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4
Vol.1 No.11 I du 3 au 9 octobre 2007 Haiti: 109des / USA: $1.00 / France 1.50 lCanada: $1.50
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héufldns »
Pégé 5'
George Bush
de‘fenseur ou
bourreau du
peuple irakien?
Les puissances
montantes out
195 U.S.A. dan's
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Castro
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Le président haitien, Re "
val, a souhaité que «
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Minustah se transforment en bufidfims affectés é rebétimos routes,
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HAITI
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LIBERTE
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DIRECTEUR
Berthony Dupont
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Guy Roumer
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REDACTION
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Wiener Kerns Fleurimond
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CORRESPONDANTS
EN HAITI
Wadner Pierre
Jean Ristil
COLLABORATEURS
Marie—Célie Agnant
Carline Archille
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ADMINISTRATION
Bernier Archille
Jean Bertrand Laurent
COMPOSITION ET ARTS
GRAPHIQUES
Sonia Ostrovsky ‘
Fritz Jude Jeanniton
ififififi
Oi) en est la Diplomalie hai'tienne?
Tout Etat souverain dispose d’une diplomatic sans
laquellc, i1 ne pcut fonctionner
16
sur plan international.
Jusqu’a 1a fin dc la dictature duvaliériste la diplomatic
haitienne se marchandait au prix fort dans les Forums
mondiaux, les Conferences et autres lieux 01‘1 l’on
decide du sort du monde. Non seulcmcnt cela rapportait
beaucoup de devises dans les poches dcs dirigcants
dc l’époque, mais les prises dc decisions ou le vote
haitien avaient un sens ct parfois rendaient meme fiers
lcs opposants les plus irre'ductibles aux regimes les
plus dictatoriauxdc Port-au—Princc. Ccttc diplomatic—la
jouait parfois un role, et non des moindres, au scin des
grandes puissances politiqucs, militaires ct c’conomiqucs
lors dc leurs délibérations pour changer l’histoire du
mondc. Ainsi, la diplomatic haitiennc dc jadis a décidé
du sort d’Etats comme Israel, la Libyc ou Cuba, pour
nc citer que ccux—la.
Aujourd’hui, ou plus exactemcnt dcpuis plus dc
deux de’ccnnics, la diplomatic haitienne n’existe
plus. Les grands diplomatcs haiticns ne font plus
parlcr d’eux bicn qu’il en existc quclques-uns au
scin dcs organisations intemationalcs 01‘1 régionalcs,
voirc au scin de la Chancellcric a Port-au-Princc. Cc
silence et cette absence de nos diplomatcs sur la scene
intemationalc, au moment 01‘1 les affaires haitiennes
ct du monde sc décident dans les forums mondiaux
ou a l’ONU et que les Etats les plus insignifiants
politiquemcnt et économiqucmentont voix au chapitre,
n’est pas sans quclqu’cxplication.
A titre dc comparaison, si l’on entend parlcr de la
diplomatic francaise, que ce soit a l’ONU, a l’Union
Europe’enne ou ailleurs, cc n’cst pas parce que les
diplomatcs Francais sont plus brillants que leurs
collegues Belgcs ou Hongrois. Ccla vicnt du fait que
1c
Quai d’Orsay, 1e ministerc francais des Affaircs
c’trangcrcs, donc la France, cxcrcc unc politiquc
cxtéricurc que les officiels concerne’s cntcndent
défendre 1c sur plan mondial. Un autrc exemple cst 1c
Par Wiener K. Fleurimond
cas de Cuba. Pourquoi un pays comme Cuba, en dépit
dc son re’gimc politiquc insupportablc aux grandes
puissances occidentalcs, arrive non seulcmcnt a se
faire entendrc sur la scene intemationalc, mais est plus
respecté ct compte micux qu’un Etat comme Haiti,
pourtant totalcmcnt inféodé au systemc politiquc ct
économique occidental ? La raison en est simple :
1e gouverncment cubain nc pcrmct a personne, a
aucunc organisation intemationalc ou régionale dc
de’finir sa politiquc cxtéricure, encore moins, scs
affaires inte’rieures. Bref, cc qu’il croit étre meilleur
pour l’avenir du pcuplc cubain. Les diplomatcs
cubains cn poste a l’e'tranger nc font rien d’autre
que vendre les réalisations de la Revolution cubainc
ct chcrchent a attircr chez cux, tout cc qui pcut étrc
utilc au dévcloppcment dc leur pays en fonction de
ce qui a éte’ décidé, non pas a Paris, 2‘:
Madrid on
Washington mais a La Havanc. Toutc la difference est
1a, avcc Haiti 01‘1 dcpuis plus de vingt ans, 1’ « option
diplomatic » n’cst que facultativc dans le programme
de dévcloppcment du pays. Les diplomatcs haiticns dc
carriérc, nc peuvcnt rien faire, non plus rien proposer
si les pouvoirs publics haiticns nc définisscnt une
politiquc inte'ricure ct cxtéricurc.
Or, sans une politiquccxtéricurcplanifiéc,agencc'c ct
organiséeselon des priorités ct l’inte’rét national, aucun
diplomate, ffit—il le plus chcvronne’, ne pcut arriver a
faire dc grandes choscs. Depuis vingt ans, lequcl de
nos gouverncments a jamais e'laboré une politiquc
cxtéricurc pour Haiti ? Une politiquc extérieurc
comprenant plusieurs volcts couvrant l’économic, la
cooperation, la culture, 1e tourismc, les institutions,
ainsi que les positions d’Haiti sur les grands dossiers
du monde etc. Bref, une politiquc extérieurc faisant
de’bat au scin meme dc la société haitiennc. Une
diplomatic qui nc se limitc pas a faire des voyages a
Washington, Paris ct Ottawa ct parcourir l’Amérique
latine, histoire de rcncontrcr scs homologucs, chefs
Suite d lapage 12
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2 Haiti Liberté
Vol. 1
No.11 0 du 3 au 9 octobre 2007
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A travers Haiti
lnondafion aux Cayes
Le haut niveau des eaux d’inondation a considérablement ralenti, sinon paralysé temporairement,
les activités commerciales et le transport en commun.
Des averses ont cause d’importantes
inondations dans
la ville des Cayes et qui n’ont
pas épargné les maisons resi—
dentielles, les magasins, l’hopital
et l’ae’roport. Les inonda—
tions on eu lieu suite 5 une crue
des trois riviéres ceinturant les
Cayes dont Lilet et la Ravine
du Sud.
Des abris provisoires ont été
créés par les responsables de la
protectioncivile pour abriter de
nombreuses families victimes
de l’inondation et qui avaient dfi
fuir leur domicile. De nouvelles
averses pourraient avoir lieu ce
qui aggraverait l’e'tat des cho—
ses. Dans des zones importantes
comme Quatre Chemins et
Charpentier, le haut niveau des
eaux d’inondation a considerablement
ralenti, sinon paralysé
temporairement, les activités
commerciales et le transport
en commun. Fort heureusement,
aucune perte de vie n’a encore
e’té enregistrée.
Une armée: qu’en pense Préval?
Le président Préval: «L’armée d'Ha‘iti n’a jamais existé. La seule armée qu’a connue le
pays, c’est l'armée Indigéne ayant conduit 16 pays a l’indépendance».
A
Vol.
1
No.11 O du 3 au 9 octobre 2007
son retour de de la 62eme
ssemble’e générale des
Nations Unies, le president
Préval a été interrogé a l’aéroport
de Port-au-Prince par les
journalistes qui l’y attendaient.
Le president Préval, de facon
cryptique, a d’abord répondu
que selon lui: «L’armée est la
pourfaire la guerre. Selon mon
opinionpersonnel/e et dans un
sens strict, l’armée 0' Haiti n 'a
jamais existé. La seule armée
qu’a connue [e 1 ’ar—
pays, c’est
mée Indigéne ayant conduit le
pays a l ’indépendance».
Selon le pre’sident
Préval, lorsque les Etats-Unis
sont partis apres l’occupation,
ils ont laissé un corps qui n’e’tait
pas vraiment une force armée
mais pluto une gendarmerie
avec une fonction re'elle de po—
lice, méme si par la suite, cette
«Garde d’Ha'i'ti» originelleavait
connu d’autes appellations jus—
qu’a devenir «Forces armées
d’Hai‘ti». Le presidents’est trouvé
en quelque sorte sur la sellette,
d’autant que la question de
retour de l’Armée est a l’ordre
du jour au Parlement.
Tout en s’interrogeant
sur la nécessité ou l’opportunité
pour le pays d’entretenir une
arme'e avec les maigres ressources
financieres dont il dispose,
le president Préval a annonce' la
mise sur pied d’une commission
qui devra réfléchir sur le renfor—
cement de la sécurité du pays
au niveau de la surveillance et
de la protection des batiments
publics, des ports, des aéroports
et des frontiéres. Il s’est montré
en faveur de ce type de corps
de protection militaire qui ne
serait pas pourtant, selon lui,
une armée au sens tradition—
nel du terme, ce qui necessiterait
d’aborder des questions
relatives aux différents corps
d’arme’e dans une perspective
de faire la guerre, sans oublier
le cote budget.
Qui dit Ia vérité?
Les membres de la Commission
anti—corruption de la
Chambre des députe’s s’intéres—
sam 21 la question de ttes grasses
primes accordées mensuellement
par l’Unité centrale de renseignements
financiers (UCREF)
a des membres du judiciaire ont
invite le ministre de la Justice
René Magloire et le directeur
de l’Unite’ centrale de renseignements
financiers (UCREf),
Jean Yves Noe a se presenter
pour éclairer leur lanterne. Le
ministre se serait excuse‘ selon le
député de Pétion—Ville, Steeven
Benoit. Parti en voyage,
le mi—
nistre serait disponible vets la
fin de la semaine.
Prenant les devants, le pre’si—
dent Préval s’est porté a la defen—
se de l’UCREF en disant que
les
primes accorde’es «ne reléventpas
de [a corruption» et que tout avait
été « planifié avec
les parlemen—
taires», lors d’une rencontre au
Palais national. Le de’puté Benoit
de Lespwa contredisant le prési—
dent a re’torque’ que «now n’az/an:
Le commisaire
Gassant aux
prises avec
des conseillers
électoraux
On sait que les trois
conseillers électoraux
conseillers Max Mathurin,
Francois Benoit et Roemond
Pradel sont en conflit ouvert
avec leurs collégues Patrick
Féquiere et Gerson Richemé
depuis environ deux ans. Ils
ont refuse' de se presenter a une
convocationdu commisaire du
gouvernementClaudy Gassant,
ce lundi. Dans une lettre adressée
au commissaire Gassant,
les trois conseillers ont écrit
que : << La situation n’est pas
en votrefaveurparce que vous
avez aflaire a des conseillers
électoraux qui sontjusticiables
seulementdevant la Haute
Cour dejustice». Pour sa part,
1e commissaire Gassant a luiméme
de’claré: «J’appliquerai
la loi contre eux au cas 0i: ils
ne répondent pas a la nouvelle
convocation.» Intéressantbras
de fer a suivre.
Max Mathurin, FrancoisBenoit et Roemond
Pradelont tous refuse de se presenter a une
convocation du commisaire du gouvernement
Claudy Gassant (au-dessus).
Les membres de la Commission anti-corruption de la Chambre des députés ont invité
le ministre de la Justice René Magloire (au-dessus) et le directeur de I'Unité centrale de
renseignements financiers (UCREF), Jean Yves Not-i. a se presenter.
jamais trauaillé mr un telprojet. renfbrcer[a capacite’ dc [’UCREF,
Lory d’une re'union an Palm's na— mais aucune décision n21 éte'prise».
tional, leprésia’ent Pre’val avait cf—
Qui dit la vérité?
fictivement soulz'gné[a nécessitéde
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CES PRODUITSSONT DISPONDIBLESDANS TOUTES
LES BOUTIQUES DE NOURRITURE CARAIBEENNE, LES
SUPERMATCHES ET LES BOUTIQUESDE PRODUITSA BAS PRIX.
ROBERT
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Haiti Liberté 3
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Corruption au
CEP
Suite de lapage 1
A pres la crise entre les parleentaires
et l’exe’cutif, cette
fois c’est au tour du CEP de ren—
trer en conflit ouvert avec le gouvernement.
Quelle est la genese
de cette nouvelle crise ?
On pouvait s’y attendre, en
fait, car depuis le retour éclair de
l’ex—directeur du CEP, M. Jacques
Bernard qui avait quitté le pays
a la cloche de bois sans attendre
la publication des résultats des
municipales et locales des dernieres
elections, on sentait que
quelque chose se préparait dans
les coulisses soit du parlement
soit du CEP.
Le pire c’est que, méme du
coup, Bernard a été
recu en audience au Sénat de
la République, par les sénateurs
Rodolphe Boulos et Youri
Latortue qui par la suite ont sug—
ge’re’ son retour au sein du Conseil
electoral Provisoire pour preparer
les prochaines joutes électorales
se rapportant a la fin du mandat
de 13 sénateurs.
Un Bernard qui n’a pas une
bonne presse dans le pays, car
il est l’objet de graves accusa—
tions de fraudes électorales, no—
tamment apres le scandale des
proces—verbaux et des bulletins de
votes des elections présidentielles
de mai 2006. On se demande
comment est—ce que des membres
du Sénat aient pu l’invitet
en audience ? Si ce n’est pour
comploter de louches affaires,
car
ils veulent continuer a accaparer
le pouvoir en contrélant le CEP.
C’est dans cet ordre d’ide’es que
le
14 septembre dernier ces memes
sénateurs avaienr rencontré
tuel l’ac-
CEP en l’occurrence Max
Mathurin , Francois Benoit et
Rosemond Pradel. Sans doute
ils s’étaient mis d’accord pour
sauver le CEP en
le laissant organiser
les prochaines élections
méme quand leur mandat allait
prendre fin.
Cependant le president Preval
leur avait bien affirme’ lors d’une
rencontre au Palais National
avec le Premier ministre et les
conseillers électoraux qu’il souhaitait
un nouveau CEP.
Entre temps, les conseillers
dissidents comme Patrick
Féquiere et Pierre Richard
Duchemin ne cessent de de’non—
cer les malversations de leurs camarades
conseillers notamment le
president du CEP Max Mathurin
ainsi que Francois Benoit et
Rosemond Pradel. Ainsi donc
le vendredi 21 septembre, le substitut
du commissaire du gouvernement
Joseph Manes Louis avait
entendu Patrick Fequiete et Louis
Gerson Richeme’. Patrick Féquiere
avait carre’ment dénoncé le prési—
dent du CEP Max Mathurin ainsi
que Francois Benoit et Rosemond
Pradel. Suite 91 ce conflit base’ sur
accusation de corruption, le juge
Gassant a interpellé les 3 mem—
bres du CEP qui refusent de se
presenter. Le Pre’sident du CEP,
Max Mathurin, le secrétaire géné—
Abonnezalous a
HAITI
LIBERTE,
Haiti Liberté
Par Gasner Numa
ral, Rosemond Pradel, le trésorier
et directeur ge’ne’ral par intérim,
Francois Benoit de meme que des
fonctionnaires ont boudé ven—
dredi une nouvelle convocation
du parquet du tribunal de premiere
instance. En conference de
presse, MM. Mathurin et Benoit
ont estime’ que le chefdu parquet
n’avait aucun titre ni qualité pour
mener des investigations sur leur
gestion. A la lumiere de la constitution,
ils soutiennent qu’ils ne
sont pas passibles des tribunaux
de droit commun. Seule la Haute
Cour de justice, sur requéte des
deux tiers du Se’nat, est compétente
pour mettre en accusation
et juger les membres du Conseil
Electoral, une des institutions in—
dépendantes du pays.
Francois Benoit a, pour sa
part, de’noncé avec véhémence
une «dictature en gestation» au
sein du gouvernement Préval/
Alexis et dénoncé son intention
d’interpre’ter la 101 a sa facon et
d’user de prétextes pour empécher
l’organisation a la fin de l’anne’e
des sénatoriales partielles et des
elections indirectes. Le conseiller
electoral a mis la population en
garde contre un «retour au statu
quo ante» en evoquant notamment
le de’part en exil auquel avait
été contraint en 2000 le président
de l’institution électorale,
Me Léon Manus, sous l’administration
Preval/Alexis, premiere
version.
C’est dans ce contexte que
le président Preval a indiqué «
que le parquet n’aoait pas pris sur
lui—méme de diligenter une enquéte
sur les dissensions au sein
du Conseil Electoral Prooisoire
(CEP), mais avait recu un rap—
port d ’enquéte de l ’Unite’ de lutte
contre la corruption (ULCC) avant
d ’étre saisi d ’une plainte contre
MaxMathurin, RosemondPradel
et Francois Benoit accuses de cor—
ruption » Une facon de dire que
le commissaire Gassant a le feu
vert pour exercer ses prerogatives.
Et Gassant d’ajouter : «la jour—
ne’epluvieuse de vendredipouuait
peut-étre expliquer l’absence des
conseillers» mais qu’il s’attendait
a «les voir la semaine prochaine,
autrement le parquetpourrait
exercer son droit depoursuite dans
le cas des accusationsde maloersation
et de de'tournernent defonds
dontil est saisiparce qu’il sizgit de
membres d ’un CEPprooisoire et
non de l ’institution permanente
mentionne’e dans la constitution »
a fait savoir le juge Gassant.
Méme quand il y aurait
Corruption au sein du CEP, n’em—
péche que
la crise qui a cours est‘
aussi politique qu’administrative.
ll y a la bourgeoisie et les forces
occupantes qui pour défendre
leurs intéréts aimeraient voir ces
anciens conseillers organiser les
prochaines elections afin qu’ils
puissent controler le prochain
Conseil e’lectoral Permanent.
En de’pit des dernieres élections
qui ont été récupe’re’es par
le peuple, ils veulent s’assurer
que apres le mandat de Pre’val, la
classe politique reprenne controle
de la situation pour faciliter les
mene’es des pays impérialistes et
des organisations de la société
civile.
La 626 assemblée de I’ONU'
Suite de lapage I
Chaque année a partir du troi—
sieme mardi de septembre,
commence a New York une session
ordinaire de l’Assemble'e générale
des Nations Unies. Cette
année, elle a de’buté le mardi 25
septembre et se tiendra jusqu’au
mercredi 3 octobre 2007. Le role
de cette assemblée est principa—
lement consultatif pour
les questions
touchant au maintien de la
paix et a la sécurité internatio—
nale, contrairement au Conseil
de sécurité exercant des pouvoirs
principalement exécutifs.
En effet, la semaine derniere,
tous les regards du monde e’taient
tournés vets New York on se tenait
la 62eme assemblée, avec
‘des invités de haute importance
comme par exemple le president
du Zimbabwe Robert Mugabe,
de Haiti René Preval, de l’Iran
Mahmoud Ahmadinejad, de la
France Nicolas Sarkozy et tant
d’autres, sans oublier George W
Bush. Cependant le président
de la république bolivarienne
du Vénézuéla, Hugo Chavez, la
star de l’anne’e pre’ce’dente était
absent. Il s’était fait representer
par son ministre des Affaires
e’ttangeres, M. Nicolas Maduro.
Le president de la république socialiste
de Cuba n’était pas non
plus présent, mais son ministre
des Affaires Etrangeres Felipe
Perez Roque avait rempli la mis—
sion avec brio et dignite’.
En fait comme Chavez et
Castro n’y étaient pas, c’est le
president iranien Mahmoud
Ahmadinejad qui a été la star
de cette 62c assemblée. Bien
avant son entree le
sur
sol des
Etats—Unis, il avait été déclaré
persona non grata par les autorite’s
new—yorkaises et de plus on
lui
avait refusé catégoriquement de
visiter le fameux « Ground Zero»,
portion de terre devenue célébres
depuis la destruction controversée
des deux tours du World Trade
Center et l’he’catombedu 11 septembre
qui s’en est suivie.
Le lundi 24 septembre, a quelques
heures de l’ouverture de lassemble’e
ge’nérale, le president iranien
répondait a une invitation
de l’université de Columbia. Sans
la sagesse et la comprehension du
leader iranien, cette invitation a
failli connaitre un de'nouement
malheureux, car le president de
la faculté dans ses propos d’introduction
n’avait fait qu’insulter
l’invité de marque, une facon de
plaire a tous ceux la qui s’oppo—
saient a la presence du dirigeant
iranien notamment le gouverne—
ment du pays hote. Le president
de l’Universite’ Lee Bollinger a
qualifié Ahmadinejad de «dic—
tateur cruel et mesquin». Le pré—
sident iranien répliqua en ces
termes: « En 1ran...nous respec—
tons re'ellement nos e’tudiants et les
professeurs en leurpermettant de
fizire leurproprejugement, et nous
pensons qu’il n’est pas ne'eessairc
avant mémequ’un [invite] nepro—
nonce son speec/a qu’ilfizilleprocé—
der a une serie de declarations et
essayer dans un certain sens d ’im—
muniser d ’une facon ou d ’une autre
nos e’tudiants et notre corps ensei—
<gnant ». Concernant les armes
nucle’aires, le président iranien
a déclare’ :
« Nous ne crayonspas
Cast
Le presidentiranien Mahmoud Ahmadinejad
3 évoqué les violationsaméricaines dans la
“guerre contre le terrorisme", faisant des
allusions évidentes aux méthodes de la CIA
et aux camps de détention de terroristes
présumés, tel celui de Guantanamo Bay.
