Boxoffice Pro n°493 – 28 mai 2025
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N°493 / 28 mai 2025
TOUTE L’ACTUALITÉ DE L’EXPLOITATION ET DE LA DISTRIBUTION CINÉMA
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N°493 / 28 mai 2025
TOUTE L’ACTUALITÉ DE L’EXPLOITATION ET DE LA DISTRIBUTION CINÉMA
RETOUR DE CANNES
DE L’AUTRE CÔTÉ DU TAPIS ROUGE
L'édito
Sommaire
La Croisette et après ?
Le Festival de Cannes 2025 est terminé. Fin du
marathon, des pieds endoloris et de la rétine fatiguée.
Que reste-t-il de cette quinzaine intense ? Au-delà
d’une magnifique vision des films d’auteur qui
feront l'année, Cannes a tendu un miroir au monde,
à ses conflits, ses injustices, ses jeux de pouvoir.
pour Jafar Panahi, plus qu’un prix, est un message
retentissant, une affirmation de la force du cinéma
et de sa portée. Les professionnels n'ont pas ménagé
leurs efforts. Ils ont revendiqué, entre autres, le soutien
vital aux salles art et essai, aux films et à leurs
auteurs, salué l'avancée concrète de la lutte contre
les VHMSS et affiché leur combat pour la souveraineté
culturelle face aux pressions d'un libéralisme
culturel grandissant. Comme le souligne Laurence
Farreng, députée européenne, ces défis – y compris
les attaques de l'administration américaine – ne sont
pas une fatalité. Ils sont une chance. L'occasion
de resserrer les rangs, de réaffirmer nos valeurs. Le
Festival de Cannes nous l'a rappelé avec force : le
cinéma est un rempart contre l'uniformisation.
Après les déclarations, les feuilles de route, les notes
d'intention… continuons de montrer que Cannes
n'est pas seulement un événement, mais le point de
départ de combats essentiels et passionnants, to be
continued… Bilan l’année prochaine.
Marion Delique
P.6
ACTUALITÉS
Récapitulatif des derniers mouvements
du secteur
P. 7 à 12
ÉCHOS DE CANNES
L’écologie sur la Croisette
Tribune pour l’exception culturelle
La lutte contre les VHMSS en croisade sur
la Croisette
Nouvelles lignes pour les engagements
de programmation
P. 13 à 15
RENCONTRES
ART ET ESSAI 2025
Compte-rendu de l’AG de l’Afcae
Pass Culture : pour que les jeunes
deviennent contributeurs
Quel marché pour l’art et essai ?
P. 24-25
INTERNATIONAL
Réunions Europa Cinemas et Cicae
P. 26-27
DISTRIBUTION
Next Films renforce son équipe et son
line-up
Imax annonce un premier documentaire
en français
P. 28 à 31
EXPLOITATION
Plongée au cœur de Territoires Immersifs
Le Médiateur du cinéma livre son
rapport
Le Cora Laparcerie de Morcenx-la-
Nouvelle se refait une bleuté
P. 32-33
FOCUS
Megarama Roubaix
P. 34
MISCELLANÉES
CNACi, soutiens, les RencontresCinémas
Verts des Cina et l’agenda de la
profession
est une publication de
N°ISSN : 2740-3335
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4 N°493 / 28 mai 2025
LE 4 JUILLET AU CINÉMA
Actualités
Du mouvement à…
l’ADRC
Collaborateur de longue date
de l’Agence, Emmanuel
Didier est promu adjoint de
direction, aux côtés du délégué
général Christian Landais.
Arrivé au sein de l’ADRC en
2013, Emmanuel Didier a
d’abord œuvré en tant que
coordinateur de la diffusion
numérique des films, puis chargé d’études et de développement
de projets. Depuis 2022, il officiait en tant
que chef de projet du festival de science-fiction Les
Mycéliades. En parallèle, Emmanuel Didier est également
membre de la Commission d’aide sélective à la distribution
de films jeune public au CNC depuis 2015. Pour
rappel, lors de la prochaine assemblée générale, le 18 juin
prochain, Nadège Lauzzana, présidente de l’ADRC, et
Gaëtan Bruel, président du CNC, signeront la nouvelle
convention pluriannuelle d’objectifs.
France Télévisions
En poste depuis 2015,
Delphine Ernotte a été
prolongée à la présidence de
France Télévisions pour une
durée de cinq ans. L’Arcom,
qui l'a redésignée pour un 3 e
mandat, ce qui est une
première dans l’histoire de la
télé publique, explique avoir
« fait le choix de privilégier la continuité à la tête du groupe,
dans un contexte marqué par des incertitudes majeures ».
Pour rappel, l’Assemblée nationale doit prochainement
examiner la proposition de loi visant à créer la holding
France Médias, regroupant France Télévisions, Radio
France et l’Ina.
Pathé
Le groupe présidé par Jérôme Seydoux noue un partenariat
capitalistique avec Rodolphe Saadé à travers sa
holding familiale, Merit France, qui détient désormais
20 % de Pathé. Pour rappel, la holding est avant tout
connue pour être l'actionnaire majoritaire, à 73 %, de
CMA CGM, l'un des leaders mondiaux du transport
maritime et de la logistique. Elle est également propriétaire
de RMC et BFM-TV, actionnaire de Brut, du
Groupe M6, et de plusieurs journaux (La Tribune, Corse-
Matin, La Provence).
À noter par ailleurs que, dans le prolongement du
renforcement de partenariat entre Pathé et Marjane
Group au Maroc, annoncé mi-avril dernier, la holding
marocaine détient désormais 60 % des parts du Pathé
Californie de Casablanca.
©ADRC
©Susy Lagrange
Studio TF1
Cristina Batlle rejoint la
filiale du groupe TF1 – ex
Newen Studios – regroupant
ses activités de production et
de distribution ; un retour
aux sources pour celle qui a
occupé les fonctions de
commerciale pour TF1
International durant cinq
ans. Désormais responsable de la distribution salles,
l’ancienne directrice des ventes de Warner France – qu’elle
avait rejoint en 2016 – travaillera dès septembre sous la
responsabilité de Nathalie Toulza-Madar, directrice
générale cinéma France de Studio TF1, et de Pierre
Branco, directeur général de la filiale et… ancien directeur
général de Warner Bros. Discovery.
Studiocanal
Suite au départ d’Anthony Dahlem pour Zinc., l’équipe
programmation du distributeur, dirigée par Jean-Baptiste
Davi, enregistre plusieurs changements. Sous la responsabilité
de Barbara Sarazin, responsable des ventes province,
• Aurore Jolly-Page devient chargée des ventes Grand Ouest/
Nord/Est
• Farida Touenti reste chargée des ventes Grand Ouest/
Nord/Est, mais avec un pool de salles modifié
• Louis Martin devient chargé des ventes de la région de
Lyon et conserve également son poste de Business Analyst
• Damien Piton, chargé des ventes de la région de
Bordeaux, sera désormais également en charge de la
région de Marseille
• Tristan Rodrigues est désormais chargé des ventes
périphérie, rattaché directement au directeur des ventes
• Zoé Leconte, responsable Trade Marketing, conserve
ses fonctions et son rattachement au directeur des ventes
• Stéphanie Faugeron devient coordinatrice évènementiel
exploitation, désormais directement rattachée au
directeur des ventes.
Tandem
Directrice des ventes depuis
la création de la société en
2020 par Mathieu Robinet,
Mirana Rakotozafy en est
devenue la directrice de la
distribution. Son équipe est
composée de Carla Sy (en
charge de la programmation
province), Eva Pons et Auguste
Calvet. Par ailleurs, le département marketing dirigé par
Antony Baptista accueille Gabriela Richou, qui rejoint
Valentina Eid Clavel (cheffe de projet marketing). La
prochaine sortie de Tandem est la comédie Le Répondeur
de Fabienne Godet, avec Salif Cissé et Denis Podalydès,
datée au 4 juin.
©Isabelle Nègre
Cannes
le Palmarès
Compétition
Palme d’or
• Un simple accident de Jafar Panahi (Memento, 01/10/25)
Grand prix
• Valeur sentimentale de Joachim Trier (Memento, 20/08/25)
Prix du jury
• Sirāt d’Oliver Laxe (Pyramide, 03/09/2025)
• Sound of Falling de Mascha Schilinski
(Diaphana, à dater)
Prix de la mise en scène
• L’Agent secret de Kleber Mendonça Filho
(Ad Vitam, 14/01/26)
Prix du scénario
• Jeunes Mères de Jean-Pierre et Luc Dardenne
(Diaphana, 23/05/26)
Prix d’interprétation féminine
• Nadia Melliti dans La Petite Dernière de Hafsia
Herzi (Ad Vitam, 01/10/25)
Prix d’interprétation masculine
• Wagner Moura dans L’Agent secret
de Kleber Mendonça Filho
Prix spécial
• Resurrection de Bi Gan (Les Film du Losange, à dater)
Courts métrages
Palme d’or
• I’m Glad You’re Dead Now de Tawfeek Barhom
Mention spéciale
• Ali d’Adnan Al Rajeev
Caméra d’or
Prix de la Caméra d’or
• The President’s Cake de Hasan Hadi (Tandem, à dater)
Mention spéciale
• My Father’s Shadow d’Akinola Davies Jr.
(Le Pacte, à dater)
La Petite Émission à Cannes
à voir ou revoir
sur notre chaîne YouTube
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Un Certain Regard
Prix Un Certain Regard
• Le Mystérieux Regard du flamant rose
de Diego Céspedes (Arizona, 07/01/26)
Prix du jury
• Un poète de Simón Mesa Soto (Epicentre, à dater)
Prix de la mise en scène
• Once Upon a Time in Gaza d’Arab et Tarzan
Nasser (Dulac, 25/06/2025)
Meilleur scénario
• Pillion de Harry Lighton (Memento, à dater)
Meilleur acteur
• Frank Dillane dans Urchin de Harris Dickinson
(Ad Vitam, à dater)
Meilleure actrice
• Cleo Diára dans Le Rire et le Couteau de Pedro
Pinho (Météore, 09/07/2025)
L’Œil d’or
Prix de L’Œil d’or
• Imago de Déni Oumar Pitsaev
Prix spécial du jury pour les 10 ans de L’Œil d’or
• The Six Billion Dollar Man d’Eugene Jarecki
La Cinef
Premier Prix
• First Summer de Heo Gayoung
Deuxième Prix
• 12 Moments Before the Flag-Raising Ceremony
de Qu Zhizheng
Troisième Prix
• Ginger Boy de Miki Tanaka
• Winter in March de Natalia Mirzoyan
De gauche à droite : Dimitri Fayette (Cinéma Klub à Metz), Sabine
Putorti (Institut de l’image à Aix-en-Provence), Roxane Arnold
(directrice de la distribution Pyramide), Oliver Laxe (réalisateur de
Sirāt), Mylène Frogé (Cinéma La Tournelle à L’Haÿ-les-Roses), Malo
Guislain (Cinéma Les Cinéastes au Mans), Marc Quinton (Cinéma Palace
à Mulhouse) et David Obadia (délégué général de l’Afcae).
Prix CST
Prix CST de l’Artiste-Technicien
• Ruben Impens, directeur de la photographie, et
Stéphane Thiébaut, mixeur, de Alpha de Julia
Ducournau (Diaphana, 20/08/25)
Prix CST de la Jeune Technicienne de cinéma
• Éponine Momenceau, cheffe opératrice image de
Connemara d’Alex Lutz (Studiocanal, 10/09/25)
Prix Jean Vivé
• Caroline Delpoux (meilleure projection)
• Romuald Lagoude (meilleur montage)
Semaine de la Critique
Grand Prix Ami Paris
• Fantôme utile de Ratchapoom Boonbunchachoke
(JHR, 27/08/25)
Prix French Touch du Jury
• Imago de Déni Oumar Pitsaev (New Story, à dater)
Prix Fondation Louis Roederer de la révélation
• Théodore Pellerin pour Nino de Pauline Loquès
(Jour2Fête, 17/09/25)
©Afcae
Prix des cinémas art et essai
L’Agent secret de Kleber Mendonça Filho
Mention spéciale
Sirāt d’Oliver Laxe
Prix de la citoyenneté
Un simple accident de Jafar Panahi
Prix de la Semaine du Cinéma Positif
Jeunes mères de Jean-Pierre et Luc Dardenne
Queer Palm
La Petite dernière de Hafsia Herzi
Prix du jury œcuménique
Jeunes mères de Jean-Pierre et Luc Dardenne
Prix Fipresci
L'Agent secret de Kleber Mendonça Filho
Urchin de Harry Dickinson
Planètes de Momoko Seto (Gébéka Films, 11/03/26)
Prix François Chalais
Deux procureurs de Sergei Loznitsa (Pyramide, 24/09/25)
Prix Cannes Soundtrack
Sirāt d’Oliver Laxe
Prix du jury pass Culture
Météors d’Hubert Charuel
Palm Dog
L’Amour qu’il nous reste de Hlynur Pálmason
(Jour2Fête, à dater)
Prix Ecoprod
Jeunes mères de Jean-Pierre et Luc Dardenne
Prix du jury : Laurent dans le vent de Anton Balekdjian,
Léo Couture et Mattéo Eustachon (Arizona Distribution, à dater)
La devinette
Quel est le point commun
entre Jafar Panahi,
Henri-Georges Clouzot et
Robert Altman ?
Ce sont les trois seuls cinéastes à avoir obtenu la Palme d’or, le Lion
d’or et l’Ours d’or : Henri-Georges Clouzot a obtenu le Lion d’or pour
Manon en 1949 et l’Ours d’or et le Grand Prix de Cannes – équivalent
de la Palme d’or à l’époque – pour Le Salaire de la Peur (1953) ; Robert
Altman a obtenu la Palme d’or en 1970 pour M.A.S.H., l’Ours d’or en
1976 pour Buffalo Bill et les Indiens et le Lion d’or en 1993 pour Short
Cuts ; Jafar Panahi a obtenu le Lion d’or en 2000 pour Le Cercle, l’Ours
d’or en 2015 pour Taxi Téhéran et donc la Palme 2025 pour
Un simple accident.
Prix Fondation Gan à la diffusion
• Le Pacte, distributeur français pour Left-Handed
Girl de Shih-Ching Tsou (à dater)
Prix SACD
• Guillermo Galoe et Victor Alonso-Berbel,
auteurs de Ciudad sin sueño (Pan, 03/09/25)
Quinzaine des Cinéastes
Choix du public
• The President’s Cake de Hasan Hadi
Label Europa Cinemas
• La Danse des renards de Valéry Carnoy (Jour2Fête)
Coup de cœur des auteurs SACD
• La Danse des renards de Valéry Carnoy
©Ecoprod
Mention spéciale : Amour Apocalypse
d’Anne Émond (L’Atelier Distribution, à dater)
Remise des prix Ecoprod, le 16 mai à Cannes, sur le stand de
Film France / CNC, en partenariat avec Film Paris Région et la
Région Sud-Provence-Alpes-Côte d’Azur
N°493 / 28 mai 2025
7
Échos de Cannes
Social
Festivals : un avenant dans
l’impasse
Dans l'extension de la table ronde Acid du 20 mai,
consacrée aux impacts des coupes budgétaires
territoriales sur la filière, Antoine Leclerc (délégué
général de Carrefour des festivals ainsi que du
festival Itinérances d’Alès) a fait le point sur les
avancées sociales obtenues pour les travailleurs des
festivals. Une dynamique lancée il y a un an au
Festival de Cannes, qui a réuni tous les partenaires
sociaux – dont Sous les écrans la dèche, Carrefour
des festivals, la Spiac-CGT, la CFDT, la Ficam… – et
accompagnée par les pouvoirs publics, avec des
chargés de mission des deux ministères, de la
Culture et du Travail. « Le process a abouti à un
avenant à la convention collective [des entreprises au
service de la création et de l'événement , ndlr.] qui
répondait enfin à un vide pour les festivals. »
Signé par l’ensemble des partenaires sociaux, validé
par la Direction générale du Travail et publié au
Journal officiel en mars dernier, l’avenant se heurte
aujourd’hui à un arrêt de procédure au niveau de
l’Unedic, sur la question des postes éligibles à
l’intermittence. Une situation inédite de blocage
administratif, malgré le consensus trouvé entre
employeurs et salariés sur ce que tous considèrent
comme une « revendication légitime », souligne
Antoine Leclerc, qui espère un dénouement rapide.
Prise de parole de Sous les écrans la dèche, en amont d’une
projection à la Semaine de la Critique, 19 mai 2025
FACC : sortir de l’ombre
Fondée en novembre 2020, la Fédération de
l’action culturelle cinématographique poursuit
son objectif : instaurer une meilleure représentation
professionnelle des structures qui la
composent. Pour sa présidente Amélie Chatellier
(par ailleurs déléguée générale de l’Agence du
court métrage), il s'agit de « sortir d’une forme
d’invisibilité face aux pouvoirs publics, mais
également au sein de la filière cinéma ».
Actuellement, deux projets sont en cours de
discussion avec le CNC. « Le premier consiste en la
mise en place d’un observatoire ou d’une étude – les
mots sont provisoires – sur le secteur de l’action
culturelle cinématographique, qui permettrait de
mettre en lumière la multiplicité de nos actions,
l’immense diversité mais aussi la force d’innovation
de nos structures en termes de recherche de
publics. » Le deuxième projet est celui de la
création d’Assises du cinéma et de l'audiovisuel
en régions, « pour permettre un dialogue entre
tous les acteurs d’un écosystème, qui va de la
création à la diffusion, financé par différentes
échelles de territoire et les pouvoirs publics ».
A.A.
©Semaine de la Critique
©A.Algan
Transition écologique :
Une prime RSE+
pour la production
responsable
Laurent dans le vent, de Anton Balekdjian, Léo Couture et Mattéo
Eustachon, produit par Mabel Films (Acid Cannes), a reçu le Prix du jury
Ecoprod 2025
Comme l’avait demandé la ministre de la Culture dans
la continuité du plan Action !, le CNC a annoncé, à
Cannes, la mise en place de la prime RSE+, « en faveur
des professionnels qui s'engagent à produire des films de
manière durable et responsable ».
Il s’agira d’une aide forfaitaire de 28 000 euros, attribuée
de manière automatique, après vérification par un organisme
indépendant, aux productions cinéma et audiovisuelles
– en priorité de fiction – qui respecteront les
mesures de niveau 2 du référentiel Afnor. Pour rappel,
ce mode d’emploi national de la production responsable
détaille 3 niveaux d’engagements progressifs sur 28
mesures écologiques et sociales (énergie, mobilité, biodiversité…
mais aussi inclusion et qualité de vie au travail).
Jusqu’à présent, les productions étaient tenues de fournir
un double bilan carbone, mais dont les résultats n'entraînaient
ni sanctions ni aides incitatives. Ce nouveau
dispositif de prime RSE+, qui entrera en vigueur en 2026
pour une durée de 3 ans, marque donc une avancée, et
un signal pour l’ensemble de la filière.
C.V.
CUT ! à Cannes, convergence des luttes
Le collectif “Cinémas unis pour la transition”, créé début 2023,
a une nouvelle fois fait entendre sa voix au Festival de Cannes.
