Programme de soirée - Semaine de la dramaturgie autochtone
Programme de soirée de la Semaine de la dramaturgie autochtone, un événement présenté du 29 au 31 janvier 2024 au Théâtre La Licorne. Une production de La Manufacture.
Programme de soirée de la Semaine de la dramaturgie autochtone, un événement présenté du 29 au 31 janvier 2024 au Théâtre La Licorne. Une production de La Manufacture.
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SEMAINE<br />
DE<br />
LA<br />
DRAMATURGIE<br />
AUTOCHTONE<br />
Commissaires<br />
CHARLES BENDER<br />
ET JEAN-FRÉDÉRIC<br />
MESSIER<br />
Production<br />
LA MANUFACTURE<br />
LES FEMMES<br />
DE LA TRAITE<br />
DES FOURRURES<br />
LUNDI 29 JANVIER<br />
Texte<br />
FRANCES KONCAN<br />
BÂTON<br />
DE TONNERRE<br />
MARDI 30 JANVIER<br />
Texte<br />
KENNETH T. WILLIAMS<br />
QUI SE<br />
SOUVIENDRA<br />
D’ELLE ?<br />
MERCREDI 31 JANVIER<br />
Texte<br />
DANIEL DAVID MOSES<br />
Traduction<br />
JEAN-FRÉDÉRIC MESSIER<br />
en col<strong>la</strong>boration avec<br />
GENEVIÈVE PELLETIER<br />
Traduction<br />
CHARLES BENDER<br />
Traduction<br />
CHARLES BENDER<br />
DU 29 JANVIER<br />
AU 31 JANVIER<br />
2024
<strong>Semaine</strong> <strong>de</strong> <strong>la</strong> <strong>dramaturgie</strong> <strong>autochtone</strong><br />
LA MANUFACTURE<br />
ET LE THÉÂTRE<br />
LA LICORNE<br />
La Manufacture est une compagnie <strong>de</strong> théâtre qui assure également <strong>la</strong> direction du Théâtre<br />
La Licorne, un centre <strong>de</strong> création et <strong>de</strong> diffusion théâtral favorisant l’émergence, <strong>la</strong> découverte,<br />
le développement et le rayonnement d’une <strong>dramaturgie</strong> qui porte un regard neuf et actuel sur notre<br />
société, ses enjeux et les débats qu’ils provoquent. Privilégiant <strong>la</strong> création québécoise, <strong>la</strong> compagnie<br />
fait aussi p<strong>la</strong>ce à <strong>la</strong> parole d’auteurs canadiens et étrangers, particulièrement d’Angleterre, d’Écosse<br />
et d’Ir<strong>la</strong>n<strong>de</strong>. La Licorne est un théâtre où les idées circulent, où les artistes créent en toute liberté.<br />
Un théâtre où le public, véritable complice, est toujours au cœur <strong>de</strong> notre action artistique. Lieu<br />
d’incubation et <strong>de</strong> création incontournable, La Licorne est une véritable institution dédiée au théâtre<br />
<strong>de</strong> création et un modèle <strong>de</strong> vitalité <strong>de</strong>s plus inspirants.<br />
> VOIR L’ÉQUIPE DE LA MANUFACTURE > VOIR LE CONSEIL D’ADMINISTRATION<br />
© SUZANE O’NEILL
<strong>Semaine</strong> <strong>de</strong> <strong>la</strong> <strong>dramaturgie</strong> <strong>autochtone</strong><br />
MOT DE LA<br />
DIRECTION ARTISTIQUE<br />
C’est avec beaucoup d’excitation et aussi une bonne dose d’humilité que je<br />
vous convie à cette rencontre en trois temps avec <strong>la</strong> <strong>dramaturgie</strong> <strong>autochtone</strong><br />
du Canada ang<strong>la</strong>is à travers les univers <strong>de</strong> Frances Koncan, Kenneth T. Williams<br />
et Daniel David Moses.<br />
© KELLY JACOB<br />
Guidé par Charles Ben<strong>de</strong>r et Jean-Frédéric Messier, les curateurs <strong>de</strong> cet<br />
événement, j’ai découvert un éventail absolument renversant <strong>de</strong> paroles<br />
fortes, originales, drôles, qui, chacune à leur façon, brillent par leur capacité<br />
à faire <strong>de</strong>s liens entre passé et présent pour mieux parler <strong>de</strong> qui nous sommes<br />
aujourd’hui. Depuis plus d’un an déjà, nous discutons et échangeons à trois sur<br />
les nombreuses pièces que nous lisons, toutes plus galvanisantes les unes que<br />
les autres, et nous sommes convaincus que ces trois textes représentent bien<br />
l’essence <strong>de</strong> cette <strong>dramaturgie</strong> foisonnante, mature et portée par une jubi<strong>la</strong>toire<br />
inclination à l’autodérision.<br />
Merci, Charles et Jean-Frédéric, pour vos lumières <strong>de</strong>puis <strong>la</strong> première rencontre.<br />
Merci à tous les interprètes pour votre générosité. C’est un grand p<strong>la</strong>isir <strong>de</strong> vous<br />
