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pro-velo.ch

#1

Printemps 2025

Dossier

40 ans au

service du vélo

Présidence

Les priorités

du nouveau Comité

Technique

Conseils pour protéger son

vélo contre le vol


DURABLE

ET BON

MARCHÉ

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Editorial

4 Actualités

6 L’interview vélo

Delphine

Klopfenstein

Broggini,

présidente de

PRO VELO Suisse

UNE SUISSE où pédaler devient

la norme, et non l’exception.

Un joli cadeau d’anniversaire!

Il y a 50 ans, la première organisation

suisse de défense des intérêts des cyclistes

voyait le jour à Bâle sous le nom

de «Interessengemeinschaft (IG) Velo»,

suivie de près par Berne, les Grisons et

Genève avec son association ASPIC.

Aujourd’hui, PRO VELO compte quarante

associations régionales et plus de

40 000 membres, un chiffre qui, grâce

à vous, ne cesse d’augmenter!

Photo: DR

Cofondateur de PRO VELO

Suisse, Martin Wälti revient

sur l’histoire de l’association.

Il aura toutefois encore fallu attendre jusqu’en 2023 pour que la

Suisse dispose – enfin – d’une loi vélo ambitieuse. Cette avancée

exige des cantons des actions concrètes, notamment la

planification de réseaux cyclables attractifs d’ici … 2027 et leur

réalisation d’ici … 2042! Pour transformer cet objectif en réalité,

un engagement sans relâche est nécessaire. En tant que présidente

de PRO VELO Suisse, je suis déterminée à faire de cette

vision une priorité sur le plan fédéral.

Photo: DR

Les défis sont nombreux: redistribuer l’espace public en faveur

de la mobilité active, renforcer la sécurité des cyclistes, harmoniser

les infrastructures … Aujourd’hui, les voitures monopolisent

encore largement la voirie, laissant cyclistes et piétons

se partager des zones exiguës. Pourtant, une répartition plus

équitable améliorerait la qualité de vie en réduisant la circulation,

fossile et polluante, et augmenterait le respect mutuel

entre usager·ère·s.

Notre victoire sur les autoroutes le 24 novembre montre que le

modèle centré sur la voiture est dépassé. Et ce pour une majorité

de Suisses. Ce qui était considéré comme une manière

minoritaire d’envisager les politiques de mobilités est en fait majoritaire!

Nous devons saisir ce moment politique pour réorienter

les financements publics vers la mobilité active et les projets

d’agglomération.

Le vélo est bien sûr un moyen de transport mais il est aussi une

culture, un mode de vie qu’il faut encourager, c’est aussi une

réponse économique, climatique et sociale aux défis de notre

époque. Avec 40 ans d’existence et d’expertise, nous le disons

sans détour: construisons une Suisse où pédaler devient la

norme, et non l’exception.

Bonne lecture!

8 Dossier

Née en 1985, PRO VELO Suisse

réunit aujourd’hui plus de

40 associations régionales.

Les anciennes présidentes et

présidents ont la parole!

Engagement

12 Nouveaux membres du Comité

14 Politique

16 Régions

18 Vélo et droit

Cycle-Life

19 Recherche

20 Effets positifs de «bike to work»

21 Cours de vélo pour migrantes

23 Idées de tours à vélo

24 Protéger son vélo contre le vol

26 Page jeux

P.-S.: Contribuez à faire du vélo le mode de transport numéro

un! Pour notre anniversaire, soutenez notre cause en effectuant

un don avec le bulletin de versement ci-joint. Un grand merci!

Printemps 2025

PRO VELO Magazine

3


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Actualités

Le monde

du vélo

DISTANCES DE DÉPASSEMENT TROP FAIBLES

Photo: Adobe Stock

La société profite du vélo!

Photo: Adobe Stock Illustration: Radbest/DR

Une étude menée en Allemagne, en Autriche et en Suisse alémanique

montre que les distances médianes de dépassement des vélos par les

voitures sont comprises entre 1,0 et 1,3 mètre sur presque toutes les

routes testées. Elles sont donc inférieures à la distance minimale de

dépassement de 1,5 mètre en vigueur en Autriche et en Allemagne. Les

auteurs de la recherche recommandent de larges bandes cyclables et

des voies centrales plus étroites à 30 km/h afin d’optimiser les distances

de dépassement. Pour mémoire, PRO VELO demande une distance de

1,5 mètre à respecter par les automobilistes lorsqu’ils doublent des

cyclistes.

Etude (en allemand):

Le potentiel du vélo pour aller

au travail

​Selon les

derniers chiffres

disponibles sur

la mobilité des

pendulaires,

la part du vélo

(y compris le

vélo électrique)

sur le chemin

du travail

stagne. En 2023, 8 % des personnes utilisent le vélo

comme principal moyen de transport, contre

7 % l’année précédente. Une analyse des distances

parcourues pour se rendre au travail montre que le

vélo représente 28 % des trajets jusqu’à 2 km et 18 %

des trajets jusqu’à 5 km. Dans cette catégorie de

distance, la voiture représente déjà 44 %. Il y a donc

un énorme potentiel pour le vélo!

Photo: Archives sociales suisses

La circulation routière engendre des coûts qui

ne sont pas intégralement payés par les usagères

et usagers de la route, mais, partiellement, par

la collectivité. Ces coûts dits «externes» comprennent

par exemple les dommages causés à

l’environnement ou les coûts de santé. A l’inverse,

il existe également des avantages externes

dans le domaine de la santé, mais uniquement

pour la marche et le vélo. La Confédération a

récemment recalculé les chiffres et constaté que

le vélo est globalement plus bénéfique que néfaste.

Chaque kilomètre parcouru à vélo rapporte

environ 25 centimes à la société. Au total, ce sont

750 millions de francs qui sont ainsi gagnés

chaque année grâce au vélo et aux cyclistes.

Rapport

www.are.admin.ch

Bientôt autant de vélos qu’en 1929?

Pour le 40 e anniversaire

de notre association,

nous sommes

plongés dans le passé.

On parle souvent de

l’actuel «boom» du

vélo. Mais nous pourrions

aussi dire que

nous revenons –

lentement – en arrière.

Car, comme le montre un travail réalisé à l’Université de

Zurich*, le vélo a été le moyen de transport individuel le plus

utilisé jusque dans les années 1950. En 1929, il représentait

44,8 % des véhicules roulant sur les routes suisses. Aujourd’hui,

7,9 % des trajets (toutes finalités réunies) sont effectués à vélo

en Suisse. La proportion augmente lentement. La mise en

œuvre de la loi sur les voies cyclables est indispensable pour

le faire progresser plus rapidement!

*«Das Velofahren und seine sozio-kulturelle Bedeutung in der Schweiz 1900-1950»,

René Rohner-Gassmann, Université de Zurich, mai 1991

Actualités

Printemps 2025 Textes: Ariane Gigon

5


Un visionnaire de la

promotion du vélo

Sans Martin Wälti, la mobilité, en Suisse, ne serait pas

ce qu’elle est. En tant que cofondateur de PRO VELO, il a

sorti le vélo de sa niche et en a fait un élément central

des concepts de transport modernes. Dans cet entretien,

il évoque ses motivations, les défis qu’il a dû relever

et sa vision d’une mobilité durable.

Monsieur Wälti, comment est née

l’association nommée aujourd’hui

PRO VELO Suisse?

MARTIN WÄLTI: Dans les années 1980, de

nombreuses associations locales comme la

Communauté d’intérêts, ou CI, du vélo à Berthoud,

au sein de laquelle j’étais actif, existaient

déjà. Elles étaient en contact étroit les

unes avec les autres et étaient de plus en plus

convaincues qu’une association faîtière nationale

était nécessaire pour unir toutes les

forces et représenter les intérêts des cyclistes

sur le plan fédéral. Avec des personnes partageant

les mêmes idées, comme Oskar Balsiger

ou le professeur bâlois Peter Schiess, j’ai

fondé le 2 février 1985 la CI Vélo Suisse, devenue

PRO VELO Suisse en 2008. Il était important

pour nous d’impliquer les communautés

d’intérêts locales et de construire ensemble

une organisation forte. Cette approche ascendante

a fait ses preuves jusqu’à aujourd’hui.

Pourquoi vous êtes-vous autant

investi dans le domaine du vélo?

Des événements comme la crise pétrolière des

années 1970 et les dimanches sans voiture qui

l’ont accompagnée m’ont fortement marqué.

Cette période a montré à quel point notre mobilité

dépend des énergies fossiles et quels en

sont les effets, de la pollution de l’air aux décès

sur les routes, et qu’il est donc nécessaire de

changer de mode de transport. Ma vision: je

voulais que le vélo soit promu au même titre

que tous les autres moyens de transport et que

nous puissions réellement profiter de ses

grands avantages. Je souhaitais également

créer des solutions de mobilité durables, tant

pour les cyclistes que pour la société dans son

ensemble. De plus, le vélo a toujours été pour

moi un compagnon naturel sur le chemin de

l’école, lors d’activités sportives ou en voyage.

Y a-t-il eu des moments où vous

avez douté?

Oui, il y en a eu beaucoup. Je savais toujours

pourquoi je m’engageais, mais il y a eu des

expériences frustrantes.

Par exemple?

Lorsque j’ai commencé à travailler dans la planification

des transports, après mes études,

j’étais plein d’idées nouvelles et d’enthousiasme.

Je voulais promouvoir le vélo, mais la

réalité était tout autre. La planification des

transports suisse, influencée par l’Ecole polytechnique

fédérale, était alors figée dans le

béton: routes larges, trottoirs des deux côtés,

construction d’autoroutes. C’était la norme.

Mes propositions pour davantage de voies

cyclables étaient donc souvent ridiculisées ou

même notoirement réprimées.

Comment avez-vous, malgré tout,

gardé l’espoir?

