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Vol.
1
No. 13/ du 17 au 23 octobre 2007
Haiti: 109des / USA: $1.00 / /
France 1.50 Canada: $1.50
Justice
Vérité
1583 Albany Ave. Brooklyn, NY11210 Telz718-421-0162 Email:editor@haiti|iberte.com Web:www.haitiliberte.com
Prezidan René
Préval montre
tout Ionbrit Ii
Page 6
Les 15 membres du Conseil de sécurité ont voté a Iunammlte pour une durée dune année soit jusqu'au
15 octobre 2008 Ie manda‘t de la Minustah en Haiti.
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L’Afrique ligotée
Page 10
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Matin
Le
Le travail
silencieux de la
CIA en Bolivie et
Est-i! nécessaire de rappeler que ce CEP est l’muvre de la Communauté Internationaie, les sponsors de au Venezgela
Latortue et de Boniface.
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LIBERTE
1583 Albany Ave
Brooklyn, NY 11210
Tel. 718-421-0162
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Website :
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DIRECTEUR
Berthony Dupont
CO-EDITEURS
Guy Roumer
Dr. Frantz Latour
REDACTION
Berthony Dupont
Wiener Kerns Fleurimond
Kim Ives
Fanfan Latour
Guy Roumer
CORRESPONDANTS
EN HAITI
Wadner Pierre
Jean Ristil
COLLABORATEURS
Marie-Célie Agnant
Carline Archille
Enock Francklin
Morisseau Lazarre
Jacques Elie Leblanc
Roger Leduc
Joél Léon
Claudel C. Loiseau
Anthony Mompérousse
Dr. Antoine Fritz Pierre
Ronald Pierre
Eddy Toussaint
ADMINISTRATION
Bernier Archille
Jean Bertrand Laurent
COMPOSITION ET ARTS
GRAPHIQUES
Sonia Ostrovsky
Fritz Jude Jeanniton
Editorial
1937, I’année du génocide hai’l‘ien
ombien étaient-ils cette nuit—la, la nuit de la trage'die ?
Cette année-la, 1937, l’anne'e du genocide? 15 000,
20 000, 30,000, 50 000, peu importe. La vérite’ est que l’on
ne saurajamais le chiffre exact de ce compte macabre, 1e
nombre inimaginable de nos compatriotes lachement assassinés
en République Dominicaine dans la nuit du 2 au
3 octobre 1937 jusqu’au mois de décembre, par les militaires
et autres sbires du dictateur Rafael Leonidas Trujillo.
Mais aussi, combien ont été assassinés, massacres apres
le genocide de 1937 jusqu’a aujourd’hui, partout dans cet
Etat voisin et particulierement sur la frontiere ha'itianodominicaine
?
Voila une question a laquelle un jour, les dirigeants p0-
litiques des deux pays auront a répondre devant l’histoire
et devant un tribunal pénal. Car, i1 n’y a aucune raison
pour que des décennies, voire des siecles plus tard, des
pays qui ont mis en oeuvre, planifié et execute un génocide
sur un autre peuple continuent a étre l’objet de pour—
suite, de plainte et payent des dédommagements, pendant
que d’autres, plus pres de nous continuent a vivre en toute
quiétude et sans jamais étre inquiétés pour leurs crimes.
Nous ne tenons pas a revenir sur ce qui s’e’tait passe’, il
y a soixante-dix ans, sur ce que certains appelaient hier,
la « Guerre de Perejil » et aujourd’hui, ceux qui tentent
de sauvegarder la memoire de ces malheureuses victimes
innocentes de « l’Année Perejil » par le biais du « Comite’
Mémoire 1937 », créé par un groupe d’intellectuels et
d’historiens. Mais il n’est pas sans importance de dire,
que cette tuerie sciemment perpétuée contre uniquement
les Haitiens et ceux d’origine hai'tienne n’a été possible
que grace a la lachete', voire la complicité du regime ha‘i—
tien de l’époque, celui du President Sténio Vincent. 11 y a
eu des signes avant-coureurs présageant qu’une terrible
catastrophe se préparait contre nos compatriotes vivant
de l’autre cété de la frontiere.
La presse, d’ailleurs pas seulement ha'itienne, faisait
écho de ce qu’envisageait 1e ge’néralissime Trujillo, ce
Par Wiener K. Fleurimond
pre'curseur d’Adolphe Hitler, dans la persecution et l’élimination
a grande e'chelle d’un peuple, pour la seule raison
qu’il avait la peau noire. A Santo Domingo, la capitale de
la République dominicaine, pays ou l’on n’aime pas vraiment
les Haitiens, quoiqu’en veulent dire certains, tout le
monde savait, en 1937, que les Haitiens résidant dans ce
pays e’taient dangereusement menacés.
