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Le Paddock du Vendredi 8 décembre

Toute l'actualité du CHIG !

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PADDOCK<br />

Quotidien officiel <strong>du</strong> Concours Hippique International de Genève<br />

présente le<br />

<strong>Vendredi</strong> 8 <strong>décembre</strong> 2023<br />

Trophée de Genève <br />

Qui pour<br />

battre Kent<br />

Farrington ?<br />

Cela paraît presque surréaliste de l’écrire, mais c’est<br />

bien la sixième fois que Kent Farrington remporte le<br />

Trophée de Genève. Trois fois avec Creedance (2021,<br />

2019 et 2016), une fois avec Voyeur (2017) et une fois<br />

avec Willow (2013). 10 ans après son premier succès<br />

dans cette prestigieuse épreuve, l’Américain signe<br />

une sixième victoire avec une jeune et talentueuse<br />

Toulayna.<br />

Deux secondes plus rapides que son dauphin<br />

Harry Charles (Romeo 88) et le troisième Grégory<br />

Wathelet (Bond Jamesbond de Hay), le supersonique<br />

cavalier natif de Chicago a démontré une fois de<br />

plus sa suprématie. Quelle performance ! «Je suis<br />

tellement fier de ma jument, elle a fait preuve d’une<br />

grande maturité.» À seulement 9 ans, Toulayna<br />

a effectivement déjà tout d’une grande dans un<br />

barrage très disputé entre de nombreux cavaliers –<br />

notamment un certain Victor Bettendorf, 5 e hier soir<br />

après avoir remporté les deux premières épreuves<br />

de la journée – sachant manier avec grande agilité<br />

l’équilibre subtil entre vitesse et sans-faute.<br />

Que dire ? «Je ne sais pas, pour être honnête. J’ai<br />

toujours le même plaisir et le même bonheur de<br />

m’imposer ici, sourit le sympathique Américain.<br />

Peut-être trouverais-je d’autres choses à dire si tu<br />

viens me poser des questions pour la sixième fois<br />

aussi dimanche en fin de journée ?» (rires) Et quel<br />

est donc son secret pour rendre tous ses chevaux si<br />

rapides ? Que met-il dans son café le matin ? Il sourit.<br />

«J’avoue que mon café <strong>du</strong> matin est important, mais<br />

je jure que je n’y ajoute rien.» S’il ne sait pas encore<br />

laquelle de ses montures il sellera ce soir dans la<br />

finale <strong>du</strong> Top 10 Rolex IJRC, puis dans le Rolex Grand<br />

Prix dimanche – «Avec des chevaux qui manquent<br />

encore un peu d’expérience, j’adapte mon plan<br />

jour après jour» –, Kent Farrington sera néanmoins<br />

à nouveau l’homme à battre pour les prochaines<br />

grandes échéances <strong>du</strong> week-end. Affaire à suivre.<br />

A.F.<br />

WWW.CHI-GENEVE.CH<br />

#CHIGENEVE


2 En images<br />

Warm up<br />

120<br />

ans<br />

d’histoires<br />

Chaque enfant a une histoire à écrire.<br />

A l’Institut International de Lancy,<br />

notre objectif est de travailler et<br />

réussir ensemble. Depuis 1903, nous<br />

accompagnons les élèves de 3 à 19<br />

ans pour créer leur propre histoire.<br />

Découvrez nos programmes<br />

français, anglais et bilingue sur iil.ch<br />

PADDOCK | VENDREDI 8 DÉCEMBRE 2023


Complice 3<br />

«Vitiki fait partie<br />

de la famille»<br />

Tendresse, complicité et attention caractérisent la relation de Yuri<br />

Mansur et son cheval de cœur. Il faut dire que Vitiki a bien souvent<br />

inquiété son cavalier et propriétaire. Crack incontestable en piste,<br />

le bel alezan est ce que l’on appelle une «bête à chagrins».<br />

En quelques mots<br />

Né le 14 mars 2008 (15 ans)<br />

Studbook Hannovrien<br />

Par Valentino 240 (KWPN) et Finja par For Expo<br />

2000 (KWPN)<br />

CARACTÈRE<br />

Vitiki hors piste: gentil, doux<br />

Vitiki en piste: guerrier, intelligent, volontaire<br />

Défaut principal: se blesse tout le temps<br />

PALMARÈS<br />

Vainqueur de la Coupe des Nations de La<br />

Baule en 2018<br />

2 e <strong>du</strong> GP <strong>du</strong> CSIO de La Baule en 2022<br />

4 e <strong>du</strong> GP CSI 5*-W de <strong>Le</strong>ipzig en janvier 2023<br />

