WS36_Liseuse
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LA FEMME EST L’AVENIR DU SPORT
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ÉDITORIAL
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Éloge de la flemme
Le printemps maintenant bien lancé, voilà (re)venue l’énergie.
Celle d’entreprendre son « ménage de printemps » à
la maison, et d’en faire de même avec son corps, qu’on
souhaite voir sortir de son hibernation. Quoique. Et si cette
année, on se foutait la paix ? Et si pour cette saison, sans se
fixer d’objectifs haletants, on essayait juste de prendre plaisir
à pratiquer, tout en douceur, sans pression ? Ça passe par
D.R.
contrôler ses émotions, par apprendre à lâcher prise, à cuisiner
sain et vite, à être partisan du moindre effort pour un
max de résultat… Cette saison, on vous invite au pays de
la flemme, pour mieux révéler votre force sportive. Et vous
verrez, vous ne serez pas déçue de ralentir, un peu.
Léa Borie,
Rédactrice en chef adjointe
Partenaires majeurs
Fédérations partenaires de diffusion
CIUSF
Partenaires institutionnels et médias
Women Sports est édité par le groupe Sport Business : Sport.fr, e.sport.fr, buzz.sport.fr, Afrique.sport.fr, Sponsoring.fr, La Lettre du Sport, La Lettre de l’économie du sport, l’Officiel juridique du sport, pro.sport.fr
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EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 5
32
SOMMAIRE
WOMEN SPORTS N° 36
LA FEMME EST L’AVENIR DU SPORT
N°36 n Avril - Mai - Juin 2025 n 4,90 €
TAYLOR
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08 CLUB WOMEN SPORTS
Flow par Morphée : L’expérience
sportive 100 % déconnectée
09 TEAM WOMEN SPORTS
AFRICA BY MICROÉQUILIBRE
Widad Bertal championne du monde !
10 COUPS DE CŒUR
DE LA RÉDACTION
12 BAROMÈTRE WOMEN SPORTS
CHAMPIONNES
14 LIV
WEGMULLER
Hockeyeuse
partie à 17 ans
conquérir
la Canada !
16 AMANDINE BUCHARD
Du judo au rugby olympique,
son challenge fou
18 LILOU RUEL
La femme mystère de la cérémonie
d’ouverture des JO
22 JUSTINE
METTRAUX
La femme
la plus rapide
de l’histoire
sur le Vendée
Globe
24 PORTFOLIO
Ces femmes qui ont marqué les JO
de Paris 2024
C’EST BON POUR MOI
32 JUSTINE PIERRON
Bien se préparer à une course Trail
36 LABORATOIRE MICROÉQUILIBRE
Les bienfaits du magnésium
40 RECETTE EXOTIQUE
Rouleaux de printemps façon thaï
42 SPECIAL FLEMME
J’ai testé le bain sonore
46 LIVRES
Sélection « fournir le moins d’effort
pour le plus de résultats »
6 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR
62 40 56
48 SHOPPING
Le Shopping de la flemme
LIFESTYLE
LIFESTYLE
50 DÉCOUVERTE
Le stylisme sportswear,
ça ne s’invente pas !
PEOPLE
54
NAOMY
GOVOU
Ses 5 looks
préférés
56 SECRETS DES STARS
Taylor Swift, Rihanna, Beyoncé,
Scarlett Johansson… leurs secrets
pour se maintenir en forme
DÉCOUVERTE
62 LISBONNE
Voyage gourmand et sportif
INSPIRANTE
FRANCOPHONIE
64
CATHERINE
TANVIER
Son expérience
au cinéma avec
Godard
66 AFRICA RADIO
Africa Sport : le Best of des verbatims
72 JEUX DE LA FRANCOPHONIE
L’OIF, un soutien de poids pour
les lauréats !
COIN DES PARTENAIRES
74 AIMF
45 ans au service du développement
local et de la coopération
76 HAVOBA
Siraba Dembélé : « Je souhaite
que des nations africaines accèdent
aux derniers carrés des grandes
compétitions »
TERRITOIRES
80 SQY
Le futur stade du PSG
78
OCCITANIE
Quatre questions
à Kamel Chibli
Women Sports est édité par
Sport & Sponsoring Media Group
16, avenue Hoche - 75008 Paris
FONDATEURS / ASSOCIÉS
BRUNO LALANDE,
DAVID TOMASZEK,
LORRAINE DELOISON,
DAVID DONNELLY,
DJEDJIGA KACHENOURA,
PHILIPPE DARDELET,
LAURIE CHAMPIN
DIRECTEUR DE LA PUBLICATION
ET RÉDACTEUR EN CHEF
DAVID TOMASZEK
DIRECTEUR ARTISTIQUE
XAVIER CHAMBON
RÉDACTION
LÉA BORIE, VANESSA MAUREL,
RUBEN DIAS, MEENA CHANOINE,
DAVID TOMASZEK, BRUNO LALANDE,
REMERCIEMENTS AUX ÉQUIPES DE
L’OIF
SECRÉTARIAT DE RÉDACTION
LÉA BORIE
PARTENARIATS
BRUNO LALANDE
blalande@womensports.fr
ABONNEMENTS
MEENA CHANOINE
mchanoine@womensports.fr
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EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 7
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attention, Flow par Morphée propose une alternative
rafraîchissante : un appareil totalement déconnecté
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femmes actives en quête de bien-être, ce coach intelligent
vous guide à travers 256 séances de yoga, pilates,
stretching et renforcement musculaire, le tout sans
distraction numérique.
Son fonctionnement est d’une simplicité remarquable :
deux clés rotatives permettent de sélectionner la
discipline et la zone du corps à travailler (dos, jambes,
épaules ou corps entier), tandis qu’un sablier indique la
durée de la séance (10, 15, 30 ou 40 minutes). Il suffit
ensuite d’appuyer sur « Play » pour être guidée par
un coach vocal expert, sans avoir à consulter
un écran.
@womensports.fr @womensports.fr
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Où que vous soyez
L’un des grands atouts de Flow est cette capacité à recentrer
votre attention sur les sensations corporelles plutôt que
sur une interface numérique. Que ce soit pour un réveil
musculaire matinal, un auto-massage après une séance
intense, ou un stretching postural après une longue journée,
Flow s’adapte à vos besoins avec des instructions claires
et accessibles à toutes. Testé sur plusieurs semaines, ce
petit bijou a su se faire une place dans mon quotidien. Plus
d’excuses pour ne pas bouger ! Compact et transportable,
il permet d’emmener son coach partout, que ce soit à la
maison, au bureau ou même en extérieur.
Avec Flow par Morphée, la pratique sportive retrouve son
essence naturelle et immersive. Un incontournable pour les
personnes qui veulent allier mouvement et sérénité, sans
contraintes digitales. n
© Morphée
8 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR
TEAM WOMEN SPORTS AFRICA BY
Widad Bertal
championne du monde !
La boxeuse marocaine Widad Bertal, membre de la Team Women Sports Africa by
Laboratoire Microéquilibre, a décroché le titre de championne du monde
dans la catégorie 52-54 kg, dimanche 16 mars à Nis, en Serbie. PAR LA RÉDACTION
Déjà médaillée d’or aux
Championnats
d’Afrique de Yaoundé
2023 et Kinshasa 2024,
Widad Bertal s’est imposée en finale
face à la Turque Hatice Akbas,
championne du monde en 2022 et
vice-championne olympique des JO de
Paris 2024, sur le score de 5 à 2.
En demi-finale, la pugiliste marocaine
avait éliminé la Serbe Sara Cirkovic
par 4 à 3.
De son côté, Hasna Larti a
décroché la médaille de bronze
dans la catégorie 75-81 kg.
Après avoir battu la Bulgare
Victoriya Kebikava par
RSC en quart de finale, elle
s’est inclinée en demi-finale
contre la Russe Saltanat
Medenova, sur une
décision unanime des juges
(5-0).
Les Championnats du monde
de boxe féminine se sont
déroulés du 8 au 16 mars 2025.
D.R.
D.R.
EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 9
BUZZ
Deux ans après la mort de son père et entraîneur, Amanda Anisimova a
remporté le plus beau titre de sa carrière au WTA 1000 de Doha, battant
Jelena Ostapenko (6-4, 6-3). Alors que sa dernière victoire remontait à 2022,
l’Américaine de 23 ans, a signé un retour émouvant, plein de résilience. On vous
conseille de garder un oeil sur elle.
⊲
© James Lang/USA TODAY Sports/Sipa USA/Icon Sport
C’est historique ! La Fédération française de
gymnastique autorise désormais le port
du short pour les gymnastes féminines,
sans dérogation. Auparavant, le justaucorps
était obligatoire sous peine de pénalité. Cette
mesure historique, officialisée en janvier
2025, a été décidée sous la présidence de
la première femme dirigeant la Fédération,
Dominique Mérieux.
Eugénie Le Sommer est devenue la
joueuse la plus capée de l’histoire de
l’équipe de France de football avec 199
sélections, surpassant Sandrine Soubeyrand.
Déjà meilleure buteuse des Bleues,
l’attaquante de 35 ans a reçu une ovation
contre l’Islande en février dernier et pourrait
très prochainement atteindre 200 sélections !
© Baptiste Fernandez/Icon Sport
10 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR
LES COUPS
DE
GUEULE
Emma Raducanu a été victime
de harcèlement lors du
tournoi WTA 1000 de Dubaï.
Un homme au comportement
obsessionnel l’a approchée
avant son match contre Karolina
Muchova, puis observée en
tribunes. En détresse, la joueuse
a quitté brièvement le court pour
se cacher derrière l’arbitre de
chaise, en larmes. L’individu a
été banni par la WTA.
© MB Media/Icon Sport
Après sa défaite au premier tour du WTA
500 d’Abu Dhabi, Linda Noskova,
19 ans, a dénoncé le cyberharcèlement
en rendant publics des messages haineux
reçus sur les réseaux sociaux. Parmi eux,
on pouvait lire : « J’espère que tu seras
vi*lée » ou « Attrape le cancer, sal*pe ».
Ce phénomène, fréquent dans le tennis
depuis des années, touche de nombreuses
joueuses, comme en avait déjà témoigné,
entre autres, la Française
Carolina Garcia.
© Sydney Low/Cal Sport Media/Sipa USA/Icon Sport
© Tnani Badreddine/DeFodi Images/Icon Sport
EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 11
BAROMÈTRE EXCLUSIF
BAROMÈTRE
Sportives françaises
les plus recherchées sur internet en 2024
Cette année, la boxeuse algérienne Imane Khelif et la gymnaste américaine Simone Biles font partie
du Top 10 des sportifs (hommes et femmes confondus) les plus recherchés sur le web.
Partis de ce constat, nous nous sommes demandés chez Women Sports quelles étaient les Françaises
qui ont été sollicitées sur le web en 2024 ? PAR VANESSA MAUREL
1
CAROLINE GARCIA
TENNIS
147 000 recherches
mensuelles en moyenne
© Baptiste Fernandez/Icon Sport
12 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR
2 3
© Corinne Dubreuil/ABACAPRESS.COM/Icon Sport
VARVARA GRACHEVA
TENNIS
45 000 recherches mensuelles
© Sandra Ruhaut/Icon Sport
WENDIE RENARD
FOOTBALL
44 000 recherches mensuelles
4 : Sakina Karchaoui (Football) › 43 000 recherches mensuelles
5 : Amandine Henry (Football) › 35 000 recherches mensuelles
6 : Eugénie Le Sommer (Football) › 31 000 recherches mensuelles
7 : Selma Bacha (Football) › 29 000 recherches mensuelles
9 : Marine Johannès (Basketball) › 24 000 recherches mensuelles
Toutes photos : © Icon Sport
9 : Clara Burel (Tennis) › 24 000 recherches mensuelles
10 : Oriane Bertone (Escalade sportive) › 22 000 recherches mensuelles
•
MÉTHODOLOGIE
comparateursocieteportage.com/actualites/ces-sportifs-francais-qui-dominent-google-pendant-les-jo-de-paris-2024 *
EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 13
CHAMPIONNES
DÉCOUVERTE
Liv Wegmuller :
à 17 ans, elle part à des milliers
de kilomètres pour vivre son rêve
dans le hockey sur glace
À seulement 17 ans, Liv Wegmuller a choisi de quitter la France pour poursuivre son rêve au
Canada. Gardienne de but talentueuse, elle évolue désormais dans un championnat féminin
outre-Atlantique. Retour sur un parcours inspirant et une décision audacieuse. PAR VANESSA MAUREL
17 ans, Liv Wegmuller a déjà
À
un parcours hors du commun.
Originaire de Briançon,
elle a consacré toute sa jeunesse
au hockey sur glace.
Après avoir évolué plusieurs années dans
des équipes masculines en France, elle a
fait un choix fort : partir au Canada pour intégrer
un championnat exclusivement féminin,
et toucher du doigt son rêve.
« La décision de partir a été prise après
avoir reçu diverses propositions du Canada
pendant ma dernière année U17 en
France. Petit à petit, l’idée a fait son chemin
et j’ai décidé de tenter ma chance »,
confie-t-elle. Ce choix, bien que passionnant,
n’a pas été sans émotions. « Ce qui a
été le plus difficile, c’est de quitter l’équipe
avec laquelle j’avais passé cinq années
fantastiques. On était un peu comme une
grande famille. C’est ça aussi le monde du
hockey ! ». Mais Liv n’en est pas à sa première
séparation. « À mes 11 ans, je suis
partie vivre à 1h30 de route de chez moi et
mes parents pour jouer avec les Rapaces
de Gap. Aujourd’hui, même si je suis plus
loin en Amérique du Nord, la technologie
permet de rester en contact facilement. On
se voit en visio régulièrement et on a des
échanges presque quotidiennement. »
Adaptation à la vie canadienne
Dès son arrivée, la jeune Française a su
trouver ses repères. « L’adaptation s’est plutôt
bien passée. Au Québec, tout le monde
parle français, donc pour s’exprimer, ça
s’est fait assez rapidement. Concernant
le niveau de jeu, arriver dans un nouveau
championnat où personne ne me connaissait
demandait un peu de temps, mais j’ai
su prendre ma place dans l’équipe. »
Cette intégration a aussi été facilitée par un
environnement accueillant. « Avec les filles
de l’équipe, nous vivons en colocation, et
elles m’ont aidée à m’habituer à pas mal
de choses : les courses, l’organisation des
cours, les expressions québécoises… »
« CE QUI A ÉTÉ LE PLUS DIFFICILE,
C’EST DE QUITTER L’ÉQUIPE AVEC
LAQUELLE J’AVAIS PASSÉ CINQ ANNÉES
FANTASTIQUES. »
En dehors de la glace, l’aspect communautaire
du sport universitaire a été aussi une
bonne surprise pour Liv : « J’aime beaucoup
l’idée de faire partie des Filons car
les Filons, c’est plein de sports : hockey,
basket, football, volley, Esport… Nous portons
tous le même maillot, le même logo, je
trouve ça génial. »
Passer d’une équipe majoritairement masculine
en France à un championnat entièrement
féminin a là aussi été une nouvelle
étape. « Même si j’ai joué avec des filles en
équipe de France, c’était différent. Cette
année, je fais partie d’une équipe 100 %
féminine, et le jeu est bien sûr différent.
Mais c’est aussi une chance, car le hockey
féminin au Canada est en pleine explosion.
» D’ailleurs, Liv a aussi eu l’occasion
d’assister à un match de la PWHL, la ligue
professionnelle féminine, dans laquelle
joue notamment Chloé Aurard, qui nous
avait accordé un entretien exclusif dans le
numéro…
Peut-être Liv la rejoindra-t-elle dans ce
championnat professionnel de hockey sur
glace féminin. Mais pour l’heure, l’objectif
de la gardienne est d’obtenir un contrat
universitaire en Amérique du Nord. « C’est
une étape clé, car cela me permettrait de
jouer au hockey tout en poursuivant mes
études. J’ai à cœur de continuer ma passion
et espère pouvoir pratiquer encore
quelques années. » WS
14 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR
“ Le hockey féminin
au Canada est en
pleine explosion”, Liv
Wegmuller surfe sur
la vague !
D.R.
© Élyane Bibeau
D.R.
EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 15
CHAMPIONNES
DÉCOUVERTE
Du judo au rugby olympique,
le défi fou
d’Amandine
Buchard
« J’ai des rêves et je me donne
les moyens d’y arriver »
Quadruple médaillée olympique de judo, Amandine Buchard, sociétaire du Stade Français
omnisport et du Stade Français rugby, se lance un défi inédit : tenter de se qualifier pour
les Jeux de Los Angeles en 2028 dans deux disciplines, le judo et le rugby. Un défi hors du
commun sur lequel elle revient pour Women Sports. PROPOS RECUEILLIS PAR VANESSA MAUREL
WOMEN SPORTS : QU’EST-CE QUI
VOUS A MOTIVÉE À RELEVER CE
DOUBLE DÉFI OLYMPIQUE ?
AMANDINE BUCHARD : Depuis toujours,
je suis une compétitrice. Dans tout
ce que j’entreprends, je ressens le besoin
de me fixer des objectifs. J’avais repris
le rugby avant les Jeux de Paris pour me
changer les idées et gérer le stress du
judo. Puis, après les Jeux, l’envie de me
lancer un vrai défi dans cette discipline
s’est imposée naturellement. Aujourd’hui
j’ai des rêves et je me donne les moyens
d’y arriver.
QU’EST-CE QUI VOUS ATTIRE DANS
LE RUGBY ?
Le judo est un sport individuel, même si
l’on évolue dans un groupe. Avec le rugby,
on partage chaque victoire et chaque
défaite. Il y a un esprit de camaraderie et
de combat qui me plaît énormément. Depuis
toute petite, j’aime ce sport, je l’avais
d’ailleurs déjà pratiqué et c’était une évidence
pour moi d’y revenir.
COMMENT GÉREZ-VOUS
L’ENTRAÎNEMENT DE CES DEUX
DISCIPLINES ?
Mes matinées sont consacrées au judo,
au centre olympique de l’INSEP. Le soir
© Daniel Derajinski / Icon Sport
je m’entraîne avec le Stade Français en
rugby, trois à quatre fois par semaine. Le
week-end, j’ai souvent des matchs. Finalement,
ça s’organise assez bien.
Ensuite, il existe des exercices de musculation
spécifiques au rugby et d’autres
propres au judo. Pour ma part, je ne fais
pas deux séances distinctes. Lors de mes
séances de musculation, j’intègre les
exercices nécessaires pour répondre aux
exigences des deux disciplines. Cela me
permet d’éviter la surcharge tout en optimisant
mon entraînement. J’essaye de
m’entraîner intelligemment en incluant à
chaque séance des contenus adaptés aux
deux sports.
CELA NE COMPLIQUE-T-IL PAS
VOTRE QUOTIDIEN ?
Honnêtement, non, car je prends réellement
plaisir dans ce que je fais. Quand
je vais au judo, je suis heureuse d’y aller
parce que je vois un peu moins souvent
les gens, donc je suis contente de les re-
16 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR
Quand le plaisir de
pratiquer prend
le dessus sur la
fatigue : Amandine
Buchard garde le
rythme.
© Stéphane Bonnet
trouver et de pratiquer ma première discipline.
Le soir, lorsque je vais au rugby, je
suis aussi ravie, car je sais que je vais retrouver
un autre environnement et mes copines
d’équipe. Finalement, le plaisir que
je ressens prend le dessus sur la fatigue
physique.