Les discours des autorités politiques d’alors et des e'lites
dominicaines ne cachaient pas leurs sordides intentions
et ce d’autant plus librement que ces gens savaient que
de l’autre cote’ de la frontiere, en Haiti, soit au niveau du
gouvernement a Port-au-Prince, soit au niveau des elites
hai'tiennes tout le monde faisait semblant de ne pas entendre
les discours de haine balance’s a longueur de journée
sur les ondes des radios en République Dominicaine.
Finalement, ce qui devait arriver arriva. Tous ont laissé
leurs compatriotes se faire massacrer, dépecer, harceler
comme des chiens sans lever le petit doigt.
Combien de Dominicains de souche a la peau noire
ont subi, eux aussi, dans leur pays, les vépres de la riviere
Massacre ? Personne ne le sait réellement. Comme pour
le nombre de victimes en général. Soixante-dix ans aprés,
certains ne savent pas encore que parmi les milliers et mil—
liers d’étre humains sauvagement abattus dans la rue, sur
leurs lits, sur leurs lieux de travail, dans leur maison il y
avait beaucoup de citoyens dominicains. Mais ils avaient
tort d’avoir la peau noire. D’ou la question qu’on peut se
poser aujourd’hui et au regard de ce qui se passe dans la
société dominicaine actuelle : 1e dictateur Rafael Leonidas
Trujillo voulait-il exterminer tous les Haitiens ou tous les
noirs de son pays ?
Et la, nous sortons du cadre d’un simple acte raciste
ou d’un phenomene d’immigration pour faire face
a une idéologie beaucoup plus grave, la xénophobie.
Aujourd’hui encore, les noirs n’ont pas bonne presse dans
ce pays, et le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils payent
Suite d la page 16
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2 Haiti Liberté
Vol.
1
No.13 0 du 17 au 23 octobre 2007
Inondafions:
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«Que vaisAic tum. ‘I'ai pctdu
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vie. mes ami , disair IIn
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Vol.1 No.13 I du 17 an 23 octobre 2007
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Par Wadner Pierre Lleicr :‘I Fonmmara. Martissanr,
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y a pas d murcs. mémes lcs jeeps,
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Perspectives
Le Peuple hai'tien,
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l’enconttc
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l'absence de programmcs d2
développcmcnt. Aucun dc ccs
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dc te’cls programmes dt- développcment
tenant compte des
tcssoutccs hum ncs ct mntéticllcs
do in nation. On Lllllli
st- tie grands mots. dcs chimes
tmagtnattcs, quon repert- sans
conviction, Aucunc dcs parties
L‘H lurrt: nu tient comptt- dc la
constitution Ln Constitution
dc [987 puuttait éttc un insr
trumcnt dc paix ct dc mt‘diatticle
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1583 Albany Avenue, Brooklyn, NY 11210
718-421-3569
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1
l
Par Franck Laraque
iul’c u dcvant Dieu er devant in
Nation d'ubscrver ct dc Iaire obscrvcr
fidélcmcnt la Constitution
ct lcs Lois dc la République, d:
rcspcctet ct dc fair: rcspcacr les
droits du Pcuplc Hn‘t'ticn. » Le
l’tésidcnt Préval qui ne respcct:
pas its dtoits fondamcnmux ct
imptcsctiptiblcs du pcuplc Imiticn
garantis darts lc Préambulc,
comme lc droit 3| lil vie, it la
santé, a l'équité éconumiquc. a la
conccnation (‘K it In participation
dc la population aux gtandes dé-
Cision cngagcant la vie nationalc.
n n que pas comment
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Haiti csr tn train t‘lc tlirc adieu
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Eel Etat. Lcntcmcnt, parith
menr. mats nvcc détcrmimtion, »
Pctsnnnc nc saurair nict la tc'ductiun
de l'insc'cutité t-t ties kidnappings
Elite néanntoins snns
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tcux ctoisés des forces dc For
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the ct ctiminclx. aicnt (rtdédnmmagést
Pour duret, la sév
curité doit slaccompagnct d'un
plan dc construction nationale
étalsli par lc gouvctnt-ment t-n
contermtion avec Ic pcuplt. Un
plan dc dc‘vcloppcmt'nt alternatif
fluui rejcttc lc systémt‘ suicidaite
néo—libéralismc atch 52 globalisation
ct sa privatisation profitable;
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l’étmngcr.
