

le monde

se considère

descendant

+/- direct

d’Henri IV.

Son appétence

pour les jeunes

bergères aurait

laissé tant de

batards que chacun

s’enorgueillit

d’un petit air

de famille.

Conseil aux jeunes auteurs : quand tu abordes un éditeur

pour parler projet, il faut susciter son intérêt. Je me suis dit

que personne n’avait dû aller chercher son inspiration dans

ces régions mal explorées (rires). C’est surtout l’occasion de

jouer avec la grande Histoire pour en écrire des petites.

Nous avons la chance de vivre à une époque où l’on sait

soigner sans douleur, sans amputations, sans saignements…

Alors que pendant longtemps

l’arrivée du médecin

signifiait grande

douleur et mort

certaine.

On rit beaucoup

dans cet album.

Le talent d’ Éric Hübsch, par

sa capacité à rendre

cocasse certaines scènes,

n’y est pas étranger…

Vu le sujet, il m’aparu important

d’ajouter de l’humour à l’aventure.

Eric est le parfait complice pour cela,

nous rions des mêmes bétises.

Son dessin semi-réaliste et

son talent incroyable pour mettre en place

des scènes souvent complexes,

tout en maintenant une parfaite

fluidité dans la narration

me scotchent à chaque fois.

RENCONTRE

AVEC LE SCÉNARISTE

PHILIPPE

CHARLOT

Pour la mise en scène, les dialogues,

on pense aux grands classiques :

Cyrano, Dumas, Molière…

Y-avait-il une volonté de faire

quelque chose de très théâtral?

J’ai cherché un ton, effectivement. La référence

à Alexandre Dumas me flatte. C’est exactement

ce que j’avais en tête, en toute modestie et

avec une totale admiration pour pour l’oeuvre

du plus grans scénariste de tous les temp.s


LA CHANDELLE

DU BON ROY HENRI

64 pages en 220 x 30 mm

ISBN 979 1 0411 0082 8

16,90 euros.



Un dessin riche, simplifié

presque réaliste, clair,

précis avec des lignes

fortes et un marquage

structuré des émotions.

Toute une panoplie pour

entrer dans l’univers des

jeunes adultes. La mise en

scène offre un regard sur

les rêves des grands ados.

Une Ferrari pour l’héroïne,

une université

prestigieuse, et un

hopital d’avant-garde pour

Billy le frère d’Isabella qui

est atteint d’une maladie

mystérieuse.

Isabella décide de se faire

passer pour son frère Billy

afin d’adhérer à la fraternité

universitaire Ypsilon.

Isabella y parvient et ne

tarde pas à découvrir

certains aspects secrets et

dangereux, voire même

touchant à la pédophilie.

C’est un travail de scénario

palpitant et vif qui entraine

le lecteur dans une frénésie

de lecture afin de pour

suivre le fil. Beau travail !



Vous vous souvenez de ces années-là ?

Quand Londres était encore un terrain de jeu,

quand l’avenir brillait comme les néons de

Piccadilly Circus. Les amphithéâtres de la LSE

résonnaient de vos discours ambitieux - vous

étiez jeunes, beaux, et surtout certains de

dominer le monde. Les nuits s’étiraient entre

les pubs enfumés de Soho et les after-hours

clandestins, les shooters de vodka glacée

coulaient à flots, et l’argent de papa semblait

un droit acquis plutôt qu’un privilège.

Puis elle est arrivée...

Zoé Carrington

D’un sourire, elle a fait voler en éclats vos certitudes

d’enfants gâtés. L’histoire aurait pu être banale

- une rencontre, une passion, des lendemains

qui chantent. Mais Jim, dans ce nouveau roman qui

confirme tout son talent après Une nuit à Rome,

tisse une tragédie moderne bien plus complexe.

Aujourd’hui, réunis dans le manoir victorien des

Pembroke pour une fête qui ressemble étrangement

à un adieu, vous vous observez en silence.

Les costumes Armani dissimulent mal les cicatrices.

Le champagne coule, mais certains verres restent

vides - à jamais.

Entre les éclats de rire forcés, chacun mesure le

chemin parcouru depuis ces nuits folles où vous

vous croyiez immortels :

Thomas, le golden boy devenu accro aux antidépresseurs

- Sarah, l’héritière qui a troqué ses rêves

contre un mariage de convenance... Et toi... coincé


entre tes remords et cette vérité qui brûle : personne ne s’en est vraiment sorti.

Jim maîtrise parfaitement l’art du drame psychologique. Son écriture, à la fois

crue et poétique, restitue avec une justesse troublante l’atmosphère

des années 2010 - cette période charnière où les crises financières

ont brisé une génération entière.

Les dialogues ciselés révèlent

progressivement les failles de

chaque personnage, tandis que

les flashbacks sur Londres étudiant

créent un contraste déchirant

avec la réalité actuelle.

Particulièrement saisissant : le

portrait de Zoé. Ni ange ni démon,

mais une anti-héroïne profondément

humaine, dont les

choix résonnent comme autant

de coups de poing. Sa relation

toxique avec le trio initial devient

le miroir grossissant de

vos propres contradictions.

Ce roman est bien plus qu’une

chronique sociale : c’est une

méditation sur l’échec, le deuil

des illusions, et ce moment où

l’on comprend que devenir

adulte signifie parfois survivre

à ses propres rêves. La dernière

scène, d’une sobriété

dévastatrice, vous hantera

longtemps après avoir refermé

le livre.

Zoé Carrington confirme

Jim comme un des voix

les plus percutantes de sa

génération. Préparez-vous

à être secoués, remués,

transformés.

Et peut-être, à vous demander

: qu’avez-vous

vraiment sacrifié sur l’autel de vos ambitions ?




ARIA

INTÉGRALE 1

Un ouvrage de Michel Weyland commenté par Charles DEMOULIN Expert es BD

• Publié par les Editions DUPUIS

C’est en 1980, dans le journal de

‘Tintin’ qu’Aria commence ses chevauchées

qui s’inscrivent dans le catalogue

réservé à l’Heroïc Fantasy et dans lequel

elle va très rapidement s’affirmer

comme une valeur sûre. Toutefois, afin

de pouvoir aborder des aventures

d’Aria destinées à un public ado et

même adulte, Michel Weyland, son

créateur, rejoint alors la collection

’Repérages’ des éditions Dupuis.

Aujourd’hui, cette guerrière sans

attache qui vit à une époque que l’on

qualifierait de ‘médiéval fantastique’, a

mis à son actif quarante albums dans

lesquels elle s’attache toujours à aider

les plus faibles tout en luttant elle aussi

pour sa liberté. C’est vrai qu’aucun

homme quels que soient sa puissance

ou ses pouvoirs ne lui fait peur.

Dupuis a décidé d’offrir à la jolie blonde

que rien n’effraie, une mise en intégrales.

Du coup, dans cette ‘Intégrale

n°1’, vous allez retrouver les quatre

premiers volets de cette immense saga

: ‘La fugue d’Aria’, ‘La Montagne aux

sorcières’, ‘La Septième porte’ et ‘Les

Chevaliers d’Aquarius’.

Au commencement, il y a eu

‘La fugue d’Aria’ où notre

héroïne est engagée comme conseiller

militaire. Jeune femme de tête parmi

des hommes rudes et frustres, Aria

devra combattre la veulerie, l’ignorance

et les préjugés. Mais au-delà de la

combattante, Aria est aussi une jeune

femme intelligente, débrouillarde et

volontaire, qui défie des sorcières et des

monstres, sauve des petites filles et

affronte la cruauté des hommes.

Dans ‘La Montagne aux sorcières’,

qui regroupe en fait quatre

histoires courtes, Michel Weyland nous

plonge dans quatre récits où magie et

surnaturel se conjuguent comme à ravir.

Ainsi, si elle doit affronter magiciens et

sorciers, Aria se verra également

confrontée à un dangereux dragon.

Magie et combats font à nouveau

partie de ‘La septième porte’,

le troisième volet des aventures de



notre guerrière fougueuse et solitaire.

Un opus où pour la première fois elle

va être blessée, mais guérie par une

gamine nommée Arcane, qui a non

seulement un don de double vue, mais

également celui de pouvoir

cicatriser les plaies. Ce dont

Achtanga, un chef de guerre, va

tenter de tirer profit.

Reste ‘Les chevaliers

d’Aquarius’,

où l’on retrouve une Aria

paralysée par la peur. La peur

de l’eau d’un lac apparemment

tranquille, mais d’où

surgissent des créatures

mystérieuses et repoussantes.

Avec Aria, qui a désormais

créé son chemin dans le

petit monde des héros et

héroïnes de papier,

Michel Weyland, aidé

aux coloris par son

épouse, nous offre un

personnage féminin

bien dans le style de

Thorgal. Une ‘petite

bonne femme’

éprise d’indépendance

qui évolue

dans un monde

fantastique où la

monstruosité

n’est pas toujours

là où on

l’attend.


TOME 6 * LA VILLA DES MYSTÈRES

Dessin et couleurs Alessandro Barbucci

Scénario Giovanni Di gregorio avec la collaboration de Barbucci

Editeur Dupuis

La famille Grémillet est attendue

avec impatience sur une île magique

où elle est conviée à prendre part

au plus extraordinaire des mariages.

Et c’est au coeur de ce petit paradis

que les trois soeurs vont vivre

une aventure mystérieuse

des plus inattendue.

Problème... les caractères bien différents

des soeurs vont créer des rivalités

telles, qu’elles se sépareront en deux groupes

pour tenter d’expliquer la présence

de drôles d’empreintes de pas menant

à une pièce de puzzle.


https://youtu.be/XjDhJm5_W9Q




Ce petit monde de chipies vivra

au rythme de colères et coups d’éclats

pour finir par se réconcilier pour de bon

parce que, la morale de cette histoire,

c’est qu’en fin de compte, l’amour

qu’elles se portent est bien plus fort

que la zizanie qui les sépare.

Une histoire tendre et touchante,

par les dialogues empreints d’une belle

moralité qui ne cesse d’émerveiller

au fil des pages.

Des émotions rendues sur papier

avec talent. Des dessins qui ravissent

par leur beauté et une belle harmonie

dans les couleurs qui invite à vouloir

enchaîner sur le tome qui succède tant

l’ouvrage procure un bonheur inégalé.

Un régal pour les yeux mais, aussi

pour l’âme. On attend le tome 7

avec impatience.


Allessandro Barbucci,

c’est moi… et je suis

dessinateur.

A 18 ans, Alessandro

Barbucci entre

chez Walt Disney

Company Italia.

