20.01.2025 Vues

Pop It Up Catalogue

Situated within the industrial framework of a former tannery, this temporary installation engages with the adaptability and processual nature of vernacular American stick construction. The project investigates the material and cultural logic of this building method, exploring its potential within a context of historical repurposing and contemporary performance. Curated by Christophe Ponceau, the installation unfolds as an open-ended dialogue between design, construction, and public engagement. The act of building was staged as a live performance, inviting participation and observation. Contributions by Akoaki and photographic installations by artist Marie Combes expand the narrative through the post-industrial architecture and the landscape beyond, embedding the project within a layered exploration of reactivation and memory. Here, the Tanneries Cultural Center becomes both a site of experimentation and a locus for rethinking the intersections of craft, architecture, and cultural heritage. Amilly, France, 2013

Situated within the industrial framework of a former tannery, this temporary installation engages with the adaptability and processual nature of vernacular American stick construction. The project investigates the material and cultural logic of this building method, exploring its potential within a context of historical repurposing and contemporary performance.

Curated by Christophe Ponceau, the installation unfolds as an open-ended dialogue between design, construction, and public engagement. The act of building was staged as a live performance, inviting participation and observation. Contributions by Akoaki and photographic installations by artist Marie Combes expand the narrative through the post-industrial architecture and the landscape beyond, embedding the project within a layered exploration of reactivation and memory. Here, the Tanneries Cultural Center becomes both a site of experimentation and a locus for rethinking the intersections of craft, architecture, and cultural heritage.

Amilly, France, 2013

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POP IT UP



POP IT UP

>> du 8 juin au 29 septembre 2013

ANYA SIROTA

JEAN LOUIS FARGES

atelier AKOAKI

MARIE COMBES

artiste plasticienne

JAMES CHESNUT, MISSY ABLIN, ALLEN

GILLERS, CHRISTOPHER REZNICH,

CATHARINE PYENSON, ERIKA LINDSAY

Taubman College of Architecture + Urban

Planning, Université du Michigan

CHRISTOPHE PONCEAU

commissaire d’exposition

>> les Tanneries d’Amilly



EDITION 2013

pop it up

L’atelier AKOAKI avec la complicité de 6 étudiants

américains en architecture de l’université du

Michigan investissent les Tanneries d’Amilly en

y installant 2 monumentales étoiles en ossature

bois « la matière la plus recyclable qui soit »*. En

référence au mode constructif des habitations

américaines, elles créées un contraste avec les

gris du bâtiment par des touches de rose, blanc

et jaune. L’une des structures est arrimée au

sol, l’autre est en lévitation et pointe ses flèches

dans les hauteurs vertigineuses de l’élégante

géométrie des poutres de béton vers le ciel

infini. En résonnance avec cette installation, les

photographies mises en scène en intérieur, face

à la béance du mur ouest et ouvrant un large

champ sur la végétation confrontent les Tanneries

à la ville de Detroit. Celles disséminées dans le

parc que se découvre au détour d’une promenade

guidée par de longues allées taillées dans une

nature sauvage. L’osmose entre les clichés de

Marie COMBES racontant Détroit, ses déserts

de béton, ses friches urbaines, ses restes de

civilisation industrielle et le site des Tanneries est

saisissante et nous invite à la réflexion.

D’un témoignage de jeunes artistes qui interrogent

le présent de leur ville et de ses habitants

à un lieu en devenir dont la vocation est de

transcender la réalité en y accueillant la création,

voilà ce que nous propose pour cette édition

2013 l’exposition Pop it up proposé par Christophe

PONCEAU chargé du commissariat et orchestré

par Anya SIROTA et Jean Louis FARGES de

l’Atelier AKOAKI.

Un grand merci à eux et à tous nos partenaires

publics et privés qui conçoivent l’art et la culture

comme un vecteur de développement, d’éducation

et d’humanisme.

AKOAKI assisted by 6 architecture students from

the University of Michigan’s Taubman College

of Architecture + Urban Planning take over the

Amilly Tanneries and install 2 giant stars using

vernacular wood frame construction, a technique

that is both ubiquitous and “infinitely recyclable”*.

The resultant structures use traditional American

construction practice. Animated with pink, yellow

and white, they hover in contrast to the various

shades of grey in the existing building. One of

the stars is fixed to the ground, the other one

levitates, directing its sharp points towards

the breathtaking heights of the bare concrete

structure and beyond towards the infinite sky.

Echoing this installation are the photographs

presented inside a floating gallery facing the

opening in the west wall that commands a

wide view over the vegetation, as well as those

scattered in the park, which we discover as we

wander on a guided tour following long paths cut

through the wilderness. The osmosis between

Marie COMBES’s photographs of Detroit, its

concrete deserts, its urban terrains, its remnants

of industrial civilization, and the site of the

Tanneries is striking and gives us something to

think about. The juxtaposed works ruminate on a

complex urban scenario, and simultaneously, revel

in the transformative potential of a place whose

vocation is to transcend reality by welcoming

creation. This is what the Pop it up exhibition with

curator Christophe PONCEAU, Anya SIROTA and

Jean Louis FARGES of AKOAKI offer us for the

2013 edition.

