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Vol.

1

No. 13/ du 17 au 23 octobre 2007

Haiti: 109des / USA: $1.00 / /

France 1.50 Canada: $1.50

Justice

Vérité

1583 Albany Ave. Brooklyn, NY11210 Telz718-421-0162 Email:editor@haiti|iberte.com Web:www.haitiliberte.com

Prezidan René

Préval montre

tout Ionbrit Ii

Page 6

Les 15 membres du Conseil de sécurité ont voté a Iunammlte pour une durée dune année soit jusqu'au

15 octobre 2008 Ie manda‘t de la Minustah en Haiti.

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L’Afrique ligotée

Page 10

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Matin

Le

Le travail

silencieux de la

CIA en Bolivie et

Est-i! nécessaire de rappeler que ce CEP est l’muvre de la Communauté Internationaie, les sponsors de au Venezgela

Latortue et de Boniface.

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LIBERTE

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Website :

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DIRECTEUR

Berthony Dupont

CO-EDITEURS

Guy Roumer

Dr. Frantz Latour

REDACTION

Berthony Dupont

Wiener Kerns Fleurimond

Kim Ives

Fanfan Latour

Guy Roumer

CORRESPONDANTS

EN HAITI

Wadner Pierre

Jean Ristil

COLLABORATEURS

Marie-Célie Agnant

Carline Archille

Enock Francklin

Morisseau Lazarre

Jacques Elie Leblanc

Roger Leduc

Joél Léon

Claudel C. Loiseau

Anthony Mompérousse

Dr. Antoine Fritz Pierre

Ronald Pierre

Eddy Toussaint

ADMINISTRATION

Bernier Archille

Jean Bertrand Laurent

COMPOSITION ET ARTS

GRAPHIQUES

Sonia Ostrovsky

Fritz Jude Jeanniton

Editorial

1937, I’année du génocide hai’l‘ien

ombien étaient-ils cette nuit—la, la nuit de la trage'die ?

Cette année-la, 1937, l’anne'e du genocide? 15 000,

20 000, 30,000, 50 000, peu importe. La vérite’ est que l’on

ne saurajamais le chiffre exact de ce compte macabre, 1e

nombre inimaginable de nos compatriotes lachement assassinés

en République Dominicaine dans la nuit du 2 au

3 octobre 1937 jusqu’au mois de décembre, par les militaires

et autres sbires du dictateur Rafael Leonidas Trujillo.

Mais aussi, combien ont été assassinés, massacres apres

le genocide de 1937 jusqu’a aujourd’hui, partout dans cet

Etat voisin et particulierement sur la frontiere ha'itianodominicaine

?

Voila une question a laquelle un jour, les dirigeants p0-

litiques des deux pays auront a répondre devant l’histoire

et devant un tribunal pénal. Car, i1 n’y a aucune raison

pour que des décennies, voire des siecles plus tard, des

pays qui ont mis en oeuvre, planifié et execute un génocide

sur un autre peuple continuent a étre l’objet de pour—

suite, de plainte et payent des dédommagements, pendant

que d’autres, plus pres de nous continuent a vivre en toute

quiétude et sans jamais étre inquiétés pour leurs crimes.

Nous ne tenons pas a revenir sur ce qui s’e’tait passe’, il

y a soixante-dix ans, sur ce que certains appelaient hier,

la « Guerre de Perejil » et aujourd’hui, ceux qui tentent

de sauvegarder la memoire de ces malheureuses victimes

innocentes de « l’Année Perejil » par le biais du « Comite’

Mémoire 1937 », créé par un groupe d’intellectuels et

d’historiens. Mais il n’est pas sans importance de dire,

que cette tuerie sciemment perpétuée contre uniquement

les Haitiens et ceux d’origine hai'tienne n’a été possible

que grace a la lachete', voire la complicité du regime ha‘i—

tien de l’époque, celui du President Sténio Vincent. 11 y a

eu des signes avant-coureurs présageant qu’une terrible

catastrophe se préparait contre nos compatriotes vivant

de l’autre cété de la frontiere.

La presse, d’ailleurs pas seulement ha'itienne, faisait

écho de ce qu’envisageait 1e ge’néralissime Trujillo, ce

Par Wiener K. Fleurimond

pre'curseur d’Adolphe Hitler, dans la persecution et l’élimination

a grande e'chelle d’un peuple, pour la seule raison

qu’il avait la peau noire. A Santo Domingo, la capitale de

la République dominicaine, pays ou l’on n’aime pas vraiment

les Haitiens, quoiqu’en veulent dire certains, tout le

monde savait, en 1937, que les Haitiens résidant dans ce

pays e’taient dangereusement menacés.

Les discours des autorités politiques d’alors et des e'lites

dominicaines ne cachaient pas leurs sordides intentions

et ce d’autant plus librement que ces gens savaient que

de l’autre cote’ de la frontiere, en Haiti, soit au niveau du

gouvernement a Port-au-Prince, soit au niveau des elites

hai'tiennes tout le monde faisait semblant de ne pas entendre

les discours de haine balance’s a longueur de journée

sur les ondes des radios en République Dominicaine.

Finalement, ce qui devait arriver arriva. Tous ont laissé

leurs compatriotes se faire massacrer, dépecer, harceler

comme des chiens sans lever le petit doigt.