Il y a eu un mélange de conviction et de solidarité.

Les échanges avec des personnes

partageant les mêmes idées ont toujours été

très enrichissants pour moi. Jeter un regard

rétrospectif sur une longue période m’a également

aidé. J’ai ainsi pu constater à quel

point les choses avaient changé, entretemps.

Par exemple, les premiers réseaux de

pistes cyclables ont été créés en Suisse, des

stations de vélos ont été construites le cyclotourisme

a pris son essor. Des manifestations

comme le «Vélo-Forum» organisé à Genève

en 1992 par la CI Vélo Suisse ont également

contribué à promouvoir nos revendications

en matière de vélo. À peine avions-nous annoncé

l’événement que la ville s’est mobilisée:

du jour au lendemain ou presque, des

bandes cyclables ont été peintes sur les

routes, alors que personne ne circulait à vélo

Martin Wälti,

né en 1956 à

Interlaken, est

urbaniste et

ingénieur en

génie civil et

en génie des

transports. Il

s’engage pour

la promotion

de la mobilité

douce. Il est

cofondateur

de PRO VELO

Suisse, du Büro

für Mobilität

à Berne, de

CarLos GmbH et

de la Fondation

intact,

6 L’interview vélo

Interview: Corinne Päper

Photo: Velojournal

PRO VELO Magazine


auparavant. Ensuite, le trafic cycliste s’est

rapidement multiplié à Genève. Ce sont des

moments qui donnent du courage.

Photo: DR

Que retenez-vous de cette

époque?

J’ai appris que le changement est possible

lorsque l’on persévère, même face à l’adversité.

Les vrais progrès ne sont possibles qu’avec

une vision claire et de bons compagnons de

route.

En 1997, vous avez ouvert à

Berthoud, dans le canton de

Berne, l’une des premières

Vélostations de Suisse. Pourquoi

sont-elles si importantes?

Au départ, c’était un sujet très personnel.

Comme beaucoup d’autres, notre famille s’est

souvent fait voler ou endommager des vélos

dans les années 1980. Les parkings à vélos

étaient dans un état déplorable, surtout à la

gare. Je me suis dit qu’on pouvait faire mieux.

C’est pourquoi j’ai lancé et dirigé une station

pour vélos, surveillée, à la gare de Berthoud,

sur le modèle néerlandais. L’entreprise est aujourd’hui

gérée par la Fondation intact. J’ai

organisé des rencontres afin que les exploitants

des premières stations de vélos puissent

se mettre en réseau et que les personnes intéressées

puissent trouver de nouvelles idées

pour leurs propres projets. C’est de ces rencontres

qu’est né le bureau de coordination

des stations de vélos, aujourd’hui connu sous

le nom de Forum Velostations Suisse de PRO

VELO.

En 2016, vous avez quitté le

Comité de PRO VELO Suisse.

Le secrétariat était en place et l’objectif d’inscrire

le vélo dans la Constitution fédérale était

également à portée de main. De plus, le Comité

avait besoin de sang neuf et j’étais heureux

de pouvoir consacrer du temps à d’autres

engagements.

Que souhaitez-vous à PRO VELO

pour l’avenir?

J’espère que nous continuerons à innover et à

adapter la mobilité aux besoins durables de la

société. Il faut du courage et de l’ouverture

d’esprit pour que le vélo consolide sa place en

tant que moyen de transport durable aux

côtés du transport individuel motorisé et des

transports publics. OO

Longtemps, les vélos ne pouvaient être garés que dehors, où ils étaient souvent

volés ou endommagés. C’est pourquoi Martin Wälti a créé en 1997 une des

premières vélostations de Suisse.

Printempts 2025 7


ANNIVERSAIRE

PRO VELO fête ses

40 ans – l’histoire

d’un succès sur

deux roues

Lancée en 1985, PRO VELO Suisse regroupe aujourd’hui plus de

40 associations régionales et plus de 40 000 membres. Ce

succès est le fruit d’un engagement sans faille. Retour sur cette

riche histoire avec d’anciens membres du Comité et de la

présidence, ainsi qu’avec l’actuel secrétaire général, Jürg Buri.

Matthias Aebischer

Président du 29.4.2017 au 30.11.2024

«Tout ce que nous

avons accompli

ces dernières années,

nous l’avons

accompli ensemble.

Les éléments

importants

de ces huit dernières années? Nous

avons une loi sur les voies cyclables

qui engage les communes et les cantons.

Nous avons également fondé

l’Alliance suisse pour le vélo, qui joue

un rôle important dans le lobbying

politique. Mais le plus important est

clairement notre victoire lors de la

votation sur les autoroutes. Ce changement

de paradigme va catapulter

nos préoccupations en matière de

vélo dans une nouvelle sphère.»

Jean François Steiert

Président du 8.11.2008 au 26.4.2017

«La vision du vélo

pour la Suisse, élaborée

sur la base

d’une large participation,

a été le

succès le plus important

de cette

période, tout comme l’initiative populaire

vélo qui en a résulté et qui a

conduit au nouvel article constitutionnel

sur le vélo. Ce processus de

changement a été au moins aussi important,

que ce soit pour les membres

de PRO VELO, pour les actions de

collecte auprès du grand public ou au

Parlement. Davantage de vélos signifie

aussi davantage d’infrastructures,

mais le changement de mobilité commence

dans les têtes.»

1985 1990 2000

2.2.1985: fondation, à Berne, de la «CI

Vélo Suisse» en tant qu’organisation

faîtière nationale, par des membres

des associations régionales de la

CI-Vélo et par l’ATE.

1.2.1993: le «Velojournal», le magazine

germanophone des membres de PRO

VELO, paraît pour la première fois.

1.2.1994: le premier parking vélo surveillé,

une «vélostation», de Suisse

est inaugurée à Aarau.

30.5.1998: le projet «La Suisse à vélo»

est lancé par une grande fête devant

le Parlement fédéral à Berne. Le projet

comprend 3300 km d’itinéraires balisés

de manière uniforme dans tout le

pays. Dix ans plus tard, «La Suisse à

vélo» devient «SuisseMobile». Ainsi,

4500 km d’itinéraires cyclables régionaux

balisés viennent s’ajouter à «La

Suisse à vélo».

2006: pour la première fois, l’association

organise l’action «bike to work».

Quelque 1600 collaborateurs et collaboratrices

d’entreprises Migros participent

à cette action pilote.

8 Dossier

Textes: Corinne Päper

PRO VELO Magazine


Jacqueline Fehr

Présidente du 22.11.2003 au

25.4.2009

«Depuis 2008,

toutes les associations

régionales et

l’organisation faîtière

portent le

nom «PRO VELO»,

qui est compréhensible

dans toutes les langues nationales.

Grâce à l’engagement de

PRO VELO, la mobilité douce occupe

une place centrale dans le fonds d’infrastructure.

Depuis, la Confédération

ne finance des programmes de

transport dans les agglomérations

que s’ils tiennent compte de la mobilité

douce. En 2004, PRO VELO a remis

aux CFF une pétition signée par

près de 30 000 personnes demandant

une amélioration du chargement des

vélos. Depuis, les choses ont évolué.

En 2006 a eu lieu pour la première

fois l’action «bike to work», à laquelle

participent désormais de nombreuses

entreprises et administrations.»

Franziska Teuscher

Présidente du 4.11.2000 au 22.11.2003

«Ma plus grande

réussite, avoir été

élue présidente,

est personnelle.

L’engagement de

toutes les sections

régionales a continué

à porter ses

fruits après mon mandat de présidente.

Ainsi, en 2004, alors que je

venais d’être élue présidente de l’Association

transports et environnement,

j’ai constaté que 63 % des votant·e·s

avaient rejeté l’initiative

Avanti pour des autoroutes sûres et

performantes. Grâce à la participation

de la Communauté d’intérêts

Vélo à la politique nationale de sécurité

routière, qui visait à réduire de

moitié le nombre de morts et de blessés

graves en dix ans, nous avons

réussi à ce que les cyclistes soient

désormais davantage considérés

comme des victimes et non plus

comme des responsables d’accidents.

Enfin, grâce à une réforme structurelle

douce sur le plan national, nous

avons également renforcé la coopération

entre régions et avec la faîtière,

afin de mieux ancrer et de

rendre la politique du vélo plus visible

dans les communes, les cantons et

sur le plan fédéral.»

Peter Vollmer

Président du 23.5.1987 au 13.3.1993

«Pendant mes

années de présidence,

j’ai eu à

cœur de professionnaliser

l’organisation

et de faire

de l’association un

acteur à prendre au sérieux dans le

domaine de la politique des transports.

Cela a également conduit les

entreprises de transports publics à

changer leur façon de penser. Elles

ont commencé à considérer les

personnes se déplaçant à vélo

comme un groupe d’intérêts important.

Elles ont amélioré l’accès aux

trains avec un vélo et créé des

possibilités de stationnement pour

vélos dans les gares.»

Avec énergie pour

une Suisse qui aime

le vélo

PETE MI-

JNSSEN En

tant qu’éditeur

du

Velojournal,

membre du

Comité de

PRO VELO

Suisse et

ancien directeur

de PRO VELO Zurich, Pete

Mijnssen a marqué la culture de notre

association en Suisse alémanique.

Photo: DR

«Jeune père de famille, je me suis

engagé à Zurich dans les années 80

pour la création de zones à circulation

réduite», explique Pete Mijnssen,

aujourd’hui propriétaire de Velomedien

AG et rédacteur en chef du

magazine «Velojournal». Sa passion

pour le vélo ne date pas d’hier: elle

remonte au début des années 80,

lorsqu’il a participé à la création du

centre culturel Rote Fabrik, à Zurich,

où la culture du vélo fait partie du

quotidien. Son engagement ne passe

pas inaperçu: en 1989, directeur de

l’Association transports et environnements

(ATE) de l’époque lui propose

de coordonner le secteur vélo de

l’association à Zurich. Pete Mijnssen

accepte.