«Malheureusement les droits de I ’ homme
som‘ viole's quotidiennement par certaines
puissances, surtou!par celles quiprérendent
étre leurs seuls avocats» il a fait savoir.
aux armes nucle’aires.. » déclara
t—il
aux étudiants.
Le lendemain mardi 25 septembre,
devant la 62C Assemblée
générale des Nations Unies, le
leader iranien a évoqué les viola—
tions américaines dans la “guerre
contre le terrorisme”, faisant des
allusions évidentes aux
métho—
des de la CIA et aux camps de
detention de terroristes présume’s,
tel celui de Guantanamo Bay.
« Mal/Jeureusement les droits de
l ’laomrne sont violés quotidiennementpar
certainespuissances, surtout
par celles quipre’tendentétre
leurs seuls auocats » a fait savoir
Mahmoud Ahmadinejad.
Quant a Nicolas Sarkozy, le
nouveau chefd’Etat francais, au
cours de son premier discours
devant la communauté internationale,
il n’a pas manqué le sujet
vedette a savoir la possession de
l’arme nucléaire par l’Itan, ce qui
pour lui serait un risque inac-
<<
ceptaole a la stabilite’ de la région
et du monde »
« La France pense que nous
naoonsplus le temps d ’attendre, la
Francedemande 1 action, la France
encourage laction, la France sera
au rendez-vous de l’action au service
de la paix dans le monde »
« Au nom de la France, je lance
un appel solennel aux Nations
Unies pour ue, dans ce siecle
marque par Z retour de la rarete’,
elles se donnent les moyens d assu—
rer a tous les hommes a travers le
mondel acces aux ressources vitales
de l’eau, de l ’e’nergie, de l alimen—
tation, des me’dicaments et de la
connaissance».
Pour sa part,
le president amé—
ricain George W. Bush, dans
son discours a repris en partie
les memes arrogances et attaques
contre les gouvernements
qui n’acceptent pas ses diktats.
Par Gasner Numa
ll a cité certains pays comme par
exemple l’Iran, la Biélorussie, la
Core’e du Nord et la Syrie parmi
les « regimes brutaux qui dénienta
leurpeupleles droitsfondamentaux
inscrits dans la Declaration univer—
selle des droits de l ’laomme ». ll ne
saurait parler sans ne pas citer le
nom du dirigeant cubain Fidel
Castro qu’il a qualifié de «dictateur
cruel» dont le gouvernement
«touche a sa fin» a Cuba.
Signalons que
la de’le’gation
cubaine au complet, au mo—
ment ou le Satan, selon le mot
de Chavez pour designer Bush,
commenca a entamer ses invectives
contre Cuba, a laissé la session,
signe de rejet profond des
declarations arrogantes et médiocres
de Bush.
Le mercredi 26 septembre, ce
fut le tour du president hai'tien,
Rene’ Garcia Preval. Apres avoir
fait l’e'loge de Ban ki Moon, il
a adressé l’assemblée en des termes
qui sont devenus presque
son cheval de bataille lorsqu’il
a parle’ de la Minustah dont il a
souhaité que« ses c/Jars d ’assaut
et ses mitraillettes se transflirment
en bulldozersaficte’sa reoatir nos
routes, en c/aarrues et en boues pour
aider nospaysansa rebatir leur capacite’productive
». A entendte
parler Pre'val,
on croirait méme
qu’il est contre la presence des
forces de l’ONU en Haiti. Et
pourtant, c’est le contraire puis—
qu’une fois de plus il a sollicite’,
mercredi devant l’assemblée générale,
la reconduction pour une
année supplémentaire du mandat
des casques bleus. De plus, il a
pousse’ beaucoup plus loin son
audace en déclarant que
« [a pre’—
sence desfiirces étrangeres est ve’cue
par les baitiens comme une
blessure
a leur souverainete’ nationale, mais
c’e’tait le seul moyen de retrouoer
la paix et la liberte’ »
Pre’val a poursuivi 2
«feparle
au nom d'un peuple qui depuis
200 ans endure 1 experience d ’une
grande souflrance et qui a [air de
se vider de lui-meme lorsque ses
cadres parrni les plus compe’tents
abandonnent un quotidiendififiile
pour aller accroitre les performan—
ces d autres administrations ou treprises en-
au Canada, en France ou
aux Brats-Unis ». Voulait il dire
que c’est parce que le pays n’a pas
de cadres qu’il est obligé de se servir
des ennemis du peuple pour
gouverner? C’est absolument
faux, le fair de travailler avec les
Raymond Joseph, les Augustin,
les Cinéas et tant d’autres réac—
tionnaires est un choix politique.
Suite a‘ la page 14
1
Vol. No.11 0 du 3 au 9 octobre 2007
Twa féy, twa rasin o
Coquins, salisseurs el bouffons
pres avoir fair parvenir mon
dernier article au journal, le
mardi soir de chaque semaine je
me demande toujours: de quoi
la semaine prochaine sera—t—elle
faite? L’inspiration feuille’e et
ra—
sinée qui d’ordinaire me tient
compagnie m’abandonnera-t—
elle.> Partira—t—elle en fumée ne
me laissant meme pas quelques
nervures, sources de ricbe seve
pour alimenter uric parole hebdo—
madaire nécessaire a écrire cette
rubrique.> Alors, a force de ques—
tions, et juste an moment oii je
vais entrer en transe, un miracle
s’opere par lequel les nombreux
coquins et boriflons qui nous en—
tourent me donnent l‘occasion
d’entrer en danse et dietre heu—
reux. C’est comme un phenome—
ne de transcendance, de subite
inspiration qui me rend a la vie.
Et comme
le banian des cr>ntrées
du sud—est asiatique‘ mes racines
a
remontent encore
la lumiere,
alimentant de leur séve d‘autres
feuilles. d’autres rubriques.
Dans ce monde de coquins,
de salisseurs et de bouffons qui
s‘agitent autour
cle nous, je crois
que la palme revient sans conteste
au president américain mal e'lu,
George Bush. Depuis ses salissures
a propos des armes de destruction
massive, ce bouffon de
Washington a arrété ses coquineries
et ses pirouetteries, juste
pout éparet la galer'ie ct mystifier
les sots et les simples d’esprit.
La derniere de ses gesticuleries
et hypocriteries remonte au 22
septembre dernier.
En effet, alors que nombre
d’observateurs s’accordent a dire
que Maliki, le Premier ministre
d’Irak, est loin de pouvoir
mai—
triser la situation politique bouyi—
oide de son pays. alors que deux
sénateurs américains, de'mocrates
certes, poussent leur hardiesse
et méme leur «fre’quencite’» jus—
qu’a réclamer le remplacement
de Maliki pour incompetence
crasse, Bush de son Cote, hypocrite,
coquin et pervers comme
lui seul prefere louanger Maliki.
Poussant sa coquine désinvolture
a l’extréme. il osera meme déclarer:
Ce ’estpzzs <<
n ouxpo/z'ticiem de
Washington de dire 51' Mel/Mei doit
garder son poste on non; c’esz‘ lm/ez'ens aux
qui 121' vent mointencznt en
de’mocrzztz'e et non en dictotured en
decider»,
comme si vraiment les
Irakiens vivaient en democratic,
comme si les Irakiens écartelés
par leurs conHits confessionels
et affaire’s a re'gler leurs comptes
avec l’occupant yankee pouvaient
vraiment «en decider».
Les coquins, on
les trouve
un peu parrout, par exemple a
la téte d’une association de de—
fense des Droits de l’Homme.
Soyons meme plus pre’cis, par—
lons justement du roublard et
c0—
quinard Robert Ménard. On sait
maintenant qu’il roule pour
des
institutions ame’ricaines peu respectablesdonr
il recoit beaucoup
d’argent. On sait maintenant que
Reporters sans
frontierres, l’orga—
nisarion qu’il dirige, recoit de
grasses sommes de grosses sources
financiéres. On comprend alors
que ce coquin de Menard se soit
acoquiné avec son homologue
coquin de Washington dis—
pour
créditer Cuba, soutenir le coup
d‘Etat avorté contre Chavez et
celui, re’ussi, contre le president
Aristide, sans oublier qu’il a paru
cautionner, meme a demi—mots,
l’invasion de l’lrak. Récemment,
ce coquin doublé d’un salisseur
s’est réve’lé dans toutc sa splen—
deur coquinarde. En effet, selon
lle’crivain et journaliste francais
Salim Lamrani «Me'nardx’ex—
:
primant ou nom de Reporters sons
frontieres a [égitime’[’union de [a
torture...i[ legitime meme [4 torture
contre les membrex desfarnilles de
preneursd bulges, (est [1 dire contre
dc: innocents». Si Ménard n’est pas
un infame coquin, un dangereux
sce'le'rat, qui liest donc alors?
Dans le monde des coquins,
salisseurs et bouflons ha'i'tiens on
peut dire le
que
Conseil Electoral
Provisoire,Conseil Croupion, est
Par Fanfan Lalulipe
en train de battre tous les records.
D’abord. le mandat de ces mes—
sieurs est echu selon le décret du
regime intérimaire Latortue qui
les a nommés. Pourtant ils s’en~
tétent a rester en selle, tout juste
le temps d’un «court permanent
provisoire» qui les habiliterair
:1
procéder aux elections d’un
tiers du Sénat. Ensuite, c’est la
pagaille parmi ces salisseurs qui
sont a la veille de se prendre a
la gorge. En effet, trois des neuf
conseillers électoraux ont accuse’
trois de leurs collegues de mal—
versation et de détournementde
fonds. Les trois «malversateurs»
er «de’tourneurs» ont mis leurs ac—
cusateurs au de'fi de prouver leurs
«coquinades» et «détournades»,
défi qui n’a pas e'té
encore relevé.
Entre temps, comme on ne danse
pas vraiment tout en rond sur ce
ponr d’Avignon de boufFons, le
commissaire Gassant a juge’ bon
de venir y faire quelques pas de
contre—danse.
Tandis que Claudy «lachait
des pas» contre—danseurs, survint
le super danseur, l’ex—super direc—
teur général Jacques Bernard qui
s est amene presque comme un
cheveu sur
la soupe de Francois
Benoit bien cale’ dans sa dodine
de directeur—général a.i ct qui
s’était déja habitué non seulement
au titre mais sun-tout aux émolu—
ments qui doivent étre bien gras.
Les mauvaiscslangues disent que
Gros Ben aurait grogné a l’appro—
che de Ti Jacquot qui, lui, aurait
laissé échapper quelques to‘lo‘kotok
de mauvaise humeur : éte—toi que
je m’y (re)mette. Ce Jacquot aux
plumes dorées qui avait quitté le
pays a la cloche de bois sans atten—
dre la publication des résultats des
municipales et des locales, ni pré—
senter un rappport sur sa gestion,
il est revenu comme une
Heur, en
ce n’est rien, vrai salisseut n’ayant
pas froid a l’oeil et se portant garant
que la tache d’organiser des
elections pour
le renouvellement
d’un tiers des senateurs «nepren—
dropoxplus d’un mois». Quousque
Le roublard e1 coquinard RobertMénard se solt acoquinéavec son homologue coquln do
Washington pour discrédiler Cuba, soutenir le coup d'Etal avorlé contra Clmvaz el colul,
n'aussi, contre le présidenl Aristide, sans oubller qu’ll a paru caullonner. meme a dualmots,
l'invasionde l’lrak.
tandem Bernardux?
Selon la CSCCA « [a Wig?“—
Il est difficle de parler de co— tion n21 rér/éle oucune irregu rité
quins, salisseurs er bou lions sans majeure pouwmt étre qualifie’ede
faire allusion aux
parlementai— molt/motion, dc detoumement nu
res. Quand ils ne se querellent o'e vol... ». Dans un grand élan
pas avec le Directeur de la PNH de boufionnerie, l’Eternel, patou
avec le commissaire du gou- don... le President s’est empressé
vernmcnt, querelles qui finissent dc teprochet aux salisseuts du
en queue dc coquin, ils ptenncnt paflement \curs a ' segments @9—
ajs'ir a trainer eel m‘xn‘xstredams qumardis mm at,
19,-»-
W
v
a fomc aux lions dc \eur déYire dc nétes, cmnpétents ct serum. (3 m
pouvoir. Mais le ministre—prophé— ainsi que le proph‘ete—m'inistre a
re Daniel sait qu’entre boui‘fons échappé £112 guculc des sept lions,
on se connai‘t bien. Alors, atter- et par la grace du Seigneur a pu «
ré de se voir dévorer par les sept panir/e caeur lejger, dI/t’l‘ hxatlgfac—
lions lachés les par
parlementaires, tion of ’ai/oir exerce’ votre [sa] fanc—
Daniel s’en remet au Seigneur, lei—
tion de Ministre avec pier/ouement,
don/e au Pésident qui le délivrera competence et intégrzte.» Amen !
de la haine d’ambitieux fainéants. Pour finir, laissez—mOi vous
Dans une lettre a l’Eternel, il conseillerde prendre garde a ne pas
clame son innocence.
vous Faire )eret dans la fosse aux
lions,
Et comme a l’occasion, le d’autant que tout le monde rfest pas
grand Maitre n’est pas sourd, prophete, surrout dans son
pays.,Et
il mobilise donc, prexeprese, les quand le. Seigneur est sourd (il lest
anges de la Cour supérieu re
d’ordinaire), il peut se montrer tres
ten/1k.
des Comptes et du Contentieux Regardezdonccetiuiestarrive
Administratif (CSCCA) er a Lovinsky Pierre—Antonie. Tant de
de l’Unité de lutte contre la prietes sont montées vets l’Eternell
Corruption (ULCC) que diri— Mais jusqu’a present, aucune grace
ge (hélas !) M. Amos Durosier. nest encore descendue...l
*CDSIDVDS
4*
Art 8: handicrafts
4*
CAM. Money Transfer
3
533 Albany Avenue. Brooklyn. NY 1 £2.10
718-421-3569
Vol. 1
No.11 0 du 3 au 9 octobre 2007
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CENTER OF PHILADELPHIA
400“. 63RD St. Apt. A
Philadelphia PA 19151
(215) 476-2859
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0 Es] Et Preparation Pour Obtention De
Citoyenneté
o Traductions, Interpretation, Service D’escorte
0 Preparation De Résumés
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Radio Haiti(Phila)
0 Programme De Dépistage De Cancer
.
Du Sein: Séminaires Mensuels
. Mammogrammes Gratuits
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9|.5
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SHR (SOClETE HAlTIENNE
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Tél : (7l8) 693-8229
Fax : (7|8) 693-8269
Email : Perspektiv@aol.com
Haiti Liberté 5
A. travers Haiti
Message pour la Iibérafion de Lovinsky
Pierre-Antoine de la partL de ses enfants
Nous nous appelons Stéphane
et Olivier Pierre—Antoine,
les enfants de Lovinsky Pierre-
Antoine. Cette semaine, ce sera
la sixieme que nous passons sans
notre pére qui est retenu en otage
et cela fair plus de de—
42 jours
puis que nous n’avons recu aucun
signe de vie de sa part. Les heures
et les jours passent sans que
personne, a part ses proches, ne
semble se préoccuper de son
sort
Ṅous avons ressenti un grand
vide dans nos coeurs depuis cette
disparition. Cette lamentable si—
tuation nous enléve le sommeil,
nous empéche de manger et nous
oblige a concentrer notre pense’e
sur la lente agonie que notre
pere est en train de vivre. Prive’
de liberte’, notre pére encourt les
risques d’attraper des maladies,
d’étre victime de violence physi—
que de ses ravisseurs et d’avoir le
moral miné le
par désespoir.
Vous qui étes probablement
des péres et méres de famille,
nous vous demandons d’écou—
ter les parolesde deux adolescents
qui sont bien assoif’l‘és de la présence
de leur pére. Ecoutez bien
ce cri de douleur et d’angoisse qui
vient directement de notre coeur.
Ce n’est pas seulement notre pere
que nous manquons, nous sommes
aussi privés de notre cher
ami, de notre conseiller et de
notre guide moral. Nous deman—
dons aux autorités du pays et au
peuple haitien de faire tout ce qui
est en leur pouvoir pour libércr
notre papa. Nous demandons
particulierement aux ravisseurs
de nous accorder cette chance de
nous rendre notre papi qui nous
est si cher.
Méme si nous avons conscien—
sommes confrontés. Au nom du
droit humanitaire et du devoir
pour mobiliser les autori—
tés concernées afin d’obtenir la
d'ingérence pour sauver des petsonnes
en danger de mort, nous Le dernier appel de ses ravis—
liberation de mon mari.
en appelons avec force aux auto— seurs date du 14 aout en cours
rités haitiennes et a la communauté
internationale pour
et c’était pour exiger une forte
qu’elles
nous aident a trouver les somme d’argent contre sa libération.
Les re’centes declarations
moyens
qui permettront la liberation de faites a la presse par
les autorités
notre papa.
policiéres permettent de conclu—
de—
Nous ne doutons pas que re
sormais, tous les efforts que l’enquéte n’avance pas en
de’
seront pufilics it de certains témoignages
li—
mis en oeuvre pour faire de la qui devraient constituer
bération de notre cher papa une autant dc pistes et d’indices sus—
priorité absolue. Nous souhai— ceptibles d’arriver hom—
tant aux
tons que des mesures énergiques
et efficaces mes dc rnain qu’aux cerveaux de
soient déployées a l’enlévement.
cette fin. Nous en profitons La ou il se trouve, mon mari
pour remerciercordialement tous
ceux qui, d’une maniére ou d’une
autre, nous ont apporté leur sou—
tien moral au cours de cette triste
période de notre vie.
Ste’phane Pierre-Antoine
et Olivier Pierre-Antoine
25 Septembre 2007
Michele Pierre—Antoine
C/O Fondasyon Mapou
PO. Box 33724
Washington, DC , 20033
E—mail: michelovepa@yahoo.fr
RE : L’enlévementde
mon mari Lovinsky Pierre-
Antoine
Monsieur le President,
tant qu’épouse de
Lovinsky Pierre—Antoine enlevé
depuis le 12 aofit 2007, en tant
que mere de ses deux enfants, je
me permets, la
pour seconde fois
en moins d’un mois, d’exposer
devant vous
les profondes préoccupations
et les conditions dra-
ce qu’une liberation est un pro—
cessus complexe et long, cela matiques de ma famille face a cet
fait plus d’un mois que nous acte inhumain. Vu l’acuite’ de la
n’avons pas revu notre papa et
nous voulons insister sur l’attente
insoutenable a laquelle nous la HauteAutorité dont vous
situation, je suis contrainte de
solliciter a nouveau
les services de
étes
devrait se sentir bafoué au plus
profond de son étre parce que
son corps est transformé en
monnaie d’e’change, sa
dimen—
sion humaine est annihilée de— et
vient un objet inerte, passif et
de’pourvu d’initiative. Il soulfre
des conditions auxquelles il est
soumis. ll souffre parce qu’il sait
que les siens, en particulier, ses
enfants, souffrent. Il souffre des
jours qui s'égrainent sans espoir,
sans issue.
Au moment or] nous rédi—
geons ces lignes, mes enfants et
moi sommes plongés dans la 50—
litude et la tristesse inhérentes a
la captivité de cet étre qui nous
est si cher. Séparé de sa famille
et de ses amis, dont il ne peut
recevoir ni visites ni nouvelles,
mon mari devrait vivre dans
des conditions infrahumaines,
exposé aux maladies, sans soins
médicaux, sans autre loi l’ir—
que
rationalité de ses ravisseurs.
ll faudrait agir rapidement
avant qu’il ne soit trop tard en
prenant des mesures concretes
et efficaces susceptibles de mettre
fin a la lente agonie de mon
mari et aussi a la pénible angoisse
vécue par ses enfants et ses pro—
ches. Je ne doute nullement que
de tra—
vous ne manquerez pas
vailler sur ce dossier et en faire
une priorité, dans la perspective
de mettre fin a la captivite' de
mon mari..
Tout en restanr a votre disposition
pour d’e’ventuelles infor—
mations et attentive a route évo—
lution de la situation, je vous sau—
rais gré de me faire savoir quels
gestes vous avez décidé de poser
dans ce sens, et quels résultats
vous avez obtenu. Je vous
re—
mercie a l’avance de l’inte’rét et
de l’appui que vous allez préter
a la présente.