Il est essentiel d’écouter son corps et de
bien le connaître pour savoir quand ralentir.
Comme mon rythme quotidien me plaît,
je ne ressens pas vraiment de fatigue.
Quand je sens que je suis fatiguée, j’organise
mes journées pour avoir des moments
de repos. Pour l’instant, je gère bien
le rythme, et tout va bien.
VOTRE OBJECTIF EST DE VOUS
QUALIFIER POUR LES JEUX DE
LOS ANGELES DANS LES DEUX
DISCIPLINES. AVEZ-VOUS UNE
AMBITION PRÉCISE ?
Dans chaque discipline, je vise la plus
belle médaille. En judo, il me manque l’or
en individuel. En rugby, je veux donner le
meilleur pour moi et pour l’équipe. Mais
déjà, réussir à me qualifier dans les deux
sports serait une énorme victoire.
AVEZ-VOUS RÉFLÉCHI À
L’ORGANISATION DES JEUX SI VOUS
ÊTES QUALIFIÉE DANS LES DEUX
DISCIPLINES ?
À Tokyo et à Paris, les épreuves de judo et
de rugby ne se chevauchaient pas. J’espère
que ce sera le cas à Los Angeles ! Je
croise vraiment les doigts.
EN CAS DE RÉUSSITE, ENVISAGEZ-
VOUS DE POURSUIVRE CETTE
DOUBLE CARRIÈRE APRÈS 2028 ?
En toute transparence, je pense que j’arrêterai
le judo avant le rugby. Mais je resterai
attachée à cette discipline en transmettant
mon expérience. Le rugby, en revanche,
pourrait me suivre plus longtemps. J’ai besoin
de gros objectifs pour avancer, et ce
projet me motive énormément.
UN MESSAGE À ADRESSER AUX
JEUNES FILLES ET FEMMES ?
Ne laissez personne définir vos limites. Si
vous avez des envies et des rêves, donnez-vous
les moyens d’y parvenir. Oui, il
faut s’organiser intelligemment, mais rien
n’est impossible. Il faut écouter ses aspirations
et foncer. WS
© Icon Sport
EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 17
CHAMPIONNES
ENTRETIEN AVEC…
Lilou Ruel,
la révélation masquée des
Jeux Olympiques de Paris 2024
Lilou Ruel, championne de parkour, a incarné l’un des neuf porteurs masqués lors de la
cérémonie des Jeux Olympiques de Paris 2024. Une aventure unique sur laquelle elle revient
en exclusivité pour Women Sports. PROPOS RECUEILLIS PAR VANESSA MAUREL
WOMEN SPORTS : COMMENT
AVEZ-VOUS ÉTÉ APPROCHÉE POUR
PARTICIPER À LA CÉRÉMONIE
D’OUVERTURE DES JO ?
LILOU RUEL : J’ai été contactée fin
mai 2024 par Vincent Zenzel, un chorégraphe
que j’ai toujours admiré. Il m’a
parlé d’un projet pour les JO, sans pouvoir
m’en dire plus, car tout était confidentiel.
Il m’a juste demandé si j’étais
disponible fin juillet. J’ai accepté sans
hésiter, en lui faisant confiance, sans
savoir l’ampleur du rôle.
QUAND AVEZ-VOUS COMPRIS QUE
VOUS AURIEZ UN RÔLE CENTRAL ?
s’adapter ! Il fallait aussi que je travaille
avec le caméraman, pour coordonner
mes acrobaties parfaitement à l’écran
durant quinze secondes.
COMMENT VOUS ÊTES-VOUS
PRÉPARÉE MENTALEMENT ?
Je ne réalisais pas vraiment l’ampleur
de l’événement. L’ambiance des répétitions
était si particulière, avec toutes
les informations gardées secrètes, que
je n’avais pas le temps de stresser. Ce
n’est que quelques heures avant la cérémonie,
en voyant les centaines
Ça s’est fait progressivement. Lors de
l’essayage du costume début juillet,
j’ai réalisé que c’était sérieux. Inspiré
d’Assassin’s Creed, le costume était magnifique.
C’est à ce moment-là que j’ai
appris qu’on serait neuf porteurs pour la
flamme. J’ai senti que ça allait être un
moment marquant de la cérémonie.
COMMENT SE SONT PASSÉS LES
ENTRAÎNEMENTS ?
On a eu seulement deux jours de répétition
chacun. C’est très peu pour une cérémonie
aussi complexe, mais il y avait tellement
de séquences à gérer. Le costume
volumineux, la flamme très lourde et la
visibilité réduite par le masque rendaient
les mouvements compliqués, il fallait
D.R.
18 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR
Sans réaliser
vraiment
l’importance du
rôle à jouer, Lilou
Ruel a porté la
cérémonie des JO
de Paris 2024.
© Icon Sport
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CHAMPIONNES
D.R.
de figurants, que la pression est
montée. J’ai essayé de transformer cette
peur en excitation et de savourer chaque
seconde de cette incroyable expérience.
ÉTAIT-IL DIFFICILE DE GARDER
VOTRE IDENTITÉ SECRÈTE ?
Non, car on nous avait vendu ce personnage
comme un mythe à préserver. Seuls
mes parents étaient au courant. Je trouvais
ça excitant d’être un personnage
masqué dont l’identité resterait secrète.
COMMENT AVEZ-VOUS VÉCU LA
RÉVÉLATION DE VOTRE IDENTITÉ ?
C’était incroyable ! Beaucoup pensaient
qu’il n’y avait qu’un seul porteur ou
que des hommes. Les réactions ont été
pleines de joie. Certains m’ont dit qu’ils
m’avaient reconnue à ma manière de
bouger, ce qui m’a beaucoup touchée.
Cette médiatisation soudaine a marqué
un énorme tournant dans ma carrière.
ÊTRE LA SEULE FEMME PARMI LES
PORTEURS, QU’EST-CE QUE CELA
REPRÉSENTE POUR VOUS ?
C’est une immense fierté. J’ai toujours
été la seule fille dans mon club et lors de
mes entraînements. J’espère que cette
visibilité inspirera des petites filles et
D.R.
des mamans. Mais j’avoue que les nombreux
messages que j’ai reçus m’ont fait
prendre conscience de l’impact de ma
participation.
PENSEZ-VOUS QUE CETTE
PERFORMANCE CONTRIBUERA À
PROMOUVOIR LE PARKOUR ?
C’est sûr. Le parkour reste peu développé,
mais Thomas Joly l’a mis en avant dans
la plus grande cérémonie du monde. Depuis,
les vidéos de parkour explosent sur
les réseaux sociaux. La question de l’intégration
du parkour aux JO se pose. Je
suis convaincue que ça va accélérer les
choses !
QUE VOUS A APPORTÉE CETTE
EXPÉRIENCE SUR LE PLAN
PERSONNEL ?
C’était magique. Pendant la performance,
j’étais tellement concentrée que je ne
réalisais pas. Après coup, j’ai regardé
mon passage plusieurs fois sans y croire.
Cette expérience m’a ouvert des portes
incroyables. Je n’ai jamais fait autant
20 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR
Cinéma, parkour,
mode… Dans
quelles disciplines
Lilou Ruel va-t-elle
continuer à nous
surprendre ?
D.R.
D.R.
d’interviews sur les médias, j’ai de nouvelles
opportunités, je travaille avec des
marques… C’est incroyable.
QUELS SONT VOS PROCHAINS
DÉFIS ?
Je veux garder mon titre de championne
du monde, pourquoi pas aussi travailler
dans le cinéma comme cascadeuse ou
actrice, voyager pour promouvoir le parkour,
collaborer avec des marques de
luxe et lancer ma ligne de vêtements.
J’ai beaucoup, beaucoup de projets ! Le
parkour me permet de toucher à plein
de domaines, et je n’ai pas envie de me
limiter.
QUEL MESSAGE AIMERIEZ-VOUS
TRANSMETTRE AUX JEUNES FILLES
QUI RÊVENT DE SUIVRE VOS PAS ?
Arrêtez de vous comparer aux autres.
Cassez les codes. C’est en sortant des
sentiers battus qu’on s’épanouit vraiment.
Peu importe d’où vous partez, si
vous êtes passionnée, vous pouvez accomplir
des choses incroyables. WS
EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 21
CHAMPIONNES
RÉCIT
Mettraux, boulot, dodo !
Justine Mettraux, la femme la plus
rapide de l’histoire sur le Vendée Globe
Le Vendée Globe. Un nom qui fait rêver les marins du monde entier. Une course mythique,
rassemblant courage, ténacité et une touche d’adrénaline pure. Le 8 novembre 2024, Justine
Mettraux, navigatrice suisse de 35 ans, se lançait dans cette épreuve redoutée, marquée par
la promesse de solitude, de tempêtes et de conquêtes. Une première participation.
Une première entrée triomphale dans l’histoire de la course. Récit d’un parcours semé
d’embûches et de records. PAR RUBEN DIAS
S
e préparer pour le Vendée
Globe n’est pas qu’une
question de talent. C’est
un travail colossal qui commence
des mois, voire des
années avant le grand départ. Justine le
sait : « Il y a tout un processus de qualification
qui est demandé par l’organisation.
Il faut participer à un certain nombre de
courses, finir des transatlantiques, pour
prouver que le bateau et le skipper sont
prêts à prendre le départ. » Un marathon
d’épreuves qui forge la force mentale.
« Moi, j’ai terminé toutes les courses auxquelles
j’ai participé, sans souci », ajoutet-elle,
la voix sereine. Une formalité quoi.
Côté équipement, c’est un peu différent :
« On espère surtout ne pas être passé à
côté de quelque chose », confie Justine,
qui admet que cette inquiétude de l’inconnu
est omniprésente. La nourriture,
les pièces de rechange, les vêtements
adaptés à des conditions extrêmes : tout
doit être soigneusement vérifié. « Les
autres courses durent deux semaines.
Là, on part pour deux mois et demi. Ce
n’est pas facile à appréhender. »
Une calme détermination
Arrive le jour tant attendu. Le départ. Les
regards des spectateurs se fixent sur le
© Justine Mettraux - Instagram
port des Sables-d’Olonne. Les vents de
l’Atlantique rugissent déjà, les vagues
frappent les coques. À ce moment précis,
Justine est prête. « Je n’étais pas stressée.
J’étais plutôt détendue même. Il faut
être présent sur les lieux trois semaines
avant donc on s’y prépare. J’avais bien
dormi, je me sentais reposée », racontet-elle,
les yeux lavés couleur océan. Une
tranquillité qui tranche avec la ferveur et
les fumigènes qui entouraient ce départ
monumental.
Mais la solitude, celle qu’on n’imagine
qu’en théorie, devient rapidement un
adversaire insidieux. Loin des siens, du
confort des terres et du bruit du monde,
Justine doit s’adapter à son nouveau
rythme, ce quotidien fait de vagues, de
ciel, de voile et d’attente. « Les journées
sont vite bien remplies quand même.
Entre les relevés de météo, le réglage du
bateau, les réparations à faire... il y a de
quoi s’occuper l’esprit », explique-t-elle.
« Et le moindre faux pas pourrait coûter
cher. »
Les montagnes russes
de la mer
Les jours passent, parfois monotones,
parfois tumultueux. Les vagues géantes
du Pacifique Sud ou la chaleur étouffante
du Pot-au-Noir n’épargnent pas Justine.
22 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR
Justine Mettraux,
cette marathonienne
des mers, se nourrit
des liens humains,
son meilleur moteur.
© Icon Sport
« C’EST UN TRAVAIL DE LONGUE HALEINE.
ÇA M’A PRIS 8 ANS. CE N’EST PAS UN
SPRINT, MAIS UN MARATHON. »
Des conditions extrêmes, des vents violents,
des précipitations… « j’ai su naviguer
à travers cette dépression. Ce n’est
pas simple, mais je m’en suis bien sortie
». La gestion de la fatigue et du stress
est essentielle pour maintenir la performance.
Et pourtant, même dans les moments de
doute, la navigation devient un art. Elle
se rappelle des îles Kerguelen, « ces îles
reculées où volent des albatros », des
instants suspendus dans le temps, où la
mer et le ciel se confondent en une toile
d’azur. « La mer change de couleur selon
l’endroit où on est. Le ciel aussi. C’est ce
qu’on voit, nous, les marins, depuis notre
petite cellule de bateau », ajoute-t-elle, un
brin poétique.
Début janvier, quelques jours avant son
arrivée, Justine a vécu l’un des moments
les plus difficiles de sa traversée : « La
remontée de l’Atlantique Sud avec des
orages violents le long des côtes brésiliennes.
Ça fait une bonne semaine que
je ne me suis pas changée. Ça ne sent
vraiment pas bon. L’eau commence à se
réchauffer un peu, donc je vais en profiter
pour me doucher, ça va me faire du
bien, ça va remettre un peu les idées en
place. J’essaie de repartir du bon pied
pour la suite », se confiait-elle sur les réseaux
sociaux.
Fatiguée mais fière
Le 22 janvier 2025, Justine franchit la
ligne d’arrivée, le regard fatigué mais fier.
76 jours, une heure, 36 minutes et 52
secondes d’une aventure effrénée. Une
première participation et un record. Elle
devient ainsi la femme la plus rapide de
l’histoire du Vendée Globe. Pourtant, la
modestie reste son maître mot. « Je ne
m’attendais pas à ce qu’il y ait autant de
monde. Mais c’est un beau moment. Surtout
de revoir mes proches et mes amis
après tout ce temps », dit-elle avec une
simplicité touchante. Au-delà de l’adrénaline
et des trophées, ce sont ces liens
humains qui restent son moteur.
« Les femmes n’ont pas
de complexe à avoir »
« C’est un travail de longue haleine. Ça
m’a pris 8 ans. Ce n’est pas un sprint,
mais un marathon. » Un parcours débuté
sur les eaux du lac Léman, avant le large
des océans du monde entier. Des années
de travail dans l’ombre qui ont forgé une
athlète prête à affronter l’un des défis les
plus fous de la planète.
Pour Justine, ce record reste assez symbolique
: « Sur le Vendée Globe, il n’y a
pas de classement distinct… ». Dans
l’histoire, plusieurs femmes ont réussi à
boucler leur tour du monde. Pop Hare,
Clarisse Crémer… « on a laissé pas mal
de concurrents derrière nous, même
avec des bateaux plus récents, on n’a
pas à avoir de complexe face aux concurrents
masculins », conclut-elle, le sourire
discret. WS
EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 23
CHAMPIONNES
RETOUR SUR…
CES
FEMMES
QUI ONT
MARQUÉ
LES JOP DE
PARIS 2024
PAR LA RÉDACTION
JUDO
CLARISSE AGBEGNENOU,
La Française la plus titrée
La judoka Clarisse Agbegnenou est l'athlète française
la plus décorée de cette olympiade, avec une
médaille de bronze en épreuve individuelle et par
équipe. Déçue de sa performance individuelle, elle a
cependant été décisive pour la victoire de la France
en équipe. Triple médaillée olympique et grande
figure du sport français, Clarisse Agbegnenou
a donné naissance à un enfant au sommet de sa
carrière et milite pour la reconnaissance de la
maternité dans le sport.
© Icon Sport
24 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR
NATATION
TORRI HUSKE,
La plus médaillée
La nageuse américaine est la femme la plus décorée
de ces Jeux Olympiques 2024, avec un total de 5 médailles, dont 3 en or.
Au classement général, elle occupe la deuxième place, juste derrière
le Français Léon Marchand, qui a remporté 4 médailles d'or.
© Icon Sport
BOCCIA
AURÉLIE AUBERT,
La première championne paralympique française de boccia
Classée 16 e mondiale, la Française Aurélie Aubert n’était pas favorite, mais elle s’est imposée
et est devenue la première championne paralympique française de boccia.
© Icon Sport
EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 25
CHAMPIONNES
BOXE
IMANE KHELIF,
Une championne algérienne victime de
harcèlement
La boxeuse algérienne a remporté la médaille d’or dans la
catégorie des moins de 66 kg, l’une des trois médailles de
l’Algérie à ces JO. Elle a été victime d’une vague de harcèlement
et d’attaques sexistes de la part de l'extrême droite.
© Icon Sport
26 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR
BREAKING
LA BGIRL MANIZHA TALASH,
Militante pour les droits des femmes afghanes
Réfugiée afghane ayant fui le régime des talibans, la Bgirl a révélé une cape avec l’inscription « Libérez les femmes
afghanes » lors de sa performance. Depuis la prise de pouvoir des Talibans en 2021, la persécution des femmes
en Afghanistan a considérablement augmenté, culminant avec la promulgation de la loi pour « promouvoir la
vertu et prévenir le vice » en août dernier, qui interdit aux femmes de chanter et de se déplacer seules. Talash
a malheureusement été disqualifiée en raison des règles du comité olympique interdisant les revendications
politiques, mais son courage mérite d’être salué pour avoir attiré l'attention sur la situation dramatique des femmes
en Afghanistan.
© Icon Sport
EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 27
CHAMPIONNES
ATHLÉTISME
BÉATRICE CHEBET
La plus grande championne olympique africaine
© Icon Sport
L'athlète kényane Béatrice Chebet est double championne olympique du 5 000 et du 10 000 m. Elle est l’athlète
africaine la plus titrée de ces Jeux Olympiques, toutes catégories confondues. Depuis mars 2024, elle détient
également le record du monde du 10 000 m.
NATATION
JIANG YUYAN,
La star chinoise des Paralympiques
À seulement 19 ans, la nageuse chinoise
a décroché le plus grand nombre
de médailles d’or aux Jeux Paralympiques,
avec trois médailles d’or en natation.
© Icon Sport
28 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR
GYMNASTIQUE
SIMONE BILES,
La gymnaste la plus
médaillée de l’histoire
La gymnaste américaine a
également dominé les épreuves
de gymnastique artistique avec
trois médailles d’or et une d’argent.
Cela vient s’ajouter à son palmarès
impressionnant de plus de quarante
médailles dans des compétitions
mondiales, dont 11 médailles
olympiques. Simone Biles est aussi
connue pour son combat contre
les violences sexuelles dans le
sport. Elle avait révélé avoir été
abusée par Larry Nassar, l’ancien
médecin de l’équipe nationale de
gymnastique des États-Unis. Ce
dernier a été reconnu coupable
de pédocriminalité, avec près de
300 agressions sexuelles commises
contre de jeunes athlètes.
© Icon Sport
EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 29
CHAMPIONNES
BOXE
CINDY NGAMBA,
Première médaillée pour l’équipe des réfugié∙e∙s
© Icon Sport
La boxeuse camerounaise Cindy Ngamba est la première médaillée des JO de Paris pour
l’équipe des réfugié∙e∙s. Ce programme du CIO vise à promouvoir l'intégration des réfugiés.
Cindy Ngamba est réfugiée en Grande-Bretagne, car l’homosexualité est criminalisée dans
son pays d'origine.
30 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR
GYMNASTIQUE
REBECCA
ANDRADE,
La Sud-Américaine la
plus titrée
Rebecca Andrade est la Sud-
Américaine la plus médaillée
de ces JO de Paris, avec
4 médailles, dont une en or
en gymnastique artistique. Sa
montée sur le podium aux côtés
de Simone Biles et Jordan Chiles
a été l’un des moments
marquants des Jeux Olympiques
de 2024. C’était aussi la
première fois que trois femmes
noires montaient ensemble
les trois marches du podium
d’une épreuve de gymnastique
artistique aux JO.