C’est ainsi que le Zurichois entre en

contact avec la communauté d’intérêts

«CI Velo Zurich», qui était, à

l’époque, un groupe de travail de

l’ATE. En 1990, avec d’autres passionnés

de vélo, ce groupe se dote de

structures professionnelles, sous sa

2007: «PRO VELO Info», le magazine

des membres pour la Suisse romande,

paraît pour la première fois.

2007: PRO VELO Suisse lance l’action

«bike2school», qui incite les jeunes à

se rendre à l’école à vélo.

2008 : actives sous des noms divers

jusqu’en 2007 (en Suisse romande

2010

Cyclic, Vélocité ou Groupe Vélo par

exemple), les associations décident

de se présenter toutes sous une dénomination

commune à partir de

2008. Le nom choisi, «PRO VELO»,

est aussi un programme: PRO VELO

ne souhaite plus uniquement défendre

les intérêts des personnes se

déplaçant à vélo, mais aussi s’engager

pour la promotion du vélo.

2014: PRO VELO Suisse crée l’Alliance

École+Vélo (www.schule-velo.ch)

dans le but d’améliorer les conditions-cadres

pour la pratique du vélo

à l’école, de coordonner les offres

liées au vélo pour les écoles et de

mieux les faire connaître.

1.3.2016: lancée par PRO VELO Suisse,

l’initiative populaire «Pour la promo-

Printemps 2025

Dossier 9


direction. Par ailleurs, avec un ami, il

reprend le titre «Veloziitig», précurseur

du «Velojournal». «Le temps était

venu de créer un nouveau magazine

urbain sur le vélo», se souvient Pete

Mijnssen. Au même moment, il devient

membre du Comité de la CI

Vélo Suisse (rebaptisée PRO VELO

Suisse en 2008), où il co-initie et supervise

le projet «Vélo au quotidien»,

le prédécesseur de «bike to work». Le

«Velojournal» fait bientôt partie de la

communauté vélo de Suisse: dès

1994, il est distribué à presque tous

les membres de l’association en

Suisse alémanique. Une version française

est envisagée, mais elle est rejetée

pour des raisons économiques.

En 1997, le spécialiste quitte la direction

de la Ci Velo Zurich et, en 2018, il

quitte le Comité de PRO VELO après

25 ans de services, en raison de la

limite de mandat.

En 2024, PRO VELO Suisse lance un

nouveau magazine qui propose des

contenus uniformes dans toute la

Suisse et remplace le «Velojournal»

ainsi que le «PRO VELO Info» en tant

que magazine destiné aux membres.

Le Velojournal continue d’exister de

façon indépendante. OO

«Dans 40 ans,

nous aurons

40 000

membres

de plus!»

L’ACTUEL SECRÉTAIRE général

de PRO VELO Jürg Buri en est

convaincu: PRO VELO va continuer à

croître. «Nous avons accompli beaucoup

de choses au cours de ces

40 premières années. Mais nous

avons encore un énorme potentiel.

Nous ne parcourons en ville que la

moitié des trajets à vélo de ce qui se

fait dans les meilleures métropoles

cyclables d’Europe! En matière de

deux-roues, la Suisse est encore un

pays en développement.»

Le vélo est pourtant définitivement le

véhicule de l’avenir, poursuit Jürg

Buri. Il apporte même une solution à

plusieurs problèmes à la fois: il est

rapide, écologique, économique, il

favorise la santé, il désengorge les

transports publics saturés et réduit

les embouteillages. «Dans le domaine

des transports en ville, la promotion

du vélo est la mesure de protection

climatique la moins coûteuse et plus

rapide à mettre en oeuvre. La Commission

européenne elle-même le

dit», souligne Jürg Buri.

Aujourd’hui déjà, deux tiers des personnes

résidant en Suisse affirment

qu’elles utiliseraient davantage le vélo

si les infrastructures étaient plus

sûres. Comment PRO VELO entend-elle

se développer pour réaliser

le «tournant vélo» dans la société?

«Outre des infrastructures cyclables

de qualité et confortables, qui sont le

hardware, il faut aussi du software,

des logiciels, c’est-à-dire des projets

de promotion attractifs qui incitent

les gens à se mettre en selle. PRO

VELO fait les deux.»

Pour son 40 e anniversaire, PRO VELO

ne va pas organiser de grande fête

tion des voies cyclables et des chemins

et sentiers pédestres (initiative

vélo)» est déposée avec 105 234 signatures

valables. Le Comité se compose

de 26 associations et partis, parmi lesquels

des organisations œuvrant dans

les domaines de la santé, de l’énergie

et de l’environnement.

23.9.2018: le contre-projet direct du

2020

Conseil fédéral à l’initiative vélo est accepté

en votation avec une proportion

de OUI de 73,6 % et tous les cantons.

2020: PRO VELO Suisse lance l’action

participative «Cyclomania» avec

80 communes dans toute la Suisse et

fonde l’alliance nationale pour le vélo

«Cycla», avec plus de 40 organisations

et entreprises.

1.1.2023: la loi sur les voies cyclables

(LCV) a été adoptée par le Parlement

en 2022 et entre en vigueur. Elle oblige

les cantons à planifier et à construire

des réseaux cyclables continus et sûrs

d’ici 2042. La Confédération doit également

prendre davantage en compte

le trafic cycliste sur ses routes.

15.3.2024: naissance du Magazine

10 Dossier

PRO VELO Magazine


mais «s’offrir» une campagne et de

nouvelles structures associatives.

Jürg Buri en dévoile certains éléments:

«Nous voulons surtout renforcer

les associations régionales et les

décharger des tâches administratives.

Cela leur laissera plus de temps

pour l’essentiel. Il nous faut investir

dans de meilleurs outils informatiques

et de communication. Le fédéralisme

de PRO VELO n’arrêtera pas la

numérisation.»

Photo: DR

Selon Jürg

Buri, le potentiel

du vélo en Suisse

est énorme.

PRO VELO a connu une croissance

de 14 % ces cinq dernières années

et compte aujourd’hui plus de

40 000 membres. Et la suite? «Les

besoins dans le domaine des déplacements

quotidiens sont énormes. Il

nous faut 40 000 membres supplémentaires

pour accroître la pression

et mettre en œuvre la nouvelle loi sur

les voies cyclables d’ici 2042, qui est

le délai fixé par la loi. Tout le monde

est cordialement invité à nous aider

et à renforcer notre impact.» OO

Toutes les

associations

régionales

Argovie

Bâle-Campagne/Bâle-

Ville

Berne (canton)

Berne (ville)

Biel-Bienne/Seeland/

Jura bernois

Bödeli

Brugg-Windisch

Chablais

Emmental

Fricktal

Fribourg/Freiburg

Genève

Grisons

Jura

La Côte

Lucerne

Morges

Neuchâtel

Nord vaudois

Oberaargau

Rapperswil-Jona

Region Aarau

Region Baden

Région Lausanne

Region Lenzburg

Region Olten

Region Thun

Region Wohlen

Region Zofingen

Riviera

Schaffhouse

Soleure

St-Gall / Appenzell

Sursee

Tessin

Thurgovie

Unterwalden

Valais/Wallis

Winterthour

Zoug

Zurich

PRO VELO, en français et en allemand.

En allemand, le «Velojournal»

est désormais autonome. Le magazine

romand «PRO VELO info»

disparaît.

24.11.2024: soutenu par PRO VELO, le

référendum contre les autoroutes est

couronné de succès en votation:

52,7 % des votantes et des votants refusent

l’investissement de quelque

5 milliards de francs.

2025: PRO VELO Suisse fête ses

40 ans. De nombreuses associations

régionales célèbrent aussi leur anniversaire,

Bâle ses 50 ans, Bienne et

Brugg leurs 40 ans, Schaffhouse ses

30 ans, Baden, Wohlen, Saint-Gall et

Yverdon leurs 20 ans.

2030

2035: d’ici cette date, le nombre de

kilomètres et de trajets parcourus à

vélo aura doublé par rapport à 2021.

C’est l’objectif de la Feuille de route

Vélo de l’Office fédéral des routes.

31.12.2042: selon la LCV, tous les cantons

auront planifié et réalisé leurs

réseaux de voies cyclables.

Printemps 2025 Interview: Ariane Gigon

Dossier 11


ÉLECTIONS

Notre nouveau Comité

Les délégués·e·s de PRO VELO Suisse ont renouvelé leur Comité le

30 novembre dernier à Saint-Maurice (VS). Outre Hasan Candan, Lukas

von Wyl et Ursula Wyss ont été nouvellement élus, tandis qu’Yvonne

Ehrensberger, Köbi Knüsel, Hugo Zbinden et Grégoire Vittoz

poursuivent leur travail. Courts portraits des nouveaux membres du

Comité et de la présidente.

Delphine

Klopfenstein

Broggini

Vice-présidente

de PRO

VELO Suisse

depuis 2020, la

conseillère nationale écologiste genevoise

s’engage pour la promotion

du vélo depuis longtemps: elle a notamment

travaillé comme coordinatrice

à PRO VELO Genève, co-fondé

le journal romand PRO VELO Info et

publié un guide de balades à vélo

pour l’arc lémanique. Sa priorité en

tant que présidente: redistribuer l’espace

public de manière juste et équilibrée.

Siégeant au Conseil national

depuis 2019, membre notamment de

la Commission des transports, la sociologue

de 48 ans, mère de deux

jeunes adultes, vit en famille à

Genève.

Hasan

Candan

Elu au

Conseil national

à Berne

en 2023, Hasan

Candan est chef

du projet «Politique de la biodiversité»

chez Pro Natura Suisse, un poste

qu’il exerce à 50 %. Il a étudié les

sciences du sport, l’économie d'entreprise

et la biologie à Berne, et s’engage

pour un habitat urbain permettant

la biodiversité et la participation

de toutes et de tous. Une mobilité efficace

en termes d’utilisation des sur-

faces et respectueuse du climat est, à

ses yeux, indispensable. Il a aussi siégé

douze ans au Grand conseil lucernois.

