LG-266
A-t-on déjà autant scruté les moindres faits et gestes d’un seul homme que ces derniers mois ? Depuis le 20 janvier, chaque mouvement des lèvres du président Trump, chaque signature apposée sur le papier fait tressaillir de ce côté de l’Atlantique. La menace de guerre commerciale qui planait comme une ombre sur une scène internationale déjà bien sombre ne s’est pas dissipée. Que du contraire. Comme redouté, les barrières douanières s’élèvent de toutes parts, plus hautes que nécessaires pour ne prétendre qu’à un rééquilibrage des flux commerciaux en faveur des États-Unis. Si son offensive repose davantage sur des considérations géopolitiques qu’économiques, la guerre n’en est pas moins déclarée sur ce plan. (lire la suite dans le lecteur...)
A-t-on déjà autant scruté les moindres faits et gestes d’un seul
homme que ces derniers mois ? Depuis le 20 janvier, chaque mouvement
des lèvres du président Trump, chaque signature apposée
sur le papier fait tressaillir de ce côté de l’Atlantique. La menace de
guerre commerciale qui planait comme une ombre sur une scène
internationale déjà bien sombre ne s’est pas dissipée. Que du
contraire. Comme redouté, les barrières douanières s’élèvent de
toutes parts, plus hautes que nécessaires pour ne prétendre qu’à
un rééquilibrage des flux commerciaux en faveur des États-Unis.
Si son offensive repose davantage sur des considérations géopolitiques
qu’économiques, la guerre n’en est pas moins déclarée sur
ce plan. (lire la suite dans le lecteur...)
Transformez vos PDF en papier électronique et augmentez vos revenus !
Optimisez vos papiers électroniques pour le SEO, utilisez des backlinks puissants et du contenu multimédia pour maximiser votre visibilité et vos ventes.
MARS / AVRIL 2025 - N˚266
www.gemengen.lu
MARIE-CHARLOTTE PAINDAVOINE,
PIERRE-JEAN FORRER ET GEORGIANA HRISCU
EY Luxembourg | Gouvernance des données : à la conquête de la souveraineté
JACQUES SEYWERT
Schroeder & Associés
Quand ingénieurs et architectes
dessinent l’avenir
P. KAUTEN, O. MARTIN
ET B. SCHEITLER
Energipark Réiden S.A.
L’énergie verte, ça se partage
GILLES CHRISTNACH
Sur le chemin de l’ingéniosité
3
ÉDITO
Tariffs are « great again »
PAR ADELINE JACOB
A-t-on déjà autant scruté les moindres faits et gestes d’un seul
homme que ces derniers mois ? Depuis le 20 janvier, chaque mouvement
des lèvres du président Trump, chaque signature apposée
sur le papier fait tressaillir de ce côté de l’Atlantique. La menace de
guerre commerciale qui planait comme une ombre sur une scène
internationale déjà bien sombre ne s’est pas dissipée. Que du
contraire. Comme redouté, les barrières douanières s’élèvent de
toutes parts, plus hautes que nécessaires pour ne prétendre qu’à
un rééquilibrage des flux commerciaux en faveur des États-Unis.
Si son offensive repose davantage sur des considérations géopolitiques
qu’économiques, la guerre n’en est pas moins déclarée sur
ce plan.
Le Luxembourg est-il particulièrement menacé ? Sans doute
moins que d’autres pays européens. Ses exportations vers les
États-Unis sont en réalité relativement limitées : seuls 3% des
biens vendus à l’étranger gagnent le pays de l’Oncle Sam. Cette
part s’élève toutefois à environ 7% pour les métaux et produits
métalliques et à 10% pour les textiles. En matière d’échanges de
services, les USA représentent 4 à 5% des exportations totales du
Grand-Duché. L’exposition directe est donc relativement faible,
mais le pays pourrait subir les conséquences d’une moindre
demande des États-Unis vis-à-vis de ses partenaires européens ou
pâtir d’effets de contagion via les marchés financiers. Ce seraient
donc les effets indirects liés à la dégradation de la conjoncture
internationale qui seraient les plus à craindre.
Car les droits de douane annoncés ce mercredi 2 avril, journée
baptisée pour l’occasion « Liberation Day » par Donald Trump,
et présentés comme une « déclaration d’indépendance économique
» infligent un taux global de 10% sur l’ensemble des importations
américaines et un taux personnalisé pour de nombreux
pays parmi lesquels les États membres de l’Union européenne. Les
exportations de ces derniers se verront appliquer un prélèvement
de 20% (contre 46% pour le Vietnam, 34% pour la Chine, 32% pour
Taïwan, 26% pour l’Inde ou encore 24% pour le Japon). Après la
loi Hawley-Smoot promulguée suite au krach boursier de 1929,
jamais plus les USA n’avaient élevé de telles barrières. Ce faisant
aujourd’hui, ils remettent en cause le système commercial fondé
sur le principe de non-discrimination bâti au lendemain de la
Deuxième Guerre mondiale. Les observateurs sont d’accord : l’administration
Trump vient de sonner le glas de la mondialisation.
Un « coup dur pour l’économie mondiale » de l’aveu de la présidente
de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, qui,
bien qu’elle travaille sur un nouveau paquet de contre-mesures,
espère encore pouvoir négocier avec la Maison Blanche.
Dès lors, qui sait, à l’heure d’écrire ces lignes, si elles seront
encore d’actualité une fois imprimées ? L’imprévisibilité, voilà à
quoi il faut désormais se préparer !
4
| DOSSIER
LËTZEBUERGER GEMENGEN
Publication éditée par Living Green sàrl-s
www.gemengen.lu
Société éditrice
Living Green sàrl-s
24, rue Michel Rodange • L-4660 Differdange
Régie publicitaire
Julien Malherbe
julienm@livinggreen.lu
FORMATION ET INNOVATION
IMMOBILIER ET CONSTRUCTION
Administration
Lucia Ori
Tél. 58 45 46 29
secretariat@livinggreen.lu
Rédaction
Pierre Birck
pierreb@livinggreen.lu
Adeline Jacob
adelinej@livinggreen.lu
Barbara Pierrot
barbarap@livinggreen.lu
Julien Menegalli
Conception et réalisation graphique
Elodie Malherbe
elodiem@livinggreen.lu
Photographie
Made Creative
Eric Devillet
Nader Ghavami / Photopro Luxembourg
Yves Kortum
Freepik/Unsplash
Impression
Imprimerie Centrale
SOMMAIRE
08
Gouvernance
COVERSTORY
EY Luxembourg
des données : à la conquête de la souveraineté
FORMATION ET INNOVATION
12 | Fujitsu Luxembourg
L’expérience digitale de demain : entre défis,
opportunités et impact
14 | PwC Luxembourg
Le Luxembourg, un bouclier pour l’Europe ?
16 | Marks & Clerk
Naviguez dans le monde de la propriété intellectuelle
18 | Ministère de la Digitalisation
Les nouvelles technologies au cœur de la 3 e réunion du
Haut Comité à la transformation numérique
20 | Chambre des salariés
Apprendre tout au long de sa vie
© Living Green
Tous droits de reproduction réservés pour tous pays.
Tous manuscrits, photos et documents envoyés à la
rédaction ne peuvent être exploités qu’avec l’accord
de leurs auteurs. Publiés ou non, ils ne seront pas
restitués. Les reportages signés n’engagent que
leurs auteurs.
Les prix figurant dans cette revue sont indicatifs et
peuvent être sujets à des variations dont l’éditeur ne
pourrait nullement être tenu pour responsable.
ISSN 3093-110X
5
ENVIRONNEMENT ET ÉNERGIE
ACTUALITÉS COMMUNALES
IMMOBILIER ET CONSTRUCTION
ENVIRONNEMENT ET ÉNERGIE
24 | Vinçotte Luxembourg
Des innovations qui réinventent l’inspection
44 | Eurosolar Lëtzebuerg asbl
Communautés énergétiques : mode d’emploi
26 | Agence Immobilère Sociale
Le canton de Redange confie son service logement à l’AIS
28 | ALHO Systembau
Immeubles flexibles : les bâtiments modulaires d’ALHO
changent de taille, d’utilisation et même d’emplacement
46 | Ministère de l’Environnement, du Climat et de la
Biodiversité
40 ans d’éducation environnementale au Benelux
50 | Energipark Réiden S.A.
L’énergie verte, ça se partage
30 | Fonds du Logement
Trouver un terrain d’entente pour assurer un logement
abordable
ACTUALITÉS COMMUNALES
32 | Ministère du Logement et de l’Aménagement du
territoire
La loi relative au logement abordable : optimisations
ciblées pour une mise en œuvre renforcée
36 | Peintures Robin
Robin, les couleurs du Luxembourg
38 | Schroeder & Associés
Tout projet commence par une vision : quand ingénieurs
et architectes dessinent l’avenir
54 | Commune de Strassen
Strassen : un souffle vert et solidaire pour l’avenir
60 | Commune de Mondorf-les-Bains
Mondorf-les-Bains : un avenir prometteur au cœur de
l’est luxembourgeois
66 | Commune de Frisange
Un nouvel essor culturel et environnemental
pour Frisange
76 Sur
PORTRAIT
GILLES CHRISTNACH - CRTI-B
le chemin de l’ingéniosité
6
INDEX
8 | PIERRE-JEAN FORRER
Partner, Government and
Public Sector Leader
EY Luxembourg
8 | MARIE-CHARLOTTE
PAINDAVOINE
Manager
EY Luxembourg
8 | GEORGIANA HRISCU
Manager
EY Luxembourg
12 | LAURA MATHIEU
Head of Digital &
Sustainability
Fujitsu Luxembourg
14 | ANDREA LUCCHINI
Director
PwC Luxembourg
14 | DAVID BERNARD
Manager
PwC Luxembourg
16 | CHRISTOPHE VAN ZYL
Senior Associate
Marks & Clerk
20 | SANDRA GRUNEWALD
Conseillère de direction
Chambre des salariés
24 | RENAUD TRAPP
Operations Manager
Vinçotte Luxembourg
24 | GAUTHIER BAUDOIN
Operations Manager
Vinçotte Luxembourg
26 | GÉRARD ZOLLER
Responsable du service
logement
Canton de Redange
26 | GILLES HEMPEL
Directeur
Agence Immobilière
Sociale
7
30 | SOPHIE JULLIEN
Chargée d’acquisitions
bâties
Fonds du Logement
30 | NOLWENN THIBAUT
Chargée d’acquisitions
bâties
Fonds du Logement
38 | JACQUES SEYWERT
Ingénieur-associé
Schroeder & Associés
44 | PAUL ZENS
Président
Eurosolar Lëtzebuerg asbl
50 | BEN SCHEITLER
Ingénieur
Energipark Réiden S.A.
50 | OLIVIER MARTIN
Ingénieur
Energipark Réiden S.A.
54 | NICO PUNDEL
Bourgmestre
Commune de Strassen
60 | STEVE RECKEL
Bourgmestre
Commune de
Mondorf-les-Bains
60 | CLAUDE SCHOMMER
Échevin
Commune de
Mondorf-les-Bains
60 | TESSY ALTMANN
Échevine
Commune de
Mondorf-les-Bains
66 | ROGER BEISSEL
Bourgmestre
Commune de Frisange
76 | GILLES CHRISTNACH
Directeur
CRTI-B
8
| COVERSTORY
GOUVERNANCE
DES DONNÉES :
À LA CONQUÊTE DE
LA SOUVERAINETÉ
Avec la montée en puissance de l’intelligence artificielle émerge
une nouvelle dynamique autour des données, soumettant acteurs
publics et privés à une pression croissante pour structurer une
infrastructure numérique capable de répondre aux défis technologiques
à venir. Au Luxembourg, de récentes initiatives ont permis de
poser les premières pierres d’un écosystème national des données.
Pierre-Jean Forrer, Partner, Government and Public Sector Leader,
Marie-Charlotte Paindavoine et Georgiana Hriscu, Managers chez EY
Luxembourg, évoquent une série d’enjeux y relatifs.
Le Luxembourg exprime de plus en plus
concrètement sa volonté de renforcer
sa souveraineté numérique et de faire
émerger un écosystème national des
données. Quelles sont les dernières initiatives
qui témoignent de cette ambition
et quels enjeux soulèvent-elles ?
PJF : Cette volonté s’est manifestée très
clairement au cours des douze derniers
mois. Le lancement de Clarence, la première
infrastructure de cloud souverain
du pays, ou de la plateforme Lenada,
conçue pour faciliter la gestion et l’accès
aux données d’électricité et de gaz,
témoignent de la nécessité pour les États
et les entreprises de mieux contrôler leurs
infrastructures de données. L’enjeu principal
est double : assurer la souveraineté
numérique en maintenant un contrôle
total sur les données sensibles tout en
garantissant des performances et innovations
à la hauteur des besoins des organisations
luxembourgeoises.
MCP : Si la dynamique s’accélère
aujourd’hui, le Grand-Duché a en réalité
investi très tôt dans les moyens
humains et les infrastructures nécessaires
à l’émergence d’un écosystème
national des données. Il y a quelques
années déjà, le Luxembourg Government
Cloud (GovCloud) a été mis en place pour
permettre aux administrations publiques
d’héberger leurs services informatiques
de manière sécurisée et conforme aux
normes locales et européennes, soulevant
en même temps la question de l’interopérabilité
des systèmes. Il est en effet impératif
que les organisations garantissent la
circulation efficace des données personnelles
entre les différents environnements
cloud pour faciliter leur exploitation. La
classification des données représente elle
aussi un enjeu majeur pour les entreprises
et les administrations car elle permet
l’identification des informations sensibles
et des risques associés à la perte ou à la
compromission de celles-ci.
GH : Les exploitants des data centers
doivent aussi être en mesure de démontrer
leur conformité aux exigences réglementaires
nationales et européennes. À ce titre,
il faut distinguer les réglementations qui
concernent les données en général, comme
le Data Governance Act qui crée un cadre
facilitant à la fois la gestion et l’interopérabilité
des données au sein de l’Union européenne,
de celles qui touchent aux données
personnelles spécifiquement, à savoir le
RGPD, et les articuler avec la directive
NIS2, qui permet de renforcer la cybersécurité
des infrastructures critiques, ou encore
le règlement sur l’intelligence artificielle
entré en vigueur le 1 er août dernier.
Justement, en quoi les initiatives visant
à renforcer la souveraineté des données
sont-elles cruciales à l’heure où
l’IA est en plein boum ?
PJF : Elles le sont à plusieurs niveaux. L’IA
repose sur l’accès et l’exploitation massive
de données. Le contexte géopolitique
actuel nous démontre qu’il est essentiel
de mieux sécuriser les data centers de telle
sorte que les informations qu’ils renferment
aient effectivement une valeur pour
des usages statistiques, mais aussi qu’elles
soient protégées des attaques extérieures.
Un cloud souverain garantit que les données
sensibles demeurent sous contrôle
local. Les dernières initiatives lancées en
ce sens offrent également au Luxembourg
des infrastructures modernes et performantes,
capables de traiter un volume de
données qui croît de façon exponentielle
ainsi que d’accueillir les dernières innovations
disponibles dans le cloud et permettant
l’usage de l’intelligence artificielle
à son plein potentiel. Et puis, avec des
règlementations aussi strictes que celles
9
Marie-Charlotte Paindavoine, Pierre-Jean Forrer et Georgiana Hriscu
que nous avons évoquées, il est crucial
d’héberger les modèles et données d’IA
dans des infrastructures conformes aux
normes européennes.
Dès lors, pourquoi les administrations
et entreprises devraient-elles considérer
le cloud souverain dans leur
stratégie ?
PJF : Elles ont intérêt à recourir à des
data centers souverains pour plusieurs
raisons, l’une d’elles étant le développement
de l’innovation. Plutôt que de se
limiter au déploiement de systèmes de
gestion traditionnels, les organisations
publiques et privées devraient désormais
tirer parti de l’analyse avancée des données
pour en extraire une véritable intelligence.
Basée sur la technologie de Google
Cloud, Clarence offre à ce titre une réelle
valeur ajoutée à l’ensemble des administrations
et ministères qui sont d’importants
consommateurs de données. Dans
cette optique, l’intégration progressive au
cloud souverain apparaît comme un choix
naturel.
L’enjeu principal
est double : assurer la
souveraineté numérique
tout en garantissant des
performances et innovations
à la hauteur des besoins
des organisations
luxembourgeoises
MCP : D’un point de vue technique, une
infrastructure locale garantit une meilleure
latence et une haute disponibilité
des services. Elle permet également de
développer des solutions qui soient vraiment
en phase avec les besoins du marché
luxembourgeois. Et puis, comme évoqué,
les données y sont mieux protégées contre
les risques juridiques liés aux lois extraterritoriales
comme le Cloud Act américain.
S’agissant du stockage et du traitement
des données, quelles sont les
principales réglementations à respecter
et comment assurer sa mise en
conformité ?
GH : Le stockage de données personnelles
est un traitement de données à caractère
personnel ; par conséquent, toutes les
obligations imposées par le RGPD et par
la loi de 1 er août 2018 portant organisation
de la Commission nationale pour
la protection des données et du régime
général sur la protection des données
s’imposent. Les principes essentiels à respecter
sont la licéité, la loyauté, la transparence,
la minimisation des données, la
limitation de la conservation, la sécurité
et la responsabilité. Ainsi, les données
personnelles ne peuvent être conservées
plus longtemps que nécessaire au regard
des finalités pour lesquelles elles ont été
collectées. Il est donc primordial d’adopter
des procédures définissant des durées
de conservation claires et précises.
Des mesures de sécurité robustes, tant
10
physiques que numériques, doivent aussi
être mises en place pour protéger l’intégrité,
la confidentialité et la disponibilité
de ces données. Dans la pratique, cela se
traduit notamment par le chiffrement des
données en transit et au repos, leur anonymisation,
la gestion des accès logiques
et le développement d’une procédure
de gestion des incidents de sécurité.
Le RGPD impose aussi des restrictions
concernant les transferts de données
personnelles en dehors de l’Espace économique
européen. Des garanties appropriées,
comme des clauses contractuelles
types établies par la Commission européenne,
sont requises pour protéger les
droits et libertés des personnes concernées.
Pour se conformer au RGPD, les
entreprises qui exploitent des centres
de données doivent également obéir au
principe de responsabilité, c’est-à-dire
être en mesure de démontrer leur conformité
aux exigences réglementaires et
législatives en vigueur. Cela se traduit
notamment par la mise en place d’une
documentation rigoureuse en matière
de protection des données personnelles,
reflétant une conduite exemplaire dans
ce domaine à travers des politiques, des
procédures, des plans de contrôle, des
notices d’information ainsi qu’une stratégie
de protection des données, entre
autres.
À quelles évolutions faut-il s’attendre
dans les prochaines années ?
PJF : Personnellement, j’identifie trois
axes de développement. Premièrement,
nous assisterons à des évolutions technologiques
: que ce soit d’un point de vue
technique, logiciel ou matériel, les choses
avancent de façon très rapide ; d’où l’enjeu
entourant les terres rares qui servent
à alimenter ces nouvelles technologies.
Deuxièmement, nous verrons les cas
d’usage proliférer. L’appétit pour ce type
d’infrastructure viendra avec la pratique
et les opportunités se multiplieront à
mesure que nous découvrirons ses capacités.
Troisièmement, le cloud souverain
boostera l’innovation. Sa puissance nous
épate de jour en jour et continuera de
nous étonner dans les années à venir.
MCP : Il faut également s’attendre à un
renforcement des réglementations européennes.
Bien que l’UE ait sans doute été
tentée de trop réguler comparativement
aux États-Unis et qu’elle puisse sembler
faire marche arrière sur certains aspects,
elle continuera à structurer le marché
avec des normes strictes en matière de
protection et de gouvernance des données,
poussant les organisations à privilégier
les infrastructures conformes et
souveraines.
Comment pouvez-vous aider les
acteurs publics et privés luxembourgeois
à améliorer la gouvernance de
leurs données dans un tel contexte ?
MCP : Nos premiers contacts avec les
ministères et administrations soulignent
l’importance d’établir une stratégie
claire, à la fois pour eux-mêmes et pour
les utilisateurs. Il y a énormément de prérequis
à valider avant de se lancer dans
l’utilisation des nouvelles infrastructures
cloud et des services associés. Il convient
d’évaluer les risques afférents, de définir
la stratégie selon laquelle seront autorisés
un certain nombre de cas d’utilisation,
mais aussi de mettre en place de
nouveaux processus. Chez EY, nous soutenons
concrètement nos clients en établissant
un diagnostic rapide selon leurs
objectifs, identifiant d’éventuels manquements
en matière de gouvernance,
évaluant les risques et procédures, partageant
des retours d’expérience pertinents
et en les accompagnant dans leur mise
en conformité réglementaire afin qu’ils
puissent pleinement tirer profit des dernières
solutions disponibles.
EY Luxembourg
35E, Avenue John F. Kennedy
L-1855 Luxembourg
www.ey.com/lu
Le saviez-vous ?
Vinçotte Luxembourg vous accompagne dans le cadre de l’évaluation
de la qualité de vie au travail de vos salariés.
Qualité de l’air
Confort acoustique
Confort thermique
Confort visuel
vinçotte luxembourg
Plus qu’un bureau de contrôle. Votre partenaire, fiable et transparent.
Mühlenweg 74 | L-2155 Luxembourg | www.vincotte.lu | info@vincotte.lu | +352 48 18 58 1
12
| FORMATION ET INNOVATION
L’EXPÉRIENCE DIGITALE
DE DEMAIN : ENTRE DÉFIS,
OPPORTUNITÉS ET IMPACT
Laura Mathieu
13
Dans un monde où les attentes des utilisateurs et les impératifs
business évoluent rapidement, la conception d’expériences digitales
efficaces repose sur une compréhension fine des besoins. Loin
d’être uniquement technologique, l’approche doit être centrée sur
l’optimisation des processus, la pertinence des services et l’accessibilité
des interactions. En combinant intelligence artificielle, exploitation
intelligente des données et une méthodologie rigoureuse, il
devient possible de créer des expériences à forte valeur ajoutée,
répondant aux défis de demain.
L’expérience digitale, un levier de performance
business et humaine
Créer une expérience digitale pertinente
ne se limite pas à un design attrayant. Il
s’agit avant tout de répondre à des objectifs
clairs : améliorer l’efficacité opérationnelle,
optimiser les coûts et fournir
aux utilisateurs finaux des outils adaptés
à leurs besoins quotidiens. Aujourd’hui,
une entreprise qui néglige l’impact de ses
services digitaux prend le risque de perdre
en compétitivité. Un service peu ergonomique
ou ne répondant pas précisément
aux attentes entraîne une baisse de productivité
pour les employés et une frustration
accrue pour les clients. Au contraire,
une solution bien pensée fluidifie les
processus, facilite l’adoption et crée un
cercle vertueux où l’expérience utilisateur
devient un moteur de croissance.
L’intelligence artificielle au service de
la pertinence
L’IA ne doit pas être une simple vitrine
technologique, mais un véritable moteur
d’optimisation. Bien intégrée, elle permet
d’analyser les données en temps réel,
d’anticiper les besoins et de suggérer
des actions adaptées. Cela se traduit par
des recommandations de contenu pertinentes,
des processus automatisés qui
allègent la charge des employés et des
outils d’aide à la décision qui améliorent
l’expérience utilisateur tout en optimisant
la gestion des ressources. Par exemple,
dans le domaine industriel, elle optimise
la maintenance prédictive, réduisant les
coûts et minimisant les interruptions
d’activité. Ces usages concrets montrent
que l’IA, lorsqu’elle est bien exploitée,
devient un levier stratégique de transformation.
Dans le secteur bancaire, elle peut
modifier profondément l’expérience client
et l’efficacité opérationnelle. Elle permet
entre autres de détecter les fraudes en
analysant en temps réel les transactions
suspectes, mais aussi d’améliorer la gestion
des risques, l’octroi de crédits ou
encore la personnalisation des offres en
fonction des comportements des clients.
On peut également envisager l’accès à des
agents virtuels assistés par l’IA pour faciliter
les interactions en répondant instantanément
aux questions des utilisateurs
et en initiant de nombreux processus,
comme l’ouverture de compte ou la modification
de contrats. Ces avancées ne sont
qu’un aperçu des multiples opportunités
qu’offre l’IA dans ce domaine.
Une méthodologie éprouvée pour
transformer la vision en réalité
La création d’une expérience digitale
impactante ne repose pas uniquement
sur la technologie, mais aussi sur une
méthodologie rigoureuse. Chaque étape
du projet doit être pensée pour assurer
une transition fluide, de la compréhension
des besoins à la mise en production.
L’approche pragmatique adoptée permet
d’aligner les objectifs business avec les
attentes des utilisateurs tout en s’assurant
que chaque décision repose sur des
données tangibles. Collecter les bons
éléments dès le départ, tester en continu
et ajuster au fil du projet garantit la réussite
d’une solution qui ne se contente pas
d’exister, mais qui apporte une véritable
valeur ajoutée. Prenons l’exemple de la
mise en place d’une nouvelle interface utilisateur
pour un service public. Une bonne
approche consisterait à impliquer dès le
début des usagers finaux, à identifier leurs
attentes, puis à tester différentes versions
du produit avant son déploiement. Ce processus
itératif assure une adoption fluide
et limite les frictions une fois le service en
place.