CYCLISME
MARIE PATOUILLET,
Une cycliste handisport en or et militante
Marie Patouillet est la première championne olympique du cyclisme handisport français, ayant remporté deux
médailles, dont l’or en poursuite 3 000m. Militante pour les droits LGBTQIA+, elle a dédié sa victoire à sa femme.
© Icon Sport
© Icon Sport
EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 31
C’EST BON POUR MOI !
ENTRAÎNEMENT
Comment
se préparer
à une
course
trail
avec Justine Pierron,
coach trail et fitness
Se lancer dans une course trail, ça ne s'improvise pas. Entre le terrain montagneux, la gestion de
l'effort et la solitude de la nature, cette discipline exige à la fois une préparation physique rigoureuse
et une solide force mentale. Justine Pierron, coach trail et fitness, partage ses conseils pour
aborder sereinement cette aventure. PAR VANESSA MAUREL
Le trail, c'est souvent imprévisible.
Ça exige une
“
adaptabilité constante »,
souligne Justine. Contrairement
à la course sur
route, où l'allure reste régulière, le trail
impose une alternance entre montées,
descentes et replats. Chaque variation
sollicite différemment les muscles, nécessitant
une endurance musculaire
accrue. La durée des courses constitue
aussi un défi majeur. « Le trail, c'est des
distances beaucoup plus longues. Ça
peut aller de 10 km à des ultras de 300
D.R.
km », précise la coach. Cette longueur
implique une gestion d'énergie sur plusieurs
heures, voire plusieurs jours,
souvent dans des conditions météorologiques
difficiles. Sur le plan mental,
© lzf / Shutterstock
la solitude peut peser, notamment lors
des longues portions isolées. « Des fois,
tu te dis, "Les gars, je suis toute seule, en
fait!" », avoue Justine. Mais pour elle,
cela peut aussi devenir une force :
« C'est ce côté-là que je recherche...
ça me ressources, c'est mon moment à
moi. »
UN BON PLAN
D’ENTRAÎNEMENT
La clé d'une bonne préparation repose
sur un plan par étapes. « Le maître mot,
32 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR
«Le maître
mot, c'est la
progressivité»,
insiste Justine
Pierron : et vous,
prêt à relever le défi
du "step by step" ?
Bien s'équiper
pour mieux performer
Choisir le bon matériel peut non seulement améliorer
la performance, mais surtout garantir la sécurité
du coureur.
© Grinbox / Shutterstock
c'est progressivité », insiste Justine.
Un plan d'entraînement doit s'adapter
à l'objectif et au niveau de chacun.
Pour les débutants, elle recommande
de démarrer par des sorties courtes
sur terrains variés, tout en intégrant
progressivement du dénivelé. Les coureurs
plus expérimentés structureront
leur semaine autour de trois séances
clés : endurance, puissance (côtes) et
vitesse.
Les exercices de renforcement musculaire
occupent également une place
essentielle : « Fentes, squats, gainage...
tout ça permet de mieux encaisser les
descentes et de prévenir les blessures.
L'entraînement croisé, combinant vélo,
natation ou renforcement musculaire,
permet par ailleurs de diversifier les
sollicitations tout en réduisant les
risques de blessure. »
© lzf / Shutterstock
La chaussure,
choix primordial
« Une paire de chaussures adaptée
sera nécessaire », affirme Justine
Pierron. Le choix des chaussures
est déterminant, car elles assurent
confort et sécurité. Il existe des
centaines de modèles différents,
avec des caractéristiques propres
à chaque type de terrain et de distance.
La traileuse recommande
de se rendre dans une boutique
spécialisée où des professionnels pratiquants peuvent orienter le choix. « En
fonction du poids et de la distance prévue », ajoute-t-elle, « on n'aura pas forcément
le même type de chaussure ».
Tester les chaussures en conditions réelles reste fondamental. « Courir ou tester
en marchant dans le magasin, ne sera pas suffisant », rappelle Justine, incitant
à privilégier les magasins qui permettent des essais prolongés.
© Artem Varnitsin / Shutterstock
Le sac de trail,
allié indispensable
Au-delà des chaussures, le sac de
trail constitue l'autre pièce essentielle.
« Le strict minimum, c'est
au moins de quoi avoir rangé sa
réserve d'eau », souligne Justine.
Hydratation indispensable, que ce
soit avec une poche à eau ou des
flasques. Même pour une courte
sortie, elle rappelle : « Sans apport
d'eau pendant trois jours,
c'est la mort assurée ».
La couverture de survie figure également parmi ses incontournables : « Je l'emporte
toujours, même pour 30 minutes. Je me suis déjà servie de la mienne pour aider
d'autres coureurs. C’est un indispensable. ».
© Marc Elias / Shutterstock
EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 33
C’EST BON POUR MOI !
ALIMENTATION :
UN ENTRAÎNEMENT
À PART ENTIÈRE
La nutrition ne se prépare pas trois jours
avant la course, mais bien tout au long
de l'année. « C'est quelque chose qui se
construit sur le long terme », explique
Justine. Les glucides jouent un rôle
central dans l'alimentation du trailer :
« On consomme énormément d'énergie...
L'apport en glucides est beaucoup
D.R.
Pour profiter
pleinement,
Justine Pierron
mise à fond sur la
récupération, qui
passe par l'assiette
et l'oreiller !
sous-estimé. » Les jours précédant la
course, il est recommandé de privilégier
les glucides complexes (riz, pâtes
demi-complètes, patates douces) et de
veiller à une bonne hydratation. Pendant
l'effort, chaque coureur doit tester
à l'entraînement ce qui lui convient le
mieux : gels, compotes, barres énergétiques...
« Surtout, on ne teste rien de
nouveau le jour de la course ! », avertit
Justine. L’hydratation reste essentielle.
« Buvez régulièrement, par petites gorgées
», conseille-t-elle, pour éviter la
déshydratation et maintenir la performance.
GÉRER
LA RÉCUPÉRATION
Après l'effort, place à la récupération.
« Consommer un mélange de glucides
et de protéines dans l'heure qui suit,
c'est vraiment important », conseille Justine.
Une récupération active, avec une
marche légère ou du vélo, favorise également
l'élimination des toxines.
Le sommeil joue un rôle tout aussi important
dans la régénération musculaire.
« Ne négligez jamais votre sommeil,
surtout avant une course ou après
une grosse sortie », rappelle la coach.
Pour accélérer la récupération musculaire,
elle recommande en bonus le rouleau
de massage, les étirements doux
et les bains froids. « Et si les douleurs
persistent, il ne faut pas hésiter à consulter
un kiné. »
PRÉPARER
SON MENTAL
La gestion mentale joue un rôle clé, surtout
sur les longues distances. Justine
partage ses astuces : « Visualisation,
mantras, fractionnement mental... tout ça
permet de surmonter les moments difficiles.
» Se concentrer sur l'instant présent
aide aussi à mieux gérer l'effort.
La méditation ou la respiration
consciente peuvent aider à évacuer
le stress avant une course et à rester
concentré sur l’objectif.
RECONNAÎTRE
LE TERRAIN
Pour les personnes stressées, ou qui en
ressentiraient le besoin, Justine propose
de repérer le parcours avant la course.
« Savoir à quoi s'attendre permet de
mieux gérer son effort et de visualiser les
sections techniques. »
En l'absence de reconnaissance,
l'étude du profil de la course et des
points clés (ravitaillements, montées
difficiles) permet d'établir une stratégie
de course.
34 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR
LE CONSEIL ULTIME
Si Justine devait donner un seul conseil
aux trailers débutants, ce serait celui-ci
: « Soyez progressif dans votre
préparation. La patience et la régularité
sont vos meilleurs alliés. Et surtout, prenez
du plaisir ! »
Avec une préparation adaptée, de la
patience et une bonne dose de plaisir,
chacun peut découvrir la magie du trail.
Une aventure où chaque foulée rapproche
un peu plus de soi-même. WS
+
Justine propose des accompagnements
personnalisés pour préparer les trails en solo,
duo et pour les trails à étapes ou en relais :
@justinepierron_coaching
www.justinepierron.com
Semaine d’entraînement type
pour préparer un trail moyenne distance
pour les personnes avec un niveau intermédiaire
LUNDI :
› Repos ou marche active.
MARDI :
› Fractionné en montée (10 x 1 min de côte à intensité élevée, récupération en descente).
MERCREDI :
› Renforcement musculaire (circuit training avec squats, fentes, gainage).
JEUDI :
› Sortie d’endurance fondamentale (1h à rythme confortable).
VENDREDI :
› Repos ou étirements/yoga.
SAMEDI :
› Sortie longue en nature (2h avec du dénivelé).
DIMANCHE :
› Sortie technique ou footing léger pour récupérer (45 min sur terrain varié).
Types d’exercices pour renforcer
les muscles sollicités en Trail
EXERCICES DE BASE :
✔ Fentes avant/arrière : pour renforcer les quadriceps et améliorer l’équilibre.
✔ Squats classiques et sautés : pour la puissance et l’explosivité.
✔ Montées de genoux sur un banc ou step-up avec poids : pour simuler les montées.
✔ Descente contrôlée : travailler les quadriceps et maîtriser la descente.
EXERCICES POUR LE GAINAGE :
✔ Planche dynamique : sur une surface instable pour renforcer le tronc.
✔ Superman : pour travailler les lombaires et les muscles posturaux.
EXERCICES DE PRÉVENTION DES BLESSURES :
✔ Étirements actifs pour les ischio-jambiers et les mollets.
✔ Travail avec élastiques pour renforcer les chevilles et les genoux.
EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 35
C’EST BON POUR MOI !
[ Santé du sport ]
Magnésium
et sport
Un équilibre à trouver
Le magnésium, on en parle, partout, on en mange, on en boit même ! Mais en quoi ce minéral estil
vraiment utile pour une personne sportive ? Comment savoir si l’on est en carence, et comment
combler ce manque ? PAR LÉA BORIE
S
tress et manque de magnésium
: le cercle vicieux
Vous souffrez de crampes,
d’engourdissement, de palpitations,
de fatigue, vous
vous sentez irritable… Peut-être manquez-vous
de magnésium. Par contre,
on vous arrête tout de suite. Ça ne se
lit pas dans le blanc des yeux face à un
miroir un soir de pleine lune ! Pas d’autodiagnostic.
Vous filez en laboratoire,
et, moyennant quelques écus (12 €),
on vous réalise le test, en se basant
sur le taux présent dans vos globules
rouges. Chez les sportifs assidus, il est
conseillé de faire ce test deux fois par
an. Mais qu’on vous prévienne assez
vite : 75 % de la population est en déficit
de magnésium (selon l’étude SU.VI.
MAX - pour Supplémentation en VItamines
et Minéraux Anti-oXydants). Il faut
dire qu’avec notre société de l’urgence,
nous sommes soumis à un stress permanent.
Sans compter le stress engendré
par le sport à haute intensité. Ces
stress et pratiques favorisent la fuite de
magnésium dans la sueur et les urines.
Attention aussi au squelette fragilisé,
car la minéralisation osseuse dépend
du taux de magnésium.
Veiller à son taux de magnésium, c’est
aussi se prémunir d’une éventuelle ostéoporose.
© F8 studio / Shutterstock
Magnésie, magnésium…
Le magnésium, c’est quoi, ce petit truc
insignifiant, dont dépendent plus de
300 réactions cellulaires ? Minéral (magnésie
blanche) découvert dans une région
de Grèce d’où il tire son nom, il est
bien plus important qu’on ne le pense.
La commande musculaire dépend du magnésium.
C’est lui qui permet la bonne
transmission du message nerveux aux
muscles. C’est lui (aussi !) qui participe
à la formation de la sérotonine et de la
mélatonine – indispensables dans l’induction
du sommeil.
Le manque de magnésium
dans le sport
À l’effort, le magnésium joue un rôle de
régulation de la glycémie, en lien avec
l’insuline. De fait, à haute intensité, on
arrivera à une moins bonne utilisation
des sucres au niveau métabolique.
Or, le sucre est le « Super » du sportif,
les graisses étant plutôt du diesel. De
plus, en cas de manque de magnésium,
la fonction musculaire est dégradée. Le
rendement devient moins important, la
récupération musculaire se fait moins
bien. Les performances risquent de baisser,
pouvant donner lieu à des blessures,
des crampes et des contractures. WS
36 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR
© Josep Suria / Shutterstock
7/10, c’est la
proportion
de personnes
concernées par
le manque de
magnésium. Et
vous, en manquezvous
?
La commande musculaire
dépend du magnésium. C’est
aussi lui qui participe à former
la sérotonine et la mélatonine.”
EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 37
C’EST BON POUR MOI !
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5 questions
clés
posées au
magnésium
DE COMBIEN DE
MILLIGRAMMES DE
MAGNÉSIUM AI-JE
BESOIN PAR JOUR ?
Il faut tabler entre 5 et 8 mg par kg et par
jour chez un individu lambda. Pour une personne
sportive de haut niveau, avec une
perte sudorale importante, on peut partir
sur 8 mg. Ainsi, une sportive de 50 kg devrait
a minima bénéficier d’un apport de
360 mg de magnésium journalier, selon
l’Agence française de sécurité sanitaire
des aliments.
OÙ SE CACHE
LE MAGNÉSIUM ?
Pour un apport optimal : par ici les oléagineux
! Pour le débusquer : les amandes
en tête, suivies de près par les noix et les
noisettes. Le chocolat noir se trouve aussi
en bonne place, devant le pain complet,
les fruits secs et le riz complet.
On aidera à préserver les vitamines et
minéraux par des cuissons douces. À
l’inverse, certains aliments réduiront l’absorption
intestinale du magnésium – notamment
l’alcool et les produits raffinés.
OÙ TROUVER
DU MAGNÉSIUM EN
QUANTITÉ ?
Ça se passe donc dans l’assiette, déjà.
En jouant le jeu d’une assiette santé basifiante,
riche en légumes et en fruits,
on peut atteindre les 200 mg par jour
et bien les fixer, contrairement à une
alimentation très carnée et riche en matières
grasses et en produits transformés,
qui favorisera l’acidose.
Seulement voilà. Ce qu’on met dans
notre assiette ne satisfera plus assez
les apports recommandés. En cause,
des terres agricoles progressivement
appauvries en minéraux, via le recours à
des produits chimiques. Raison pour laquelle,
pour bien des profils, il est recommandé
de se complémenter. En cure de
deux ou trois mois, voire toute l’année.
Pour cela, après avoir effectué un test
en laboratoire, vous saurez précisément
à quel point vous êtes déficitaire, si
vous l’êtes. Cela permettra de prendre
une dose journalière de complémentation
adaptée, si besoin.
Cependant, on vous le rappelle : on
partira toujours de l’assiette et d’une
bonne hygiène de vie comme base à
une supplémentation !
QUAND VEILLER
PARTICULIÈREMENT
À SON TAUX
DE MAGNÉSIUM ?
Ce n’est pas comme la vitamine D qui
prend le large l’hiver. Pour le magnésium,
on sera davantage vigilant durant les périodes
de stress au travail, de pré-compétition,
de surcharge mentale et physique.
Quant au moment de la journée, si le
magnésium permet de mieux gérer la
fatigue, pour autant, il est bienvenu de
le consommer en fin de journée, assez
proche du sommeil justement. Magnésium
et calcium sont en compétition. Si
on se supplémente pour les deux, mieux
vaut éloigner les prises entre elles.
ET SI J’EN PRENDS
TROP ?
Les seules mises en garde seront auprès
des personnes souffrant d’insuffisance
rénale terminale, car on risque de
sursolliciter les reins.
Le plus important : bien choisir son
magnésium, en privilégiant les formes
chimiques fixées à deux acides aminés
ou plus, de manière à assurer une absorption
optimale. Les formes « citrates
» sont également intéressantes afin de
compenser la tendance à l’acidose, observée
chez les sportifs. WS
38 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR
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C’EST BON POUR MOI !
RECETTE EXOTIQUE
Rouleaux
de printemps
façon thaï
C’est un de nos péchés mignons à la rédaction de Women Sports. Les rouleaux de
printemps, rien de plus simple, avec très peu de cuisson. Il y a juste à garnir, et à
rouler. Un vrai jeu d’enfant ! Avec une touche thaï, c’est encore plus vendeur. Une
recette extraite du grand livre du Low Carb, de Magali Walkowicz. Vous testerez bien
de rouler vous aussi ? AVEC LÉA BORIE
POUR 8 PERSONNES PRÉPARATION : 20 MIN CUISSON : 5 MIN
Les ingrédients :
• 50 g de carottes râpées
• 50 g de champignons de Paris
• 50 g de gohan
• 8 galettes de riz pour rouleaux de
printemps
• 16 grosses crevettes cuites, décortiquées
• quelques pincées de basilic thaï, haché
• 10 g de menthe hachée
• 20 g de coriandre hachée
• 2 feuilles de laitue hachées
• 4 c. à café de nuoc-mâm
• 5 cl d’eau
• 3 citrons verts
• 10 g de sauce soja
• 10 g de pâte de piment rouge
• 10 g de vinaigre de riz
La recette express :
• Mélangez le nuoc-mâm, la sauce soja, le
jus des 3 citrons et la pâte de piment rouge.
Coupez les crevettes en deux et faites-les
mariner dans la marinade, pendant 1 heure
au frais.
• Portez à ébullition une casserole remplie
d’eau. Faites cuire le gohan 1 minute.
Rincez soigneusement à l’eau froide pour
éviter qu’il colle.
• Remplissez un saladier avec de l’eau
chaude et trempez-y une galette de riz
pendant 1 seconde pour qu’elle ramollisse.
• Placez la galette sur un torchon propre sur
une surface plate.
• Égouttez les crevettes.
• Mélangez le basilic thaï, la laitue dans la
marinade et égouttez-les.
• Disposez deux morceaux de crevette l’un
au-dessus de l’autre à partir du centre de la
galette, une poignée de gohan, du basilic,
de la menthe, de la coriandre et de la laitue,
en laissant 5 centimètres vides de chaque
côté.
• Repliez les parties vides vers le milieu,
puis roulez la galette, en serrant bien, en
commençant par le côté où se trouve la
laitue.
• Recommencez l’opération pour les autres
rouleaux.
• Une fois refroidis, vous pouvez déguster.
40 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR
L’AVIS DE LÉA
DE WOMEN SPORTS :
Attention, ne les confondez pas avec
les rouleaux de printemps chinois qui,
eux, sont frits (plus petits mais pas
moins caloriques !). Riches en vitamines
et minéraux, et faibles en calories,
les rouleaux de printemps frais sont
fantastiques ! Ils peuvent même faire
l’objet d’une soirée à thème entre amis
avec le plaisir de les préparer ensemble.
On peut choisir aussi quelques options
dans les toppings ou twister le choix
des protéines animales (poulet, poitrine
de porc…). Ce sera à celui qui fait les
rouleaux les plus beaux et/ou les plus
garnis ! (vous verrez, c’est tout un art !)
Ils se glissent aussi très bien dans des
lunchbox pour un déjeuner sur le pouce (à
condition de les tenir bien séparés et de
les manger rapidement après préparation).
Concernant la garniture, le gohan,
c’est du riz cuit à l’eau à la japonaise.