Père d’un petit garçon de 3 ans,

Hasan Candan aime la cueillette des

champignons et est passionné de ski

de fond.

Ursula

Wyss

L’économiste

et urbaniste

Ursula Wyss a

fondé le Bureau

de développement urbain et de mobilité

urbaine stratégiques (SEUM), à

Berne. Elle préside entre autres la

Fondation suisse des transports (FST)

et est membre fondatrice de Women

in Cycling Switzerland. Avant cela,

elle a siégé au Conseil national (1999-

2013) et à l’exécutif de la ville de

Berne (2012-2020). Ursula Wyss est

co-auteure du livre «Velowende» («le

tournant vélo») et intervient en tant

que conférencière en Suisse et à

l’étranger. Après un long séjour aux

Pays-Bas, elle vit aujourd'hui à nouveau

en Suisse avec sa famille.

Lukas von

Wyl

Le Lucernois

Lukas von

Wyl est

membre de la

direction de

Velociped AG, à

Kriens. Il connaît ainsi le secteur du

vélo de l’intérieur et les besoins des

cyclistes, étant lui-même un passionné

de la petite reine. Auparavant, il a

été directeur de filiale chez Migros

Lucerne. Depuis novembre 2019, il

s'engage au sein du comité de PRO

VELO Lucerne, où il s'occupe de la

communication et organise des événements.

Il en est aujourd’hui le

co-président. Lukas von Wyl habite à

Horw et est marié. OO

12

Engagement

PRO VELO Magazine


INTERVIEW

«Le vélo est une pièce maîtresse

des nouvelles mobilités»

Delphine Klopfenstein Broggini préside depuis début décembre

aux destinées de PRO VELO Suisse, secondée par Hasan Candan.

Lors de leur première interview commune, ils insistent sur le rôle

fondamental du vélo pour la mobilité de l’avenir.

Le non à l’extension des

autoroutes le 24 novembre

a ouvert la voie à de

nouvelles idées sur les

transports et leur financement.

Peut-on espérer

une accélération de la

construction de voies

cyclables?

Delphine: Si la bicyclette est une

pièce maîtresse des nouvelles mobilités,

elle n’est pas toujours la reine des

débats. La victoire sur les autoroutes,

en votation, le 24 novembre dernier

ouvre toutefois un boulevard et légitime

plus que jamais des demandes

pressantes en matière d’aménagements

vélo. A ce titre, j’ai déposé une

motion demandant au Conseil fédéral

Photo: Sylvain Smykla

de renforcer le soutien financier aux

cantons pour le développement du

réseau cyclable via le fonds Forta

(fonds pour les routes nationales et le

trafic d’agglomération, n.d.l.r.), je l’ai

aussi questionné sur sa stratégie pour

atteindre son objectif de doubler le

trafic cycliste d’ici dix ans. Le Conseil

fédéral se décharge «courageusement»

sur les cantons, mais il n’aura

pas le dernier mot. Nous continuons

de mettre la pression.

Vous poursuivez la tradition

du duo romand et

alémanique pour la présidence

de PRO VELO. Comment

allez-vous collaborer?

Delphine: Je suis extrêmement heureuse

et honorée de ma nouvelle

fonction de présidente! Je pratique le

vélo tous les jours depuis l’enfance et

me réjouis infiniment de relever ce

défi avec le secrétariat général à

Berne et les quarante associations

régionales. Je suis très heureuse

qu’Hasan amène la dimension du climat

et de la biodiversité, des thèmes

intimement liés à la mobilité. Avoir

des regards de Lucerne et de Genève

élargira les différentes possibilités. Je

pense que ce travail commun d’appréciation

est une bonne chose et

que l’expérience des associations régionales

sera déterminante.

Hasan: Pour moi, le vélo doit être indissociable

de la protection du climat

et de la biodiversité si nous voulons

des espaces urbains avec une qualité

de vie élevée. Je suis donc extrêmement

heureux de devenir vice-président

de PRO VELO et de travailler

avec Delphine. Je souhaite que la

culture PRO VELO parvienne à

prendre les différentes spécificités de

notre pays et à répondre aux besoins

locaux.

Quelles sont vos priorités

dans vos nouvelles

fonctions à PRO VELO?

Hasan: Nous devons pouvoir intensifier

la promotion du vélo. La sécurité,

qui passe par des infrastructures de

qualité, est un objectif primordial.

Indépendamment du lieu, du moment

de la journée ou de la saison, le vélo

doit devenir plus sûr, pour tous les

groupes de la population. Plus personne

ne doit avoir le sentiment que

faire du vélo est dangereux et donc y

renoncer.

Delphine: La votation de novembre a

le potentiel d’ouvrir la voie à une véritable

révolution des mobilités dans

notre pays. Ma priorité est d’atteindre

une redistribution plus juste et équilibrée

de l’espace public. Or le vélo est

une pièce maîtresse des nouvelles

mobilités, aussi bien dans les villes,

les agglomérations qu’entre les villages.

Nous devons développer des

infrastructures cyclables sécurisées

et les harmoniser, en particulier avec

les piétons et les transports publics,

parce que nous travaillons ensemble,

main dans la main, et pas en conflit.

L’espace public doit devenir un lieu

de vie. Le vélo porte ce message. OO

Printemps 2025

Texte: Ariane Gigon

13


APRÈS LE 24 NOVEMBRE

Plus d’argent pour les

voies cyclables

Le «non» aux milliards pour les autoroutes a relancé le débat:

que faire de l’argent du fonds pour les routes nationales et le

trafic d’agglomération (FORTA)? Les propositions de PRO VELO

peuvent être utiles en ville comme à la campagne.

Photo: PRO VELO

Christoph Merkli,

responsable

Infrastructure et

politique

DEPUIS PLUS de deux ans, les

cantons planifient leurs réseaux de

pistes cyclables. Ils mettent ainsi en

œuvre la loi sur les voies cyclables

(LVC). La Conférence Vélo Suisse a

récemment demandé aux cantons

quels étaient les principaux obstacles

à cet égard. Il en ressort que le besoin

supplémentaire en surface ainsi

que le manque de soutien administratif

interne et politique constituent un

problème majeur. Mais, outre les ressources

humaines, le manque de

moyens financiers est aussi un problème

particulièrement important,

car la LVC délègue des tâches aux

cantons, mais ne leur accorde pas de

moyens financiers supplémentaires.

La Confédération peut soutenir financièrement

les infrastructures cyclables

dans les agglomérations

grâce au fonds pour les routes nationales

et le trafic d'agglomération

(FORTA). Mais les montants qui leur

sont alloués ne représentent qu’environ

2 % de ce pot commun. C’est très

insuffisant. De plus, les localités situées

en dehors des agglomérations

ne bénéficient pas de ces fonds. Les

cantons et les communes doivent

Le financement des voies cyclables sera bientôt à nouveau en discussion sous la Coupole

fédérale.

14 Engagement

Texte: Christoph Merkli

PRO VELO Magazine


BRÈVES DU PALAIS FÉDÉRAL

donc assumer seuls le financement

des infrastructures cyclables.

Avec le refus de l’extension des autoroutes,

il reste davantage d’argent

dans le FORTA. C’est pourquoi PRO

VELO demande qu’une partie de la

somme soit réaffectée. La manne

allant aux programmes d’agglomération

doit être augmentée et les

cantons doivent être davantage soutenus.

Pour que le trafic cycliste en

profite particulièrement, les fonds

devraient en outre être affectés à un

usage spécifique. Si cet argent était,

de surcroît, limité dans le temps, par

exemple jusqu’à la date de mise en

œuvre de la LVC fin 2042, l’utilité de

la mesure augmenterait considérablement:

en effet, les cantons seraient

encouragés à faire avancer

leurs projets de planification et de

construction. En outre, la faisabilité

politique serait ainsi, certainement,

plus élevée.

Les efforts actuels visant à faire passer

les cyclistes à la caisse reposent

sur une idée erronée (voir ci-contre).

La Confédération doit bien plutôt

augmenter ses contributions à l’infrastructure

cyclable, car ses dépenses

ne représentent actuellement

qu’environ 2 % de ses dépenses totales

en matière de transport. Une

meilleure infrastructure pour le trafic

cycliste, en particulier la séparation

physique des différents types de mobilité,

contribue à la sécurité aussi

bien des cyclistes que des automobilistes.

OO

Pensez à un don

pour les 40 ans de

PRO VELO …

… avec le bulletin

ci-joint.

PRO VELO rejette toute taxe vélo

L’administration fédérale envisage de taxer les cyclistes.

L’idée est également débattue au Parlement: la conseillère

nationale Nina Fehr Düsel (UDC/ZH) souhaite en effet savoir

si le Conseil fédéral peut réintroduire la vignette vélo. PRO

VELO Suisse s’oppose avec véhémence à une nouvelle taxe sur

les vélos. Rouler à vélo profite financièrement à la collectivité.

Chaque kilomètre parcouru à vélo rapporte environ

25 centimes à la société, selon une nouvelle étude de la

Confédération. De plus, les cyclistes contribuent déjà à la

construction des routes par le biais de leurs impôts.

Les camions doivent rouler au pas

pour tourner

Les conducteurs de camions ne peuvent pas voir les cyclistes

qui se trouvent directement derrière, à côté ou devant leur

poids lourd. Les conséquences sont souvent désastreuses, voire

mortelles, surtout lorsqu’un camion tourne à droite. C’est

pourquoi la nouvelle présidente de PRO VELO, Delphine Klopfenstein

Broggini (Verts/GE), a demandé au Conseil fédéral,

dans une interpellation, de créer une obligation, pour les

camions, de rouler au pas lorsqu’ils tournent à droite dans les

localités. L’Autriche a introduit cette mesure il y a deux ans.