Il y dessine des

plan ches de BD par

cen taines, et en plus,

il travaille dans l’animation et les jeux vidéos.

En 1996, il illustre des histoires pour

le Journal de Mickey. Et il enseigne également

les techniques de la BD à la prestigieuse

Académie Disney de Milan.

En 1997, il collabore à la création de l’univers

des «W.I.T.C.H.».Et c’est en 2000 que Barbucci

commence à travailler pour le marché

franco-belge avec la série «Sky Doll».

Il en crée l’univers et le scénario en duo

avec Barbara Canepa puis s’occupe du dessin

et elle de la couleur.

Après avoir développé la série «Monster

Allergy» en 2003, Alessandro participe

à la série «Lord of burger» (chez Glénat)

et il publie «Chosp - le pouvoir aux moches !»

pour ensuite se lancer dans l’illustration

de «Ekhö Monde Miroir»avec lequel

il remporte de nombreux prix.

2020 voit naître le premier tome de

la série jeunesse, «Les Soeurs Grémillet»

dont il réalise le dessin, les couleurs,

et aussi le scénario en compagnie

de Giovanni Di Gregorio.


ZOOM SUR GIOVANNI

DI GREGORIO, LE SCÉNARISTE

Giovanni Di Gregorio découvre très vite

qu’il aime bouger. Il vit donc quelque temps

dans d’autres régions italiennes puis en

dehors du pays. Après un Doctorat en chimie,

il se consacre à l’Histoire des sciences et

travaille pour le Science Museum de Londres.

Fasciné par la bande dessinée, il commence

par écrire quelques scénarios avant de

se consacrer entièrement à l’écriture. Et

il se consacre aux séries Dylan Dog et

Dampyr puis co-crée Creepy Past. Il entre

ensuite chez Walt Disney Italia pour Topolino

et Monster Allergy, série animée par

un certain Alessandro Barbucci...

Et… la nouvelle

qui dessine

la banane,

c’est que le tome 7

(Le dragon d’or)

sera disponible

à partir du

25 avril 2025

… à partir

de 6 ans.

Son roman graphique «Storie di mafia

quotidiana», traduit par Casterman en 2007

(Brancaccio, chronique d’une mafia ordinaire)

le propulsera sur le devant de la scène.

Il écrira aussi plusieurs séries d’animation

avant de se retrouver au générique de courts

-métrages et, parallèlement enseigne

à la célèbre Escola Joso de Barcelone.

C’est alors en 2020 que débute la merveilleuse

série «Les Sœurs Grémille, Prépubliée

dans le journal Spirou, la série s’est vite attiré

l’affection toute particulière de ses lecteurs...

Et on ne saurait leur donner tort !



TOME 20 MOI D’ABORD !

SCÉNARIO CAZENOVE & WILLIAM

DESSIN ET COULEURS WILLIAM

EDITEUR BAMBOO ÉDITION

À coups d’histoires courtes

délicieusement dessinées, Wendy et

Marine sont de retour pour partager

à nouveau des histoires drôles remplies

de vie et de rebondissements.

Il y a des albums qui ont

le parfum des maisons où

l’on rit fort, où l’on se chamaille

pour un rien, où les portes

claquent mais où les câlins

finissent toujours par revenir.

Ce nouveau tome appartient

à cette famille-là : celle des

lectures qui sentent le vécu,

les après-midis trop bruyants,

les chambres en désordre et

les émotions qui débordent

sans prévenir.

Dans cet album, Marine entre

en scène sans ralentir, sans

jamais douter que le monde




est un terrain de jeu. Elle bondit,

elle invente toujours avec

la même énergie solaire qui

transforme chaque idée en

mission, chaque mission en

aventure, et chaque aventure

en mini-catastrophe délicieusement

orchestrée. On la suit

avec un éternel sourire parce

qu’elle incarne cette enfance

qui ne calcule rien, qui fonce,

qui croit que tout est possible,

et qui, souvent, a raison.

Face à elle, Wendy traverse

une période plus nuageuse.

L’adolescence lui colle aux

baskets : moral en dents de

scie, hypersensibilité, besoin

d’espace, envie de rien et de

tout à la fois. Elle soupire, elle

s’agace, elle se replie. Et c’est

précisément là que l’album

trouve son cœur : dans cette

rencontre entre deux âges,

deux rythmes, deux façons

d’habiter le monde.

Marine veut remonter le moral

de sa grande sœur, mais

WILLIAM MAURY

COLORISTE,

DESSINATEUR ET SCÉNARISTE

Avant les rires et les tempêtes douces

des Sisters, il y eut un chemin plus secret.

William dessinait d’abord dans les magazines

de sa région, dans ces espaces

modestes où naissent les vocations patientes.

Son premier album, «Alban de Montcausson»,

une romance médiévale, est suivi,

en 2004, par un diptyque policier «Baraka»

grâce à la rencotre avec le cinéaste Georges

Lautner. Parallèlement, il travaille comme

coloriste sur, notamment, Agatha Christie,

Bonecreek et Amerikkka qu’il signe sous le

pseudonyme Wilmaury.

Et un jour, sans bruit, l’inspiration s’est assise

à sa table. Elle avait les yeux de Wendy, l’élan

de Marine. Deux petites cocottes qui transforment

chaque matin en aventure, chaque

dispute en comédie, chaque câlin en moment

de tendresse. Alors William a cessé de chercher

ailleurs. Il a ouvert la porte de sa propre

maison, et dans le tumulte tendre de ses

filles, il a trouvé une série qui rit, qui court,

qui déborde : «Les Sisters».

Et la série est devenue une success-story de

la BD jeunesse franco-belge.


à sa manière, c’est-à-dire avec

une sincérité qui désarme.

«Moi d’abord !» résume bien

la mécanique de la fratrie :

on se dispute pour exister,

on s’affirme pour être vue,

on râle pour être aimée.

Cazenove et Maury, fidèles à

leur duo, orchestrent ce chaos

tendre avec une précision qui

ne se dément pas. Les gags

s’enchaînent avec un sens du

rythme impeccable, les dialogues

sonnent juste, et les situations

familiales ont ce goût de déjà-vu

qui fait sourire : la chambre

qui explose, les projets bricolés

CHRISTOPHE CAZENOVE

DESSINATEUR

ET SCÉNARISTE

Avant les albums qui font rire les familles

entières, il y eut un jeune homme de

Martigues qui aimait les mots plus que tout.

Ses études littéraires l’avaient promis

aux livres… mais la vie, malicieuse, l’a conduit

douze ans durant dans les allées d’une grande

surface, à empiler des surgelés comme

on range des rêves en attente.

Pourtant, une histoire continuait de frapper

à la porte. Et un jour, un projet nommé «Les

Prédictions de Nostra» attire l’œil d’Olivier

Sulpice, fondateur de Bamboo Édition.

À partir de là, Christophe n’a plus cessé

d’écrire Il a offert son humour à toute

une constellation de séries : les disputes

tendres des «Sisters», les interventions

déjantées des «Pompiers», les aventures

espiègles des «Petits Mythos».

Plus récemment, il a signé des récits

plus sensibles, comme «Amy pour la vie»,

ou «Le Zoo des animaux disparus».

En 2016, le Prix de la Bulle d’Or au Festival

de Brignais sera une reconnaissance

lumineuse à l’image de cet auteur qui

transforme le quotidien en éclats de rire.


qui tournent mal, les parents dépassés

mais attendris.

Graphiquement, William Maury

continue de jouer avec les expressions.

Chaque regard, chaque moue,

chaque éclat de rire est une petite

scène en soi.

Et même si cette série s’adresse aux

jeunes lecteurs dès 7 ans, il touchera

aussi les plus grands. Ceux qui ont

déjà vécu ces montagnes russes

émotionnelles, ceux qui ont une

sœur qui parle trop fort ou pas assez,

ceux qui savent que grandir, c’est

parfois se perdre un peu avant de

se retrouver. C’est un album qui

parle de sororité sans discours,

juste en montrant ce qui compte :

les gestes maladroits, les attentions

ratées, les élans spontanés, les disputes

qui finissent en fous rires.

«Moi d’abord !» est un album qui

pulse, qui respire, qui rappelle que

le quotidien, même dans ses chaos

les plus modestes, peut être une

aventure à part entière et remplie

d’un amour inconditionnel.

LES SISTERS * TOME 20

Couverture rigide 48 pages

Format 216 x 293 mm

Prix 11,90 €

ISBN 979 1 0411 1219 7

Éditeur Bamboo Éditions; 2025

À partir de 7 ans


DESSIN ET SCÉNARIO THÉO GROSJEAN

COULEURS ANNA MARIA RICCOBONO ET MALLO

EDITEUR DUPUIS

LA RENTRÉE N’A VRAIMENT PAS SOURI À ELLIOT :

ENTRE ÉGLANTINE, SA PETITE AMIE,

QUI LE QUITTE POUR BASTIEN – CE MÊME BASTIEN

QUI LE HARCÈLE DEPUIS LA SIXIÈME –,

ET UN MORAL EN BERNE, RIEN NE VA PLUS.

MAIS LE DESTIN RÉSERVE PARFOIS

DES SURPRISES… ET DES INFLUENCEUSES !



THÉO GROSJEAN

Théo Grosjean passe

quelques années dans

une école d’Art à Lyon.

Il reçoit le Prix de la Pépite

bande dessinée 2018,

au Salon de Montreuil pour

son album de 208 pages

«Un gentil orc sauvage».

Alice, la célèbre créatrice de «Alice en vrai »,

débarque dans le collège fréquenté

par Elliot. Avec ses trois millions d’abonnés

sur TicToc et ses vidéos

engagées contre

le harcèlement

scolaire, elle

est LA star

des réseaux.

La série «L’homme le plus

flippé du monde» connaîtra

un vif succès et débouchera

sur l’impression de deux

recueils. Dans ceux-ci,

Théo Grosjean couche sur

papier ses réflexions sur

ses peurs et ses angoisses.

Après l’album «Le spectateur»,

il rejoint le Journal

Spirou pour raconter les

aventures d’un petit garçon

peureux qui lui ressemble

beaucoup. Le tome 1 de

cette série «Elliot au collège»

paraîra aux éditions Dupuis

en 2023.


Très vite, son attention se porte sur Elliot,

qui, miné par le doute et ses vieilles

angoisses, se demande : est-ce le début

d’une belle histoire ou juste un coup

médiatique pour la reine

du buzz ?

«Elliot au collège» séduit

par son ton unique :

un humour fin et décalé,

capable d’aborder avec

légèreté des thèmes loin

d’être anodins. On dévorera

cet album avec plaisir, porté

par un graphisme épuré,

authentique et résolument

moderne. L’auteur y déploie

une palette de couleurs

vives et savamment dosées.