entendre porter ces paroles avec toute <strong>la</strong> justesse et <strong>la</strong> fierté qu’elles méritent.<br />
Cher public, je vous souhaite une rencontre à <strong>la</strong> hauteur <strong>de</strong> ce qui nous a guidés<br />
tout au long du processus !<br />
PHILIPPE LAMBERT<br />
DIRECTEUR ARTISTIQUE ET GÉNÉRAL<br />
LA LICORNE / LA MANUFACTURE
<strong>Semaine</strong> <strong>de</strong> <strong>la</strong> <strong>dramaturgie</strong> <strong>autochtone</strong><br />
MOT DES<br />
COMMISSAIRES<br />
À Montréal et au Québec, le public <strong>de</strong> théâtre a le privilège <strong>de</strong> pouvoir découvrir,<br />
chaque nouvelle saison, <strong>de</strong>s créations dramaturgiques d’ici et d’ailleurs. Une<br />
gran<strong>de</strong> quantité <strong>de</strong> textes québécois et francophones sont créés chaque année,<br />
ainsi que <strong>de</strong>s traductions <strong>de</strong> pièces anglo-saxonnes, suédoises, alleman<strong>de</strong>s,<br />
danoises, et parfois en provenance d’autres continents que l’Europe (même si<br />
c’est plutôt rare, il faut bien l’admettre). Ici même, au Théâtre La Licorne, au fil<br />
<strong>de</strong>s ans, on a pu découvrir quantité d’œuvres ir<strong>la</strong>ndaises et écossaises, tandis<br />
qu’ailleurs à Montréal on se spécialise dans les textes en provenance d’Europe<br />
<strong>de</strong> l’Est.<br />
Jusqu’à récemment, <strong>la</strong> <strong>dramaturgie</strong> issue <strong>de</strong>s Premières Nations était<br />
totalement absente <strong>de</strong> nos scènes. Mais, heureusement, il y a maintenant<br />
plusieurs compagnies <strong>de</strong> théâtre <strong>autochtone</strong> qui enrichissent le paysage<br />
théâtral québécois (Ondinnok, Menuentakuan, Productions Onishka, etc.)<br />
ainsi qu’un grand nombre d’artistes indépendants. Cependant, <strong>la</strong> <strong>dramaturgie</strong><br />
<strong>autochtone</strong> en provenance du Canada ang<strong>la</strong>is <strong>de</strong>meurait dans l’angle mort <strong>de</strong>s<br />
saisons théâtrales. En effet, l’univers <strong>de</strong>s Premières Nations s’étend sur les trois<br />
Amériques, mais les pièces qui en émergent trouvent rarement le chemin vers les<br />
directions artistiques <strong>de</strong>s théâtres établis. En compagnie <strong>de</strong> Philippe Lambert,<br />
nous avons voulu ouvrir ce chemin et ainsi imaginer ce projet <strong>de</strong> <strong>Semaine</strong> <strong>de</strong><br />
<strong>la</strong> <strong>dramaturgie</strong> <strong>autochtone</strong>, concentrée autour <strong>de</strong> textes en provenance du<br />
Canada ang<strong>la</strong>is, ce qui représente en soi un corpus considérable. Nous avons<br />
donc lu plus d’une vingtaine <strong>de</strong> textes publiés, écrits par <strong>de</strong>s auteurs et <strong>de</strong>s<br />
autrices <strong>autochtone</strong>s. Et nous avons dû nous livrer au processus douloureux <strong>de</strong><br />
n’en choisir que trois pour cet événement <strong>de</strong> lectures publiques. Nous aurions<br />
pu en monter dix. L’élément principal qui a guidé nos choix est sans doute <strong>la</strong><br />
volonté <strong>de</strong> rendre compte <strong>de</strong> l’étonnante diversité <strong>de</strong>s propositions que nous<br />
avons lues. Même si ces textes provenaient <strong>de</strong> gens qui partagent <strong>de</strong>s i<strong>de</strong>ntités<br />
culturelles semb<strong>la</strong>bles, l’ensemble est tout sauf homogène. Malgré cette variété,<br />
il y a un élément qu’on retrouve dans toutes les pièces, c’est cet humour souvent<br />
sarcastique, empli d’autodérision, qui n’est pas sans rappeler l’humour juif, ou<br />
d’autres encore qu’on pourrait qualifier d’humour <strong>de</strong>s opprimés. Un humour qui<br />
a <strong>la</strong> caractéristique d’user et d’abuser <strong>de</strong>s stéréotypes qu’on attribue à sa propre<br />
communauté. C’est une forme d’empuissancement que d’utiliser les clichés<br />
i<strong>de</strong>ntitaires qu’on vous colle à <strong>la</strong> peau et <strong>de</strong> les re<strong>la</strong>ncer dans <strong>la</strong> direction d’où<br />
ils viennent.<br />
C’est un grand p<strong>la</strong>isir pour nous <strong>de</strong> vous faire découvrir ces textes qui nous ont<br />