C’est un peu le pain chez nous là-bas
mais il a l’avantage d’être sans gluten
pour les personnes sensibles voire
intolérantes. Ces rouleaux, consommés
avec des légumes frais, ont tout bon : la
carotte pour la vitamine C, les herbes
antioxydantes, pour combattre les
radicaux libres. Pour les sauces, à vous de
voir ce que vous préférez pour tremper vos
délicieux rouleaux de printemps. Attention
seulement à leur teneur en sodium si vous
les achetez toutes prêtes.
POUR ALLER PLUS LOIN :
Également auteure de l’ouvrage
« Le cancer aime le sucre »,
Magali Walkowicz aide ses lecteurs à
réduire leur consommation de glucides,
que ce soit dans un objectif de santé
ou de perte de poids. Ici, nul souhait
pour nous chez Women Sports de faire
l’apologie de tel ou tel principe ou «
régime », mais simplement de mettre en
lumière ce qu’il existe.
À chacun de voir ce qui lui convient le
mieux, peut-être en picorant çà et là les
meilleures solutions pour soi.
LE GRAND LIVRE
DU LOW CARB
de Magali Walkowicz
Ed. Thierry Souccar,
24.90 €
D.R.
EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 41
C’EST BON POUR MOI !
À tous les
récalcitrants de la
méditation et du
lâcher-prise, courez
faire un bain sonore :
déconnexion complète
« garantie ».
©Claire Frichet
42 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR
J’ai testé pour vous…
le bain sonore
ou l’art de s’harmoniser
sans effort
Vous êtes-vous déjà installé
confortablement dans un
espace cocooning, pour vous
laisser totalement transporter
par les sons d’instruments
variés ? C’est ce qu’on a
testé pour vous. Respirez
profondément, c’est parti…
PAR LÉA BORIE, COBAYE LOIN DU LÂCHER-PRISE
S
onnez, entrez, mais déchaussez-vous.
Rien de
méchant n’arrive lorsqu’on
se retrouve la
voûte plantaire à même
le sol, pas vrai ? Surtout quand celui-ci
est recouvert d’une moquette presque
onctueuse. Me voici dans un nouveau
centre de sonothérapie, Feel Gong, ouvert
il y a quelques mois à côté de la
gare des Brotteaux à Lyon, le premier de
la ville, comme il en existe un peu progressivement
dans quelques villes de
France depuis quelques années.
Sportive de nature, j’ai été tentée de
tester le yoga chromatique au sein du
centre, mais, souhaitant laisser parler
ma flemme, je me suis laissée porter
par une pratique passive : le bain
sonore. Comme son nom l’indique, il
travaille sur les sons. Comment, pourquoi
? On va vite le savoir.
Le pitch : dans quoi vais-je me
mettre encore ?
J’ai l’âme du service rendu et tiens toujours
à informer, par tous les moyens, nos
chers lecteurs de Women Sports, quitte
à payer de ma personne. J’en ai testé
pour vous des vertes et des pas mûres.
Mais tout de même, avant d’y mettre un
pied les yeux fermés et les orteils nus, et
comme je ne suis pas très amatrice de lâcher
prise - étant plutôt adepte du « sport
contrôle » - je me rencarde avant de me
jeter à l'eau. Il s'agit de relaxation par le
son. Mieux même, cette forme de méditation
utilise les vibrations de certains
instruments pour atteindre des états de
relaxation plus profonds. On se retrouverait
rapidement et sans effort dans un
état méditatif.
Vous m’en direz tant. Sceptique d’y parvenir
aussi aisément, mais néanmoins
curieuse, je souhaite réaliser cette immersion
dite relaxante et revitalisante,
prometteuse d’harmoniser corps et esprit.
Cette approche me séduit, moi qui ne
tiens pas une image apaisante plus de 10
secondes pour essayer de m’endormir.
©Claire © John Frichet Reed Fitness
17 ans d'expérience à Bangkok
C’est Vanessa Lipovitch, passionnée de
bien-être, fondatrice de Feel Gong, qui nous
donnera la séance de bain sonore. Elle est
certifiée en sonothérapie, kundalini yoga,
yin yoga et reiki. Cette femme tout sourire,
pleine de douceur et de force à la fois, me
raconte son parcours peu commun. « Je
suis arrivée de Bangkok humblement il y a
trois ans, avec mes instruments sur le dos ».
Pour introduire son cours, Vanessa explique
aux participants son approche :
« Grâce à mes instruments, on vient apaiser
le système nerveux et libérer les tensions
physiques et émotionnelles. Notre corps
est composé majoritairement d’eau. Les
vibrations vont ainsi résonner à l’intérieur.
Les ondes agissent sur le corps et aident
à relâcher les blocages, à réduire stress et
anxiété. »
EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 43
C’EST BON POUR MOI !
©Claire Frichet
grande pièce. Une couverture, deux : il faut
bien ça ! Se couvrir, s’envelopper, dans
tous les sens du terme. Je me blottis, et
là, ça commence. Tout commence. Vanessa
nous indique la conduite à tenir pour
que la pratique soit efficiente. Puis les
instruments prennent le relais. Alors, ne
me demandez pas comment Vanessa joue
de ses instruments, ni dans quel ordre. Je
n’en ai pas la moindre idée. Plongée dans
le noir avec l’impossibilité de continuer
de prendre des notes, j’ai bien été forcée
d’enfin me laisser porter. Je m’accroche à
quelques idées à retenir, qui filent doucement
entre mes doigts, sous mon oreiller.
Les premiers sons me font penser aux
bruits de la forêt, des feuilles qui crissent
sous les pieds. Ne pas interpréter, se laisser
aller. Progressivement. Et puis subitement,
sans savoir trop depuis quand, une
voix se juxtapose aux sons. Comme l’effet
d’une sirène sortie de l’eau. Juste dans
le bon ton. Juste avec les bonnes notes.
C’est Vanessa qui chante. La musique se
poursuit. Elle me produit une sensation de
Loin de toute pub mensongère,
Vanessa prévient d’emblée : « Ce n’est
pas forcément toujours une sensation
agréable. La musique peut aller chercher
les sentiments de peur, d’angoisse… des
vagues tout autour du corps ». Et de nous
préciser que sa première expérience en
2016 à Bangkok l’a plus foudroyée que
séduite. « C’était tellement fou que j’y suis
retournée… avant de l’apprendre et de la
transmettre, et ainsi d’ouvrir mon centre en
rentrant en France. Toutes mes vies sont ici
et j’ai envie de les partager ».
©Claire Frichet
«JE M’ACCROCHE À QUELQUES IDÉES À
RETENIR, QUI FILENT DOUCEMENT ENTRE
MES DOIGTS, SOUS MON OREILLER. NE
PAS INTERPRÉTER, SE LAISSER ALLER. »
Entrons dans la Gong Room
Je vois l’écriteau « Gong Room » sur la
porte. Intriguant. Derrière cette porte, de la
moquette est encore plus moelleuse. Tout
est cotonneux autour de nous, du sol… au
plafond ! On se sent comme dans une bonbonne
remplie de cotons démaquillants.
« Gong Room », ce n’est pas juste pour un
nom stylé de la pièce. Au mur face à nous
trônent fièrement neuf énormes gongs,
« ces instruments qui nous enveloppent
au plus profond de nous », pose fièrement
Vanessa. Au sol, bols tibétains, bols en
cristal, tubulaires, double flûte…
Lorsqu’on est extérieur à tout ça, on peut
se dire ‘’Mais qu’est-ce que je fais là’’. Eh
bien on est là pour laisser les soucis dehors,
alors arrête de poser des questions
et installe-toi sur ce petit lit confortable,
comme il y en a 40 autres dans cette
chaleur, là, juste sous les côtes à gauche.
Ce n’est pas désagréable, pas du tout
même. C’est nouveau alors surprenant.
Il m’aura fallu entendre la voix posée de
Vanessa nous indiquant que la séance
d’une heure touchait à sa fin pour comprendre
que j’avais réussi à lâcher prise,
comme jamais. Comme jamais aussi, j’ai
voyagé loin. Pas dans le sens du voyage dépaysant
au bout du monde, non, un voyage
à l’intérieur de soi où l’espace-temps ne
compte plus. C’est ça, sans doute, l’impression
d’être « réaccordée » à la manière
dont parlait Vanessa. Parce que,
même si c’était passif, je me suis sentie
active car j’ai pris la décision de saisir ce
temps pour m’y consacrer pleinement.
Après tout ça, on se redresse doucement,
mais ne faites pas comme moi la bêtise
de ressortir socialiser derrière, dirigez-vous
vers votre lit… WS
44 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR
Les femmes
qui font
le sport
en Afrique
Championnes,
dirigeantes,
inspirantes...
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C’EST BON POUR MOI !
LIVRES DE LA FLEMME
POUR BOUGER,
UN PEU…
MAIS MIEUX
Dans un monde de l’effort, où il faudrait toujours faire
plus, plus vite, plus fort, plus longtemps, gagner plus,
voyager plus et faire beaucoup de sports, on met tout
ça sur pause un moment. Ou pas vraiment. On ralentit,
on prend le temps de lire ces quelques pages, pour
mieux bouger. PAR LÉA BORIE
■ Brigitte se (re)met
au sport
Pilates, yoga et déhanchés
décomplexés
Éditions Jouvence, 12.95 €, de Marion Piscione
Sorti en septembre dernier, «Brigitte se (re)met au sport»
est un incontournable post-congés d’été. On vous pitche
le scénar. Après s’être enfilé des glaces tout l’été,
lorsque la fin des vacances a sonné, Brigitte ne fait que
se rappeler du peu d’activité sportive à laquelle elle
s’est adonnée. Pour autant, elle n’est pas prête à partir
dans la doctrine du « No pain no gain ! ». Elle lui préfère
une pratique fun et décomplexée pour se dépenser.
Alors c’est parti pour un cahier d’activités rempli
de jeux ludiques, pour une reprise du sport à la
maison en douceur. Danse, gainage, cercle
magique, pilates, yoga : tout y est pour
kiffer et rester motivée.
Courez rejoindre nos
réseaux sociaux, des
livres de cette sélection
seront à gagner !
© Art_Photo/ Shutterstock
46 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR
■ Un corps tonique grâce à l’hypofitness
des exercices basés sur la respiration et la posture pour se muscler en profondeur
Éditions Marabout, 19.90 €, d’Estelle Bertrand
Sans s’infliger une routine délétère et épuisante, découvrez l’Hypofitness®(marque déposée par l’auteure du livre,
Estelle Bertrand), une technique d’enchaînement de postures sur un rythme respiratoire spécifique. Au fil des pages,
suivez des exos de renforcement en profondeur. Pour ça, vous pouvez vous référer aux principales erreurs à ne pas
commettre. La kiné de métier vous décortique avec pédagogie et petits dessins le rôle du périnée, le sens des
abdos, les muscles de la respiration… Hep ! La flemme, mais tout de même, on prend son temps pour faire les
choses bien. Vous trouverez des tests d’auto-évaluations avant de commencer.
■ Sport assis,
45 exercices à l’aise
sur sa chaise,
Le sport à votre rythme,
où vous voulez, quand
vous voulez
Éditions Vagnon, 12.95 €, de Vanessa Cochet
Alors là, si c’est pas un truc de flemmard,
faire du « sport » depuis sa chaise ! Eh bien
si toutes les personnes dites « sédentaires »
(coucou le télétravail !) pratiquaient quelquesuns
de ces petits exos, ce serait déjà
formidable ! Que ce soit pour se lancer, se
relancer après blessure, parce que l’âge ou
une pathologie ne permet plus de faire tout
ce qu’on voudrait… vous trouverez dans cet
ouvrage de quoi travailler votre souplesse,
vous renforcer, ou encore soulager vos
douleurs chroniques. Pression des bras,
développé épaules, relevé de jambes, gainage
face à sa chaise, inclinaison latérale, assis/
debout… illustré, c’est encore plus parlant !
Et attention, ce n’est pas parce qu’on fait du
sport depuis sa chaise de bureau qu’on est
exempté d’échauffement ! Alors, go faire ça
sérieusement.
■ Le yoga des feignasses
Éditions La Plage, 19.95 €, d’Amélie Annoni
Un petit nouveau au rayon de la flemme, paru en début
d’année. Tu aimes parfois ne pas trop en faire, et
pourtant, tu ne dirais pas non à un peu plus de souplesse
et de zénitude, mais quand-même il ne faudrait pas
pousser. Alors il existe des petits exos de yoga au saut du
lit ou même… dans ton bain. Oui oui ! Pour ça, remplis le
quizz « Reconnais la feignasse qui est en toi », décortique
le lexique de l’apprentie yogini, instruis-toi grâce au
résumé rapide en 5’ chrono de l’histoire du yoga pour
celles qui ont la flemme de lire plus. De quoi faire la paix
avec sa flemmardise, et se foutre un peu la paix, sans
pour autant lézarder dans son canapé tout le dimanche
durant ! Ou bien choisir de ne rien faire et le faire bien
avec le Savasana. Bref, plein de postures bien pensées
selon les moments de la journée… et même au passage
une recette de pancake super fluffy. Miam, et go !
■ Le Running Club de la flemme
Éditions Fleurus, 14.95 €, de Bethany Rutter et Amélie Foulatier
Parue l’été dernier, cette comédie estivale rafraîchissante parle de motivation,
de détermination, d’acceptation de soi et de diversité, pour cette lycéenne bien
portante et fière de l’être. Roman «young adult» (dès 13 ans), Le «Running Club de
la flemme» nous plonge aussi dans un univers chargé d’humour et de bienveillance,
face à un prof d’EPS grossophobe qui l’a traitée de « flemmarde ». C’est comme
ça que Ruby se prouve à elle-même qu’elle peut faire la course de la rentrée et la
remporter ! et surtout, qu’elle peut s’aimer telle qu’elle est.
EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 47
C’EST BON POUR MOI !
Le shopping
de la flemme
La promesse d’une sélection
spéciale « sport sans douleur,
sans escarbille, voire sans
trop transpirer »
Eh oh ! On a le droit de vouloir un max de résultats avec un
minimum d’efforts ! Et de se faire chouchouter après avoir sué
une goutte ou moins. Bref, par ici les petits kiffs pour
une vie sportive mais douce. PAR LÉA BORIE
1 / CHASSER CES COURBATURES (SOUS LA
DOUCHE) QUE JE NE SAURAIS VOIR !
Et que ça mousse ! Une bonne douche détente, c’est déjà
le pied. Mais si on ajoute un gel douche anti-courbature,
c’est l’autoroute du kiff ! Mélange d’huiles essentielles
naturelles à l’effet anti-inflammatoire réputé pour tendons
et ligaments. La récup est bluffante. Ça donne presque
envie de remettre par-dessus direct…
Gel douche anti-courbatures relaxant, 200 ml,
BlackBelt, 24.90 €
© Profotosession / Shutterstock
2 / BRUME DES MERVEILLES
Trouver sa routine, sans trop se fouler. Pour la reprise de
l’effort physique, on accompagne son p’tit corps pour ne
pas trop le brusquer. Or, parfois, on a tellement forcé au
démarrage qu’on a presque envie d’appuyer sur
« reset » le lendemain. Ekstrasens l’a compris, et propose
une brume aux promesses merveilleuses. Ce spray
corporel énergisant, riche en kiwaï - source de vitamine C
- combat la fatigue et stimule la production de collagène.
Vrai plus, la marque intègre des exercices de respiration à
sa gamme pour maximiser la sensation de bien-être.
Routine matinale, La Brume RESET, 100 ml,
Ekstrasens, 29.90 €
48 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR
Ecouter sa flemme ne signifie
pas nécessairement rester
au fond de son canapé pour
comater. On a d’autres
projets pour vous, si vous le
voulez bien !
3 / ET GLOU, ET GLOU !
Qui n’a jamais vécu ce moment lève la main : tu prends
ton sac de sport, tu y glisses ta gourde. En sortant,
tu réalises le drame : le contenu a été épongé par tes
affaires de sport (encore un plus grand moment quand
il s’agit d’une soupe à la tomate, vécu !).
OK, on arrête la cata ici. Vive le couvercle étanche
ProTour Flip Straw de Stanley 1913. Y’a plus qu’à
retourner la paille et à siroter bien frais entre deux
burpees. Vu le contenant, ça t’évitera d’aller remplir
ta gourde toutes les deux minutes au vestiaire. On en
serait presque à travailler le biceps en la portant !
Quencher ProTour Flip Straw Tumbler, 1,2 L,
Stanley 1913.55 €
4 / « ON N’EST PAS FATIGUÉ ! »
Faut pas pousser, mais pour aider au développement de la masse musculaire,
on a bien droit à un petit coup de pouce. Petite nouveauté chez Weleda,
Peptipower apporte son lot de protéines végétales pour réduire la fatigue
musculaire. Au programme : spiruline bio, protéine de fèves hydrolysées,
et vitamine C. De quoi maintenir au passage un fonctionnement normal du
système immunitaire pendant et après un exercice physique intense, tout en
améliorant tonus et vitalité.
Peptipower, 60 gélules, Weleda, 14.90 €
ROULE MA POULE !
L’art de ne rien faire ou presque, depuis son poste de
travail. Restez actif, même assis. On en rêve tous lors
de sessions intenses sur ordinateur. Il stimule corps et
esprit… Eh oui les flemmardes, même les fesses posées,
le siège ballon sera votre meilleur allié pour combattre
la sédentarité. Posture dynamique oblige (si vous vous
affaissez, vous roulez ! ou presque. Rassurez-vous,
Bloon a doté ses ballons d’un socle anti-roulement), vous
produisez continuellement du mouvement, même minime.
De quoi soulager les douleurs dorsales et améliorer la
circulation sanguine. Plus élégant, tu meurs ! Résistant,
tissu déperlant, on pourrait presque manger dessus lors
des pauses dej’ bureau. Pssst ! Aux plus motivées des
flemmardes, pour lézarder au soleil derrière l’ordi sur votre
terrasse, l’Urban est adapté intérieur/extérieur ! La partie
la plus active ? le gonflage du ballon. Pour le reste, du
renfo durable, l’air de rien.
Siège Urban, Bloon, 249 €
EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 49
LIFESTYLE
DÉCOUVERTE
Le stylisme
sportswear,
ça ne s’invente pas !
De la technique
avant tout.
Mais pas que…
Vous l’enfilez à tous les entraînements,
votre brassière fétiche, sans vous poser la
question de son maillage pour assurer un
bon maintien. Vous la lavez sur l’envers
avec soin, mais savez-vous comment
votre première couche de running
a-t-elle été conçue pour laisser
la transpiration s’évacuer ?
On est allé poser toutes ces
questions et bien plus encore
à une professionnelle :
une styliste sportswear.
On laisse la parole à
Floriane Deletre, qui
a dessiné quelques
pépites chez Nosc
notamment.
PAR LÉA BORIE
La création
stylistique appliquée
au sport, un terrain
de jeu infini, où
l’innovation est
maîtresse ! À
condition d’être
à l’aise avec les
nouvelles matières !
L
e métier de styliste véhicule quantité d’images romancées (il n’y a qu’à
s’en référer au roman adapté en film Le diable s’habille en Prada !)
Seulement il y a la réalité. Et en matière de sport, on va voir que les
préoccupations sont parfois plus terre à terre. Mais avant, entrons
dans l’esprit créatif, organisé, avant-gardiste et un tantinet farfelu (il
en faut !) de Floriane Deletre, styliste indépendante pour des marques de vêtements
de sport comme Nosc et Lapierre.
