Race and Tyres VACANCES D'ETE ! SPORTS : saison 2026 Formule 1 - Melbourne - Shanghai - Suzuka - MIAMI - Montreal - Monaco - Barcelone - Autriche, Silverstone
Supplément de OH LIFE Magazine automobile, voici la section PNEUS et SPORT
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MAI 2026
version 1
PNEUS :
VOTRE
VIE
REPOSE SUR
4 MAINS
la surface de
cutting
edge
performance
Sommaire
PNEUS ET VIE
CONTINENTAL : ESSAIS EDIFIANTS
NOUVEAUX PNEUS
BRIDGESTONE POTENZA SPORT «E»
CONTINENTAL ULTRACONTACT NXT
PIRELLI PZERO TROFEO I RS (CQÉ)
PIRELLI 25 ANS AUDI RS4 (CQÉ)
JUIN 2026
Cliquez sur les boutons pour accéder directement aux sujets
BRIDGESTONE POTENZA SPORT
VREDESTEIN ULTRAC PRO
VREDESTEIN QUATRAC
VREDESTEIN QUATRAC PRO
VREDESTEIN QUATRAC PRO+
PIRELLI 4 SAISONS 2024 (CQÉ)
CLIQUEZ SUR LES BOUTONS
PIRELLI PZERO ELECT / BMW I4M50
PIRELLI SCORPION A/T DAKAR 911
PIRELLI STELLA BIANCA
VREDESTEIN ULTRAC PRO
VREDESTEIN QUATRAC PRO 2 NEW
ESSAIS PNEUS
PIRELLI ALL SEASON SCORPION
OH ! LIFE est édité par Eric HEIDEBROEK (AGJPB)
15A rue de la Chapelle - B-4280 Merdorp
Tous droits réservés ©
CLIQUEZ SUR LES BOUTONS
ÉVÉNEMENTS
THE CAL (CALENDRER PIRELLI)
PIRELLI STORE LUXEMBOURG
RACING
3 PREMIERS GP F1 2026
PRESENTATION F1 2026
Art Racing : Mélodie Cooper
CIRCUIT SPA FRANCORCHAMPS
Service commercial: sales manager
Chris SCHOORMAN : 0478 08 69 86 - chris@ohlife.be`
Collaborations à la Rédaction :
Journalistes AJP : Christian Hubert - Charles, (T) & Christiane
Mahaux - Olivier Duquesne Collaborateurs Agréés : Christine Beckers
- Jean-Louis Desneux - David Gibbons - Cédric Heidebroek - Pascale
Heidebroek - Michel Henry - Frédéric Koninckx - Benoît Mahaux.
McLaren dessine des baskets avec âme
en carbone pour pilotes
5
La voiture de votre vie.
Et tant pis pour votre CV.
18,9 – 21,9 kWh/100KM · 0 G/KM CO 2
(WLTP)
É.R. : D‘Ieteren Automotive SA/NV, Volkswagen Commercial Vehicles Import,
Thomas Vandebotermet, Leuvensesteenweg 639, 3071 Kortenberg. Contactez votre concessionnaire pour toute information relative
à la fiscalité de votre véhicule. Image prise sur un site non accessible aux usagers de la route, avec l’autorisation des autorités compétentes.
Informations environnementales (A.R. 19/03/2004) : volkswagen.be
JUILLET 2026
EDITORIAL
LA SEMAINE AUTOMOBILE
ESSAIS DE PNEUS
Eric HEIDEBROEK
Journaliste AGJPB F05749
Rédacteur en Chef OH ! LIFE
LES PNEUS SONT VOTRE
PREMIER CONTACT AVEC
LA ROUTE : IMPORTANTS
Chez Auto‐Loisirs, j’ai toujours eu à
cœur de parler des pneus. Dans l’esprit
de beaucoup, ils restent des objets
insignifiants : ronds, noirs, sales…
Pourtant, ils constituent le seul
lien entre votre voiture et la
route. Même s’ils remplissent
tout le passage de roue, la zone
réellement en contact avec le
sol n’est pas plus grande que
la paume d’une main. C’est
sur cette petite surface que
repose tout le comportement
du véhicule.Un pneu doit supporter le poids de l’auto :
environ 1 600 kg pour une thermique moderne, auxquels
les modèles électrifiés ajoutent 250 à 500 kg de batteries.
Cela représente 400 à 800 kg par roue. Et ce n’est que le
début : il doit aussi encaisser les
accélérations, les forces latérales
en virage, le freinage, l’inertie et
les transferts de masse.
C’est pour cela que choisir un
bon pneu n’est pas un détail :
c’est un élément essentiel de la
sécurité, mais aussi du confort
et du plaisir de conduite.
Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.
9
VIVE LES V
mais...
Profitez-en po
avant de part
L’été commence sur quatre roues :
ce que les Belges révèlent de leur
rapport à la route…
En Belgique, près d’un automobiliste sur
deux (48,7 %) prendra la route cet été.
Et derrière ce chiffre, une réalité se dessine
: les Belges connaissent l’importance
de leurs pneus… mais pas toujours la manière
de s’en sortir quand ils les perdent.
Chaque année, au moment où les valises
s’entassent dans les halls d’entrée et où les
GPS s’allument avant même le petit‐déjeuner,
un rituel discret se répète : celui de la
préparation de la voiture.
Les gestes qui rassurent
Sur les parkings, dans les garages, devant
les maisons, on voit les mêmes scènes : un
conducteur accroupi, un manomètre à la
main, un autre qui passe le doigt sur une
bande de roulement.
Près de 84 % des Belges vérifient la
pression avant de partir.
ACANCES
ur faire un CHECK DE VOS PNEUS
ir, en plus, C’EST GRATUIT !
80,7 % inspectent l’état général des pneus.
Des gestes simples, presque anodins, mais
qui disent beaucoup : la route des vacances
n’est plus un saut dans l’inconnu,
c’est une préparation.
Ces réflexes montrent que les
automobilistes ont compris que la
sécurité commence avant le premier kilomètre.
Une forme de maturité tranquille,
loin du folklore des départs improvisés.
Quand la crevaison s’invite,
les certitudes vacillent
Changer une roue reste un geste
que beaucoup redoutent.
Les chiffres le confirment :
41,1 % appelleraient le service de
dépannage inclu dans leur garantie
10,8 % tenteraient le kit anti‐crevaison.
11,4 % appelleraient un proche.
Et seuls …31 % savent réellement
utiliser un cric et changer une roue.
Les jeunes adultes, eux, privilégient l’appel
à un ami (19,8 %). Les plus de 55 ans, plus
prudents, composent directement le numéro
du dépannage (47,6 %).
Une crevaison, c’est le moment où la
technique reprend ses droits, et où l’on découvre
que tout le monde n’est pas prêt.
Les essentiels avant
de prendre la route
Avant de s’élancer, quelques vérifications
restent incontournables :
Faire vérifier la pression et l’ état des
pneus, roue de secours comprise* chez
votre spécialiste, c’est gratuit.
Profitez en pour faire vérifier le kit anti‐crevaison,
qu’il soit complet, à tout le
moins, et s’il y a un compresseur, le tester,
s’il y a une bombe anticrevaison inutile
de la tester... la secouer suffit.
Vérifier que les outils de bord sont bien
tous présents, de même que le triangle et
la boîte de secours. Prévoir une ou deux
couvertures de survie - ça sert toujours et
pas seulement en cas de souci.
Compléter le lave‐glace.
Vérifier, ou faire vérifier la climatisation, s’il
y a plus d’un an que l’entretien a été fait.
Vérifier la fixation des coffres de toit,
remorques ou vélos.
Prévoir eau, en‐cas, jeux pour enfants,
vêtements adaptés.
Ce sont des détails, mais ce sont eux qui
transforment un trajet en voyage.
L’innovation comme filet de sécurité
Pour ceux qui veulent réduire le stress des
imprévus, Bridgestone propose la technologie
DriveGuard Run‐Flat, qui permet
de garder le contrôle après une crevaison
et de continuer à rouler en toute sécurité
pendant 80 km à une vitesse maximale
de 80 km/h jusqu’à ce que vous atteigniez
votre destination ou un endroit sûr pour
remplacer le pneu.
Une manière d’éviter l’immobilisation
dans un endroit dangereux ou inconfortable,
et de garder l’été sur ses rails.
* quand il y en a une...
Enquête en ligne réalisée par l’institut d’études
iVOX pour le compte de l’agence Ovide, entre le
2 mai 2025 et le 2 juin 2025, auprès de 1 000
Belges représentatifs en termes de langue, sexe, âge
et niveau d’éducation. La marge d’erreur maximale
pour un échantillon de 1 000 Belges est de 3,02 %.
La route, une discipline
qui continue après le départ
Une fois les premiers kilomètres avalés,
la vigilance ne s’arrête pas. L’été impose
ses propres règles : chaleur, trafic dense,
arrêts fréquents, véhicules chargés… autant
de facteurs qui modifient la conduite
et sollicitent davantage les pneus.
Adapter sa conduite quand
la température grimpe
La chaleur agit comme un révélateur :
pression qui varie, gomme qui s’assouplit,
fatigue qui s’installe plus vite.
En cas de crevaison ou de problème
mécanique, quelques réflexes :
– Ralentir progressivement en cas de
problème, sans freiner brusquement.
– Garder les deux mains sur le volant
pour stabiliser la trajectoire.
– Allumer les feux de détresse et
chercher un endroit sûr pour s’arrêter.
– Sortir du véhicule avec un gilet jaune
pour évaluer la situation.
– Appeler l’assistance si nécessaire.
Ce sont des gestes simples, mais ils
évitent que l’incident devienne accident.
L’été n’est pas une saison
de performance :
c’est une saison de maîtrise
et il vous FAUT en profiter,
surtout si vous êtes en vacances !
C’est bon pour vous et… tout le monde.
Pendant les vacances :
la routine qui protège
Une fois sur place, la voiture continue de
vivre sous le soleil.
– Garez à l’ombre pour limiter la chaleur
dans l’habitacle.
– Utilisez un pare‐soleil réfléchissant
pour éviter le volant brûlant.
– Aérez l’habitacle avant d’activer
la climatisation : cela réduit la
consommation et préserve
le mécanisme.
– Évitez un écart de plus de 10°C entre
intérieur et extérieur pour limiter
les risques de choc thermique.
– Lunettes de soleil, pare‐soleil latéraux,
hydratation : tout ce qui réduit
la fatigue améliore la sécurité.
Dans les embouteillages :
la patience comme stratégie
Les chassés‐croisés estivaux
sont un test de sang‐froid.
La conduite défensive devient la norme :
– Maintenir une distance de sécurité
pour anticiper les imprévus.
– Surveiller les motos
qui se faufilent entre les files.
– Rester attentif aux véhicules arrêtés
sur le bas‐côté.
– Garder un rythme souple,
sans accélérations inutiles.
Sa portée ?
Tout le monde.
ID. Polo
Plus Polo que jamais. La Polo devient électrique. C‘est une étape importante,
qui souligne le rôle précurseur de Volkswagen en la matière. L‘objectif ?
Permettre à tout le monde de passer à l‘électrique. Avec une autonomie
allant jusqu‘à 452 km et un prix à partir de 24.990 € TVAC* (disponible
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et disponible dès maintenant en Edition One, commandez-la chez
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questions sur l‘ID. Polo
à notre assistant IA via
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pour toute information relative à la fiscalité de votre véhicule. Informations environnementales (A.R. 19/03/2004) : volkswagen.be.
E.R. : D‘Ieteren Automotive SA/NV, Volkswagen Import, Bart Nyns, Leuvensesteenweg 639, 3071 Kortenberg.
VOT
VI
REPOSE SUR
LES PNEUS
OU LA VIE !
Quand Continental explique
et démontre l’importance
de surveiller l’usure des pneus.
Rendez-vous au Contidrom
en Allemagne.
Plume & Photos Eric Heidebroek
& Henning Scheffen - Continental
Quatre mains
c’est la surface sur
laquelle votre voiture
repose sur la route,
par l’intermédiaire
des pneus...
C’est important, non ?
RE
E
... 4 MAINS
Continental nous invite dans son centre
d’essais le fameux CONTIDROM, situé dans les
environs de Hanovre, en Allemagne.
Ce centre d’essais et d’études est l’outil numéro 1
du manufacturier. Tout ce qui y est mis au point,
toutes les méthodes, tous les paramètres définis
par les ingénieurs du Contidrom deviennent des
normes strictes et des références absolues pour
toutes les usines et centres d’essais de toutes les
antennes Continental dans le monde.
C’est Philipp MUST qui, en tant que Responsable
mondial de la gestion de l’interface technique
entre les clients et la Recherche & Développement
des nouveaux produits en première
monte et en remplacement pour les voitures et
véhicules utilitaires légers, nous accueille pour
les explications préliminaires de notre journée
de travail et de découvertes
.
Philipp nous apprend que Continental dispose
de 16 implantations R&D dans le monde. Tous
ces centres R&D remontent leurs constats et
conclusions, ainsi que leurs process d’études, au
Contidrom, qui les valide et les confirme comme
étant des normes industrielles essentielles.
Au Contidrom, différents ateliers effectuent des
tests, comme par exemple ceux des qualités de
freinage, tant sur le sec que sur le mouillé et
même sur la neige ou la glace.
À cet effet, des pistes de 85 mètres de long disposent
de revêtements interchangeables afin de
correspondre aux différents asphaltes existants
(ici en Allemagne, il y en a 5).
Ces tests de freinage sont rigoureusement paramétrés
et ce sont des machines qui assument les
différents exercices. Un rail dirige l’avant d’une
auto, un autre au sol est équipé d’une catapulte
fixée au parechoc arrière. La température est
choisie pour les différents tests, en fonction des
saisons, l’accélération est rigoureusement identique,
et le freinage aussi : même force, même
© Eric Heidebroek © Continental
intensité. Pour les tests sur neige et glace, c’est
une voiture électrique qui effectue les essais, car
à l’arrêt il n’y a pas de moteur thermique pour
générer de la chaleur qui viendrait perturber les
mesures en réchauffant la surface froide.
Pas que des machines...
Continental ne se contente pas des freinages par
machines : les tests par humains interposés sont
aussi nécessaires. Bien sûr, ils sont moins précis,
même avec des professionnels. Mais le feeling
et les constantes ressenties permettent aux ingénieurs
de concrétiser l’ensemble des mesures.
Simulateur high tech
Philipp nous a aussi conduits dans le centre où
se trouve un simulateur de conduite. On y introduit
une série de paramètres destinés à générer
un nouveau pneu du type souhaité, qu’il
s’agisse d’un pneu «éco», standard ou sport,
pour quelque saison que ce soit : été, hiver,
tout‐terrain ou quatre saisons.
Même de grands constructeurs viennent élaborer
les pneus de tout nouveaux modèles encore
à l’étude et introduisent leurs paramètres pour
trouver le pneu qui conviendra le mieux aux
nouveaux modèles et leurs déclinaisons.
Ces paramètres permettent de donner naissance
et de tester virtuellement de nouveaux pneus. On
arrive ainsi à créer de nouvelles enveloppes sans
passer par les nombreux prototypes physiques,
mais ce n’est pas encore une généralité.
Et si Philipp MUST nous a rappelé les composants
des pneumatiques, il est revenu sur un des
points fondamentaux.
Le pneu est un consommable.
Et de fait, il est fait pour s’user et être remplacé.
Neuf, on dispose de sculptures dont la profondeur
est de 8 mm. La profondeur minimale
légale est de 1,6 mm. Le moment recommandé
pour considérer que le pneu est usé est atteint
lorsqu’il ne reste que 3 mm.
© Eric Heidebroek
Module robotisé assurant
des freinages répétitifs calibrés
Philipp MUST
© Eric Heidebroek
Fxation catapulte type porte-avion
Fixation guidage (maintien de cap)
Pneus pas chers, usé à moitié sous la pluie...
Pour illustrer les effets de l’usure minimale légale,
qui donne l’impression que les pneus sont
encore bons avec leurs 1,6 mm, Philipp MUST
nous a concocté quelques exercices pour le
moins impressionnants, surtout le dernier.
Le premier test est réalisé sur une piste pleine de
petits virages qui tournicotent dans tous les sens,
avec deux Audi RS3 Quattro de 400 chevaux
équipées de pneus bon marché. Tous les pneus
utilisés sur la piste humide étaient absolument
neufs et avec leur profondeur de sculpture d’origine
complète. L’objectif de ce module était de
comparer uniquement la qualité que l’on obtient
en achetant des pneus bon marché et indiquer
qu’il ne faut pas économiser sur les pneus.
Si la gomme choisie est bon marché, ils sont
dans les spécifications constructeur et le manufacturier
qui les produit indique qu’ils sont compatibles
avec ce modèle. Mais pas au «top» par
rapport aux performances de la RS3 Quattro.
Devant les deux voitures de test, une A3 traction
de 100 chevaux, et voilà le petit train qui
se met en route avec les recommandations, par
radio, du pilote de la 100 chevaux. Il nous demande
de suivre ses trajectoires.
Au début, nous suivons sans souci, puis il nous
invite à augmenter l’allure et il ne faut vraiment
pas longtemps pour que la RS3 Quattro commence
à glisser. Son châssis est de qualité et il
n’est pas trop difficile de contrôler les dérobades
des quatre roues, qui vont jusqu’à générer des
pertes de contrôle nous distançant irrémédiablement
de l’A3 traction équipée de l’excellent
ContiPremiumContact 7.
Ceci dit, nous sommes dans un exercice sécurisé;
sur route ouverte, ces pneus usés jusqu’à la limite
légale peuvent vous lâcher sans prévenir, l’économie
réalisée à l’achat peut, donc, se payer très
cher, en dégâts matériel ou en conséquences bien
plus graves. Pour l’exercice suivant, nous prenons
© Henning Scheffen - Continental © Henning Scheffen - Continental
Regardez le reportage de notre
confrère Olivier ARNOULD
le volant de deux fourgonnettes Volkswagen Caddy
au petit moteur Diesel d’une centaine de chevaux,
pneus ContiPremiumContact 7 bien frais, et
nous voilà repartis sur la piste inondée. Vrooomm.
Surprise : les ingénieurs ont réparti du poids
dans la partie arrière pour simuler un transport
de charge, et la conduite de ce petit utilitaire
s’est traduite par un comportement précis et
sécurisant, à tel point que nous rattrapions nos
collègues qui avaient pris notre place dans les
RS3 Quattro et étions obligés de ralentir pour
leur permettre de reprendre de la distance.
Constat :
Ces pneus Conti PremiumContact 7 ont démontré
une belle efficacité sur le mouillé.
Le test le plus édifiant !
Ici, l’exercice est simple: la route est mouillée il
faut accélérer stabiliser à 85 km/h puis freiner à
fond jusqu’à l’arrêt complet..
1 – atteindre la vitesse de 85 km/h - 90 km/h.
2 – Au premier cône posé sur la chaussée, freiner
à mort et garder le pied à fond sur le frein
jusqu’à l’arrêt complet.
3 – Au retour au «stand», donner la mesure de
freinage affichée sur l’ordinateur spécial fixé au
tableau de bord, à notre ingénieur.
Premier test
Avec les pneus Conti PremiumContact 7 usés
jusqu’à la limite légale, soit 1,6 mm.
La moyenne des freinages indique une distance
de 36,4 m.
Deuxième test
Avec les pneus Conti PremiumContact 7 neufs
tout juste rodés, après une cinquantaine de kilomètres
pour ôter les lubrifiants de moulage.
La moyenne des freinages indique une distance
© Henning Scheffen - Continental © Henning Scheffen - Continental
38,40 mè
1,6 mm
tres
24,10 mètres
8 mm
de 24,1 m. Soit plus de 10 mètres de moins !
Troisième test (réalisé par les pilotes)
La vitesse passe à 100 km/h (cette vitesse est
celle autorisée sur les routes normales, qui chez
nous est de 90 km/h en partie francophone et
70 km/h côté flamand).
8 m
Ici, le premier test de freinage sur le mouillé se
passe avec les pneus Conti PremiumContact 7
usés jusqu’à la limite légale, soit 1,6 mm.
La distance est estimée à plus de
120 mètres…
Quatrième test (réalisé par les pilotes)
La vitesse passe à 100 km/h
Ici, le test se passe avec les pneus Conti Premium
Contact 7 neufs.
La distance d’arrêt est estimée à 38,60 mètres…
Là, c’est LE choc.
Une prise de conscience brutale.
38,6
À 100 km/h, un pneu usé à la limite légale
multiplie la distance de freinage par… trois.
Une différence qui, dans la vraie vie, sépare
l’accident évité de la catastrophe.
Conclusion :
un pneu usé n’est pas un pneu «encore bon»
Ces démonstrations, simples en apparence mais
redoutablement parlantes, rappellent une vérité
trop souvent négligée : un pneu usé n’est pas
du tout un pneu «encore bon».
Les chiffres, les distances et les sensations vécues
au Contidrom montrent à quel point la
profondeur de sculpture influence directement
la sécurité. Entre 8 mm et 1,6 mm, il n’y a pas
seulement de l’usure : il y a un monde de différence.
Faites contrôler vos pneus chez un spécialiste,
c’est gratuit !
Les vérins jaunes permettent de remplacer la pist
m
1,6 mm
80 mètres
0 mètres contre...
plus de 120 mètres !
© Continental
e de freinage de 85 m par d’autres sections équipées de revêtements routiers différents
© Eric Heidebroek
PIRELLI
CYBER TYRE
mini-trip découverte
en Pagani Utopia
Pirelli Cyber Tyre
& Pagani Utopia Roadster :
intégration technique d’un
pneu devenu capteur actif !
Le voyage de plus de 1 500 km
réalisé avec la Pagani Utopia
Roadster entre Modène,
Abstatt et Milan n’avait rien
d’un simple road trip.
Il s’agissait d’une démonstration
grandeur nature de l’intégration du
Pirelli Cyber Tyre, première technologie
capable de transformer
un pneumatique en capteur actif
dialoguant en temps réel avec les
systèmes électroniques du véhicule.
La Pagani Utopia Roadster, première
hypercar à adopter cette solution
en première monte, sert ici
de plateforme d’essai pour valider
la compatibilité entre le pneu, les
calculateurs Bosch et l’architecture
dynamique du véhicule.
La Utopia Roadster, conçue à San
Cesario sul Panaro, embarque un
ensemble de systèmes électroniques
de dernière génération :
ABS, ESP, contrôle de traction,
gestion dynamique du couple et
des modes de conduite.
L’intégration du Cyber Tyre permet
à ces systèmes de ne plus se baser
uniquement sur des estimations
ou des modèles prédictifs, mais sur
des données physiques mesurées
directement au niveau du pneu, là
où se joue l’adhérence réelle. C’est
cette capacité à fournir une information
primaire, non filtrée, qui
constitue la rupture technologique.
Horacio Pagani résume cette
évolution en termes mécaniques et
sensoriels :
«Avec Pirelli Cyber Tyre, le pneumatique
acquiert la sensibilité
d’une main humaine, ressentant
l’asphalte et communiquant avec
le cœur électronique de la Pagani
Utopia Roadster afin de transformer
chaque mètre parcouru en un
instant de contrôle absolu. »
Architecture technique
du Cyber Tyre
Le Cyber Tyre repose sur un capteur
électronique intégré dans la
structure interne du pneu. Ce capteur
mesure plusieurs paramètres
critiques :
• pression interne réelle
température interne
• charge verticale appliquée
fréquence de déformation
conditions d’adhérence
instantanée
• état de la surface roulée (sèche,
humide, glissante)
Ces données sont transmises via
une unité de contrôle dédiée, reliée
au réseau CAN du véhicule.
La différence majeure avec les
systèmes TPMS classiques est
évidente : le Cyber Tyre ne se
limite pas à surveiller la pression,
il analyse le comportement dynamique
du pneu et transmet des
informations exploitables par les
calculateurs. Piero Misani, CTO
de Pirelli, rappelle l’origine de cette
approche : «Le développement de
Cyber Tyre est la concrétisation
d’une vision née il y a plus de
vingt ans : le pneu peut évoluer
d’un élément passif vers un capteur
actif qui génère des données
et non plus seulement des forces.»
Intégration
avec les systèmes Bosch
La deuxième étape du voyage,
chez Bosch Engineering à Abstatt,
n’était pas symbolique. Bosch est
responsable de l’intégration du
Cyber Tyre dans les algorithmes de
contrôle du véhicule.
Les calculateurs ABS, ESP et TCS
utilisent désormais les données du
pneu pour :
• ajuster la pression hydraulique
de freinage roue par roue
• moduler le couple moteur en
fonction de l’adhérence réelle
anticiper les pertes de grip
longitudinal ou latéral
• optimiser les stratégies de
stabilité en conditions mixtes
Cette intégration permet de réduire
les marges de sécurité habituellement
nécessaires lorsque les
systèmes doivent travailler sur des
estimations.
Le résultat : des interventions
plus rapides, plus précises, moins
intrusives.
Johannes‐Joerg Rueger, CEO
de Bosch Engineering, le confirme :
«Cette collaboration libère tout
le potentiel du pneu intelligent,
et le voir prendre vie dans un
chef‐d’œuvre automobile comme
la Pagani Utopia Roadster nous
permet de fixer de nouveaux standards
en matière de performance,
de sécurité et d’expérience de
conduite.»
Une technologie
mature, prête pour
l’industrialisation
Le retour à Milan, au siège de
Pirelli, marque la dernière étape du
voyage et la validation finale du
système.
Le Cyber Tyre n’est plus un prototype
: il est industrialisé, certifié,
et déjà en cours d’intégration sur
d’autres véhicules premium et
prestige.
La technologie est également en
phase d’extension via la sensor
fusion, permettant de combiner
les données du pneu avec celles
d’autres capteurs embarqués (caméras,
radars, lidars).
Corrado Rocca, responsable de
l’unité Cyber, insiste sur la précision
du système :
«Nous fournissons des paramètres
basés sur les caractéristiques
réelles du pneu monté sur le
véhicule, permettant aux systèmes
embarqués de fonctionner avec
une précision accrue, améliorant
ainsi sécurité et performance.»
Applications futures :
ADAS, conduite autonome
et infrastructures
connectées
Le Cyber Tyre ouvre la voie à plusieurs
évolutions majeures :
• amélioration des ADAS grâce à
une meilleure compréhension de
l’adhérence
• optimisation des stratégies de
conduite autonome
• communication véhicule vs
infrastructure pour la
maintenance prédictive des
routes
• détection précoce des anomalies
de chaussée (nids‐de‐poule,
déformations, zones glissantes)
Pirelli a déjà lancé des projets
pilotes sur le réseau autoroutier
italien et a acquis 30 % de la
société suédoise Universes, spécialisée
dans la vision par ordinateur
appliquée à la lecture de la route.
La production du Cyber Tyre débutera
prochainement aux États‐Unis,
dans l’usine de Rome (Géorgie),
confirmant la maturité industrielle
du système.
Conclusion
La Pagani Utopia Roadster n’est
pas seulement la première hypercar
équipée du Cyber Tyre : elle est
la démonstration roulante d’une
nouvelle architecture de sécurité
automobile.
Le pneu, longtemps considéré
comme un élément mécanique
passif, devient un capteur stratégique,
capable d’alimenter les calculateurs
du véhicule en données
essentielles.
Cette évolution marque une étape
clé dans la convergence entre
pneumatique, électronique embarquée
et intelligence logicielle.