Pressions écologiques, mais aussi pressions démocratiques
(liberté d’expression, censure, instrumentalisation…), technologiques
(IA, standardisation des récits et des formats…)
©Arizona
Les distributeurs
créent un groupe de
travail avec la CST et
l’ADRC
Si les trois organisations représentatives de la distribution
– le Dire, la FNEF et le SDI – avaient chacune
entamé une réflexion sur leur responsabilité environnementale,
c’est par la voix de la Coordination des
éditeurs-distributeurs de films, créée en mars dernier,
qu’elles ont annoncé pendant le festival de Cannes la
mise en place d’un groupe de travail commun dédié à
leur transition, en coopération avec la CST et l’ADRC.
L’objectif est de « structurer et accélérer l’adoption de
pratiques écoresponsables au sein de ce maillon essentiel
de la chaîne cinématographique ». En effet, alors que les
autres secteurs de la filière – production et exploitation
– ont mis en place des actions concrètes en étant
accompagnés par le Plan Action ! du CNC, le secteur
de la distribution, par la nature de ses activités, était
jusqu’à présent moins organisé de façon collective. Si
le CNC a prévu de son côté de mener un audit environnemental
du secteur cette année, ce nouveau groupe
de travail permettra de proposer des solutions adaptées
aux réalités opérationnelles des professionnels.
Trois axes ont été définis : le développement d’une
formation dédiée aux différents métiers (acquisition,
vente, édition, promotion, exploitation des droits, etc.) ;
des moyens de mesure (calculateur carbone sectoriel)
pour évaluer l’impact environnemental et piloter des
actions de réduction ; le dialogue interprofessionnel, avec
le secteur de l’exploitation notamment, pour optimiser
la logistique de diffusion des œuvres.
« Ce groupe de travail se veut un espace collaboratif, d’expérimentation
et de construction », annoncent ensemble la
Coordination des éditeurs-distributeurs, la CST et
l’ADRC, qui mutualisent donc leurs expertises, outils et
expériences de terrain.
C.V.
et, au bout du compte, l’enjeu de mutualiser les forces pour
imaginer “autrement” : c’était, en résumé, tout le programme
de la conférence du 21 mai, articulée en quatre temps, et au
cours de laquelle nombreux ont été les créateurs américains
à évoquer leurs rôles de sentinelles de la démocratie.
8 N°493 / 28 mai 2025
CANNES, TRIBUNE MONDIALE POUR
L’EXCEPTION CULTURELLE
Si les films à Cannes reflètent l'état du monde – marqué cette année par les guerres à Gaza et en Ukraine,
ou encore la situation en Iran –, le plus grand Festival du monde est aussi le lieu où s’exprime – et parfois
s’annonce – la politique en faveur du cinéma. L'exception culturelle européenne a particulièrement
été revendiquée cette année, notamment à la lumière de la Convention de l’Unesco de 2005.
Les cinéastes européens, réunis à Cannes le 18 mai 2025, pour refonder une "Europe de la culture"
À l'heure où la politique de Trump vise à imposer des
droits de douane sur les films produits à l’étranger, où
certaines voix en Europe voudraient sortir le cinéma de
l’exception culturelle, quand les plateformes numériques
et l'IA rebattent les cartes, la Croisette est devenue le lieu
de tribunes, pétitions et prises de parole en faveur d’une
protection et d’une régulation européenne renforcée. La
ministre française de la Culture a appelé, avec ses homologues
européens, à un grand sursaut collectif pour défendre
l'exception culturelle, présentée comme « l’un des piliers
de notre modèle démocratique au même titre que la liberté
d’expression ». Dès le 12 mai, une centaine d'organisations
internationales du cinéma signaient une pétition pour
« défendre la liberté artistique et la diversité culturelle ». Trois
jours plus tard, 24 organisations européennes de la
production indépendante publiaient une charte commune,
appelant à une réglementation ambitieuse au niveau de
l'UE, « en particulier à la lumière de la révision en 2026 de
la directive SMA ». Le 18 mai, ce sont des cinéastes de
toute l’Europe qui ont alerté sur une approche exclusivement
commerciale du cinéma par la Commission européenne
: « La guerre économique engagée par les USA est
aussi une guerre culturelle ». Et à l’heure des 20 ans de la
Convention de l’Unesco sur la diversité culturelle, Cannes
a témoigné de sa position d'avant-poste de résistance.
La Convention de l’Unesco, rempart face
aux velléités de domination culturelle
« La diversité ne va pas de soi : elle a besoin d’être protégée
et soutenue. » Ces mots de Gaëtan Bruel résonnent avec
une acuité particulière, soulignant la pertinence de la
Convention de l’Unesco de 2005. Les principes de ce
texte sont pourtant, aujourd’hui, « contestés de manière
frontale ». Des représentants américains décrivent le
modèle européen de soutien au cinéma comme « pénalisant
et déloyal », opposant « une vision de coexistence des
expressions culturelles à une revendication de domination
culturelle sans partage ». Le réalisateur Costa-Gavras y voit
d'ailleurs une nouvelle phase de combat, « encore plus
difficile qu’auparavant », et appelle à une défense plus
ferme. Lors de la table ronde du CNC animée par Pascal
Rogard, délégué général de la SACD, Jean Musitelli,
ancien ambassadeur de l’Unesco et artisan de la Convention,
a témoigné de sa genèse, estimant qu'elle est « peut-être
encore plus utile aujourd’hui face à des défis qui ressemblent
étrangement à ceux que l’on a connus il y a 25 ou 30 ans ».
Un rappel historique : la lutte contre la
marchandisation de la culture
Au lendemain de la Guerre froide, lors des négociations
commerciales de libre échange du Gatt, les États-Unis,
désireux de s’imposer comme unique superpuissance
mondiale, affichaient leur volonté de démanteler les
politiques de soutien à la culture. Le point de départ de
la riposte fut le discours historique de François Mitterrand
à Gdansk en 1993, affirmant que « les créations de l’esprit
ne sont pas des marchandises, les services de la culture ne sont
pas de simples commerces ». Durant les négociations de
Marrakech (qui aboutiront entre autres au remplacement
du Gatt par l'OMC), le président français soutenait
farouchement l'idée d'une clause d’exception culturelle,
mais il lui fallait convaincre bien au-delà de la cinquantaine
de pays francophones déjà acquis. « Nous avons cherché
une proposition créative qui permette de solidariser une vaste
coalition », se remémore Jean Musitelli. Le terme « diversité
» fut préféré à celui d'« exception », potentiellement
mal perçu, et le projet fut lancé dans le cadre de l’Unesco,
seule organisation dotée de compétences culturelles et
internationales. La Déclaration universelle sur la diversité
culturelle qui voit le jour en 2001 établira pour la première
fois, bien que de manière non contraignante, « un corpus
de principes qui permet à tous les pays membres de l’Unesco
de se l’approprier, d’y réfléchir et d’en discuter ».
La deuxième phase, celle du passage à la Convention,
fut marquée par l'intervention décisive de Jacques Chirac
lors de son discours au Sommet de la Terre à Johannesburg
en 2002. Ce que la France propose alors, c'est l'idée
d'une « Convention mondiale sur la diversité culturelle
[qui] donnerait force de loi internationale aux principes
de la déclaration que vient d'adopter l’Unesco ». Les textes
furent remis en 2003 et finalement adoptés le 20 octobre
2005, avec 145 voix pour, et seulement deux contre (les
États-Unis et Israël).
©Boxoffice Pro
La particularité de la Convention s’articule autour de
trois piliers. D’abord, elle reconnaît la double nature
de la production culturelle : « Les activités, biens et services
culturels ont une double nature économique et culturelle
(...) ; ils ne doivent donc pas être traités comme ayant
exclusivement une valeur commerciale. » Ensuite, la
Convention affirme le droit souverain de chaque pays
sur sa politique culturelle, à savoir « de conserver, d'adopter
et de mettre en œuvre les politiques et mesures qu'ils jugent
appropriées pour la protection et la promotion de la
diversité des expressions culturelles sur leur territoire ».
Enfin, l'article 20 stipule la non-subordination de la
Convention aux autres traités. « Il n'est pas possible
d'appliquer les dispositions commerciales internationales
sans tenir compte de l'existence et des clauses juridiques
de la Convention de l’Unesco », explique Jean Musitelli.
« Voilà comment nous sommes passés de ce qui était une
déclaration à un instrument juridique de droit international,
à une reconnaissance de l'égalité entre le principe
du droit commercial et le principe de la diversité culturelle »,
conclut l'ancien ambassadeur, résolument optimiste :
« Si nous avons pu, il y a 20 ans, trouver la bonne réponse
aux défis qui nous étaient imposés – la France, entraînant
derrière elle l'Europe et une grande partie des États du
Sud –, je ne vois pas pourquoi il n'en serait pas de
même aujourd'hui. »
Les nouveaux défis : IA et souveraineté
numérique
Aujourd'hui, comme le souligne Audrey Azoulay,
directrice générale de l’Unesco, « la Convention est plus
vivante que jamais ». Ratifiée par 158 pays et l’Union
européenne, elle représente une « alliance de la société
civile, des professionnels et des artistes » et un authentique
trésor. L’enjeu primordial des négociations actuelles
réside dans celles concernant l'intelligence artificielle.
« Comment faire vivre la Convention à l’heure des algorithmes
? », s'interroge Audrey Azoulay, annonçant une
prochaine réunion en juin pour se prononcer sur un
instrument juridique. Il s'agit, pour les États membres,
de revendiquer non seulement le droit de mener des
politiques publiques, mais également de s'engager en
matière de « découvrabilité des contenus et de régulation
des algorithmes de recommandation pour la diffusion des
programmes », et de « transparence de la chaîne de valeur »
pour rémunérer tous les participants. Le contexte actuel
est d'autant plus complexe que les États-Unis ont
suspendu leur participation à certaines agences et
programmes des Nations unies. Laurence Farreng,
députée européenne, voit dans cette offensive américaine
« une chance » de se « ressaisir en termes de souveraineté
culturelle ». Face aux remises en question outre-atlantiques,
elle exhorte à la fermeté et à « tenir bon sur les
régulations du numérique et des plateformes audiovisuelles ».
La bataille pour la diversité culturelle est loin
d'être terminée.
Marion Delique
N°493 / 28 mai 2025
9
Échos de Cannes
LA LUTTE CONTRE LES VHMSS
EN CROISADE SUR LA CROISETTE
Le Festival de Cannes a été le théâtre de
nombreux échanges au sein de la filière,
affirmant son engagement dans la lutte contre
les violences et harcèlements moraux, sexistes
et sexuels. La publication du rapport de la
commission d'enquête de l’Assemblée nationale
a permis de mettre en lumière le chemin
parcouru et d’envisager les actions à
mener collectivement.
©Afcae
La déclaration commune de nombreuses organisations
professionnelles, qui le 15 mai, ont témoigné de leur
engagement aux côtés des pouvoirs publics et des partenaires
sociaux dans la lutte contre les VHMSS, a été
ponctuée par différentes tables rondes qui avaient pris
place au sein des programmes du CNC, de la CST, de
l’Acid et de l’Afcae. Une façon de saluer et de revenir sur
les 86 propositions concrètes formulées dans le rapport
de la Commission d’enquête présidée par Sandrine
Rousseau. En introduction de la table ronde du CNC,
le 15 mai en présence du député Erwan Balanant,
rapporteur de la commission d’enquête, Gaëtan Bruel a
ainsi salué un travail long et difficile, mais nécessaire. « Il
y a d’ores et déjà un avant et un après : après cette enquête,
plus personne ne pourra ignorer la réalité, l’ampleur d’un
problème systémique, dont l’analyse clinique doit désormais
guider la suite de notre action. »
Quels bilans et avancées ?
Le président du CNC rappelle les mesures prises depuis
2021, à savoir la conditionnalité des aides au respect de
l'obligation de prévention et de lutte contre les VHSS.
Ainsi, 6 700 professionnels ont été formés depuis quatre
ans au sein des filières distribution, production et exploitation
et 5 000 supplémentaires depuis janvier pour les
équipes de tournage. Pour ces derniers, la présence d’un
responsable enfants pour les moins de 16 ans a été rendue
obligatoire, ainsi que celle d’un référent VHSS, tout
comme l’encadrement des castings et le recours à un
coordinateur d’intimité. L’obligation de la formation
sera prochainement étendue aux festivals et aux écoles.
Gaëtan Bruel rejoint les recommandations du rapport
de la commission concernant la mise en place d’un “malus
parité” pour remplacer l’actuel “bonus”, ainsi que les
discussions nécessaires et actives avec les assurances pour
couvrir les interruptions éventuelles de tournages. Enfin,
le CNC travaille sur des pistes pour mieux encadrer les
castings et les agences artistiques.
La salle de cinéma est-elle un lieu sûr ?
L’Afcae, qui travaille sur le sujet des films “abîmés” depuis
un an, avait convié un panel autour de la question des
VHMSS dans l'exploitation. Réfléchir à une série
d’outils à mettre en place, comprendre et identifier les
risques et points de vigilance spécifiques au secteur, tel
était l’objectif de la rencontre – modérée par Fanny de
Casimacker du Collectif 50/50. En préambule, Baptiste
Le Collectif 50/50 et l'Afcae ont organisé la table ronde "Repérer et prévenir les VHSS dans l’exploitation", à Cannes le 21 mai
Heynemann, délégué général de la CST qui propose des
formations spécifiques depuis 2018 en partenariat avec
Egae, martèle que les VHSS concernent toute la société
et pas seulement la culture. « Bien évidemment, le secteur
de la culture est particulièrement concerné puisqu'il y a des
facteurs de risque qui peuvent amplifier certaines situations.
De fait, nous n’allons pas tout résoudre seuls, mais
nous parlons ici d’un sujet prioritaire qui a été pris en main
dans notre filière avec une rapidité spectaculaire » Le délégué
général de la CST invite donc tous les professionnels à
s’emparer du sujet rapidement et à se former gratuitement,
« toutes les demandes sont prises en charge par l’Afdas et
n’imputent pas le budget formation de l’entreprise ».
Les situations de VHMSS identifiées sont en premier
lieu liées à des situations d’emprise et de hiérarchie et
concernent à 90 % les femmes ; et ce quelque soit la taille
de l’entreprise. Pour Elise Mignot, directrice du Café des
images d’Hérouville-Saint-Clair, « dans l'exploitation la
question est moins particulièrement adressée que pour les
tournages, la production ou d’autres maillons, car nous
sommes sur une temporalité totalement différente. » Ainsi
pour l’exploitante, l'aspect métier-passion est un des
facteurs de risque spécifique à la culture et à l’exploitation,
qui peut amener une potentielle victime à vouloir absolument
rester travailler dans ces lieux, même en cas de
harcèlement. Autre facteur dans les cinémas : les amplitudes
horaires très larges des postes et leur précarité –
contrats ponctuels, CDD, temps partiels, bénévoles – ce
qui rend plus difficiles la communication, la coordination
des équipes et leur sensibilisation.
Outre la prévention à l’égard des spectateurs et des
équipes, les signalements lors des tournées de films dans
les salles avec les distributeurs constituent également un
grand enjeu de préoccupation. La panéliste Églantine
Stasiecki, programmatrice chez Jour2fête, témoigne de
la fréquence des situations difficiles avec les talents, dans
des tournées d’avant-premières souvent conséquentes :
« Notre rôle est de faire en sorte qu’elles se passent bien pour
nous comme pour vous ! On se retrouve parfois dans des
situations qui dégénèrent et des comportements qui ne sont
pas tolérables pour nos équipes. ».La programmatrice
rapporte avoir fait un signalement sur un cas précis « d’une
personne abîmante moralement, physiquement, psychologiquement
», et réfléchir depuis à la mise en place d’une
charte ou un cadre entre le distributeur, la production
et les agents artistiques. « Il faudrait que ce soit un engagement
collectif, et que tous les distributeurs soient d’accord
avec cette démarche, surtout les grosses sociétés de distribution
indépendante, pour que cela donne une normalité à
cette clause. »
Les festivals constituent aussi des lieux à risque. Anne
Pouliquen de Futura Cinema, a demandé des formations
spécifiques et a mis en place au Sommet des Arcs des
référents VHSS ; en invitant à la création d’un réseau de
co-référents, moins accaparés par l’organisation du festival
et davantage disponibles.
La sensibilisation par la formation, la présence de référents,
la mise en place de chartes, l’ajout d’une mention ou
clause dans les contrats de travail, les règlements intérieurs
des cinémas sont autant d’outils qu’il est possible de
mettre en place. Pour Elise Mignot, ces actions font partie
du projet culturel de la salle de cinéma. Elle peut montrer
qu’elle incarne ces valeurs par sa programmation, ses
événements, ses supports de communication, la sensibilisation
au public et tout ce qu’elle montre dans son hall.
La salle de cinéma est-elle un lieu sûr ? « Oui, elle l’est et
peut l’être encore plus. Surtout, il nous faut l’afficher et le
montrer pour que les cinémas soient aussi des lieux refuge. »
Marion Delique
Échos de Cannes
NOUVELLES LIGNES POUR
LES ENGAGEMENTS DE PROGRAMMATION
Le CNC a publié, le 9 mai, de nouvelles lignes directrices, qui visent à mieux prendre en compte
les situations spécifiques des exploitants et l'évolution des plans de sortie.
On sait combien les engagements de programmation
– auxquels sont tenus les ententes de programmation et
“gros” exploitants propriétaires – sont controversés et
ont été plus ou moins laissés à l’abandon dans l’après
Covid. L‘accord signé à Cannes en 2016 a été suivi
d’homologations jusqu’en 2018, mais les négociations
professionnelles qui ont suivi ont rendu l’exercice difficile
pour le CNC. En 2022, il a publié des lignes directrices
rappelant le cadre général, et après le rapport Lasserre en
2023, un décret a donné au Président du CNC le pouvoir
de déterminer lui-même les engagements des opérateurs
concernés, dans le cas où leurs propositions n’étaient pas
conformes aux objectifs, à savoir maintenir la diversité
des films et le pluralisme des sociétés.
Il était toutefois devenu nécessaire d’adapter les lignes
de ces engagements aux évolutions récentes de la fréquentation
des salles et des plans de sorties des distributeurs.
Ainsi, pour limiter la multidiffusion, les engagements
des plus gros établissements – de plus de 8 écrans – doivent
désormais se baser, eux aussi, sur un pourcentage de
séances et non plus de nombre d’écrans, et ce quelle que
soit la version du film (VO, 2D, 3D…). Le CNC précise
qu’en « tenant compte de l’équilibre global de la proposition
formulée par l’opérateur, un écart de cinq points pourra être
admis ». Par ailleurs, la limitation s’applique aussi pour
les visas exceptionnels.
Nombre d’écrans
de l’établissement
Par ailleurs, les engagements à diffuser des “films européens
et des cinématographies peu diffusées” concernent
désormais des films sortant sur moins de 120 copies – et
non plus 80 –, quand ceux qui peuvent se soustraire aux
règles sont les films sortant dans moins de 15 salles – et
non plus 25.
Les critères ne changent pas pour le maintien du pluralisme
dans la distribution, mais les engagements de promotion
figurent désormais dans les lignes directrices. Les opérateurs
doivent donc détailler et développer la promotion gratuite
Limitation de la multidiffusion
% maximal de séances
simultanément consacrées
à un même film
% maximal de séances
simultanément consacrées
à plusieurs films
8 et 9 écrans 35 % 65 %
10 et 11 écrans 35 % 60 %
entre 12 et 15 écrans 30 % 55 %
16 écrans 30 % 50 %
17 et 18 écrans 28 % 45 %
19 et 20 écrans 25 % 40 %
21 et 22 écrans 23 % 40 %
23 écrans et plus 20 % 38 %
Source : CNC
et « particulièrement en faveur des films européens et des
cinématographies peu diffusées ».