tant inspirés. Cet événement <strong>de</strong> lectures publiques formule le souhait affiché<br />
que ces traductions soient portées à <strong>la</strong> scène et vues par un plus grand nombre,<br />
ici à La Licorne ou ailleurs. Nous souhaitons également que cet événement<br />
crée un précé<strong>de</strong>nt et que le chemin continue <strong>de</strong> s’é<strong>la</strong>rgir entre les <strong>de</strong>scendants<br />
d’immigrants <strong>de</strong> toutes origines et ceux <strong>de</strong>s premiers habitants du dos <strong>de</strong> <strong>la</strong> Tortue.<br />
CHARLES BENDER ET JEAN-FRÉDÉRIC MESSIER
<strong>Semaine</strong> <strong>de</strong> <strong>la</strong> <strong>dramaturgie</strong> <strong>autochtone</strong><br />
CHARLES BENDER<br />
Biographie<br />
Charles Ben<strong>de</strong>r est un acteur, animateur, traducteur et metteur en scène<br />
wendat. Il est codirecteur artistique <strong>de</strong> <strong>la</strong> compagnie <strong>de</strong> théâtre Menuentakuan<br />
et est l’animateur <strong>de</strong> Sans Réserve sur le réseau APTN. Il est prési<strong>de</strong>nt du<br />
conseil d’administration <strong>de</strong> l’organisme Terres en Vues et siège au conseil<br />
d’administration du Festival TransAmérique.<br />
© BRAD GROS-LOUIS<br />
Charles s’implique <strong>de</strong>puis plus <strong>de</strong> 20 ans dans le milieu <strong>de</strong>s arts <strong>de</strong> <strong>la</strong> scène et<br />
<strong>de</strong> <strong>la</strong> télévision et il est régulièrement invité à animer une variété d’événements<br />
qui mettent en valeur <strong>la</strong> richesse <strong>de</strong> <strong>la</strong> culture <strong>autochtone</strong> contemporaine.<br />
À titre <strong>de</strong> traducteur, il a déjà rendu accessible au milieu francophone <strong>de</strong>s<br />
textes phares <strong>de</strong> <strong>la</strong> littérature <strong>autochtone</strong> anglophone, tels que Halfbreed <strong>de</strong><br />
Maria Campbell, Free as Injuns <strong>de</strong> Tara Beagan, Thun<strong>de</strong>rstick <strong>de</strong> Kenneth<br />
T. Williams, alterNatives <strong>de</strong> Drew Hay<strong>de</strong>n Taylor et Where The Blood Mixes<br />
<strong>de</strong> Kevin Loring. Parmi ses prochains projets en écriture, citons <strong>la</strong> traduction<br />
<strong>de</strong> Permanent Astonishment, roman autobiographique <strong>de</strong> Tomson Highway.<br />
JEAN-FRÉDÉRIC MESSIER<br />
© DOMINIQUE CHARTRAND<br />
Biographie<br />
Jean-Frédéric Messier a écrit et mis en scène <strong>de</strong>s pièces <strong>de</strong> théâtre pour<br />
<strong>la</strong> compagnie Momentum (dont il est cofondateur), ainsi que pour <strong>de</strong><br />
nombreuses compagnies <strong>de</strong> Montréal et d’ailleurs. Plusieurs <strong>de</strong> ses pièces<br />
ont été publiées et quelques-unes primées, dont Au moment <strong>de</strong> sa disparition<br />
(Masque du meilleur texte original, 2003), Wigwam (Prix <strong>de</strong> <strong>la</strong> critique,<br />
catégorie Jeunes publics et Masques <strong>de</strong>s Enfants Terribles, 2003), ainsi que<br />
le collectif Éc<strong>la</strong>ts et autres libertés (Prix Louise LaHaye, 2011). Il est également<br />
coauteur du mythique spectacle Cabaret neiges noires. Comme metteur en<br />
scène, on a pu voir son travail dans Venise-en-Québec, Reste avec moi ce soir<br />
et Ma<strong>de</strong>moiselle Eileen Fontenot pour les dix sous <strong>de</strong> liberté. Parallèlement,<br />
il a composé <strong>de</strong> <strong>la</strong> musique pour <strong>la</strong> scène et l’écran, notamment pour États<br />
humains, Madame Tutli-Putli, L’hiver <strong>de</strong> force et le groupe Hoshe<strong>la</strong>ga. En mai<br />
2019, il a fait paraître L’Espace plein (L’Instant scène), un essai sur <strong>la</strong> pratique<br />
du théâtre hors les murs. Il s’est également démarqué en enseignement,<br />
donnant entre autres <strong>de</strong>s cours à L’École supérieure <strong>de</strong> théâtre pendant<br />
quinze ans. Depuis 1999, Jean-Frédéric col<strong>la</strong>bore <strong>de</strong> manière constante avec<br />
<strong>de</strong>s artistes <strong>autochtone</strong>s <strong>de</strong> différentes nations.