Chez Vredestein
les pneus 4 saisons
continuent d’évoluer
Voici le QUATRAC PRO 2
Plume & Layout Eric Heidebroek
38
39
Le nouveau Vredestein Quatrac Pro 2
arrive avec une promesse ambitieuse
: devenir le premier pneu toutes
saisons UHP à décrocher la note A en
adhérence sur sol mouillé et en bruit
extérieur, quelle que soit la dimension.
Un résultat rendu possible par une architecture
de bande de roulement inédite, mêlant rainures
longitudinales et latérales directionnelles, une
combinaison rarement vue dans cette catégorie.
L’idée est simple : créer un pneu «capable de tout
faire» sans tomber dans les compromis habituels.
Conçu et développé en Europe par les ingénieurs
et chimistes de Vredestein, membres du Groupe
mondial Apollo Tyres LTD, le Quatrac Pro 2 est
produit dans l’usine high‐tech de la marque en
Hongrie. Et pour comprendre ce qui le distingue, il
faut regarder de près sa bande de roulement.
Contrairement aux pneus toutes saisons classiques,
souvent dépourvus de rainures longitudinales
pour maximiser l’adhérence sur neige, le
Quatrac Pro 2 en intègre quatre sur toutes ses
dimensions. Elles améliorent nettement la résistance
à l’aquaplaning et optimisent le freinage, la
traction et l’adhérence sur sol mouillé.
Les rainures latérales directionnelles complètent
le dispositif, assurant une évacuation de l’eau
très efficace. Le résultat : une performance sur sol
mouillé qui surclasse les standards du segment, sans
sacrifier le confort ni le silence de roulement.
Pour conserver des performances hivernales certifiées,
le pneu arbore le marquage 3PMSF, preuve
qu’il reste pleinement opérationnel en conditions
froides.
L’équipe R&D de Vredestein a dû innover pour concilier
ces exigences contradictoires : adhérence sur
neige, silence, stabilité et efficacité sur sol mouillé.
L’un des éléments clés se trouve au niveau de
l’épaulement, où les lamelles adoptent une structure
3D imbriquée. Leurs faces internes en zigzag,
horizontalement et verticalement, limitent le
mouvement des blocs, ce qui renforce la stabilité en
charge, notamment en virage rapide, tout en conservant
la souplesse nécessaire pour mordre la neige.
La construction générale du pneu vise à maintenir
une surface de contact stable, même dans les
virages serrés. Une nervure centrale continue, rare
sur un pneu toutes saisons, améliore encore la
précision de la direction et réduit les distances de
freinage, sur sol sec comme mouillé.
Le Quatrac Pro 2 n’est pas pensé comme
un pneu «bon partout», mais comme un
pneu qui maintient un haut niveau de
performance, quel que soit le terrain ou la
météo.
Le raffinement acoustique fait également partie
du cahier des charges. S’appuyant sur les qualités
du précédent Quatrac Pro, cette nouvelle génération
adopte une séquence de blocs multi‐pitch
optimisée. Leur disposition irrégulière réduit la
résonance et le bruit de roulement, chaque dimension
bénéficiant d’un nombre de pitch adapté
à son diamètre. Cette approche permet au pneu
d’obtenir la note A en bruit extérieur sur toute la
gamme, une première dans le segment.
«La conception de la bande de roulement du
Quatrac Pro 2 reflète une nouvelle approche du
développement des pneus toutes saisons», déclare
Daniele Lorenzetti, directeur technique chez
Vredestein by Apollo Tyres Ltd.
«En combinant des
caractéristiques généralement
associées aux
pneus été ultra-haute
performance avec des
éléments soigneusement
conçus pour la
traction sur chaussée
mouillée et en conditions
hivernales, nous
avons créé un pneu qui
offre une excellente réponse
au freinage et une
tenue de route fiable
toute l’année.»
40
41
42
BRIDGESTONE
A développé des pneus sur
mesure pour le Maserati Grecale
Le nouveau Maserati Grecale Folgore bénéficie d’une
version spéciale 20” des Potenza Sport ENLITEN, le
pneu ultra haute performance de Bridgestone taillé pour
sublimer les capacités de ce SUV 100 % électrique.
Après plusieurs collaborations notamment
autour du supercar MC20 et
du Grecale, la marque au trident s’est
tournée vers Bridgestone pour lui
commander un pneu capable d’améliorer
les capacités routières de son
premier SUV 100 % électrique.
Un défi que Bridgestone a relevé avec
brio en créant une version sur mesure de
son pneu ultra haute performance Potenza
Sport ENLITEN, fleuron de la marque.
Le Potenza Sport ENLITEN de Bridgestone
excelle sur sol sec et mouillé et a été
spécialement créé pour offrir aux conducteurs
du Maserati Grecale Folgore un
maximum de contrôle et une excellente
tenue de route sur sol sec et mouillé.
Bridgestone a imaginé cette enveloppe
pour le Grecale pour répondre à sa puissance
électrique. Elle participe à l’amélioration
des performances grâce à l’intégration
des technologies ENLITEN. Cette
43
combinaison de technologies
de pointe confère à ces pneus
de bonnes garanties de sécurité
et de performances mais
aussi une durabilité optimale
grâce à sa très faible résistance
au roulement marquée
du label européen «A», le plus
élevé. Ce qui conforte l’autonomie
du Grecale Folgore,
donnée pour 500 km WLTP.
La conception entièrement
numérique a permis non seulement
de créer mais aussi de
tester ce pneu en construisant
moins de prototypes réels et
ainsi générer moins d’essais
physiques, d’où une réduction
des émissions inhérentes aux
cycles d’élaboration d’un nouveau
pneu.
«Le lancement du Grecale
Folgore marque un tournant
dans la transition de Maserati
vers l’électrique, et nous
sommes très fiers que la
marque ait fait appel à Bridgestone
pour concevoir des
pneus capables d’améliorer
les performances de ce SUV
100 % électrique» précise
Steven De Bock, Vice-président
Original Equipment de
Bridgestone EMEA. «Nous
entendons tous deux redoubler
d’efforts pour accélérer la
démocratisation des moteurs
électriques, et sommes ravis
que notre collaboration aboutisse
à des avancées crédibles
dans le domaine de la
mobilité neutre. »
44
45
Le nouveau Continental UltraContact NXT
TRIPLE A au label européen
Continental n’est pas peu fier de présenter son nouveau pneu de grande
série affichant une le caractère le plus durable à l’heure actuelle.
Les 19 dimensions disponibles porteront la note la plus élevée possible
(«A») du label européen des pneus dans les catégories de résistance au
roulement, de freinage sur sol mouillé et de bruit extérieur.
46
Aujourd’hui, les manufacturiers
suivent l’évolution
des besoins énergétiques et
écologiques. Les technologies
évoluent à toute vitesse.
Mais là où on n’attendait pas
les constructeurs de pneumatiques,
c’est dans leur
implication écologique. Ils
arrivent à conjuguer le recyclage
et le renouvelable dans
la structure chimique de leurs
gommes et carcasses.Pour
les plus simples de ces matériaux,
comme les métaux
47
utilisés qui sont des produits
recyclés, voire réutilisés. Le
caoutchouc est récupéré des
pneus usés par raclage et
le noir de carbone est aussi
récupéré sur les pneus usés.
Des matériaux synthétiques
issus de l’agronomie
viennent compléter et la
silice provient des cendres
de combustion de cosses de
riz, tandis que les résines utilisées
sont d’origine bio.
65%
de matériaux
recyclables,
bio-sourcés et/ou renouvelables
composent ce nouveau
pneu Continental !
Devant les exigences
contemporaines à la fois
issues de normes environnementales
de plus en plus
contraignantes et des changements
climatiques, les
chercheurs de Continental
travaillent depuis des années
sur des améliorations de tout
ordre.
Les pneus étant les seuls
contacts avec la route, les
chercheurs, ingénieurs,
chimistes et autres intervenants
tiennent compte dles
exigences des conducteurs,
en matière de tenue de
route, de confort et d’efficacité
mais aussi de longévité.
Des critères qui doivent corroborer
les besoins énergétiques
et environnementaux.
«AAA»
Ce sont
donc ces
énormes recherches qui ont
permis de trouver 65 % des
matières nécessaires à la
fabrication du Continental
UltraContact NXT, tout en
offrant de meilleures capacités
dynamiques justifiant la
fameuse et exceptionnelle
valeur «AAA» que seul le
manufacturier Allemand propose
sur le marché pour des
pneus de grand volumes.
Cet UltraContact NXT est
disponible en 19 tailles dont
les plus usuelles pour la majorité
des véhicules.
32%
de matériaux
renouvelables
interviennent dans la composition
de ce pneu. Les matériaux
recyclés atteignent 5%.
En outre, Continental a
ajouté jusqu’à 28 % de matériaux
certifiés ISCC PLUS.
Ce pneu très Eco Friendly
vise à offrir, en plus, une plus
longue vie et un kilométrage
plus élevé grâce à un nouveau
composé appelé YellowChili.
Conçu pour toutes les voitures,
et aussi pour les
48
électriques, le Continental
UltraContact NXT dispose,
d’après le manufacturier,
de performances remarquables
sur sol mouillé et
d’un faible niveau sonore.
De plus, les flancs sont
renforcés afin de résister
au mieux aux agressions
de tout ordre, comme le
passage dans les nids de
poules et l’agressivité notoire
de certaines bordures
de trottoirs.
La gamme UltraContact NXT
existe en 19 dimensions
dans les tailles : 14’’, 15’’,
16’’, 17’’, 18’’ 19’’ et 20’’
49
Pirelli inaugure
son deuxième P Zero
World Authorized
Dealer au Benelux, et, le
premier au Grand‐Duché
de Luxembourg.
par Eric Heidebroek d’après le communiqué de Pirelli Belux
Pirelli poursuit le développement
de son réseau haut
de gamme dans la région
avec l’ouverture de ce nouvel
espace à Wickrange, au
cœur de GRIDX.
Ce centre multi‐expériences,
unique au Luxembourg, réunit
boutiques, musées et services
dédiés à l’univers automobile,
offrant un environnement
parfaitement aligné avec les
valeurs de la marque italienne.
Cette implantation renforce la
présence de Pirelli dans un marché
où les véhicules premium
et prestige occupent une place
significative, et s’inscrit dans la
continuité du concept lancé en
Belgique l’été dernier.
Le point de vente est opéré
par Alpha Pneus, entreprise
reconnue pour la qualité de ses
services et son expertise dans le
domaine des pneumatiques et
des jantes. Ce partenariat reflète
LUXEMBOURG
Wickange GRD X
la volonté de Pirelli de s’appuyer
sur des acteurs capables de garantir
un niveau d’exigence élevé,
en cohérence avec les standards
internationaux de son réseau
P Zero World.
L’ensemble de la gamme P Zero y
est proposé, accompagné de services
spécialisés allant du conseil
technique au montage, avec un
accompagnement personnalisé
pour chaque type de véhicule.
une expérience cohérente avec les
univers où la marque excelle : la
Formule 1, les sports mécaniques
d’élite, mais aussi le design et
l’innovation technologique.
L’ouverture de Wickrange s’inscrit
pleinement dans cette dynamique,
confirmant la place du
Luxembourg dans la cartographie
stratégique de la marque.
«Nous sommes fiers d’ouvrir un
P Zero World Authorized Dealer
au Luxembourg, renforçant
ainsi la présence de Pirelli
dans un marché où les
voitures haut de gamme
sont particulièrement représentées.
L’implantation
au sein de GRIDX reflète
parfaitement nos valeurs
: excellence, innovation
et orientation client»,
explique Tiziano Bedini,
Head of Commercial Operations
Benelux.
«Cette ouverture s’inscrit
dans la stratégie globale
de Pirelli, qui vise à consolider
son leadership dans le
segment High Value grâce à
l’expansion de son réseau de
distribution et à une présence
renforcée sur les marchés clés.»
poursuit-il..
Avec plus d’une centaine de
P Zero World Authorized Dealers
dans le monde, Pirelli continue
de développer un réseau sélectif
destiné à mettre en avant ses produits
les plus exclusifs et à offrir
54
Pirelli PZERO
TROFEO I RS
Le travail d’équipe entre Pirelli et Porsche a donné naissance à quatre
pneus sportifs pour la 911 emblématique du constructeur de Stuttgart :
P Zero Trofeo RS et P Zero Corsa pour la Porsche 911 GT3 RS, ainsi
que P Zero Trofeo R et P Zero Corsa pour la 911 GT3.
Ces nouveaux pneus ont tous été spécialement conçus
pour offrir une conduite sûre et agréable sur route
comme sur circuit.
Parmi eux, le P Zero Trofeo RS - le produit le plus performant
de la gamme Pirelli - vient d’être élu meilleur pneu
semi-slick pour la conduite sur circuit par le magazine allemand
Auto Bild Sportscars, qui a récemment comparé
plusieurs pneus sur une 911 GT3 RS.
PORSCHE 911 GT3 RS
La Porsche 911 GT3 RS a posé plusieurs défis techniques
en termes de développement de pneus.
Les pneus doivent améliorer les caractéristiques de la voiture
sur la route tout en offrant des performances proches
de celles d’une voiture de course, grâce à l’aérodynamisme extrême
et à la légèreté du véhicule.
Ces exigences tout à fait opposées sont satisfaites par deux nouveaux
pneus Pirelli dédiés, tous deux de dimension 275/35R20 à
l’avant et 335/30R21 à l’arrière.
Le P Zero Trofeo RS est un pneu semi-slick conçu pour atteindre
de hautes performances sur circuit, tandis que le P Zero Corsa est
plus orienté vers la route.
Le P Zero Trofeo RS pour la Porsche 911 GT3 RS a une plage de fonctionnement
encore plus large que le P Zero Trofeo R, qui découle principalement
de l’expérience de Pirelli aux plus hauts niveaux du sport
automobile mondial. Le nouveau pneu permet aux pilotes de repousser
leurs limites sur la piste dès les premiers tours, grâce à sa capacité
de montée en température rapide qui offre une adhérence immédiate.
55
Il résiste également aux contraintes, même lors des sessions de conduite les plus exigeantes,
grâce à un taux d’usure réduit. Cela est dû à une structure interne renforcée,
qui fournit un soutien même sous des charges aérodynamiques importantes, ainsi
qu’à une conception de la bande de roulement qui a été optimisée par simulation virtuelle,
sans oublier les matériaux dédiés dérivés d’un composé de rallye sur asphalte.
En plus de ses performances impressionnantes sur le sec, le P Zero Trofeo RS permet
de conduire en toute sécurité même sur le mouillé.
PORSCHE 911 GT3
Le P Zero Trofeo R pour la Porsche 911 GT3 est également doté de technologies et de
processus nés dans le monde du sport automobile. C’est un pneu qui n’a cessé d’évoluer,
atteignant son apogée dans cette dernière version dédiée à Porsche, qui a également
servi de base au P Zero Trofeo RS appliqué à la 911 GT3 RS. Le P Zero Trofeo
R et le P Zero Corsa pour la 911 GT3 sont disponibles en 255/35R20 et 315/30R21.
56
57
AUDI RS4
25 e Anniversaire
Pirelli est le partenaire
pneumatique exclusif
d’Audi Sport pour
l’Audi RS 4 Avant
edition 25 years.
L’édition anniversaire de l’emblématique
break sportif dispose de deux options de
pneus : Pirelli P Zero Corsa en équipement
d’origine, ainsi qu’un kit piste spécifique
composé de pneus Pirelli P Zero Trofeo RS
équipés de la technologie Cyber et associés
au système Track Adrenaline de Pirelli,
tous deux dans la dimension 275/30R20.
Le P Zero Corsa est un pneu haute performance
adapté à la conduite sportive, qui
s’appuie sur les technologies développées
par Pirelli pour la course.
Il constitue également l’équipement idéal
pour conduire l’Audi RS 4 Avant édition
25 ans sur la route, grâce à ses niveaux
élevés de traction, de confort et de sécurité
sur sol mouillé.
Stabilité, résistance à l’effort, adhérence
et constance sur piste sont les caractéristiques
du nouveau P Zero Trofeo RS, le
pneu semi-slick homologué pour la
route, conçu par Pirelli pour atteindre
des performances maximales. Les pneus
P Zero Trofeo RS fabriqués sur mesure
pour l’Audi RS 4 Avant édition 25 ans sont
équipés de capteurs Pirelli Cyber qui dé‐
58
59
60
tectent l’état des pneus et les conditions de
conduite, et les transmettent au conducteur
par le biais d’une application téléchargeable
sur n’importe quel smartphone.
Ces éléments, qui, avec un module GPS
de haute précision, constituent le système
Track Adrenaline, agissent comme un «ingénieur
virtuel» pendant les sessions sur
circuit. Grâce au manomètre numérique,
les pilotes peuvent sélectionner la configuration
souhaitée avant de s’élancer.
Ensuite, pendant la séance, les informations
enregistrées par les capteurs ainsi
que la télémétrie détectée par l’unité de
contrôle et les données du module GPS
sont utilisées pour enregistrer les temps au
tour et la ligne de course idéale. Après la
session, les conducteurs peuvent analyser
les données enregistrées via l’application
et ainsi améliorer leur technique.
S’il est accompagné d’un passager, le
conducteur peut également activer la
fonction «live view», qui - à l’instar de la
radio d’équipe en Formule 1 - émet des
messages immédiats et brefs pour aider le
conducteur : suggérer, par exemple,
de faire chauffer les pneus ou de rentrer
au stand.
Ces nouveaux pneus et le kit Track Adrenaline
pour l’Audi RS 4 Avant edition 25
years marquent un nouveau chapitre dans
la collaboration entre Pirelli et Audi pour la
gamme RS.
Parmi les nombreux modèles qui ont
bénéficié de ce travail de développement
conjoint, on trouve la toute première
Audi RS 4 lancée il y a 25 ans, qui était à
l’origine équipée de pneus de la famille
P Zero. Sans oublier la RS 4 de compétition,
dont Pirelli est le fournisseur exclusif
d’équipements d’origine, ou les RS Q8 et
RS 3, qui ont toutes deux établi des records
sur le circuit du Nürburgring en 2019
et 2021.
Aujourd’hui, la gamme Pirelli pour Audi
RS comprend 36 homologations, dont des
pneus été, hiver et spécifiques à la piste.
61
62
BMW homologue le Pirelli
PZERO Elect pour la i4M50
Le Pirelli P Zero Elect a été
choisi par BMW M pour équiper
la nouvelle BMW i4 M50,
la première voiture entièrement
électrique développée
par la division haute performance
de la marque.
La I4 M50 est actuellement
le plus récent coupé zéro
émission qui rejoint les nombreuses
autres voitures BMW
M pour lesquelles Pirelli a
développé des pneus d’origine
sur mesure.
La BMW i4 M50 met la division
sportive de la marque
sur la voie de l’électrification
totale pour la première fois.
Deux moteurs entraînent les
quatre roues, ce qui donne
à la voiture une puissance
totale de 544 chevaux et une
accélération de 0 à 100 km/h
en 3’’9.
Pour gérer les performances
élevées de la voiture et
répondre aux exigences
uniques communes à tous les
véhicules électriques, Pirelli a
développé des pneus P Zero
avec la technologie Elect, qui
peuvent être reconnus grâce
à des marques spécifiques
sur le flanc. Outre l’étoile qui
identifie tous les pneus BMW
d’origine, le logo Elect indique
également que le pneu
a été spécialement développé
pour compléter les caractéristiques
des véhicules BEV
ou hybrides rechargeables,
63
Position optimisée des rainures
Meilleure évacuation de l’eau,
meilleure adhérence sur sol mouillé
Blocs de band
Plus
pneu déd
Rainures rétrécissantes
Impact plus doux des blocs de la bande de roulement
sur le sol, confort acoustique amélioré
Inclinaison opti
Entrée progressiv
améliora
Chanfreins arrondis
Entrée des pavés lisses dans l’empreinte,
amélioration du confort acoustique
telles que le couple
instantané, le poids
accru des batteries
et la conduite silencieuse.
64
La structure du pneu
Pirelli a été renforcée
pour soutenir la
voiture et offrir des
performances maximales,
même en cas
de conduite sportive
extrême. Le composé
spécial à forte adhérence
a également
été conçu pour offrir
e de roulement plus larges
de support de couple,
ié aux véhicules électriques
male de l’angle des lamelles
e des bords dans l’empreinte au sol,
tion du confort acoustique
un maximum d’adhérence
afin de garantir une conduite
précise et efficace.
Spécifiquement conçu pour les
véhicules haut de gamme et
électrifiés, le P ZERO E combine
les performances de Pirelli
en matière d’écosécurité de
premier ordre en s’appuyant
sur les technologies les plus
avancées. Il offre des performances
de freinage optimales,
un confort exceptionnel et une
consommation d’énergie ultra-faible,
étant classé «A-A-A»
sur l’étiquette de l’UE1.
LA NOUVELLE
TECHNOLOGIE
RUNFORWARD
Cette technologie du
pneu Run Flat, permet
de continuer à rouler
en cas de crevaison
jusqu’à 40 km à vitesse
réduite avec un maximum
de 80 km/h pour
circuler sur autoroutes
à un peu plus que
la vitesse minimale
légale.
Runforward associe
d’excellentes performances
et une grande
durabilité à plus de 55 %
de matériaux biosourcés et
recyclés, marquant ainsi une
nouvelle étape vers un impact
environnemental réduit.
ELECT
CONDUITE ÉLECTRIQUE
Le marquage ELECT sur
le flanc identifie les pneus
Pirelli, spécifiquement développés
pour les véhicules
électriques et rechargeables
à hautes performances,
conformément à la stratégie
Perfect Fit.
Dimensions
18’’
235/45R18
19’’
235/40R19
235/50R19
255/45R19
255/55R19
20’’
235/50R20
245/45R20
255/40R20
255/45R20
255/50R20
275/50R20
285/40R20
21’’
235/45R21
245/35R21
255/40R21
255/45R21
265/35R21
265/45R21
275/40R21
22’’
265/40R22
285/35R22
65
Pirelli Cinturato A
Victoire aux tests com
magazines : Auto Bild
Le Pirelli Cinturato All Season SF3 a été élu meilleur pneu toutes saisons par deux grands m
principaux produits toutes saisons sur le marché. Le pneu Pirelli s’est avéré le plus sûr à la f
66
LL SEASON I SF3
paratifs de deux
(D) et D’Avolante (IT)
agazines spécialisés, l’allemand Auto Bild Sportscars et l’italien alVolante, qui ont comparé les
ois sur sol sec et sur sol mouillé, et a reçu des commentaires très positifs, y compris sur la neige.
67
Dans le test comparatif d’Auto Bild Sportscars
sur asphalte mouillé, le Cinturato All Season
SF3 s’est avéré «exemplaire» en termes de
résistance à l’aquaplaning et de maniabilité,
tant en ligne droite que dans les virages.
Sur le sec, il a obtenu les meilleurs résultats en
matière de freinage, de maniabilité, de réaction
de la direction et de résistance au roulement.
D’excellents résultats ont été obtenus même
sur la neige où, selon Auto Bild Sportscars,
avec le pneu Pirelli «vous voyagez toujours en
toute sécurité, même à grande vitesse».
Le magazine allemand poursuit : «Le nouveau
pneu toutes saisons a des caractéristiques de
conduite convaincantes dans toutes les conditions
météorologiques».
Le magazine italien alVolante déclare : « Le
Pirelli Cinturato All Season SF3 se distingue. Il
excelle sur le mouillé et au freinage sur le sec».
Les tests d’Auto Bild Sportscars et d’alVolante
confirment les résultats déjà mis en évidence
par deux organismes de certification
internationaux : Dekra, qui a
félicité le Cinturato All Season SF3
pour ses performances de freinage1,
et TÜV SÜD, qui lui a attribué la
marque Performance Mark2. Toutes
les tailles de la gamme de lancement
ont également obtenu la note la plus élevée du
label européen (classe « A ») en matière d’adhérence
sur sol mouillé.
Avec des niveaux de stabilité, de confort acoustique
et de résistance au roulement proches de
ceux d’un pneu été, il est performant même pendant
les mois les plus chauds de l’année, tandis
que l’adhérence sur la neige testée dans des
conditions hivernales sévères - comme le montre
le marquage 3PMSF - le rend également adapté
à la saison froide.
Cette polyvalence a été obtenue grâce à la technologie
adaptative de la bande de roulement
avec des lamelles 3D, qui changent de forme en
fonction des conditions, combinée à l’introduction
de composés innovants qui sont efficaces
sur une large gamme de températures.
Déjà disponible dans les tailles 16 et 20 pouces,
le Cinturato All Season SF3 rejoint le Cinturato
P7 et le Cinturato Winter 2 dans une famille
de produits qui répond aux différents besoins
des conducteurs de voitures compactes ou
moyennes. La technologie Pirelli
Elect, conçue pour améliorer
les caractéristiques des
véhicules électriques et
hybrides rechargeables,
est disponible sur une
sélection de tailles de
produits Cinturato.
68
69
Pirelli teste le pneu Scorpion A/T Pl
Objectif : Relier Munich à Dakar su
Soit 7.000 kilomètres avec un seul
70
Objectif : aucun changement
de pneu sur 7 000 kilomètres
sur l’asphalte, le sable, la
terre et les pierres : c’est
l’épreuve qu’a subie une
Porsche 911 Dakar équipée
de pneus Pirelli Scorpion
All Terrain Plus homologués
pour le modèle.
La voiture, conduite par
son propriétaire, est partie
du Porsche Zentrum Inntal
à Raubling (Rosenheim),
au sud-est de Munich en
Allemagne, pour rejoindre
Dakar, la capitale du Sénégal,
en suivant le parcours
de l’Africa Eco Race, un
rallye qui, en 12 étapes,
relie Nador au Maroc au Lac
Rose de Dakar en traversant
la Mauritanie et le Sénégal.
Un résultat exceptionnel pour
les pneus Pirelli Scorpion All
Terrain Plus qui, bien qu’homologués
pour un usage
us avec une Porsche 911 Dakar.
r les traces de l’Africa Race
train de pneu ! Pari réussi !
routier, ont affronté le parcours
du rallye aux côtés des
voitures de course, amenant
la voiture en toute sécurité
sur la ligne d’arrivée.
Un exploit de 18 jours
et 7 000 kilomètres de
conduite, caractérisés par
des conditions très diverses,
dont environ 1 000 kilomètres
de chemins de terre
rocailleux dans le désert.
L’aficionado propriétaire de
sa 911 Dakar - un amateur,
pas un pilote professionnel -
a d’abord roulé sur les autoroutes
d’Europe, puis sur des
routes semi-asphaltées, de la
terre, du sable et des fonds
rocheux très accidentés,
passant de l’hiver des Alpes
aux oscillations climatiques
typiques du désert, avec des
variations allant jusqu’à 30
degrés Celsius en 12 heures.
71
72
«Une aventure unique, qui
aurait certainement été très
compliquée sans des pneus
aussi valables. Ils se sont toujours
comportés de manière
exceptionnelle, même dans des
conditions très différentes»,
a déclaré le Porsche Zentrum,
d’où l’expédition est partie.
Le Pirelli Scorpion All Terrain
Plus a été développé en tant
qu’équipement d’origine pour
la Porsche 911 Dakar, précisément
pour soutenir les performances
élevées typiques d’une
911 et lui permettre en même
temps d’affronter les conditions
tout-terrain les plus difficiles.