Combien de Dominicains de souche a la peau noire

ont subi, eux aussi, dans leur pays, les vépres de la riviere

Massacre ? Personne ne le sait réellement. Comme pour

le nombre de victimes en général. Soixante-dix ans aprés,

certains ne savent pas encore que parmi les milliers et mil—

liers d’étre humains sauvagement abattus dans la rue, sur

leurs lits, sur leurs lieux de travail, dans leur maison il y

avait beaucoup de citoyens dominicains. Mais ils avaient

tort d’avoir la peau noire. D’ou la question qu’on peut se

poser aujourd’hui et au regard de ce qui se passe dans la

société dominicaine actuelle : 1e dictateur Rafael Leonidas

Trujillo voulait-il exterminer tous les Haitiens ou tous les

noirs de son pays ?

Et la, nous sortons du cadre d’un simple acte raciste

ou d’un phenomene d’immigration pour faire face

a une idéologie beaucoup plus grave, la xénophobie.

Aujourd’hui encore, les noirs n’ont pas bonne presse dans

ce pays, et le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils payent

Suite d la page 16

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2 Haiti Liberté

Vol.

1

No.13 0 du 17 au 23 octobre 2007


Inondafions:

un gouvernemenf absent...

«Que vaisAic tum. ‘I'ai pctdu

ma met: :I man pcre, ruutc rm

vie. mes ami , disair IIn

fan! L‘n-

:‘uirc .qu Inondarions aux

Gunaivrs L-n 2004 Im .II. p.15-

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Llu Cyclnfll‘lk‘Jl‘il'if.

Ix d'rspoir pour III)II\. iii,

5. in us pcux rcsiurr

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qui ac passe par ici» Ll: cricr unr

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ccntcs inondations Clans \.I In L'.

EllL- parlait L'u (UnnJiSS’JllLC dc

cause. car dLux .uIs plus mid la

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des Iravaux publics .1

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Ccpcndant ilx n'unt izInIais LIIIlIlié

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ambassztdes dL-s litatsVUnis L-I llC

la Franc:

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Vol.1 No.13 I du 17 an 23 octobre 2007

A travers Hai'ti

L“,°“d“""“dfi‘i‘f‘mwmé‘é

decouvcm le Imdi ll ‘(Dbre

Par Wadner Pierre Lleicr :‘I Fonmmara. Martissanr,

[ls nvaienr lL-urs mains li linllcs. 'mérs

CI lcurs corps truués c

(Icpcndant l.I police national:

(l’NH) pat LI mix dc son portc»

parole. lc cummissairc Franrz

lcrcbours a Lonfirmé cc massa»

Ln: m1is salon (in infurmarions

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vnir que ces icuIIcs .uIniL-nr éré

Llcs bandits.

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QIIL-l minmi‘rL- :I la charge dc

ptIrtL-r seLouX Qucl ggnrc dc

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tanIanLlcr :IIIx gens Llfilm 5: ré-

I'ugicr dam dcx .lerix lIiL'Xl\i2|r|IS

dLIIh lcs Lampugncs! EXlsic-(Ail

un mininérc dc l'IIItérIcIIr er

Llcs ColchrIvirL‘s rcrritm'inles)

LES pztrlcnIcnuirCS. ll.‘ élIIs tlu

pl‘llpl( quI mnmisscnt lIiLn Its

Lt-Iulitions inhunI lines IlL- la p0

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2004 Linn. ,préuchOO

qurrs mus comptcr lcs purtc'x disv

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mnrts, plus d'une quarantaine,

plus de 10 portés disparus. pcur—

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y a pas d murcs. mémes lcs jeeps,

aux Guna‘ivcs. pcur-cllc dc l'hc’licoprércs son

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atrendrc dcs sccours?

iin {a txistvt‘il un plan sous la:

pout vcntr L'n aide cnux. don! Cubarct {I 30

aux siniskm

dc la (inlillc‘.

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Perspectives

Le Peuple hai'tien,

Ie Président Préval et la Constitution

meet Etat est lui-méme, molheureusement, fort

souvent affaité c‘t mener une guetre sons Iendemoin

contte ses proptes enfontst

(Discours du Président Prévol a l'ONU, 26 sept.2007)

L'écologle rte cone up so “grader, slots que los crévanl do

Iaim

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dans les bldonvillal comma darts les riglons rural“, privéos dos

mitts do unté, sans aucun upoir do s'an sortlr

Un aveu important

President comm:

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A nottc connaissancc. ciest tion On est ainsi tombé dans

pour la ptctnii-te fois qu'un

I’tc’sidcnt ha'iticn avoue. bien

qu‘a mots ntcxutt‘s. quc l'Etar

a souvcnt (touiouts) mcné un:

guerrc centre in pettplt'. De

l'indépcndancc .‘1 nos jouts, l:

l’résidcnt, militaire on civil. a

adoptt‘ l'absolutisrnc comm:

gouvcrnanccv 11

: institutionnalisc

lu devise dc Louis XIV «

l'Iitutr 'cst [HUI )- xi

l’enconttc

dc la Constitution. Lcs droits

civils ct politiqucs dc; citnycm

("II été lbttlét :tux picds. Unc die

town It- plus muvcnt {flow a

noyé thus 1: song [Gum vcl ité

dc prnlchlxllunt (I systL-mctl‘flpr

pres. on n CJINL‘ unt‘ opposition

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tunqu du

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0 Endish, Fang-is, Kuybl

‘CDs/DVD:

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0 CAM. Money Ttand'et

un Ctrclc vicicux

: absolurismcrcnvctscrncnt,

un tourbillon vet—

tigincux qui a setvi dc prétcxte

it

l'absence de programmcs d2

développcmcnt. Aucun dc ccs

dcux c’léments n'a jamais congu

dc te’cls programmes dt- développcment

tenant compte des

tcssoutccs hum ncs ct mntéticllcs

do in nation. On Lllllli

st- tie grands mots. dcs chimes

tmagtnattcs, quon repert- sans

conviction, Aucunc dcs parties

L‘H lurrt: nu tient comptt- dc la

constitution Ln Constitution

dc [987 puuttait éttc un insr

trumcnt dc paix ct dc mt‘diatticle

155—1 exigc que

lo l’t rtlt'nl t‘n ptctanrtcritttttt

1583 Albany Avenue, Brooklyn, NY 11210

718-421-3569

Haitl leorté

1

l

Par Franck Laraque

iul’c u dcvant Dieu er devant in

Nation d'ubscrver ct dc Iaire obscrvcr

fidélcmcnt la Constitution

ct lcs Lois dc la République, d:

rcspcctet ct dc fair: rcspcacr les

droits du Pcuplc Hn‘t'ticn. » Le

l’tésidcnt Préval qui ne respcct:

pas its dtoits fondamcnmux ct

imptcsctiptiblcs du pcuplc Imiticn

garantis darts lc Préambulc,

comme lc droit 3| lil vie, it la

santé, a l'équité éconumiquc. a la

conccnation (‘K it In participation

dc la population aux gtandes dé-

Cision cngagcant la vie nationalc.

n n que pas comment

u

Haiti csr tn train t‘lc tlirc adieu

it

Eel Etat. Lcntcmcnt, parith

menr. mats nvcc détcrmimtion, »

Pctsnnnc nc saurair nict la tc'ductiun

de l'insc'cutité t-t ties kidnappings

Elite néanntoins snns

our '65 innocents, victimcs dcs

tcux ctoisés des forces dc For

dL’S

the ct ctiminclx. aicnt (rtdédnmmagést

Pour duret, la sév

curité doit slaccompagnct d'un

plan dc construction nationale

étalsli par lc gouvctnt-ment t-n

contermtion avec Ic pcuplt. Un

plan dc dc‘vcloppcmt'nt alternatif

fluui rejcttc lc systémt‘ suicidaite

néo—libéralismc atch 52 globalisation

ct sa privatisation profitable;

it uh: infimc minorité ct

'1

l’étmngcr.

Une incompétence dc part at

d'autre

L: I’tésidcnt s'atttibuc l:

mérite dc l'améliotation dt: la

gouvetnancc dc l'ét‘onomi: cn

cc qui la

concctne réduction dc

l'inl'lation ct une ntodcste crois»

sauce du l’IB alots qut‘ l’c’cono—

tnit- national: or cuss: dt- chutcr ;

nlots qut- l'étulogic I’k' cessc dc

so tlégradt't, alors qut-

[cs masscs

Cri'vcnt dc faim dans les bidtmvillt-s

commc dans lt-s téginns

ruralt‘s, privécs des snins dc awe.

HAcagzIO

HAITI

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sans :tucun cspnir do .5an sortir ;

nlnts quc

lc commcrcc t-t l'indusa!"III|lIIIIIlllllllllllllllllllllllIE

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tti: snnt aux .tbnis, Alrtts qu'nn

prétcnd qu’un pays grabatairc

n: pent pas absorber l'aidc qu'on

lui ofl'rc. La tusponsaltilité du

Pouvoit Exécutil’ct la rcsponsn—

bilité du I’ouvoit Législatif nc

sont pas les sculcs cn cause. Lcs

pattis politiqucs. la société civil:

at nombre d'otgznisations qui

accuscnt lcs ditigcants pol

d'incompétcnce qucs

dc

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mauvai»

se foi. rte préscntcnt iamais dc

programmes, ni dc suggestions

ptatiques dans lc domaine dc

la sécurité, dc l'agticulturc, citl'écolo

is. d: la créarion d‘em»

plois, ft la santé. etc.“ Les solutions

otfcttcs par quclqucs as~

sncimiuns tcstcnt lBlU't' mortr.

Lc Ptésidcnt IHL‘I l'actcnt sur

in

creation er lc ntainticn d'un t-nvitonnemcnt

pmpice En

la tclancc

écunomiqnc u a tin tlévcloppcmcnt

durabltt .‘1

la luttt- (ontrtla

corruption or is tmfic tics stu»

péfiants. Ces démttrchcs louablrs

sont dc grandcs décisions engugcunt

la vie nutionult' ct

téclttv

mL‘nl. scion ltt Constitution, la

conccttation ct la participation

dc route la population

Ln ptés|dent Roné Préval a la ttlbuno

des Nations Unies lors de la

62- asumbléo ginérals

Prendr: I: Présidem Préval

an mm

1..) population dcvtait prenl

drc lc l’tésidcnt nu mnt tout an

tcvcntliqunnt scs droits consli»

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lcs rctmes :‘l renditions d'unt'

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st- conceivcnt pas sans une mo»

bilisarion généralc (lu pays autout

d'un progtatntn: étnhli enscm»

bl: thns l'intétét dc tnus ct non

ttutnur d'unt- petsonnc, ni sous

la Fétulc d:- l‘Etat. Le I’résidt‘nt

l’téval est bicn plctcé pour iouct

le mlt- de tn cmblrur As’il L'I'I

a la volont ct offrit une Vnic

nottvclle it la tésolurion d‘unc

ttés dangett‘usc (rise.