3 e <strong>du</strong> GP CSI 5*-W d’Amsterdam en janvier<br />

2023<br />

4 e de la finale de la Coupe <strong>du</strong> monde d’Omaha<br />

en avril 2023<br />

«Dès le premier saut, j’ai su qu’il était différent,<br />

entame Yuri Mansur. Ce jour-là, j’essayais beaucoup<br />

de chevaux. Je n’ai pas fait particulièrement attention<br />

à lui quand on me l’a amené. Mais dès le premier<br />

obstacle…» C’est ainsi que commence la belle<br />

histoire <strong>du</strong> cavalier à la veste jaune et de l’alezan.<br />

Vitiki n’a alors que 9 ans et aucun palmarès à son actif.<br />

Cela n’inquiète pas le pilote qui crée rapidement une<br />

parfaite symbiose. <strong>Le</strong> feeling passe incontestablement,<br />

et les résultats sont immédiats. «Quand je l’ai acheté,<br />

fin 2017, il n’avait sauté que des parcours à 1m30. Dès<br />

mai 2018, nous avons gagné la Coupe des Nations à<br />

La Baule. C’était très rapide comme progression. J’ai<br />

alors décidé d’aller à Aix.»<br />

DE L’ACCIDENT…<br />

Alors que le couple atteint le sommet de son art, il est<br />

brisé net dans son envol. Au CSIO 5* d’Aix-la-Chapelle,<br />

après un sans-faute dans le Rolex Grand Prix, l’alezan<br />

se fracture une phalange en trébuchant à la réception<br />

d’un obstacle <strong>du</strong> barrage. <strong>Le</strong> couperet tombe: Vitiki<br />