Pirelli a combiné ces caractéristiques
en un seul pneu grâce
à l’introduction d’une famille
particulière de composés et à
une conception qui a optimisé
le contact au sol du produit et
renforcé sa structure.
PIRELLI SCORPION
ALL TERRAIN PLUS
Ce pneu a une bande de roulement,
spécialement conçue pour que le
pneu soit capable d’expulser l’eau, la
boue et ...les pierres.
Ses flancs sont renforcés pour
résister aux coupures et aux chocs.
Des lamelles permettent une
grande efficacité sur neige et
surfaces glissantes, de même
que l’irrégularité des blocs.
TAILLES DISPONIBLES
16’’ : 235/70R16 - 255/70R16 - 265/70R16
17’’ : 225/65R17 - 245/65R17 - 265/65R17
265/70R17
19’’ : 245/45R19 - 255/55R19
20’’: 275/55R20 - 275/60R20 - 295/40R20
73
VREDESTEIN QUATRAC PRO 2
LE TOUTES‐SAISONS UHP
QUI REDÉFINIT LA CATÉGORIE
Le nouveau Vredestein Quatrac Pro 2
arrive avec une promesse rare : devenir
le premier pneu toutes saisons
UHP à décrocher un double A, adhérence
sur sol mouillé et bruit extérieur
minimum, dans toutes ses dimensions.
Une performance rendue possible
par une bande de roulement inédite,
mêlant rainures longitudinales et rainures
directionnelles, une combinaison
que l’on ne voit presque jamais
sur un pneu quatre saisons.
Par Eric Heidebroek, d’après le communiqué du 26 mai 2026
Une sculpture qui raconte
quelque chose…
En observant la première photo officielle,
un détail saute immédiatement aux yeux :
cette large bande centrale continue, parfaitement
lisse, qui traverse la bande de roulement.
Elle annonce la couleur : précision
de cap, stabilité en ligne droite, direction
affûtée en courbe.
Mais un second détail intrigue encore davantage.
Les nervures qui encadrent cette
bande centrale dessinent un V très marqué,
un tracé qui rappelle fortement les meilleurs
pneus hiver.
74
Développé en Europe par Apollo Tyres et produit dans l’usine high‐tech du
groupe en Hongrie, le Quatrac Pro 2 assume une ambition claire : offrir la
polyvalence d’un toutes saisons sans renoncer aux sensations d’un pneu UHP.
On comprend alors la logique : Vredestein
a imaginé un compromis intelligent. Les
rainures longitudinales assurent une tenue
exemplaire sous la pluie et sur le sec. Le
dessin en V, lui, répond aux exigences de la
conduite hivernale, notamment sur neige..
Un mélange de philosophies
rarement réuni dans un seul pneu.
Le mouillé comme terrain de jeu
Là où les pneus toutes saisons classiques
suppriment les rainures longitudinales pour
favoriser la neige, parfois au prix d’un bruit
plus élevé, Vredestein fait le choix inverse.
Le Quatrac Pro 2 adopte de larges rainures
longitudinales, profondes et très ouvertes,
pour optimiser l’évacuation de l’eau sous la
pluie, comme les meilleurs pneus été.
Résultat : une résistance à l’aquaplanage
exemplaire, un freinage plus court, une
adhérence supérieure sous la pluie et un
niveau sonore étonnamment bas.
Cette maîtrise acoustique est le fruit d’une
séquence de blocs multipas optimisée : une
architecture irrégulière qui adoucit la signature
sonore et permet au pneu d’obtenir un
A au label bruit.
75
On remarque aussi sur la photo officielle
que les micro‐lamelles typiques des pneus
hiver ne se distinguent pas.
Vredestein semble avoir privilégié un dessin
plus épuré, où l’efficacité sur la neige
repose sur une géométrie interne des blocs
plutôt que sur des lamelles visibles. Un
choix qui suggère une technologie plus
fine, presque invisible.
3PMSF, mais sans compromis
Malgré cette orientation très « mouillé »,
le Quatrac Pro 2 conserve le marquage
3PMSF, preuve de ses capacités hivernales
certifiées.
Précision,
stabilité,
confiance
La présence d’une nervure centrale continue,
atypique sur un «toutes saisons»,
améliore la stabilité de l’empreinte au sol,
renforce la précision de direction et réduit
les distances de freinage sur sec comme
sur mouillé.
La surface de contact reste constante,
prévisible, rassurante — même dans les
virages serrés ou lors d’une conduite plus
dynamique.
76
Une nouvelle philosophie
du toutes saisons
«Nous avons combiné des
caractéristiques de pneus
été ultra‐haute performance
avec des éléments dédiés au
mouillé et à l’hiver», explique
Daniele Lorenzetti, directeur
technique d’Apollo Tyres.«Le
résultat : un pneu capable
d’offrir une réponse au freinage
précise, une tenue de
route fiable toute l’année, et
un confort acoustique de premier
plan.» précise-t-il.
77
VREDESTEIN ULTRAC PRO
Nouvelle référence en matière de
pneus ultra hautes performances
Le Vredestein Ultrac Pro,
un tout nouveau pneu
été ultra-ultra-hautes
performances (UUHP)
qui sera lancé au printemps.
L’ultrac Pro présente une
structure particulière ainsi
qu’un nouveau composé
de bande de roulement
avancé qui lui confère une
combinaison unique de
maniabilité et de confort de
pointe. Le nouveau pneu a
été conçu pour une large
gamme de véhicules et
supercars haute performance,
équipés de jantes
jusqu’à 24 pouces.
Par rapport aux précédents
pneus Vredestein
UUHP et aux produits
établis dans cette catégorie,
il existe des différences
significatives concernant la
disposition des matériaux
au sein de la structure du
pneu. Cela est particulièrement
évident dans la zone
de la tringle et celle du
flanc inférieur proche de la
jante, qui ont été complètement
repensées.
Résultat : une conception
garantissant la stabilité du
pneu à grande vitesse et
dans les virages agressifs,
ainsi qu’une conduite en
douceur sur les surfaces
à ornières. En outre, la
bande de roulement du
pneu incorporera un tout
nouveau composé produit
par un procédé de
mélange utilisant des
78
Les innovations en matière de structure et de matériaux offrent
aux nouveaux pneus ultra-ultra-hautes performances de Vredestein
un confort inégalé.
polymères, des charges
et des résines performantes
pour garantir une
adhérence sur sol mouillé
et sec dans une large
gamme de températures.
« L’Ultrac Pro répond aux
objectifs de performances
et de maniabilité les plus
exigeants définis lors de
la phase de développement
du produit, tout en
garantissant une conduite
souple et confortable »,
explique Daniele Lorenzetti,
directeur technique chez
Apollo Tyres. « Ce pneu
innove en étant très différent
de ses homologues
hautes performances qui
nécessitent généralement
un compromis clair entre
performances et confort. »
«Cette stabilité accrue
confère au pneu une plus
grande rigidité dans sa
partie inférieure, ce qui
limite considérablement la
distorsion latérale dans les
virages serrés»,
ajoute Daniele Lorenzetti.
«Plus important encore,
le flanc a, de fait, moins
besoin de céder au pneu
une grande partie de sa
stabilité latérale.»
79
The Real
Classic’s Tyres
La Pirelli Collezione
s’investit dans les épreuves classiques !
Avec une édition spéciale de son pneu
hiver «Classic» Stella Bianca dédiée
à la fameuse course sur glace F.A.T.
à Zell am See en Autriche.
Pirelli dispose d’un choix
énorme de pneumatiques
destinés aux voitures anciennes
et pas seulement
pour les plus récentes...
Une collection riche et impressionante
basée sur l’histoire
du manufacturier italien.
Si les pneus dispsoent
d’un style parfaitement dans
l’air du temps des différentes
époques, Pirelli y ajoute
des composants et des techniques
actuelles et quelques
fois ultra-modernes.
STELLA BIANCA
Un autre modèle Porsche
légendaire a affronté des
conditions extrêmes avec
des pneus Pirelli, cette fois
sur la glace : il s’agit de la
Porsche 550 Spyder présente
à la F.A.T. Ice Race 2024, un
84
événement dont Pirelli est le
partenaire officiel. Le Spyder
a été équipée de pneus
Stella Bianca à crampons
conçus sur mesure pour cette
occasion particulière. Stella
Bianca, c’est le dessin de
bande de roulement le plus
durable de Pirelli, qui est
disponible dans les dimensions
5.00/5.25-16 pour les
Porsche 550 Spyder et 356
Pre-A, respectivement la
première voiture de course à
moteur central de la marque
allemande et le premier modèle
de production construit
à Stuttgart.
Disponible sur le marché
à partir de février, le pneu
de la famille Pirelli Collezione,
dédié aux voitures
classiques, est identique à
85
86
l’original en apparence mais
avec une technologie moderne
à l’intérieur pour offrir
efficacité et sécurité même
sur les surfaces mouillées.
De nombreux éléments font
référence au passé : la structure
à plis croisés, la bande de
roulement redessinée à l’aide
de documents historiques
conservés dans les archives
de la Fondation Pirelli, le
logo Pirelli avec le bouclier
qui caractérisait les produits
de ces années-là. Même le
lettrage sur le flanc rappelle
celui de l’époque, tandis que
le mot «Corsa» indique la
version sportive du pneu.
Hans Stuck explique
l’Ice Race à Zell am See
«L’Ice Race est un véritable
spectacle. Dans ces conditions,
d’aucuns installeraient
des chaînes à neige sur leurs
véhicules. Pour les pilotes de
course, c’est là que les choses
commencent à être vraiment
intéressantes»,
explique Hans-Joachim
Stuck, deux fois vainqueur
des 24 Heures du Mans,
ancien pilote de Formule 1,
de voitures de sport, et champion
du Deutsche Tourenwagen
Masters.
«Lors de l’Ice Race, vous
croisez de véritables passionnés
du sport automobile, mais
aussi des gens qui ont peu
de contact avec ce milieu et
qui rentrent ensuite chez eux
remplis d’enthousiasme.»
87
the face of
beauty
the heart of a
beast
ESSAIS
PNEUS
BRIDGESTONE POTENZA SPORT
BRIDGESTONE POTENZA SPORT
PIRELLI ALL SEASON SCORPION
VREDESTEIN QUATRAC
VREDESTEIN QUATRAC PRO
VREDESTEIN QUATRAC PRO +
91
Décembre 2025 par Eric Heidebroek
Essai du pneu Pirelli Scorpion
PIRELLI est un acteur majeur du pneumatique. Sa réputation
sportive n’est plus à faire : depuis les débuts de l’automobile,
le manufacturier italien accompagne toutes les disciplines,
du rallye régional au WRC, des trackdays amateurs
à la Formule 1. Cette présence constante lui permet d’adapter
son savoir‐faire aux attentes des conducteurs exigeants,
qu’ils roulent vite ou simplement avec précision.
On pourrait imaginer qu’en Italie, seuls les pneus été sportifs
suffisent. Pourtant, le pays connaît aussi la neige, le verglas et
de fortes pluies, et Pirelli développe depuis longtemps des solutions
adaptées à ces conditions.
Qu’il s’agisse de supercars, de berlines haut de gamme ou de
compactes, chaque véhicule reçoit des enveloppes conçues
selon ses contraintes dynamiques. Pirelli propose même des
pneus hiver pour Lamborghini, Ferrari ou Porsche, et couvre
également l’ensemble du segment SUV.
Depuis quelques années, les constructeurs équipent leurs SUV
— toutes catégories confondues — de pneus 4 saisons.
L’intérêt est clair : un pneu 4 saisons offre une plage d’utilisation
plus large qu’un pneu été, notamment en motricité sur sol
meuble (prairie, chemin forestier) ou en conditions froides.
Et lorsqu’il neige, il reste nettement plus efficace qu’un pneu
été. Les progrès récents sont tels que les 4 saisons actuels atteignent
presque le niveau des pneus hiver d’il y a cinq ans.
Nous testons donc ce nouveau produit milanais, le Pirelli Scorpion
4 Seasons, monté en 245/45 R19 sur une BMW X1 de
150 chevaux, traction avant.
Le montage s’est déroulé sans difficulté chez notre partenaire
SAS de Hannut. Équilibrage précis, comportement neutre dès la
sortie du pont.
92
4 Seasons
93
Comme toujours, les cinquante premiers kilomètres sont
parcourus avec prudence : les pneus neufs portent une fine
couche de démoulant qui réduit temporairement l’adhérence,
phénomène normal sur toutes les gommes.
Dès les premiers retours — le X1 était auparavant chaussé en
Pirelli P Zero été — nos essayeurs ont noté une tenue de route
homogène, avec une sensation de pneu qui “travaille bien” et
reste en contact constant avec la chaussée.
L’adhérence est jugée rassurante, y compris sur route mouillée
ou froide, ce qui correspond au comportement attendu d’un
quatre saisons moderne.
Plusieurs conducteurs ont également relevé une conduite fluide
et relativement silencieuse, avec un niveau de confort supérieur
à celui du P Zero. Le pneu se fait discret, ce qui renforce la sensation
de maîtrise et de facilité.
Montés début décembre, ces pneus ont affronté les premières
neiges. Nos essayeurs ont constaté une motricité correcte et un
comportement prévisible, à condition de conserver les précautions
habituelles sur sol glissant.
Les retours soulignent aussi un freinage efficace sur route
mouillée, avec une bonne stabilité en phase d’appui et une
maniabilité jugée sûre.
Sur le sec, le grip est de très bon niveau et la précision de
conduite appréciée. Le comportement reste lisible, avec des
remontées au volant cohérentes — proches de celles du P Zero,
pourtant plus sportif.
Enfin, nos essayeurs ont remarqué qu’avec le 4 Seasons, la voiture
gagne en confort, malgré les grandes jantes de 19 pouces.
L’amortissement des petites irrégularités est mieux filtré.
Pour cette première prise en main, nous constatons que les
pneus 4 saisons ont considérablement progressé. Et selon la
philosophie de chaque manufacturier — ici, Pirelli conserve
une orientation dynamique — le comportement final adopte le
style attendu.
94
95
Septembre 2025 par Eric Heidebroek
Essai du pneu Vredestein
Chez Vredestein il existe plusieurs versions
de pneus 4 saisons.
Vous trouverez dans nos pages les essais des pneus
QUATRAC PRO et PRO+ qui sont les moyens et hauts de gamme.
Mais il existe aussi un Quatrac «normal» qui possède un dessin
tout à fait différent. Et nous avons voulu le tester pour vous en
donner l’avis de nos conducteurs «lambda», comme vous quoi.
Le Vredestein Quatrac sacré meilleur pneu
toutes saisons par Auto Bild
Le magazine allemand Auto Bild a désigné le
Vredestein Quatrac comme le meilleur pneu
toutes saisons lors de son test annuel. Salué
pour ses performances équilibrées, sa tenue
de route sûre et ses distances de freinage
courtes sur sol sec, mouillé et enneigé, le Quatrac
s’est distingué parmi 15 modèles
testés sur une BMW Série 3.
Grâce à ses excellents résultats
en maniabilité, confort, bruit réduit
(71,8 dB à 80 km/h) et efficacité
sur neige, il a été qualifié
d’«exemplaire» par les testeurs.
96
Quatrac
97
Il surpasse même des
concurrents plus chers
en termes de coût par
kilomètre et de durabilité,
confirmant son
excellent rapport qualité-prix.
Fabriqué en Europe
par Apollo Tyres, le
Quatrac offre un large
éventail de dimensions
pour voitures et SUV,
est certifié 3PMSF
pour une utilisation
toute l’année,
et bénéficie
d’une bande
de roulement
optimisée
pour la
pluie.
Ce nouveau
succès
s’ajoute à
un palmarès
déjà impressionnant :
le Quatrac est le seul
pneu à figurer dans le
top 5 d’Auto Bild six
années de suite, et a
également brillé au
Royaume-Uni dans les
tests d’Auto Express.
Par rapport aux
Quatrac Pro et Pro+,
le dessin de la bande
de roulement n’est
pas composé de lignes
et rainures droites,
comme souvent bien
appréciée sur les
pneus à caractère
sportif.
Ici le manufacturier a
choisi le dessin classique
que l’on rencontre
régulièrement
sur les pneus hiver.
Soit un «V» prononcé
et courbé.
Ce qui apporte une
belle évacuation de
l’eau et donc une
bonne aptitude sous
la pluie. Ce dessin
offre aussi une belle
résistance au freinage
comme à la motricité
en toutes saisons. Ce
Quatrac n’a pas peur
de la neige, son profil
rassure.
C’est peut-être du
côté de la maitrise en
courbes que le
Quatrac pourrait
manifester une petite
faiblesse sur le sec
et/ou les routes trop
chaudes. Ce Quatrac
offre un compromis en
matière de bonne tenue
sous tous les types
de conditions météos,
il dispose d’un compromis
intéressant.
Ce sera donc à nos
essayeurs d’en relever
les impressions de
conduite tout au long
de l’année, par tous
les temps.
La suite au prochain
numéro avec le montage
et les premières
impressions.
Octobre 2025 par Eric Heidebroek
Essai du pneu Vredestein
Vredestein Quatrac : le roi des pneus
toutes saisons, selon Auto Bild Allrad.
C’est officiel : le Vredestein Quatrac vient de décrocher la
première place du grand test annuel d’Auto Bild Allrad,
le magazine allemand de référence en matière de pneus.
Mention décernée ? « Exemplaire ». Rien que ça.
Face à dix concurrents de haut niveau, testés dans des conditions
réelles - neige, pluie, route sèche - le Quatrac s’est imposé
comme un véritable couteau suisse du pneumatique.
Les testeurs saluent son équilibre, sa sécurité sur toutes les surfaces,
et son talent polyvalent. Sur route mouillée, il domine en
freinage. Sur neige, il est premier en adhérence et en capacité
100
Quatrac
101
d’arrêt. Et côté aquaplaning ?
Aucune faiblesse. C’est dit.
Mais ce n’est pas tout. Le Quatrac brille aussi par son
silence : 66,4 dB à 50 km/h, 70,4 dB à 80 km/h. Un
détail qui compte pour les véhicules électriques, où le
bruit des pneus devient plus perceptible en l’absence
de moteur thermique.
Le test a été mené sur 11 modèles en 215/55 R17,
montés sur VW T-Roc. Les essais sur sol sec et mouillé
ont eu lieu au centre TRIWO en Rhénanie-Palatinat,
ceux sur neige en Nouvelle-Zélande, dans des conditions
hivernales simulées. Du sérieux.
Ce n’est pas une première : l’an dernier déjà, le Quatrac
avait raflé la première place du test Auto Bild face
à 14 concurrents. Freinage court, tenue de route sûre,
comportement exemplaire.
Daniele Lorenzetti, directeur technique chez
Apollo Tyres, résume :
«Le Quatrac confirme son statut de leader toutes
saisons. Ses qualités dynamiques et techniques garantissent
une conduite sûre et agréable toute l’année.
Nous continuons d’investir pour rester en tête, et un
nouveau modèle Vredestein est déjà en préparation.»
Une gamme taillée pour toutes les saisons… et
toutes les exigences
Depuis les années 90, Vredestein est au cœur du segment
toutes saisons. La gamme Quatrac est la plus
large du marché, avec des versions standard et haute
performance, conçues pour les véhicules thermiques,
hybrides et 100 % électriques.
Adhérence, traction, stabilité à haute vitesse, résistance
à l’aquaplaning, freinage optimisé même sous la
pluie : tout y est.
Et pour les modèles ultra-performants, Vredestein
propose des déclinaisons spécifiques, pensées pour les
motorisations les plus exigeantes.
102
Vredestein Quatrac :
le pneu toutes saisons vu par une conductrice
«normale»
Pas besoin d’être experte
en gomme ou en sculpture pour ressentir la
différence. Voilà trois semaines que notre essayeuse
- une conductrice neutre, pas franchement
passionnée par la chose pneumatique -
roule avec un jeu de Vredestein Quatrac sur sa
Ford C-MAX.
Et son verdict est clair :
c’est tout bon.
Sur route sèche, rien à signaler… et c’est justement
ce qu’on attend d’un bon pneu. L’adhérence
est là, en ligne droite comme en virage,
sans surprise ni flottement. Mais ce qui l’a le
plus marquée, c’est le silence. Comparé à ses
anciens pneus, le confort acoustique est nettement
supérieur. Moins de bruit, plus de sérénité
à bord.
Et ça, c’est un vrai plus au quotidien.
Autre avantage immédiat : fini les allers-retours
au garage pour changer de pneus à chaque
saison. Plus besoin de stocker, de surveiller
l’usure ou de se demander si la gomme a durci
pendant l’hiver. Les Quatrac restent en place,
été comme hiver, et ça simplifie la vie.
Ce ressenti rejoint d’ailleurs les conclusions
du test ADAC, qui a classé le Vredestein Quatrac
parmi les meilleurs pneus toutes saisons
du marché. Adhérence sur neige, freinage sur
route mouillée, résistance à l’aquaplaning…
il coche toutes les cases, même face à des
marques premium.
Prochaine étape pour notre essayeuse : les
routes automnales, humides et glissantes. Mais
déjà, le pneu inspire confiance. Et quand on
n’a pas besoin d’y penser, c’est souvent le signe
qu’il fait très bien son travail.
103
Présentation par Eric HEIDEBROEK
Essai VREDESTEIN Qu
Septembre 2024
Le manufacturier hollandais a plus de
trente années d’expériences en pneus
4 saisons. Mais ce n’est pas tout, Vredestein
est depuis toujours un grand
spécialiste de la chimie des composés
des pneumatiques et ses produits
avaient naturellement des spécificités
de tellement haut niveau que très appréciées
en monte de remplacement.
A telle enseigne que depuis quelques années,
les plus grandes marques veulent
équiper leurs productions de ces fameuses
enveloppes qui rivalisent avec les ténors sur
le marché de la première monte. Et ce n’est
pas surprenant, car le hollandais n’avait
pas voulu entrer dans ce segment des
constructeurs. Les exigences spécifiques
par marques et modèles représentaient
des contraintes budgétaires insoutenables
pour la taille de l’entreprise. Avec l’intégration
au Groupe Apollo, les moyens de R&D
permettent, depuis, de proposer ces technologies
aux constructeurs.
Avec le concours de Giugiaro, le design
des pneus a pris une forme qui s’allie parfaitement
à la fonction. Cette signature
prestigieuse et ce savoir-faire couplé à
l’efficience des ingénieurs et techniciens
apportent un plus indiscutable non seulement
aux constructeurs, mais surtout aux
usagers qui bénéficient de pneus de haute
qualité et d’une grande fiabilité.
Dans notre entrée en matière de saison,
nous avons opté pour un pneumatique 4
saisons pour la raison que notre climat maritime,
tempéré est caractérisé par des températures
modérées, des vents dominants
du sud à l’ouest, une nébulosité abondante
et des précipitations fréquentes. Les
étés sont relativement frais et humides et
les hivers relativement doux et pluvieux.
Pourquoi avoir choisi des Quatrac Pro
pour le précédent test et ensuite être
passé au Pro + ?
Le choix, pour nous qui aimons conduire,
s’est porté sur les capacités dynamiques
procurées par le dessin de la bande de roulement
constitué de 4 profondes rainures
qui assurent une maniabilité et une précision
de conduite aussi efficaces que les
pneus sports de la saison «été».
Le Quatrac «ordinaire»
possède une bande de
roulement en «V» qui
apporte sur le mouillé et
dans la neige un plus indiscutable.
Il a d’ailleurs
remporté plusieurs prix
chez nos confrères spécialistes
d’Auto Bild, et
d’organisme Allemand
de contrôle comme le
TÜV et l’ADAC, le fameux
Automobile Club
Allemand.
Et donc, nous avons
préféré le Quatrac Pro
d’abord et ensuite Pro+
à ce Quatrac qui est
104
atrac Pro +
105
parfait Présentation pour les citadines et autres voitures
moyennes dont on n’exige une rigueur
aussi importante.
Notre essai Quatrac Pro a donné entière
satisfaction, la durée de vie est tout simplement
impressionnante avec quelque
55.000 km de potentiel puisque l’usure
constatée à 22.000 km était de seulement
20%, soit 2 mm d’usure, laissant encore 2
mm de disponible au témoin d’usure «hiver»,
le témoin d’usure «été» étant relégué
à celle d’un pneu été classique... Donc,
après deux ans de test le Quatrac Pro disposait
encore de deux belles années de capacités
hivernales et d’au moins trois autres
années de capacités estivales.
Côté qualités de conduite, nous avions
noté un comportement direct et précis en
conduite «Mini», une belle résistance à
l’aquaplanage comme un guidage précis en
changement de direction, en courbe et en
freinage. Tant sur le sec que sous la pluie.
Les qualités dans la neige - certes il n’y en a
peu - mais quand il y en a, on est heureux
de ne pas devenir une chicane mobile, ou
pas... La motricité n’a jamais été prise en
défaut. Côté confort de marche le 4 saisons
de Vredestein est dans le bon, et s’il
n’a pas le velouté d’un pneu été ou d’un
pneu hiver, il n’a ne donne pas non plus
l’impression de «flotter».
Alors que doit-on attendre
du Quatrac Pro + ?
D’après la marque, des améliorations
portent la durée de vie en matière d’usure et
de réduction de la résistance au roulement
de l’ordre de 5% ce qui améliore évidemment
la consommation de carburant. Des
détails structurels en matière de mélanges
des polymères de la bande de roulement
améliorent encore le «handling», comme
ils disent, sur route humide et augmentent
encore la résistance à l’aquaplanage.
Ces mélanges réagissent mieux encore à
basse température, ce qui augmente les
capacités d’accélération et de tenue dans
la neige. Ce qui confirme la belle évolution
de ce type de pneus.
Les premiers tests ont déjà révélé des améliorations
en matière de motricité et de directions
sur les routes sales et boueuses de
cet automne à la campagne. Les gros tracteurs
et grosses machines qui sortent des
champs après les pluies rendent les routes
dangereuses et on constate que le Quatrac
Pro+ apporte un plus de sécurité.
106
107
Présentation par Eric HEIDEBROEK
Mars 2025
Suite Essai VREDESTEIN Q
L’hiver, on doit plutôt parler
de saison froide, et cette année
elle est longue et grise,
bien qu’au moment d’écrire
ces lignes, le soleil réchauffe
et réveille de la sinistrose...
Cet hiver, nous avons eu droit à
deux périodes neigeuses, l’une
d’un jour ou deux en novembre,
vers le 20, et l’autre en début
janvier, vers le 10 en plein salon
de l’auto, d’ailleurs.
Qu’à cela ne tienne, la monte
4 saisons de la Mini Clubman
d’essai a fait son travail.
d’une structure plus étudiée de
ses lamelles, il manque un peu de
feeling. Maintenant, il faut savoir
que cette enveloppe est plus performante
en matière de freinage
(de 100 km/h à 0) sur le sec où
elle se contente de 38,7 m (réf
pneu été: 35,9 m) et sur le mouillé
de 48,1 m... (réf pneu été:
45,8 m) Sur la neige, (de 50 km/h
à 0) il lui faut 23,1 m. (réf pneu
hiver : 21,3m). C’est important,
car au quotidien, ce pneu démontre
une belle homogénéité.
Par rapport au Quatrac Pro, le
«plus», est donné pour une meilleure
tenue dans la neige.