Je vous prie de ctoire,
Monsieur le Président, en
l’ex—
pression de ma plus haute considération.
Michele Pierre-Antoine
1
I'udicia'res
es travaux judiciaires pour
l’anne’e 2007-2008 se sont
ouverts ce lundi dans un Palais
de Justice entiérement rénove'
et respirant vraiment 1e neuf.
Parmi les personnalités importantes
présentes a cette ouver—
ture, on pouvait remarquer le
secrétaire d’Etat a la se’curité
publique, M. Luc Eucher
Joseph, 1e ministre de la Justice,
M. René Magloireainsi que des
représentants du Corps diplomatique.
Me George Moise, président
de la Cour de cassation
a été le premier a initier les débats.
A son avis, le bilan des
travauxjudiciaires pour l’anne’e
2006-2007 a été positif.
Pres de 2000 cas ont été
6 Haiti Liberté
des travaux
2007-2008
pour
traités au tribunal de premiere
instance, un record. Au
niveau du cabinet d’instruction,
«2997 jugements et 0rdonnances
ont été rendus en
une seule année», a rapporté
Me. Moise. Beaucoupplus de
jugements auraient d’ailleurs
pu étre rendus si les dossiers
n’étaient restés en souffrance
au niveau du Parquet.
La question de la de'-
tention préventive prolongée
a été soulevée. Me Georgess
Moise a dit souhaitervoir adopter
en Haiti le systéme accusatoire
en vigueur dans les pays
anglo-saxons. Contrairement
au systéme inquisitorial hérite’
de la France, dans le systeme
accusatoire «la phase d’instruction
est absente, tandis
que le réle du ministérepublic
est renforcé», a explique' le président
de la Cour de cassation.
Apparemment, 1e systéme accusatoire
permet de juger un
accusé dans un temps relativement
court, les chiffres de
4 mois aprés arrestation ayant
été avancés, par comparaison
avec la situation hai'tienne ou
la durée d’une détention pre’
ventive se chiffre en année.
Me Moise a plaidé en
faveur de la création d’une
chambre constitutionnelle qui
aura pour attribution de statuer
sur les lois votées par le
Parlement et les décrets adoptés
par l’Exe’cutif avant méme leur
promulgation. Lors de conflits
survenus lors de competitions
électorales, une telle chambre
aurait alors 1e role de trancher
tout litige amené devant sa competence.
11 a aussi parlé de désigner
des magistrats qui auraient
pour role de controler la légalité
des arrestations, avancant
que:« Toute personne arrétée
par lapolice devra étre de'férée
devant l’un de sesjuges qui Ia
reldchera s’il estime que 1 ’arrestation
est illégale.»
11
y a eu l’intervention du
Batonnier de l’Ordre des avo—
cats, Me Gervais Charles au sujet
de la formation d’avocats qui est
une des priorités du batonnat. Le
ministre de la Justice, Me René
Magloire, a
indi—
pour sa part
qué que son ministere « entena'
:hdapter d la nouvelle conjoncture
par l’e’labomtion, l’aa’option et la
mise en oeuvre 4' ’un plan 4' ’action
s’orienmnt essentiellement yer;
[a
reorganisation et [a dynamimtion
du systéme et de [uppareiljudiciaire.
Ceplan shrticule dutour
de 3 grand: axes : la democrati—
sation et 1 ’accem'bilité de lajustice,
le renfircement de [a gouvemance
institutionnelle, l’intégmtion u'e:
ressource: internationaler dam le
rerpectpar les um et les autres des
diuersité: raciales, culturelle: ».
Le ministre Magloire a rappelé
1a construction et la re’novation
de certains tribunaux dc
paix dans le pays ainsi que les
résultats probants de la commission
consultative sur la de’-
tention preventive prolongée.
En effet, c’est grace in la diligence
de cette commision que
«plus de 300 personnes ont
été libérées par le Parquet.»
Le ministre a profité de cette
réouverture pour annoncer la
réouverture de l’Ecole de la
magistrature avec des aires de
competence plus larges et la
construction en 2008 et 2009
de nouveauxtribunaux de paix.
Vol. 1
No.11 0 du 3 au 9 octobre 2007
Perspectives
Quel monumentL (‘1 Savannah?
’histoire d’l—Iaiti,
peut étre diise’e
en 3 périodes, la période
précolombienne ou préhistorique,
la période espagnole et francaise
ou période coloniale et la période
ha'itienne.
La période pre’colombienne
est caractérisée par la société pri—
mitive et sans classe des aborigénes
qui vivaient paisiblement sur
cette ile qu’ils appelaient en ce
temps-la Ayti. La période espa—
gnole et francaise a été marquée
par l’esclavage et la colonisation
de cette terre depuis le de’barquement
de Christophe Colomb en
Amérique. Pendant l’ére espagnole
elle allait s'appeler Santo—
Domingo et sous
la domination
6 he'ros cités par l’organisation
(HAHS) sont .' Ana're' Rigaud,
C/oaoannes Baptiste, Beauoais,
Henry Christophe et Viiatte»
Cependant a l’exception de
Henri Christophe, les 5 autres
noms cite’s comme héros par la
HAHS, ne sont pas
des héros haitiens.
Ils furent des esclavagistes,
des hommes de couleur qui ne
travaillaient que pour
la survie de
l’esclavage et de plus pour conserver
Saint Domingue a la France.
Faire passer ces hommes pour
des héros haitiens, c’est dire com—
ment des gens ignorant l’histoi—
re du pays
s’en servent pourtant
pour accomplir leur petit projet
personnel aprés s’étre adressés a
Ce monument sera inauguré lo 8 octobre prochain a Franklin Square 11
Savannah en
l’honneurde 6 soldats appelés du nom do « chasseursvolontalres de Saint Domingue»,
et qui par la suite sont « devenus des héros de l’indépendance d'Haitl » en l’occurence :
André ngaud, Chavannes Baptiste, Beauvais, Henry Christophe et Vllatte :-
esclavagiSte de la France, elle por—
tait le nom de Saint—Domingue
jusqu’au mois de novembre 1803,
justc aprés la bataille de Vertiéres.
Quant a la période ha'itienne, elle
a commencé a partir de janvier
1804, avec la celebration de notre
Indépendance aux Gonai’ves.
Tout cela c’est pour dire, qu’il
n’existait pas encore une nation
ha‘itienne en 1779. Pourtant des
citoyens francais venus de cette
St Domingue allaient concou—
rir a e’tablir l’indépendance des
Etats—Unis, lors de la bataille de
Savannah.
Des natifs et des immigrants
ha'itiens de l’état de Ge’orgie
n’ont pas oublié. En effet un
projet d’ériger
in
un monument
Savannah en mémoire des «héros
ha'itiens» qui avaient participe’ en
1779 a la guére dc l’indépendance
américaine est actuellement en
cours. Ce projet a été mis sur
pied par l’organisation «Haitian
American Historical Society»
(HAHS) et est coordonne’e par
Mme Natalie Wakam Cyprien.
A ce stade, Mme Wakam
Cyprien critique farouchement
l’Etat ha'itien qui «napas apporte’
d’appuijusqu'iei a [a realisation
a'e ee projet a'envergure». Selon
elle, « I Eat
[ha'itien], aujourd ’bui,
reste ole marbrefizce a‘ ceprojet qui
permettra a'e projeter une image
positive ties Haitiens».
Ce monument, en fait sera
inauguré le 8 octobre prochain 51
Franklin Square a Savannah en
l’honneur de 6 soldats appelés
du nom de «claasseursvolontaires
de Saint Domingue», et qui par
la suite sont «devenus a’es be’ros
de l ’ina'épendanced’Haiti» Les
Vol. 1
No. 11 0 du 3 au 9 octobre 2007
certaines fondations ou.organi—
sations internationales.
L’histoire comme toute scien—
ce se base sur des faits re’els, non
pas sur des données non
véri—
fiables, encore moins sur des
rumeurs ou sur des mensonges.
Comme nous
l’avions appris dans
les premieres classes d’histoire,
L’bistoire est un re’eit véria'ique
des a'ivers e’vénements survenus
au cours a'es siecles. En ce sens, ce
projet ne vaut pas grand chose,
ne reflétant aucune réalité histo—
rique, aucune réalité ha'itienne
puisque le mot ha'itien n’existait
pas encore a l’époque.
Voyons d’abord dans quelle
3511911010
54
new?
mum SEB‘IJL‘ES
INCOME TAX
WW)
RECHERCHE DE
[DOCUMEN TS
m8'fom4
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m
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ph: (805) 758-8080
fax: (305) 759-9898
cell: (786) 273-2450
benphotob@bellsouth.net
Par Berihony Duponi
circonstance, le contingent ex—
péditionnaire est parti du Cap
Francais le 15 aout 1779 pour
la Ge’orgie, sous les ordres du
Comte Jean Baptiste Charles
Henri Victor d’Estaing, Vice-
Amiral de France, Lieutenant
Ge’néral des Armées Royales,
ancien Gouverneur de l’Ile, avec
comme Major ge’néral le Vicomte
Francois de Fontanges et 3500
hommes de troupes et marins
francais dont un grand nombre
venant des li—
rangs des hommes
bres, dans les regiments francais
qui stationnaient aux Antilles on
a Saint-Domingue.
,
Depuis la perte du Canada au
profit de l’Angleterre, La France
voulait se venger
des britanniques.
C’est dans cette optique, qu’au
cours de la guerre d’indépendance
des colons américains d’origine
britannique contre leur métropole
anglaise,la France non seulement
leur avait apporté un ferme sou—
tien, mais elle avait aussi participé
militairement avec eux a la guerre
contre l’Angleterre. Ainsi donc,
quand la ville de Savannah fut
capture’e par
le corps
expedition—
naire britanniquedu Lieutenant—
Colonel Archibald Campbell, la
France a l’unisson avec les colons
américains qui étaient au nombre
de 1550 participércnt a CC siege de
Savannah pour libérer cette ville
occupée les
par britanniques.
Soulignons également que
dans cette force francaise, il
n’y avait pas un scul esclave, ils
étaient tous des descendants de
colons francais, des gens de la
classe moyenne, des hommes li—
bres qui 1e matin du 9 octobre,
avancérent avec la plus grande
intrépidité jusqu'aux lignes en—
nemies des 3200 hommes du
Royaume—Uni
pour défendre le
tricolore francais. Voila donc pour
les faits historiques ve'rifiables.
Mme Cyprien ne semble pas
comprendre que
l’ex—président
américain, Bill Clinton, ait volontairement
accepté d’étre le porte—
parole du groupe alors que cette
chance qui passe «semble nepas
inte’resser l’Etat baitien, [cette
chance qui] éte’
a aemeillie a bras
ouvertpar les autorite’smunicipales
ale Savanna/7 »
«Savanna/7 est une batailie
a’ont ebaque hai’tien doit se sou—
venir parce que (est le prelude a
i ’indeioendanee d’Hai'ti » a souligné
Madame Cyprien. Devrions—
nous rappeler aux dirigeants de
la «Haitian American Historical
Society», que d’abord ce furent les
Indiens et par la suite les esclaves
africains qui s’étaient battus héro'iquementcontre
l’établissement
de l’esclavage. Par la suite, ce fut
en 1791, aprés le congrés du Bois-
Ca'iman q'ue s’amorcare’ellement
1e
processus révolutionnaire pour
la liberation des esclaves a Saint
Domingue. Le prelude, madame,
fut a Bois-Ca’iman et non pas 31
Savannah, ne vous en déplaise,
«Les Etats—Unis a'i‘lme’rique
sont inde’pena’antsaujourd’lmi
grace au contours méme limité et
ponetuei du peuple hai'tien». Que
dirait la France de Sarkozy en
entendant un tel ?
propos
Est—cc
que la HAHS voudrait en quelque
sorte effacer du passé ce pan
d’histoire, la colonisation du pays
(par les forces exploiteuses d’Eu—
rope ?
Les faits historiques ne peuvent
pas étre déforme’s, réorientés
ou corrigés. Donnez a la France
ce qui lui revient. Quant a nous
autres Haitiens, nos ancétres ont
tracé l’une des plus belles pages
de l’histoire du monde en créant
1a nation hai'tienne. Nous n’avons
rien a envier a personne.
Signalons par ailleurs, que
le navire francais La Fayette stationne
actuellement a Savannah
en hommage sol—
aux milliers de
dats francais qui se sont battus au
cours du siege de Savannah le 9
octobre 1779.
Pour l’édificationde Madame,
voici les noms d’un grand nom—
bre de blesse’s francais au siege
de Savannah : Benoit Joseph
André Rigaud des Cayes, agé
de 16 ans, Pierre Faubert des
Cayes age de 27 ans, Laurent
Férou des Coteaux agé de 34
ans, Louis Jacques Beauvais age'
de 23 ans
; GuillaumeBleck, de
CROWING ROOSTERARTS
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Tel: (212) 3346260
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Henry Christophe, le troisieme des chefs
noirs de l'ancienne colonie de Saint-
Domingue,naquit dans l’ile de la Grenade
(Petites Antilles) le 6 octobre 1767. Né
de parents esclaves. il fut affranchi par
un officler de marine, lors de la prise de
la Grenade sur les Anglais par I’amiral
d’Estaing.
Saint—Louis du Sud, age' de 34
ans ; Gédéon Jourdan, de Petit—
Trou de Nippes, age’ de 27 ans
; Jean Piverger, d’Aquinfige’
de 31 ans ; Pierre Cangé, de
Grand Goave, age’ de 24 ans
;
Jean—Pierre Lambert, de la
Martinique, age’ de 51 ans, ré—
sidant a Port-au-Prince ;Jérome
Thoby, de la Petite Riviere de
l’Artibonite, agé de 26 ans
;
Barthéle’my Méder Icar, de la
Petite Riviere de l’Artiboni—
te, age' de 26 ans
; Christophe
Mornet, des Gona'ives, agé de
30 ans
; Césaire Savary, de Saint—
Marc, agé de 23 ans ;Jean-Louis
Froumontaine, de Saint—Louis
du Nord, agé de 27 ans,
Jean—
Baptiste Chavannes, de Sainte-
Rose du Nord, age’ de 24 ans
;
Martial Besse du Terrier Rouge,
agé de 20 ans
;Jean—Louis Villate,
du Cap, age’ de 28 ans ; Jean—
Baptiste Leveillé,du Cap, agé de
,
37 ans ; Luc Vincent Olivier, de
Sainte—Rosedu Nord, de 26 ans
;
Pierre Auba, du Quartier Morin,
a é de 29 ans; Pierre Astrel, de
P aisance, age’ de 26 ans ;Jean-
Baptiste Mars—Belley,du Séne’gal,
domicilié a Sainte—Rosedu Nord,
agé de 33 ;
ans Henry Christophe
de la Grenade, domicilié au Cap,
age’ de 12 ans.
Sans polémique aucune, madame,
permettez-nous de vous
poser la question : quel monument
:1
Savannah, et pour qui?-
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I'la'l'ti Liberté 7
V
A travers le monde
George Bush défenseur ou
bourreau du peuple irakien?
Par MOTISSGGU Lazarre
\Ason retour d’une visite effectue’e
a Bagdad au mois d’Aout
dernier, le sénateur démocrate
de Michigan, Carl Levin, avait
déclaré : « MonsieurMaliki est
incapabledhgir indépendamment
de: leaders religieux et seetaire: et
afailli [1 5a mission d’unifier son
pay: ». Et Levin, toujours avec
l’arrogance qui caractérise les po—
liticiens traditionnels américains,
de marteler : « Maliki doit étre
re'voque’ et remplace’par un leader
mainsseemire ». Deux jours aprés,
soit le 22 aofit, la candidate dé—
86’—
mocrate aux présidentielles, la
natrice Hilary Rodham Clinton,
avait jeté son appui ,au se’nateur
Carl Levin en jugeantMaliki in—
capable « d’unifier » les Irakiens et
en appelant au parlement irakien
a nommer une autre personnalité
qui rassemblerait tous les groupes
ethniques du pays
: « fepartage
l ’erpair, disait—elle, que
le parle—
ment imkien remplaee le Premier
ministre Maliki par une person—
mzlite’ main: contravene? etplur
unifimtrice lorsqu’il retournera en
session dam quelques semainer. »
Cependant, ce meme 22 aout,
George Bush ne se fit pas prier
pour se lancer a la rescousse de
son homme dans un discours
qu’il prononcait devant d’an—
ciens combattants a Kansas City :
« LePremier mimlrzreMa/iki est un
homme de bien, un hommede bien
£1
[a te‘te d’une tdcbe trey dz'flieile
», avait—il de’claré. Maliki devait
se sentir soulagé et fier en e'coutant
son patron lui envoyer de
telles fleurs. Et hypocritement,
Bush de poursuivre : << Ce n’estpas
auxpolitz'eiem de Washington DC
de dire 5i Maliki doit garder son
paste ; r’est aux Ira/eiem qui vivent
maintenant en
a'e’mocmtz'e er non
en dictature d ’en decider. »
Nous pouvons remarquer
comment l’absurdite’ et le cynisme
de Bush dépassent la mesure.
Premiérement, Bush n’est-
De gauche a droile George Bush e1 Nouri al- Maliki: «Le Premier ministre Malikl est un
homme de bien, un homme de bien a la téte d‘une fiche ties difficile»a déclaré le présldentdes
Etats-Unis.
il pas toujours un politicien de
Washington DC ? Le palais d’ou
lui et son gang concoctent leurs
crimes quotidiens contre le peu—
ple irakien, ne se trouve-t—il pas
a WashingtonDC ?
Deuxiemement, George Bush,
peut-il se faire le défenseur des
Irakiens ?
Qui ce
veut—il tyran
tromper ?
Pas le peuple améri—
cain dont la majorite’ répudie la
politique aventuriste et crimi—
nelle de la classe réactionnaire
américaine malgré la propagan—
de inou'ie entretenue a travers la
grande presse domestiquée. Ce ne
peut non plus étre les Irakiens qui,
depuis l’invasion odieuse de leur
pays, rejettent comme un seul
homme — quelques traitres exceptés
— la démocratie empoisonnée
que Bush et son gang ne cessent
de leur forcer dans la gorge a la
pointe des ba'ionnettes et qui se
battent héro'iquementchaque jour
pour chasser les forces d’occupation.
Non, ce ne peut étre les
Irakiens qui constatent avec indi—
gnation la destruction quasi totale
de leur nation, l’anéantissement
de leur infrastructure pendant
qu’ils pleurent leur—s million—s de
morts massacres par les balles et
les bombes assassinesdes soldats
racistes de Bush et consorts.
Si George Bush veut vraiment
se faire le de’fenseur des Irakiens,
qu’il cesse son infame et infamante
occupation de l’Irak et remette
aux Irakiens leur pays au lieu de
cre’er des subterfuges
éter—
pour
niser la présence de ses troupes
sur
le sol irakien.
Non, les Irakiens ne vivent
pas en démocratie mais en dicta—
ture fe’roce ame’ricaine. Et Bush
est le bourreau du peuple irakien,
tout comme il est le bourreau
des peuples ha'itien, palestinien
et afghan. Il ne saurait tromper
qui que ce soit avec ses bétises
qu’il lache consciemment ou inconsciemment.
On ne saurait qualifier de democratie
une occupation ille'gale
rejetée par tout un peuple dont
les droits sont bafoue’s, dont les
enfants continuent de mourir par
centaine-s chaque jour et dont le
pays est devenu un veritableenfer
au point que, d’apres les statisti—
ques des Nations Unies, depuis
l’occupation de l’Irak, un tiers
des Irakiens se sont déja réfugiés
ailleurs. C’est un non—sens et une
insulte a la pense’e. I
Le Mexiquesous Ia
coupe des Etats-Unis
Par André Maltais
RemplacerIa Colombie comme «semeur de discorde». Un
Mexique sur—militarisé, exp/ique Pickard, est donc appeié a
[ouer Ie role qui incombe maintenant a la Colombie mois
dont ce pays est incapable de s’acquitter etticacement :
ceiui de « semeur de discorde » dans une Amérique Iatine
qui, tant bien que mal, tente de s’unir contre Washington.
Dans la foulée du Partenariat
pour la sécurité et la prosperité
de l’Amériquedu Nord (PSP)
les chefs d’état mexicain Felipe
Calderon et états-unien Georges
W Bush reconnaissent l’existence
d’un projet d’aide militaire accru
pour le Mexique.
Selon l’Agence de Presse du
Mercosur, sous le prétexte de
combattre les cartels de la dro—
gue et de renforcer la vigilance
aux frontieres nord (avec les Etats—
Unis) et sud (avec l’Amérique
centrale), Washington accorderait
au Mexique au moins 100
millions de dollars au cours des
deux prochaines anne’es.
