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11

Vol.1 No.16! du 10 au

16 octobre

2 007

Haiti: 109des I USA: $1.00 I France 1.50

I

Canada: $1.50

HAITI

Justice

Vérité

fw

Indépendance

1583 Albany Ave, Brooklyn, NY 11210

2.1- ‘

j

Email: editor@haitiliberte.com

Web: www.haitiliberte.com

La Minustah et

l’insécurité

Page 8

lit. queudu‘ resident René Preval

ut d‘onde que ses

Le destin

tragique

d’Emesto Che

Guevara Page 10

De gabche a droite : Le commissaire Claudy Gassant,

Stromsen, ancienne directrice de I’ICITAP.

Vex-02:

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ed

Faveur at

Jan

Disparisyon

Lovinsky Pierre-

Antoine se yon

ak politik

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eeeeeeeeseeeeeeoew

$¥HQQ$$&&§%$S

9,.“vcanonaaooeeasooeesootocoeeeeeeees

HAITI

LIBERl'E

Editorial

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Fax 718-421-3471

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DIRECTEUR

Berthony Dupont

CO-EDITEURS

Guy Roumer

Dr. Frantz Latour

REDACTION

Berthony Dupont

Wiener Kerns Fleurimond

Kim Ives

Fanfan Latour

Guy Roumer

CORRESPONDANTS

EN HAITI

Wadner Pierre

Jean Ristil

COLLABORATEURS

Marie-CélieAgnant

Carline Archille

Enock Francklin

Morisseau Lazarre

Jacques Elie Leblanc

Roger Leduc

Joél Léon

Claudel C. Loiseau

Anthony Mompérousse

Dr. Antoine Fritz Pierre

Ronald Pierre

Eddy Toussaint

ADMINISTRATION

Bernier Archille

Jean Bertrand Laurent

COMPOSITION ET ARTS

GRAPHIQUES

Sonia Ostrovsky

Fritz‘Jude Jeanniton

Duvalier I'amnésique

ous ne voulons pas entrer dans cejeu qui consiste a

faite de la propagandegratuitepour un mouvement

politique. Mais i1 semble que depuis l’intervention de

l’ancien dictateur Jean-ClaudeDuvaliersur une radio de

la capitale haitienne, i1 y a quelques semaines, certains de

ses partisans en ont pris gofit et se mettent a réver. Alors,

nous ne pouvons garder 1e silence sur cette affaire, ct

cc, d’autant plus que, qui ne dit rien consent. Depuis les

elections démocratiques ayant eu lieu l’année derniere,

l’on assiste assez paradoxalement a un retour sournois,

mais mfirement réfléchi, des duvaliéristes sur le devant

de la scene politique haitienne.N’en déplaise a certains,

c’est 1e signe d’une maturité politique de la population

et aussi d’un pouvoir démocratique reconnaissant la

nécessitépour une société d’avoir diversité idéologique

et pluralité d’opinion a pouvoir s’exprimer.

Les duvaliéristes ont fort bien préparé la mise en scene

presque grotesque, alignant d’anciens dinosaures allant de

Franck Romain 51 GerardGourgueréunis en rangs serrés

dans une cour pour écouter, de facon presque angélique,

ce qu’ils appellent volontiers :

« La Declaration de

Paris » dc leur leader bien-aimé, l’e -dictateura vie Jean-

Claude Duvalier, fils de Francois, lui-méme dictateur

sanguinaire, dc triste mémoire. L’année derniére, les

gardiens du temple haitien de la sauvagerie humaine,

avaient donné le signal, en inaugurant en grande pompe

et en pleinjour, une « Fondation Francois Duvalier » en

Haiti.

C’était déja pour les milliers et les milliers des victimes,

un deuxiéme assassinat et pour leurs parents et leurs

descendants,une insulte faite a leur mémoire. Puisqu’ils

se voient obliges de passertous les jours, chaque semaine,

chaque mois et pour le restant de leur vie, devant cette

« Fondation» portant le nom de celui qui fut 1e bourreau

de leurs enfants, de leur mari, dc leurs parents. Mais, ils

savent aussi qu’ils doivent se faire s cc choc psychologique

prolongé, gage de tolerance. C’est 1e prix a payer pour

qu’enfin la democratic et la paix regnent sur cette terre

d’Ha‘iti.

Avant et apres l’inauguration de cette « Maison

d’horreur » dans les environs dc Bois Verna a Port—

au-Prince, Veronique, l’actucllc compagne de celui

Par Wiener K. Fleurimond

qui nourrit un espoir morbide de revenir au pouvoir en

Haiti, multipliait les declarations politiques a l’endroit

des partisans des deux monstres qui avaient terrorisé,

pourchassé, assassiné, persécuté et exilé plus d’un

quart de la population haitienne pour que ces gens a la

mémoire courte, puissantreprendre du service actif afin

de preparer 1e retourde l'exilé de France. Des ouvrages de

qualité ont méme été publiés sur la politique dc Francois

Duvalier afin de le dédouaner de ses cruautés et qui

ont été curieusement fort bien recus par des critiques

littéraireset certains intellectuels, eux aussi amnésiques.

Parait—il qu’on doit faite table rase du passé, immoler la

mémoire sur l’autel de la reconciliation, alors qu’aucun

coupable n’a encore été jugé.

L’année derniere, un historien francais nous disait

au sujet de la « Fondation Francois Duvalier » :

« le

peuple hai'tien et le gouvernement ont accepté cette

provocation comme un gagede démocratie » et de

rajouter, « c’est comme si en France, les partisans du

Maréchal Pétain décidaient de lancer une souscription

pour la construction d ’un Mausolée (2 la gloire de celui

qui a accepté la défaiteface a‘ l Mllemagne ». Mais, cet

historien en a encore a apprendre. En effet, cette année

2007 a vu 1e comble de ce que le peuple haitien dcvra

endurer au nom de la democratic. Ainsi, prenant l’alibi du

centenaire de naissance de Francois Duvalier né 1e 7 avril

1907, les admirateurs du pére et du fils ont su exploiter

la sagesse de ce peuple pacifique pour monter tout une

operation médiatique, réussie d’ailleurs, destinée a

ramener au-devant de la scene, encore et toujours, l’exilé

de France.

La presse ha‘itienne est tombée dans le piége malgré elle.

Car, les adeptes de l’ancien dictateur que ce soit dans la

diaspora ou en Haiti semblent avoir les moyens de leur

politique puisqu’ils arrivent a faire tout ce ramdam avec

le centenaire de naissance dc l’homme des vépres de

Jérémie, du massacre de Cazales, de l’exécution de 19

officiers, sans oublier l’assassinat du célébre écrivain

Jacques Stephen Alexis. En vérité, 1e Tyran Francois

Duvalier n’a rien d’un Titan, comme ses admirateurs

voudraient le faire croire. Bref, logiquement un événement

Suite 42 lapage 16

93Befififififififlfibflfifififififisfi'eafifis‘a&§3&§@fi$@®$$$$9}?§$5§$§ll$$$$fi$fi$i§®§®fi$fi$$$®§$§®$Bfifi$$$®®$$fl¢$$$fi$

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v

2 Haiti Liberté

Vol. 1

No. 12 0 do 10 au 16 octobro 2007


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.