C’est presque le ressenti que
nous avons relevé. Même si ce
n’est pas franchement marqué,
on pourrait même dire que le
Pro+ ne remonte pas la même
information que le «Pro» qui
demeure un cran au-dessus. Sans
pour autant démériter, le Pro+ se
montre plus précis que le Pro sur
les routes très froides, de plus,
il «murmure» moins dans les
courbes rapides. L’amélioration
de la chimie des gommes rend le
Pro+ plus efficace dans toutes les
circonstances froides et mouillées
et on se demande pourquoi
sur la neige, alors qu’il dispose
110
uatrac Pro +
111
Janvier 2023
Essai du pneu Vredestein
En hiver, rien de tel que
des pneus «hiver» et
en été idem, rien de tel
que des pneus «été».
Mais aujourd’hui les hivers
sont vraiment très doux.
Et si cette année nous
avons eu un peu de neige,
comme l’année passée
et l’année d’avant, voire
même depuis au moins
cinq ans maintenant, cela
vaut il vraiment la peine de
changer de pneus à l’heure
d’hiver et à l’heure d’été.
Un changement d’heure
sur la sellette d’ailleurs.
Mais il faut se dire aussi
que les étés deviennent de
plus en plus chauds, ce qui
peut influencer le comportement
des 4 Saisons par
grandes chaleurs.
S’il demeure que les pneus
«saisonniers» restent les
plus efficaces pour leur
saison respective, on remarque
un changement
significatif dans le domaine
des pneus quatre saisons.
Cela vient du fait que les ingénieurs
chargés de concevoir
des pneus 4 saisons
puisent dans les trouvailles
des pneus saisonniers.
Les nano technologies permettent
de construire des
pneus 4 saisons pratiquement
concurrents des pneus
de saison. Mais ils demeurent
toujours inférieurs
112
Quatrac Pro
CONCLUSION
MOTRICITÉ
ÉTÉ : ★★★★☆
HIVER : ★★★★☆
FREINAGE
ÉTÉ : ★★★★☆
HIVER : ★★★★☆
MANIABILITÉ
ÉTÉ : ★★★★☆
HIVER : ★★★★☆
KILOMÉTRAGE
ÉTÉ : ★★★☆☆
HIVER : ★★★★☆
113
114
puisqu’ils doivent composer
avec des températures
diamétralement opposées.
Lors de la présentation du
Quatrac Pro, nous avions
été très surpris par les excellentes
performances de ce
nouveau pneu hollandais.
Nous avons donc équipé
deux véhicules différents
de pneus Quatrac Pro. Une
Jeep Renegade traction et
une Mini Clubman.
Le Quatrac Pro confirme
au quotidien les premières
impressions découvertes à
Baden-Baden lors des essais
officiels du lancement.
Il offre un comportement routier
des plus sains, souple et
ferme en fonction du travail
des roues sur la route. Sur
le mouillé, il offre une adhérence
impressionnante
et surprend avec des distances
de freinage très
courtes. Sur le sec, il réagit
à toutes les sollicitations.
Bref, il est étonnant.
Dans les conditions hivernales,
sur la neige par
exemple, il se défend très
bien, en tout cas nettement
mieux qu’un pneu été et
pratiquement aussi bien
qu’un pneu hiver. C’est
pour cela qu’il reçoit le label
«3PMSF».
Pour la Jeep, le travail des
roues avant et la bonne assise
de l’auto font réagir les
lamelles du Quatrac Pro.
Dans la Mini, et grâce au
tempérament sportif de
ses réglages, on remarque
une motricité de qualité et
une tenue de précision en
By
toutes circonstances grâce au Quatrac
pro. Sur la pluie, tant en été qu’en
hiver, il démontre une belle résistance
à l’aquaplanage, sans perdre en précision
lors des changements de cap
soudains. Bien vu, et c’est efficace !
Côté usure, le pneu Vredestein n’a
pas à rougir, il est dans la bonne
norme et fait des kilomètres !
Avec les saisons que nous avons le
Quatrac Pro apporte un agrément
routier indiscutable dû au entre-autres
au dessin de sa bande de roulement
qui dispose d’un effet directif et précis
d’une grande efficacité dans toutes
les situations.
115
Rêvez d’autres plans.
Volkswagen California.
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(WLTP)
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à la fiscalité de votre véhicule. Informations environnementales (A.R. 19/03/2004) : volkswagen.be
Présentation et essais sur piste Lommel, Avril 2021
Essai Bridgestone Pote
De la piste à la route
Ce n’est un secret pour personne la F1 a toujours été le terrain d’affrontement
des manufacturiers de pneumatiques et ce n’est pas pour rien que l’on retrouve
systématiquement les mêmes marques, en rivalité, dans le segment des pneus super sports.
118
Bridgestone a fait de la F1 pendant des
années, comme Goodyear, Michelin,
Dunlop et Pirelli, le japonais s’est forgé
une image de sportivité, de performances
et technologies de très haut
niveau. Lors de son lancement en 2021, le
nouveau pneu Bridgestone
Potenza Sport a remporté la palme avec
comme points d’excellences : meilleur
en stabilité sur ligne droite et en virage,
meilleur au freinage sur le sec et excellentes
performances sur le mouillé.
nza Sport
119
Ce nouveau pneu est indiqué pour
les voitures puissantes, même les
électriques aux exigences plus spécifiques
conduites par des automobilistes
dynamiques, responsables,
et, qui aiment conduire !
Ils veulent pouvoir exploiter le potentiel
de leur voiture, et surtout, garder
le contrôle total en toute confiance.
En somme, ils préfèrent conduire
activement que se laisser diriger par
des aides à la conduite ou distraire
par des équipements farfelus.
C’est là que les ingénieurs
de Bridgestone ont fait fort.
Dans le dessin, tout d’abord, le
contour est typé sport, c’est-à-dire
que les épaulements sont rejetés le
plus loin possible de la surface de
roulement et les épaules sont plus
droites que celles d’un pneu «normal»
qui, lui, a des épaules plus
rondes. La surface de contact avec
la route est plus large. Quatre rainures
profondes ont des angles asymétriques
pour la résistance latérale,
idéale en courbes et efficaces sur le
120
mouillé. Pour maintenir la rigidité nécessaire,
un nouveau renfort hybride
de nappes de polyester maximise la
stabilité à haute vitesse. Les flancs
disposent d’un renfort de talons qui
rigidifie le pneu. L’utilisation de nouveaux
mélanges de gommes avec
notamment de la silice, réduisent la
résistance au roulement et augmentent
les qualités dynamiques sur le
sec comme sur le mouillé.
Sur la piste d’essais
À la prise en main, à bord d’une Ford
Puma ST, l’exercice sur le mouillé démontre
une belle progressivité dans
les slaloms. C’est là où les transferts
de masses influencent la tenue de
cap et la motricité.
La confiance dans la maniabilité
réside dans la qualité des remontées
d’informations vers le conducteur.
Du côté de l’exercice sur le sec, on
remarque une précision et une rigueur
de comportement qui permet
l’exploitation efficace des gommes en
conduite dynamique. Bientôt à l’essai
dans le prochain Race & Tyres!
121
Première partie de nos essais (Août 2024)
Essai Bridgestone Pote
Du S001 au Potenza Sp
Une évolution plutôt qu’une révolution
Pour tout propriétaire d’une voiture de sport comme la Mazda MX5, qu’elle
soit roadster RF ou non, le nom «Bridgestone Potenza» est familier. C’est
celui qui équipait la voiture en sortie d’usine, sous sa version S001.
Ce pneu a largement contribué à démontrer les capacités de la MX 5, son
comportement sain, prévisible et ludique Le défi du nouveau Potenza
Sport n’est donc pas de s’imposer mais de confirmer une référence que les
conducteurs connaissent et apprécient.
Comme signalé précédemment, Bridgestone
a été le fournisseur attitré de la F1
pendant des années et nous avions été
conviés, du temps d’Auto Loisirs, à un
atelier didactique lors du Grand Prix de
Formule 1 à Spa.
Là, nous avions rencontré Nico Rosberg
et des ingénieurs qui nous avaient expliqués
les tenants et aboutissants de
leurs expériences en F1 avec leurs déclinaisons
sur leurs productions de route,
pour tous les usagers.
122
nza Sport
ort...
POTENZA S001
POTENZA SPORT
123
Et donc, après l’hiver au moment de passer
à la monte estivale, nous avons troqués
les Michelin «Hiver» dont nous vous
parlerons dans un prochain numéro pour
le nouveau pneu sport de Bridgestone.
Pour cette Mazda MX5-RF, les techniciens
de SAS à Hannut utilisent un cric hydraulique
à roulette afin de la soulever en
toute sécurité. Le montage des roues est
préparé à l’avance car le train été a ses
propres roues. C’est juste un «Pit Stop»
qui prend peu de temps, un bon quart
d’heure, évidemment pas comme en F1
où certains teams peuvent réaliser cette
manoeuvre en moins de 2 secondes !
Premiers constats, le pneu est plus direct,
plus précis. Et sur la pluie, la quatrième rainure
apporte une nette amélioration face
à l’aquaplanage qui était déjà bon sur le
S001. Ensuite, le pneu donne l’impression
de mieux accrocher à la route et semble
un peu plus bruyant.
Une simple impression sans doute.
125
Suite de nos essais (Septembre 2025)
Essai Bridgestone Pote
Potenza Sport... L’Hérit
Une évolution plutôt qu’une révolution
Le Potenza Sport n’est pas un inconnu. C’est le successeur direct du S001,
un pneu qui avait déjà su séduire les amateurs de conduite affûtée.
Bridgestone n’a pas cherché à tout chambouler, mais à affiner là où le
S001 montrait ses limites : sur le mouillé et en longévité.
Deux axes de progrès, deux promesses tenues
Le Potenza Sport n’est pas un nouveau
venu, mais l’héritier direct du
S001. Bridgestone a capitalisé sur
les points forts de son prédécesseur
en se focalisant sur deux axes
d’amélioration principaux, souvent
considérés comme les faiblesses
relatives des pneus UHP de la génération
précédente.
Les performances sur mouillé
La nouvelle sculpture asymétrique
et le composé de gomme sont optimisés
pour offrir une adhérence et
une résistance à l’aquaplaning supérieures.
La longévité :
Une usure plus uniforme et une
composition plus résistante à la chaleur
sont promises.
L’objectif annoncé est de conserver
l’agilité et la précision du S001, en
y ajoutant de la polyvalence et de la
sécurité.
Conditions d’essai
Véhicule :
Mazda MX-5 RF 2.0L 184 ch.
Pneus comparés :
Bridgestone Potenza Sport (nouveau)
vs. Bridgestone Potenza S001
(pneus d’origine).
Dimension : 205/45 R17.
Comportement sur route sèche
Un caractère affirmé
La première sensation au volant est
celle d’une famille, mais avec un
tempérament légèrement différent.
Précision et réactivité :
Le S001 était déjà très bon. Le Potenza
Sport pousse la fidélité un
cran plus loin. La réponse au volant
est encore plus immédiate, presque
plus tranchante.
La MX-5 donne l’impression de «s’incruster»
littéralement à la route à
chaque correction de trajectoire. La
nza Sport
ier Amélioré
nervosité du châssis est magnifiée.
Si vous aimiez la précision du S001,
vous serez conquis.
Adhérence : Le gain en grip est
perceptible, surtout lorsque le pneu
est chaud. La limite d’adhérence
est repoussée et, surtout, elle est
encore plus progressive et lisible. Le
Potenza Sport communique énormément,
permettant de jouer avec
le transfert de masses dans une
confiance absolue. Le comportement
est globalement neutre, avec
un sous-virage qui intervient très
tardivement et de façon douce.
Freinage : La différence est notable.
Le Potenza Sport semble «s’agripper»
l’asphalte avec plus d’autorité,
donnant une sensation de mordant
supérieur lors des freinages appuyés.
Comportement sur route mouillée
Le saut de génération
C’est ici que la différence est la
plus frappante et que la mise à jour
prend tout son sens.
Tenue de route : Là où le S001
pouvait devenir un peu «doux» et
moins communicant sur le mouillé,
le Potenza Sport conserve une morsure
et une précision étonnantes. La
trajectoire en virage est plus ferme,
plus sûre.
Résistance à l’aquaplaning :
La supériorité est nette.
La nouvelle sculpture évacue l’eau
bien plus efficacement. Le passage
dans des flaques importantes, qui
pouvait occasionner une petite perte
de confiance avec le S001, est désormais
d’une banalité rassurante.
C’est un progrès majeur en termes
de sécurité active.
Confort et sonore :
Un raffinement similaire
Contre toute attente, le Potenza
Sport n’est pas plus sévère que le
S001. Bridgestone a même réussi à
faire un petit pas en avant.
Confort : La fermeté est très similaire.
On retrouve la même sensation
de sportivité et de contact direct
avec la route.
On pourrait même percevoir une légère
amélioration dans l’absorption
des petits chocs, rendant le cocktail
légèrement plus civilisé sans rien
sacrifier du feedback.
Bruit : Le niveau sonore est comparable,
avec peut-être une tonalité
légèrement différente. Il n’y a ni
régression, ni amélioration flagrante
sur ce point.
Verdict :
La mise à jour logique
et recommandée
Le passage du S001 au Potenza
Sport n’est pas un changement radical,
mais une évolution cohérente et
réussie sur tous les points.
Points forts (par rapport au S001)
Amélioration significative des performances
sur sol mouillé.
(adhérence et aquaplaning).
Précision et réactivité légèrement
accrues.
Freinage encore plus percutant.
Conservation, voire légère amélioration,
du confort.
Points à considérer
Le caractère «nerveux» et ultra-précis
pourrait être un peu trop direct
pour les conducteurs recherchant
une sensation plus souple.
Conclusion :
Si vous étiez satisfait des S001 d’origine
sur votre MX-5, le passage aux
Potenza Sport est une décision sans
risque et hautement bénéfique.
Bridgestone n’a pas réinventé la
roue, mais a intelligemment affiné
son produit là où il fallait : la sécurité
par temps de pluie et la précision
de derniers crans.
Le Potenza Sport est l’upgrade
évident et mérité pour votre MX-5.
Il renforce ses qualités intrinsèques
tout en gommant le principal point
faible de l’équipement d’origine.
Il ne trahit en rien l’âme de la voiture,
au contraire, il la conforte dans
son statut de référence du plaisir au
volant, quel que soit le temps.
Un successeur à la hauteur,
et même un peu plus.
Cette conclusion est valable pour
toutes les voitures à caractère sportif,
ou si vous souhaitez un pneu
qui répond à vos attentes en ce qui
concerne les qualités sur la pluie et
sur le sec. Pneu sportif de qualité,
il offre des prestations sûres et efficaces
sans s’user trop vite. A l’issue
de nos tests l’usure approche les
deux millimètres sur les 8 mm de la
profondeur initiale, pour 28.000 km.
Première partie (Avril 2024)
Essai du pneu Vredestein
Le tout nouveau pneu Ultrac Pro de Vredestein est à peine sorti que nous avons
la chance de pouvoir l’intégrer à nos protocoles d’essais et vous en rapporter
l’expérience de nos essayeurs non spécialisés en quatre étapes.
La première étant la présentation du pneu, la deuxième le montage suivi des
premières impressions de conduite. La troisième publie les constatations subjectives
en matière de sensations de conduite d’usage quotidien en bon(ne) père
/ mère de famille. La quatrième est le compte-rendu de nos essayeurs relevés
par les commentaires de nos spécialistes, pour vous faire une idée plus précise.
Si le manufacturier
Hollandais avait
volontairement
choisi de se cantoner
dans le marché
du remplacement,
c’est à cause des
contraintes spécifiques
liées aux cahiers
des charges de
chaque modèle qui
étaient devenues
trop lourdes pour le
manufacturier batave.
Aussi pour ne
pas se disperser tous
azimuts et pouvoir
garantir des produits
de qualité Premium
sur le marché
du remplacement,
Vredestein est petit
à petit devenu incontournable
et son
alliance avec Giugiaro
a certainement
dù contribuer a son
succès.
130
ULTRACPro
En 2009, le fabricant de pneumatiques
indien Apollo Tyres Limited a
repris Vredestein qui est devnue une
filiale du Groupe Apollo.
Objectif retrouver
la première monte
Une réalité économique incontestable
veut que lorsque l’usager doit
remplacer les pneus de sa voiture,
et ce dans 95% des cas, les pneus
de remplacement sont les mêmes
que ceux d’origine. C’est une fameuse
part du gâteau et un objectif
qu’Apollo a
atteint en une
bonne dizaine
d’années pour
que Vredestein
soit à nouveau
présent en première
monte,
d’abord chez
Volkswagen,
puis chez BMW
avec le X1.
pneus hiver, des Wintrac de Vredestein,
pour les remplacer par ces
pneus «été» Ultrac Pro hautes performances,
dessinés par le célèbre
designer italien, Giugiaro.
Le travail est soigné et rapidement
effectué, le personnel qui s’est
montré affable et compétent.
Ils connaissent bien leur travail et
n’hésitent pas à renseigner sur les caractéristiques
du pneu et la synergie
existante entre la voiture et les qualités
du pneu choisi.
Ce nouveau
pneu est monté
sur une
BMW X2, dans
la dimension
préconisée par
le constructeur
soit du
225/45/ZR19
(96Y).
132
Les équipes
du spécialiste
SAS Eurotyre
à Hannut ont
démonté les
134
Bien que ne portant pas «l’étoile»
caractéristique des pneumatiques
homologués par BMW, le pneu UL-
TRAC PRO de Vredestein dispose des
critères correspondant aux besoins de
cette BMW X2.
Il faut savoir, comme nous l’avons
expliqué dans notre présentation
que les gommes de l’ULTRAC PRO
répondent largement aux qualités
dynamiques du modèle et apportent
même beaucoup plus.
En effet, ces gommes peuvent être
placées sur des ultra-sportives,
comme des BMW M3, des Porsche et
des Ferrari.
Pour bien commencer notre essai,
nous avons observé le ballet du mécanicien
chargé d’opérer la monte
du nouveau pneu Vredestein ULTRAC
PRO. Tout d’abord, il doit ôter le pneu
hiver de la jante. Ensuite, il faut lubrifier
la jante avec un savon. Le pneu
est enfilé sur la jante et l’opération
se termine avec l’aide d’un outil plat
pour guider le cercle métallique à
l’intérieur du rebord de la jante.
Le pneu étant placé, on le gonfle à
une pression supérieure afin de voir
s’il est bien étanche. On place alors
une nouvelle valve dans la pipette.
Et on ajuste la pression selon les
paramètres du constructeur que l’on
peut trouver dans le montant de la
porte du conducteur, ou dans le couvercle
de la trappe de carburant.
Le pneu étant gonflé et prêt à être
fixé à la voiture, demeure une dernière
opération : l’équilibrage !
Pour ne pas avoir de vibration, on
place la roue sur une équilibreuse qui
fait tourner le pneu à toute vitesse
afin de déceler une quelconque vibration
due à un éventuel élément perturbateur.
Et la machine indique, par
un faisceau laser, l’endroit exact où
l’on doit poser un poids d’équilibrage
dont la valeur est indiquée par la machine,
voir la photo à droite.
Quand le travail est terminé, on peut
reprendre la route. Mais attention,
les premiers 50 kilomètres doivent
être réalisés prudemment, car les
pneus neufs sont empreint d’une
pellicule de paraffine, utile au démoulage
lors de la fabrication, qui
peut les rendre glissants. C’est valable
pour tous les pneus neufs ! En
somme, il faut nécessairement rôder
les nouveaux pneus avant de pouvoir
en tirer le meilleur.
Premiers constats
Notre essayeur, qui se prénomme
Michel, nous donne ses premières
impressions : « «Après les quelques
kilomètres de rodage, la première
chose que j’ai remarquée, c’est le
silence de roulement, et une aisance
sur la route très différente de celle du
pneu hiver. On sent bien la réponse
des pneus aux injonctions du volant.
C’est précis et efficace. En courbe,
le guidage permet d’enrouler les
virages avec sûreté. Sur la pluie, les
rainures évacuent l’eau en permettant
un bon contact avec la chaussée.
Le freinage est de qualité même
sur routes pavées. Et côté confort,
l’Ultrac Pro absorbe bien et en souplesse
les inégalités, et ce, malgré
les grandes roues de 19’’».
À suivre... (E.H.)
Deuxième partie (juillet 2024)
Essai du pneu Vredestein
Les essais routiers
ont commencés et
les premiers rapports
abondent
dans de nombreuses
confirmations.
Le manufacturier
Hollandais est un
spécialiste de réputation
mondiale en
matière de chimie.
Cette chimie est
hyper importante
dans la composition
des gommes pour
les pneus. Ainsi,
Vredestein répond
aux normes les plus
strictes en matière
d’environnement.
Ils ont généré pour
ce pneu super sport
qui est homologué
sur des Lamborghini,
ce qui n’est pas
rien, et qui possède
des qualités dynamiques
époustouflantes.
Sur notre
voiture d’essais, on
constate que les
caractéristiques
exceptionnelles des
138
ULTRACPro
Ultrac Pro apportent un confort de
roulement de très haut niveau tant
en matière de bruit que de toucher
de route.
Notre essayeur, Michel, relève une
bonne précision de conduite, tant
sur le sec que sur le mouillé. La direction
se montre directe et précise.
Au freinage, on sent bien le mordant
des pneus sur l’asphalte, et même
sur les pavés. Sur le gras, la gomme
accroche bien et après 3.000 kilomètres
l’usure est vraiment faible,
mois de 0,2 mm.
«Je n’ai pas remarqué d’augmentation
de la consommation, mais une
légère baisse, d’environ 1/3
de litres de Diesel aux cent
sur notre périple en Bretagne,
en mai denier. C’est
vrai que c’était de l’autoroute
à vitesse stabilisée et réglementaire.
Pourtant, nous n’avons
pas été gâtés par le temps, on
a eu notre lot de pluie. Et c’est
là que j’ai constaté les performances
en matière de résistance
à l’aquaplanage et en tenue sur le
sol détrempé, voilà quelque chose
qui donne confiance ». (à suivre)
Conclusion 2026
Essai du pneu Vredestein
Le pneu
super sport
qui change
le quotidien
Les essais routiers
ont commencé
depuis plusieurs
mois et les premiers
rapports abondent
dans le même sens :
le tout nouveau Vredestein
Ultrac Pro
confirme, jour après
jour, les promesses
entrevues lors de sa
présentation et de
son montage.
Le manufacturier
hollandais, dont
la maîtrise de la
chimie des gommes
est reconnue mondialement,
signe
ici un pneu qui respecte
les normes
environnementales
les plus strictes tout
en offrant des performances
dignes
de modèles homologués
sur Lamborghini.
Ce n’est
pas anodin, et cela
142
ULTRACPro
se ressent immédiatement sur notre
BMW X2, équipée dans la dimension
préconisée par le constructeur.
Dès les premiers kilomètres, Michel,
notre essayeur, avait relevé un silence
de roulement étonnant, une
réponse précise aux injonctions du
volant et un confort de haut niveau,
malgré les grandes roues de 19’’.
Les rainures évacuent efficacement
l’eau, le freinage reste mordant
même sur pavés, et le guidage en
courbe inspire une confiance immédiate.
Avec le temps, ces impressions
se sont non seulement confirmées,
mais enrichies.
Un pneu super sport…
qui sait être civilisé
L’Ultrac Pro n’est pas seulement performant
: il est cohérent. Sur routes
sèches, la direction se montre directe,
précise, et le toucher de route
rappelle celui de pneus bien plus
exclusifs. Sur le mouillé, la stabilité
surprend.
Lors d’un long périple en Bretagne,
sous une météo capricieuse,
Michel a constaté une résistance
à l’aquaplanage remarquable, une
tenue de route rassurante sur sol
détrempé et un comportement
prévisible même dans les flaques
profondes. Voilà quelque chose qui
donne confiance.
Usure maîtrisée,
consommation en baisse
Après 3.000 kilomètres, l’usure
mesurée est infime : moins de
0,2 mm. Un résultat rare dans
la catégorie des pneus super
sport, souvent critiqués pour leur
manque de longévité.
Autre bonne surprise : aucune
hausse de consommation, mais au
contraire une légère baisse d’environ
0,3 L/100 km sur autoroute
stabilisée. Une tendance modeste,
certes, mais réelle.
Un confort premium inattendu
Là où beaucoup de pneus super
sport privilégient la performance
brute, l’Ultrac Pro propose un
équilibre subtil comme un grip
élevé, une direction précise, une
stabilité exemplaire sous la pluie,
un confort étonnamment soigné,
une usure maîtrisée, et, last but
not least...une consommation légèrement
en baisse.
Sur la BMW X2, ce pneu transforme
littéralement l’expérience
de conduite : plus silencieuse, plus
précise, plus sereine.
146
The
Cal
Histoire et actualité
1963 NAISSANCE D’UN MYTHE
2024 THE CAL
2023 THE CAL
2022 THE CAL
147
148
MAI 1965
Naissance d’un mythe
On est en 1963, la filiale anglaise de Pirelli doit lutter contre une
concurrence locale féroce. Le sport auto est un vecteur fort.
Et pour cause, les Anglais sont des passionnés d’automobiles et de
sports mécaniques, comme les Italiens d’ailleurs. Les besoins de
cette clientèle éclectique sont tellement exigeants que les manufacturiers
les plus importants lancent de dures offensives. Aussi pour
réagir différemment, Pirelli UK décide d’éditer un calendrier, mais
pas n’importe lequel. Ce doit être ouvrage d’art autant qu’exclusif.
La maison mère à Milan trouve l’idée géniale et décide de s’adresser à
Robert Freeman, qui s’est distingué, en 1960, en prenant en photo Nikita
Khrouchtchev au Kremlin pour le Sunday Times. Qui plus est, en 1963,
l’un des photographes attitrés des Beatles. Pirelli a du flair.
Excusez du peu, les Beatles sont en pleine heure de gloire, le Calendario
ne pouvait rêver mieux comme parrain dans un pays où la plupart des
écuries de Formule 1 ont vu le jour et sont toujours actives aujourd’hui.
Inutile de parler du «buzz» que ça a fait à l’époque !
Depuis lors le Calendrier Pirelli était attendu chaque année par des fans
de plus en plus nombreux. Mais Pirelli ne voulait pas en imprimer des
centaines de mille, au contraire, la marque italienne a volontairement limité
ses tirages. Seuls quelques «happy fews» dans chaque pays étaient
sélectionnés pour le recevoir, et ceux-ci étaient plus ou moins nombreux en
fonction des résultats économique du pays. Cette récompense allait même
jusqu’à conditionner la présence du pays à la présentation mondiale.
Le Calendario est devenu un monument incontournable de l’art
photographique. De très grands noms ont marqués les années.
Au hasard des années, relevons : Harry Peccinotti (1969), Francis Giacobetti
(1970 et 1971), Sarah Moon (1972), Uwe Ommer (1984), Bert
Stern (1986), Joyce Tennyson (1989), Herb Ritts (1994), Peter Lindbergh
(1996), Annie Leibovitz (2000), Bruce Weber (2003), Patrick Demarchelier
(2005 & 2008), Inez van Lamsweerde et Vindooh Matadin (2007),
Karl Lagerfeld (2011), Helmut Newton (2014), et plus récemment, des
artistes comme Bryan Adams (2022) rejoignent les rangs des talents de
la mode et des arts.