<strong>Semaine</strong> <strong>de</strong> <strong>la</strong> <strong>dramaturgie</strong> <strong>autochtone</strong><br />
LES FEMMES<br />
DE LA TRAITE<br />
DES FOURRURES<br />
LUNDI 29 JANVIER 2024<br />
Mot <strong>de</strong> l’autrice<br />
Lorsque j’ai écrit <strong>la</strong> première version <strong>de</strong> cette pièce, un <strong>de</strong>s<br />
commentaires que j’ai reçus à maintes reprises, c’est qu’il n’y<br />
avait rien d’intéressant au sujet d’un groupe <strong>de</strong> femmes qui<br />
discutent, assises dans une pièce.<br />
Biographie<br />
Frances Koncan (elle/iel) est une dramaturge<br />
anishinaabe et slovène qui vit actuellement à<br />
Vancouver, en Colombie-Britannique, sur les<br />
territoires ancestraux partagés et non cédés <strong>de</strong>s<br />
nations xʷməθkʷəy̓əm (Musqueam), Sḵwx̱wú7mesh<br />
(Squamish) et səlilwətaɬ (Tsleil-Waututh). Originaire<br />
<strong>de</strong> <strong>la</strong> Première Nation Couchiching, elle a grandi sur le<br />
territoire du Traité 1 à Winnipeg, au Manitoba. Titu<strong>la</strong>ire<br />
d’un bacca<strong>la</strong>uréat en psychologie <strong>de</strong> l’Université du<br />
Manitoba et d’une maîtrise en écriture dramatique<br />
<strong>de</strong> <strong>la</strong> City University of New York - Brooklyn College,<br />
Frances Koncan est actuellement professeure<br />
adjointe en écriture dramatique à l’Université <strong>de</strong><br />
Colombie-Britannique. En tant que dramaturge, ses<br />
pièces incluent les titres suivants: Women of the Fur<br />
Tra<strong>de</strong>, Space Girl et zahgidiwin/love.<br />
© ADY K PHOTOGRAPHY<br />
Bien sûr, cette version a été écrite un peu avant le roman Women<br />
Talking (Ce qu’elles disent) <strong>de</strong> Miriam Toews, qui mettait<br />
principalement en scène <strong>de</strong>s femmes qui parlent (parfois en<br />
présence <strong>de</strong> Ben Whishaw), et ce, bien avant que Barbie <strong>de</strong><br />
Greta Gerwig crée un univers entier <strong>de</strong> femmes qui parlent<br />
(souvent entre elles, parfois en présence <strong>de</strong> Ryan Gosling).<br />
Ben Whishaw et/ou Ryan Gosling ne joueront peut-être<br />
jamais dans une production <strong>de</strong> Women of the Fur Tra<strong>de</strong> (à<br />
moins que... ?), et <strong>la</strong> pièce ne sera peut-être jamais adaptée<br />
pour le cinéma par mon héroïne d’enfance et légen<strong>de</strong> vivante<br />
Sarah Polley (à moins que... ?), mais j’aime imaginer que cette<br />
pièce racontant <strong>la</strong> vie à l’époque du commerce <strong>de</strong> <strong>la</strong> fourrure<br />
contribuera à enrichir ce genre d’histoires <strong>de</strong> plus en plus<br />
popu<strong>la</strong>ires où les femmes s’assoient et discutent ensemble.<br />
Le simple fait <strong>de</strong> s’asseoir et <strong>de</strong> discuter peut sembler banal.<br />
C’est pourtant une tradition importante. Car c’est pendant ces<br />
moments d’échange que les gens connectent et partagent : les<br />
bonnes et les mauvaises nouvelles, les secrets, les souhaits, les<br />
rêves, les espoirs, les peurs et, surtout, les histoires.<br />
FRANCES KONCAN
<strong>Semaine</strong> <strong>de</strong> <strong>la</strong> <strong>dramaturgie</strong> <strong>autochtone</strong><br />
ÉQUIPE DU SPECTACLE<br />
Cliquez sur le nom pour consulter <strong>la</strong> biographie <strong>de</strong> l’artiste.<br />
© DOMINIQUE CHARTRAND<br />
Jean-Frédéric Messier<br />
Traduction (en col<strong>la</strong>boration<br />