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.m—A;

m,-~u‘W

.F.

.

L’émission IAIIé Présidenll a Santa Clara en honneur du «Che»

Le présidenf Chavez annonce

(‘1

sont prochain voyage Cuba

Le programme numéro 298

d’Allo, President! sera trans—

mis depuis la ville de Santa

Clara, 5; Cuba, dans le monument

érigé en l’honneurde Che

Guevara, a annoncé le president

de la République Bolivarienne

du Venezuela, Hugo Chavez,

lorsqu’il a informé sur sa prochaine

visite a Cuba.

L’annonce a été faite pen—

dant l’acte d'hommage pour

commérnorer les 40 ans de la

mort du Commandant Ernesto

Che Guevara, réalisé depuis

le Complexe culturel Theatre

Teresa Carrefio, a Caracas.

Tout en plaisantant, il de—

a

mandé la rmission a son homologue,

Fi Castro, pour téaliser

son habituel programme dominical

depuis le monument Che

Guevara, situé sur la Place de la

Revolution de Santa Clara.

Le monument sculpté par

José Delarra, dédié au com—

mandant héro'i'que Ernesto Che

Guevara, se trouve a la Place de

la Revolution et il existe un

solée mau—

oi: les depouilles mortelles

du «Guérillero héro'ique» reposent

depuis 1997.

Ce ne sera pas la premiere

fois u’on réalise

d’«

un programme

0 President» a Cuba. Le 21

aofit 2005, l’édition 231 du pro—

gramme a été dirigé par

le lea—

der bolivarien, en compagnie du

CommandantFidel Castro et il a

été transmis depuis l’arrondissement

Villa Bolivar, municipalité

Sandino, dans la partie occiden—

tale de l’ile.

(Presse Présidentielle, I

Caracas I 08 octobre 2007)

Les FAd'H seronf-elles de refour?

Jacques Edouard Alexis, suite aux

campagnes des forces re’action—

naires u pays luttant pour

le re—

tour des FAD’H, vient de créer

une commission pour statuer

sur la nécessité d’une nouvelle

force. Cette commission est présidée

par Patrick Elie, du professeur

Roger Petit Frere viceprésident,

de l’ex—colonel Jodel

Lessage rapporteur, de l’ex—co—

lonel Rodrigue Creve-Ctrur, de

l’ex.major Gérard Dalvius, de

l’anthropologue Suze Mathieu

et du Dr. Georges Michel, meme

bres.

CONESBEI‘LCE

Cyclones e1 inondafions, que

font les (ir)responsables?

Par Wadner Pierre

saison des cyclones n’est

Lapoint terminée, et Haiti est

toujours menacée. De uis plus

(1 ‘une semaine la ville es Cayes

est sous les eaux et d’autres

communes de ce département

de meme. Rien n’a été prévenu

pour faire face a cette situation

tout a fair prévisible. Ou est

l’EtatP, c’est la grande question

Pourquoi attend—on les catastrophes

pour intervenir?

On entend parler du Comité

de gestion du risque et des désastres

naturels, de la Protection

civile, mais pourquoi as on co—

miré de prévision des Iégats pen—

dant la saison pluvieuse?

:MW

Et il n’y a pas seulement ment inondée

Les Cayes, car Hinche clans le

Plateau Central, Port—de—Paix

dans le Nerd—Quest, Gona'ives

dans l’Arribonite, les departements

den Nippes et de la Grand’

Anse ont aussi leurs problémes,

car les routes sont en mauvais

état pour ne pas dire impraricables.

Pendant le week-end du

5 octobre dernier, nous étions

dans le département de l’Artibonite,

plus précisément dans

le chef-lieu, les Gona'ives. Une

ville complétement inondée, et

le cyclone Jeanne est encore

vivanr dans les mémoires des

Gonai'viens, la psychose des

inondations demeure chez chaque

habitant de cette ville, mais

les canaux de drainage sont remplis,

il n’y a méme pas une rue

dans la cité de l’Indépendance

a étre convenablement rénovée

depuis le passa e de Jeanne en

2004 qui avait {git plus d’un mil—

lier de morts. Il était une heure

du matin quand les voisins communiquaient

entre eux pour dire:

«L’eauchange, elle n’est pas claire,

nous sommes foutus cette foisci,

seulement le Bon Dieu pent

nous sauver.»

Quand on leur demande:

pour uoi vous réveillez~vous a

cette eurei,

un de mes proches nous a repondu:

«C ’est comm: pa depai: 1e

passage defeanne, now n’avompar

de moyen, nous sommes

oblige} de

viz/re sous la tension, was voyez

lesjeeps de la MINUSTAH et la

Police nationale, c’ert ily a

quel—

que chose qui va 5e passer. Mair,

now sommes convaincus que Dieu

ne nous laisrera pa: seals, notre

pay: est entre res maim.»

Oii est passée toute l’aide

annoncée aprés le passage de

,

Jeanne? Bon, d’apres notre in—

terlocuteur, et c’est l’opinion de

Daniel Elie a trouvé un emploi?

te’s

promptement employé comme

directeur énéral de l’Institut de

Sauvegar e du Patrimoine national

(ISPAN).Pour expliquer oette

rapide nomination, faut—il penser

que le pays est plein d’opportuni—

Dans Ie departeinent de

1

Artlbonlte les Gonaives, une ville completela

plupart des Gona’iviens , «oer

messieur: sont la pour 3e remplir

leur:poo/1e: an nom: de la ville

et de la p0 ulation, mai: les tra—

vaux qu’i disaz'ent vouloir re’aliser

sont loin a'e deuenir une

re’alité

pour nous. Le: internationaux, je

penre qu’il: est temp: qu’ils artent

ales Gonai'oes, parce qu’i ne

fimt autre chose que de se prome—

ner dam desjeep: de location en

fairant croire que les travauxsont

rur la bonne voie...»

Et les élus, que font—ils pour

la ville?

Rogcst nous a ré ondu:

«Quant aux 61145 et a ’ancz’en

Premier ministre defaeto Girard

Latortue originaire de cette ville,

les habitants ne leur pardonnent

pas, c’est une bonte. Le: élu: dc:

e’leetion:2006, II: .ronta Port-Au-

Prince pour « arlerfranfair» et

attendent les-ff”: patronalespour

venir distribuer quelquesgoura'es

aux cure’s des paroimr. . Nous les

.

attendons tres biento‘t.»

I

de travail an point qu’on a pu

caser l’ex-ministre aussi rapide—

ment :1 son nouveau poste ? Ou

bien est-cc une affaire d’amitiés

ou d’accointancesde iamilles qui

s’est réglée aux dépens d’un peuple

affamé ? Directeur général,

vous avez la parole.

I

Le lieutenant General de l'armee

haitienne Raoul cedras, officler

militaire e1 fut le chef de la junte

milltalre FAd'H qui deposa le presldent

élu Jean-Bertrand Arlstlde

en 1991

epuis l’année 1994, lors

du retour d’exil de Jean

Bertrand Aristide, il avait dissous

l’institution repressive qu’on

appelait l’arméed'Haiti créée par

les marines lors de l’occupation

du pays en 1915.