CE TROISIÈME TOME

DES AVENTURES D’ELLIOT,

UNE PÉPITE À NE PAS MANQUER!

POUR LES JEUNES LECTEURS,

ADOS OU PAS…

Pour les 9 ans

et plus…

ELLIOT AU COLLÈGE

TOME 3 : ALICE EN VRAI

56 pages

en 320 x 240 mm

14,50 euros.


À PAILLAR, LE RUGBY N’EST PAS UN SPORT, C’EST UNE RELIGION.

ET DANS LE TOME 23 DES RUGBYMEN, LES FIDÈLES

SONT PLUS EN FORME QUE JAMAIS : ENTRE SÉANCES DE SOPHRO,

BASTONS BIEN SENTIES ET VIRÉE À LA MONTAGNE,

LE PAC PROUVE QUE LA TROISIÈME MI-TEMPS, C’EST AUSSI

UN ART DE VIVRE.




Les joueurs, survoltés, s’entraînent dans la neige et

s’offrent des moments bien sentis entre copains.

La Couâne, Sécateur, L’Anesthésiste et toute la bande

prouvent que le rugby, c’est aussi une affaire de cœur,

de rires et de traditions bien arrosées.

1000 PLANCHES AU COMPTEUR !

LES RUGBYMEN FÊTENT LEUR TOME

ANNIVERSAIRE AVEC UN CLIN D’ŒIL

BIEN CACHÉ… À VOUS DE LE TROUVER !

Plus qu’une BD, c’est une ode à la camaraderie,

et à cette passion qui fait vibrer les vestiaires comme

les lecteurs. Un must pour ceux qui aiment le sport

avec du panache et de l’humour.

Les Rugbymen

Tome 23

Cet après-midi,

vous avez

carte bleue !

48 pages

en 216x 294 mm

ISBN

979 1 0411 0931 9

11,90 euros.


DEPUIS TOUJOURS,

LISON ATTIRAIT

LES REGARDS.

JUMELLE SOLAIRE,

ELLE INCARNAIT

LA GRÂCE,

L’INTELLIGENCE,

LA PERFECTION.

COLETTE, ELLE,

PRÉFÉRAIT L’OMBRE.

NON PAS PAR

MANQUE D’AMBITION,

MAIS PARCE QUE

DANS L’OMBRE,

ELLE POUVAIT

RESPIRER, EXISTER

SANS MASQUE,

CULTIVER SES FAILLES

COMME AUTANT

DE TRÉSORS.

La vie était belle.

Mais à douze ans,

un accident de voiture

tragique emporta Lison

et laissa leur mère amputée

d’un bras… et d’un morceau

de son cœur.

Colette, elle, cessa de

grandir. Littéralement.

Son corps se figea et

les moqueries à l’école

fusèrent, cruelles

et répétées.


Pour compenser

la perte de sa sœur,

Colette suivit des cours

de danse, espérant retrouver

un peu de Lison dans chaque

arabesque. Elle voulait marcher

dans ses pas, honorer sa mémoire

à travers cette discipline qu’elle

maîtrisait si bien. Mais malgré

toute sa volonté, Colette n’était pas

faite pour la danse. Son corps

résistait, son cœur n’y vibrait pas.

Elle dansait avec application,

mais sans passion — comme si

elle portait un costume

trop étroit pour elle.


Depuis la disparition

de Lison, Colette parle

à son ombre. Elle lui confie

ses doutes, ses colères,

ses rêves avortés.

L’ombre de sa sœur est devenue

son refuge, son miroir silencieux.

Une présence invisible mais

constante, qui l’accompagne

dans chaque recoin

de sa solitude.


Un jour, par hasard,

elle assista à une démonstration

de boxe. Le choc fut

immédiat. Ce sport, brut et sincère,

résonnait en elle. Elle se lia

d’amitié avec la fille du coach,

et ensemble, elles rêvèrent de rings

et de gants. Colette tenta alors

de convaincre sa mère de troquer

les chaussons contre les gants.

Refus catégorique. La boxe n’était

pas digne de Lison.

Mais Colette n’était plus seulement

l’ombre d’une étoile disparue.

Elle était en train de devenir

sa propre lumière.

PREMIER ROUND

TU VEUX TE BATTRE?

Scénario Véro Cazot

Dessins & couleurs Carole Maurel

Editeur Dupuis

Genre Action, aventure, sport • Âge du lectorat 9 ans et +

Type Album cartonné • Nombre de pages 64 pages

Dimensions 290mm (H) /219mm (L) • Prix 13,50 €



Ensemble, ils foncent tête

baissée dans des aventures

aussi absurdes que

TROIS COMPÈRES, UNE MISSION : S’ÉCLATER

SANS TROP SE FAIRE ATTRAPER. LUDO, JÉ

ET OLIVE, LES CAVALIERS DE L’APOCADISPE,

NE SONT NI TRÈS SAGES NI TRÈS PRUDENTS, ET C’EST

JUSTEMENT CE QUI LES REND SI ATTACHANTS.

périlleuses, armés d’une

imagination débordante,

d’un sens de l’amitié

à toute épreuve… et

d’une malchance

franchement spectaculaire.

Entre les gamelles,

les gaffes et les plans

foireux, ils transforment

chaque journée en épopée

hilarante où l’école

et les adultes ne sont

que des figurants.


Né en mai 1972 à Paris, Libon

débute aux Beaux-Arts de

Beauvais avant d’obtenir un

diplôme de concepteur graphique.

Après cinq ans dans le

jeu vidéo, il quitte les pixels

pour se consacrer à la bande

dessinée. Il fait ses premiers pas

dans Tchô ! avec Boulet, puis signe

en 2004 dans Fluide Glacial (Hector

Kanon) et Spirou, où il publie

Jac ques, le petit lézard géant, héros

d’une trilogie hilarante chez Dupuis.

LIBON

En 2006, il rencontre Sergio Salma à

la rédaction de Spirou. Ensemble, ils

créent Animal Lecteur, un strip vertical

qui croque avec humour les travers

du monde de la BD. Sept

tomes paraîtront entre 2010 et

2018.

Libon poursuit son exploration

de l’absurde avec Les Cavaliers

de l’Apocadispe et Tralaland, où

son talent pour les personnages

loufoques fait merveille. Membre

de l’Atelier Mastodonte, il est

aussi passionné par les instruments

de musique, la sculpture

et la peinture. Il réalise des montages

optiques tout en sachant

souder, fondre... faisant de lui un

artisan éclectique.

QUI A DIT QU’IL FALLAIT

TRAVERSER LE MONDE

POUR VIVRE

LA GRANDE AVENTURE ?

PARFOIS, IL SUFFIT

D’UN PRÉ, D’UN CAHIER

OU D’UN MERCREDI

APRÈS-MIDI TROP SAGE…

POUR QUE

TOUT BASCULE !


À travers cinq tomes,

Libon nous offre un

concentré d’enfance

brute, drôle et tendre.

Dans l’un des épisodes

les plus savoureux,

nos trois compères

doivent rédiger un

exposé sur la sauvegarde

de la nature.

Problème : l’écologie,

c’est pas trop leur

truc. Et puis, ils sont

bien trop occupés

à retaper une épave

de voiture abandonnée

dans la forêt…

sans se douter qu’un

trafic anti-écolo se

trame peut-être juste

sous leurs yeux.

Chaque récit est

une plongée dans

un monde où les adultes

sont des obstacles,

l’école une contrainte,

et l’amitié une aventure

à part entière.

Libon capte avec

finesse cette époque

où tout est possible,

même les pires idées.

On rit, on grimace,

on s’attendrit, et surtout,

on se souvient.

ET…LE TOME 5,

AU GRAND AIR

Dessin & Scénario Libon

Editeur Dupuis

Genre Humour Action, aventure

Âge du lectorat 9 ans et + • Type Album cartonné

Nombre de pages 72 pages Dimensions 264mm

(H) / 199mm (L) • Prix 13,50 €


TOME 3

Scénario Falzar

Dessin et couleurs

Marco Paulo

Editeur

Bamboo Edition

QUAND ROSE DÉCIDE DE VIVRE CHEZ SON

GRAND-PÈRE, EN PENSANT FUIR LES DISPUTES

ENTRE SES PARENTS. MAIS, LA VIE AVEC PAPY,

C’EST TOUT SAUF CALME. ET, FINALLEMENT,

C’EST PEUT-ÊTRE ÇA, LE VRAI BONHEUR.


ZOOM SUR FALZAR,

SCÉNARISTE

Entre l’enseignement et la criminologie, son cœur

balance… Mais c’est finalement dans l’univers

de la création que François D’Hont, alias Falzar,

trouve sa voie. Né à Mons en 1961, ce Belge

au parcours atypique jongle dès ses débuts

avec deux mondes que tout oppose : d’un côté,

il anime des ateliers théâtre dans un hôpital

psychiatrique, de l’autre, il imagine des ateliers

BD décalés pour les écoles et les salons du livre.

Depuis plus de trente ans, Falzar raconte

des histoires en images, avec une passion contagieuse

et un humour bien à lui. Dans les années

1990, il s’associe à Zidrou pour fonder le studio

de scénarios «Les Potaches». Le duo sème

ses récits dans Spirou, Bonjour, Dorémi ou encore

Tremplin, et signe sa première série avec la dessinatrice

Carine De Brab chez Casterman : Margot

et Oscar Pluche, qui deviendra Sac à puces

dans les pages de Spirou.

Quand les disputes

parentales deviennent

trop lourdes à porter,

Rose prend une décision

radicale : elle part vivre

chez son grand-père.

Elle ne reviendra chez elle

que lorsqu’elle aura

grandi… suffisamment

pour atteindre la marque

sur la toise, dans

l’ancienne chambre de

sa maman.

Toujours en quête de nouvelles aventures graphiques,

Falzar multiplie les collaborations avec

des dessinateurs talentueux : Philippe Bercovici

(Lô & Co), E411 (Edwin et les twins, Dans les yeux

de Camille), David Evrard (Max et Bouzouki),

Serge Carrère (Les Savoureuses enquêtes

d’Hercule Poireau et du commissaire Magret).

Il retrouve aussi Zidrou pour les spin-offs de

L’Élève Ducobu, avec L’Instit Latouche et Léonie.

Et parce que les belles histoires ne s’arrêtent

jamais, Falzar rejoint en 2023 le catalogue

Bamboo avec Mon papy Titanic, née de sa complicité

retrouvée avec Marco Paulo. Une vie

de scénariste bien remplie, menée avec panache,

tendresse et une bonne dose de fantaisie.