avec Geneviève Pelletier)<br />
et mise en lecture<br />
© BRAD GROS-LOUIS<br />
Charles Ben<strong>de</strong>r<br />
dans le rôle <strong>de</strong> Louis Riel<br />
© CASSANDRA BECK PHOTOGRAPHIE<br />
Marie-Pier Chamber<strong>la</strong>nd<br />
dans le rôle <strong>de</strong> Marie-Angélique<br />
© MÉLANY BERNIER<br />
Catherine <strong>de</strong> Léan<br />
dans le rôle <strong>de</strong> Cécilia<br />
© ANDRÉANNE GAUTHIER<br />
Benoit Drouin-Germain<br />
dans le rôle <strong>de</strong> Thomas Scott<br />
© MAXYME G. DELISLE<br />
Dominique Pétin<br />
dans le rôle <strong>de</strong> Eugenia
<strong>Semaine</strong> <strong>de</strong> <strong>la</strong> <strong>dramaturgie</strong> <strong>autochtone</strong><br />
BÂTON DE<br />
TONNERRE<br />
MARDI 30 JANVIER 2024<br />
© ALOYS FLEISCHMANN<br />
Mot <strong>de</strong> l’auteur<br />
Imaginez. De <strong>la</strong> fumée traverse l’écran. Des chevaux morts éparpillés ici et<br />
là. Les corps <strong>de</strong> soldats en uniforme bleu un peu partout parmi les chevaux.<br />
Une gran<strong>de</strong> bataille vient <strong>de</strong> s’achever. Un guerrier apache arrache un fusil du<br />
poing serré d’un soldat, le lève en l’air et grogne « Thun<strong>de</strong>rstick*! ». Des cris<br />
<strong>de</strong> guerre s’ensuivent. Une musique sinistre s’élève, tandis qu’un autre western<br />
hollywoodien rejoue les stéréotypes <strong>de</strong>s méchants <strong>autochtone</strong>s qui assassinent<br />
d’innocents colons b<strong>la</strong>ncs. John Wayne est probablement dans ce film.<br />
C’est là que j’ai trouvé le titre <strong>de</strong> <strong>la</strong> pièce. Je pensais que les gens comprendraient<br />
<strong>la</strong> référence et riraient <strong>de</strong> cette image. Mais non. Personne n’a compris. Ma<br />
première b<strong>la</strong>gue <strong>de</strong> <strong>la</strong> pièce, juste là sur <strong>la</strong> page couverture, est tombée à p<strong>la</strong>t.<br />
Mais pourquoi donc ? Parce ces films datent d’un million d’années. Les gens<br />
ont dû oublier ce qu’était un bâton <strong>de</strong> tonnerre.<br />
Biographie<br />
Le parcours professionnel <strong>de</strong> Kenneth T.<br />
Williams pourrait être décrit comme « le<br />
cauchemar d’un conseiller d’orientation ».<br />
Il a été soldat, musicien rock, journaliste,<br />
chercheur sur les revendications territoriales<br />
<strong>de</strong>s Premières Nations et ven<strong>de</strong>ur porteà-porte<br />
d’encyclopédies. Il est le premier<br />
professeur <strong>autochtone</strong> du département d’art<br />
dramatique <strong>de</strong> l’Université <strong>de</strong> l’Alberta.<br />
Comme journaliste, il a fait partie <strong>de</strong> <strong>la</strong> toute<br />
première équipe <strong>de</strong> journalistes du Réseau <strong>de</strong><br />
télévision <strong>de</strong>s peuples <strong>autochtone</strong>s (APTN).<br />
Ses pièces The Herd, In Care, Café Daughter,<br />
Gordon Winter, Thun<strong>de</strong>rstick, Bannock<br />
Republic, Suici<strong>de</strong> Notes et Three Little Birds<br />
ont été produites dans tout le Canada. En tant<br />
que dramaturge, il a aidé <strong>de</strong> nombreux auteurs<br />
<strong>de</strong> tous niveaux à développer leurs pièces.<br />
Il vit à Edmonton avec sa compagne,<br />
Dr. Melissa Stoops, et leurs chats, Augustus<br />
et Drusil<strong>la</strong>. Il est membre <strong>de</strong> <strong>la</strong> Première<br />