Depuis cette date aucune

loi n’a jamais été votée au Ens arlement

pour éliminer une

pour tout ce mal qui a si longtemps

rongé le pays. Nous voila

aujourd’hui en face d’un fait accompli.

Ce mardi 9 octobre, a

la Primature, le Premier ministre

Théme:

Introduction du Droit

Linguistique, Regards

sur le cas d’Haiti avec

le Dr. G. Carlo Jean

Date:

Le dimanche

11 novembre 2007

a 5

pm.

Lieu:

Haiti Liberté, 1583

Albany Avenue,

Brooklyn, NY 11210

Information:

(718) 421-0162

Le nouveau directeur général

de I’lnstltut do Sauvegarde du

Patrimoine national (ISPAN) M.

Danlel Elle

ui l’aurait ?

QC? cru A moins

deux mois de la revoca—

tion l’ex~ministre de la culture

Daniel Elie remplacé par Eddy

Lubin au ministere de la Culture

et de la Communication, on

n’a

méme pas donné le temps a M.

Elie pour qu’il se remette de sa

débficle et se ressaisisse. II a été

.1

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Vol. 1 No. 12 O du 10 au 16 octobre 2007

Haiti leorté

3


3

I

- ;

Twa féy, twa rasin 0

Les plumeurs de poules et d'alouefles

De gauche a droite Boniface Alexandre et son Premier ministre

Gérard Latortue

e riens de ma

grand—mere pater—

nelle mon grand gout pour la

chose politique er, pourquoi pas,

pour les choses politiques. Grand—

mere avait tour on repertoire de

chansons politiques, source a

laquelle je m’abreuve de

‘a

temps

autre pour désaltérer ma soif

d’écriture politique. Le refrain de

l’un de ces airs grand-maternels

était: yo piye, yo pi mal. Plus ils

pillaienr [l’Etat], pires ils étaient.

Souvent, oes chansons visaient

les parvenus, les arrivisres, les

nouveaux riches, les nouveaux

arisros qui gravitaient autour de

Nord Alexis et d’Antoine Simon.

Le petit peuple de l’époque u’ils

regardaienr de baut prenait p aisir

a les railler, a tourner en derision

les gros paletors des avenues du

pouvoir, les sans—gene qui plu—

maient 1a poule, barbataient a

plein museau dans la mangeoire

publique et s’enrichissaienr.

C’étair l’époque 01‘: la mode

masculine était aux beaux costumes

en casimir qu’on portait

bien amidonnés, bien empese’s,

bien mnpeze. Alors, a l’adresse de

ces grands manirousdu pouvoir,

hautains dans leur amidonne—

ment, on chantait: leazimi ranpcze

/yo piye yo pi mal. C’était aussi

l’époque on l’on se servait de

crachoirs. Les plus sophistiqués

de ces recipients étaient fairs de

porcelaine de Chine a décor bleu,

devaienr sans doute cofiter chers

er n’étre donc accessible: qu’a une

minorité, dont les kazimi réceptacfes ran (2:.

Mais voila que ces a

salive e’taient assez de’corarifs er

beaux pour que certains de ces

nouveaux riches, mal dégrossis,

s’cnhardissenta les placer sur leur

table a diner. Er 1a malice populaire

de leur tomber dessus pen—

dant les mardi—gras:

mm kmc/ywa

manta tab /yopiyeyo pi mal.

Quant aux épouses er (sur—

tout) maitresses de ces gros

zouzourm amidonnés, elles se

faisaient remarquer par le port

extravagant de chaussures a la

mode dont les talons rappelaient

dc gros bouchons de liege assez

mastoc. De la a en faire des talon

bourbon, il ne prenait pas beau—

coup d’imagination. Or, dans la

hate

i1

de se faire remarquer, ar—

rivait ‘a

certaines de ces dames,

des fenk desann, d’avoir le pied

gauche «bouchonnant» le soulier

droit or vice versa. Grand—Mere

racontait qu’il fallait les voir, par

exemple, lors d’un Te Deum, er

c’e’rait a se marrer. Er le petit peuple

auquel rien n’échappair avait

Vite fair de les tournet en derision

Vol. 1

No.12 0 du10 au 16 octobre 2007

en leur chantant: talon bow/yon

dwatcgo‘cb /yo pzyeyopi ma].

Laissons Grand-mere reposer

en paix dans son lieu de vérité, er

faisons la guerre de preference aux

plumeurs de poule contempo—

rains. C’est un secret de polichi—

nelle que durant la présidence de

Boniface Alexandre on plumair

un peu dc rout: poule, canards,

dindes, pintades. Au dernier mt»

ment, comme il ne restait plus

aucune volaille a plumer, l’entou—

rage «alexandrin», sans vergogne

fit main basse sur

les paons qui

faisaienr la roue sur la cour du

Palais national. Des le debut, du

reste, de la présidencealexandrine,

un prochedu premier mandataire

de la nation trempait dans une

eaffaire de surfacturation dc ga—

zoline. La poule e’rait si grasse er

si difficile a plumer que Boniface

dut crier haro sur son associé plumeur

qui voulait tout prendre

lies

our lui. Finalement, on cassa

feuilles ct on couvrit ce qui

restait encore de la carcasse du

gallinacée.

Alors qu’en Haiti on plume

la poule, a l’étranger les fonctionnaires

hai'tiens, particuliére—

ment ceux qui travaillent dans les

chancelleries, préférent plumer

l’alouette. Justement, dans la fa—

mille de Boniface i1 y a son flls

qui faisaitchoux—rave a la Mission

diplomatiqued’Hai'ti a Genéve.

Ca ne foutait rien a la representation

diplomatique, se contentant

de venir plumer et empocher un

cheque immérité toutes

les fins

Fred

Montas

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plus grasses que

les dindes haitiennes.

Sous le regnedindonnard s’étaient réunis dans leur local,

du CEP, hormis madame juiien,

de Boniface Alexandre, il

Par Fanfan Latulipe

y cut pour faire le pointsur le scandale

achar d’un edifice devant loger un financier dans lequel la présidenre

consular hai'tiena Santiago de los accusair directementle trésorier

de mois. Ce mois—Ci, il plumait Caballeros. On

la téte; le mois d’aprt‘x, ne sait qui a

il plumait

été Benoit, mais aussi pour annonccr

le dindon de la farce, mais n’em— a la nation leur reconciliation

le dos, ensuite les et

ailes, ensuire le £33311”?

venrre. L’alouette e ue deq500.000

avait been crier

uelqu’un a plumé une leur volonre’ de mener a bon

dollars er

le les port

destinéesdu CEP. Assurémenr,

grace, le gros aloufh continuait consular n’a jamais existé en

sa plumature. Or il adv'mt fair. les augustes membres de

vé—

certe

que

Latortue nomma un de Le gallinacée

ses hom—

était tellement gras nérable et pure institution avaient

mes, Gérard Bissainthe, que madame la consule l’a plumé dfi plumer plusieurs poule din— et

apparentment

pour une operation bapti— juqu’aux ongles. Quelle vorace des entre eux pour bien casser les

dc piumeuse! En plus, madame feuilles

sée «Sauvons les et couvrir ca.

aloud-esmisses».