149
150
151
Prince Gyasi
Pour les 60 ans
du Calendario
Pirelli demeure dans son approche
magique des arts picturaux
et s’inscrit résolument dans
une démarche contemporaine et
visionnaire.
Objectif montrer les différences
de lumières et de couleurs afin
de libérer nos sens au travers
derecherche graphiques intenses
qui si elles paraissent quelques
fois anarchiques, soulignent la
joie de vivre, l’amour du beau.
Prince Gyasi est
né il y a 28 ans, et
s’est fait connaître
grâce à ses oeuvres
152
VIDEOS EXCLUSIVES
2024
BACKSTAGE
Par Eric HEIDEBROEK
vibrantes et puissantes.
Il a commencé à 16 ans
avec un smartphone.
Ses images capturent
l’atmosphère et le dynamisme
de sa communauté
et de sa génération,
tout en visant
à remettre en question
les récits traditionnels
sur l’Afrique, l’élitisme
dans l’art et les idéaux
de beauté centrés sur
l’Occident.
«J’aspirais à devenir un
153
peintre abstrait, mais j’ai
trouvé l’amour en créant de
l’art avec mon téléphone»,
a-t-il déclaré à CNN Style
en 2019. «Je ne veux pas
être reconnu comme un
photographe, mais comme
un artiste. La plupart de
mes images ressemblent
à des peintures parce que
ce sont des œuvres d’art et
non des photographies.»
Gyasi utilise des couleurs
vives et des contrastes marqués
dans ses images, mettant
souvent des rouges,
des bleus ou des roses vifs
côte à côte avec la noirceur,
célébrant et soulignant
la beauté de la peau des
Africains noirs tout en présentant
sa maison d’une
manière édifiante et inspirante.
«Je continuerai à
raconter l’histoire des enfants
de Jamestown et du Ghana
en général», a-t-il déclaré à
CNN. «Les gens ont besoin
de connaître notre culture et
notre histoire. son approche
créative unique signifie que
de nombreuses stars du calendrier
apparaissent comme
elles n’ont jamais été vues auparavant
- avec des décors et
un style très imaginatifs.»
155
156
Love Letters To The Muse
Text and Lay Out by Eric Heidebroek ©
2023
Quand l’équipe du Calendario
Pirelli a découvert le catalogue
des œuvres d’Emma Summerton,
elle a été frappée par la capacité
de cette photographe née en
1970 à mêler le réel et le surréel,
en créant un monde moderne et
exquis qui est sa signature.
Dès le départ Emma Summerton
va se poser des questions :
Qui est la femme
dans mes images ?
D’où vient-elle ?
Où veut-elle aller ?
Qui aime-t-elle ?
Comment aime-t-elle ?
Qu’est-ce qui
la pousse ?
Comment
s’imagine-t-elle
dans ce monde ?
Comment
devient-elle
l’imagination
d’elle-même ?
157
Pour Emma Summerton,
ces questions l’on
dirigée vers une ode aux
muses, qui rappelons-le
sont les neuf filles de
Zeus et Mnémosyne.
Elles désignent les filles
de la mémoire et de
l’inspiration.
Emma est fascinée par
les femmes qui font des
choses extraordinaires,
créatives, audacieuses
comme les écrivains,
les photographes, les
artistes, les actrices et
toutes celles qui reflète
le féminisme.
Son idée est d’offrir au
Calendario 2023 des
femmes de talents, des
femmes extraordinaires
et de les intégrer dans
un monde fantastique,
d’où elles ressortent
intemporelles.
Chacune de ces
muses ont des
personnalités fortes.
«Dans mes clichés,
la frontière entre le
rôle que jouent les
mannequins et ce qu’ils
sont réellement n’est
pas clairement définie
et tout se mélange pour
créer des images qui
chantent le réalisme
magique», explique la
photographe.
Le Calendario 2023,
28 clichés -14 muses :
Lila Moss
La Voyante
Guinevere Van Seenus
La Photographe
Adwoa Aboah
La Reine
Karlie Kloss
La Techno Savante
Sasha Pivovarova
La Peintre
Emily Ratajkowski
L’Écrivain
Cara Delevingne
L’Interprète
Bella Hadid
L’Allégorique
Fantastique
Kaya Wilkins
La Musicienne
Precious Lee
La Conteuse d’Histoires
He Cong
La Sage
Adut Akech
L’Attrapeuse de Rêves
Ashley Graham
La Militante
Lauren Wasser
L’Athlète
159
162
Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.
2022
163
Le Calendrier Pirelli est né en 1964.
C’est devenu avec les année une
institution et seule une poignée de
personnes sont sélectionnées pour
le recevoir, c’est dire s’il est rare
et si Pirelli ne peut se tromper de
photographe !
Cette année, cette mission a été confiée
à Bryan ADAMS ! Oui, le chanteur canadien,
qui combine une carrière Rock avec
sa passion pour la photo.
Dans le milieu, Bryan ADAMS est apprécié,
son talent reconnu par les plus
grands magazines comme Vogue, Vanity
Fair, GQ et Harper’s Bazaar, ainsi que
celles de son propre magazine d’art, Zoo.
Parmi ses anciens modèles, on compte
Sir Mick Jagger, John Boyega, Amy
Winehouse, Naomi Campbell et bien
d’autres, dont des hommes politiques,
des hommes d’État et même la reine
d’Angleterre, qu’il a photographiée pour
son jubilé d’or en 2002.
Bryan ADAMS a également publié des
livres sur son travail, notamment American
Women (2004), Exposed (2012),
un projet sur les anciens combattants
britanniques blessés intitulé Wounded :
The Legacy of War (2014), et Homeless,
sorti en 2019.
De l’autre côté de la médaille de la créativité,
sa musique, au cours des quatre
dernières décennies, a atteint le statut
de numéro un dans plus de 40 pays.
Il compte trois nominations aux Oscars
et cinq nominations aux Golden Globes,
ainsi qu’un Grammy Award, et sortira
son 15e album en 2021.
164
09:00 janvier
Premier photographe canadien à photographier
un calendrier Pirelli, il n’est pas
le premier musicien à y participer.
Bono, Jennifer Lopez, Sean «Diddy»
Combs, Lil Yachty, Yoko Ono et Patti
Smith sont parmi les artistes qui ont été
photographiés et immortalisés dans les
calendriers précédents.
Avec son élégante pochette en forme
d’album, le Calendrier Pirelli 2022 a l’air
d’un vinyle de collection très prisé.
On the Road,
Le thème était un choix évident pour le
guitariste et auteur-compositeur-interprète
canadien «parce que la route est
ce que je fais depuis 45 ans», a déclaré
Bryan ADAMS qui a longtemps mené
une activité photographique parallèlement
à sa musique.
Un casting de rêve
Il a photographié un casting étincelant
d’artistes superstars, dont Cher, Iggy
Pop, Jennifer Hudson, St Vincent, Kali
Uchis, Saweetie,Normani, Grimes, Bohan
Phoenix et Rita Ora, pour créer un
voyage visuel spectaculaire à travers
une journée dans la vie d’un musicien
en tournée. L’auteur-compositeur-interprète
et guitariste rejoint les précédents
photographes du Calendrier Pirelli tels
que Helmut Newton, Herb Ritts et Annie
Leibovitz, Patrick demarchelier, Karl Langerfeld,
mais, il est le premier à figurer
dans ses pages.
Un 33 tours ?
C’est un emballage approprié pour le
premier Calendrier Pirelli qui non seulement
se concentre exclusivement sur les
musiciens, mais qui est également photographié
par l’un d’entre eux.
165
Comment avez-vous trouvé
le thème «sur la route» ?
«Pour être honnête, ce n’était pas très difficile,
car je suis sur la route depuis 45 ans.
Quand je l’ai proposé, je me suis dit que
cela avait peut-être été fait avant, car pour
moi, c’est une chose tellement évidente.
J’ai pensé que la relation symbiotique serait
bonne. L’idée de musiciens qui voyagent et
d’une entreprise qui fabrique des pneus.
C’est logique pour moi. Je pensais que Pirelli
ne trouverait pas que ce n’est pas très
évident, mais, ils ont directement embrayé !
Pouvez-vous décrire comment les photos
racontent l’histoire des tournées, des
concerts et de l’expérience de la route ?
Il serait très, très difficile de résumer tout ce
166
10:13 fevrier
Saint Vincent
qui se passe sur la route en quelques jours.
J’ai donc essayé de représenter certains de
ces aspects... par exemple, les musiciens
ne voient jamais vraiment l’avant du bâtiment,
ils voient l’arrière du bâtiment, nous
voyons la porte de la scène, nous voyons
les coulisses, nous voyons le sous-sol d’un
bâtiment... vous passez de la porte de la
scène à la porte de la voiture, à la porte
de l’hôtel, à la porte du train et à la porte
du bus, donc il y a un tas de portes, mais
il s’agit toujours de voyager.
C’est la première fois que le
Calendrier aborde la musique et les
musiciens de cette manière et, en tant que
photographe et musicien, vous êtes très
bien placé pour le faire.
167
Pouvez-vous nous en parler ?
Je veux dire, vraiment, je suis heureux qu’il se soit concrétisé et qu’il s’inscrive dans
un monde que je comprends. Personnellement, j’ai été ravi de pouvoir travailler avec
d’autres musiciens et d’avoir la chance de jeter un coup d’œil dans leur monde et de
voir comment ils l’organisent. Vous savez, les choses ont terriblement changé, et l’image
est devenue une partie incroyablement importante de ce qui se passe maintenant dans
la musique. Aujourd’hui, un artiste peut complètement changer la façon dont il veut
être représenté sur une seule photo, il en a le contrôle...
168
10:13 mars
Kali Uchis
169
C’est donc une époque intéressante pour les musiciens, tant sur le plan
photographique qu’artistique, car ils peuvent contrôler leur image,
en particulier les femmes.
L’un des aspects de la photo est que l’on ne veut pas que les choses soient normales.
On veut qu’une image soit mémorable et donc, on essaie de créer des choses qui fonctionnent
avec le concept «On The Road», mais on veut aussi générer de la fantaisie.
Il faut développer des idées pour obtenir des images atmosphériques et puissantes et cela
ne se fait qu’en collaboration étroite avec le directeur créatif du shooting, Dirk Rudolph, qui
travaille avec moi depuis 1996. «J’ai compté et nous avons fait quelque chose comme
170
10:42 avril
Saweetie
171
25 décors en deux jours, c’est assez rapide», a déclaré Rudolph après la fin du tournage
à Los Angeles. Les idées d’images changeaient en cours de route ou entre les prises de
vue. Donc, parfois, c’était un processus très spontané, développer des idées, improviser
des idées. Si vous faites cela, vous laissez faire et, à un moment donné, vous regardez
l’écran et voyez une image et vous dites «C’est vraiment bien». Le Calendrier contient
également une série d’images de natures mortes qui renforcent l’atmosphère et la sensation
de lieu, ainsi que des photographies à longue exposition conçues pour communiquer
une sensation de mouvement - comme les feux arrière des voitures sur le Sunset
Strip, et les lumières du studio de Grimes.
172
14:43 mai
Cher
173
Ce calendrier comporte essentiellement trois niveaux, ajoute Rudolph. Il y a l’artiste, les
photos qui complètent l’histoire et ces images qui sont plus graphiques et expriment le
mouvement au cours de la journée, le mouvement au cours de l’année.»
Pour Bryan ADAMS, le lien entre la musique et le monde artistique a toujours été vital,
et le projet contribue, en partie, à rapprocher les deux.
Qu’aimeriez-vous que vos photographies communiquent ?
J’espère que les gens apprécient la fantaisie et la réalité que nous avons dépeintes dans
ces quelques images. Ce n’est qu’une coupe transversale de ce qui aurait pu être et,
174
15:28 juin
Normani
175
malheureusement, il n’y a pas l’espace nécessaire... il faudrait un livre de chaque personne
pour pouvoir raconter l’histoire, mais c’est un aperçu et c’est un aperçu intéressant
[de] chaque artiste. Deux stars du rock de toutes les décennies ornent les couvertures
du Calendrier. Saint-Vincent, alias Annie Clark, posant avec un pic de guitare Pirelli
sur la langue. Dès que j’ai pris la photo, j’ai su qu’elle ferait la couverture. Au dos de la
couverture se trouve une photo saisissante d’Iggy Pop, le leader des Stooges, le torse
peint en argent, en référence à un célèbre look de scène du début des années 1970. Le
calendrier présente un éventail éblouissant d’images, à la mesure de la diversité des artistes
qui le composent.
176
18:25 juillet
Jennifer Hudson
177
Un jour dans la vie d’un musicien en tournée
Le mois de février s’intitule «10h13, chambre 29, Château Marmont», où l’on voit St.
Vincent le regard pensif, éclairé d’un soleil filtré par les stores vénitiens. Mars se déroule à
10h42 et voit Kali Uchis, l’auteur-compositeur-interprète colombo-américaine connue pour
sa musique qui défie les genres, profiter d’un «jour de repos à la piscine», allongée sur un
plongeoir dans une superbe robe émeraude, des bijoux et des talons.
Avril passe à 11h38, où le rappeur américain Saweetie «quitte l’hôtel Scalinatella» à Capri,
posant dans le hall et poussant un imposant chariot de bagages dans une robe argentée
178
19:06 août
Iggy
Pop
179
dos nu et des talons. En mai, la journée se poursuit avec Cher «entrant dans les coulisses»
à 14 h 43. Elle s’avance le long d’un miroir dans une loge vide du Palace Theatre, dans le
centre de Los Angeles, et passe son rouge à lèvres sur la vitre. L’artiste américaine de R&B
Normani est la star des pages de juin à 15:28, «se reposant dans le bus avant la balance»,
posant dans un lit et à côté d’un bus de tournée.
En juillet, il est 18 h 25 et Jennifer Hudson «arrive sur le lieu du concert» dans sa limousine,
avant de jeter un coup d’œil à la scène et de regarder à travers les rideaux la salle vide,
puis de s’asseoir dans sa loge entourée de fleurs. Août voit Iggy Pop dans les coulisses une
180
00:12septembre
Grimes
181
heure avant le début du spectacle. Il pose torse nu, se tortille dans un fauteuil vert et danse
pour la caméra dans le sous-sol de la salle.
Après le spectacle
Dans les pages de septembre, il est 00:12 et l’auteur-compositeur-interprète et producteur
canadien Grimes pose en tenue futuriste avec des cheveux roses au milieu d’un
banc d’ordinateurs géants «dans son studio», vêtu d’une robe faite d’éclats de métal.
En octobre, il est 1h42 et le rappeur sino-américain Bohan Phoenix «rentre à l’hôtel»,
posant sur le Sunset Strip alors que la circulation défile. Pour les pages de novembre,
182
01:42octobre
Bohan Phoenix
183
c’est «après le spectacle» et 03:02.
La chanteuse, compositrice et actrice britannique Rita Ora s’allonge dans un bain dans
une robe en cotte de mailles puis arrête la circulation en posant sur des sièges de voiture
au milieu de la rue.
Et dans les pages de décembre, Adams lui-même clôt le voyage à 04:12, en route pour
son prochain concert avec sa guitare et dans une voiture classique. Avec seulement
trois jours de tournage et dix stars à capturer (dont neuf ont été filmées en deux jours),
Bryan ADAMS admet que le projet était un défi. «Il serait très, très difficile de résumer
tout ce qui se passe «sur la route» en quelques jours», a-t-il déclaré.
184
03:02novembre
Rita Ora
185
Bryan ADAMS et ses stars
De l’avis des musiciens Rita Ora, Jennifer Hudson et Bohan Phoenix, travailler avec Bryan
a été «incroyable». Grimes, qui est arrivée sur le plateau après une nuit stressante et
sans sommeil, a déclaré que Bryan «a tout simplement rendu les choses très faciles,
186
04:12decembre
très agréables... il est le plus cool, il est super-chill». St. Vincent, alias Annie Clark, une
grande fan de la musique de Bryan, était d’accord, le décrivant comme «adorable» et
«un photographe incroyable».
187
RACI
ART Racing, les talents et passions de Mélodie COOPER
LANCIA revient au Rallye, présentation de l’Ypsilon HF
McLaren dessine des baskets avec âme en carbone pour pilotes
CIRCUIT DE SPA-FRANCORCHAMPS
CUPRA PARTENAIRE DU CIRCUIT DE SPA-FRANCORCHAMPS
DES LOTUS AU CIRCUIT DE SPA-FRANCORCHAMPS
75 ANS DE FORMULE 1
188
NG
LIVRES !
189
La saison 2025 s’annonce tout
aussi palpitante, avec une
programmation variée et des
événements qui proposent du
spectacle en piste mais également
hors-piste pour y vivre une
expérience des plus complètes.
Ce sont, cette année encore,
pas moins de 26 week-ends de
courses et d’événements qui sont
au programme.
C’est au début du mois d’avril que le
BDG Motor Show a marqué le début
de la saison, il est suivi de multiples
événements comme les Porsche Club
Francorchamps Days, les Michelin 12H
Spa-Francorchamps et le Spa Summer
Classic. Le Franco Fun Festival entamera
le mois de mai, une semaine
avant le WEC – TotalEnergies 6H of
Spa-Francorchamps du 8 au 10 mai.
Ce championnat en pleine croissance
vient d’annoncer sa liste des engagés
2025 avec 18 Hypercars et le nouveau
venu «Aston Martin» dans la catégorie
reine et 18 GT3 ce qui fera un total
de 36 voitures sur la grille. Puis s’enchaîneront
l’International GT Open,
Spa Classic et le Spa Euro Race.
En juin, les 2 roues prendront la piste
avec les 8 Hours of Spa Motos, suivi
de l’incontournable Spa Italia.
C’est ensuite la SRO SpeedWeek du
20 au 22 juin qui marquera le début
de la saison estivale pour laisser
place à la 77ème édition de la plus
grande course de GT au monde, les
CrowdStrike 24 Hours of Spa !
Comme l’an dernier, les Hankook
25 Hours Fun Cup lanceront le mois
de juillet, suivi par le Spa Asia.
Après une courte pause, le Formula
1 Belgian Grand Prix viendra clore
une première partie de saison bien
animée, lors du dernier weekend de
juillet. Une période excitante pour les
fans de sport automobile.
Le Bug Show fêtera son 30ème anniversaire
les 09 & 10 août pour ensuite
laisser place aux deux roues et au
traditionnel Bikers’ Festival. L’ELMS –
24H of Spa-Francorchamps prendra
enfin la piste du 22 au 24 août et
le Spa Historic Competition - ADAC
Racing Week-end sera présent fin du
mois d’aout pour sa 2ème édition.
Pour la rentrée, place à la Michelin
992 Endurance Cup Powered by
Porsche Motorsport qui a déjà connu
une édition la saison passée sous un
autre nom (Creventic Porsche Endurance
Cup). Suivi des 6 Heures Moto
et pour terminer le mois de septembre,
le retour des Ferrari Racing
Days et le très attendu Spa Six Hours.
La saison 2025 se conclura en beauté
avec le Super Spa et les emblématiques
24H 2CV en octobre.
Des événements gratuits ou à prix
modiques, des activités en piste
chaque jour, et des expériences immersives
seront proposées pour que
tous puissent profiter pleinement de
la magie du Circuit.
Une région fantastique
Et comme chaque année, n’oublions
pas les nombreuses options touristiques
qui permettent de découvrir
le Circuit autrement, comme le Circuitsp’Adventure,
une aventure en
pleine nature, sans oublier nos visites
guidées, baptêmes de piste, public
driving experience et notre nouvelle
offre qui a remporté un franc succès
en 2024, le Cycl’On Track qui reviendra
avec plusieurs dates tout au long
de la saison et vous permettra de découvrir
la piste avec votre propre vélo.
Pneus toutes saisons
avec un plus
avantages
Le meilleur de sa catégorie sur
routes humides
Performances améliorées sur neige
Diminution de la consommation
du carburant
caractéristiques
Bonne évacuation de l’eau pour lutter contre le
phénomène d’aquaplaning
5% en plus d’adhérence et d’accélération sur neige*
Résistance au roulement réduite de 5%*
* Données issues de tests comparatifs internes avec le précédent modèle Quatrac Pro, taille 245/45 R18 100Y XL
196
Les nouvelles LOTUS
rendent visite au Ju
Eletre et Emeya
ge des Ardennes !
197
Avec les Lotus Eletre et Emeya, nous avons choisi
de prendre pour théâtre le circuit de Formule 1 de
Spa. Ceci afin de poser ces nouvelles LOTUS dans
un univers que la marque Britannique a fréquenté
pendant des décennies avec un succès et une
aura extraordinaires.
Si LOTUS n’est plus en compétition, il n’en demeure
pas moins que son esprit y demeure. Il est
un fait aussi que dans les rassemblements historiques
nombreux sont les passionnés qui font
revivre cette marque mythique.
Le circuit de Spa Francorchamps
est en constante activité. Lors
de notre visite, c’est Curbstone
dirigée par Ludovic COLMAN
un ancien de la Pirelli qui occupait
le plateau pour des essais
d’avant-saison de divers championnats
de GT et autres LMP2.
Atmosphères sportives, préparations
mécaniques et réglages ont
émaillé les nombreuses séances
de roulage.
L’infrastructure du circuit est judicieusement
étudiée pour répondre
aux besoins des compétiteurs. Et
une fois que tout est terminé, nous
sommes invités à monter sur la
piste pour nos séances photo.
Nous sommes escortés par un
sympathique commissaire de piste
qui nous a laissé libre-cours à
nos idées de mises en scène tout
en veillant à bien respecter les
consignes de sécurité.
C’est normal et c’est comme ça
sur tous les circuits du monde.
Aux photos, Pascale (Caminter),
le fidèle Jean-Paul Decorty
et votre serviteur aux volants.
Prêt ? GO !
Dès les premiers tours de roues,
fussent-ils limités à 30 ou 40 à
l’heure, les LOTUS glissent sur la
piste avec une élégance rare et
une complaisance naturelle. Elles
semblent bien nées en tout cas !
202
Même si elles sont électriques, elles gardent une signature exceptionnelle,
celle de cette marque historique qui a un passé ingénieux,
novateur et surtout glorieux. Si, aujourd’hui, LOTUS passe à
l’électrification, c’est pour répondre aux besoins actuels du marché
et à la mutation automobile en cours.
203
204
S’il est vrai que pour Sir Colin Chapman, il n’y avait qu’une seule devise qui disait :
«Light is right» les voitures électriques d’aujourdhui sont théoriquement plus légères que
les thermiques - à puissance égale - si et, seulement si, on enlève les batteries. Et donc,
par exemple, la LOTUS EVIJA répond précisément à cette idée avec 0,94 kg/ch… Elle pèse
1.887 kg et développe 2.000 ch. et un couple de 1.700 Nm. Pour faire passer tout ça à
205
206
la route, c’est par ses quatre roues motrices. Chacune est dotée d’un moteur électrique
de 500 chevaux ! L’autonomie est annoncée pour 400 km. Quatre modes sont proposés,
City, Tour avec 1.400 ch, Sport avec 1.700 ch et Track avec 2.000 ch et vitesse limitée à
350 km/h. Cette Supercar est super rare, seuls 130 exemplaires seront produits.
Bon, ceci nous éloigne un peu des Eletre et Emeya. Eletre, c’est le SUV LOTUS, c’est à la
mode et le design est particulièrement réussi.
Les concepteurs anglais, tant au design qu’à la
technologie, en sont très fiers et avec raison.
LOTUS annonce que : «les Eletre et Emeya sont
nées en Grande-Bretagne et élevées dans le
monde entier. C’est une collaboration entre les
équipes Lotus très expérimentées et dévouées
basées au Royaume-Uni, en Allemagne et en
Chine». LOTUS Poursuit : «Il s’agit des équipes
chargées de la définition et des caractéristiques
du produit à Hethel, siège de Lotus depuis
207
1966, des équipes de conception du Lotus Tech Creative Centre (LTCC) à Coventry, des
équipes d’ingénierie et de dynamique du Lotus Tech Innovation Centre (LTIC) à Raunheim,
et des équipes d’ingénierie et de fabrication de Lotus Tech à Wuhan».
Oui, LOTUS appartient au Groupe Geely, qui détient aussi Volvo Cars, Polestar et Smart.
Geely est également actif chez Mercedes-Benz. Et oui, les Chinois détiennent de nombreux
209
210
capitaux, mais ils sont aussi très traditionalistes.
Les investisseurs Choinois ont immédiatement
saisi l’intérêt de conserver les
racines des marques européennes.
D’une part, pour leur clientèle locale la
plus riche qui aime beaucoup se montrer
au volant de voitures auréolées d’histoire
et d’image de marque occidentale, et aussi,
leur ambition qui est de convaincre les
Occidentaux d’acheter des produits qui
savent garder les canons originaux. Et on
constate qu’indiscutablement, les Eletre et
Emeya sont bien construites dans le droit-fil
de cette stratégie.
La qualité d’assemblage est des plus rigoureuses,
comme les finitions des plus soignées.
À l’intérieur aussi, on retrouve les beaux
matériaux, les cuirs les plus fins et une élégance
rare dans le dessin du mobilier de
bord. On est en parfait accord avec les hauts
standards attendus à ce niveau de produit.
211
On constate que si le niveau de produit est des plus élevés, que les prix sont en accord. Ce n’est
pas parce que les LOTUS sont construites en Chine qu’elles ne sont pas de la qualité attendue, au
contraire. Le client occidental en a pour son argent. Chez LOTUS, on est dans le haut de gamme
sportif et intelligent. Tout dans ces voitures est digne de la marque anglaise. Et oui, ce sont des
quatre places, et oui, elles sont plus grandes que les berlinettes et roadsters ultra sympathiques
213
des LOTUS thermiques bien connus. Mais il faut
vivre avec son temps, et les Eletre comme Emeya
jouent parfaitement dans la cour des grands et
des exclusifs. Leur look est terrible, le SUV a une
approche sportive au dessin racé. L’Emeya a un
look de Lamborghini Countach avec 4 portes.
C’est bluffant et impressionnant.
Quand on monte à bord de l’Eletre ou que l’on
s’installe au volant de l’Emeya, on se sent tout de
suite bien. Ce sont les cuirs, le Nubuck, le dessin
de la planche de bord aux contours individuels
garnis d’un cuir Nappa, surpiqué de rouge,
cette console centrale à deux ouvrants sur
un espace réfrigéré de belle contenance,
c’est aussi ce grand écran aux pictogrammes
un peu trop fins et trop petits.
Mais à la longue, on s’y fait et on trouve rapidement
ses marques. Pour un tout digital,
c’est assez simple d’usage même quand on
n’aime pas trop ça.
LOTUS, comme bien d’autres marques, ferait
bien de s’inspirer d’un raccourci pratique
pour désactiver les fonctions intrusives
comme le «Lane Assist» et la «Speed Limit»
dans l’idée développée par Citroën dans la
nouvelle C3. Deux boutons l’un à côté de
l’autre, on appuye pendant quelques secondes
et «hop», c’est désactivé !
Le volant tombe bien entre les mains, le diamètre
est parfait, la grosseur du cercle aussi.
Et que dire de la sensation Nubuck, hmmm.
Les deux Lotus démarrent de la même façon. On
appuie sur le frein et on bascule le petit levier sur
D, ou sur R. La voiture se met en route et s’arrête
automatiquement.