UN CONCENTRÉ

D’ÉMOTIONS

ET D’AVENTURES

À SAVOURER

PAGE APRÈS PAGE.

MARCO PAULO,

DESSIN

Derrière le nom de plume Marco Paulo se cache

Marc Renier, né le 20 novembre 1967 à Ottignies.

Formé à l’École de recherche graphique, il explore

la gravure et la sculpture avant de plonger dans le

cinéma d’animation, la publicité et les généri ques

télé. Un début de carrière tout en mouvement, qui

lui ouvre les portes de l’édition jeunesse en 1996

avec Ça est trop fort !, un album signé Henri Storck.

Mais chez papy, la vie n’est

pas exactement un long fleuve

tranquille. Entre un exposé

sur le Titanic, des escapades

au cimetière, une inondation

surprise et des nuits

sous la tente, Rose découvre

un quotidien aussi mouvementé

qu’imprévisible mais

toujours teinté d’affection et

de complicité.

C’est en 2000 que Marco Paulo fait une entrée

remarquée dans la bande dessinée avec La Smala,

une série humoristique scénarisée par Thierry

Robberecht, qui séduit rapidement le public.

L’artiste enchaîne ensuite les collaborations : avec

L’Écho des savanes, où paraît Bagdad KO en 2009

aux côtés de Sergio Salma, et avec Spirou, pour

lequel il imagine les aventures animalières

de Zack & Willie, publiées en album chez 12bis.

Chez cet éditeur, il signe aussi une série d’albums

satiriques au ton piquant : Dégelée royale, La

Guerre des étoilés, Le Pouvoir de convaincre, et

Rachida, aux noms des pères. Et, il s’amuse même

à revisiter l’enfance fantasmée de Bart De Wever

dans Bad Bartje, publié chez Kennes éditions.

Il rejoint ensuite la collection La Véritable histoire

vraie» chez Dupuis, illustrant l’album consacré

à Torquemada. Il poursuit avec deux albums

aux côtés de Daniel Bulteys : Au grand magasin,

qui lui vaut l’Éléphant d’or Humour au festival

de Chambéry, et Brèves de caissières, avant

de retrouver Falzar.

Un parcours riche, éclectique et toujours

empreint d’un regard affûté sur le monde,

entre satire, tendresse et humour bien senti.


L’album Mon papy Titanic

est une pépite colorée où

les dessins chatoyantes

accompagnent une histoire

emplie de tendresse et

de bonne humeur.

Chaque page respire

la vie, avec ses hauts,

ses bas, et ses petits

bonheurs inattendus.

Un récit doux-amer

sur l’enfance,

les liens familiaux,

et la résilience.

À savourer comme

une bulle d’émotion.

MON PAPY TITANIC

NOUS EMBARQUE

DANS LE QUOTIDIEN

MOUVEMENTÉ

D’UNE PETITE FILLE

EN QUÊTE

DE REPÈRES… ET

DE BONNE HUMEUR.

Nombre de pages : 48 pages

Dimensions : 228 x 294 mm

ISBN : 979 1 0411 0808 4 * Prix : 11,90€

À partir de 9 ans…


Plume : Pascale Heidebroek-Linterrmans

Premier album haut en couleur où l’héroïne,

Chacha, invente des histoires

les plus abracadabrantes les unes

que les autres.

Planche après planche, se succèdent

des scènes de vie emplies d’humour

grâce à cette petite fille malicieuse

et débordant de vie.

Des histoires courtes à déguster

en se rappelant que nos p’tits bouts

aussi débordaient d’imagination

pour nous mettre la tête à l’envers.

Le chat de Charline.

C’est le complice

et l’alibi pour

toutes ses bétises…

BUBBLE


RENCONTRE AVEC

L’AUTEUR, RAOUL PAOLI

Elle est capable

de tout gérer

dans la maison,

de tout prévoir, de tout

organiser et même

de supporter les bétises

de Charline…

sans - presque jamais

- s’énerver.

MAMAN

Un peu ronchon quand Charline

dépasse les bornes, mais

il est prêt à tout pour

sa fille chérie! Et quand maman

dit non… Charline a plein

de méthode pour

le faire craquer!

PAPA

Comment t’est venue l’idée

que ta propre fille pouvait devenir

une héroïne de BD?

C’est tout bête. Ma fille, Charline,

qui devait avoir 5 ans, est

revenue un jour de l’école

en nous racontant une histoire

abracadabrantesque… (que l’on

trouve d’ailleurs - en plus soft -

dans l’album). Avec ma femme,

on a tellement trouvé ça génial

que je me suis dit que j’allais

en faire 10 cases pour

les réseaux sociaux! Ça a

beaucoup plu. J’ai donc réalisé

une douzaine d’autres petites

planches… avec dans un coin

de ma tête l’idée, à terme,

d’en faire une BD.Et puis,

en 2023, j’avais du temps,

alors j’ai tenté d’envoyer

le projet à quelques maisons

d’édition.

C’est alors la rencontre

avec Bamboo Édition,

Il y avait pas mal d’éditeurs

intéressés, mais avec Bamboo,

le feeling est tout de suite passé.

Ils m’ont appelé très vite et Olivier

Sulpice (le grand patron) m’a fait

une proposition dans la foulée.

Le dialogue était simple et clair :

en deux semaines, tout était

réglé. Et je ne regrette pas mon

choix. Depuis le début, je sens

que l’équipe est à fond derrière

«Charline» et c’est vraiment

agréable de se sentir soutenu

et porté comme ça.


Est-ce que ta fille a lu la BD et

comment a-t-elle réagi?

Bien sûr, je lui fais lire toutes

les planches! Charline est ravie,

même si je ne suis pas sûr qu’elle

réalise vraiment tout ça… Elle a

commencé à en parler à l’école

et elle était étonnée que tout

le monde trouve ça génial qu’elle

puisse être l’héroïne d’un album.

Je lui demande à chaque fois

si elle comprend bien les gags.

À son âge (7 ans), elle est forcément

plus sensible aux dessins,

aux situations graphiques, qu’aux

astuces sur les mots. Mais il n’y a

pas qu’elle qui adore : ma femme

aussi est aux anges!

Est-ce que cet album a changé

quelque chose dans ton rapport

avec ta fille et dans ton quotidien?

Pas vraiment, car à la maison,

nous sommes vraiment raccord

avec la BD. On est une famille

un peu déglingue où la «déconne»

et la fantaisie ont toute leur place.

La Charline de l’album ressemble

vraiment à notre fille. Certes,

tout celà est romancé, mais il n’y a

rien - ou presque rien - d’exagéré.

Tout est fidèle à l’ambiance qui

règne chez nous.

Dans le volume 1,

l’univers d’espièglerie de Charline

séduira sans nul doute.

Quant au volume 2,

il est déjà en préparation et

les gags y seront

encore plus dynamiques.

Sortie prévue,

le 30 avril 2025.

En lisant la BD, on se dit que,

finalement, Charline est une petite

fille comme les autres.

Tous les enfants sont un peu

comme Charline et beaucoup

de familles peuvent se retrouver

dans «Le Monde de Charline».

Je le constate au quotidien,

à l’école, ou quand les copines

viennent à la maison…



Cette nouveauté qui sera, dès le 28 février

dans les rayons BD, nous plonge dans le quotidien d’Amy.

La jeune fille malvoyante, malgré les épreuves

qu’elle traverse ne perd ni la volonté ni le sourire qui illumine

son visage. Entourée de son chien Kita qui la seconde

et la protège des dangers envers et contre tout et de Louka,

son ami fidèle, cette histoire colrorée et pleine d’humour relate

les difficultés vécues par Amy au quotidien.

Un récit tendre, rempli d’espoir et de vie enrichi de fiches explicatives

permettant de mieux cerner l’environnement de la malvoyance.


POURQUOI LES CHIENS-GUIDES

ONT-ILS BESOIN DE SE DÉFOULER?

QUELS SPORTS PEUVENT PRATIQUER

LES MAL VOYANTS?

C’EST QUOI LE BRAILLE?

LES SPORTS SPÉCIFIQUES

POUR LES NON-VOYANTS!

ET SI LES AVEUGLES

POUVAIENT VOIR?


Cécile Brosseau

dessinatrice

A 18 ans, elle arrête ses études et se consacrer pleinement à sa passion

: le dessin. Elle est approchée par Serge Perrotin et Crisse. Et

c’est en 2005 que Cécile publie son premier album, Cédile, aux éditions

Clair de lune. La série est plus tard reprise par Le Lombard, pour

trois nouveaux tomes (scénarisés par Marc

Cantin). En 2007, Cécile boucle également

Edlyn, chez Soleil, toujours comme autrice

complète. En

2009, Glénat lui

confie l’adaptation

en bande dessinée

des films Arthur et la vengeance de

Maltazard, et Arthur, la guerre des deux

mondes. Cette collaboration avec Christophe

Lemoine se poursuit à travers les

adaptations de La Guerre des boutons et

de Poil de carotte, puis avec Clara, un

scénario original auréolé du Prix Jeunesse

au BD BOUM 2013. Cécile illustre

ensuite deux tomes de la série Lulu &

Fred, avant de proposer deux livres très

différents, à savoir Papa ne sait pas,

qui évoque le fléau de l’illettrisme, et

Purgatoire, racontant les frasques délirantes

d’un groupe de gamins. En

2015, Cécile fait son entrée chez

Bamboo, avec la trilogie Le Livre de

Piik (scénario de Christophe Cazenove),

puis enchaîne les séries Les

Amies de papier et Amy pour la vie.

AMY POUR LA VIE

TOME 3

SCÉNARIO : DERACHE & CASENOVE

DESSIN : CÉCILE

BAMBOO EDITIONS, 56 PAGES, 11,90 EUROS


Ses études littéraires le conduisent à travailler douze ans…

en grande surface ! C’est vers sa 10 e année de mise en rayon

de produits surgelés qu’un de ses projets retient l’attention

d’Olivier Sulpice, fondateur de

Bamboo Édition : Les Prédictions

Christophe Cazenove

Scénariste

de Nostra. Dès lors, il

collabore régulièrement

aux séries de Bamboo,

mettant son humour au

profit de nombreuses séries

phares telles que Les Sisters, Les Pompiers et

Les Petits Mythos. Plus récemment, il a signé le

scénario d’Amy pour la vie et du Zoo des animaux

disparus.