Selon le CNC, « l’exigence en matière de diversité de l’offre
proposée a été maintenue à un niveau identique à celui de
2022, mais les lignes directrices ménagent désormais la possibilité
de mieux prendre en compte les situations très spécifiques
auxquelles seraient confrontés localement les exploitants ».
Tous les détails sont à retrouver sur le site du CNC.
C.V.
LES RENCONTRES DU CINÉMA INDÉPENDANT SE DÉVOILENT
Pour ses dix ans, le rendez-vous du SDI se
déroulera à Paris, du 17 au 19 juin, en partenariat
avec le Scare.
Le Syndicat des distributeurs indépendants et celui des
cinémas d’art, de répertoire et d’essai s'unissent pour
cette édition, dont ils ont, ensemble, annoncé le programme
lors du déjeuner du Scare à Cannes. Les deux syndicats
tiendront leurs AG respectives le mardi 17 juin à 14h30,
pour lancer les Rencontres qui se dérouleront au Louxor,
au Cinéma des Cinéastes, à la Fémis et au Méliès de
Montreuil, en partenariat avec L’Acrif (Association des
cinémas de recherche d’Île-de-France).
©Cécile Vargoz
Les films
Chronique des années de braise de Mohamed Lakhdar
Hamina (Les Acacias, 06/08/25)
Kontinental’25 de Radu Jude (Météore, 24/09/25)
On vous croit de Charlotte Devillers et Arnaud
Dufeys (Jour2fête)
Palombella Rossa de Nanni Moretti (Malavida, 03/09/25)
La Reconquista de Jonás Trueba (Arizona)
Le Retour du projectionniste d’Orkhan Aghazadeh
(Survivance, janvier 2026)
Sens dessus dessous d’Ēvalds Lācis, Dace Riduze et Inese
Pavēne (Films du Whippet, 16/07/25)
Sorda d’Eva Libertad (Condor, avril 2026)
The Neon People de Jean-Baptiste Thoret (Lost Films, 22/10/25)
La Traque de Meral de Stijn Bouma (L’Atelier Distribution,
octobre 2025), choix du Scare
… et un film surprise le 17 juin, précédé de sessions
de bandes-annonces.
Les tables rondes
Sortir du cadre : comment le digital peut engager le
public au-delà des cinéphiles (animée par Charlotte
Boisson - Agence LuckyTime)
Rencontre avec les pouvoirs publics (plus de détails
à venir)
Le Café des indés :
ateliers sur la responsabilité sociale et environnementale
dans la filière
Scare - Favoriser la venue des publics en situation de
handicap en salles : meilleure communication distributeurs
/ exploitants ?
SDI / CST - Communiquer sur sa démarche RSE
Afcae - Repérer et prévenir les VHSS dans nos cinémas
Acid - Préservons la santé mentale des indépendants !
Dire - Pour une programmation responsable, inclusive
et diversifiée
GNCR / Acrif - Penser une action culturelle partagée
face aux enjeux démocratiques
Séminaire distribution :
ateliers dédiés aux outils pour les sociétés indépendantes
Talent Group / Mediavision : les supports cinéma pour
promouvoir les films indépendants
Webedia Targett + Diversification littéraire : 90 minutes
pour construire sa stratégie digitale
Numéro France : nouveau regard sur les données
de fréquentation
MICAbyDELUXE : la plateforme qui gère les sorties
de la programmation à la livraison
Étienne Ollagnier (co-président du SDI),
Martin Bidou et Christine Beauchemin-
Flot (co-présidents du Scare) lors de la
présentation des Rencontres, au déjeuner
du Scare du 13 mai 2025 à Cannes.
12 N°493 / 28 mai 2025
©ISABELLE NEGREL’AFCAE
©ISABELLE NEGRE
EN AG
Classement art et essai :
le CNC rallonge le budget
La plus grande association d’exploitants art et essai du monde s’est réunie à Cannes pour faire
le bilan d’une année politique mouvementée, mais aussi fêter celle de son 70 e anniversaire, et
de l’entrée en vigueur de la réforme du classement. Le tout en étant encouragée par le CNC.
« Je me sens débordé de gratitude pour vous, pour le rôle que
vous jouez pour des millions de Français », a confessé Gaëtan
Bruel, impressionné devant les 1 000 adhérents de l’Afcae
présents le 12 mai, dans la salle Debussy du Palais. Pour
sa première venue à Cannes, le nouveau président du
CNC a rendu un hommage appuyé aux 70 ans du
mouvement art et essai, qui coïncide avec la première
année d’application de la réforme du classement. Les
propositions des commissions art et essai ont ainsi été
dévoilées, montrant qu’aucune catégorie de salles n’était
perdante, contrairement à certaines craintes [voir ci-contre].
Surtout, Gaëtan Bruel a annoncé une augmentation du
budget art et essai, qui passe de 19 à 19,7 millions d’euros.
« Une très bonne nouvelle » pour le président de l’Afcae
Guillaume Bachy, qui estime que cette somme importante,
« même si elle est insuffisante pour le travail réalisé,
[l’Afcae demandait une enveloppe de 21 millions, ndlr.],
marque une vraie reconnaissance par le CNC de l’engagement
des salles ».
Retour sur 2024
Un engagement qui se traduit par une belle dynamique :
si les films art et essai, avec 42,5 millions d’entrées,
représentent 25 % de part de marché en 2024, celle des
salles classées, de 36,9 %, dépasse son niveau de 2023
(35,2 %) et très largement la moyenne 2015-2019
(30,3 %). Le résultat d’un travail d’animation, de médiation
et d’éditorialisation, celui-là même que l’Afcae
souhaitait voir encouragé par la réforme. Au-delà de ce
“dossier” du classement, l’association a poursuivi son
action politique, particulièrement mobilisée cette année
sur l’éducation artistique et culturelle. Devant la fragilisation
des dispositifs Ma classe au cinéma, l’Afcae demande
notamment la reconnaissance d’une exception “éducation
artistique” et la création d’un fonds dédié à l’éducation
aux images. En parallèle, face à l’importance qu’a prise
le pass Culture [voir aussi p. 16], l’Afcae appelle à un
encadrement de la part collective – plafonner le prix des
places, la réserver à des séances de films art et essai.
Ce qui, selon Guillaume Bachy, « aurait sûrement permis
de ne pas subir le gel brutal des dépenses affectées au pass en
début d’année 2025 ».
Lors de l’assemblée générale de l’Afcae, le directeur
du cinéma au CNC, Lionel Bertinet, a dévoilé les
résultats des commissions art et essai, dans
l’attente de la commission d’appel, et, bien sûr, des
ajustements budgétaires qui seront appliqués. En
prenant en compte les nouveaux critères de la
réforme, près de 1 300 cinémas sont classés et le
total des aides 2025 proposées, avant écrêtement,
passe de 19,8 millions d’euros en 2024 à 20,4 M.
Mais surtout, sachant que la sur ou sous-pondération
des films ne sera appliquée qu’en 2026, il
apparaît que ce sont les catégories de salles D et E
qui pour l’heure bénéficient le plus de la réforme.
Sans écrêtement, elles verraient leurs subventions
augmenter respectivement de 14 % et 12 %. Celles
pour la catégorie A ne changeraient pas, la
catégorie B – qui compte très peu de cinémas
classés – perdrait 7 %, quand la C gagnerait 7 %.
Si la pondération des films avait été appliquée cette
année, le montant pour chaque catégorie de salles
serait quasiment égal à celui de 2024 – avec des
variations de +0,6 % pour la catégorie A, -1,5 %
pour la B, -0,4 % pour la C, 0 % pour la D et +1,1 %
pour la E. Les craintes liées à la réforme, à savoir que
les plus petits cinémas, notamment dans les
territoires ruraux, pourraient être “perdants” sont
N°493 / 28 mai 2025
13
RENCONTRES ART ET ESSAI DE CANNES
donc écartées : « Cette réforme ne crée pas
d'inégalités ou de distorsions entre catégories de
salles », a commenté Lionel Bertinet, ajoutant que «
l'objectif, c'est désormais de procéder le plus vite
possible aux paiements de vos subventions », ce
qui est prévu pour cet été.
©Vega by Cartel
Reste que pour suivre les recommandations des
commissions, l’enveloppe art et essai actuelle ne
suffit pas et doit conduire au fameux écrêtement. «
Pour atténuer un peu plus l'effet de cet ajustement
budgétaire », le président du CNC a donc annoncé
à Cannes une rallonge de 700 000 euros. Le budget
consacré à l’art et essai cette année passe donc de
19 à 19,7 millions d'euros ; une décision prise non
pas par « contrainte », mais par « conviction » selon
Gaëtan Bruel, « parce que l’on croit dans cette
réforme et dans ce que vous portez ».
L'Afcae renouvelle son
conseil d'administration
©ISABELLE NEGRE
La fête des 70 ans de l'Afcae, à Cannes le 13 mai 2025
Le CA a été partiellement renouvelé lors de
l’assemblée générale cannoise, et accueille
désormais :
Myriam Djebour-Ferry (Cinéma Les Carmes, Orléans)
Cerise Jouinot (Cinéma de la Cité, Angoulême)
Maxime Iffour (Cinéma Le Bretagne, Saint-Renan) /
Catherine Mallet (Cinéma La Cascade, Martigues) – ex æquo
Nicolas Milesi (Cinéma Jean Eustache, Pessac)
et Marguerite de Lacotte (Gallia Théâtre Cinéma, Saintes).
Cette élection fait notamment suite au départ de
quatre administrateurs de l’Afcae : celui de Cyril
Désiré, qui était trésorier – et désormais remplacé à
ce poste par Sabine Putorti – d’Anaïs Rinaldi, Cathy
Géry et François Aymé, président de l’association de
2015 à 2022.
Un nouveau président
pour la commission
art et essai
Thomas Janicot, nommé le 30 avril, succéde à
Angélique Delorme à la présidence de la
commission art et essai, dont il était auparavant
vice-président. Il officie par ailleurs comme maître
des requêtes au Conseil d’État et rapporteur public
à la 1 e chambre de sa section contentieux. À la
commission art et essai, il sera accompagné d’Anne
Redondo comme vice-présidente.
Par ailleurs, dans le contexte de la baisse générale de la
fréquentation et des tensions sur les plans de sortie, l’Afcae
a intensifié son travail de concertation avec le Médiateur
du cinéma, en insistant sur la nécessité de mieux prendre
en compte l’historique des salles, parfois privées de films
« au profit d’autres pour qui l’art et essai est principalement
une démarche opportuniste ». Dans le même sens, l’Afcae
a demandé au CNC d’examiner une approche plus locale
des engagements de programmation – dont les nouvelles
lignes ont été annoncées la veille de cette AG [voir p.12].
La concertation avec les distributeurs est essentielle et
l’Afcae – qui a organisé en fin d’année une réunion avec
leurs trois syndicats – plaide pour « un accord établi au
moment de la programmation d’un film, spécifiant une
durée et un nombre global de séances sur la durée d’exploitation,
plus adapté que des formules standardisées qui ne
tiennent pas compte des spécificités des salles ».
Des actions et une communication
renforcées
Sur son travail en direction des publics, l’Afcae a développé
son opération “Coup de Cœur Surprise” – à laquelle 200
salles ont participé contre 150 l’année précédente –, la
coordination de Étudiant·es au cinéma – dans 5 régions
et pour plus de 6 000 étudiants – et s’est vu confier celle
du nouveau dispositif “Ambassadeurs jeunes” par le CNC.
Sans oublier, bien sûr, des événements comme le Festival
Télérama – avec une fréquentation en hausse de 41 %
en 2024 par rapport à l’année d’avant.
NOUS AVONS
BESOIN
DE COLLECTIF,
DE CULTURE ET
D’ART POUR VIVRE
Guillaume Bachy
Sur la communication, au-delà des outils et documents
pour ses adhérents, l’Afcae a reconduit ses partenariats
avec LuckyTime, Boxoffice Pro, Access Dynamic, Ciné
Society et Cinégo. Le partenariat avec AlloCiné pour la
page Les Indés a été un succès – 1,33 M de personnes
touchées, soit 112% des objectifs atteints – mais n’a pas
été reconduit pour raisons budgétaires. L’Afcae se concentre
sur la refonte ambitieuse de son site internet, qui sera
finalisée en 2026. Il s’agit de tout regrouper, avec une
base de données et un moteur de recherche sur tous les
films, l’ajout de nouvelles fonctionnalités (agenda des
14 N°493 / 28 mai 2025
… et des valeurs à défendre
Un travail quotidien qui s’inscrit bien sûr dans un contexte
général d’inquiétudes pour la filière, et au-delà. L’année
politiquement mouvementée a abouti à des arbitrages et
des retards budgétaires, tant au niveau national que local
– sur 28 associations territoriales questionnées par l’Afcae,
23 prévoient des coupes sur leur programme d’activités
ou leur fonctionnement.
©ISABELLE NEGRE
Les priorités de
Gaëtan Bruel
sorties, carte et annuaire des adhérents...) et des espaces
privés pour les exploitants et les membres du collège de
recommandation. Par ailleurs, pour 2025, Guillaume
Bachy propose un nouveau jingle “art et essai” à projeter
devant tout film soutenu : « simple et efficace, pour redonner
de l’éclat et de la visibilité à notre mouvement ».
Dans son rapport moral, Guillaume Bachy a aussi rappelé
qu’en avril dernier, un amendement a été déposé par
plusieurs députés pour demander l’abrogation du CNC
et son intégration à la Direction générale des Médias et
des Industries culturelles. L’amendement a été rejeté par
88 voix contre 39, « un vote en demi-teinte qui ne nous
rassure pas ». Ce qui fait dire au président qu’à un an des
élections municipales et à deux des présidentielles, « il est
de mon devoir de mener au sein du conseil d’administration
de l’Afcae un travail de réflexion sur notre position dans le
cas d’un changement brutal des politiques culturelles locales
et nationales », en particulier « si un parti arrivait au pouvoir
en portant un programme contraire aux valeurs du mouvement
art et essai ».
Des valeurs qui se sont notamment exprimées dans la
période récente, et notamment à Cannes. Face aux
violences morales et sexuelles commises dans le cinéma,
l’Afcae a salué avec force le rapport de la commission
d’enquête de l’Assemblée nationale. Et dans un monde
marqué par les guerres et la montée des populismes, les
salles art et essai se revendiquent, plus que jamais, comme
des espaces essentiels de pluralisme, de transmission et
de dialogue. « Parfois, peut-être comme moi, face à votre
grille de programmation, vous vous interrogez sur l’intérêt
de continuer à vous battre pour une séance de moins ou un
film de plus. » Mais pour le président de l’Afcae, « nous
avons besoin de collectif, de culture et d’art pour vivre. Tout
cela n’est pas vain. Cela ne changera pas le monde, mais ça
peut le rendre meilleur ».
Cécile Vargoz
©ISABELLE NEGRE
Le président du CNC s’adressant aux exploitants art et
essai, le 12 mai 2025
En revenant sur son parcours personnel, qui lui a
permis de découvrir le cinéma au Diagonal de
Montpellier, avec sa classe quand il était lycéen, le
président du CNC a insisté sur le rôle essentiel des
salles art et essai dans la formation. Pour lui, le
discours du patron de Netflix Ted Sarandos, selon
lequel la salle de cinéma serait aujourd’hui
supplantée par le streaming, est un « contresens
historique majeur. Ceux qui sont abonnés aux
plateformes sont aussi ceux qui vont le plus au
cinéma, et la vraie concurrence est ailleurs ».
Sachant que 57 % de la génération Z préfèrent le
visionnage de vidéos sur les réseaux sociaux que de
films sur petit ou grand écran, « l'enjeu commun et
le plus grand, c'est de former une nouvelle
génération de spectateurs, c'est d'inventer un
autre rapport aux écrans, face à ce qui est un outil
d'enfermement, voire de manipulation ».
Il s’agit d’un enjeu civilisationnel pour Gaëtan Bruel,
et il faut à ce titre « refonder » les dispositifs
d’éducation à l’image. Si l’on attend les résultats de
la mission Geffray pour le mois de juin, le président
du CNC a assuré que ses propositions sont « très
ambitieuses et très ingénieuses », et devraient
permettre de redéfinir l'engagement des
collectivités et des enseignants. Il ne s'agit pas de
mettre de côté Ma classe au cinéma, qui reste « la
plus belle réussite de l’éducation artistique et
culturelle », mais d’en faire « quelque chose de
différent ». Et pour « accompagner la vitalité de la
pensée cinéphile », Gaëtan Bruel a aussi cité la
commission créée au CNC pour soutenir des projets
de livres et de revues de cinéma.
Mais le « vrai motif d'inquiétude » du président du
CNC concerne la diffusion des films en général. La
politique de soutien à la production n’a de sens que
« si les films trouvent leur public et, surtout, ont le
temps de s’installer ». Dans la période de tensions
actuelle, il a insisté sur le comité de concertation
paritaire exploitants-distributeurs, pour mieux
définir les pratiques. La première réunion a eu lieu
le 9 mai et Gaëtan Bruel fait « le pari que nous
trouverons des solutions par la concertation
plutôt que par la contrainte. Mais si cette
démarche n’aboutit pas, je prendrai mes
responsabilités et le CNC jouera son rôle ».
Les adhérents ont pu se retrouver dans un joli jardin cette année, et y rencontrer les partenaires de l'Afcae
C.V.
N°493 / 28 mai 2025
15
RENCONTRES ART ET ESSAI DE CANNES
PASS CULTURE ET ART ET ESSAI :
POUR QUE LES JEUNES DEVIENNENT CONTRIBUTEURS
Lors d’une rencontre avec l’Afcae à Cannes, la présidente du pass Culture et ses équipes ont mis
l’accent sur les actions en faveur de l’art et essai, pour et surtout par les jeunes.
©Cécile Vargoz
Cinéma sur le pass Culture
1 926 cinémas inscrits sur le pass Culture dont 1
110 classés art et essai
Laurence Tison-Vuillaume, présidente de la société pass Culture, aux côtés de Guillaume Bachy, président de l’Afcae, et
des référents régionaux pass Culutre
« Notre objectif, c’est de devenir acteur d’une politique
publique d’accès à la culture pour tous les jeunes », a réaffirmé
Laurence Tison-Vuillaume à Cannes, auprès des adhérents
de l’Afcae et des représentants de la FNCF. Mais la
nouvelle présidente de la SAS pass Culture a surtout
insisté pour que le dispositif « permette aux jeunes de
devenir de véritables contributeurs ». Il s'agit d’une « mue
pour le pass Culture », qui doit notamment favoriser l’art
et essai. Le partenariat avec l’Afcae est à ce titre « un socle
crucial » selon la présidente, qui a rappelé qu’aujourd’hui,
les cinémas classés représentent plus de la moitié de ceux
référencés sur le pass. Sans s’attarder sur le gel de la part
collective, Laurence Tison-Vuillaume s’est réjouie de la
progression très rapide, sur la part individuelle, des
réservations des séances dédiées à l’art et essai (+40,7 %
en un an).
Saluant le travail de médiation des exploitants, la présidente
s’est engagée à resserrer encore plus les liens avec
« le réseau exceptionnel » qu’ils représentent, et ce grâce à
l'implication des jeunes.