Une incompétence dc part at
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L: I’tésidcnt s'atttibuc l:
mérite dc l'améliotation dt: la
gouvetnancc dc l'ét‘onomi: cn
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concctne réduction dc
l'inl'lation ct une ntodcste crois»
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tnit- national: or cuss: dt- chutcr ;
nlots qut- l'étulogic I’k' cessc dc
so tlégradt't, alors qut-
[cs masscs
Cri'vcnt dc faim dans les bidtmvillt-s
commc dans lt-s téginns
ruralt‘s, privécs des snins dc awe.
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HAITI
90.1 FMISCA
sans :tucun cspnir do .5an sortir ;
nlnts quc
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bilité du I’ouvoit Législatif nc
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pattis politiqucs. la société civil:
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plois, ft la santé. etc.“ Les solutions
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péfiants. Ces démttrchcs louablrs
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bilisarion généralc (lu pays autout
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l’téval est bicn plctcé pour iouct
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College Ncw York
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l’alimentation
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d'l’mmntcs, dc ft'mmcs ct (I’mfants
cuntinucnr It souffrit d5
faim clttonlquc. Er CEHL‘ situation
loin de sltméliotcr st dété«
riotc. d'ttutant plus avcc its projets
t‘lc transform" les ressoutccs
alimcntaites t-n biocatburant.
éthanol fl auttcs pnur fair: toulu
lcs holidcs dc la rout: El satisfairc
les insatiables appétits des pays
dévcloppés.
En outrt, out tcntcr dc mas—
aavantag: uct Ics vén‘ra lcs causes at “war
lcs SOHI'CES d: l'alimtn—
ration aux mains dcs multinationales.
on aura voulu laissct ctoite
quc lts {amines étaicnt dues a
la pc'nurit: d'alimentst C’cst loin
loin outrun: d’cn Eu: d: ptés ou dc
la causc. comma nous
lc démonln‘
Carmelo Ruiz Matteto
clans It: textc xuivant qui paraissalt
dans les pages dc Mimosa",
un supplémt-m tie Lil/(Irllllfl’d
du 12 ”ptcmhrc 2004. qut: nous
trntluisons dt’ l't-spagnul.
Les transgéniques
ne seront pas Ia
solution
Mythes modernes
de la famine
For Carmelo Ruiz Matrero
ch gt-ns nt- ntcutt'nt pus dc
{aim .‘1
cause dc l.t pénuric d'alitnznts.
mui lti '
causc tlcs décisions
politiqucs dc lL'ufS gouo
verncntcnts. En cc moment. les
gtenit‘rs tie in nation l:_t plus puis—
same au ntontlr, lcs Etats»Unis.
débotdt-nt dc grains ct dc pro»
duits lniticts. nuts dans scs tucs
30 millions dl‘ personncs n'ont
pas tlc quoi manger, Les cultutcs
transgentqucs. sans aucun
tittutcv dit l'nutcut, n: soulage‘
tont pas non plus [as besoins des
afl'antés
Le lyiotecltnnlngistesuissr:
ingo l’otrykus est iuricux. vexév
rt-nl'mgnét Er méme plus. il déblat‘crc.
l’ottykus t-st winwntcut
dudit riz dorc’. un ptuduit géné—
Suite 15 hpagc 19
Vu|t1No.13 0 du 17 au 23 octobra 2001
I!“ 0
La colonisation a dés le de’part constitué un systéme ale domination protitant aux grandes
puissances européennes. Les modalités de ceite domination furent multiples, verrouillant ainsi
d’autant mieux les Etats calonisést Domination politique bien sur, qui assurait aux colons pres
tige et contréle de tous les leviers administratifs du pays ; domination religieuse avec l'évangélisation
torce’e de populations entiéres ; domination culturelle e1 linguistique, avec
l’utilisation
torcée de la langue du colonisateur et l’écrasement de toute difference culturelle propre au
colonisé, trop souvent [usiilié par des alibis ouvertement racistes ; enfin, et suriout, domination
économique et commercials qui permettait l’approvisionnement facile du pays colonisav
teur en matiéres premieres tropicales et en main cl’oeuvre corvéable a merci. Ces motivations
écanomiques sont irés explicites clans le discours des dirigeants politiques europe'ens, camme
l’aiteste cette declaration de Jules Ferry, ancren president du Conseil |l| lrancais, en 1885 :
« Les colonies sont, pour les pays riches/ un placement de capitaux des plus avantageuxt [...]