Anticiper les défis réglementaires et
garantir l’accessibilité
Alors que la réglementation évolue avec
des textes comme l’Accessibility Act, les
entreprises doivent adapter leurs services
pour garantir une accessibilité
universelle. Intégrer ces exigences dès la
conception permet d’assurer une conformité
sans compromis sur l’innovation.
L’accessibilité numérique ne concerne pas
uniquement les personnes en situation
de handicap, mais l’ensemble des utilisateurs,
en garantissant une expérience
fluide, intuitive et inclusive. Concevoir
un service digital performant signifie
donc prendre en compte une diversité de
besoins et de contextes d’utilisation, afin
d’offrir des parcours optimisés et accessibles
à tous.
Créer un monde digital durable et
responsable
Un autre des enjeux actuels est de concevoir
des expériences digitales qui s’inscrivent
dans une logique durable, tant
sur le plan environnemental qu’organisationnel.
Réduction de l’empreinte carbone
des services numériques, conception
éthique des solutions et amélioration
continue sont autant de leviers à activer
pour garantir des expériences digitales qui
apportent une réelle valeur ajoutée.
À l’ère de l’IA et de la transformation
numérique, les entreprises sont confrontées
à de nouveaux défis mais aussi à des
opportunités sans précédent pour améliorer
leurs performances et leur impact.
La capacité à intégrer l’intelligence artificielle
et les données de manière pertinente
n’est plus une option, mais une
nécessité pour répondre aux attentes
croissantes des utilisateurs et aux exigences
réglementaires. Les défis, qu'ils
soient d’ordre technique, réglementaire
ou environnemental, ouvrent la voie à
des solutions innovantes, créant ainsi un
environnement propice à l’émergence
de services plus performants, inclusifs et
responsables. L’avenir des expériences
digitales repose sur cette capacité à saisir
ces opportunités et à les transformer en
leviers de succès tangibles pour les entreprises,
tout en apportant une valeur réelle
à leurs utilisateurs.
Fujitsu Luxembourg
89C, rue Pafebruch
L-8303 Capellen
www.fujitsu.com/lu
14
| FORMATION ET INNOVATION
LE LUXEMBOURG,
UN BOUCLIER
POUR L’EUROPE ?
L’heure est au réarmement sur le Vieux Continent. L’Union européenne
prévoit d’investir massivement et rapidement dans sa sécurité.
Et si, dans ce contexte, le Luxembourg devenait catalyseur
d’une industrie européenne de la défense compétitive et résiliente ?
Pour Andrea Lucchini et David Bernard, respectivement Director et
Manager au sein du département Industry & Public Sector Advisory
de PwC Luxembourg, il a toutes les cartes en main pour y parvenir.
Plus que de sortir l’artillerie lourde, il lui suffirait d’investir stratégiquement
pour créer un impact bien supérieur à sa petite taille !
En suivant les initiatives du Luxembourg,
je crois fermement que le pays se dirige
effectivement dans cette direction.
DB : Si le Luxembourg s’est montré aussi
compétitif ces dernières années, c’est
en raison des « chemins courts » dont il
tire parti dans la prise de position politique.
C’est le privilège des petits États :
ils peuvent réagir rapidement aux changements
de régulation et ainsi accélérer
l’innovation. L’autre avantage du Grand-
Duché, ce sont les relations étroites
qu’entretiennent les décideurs politiques
et économiques, débouchant sur des partenariats
publics-privés moteurs de développement
eux aussi. Bien sûr, la présence
d’institutions internationales sur son sol
facilite aussi les échanges et la coopération
multilatérale.
Le Luxembourg peut-il devenir un
acteur de poids dans la modernisation
de la défense européenne ? Quelles
sont les principales forces de son écosystème
actuel à cet égard ?
AL : Nous le pensons, car il détient toutes
les pièces du puzzle pour ce faire : il a
su construire une place financière des
plus solides, développer une industrie
spatiale reconnue et bénéficiera bientôt
d’infrastructures critiques de pointe avec
sa prochaine usine d’IA et son futur ordinateur
quantique qui viendront supporter
le superordinateur Meluxina. Un tel écosystème
lui confère une position unique
en Europe et devrait en faire un acteur clé
en matière d’innovation dans la défense.
Comment peut-il tirer parti de ces
avantages intelligemment ?
DB : En raison de sa taille, le Luxembourg
est forcé de réfléchir à la meilleure façon
de dépenser son argent pour générer le
maximum d’impact. Une bonne manière
d’y parvenir est d’investir dans les technologies
à double usage, à savoir des innovations
pouvant être utilisées à la fois à des
Andrea Lucchini et David Bernard
15
fins civiles et militaires. Notons d’ailleurs
qu’une grande partie des nouvelles technologies
de défense développées actuellement
sont presque à double usage par
nature puisque liées à l’intelligence artificielle
ou, plus généralement, à la digitalisation.
Par exemple, le développement
de satellites pour la navigation d’appareils
militaires renforcera aussi les outils
de communications utilisés dans la vie
quotidienne. La « dualité » s’impose donc
presque naturellement et nous devons
nous emparer de cette opportunité car
le Luxembourg ne sera jamais un grand
dépensier en matière d’équipement militaire
en tant que tel.
AL : Une autre manière d’agir intelligemment
serait de tirer profit d’investissements
privés. Au Grand-Duché comme
ailleurs, la nécessité d’investir davantage
dans la défense va inévitablement peser
sur les finances publiques. Les gouvernements
devraient motiver les investisseurs
à financer cet effort avec eux de manière
que pour chaque euro dépensé, un, deux
ou trois autres soient déboursés par le
secteur privé. Enfin, il serait judicieux de
miser sur la collaboration européenne. La
petitesse du Luxembourg pénalise le pays
en termes d’échelle. Pour la pallier, nous
devrions envisager un cercle vertueux
au sein duquel le Grand-Duché jouerait
en quelque sorte un rôle d’incubateur en
finançant des entreprises innovantes dans
les technologies à double usage et en les
laissant tirer profit de l’écosystème unique
que nous venons d’évoquer afin qu’elles
puissent ensuite atteindre une portée
continentale grâce à des instruments et
fonds européens.
Dans quelles technologies le
Luxembourg devrait-il investir en priorité
compte tenu de son écosystème
actuel ?
DB : Certains sujets sont particulièrement
stratégiques dans le domaine des
technologies à double usage et devraient
donc faire l’objet d’investissements prioritaires.
La sécurité informatique des
satellites en est un. Au vu du rôle croissant
de ces derniers dans l’industrie de
la défense, il est essentiel de prévenir les
risques de piratage ou de dysfonctionnement.
Le Luxembourg, en investissant dans
la cybersécurité – notamment en tirant
profit de l’informatique quantique, peut
réellement faire la différence à ce point de
vue. Son intervention dans la protection
d’infrastructures critiques telles que les
réseaux satellitaires est d’autant plus
cruciale que l’Europe a trop longtemps
dépendu des technologies américaines.
Les événements récents ont mis en évidence
le rôle du secteur spatial dans les
opérations de défense et révélé l’urgence
de développer des alternatives européennes
robustes.
AL : La seconde technologie sur laquelle
le Grand-Duché devrait miser est bien
entendu l’intelligence artificielle. Celle-ci
jouera un rôle de plus en plus central
dans le domaine militaire, permettant le
déploiement de drones et de véhicules
autonomes capables de poursuivre leur
mission même en cas de brouillage des
communications par exemple. Destiné à
accueillir l’une des usines d’IA de l’UE, le
Luxembourg devra trouver le juste équilibre
entre innovation, respect des cadres
règlementaires et éthique pour exploiter
ces technologies de manière responsable.
Miser sur ces deux domaines dans lesquels
nous disposons d’acteurs déjà bien établis
nous permettra d’obtenir des résultats
rapides et un retour sur investissement à
court terme.
Dans ce contexte, quel devrait être
le rôle du secteur public et de la
recherche ?
DB : Le secteur public a un rôle clé à jouer
dans la mise en relation des parties prenantes
ainsi que dans le déploiement de
l’assistance et des instruments nécessaires
à la création d’un écosystème dédié
à la défense. En d’autres termes, il doit
créer un cadre adapté au sein duquel les
PME disposeront des conditions qui leur
permettront d’échanger sur leurs besoins,
d’innover, de prétendre à des financements
européens et qui les rendront
visibles et « bankable » aux yeux des investisseurs
privés. Cela nécessite d’établir
une stratégie qui réponde à des questions
relatives aux besoins financiers et instruments
requis pour atteindre les objectifs
fixés puis de la mettre en œuvre en débloquant
effectivement les fonds. Ce déblocage
peut se faire via des instruments tels
que l’European Defence Fund (EDF) ou le
Nato Innovation Fund (NIF), qui investissent
notamment dans des startups du
secteur de la défense.
AL : Quant au monde de la recherche,
c’est le berceau de l’innovation ! De
nombreuses startups sont en réalité des
spin-offs de projets académiques. Il est
donc important que des acteurs comme
le SnT (Interdisciplinary Centre for
Security, Reliability and Trust), l’Université
du Luxembourg ou d’autres centres
de recherche communiquent sur les obstacles
qu’ils rencontrent pour accéder aux
financements qu’ils convoitent. Parfois,
de simples considérations pratiques
comme l’accès à des locaux adéquatement
sécurisés permettent l’obtention de financements
additionnels. Il est donc essentiel
que ces besoins soient exprimés et que les
secteurs public, privé et la recherche travaillent
ensemble dans la même direction.
Chez PwC, comment pouvez-vous les
aider à créer les conditions qui permettront
l’émergence d’un écosystème de
la défense ?
AL : Au niveau stratégique et politique,
nous aidons à définir et à mettre en place
le cadre le plus adapté aux priorités du
pays. Cela inclut notamment l’identification
des instruments financiers
nécessaires et l’évaluation des capacités
requises. Ce type de mission, nous l’exerçons
régulièrement au niveau européen en
collaboration avec des institutions comme
la BEI. Sur le plan plus opérationnel, nous
contribuons à structurer les instruments
identifiés grâce à notre expertise dans le
secteur financier, mettons en relation les
différents acteurs de l’écosystème (publics
ou privés) et proposons des services de
coaching. Nous aidons ainsi les entreprises
innovantes à atteindre un niveau
de maturité suffisant pour intéresser les
investisseurs privés et accéder à des financements
européens. Nous les soutenons
aussi dans la structuration de leur modèle
économique pour favoriser leur expansion
vers d’autres marchés. D’ailleurs,
nos experts dans des domaines tels que
la cybersécurité et notre réseau international
nous permettent de mobiliser
des spécialistes étrangers dans certains
domaines de niche pour accompagner les
acteurs luxembourgeois dans des projets
novateurs.
PwC Luxembourg
2, rue Gerhard Mercator
L-1014 Luxembourg
www.pwc.lu
16
| FORMATION ET INNOVATION
NAVIGUEZ
DANS LE MONDE
DE LA PROPRIÉTÉ
INTELLECTUELLE
Au Luxembourg, Marks & Clerk, cabinet spécialisé en propriété
intellectuelle (PI), accompagne les entreprises dans la défense
de leurs innovations. Christophe Van Zyl, Senior Associate au
sein de l’entreprise, nous éclaire sur le rôle stratégique de la propriété
intellectuelle dans un environnement économique concurrentiel.
Entre protection des dessins et modèles, enregistrement
de marques et enjeux transfrontaliers, il revient sur la manière
dont le cabinet aide ses clients à sécuriser et valoriser leurs actifs
immatériels.
Pouvez-vous nous parler de Marks
& Clerk ? Quelles sont les spécificités
luxembourgeoises en matière
de protection des marques et des
dessins / modèles ?
Nous sommes l’un des leaders mondiaux
dans le domaine de la propriété intellectuelle,
avec des bureaux implantés dans
de nombreuses juridictions à travers le
monde, dont ici au Luxembourg. Nous
offrons une gamme complète de services
liés aux droits de propriété intellectuelle :
marques, brevets, dessins, modèles, droits
d’auteur… Ce qui distingue notre cabinet,
c’est sa forte portée internationale : nous
accompagnons à la fois des clients étrangers
souhaitant protéger leur propriété
intellectuelle au Grand-Duché, mais
aussi des entreprises luxembourgeoises
désireuses d’étendre leur protection pardelà
nos frontières.
Contrairement à d’autres pays, nous ne
disposons pas d’un système national
d’enregistrement des marques. Celles-ci
sont protégées via le système Benelux,
qui couvre le Luxembourg ainsi que
la Belgique et les Pays-Bas. Le Grand-
Duché fait également partie du système
de marques de l’Union européenne, qui
permet une couverture dans l’ensemble
des États membres. Les entreprises, soucieuses
d’une protection complète, envisagent
donc souvent des enregistrements
nationaux en France et en Allemagne,
parallèlement à une stratégie de dépôt
Benelux et européenne.
Concrètement, comment accompagnezvous
les entreprises – en particulier les
PME – dans le processus d’enregistrement
de marques ?
Fort de ma précédente expérience en
gestion d’entreprise, notamment en
tant qu’ancien directeur d’une filiale en
Afrique du Sud et dans le développement
de nouveaux services à Bruxelles, je considère
la protection des marques comme un
véritable projet stratégique. J’y applique
une méthode qui consiste à définir les
besoins et objectifs de la marque, mesurer
les coûts et cibler les marchés appropriés,
analyser l’alignement entre la marque et
la stratégie commerciale, implémenter les
dépôts de façon rigoureuse, puis suivre et
contrôler le portefeuille sur le long terme.
Les PME, qui ne disposent pas toujours de
services juridiques internes, bénéficient
de l’accompagnement de Marks & Clerk
pour simplifier et rendre ce processus
accessible. Nous nous occupons des
recherches d’antériorité, choisissons
la stratégie la plus adaptée (nationale,
européenne ou internationale), gérons
les oppositions et assurons le suivi des
droits. Bien au-delà des aspects juridiques,
nous intégrons les marques dans
une réflexion stratégique globale. Une
protection réfléchie dès le départ permet
d’éviter des conflits coûteux et les risques
de devoir changer de marque en pleine
croissance. Souvent confrontées à des
budgets limités et à la nécessité de flexibilité,
les PME peuvent tirer parti d’une
protection sans nécessairement dépenser
massivement dans des droits enregistrés.
Cependant, pour celles qui visent
une présence à long terme, investir dans
l’enregistrement des dessins et modèles
garantit une préservation plus solide et
durable.
Justement, quelles sont les différences
entre les droits de dessins et modèles
enregistrés et non enregistrés ?
Les droits de dessins et modèles enregistrés
offrent une protection robuste et à
long terme, pouvant durer jusqu’à 25 ans
dans l’Union européenne, et sont obtenus
par une procédure formelle. Ils garantissent
une protection complète contre
les copies et sont idéaux pour les entreprises
ayant une vision commerciale de
longue durée.
Une protection réfléchie
dès le départ permet
d’éviter des conflits coûteux
et les risques de devoir
changer de marque en
pleine croissance
En revanche, les droits non enregistrés
sont automatiques, offrant une protection
de trois ans sans formalité, mais
leur mise en œuvre est plus complexe car
il faut prouver la première divulgation
et la copie. Ils conviennent davantage
pour du court terme ou aux sociétés ne
17
Christophe Van Zyl
souhaitant pas investir dans un enregistrement
officiel.
Quelles sont les erreurs les plus courantes
que les entreprises commettent
lorsqu’elles enregistrent une marque ?
L’un des premiers écueils est de ne pas
enregistrer de marque du tout. Beaucoup
pensent, à tort, que le simple fait d’avoir
un nom de domaine ou une raison
sociale leur confère des droits exclusifs.
En réalité, seule une marque déposée
offre une véritable protection juridique.
D’autres entreprises se lancent sur le
marché, développent leur marque, investissent
dans leur communication… puis
se rendent compte trop tard qu’un tiers
détient déjà des droits sur un nom identique
ou similaire. Il est donc primordial
de réfléchir à la stratégie de dépôt dès
le départ, en tenant compte des zones
géographiques où l’entreprise compte se
développer.
Pourquoi la protection des dessins estelle
particulièrement importante sur
les marchés luxembourgeois et de la
Grande Région ?
Elle permet de préserver l’aspect unique
des produits, crucial dans un environnement
commercial international
comme celui du Luxembourg. En tant
que centre économique au cœur de l’Europe,
le pays est exposé à des échanges
transfrontaliers, renforçant la nécessité
d’une protection des dessins pour éviter
la contrefaçon, en particulier dans des
secteurs comme la mode, l’électronique
et les produits de luxe où l’aspect visuel
joue un rôle clé. L’enregistrement des
droits confère une protection juridique
solide, applicable à l’échelle européenne,
ce qui permet aux entreprises de maintenir
leur identité visuelle face à la concurrence.
Marks & Clerk
44, rue de la Vallée
L-2661 Luxembourg
www.marks-clerk.com
18
| FORMATION ET INNOVATION
LES NOUVELLES TECHNOLOGIES
AU CŒUR DE LA TROISIÈME
RÉUNION DU HAUT COMITÉ À LA
TRANSFORMATION NUMÉRIQUE
Le 3 mars 2025 s'est tenue la troisième réunion du Haut Comité à
la transformation numérique au château de Senningen. La réunion
était présidée par Stéphanie Obertin, ministre de la Digitalisation
et ministre de la Recherche et de l’Enseignement supérieur, en présence
d’Élisabeth Margue, ministre déléguée auprès du Premier
ministre, chargée des Médias et de la Connectivité, ainsi que de
représentants du ministère de l’Économie, du ministère de la Santé
et de la Sécurité sociale, du ministère de la Famille, des Solidarités,
du Vivre ensemble et de l’Accueil, du ministère de l’Éducation nationale,
de l’Enfance et de la Jeunesse, ainsi que de la Direction de la
protection des consommateurs.
© MinDigital © SMC
Le Haut Comité à la transformation
numérique est un élément central de la
gouvernance numérique adoptée par le
Conseil de gouvernement en février 2020.
Il rassemble des membres du gouvernement
ainsi que des représentants de la
société civile, du patronat, de la recherche
publique et des experts, afin de favoriser
les échanges sur les opportunités, les défis
et les enjeux liés à la digitalisation, et de
discuter des solutions voire d’exprimer
les besoins de ses membres dans les différentes
thématiques.
Les stratégies nationales relatives à l’intelligence
artificielle, aux technologies
quantiques et aux données ont figuré à
l’ordre du jour de la réunion du 3 mars.
Les ministères responsables de leur élaboration
ont présenté les résumés exécutifs
de ces stratégies ainsi que les ambitions
et des actions pour la mise en œuvre. Ce
Haut Comité donne suite aux ateliers thématiques
dédiés à l’intelligence artificielle
et aux données organisés en 2024. Ces ateliers
avaient permis aux membres du Haut
Comité d'identifier les besoins, les défis et
les opportunités dans les domaines liés
aux données et à l’IA.
L’évolution rapide des technologies
numériques au cours des dernières années
a transformé l’économie et la société, touchant
tous les secteurs d’activité et la vie
quotidienne des citoyens. Les données,
l’IA et les technologies quantiques sont
au cœur de cette transformation et l’innovation
fondée sur celles-ci apportera des
avantages considérables aux citoyens, à
l’économie et au secteur de la recherche
scientifique dans l’intérêt public.
À cette fin, ces trois stratégies nationales
en cours d’élaboration et coordonnées
19
par quatre ministères (ministère d’État –
Service des médias, de la connectivité et
de la politique numérique ; ministère de
la Recherche et de l’Enseignement supérieur
; ministère de l’Économie ; ministère
de la Digitalisation) afin d’identifier
les complémentarités et d’interconnecter
les initiatives, les objectifs et les
actions.
© MinDigital
Quant à la stratégie nationale des données,
elle forme une base importante
pour les stratégies liées aux technologies
quantiques et à l’IA. Avec la stratégie des
données, le Luxembourg vise à souligner
l’importance et la valeur des données qui
est un pilier stratégique lié à la souveraineté
nationale d’un pays. Il est évident
que dans l’ère numérique, la gestion et
le traitement des données mais aussi le
stockage et la réutilisation des données
en respectant les droits fondamentaux
et la protection de la vie privée sont
une base importante du développement
de l’économie luxembourgeoise préparée
pour une ère digitale compétitive
mais aussi respectueuse des valeurs et
principes humains fondamentaux. Afin
d’exploiter pleinement le potentiel des
données dans l’intérêt public, la stratégie
nationale des données vise à offrir un
cadre d’implémentation à la valorisation
des données dans un environnement de
confiance par leur utilisation et réutilisation
des données au Luxembourg.
Le domaine des technologies quantiques
est, quant à lui, un secteur en pleine croissance,
tant sur le plan de la recherche
que sur le plan économique. Il offre un
potentiel énorme en matière d’innovation
et de développement de pointe,
susceptible d’entraîner de profonds
changements sociétaux et économiques.
Le Luxembourg, doté d’une communauté
de recherche en matière des technologies
quantiques dynamique et diversifiée, a
bénéficié des efforts gouvernementaux et
privés significatifs pour développer une
base solide d’infrastructures quantiques.
Dans cette perspective, le Luxembourg
aspire à consolider ses atouts, à harmoniser
les initiatives en cours et à initier
de nouvelles actions dans le cadre d’une
stratégie quantique nationale. Cette
feuille de route ambitieuse vise à préparer
le pays à l’ère quantique et à le positionner
en tant qu’acteur de premier plan, en
stimulant à la fois le progrès scientifique
et la croissance économique.
Enfin, nous assistons également au
rôle croissant de l’intelligence artificielle
dans les transformations de notre
société. Le gouvernement est déterminé
à saisir les opportunités que ces changements
offrent à notre pays et à garantir
la souveraineté numérique du pays dans
le cadre européen. La nouvelle stratégie
IA s’appuiera ainsi sur les forces du pays,
avec un accent particulier sur l’IA appliquée
et son déploiement concret pour
améliorer la qualité de vie et la croissance
économique. Elle adoptera une approche
transversale (« whole-of-government »)
en assurant une coordination entre tous
les secteurs concernés. Les points clés
de la stratégie seront une IA centrée sur
l’humain, une administration publique
efficace et proactive, une compétitivité
renforcée des entreprises par l’innovation,
et une recherche basée sur les
talents.
« Les trois stratégies doivent guider
et préparer le Luxembourg à devenir
Élisabeth Margue et Stéphanie Obertin
davantage une place intéressante pour les
entreprises qui souhaitent se développer
dans le numérique. Elles doivent respecter
les valeurs et les droits fondamentaux
de tous les citoyens, renforcer notre souveraineté
à l’ère numérique et faire progresser
la modernisation de l’État et des
services publics », a déclaré Stéphanie
Obertin, ministre de la Digitalisation.
Communiqué par le ministère de la Digitalisation,
le ministère de la Recherche et de
l’Enseignement supérieur, le ministère de
l’Économie et le Service des médias, de la
connectivité et de la politique numérique
© MinDigital
20
| FORMATION ET INNOVATION
APPRENDRE
TOUT AU LONG
DE SA VIE
toujours un moment fort en émotions
d’échanger avec eux, de voir comment la
formation les a marqués et transformés.
Ils parlent d’abord de ce que cela leur a
apporté humainement – comme satisfaire
leur soif de connaissances, s’enrichir
au contact des autres, gagner en
confiance, puis viennent sur les bénéfices
professionnels en évoquant de nouvelles
opportunités, des évolutions de carrière
ou des prises de responsabilités.
Dans un monde en perpétuelle évolution, marqué par les avancées
technologiques, l’essor de l’intelligence artificielle et le développement
des énergies vertes, se former à de nouvelles compétences
est non seulement essentiel, mais aussi une véritable opportunité,
tant sur le plan professionnel que personnel. Acteur majeur de la
formation, la Chambre des salariés du Luxembourg (CSL) veille à ce
que ses formations correspondent aux besoins des salariés et aux
défis du marché. Rencontre avec Sandra Grunewald, conseillère de
direction.
Pouvez-vous nous parler de la Chambre
des salariés et de sa mission ?
La Chambre des salariés représente plus
de 630.000 salariés, apprentis, retraités
et demandeurs d’emploi, indépendamment
de leur nationalité et de leur lieu
de résidence. Nos missions principales
sont d’émettre des avis relatifs aux projets
de loi et de règlement grand-ducaux
pour défendre les intérêts de nos ressortissants,
mais aussi de les informer et de
les former. Via notre département de formation
continue, le Luxembourg Lifelong
Learning Center (LLLC), nous proposons
des séminaires, des formations universitaires,
des formations spécialisées, des
formations pour seniors et des cours du
soir.
Peut-on s’attarder sur les emblématiques
cours du soir de la CSL et leur
évolution depuis leur création ?
Ils ont été initiés en 1971, en réponse
aux besoins de formation aux outils
informatiques et en comptabilité, puis
ont évolué sans pour autant que leur
ADN ne s’en trouve modifié. De nos
jours, les parcours de cours du soir sont
modulaires, diplômants et toujours proposés
à un tarif accessible. Pour la CSL,
chacun doit avoir accès à la formation
continue. L’offre compte aujourd’hui
275 cours dans 7 domaines. L’an dernier,
ce sont plus de 4.700 participants qui en
ont bénéficié.
Concrètement, comment les cours du
soir sont-ils structurés ?