C’est notamment ce qui se passe à Cannes chaque année,
où de jeunes “envoyés spéciaux” du pass Culture visionnent
les films des Rencontres art et essai et choisissent de
défendre leur Coup de cœur – cette année Météors
d’Hubert Charuel – auprès de leurs pairs. La prescription
passe aussi par le Ciné club du pass Culture, qui rassemble
58 jeunes répartis sur tout le territoire. Chaque mois, ils
visionnent en amont les films recommandés par le comité
15-25 de l’Afcae et le GNCR – grâce aux distributeurs
qui leur adressent des liens de visionnage privés ou les
invitent aux projections de presse et avant-premières. Les
membres du Ciné club rédigent leurs avis qui sont
valorisés sur l’application et ses réseaux sociaux. Ils sont
également accompagnés par des journalistes du Monde
et participent à des rencontres en ligne avec des professionnels
du cinéma tout au long de l’année.
Deux itinéraires pass Culture : L’Histoire
de Souleymane et Mon gâteau préféré
L’an dernier à Cannes, huit jeunes ont attribué leur "Coup
de cœur du jury pass Culture" à L’Histoire de Souleymane,
montré aux Rencontres Afcae. Ils ont discuté des enjeux
du secteur avec Roxane Arnold, directrice de la distribution
chez Pyramide, pour ensuite accompagner le film
sur les réseaux sociaux, via des post dédiés au prix du
jury sur Instagram et LinkedIn, la diffusion de leur
rencontre avec Abou Sangaré et Boris Lojkine sur Instagram
et TikTok, ou encore l’intégration du film dans la vidéo
"3 films à voir au cinéma" sur Instagram. Ces formats
ont été relayés sur la page d’accueil de l'appli elle-même,
où les avant-premières ont été valorisées, dans la sélection
"en ce moment sur grand écran", tandis que les séances
étaient mises en avant dans la rubrique “les films art et
essai”. La page d’accueil proposait également un jeu
concours permettant de gagner des places pour le film.
Roxane Arnold, présente à ce “rendez-vous des exploitants
art et essai”, a reconnu l’importance de ce travail « qui a
permis à L’Histoire de Souleymane de toucher beaucoup
plus de jeunes que prévu ».
Même satisfaction de la part de Domitille Ottin-Pecchio,
programmatrice chez Arizona, pour le soutien à Mon
gâteau préféré, auquel le Ciné club du pass a décerné sa
mention coup de cœur aux Rencontres du SDI en 2024.
Cette fois, c’est après avoir délibéré avec Juliette Grimont,
programmatrice au Gyptis à Marseille, que les jeunes
ont élu ce film… qui met en scène des personnes âgées.
En janvier 2025, dans le cadre du temps fort du pass sur
les “métiers des arts et de la culture”, les jeunes ont pu
débattre par visio avec les réalisateurs Maryam Moghadam
et Behtash Sanaeeha, connectés en direct de Téhéran où
ils sont bloqués. Cette rencontre a ensuite été postée sur
les réseaux sociaux et la page d’accueil du pass, avec, là
encore, une valorisation des séances, un jeu concours
appuyé par des notifications push, et l’ajout du logo pass
Culture sur l’affiche et la bande annonce du film.
Cécile Vargoz
Volet individuel (2024)
7,2 millions d’entrées (+1,7 % par rapport à 2023)
en comptant les entrées“duo” et les cartes
3 millions de réservations (+20,4 % vs 2023)
dont 664 000 dans des salles art et essai (+40,7 %
vs 2023)
1,41 million de jeunes ont réservé
(+11,9 % vs 2023)
Volet collectif (2024 -2025)
31 600 réservations (+2 %)
dont 22 500 dans des cinémas art et essai (+ 3 %)
dont 14 300 s'intègrent à un dispositif tel que
Collège, Lycéens et apprentis au cinéma (+9,5 %)
2,17 millions d'élèves concernés (+1,5 %)
1,53 million dans des cinémas art et essai (+2 %)
Un partenariat renforcé
avec l’Afcae
À l’occasion des 70 ans de l’Afcae, les actions de
médiation seront renforcées, sur la part individuelle du
pass Culture, pour proposer à tous les jeunes un véritable
parcours vers le cinéma art et essai. Les deux structures
ont ainsi annoncé, à la fin du Festival, des mesures
conjointes renforcées :
- le pass Culture référencera et valorisera l’ensemble
des séances labellisées “70 ans de l’Art et Essai”, tout au
long de l’année, au cours desquelles les exploitants
dialogueront avec le public sur les valeurs de l’art et essai
et la forme des œuvres.
- les projets faisant appel à la contribution des
jeunes bénéficiaires et à leur participation active
seront particulièrement accompagnés
- les jeunes membres du Ciné Club du pass
Culture seront mobilisés dans une logique de montée
en compétence et plus largement les échanges entre
jeunes et professionnels seront multipliés. Une
communication sur l’art et essai vu par les jeunes
sera également réalisée à l’occasion des projections
anniversaires de l’Afcae.
16 N°493 / 28 mai 2025
TABLE RONDE : QUEL MARCHÉ POUR L’ART ET ESSAI…
ICI ET AILLEURS ?
L’avenir du marché du cinéma passe par la
diversité : c’est ce que l’on retiendra de l’échange
organisé par l’Afcae pendant ses rencontres
cannoises, où les intervenants ont rappelé
l'importance des salles art et essai, mais aussi
celles des films… qui manquent cruellement
au marché américain.
©ISABELLE NEGRE
En France, on sait que les films art et essai représentent
25 % du marché et que, face à la baisse des films américains
– en nombre de titres mais aussi en entrées –, de
plus en plus de salles programment des films recommandés
porteurs. « Cela crée des tensions fortes entre exploitants »,
a rappelé Guillaume Bachy, d’autant plus dans la période
creuse actuelle. Si les exploitants français espèrent « retrouver
une linéarité de l'offre », les Américains, eux, espèrent
retrouver tout simplement une offre. « Pour la première
fois cette année au CinemaCon, soit la grand-messe du
cinéma mainstream à Las Vegas, l’exemple français a été
cité non plus comme une démarche exotique, mais comme
un modèle », témoigne Julien Marcel, PDG de Cine
Group, KLS et Boxoffice Pro. En effet, on pouvait penser
que la baisse du marché américain est liée au Covid et
conjoncturelle ; or elle a débuté il y a une vingtaine
d’années. En 2019, le box-office US, exprimé en dollars,
semblait se porter à merveille. Mais en termes d’entrées,
la fréquentation aux États-Unis est passée de 1,575
milliard de billets en 2002 à 1,225 en 2019, soit une
baisse de 23 %, quand celle des cinémas français a
progressé de 15 %. « Le problème est donc structurel, et,
selon les professionnels américains eux-mêmes, lié à l'absence
de chronologie des médias et de diversité des films. »
Sonnette d’alarme aux États-Unis…
Lors du dernier CinemaCon, une corrélation a été établie
entre la durée d’exclusivité salles et leur taux de reprise
par rapport à l’avant-Covid : les pays où la fenêtre salle
est la plus courte – soit les États-Unis avec moins de 40
jours – ont proportionnellement mis plus de temps à
retrouver leur public que ceux où elle est la plus longue
– la France avec ses 120 jours –, sachant que les autres
pays européens sont entre 60 et 80 jours. Mais le marché
américain manque avant tout de diversité, sachant que
les cinq plus gros studios concentrent 80 % de la fréquentation
– contre environ 45 % en France. Julien Marcel
cite le cas de la sortie de Vaiana 2, « pour lequel on a pu
compter jusqu’à 15 séances par jour dans l’un des plus grands
multiplexes français… et 70 dans le même type de cinéma
aux États-Unis ». Les professionnels américains en prennent
conscience, comme le patron de Sony, Tom Rothman,
qui soulignait récemment que les studios ne produisent
plus que des films associés à une IP, soit une marque, en
pensant rassurer le public. « Or le public cherche autre
chose. » Autre signe : l’ancien président de la fédération
des cinémas américains (Cinema United), John Fithian,
a développé une plateforme permettant de distribuer des
films indépendants. Mais quels films ? Aujourd'hui, même
ceux qui sont montrés à Sundance ne sont quasiment
plus distribués en salles, la plupart des films indépendants
américains étant produits par et pour les plateformes.
« Les seules exceptions, actuellement, sont les films religieux,
qui rencontrent un succès en salles grâce à un mode de
distribution alternatif et un marketing ciblé », pointe Julien
Marcel, pour qui le constat est clair : « Aujourd’hui, le
cinéma ne fait plus partie de la pop culture américaine. »
De gauche à droite : Florian Salazar-Martin (vice-président de la Fédération Nationale des Collectivités territoriales pour la Culture),
Nadège Lauzzana (présidente de l’ADRC), Guillaume Bachy (président de l’Afcae), Julien Marcel (président de Cine Group et KLS, éditeur de Boxoffice Pro),
Mirana Rakotozafy (directrice de la distribution à Tandem) et Sandra da Fonseca (productrice à Blue Monday Productions)
ENTRE 2002 ET 2019,
LA FRÉQUENTATION DES
CINÉMAS AMÉRICAINS A
BAISSÉ DE 23 % : C’EST UN
PROBLÈME STRUCTUREL,
LIÉ AVANT TOUT AU
MANQUE DE DIVERSITÉ
DES FILMS
Julien Marcel
…et un besoin de soutien réaffirmé en
France
On est loin de cette situation en France, où on a encore
une production indépendante, comme en a témoigné
Sandra da Fonseca, productrice de Nino, présenté cette
année à la Semaine de la Critique et aux Rencontres
Afcae. « Quand on met six ans à monter un projet comme
celui-là, on ne se pose pas trop la question du marché, mais
celle de proposer un regard nouveau et singulier. » Et si la
productrice se félicite du système de soutien français, elle
se dit plus libre quand elle a peu d’argent : elle a produit
Jeune femme de Léonor Serraille avec 600 000 euros, qui
au final a eu la Caméra d’or. « Quand je fais un film, je
pense au public mais pas aux exploitants : leur travail est
de faire le pari avec nous et le distributeur, et on arrive
souvent à conjuguer succès et exigence. »
Du côté de la distribution, Mirana Rakotozafy explique
que Tandem a eu « le soutien des exploitants art et essai
dès le début » et travaille avec eux dans une confiance
extraordinaire. « Nous connaissons chacun les films et
le marché, et ce n'est pas le nombre de séances qui compte,
ni forcément l’accès en S1, mais notre accompagnement des
œuvres. » Elle déplore toutefois un calendrier des sorties
déséquilibré, qui décourage de sortir des films de jeunes
auteurs, notamment en automne.
L’ADRC permet toujours un accès aux films partout sur
le territoire, principalement art et essai (91 % de ses
circulations), et de plus en plus pour des titres distribués
sur moins de 80 copies. Son intervention reste nécessaire
malgré la fin des VPF, et « on voit même notre part
progresser », souligne la présidente Nadège Lauzzana,
citant une hausse de 11 % des entrées entre 2023 et 2024
sur les films accompagnés par l'Agence – et une moyenne
de 40 spectateurs par séance accompagnée. L'autre rôle
pilier de l’ADRC étant d’accompagner le développement
du parc, notamment pour plus d’écrans et plus de confort.
Le rôle des collectivités à cet égard reste majeur, confirme
Florian Salazar-Martin, élu à Martigues et président de
la Fédération nationale des collectivités territoriales pour
la culture (FNCC). Il insiste sur la place des salles et des
films art et essai comme espaces de dialogue et sur
l’importance d’impliquer les élus dans leur promotion,
ce qui est notamment l’objet du guide publié par la
FNCC, présenté à Cannes. « Beaucoup d’élus n’interviennent
pas, pensant que c’est le marché qui régule. Or le marché
n’est pas extérieur à la politique. »
Et le cinéma art et essai, lui, n’est pas extérieur au marché
mais en est une composante essentielle, rappelle Julien
Marcel. Et s’il fallait confirmer l'intelligence naturelle
des exploitants français : « Quand l’un des plus grands
circuits européens, Vue International, a eu recours à une IA
pour programmer ses salles, il a proposé 50 % de films de
plus que ses concurrents. »
Cécile Vargoz
N°493 / 28 mai 2025
17
LAS PALMERAS ET NOLITA PRÉSENTENT
CET ÉTÉ, LES ENFANTS SE REBELLENT !
GÉRARD
JUGNOT
MAXIME
GASTEUIL
PHOTO : EDDY BRIÈRE
UN FILM DE ÉDOUARD PLUVIEUX
JULIEN PESTEL MANON AZEM ROXANE BARAZZUOL ROMAN ANGEL
AVEC LA PARTICIPATION DE BERNARD FARCY ET DE ZABOU BREITMAN
© 2025 – LAS PALMERAS – NOLITA – PATHÉ FILMS – STUDIO TF1 – M6 FILMS – ELEPHANT STORY – ELEPHANT ADVENTURES
VISA N°161.919 – TOUS DROITS RÉSERVÉS – DÉPOT LÉGAL – 2025
LAS PALMERAS ET NOLITA PRÉSENTENT
MUSIQUE ORIGINALE ALEXIS RAULT IMAGE JULIEN HIRSCH – AFC MONTAGE MAËL LENOIR SON EDDY LAURENT SAMY BARDET FRANÇOIS FAYARD THIERRY LEBON 1 ER ASSISTANT RÉALISATEUR BENJAMIN BLANC SCRIPTE VÉRONIQUE GARBARINI CASTING BÉATRIZ COUTROT DÉCORS MATHIEU JUNOT CASCADES HUGO BARILLER STORYBOARD MICHEL DORÉ
COSTUMES CAMILLE RABINEAU MAQUILLAGE SABINE FEVRE COIFFURE CÉLINE VAN HEDDEGEM DIRECTEUR DE PRODUCTION BRUNO MORIN RÉGISSEUR GÉNÉRAL DOMINIQUE DUBREUIL DIRECTION DE LA POST-PRODUCTION FLAMINGOZ – AURÉLIEN ADJEDJ PRODUIT PAR BENJAMIN DEMAY MATHIEU AGERON MAXIME DELAUNEY ROMAIN ROUSSEAU
COPRODUIT PAR ARDAVAN SAFAEE POUR PATHÉ COPRODUIT PAR NATHALIE TOULZA MADAR ET MIKAEL GOVCIYAN POUR STUDIO TF1 UNE COPRODUCTION LAS PALMERAS NOLITA PATHÉ STUDIO TF1 M6 FILMS LOGICAL CONTENT VENTURES ELEPHANT STORY ELEPHANT ADVENTURES AVEC LA PARTICIPATION DE NETFLIX M6 W9
AVEC LE SOUTIEN DU CNC ET DE LA SACEM DISTRIBUTION PATHÉ - STUDIO TF1
© 2025 – LAS PALMERAS – NOLITA CINEMA – PATHÉ FILMS – STUDIO TF1 – M6 FILMS – ELEPHANT STORY – ELEPHANT ADVENTURES
VISA N°161.919 – TOUS DROITS RÉSERVÉS – DÉPOT LÉGAL – 2025
©2024 Disney Enterprises, Inc.
SYNOPSIS
Jonas et Gabi, 9 et 11 ans, passent le week-end avec leurs parents dans un
gite isolé au milieu d’une forêt. À peine arrivés, les deux enfants décident
de faire le mur, seuls en pleine nature, et vont surprendre deux malfrats
aussi stupides que dangereux en train de faire exploser une antenne relais
pour couper le réseau. Se lance alors une course poursuite effrénée
où pour leur échapper, les deux enfants vont devoir transformer leur
gîte en une véritable forteresse de pièges et obstacles.
MATÉRIEL DISPONIBLE
FILM ANNONCE
À DIFFUSER AVANT
LE 18 JUIN AU CINÉMA
EXCLUSIVEMENT AU CINÉMA
MAI 2025
1’32
AFFICHES & AFFICHETTES
ET TOUS LES FILMS
D’ANIMATION DE L’ÉTÉ
PLV TOTEM
GÉRARD
JUGNOT
LAS PALMERAS ET NOLITA PRÉSENTENT
GÉRARD
JUGNOT
MAXIME
GASTEUIL
CET ÉTÉ, LES ENFANTS SE REBELLENT !
CET ÉTÉ, LES ENFANTS SE REBELLENT !
CET ÉTÉ, LES ENFANTS SE REBELLENT !