Des son arrive’e on lui rapporra le

s’amusait a plumer des dindon—

comportement alouetticide, nets 5115.000dollars par plumage Curieusement, le nom de

morbide

du fils du president. Malgré Revenons

mensuel.

Francois Benoit est encore revenu

sur le rapis des grandes

qu’ils fusscnr de la en Haiti, er

mémefamillc

re—

visitons le CEP,

polirique GNBiste, le di—

un des grands operations plumatoires de la na—

nouvmu poulaillers d’Hai'ti. On

plomate fur choqué de la goinfre—

se

rap— tion. Cette fois, la plumature se

pellera que l’ancienne er défunre faisait a trois. L’expert lumeur

rie de son subalterne, l’enjoignit présidente de ce corps avec des Benoit avait entrainé ans son

de se présenter réguliéremenr a

son «travail» er de mettre un frein cors pleins les orteils électoraux, operation plumantedeux autres

Roselaure Julien, avait été

alafiireutdesesflotsphimatoirm.

im— conseillers, Max Mathurin et

pliquée dans plusieurs crises

Rosemond Pradel.

ui

Apparemment,

Le plumeur d’alouettes ' ' é, avaient secoué l’Insritution é ec— ces types avaient tellement plumé

puisque fils dc president, fit appcl torale depuis sa mise sur pied. de poules que

le commissaire du

:

s

L’expm plumeurFrancoisBenoitavailentrainédans son opération plumante deuxautres conseillers,Rosemond

Pradel et Max Mathurin

5 Papa, lui—mérnegrand plumeur Le dernier conflit en dare était

devanr l’Eternel. Comme i1 fallait

s’y attendre, motivé gouvernement avait dfi les convo—

par une affaire d’argent. deplumante. uer a son cabinet

Papa passa des Julien avait accuse nommémenr

Ne pour une cure

pouvant

instructionprecise: a son {ils se jus—

sur son collegue Francois Benoit tifier, Benoit a rue’ dans les brancards

er

l’arr de plumer: suis les recep— d’avoir participé

res dessaliniens: plume a une affaire

s’est lance dans une fuite

l’

ouette de surfacturation aux dépens de en avant, accusant lc president

maisnelalaissepasaier. Fortdes l’institution élecrorale, a la suite Préval de concocter une dicmrure.

consignes de Papi, fiston conti— d’un

nua a plumer, er la contrat intervenu entre le Entre perits lumeurs de oule

téte, et le bec, CEP er

et les ailes, et le dos et les une compagnie speciali—

et grands d’albuet—

p umeurs

panes, sée dans la telecommunication et res qu’ils sont rous, ils finiront

er tout le corps, alouette! la refrigeration, AccurateSatellite par s’entendre comme larrons

Poule ou alouette, dinde ou

Access. Selon les informations dis— en foire. On n’en entendra plus

dindon, dindonneau ou

dindon— ponibles, alors que

le arlcr. Ils contrar en

continueront de rouer

dans de luxueuses 4X4, iront

net, en Haiti, on continuede plurner

la poule de plus belle. J’y ar— mille dollars, la facturation alli— faire leurs emplettes a Miami, 56

rive tout de suite. Mais y en a chait un montant de 29 mille dol— faire soigner a New York or vive

question avait été évalué a cinq

qui aiment plumer dos dindesdominicaines.

On dit qu’elles sonr ne. Ulte’rieuremenr,les membres

lars. Une difiérence assez dindon— a corruptioniTu chantais vrai,

grand—mere: yo piye, yopi ma].-

leotmumw

cm anfllL'ADELPH IA PERSPEGWES

HAIIIEIIES

".5 "I, VII":

Mord! soir 8 - 10 pm

EDUCATION,

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Haiti Liberté 5

*.>r&fi— _. _’:4 _ V 7,




La Déceniralisaiion ei I'Aménapemenf du ferriioire

Un passage obligé pour Ie développemenf ei

ewe semaine notis abortions,

la question de I'Aména e-

ment du Territoire et la rno

r—

nisation dc l'Etat. Cene etude

est divisée en cinq points ;

pour

chacun d'eux, nous essayerons

dc mettre en lumiere ou de decrypter

l’importance et l'urce

pour les pouvoirs publies

'itlens de créer les conditions

un mt national

en rolitant de a mise en place

de a Décentralisation a partir

de l'implantation elfective des

Collectivités Territoriales. Ainsi,

nous insistons sur le theme de la

Décentralisation. plus precisement

sur ce ue l’on appelle : la

politique de 'Amenagement du

Territoire. D'oii ce titre : a

Décentralisation et l'Aménagement

du Territoire. un passage

I;

obligé pour

le Développement ct

la Modernisation de l'Etat haitien

au XXle sicele n. Les cinq

points se declinent de la manike

suivantc : l) Origine de la centralisation

administmive hai'u'en»

ne ; Z) Orientations stratégiques

et Aména ement du Territoire

; 3) Les o jectifs lies aux evolutions

économiqueset sociales

; 4) L’élaboration des Schémas

Départemzntaux ou Mgionaux

d'Aménagement du Territoire

er dc: names a prendre ; S)

Problematique et nouvelles dynamiquec

de developpement.

Quelqnes tepétu ur

oomprendre le concept de

I'm men! du territoime

A) - La Decentralisation et

l'Atnénagement du Territoire

constituent avant tout one dématche

politique. institution»

nelle et administrative visant

a renforcer la cohesion social:

et territorial: d’un Etat. Ce, en

gommant les desequilibres 6conotniques

et en réduisant les inegalités

d'unc region a l'autre ou

d'un departemcnt a l'autre. B)

< L'Amc’nagcment du Territoire

c'est aussi un projet de develop—

pement économiquc durable er

depuis quelques années, sous

la

pression des organisations ecologiquu.

les pouvuirs publics l'asstr

cient a la mtectioo de la nature

:1 dos pro lanes cnvironnemen—

(aux. C) - Enfin. c'esr one o-

litique qui vise a rapprocher es

interventions d: l'Etat en matiére

d'infnstructures et de transports.

dc developpemcntéconomique.

de soutien au monde rural. de

rcconverslon lndustrielle, d: ren—

forccment du maillagc routicr er

amorouriet urbain et regional, de

protection du patrimoine culmrel

et architectural, en les soumetrant

au mEtnc impératifd'unc

utilisation plus harmonieusede

l'espace vital commun

: a savoit

le Territoire national.

l)—

0 ' ' e de II

can don admininrnxlve

luidenne.

Haiti cst depuls toujours le

pays le plus cenualisé de tous lot

a modernisation de I'Eiai hoi‘fien au 2le siécle.