Many thanks to them as well as to all our private

and public sponsors who conceive art and

culture as means of development, education and

humanism.

* Anya SIROTA

3

Gérard Dupaty,

Maire d’Amilly




COMMISSAIRE/CURATOR

accompagner l’éclosion

POP IT UP laisse une grande liberté de création

aux artistes invités. Dans les pays anglo saxons,

on utilise le terme curator, qui vient du verbe to

cure, soigner, prendre soin. Il est plus adapté

que le terme français de commissaire qui sousentend

une hiérarchie. Ici mon rôle est surtout

d’offrir la possibilité d’une expression plurielle, un

« construire ensemble » qui dévoile un lieu en

mutation.

Tout d’abord le site : Travaillant sur les

aménagements extérieurs des Tanneries et étant

par ailleurs scénographe d’exposition, l’envie était

grande de proposer

un projet dans ce

bâtiment si particulier :

une architecture simple

et brute que le temps

a laissée ouverte

sur un paysage

presque sauvage.

Mélanie Drevet et moi

avons pris soin de le

conserver tel quel pour

préserver la richesse de sa flore. Aujourd’hui, par

les béances du bâtiment, la nature est partout

présente : naturel et construit se rejoignent.

Ensuite une démarche : L’équipe AKOAKI

originaire de Détroit (Michigan, USA) développe

une approche architecturale différente et prend

en charge la conception et la fabrication de

ses projets. Investissant des lieux désaffectés,

AKOAKI provoque une relation différente au

site. Découverte, interrogation, échange, ces

installations légères et colorées nous laissent

imaginer un autre devenir possible.

POP IT UP assigns significant creative freedom

to the invited artists. The word “curator”, from

the verb “to cure”, to remedy, to take care, is

used in English-speaking countries. It is more

suitable than the French word “commissaire”

which connotes a form of hierarchy. My job here

is above all to offer the possibility of collective

expression, of “building together”, that may

reveal the potentials of a site in the process of

transformation.

First a little about the site: as an exhibition

scenographer working on the landscape design

at the Tanneries, I

had a strong desire

to propose a project

for such a unique site,

to offer the possibility

of an intervention

on a simple, rough

architecture that over

time was left open on a

rather wild landscape.

Mélanie Drevet and

myself took care to preserve its qualities, to

protect its rich flora. Today nature is omnipresent

through the openings of the building; the natural

and the built environment merge into one.

Then the project itself: the AKOAKI team

from Detroit (Michigan, USA) has a particular

architectural approach, taking on both the design

and the construction of their projects. Engaging

sites which have fallen out of use, AKOAKI

prompts a different relation to the site. Discovery,

questioning, exchange - these light and colorful

installations prompt us to imagine other possible

futures.

6


Les étoiles d’AKOAKI, flottantes bien que

monumentales nous transportent ailleurs, plus

haut. Elles élèvent le sol, les poutres, la charpente

et le toit. Envolée ou atterrissage ?

Conçues en 2 semaines, elles ont été

décomposées puis construites sur place en

2 semaines également : Créativité, inventivité,

efficacité caractérisent la guérilla architecturale

que nous propose ce commando.

Enfin une déambulation photographique : Le

travail de Marie Combes s’approche tour à tour

du paysage et de l’architecture. Elle s’approprie

les lieux pour en restituer à sa façon les volumes

et les perspectives. Son regard vagabond cadre

les espaces parcourus en témoin d’une situation

donnée et livrée à notre interprétation.

Les images de Détroit en friche affichées dans le

parc raccordent l’installation d’AKOAKI à son lieu

d’origine et d’expérimentation et dialoguent avec

la prairie.

Les diptyques témoignent en même temps qu’ils

déstabilisent. Packard (emblème du déclin de la

ville industrielle) regarde les Tanneries, une autre

échelle, une autre histoire.

La ruine industrielle et presque apocalyptique

côtoie les 6 images issues de la commande de la

ville d’Amilly qui attestent d’un état du bâtiment

avant le démarrage des travaux de transformation.

The floating yet giant stars carry us into another

higher sphere. They elevate the floor, the beams,

the carpentry and the roof. Uplifting or landing?

Designed in 2 weeks, they were fragmented

into parts and built on site in 2 weeks as well.

Creativeness, inventiveness and efficiency are

the characteristic features of this architectural

intervention produced with assistance from a

squad of 6 students.

Finally let’s amble through the photographic

works: Marie Combes’s images consider

landscape and architecture as a visual hybrid. She

makes the site hers, reconstructing the volumes

and the perspectives according to her own logics.

Her gaze reinvents the spaces she has visited in

testimonial to a material scenario that is then left

to our interpretation.

The images of Detroit’s neglected terrain

displayed in the park link the AKOAKI installation

to its place of origin and experimentation; they

interact with the meadow.

The diptychs both witness and disturb. Packard (a

symbol of the decline of an industrial metropolis)

watches the Tanneries; another scale, another

story.

The industrial almost apocalyptic ruin stands

next to the 6 works commissioned by the city of

Amilly, which show the state of the building before

imminent architectural interventions begin on the

site.

