08.04.2025 Vues

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LA FEMME EST L’AVENIR DU SPORT

N°36 n Avril - Mai - Juin 2025 n 4,90 €

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RIHANNA, BEYONCÉ...

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ÉDITORIAL

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Éloge de la flemme

Le printemps maintenant bien lancé, voilà (re)venue l’énergie.

Celle d’entreprendre son « ménage de printemps » à

la maison, et d’en faire de même avec son corps, qu’on

souhaite voir sortir de son hibernation. Quoique. Et si cette

année, on se foutait la paix ? Et si pour cette saison, sans se

fixer d’objectifs haletants, on essayait juste de prendre plaisir

à pratiquer, tout en douceur, sans pression ? Ça passe par

D.R.

contrôler ses émotions, par apprendre à lâcher prise, à cuisiner

sain et vite, à être partisan du moindre effort pour un

max de résultat… Cette saison, on vous invite au pays de

la flemme, pour mieux révéler votre force sportive. Et vous

verrez, vous ne serez pas déçue de ralentir, un peu.

Léa Borie,

Rédactrice en chef adjointe

Partenaires majeurs

Fédérations partenaires de diffusion

CIUSF

Partenaires institutionnels et médias

Women Sports est édité par le groupe Sport Business : Sport.fr, e.sport.fr, buzz.sport.fr, Afrique.sport.fr, Sponsoring.fr, La Lettre du Sport, La Lettre de l’économie du sport, l’Officiel juridique du sport, pro.sport.fr

Si vous souhaitez communiquer dans nos médias et ainsi soutenir nos productions éditoriales et les valeurs qu’elles défendent, contactez regie@sport.fr !

EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 5


32

SOMMAIRE

WOMEN SPORTS N° 36

LA FEMME EST L’AVENIR DU SPORT

N°36 n Avril - Mai - Juin 2025 n 4,90 €

TAYLOR

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08 CLUB WOMEN SPORTS

Flow par Morphée : L’expérience

sportive 100 % déconnectée

09 TEAM WOMEN SPORTS

AFRICA BY MICROÉQUILIBRE

Widad Bertal championne du monde !

10 COUPS DE CŒUR

DE LA RÉDACTION

12 BAROMÈTRE WOMEN SPORTS

CHAMPIONNES

14 LIV

WEGMULLER

Hockeyeuse

partie à 17 ans

conquérir

la Canada !

16 AMANDINE BUCHARD

Du judo au rugby olympique,

son challenge fou

18 LILOU RUEL

La femme mystère de la cérémonie

d’ouverture des JO

22 JUSTINE

METTRAUX

La femme

la plus rapide

de l’histoire

sur le Vendée

Globe

24 PORTFOLIO

Ces femmes qui ont marqué les JO

de Paris 2024

C’EST BON POUR MOI

32 JUSTINE PIERRON

Bien se préparer à une course Trail

36 LABORATOIRE MICROÉQUILIBRE

Les bienfaits du magnésium

40 RECETTE EXOTIQUE

Rouleaux de printemps façon thaï

42 SPECIAL FLEMME

J’ai testé le bain sonore

46 LIVRES

Sélection « fournir le moins d’effort

pour le plus de résultats »

6 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR


62 40 56

48 SHOPPING

Le Shopping de la flemme

LIFESTYLE

LIFESTYLE

50 DÉCOUVERTE

Le stylisme sportswear,

ça ne s’invente pas !

PEOPLE

54

NAOMY

GOVOU

Ses 5 looks

préférés

56 SECRETS DES STARS

Taylor Swift, Rihanna, Beyoncé,

Scarlett Johansson… leurs secrets

pour se maintenir en forme

DÉCOUVERTE

62 LISBONNE

Voyage gourmand et sportif

INSPIRANTE

FRANCOPHONIE

64

CATHERINE

TANVIER

Son expérience

au cinéma avec

Godard

66 AFRICA RADIO

Africa Sport : le Best of des verbatims

72 JEUX DE LA FRANCOPHONIE

L’OIF, un soutien de poids pour

les lauréats !

COIN DES PARTENAIRES

74 AIMF

45 ans au service du développement

local et de la coopération

76 HAVOBA

Siraba Dembélé : « Je souhaite

que des nations africaines accèdent

aux derniers carrés des grandes

compétitions »

TERRITOIRES

80 SQY

Le futur stade du PSG

78

OCCITANIE

Quatre questions

à Kamel Chibli

Women Sports est édité par

Sport & Sponsoring Media Group

16, avenue Hoche - 75008 Paris

FONDATEURS / ASSOCIÉS

BRUNO LALANDE,

DAVID TOMASZEK,

LORRAINE DELOISON,

DAVID DONNELLY,

DJEDJIGA KACHENOURA,

PHILIPPE DARDELET,

LAURIE CHAMPIN

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION

ET RÉDACTEUR EN CHEF

DAVID TOMASZEK

DIRECTEUR ARTISTIQUE

XAVIER CHAMBON

RÉDACTION

LÉA BORIE, VANESSA MAUREL,

RUBEN DIAS, MEENA CHANOINE,

DAVID TOMASZEK, BRUNO LALANDE,

REMERCIEMENTS AUX ÉQUIPES DE

L’OIF

SECRÉTARIAT DE RÉDACTION

LÉA BORIE

PARTENARIATS

BRUNO LALANDE

blalande@womensports.fr

ABONNEMENTS

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LE CLUB

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SPORTS

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L’expérience sportive 100 % déconnectée

Dans un monde où les écrans monopolisent notre

attention, Flow par Morphée propose une alternative

rafraîchissante : un appareil totalement déconnecté

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femmes actives en quête de bien-être, ce coach intelligent

vous guide à travers 256 séances de yoga, pilates,

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Son fonctionnement est d’une simplicité remarquable :

deux clés rotatives permettent de sélectionner la

discipline et la zone du corps à travailler (dos, jambes,

épaules ou corps entier), tandis qu’un sablier indique la

durée de la séance (10, 15, 30 ou 40 minutes). Il suffit

ensuite d’appuyer sur « Play » pour être guidée par

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Où que vous soyez

L’un des grands atouts de Flow est cette capacité à recentrer

votre attention sur les sensations corporelles plutôt que

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musculaire matinal, un auto-massage après une séance

intense, ou un stretching postural après une longue journée,

Flow s’adapte à vos besoins avec des instructions claires

et accessibles à toutes. Testé sur plusieurs semaines, ce

petit bijou a su se faire une place dans mon quotidien. Plus

d’excuses pour ne pas bouger ! Compact et transportable,

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personnes qui veulent allier mouvement et sérénité, sans

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8 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR


TEAM WOMEN SPORTS AFRICA BY

Widad Bertal

championne du monde !

La boxeuse marocaine Widad Bertal, membre de la Team Women Sports Africa by

Laboratoire Microéquilibre, a décroché le titre de championne du monde

dans la catégorie 52-54 kg, dimanche 16 mars à Nis, en Serbie. PAR LA RÉDACTION

Déjà médaillée d’or aux

Championnats

d’Afrique de Yaoundé

2023 et Kinshasa 2024,

Widad Bertal s’est imposée en finale

face à la Turque Hatice Akbas,

championne du monde en 2022 et

vice-championne olympique des JO de

Paris 2024, sur le score de 5 à 2.

En demi-finale, la pugiliste marocaine

avait éliminé la Serbe Sara Cirkovic

par 4 à 3.

De son côté, Hasna Larti a

décroché la médaille de bronze

dans la catégorie 75-81 kg.

Après avoir battu la Bulgare

Victoriya Kebikava par

RSC en quart de finale, elle

s’est inclinée en demi-finale

contre la Russe Saltanat

Medenova, sur une

décision unanime des juges

(5-0).

Les Championnats du monde

de boxe féminine se sont

déroulés du 8 au 16 mars 2025.

D.R.

D.R.

EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 9


BUZZ

Deux ans après la mort de son père et entraîneur, Amanda Anisimova a

remporté le plus beau titre de sa carrière au WTA 1000 de Doha, battant

Jelena Ostapenko (6-4, 6-3). Alors que sa dernière victoire remontait à 2022,

l’Américaine de 23 ans, a signé un retour émouvant, plein de résilience. On vous

conseille de garder un oeil sur elle.

© James Lang/USA TODAY Sports/Sipa USA/Icon Sport

C’est historique ! La Fédération française de

gymnastique autorise désormais le port

du short pour les gymnastes féminines,

sans dérogation. Auparavant, le justaucorps

était obligatoire sous peine de pénalité. Cette

mesure historique, officialisée en janvier

2025, a été décidée sous la présidence de

la première femme dirigeant la Fédération,

Dominique Mérieux.

Eugénie Le Sommer est devenue la

joueuse la plus capée de l’histoire de

l’équipe de France de football avec 199

sélections, surpassant Sandrine Soubeyrand.

Déjà meilleure buteuse des Bleues,

l’attaquante de 35 ans a reçu une ovation

contre l’Islande en février dernier et pourrait

très prochainement atteindre 200 sélections !

© Baptiste Fernandez/Icon Sport

10 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR


LES COUPS

DE

GUEULE

Emma Raducanu a été victime

de harcèlement lors du

tournoi WTA 1000 de Dubaï.

Un homme au comportement

obsessionnel l’a approchée

avant son match contre Karolina

Muchova, puis observée en

tribunes. En détresse, la joueuse

a quitté brièvement le court pour

se cacher derrière l’arbitre de

chaise, en larmes. L’individu a

été banni par la WTA.

© MB Media/Icon Sport

Après sa défaite au premier tour du WTA

500 d’Abu Dhabi, Linda Noskova,

19 ans, a dénoncé le cyberharcèlement

en rendant publics des messages haineux

reçus sur les réseaux sociaux. Parmi eux,

on pouvait lire : « J’espère que tu seras

vi*lée » ou « Attrape le cancer, sal*pe ».

Ce phénomène, fréquent dans le tennis

depuis des années, touche de nombreuses

joueuses, comme en avait déjà témoigné,

entre autres, la Française

Carolina Garcia.

© Sydney Low/Cal Sport Media/Sipa USA/Icon Sport

© Tnani Badreddine/DeFodi Images/Icon Sport

EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 11


BAROMÈTRE EXCLUSIF

BAROMÈTRE

Sportives françaises

les plus recherchées sur internet en 2024

Cette année, la boxeuse algérienne Imane Khelif et la gymnaste américaine Simone Biles font partie

du Top 10 des sportifs (hommes et femmes confondus) les plus recherchés sur le web.

Partis de ce constat, nous nous sommes demandés chez Women Sports quelles étaient les Françaises

qui ont été sollicitées sur le web en 2024 ? PAR VANESSA MAUREL

1

CAROLINE GARCIA

TENNIS

147 000 recherches

mensuelles en moyenne

© Baptiste Fernandez/Icon Sport

12 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR


2 3

© Corinne Dubreuil/ABACAPRESS.COM/Icon Sport

VARVARA GRACHEVA

TENNIS

45 000 recherches mensuelles

© Sandra Ruhaut/Icon Sport

WENDIE RENARD

FOOTBALL

44 000 recherches mensuelles

4 : Sakina Karchaoui (Football) › 43 000 recherches mensuelles

5 : Amandine Henry (Football) › 35 000 recherches mensuelles

6 : Eugénie Le Sommer (Football) › 31 000 recherches mensuelles

7 : Selma Bacha (Football) › 29 000 recherches mensuelles

9 : Marine Johannès (Basketball) › 24 000 recherches mensuelles

Toutes photos : © Icon Sport

9 : Clara Burel (Tennis) › 24 000 recherches mensuelles

10 : Oriane Bertone (Escalade sportive) › 22 000 recherches mensuelles

MÉTHODOLOGIE

comparateursocieteportage.com/actualites/ces-sportifs-francais-qui-dominent-google-pendant-les-jo-de-paris-2024 *

EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 13


CHAMPIONNES

DÉCOUVERTE

Liv Wegmuller :

à 17 ans, elle part à des milliers

de kilomètres pour vivre son rêve

dans le hockey sur glace

À seulement 17 ans, Liv Wegmuller a choisi de quitter la France pour poursuivre son rêve au

Canada. Gardienne de but talentueuse, elle évolue désormais dans un championnat féminin

outre-Atlantique. Retour sur un parcours inspirant et une décision audacieuse. PAR VANESSA MAUREL

17 ans, Liv Wegmuller a déjà

À

un parcours hors du commun.

Originaire de Briançon,

elle a consacré toute sa jeunesse

au hockey sur glace.

Après avoir évolué plusieurs années dans

des équipes masculines en France, elle a

fait un choix fort : partir au Canada pour intégrer

un championnat exclusivement féminin,

et toucher du doigt son rêve.

« La décision de partir a été prise après

avoir reçu diverses propositions du Canada

pendant ma dernière année U17 en

France. Petit à petit, l’idée a fait son chemin

et j’ai décidé de tenter ma chance »,

confie-t-elle. Ce choix, bien que passionnant,

n’a pas été sans émotions. « Ce qui a

été le plus difficile, c’est de quitter l’équipe

avec laquelle j’avais passé cinq années

fantastiques. On était un peu comme une

grande famille. C’est ça aussi le monde du

hockey ! ». Mais Liv n’en est pas à sa première

séparation. « À mes 11 ans, je suis

partie vivre à 1h30 de route de chez moi et

mes parents pour jouer avec les Rapaces

de Gap. Aujourd’hui, même si je suis plus

loin en Amérique du Nord, la technologie

permet de rester en contact facilement. On

se voit en visio régulièrement et on a des

échanges presque quotidiennement. »

Adaptation à la vie canadienne

Dès son arrivée, la jeune Française a su

trouver ses repères. « L’adaptation s’est plutôt

bien passée. Au Québec, tout le monde

parle français, donc pour s’exprimer, ça

s’est fait assez rapidement. Concernant

le niveau de jeu, arriver dans un nouveau

championnat où personne ne me connaissait

demandait un peu de temps, mais j’ai

su prendre ma place dans l’équipe. »

Cette intégration a aussi été facilitée par un

environnement accueillant. « Avec les filles

de l’équipe, nous vivons en colocation, et

elles m’ont aidée à m’habituer à pas mal

de choses : les courses, l’organisation des

cours, les expressions québécoises… »

« CE QUI A ÉTÉ LE PLUS DIFFICILE,

C’EST DE QUITTER L’ÉQUIPE AVEC

LAQUELLE J’AVAIS PASSÉ CINQ ANNÉES

FANTASTIQUES. »

En dehors de la glace, l’aspect communautaire

du sport universitaire a été aussi une

bonne surprise pour Liv : « J’aime beaucoup

l’idée de faire partie des Filons car

les Filons, c’est plein de sports : hockey,

basket, football, volley, Esport… Nous portons

tous le même maillot, le même logo, je

trouve ça génial. »

Passer d’une équipe majoritairement masculine

en France à un championnat entièrement

féminin a là aussi été une nouvelle

étape. « Même si j’ai joué avec des filles en

équipe de France, c’était différent. Cette

année, je fais partie d’une équipe 100 %

féminine, et le jeu est bien sûr différent.

Mais c’est aussi une chance, car le hockey

féminin au Canada est en pleine explosion.

» D’ailleurs, Liv a aussi eu l’occasion

d’assister à un match de la PWHL, la ligue

professionnelle féminine, dans laquelle

joue notamment Chloé Aurard, qui nous

avait accordé un entretien exclusif dans le

numéro…

Peut-être Liv la rejoindra-t-elle dans ce

championnat professionnel de hockey sur

glace féminin. Mais pour l’heure, l’objectif

de la gardienne est d’obtenir un contrat

universitaire en Amérique du Nord. « C’est

une étape clé, car cela me permettrait de

jouer au hockey tout en poursuivant mes

études. J’ai à cœur de continuer ma passion

et espère pouvoir pratiquer encore

quelques années. » WS

14 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR


“ Le hockey féminin

au Canada est en

pleine explosion”, Liv

Wegmuller surfe sur

la vague !

D.R.

© Élyane Bibeau

D.R.

EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 15


CHAMPIONNES

DÉCOUVERTE

Du judo au rugby olympique,

le défi fou

d’Amandine

Buchard

« J’ai des rêves et je me donne

les moyens d’y arriver »

Quadruple médaillée olympique de judo, Amandine Buchard, sociétaire du Stade Français

omnisport et du Stade Français rugby, se lance un défi inédit : tenter de se qualifier pour

les Jeux de Los Angeles en 2028 dans deux disciplines, le judo et le rugby. Un défi hors du

commun sur lequel elle revient pour Women Sports. PROPOS RECUEILLIS PAR VANESSA MAUREL

WOMEN SPORTS : QU’EST-CE QUI

VOUS A MOTIVÉE À RELEVER CE

DOUBLE DÉFI OLYMPIQUE ?

AMANDINE BUCHARD : Depuis toujours,

je suis une compétitrice. Dans tout

ce que j’entreprends, je ressens le besoin

de me fixer des objectifs. J’avais repris

le rugby avant les Jeux de Paris pour me

changer les idées et gérer le stress du

judo. Puis, après les Jeux, l’envie de me

lancer un vrai défi dans cette discipline

s’est imposée naturellement. Aujourd’hui

j’ai des rêves et je me donne les moyens

d’y arriver.

QU’EST-CE QUI VOUS ATTIRE DANS

LE RUGBY ?

Le judo est un sport individuel, même si

l’on évolue dans un groupe. Avec le rugby,

on partage chaque victoire et chaque

défaite. Il y a un esprit de camaraderie et

de combat qui me plaît énormément. Depuis

toute petite, j’aime ce sport, je l’avais

d’ailleurs déjà pratiqué et c’était une évidence

pour moi d’y revenir.

COMMENT GÉREZ-VOUS

L’ENTRAÎNEMENT DE CES DEUX

DISCIPLINES ?

Mes matinées sont consacrées au judo,

au centre olympique de l’INSEP. Le soir

© Daniel Derajinski / Icon Sport

je m’entraîne avec le Stade Français en

rugby, trois à quatre fois par semaine. Le

week-end, j’ai souvent des matchs. Finalement,

ça s’organise assez bien.

Ensuite, il existe des exercices de musculation

spécifiques au rugby et d’autres

propres au judo. Pour ma part, je ne fais

pas deux séances distinctes. Lors de mes

séances de musculation, j’intègre les

exercices nécessaires pour répondre aux

exigences des deux disciplines. Cela me

permet d’éviter la surcharge tout en optimisant

mon entraînement. J’essaye de

m’entraîner intelligemment en incluant à

chaque séance des contenus adaptés aux

deux sports.

CELA NE COMPLIQUE-T-IL PAS

VOTRE QUOTIDIEN ?

Honnêtement, non, car je prends réellement

plaisir dans ce que je fais. Quand

je vais au judo, je suis heureuse d’y aller

parce que je vois un peu moins souvent

les gens, donc je suis contente de les re-

16 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR


Quand le plaisir de

pratiquer prend

le dessus sur la

fatigue : Amandine

Buchard garde le

rythme.

© Stéphane Bonnet

trouver et de pratiquer ma première discipline.

Le soir, lorsque je vais au rugby, je

suis aussi ravie, car je sais que je vais retrouver

un autre environnement et mes copines

d’équipe. Finalement, le plaisir que

je ressens prend le dessus sur la fatigue

physique.

Il est essentiel d’écouter son corps et de

bien le connaître pour savoir quand ralentir.