Passionné par la BD, sa vocation est née après

la découverte à 7 ans d’Achille Talon. Déterminé,

Jérôme a depuis participé au tome 2 de la

série Les Poêleurs (dessin de David Canion) et

à Éternellement vôtre

(dessin de Gao) chez

Bandes à part. Il a adapté

le roman de Michel

Bussi, Gravé dans le

sable, dessiné par Cédric

Fernandez. Il retourne

ensuite à ses amours :

la BD d’humour avec Handi : cap ou pas cap et

Stéphane Plaza - Profession : agent immobilier.

Il rejoint Bamboo avec l’album Enfin l’école.

Jérôme Derache

Scénariste


Qui est Mo Willems?

Né en 1968, Mo Willems grandit

à La Nouvelle-Orléans. Originaire

de La Nouvelle-Orléans, il est diplômé

de la Tisch School of the Arts de NYU.

Son livre de 2006, «You Can Never

Find a Rickshaw When It Monsoons»,

est le résultat d’une année passée

à voyager autour du monde,

durant laquelle il a dessiné

un cartoon par jour.

De 1993 à 2002, Mo travaille

comme scénariste et animateur

dans «Sesame Street». Rendu célèbre

pour ses personnages «Le Pigeon»,

«Knuffle Bunny» et «Naked Mole Rat»,

Mo Willems est un auteur et illustrateur

de 70 livres pour enfants

dont les albums sont tous classés

N°1 des best-sellers par le New York

Times avec plus de 26 traductions

en langues étrangères.

© Hidden Pigeon Company


© Marty Umans


© Peanuts Worldwide LLC

Il reçoit d’ailleurs trois Caldecott

Honors, deux médailles Theodor

Geisel et cinq Geisel Honors.

Ses oeuvres s’exposent dans

les musées du monde entier lors

de l’organisation de rétrospectives.

Notamment au High Museum

d’Atlanta et à la New-York

Historical Society.

En 2023, il fonde la «Hidden

Pigeon Company».

Mo a également créé 7 adaptations

musicales, 3 expositions itinérantes

et 5 productions théâtrales

devenant l’auteur le plus joué

au Théâtre pour Jeune Public

aux États-Unis.

Dans le cadre de la semaine

Reading Across America, ses livres

ne manquent pas d’être choisis

étant reconnus pour encourager


la lecture en instaurant un climat de rigolade.

Il a aussi conçu de nombreux livres d’art pour

des films d’animation tels que Sony Pictures

Animation, 20th Century Studios, Disney, Warner

Bros et DreamWorks Animation. Il a été directeur

artistique des licences chez Charles M. Schulz

Creative Associates pendant deux ans et

a illustré de nombreux ouvrages Peanuts,

dont The Peanuts Family Album et la trilogie

«The Peanuts Cookbook».

L’auteur a lancé le «Mo Willems Workshop»

en tant que hub expérientiel regroupant

l’ensemble de ses œuvres créatives.

© The New York Times

© Mo Willems Workshop

© Mo Willems Workshop

© Chris Fortuna


Au Northeast Children’s

Literature Collection situé au

Thomas J. Dodd Research

Center, sont entreposés des

croquis, maquettes et

correspondances de l’auteur.

Et ses archives sont

conservées à la Beinecke

Library de l’université Yale

tels écrits, œuvres

graphiques, photographies,

matériel audiovisuel,

supports électroniques, une

table à dessin, des produits

dérivé de ses personnages, de

la correspondance et du

courrier de fans, des

documents personnels.

Les œuvres graphiques

comprennent des aquarelles

originales, des peintures

acryliques, des carnets

de croquis, des

dessins au

crayon, des

cellulos d’animation,

des encres et des esquisses.

Le site web regorge d’activités, de vidéos,

d’expositions. Mo a souhaité devenir partenaire

des parents en créant un environnement en ligne sûr

où les enfants peuvent apprendre directement auprès

de Mo comment dessiner, créer et explorer.

Son dernier ouvrage s’est vendu à des millions

d’exemplaires en Amérique du Nord et est adapté

pour le théâtre, des expositions muséales et

des émissions spéciales à la télévision.

Il vit actuellement dans le Massachusetts

avec Cheryl Camp, sa femme, et leurs enfants.







2006

LE PIGEON

Dans cette série,

Mo Willems se moque

de l’autorité adulte

en utilisant l’humour

noir et satirique.

Il inverse les rôles

et remet les règles

en question.

Alors que le chauffeur

de bus doit s’absenter,

il confie son bus au

lecteur qui doit veiller

à empêcher le pigeon

de prendre les commandes

du véhicule.

Le pigeon use de toute

une série de stratagèmes

pour tenter de convaincre

le lecteur de le laisser

prendre le volant.

Il va supplier, marchander,

flatter, etc. …

Une escalade émotionnelle

s’en suivra jusqu’à

atteindre son paroxysme

pour ensuite retomber

progressivement et

glisser avec humour

vers une nouvelle situation

idéale pour assouvir

les envies de pilotage

du pigeon. Une fois le bus

reparti, le pigeon projette

de se retrouver sur

le siège conducteur

d’un camion.

La progression s’opère

par une série de répétitions

et de variations.

Mo Willems s’approprie

le format carré pour

cette série «Le pigeon».

En couverture 2 et

première page, le pigeon

pense déjà à ce qu’il a

envie de faire alors qu’il

sait que ça lui est interdit.

Il s’approprie la double

page pour en rajouter

une couche.

Pour la suite, il utilise

plusieurs fois la double

page avant de passer

à des pages simples

sur lesquelles il représente

des postures

suggestives du pigeon.

Il poursuit par un partage

de chaque page en

4 zones carrées identiques

pour revenir sur

une scène semblable

à une tempête sur

la double page. Ici,

le pigeon est représenté

à plusieurs reprises dans

des tailles différentes

pour représenter un

mouvement d’arrière

en avant pour approcher

de tout près le lecteur.

Toujours en doubles

pages, on vit un retour

au calme. L’ouvrage se

termine par une nouvelle

idée pour commencer


une autre bêtise. Suggérant

que l’histoire recommence,

mais cette fois-ci,

il ne s’agit plus de conduire

un bus, mais un camion.

Le dessin est simplifié

sous forme de traits

rapides et épais comme

dans les cartoons et de

remplissages par aplats

de couleurs qui évoquent

la douceur et la tendresse.

La gestuelle du personnage

est théâtrale

et complétée par des

textes brefs emprisonnés

dans des phylactères

à fond blanc et aux

formes diverses.

Les lettres sont grandes,

bien assises et l’interlettrage

est important

permettant aux enfants

d’adopter un rythme

de lecture amélioré.

La typographie adopte

des tailles différentes

en fonction de l’émotion

qu’elle souhaite exprimer.

Le texte arrive en complémentarité

de l’image

apportant une interactivité

prononcée entre

chacun d’eux.


2007

GUILI LAPIN

Guili Lapin marque

le début des aventures

de Trixie, personnage

inspiré parla vie

de la fille de l’auteur,

qui grandira au fil

d’une série d’albums.

Dans ce premier

récit, Mo capte

avec finesse

les tourments et

les émerveillements

de la petite enfance,

tout en posant les

bases d’un univers

graphique et narratif

qui se prolongera

dans les histoires

suivantes.

Trixie, son papa et Guili

Lapin, son doudou,

se rendent à la laverie du

quartier tandis que la

maman reste à la maison.

Cette sortie ordinaire

devient une aventure

pleine de complicité

entre le père et sa petite

fille qui ne parle pas

encore. Sur le chemin

du retour, Trixie réalise

que son doudou est resté

à la laverie et tente

désespérément de

le faire comprendre

à son papa.

Son langage encore

inarticulé provoque alors

une série de malentendus

amusants. Et le papa,

dépassé par la situation,

finit par s’agacer.

Une fois rentrés,

la maman remarque


immédiatement

l’absence du doudou.

À trois, ils reprennent

le chemin de la laverie,

où Guili Lapin est finalement

retrouvé par

le papa de Trixie dans

le tambour de la machine

à laver ouverte en plein

cycle de lavage.

Mo Willems combine des

photographies en noir et

blanc, légèrement sépia,

avec des illustrations

colorées, et expressives

des personnages. Cette

technique, proche de

celle qu’il utilise dans

ses séries animées, crée

un décor réaliste dans

lequel les personnages

évoluent avec émotion.

Le texte, réduit à

quelques phrases, laisse

une large place aux

expressions exagérées

des personnages. La

succession des photographies

suit une chronologie

précise,

la maison, le parc,

l’école, puis la laverie,

tandis que la taille

des caractères du texte

augmente parallèlement

à l’angoisse

croissante de Trixie.

Les personnages

ne se laissent pas

enfermer dans le cadre

photographique

et en dépassent

les limites pour créer

une dynamique.

En abordant l’attachement

au doudou,

les frustrations liées

à l’incompréhension

d’un enfant qui ne parle

pas encore et la relation

parent‐enfant, l’auteur

permet à chacun de

s’identifier aux personnages,

tout en y ajoutant

l’humour qui caractérise

son œuvre.


2009

JE LIS TOUT SEUL AVEC EMILE ET LILI

MON NOUVEAU JOUET

La collection «Je lis tout seul avec Émile et Lili» contient

des histoires courtes pour apprendre la lecture aux enfants.

Les récits sont gais, les illustrations simples mais efficaces

mettent en scène un duo attachant composé d’un éléphant

et d’une petite cochonne.


Dans cette série,

Mo Willems explore

le quotidien et les

émotions qui l’accompagnent.

Et bien sûr,

l’humour ne manque

pas d’être de la partie.

«Mon nouveau jouet»

aborde la fragilité

des choses confrontée

à la solidité des

sentiments que

l’on peut éprouver

pour quelqu’un.

Alors que Lili montre

son nouveau jouet

à Émile, celui-ci

souhaite le lancer

en l’air. Lorsqu’il

retombe en deux

parties, Lili se voit

envahie de tas d’émotions

qui se succèdent

et se bousculent.

Elle affronte son ami

avec colère, menant

à la fragilisation

de leur amitié. Quand

soudain, un écureuil

passant par là

emboîte les deux

morceaux du jouet

qu’ils pensaient cassé,

sous le regard étonné

des deux amis. Lili

arbore alors un air

gêné suite à cette

méprise. Ils abandonneront

finalement

le jouet pour ne rester

que l’un avec l’autre.

À travers cette histoire,

l’ouvrage aborde

les thèmes de la

culpabilité, de la peur

d’avoir blessé son ami

et du soulagement.

Les personnages de

l’histoire sont représentés

par un dessin

simple, mais l’accent

est particulièrement

porté sur les émotions

ressenties. Les pages

sont utilisées séparément

ou en format

double. La scène du

lancer du jouet utilise

d’ailleurs la double

page dans l’autre sens.