Franck Laraqn:

I

Professcut Etnétitc City

College Ncw York

16 octobre,

Journée

mondiale de

l’alimentation

cttcjoutnéc t célébtt‘c dam

lt- munde emit-r depuis 19%|

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limb/2m: 1/: ldflum m I: mwm'e

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Faim». It’l était tlc’ia la théme

en l'nn 2000 dc Ccltc Juutnc’c

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d1: cc méme tci'rttin avcc d'autres

vocablt‘s? I’lus tie 800 millions

d'l’mmntcs, dc ft'mmcs ct (I’mfants

cuntinucnr It souffrit d5

faim clttonlquc. Er CEHL‘ situation

loin de sltméliotcr st dété«

riotc. d'ttutant plus avcc its projets

t‘lc transform" les ressoutccs

alimcntaites t-n biocatburant.

éthanol fl auttcs pnur fair: toulu

lcs holidcs dc la rout: El satisfairc

les insatiables appétits des pays

dévcloppés.

En outrt, out tcntcr dc mas—

aavantag: uct Ics vén‘ra lcs causes at “war

lcs SOHI'CES d: l'alimtn—

ration aux mains dcs multinationales.

on aura voulu laissct ctoite

quc lts {amines étaicnt dues a

la pc'nurit: d'alimentst C’cst loin

loin outrun: d’cn Eu: d: ptés ou dc

la causc. comma nous

lc démonln‘

Carmelo Ruiz Matteto

clans It: textc xuivant qui paraissalt

dans les pages dc Mimosa",

un supplémt-m tie Lil/(Irllllfl’d

du 12 ”ptcmhrc 2004. qut: nous

trntluisons dt’ l't-spagnul.

Les transgéniques

ne seront pas Ia

solution

Mythes modernes

de la famine

For Carmelo Ruiz Matrero

ch gt-ns nt- ntcutt'nt pus dc

{aim .‘1

cause dc l.t pénuric d'alitnznts.

mui lti '

causc tlcs décisions

politiqucs dc lL'ufS gouo

verncntcnts. En cc moment. les

gtenit‘rs tie in nation l:_t plus puis—

same au ntontlr, lcs Etats»Unis.

débotdt-nt dc grains ct dc pro»

duits lniticts. nuts dans scs tucs

30 millions dl‘ personncs n'ont

pas tlc quoi manger, Les cultutcs

transgentqucs. sans aucun

tittutcv dit l'nutcut, n: soulage‘

tont pas non plus [as besoins des

afl'antés

Le lyiotecltnnlngistesuissr:

ingo l’otrykus est iuricux. vexév

rt-nl'mgnét Er méme plus. il déblat‘crc.

l’ottykus t-st winwntcut

dudit riz dorc’. un ptuduit géné—

Suite 15 hpagc 19

Vu|t1No.13 0 du 17 au 23 octobra 2001



I!“ 0

La colonisation a dés le de’part constitué un systéme ale domination protitant aux grandes

puissances européennes. Les modalités de ceite domination furent multiples, verrouillant ainsi

d’autant mieux les Etats calonisést Domination politique bien sur, qui assurait aux colons pres

tige et contréle de tous les leviers administratifs du pays ; domination religieuse avec l'évangélisation

torce’e de populations entiéres ; domination culturelle e1 linguistique, avec

l’utilisation

torcée de la langue du colonisateur et l’écrasement de toute difference culturelle propre au

colonisé, trop souvent [usiilié par des alibis ouvertement racistes ; enfin, et suriout, domination

économique et commercials qui permettait l’approvisionnement facile du pays colonisav

teur en matiéres premieres tropicales et en main cl’oeuvre corvéable a merci. Ces motivations

écanomiques sont irés explicites clans le discours des dirigeants politiques europe'ens, camme

l’aiteste cette declaration de Jules Ferry, ancren president du Conseil |l| lrancais, en 1885 :

« Les colonies sont, pour les pays riches/ un placement de capitaux des plus avantageuxt [...]

La politique coloniale est fille de la politique industnelle. L’Europe peut étre considérée comme

une maison de commerce qu: volt décroitre son chitlre d’attaires, car la consommation européenne

est saturée. ll taut donc laire surgir de nouvelles couches de consommateurs, la ques~

tion sociale est une question de débouchés. » La mission civilisatrice de la France est vantée

méme par des personnalités [ugées progressistes a l’époque, comme Victor Hugo en l879 :

« Dieu ottre l’Aln'que a ”Europe Prenez‘la. PrenezJa, non pour le canon, mais pour la ChOF

rue ; non pour le sabre, mais pour le commerce; non pour la baiaille, mais pour l'indusirie;

non pour la conquéte, mais pour la lraiernité. Versez votre troop/em dans cette Ar'rique, et du

méme coup résolvez vos questions sociales, changez vos prolétaires en propriétaires. Allez,

taites l Faites des routes, lattes des ports, laites cles villes ; croissez, cultivez, calanisez, multipliez

l2]. » Ponies prenantes de lo colonisation, ces motivations économiques et financiéres

vont iouer un role central oprés la de’colonisaiion : le mode de domination va évoluer, mais la