La politique coloniale est fille de la politique industnelle. L’Europe peut étre considérée comme
une maison de commerce qu: volt décroitre son chitlre d’attaires, car la consommation européenne
est saturée. ll taut donc laire surgir de nouvelles couches de consommateurs, la ques~
tion sociale est une question de débouchés. » La mission civilisatrice de la France est vantée
méme par des personnalités [ugées progressistes a l’époque, comme Victor Hugo en l879 :
« Dieu ottre l’Aln'que a ”Europe Prenez‘la. PrenezJa, non pour le canon, mais pour la ChOF
rue ; non pour le sabre, mais pour le commerce; non pour la baiaille, mais pour l'indusirie;
non pour la conquéte, mais pour la lraiernité. Versez votre troop/em dans cette Ar'rique, et du
méme coup résolvez vos questions sociales, changez vos prolétaires en propriétaires. Allez,
taites l Faites des routes, lattes des ports, laites cles villes ; croissez, cultivez, calanisez, multipliez
l2]. » Ponies prenantes de lo colonisation, ces motivations économiques et financiéres
vont iouer un role central oprés la de’colonisaiion : le mode de domination va évoluer, mais la
domination va bel et bien demeuren
LlGD'li
par Damien Millet
gcanrs. un scénario comparable sc démule au Sénégal
3ch Léopold Scdar Scnghor, an Gabon avec Léon M'Ba
puis Omar Bongo I4]. cn République centralricaine avcc
David Dacko, au Cameroun avec Ahmadou Ahidjo, au
Cango—Brauaville aver; l'abbé Fulberr Yauluu. cn Hautc—
Volta (ncrul'l Burkina Faso) avcc Maurice Yaméogo. au
Niger avcc Hamani Diori, crct
LC cas dn Gabon est emblématiquc (lu role
cominuer a iaucr la Franc: cl dc la campliciré
ue vcur
cs aurarirés
locales soutenucs par I'ancicnnc mélropalc. Suite
3i
unc IL'nlaliVC dc coup d'Etai cn 1964 qui a vu l'arméc
francaise imcrvcnir pour rérablir I: présidenr Léon M'Ba,
Maurice ROlJCYI. proclrc dc Jacques Foccart |5| cr ancicn
rcsponsablc du SDECE IGI. affirms : Plusicurs chefs
:1
d'Etat africains, rirant les leqons du coup d’Emt gabonais
Ct d'un ccrmin nombrc d'anrru crises ailleurs en Mriquc
noim, auraicnt par la suite signé dc: dcmandes d'inrervcnrion
milirairc non datc’cs, :1: {mm a cunmurncr l'obsraclc
d'un cmpéchcmenr prc'sidcnriel, La France avair ainsi Ia
pomibilité d'cnvoyer dc troupes en cas de cunllil. male
gré l‘incapaciré de l'auroruc supréme du pays a sollicircr
son aide [7|. >- Bicn sin: in souvcraincré (:31
an: expression
vainc clans ccs condirions. M’Ba aumir mémc proposé dés
les années 1960 de transformer son pays en di’parrnment
franqais. Il inlEerml aussi clans lL’ chnix dc l'ambaxsadcur
dc France, obtenam mémc parfois son rcmplaccmcnt s'il
ne s'implique pas suflisammcnr danx Ia polirique inléricuri:
gabonaisc ou s'il refuse d'émcrm: un avis au scul
motifqu'il suuhaitc rcspecrcr la snuvcraineré clu pays. Lc
role d'ambassadeutdc France csr donr: significatifd‘un:
mainmisc raralc, lE
comm: confirms avcc unz bonn: dose
7—» .
