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2024 - INVITATION PRESSE

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L’artiste peintre François-Xavier de<br />

Boissoudy met la croix et le Christ au cœur<br />

de notre monde contemporain. L’artiste<br />

expose vingt-deux toiles à l’encre sur papier,<br />

aux formats variés dans la sacristie du<br />

Collège des Bernardins.<br />

Entre carte et paysage, comme vue par des<br />

drones, la Croix se révèle dans sa dimension<br />

géographique mais aussi spirituelle et<br />

intime.<br />

Cette exposition est le pivot du Festival<br />

Opus V du Collège des Bernardins Stat Crux<br />

qui propose autour du thème de la Croix, des<br />

concerts et des conférences.<br />

« Peindre la Croix, aujourd’hui, c’est bien sûr<br />

peindre un symbole universel, infiniment<br />

reproduit. La peindre sur une toile<br />

monumentale, avec des encres et des<br />

terres, c’est aussi lui restituer une certaine<br />

matérialité – celle même de l’homme, Adamle-Poussiéreux.<br />

La peindre aujourd’hui,<br />

enfin, c’est l’inscrire dans l’histoire. François-<br />

Xavier de Boissoudy peint une Croix et un<br />

Christ pour aujourd’hui, en allant chercher<br />

dans l’histoire et la géographie ce qui fonde<br />

ce symbole : un véritable lieu, Jérusalem, et<br />

même le Golgotha, un véritable point sur la<br />

carte, un endroit précis qui devient un pôle :<br />

Stat Crux dum volvitur orbis, « la Croix<br />

demeure tandis que le monde tourne »,<br />

comme disent les Chartreux. Cette croix<br />

blanche, vue du ciel, comme un morceau de<br />

ciel apposé sur la terre, comme une source<br />

de grâce lumineuse, c’est l’endroit où cela a<br />

eu lieu.<br />

Cet endroit est aussi un moment : l’élévation<br />

du Christ en Croix, la mort du crucifié, c’est<br />

l’instant du salut de l’humanité. Un instant<br />

historique mais un moment permanent :<br />

cette croix plantée à Jérusalem est plantée<br />

pour l’éternité, elle a ouvert un chemin de<br />

grâce qui ne s’est jamais refermé. Le Christ<br />

nous attend, toujours, sur la Croix. Peindre<br />

la Croix aujourd’hui, c’est peindre l’actualité<br />

de cette proposition de salut et cette Croix<br />

inamovible attire en effet à elle l’humanité :<br />

le peintre nous montre la foule qui émerge<br />

de l’ombre, qui sort du néant, qui “prend” la<br />

lumière, qui acquière de la substance.<br />

Magnifique et originale intuition, cette foule<br />

s’élève vers le Christ : Il nous appelle, Il nous<br />

élève à Lui, ses bras ne sont pas entravés<br />

par les clous, Il les lève dans un geste<br />

d’accueil, c’est notre Ascension, aujourd’hui.<br />

Nous ne sommes pas la foule historique<br />

massée autour de la Croix, nous sommes<br />

cette multitude qui, depuis la crucifixion,<br />

tourne son regard vers la Croix.<br />

Et vers le visage du Christ. Dernière partie<br />

de l’exposition, la succession des visages du<br />

Christ mourant, à hauteur duquel nous nous<br />

sommes élevés, nous plonge dans la réalité<br />

de cette mort : derrière le symbole, toujours,<br />

la réalité du sacrifice de ce Christ presque<br />

hagard qui promène son regard sur une<br />

foule aux mille visages que l’obscurité va<br />

bientôt ensevelir – et que la rédemption va<br />

bientôt transfigurer. » Richard de Seze,<br />

critique d’art.<br />

©FXB<br />

©Luc Pâris


Conjointement à l’exposition éponyme, les<br />

éditions Première Partie publient un livre<br />

d’art et de réflexion sur le travail de François-<br />

Xavier de Boissoudy. Y figurent des regards<br />

d’écrivains, de philosophes, de spécialistes<br />

d’art et de journalistes : Paule Amblard,<br />

Sylvie Germain, Olivier Kaeppelin, Didier<br />

Pourquery, Robert Redeker, Martin Steffens.<br />

L’ouvrage rend compte de l’expositionévénement<br />

au Collège des Bernardins du 28<br />

février au 6 avril <strong>2024</strong> ainsi que l’exposition<br />

au Musée d'art sacré de Fourvière à Lyon du<br />

20 avril au 29 septembre <strong>2024</strong>.<br />

Il expose régulièrement son travail à la<br />

Galerie Guillaume à Paris. Il est l’auteur d’un<br />

Chemin de Croix, conçu en 2019, qui a été<br />

exposé à la basilique Saint-Sernin de<br />

Toulouse, à la cathédrale Saint-Jean à Lyon,<br />

ainsi qu’au Musée d’art sacré de la<br />

cathédrale de la Treille à Lille. Il a<br />

accompagné en 2021 les poèmes de Natalia<br />

Trouiller par sa peinture, dans un livre intitulé<br />

Mystères. Il a illustré un texte sur<br />

Dostoïevski paru en 2023 aux Éditions des<br />

Petits Platons.<br />

Avec : François-Xavier de Boissoudy,<br />

Richard de Seze et les auteurs du livre d’art.<br />

Joyau de l’architecture cistercienne au cœur<br />

de Paris, le Collège des Bernardins est<br />

ouvert à tous.<br />

Formations, débats, séminaires de<br />

recherche et représentations artistiques se<br />

répondent pour nourrir sa vocation :<br />

promouvoir un dialogue authentique, culturel<br />

et intellectuel, entre l’Église et la société.<br />

Collège des Bernardins<br />

20 rue de Poissy, 75005 Paris<br />

www.collegedesbernardins.fr<br />

01 53 10 74 44<br />

François-Xavier de Boissoudy, né en 1966,<br />

est un peintre français contemporain<br />

diplômé de Penninghen. Son travail pictural<br />

figuratif, sans être narratif, s’inspire d’une<br />

rencontre spirituelle et de la lecture des<br />

Écritures. Son travail est orienté vers le<br />

mystère de la présence invisible, de la<br />

relation, que ce soit dans le présent d’un<br />

paysage, d’une scène contemporaine ou<br />

dans la représentation d’une scène biblique.<br />

Emmaüs, Lavis d’encre sur papier marouflé sur toile,<br />

142X125, 2022.<br />

Face à face, Lavis d’encre sur papier marouflé sur<br />

toile, 5 125X100, 2022.<br />

Christ rouge, Lavis d’encre sur papier marouflé sur<br />

toile, 2022.<br />

Sa technique picturale, le plus souvent, est<br />

le lavis d’encre sur papier et son langage<br />

tient à la mise en valeur par un jeu d’encres<br />

sombres, de la lumière et de sa présence.

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