domination va bel et bien demeuren

LlGD'li

par Damien Millet

gcanrs. un scénario comparable sc démule au Sénégal

3ch Léopold Scdar Scnghor, an Gabon avec Léon M'Ba

puis Omar Bongo I4]. cn République centralricaine avcc

David Dacko, au Cameroun avec Ahmadou Ahidjo, au

Cango—Brauaville aver; l'abbé Fulberr Yauluu. cn Hautc—

Volta (ncrul'l Burkina Faso) avcc Maurice Yaméogo. au

Niger avcc Hamani Diori, crct

LC cas dn Gabon est emblématiquc (lu role

cominuer a iaucr la Franc: cl dc la campliciré

ue vcur

cs aurarirés

locales soutenucs par I'ancicnnc mélropalc. Suite

3i

unc IL'nlaliVC dc coup d'Etai cn 1964 qui a vu l'arméc

francaise imcrvcnir pour rérablir I: présidenr Léon M'Ba,

Maurice ROlJCYI. proclrc dc Jacques Foccart |5| cr ancicn

rcsponsablc du SDECE IGI. affirms : Plusicurs chefs

:1

d'Etat africains, rirant les leqons du coup d’Emt gabonais

Ct d'un ccrmin nombrc d'anrru crises ailleurs en Mriquc

noim, auraicnt par la suite signé dc: dcmandes d'inrervcnrion

milirairc non datc’cs, :1: {mm a cunmurncr l'obsraclc

d'un cmpéchcmenr prc'sidcnriel, La France avair ainsi Ia

pomibilité d'cnvoyer dc troupes en cas de cunllil. male

gré l‘incapaciré de l'auroruc supréme du pays a sollicircr

son aide [7|. >- Bicn sin: in souvcraincré (:31

an: expression

vainc clans ccs condirions. M’Ba aumir mémc proposé dés

les années 1960 de transformer son pays en di’parrnment

franqais. Il inlEerml aussi clans lL’ chnix dc l'ambaxsadcur

dc France, obtenam mémc parfois son rcmplaccmcnt s'il

ne s'implique pas suflisammcnr danx Ia polirique inléricuri:

gabonaisc ou s'il refuse d'émcrm: un avis au scul

motifqu'il suuhaitc rcspecrcr la snuvcraineré clu pays. Lc

role d'ambassadeutdc France csr donr: significatifd‘un:

mainmisc raralc, lE

comm: confirms avcc unz bonn: dose

7—» .

L‘Afriqusn'a pas 616 nriparée pour devanir acrrice de son destin dans le cadre de co «modélu de développement lmposé par les grands: nuisances qui la domimienl‘

Faux de'pan

Qu’cllcair choisi d'accordcr l‘indépcndancc ou qu'ellc

y air éré cantraintc par dcs mauvcmcnrs d'émanciparion

plus an mains vinlcnrs. cllaque mérropole churche a

conservcr son influence sut st: ancicnncs colonics, mémc

si la panic visible dc la colonisarian (administration,

arméc. crc.) dait 5: fair: plus discrétc ct si la mérropole

n'cst plus dircctemcnr aux commandos,

Pourtant il scrair illusoirc dc croirc que

la colonisation

pcut érrc oublié en un clin d'mil, que

les saciérés

africaines sonr snrrics miraculeuserncnl indemncs dlunc

t=llc épreuvc er qu'unc décolonisarian baclée a pu

lcs

placer naturellemcnr sur

la vnic du dévcloppcmt‘nrt La

colrmisarinn, tout cnmme l'csclavage avanr tile, 2 brisé

ces sociérés cr

.1

cu dcs répcrcusaiuns rrés importantes sur

les décennics xuivanrcs, jusqu'a auiourd‘hui. Considércr

qut- la page dn passé dnit Eire murnéc sans aurre formc

dc prrvcbs cnnduirair ‘a déduuancr un pcu [mp facilcmcnt

lc: grandcs puissanccs dc lL-urs responsabilitc ans 1::

préscnt dc l'Afriqnc. ll s’agimir d'unc L‘ffL'lH’ inrcllco

rucllc main-um

....

Rarissimcs son! 1:5 siruarions en Afriquc 15] Oil.

an dc cynismc er dc mauvaise foi Maurice Ruben. lui-mémc

momentol' I'indépcndancc “5' armcbc'c, 1‘ pays “OUV‘l‘ ambassadeur de France au Gabon cnrre I979 er

lemcnr indépcndanr dispose d'une élirc farméu 1981 :

er prérc « Un cadre armi élargi de compétcnccs, qui inrc’gnit lcs

a prcndrc lcs réncs du pauvair. L'Afriquc n’a pas été préparéc

pour dcvenir actrice dc problémes inréricurs du

son dcsrin dans lc pays, peur stmbler curieux aux

cadre de néopllyzcs on

ce « modélc » dc dévcloppcmcnt imposé a ceux qui voienr du néo—colanialisme darts

par la grands: l’aidc apporréc

puissances qui la

aux pay:

dominaienr. Er quand bien méme ell:

africains er qui préfércraicnt pcur—

érrc qu'unc ibis lcurs

l'cfir éré, lcs anciennus puissances cnloniales cr les sociC

rcssnurccs narurcllns «pompées»

rés privées qu'clles traincnt dans lent sillage par les pays industricls ils disparaisscnr dans I: gauffr:

nc sant pas du sous»dévcloppemenr économiquc. des maladies. dcs

décidécs a lui laisscr Ies coudécs franches.