Derrière le volant LOTUS a placé des palettes.
Une à droite pour choisir le mode de conduite et
une à gauche pour régler la force de récupération
d’énergie sur 3 niveaux plus un «off» pour la
fonction «roues libres».
Silencieuses, très bien amorties, les LOTUS
offrent un véritable confort. La suspension pneumatique
est convaincante. Il n’y a pas d’effet
marsouinage caractéristique de nombreuses
électriques aux suspensions métalliques qui
n’arrivent jamais à endiguer les réactions brutales
en compression et détente.
Les LOTUS reçoivent donc une suspension pneumatique
à différents niveaux de réaction.
216
217
On a 5 modes différents : Range
(un genre d’éco sans les contraintes
désagréables) Tour, c’est le mode le
plus souvent utilisé, puis le mode
sport, et enfin le mode «individual»
où l’on peut panacher ses choix. Sur
l’Eletre, un mode supplémentaire est
ajouté, le mode OffRoad.
On peut aussi choisir la hauteur de
la suspension, normale, basse ou…
très basse !
218
Grâce à ce dernier réglage, ajouté au
mode sport, l’Emeya devient une redoutable
sportive. Si la tenue de route
des deux Lotus essayées est sans
faille, quand on utilise le mode sport
en suspensions basses, on bénéficie
219
220
d’une rigueur et d’un comportement très
sportif dans une dureté efficace.
Les 612 ch et 700 Nm ne font pas de la
figuration. Ils permettent au conducteur
aguerri d’utiliser le potentiel énergétique et
la rigueur du châssis d’une manière extrêmement
convaincante malgré les plus de
deux tonnes de l’ensemble. Côté freinage,
pas de souci, les gros freins s’acquittent du
surcroît de travail demandé. Comme dans
toutes les supersportives, la puissance est
d’abord là pour contenter son propriétaire
et son utilisation ne se fait à la longue qu’à
bon escient. D’ici peu, les Lotus pourraient se
retrouver sur piste, lors de «Track Days» pour
que leurs propriétaires puissent apprécier
leurs capacités.
C’est là, aussi, que les versions «R» de plus
de 900 ch pourront s’exprimer en toute
sécurité, surtout que cette version dispose
221
en plus d’un mode «track». Ce petit détail
qui montre combien les concepteurs de ces
nouvelles LOTUS ont confiance en leur création.
Pour notre part, si nous avons apprécié
l’élégance et la sobriété des lignes extérieures
comme intérieures.
Nous avons aussi aimé cette impressionnante
réserve de puissance disponible instantanément
en cas de besoin. C’est rassurant et particulièrement
agréable. L’autonomie annoncée
est de 600 km avec les roues de 20 pouces,
mais les 22 pouces, certes très belles, lui en
mangent près de 200 km. LOTUS annonce
avec les 22’’ quelque 535 km.
Et donc nous avons réalisé une autonomie
fiable de l’ordre de 440 km en roulant en bon
père de famille, mais sans se traîner.
ART
Racing,
Talents et passions
de Mélodie COOPER
Une interview de Charles DEMOULIN
Rencontre avec Mélodie Cooper
Quand l’art et la voiture sportive ne font qu’un !
À six ans, alors que toutes ses petites amies jouaient à la poupée, elle n’avait de cesse que de se
offrir des miniatures autos. Au-delà, un crayon à la main, elle s’attachait à reproduire ces voiture
étaient déjà au cœur de ce qui allait devenir son immense passion.
226
faire
s qui
227
Depuis, Mélodie Cooper a bien
grandi. Mais l’amour de l’automobile
sportive en particulier et
du dessin sont restés à ce point
ancrés en elle, qu’elle en a fait son
métier. Petit tour de son atelier où
les modèles ‘rallyes’ et ‘courses’ -
souvent de 24 Heures - occupent
la plus haute marche du podium.
Fuyant buildings, lumières et bruits
de la capitale française, c’est dans
un petit village pyrénéen, près de
ses grands-parents, que Mélodie a
désormais élu domicile.
Manière de se replonger dans tous
ces décors mythiques qui faisaient
et font encore la renommée de
nombre de rallyes automobiles.
C’est donc dans cet écrin de
verdure et de montagnes que
OH ! LIFE l’a retrouvée afin de la
soumettre gentiment à la question.
230
231
OH ! LIFE : D’où vous est venue
cette passion pour des aquarelles
ayant pour thème la voiture de
compétition ?
MÉLODIE : À l’âge de six ans,
mon grand-père qui était peintre,
m’a offert ma première palette.
D’où ce goût précoce pour
l’aquarelle.
Quant à ce qui touche à la voiture,
cela vient sans nul doute
de mes parents. Car que ce soit
papa ou maman, chacun adorait
le sport automobile, et plus particulièrement
la F1. C’est pourquoi,
toute petite, je collectionnais les
miniatures des bolides de Senna,
Prost, Alesi…
Au-delà, dans la région parisienne
où nous habitions, il y
avait énormément d’événements
dédiés au sport automobile. L’occasion
pour moi de m’y rendre
en compagnie de mes parents.
De quoi comprendre que depuis
toujours j’ai baigné dans l’huile
de moteur et la gouache.
232
233
OH ! LIFE :
Vous avez suivi des cours ?
MÉLODIE : Non, pas du tout. Je
suis autodidacte. C’est vrai qu’à
un moment j’ai voulu suivre des
cours de designer automobile.
Mais cela est resté à l’état de
projet. J’avoue qu’aujourd’hui
je n’ai vraiment aucun regret de
mon choix de parcours puisque je
vis entièrement ‘de et pour’ mes
deux passions. Un pur bonheur !
OH ! LIFE :
Pourquoi l’aquarelle ?
MÉLODIE: Pour son rendu, son
travail, mais aussi mon ressenti.
Le papier aquarelle fait vraiment
corps avec mes pinceaux. C’est
passionnant ! Ma nourriture
quotidienne !
OH ! LIVE : Pourquoi avoir choisi
les voitures de rallyes historiques,
les bolides de 24 Heures,
mais aussi la Renault ?
MÉLODIE : Je trouve que ces
voitures ont réellement une âme.
234
235
Raison pour laquelle
quand je les regarde,
j’éprouve un incroyable
ressenti, une véritable
communion, un formidable
désir de prendre
mes pinceaux afin de les
faire revivre à un instant
bien précis de leur existence.
Pourquoi Renault ?
Tout d’abord parce que
j’adore travailler avec le
bleu et le jaune. Parce
que je suis follement
amoureuse de la Berlinette
et de la R5 GT
Turbo. Enfin, parce que
de nombreux clients sont
soit propriétaires de Berlinette,
R5, R8 et R12
Gordini ou
encore d’Alpine RGT, soit
des pilotes participant au
Championnat de France,
à des rallyes touristiques
ou à des événements
sportifs dédiés aux voitures
anciennes.
Dans mes clients, il y a
aussi des préparateurs
qui me demandent de
réaliser des aquarelles
de la voiture qu’ils préparent.
Soit pour l’installer
dans leur bureau ou
pour l’offrir au pilote qui
se retrouve au volant de
cette voiture.
C’est ainsi qu’en 2022
j’ai réalisé pour le préparateur
de la Porsche
de François Delecour
une aquarelle qu’il lui a
offerte par la suite. Il y a
aussi des clients qui me
demandent de replacer
la voiture dans un décor
réel ou lors d’un moment
bien précis de l’épreuve à
laquelle ils participaient.
236
237
238
Il y a aussi des voitures
telle la Citroën pilotée
par Sébastien Loeb, un
pilote que j’affectionne
tout particulièrement
pour ses énormes
qualités de pilotage,
mais également pour
son charisme.
Des moments de
petits bonheurs
pour moi, car ils
me livrent alors
leur histoire,
avec tout leur
ressenti.
Ce qui me permet déjà d’entrevoir
de quoi sera faite la
composition de l’aquarelle
qu’ils me commandent. De
quoi aussi me rendre compte
des difficultés des rallyes de
ces époques lointaines où souvent,
pilote et copilote étaient
livrés à eux-mêmes.
OH ! LIFE : Pourquoi plus
encore la Berlinette ?
MÉLODIE : Parce que tout
me plaît dans cette ‘petite
merveille’. Sa ligne, son
histoire, son âme, sa couleur,
majoritairement bleue.
C’est à tel point que je suis
allée en pèlerinage visiter le
garage où Jean Rédélé l’a
conçue. Au-delà, en rallyes,
cette voiture était mythique,
s’adjugeant bon nombre de
trophées. À son volant, on
retrouvait de grands pilotes :
les Jean-Pierre Nicolas, Jean-
Luc Thérier, Bernard Darniche,
Jean-Claude Andruet…
OH ! LIFE : Dans tous ces
grands noms de ce que les
anciens appellent la ‘Belle
époque du rallye’, qui est
votre chouchou ?
Mélodie : Sans conteste
Jean Ragnotti, alias ‘Jeannot’,
alias ‘L’acrobate’. Son palmarès
est incroyable.
239
Sébastien Loeb, un pilote
que j’affectionne tout
particulièrement pour
ses énormes qualités de
pilotage, mais également
pour son charisme !
242
Avec lui, il y a Jean-Luc Thérier
qui demeure un pilote d’exception.
À son propos, je trouve
qu’on ne trouve guère beaucoup
de photos de lui en rallyes.
OH ! LIFE : Vos clients, ils
viennent d’où ?
Mélodie : En grande majorité
de France. Mais j’en
ai également en Belgique,
en Suisse, en Angleterre,
en Allemagne ou encore
en Espagne. Beaucoup
possèdent des modèles
issus de la gamme Renault,
mais certains sont
propriétaires de Simca ou de
BMW.
OH ! LIFE : C’est grâce à des
expositions qu’aujourd’hui
votre talent est reconnu dans
ce monde très particulier
qu’est celui du sport automobile
et du rallye en particulier.
Mélodie : Merci tout d’abord
de parler de ‘reconnaissance’.
Est-ce le cas ? Jamais je n’ai
fait la moindre exposition.
En fait, je travaillais comme
secrétaire de direction à
l’Éducation nationale lorsque
survint le Covid.
243
Comme la période a généré
l’obligation du travail à domicile,
et que j’ai ainsi et notamment
récupéré le temps de mes trajets,
j’ai eu l’idée de mettre sur les
réseaux sociaux quelques-unes
de mes aquarelles.
Et là, ce fut la surprise
totale, avec un afflux
de commandes.
Ne pouvant plus concilier secrétariat
et compostions d’aquarelles,
j’ai fait le grand saut et me suis
consacrée à temps plein à ce qui
était mon rêve d’enfance.
Et comme chantait Édith Piaf : «
Non, rien de rien … ». Adieu Paris,
bonjour le grand air, la montagne
et un boulot qui est pour
moi une totale récréation. Et ce
tous les jours de la semaine. Un
souhait vieux de 25 ans.
OH ! LIFE :
Par jour, combien passez-vous
d’heures dans votre atelier ? Pardon,
dans ce sanctuaire rempli
de miniatures et d’objets divers
appartenant au monde du rallye
et de chez Renault plus particulièrement
?
Mélodie : Entre six et sept
heures. Mais parfois entre douze
et quinze. Je ne vois pas le temps
passer. Et puis cela varie aussi
selon le format et le décor de
l’aquarelle demandée. Ce temps
peut aller de 25 à 55 heures. Il y
a toujours en moi ce grand souci
du moindre détail, de tendre à la
perfection. Je ne suis satisfaite
que si mon travail est la copie
conforme de la réalité. Mon désir
étant de transmettre avec beaucoup
d’émotions ce qui est ma
passion. Cela tout en répondant
aux souhaits de l’acheteur.
OH ! LIFE : Si vous deviez réaliser
un rêve côté voiture ?
Mélodie : Côté voiture, j’échangerais
volontiers ma Renault Modus
contre une R5 Turbo. Je n’ose
même pas évoquer une Berlinette.
OH ! LIFE :
Un autre côté travail ?
Mélodie : Côté boulot, ce serait
de pouvoir retrouver en réalité
ou en photos, les camions des
préparateurs et des assistances
Renault/Renault Alpine qui
officiaient à l’époque en rallyes. Et ça, ce
n’est vraiment pas donné ! Je voudrais
parfois pouvoir les inclure dans le décor
de certaines aquarelles. Mais pour ça j’ai
besoin de modèles.
À regret, l’heure était venue pour OH ! LIFE
de quitter ce havre de paix, mais surtout
cette personne terriblement sensible et
passionnée qu’est Mélodie Cooper.
Une gente dame pour qui
les mots autos et aquarelles
riment avec passion.
Une personne pleine d’humour qui,
par le biais de ses travaux, entend
transmettre aux futures générations
ce qu’était le rallye d’antan.
Celui où, comme le disait fort justement
et avec nostalgie Bob Neyret
dans son ouvrage, «Ma vie est une
fête» il n’y avait pas cette dictature
de la ‘bien pensance’, des
bobos verts autres experts climatologues
bavards, et où l’on pouvait
traverser toute l’Afrique sans
se faire égorger par un islamiste.
À bien y regarder, les travaux de
Mélodie, par ailleurs d’une beauté,
d’une rigueur et d’une justesse
intenses, sont ce qu’on pourrait appeler
un incroyable ‘devoir de mémoire’.
Du coup, tous les amateurs du genre lui
disent : «Merci, madame !
Bonne continuation.»
247
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249
10 fois championne du
LANCIA revient en
250
monde des Rallyes,
force avec l’Ypsilon !
Il y a toujours un outsider qui vient chatouiller l’égo des constructeurs.
Si pour Ferrari, il y a eu Ford, pour Lancia, ce fut Audi. Et à cette époque là, la lutte a
été aussi violente qu’au Mans. Pour Lancia, ce n’était pas les circuits mais les rallyes.
Et le protagoniste, c’était Audi avec ses Quattro. Lancia a construit des voitures légères,
comme la 037 et a battu la technologie teutone. Ensuite, les Stratos ont pris la relève avec
toujours des propulsions. Quand enfin, Lancia sort la Delta integrale. Ces trois modèles
ont ravi le titre 6 années d’affilée, de quoi dégouter la concurrence. Lancia revient avec
l’Ypsilon et se dote d’un arsenal conséquent pour se battre au plus haut niveau !
251
MIKI BIASSION
Après avoir mis son expérience et son
expertise au service du développement
de la voiture qui marquera le retour de
la marque en rallye en Italie en 2025,
Miki Biasion a piloté la Lancia Ypsilon
Rally 4 HF lors d’un test spécial.
Eugenio Franzetti, Directeur de Lancia
Corse HF, dirigera le retour de la marque
Lancia en Rallye.
Et les nouvelles ne s’arrêtent pas là !
La Nouvelle Lancia Ypsilon HF, expression
ultime de l’âme la plus compétitive
et performante de la marque, sera
disponible à partir de mai 2025 avec
un moteur électrique, une puissance
de 280 ch et une accélération de 0 à
100 km/h en seulement 5,8 secondes.
«Nous sommes en train de faire chauffer
les moteurs pour le prochain chapitre
de notre Renaissance», a déclaré
Luca Napolitano, PDG de la marque
Lancia.
252
Aujourd’hui, j’ai conduit la Lancia Ypsilon
Rally 4 HF dans le cadre d’un test
spécial et je dois admettre que les premières
sensations sont vraiment très
bonnes ! Nous avons travaillé pour
améliorer les performances de la voiture,
en affinant plusieurs paramètres :
la réponse du moteur, en essayant différentes
cartographies ; l’adhérence au sol
et la tenue de route, en travaillant sur
les ressorts et les amortisseurs ; le freinage,
en perfectionnant le système de
freinage ; la réactivité de la boîte de vitesses,
en testant de nouveaux rapports.
Je suis très honoré de pouvoir contribuer
au développement de l’Ypsilon
Rally 4 HF et de la nouvelle Lancia Ypsi‐
253
254
lon HF, deux modèles fondamentaux dans
le plan de renaissance de Lancia», a déclaré
Miki Biasion.
Miki Biasion est une icône de l’histoire du
sport automobile qui, entre les années
1980 et 1990, a indissolublement lié son
nom à Lancia, devenant le pilote italien
le plus titré de tous les temps, conduisant
l’emblématique Delta de l’équipe Martini
Racing au triomphe lors des championnats
du monde de 1988 et 1989, et contribuant
à faire de Lancia la marque la plus
victorieuse de tous les temps, grâce à : 15
championnats du monde des rallyes, trois
championnats du monde d’endurance des
constructeurs, une 1000 Miglia, deux Targa
Florios et une Carrera Panamericana.
Lancia Ypsilon Rally 4 HF
La Lancia Ypsilon Rally 4 HF est équipée d’un
moteur turbocompressé 3 cylindres de 1,2 litre à
4 soupapes par cylindre développant 212 ch.
Doté d’une traction avant, d’une boîte de vitesses
mécanique à 5 rapports et d’un différentiel
mécanique autobloquant, ce modèle hautes
performances est la solution idéale pour le plaisir
de tous les passionnés de rallye, mais aussi un
concurrent sérieux pour les pilotes qui aspirent à
la victoire dans la catégorie Rallye 4 et dans les
championnats de deux roues motrices.
En effet, Lancia a décidé de revenir au monde du
rallye en partant des bases de la compétition, du
Rallye 4, le cœur battant des rallyes : une catégorie
qui représente la passion à l’état pur, avec en
255
256
vedette les jeunes pilotes qui deviendront les professionnels
de demain. Un nouveau départ, dans
le plus pur style Lancia, caractérisé par l’ambition,
le pragmatisme et l’humilité, conformément à la
mission et à l’ADN de la marque.
Sur la Lancia Ypsilon Rally 4 HF, deux signatures
historiques de la marque font leur retour : le logo
HF et le logo «LANCIA CORSE HF». Le logo HF,
introduit pour la première fois en 1960 par un
groupe de propriétaires de voitures Lancia, fondateurs
du club «Lancia Hi-Fi» (High-Fidelity), est
devenu au fil du temps un symbole des modèles
Lancia de haute performance et a «signé» de
nombreuses victoires de la marque.
En fait, il est devenu un élément distinctif de la
HF Squadra Corse Lancia, créée en 1963 par Ce-
sare Fiorio avec quelques pilotes et propriétaires
passionnés de voitures Lancia. Le logo «LANCIA
CORSE HF» représente la signature légendaire
des voitures de course de la marque.
Les deux signatures ont été réinterprétées dans
une optique moderne : les éléments constitutifs
ont été simplifiés, rendus contemporains et
tournés vers l’avenir, conformément au plan de
renaissance de Lancia, tout en respectant les géométries
inimitables de la marque.
Le nouveau logo HF comprend également le
petit éléphant historique qui aurait été choisi
comme porte-bonheur en 1953 par Gianni, fils
de Vincenzo Lancia et administrateur délégué du
constructeur automobile de 1949 à 1955. Selon
la légende, en effet, une fois lancé dans la course,
257
258
l’éléphant est inarrêtable et devient un symbole
de performance et de plaisir de conduire.
Le pachyderme galopant, d’abord représenté en
bleu puis en rouge, semble provenir de la mythologie
orientale, où il est emblème de chance et
symbole de victoire lorsqu’il est représenté avec
la trompe tendue vers l’avant. L’Ypsilon est donc
disponible en plusieurs versions et Miki Biasion
nous relate ses impressions de conduite de la nouvelle
Lancia dans sa version classique.
«j’ai eu le plaisir de conduire une nouvelle fois la
Nuova Lancia Ypsilon : une voiture réactive, confortable
et silencieuse.
Sa voie élargie la rend plus stable, le réglage spécifique
des suspensions la rend plus dynamique,
sans jamais devenir rigide. Le calibrage de la
direction assure un juste équilibre entre agilité,
précision de la direction et maniabilité.
C’est une citadine très agile et très maniable, qui
permet même à un pilote de rallye comme moi
d’apprécier les courbes d’un parcours en côte et
une réponse rapide au démarrage au feu rouge.
Le confort acoustique est excellent, grâce au pack
d’insonorisation créé ad hoc pour un intérieur
typiquement Lancia, toujours accueillant, quelles
que soient les conditions, même sur des routes
difficiles, même en roulant à grande vitesse.
Comme quoi la nouvelle Ypsilon a l’air d’être bien
née et viendra prendre sa place sur le marché..
Comme elle est siglée Lancia elle apporte une
signature indiscutablement élégante.
259
Une chaussure de sport unique en son genre et créée en
partenariat entre APL et McLaren HySpeed se décline en 4
variantes, soit toute blanche, soit noire et blanche soit orange,
soit citron vert. On trouve au centre de cette chaussure une
âme en carbone, intégrée à une silhouette sportive comme une
McLaren...Une paire tourne autour des 600 €. Mais quelle classe !
McLaren Dealer
260
261
Le Grand Renouveau :
Aérodynamique,
Énergie & Motoristes
d’une Nouvelle Ère
La Formule 1 s’apprête à
ouvrir en 2026 un chapitre
inédit, marqué par une
transformation profonde de
ses voitures, de ses moteurs
et de sa philosophie
technologique.
Plus compactes, plus légères et
plus agiles, les nouvelles monoplaces
adoptent une aérodynamique
entièrement repensée
: plancher simplifié, diffuseurs
élargis, ailes épurées et disparition
des tunnels d’effet de sol.
L’innovation majeure s’appelle
Aéro Active, un système permettant
d’ajuster l’angle des
ailes en temps réel : appui maximal
en virage, faible traînée en
ligne droite.
Le DRS disparaît, remplacé par
un Overtake Mode électrique,
tandis que le Boost Button reste
un outil stratégique pour attaquer
ou défendre.
Sous la carrosserie, la révolution
est tout aussi spectaculaire. Le
V6 turbo hybride conserve sa
base, mais la puissance est désormais
répartie à parts égales
entre thermique et électrique.
Le moteur électrique triple de
puissance, l’ERS peut récupérer
deux fois plus d’énergie par
tour, et le MGU H disparaît définitivement.
Pour la première fois, les F1 rouleront
avec des carburants durables
avancés, ouvrant la voie
à une compétition plus propre
et plus pertinente pour l’industrie
automobile.
Cette nouvelle réglementation
attire ou confirme plusieurs
motoristes majeurs, chacun
avec une philosophie distincte.
Les moteurs des Formule 1 de cette
saison 2026 ont fortement évolués.
Ils sont déjà muni d’une hybridation
depuis quelques saisons.
Pour 2026, la FIA a décidé de s’orienter
vers des solutions durables. Aussi,
les moteurs de cette année sont
obligatoirement pourvu d’un système
d’hybridation dont la puissance
thermique doit être égale à la puissance
électrique selon le ratio 50/50!
Même si les constructeurs sont différents,
tous les moteurs répondent au même cahier
des charges. Voici en quelques mots les
informations recueillies dans les
comminqués de la FIA :
Motorisation :
50 % thermique
50 % électrique
Architecture imposée
V6 turbo 1.6 L conservé
Remplacement du MGU‐H par le MGU‐K
trois fois plus puissant !
Le nouveau système ERS est capable de
récupérer deux fois plus d’énergie
Carburants 100 % durables
Les moteurs doivent fonctionner exclusivement
avec des carburants synthétiques ou durables
certifiés FIA.
Compression ratio strictement limité
La FIA surveille étroitement le respect du
taux de compression maximal (16:1), après
des tentatives d’exploitation de la limite par
certains motoristes.
Nous vous proposons ici les différents moteurs
qui entrent en compétition cette saison 2026
Chez Red Bull Racing & Racing Bulls
Nouveau moteur conçu par FORD
et Red Bull Power Train
Philosophie
Un moteur pensé pour l’explosivité électrique.
Red Bull conçoit le bloc thermique, Ford apporte
son expertise en batteries, électronique
de puissance et gestion énergétique.
Points clés
• V6 compact, turbo optimisé pour réduire le lag.
• MGU K très puissant, récupération jusqu’à 8 MJ/tour.
• Gestion thermique Ford très avancée
.
Caractère
Réactif, nerveux, idéal pour les phases d’attaque
prolongées.
Sonorité
Aiguë, métallique, montée en régime vive.
Chez Mercedes
Ce moteur construit par Mercedes-Benz
équipe les Mercedes, les McLaren,
les Williams et les Alpine
Philosophie
Rendement, stabilité, fiabilité. Mercedes reste
la référence en efficacité thermique.
Points clés
• Combustion ultra pauvre.
• ERS très stable et très efficient.
• Turbo optimisé malgré le MGU H.
Caractère
Linéaire, constant, parfait pour les longs relais.
Sonorité
Clair, propre, moins agressif mais très pur.
Chez Ferrari
Moteur construit par Ferrari.
équipe les Ferrari, les Cadillac & les Haas
Philosophie
Un moteur compact, explosif, conçu pour la
réactivité et la puissance instantanée.
Points clés
• Combustion agressive.
• Batterie légère, refroidissement sophistiqué.
• Collaboration étroite avec Shell
sur les carburants durables.
Caractère
Nerveux, expressif, idéal pour les sorties
de virage.
Sonorité
Aiguë, vibrante, très “Ferrari”.
Chez Aston Martin
Moteur construit par Honda
Ancien motoriste de Red Bull
Philosophie
Simplicité, légèreté, réactivité. Honda revient
avec une approche épurée mais redoutablement
efficace.
Points clés
• Turbo très compact.
• MGU K puissant, gestion énergétique agressive.
• Réduction poussée des pertes mécaniques.
Caractère
Explosif, idéal pour les pilotes offensifs.
Sonorité
Vive, nette, signature Honda reconnaissable.
Audi By Sauber
Moteur AUDI
Philosophie
Précision allemande : rendement, efficience,
stabilité. Audi arrive avec un moteur entièrement
nouveau.
Points clés
• V6 compact développé à Neuburg.
• Batterie inspirée du programme e tron.
• Travail majeur sur les carburants durables.
Caractère
Stable, constant, très efficient.
Sonorité
Aiguë mais légèrement plus grave que Honda
ou Ferrari.
Alpine
Moteur RENAULT
Philosophie
Reconstruction totale après plusieurs années
difficiles. Objectif : compacité, fiabilité, cohérence.
Points clés
• Turbo repensé pour compenser l’absence
du MGU H.
• Batterie optimisée pour la stabilité
thermique.
• Combustion revue en profondeur.
Caractère
Équilibré, progressif, dépendra beaucoup du
châssis Alpine.
Sonorité
Clair, légèrement plus grave, montée
en régime douce.
Une nouvelle signature
sonore pour la F1
Avec un moteur thermique plus libre,
un moteur électrique plus puissant et
la disparition du MGU H, la F1 retrouve
une sonorité plus vive, plus aiguë, plus
expressive.
Un timbre qui peut rappeller l’esprit des
V8 / V10, sans en reproduire la violence,
mais avec une montée en régime plus
franche et plus émotionnelle que les
hybrides de la période 2014–2025.
Conclusion
2026 marque un réel tournant.
Les dernières saisons l’ont montré : les
F1 étaient devenues trop grosses, trop
larges, trop longues. Il fallait mettre fin
à cette dérive boulimique. Aujourd’hui,
les monoplaces ont retrouvé des proportions
plus raisonnables, un look affiné,
et deviennent plus légères, plus électriques,
plus propres, plus stratégiques.