Comme mon rythme quotidien me plaît,

je ne ressens pas vraiment de fatigue.

Quand je sens que je suis fatiguée, j’organise

mes journées pour avoir des moments

de repos. Pour l’instant, je gère bien

le rythme, et tout va bien.

VOTRE OBJECTIF EST DE VOUS

QUALIFIER POUR LES JEUX DE

LOS ANGELES DANS LES DEUX

DISCIPLINES. AVEZ-VOUS UNE

AMBITION PRÉCISE ?

Dans chaque discipline, je vise la plus

belle médaille. En judo, il me manque l’or

en individuel. En rugby, je veux donner le

meilleur pour moi et pour l’équipe. Mais

déjà, réussir à me qualifier dans les deux

sports serait une énorme victoire.

AVEZ-VOUS RÉFLÉCHI À

L’ORGANISATION DES JEUX SI VOUS

ÊTES QUALIFIÉE DANS LES DEUX

DISCIPLINES ?

À Tokyo et à Paris, les épreuves de judo et

de rugby ne se chevauchaient pas. J’espère

que ce sera le cas à Los Angeles ! Je

croise vraiment les doigts.

EN CAS DE RÉUSSITE, ENVISAGEZ-

VOUS DE POURSUIVRE CETTE

DOUBLE CARRIÈRE APRÈS 2028 ?

En toute transparence, je pense que j’arrêterai

le judo avant le rugby. Mais je resterai

attachée à cette discipline en transmettant

mon expérience. Le rugby, en revanche,

pourrait me suivre plus longtemps. J’ai besoin

de gros objectifs pour avancer, et ce

projet me motive énormément.

UN MESSAGE À ADRESSER AUX

JEUNES FILLES ET FEMMES ?

Ne laissez personne définir vos limites. Si

vous avez des envies et des rêves, donnez-vous

les moyens d’y parvenir. Oui, il

faut s’organiser intelligemment, mais rien

n’est impossible. Il faut écouter ses aspirations

et foncer. WS

© Icon Sport

EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 17


CHAMPIONNES

ENTRETIEN AVEC…

Lilou Ruel,

la révélation masquée des

Jeux Olympiques de Paris 2024

Lilou Ruel, championne de parkour, a incarné l’un des neuf porteurs masqués lors de la

cérémonie des Jeux Olympiques de Paris 2024. Une aventure unique sur laquelle elle revient

en exclusivité pour Women Sports. PROPOS RECUEILLIS PAR VANESSA MAUREL

WOMEN SPORTS : COMMENT

AVEZ-VOUS ÉTÉ APPROCHÉE POUR

PARTICIPER À LA CÉRÉMONIE

D’OUVERTURE DES JO ?

LILOU RUEL : J’ai été contactée fin

mai 2024 par Vincent Zenzel, un chorégraphe

que j’ai toujours admiré. Il m’a

parlé d’un projet pour les JO, sans pouvoir

m’en dire plus, car tout était confidentiel.

Il m’a juste demandé si j’étais

disponible fin juillet. J’ai accepté sans

hésiter, en lui faisant confiance, sans

savoir l’ampleur du rôle.

QUAND AVEZ-VOUS COMPRIS QUE

VOUS AURIEZ UN RÔLE CENTRAL ?

s’adapter ! Il fallait aussi que je travaille

avec le caméraman, pour coordonner

mes acrobaties parfaitement à l’écran

durant quinze secondes.

COMMENT VOUS ÊTES-VOUS

PRÉPARÉE MENTALEMENT ?

Je ne réalisais pas vraiment l’ampleur

de l’événement. L’ambiance des répétitions

était si particulière, avec toutes

les informations gardées secrètes, que

je n’avais pas le temps de stresser. Ce

n’est que quelques heures avant la cérémonie,

en voyant les centaines

Ça s’est fait progressivement. Lors de

l’essayage du costume début juillet,

j’ai réalisé que c’était sérieux. Inspiré

d’Assassin’s Creed, le costume était magnifique.

C’est à ce moment-là que j’ai

appris qu’on serait neuf porteurs pour la

flamme. J’ai senti que ça allait être un

moment marquant de la cérémonie.

COMMENT SE SONT PASSÉS LES

ENTRAÎNEMENTS ?

On a eu seulement deux jours de répétition

chacun. C’est très peu pour une cérémonie

aussi complexe, mais il y avait tellement

de séquences à gérer. Le costume

volumineux, la flamme très lourde et la

visibilité réduite par le masque rendaient

les mouvements compliqués, il fallait

D.R.

18 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR


Sans réaliser

vraiment

l’importance du

rôle à jouer, Lilou

Ruel a porté la

cérémonie des JO

de Paris 2024.

© Icon Sport

EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 19


CHAMPIONNES

D.R.

de figurants, que la pression est

montée. J’ai essayé de transformer cette

peur en excitation et de savourer chaque

seconde de cette incroyable expérience.

ÉTAIT-IL DIFFICILE DE GARDER

VOTRE IDENTITÉ SECRÈTE ?

Non, car on nous avait vendu ce personnage

comme un mythe à préserver. Seuls

mes parents étaient au courant. Je trouvais

ça excitant d’être un personnage

masqué dont l’identité resterait secrète.

COMMENT AVEZ-VOUS VÉCU LA

RÉVÉLATION DE VOTRE IDENTITÉ ?

C’était incroyable ! Beaucoup pensaient

qu’il n’y avait qu’un seul porteur ou

que des hommes. Les réactions ont été

pleines de joie. Certains m’ont dit qu’ils

m’avaient reconnue à ma manière de

bouger, ce qui m’a beaucoup touchée.

Cette médiatisation soudaine a marqué

un énorme tournant dans ma carrière.

ÊTRE LA SEULE FEMME PARMI LES

PORTEURS, QU’EST-CE QUE CELA

REPRÉSENTE POUR VOUS ?

C’est une immense fierté. J’ai toujours

été la seule fille dans mon club et lors de

mes entraînements. J’espère que cette

visibilité inspirera des petites filles et

D.R.

des mamans. Mais j’avoue que les nombreux

messages que j’ai reçus m’ont fait

prendre conscience de l’impact de ma

participation.

PENSEZ-VOUS QUE CETTE

PERFORMANCE CONTRIBUERA À

PROMOUVOIR LE PARKOUR ?

C’est sûr. Le parkour reste peu développé,

mais Thomas Joly l’a mis en avant dans

la plus grande cérémonie du monde. Depuis,

les vidéos de parkour explosent sur

les réseaux sociaux. La question de l’intégration

du parkour aux JO se pose. Je

suis convaincue que ça va accélérer les

choses !

QUE VOUS A APPORTÉE CETTE

EXPÉRIENCE SUR LE PLAN

PERSONNEL ?

C’était magique. Pendant la performance,

j’étais tellement concentrée que je ne

réalisais pas. Après coup, j’ai regardé

mon passage plusieurs fois sans y croire.

Cette expérience m’a ouvert des portes

incroyables. Je n’ai jamais fait autant

20 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR


Cinéma, parkour,

mode… Dans

quelles disciplines

Lilou Ruel va-t-elle

continuer à nous

surprendre ?

D.R.

D.R.

d’interviews sur les médias, j’ai de nouvelles

opportunités, je travaille avec des

marques… C’est incroyable.

QUELS SONT VOS PROCHAINS

DÉFIS ?

Je veux garder mon titre de championne

du monde, pourquoi pas aussi travailler

dans le cinéma comme cascadeuse ou

actrice, voyager pour promouvoir le parkour,

collaborer avec des marques de

luxe et lancer ma ligne de vêtements.

J’ai beaucoup, beaucoup de projets ! Le

parkour me permet de toucher à plein

de domaines, et je n’ai pas envie de me

limiter.

QUEL MESSAGE AIMERIEZ-VOUS

TRANSMETTRE AUX JEUNES FILLES

QUI RÊVENT DE SUIVRE VOS PAS ?

Arrêtez de vous comparer aux autres.

Cassez les codes. C’est en sortant des

sentiers battus qu’on s’épanouit vraiment.

Peu importe d’où vous partez, si

vous êtes passionnée, vous pouvez accomplir

des choses incroyables. WS

EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 21


CHAMPIONNES

RÉCIT

Mettraux, boulot, dodo !

Justine Mettraux, la femme la plus

rapide de l’histoire sur le Vendée Globe

Le Vendée Globe. Un nom qui fait rêver les marins du monde entier. Une course mythique,

rassemblant courage, ténacité et une touche d’adrénaline pure. Le 8 novembre 2024, Justine

Mettraux, navigatrice suisse de 35 ans, se lançait dans cette épreuve redoutée, marquée par

la promesse de solitude, de tempêtes et de conquêtes. Une première participation.

Une première entrée triomphale dans l’histoire de la course. Récit d’un parcours semé

d’embûches et de records. PAR RUBEN DIAS

S

e préparer pour le Vendée

Globe n’est pas qu’une

question de talent. C’est

un travail colossal qui commence

des mois, voire des

années avant le grand départ. Justine le

sait : « Il y a tout un processus de qualification

qui est demandé par l’organisation.

Il faut participer à un certain nombre de

courses, finir des transatlantiques, pour

prouver que le bateau et le skipper sont

prêts à prendre le départ. » Un marathon

d’épreuves qui forge la force mentale.

« Moi, j’ai terminé toutes les courses auxquelles

j’ai participé, sans souci », ajoutet-elle,

la voix sereine. Une formalité quoi.

Côté équipement, c’est un peu différent :

« On espère surtout ne pas être passé à

côté de quelque chose », confie Justine,

qui admet que cette inquiétude de l’inconnu

est omniprésente. La nourriture,

les pièces de rechange, les vêtements

adaptés à des conditions extrêmes : tout

doit être soigneusement vérifié. « Les

autres courses durent deux semaines.

Là, on part pour deux mois et demi. Ce

n’est pas facile à appréhender. »

Une calme détermination

Arrive le jour tant attendu. Le départ. Les

regards des spectateurs se fixent sur le

© Justine Mettraux - Instagram

port des Sables-d’Olonne. Les vents de

l’Atlantique rugissent déjà, les vagues

frappent les coques. À ce moment précis,

Justine est prête. « Je n’étais pas stressée.

J’étais plutôt détendue même. Il faut

être présent sur les lieux trois semaines

avant donc on s’y prépare. J’avais bien

dormi, je me sentais reposée », racontet-elle,

les yeux lavés couleur océan. Une

tranquillité qui tranche avec la ferveur et

les fumigènes qui entouraient ce départ

monumental.

Mais la solitude, celle qu’on n’imagine

qu’en théorie, devient rapidement un

adversaire insidieux. Loin des siens, du

confort des terres et du bruit du monde,

Justine doit s’adapter à son nouveau

rythme, ce quotidien fait de vagues, de

ciel, de voile et d’attente. « Les journées

sont vite bien remplies quand même.

Entre les relevés de météo, le réglage du

bateau, les réparations à faire... il y a de

quoi s’occuper l’esprit », explique-t-elle.

« Et le moindre faux pas pourrait coûter

cher. »

Les montagnes russes

de la mer

Les jours passent, parfois monotones,

parfois tumultueux. Les vagues géantes

du Pacifique Sud ou la chaleur étouffante

du Pot-au-Noir n’épargnent pas Justine.

22 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR


Justine Mettraux,

cette marathonienne

des mers, se nourrit

des liens humains,

son meilleur moteur.

© Icon Sport

« C’EST UN TRAVAIL DE LONGUE HALEINE.

ÇA M’A PRIS 8 ANS. CE N’EST PAS UN

SPRINT, MAIS UN MARATHON. »

Des conditions extrêmes, des vents violents,

des précipitations… « j’ai su naviguer

à travers cette dépression. Ce n’est

pas simple, mais je m’en suis bien sortie

». La gestion de la fatigue et du stress

est essentielle pour maintenir la performance.

Et pourtant, même dans les moments de

doute, la navigation devient un art. Elle

se rappelle des îles Kerguelen, « ces îles

reculées où volent des albatros », des

instants suspendus dans le temps, où la

mer et le ciel se confondent en une toile

d’azur. « La mer change de couleur selon

l’endroit où on est. Le ciel aussi. C’est ce

qu’on voit, nous, les marins, depuis notre

petite cellule de bateau », ajoute-t-elle, un

brin poétique.

Début janvier, quelques jours avant son

arrivée, Justine a vécu l’un des moments

les plus difficiles de sa traversée : « La

remontée de l’Atlantique Sud avec des

orages violents le long des côtes brésiliennes.

Ça fait une bonne semaine que

je ne me suis pas changée. Ça ne sent

vraiment pas bon. L’eau commence à se

réchauffer un peu, donc je vais en profiter

pour me doucher, ça va me faire du

bien, ça va remettre un peu les idées en

place. J’essaie de repartir du bon pied

pour la suite », se confiait-elle sur les réseaux

sociaux.

Fatiguée mais fière

Le 22 janvier 2025, Justine franchit la

ligne d’arrivée, le regard fatigué mais fier.

76 jours, une heure, 36 minutes et 52

secondes d’une aventure effrénée. Une

première participation et un record. Elle

devient ainsi la femme la plus rapide de

l’histoire du Vendée Globe. Pourtant, la

modestie reste son maître mot. « Je ne

m’attendais pas à ce qu’il y ait autant de

monde. Mais c’est un beau moment. Surtout

de revoir mes proches et mes amis

après tout ce temps », dit-elle avec une

simplicité touchante. Au-delà de l’adrénaline

et des trophées, ce sont ces liens

humains qui restent son moteur.

« Les femmes n’ont pas

de complexe à avoir »

« C’est un travail de longue haleine. Ça

m’a pris 8 ans. Ce n’est pas un sprint,

mais un marathon. » Un parcours débuté

sur les eaux du lac Léman, avant le large

des océans du monde entier. Des années

de travail dans l’ombre qui ont forgé une

athlète prête à affronter l’un des défis les

plus fous de la planète.

Pour Justine, ce record reste assez symbolique

: « Sur le Vendée Globe, il n’y a

pas de classement distinct… ». Dans

l’histoire, plusieurs femmes ont réussi à

boucler leur tour du monde. Pop Hare,

Clarisse Crémer… « on a laissé pas mal

de concurrents derrière nous, même

avec des bateaux plus récents, on n’a

pas à avoir de complexe face aux concurrents

masculins », conclut-elle, le sourire

discret. WS

EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 23


CHAMPIONNES

RETOUR SUR…

CES

FEMMES

QUI ONT

MARQUÉ

LES JOP DE

PARIS 2024

PAR LA RÉDACTION

JUDO

CLARISSE AGBEGNENOU,

La Française la plus titrée

La judoka Clarisse Agbegnenou est l'athlète française

la plus décorée de cette olympiade, avec une

médaille de bronze en épreuve individuelle et par

équipe. Déçue de sa performance individuelle, elle a

cependant été décisive pour la victoire de la France

en équipe. Triple médaillée olympique et grande

figure du sport français, Clarisse Agbegnenou

a donné naissance à un enfant au sommet de sa

carrière et milite pour la reconnaissance de la

maternité dans le sport.

© Icon Sport

24 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR


NATATION

TORRI HUSKE,

La plus médaillée

La nageuse américaine est la femme la plus décorée

de ces Jeux Olympiques 2024, avec un total de 5 médailles, dont 3 en or.

Au classement général, elle occupe la deuxième place, juste derrière

le Français Léon Marchand, qui a remporté 4 médailles d'or.

© Icon Sport

BOCCIA

AURÉLIE AUBERT,

La première championne paralympique française de boccia

Classée 16 e mondiale, la Française Aurélie Aubert n’était pas favorite, mais elle s’est imposée

et est devenue la première championne paralympique française de boccia.

© Icon Sport

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CHAMPIONNES

BOXE

IMANE KHELIF,

Une championne algérienne victime de

harcèlement

La boxeuse algérienne a remporté la médaille d’or dans la

catégorie des moins de 66 kg, l’une des trois médailles de

l’Algérie à ces JO. Elle a été victime d’une vague de harcèlement

et d’attaques sexistes de la part de l'extrême droite.

© Icon Sport

26 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR


BREAKING

LA BGIRL MANIZHA TALASH,

Militante pour les droits des femmes afghanes

Réfugiée afghane ayant fui le régime des talibans, la Bgirl a révélé une cape avec l’inscription « Libérez les femmes

afghanes » lors de sa performance. Depuis la prise de pouvoir des Talibans en 2021, la persécution des femmes

en Afghanistan a considérablement augmenté, culminant avec la promulgation de la loi pour « promouvoir la

vertu et prévenir le vice » en août dernier, qui interdit aux femmes de chanter et de se déplacer seules. Talash

a malheureusement été disqualifiée en raison des règles du comité olympique interdisant les revendications

politiques, mais son courage mérite d’être salué pour avoir attiré l'attention sur la situation dramatique des femmes

en Afghanistan.

© Icon Sport

EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 27


CHAMPIONNES

ATHLÉTISME

BÉATRICE CHEBET

La plus grande championne olympique africaine

© Icon Sport

L'athlète kényane Béatrice Chebet est double championne olympique du 5 000 et du 10 000 m. Elle est l’athlète

africaine la plus titrée de ces Jeux Olympiques, toutes catégories confondues. Depuis mars 2024, elle détient

également le record du monde du 10 000 m.

NATATION

JIANG YUYAN,

La star chinoise des Paralympiques

À seulement 19 ans, la nageuse chinoise

a décroché le plus grand nombre

de médailles d’or aux Jeux Paralympiques,

avec trois médailles d’or en natation.

© Icon Sport

28 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR


GYMNASTIQUE

SIMONE BILES,

La gymnaste la plus

médaillée de l’histoire

La gymnaste américaine a

également dominé les épreuves

de gymnastique artistique avec

trois médailles d’or et une d’argent.

Cela vient s’ajouter à son palmarès

impressionnant de plus de quarante

médailles dans des compétitions

mondiales, dont 11 médailles

olympiques. Simone Biles est aussi

connue pour son combat contre

les violences sexuelles dans le

sport. Elle avait révélé avoir été

abusée par Larry Nassar, l’ancien

médecin de l’équipe nationale de

gymnastique des États-Unis. Ce

dernier a été reconnu coupable

de pédocriminalité, avec près de

300 agressions sexuelles commises

contre de jeunes athlètes.

© Icon Sport

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CHAMPIONNES

BOXE

CINDY NGAMBA,

Première médaillée pour l’équipe des réfugié∙e∙s

© Icon Sport

La boxeuse camerounaise Cindy Ngamba est la première médaillée des JO de Paris pour

l’équipe des réfugié∙e∙s. Ce programme du CIO vise à promouvoir l'intégration des réfugiés.

Cindy Ngamba est réfugiée en Grande-Bretagne, car l’homosexualité est criminalisée dans

son pays d'origine.

30 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR


GYMNASTIQUE

REBECCA

ANDRADE,

La Sud-Américaine la

plus titrée

Rebecca Andrade est la Sud-

Américaine la plus médaillée

de ces JO de Paris, avec

4 médailles, dont une en or

en gymnastique artistique. Sa

montée sur le podium aux côtés

de Simone Biles et Jordan Chiles

a été l’un des moments

marquants des Jeux Olympiques

de 2024. C’était aussi la

première fois que trois femmes

noires montaient ensemble

les trois marches du podium

d’une épreuve de gymnastique

artistique aux JO.