Nation George Gordon, sur le territoire du<br />
Traité 4.<br />
Non. Ce n’était pas ça. Une recherche récente sur Google pour « thun<strong>de</strong>rstick » a<br />
révélé <strong>de</strong> nombreuses définitions différentes. J’ai trouvé <strong>de</strong>s tubes gonf<strong>la</strong>bles que<br />
l’on frappe lors d’événements sportifs, un appât pour <strong>la</strong> pêche, un batteur <strong>de</strong> heavy<br />
metal ang<strong>la</strong>is et un jouet sexuel conçu pour les a<strong>de</strong>ptes du BDSM. J’ai maintenant<br />
envie <strong>de</strong> remp<strong>la</strong>cer numériquement tous les fusils <strong>de</strong> ces films hollywoodiens par<br />
<strong>de</strong> gigantesques dildos <strong>de</strong> perles anales. Des cris <strong>de</strong> guerre s’ensuivent.<br />
Vous est-il déjà arrivé <strong>de</strong> commencer à écrire quelque chose et <strong>de</strong> vous rendre<br />
compte que vous êtes allé trop loin ? C’est comme <strong>la</strong> fois où <strong>la</strong> CBC m’a dit que<br />
je pouvais écrire sur n’importe quel sujet, puis a changé d’avis lorsque j’ai écrit<br />
une analyse sur comment l’histoire biblique <strong>de</strong> <strong>la</strong> création est en fait une mise<br />
en gar<strong>de</strong> contre le sexe oral. Le fruit défendu, <strong>de</strong>s serpents qui parlent, je veux<br />
dire, je n’étais sûrement pas <strong>la</strong> première personne à y penser.<br />
Bon, je ne suis même pas sûr que ce que je suis en train d’écrire soit traduisible. Je<br />
veux dire, je sais que ce sera traduit, ce n’est pas comme si le français n’avait pas<br />
<strong>de</strong> mots pour « oral sex » et « anal beads », mais est-ce que l’humour va passer ?<br />
Vous vous souvenez quand ils ont fait une saison <strong>de</strong>s Têtes à c<strong>la</strong>ques en ang<strong>la</strong>is ?<br />
C’était pas drôle. Il fal<strong>la</strong>it que ce soit en français. Surtout quand ils utilisaient<br />
un mot inusité en ang<strong>la</strong>is, comme « Pop-Tarts ». Pop-Tarts en ang<strong>la</strong>is n’est pas<br />
drôle, mais c’est vraiment drôle lorsque c’est dit avec un accent québécois dans<br />
un sketch avec <strong>de</strong>s enfants qui <strong>de</strong>man<strong>de</strong>nt <strong>de</strong>s bonbons d’Halloween.<br />
Charles, merci d’avoir accepté <strong>de</strong> traduire Thun<strong>de</strong>rstick. Je dois aussi remercier<br />
Kevin Loring et Lori Marchand du Théâtre <strong>autochtone</strong> du CNA d’avoir eu cette idée.<br />
À Lorne Cardinal et Craig Lauzon, qui resteront à jamais mes Thun<strong>de</strong>rstick brothers.<br />
kinanâskomitin<br />
KENNETH T. WILLIAMS<br />
*Bâton <strong>de</strong> tonnerre.
SPENCER IMBROCK / UNSPLASH<br />
<strong>Semaine</strong> <strong>de</strong> <strong>la</strong> <strong>dramaturgie</strong> <strong>autochtone</strong><br />
ÉQUIPE DU SPECTACLE<br />
Cliquez sur le nom pour consulter <strong>la</strong> biographie <strong>de</strong> l’artiste.<br />
© BRAD GROS-LOUIS<br />
Charles Ben<strong>de</strong>r<br />
Traduction<br />
© ÉVA-MAUDE TC<br />
Marie-Josée Bastien<br />
Mise en lecture<br />
© MAXIME CÔTÉ<br />
Dave Jenniss<br />
dans le rôle <strong>de</strong> Isaac<br />
© GAËTAN LAPORTE<br />
René Rousseau<br />
dans le rôle <strong>de</strong> Jacob<br />
© VICTORIA LAMARRE JULIETTE DREW<br />
Joseph Sarenhes<br />
Musique<br />
La traduction <strong>de</strong> cette pièce a bénéficié <strong>de</strong> l’accompagnement du Théâtre <strong>autochtone</strong><br />