ne pourra sans doute jamais plus sauter… Mais<br />

c’était sans compter sur la ténacité <strong>du</strong> crack, aussi<br />

guerrier en piste que face à l’adversité, et sur celle<br />

de son partenaire, animé par un puissant désir de le<br />

sauver. «C’était un drame sportif, car nous placions de<br />

nombreux espoirs en lui, mais aussi sentimental, car il<br />

fait partie de la famille et que je lui porte vraiment un<br />

attachement particulier.» Contre toute attente, le crack<br />

se remet patiemment, dans le calme et la sérénité. «Il<br />

a vécu près de huit mois sans sortir de son box, mais<br />

est resté toujours aussi gentil. En fait, ce cheval est<br />

très intelligent, il sait quand se préserver et quand<br />

lâcher son énergie, comme en concours.»<br />

Sorti de la tourmente, Vitiki reprend le chemin des<br />

compétitions, mais Yuri ne le sent pas au mieux de sa<br />

forme. Et pour cause ! Voilà que l’on décèle un kyste<br />

dans son nez nécessitant une importante opération.<br />

Résultat: deux mois d’arrêt. Une fois encore, l’alezan<br />

s’en remet, pour le plus grand bonheur de son cavalier.<br />

<strong>Le</strong> couple se classe alors dans presque toutes les<br />

épreuves de Coupe <strong>du</strong> monde auxquelles il participe,<br />

frôlant même le podium de la finale d’Omaha, en avril<br />

dernier. Pourtant, là encore, le cavalier a eu quelques<br />

sueurs froides avant l’échéance. «Deux semaines<br />

avant de partir aux États-Unis, Vitiki s’était ouvert<br />

le coude. À la clé douze points de suture et une<br />

articulation énorme. Jamais je n’aurais cru qu’il se<br />

remettrait à temps pour la finale. Et trois jours avant la<br />

visite véto, mon groom m’envoie la photo de l’antérieur<br />

d’un cheval alezan avec sept points de suture. Comme<br />

nous étions le 1 er avril, j’ai cru à une blague… Mais<br />

non ! Vitiki avait reçu un coup de pied en descendant<br />

<strong>du</strong> camion. Là encore, il s’est remis incroyablement<br />

vite, et nous avons pu réaliser une finale fabuleuse.»<br />

… À L’ESPOIR<br />

L’année 2023 continue en pointillés, Vitiki contractant<br />

une infection au niveau des fourchettes. Il aura fallu<br />

<strong>du</strong> temps à Yuri pour trouver le bon traitement mais,<br />

désormais, les choses semblent rentrées dans l’ordre.<br />

«C’est la première fois depuis mai que ses fourchettes<br />

sont vraiment saines. J’ai l’espoir de reprendre sur une<br />

bonne lancée. S’il revient dans la même forme qu’en<br />

début d’année, Vitiki reste un choix pour les JO. Je<br />

gère les échéances entre mes trois chevaux de tête<br />

(ndlr. Vitiki, QH Alfons Santo Antonio et, Miss Blue-<br />

Saint Blue Farm) pour qu’ils soient prêts et frais afin<br />

de décider le moment venu pour les Jeux. S’il ne va<br />

pas à Paris, j’aimerais le monter une dernière fois à Aix<br />

avant de lui offrir une belle retraite bien méritée à la<br />

maison», confesse-t-il. Avant cela, c’est une première<br />

pour Vitiki et pour son cavalier de participer au CSI 5*<br />

de l’événement genevois. On leur souhaite le meilleur.<br />

Sophie <strong>Le</strong>beuf<br />

PADDOCK | VENDREDI 8 DÉCEMBRE 2023


4 Découverte<br />

Entre mer et cheval<br />

Moitié Jurassienne, moitié Marseillaise, la cavalière membre de l’équipe suisse de concours<br />

complet navigue entre deux eaux. En selle ou sur le pont d’un bateau, la trentenaire garde<br />