L’aide prendrait la forme de
technologie d’espionnage, d’avi—
ons transporteurs de troupes et
d’entrainement pour
les forces
militaires et policiéres.
Le Mexique tourne 1e dos
a sa tradition
Pour Laura Carlsen, direc—
trice du programme pour
les
Amériques du Centre des re—
lations internationales (IRC-
Americas), il s’agit d’un renver—
sement oomplet de politique pour
le Mexique qui, «depuis un
sie—
cle, a toujours refuse la présence
d’agents états—uniens sur son
territoire e'tant donné la menace
historique qu’a représenté le
voisin du Nord pour sa sécurite’
nationale»
Le Mexique s’était ainsi bati
une tradition de neutralité et
d’inde’pendance face aux
Etats—
Unis comme le montrent la na—
tionalisation du pétrole en 1938,
l’entrée tardive dans la Seconde
guerre mondiale, le maintien
de relations diplomatiques avec,
Cuba et, en 1994, l’exclusion
du pe’trole des négociations dc
l’ALENA. [l]
_
Mais, aujourd’hui, écrit
Miguel Pickard, du Réseau
mexicain d’action contre
le libreéchange
(RMALC), la souverainete’
e’conomique, politique et
militaire du pays est plus menacée
que jamais.
«Méme si 16 pre’sident non
élu du Mexique aflirme qu’aucun
soldat états—unien ne mettra les
pieds en territoire mexicain, il
n’en demeure pas moins que les
entraineurs militaires et le personnel
technique e’tats—uniens
permettrontau FBI, 2; la CIA, au
Pentagone et a la DEA de disposer
de données stratégiquesa jour
sur le Mexique».
«Et, comme en Colombie,
ajoute Pickard, on assistera ra—
pidement a une monte’e notable
de l’ingérence dans les affaires
tant intérieures qu’extérieures du
Mexique».
Militarisationde la société
Derriére les impératifs de
sécurité, les Etats—Unis veulent
faire en sorte que les militai—
res prennent une importance
croissante dans la vie nationale
mexicaine afin de criminaliser
une protestation sociale a qui il
manque tres peu pour devenir la
principale force politique orga—
nisée du pays.
Mais, pour cela, continue
Pickard, il faut aux militaires un
ennemi :
ce sera le crime organisé
que les gouvernements successifs
Suite d la page 17
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LEON T. MONDESIR, CEO
8 Haiti Liberté
Vol.
1
No. 11 0 du 3 au 9 octobre 2007
Kondrat/Haiti
Credit
This Week in Haiti
Liberté
Peter
New Jersey:
Lawyers Speak Out Against
UN Occupation of Haiti
If MINUSTAHis an occupying
force in Haiti, it certainly was
not occupying the chair that was
reserved for it on a panel conve—
ned to discuss the role and the
mandate of the United Nations
armed mission that has been in
the country since just after the
2004 coup d’état.
Seton Hall Law School in
Newark, NJ organized a public
meeting of prominent human
rights lawyers, independentjournalist
Reed Lindsay, and representatives
of the UN Mission to
Stabilize Haiti (MINUSTAH)
on September 27. The event
was timed to coincide with an
upcoming General Assembly
vote on renewing the mandate
of the mission, which expires
on October 15. The event promised
to bring together for the
first time supporters and critics
in an open exchange of insights,
allegations and concerns.
But days before the event,
the MINUSTAH’S second—in—
command, Ettore di Benedetto,
backed out of his commitment
to participate in the forum, citing
scheduling conflicts. No replacement
was sent from either
MINUSTAH, the UN, the
Haitian government, or any of
the countries whose armed forces
are participating in the mission.
Perhaps Mr. de Benedetto
well foresaw the blistering criticism
that would be leveled at
the armed forces he oversees.
There are amply documented
cases that the MINUSTAH’s
warrantiess searches, unjustified
manhunts, repeated and systemic
failures to protect the human ri—
ghts of poor Haitians, and, most
egregiously, scores of corpses
with MINUSTAH bullet holes
in them.
Human rights attorney Brian
Concannon spoke with a mixture
of disbeliefand outrage of
the lack of any mechanism for
Haitian victims ofMINUSTAH
violence,human rights violations
and misconduct to have their
grievances heard and redressed.
Ironically, MINUSTAH’S
lack of accountability in Haiti
— echoed loudly in de Benedetto’s
no-show at the Seton Hall
event — was the subject of withering
criticism from the other
invited panel members. Fellow
human rights lawyers Mario
Joseph and Thomas Griffin joi—
ned Concannon in decrying
the Status of Forces agreement
signed by US—installed Gérard
Latortue soon after the US—spon—
sored coup d’état that removed
President Jean-Bertrand Aristide
from office in February 2004.
That agreement granted blanket
immunity to all United Nations
forces in Haiti for any crime
committed on Haitian soil for
the duration of their mandate.
President René Préval — who, un—
like Latortue, was actually elected
to office — has continued the
agreement, despite abundant documentation
of crimes and abuses
committed by MINUSTAH
forces.
Joseph made the case that
MINUSTAH had conclusively
failed in each of the three mandates
contained in UN Security
Council Resolution 1542, which
established the force.
First, the MINUSTAH
was charged with establishing
security in Haiti. It is impos—
sible, Joseph contended, to say
that MINUSTAH’S presence
has made the country more se—
cure, even though kidnappings
have declined. He cited two of
Journalist Reed Lindsay (left) and lawyer Brian Concannonwere two of the panelists at the
Sept. 27 Seton Hall Law School meetingto examinethe UN’s military occupation of Haiti.
Vol.
1
No.11 0 du 3 au 9 octobre 2007
by Peter Kondrat
the numerous egregious assaults
on popular neighborhoods by
UN forces, one in June 2005
and another in December
2006. Joseph and the Office of
International Lawyers (BAI), of
which he is a part, have investi—
gated these attacks and are putsuing
justice.
Second, the UN was charged
with establishing a sound
political process in the after—
math ofthe coup. The fact that
MINUSTAH operated as a de
facto “stabilizingforee” for the
(t - . ))
intmm government ofLatortue
not only de—legitimized it in the
eyes of the citizenry, but also
impeded the restoration of a
representative elected govern—
ment. It was popular outrage,
not the work of MINUSTAH,
that resulted in recognition of
Rene Préval’s election victory
in February 2006 despite appa—
rent widespread electoral manipulation.
Even now, there is
uncertainty about whether the
legislative elections scheduled for
Decemberwill take place.
Third, the UN force was
charged with safeguarding the
life, liberty and human rights
of every Haititan, and in this it
has clearly failed.
Thomas Griffin made the
point, reiterated by other panelists,
that the spikes in violence,
or reports of spikes in violence,
in Haiti, curiously correspond
to times when MINUSTAH’S
mandate is up for renewal. He
also contended that the United
Nations had brought to Haiti
a myopic and heavy—handed
conceptionof a “peace—keeping”
mission. “Yhey have the ability
to use their money fiJr something
other than hullets,” he said. “If
they wanted to, they could” in—
vest in the country in the form
of socially useful projects.
The UN budget for
MINUSTAH — about $40 mil—
lion per month — exceeds the
budget of the entire Haitian go—
vernment, which is about $400
million annually.
Although Lindsay acknowledged
that the renewal
of MINUSTAH’s mandate for
at least another six months is
now all but certain, he showed
powerful evidence ofmisconduct
and criminal behavior, some of
which he had witnessed perso—
nally and videotaped. Lindsay’s
presentation included still pho—
tos and video footage that clearly
showed the occupation force’s
cavalier brutality, explaining
its lack of popular support. In
one sequence, a man was lugged,
shot and bleeding, from the
chaotic scene of a MIN USTAH
operation. Moments later, a
crowd of residents looked on as
a UN vehicle was torched in re—
taliation.I
Did He Jump
or Was He Pushed?
Aristide and the 2004 Coup in Haiti
(First article in a series)
by Peter Hallward
Former President Jean-Bertrand Aristide: Did he leap to safety on Feb. 29. 2004, or was
he pushed into captivity? People more sympathetic to the Lavalasgovernment have had
few occasions to present their side of the story In a systematic way.
little less than four years
ago, in late February 2004,
France, the US and a few other
old “friends ofHaiti” called on
the country’s elected president
Jean-Bertrand Aristide to resign.
No doubt Haiti’s friends
had their reasons. Following its
landslide election victory in May
2000, Aristide’s Fanmi Lavalas
party had proved that it was li—
kely to dominate Haiti’s parlia—
mentary democracy for the fareseeable
future: after the rather
less decisive election of George
W. Bush later that same year,
some of Aristide’s older friends
in the US began taking newly
energetic steps to undermine his
administration. A couple of years
later, when Aristide began asking
France to repay the enormous
amount of money that it had
extorted from its former slave
colony during the previous cen—
tury, international responses to
his government quickly evolved
from routine hostility to outright
aggression.
No—one disputes the fact that
during his last few days in office,
these same countries threatened
Aristide with a “bloodbath” if he
chose to serve out the remain—
der of his term in office. Nor
can anyone easily dispute the
fact that by early 2004, Haiti’s
oldest friends had done every—
thing necessary to make such
a threat look imminent and
plausible. Even before he returned
to office in February 2001,
they had gone to considerable
lengths to promote both a po—
litical and a paramilitary oppo—
sition to Aristide’s government,
an opposition that adopted the
elimination ofAristide as its very
raison d ’étre. Relentless pressure
from these opponents, combined
with punitive economic
measures implemented by their
foreign patrons, eventually bac—
ked Aristide into a corner from
which he couldn’t escape. By 28
February 2004, the area of the
country that remained under the
government’s direct control had
shrunk to little more than greater
Port-au—Prince. A small but
well—armed and well—funded military
force led by ex—soldiers Guy
Philippe and Jodel Chamblain
was apparentlypoised to attack
the capital. The government’s ra—
ther less well—armed security forces
were no longer reliable, and
the international community had
made it clear that it would only
intervene once Aristide agreed
to step down. Although there’s
little chance that Philippe’s
men could have taken the city on
their own, they might well have
’managed it, eventually, with sui—
table internationalsupport. On
the night of 28/29 February, the
prospect of a bloodbath was real
enough.
What’s more controversial
— and more likely to stay that v.
-
— is what happened in the
mactic hours just before Arist
left Haiti. With his back to
wall, did he choose to save
skin and accept a US offer
safe passage to a friendly th)
country? Or, on the contra.
was he forced to resign by hostii
foreign troops before being led,
manu militari, onto an American
plane?
Did Aristide leap to
safety, or
was he pushed into captivity?
Representatives of the US
government have spoken repea—
tedly and at length about what
they say happened that night.[l]
People more sympathetic to the
Lavalas government, by contrast,
have had few occasions to pre—
Continue on page I 6
Peter Hallward is a professor ofphilosophy at Middlesex University in
London, Englandand the author ofthe upcoming boo/e "Damming the
Flood: Haiti, Aristide and the Politics of Containment” to he published
by Verso thisfall.
Haiti Liberté 9
-
A
ab—n
LA
Par Dilip Him
1‘
Le fiasco de l’lrak a montré Ia saisissantelimitation de la puissance des plus hautes technologies du globe, de la plus destructive machine militaire
vec l’elfondrement de l'Union Sovie’tique en 1991, les
USA se tenaient fiérement --
militairement invincible,
sans rival économique, diplomatiquement incontestable
et force dominante sur les chaines d’information du
monde entier. Le siecle a venir allait étre 1e vrai « Siecle
US, » avec le reste du monde faconné a l’image de leur
superpurssance unique.
Pourtant, avec pas meme une décennie de ce siecle
derriere nous, nous sommes
de’ja te’moin de la montée
d’un monde multipolairedans lequel les nouvelles puis—
sances font douter des différents aspects de la supre’ma—
tie US -— la Russie et la Chine au premier plan, avec des
puissances re’gionales, le Venezuela et l’Iran, formant le
deuxieme rang. Ces puissances e’mergentes amorcent
l’effritement de l’hége’monie US, sans l’affronter, sépa—
re’ment ou conjointement.
Comment et pourquoi le monde a—t—il évolue’ ainsi
aussi vite ?
La debacle de l’administration de George W
Bush en Irak est certainementun facteur important de
cette transformation, un exemple classique dc puissance
impérialiste, qui déborde d’orgueil démesure’, se dispersant
au-dela de ses propres capacités. Au soulagement de
beaucoup -—
aux USA et ailleurs le fiasco de l’Irak —- a
montré la saisissante limitation de la puissance des plus
hautes technologies du globe, de la plus destructive ma—
chine militaire. Brent Scowcroft, conseiller a la sécurité
nationale de deux présidents US, concede dans édi—
un
torial récent, qu’en Iraq les USA «
sont au corps a corps
luttant a e’galité contre des adversaires qui ne sont méme
pas un Etat organise. »
L’ invasion et la désastreuse occupation de l’Irak qui a
suivi et la campagne militaire mal gérée en Afghanistan
ont écorne’ la crédibilité des USA. Les scandales a la pri—
son d’Abu Ghraib en Irak et a Guantanamo Bay in Cuba,
avec les massacres largement publiés des civils irakiens a
Haditha, ont gravement terni leur image morale. Dans
le dernier sondage d’opinion en Turquie, un Etat lai'que
membre de l’OTAN, seulement 9% des Turcs ont une
« opinion favorable »
envers les USA (52% de baisse en
seulement cinq ans).
Pourtant il y a d’autres explications --
indépendantes
des mésaventures manifestes de Washington ——
au chan-
10 Haiti Liberté
gement actuel dans les affaires internationales. Celles-ci
incluent, 1e surtout, durcissement du marche’ pétrolier et
du gaz naturel, qui a augmenté comme jamais avant 1e
pouvoir des riches nations pétrolieres ; l’expansion économique
rapide des méga nations, la Chine et l’Inde ;
la transformationde la Chine en principal fabricant de
base du globe ;
et la fin du duopole anglo-US dans les
informations de la télévision internationale.
Beaucoup de chaines, diverses perceptions
Durant 1a guerre du Golfe de 1991, seuls Cable News
Network et British Broadcasting Corp avaient des correspondants
a Bagdad. Ainsi l’audience TV internationale,
indépendamment de sa localisation, voyait le conflit a
travers leurs objectifs. Douze ans apres, quand l’admi—
nistration Bush, soutenue par le premier ministre bri—
tannique Tony Blair, a envahi l’lrak, l’Arabe Al-Jazeera
a brisé ce duopole. II a transmis des images ——
et des fairs
qui contredisaient la presentation du Pentagone. Pour la
premiére fois dans l’histoire, le monde était témoin de
deux versions d’une guerre en cours en temps réel. La
version Arabe d’Al-Jazeera, qui était aussi crédible que
les nombreuses compagnies de télévision de l’extérieur
du monde parlant Arabe d’Europe, d’Asie ——
et d’Amérique
latine --, a montré a ses video—clips.
Bien qu’en théorie la croissance de la télévision par
cable dans le monde entier air souleve’ la perspective de
mettre fin au duopole anglo—US de l’actualité télévisée
sur 24 heures, cela c’esr peu produir a cause du cofit exor—
bitant de la collecte et de la publication des informations
TV. Ce fut seulement l’arrive’e d’Al-Jazeera en Anglais,
finance’e par
le riche Emirat pétrolier du Qatar ——
avec
sa politique déclarée de proposer une perspective globale
sous l’angleArabe et Musulman --
qui, l’anne’e derniere,
a finalement brisé le moule e’tabli depuis longtemps. [Le
journaliste palestinien Khalid Amayreh a dénoncé depuis
l’infiltration de la BBC dans Al—Jazeera, NDT.]
Rapidement, France 24 est arrivée sur
les ondes, e'met—
tant en anglais et en francais 1e point de vue francais,
suivie en mi 2007 par Press TV en langue anglaise, des—
tinée a fournir la perspective iranienne. La Russie fut la
suivante en ligne dans 24 heures de nouvelles en anglais
pour écoute mondiale. Dans l’intervalle, stimulée par
le
president vénézuélien Hugo Chavez, Telesur, une
chaine
TV pan—Ame’rique-Latine base’e a Caracas, commencaita
concurrencer CNN en Espagnol pour
le grand public.
Comme au Qatar, ainsi qu’en Russie er au
Venezuela,
1e financement de ces entreprises d’information TV pro—
vient de la hausse des revenus pétroliers nationaux -- un
facteur qui a vidé l’hégémonie US pas seulement au figuré
mais en re’alite’.
La Russie, une superpuissance énergique
Sous le President
,
Vladimir Poutine, la Russie a plus
que récupéré du chaos économique qui a suivi l’effondrement
de l’Union Soviétique en 1991. Apres avoir en
réalite’ nationalise’ de nouveau l’industrie de l’énergie
dans des sociérés sous controle de l’Etat, il a commencé
a déployer son influence économique favoriser les
pour
intéréts de la politique étrangere russe.
En 2005, la Russie a dépasse’ les USA, devenant le
deuxieme plus grand producteur de pétrole du monde.
Son revenu pétrolier s’éleve maintenant a 679 millions
de dollars par jour. Les pays européens dependants de
l’importation du pétrole russe incluent maintenant la
Hongrie la ,
Pologne ,
l’Allemagne, er méme la Grande—
Bretagne .
La Russie est aussi le plus grand producteurde gaz
naturel de la planéte, avec les trois cinquiémes de ses exportationsde
gaz allant vers les 27 membres de l’Union
Européenne. La Bulgarie ,
l’Estonie, la Finlande et la
Slovaquie se procurent 100% de leur gaz naturel en Russie
; la Turquie 66% ; la Pologne 58% ; l’Allemagne 41%
;
et la France 25%. Gazprom, la plus grande entreprise
de gaz naturel de la Terre , a e’tabli les prix dans 16 pays
de l’UE.
En 2006, les reserves de devises e’trangeres du Kremlin
s’e’levaient a 315 milliards de dollars, partis des miséra—
bles 12 milliards de 1999. Peu s’e’tonnent qu’en juillet
2006, la veille du Sommet du G8 a Saint—Pe’tersbourg,
Poutine rejetait la charte sur
l’e’nergie proposée par les
leaders occidentaux.
Les réserves de devises e’trangéres remontant en fle—
che, les nouveaux missiles balistiques, et les liens plus
étroits avec la Chine prospere —- avec qui il a conduit
des exercices militaires communs dans la pe'ninsule de
Shandong en Chine en aout 2005 -— Poutine est a méme
de traiter avec son homologue US, 1e president Bush, en
tant qu’e’gal, ne michant pas ses mots dans son estima—
tion de la politique US.
« Un pays,
les USA, a outrepasse’ ses frontieres nationales
de toutes les maniere possibles, » a dit Poutine lors
de la 43eme Confe’rence Transatlanrique sur
la Politique
de Sécurite’ a Munich fe’vrier. <<
en Cela est visible dans
l’économique, la politique, les politiques culturelle et
educative qu’il impose aux autres nations... C’est tres
dangereux. »
Condamnant le concept d’un « monde unipolaire, »
il a ajouté : « Bien qu’on puisse enjoliver ces conditions,
an bout du compte cela décrit un scénario dans lequel
il y a un centre d’autorité, un centre de force, un centre
de prise de de’cision... c’est un monde dans lequel il
y a un maitre, un souverain. Et c’est pernicieux. » Son
opinion est tombée dans les oreilles attentives de presque
toutes les capitales des pays asiatiques, africains et
latino—américains.
La modification des relations entre Moscou et
Washington a été note’e, entre autres, par des analystes
et des de'cideurs de la riche région pétroliere du Golfe
Persique. Commentant la visite dont s’est acquitte’ Poutine
aupres des allies US a long terme, l’Arabie Saoudite et
le Qatar, apres la conference de Munich, Abdel Aziz
Sagar, president du Centre de Recherches du Golfe, a
écrit dans le journal basé a Doha, 7776 Peninsula, que
la Russie et les pays Arabes du Golfe, autrefois rivaux
de camps idéologiques opposés, ont trouvé un ordre du
jour commun dans le pétrole, le contre-terrorisme, et la
vente d’armes :
Un changement de centre a lieu dans un milieu oii
les pays du Golfe font part de leur enthousiasme a gar—
der ouvertes toutes les options géopolitiques, pour réviser
l’utilité des USA comme seuls garants de la sécurité, et
envisager un mécanisme de sécurité collectif impliquant
une foule d’acteurs internationaux.
En avril, le Kremlin a publié un importantdocument
de politique e’trangere. Il déclarait : « Le myt/ye au rujet
Vol.
1
No.11 O du 3 au 9 octobre 2007
Jan-.1.
.m'
.
"£231
.4
w"
a;
,.