Christophe Ponceau

Rue du Repos

7


Série Les Fugitives, Marie Combes










L’ARCHITECTURE

stars

Aux Tanneries, nous avons construit deux étoiles

géantes. Les structures, fabriquées sur place, font une

dizaine de mètres d’envergure. Elles ont été édifiées sur

place selon les principes de construction traditionnels

américaine à ossature bois. Le résultat est un “bang”

iconographique. Signifiants flottants, ces étoiles tentent

les visiteurs à envisager avec un nouveau regard les

potentiels spaciaux d’un site industriel en cours de

transformation et peut-être à imaginer une utilisation

informelle, plastique et collective.

Le projet, intitulé “pop it up”, survient à un moment

critique pour le complexe des tanneries. A l’automne

2013, le site sera converti en centre culturel et artistique.

A l’état actuel, brut, avec sa structure de béton mise

à nu, sans plancher au deuxième étage ni fenêtres, ce

qui reste de l’architecture offre cependant une occasion

unique d’expérimenter et de s’investir temporairement.

Une étoile à sept branches plane au dessus de l’espace

d’exposition, fixée à la structure de béton préexistante.

La deuxième étoile apparaît entre les colonnes du

rez de chaussée, en équilibre précaire au dessus des

cuves de la tannerie. Ces deux protagonistes inattendus

deviennent des supergraphismes en trois dimensions

et instaurent un dialogue avec les particularités du

bâtiment industriel tout autant qu’avec le paysage

alentour.

Les formes que l’on peut voir du dessous, du dessus et

au plan horizontal offrent des points de vue multiples

et superposés, suggérant que l’on peut parvenir à

défier les lois de la géométrie grâce à des techniques

simples et abordables, sans avoir recours aux coûteux

moyens de fabrication actuels : une scie d’usine, une

scie circulaire, une agrafeuse pneumatique et quelques

visseuses.

Le processus de construction, libre d’accès au public, a

pris deux semaines et a été accompli en collaboration

avec des étudiants du collège Taubman d’architecture

et d’urbanisme de l’université de Michigan. Tous les

restes de matériaux ont été réutilisés pour concevoir

et aménager une terrasse faisant office de point

d’observation. L’appropriation scénographique de la

terrasse laisse la place à de multiples usages à l’avenir.

At the Tanneries, we built two giant stars. The

structures, constructed in situ, span over thirty feet point

to point and deploy the logics of American vernacular

stud construction in order to deliver an iconographic

pow. As floating signifiers, they encourage visitors to

take a fresh look at the spatial potentials of an industrial

site in the process of transformation and to imagine a

more playful, dynamic and collective future.

The project, titled Pop It Up, comes at a critical moment

for the tannery complex. Come fall 2013, the site will

be converted into a cultural art center. In its current

state of coming-undone-ness, however, with its bared

concrete structure and second-story wood flooring

and windows removed, the surviving architecture offers

exceptional opportunities for experimentation and

interim engagement.

One seven pointed star hovers dexterously above

the exhibition space clipped to the existing concrete

structure. The second star steps out between columns

on the ground floor, and balances precariously over

the tannery tanks. The two mischievous protagonists

become three dimensional supergraphics and perform

in dialogue with the idiosyncrasies of the industrial

building as well as the landscape beyond.

The forms which can be viewed from above, below and

at eye level engage multiple and overlapping vantage

points, suggesting that challenging geometries can be

arrived at through simple, approachable techniques

independent of costly contemporary fabrication

facilities. All elements in the project were produced and

assembled on site using tools germane to conventional

North American construction: a mill saw, a table saw, a

pneumatic stapler and a few screw guns.

The construction process, free and open to the public,

spanned two weeks and was performed in collaboration

with students from the University of Michigan’s

Taubman College of Architecture + Urban Planning. All

construction scraps were reused to design and furnish

a viewing platform and terrace. The scenographic

appropriation of the terrace proposes that multiple uses

may emerge over time.

Anya Sirota & Jean Louis Farges

AKOAKI






ENTRETIEN

EXTRAIT D’UN ENTRETIEN DE BRITTANY GACSY AVEC ANYA SIROTA ET JEAN LOUIS FARGES, 2013

(EXTRACT FROM AN INTERVIEW)

Brittany Gacsy :

Pourquoi “Pop it up”? C’est étrange, générique et

un peu inattendu comme titre...

Anya Sirota :

Il évoque quelque chose de clair, lisible et

accessible. Une émergence, quelque chose de

populaire ou d’iconographique. Le terme “pop up”

est omniprésent dans le domaine économique

contemporain où il a été choisi à la fois par les

intérêts économiques et les institutions pour

symboliser l’élasticité, la vibrance et la capacité

d’adaptation en rebondissant. Le marché donne

au terme une connotation très optimiste. Dans ce

contexte, que faisons-nous surgir ici alors? L’objet

(the “it”). En l’espèce, l’objet est littéralement un

significant flottant. Une étoile géante. En fait, deux

étoiles géantes.

BG :

Pourquoi cette rapidité ? Quelle est votre

démarche ?