le cap qu’elle s’est fixé.<br />

Mais en 2014, la jeune femme décide de sortir de sa<br />

zone de confort. «J’ai voulu passer mon instructorat.<br />

Je suis donc partie pour Saumur. Plutôt orientée<br />

jumping, j’ai dû me remettre au cross et au dressage.<br />

J’ai compris alors que le complet était ce qui me<br />

plaisait.» Là-bas, une rencontre sera déterminante,<br />

celle de l’écuyer <strong>du</strong> Cadre Noir Didier Dhennin.<br />

Rapidement, le membre de l’équipe de France la<br />

prend sous son aile. Quolombo d’Elle, avec lequel elle<br />

est arrivée à Saumur, la mène jusqu’en CSI 1*. Mais<br />

son cheval montre des limites, et Didier lui propose<br />

alors d’acquérir l’une de ses anciennes montures,<br />

Opi de Saint <strong>Le</strong>o. «Grâce à lui, j’ai participé à une<br />

première Coupe des Nations et aux championnats<br />

d’Europe de Luhmühlen en 2019. En 2020, nous<br />

étions même pressentis pour Tokyo, mais il y a eu<br />

la pandémie. Cela a été un coup <strong>du</strong>r mais, grâce à<br />

ma double activité, j’ai pu me focaliser davantage<br />

sur le bateau pendant un temps. En 2021, nous avons<br />

alors convenu avec le vétérinaire de l’équipe suisse<br />

de ne pas faire voyager mon cheval qui allait avoir<br />

19 ans. C’était trop de risques. Potentiellement, une<br />

place aux championnats d’Europe restait possible.<br />

Malheureusement, il s’est blessé avant, signant sa<br />

mise à la retraite.» Dès lors, Galaxyiet <strong>du</strong> Feuillard,<br />

qu’elle prépare depuis un an, endosse vaillamment<br />

son rôle de cheval de tête.<br />

«La première compétition internationale d’envergure<br />

que j’ai courue se déroulait à Saumur. Ce qui est<br />

drôle, c’est que le staff suisse de l’époque était<br />

venu me voir en me demandant d’où je sortais et qui<br />

j’étais. À la lecture de la liste de départ, ils pensaient<br />

que j’étais une erreur informatique ! C’est ainsi<br />

que j’ai rencontré le staff de l’équipe nationale»,<br />

s’amuse-t-elle. Il faut dire que le nom de Roxane<br />

Gonfard reste encore méconnu <strong>du</strong> grand public.<br />

Installée dans le Sud de la France, mais courant sous<br />

couleurs suisses depuis 2015, la cavalière a la double<br />

nationalité. Petite, elle vit en France et passe toutes<br />

ses vacances dans le Jura, de l’autre côté de la<br />

frontière. Si son père l’initie à la voile et aux plaisirs<br />

nautiques, elle s’attache également au terroir et aux<br />

animaux par sa mère. Elle ne jure déjà que par les<br />

chevaux. Son baccalauréat en poche, elle décide<br />

alors de passer son monitorat. Après un séjour en<br />

Suisse, elle revient en France. En 2012, elle récupère<br />

le voilier familial – proposant des sorties en mer – et<br />

crée une structure équestre avec sa sœur dans le<br />

Sud-Est en 2013, menant de front ses deux activités.<br />

Aujourd’hui, le <strong>du</strong>o, qui n’a jamais concouru sur<br />

un cross indoor, va vivre une première. «Mon but<br />

est de bien faire et de rentrer dans ce fameux<br />

temps idéal. C’est totalement différent d’un cross<br />

en extérieur, mais c’est une nouvelle expérience.»<br />

À plus long terme, l’objectif de Roxane serait, bien<br />

sûr, de pouvoir un jour participer à des compétitions<br />

prestigieuses comme Burghley ou Badminton. Mais<br />

rien ne presse. Sa philosophie ? Se faire plaisir et<br />

prendre son temps, car voile et équitation sont deux<br />

domaines permettant cette perspective. Gageons<br />

qu’en maintenant son cap, elle atteindra ses<br />

objectifs.<br />

S.L.<br />

CONCOURS HIPPIQUE INTERNATIONAL DE GENÈVE<br />

AU CŒUR DE L’ÉVÉNEMENT.<br />

PARTENAIRE MÉDIA<br />

© CHI de Genève<br />

scoopdyga.com<br />

Ce qui nous anime<br />

tdg.ch<br />

PADDOCK | VENDREDI 8 DÉCEMBRE 2023


Portrait 5<br />

Une première pour<br />

Shane Sweetnam<br />

C’est peut-être le visage le moins familier des dix cavaliers au<br />

départ de la prestigieuse finale <strong>du</strong> Top 10 Rolex IJRC. Et pour<br />

cause, voilà plus de 20 ans que Shane Sweetnam a quitté ses<br />

terres natales <strong>du</strong> comté de Cork, en Irlande, pour le Nouveau<br />