La vllla do Jacmsl Mpum mondlllomnt, pour son camsv-l. anuls nous nail-Ines. nous IVMII roujoun

anundu parlor on Him do

mu Vlll. mm mm In villa touristhuoor culture". par excellence dens ll dipamrdusw-En

Etats caribéens. En fair, la cen»

tralisation du pouvoir haitien

remonte a la colonisation. Si a

l'indepcndanee en 1804, I: {ondateur,

jun-Jacques Dessalines

insulla le centre de dédsion politique

du muvcl Eras. a Marchand

Dessalines, la capital: impériale,

deux ans plus ratd, en 1806. a

son assassinat. les nouveaux

mal—

tres d'Ha'iti decidetent de par—

tager la oire en deux. Henri

Christop e

clans le Notd érigm

la bou ade de Milot en

capi—

lee de a mischieAlarsque

son oomplioe, Alexandre Pedon,

reimposa Port-au—Prince comm:

la nouvelle capitale politique.

economique et cultutelle de la

Republiqm. A la reunification du

pays sous la présidence de Jean-

Pierre Boyer en 1818 et depuis,

que le pouvoir fut imperial avec

Faustin Soulouque ou republimin.

avec set successeuts.Port-au-

Prince demeure le centre de tout

le pays. d'ou partentla otdtcs du

gouvernement. mais aussi les innovations

economiqurset culmrelles.

Le depart des trois principales

routes narionales (RN) du

pays et l'installau'on d5 Faculties

de l'université d'Etat d'l-lai'ti en

sont aujourd'hui les preuves

les

plus tangibles de cette tradition

centralisatrice.

Les villes :

Pourtanr, malgre’ cette centralisation

outranciére, cela n’a

pas petmis un traitement egalitairc

de I’Etat dam les differentes

zones provinciales du pays.

Bien au contraite l

Malgré un

pouvoir central fort, concentté

ct omnipresent dans la gestion

des alfaires du pays, cette auto—

rite unique, aidée par une administrationprefectorale

qui est,

ses yeux et ses oreilles, malgré

rout cela. la divusite' des accmrs

régionaux, des structures fami—

liales. dcs orientations ideal i»

qucs. dcs mums. des formes e

hierarchies sociales ont perduré

er continuent a structurer la sociétt

hai'tienne depuis ces deux

oent ttois ans de politique hyperoentralisee.

Depuis le milieu des

années 60, la place du monde

rural n‘a cease de diminuer et la

société hal'tienne est devenue de

plus en utlsaine :

une

partie e la population ite en

ville et amour d’elle, mam

fautc d‘une politique d'urbanisation

oficielle. des bidonvilles

ainsi.

dEttuisant paradoxalementY la

qualité de vie rechetchée par

les

nouvcaux VCI'ILISr

Car. la ville est en efiet, da—

vanta e un mode de vie qu’un

licu d abitarionr L'urbanisarion

gtignote petit a petit 1e territoire.

Les villes et les bidonvilles se suc—

cédent et s’interpénétrent sans

discontinue: er so developpent,

notamment dans les zones de

Delmas, la Plaine dc cul-de-sac

(Lilzvois, Santos. Marin en plaine,

etc). au haut de Pétion -Ville

et autout de toutes les grandes

villes de province. Pour une

po—

pulation estimée a huit millions

d'habitanrs, presque la moirié vit

en ville. Avcc plus de deux millions

d'habitants. la apitale, Portau—Prince

est la in pole tentaculaite

du pays. E e est suivie

par Le CapJ-iaitien, Les Cayes,

Gonaives er Jeremie

Les communes

On ne compte pas moins

dc 140 communes en Haiti. La

principale vertu de la plus petite

d‘entre elles. est d'etre le premier

maillon oir se nouent les liens

entre les reseaux techniques, politiqucs,

idéologiques, departe—

mentaux et nationaux. Les téseaux

familiaux de voisinagc et

d'associations. Cert: capaeiré a

meme en relation er a créer ces

reseaux fair la force de la commune

er lui a permis dc survivte

quasiment sans aucune aide du

pouvoir central la commune est

aussi le lieu d’epanouissement de

en‘s nombrcuses associations qui

sc fedhcnt souvent a l’édaelle departcmcnrale

et nationale ct

forment

un tissu social (res vivant

dont les nouveaux conseillers municipaux

doivent pouvoir sollici»

tet au bend-ice de la population.

Depuis deux siéchS, la commune

a tou'ours été le lieu de fraternité,

e la democratie directe

par excellence. Ainsi, lc pouvoir

central hairlen avec son réseau

de 140 communes que compte

la Répulalique aujourd’hui, pos—

sede une structure identitaire et

solidaire lui permettant de se

lancer tout de suite le

par biais

dc ces microstructures locales

son plan dc développement national

et de modemisationt Sm

les competences des communes

dans le develop ement national.

nous consci ans de lire: «

Décentralisation et Collectivirés

Tetritoriales to Haiti, Etat des

lieux », un excellent ouvmge du

rofesseur Fritl Deshommes sur

a question.

”ill-ham“

W

et omen-semen:do terrlmln

Dans le cadre de la modernisation

d'un Etat quelconque. les

pouvoirs publics doivent avoir

des objectifs clairs ct ptécis liés

aux evolutions politiques, éco»

nomiques. culturelles et sociales

de leur pays. Dans le cas nous

concernant, c’est-a—ditc, Hai’ti,

la Décentralisation ct

l’Aména—

gement du Territoire consistent

a susciter dc nouvelles dynami—

ques de développement départemental

et r 'onal ayant pour

objectif final, e developpement

national dans le cadse de la mo—

demlsation d'Hai'ti en oette liai— re—

miere moitié du XXle siécle

Par Wiener K. Fleurimond

tien. Pour la réussite d'une telle

politiqUC, nous pistons ou mains

cin qudligeriom oints essentiels que nous

d’orientations strattgiques

: 1)—Une Gesrion intégrée

de l’espace territorial. :-

rantissant la sédcntarisation cs

habitants dans les zones rurales

; 2)-Une Politique de l'emploi

et de Lutte contre la pauvreté

;

3)-Une Luttc conue

la rada—

tion dn ressources nature les. ;

4i»Une Maitrise dc l’urbanisation,

pour une meilleure

vation conscr-

et utilisation durable de

la diversité biologiquc : Sl-Une

Lutte contre lcs ollutions. notamrnent

contre a proliferation

des sachets plastiques et des dechets

ménagers. ce qui suppose

ct impliquc unc politique ct unc

gestion des ordures me’nagéres

dans les villes.

2.2)- L'Imenagement dIt

territoln

Haiti, marquee par plus de

deux siecles de centralismc pollthuc.

economiquc, social ct

culturel offre aujourd‘hui, de

{ortes disparités regionales, de—

partemcntales, citadines et rurales

se traduisant notamment

le

par poids excessif de Port-sub

Prince :1 de sa region metropolitaine

rassemblant plus dc 10 a

IS 96 de la population haftienne.

avec l'easentiel de la capacité

economique, financiéte. intellectuelle

er culturellc du pays.