.c
du ”mud: "mpg/dire{err déximr’grr' umfais pour mute:
en Imk. UM Runiefnm :1 dauantngeplzine dizrrumme
m Jet/mu: pant: inrégmnrr do changemmn posinfi Jan:
I: rmmdr. »
Les relations dc plus en plus rendues entre
le Kremlin
er Washingtonetaienr en harmonic avec l'upinion popua
lairc russe. Un sondagc Fait duram la période qui precé»
dair le Somme: du G8 en 2006 indiquait que 58% des
russes conside’raienrles USA comme « un pays peu ami-
Cal. n Cela s‘esr avéré étre Ia rendancc. Le mois dernier.
pat exemple. le majorlge'néral Alexander Vladimirov a
dir au journal grand public Komsolskya Pravda que la
guerre avec les USA est une « possibiliré » dans les 10 a.
15 ans 5 veniri
Chavez a le vent en ponpe
Dc rels sentimenu onr vibre chez Hugo Chavez. Tout
en visiranr Moscou en juin. il a vivemenr ennseillé aux
rnsses de revenir aux idécs de Vladimir Lénine, surrout
‘2
son anti-impérialisme. II a dir : « La e’mmniem n: neu—
lmzpas qu:
[a Rani: continue 1% re rein/er. Mair [a Rum?
I't'le‘ur d: noun/mu 01 mm qut centre d'aumritr‘, rt nuns,
les
pup/a du Maude. mum: [main qut [a Rum? deviant:
plusfbrtr, »
Chavez a conclu une
affair-e d’un milliard de dollars
pour acherer cinq sous-marins diesel afin de defendre
le plateau sous-marin riehe en pérrole du Venezuela ct
pour conrreearrer tour futur embargo éeonomique possible
im sé par Washington. D’ici 1:. le Venezuela csr
devenu e deuxieme plus grand acheteur d’armcments
russes. (L‘Alge'rie couronne la lisre. une aurte indication
de la croissance d’un monde d'affaires multipolaire). Le
Venezuela a acquis la distinction d'étre le premier pays
{I
recevoir le permis russc pour fabriquer lc famcux {usil
d’assaul AK—47.
En acheminanr une parlie des revenus pe'troliers de
son pays vers les véné‘Luéliens néccssileux,Chavez a
élnt‘gi
3: base llf sourien. Au grand depil de in Maison Blanche
dc Bush. il a barru son uni uc rival politiquc. Manuel
Rosales, dans l'élection presidcnrielle en déccrnbre dernier
avec 61% des vnix. Tour aussi humilianr pour l'adminiy
rration Bush. le Venezuela a cnsuire ocrroyé davanrage
d’aide e'rrang‘ere aux Erars larino-amérieains néeessitcux
que les USA.
Aprés sa re‘c’lecrion, Chavez a vigoureusemcnt pour—
suivi l'idéc de former une alliance anti-imperialism en
Ame’rique Latin: aussi hien que mondialemenri II a ren—
foreé les liens du Venezuela non seulement avec des pays
larins rels que
la Bolivic .
Cuba, l'EquareurY le Nicaragua
er I‘Argenrine crihle' de dettcs. mais aussi avec l’lran er
la Biélorussie,
Au momcnr nu il arrivair a Te'he'ran de Moscou (via
Minsk en Bie’lorussie) cn juin. [es 180 accords economiques
er politiques one son gouvernemenr nvait signés
avec Téhe'ran donnaienr de’ia des résulrars concrers. Les
voiuires er les rracreurs congus par les iraniens sorraienr
des chaincs dc mnnrage au Venezuela. La « ennpr‘mn‘m/
(Ir: pay; irm'é tritium; [mama/771m :1 Ir Vrnzzncbz
rzi/z u an
#171“ £71: L2
define k1[an/[lights(It I 'im/Ie'ria/ixmr
L.W WM“ Nu Jlnm. In villu I “WW“ton homohglu rum Vlldlmlv Poutlm pour la llmmnl do I’AnMId0 ll Chin- On flunk
n dam L1 preservation dc; nafiam. » a déclaré Chavez El
Téhétan.
Emhourbe’edans le marécage irakien er fouetre’ par
le
vent souH-lant en raFales des prix étroliers qui grimpent
en HEChe. l'adminisrralion Bush rmuve son domaine
dc mantzuvre terriblemenr limire lorsqu’il s’occupe de
la monte‘e des puissances pétroliéres. Aux insulres que
Chavez continue a lancer a Bush. la réponse US a ere
insipide.
La raison en est la dépendance handicapamc des USA
‘a
l'égard du petrole importé, qui constirue 60% du total
qu‘ils consommenr. Le Venezuela esr la quarri'emegrandc
source du pe’rrole importe' aux USA aprés le Canada. Ie
Mexiquc er l’Arabie Saoudite :
er quelques rafiineries aux
USA sonr concues spéeifiquemenr pour raifiner le pe’trole
lourd vénézue'lien.
Dans le sysléme dc Chavez our miner la « seule superpuissance,
» la Chine a un rc'I e important. Lars d’une
visire en aoi‘ir dernier a l’e’kin. sa quacriéme en Sept ans. il
a annonce que le Venezuela triplerait ses exportations dc
1.1
pérrole vers Chine ,
jusqu’a 500.000 harils par jour rrois en
ans, un bond qui convenair aux dcux cérés. Chavez
veur diversifier la base d'achereurs du Venezuela pour
réduire sa dépendance amt exporrarions vcrs les USA, er
les dirigeanrs chinois brulem d'envie dc diversifier leurs
importation:d'hydrocarbure en les éloignanr du Moyen-
Orient, oil l'inHuence US resre forte.
« L‘uppui d: [a Chine m nix import/mt pnur mm; (In
[mint r1: ilurpn/itique I! mural, » a déclaré Chavez. Ave:
un projcr commun de rafl‘inerie. la Chine a acce
re' dc
consrruire )5 plares»formcs de forage pétmlier, dc gurnir
18 pérroliers. or de eollaborer avec la compagnie d'Erar.
Permleos de Venezuela SA (PdVSA). en exploranr un nouvcau
gisemenr pérrolier dans lc Bassin dc l'Ore’noque.
In Chine sur u-ajectnirenmosphérique
La eroissance de la compagnie gerée par l'Erar
PerroChina a éré si considérable qu'e‘a la mi 2007 elle
n'était plus que second derriére Exxon Mobil sur
1: marché
des \raleurs des enrreprises sur l'énergie. En fair, eette
‘
année, unis com chinoiss sont arrivées sur
la liste
des 10 sociérés es plus fortemeni Evalue’es du monde.
Seuls les USA en onr en plus avec einq. Les reserves dl"
devises e'rrangeres de la Chine .
de plus de 1.300 milliards
de dollars. onr maintenam surpassé eelles du Japan.
Avec son produir inrérieur brur (PIE) monrant en
Héche
depasmnr I'Allemagne, la Chine sc classc N" 3 dc l’écnnomie
mondiale.
Dans l'are‘ne diplomatique. les dirigeanrs ehinois onr
franchi un nouvcau cap en 1996 en parrainanr l'Orga»
nisarion de Coopérarion dc Shanghai (3C0), se cornposant
de quart: pays Iimirruphcs La Russie :
e1 les rrois
anciennes Republiques Soviériques du Kazakhstan, du
Kirghizsran er du ’l‘ndjiltisran. Le 5C0 .1 comnlenee’ en
rant qu'organisation de coopération avec l'ohjecrifde pater
a la contrehande de drogue er au rerrorisme,
Plus lard. l‘Ouzbéltisran a
616 inviré par le SCO a le
rejoindre. bien qu'il 56 Salt pas contigue ‘a
la Chine. En
2003, le SCO a élnrgi son domainc en incluan: la cooperation
économique re'gionale dans sa charre. A tour
dc role. eela a mene’ a accorder le srarul d'obscrvateur
Pakistan. 5 in
l'lndc er a la Mongolie w nous coniigué a la
Chine ~
er a ”ran. qui m: l’esr pasi Quand les USA onr
fair une demande dc sratur d'observareur, ii: on: éte rcjerés.
une mésavenrure embarrassante pour Washington,
qui aimerair avoir un rel statur a I'I‘tssodaxion des Nations
du SudJisr Asiatiquc.
Au début de ce mois-ci. la veillc du sommer du SCO
a Bichkelt. capitale du Kirghiutan. le groupe a conduit
ses premiers exercices miliraires communs.
la mission au
norn cle code Mission de Pnix 2007. dans la région russe
de Chelyabinsk (is us l’Ouml. n
I: 5C0 esr destiné Si iouer
un role esscnriel en assuram la sécurité inrernarionale, »
a dil Ednan Karabayev. minisrre des afl'aires érrangéres
de Kirghizstan.
Ala fin de l'année derniére. comme l'hole du forum
Chinc-Afrique a I’ékin recevair les dirigeams de 48 dcs 53
nations africaines, la Chine a laissé les USA terriblemenr
derriére dans la course diplomarique pour cc continenr
(er ses hydrocarbures er aurrcs ressources), En échange
du pérrole d'Afrique. du minerai de fer, de euivr: er du
curon, la Chine a vendus dex marchandiscs a. has prix
aux Africains. er a aide’ les regions afi'ieaines dans I: ha
rimenr et l'nmélioration des routes, les chemins de Fer.
les ports. les harrages hydroélccrriques. les systemes dc
Lepre'sidlnllllnllnMahmoudAhmldlMJld men homulogulflugoChavez duVOnkmll
Vol. 1
No.11 0 an 3 au 9 octobre 2007
“ti“ Uborté
Suite A [a page [2
ll
Les puissances
monfanfes
Suite de la page II
télécommunications ct les écoles.
u L’approcheoccidentale d'imposet
ses valeurs et son systéme semEle-
litique a d'autres pays ne
pas acceptable pour la Chine. n a
dit Wang Hongyi. spécialiste dc
l'Afrique de l'Institut de Chine
dcs Etudes Internationales, «
Nous nous focalisons sur
le developpement
mutuel. -
Pour reduire lc coin du transport
du pétrole d'Afrique et du
Moyen»0rient, la Chine a commcnce'
a construirc un pipeline
l: étrolier a travcrs le Myanmar (
Birmanie ) depuis l: Baie du
Bengale jusqn’au Sudaoucslde la
province du Yunnan. réduisant
de ce fair la distance parcouruc
actuellement par les navirevciternes.
Ccla a sapé la campagnc
dc Washington pour isoler le
Myanmar. (Plus tét. Ic Soudan,
boycorté par Washington. avait
emerge comme principal four—
nisseur de petrolc afticain en
Chine.) De plus, les compagnies
pétroliéres chinoises ont concurrence
avec aeharncment Icuts
homologues occidentalcs, obtenant
l'accés aux reserves d'hyv
drocarburcs au Kazakhstan et
en Ouzbékistan‘
« La diplomatic pe‘troliére de
la Chine met
le pays sur une traA
icctoire de collision avec les USA
(‘I l'Europe de lbttcst. qui ont lfll‘
posc' des sanctions a ccrtains pays
oil in Chine realise dcs al'faircs. »
contmcntair William Mellor dc
Bloomberg News. Ce sentiment
cst rcHe'té de l'autre cote. aIt voit
In C/u‘m r1 1:: USA entrant m
ran/Ii! sur l‘t'mrdit tr dam [es mine'rtri
tier/in w a Jin Riguang.
consciller pe'trolicr ct gazier au
fire unvernement chinois ct mem-
du Comité Permanentdu
Conscil Consultatif Politique
Chinois.
L'industrialisation et
la mov
dernisation de la (2
m: cm aussi
stimulé la modernisation de scs
militairesr Lc test dc tit du premier
missile antisatellitc du pays,
qui a tc'ussi ‘a
de’truirc un satellite
chinois pe'rimc' en janvier. a
(létnontre’ dramatiquement ses
prouesscs technologiques crois—
santes. Washington alarme’ avait
déiii rcmatque’ l'attgntentation do
18% du budget dc la défense de
la Chine en 2007,
Attrilvuant l'élevation a des
12 Haiti leorté
DO
clue?" I dloltl : Rkhllfl Ch
, Bnnl Scmrofi Ii Wllllom Wlblllr
depenses supplémentaires dans
ré—
Bolchevique oil, selon eux,
les missiles, la guerre electronique
et autrcs articles de haute puissance. Les dirigeants chinois
a Russie tsariste était une giande
technologie, Liao Xilong. come restent enx
mandant du département aussi Piers du long
de la passe imperial dc leut pays, unique
parmi les nations.
10 Ligc'ration istique general dc I'ArmEede
du Peuplc, a dit : u L! Une fois vue globalement
mantle amid n’m pl!“ purifique, et dans le grand déroulement
a paw praiéger [a rémrirr’ natioa de l‘histoire, la notion dc I'exccptionnalisme
des USA qui a
nil/t, [a nabili/i:r l ’intégrite‘ Irrrirariak.
mm; denim: augment” conduit les néo-conservateurs
mnumablemmt [er de'pmm‘paur :l proclamer le Projet pour le
L1 modernisation milimire. » Nouveau SiEclc US vcrs la fin
Lc budget avoué dc la Chine du 20éme siécle --
adopté aussi
de 45 milliards de dollars était inconditionnellement par [administration
Bush n’a -- rien de
une fraction minuscule des 45‘)
milliards de dollars du Pcntagone. ncufi D'autrcs superpuissances
Pounant en mai, un rapportdu ont e'té la avant, er clles aussi onr
RECONSTRUCTION OF IRAQ
Pcnta one a noté l'e'le'vation rapidc
e la Chine u
comm: putssancc
réginnale et écunomiquc
avcc (les aspirations mondiales »
ct a aifirmé qu'elle était cn train
(it: planifier dcs projets militaires
au-dela du Detroit dc Taiwan
dans la région Asic— Pacifique.
cn preparation ‘a
dc possiblcs
conl'lits pour des tcrtitoires ou
dcs rcssources‘.
L'Ilnique superpulssance
dans le champ de l’histoire
(I: défi disparate a la pre’é—
minence mondiale des USA
ptovient. comme beaucoup de
conHits accrbcs, des rcssources
natutclles. en particulicr du per
trolc et du gaz naturcl. comme
dcs diHércnces idéolo iques sur
la dénioctatie. du styi: US, ou
ties droits dc l‘homme coneus
ct Favorisés par les dc‘cideurs oc»
cidentaux. Les perceptions au
sujct dc l'identitc‘ nationale (et
imptrtalc) et de liltistoire sont
aussi en ieur
Il est temarquable que
les responsables
russcs applaudissent la
rapide montée post-Soviétique
été
dc la Russie en se réfe’rant tcnv
drcmcnt a. let: de la revolution
témoins de la perte de leur
position principale au profit des
pulssnnces qul monlcmr
Attcune superpuissance des
temps modernes n'a maintenu sa
suprématic pour plus ('6 quelques
générations. Et mémc si leurs div
rigeants exceptiunnels petivent
eux~mémes l’avoir pensé, les USA,
de’ja manifeStement au deli: de
leur zénith, n’ont aucune chance
dc devenir une exce tion de ce
ntodi-le se'culaire dc 'histoire.
D ip Hire an [hureur d!
«Secret! 2: Memoriges: O [ration
Librne’ Ira/rimmi- :1, p m rirnne
mmr (1!. «Sang 11: la Tern: Ln
bamilleprmr [(5 rrrmurrer prime
liém quiduparmkrmr, » tau: dew:
pit/711?:
par Nation Bub.
Unzinal' http://wwwatimesrcom/
atimes/middle_castl l H22Alt01 .
html/
Asia 'nmes, le 22 will 2007i
”dilution dz l’e'trus Lombard
pour Alter Info.
Source: AlternativesInternational.
http://alternativcs -intcrnational.
net/
I
01‘: en est
la Diplomafie
hai‘fienne?
Suit: de la page 2
d'Etat ou ministrcs, ct puis croire
que lc tout est jotte" Une diplomatie,
ca discutc, ca s'oppose, q:
négocie et ea crée des éve’nements
pour le pays concerné.
C'est dans cctte perspective
que l'on ne comprend pas que
DOpuIl um arms. In pauvolv. u mm... gnuwmomntl—ta‘l
poImqm nlmm a: n mils aroma um I'Ippmhnlon a. I.
1: summer des chefs d'Etats el
dc gouvcrnements dc lAme’tique
latine contre
la droguc. cn mars
dernierY ait pu se tcnit a Santo
Domingo et non pas dans la ca—
pitale haiti e, alors que c’:st 1:
en. Ml Rene Garcia
Ptéval lui-méme qui était a l'origin:
dc cet éve’nement diplomatique.
Or, un
tel sommet est
toujours bénéfique pour l'image
du pays hote, Er surrout pour
son économie, puisque cc genre
d'c'vénements attire beaucoup de
journalistes ct dcs centaines de
collaborateurs de dirigeants politi
ues qui, Fotcément sont loge's
a l' étel, nourris dans les restaut-antset
fonrdu sho ping dans les
magasins de la viii): aceucillant
le sommet. Une fois encore,
la
Republi ue Dominicainc a e‘ré
lc grand éne’ficiaire d'unc belle
Initiative ha'i'tienne. D'ou lc role
portant des conseillers aupres
des dirigeants. C'est un fait. l'on
nt- peut pas tout penscr .
Auiourd’hui, les diplomae
:\
tcs haitiens en poste l‘e’ttanv
get n'ont rien a Fairc, et ce n'eSt
o nullerncnt une critique. CatY
ils n'ont aucun ordrc dc mission.
sort: dc cahicr dc charges a
m.
l’eur ectet. Pour s’occupcr, ils
assent
temps a improviser ans les
Chancelleries sur (les dossiers
qu'ils m: connais nt pas. puisquc
méme Port-au-Prince nt- leur
cnvoie aucune information Ces
Ambassadeurs et autrcs diplomates
dc second rang coutent de réceptions
en Conferences. mais
en
fait. ils n'ont rien dc probant
s demander ou a proposer, puisqu‘ils
ne connaissent pas les priorite’s
du gouvemement. Pourtant,
en Haiti, toutes les bases insritutionnelles
ou admi istratives
existent. mais personnc ne veut
ou nc souhaite avoir tine gestion
dc I’Etat dc maniérc rationnelle,
c’esti-dite, une planification 'a
long terme, tout en definissant
les priorités des pouvoirs publicsr
Mais on doit aussi s’intcrrogcr
les
sur véritables detenteurs du
pouvoir en Ha’ Qui définit les
priorités pour l Etat hai'tien ?
Nous pensons que l'occupa‘
tion du pays
la par Contmunaute’
Internationale est pout hcaucoup
darts I'absence d nitiatives de la
diplomatic hatriennc. En effet.
la prisc en charge d'Ha't'ti. par
I’Oiganisation dcs Nations Unios
en partieulier la MINUSTAH
(la Misslon des Nations Unies
pour la Stabilisation d'Ha'iti)
en 2004, a totalemcnt change
la donne. Ce sent. a notte avis,
les diplomates dc cute
intcrnationale mission
qui décidenr d:
tout pour
les autoritc’s haitiennes‘
Les Conferences qui s'orga isent
no profit on an not“ d'Ha’ sont
mises on place entiérement par la
MINUSTAH. Bien stir. pour ne
it prla um decision
INUSYAN'I
pas froisser la susceptibilite’ des di»
rigcants ha‘itiens. on
les invite a y
ptcndre part. Mais dans l'ensemblc.
l’on voit bicn que
les Haitiens
n'nnt as vtaiment leur mot a dire
dans ts decisions prises.
Depuis son arrivée au pouvoir,
ce nouveau guuvernement
a-t—il déja pris unc decision politique
relevant de sa scule auttr
rité sans I'approbation de la
MIN USTAH? II serait intc’resA
sant de connaitre les dossier sur
lesquels 1e gouvctnement ha' en
s'est oppose aux diplomates de la
MINUSTAH en Haiti. Car, depuis
2004, ii nous semble qu'il y
a une sorte dc gestion s'apparenrant
plus a une relation dc patron
a employequ'a un reel partenariat
entre un Etat souverain, certes en
faillite. ct unc institution intemationalcr
Jusqu'a l’heurc presents,
iI n'y a aucune decision du gouvernentent
hairien en ntatiére de
gestion relevant dc la souveraineté
d’ttn Etar qui ne soit faite sans
l'autotisation de la MINUSTAH.
et les dirigeants ha'itiens font tout
pour ne pas Err: en desaccord aver.
les responsables de la mission dc
l'ON Ur Ainsi, il est lugique que
plus d'une année aptés l'cnttée
cit function du nouvcau pouvoit
le'gitimc. lcs autorite's peincnt a
trouver leur marque.
W.K.FI
Dr. Kesler Dalmacy
[67! New Yurlt Ave
Brooklyn. New York 11226
Tel: 7 lS-‘Uli 5345
Le dorreur dz [4
comm «nab-u! Imi'lr'ennl
A)
New Yarlt
Vol.1No.11' flu 3 an 9 octohro 2007
I
....