Jean Louis Farges :

Nous n’avions aucune idée préconçue de ce que

nous installerions sur place. Nous avons passé

deux semaines à y réfléchir, à faire des dessins et

rechercher les potentialités spatiales du lieu. Nous

aimions beaucoup la chance unique qu’offrait

cet espace ouvert et nous voulions en tirer le

meilleur parti. Nous avons passé deux semaines à

construire sur place à partir de dessins que nous

avions preparés. Les techniques que nous avons

utilisées sont très simples, adaptées directement

de modes de construction traditionnels nord

américains. C’est une méthode qui permet une

Brittany Gacsy :

Why “Pop It Up”? It’s strange, generic, a little illbehaved

as far as titles go…

Anya Sirota :

It refers to something clear, legible, accessible.

Something that comes up fast. Something

emergent, even popular, or iconographic.

The term “pop up” is very ubiquitous in the

contemporary economic environment, where

it’s been coopted by both commercial and

institutional interests to symbolize elasticity,

vibrancy, the capacity to make a nimble, adaptive

come back. The market packs a lot of optimism

into the term. In that context, what are we popping

up here then? The “it”. In this case the “it” is

literally a floating signifier. A giant star. Two giant

stars, in fact.

BG :

What makes it so fast ? What is this process that

you are using ?

Jean Louis Farges :

We had no preconceived notion of what we

would install on site. We spent two weeks thinking

about it, drawing the site, accessing the spatial

potentials of the place. We loved the unique

opportunity that the open floor plate presented,

and we wanted to engage the section fully. We

spent two weeks building on site from a set of

drawings that we had prepared. The techniques

that we used are very straight forward – adapted

directly from vernacular North American building

traditions. It is a method that allows for radical

form-making without investment in complex tools

22


mise en forme radicale sans investir dans des

outils sophistiqués ni dans des ateliers. C’est aussi

une démarche des plus collectives qui permet au

plus grand nombre de participer.

BG :

Bien. Donc, pourquoi une étoile ?

AS :

Parce que l’iconographie convient parfaitement

à la multiplication des points de vue. Les étoiles

sont une série de supergraphismes que nous

avons superposés afin de tenter les visiteurs

à en faire le tour et, ce faisant, à accroître leur

perception du bâtiment existant de la tannerie.

Elles sont légères et transparentes, et elles sont

and shops. It also is a highly collective process

which allows for maximum participation.

BG :

Okay, so why a star ?

AS :

Because the iconography is perfect for

multiplying vantage points. The stars are a series

of supergraphics that we layered to tempt visitors

to move around them and by sheer coincidence

expand the perception of the existing tannery

building. They’re light, transparent. And they’re

prink and friendly. But what they’re really doing

is pointing to the exceptional qualities of the site

itself.

23


ENTRETIEN/INTERVIEW

roses et sympathiques. Mais ce qu’elles font en

réalité, c’est montrer les qualités exceptionnelles

du lieu.

BG :

Et qu’est-ce qui se passe sur la terrasse ?

JLF :

La terrasse existante du deuxième étage est un

espace remarquable. C’est un point de rencontre

entre l’architecture et le paysage. De cette

terrasse, on peut voir la beauté du paysage

conservé avec les installations photographiques

de Marie. On peut avoir un aperçu de la tannerie

haute de deux étages, dans la mesure où cela

offre des vues obliques de la structure. La

terrasse -même est entourée de murets et de

quelques poutres en béton. Mais le toit et les

fenêtres ont été retirés. Le résultat met en scène

un relation singulière entre l’intérieur et l’extérieur,

et cela sans le diktat des artifices modernistes.

Nous voulions accentuer cet effet sans être trop

directifs quant à l’usage ou la fonction. Le but était

de produire de multiples possibilités sans trop

imposer de ligne de conduite.

AS :

Nous avons conçu la terrasse comme un espace

libre d’accès au public, que chacun peut utiliser

et adapter selon ses besoins. Nous l’avons

faite en utilisant les matériaux qui restaient

de la construction- le bois et le contreplaqué

qui maintenaient en l’air la structure de l’étoile

au moment de son assemblage. La terrasse,

avec tout le flou de la programmation, est la

part projective et optimiste de l’installation. Elle

BG :

And what is happening on the terrace ?

JLF :

The existing second-story terrace is an amazing

space. It’s a true hybrid between architecture

and landscape. From this terrace you can see

the beautifully mediated landscape with Marie’s

photo installations. You can peek into the double

height tannery building, as it brings in oblique

views of the structure. The terrace itself is lightly

enclosed with walls and a few concrete beams.

But the roof and windows have been removed.

And the result is truly an idiosyncratic inside/

outside scenario, but one without the ordering or

didacticism of Modernist contrivances. We wanted

to activate it, but not be too prescriptive about its

use or function. So we aimed to produce lots of

possibilities and no overarching guidelines.

AS :

We designed the terrace to be a space, free

and open to the public, which everyone can use

and adjust to their needs. We made it using our

construction scraps – the studs and plywood

platforms that held up the star structures in space

as they were being assembled. The terrace with

all its programmatic fuzziness is the projective

and optimistic portion of the installation. It

suggests that uses can emerge and that the site

may benefit from being adaptive.

BG :

Do you consider yourself architects or artists ?

The stars are uninhabitable, correct ?