La taille des caractères

augmente

lorsque la colère

de la petite cochonne

éclate, pour redevenir

petite quand elle

reconnaît avoir accusé

son ami à tort.

Aucun arrière-plan

ne vient perturber le

lecteur, qui se focalise

sur l’expression des

personnages dont

la gestuelle est

volontairement

exagérée, conférant

un côté comique

aux situations.

L’essentiel des messages

se transmet

par les images,

permettant à l’enfant

d’anticiper le sens

du texte afin de

faciliter la lecture.

Le texte est enfermé

dans des phylactères,

comme dans une

bande dessinée.

Les caractères sont

grands et suffisamment

espacés pour

faciliter la lecture.

Les phrases sont

courtes et composées

de mots simples.


2013

HOURRA POUR AMANDA

& SON CROCODILE

Dans Hourra pour Amanda & son crocodile, Mo Willems

poursuit l’exploration des relations enfantines avec toujours

autant de sensibilité et de malice. Il propose ici, une série

de petites histoires dans lesquelles Amanda et son doudou

vivent des moments de surprise, d’émotion et d’humour

dans le style narratif qui caractérise l’univers de l’auteur.


Composé de six histoires

et demi, Mo Willems

utilise comme fil conducteur

de ces histoires

la découverte des émotions

et la dynamique

affective entre l’enfant

et son doudou.

Il s’inspire des problématiques

du quotidien de

l’enfant, comme l’attente

et l’ennui que peuvent

provoquer l’éloignement

provisoire d’un être cher

et le caractère inattendu

des surprises et les émotions

qui en découlent :

la jalousie, la déception,

la joie, la crainte et

le réconfort.

Il aborde aussi le thème

de l’amitié comme étant

susceptible de s’élargir

et de se transformer.

La nouveauté, la rivalité

et l’attachement apparaissent

progressivement

sous la forme de nouvelles

émotions. Et le crocodile

d’Amanda apprend

à les gérer. Amanda,

quant à elle, explore

la lecture comme source

de surprises.

Le style graphique de Mo

Willems reste très épuré.

Il minimise les arrièresplans

par une représentation

sous la forme de

traits noirs et l’utilisation

du fond blanc de la page.

Les tonalités douces sont

utilisées pour colorer

les personnages, mettant

en avant les émotions

plutôt que le décor.

La gestuelle du crocodile

en fait un personnage

bien vivant le mettant

bien souvent dans

des postures comiques

et très expressives.

Le texte et l’image

sont complémentaires.

L’image montre souvent

ce que le texte ne dit pas,

c’est le cas des émotions.

Et les réactions du crocodile

amplifient le côté

drôle des situations

décrites par les mots.

Tirée directement de son

expérience « cartoon »,

la qualité des illustrations

permet à l’enfant de

pouvoir rester autonome

dans sa compréhension

de l’histoire en n’observant

que les images.

L’influence de Maurice

Sendak, célèbre pour

«Max et les maximonstres»,

se retrouve

dans la manière dont

Willems aborde les émotions

enfantines, mêlant

délicatesse et fantaisie.

L’utilisation des répétitions

et des variations créent

un rythme et les situations

empruntées

au quotidien sont amplifiées

par le décalage de

la relation enfant-doudou.


2014

Ce n’est PAS

une bonne

idée !

Dans «Ce n’est PAS

une bonne idée !»,

Mo Willems revisite

le schéma classique

du prédateur et

de sa proie

en orchestrant

une mise en scène

inspirée du cinéma

muet. Entre tension

savamment dosée,

répétitions

jubilatoires et

chute inattendue,

l’album déploie

un humour visuel et

narratif déroutant,

invitant le lecteur

à se laisser

surprendre.

L’histoire raconte une

rencontre entre un renard

affamé et une maman oie

bien dodue. Le renard,

se croyant bien rusé, invite

la mère l’oie à devenir

sa compagne au cours

de promenades les éloignant

de plus en plus de

la ville.

Au fur et à mesure, les

bébés oisons lancent

des avertissements

insistants. Mais devant

le manque de réaction,

leur agitation monte

crescendo. Finalement

arrivés en plein cœur

de la forêt, le renard invite

sa compagne à entrer

dans sa demeure pour

partager une soupe.

Cependant, le renard fait

remarquer à la mère l’oie

qu’il manque un ingrédient

en pensant évidemment

pousser cette belle volaille

dodue dans la marmite.

Et c’est à ce moment que

le lecteur, influencé par

les codes habituels croit

deviner la suite du récit.

C’est bien mal connaître

l’auteur ! Le lecteur

se retrouve piégé face

à un retournement


de situation, et «est pris

qui croyait prendre…»

Le renard est poussé

sans ménagement dans

la soupe qui servira de

repas aux bébés oisons.

D’un point de vue visuel,

Mo Willems alterne des

illustrations pleines pages

avec des pages noires

recevant un texte blanc

encadré. Il trouve ici

son inspiration dans

le cinéma muet.

Cette technique augmente

le suspense tout en

lais sant courir l’imagination

du lecteur.

Le récit est également

entrecoupé des mises

en garde des poussins

ce qui ajoute une bonne

dose d’humour au récit.

Les dessins sont simples

et joliment colorés

d’aplats mêlés à des

effets texturés.

Les gros plans sur la tête

de maman oie apparaissant

en médaillon au

centre d’un carré noir

rappelle l’image de fin

des dessins animés

américains.

Alors que chaque image

représente une scène à

priori anodine, le texte, lui,

exprime le danger sous

la forme des pensées

du renard et des avertissements

des oisons.

Et donc, le lecteur lit une

chose et en voit une autre.

La répétition des avertissements

des petits crée

un refrain que les enfants

peuvent anticiper rendant

l’ouvrage fascinant.


2017

LA BAGUETTE

DE NANETTE

L’album est

particulièrement

riche car Mo Willems

y combine

une trame simple

avec une mise

en scène visuelle

très élaborée.

C’est une histoire

pleine d’humour,

de rythme

et de jeux

de langage.

La maman de Nanette confie

la mission d’aller acheter

une baguette, seule, à la

boulangerie. Une grande

première pour la petite

grenouille qui accompagnait

toujours sa maman

à la boulangerie.

Celle-ci doit faire preuve

d’autonomie, et sa maman

lui donne son entière

confiance. Mais la baguette

est chaude… elle sent bon…

et la tentation devient

irrésistible. Nanette croque,

recroque, et finit par…

tout manger.

S ‘en suit alors le dilemme

de savoir comment avouer

sa bêtise à sa maman ?

Cependant, lorsque la petite

grenouille sort de la boulangerie

avec la baguette

chaude, la tentation de

la manger l’emporte.

Elle commence par en

croquer un morceau

et finalement, c’est toute

l’entièreté qui y passera.

La gourmandise l’ayant

emporté sur la responsabilité.

La mission est confiée,

la tentation plus forte et

la petite grenouille devra

l’avouer à sa maman.

Retournant à la boulangerie

avec sa maman, Nanette

découvre qu’elle non plus

ne peut résister à la tentation.

Et elle se rend compte

que même les adultes

peuvent être faillibles.

Pour cet album, des maquettes

papier plantent le décor


façonné comme un décor

de théâtre. Les personnages

y sont intégrés par retouche

numérique.

La ressemblance avec

un film d’animation est

impressionnante !

Les cadrages sont dynamiques

et la technique

donne un aspect ludique

à l’ouvrage.

Mo Willems joue constamment

sur l’interaction entre

le texte et l’mage.

Il insère des rimes en

«ette», abuse

des onomatopées,

la mise en page amplifie

les émotions comme

par exemple les gros plans

sur Nanette.

Les couleurs sont vives et

contrastées et les ombres

apportent une dimension

supplémentaire.

Pour la réalisation de

cet ouvrage, Mo Willems

s’inspire de la France rurale

ainsi que des décors

de théâtre.

Il s’inspire également d’émotions

liées à l’enfance :

la peur d’avouer,

la culpabilité,

la tentation.

Les répétitions,

les exagérations et

les expressions de

Nanette sont drôles.

L’auteur utilise un style

graphique dynamique

et la culpabilité enfantine

est accueillie avec

bienveillance.


2007

Léonardo

le monstre

épouvantable

Dans cet album,

Mo Willems revisite

avec humour

et délicatesse

la figure du monstre

pour créer un récit

sur l’empathie,

l’amitié et

la recherche

d’identité.


Comme tous les autres

monstres, Léonardo

souhaite effrayer, mais

il n’y arrive décidément

pas. Il va dès lors découvrir

qu’il n’est pas obligé de

ressembler aux individus

de son espèce et va se lier

d’amitié avec un petit

garçon qui a plus que tout

besoin d’un ami. En devenant

non pas un monstre,

mais un ami plein d’empathie,

l’histoire bascule vers

un récit empli de morale.

La représentation de

Léonardo en fait d’ailleurs

un monstre plutôt mignon

qu’effrayant. Seules

deux toutes petites cornes

laissent présager qu’il

s’agit bien d’un monstre.

Pour le reste, même

lorsqu’il tente d’effrayer

Sam, un petit garçon

judicieusement choisi,

il n’y arrive pas. Lorsque

le petit garçon éclate

en sanglots, c’est uniquement

parce qu’il a eu

une journée difficile.

Au cœur d’une mise en

page épurée à l’extrême,

les personnages sont

représentés seuls, avec

beaucoup d’expression.

Le texte, lui aussi minimaliste,

permet à Mo

Willems d’attirer l’attention

du lecteur sur le décalage

entre l’apparence monstrueuse

et la sensibilité

de son héros, offrant

un récit profondément

humain.

Les pages accueillent

des aplats colorés dont

les teintes douces

appellent à la sérénité.

Les personnages apparaissent

tantôt en gros

plan, tantôt plus ou

moins éloignés, laissant

le reste de la page vide.

Lorsque Sam pleure,

la double page se couvre

de mots, laissant peu

de place aux personnages

afin de donner plus

d’impact aux émotions.

En plus de l’empathie,

l’histoire de Léonardo

aborde la pression sociale,

la comparaison aux autres

et la gestion des émotions

telles que la frustration,

la peur et la tristesse.


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Volkswagen Import, Bart Nyns, Leuvensesteenweg 639, 3071 Kortenberg.


Qui

A Volé

Le Savon ?