Par le contrasre entre les villcs

de province et les eampagnes,

ces detnietes enregistrent un

niveau de développement infe—

tieur d’une rive a lautte si l’on

t dire. Tant la disparite’ entre

communes dc Pe'tion -Ville et

deanl'ouroulsvillesduCap—

Haitien et dejérémie mt criante.

voire inquiétante. Your remédier

a ces inégalirfi, les pouvoirs pu—

blics ha‘itiens d'aujourd’hui on

de dcmain doivent conduit: im-

Suited layup 16

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Hartl‘

um 7


1

La Minuslah ei l’insécurifé

Le dépioiemenr de la force d‘oo

cupation onusienne dansie

pays, la Minustah (Mission des

nations unis pour la stabilisation

d'Ha‘iri), loin d'avoir mis fin A

l'insécurité, a permis a celle—ci

d’étre a'ustéc f’OI’CCi au gré de cette

mémc Le télc de cette

Minustah, qui. scion ses responsables,

aurait du Etre une mission

de paix, ne sc fair pas sentir au

scin dc la population. car parfois

ce sonr souvenr sous leurs yeux

que se commettenr let kidnappings

et les assassinats.

Le 15 octubre prochain est

la date pre'vue pour I: renouvellenient

du mandar de la Mission

ur unc périodc de un an, scion

e secréraired'Etar américain aux

Affaires polirique, Nicolas Burns.

Entre-temps les kidnappings et

in: assassinars continuum de plus

belle. mais personne n'otc cn par«

let quc ce soir aux Nations unics.

dans les medias

ni—

er mEme au

vcau de certaines organisations

de droits humains. On serait

asscl nai'f pour ne pas comprcndre

cette strategic mise en place

pat l'occupant, Le kidnapping

csr devcnu monnaic courantc

depuis It: 29 févricr 2004 lorsque

let Etats‘Unis avaient envoyé

Ieurs commandos en Haiti pour

alloverle president Arisrfle pour

le remplaccr ensuire par un gouvemement

de facto.

Ainsi donC, a chaque fois

qu’il est question du renouvellement

de la Minusrah il y a

tin: recrudescence de l'intécume;

kidnappings, assassinals,

executions 5: font on plein jouri

Aims qui est quiet qui manipuie

quoi? La violence doit prévaloir

rjustilierleurprfience. 9000

mes dc troupes dans un pays

comme Haitii annés iusqu'aux

dents, avec des avions. ales heli-

:optéres, des chars d'assaut. etc.

ils ne sont pas en mission humawirairc,

ils doivent Erre enrrerc-

Par Bernier Archille

La Mlnumh

m unl force d'oceupation qui n‘l rich I volt me II question

humanmlre. tannin qua pour certain: nommn pollthuu II do:

intellectual: du pays, II Minumh m Iour salin “cunt-Ire

nus et bien rémunérés ct en fait

c‘esr dans l'inrérét des pays qui

ont lcurs troupes au sein dc cette

force ct qui doivent gamntir leur

juteux contrat; tout ccci sur le pays qu‘il est

dos du peuple haitien

L'Ordre dcs avocats du Bresil haitiens lor

n'a-t-iI pas dénonoé la Minustah

comme une force d'occupation

qui n‘a rien a voit avee la ques—

tion humaniraire, randis que

pour terrains homrnes politiques

et tics intellecruels du pays, la

Minustah est leur salut securitairei

ii faut rappeier a ces

incre—

dules que

Iors du premier mandat

du president Prévai, alots Ie que

gouvemement était en pmic a un

embargo sur

les antics et

la PNH

n'avair pas les moyens adéquats,

ccpendanr a un certain moment,

la Minustah n'était pas encore

la.

la question dc l'insécurité avait

éré re'solue et ceci jusqu'a la fin

de son mandat.

Aujourd’ltui pour comble.

n'cst ce pas

Ie president de la

Republiquc Iui—mémc qui, du

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8 Haiti

um

haut de la tribune des Nations

unies. a la 62: Assemble: génétale,

a demandé Ia «conduction

de la force d'occupation dans ie

cense’ diriger. Que

tester—ii de dignioé a nous sun-es

mandaraitesdleue c'cst le premier

Ia nation qui laide

en

Faveur du maintien de ’oc»

cupation du pays. M Prév-ai est a

la deuxieme aunée de son second

mandat, il lui reste encore 3 am

nées a passer au pouvnir scion 1:

Constitution de 1987, dans ce

sens, 1e resident de la republique

aura-F le co de se presenter

a cette méme ' d4: Nations

unies pour demander le départ

do is Minumh. 0n en dome fort

car M Preval croit en cette parodie

mur en nageant dans des élu—

cubrations a savnir que « Ics chars

d'assaut dc la Minustah et ses

mitraillettes se transforment en

bulldozers afl'ectes a rebirir nos

routes en charmes et en houes

pour aidcr nos paysans a whim

cut capaciré productive», cet

elfet il a fit! vite dementi par la

rcsponsables de la Mission qui

lui ont indirecremenr fair comprendre

que

tel n'était pas

1: but

de la Minustah. D'aiilcurs mane

lor u’ils otganisent de- activites

pub iqurs, le gouvernement n'est

invite u‘a titre d'observatcur.

En ’occurrence, ii est plus

que iamais impéntifde setter nos

rangs, de reconsr'ruire l'unité populaire,

de restmcturer

les organisations

populairu consequentes.

car Prévai a choisi son camp.

Enfin les inuédule doivuit savoir

que c’est la majorité du pcupIc

halitien. cent-la qui sont chaque

jour ladble de la Minusmh, ceux

qui ont été a I’h6rd Montana

pour rédamet lcur volt en faveur

du president Préval, ce sont eux

qui demandent que la terre tie

Dexalines ct dot vaieurmxhétos

de notre indépeodanoe soit Iibre.

ce sont eux qui veuient Ie depart

de la Minustaii pour qu’enfin

le pays puisse recouvrer sa souveraineté.

I

Vivre ensemble 6

Camp-Perrin

Il est revoitant de constater que,

malgré lee merveilies liées aux

Technologies dc l’informarique

ct dc la communication (TIC).

nonobsrant les controverses de

cette mondialisation.80 % des

ems qui gardenr encore

le souffle

en Haiti continuenr de ne

u—

voir dollgrs

gagner meme deux

US parjour. Pis, meme ceux qui

s’époumonent pour finaiement

décrocher un petit peu plus dc

deux dollars US n'arrivenr pas

i manger convenablement un

repas chaud quotidiennemcnti

Que dire alors des aurrcs services

sodaux de base: santé. logement.

wolarité, etc.? Ce n’est pas ranr

qu’Ha’iti suit I: pays le plus pau—

vrc de la planétc. com me I: reperent

is perroquetst Au pire, nous

n'avons qu’un pays mai gouvetné.

mal dirigé. mal gére'.

Pounanr, Ies op rtunirés offcrtes

par

les nouv approciles

de ce monde en mutation tives sent at-

ct féeondes, lilies sont capable:

de suscirer un nouvuu dehat

pour unc nouvclle conception

d’une vie pluneile. non ‘a u-avers

une vision individualiste. érri—

quée. mais dans une perspective

associative dynamique dc parti~

cipation, d'implication er d'in—

ciusion. Car Ie défi dc i’innma—

don dc l‘hcuse. c’est d’écanzer de

nos moeurs les idea archai ucs

pour favoriserI'anetgenced one

nouvclle conscience ciroyenne ct

rassembler la société camperrinoise

a la recherche du bien-etre

en function d'aspirations generalisées

et fondamenraies.