24




suggère que des utilisations peuvent en émerger

et que ses possibilités d’adaptation peuvent

profiter au site.

BG :

Vous vous voyez comme des architectes ou

comme des artistes? Les étoiles ne sont pas

habitables, n’est-ce-pas ?

JLF :

Nous avons fait cette intervention éphémère

uniquement pour cet endroit et elle est appelée

à faire partie intégrante de la tannerie. Nous ne

pensons pas que cela pourrait marcher de la

même manière ailleurs, où que ce soit. Donc

nous avons essentiellement construit deux

ornements monumentaux. Et avec les restes

de la construction, nous avons meublé l’espace

existant. C’est une réponse en trois dimensions

aux questions que l’on se pose sur la mise en

valeur du domaine public. Ceci en fait un véritable

projet architectural et répond au désir collectif

contemporain : s’approprier les lieux, renouveler

l’utilisation et l’imagination.

JLF :

Our ephemeral intervention is uniquely conceived

for this site and is designed to become a part

of the tannery building. We don’t think that it

could work in the same manner anywhere else.

So, essentially, we’ve built two monumental

ornaments. And with the left-over construction

materials, we’ve furnished the existing space.

This is a spatial response to questions about the

activation of the public realm. And this plainly

makes it an architectural project, one that appeals

to a contemporary, collective desire to reuse,

appropriate and reimagine.

04.06.2013

27


L’ART PLASTIQUE

Deux dispositifs d’images

L’image est dans mon travail le processus d’élaboration

majeur.

Le dispositif plastique mis en œuvre dans Diptyques est

une incitation à la relecture du rapport qui existe entre

deux images. La construction mentale dans ce dispositif

de représentation ressemble à un montage, cadrer,

recadrer donne lieu à des espaces de liberté.

Les Diptyques explorent les limites et contraintes du

cadre dans leurs capacités à faire vaciller la perception

sur les notions de l’espace et du paysage. Il s’agit

d’imaginer ce que l’on pourrait voir dans la dualité

d’une double perspective, et comment celle ci peut

reconstruire un espace.

The image is, in my work, where the major process of

elaboration takes place.

The arrangement of “Diptyques” initiates a new

approach to the relation between two images. In this

representation we have a mental construction similar to

editing; the framing and recomposing process creates

spaces or intervals of freedom.

“Diptyques” explores the limitations and constraints

of the frame. The associations of images throw our

perception of the very notions of space and landscape

out of balance, and give us a new way of seeing, using

the duality of a double perspective, and reconstructing a

new and different space.

Ce processus de travail juxtapose des espaces, des

temps, en résonance, avec la perception du monde et

de l’expérience du réel, les questions de perspectives et

de l’imaginaire urbain.

Il y a dans la capture photographique le désir de

saisir des fragments de réalité. Prélèvement dans

le flux continu des images, dans ce dispositif, la

tentative de représentation ressemble à un montage

cinématographique.

La forme plastique des œuvres Diptyques et les

Fugitives est le fruit d’une démarche ayant une très

forte relation à la construction. Elle explore comment le

fragment de la matière image trace des cheminements

dans deux dispositifs, des itinérances dans le chaos des

images.

Multiplier les points de vue entre le monde intérieur et

le monde extérieur. Un pli entre le dehors et le dedans.

C’est dans le creux que ça se passe.

L’installation des Fugitives dans la prairie du site des

Tanneries renoue avec la dynamique, le mouvement

du dispositif d’images que j’ai pratiqué à Detroit

en Septembre 2012. A Detroit je marchais sans

connaissance du territoire. Je n’avais pas de carte, juste

cette boussole interne qui entre en écho avec un coin

de rue, un bâtiment, un arbre. Comment dans la dérive

Diptyque 8-H, Les Tanneries, Amilly, 2013

This process juxtaposes bits of space and bits of time, in

resonance with our perception of the world, our actual

experience of reality, our elaboration of perspective, and

our urban fantasy.

Photography is a process of capture, a desire to seize

fragments of reality. “Diptyques” is a sampling process

in the continuous flow of images, striving to achieve a

representation in many ways similar to an edited film..

The visual form of the work in “Diptyques” and

“Fugitives” is the result of an approach that is really

28


photographique cette observation des traces reconstruit

quelque chose et donne un corps à la ville.

Ce qui est donné ici est un fragment de ce dispositif. Le

corps du visiteur, avec le déplacement, la découverte

de la presqu’île des Tanneries, et quelques images,

expérimente ce que pouvait être ce processus à

l’échelle d’une ville. C’est un fragment de l’expérience

visuelle et physique de mon vécu à Detroit.

A Detroit je n’imaginais pas faire ce chemin à l’envers,

à contre sens, revenir en arrière. Il y a toujours ce

souvenir, ma présence au monde entre l’ombre et la

lumière, un terrain vague et la lumière de l’été.

Les images deviennent des fragments d’histoires, des

a construction process. During this process I explore

how a fragment of image matter moves through the

arrangement, leaving its trail, and how it roams, not

quite at random, through the chaos of images.

I wish to multiply the points of view between the world

inside and the world outside. I look at the fold between

within and without. It is in this dark hollow that I am, or

maybe that I would be.