L‘Afriqusn'a pas 616 nriparée pour devanir acrrice de son destin dans le cadre de co «modélu de développement lmposé par les grands: nuisances qui la domimienl‘
Faux de'pan
Qu’cllcair choisi d'accordcr l‘indépcndancc ou qu'ellc
y air éré cantraintc par dcs mauvcmcnrs d'émanciparion
plus an mains vinlcnrs. cllaque mérropole churche a
conservcr son influence sut st: ancicnncs colonics, mémc
si la panic visible dc la colonisarian (administration,
arméc. crc.) dait 5: fair: plus discrétc ct si la mérropole
n'cst plus dircctemcnr aux commandos,
Pourtant il scrair illusoirc dc croirc que
la colonisation
pcut érrc oublié en un clin d'mil, que
les saciérés
africaines sonr snrrics miraculeuserncnl indemncs dlunc
t=llc épreuvc er qu'unc décolonisarian baclée a pu
lcs
placer naturellemcnr sur
la vnic du dévcloppcmt‘nrt La
colrmisarinn, tout cnmme l'csclavage avanr tile, 2 brisé
ces sociérés cr
.1
cu dcs répcrcusaiuns rrés importantes sur
les décennics xuivanrcs, jusqu'a auiourd‘hui. Considércr
qut- la page dn passé dnit Eire murnéc sans aurre formc
dc prrvcbs cnnduirair ‘a déduuancr un pcu [mp facilcmcnt
lc: grandcs puissanccs dc lL-urs responsabilitc ans 1::
préscnt dc l'Afriqnc. ll s’agimir d'unc L‘ffL'lH’ inrcllco
rucllc main-um
....
Rarissimcs son! 1:5 siruarions en Afriquc 15] Oil.
an dc cynismc er dc mauvaise foi Maurice Ruben. lui-mémc
momentol' I'indépcndancc “5' armcbc'c, 1‘ pays “OUV‘l‘ ambassadeur de France au Gabon cnrre I979 er
lemcnr indépcndanr dispose d'une élirc farméu 1981 :
er prérc « Un cadre armi élargi de compétcnccs, qui inrc’gnit lcs
a prcndrc lcs réncs du pauvair. L'Afriquc n’a pas été préparéc
pour dcvenir actrice dc problémes inréricurs du
son dcsrin dans lc pays, peur stmbler curieux aux
cadre de néopllyzcs on
ce « modélc » dc dévcloppcmcnt imposé a ceux qui voienr du néo—colanialisme darts
par la grands: l’aidc apporréc
puissances qui la
aux pay:
dominaienr. Er quand bien méme ell:
africains er qui préfércraicnt pcur—
érrc qu'unc ibis lcurs
l'cfir éré, lcs anciennus puissances cnloniales cr les sociC
rcssnurccs narurcllns «pompées»
rés privées qu'clles traincnt dans lent sillage par les pays industricls ils disparaisscnr dans I: gauffr:
nc sant pas du sous»dévcloppemenr économiquc. des maladies. dcs
décidécs a lui laisscr Ies coudécs franches.
conflirs ethniques ct dc la barbaric cngendréc par tons
ces maux
Des homes dc confiance
accumulé.» A cell: c’paqnc. un ambassadcur
de France cn cx-Afriquc noirc francaist-exercair, cn
lus
dc scs fonctiuns rraditionnt-llcs d: rcprc‘scmamde l' rat
fmncais, nn rélc cle cunseillcr official): des aulorirés. CI:
qua lcs médias er ccrrains hummcs pnlitiqucs dc gauche
Dés avanr Ia nomination des gouvcrnemems des
‘a
pays
africains parvcnus I'indéprndancc. lcs ancicnncs méimpules
tcnrcnt dc placer -.tu puuvoir lcs diriguanr. s-
ccpiiblcs dc scrvir lcurs inrérérx. Mémc si In relation.»
n'nnr pas éré ruujonrs idylliqucs, ces dirigeanu sum saurcnus
par l'anciennc puissant: dominant: Ainsi, FL-Iix
Houpbouét-Buigny, ancien ministrc du ganvcrncmcnr
francais. dcvicnr lc premier présidcni dc la (Zine d’lvoi»
m. Malgré dts différcnccs naraires cntre tuus ces diri-
'a
n'ant pas compris on vaulu t'nmprcndrt Prompts ca—
ricarurer, a parlcr dc cupinagc. a critiqucr pour cririqucr,
ils aubliaicnr. nu ibignaicnr d'ignarcr, la responsabiliré
mnmlc de la France :‘i
l'égard dc ccs pays, rcsponsabiliré
qui jusri air ccrte anion dc conscil. lls perdarmr aussi
dc vue quc rout recul de l'influencc (rancaisc faisait lc
10 Haitl unorté
Vol. 1
No.13 0 an 17 an 23 octobre 2007
Myfhes modernes
de la famine
Suit: de La page 8
quc Ics cultures transgéniques
sont niodific s
pour introduire
des souches qui n‘ont rien a voir
ave: 1.1 qualité ou
la valeur nutrie
Plus d: 800 millions d'hommas, do lemmas at d'en'anls coniinuant a
souffrir de lalm chroniquui Et certs sltuation loin do s'améllorer se délériote
tive Lie la plantc. par exemple. la
resistance aux herbicrdc' Ce n'cst
pas le (:5 du ri7, doté. développé
spécifiquemcnt pour .zméliorcr la
nutrition hunmine. ptétendvil.