du Centre national <strong>de</strong>s Arts.<br />
FOU DE<br />
THÉÂTRE ?<br />
Chaque samedi,<br />
dans l’édition papier
<strong>Semaine</strong> <strong>de</strong> <strong>la</strong> <strong>dramaturgie</strong> <strong>autochtone</strong><br />
QUI SE<br />
SOUVIENDRA<br />
D’ELLE ?<br />
MERCREDI 31 JANVIER 2024<br />
© PEARL PIRIE<br />
Biographie<br />
Daniel David Moses était un De<strong>la</strong>ware originaire <strong>de</strong>s terres <strong>de</strong>s<br />
Six Nations sur <strong>la</strong> rivière Grand. Il a obtenu un bacca<strong>la</strong>uréat <strong>de</strong><br />
l’Université <strong>de</strong> York en 1975 et une maîtrise en création littéraire <strong>de</strong><br />
l’Université <strong>de</strong> Colombie-Britannique en 1977.<br />
Il a vécu à Toronto, où il a écrit ses pièces, et à Kingston, où il a<br />
enseigné l’écriture dramatique en tant que professeur adjoint du<br />
Queen’s National Scho<strong>la</strong>r à l’Université Queen’s.<br />
L’auteur a notamment reçu une bourse Chalmers Arts Fellowships en<br />
2003, le Harbourfront International Authors Festival Prize en 2001, le<br />
James Buller Memorial Award for Excellence in Aboriginal Theatre<br />
en 1996 et <strong>la</strong> Canadian National P<strong>la</strong>ywriting Competition en 1990. Il<br />
a été élu membre <strong>de</strong> <strong>la</strong> Société royale du Canada en 2016.<br />
Daniel David Moses a été décrit comme « un coroner du théâtre qui<br />
ouvre le cœur humain pour révéler <strong>la</strong> peur, <strong>la</strong> haine et l’amour qui<br />
l’ont rongé. Sa pièce sombre [...] peut <strong>la</strong>isser son public tremb<strong>la</strong>nt<br />
d’émotion » (Kate Taylor, The Globe & Mail, à propos <strong>de</strong> son livre The<br />
Indian Medicine Shows).<br />
Il est décédé d’un cancer le 13 juillet 2020.
<strong>Semaine</strong> <strong>de</strong> <strong>la</strong> <strong>dramaturgie</strong> <strong>autochtone</strong><br />
ÉQUIPE DU SPECTACLE<br />
Cliquez sur le nom pour consulter <strong>la</strong> biographie <strong>de</strong> l’artiste.<br />
© BRAD GROS-LOUIS<br />
Charles Ben<strong>de</strong>r<br />
Traduction et mise en lecture<br />
© RÉMY SAVARD<br />
Étienne Thibeault<br />
dans le rôle <strong>de</strong> Almighty Voice<br />
© JULIE ARTACHO<br />
Alexia Vinci<br />
dans le rôle <strong>de</strong> <strong>la</strong> femme<br />
d’Almighty Voice<br />
La traduction <strong>de</strong> cette pièce a bénéficié <strong>de</strong> <strong>la</strong> Rési<strong>de</strong>nce <strong>de</strong> Traduction G<strong>la</strong>ssco à Tadoussac<br />
du P<strong>la</strong>ywrights’ Workshop Montréal.<br />
VIVEZ<br />
L’EXPÉRIENCE
ÉQUIPES DE CRÉATION<br />
<strong>Semaine</strong> <strong>de</strong> <strong>la</strong> <strong>dramaturgie</strong> <strong>autochtone</strong><br />
LES FEMMES DE LA TRAITE DES FOURRURES<br />
Texte<br />
FRANCES KONCAN<br />
Traduction<br />
JEAN-FRÉDÉRIC MESSIER en col<strong>la</strong>boration avec<br />
GENEVIÈVE PELLETIER<br />
Mise en lecture<br />
JEAN-FRÉDÉRIC MESSIER<br />
Avec<br />
CHARLES BENDER, MARIE-PIER CHAMBERLAND,<br />
CATHERINE DE LÉAN, BENOIT DROUIN-GERMAIN<br />
et DOMINIQUE PÉTIN<br />
BÂTON DE TONNERRE<br />
Texte<br />
KENNETH T. WILLIAMS<br />
Traduction<br />
CHARLES BENDER<br />
Mise en lecture<br />
MARIE-JOSÉE BASTIEN<br />
Avec<br />
DAVE JENNISS et RENÉ ROUSSEAU<br />
Musique<br />
JOSEPH SARENHES<br />
QUI SE SOUVIENDRA D’ELLE ?<br />
Texte<br />