© NOSC
50 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR
[ Interview parcours ]
FLORIANE DELETRE,
DU CULOT À LA MAÎTRISE PARFAITE
DE LA TECHNIQUE
WOMEN SPORTS : QU’EST-CE QU’IL
FAUT COMME BAGAGE POUR FAIRE
CE MÉTIER ? OU PLUTÔT QU’EST-
CE QUI VOUS A PERMIS D’ENTRER
DANS CE MONDE TRÈS FERMÉ DU
STYLISME ?
FLORIANE DELETRE : Après un Bac Littéraire
orienté arts plastiques, j’ai suivi une
année d’arts appliqués, avant d’entrer dans
le vif du sujet. Deux ans plus tard, en 2012,
je sortais titulaire d’un BTS Design de mode.
Les études privées étant très chères, je décide
de me lancer en tentant ma chance
à Paris. Seulement voilà, sans expérience
significative, difficile de se faire une place.
Je me suis tournée vers une association
afin d’obtenir une convention de stage de
six mois. (Oui, Floriane a donc payé pour
commencer à travailler !) L’histoire me dira
que j’ai eu raison d’investir dans cette expérience
: à l’issue de mon premier stage chez
Eleven Paris en prêt-à-porter, je resterai…
huit ans dans l’entreprise ! En tant qu’assistante
styliste, styliste homme et femme, puis
responsable styliste et artistique homme.
ET LE SPORT DANS TOUT ÇA ?
F.D. : Après avoir été licenciée économique
de cette entreprise, souffrant de la vie parisienne
et des trajets, je me suis lancée
en freelance, peu avant le Covid. Cela m’a
D.R.
demandé de prospecter un maximum, de
tester les plateformes en ligne type Malt, et
de rencontrer mes premiers vrais clients lors
d’évènements, à l’image de Nosc lors des
Lauréats de la mode à Lyon en 2020.
Entretemps, je me suis formée en tant que
prof de yoga. J’étais de plus en plus intéressée
par les matières dédiées au sport. Épanouie
dans ma pratique du yoga, c’est naturellement
que j’ai cherché à allier mes deux
passions, le stylisme et le sport. Il y a un vrai
fil conducteur, qui me permet d’aller plus loin
dans mes approches. C’est donc sur le tas,
armée de patience et d’une grande curiosité,
mais aussi entourée de clients et de fournisseurs
passionnés, m’expliquant leur bibliothèque
textile, que j’ai pu devenir experte sur
le sujet. C’est d’ailleurs grâce à mes années
d’expérience que je me sens désormais légitime
pour transmettre aux apprenants.
J’interviens ainsi depuis trois ans à l’école
ESMOD Lyon, à Bellecour École, ainsi qu’à
l’Esdac (Établissement d’enseignement supérieur
spécialisé en Design, Arts appliqués
& Communication). WS
NOSC :
DES VÊTEMENTS
VECTEURS DE NOS
AVENTURES !
Floriane travaille depuis plusieurs
années aux côtés de Nosc. Cette jeune
start-up de l'écosystème lyonnais,
créée en 2018, conçoit des vêtements
techniques innovants et biosourcés.
En plus du polyester recyclé, du nylon
recyclé et du tencel (fibre de bois), la
marque, pionnière, travaille la graine de
ricin, matière végétale transformée en
huile. Brassières de sport, baselayers,
leggings, chaussettes de sport,
casquettes, shorts et T-shirts de sport
spécialement conçus pour offrir des
performances techniques, tout en
respectant la planète.
© NOSC
EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 51
LIFESTYLE
[ Entretien ]
Le stylisme sportswear,
c’est quoi, Floriane Deletre ?
Les phases de conception d’un produit de sport
«
La recherche de tendances,
sur les salons notamment
(Première Vision, Who’s
Next, Sport achat…), les
nouvelles matières techniques
via des shoppings d’inspiration…
cela demande de se tenir informé, de
regarder les défilés, pour avoir un temps
d’avance, car les collections sont imaginées
au moins un an avant leur sortie
en rayon. De ces inspirations, en phase
avec les attentes de la marque, je crée un
moodboard autour d’une nouvelle collection
à créer, précisant le nombre de
vêtements à imaginer. En réunion de collection
avec les fondateurs de la marque
ou les chefs de produits, on ajuste pour
sélectionner les croquis validés. Je propose
alors une version finale de chaque
vêtement retenu, en noir et blanc et en
couleur. Pour ça, je dessine via le logiciel
Adobe Illustrator, afin de réaliser un dessin
vectorisé très précis. J’ai toujours appris
à dessiner sur ordinateur et non pas à la
main. Ça me permet de gagner du temps,
de pouvoir apporter des corrections rapidement
et d’être comprise par le fournisseur.
J’apporte le plus de détails possibles.
© NOSC
D.R.
© Image générée par l'IA
52 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR
KEY LOOK FW25
COLLECTION FEMME
© NOSC
« LES STYLISTES SE LANCENT
PERPÉTUELLEMENT DANS UNE
RECHERCHE D’INNOVATIONS SANS FIN. »
Photos, explications, nomenclature détaillée,
fournitures, zip, intérieur de capuche,
labelling avec étiquette de la marque... mes
fiches techniques peuvent contenir jusqu’à
30 pages par vêtement. Une fois le modèle
créé, on passe au développement du produit,
ce qui nécessite de gérer et de suivre
la relation fournisseur. Lorsqu’on obtient le
« OK production », place à la partie direction
artistique : sélectionner les looks, organiser
un shooting, retoucher les photos,
créer un lookbook, concevoir un catalogue
de vente et penser au merchandising, tout
ça en adéquation avec l’ADN de la marque.
Pour tout ça, je travaille avec des modélistes
pour le patronage, avec des chefs de
produits qui donnent les plans de collection
et apportent une analyse concurrentielle
de l’offre, avec le directeur artistique, garant
du respect de l’univers de la marque.
Mais aussi avec des fournisseurs partout
dans le monde, avec qui on est en relation
resserrée, pour connaître l’état d’avancement
des produits.
L’histoire d’un vêtement…
On m’a demandé de créer un baselayers
- première couche technique, thermique,
seamless (sans couture) - pour la marque
Nosc. C’était une première pour moi. J’ai
dû réfléchir à tous les points du corps cruciaux
concernés : les organes à protéger,
la fonction thermorégulante, la gestion du
mouvement… J’ai donc pensé à des points
de tricot spéciaux sous les aisselles, sur le
ventre et aux coudes notamment. Tout ça
a pris du temps à concevoir, car il a fallu
décomposer toutes ces fonctionnalités.
Et pourtant, ce produit n’est pas visible, il
est porté en-dessous ! C’est stimulant car
on peut le repenser pour le faire évoluer.
C’est sans fin. Pour autant, ça demande
d’être expert sur les matières utilisées et
les sports pratiqués.
L’innovation, pièce maîtresse
Pour permettre aux personnes sportives de
dépasser leurs limites, le vêtement vient
leur rendre service. C’est pourquoi les stylistes
se lancent perpétuellement dans une
recherche d’innovations sans fin. En résultent
des combinaisons en néoprène pour
la plongée afin de thermoréguler le corps,
des recherches de matières pour trouver
celle qui permettra de partir quatre jours
en trail sans odeur et sans moisissure… J’ai
appréhendé ça avec Nosc. La marque a mis
au point un procédé innovant de travail de
matière à base d’huile de ricin. Celle-ci à
l’avantage d’être anti-odeur, de ne pas gratter,
de réguler facilement la température, de
sécher vite et d’être d’origine renouvelable,
tout en réduisant le CO 2
et la consommation
d’eau. Pour moi, ce type de démarche a plus
d’impact que de créer des tenues simplement
dans l’air du temps, comme j’ai pu le
voir en prêt-à-porter. Au lieu de se poser la
question « Quel imprimé sera tendance cet
été ? » pour rajouter un produit et étendre
une gamme en répondant à la dialectique
du beau, aujourd’hui, en travaillant la technique
à 360°, j’ai pu me rapprocher de l’humain,
sans me limiter à la tendance pure et
dure.» WS
EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 53
LIFESTYLE
5 looks
Les
préférés
de Naomy Govou
“
NAOMY GOVOU en bref
Naomy Govou est une sportive de haut niveau en volleyball âgée de 20 ans.
Elle évolue actuellement au Pôle France et poursuit en parallèle des études
à emlyon en parcours BBA “Talents”.
Son palmarès, encore en construction, contient notamment une 2 e place à un
WEVZA amical (préparation aux qualifications du Championnat d’Europe) avec
l’équipe de France jeunes, ou encore une participation aux phases finales de
Coupe de France M21 avec son club de Nantes.
« J’espère enrichir ce palmarès au fil des années et continuer à évoluer au plus
haut niveau ! », nous confie Naomy.
DEPUIS QUAND LE VOLLEY FAIT-IL
PARTIE DE VOTRE VIE ?
Le volley est entré dans ma vie il y a
maintenant sept ans. J’ai commencé
par une année de pratique dans un petit
club près de Lyon, avant d’intégrer le
Pôle Espoir de Lyon, où j’ai été formée
pendant trois ans. Par la suite, j’ai eu
la chance d’être sélectionnée pour rejoindre
le Pôle France, où j’achève aujourd’hui
ma troisième année de formation.
QUELS SONT VOS PROCHAINS
OBJECTIFS ?
Sportivement, mon objectif principal est
d’intégrer une équipe professionnelle
à la sortie du Pôle France pour la saison
à venir. J’aimerais également poursuivre
ma progression afin d’évoluer, si
mon niveau me le permet, au sein des
équipes de France seniors après avoir
terminé mon parcours en équipes de
France jeunes.
Sur le plan professionnel, je souhaite
continuer mon double projet en validant
mon diplôme tout en restant investie
dans ma carrière sportive. Mon objectif
est aussi de réaliser des stages qui
me permettront d’acquérir un maximum
de compétences afin d’enrichir mon
parcours et d’être prête à la fin de mon
BBA. WS
54 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR
1
Look Printemps
Pour être au top à l’arrivée des
beaux jours !
D.R.
3
Look sportif
Toujours avec des chaussures
colorées
D.R.
2
Look chic
Pour être sur son 31 !
4
D.R.
Look street
Un incontournable !
5
Look préféré
Un look à la fois simple
et élégant !
D.R.
D.R.
D.R.
EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 55
PEOPLE
LES SECRETS DES STARS POUR ÊTRE EN FORME
TAYLOR SWIFT,
UN ENTRAÎNEMENT DE
SPORTIVE DE HAUT NIVEAU !
Le coach personnel de Taylor Swift a révélé les
secrets de remise en forme de la star de la pop.
La chanteuse américaine s’est entraînée « comme une
athlète professionnelle » pour préparer au mieux sa
longue tournée de concerts, The Eras Tour.
© GenAlimage
Dans un entretien accordé au magazine Vogue, en avril 2024, le coach sportif
de Taylor Swift, Kirk Myers, a levé le voile sur l’entraînement de la chanteuse
pour la tournée Eras Tour. « Certaines personnes vomiraient probablement ou
devraient s’allonger par terre si elles s’entraînaient comme elle », affirme-t-il.
« C’est un entraînement sur mesure », détaille-t-il. « Nous avons abordé sa
préparation pour l’Eras Tour avec la mentalité d’une athlète professionnelle.
Il y avait une ‘hors-saison’ lorsqu’elle ne tournait pas et une ‘saison’
lorsqu’elle était en tournée. » Taylor Swift s’entraîne « jusqu’à six jours par
semaine, parfois deux heures par jour » pendant ses périodes de pause.
Le coach poursuit : « Je lui donne un exercice difficile ou un entraînement
exigeant, non seulement elle le termine et va jusqu’au bout, mais elle
persévère et enchaîne immédiatement avec l’exercice suivant. Cela la
rend, au final, plus forte, meilleure et plus rapide. »
Un programme sportif taillé pour la scène
Avec 66 concerts à guichets fermés en seulement huit mois,
Taylor Swift a su éviter l’épuisement grâce à cet entraînement
minutieusement élaboré. « Je savais que cette tournée allait être la plus
exigeante de ma carrière, et de loin. Pour la première fois, je me suis
véritablement préparée physiquement », explique-t-elle. C’est six mois
avant le coup d’envoi du Eras Tour qu’elle a entamé cette routine intense.
Pour renforcer son endurance, elle s’est mise à courir quotidiennement
sur tapis roulant tout en chantant l’intégralité de sa setlist à voix
haute. « Je courais rapidement sur les morceaux rythmés et adoptais
un rythme plus modéré pour les ballades », raconte-t-elle. À cet
entraînement cardio s’est ajoutée une préparation musculaire sur
mesure. Mais ce n’est pas tout : trois mois avant le début de la
tournée, Taylor Swift a suivi un entraînement intensif en danse
sous la direction de Mandy Moore, chorégraphe renommée
ayant notamment travaillé sur La La Land.
Grâce à cette préparation, Taylor Swift assure aujourd’hui
des performances impressionnantes, combinant endurance,
puissance vocale et énergie scénique inépuisable.
Et lorsqu’elle est sur la route ?
Même en tournée, Taylor s’entraîne en moyenne deux
fois par semaine, en mettant l’accent sur « la force et
le conditionnement physique. » « L’entraînement en
saison visait davantage l’entretien, donc c’était axé sur
la stabilité, la mobilité et la biomécanique. » De plus,
un concert de trois heures est un véritable marathon
en soi. Kirk a donc souligné que cela faisait aussi
partie de son programme hebdomadaire. « Si
vous avez vu le spectacle, vous savez à quel point
il est physiquement intense », a-t-il ajouté avant
de saluer l’endurance générale de la chanteuse.
« Imaginez faire cela trois ou quatre jours de
suite, puis avoir quelques jours de repos, et
malgré tout vous rendre encore à la salle de
sport. C’est Taylor. »
© Icon Sport
56 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-mai-juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR
BEYONCÉ
A ADAPTÉ SES
ENTRAÎNEMENTS
À SA
MORPHOLOGIE
D.R
LA ROUTINE
SPORTIVE
DE RIHANNA :
UNE DISCIPLINE DE FER
Rihanna combine force, cardio et flexibilité
dans un programme d’entraînement varié et
intense. Sa routine commence le lundi avec
du powerlifting, mêlant développé couché,
squats et soulevé de terre, pour renforcer
l’ensemble du corps. Le mercredi, elle poursuit
avec un mélange de mouvements explosifs et
d’exercices de musculation comme le military
press et les fentes sautées.
Le jeudi est consacré aux abdominaux, avec des exercices
ciblés tels que des sit-ups et des planches dynamiques. Cette
approche assure un renforcement complet du tronc, essentiel
pour la posture et la stabilité.
Rihanna ne se limite pas à la musculation : elle varie son cardio
avec des sprints, du taekwondo, du capoeira et même des
randonnées, alliant plaisir et performance. En complément, elle
pratique le Supraformer Pilates, un entraînement innovant qui
améliore la flexibilité et la force du tronc.
Son alimentation joue également un rôle clé : elle privilégie
une diète équilibrée à base de protéines maigres, glucides
complexes et fruits et légumes. Son menu type inclut du
porridge aux baies, du curry de poulet et du poisson avec des
pommes de terre.
Enfin, Rihanna accorde une grande importance à la
récupération, en prenant trois jours de repos hebdomadaires.
Ce rythme lui permet d’éviter l’épuisement et d’optimiser ses
performances.
Sa philosophie ? Varier, s’amuser et être constant.
Son approche diversifiée et dynamique est une source
d’inspiration pour intégrer le sport de manière durable et
motivante dans son quotidien.
Rihanna aime tellement le sport qu’elle a développé une
gamme de sous-vêtements de sport et de vêtements
sportswear sous sa marque Savage X Fenty, y compris en
collaboration avec Puma pour une ligne de chaussures.
Beyoncé affiche une
silhouette pulpeuse
et tonique grâce à
une routine sportive
rigoureuse et une
alimentation
contrôlée. Son
secret ? Adapter
ses entraînements
à sa morphologie.
Avec une
silhouette en
A, elle travaille
particulièrement
ses épaules
pour équilibrer
ses courbes et
accentuer une
taille fine.
Son programme sportif
combine musculation
et cardio. Elle utilise des
poids pour tonifier son
corps tout en conservant
ses formes. Le SoulCycle, une
discipline de vélo d’intérieur dynamique,
fait aussi partie de ses entraînements. Sa
routine inclut des exercices ciblés comme le
renforcement des obliques, les abdominaux, le
boxing avec haltères, ainsi que des squats et des
fentes pour raffermir ses jambes et ses fessiers.
Danseuse hors pair, Beyoncé mise également
sur la danse pour entretenir sa coordination
et sa souplesse, indispensables pour ses
performances scéniques énergiques.
Côté alimentation, la star suit un régime
végan, axé sur les protéines et les bonnes
graisses, limitant désormais les glucides. Elle
s’accorde toutefois quelques plaisirs comme le
vin et les plats du sud.
Son petit secret bien-être ? Les graines
de céleri, reconnues pour leurs vertus
détoxifiantes et digestives.
Grâce à cette routine complète mêlant
discipline et plaisir, Queen B maintient un
corps sculpté et une énergie débordante
pour enflammer la scène !
Beyoncé a lancé fin 2024 une collection
de vêtements de sport en partenariat
avec le détaillant britannique Topshop. La
chanteuse crée la compagnie Parkwood
TopShop Athletic, une coentreprise où les
parts sont réparties équitablement entre
les deux partenaires.
D.R
EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 57
PEOPLE
Scarlett Johansson
A SUBI UN ENTRAÎNEMENT
D’ENFER POUR ENTRER DANS
LE COSTUME D’AVENGERS
Scarlett Johansson a suivi un entraînement intensif
pour son rôle de la Veuve Noire dans Avengers:
Endgame. Son coach, Eric Johnson, a révélé les
détails de sa préparation physique drastique,
comparant son programme à celui d’une athlète
olympique.
L’actrice s’entraînait entre 45 minutes et une heure, 4 à 5 fois par
semaine, dès 6 heures du matin avant le réveil de sa fille. Inspiré
par Linda Hamilton dans Terminator 2, son programme comprenait
des exercices variés : pliométrie, kettlebell, gymnastique, yoga
et haltérophilie. Elle réalisait des sauts, des lancers de balles, des
abdominaux et des bear crawls (course à quatre pattes). Ces exercices
renforçaient son endurance, sa tonicité musculaire et son agilité, des
qualités essentielles pour incarner une super-héroïne.
La pliométrie se concentre sur des mouvements explosifs comme les
sprints, les changements de direction rapides et les squats avec saut.
Le kettlebell, un poids en forme de boule avec une poignée, était utilisé
pour renforcer la musculature. Quant au bear crawl, il sollicitait l’agilité
et la coordination.
En parallèle, Scarlett Johansson suivait un régime strict. Son
alimentation alternait entre des jours riches en glucides et pauvres
en matières grasses, et d’autres pauvres en glucides mais riches en
graisses. Elle maintenait un apport élevé en protéines et pratiquait le
jeûne intermittent, s’abstenant de manger pendant 12 à 14 heures selon
le planning de tournage.
Grâce à cette discipline rigoureuse, Scarlett a affiché une forme
impressionnante dans Avengers: Endgame, prouvant qu’un mental
d’acier est indispensable pour incarner une super-héroïne.
D.R.