Les mémcs critiques sc plaignenr
que les transgt' iques SDnl
miss: an point par dcs corporations
transnationales. qui nc recherchcnt
qut' pins rapides lL'S
ct
non
lc bicn dc l'liumanite'. Mais
Potrykus signal: fiércment que
son riz doré e’ré a
développe' dans
des institutions publiques cutopéenna
avec le financemmt do la
Fond' ion Rockefeller,
une entité
sans but lucratif.
Les droits dc propriété intel—
icctucilc cmpéchcnr-ils que
[es
bénéfices d: In biotechnologie
transgénique agricole «t d: tout
aurrc progrés en agriculture— parvienncnt
aux pauvres? Pour écattcr
cct écueil. Potrykus a obtcnu
des accords ave: toutcs its CDI"
porarions qui étaient détentrices
. ‘
tiqucmenr tnodiflc’ dont lcs graincs
conticnnent du béta caroténe,
substance que le corps humain
convcrrit cn vitaminc A, Scion
l'Organiszttion des Nations unics,
2 millions d'cnfants risqut-nt d:
pcrdre Ia vuc par manque dc cm:
vitaminc, ct l'Organisalion mondial:
de la santé rapporte que 1,8
millions d'cniants igés dc cinq
ans soulTrt-nt d’unc sévérc de’ficience
de cctte vitamine.
Face 5 ccs donne’ts, le travail
dc l’otrykus pourrait lui va»
loir un prix Nobel. Cepcndant
dcs groupcs activistes, tels que
Greenpeace. continuenr a s'opposer
obstinément aux cultures
transgéniquu. induant1: ti: doré.
indi uant u'elles ne mettront
pas n a la aim ct. au cantraire,
elles créercnt plus de problérncs
quc dc solutions.
Potrykus 5: menu: furieux
contrc ces individus ou ccs arganisntions
qui tcntent d'cntra-
3.1.
ver son travail et qui devraient, dcs patcmcs pour poursuivre
sclon lui. étrc juge’s sun
par un tribunal
international pour crimes Lcs défcnscurs de la biotcclt»
travail avec le riz doré.
centre l'humanire’. D'apres lui, nologieallégucnt que
ccla démontrc
que lc system: de proprie’rés
les détractcurs dcs transgeniqucs
sonr directcment tcsponsz‘ intellectuellcs. si duremcnt cti»
bios cit millions de morts dans tiqué par les cnncmis dc la globalisation
néolibérale, n’est pas
le Tiers-Maude. :n cmpéchant
quc s'étendc une technologie qui
peur sauvcr la un obstacle pour le progrés dc
vie a des enfants l'liumanité.
faméliquesi
Lc cout du riz doré le mettra-t-il
hors dc porte’c des pctits
Le scicntifiquc ct scs partisans
afiitmcnr quc
le riz doré re’furc agriculteurs du Sud global? Dc
toutes les critiques qui pou rraicnr nouvcllcs formcs de dc’pcndancc
étrc adrcssécs :mx transgéniqucsi strontvclles crc’c’cs? En aucunc
Scs critiques. par centre. disent fagon. car monsieur Potrykus lc
distribucra gratuircmcnt.
Mnls les acrivistes mainticnncnt
lcur opposition, indiquant
que la riI. doré cst un artifice tic
relations publiqucs dc l'industric
bintechnolngique. Pourquoi
:Iifirmcntrlls rein? Potrykus ne
pcut I‘cxpliquct ct suppose quc
M's CIlKquL‘S sonr animés par un
.tgvnda ' ultarné ct sinistrc contre
dc la science er it: progrési
Supposons quc l’induslrie itil
raison L't que lcs .tctivistcs tron»
l7lc»iéle s: trompcnt. qua les alimcnrs
tmnsgéniques no prc'st'n»
tent aucun risque pour l'cnviv
tonnemcnt, la hindivcrslté ou la
‘
santé liumainu.
produits aideront-tls 'a combat-
UL’ la faim?
l’our répondrc 2|
ccttc question
il nous faint ausculter lcs causcs
du problémc.
Les partisans dc l'agriculture
Lil' lat
industrialisée er nouvellt‘
révolution génétique s'alwrircm
tit-rriert- lt- calcul malthusien.