DANIEL DAVID MOSES<br />
Traduction et mise en lecture<br />
CHARLES BENDER<br />
Avec<br />
ÉTIENNE THIBEAULT et ALEXIA VINCI<br />
Assistance à <strong>la</strong> mise en lecture et régie<br />
DOMINIQUE CUERRIER<br />
Direction technique <strong>de</strong> l'événement<br />
FRANÇOIS MARTEL, assisté d’ALICE GERMAIN<br />
Techniciens <strong>de</strong> scène<br />
PHILIPPE BÉLANGER, KEVIN CLÉMENT,<br />
FRÉDÉRIC DESSOLY, NICOLAS DUPUIS, SARAH<br />
MERRETTE-FOURNIER, CAMILLE PILON-LAURIN<br />
et ÉRIC QUINN<br />
Re<strong>la</strong>tions <strong>de</strong> presse<br />
GINETTE FERLAND<br />
Photo <strong>de</strong> l'affiche<br />
RICHMOND LAM<br />
Graphisme du programme<br />
CATHERINE PARADIS<br />
Une production du<br />
THÉÂTRE DE LA MANUFACTURE<br />
Merci à KEITH BARKER, LIB SPRY, MARYSE WARDA<br />
et PLAYWRIGHTS' WORKSHOP MONTRÉAL pour<br />
<strong>la</strong> traduction <strong>de</strong> Qui se souviendra d’elle ?/Almighty<br />
Voice and His Wife.<br />
Merci également à JEAN MARC DALPÉ et<br />
au THÉÂTRE AUTOCHTONE DU CNA pour<br />
<strong>la</strong> traduction <strong>de</strong> Thun<strong>de</strong>rstick/Bâton <strong>de</strong> tonnerre.<br />
ÉQUIPE DE LA MANUFACTURE<br />
Directeur artistique et général<br />
PHILIPPE LAMBERT<br />
Adjointe à <strong>la</strong> direction artistique<br />
PASCALE RENAUD-HÉBERT<br />
Artiste associée<br />
LOUIZA GUIRA<br />
Directeur fondateur<br />
JEAN-DENIS LEDUC<br />
Directrice exécutive<br />
DANIÈLE DROLET<br />
Adjointe à <strong>la</strong> direction exécutive<br />
HÉLÈNE RIOUX<br />
Directeur technique<br />
FRANÇOIS MARTEL<br />
Adjointe à <strong>la</strong> direction technique<br />
ALICE GERMAIN<br />
Directrice <strong>de</strong> production<br />
MARIE-HÉLÈNE DUFORT<br />
Directrice <strong>de</strong> tournée<br />
FRÉDÉRICKE CHARTRAND<br />
Directrice <strong>de</strong>s communications<br />
et du développement<br />
CLAUDIE BARNES<br />
Adjointe aux communications<br />
DAPHNÉ ANGIOLINI<br />
Re<strong>la</strong>tions <strong>de</strong> presse<br />
GINETTE FERLAND<br />
Accueil et services aux groupes<br />
SOPHIE ROCHELEAU<br />
Responsable du guichet<br />
VALÉRIE MICHAUD<br />
Billetterie<br />
MAXIME BERNARD<br />
LORI PIFKO<br />
Gérant <strong>de</strong> salle<br />
ALEX LAVIGNE<br />
Gérant <strong>de</strong> bar<br />
CAM POIRIER<br />
Équipe <strong>de</strong> salle et bar<br />
ALEXIS AUBÉ, ÉMILE DEMERS,<br />
NICOLE DOUMMAR, JADE L. DION,<br />
MARGOT LEPAGE, ÉLISABETH<br />
LEROUX, STÉPHANIE MORIN,<br />
ROXENNE QUENNEVILLE, MATHILDE<br />
RICHER, ARNAUD ROUSSELLE et<br />
LOUIS ROY<br />
Entretien ménager<br />
GABRIEL CONSTANTIN<br />
ALINA DUMITRACHE
MERCI D’APPUYER<br />
LA MANUFACTURE<br />
PARTENAIRE DE SAISON<br />
PARTENAIRE CRÉATIF<br />
PARTENAIRES MÉDIAS<br />
GRANDS DONATEURS/<br />
MÉCÈNES<br />
AMALGA CRÉATIONS MÉDIAS<br />
BANQUE NATIONALE<br />
BANQUE SCOTIA<br />
BCF AVOCATS D’AFFAIRES<br />
BEHAVIOUR<br />
BRIVA FINANCE<br />
CASTLE HALL DILIGENCE<br />
DESJARDINS ENTREPRISES<br />
EURADA INC.<br />
FÉDÉRATIONS DES CAISSES<br />
DESJARDINS DU QUÉBEC<br />
FONDATION GROUPE AGF<br />
FONDATION HENRICHON-GOULET<br />
FONDATION LORRAINE<br />
ET JEAN TURMEL<br />
GROUPE STAR SUITES INC.<br />
JULIE LAPLANTE<br />
OLIVIER LAQUINTE<br />
JEAN-DENIS LEDUC<br />
ME FRANÇOIS MARCHAND,<br />
ASSOCIÉ, DE GRANDPRÉ CHAIT<br />
RAYMOND CHABOT<br />
GRANT THORNTON<br />
SID LEE<br />
TD SERVICES BANCAIRES<br />
COMMERCIAUX<br />
BENOIT TREMPE<br />
COMPLICES<br />
PARTENAIRES<br />
PUBLICS