PRO VELO estime que cette dernière permettrait de faire diminuer

le nombre d’accidents, trop souvent mortels.

Un monitoring de la mise en œuvre de la LVC

La nouvelle loi sur les voies cyclables (LVC) est en vigueur

depuis plus de deux ans. Les cantons doivent construire

des réseaux de voies cyclables continus, sûrs et attrayants

d’ici la fin de 2042. La conseillère aux Etats Marianne Maret

(Centre/VS) a donc voulu savoir comment la Confédération

vérifiait si les cantons respectaient ce délai et mettaient

en œuvre la loi. Dans sa réponse, le Conseil fédéral a indiqué

qu’il recenserait les kilomètres de réseau mis en place.

Il interrogera également régulièrement les cantons. Pour PRO

VELO, c’est un bon signe, mais cela ne suffit pas. C’est pourquoi

l’association surveille en permanence la mise en œuvre et

la mesurera de manière appropriée.

Plus de places pour vélos dans les gares!

Les personnes qui arrivent à vélo dans une grande gare n’ont

souvent pas assez de possibilités pour garer leur vélo de manière

adéquate. Afin d’améliorer cette situation, le conseiller

national Philipp Kutter (Centre/ZH) a chargé le Conseil

fédéral en 2022 d’améliorer le financement des infrastructures

de stationnement pour vélos dans les gares. Les moyens du

Fonds d’infrastructure ferroviaire devaient être utilisés. Le

Conseil fédéral a rejeté cette proposition. PRO VELO continuera

à s’engager, notamment avec le Forum Velostations, pour

obtenir davantage de places de stationnement.

La Confédération se dérobe à ses

responsabilités

Particulièrement confortables, larges et attrayantes, les voies

express cyclables sont la «référence» en matière de voies

cyclables. Dès 2019, le conseiller national tessinois Rocco

Cattaneo (PLR) avait convaincu la Chambre basse de la nécessité

d’obliger la Confédération à assumer davantage de responsabilités

en matière de voies express cyclables, afin que les

agglomérations soient reliées par ces voies. Le Conseil fédéral

s’est limité à une étude sur le potentiel des voies express

cyclables. L’intérêt réel pour le développement des infrastructures

cyclables est tout autre. Après le vote de novembre

contre l’extension des autoroutes, le nouveau vice-président de

PRO VELO et conseiller national Hasan Candan (PS/LU) est revenu

à la charge auprès du Conseil fédéral. Une nouvelle fois, la

réponse a été négative. PRO VELO poursuit ses efforts!

Printemps 2025 Texte: Raffaela Hanauer

15


RÉGIONS

Les véloboxes cartonnent

Tous les immeubles d’habitation ne sont pas équipés de locaux à vélos. Les

«véloboxes» sont une des solutions pour remédier à cette lacune qui peut

parfois empêcher de se (re)mettre au vélo. A Vevey, sur proposition de PRO

VELO Riviera, la ville en a installé quelques-unes.

«BEAUCOUP de gens se remettent

au vélo, ce qui est une très

bonne chose», se réjouit Antoine Dormond,

municipal de Vevey responsable

du Service de l’urbanisme et de

la mobilité. Revers de la médaille:

bien souvent, ces personnes ne disposent

pas de local, chez elle, pour

mettre leur deux-roues, parfois très

cher, à l’abri pendant la nuit. «La

municipalité souhaite encourager la

mobilité durable, poursuit l’élu. Nous

avons donc été très heureux de la

proposition de PRO VELO Riviera

d’installer des véloboxes.»

Les véloboxes? Ce sont des abris

en tôle, prévus pour cinq vélos, que

les municipalités ou les particuliers

peuvent placer, de façon fixe, où

ils l’entendent. Les personnes qui

veulent utiliser l’infrastructure

s’abonnent (en général pour 100 francs

par année) et obtiennent un accès

grâce à une appli ou un badge.

«C’est très facile d’utilisation», salue

Alain Gonthier, qui loue une place

dans une des nouvelles véloboxes

de Vevey.

Si PRO VELO Riviera avait écrit aux

communes de la région, c’était pour

trouver une solution à la crainte grandissante

des propriétaires de vélo

d’être victimes de vol. «Les villes et

les villages de la région ont des

vieilles villes dont les immeubles n’ont

pas de local à vélos, explique Fabrice

Yerly, co-président de PRO VELO

Riviera. Nous avons aussi informé les

communes que ces infrastructures

pouvaient s’inscrire dans leur plan

climat.» Vevey nous a répondu

favorablement.

D’autres communes se sont dites

intéressées, mais ont eu des craintes

esthétiques: les abris en tôle pourraient

«trancher» dans le paysage,

surtout dans celui, fait de vieilles

pierres et de rues étroites, d’une

vieille ville.

«Le marché ne propose pas encore

beaucoup de modèles, ajoute le

co-président. Le bois n’est pas

idéal … Certaines entreprises végétalisent

leurs propres boxes, c’est peutêtre

une piste à suivre.» «A Vevey, les

Photo: Municipalité de Vevey

quatre véloboxes déjà installées ne

plaisent pas à tout le monde, admet

Antoine Dormond. Certains habitants

les nomment, non sans humour,

‹toasters›. Mais elles remplissent bien

leur rôle.» Dimitri Dorogi, chargé de

projet mobilité de Vevey, se réjouit:

«Les places de location des deux

structures situées aux abords de la

vieille ville ont été très vite louées,

souligne-t-il. Les deux autres, placées

dans d’autres quartiers, ne sont pas

encore complètement occupées.»

Pour avoir accès à un abonnement,

les personnes doivent, bien sûr, résider

à Vevey et prouver qu’elles ne disposent

pas de local à vélos chez elles.

Avec subvention

La municipalité prévoit d’instaurer

une subvention pour les particuliers

qui souhaiteraient acquérir une vélobox

(environ 10 000 francs la pièce) et

la mettre à la disposition de locataires.

«Car pour que l’abri remplisse

son rôle, il faut qu’il soit placé le plus

près possible du logement, à moins

de 100 mètres, idéalement.»

C’est le cas de la vélobox louée par

Alain Gonthier, qui n’a qu’une vingtaine

de mètres à parcourir à pied.

«Je pourrais parquer mon vélo dans

une cour intérieure, mais il y a des

marches à gravir ou à descendre.»

Antoine Dormond le précise: «Tout

obstacle du type escalier empêche

les intéressées et intéressés de passer

au vélo. Il faut aussi agir sur ce

plan-là pour modifier les

comportements.»

Prochaine étape: il faudra aussi des

véloboxes différentes pour les vélos-cargos

ou les «longtails», qui

prennent davantage de place. En

attendant, Vevey a tracé au sol des

places de stationnement pour les

vélos-cargos. C’est déjà ça. OO

16 Engagement

Texte: Ariane Gigon

PRO VELO Magazine


RÉGIONS

Les pionniers bâlois

à la fête

Un demi-siècle d’engagement en faveur du vélo:

l’association PRO VELO de Bâle-Campagne et de

Bâle-Ville fête son anniversaire avec une série de

manifestations qui rendent hommage à la réussite de

la promotion du vélo et jettent un regard sur l’avenir.

Photo: DR

double sens pour les vélos a été autorisée

dans presque toutes les rues à

sens unique de Bâle. En 2000, le premier

parking à vélos souterrain de

Suisse a été ouvert près de la gare

CFF et, en 2013, le projet pilote de

virage à droite autorisé au feu rouge,

aujourd’hui instauré dans toute la

Suisse, a été lancé. Autre point fort?

Attirée par la réputation de Bâle

comme ville cyclable, la conférence

annuelle Velo-city, de la Fédération

européenne des cyclistes (ECF), s’est

tenue pour la première fois en Suisse

en 1995.

Des membres de l’IC Vélo Bâle manifestent en 1984 sur le pont de la Forêt-Noire pour

dénoncer le manque de voies cyclables.

BÂLE, 1975: à une époque où le

transport durable était à peine débattu

ailleurs en Suisse, la Communauté

d’intérêts (CI) des deux Bâle voyait le

jour. Le fait que la première organisation

régionale de la future association

PRO VELO soit née au bord du Rhin

tient au maintien, malgré la promotion

de la voiture après-guerre, d’une

culture du vélo très forte dans la ville

depuis le début de l’industrialisation.

Il y a cinquante ans, des personnes

de tous âges et de toutes classes sociales

s’y déplaçaient encore à vélo,

plus que dans n’importe quelle autre

ville suisse. Elles économisaient ainsi

le billet de tram.

Grâce à une poignée de membres

fondateurs, le mouvement cycliste

bâlois, largement ancré politiquement

à gauche comme à droite, a pris

encore plus d’ampleur à partir du milieu

des années 80: les membres de la

première heure, comme Peter

Schiess, premier président de l’association

faîtière suisse CI-Vélo (PRO

VELO Suisse dès 2008) à partir de

1985, ont donné l’impulsion à de

nombreux projets de promotion du

vélo: des voies cyclables plus sûres,

une meilleure infrastructure cyclable

et un lobby fort des cyclistes au

Grand Conseil de Bâle-Ville.