CYCLISME

MARIE PATOUILLET,

Une cycliste handisport en or et militante

Marie Patouillet est la première championne olympique du cyclisme handisport français, ayant remporté deux

médailles, dont l’or en poursuite 3 000m. Militante pour les droits LGBTQIA+, elle a dédié sa victoire à sa femme.

© Icon Sport

© Icon Sport

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C’EST BON POUR MOI !

ENTRAÎNEMENT

Comment

se préparer

à une

course

trail

avec Justine Pierron,

coach trail et fitness

Se lancer dans une course trail, ça ne s'improvise pas. Entre le terrain montagneux, la gestion de

l'effort et la solitude de la nature, cette discipline exige à la fois une préparation physique rigoureuse

et une solide force mentale. Justine Pierron, coach trail et fitness, partage ses conseils pour

aborder sereinement cette aventure. PAR VANESSA MAUREL

Le trail, c'est souvent imprévisible.

Ça exige une

adaptabilité constante »,

souligne Justine. Contrairement

à la course sur

route, où l'allure reste régulière, le trail

impose une alternance entre montées,

descentes et replats. Chaque variation

sollicite différemment les muscles, nécessitant

une endurance musculaire

accrue. La durée des courses constitue

aussi un défi majeur. « Le trail, c'est des

distances beaucoup plus longues. Ça

peut aller de 10 km à des ultras de 300

D.R.

km », précise la coach. Cette longueur

implique une gestion d'énergie sur plusieurs

heures, voire plusieurs jours,

souvent dans des conditions météorologiques

difficiles. Sur le plan mental,

© lzf / Shutterstock

la solitude peut peser, notamment lors

des longues portions isolées. « Des fois,

tu te dis, "Les gars, je suis toute seule, en

fait!" », avoue Justine. Mais pour elle,

cela peut aussi devenir une force :

« C'est ce côté-là que je recherche...

ça me ressources, c'est mon moment à

moi. »

UN BON PLAN

D’ENTRAÎNEMENT

La clé d'une bonne préparation repose

sur un plan par étapes. « Le maître mot,

32 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR


«Le maître

mot, c'est la

progressivité»,

insiste Justine

Pierron : et vous,

prêt à relever le défi

du "step by step" ?

Bien s'équiper

pour mieux performer

Choisir le bon matériel peut non seulement améliorer

la performance, mais surtout garantir la sécurité

du coureur.

© Grinbox / Shutterstock

c'est progressivité », insiste Justine.

Un plan d'entraînement doit s'adapter

à l'objectif et au niveau de chacun.

Pour les débutants, elle recommande

de démarrer par des sorties courtes

sur terrains variés, tout en intégrant

progressivement du dénivelé. Les coureurs

plus expérimentés structureront

leur semaine autour de trois séances

clés : endurance, puissance (côtes) et

vitesse.

Les exercices de renforcement musculaire

occupent également une place

essentielle : « Fentes, squats, gainage...

tout ça permet de mieux encaisser les

descentes et de prévenir les blessures.

L'entraînement croisé, combinant vélo,

natation ou renforcement musculaire,

permet par ailleurs de diversifier les

sollicitations tout en réduisant les

risques de blessure. »

© lzf / Shutterstock

La chaussure,

choix primordial

« Une paire de chaussures adaptée

sera nécessaire », affirme Justine

Pierron. Le choix des chaussures

est déterminant, car elles assurent

confort et sécurité. Il existe des

centaines de modèles différents,

avec des caractéristiques propres

à chaque type de terrain et de distance.

La traileuse recommande

de se rendre dans une boutique

spécialisée où des professionnels pratiquants peuvent orienter le choix. « En

fonction du poids et de la distance prévue », ajoute-t-elle, « on n'aura pas forcément

le même type de chaussure ».

Tester les chaussures en conditions réelles reste fondamental. « Courir ou tester

en marchant dans le magasin, ne sera pas suffisant », rappelle Justine, incitant

à privilégier les magasins qui permettent des essais prolongés.

© Artem Varnitsin / Shutterstock

Le sac de trail,

allié indispensable

Au-delà des chaussures, le sac de

trail constitue l'autre pièce essentielle.

« Le strict minimum, c'est

au moins de quoi avoir rangé sa

réserve d'eau », souligne Justine.

Hydratation indispensable, que ce

soit avec une poche à eau ou des

flasques. Même pour une courte

sortie, elle rappelle : « Sans apport

d'eau pendant trois jours,

c'est la mort assurée ».

La couverture de survie figure également parmi ses incontournables : « Je l'emporte

toujours, même pour 30 minutes. Je me suis déjà servie de la mienne pour aider

d'autres coureurs. C’est un indispensable. ».

© Marc Elias / Shutterstock

EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 33


C’EST BON POUR MOI !

ALIMENTATION :

UN ENTRAÎNEMENT

À PART ENTIÈRE

La nutrition ne se prépare pas trois jours

avant la course, mais bien tout au long

de l'année. « C'est quelque chose qui se

construit sur le long terme », explique

Justine. Les glucides jouent un rôle

central dans l'alimentation du trailer :

« On consomme énormément d'énergie...

L'apport en glucides est beaucoup

D.R.

Pour profiter

pleinement,

Justine Pierron

mise à fond sur la

récupération, qui

passe par l'assiette

et l'oreiller !

sous-estimé. » Les jours précédant la

course, il est recommandé de privilégier

les glucides complexes (riz, pâtes

demi-complètes, patates douces) et de

veiller à une bonne hydratation. Pendant

l'effort, chaque coureur doit tester

à l'entraînement ce qui lui convient le

mieux : gels, compotes, barres énergétiques...

« Surtout, on ne teste rien de

nouveau le jour de la course ! », avertit

Justine. L’hydratation reste essentielle.

« Buvez régulièrement, par petites gorgées

», conseille-t-elle, pour éviter la

déshydratation et maintenir la performance.

GÉRER

LA RÉCUPÉRATION

Après l'effort, place à la récupération.

« Consommer un mélange de glucides

et de protéines dans l'heure qui suit,

c'est vraiment important », conseille Justine.

Une récupération active, avec une

marche légère ou du vélo, favorise également

l'élimination des toxines.

Le sommeil joue un rôle tout aussi important

dans la régénération musculaire.

« Ne négligez jamais votre sommeil,

surtout avant une course ou après

une grosse sortie », rappelle la coach.

Pour accélérer la récupération musculaire,

elle recommande en bonus le rouleau

de massage, les étirements doux

et les bains froids. « Et si les douleurs

persistent, il ne faut pas hésiter à consulter

un kiné. »

PRÉPARER

SON MENTAL

La gestion mentale joue un rôle clé, surtout

sur les longues distances. Justine

partage ses astuces : « Visualisation,

mantras, fractionnement mental... tout ça

permet de surmonter les moments difficiles.

» Se concentrer sur l'instant présent

aide aussi à mieux gérer l'effort.

La méditation ou la respiration

consciente peuvent aider à évacuer

le stress avant une course et à rester

concentré sur l’objectif.

RECONNAÎTRE

LE TERRAIN

Pour les personnes stressées, ou qui en

ressentiraient le besoin, Justine propose

de repérer le parcours avant la course.

« Savoir à quoi s'attendre permet de

mieux gérer son effort et de visualiser les

sections techniques. »

En l'absence de reconnaissance,

l'étude du profil de la course et des

points clés (ravitaillements, montées

difficiles) permet d'établir une stratégie

de course.

34 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR


LE CONSEIL ULTIME

Si Justine devait donner un seul conseil

aux trailers débutants, ce serait celui-ci

: « Soyez progressif dans votre

préparation. La patience et la régularité

sont vos meilleurs alliés. Et surtout, prenez

du plaisir ! »

Avec une préparation adaptée, de la

patience et une bonne dose de plaisir,

chacun peut découvrir la magie du trail.

Une aventure où chaque foulée rapproche

un peu plus de soi-même. WS

+

Justine propose des accompagnements

personnalisés pour préparer les trails en solo,

duo et pour les trails à étapes ou en relais :

@justinepierron_coaching

www.justinepierron.com

Semaine d’entraînement type

pour préparer un trail moyenne distance

pour les personnes avec un niveau intermédiaire

LUNDI :

› Repos ou marche active.

MARDI :

› Fractionné en montée (10 x 1 min de côte à intensité élevée, récupération en descente).

MERCREDI :

› Renforcement musculaire (circuit training avec squats, fentes, gainage).

JEUDI :

› Sortie d’endurance fondamentale (1h à rythme confortable).

VENDREDI :

› Repos ou étirements/yoga.

SAMEDI :

› Sortie longue en nature (2h avec du dénivelé).

DIMANCHE :

› Sortie technique ou footing léger pour récupérer (45 min sur terrain varié).

Types d’exercices pour renforcer

les muscles sollicités en Trail

EXERCICES DE BASE :

✔ Fentes avant/arrière : pour renforcer les quadriceps et améliorer l’équilibre.

✔ Squats classiques et sautés : pour la puissance et l’explosivité.

✔ Montées de genoux sur un banc ou step-up avec poids : pour simuler les montées.

✔ Descente contrôlée : travailler les quadriceps et maîtriser la descente.

EXERCICES POUR LE GAINAGE :

✔ Planche dynamique : sur une surface instable pour renforcer le tronc.

✔ Superman : pour travailler les lombaires et les muscles posturaux.

EXERCICES DE PRÉVENTION DES BLESSURES :

✔ Étirements actifs pour les ischio-jambiers et les mollets.

✔ Travail avec élastiques pour renforcer les chevilles et les genoux.

EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 35


C’EST BON POUR MOI !

[ Santé du sport ]

Magnésium

et sport

Un équilibre à trouver

Le magnésium, on en parle, partout, on en mange, on en boit même ! Mais en quoi ce minéral estil

vraiment utile pour une personne sportive ? Comment savoir si l’on est en carence, et comment

combler ce manque ? PAR LÉA BORIE

S

tress et manque de magnésium

: le cercle vicieux

Vous souffrez de crampes,

d’engourdissement, de palpitations,

de fatigue, vous

vous sentez irritable… Peut-être manquez-vous

de magnésium. Par contre,

on vous arrête tout de suite. Ça ne se

lit pas dans le blanc des yeux face à un

miroir un soir de pleine lune ! Pas d’autodiagnostic.

Vous filez en laboratoire,

et, moyennant quelques écus (12 €),

on vous réalise le test, en se basant

sur le taux présent dans vos globules

rouges. Chez les sportifs assidus, il est

conseillé de faire ce test deux fois par

an. Mais qu’on vous prévienne assez

vite : 75 % de la population est en déficit

de magnésium (selon l’étude SU.VI.

MAX - pour Supplémentation en VItamines

et Minéraux Anti-oXydants). Il faut

dire qu’avec notre société de l’urgence,

nous sommes soumis à un stress permanent.

Sans compter le stress engendré

par le sport à haute intensité. Ces

stress et pratiques favorisent la fuite de

magnésium dans la sueur et les urines.

Attention aussi au squelette fragilisé,

car la minéralisation osseuse dépend

du taux de magnésium.

Veiller à son taux de magnésium, c’est

aussi se prémunir d’une éventuelle ostéoporose.

© F8 studio / Shutterstock

Magnésie, magnésium…

Le magnésium, c’est quoi, ce petit truc

insignifiant, dont dépendent plus de

300 réactions cellulaires ? Minéral (magnésie

blanche) découvert dans une région

de Grèce d’où il tire son nom, il est

bien plus important qu’on ne le pense.

La commande musculaire dépend du magnésium.

C’est lui qui permet la bonne

transmission du message nerveux aux

muscles. C’est lui (aussi !) qui participe

à la formation de la sérotonine et de la

mélatonine – indispensables dans l’induction

du sommeil.

Le manque de magnésium

dans le sport

À l’effort, le magnésium joue un rôle de

régulation de la glycémie, en lien avec

l’insuline. De fait, à haute intensité, on

arrivera à une moins bonne utilisation

des sucres au niveau métabolique.

Or, le sucre est le « Super » du sportif,

les graisses étant plutôt du diesel. De

plus, en cas de manque de magnésium,

la fonction musculaire est dégradée. Le

rendement devient moins important, la

récupération musculaire se fait moins

bien. Les performances risquent de baisser,

pouvant donner lieu à des blessures,

des crampes et des contractures. WS

36 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR


© Josep Suria / Shutterstock

7/10, c’est la

proportion

de personnes

concernées par

le manque de

magnésium. Et

vous, en manquezvous

?

La commande musculaire

dépend du magnésium. C’est

aussi lui qui participe à former

la sérotonine et la mélatonine.”

EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 37


C’EST BON POUR MOI !

© Evan Lorne / Shutterstock

5 questions

clés

posées au

magnésium

DE COMBIEN DE

MILLIGRAMMES DE

MAGNÉSIUM AI-JE

BESOIN PAR JOUR ?

Il faut tabler entre 5 et 8 mg par kg et par

jour chez un individu lambda. Pour une personne

sportive de haut niveau, avec une

perte sudorale importante, on peut partir

sur 8 mg. Ainsi, une sportive de 50 kg devrait

a minima bénéficier d’un apport de

360 mg de magnésium journalier, selon

l’Agence française de sécurité sanitaire

des aliments.

OÙ SE CACHE

LE MAGNÉSIUM ?

Pour un apport optimal : par ici les oléagineux

! Pour le débusquer : les amandes

en tête, suivies de près par les noix et les

noisettes. Le chocolat noir se trouve aussi

en bonne place, devant le pain complet,

les fruits secs et le riz complet.

On aidera à préserver les vitamines et

minéraux par des cuissons douces. À

l’inverse, certains aliments réduiront l’absorption

intestinale du magnésium – notamment

l’alcool et les produits raffinés.

OÙ TROUVER

DU MAGNÉSIUM EN

QUANTITÉ ?

Ça se passe donc dans l’assiette, déjà.

En jouant le jeu d’une assiette santé basifiante,

riche en légumes et en fruits,

on peut atteindre les 200 mg par jour

et bien les fixer, contrairement à une

alimentation très carnée et riche en matières

grasses et en produits transformés,

qui favorisera l’acidose.

Seulement voilà. Ce qu’on met dans

notre assiette ne satisfera plus assez

les apports recommandés. En cause,

des terres agricoles progressivement

appauvries en minéraux, via le recours à

des produits chimiques. Raison pour laquelle,

pour bien des profils, il est recommandé

de se complémenter. En cure de

deux ou trois mois, voire toute l’année.

Pour cela, après avoir effectué un test

en laboratoire, vous saurez précisément

à quel point vous êtes déficitaire, si

vous l’êtes. Cela permettra de prendre

une dose journalière de complémentation

adaptée, si besoin.

Cependant, on vous le rappelle : on

partira toujours de l’assiette et d’une

bonne hygiène de vie comme base à

une supplémentation !

QUAND VEILLER

PARTICULIÈREMENT

À SON TAUX

DE MAGNÉSIUM ?

Ce n’est pas comme la vitamine D qui

prend le large l’hiver. Pour le magnésium,

on sera davantage vigilant durant les périodes

de stress au travail, de pré-compétition,

de surcharge mentale et physique.

Quant au moment de la journée, si le

magnésium permet de mieux gérer la

fatigue, pour autant, il est bienvenu de

le consommer en fin de journée, assez

proche du sommeil justement. Magnésium

et calcium sont en compétition. Si

on se supplémente pour les deux, mieux

vaut éloigner les prises entre elles.

ET SI J’EN PRENDS

TROP ?

Les seules mises en garde seront auprès

des personnes souffrant d’insuffisance

rénale terminale, car on risque de

sursolliciter les reins.

Le plus important : bien choisir son

magnésium, en privilégiant les formes

chimiques fixées à deux acides aminés

ou plus, de manière à assurer une absorption

optimale. Les formes « citrates

» sont également intéressantes afin de

compenser la tendance à l’acidose, observée

chez les sportifs. WS

38 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR


régie

Vous souhaitez communiquer

dans l’un des médias

de notre groupe ?

© Géraldine Aresteanu

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C’EST BON POUR MOI !

RECETTE EXOTIQUE

Rouleaux

de printemps

façon thaï

C’est un de nos péchés mignons à la rédaction de Women Sports. Les rouleaux de

printemps, rien de plus simple, avec très peu de cuisson. Il y a juste à garnir, et à

rouler. Un vrai jeu d’enfant ! Avec une touche thaï, c’est encore plus vendeur. Une

recette extraite du grand livre du Low Carb, de Magali Walkowicz. Vous testerez bien

de rouler vous aussi ? AVEC LÉA BORIE

POUR 8 PERSONNES PRÉPARATION : 20 MIN CUISSON : 5 MIN

Les ingrédients :

• 50 g de carottes râpées

• 50 g de champignons de Paris

• 50 g de gohan

• 8 galettes de riz pour rouleaux de

printemps

• 16 grosses crevettes cuites, décortiquées

• quelques pincées de basilic thaï, haché

• 10 g de menthe hachée

• 20 g de coriandre hachée

• 2 feuilles de laitue hachées

• 4 c. à café de nuoc-mâm

• 5 cl d’eau

• 3 citrons verts

• 10 g de sauce soja

• 10 g de pâte de piment rouge

• 10 g de vinaigre de riz

La recette express :

• Mélangez le nuoc-mâm, la sauce soja, le

jus des 3 citrons et la pâte de piment rouge.

Coupez les crevettes en deux et faites-les

mariner dans la marinade, pendant 1 heure

au frais.

• Portez à ébullition une casserole remplie

d’eau. Faites cuire le gohan 1 minute.

Rincez soigneusement à l’eau froide pour

éviter qu’il colle.

• Remplissez un saladier avec de l’eau

chaude et trempez-y une galette de riz

pendant 1 seconde pour qu’elle ramollisse.

• Placez la galette sur un torchon propre sur

une surface plate.

• Égouttez les crevettes.

• Mélangez le basilic thaï, la laitue dans la

marinade et égouttez-les.

• Disposez deux morceaux de crevette l’un

au-dessus de l’autre à partir du centre de la

galette, une poignée de gohan, du basilic,

de la menthe, de la coriandre et de la laitue,

en laissant 5 centimètres vides de chaque

côté.

• Repliez les parties vides vers le milieu,

puis roulez la galette, en serrant bien, en

commençant par le côté où se trouve la

laitue.

• Recommencez l’opération pour les autres

rouleaux.

• Une fois refroidis, vous pouvez déguster.

40 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR


L’AVIS DE LÉA

DE WOMEN SPORTS :

Attention, ne les confondez pas avec

les rouleaux de printemps chinois qui,

eux, sont frits (plus petits mais pas

moins caloriques !). Riches en vitamines

et minéraux, et faibles en calories,

les rouleaux de printemps frais sont

fantastiques ! Ils peuvent même faire

l’objet d’une soirée à thème entre amis

avec le plaisir de les préparer ensemble.

On peut choisir aussi quelques options

dans les toppings ou twister le choix

des protéines animales (poulet, poitrine

de porc…). Ce sera à celui qui fait les

rouleaux les plus beaux et/ou les plus

garnis ! (vous verrez, c’est tout un art !)

Ils se glissent aussi très bien dans des

lunchbox pour un déjeuner sur le pouce (à

condition de les tenir bien séparés et de

les manger rapidement après préparation).

Concernant la garniture, le gohan,

c’est du riz cuit à l’eau à la japonaise.