”Axum”
. L'empire
Perspectives
de la consommation
La société de consommation
est un piége attrapenigauds.
a bamboche étourdit et trouble
la vue
;
cette immense
li—
ivresse universelle semble sans
mites dans le temps et dans l’espa—
cc. Mais la culture de la consom—
mation fair beaucoup de bruit,
comme le tambour, parce qu’elle
esr creuse et quand vient l’heure
de ve’rité, quand cesse le charivari
et que s’acheve la ,féte, l’ivrogne
se réveille, seul, en compagnie de
son ombre et des pots cassés qu’il
lui faut payer. L’expansion de la
demande butte contre les frontieres
que lui impose ce meme
systéme qui la génére. Le systéme
a besoin de marches de plus en
plus ouverts et de plus en plus
vastes comme les poumons ont
besoin d’air er, en méme temps,
le systeme a besoin de voir se
trainer a ras de terre, comme
ils se trainent effectivement, les
prix des matieres premieres et de
la force de travail humain. Le
mode
systérne parle au nom de tous,
c’est a tous qu’il s’adresse, c’est
de vie n’est pas bon pour
les gens, mais il est excellent pour
l’industrie pharmaceutique.
Les Etats—Unis consomment
la moitié des se’datifs, des anxio—
lytiques et autresdrogues chimiques
vendues légalement dans le
monde et plus de la moitié des
drogues interdites vendues illé—
galement, ce qui n’est pas de la
roupie dc sansonnet si On considere
que
les Brats—Unis comptent
pour a peine 5 % de la population
mondiale.
«Malheureux ceux qui vivent
en se comparant», dit avec regret
une dame du quartier du
Buceo, a Montevideo. La douleur
de n’étre plus, chantée jadis dans
le tango, a fair place a la honte
de ne pas posséder. Un homme
pauvre est un pauvre homme. «
Quand tu n’as rien, tu penses que
tu ne vaux rien », dit un jeune du
quartier Villa Fiorito, a Buenos
Aires. Et un autre, dans la ville
dominicaine de San Francisco
de Macoris, constate : « Mes freres
travaillent pour
les marques.
Ils passent leur vie a acheter des
Par Eduardo Galeano
Centre des Sciences de la Santé
de l’Université du Colorado. Le
pays qui a inventé la nourriture et
les boissons light, les « dietfooa' »
et les alimentsfiztfiee, a le plus
grand pourcentage d’obeses au
monde. Le consommateur modele
ne descend de sa voiture que
pour travailler et pour regarder
la te’lévision. Assis devant le petit
écran, il passe 4 heures, chaque
jour, a dévorer une nourriture
en plastique.
C’est le triomphede la saleté
déguisée en nourriture : cette industrie
est en train de conquérir
les palais du monde entier et elle
réduit en miettes les traditions
culinaires locales. Les coutumes
du bien manger qui viennentde
loin, sont le re’sultat, dans certains
pays, de milliers d’anne’es
de raffinement et de diversité et
elles sont un patrimoine collectifqui
se trouve en quelque sorte
sur les fourneauxde tous et pas
seulement sur la table des riches.
Ces traditions, ces signes d’iden—
tité culturelle, ces fétes de la vie,
sont en train d’étre liquide’es, de
temps de loisir se transforme en
temps de consommation. Temps
libre, temps prisonnier : dans les
maisons tres pauvres,
il n’y a pas
de lit, mais il y a une te'le'vision et
la télévision est doue’e de la paro—
le. Acheté a crédit, cet animal fa—
milier prouve
la vocation démo-
Le « shopping center » ou « shopping mall ». vitrine de toutes les vitrines, impose sa
presence envahissante. Les foules accourent en procession dans ce grand temple des
messes de la consommation.
cratique du progrés : il n’écoute
chute du Mur de Berlin.
Signe des temps :
cette firme
qui incame les vertus du « monde
libre » refuse a son personnel le
droit de se syndiquer a un syndicat
quelconque. McDonald’s
viole, ainsi, un droit légale—
ment reconnu dans beaucoup
des pays ou il opere. En 1997,
quelques travailleurs, membres
e ce que la firme appelle la
La plastificaiion de la nourriture a l‘échellemondiale, oeuvre de McDonald's,Burger King et autres usines, viole avec sucdés le droit a l’autodétermination de la cuisine : droit sacre’
parce ce que c'est dans la bouche que se trouve une des portes de l’éme.
a tous qu’il donne l’ordre impératif
de consommer, qu’il communique
la fievre d’acheter, mais
pas moyen : presque pour tout le
monde, cette aventure commence
et se termine sur
l’e’cran du télé—
viseur. La majorité des gens, qui
s’endettent pour avoir des choses,
finissent par n’avoir rien d’autre
que des dettes qui générent de
nouvelles dettes et ils finissent
par consommer des réves que
parfois ils matérialisent en som—
brant dans la délinquance.
Le droit au gaspillage, qui est
le privilege d’une minorité, prétend
étre la liberté de tous. Dismoi
combien tu consommes et je
te dirai combien tu vaux. Cette
civilisation prive de sommeil les
fleurs, les poulets, les gens. Dans
les serres, les Heurs sont soumises
a un éclairage permanent pour
qu’elles poussent plus vite. Dans
les élevages industriels de poulets,
les poules pondeuses aussi
ignorent ce qu’est la nuit. Er les
gens sont condamnés a l’insom—
nie a cause de l’anxiété que leur
causent leur envies d’achats er
de l’angoisse que leur cause
la
nécessite’ d’avoir a les payer. Ce
Vol.
1
No.11 6 du 3 au 9 octobre 2007
e’tiquettes et ils suent sang et eau
pour payer les mensualités »
Invisible violence du mar—
ché : la diversité est l’ennemie
de la rentabilité et l’uniformite’
commande. La production en
série, a une échelle gigantesque,
impose partout ses obligatoires
regles de consommation. Cette
dictature de l’uniformisation
obligatoire est plus dévastatrice
que n’importe quelle dictature a
parti unique elle impose, dans
2
le monde entier, un mode de vie
qui reproduit les étres humains
comme autant de photocopies du
consommateur modele
Le consommateur modele
c’est l’individu immobile. Cette
civilisation qui confond la quan—
tité avec la qualité, confond l’obé—
sité avec la bonne alimentation.
D’apres la revue scientifique The
Lancet, durant la derniere de’cen—
nie, le nombre de cas d’ « obésité
severe »
ont augmenté de presque
30 % parmi la population
jeune des pays les plus développés.
Chez les enfants nord—américains,
l’obe’site'
a augmenté de 40% au
cours des 16 dernieres anne’es,
selon une enquéte récente du
facon foudroyante,
par l’imposi—
tion du savoir chimique et
uni—
que : la mondialisationdu hamburger,
la dictature du fast—food.
La plastification de la nourritu—
re a l’échelle mondiale, oeuvre
de McDonald’s, Burger King et
autres usines, viole avec succes le
droit a l’autode’termination de la
cuisine : droit sacre' parce ce que
c’est dans la bouche que se trouve
une des portes de l’ame.
Le championnatmondial de
football de 1998 nous a confir—
mé, entre autres choses, que la
carte de crédit MasterCard tonifie
les muscles, que
Coca—Cola
donne la jeunesse e'ternelle et que
le menu de McDonald’s ne saurait
étre absent de l’estomacd’un
bon athlete. L’immensearmée dc
McDonald’s bombarde de ham—
burgers les bouches des enfants et
des adultes sur toute la surface de
la planéte. La double arche de ce
M a servi de banniere dans la ré—
cente conquéte des pays de l’Europe
de l’Est. Les queues devant
le McDonald’s de Moscou ouvert
en 1990, en grande pompe, ont
symbolise la victoire de l’Occident
aussi éloquemment que la
Macfamille, ont essayé de se syndiquer.
C’était dans un restau—
rant MacDonald’s de Montreal,
au Canada : le restaurant a fermé.
Mais, en 1998, d’autresemployés
de McDonald’s, dans une petite
ville pres de Vancouver, ont
réussi cet exploit digne du Guide
Guinness des records.
Les masses des consommateurs
recoivent des ordres dans
une langue universelle : la publicite’
a réussi ce que
l’espéran—
to avait voulu faire mais n’a pas
réussi a faire. N’importe qui, partout
dans le monde, comprend
les spots publicitaires émis par
le téléviseur. Au cours de der— ce nier quart de siecle, les dépenses
publicitaires ont été multipliées
51
par deux dans le monde. Grace
cela, les enfants pauvres boivent
de plus en plus de Coca—Cola et
de moins en moins de lait et le
personne, mais il parle pour tous.
Les pauvres et les riches connaissent,
de ce fait, les qualités des
automobiles derniers modele et
les pauvres et les riches
in—
sont
forme’s des avantageux taux de
cre’dit que propose telle ou telle
banque.
Les experts savent transfor—
mer les marchandises en panoplies
magiques contre la solitude.
Les choses ont des attributs humains
: elles caressent, accompa—
gnent, comprennent, aident ; le
parfum te donne son baiser et la
voiture est ton amie qui jamais
me te trahira. La culture de la
consommation a fait de la solitu—
de le plus iucratif‘des commerces.
Les trous de la poitrine, on les
colmate en les bourrant de choses
ou en révant de le faire.
Er les choses peuvent faire
plus qu’embrasser elles : aussi
peuvent étre des symboles d’ascension
sociale, des laissez-passer
pour franchir les barrieres douanieres
de la société de classes, des
clés qui ouvrent des portes interdites.
Plus elles sont exclusives,
plus c’est parfait : les choses
te choisissent et te sauvent de
l’anonymat de la multitude. La
publicité ne nous renseigne pas
Suite d klpage 19
"wheel fBala
Haiti Liberté
as
l3
Le capitalisme er
Ia démocrafie sont,
en dernier ressorr,
incompatibles.
Par Noam Chomsky
Noam Chomsky, une des principa/es voix de la gauche
aux Etafs-Unis, a donné en 1970 la conférence «Le
gouvernemenf dons l'avenir», que pub/ienf maintenant,
dons son infégra/ifé, les édifions Anagrama. Dans ceh‘e
conférence, donnée a New York, Chomsky s'im‘erroge
sur la possibilité de transformer la sociéfé face a ce qu'i/
a appelé «Ia barbarie contemporaine».
our terminer, permettez-moi
dc considérer le troisieme et
quatrieme points de reference que
j’ai mentionné au debut le bol—
:
chevisme —
ou socialisme d’Etat
—
et le capitalisme d’Etat. Comme
j’ai voulu le suggérer, ils ont des
points communset, par certains
aspects tres intéressants, ils different
de l’idéal libéral classique
et de son évolution ultérieure
jusqu’a sa transformation en socialisme
libertaire.‘ Etant donne’
que je m’occupe de notre société,
permettez—moi de faire quelques
observations, assez éle'mentaires,
au sujet du role de l’Etat, de son
evolution probable et des suppo—
sitions idéologiques qui accompa—
gnent ces phénoménes et, parfois,
les dissimulent. Pour commencer,
nous pouvons distinguer deux
systemesde pouvoir : le politique
et l’économique.
Le premier est constitué, en
principe, par des repre'sentants
que le peuple élit pour qu’ils de’-
cident de la politique publique ;
le second, en principe également,
est un systeme de pouvoirs privés
—
un systéme d’empires prive’s —
qui
échappent au controle du peuple,
excepté dans leurs aspects
loin—
tains et indirects dans lesquels
méme une noblesse fe’odale ou
une dictature totalitaire doivent
répondre a la volonté populaire.
Cette organisation de la société
a diverses consequences im—
médiates. La premiere est que,
d’une maniére trés subtile, elle
pousse une grande partie de la
population, soumise a des decisions
arbitraires venant d’en haut,
a accepter l’autoritarisme. Et, a
man avis, cela a une effet tres pro—
fond sur
le caractére géne’ral de
notre culture, qui se manifeste
dans la croyance qu’il faut obéir
aux ordres arbitraires et se plier
aux décisions de l’autorite’. Et, a
man avis également, un des faits
les plus remarquables et passionnants
de ces derniéres années a
été l’apparition de mouvements
de jeunesse qui s’opposent a ces
régles de conduite autoritaire et
commencent méme a les lézarder.
La seconde consequence importante
de cette organisation de
la société est que le champ d’ap—
plication des décisions soumises,
en théorie du moins, au controle
démocratique populaire est tres
réduit. Par exemple, en principe,
en sont légalement exclues les institutions
fondamentales de toute
14 Haiti Liberté
société industrielle évoluée, c’est—
a—dire, les systemes commercial,
industriel et financier dans leur
totalite’.
Et la troisieme consequence
importante est que, méme au sein
du domaine réduit des questions
qui font, en principe, l’objet de
décisions prises de’mocratique—
ment, les centres prive’s de pou—
voir peuvent exercer, comme nous
le savons bien, une influence dé—
mesurée en utilisant des me'tho—
des aussi e'videntes que
le contréle
des moyens de communication
ou des organisationspolitiques,
ou, d’une maniére plus simple
et directe, par le simple fait que,
habituellement, les personnalités
les plus fortes du systéme patlementaire
en viennent. L’étude
récemment menée par Richard
Barnet au sujet des quatre cents
personnes qui ont de’cide’ des po—
litiques du systeme national de
sécurité des Etats—Unis depuis
la fin de la Seconde Guerre mon—
diale de’montre que la majeure
partie d’entre elles «viennent des
bureaux des hauts dirigeants ou
des cabinets d’avocats situés dans
quinze batiments si proches
—
les uns des autres que ces
per—
sonnes auraient pu s’appeler en
criant re’partis entre New York,
—
Washington, Detroit, Chicago et
Boston». Et toutes les autres études
a ce sujet arrivent aux memes
conclusions.
En résumé, dans le meilleur
des cas, le systeme démocratique
jouit d’un domained’action tres
réduit dans la de’mocratie capita—
liste, et dans ce domaine si réduit,
son fonctionnement se voit méme
terriblement géne’ par les concentrations
de pouvoir privé et par
les modes de penser autoritaires
et passifs que poussent a adop—
ter les institutions autocratiques,
comme les industries. Bien que ce
soit un truisme, il faut souligner
le
constammentque capitalisme
et la démocratie sont, en dernier
ressort, incompatibles.
Je crois qu’une étude minu—
tieuse de la question renforcera
encore davantage cette conclusion.
Tant dans le systeme politi—
que que dans le systéme industriel,
de cen—
on observe des processus
tralisation du controle; Pour ce
qui est du systémepolitique, dans
tous les regimes parlementaires, et
le notre n’y fait pas exception, le
role des chambres dans la prise
des decisions politiques a diminué
depuis la Seconde Guerre mon—
Perspectives
diale. En d’autres l’im—
termes,
portance du pouvoir exécutif a
augmenté parallelementa celle
des fonctions de planification de
l’Etat. 11 y a quelques années, le
Comité des Forces armées de la
Chambre des Représentants’a dé—
crit le role du Parlement des Etats-
Unis comme celui d’un «oncle
parfois grognon, bien que dans
le fond gentil, qui se plaint tout
en tirant furieusement sur sa pipe,
mais qui, pour finir, comme tout
le monde l’attendait, ce'dera (...)
et donnera l’argent qu’on lui demande».
Une étude attentive des deci—
sions civiles et militaires prises depuis
la Seconde Guerre mondiale
montre que cette description est,
fondamentalement, correcte.
11
y a vingt ans, le sénateur
Vandenberg a exprimé sa
préoc—
cupation devantlapossibilité que
le president des Brats—Unis puisse
devenir «le principal seigneur de
la guerre du monde». C’est déja le
cas, comme le montre la décision
de lancer l’escalade militaire au
Vietnam, prise en fe’vrier 1965
et qui faisait cyniquement H de
la volonté exprimée par Félectorat.
Cet incident fait apparaitre
en toute clarté le role du peuple
dans la prise de décisions relatives
a la guerre et la paix, ainsi
qu’aux grandes lignes de la politique
géne’rale ; il met aussi en
evidence l’insignifiance de la po—
litique électorale au moment de
la prise de décisions de politique
nationale. I
Noam Chomsky
La 62°assemblée
de I’ON U
-
Suite de lapage 4
Préval est dans son bain, le pre’si—
dent est en train de nous montrer
son vrai visage, car il ne fait que
réhabiliter la classe politique re—
jetée par le peuple. C’est ce qui
explique, qu’il n’a eu aucune ren—
contre avec la grande communau—
té ha'itienne soit a New York ou a
Miami. 11 s’est settlementcontenté
dc rencontrer en privé des gens
invités seulement par son trés cher
ambassadeur a Washington. On
en veut pout preuve que cette ren—
contree a été diffusée — et c’est
une premiere — sur
les ondes de
la Radio Tropicale, une radio qui
ne recycle que des journalistes
anti-progressistes.
Préval a aussi fait remarquer
que « [er ooisins d’Hai'ti, dont les
pluspuissanzs, n’ont cesse’
dhfirmer
que le pays représente une menace
pour [a sécurite’de [a region, parce
que trap souvent resproblemes 5e
retrouoent dam l’agenda de l 715—
semblée générale ou du Conseilde
sécurité ». A entendre le dirigeant
hai'tien, quelqu’un qui serait ignorant
de la téalite’ hai'tienne aurait
pu le prendre au sérieux, alors
que c’est lui qui invite les forces
d’occupation a rester dans le pays.
De toute facon, il est tres satis—
fait de la repression des forces de
sécurite’ hai'tiennes et onusiennes
dans les quartiers populaires, et
soit dit en pasant la disparition
de Lovinsky Pierre Antoine ne
lui
a fair ni chaud ni froid. Quelle
tristesse !
Et quel malheur.l
Archives er documents
Patrice Lumumba
Pesqu’un demi—siecle nous ré—
pare dujour de l hsrmrinat :ur
commande de Patrice Lumumba,
[e lye’ros de [a luttepour l ’indépendance
du Congo d l’e’gam' de [a
Belgique, mais to figure est bien
pre’sente dans le souvenir de beaucoup
dejeunes Afrieaim.
Voiei .ta derniere lettre, éerite
d mfemme, deprison:
Ma compagne chérie,
Je t’e’cris ces mots sans savoir
s’ils te parviendront, quand ils te
51
parviendront et je serai en vie
lorsque tu
les litas. Tout au long
de ma lutte pour l’indépendance
de mon pays, je n’ai jamais douté
un seul instant du triomphe final
de la cause sacrée a laquelle mes
compagnons et moi cré avons consa-
toute notre vie. Mais ce que
nous voulions pour notre pays,
son droit a une vie honorable,
a une dignité sans tache, a une
indépendance sans restrictions,
le colonialisme beige et ses alliés
occidentaux — qui ont trouvé des
soutiens directs ct indirects, délibérés
et non délibérés, parmi
certains hauts fonctionnaires des
Nations—unies, cet organisme en
qui nous avons placé toute notre
confiance lorsque nous avons fait
appel ‘a son assistance — ne l’ont
jamais voulu.
115
cm corrompu certains de
nos compatriotes, ils ont contri—
bué a déformer la vérité et a
souiller notre indépendance.
Que pourrai je dire d’autre?
Que mort, vivant, libre ou en
prison sur ordre des colonia—
listes, ce
n’est pas ma personne
qui compte. C’est 1e Congo, c’est
notre pauvre peuple dont on a
transformé l’indépendance en
une cage d’ou l’on nous regarde
du dehors, tantot avec cette compassion
bénévole, tantét avec joie
et plaisir. Mais ma foi restera
inébranlable. Je sais et je sens
au fond de moi méme que tot ou
tard mon peuple se de’barrassera
de tous ses ennemis intérieurs ct
extérieurs, qu’il se levera comme
un seul homme pour dire non
au capitalisme dégradant et hon—
teux, et pour reprendre sa dignité
sous un soleil pur.
Nous ne sommes pas seuls.
L’Afrique, l’Asie et les peuples
libtes et libérés de tous
les coins
du monde se trouveront tou—
jours aux cétés de millions de
Congolais qui n’abandonneront
la lutte que
le jour ou i1 n’y aura
plus de colonisateurs et leurs
mercenaires dans notre pays. A
mes enfants que je laisse, et que
peut—étre je ne reverrai plus, je
veux qu’on dise que l’avenir du
Congo est beau et qu’il attend
d’eux, comme
il attend de cha—
que Congolais, d’accomplir la
tache sacrée de la reconstruc—
tion de notre indépendance et de
notre souveraineté, car sans di—
gnité il n’y a pas de liberté, sans
justice il n’y a pas de dignité, et
sans indépendance il n’y a pas
d’hommes libres.