En dépir de ca aeité innovanre

de la population de

Cam -l’etrin. des faiblesses il y

en a. ien sur. Car nous ne sommes

ni angs ni demons Done. a

l’échhnmde 2030. Gimp—Pectin

dzvra Etre pare de ses plus bmux

omements dans rous les domai—

nes liés a la vie sociale. economique,

éducationnelle er culture]—

le. tout en faisanr ptévaioir cette

culture et [obligation dc résultars

qui nous manqucnt rant.

Merrons une sourdine ‘a nos

sautes d’humeur consistent a

condamnet, en ti: dégagunr que

ties criti ues destructriees. sans

cue capa

1: dc proposer un schema

de sociéte lié a non: devise l

”UNION FAlT LA FORCE".

Sans vouloir nous criger en

donneurs de lecons, nous les

Campertinoisdc les mun. amis

de Campetrinois, les amis d’amis

de Camperrinois, ies responsa—

hie: pmgxessittes des services publics

er privés locaux, nous devons

tons nous préocCuPcr.rous

nous motiver, ct nous r50 5

choisir enue ce courant dtvam‘

tent persistam qui emportc tout

sur son usage (personneshumaines,

Econ: at were: biens) er

cette vision a long tame, éciairee.

Empteintede modernise et brandiée

sur

I’action conuéne. vecneut

de progres social ct economique

équiIibré‘ cié indispensable pour

Vol. 1

No.

Par Jeff Sennenk‘

gérer ie present er ouvrir l’avenit.

Le chain est clair et I'évideuce

ne soufl're pas de nuance.

Seul le rejet pur ct simple de la

premiere voie, l’impasse, parce

que comreproductif e1 suicidai—

re, nous pcrmettra d'aocéder au

champ vert rernplide seven d'cs—

poir dontparle jusuemenr Manuel

clans Gout/mew a'e A: Rosie de

Jacques Roumain. tout en nous

nous accordant sur un itinéraitc

commun.

La deuxiéme voie. die a line

supériorité par rapport a la premiérei

Elle la transcende. Car

elle se vcut inreiiigente. objective

et progressisre; c'esr comm: la

chroniqued'un succés annoncé

er assume. Cetre supériorite' réside

dans la capacitz' de chaque

Camperrinois a s’asseoir autour

de la meme table, pour discurer.

travaillet ensemble dans un esprit

d'abnégatinn et dc consensus.

en ietant par—dessus bard let

attitudes antagonistes et conflicrueiies.

cn hissanr au vestjaire les

de discordc. Nous la

pommes

croisons aussi, cette suptriorité

dans la grandeur d'Ame de chaque

Campettiuois a colmarcr la

multitude dc petites sources de

contradictions internu, nées des

nendances opposéu et des tradi-

Kinnncis divages sociaux. econo—

m‘ um et politiqucs. Nous avons

la c ance d':voir une

popula—

tion relativemenr jeunei Camp-

Perrin. Nous avons

le privilege

d’avoir plusieurs bonnes écoles

dans la communauté. sans par—

Ier des richesses narurelles liées a

I'ecomuritme. la rincipaic destination

vertc de a tégiou pour

2030. Renforcer les acquis, tenover.

valor-Lu 1e: smrctum bales,

moriver. engaget cette ieunesse

dans la mouvance du changement

devienr un arour, sinon

l'alour. a la base de tous les édifi»

ces que nous aurons a construire

smabmrs

MULTIPLE

SERVICE

CENTER

do Fritz Cherubln

INCOME TAX

IMMIGRATION

ACCOUNTING

Redradredeomnan

inf-laid

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MEW‘W)

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ImeldymflY Illlo

Tol. 7 I 8-42l 4767

1 I B-42I 4738

FIxJIB-41I- I444

12 O du10 Iu15 octobre 2001











Bglivie

ummbolMouEvolorIMIkn‘am-nludnnnouawmm

whirls!“ :

| y a quaranrc ans. 1e 8 octobre

1967. Emma CheGuevara,

érair capruré ct assassiné par

les

troupes boliviennes sous la di»

recrion de la ClA, En ce jour

anniversairz. prés de la bourgade

de Vallegrande, rrios mille

personnes s’éraienr rassemblées

pour unc ctrémonie commemo—

rative. a quelques pas du mausoléc

éfigé a I'endroit oi: lcs resres

du Guérillero héro'iquc om éré

récuperes dix ans auparavanr er

u-anspones 3 Cuba. L'evéncmem.

preside par

le présidem bolivien

Evo Morales comprair avec la

présence dc nombreuses delega—

dons, par exemple celle de Cuba

conduit: par

le general Rogelio

Acevedoy compagnon cl assisranr

du Che dans la Sierra Macsrra

er 1: colonel Leonardo Tamayo

Nunez, survivanr de la guérilla

en Bolivie; dc meme quune delegation

du Mouvcmenr des sans

rerre du Brésil, er des

in—

groupes

digénu, ere. Le ehanreur compo—

siueur uruguaycn Daniel Vrglicri

inrerprerair pour l‘occasion deur

de ses célébres interpretations:

gnu '

0 Endish. Francais. Knybl

OCDSIDVDS

0 Art I. handicraft

0 CAM. Money Transfer

Dak In mam) «I indie y A dembmbmr.

Le présidcnt bolivien. dans

son intervention, déclarait que:

“131 CI]: Vii. rt Ilium pour mujnurr

m'r/r'mdo. i. C: rumba: bfruiqu:

a'u C17: e: d! nombnux riuolu—

tiannm‘m rubaim, Argenriru.

Idlinwdmlrimr'nr. xrpnurmivm

jruqu’au thangemen: dz: ryrrénm

lcunomiquu. ptmr en fim'r

we: I: rapimlirme yam/age, inv

Immain. ..

L‘Amén'que [urine n:

pew canny-M3 it" l'am't're-mul

d: I'impén'alirm: (manner). 1.

Le

nm'lleur boron-age 11145" puim

rtndnau Che, I'm n'nsrumrrawc

horméreré. dam la tram cram,

rm: pmr'n'an anti—nlali (ml: It

ann—wlanr'alr. Si mm: m

(Irangtmupm‘

depolin'qu:leannmr'que,

.u'

naux n'nr finirsam par am I:

rapiralimrt, aumn rapitalr‘rte 7:!

ma épargnc‘ par 1: 41mm." Er

.

a

“I: mix

il terminair en ccs refines

qu'r'l] aura [mains rammmtaire:

"(goof quant 2 ma prfrmcr

a rem commemoration, maixje

n'di rim a each", "nu: romrm

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1583 Albany Avenue. Brooklyn, NY 11210

18

mum

B

sil

Paradoxes d’une polifique exférieure

“Euflto” (jc metre). ll arrive. parfois,

dos ue lcs fils des rois ne soicnr pas

sets. En 1822, le ieune heri-

[ier er. prince em don Pedro

de Bragann (2 ) disair adieu a

son per: (Jun V1 du Portugal)

er fondair son propre empire sur

un lerriroire 93 fnis plus grand

que cclui de sa parric narale: le

Brésil.