GÉRARD
JUGNOT
MAXIME
GASTEUIL
LAS PALMERAS ET NOLITA PRÉSENTENT
MAXIME
GASTEUIL
PHOTO : E DY BRIÈRE
PHOTO : EDDY BRIÈRE
PHOTO : E DY BRIÈRE
JULIEN PESTEL MANON AZEM ROXANE BARAZZUOL ROMAN ANGEL
MUSIQUE ORIGINALE ALEXIS RAULT IMAGE JULIEN HIRSCH – AFC MONTAGE MAË LENOIR SON E DY LAURENT SAMY BARDET FRANÇOIS FAYARD THIE RY LEBON 1 ER A SISTANT RÉALISATEUR BENJAMIN BLANC SCRIPTE VÉRONIQUE GARBARINI CASTING BÉATRIZ COUTROT DÉCORS MATHIEU JUNOT CASCADES HUGO BARI LER STORYBOARD MICHEL DORÉ
COSTUMES CAMI LE RABINEAU MAQUI LAGE SABINE FEVRE COI FURE CÉLINE VAN HE DEGEM DIRECTEUR DE PRODUCTION BRUNO MORIN RÉGI SEUR GÉNÉRAL DOMINIQUE DUBREUIL DIRECTION DE LA POST-PRODUCTION FLAMINGOZ – AURÉLIEN ADJEDJ PRODUIT PAR BENJAMIN DEMAY MATHIEU AGERON MAXIME DELAUNEY ROMAIN ROU SEAU
COPRODUIT PAR ARDAVAN SAFA E POUR PATHÉ COPRODUIT PAR NATHALIE TOULZA MADAR ET MIKAEL GOVCIYAN POUR STUDIO TF1 UNE COPRODUCTION LAS PALMERAS NOLITA PATHÉ STUDIO TF1 M6 FILMS LOGICAL CONTENT VENTURES ELEPHANT STORY ELEPHANT ADVENTURES AVEC LA PARTICIPATION DE NETFLIX M6 W9
AVEC LE SOUTIEN DU CNC ET DE LA SACEM DISTRIBUTION PATHÉ - STUDIO TF1
AVEC LA PARTICIPATION DE BERNARD FARCY ET DE ZABOU BREITMAN
UN FILM DE ÉDOUARD PLUVIEUX
JULIEN PESTEL MANON AZEM ROXANE BARAZZUOL ROMAN ANGEL
AVEC LA PARTICIPATION DE BERNARD FARCY ET DE ZABOU BREITMAN
SCÉNARIO DE OLIVIER DUCRAY ET ÉDOUARD PLUVIEUX
UN FILM DE ÉDOUARD PLUVIEUX
SCÉNARIO DE OLIVIER DUCRAY ET ÉDOUARD PLUVIEUX
JULIEN PESTEL MANON AZEM ROXANE BARAZZUOL ROMAN ANGEL
AVEC LA PARTICIPATION DE BERNARD FARCY ET DE ZABOU BREITMAN
© 2025 – LAS PALMERAS – NOLITA CINEMA – PATHÉ FILMS – STUDIO TF1 – M6 FILMS – ELEPHANT STORY – ELEPHANT ADVENTURES
VISA N°161.919 – TOUS DROITS RÉSERVÉS – DÉPOT LÉGAL – 2025
UN FILM DE ÉDOUARD PLUVIEUX
SCÉNARIO DE OLIVIER DUCRAY ET ÉDOUARD PLUVIEUX
© 2025 – LAS PALMERAS – NOLITA CINEMA – PATHÉ FILMS – STUDIO TF1 – M6 FILMS – ELEPHANT STORY – ELEPHANT ADVENTURES
VISA N°161.919 – TOUS DROITS RÉSERVÉS – DÉPOT LÉGAL – 2025
MUSIQUE ORIGINALE ALEXIS RAULT IMAGE JULIEN HIRSCH – AFC MONTAGE MAË LENOIR SON E DY LAURENT SAMY BARDET FRANÇOIS FAYARD THIE RY LEBON 1 ER A SISTANT RÉALISATEUR BENJAMIN BLANC SCRIPTE VÉRONIQUE GARBARINI CASTING BÉATRIZ COUTROT DÉCORS MATHIEU JUNOT CASCADES HUGO BARI LER STORYBOARD MICHEL DORÉ
COSTUMES CAMI LE RABINEAU MAQUILAGE SABINE FEVRE COI FURE CÉLINE VAN HE DEGEM DIRECTEUR DE PRODUCTION BRUNO MORIN RÉGI SEUR GÉNÉRAL DOMINIQUE DUBREUIL DIRECTION DE LA POST-PRODUCTION FLAMINGOZ – AURÉLIEN ADJEDJ PRODUIT PAR BENJAMIN DEMAY MATHIEU AGERON MAXIME DELAUNEY ROMAIN ROU SEAU
COPRODUIT PAR ARDAVAN SAFA E POUR PATHÉ COPRODUIT PAR NATHALIE TOULZA MADAR ET MIKAEL GOVCIYAN POUR STUDIO TF1 UNE COPRODUCTION LAS PALMERAS NOLITA PATHÉ STUDIO TF1 M6 FILMS LOGICAL CONTENT VENTURES ELEPHANT STORY ELEPHANT ADVENTURES AVEC LA PARTICIPATION DE NETFLIX M6 W9
AVEC LE SOUTIEN DU CNC ET DE LA SACEM DISTRIBUTION PATHÉ - STUDIO TF1
ORGANISEZ VOS AVANT-PREMIÈRES
DÈS LE 29 JUIN
Contactez dès à présent les centres de loisirs proches de chez vous
LE 6 AOÛT AU CINÉMA
Calendrier
SEMAINE JOUR DE SORTIE FÉRIÉ
CHANGEMENT/NOUVELLE DATE
REPRISE
CONTENU ALTERNATIF
Zone A
Besançon, Bordeaux,
Clermont-Ferrand, Dijon, Grenoble,
Limoges, Lyon, Poitiers
Zone B
Aix-Marseille, Amiens, Caen,
Lille, Nancy-Metz, Nantes, Nice,
Orléans-Tours, Reims, Rennes,
Rouen, Strasbourg
Zone C
Créteil, Montpellier,
Paris, Toulouse,
Versailles
S22
28 MAI
DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)
DAMNED DISTRIBUTION ANOTHER END 01h58 P.Messina G.García Bernal, R.Reinsve, B.Bejo
ART HOUSE CHIME 00h45 K.Kurosawa M.Yoshioka, S.Kohinata, T.Tabata
PAN DISTRIBUTION DIPLODOCUS 01h33 W.Wawszczyk J.Wanderer, T.Baranowski, R.Butera
UFO DISTRIBUTION ELSE 01h42 T.Emin M.Sampeur, E.Proust, L.Minamoto
METROPOLITAN FILMEXPORT HOT MILK 01h32 R.Lenkiewicz E.Mackey, F.Shaw, V.Perez
PATHÉ LIVE J-HOPE TOUR 'HOPE ON THE STAGE' IN JAPAN : LIVE VIEWING 03h00 HYBE J-Hope
FRIDAY ENTERTAINMENT KHALEJA 02h44 T.Srinivas M.Babu, A.Shetty, P.Raj
STUDIOCANAL LA MITAD DE ANA 01h29 M.Nieto M.Nieto, N.Biscayart, G.Oms
PATHÉ LIVE LE BARBIER DE SÉVILLE (METROPOLITAN OPERA) 03h35 G.Sagripanti et S.Vizioli A.Zhilikhovsky, A.Akhmetshina, J.Swanson
TAMASA DISTRIBUTION LE PEUPLE MIGRATEUR 01h38 J.Perrin et J.Cluzaud Vögel
CARLOTTA FILMS LILI MARLEEN 02h01 R.Fassbinder H.Schygulla, G.Giannini, M.Ferrer
KMBO L'ULTIME BRAQUAGE 01h50 F.Hviid G.Dyekjaer Giese, R.Kateb, A.Collin
ÉMOTIONS DISTRIBUTION MONSIEUR CONSTANT 01h48 A.Simon J.Drouot, Cali, D.Evenou
PATHÉ LIVE PEPPA RENCONTRE LE BÉBÉ, AU CINÉMA 01h05
FRIDAY ENTERTAINMENT SAUNKAN SAUNKANAY 2 02h27 S.Kang S.Mehta, A.Virk, N.Khaira
NOUVEL OEIL SUR LE MONDE SHIMLA, UNE FUGUE DES TEMPS MODERNES 01h18 J.Reboul et V.Guillomon
UNIVERSAL PICTURES INTERNATIONAL FR THE PHOENICIAN SCHEME 01h41 W.Anderson B.Del Toro, M.Threapleton, M.Cera
S23
4 JUIN
DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)
8½ DISTRIBUTION 3 ÈME ŒIL 01h56 T.Becquet-Genel Z.Bensimon, J.Vidal, V.Moinet
ART HOUSE CLOUD 02h03 K.Kurosawa M.Suda, K.Furukawa, D.Okudaira
LES FILMS DE L'ATALANTE DANS LA PEAU 01h40 P.Tessaud
METROPOLITAN FILMEXPORT DE L'UNIVERS DE JOHN WICK : BALLERINA 02h04 L.Wiseman A.de Armas, K.Reeves, I.McShane
DESTINY FILMS FRAGMENTS D'UN PARCOURS AMOUREUX 01h35 C.Barreau R.Zlotowski, A.Mouglalis, A.Berest
CONDOR DISTRIBUTION FREUD, LA DERNIÈRE CONFESSION 01h50 M.Brown A.Hopkins, M.Goode, L.Fries
BOBINE FILMS HORIZONTE 02h05 C.Acevedo C.Cataño, P.García, E.Duran Galindo
LES ACACIAS ILS VONT TOUS BIEN 02h07 G.Tornatore M.Mastroianni, S.Cascio, L.Gullotta
SURVIVANCE JARDIN D'ÉTÉ (THE FRIENDS) 01h53 S.Sōmai R.Mikuni, C.Awashima, A.Emoto
VRAIVRAI FILMS LA TERRE DES VERTUS 01h32 V.Lapize
TANDEM LE RÉPONDEUR 01h42 F.Godet S.Cissé, D.Podalydès, A.Atika
ALPES PROVENCE FILMS LES DERNIÈRES GRANDES TRANSHUMANCES 01h08 R.Mannent et C.Baile H.Aufray
CINÉMA SAINT-ANDRÉ DES ARTS L'ÉTÉ DE JOE, LIZ ET RICHARD 01h26 S.Naitza
SINGULARIS FILMS SAUVE QUI PEUT 01h38 A.Poukine
NIGHT ED FILMS THUG LIFE 02h30 M.Ratnam K.Haasan, T.Krishnan, Nassar
S24
11 JUIN
DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)
CARLOTTA FILMS A NEW OLD PLAY 03h00 J.Qiu Y.Sicheng, G.Nan, Q.Zhimin
DIAPHANA DISTRIBUTION A NORMAL FAMILY 01h49 J.Hur S.Kyung-gu, J.Dong-gun, H.Kim
MALAVIDA FILMS BEING BO WIDERBERG 01h45 J.Asp et M.Nohrborg
MALAVIDA FILMS
BO WIDERBERG, L'ESSENTIEL (11 FILMS)
PIECE OF MAGIC ENTERTAINMENT FRANCE CRASSE 02h07 L.Carmoon S.Lightfoot Leon, H.Squires, J.Quinn
LES FILMS DES DEUX RIVES D’ABDUL À LEILA 01h30 L.Albayaty
SONY PICTURES RELEASING FRANCE DEMON SLAYER - KIMETSU NO YAIBA - LE FILM : LE TRAIN DE L'INFINI 01h57 H.Sotozaki N.Hanae, A.Kito, Y.Matsuoka
MEMENTO DIFFÉRENTE 01h40 L.Doillon J.Beth, T.Evrard, M.Perrier
UNIVERSAL PICTURES INTERNATIONAL FR DRAGONS 02h05 D.DeBlois M.Thames, N.Parker, G.Butler
CARLOTTA FILMS
ÉVÉNEMENT RAINER WERNER FASSBINDER (20 FILMS)
PAN DISTRIBUTION INDOMPTABLES 01h21 T.Ngijol T.Ngijol, D.Melande, B.Mvoe
PATHÉ LIVE JOHNNY HALLYDAY - LE CONCERT DE LA TOUR EIFFEL 02h20 G.Pullicino
NEW STORY LE RENDEZ-VOUS DE L'ÉTÉ 01h17 V.Cadic B.Madec, I.Hair, A.Radeff
JHR FILMS LES MOTS QU'ELLES EURENT UN JOUR 01h24 R.Pillosio
NOUR FILMS LIFE OF CHUCK 01h51 M.Flanagan T.Hiddleston, M.Hamill, C.Ejiofor
CAPRICCI FILMS SISTER MIDNIGHT 01h50 K.Kandhari R.Apte, A.Pathak, C.Kadam
SONY PICTURES RELEASING FRANCE VACANCES FORCÉES F.Prévôt-Leygonie et S.Archinard C.Cornillac, L.Stocker, B.Usclat
S25
18 JUIN
DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)
SONY PICTURES RELEASING FRANCE 28 ANS PLUS TARD D.Boyle A.Taylor-Johnson, J.Comer, R.Fiennes
WARNER BROS. FRANCE AVIGNON J.Dionnet B.Lecaplain, A.Wheeler, L.Salem
MK2.ALT DAKAR CHRONICLES 01h25 J.Lespert
TAMASA DISTRIBUTION DARLING CHÉRIE 02h13 J.Schlesinger J.Christie, L.Harvey, D.Bogarde
THE WALT DISNEY COMPANY FRANCE ELIO 01h39 M.Sharafian et D.Shi Y.Kibreab, Z.Saldana, J.Jamil
AD VITAM ENZO 01h42 L.Cantet et R.Campillo E.Pohu, P.Favino, É.Bouchez
TISA PRODUCTION HAVANA LIBRE 01h22 C.McLean F.Gonzáles Guerra, Y.Guerrero Prieto, Y.La Rosa
WAYNA PITCH KNEECAP 01h45 R.Peppiatt M.Bap, M.Chara (II), D.Próvai
FH PRODUCTION LA TOURNÉE F.Hessique P.Chesnais, F.Hessique, R.Berry
CARLOTTA FILMS LES CHEVAUX DE FEU 01h37 S.Paradjanov I.Mikolaitchouck, L.Kadochnikova, T.Bestaeva
VUES DU QUÉBEC DISTRIBUTION L'OURAGAN F.Y.T. 01h50 A.Ball J.Labelle, N.Racicot, L.Corriveau
JOUR2FÊTE LOVEABLE 01h41 L.Ingolfsdottir H.Guren, O.Thune, M.Magnusdotter Solem
THE JOKERS FILMS MAYA, DONNE-MOI UN AUTRE TITRE 01h03 M.Gondry B.Gardin
PATHÉ LIVE OPÉRA DE PARIS : MADAME BUTTERFLY (2025) 02h25 F.Roussillon E.Buratto, A.Extrémo, S.Pop
PYRAMIDE DISTRIBUTION PEACOCK 01h42 B.Wenger A.Schuch, J.Franz Richter, B.Samarovski
PROGRAM STORE STOP MAKING SENSE 01h28 J.Demme B.Worrell, A.Weir, D.Byrne
UGC DISTRIBUTION SUR LA ROUTE DE PAPA 01h31 N.AitakkaouaIi et O.Dacourt R.Bougheraba, C.Anglade, F.Ouchani
MAVERICK DISTRIBUTION THE RETURN, LE RETOUR D'ULYSSE 01h58 U.Pasolini R.Fiennes, J.Binoche, C.Plummer
PANOCEANIC FILMS TITOUAN, LES ENFANTS DU CORAIL 00h55 K.Mahdjouba
KMBO TOM LE CHAT - À LA RECHERCHE DU DOUDOU PERDU 01h02 E.Verkerk et J.Van Den Bosch B.Bos
APATOM UNE CHRONIQUE AMÉRICAINE 01h06 A.Gouzou et J.Taki
MK2 CINÉMAS UN RÊVE PLUS LONG QUE LA NUIT 01h22 N.de Saint Phalle L.Duke Condominas, N.de Saint Phalle, H.Balsan
LÉOPARD FILMS VOYAGE AU BORD DE LA GUERRE 01h02 A.Peretjatko
PATHÉ FILMS 13 JOURS 13 NUITS M.Bourboulon R.Zem, L.Khoudri, S.Knudsen
20 N°493 / 28 mai 2025
S26
25 JUIN
DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)
HAUT ET COURT AMÉLIE ET LA MÉTAPHYSIQUE DES TUBES 01h17 M.Vallade et L.Han L.Charpentier, V.Grosbois, I.Schoumsky
LES FILMS DU LOSANGE ANGE 01h37 T.Gatlif A.H., S.Aubert, M.Amalric
METROPOLITAN FILMEXPORT AU RYTHME DE VERA 01h56 I.Fluk M.Emde, J.Magaro, M.Chernus
KMBO ETERNAL 01h42 U.Salim A.Alexander, N.Øland Fabricius, H.Geirhardsdottir
WARNER BROS. FRANCE F1® LE FILM 02h35 J.Kosinski B.Pitt, D.Idris, J.Bardem
NYOTADIS DISTRIBUTION FLASH DRIVE A.Toussaint M.Crépel, A.Toussaint, J.Dreyfus
MK2 FILMS LA RUÉE VERS L'OR 01h12 C.Chaplin C.Chaplin, M.Swain, T.Murray
LES ACACIAS LA SOIF DU MAL 01h51 O.Welles C.Heston, J.Leigh, O.Welles
GAUMONT DISTRIBUTION LE GRAND DÉPLACEMENT J.Zadi J.Zadi, R.Kateb, Lous and the Yakuza
UNIVERSAL PICTURES INTERNATIONAL FR M3GAN 2.0 02h00 G.Johnstone A.Williams, V.McGraw, B.Alvarez
PATHÉ LIVE MILEY CYRUS: SOMETHING BEAUTIFUL 00h55 M.Cyrus et J.Bixenman M.Cyrus, M.Morando, B.Howard
CONTRE-JOUR DISTRIBUTION MY STOLEN PLANET 01h26 F.Sharifi
DULAC DISTRIBUTION ONCE UPON A TIME IN GAZA 01h27 T.Nasser et A.Nasser N.Abd Alhay, M.Eid, R.Maqdisi
UFO DISTRIBUTION REFLET DANS UN DIAMANT MORT 01h27 H.Cattet et B.Forzani F.Testi, Y.Renier, K.De Bouw
POTEMKINE FILMS ROCK BOTTOM 01h26 M.Trénor
SURVIVANCE SOUS HYPNOSE 01h40 E.De Geer H.Nordrum, A.August, A.Edwards
EPICENTRE FILMS STRANGER EYES 02h04 S.Hua Yeo C.Wu, L.Kang-sheng, V.Chen
S27
2 JUIL.
5 JUIL
DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)
APOLLO FILMS FALCON EXPRESS B.Daffis et J.Tassy
JOUR2FÊTE ISLANDS 02h03 J.Gerster S.Riley, S.Martin, J.Farthing
UNIVERSAL PICTURES INTERNATIONAL FR JURASSIC WORLD : RENAISSANCE 02h13 G.Edwards (V) S.Johansson, J.Bailey, M.Ali
DIAPHANA DISTRIBUTION L'ACCIDENT DE PIANO Q.Dupieux A.Exarchopoulos, J.Commandeur, S.Kiberlain
BODEGA FILMS LA GUITARRA FLAMENCA DE YERAI CORTÉS 01h35 A.Alvarez Y.Cortés, Farruquito, C. Tangana
PYRAMIDE DISTRIBUTION LA TRILOGIE D’OSLO : RÊVES 01h50 D.Haugerud E.Øverbye, A.Dahl Torp, S.Emnetu
ARIZONA DISTRIBUTION L’AVENTURA 01h40 S.Letourneur P.Katerine, S.Letourneur, B.Vernet
MITIKI LE BONHEUR EST UNE BÊTE SAUVAGE 01h35 B.Guerry S.Guerry, S.Davout, C.Walder
OPTIMALE DISTRIBUTION LES AMANTS ASTRONAUTES 01h56 M.Berger J.Orán, L.Bettoni, A.Salas
SOLARIS DISTRIBUTION LES ROSEAUX SAUVAGES 01h50 A.Téchiné É.Bouchez, G.Morel, S.Rideau
MK2 CINÉMAS MAMIE-SITTING 01h29 D.Thornton J.McArdle, F.Flanagan, P.Glynn
SONY PICTURES RELEASING FRANCE MATERIALISTS 01h49 C.Song D.Johnson, P.Pascal, C.Evans
ZINC FILM RAPACES P.Dourountzis S.Bouajila, M.Wanecque, J.Darroussin
ESC FILMS THE UGLY STEPSISTER 01h45 E.Blichfeldt L.Myren, T.Loch Næss, A.Dahl Torp
S28
9 JUIL.
DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)
CONTRE-JOUR DISTRIBUTION ARNON - UN ÉLÈVE MODÈLE 01h23 S.Prapapan Y.Pongsuwan, W.Wongsurawat, N.Busapavanich
ARP SÉLECTION BUFFALO KIDS 01h23 J.Jesús García Galocha et P.Solis García A.Weir, C.MacNeill, G.Arterton
NOUR FILMS CHRONIQUES D'HAÏFA 02h04 S.Copti M.Shehab, T.Danial, W.Aoun
MEMENTO DES FEUX DANS LA PLAINE 01h41 J.Zhang Z.Dongyu, L.Haoran, Y.Hong
TANDEM GANGS OF TAÏWAN 02h15 Keff W.Liu, R.Ihwar, D.Pan
LE PACTE I LOVE PERU 01h09 R.Quenard et H.David R.Quenard, H.David, A.Rozam
WAYNA PITCH IN THE SUMMERS 01h38 A.Lacorazza Residente, S.Calle, L.Mehiel
LES ACACIAS JEUNESSE (RETOUR AU PAYS) 02h32 W.Bing
LES ALCHIMISTES KOUTÉ-VWA 01h17 M.Jean-Baptiste M.Diomar, Y.Cébret
PYRAMIDE DISTRIBUTION LA TRILOGIE D'OSLO : AMOUR 01h59 D.Haugerud A.Hovig, T.Cittadella Jacobsen, M.Engebrigtsen
MÉTÉORE FILMS LE RIRE ET LE COUTEAU 03h31 P.Pinho S.Coragem, C.Diára, J.Guilherme
APOLLO FILMS / TF1 STUDIO MARIUS ET LES GARDIENS DE LA CITÉ PHOCÉENNE 01h25 T.Datis Soprano, N.Salhi, W.Ben Amar