C’est un peu le pain chez nous là-bas

mais il a l’avantage d’être sans gluten

pour les personnes sensibles voire

intolérantes. Ces rouleaux, consommés

avec des légumes frais, ont tout bon : la

carotte pour la vitamine C, les herbes

antioxydantes, pour combattre les

radicaux libres. Pour les sauces, à vous de

voir ce que vous préférez pour tremper vos

délicieux rouleaux de printemps. Attention

seulement à leur teneur en sodium si vous

les achetez toutes prêtes.

POUR ALLER PLUS LOIN :

Également auteure de l’ouvrage

« Le cancer aime le sucre »,

Magali Walkowicz aide ses lecteurs à

réduire leur consommation de glucides,

que ce soit dans un objectif de santé

ou de perte de poids. Ici, nul souhait

pour nous chez Women Sports de faire

l’apologie de tel ou tel principe ou «

régime », mais simplement de mettre en

lumière ce qu’il existe.

À chacun de voir ce qui lui convient le

mieux, peut-être en picorant çà et là les

meilleures solutions pour soi.

LE GRAND LIVRE

DU LOW CARB

de Magali Walkowicz

Ed. Thierry Souccar,

24.90 €

D.R.

EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 41


C’EST BON POUR MOI !

À tous les

récalcitrants de la

méditation et du

lâcher-prise, courez

faire un bain sonore :

déconnexion complète

« garantie ».

©Claire Frichet

42 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR


J’ai testé pour vous…

le bain sonore

ou l’art de s’harmoniser

sans effort

Vous êtes-vous déjà installé

confortablement dans un

espace cocooning, pour vous

laisser totalement transporter

par les sons d’instruments

variés ? C’est ce qu’on a

testé pour vous. Respirez

profondément, c’est parti…

PAR LÉA BORIE, COBAYE LOIN DU LÂCHER-PRISE

S

onnez, entrez, mais déchaussez-vous.

Rien de

méchant n’arrive lorsqu’on

se retrouve la

voûte plantaire à même

le sol, pas vrai ? Surtout quand celui-ci

est recouvert d’une moquette presque

onctueuse. Me voici dans un nouveau

centre de sonothérapie, Feel Gong, ouvert

il y a quelques mois à côté de la

gare des Brotteaux à Lyon, le premier de

la ville, comme il en existe un peu progressivement

dans quelques villes de

France depuis quelques années.

Sportive de nature, j’ai été tentée de

tester le yoga chromatique au sein du

centre, mais, souhaitant laisser parler

ma flemme, je me suis laissée porter

par une pratique passive : le bain

sonore. Comme son nom l’indique, il

travaille sur les sons. Comment, pourquoi

? On va vite le savoir.

Le pitch : dans quoi vais-je me

mettre encore ?

J’ai l’âme du service rendu et tiens toujours

à informer, par tous les moyens, nos

chers lecteurs de Women Sports, quitte

à payer de ma personne. J’en ai testé

pour vous des vertes et des pas mûres.

Mais tout de même, avant d’y mettre un

pied les yeux fermés et les orteils nus, et

comme je ne suis pas très amatrice de lâcher

prise - étant plutôt adepte du « sport

contrôle » - je me rencarde avant de me

jeter à l'eau. Il s'agit de relaxation par le

son. Mieux même, cette forme de méditation

utilise les vibrations de certains

instruments pour atteindre des états de

relaxation plus profonds. On se retrouverait

rapidement et sans effort dans un

état méditatif.

Vous m’en direz tant. Sceptique d’y parvenir

aussi aisément, mais néanmoins

curieuse, je souhaite réaliser cette immersion

dite relaxante et revitalisante,

prometteuse d’harmoniser corps et esprit.

Cette approche me séduit, moi qui ne

tiens pas une image apaisante plus de 10

secondes pour essayer de m’endormir.

©Claire © John Frichet Reed Fitness

17 ans d'expérience à Bangkok

C’est Vanessa Lipovitch, passionnée de

bien-être, fondatrice de Feel Gong, qui nous

donnera la séance de bain sonore. Elle est

certifiée en sonothérapie, kundalini yoga,

yin yoga et reiki. Cette femme tout sourire,

pleine de douceur et de force à la fois, me

raconte son parcours peu commun. « Je

suis arrivée de Bangkok humblement il y a

trois ans, avec mes instruments sur le dos ».

Pour introduire son cours, Vanessa explique

aux participants son approche :

« Grâce à mes instruments, on vient apaiser

le système nerveux et libérer les tensions

physiques et émotionnelles. Notre corps

est composé majoritairement d’eau. Les

vibrations vont ainsi résonner à l’intérieur.

Les ondes agissent sur le corps et aident

à relâcher les blocages, à réduire stress et

anxiété. »

EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 43


C’EST BON POUR MOI !

©Claire Frichet

grande pièce. Une couverture, deux : il faut

bien ça ! Se couvrir, s’envelopper, dans

tous les sens du terme. Je me blottis, et

là, ça commence. Tout commence. Vanessa

nous indique la conduite à tenir pour

que la pratique soit efficiente. Puis les

instruments prennent le relais. Alors, ne

me demandez pas comment Vanessa joue

de ses instruments, ni dans quel ordre. Je

n’en ai pas la moindre idée. Plongée dans

le noir avec l’impossibilité de continuer

de prendre des notes, j’ai bien été forcée

d’enfin me laisser porter. Je m’accroche à

quelques idées à retenir, qui filent doucement

entre mes doigts, sous mon oreiller.

Les premiers sons me font penser aux

bruits de la forêt, des feuilles qui crissent

sous les pieds. Ne pas interpréter, se laisser

aller. Progressivement. Et puis subitement,

sans savoir trop depuis quand, une

voix se juxtapose aux sons. Comme l’effet

d’une sirène sortie de l’eau. Juste dans

le bon ton. Juste avec les bonnes notes.

C’est Vanessa qui chante. La musique se

poursuit. Elle me produit une sensation de

Loin de toute pub mensongère,

Vanessa prévient d’emblée : « Ce n’est

pas forcément toujours une sensation

agréable. La musique peut aller chercher

les sentiments de peur, d’angoisse… des

vagues tout autour du corps ». Et de nous

préciser que sa première expérience en

2016 à Bangkok l’a plus foudroyée que

séduite. « C’était tellement fou que j’y suis

retournée… avant de l’apprendre et de la

transmettre, et ainsi d’ouvrir mon centre en

rentrant en France. Toutes mes vies sont ici

et j’ai envie de les partager ».

©Claire Frichet

«JE M’ACCROCHE À QUELQUES IDÉES À

RETENIR, QUI FILENT DOUCEMENT ENTRE

MES DOIGTS, SOUS MON OREILLER. NE

PAS INTERPRÉTER, SE LAISSER ALLER. »

Entrons dans la Gong Room

Je vois l’écriteau « Gong Room » sur la

porte. Intriguant. Derrière cette porte, de la

moquette est encore plus moelleuse. Tout

est cotonneux autour de nous, du sol… au

plafond ! On se sent comme dans une bonbonne

remplie de cotons démaquillants.

« Gong Room », ce n’est pas juste pour un

nom stylé de la pièce. Au mur face à nous

trônent fièrement neuf énormes gongs,

« ces instruments qui nous enveloppent

au plus profond de nous », pose fièrement

Vanessa. Au sol, bols tibétains, bols en

cristal, tubulaires, double flûte…

Lorsqu’on est extérieur à tout ça, on peut

se dire ‘’Mais qu’est-ce que je fais là’’. Eh

bien on est là pour laisser les soucis dehors,

alors arrête de poser des questions

et installe-toi sur ce petit lit confortable,

comme il y en a 40 autres dans cette

chaleur, là, juste sous les côtes à gauche.

Ce n’est pas désagréable, pas du tout

même. C’est nouveau alors surprenant.

Il m’aura fallu entendre la voix posée de

Vanessa nous indiquant que la séance

d’une heure touchait à sa fin pour comprendre

que j’avais réussi à lâcher prise,

comme jamais. Comme jamais aussi, j’ai

voyagé loin. Pas dans le sens du voyage dépaysant

au bout du monde, non, un voyage

à l’intérieur de soi où l’espace-temps ne

compte plus. C’est ça, sans doute, l’impression

d’être « réaccordée » à la manière

dont parlait Vanessa. Parce que,

même si c’était passif, je me suis sentie

active car j’ai pris la décision de saisir ce

temps pour m’y consacrer pleinement.

Après tout ça, on se redresse doucement,

mais ne faites pas comme moi la bêtise

de ressortir socialiser derrière, dirigez-vous

vers votre lit… WS

44 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR


Les femmes

qui font

le sport

en Afrique

Championnes,

dirigeantes,

inspirantes...

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C’EST BON POUR MOI !

LIVRES DE LA FLEMME

POUR BOUGER,

UN PEU…

MAIS MIEUX

Dans un monde de l’effort, où il faudrait toujours faire

plus, plus vite, plus fort, plus longtemps, gagner plus,

voyager plus et faire beaucoup de sports, on met tout

ça sur pause un moment. Ou pas vraiment. On ralentit,

on prend le temps de lire ces quelques pages, pour

mieux bouger. PAR LÉA BORIE

■ Brigitte se (re)met

au sport

Pilates, yoga et déhanchés

décomplexés

Éditions Jouvence, 12.95 €, de Marion Piscione

Sorti en septembre dernier, «Brigitte se (re)met au sport»

est un incontournable post-congés d’été. On vous pitche

le scénar. Après s’être enfilé des glaces tout l’été,

lorsque la fin des vacances a sonné, Brigitte ne fait que

se rappeler du peu d’activité sportive à laquelle elle

s’est adonnée. Pour autant, elle n’est pas prête à partir

dans la doctrine du « No pain no gain ! ». Elle lui préfère

une pratique fun et décomplexée pour se dépenser.

Alors c’est parti pour un cahier d’activités rempli

de jeux ludiques, pour une reprise du sport à la

maison en douceur. Danse, gainage, cercle

magique, pilates, yoga : tout y est pour

kiffer et rester motivée.

Courez rejoindre nos

réseaux sociaux, des

livres de cette sélection

seront à gagner !

© Art_Photo/ Shutterstock

46 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR


■ Un corps tonique grâce à l’hypofitness

des exercices basés sur la respiration et la posture pour se muscler en profondeur

Éditions Marabout, 19.90 €, d’Estelle Bertrand

Sans s’infliger une routine délétère et épuisante, découvrez l’Hypofitness®(marque déposée par l’auteure du livre,

Estelle Bertrand), une technique d’enchaînement de postures sur un rythme respiratoire spécifique. Au fil des pages,

suivez des exos de renforcement en profondeur. Pour ça, vous pouvez vous référer aux principales erreurs à ne pas

commettre. La kiné de métier vous décortique avec pédagogie et petits dessins le rôle du périnée, le sens des

abdos, les muscles de la respiration… Hep ! La flemme, mais tout de même, on prend son temps pour faire les

choses bien. Vous trouverez des tests d’auto-évaluations avant de commencer.

■ Sport assis,

45 exercices à l’aise

sur sa chaise,

Le sport à votre rythme,

où vous voulez, quand

vous voulez

Éditions Vagnon, 12.95 €, de Vanessa Cochet

Alors là, si c’est pas un truc de flemmard,

faire du « sport » depuis sa chaise ! Eh bien

si toutes les personnes dites « sédentaires »

(coucou le télétravail !) pratiquaient quelquesuns

de ces petits exos, ce serait déjà

formidable ! Que ce soit pour se lancer, se

relancer après blessure, parce que l’âge ou

une pathologie ne permet plus de faire tout

ce qu’on voudrait… vous trouverez dans cet

ouvrage de quoi travailler votre souplesse,

vous renforcer, ou encore soulager vos

douleurs chroniques. Pression des bras,

développé épaules, relevé de jambes, gainage

face à sa chaise, inclinaison latérale, assis/

debout… illustré, c’est encore plus parlant !

Et attention, ce n’est pas parce qu’on fait du

sport depuis sa chaise de bureau qu’on est

exempté d’échauffement ! Alors, go faire ça

sérieusement.

■ Le yoga des feignasses

Éditions La Plage, 19.95 €, d’Amélie Annoni

Un petit nouveau au rayon de la flemme, paru en début

d’année. Tu aimes parfois ne pas trop en faire, et

pourtant, tu ne dirais pas non à un peu plus de souplesse

et de zénitude, mais quand-même il ne faudrait pas

pousser. Alors il existe des petits exos de yoga au saut du

lit ou même… dans ton bain. Oui oui ! Pour ça, remplis le

quizz « Reconnais la feignasse qui est en toi », décortique

le lexique de l’apprentie yogini, instruis-toi grâce au

résumé rapide en 5’ chrono de l’histoire du yoga pour

celles qui ont la flemme de lire plus. De quoi faire la paix

avec sa flemmardise, et se foutre un peu la paix, sans

pour autant lézarder dans son canapé tout le dimanche

durant ! Ou bien choisir de ne rien faire et le faire bien

avec le Savasana. Bref, plein de postures bien pensées

selon les moments de la journée… et même au passage

une recette de pancake super fluffy. Miam, et go !

■ Le Running Club de la flemme

Éditions Fleurus, 14.95 €, de Bethany Rutter et Amélie Foulatier

Parue l’été dernier, cette comédie estivale rafraîchissante parle de motivation,

de détermination, d’acceptation de soi et de diversité, pour cette lycéenne bien

portante et fière de l’être. Roman «young adult» (dès 13 ans), Le «Running Club de

la flemme» nous plonge aussi dans un univers chargé d’humour et de bienveillance,

face à un prof d’EPS grossophobe qui l’a traitée de « flemmarde ». C’est comme

ça que Ruby se prouve à elle-même qu’elle peut faire la course de la rentrée et la

remporter ! et surtout, qu’elle peut s’aimer telle qu’elle est.

EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 47


C’EST BON POUR MOI !

Le shopping

de la flemme

La promesse d’une sélection

spéciale « sport sans douleur,

sans escarbille, voire sans

trop transpirer »

Eh oh ! On a le droit de vouloir un max de résultats avec un

minimum d’efforts ! Et de se faire chouchouter après avoir sué

une goutte ou moins. Bref, par ici les petits kiffs pour

une vie sportive mais douce. PAR LÉA BORIE

1 / CHASSER CES COURBATURES (SOUS LA

DOUCHE) QUE JE NE SAURAIS VOIR !

Et que ça mousse ! Une bonne douche détente, c’est déjà

le pied. Mais si on ajoute un gel douche anti-courbature,

c’est l’autoroute du kiff ! Mélange d’huiles essentielles

naturelles à l’effet anti-inflammatoire réputé pour tendons

et ligaments. La récup est bluffante. Ça donne presque

envie de remettre par-dessus direct…

Gel douche anti-courbatures relaxant, 200 ml,

BlackBelt, 24.90 €

© Profotosession / Shutterstock

2 / BRUME DES MERVEILLES

Trouver sa routine, sans trop se fouler. Pour la reprise de

l’effort physique, on accompagne son p’tit corps pour ne

pas trop le brusquer. Or, parfois, on a tellement forcé au

démarrage qu’on a presque envie d’appuyer sur

« reset » le lendemain. Ekstrasens l’a compris, et propose

une brume aux promesses merveilleuses. Ce spray

corporel énergisant, riche en kiwaï - source de vitamine C

- combat la fatigue et stimule la production de collagène.

Vrai plus, la marque intègre des exercices de respiration à

sa gamme pour maximiser la sensation de bien-être.

Routine matinale, La Brume RESET, 100 ml,

Ekstrasens, 29.90 €

48 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR


Ecouter sa flemme ne signifie

pas nécessairement rester

au fond de son canapé pour

comater. On a d’autres

projets pour vous, si vous le

voulez bien !

3 / ET GLOU, ET GLOU !

Qui n’a jamais vécu ce moment lève la main : tu prends

ton sac de sport, tu y glisses ta gourde. En sortant,

tu réalises le drame : le contenu a été épongé par tes

affaires de sport (encore un plus grand moment quand

il s’agit d’une soupe à la tomate, vécu !).

OK, on arrête la cata ici. Vive le couvercle étanche

ProTour Flip Straw de Stanley 1913. Y’a plus qu’à

retourner la paille et à siroter bien frais entre deux

burpees. Vu le contenant, ça t’évitera d’aller remplir

ta gourde toutes les deux minutes au vestiaire. On en

serait presque à travailler le biceps en la portant !

Quencher ProTour Flip Straw Tumbler, 1,2 L,

Stanley 1913.55 €

4 / « ON N’EST PAS FATIGUÉ ! »

Faut pas pousser, mais pour aider au développement de la masse musculaire,

on a bien droit à un petit coup de pouce. Petite nouveauté chez Weleda,

Peptipower apporte son lot de protéines végétales pour réduire la fatigue

musculaire. Au programme : spiruline bio, protéine de fèves hydrolysées,

et vitamine C. De quoi maintenir au passage un fonctionnement normal du

système immunitaire pendant et après un exercice physique intense, tout en

améliorant tonus et vitalité.

Peptipower, 60 gélules, Weleda, 14.90 €

ROULE MA POULE !

L’art de ne rien faire ou presque, depuis son poste de

travail. Restez actif, même assis. On en rêve tous lors

de sessions intenses sur ordinateur. Il stimule corps et

esprit… Eh oui les flemmardes, même les fesses posées,

le siège ballon sera votre meilleur allié pour combattre

la sédentarité. Posture dynamique oblige (si vous vous

affaissez, vous roulez ! ou presque. Rassurez-vous,

Bloon a doté ses ballons d’un socle anti-roulement), vous

produisez continuellement du mouvement, même minime.

De quoi soulager les douleurs dorsales et améliorer la

circulation sanguine. Plus élégant, tu meurs ! Résistant,

tissu déperlant, on pourrait presque manger dessus lors

des pauses dej’ bureau. Pssst ! Aux plus motivées des

flemmardes, pour lézarder au soleil derrière l’ordi sur votre

terrasse, l’Urban est adapté intérieur/extérieur ! La partie

la plus active ? le gonflage du ballon. Pour le reste, du

renfo durable, l’air de rien.

Siège Urban, Bloon, 249 €

EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 49


LIFESTYLE

DÉCOUVERTE

Le stylisme

sportswear,

ça ne s’invente pas !

De la technique

avant tout.

Mais pas que…

Vous l’enfilez à tous les entraînements,

votre brassière fétiche, sans vous poser la

question de son maillage pour assurer un

bon maintien. Vous la lavez sur l’envers

avec soin, mais savez-vous comment

votre première couche de running

a-t-elle été conçue pour laisser

la transpiration s’évacuer ?

On est allé poser toutes ces

questions et bien plus encore

à une professionnelle :

une styliste sportswear.

On laisse la parole à

Floriane Deletre, qui

a dessiné quelques

pépites chez Nosc

notamment.

PAR LÉA BORIE

La création

stylistique appliquée

au sport, un terrain

de jeu infini, où

l’innovation est

maîtresse ! À

condition d’être

à l’aise avec les

nouvelles matières !

L

e métier de styliste véhicule quantité d’images romancées (il n’y a qu’à

s’en référer au roman adapté en film Le diable s’habille en Prada !)

Seulement il y a la réalité. Et en matière de sport, on va voir que les

préoccupations sont parfois plus terre à terre. Mais avant, entrons

dans l’esprit créatif, organisé, avant-gardiste et un tantinet farfelu (il

en faut !) de Floriane Deletre, styliste indépendante pour des marques de vêtements

de sport comme Nosc et Lapierre.