L'avise jeune homme fur coumrnné

er devinr Pedro l. empereur

er defenseur perpéruel du Brésil.

Mais le systéme constimtionncl

gu’il instaura (liberal dans la

orme. esclavagiste clans la pra—

rlque) fur celui suggéré par l'An—

glercrre. pays qui en 1808 avail

adremine’ la famille Bnganuvers

sa colonic

l’in—

ame'ricaine. apres

vasion de la péninsule iberique

par Napoleon.

"Notfim afmune". Lemurdu

pause mnsistair 5: Ce que mum

es marehandises anglaisu arrivant

au Brésil aieraient lc urif

dc “nation la p us

favorisée”.

Ave: don Pedro II, I: systeme

esclavagimdu Brésil devint

rellemenr pretrigieux qu’m 1866.

quand les chases sc compliquerenr

pour eux aux raISvUnis.

3 mille propriéraires d'esclaves

en provenance du Sud de cc

pays s’e‘rablircnr dans la ville

connue de nos iours sous le nous

de Sao Paulo.

La loi du 'vcnrre librc" du 28

bérisme Foncrionnel, avec des

difficulrés a diffe’rcnrs niveaux

pour lire er écrire nerremenr, y

compris les analphabetes complers

(Institur Pan 0 Montenegro.

2007)? Comment cerre calamiré

s’accommodc—r—elledans la rére

d'un présidcnl qui affirm: Eire

allé pour

la premiere Fois r l‘émlc

al'égc de ncufans, er ui vienr

de débloquer 533 mil ions d:

‘a

dollars pour dorer de moreurs

propulsion nucléairc Ia Hone de

sous-marins?

Dans l'imaginairc innocent,

1e meillcur du Bresil esr mujours

“grand“: foorbaJl. femmes, plages.

carnaval, paysagcs. Faisons abstraction

deces

’ ' rs ' '

de l'ahime

er intermgeons—

nous sur le role historique que

rércnd jouer cctre nation clans

l:

context: subrégional.

De l’annexion du rerriroire

bnlivien d'Acre. en 1899, a l'absence

de sol idarité avec le uver»

ncmenr d'Evo Morales; u réle

joué en faveur de Washington

comma “mediareur” pour l'inva—

sion yankcc a Veracruz (Mexiquc,

1914), son disdain pour

la révolu—

don bolivarienned Hugo China;

de l'envoi de aux

"0qu

guerm

mondiales dc l'Em ire er a Sainr—

Domlngue lors dc 'invasion yankee

de 1965, a l’acruel]:direction

de la mission milimire de l'ONU

en Halli; du "oui mais non' r

AmmbmwmquanhqwlmMmm-hdfinunb

d‘Haill.

i prawn “nommh 1mm.” qua chonha Io 3mm

dc sepremlxe 1871, l'abolition de

l'esclav qu‘e’lques e (decrerée par l'empercur

mois avanz d’EIre

paciflquemenr renversé), e! la

proclamation de la Republique

(1889) ne chan erenr pas la simarion

social: e millions d‘opprimes

er d’exelus.

Unriécleplusrard,eepaysde

180 millions d'habirams at 4,5

Fois plus grand que

le Mcrique,

choisissair deux dirigeanrs qui,

au déhur, paraissaient bien:

«

l'un, bourgeois; l’auuc, proléraire.

er les deux “progressisrcs'.

Cependanr, a peine eraienr-ils ar>

rive: au pouvoir, aussi bien l'un

que l'aurre, qua lcs arrendaicm

131] millc Br‘sfliens qui en 2007

dérenaient, dans leur ensemble.

une fortune équivalenre : plus

de la moirie du produirintérieur

km: 573 milliards de dollars,

Quel pays reellemenr capitalist:

pcur 3e

puma: 1e luxe

d'avoir 74 pour cent de 3:

o—

pularion plongé dam l'analp :-

l'intégrarionsubregionale. a l’ac—

colade de Lula a Camp David

avec GeorgeW. Bush... quecher—

ch: 1: Brésil?

D'un cone. les masagm adres—

sés aux pays riches. er en conso—

nancia avcc lc refus d'ouvrir le

marché indusrriel dam le cadre

d: l'Organisarion mnndlalc du

'

Par José Steinsleger

commerce, si les [isms—Unis er

l'Union curopéennc n'acccpten!

pas de réduire leurs subsidesagricoIes.

De l’autre, la soif de se

convenir en champion mondjal

de la faim en ram que puissance

de l’éthanol de urine

a Sucre.

Par ailleurs, avcc sea tron es

au service des Yankees. qui

feu nr

conue Ics démunis d'Ha’r’ri, a

pre'senr de’nommes “gangs"i En

ourre, les rapports dcs services

miliraim bresiliens de rcnseignemenr

signalanr quc la lune aminarcoiique

:1: Bush dans I’Amamnie

represenrair une menace

car cllc ocrroie ‘a l'Ernpire une

influence dirccre dans la Cane

Sud.

En juiller demier, prenaut

pan 5 la cérérnoni: du 50: anniversairede

l’enrrcprisc suédoise

qui fabri ue lcs camions Scaniaq

Lula d6 arair: "Le mend: dais

:4in go: 1: Erin! :1

d'asrunm 1a grandeurglagmphi-

arm]W

que Jam 1 't'mrwmie.

'

"Grandeur" s'érendanr ‘a la

Bolivie? Car Ie chancclicr brésilien

Cdm Amorim avair déja dir

uc dans le cas cl: la construction

e ban-ages sur

le Heuve Madera,

a 50 kilométres de la fmnriére, le

Brésil "m mum pa: defaire 1::

themqui "PM! 11¢ tram dm‘t”,

Er fine aux avem'wernenrs que oes

travaux causemnr des panes d:

végéurion, l'érosion des sols, des

inondarions, l‘urtincrion d'espe'

ces aquariques ct l'augmzmariun

des maladies rmpicales, le minisrre

d: Lula opinair ue 1e gouvcrnemenr

d'Evo Mor es rrairair Ia

question avec des “accenrs emorionnels".

Pragmarisme, objecriviré,

réalismcm ou “version postmodern:

du vieux parrimonialisme

qui a camcrérise l'Eiat depuis la

Colonie" (Ibeounnio Dos Santos)?

finalemenr. la menuliré

'prédomine enrre les mffiunu groupes

du Brésil? Emmale,

EQLIE‘

m,

l' avagisreJasous-impé' 'rc,

12

l'ulrralibéralc, ou volume zéellc

d‘inregrarion er dc cooperation

que requierenr des projers rels

que ceux du Mereosur er. de la

Banque du Sud?

I

‘Arride paru dans lajmada.

Mexique. 5—09-07)

(Tr-dull de Papagnd

par G. Roma)

flmdumnbrkflhnmhflllMICmMMrth)

me.Bm,.. "Mal-Bria!”

Vol. 1

lo. 11 0 du 10 In 1| octohn 1001



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