ANGELINA JOLIE :
SON PROBLÈME N’ÉTAIT
PAS DE PERDRE MAIS DE
PRENDRE DU POIDS !
Angelina Jolie, souvent critiquée pour sa
maigreur, n’a pas toujours été aussi mince.
Avant son mariage avec Brad Pitt, elle a même
cherché à prendre du poids pour afficher une
silhouette harmonieuse. Consciente de sa minceur
excessive, elle a décidé de suivre un régime
spécifique et s’est offert les services
du chef Jamie Oliver pour prendre
environ 4,5 kilos.
Avant cette période, Angelina adoptait une
alimentation équilibrée avec des portions
contrôlées. Selon Glamour, elle avait
l’habitude de commencer ses repas par
un bol de soupe afin de limiter la faim et
d’éviter les excès. En complément, elle
pratiquait le kickboxing pour raffermir
son corps.
Son régime alimentaire repose sur
des aliments riches en oméga-3,
notamment du poisson gras. D’après
Grazia, son petit-déjeuner se compose
de saumon bio accompagné
de tomates, d’herbes
fraîches et de pain noir.
Pour le déjeuner et le
dîner, elle privilégie le
maquereau ou le thon
grillé avec du cresson,
des épinards et des
tomates.
Grâce à ce régime,
Angelina Jolie
maintient un équilibre
entre minceur et tonus
musculaire.
© Gennaro Leonardi / Shutterstock
© Featureflash Photo Agency / Shutterstock
D.R.
58 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-mai-juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR
Jennifer Aniston
pratique le Pilates
et le Budokon
À 43 ans, Jennifer Aniston affiche une silhouette
impeccable et une peau éclatante. Son secret ?
Une hygiène de vie stricte et des soins adaptés.
Côté alimentation, elle suit un régime hyperprotéiné et boit 2 litres d’eau par
jour, selon Marie-Claire. Pour purifier son organisme, elle a également arrêté
le café et la cigarette, d’après Gala.
Très sportive, l’actrice pratique le pilates et le budokon, une discipline
mêlant yoga et arts martiaux. Elle complète son entraînement par des
massages anti-cellulite pour conserver une peau ferme et tonique.
Passionnée par la dermatologie, Jennifer Aniston prend grand soin de sa
peau. Elle nettoie et hydrate son visage quotidiennement et applique de la
crème solaire pour prévenir le vieillissement cutané. Son obsession pour les
soins l’amène même à lire tout ce qui concerne les produits et les traitements
dermatologiques.
Grâce à cette routine, l’ex-star de
Friends reste resplendissante
malgré les années.
© Kathy Hutchins/ Shutterstock
NICOLE
KIDMAN
SE PROTÈGE DU SOLEIL
ET PRATIQUE LA NATATION
TOUS LES JOURS
Nicole Kidman, ex de Tom Cruise et égérie
Chanel, est une actrice talentueuse et l’une
des plus belles femmes d’Hollywood. Pourtant,
elle a un complexe : sa grande taille. Avec son
1m80, elle aurait aimé mesurer 5 cm de moins,
notamment aux côtés de partenaires plus petits.
Concernant la chirurgie esthétique, l’actrice dément toutes
les rumeurs. Elle affirme n’avoir jamais eu recours au Botox
ni à d’autres techniques anti-âge. Son secret pour une peau
parfaite ? Une protection solaire rigoureuse. Elle évite
l’exposition et applique systématiquement une crème écran total
indice 60. Toutefois, elle a confié qu’elle aurait aimé avoir une
peau plus bronzée.
Côté minceur, Nicole Kidman entretient sa silhouette avec un
mode de vie actif. Elle pratique le tennis deux fois par semaine,
joue au golf et fait du jogging sous la supervision d’un coach.
La natation fait également partie de sa routine quotidienne, avec
30 minutes de pratique par jour.
Grâce à ces habitudes, l’actrice maintient une peau éclatante et
une silhouette élancée.
© DFree / Shutterstock
EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-mai-juin 2025 WOMEN SPORTS 59
PEOPLE
MADONNA EST
SPORT ADDICT
Madonna, l’iconique diva, a su préserver sa jeunesse et sa
forme physique en pratiquant une multitude de sports. Ces
activités ne servent pas seulement à maintenir son corps, mais
aussi à entretenir son esprit, un équilibre qu’elle semble avoir
maîtrisé au fil des années.
Parmi ses pratiques favorites, on retrouve le Pilates et le yoga, deux disciplines
reconnues pour leurs bienfaits tant physiques que mentaux. Chaque soir, Madonna
s’adonne à une séance combinant Pilates, yoga, danse et exercices au sol, un
programme qui témoigne de son sérieux et de son engagement dans sa routine de
sport. Ces activités permettent de renforcer le corps tout en apportant une détente
mentale.
Le vélo est également l’un de ses sports de prédilection. Madonna le considère
comme une arme redoutable contre la graisse. Non seulement elle le pratique
régulièrement à l’extérieur, mais elle s’en sert aussi comme échauffement avant ses
séances de sport en salle, ajoutant ainsi une dimension cardio à son programme.
Le jogging, un classique intemporel, fait aussi partie de son quotidien. Lorsqu’elle
ne fait pas de vélo, elle enfile ses baskets pour courir une heure tous les deux
jours. Ce sport de cardio permet de maintenir une bonne forme physique et
de faire travailler le cœur tout en renforçant les muscles.
Madonna utilise également un tapis de gym gonflable pour ses
exercices de gymnastique à domicile. Cet équipement innovant
permet de travailler divers muscles dans le confort de la maison.
Elle a d’ailleurs partagé ses exercices avec ses abonnés sur
Instagram, montrant une fois de plus sa capacité à s’adapter aux
nouvelles tendances sportives.
Enfin, la danse occupe une place essentielle dans sa routine.
En tant qu’artiste de scène, Madonna est connue pour ses
performances spectaculaires et sa maîtrise de la danse. Bien
plus qu’une activité physique, la danse est pour elle un moyen
d’expression. Elle s’y adonne avec une énergie et une passion qui lui
permettent de rester en forme, comme en témoigne sa carrière qui a
fait d’elle une icône de la musique et de la danse.
En résumé, Madonna combine plusieurs activités sportives pour
maintenir sa silhouette sculptée et sa vitalité. Le Pilates, le yoga, le vélo,
le jogging, le tapis de gym gonflable et la danse constituent les piliers de
son programme de remise en forme. Sa discipline et son engagement dans ces
pratiques témoignent de sa volonté de rester en pleine forme et de conserver un
esprit jeune et dynamique, tout en poursuivant une carrière impressionnante.
Madonna est tellement fan de sport qu’elle a ouvert depuis 2010 une chaîne de
salle de fitness haut de gamme internationale sous la marque Hard Candy Fitness.
On trouve ses salles au Mexique, en Italie ou en Allemagne, notamment.
D.R.
D.R.
© FashionStock.com / Shutterstock
GISÈLE BUNDCHEN
MISE SUR L’HYDRATATION
POUR PRENDRE SOIN
DE SA PEAU
Gisèle Bundchen, l’un des plus célèbres top models,
veille attentivement à sa beauté et à sa ligne.
Chaque matin, elle commence sa journée par du yoga et du
stretching, selon Grazia. Côté alimentation, elle privilégie
une nourriture équilibrée, même si elle avoue être une grande
amatrice de chocolat. En cas d’excès, elle opte pour un régime
protéiné.
Très rigoureuse avec sa peau, elle ne fait jamais l’impasse sur
le démaquillage, quelle que soit l’heure, comme elle l’a confié à
Marie Claire.
Enfin, l’hydratation est essentielle dans sa routine beauté. Elle boit
beaucoup d’eau et utilise des crèmes hydratantes ainsi que de
l’huile de coco ou de jojoba pour nourrir et parfumer sa peau.
60 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR
EVA LONGORIA
PRATIQUE
LE FITNESS ET
LE RUNNING
Eva Longoria, mesurant
1,57 mètre et arborant
une taille 34, met un point
d’honneur à maintenir sa
silhouette en forme.
Bien que ses origines mexicaines lui
offrent naturellement un teint hâlé,
l’actrice travaille dur pour entretenir son
corps. Elle suit une routine stricte, avec un
coach personnel qui la suit cinq fois
par semaine, et reste vigilante sur son
alimentation, même si elle adore la bonne
cuisine. Elle pratique régulièrement
le yoga et le jogging, deux fois par
semaine, pour se détendre et garder sa
ligne. De plus, elle intègre le kick boxing
à son programme pour se défouler.
SHARON STONE
MISE SUR UNE ALIMENTATION
PARFAITEMENT ÉQUILIBRÉE
Sharon Stone adopte une alimentation équilibrée, en évitant
au maximum les glucides et les matières grasses, tout en
privilégiant les fruits et légumes pour un apport optimal
en protéines. Elle s’efforce de ne pas exagérer sur les
quantités et de maintenir une nutrition saine. En plus de
son régime alimentaire, l’actrice pratique une activité
physique régulière, qu’elle considère comme un plaisir
plutôt qu’une contrainte. Elle recommande de faire du
sport ou de la gym trois à quatre fois par semaine, pendant
45 à 60 minutes, dans une discipline appréciée. Selon Le
Journal des Femmes, Sharon Stone adopte aussi des gestes
simples au quotidien, comme se garer plus loin de sa destination
pour marcher ou choisir les escaliers au lieu de l’ascenseur, une
pratique de «gym intégrative» qui l’aide à rester active. Par ailleurs,
l’hydratation joue un rôle clé dans sa routine beauté et bien-être.
Elle considère l’eau minérale comme essentielle pour la santé de
sa peau et boit jusqu’à trois litres d’eau par jour, ce qui contribue à
maintenir son corps en parfaite condition. Ces habitudes font partie
de son approche globale pour conserver sa silhouette et sa forme
physique de manière naturelle et durable.
Pour conserver son image glamour, Eva
confie qu’elle a une équipe complète à sa
disposition lors de ses apparitions publiques
ou de ses shootings. Coiffeurs, maquilleurs
et attachées de presse l’aident à se préparer,
bien qu’elle préfère une vie plus simple au
quotidien. Malgré cela, elle apprécie le
processus de préparation, notamment le
maquillage et le port de robes élégantes
et de talons. Concernant son regard, Eva
avoue utiliser des faux cils, qu’elle applique
minutieusement un à un après le maquillage.
Enfin, pour parfaire son teint hâlé, elle
commence sa routine de beauté matinale par
l’application d’une crème teintée ou d’une
poudre bronzante. Ces gestes contribuent
à maintenir son apparence impeccable et à
conserver son image de star glamour, soutenue
par un travail acharné et une équipe de
professionnels.
D.R.
© Featureflash Photo Agency / Shutterstock
D.R.
EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 61
DÉCOUVERTE
LISBONNE
VOYAGE GOURMAND
ET SPORTIF
© Dmitry Rukhlenko / Shutterstock
Vous connaissez le mot « saudade » ? Un terme portugais difficilement traduisible. Il évoque autant
la nostalgie, que la mélancolie et l’espoir. Lorsqu’on revient de Lisbonne, c’est exactement ce que l’on
ressent. Pour le fond de la classe en géographie, on va vous parler ici de la capitale du Portugal.
La « Ville Blanche », charmant mélange entre traditions, modernité et convivialité. Un endroit
magnifique qui ne cache absolument pas son jeu. Sur la rive droite du Tage, entre la « Ginja »
(liqueur de cerises griottes, à consommer avec modération) et fado, entre rues colorées et quartiers
bohème, Lisbonne saura vous séduire. Si ça sent bon, ça sent Lisbonne et à votre retour
vous n’aurez qu’une envie, y retourner. PAR RUBEN DIAS
Que visiter à Lisbonne ?
Avant de commencer ce petit paragraphe, on préfère vous
prévenir : Il faudrait un magazine entier pour pouvoir parler de
tout Lisbonne. Ici nous vous parlerons d’un voyage de 5 petits
jours. D’abord, empruntez le Tram n°28. L’unique wagon jaune,
en service depuis 1928 marque une trentaine d’arrêts. Sinon,
regardez-le juste passer, vous vous sentirez déjà à Lisbonne.
Ainsi, le quartier d’Alfama vous charme avec ses couleurs et ses
ruelles surplombées de balcons uniques. Faites un petit détour
par la magnifique « Sé de Lisboa », plus ancienne église de la ville.
Descendez à travers le Bairro Alto et émerveillez-vous des fameux
azulejos (céramiques), présents un peu partout dans la ville.
© Dmitry Rukhlenko / Shutterstock
Parmi les dizaines de musées, on retiendra le LX Factory. Un
espace installé sur un ancien site industriel du quartier d’Alcântara
où l’art de rue est parfaitement mis en avant. L’Oceanarium de
Lisbonne, troisième plus grand au monde et directement implanté
sur l’eau, mérite aussi sa mention. Pour celles et ceux qui ne jurent
que par le shopping, direction la « Rua do Carmo » qui sera votre
meilleure amie... et la pire ennemie de votre portefeuille !
© Fotokon / Shutterstock
Pour terminer, dans la catégorie « plus beaux points de vue », le
Miradouro São Pedro d’Alcântara avec ses jardins se positionne.
En déambulant vers Belem, admirez le Christ Roi, qui surplombe
le pont du 25 Avril, avec une vue imprenable sur le Tage.
© quiggyt4 / Shutterstock
62 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR
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Il y a quoi au menu ?
Avant tout, comme dans chaque grande ville, attention aux attrapetouristes.
Heureusement, les « tascas », ces petits restaurants
traditionnels où l’on sert « o prato do dia » (le plat du jour) sont
là. Au menu, de l’ambiance chaleureuse et surtout : « l’arroz de
marisco », un riz aux fruits de mer savoureux, le « Bacalhau à Bràs
», délicieuse morue cuisinée avec pommes de terre et oeufs. Fans
de tapas ? Alors commandez des « petiscos » : « Rissóis », des
petits beignets frits avec différentes garnitures (cochon de lait,
poulet, et notre préféré : crevettes), « Croquetes », des croquettes
de viande panées. « Bolo do Caco », du pain avec du beurre
et de l’ail et les fameux « pastéis de Bacalhau » ou beignets de
morue. On terminera avec la qualité des fromages et charcuteries
portugaises qui est largement au rendez-vous.
Si vous souhaitez découvrir une cuisine plus variée, rendezvous
au Mercado da Ribeira, aussi appelé Time-Out Market. Un
espace gastronomique rassemblant une vingtaine de stands.
L’occasion idéale de tester des plats réalisés par de grands chefs
portugais à prix doux.
Il vous sera surtout impossible de quitter Lisbonne sans avoir
goûté aux mythiques pastéis de nata. La meilleure adresse pour
en savourer reste l’« Antiga Confeitaria de Belém », ouverte
en 1837. Une recette secrète qui vous fera craquer. Et quitte à
le faire à l’envers, on termine avec le petit déjeuner portugais
qui n’a de petit que le nom. Croissant garni au fromage et
au jambon, pâtisseries par dizaines qui
dégoulinent de crème… Une photo ne
vaut pas 1000 crocs, alors foncez
vous régaler.
Pour les
sportifs ?
La panse bien remplie, on vous
emmène en balade. Pour profiter
au mieux de la ville aux sept collines,
préparez vos meilleures chaussures de
marche et faites chauffer vos mollets : vous allez en voir, des
pavés ! Nous vous avons parlé du quartier d’Alfama, mais au
sommet de celui-ci, se dresse le Château de Saint-Georges. Une
fois en haut, vous disposerez d’une vue panoramique sur la ville.
La marche entre le château et le Miradouro de Santa Luzia ne
vous prendra qu’une petite heure.
Pour un peu de plat, on vous propose une balade sur les quais
du Tage. À partir du « Jardim Docas da Ponte » rejoignez la
tour de Belém à travers le Passeio Carlos do Carmo. Cette
promenade de 3km longe la rivière jusqu’au quartier ouest de la
ville. D’ailleurs, une fois que vous y êtes, profitez du Monastère
des Hiéronymites, chef d’oeuvre architectural et du Monument
aux Découvertes ou Padrão dos Descobrimentos.
La capitale est aussi richement dotée en espaces verts, avec le
Parque das Nações (Parc des Nations) et le romantique Jardim
da Estrela : un style anglais avec ses dragonniers, des cèdres du
Liban et un immense figuier d’Australie.
Connue pour ses clubs de football historiques, Benfica et le
Sporting CP, la ville est proche de l’océan Atlantique, et attire
également les amateurs de surf et de voile. Les 31 parcs et
installations sportives permettent aux visiteurs de s’essayer à des
activités variées, allant du rugby au tennis. Sinon, les plus de 40
bars dédiés au sport vous permettront de vivre le sport au coeur
même de l’ambiance conviviale portugaise.
La visite de la ville s’achève. Prochaines étapes : Cascais et
Sintra, des endroits très proches de Lisbonne, à couper le
souffle !
D.R.
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EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 63
INSPIRANTES
“
Catherine Tanvier :
« Jean-Luc Godard avait vu, lu,
quelque chose en moi »
Catherine Tanvier a connu une carrière fulgurante dans l’univers du tennis. Numéro 1
française et 20 e mondiale dans les années 80, médaillée aux Jeux Olympiques de Los
Angeles en 1984, elle est aussi devenue la plus jeune joueuse professionnelle d’Europe à
15 ans. Après une retraite précoce, elle s’est tournée vers la littérature avant de vivre une
parenthèse cinématographique inédite sous la direction de Jean-Luc Godard. Entretien.
PROPOS RECUEILLIS PAR RUBEN DIAS
WOMEN SPORTS : VOUS AVEZ ÉTÉ
UNE GRANDE JOUEUSE DE TENNIS
DANS LES ANNÉES 80. QUELS SONT
VOS PLUS BEAUX SOUVENIRS DE
CETTE ÉPOQUE ?
CATHERINE TANVIER : J’ai eu de
très bons résultats, notamment à Paris
et à Melbourne. Je n’ai jamais bien
joué en Amérique, mais atteindre les
huitièmes de finale reste un bon souvenir.
Et puis, bien sûr, il y a la médaille
olympique. C’était une compétition en
démonstration, mais nous avions toutes
moins de 21 ans, et Steffi Graf l’a emporté.
Je me souviens de mon premier
match contre une Américaine à Los
Angeles : j’ai compris que ce n’était pas
une simple exhibition, mais un vrai tournoi
avec une intensité folle.
VOTRE CARRIÈRE S’ARRÊTE
BRUTALEMENT À 26 ANS À CAUSE
D’UNE BLESSURE. COMMENT AVEZ-
VOUS VÉCU CETTE TRANSITION ?
Cela a été difficile. Le tennis était toute
ma vie. Mais très tôt, je me suis passionnée
pour la littérature. J’avais arrêté les
études à 14 ans, alors j’avais soif de lecture.
Céline, Diderot… Ces auteurs m’ont
aidée à traverser cette période et m’ont
donné envie d’écrire.
VOUS N’AVEZ PAS POURSUIVI DE
CARRIÈRE DANS LE TENNIS APRÈS
VOTRE RETRAITE ?
Non, je ne voulais pas devenir entraîneure.
Je donne quelques cours, mais
sans ambition de faire carrière là-dedans.
J’aime observer l’évolution du
jeu, suivre les nouveaux joueurs, mais
mon chemin était ailleurs.
ET PUIS, IL Y A EU LE CINÉMA.