conflirs ethniques ct dc la barbaric cngendréc par tons

ces maux

Des homes dc confiance

accumulé.» A cell: c’paqnc. un ambassadcur

de France cn cx-Afriquc noirc francaist-exercair, cn

lus

dc scs fonctiuns rraditionnt-llcs d: rcprc‘scmamde l' rat

fmncais, nn rélc cle cunseillcr official): des aulorirés. CI:

qua lcs médias er ccrrains hummcs pnlitiqucs dc gauche

Dés avanr Ia nomination des gouvcrnemems des

‘a

pays

africains parvcnus I'indéprndancc. lcs ancicnncs méimpules

tcnrcnt dc placer -.tu puuvoir lcs diriguanr. s-

ccpiiblcs dc scrvir lcurs inrérérx. Mémc si In relation.»

n'nnr pas éré ruujonrs idylliqucs, ces dirigeanu sum saurcnus

par l'anciennc puissant: dominant: Ainsi, FL-Iix

Houpbouét-Buigny, ancien ministrc du ganvcrncmcnr

francais. dcvicnr lc premier présidcni dc la (Zine d’lvoi»

m. Malgré dts différcnccs naraires cntre tuus ces diri-

'a

n'ant pas compris on vaulu t'nmprcndrt Prompts ca—

ricarurer, a parlcr dc cupinagc. a critiqucr pour cririqucr,

ils aubliaicnr. nu ibignaicnr d'ignarcr, la responsabiliré

mnmlc de la France :‘i

l'égard dc ccs pays, rcsponsabiliré

qui jusri air ccrte anion dc conscil. lls perdarmr aussi

dc vue quc rout recul de l'influencc (rancaisc faisait lc

10 Haitl unorté

Vol. 1

No.13 0 an 17 an 23 octobre 2007










Myfhes modernes

de la famine

Suit: de La page 8

quc Ics cultures transgéniques

sont niodific s

pour introduire

des souches qui n‘ont rien a voir

ave: 1.1 qualité ou

la valeur nutrie

Plus d: 800 millions d'hommas, do lemmas at d'en'anls coniinuant a

souffrir de lalm chroniquui Et certs sltuation loin do s'améllorer se délériote

tive Lie la plantc. par exemple. la

resistance aux herbicrdc' Ce n'cst

pas le (:5 du ri7, doté. développé

spécifiquemcnt pour .zméliorcr la

nutrition hunmine. ptétendvil.

Les mémcs critiques sc plaignenr

que les transgt' iques SDnl

miss: an point par dcs corporations

transnationales. qui nc recherchcnt

qut' pins rapides lL'S

ct

non

lc bicn dc l'liumanite'. Mais

Potrykus signal: fiércment que

son riz doré e’ré a

développe' dans

des institutions publiques cutopéenna

avec le financemmt do la

Fond' ion Rockefeller,

une entité

sans but lucratif.

Les droits dc propriété intel—

icctucilc cmpéchcnr-ils que

[es

bénéfices d: In biotechnologie

transgénique agricole «t d: tout

aurrc progrés en agriculture— parvienncnt

aux pauvres? Pour écattcr

cct écueil. Potrykus a obtcnu

des accords ave: toutcs its CDI"

porarions qui étaient détentrices

. ‘

tiqucmenr tnodiflc’ dont lcs graincs

conticnnent du béta caroténe,

substance que le corps humain

convcrrit cn vitaminc A, Scion

l'Organiszttion des Nations unics,

2 millions d'cnfants risqut-nt d:

pcrdre Ia vuc par manque dc cm:

vitaminc, ct l'Organisalion mondial:

de la santé rapporte que 1,8

millions d'cniants igés dc cinq

ans soulTrt-nt d’unc sévérc de’ficience

de cctte vitamine.

Face 5 ccs donne’ts, le travail

dc l’otrykus pourrait lui va»

loir un prix Nobel. Cepcndant

dcs groupcs activistes, tels que

Greenpeace. continuenr a s'opposer

obstinément aux cultures

transgéniquu. induant1: ti: doré.

indi uant u'elles ne mettront

pas n a la aim ct. au cantraire,

elles créercnt plus de problérncs

quc dc solutions.

Potrykus 5: menu: furieux

contrc ces individus ou ccs arganisntions

qui tcntent d'cntra-

3.1.

ver son travail et qui devraient, dcs patcmcs pour poursuivre

sclon lui. étrc juge’s sun

par un tribunal

international pour crimes Lcs défcnscurs de la biotcclt»

travail avec le riz doré.

centre l'humanire’. D'apres lui, nologieallégucnt que

ccla démontrc

que lc system: de proprie’rés

les détractcurs dcs transgeniqucs

sonr directcment tcsponsz‘ intellectuellcs. si duremcnt cti»

bios cit millions de morts dans tiqué par les cnncmis dc la globalisation

néolibérale, n’est pas

le Tiers-Maude. :n cmpéchant

quc s'étendc une technologie qui

peur sauvcr la un obstacle pour le progrés dc

vie a des enfants l'liumanité.

faméliquesi

Lc cout du riz doré le mettra-t-il

hors dc porte’c des pctits

Le scicntifiquc ct scs partisans

afiitmcnr quc

le riz doré re’furc agriculteurs du Sud global? Dc

toutes les critiques qui pou rraicnr nouvcllcs formcs de dc’pcndancc

étrc adrcssécs :mx transgéniqucsi strontvclles crc’c’cs? En aucunc

Scs critiques. par centre. disent fagon. car monsieur Potrykus lc

distribucra gratuircmcnt.