The installation of “Fugitives” in a meadow on the

Tanneries location is a dynamic follow up of the image

arrangement I worked on in Detroit in September 2012.

In Detroit I roamed through a territory unknown to me. I

had no map, just an inner compass that would resonate

with a street corner, a building, or a tree. I was exploring

how my scrutiny of this drifting photographic path could

rebuild something, give flesh and bones to a town.

What is shown here is a fragment of this experiment.

The visitor’s body, discovering and moving through

the Tanneries peninsula and the images ther, may

experience what this could become scaled up to a

whole town. “Fugitives” is a fragment of my own visual

and physical experience in Detroit.

In Detroit I never imagined I would go over the same

itinerary backwards, against the stream, going back

even in time. There is always a memory, my presence

to the world between light and shade, a vacant lot

overgrown and wild in the summer sun...

détails, dont les points d’ancrage de l’intrigue principale

sont à la fois immédiatement familiers et totalement

vagues, comme un souvenir d’enfance.

Faire un pas. Je marchais, dans l’effacement du corps.

Avec l’expérience visuelle il y a toujours la pratique

corporelle. Les images prennent acte de l’abandon,

remarquent la destruction, mais elles dessinent

surtout une ligne sinueuse dans la mémoire, comme

ces dessins qui apparaissent en reliant les points des

nombres croissants.

Images become fragments of stories, details drifted

from the main storyline yet immediately familiar

although totally vague, just like a memory from

childhood.

Taking a step, and then another. I would walk as if

erasing my body from the scene. Visual experience

is always also a whole bodily experience. The images

record abandon, take note of destruction, but most of

all trace a winding line inside the memory, a line of life

between critical points.

29


L’ART PLASTIQUE

Diptyque 1-O, Packard Plant, Detroit, 2012

Le cadre, je ne sais pas où il commence. Incertain et

bancal. Cadrer c’est chercher la distance, tenter de situer

son corps, alors comment reconstruire cette béance. Le

vide travaille les images, mais ce qui est frappant dans

la déshérence de cette ville, c’est qu’elles témoignent

aussi de la survivance des hommes, de la nature, des

plantes, des arbres, du paysage.

En dressant une bibliothèque du regard de la Motor

City, en dehors de la fascination contemporaine pour le

déclin industriel qui esthétise la pauvreté, et dramatise

les espaces, l’enchevêtrement visuel dévoile un lien très

fort avec un état de grâce perdu, les terrains vagues de

l’enfance, ces jardins du possible.

Je regarde ces paysages, la Michigan Central Station, et

cette lutte perpétuelle pour exister.

Je regarde ces paysages, il y a de la vie, et c’est bien, la

vie qui reprend pied sur les ruines.

Le visible est fugitif, éphémère et fragile. Mon travail

est avant tout un questionnement sur notre rapport au

monde.

The frame, uncertain, crooked, I do not know where it

starts. To frame is to evaluate distance, to attempt to

situate my body, so how can I begin to reconstruct this

emptiness? Emptiness is gnawing at the images, But

despite this, what strikes me is that the images in this

falling apart town also show survival, survival of men,

trees, plants, nature, landscape.

If I were to index a library of my visual experiences

in the Motor City, pushing aside the contemporary

fascination for industrial decline, poverty made

aesthetic, and landscapes dramatised, I would stress

the visual entanglement that strongly brings back a lost

state of grace, those vacant wastelands of childhood,

those gardens of all that could be.

I see all these landscapes, and Michigan Central Station,

and this unceasing struggle for life. I see all these

landscapes, and I see life, life growing among ruins and

decay, and that is beauty still.

The visible is fugitive, short-lived and fragile. My work is

a discussion about our relation to the world.

Marie Combes

06.2013

<< DIPTYQUES >> LES TANNERIES, AMILLY, 2013 / PACKARD PLANT, DETROIT 2012

<< LES FUGITIVES>> / INSTALLATION

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SERIE DIPTYQUES, MARIE COMBES

Diptyque 3-M, Packard Plant, Detroit, 2012



SERIE DIPTYQUES, MARIE COMBES

Diptyque 6-Y, Les Tanneries, Amilly, 2013






CONSTRUIRE

tactiques

“to pop it up” « surgir » en un peu moins d’un

mois ? qu’est ce que cela signifie ?

Ou peut-être qu’une autre manière de poser

la question est : comment inscrire une étude

architecturale de quatre semaines dans la logique

traditionnelle de la pratique architecturale?

C’est impossible. Et pour cette raison, notre

expérience avec l’agence AKOAKI à Amilly, en

France, nous a permis de sortir des conventions

pour ré-inventer notre rôle de jeunes architectes

par une méthode délibérément différente de

conception, de calibrage et de fabrication.

A cause des particularités propres à cette

discipline, les protocoles du dessin architectural

traditionnel et, avec eux, la nécessité de passer

des mois en échanges bureaucratiques entravent

souvent la créativité, la rapidité et la lisibilité

qu’exige une conception in situ. Pour cette raison,

la nouveauté dans ce processus de création s’est

retrouvée dans les modes de représentation et de

construction qui ont tous deux l’avantage d’être

simples, clairs et directs. Leur logique respective

n’a reposé que sur la connaissance la plus

élémentaire de la charpenterie et des techniques

d’encadrement, permettant le maximum de

lisibilité et de participation. Et si cette conception à

l’élégance aérienne et à l’allure pesante risque de

s’avérer précieuse, la démarche est transparente

et peut être appréhendée et en définitive

reproduite sans fin.