Monde.<br />

D’ailleurs, son accent chantant irlandais, si particulier,<br />

s’est largement effacé. Il ne ressort qu’à quelques<br />

rares occasions, lorsqu’il mentionne son pays natal et<br />

raconte son enfance. Benjamin d’une fratrie de cinq,<br />

Shane Sweetnam a grandi entouré de poneys et de<br />

chevaux, ses parents étant entraîneurs. C’est donc<br />

naturellement qu’il s’est mis à faire de la compétition<br />

à l’âge de 7 ans, mais n’a pas tout de suite considéré<br />

une carrière dans le monde équestre. Il a d’abord<br />

terminé une licence en informatique et travaillé<br />

ensuite pendant un an dans un bureau, devant un<br />

ordinateur. «J’ai vite réalisé que ce n’était pas pour<br />

moi, sourit-il. Je ne suis pas fait pour rester derrière un<br />

écran, je crois. Je savais que je n’étais qu’un cavalier<br />

"médiocre", pour ainsi dire, mais je voulais tenter ma<br />

chance…»<br />

<strong>Le</strong> jeune Irlandais désire progresser et décide de<br />

voyager outre-Atlantique. «Je voulais voir comment<br />

cela se passait. Je ne connaissais que l’Europe, et<br />

c’était bien avant l’ère des réseaux sociaux, je n’avais<br />

donc qu’un moyen de découvrir la compétition aux<br />

États-Unis: y aller !» Il s’envole alors avec ses chevaux<br />

pour le circuit hivernal… et finit par ne jamais revenir.<br />

Sa rencontre avec Margie Engle, cavalière américaine<br />

olympique, a certainement joué un rôle capital dans<br />

cette décision. Après plusieurs années à travailler<br />

pour l’illustre amazone et progresser à ses côtés,<br />

Shane Sweetnam se met à son compte et ouvre ainsi<br />

un centre de formation et de pension avec son épouse<br />

Alison, le Sweet Oak Farm, à Wellington en Floride.<br />

«L’an prochain, cela fera exactement la moitié de ma<br />

vie que j’ai quitté l’Irlande pour les États-Unis, soufflet-il.<br />

Je ne peux même plus dire que j’ai le mal <strong>du</strong><br />

pays, c’est ici désormais ma maison.» Deux décennies<br />

d’apprentissage plus tard, une femme et trois enfants<br />

aussi. L’Irlandais représente son pays de naissance,<br />

mais se sent aussi un peu américain dans l’âme.<br />

<strong>Le</strong>s tournées européennes sont rares, sauf lorsqu’il<br />

s’agit justement de représenter le drapeau vert, blanc<br />

et orange. Il s’est d’ailleurs illustré avec son équipe cet<br />

automne à Milan en décrochant la médaille d’argent<br />

aux championnats d’Europe. Logiquement, les Jeux<br />

Olympiques de Paris l’an prochain sont le prochain<br />

objectif <strong>du</strong> cavalier de 42 ans.<br />

C’est avec son brillant James Kann Cruz qu’il compte<br />

faire partie de la sélection irlandaise pour Paris. «Il<br />

le mériterait. C’est un cheval taillé pour ce genre de<br />

championnats. Ce serait un véritable honneur que de<br />

représenter mon pays avec lui l’année prochaine.» Un<br />

cheval que vous aurez l’occasion de découvrir pas plus<br />

tard que ce soir, dans la 22 e Finale <strong>du</strong> Top 10 Rolex<br />

IJRC. C’est seulement avec lui et Cjoxx Z que Shane<br />

Sweetnam a fait le voyage tout spécialement des États-<br />

Unis pour venir à Genève. La traversée de l’Atlantique<br />

en valait clairement la peine, puisque le cavalier<br />

irlandais, 11 e mondial, montera sa toute première finale<br />

<strong>du</strong> Top 10 grâce au forfait de McLain Ward, le meilleur<br />

cheval de celui-ci étant encore en quarantaine après les<br />

Jeux Panaméricains. «C’est fantastique. J’ai eu un peu<br />

de chance, mais mon ami McLain m’en devait une, nous<br />

sommes désormais quittes !»<br />

Pour sa troisième participation à Genève, le cavalier<br />

irlandais espère bien s’illustrer. L’an dernier, il avait<br />

surpris en se classant troisième <strong>du</strong> Rolex Grand Prix<br />

derrière les imbattables McLain Ward et Martin Fuchs,<br />

avec ce même James Kann Cruz. «Cela ne fait même<br />

pas deux ans qu’il est arrivé dans mes écuries, mais il<br />

a déjà pris une place toute spéciale. En même temps,<br />

c’est un cheval irlandais, c’est un retour à mes origines<br />

(rires) ! Il a beaucoup de caractère, je le compare<br />

souvent aux jeunes cavaliers irlandais: il ne veut que<br />

sauter et déteste le travail sur le plat à la maison.<br />

Je crois que ça l’ennuie…» Aurore Favre<br />

Hors sujet<br />

<strong>Le</strong> son que tu préfères ?<br />

<strong>Le</strong>s vagues sur une plage<br />

Ton héros de fiction ?<br />

Je n’en ai pas vraiment. L’un de mes héros,<br />

que je ne connais pas personnellement, est<br />

Jürgen Klopp. Je suis un immense fan de<br />

Liverpool, et le boulot qu’il fait depuis 2015<br />

avec l’équipe est très inspirant.<br />

<strong>Le</strong> meilleur moment de ta journée ?<br />

Quand je rentre à la maison et que je retrouve<br />

ma famille, pour le dîner.<br />

Ton état d’esprit actuel ?<br />

Excité d’être ici, ambitieux, nerveux, relaxé,<br />

tout cela en même temps. (rires)<br />

Ton film préféré ?<br />

<strong>Le</strong>s Goonies, sans hésitation. Dès le début <strong>du</strong><br />

film, je replonge en enfance…<br />

Si tu n’étais pas toi, que voudrais-tu être ?<br />

(Il réfléchit, longtemps) Un chien, je crois.<br />

Nous en avons quatre à la maison, et ils<br />

dorment dans notre chambre avec ma femme.<br />

C’est une belle vie d’être chien, non ? On dort,<br />

on mange, et on est cajolé…<br />

Priority Lane<br />

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PADDOCK | VENDREDI 8 DÉCEMBRE 2023