WILD BUNCH DISTRIBUTION OTHER D.Moreau O.Kurylenko, J.Schatz, P.Schurer
WARNER BROS. FRANCE SUPERMAN J.Gunn D.Corenswet, R.Brosnahan, N.Fillion
THE JOKERS FILMS TRILOGIE PUSHER N.Winding Refn
VIRGINIE FILMS VALENSOLE 1965 01h30 D.Filhol M.Van Khache, V.Giocante
S29
16 JUIL.
DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)
UGC DISTRIBUTION CERTAINS L'AIMENT CHAUVE C.Delamarre K.Adams, M.Youn, R.Bensetti
CARLOTTA FILMS CONFUSION CHEZ CONFUCIUS 02h05 E.Yang C.Shiang-chyi, Y.Chen, D.Deng
CONDOR DISTRIBUTION DÌDI 01h33 S.Wang I.Wang, J.Chen, S.Chen
METROPOLITAN FILMEXPORT EDDINGTON 02h25 A.Aster J.Phoenix, P.Pascal, E.Stone
PYRAMIDE DISTRIBUTION LA TRILOGIE D'OSLO : DÉSIR 01h58 D.Haugerud J.Røise, T.Harr, S.Forberg
ZINC FILM LES FILLES DÉSIR P.Car H.Mohamed, L.Haïchour, L.Hamon
PARAMOUNT PICTURES FRANCE LES SCHTROUMPFS - LE FILM C.Miller (LX) Rihanna, J.Corden, J.Goodman
CARLOTTA FILMS MAHJONG 02h01 E.Yang V.Ledoyen, C.Chang, N.Erickson
ASC DISTRIBUTION MOON 01h32 K.Ayub F.Holzinger, A.Tayeh, C.Sarhan
BODEGA FILMS PIERRE VILLEPREUX G.Chapouillié
CAPRICCI FILMS SEGUNDO PREMIO 01h50 I.Lacuesta et P.Rodriguez D.Ibáñez, Cristalino, S.Magnin
LES FILMS DU WHIPPET SENS DESSUS DESSOUS 00h40 D.Riduze et E.Lacis
SONY PICTURES RELEASING FRANCE SOUVIENS-TOI... L'ÉTÉ DERNIER J.Kaytin Robinson M.Cline, C.Wonders, J.Hauer-King
CINÉMA SAINT-ANDRÉ DES ARTS STREET BOXER : THE LAST MAN STANDING 02h49 C.Mvondus C.Mvondus, V.Mogoun, D.Adiana
SURVIVANCE SUPER HAPPY FOREVER 01h23 K.Igarashi H.Sano, Y.Miyata, N.Yamamoto
Dates connues à l'heure de notre bouclage. Calendrier susceptible de modifications.
AVIS AUX DISTRIBUTEURS Afin de voir apparaître vos sorties dans les fiches films de Boxoffice, n’hésitez pas à faire parvenir
régulièrement votre line-up mis à jour à redaction.boxoffice@cinegroup.fr.
N°493 / 28 mai 2025
21
Chiffres
3 FILMS - 3 CARRIÈRES
1 POINT DE COMPARAISON
À l’occasion de la sortie, le 11 juin prochain via Nour
Films, de Life Of Chuck, la nouvelle réalisation de
Mike Flanagan, retour en chiffres sur les performances
en salles de trois des derniers Prix du public du
Festival de Toronto, œuvres parfois autobiographiques
comme contemplatives, ayant également conquis le
public français.
Date de sortie
Distributeur
Cumul des entrées
1 er jour
1 er week-end
Séances
Moyenne par séance 1 er we
Cœfficient Paris/Province
Taux de transformation
(cumul des entrées/1 er jour)
Note Spectateur AlloCiné
THE FABELMANS BELFAST NOMADLAND
22/02/2023 02/03/2022 09/06/2021
UNIVERSAL UNIVERSAL DISNEY
934 626 262 277 620 424
40 880 10 274 16 474
273 926 62 562 88 471
7 728 3 740 4 527
35 17 20
3,02 3,34 3,43
23 26 38
4,2 3,7 3,9
Source CBO-Box Office / Showtimes Dashboard by The Boxoffice Company
PERFORMANCE SÉANCE* / AU 1 ER WEEK-END
DEPUIS 2 SEMAINES
DATE FILM DISTRI. COPIES ENTRÉES SÉANCES MOYENNE
1 21/05/2025 LILO & STITCH DISNEY 590 1 188419 14 649 81
2 21/05/2025 MISSION : IMPOSSIBLE – THE FINAL RECKONING PARAMOUNT 801 622 716 15 009 41
3 21/05/2025 LA VENUE DE L'AVENIR STUDIOCANAL 458 142 966 6 285 23
4 14/05/2025 DESTINATION FINALE BLOODLINES WARNER 424 277 930 12 269 23
5 07/05/2025 LEILA ET LES LOUPS DHR DISTRIBUTION 2 356 16 22
PERFORMANCE SÉANCE* / AU 1 ER WEEK-END
EN 2025
DATE FILM DISTRI. COPIES ENTRÉES SÉANCES MOYENNE
1 21/05/2025 LILO & STITCH DISNEY 590 1 188419 14 649 81
2 08/01/2025 PERSONNE N'Y COMPREND RIEN JOUR2FÊTE 52 24 263 360 67
3 05/02/2025 GOD SAVE THE TUCHE PATHÉ 734 774 727 14 330 54
4 12/02/2025 THE BRUTALIST UNIVERSAL 195 103 069 2 393 43
5 02/04/2025 MINECRAFT, LE FILM WARNER 670 661 462 15 609 42
6 21/05/2025 MISSION : IMPOSSIBLE – THE FINAL RECKONING PARAMOUNT 801 622 716 15 009 41
7 19/02/2025 L'ATTACHEMENT DIAPHANA 336 187 590 4 907 38
8 01/01/2025 UN OURS DANS LE JURA GAUMONT 580 360 993 9 597 38
9 12/02/2025 CAPTAIN AMERICA: BRAVE NEW WORLD DISNEY 553 534 540 14 713 36
10 09/04/2025 ZION JOKERS 107 77 501 2 217 35
*Sans inclure le hors-film // Sources chiffres : Distributeurs Séances : Showtimes Dashboard by The Boxoffice Company
Comme une comète, Lilo & Stitch écrase le box-office en réalisant le meilleur démarrage de 2025
avec ses 81 entrées par séance (e/s). La petite bête de Disney atteint ce niveau avec, “seulement”,
la quatrième plus grande combinaison de séances de l’année pour un premier week-end, derrière
les 14 700 séances de Captain America : Brave New World et les 15 000 séances de… Mission :
Impossible - The Final Reckoning. C'est donc fort de la deuxième plus grande combinaison de l’année,
derrière les 15 600 séances de Minecraft, que le nouveau M:I se propulse à 41 e/s. Sorti un jeudi,
La Venue de l’avenir séduit 23 spectateurs par séance, tout comme de Destination Finale Bloodlines.
Beaucoup plus confidentielle, la sortie de Leïla et les loups réalise 22 e/s, soit la quinzième meilleure
performance de l’année pour une sortie à moins de 1 000 séances sur son premier week-end.
22 N°493 / 28 mai 2025
COMSCORE MOVIES FRANCE
AFFINE SES DONNÉES ART ET ESSAI
À l’occasion du Festival de Cannes 2025, la branche française de la société spécialisée dans la
mesure et l’analyse des audiences médias – et notamment de la fréquentation cinéma – présente
Cinézap 2.3, et ses fonctionnalités spécifiquement dédiées à l’art et essai.
Prolongeant sa collaboration engagée depuis une dizaine
d’années avec l’Afcae – qui proposait le suivi mensuel
des films recommandés – et avec le Scare – le baromètre
hebdomadaire des cinémas art et essai –, Comscore
Movies renforce sa plateforme de filtres avancés. Objectif :
distinguer la fréquentation des cinémas classés, tout
comme celle des films recommandés art et essai.
©A.Algan
« C’est un développement qui aura nécessité près de trois
ans », décrit le directeur général, Eric Marti, fier de
présenter une version “live” de Cinézap 2.3 aux adhérents
Afcae à Cannes, le 17 mai. Un « travail de longue haleine »
entamé à la demande du CNC – qui a par ailleurs soutenu
le projet –, ainsi que des professionnels, pour le marché
français et sa spécificité art et essai.
Désormais, les entrées des plus de neuf cents cinémas
classés peuvent ainsi être triées par catégorie d’établissement
(A, B, C, D, E). Les films recommandés peuvent,
pour leur part, non seulement être isolés du reste de
l’offre de films, mais également filtrés par labels. Le tout,
avec des possibilités de filtrage croisé – par exemple les
résultats des films recommandés Jeune public dans les
salles de catégorie A et B. Les salles peuvent par ailleurs
retrouver toutes les informations requises concernant
leurs séances art et essai pour leur demande de classement
auprès du CNC (feuillet 3.6).
Bien entendu, l’outil offre également une vision « synoptique
» du marché, comme le pourcentage d’entrées
réalisées par les salles classées par catégorie, ou un onglet
“carrière” pour les films enrichi de comparables par
performance.
Eric Marti, directeur général de Comscore Movies France, a fait une démonstration en “live” de Cinézap 2.3 au Rendez-vous des Exploitants Art et Essai
de l’Afcae, 17 mai, Canne
La mise à jour Cinézap 2.3 sera effectuée auprès de
certains utilisateurs dès ce mois de juin, « pour le crash
test et la finalisation de “la recette” », conclut Eric Marti,
en tablant sur un début de commercialisation en 2026.
A.A.
UN NOUVEAU LIVE RECORD POUR PATHÉ LIVE
Dimanche 18 mai dernier, la retransmission
en direct de Ferrari. Tsamere. Lecaplain. Le trio
en direct au cinéma a réuni 128 588 spectateurs,
dont 119 663 dans les salles françaises.
©Grand Écran
Pour rappel, le spectacle du trio d’humoristes a été
diffusé dans 444 cinémas, dont 421 en France (mais
également en Belgique, en Suisse et au Luxembourg).
Autant de chiffres inédits pour un spectacle live au
cinéma, tant en nombre de copies et d’entrées qu’en
box-office, car avec 2,5 millions d’euros de recettes,
la captation dépasse les 1,8 million d’euros (et 91 000
spectateurs) engrangés par… le spectacle “Anesthésie
générale” de Jérémy Ferrari.
Dans l’ensemble des captations événementielles (en
direct ou enregistrées), Ferrari. Tsamere. Lecaplain. Le
trio en direct au cinéma se place sur la troisième marche
du podium, derrière les deux concerts-spectacles de
Mylène Farmer. Le trio rejoint ainsi la chanteuse sans
contrefaçon et Indochine dans le cercle très fermé des
artistes ayant rassemblé plus de 100 000 spectateurs
lors de la retransmission de leur spectacle sur grand écran.
Ferrari. Tsamere. Lecaplain. Le trio en direct au cinéma… Grand Écran de Montaigu-Vendée
N°493 / 28 mai 2025
23
International
EUROPA CINEMAS,
ENTRE MODÈLE DE RELANCE
ET CADRE RENFORCÉ
©A.Algan
Lors de sa réunion annuelle dans le cadre du Festival de Cannes, les salles du réseau soutenues
par le programme Media de l’Union européenne, ont posé des chiffres sur leurs meilleures performances.
57%
49%
39%
Mathias Holtz, président, et Fatima Djoumer, directrice générale
d’Europa Cinemas lors de la réunion annuelle du 18 mai 2025
46%
46%
26%
36%
48%
50%
72%
Top 10
des films européens
dans le réseau
44%
46%
63%
51%
18%
49%
52%
63%
50%
46%
49%
33%
48%
30%
59%
39% 45%
54%
40%
34%
1/ Il reste encore demain
diffusé dans 29 pays
du réseau
935 000 entrées**
2/ Anatomie d’une chute
32 pays
747 000 entrées
3/ Emilia Perez
25 pays
556 000 entrées
Parts marché en entrées des films européens dans le réseau Europa Cinemas
Selon les chiffres partagés par l’Observatoire européen
de l’audiovisuel, en 2024 – et malgré des disparités
majeures entre les marchés – la fréquentation cinéma de
l’Europe élargie accusait toujours un retard de plus de
25 % par rapport à 2019. De leur côté, les 2 914 écrans
labellisés Europa Cinemas, répartis dans 1 238 cinémas
et 34 pays*, affichent une moyenne aux alentours de
25 000 entrées par salle, soit un recul qui se limite à 9 %
par rapport à l’année de référence pré-Covid.
Conformément aux exigences de leur label, ces salles ont
diffusé 50,3 % de titres européens sur l’année écoulée,
dont 28,7 % de films nationaux, et de nombreux succès
locaux qui ne voyagent pas forcément au-delà de leurs
frontières. À noter que dans les 49,7 % de films “non
européens” diffusés, on retrouve désormais 9,5 % de
titres britanniques.
* Le réseau Europa Cinemas a été rejoint par Chypre sur l’année écoulée.
36%
40%
40%
C’est dans ce contexte que Europe Créative/Media a
décidé de réviser les conditions d’accès aux soutiens
d’Europa Cinemas.
• Le plafond de 1 € de soutien par entrée pour un film
européen non national est restauré ; aucun versement
ne pourra donc dépasser ce seuil de 1 € par entrée sur
un film européen non national.
• En revanche, il n’y aura plus de réduction du soutien
au prorata des périodes de fermeture du cinéma ; une
règle qui était de rigueur pour toutes les fermetures
dépassant 15 jours consécutifs dans l’année.
• Enfin, les seuils de programmation de films européens
(non nationaux comme nationaux) permettant d’accéder
au soutien – précédemment baissés pour amortir
les effets du Brexit – reviennent graduellement à leurs
niveaux initiaux.
Europa Cinemas procèdera en fin d’année à une évaluation
de l’impact de ces révisions sur l’ensemble des
montants de soutien.
Ayşegül Algan
©Europa Cinemas
4/ La Chambre d’à côté
31 pays
520 000 entrées
5/ Le Comte de Monte-
Cristo
21 pays
476 000 entrées
6/ La Salle des profs
29 pays
400 000 entrées
7/ La Passion de
Dodin Bouffant
32 pays
395 000 entrées
8/ En fanfare
12 pays
391 000 entrées
9/ Les Graines du
figuier sauvage
15 pays
336 000 entrées
10/ Un p’tit truc en plus
16 pays
304 000 entrées
** Chiffres arrondis
24 N°493 / 28 mai 2025
©Daniel Hinz / ProjectImages
Le conseil d’administration de la Cicae (de gauche à droite) : Premier
rang : Hannele Marjavaara (Kino Tapiola, Finlande), Mira Staleva (Dom
Na Kinoto, Bulgarie), Christian Bräuer (AG Kino – Gilde, Allemagne),
Marlena Gabryszewska (Stowarzyszenie Kin Studyjnych, Pologne),
Guillaume Bachy (Afcae, France), Malika Rabahallah (Filmfest Hamburg,
Allemagne), Tanja Helm (Cinematograph & Leokino, Autriche).
Deuxième rang : Eva Demeter, (Art Mozi Egyesület, Hongrie), Michele
Crocchiola (FICE, Italie), Sebastian Naumann (CICAE), Javier Pachón
(PROMIO, Espagne), Tobias Faust (Schweizer Studiofilmverband SSV,
Suisse), Laurent Callonec (Cinéma L’Écran, France), Detlef Rossmann
(Casablanca-Kino, Allemagne)
CICAE
UN NOUVEAU CA ET
UN ENGAGEMENT RÉAFFIRMÉ
Réunie en assemblée générale à Cannes, la Confédération internationale des cinémas art et
essai a réaffirmé, « en ces temps de crise politique croissante », son engagement en faveur de la
diversité cinématographique et de la démocratie pluraliste.
Fondée la même année que l’Afcae, la Confédération
internationale des cinémas art et essai fête donc, elle
aussi, ses 70 ans. Son nouveau CA, résolument plus
jeune, représente davantage de pays (14 au total),
pour un reflet plus clair des dynamiques du secteur.
Au passage, il est désormais composé de 12 femmes
et 6 hommes [voir encart].
Rassemblé le 14 mai, le nouveau CA a réaffirmé la
fonction des cinémas indépendants du monde entier
comme « centres culturels vitaux », offrant « un espace
crucial pour les valeurs démocratiques fondamentales
dans leur ensemble ». À Cannes, Christian Bräuer,
président de la Cicae, était heureux de constater que
« l’écosystème européen art et essai fonctionne efficacement
à travers son réseau de cinéastes, producteurs et productrices,
festivals, distributeurs et cinémas indépendants.
Nous voyons également pourquoi l’unité et la professionnalisation
dans notre industrie comptent tant ». Pour
autant, dans un monde « marqué par des perturbations
mondiales et l’émergence de barrières commerciales, la
révolution de l’IA, les monopoles croissants des géants
technologiques, des politiques commerciales fragmentées
et l’isolement social et la polarisation alimentés par les
algorithmes », les cinémas art et essai ont besoin de
protection et de soutien.
La Cicae rassemble aujourd’hui plus de 2 400 salles
de cinéma indépendantes, représentant plus de 4 400
écrans dans 45 pays, grâce à la collaboration de douze
réseaux nationaux et régionaux de cinémas art et essai
(en France, Allemagne, Italie, Hongrie, Pays-Bas,
Pologne, Espagne, Suède, Suisse, Venezuela, ainsi que
le Réseau des Écrans Arabes Alternatifs), tout comme
des cinémas individuels non encore représentés par
un réseau national, et des festivals à travers le monde.
Parmi les nombreuses actions de l’association, la 10 e
édition de la Journée art et essai du cinéma européen,
prévue pour le dimanche 23 novembre 2025, sera un
nouveau temps fort de la position commune en faveur
de la diversité, de l’équité et de la démocratie.
A.A.
Bureau de la Cicae
Président : Christian Bräuer (AG Kino, Allemagne)
Vice-Président.es : Guillaume Bachy (Afcae, France), Michele
Crocchiola (FICE, Italie), Marlena Gabryszewska (Stowarzyszenie
Kin Studyjnych, Pologne), Peggy Johnson (Loft Cinema, USA)
Trésorier : Laurent Callonnec (Cinéma L’Écran, France)
Secrétaire générale : Hannele Marjavaara (Kino
Tapiola, Finlande)
Membre du Bureau : Mira Staleva (Dom Na Kinoto, Bulgarie)
Conseil d'administration
Membres A
(Associations nationales et régionales) :
Michele Crocchiola (FICE, Italie), Giuliana Fantoni (FICE, Italie),
Marlena Gabryszewska (Stowarzyszenie Kin Studyjnych, Pologne),
Javier Pachón (PROMIO, Espagne), Eva Demeter (Art Mozi
Egyesület, Hongrie)
France : Guillaume Bachy, Laurent Callonnec
Allemagne : Christian Bräuer, Petra Rockenfeller
Suisse : Tobias Faust
Membres B
(cinémas art et essai individuels) :
Marijana Bosnjak (Kinematografi Osijek, Croatie), Tanja Helm
(Cinematograph & Leokino, Autriche), Hannele Marjavaara (Kino
Tapiola, Finlande), Mira Staleva (Dom Na Kinoto, Bulgarie),
Roxanne Sayegh (Cinéma Beaubien, Cinéma du Parc, Cinéma du
Musée, Canada)
Membres C (festivals et organisations
cinématographiques) :
Malika Rabahallah (Filmfest Hamburg, Allemagne), Peggy
Johnson (Loft Film Fest, USA), Catharine des Forges (ICO,
Royaume-Uni)
Nouveaux membres d’honneur :
Domenico Dinoia (Italie), Tibor Bíró (Hongrie)
N°493 / 28 mai 2025
25
Distribution
MISSION : IMPOSSIBLE - THE FINAL RECKONING
3 QUESTIONS À HAYLEY ATWELL
Si Tom Cruise représente le visage de la saga
d’action culte, il est rejoint depuis deux films
par une actrice – et une femme – forte.