Cette méthode de conception arrive à un

moment- clé du discours architectural

contemporain où la technologie complexe en

What does it mean to pop it up in just under a

month ?

Or maybe another way to ask the same question

is how does a 4 week architectural residency

map onto the traditional logics of architectural

practice?

It doesn’t. And because of this, our experience

working with AKOAKI in Amilly, France

encouraged us to step outside of conventional

practice and reinvent our role as architect through

a deliberately different method of designing,

calibrating, drawing and making.

Because of their own disciplinary idiosyncrasies,

the conventions of traditional architectural

drawing, and with them the requisite months of

bureaucratic exchange, often impede creative

potential, speed and legibility required of an in situ

design installation. Therefore the invention within

this process was a mode of representation and

construction, both of which were straightforward

and fundamentally clear. The logics of both

relied only on knowing the simplest carpentry

and framing techniques, allowing for maximum

legibility and participation. While the design,

replete with flying elegance and sultry poise

might be precious, the process is transparent,

apprehensible, and ultimately infinitely repeatable.

This method of design comes at an interesting

point in the contemporary architectural discourse,

where complex digital fabrication technology

dominates ephemeral installation practice and

requires such a precise knowledge set that every

aspect of the practice is internalized.

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CONSTRUIRE

matière de fabrication numérique prend le pas

sur la pratique d’installations éphémères. Elle

nécessite une somme de connaissances si

précises que chaque aspect de la pratique est

intériorisé. “Pop it up” inverse le paradigme

et extériorise la démarche pour arriver à une

création accessible, transparente et lisible.

Donc comment se démarquer vraiment de cette

tendance et imaginer un mode de conception, de

représentation et de construction plus pertinent

afin que tout un chacun puisse y travailler et, de

fait, le réaliser?

Eh bien, nous le faisons surgir ! (we pop it up)

Pop It Up inverts this paradigm, and externalized

the process, toward an accessible, transparent

and legible end.

So, how DO we step outside of that history

to imagine a more patent mode of design,

representation, and construction so anyone can

work on it, and in fact anyone can build it?

Well, we pop it up.

Allen Gillers

Taubman College of Architecture + Urban Planning,

Master of Architecture, 2014

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PAPIER PEINT

invitation

La terrasse est une invitation non programmée

et spontanée à investir le site des Tanneries.

Recyclant le surplus de l’ossature bois, nous

avons installé une série de meubles simples

et joviaux qui suggèrent le potentiel d’un

environnement collectif, hors norme et modulable.

En une imitation scénographique de sites en

friche, les végétaux ont été apportés, comme si

l’informalité végétale pouvait avoir quelque chose

à nous apprendre. Et enfin, le papier peint : une

série de peinture au pochoir, à la fois schématique

et provocateur, qui suggèrent que l’altération et

l’appropriation peuvent être un mode puissant

d’engagement collectif, et que nous pouvons avoir

quelque chose à emprunter à l’informalité et à la

rue dans la conception future de l’art.

The terrace is an un-programmed open invitation

to participate at the Tannery site. Using

construction scraps, we’ve installed a series of

simple furnishings that suggest the potential

for a collective, non-prescriptive and adaptive

environment. Saplings in scenographic imitation of

friche sites have been planted as though vegetal

informality might have something to teach us.

And finally: the wallpaper. A series of stencil tags,

both diagrammatic and provocative, are applied to

a concrete wall in a space between architecture

and landscape. The graphic application suggests

that alteration and appropriation can be powerful

modes of collective engagement, and that

borrowing from the informality of the street can

help us conceive the future of art.

Missy Ablin

Taubman College of Architecture + Urban Planning

Master of Architecture, 2014

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AU SUJET DE

MARIE COMBES

Artiste plasticienne, travaille avec la photographie, la

vidéo, et le son. Diplômée des Beaux Arts, a étudié le

cinéma et l’art vidéo à l’Université Paris VIII.

Les polyptiques explorent les limites et contraintes du

cadre, les rapports et les tensions dans le flux continu

des images, les questions de perspectives et les

questions de l’imaginaire urbain. Les images soulignent

le caractère éphémère de l’architecture et du paysage,

elles témoignent de l’itinérance. Le langage plastique

est un prélèvement, le désir de saisir des fragments de

réalité dans ce glissement. Dans les vidéos, la forme du

travail déplace, réassemble et reconstruit, entre le son

et l’image, les jeux d’équilibre et les interférences de la

perception, entre fiction et documentaire.

En 2012, conçoit une oeuvre interactive sur le

Grand Paris: Itinérances métropolitaines, celle-ci est

sélectionnée et participe à l’exposition un-privileged

views à Los Angeles.

Invitée en résidence à développer une recherche

artistique, à porter un regard sur Detroit par « The

Metropolitan Observatory for Digital Cultural and

Representation » MODCaR, contribue à l’exposition

Imaging Detroit avec le projet les Fugitives.