Ni brutalite’s, ni se'vices, ni
tortures ne m’ont jamais amene’
a demander la grace, car je pré—
fére moutir la téte haute, la foi
inébranlable et la confiance profonde
dans la destinée de mon
pays, plutot que vivre dans la
soumission et le mépris des prin—
cipes sacrés. L’histoire dira un
)our son mot, mais ce ne sera
pas l’histoire qu’on enseignera
a Bruxelles, Washington, Paris
ou aux Nations Unies, mais celle
qu’on enseignera dans les pays
affranchis du colonialisme et de
ses fantoches. L'Afrique écrira
sa propre histoire et elle sera au
nord et au sud du Sahara une
histoire de gloire et de dignité.
Ne me pleure pas, ma compagne.
Moi je sais que mon pays, qui
souffre tant, saura défendre son
inde’pendance et sa
liberte’.
Vive le Congo ! Vive l’Afrique !
Patrice Lumumba
Lumumbafiitassassine’le 17januier
1961, moim de sept mois aprés
[a declaration d ’indépendtznce du
Congo a'ont i/ e’tait Premier ministre.
Comme mm a'metre: leaders
nationalism afrieainr, i1 devait
diriger un pays dent lerfrontiere:
arbitmiresaoaient e’te’ trace’es au
19eme xiécleparles vieillespuirran—
ces coloniales pour mieux diviser
et conque’rir [’Afiique.
Vol. 1
No.11 0 du 3 au 9 octobre 2007
Perspectives
L’assassin du Che, l’Opérafion
Miracle ei les médecins cubains
ario Teran, ancien sous—officier
bolivien a la retraite,
tristement ce'lebre pour avoir procédé
a l’exécution du légendaire
guérilléro Ernesto Che Guevara
le 9 octobre 1967, dans la petite
école de La Higuera en Bolivie,
vivait dans l’anonymat le plus
complet a Santa Cruz. Plonge’
dans le dénuement le plus total,
il subsistait uniquement de sa misérablepension
d’ancien soldat et
avait perdu la vue, victime d’une
cataracte qu’il n’avajt pu faire soi—
gner faute de moyens (1).
En 2004, 1e president cubain
Fidel Castro a lancé une vaste
campagne humanitaire conti—
nentale portant
le nom
d’Opé—
ration Miracle, soutenue par
le
Venezuela, qui consiste a opérer
gratuitement les Latino—ame’ricains
pauvres atteints de cata—
ractes et autres maladies oculai—
res. En 30 mois, pres de 600 000
personnes de 28 pays, y compris
des citoyens e’tasuniens, ont retrouvé
la vue grace a l’altruisme
des médecins cubains. L’objectif
annoncé est d’opérer 6 millions
de personnes d’ici 2016 (2).
L’élection d’Evo Morales a
la présidence de la République
en décembre 2005, et sa volonte’
a entreprendre une politique
sociale destine’e a améliorer le
bien-étre d’une des populations
les plus pauvres du continent,
a permis aux Boliviens d’accéder
au programme humanitaire
lancé par Cuba. Pres de 110 000
Boliviens ont ainsi pu retrouver
FAUSTi-N “iii-R,
"Hem: 18R,
.
lMPASSE ROUSSEAU #5
Tel Haiti: (509) 748-6856
ou 708-5144
Tel Miami: (305) 799-1021
Vol. 1
No. 11 O du 3 au 9 octobre 2007
la vue sans débourser un seul
centime (3).
Parmi ceux-ci se trouve
Mario Teran, qui a ainsi pu se
débarrasser de son grave handicap
grace aux
me’decins cubains.
Pablo Ortiz, journaliste bolivien
travaillant pour
le quotidien El
Deber de Santa Cruz, a rapporte’
l’histoire : « Teran avait des problemes
de cataracte et a été opéré
grace a l’Opération Miracle, par
des médecins cubains, de manicre
totalement gratuite ». Puis il a
donné de plus amples détails : «
Ce type est un parfait inconnu.
Personne ne sait qui il est. Il est
complétement ruine’ et il s’est pré—
senté a l’hopital de l’Opération
Miracle. Personne ne
l’a reconnu
et il a été ope're’. C’est son propre
fils qui nous l’a raconte’, et qui
s’est rendu a notre journal pour
effectuer un remerciement public
[. . .] Cela s’est passé en aofit
dernier [2006] (4) ».
L’histoire reserve parfois des
surprises.Ainsi, l’assassin du Che
a été soigné par des médecins envoyés
par Fidel Castro, le plus
fidele et intime compagnondu «
guérillero héroi'que ». Teran doit
sa vue aux missionnaires de la
santé qui suivent l’exemple in—
ternationaliste de l’homme qu’il
a éliminé.
Selon l’ancien agent de la
CIA Félix Rodriguez, qui avait
participé a la capture du Che,
Teran s’était porte’ volontaire
pour exécuter le leader rebelle.
Auparavant, il avait froidement
assassiné tous les autres prison—
niers (5). Mais, face au Che, le
courage lui manqua :
« Quand je suis arrivé dans la
classe, le Che e’tait assis sur un
banc. En me voyant, il me dit :
-Vous étes venu pour me
tuer ?
Je me suis senti intimidé et
j’ai baissé la téte sans re’pondre.
Ensuite, il m’a demandé :
—Qu’ont dit les autres
?
1e lui ai re’pondu qu’ils
n’avaient rien dit, et il commen—
ta : -Quel courage
!
Je n’osais pas tirer. A ce moment—la
j’ai vu le Che grand,
trés grand, énorme. Ses yeux
par Salim Lamrani
brillaient intensément. J’ai senti
qu’il m’écrasait et quand il me
te—
garda fixement, j’ai en un
étour—
dissement. J’ai pense’ qu’avec un
mouvement rapide le Che pour—
rait me prendre mon arme.
-Calmez-vous — me dit-il —
et visez bien, vous allez tuer un
homme.
Ensuite, j’ai effectué un pas
en arriere, vers le seuil de la porte,
j’ai ferme’ les yeux et j’ai tiré la
premiere rafale [...]. J’ai repris
courage et j’ai tire’ une seconde
rafale, qui l’a atteint au bras, a
l’épaule et au coeur. Il était mort
désormais (6) ».
A l’aube du quarantiéme
anniversaire de sa disparition,
malgre’ l’exécrable campagne
médiatique internationale des—
tinée a ternir l’image d’un des
plus grands révolutionnaires de
l’histoire du XXe siécle, l’exern—
ple du Che reste
« grand, trés
grand, énorme » et continue de
briller « intense’ment » grace au
sacrifice des dizaines de milliers
de médecins cubains qui, dans
l’anonymat de leur action héro'i—
que, aux quatre coins de la pla—
nete, persistent a croire qu’un
autre monde, moins cruel, est
possible.
Notes
1
HectorArturo, « Che vuelve a ganar
otro combate », Granma, 29 septembre
2007.
2 0peraci6n Milagro, « Pagina Principal
n, 28 septembre 2007. http://www.operacionmilagro.org.arl(site
consulté le
30 septembre 2007). Pour les citoyens
étasuniens qui ont bénéficié du programme
humanitaire voir Prensa Latina,
« Oftalmologo estadounidensereconoce
valor de Operacién Milagro a, 19
janvier 2007.
3 Operacion Milagro, e Bolivia. De las
tinieblas a la luz : Operacidn Milagro
devolvié la vista a mas de 108 403 pacientes
a, 28 septembre 2007. httpzll
www.0peracionmilagro.org.arl (site
consulté le 30 septembre 2007).
4 Juan Pablo Meneses, ( (Primicla
Mundial I Entrevista a Pablo Ortiz
», Cr6nicas Argentinas,
11
octobre
2006.
5 Claudia Marquez, « El Guenero de las
sombras. Entrevistaa Felix Rodriguez
), El VerazI 19 a00t 2005.
6 Mario Torin, ¢ Extrait a, pas de date.
http:llfotolog.terra.com.arldesdelaterraza:26
(siteconsulté Ie 30 septembre
2007).
Salim Lamrani estenseignant, écrivain
etjoumaliste frangais, specialists des
relationsentreCuba et les Etats-Unis. II
a notammentpublié Washington oontre
Cuba (Pantin : Le Temps des Cerises.
2005), Cuba face a I'Empire (Geneve :
Timeli, 2006) et Fidel Castro, Cuba et
les Etats-Unis (Pantin : Le Tempsdes
Cerises, 2006).
Articles de Salim Lamrani
publiés par Mondia/isation
Mondz'alz'sation
ler octobre 2007 I
La Banque du Sud doii éire
indépendanle des marchés
de capiiaux
Interview d’Eric Toussaini
,
Eric Toussaint est docteur en
sciences politiques et president du
Comite’ pour l’Annulation de la
Dette du Tiers Monde Belgique
—
(CADTM). H a travaillé conjoin—
tement avec le cabinet du minis—
tere équatorien des Finances 31
la re’dactionde la proposition de
ce pays pour la construction de
la Banque du Sud. Nous l’avons
rencontre’ a Caracas afin de dé—
chiffrer les inte’réts en jeu dans le
projet de création d’une Banque
du Sud.
Caracas, 13 aofit 2007
(NOTISUR).— 01‘: en est la
construction de la Banque du
Sud a l’heure actuelle?
Sept pays d’Ame’rique du Sud
sont impliqués dans la création
d’une Banque du Sud. En plus
du Venezuela qui a lancé l’ini—
tiative, se sont ajoute’sl’Argentine,
la Bolivie, l’Equateur, le Brésil, le
Paraguay, l’Uruguay (le Suriname
et la Guyane pourraient les re—
joindre prochainement). Pour
l’Amérique du Sud, il manque
seulement la Colombie, le Pérou
et le Chili. Mais ces pays ne s’y
joindront pas, bien que
le Chili
participe comme membre observateur
aux re’unions préparatoires.
La Colombie et le Pérou ont des
régimes directement opposés a
celui de Chavez et sont des fideles
soutiens de la politique des Etats—
Unis dans la région.
11
y a eu différentes réunions
mais aucune date n’a été déter—
mine’e pour le moment. 11 existe
un accord de principe et la discussion
tourne autour du volume
de l’apport de chaque pays. Parce
qu’il y a des differences importantes
entre l’économie du Brésil
compare’e, par exemple, a celle du
Paraguay ou a de l’Equateur.
Une chose importante va
nor—
malement se confirmer, c’est le
principe d’ «un pays un vote», qui
était encore en discussion il y a
un mois. Mais ce n’est pas sfir
car certains pays (dont le Brésil
qui semble revenir a la charge)
proposaient un vote proportionnel
comme cela s’applique a la
Banque mondiale (BM) ou au
Fond monétaire international
(FMI). Si les pays fondateurs
adoptent le méme mode de répartition
des votes, la Banque du
Sud ne représentera alter—
pas une
native 2‘1
ces institutions en terme
dc démocratie.
mercial.
Sept pays se sont investis
cetteinitiative, cependant
les inte’réts ne convergent pas
toujours. Quels sont les intéréts
en jeux?
L’économiede l’Amériquedu
Sud est clairement domine’e en
premier lieu par
les multinatio—
nales du Nord et ensuite par le
Brésil qui a, avec tous les pays que
je viens de citer, un excédent com—
Par Sébastien Brulez
C’est a dire qu’il expor—
te vers ces pays plus que ce qu’il
en importe. Le Brésil n’est pas a
l’initiative de la Banque du Sud
parce qu’il n’a pas besoin d’une
institution multilatérale conti—
nentale pour comforter sa puissance
e’conomique. Tandis que
le Venezuela, qui a un agenda
volontariste d’inte’gration latino—
ame’ricaine avec des criteres politiques
de gauche, veut le succes
de la Banque du Sud. A chaque
étape du processus de construction
il essaie d’accélérer 1e rythrne
pour arriver ‘a des accords.
Les petits pays (ce n’est pas
péjoratif, il s’agit de la taille de
leur e’conomie), c’est a dire la
Bolivie, l’Equateur, le Paraguay
et maintenant l’Uruguay sont
bien entendu inte’ressés par une
banque multilate’rale publique,
capable de financer leurs projets
de développement. Elle leur donnerait
une marge de manoeuvre
face aux créanciers actuels que
sont la Banque interaméricainede
De’veloppement (BID), la Banque
mondiale, le FMI et d’autres or—
ganismes. Ces pays recherchent
une Banque du Sud.
H y a donc diHérents intéréts.
Le Brésil ne recherche pas de facon
active la Banque du Sud mais se
trouve engage’ dans sa création
parce que si cet organisme voit le
jour, le Brésil ne pourrait en étre
absent, sous peine de perdre une
partie du poids dominant qu’il
détient dans la région.
Doncd’un cote, 1e Venezuela
fait pression pour arriver a un re’—
sultat au moins avant la fin de
l’anne’e, tandis que de l’autre, le
Brésil essaie de ralentir la création.
Vous (lites que l’Equateur a
une position plus avancée que
le Venezuela dans les propositions.
Pourquoi?
La position du Venezuela
(ainsi que
celle de l’Argentine) exprirnée
dans un texte datant de la
fin mars 2007 faisait un
diagnos—
tic de la situation de l’Ame’rique
latine proche de ce que pourrait
écrire la Banque interaméricaine
de développement (BID) ou la
Banque mondiale. Le texte affirme
que la raison fondamentale
de la fragilite’ de l’Amérique
latine est le faible développement
des marche’s de capitaux sur
le
continent.
Or cela n’est pas la cause des
faiblesses et des problémes écono—
miques et sociaux de l’Amérique
latine. Il faut parler du résultat de
30 années dc politique neolibérale,
des privatisations, de la perte de
souveraineté, de l'ouverture éco—
nomique démesurée et de plusieurs
siecles de domination par
les pays
les plus industrialisés.
11
y a donc une difference. Le
Suite d lapage 18
Haiti Liberté 15
‘-
Aux victimes du 30 septembre 91
la démocrafie reconnaisam‘e
«Songe, songe, Céphise, a: cette nuif cruel/e
qui fut pour four un peuple une nuif éferne/Ie »
— Rendez-nous notre démacmtie.’
Rma'ez—nou: notre victoire électorale.’
Rmdez—nou: notre dignite’ bafiuée.’
Laissez-nous viz/re! A has lHrmée.’
els étaient les cris de colere, de
douleur et de rage impuissan—
te jaillis du coeur de tout un peu—
ple aflligé. C’était au petit matin
du 30 septembre 1991 lorsque
la macouto—soldatesque aux
or—
dres du ténébreux «laboratoire»
commencait a massacrer
les petites
gens des quartiers populai—
res qui tentaient de se mobiliser
contre le tragique coup d’Et'at
dont la démocratie venait d’étre
victime. La lecon avait été bien
apprise par les militaires lors du
coup de force avorté d’un certain
Roger Lafontant au mois de janvier
1991. Le camp
anti—changement
avait re’alisé que toute tentative
des masses populaires de
protester contre l’arbitraire et la
violence de classe devait étre ré—
primée rapidement, massivement,
brutalement, sauvagement, impi—
toyablement.
Et ce fut CC 30 septembre de
la honte et de l’ignominie, ce 30
septembre de l’horreur fasciste
pour protéger les intéréts des classes
dominantes brusquement me-
WHAT £155 CAIN
Racine
nacées par l’irruption en
force du
«popoulo» sur la scene politique
lors de la victoire e'lectorale du 16
de’cembre1990. Eclatante victoire
au grand dam de Washington et
de sa representation diplomatique
en Haiti, a la grande surprise de
partis politiques impopulaires et
inde’hiscents, au désespoir d’une
haute hiérarchie catholique af—
folée par cette perce'e historique
d’une Eglise des pauvres unis
pour sortir de dessous la table.
II y cut des milliers de victi—
mes abattues par'les militaires le
jour méme. La tentative de resis—
tance populaire, au 61 des semai—
nes et des mois, amena encore
d’autres assassinats, tortures, viols,
vols et autres violences, tous exces
sanguinaires porte’s au palmares
des escadrons de la mort du
moment, les membres du ténébreux
FRAPH, appuyés, entrai—
nés et payés par une agence e’tats—
unienne dont les connivences machiavéliques
avec les militaires et
para—militaites d’Amérique latine
sont assez connues pour qu’il ne
soit pas nécessaire de la nommer.
On a toujours estime’ a environ
5.0001e nombre des victimes de
ce cataclysme politique, mais les
chiffres peuvent bien étre en deca
(ROWING ROOSTER ARTS
?el: (23 2) 3346260
18 Haiti Liberté
1
mer DO TO ME?
Emni: crowingroostunocom
par
Frantz Lafour
de la re’alité.
Du massacre des fignolistes
dans la région de Fort—Dimanche,
le 19 juin 1957, au kidnapping du
29 février 2004, en passant par
les
répressions a mettre au compte
des gouvernements militaires de
1986 a 1990, y compris le bain
de sang du 29 novembre 1987 a
la ruelle Vaillant, c’est le «peuple
souffrant» qui a toujours fait les
frais des violences déclenchées par
les classes'posse'dantesdefendant,
du bec et des ongles avec des fusils
et des mitrailleuses d’une
Arme’e a leur devotion, leurs mes—
quins et exorbitants privileges de
classe. En ve’rité, il s’est toujours
agi du petit peuple, des opprimés,
des marrons de la liberté, des pi—
quets, des cacos, des petites gens
de Cité Soleil et d’autres quartiers
pauvres qui ont en a souffrir
dansleur chair et dans leur
sang. Historiquement, ce sont
eux qui ont toujours porté bien
haut le drapeau de la resistance
et qui se battent encore pour leur
liberté, pour leur souveraineté de
peuple, pour que justice leur soit
enfin rendue.
Le 30 septembre 1991, ii fal—
lait arréter net une experience démocratique
et populaire neuve,
encore a ses balbutiementspolitiques.
Il fallait, en quelque sorte,
venger la profonde deception et
l’amere surprise des categories
possédantes dont le sort et les
intéréts avaient toujours été lie’s
aux chancelleries e’trangeres, a
l’Arme’e, a la haute hiérarchie
catholique et, bien entendu, au
Vatican. II fallait noyer dans le
sang cette «insolence» rappelant
la geste de 1804 qui avait fait
mordre la poussiere a Leclerc et,
par ricochet, aux autres esclava—
gistes de l’époque. Il fallait met—
tre les «gros orteils» a leur place
pour qu’ils sussent un fois pour
toutes que leur vraie place était
«anba tab la».
Ce douloureux anniversaire
ramene a la mémoire le souvenir
de cette journée du 30 septem—
bre qui fut pour tout un peuple
un interminable cauchemar sur
fond d’horreur et de sang. Nous
commémoronscet anniversaire
dans la tristesse, l’indignation
et l’insupportable frustration
de savoir qu’aujourd’hui enco—
re les coupables n’ont pas encore
été punis et jouissent de leur to—
tale liberté soit in Panama, soit au
Honduras, soit en Haiti meme.
Nous nous inclinons bien bas
devant la mémoire de tous ces
hommes et femmes tombés au
champ d’honneur. Leur courage
a afironter, les mains nues, une
soldatesque avide de sang, nous
accompagnera au cours
des luttes
a venir pour que vive la vie, pour
que ne meure pas l’espoir.
Aux victimes du 30 septem—
bre, anonymes dans leur immense
majorité, la démocratie reconnaissante.
I
La Banque
du Sud
Suite de lapage 15
texte de l’Equateur fait un diagnostic
plus radical et plus cohé—
rent, y compris avec la position
générale du Venezuela, la position
de Hugo Chavez par rapport a
l’inte’gration latino-ame’ricaine.
L’autre point est que les
Ve’nézue’liens qui participent a
l’élaboration de la Banque du
Sud de’fendent une position
selon laquelle cette banque devrait
avoir un statut d’institution
internationale pratiquement de
la méme nature que la BID, la
Banque mondiale ou
le FMI. Et
cela «pour se protéger contre les
gouvernements de droite, en cas
de virage a droite».
Ils parlent alors d’immunité
des hauts fonctionnaires, d’invio—
labilité des archives. Ces points
son communs avec la BID la BM
et le FMI. La position de l’Equa—
teur dit que
les hauts fonctionnai—
res de l’institution doivent étre
justiciables. En cas de délit ils sont
responsables de leurs actes.
Les hauts fonctionnairesde
la Banque du Sud qui sont res—
ponsables de projets qui se reve—
lent étre dommageables pour la
population ou pour l’environnement,
parce que se sont des mega—
projets pour lesquels on n’a pas
étudié les consequences sociales
ou environnementales,doivent
évidemment étre responsablesde
leurs actes. Si ce n’est pas
le cas,
on
favorise l’irresponsabilité.
Et c’est exactement ce qui se
passe avec la BID ou
la BM qui
appuient quantités de projets qui
se re’vélent ne’fastes. Or les respon—
sables de celles-ci n’ontjamais de
comptes a rendre, ils ne sont pas
responsables devant la justice.