Les étapes-clés

PRO VELO Bâle-Ville a également été

un précurseur à d’autres égards: non

seulement la ville rhénane a été la

première en Suisse à proposer des

cours de conduite cycliste, mais c’est

aussi là qu’a eu lieu la première

bourse aux vélos, en 1985. Une initiative

en faveur du vélo, qui a recueilli

plus de 15 000 signatures en deux

mois, a permis de faire progresser

considérablement la politique cycliste

dès la fin des années 80. En

1988, le Parlement de Bâle a approuvé

l’octroi d’environ 25 millions de

francs pour l’aménagement de voies

cyclables. Ce ne sont pas les seules

avancées en faveur du vélo: grâce aux

efforts de la région, la circulation à

Tourné vers l’avenir

Le travail ne manque pas pour les

membres bénévoles et salariés de

PRO VELO Bâle. Pour son 50 e anniversaire,

l’association prévoit de nombreuses

manifestations, du cinéma en

plein air sur le thème du vélo à un

grand défilé, en passant par des tours

à vélo. En outre, une nouvelle initiative

vélo sera soumise à votation au début

de l’été. Les succès engrangés n’empêchent

pas de continuer le travail! OO

provelo-beiderbasel.ch

Autres

anniversaires

En 2025, outre PRO VELO

Bâle et PRO VELO Suisse,

de nombreuses associations

régionales célèbrent

leur anniversaire:

c’est le cas de

PRO VELO Bienne-Seeland

et de PRO VELO Brugg-

Windisch, qui ont été

fondées en 1985. PRO

VELO Suisse honorera cet

engagement à sa manière:

l’assemblée des délégué·e·s

2025 aura lieu le

29 novembre à Saint-Gall,

une région PRO VELO fondée

en 2005 et qui fêtera

ses 20 ans.

17 Engagement

Texte: Corinne Päper

PRO VELO Magazine


VÉLO ET DROIT

Cyclistes et piéton·ne·s:

règles de cohabitation

Christoph

Merkli,

responsable

Infrastructure

et politique

Photo: Christoph Merkli

SE METTRE en selle et partir:

entre marcher et pédaler, la transition

est simple et rapide. Est-ce pour cela

que je me sens si peu piéton, lorsque

je me déplace à vélo? Dans les villes,

on voit que beaucoup de gens munis

de vélos se mêlent aux piétons

comme s’ils en étaient. Par exemple,

lorsqu’ils roulent sur le trottoir ou sur

les passages piétons, ne respectant ni

les feux de signalisation ni les stops,

ils se faufilent entre les piétons ou

avancent sur une pédale, comme en

trottinette, dans les zones piétonnes.

Des concessions pour les cyclistes

En effet, le droit de la circulation accorde

certaines concessions aux cyclistes

en ce qui concerne leur comportement

dans les zones piétonnes.

La plus connue est sans doute la possibilité

de garer son vélo sur le trottoir

ou dans une zone piétonne, à

condition de laisser un espace libre

de 1,5 mètre. Ce que l’on sait moins,

c’est que ce droit ne s’applique pas à

proximité immédiate des emplacements

de stationnement pour vélos.

La loi ne précise toutefois pas la distance

exacte faisant foi.

Il est également permis, dans certaines

situations, de rouler sur les

trottoirs. Toutefois, cela doit impérativement

être signalé, soit par un

Un vélo parqué, malgré la présence d’un panneau demandant de ne pas le faire.

panneau montrant une piste cyclable

et piétonne commune, soit par un

panneau déclarant expressément

«Vélo autorisé». Un symbole de vélo

peint sur le trottoir suffit également.

Sans ces indications, seuls les enfants

de moins de 12 ans sont autorisés à

rouler sur les trottoirs, et ce uniquement

s’il n’y a pas de piste ou de

bande cyclable. Les adultes qui accompagnent

l’enfant doivent rester

sur la route.

Le vélo n’est pas une trottinette

Lorsqu’il faut descendre de vélo, sur

les trottoirs ou dans les zones piétonnes,

l’avance en mode trottinette

est tentante. Cependant, un tribunal

de Bâle a décidé il y a quelques années

qu’un vélo n’était pas une trottinette,

même si on l’utilise comme

telle. Le cycliste concerné a été

condamné à une amende.

Reste à savoir si les vélos ont le droit

de rouler sur les passages piétons. Le

droit ne l’interdit pas. Mais le vélo n’a

pas la priorité. Les malentendus entre

cyclistes et automobilistes sont inévitables,

et les risques afférents aussi.

En revanche, la ou le cycliste qui descend

de son vélo a la priorité. OO

18 Engagement

PRO VELO Magazine


RECHERCHE

Tourner à droite

au feu rouge: apprécié,

mais pas la panacée

Encore peu connue des automobilistes et des piéton·ne·s, la

possibilité de tourner à droite au feu rouge pour les cyclistes

est appréciée. Mais elle ne suffit pas.

EN SUISSE, depuis janvier 2021,

les carrefours à feux peuvent être dotés

d’un panneau autorisant les cyclistes

à tourner à droite au feu

rouge. Cette manœuvre, parfois appelée

«le tourner-à-droite», est autorisée

sous réserve de céder la priorité

aux autres usagers et usagères pour

qui le feu est vert.

La mesure normalise une pratique

existante qui permet aux cyclistes

de démarrer avant les voitures, d’être

plus visibles et d’éviter les accidents

avec des automobilistes les dépassant

ou tournant à droite. Elle peut

également leur permettre d’éviter de

s’arrêter ou d’être exposé·e·s aux gaz

d’échappement.

Photo: Sylvain Smykla

La Ville de Lausanne a installé une

centaine de plaques permettant de

tourner à droite au feu rouge et mené

une campagne d’information à ce sujet.

Mais dans quelle mesure les cyclistes

l’utilisent-ils·elles et quelle est

leur expérience? Une étude de l’Observatoire

universitaire du vélo et des

mobilités actives (OUVEMA) de l’Université

de Lausanne s’est intéressée à

la manière dont les cyclistes utilisent,

perçoivent et vivent cette mesure.

Pour ce faire, des observations

(comptages) et des enquêtes ont été

réalisées dans des carrefours avec et

sans plaque permettant le

tourner-à-droite.

Entre utilisation, perception

positive et barrières

Aux carrefours dotés d’une plaque,

70 % des cyclistes ont utilisé cette

possibilité. Aux carrefours sans

plaque, 35 % ont tourné à droite au

rouge, même lorsque cela n’est pas

permis. Presque 90 % des cyclistes

interrogés perçoivent le tourner-àdroite

positivement, car cette mesure

réduit l’effort, permet de ne pas s’arrêter

et fait gagner du temps.

Cependant, bien que la plupart des

cyclistes perçoivent cette possibilité

comme plus sûre grâce à la séparation

avec les voitures, 22 % d’entre

eux la considèrent comme risquée.

En outre, celles et ceux qui ne l’utilisent

pas expliquent qu’ils n’y voient

aucun bénéfice en termes de gain de

temps, qu’il reste impossible de tourner

à droite dans certaines situations

ou encore qu’ils ne connaissaient pas

cette mesure.

Les chercheuses et chercheurs ont

aussi interrogé des passant·e·s: il en

ressort que moins de 50 % connaissaient

la nouvelle possibilité. Ce

pourcentage était même de presque

70 % parmi les non-cyclistes. Cette

méconnaissance est susceptible de

conduire à des interactions désagréables

ou conflictuelles dans les

carrefours, ainsi qu’à une stigmatisation

injustifiée des cyclistes. En effet,

bien que tourner à droite au feu

rouge soit légal et officialisé par la

plaque ad hoc, et donne ainsi de la

légitimité au comportement, 32 % des

cyclistes craignent le jugement des

autres en l’utilisant.

Une solution partielle pour la

sécurité des cyclistes

La mesure est donc efficace, mais

elle l’est moins qu’un réaménagement

complet de l’infrastructure

avec séparation physique des voies

pour cyclistes et de celles pour automobilistes.

La responsabilité de la

sécurité incombe à la personne qui

circule à vélo, qui doit vérifier que

les conditions pour passer sont réunies.

La mesure reste méconnue des

automobilistes. Ces résultats soulignent

l’importance de communiquer

davantage sur cette règle auprès

de l’ensemble des usagers et

usagères de la route. OO

Si le panneau «tourner

à droite au feu rouge»

manque, merci de le

signaler sur le site:

bikeable.ch/

Printemps 2025

Texte: Cinzia Zanetti, Dimitri

Marincek et Patrick Rérat

Cycle-Life

19


«Je choisis le vélo plus

consciemment»

Depuis près de vingt ans, l’action «bike to work» incite des milliers de

personnes à se rendre au travail à vélo. La Ligue pulmonaire de Suisse

orientale y participe également chaque année. Ursina Raymann, responsable

du département Promotion de la santé et prévention, explique pourquoi

cette initiative est si populaire et quels sont ses effets.

Ursina Raymann

Ligue

pulmonaire

Cette organisation

conseille

et accompagne

les personnes

souffrant de

maladies pulmonaires

et respiratoires.

La

section de

Suisse orientale

emploie 60 personnes

sur cinq

sites. En 2024,

cinq équipes ont

participé au

challenge «bike

to work».

lungenliga.ch

Photo: DR

«IL SUFFIT de peu

pour bouger davantage

au quotidien», déclare

Ursina Raymann, responsable

du département

Promotion de la santé et

prévention à la Ligue pulmonaire

de Suisse orientale.

Par exemple avec le challenge

«bike to work». L’aspect communautaire

est particulièrement

motivant: «Le fait que

plus de 100 000 personnes y

participent donne à l’action

un caractère fédérateur.» Les

expériences à vélo sont d’ailleurs

volontiers partagées en

interne: «Nous sommes tous

impatients de savoir qui a parcouru

le plus de kilomètres et

nous nous amusons des noms

rigolos des équipes», précise

la responsable. De plus, le programme

incite les employé·e·s

à explorer de nouveaux itinéraires

à vélo, «pas seulement sur

le chemin du travail, mais aussi

pendant leur temps libre».