© NOSC

50 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR


[ Interview parcours ]

FLORIANE DELETRE,

DU CULOT À LA MAÎTRISE PARFAITE

DE LA TECHNIQUE

WOMEN SPORTS : QU’EST-CE QU’IL

FAUT COMME BAGAGE POUR FAIRE

CE MÉTIER ? OU PLUTÔT QU’EST-

CE QUI VOUS A PERMIS D’ENTRER

DANS CE MONDE TRÈS FERMÉ DU

STYLISME ?

FLORIANE DELETRE : Après un Bac Littéraire

orienté arts plastiques, j’ai suivi une

année d’arts appliqués, avant d’entrer dans

le vif du sujet. Deux ans plus tard, en 2012,

je sortais titulaire d’un BTS Design de mode.

Les études privées étant très chères, je décide

de me lancer en tentant ma chance

à Paris. Seulement voilà, sans expérience

significative, difficile de se faire une place.

Je me suis tournée vers une association

afin d’obtenir une convention de stage de

six mois. (Oui, Floriane a donc payé pour

commencer à travailler !) L’histoire me dira

que j’ai eu raison d’investir dans cette expérience

: à l’issue de mon premier stage chez

Eleven Paris en prêt-à-porter, je resterai…

huit ans dans l’entreprise ! En tant qu’assistante

styliste, styliste homme et femme, puis

responsable styliste et artistique homme.

ET LE SPORT DANS TOUT ÇA ?

F.D. : Après avoir été licenciée économique

de cette entreprise, souffrant de la vie parisienne

et des trajets, je me suis lancée

en freelance, peu avant le Covid. Cela m’a

D.R.

demandé de prospecter un maximum, de

tester les plateformes en ligne type Malt, et

de rencontrer mes premiers vrais clients lors

d’évènements, à l’image de Nosc lors des

Lauréats de la mode à Lyon en 2020.

Entretemps, je me suis formée en tant que

prof de yoga. J’étais de plus en plus intéressée

par les matières dédiées au sport. Épanouie

dans ma pratique du yoga, c’est naturellement

que j’ai cherché à allier mes deux

passions, le stylisme et le sport. Il y a un vrai

fil conducteur, qui me permet d’aller plus loin

dans mes approches. C’est donc sur le tas,

armée de patience et d’une grande curiosité,

mais aussi entourée de clients et de fournisseurs

passionnés, m’expliquant leur bibliothèque

textile, que j’ai pu devenir experte sur

le sujet. C’est d’ailleurs grâce à mes années

d’expérience que je me sens désormais légitime

pour transmettre aux apprenants.

J’interviens ainsi depuis trois ans à l’école

ESMOD Lyon, à Bellecour École, ainsi qu’à

l’Esdac (Établissement d’enseignement supérieur

spécialisé en Design, Arts appliqués

& Communication). WS

NOSC :

DES VÊTEMENTS

VECTEURS DE NOS

AVENTURES !

Floriane travaille depuis plusieurs

années aux côtés de Nosc. Cette jeune

start-up de l'écosystème lyonnais,

créée en 2018, conçoit des vêtements

techniques innovants et biosourcés.

En plus du polyester recyclé, du nylon

recyclé et du tencel (fibre de bois), la

marque, pionnière, travaille la graine de

ricin, matière végétale transformée en

huile. Brassières de sport, baselayers,

leggings, chaussettes de sport,

casquettes, shorts et T-shirts de sport

spécialement conçus pour offrir des

performances techniques, tout en

respectant la planète.

© NOSC

EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 51


LIFESTYLE

[ Entretien ]

Le stylisme sportswear,

c’est quoi, Floriane Deletre ?

Les phases de conception d’un produit de sport

«

La recherche de tendances,

sur les salons notamment

(Première Vision, Who’s

Next, Sport achat…), les

nouvelles matières techniques

via des shoppings d’inspiration…

cela demande de se tenir informé, de

regarder les défilés, pour avoir un temps

d’avance, car les collections sont imaginées

au moins un an avant leur sortie

en rayon. De ces inspirations, en phase

avec les attentes de la marque, je crée un

moodboard autour d’une nouvelle collection

à créer, précisant le nombre de

vêtements à imaginer. En réunion de collection

avec les fondateurs de la marque

ou les chefs de produits, on ajuste pour

sélectionner les croquis validés. Je propose

alors une version finale de chaque

vêtement retenu, en noir et blanc et en

couleur. Pour ça, je dessine via le logiciel

Adobe Illustrator, afin de réaliser un dessin

vectorisé très précis. J’ai toujours appris

à dessiner sur ordinateur et non pas à la

main. Ça me permet de gagner du temps,

de pouvoir apporter des corrections rapidement

et d’être comprise par le fournisseur.

J’apporte le plus de détails possibles.

© NOSC

D.R.

© Image générée par l'IA

52 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR


KEY LOOK FW25

COLLECTION FEMME

© NOSC

« LES STYLISTES SE LANCENT

PERPÉTUELLEMENT DANS UNE

RECHERCHE D’INNOVATIONS SANS FIN. »

Photos, explications, nomenclature détaillée,

fournitures, zip, intérieur de capuche,

labelling avec étiquette de la marque... mes

fiches techniques peuvent contenir jusqu’à

30 pages par vêtement. Une fois le modèle

créé, on passe au développement du produit,

ce qui nécessite de gérer et de suivre

la relation fournisseur. Lorsqu’on obtient le

« OK production », place à la partie direction

artistique : sélectionner les looks, organiser

un shooting, retoucher les photos,

créer un lookbook, concevoir un catalogue

de vente et penser au merchandising, tout

ça en adéquation avec l’ADN de la marque.

Pour tout ça, je travaille avec des modélistes

pour le patronage, avec des chefs de

produits qui donnent les plans de collection

et apportent une analyse concurrentielle

de l’offre, avec le directeur artistique, garant

du respect de l’univers de la marque.

Mais aussi avec des fournisseurs partout

dans le monde, avec qui on est en relation

resserrée, pour connaître l’état d’avancement

des produits.

L’histoire d’un vêtement…

On m’a demandé de créer un baselayers

- première couche technique, thermique,

seamless (sans couture) - pour la marque

Nosc. C’était une première pour moi. J’ai

dû réfléchir à tous les points du corps cruciaux

concernés : les organes à protéger,

la fonction thermorégulante, la gestion du

mouvement… J’ai donc pensé à des points

de tricot spéciaux sous les aisselles, sur le

ventre et aux coudes notamment. Tout ça

a pris du temps à concevoir, car il a fallu

décomposer toutes ces fonctionnalités.

Et pourtant, ce produit n’est pas visible, il

est porté en-dessous ! C’est stimulant car

on peut le repenser pour le faire évoluer.

C’est sans fin. Pour autant, ça demande

d’être expert sur les matières utilisées et

les sports pratiqués.

L’innovation, pièce maîtresse

Pour permettre aux personnes sportives de

dépasser leurs limites, le vêtement vient

leur rendre service. C’est pourquoi les stylistes

se lancent perpétuellement dans une

recherche d’innovations sans fin. En résultent

des combinaisons en néoprène pour

la plongée afin de thermoréguler le corps,

des recherches de matières pour trouver

celle qui permettra de partir quatre jours

en trail sans odeur et sans moisissure… J’ai

appréhendé ça avec Nosc. La marque a mis

au point un procédé innovant de travail de

matière à base d’huile de ricin. Celle-ci à

l’avantage d’être anti-odeur, de ne pas gratter,

de réguler facilement la température, de

sécher vite et d’être d’origine renouvelable,

tout en réduisant le CO 2

et la consommation

d’eau. Pour moi, ce type de démarche a plus

d’impact que de créer des tenues simplement

dans l’air du temps, comme j’ai pu le

voir en prêt-à-porter. Au lieu de se poser la

question « Quel imprimé sera tendance cet

été ? » pour rajouter un produit et étendre

une gamme en répondant à la dialectique

du beau, aujourd’hui, en travaillant la technique

à 360°, j’ai pu me rapprocher de l’humain,

sans me limiter à la tendance pure et

dure.» WS

EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 53


LIFESTYLE

5 looks

Les

préférés

de Naomy Govou

NAOMY GOVOU en bref

Naomy Govou est une sportive de haut niveau en volleyball âgée de 20 ans.

Elle évolue actuellement au Pôle France et poursuit en parallèle des études

à emlyon en parcours BBA “Talents”.

Son palmarès, encore en construction, contient notamment une 2 e place à un

WEVZA amical (préparation aux qualifications du Championnat d’Europe) avec

l’équipe de France jeunes, ou encore une participation aux phases finales de

Coupe de France M21 avec son club de Nantes.

« J’espère enrichir ce palmarès au fil des années et continuer à évoluer au plus

haut niveau ! », nous confie Naomy.

DEPUIS QUAND LE VOLLEY FAIT-IL

PARTIE DE VOTRE VIE ?

Le volley est entré dans ma vie il y a

maintenant sept ans. J’ai commencé

par une année de pratique dans un petit

club près de Lyon, avant d’intégrer le

Pôle Espoir de Lyon, où j’ai été formée

pendant trois ans. Par la suite, j’ai eu

la chance d’être sélectionnée pour rejoindre

le Pôle France, où j’achève aujourd’hui

ma troisième année de formation.

QUELS SONT VOS PROCHAINS

OBJECTIFS ?

Sportivement, mon objectif principal est

d’intégrer une équipe professionnelle

à la sortie du Pôle France pour la saison

à venir. J’aimerais également poursuivre

ma progression afin d’évoluer, si

mon niveau me le permet, au sein des

équipes de France seniors après avoir

terminé mon parcours en équipes de

France jeunes.

Sur le plan professionnel, je souhaite

continuer mon double projet en validant

mon diplôme tout en restant investie

dans ma carrière sportive. Mon objectif

est aussi de réaliser des stages qui

me permettront d’acquérir un maximum

de compétences afin d’enrichir mon

parcours et d’être prête à la fin de mon

BBA. WS

54 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR


1

Look Printemps

Pour être au top à l’arrivée des

beaux jours !

D.R.

3

Look sportif

Toujours avec des chaussures

colorées

D.R.

2

Look chic

Pour être sur son 31 !

4

D.R.

Look street

Un incontournable !

5

Look préféré

Un look à la fois simple

et élégant !

D.R.

D.R.

D.R.

EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 55


PEOPLE

LES SECRETS DES STARS POUR ÊTRE EN FORME

TAYLOR SWIFT,

UN ENTRAÎNEMENT DE

SPORTIVE DE HAUT NIVEAU !

Le coach personnel de Taylor Swift a révélé les

secrets de remise en forme de la star de la pop.

La chanteuse américaine s’est entraînée « comme une

athlète professionnelle » pour préparer au mieux sa

longue tournée de concerts, The Eras Tour.

© GenAlimage

Dans un entretien accordé au magazine Vogue, en avril 2024, le coach sportif

de Taylor Swift, Kirk Myers, a levé le voile sur l’entraînement de la chanteuse

pour la tournée Eras Tour. « Certaines personnes vomiraient probablement ou

devraient s’allonger par terre si elles s’entraînaient comme elle », affirme-t-il.

« C’est un entraînement sur mesure », détaille-t-il. « Nous avons abordé sa

préparation pour l’Eras Tour avec la mentalité d’une athlète professionnelle.

Il y avait une ‘hors-saison’ lorsqu’elle ne tournait pas et une ‘saison’

lorsqu’elle était en tournée. » Taylor Swift s’entraîne « jusqu’à six jours par

semaine, parfois deux heures par jour » pendant ses périodes de pause.

Le coach poursuit : « Je lui donne un exercice difficile ou un entraînement

exigeant, non seulement elle le termine et va jusqu’au bout, mais elle

persévère et enchaîne immédiatement avec l’exercice suivant. Cela la

rend, au final, plus forte, meilleure et plus rapide. »

Un programme sportif taillé pour la scène

Avec 66 concerts à guichets fermés en seulement huit mois,

Taylor Swift a su éviter l’épuisement grâce à cet entraînement

minutieusement élaboré. « Je savais que cette tournée allait être la plus

exigeante de ma carrière, et de loin. Pour la première fois, je me suis

véritablement préparée physiquement », explique-t-elle. C’est six mois

avant le coup d’envoi du Eras Tour qu’elle a entamé cette routine intense.

Pour renforcer son endurance, elle s’est mise à courir quotidiennement

sur tapis roulant tout en chantant l’intégralité de sa setlist à voix

haute. « Je courais rapidement sur les morceaux rythmés et adoptais

un rythme plus modéré pour les ballades », raconte-t-elle. À cet

entraînement cardio s’est ajoutée une préparation musculaire sur

mesure. Mais ce n’est pas tout : trois mois avant le début de la

tournée, Taylor Swift a suivi un entraînement intensif en danse

sous la direction de Mandy Moore, chorégraphe renommée

ayant notamment travaillé sur La La Land.

Grâce à cette préparation, Taylor Swift assure aujourd’hui

des performances impressionnantes, combinant endurance,

puissance vocale et énergie scénique inépuisable.

Et lorsqu’elle est sur la route ?

Même en tournée, Taylor s’entraîne en moyenne deux

fois par semaine, en mettant l’accent sur « la force et

le conditionnement physique. » « L’entraînement en

saison visait davantage l’entretien, donc c’était axé sur

la stabilité, la mobilité et la biomécanique. » De plus,

un concert de trois heures est un véritable marathon

en soi. Kirk a donc souligné que cela faisait aussi

partie de son programme hebdomadaire. « Si

vous avez vu le spectacle, vous savez à quel point

il est physiquement intense », a-t-il ajouté avant

de saluer l’endurance générale de la chanteuse.

« Imaginez faire cela trois ou quatre jours de

suite, puis avoir quelques jours de repos, et

malgré tout vous rendre encore à la salle de

sport. C’est Taylor. »

© Icon Sport

56 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-mai-juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR


BEYONCÉ

A ADAPTÉ SES

ENTRAÎNEMENTS

À SA

MORPHOLOGIE

D.R

LA ROUTINE

SPORTIVE

DE RIHANNA :

UNE DISCIPLINE DE FER

Rihanna combine force, cardio et flexibilité

dans un programme d’entraînement varié et

intense. Sa routine commence le lundi avec

du powerlifting, mêlant développé couché,

squats et soulevé de terre, pour renforcer

l’ensemble du corps. Le mercredi, elle poursuit

avec un mélange de mouvements explosifs et

d’exercices de musculation comme le military

press et les fentes sautées.

Le jeudi est consacré aux abdominaux, avec des exercices

ciblés tels que des sit-ups et des planches dynamiques. Cette

approche assure un renforcement complet du tronc, essentiel

pour la posture et la stabilité.

Rihanna ne se limite pas à la musculation : elle varie son cardio

avec des sprints, du taekwondo, du capoeira et même des

randonnées, alliant plaisir et performance. En complément, elle

pratique le Supraformer Pilates, un entraînement innovant qui

améliore la flexibilité et la force du tronc.

Son alimentation joue également un rôle clé : elle privilégie

une diète équilibrée à base de protéines maigres, glucides

complexes et fruits et légumes. Son menu type inclut du

porridge aux baies, du curry de poulet et du poisson avec des

pommes de terre.

Enfin, Rihanna accorde une grande importance à la

récupération, en prenant trois jours de repos hebdomadaires.

Ce rythme lui permet d’éviter l’épuisement et d’optimiser ses

performances.

Sa philosophie ? Varier, s’amuser et être constant.

Son approche diversifiée et dynamique est une source

d’inspiration pour intégrer le sport de manière durable et

motivante dans son quotidien.

Rihanna aime tellement le sport qu’elle a développé une

gamme de sous-vêtements de sport et de vêtements

sportswear sous sa marque Savage X Fenty, y compris en

collaboration avec Puma pour une ligne de chaussures.

Beyoncé affiche une

silhouette pulpeuse

et tonique grâce à

une routine sportive

rigoureuse et une

alimentation

contrôlée. Son

secret ? Adapter

ses entraînements

à sa morphologie.

Avec une

silhouette en

A, elle travaille

particulièrement

ses épaules

pour équilibrer

ses courbes et

accentuer une

taille fine.

Son programme sportif

combine musculation

et cardio. Elle utilise des

poids pour tonifier son

corps tout en conservant

ses formes. Le SoulCycle, une

discipline de vélo d’intérieur dynamique,

fait aussi partie de ses entraînements. Sa

routine inclut des exercices ciblés comme le

renforcement des obliques, les abdominaux, le

boxing avec haltères, ainsi que des squats et des

fentes pour raffermir ses jambes et ses fessiers.

Danseuse hors pair, Beyoncé mise également

sur la danse pour entretenir sa coordination

et sa souplesse, indispensables pour ses

performances scéniques énergiques.

Côté alimentation, la star suit un régime

végan, axé sur les protéines et les bonnes

graisses, limitant désormais les glucides. Elle

s’accorde toutefois quelques plaisirs comme le

vin et les plats du sud.

Son petit secret bien-être ? Les graines

de céleri, reconnues pour leurs vertus

détoxifiantes et digestives.

Grâce à cette routine complète mêlant

discipline et plaisir, Queen B maintient un

corps sculpté et une énergie débordante

pour enflammer la scène !

Beyoncé a lancé fin 2024 une collection

de vêtements de sport en partenariat

avec le détaillant britannique Topshop. La

chanteuse crée la compagnie Parkwood

TopShop Athletic, une coentreprise où les

parts sont réparties équitablement entre

les deux partenaires.

D.R

EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 57


PEOPLE

Scarlett Johansson

A SUBI UN ENTRAÎNEMENT

D’ENFER POUR ENTRER DANS

LE COSTUME D’AVENGERS

Scarlett Johansson a suivi un entraînement intensif

pour son rôle de la Veuve Noire dans Avengers:

Endgame. Son coach, Eric Johnson, a révélé les

détails de sa préparation physique drastique,

comparant son programme à celui d’une athlète

olympique.

L’actrice s’entraînait entre 45 minutes et une heure, 4 à 5 fois par

semaine, dès 6 heures du matin avant le réveil de sa fille. Inspiré

par Linda Hamilton dans Terminator 2, son programme comprenait

des exercices variés : pliométrie, kettlebell, gymnastique, yoga

et haltérophilie. Elle réalisait des sauts, des lancers de balles, des

abdominaux et des bear crawls (course à quatre pattes). Ces exercices

renforçaient son endurance, sa tonicité musculaire et son agilité, des

qualités essentielles pour incarner une super-héroïne.

La pliométrie se concentre sur des mouvements explosifs comme les

sprints, les changements de direction rapides et les squats avec saut.

Le kettlebell, un poids en forme de boule avec une poignée, était utilisé

pour renforcer la musculature. Quant au bear crawl, il sollicitait l’agilité

et la coordination.

En parallèle, Scarlett Johansson suivait un régime strict. Son

alimentation alternait entre des jours riches en glucides et pauvres

en matières grasses, et d’autres pauvres en glucides mais riches en

graisses. Elle maintenait un apport élevé en protéines et pratiquait le

jeûne intermittent, s’abstenant de manger pendant 12 à 14 heures selon

le planning de tournage.

Grâce à cette discipline rigoureuse, Scarlett a affiché une forme

impressionnante dans Avengers: Endgame, prouvant qu’un mental

d’acier est indispensable pour incarner une super-héroïne.