Avec, en prime, un nombre de motoristes
inédit depuis des décennies. C’est
une situation exceptionnelle qui rappelle
les grandes heures de la discipline :
• le retour de Ford, fort de 176 victoires,
dont 155 entre 1967 et 1985, 13 titres
pilotes et 10 titres constructeurs ;
• l’arrivée d’Audi, qui ramène le groupe
Volkswagen en F1, héritier des succès
TAG‐Porsche (25 victoires en 63 Grands
Prix avec Lauda et Prost).
MGU-H MGU-K «c’est quoi ça ?»
Pendant plus d’une décennie, la Formule
1 hybride a reposé sur deux systèmes
de récupération d’énergie :
le MGU‐H et le MGU‐K.
Deux technologies complémentaires,
mais fondamentalement différentes,
qui racontent à elles seules l’évolution
de la F1 moderne.
Le MGU‐H, relié directement au turbo,
récupérait l’énergie issue de la chaleur
des gaz d’échappement.
Il pouvait transformer cette chaleur en
électricité, mais aussi accélérer le turbo
pour éliminer le fameux turbo‐lag.
(temps de réponse). C’était une pièce
d’ingénierie d’une complexité extrême,
coûteuse, difficileà fiabiliser, et que
seuls quelques motoristes maîtrisaient
réellement. Sa suppression en 2026
marque la fin d’une ère : celle d’une
hybridation ultra‐technique, parfois
trop éloignée de la réalité industrielle.
À l’inverse, le MGU‐K récupère l’énergie
cinétique au freinage.
Plus simple, plus robuste, plus proche
des systèmes hybrides
de série, il devient en 2026 le cœur du
groupe propulseur. Sa puissance triple,
sa capacité de récupération double, et
il représente désormais près de la moitié
de la puissance totale d’une F1.
C’est lui qui conditionne l’accélération,
la gestion de l’énergie, la stratégie et
même le style de pilotage.
La disparition du MGU‐H et la montée
en puissance du MGU‐K transforment
profondément la discipline : le moteur
retrouve une sonorité plus vive, plus
naturelle, moins “lissée” électroniquement.
Le pilotage redevient plus exigeant, plus
sensible, plus organique. Et la gestion
de l’énergie devient un art à part entière,
où chaque pilote doit composer
avec une machine plus électrique, mais
paradoxalement plus expressive.
En 2026, la F1 change de philosophie :
moins d’ingénierie invisible, plus de
sensations, plus de stratégie, plus d’humain.
Une hybridation plus simple,
mais plus intense, et surtout plus
proche de l’essence même du
sport automobile.
PILOTAGE !
Et les pilotes, enfin, vont retrouver une
voiture qui parle, qui vibre, qui répond,
une voiture qui exige du talent, du feeling
et du courage !
2026 devrait apporter de nombreux
rebondissements, du suspense, tant du
côté des pilotes qui sortiront du lot ou
confirmeront leur talent.
Bien sûr, qui dit changements profonds
dit aussi risques de casse mécanique, de
satisfactions mécaniques ou d’impondérables.
On n’espère pas vraiment, et
même si ça met de l’ambiance, ce n’est
pas forcément drôle.
En tous cas, les premiers tours de roues à
Barcelone ont vu quelques pirouettes, ce
qui confirme que ça va être plein de surprises.
De toutes façons, teams et
pilotes vont faire leur travail
quand tous les passionnés
de la discipline attendent les
premiers essais, et surtout
le premier feu vert.
F1
Le championnat du monde de Formule 1 est plus passionnant que jamais. La disqualification des deux
pilotes McLaren a donné lieu à un dénouement dramatique lors du week-end de course à Las Vegas.
Cela incitera sans aucun doute encore plus de « nouveaux » fans à suivre le dénouement des deux
dernières courses. Spécialement pour eux, EF (Education First) a compilé un glossaire pratique de la F1.
Petit LEXIQUE Pratique
© McLaren Press pictures
Apex
L’apex est la trajectoire idéale dans un virage. Les
pilotes essaient de s’en approcher le plus possible, ce
qui leur permet de prendre le virage à une vitesse plus
élevée.
« Box box »
C’est l’ordre donné par l’ingénieur de course au pilote
pour qu’il rentre aux stands pour un changement de
pneus. Le pilote, qui est le mieux placé pour évaluer
l’impact de l’usure de ses pneus sur la vitesse et
l’adhérence, et l’ingénieur déterminent le moment optimal.
Une bonne stratégie de pit stop est importante
pour la suite de la course. Néanmoins, cet ordre n’est
pas seulement limité aux changements de pneus...
Camber
Les pneus d’une voiture de F1 ne sont pas droits, mais
légèrement inclinés sur l’asphalte. Cela permet aux
roues d’être droites dans les virages, ce qui offre une
meilleure adhérence et donc une vitesse plus élevée.
Composé
A chaque course, Pirelli propose cinq types de pneus
ayant une composition chimique différente, appelée
«compound». On parle de pneus pour le «sec» en 3
versions, tendre, medium et dure. Ensuite on a deux
types de gommes pour le mouillé, medium et pluie. à
chaque course, les pilotes doivent changer de pneus au
moins une fois et utiliser deux compounds différents.
Curbs, ou kerbs (bordures)
Ces bordures surélevées, généralement rouges et
blanches, indiquent les limites de la piste dans les
virages et visent à empêcher les pilotes de prendre un
avantage déloyal en coupant les virages.
Dirty air
L’air sale est l’air turbulent derrière une voiture de
F1. Il réduit l’adhérence du poursuivant dans les
virages et donc sa vitesse. Sur les lignes droites, un
pilote peut profiter du « slipstream » : moins de
résistance signifie une vitesse plus élevée, ce qui
facilite les dépassements.
Appui aérodynamique
L’appui aérodynamique ou pression vers le bas plaque
la voiture au sol. Cela lui confère une meilleure adhérence
et lui permet de prendre les virages plus rapidement
sans déraper. Ce sont surtout les ailerons avant
et arrière, la hauteur de caisse de la voiture et l’« effet
de sol » (le flux d’air sous la voiture aspire le bolide
encore plus fermement sur la piste) qui assurent un
appui aérodynamique maximal.
DRS
Le Drag Reduction System réduit la résistance à l’air,
ce qui facilite les dépassements. Un pilote qui roule
à moins d’une seconde derrière une autre voiture
peut ouvrir son aileron arrière sur des lignes droites
prédéterminées afin d’atteindre une vitesse maximale
plus élevée.
Halo
Le halo est un arceau de protection en titane situé
au-dessus du cockpit du bolide de F1. Il est destiné
à protéger les pilotes contre l’impact de pièces ou
d’autres objets projetés, ou en cas de collision avec
d’autres voitures. Ce cadre peut résister à des forces
allant jusqu’à 12 tonnes (le poids d’un bus urbain).
Pole (position)
Le pilote ayant réalisé le meilleur temps au tour lors
des séances de qualification part en première position
: la pole (position). C’est un avantage sur les circuits
où il est difficile de dépasser, et cela réduit le risque
de collision et de dommages dans le premier virage.
Cette saison, sept des dix pilotes en pole position ont
finalement remporté la course.
Undercut
En termes simples, une meilleure stratégie de ravitaillement
permet à un pilote de dépasser la voiture qui
le précède. Il entre plus tôt que son prédécesseur pour
changer de pneus et peut ensuite réaliser des temps
au tour plus rapides.
Il peut ainsi dépasser son prédécesseur lorsque
celui-ci doit s’arrêter quelques tours plus tard pour
changer de pneus.
Conclusion...
Ce glossaire pratique permet également aux nouveaux
fans de F1 de profiter pleinement du suspense
sur les circuits du Qatar et d’Abu Dhabi, comme de
préparer son vocabulaire pour la nouvelle saison 2026
qui s’annonce aussi palpitante !
FORMULE 1 2026
Tous les documents utilisés sont issus de «Formula One World Championship Limited»
La saison 2026 s’ouvre dans une atmosphère
rare, faite d’attente, de prudence
et d’excitation mêlées.
Pour la première fois depuis plus d’une décennie,
la Formule 1 ne se contente pas d’ajuster
ses règles : elle se réinvente. Les ingénieurs
parlent d’un «reset technique», les motoristes
d’un «nouveau cycle», et les pilotes savent
déjà qu’ils devront réapprendre leur métier.
Les voitures sont plus compactes, plus légères,
dotées d’une aérodynamique active qui redéfinit
la manière d’attaquer un virage ou de
préparer un dépassement.
Les moteurs, eux, entrent dans une ère hybride
plus assumée : moitié thermique, moitié électrique,
alimentés par des carburants durables
et libérés du MGU‐H. L’ERS double sa capacité
Les Forces en présence !
de récupération, transformant la gestion énergétique
en arme stratégique.
Dans les paddocks, les observateurs les plus
sérieux dans le monde entier, s’accordent : 2026
ne sera pas une simple évolution, mais un changement
de culture. McLaren arrive en champion
du monde, Red Bull, avec le retour de FORD,
veut reprendre le contrôle, Audi débute, Honda
revient, et une nouvelle génération de pilotes
s’impose déjà comme un facteur décisif.
Plus qu’une saison, 2026 ouvre un cycle où la
performance se redéfinit et où chaque équipe
doit réécrire sa propre histoire.
Découvrez dans ces pages les forces en présence
les nouvelles voitures et les pilotes. Enjoy
Pilote devenu champion, Norris aborde 2026 avec
une maturité nouvelle. Toujours aussi incisif en
qualifications, il a gagné en constance et en gestion.
Son style fluide, presque intuitif, s’accorde
parfaitement aux McLaren modernes. Il incarne une
génération qui transforme le talent en méthode.
Piastri combine une précision clinique et une froideur
remarquable en course. Peu démonstratif, mais
redoutablement efficace, il analyse, ajuste, exécute.
Sa vitesse pure et sa capacité à apprendre vite en
font l’un des pilotes les plus dangereux de cette
nouvelle ère technique.
Verstappen reste un phénomène brut : agressif,
instinctif, implacable. 2026 le pousse à réinventer
son pilotage dans une F1 plus électrique et plus
stratégique. Sa capacité à exploiter les limites, tour
après tour, demeure unique. Un champion blessé,
donc plus affamé que jamais.
Hadjar incarne la nouvelle génération Red Bull :
rapide, instinctif, affûté mentalement. Sa montée
fulgurante jusqu’à l’équipe A témoigne d’un talent
brut et d’une maturité rare. Ambitieux mais posé, il
aborde 2026 avec l’envie de prouver qu’il appartient
à l’élite.
Russell combine précision, intelligence de course
et une capacité remarquable à lire les situations
complexes. Toujours impeccable dans l’exécution, il
s’impose comme un leader naturel chez Mercedes.
Son style propre et méthodique fait de lui un pilier
dans cette nouvelle ère technique.
Prodige italien, Antonelli impressionne par sa
maîtrise précoce et son calme presque déroutant.
À 19 ans, il aborde la F1 avec une maturité rare,
une vitesse naturelle et une capacité d’adaptation
exceptionnelle. Mercedes voit en lui un futur pilier
de son projet.
Leclerc reste l’un des pilotes les plus rapides du
plateau, capable de tours qualifs d’une pureté
exceptionnelle. Sensible, instinctif, il transforme
chaque virage en expression personnelle. En 2026,
il cherche la constance qui pourrait enfin aligner
son talent avec ses ambitions.
Hamilton aborde cette nouvelle ère avec l’expérience
d’un champion multiple et l’envie intacte de
marquer l’histoire. Toujours affûté, toujours engagé,
il apporte à Ferrari une vision stratégique unique.
Son pilotage reste fluide, précis, et redoutablement
efficace dans les moments décisifs.
Alonso demeure un phénomène : 44 ans, une lucidité
intacte, une agressivité contrôlée.
Son sens de la course, presque animal, reste inégalé.
Il aborde 2026 avec la même faim qu’à ses
débuts, prêt à exploiter chaque faille du règlement.
Stroll progresse dans l’ombre d’un père propriétaire,
mais son pilotage s’est affiné.
Plus stable, plus constant, il aborde 2026 avec une
volonté réelle de s’affirmer. Sa vitesse sur un tour et
sa gestion des pneus restent ses principaux atouts.
Sainz apporte à Williams une rigueur méthodique
et une intelligence stratégique précieuse. Travailleur
acharné, il excelle dans la gestion des courses complexes.
Son style propre, analytique, fait de lui un
point d’ancrage essentiel pour une équipe en pleine
reconstruction.
Albon séduit par son pilotage fluide, sa sensibilité
mécanique et son calme remarquable. Il excelle
dans les voitures difficiles, transformant souvent
peu en beaucoup. En 2026, il devient l’un des
piliers de Williams, capable d’exploiter chaque
opportunité.
Gasly combine agressivité contrôlée et finesse technique.
Capable de coups d’éclat, il reste l’un des
pilotes les plus incisifs du plateau.
En 2026, il cherche la stabilité qui lui permettrait de
transformer son talent en résultats réguliers.
Colapinto apporte fraîcheur, vitesse et une maturité
étonnante pour son âge. Son pilotage instinctif et
son sens du rythme en font un rookie très attendu.
Williams voit en lui un futur leader, capable de
surprendre dès ses premières courses.
Lawson impressionne par son sang‐froid et sa
capacité à performer immédiatement.
Son style propre, incisif, s’adapte parfaitement aux
voitures exigeantes.
En 2026, il devient un élément clé de Racing Bulls,
prêt à saisir la moindre ouverture vers Red Bull.
Lindblad incarne la nouvelle vague Red Bull :
rapide, affûté, doté d’un sens naturel de l’attaque.
Son intelligence de course et sa maturité précoce
impressionnent. Ambitieux mais discipliné, il s’impose
comme l’un des jeunes talents les plus prometteurs
de cette génération.
Ocon reste un combattant méthodique, précis dans
le trafic et redoutable dans les duels. Sa capacité
à maximiser des voitures difficiles en fait un atout
majeur pour Haas. Travailleur acharné, il aborde
2026 avec une détermination intacte et une vraie
maturité stratégique.
Bearman apporte fraîcheur, vitesse brute et une
audace typiquement américaine.
À 18 ans, il impressionne par son calme et sa capacité
à absorber la pression. Son pilotage agressif
mais propre en fait l’un des rookies les plus attendus
de cette nouvelle ère.
Hülkenberg incarne l’expérience et la finesse technique.
Toujours impeccable dans le feedback, il devient
un pilier essentiel pour Audi dans sa première
saison. Son style propre, sa gestion des pneus et sa
constance en font un guide précieux pour un projet
en construction.
Bortoleto arrive avec une maturité rare et une
approche analytique très moderne. Champion en
catégories inférieures, il combine vitesse, discipline
et une grande sensibilité mécanique. Audi voit en
lui un investissement d’avenir, capable de grandir
avec l’équipe et d’en devenir un leader.
Pérez apporte à Cadillac une expérience précieuse
et une science du placement unique. Redoutable
dans la gestion des pneus et des courses chaotiques,
il reste l’un des meilleurs finisseurs du
plateau. Son calme et sa lecture stratégique seront
essentiels pour une équipe en pleine construction.
Bottas incarne la précision et la constance. Son
pilotage propre, sa sensibilité mécanique et son
immense expérience en font un repère fiable pour
Cadillac. Toujours rapide sur un tour, il apporte une
stabilité technique indispensable à une structure
qui découvre la F1 moderne.
A fond l’équipe !
Plume : Eric HEIDEBROEK - Captures d’images :© Pirelli F1
La saison 2026 de
Formule 1 avait été
annoncée comme
celle du renouveau.
Après trois Grands Prix seulement,
on peut déjà affirmer
qu’elle marque bien plus
qu’un simple changement de
règlement : c’est une véritable
reconfiguration de la discipline,
une nouvelle manière
de concevoir la performance,
et surtout une redistribution
spectaculaire des forces en
présence.
Les monoplaces, plus compactes,
plus légères et plus
nerveuses, ont transformé le
pilotage en un exercice plus
organique, plus instinctif,
presque plus humain. L’aérodynamique
simplifiée, l’Aéro
Active qui ajuste les ailes en
temps réel, la disparition du
MGU‐H, la montée en puissance
du MGU‐K et l’arrivée
des carburants durables ont
redéfini les équilibres.
Et ce que l’on observe en piste
aujourd’hui découle directement
de cette révolution.
MELBOURNE
Mercedes est la première
équipe à avoir trouvé la clé de
ce nouvel univers.
Leur monoplace respire la
cohérence : stable, constante,
efficace sur les longs relais,
elle semble parfaitement
adaptée au ratio 50/50 entre
thermique et électrique.
Mais la vraie révélation s’appelle
Kimi Antonelli. À peine
19 ans, déjà deux victoires,
une maturité déconcertante
et une capacité à exploiter
cette nouvelle génération de
F1 comme s’il l’avait toujours
connue. Russell suit, mais
Antonelli imprime le tempo.
Mercedes, sans bruit, est redevenue
la référence.
Chez McLaren, le contraste
est saisissant. Lando Norris,
champion du monde en titre,
peine à retrouver ses repères.
La voiture bouge davantage,
demande un pilotage plus incisif,
et c’est Oscar Piastri qui
en tire le meilleur. Le potentiel
est là, mais encore bridé par
une fiabilité capricieuse et une
adaptation inégale aux nouvelles
règles. Rien n’est perdu,
mais McLaren n’a plus le
Une équipe solide !
confort de domination qu’elle
espérait prolonger.
La véritable surprise,
ou plutôt le choc,
vient de Red Bull.
Le moteur Ford–Red Bull
Powertrains tient ses promesses,
mais le châssis est
un échec. Verstappen parle
d’une voiture “terrible”, “indriveable”,
et les images en
piste confirment un comportement
instable, imprévisible,
loin des standards de l’équipe.
Isack Hadjar, étonnamment
rapide en qualifications,
sauve l’honneur, mais la RB22
manque d’équilibre et de
traction. Pour la première fois
depuis une décennie, Red Bull
semble réellement en crise.
Aston Martin, de son côté, vit
un début de saison cauchemardesque.
Vibrations, abandons, manque
de vitesse, aucune fenêtre
de réglage exploitable :
tout semble se liguer contre
l’équipe. Alonso garde son
calme, mais sait que le re-
SHANGHAI
tour en forme n’arrivera pas
avant 2027. L’arrivée d’Adrian
Newey est un rayon d’espoir,
mais un espoir à long terme.
Ferrari, en revanche, retrouve
des couleurs. Lewis Hamilton,
dans une voiture qui lui parle
enfin, a retrouvé une agressivité
et une précision qui rappellent
ses plus belles années.
Leclerc reste solide, même si
la Ferrari manque encore de
constance sur les longs relais.
La collaboration avec Shell sur
les carburants durables semble
porter ses fruits, et l’équipe
respire à nouveau.
Mais ce début de saison est
aussi celui des révélations.
Ollie Bearman, chez Haas,
impressionne par sa maturité
et sa vitesse. Gabriel Bortoleto,
chez Audi, confirme que le
constructeur allemand n’est
pas venu pour faire de la
figuration.
Et Isack Hadjar, malgré les
difficultés de Red Bull, montre
une pointe de vitesse qui ne
passe pas inaperçue. Cette
Super Team !
nouvelle F1, plus vivante, plus
exigeante, récompense le
talent brut, et... les jeunes en
profitent.
Après trois courses, une
certitude émerge : la Formule
1 de 2026 est plus
imprévisible, plus expressive,
plus vibrante que
jamais.
Les voitures parlent, vibrent,
réagissent. Les pilotes doivent
composer avec une machine
plus électrique, mais paradoxalement
plus organique.
La hiérarchie a explosé, les
certitudes se sont envolées,
et chaque Grand Prix semble
pouvoir réécrire l’histoire.
Quand oin revoit la course au
travers des images de la FIA,
on s’aperçoit que les pilotes
travaillent beaucoup et que les
combats sont aigus et plein de
suspense. C’est exactement ce
que promettait cette nouvelle
ère. Et ce n’est que le début.
Conclusion
Il ne faut pas jeter l’enfant
avec l’eau du bain...
SUZUKA
Les trois premières courses
ont mis en lumière les limites
techniques du nouveau règlement
2026. Les pilotes saluent
une voiture plus légère et plus
expressive, mais plusieurs
points critiques émergent :
la gestion énergétique reste
instable, avec un MGU‐K parfois
trop brutal dans ses transitions,
et une récupération
d’énergie difficile à optimiser
sur certains tracés.
L’Aéro Active, encore perfectible,
présente une fenêtre
d’utilisation trop étroite,
rendant l’équilibre aérodynamique
délicat en course.
La FIA étudie déjà plusieurs
ajustements : élargissement
des plages d’angle autorisées
pour stabiliser l’appui, révision
des seuils de récupération du
MGU‐K pour lisser la délivrance
de puissance, et réduction
de la traînée résiduelle
afin de limiter les écarts de
vitesse en ligne droite.
Des corrections ciblées, sans
remettre en cause l’architecture
globale.
Plume : Eric HEIDEBROEK - Captures d’images :© Pirelli F1
YES we can !
Le Grand Prix de Miami a
marqué un tournant décisif
dans cette saison 2026
déjà mouvementée.
Après les incidents des premières
courses, provoqués par
des différentiels de vitesse trop
importants lors des phases de
recharge du MGU-K, la FIA a
imposé en urgence une série
d’ajustements destinés à lisser
la délivrance de puissance et
à réduire les écarts brutaux en
ligne droite comme en entrée
de virage.
L’élargissement des plages
d’angle de l’Aéro Active et la
révision des seuils de récupération
ont été appliqués pour la
première fois à Miami, modifiant
immédiatement le comportement
des monoplaces et
affinant les équilibres en piste.
Mercedes a été la première à
tirer parti de ce nouvel environnement.
Leur monoplace,
déjà cohérente, est devenue
presque imperturbable.
Antonelli, encore une fois, a
donné l’impression de piloter
MIAMI
en gérant parfaitement les
nouvelles transitions énergétiques.
Russell suit, solide, mais
c’est bien l’Italien qui continue
d’imposer le tempo.
Ferrari a profité de ces corrections
pour retrouver une stabilité
qui lui manquait encore sur
les longs relais. Hamilton, dans
une voiture qui lui répond enfin,
a livré un week-end incisif,
tandis que Leclerc a confirmé la
solidité retrouvée du package,
notamment dans les phases de
freinage et de ré-accélération
où la nouvelle cartographie du
MGU-K fait la différence.
Chez McLaren, le tableau reste
contrasté. Piastri s’adapte
mieux à cette F1 plus vivante,
Norris cherche encore le lien
avec une voiture qui bouge
beaucoup. Red Bull, elle, ne
parvient pas à masquer les
faiblesses d’un châssis instable,
même avec une gestion énergétique
assagie. Miami n’a pas
tout changé, mais a clarifié une
chose : cette nouvelle Formule
1 récompense ceux qui comprennent
vite.
Plume : Eric HEIDEBROEK - Captures d’images :© Mercedes-Benz F1
Le Grand Prix du Canada a
confirmé que cette saison
2026 avance désormais
sur un fil plus stable, mais
toujours imprévisible.
Après Miami, où les ajustements
de la FIA avaient commencé
à lisser les transitions
énergétiques du MGU‐K et
élargir les marges d’action de
l’Aéro Active, Montréal offrait
un premier test sur un circuit
stop‐and‐go, exigeant, où la
moindre imprécision se paie
immédiatement.
Mercedes a encore une fois
démontré qu’elle comprend
plus vite que les autres. La
W15 paraît désormais posée
sur des rails, et Antonelli a livré
un week-end d’une maturité
presque déconcertante.
Sa gestion des phases de récupération,
particulièrement dans
le secteur 2, a donné l’impression
d’une voiture parfaitement
synchronisée avec son pilote.
Russell, appliqué, reste dans le
rythme, mais l’Italien impose
désormais une forme d’autorité
silencieuse.
MONTREAL
La victoire
C’est partagé !
Chez Ferrari, la dynamique
est similaire à celle observée
à Miami : une voiture plus
stable, plus prévisible, qui
permet à Hamilton de retrouver
son tranchant dans les
freinages appuyés du circuit
Gilles‐Villeneuve. Leclerc, lui,
a profité d’un package mieux
équilibré pour signer des relais
constants, confirmant que la
Scuderia a enfin trouvé une
base technique solide.
McLaren continue d’avancer
en diagonale. Piastri s’adapte à
cette F1 plus mobile, mais Norris
peine encore à apprivoiser
une voiture qui réagit vivement
aux variations de charge.
Quant à Red Bull, le constat
devient préoccupant : même
avec une gestion énergétique
assagie, le châssis manque
de cohérence, et les pilotes
doivent compenser plus qu’ils
ne devraient.
Montréal n’a pas bouleversé
la hiérarchie, mais a révélé une
vérité nette : cette Formule 1
nouvelle génération récompense
ceux qui lisent le règlement
comme un avantage, pas
comme une contrainte.
L’équipe fière de la victoire
de son jeune champion
Plume : Eric HEIDEBROEK - Captures d’images :© Mercedes-Benz F1
Le Grand Prix de Monaco
a rappelé que, même dans
une Formule 1 modernisée
avec les ajustements techniques
autorisés, la Principauté
reste un territoire
où la précision prime sur la
puissance.
Après Miami et Montréal, où
les équipes avaient commencé
à apprivoiser les transitions
énergétiques plus douces,
Monte‐Carlo offrait un défi
radical : zéro place pour l’approximation.
Mercedes a encore dicté
le tempo. La W15, déjà souveraine
dans les phases de
récupération, s’est montrée
d’une stabilité rare dans les
enchaînements serrés du
secteur du Portier. Antonelli,
imperturbable, a livré une
démonstration de finesse. Sa
capacité à moduler la restitution
électrique en sortie de
virage a donné l’impression
d’un pilotage cousu main.
Russell, appliqué, reste dans
le sillage, mais l’Italien impose
désormais une forme
MONACO
de constance qui pèse sur
la hiérarchie. Chez Ferrari,
la dynamique reste positive.
Hamilton a retrouvé à Monaco
une voiture qui répond
immédiatement, notamment
dans les freinages courts de
la Rascasse. Leclerc, porté
par l’énergie du public et par
un package plus prévisible,
a signé des relais propres,
confirmant que la Scuderia a
enfin stabilisé son comportement
dans les phases mixtes.
McLaren, elle, avance par
à‐coups. Piastri s’accommode
de cette F1 plus mobile, mais
Norris peine toujours à trouver
le point d’équilibre dans une
voiture sensible aux variations
de charge. Quant à Red Bull,
le constat devient préoccupant:
même sur un tracé où la puissance
compte moins, le châssis
manque de cohérence, et les
pilotes doivent compenser en
permanence.
Monaco n’a pas redistribué
les cartes, mais a révélé une
vérité nette : cette nouvelle
Formule 1 récompense ceux
qui savent transformer la
contrainte en précision.
Plume : Eric HEIDEBROEK - Captures d’images :© Ferrari F1
Le Grand Prix d’Espagne a
offert un week-end dense,
chaud, vibrant, où la piste
de Montmeló a retrouvé
son rôle naturel : celui
d’un révélateur
impitoyable.
Sous un soleil écrasant et un
vent capricieux qui balayait les
tribunes, les équipes ont dû
composer avec un circuit qui
ne pardonne rien, surtout dans
les longues courbes rapides du
secteur 3.
Mercedes a une nouvelle fois
imposé son tempo. La W15
semble désormais respirer avec
la piste, et Antonelli a livré
une prestation d’une fluidité
remarquable. Dans les enchaînements
rapides, son pilotage
donnait l’impression d’un fil
tendu, jamais rompu. Russell,
solide, reste dans le sillage,
mais l’Italien continue d’installer
une forme d’autorité tranquille
qui pèse sur la hiérarchie.