P R E M I E R M E N S U E L H I P P I Q U E D E S U I S S E R O M A N D E<br />

6 Au programme<br />

Présenté par<br />

<br />

12H00<br />

Coupe Defender<br />

Barème A au chronomètre (145 cm)<br />

Saut CSI U25<br />

Sponsor Principal<br />

<br />

14H15<br />

Prix des Communes Genevoises<br />

Sponsors Officiels<br />

<br />

ÉPREUVE QUALIFICATIVE POUR LE ROLEX GRAND PRIX<br />

Barème A au chronomètre (155 cm)<br />

Saut CSI 5*<br />

Sponsors<br />

<br />

18H15<br />

Cross Indoor<br />

Jugé au temps idéal<br />

Partenaires Institutionnels<br />

<br />

Cross<br />

Partenaires Média & Broadcast<br />

Partenaires Officiels<br />

<br />

<br />

21H00<br />

22 e finale <strong>du</strong> Top 10 Rolex IJRC<br />

ÉPREUVE RÉSERVÉE AUX 10 MEILLEURS CAVALIERS<br />

DU CLASSEMENT MONDIAL MEMBRES DE L’IJRC<br />

Épreuve en deux manches jugées au barème A au chronomètre (160 cm)<br />

Saut CSI 5*<br />

Sponsors Médias<br />

<br />

Tout le programme détaillé sur www.chi-geneve.ch<br />

Impressum<br />

Fournisseurs Officiels<br />

<br />

Quotidien officiel <strong>du</strong> Concours Hippique International de Genève<br />

Partenaire de cœur<br />

<br />

COMMUNICATION CHIG: Patrick Favre<br />

RÉDACTION: Aurore Favre, Sophie <strong>Le</strong>beuf<br />

PHOTOGRAPHIE: Soraya Exquis, Bertille Fonteneau, Fabienne Bujard,<br />

Joseph Carlucci, Raphaël Dufour<br />

MISE EN PAGE: Emilie Lacroix (PIM Sportsguide SA)<br />

IMPRESSION: Atar Roto Presse SA - 1214 Vernier<br />

CONSTRUCTEUR<br />

DES PISTES DU CHI<br />

DEPUIS 1991<br />

ET BIEN PLUS ENCORE !<br />

DÉCOUVREZ LE<br />

MAKING-OF DE<br />

LA PISTE DU CHI<br />

PADDOCK | VENDREDI 8 DÉCEMBRE 2023


En marge 7<br />

Révélations <br />

De l’ombre à la lumière<br />

Bénévole puis membre de l’équipe responsable des réseaux<br />

sociaux <strong>du</strong> Concours Hippique International de Genève, Sasha<br />

Barthe est passée de l’autre côté <strong>du</strong> rideau. Cette année, elle<br />