COMMENT JEAN-LUC GODARD
EST-IL ENTRÉ DANS VOTRE VIE ?
Un jour, mon éditeur me dit que Jean-
Luc Godard veut me rencontrer après
avoir lu mon livre. Je suis sidérée.
VOTRE PREMIER LIVRE,
« DÉCLASSÉE », EST UN TEXTE
TRÈS FORT. RUINE MORALE ET
FINANCIÈRE, SENTIMENT DE « VIE
VOLÉE », UN TRAUMATISME
QUI VOUS A CONDUIT À UNE
TENTATIVE DE SUICIDE…
Oui, ce livre est le résultat de ma
colère. Mon parcours a été rude. À
15 ans, j’étais joueuse professionnelle
et soutien de famille. J’ai connu des
moments très durs, malgré mes résultats.
« Déclassée. De Roland-Garros au
RMI » est un livre violent, mais j’avais
besoin de poser ces mots. Le texte est
émouvant, poignant, dur, cruel mais
bien réel.
VOUS ACCEPTEZ ALORS DE
JOUER DANS «FILM SOCIALISME».
POURQUOI AVOIR DIT OUI ?
Parce que c’était Jean-Luc Godard !
J’étais fascinée par sa manière de travailler.
Il ne cherchait pas une véritable
actrice. D’ailleurs, quand je lui ai dit
que je n’étais pas actrice, il m’a répondu
: « Qui vous demande de l’être ? » Il
avait vu, lu, quelque chose en moi. Et
moi, je voulais surtout jouer pour lui,
pas pour le cinéma. C’était un cadeau
qu’il me faisait. Il m’a accueillie chez
lui à Rolle, en Suisse. C’était un monde
à part, une bulle hors du temps.
COMMENT S’EST PASSÉ LE
TOURNAGE ? VOUS AVEZ MÊME PU
TESTER JEAN-LUC AU TENNIS !
« UN JOUR, MON ÉDITEUR ME DIT
QUE JEAN-LUC GODARD VEUT ME
RENCONTRER APRÈS AVOIR LU MON
LIVRE. J’ÉTAIS SIDÉRÉE. »
64 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR
Très bien. Jean-Luc était surprenant,
prévenant, joueur. L’ambiance était studieuse,
mais pas pesante. Ce n’était
pas un tournage « classique », on se
laissait porter par sa vision, son regard.
J’ai adoré. Il connaissait parfaitement
l’histoire du tennis et on en parlait souvent.
C’est ça la force du sport, c’est
que ça rapproche les gens. Comme
deux camarades nous allions jouer au
tennis et ça donnait une autre tournure
à notre relation. On a eu un rapport ouvert,
presque familier. Les autres professionnels
et acteurs n’ont pas forcément
eu cette chance. Ils n’ont pas connu
Jean-Luc comme moi je l’ai connu. C’est
ce que le tennis nous a apporté. Et d’ailleurs
il se débrouillait très bien sur le
court.
VOTRE LIVRE «UN FILM À ROLLE»
RACONTE CETTE AVENTURE.
POURQUOI L’ÉCRIRE MAINTENANT ?
C’est cette proximité que j’essaie de retranscrire.
Quand Jean-Luc est décédé en
septembre 2022, mon éditeur m’a dit :
« Écrivez sur votre rencontre avec Godard.
» Ça ne m’avait jamais traversé
l’esprit. C’était une période heureuse de
ma vie, alors les mots sont venus très
naturellement. Les souvenirs sont revenus
très vite et une fois lancée, l’écriture
a été très fluide.
VOUS AVEZ DÉJÀ ÉCRIT PLUSIEURS
LIVRES. EN AVEZ-VOUS D’AUTRES EN
PROJET ?
Pas pour le moment. Ce dernier est mon
cinquième livre, et c’était un exercice
différent. Mais qui sait ? L’écriture vient
quand elle veut. Aujourd’hui, ma vie est
simple, comme celle que menait Jean-
Luc Godard, d’ailleurs. Avec « Un film à
Rolle », j’espère surtout donner envie
aux gens de redécouvrir son œuvre. Ses
oeuvres. WS
Du tennis
professionnel,
à la littérature
puis au cinéma,
le parcours de
Catherine Tanvier
est exceptionnel.
Un film à Rolle
Catherine Tanvier
En Exergue Editions
2025, 136 p.
17,90 €
D.R.
EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 65
FRANCOPHONIE
Africa Sport
sur
le Best of !
Écoutez tous
les podcasts en
replay sur
africaradio.com
Voici les meilleurs verbatims issus de l’émission hebdomadaire Africa Sport sur Africa Radio.
Retrouvez tous les podcasts sur Africaradio.com et écoutez Africa Sport
tous les dimanches à 19h30 !
Une semaine sur deux, l’émission part à la rencontre d’une championne du sport africain.
Entretiens réalisés par Bruno Lalande, président de Women Sports et Women Sports Africa.
Zohra Kehli, escrimeuse franco-algérienne - Émission du 07/01/2025
”
« Los Angeles 2028 ? C’est l’objectif. Avec la médaille. Je suis hyper déterminée à l’avoir.
Peu importe la couleur, je veux la médaille. »
« J’ai été retenue pour intégrer la commission des athlètes de la Confédération africaine d’escrime. L’escrime,
c’est toute ma vie. Je suis toujours athlète, mais même blessée, je peux représenter
mon pays et porter la voix des athlètes africains à l’international. »
« L’avenir est en Afrique. »
« Première action à mettre en place pour les athlètes ? Tous les écouter ! Comprendre leurs difficultés. Voir
comment progresser et étendre la discipline en Afrique. Ouvrir et créer de nouvelles fédérations d’escrime
dans les pays où il n’y en a pas encore, et donner envie aux enfants
de devenir athlètes. »
D.R.
66 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR
Marine Fatou Camara, boxeuse malienne - Émission du 19/01/2025
”« Pourquoi le Mali ? Mon père est Malien, et j’ai toujours eu cette volonté de découvrir qui je suis, de découvrir
cette culture qui m’a toujours façonnée. En 2014, j’ai découvert le boxeur Mohamed Diaby, qui est le premier
boxeur de la diaspora à représenter le Mali, et je me suis dit : ‘Je veux faire comme lui !’ En 2019, je suis devenue
la première boxeuse malienne à être médaillée aux Jeux Olympiques d’Afrique. C’était incroyable. »
« Mon quotidien après les Jeux Olympiques ? Dormir ! Ça a été une charge émotionnelle très importante.
Pendant deux semaines, j’ai dormi 15 heures par nuit. Il faut s’en remettre, que ce soit physiquement ou
mentalement. On passe de beaucoup de médiatisation à plus rien. »
« Ce qui m’a émue, c’est que tout au long des Jeux, il y avait énormément de travailleurs maliens : à la
sécurité, dans les cuisines, parmi les agents d’entretien… Beaucoup sont venus me voir et m’ont dit : ‘Marine,
on a des filles, et maintenant, on veut les inscrire à la boxe. Parce qu’on veut qu’elles soient comme toi.’ J’ai la
chance de réaliser mon rêve, mais mon rêve a aussi servi à ceux qui me soutiennent. C’est une immense fierté
de pouvoir les représenter. »
D.R.
Asma Niang, judoka marocaine - Émission du 02/02/2025
”
« Je pense qu’on ne vit pas vraiment les Jeux en tant qu’athlète. J’ai fait les JO de Tokyo et de Rio, pourtant,
j’ai préféré ceux de Paris. Et pourtant, je n’étais pas athlète. J’ai accompagné des sportifs en préparation
mentale, et j’ai pu vivre pleinement ces Jeux. J’ai pu suivre toutes les catégories. C’était exceptionnel. »
« C’est la première fois qu’il y a eu un village africain aux Jeux. Tous les pays africains se sont réunis, et
c’était historique. J’en ai eu des frissons, j’étais tellement heureuse. Il y avait une ambiance de fraternité
incroyable entre Africains. J’espère que ce sera la même chose lors des prochains Jeux. Il y avait un
mélange de sensibilisation, d’art, de sport… c’était bien plus qu’un simple événement sportif, c’était une
véritable union. »
« On a une solidarité, c’est ça qui est magique entre athlètes africains. On partage tous les mêmes
difficultés. Si je vois un Malien ou un Sénégalais s’échauffer seul, je vais m’échauffer avec lui. C’est cette
alliance qui est forte. »
D.R.
EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 67
FRANCOPHONIE
Nancy Tshiaba, karatéka congolaise - Émission du 15/02/25
”
« Je regardais la télé et j’ai vu une femme sur un podium avec son drapeau. Je me suis dit : ‘Pourquoi pas moi ?
J’ai envie qu’on parle de moi comme ça un jour.’ Je voulais représenter la République Démocratique du Congo
partout dans le monde ! C’est comme ça que j’ai su ce que je voulais faire. »
« Maintenant coach, je transmets ce que j’ai appris : la maîtrise de soi, mais aussi le courage, l’envie d’écrire sa
propre histoire. Parce que si tu ne le fais pas, personne ne le fera pour toi. Il faut prendre les entraînements au
sérieux, respecter les consignes. Si vous appliquez tout cela, vous deviendrez meilleurs. »
D.R.
Yéléna Mokoka, lanceuse de disque congolaise - Émission du 02/03/25
”
« Ma mère m’a toujours poussée à continuer mes études. Avec raison. Parce qu’aujourd’hui, on ne peut pas
être une femme et gagner sa vie en lançant des disques. »
« À mon retour des Jeux de la Francophonie, j’ai eu beaucoup d’athlètes de haut niveau franco-congolais qui
m’ont contactée car ils étaient intéressés pour rejoindre la diaspora et intégrer la sélection congolaise. Ça va
permettre à la RDC de montrer qu’on est nombreux et qu’on est puissant dans le sport ! »
« Le sport m’a beaucoup aidée. Et il peut permettre à de nombreuses femmes de s’émanciper, peu importe
leur niveau. Il est essentiel que le sport féminin soit mis en avant en Afrique. »
« Un message à faire passer ? Croyez en vous. Battez-vous pour faire ce que vous aimez et vous épanouir.
Même si on vous dit que c’est difficile, que ce n’est pas un sport pour les filles…
ne les écoutez pas et ne lâchez rien. »
D.R.
68 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR
Une semaine sur deux, rencontre avec une personnalité inspirante
de la Francophonie sportive ! Entretiens réalisés par Bruno Lalande et Daniel Zielinski,
délégué ministériel à la Francophonie sportive.
Alain Juillet,
expert en géopolitique
Paul Verwilghen,
délégué général Wallonie Bruxelles
”
”
« La France n’est plus le premier pays francophone
du monde, c’est désormais la République
démocratique du Congo. La France est un grand
pays francophone parmi d’autres ! »
D.R.
« Je suis convaincu par la Francophonie sportive
et la nécessité de mieux la soutenir. La langue
française est un atout culturel majeur, notamment
dans le sport. »
D.R.
Alexandre Mussely,
attaché aux affaires francophones de
la Délégation du Québec aux affaires
francophones et multilatérales à Paris
Jean-Baptiste Guégan,
spécialiste reconnu des liens
entre sport et géostratégie
”« Le Sommet de la Francophonie, dans le
prolongement des Jeux Olympiques à Paris,
doit être un tremplin pour aller plus loin dans la
Francophonie sportive. Il a d’ailleurs abouti à une
résolution en ce sens. En 2060, il y aura plus de 700
millions de francophones dans le monde, dont la
très grande majorité aura moins de 35 ans. »
D.R.
”« On assiste à une « remondialisation » du sport,
avec de nouveaux Etats qui s’emparent du sport
dans leur stratégie de développement, au Moyen
Orient mais aussi beaucoup en Afrique. Par
exemple, la Côte d’Ivoire a investi plus d’un milliard
de dollars pour organiser la dernière CAN, avec des
retombées très importantes. »
D.R.
EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 69
FRANCOPHONIE
Jeux de la Francophonie :
L’OIF,
un soutien
de poids pour
les lauréats !
L'Organisation internationale de la Francophonie (OIF)
œuvre à transformer ces moments de gloire en véritables
leviers pour la suite de la carrière des lauréats. PAR VANESSA MAUREL
epuis 2012, l'OIF soutient
D
activement les lauréats
culturels des Jeux de la
Francophonie, mettant
en place des dispositifs
concrets pour les lauréats culturels des
Jeux de la Francophonie. Cette action s'inscrit
dans une vision globale qui vise à promouvoir
la diversité culturelle et à offrir aux
jeunes talents des perspectives professionnelles
durables. « Les Jeux sont bien plus
qu'une vitrine de talents. Ils constituent
D.R.
une étape clé dans le parcours des artistes
et athlètes, souvent issus de contextes fragiles,
pour lesquels l'accès aux opportunités
internationales reste limité », souligne
Huguette Malamba, chargée du spectacle
vivant et des arts visuels à l’OIF, dans un
entretien publié sur le site internet des
Jeux de la Francophonie.
Un accompagnement
sur mesure
L'engagement de l'OIF auprès des lauréats
culturels se décline sous plusieurs formes.
Outre un soutien financier, l’organisation
D.R.
facilite la participation des artistes à des
résidences de création, des festivals internationaux
ou des tournées, pour permettre
d'élargir leur visibilité et de favoriser des
collaborations interculturelles.
Parmi de nombreux exemples : la chanteuse
ivoirienne Lerie Sankofa, primée à
72 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR
D.R.
Kinshasa en 2023, a pu présenter son
spectacle devant des milliers de spectateurs
lors du Marché des arts du spectacle
africain (MASA) grâce au soutien logistique
de l'OIF. De son côté, la conteuse
burkinabè Hanna Moumoula a bénéficié
d’une tournée en France, avec le partenariat
du Festival Francophonies des Ecritures
à la Scène…
L’initiative « CLAC en Scène ! », déployée
dans les centres de lecture et d'animation
culturelle, montre également l’engagement
de l’OIF à favoriser l'accès à
la culture dans les territoires éloignés.
© OIF
Cette tournée a permis à des milliers
de spectateurs de découvrir les talents
issus des Jeux.
Une première étape pour
les sportifs
En 2024, l'OIF a élargi son accompagnement
aux jeunes sportifs primés lors des
Jeux de la Francophonie. Une phase pilote
a permis à quatre athlètes (deux valides
et deux para-athlètes) de bénéficier de
bourses destinées à financer leur préparation
sportive. Ces aides ont permis de
combler des besoins cruciaux : l’équipement,
les soins médicaux ou encore les
déplacements vers des centres d’entraînement.
L'accompagnement post-Jeux
est un investissement dans l'avenir. Il
permet non seulement de révéler des
talents, mais aussi de renforcer la place
des expressions culturelles et sportives
francophones sur la scène internationale.
Une judoka malgache médaillée d’or, qui
faisait partie des athlètes sélectionnés, a
ainsi pu enchaîner une série de compétitions
internationales, tandis que la para-athlète
mauricienne a utilisé la bourse
pour optimiser sa préparation en vue des
Championnats du monde 2025. Les effets
de cet accompagnement se font déjà
sentir. Des artistes comme Moonaya (Sénégal)
ou Baudoin Mouanda (Congo) ont
vu leur carrière décoller grâce au soutien
de l'OIF après leur participation aux Jeux.
Un accompagnement
sur le long terme
L'OIF aspire à ancrer cet accompagnement
dans le long terme. Si la phase pilote
pour les sportifs constitue une première
étape, l’organisation entend élargir
ce dispositif à un plus grand nombre de
lauréats dans les années à venir. WS
EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 73
LE COIN DES PARTENAIRES
FOCUS SUR…
AIMF
45 ans au service
du développement local
et de la coopération
en 1979 que l’Association
Internationale des Maires
Francophones est née à l’initiative
des Maires de Paris, C’est
Jacques Chirac et de Québec, Jean Pelletier,
bientôt rejoints par une vingtaine
de maires de capitales francophones.
D’abord conçue comme un réseau de
partage d’expériences et d’amitié entre
des élus partageant la même langue,
l’AIMF est vite devenue un lieu d’apprentissage
mutuel, d’expertise et de
coopération entre les villes membres.
Cette année, l’AIMF célèbre son 45 ème
anniversaire mais aussi le 35 ème anniversaire
de la création de son fonds de
coopération et le 30 ème anniversaire de
son statut d’opérateur de la francophonie
aux côtés de l’Organisation Internationale
de la Francophonie, de l’Agence
Universitaire Francophone, de l’Université
Leopold Sédar-Senghor et de TV5
Monde. L’occasion de revenir sur son
action pour les villes en matière de développement
en général et de soutien à
l’activité sportive en particulier.
Forte de ses 350 membres répartis
dans 56 pays de tous les continents,
l’AIMF est la seule organisation de collectivités
territoriales à gérer un fonds
de coopération indépendant soutenu
par ses villes membres, par des Etats
et Régions membres de l’OIF et par des
partenaires extérieurs. Ce fonds permet
de soutenir des projets portés par
les villes membres dont elles restent
maître d’œuvre mais que l’AIMF et ses
membres appuient par un financement
complémentaire jusqu’à hauteur de
80 % de l’investissement.
D.R.
De nombreux projets portent sur les services
essentiels comme l’accès à l’eau,
l’assainissement, la santé péri-natale
ou le soutien à l’économie locale. Mais
d’autres financent aussi des projets pour
l’égalité femmes – hommes, l’éducation,
la culture ou la jeunesse.
C’est dans ce cadre que l’AIMF a soutenu
plusieurs projets visant à offrir aux jeunes
des espaces sportifs dans les villes
membres comme récemment la construction
du 1 er skatepark de la ville de Dakar,
équipement aux normes internationales.
La construction du premier skatepark de Dakar a été rendue possible par le
soutien de l’AIMF.
D.R.
Ces dernières années, l’AIMF a également
soutenu l’action de la Confédération des
Unions Sportives Francophones et cofinancé
la création d’équipements sportifs
74 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR
Forte de ses 350
membres répartis
dans 56 pays de
tous les continents,
l’AIMF gère un
fonds de coopération
indépendant.
© pedro7merino/ Shutterstock
« LONGTEMPS LAISSÉES À L’ÉCART,
LES FILLES ET LES FEMMES DOIVENT
AUSSI ÊTRE UNE PRIORITÉ. »
dans une dizaine de villes d’Afrique en
Tunisie, en Côte d’Ivoire, au Cap Vert, au
Cambodge…
Les villes membres de l’AIMF sont
aussi engagées elles-mêmes dans une
réflexion associant le sport, la santé et
le bien-être. Lausanne, ville siège de
l’olympisme moderne, Abidjan, qui a
accueilli la dernière Coupe d’Afrique des
Nations et Paris, qui vient d’accueillir
les Jeux Olympiques, coopèrent avec
leurs homologues pour partager leur
expérience, notamment avec Dakar qui
accueillera les Jeux Olympiques de la
Jeunesse et Erevan qui accueillera les
prochains jeux de la Francophonie.