Mnls les acrivistes mainticnncnt

lcur opposition, indiquant

que la riI. doré cst un artifice tic

relations publiqucs dc l'industric

bintechnolngique. Pourquoi

:Iifirmcntrlls rein? Potrykus ne

pcut I‘cxpliquct ct suppose quc

M's CIlKquL‘S sonr animés par un

.tgvnda ' ultarné ct sinistrc contre

dc la science er it: progrési

Supposons quc l’induslrie itil

raison L't que lcs .tctivistcs tron»

l7lc»iéle s: trompcnt. qua les alimcnrs

tmnsgéniques no prc'st'n»

tent aucun risque pour l'cnviv

tonnemcnt, la hindivcrslté ou la

santé liumainu.

produits aideront-tls 'a combat-

UL’ la faim?

l’our répondrc 2|

ccttc question

il nous faint ausculter lcs causcs

du problémc.

Les partisans dc l'agriculture

Lil' lat

industrialisée er nouvellt‘

révolution génétique s'alwrircm

tit-rriert- lt- calcul malthusien.

[I y a beaucoup dc gens

(‘I

put

dc nourriture. L'l in population

continue 21 attgmcnter. Dc cc fair.

il faut suns ccsse augmenter

la

production agricnlc pour évitcr

unc Calaslmphc.

Mais. y a-t-il réellemcnt pénurie

d'aliments? Esr-cc iii réeilcmcnt

(pm $4: trouvc Ia cause de la

faint? Voyuns la situation en Indc.

Malgré cc que nous discnt lcs dév

magogucs maltltusicns. duns cc

pays il n'existe 5t présent aucunc

pénurir d'alimcnts. Au contrai

re. il y existe un cxcédent d2 Ir

zuines de millions de tonnes de

céréales.

Sur le problémc de la

Fuim dans son pays, l'écrivain

Arundhati Roy nous dit quc I’lnde

roduit lus dc lair. cl: Sucre

-

or c céréa cs quc jamais auparavant.

Les agriculteurs ui ont

récolte' trup d: grains air our face

a tin: situation désespérantc. Le

gouvcmtmcnt a achcte' l’cxcédenr,

mais le volume dépassait Cc qu'il

pouvait cntreposcr ou utiliser.

En 200i lcs magasins du gou»

vcrnemcnt éraicnr bondés avcc

42 millions dc tonnes dc grains.

cc qui équivaur a un quart dc la

production annuclle clu pays.

”Ema/it qu: It grain paurrir

dun: dc: mag/trim du gout/truer

mom 350 million: d: cimytm indinu

vii/nu ma 1: nit/mu d:paw

um? ct neptuuml nbrmir un 5m!

rzpm ramp/rt pnrjour», dit Roy.

«En mm 2000 I: gnuwmnntnl

i"dim t’limin/Iit k: m'm'm'anr max

impnrmtiwu d: I400pmdum, in»

5/1411"!

/( Ian. 1:: (he'd/e5, 1:

1! Jul”.

mum. It l/Jt', [e mf!’ :2 / 'buile dr

.

Pit/mt. C(Lr. ulnrs qm I! marr/zr'

(’mil plus qur mturr’ (I: m [Iraduirx».

lndlqllU-t-t‘llc.

L: myth: de la pe’nurie

l’our étre Clair: la pc’nuric est

un mythe. Ce n'esr pas unc now

velle, Frances Moore Lappé er

Joseph Collins nous

le disaicnt

déj'a dans lcur livtc Manger

d'abord (Food First, en anglais),

publié ii y a 30 ans.

Au début dc cert: de'cennic,

Lappé voyage: avec 5;: Elle Anna

en lnde, oh Ics dcux s'entrctinrent

avec un fonctionnaire qui

leur dit —avcc un: évidente fierté—

que son pays avait l’cxcédent de

grains lc plus élcvc' dc son hismirei

Quand elles lui demandérent si cc

ne Strait pas une bonne ide'u (is!

re 1’, a:

”it“

le partagcr avcc scs compatriotes

famc'liques. il changea dc coulcur

ct pre’renclit qnc lcs pauvrcs recevaicnr

déia trnp dc subsides.

Si 1: prérendue pénurie était

la cause de la faim, its Etatstnis

auraient la population la micux

alimcnte’e du monde entier. N'cstv

ce pas 1: cas? Eh bien non. Dans

c: pays. présumémcnt Ie «grcnier

du monde». il y a actucllemenr 30

millions dc pctsonncs qui n‘ont

pas 5t manger at 85%

dcs enfimls

soufl‘rent de la faim.

Par contra la surproductiun

est un véritablc mal d: (Etc pour

les a (is riculteurs. Les Etuts-Unis

out cxcédents en produits lai»

tiers et en grains. Dc iuit‘ l'cxcédent

tic grains serait sulfisant

para mettre an (out 600 livrcs dc

pain par an pour chuquc cnfant

nfTame' (it cc pays,

Dans lc pays le plus riche du

mondc. un enfunt sur cinq nait

pauvre. tandis quc I'Amtrimn

jzmmulanub/ir Hen/lit calcule

qu'il exist: 10 millions de personncs

—y compris 4 millions

d'cnfants—qui n‘onr pas dc quoi

manger.

Les économisres, sociologucs

er agronomes pourronr the'oriser

dc long en large sur its causes

tic la faim. mais ils ne pourront

argumenter absolument rien sur

unc prétcnduc pc'nurie d'ali-

"il'nIS.