entre dans l’arène.<br />

Échos <br />

L’année 2023 est celle de beaucoup de premières<br />

pour Sasha Barthe: première sélection en équipe<br />

suisse, première Coupe des Nations, premier CSI 5*,<br />

qui plus est ici, à Genève. Après avoir été bénévole<br />

en 2010, Sasha rencontre Michel Sorg, alors dans<br />

le comité organisateur <strong>du</strong> concours, et s’investit<br />

pour l’événement. Dans l’équipe dédiée aux réseaux<br />

sociaux <strong>du</strong> CHIG, elle en devient responsable et<br />

même membre <strong>du</strong> comité en 2019, dernière année<br />

dans l’organisation de l’événement. Imaginait-elle<br />

alors qu’un jour, elle foulerait à son tour cette piste<br />

prestigieuse, aux côtés des plus grands de la discipline ?<br />

«Absolument pas. C’était bien trop loin. D’ailleurs, je<br />

ne réalise toujours pas et j’ai même le syndrome de<br />

l’imposteur», avoue-t-elle, humble, malgré un sansfaute<br />

réalisé sur son premier parcours hier avec une<br />

toute nouvelle monture qu’elle découvre encore.<br />

En 2020, la crise <strong>du</strong> Covid participe à une remise en<br />

question de la jeune femme qui décide de quitter la<br />

Suisse pour les vertes prairies normandes. Là-bas,<br />

elle s’installe chez Amy Graham, grande cavalière<br />

australienne, et commence à se constituer une écurie<br />

pour le sport. «J’ai acheté mon cheval de tête, Essenar<br />

High Hopes il y a deux ans. Je n’avais alors jamais<br />

disputé une épreuve comptant pour le classement<br />

mondial. Depuis, cela va très vite.» La jeune femme<br />

de 29 ans profite aujourd’hui pleinement de cette<br />

situation. «Quand on a la chance d’avoir un piquet<br />

de chevaux comme le mien et de pouvoir prétendre à<br />

des sélections en équipe nationale, je pense qu’il faut<br />

battre le fer tant qu’il est chaud.»<br />

Compte tenu de cette progression fulgurante, la<br />

cavalière se laisse-t-elle rêver à des objectifs à long<br />

terme, tels les JO de 2028 ? «Honnêtement, je ne suis<br />

pas capable de me projeter aussi loin. À plus court<br />

terme, avec Amy, nous prendrons le temps de réfléchir<br />

à notre programme après Genève. L’an prochain,<br />

j’aimerais monter des Coupes de Nations de Division<br />

2. Évoluer en équipe est vraiment une expérience<br />

fabuleuse. Ensuite, je voudrais que mes jeunes<br />

chevaux passent un cap.» Participant aux épreuves<br />

<strong>du</strong> Medium Tour, la cavalière compte engranger<br />

de l’expérience et profiter de la présence des plus<br />

grands: «Je n’ai pas un cavalier modèle. Tous ont leur<br />

système, et c’est intéressant de pouvoir les observer.<br />

D’ailleurs, tant qu’on regarde les autres, on continue<br />

de progresser…» Rendez-vous l’an prochain dans le<br />

Rolex Grand Prix ?<br />

S.L.<br />

Nouveau visage<br />

D’ici à peine quelques jours, Michel Sorg, désormais<br />

directeur de Swiss Equestrian, quittera ses fonctions<br />

de chef de l’équipe helvétique. <strong>Le</strong> jeune Néerlandais<br />

Peter van der Waaij, 29 ans, reprendra le flambeau<br />

dès le 1 er janvier 2024. Une année toute particulière,<br />

marquée par les Jeux Olympiques de Paris…<br />

Un grand défi. «Je me réjouis beaucoup, même<br />

si c’est vrai que c’est une grosse échéance pour<br />

démarrer, sourit-il. Mais je peux m’appuyer sur<br />

d’excellentes bases, j’ai la chance de travailler<br />

avec d’excellents cavaliers et un coach que tout<br />

le monde nous envie, et je me sens très soutenu<br />

par la fédération.»<br />

Fort d’une expérience de deux ans en tant<br />

qu’assistant <strong>du</strong> chef d’équipe néerlandais Jos<br />

Lansink, Peter van der Waaij a prouvé à de<br />

nombreuses reprises sa valeur. Il connaît bien<br />

les cavaliers, les chevaux, et s’intéresse depuis<br />

toujours à ce sport qui le passionne. Il monte<br />

d’ailleurs régulièrement à cheval lorsqu’il est à la<br />

maison, aux Pays-Bas, où il dirige avec son épouse<br />

une écurie de formation et de commerce. Il prend<br />

<strong>du</strong> plaisir à pro<strong>du</strong>ire de jeunes montures et les<br />

voir ensuite évoluer sous la selle de «cavaliers<br />

nettement meilleurs que moi !». Avant de s’impliquer<br />

auprès de l’équipe de son pays, le sympathique<br />

Néerlandais était journaliste et commentateur de<br />

saut d’obstacles. À Genève, Peter prend ses marques<br />

et prend le temps de discuter avec cavaliers,<br />

propriétaires, sponsors… D’ailleurs, il repart boire un<br />

café avec la Team Fuchs et leur fidèle mécène Luigi<br />

Baleri. <strong>Le</strong> voilà déjà comme un poisson dans l’eau.<br />

Happy 10 years<br />

of Air China Direct Flight<br />

Geneva — Beijing<br />

4 flights/week<br />

Monday / Thursday / Friday / Saturday<br />

www.airchina.ch<br />

PADDOCK | VENDREDI 8 DÉCEMBRE 2023

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