D.R.

ANGELINA JOLIE :

SON PROBLÈME N’ÉTAIT

PAS DE PERDRE MAIS DE

PRENDRE DU POIDS !

Angelina Jolie, souvent critiquée pour sa

maigreur, n’a pas toujours été aussi mince.

Avant son mariage avec Brad Pitt, elle a même

cherché à prendre du poids pour afficher une

silhouette harmonieuse. Consciente de sa minceur

excessive, elle a décidé de suivre un régime

spécifique et s’est offert les services

du chef Jamie Oliver pour prendre

environ 4,5 kilos.

Avant cette période, Angelina adoptait une

alimentation équilibrée avec des portions

contrôlées. Selon Glamour, elle avait

l’habitude de commencer ses repas par

un bol de soupe afin de limiter la faim et

d’éviter les excès. En complément, elle

pratiquait le kickboxing pour raffermir

son corps.

Son régime alimentaire repose sur

des aliments riches en oméga-3,

notamment du poisson gras. D’après

Grazia, son petit-déjeuner se compose

de saumon bio accompagné

de tomates, d’herbes

fraîches et de pain noir.

Pour le déjeuner et le

dîner, elle privilégie le

maquereau ou le thon

grillé avec du cresson,

des épinards et des

tomates.

Grâce à ce régime,

Angelina Jolie

maintient un équilibre

entre minceur et tonus

musculaire.

© Gennaro Leonardi / Shutterstock

© Featureflash Photo Agency / Shutterstock

D.R.

58 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-mai-juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR


Jennifer Aniston

pratique le Pilates

et le Budokon

À 43 ans, Jennifer Aniston affiche une silhouette

impeccable et une peau éclatante. Son secret ?

Une hygiène de vie stricte et des soins adaptés.

Côté alimentation, elle suit un régime hyperprotéiné et boit 2 litres d’eau par

jour, selon Marie-Claire. Pour purifier son organisme, elle a également arrêté

le café et la cigarette, d’après Gala.

Très sportive, l’actrice pratique le pilates et le budokon, une discipline

mêlant yoga et arts martiaux. Elle complète son entraînement par des

massages anti-cellulite pour conserver une peau ferme et tonique.

Passionnée par la dermatologie, Jennifer Aniston prend grand soin de sa

peau. Elle nettoie et hydrate son visage quotidiennement et applique de la

crème solaire pour prévenir le vieillissement cutané. Son obsession pour les

soins l’amène même à lire tout ce qui concerne les produits et les traitements

dermatologiques.

Grâce à cette routine, l’ex-star de

Friends reste resplendissante

malgré les années.

© Kathy Hutchins/ Shutterstock

NICOLE

KIDMAN

SE PROTÈGE DU SOLEIL

ET PRATIQUE LA NATATION

TOUS LES JOURS

Nicole Kidman, ex de Tom Cruise et égérie

Chanel, est une actrice talentueuse et l’une

des plus belles femmes d’Hollywood. Pourtant,

elle a un complexe : sa grande taille. Avec son

1m80, elle aurait aimé mesurer 5 cm de moins,

notamment aux côtés de partenaires plus petits.

Concernant la chirurgie esthétique, l’actrice dément toutes

les rumeurs. Elle affirme n’avoir jamais eu recours au Botox

ni à d’autres techniques anti-âge. Son secret pour une peau

parfaite ? Une protection solaire rigoureuse. Elle évite

l’exposition et applique systématiquement une crème écran total

indice 60. Toutefois, elle a confié qu’elle aurait aimé avoir une

peau plus bronzée.

Côté minceur, Nicole Kidman entretient sa silhouette avec un

mode de vie actif. Elle pratique le tennis deux fois par semaine,

joue au golf et fait du jogging sous la supervision d’un coach.

La natation fait également partie de sa routine quotidienne, avec

30 minutes de pratique par jour.

Grâce à ces habitudes, l’actrice maintient une peau éclatante et

une silhouette élancée.

© DFree / Shutterstock

EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-mai-juin 2025 WOMEN SPORTS 59


PEOPLE

MADONNA EST

SPORT ADDICT

Madonna, l’iconique diva, a su préserver sa jeunesse et sa

forme physique en pratiquant une multitude de sports. Ces

activités ne servent pas seulement à maintenir son corps, mais

aussi à entretenir son esprit, un équilibre qu’elle semble avoir

maîtrisé au fil des années.

Parmi ses pratiques favorites, on retrouve le Pilates et le yoga, deux disciplines

reconnues pour leurs bienfaits tant physiques que mentaux. Chaque soir, Madonna

s’adonne à une séance combinant Pilates, yoga, danse et exercices au sol, un

programme qui témoigne de son sérieux et de son engagement dans sa routine de

sport. Ces activités permettent de renforcer le corps tout en apportant une détente

mentale.

Le vélo est également l’un de ses sports de prédilection. Madonna le considère

comme une arme redoutable contre la graisse. Non seulement elle le pratique

régulièrement à l’extérieur, mais elle s’en sert aussi comme échauffement avant ses

séances de sport en salle, ajoutant ainsi une dimension cardio à son programme.

Le jogging, un classique intemporel, fait aussi partie de son quotidien. Lorsqu’elle

ne fait pas de vélo, elle enfile ses baskets pour courir une heure tous les deux

jours. Ce sport de cardio permet de maintenir une bonne forme physique et

de faire travailler le cœur tout en renforçant les muscles.

Madonna utilise également un tapis de gym gonflable pour ses

exercices de gymnastique à domicile. Cet équipement innovant

permet de travailler divers muscles dans le confort de la maison.

Elle a d’ailleurs partagé ses exercices avec ses abonnés sur

Instagram, montrant une fois de plus sa capacité à s’adapter aux

nouvelles tendances sportives.

Enfin, la danse occupe une place essentielle dans sa routine.

En tant qu’artiste de scène, Madonna est connue pour ses

performances spectaculaires et sa maîtrise de la danse. Bien

plus qu’une activité physique, la danse est pour elle un moyen

d’expression. Elle s’y adonne avec une énergie et une passion qui lui

permettent de rester en forme, comme en témoigne sa carrière qui a

fait d’elle une icône de la musique et de la danse.

En résumé, Madonna combine plusieurs activités sportives pour

maintenir sa silhouette sculptée et sa vitalité. Le Pilates, le yoga, le vélo,

le jogging, le tapis de gym gonflable et la danse constituent les piliers de

son programme de remise en forme. Sa discipline et son engagement dans ces

pratiques témoignent de sa volonté de rester en pleine forme et de conserver un

esprit jeune et dynamique, tout en poursuivant une carrière impressionnante.

Madonna est tellement fan de sport qu’elle a ouvert depuis 2010 une chaîne de

salle de fitness haut de gamme internationale sous la marque Hard Candy Fitness.

On trouve ses salles au Mexique, en Italie ou en Allemagne, notamment.

D.R.

D.R.

© FashionStock.com / Shutterstock

GISÈLE BUNDCHEN

MISE SUR L’HYDRATATION

POUR PRENDRE SOIN

DE SA PEAU

Gisèle Bundchen, l’un des plus célèbres top models,

veille attentivement à sa beauté et à sa ligne.

Chaque matin, elle commence sa journée par du yoga et du

stretching, selon Grazia. Côté alimentation, elle privilégie

une nourriture équilibrée, même si elle avoue être une grande

amatrice de chocolat. En cas d’excès, elle opte pour un régime

protéiné.

Très rigoureuse avec sa peau, elle ne fait jamais l’impasse sur

le démaquillage, quelle que soit l’heure, comme elle l’a confié à

Marie Claire.

Enfin, l’hydratation est essentielle dans sa routine beauté. Elle boit

beaucoup d’eau et utilise des crèmes hydratantes ainsi que de

l’huile de coco ou de jojoba pour nourrir et parfumer sa peau.

60 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR


EVA LONGORIA

PRATIQUE

LE FITNESS ET

LE RUNNING

Eva Longoria, mesurant

1,57 mètre et arborant

une taille 34, met un point

d’honneur à maintenir sa

silhouette en forme.

Bien que ses origines mexicaines lui

offrent naturellement un teint hâlé,

l’actrice travaille dur pour entretenir son

corps. Elle suit une routine stricte, avec un

coach personnel qui la suit cinq fois

par semaine, et reste vigilante sur son

alimentation, même si elle adore la bonne

cuisine. Elle pratique régulièrement

le yoga et le jogging, deux fois par

semaine, pour se détendre et garder sa

ligne. De plus, elle intègre le kick boxing

à son programme pour se défouler.

SHARON STONE

MISE SUR UNE ALIMENTATION

PARFAITEMENT ÉQUILIBRÉE

Sharon Stone adopte une alimentation équilibrée, en évitant

au maximum les glucides et les matières grasses, tout en

privilégiant les fruits et légumes pour un apport optimal

en protéines. Elle s’efforce de ne pas exagérer sur les

quantités et de maintenir une nutrition saine. En plus de

son régime alimentaire, l’actrice pratique une activité

physique régulière, qu’elle considère comme un plaisir

plutôt qu’une contrainte. Elle recommande de faire du

sport ou de la gym trois à quatre fois par semaine, pendant

45 à 60 minutes, dans une discipline appréciée. Selon Le

Journal des Femmes, Sharon Stone adopte aussi des gestes

simples au quotidien, comme se garer plus loin de sa destination

pour marcher ou choisir les escaliers au lieu de l’ascenseur, une

pratique de «gym intégrative» qui l’aide à rester active. Par ailleurs,

l’hydratation joue un rôle clé dans sa routine beauté et bien-être.

Elle considère l’eau minérale comme essentielle pour la santé de

sa peau et boit jusqu’à trois litres d’eau par jour, ce qui contribue à

maintenir son corps en parfaite condition. Ces habitudes font partie

de son approche globale pour conserver sa silhouette et sa forme

physique de manière naturelle et durable.

Pour conserver son image glamour, Eva

confie qu’elle a une équipe complète à sa

disposition lors de ses apparitions publiques

ou de ses shootings. Coiffeurs, maquilleurs

et attachées de presse l’aident à se préparer,

bien qu’elle préfère une vie plus simple au

quotidien. Malgré cela, elle apprécie le

processus de préparation, notamment le

maquillage et le port de robes élégantes

et de talons. Concernant son regard, Eva

avoue utiliser des faux cils, qu’elle applique

minutieusement un à un après le maquillage.

Enfin, pour parfaire son teint hâlé, elle

commence sa routine de beauté matinale par

l’application d’une crème teintée ou d’une

poudre bronzante. Ces gestes contribuent

à maintenir son apparence impeccable et à

conserver son image de star glamour, soutenue

par un travail acharné et une équipe de

professionnels.

D.R.

© Featureflash Photo Agency / Shutterstock

D.R.

EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 61


DÉCOUVERTE

LISBONNE

VOYAGE GOURMAND

ET SPORTIF

© Dmitry Rukhlenko / Shutterstock

Vous connaissez le mot « saudade » ? Un terme portugais difficilement traduisible. Il évoque autant

la nostalgie, que la mélancolie et l’espoir. Lorsqu’on revient de Lisbonne, c’est exactement ce que l’on

ressent. Pour le fond de la classe en géographie, on va vous parler ici de la capitale du Portugal.

La « Ville Blanche », charmant mélange entre traditions, modernité et convivialité. Un endroit

magnifique qui ne cache absolument pas son jeu. Sur la rive droite du Tage, entre la « Ginja »

(liqueur de cerises griottes, à consommer avec modération) et fado, entre rues colorées et quartiers

bohème, Lisbonne saura vous séduire. Si ça sent bon, ça sent Lisbonne et à votre retour

vous n’aurez qu’une envie, y retourner. PAR RUBEN DIAS

Que visiter à Lisbonne ?

Avant de commencer ce petit paragraphe, on préfère vous

prévenir : Il faudrait un magazine entier pour pouvoir parler de

tout Lisbonne. Ici nous vous parlerons d’un voyage de 5 petits

jours. D’abord, empruntez le Tram n°28. L’unique wagon jaune,

en service depuis 1928 marque une trentaine d’arrêts. Sinon,

regardez-le juste passer, vous vous sentirez déjà à Lisbonne.

Ainsi, le quartier d’Alfama vous charme avec ses couleurs et ses

ruelles surplombées de balcons uniques. Faites un petit détour

par la magnifique « Sé de Lisboa », plus ancienne église de la ville.

Descendez à travers le Bairro Alto et émerveillez-vous des fameux

azulejos (céramiques), présents un peu partout dans la ville.

© Dmitry Rukhlenko / Shutterstock

Parmi les dizaines de musées, on retiendra le LX Factory. Un

espace installé sur un ancien site industriel du quartier d’Alcântara

où l’art de rue est parfaitement mis en avant. L’Oceanarium de

Lisbonne, troisième plus grand au monde et directement implanté

sur l’eau, mérite aussi sa mention. Pour celles et ceux qui ne jurent

que par le shopping, direction la « Rua do Carmo » qui sera votre

meilleure amie... et la pire ennemie de votre portefeuille !

© Fotokon / Shutterstock

Pour terminer, dans la catégorie « plus beaux points de vue », le

Miradouro São Pedro d’Alcântara avec ses jardins se positionne.

En déambulant vers Belem, admirez le Christ Roi, qui surplombe

le pont du 25 Avril, avec une vue imprenable sur le Tage.

© quiggyt4 / Shutterstock

62 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR


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Il y a quoi au menu ?

Avant tout, comme dans chaque grande ville, attention aux attrapetouristes.

Heureusement, les « tascas », ces petits restaurants

traditionnels où l’on sert « o prato do dia » (le plat du jour) sont

là. Au menu, de l’ambiance chaleureuse et surtout : « l’arroz de

marisco », un riz aux fruits de mer savoureux, le « Bacalhau à Bràs

», délicieuse morue cuisinée avec pommes de terre et oeufs. Fans

de tapas ? Alors commandez des « petiscos » : « Rissóis », des

petits beignets frits avec différentes garnitures (cochon de lait,

poulet, et notre préféré : crevettes), « Croquetes », des croquettes

de viande panées. « Bolo do Caco », du pain avec du beurre

et de l’ail et les fameux « pastéis de Bacalhau » ou beignets de

morue. On terminera avec la qualité des fromages et charcuteries

portugaises qui est largement au rendez-vous.

Si vous souhaitez découvrir une cuisine plus variée, rendezvous

au Mercado da Ribeira, aussi appelé Time-Out Market. Un

espace gastronomique rassemblant une vingtaine de stands.

L’occasion idéale de tester des plats réalisés par de grands chefs

portugais à prix doux.

Il vous sera surtout impossible de quitter Lisbonne sans avoir

goûté aux mythiques pastéis de nata. La meilleure adresse pour

en savourer reste l’« Antiga Confeitaria de Belém », ouverte

en 1837. Une recette secrète qui vous fera craquer. Et quitte à

le faire à l’envers, on termine avec le petit déjeuner portugais

qui n’a de petit que le nom. Croissant garni au fromage et

au jambon, pâtisseries par dizaines qui

dégoulinent de crème… Une photo ne

vaut pas 1000 crocs, alors foncez

vous régaler.

Pour les

sportifs ?

La panse bien remplie, on vous

emmène en balade. Pour profiter

au mieux de la ville aux sept collines,

préparez vos meilleures chaussures de

marche et faites chauffer vos mollets : vous allez en voir, des

pavés ! Nous vous avons parlé du quartier d’Alfama, mais au

sommet de celui-ci, se dresse le Château de Saint-Georges. Une

fois en haut, vous disposerez d’une vue panoramique sur la ville.

La marche entre le château et le Miradouro de Santa Luzia ne

vous prendra qu’une petite heure.

Pour un peu de plat, on vous propose une balade sur les quais

du Tage. À partir du « Jardim Docas da Ponte » rejoignez la

tour de Belém à travers le Passeio Carlos do Carmo. Cette

promenade de 3km longe la rivière jusqu’au quartier ouest de la

ville. D’ailleurs, une fois que vous y êtes, profitez du Monastère

des Hiéronymites, chef d’oeuvre architectural et du Monument

aux Découvertes ou Padrão dos Descobrimentos.

La capitale est aussi richement dotée en espaces verts, avec le

Parque das Nações (Parc des Nations) et le romantique Jardim

da Estrela : un style anglais avec ses dragonniers, des cèdres du

Liban et un immense figuier d’Australie.

Connue pour ses clubs de football historiques, Benfica et le

Sporting CP, la ville est proche de l’océan Atlantique, et attire

également les amateurs de surf et de voile. Les 31 parcs et

installations sportives permettent aux visiteurs de s’essayer à des

activités variées, allant du rugby au tennis. Sinon, les plus de 40

bars dédiés au sport vous permettront de vivre le sport au coeur

même de l’ambiance conviviale portugaise.

La visite de la ville s’achève. Prochaines étapes : Cascais et

Sintra, des endroits très proches de Lisbonne, à couper le

souffle !

D.R.

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EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 63


INSPIRANTES

Catherine Tanvier :

« Jean-Luc Godard avait vu, lu,

quelque chose en moi »

Catherine Tanvier a connu une carrière fulgurante dans l’univers du tennis. Numéro 1

française et 20 e mondiale dans les années 80, médaillée aux Jeux Olympiques de Los

Angeles en 1984, elle est aussi devenue la plus jeune joueuse professionnelle d’Europe à

15 ans. Après une retraite précoce, elle s’est tournée vers la littérature avant de vivre une

parenthèse cinématographique inédite sous la direction de Jean-Luc Godard. Entretien.

PROPOS RECUEILLIS PAR RUBEN DIAS

WOMEN SPORTS : VOUS AVEZ ÉTÉ

UNE GRANDE JOUEUSE DE TENNIS

DANS LES ANNÉES 80. QUELS SONT

VOS PLUS BEAUX SOUVENIRS DE

CETTE ÉPOQUE ?

CATHERINE TANVIER : J’ai eu de

très bons résultats, notamment à Paris

et à Melbourne. Je n’ai jamais bien

joué en Amérique, mais atteindre les

huitièmes de finale reste un bon souvenir.

Et puis, bien sûr, il y a la médaille

olympique. C’était une compétition en

démonstration, mais nous avions toutes

moins de 21 ans, et Steffi Graf l’a emporté.

Je me souviens de mon premier

match contre une Américaine à Los

Angeles : j’ai compris que ce n’était pas

une simple exhibition, mais un vrai tournoi

avec une intensité folle.

VOTRE CARRIÈRE S’ARRÊTE

BRUTALEMENT À 26 ANS À CAUSE

D’UNE BLESSURE. COMMENT AVEZ-

VOUS VÉCU CETTE TRANSITION ?

Cela a été difficile. Le tennis était toute

ma vie. Mais très tôt, je me suis passionnée

pour la littérature. J’avais arrêté les

études à 14 ans, alors j’avais soif de lecture.

Céline, Diderot… Ces auteurs m’ont

aidée à traverser cette période et m’ont

donné envie d’écrire.

VOUS N’AVEZ PAS POURSUIVI DE

CARRIÈRE DANS LE TENNIS APRÈS

VOTRE RETRAITE ?

Non, je ne voulais pas devenir entraîneure.

Je donne quelques cours, mais

sans ambition de faire carrière là-dedans.