Nous proposons 47 parcours de formation
en cours du soir. Chaque parcours
est constitué de 4 à 6 cours. Chacun d’eux
dure environ 25 heures et se clôture par un
examen officiel. La réussite de plusieurs
modules permet d’obtenir un diplôme,
co-signé par le ministère de l’Éducation
nationale, de l’Enfance et de la Jeunesse
et la CSL.
La formation
tout au long de la vie
est un levier essentiel
du développement
personnel et professionnel
Quel est l’impact de ces formations sur
les salariés et leur carrière ?
Chaque année, nous organisons une
remise de diplômes pour valoriser les
efforts de formation de nos participants
et recueillir leurs témoignages. C’est
Comment assurez-vous que vos formations
soient pertinentes et en phase
avec les besoins du marché ?
Nous nous appuyons sur plusieurs
sources. D’un côté, nous analysons le
marché, l’actualité socio-économique,
l’évolution de la thématique et l’impact
des technologies, notamment à travers les
offres d’emploi ainsi que les publications
de l’ADEM et du Statec par exemple. De
l’autre, nous nous basons sur l’expertise
de nos équipes pédagogiques, composées
d’académiques et de professionnels du
terrain, ainsi que sur les retours de nos
participants.
Comment adaptez-vous l’offre de formation
en conséquence ?
Nous avons mis en place des cercles de
qualité pour nous assurer que nos formations
restent en phase avec les évolutions
du marché et les besoins des salariés
et des entreprises. Ces deux dernières
années, nous avons révisé une vingtaine
de parcours de formation, soit une centaine
de cours au total. Cette refonte a
notamment permis de créer des formations
partiellement digitalisées offrant
plus de flexibilité, de mettre en place
des parcours avec un tronc commun et
des spécialisations, ou d’intégrer des
modules pratiques en fin de parcours
pour appliquer directement les acquis.
Enfin, chaque équipe a analysé l’impact
des nouvelles technologies, telles que
l’IA, ainsi que des enjeux environnementaux
et des énergies vertes sur son
domaine d’expertise pour pleinement
intégrer la double transition numérique
et écologique.
Nous proposons des parcours révisés
dans les domaines du web, de la cybersécurité,
de la comptabilité, des ressources
21
Sandra Grunewald
humaines ou du droit pour ne citer que
ceux-ci. Actuellement, six autres parcours
en marketing, communication et en
fiscalité sont en cours de révision.
En quoi ces cercles de qualité
permettent-ils d’améliorer vos
formations ?
Ces espaces d’échange sont essentiels
pour nos formateurs. Ils leur permettent
d’enrichir leurs pratiques et de garantir
la cohérence des cours. Ils contribuent à
l’évolution des contenus et des méthodes
pédagogiques, assurant ainsi des formations
en adéquation avec les besoins du
terrain. En plus, nous leurs proposons des
ateliers avec des experts pour challenger
leurs pratiques et enrichir leurs outils.
Nous organisons aussi des événements
et des conférences thématiques. Toutes
ces initiatives contribuent à renforcer la
collaboration au sein des équipes et au
maintien d’une dynamique d’amélioration
continue.
Comment les salariés intéressés
peuvent-ils s’inscrire à vos formations ?
J’invite les lecteurs à consulter notre site
internet www.lllc.lu pour trouver plus
d’informations sur toutes nos formations
et les cours du soir en particulier,
et à s’y inscrire. Qu’ils n’hésitent pas,
au besoin, à nous contacter par courriel
formation@lllc.lu.
À la CSL, nous sommes convaincus que
la formation tout au long de la vie est un
levier essentiel pour évoluer, acquérir de
nouvelles compétences, s’ouvrir à de nouvelles
perspectives et opportunités. Elle
permet de développer la résilience, de
rester agile, d’anticiper et de s’adapter aux
exigences et aux défis futurs.
LE CHIFFRE
47
parcours de formation en cours
du soir
Chambre des salariés Luxembourg
18, rue Auguste Lumière
L-1950 Luxembourg
www.csl.lu
22
BRÈVES
COMMUNALES DU SUD
PAR BARBARA PIERROT
DIFFERDANGE
Du 2 avril au 10 mai, l’exposition Natura
2000 se déroule au Aalt Stadhaus
à Differdange. Gratuite, elle présente
les paysages et espèces protégés des
zones Natura 2000 de la Minette à travers
les photographies de Guy Conrady,
Mario Cordella, Roland Felten, Jan Herr
et Marc Weis. L’exposition itinérante,
composée de 29 panneaux, sensibilise
le public à la reconquête écologique
des anciennes zones minières du sud
du Luxembourg. Elle circule dans diverses
communes, notamment dans
des mairies, pour toucher un large public.
Source : differdange.lu
ESCH-SUR-ALZETTE
La première édition de l’EschTechWeek
a eu lieu du 31 mars au 5 avril, transformant
la ville d’Esch-sur-Alzette en un
hub technologique. L’événement a proposé
des conférences sur l’innovation
et l’IA, un procès fictif sur les médias
sociaux, des ateliers pour les jeunes,
des visites d’entreprises locales, ainsi
qu’une Nuit de la Tech avec projections
de films. La semaine s’est clôturée par
un salon de gaming et des concours de
cosplay. Toutes les activités étaient gratuites
et ouvertes à tous.
Source : citylife.esch.lu
BETTEMBOURG
La commune de Bettembourg a rejoint
le réseau Hoplr pour offrir à ses habitants
une plateforme numérique favorisant
les échanges de proximité. Cette
initiative permet de partager des idées,
d’organiser des événements et de s’entraider
au quotidien, par exemple via
le prêt d’outils ou la recommandation
de services locaux. L’inscription est ouverte
via l’application, accessible avec le
code 9L922, pour créer un environnement
de voisinage plus solidaire.
Source : bettembourg.lu
LEUDELANGE
Le centre de Leudelange sera entièrement
réaménagé d’ici 2026, avec un
nouveau bâtiment « Um Wäschbuer »
comprenant des commerces, un centre
médical, des appartements et un parking
souterrain. Les places publiques
seront transformées, comme la Place
du Lavoir qui sera verdoyée et apaisée
du point de vue de la circulation. Une
piste cyclable reliera le centre à Cessange
à long terme. Les travaux sont
estimés à 28,7 millions d’euros. Le projet
vise à améliorer la convivialité et la
connectivité du centre pour les habitants.
Source : leudelange.lu
SCHIFFLANGE
L’exposition « Den DemokratieLabo »,
ouverte du 2 avril au 30 mai à Schifflange,
est une expérience interactive
multilingue pour explorer la démocratie.
Les visiteurs sont invités à réfléchir
sur leurs idées politiques, à discuter de
la diversité de la société luxembourgeoise
et à analyser le système démocratique.
Cet événement propose
une approche immersive pour mieux
comprendre et participer à la vie démocratique
du Luxembourg. Pour plus
d’informations, consultez le site de la
commune.
Source : schifflange.lu
PÉTANGE
La commune de Pétange recherche
des candidats pour rejoindre l’« Équipe
Pacte Nature », dédiée à la protection
de la nature et des ressources naturelles.
Les candidatures sont ouvertes
jusqu’au 14 avril. Les membres de
l’équipe, nommés sur base volontaire,
travailleront en collaboration avec
des associations environnementales.
Les dossiers doivent inclure une lettre
de motivation et un CV. Pour plus
d’informations, contactez le service
de l’environnement de Pétange au
+352 50 12 51 3081.
Source : pétange.lu
Les experts internationaux en propriété intellectuelle
Découvrez les avantages d’une
expertise en PI réputée, ici
même, au Luxembourg
Marks & Clerk est votre accès à des
solutions complètes en matière de
propriété intellectuelle. Nous vous
proposons un accès simplifié au large
réseau international de Marks & Clerk.
Grâce à notre forte présence au
Luxembourg, nous fournissons des
services sur mesure à nos clients locaux
et internationaux.
Notre équipe expérimentée s’occupe de
tous les aspects de la propriété
intellectuelle, des brevets aux marques
jusqu’à l’une des opérations de
validation de brevets parmi les plus
grandes et réputées d’Europe.
Experience the advantage of
world-class IP expertise, right
here in Luxembourg
Marks & Clerk is your gateway to
comprehensive intellectual property
solutions. As part of Marks & Clerk’s
expansive international network, we offer
seamless access to world-class IP
expertise across borders.
With a strong presence in Luxembourg,
we deliver tailored services to both local
and global clients. Our experienced team
handles all aspects of intellectual
property, from patents and trademarks to
one of Europe’s largest and most
established patent validation operations.
www.marks-clerk.com
44 rue de la Vallée, L-2661 Luxembourg
24
| IMMOBILIER ET CONSTRUCTION
DES INNOVATIONS
QUI RÉINVENTENT
L’INSPECTION
L’un des principaux organismes de contrôle au Grand-Duché,
Vinçotte Luxembourg, révolutionne ses méthodes d’inspection en
intégrant les drones et les robots à ses opérations. Ces technologies
qui permettent d’accéder à des zones difficiles garantissent notamment
la sécurité des techniciens et inspecteurs. Renaud Trapp et
Gauthier Baudoin, tous deux Operations Manager, nous présentent
les avantages de ces nouvelles techniques et reviennent sur la
simplification de la rédaction des rapports d’inspection qui réduit
les délais de transmission et améliore la lisibilité pour les clients.
Interview.
Comment peut-on définir les activités
de Vinçotte Luxembourg ?
GB : Notre groupe a été fondé en Belgique
en 1872 pour assurer la sécurité des
ouvriers industriels, mais Vinçotte
Luxembourg a été créée bien plus tard,
en 1986. Nous avons ensuite intégré
le groupe néerlandais Kiwa en 2022.
Présents dans 40 pays, nous comptons
aujourd’hui plus de 10.000 collaborateurs.
Nous sommes un organisme de
contrôle et d’inspection dont les activités
principales sont la sécurité des personnes,
la conformité des installations et
la protection de l’environnement. Nous
travaillons principalement dans les secteurs
de la construction, du génie civil
et de l’industrie. Parmi nos principaux
partenaires, nous comptons également
les communes, les Bâtiments Publics et
d’autres institutions.
Gauthier Baudoin et Renaud Trapp
25
RT : Nous souhaitons nous développer et
continuer à investir et innover dans de
nouveaux services, notamment autour de
la formation ou du secteur TIC (Testing,
Inspection, Certification).
Les drones et robots
nous permettent d’améliorer la
prévention, d’anticiper
les besoins en maintenance
et de faciliter l’accès à
des interventions ciblées
À ce sujet, vous vous spécialisez dans
de nouvelles techniques d’inspection à
l’aide de drones et de robots…
GB : En effet, en fin d’année dernière,
nous avons noué un partenariat avec le
groupe Skyebase, un pionnier des inspections
et analyses de données par drones
et robots. Ces technologies deviennent
aujourd’hui des atouts majeurs pour
Vinçotte Luxembourg. Utilisés pour
l’inspection des infrastructures industrielles,
des bâtiments, des ponts et des
installations énergétiques, les drones et
les robots nous permettent d’accéder à
des zones difficiles ou dangereuses sans
exposer nos techniciens à des risques
inconsidérés. Ces outils sont munis de
capteurs haute résolution ou de caméras
thermiques. Cela nous aide à collecter des
données précises qui faciliteront l’analyse
des inspections et la prise de décision par
la suite ou à réaliser des cartographies et
des vues aériennes pointues.
Grâce à ces technologies, nous réduisons
non seulement les coûts et les délais
d’inspection, mais nous améliorons également
la précision des diagnostics. Par
exemple, dans le secteur de l’énergie, les
drones sont en mesure d’examiner les
éoliennes et les lignes électriques pour
détecter d’éventuels défauts structurels
avant qu’ils ne deviennent critiques.
RT : Autre cas de figure : dans le domaine
de la construction, ils permettent un
suivi en temps réel de l’état d’avancement
des chantiers et garantissent la
conformité aux normes en vigueur. Les
robots peuvent à la fois se faufiler dans
des endroits exigus, là où des risques
d’étouffement existent, et être utilisés
pour les inspections sous-marines d’ouvrages
d’art immergés ou les réservoirs
d’incendie qu’il n’est plus nécessaire de
vider.
Cela change nos méthodes de travail et
offre de nombreux avantages pour nous
et nos clients au niveau opérationnel.
Les drones et robots nous permettent
d’améliorer la prévention, d’anticiper les
besoins en maintenance et de faciliter
l’accès à des interventions ciblées, ce qui
réduit les arrêts momentanés d’activité et
les coûts de réparation. Toutes ces nouvelles
technologies diversifient nos services
et ouvrent le champ des possibles.
Vous avez amélioré vos processus en
interne et en externe, notamment au
niveau de la rédaction des rapports
d’inspection. Pourquoi ?
GB : Nous nous sommes focalisés sur la
digitalisation de nos inspections et sur
nos méthodes de communication à notre
clientèle. En créant une nouvelle interface
et un portail client, nous facilitons
la prise de rendez-vous et la consultation
des rapports. De notre côté, l’un des
grands bénéfices de cette digitalisation
est la production quasi automatisée de
rapports d’inspection pour les émettre
le plus vite possible. Pourquoi ? Parce
que la réactivité est un enjeu essentiel
pour nos clients. Grâce à des outils de
reporting intelligents, nous sommes en
mesure de générer des documents clairs,
détaillés et illustrés qui facilitent aussi
la compréhension des résultats. Une fois
rédigés, ces rapports peuvent être partagés
instantanément via des plateformes
numériques sécurisées pour garantir
une accessibilité rapide aux données et
une meilleure collaboration entre les
différentes parties prenantes. Cette réactivité
renforce l’efficacité de nos processus
d’inspection et permet à nos clients
d’être au courant des rapports sans délai
et quand ils le souhaitent.
RT : Cette optimisation de notre système
a été lancée il y a quelques années. À
l’heure actuelle, nous garantissons que
plus de 50% de nos rapports sont diffusés
le jour même, et 90 à 95% en moins
de cinq jours, dépendant de la taille du
projet et de ses spécificités. L’inspection
d’un engin de levage de type ascenseur
est moins chronophage qu’une inspection
de plus grande ampleur sur un site.
Nous sommes fiers d’avoir changé ce
modèle où, dans notre métier, la rédaction
était autrefois mise de côté au profit
de la connaissance et de la technique
pure. Grâce à ce système, nos inspecteurs
ont plus de temps à consacrer à leur cœur
de métier.
Quels sont les autres défis à relever
pour les années à venir ?
GB : Nous sommes à l’écoute du marché
et développons des solutions visant
à simplifier la vie de nos clients. Par
exemple, nous avons adopté une solution
permettant de simplifier la gestion
des actifs de nos clients dans le cas où
ils disposent d’un large parc d’appareils
à contrôler. Cette plateforme permet de
centraliser toutes les données et informations
pour aider les opérateurs dans ce
type de management.
Notre force :
50% de nos rapports
sont diffusés le jour-même,
95% en moins de 5 jours
RT : Qui dit innovation et nouvelles technologies
dit forcément perfectionnement
via des formations techniques, au sein de
notre groupe ou grâce à d’autres organismes
de formation. Notre vocation,
c’est avant tout la sécurité de tout un
chacun. Notre objectif est aussi de transmettre
notre savoir et notre expertise ;
et pour maintenir cette excellence, nous
misons fortement sur la formation continue
de nos experts.
Vinçotte Luxembourg
74, Mühlenweg
L-2155 Gasperich
www.vincotte.lu
26
| IMMOBILIER ET CONSTRUCTION
LE CANTON
DE REDANGE CONFIE
SON SERVICE
LOGEMENT À L’AIS
des communes luxembourgeoises qui collaborent
avec nous. Actuellement, nous
travaillons avec 67 d’entre elles pour la
GLS.
GZ : De plus, il était essentiel d’entretenir
d’excellentes relations humaines
avec notre partenaire externe. Une bonne
entente et une collaboration fluide sont en
effet primordiales pour garantir le succès
d’un tel partenariat. La décision a été prise
en fin d’année dernière et nous avons très
rapidement mis en place les contrats pour
démarrer ce projet dès le début 2025.
Pour faire face aux défis organisationnels et réglementaires, le canton
de Redange a fait le choix d’externaliser son service logement
auprès de l’Agence Immobilière Sociale (AIS). Cette transition vise
à le professionnaliser et à optimiser l’accompagnement des locataires
pour offrir plus de sécurité aux propriétaires. Gérard Zoller,
bourgmestre de la commune de Saeul et responsable du service
logement du canton de Redange, et Gilles Hempel, directeur de
l’AIS, nous expliquent les ressorts de ce partenariat.
Pouvez-vous nous présenter brièvement
le canton de Redange ?
GZ : Notre canton est un peu particulier
dans la région dans la mesure où nous
sommes en réalité un syndicat intercommunal
à vocation multiple regroupant
neuf communes. Notre objectif est d’encourager
le développement de la subsidiarité
et de mutualiser nos forces pour
faciliter le travail des élus au quotidien
et, par extension, la qualité de vie des
citoyens. En tant que bourgmestre de la
commune de Saeul, je suis responsable du
service logement du canton de Redange.
Nous veillons à trouver de nouvelles solutions
comme le déploiement de résidences
pour les personnes âgées ou à mobilité
réduite. Nous travaillons également au
niveau du développement des habitations
à prix abordable grâce à la gestion locative
sociale (GLS) notamment.
Pour quelles raisons avez-vous décidé
d’externaliser le service logement vers
l’AIS ?
GZ : Jusqu’à présent, nous gérions nousmêmes
la partie opérationnelle du service
logement, avec notre propre personnel
financé par le canton de Redange.
Plusieurs raisons nous ont néanmoins
amenés à revoir notre organisation.
D’une part, nous avons été confrontés à
plusieurs départs à la retraite parmi nos
collaborateurs. D’autre part, de nouvelles
obligations légales en matière de logement
sont venues complexifier notre travail.
Deux choix se sont alors présentés :
soit embaucher de nouvelles personnes
– ce qui impliquait un investissement
conséquent en ressources humaines, soit
externaliser cette mission vers une structure
spécialisée.
Après une analyse approfondie du marché
et des acteurs disponibles, nous avons
conclu que l’AIS était le partenaire idéal
pour répondre à nos besoins. C’est une
organisation expérimentée et professionnelle
qui a fait ses preuves en matière
de gestion locative sociale. Nous nous
sommes dit qu’elle pouvait nous offrir une
collaboration efficace et durable dans le
temps.
Qu’est ce qui a fait pencher la balance
en votre faveur ?
GH : Nous sommes aujourd’hui l’un des
acteurs les plus expérimentés dans la gestion
locative sociale en raison de notre
expertise et de notre capacité d’adaptation
aux besoins spécifiques des communes et
autres offices sociaux. Avec ce partenariat,
nous avons dépassé le cap des deux tiers
Concrètement, quels seront les services
proposés par l’AIS aux bénéficiaires,
aux propriétaires et au syndicat ?
GH : Notre principale mission est d’assurer
la gestion locative sociale des 25
logements déjà construits par le syndicat
et d’établir de nouveaux contrats avec les
propriétaires qui voudraient louer leurs
biens. Nous nous occupons ainsi de la gestion
quotidienne de ces logements. Cela
représente un véritable soulagement pour
le syndicat. Celui-ci pourra se concentrer
sur d’autres missions stratégiques mais
restera néanmoins impliqué dans le suivi
du projet.
Les propriétaires, de leur côté, bénéficieront
d’un partenaire fiable doté d’un service
technique performant. Nous avons
une équipe dédiée capable d’intervenir
rapidement en cas de besoin et de gérer la
rotation des locataires efficacement. L’un
des grands avantages de l’AIS est sa capacité
à reloger rapidement des bénéficiaires
si un propriétaire souhaite récupérer son
bien. En plus d’être flexibles, nous réduisons
considérablement les risques d’inoccupation
prolongée et permettons par la
même occasion d’entretenir le bâtiment.
Enfin, les locataires profitent de tous les
avantages que nous offrons depuis plusieurs
années. Chaque bénéficiaire disposera
d’une visite de notre coach logement
qui lui expliquera les bonnes pratiques
pour vivre dans son logement de façon
optimale. Cela inclut des conseils sur les
écogestes, la gestion du chauffage pour
empêcher l’humidité de s’installer, ainsi
que des recommandations pour maintenir
une bonne relation avec le voisinage.
Ce type d’accompagnement est essentiel
pour assurer un cadre de vie agréable.
27
Gérard Zoller et Gilles Hempel
Comment se déroulera la transition
pour les locataires et les propriétaires ?
GH : Tous les bénéficiaires et propriétaires
concernés signeront un nouveau contrat
avec l’AIS. Toutefois, cela ne nécessitera
pas de démarches compliquées de leur
part car nous souhaitions que la transition
soit la plus fluide possible. Dans les faits,
rien ne change. Ils auront simplement
une nouvelle personne de référence pour
la gestion de leur logement. Nous avons
déjà réalisé la majorité des transferts avec
les propriétaires et nous allons maintenant
finaliser ceux des bénéficiaires. Cette
période de transition devrait être entièrement
achevée d’ici le 1 er juillet.
avec des communes. C’est donc notre première
convention avec un syndicat couvrant
l’ensemble d’un canton.
GZ : Cela représente un enjeu stratégique
majeur, car notre territoire comptabilise
22.000 habitants. Gérer un parc de logements
pour un syndicat intercommunal
implique une coordination large et c’est
en ce sens que nous avons noué ce partenariat
afin de mutualiser les efforts et de
développer le principe de gestion locative
sociale à une plus grande échelle.
Quels sont les objectifs concernant
le parc de logements du canton de
Redange ?
habitations ne suffiront pas pour répondre
aux besoins croissants en matière de logement
à prix abordable.
GH : Une fois la transition des 25 logements
finalisée, nous allons lancer une
campagne d’information auprès des propriétaires.
Nous prévoyons des réunions
publiques et des articles dans les magazines
communaux pour sensibiliser les
citoyens désireux de louer leurs biens.
Beaucoup de logements restent vacants
faute d’accompagnement et de garanties
pour les propriétaires. Nous voulons leur
démontrer que l’AIS offre une solution
sécurisée, grâce à laquelle leur bâtiment
est bien entretenu et ils bénéficient d’une
prise en charge complète.
L’AIS collabore pour la première fois
avec un syndicat intercommunal…
GH : Jusqu’alors, nous travaillions principalement
avec des offices sociaux regroupant
plusieurs communes ou directement
GZ : À l’heure actuelle, nous comptons
25 logements sous gestion, mais notre
ambition est d’atteindre 40 unités dans un
premier temps, puis 60 à plus long terme.
Le canton de Redange est une grande
région et nous sommes conscients que 40
Fondation pour l’Accès au Logement
202 B, rue de Hamm
L-1713 Luxembourg
www.fondation-logement.lu
28
| IMMOBILIER ET CONSTRUCTION
IMMEUBLES FLEXIBLES :
LES BÂTIMENTS MODULAIRES
D’ALHO CHANGENT DE TAILLE,
D’UTILISATION ET MÊME
D’EMPLACEMENT
Les défis écologiques de notre époque rendent la réorientation du
secteur de la construction nécessaire, en commençant par une planification
globale, l’utilisation de matériaux respectueux de l’environnement,
la conservation des ressources dans la production, la
construction et l’exploitation, jusqu’au démantèlement et à la réutilisation.
ALHO s’est fixé pour objectif d’être un pionnier pour un
meilleur bilan environnemental grâce à sa méthode de construction
modulaire circulaire avec des structures de bâtiments flexibles
et démontables.
Les ressources de notre planète sont toujours
utilisées de manière intense, même
s’il est clair depuis longtemps qu’elles
ne sont souvent plus disponibles qu’en
quantité limitée. Le secteur de la construction
est traditionnellement l’un des secteurs
économiques les plus gourmands en
ressources.
Toutefois, il ne suffit pas d’aborder le
thème de la durabilité des bâtiments en
se basant uniquement sur la consommation
de ressources lors de l’exploitation.
Il est nécessaire de considérer l’ensemble
du cycle de vie du bâtiment, des matériaux
de construction à la déconstruction
et au recyclage en passant par la conception,
l’exploitation et la transformation. En
effet, la fabrication des matériaux ainsi que
la construction et la démolition d’un bâtiment
consomment justement de grandes
quantités d’énergie. Cette énergie est
appelée « énergie grise » et représente près
de la moitié du bilan énergétique d’un bâtiment
au cours de son cycle de vie.
En comparaison, la construction modulaire
ne nécessite que peu d’énergie grise. Dans
ce contexte, outre la production optimisée
en matière de ressources, ce sont surtout la
flexibilité de la réutilisation et la facilité de
la déconstruction qui ont un effet positif
sur l’empreinte écologique.
La flexibilité, un critère de la durabilité
La Société allemande pour la construction
durable (DGNB) est l’une des institutions
principales pour l’évaluation de la
durabilité des bâtiments. Selon le type de
bâtiment, jusqu’à 40 critères de durabilité
sont pris en compte dans l’évaluation. Un
critère essentiel de la durabilité selon la
DGNB est la possibilité de réutilisation.
Les bâtiments modulaires offrent ici des
avantages considérables. La base en est
l’ossature métallique autoportante du système
de construction ALHO. Il en résulte
la possibilité d’adapter de manière flexible
les bâtiments modulaires à l’évolution des
exigences et des utilisations ultérieures
par des modifications du plan. Les murs
peuvent être déplacés ou ouverts, la surélévation
et l’extension sont possibles sans
problème et en très peu de temps. Le système
de construction modulaire est donc
extrêmement flexible et très bien adapté
aux modifications et aux changements
d’affectation ultérieurs.