Comment êtes-vous arrivée sur le tournage de
Mission : Impossible - The Final Reckoning ?
Christopher McQuarrie m’a vue dans une pièce de
théâtre à Londres, il y a environ 12 ans, et il m’a dit
qu’il y avait quelque chose que j’avais fait sur scène
qu’il voulait implanter dans un de ses films. Il espérait
qu’il saurait un jour lequel de ses projets correspondrait.
Puis, il y a cinq ans et demi, j’ai eu un appel pour
m’entraîner aux cascades, déterminer quel pourrait
être mon “style” si j’obtenais le rôle… Christopher
m’a très clairement indiqué qu’il n’avait pas encore le
script en tête, et voulait avant tout trouver l’actrice
pour pouvoir ensuite développer le personnage. J’ai
trouvé cette manière de travailler très épanouissante
et excitante. Pendant très longtemps, je n’avais même
pas de nom [Grace, ndlr.] ni de passé. Nous avons
pensé ensemble les différentes façons de jouer chaque
scène, et ce n'est qu'au visionnage du film que j'ai su
quelle version du personnage avait été retenue pour
chaque scène.
©Paramount Pictures
Récemment, nous vous avons vue dans beaucoup
de grosses productions. Vous croiseronsnous
aussi dans le cinéma indépendant ?
Les gens me voient comme une actrice de blockbusters,
mais je me considère d’abord comme une comédienne
de théâtre ; c’est de là que je viens, là où je
continue à aiguiser mes talents, en jouant aussi bien
du Shakespeare, du moderne, de la comédie… J’aime
beaucoup l'éclectisme de ma carrière, et je serais
intéressée de travailler avec des auteurs plus indépendants,
davantage portés vers les personnages que
vers l’action.
Avec quel type de cinéma et dans quel type de
salles avez-vous grandi ?
Il y avait un cinéma indépendant à l’ouest de Londres,
où j’ai grandi, qui faisait un double programme le
dimanche avec deux classiques pour seulement quelques
pounds. Je m’y rendais donc dès le matin avec mon
café, et voyais les deux films à la suite. C’est une part
importante de mon éducation, car nous n’avions pas
beaucoup d’argent à cette époque, donc pouvoir voir
des films sur grand écran à un tel tarif était important
pour moi.
Hayley Atwell
Propos recueillis par Jules Dreyfus
NEXT FILM RENFORCE SON ÉQUIPE…
ET SON LINE UP
La société de distribution et de ventes internationales, cofondée en 2015 par Patrick Hernandez,
annonce l’arrivée d’un nouveau responsable des acquisitions et ventes, et diversifie sa
ligne éditoriale.
C’est Enzo Lanflisi qui s’occupera désormais des acquisitions
et ventes des courts et longs métrages chez Next
Film. « Fort de son expérience en tant que chargé d'acquisition
de courts-métrages chez Ciné+ OCS, il apporte son
expertise précieuse au sein de la société », se réjouit le
producteur-distributeur Patrick Hernandez. L’équipe
renforce par ailleurs ses liens avec Benjamin Nabeth,
programmateur externe qui collabore sur les sorties de
Next Film Distribution depuis deux ans et demi, désormais
épaulé par Tiziano Soreca, le premier s’occupant
principalement des salles art et essai, et le second des circuits.
Le 14 mai dernier, la structure indépendante – membre
du SDI –, a sorti Drift Ascension de Julien Rogue, un
« documentaire à sensations fortes » qui suit un pilote de
drift en quête de dépassement. Ce nouveau titre s’inscrit
dans la dynamique “documentaire” du distributeur sur
l’année 2025, après Queendom d’Agniia Galdanova (sorti
le 1 er janvier) et Le Voyage d’Anton de Mariana Loupan
(2 avril).
Pour le reste de cette « année-clé », Next Film sortira
courant août le documentaire Le Sang et la Boue, de
Jean-Gabriel Leynaud, sur l’extraction du coltan en
République démocratique du Congo. Suivra, en décembre,
Les Kogis, ensemble pour sauver la terre, de Guillaume
Bouchet et avec Éric Juline : un autre documentaire, sur
l’environnement et la spiritualité, qui s’inscrit dans la
lignée d’Etugen, avec lequel Next Film a rassemblé environ
60 000 entrées dans les salles françaises en 2023.
L'année 2026 sera celle de l'exploration de nouveaux
genres et de nouvelles thématiques, avec une comédie
de mœurs française, La Quadrature des autres de Maxime
Potherat (que le distributeur retrouve après Le Dernier
bus, sorti en août 2024), le documentaire Merci Patrick !
sur l’itinéraire d’un chanteur sexagénaire dans la ruralité
française, et Gregor, un “thriller d’animation” pour adultes,
de l’artiste belge Manuel Gómez.
Des sorties qui marquent la volonté de Next Film de
diversifier sa ligne éditoriale, jusqu’ici très axée sur des
thématiques sociétales et environnementales… en attendant
de connaître ses prochaines acquisitions.
©Next Films
Enzo Lanflisi
26 N°493 / 28 mai 2025
IMAX ANNONCE UN PREMIER
DOCUMENTAIRE EN FRANÇAIS
Forte d’un premier trimestre historique, la société canadienne ne baisse pas le rythme et annonce
un film sur la Patrouille de France tourné en Imax, produit avec Federation Studios et Imago
Production et distribué par Pathé.
©Boxoffice Pro / Jules Dreyfus
Une projection unique pour la
Journée Mondiale des Réfugiés
Andana Films, société de distribution et ventes
internationales basée à Lussas, propose aux salles
de programmer le documentaire Save Our Souls de
Jean-Baptiste Bonnet, pour une séance unique et
simultanée le 20 juin à 20h.
©Matthieu Dortomb
Save Our Souls de Jean-Baptiste Bonnet
Rich Gelfond, le 15 mai à Cannes
Imax ne connaît pas la crise. Son CEO Rich Gelfond a
présenté à Cannes des chiffres à la hausse, tout en annonçant
que le premier film tourné en Imax dans une langue
étrangère sera… français. Avec Federation Studios, basé
à Paris, et la nouvelle société indépendante Imago
Production, Imax Corporation va en effet produire
Patrouille de France, un documentaire sur l’emblématique
équipe de voltige de l'Armée de l'Air et de l'Espace
française, qui sortira début 2026 sous pavillon Pathé Live.
En attendant ce documentaire, la fin d’année s’annonce
chargée pour la société avec la sortie la semaine dernière
de Mission : Impossible - The Final Reckoning, et celles à
venir de Dragons, F1, Superman, Les 4 Fantastiques,
Zootopie 2 et Avatar : Fire and Ash. 2025 sera ainsi l’année
comptant le plus de sorties tournées pour l’Imax, avant
une année 2026 marquée par L’Odyssée de Christopher
Nolan. Narnia, le reboot de la franchise par Greta Gerwig,
fait également partie des grandes attentes de 2026, et
bénéficiera d’un partenariat avec Netflix : le film sortira
en exclusivité dans les salles Imax pendant 28 jours, avant
d’être disponible sur la plateforme de streaming. Du côté
de la France, en raison de la chronologie des médias,
Rich Gelfond explique être « en train de trouver une
solution » pour appliquer ce plan de sortie. Le CEO estime
ne pas être « concerné » par les problèmes de fuite des
spectateurs en raison d’une trop faible fenêtre d’exclusivité
salle, « le format Imax étant bien trop atypique ».
Des résultats en hausse
Si la fréquentation mondiale est en berne, les recettes
d’Imax sont, quant à elles, on ne peut plus à la hausse.
La « plateforme », comme la définit son CEO Rich Gelfond
– Imax n’étant « ni un exploitant, ni un distributeur » –,
a en effet bouclé un premier trimestre à 298 millions de
dollars ; un record bien aidé par les 165 millions de
dollars engrangés par Ne Zha 2 qui est devenu le plus
grand succès de la société pour un film en langue étrangère.
Et le bel exercice d’Imax ne s’arrête pas là, les sorties
de Minecraft et Sinners ayant porté son chiffre d’affaires
d’avril à 88 millions de dollars, soit le double d’avril
2024. Une réussite due aux investissements de plus en
plus importants des studios dans Imax, mais également
« à notre présence sur l’ensemble du globe », pour Rich
Gelfond, qui rappelle que les plus de 1 700 salles du
réseau s’étendent dans 89 territoires. Du côté de la
France, 26 cinémas sont équipés de la technologie
premium, et le chiffre devrait grimper encore plus haut
dans les années à venir. Giovanni Dolci, Chief commercial
officer, souligne ainsi la « forte collaboration avec
Pathé » avec 20 salles – dont une récente au Pathé Atlantis
–, la récente ouverture au Kinepolis de Lomme, et au
Megarama de Roubaix [voir p.32-33], et salue notamment
« la grande reconnaissance des exploitants indépendants
français », Cineplanet ayant équipé son Cineum de
Cannes, et Majestic son nouveau cinéma de Dole.
J.D.
À bord de l'Ocean Viking, les rescapés d'un
naufrage au large de la Libye dans l'attente d'un
port d'accueil retrouvent peu à peu la sensation
de la vie, alors que se tisse avec les sauveteurs une
relation faite d’écoute, de soin et de présence, qui
est comme un gilet de sauvetage. Plus d'une
centaine de salles ont déjà rejoint le dispositif, et
pourront retransmettre le débat d'après-séance.
L'initiative commémorant les 10 ans de SOS
Méditerranée est relayée par une dizaine
d'associations, qui « mobilisent leurs réseaux de
cinéphiles et de sympathisants, promettant au film
la diffusion la plus large », annonce le distributeur.
Les salles qui souhaitent programmer le film
peuvent s'adresser à contact@andanafilms.com.
Opération digitale
C.P.
©2025 Disney Enterprises, Inc. All Rights Reserved.
©Federation Studio, IMAX et Imago Production
Depuis la sortie de Lilo et Stitch le 21
mai dernier, l’extraterrestre sème la
pagaille sur le site et l’application des
cinémas CGR.
Patrouille de France
N°493 / 28 mai 2025
27
Exploitation
LE GRAND AUDITORIUM LUMIÈRE AU DIAPASON DU
DOLBY ATMOS
La grande salle du Palais des Festivals et des Congrès, connue pour
offrir les plus belles conditions de projections aux films de la compétition
de la Sélection officielle du Festival de Cannes, est désormais équipée
de la technologie de son immersif.
Avec ses 2 309 places, le Grand
Auditorium Louis Lumière devient
ainsi la plus grande salle Dolby Atmos
d’Europe. L’installation, réalisée par
Ciné Digital, compte un total de 128
enceintes, dont 26 au plafond à une
hauteur de 18 m – installées par une
équipe de 4 cordistes – et 32 amplificateurs
déployant une puissance cumulée
de 180 000 W. L’ensemble de l’équipement
sonore, d’un poids total de 4
tonnes, a nécessité 5 km de câblage.
Ciné Digital fait état de 3 500 heures
de travail et 10 semaines de chantier
pour mener à bien cette installation.
L’intégration de la technologie Dolby
Atmos dans cette salle d’exception était
un projet de longue date pour le Palais,
qui a financé l’intégralité de l’investissement,
à hauteur d’un million d’euros,
témoignage de sa volonté de faire de
Cannes « une référence incontournable en
matière d’expérience cinématographique ».
Pour David Lisnard, Maire de Cannes,
cette nouvelle installation Dolby Atmos
représente d’ailleurs bien plus qu’une
amélioration technique : « C’est un choix
stratégique et culturel qui incarne notre
exigence d’excellence et notre attachement
à la création artistique sous toutes ses
©Joachim Tournebize / FDC
formes. Offrir aux réalisateurs et aux
spectateurs les conditions optimales pour
vivre le cinéma tel qu’il a été pensé, c’est
affirmer le rôle de Cannes comme capitale
du cinéma, à la fois fidèle à son héritage
et résolument tournée vers l’innovation ».
DÉPLOIEMENT IMMINENT :
LA QUINZAINE EN SALLE…
Pour la troisième année consécutive, la section parallèle investit les
cinémas à travers la France. Un total de 30 salles accueilleront une
reprise de la sélection 2025, à partir du 11 juin prochain. À noter que
de nombreuses séances seront accompagnées par les équipes de films.
Tout comme Alain Chabat au Théâtre Croisette lors de sa masterclass du 20 mai, la Quinzaine s’apprête à sa
dévoiler au plus grand nombre.
Salles partenaires :
Aix en Provence - Mazarin
Agen Les Montreurs d'images
Antony - Le Sélect
Auch - Ciné 32
Avignon - Utopia
Bordeaux - Utopia
Clamart Cinéma Jeanne Moreau
Cucuron - Le Cigalon
Grenoble - Le Club
Grenoble - Le Méliès
Hérouville St Clair - Café des images
La Roche-sur-Yon - Le Concorde
Lyon - Comoedia
Marseille - Alhambra
Montpellier - Diagonal
Nancy - Caméo Commanderie
Nantes - Le Katorza
Nice - Cinéma Jean-Paul Belmondo
Nice - Cinéma Rialto
Orléans - Les Carmes
Paris - Forum des images
Paris - mk2 Beaubourg
Paris - Reflet Médicis
Paris - Le Louxor
Poitiers - Le Dietrich
Rennes - Le TNB
Rouen - L'Omnia République
Saint-Étienne - Le Méliès
Strasbourg - Le Star
Toulouse - L'American Cosmograph
©Delphine Pincet
©Semaine de la Critique
… ET LA SEMAINE DE LA
CRITIQUE
La section parallèle dédiée aux premiers ou seconds films prépare aussi son tour de
France… et du Monde
FRANCE
Porto Vecchio - Cinémathèque de Corse
du 3 juin au 7 juin 2025, courts et longs
métrages de la sélection 2025
Marseille - Cinéma Les Variétés et La
Baleine, du 6 au 10 juin 2025, longs
métrages de la sélection 2025
Paris - La Cinémathèque française, du 4
au 9 juin 2025, courts et longs métrages
de la sélection 2025
Nice - Cinéma Rialto, du 19 au 20 juin
2025, reprise partielle de la sélection 2025
Fort-de-France - Tropiques Atrium - Scène
Nationale, automne 2025, reprise partielle
de la sélection 2025
MEXIQUE
Festival international du film de Morelia
du 17 au 26 octobre 2025, Longs métrages
de la sélection 2025
RÉPUBLIQUE TCHÈQUE
La Cinémathèque tchèque, Prague,
automne 2025, Courts métrages de la
sélection 2025
LIBAN
Metropolis Cinema, Beyrouth, hiver
2026, Reprise partielle de la sélection 2025
La Semaine de la Critique, c’est aussi un Ciné-Club Critique & Création toute l’année, au Jeu de Paume de Paris,
ici avec l’équipe des Reines du drame, en novembre dernier.
28 N°493 / 28 mai 2025
PLONGÉE AU CŒUR DE TERRITOIRES
IMMERSIFS
Lauréat de l’appel France 2030 Culture immersive et métavers, le projet porté par l’agence
Diversion vise à équiper et former les cinémas et lieux culturels pour accueillir des œuvres de
réalité virtuelle.
CinéMo part sur les
routes
Le projet de cinéma itinérant porté par les
fondations Art Explora et Canal+ a été
inauguré à Cannes.
©Matthieu JOFFRES
©Claire NICOL
Une démonstration de Territoires Immersifs au Sommet des Arcs, dans le cadre de Futura Cinema
Depuis près de dix ans, Diversion est spécialisée dans la
création et l’installation d’événements immersifs, et
distribue également des œuvres en réalité virtuelle. L’appel
France 2030 a été l’occasion pour l’agence de « se rapprocher
de trois partenaires – Futura Cinema, Art Explora
[voir ci-contre] et Hacnum –, afin de créer un consortium
où chacun apporte sa brique dans ce projet », explique
Camille Lopato, fondatrice de Diversion. Territoires
Immersifs a ainsi pour but de « permettre au public
d'accéder à cette nouvelle forme d’art », en accompagnant
les salles et lieux culturels sur quatre axes :
• technique et technologique, à travers l’équipement
fourni par Diversion et la montée en compétences du
personnel sur place ;
• marketing et communication, pour signifier que « le
projet s’adresse à tout le monde et peut être prolongé sur
plusieurs années » ;
• éducation à l’image et à la création ;
• « durabilité » du projet, afin de minimiser son
impact écologique.
Ainsi, au terme d'un déploiement de trois ans, qui
débutera en janvier prochain, Camille Lopato espère
équiper « une trentaine de cinémas et espaces culturels de
manière pérenne ».
Un manque d’espaces de diffusion à
combler
Pour la fondatrice de Diversion, ce projet est né de « la
frustration des spectateurs, créateurs, producteurs et distributeurs
de la trop faible présence d’œuvres immersives. Elles
peuvent être présentées de manière ponctuelle en festivals
par exemple, mais il est difficile d’y avoir un accès normalisé,
comme si on allait au cinéma ». Camille Lopato est bien
consciente que ce manque d'accessibilité de la technologie
immersive est dû à son caractère « onéreux ». Pourtant,
tous les cinémas peuvent accueillir au moins l’une des
deux modalités d’œuvres immersives, à savoir l’œuvre
“360” qui peut être diffusée dans chaque salle, quand
“l’expérience interactive” nécessite plus d’espace (mais
peut être proposée dans un hall). Objectivement, France
2030 limite le risque financier, et permet d’accompagner
une vague importante de création : « Depuis plusieurs
années, de plus en plus d’œuvres immersives voient le jour,
et sont à la fois bien plus robustes et mieux finalisées. » Une
tendance qui se confirme avec la nouvelle compétition
immersive de Cannes, lancée l'année dernière, à l’instar
de celle en cours depuis 2017 à la Biennale de Venise,
pionnière en la matière.
Ces œuvres ne sont pas restreintes à un public jeune,
mais touchent toutes les catégories d’âge « et se vivent
souvent en famille ». Sachant que le public est de plus en
plus "connaisseur", les échanges autour des œuvres ne
portent « plus uniquement sur l’aspect technique, mais
également sur leurs contenu et propos ». Pour Anne Pouliquen,
directrice de Futura Cinema – qui a accueilli Territoires
Immersifs dans sa troisième génération de projets incubés
–, « les œuvres immersives s’inscrivent aussi dans une stratégie
de renouvellement des publics, en ramenant physiquement
des personnes dans les cinémas ». Et alors que l’exploitation
cherche de plus en plus de nouvelles voies d'appel,
« il est important que les salles intègrent la réalité virtuelle
tant qu’elle est en développement, pour ne pas qu’elle devienne
un concurrent ».