J’aime observer l’évolution du

jeu, suivre les nouveaux joueurs, mais

mon chemin était ailleurs.

ET PUIS, IL Y A EU LE CINÉMA.

COMMENT JEAN-LUC GODARD

EST-IL ENTRÉ DANS VOTRE VIE ?

Un jour, mon éditeur me dit que Jean-

Luc Godard veut me rencontrer après

avoir lu mon livre. Je suis sidérée.

VOTRE PREMIER LIVRE,

« DÉCLASSÉE », EST UN TEXTE

TRÈS FORT. RUINE MORALE ET

FINANCIÈRE, SENTIMENT DE « VIE

VOLÉE », UN TRAUMATISME

QUI VOUS A CONDUIT À UNE

TENTATIVE DE SUICIDE…

Oui, ce livre est le résultat de ma

colère. Mon parcours a été rude. À

15 ans, j’étais joueuse professionnelle

et soutien de famille. J’ai connu des

moments très durs, malgré mes résultats.

« Déclassée. De Roland-Garros au

RMI » est un livre violent, mais j’avais

besoin de poser ces mots. Le texte est

émouvant, poignant, dur, cruel mais

bien réel.

VOUS ACCEPTEZ ALORS DE

JOUER DANS «FILM SOCIALISME».

POURQUOI AVOIR DIT OUI ?

Parce que c’était Jean-Luc Godard !

J’étais fascinée par sa manière de travailler.

Il ne cherchait pas une véritable

actrice. D’ailleurs, quand je lui ai dit

que je n’étais pas actrice, il m’a répondu

: « Qui vous demande de l’être ? » Il

avait vu, lu, quelque chose en moi. Et

moi, je voulais surtout jouer pour lui,

pas pour le cinéma. C’était un cadeau

qu’il me faisait. Il m’a accueillie chez

lui à Rolle, en Suisse. C’était un monde

à part, une bulle hors du temps.

COMMENT S’EST PASSÉ LE

TOURNAGE ? VOUS AVEZ MÊME PU

TESTER JEAN-LUC AU TENNIS !

« UN JOUR, MON ÉDITEUR ME DIT

QUE JEAN-LUC GODARD VEUT ME

RENCONTRER APRÈS AVOIR LU MON

LIVRE. J’ÉTAIS SIDÉRÉE. »

64 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR


Très bien. Jean-Luc était surprenant,

prévenant, joueur. L’ambiance était studieuse,

mais pas pesante. Ce n’était

pas un tournage « classique », on se

laissait porter par sa vision, son regard.

J’ai adoré. Il connaissait parfaitement

l’histoire du tennis et on en parlait souvent.

C’est ça la force du sport, c’est

que ça rapproche les gens. Comme

deux camarades nous allions jouer au

tennis et ça donnait une autre tournure

à notre relation. On a eu un rapport ouvert,

presque familier. Les autres professionnels

et acteurs n’ont pas forcément

eu cette chance. Ils n’ont pas connu

Jean-Luc comme moi je l’ai connu. C’est

ce que le tennis nous a apporté. Et d’ailleurs

il se débrouillait très bien sur le

court.

VOTRE LIVRE «UN FILM À ROLLE»

RACONTE CETTE AVENTURE.

POURQUOI L’ÉCRIRE MAINTENANT ?

C’est cette proximité que j’essaie de retranscrire.

Quand Jean-Luc est décédé en

septembre 2022, mon éditeur m’a dit :

« Écrivez sur votre rencontre avec Godard.

» Ça ne m’avait jamais traversé

l’esprit. C’était une période heureuse de

ma vie, alors les mots sont venus très

naturellement. Les souvenirs sont revenus

très vite et une fois lancée, l’écriture

a été très fluide.

VOUS AVEZ DÉJÀ ÉCRIT PLUSIEURS

LIVRES. EN AVEZ-VOUS D’AUTRES EN

PROJET ?

Pas pour le moment. Ce dernier est mon

cinquième livre, et c’était un exercice

différent. Mais qui sait ? L’écriture vient

quand elle veut. Aujourd’hui, ma vie est

simple, comme celle que menait Jean-

Luc Godard, d’ailleurs. Avec « Un film à

Rolle », j’espère surtout donner envie

aux gens de redécouvrir son œuvre. Ses

oeuvres. WS

Du tennis

professionnel,

à la littérature

puis au cinéma,

le parcours de

Catherine Tanvier

est exceptionnel.

Un film à Rolle

Catherine Tanvier

En Exergue Editions

2025, 136 p.

17,90 €

D.R.

EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 65


FRANCOPHONIE

Africa Sport

sur

le Best of !

Écoutez tous

les podcasts en

replay sur

africaradio.com

Voici les meilleurs verbatims issus de l’émission hebdomadaire Africa Sport sur Africa Radio.

Retrouvez tous les podcasts sur Africaradio.com et écoutez Africa Sport

tous les dimanches à 19h30 !

Une semaine sur deux, l’émission part à la rencontre d’une championne du sport africain.

Entretiens réalisés par Bruno Lalande, président de Women Sports et Women Sports Africa.

Zohra Kehli, escrimeuse franco-algérienne - Émission du 07/01/2025

« Los Angeles 2028 ? C’est l’objectif. Avec la médaille. Je suis hyper déterminée à l’avoir.

Peu importe la couleur, je veux la médaille. »

« J’ai été retenue pour intégrer la commission des athlètes de la Confédération africaine d’escrime. L’escrime,

c’est toute ma vie. Je suis toujours athlète, mais même blessée, je peux représenter

mon pays et porter la voix des athlètes africains à l’international. »

« L’avenir est en Afrique. »

« Première action à mettre en place pour les athlètes ? Tous les écouter ! Comprendre leurs difficultés. Voir

comment progresser et étendre la discipline en Afrique. Ouvrir et créer de nouvelles fédérations d’escrime

dans les pays où il n’y en a pas encore, et donner envie aux enfants

de devenir athlètes. »

D.R.

66 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR


Marine Fatou Camara, boxeuse malienne - Émission du 19/01/2025

”« Pourquoi le Mali ? Mon père est Malien, et j’ai toujours eu cette volonté de découvrir qui je suis, de découvrir

cette culture qui m’a toujours façonnée. En 2014, j’ai découvert le boxeur Mohamed Diaby, qui est le premier

boxeur de la diaspora à représenter le Mali, et je me suis dit : ‘Je veux faire comme lui !’ En 2019, je suis devenue

la première boxeuse malienne à être médaillée aux Jeux Olympiques d’Afrique. C’était incroyable. »

« Mon quotidien après les Jeux Olympiques ? Dormir ! Ça a été une charge émotionnelle très importante.

Pendant deux semaines, j’ai dormi 15 heures par nuit. Il faut s’en remettre, que ce soit physiquement ou

mentalement. On passe de beaucoup de médiatisation à plus rien. »

« Ce qui m’a émue, c’est que tout au long des Jeux, il y avait énormément de travailleurs maliens : à la

sécurité, dans les cuisines, parmi les agents d’entretien… Beaucoup sont venus me voir et m’ont dit : ‘Marine,

on a des filles, et maintenant, on veut les inscrire à la boxe. Parce qu’on veut qu’elles soient comme toi.’ J’ai la

chance de réaliser mon rêve, mais mon rêve a aussi servi à ceux qui me soutiennent. C’est une immense fierté

de pouvoir les représenter. »

D.R.

Asma Niang, judoka marocaine - Émission du 02/02/2025

« Je pense qu’on ne vit pas vraiment les Jeux en tant qu’athlète. J’ai fait les JO de Tokyo et de Rio, pourtant,

j’ai préféré ceux de Paris. Et pourtant, je n’étais pas athlète. J’ai accompagné des sportifs en préparation

mentale, et j’ai pu vivre pleinement ces Jeux. J’ai pu suivre toutes les catégories. C’était exceptionnel. »

« C’est la première fois qu’il y a eu un village africain aux Jeux. Tous les pays africains se sont réunis, et

c’était historique. J’en ai eu des frissons, j’étais tellement heureuse. Il y avait une ambiance de fraternité

incroyable entre Africains. J’espère que ce sera la même chose lors des prochains Jeux. Il y avait un

mélange de sensibilisation, d’art, de sport… c’était bien plus qu’un simple événement sportif, c’était une

véritable union. »

« On a une solidarité, c’est ça qui est magique entre athlètes africains. On partage tous les mêmes

difficultés. Si je vois un Malien ou un Sénégalais s’échauffer seul, je vais m’échauffer avec lui. C’est cette

alliance qui est forte. »

D.R.

EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 67


FRANCOPHONIE

Nancy Tshiaba, karatéka congolaise - Émission du 15/02/25

« Je regardais la télé et j’ai vu une femme sur un podium avec son drapeau. Je me suis dit : ‘Pourquoi pas moi ?

J’ai envie qu’on parle de moi comme ça un jour.’ Je voulais représenter la République Démocratique du Congo

partout dans le monde ! C’est comme ça que j’ai su ce que je voulais faire. »

« Maintenant coach, je transmets ce que j’ai appris : la maîtrise de soi, mais aussi le courage, l’envie d’écrire sa

propre histoire. Parce que si tu ne le fais pas, personne ne le fera pour toi. Il faut prendre les entraînements au

sérieux, respecter les consignes. Si vous appliquez tout cela, vous deviendrez meilleurs. »

D.R.

Yéléna Mokoka, lanceuse de disque congolaise - Émission du 02/03/25

« Ma mère m’a toujours poussée à continuer mes études. Avec raison. Parce qu’aujourd’hui, on ne peut pas

être une femme et gagner sa vie en lançant des disques. »

« À mon retour des Jeux de la Francophonie, j’ai eu beaucoup d’athlètes de haut niveau franco-congolais qui

m’ont contactée car ils étaient intéressés pour rejoindre la diaspora et intégrer la sélection congolaise. Ça va

permettre à la RDC de montrer qu’on est nombreux et qu’on est puissant dans le sport ! »

« Le sport m’a beaucoup aidée. Et il peut permettre à de nombreuses femmes de s’émanciper, peu importe

leur niveau. Il est essentiel que le sport féminin soit mis en avant en Afrique. »

« Un message à faire passer ? Croyez en vous. Battez-vous pour faire ce que vous aimez et vous épanouir.

Même si on vous dit que c’est difficile, que ce n’est pas un sport pour les filles…

ne les écoutez pas et ne lâchez rien. »

D.R.

68 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR


Une semaine sur deux, rencontre avec une personnalité inspirante

de la Francophonie sportive ! Entretiens réalisés par Bruno Lalande et Daniel Zielinski,

délégué ministériel à la Francophonie sportive.

Alain Juillet,

expert en géopolitique

Paul Verwilghen,

délégué général Wallonie Bruxelles

« La France n’est plus le premier pays francophone

du monde, c’est désormais la République

démocratique du Congo. La France est un grand

pays francophone parmi d’autres ! »

D.R.

« Je suis convaincu par la Francophonie sportive

et la nécessité de mieux la soutenir. La langue

française est un atout culturel majeur, notamment

dans le sport. »

D.R.

Alexandre Mussely,

attaché aux affaires francophones de

la Délégation du Québec aux affaires

francophones et multilatérales à Paris

Jean-Baptiste Guégan,

spécialiste reconnu des liens

entre sport et géostratégie

”« Le Sommet de la Francophonie, dans le

prolongement des Jeux Olympiques à Paris,

doit être un tremplin pour aller plus loin dans la

Francophonie sportive. Il a d’ailleurs abouti à une

résolution en ce sens. En 2060, il y aura plus de 700

millions de francophones dans le monde, dont la

très grande majorité aura moins de 35 ans. »

D.R.

”« On assiste à une « remondialisation » du sport,

avec de nouveaux Etats qui s’emparent du sport

dans leur stratégie de développement, au Moyen

Orient mais aussi beaucoup en Afrique. Par

exemple, la Côte d’Ivoire a investi plus d’un milliard

de dollars pour organiser la dernière CAN, avec des

retombées très importantes. »

D.R.

EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 69




FRANCOPHONIE

Jeux de la Francophonie :

L’OIF,

un soutien

de poids pour

les lauréats !

L'Organisation internationale de la Francophonie (OIF)

œuvre à transformer ces moments de gloire en véritables

leviers pour la suite de la carrière des lauréats. PAR VANESSA MAUREL

epuis 2012, l'OIF soutient

D

activement les lauréats

culturels des Jeux de la

Francophonie, mettant

en place des dispositifs

concrets pour les lauréats culturels des

Jeux de la Francophonie. Cette action s'inscrit

dans une vision globale qui vise à promouvoir

la diversité culturelle et à offrir aux

jeunes talents des perspectives professionnelles

durables. « Les Jeux sont bien plus

qu'une vitrine de talents. Ils constituent

D.R.

une étape clé dans le parcours des artistes

et athlètes, souvent issus de contextes fragiles,

pour lesquels l'accès aux opportunités

internationales reste limité », souligne

Huguette Malamba, chargée du spectacle

vivant et des arts visuels à l’OIF, dans un

entretien publié sur le site internet des

Jeux de la Francophonie.

Un accompagnement

sur mesure

L'engagement de l'OIF auprès des lauréats

culturels se décline sous plusieurs formes.

Outre un soutien financier, l’organisation

D.R.

facilite la participation des artistes à des

résidences de création, des festivals internationaux

ou des tournées, pour permettre

d'élargir leur visibilité et de favoriser des

collaborations interculturelles.

Parmi de nombreux exemples : la chanteuse

ivoirienne Lerie Sankofa, primée à

72 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR


D.R.

Kinshasa en 2023, a pu présenter son

spectacle devant des milliers de spectateurs

lors du Marché des arts du spectacle

africain (MASA) grâce au soutien logistique

de l'OIF. De son côté, la conteuse

burkinabè Hanna Moumoula a bénéficié

d’une tournée en France, avec le partenariat

du Festival Francophonies des Ecritures

à la Scène…

L’initiative « CLAC en Scène ! », déployée

dans les centres de lecture et d'animation

culturelle, montre également l’engagement

de l’OIF à favoriser l'accès à

la culture dans les territoires éloignés.

© OIF

Cette tournée a permis à des milliers

de spectateurs de découvrir les talents

issus des Jeux.

Une première étape pour

les sportifs

En 2024, l'OIF a élargi son accompagnement

aux jeunes sportifs primés lors des

Jeux de la Francophonie. Une phase pilote

a permis à quatre athlètes (deux valides

et deux para-athlètes) de bénéficier de

bourses destinées à financer leur préparation

sportive. Ces aides ont permis de

combler des besoins cruciaux : l’équipement,

les soins médicaux ou encore les

déplacements vers des centres d’entraînement.

L'accompagnement post-Jeux

est un investissement dans l'avenir. Il

permet non seulement de révéler des

talents, mais aussi de renforcer la place

des expressions culturelles et sportives

francophones sur la scène internationale.

Une judoka malgache médaillée d’or, qui

faisait partie des athlètes sélectionnés, a

ainsi pu enchaîner une série de compétitions

internationales, tandis que la para-athlète

mauricienne a utilisé la bourse

pour optimiser sa préparation en vue des

Championnats du monde 2025. Les effets

de cet accompagnement se font déjà

sentir. Des artistes comme Moonaya (Sénégal)

ou Baudoin Mouanda (Congo) ont

vu leur carrière décoller grâce au soutien

de l'OIF après leur participation aux Jeux.

Un accompagnement

sur le long terme

L'OIF aspire à ancrer cet accompagnement

dans le long terme. Si la phase pilote

pour les sportifs constitue une première

étape, l’organisation entend élargir

ce dispositif à un plus grand nombre de

lauréats dans les années à venir. WS

EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 73


LE COIN DES PARTENAIRES

FOCUS SUR…

AIMF

45 ans au service

du développement local

et de la coopération

en 1979 que l’Association

Internationale des Maires

Francophones est née à l’initiative

des Maires de Paris, C’est

Jacques Chirac et de Québec, Jean Pelletier,

bientôt rejoints par une vingtaine

de maires de capitales francophones.

D’abord conçue comme un réseau de

partage d’expériences et d’amitié entre

des élus partageant la même langue,

l’AIMF est vite devenue un lieu d’apprentissage

mutuel, d’expertise et de

coopération entre les villes membres.

Cette année, l’AIMF célèbre son 45 ème

anniversaire mais aussi le 35 ème anniversaire

de la création de son fonds de

coopération et le 30 ème anniversaire de

son statut d’opérateur de la francophonie

aux côtés de l’Organisation Internationale

de la Francophonie, de l’Agence

Universitaire Francophone, de l’Université

Leopold Sédar-Senghor et de TV5

Monde. L’occasion de revenir sur son

action pour les villes en matière de développement

en général et de soutien à

l’activité sportive en particulier.

Forte de ses 350 membres répartis

dans 56 pays de tous les continents,

l’AIMF est la seule organisation de collectivités

territoriales à gérer un fonds

de coopération indépendant soutenu

par ses villes membres, par des Etats

et Régions membres de l’OIF et par des

partenaires extérieurs. Ce fonds permet

de soutenir des projets portés par

les villes membres dont elles restent

maître d’œuvre mais que l’AIMF et ses

membres appuient par un financement

complémentaire jusqu’à hauteur de

80 % de l’investissement.

D.R.

De nombreux projets portent sur les services

essentiels comme l’accès à l’eau,

l’assainissement, la santé péri-natale

ou le soutien à l’économie locale. Mais

d’autres financent aussi des projets pour

l’égalité femmes – hommes, l’éducation,

la culture ou la jeunesse.

C’est dans ce cadre que l’AIMF a soutenu

plusieurs projets visant à offrir aux jeunes

des espaces sportifs dans les villes

membres comme récemment la construction

du 1 er skatepark de la ville de Dakar,

équipement aux normes internationales.

La construction du premier skatepark de Dakar a été rendue possible par le

soutien de l’AIMF.

D.R.

Ces dernières années, l’AIMF a également

soutenu l’action de la Confédération des

Unions Sportives Francophones et cofinancé

la création d’équipements sportifs

74 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR


Forte de ses 350

membres répartis

dans 56 pays de

tous les continents,

l’AIMF gère un

fonds de coopération

indépendant.

© pedro7merino/ Shutterstock

« LONGTEMPS LAISSÉES À L’ÉCART,

LES FILLES ET LES FEMMES DOIVENT

AUSSI ÊTRE UNE PRIORITÉ. »

dans une dizaine de villes d’Afrique en

Tunisie, en Côte d’Ivoire, au Cap Vert, au

Cambodge…

Les villes membres de l’AIMF sont

aussi engagées elles-mêmes dans une

réflexion associant le sport, la santé et

le bien-être. Lausanne, ville siège de

l’olympisme moderne, Abidjan, qui a

accueilli la dernière Coupe d’Afrique des

Nations et Paris, qui vient d’accueillir

les Jeux Olympiques, coopèrent avec

leurs homologues pour partager leur

expérience, notamment avec Dakar qui

accueillera les Jeux Olympiques de la

Jeunesse et Erevan qui accueillera les

prochains jeux de la Francophonie.