Les bâtiments modulaires présentent
toutefois une autre particularité : ce sont
des « immeubles mobiles ». La construction
modulaire en acier permet de déconstruire
les édifices en les démontant en
modules individuels, puis en les transportant
vers un autre endroit où ils seront à
nouveau assemblés. Grâce à l’ossature en
acier, les bâtiments peuvent ainsi avoir
une deuxième vie - ou une troisième, une
quatrième...
Bonnes pratiques : de la modernisation
à l’immeuble mobile
Au Luxembourg, de multiples exemples
montrent à quel point les bâtiments
modulaires ALHO sont flexibles lorsqu’il
s’agit de les adapter aux besoins actuels,
de les réutiliser à un autre emplacement
ou de les réaffecter complètement sur un
nouveau site. Deux exemples peuvent être
nommés.
Le premier concerne un bâtiment scolaire.
En 2010, ALHO a réalisé pour la commune
de Préizerdaul à Bettborn une extension
avec trois salles de classe, des sanitaires
et un local technique. En été 2023, ces
infrastructures ont été déplacées à l’intérieur
de Bettborn. Pour ce faire, la façade
et la toiture du bâtiment, ainsi que les
sols, les plafonds et les murs aux joints des
modules sont ouverts. Les modules sont
ensuite séparés les uns des autres et transportés
vers le nouvel emplacement. Tout
29
cela s’est déroulé pendant les vacances
d’été, de sorte que le bâtiment scolaire
puisse être mis en service sur le nouveau
site pour la rentrée.
Le second est un immeuble de bureaux
qui se transforme en école. Le monde du
travail évolue – le travail mobile ou le
télétravail ont fait leurs preuves durant
la pandémie par nécessité et font désormais
partie du quotidien des salariés. C’est
pourquoi le besoin en surfaces de bureaux
stagne et que les propriétaires envisagent
de réaffecter ces espaces. C’est là que les
bâtiments d’ALHO jouent pleinement leur
rôle de flexibilité. Ainsi, un immeuble de
bureaux de trois étages, utilisé jusqu’à présent
par Enovos à Strassen, a été démonté
en été 2022. Après un stockage intermédiaire
– nécessaire pour conserver l’ordre
des étages pour des raisons statiques – le
bâtiment a été réassemblé à Clervaux.
Grâce à la structure en porte-à-faux avec
des murs non porteurs, il a été possible
d’adapter la répartition des pièces à l’intérieur
aux exigences du nouvel utilisateur,
le Lycée Edward Streichen. En ouvrant les
murs, plusieurs anciens bureaux ont été
simplement reliés pour former une salle
de classe. Dans le même temps, le bâtiment
a été complété par quinze modules
nouvellement fabriqués et a ainsi été
agrandi de cinq axes sur trois étages.
La construction modulaire est un précurseur
en matière de préservation des
ressources
Les exemples décrits par ALHO
démontrent que les idées d’une utilisation
plus durable des bâtiments peuvent déjà
être mises en œuvre dans la construction
modulaire en raison de la flexibilité du
système. Ainsi, la construction modulaire
en acier est l’un des précurseurs dans le
secteur du bâtiment en matière de durabilité
et d’efficacité des ressources.
© ALHO Holding GmbH © ALHO Holding GmbH
© ALHO Holding GmbH
École Préizerdaul à Bettborn
Bâtiment administratif Enovos à Strassen
ALHO Systembau S.à r.l.
3, rue Fontebierg
L-3381 Livange
www.alho.com
Lycée Edward Streichen à Clervaux
30
| IMMOBILIER ET CONSTRUCTION
TROUVER UN TERRAIN
D’ENTENTE POUR ASSURER
UN LOGEMENT ABORDABLE
Dans un contexte économique difficile, le Fonds du Logement se porte
acquéreur (ou intermédiaire-facilitateur) de projets en VEFA (Vente
en l’État Futur d’Achèvement) ou « clés en main ». Par cette activité,
il se positionne comme un acteur clé pour soutenir le secteur de la
construction tout en répondant à la demande croissante de logements
dits abordables. Explications avec Emmanuel Erard, responsable du
service Urbanisme et Foncier, Nolwenn Thibaut et Sophie Jullien,
chargées d’acquisitions bâties au sein du Fonds du Logement.
Depuis un peu plus de deux ans, le
Fonds du Logement acquiert des projets
bâtis ou prochainement bâtis.
Dans quel contexte cette activité complémentaire
a-t-elle été mise en place ?
EE : À la fin de l’année 2022, le pays a dû
faire face à l’émergence d’une crise financière
et immobilière qui a touché tous les
secteurs. La quasi-absence de financements
bancaires liée à la baisse notable
du nombre de projets en construction a
réduit de façon considérable l’activité de
production de logements. Face à cette
situation, le Fonds du Logement et l’État
ont recherché des financements, constitué
des budgets et décidé de se structurer afin
d’intervenir rapidement et de procéder
à des acquisitions salvatrices et ciblées.
L’objectif était double : répondre à la
demande de logements et soutenir, autant
que possible, le domaine de la construction
durant cette période.
Tous les logements peuvent-ils être
rachetés de cette manière par le Fonds
du Logement ?
EE : Non, les projets proposés doivent être
conformes et respecter « stricto sensu » le
cahier des charges élaboré par le ministère
du Logement et de l’Aménagement du territoire.
Ce document très complet définit
notamment l’ensemble de nos recommandations
structurelles, techniques,
typologiques et financières ; ceci permettant
d’aboutir, in fine, à la construction et
l’ajout dans le parc immobilier de logements
abordables.
L’idée est de trouver
une démarche « win-win »
EE : L’enjeu est de trouver une démarche
« win-win » en offrant aux promoteurs
une certaine flexibilité et sécurité / garantie
tout en permettant au Fonds du
Logement d’acquérir des biens « Log-Abo
compatibles ».
NT : Notre besoin reste suffisamment
large pour permettre l’achat de logements
variés, du studio à la maison cinq
chambres, sur l’ensemble du territoire.
Quelles sont les principales difficultés
rencontrées lors du traitement de ces
dossiers ?
SJ : Probablement le respect du cahier des
charges. Nous avons pu observer que les
projets reçus répondaient à une demande
issue du marché privé en quête de plus
de confort, alors que notre objectif est de
prioriser la praticité et l’optimisation.
NT : Les projets acquis doivent garantir
un équilibre financier répondant à la
fois aux besoins du promoteur et à ceux
du Fonds du Logement, dans l’optique
d’une utilisation rationnelle de l’argent
public.
Quels sont donc les principaux atouts
de la VEFA ?
Comment cette initiative se traduit-elle
concrètement ?
EE : Au sein du Fonds, une équipe a été
constituée, tout comme le « modus operandi
» de gestion. Nous nous sommes
rapidement formés à cette nouvelle thématique.
Nous avons créé notre réseau
relationnel (interne et externe) et définissons
maintenant, chaque fin d’année,
une enveloppe budgétaire consacrée à ces
acquisitions. Nous avons, par ailleurs, des
objectifs annuels. En parallèle, nous collaborons
étroitement avec l’État sur ce sujet.
Comment sélectionnez-vous donc les
projets ?
SJ : Nous analysons attentivement chaque
projet. Le but est de garantir une cohérence
entre l’offre et la demande en
matière de logements abordables tout en
respectant le cahier des charges ministériel.
Avant de prendre une décision, via
notre Commission d’Acquisition interne,
nous étudions la demande régionale, la
typologie des logements, leur proximité
avec les bassins d’emploi, les transports
et/ou autres services.
SJ : Le Fonds du Logement achète en
bloc. Pour le promoteur-vendeur, cela
simplifie le suivi acquéreur des projets et
cela lui permet d’optimiser la gestion de
la construction par l’uniformisation des
logements ou la rationalisation des coûts
par exemple.
EE : Un autre atout est que le Fonds est
un organisme solvable. Étant sous tutelle
ministérielle et nos dépenses étant entérinées
préalablement par le conseil d’administration,
nos projets d’acquisitions
bâties sont donc engagés sous garanties
31
Nolwenn Thibaut et Sophie Jullien
d’État – élément rassurant évidemment
les promoteurs-vendeurs. Par ailleurs,
la VEFA permet un échelonnement des
paiements par tranches achevées et
constatées sur place. Le promoteur et ses
sous-traitants sont donc payés au fur et
à mesure de l’avancée du chantier, ce qui
n’est pas négligeable en période de crise.
Combien de logements ont été livrés
depuis le début de cette activité ?
NT : L’an dernier, en collaboration avec
la Commission d’Acquisition Logement
(CAL), trois projets ont déjà pu être livrés :
une acquisition en VEFA et deux achats
« clés en main ». Au total, 30 unités de
logement ont été achevées au sein des
communes d’Ettelbruck et Pétange, permettant
l’emménagement de plusieurs
familles.
D’autres projets sont-ils en cours ?
NT : Douze dossiers sont en cours de
construction, qu’il s’agisse d’acquisitions
par le Fonds ou suivis, en tant que futur
emphytéote, pour le compte de l’État.
SJ : Quelques projets supplémentaires
devraient également aboutir prochainement.
EE : Au total, 205 logements sont engagés
et en attente de livraison jusqu’à un horizon
début 2028. Cela permettrait d’y loger
environ 450 personnes. Actuellement,
nous nous concentrons, dans notre
stratégie d’acquisition, sur la période
2028-2030.
Comment voyez-vous l’avenir de ce
dispositif ?
SJ : Cette nouvelle manière d’acquérir des
logements s’est révélée être un très bon
complément à nos propres projets, répondant
à la demande croissante de logements
abordables.
EE : En interne et hors période de crise,
l’avenir de cette démarche va inéluctablement
(mais non exclusivement) être lié à
la loi « Pacte Logement ». Celle-ci demande
aux maîtres d’ouvrage concernés par un
PAP d’une relative envergure et dans le
respect d’une mixité sociale de réserver
un certain ratio de logements abordables.
L’application de cette loi engendre déjà
actuellement de nombreuses discussions
entre promoteurs et Fonds. Ces cessions
de lots ciblés vont donc générer de nouveaux
dossiers VEFA ou « clés en main », et
cela dans un avenir relativement proche.
Le présent dispositif, dont le premier bilan
est très satisfaisant, a donc un bel avenir
au sein du Fonds du Logement.
Vous avez un bien immobilier, un
terrain ou un projet à proposer à la
vente ?
Le Fonds du Logement pourrait être
intéressé ! Un formulaire en ligne
est disponible sur le site internet de
l’établissement pour soumettre votre
proposition en quelques clics.
Retrouvez-le à l’adresse :
https://fondsdulogement.lu/fr/
vendre-mon-bien-terrain-ou-projetprive
Fonds du Logement
52, Boulevard Marcel Cahen
L-1311 Luxembourg
www.fondsdulogement.lu
32
| IMMOBILIER ET CONSTRUCTION
LOI RELATIVE AU LOGEMENT
ABORDABLE : OPTIMISATIONS CIBLÉES
POUR UNE MISE EN ŒUVRE RENFORCÉE
©MLOGAT
Claude Meisch
Lors de la conférence de presse, Claude Meisch, ministre du Logement
et de l’Aménagement du territoire, a expliqué les mesures
principales du projet de loi visant à optimiser l’application de la loi
modifiée du 7 août 2023 relative au logement abordable. Ce projet
de loi s’inscrit dans une volonté d’optimisation ciblée du cadre législatif
existant. Il est issu d’un dialogue structuré avec les acteurs
du terrain et d’un retour d’expériences pratiques. Il réaffirme également
que le logement abordable constitue une mission d’utilité
publique, essentielle à la cohésion sociale et à la dignité de chacun.
L’objectif est clair : faciliter et encourager davantage la création de
logements abordables, dans l’intérêt tant des ménages en besoin
d’un logement abordable que des promoteurs sociaux et des bailleurs
sociaux.
par la loi de 2023 et réunissant les représentants
de la FEDAS, du Syvicol, du Fonds
du Logement, de la SNHBM et du ministère
du Logement et de l’Aménagement du
territoire.
Poursuivant sa volonté de concevoir l’action
du ministère en fonction de la réalité
du terrain, le ministre Claude Meisch
a également entamé un large tour des
communes. Ces rencontres avec les responsables
politiques locaux ont pour but
d’écouter activement les besoins des communes,
de favoriser les synergies avec les
acteurs locaux dans une dynamique commune
: identifier les obstacles, valoriser
les potentiels fonciers et transformer les
intentions en projets concrets.
Dans cet esprit, et aligné avec la logique
ambitieuse de la loi de 2023, des pistes
concrètes d’optimisation au sens large
ont été identifiées afin de rendre l’action
des promoteurs sociaux et des bailleurs
sociaux encore plus attractive et efficace.
Axes d’optimisation pour mieux
répondre aux besoins en logements
abordables
Un cadre consolidé, construit dans le
dialogue
Adoptée en 2023, la loi relative au logement
abordable a introduit un cadre
attirant pour soutenir la création de logements
abordables destinés à la location
ou à l’acquisition avec emphytéose. Son
entrée en vigueur, le 1 er octobre 2023, a
marqué une étape importante dans la politique
nationale du logement, en dotant le
Luxembourg d’un instrument ambitieux
et innovant.
Cette loi englobe trois piliers fondamentaux
: le promoteur social, l’instauration
du bailleur social allant de pair avec un
encadrement du bail abordable, ainsi que
la création du Registre national des logements
abordables (RENLA). Elle a permis
de poser les bases d’un dispositif cohérent,
structurant et prospectif pour développer
une offre pérenne de logements abordables
au Luxembourg.
Dès son entrée en fonction, le ministre du
Logement et de l’Aménagement du territoire,
Claude Meisch, a placé la création
de logements abordables au centre de son
action. Conscient que cet objectif ne peut
être atteint sans l’implication active de
tous les acteurs concernés, il a initié une
démarche de retours d’expériences dans le
contexte du dialogue structuré formalisé
Le Luxembourg fait face à une réalité préoccupante
: près d’un quart des enfants
sont exposés au risque de pauvreté, selon
les dernières données du Statec. La situation
est particulièrement critique pour les
familles monoparentales, dont 44% vivent
sous le seuil de pauvreté. Elles font face à
une accumulation de difficultés en matière
de logement : conditions de vie précaires
(surpeuplement, humidité, obscurité),
environnement résidentiel dégradé et
charges financières élevées. Afin d’apporter
des réponses concrètes à ces enjeux,
le projet de loi propose l’introduction de
la monoparentalité en tant que nouveau
critère socio-économique dans le cadre
de l’attribution d’un logement abordable.
33
Cette mesure vise à accroître l’accès au
logement abordable pour les ménages
monoparentaux. Elle s’inscrit dans une
démarche plus large de lutte contre la
pauvreté infantile et de renforcement des
perspectives pour toutes les familles.
Dans le but de rendre la création de
logements abordables par les promoteurs
sociaux encore plus attractive, des
incitations financières supplémentaires
sont mises en place. Un nouvel incitatif
financier est introduit pour encourager la
rénovation de bâtiments existants en vue
de la création de logements abordables.
Ce nouvel outil vient compléter les deux
bonus existants liés à la résilience au
changement climatique et à l’innovation,
avec lesquels il est cumulable. Il offre ainsi
un cadre particulièrement attrayant pour
valoriser le bâti existant tout en répondant
aux besoins de durabilité en matière
de logement.
Une segmentation géographique du
foncier est introduite afin d’adapter les
plafonds de la participation financière
du ministère aux réalités locales. Cette
approche permet de tenir compte des
écarts de prix du foncier entre les communes
et les régions et de mieux orienter
l’effort public vers les zones où les besoins
en logements abordables sont les plus
pressants. Les terrains situés dans des secteurs
stratégiques deviennent accessibles,
grâce à un soutien financier renforcé, permettant
la production de logements abordables
aux endroits les plus appropriés,
tout en renforçant la cohérence du développement
territorial à l’échelle nationale.
Chaque commune est un promoteur social
potentiel. Pour encourager davantage
l’implication des communes dans la production
de logements abordables, le projet
de loi prévoit l’élargissement de leur
soutien financier. Ainsi, les communes
pourront bénéficier d’une rémunération
de leur capital investi pour les projets de
logements abordables, et ce même avec
effet rétroactif au 1 er octobre 2023.
Les bailleurs sociaux jouent un rôle central
dans la gestion des logements abordables
et dans la promotion d’une mixité
sociale. Afin de mieux les soutenir dans
leurs missions complexes, qui évoluent
avec les réalités du terrain, le projet de loi
prévoit un ensemble de mesures concrètes
visant à faciliter leur action au quotidien.
« En optimisant les dispositions relatives
au bail abordable conformément aux
expériences remontées et partagées par
les bailleurs sociaux, nous leur donnons
les moyens d’offrir des logements de qualité
à un plus grand nombre de personnes,
dans un cadre plus stable et durable », a
précisé Claude Meisch.
Parmi ces mesures, une aide financière
complémentaire est introduite spécifiquement
pour la gestion des logements
dédiés aux salariés. Cette mesure répond
à un besoin croissant en matière de logements
liés à l’emploi et permet d’en assurer
une gestion durable et efficiente, tout
en contribuant à une meilleure mixité
fonctionnelle et sociale dans les quartiers
concernés.
Dans le même esprit, le projet de loi prévoit
également un forfait de gestion pour
les logements étudiants, si ceux-ci sont
gérés par un bailleur autre que l’Université
du Luxembourg, afin d’élargir davantage
l’éventail de l’offre de logements.
Un nouveau seuil du « contingent libre »
des logements dits « tous publics » sera
introduit : désormais, le contingent libre
sera à la disposition de tout bailleur social
gérant un parc de logements abordables
de 100 unités ou plus, de sorte à élargir le
cercle des promoteurs sociaux, et notamment
des communes, pouvant y avoir
recours.
Cette évolution du contingent libre s’inscrit
dans une démarche plus large de
ciblage social renforcé, qui vise à adapter
les attributions des logements aux réalités
rencontrées par les professionnels
du terrain œuvrant pour les ménages à la
recherche d’un logement.
À l’instar de l’appel à projets lancé en
février pour augmenter les capacités d’accueil
des structures de logement pour
jeunes Jugendwunnen, il est prévu de
lancer des appels à projets pour d’autres
catégories de logements dédiés et plus
particulièrement les logements dédiés aux
personnes âgées de soixante ans ou plus
et aux salariés, afin de soutenir une offre
plus ciblée et respectueuse des multiples
besoins de mixité.
À l’avenir, les bailleurs sociaux, afin de
renforcer leur capacité d’action sur l’ensemble
du territoire et, par la même, les
besoins de mixités sociale et fonctionnelle,
entre autres, pourront également
intégrer dans leur parc des logements
abordables via la location de logements
réalisés dans le cadre d’un partenariat
avec des investisseurs privés.
Optimisations complémentaires : le
Fonds du Logement et les aides individuelles
au logement
Le projet de loi modifiant la loi organique
du Fonds du Logement de 2017 met en
valeur la fonction d’acteur central de la
politique du logement de cet établissement
public. Il consacre expressément
l’utilité publique des missions du Fonds,
et adapte ses outils et modes de fonctionnement
afin de mieux répondre aux
enjeux actuels.
De plus, un projet de loi distinct prévoit
des modifications à la loi relative aux
aides individuelles au logement de 2023,
dans le but de simplifier les démarches
administratives pour les citoyens et pour
le Service des aides au logement.
Vers une application plus claire et
concertée du logement abordable
Finalement, le projet de loi instaure le
statut d’utilité publique du logement
abordable. Cette reconnaissance souligne
l’importance du logement abordable en
tant que réponse structurelle à la pénurie
de logements abordables et son rôle fondamental
dans la mise en œuvre du droit
au logement inscrit dans la Constitution.
« Grâce à ces optimisations, nous visons
à impliquer un réseau élargi de promoteurs
sociaux. À terme, ce seront plus de
100 communes, promoteurs publics par
excellence à côté du Fonds du logement
et de la SNHBM, tout comme l’ensemble
des autres promoteurs sociaux – qui
pourront participer pleinement à la création
de logements abordables dans notre
pays », a souligné Claude Meisch, ministre
du Logement et de l’Aménagement du
territoire.
Communiqué par le ministère du Logement
et de l’Aménagement du territoire
34
BRÈVES
MINISTÉRIELLES
PAR BARBARA PIERROT
© MMTP
MINISTÈRE DE LA CULTURE
Le ministère de la Culture et l’INPA
(Institut national pour le patrimoine
architectural) lancent un appel à projets
pour les Journées européennes du
patrimoine 2025 qui se tiendront du 19
au 28 septembre. Placée sous le thème
« Patrimoine et architecture : fenêtres
sur le passé, portes sur l’avenir », cette
édition mettra en lumière la richesse
du patrimoine architectural européen,
à l’occasion des 50 ans de l’« Année
européenne du patrimoine architectural
». Les institutions, associations,
communes et particuliers sont invités
à proposer des visites, ateliers, conférences
ou projets innovants. Toutes les
informations sont disponibles sur le
site du ministère de la Culture.
Source : SIP
MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET
DE LA SÉCURITÉ SOCIALE
Les ministres Martine Deprez et Stéphanie
Obertin ont annoncé le lancement
officiel de l’Espace européen
des données de santé (EEDS). Cette
initiative européenne vise à garantir un
accès sécurisé et harmonisé aux données
de santé à travers l’UE. Pour les citoyens,
cela signifie un accès gratuit et
numérique à leurs dossiers médicaux
partout en Europe. Les professionnels
de santé bénéficieront d’un meilleur
suivi transfrontalier des patients.
L’EEDS soutiendra aussi la recherche
et les politiques de santé. Sa mise en
œuvre s’étalera jusqu’en 2029, avec un
important travail préparatoire déjà en
cours au Luxembourg.
Source : SIP
MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION
NATIONALE, DE L’ENFANCE ET
DE LA JEUNESSE
Le 21 mars a eu lieu l’inauguration officielle
des nouveaux bâtiments de
l’École nationale de santé du Luxembourg
(ENSA), des logements étudiants
Villa Flo et du hall des sports du Centre
de logopédie à Strassen. Les ministres
Claude Meisch et Yuriko Backes ont
souligné l’importance de ces infrastructures
pour la formation des futurs professionnels
de santé. Ce complexe moderne
et fonctionnel vise à répondre
aux besoins spécifiques des étudiants
et à promouvoir un environnement
propice à l’épanouissement personnel
et professionnel. Le projet reflète un
investissement dans l’avenir de la santé
au Luxembourg.
Source : SIP
MINISTÈRE DE LA JUSTICE
Le ministère de la Culture, en collaboration
avec le ministère de la Justice et
l’Administration pénitentiaire, a lancé
la 3 e édition de l’appel à projets « Kultur
am Prisong ». Cette initiative vise
à garantir l’accès à la culture pour les
personnes détenues, en tant que droit
fondamental. Elle y est perçue comme
un levier de réinsertion, d’estime de soi
et de réduction de la violence et permet
également de lutter contre l’inactivité
en milieu carcéral. Les modalités
de participation sont disponibles sur le
site du ministère de la Culture.
Source : SIP
MINISTÈRE DES SPORTS
Le 14 mars, le ministre des Sports
Georges Mischo a rencontré Glenn
Micallef, commissaire européen en
charge du sport. Ils ont discuté du futur
document stratégique européen
sur le sport, prévu pour 2026. Georges
Mischo a insisté sur la nécessité d’un
financement durable et sur la crise du
bénévolat. Le commissaire a partagé
ces préoccupations, soulignant l’importance
de la solidarité entre sport
amateur et de haut niveau. Ils ont également
abordé la double carrière des
sportifs au Luxembourg et la transformation
de l’ALAD (Agence Luxembourgeoise
Antidopage) en point d’entrée
unique pour l’intégrité dans le sport.
Les échanges se poursuivront dans les
mois à venir.
Source : SIP
MINISTÈRE DU LOGEMENT ET DE
L’AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE
Le 18 mars, Claude Meisch, ministre du
Logement et de l’Aménagement du territoire,
a pris part à une rencontre stratégique
pour renforcer la coopération
transfrontalière entre le Luxembourg et
la Wallonie. Deux Zones fonctionnelles
transfrontalières (ZFT) ont été mises en
place dans le cadre du programme Interreg
2021-2027, avec un financement
européen du FEDER. Elles visent à promouvoir
une planification territoriale
partagée et à améliorer la qualité de
vie des habitants grâce à des initiatives
locales et transfrontalières. Cinq projets
ont déjà été approuvés, avec des
opportunités supplémentaires pour la
ZFT Sud.
Source : SIP
36
| IMMOBILIER ET CONSTRUCTION
ROBIN, LES COULEURS
DU LUXEMBOURG
Aujourd’hui seul et unique fabricant de peintures au Luxembourg,
Robin est fière de son héritage. La manufacture conçoit et produit
ses peintures à Useldange depuis 1927. Si l’entreprise exporte désormais
près d’un tiers de sa production vers 27 pays dans le monde,
elle demeure résolument attachée à son territoire, où elle continue
d’exercer l’ensemble de ses activités de R&D, de production et
de commercialisation. Parmi ses nombreuses gammes de produits
destinées aux professionnels et aux particuliers, deux collections
exclusives incarnent l’essence même de l’identité et du patrimoine
luxembourgeois.