Si les gens soulfrent dc la Faim

ct on mcun-nt

malgre’ l'cxistencc

dc volumineux cxcédcnts ugricoits.

alors cn :lut‘unc fawn on nu

pcut (mIL‘cvuir quc les cultures

u'unsgéniques .ll’l'lVE‘l‘cnK 3t sou»

lager its .tl‘ium ,. Entrotempiv

l’utrykus continue

‘a

délilarércr

umtre scs de‘rrzictcurs.

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Hai‘tl Liberté

19


I

Requiem pour

Roger Colas

Par Ronald Pierre

Chanteur chevronné, interpréte hors pair, RogerColasfaisait de l’amour

sa source principale d’inspiration en levant le doute sur le platonique

et i’érotisme

dictature ; cote’ jardin, elle a mis

Ete’ 1986, Haiti s’extirpe des

méandres d’une longue ago—

nie politique sous la pulsion d’une

jeunesse définitivement tourne'e

vers un avenir de'mocratique et le

hasard a voulu que Roger Colas,

l’un de nos exceptionnels chantres,

succombe clans un accident

de voiture apres une soirée dansante

animée avec l’orchestre

Septentrional. Cote cour, cette

disparition a assombri par sa

bru—

talité la belle envolée historique

qui s’annoncait avec la fin de la

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V"'i"""r?' D"! i

‘1

1

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,-

j

l.

fin a une carriere artistique ja—

lonnée de succes et de rebondis—

sements.

Chanteut chevronné, inter—

prete hors pair, Roger Colas faisait

de l’amour 33 source principale

d’inspiration en levant le

doute sur

le platonique et l’e’rotisme,

deux univers attachants qui

prennent £1 leur compte le destin

de l’homo sapiens. Chanter la

vie, la beauté du pays natal, le regard

attendrissant de ces femmes

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Arts at culture

mi—ange mi—démon et la nature

sauvage sont autant de dénomi—

nateurs communs qui dominent

l’oeuvre de ce chanteur venu du

nord.

Apres avoir mis son talent a

plusieurs reprises au service de

Septentrional, de’nicheur de ta—

lents, il s’est lancé dans une car—

riere solo, devenant par

la suite

chanteur de charme, crooner pa—

tenté, reflet authentique d’une

vision romantique cherchant 3

nuancer les sentiments, exalter

les passions, attiser les feux du

désir. Sa voix chevrotante combine

le vrai, le beau, le torride et

le

moelleux et réinvente un monde

01‘1

l’érotisme et le sublime alter—

nent sans arrét.

La chanson Téte d Téte <3 »

est un hymne a la vie, a la fide’lite’

er a la plénitude des coeurs pris

dans des tourbillons tumultueux

du doute ou de l’inconstance. La

sensibilité sonne

le glas a chaque

sttophe, la vérite' saute a chaque

rime et la chanson se métamor—

phose, en dehors de sa valeur

passionnelle, en un vaste champ

qui se veut altruiste et salutai—

re « Mwen leon’n gou a'yo‘l mwen

uwazz'n, », sauf que

le gout ne se

mesure pas 1 la hauteur des sentiments,

il a besoin d’un espace

fertilisant pour

s’e’lever au rang

de la dignité. Sans compromis

ni compromission.

Absence et présence se

bous—

culent, s’entrecroisenta travers la

chanson dédiée a Marie—Lourde,

femme de déci—

compassion, qui a

dé de prendre la poudre d’escampette

pour échapper a l’emprise

sentimentale d’un soupirant trop

porté sur

la chose. Cette chanson

ouvre la voie a un Hot de melancolies

et de complaintes tissées

Multicultural

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I 1113103313.! (31113131311A311311131 I 1111113111331131 Field

1 11133

331391133933‘ M6111 AND -

MQRR“

de mensonges

;

ton absence, c’est des collines du nord, sa voix ar—

la désmtre, chante-il.

rose les coeurs

desse'chés, remplis

Cet aveu n’est qu’une tempéte de solitude et de déceptions. Sa

dans un vers d’eau qui cherche 2‘1

noyer le mort, sutvenue dans la nuit du

poisson, simple jeu de 14 au

15 septembre 1986, aprés

seduction. Er, Erzulie, figure em—

un dernier rendez—vous avec

le

blématique de la mythologie ha'i— monde du spectacle, a plongé le

tienne trouve grace a ses yeux, 11

pays en deuil. Ce grave accident

la fois comme déesse de la com— a mis a nu

le dysfonctionnement

passion, de l’amour vrai et de la du systéme judiciaire hai'tien. Le

gymnastique exubérante Les ba— juge de paix en charge de la juridiction

oil l’accident a eu

lades espagnoles ou mexicaines

lieu était

couronnent le tout par une tou— en déplacement ce

week-end—la, le

che de sensualité exotique. procés verbal, autorisant l’évacua—

Roger Colas, l’e’cho sonore tion n’a pu étre dressé. Le corps

d’un vers bi—syllabique, tiré d’un gisait clans son sang pendant plu—

poeme inacheve’ dont l’he’mistiche

est une longue quéte de la Derose, chanteur charismatique,

sieurs heures jusqu’a ce que Ansy

perfection des étes et des choses. pousseun grand coup de gueule a

La rime s’efface au profit de la l’encontre des autorités haitiennes.

musicalité qu’on affectionne tam. Triste fin pour un artiste d’une

Tel un ruisseau qui coule le long telle envergure.

I

Mimi!» 11/1311

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SATURDAY N

0 V I; M I! l: R 2’00 I

10PM '2’???

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Vol. 1

No.13 O du 17 au 23 octobre 2007

20 Haiti Liberté

Ciiwnesa

Erreur fatal'

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