[I y a beaucoup dc gens
(‘I
put
dc nourriture. L'l in population
continue 21 attgmcnter. Dc cc fair.
il faut suns ccsse augmenter
la
production agricnlc pour évitcr
unc Calaslmphc.
Mais. y a-t-il réellemcnt pénurie
d'aliments? Esr-cc iii réeilcmcnt
(pm $4: trouvc Ia cause de la
faint? Voyuns la situation en Indc.
Malgré cc que nous discnt lcs dév
magogucs maltltusicns. duns cc
pays il n'existe 5t présent aucunc
pénurir d'alimcnts. Au contrai
re. il y existe un cxcédent d2 Ir
zuines de millions de tonnes de
céréales.
Sur le problémc de la
Fuim dans son pays, l'écrivain
Arundhati Roy nous dit quc I’lnde
roduit lus dc lair. cl: Sucre
-
or c céréa cs quc jamais auparavant.
Les agriculteurs ui ont
récolte' trup d: grains air our face
a tin: situation désespérantc. Le
gouvcmtmcnt a achcte' l’cxcédenr,
mais le volume dépassait Cc qu'il
pouvait cntreposcr ou utiliser.
En 200i lcs magasins du gou»
vcrnemcnt éraicnr bondés avcc
42 millions dc tonnes dc grains.
cc qui équivaur a un quart dc la
production annuclle clu pays.
”Ema/it qu: It grain paurrir
dun: dc: mag/trim du gout/truer
mom 350 million: d: cimytm indinu
vii/nu ma 1: nit/mu d:paw
um? ct neptuuml nbrmir un 5m!
rzpm ramp/rt pnrjour», dit Roy.
«En mm 2000 I: gnuwmnntnl
i"dim t’limin/Iit k: m'm'm'anr max
impnrmtiwu d: I400pmdum, in»
5/1411"!
/( Ian. 1:: (he'd/e5, 1:
1! Jul”.
mum. It l/Jt', [e mf!’ :2 / 'buile dr
.
Pit/mt. C(Lr. ulnrs qm I! marr/zr'
(’mil plus qur mturr’ (I: m [Iraduirx».
lndlqllU-t-t‘llc.
L: myth: de la pe’nurie
l’our étre Clair: la pc’nuric est
un mythe. Ce n'esr pas unc now
velle, Frances Moore Lappé er
Joseph Collins nous
le disaicnt
déj'a dans lcur livtc Manger
d'abord (Food First, en anglais),
publié ii y a 30 ans.
Au début dc cert: de'cennic,
Lappé voyage: avec 5;: Elle Anna
en lnde, oh Ics dcux s'entrctinrent
avec un fonctionnaire qui
leur dit —avcc un: évidente fierté—
que son pays avait l’cxcédent de
grains lc plus élcvc' dc son hismirei
Quand elles lui demandérent si cc
ne Strait pas une bonne ide'u (is!
re 1’, a:
”it“
le partagcr avcc scs compatriotes
famc'liques. il changea dc coulcur
ct pre’renclit qnc lcs pauvrcs recevaicnr
déia trnp dc subsides.
Si 1: prérendue pénurie était
la cause de la faim, its Etatstnis
auraient la population la micux
alimcnte’e du monde entier. N'cstv
ce pas 1: cas? Eh bien non. Dans
c: pays. présumémcnt Ie «grcnier
du monde». il y a actucllemenr 30
millions dc pctsonncs qui n‘ont
pas 5t manger at 85%
dcs enfimls
soufl‘rent de la faim.
Par contra la surproductiun
est un véritablc mal d: (Etc pour
les a (is riculteurs. Les Etuts-Unis
out cxcédents en produits lai»
tiers et en grains. Dc iuit‘ l'cxcédent
tic grains serait sulfisant
para mettre an (out 600 livrcs dc
pain par an pour chuquc cnfant
nfTame' (it cc pays,
Dans lc pays le plus riche du
mondc. un enfunt sur cinq nait
pauvre. tandis quc I'Amtrimn
jzmmulanub/ir Hen/lit calcule
qu'il exist: 10 millions de personncs
—y compris 4 millions
d'cnfants—qui n‘onr pas dc quoi
manger.
Les économisres, sociologucs
er agronomes pourronr the'oriser
dc long en large sur its causes
tic la faim. mais ils ne pourront
argumenter absolument rien sur
unc prétcnduc pc'nurie d'ali-
"il'nIS.