Robin est aujourd’hui le seul et unique
fabricant de peintures luxembourgeois
Collection Art de la Nature : une palette
inspirée de la richesse du patrimoine
naturel et bâti luxembourgeois
C’est en s’inspirant des paysages, de la
faune, de la flore, des châteaux et du
patrimoine exceptionnel du Luxembourg
que Robin a conçu sa collection Art de
la Nature. Vives ou douces, sombres ou
claires, ses 151 teintes exclusives offrent
des possibilités infinies d’associations
pour décorer murs, sols et plafonds dans
l’une des 10 finitions disponibles.
Conçue à base d’eau, cette collection
inclut une émulsion murale mate à base
d’ingrédients 100% naturels. Elle ne
contient ni composé organique volatil
(COV), ni cosolvant, ni aucun dérivé
pétrolifère. Testée et validée par le ministère
de la Santé, elle répond aux attentes
des crèches, écoles, collectivités et des
nombreux particuliers recherchant des
finitions premium à la fois saines et respectueuses
de l’environnement.
151 teintes exclusives
en 15 qualités, dont une
émulsion 100% biosourcée,
composent la collection
Robin Art de la Nature
Collection Terre & Tradition pour
façades : le reflet du Luxembourg en 81
teintes
Light Orange 3072 – Collection Robin Art de la Nature
Les 81 teintes de la collection de peintures
Terre & Tradition sont le reflet
des terres et des pierres de toutes les
régions luxembourgeoises. Elles sont
le fruit d’une collaboration étroite avec
l’Institut national pour le patrimoine
architectural du Luxembourg, anciennement
Service des sites et monuments
nationaux.
37
Peintures Robin Terre & Tradition pour façades :
le reflet du Luxembourg en 81 teintes
Élaborées sur la base de pigments minéraux
récoltés dans l’ensemble du pays,
elles permettent à chaque bâtiment de
s’intégrer harmonieusement dans le
paysage urbain ou rural de sa région.
La collection
Terre & Tradition est
élaborée sur la base de
pigments minéraux récoltés
dans l’ensemble du pays
Un environnement sain avec les finitions murales 100% biosourcées de la Collection Art de la Nature
Grâce à leur résistance aux UV et à
leur effet « lotus » autonettoyant, les
peintures pour façades de la collection
Robin Terre & Tradition assurent dans
le temps la protection et l’esthétique des
bâtiments, qu’ils soient contemporains
ou historiques.
Un accompagnement sur mesure
Au-delà de la qualité de ses peintures,
Robin se distingue par un accompagnement
technique et logistique sur
mesure, garantissant un service fiable et
efficace.
L’engagement Robin : conjuguer innovation et responsabilité
environnementale
Depuis plus de 20 ans, Robin s’engage en faveur d’un monde plus respectueux de
l’Homme et de son environnement. Quatre fois lauréate du Prix de l’Environnement
de la FEDIL, l’entreprise développe des alternatives aux peintures traditionnelles
en intégrant des composants naturels, des matières premières renouvelables
et en favorisant le circuit court.
Grâce à son laboratoire de recherche, Robin conçoit notamment des peintures
100% biosourcées tout en garantissant des performances techniques élevées. À
la demande et en collaboration avec les acteurs de l’industrie, l’Université du
Luxembourg et au sein d’UNIFAP, le laboratoire de Robin explore chaque année
de nouvelles solutions pour fabriquer des peintures conjuguant performance et
durabilité.
– Conseil et suivi personnalisé : une
assistance experte pour orienter le choix
des teintes et des produits selon les exigences
spécifiques de chaque projet ;
– stock et livraison rapide : une disponibilité
immédiate des références et une
expédition rapide sur tout le territoire
luxembourgeois ;
– mise à la teinte sur mesure : un service
permettant d’adapter précisément les
couleurs aux besoins uniques de chaque
réalisation ;
– suivi des couleurs : la possibilité de
recommander les couleurs pour rafraîchir
ou repeindre tout support avec les
mêmes références.
Peintures Robin
31, rue de la Gare
L-8705 Useldange
www.robin.lu
www.robinpro.com
38
| IMMOBILIER ET CONSTRUCTION
TOUT PROJET COMMENCE
PAR UNE VISION : QUAND
INGÉNIEURS ET ARCHITECTES
DESSINENT L’AVENIR
Avant qu’un bâtiment ne s’élève ou qu’une infrastructure ne prenne
forme, il y a une idée, un besoin, une ambition. Définir précisément
ces attentes est la clé d’un projet réussi. Architectes et ingénieurs
unissent leurs expertises dès les premières étapes pour transformer
une vision en réalité. Rencontre avec Jacques Seywert, ingénieurassocié
chez Schroeder & Associés.
Tout projet de construction commence par
une étape essentielle : l’analyse approfondie
des besoins et des idées du maître d’ouvrage.
Qu’il s’agisse d’un projet de logement, de
mobilité ou d’infrastructures publiques,
cette étape initiale permet d’établir les spécifications
techniques et les objectifs du
projet. Ingénieurs et architectes collaborent
dès cette phase pour concevoir des solutions
adaptées et durables.
« Notre mission, en tant que bureau
d’ingénierie-conseil, est d’encadrer cette
phase cruciale avec nos équipes pluridisciplinaires,
afin d’offrir au maître d’ouvrage
une vision claire, structurée et réaliste de
son projet », explique Jacques Seywert,
ingénieur-associé chez Schroeder &
Associés.
La maîtrise d’œuvre, l’équipe clé pour la
réussite du projet
Une fois cette première étape franchie
et que le maître d’ouvrage a bien mis en
© Christof Weber
avant ses attentes, la maîtrise d’œuvre,
composée au moins d’un architecte, d’un
ingénieur civil et d’un ingénieur en génie
technique, entre en scène. Structurée
par son coordinateur, elle commence
par réaliser des esquisses du projet afin
d’intégrer tous les paramètres essentiels
à sa conception. La coordination de la
maîtrise d’œuvre est souvent réalisée par
l’architecte, mais peut, selon les spécificités
du projet, aussi être octroyée à un
autre bureau spécialisé.
La phase de l’APS (Avant-Projet
Sommaire) permet de concrétiser les
idées en un projet réel et de préparer les
demandes d’autorisations nécessaires si
le projet semble viable, économiquement
et techniquement réalisable.
« C’est à ces premiers stades du projet que
se joue son succès futur. Ici Schroeder &
Associés intervient de manière optimale,
en s’appuyant sur une expertise multidisciplinaire
et une large gamme de services
complémentaires », déclare Jacques
Seywert.
L’architecte travaille en étroite collaboration
avec les techniciens et les spécialistes
du bâtiment pour affiner les aspects
techniques et esthétiques du projet sur
plan. En effet, sans une approche rigoureuse
en statique, ingénierie technique
et gestion des matériaux, la concrétisation
du projet est impossible. Une fois
de plus, l’échange entre les différents
acteurs joue un rôle essentiel pour aboutir
à un projet finalisé à la fin de la phase
APS. C’est à ce moment que sont définis
des éléments clés tels que la qualité des
matériaux, l’optimisation des surfaces,
la conformité aux exigences du maître
d’ouvrage ainsi que l’intégration des
39
demandes spécifiques. Le budget estimatif,
validé par le maître d’ouvrage, assure
ainsi la viabilité économique et la pérennité
du projet.
Une collaboration essentielle entre
tous les acteurs
L’interaction entre le maître d’ouvrage,
les ingénieurs et l’architecte reste
essentielle. À mesure que le projet se
concrétise, la phase suivante, celle de
l’APD (Avant-Projet Définitif), est décisive
: chaque détail est analysé et toutes
les exigences doivent être scrupuleusement
respectées, rendant la concertation
entre les acteurs incontournable.
C’est également à ce stade que des
experts, tels que les acousticiens et les
physiciens du bâtiment, interviennent
pour affiner encore davantage le projet.
« Nos équipes pluridisciplinaires
prennent alors le relais, apportant leur
expertise sur divers aspects : coordination
sécuritaire, logistique, acoustique,
impact environnemental, digitalisation,
gestion de projet, et bien plus encore.
Grâce à la complémentarité et diversité
de nos missions et à notre approche
globale, nous sommes pleinement en
mesure d’accompagner le maître d’ouvrage
et de faire progresser le projet
vers une nouvelle dimension », explique
l’ingénieur-associé.
La méthodologie MOAI : un cadre de
référence pour la maîtrise d’œuvre
Pour garantir la collaboration fluide et
structurée entre architectes et ingénieurs,
la méthodologie MOAI (Maîtrise
d’Œuvre OAI), élaborée par l’Ordre des
Architectes et des Ingénieurs-Conseils,
est mise en œuvre. Spécifiquement
conçue pour le Luxembourg, cette
approche définit des procédures claires
et rigoureuses pour le bon déroulement
d’un projet de construction. Elle précise
les rôles de chaque acteur ainsi que les
délais à respecter, assurant ainsi une
planification méthodique et efficace.
En tant que bureau d’ingénierie-conseil,
Schroeder & Associés a contribué au
développement de cette méthodologie
et considère cette base comme un levier
essentiel pour la réussite des projets.
Sur le terrain : coordination et expertise
Sur le chantier, l’architecte assure souvent
la direction générale des travaux,
épaulé par les ingénieurs pour les volets
du gros œuvre et des équipements techniques.
La maîtrise d’œuvre veille à ce que
chaque intervention soit en parfaite adéquation
avec la vision globale du projet,
garantissant une réalisation conforme
aux règles de l’art tout en respectant les
impératifs budgétaires et qualitatifs. Le
coordinateur de la maîtrise d’œuvre joue
un rôle central, orchestrant l’ensemble
du processus jusqu’à la remise des clés.
« Forts de plus de 60 ans d’expérience, tant
au niveau national qu’international, nous
avons développé une expertise reconnue,
nous permettant de collaborer avec une
grande diversité d’acteurs. Cette expérience
nous permet de répondre aux exigences
spécifiques des maîtres d’ouvrage,
notamment sur des sujets tels que le Pacte
Climat, le bilan carbone ou encore les
certifications diverses comme le DGNB.
Grâce à nos experts, nous sommes en
mesure de gérer ces missions en interne,
ce qui simplifie considérablement le processus
», explique Jacques Seywert.
© Christof Weber
© Christof Weber
© Christof Weber
40
l’école fondamentale et la maison relais
de Colmar-Berg, l’école de musique du
campus scolaire Kinneksbond à Mamer,
ainsi que la maison relais Sprëtzenhaus à
Esch-sur-Alzette.
Un bureau local pour façonner le
Luxembourg
En tant que bureau d’ingénierie-conseil
ancré localement, Schroeder & Associés
s’engage pleinement à répondre aux
besoins spécifiques du territoire et à contribuer
activement à son développement.
« Les projets qui nous tiennent le plus à
cœur sont ceux que nous utilisons chaque
jour. Cela renforce notre engagement et
nous motive encore davantage dans notre
travail », confie l’ingénieur-associé.
Parmi ses réalisations emblématiques
récentes figurent le château d’eau du Ban
de Gasperich et le tram de Luxembourg,
deux infrastructures majeures témoignant
de son savoir-faire et de son impact sur le
territoire.
Une approche globale et intégrée
Les départements internes dédiés aux services,
aux structures et aux infrastructures
au sein du bureau d’ingénierie-conseil
garantissent une approche transversale
et cohérente des projets. Plutôt que de se
limiter aux seules limites du chantier, les
équipes analysent également les répercussions
urbaines et environnementales du
projet, en tenant compte des infrastructures
publiques connexes (routes, réseaux
de canalisation, espaces verts, etc.).
« Nous avons la capacité de piloter un
projet dans son ensemble, offrant ainsi
une solution clé en main et un accompagnement
personnalisé aux maîtres d’ouvrage
», souligne Jacques Seywert.
Schroeder & Associés collabore avec de
nombreuses communes à travers le pays,
facilitant ainsi la coordination entre différents
chantiers et soutenant efficacement
les services techniques municipaux. Son
approche multidisciplinaire, associée à
une expérience éprouvée et à un savoirfaire
reconnu, représente un véritable
Jacques Seywert
atout. Et lorsqu’une mission requiert une
expertise spécifique qu’il ne possède pas
en interne, il s’appuie sur son vaste réseau
de spécialistes. Cette capacité d’adaptation
et de collaboration constitue un
avantage stratégique majeur dans un
environnement complexe comme celui du
Luxembourg.
Une collaboration réussie pour des
infrastructures scolaires
Un bon exemple de collaboration est le
projet récent du bâtiment scolaire « Prënz
Charles » réalisé sur mandat de la commune
de Steinsel. Conçu en partenariat
avec le bureau Architecte Lorang S.à r.l.,
ce campus scolaire devait initialement
être construit en béton. Cependant, en
raison d’un calendrier très serré, une
construction préfabriquée et durable s’est
imposée, à savoir des planchers en caisson
en bois. La coopération étroite de la
MOE a permis de respecter les délais et
d’assurer le bon déroulement du projet.
Parmi d’autres réalisations récentes pour
les administrations communales figurent
Une évolution constante vers l’avenir
Le bureau luxembourgeois a toujours su
évoluer avec son époque, en s’adaptant
aux tendances et en affinant continuellement
son expertise. Grâce à sa longévité,
il accompagne les projets tout au long
de leur cycle de vie, de la conception à la
transformation, voire à la déconstruction.
L’accent est mis sur la transformation
des infrastructures afin d’en maximiser
la durabilité, un enjeu plus crucial que
jamais. La durabilité fait partie intégrante
de son ADN, et l’entreprise s’efforce d’être
à la fois flexible et innovante dans chacun
de ses projets.
« Construire pour l’avenir, c’est aussi planifier
dès aujourd’hui les infrastructures
durables de demain », conclut Jacques
Seywert.
Schroeder & Associés S.A.
13, rue de l’Innovation
L-1896 Kockelscheuer
www.schroeder.lu
Agissons maintenant
pour un avenir meilleur
Participez à la stratégie d’adaptation
aux effets du changement climatique !
En collaboration avec :
42
BRÈVES
ÉCONOMIQUES
PAR BARBARA PIERROT
© MECO
LEX DELLES DÉFEND UNE ACTION
EUROPÉENNE CLAIRE ET
HARMONISÉE
Lors du Conseil « Compétitivité » à
Bruxelles, le ministre Lex Delles a plaidé
pour un marché intérieur simplifié
et efficace. Il a soutenu le paquet
« omnibus » de la Commission visant
à réduire les charges administratives,
tout en appelant à agir contre les pratiques
de contournement du Mécanisme
d’Ajustement Carbone. Il a insisté
sur l’urgence d’un soutien renforcé à
la sidérurgie européenne et demandé
une initiative législative contre les restrictions
territoriales de l’offre. Pour
Lex Delles, il est temps de « remplacer
le millefeuille réglementaire par des
règles claires », au bénéfice des PME et
de la compétitivité européenne.
Source : SIP
À LA RECHERCHE DES CHAMPIONS
LUXEMBOURGEOIS
DE L’ENTREPRENEURIAT
Le concours European Enterprise Promotion
Awards (EEPA) 2025 est lancé !
Organisé par la Commission européenne,
il récompense les meilleures
initiatives soutenant l’entrepreneuriat.
Autorités publiques, associations ou
programmes éducatifs peuvent candidater
jusqu’au 4 juin. Six catégories
sont ouvertes, de la transition numérique
à l’entrepreneuriat inclusif. Les
projets doivent exister depuis quinze
mois minimum. Deux initiatives seront
sélectionnées pour représenter le
Luxembourg au niveau européen, avec
des prix remis lors de la SME Assembly
en novembre. Infos et formulaire sur le
site Promoting Enterprise ou à l’adresse
e-mail chris.welter@eco.etat.lu.
Source : SIP
DEUX NOUVEAUX SME PACKAGES
POUR ACCOMPAGNER
LA DIGITALISATION DES PME
Lors des Future Ready Days, le ministre
Lex Delles a annoncé deux nouveaux
SME Packages dédiés à l’intelligence artificielle
et à la cybersécurité. Ces aides
visent à soutenir les PME dans leur
transition numérique grâce à des solutions
concrètes, simples et accessibles.
Désormais, jusqu’à 70% des coûts éligibles
(3.000 à 25.000 euros) peuvent
être pris en charge. Les entreprises
peuvent cumuler plusieurs packages
successifs. Organisé avec la Chambre
de Commerce et la Chambre des Métiers,
l’événement a rassemblé 300
participants autour de témoignages,
d’expertises et de stands d’information
dédiés à l’innovation numérique.
Source : SIP
ADOPTION DE LA LOI SUR LES
RÉSEAUX D’HYDROGÈNE :
VERS LA DÉCARBONATION
Le 20 mars, la Chambre des députés du
Luxembourg a adopté le projet de loi
8298 sur les réseaux de transport d’hydrogène,
marquant une avancée majeure
dans la stratégie hydrogène du
pays. Cette législation établit un cadre
pour la planification, le développement
et l’exploitation des infrastructures de
transport d’hydrogène, tout en favorisant
l’intégration avec les pays voisins.
Lex Delles, ministre de l’Économie, a
salué cette loi, soulignant son rôle clé
dans la décarbonation des secteurs
industriels et du transport. Elle inclut
des procédures d’autorisation, un plan
de développement à long terme et des
règles de sécurité pour garantir des infrastructures
durables et sûres.
Source : SIP
LANCEMENT DU PLAN D’ACTION
POUR LES START-UP ET SCALE-UP
AU LUXEMBOURG
Le 24 mars, Lex Delles, ministre de
l’Économie, et Gilles Roth, ministre des
Finances, ont dévoilé un plan d’action
en dix points pour soutenir les startup
et scale-up. Ce plan inclut des mesures
fiscales, des aides à la création de
spin-offs, un « talent desk » pour attirer
les talents internationaux et un financement
supplémentaire de 300 millions
d’euros par la SNCI pour les cinq
prochaines années. Il vise à renforcer
l’écosystème luxembourgeois en tant
que hub d’innovation, stimulant ainsi la
compétitivité et l’attractivité internationale
du pays.
Source : SIP
LEX DELLES PRÉSENTE DES
MESURES DE SIMPLIFICATION
ADMINISTRATIVE POUR LES PME
Le 21 mars, le ministre de l’Économie,
Lex Delles, a présenté de nouvelles mesures
visant à simplifier les démarches
administratives des PME. Ces réformes
incluent la création d’une procédure
unique pour l’enregistrement des entreprises,
une cartographie des zones
d’activités économiques, ainsi que la
simplification des aides d’État. Un outil
numérique pour le reporting en matière
de durabilité et l’application du
principe Once-Only facilitant le partage
d’informations entre administrations
ont également été annoncés. Ces initiatives
visent à réduire la charge administrative,
permettant aux PME de se
concentrer sur leur développement et
d’améliorer leur compétitivité.
Source : SIP
À LA RECHERCHE
Nos formations,
votre atout.
D’UNE FORMATION ?
Découvrez l’offre complète sur LLLC.lu
Cours du soir
Séminaires
Formations universitaires
Formations spécialisées
Formations pour seniors
Certifications
Les différentes formules :
© Tom Fielitz Photography
en présentiel
en blended learning
à distance
en e-learning
44
| ENVIRONNEMENT ET ÉNERGIE
COMMUNAUTÉS
ÉNERGÉTIQUES :
MODE D’EMPLOI
Votre habitation est mal exposée ? Imaginez que vous puissiez quand
même bénéficier d’une production d’électricité photovoltaïque locale…
Votre facture d’électricité vous coûte trop cher ? Imaginez que
vous puissiez vous passer des frais de réseau… Tout cela est possible
en rejoignant une communauté énergétique, une forme d’association
reposant sur la production et le partage d’électricité verte entre
voisins. Paul Zens, président d’Eurosolar Lëtzebuerg, nous en dévoile
le fonctionnement ainsi que les nombreux avantages.
L’énergie au meilleur prix
Partager l’énergie photovoltaïque produite
sur sa toiture entre voisins, c’est possible
; et les moyens d’y parvenir, prévus
par la loi et guidés par les réglementations
européennes, sont multiples. La communauté
énergétique locale en est un, et il
comporte plusieurs avantages. Constituée
sous forme de société – généralement une
coopérative ou une asbl – elle permet la
production et le partage d’énergie renouvelable
entre les utilisateurs d’un réseau
éloignés au maximum de 300 m. Elle est
économiquement intéressante puisque le
prix de l’électricité produite est autodéterminé
par ses membres. « Les énergies
vertes exploitées au niveau local sont
garantes d’une facture stable et allégée :
le modèle de la communauté énergétique
Paul Zens
45
permet en effet une exonération des taxes
relatives à l’utilisation du réseau, deuxième
élément le plus coûteux dans le
calcul du prix de l’électricité après le prix
du marché. Dans cette configuration, on
s’affranchit également des fluctuations :
un pays producteur de pétrole a décidé
d’augmenter les prix ? Peu importe : avec
le soleil, on est soi-même décideur du
montant », avance Paul Zens.
Le pouvoir de décider
En effet, les communautés énergétiques
redonnent le pouvoir aux citoyens.
Créées et rejointes sur base volontaire,
elles sont administrées par leurs
membres, des non-professionnels, certes,
mais souvent bien renseignés sur le sujet
C’est finalement une affaire de bon voisinage, où ceux qui
ne produisent pas, en raison d’une mauvaise orientation ou
d’une exposition amoindrie par de la végétation, par exemple,
peuvent partager l’électricité de ceux qui en génèrent
et enclins à échanger entre eux sur leurs
bonnes pratiques. « C’est finalement une
affaire de bon voisinage, où ceux qui ne
produisent pas, en raison d’une mauvaise
orientation ou d’une exposition amoindrie
par de la végétation, par exemple,
peuvent partager l’électricité de ceux
qui en génèrent », estime le président
d’Eurosolar Lëtzebuerg. La forme juridique
de la communauté est déterminée
par ses membres. Les associations
et coopératives se prêtent mieux à ce
type d’activité, mais tout type de société
est en réalité possible. Il suffit ensuite
d’en notifier la constitution à l’Institut
Luxembourgeois de Régulation (ILR) puis
de signer une convention avec le gestionnaire
de réseau et, le cas échéant, de
conclure un contrat de rachat de l’électricité
excédentaire. Afin de déterminer
les modalités de répartition, le prix de
l’électricité partagée et les conditions
de paiement, les membres rédigent et
signent enfin une convention de répartition
d’électricité. Ensuite, il ne reste plus
qu’à autoconsommer !
La communauté énergétique
est un modèle pertinent
pour la plupart du territoire
luxembourgeois
Si les limites géographiques prévues par
la loi peuvent sembler restreindre les possibilités,
elles reposent en réalité sur des
préoccupations techniques qu’il est possible
d’outrepasser. « Le rayon de 300 m
entre deux points d’injection ou de prélèvement
défini par la législation luxembourgeoise
est certes inférieur à celui
pratiqué dans d’autres pays, mais ne doit
pas être considéré comme un obstacle par
des voisins intéressés mais trop éloignés.
En effet, il est possible de constituer une
asbl unique, mais divisée en différents
sous-groupes de partage respectant individuellement
cette contrainte. De cette
manière, la communauté énergétique est
un modèle pertinent pour la plupart du
territoire luxembourgeois, là où l’habitat
est constitué principalement de maisons
unifamiliales ou de petites résidences et
où règne une certaine proximité entre les
habitants. Les communes devraient d’ailleurs
jouer un rôle dans leur promotion
tant leurs avantages sont nombreux »,
affirme Paul Zens.
Une approche européenne
Si les façons de faire sont déjà nombreuses
au Luxembourg, elles le sont encore plus
à l’échelle européenne où émergent une
multitude de bonnes pratiques. En tant
que membre de REScoop, un réseau de
2.500 communautés d’énergie renouvelables
en Europe et représentant plus de 2
millions de citoyens, Eurosolar Lëtzebuerg
constate qu’il y a des exemples à suivre
par-delà nos frontières. « Rappelons que le
marché de l’énergie est européen. En participant
à l’European Energy Community
Forum qui s’est tenu en mai 2024 à Prague,
nous avons pu découvrir le grand éventail
des possibles permis par les directives
de l’Union. Le Grand-Duché ne compte
qu’une seule communauté énergétique
professionnelle : l’E-Community. D’autres
États membres, dont les communautés
rassemblent parfois 1.500 ou 2.000
adhérents, en dénombrent davantage.
Certaines produisent et distribuent non
seulement de l’électricité, mais aussi de la
chaleur et du froid. Le forum 2025 se tiendra
à Cracovie. Nous y serons pour nous
laisser inspirer par nos voisins », conclut le
président d’Eurosolar Lëtzebuerg.
Eurosolar Lëtzebuerg asbl
6, Jos Seyler Strooss
L-8522 Beckerich
www.eurosolar.lu
46
| ENVIRONNEMENT ET ÉNERGIE
40 ANS D’ÉDUCATION
ENVIRONNEMENTALE AU BENELUX
Les 26 et 27 mars 2025, le Centre nature et forêt Biodiversum situé
à Remerschen au Grand-Duché du Luxembourg a accueilli les Journées
Benelux de l’éducation à la nature et à l’environnement. Ce
séminaire, organisé en collaboration avec la présidence luxembourgeoise
du Benelux et dédié à l’éducation climatique, a été inauguré
en présence de Serge Wilmes, ministre de l’Environnement, du Climat
et de la Biodiversité.