Un autre point est que l’Equa—
teur demande que
les
fas—
archives
sent partie du domaine public
afin de pouvoir faire un audit ex—
terne sur les comptes de la future
institution.
J’espere et je pense que le
Venezuela va avancer,
j’imagi—
ne qu’avec la conduite de Hugo
Chavez. Parce que je pense qu’il
n’y a pas de doute sur
le fair qu’il
cherche a favoriser la construction
dc solutions réellement alternati—
ves et démocratiques au niveau
regional. Ces problemes doivent
étre dépassés.
Pent-on imaginer une
Banque du Sud comme une
«anti—banque», une banque alternative?
Pour moi la Banque du Sud
pourrait réellement étre une
alter—
native. Dans quel sens? Par exem—
ple en ne financant pas ses projets
en s’endettant sur
les marche’s de
capitaux.
Quand un pays ou une institution
financiere finance ses
activite’s via les marchés de capitaux,
il existe des agences de
cotation de risque qui analysent
et donnent une cotation. Elles
créent alors une sorte de dicta—
ture des marchés financiers sur
marche’s
cette institution. Si l’organisme
en question s’implique dans des
projets sociaux par exemple, les
vont estimer qu’ils ne
sont pas rentables et vont exiger
une remuneration beaucoup plus
élevée. L’inStitution représente
alors un risque les
pour marchés
parce qu’elle ne suit pas
la logique
capitaliste du profit maximum.
Les marches exigent des lors des
primes élevées.
Pour étre réellementalternatif
il faudrait étre inde’pendant des
marchés. Cela implique de solli—
citer des préts aux Etats membres
et de se financier par des impots
globaux régionaux, par exemple
par une taxe sur
les marche’s de
devises, du genre taxe Tobin.
On pourrait y ajouter un
impét régional sur
les multina—
tionales qui rapatrient leurs béné—
fices vets la maison mére a l’étranget,
en dehors de la région, afin
de décourager le rapatriement de
bénéfices et de stimuler les inves—
tissements dans la région.
Un autre type de taxe pourrait
servir a défendre l’envitonnement
par exemple, contre les entreprises
polluantes.
Un autre élément d’alternative
est qu’une banque publique
du Sud pourrait non seulement
faire des préts mais également des
dons. Il existe des banques publiques
qui font des dons.
Evidemment, il existe des pro—
jets absolument nécessaires mais
qui ne sont pas rentables au niveau
économique. De’velopper
un systéme de santé gratuit ou
une universite’ du Sud gratuite,
cela ne va pas géne’rer de bénéfi—
ces. Et donc il est logique qu’une
Banque du Sud fasse des dons si
cela se justifie du point de vue de
l’intérét social.
Le Venezuela 21 annoncé
sa sortie, bien qu’elle ne soit
-
pas encore concrétisée, de la
Banque mondiale et du FMI.
Que pensez-vous de cette décision?
C’est une excellente decision.
En avant!
La Banque du Sud pourraitelle
remplacer ces institutions
dans la région?
Bien sur, si les pays de la re’—
gion cre’ent une Banque du Sud
suffisamment forte. A ce niveau,
le Venezuela a tout a fait raison
de vouloir une Banque du Sud
avec une grande capacité financiere
et pas simplement quelque
chose de symbolique. Avec une
Banque du Sud forte, les pays
n’auront plus besoin de préts de
la Banque mondiale, de la BID
ou du FMI. Ils pourront eux aussi
sortir de ces institutions qui sont
totalement anti—démocratiques.
Dans le cadre d’une architecture
financiere alternative, l’idée est
de remplacer la BM, le FMI et
les banques re’gionales comme
la BID, la Banque africaine de
De’veloppement ou la Banque
asiatique de Développement par
des institutions régionales démo—
cratiques.
Traduction : La uoix a'u sud
Article publié sur
le site du
CADTM, le 24 aofit 2007
Articles de Sébastien Brulez
publiés par Mondialz'mtion.
Le 2 octobre 2007 I
1
Vol. No.11 O du 3 au 9 octobre 2007
.1,
._-
._.-.4,L.. .7 .LL,“ _» notre planete a un petit nombre
L’allemagne
remporfe Ie titre
Suite de lapage 20
de laquelle l’Allemagne de l’Ouest
affrontait une Hollandepimpan—
te, sure d’elle—mémemenée par le
maestro Johann Cruyffalors que
la divine Marta orchestrait les actions
offensives du Brésil.
C’était la méme expectative,
le méme questionnement 2
com—
ment les allemands pourraient—ils
résister aux assauts adverses, le
‘.
a“X
L’Equipe féminine du Brésil.
football d’attaque allait—il vaincre,
écraser le jeu posé, fait de contte
attaques.
L’Allemagne se présenta dans
un systeme de 4 — 4 — 2 qui se
transformait en 6 — 6 —- 2 qui laissait ne
aucune chance aux bré—
siliennes.
Une contre attaque rapide des
allemands aux premiéres 5 minu—
tes permit a Kerstin Garefrekes,
démarquée sur
l’aile droite,
d’aler—
ter la gardienne bre’silienne, d’un
tir qui se petdit sur
la barre transvetsale.
Aprés cette tentative avottée le
Brésil prit l’initiative en controlant
la zone médiane. Formiga
et Ester menerent le jeu brésilien,
alertant leurs partenaires en atta—
que. La défense allemande était
impe’nétrable.
Mais a la 24" minute, Daniela
en possession du ballon, profitant
d’une ouverture inespérée s’infiltra
dans la défense allemande et
adressa un tir puissant du pied
gauche. Le ballon s’écrasa sur la
base du poteau et revint en jeu.
Une occasion le
@
pour
Brésil. Si ce but avait été marqué
la face du jeu aurait change et les
allemandes auraient du changer
de tactique.
La premiere mi-temps s’ache—
va avec un sentiment d’impuis—
sance pour les brésiliennes qui
voulaient a tout prix marquer un
but.Pensant que
les allemandes
allaient adopter le méme sys—
téme défensif au cours de la 2e
mi—temps, les brésiliennes atta—
querent en force, ce dont profita
Sandra Smisek pour déborder sur
le flanc droit et centrer
le ballon,
a la 52c minute, a son coéquipier
Birgit Prinz, qui comme a la parade
marqua
le 1" but du match.
Une erreur impardonnable de la
défense brésilienne.
Un penalty accordé au Brésil
sur faute de Linda Bresonick
contre Cristiane. Mais la gardienne
allemande Angerer de—
vina les intentions de Marta et
dévia le ballon.
Un dernier baroud d’honneur
pour l’équipe Sud—américaine qui
multiplia les attaques, recherchant
désespérément la faille dans le
systéme défensif allemand.
Et les espoirs brésiliens s’en—
volérent lorsque a la 86e minute,
un corner de Renate Lingo placa
le ballon sur la téte de Simone
Laudehr qui le propulsa dans les
buts.
Allemagne 2 — Brésil 0.
L’Allemagneest championnedu
monde.
Marta avec 7 buts est la
meilleure buteure du tournoi et
elle a aussi le titre de meilleure
joueuse.
Les Brats—Unis ont prouve' en
battant la Norvege par 4 — 1 que
leur défaite par 4 — 0 contre le
Brésil était un accident de par—
cours et qu’ils comptaient pren—
dre revanche pour
les prochains
jeux olympiques.
A l’heure actuelle, le football
féminin est dominé par l’Allema—
gne et les Etats-Unis. Le Brésil
peut jouer sa partition dans le
classement, a condition qu’il in—
tegre, surtout au niveau de sa
de’fense, des joueuses de grand
gabarit possédant une certaine
puissance physique.
Il est évident que
la technique
méme portée a son plus haut niveau,
ne sufl'it pas pour créer une
grande équipe.
cel—
D’autres selections comme
les de la Chine, de la Corée s’affir—
ment sur’ la scene mondiale. I
Football: Le Cavaly
en iéie du classemeni.
11
but de Charleston
Charlemagne en premiere
mi—temps a permis au Cavaly de
Léogane d’obtenir la victoire sur
le Racing des Gonai'vespar 1 — 0.
Cette victoire conforte la position
de leader du Cavaly qui mene par
15 points, soit 4 de plus que son
poursuivant imme’diat l’Ascar de
Carrefour.
L’Ascar a concédé un match
1
nul — 1 face au Zénith du
Cap et glisse a la 35 place du
classement.
I
Vol. 1
No.11 O du 3 au 9 octobre 2007
Clossemeni
de lo compéh‘fion
(7e iournée):
Cavaly 15
Asc
1 1
Ascar
1 1
Baltimore
1 1
Victory 10
Roulado 9
Tempéte 9
Don Bosco 8
Racing 8
tes
L’Empire de la
les vitrines, impose sa présence
consommation
envahissante. Les foules
accourent en procession dans
Suite dc lapage 13 ce grand temple des messes de
la consommation. La majorité
exception. C’est sans importance. des dévots contemplent, en extase,
les choses que leurs poches
Sa fonction premiere consiste a
compenser des frustrations et a
nourrir des réves. Qui voulez— ne peuvent pas payer pendant
que la
vous devenir en achetant minorité acheteuse se sou—
cette
lotion « aprés rasage » ? met au bombardement de l’offre
incessante et exténuante. La
Le criminologue Anthony
Platt a remarqué que la foule qui monte et descend par
délin— les escalators,
quance urbaine voyage a travers le
n’est seule— pas monde : les
ment la mannequinssont habillés
comme a Paris ou a Milan
consequence de la pau—
vreté extreme. Elle est aussi le
et
fruit de la morale individualiste.
les machines a sous tintent
comme
L’obsessionsociale du succes de
a Chicago et, pour voir
et
inci—
la réussite, dit Platt, entendre, nul besoin de payer
a une
dence décisive sur l’appropria— un billet d’avion. Les touristes
venus des villages de l’arriére
tion illégale des choses.
pays ou
J’ai toujours entendu dire des villes qui n’ont pas
que encore mérite’ ce don du ciel de
l’argent n’apporte pas
le bonheur, la félicité moderne,
mais tout téléspectateur posent pour
pauvre a la photo au pied des marques
bien plus de raisons qu’il ne lui internationalesles plus ce’lébres
en faut pour croire que l’argent
procure
quelque chose de telle-
comme elles posaient, jadis, au
pied de la statue du petsonna—
ge illustre au centre de la place.
ment ressemblant au bonheur
que seuls des spécialistes peuvent
voir la difference.
Selon l’historien Eric
Hobsbawm, le XX° siecle a mis
fin a sept mille ans
de
hu—
vie
maine centrée sur l’agriculture
depuis que sont apparues
les pre—
mieres cultures, a la fin du pa—
léolithique. La population mondiale
s’urbanise, les de—
paysans
viennent citadins. En Amérique
Latine, nous avons des campagnes
sans personne et d’énormes
fourmilieres utbaines : les
plus grandes villes du monde et
les plus injustes. Expulse’s par
l’agriculture moderne d’expor—
tation et par l’érosion de leurs
sols, les paysans envahissent les
faubourgs. Ils croient que Dieu
est partout, mais ils savent d’ex—
périence qu’il n’est en service que
dans les grandes villes. Les villes
promettent du travail, la prospérité,
un avenir les
pour
enfants.
Dans les champs, les étres en attente
regardent passer la vie et
meurent en baillant ; dans les
villes, la vie est la et elle vous
appelle. Entassés dans des tau—
dé—
dis, la premiere chose que
couvrent les derniers arrivés c’est
que le travail n’est pas la et que
les bras sont de trop, que rien
n’est gratuit et que les articles
de luxe les plus chers sont l’air
et
le silence.
A l’aube du XIV° siecle, Fra
2‘;
Giordano da Rivalto prononca,
Florence, une apologie des villes.
Il déclara que
« les villes grandissent
parce que
les gens aiment
s’assembler » S’assembler, se rencontrer.
Aujourd’hui, qui ren—
contre qui ? Est—cc que l’espoir
rencontre la réalite’ ? Le désir,
rencontre—t—il le monde ° ? Et les
gens, rencontrent—ils les gens ? Si
les relations humaines ont été
réduites a des relations entre des
choses, combien de gens rencon—
trent—ils des choses ?
Le monde tout entier tend a
se transformer en un immense
écran de télévision oil on regarde
les choses sans
les toucher. Les
marchandises exposéesa la vente
les es—
envahissent et privatisent
paces publics. Les gates routieres
et les gates de chemin de fer
qui, il y a peu encore, étaient
des lieux de rencontre entre les
gens, deviennentdésormais des
espaces d’exposition commerciale.
Le « shoppingcenter » ou
« shopping mall », vitrine de tou—
Beatriz Solano a observe’ que
les habitants des quartiers péri—
phériques se rendent au center,
au « shopping center », comme,
jadis, ils allaient au
centre-ville.
Le traditionnel paseo (prome—
nade) du dimanche apres-midi
sur la grande place centrale de
la ville tend a étre remplace’ par
l’excursion a ces centres commerciaux.
Lavés, repassés et peignés,
habillés avec leurs plus beaux
atours, les visiteurs se rendent a
une féte a laquelle ils ne sont pas
invités, mais ou ils peuvent étre
voyeurs. Des familles entieres
font le voyage dans le vaisseau
spatial qui parcourt l’univers de
la consommation ou l’esthétique
du marche’ a dessiné un paysage
hallucinant de modeles, de marques,
d’étiquetes.
La culture de la consommation,
culture de l’éphémére,
condamne tout a l’o'ubli me’diatique.
Tout change au rythme
vertigineuxde la mode mise au
service de la nécessité de vendre.
Les choses vieillissent en un clin
d’oeil pour étre remplacées par
d’autres choses de vie e’phémére.
Aujourd’hui ou la seule chose
qui demeure c’est l’insécurite’, les
marchandises fabriquées pour ne
pas durer, se touvent étre aussi
volatiles que
le capital qui les
finance et que le travail qui les
produit. L’argent vole a la vitesse
de la lumiere : hier il était la—
bas, aujourd’hui il est ici, demain
qui sait ? Et tout travailleur
est un chomeur en puissance.
Paradoxalement les « shoppings
centers », royaumes de l’éphé—
mere, offrent la plus excitante
illusion de sécurité. Ils résistent
hors du temps. Sans age et sans
racines, sans nuit et sans jour et
sans mémoire, ils existent hors
de l’espace, au—dela des turbu—
lences de la dangereuse réalité
du monde.
Les maitres du monde se
servent du monde comme si on
pouvait l’éliminer :
une mar—
chandise éphémére qui s’éva—
nouit comme s’évanouissent, a
peine sont—elles nées, les images
avec lesquelles la télévision nous
les ido—
mitraille er les modes et
les lancées sur
le marché, sans
tréve, par la publicité.
Mais dans quel autre monde
allons—nousdéme’nager? Sommes—
nous tous obligés de gober la
fable selon laquelle Dieu a vendu
de firmes parce qu’un jour de
mauvaise humeur il a décida de
privatiser l’univers ? La socie’té
de consommation est un piege
attrape—nigauds. Ceux qui sont
aux commandes font semblant
de l’ignorer, mais quiconque
a (les yeux pour voir peut voir
que l’immense majorite’ des gens
consomment peu, trés peu ou
nullement de maniere nécessaire,
pour préserver l’existence du peu
de nature qu’il nous reste encore.
L’injustice sociale n’est pas une
erreur qu’il faut corriger, ni un
défaut qu’il faut surmonter : c’est
une nécessité essentielle. Une na—
ture capable d’approvisionner un
« shopping »
center de la taille
d’une planéte n’existe pas.
Eduardo Galeano
«Source: Visions Alternatives
-Traa'uction: Manuel Colinas
-Transmirpar Cuba Solidarity
Project http://vdedaj.club.fr
Le Soir 7 mars 2007
Visions Alternatives, février
2007.
Eduardo Galeano ext ne’ a
Montevideo, en Uruguay, 2'1}! a one
soixantaine d’anne’ei. Il afondé et
dirigé plusieursjournaux et revues
enAme’rique latine. En 1973, 1'! rest
exilé en Argentine avant de rejoina're
[’Erpagne. [1 ext retourne’ viz/re en
Uruguay en 1985.
Outre son oeuvre journalistique
considerable, il est l’auteur de nom—
breux ouvrages dont plusieurs ont
été publiés en franeais :
— Les Veines ouverte: a’e li‘lme’rique
latine (Plon, 1999)
Vagamundo (Acres sud, 1985)
-
- La Chanson que nous chantons
(Albin Michel, 1977)
—
La trilogie Me'moire du feu Les -
Naissances, Les Visage; et [ex mas—
ques, Le Steele a'u vent (Plon 1985
et 1988) ‘
- fours et Nuitr damour et de guerre
(Albin Michel 1987) Une (ermine
grace (Nathan, 1990) '
—
Amérique, [a a'e’couverte qui n’a pas
encore eu lieu (Messidor, 1992)
- Le Liore ales e'treinte: (La Difference
1995)
— Le Football, ombre et lumiere
(Climats, 1998)
l
MULTIPLE
SERVICE
CENTER
INCOME TAX
IMMIGRATION
ACCOUNTING
Recherche de Documents
in Haiti
Translation of Documents
(French,English 8: Spanish)
l374 Flatbush Avenue
Brooklyn, NY I l2lo
Tel. 7 I 8-42I -6767
7 I 8-42I -6788
Fax.7 I 8-42I - I444
Fritz Cherubin
Haiti Liberté 19
r
‘
-Fu11
"
Sports
h
It
Equipe D'Allemagne championne du monde.
es demi—finales de la Coupe
du monde de football plei—
nes de surprise et de tésultats
inattendus. D’abord les Etats-
Unis, classes numéro chu—
un qui
tent loutdement contre
le Brésil
classé numéro 8. La défaite 4 — 0
des Etats—Unis ne teflete pas
téel—
lement le niveau de la selection
améticaine contre son homolo—
gue btésilien.
.-M‘t_né pat ides wits proble-
Par Anthony Mompérousse
Une finale Allemagne —
Brésil
en Coupe du Monde féminin qui
remet en mémoite la finale de la
Coupe Du Monde 1974 au cours
Suite ,2 lapage 19
Let. C s. EBL. I
rush A
8 Joueut de Philadelphie, le
basketteur Samuel Dalembert
a visite’ Haiti la semaine derniere.
A l’Hotel El Rancho oil il a donné
sa premiere conference de pres—
se, Dalembert a de’claré : « Il faut
garder l’espoir meme quand tout
parait difl'icile, car nous Haitiens
nous fotmons un peuple spiri—
tuel qui croit en l’existence de
Dieu ».
Envoyé par l’Unicefafin de
conscientiser les jeunes sur le
SIDA, Samuel a évoqué de nom—
breux projets pour Haiti dont l’un
devait se situer a Cité Soleil.
Cité Soleil semble devenit 1e
centre ne’vralgique d’Haiti. C’est
un lieu de pelerinage oil chaque
jour de’filent les grands dignitaires
du monde et les autorités haitien—
nes exploitent a outrance la mi—
sete de ce bidonville pour
forcer
les organisations internationales
a délier les cordons de la bourse
(Si Cité Soleil n’existait paséljaudrait
l’inventer).
r’
Parlant dc Basket-ball m
Dalembert a lancé: « 11
y a
Brooklyn NY 11210
d’autreshaitiens qui peuvent
arriver au méme niveau que
moi et méme me de’passer car
nous constituons un peuple in—
telligent... »
Dalembert en ce sens ignore
la re’alité haitienne, ignore la réa—
lité du basket—ball haitien. Quel
effort réel a été déployé pour or—
ganiser un championnatvalable,
combien de terrains de jeu dis—
pose-t—on en Haiti ?
Une selection de basket-ball
est incapable dc participer a un
tournoi re'gional parce que Haiti
n’a pas
paye’ sa cotisation annuelle,
depuis des années, a la federation
Internationale de basket—ball.
Dans ces conditions quand
peut—on espérer qu’un joueur de
basket—ball
en Haiti puisse atteindre
les sommets ? I
ultiethnic Se -
"
-"Les t", attaq antes Hrésilicnncs
profitantdes couloirs et d ’une défense
désorganise’e s’en donnérent
a coeur joie et Marta étala toute
sa classe devant un public sidéré
et dcs millions de téléspectateurs
qui conside’raient déja le Brésil
comme champion du monde.
L’Allemagne avait e’carté la
Norvége sans grand probléme et
n’avait conce’dé aucun but dans
ce tournoi. L’e’quipe e’tait solide,
bien organisée et avait pris ses
dispositions pour controler le jeu
'
brésilien.
2m \sn '
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mu mains 0" 51m
Curriculum Includes: -
Comm: Comprehension- Fwleuwixfin and
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Language Att/ SocialSW-lndomeuxdoorActividuOEdnarium! Field Trips
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(718) 252-5588
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Vol.1 No.11 0 du 3 au 9 octobre 2007