BRODER, C’EST…

DES FILS COLORÉS QUI DANSENT

AVEC L’AIGUILLE,

TRAVERSENT LA TOILE

ET DONNENT NAISSANCE

À DES IMAGES ONIRIQUES


ANNALISA BOLLINI :

UN MONDE MAGIQUE

DE BRODERIE ET

D’ILLUSTRATION

Annalisa Bollini est née à Turin

en 1984. Elle suit une formation

en histoire de l’art puis

en illustration à Turin et

au Milwaukee Institute of Art

and Design aux États-Unis

pour terminer par un master

en art-thérapie.

Son premier album parait

en 2011 : «Histoires de fêtes

d’ici et d’ailleurs». Elle gagne

plusieurs prix et ses illustrations

paraissent dans des magazines

spécialisés à Taïwan et New-York.

Elle figure notamment dans

«Unraveling Women’s Art»,

un ouvrage consacré à la création

textile féminine (broderie,

tissage, sculpture textile…).

«Qui a volé le savon», paru

en 2015, représente son premier

livre réalisé en tant qu’autrice-

illustratrice.

Elle partage ensuite son temps

entre l’illustration et l’art­

thérapie qu’elle pratique au sein

d’un collectif multi disciplinaire

dont les créations naissent

à partir matériaux recyclés.

LA BRODERIE

Enfant, sa mère lui apprend

les points de base de la broderie.

A 8 ans, elle réalise son premier

motif : un Schtroumpf.


Qui a volé le savon?

C’est donc une histoire sur la liberté

et l’amitié entre un petit garçon

et une baleine.

BUBBLE MAG DÉCRIT

L’OUVRAGE COMME

AYANT UN UNIVERS

DÉCALÉ À LA LIMITE

DE L’ABSTRACTION,

IMAGINÉ PAR UNE ARTISTE

ART-THÉRAPEUTE QUI

DÉCUPLE LES CHAMPS

DE L’IMAGINAIRE.

Gillie, le petit jouet pour le bain en forme de baleine,

habite chez la famille Barban. Seule dans la salle-de-bains,

elle pourrait couler des jours paisibles si cette famille

n’était aussi remuante et bruyante. Tout ce qu’il faut

pour la contrarier.

Et depuis longtemps, dans cette maison, un mystère persiste :

chaque jour, le savon est volé.

Afin de découvrir ce qui se cache derrière ces mystérieuses

disparitions, Emile, le cadet de la maison, mène l’enquête

et découvrira que l’auteur des vols n’est autre que Gillie,

la peite baleine en caoutchouc.

Emile affronte la baleine qui préfère déclarer la guerre

plutôt que de rendre les savons collectionnés.

Finalement, épuisé, Emile questionne la baleine sur la raison

de ces vols. Celle-ci rêvait de pouvoir glisser le plus loin

possible pour rejoindre l’océan. Emile décide alors

d’accompagner Gillie afin que son rêve se réalise.

THÉMATIQUES

ABORDÉES :

• ENQUÊTE ACCESSIBLE

DÈS 5–7 ANS

• HUMOUR ET QUOTIDIEN

DÉTOURNÉ

• EMPATHIE,

COMPRÉHENSION,

RÉSOLUTION DE CONFLIT

• IMAGINATION ET

RÊVE PERSONNEL

Laissant tomber ensuite

la broderie au profit de l’illustration,

elle s’y remettra plus tard

mêlant collage et broderie.

Elle est heureuse, qu’aujourd’hui,

la broderie est reconnue

comme médium artistique

à part entière.

Plus tard, cherchant son style,

elle reviendra à la broderie

en souvenir des gestes

maternels et de la paix que

ça lui inspire mais elle doit

tout réapprendre.

Tout comme la méditation, la

broderie impose un rythme lent

presque hors du temps et aussi

de la patience, un antidote

à la vitesse contemporaine.

C’est un espace de soin, de calme,

de présence.

POURQUOI BRODER?

Broder, c’est laisser une trace, le fil

relie les éléments entre-eux et le

fil crée aussi une continuité.

L’aiguille traverse la toile,

la modifie, agit en profondeur.

La broderie n’est pas un simple

dessin en surface : c’est

un geste qui relie, qui ancre, qui

engage le corps.

La toile, le fil et l’aiguille

deviennent des partenaires

de création qui orientent

le travail et suggèrent

des chemins inattendus.

MATIÈRES PREMIÈRES

Elle réutilise tout : des chutes

de papier, des objets qui représentent

une histoire pour elle.

Réutiliser des objets pour


les insérer dans ses création, c’est

leur donner de la valeur, créer des

liens entre les choses, entre les

êtres.

INSPIRATION

Dans ses oeuvres, on retrouve

beaucoup de représentations

d’animaux et d’éléments prélevés

dans la nature.

Elle nourrit son imaginaire grâce

à des objets trouvés par ci, par là

comme des morceaux de carrelage,

des feuilles sèches, du sable ou des

papiers anciens.

POURQUOI LES ALBUMS

JEUNESSE?

Ils représentent des outils essentiels

d’éducation visuelle. Les ouvrages

destinés à la jeunesse développent

l’esprit critique chez les enfants tout

autant que l’imagination et leurs

capacités narratives.

Chez les enfants, elle relève l’importance

de proposer des ateliers manuels

pour redonner conscience du

potentiel créatif des petites mains.

Les enfants sont souvent étonnés

de pouvoir réaliser une teite merveille

avec presque rien. Ça contribue

à renforcer la confiance en soi.

MÊME SI L’ALBUM N’EST

PAS UN LIVRE TISSU,

IL PORTE LA MARQUE

DU TRAVAIL TEXTILE

D’ANNALISA BOLLINI :

• TEXTURES VISUELLES

ÉVOQUANT LA BRODERIE,

• COMPOSITIONS PROCHES

DU COLLAGE TEXTILE,

• PERSONNAGES RONDS ET

DOUX, PRESQUE COUSUS,

• ATMOSPHÈRE CHALEUREUSE

ET ARTISANALE.


ELLE COMPOSE

DES SCÈNES À LA FOIS

LOINTAINES

ET FAMILIÈRES,

DES PAYSAGES SURRÉELS

NOURRIS DE DÉTAILS

TIRÉS DU QUOTIDIEN.

CE QUE CET ALBUM

DIT DE SON AUTRICE :

• TRANSFORMATION

DU QUOTIDIEN EN UNIVERS

POÉTIQUE,

• ATTENTION AUX DÉTAILS,

• DOUCEUR ET HUMOUR,

• IMPORTANCE DU GESTE,

DU SOIN, DU LIEN —

DES VALEURS TRÈS PRÉ-

SENTES DANS LA BRODERIE.

POURQUOI CE LIVRE

EST INTÉRESSANT

DANS UNE APPROCHE

TEXTILE ?

• L’ESTHÉTIQUE DE BOLLINI

EST PROFONDÉMENT

MARQUÉE PAR

LA BRODERIE ET LE FIL.

• SES ILLUSTRATIONS

DONNENT L’IMPRESSION

D’ÊTRE COUSUES,

ASSEMBLÉES, TISSÉES.

• LE THÈME DU SAVON ET

DE LA SALLE DE BAINS

CRÉE UN CONTRASTE

AMUSANT AVEC CETTE

ESTHÉTIQUE TEXTILE,

RENFORÇANT LA POÉSIE

DU QUOTIDIEN.

• GILLIE, PETITE BALEINE

EN CAOUTCHOUC,

POURRAIT PRESQUE ÊTRE

UNE PELUCHE BRODÉE.


AUJOURD’HUI

Elle exerce ses activités comme

indépendante. Dans les écoles et

danbs les quartiers populaires de

Turin, elle dirige des ateliers hebdomadaires

qui proposent la liberté

d’expérimenter.

Elle termine un livre lié au monde

du vin et des émotions. Elle souhaite

se consacrer à un album sans texte

et apprendre à créer… des chaussettes

en laine illustrées.



SIGNATURES DIABOLIQUES

Christophe Bertschy est suisse, il est né en 1970. Passionné de graphisme, il passe 4 ans

aux Arts appliqués de Lausanne pour être ensuite engagé chez philip Morris comme

graphiste. Il se lancera dans la Bande Dessinée à temps plein,

et en 2000 il sortira son premier album avec son héro

SMax dans le journal Tchô, en lien avec Titeuf...

Puis le quotidien Suisse Roman «Le Matin»

décide de le publier avec un nouveau galopin de

personnage, Nelson, qui ressemble à un chat au

comportement de diablotin qui n’arrête pas de

faire des blagues ou de jouer des mauvais tours à sa

maîtresse Julie et à son labrador Floyd. On en

est à la 26e édition de ces gags.

* Chez DUPUIS *



IDÉFIX ET LES IRRÉDU

Une collection très ori

Tout le monde connaît les aventures d’Astérix le

gaulois créées à l’époque par le fameux tandem René

Gosciny le scénariste (1926-1977) & Albert Uderzo

le dessinateur (1927-2020) des complices qui ont

générés des jeux de mots extraordinaires offrant aux

lecteurs de merveilleux moments de bonheur.

Comme le dessin de personnages et d’atmosphères

se sont naturellement assortis aux textes, les

compères sont en complète synergie. Uderzo

participe à l’élaboration des scénarios d’Astérix,

invente les personnages Obélix et Idefix. Il en

discute avec René Goscinny afin de trouver la

motivation, l’idée directrice. René Goscinny

élabore ensuite un synopsis détaillé incluant

les dialogues. Uderzo ne modifie rien, mais

glisse parfois de petits gags visuels.

C’est magique.

Et cette magie se retrouve, ici, dans cette

collection «Idéfix et les irréductibles».

À l’écriture, on trouve Mattieu

Choquet qui a, à son actif, la série des

«Miraculous». Depuis 2018, il est le

directeur d’écriture pour Idéfix.

Au dessin, c’est Philippe Fenech

qui adore dessiner des animaux.

Quand il a dessiné la série Tuff

et Koala, Albert Uderzo lui a

même fait l’honneur de préfacer

son ouvrage en soulignant

son dessin tout en souplesse.

Prémonition !

Mariant les talents de l’écrit

et du dessin, ces deux artistes

s’inscrivent dans l’esprit Goscinny et Uderzo.

752 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.


CTIBLES

ginale par

Eric Heidebroek

Fenech

Choquet

Goscinny

Uderzo

Avec ce zeste de modernité, d’actualisation,

qui s’inscrivent dans cette production

quand on compare les créations originales,

les mêmes tendances sont bien présentes.

Les fous du Roi sont toujours là.

Voici le nouvel épisode qui raconte la première

rencontre entre le druide Panoramix et Idéfix,

juste après celle, nez à truffe, avec Astérix et

Obélix dans Le Tour de Gaule (1965).

Cet album sorti en juin, «Les irréductibles

font leur cirque» est une aventure bien en

ligne avec le caractère gaulois bien apprécié.