Chez Ferrari, le week-end a
été marqué par une montée en
puissance progressive. Hamil-
BARCELONE
La victoire
Ça se partage avec plaisir !
ton a retrouvé à Barcelone un
mordant qui lui avait manqué
sur les tracés plus étroits,
tandis que Leclerc a signé des
relais d’une grande propreté,
profitant d’une voiture enfin
cohérente dans les transitions
rapides. La Scuderia n’est pas
encore au niveau de Mercedes,
mais elle avance. McLaren a
vécu un dimanche contrasté.
Piastri s’est montré incisif,
particulièrement dans les zones
où la voiture bouge beaucoup,
mais Norris peine toujours à
trouver le point d’équilibre. Le
vent latéral n’a rien arrangé,
rendant la MCL un peu trop
nerveuse pour qu’il puisse
s’exprimer pleinement.
Quant à Red Bull, le constat
devient préoccupant. Même sur
un tracé où la compréhension
aérodynamique est cruciale, le
châssis manque de cohérence,
et les pilotes doivent compenser
plus qu’ils ne devraient.
Barcelone n’a pas bouleversé
la hiérarchie, mais a rappelé
une vérité simple : ici, seuls
ceux qui savent lire la piste
gagnent du temps.
Plume : Eric HEIDEBROEK - Captures d’images :© Pirelli F1
Le Grand Prix d’Autriche
s’est déroulé dans une
atmosphère électrique,
portée par les immenses
vagues orange des supporters
de Verstappen qui
recouvraient les tribunes
du Red Bull Ring.
Entre averses brèves, éclaircies
soudaines et un vent descendant
des collines de Spielberg,
la piste n’a cessé de changer
de visage, obligeant les
équipes à s’adapter en permanence.
Mercedes a rapidement
imposé sa cadence. La
W15 semblait parfaitement à
l’aise dans les enchaînements
rapides, et Antonelli a livré
une prestation d’une grande
maîtrise. Dans les montées
vers le virage 3, son pilotage
donnait l’impression d’un
équilibre naturel, presque instinctif.
Russell, constant, reste
dans le rythme, mais l’Italien
continue d’installer une forme
d’autorité silencieuse.
Chez Ferrari, le week-end a
été marqué par une progression
nette. Hamilton a retrou-
SPIELBERG
vé un mordant précieux dans
les freinages courts, tandis
que Leclerc a signé des relais
très propres, profitant d’une
voiture stable malgré les variations
d’adhérence. La Scuderia
avance, et cela se voit.
McLaren a connu un dimanche
contrasté. Piastri, incisif,
a su tirer parti des zones
où la voiture bouge beaucoup,
mais Norris peine encore à
trouver le point d’équilibre.
Les changements rapides de
grip ont rendu la MCL imprévisible,
l’obligeant à composer
plus qu’il ne l’aurait souhaité.
Quant à Red Bull, le constat
devient préoccupant. Même
sur son propre terrain, noyé
sous l’orange de ses supporters,
la RB manque toujours de
cohérence. Les pilotes doivent
compenser un châssis qui ne
semble jamais totalement posé.
Spielberg n’a pas bouleversé
la hiérarchie, mais a rappelé
une vérité simple : ici, ceux qui
savent lire le ciel autant que la
piste prennent l’avantage.
Plume : Eric HEIDEBROEK - Captures d’images : © Ferrari1
Le Grand Prix de
Grande‐Bretagne a offert
un dimanche d’une
intensité rare, porté par un
public incandescent et un
ciel anglais qui n’a cessé
d’hésiter entre éclaircies et
averses.
Silverstone, avec ses courbes
rapides et son vent imprévisible,
a une fois encore rappelé
qu’il ne pardonne rien.
Et cette année, une difficulté
supplémentaire s’est imposée
: la gestion de l’équilibre
électrique / thermique, qui
a piégé plus d’un pilote.
Tantôt une pleine puissance
disponible, tantôt une chute
brutale d’énergie en sortie de
virage, un yo‐yo qui a rendu
la lecture de la course particulièrement
délicate. Antonelli
avait pourtant pris le meilleur
sur Hamilton, imposant un
rythme impressionnant dans
les enchaînements de Maggotts‐Becketts.
Mais en fin de
course, une erreur dans la zone
de Stowe l’a envoyé légèrement
hors de la trajectoire. La
Mercedes a heurté violemment
SILVERSTONE
le vibreur, endommageant la
roue avant gauche, ce qui a
immédiatement compromis son
équilibre et ruiné ses chances.
Leclerc, jusque‐là en embuscade,
a saisi l’occasion et s’est
envolé vers la tête. La tension
est encore montée lorsque
Verstappen est sorti de la piste
à cinq tours de la fin. La Safety
Car est entrée en piste, et
Ferrari, persuadée de sécuriser
la victoire, a rappelé Hamilton,
alors deuxième. Mauvais
calcul : même en pneus soft, la
Scuderia n’aurait jamais dû le
faire rentrer. Russell, troisième
à plus de neuf secondes, a
profité de la procédure pour
dépasser Hamilton piégé dans
l’allée des stands. Et puis…
rien n’a changé. La Safety Car
est restée en piste jusqu’au
bout, ne libérant le peloton
qu’au moment même où
Leclerc franchissait la ligne. Un
dernier tour neutralisé, figé, où
chacun a suivi à fond… mais
dans l’ordre imposé.
Silverstone a rappelé une vérité
simple : parfois, la course se
joue avant même que le drapeau
tombe.
LIVRE
300 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.
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S AUTO
301
302
L’ÂGE D’OR
DES RECORDS
AUTOMOBILES
urses régionales sur Amilcar.
maria avec Gaston Descollas,
ssionnaire Bugatti à Marseille,
quel elle participa à diverses
es, notamment le Paris-Saintël,
au volant d’une sculpturale
e. Selon la tradition Yacco, il fut
é de baptiser la voiture de
. Du tirage au sort entre les prées
quatre femmes sortit celui
ame Descollas. Après les Rosaroën,
la Matford Claire se
a face à son destin en mai 1937.
imisme régnait dans les stands
it des relations tendues entre
ice et Odette Siko nommée
ne de l’équipe, quelques impréuvent
cachés de l’histoire, vienmailler
cette haletante course
la montre.
La femme
de l’ombre
1925, date à laquelle une auto-
Ainsi donc, aujourd’hui, le vieux temple de
la vitesse fête ses cent ans. L’autodrome
de Linas-Montlhéry, structure d’acier et
de béton, est sans conteste le temple
mondial des records automobiles.
La C’était Matford des records le passage participa grandement obligé à la renommée pour de la marque les née plus du
mariage Mathis et Ford.
grands constructeurs afin de légitimer
la vérité aurait-elle été quelque peu propre gamme disparaître au profit de
scénarisée, voulant montrer une réussite
totale sans embûche. La photo des vendre les 40 % de parts lui restant à
la nouvelle gamme Matford, refusa de
leurs nouvelles mécaniques. C’est
quatre
ainsi
dames
que
avant
plus
le départ
de
n’au-
1.800 Ford SAF. exploits Jugeant l’usine furent alsacienne
rait-elle été prise qu’à l’arrivée ?
trop exiguë, le géant américain entreprit
la construction d’une unité de production
à Poissy devant ouvrir en 1940.
Il fallut attendre 1946 pour que Ford
produise sa gamme avec le succès
que l’on sait. En revanche, les prototypes
avant-gardistes créés par Mathis
Existe-il réalisés un cliché dévoilant et homologués la présence en majorité
de cinq amazones ? Mais finalement,
seule entre la victoire 1925 est belle. et 1935.
10 jours,
Sorti de 10 terre victoires sur la ! seule conviction et
Une le rêve fois encore, d’un les huiles homme Yacco ont : Alexandre la marque alsacienne. Lamblin,
démontré leur dynamisme et leur qualité.
ce Pas monument moins de dix records sont centenaire tombés
grâce à la Matford Claire. Le plus
méritait cet
spectaculaire ouvrage – celui de que quelque la réclame 190 pages truffées
dessinée par le talentueux Jean Jacquelin
de a mis photos en avant – est celui d’époque. des plus de Un beau volume
30 000 km, à la moyenne de plus de
140 cartonné km/h. Les chiffres réalisé ronds marquant après plus de quatre
plus facilement les esprits, l’idée
années de recherches par Jean-Claude
d’évoquer les données exactes a été
abandonnée. Car c’est exactement
Amilhat. Une plongée au cœur des
33 598,633 km que Claire avait parcouru,
années
à la
folles
moyenne
de
de
l’automobile où les
139,999 km/h. À ces 10 records du
monde hommes s’en ajoutèrent et 15 autres les internationaux,
dont le plus impressionnant
femmes prenaient
est tous 17 008,556 les km risques parcourus pour à repousser non
141,74 km/h de moyenne. Des temps
qui seulement laissent supposer que leurs pour une limites, raison
inconnue, l’allure fut ralentie sur les
mais également
jours celles suivants. de Claire leurs fut la dernière montures.
automobile sponsorisée par Yacco à
venir défier l’anneau. L’époque des
après-guerre ne suffirent pas à relancer
records touchait à sa fin. Si Yacco
En dépit de ses activités aujourd’hui
trouva d’autres opportunités pour promouvoir
ses produits, il n’en fut pas de
moins intenses, le vieux temple de la
même pour Matford. Émile Mathis,
blessé
vitesse
dans son
exerce
orgueil de voir
toujours
sa
et encore la
111
Le capitaine de l’équipe, Odette Siko. Aussi resplendissante qu’efficace au volant.
même fascination. L’histoire folle de
sa création ainsi que ses nombreux
épisodes heureux et tragiques qui
s’y sont déroulés attisent toujours la
curiosité des passionnés. De tous les
autodromes construits de par le monde,
il est le seul debout, arcboutant sa
vieille structure d’acier pour résister au
vent qui s’y engouffre, supportant sur
ses plaques qui tressaillent, le gel et la
fournaise des années qui l’éreintent.
‘L’âge d’or des records automobiles’,
de Jean-Claude Amilhat chez Casa
éditions (39,95 €) @ Charles DEMOULIN
La Matford baptisée Claire avant le départ. De G à D Simone de Forest, Hellé Nice, Odette Siko et Claire Descollas.
303
Faute de réelle concurrence, les Talbot emportent ce GP de l’ouverture sans grand panache (1 er , Duller n° 3, 2 e Conelli n° 2, 3 e Segrave n° 1).
Sur la ligne de départ, outre les trois Talbot à droite, se trouvent une BNC (n° 4) et une Lombard (n° 5).
304
19
Les essais sur l’Autodrome sont concluants, l’Étoile filante va pouvoir partir à la conquête de l’Amérique.
Plusieurs tours à 200 km/h prouvent que l’auto est fin prête.
146
305
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SPA - FRANC
ORCHAMPS
LES 24 HEURES DE A à Z
Présentation de l’ouvrage d’Eric FAURE et Benoît DELIEGE par Charles DEMOULIN
Cette année, les «24 Heures de Spa» fêtaient 100 ans d’existence.
Cent ans, l’illustrateur-éditeur Benoît DELIÈGE et le journaliste Eric FAURE
ont voulu les évoquer sous un angle inédit.
Plutôt qu’une simple revue chronologique, ces deux «régionaux de
l’étape» proposent sur plus de 300 pages abondamment illustrées
- plus de 850 photos et 20 aquarelles ! -
un abécédaire articulé comme il se doit
autour de 26 thèmes majeurs.
L’éventail est très large,
de la Coupe du Roi aux
engins les plus originaux
vus en action en
passant par les performances
des concurrentes
féminines, ou
les personnages «de
l’ombre» sans lesquels
la course ne pourrait
avoir lieu.
Les exploits et échecs
retentissants, les miracles
et les malheurs
ayant émaillé ces septante-cinq
éditions. Et
aussi les records, les
animations sur et autour
de la piste, bref
les innombrables facettes
d’une course
désormais connue aux
quatre coins de la planète.
Mais ce n’est
pas tout : chaque
lettre de l’alphabet
a droit en prime à un
petit «dictionnaire»
basé sur quelques
mots-clés, en rapport
bien entendu avec
ces 24 Heures qui
furent… de Francorchamps
avant d’être
dorénavant de Spa.
Un ouvrage
de 304 pages
pour le centenaire
des 24 Heures
Le samedi 19 juillet
1924 à 16h00,
vingt-sept voitures
s’élancent pour la
première édition des
24 Heures de Francorchamps.
Au terme
d’une ronde rendue
éprouvante par la
pluie et le brouillard,
307
308
Springuel-Becquet imposent
une Bignan 2.0l
capable d’atteindre les
135 km/h dans les longues
lignes droites du
tracé de 15 km.
Cent ans plus tard,
presque jour pour
jour, la septante-sixième
édition du
double tour d’horloge
opposa les 29
et 30 juin 2024plus
de septante GT3
dernier cri, confiées
aux meilleurs spécialistes
mondiaux de
la catégorie. Entre
BMW, Mercedes,
Audi, Ferrari, Porsche,
Lamborghini,
McLaren, Aston Martin
et Ford, la bataille
s’est annoncée terriblement
indécise et
les écarts à l’arrivée
minces !
Cent ans…
Voilà qui vaut bien
un livre, d’autant que
l’épreuve ardennaise
a suivi une évolution
étonnante.
Restée longtemps
dans l’ombre de son
homologue mancelle,
elle s’en est émancipée
en 1964 quand
ses maîtres d’œuvre
ont opté pour les
seules voitures de
tourisme.
Les ’’berlines de
course’’ ont occupé
le haut de l’affiche
jusqu’en 2000 avant de
céder le relais aux GT
dont la confrontation
309
310
a rapidement conquis
ses lettres de noblesse
au point de devenir désormais
la référence,
le rendez-vous le plus
important de la saison
pour les constructeurs,
teams et pilotes.
Ce qu’il faut savoir
Disponible au prix de
59€ en librairie ou par
commande directe
chez l’éditeur, l’ouvrage
sera suivi en fin
d’année par son indispensable
complément.
Celui-ci proposera
le palmarès complet
(classements,
abandons, non-qualifications)
de la classique
ardennaise, y
compris bien sûr le
résultat enregistré
cette année, ainsi
qu’une nouvelle
salve d’anecdotes et
de témoignages.
Mais chaque chose
en son temps. Place
d’abord à ces 24
Heures de A à Z qui
préfaçaient de belle
manière une très
prometteuse édition
du centenaire.
Auteur :
Eric Faure
Illustrations :
Benoît Deliège
304 pages
Plus de 850 photos
Prix : 59,00 €
Commandes online :
311
Q Enzo Ferrari (28 ans)
Enzo Ferrari (54 ans) W
314
Ce n’est pas la première
biographie que Luca Dal Monte
écrit sur Enzo Ferrari,
mais celle-ci est la définitive.
Ce jeune homme de 28 ans qui
pose fièrement au volant de
sa voiture de course n’imaginait
même pas son destin. Il
croyait dur comme fer en la
compétition et s’en est donné
les moyens en bravant
la vie et ses tourments
comme ses joies.
La photo de l’homme qui
a passé la cinquantaine
et pose au volant d’une
de ses propres voitures
de sport, marque la satisfaction
d’une vie bien
remplie qu’il continuera
de diriger jusqu’à plus de
90 ans. C’est comme ça
qu’a vécu cet entrepreneur
passionné qui laisse
en héritage au Monde
entier le fruit de ses
passions. Ferarri est
présent depuis 1950 en Formule
1, il y est toujours avec le
succès qui vient qui va au fil des
saisons. Mais la Scuderia est
omniprésente et véhicule toujours
les mêmes valeurs.
Luca Dal Monte raconte, d’une
plume légère et agréable cette
vie remplie par Enzo Ferrari. Il
faut savoir que Luca Dal Monte
a été l’attaché de presse d’Enzo
Ferrari et qu’il a eu accès et
vécu aux divers épisodes de sa
vie tant professionnelle que
privée. On trouve dans ce livre
copieusement documenté, non
seulement ses propres souvenirs,
mais aussi ceux de nombreuses
personnes qui ont vécu
leur vie en tout ou partie avec
le «Commendatore». Ce livre
ouvre les yeux sur la complexité
du personnage, sans occulter
les aspects plus sombres de sa
vie. Mais l’histoire est contée
avec l’élégance requise par le
respect de l’homme et de
sa famille,
316 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.
comme de ses partenaires
d’affaires, amis, clients et
concurrents. On trouve tout
dans ces 517 pages.
On découvre un stratège qui
manœuvre au mieux afin
d’atteindre les objectifs qu’il
s’est fixé. Et il faut croire
qu’aujourd’hui encore sa
ligne de conduite force l’admiration
et s’impose naturellement
comme une ligne
pérenne et efficace.
Dans cette écriture, plaisante
à lire, on trouve des
anecdotes sur ses relations
avec les médias, ses pilotes,
ses amours. C’est tellement
fort aujourd’hui encore que
vous ne vous lasserez pas
en lisant cet ouvrage.
317
Fine
Books
Edité par GLENAT - Paris
Présentation : Eric Heidebroek
© Leroy
Une véritable légende se construit toute seule, sur la base de réels
talents humains et passionnés. C’est le cas de celle qui poursuit Ayrton
SENNA. Et ceux qui ont décidé de se mettre ensemble pour la définir
avec le plus de justesse possible sont incontestablement ceux qui l’ont
bien connu et surtout, côtoyés. Comme Daniel Ortelli qui a couvert la
Formule 1 pour l’Agence France Presse, ou encore Dominique Leroy qui
depuis plus de 25 ans a traîné ses baskets dans les paddocks de la F1 et
a été l’un des témoins privilégiés - dont mes amis Paul-Henri Cahier et
Philippe de Barsy (†) - de l’arrivée et de l’ascension de Ayrton SENNA.
318 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.
ETERNEL
SENNA
Un ouvrage réalisé par les journalistes Daniel Ortelli et Thomas Woloch.
Livre illustré par les reportages du photographe sportif Dominique Leroy.
Pour cet ouvrage extrêmement bien documenté
et dont la mise en page offre un graphisme
fort et passionnant, Daniel Ortelli
et Dominique Leroy ont été assistés par un
jeune prodige, Thomas Woloch. Thomas est
passionné de F1 et a déjà réalisé quelques
biographies de pilotes F1 comme celle de
Max Verstappen (avec Daniel Ortelli déjà)
et celle de Sebastian Vettel.
C’est dire, comme dirait Pierre Corneille
«qu’aux âmes bien nées, la valeur n’attend
point le nombre des années.»
Ensemble et devant la documentation exhaustive
de Dominique Leroy, mais aussi
devant le récit de ses expériences, ils se
sont penchés sur la carrière exceptionnelle
d’Ayrton SENNA.
319
320 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.
8
4LA RÉVÉLATION
Et, à la lecture des deux ouvrages, dont celui
en bandes dessinées produit également par
GLENAT et fruit du travail de Lionel Froissart
au scénario et son équipe graphique, Papazoglakis,
Paquet et Cinna, on découvre, ou revoit,
même pour ceux qui ont vécu la carrière
du brésilien en direct à la télévision ou sur
les circuits, l’extraordinaire personnalité du
pilote brésilien.
Quand on voit la hargne de vaincre, les combats
sans concessions, les manœuvres osées,
téméraires, musclées entre pilotes, mais surtout
l’attitude chevaleresque d’Ayrton, on
321
9
322 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.
© Leroy
4CHAMPION ÉTERNEL
© Leroy
comprend très vite de l’aura qui se dégage
de ce Champion du Monde. Imaginez à Spa,
Eric Comas tape le rail et se retrouve arrêtée
au beau milieu de la piste, sa monoplace
risque d’exploser.
Comas est inconscient, et immédiatement,
Senna arrête sa F1. Il court porter secours
à Comas alors que les autres F1 arrivent à
pleine vitesse autour d’eux ! C’est tout simplement
héroïque, c’est du SENNA véritable
tout simplement. Comme la fois où il a tiré
son rival, Alain Prost, à ses côtés sur la plus
haute marche du podium en lui levant le
bras en l’air pour que le public l’acclame aussi.
Des images aussi sportives, aussi belles,
malgré les coups de colères, les frustrations
de ces athlètes aux comportements entiers
sont parfaitement démontrés dans ce livre.
323
Fine Books
FORMULE 1
F1
FERRARI
by Glénat
Deuxième édition 1950-2024
Certes, à l’heure d’écrire
ces lignes, le Championnat
n’est pas encore tout à fait
joué, côté constructeurs en
tout cas, car côté pilotes,
Verstappen est en train de
finaliser le travail pour une
quatrième titularisation.
On doit quand même souligner le travail
de Ferrari qui a réalisé une belle
et prometteuse campagne 2024. Leclerc
s’est adjugé Monaco, Monza
et Austin (USA) tandis que Sainz a
remporté l’Australie et Mexico. Cinq
victoires contre une en 2023, et
quatre en 2022... Tandis que 2021 et
2020 n’ont pas vu la moindre victoire.
Non seulement, Ferrari se retrouve
bien calé dans le TOP 10 des Grands
Prix, mais quand on sait que Lewis
HAMILTON vient renforcer l’équipe
en 2025, on ne peut qu’espérer une
par Eric Heidebroek
nouvelle équipe de choc et un retour
plus que mérité sur les podiums.
Il reste donc 3 Grands Prix à courir,
le 23 novembre à Las Vegas, le
1e décembre au Qatar et le dernier
à Abou Dabi. Si le Championnat du
Monde Pilote n’est pas affecté, le
championnat constructeur est encore
jouable, McLaren est
premier avec 593 points,
Ferrari est à
557 points
suivi par
RedBull avec ses
544 points. Et donc,
rien n’est joué. Pour Mercedes, c’est
cuit, 372 points, c’est trop loin derrière,
même si l’auto a l’air d’aller mieux.
324 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.
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F1
FORMULE 1
by Glénat
Fine Books
par Eric Heidebroek
Peter NYGAARD est un
spécialiste danois de la Formule
1, auteur de plus d’une dizaine
d’ouvrages sur ce sport
automobile et sur les pilotes.
Ses ouvrages ont été traduits en plusieurs
langues et constituent des références
pour les amateurs du genre.
Depuis plus de 35 ans, il parcourt le
monde, les pistes et les paddocks, à
la recherche de l’image unique du pilote,
de la voiture ou de la course.
GLENAT produit la deuxième édition
du livre FORMULE 1 de Peter NY-
GAART. Un ouvrage mis à jour dans
lequel on trouve tous les podiums et
les dix premiers classés dans
toutes les courses de F1
de 1950 à 2021.
L’auteur enrichi le livre
de ses propres photos dont
certaines sont percutantes.
Le livre est scindés en
décennies. C’est très bien fait
et cela permet à tout un
chacun, intéressé, par la
Formule 1 de peaufiner ses
connaissances en matière de championnat
du monde cette discipline.
326 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.
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F1
FORMULE 1 2 0 2 3
by Glénat
Fine Books
Cette édition est à nouveau préfacée par Laurent-Frédéric Bollée
journaliste, chroniqueur, rédacteur en chef, commentateur spécialisé
en sports mécaniques français, né le 9 mai 1967 à Orléans. Il est
également scénariste de bande dessinée et auteur de biographies de
sportifs. Et à chaque édition du très épais livre FORMULE 1 de Peter
NYGAARD, spécialiste danois de la Formule 1 il préface cette troisième
rétrospective qui ajoute l’atmosphère des Grand Prix 2023
alors que les deux dernières courses sont encore à disputer.
Alors que le Championnat du Monde des pilotes est déjà
joué depuis deux Grand Prix par le Champion du Monde
de 2022, Max Verstappen, qui avec Red Bull domine extraordinairement
les deux dernières saisons. Il est impressionnant
de rigueur et d’efficacité. Le team Red
Bull est incroyablement bien dirigé et ses équipes
bluffent l’ensemble du plateau par leurs compétences,
leur efficacité et leur rapidité... Pensez
donc 2,2 secondes pour changer les quatre
pneus d’une F1... C’est fou et ils le font pratiquement
à chaque coup !
Si pour moi, le premier titre de Verstappen
n’est pas le reflet de la saison
2021 où Hamilton a été privé du titre
par une erreur de la direction de
course. 2022 et 2023 ont révélé
la véritable valeur de Max Verstappen
qui a bien mûri et mérite
indiscutablement les deux dernières couronnes
de Champion du Monde ! (E. H.)
328 Un lien ne fonctionne pas, ou renvoie ailleurs, dites le nous, on corrige. Merci.
L’ AFTER LAP
de Laurent-Frédéric BOLLÉE
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Fine Books
MONACO
1950-1965
par Eric Heidebroek --- Chez Glenat
Le Grand Prix de Monaco est à lui seul
l’image fondamentale de la Formule 1
depuis 1950, n’en déplaisent à certains
qui voudraient que les Grand Prix
de demain soient réalisés sur des
pistes aseptisées et modélisées par
l’intelligence artificielle.
À l’aune de l’Automobile, le Grand Prix
de Monaco comme le Rallye de Monte-
Carlo sont des symboles, comme les
24 heures du Mans, les 500 miles
d’Indianapolis.
Le superbe ouvrage que nous vous
présentons ici, est dû à Wolfgang Frei,
neveu d’Edward D. Quinn,
(1920-1967) célèbre photographe
de la «jet-set» Côte d’Azur à qui l’on
doit une panoplie de photos de stars,
célébrités, personnalités des années
‘50-;70, comme Picasso, Churchill,
Brigitte Bardot, etc. Mais en plus, ce
photographe irlandais a généré des
photos des Grand Prix de Monaco de
1950 à 1965. 275 clichés exclusifs qui
se répartissent sur les 240 pages de
cet ouvrage qui doit absolument se
retrouver dans votre bibliothèque. Et si
vous devez faire un cadeau de marque
à quelqu’un, c’est l’ouvrage qui convient
idéalement ! E.H.nov 23.
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MONTE
CARLO
1961-1986
Au début, le Rallye de Monte-Carlo démarrait de plusieurs
villes d’Europe. En fonction des itinéraires destinés
à rejoindre la capitale Monégasque, les organisateurs
avaient organisé des étapes spéciales, où se mêlaient
des étapes de vitesse pure, des étapes chronométrées,
techniques et qui au fil des années ont attiré la plus
grande foule sur tout le parcours.
Ce très beau livre relate à force d’images et d’anecdotes
comme de récits historiques cette formidable épopée.
Cette édition consacrée à la période 1960/1980 reflète
la progression spectaculaire de la discipline qui
a vu naître la fabuleuse catégorie «Groupe B» avec
des voitures de course impressionnantes, créées par
les équipes d’usine avec des moyens extrêmes. Sur
les spéciales, les équipes d’usine ne se faisaient aucun
cadeau.
Quelque 250 photos exclusives retracent cette période
magique et sportive. Sur 240 pages, vous
retrouverez les principaux protagonistes tant
professionnels qu’amateurs. Ce bel opus, édité
par GLENAT, préfacé par Jean Ragnotti, est un
excellent travail dû à Serge Cordey.
Vous pouvez feuilleter quelques pages de ce
livre en cliquant sur le bouton ci-contre.
C’est un très beau cadeau que tout amateur
de rallye sera heureux de recevoir.
Commentaire : Eric HEIDEBROEK
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