Jules Dreyfus
C’est une salle complémentaire du réseau
d’exploitation existant, « et non un concurrent », tient
à préciser Emilie Boucheteil, directrice des publics
et de l’engagement d’Art Explora. La Fondation, qui
a lancé son CinéMo le 17 mai dernier dans le
quartier de la Bocca, est habituée des projets
artistiques itinérants, avec ses deux musées mobiles
MuMo – Centre Pompidou et MuMo – Frac. Avec
CinéMo, Art Explora développe un cinéma itinérant
gratuit, qui se déplacera en zones rurales et dans les
quartiers prioritaires de la politique de la Ville :
« L’idée est de travailler main dans la main avec les
salles en proposant des partenariats aux exploitants,
voire parfois un transfert de billetterie. » La Fondation
collabore également avec l’Association nationale
des cinémas itinérants (Anci), notamment pour
assurer des séances que d’autres itinérants ne
peuvent réaliser : « Comme nous sommes une salle
fermée, nous pouvons projeter en hiver dans des zones
où des salles itinérantes ne peuvent être présentes. »
La gratuité des séances est rendue possible par un
catalogue de films, négocié pour trois ans, composé
d’œuvres issues de précédentes sélections
cannoises et détenus par Studiocanal. Le CinéMo
sera aussi un lieu d’éducation à l’image à travers
l’intervention de professionnels qui adopteront
« une démarche très pragmatique, pour expliquer
comment on fabrique un film » ; un partenariat avec
la Sacem permettra en outre d'explorer à la
composition musicale. Et, Art Explora étant un
partenaire de Territoires Immersifs, des séances en
réalité virtuelle seront assurées par le CinéMo.
J.D.
N°493 / 28 mai 2025
29
Exploitation
LE MÉDIATEUR DU CINÉMA
PRÉSENTE SON RAPPORT 2024
Les demandes de médiation restent à un niveau constant, comparable à celui d’avant la crise
sanitaire. Toutefois, leur nature a quelque peu changé.
©Cédric Bertrand 2023 – Studiocanal
Des films français porteurs… porteurs
de discorde
L’Amour ouf et Monsieur Aznavour ont particulièrement
occupé le Médiateur sur la fin d’année, représentant
chacun 8 des saisines (soit au total un cinquième des
demandes), initiées par des établissements classés art et
essai de grandes villes. Le rapport du médiateur rappelle
que si la recommandation art et essai d’un film n’implique
pas automatiquement sa diffusion dans une salle classée,
dans le cas de L’Amour ouf, « sa non-recommandation
décidée par le Collège de l’Afcae, postérieurement à sa sortie
nationale n’allait pas de soi, dans la mesure où, du fait de
sa sélection en compétition au Festival de Cannes 2024, il
était en quelque sorte considéré comme pré-recommandé art
et essai ».
L’Amour ouf est l’un des films qui a fait l’objet du plus de saisines l’an dernier
En 2024, le Médiateur du cinéma a traité 80 saisines,
26 conciliations – dont 20 accords avant réunion – 10
demandes d’injonction – dont 6 prononcées – et 119
demandes informelles d’intervention.
Parmi ses observations, la Médiatrice Laurence Franceschini
note une augmentation des saisines de la part des distributeurs,
« même si elles ont été un peu moins nombreuses
en 2024 ». Les demandes de médiations se sont concentrées
sur les film recommandés art et essai dit porteurs,
« ou les films non recommandés dont le thème, les acteurs
ou les réalisateurs sont proches du cinéma art et essai ». Sur
l’année écoulée, la Médiatrice relève également plus de
tensions, « sans doute antérieurement sous-jacentes », entre
les différentes catégories d’exploitants. Une situation
qu'elle explique par une combinaison de facteurs :
« la fin des contributions numériques versées par les distributeurs,
ce qui peut conduire à un élargissement des plans
de sortie ; le renchérissement du coût de l’énergie qui pèse
sur les comptes des exploitants et peut les conduire à minimiser
leurs risques, en concentrant leurs demandes sur les films les
plus porteurs ; ainsi que, pendant un temps, une plus grande
rareté des films américains. »
La petite exploitation fait entendre sa voix
En novembre 2024, le Médiateur du cinéma a ainsi été
sollicité par la branche de la petite exploitation, qui lui
a transmis des éléments chiffrés de ses problématiques.
Parmi ceux-ci, les séances “à perte”, c’est-à-dire avec
moins de 10 spectateurs, qui concernent 45 % des séances
de la petite exploitation.
Les réunions organisées début 2025 par le Médiateur,
entre les représentants de la petite exploitation et les
distributeurs « parmi les plus performants en termes d’entrées
en 2024 », ont donné lieu à « des discussions riches autour
de sujets clefs, comme la notion de plein programme ou la
différenciation de traitement par les distributeurs en fonction
du nombre d’écrans des exploitants ». Ces réunions se
poursuivront en 2025, « et pourraient aller de pair avec
une actualisation de la recommandation du Médiateur sur
les 2-3 écrans ».
Problématiques de dérégulation
Toujours en novembre 2024, le Bloc (Bureau de liaison
des organisations du cinéma) alertait de son côté le CNC
sur le non-respect des engagements de programmation
et réclamait une révision des visas exceptionnels. Durant
les deux derniers mois de l’année, plusieurs distributeurs
ont ainsi alerté de l’organisation de campagnes d’avantpremières
massives, assimilables à des sorties anticipées…
pour laquelle existe pourtant une recommandation
spécifique du Médiateur.
Au cours des derniers mois de l’année, des cas de déprogrammations
inopinées ont incité des distributeurs à se
tourner vers le Médiateur du cinéma. « Ces situations ont
concerné deux films porteurs à la typologie très différente »,
précise le rapport, sans préciser de titre.
Début septembre 2024, c’est le cas Kaizen, exploité sous
visa exceptionnel, qui a poussé un un syndicat de distributeurs
à alerter la Médiatrice et le CNC. « En plus de
soulever la question de l’occupation des écrans de cinéma
par des œuvres “hors-film”, qui ne bénéficient pas d’une
sortie nationale, la programmation hors cadre règlementaire
de séances exceptionnelles a eu pour effet d’engendrer la
déprogrammation de films dont l’exposition avait été négociée
bien en amont », estime le rapport. Toujours est-il
que, d'après les conclusions, dans le cas de Kaizen, c’est
la temporalité trop resserrée de demande de visa, intervenue
seulement deux semaines en amont de la diffusion
prévue, « qui est venue perturber l’offre cinématographique
du moment » .
Dans ces décisions, le Médiateur du cinéma estime avoir
concilié les intérêts divergents des exploitants et ceux des
distributeurs, « qui souhaitent maintenir des plans de sortie
“raisonnés” qu’ils ont construits pour leurs films, en les
adaptant à chaque agglomération et à la typologie de chaque
film » .
Une géographie de médiation, jalonnée
de nouvelles concurrences locales
En 2024, le Médiateur a été amené à suivre de près des
zones de tensions concurrentielles locales, comme Nancy,
Strasbourg, Antibes, Dijon ou La Réunion.
Pour le Médiateur du cinéma, « ces tensions sont souvent
liées à des évolutions du parc cinématographique local qui
perturbe les équilibres établis pour les cinémas existants.
Elles supposent des ajustements nécessaires pour que chaque
opérateur trouve sa place et son équilibre économique
conformément à sa ligne éditoriale ».
Dans cette perspective, après avoir accompagné la situation
à Dijon en 2023, le Médiateur a élaboré, de façon
concertée avec les acteurs locaux et la Direction du cinéma
du CNC, d’autres « recommandations cadre » permettant
de désamorcer ces tensions. En 2024, de premières
propositions ont été communiquées aux opérateurs locaux
pour traiter les situations de concurrence à Antibes et à
La Rochelle. À Antibes, le Médiateur a suggéré aux
opérateurs d’attendre, pour poursuivre la réflexion,
l’expiration de l’engagement pris en CNACi par le
nouveau multiplexe. Enfin à La Rochelle, une recommandation
a été émise avec l’accord des parties. Elle fera
l’objet d’un bilan en 2025.
Ayşegül Algan
30 N°493 / 28 mai 2025
Le Cora Laparcerie de Morcenx-la-Nouvelle
se refait une bleuté
Le mono-écran landais géré par l'association
Ciné Loisirs a rouvert ses portes le 24 mai
dernier, doté de nouveaux fauteuils et d'un
matériel de projection flambant neuf, après
trois semaines de travaux.
©Maïko Gascouat
La lumière revient déjà dans le cinéma de Morcenx-la-
Nouvelle (5 000 habitants), fermé le 5 mai dernier.
Reflétée par 175 nouveaux strapontins (pour 12 banquettes
doubles) tout en dégradé de bleu et fournis par KLS, elle
éclaire désormais le nouvel écran, doublée d'un son 7.1,
installé par CinemaNext.
Repris en 1980 par l'Amicale Laïque, ce mono-écran
labellisé art et essai reverse chaque année une partie de
ses recettes à la Coopérative des écoles, afin de financer
les sorties scolaires. En 1998, les bénévoles de Ciné Loisirs
prennent le relais, après une période de transition.
Aujourd'hui, ils sont 27, dont Maïko du collectif de salles
Ciné Passion Landes, à faire vivre le cinéma au rythme
moyen de 12 séances hebdomadaires.
C.P.
Le Cora Laparcerie a été nommé d’après la comédienne, poétesse morcenaise et directrice des théâtres des Bouffes-Parisiens, de la Renaissance,
Mogador et la Scala au début du siècle dernier.
L’ACTUALITÉ DE L’EXPLOITATION ET
DE LA DISTRIBUTION CINÉMA
LE MAGAZINE PRO
ET LES SUPPLÉMENTS
LE SITE
BOXOFFICEPRO.FR
LE DIRECT
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OU SUR
BOXOFFICEPRO.FR/CATEGORY/LEMISSION/
N°493 / 28 mai 2025
31
Focus Exploitation
©Megarama
LE MEGARAMA ROUBAIX
RÉNOVÉ
L’ancien UGC Duplexe de la commune
nordiste, passé en juin 2024 dans le
giron du groupe de Jean-Pierre
Lemoine, était en travaux depuis
six mois.
En plein cœur du centre-ville roubaisien, le nouveau
site de Megarama a été inauguré après plusieurs mois
de travaux, sans pour autant avoir fermé ses portes.
Acquis auprès d’UGC il y a près d’un an, le cinéma
« avait besoin d’une rénovation de fond en comble »,
explique Jean-Pierre Lemoine, fondateur et président
de Megarama. Les neufs salles ont donc été intégralement
rafraîchies, de la moquette au projecteur en
passant par les fauteuils, dont le nombre est resté
identique. Seule exception : la salle Imax, baissée à
353 places et qui signe le quatrième partenariat entre
le circuit français et la société canadienne, après les
équipements de Bordeaux, Givors et, plus récemment,
de Boulogne-sur-Mer [voir le Boxoffice Pro du 28 août
2024]. Dans le hall, le traditionnel Megarama Café
introduit une saveur locale avec « une bière produite
par la brasserie locale des Lys », précise Olivier Labarthe,
directeur général adjoint.
Pour ce cinéma, le seul de la ville de 100 000 habitants,
Jean-Pierre Lemoine vise les 250 000 entrées, et, afin
de « s’adapter au pouvoir d’achat peu élevé des habitants »,
a choisi d'y proposer des tarifs inférieurs à ceux habituellement
pratiqués par le groupe. Le plein tarif est
ainsi de 8,50 €, avec une majoration Imax à 4 €, contre
respectivement 10,50 € et 6 € au site de Boulognesur-Mer.
En matière de facilité d'accès, Megarama
met à disposition un parking avec quatre heures
gratuites pour ses clients, auquel s’ajoutent le tramway
et le métro de Lille qui s’arrêtent juste devant l’établissement.
Orienté famille, le cinéma adoptera une
programmation généraliste, en plus d’accueillir les
dispositifs scolaires.
C’est donc le premier complexe du groupe dans
l’agglomération lilloise, et son deuxième dans le
département du Nord après le site de Denain (banlieue
de Valenciennes), ouvert en mai 2021. Megarama,
qui compte 31 cinémas pour 250 écrans, est devenu
en 2024 le quatrième circuit français grâce à ses 6,68
millions d’entrées (+6 %), prônant une stratégie de
plus en plus portée vers la premiumisation. L’année
dernière a notamment été marquée par les rachats des
Grand Forum de Louviers et de Gaillon, ainsi que
l’ouverture du multiplexe de 14 écrans de Boulognesur-Mer
dont les premiers mois sont « à la hauteur des
attentes », affirme Olivier Labarthe. En région parisienne,
le groupe doit inaugurer son site des Ulis (9 salles et
1 373 fauteuils) d’ici le début d’année prochaine.
Parmi ses projets en cours, figurent ses établissements
de Cormeilles-en-Parisis (6 salles, 715 fauteuils), dans
le Val-d’Oise, et de Saint-Martin-d’Hères (6 salles,
1 233 fauteuils), dans la banlieue de Grenoble.
Jules Dreyfus
32 N°493 / 28 mai 2025
©Megarama
©Megarama
©Megarama
Jean-Pierre Lemoine, président et fondateur de Megarama
©Megarama ©Megarama
LES ÉQUIPEMENTS*
GLOBAL
Maître d’ouvrage : MEGARAMA
Architecte : LOUIS GAUSSIN - LG ART
Pilote : SL PROJECT
BÂTIMENT
Electricité : SITEB
Gradins : RICHART MENUISERIE
Peinture / Moquette : CUYPERS
Tissus Tendus : VIP CINE
Climatisation/chauffage : SET
Comptoir : CROUZET
Système de billetterie : EMS
Signalétique intérieure : SEMIOS
Enseignes façade : SEMIOS
Affichage dynamique : SONIS
CABINES
Installateur : CINEMA NEXT / IMAX
*Basé sur le déclaratif de la salle
CARACTÉRISTIQUES DES SALLES
SALLE PLACES SON
1 353 IMAX
2 102 7.1
3 226 7.1
4 145 7.1
5 92 7.1
6 226 7.1
7 226 7.1
8 106 7.1
9 128 7.1
TOTAL 1 604
N°493 / 28 mai 2025
33
Miscellanées
PROCHAINE CDACi
DATES DEMANDEUR ENSEIGNE DU PROJET ÉCRAN(S) PLACES DEMANDE VILLE DÉPART. AGGLO
COMMUNAUTÉ
Communauté d'Agglomération
17/06/25 D'AGGLOMÉRATION
CINÉMA LE PATIO 3 394 Projet de création Foix Ariège
Foix-Varilhes
FOIX-VARILHES
PROCHAINE CNACi
11/06/25 SAS DE L'ÉTOILE L'ÉTOILE 5 719 Projet de création Caudry Nord
Les Cina datent
leurs Rencontres
Cinémas Verts…
La prochaine formation éco-responsable proposée par
les Cinémas indépendants de Nouvelle-Aquitaine aura
lieu les 27 et 28 juin 2025, à La Rochelle, en collaboration
avec le Fema, Ciné Passion 17 et le Cinéma de
La Coursive.
Au programme : présentation de la feuille de route pour
la transition écologique de la culture, bilan 2024-2025
de la Charte Cinémas Verts de Cina, table ronde autour
des “mobilités”, atelier-fresque de la mobilité culturelle,
atelier-fresque voyages en “2030 Glorieuses”, une formation
à l’animation d’un groupe d’ambassadeur·rices cinéma...
Tout le détail du programme et inscriptions en ligne
sur cinemas-na.fr
©Cina
… et les CIP lancent
la troisième édition
de Vert, un nouveau
cinéma
L’événement, conçu comme un parcours cinématographique
entre plusieurs cinémas des V e et VI e
arrondissements, se tiendra du 13 au 15 juin prochains.
Au programme sont prévus projections, ateliers et
échanges afin de proposer une « pensée pour que tous
les publics puissent accéder à une réflexion croisée entre
le septième art et l’environnement ». Ainsi, le samedi
14 juin, les spectateurs pourront découvrir une sélection
de courts métrages au Lucernaire avant de se
rendre au cinéma du Panthéon pour (re)voir Le Roman
de Jim d’Arnaud et Jean-Marie Larrieu, puis se diriger
vers le Nouvel Odéon pour participer à un ciné-quiz
sur le vélo au cinéma.
©Arizona Distribution
Communauté d'agglomération du
Caudrésis - Catésis
Soutiens
GNCR
L’Aventura de Sophie Letourneur (Arizona
Distribution - 2 juillet)
Le Rire et le Couteau de Pedro Pinho (Météore
Films - 9 juillet)
Le programme est à retrouver sur le site des Cinémas
indépendants parisiens.
L’Aventura de Sophie Letourneur
Rencontres Cinémas Verts d’avril 2023,
à Saint-Médard-en-Jalles (Gironde)
PETITE ANNONCE
Groupe de cinémas indépendants
AGENDA DE LA PROFESSION
AG DE L'ARCHIPEL DES LUCIOLES 02/06/25 PARIS (ET EN VISIO)
JOURNÉE DE L'ANIMATION KMBO 03/06/25 PARIS
AG CINEPHILAE 05/06/25 SÈTE
SÉMINAIRE CINÉO 11 au 13/06/25 CHARTRES
CINEEUROPE 2025 16 au 19/06/25 BARCELONE
AG DU SCARE 17/06/25 PARIS
RECRUTE
ADJOINT(E) AU DIRECTEUR
pour son multiplexe 9 salles à Saint-Omer (62)
CDI, temps plein dès sept. 2025
Vous pilotez la gestion du site :
technique, équipe, animation commerciale
et relation clients.
Expérience en management et direction
d’établissement exigée.
CV à envoyer à : pascalvirot@ocine.fr
RENCONTRES DU CINÉMA INDÉPENDANT 17 au 19/06/25 PARIS ET RÉGION PARISIENNE
AG CIP 17/06/25 PARIS
AG ADRC 18/06/25 PARIS
RENCONTRES ART ET ESSAI DE BRETAGNE 24 au 28/06/25 DINARD
RENCONTRES PROFESSIONNELLES UCA-BIARRITZ 26 et 27/06/25 BIARRITZ
FEMA - FESTIVAL LA ROCHELLE CINÉMA 27/06 au 05/07/25 LA ROCHELLE
AG DE L'ACOR (DANS LE CADRE DU FEMA) 03/07/025 LA ROCHELLE
FÊTE DU CINÉMA 29/06 au 02/07/25 FRANCE
STUDIOSHOW 03 et 04/07/25 PARIS
RENCONTRE INTERSYNDICALE DE L’EST 08/07/25 SAINT-DIÉ-DES-VOSGES
AG DES SYNDICATS DE DIRECTEURS DE CINÉMAS DE L'EST ET DE
RHIN-ET-MOSELLE
09/07/25 SAINT-DIÉ-DES-VOSGES
FESTIVAL DU FILM FRANCOPHONE D'ANGOULÊME 25 au 30/08/25 ANGOULÊME
CONGRÈS DES EXPLOITANTS FNCF 22 au 25/09/25 DEAUVILLE
JOURNÉE ART ET ESSAI DU CINÉMA EUROPÉEN 23/11/25 MONDE
34 N°493 / 28 mai 2025
L’ACTUALITÉ DE
L’EXPLOITATION ET DE LA
DISTRIBUTION CINÉMA
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