Tome 4 : Les Irréductibles font leur cirque

Dessin : D. Etien, P. Fenech, Rudy / Scénario :

C. Bacconnier, Y. Coulon et S. Lecoq

Format : 160 x 200 mm - 72 pages / 8,99 € -

EAN : 9782864976646

753


TOKYO MISTERY CAFE

JUNGLE BOX

SCARLET QUEEN

CREPUSCULE

LES MAGES DE BONAPARTE

DERYN DU (HORREUR)





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Rudyard Kipling

n’y avait pas pensé...

Pour Anne Quenton

Moogli est une …petite fille !

L’histoire est anachronique, si le livre de la jungle a été écrit en 1894, cette version

est totalement posée dans un avenir ou la race humaine est pratiquement

éradiquée au profit d’une humanisation du règne animal.

Pourtant, Moogli est une petite fille qui survit au

massacre de ses parents et elle est recueillie

par des humano-loups.

Le scénario demeure

dans le droit-fil

de celui de Rudyard

Kipling, bien

que résolument

adapté à la vie des

jeunes d’aujourd’hui.

Enfin, plutôt dans un

monde «post-apocalyptique»

mais avec des

morales bien humanistes.

Si Shere Khan, se montre

aussi féroce que dans le

premier Livre de la Jungle,

on retrouve une famille loup

très protectrice et un Baloo qui

roule en Jeep Wrangler en joue

des mécaniques.

Dans l’ensemble, l’atmosphère est

très bien rendue. Le suspense, et la

dynamique du scénario sont judicieusement

épaulés par un dessin solide

et bien charpenté. Pour une première

œuvre, Anne QUENTON a pu compter sur

l’élégante maquette de Charlotte THOMAS.

Chez DUPUIS, charpenté sur 3 tomes, dont

la Meute, en est le premier très prometteur.

(E.H.)

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TOKYO

MYSTERY

CAFÉ

LA DISPARUE

D’AKIBA

CHEZ DUPUIS

Cécile et Olivier de l’Atelier Sento ont réalisé cet

ouvrage avec la participation graphique

de Jean-Luc DEGLIN

Un jeune français veut devenir un mangaka,

il s’appelle Nahel et débarque à Tokyo et

plus précisément dans le quartier le plus en

vogue côté Manga, l’Akihabara. Il trouve à se

loger dans le Mystery Café où le patron l’a à la

bonne. Il est d’après le patron seul dans l’hôtel

pourtant, il va découvrir qu’une jeune femme

handicapée vit dans le studio voisin. Et Nahel

va assister à son enlèvement. S’en suivent,

une enquête et des événements des plus imprévisibles

au sein de la capitale japonaise. On

se trouve au sein des technologies modernes,

peu courantes pour les Européens.

Une belle aventure avec des passages très

sur-réalistes, voire anticipatifs. Le dessin est

net, et précis avec une certaine souplesse

dans les traits. La couleur est fraîche et douce

avec des tendances dramatiques quand le

scénario l’exige. Du bon travail.



SCARLET QUEEN

Volume 1

On est en pleine fantasmogorie et l’imaginaire

s’intègre dans l’aventure. Dans cette

histoire, une reine magicienne, LIZARU

estulutra puissante mais ça ne plait manifestement

pas à tout le monde. Aussi des

assassins l’attaquent avec des bêtes

féroces et enragées. LIZARU charge son

gare du corps OSWEL pour découvrir

qui dans la popiulation et des personnes

influentes de son entourage

aurait intérêt à vouloir sa perte.

Une BD passionnante et palpitante à

découvrir grâce aux talents de Kurt

McClLUNG au scénario au travers

des dessins de Noemi TEDESCHI et la

subtilité des couleurs de Yoann GUILLE.

Chez DRAKOO pour 15,90 euros


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Volkswagen Import, Bart Nyns, Leuvensesteenweg 639, 3071 Kortenberg.


Un article de Charles DEMOULIN

Sa carrière bédéistique,

Olivier Ledroit l’a réellement

débutée avec le scénariste

Froideval qui sera son compère

dans ‘Les Chroniques de la Lune

noire’.

Un album qui va le lancer dans

le petit monde de la bédé.

Toutefois, ici, avec son nouvel

albul «Au-delà des contrées

du Crépuscule, il revient à ses

premiers amours : l’illustration.

Une pure merveille, car

certains de ses tableaux sont

tout simplement des vertiges

d’orfèvrerie graphique.

Aujourd’hui, et plus d’une décennie

après le dernier artbook consacré

à l’ensemble de son travail,

c’est dans un monde d’ombres et

de féérie qu’il nous propose de le

suivre.



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Connu pour ses incroyables

planches

épiques fourmillant de

détails autant que pour

la délicatesse et la sensualité

de ses figures,

de ses formes et de

ses compositions, ses

inconditionnels, mais

également tous ceux

qui ne le connaissent

pas, vont retrouver

dans les pages de ce

bel ouvrage, un généreux

échantillon de sa

production portant sur

ces quatorze dernières

années.


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004 AU_DELA_DES_CONTREES_DU_CREPUSCULE[MAE].indd 245 12/10/2023 12:21

Travaux de préparation,

recherches, peintures et

illustrations inédites ou

liées à des expositions,

ce beau livre contient

toute la variété des

directions artistiques,

plastiques et graphiques

vers lesquelles

Olivier Ledroit s’est

tourné.

Variant autant les techniques

que les sujets, il

offre enfin à ceux qui le

connaissent, l’occasion

de prendre un peu de

recul sur la richesse de

son parcours, tout autant

que sur la richesse

de son travail.


004 AU_DELA_DES_CONTREES_DU_CREPUSCULE[MAE].indd 244 12/10/2023 12:21


004 AU_DELA_DES_CONTREES_DU_CREPUSCULE[MAE].indd 291 12/10/2023 12:21

Une mise à jour plus

que bienvenue qui offre

un regard clair sur sa

contribution essentielle

au monde de l’illustration,

de la peinture et

du 9e art.

Auteur

Olivier LEDROIT

Chez GLENAT

Prix : 55 euros

Thèmes:

Fantasy - Art book

Format : 288 x 367 mm

Pages : 322

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Deryn

Du

Pourquoi cet album s’est-il imposé

d’autorité dans mes choix de lecture ?

Je n’aime pas les scénarios d’horreur,

encore moins ceux avec des poupées

maléfiques… alors pourquoi s’est-il

immiscé dans ma chronique BD ?

Parce que Deryn Du dépasse les codes

du genre. Guillaume Sorel y installe

une atmosphère troublante, presque

hypnotique, dans un village reculé des

côtes galloises.

L’histoire s’ouvre sur une série de

meurtres atroces : des cadavres dé-


chiquetés,

des

scènes

que la

police ne

parvient ni à

expliquer ni à


contenir. Au milieu de ce chaos,

un jeune homme semble épargné.

Il croise une étrange petite

fille qui fredonne des comptines

macabres… et le malaise

s’installe.

Sorel ne cherche pas à provoquer

par le gore, mais à faire

naître une peur plus insidieuse.

Il s’est d’ailleurs posé une

question simple :

comment susciter la peur

dans une bande dessinée ?

Et bien, c’est réussi.

Le récit avance par glissements,

entre rêve et cauchemar, entre

réel et hallucination. On ne sait

plus très bien où l’on est, mais

on y reste, fasciné.

Le dessin est somptueux :

visages hantés, décors brumeux,

textures organiques. Les

couleurs — gris bleuté pour

les nuits, jaune orangé pour

les intérieurs, vert grisé pour

les extérieurs — baignent dans

un lavis subtil qui renforce la

tension. Chaque case est une

respiration, chaque silence un

vertige.



La maquette,

signée Philippe

Ghielmetti et Liv

Göttler, accompagne

parfaitement

le récit :

sobre, élégante,

elle donne au livre

une respiration

graphique qui renforce

l’impact de

chaque séquence.

Le rythme est lent,

presque contemplatif,

mais jamais

ennuyeux.

Il installe une

tension diffuse,

une inquiétude qui

monte sans jamais

exploser.

Deryn Du est une

œuvre dense,

dérangeante, mais

aussi profondément

littéraire.

Une incursion dans

l’horreur psychologique,

où l’angoisse

naît moins

du monstre que du

silence qui l’entoure.

Un album qui vous

suit longtemps

après l’avoir

refermé.

DUPUIS - 25€









MAJOR BURNS



MAJOR BURNS

VOYAGES, AVENTURES,

HUMOUR SPÉCIAL,

TYPÉ FLUIDE GLACIAL...

Fluide Glacial est un magazine à l’humour décalé, voire trash.

Les pittoresques expéditions du Major Burns sont bien dans la ligne

éditoriale du célèbre magazine.

Ceci dit, l’auteur Devig, est né en 1965. Il navigue dans le domaine graphique

en passant par l’illustration publicitaire pour progressivement entrer dans le

monde de la bande dessinée. Il a co-produit avec Philippe Geluck (au scénario)

les aventures de Scott Leblanc édité sur 4 tomes par Casterman.

En 2017 DEVIG, de son vrai nom Christophe de Viguerie, entre chez Fluide

Glacial. Il y travaille sur deux séries, celle du Major Burns et sur les aventures

de Bertin Timbert.

En ce début 2024, on découvre le troisième tome des Pittoresques Expéditions

du Major Burns qui avec son acolyte, le Docteur Wayne est chargé d’escorter

le Professeur Pool dans son voyage en bateau qui partira de Malte

pour rallier Hong Kong en passant par bien des étapes.

Chaque étape est corroborée par des faits historiques, comme celui de

l’attaque, par un cachalot, du baleinier Essex en 1819 qui inspira Herman

Melville dans Moby Dick. Ou encore l’histoire du vaisseau fantôme Mary

Céleste, ou celle des pilleurs de tombes des pharaons. En Inde, les héros

seront confrontés aux Thugs, adorateurs fanatiques de Kali et aux jeux

du cirque des Maharadjah... Ils vont y vivre ces aventures et des mésaventures

traitées dans le plus pur style de Fluide Glacial, c’est-à-dire un

humour noir so british... caustique, désobligeant, et très spécial. Ce qui

fera dire à Philippe Geluck :

«DEVIG réussit avec brio le mariage de la bande dessinée et de l’humour

cruel avec le mauvais esprit que j’affectionne»

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Devig est au scénario, au dessin et à la couleur.

Le trait est précis, le dessin bien structuré et les couleurs agréablement choisies

harmonisent les atmosphères qui permettent au lecteur de s’imprégner du récit.

A découvrir.

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