C’est grâce au personnel

de la Ligue pulmonaire que

«bike to work» s’est imposé

dans l’organisation. «Certains

connaissaient l’action de leur

ancien lieu de travail, c’est ainsi

que tout a commencé», se

souvient Ursina Raymann. La

communication interne est essentielle

pour motiver le plus

grand nombre possible de personnes

à participer. La Ligue

pulmonaire de Suisse orientale

fait beaucoup d’efforts dans

ce sens: «Nous informons

régulièrement par e-mail, par

flyer et lors de notre réunion

d’information trimestrielle. De

plus, une coordinatrice répond

aux questions et prodigue ses

encouragements. L’objectif est

de maintenir ou d’augmenter

le nombre de participant·e·s

chaque année.»

L’engagement pour le vélo

porte ses fruits: «Cela permet

de sensibiliser davantage les

gens à l’exercice physique

dans leur vie professionnelle

quotidienne.» Il y a également

des succès à célébrer: «Grâce

à ‹bike to work›, une de nos

employés s’est remise au vélo

après des années d’abstinence

et en fait maintenant régulièrement,

par tous les temps.»

Ursina Raymann elle-même

a changé: «Je choisis plus

consciemment le vélo et je

fais même un détour pour me

vider la tête.» Son conseil aux

nouveaux cyclistes? «Persévérez.

Mieux vaut faire moins de

vélo, mais de manière constante.

Et félicitez-vous quand

vous tenez le coup.» OO

Illustration: duplex

«Bike to work»

L’objectif du challenge «bike to work» est d’inciter les actives et actifs à aller au

travail à vélo le plus souvent possible. Les entreprises peuvent s’inscrire pour deux

mois (mai et juin) ou pour un mois (mai ou juin). Votre entreprise n’y participe pas

encore? Persuadez-la dès maintenant de rejoindre le mouvement «bike to work».

biketowork.ch

20 Cycle-Life

Texte: Corinne Päper

PRO VELO Magazine


Cours de vélo pour

migrantes: un succès

qui ne se dément pas

Des cours de conduite vélo, il y en a en Suisse pour tous les

publics et tous les âges. Grâce à eux, les migrants, et surtout

les migrantes, découvrent l’indépendance et la mobilité.

Après le cours, 99 %

des participantes

sont capables de rouler

au moins sur un terrain

privé – et avec le

sourire!

PÉDALER? En Suisse et dans les pays

occidentaux en général, un jeu d’enfant. Dans

de nombreuses autres régions du monde

en revanche, le vélo, comme la natation par

exemple, n’est pas du tout habituel. Quand des

migrantes et des migrants vivent en Suisse,

provisoirement ou non, cette lacune peut devenir

un handicap.

«L’idée de proposer des cours de vélo est née

en Suisse il y a une vingtaine d’années dans

les milieux de l’intégration, explique Kurt Egli,

responsable, jusqu’en juillet, des cours de

conduite à l’association PRO VELO Suisse.

Ces personnes se révélaient peu mobiles,

par exemple pour se rendre à des cours de

langue.»

Exemple à Berne, où PRO VELO enseigne les

premiers rudiments de la conduite cycliste à

des migrantes: ces premières leçons ont lieu

«en milieu protégé» – hors trafic. La majorité

des élèves cyclistes disent vouloir apprendre

pour pouvoir accompagner leurs enfants à vélo.

Des enfants qui sont, du reste, gardés, pour les

plus petits d’entre eux, au Centre pour mères

de Berne Ouest, co-organisateur du cours.

Dans tout le pays

«Nous avons aujourd’hui des cours pour migrantes

et migrants dans tout le pays», se réjouit

Kurt Egli. Tous types de cours confondus,

PRO VELO dispose, dans toute la Suisse, d’un

réseau de 500 à 600 instructrices et instructeurs.

Les leçons sont standardisées. «Toutefois,

surtout dans les cours pour personnes

ayant immigré, il est très important de se

renseigner sur les besoins spécifiques des participantes,

précise Loris Spycher, responsable

des cours de conduite spéciaux à PRO VELO

Berne. Nous sommes en train d’élargir l’offre.»

Selon Regina Stucki, directrice du Centre pour

mères, 99 % des participantes sont capables

de rouler au moins sur un terrain privé après

ces douze premières heures de cours. A voir

les sourires des participantes lors de ce premier

jour, on ne doute pas que les objectifs ont

été atteints. Et pour Simon, un instructeur de

PRO VELO Berne, transmettre sa passion du

vélo, cela va de soi, «car, dit-il, c’est le moyen

de locomotion du 21 e siècle.» OO

La version originale de cet article a paru dans le magazine

INFO BULLETIN 2/2024 de la Conférence Vélo

Suisse (www.velonkonferenz.ch/fr).

Conditions de participation et détails:

www.pro-velo.ch/fr/projets/coursde-conduite/descriptions-des-cours

Des cours

adaptés

à tous les

publics

Les cours de

conduite proposés

par les

associations

régionales

de PRO VELO

s’adressent à

des publics de

tous âges et se

déclinent en de

nombreuses spécialités,

y compris

la conduite

de nuit ou

le maniement des

vélos cargos.

Les membres de

PRO VELO bénéficient

de rabais.

Printemps 2025

Texte et photos: Ariane Gigon

Cycle-Life

21


SE RENDRE

AU TRAVAIL

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totale de 350 francs

Date limite d‘envoi 30 juin 2025

magazin@pro-velo.ch

Photos: photocase.com | adobestock/fotalia

22 Concours photo

PRO VELO Magazine


Le ciel à portée de deux-roues

Gravir des cols à vélo est grisant. Voici trois itinéraires en Suisse alémanique et en

Suisse romande qui ne sont pas seulement beaux, mais aussi peu fréquentés.

Il n’y a rien de plus beau pour les cyclistes

que le franchissement d’un col. A chaque coup

de pédale, on se rapproche du ciel. Bien sûr,

les jambes sont parfois lourdes, voire très

lourdes. Et certains jours, le soleil brûle

implacablement dans la montée. Mais au sommet

du col, un vent frais souffle et la vue est à

couper le souffle. Seuls le bruit et le danger

que représentent les voitures et les motos

viennent gâcher ce bonheur. C’est pourquoi

nous proposons trois itinéraires à faible

circulation.

Le col du Schafmatt (BL)

Parcours conseillé: Glaris-Brunnen, 1200 m

de dénivelé, 51 km.

Pour les pros: un circuit via l’Ibergeregg et le Sattelegg,

2600 m de dénivelé, 118 km.

Photo: FreiPass.ch

Photo: SuisseMobile

Il n’est pas aussi connu que le col voisin du Hauenstein ou

le Staffelegg, situés à l’est. En revanche, le col du Schafmatt

(812 m), qui mène de Rohr, dans le canton de Soleure,

à Oltingen, dans le canton de Bâle-Campagne, est pratiquement

interdit aux voitures, même le week-end. Juste

avant le col se trouve une Maison des amis de la nature,

ouverte les dimanches et les jours fériés. Il est également

possible d’y passer la nuit sur demande.

Parcours conseillé: Olten-Gelterkinden,

470 m de dénivelé, 27 km.

Pour les pros: celles et ceux qui veulent parcourir plus de

kilomètres peuvent zigzaguer à travers le Jura argovien:

par le Salhöhe, le Benkerjoch et le Staffelegg, 1370 m

de dénivelé, 66 km.

Le col du Pragel (GL/SZ)

Le col du Pragel (1548 m) relie le Klöntal dans le canton de

Glaris à la vallée de la Muota dans le canton de Schwyz. Le

week-end, la route menant de Richisau au col est fermée

au trafic motorisé privé. Il faut prendre son temps pour la

descente, car elle traverse une forêt d’épicéas aux allures

de forêt vierge. Le Hölloch, caché sous une zone karstique,

se trouve également sur le chemin – avec ses 195 km, c’est

le plus long réseau de grottes d’Europe.

Cols du Lein et des Planches (VS)

Ce tour au départ de Martigny est l’un des 25 trajets

balisés pour les cyclistes du canton du Valais. Des panneaux

renseignent sur l’altitude, la distance et les déclivités.

Après 57,2 km, deux cols seront franchis, celui du Lein

(1623 m), au-dessus de Saxon, et celui des Planches

(1411 m). Pour le premier, les derniers kilomètres, sur terre

battue, permettent d’arriver au Val de Bagnes. Il faut

ensuite redescendre pour parvenir à Sembrancher (730 m)

avant d’entamer la deuxième ascension. La descente

traverse une belle forêt de mélèzes et offre une magnifique

vue sur le Rhône et Martigny.

Parcours conseillé: Martigny-Martigny, 1890 m

de dénivelé, 57,2 km.

Pour les pros: au départ de Verbier, rejoindre l’itinéraire

à Vollèges (11 km supplémentaires)

Note: ce trajet est l’un des itinéraires recommandés par le

site cycliste.ch géré par Alain Rumpf, qui propose aussi de

nombreuses prestations pour les amatrices et amateurs de

tours à vélo (voir A Swiss With A Pulse).

Photo: DR

Cycle-Life

Printemps 2025 Textes: Andrea Freiermuth, Ariane Gigon

23


VÉLO & TECHNIQUE

Comment protéger son vélo

Chaque année, plus de 40 000 vélos musculaires et électriques disparaissent en

Suisse – tendance à la hausse. Les voleurs et voleuses ont un faible pour les

engins électriques, car ils peuvent être revendus rapidement et à un prix élevé. Il

est possible de prévenir ce problème en prenant les bonnes mesures.

Photo: DR

Les vols de vélos sont fréquents et

coûteux, et donc très agaçants: chaque

année, environ 40 000 engins disparaissent

ainsi en Suisse. Les vélos

à assistance électrique sont particulièrement

visés en raison de leur valeur

de revente élevée. Les statistiques

le montrent également, puisque

les déclarations de vol, dans ce domaine,

ont quadruplé entre 2019 et

2023.

Le taux de vol élevé pose également

de gros problèmes aux compagnies

d’assurance: en 2024, la Mobilière a

versé à elle seule plus de 30 millions

de francs pour des vélos volés, soit

deux fois plus que cinq ans auparavant,

selon le «Tages-Anzeiger».