Pour l’AIMF, offrir aux populations de nos

villes des espaces pour pratiquer une

activité sportive mais aussi former les

jeunes à des métiers d’animateurs sportifs

est une exigence dans toute politique

de développement local durable. Alors

que nous célébrons 45 ans d’engagement

des villes francophones au sein de

notre réseau, nous saluons les efforts déployés

par nos villes membres et par les

partenaires de la Francophonie pour offrir

à toutes et tous un accès à l’activité sportive

dans sa diversité. Longtemps laissées

à l’écart, les filles et les femmes doivent

aussi être une priorité : elles doivent pouvoir

autant que les hommes bénéficier

des mêmes accès au sport loisir ou de

haut niveau. Nous nous réjouissons que

de plus en plus de municipalités voient

cette ouverture comme une chance pour

leur ville de renforcer son attractivité et le

lien social indispensable au bon fonctionnement

de nos sociétés. WS

EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 75


LE COIN DES PARTENAIRES

RENCONTRE

Les ambassadeurs HAVOBA prennent la parole :

Siraba Dembélé :

« Je souhaite que l’on voie des nations

africaines dans le dernier carré des

grandes compétitions »

La Fondation HAVOBA compte de nombreux sportifs et sportives de renom en son sein.

Des ambassadeurs qui vont prendre la parole dans une série d’interviews. Pour ouvrir le bal,

c’est Siraba Dembélé, vice-championne olympique en 2016, championne du monde en 2017 avec

l’équipe de France de handball, qui s’est exprimée au sujet de la Fondation ! PROPOS RECUEILLIS PAR MANO BOUVIER

WOMEN SPORTS : POURQUOI

AVOIR ACCEPTÉ D’ÊTRE

AMBASSADRICE DE LA FONDATION

HAVOBA ?

SIRABA DEMBÉLÉ : Tout d’abord,

j’aime bien l’idée d’unir les forces. Le

fait que trois sports soient unis est pour

moi une réelle plus-value qui permettra

à la Fondation d’avancer. Le sport m’a

tellement apporté que je connais son

importance notamment chez les jeunes.

©Icon Sport

Ce qui me touche particulièrement dans

cette initiative est cette transmission à la

jeunesse. Faire du sport, pour moi, c’est

capital à tous les niveaux. Pour la santé

bien sûr, mais je suis aussi convaincue

qu’il est également un réel vecteur

d’éducation pouvant nous aider à aller

de l’avant dans la vie de tous les jours.

Il me semble primordial donc que ces

trois fédérations s’unissent pour que

les enfants du monde entier et dans ce

cadre en Afrique puissent pouvoir faire

du sport dans de bonnes conditions.

EN PLUS DE L’ACCENT SUR LA

JEUNESSE, LA FONDATION MET

AUSSI AU PREMIER PLAN LA

FÉMINISATION, EST-CE UN SUJET

QUI VOUS TIENT À CŒUR ?

Évidemment. Je ne veux pas qu’on fasse

de différence en disant que cet aspect-là

est réservé aux femmes, un autre aux

hommes. En fait, il n’y a pas de différenciation

à faire. Le sport n’a pas de sexe.

En revanche, je n’apprécie pas particulièrement

lorsque l’on commence à utiliser

ce terme de féminisation. J’aimerais

justement qu’il n’y ait pas besoin de

faire une quelconque distinction. Il faut

que l’amour du sport passe au-dessus

de tout cela. Les compétences devraient

seulement guider les choses que l’on

veut faire sans même avoir besoin d’évoquer

la question de genre.

POURQUOI LA DIFFUSION DU

HANDBALL DANS LE MONDE EST

IMPORTANTE SELON VOUS ?

Car c’est mon sport tout simplement et

je l’aime plus que tout. J’aimerais que

le handball, qui est principalement européen,

devienne un véritable sport international.

Il faut que tous les pays du

monde entier puissent être représentés,

que les meilleurs joueurs viennent des

quatre coins du monde. Je veux que le

hand soit le sport numéro un. Je milite

énormément pour ce dernier car c’est

un sport collectif complet. Je suis un peu

chauvine, c’est sûr, mais il s’agit de ma

passion. Si la Fondation HAVOBA peut

permettre de la démocratiser au plus

grand nombre, c’est un grand oui.

AVEZ-VOUS REMARQUÉ UNE

QUELCONQUE ÉVOLUTION DU

HANDBALL AFRICAIN TOUT

AU LONG DE VOTRE CARRIÈRE

INTERNATIONALE ?

Aussi étonnant que cela puisse paraître,

si je compare au moment où j’ai commencé

le handball international et l’état des

lieux actuel du handball africain, on re-

76 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR


Siraba Dembélé est

vice-championne

olympique 2016,

championne

du monde 2017

et championne

d’Europe 2018 avec

l’équipe de France.

marque que certaines nations africaines

qui évoluaient au plus haut niveau ont

disparu de la circulation. L’exemple le

plus frappant est celui de la Côte d’Ivoire

qui a totalement été rayée de la carte.

Pourtant, elles avaient l’air assez structurées

avec de grandes joueuses et un réel

suivi. Cela prouve le manque de stabilité

de ces nations. Néanmoins, certaines nations

montent en puissance comme l’Angola.

Il domine le continent et ne cesse

de s’affirmer dans le monde du handball.

Il s’agit d’un exemple encourageant que

doivent suivre les autres nations. La Fondation

HAVOBA est là pour essayer de les

accompagner vers cet objectif.

PENSEZ-VOUS QUE LE HANDBALL

AFRICAIN A DE BELLES ANNÉES

DEVANT LUI ?

Cela est difficile à dire mais en tout cas

c’est un des objectifs de la Fondation et

j’ai la conviction que cela va être une réussite.

J’adorerais qu’un jour il puisse rivaliser

avec l’équipe de France. Je souhaite

que l’on voie des nations africaines dans

le dernier carré des grandes compétitions

comme les Mondiaux ou les Jeux Olympiques.

Il est sûr que cette évolution ne se

fera pas en un claquement de doigt mais

je l’espère du fond de mon cœur. Enfin si

la France gagne à la fin bien sûr (rire). WS

+

FONDATION HAVOBA

FORMER

ET ACCOMPAGNER

Le handball, le volley-ball et le basketball

français unis au service de l’international.

Sous l’impulsion de l’Agence française

de développement et des Fédérations

françaises de handball, volleyball et

basketball, la Fondation HAVOBA, sous

égide de la Fondation du sport Français

(FSF) a pour objectif de contribuer au

développement de l’impact social de ces

trois disciplines sur le continent africain.

©Icon Sport

EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 77


TERRITOIRES AVEC

ENTRETIEN

Kamel Chibli :

« En vue des Jeux Olympiques d’hiver

de 2030, qui se dérouleront dans les

Alpes françaises, l’Occitanie envisage

une stratégie proactive pour que les

Pyrénées bénéficient également des

retombées de cet événement »

Quatre questions à Kamel Chibli, Vice Président du Conseil régional Occitanie

en charge de l’éducation jeunesse et sport.

PROPOS RECUEILLIS PAR DAVID TOMASZEK

WOMEN SPORTS : L’OCCITANIE

ÉTAIT TRÈS IMPLIQUÉE DANS LES

JOP PARIS 2024 EN TANT QUE

« TERRE DE JEUX ». LE TERRITOIRE

BÉNÉFICIE-T-IL D’UN HÉRITAGE DE

CES JEUX OLYMPIQUES ?

KAMEL CHIBLI : L’Occitanie, reconnue

comme « Terre de Jeux » lors des Jeux

Olympiques et Paralympiques (JOP) de

Paris 2024, a pleinement tiré parti de cet

événement planétaire. La région a investi

massivement dans le développement

sportif, avec plus de 30 millions d’euros

alloués chaque année pour soutenir les

clubs, les infrastructures et les athlètes.

Cette politique volontariste a porté ses

fruits, puisque les athlètes d’Occitanie ont

remporté 22 médailles lors des JOP 2024,

contribuant à plus d’un tiers du palmarès

français.

D.R.

QU’ORGANISERONT LES ALPES

FRANÇAISES. QUELLE EST LA

STRATÉGIE DE LA RÉGION POUR

QUE LES PYRÉNÉES TIRENT

PARTIE DE CES JEUX ? S’AGIT-IL

ESSENTIELLEMENT DE MISER SUR

UN REPORT DU TOURISME DES

ALPES VERS LES PYRÉNÉES ET

DE L’ACCOMPAGNER, OU Y A-T-

IL D’AUTRES OPPORTUNITÉS À

SAISIR (ACCUEIL DE DÉLÉGATIONS

ÉTRANGÈRES, ETC) ?

En vue des Jeux Olympiques d’hiver de

2030, qui se dérouleront dans les Alpes

françaises, l’Occitanie envisage une stratégie

proactive pour que les Pyrénées bénéficient

également des retombées de cet

événement. Au-delà d’un possible report

du tourisme des Alpes vers les Pyrénées,

la région voit des opportunités dans l’accueil

de délégations étrangères pour des

stages de préparation, capitalisant sur

des infrastructures de qualité comme

celles du CNEA de Font-Romeu. Depuis

2016, la région a investi 77 millions d’eu-

De plus, l’Occitanie a accueilli plus de

1 500 athlètes internationaux issus de 47

pays pour leur préparation aux Jeux, renforçant

ainsi son attractivité et son rayonnement

à l’échelle mondiale.

PROJETONS-NOUS DÉSORMAIS

SUR LES JEUX D’HIVER DE 2030

« LES ATHLÈTES D’OCCITANIE ONT

REMPORTÉ 22 MÉDAILLES LORS DES

JOP 2024, CONTRIBUANT À PLUS D’UN

TIERS DU PALMARÈS FRANÇAIS. »

78 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR


D.R.

Kamel Chibli en compagnie de Perrine Laffont, six fois championne du monde de ski acrobatique.

ros pour moderniser ce site, le positionnant

comme un centre d’entraînement de

premier plan.

Cette démarche vise à renforcer l’attractivité

des Pyrénées et à diversifier l’offre

touristique, en misant sur un tourisme

sportif durable et en toutes saisons.

Sans oublier notre championne olympique

Perrine Laffont, véritable emblème

de l’Ariège, de la Région Occitanie et des

Pyrénées qui portera haut et fort nos couleurs

lors de sa 4ème participation aux JO

et d’autres jeunes talents qui émergeront

d’ici là.

TOUT AUTRE SUJET : LE SPORT

PROFESSIONNEL. L’OCCITANIE

COMPTE PLUSIEURS GRANDS

CLUBS DE SPORTS COLLECTIFS,

DONT LE MONTPELLIER HÉRAULT

SPORT CLUB, QUI SOUFFRE

ACTUELLEMENT EN LIGUE 1.

QUELLE EST VOTRE VISION

DU MODÈLE ÉCONOMIQUE

DES CLUBS PROFESSIONNELS,

NOTAMMENT DANS LE FOOTBALL,

ET DE LA SITUATION ACTUELLE

DU FOOTBALL ET DES RELATIONS

COMPLIQUÉES AVEC SON

DIFFUSEUR DAZN ?

Concernant le sport professionnel, l’Occitanie

est fière de compter des clubs de

renom, notamment le Montpellier Hérault

Sport Club en football. Cependant, face

aux défis actuels, tels que les difficultés en

Ligue 1 et les relations complexes avec le

diffuseur DAZN, il est essentiel de repenser

le modèle économique des clubs professionnels.

Cela passe par une diversification

des sources de revenus, une gestion

financière rigoureuse et une collaboration

étroite avec les diffuseurs pour assurer une

visibilité optimale. La région soutient activement

ses clubs, en favorisant les synergies

entre les acteurs économiques locaux

et le monde sportif, afin de garantir leur

pérennité et leur compétitivité.

DERNIÈRE QUESTION,

L’OCCITANIE EST UNE TERRE DE

RUGBY. COMMENT DÉFINIRIEZ-

VOUS LA PLACE DE CE SPORT

DANS LA RÉGION ET QUELLE

EST LA POLITIQUE MENÉE POUR

CAPITALISER SUR CETTE FORCE ?

Le rugby occupe une place prépondérante

en Occitanie, véritable terre de

ce sport. Des clubs emblématiques

comme le Stade Toulousain, Castres

Olympique, Montpellier Hérault Rugby

ou encore l’USAP illustrent cette

passion régionale. La politique régionale

vise à capitaliser sur cette force

en soutenant les clubs amateurs et

professionnels, en développant les infrastructures

dédiées et en promouvant

le rugby dès le plus jeune âge. Cette

stratégie contribue à renforcer le tissu

social et économique de la région, tout

en consolidant l’identité occitane autour

des valeurs du rugby. WS

EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 79


TERRITOIRES AVEC

ENJEUX

Saint-Quentin-en-Yvelines :

une option stratégique

pour le futur stade du PSG

En conflit ouvert avec la mairie de Paris sur l’exploitation du Parc des Princes, QSI semble

déterminé à quitter la capitale pour créer un stade flambant neuf en proche banlieue.

Parmi les sites présélectionnés, celui de Saint-Quentin-en-Yvelines semble présenter

le plus d’atouts, avec un environnement très dynamique sur le plan économique

et un savoir-faire reconnu en matière d’organisation d’événements sportifs,

notamment depuis l’accueil des JOP de Paris 2024.

PAR DAVID TOMASZEK

e Paris Saint-Germain

L

cherche activement un site

pour construire son futur

stade, et Saint-Quentin-en-

Yvelines (SQY) se positionne

comme une alternative de choix. Avec ses

nombreux atouts, cette agglomération des

Yvelines pourrait bien devenir le nouveau

fief du club de la capitale.

Une accessibilité optimale

et des infrastructures

développées

Située à seulement 25 km de Paris, Saint-

Quentin-en-Yvelines offre une accessibilité

idéale pour les supporters et visiteurs.

L’agglomération est déjà dotée d’un réseau

de transports en commun efficace,

avec des lignes de train et de bus bien

connectées à la capitale. Par ailleurs, son

réseau routier structurant permet une fluidité

de circulation qui faciliterait l’afflux

des spectateurs les jours de match.

Un vaste espace disponible

pour un projet d’envergure

L’un des points forts de SQY réside dans la

disponibilité d’un terrain de 50 hectares,

mis à disposition par la communauté d’agglomération.

Cette surface est suffisante

pour accueillir un stade d’une capacité

comprise entre 60 000 et 90 000 places,

en plus d’infrastructures annexes telles

que le « PSG Land », un projet de complexe

de divertissement lié au club. Cette opportunité

foncière permettrait de concevoir

un équipement moderne et fonctionnel,

adapté aux ambitions du club.

Un pôle économique

dynamique : idéal pour

vendre des loges VIP !

Avec plus de 17 000 entreprises et

145 000 emplois, Saint-Quentin-en-Yvelines

est un territoire au dynamisme économique

avéré. L’implantation du PSG

pourrait renforcer ce pôle en stimulant

la création d’emplois directs et indirects,

notamment dans le secteur des services,

du commerce et du tourisme. De plus, le

tissu économique local pourrait favoriser

le développement de partenariats stratégiques

autour du club.

Une qualité de vie attractive

SQY se distingue également par son

cadre de vie agréable. Entre espaces

verts, infrastructures culturelles et sportives,

la région offre un équilibre entre

dynamisme urbain et nature. Cet environnement

pourrait être un facteur d’attractivité

pour les supporters, les familles et

les entreprises qui souhaiteraient s’implanter

à proximité du stade.

Un territoire habitué aux

grands événements : Paris

2024, Ryder Cup…

Saint-Quentin-en-Yvelines n’en est pas à

son premier projet sportif d’envergure.

L’agglomération abrite déjà le Vélodrome

« L’UN DES POINTS FORTS DE SQY RÉSIDE

DANS LA DISPONIBILITÉ D’UN TERRAIN DE

50 HECTARES, MIS À DISPOSITION PAR

LA COMMUNAUTÉ D’AGGLOMÉRATION. »

80 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR


Bientôt le tout

nouveau stade du PSG

dans les Yvelines,

adossé à un véritable

parc d’attractions

dédié au célèbre club

de football ?

Image générée par IA

National et le Golf National, qui a accueilli

la Ryder Cup en 2019. De plus, SQY a été

l’un des sites hôtes des Jeux Olympiques

et Paralympiques de Paris 2024, démontrant

ainsi sa capacité à organiser des événements

internationaux. On se souvient

notamment de la médaille d’or de Pauline

Ferrand-Prévot conquise sur la colline

d’Elancourt, ou du triplé français en BMX !

« AVEC PLUS DE 17 000 ENTREPRISES

ET 145 000 EMPLOIS, SAINT-QUENTIN-

EN-YVELINES EST UN TERRITOIRE AU

DYNAMISME ÉCONOMIQUE AVÉRÉ. »

Un projet à concilier avec les

enjeux environnementaux

Malgré ces nombreux avantages, le projet

de stade à SQY soulève certaines interrogations,

notamment sur l’impact environnemental.

La proximité d’une zone classée

Natura 2000 impose une prise en compte

rigoureuse des enjeux écologiques. Cependant,

cette contrainte pourrait aussi être

transformée en opportunité en intégrant

des innovations durables et des mesures

de compensation environnementale.

SQY, un choix stratégique

pour le PSG

Avec son accessibilité, son espace disponible,

son dynamisme économique et

sa qualité de vie, Saint-Quentin-en-Yvelines

coche de nombreuses cases pour

accueillir le futur stade du PSG. Si les

défis environnementaux et l’acceptation

locale restent des enjeux clés, le potentiel

de ce territoire en fait une option sérieuse

et prometteuse pour l’avenir du

club parisien. WS

EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 81


LES BONS PLANS

Page réalisée par le service commercial de Women Sports

L’Intrigue de chez Wilson,

une révolution pour l’athlète

féminine sur le court de tennis

Wilson a lancé le 11 février 2025 l’Intrigue Tour, la

toute première chaussure de tennis haute performance

spécialement conçue pour vous mesdames ! Alliant

confort, style et technologie avancée, l’Intrigue

permet aux joueuses de tous niveaux d’exceller avec

agilité et confiance sur le court.

Un engagement envers le tennis féminin

« Chez Wilson, nous nous engageons à soutenir les

athlètes féminines. Le tennis ne cesse d’évoluer et nous

devons proposer des produits innovants pour permettre

aux joueuses d’atteindre leur plein potentiel », déclare

Gordon Devin, Président de Wilson Sportswear. « L’Intrigue

redéfinit le jeu rapide et apporte aux joueuses un avantage

audacieux pour dominer leurs matchs. »

Développée en collaboration avec l’athlète Wilson Marta Kostyuk, l’Intrigue

a été conçue selon un processus accéléré afin d’offrir une chaussure à la fois

souple et confortable, tout en permettant un jeu plus agressif et dynamique.

Un design pensé pour la vitesse et l’élégance

L’Intrigue se distingue par un chaussant révolutionnaire, basé sur des études

approfondies de la morphologie féminine. « Les pieds des femmes diffèrent

de ceux des hommes, et nous avons consacré du temps à concevoir une

chaussure qui leur offre à la fois confort et sécurité », affirme Shivam Bhan,

Directeur Footwear chez Wilson. Grâce à des tests rigoureux, l’Intrigue

établit un nouveau standard en matière de maintien et de performance pour

les chaussures de tennis féminines.

• Tour (160€) : Modèle haute performance pour les compétitrices aguerries.

• Pro (140€) : Équilibre parfait entre performance et confort.

• Lite (100€) : Version légère pour une pratique plus occasionnelle.

wilson.com/fr-fr

82 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR


Il n’est nulle école

plus formatrice que le sport

Former et accompagner

Le handball, le volley-ball et le basketball français unis

au service de l’international

www.fondation-havoba.org


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