© MECB/Studion Photography
Jean-Claude Meyer, Carin Lobbezoo et Serge Wilmes
Plus de 100 participants, parmi lesquels
des experts, des décideurs politiques et
des jeunes, ont pris part à cet événement
marquant, célébrant 40 ans d’engagement
du Benelux en faveur de l’éducation environnementale.
L’éducation à l’environnement
ne se limite pas à transmettre des
savoirs sur le climat ou la biodiversité :
elle vise surtout à former des citoyens
capables de comprendre le monde qui les
entoure, d’anticiper les défis de demain et
d’innover pour y répondre. L’événement
souligne également l’importance d’une
approche interministérielle pour relever
les défis climatiques à venir.
Depuis 1985, le Benelux s’est affirmé
comme un pionnier dans l’incubation
de projets et d’idées axés sur la préservation
de la nature et la sensibilisation
écologique. Au fil des décennies, cette
tradition s’est enrichie, faisant de l’éducation
climatique un pilier essentiel en
2025, et préparant ainsi les générations
futures à relever les défis liés au changement
climatique. Cet héritage de 40 années
constitue désormais une base solide
pour une intensification de l’action climatique,
positionnant le Benelux comme
un modèle inspirant pour l’ensemble de
l’Europe.
Les ministres inaugurent le séminaire
© MECB/Studion Photography
Lors de l’ouverture du séminaire, le ministre
Serge Wilmes ainsi que l’ambassadrice
du royaume des Pays-Bas au Luxembourg,
Carin Lobbezoo, accompagnés de
Jean-Claude Meyer, secrétaire général
adjoint du Benelux, ont salué 40 années
d'efforts dévoués à l'éducation environnementale.
« La protection du climat nous concerne
tous et appelle une action collective à tous
les niveaux : gouvernemental, associatif,
local et personnel. L’information et la sensibilisation
de manière systématique du
grand public peut initier un changement
durable. Cette incitation à la résilience
47
doit également cibler les jeunes, à travers
l’éducation formelle à l’école, mais aussi
dans leurs activités en dehors du cadre
scolaire. C’est en mobilisant toutes les
générations que nous pourrons ensemble
relever les défis climatiques d’aujourd’hui
et de demain », a soulevé le ministre de
l’Environnement, du Climat et de la Biodiversité,
Serge Wilmes.
© MECB/Studion Photography © MECB/Studion Photography
Jean-Claude Meyer a souligné l’importance
de la coopération internationale :
« Le climat ne s’arrête pas aux frontières
des pays du Benelux. Il exige une collaboration
renforcée avec les régions et pays
voisins ainsi qu’avec d'autres groupements
régionaux, en particulier au sein de
l’Union européenne, afin de peser sur les
débats internationaux ».
Un programme riche avec des experts
internationaux et des jeunes
Le séminaire a offert un programme varié
et captivant, comprenant des sessions
dédiées à l’état des connaissances scientifiques
sur le changement climatique,
avec l’intervention notable du professeur
Jean-Pascal Van Ypersele, ancien
vice-président du GIEC. D’autres sessions
ont abordé des défis psychologiques tels
que l’éco-anxiété, tout en mettant en
avant des exemples inspirants de bonnes
pratiques provenant de la région Benelux.
Le deuxième jour, le 27 mars, les Climate
Youth Delegates du Luxembourg, de Belgique
et des Pays-Bas ont partagé leurs
expériences et recommandations après
une année de représentation des jeunes.
Deux ateliers parallèles ont suivi pour approfondir
les discussions : l’un portant sur
l’intégration de l’éducation climatique
dans les programmes scolaires, et l’autre
consacré à la communication efficace autour
des enjeux climatiques. Ces sessions
visaient à transformer les idées en actions
concrètes.
Un regard tourné vers l’avenir
Les Journées Benelux de l’éducation à la
nature et à l'environnement se sont achevées
le 27 mars par une session de clôture
axée sur les perspectives pour les années
à venir. Cette session a eu pour objectif
d’identifier des pistes concrètes afin
d'intensifier l’éducation climatique dans
les écoles, de mobiliser les jeunes générations
autour d’initiatives durables et
d’accélérer la transition écologique dans
les trois pays. Ces efforts reflètent l’engagement
du Benelux à bâtir un avenir résilient
face aux défis climatiques.
Communiqué par le ministère de l’Environnement,
du Climat et de la Biodiversité, le ministère
de l’Éducation nationale, de l’Enfance
et de la Jeunesse et le Secrétariat général de
l’Union Benelux
48
BRÈVES
COMMUNALES DU CENTRE
PAR BARBARA PIERROT
BERTRANGE
Monique Smit-Thijs a annoncé sa démission
au poste de bourgmestre de
Bertrange. Dans un message adressé
aux habitants, elle explique vouloir
aborder sa vie « de manière plus détendue
», tout en restant active au sein du
conseil communal. Fière du parcours
accompli, elle se dit reconnaissante
de la confiance reçue et de l’honneur
d’avoir servi une commune « belle et
dynamique ». Ce départ marque la fin
d’un chapitre engagé, mais pas d’un retrait
total : elle continuera à contribuer
à la vie politique locale en tant que
conseillère.
Source : bertrange.lu
HESPERANGE
L’artiste Kingsley Ogwara a présenté son
exposition COMMUNITIY à l’espace art
accueil de la commune d’Hesperange
du 28 février au 26 mars. À travers ses
œuvres, il a exploré les liens humains et
la notion de communauté avec sensibilité
et puissance visuelle. L’exposition a
attiré de nombreux visiteurs curieux de
découvrir l’univers coloré et expressif
de l’artiste. Ce rendez-vous culturel a
offert un moment fort d’échange et de
réflexion sur le vivre-ensemble, dans
un lieu symbolique.
Source : hesperange.lu
STRASSEN
Lors de sa séance du 6 mars, le conseil
communal de Strassen a adopté plusieurs
décisions majeures. Il a signé
la charte « Meng Gemeng lieft Sport »
avec le ministère des Sports, accompagnée
d’une convention pour recruter un
coordinateur sportif. Un soutien financier
renforcé a également été accordé
à six clubs locaux pour encourager le
sport chez les jeunes. Enfin, le conseil
a décidé de lancer une étude sur les
conséquences des fortes pluies dans
la commune, incluant une analyse du
réseau de canalisations et l’élaboration
de mesures préventives, présentées
ensuite aux citoyens pour discussion.
Source : strassen.lu
LUXEMBOURG
Les samedi 29 et dimanche 30 mars, la
Ville de Luxembourg a invité le public à
découvrir l’ancien abattoir de Hollerich,
transformé pour l’occasion en terrain
d’expérimentation. Le samedi, concerts
et ambiance alternative ont animé le
skatepark, avec des sets entre rampes
et murs et une installation audiovisuelle
présentant les futurs artistes en
résidence. Le dimanche, des workshops
variés ont permis aux visiteurs de s’initier
au skate, à la sérigraphie, au graffiti
et au DJing. Cette ouverture de saison
a fusionné musique, arts urbains et
culture skate dans une atmosphère
conviviale et immersive.
Source : vdl.lu
CONTERN
Des travaux de renouvellement de la
couche de roulement auront lieu du 7
au 18 avril dans les rues Kiem et Gappenhiehl
à Moutfort. Les rues seront
accessibles aux riverains pendant les
travaux préparatoires, mais complètement
fermées à ces dates pour l’application
de la nouvelle couche. L’accès
se fera uniquement à pied et des parkings
sont disponibles à proximité. Des
déviations seront mises en place pour
la circulation routière et les lignes de
bus seront modifiées pendant cette période.
Source : contern.lu
WALFERDANGE
Le camp de jumelage international de
Walferdange aura lieu du 19 au 26 juillet
2025. Des jeunes de Schmitshausen
(Allemagne), Longuyon (France) et Limana
(Italie) se retrouveront pour une
semaine d’activités variées, comme des
visites, des excursions et des moments
de détente. Ce camp est ouvert aux enfants
de 10 à 15 ans, avec un nombre
limité à 10 participants de Walferdange.
Les inscriptions sont ouvertes auprès
de l’administration communale.
Source : walfer.lu
D’Energiefroe mat den Ouere geholl!
Lauschtert eise Podcast.
50
| ENVIRONNEMENT ET ÉNERGIE
L’ÉNERGIE VERTE,
ÇA SE PARTAGE
Produire, partager et consommer son électricité en circuit court,
c’est le pari des communautés énergétiques. Partout en Europe, ces
rassemblements citoyens se développent pour rendre l’énergie plus
verte, plus locale et plus accessible. À Beckerich, une communauté
unique en son genre s’apprête à voir le jour à l’initiative de la commune.
Confiée à Energipark Réiden S.A., sa conception relève d’une
approche innovante que nous dévoilent Paul Kauten, administrateur
délégué, Olivier Martin et Ben Scheitler, ingénieurs en énergies
renouvelables pour la société spécialisée dans l’approvisionnement
énergétique durable.
Promoteur de la transition énergétique
Fondée en 1999 pour promouvoir les
énergies renouvelables et l’efficience
énergétique, Energipark Réiden S.A. propose
une gamme de services complète en
la matière. Conception technique d’infrastructures
énergétiques, élaboration de
modèles économiques et d’exploitation,
mise en œuvre et gestion technique et
administrative des projets… l’entreprise
accompagne ses clients à chaque étape,
quelle que soit l’envergure de la mission.
Agissant par ailleurs comme « conseiller
Pacte Climat », l’entreprise coopère aussi
étroitement avec le secteur communal.
Une communauté d’un nouveau genre
C’est donc tout naturellement que la
société s’est vu confier par la commune
de Beckerich la conception d’un modèle
de communauté énergétique comme il
n’en existait jusqu’alors pas au Grand-
Duché. « Des communautés énergétiques
se constituent lentement depuis 2023.
Ces groupements où producteurs et
consommateurs partagent l’électricité les
uns avec les autres permettent de valoriser
l’électricité produite localement,
généralement par les panneaux photovoltaïques
de leurs membres. La particularité
de celle de Beckerich est d’intégrer
aussi une éolienne de 4 MW, exploitée par
une société dont le capital est détenu à
40% par la commune et ouvert aux résidents
intéressés. Si les projets éoliens qui
reposent sur une participation financière
des citoyens ne sont pas rares, celui-ci
est unique puisque les membres de la
communauté ne recevront pas des dividendes,
mais une électricité renouvelable
locale à un prix bien plus intéressant que
ceux pratiqués par les fournisseurs traditionnels.
À la clé : une facture allégée tous
les mois et, par conséquent, nous l’espérons,
une plus grande acceptation des projets
éoliens », explique Ben Scheitler.
Mais la communauté énergétique de la
commune de Beckerich ne misera pas
que sur la force du vent. Les installations
photovoltaïques communales existantes
l’alimenteront aussi via la plateforme
nationale E-Community qui lui redistribuera
l’énergie produite et facturera
automatiquement l’électricité consommée.
Les habitants et les entreprises de
la commune, qu’ils détiennent des panneaux
photovoltaïques ou non, pourront
la rejoindre sur le même principe pour
profiter de cette énergie verte et locale.
Née à l’initiative de la commune de
Beckerich, dont l’objectif affiché est d’atteindre
l’autonomie énergétique d’ici
2030, cette communauté a pu voir le jour
grâce à un écosystème d’acteurs engagés.
Les ingénieurs d’Energipark Réiden S.A.
ont mis leur savoir-faire au service de la
commune et de ses citoyens en élaborant
un concept innovant dont ils assureront
la gestion ultérieure. Les sociétés filles
de l’entreprise, E-Community et Energy
Revolt, se chargeront respectivement du
partage du courant produit localement
et de fournir un complément d’électricité
en cas d’insuffisance de la production
locale ou de la revente de la production
excédentaire en dehors du territoire communal
le cas échéant. Pour permettre le
partage de l’électricité produite par l’éolienne,
OekoStroum, le promoteur de
l’infrastructure, deviendra membre de la
communauté. Enfin, partenaire de cette
initiative innovante via un projet Interreg,
le Luxembourg Institute of Science and
Technology (LIST), opérera trois batteries
de 150 kWh au bénéfice de la communauté.
L’objectif : optimiser la valorisation
locale de l’énergie renouvelable produite
sur le territoire. « Avec le LIST, nous travaillerons
aussi sur différents scénarios
pour optimiser la couverture locale et
explorerons des pistes supplémentaires,
que ce soit en matière de production, de
stockage ou de consommation », précise
Ben Scheitler.
Dupliquer le modèle
Alors que la mise en service de l’éolienne
est prévue pour le mois d’août et
que les installations photovoltaïques et
batteries devraient bientôt alimenter les
premiers membres de la communauté,
Energipark Réiden S.A. a pour ambition de
51
Ben Scheitler et Olivier Martin
promouvoir le concept aux quatre coins
du pays. « L’intérêt de valoriser de l’énergie
produite localement en temps réel est
de plus en plus communément reconnu
et les demandes pour ce faire augmentent.
Nous avons déjà cartographié toutes
les installations de production d’énergie
renouvelable de certaines communes afin
d’identifier de nouvelles communautés
énergétiques potentielles. Nos ingénieurs
établissent ensuite des plans stratégiques
pour montrer aux responsables communaux
de quelle manière ils peuvent développer
leur stratégie énergétique pour le
futur et, ainsi, accroître leur indépendance
vis-à-vis des marchés tout en stabilisant le
prix de l’énergie, ce qui renforce l’économie
locale », indique Olivier Martin.
d’énergie en les incitant à utiliser l’électricité
lorsqu’ils la reçoivent au meilleur
prix. Nous espérons d’ailleurs que cela
contribuera au remplacement des énergies
fossiles en encourageant la population
à substituer les chaudières à gaz ou
à mazout par des pompes à chaleur ou
les véhicules thermiques par des voitures
électriques », ajoute Paul Kauten.
L’objectif : optimiser
la valorisation locale
de l’énergie renouvelable
produite sur le territoire
concept. Ces dernières sont nombreuses
à avoir investi dans des installations photovoltaïques
et témoignent aussi d’une
volonté de partager l’énergie produite
sur leurs toitures. De même, un syndicat
intercommunal qui possèderait des
installations sur différents sites pourrait
réunir sa production dans une communauté
qui lui serait propre, par exemple.
Il existe de multiples possibilités et nous
sommes là pour accompagner les intéressés
à développer les modèles appropriés »,
conclut l’administrateur délégué.
« Permettant de fournir de l’électricité à
un prix abordable et stable, les projets
de ce type comportent une dimension
sociale indéniable. L’idée selon laquelle ils
seraient réservés à des personnes aisées
est donc tout bonnement erronée. La communauté
énergétique sensibilise simplement
ses membres à leur consommation
Les avantages offerts par la communauté
énergétique sont donc nombreux.
Flexible, le modèle peut bénéficier à une
grande variété d’acteurs dans toutes
sortes de contextes. « À côté des administrations
communales, les entreprises
manifestent un grand intérêt pour le
Energipark Réiden S.A.
6, Jos Seylerstrooss
L-8522 Beckerich
info@energiepark.lu
www.energiepark.lu
52
BRÈVES
COMMUNALES DE L’EST
PAR BARBARA PIERROT
BETZDORF
Le 14 mars, la commune de Betzdorf a
accueilli la conférence Zukunft Doheem
– Wunnen & Fleeg – Zesummen am
Duerf au Syrkus à Roodt-sur-Syre.
L’événement a permis aux habitants de
découvrir des solutions pour vivre plus
longtemps à domicile, en toute sécurité
et avec confort. Divers services, comme
l’aide à domicile, les soins médicaux et
des innovations technologiques, y ont
été présentés. Des alternatives de logement
ont également été abordées.
Des tables d’information ont facilité les
échanges avec les professionnels présents.
Source : betzdorf.lu
LENNINGEN
La commune de Lenningen et l’association
des parents organiseront la Fête
des Nations le 9 mai à Canach. Cet événement
convivial invite les résidents
à découvrir des spécialités culinaires
du monde et à partager un moment
d’échange interculturel. Dix nations
sont invitées à participer en préparant
des amuse-bouches, avec un budget
fourni par la commune. Inscription à
vivreensemble.lenningen@gmail.com.
Source : lenningen.lu
MONDORF-LES-BAINS
L’inauguration du pavillon du « JuKa-
Gang » à Mondorf-les-Bains a eu lieu
le 27 mars, rassemblant les habitants
autour de ce projet communautaire. Ce
pavillon est le résultat d’une collaboration
entre le « JuKaGang », la « Jugendstuff
Munneref », la maison relais et le
service menuiserie de la commune. Situé
sur l’aire de pique-nique publique,
l’événement a permis aux participants
de découvrir cet espace dédié à la jeunesse
et aux enfants. La cérémonie a
été suivie d’un vin d’honneur offert par
l’administration Communale, offrant
ainsi un moment convivial de partage
et de rencontre entre les résidents.
Source : mondorf-les-bains.lu
STADTBREDIMUS
Les 15 et 16 mars derniers a eu lieu le
Festival des Migrations, des Cultures
et de la Citoyenneté à Luxexpo au
Kirchberg. Arna, Blanche, Josiane et
Latifa, membres de la commission
du vivre-ensemble interculturel de
la commune de Stadtbredimus, ont
représenté leur localité lors de cet événement.
Ces dernières, qui organisent
régulièrement le Babbeleck, ont profité
de l’occasion pour mettre en avant la
diversité et la convivialité qui caractérisent
la commune. Le festival constitue
un rendez-vous important pour promouvoir
les échanges interculturels et
encourager l’inclusion et la citoyenneté
active au sein de la société.
Source : stadtbredimus.lu
BEAUFORT
À la veille de la Journée mondiale de
l’eau, le 21 mars, le réservoir « op der
Heed » a été inauguré en présence des
ministres Léon Gloden et Serge Wilmes.
Ce projet renforce l’autonomie en eau
potable de la commune de Beaufort et
joue un rôle clé dans l’approvisionnement
régional. Il permet de sécuriser la
distribution grâce à une interconnexion
avec d’autres infrastructures, notamment
à Reisdorf. Construit entre 2019
et 2023, il garantit une meilleure résilience
face aux crises, comme les inondations
passées. Ce nouvel ouvrage
modernise l’infrastructure et assure un
accès fiable à l’eau pour les habitants
de la région.
Source : beaufort.lu
SCHENGEN
En mars, la commune de Schengen a
participé à l’initiative « Les rues au féminin
», en collaboration avec le Conseil
National des Femmes du Luxembourg
et le SYVICOL. Du 8 au 31 mars, neuf
rues ont été renommées en hommage
à des femmes ayant marqué l’histoire.
Sélectionnées par la commission culturelle,
ces figures ont ainsi gagné en visibilité,
soulignant l’importance de l’égalité
entre les sexes. Ce projet symbolique
a rappelé que les femmes méritent une
place égale dans l’espace public, avec
l’espoir qu’un jour, cette reconnaissance
devienne une évidence plutôt
qu’une exception.
Source : schengen.lu
54
| ACTUALITÉS COMMUNALES
STRASSEN :
UN SOUFFLE VERT
ET SOLIDAIRE
POUR L’AVENIR
À Strassen, le vivre-ensemble se construit autour d’un équilibre
entre nature, sécurité et solidarité. Avec des projets de déminéralisation
pour verdir l’espace public, des initiatives sociales visant à
favoriser l’insertion des plus fragiles et un engagement constant
pour renforcer les liens communautaires, la commune place l’humain
et l’environnement au cœur de son développement. Rencontre
avec son bourgmestre, Nico Pundel.
Réintroduire la nature au cœur de la
ville
L’arrivée des beaux jours invite naturellement
à repenser notre rapport à la nature
et aux espaces extérieurs. Dans la commune
de Strassen, cette réflexion est pleinement
intégrée aux priorités politiques.
Même si elle reste une municipalité à
caractère urbain, un tiers de son territoire
est couvert de forêts, un patrimoine que
l’équipe communale entend préserver et
valoriser : « Bien que nous ne soyons pas
dans un cadre entièrement naturel, nous
avons la chance de disposer de nature sur
notre territoire, et nous souhaitons l’enrichir
autant que possible », explique Nico
Pundel.
Dans cette démarche, deux projets de
déminéralisation sont en création. Le premier
concerne un parking situé rue Henri
Dunant, qui sera bientôt transformé. Le
bitume y sera en partie retiré au profit
d’un revêtement perméable permettant
l’infiltration des eaux de pluie. Les plans
sont finalisés, la soumission est faite et les
travaux devraient démarrer sous peu. Le
deuxième projet touche une grande place
minéralisée au sud de la cité Pescher, un
quartier résidentiel récent. « Lors de la
conception du PAP, cette place avait été
pensée comme un espace polyvalent pour
des marchés ou des petites fêtes », précise
le bourgmestre. « L’objectif est désormais
clair : y réintroduire des îlots de fraîcheur
grâce à la végétation. Une première réunion
d’échange avec les riverains est prévue
le 28 avril pour co-construire l’avenir
de cet espace », poursuit-il.
L’attention portée à la nature s’étend également
à l’environnement scolaire. Une
toute nouvelle école sera construite sur
l’actuel terrain de football. Ce bâtiment
moderne intégrera une cour de récréation
largement végétalisée, pensée pour apporter
ombre, fraîcheur et biodiversité. Dans
la foulée, les cours des écoles voisines,
aujourd’hui très minérales, seront elles
aussi réaménagées. « Nous voulons éviter
les surfaces bitumées qui surchauffent en
été et offrir aux enfants des espaces de
détente plus agréables », souligne Nico
Pundel.
L’objectif est désormais clair :
y réintroduire des îlots de
fraîcheur grâce à la végétation
Autour de la maison communale, plusieurs
parkings et zones fortement minéralisées
seront réorganisés. L’idée est de leur
redonner vie en y réintroduisant massifs
fleuris, arbres et revêtements naturels,
une stratégie résolument tournée vers
l’avenir et un cadre de vie plus vert pour
les habitants de Strassen.
Un cadre sûr pour tous
La sécurité reste une priorité à Strassen,
d’autant plus essentielle dans un
contexte de développement continu des
infrastructures et d’une population toujours
plus diversifiée. Cette vigilance
s’illustre notamment dans le cadre de
l’aménagement du nouveau terrain de
football, l’un des projets phares de la
commune. Si le gazon est prêt à temps
pour accueillir les matchs du championnat
prévu dès le mois d’août, un
55
Nico Pundel
contretemps est survenu du côté de la
buvette. Les travaux ont pris du retard
en raison d’un regrettable acte de vandalisme
commis par des jeunes.
Cet incident a mis en lumière le besoin
de renforcer la sécurité. La commune
est convaincue que chaque citoyen doit
pouvoir se sentir en sécurité dans les
rues de Strassen, et elle prendra toutes
les mesures nécessaires pour le garantir.
Cela a également conduit à une réflexion
collective sur l’éducation des jeunes et
sur le rappel de leur rôle d’ambassadeurs
de la commune, que ce soit dans le cadre
de leurs activités associatives ou sportives.
« Dans notre commune, où 60% de
la population représentent 116 nationalités
différentes, une des choses que
l’on entend souvent est « we feel safe ».
De nombreux habitants, qu’ils soient
Luxembourgeois ou étrangers, se disent
pleinement satisfaits de l’ambiance paisible
et de la sécurité qui règnent dans le
village. Il n’est pas rare que des citoyens
affirment se sentir en sécurité même
lorsqu’ils se promènent seuls à 23h. Nous
souhaitons que cela reste ainsi », insiste
le bourgmestre.
Une commune qui tend la main
La qualité de vie va bien au-delà de la
beauté des paysages ou de l’efficacité des
infrastructures. Elle se mesure aussi à la
capacité d’une municipalité à accueillir
les plus fragiles, à tisser du lien social, à
redonner une place et du sens à chacun.
À cet égard, Strassen déploie une série
de projets sociaux qui traduisent un véritable
engagement humain et solidaire.
L’un des premiers dispositifs lancés dans
la commune est le projet PINSS (Projet
d’INclusion Sociale Strassen) qui consiste
en des ateliers d’insertion, installés dans
une ancienne maison au cœur du village.
Ces derniers visent à accompagner
des personnes bénéficiaires du REVIS
(REVenu d’Inclusion Sociale, anciennement
RMG) suivies par les offices sociaux
des communes de Strassen, Steinfort
et Mamer. Ce sont aussi souvent des
réfugiés venus d’Ukraine, de Syrie ou
d’Afghanistan, qui n’ont pas encore les
clés pour accéder au marché de l’emploi.
Elles y trouvent un cadre rassurant pour
se reconstruire, apprendre et reprendre
pied dans une vie sociale active. À travers
des activités simples, mais fédératrices
comme la cuisine, le tricot ou des ateliers
de menuiserie et ateliers créatifs, elles
reprennent confiance, se sentent utiles
56
et commencent à s’enraciner dans leur
nouveau lieu de vie. « L’objectif n’est pas
uniquement professionnel : il s’agit aussi
de créer un sentiment d’appartenance, de
briser l’isolement et de favoriser l’insertion
dans la vie communautaire », confie
le bourgmestre.
Dans notre commune,
où 60% de la population
représentent 116 nationalités
différentes, une des choses
que l’on entend souvent est
« we feel safe »
Forte de cette première expérience, la
commune a développé un deuxième projet
« D’Stuff », en lien avec son office social et
soutenu par l’Œuvre Nationale. Ce nouvel
espace de rencontre dédié aux femmes
vulnérables prend place dans une maison
communale appelée « Haus 48 », elle aussi
située au cœur du village. L’idée est de proposer
un lieu accueillant pour se retrouver,
se ressourcer et créer les initiatives
favorisant le bien-être, l’estime de soi et
l’insertion professionnelle et sociale. Un
salon de coiffure y a été aménagé, avec
la venue régulière d’un coiffeur bénévole.