L’augmentation des montants des

sinistres peut entraîner une hausse

des primes d’assurance. Il est d’autant

plus important, pour les cyclistes, de

se prémunir contre le vol.

Le cadenas, protection de base

Le meilleur investissement pour se

protéger contre le vol est un cadenas

de bonne qualité. Certes, n’importe

quel cadenas peut être ouvert avec

un outil grossier comme une meuleuse

d’angle, mais le temps néces-

saire est un facteur décisif. Un antivol

à câble bon marché peut être coupé

en quelques secondes, mais un cadenas

robuste est plus difficile à forcer.

Mais même le meilleur antivol ne sert

pas à grand-chose si le vélo est simplement

verrouillé, mais pas attaché

à un objet solidement ancré, et qu’il

peut donc être facilement emporté.

C’est pourquoi il est conseillé d’attacher

le cadre et au moins une roue à

un objet fixe, de rendre le cadenas

difficilement accessible et de ne pas

le placer trop près du sol. Cela vaut

non seulement pour le stationnement

24 Cycle-Life

Texte: Fabian Baumann

PRO VELO Magazine


«Velofinder» «Bikefinder» «Airtag»

Cet autocollant aide à retrouver un

vélo dispau.

Tracker GPS-Tracker pour

vélos et E-Bikes

La technologie NFC («near field

communication») est connue pour

le paiement sans contact.

Pour les membres de PRO VELO:

3 francs

Prix ordinaire: 9 francs.

+ validité illimitée

+ utilisation simple

+ bon marché

- diffusion limitée

- les vélos trouvés doivent être

signalés activement

189 francs + abonnement

pour le tracking

+ Vainqueur d’un test du

Velojournal et de l’émission

Kassensturz

+ Montage simple dans le guidon

+ Adapté aux vélos et aux E-Bikes

- Pas de signal GPS si le vélo

est dans une cave ou un garage

souterrain

- Cher. Compter 369 francs pour

l’achat et cinq ans d’utilisation

29 francs.

www.velofinder.ch/willkommen?locale=fr bikefinder.com apple.com

+ Utilisation simple

+ Peut être caché dans de nombreux

endroits, par exemple dans une

sonnette de vélo.

- Ne fonctionne que sur Apple

- Mauvaise localisation dans les

zones à faible densité d’iPhones,

par exemple à la campagne

dans les lieux publics, mais aussi pour

le stationnement à domicile, car de

nombreux vélos sont volés dans les

caves.

Le bon endroit pour parquer

Les vélos qui sont parqués dans des

endroits bien éclairés et animés sont

moins susceptibles d’être volés que

ceux qui le sont dans des coins sombres

et peu fréquentés. Qu’il s’agisse

d’un stationnement de courte ou de

longue durée, les vélos doivent être

verrouillés même pour de courts arrêts,

par exemple devant un kiosque

ou un supermarché. L’occasion fait le

larron …

Le choix des structures auxquelles on

fixera son vélo est également important:

celles-ci ne sont pas toujours

aussi robustes que prévu. Récemment,

une vidéo a circulé sur les réseaux

sociaux montrant un arceau d’un

support à vélo cisaillé, mais l’endroit

de la faille était camouflé avec des

autocollants. Dans un tel cas, si le

vélo n’est attaché à l’arceau que par

le cadre, il est facile de le décrocher

et de le voler.

En toute sécurité dans les

vélostations

Les vélostations sont une option de

stationnement particulièrement sûre

dans les espaces publics. Elles offrent

non seulement une protection contre

les intempéries, mais aussi une grande

sécurité pour peu d’argent grâce à la

vidéosurveillance et au personnel sur

place. En outre, on y trouve souvent

des stations de réparation, des pompes

et des points de recharge pour

engins électriques. Les amateurs en

trouveront un aperçu sur le site velostation.ch.

Quand le vol a quand même lieu

Si, malgré toutes les mesures de précaution,

le vélo est volé, le délit doit

être signalé, avec le numéro de cadre

du vélo, sur le site suisse-epolice.ch.

Les vols dans les appartements et

dans les caves sont généralement

couverts par l’assurance ménage et

remboursés à hauteur du prix d’un

vélo neuf, tandis que les vols en dehors

de la maison ne sont couverts

que par l’assurance complémentaire

«vol simple à l’extérieur».

Pour retrouver son vélo

Et si les malfrats sont passés par là,

vous aurez plus de chance de retrouver

votre bien s’il a été équipé d’un

traceur ou si vous avez souscrit un

abonnement à des systèmes tels que

«Velofinder». PRO VELO a comparé

plusieurs offres. OO

La vignette comme assurance responsabilité civile

La vignette vélo, qui était disponible jusqu’en 1988

sous forme de plaque en tôle et, jusqu’à fin 2011,

sous forme d’autocollant, prouvait l’existence d’une

assurance responsabilité civile. Depuis sa suppression,

les cyclistes peuvent, facultativement, souscrire

une assurance RC privée. Ce système a fait ses

preuves. Pour PRO VELO, la réintroduction d’une RC

obligatoire n’est ni nécessaire ni appropriée.

Printemps 2025 Cycle-Life 25


n°2 Ta classe a participé à

Bike2school. Bravo ! .................. +2

n°5 Tes parents vont au travail à vélo. +2

n°8 PRO VELO fête ses 40 ans.

Tu participes à la fête ................ +1

n°11 Tu arrives sur un passage

interdit aux vélos, et tu dois

mettre le pied à terre ................. - 2

n°14 Tu participes à un cours de

conduite à vélo........................... +2

n°17 Tu récoltes des signatures pour

une nouvelle piste cyclable ........ +3

n°19 Le passage

à niveau est fermé.

Tu dois attendre. ..................- 1

n°21 Tu as un pneu crevé, tu

dois le réparer. ....................- 3

n°24 Tu pars en vacances

avec ton vélo et tu prends

le train .................................. +2

n°27 Tu as reçu un bon pour

de nouveaux pantalons

de vélo ................................. +1

n°29 Tu dois contourner

un chantier ...........................- 3

1. Pose ton pion sur la case

« START » et lance le dé.

2. Avance le nombre de cases selon

le nombre obtenu.

3. Si tu tombes sur une case

spéciale, avance ou recule selon

les instructions.

4. La première personne qui parvient

à la case « ARRIVÉE » a gagné !

26

Page jeux

Réalisation: Sophie Gagnebin

PRO VELO Magazine


Avantages

PRO VELO SUISSE OFFRE À SES MEMBRES DIVERS AVANTAGES,

PAR EXEMPLE POUR LES COURS DE CONDUITE CYCLISTE,

LES VÊTEMENTS, L’ÉQUIPEMENT DE VÉLO, LE BIKESHARING,

LES VOYAGES ET LES ASSURANCES. ENVIE D’EN SAVOIR

PLUS? LE MOT DE PASSE POUR LES DIFFÉRENTES OFFRES EST

DISPONIBLE DANS LES MENTIONS LÉGALES.

Boutique

40 E ANNIVERSAIRE

VELOMANIA

PRO VELO souhaite la bienvenue à son

nouveau partenaire, VELOMANIA, qui

exploite douze magasins et ateliers proposant

une très vaste gamme de produits

liés au vélo dans toute la Suisse romande.

En présentant leur carte de membre PRO

VELO, les personnes intéressées reçoivent

l’adhésion annuelle au programme VELO-

MANIA+ (d’une valeur de 45 francs), qui

donne accès à des réductions sur l’achat

d’un vélo, à un système de cashback sur

tous les achats et à des services premium

d’une valeur pouvant atteindre jusqu’à 400 francs.

A l’occasion du 40 e anniversaire

de PRO VELO Suisse, les

40 premières personnes qui

passeront commande recevront un

set gratuit de 8 autocollants

exclusifs. Commandez-les dès

maintenant et donnez une touche

personnelle à votre vélo.

Tous les avantages

PubliBike

Le plus grand réseau de vélos en libre-service de Suisse est

en train de voir le jour: PubliBike et Velospot fusionnent et deviennent

«PubliBike Velospot». En 2025, une nouvelle application

sera lancée. Elle permettra de louer encore plus facilement des

vélos et des vélos électriques dans plus de dix cantons, et de

transférer facilement des abonnements, le tout dans une seule appli.

En même temps, le réseau sera modernisé: nouveaux systèmes

de verrouillage, technologie moderne et offre améliorée pour tous

les usager·ère·s. En 2025, l’accent sera mis sur Zurich, où le réseau

sera entièrement rénové.

www.publibike.ch

Mentions légales «PRO VELO Magazine» 1/2025

Deuxième année.

Le magazine des membres de PRO VELO paraît quatre fois par an.

Edition: PRO VELO Suisse, Birkenweg 61, 3013 Berne, tél. 031 318 54 11, info@pro-velo.ch. Rédaction: Ariane Gigon, Suisse

romande, Corinne Päper, Suisse alémanique. Auteur·e·s: Fabian Baumann, Andrea Freiermuth, Raffaela Hanauer, Delphine

Klopfenstein Broggini, Dimitri Marincek, Christoph Merkli, Patrick Rérat, Cinzia Zanetti. Graphisme: La Mine, Genève, et Duplex,

Berne. Page jeux: Sophie Gagnebin. Composition, postproduction, impression et distribution: Stämpfli Kommunikation, case

postale, 3001 Berne. Tirage: 28 000 exemplaires, allemand et français. Imprimé en Suisse: papier recyclé à 100 %, FSC Recycled.

ISSN: 2813-9968. Vos avantages: www.pro-velo.ch/fr/devenir-membre/vos-avantages. Code d’accès pour une réduction chez

Publibike et Carvelo: velorution

Prochain numéro: 2/2025, 12 juin

Printemps 2025

Vos avantages

27


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