Réalise et co-signe des oeuvres vidéo avec Patrick

Renaud, co-fondateur de Combes&Renaud. En mars

2013, sélection en compétition internationale par le

Centre de création numérique Le Cube et les Ecrans de

la Liberté de la vidéo Mouvement des intervalles pour

l’évènement Anthropologies numériques. Elle travaille

actuellement à Paris, France.

ATELIER AKOAKI

Anya Sirota et Jean Louis Farges sont les co-fondateurs

d’AKOAKI, atelier de recherche et de design basé dans

le Michigan, Etats-Unis. Leur travail lie architecture,

art plastique et nouveaux médias afin de produire des

espaces publics et surprenants où les projets, souvent

informels, remettent en question les typologies et les

attentes génériques.

Précédemment, AKOAKI a réalisé un nombre

conséquent de projets publics et éphémères : New York,

Los Angeles, Detroit sont parmi les lieux d’interventions.

Aux Tanneries, dans le cadre d’un workshop mené avec

les étudiants de Taubman College of Architecture +

Urban Planning, ils effectuent POP IT UP, une installation

engageant les tactiques de construction légère insérées

dans un paysage post-industriel résurgent.

TAUBMAN COLLEGE OF ARCHITECTURE +

URBAN PLANNING, UNIV OF MICHIGAN

POP IT UP fait intervenir un groupe d’étudiants du

département d’architecture de l’Université du Michigan.

Le travail sur le site des Tanneries présente une

opportunité d’échange exceptionnel. Utilisant les leçons

de Détroit où une nouvelle hybridation involontaire

entre le végétal et le construit re-négocie les frontières

disciplinaires et urbaines, le projet POP IT UP imagine

une approche collaborative, polyvalente et ouverte au

public. Il permet aussi de visualiser un site culturel en

mouvement. Dans le cadre d’un workshop, le groupe

explore les techniques de la construction bois et des

structures éphémères. Durant la construction, l’équipe,

composé de James Chesnut, Christopher Reznich,

Missy Albin, Catharine Pyenson, Erika Lindsay, Allen

Gillers, sont hébergés au centre d’Art d’Amilly grâce aux

résidences d’artistes et école d’Art.

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CHRISTOPHE PONCEAU

Après des études d’architecture d’intérieur à l’école

Boulle puis un diplôme d’architecte DPLG Christophe

Ponceau se forme au paysage auprès du paysagiste

Gilles Clément.

Il fonde son atelier avec Mélanie Drevet et s’intéresse

à tous les domaines du paysage, de la grande

échelle (études urbaines, analyse de grands sites)

à la plus petite échelle (jardins privés), et gère

plus particulièrement les projets évènementiels

et d’exposition : Il participe à l’aventure du «jardin

Planétaire», exposition présentée à la Grande Halle de la

Villette en ouverture des cérémonies de l’an 2000.

Confronter l’univers du jardin à la diversité de la création

contemporaine lui est rapidement apparu primordial.

En effet, si le sujet du jardin est actuellement présent

partout, il reste éloigné souvent de la modernité. Peu

enclin à la communication, les créateurs de jardins

restent méconnus et «à part» alors que leurs créations

accompagnent maintenant les œuvres architecturales

les plus médiatisées.

En résumé, Il s’agit pour lui de modifier l’image mentale

du jardin pour le faire entrer pleinement dans la

créativité. Depuis 2002, il développe donc une activité

de directeur artistique dans tous les domaines de la

création (design, photo, graphisme etc…), notamment

pour la réhabilitation du domaine de la Ferté Vidame

en Eure et Loir. Le pavillon Français à l’exposition

Internationale de Saragosse en Espagne réalisé en 2008

lui donne l’occasion de mettre en application l’ensemble

de ses compétences par la concrétisation d’un projet qui

allie scénographie, direction artistique et paysage.

Il est commissaire de la quinquennale Lausanne Jardins

(avec Adrien Rovero, designer) dont la prochaine édition

aura lieu en 2014.

Les Tanneries, 2013


Ce catalogue a été édité par la Ville d’Amilly à l’occasion de l’exposition.

Pop It Up

Aux Tanneries d’Amilly du 8 juin au 29 septembre 2013.

Commissariat : Christophe Ponceau

Remerciement : Danièle Coudrin pour la traduction, Taubman College of Architecture + Urban Planning et

l’ensemble des services de la Ville d’Amilly

© Marie Combes : Les Fugitives, installation, 2013 ;

Diptyques: Les Tanneries, Amilly, 2013 / Packard Plant, Detroit 2012

Conception graphique et documentation photographique : Atelier AKOAKI

Diffusion du catalogue :

Service culturel de la Ville d’Amilly

122 rue Albert Frappin

45200 Amilly

tel : 02.38.28.76.68

culture@amilly45.fr

aux Etats Unis :

AKOAKI

2000 Bonisteel Boulevard

Ann Arbor, MI 48109

United States

sirota@akoaki.com

Dépôt légal : août 2013

Acheve d’imprimer en août 2013 par l’Imprimerie Leloup, Villemandeur (45).

Projet artistique et culturel de territoire financé par la Région Centre.



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