Une cuisine permet également de préparer
des repas collectifs, de boire un café,
de créer des moments de convivialité qui
comptent autant, sinon plus, que des aides
matérielles.
Toujours dans la volonté de soutenir
l’autonomie et de favoriser l’intégration,
la commune a récemment investi
dans un troisième lieu : une ancienne
ferme située dans le centre « Haff A
Schmatts ». Tandis que ses vastes espaces
sont utilisés pour stocker du matériel
communal, la maison attenante a été
réaménagée pour accueillir de nouveaux
projets dédiés à la promotion du travail
social. Un premier occupant y a déjà pris
place : un couturier, arrivé à Strassen en
tant que réfugié syrien, à qui la commune
a souhaité offrir un tremplin pour relancer
son activité. Il dispose désormais d’un
lieu pour exercer son métier, développer
sa clientèle et se réinsérer professionnellement.
Dans cette même maison, la
commune a également mis en place la
« Givebox Stroossen » en avril 2025. Les
habitants peuvent y déposer du matériel
en bon état qu’ils n’utilisent plus afin que
d’autres en bénéficient. « Contrairement
aux armoires à dons anonymes que l’on
peut trouver dans certaines villes, ce dispositif
est encadré et géré localement afin
de garantir la qualité des équipements
mis à disposition », rassure Nico Pundel.
Enfin, un autre projet, encore en cours
de mise en place, trouvera aussi sa place
dans le « Haff A Schmatts » : il s’agit de
« Gutt Geschier », une initiative de l’EBL –
Ëmweltberodung Lëtzebuerg, une bibliothèque
où l’on peut emprunter des outils.
Strassen fera ainsi partie de l’un des quatre
points de retrait au Luxembourg.
Ces initiatives illustrent l’engagement de
Strassen à construire une communauté
inclusive, solidaire et tournée vers l’avenir,
démontrant que la qualité de vie ne
réside pas seulement dans les infrastructures,
mais aussi dans le vivre-ensemble.
Administration communale
de Strassen
1, Place Grand-Duchesse Charlotte
L-8041 Strassen
www.strassen.lu
58
LES ÉLUS LOCAUX SE DÉVOILENT
THIERRY LAGODA
HENRY RASQUÉ
MARC GERGEN
BECKERICH ELL PRÉIZERDAUL
Thierry Lagoda est le bourgmestre
de Beckerich. Depuis son élection, la
commune se distingue par plusieurs
initiatives axées sur le développement
durable et l’amélioration de la qualité
de vie des habitants.
Ses priorités politiques : promouvoir
la transition énergétique avec des projets
tels que des centrales à biomasse
et de méthanisation, encourager les
énergies renouvelables comme le photovoltaïque
et l’éolien et développer des
infrastructures pour le logement et le
sport, en préservant l’environnement.
Henri Rasqué est le bourgmestre d’Ell.
Grâce à lui, plusieurs initiatives ont été
mises en place pour améliorer la qualité
de vie des habitants et soutenir le développement
de la commune.
Ses priorités politiques : favoriser le
développement démographique et
l’attractivité résidentielle, soutenir les
infrastructures culturelles et associatives
et améliorer la mobilité locale avec des
solutions de transport variées, y compris
des navettes et des lignes de bus.
Marc Gergen est le bourgmestre de
Préizerdaul. Depuis son élection, plusieurs
initiatives importantes ont été
mises en place pour améliorer la qualité
de vie des habitants et soutenir le développement
de la commune.
Ses priorités politiques : l’élaboration
du Plan d’Aménagement Général (PAG)
pour structurer l’urbanisation, la mise
en œuvre du Programme d’Action Local
pour des logements abordables et
durables et la participation aux Plans
Directeurs Sectoriels Transports pour
une mobilité durable.
Pacte Climat : 81% - Pacte Nature : 52,6%
Pacte Climat : 74,6% - Pacte Nature : 41,9%
Pacte Climat : 78,1% - Pacte Nature : 40,9%
MYRIAM BINCK
HENRI GEREKENS
GÉRARD ZOLLER
RAMBROUCH REDANGE-SUR-ATTERT SAEUL
Myriam Binck est la bourgmestre de
Rambrouch. Elle mène des actions pour
améliorer la qualité de vie des habitants
et soutenir le développement durable
de la commune.
Ses priorités politiques : créer des logements
abordables et durables grâce au
Programme d’Action Local, améliorer
les infrastructures sportives avec la
construction d’une buvette à Perlé et
protéger l’environnement à travers des
initiatives comme le Contrat de Rivière.
Henri Gerekens est le bourgmestre de
Redange-sur-Attert. Depuis son élection,
il œuvre pour améliorer la qualité
de vie des habitants tout en soutenant le
développement économique et durable
de la commune.
Ses priorités politiques : renforcer
l’approvisionnement en eau potable,
améliorer les infrastructures routières,
développer la zone industrielle et valoriser
écologiquement la Vallée de l’Attert.
Gérard Zoller est le bourgmestre de
Saeul. Il œuvre depuis plusieurs années
pour un développement harmonieux
et durable de la commune en mettant
l’accent sur l’amélioration de la qualité
de vie de ses habitants et la transition
énergétique.
Ses priorités politiques : la création
de logements abordables et durables
à travers le Programme d’Action Local
« Logement », la promotion de l’énergie
solaire avec le projet « Solar Community
Schwebach » et l’amélioration des
infrastructures locales.
Pacte Climat : 60,6%
Pacte Climat : 60,5% - Pacte Nature : 42,4%
Pacte Climat : 65,5% - Pacte Nature : 40,5%
mcluxembourg.lu
Äre Strategieberoder
fir den
Secteur Public
STRATEGIEBERODUNG
GESTION DE PROJET
ËFFENTLECH INFRASTRUKTUREN
KLIMABERODER
CONSEILLER LOGEMENT
DEN ERFUERENE GUIDE UN ÄRER SÄIT
Strategesch. Ganzheetlech. Onofhängeg.
60
| ACTUALITÉS COMMUNALES
MONDORF-LES-BAINS :
UN AVENIR PROMETTEUR AU
CŒUR DE L’EST LUXEMBOURGEOIS
Tessy Altmann, Steve Reckel et Claude Schommer
61
Située aux portes de la France
et de l’Allemagne, la commune
de Mondorf-les-Bains est engagée
dans une approche durable
et participative. Elle renforce
son attractivité en plaçant le
bien-être des citoyens au cœur
de ses initiatives. Steve Reckel,
bourgmestre, ainsi que Claude
Schommer et Tessy Altmann,
échevins, nous présentent les
grands projets et les enjeux de
la commune.
Comment décririez-vous Mondorfles-Bains
?
SR : Mondorf-les-Bains est une commune
historique et moderne à la fois, qui
se trouve en constante évolution, d’une
part au niveau de sa population passée
de 4.000 à 5.445 résidents en quelques
années et d’autre part au niveau de ses
projets, où l’objectif principal est d’offrir
un niveau de vie élevé aux résidents et
aux nombreux visiteurs. Nous nous efforçons
de maintenir la commune propre et
sécurisée, voire attractive et accueillante
pour les jeunes comme pour les moins
jeunes.
CS : En plus de cette augmentation
démographique, nous nous distinguons
par notre caractère unique. Il s’agit de la
seule commune au Luxembourg qui allie
un domaine thermal et un casino, ce qui
en fait une destination recherchée pour
les visiteurs et un cadre de vie idéal pour
nos résidents.
Comment la commune repense-t-elle
ses espaces pour intégrer davantage
de nature et répondre aux enjeux
écologiques ?
SR : La nature joue un rôle crucial, surtout
avec une population composée de nombreuses
familles et de sportifs. Nous voulons
intégrer davantage d’espaces verts
au cœur de la commune et ainsi nous
débarrasser peu à peu des constructions
en béton datant des années 1990 à 2000.
Aujourd’hui, tous nos projets sont pensés
dans une logique écologique. Nous
misons davantage sur la végétation et
favorisons les zones d’ombre, un besoin
d’autant plus essentiel avec les périodes
de chaleur intense. Actuellement, nous
menons deux projets principaux qui
visent à réduire les surfaces minéralisées
et à accroître la verdure dans des lieux
stratégiques. Le premier projet concerne
la « Place des Villes Jumelées », située
juste devant l’administration communale
où nous prévoyons un réaménagement
favorisant l’incorporation de végétation
afin de créer un environnement plus
agréable et naturel.
TA : Le deuxième projet concerne les
cours de récréation des écoles. L’objectif
est de remplacer une partie des surfaces
bétonnées par des espaces verts tout en y
installant des jardins pédagogiques où les
enfants pourront directement s’impliquer.
CS : L’écologie est au cœur de nos projets,
c’est un principe qui fait partie intégrante
de notre manière de penser et d’agir.
C’est une approche instinctive qui ne
nécessite même plus d’être mise en évidence.
Chaque idée que nous développons
intègre systématiquement des critères
écologiques. Notre approche est transversale
; ce mot résume bien notre façon
d’agir. La commune est d’ailleurs membre
du Pacte Nature et du Pacte Climat, ce qui
nous permet de travailler sur la durabilité
de chaque projet.
L’écologie est au cœur de nos
projets, c’est un principe qui
fait partie intégrante de notre
manière de penser et d’agir
Quels sont les investissements qui
marqueront le développement de la
commune dans les années à venir ?
SR : Plusieurs projets d’envergure transformeront
bientôt la commune. Le plus
important est sans doute le réaménagement
de la traversée de la commune.
Ce chantier, d’une valeur de 16 millions
d’euros, concerne la N16 qui parcourt la
localité de Mondorf-les-Bains et plus particulièrement
l’Avenue Frantz-Clément et
une partie de la Route de Remich. Ces travaux
visent à moderniser des infrastructures
vieillissantes, certaines datant des
années 60 à 70, et à améliorer l’aspect du
noyau du village.
Par ailleurs, un autre projet d’envergure
pour l’avenir de notre commune est la
construction du vélodrome nous permettant
de devenir le centre du cyclisme
national de haut niveau. Une piscine y
sera également construite. Les travaux
de terrassement ont déjà été effectués et
nous prévoyons l’achèvement du chantier
pour 2028-2029. Cela représente
un investissement majeur pour la commune
et aura un impact durable sur son
développement.
CS : Pour renforcer notre attractivité,
nous rénovons également l’ancien bâtiment
de la poste à Mondorf-les-Bains,
datant des années 1930, pour en faire
un nouveau centre d’information touristique
adapté aux exigences du touriste
d’aujourd’hui. Ce projet comprend parallèlement
une salle d’exposition pour
organiser des événements culturels. La
commune a travaillé en étroite collaboration
avec l’INPA (Institut national pour
le patrimoine architectural) pour préserver
le caractère authentique de la bâtisse
tout en l’adaptant aux besoins modernes
des visiteurs. Ce centre devrait être opérationnel
prochainement.
SR : Le logement abordable constitue
une priorité pour la commune et
nous avançons concrètement dans ce
domaine. Actuellement, nous avons sept
projets en cours. L’un des choix stratégiques
que nous avons faits est d’être
notre propre promoteur, sans recourir
aux acteurs publics. Nos projets restent
de taille modeste, mais nous adoptons
une approche proactive en nous associant
avec des propriétaires privés pour
faciliter le développement de terrains
constructibles. D’ici 2030, notre objectif
est d’ajouter 70 logements abordables
aux 26 déjà existants dans la commune. À
Ellange, par exemple, nous avons acquis
une ancienne grange datant de 1822 afin
de la transformer en un espace multifonctionnel
comprenant une brasserie au
rez-de-chaussée et deux logements abordables
à l’étage.
TA : Il est essentiel pour nous que chaque
localité de la commune bénéficie de projets
adaptés à ses besoins. Altwies, Ellange
et Mondorf-les-Bains ont chacune leur
identité et leur dynamique propre. Nous
veillons donc à investir dans des aménagements
qui profitent à tous les résidents,
quelle que soit la localité où ils résident.
62
Mondorf-les-Bains est en plein développement,
avec de nombreux projets
en cours. Que pouvez-vous nous dire
sur l’évolution de la population et l’engagement
des habitants dans la vie
locale ?
SR : Effectivement, nous connaissons
une belle évolution ces dernières années.
Les nouveaux résidents s’intègrent rapidement
et apprécient la qualité de vie.
Beaucoup d’entre eux nous confient
qu’ils regrettent de ne pas s’être installés
plus tôt dans la commune de
Mondorf-les-Bains, ce qui est bon signe.
Ils s’impliquent activement et ont un réel
sentiment d’appartenance. C’est également
grâce à nos commissions consultatives,
comme les commissions « Vivre
ensemble interculturel » et « Cohésion
sociale, égalité des chances, du 3 e âge et
de la jeunesse », qui organisent des activités
et des fêtes au sein de la commune.
Un bon exemple est également l’action
du grand nettoyage de la commune qui
rassemble chaque année près de 200
personnes motivées pour entretenir
les espaces publics. Ce type d’initiative
montre bien que les résidents sont fiers
de leur commune et souhaitent contribuer
à son bien-être.
TA : Grâce aux associations locales, de
nombreux événements sont organisés
tout au long de l’année, en particulier
durant l’été. Les mois à venir représentent
une période très active avec une multitude
de manifestations qui attirent à la fois les
résidents et les visiteurs. La vie sociale est
dense et il y a un programme pour tous les
goûts : des manifestations culturelles de
tous genres comme des concerts, des festivals,
des pièces de théâtre...
SR : Je tiens d’ailleurs à remercier chaleureusement
nos associations locales.
Leur engagement contribue essentiellement
à l’image de la commune. Elles
sont le moteur de ces événements et nous
permettent de rester une municipalité
vivante et accueillante. Sans elles, beaucoup
de ces initiatives n’auraient pas lieu
et la diversité du programme d’activités de
la commune serait bien moins riche.
Finalement, je pense que ce qui rend
notre municipalité unique, c’est cette
capacité à évoluer tout en préservant une
forte identité locale. C’est un endroit qui
bouge, qui s’adapte, mais qui conserve
cette proximité et ce sentiment de communauté.
Les résidents s’engagent,
prennent soin de leur commune et participent
activement à la vie communautaire
et c’est ce qui fait d’elle un lieu où il
fait vraiment bon vivre.
LE CHIFFRE
70
nombre de nouveaux logements
abordables d’ici 2030
Mondorf-les-Bains
1, Place des Villes Jumelées
L-5627 Mondorf-les-Bains
www.mondorf.lu
DES LOGEMENTS
ABORDABLES,
DES SOURIRES
DURABLES.
Votre partenaire pour l’accès à un logement
adapté à votre budget et vos besoins.
64
LES ÉLUS LOCAUX SE DÉVOILENT
POLLO BODEM
LUC RECKEN
PAUL ENGEL
USELDANGE VICHTEN GROUSSBUS- WAL
Pollo Bodem est le bourgmestre
d’Useldange depuis 2000.
Ses priorités politiques : investir dans
des infrastructures modernes avec
l’extension de l’école et de la maison
relais pour accueillir 335 enfants
au printemps 2025, le lancement du
projet de logements abordables « Im
Schiesberg » en collaboration avec le
Fonds du Logement et le déploiement
des compteurs d’eau intelligents « Smart
Water » pour une gestion optimisée des
ressources.
Luc Recken est le bourgmestre de
Vichten, une commune engagée dans
un développement structuré et durable.
Ses priorités politiques : la refonte du
Plan d’Aménagement Général (PAG),
adoptée en septembre 2024 pour assurer
une planification urbaine cohérente,
et la participation aux Plans Directeurs
Sectoriels Transports (PST) afin d’intégrer
Vichten dans une stratégie de mobilité
durable.
Paul Engel est le bourgmestre de
Groussbus-Wal, commune née de la
fusion de Grosbous et de Wahl en septembre
2023. Ancien bourgmestre de
Grosbous depuis 2017, il poursuit son
engagement pour un développement
harmonieux et durable.
Ses priorités politiques : assurer la réussite
de la fusion en optimisant les services
communaux et renforcer l’engagement
environnemental avec le Pacte Climat, en
favorisant les énergies renouvelables et
des modes de vie plus écologiques.
Pacte Climat : 71,3% - Pacte Nature : 44,2%
Pacte Climat : 60,6% - Pacte Nature : 18,7%
Pacte Climat : 70,8% - Pacte Nature : 43,6%
GUY ALTMEISCH
DIFFERDANGE
SIMONE ASSELBORN-BINTZ
SANEM
THIERRY SCHUMAN
KOPSTAL
Guy Altmeisch est le bourgmestre
de Differdange, une commune dynamique
reconnue pour son engagement
envers le développement local.
Ses priorités politiques : développer
les infrastructures éducatives avec
l’inauguration du nouveau bâtiment du
Lycée privé Emile Metz (LPEM) et l’ouverture
de nouvelles classes en 2025,
soutenir l’économie locale avec le 1535°
Creative Hub dédié aux industries créatives
et renforcer la sécurité autour du
Parc Gerlache.
Simone Asselborn-Bintz est la bourgmestre
de Sanem. Elle a pris ses fonctions
en 2020 et œuvre activement pour
améliorer la qualité de vie des habitants.
Ses priorités politiques : le plan
directeur « Éducation 2035 », le logement
abordable, un engagement en
faveur de la compensation écologique,
une gestion budgétaire prudente et la
mise en valeur de la culture locale.
Thierry Schuman est le bourgmestre
de Kopstal depuis novembre 2020. Il
a également été assermenté comme
membre du Conseil d’État en septembre
2024.
Ses priorités politiques : développer
des infrastructures modernes comme
une nouvelle maison relais à Bridel,
l’agrandissement de l’école fondamentale
et le réaménagement du cimetière
de Bridel. Il soutient également la revalorisation
du centre de Kopstal.
Pacte Climat : 52,4% - Pacte Nature : 53%
Pacte Climat : 69,2% - Pacte Nature : 43,4%
Pacte Climat : 51,4% - Pacte Nature : 44%
WÄHLE
100% ELEKTRISCH. NULL EMISSION.
www.jcb.com/de-de/elektrisch
ENTDECKE DIE 100% ELEKTRISCHE E-TECH-REIHE VON JCB: TELESKOPLADER | RADDUMPER
MINIBAGGER | DUMPSTER | TELETRUK | HUBARBEITSBÜHNE | POWERPACK
TELETRUK - DER STAPLER MIT REICHWEITE
JCB Teletruk.
Der einzige Teleskop-
Gabelstapler der Welt.
• bis zu 3500 kg Tragfähigkeit
• bis zu 2600 kg bei 2 m Reichweite
• bis zu 5.2 m Hubhöhe
• LPG-, Diesel- oder Elektromotor
• 2-Rad- oder Allradantrieb
• Platzsparend: Beladen von LKW von einer Seite aus
• Beladen von Containern durch 2.1 m Kabinenhöhe
• Maximale Sicht durch seitlichen Teleskoparm
• Greifen des Ladeguts in der 2. oder 3. Reihe
• hydraulisches Schnellwechselsystem
• Command-Pro-Kabine mit Luftfederung & Sitzheizung
AGRICOM COLMAR-BERG
3, rue François Krack | L-7737 Colmar-Berg
Claude WANTZ | M 621 140 882
www.de-verband.com
MECAN FISCHBACH
3, Giälle Wee L-9749 Fischbach/Clervaux
Marco SCHRÖDER | M 621 184 314
v
66
| ACTUALITÉS COMMUNALES
UN NOUVEL
ESSOR CULTUREL ET
ENVIRONNEMENTAL
POUR FRISANGE
Roger Beissel
67
Frisange s’apprête à vivre une
année riche en événements.
Après l’inauguration en décembre
dernier du château
d’Aspelt fraîchement rénové,
la commune mise sur une programmation
culturelle variée
afin de booster le tourisme sur
son territoire. Roger Beissel, le
bourgmestre, nous dévoile les
nouveautés et revient sur les
projets écologiques ambitieux
qui participent à l’amélioration
de la qualité de vie des
Frisangeois.
Une programmation culturelle ambitieuse
Inauguré en décembre, le château d’Aspelt,
situé dans la commune de Frisange,
s’est mué en véritable lieu culturel. La
première manifestation qui s’y est déroulée
a été un succès. « Notre commune
est jumelée avec celle de Saint-Julien de
Coppel en France, en Auvergne. Nous
avons décidé de projeter un film de 2h
sur cette belle région et avons rassemblé
plus de 80 spectateurs », se réjouit Roger
Beissel. Le bourgmestre avait hâte d’être
au mois de février pour lancer les programmations
officielles. Le 28 février,
par exemple, un concert de piano a été
organisé. C’était le premier d’une longue
série prévue pour le printemps. « Nous
espérons proposer au moins un grand
concert chaque mois pour animer la vie
de notre commune », déclare-t-il.
Les arts visuels ne sont pas en reste car
l’offre ne se limite pas qu’aux spectacles
vivants : des expositions seront mises en
place. À ce propos, un vernissage accompagné
d’un encadrement musical a également
eu lieu fin février. Des artistes
ont pu présenter leurs œuvres tout en
invitant des musiciens à enrichir l’expérience
des visiteurs. « Pour l’instant,
nous mettons nos différents espaces
(environ 150 m²) à disposition de nos artistes
locaux sans demander de frais de
location ; un soutien qui pourrait néanmoins
évoluer vers une contribution
symbolique à l’avenir. Par ailleurs, les
concerts, encore gratuits aujourd’hui,
pourraient bientôt nécessiter une petite
participation financière afin de pérenniser
l’offre culturelle à Frisange », admet
Roger Beissel.
Plutôt que d’être célébrés dans un bureau administratif,
les mariages se dérouleront désormais dans un cadre
historique et chaleureux qui offrira une touche
d’authenticité aux cérémonies
Un patrimoine réhabilité et valorisé
Le château abrite aujourd’hui ces espaces
culturels et une salle de spectacle.
Celle-ci peut accueillir 110 personnes et
a été intégrée dans le bâtiment. En face
de l’édifice se trouve une cave historique
qui servait de grange et d’étables depuis
les années 1850. De grands travaux ont
été entrepris pour le rénover et répondre
à toutes les normes en vigueur. Pour ce
faire, le bourgmestre a dû faire face à
un grand défi. « Il a fallu respecter son
architecture d’origine tout en intégrant
des améliorations environnementales.
Nous avons activement collaboré avec
l’Institut national pour le patrimoine
architectural (INPA) pour conserver l’architecture
et le patrimoine historique
du château. Doté de murs épais limitant
la déperdition thermique, le bâtiment
dispose d’un chauffage au gaz efficace,
d’une bonne isolation, notamment au
niveau du toit et des fenêtres, et offre
une acoustique optimisée. C’est idéal
pour les concerts et les expositions », explique-t-il.
Nous espérons proposer au
moins un grand concert chaque
mois pour animer la vie de
notre commune
En annexe, des gîtes ont été construits.
Ceux-ci ouvriront leurs portes en avril
et ont été érigés en bois afin de minimiser
leur impact environnemental. « Au
nombre de deux, ils ont été conçus pour
accueillir jusqu’à quatre personnes. Celui
qui se trouve au rez-de-chaussée est
également conforme à toutes les normes
d’inclusivité pour les personnes à mobilité
réduite », révèle le bourgmestre.
La commune les exploitera en collaboration
avec Simpleview, une entreprise
spécialisée dans la gestion de logements
touristiques, et s’occupera par exemple
des petits-déjeuners et des déjeuners.
« Ces deux chalets serviront également
d’hébergement pour les artistes qui se
rendent à Frisange. Ceux-ci n’auront plus
besoin de se préoccuper de la réservation
d’une chambre d’hôtel par exemple »,
précise-t-il.
Un espace pédagogique
Le château ne sera pas seulement un lieu
dédié aux expositions et aux concerts. Il
deviendra aussi un espace pédagogique.
« Avant les vacances de carnaval, toutes
les classes des cycles 2, 3 et 4 de notre
commune l’ont visité suite à l’initiative
et avec l’étroite collaboration des amis
du château d’Aspelt. Les enfants ont ainsi
découvert son histoire et nous avons
profité de l’occasion pour organiser
un concours de dessin sur ce sujet. Les
œuvres des jeunes artistes seront exposées
en mai et les meilleures d’entre elles
seront récompensées par divers prix »,
explique Roger Beissel.
Une salle de mariage unique
Autre nouveauté : la salle principale du
château a été désignée comme lieu de
célébration des mariages. « Plutôt que
d’être célébrés dans un bureau administratif,
les mariages se dérouleront désormais
dans un cadre historique et chaleureux
qui offre une touche d’authenticité
aux cérémonies », se réjouit-il.
Si Frisange entend désormais se positionner
comme une commune dynamique
où culture, patrimoine et tourisme
se conjuguent, les élus n’oublient pas
non plus l’aspect environnemental pour
offrir à ses habitants un cadre de vie dans
lequel il fait bon vivre.
Un engagement fort pour l’environnement
Au-delà des initiatives culturelles, Frisange
s’engage aujourd’hui en effet dans
68
des projets environnementaux d’envergure.