Pour l’AIMF, offrir aux populations de nos
villes des espaces pour pratiquer une
activité sportive mais aussi former les
jeunes à des métiers d’animateurs sportifs
est une exigence dans toute politique
de développement local durable. Alors
que nous célébrons 45 ans d’engagement
des villes francophones au sein de
notre réseau, nous saluons les efforts déployés
par nos villes membres et par les
partenaires de la Francophonie pour offrir
à toutes et tous un accès à l’activité sportive
dans sa diversité. Longtemps laissées
à l’écart, les filles et les femmes doivent
aussi être une priorité : elles doivent pouvoir
autant que les hommes bénéficier
des mêmes accès au sport loisir ou de
haut niveau. Nous nous réjouissons que
de plus en plus de municipalités voient
cette ouverture comme une chance pour
leur ville de renforcer son attractivité et le
lien social indispensable au bon fonctionnement
de nos sociétés. WS
EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 75
LE COIN DES PARTENAIRES
RENCONTRE
Les ambassadeurs HAVOBA prennent la parole :
Siraba Dembélé :
« Je souhaite que l’on voie des nations
africaines dans le dernier carré des
grandes compétitions »
La Fondation HAVOBA compte de nombreux sportifs et sportives de renom en son sein.
Des ambassadeurs qui vont prendre la parole dans une série d’interviews. Pour ouvrir le bal,
c’est Siraba Dembélé, vice-championne olympique en 2016, championne du monde en 2017 avec
l’équipe de France de handball, qui s’est exprimée au sujet de la Fondation ! PROPOS RECUEILLIS PAR MANO BOUVIER
WOMEN SPORTS : POURQUOI
AVOIR ACCEPTÉ D’ÊTRE
AMBASSADRICE DE LA FONDATION
HAVOBA ?
SIRABA DEMBÉLÉ : Tout d’abord,
j’aime bien l’idée d’unir les forces. Le
fait que trois sports soient unis est pour
moi une réelle plus-value qui permettra
à la Fondation d’avancer. Le sport m’a
tellement apporté que je connais son
importance notamment chez les jeunes.
©Icon Sport
Ce qui me touche particulièrement dans
cette initiative est cette transmission à la
jeunesse. Faire du sport, pour moi, c’est
capital à tous les niveaux. Pour la santé
bien sûr, mais je suis aussi convaincue
qu’il est également un réel vecteur
d’éducation pouvant nous aider à aller
de l’avant dans la vie de tous les jours.
Il me semble primordial donc que ces
trois fédérations s’unissent pour que
les enfants du monde entier et dans ce
cadre en Afrique puissent pouvoir faire
du sport dans de bonnes conditions.
EN PLUS DE L’ACCENT SUR LA
JEUNESSE, LA FONDATION MET
AUSSI AU PREMIER PLAN LA
FÉMINISATION, EST-CE UN SUJET
QUI VOUS TIENT À CŒUR ?
Évidemment. Je ne veux pas qu’on fasse
de différence en disant que cet aspect-là
est réservé aux femmes, un autre aux
hommes. En fait, il n’y a pas de différenciation
à faire. Le sport n’a pas de sexe.
En revanche, je n’apprécie pas particulièrement
lorsque l’on commence à utiliser
ce terme de féminisation. J’aimerais
justement qu’il n’y ait pas besoin de
faire une quelconque distinction. Il faut
que l’amour du sport passe au-dessus
de tout cela. Les compétences devraient
seulement guider les choses que l’on
veut faire sans même avoir besoin d’évoquer
la question de genre.
POURQUOI LA DIFFUSION DU
HANDBALL DANS LE MONDE EST
IMPORTANTE SELON VOUS ?
Car c’est mon sport tout simplement et
je l’aime plus que tout. J’aimerais que
le handball, qui est principalement européen,
devienne un véritable sport international.
Il faut que tous les pays du
monde entier puissent être représentés,
que les meilleurs joueurs viennent des
quatre coins du monde. Je veux que le
hand soit le sport numéro un. Je milite
énormément pour ce dernier car c’est
un sport collectif complet. Je suis un peu
chauvine, c’est sûr, mais il s’agit de ma
passion. Si la Fondation HAVOBA peut
permettre de la démocratiser au plus
grand nombre, c’est un grand oui.
AVEZ-VOUS REMARQUÉ UNE
QUELCONQUE ÉVOLUTION DU
HANDBALL AFRICAIN TOUT
AU LONG DE VOTRE CARRIÈRE
INTERNATIONALE ?
Aussi étonnant que cela puisse paraître,
si je compare au moment où j’ai commencé
le handball international et l’état des
lieux actuel du handball africain, on re-
76 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR
Siraba Dembélé est
vice-championne
olympique 2016,
championne
du monde 2017
et championne
d’Europe 2018 avec
l’équipe de France.
marque que certaines nations africaines
qui évoluaient au plus haut niveau ont
disparu de la circulation. L’exemple le
plus frappant est celui de la Côte d’Ivoire
qui a totalement été rayée de la carte.
Pourtant, elles avaient l’air assez structurées
avec de grandes joueuses et un réel
suivi. Cela prouve le manque de stabilité
de ces nations. Néanmoins, certaines nations
montent en puissance comme l’Angola.
Il domine le continent et ne cesse
de s’affirmer dans le monde du handball.
Il s’agit d’un exemple encourageant que
doivent suivre les autres nations. La Fondation
HAVOBA est là pour essayer de les
accompagner vers cet objectif.
PENSEZ-VOUS QUE LE HANDBALL
AFRICAIN A DE BELLES ANNÉES
DEVANT LUI ?
Cela est difficile à dire mais en tout cas
c’est un des objectifs de la Fondation et
j’ai la conviction que cela va être une réussite.
J’adorerais qu’un jour il puisse rivaliser
avec l’équipe de France. Je souhaite
que l’on voie des nations africaines dans
le dernier carré des grandes compétitions
comme les Mondiaux ou les Jeux Olympiques.
Il est sûr que cette évolution ne se
fera pas en un claquement de doigt mais
je l’espère du fond de mon cœur. Enfin si
la France gagne à la fin bien sûr (rire). WS
+
FONDATION HAVOBA
FORMER
ET ACCOMPAGNER
Le handball, le volley-ball et le basketball
français unis au service de l’international.
Sous l’impulsion de l’Agence française
de développement et des Fédérations
françaises de handball, volleyball et
basketball, la Fondation HAVOBA, sous
égide de la Fondation du sport Français
(FSF) a pour objectif de contribuer au
développement de l’impact social de ces
trois disciplines sur le continent africain.
©Icon Sport
EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 77
TERRITOIRES AVEC
ENTRETIEN
Kamel Chibli :
« En vue des Jeux Olympiques d’hiver
de 2030, qui se dérouleront dans les
Alpes françaises, l’Occitanie envisage
une stratégie proactive pour que les
Pyrénées bénéficient également des
retombées de cet événement »
Quatre questions à Kamel Chibli, Vice Président du Conseil régional Occitanie
en charge de l’éducation jeunesse et sport.
PROPOS RECUEILLIS PAR DAVID TOMASZEK
WOMEN SPORTS : L’OCCITANIE
ÉTAIT TRÈS IMPLIQUÉE DANS LES
JOP PARIS 2024 EN TANT QUE
« TERRE DE JEUX ». LE TERRITOIRE
BÉNÉFICIE-T-IL D’UN HÉRITAGE DE
CES JEUX OLYMPIQUES ?
KAMEL CHIBLI : L’Occitanie, reconnue
comme « Terre de Jeux » lors des Jeux
Olympiques et Paralympiques (JOP) de
Paris 2024, a pleinement tiré parti de cet
événement planétaire. La région a investi
massivement dans le développement
sportif, avec plus de 30 millions d’euros
alloués chaque année pour soutenir les
clubs, les infrastructures et les athlètes.
Cette politique volontariste a porté ses
fruits, puisque les athlètes d’Occitanie ont
remporté 22 médailles lors des JOP 2024,
contribuant à plus d’un tiers du palmarès
français.
D.R.
QU’ORGANISERONT LES ALPES
FRANÇAISES. QUELLE EST LA
STRATÉGIE DE LA RÉGION POUR
QUE LES PYRÉNÉES TIRENT
PARTIE DE CES JEUX ? S’AGIT-IL
ESSENTIELLEMENT DE MISER SUR
UN REPORT DU TOURISME DES
ALPES VERS LES PYRÉNÉES ET
DE L’ACCOMPAGNER, OU Y A-T-
IL D’AUTRES OPPORTUNITÉS À
SAISIR (ACCUEIL DE DÉLÉGATIONS
ÉTRANGÈRES, ETC) ?
En vue des Jeux Olympiques d’hiver de
2030, qui se dérouleront dans les Alpes
françaises, l’Occitanie envisage une stratégie
proactive pour que les Pyrénées bénéficient
également des retombées de cet
événement. Au-delà d’un possible report
du tourisme des Alpes vers les Pyrénées,
la région voit des opportunités dans l’accueil
de délégations étrangères pour des
stages de préparation, capitalisant sur
des infrastructures de qualité comme
celles du CNEA de Font-Romeu. Depuis
2016, la région a investi 77 millions d’eu-
De plus, l’Occitanie a accueilli plus de
1 500 athlètes internationaux issus de 47
pays pour leur préparation aux Jeux, renforçant
ainsi son attractivité et son rayonnement
à l’échelle mondiale.
PROJETONS-NOUS DÉSORMAIS
SUR LES JEUX D’HIVER DE 2030
« LES ATHLÈTES D’OCCITANIE ONT
REMPORTÉ 22 MÉDAILLES LORS DES
JOP 2024, CONTRIBUANT À PLUS D’UN
TIERS DU PALMARÈS FRANÇAIS. »
78 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR
D.R.
Kamel Chibli en compagnie de Perrine Laffont, six fois championne du monde de ski acrobatique.
ros pour moderniser ce site, le positionnant
comme un centre d’entraînement de
premier plan.
Cette démarche vise à renforcer l’attractivité
des Pyrénées et à diversifier l’offre
touristique, en misant sur un tourisme
sportif durable et en toutes saisons.
Sans oublier notre championne olympique
Perrine Laffont, véritable emblème
de l’Ariège, de la Région Occitanie et des
Pyrénées qui portera haut et fort nos couleurs
lors de sa 4ème participation aux JO
et d’autres jeunes talents qui émergeront
d’ici là.
TOUT AUTRE SUJET : LE SPORT
PROFESSIONNEL. L’OCCITANIE
COMPTE PLUSIEURS GRANDS
CLUBS DE SPORTS COLLECTIFS,
DONT LE MONTPELLIER HÉRAULT
SPORT CLUB, QUI SOUFFRE
ACTUELLEMENT EN LIGUE 1.
QUELLE EST VOTRE VISION
DU MODÈLE ÉCONOMIQUE
DES CLUBS PROFESSIONNELS,
NOTAMMENT DANS LE FOOTBALL,
ET DE LA SITUATION ACTUELLE
DU FOOTBALL ET DES RELATIONS
COMPLIQUÉES AVEC SON
DIFFUSEUR DAZN ?
Concernant le sport professionnel, l’Occitanie
est fière de compter des clubs de
renom, notamment le Montpellier Hérault
Sport Club en football. Cependant, face
aux défis actuels, tels que les difficultés en
Ligue 1 et les relations complexes avec le
diffuseur DAZN, il est essentiel de repenser
le modèle économique des clubs professionnels.
Cela passe par une diversification
des sources de revenus, une gestion
financière rigoureuse et une collaboration
étroite avec les diffuseurs pour assurer une
visibilité optimale. La région soutient activement
ses clubs, en favorisant les synergies
entre les acteurs économiques locaux
et le monde sportif, afin de garantir leur
pérennité et leur compétitivité.
DERNIÈRE QUESTION,
L’OCCITANIE EST UNE TERRE DE
RUGBY. COMMENT DÉFINIRIEZ-
VOUS LA PLACE DE CE SPORT
DANS LA RÉGION ET QUELLE
EST LA POLITIQUE MENÉE POUR
CAPITALISER SUR CETTE FORCE ?
Le rugby occupe une place prépondérante
en Occitanie, véritable terre de
ce sport. Des clubs emblématiques
comme le Stade Toulousain, Castres
Olympique, Montpellier Hérault Rugby
ou encore l’USAP illustrent cette
passion régionale. La politique régionale
vise à capitaliser sur cette force
en soutenant les clubs amateurs et
professionnels, en développant les infrastructures
dédiées et en promouvant
le rugby dès le plus jeune âge. Cette
stratégie contribue à renforcer le tissu
social et économique de la région, tout
en consolidant l’identité occitane autour
des valeurs du rugby. WS
EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 79
TERRITOIRES AVEC
ENJEUX
Saint-Quentin-en-Yvelines :
une option stratégique
pour le futur stade du PSG
En conflit ouvert avec la mairie de Paris sur l’exploitation du Parc des Princes, QSI semble
déterminé à quitter la capitale pour créer un stade flambant neuf en proche banlieue.
Parmi les sites présélectionnés, celui de Saint-Quentin-en-Yvelines semble présenter
le plus d’atouts, avec un environnement très dynamique sur le plan économique
et un savoir-faire reconnu en matière d’organisation d’événements sportifs,
notamment depuis l’accueil des JOP de Paris 2024.
PAR DAVID TOMASZEK
e Paris Saint-Germain
L
cherche activement un site
pour construire son futur
stade, et Saint-Quentin-en-
Yvelines (SQY) se positionne
comme une alternative de choix. Avec ses
nombreux atouts, cette agglomération des
Yvelines pourrait bien devenir le nouveau
fief du club de la capitale.
Une accessibilité optimale
et des infrastructures
développées
Située à seulement 25 km de Paris, Saint-
Quentin-en-Yvelines offre une accessibilité
idéale pour les supporters et visiteurs.
L’agglomération est déjà dotée d’un réseau
de transports en commun efficace,
avec des lignes de train et de bus bien
connectées à la capitale. Par ailleurs, son
réseau routier structurant permet une fluidité
de circulation qui faciliterait l’afflux
des spectateurs les jours de match.
Un vaste espace disponible
pour un projet d’envergure
L’un des points forts de SQY réside dans la
disponibilité d’un terrain de 50 hectares,
mis à disposition par la communauté d’agglomération.
Cette surface est suffisante
pour accueillir un stade d’une capacité
comprise entre 60 000 et 90 000 places,
en plus d’infrastructures annexes telles
que le « PSG Land », un projet de complexe
de divertissement lié au club. Cette opportunité
foncière permettrait de concevoir
un équipement moderne et fonctionnel,
adapté aux ambitions du club.
Un pôle économique
dynamique : idéal pour
vendre des loges VIP !
Avec plus de 17 000 entreprises et
145 000 emplois, Saint-Quentin-en-Yvelines
est un territoire au dynamisme économique
avéré. L’implantation du PSG
pourrait renforcer ce pôle en stimulant
la création d’emplois directs et indirects,
notamment dans le secteur des services,
du commerce et du tourisme. De plus, le
tissu économique local pourrait favoriser
le développement de partenariats stratégiques
autour du club.
Une qualité de vie attractive
SQY se distingue également par son
cadre de vie agréable. Entre espaces
verts, infrastructures culturelles et sportives,
la région offre un équilibre entre
dynamisme urbain et nature. Cet environnement
pourrait être un facteur d’attractivité
pour les supporters, les familles et
les entreprises qui souhaiteraient s’implanter
à proximité du stade.
Un territoire habitué aux
grands événements : Paris
2024, Ryder Cup…
Saint-Quentin-en-Yvelines n’en est pas à
son premier projet sportif d’envergure.
L’agglomération abrite déjà le Vélodrome
« L’UN DES POINTS FORTS DE SQY RÉSIDE
DANS LA DISPONIBILITÉ D’UN TERRAIN DE
50 HECTARES, MIS À DISPOSITION PAR
LA COMMUNAUTÉ D’AGGLOMÉRATION. »
80 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR
Bientôt le tout
nouveau stade du PSG
dans les Yvelines,
adossé à un véritable
parc d’attractions
dédié au célèbre club
de football ?
Image générée par IA
National et le Golf National, qui a accueilli
la Ryder Cup en 2019. De plus, SQY a été
l’un des sites hôtes des Jeux Olympiques
et Paralympiques de Paris 2024, démontrant
ainsi sa capacité à organiser des événements
internationaux. On se souvient
notamment de la médaille d’or de Pauline
Ferrand-Prévot conquise sur la colline
d’Elancourt, ou du triplé français en BMX !
« AVEC PLUS DE 17 000 ENTREPRISES
ET 145 000 EMPLOIS, SAINT-QUENTIN-
EN-YVELINES EST UN TERRITOIRE AU
DYNAMISME ÉCONOMIQUE AVÉRÉ. »
Un projet à concilier avec les
enjeux environnementaux
Malgré ces nombreux avantages, le projet
de stade à SQY soulève certaines interrogations,
notamment sur l’impact environnemental.
La proximité d’une zone classée
Natura 2000 impose une prise en compte
rigoureuse des enjeux écologiques. Cependant,
cette contrainte pourrait aussi être
transformée en opportunité en intégrant
des innovations durables et des mesures
de compensation environnementale.
SQY, un choix stratégique
pour le PSG
Avec son accessibilité, son espace disponible,
son dynamisme économique et
sa qualité de vie, Saint-Quentin-en-Yvelines
coche de nombreuses cases pour
accueillir le futur stade du PSG. Si les
défis environnementaux et l’acceptation
locale restent des enjeux clés, le potentiel
de ce territoire en fait une option sérieuse
et prometteuse pour l’avenir du
club parisien. WS
EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 WOMEN SPORTS 81
LES BONS PLANS
Page réalisée par le service commercial de Women Sports
L’Intrigue de chez Wilson,
une révolution pour l’athlète
féminine sur le court de tennis
Wilson a lancé le 11 février 2025 l’Intrigue Tour, la
toute première chaussure de tennis haute performance
spécialement conçue pour vous mesdames ! Alliant
confort, style et technologie avancée, l’Intrigue
permet aux joueuses de tous niveaux d’exceller avec
agilité et confiance sur le court.
Un engagement envers le tennis féminin
« Chez Wilson, nous nous engageons à soutenir les
athlètes féminines. Le tennis ne cesse d’évoluer et nous
devons proposer des produits innovants pour permettre
aux joueuses d’atteindre leur plein potentiel », déclare
Gordon Devin, Président de Wilson Sportswear. « L’Intrigue
redéfinit le jeu rapide et apporte aux joueuses un avantage
audacieux pour dominer leurs matchs. »
Développée en collaboration avec l’athlète Wilson Marta Kostyuk, l’Intrigue
a été conçue selon un processus accéléré afin d’offrir une chaussure à la fois
souple et confortable, tout en permettant un jeu plus agressif et dynamique.
Un design pensé pour la vitesse et l’élégance
L’Intrigue se distingue par un chaussant révolutionnaire, basé sur des études
approfondies de la morphologie féminine. « Les pieds des femmes diffèrent
de ceux des hommes, et nous avons consacré du temps à concevoir une
chaussure qui leur offre à la fois confort et sécurité », affirme Shivam Bhan,
Directeur Footwear chez Wilson. Grâce à des tests rigoureux, l’Intrigue
établit un nouveau standard en matière de maintien et de performance pour
les chaussures de tennis féminines.
• Tour (160€) : Modèle haute performance pour les compétitrices aguerries.
• Pro (140€) : Équilibre parfait entre performance et confort.
• Lite (100€) : Version légère pour une pratique plus occasionnelle.
wilson.com/fr-fr
82 WOMEN SPORTS N°36 • Avril-Mai-Juin 2025 EN SAVOIR PLUS SUR WWW.WOMENSPORTS.FR
Il n’est nulle école
plus formatrice que le sport
Former et accompagner
Le handball, le volley-ball et le basketball français unis
au service de l’international
www.fondation-havoba.org