« Nous nous apprêtons à lancer
des jardins communautaires en partenariat
avec l’association « Coin de Terre
et Foyer ». Nous mettons une parcelle
de 200 m² à disposition de l’asbl et des
citoyens intéressés. Ce projet pourrait
s’étendre à d’autres terrains s’il rencontre
un franc succès et si la demande
le justifie », prévoit le bourgmestre.
Nous nous apprêtons à lancer
des jardins communautaires en
partenariat avec l’association
« Coin de Terre et Foyer »
De plus, la commune a acquis un terrain
de 4 ha à Hellange, près de la fondation
Linster-Weydert. Situé sur une zone humide,
il sera destiné à plusieurs usages.
« Une partie sera réaménagée en prairies
protégées pour préserver la biodiversité
locale. Ce projet s’inscrit dans le cadre
du Pacte Nature qui vise à améliorer la
préservation des espaces naturels, de la
faune et de la flore. Bien que nous n’ayons
pas encore reçu de label, nous travaillons
activement en ce sens avec un conseiller
environnemental pour structurer nos actions
et obtenir une reconnaissance officielle
dans ce domaine si important qui
est la protection de l’environnement »,
déclare Roger Beissel.
Des zones non-fumeurs
Le bourgmestre entend également faire
de ses lieux publics des espaces sains.
Pour y parvenir, il s’est associé avec la
Fondation Cancer pour promouvoir les
zones non-fumeurs. « Nous avons déjà la
médaille de bronze en tant que commune
sans tabac mais nous souhaitons aller
encore plus loin dans la démarche. Il est
désormais interdit de fumer aux abords
de l’administration communale. Nous
allons étendre cette initiative sur l’ensemble
du campus scolaire pour garantir
un air pur à nos enfants », conclut-il.
LE CHIFFRE
110
places dans la nouvelle salle
de spectacle
Administration communale
de Frisange
10, Munnerëferstrooss
L-5750 Frisange
www.frisange.lu
AGENCE IMMOBILIÈRE SOCIALE
Le leader luxembourgeois de la gestion locative sociale
26 48 39 52
www.ais.lu
70
ZOOM SUR LES SYNDICATS
MINETT-KOMPOST
S.I.A.CH.
SIGI
Le Syndicat Minett-Kompost, fondé en
1993, regroupe plusieurs communes
luxembourgeoises engagées dans la
valorisation des déchets organiques.
Situé à Mondercange, il exploite un
centre de compostage et de méthanisation
où les biodéchets collectés sont
transformés en produits réutilisables.
Ses missions incluent la collecte et le
traitement des biodéchets des communes
membres, leur compostage
pour produire un amendement organique
de haute qualité, ainsi que leur
méthanisation, mise en place en 2011,
pour générer du biogaz épuré en biométhane
et injecté dans le réseau de
gaz naturel. Le syndicat commercialise
également divers produits issus de
cette valorisation, tels que du compost,
du terreau FloraVitalis, du Minett
Mulch et des écorces de pin broyées.
En optimisant la gestion des biodéchets,
Minett-Kompost contribue à
la préservation des ressources naturelles
et à la réduction des émissions
de CO 2
. Ses communes membres sont
Bettembourg, Contern, Differdange,
Dippach, Dudelange, Esch-sur-
Alzette, Frisange, Habscht, Käerjeng,
Kayl, Leudelange, Mondercange,
Niederanven, Pétange, Reckange-sur-
Mess, Roeser, Rumelange, Sandweiler,
Sanem, Schifflange et Schuttrange.
Le Syndicat Intercommunal pour
l’Assainissement du bassin de la
Chiers (S.I.A.CH.) regroupe les communes
de Differdange, Käerjeng
(partiellement), Pétange et Sanem
(partiellement) afin d’assurer l’assainissement
des eaux usées. Il
exploite et entretient les infrastructures
essentielles, dont une station
d’épuration, bassins de rétention,
déversoirs d’orage et stations de
pompage, garantissant un fonctionnement
optimal du réseau. En parallèle,
le syndicat planifie et réalise la
construction de nouveaux collecteurs
d’eaux usées pour améliorer
la gestion des effluents et renforcer
l’efficacité du système intercommunal.
Plusieurs projets sont en cours
pour moderniser et optimiser ces
infrastructures, répondant aux exigences
environnementales et aux
besoins croissants des habitants.
Grâce à ses actions, le S.I.A.CH. joue
un rôle clé dans la préservation des
ressources en eau et la qualité de
vie des résidents des communes
membres, tout en assurant une
gestion durable et performante du
réseau d’assainissement.
Le Syndicat Intercommunal de
Gestion Informatique (SIGI), fondé en
1982, accompagne les communes et
administrations locales luxembourgeoises
dans leur transformation
numérique. Le SIGI développe des
solutions technologiques innovantes,
inclusives et durables adaptées aux
besoins de 99 communes, 60 syndicats
intercommunaux, 30 offices
sociaux, 616 services d’éducation et
d’accueil et 326 assistants parentaux.
Avec plus de 100 collaborateurs,
il joue un rôle clé dans la modernisation
des services publics et la
création de communautés numériquement
compétentes, résilientes et
interconnectées. Sa mission est de
moderniser les services publics en
proposant des solutions adaptées et
en assurant la sécurité des données.
Il accompagne ses partenaires avec
des conseils experts, des formations
sur mesure et un soutien continu. Le
SIGI est dirigé par un comité de direction,
avec Sylvain Momin comme
directeur, sous la supervision d’un
Bureau présidé par Philippe Meyers.
ILS ONT PARTAGÉ VOS
PLUS BELLES HISTOIRES.
ILS MÉRITENT MIEUX
QUE LE TIROIR.
WWW.RESSOURCES.LU
Ce n’est pas
ma place !
RÉUTILISONS, RECYCLONS.
UN GESTE SIMPLE,
UN IMPACT DURABLE.
LA GESTION RESPONSABLE DES RESSOURCES
72
BRÈVES
COMMUNALES DU NORD
PAR BARBARA PIERROT
WILTZ
L’exposition « Eternelles Instantanéités
» d’Alborz Teymoorzadeh, organisée
par DIALOGUE en coopération avec
la Kulturfabrik, se déroule du 2 mars au
30 avril à l’espace d’art Prabbeli à Wiltz.
L’artiste iranien, qui a vécu au Luxembourg
de 2019 à 2024, explore à travers
ses photographies, vidéos et performances
le caractère à la fois éphémère
et constant de l’existence humaine.
Son travail met en lumière les liens
entre biologie, psychologie, culture et
société. Les visiteurs découvriront ses
œuvres, allant des images de mains
aux études de nus en passant par des
performances théâtrales, offrant ainsi
un regard profond sur la condition humaine.
Source : wiltz.lu
CLERVAUX
La commission consultative des sports
et de la jeunesse de la commune de
Clervaux organisera une soirée pour
récompenser les « sportifs méritants »
et les « membres bénévoles méritants »
pour la période d’août 2023 à décembre
2024. Les récompenses concernent les
sportifs individuels ou en équipe ainsi
que les bénévoles engagés dans des
clubs sportifs. Les conditions d’octroi
incluent un classement parmi les trois
premiers dans un championnat national,
une montée en division supérieure
ou un engagement bénévole notable.
Les candidatures doivent être envoyées
par e-mail avant le 18 avril, avec
un argumentaire et les coordonnées
complètes.
Source : clervaux.lu
ETTELBRUCK
Le 28 mars, les vignerons indépendants
du Luxembourg, en collaboration avec
l’Ettelbruck City Tourist Office, ont organisé
la traditionnelle foire aux vins,
Wäikues, au Däichhal Ettelbruck. De
16h à 21h, les visiteurs ont eu l’occasion
de découvrir et de déguster les meilleurs
vins et crémants luxembourgeois.
Le prix du verre de dégustation était
de 15€. L’événement a été un véritable
succès, offrant une atmosphère conviviale
et chaleureuse où les produits locaux
ont été mis à l’honneur. La foire a
permis à de nombreux amateurs de vin
de savourer les richesses viticoles du
Luxembourg.
Source : ettelbruck.lu
DIEKIRCH
L’exposition « ARCbrëll » revient à la
Maison de la Culture de Diekirch en
avril 2025 pour sa quatrième édition.
Ce jeu de mots entre « ARC », « Abrëll »
(avril) et « Brëll » (lunettes) fait honneur
à l’association ARC qui invite ses
membres à explorer des œuvres autour
du thème des lunettes. Après des
éditions en 2016, 2019 et 2022, ARC
poursuit cette tradition et, pour ses 65
ans, présente un catalogue de plus de
300 pages illustrant le parcours de ses
76 membres. L’exposition se tient à la
galerie d’art municipale de Diekirch du
5 au 27 avril.
Source : diekirch.lu
PARC HOSINGEN
Le samedi 29 mars, la commission pour
le vivre-ensemble interculturel de la
commune de Parc Hosingen a organisé
un événement culinaire et culturel sous
le slogan « A Taste of Culture ». Il s’est
tenu au centre culturel de Hosingen,
avec de nombreux stands gastronomiques
permettant aux visiteurs de découvrir
des saveurs du monde entier.
Cette année, le Portugal était le pays
invité et des spécialités portugaises ont
été mises en avant.
Source : hosingen.lu
LAC DE LA HAUTE-SÛRE
La commune du Lac de la Haute-Sûre
organise son grand nettoyage annuel le
12 avril à partir de 9h. Différents points
de rencontre seront disponibles dans
les huit villages et un coordinateur y
distribuera des sacs poubelles et des
instructions. Un barbecue est prévu à
midi au camping Saint-Hubert à Harlange
pour remercier les participants.
L’inscription au barbecue est obligatoire
avant le 7 avril 2025. Pour plus
d’infos, contactez le service population
par téléphone ou e-mail.
Source : lac-haute-sure.lu
ÉNERVANT
ÉTONNANT
La pollution due à la saleté et au bruit sur les chantiers
ALHO est réduite à un minimum grâce à la préfabrication
des modules en usine et à la durée courte de construction sur
site. Cela augmente l’acceptation des résidents.
ALHO Systembau S.à r.l.
3, Rue Fontebierg
L - 3381 Livange
Construire avec système: la construction modulaire ALHO
Coûts fixes. Délais fermes. Qualité supérieure. www.alho.lu
74
| ACTUALITÉS COMMUNALES
SYVICOL
NEWS
Lëtzebuerger Gemengen publie
régulièrement, sous la responsabilité
rédactionnelle du
SYVICOL, la rubrique « SYVICOL
News » dont le but est d’impliquer
davantage les élus et le
personnel du secteur communal
dans le travail de l’association
faîtière des 100 communes
du pays.
Les quatre réunions régionales du
SYVICOL furent un succès franc
© SYVICOL
« Kommt schwätzt mat ! », tel était le slogan
des rencontres régionales du SYVICOL
avec les communes qui ont eu lieu en mars
2025 à Bergem, Marnach , Beringen et,
pour finir, au « Centre culturel Machera »
de Grevenmacher, en présence du ministre
de l’Intérieur Léon Gloden.
Avec près de 200 participants venus s’informer
sur la manière dont le SYVICOL
s’engage pour eux aux niveaux communal,
national et international, les quatre
rencontres ont connu un franc succès. Un
sujet important abordé durant les séances
est la formation continue qui est proposée
depuis fin 2024 par le SYVICOL et qui sera
développée au cours de cette année.
Les réunions étaient en plus l’occasion de
lancer la publication « D’Gemengegesetz
liicht gemaach », qui présente la législation
communale d’une façon accessible
et compréhensible. La partie des réunions
consacrée aux échanges avec les représentants
locaux a fait l’objet d’une attention
particulière, donnant au syndicat des
orientations pour ses activités futures.
Le bureau du SYVICOL a rencontré la
Fondation Cancer
Le 10 mars 2025, le bureau du SYVICOL
a rencontré la Fondation Cancer. Dans ce
cadre, le projet « Commune Sans Tabac »,
une initiative phare de la stratégie visant
à encourager les communes à adopter des
mesures concrètes pour créer des espaces
sans tabac, a été présentée. Les communes
qui y participent se verront décerner le
label « Commune Sans Tabac » qui récompense
leur engagement pour permettre
aux enfants et aux jeunes de grandir dans
une atmosphère plus saine, afin de devenir
la première « génération d’adultes sans
tabac » d’ici 2040.
Un autre point central de l’entrevue a
été l’exposition au soleil dans la planification
des nouvelles infrastructures
communales, notamment les complexes
sportifs ou les établissements scolaires.
La Fondation Cancer a souligné l’importance
d’intégrer ces préoccupations dès
les premières phases de conception afin de
garantir un environnement sain pour tous.
Séance inaugurale du mandat quinquennal
du Comité européen des
régions
Les membres de la délégation luxembourgeoise
du Comité européen des régions
(CdR), composée de Roby Biwer, Natalie
Silva, Simone Beissel, Tom Jungen, Lou
Linster et Alex Donnersbach, se sont réunis
à Bruxelles du 19 au 21 février 2025
pour participer à la séance inaugurale du
nouveau mandat du CdR.
La session a débuté avec l’élection de la
socialiste hongroise Kata Tüttő à la tête
des régions et des villes de l’UE. Lors
de son discours, la présidente a affirmé
qu’elle mettrait l’accent sur le renforcement
de la démocratie locale, le soutien
aux politiques climatiques, de cohésion
et de logement, ainsi que sur l’implication
active des villes et des régions dans
la construction de l’avenir de l’Union
européenne.
Réunion du bureau du Congrès des
pouvoirs locaux et régionaux du
Conseil de l’Europe au Luxembourg
Le 10 février 2025, une réunion du Bureau
du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux
du Conseil de l’Europe (CPLRE)
s’est tenue à Luxembourg. Cette réunion
à laquelle participait une trentaine
d’élus issus des 46 États membres visait,
entre autres, à préparer la 48 e Session du
Congrès qui s’est tenue du 24 au 27 mars
à Strasbourg.
Elle a également été l’occasion d’un
échange de vues entre les élus locaux
et régionaux du Congrès avec Claude
Wiseler, président de la Chambre des
députés. Pour clôturer le déplacement au
Grand-Duché, les membres du bureau ont
été reçus à l’Hôtel de Ville de Luxembourg
par la bourgmestre Lydie Polfer et Léon
Gloden, ministre des Affaires intérieures.
SYVICOL
3, rue Guido Oppenheim
L-2263 Luxembourg
www.syvicol.lu
76
| PORTRAIT
Gilles Christnach
77
SUR LE CHEMIN
DE L’INGÉNIOSITÉ
PAR ADELINE JACOB
Aucune route n’est jamais toute tracée. Gilles Christnach le sait ;
il se plaît même à emprunter les chemins alternatifs. C’est ce qu’il
nous confie en nous racontant son parcours. Il nous narre une carrière
faite de hauts et de bas où s’exprime une constante : la volonté
de rendre service à la société en proposant, même à tâtons, des
solutions innovantes. Le fondateur du bureau d’ingénieurs-conseils
Betic semble donc taillé pour sa nouvelle fonction de directeur du
Centre de ressources des technologies et de l’innovation pour le
bâtiment (CRTI-B). Il nous éclaire sur la façon dont il aborde ce défi
en se prêtant au jeu du portrait.
Itinéraire
C’est à Leudelange, à deux pas de la
capitale luxembourgeoise où il est né
le 15 décembre 1972, que grandit Gilles
Christnach. Second fils d’un couple d’enseignants,
il sait très jeune qu’il ne marchera
pas dans les pas de ses parents. Nuits
passées à corriger des copies et gestion des
problèmes de discipline lui feront passer
l’envie d’embrasser cette carrière. Surtout,
il aspire à suivre une formation à même
de lui ouvrir différents horizons. « Je suis
de nature curieuse, j’aime la découverte,
l’innovation et sortir des sentiers battus.
Quand tout le monde prend la route qui
mène à droite, j’ai l’envie irrépressible
d’explorer celle de gauche », confie-t-il.
C’est ainsi qu’après avoir quitté l’Athénée
de Luxembourg où il faisait « le minimum
syndical », l’élève fasciné par la physique se
dirige vers l’ingénierie, une discipline qui
pourrait lui ouvrir toutes sortes de portes
et satisfaire ses envies de « construire ».
« Fan de LEGO® Technic, je fabriquais des
engins en cachette sous la couette, tard
dans la nuit. À 3h du matin, je pouvais
peaufiner un projet de téléphérique qui
reliait un bout à l’autre de ma chambre.
J’ai aussi installé un funiculaire dans l’escalier
principal de la maison, au grand
mécontentement de ma mère. Ce goût du
« bricolage » me venait probablement de
mon grand-père qui avait construit de ses
mains une grande foreuse avec des pièces
de récupération », se souvient-il, amusé.
Son « alma mater », il la choisit comme
le reste : « Mon frère est parti faire ses
études à Zurich. Il était exclu pour moi
de le rejoindre. J’avais besoin d’explorer
d’autres horizons. Puisque mes camarades
de classe se dirigeaient vers des universités
allemandes, j’ai opté pour celle de
Liège. On m’a souvent demandé ce que
je trouvais à cette ville dont la principale
industrie – sidérurgique – était déjà en
déclin. Je n’ai pourtant jamais regretté
mon choix. Les Liégeois sont des gens
vrais, simples, ce qui m’a plu. L’université
elle-même, bien qu’elle disposait de
moyens limités, a produit des ingénieurs
reconnus. Leur force ? Trouver des solutions
en innovant étape par étape, quitte
à devoir faire marche arrière. C’est ce que
j’ai appris. Faute d’ateliers et d’ordinateurs
dernier cri, j’y ai suivi une formation
très théorique qui m’aura permis d’acquérir
une solide méthodologie », explique
Gilles Christnach.
Premiers pas
En 1996, son diplôme de génie mécanique
en poche, il décline un doctorat
pour mettre directement les mains
dans le cambouis… mais les places sont
rares dans l’industrie. Il intègre alors un
bureau d’ingénieurs-conseils en génie
technique nouvellement créé, S&E
Consult, dont il devient le premier salarié.
« L’univers du chantier m’intéressait
beaucoup, mais il m’était finalement
inconnu. Heureusement, deux mois après
mon arrivée, Daniel Langue, un ingénieur
expérimenté dans le domaine, a rejoint la
société. C’est à son contact que j’ai appris
les réflexes du métier. Le conseil en génie
technique étant en plein boum à l’époque,
nous sommes rapidement montés en puissance.
Seule ombre au tableau : nos vues
divergeaient parfois de celle de notre
direction. C’est pourquoi, en décembre
2000, désireux de travailler à notre façon,
Daniel et moi créons Betic. Six mois plus
tard, David Determe, un drôle de spécimen
avec lequel j’avais sympathisé chez S&E
Consult, vient renforcer notre équipe », se
remémore Gilles Christnach, un sourire
taquin aux lèvres.
C’est ainsi que l’ingénieur fait ses premiers
pas d’entrepreneur… avant qu’une
première embûche ne le freine dans son
élan. Un an après la fondation du bureau,
Daniel Langue annonce à son associé
qu’il rejoint les Communautés européennes.
Un coup de tonnerre pour Gilles
Christnach. « C’était juste avant Noël.
J’étais en pleurs. David était face à moi. Je
lui ai demandé : « On s’arrête ou on continue
? ». Il m’a répondu : « Bien sûr qu’on
continue ». Cet événement a constitué
une deuxième naissance pour Betic si j’ose
dire. Bien qu’il n’ait pas créé la société statutairement,
j’ai toujours considéré David
comme un fondateur du bureau pour cette
raison », livre Gilles Christnach.
Quand tout le monde prend la
route qui mène à droite, j’ai
l’envie irrépressible d’explorer
celle de gauche
Malgré ces turbulences, l’entreprise
décolle, portée par un duo soudé et des
vents favorables. La période est propice
aux nouvelles approches, les maîtres
d’ouvrage sont particulièrement ouverts
à l’innovation et prêts à mettre en œuvre
de nouvelles techniques. « C’est dans ce
contexte que l’Administration des bâtiments
publics confie le projet du lycée
de Redange à un jeune bureau comme le
nôtre. Grâce à son tout nouveau concept
énergétique, il restera l’un de nos projets
emblématiques, représentatif de notre
façon d’envisager la profession et de nos
valeurs. J’ai toujours considéré l’ingénieur
comme un prestataire de services et
non pas un « refuseur » de mission. Notre
métier est d’apporter la meilleure solution
possible au maître d’ouvrage, pour
la société dans son ensemble, en pensant
78
remis sa démission. Thierry Hirtz m’a
donc proposé de prendre sa relève. Je n’ai
pas eu à réfléchir très longtemps. L’idée
de me mettre au service du secteur de la
construction dans son ensemble m’a vite
enthousiasmé », raconte le nouveau directeur
du CRTI-B.
Redirection
« out of the box ». Cette philosophie nous
a apporté une réelle continuité dans la
croissance », déclare Gilles Christnach.
Rebond
Les années passent ; les projets, petits et
grands, se suivent et ne se ressemblent
pas ; l’équipe s’agrandit jusqu’à compter
110 collaborateurs. Et pour continuer à
proposer des expertises toujours plus pointues
à ses clients, le bureau d’ingénieursconseils
s’associe, en juin 2020, au groupe
belge VK Architects & Engineers, luimême
racheté trois ans plus tard par le
bureau d’ingénierie et d’architecture
Sweco. « Ce rachat était une bonne chose
en soi. L’idée de pouvoir importer un vaste
éventail de compétences sur le marché
luxembourgeois me semblait géniale.
Malheureusement, cela ne s’est pas fait
dans le respect des spécificités locales.
L’arrivée d’un Country Manager étranger,
alors que la gouvernance nationale était
bien ancrée, s’est heurtée à notre vision ;
raison pour laquelle David et moi avons
successivement décidé de ne pas poursuivre
l’aventure. Je me suis alors donné
six mois pour préparer les collaborateurs
à mon départ, transmettre les dossiers et
accompagner les clients. À l’idée de quitter
l’entreprise que j’avais fondée et fait évoluer,
mon esprit cartésien a été submergé
par une vague d’émotions très fortes. J’ai
dû compter sur mon épouse ainsi que
sur un soutien professionnel pour sortir
la tête de l’eau. J’en suis finalement
venu à la conclusion apaisante que la vie
d’une entreprise évolue comme celle des
enfants : grandir et quitter le nid sont des
passages obligés et il faut savoir les laisser
voler de leurs propres ailes », explique-t-il
non sans émotion, mais sereinement.
J’ai toujours considéré
l’ingénieur comme
un prestataire de services
et non pas un « refuseur »
de mission. Notre métier est
d’apporter la meilleure
solution possible
Un carnet d’adresses bien rempli entre
les mains, Gilles Christnach profite de ses
six mois de transition pour multiplier les
rencontres au sein de son réseau. Bientôt,
de nombreuses opportunités s’offrent à
lui, que ce soit auprès d’autres bureaux
d’études ou d’installateurs ; des propositions
intéressantes et qu’il envisage
sérieusement jusqu’à ce qu’une offre
sorte du lot. « J’avais prévu un déjeuner
avec Thierry Hirtz, président du Centre
de ressources des technologies et de l’innovation
pour le bâtiment (CRTI-B) que
je connaissais en sa qualité d’architecte
auprès de l’Administration des bâtiments
publics. Deux jours avant ce rendez-vous,
Moreno Viola, directeur du CRTI-B, avait
À peine a-t-il repris les rênes du Centre
que l’ancien patron de Betic prévoit d’organiser
un grand brainstorming réunissant
les maîtres d’ouvrage, les concepteurs
et les entreprises exécutantes pour identifier
et comprendre les besoins du secteur
dans un contexte de multicrise. L’objectif :
instaurer un climat de confiance et entretenir
le dialogue afin d’y accroître l’harmonisation,
d’en renforcer la durabilité et
d’assurer sa transition digitale. « Bien sûr,
nous ne partons pas d’une page blanche.
Mon prédécesseur a fait un excellent travail
que j’entends bien poursuivre, tout
en questionnant tout élément sur lequel
je pourrais poser un regard neuf. J’ai toujours
vu le Luxembourg comme un pays
de niche. Avec ses chemins courts, son
aisance financière et sa concentration de
compétences très pointues, il s’est distingué
dans la sidérurgie, le secteur bancaire,
et même spatial. Pourtant, il n’est plus forcément
à la pointe dans la construction. Si
les initiatives y sont nombreuses, elles ne
sont probablement pas assez concertées.
Je pense que le CRTI-B est un des acteurs
qui pourrait y remédier pour faire du
secteur du bâtiment luxembourgeois un
pôle d’innovation en Europe. Nous avons
toutes les cartes en main, évitons simplement
de nous mettre des bâtons dans les
roues avec des cadres réglementaires trop
contraignants. La Bavière, par exemple,
a développé le concept de « Gebäudetyp
E » pour désigner des bâtiments expérimentaux
ou simples (voire simplifiés)
qui, parce qu’ils recourent à des nouveaux
matériaux ou des nouveaux concepts
techniques ou constructifs, peuvent être
exemptés de certaines contraintes normatives.
C’est une approche que le CRTI-B
pourrait importer au Luxembourg pour
accélérer l’innovation », indique le nouveau
directeur, impatient d’apporter sa
pierre à l’édifice.
SPUERKEESS.LU/logement
Le logement évolue.
Votre banque aussi.
Banque et Caisse d’Epargne de l’Etat, Luxembourg, établissement public autonome, 1, Place de Metz, L-1930 Luxembourg, R.C.S. Luxembourg B30775