Si les gens soulfrent dc la Faim
ct on mcun-nt
malgre’ l'cxistencc
dc volumineux cxcédcnts ugricoits.
alors cn :lut‘unc fawn on nu
pcut (mIL‘cvuir quc les cultures
u'unsgéniques .ll’l'lVE‘l‘cnK 3t sou»
lager its .tl‘ium ,. Entrotempiv
l’utrykus continue
‘a
délilarércr
umtre scs de‘rrzictcurs.
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Requiem pour
Roger Colas
Par Ronald Pierre
Chanteur chevronné, interpréte hors pair, RogerColasfaisait de l’amour
sa source principale d’inspiration en levant le doute sur le platonique
et i’érotisme
dictature ; cote’ jardin, elle a mis
Ete’ 1986, Haiti s’extirpe des
méandres d’une longue ago—
nie politique sous la pulsion d’une
jeunesse définitivement tourne'e
vers un avenir de'mocratique et le
hasard a voulu que Roger Colas,
l’un de nos exceptionnels chantres,
succombe clans un accident
de voiture apres une soirée dansante
animée avec l’orchestre
Septentrional. Cote cour, cette
disparition a assombri par sa
bru—
talité la belle envolée historique
qui s’annoncait avec la fin de la
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f9
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V"'i"""r?' D"! i
‘1
1
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1
1
,-
j
l.
fin a une carriere artistique ja—
lonnée de succes et de rebondis—
sements.
Chanteut chevronné, inter—
prete hors pair, Roger Colas faisait
de l’amour 33 source principale
d’inspiration en levant le
doute sur
le platonique et l’e’rotisme,
deux univers attachants qui
prennent £1 leur compte le destin
de l’homo sapiens. Chanter la
vie, la beauté du pays natal, le regard
attendrissant de ces femmes
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Arts at culture
mi—ange mi—démon et la nature
sauvage sont autant de dénomi—
nateurs communs qui dominent
l’oeuvre de ce chanteur venu du
nord.
Apres avoir mis son talent a
plusieurs reprises au service de
Septentrional, de’nicheur de ta—
lents, il s’est lancé dans une car—
riere solo, devenant par
la suite
chanteur de charme, crooner pa—
tenté, reflet authentique d’une
vision romantique cherchant 3
nuancer les sentiments, exalter
les passions, attiser les feux du
désir. Sa voix chevrotante combine
le vrai, le beau, le torride et
le
moelleux et réinvente un monde
01‘1
l’érotisme et le sublime alter—
nent sans arrét.
La chanson Téte d Téte <3 »
est un hymne a la vie, a la fide’lite’
er a la plénitude des coeurs pris
dans des tourbillons tumultueux
du doute ou de l’inconstance. La
sensibilité sonne
le glas a chaque
sttophe, la vérite' saute a chaque
rime et la chanson se métamor—
phose, en dehors de sa valeur
passionnelle, en un vaste champ
qui se veut altruiste et salutai—
re « Mwen leon’n gou a'yo‘l mwen
uwazz'n, », sauf que
le gout ne se
mesure pas 1 la hauteur des sentiments,
il a besoin d’un espace
fertilisant pour
s’e’lever au rang
de la dignité. Sans compromis
ni compromission.
Absence et présence se
bous—
culent, s’entrecroisenta travers la
chanson dédiée a Marie—Lourde,
femme de déci—
compassion, qui a
dé de prendre la poudre d’escampette
pour échapper a l’emprise
sentimentale d’un soupirant trop
porté sur
la chose. Cette chanson
ouvre la voie a un Hot de melancolies
et de complaintes tissées
Multicultural
MultietlmicSeturp
“‘1“ ‘“\‘S‘. ‘VVheie l
c .1rning ls uni“? ~
“0‘ MOTTO:LOVE, PEACE ANDJUSTICE
"131133 2 to 1 {3.31111 old
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LanguageA11! 5331 1111 81113113:
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1 11133
331391133933‘ M6111 AND -
MQRR“
de mensonges
;
ton absence, c’est des collines du nord, sa voix ar—
la désmtre, chante-il.
rose les coeurs
desse'chés, remplis
Cet aveu n’est qu’une tempéte de solitude et de déceptions. Sa
dans un vers d’eau qui cherche 2‘1
noyer le mort, sutvenue dans la nuit du
poisson, simple jeu de 14 au
15 septembre 1986, aprés
seduction. Er, Erzulie, figure em—
un dernier rendez—vous avec
le
blématique de la mythologie ha'i— monde du spectacle, a plongé le
tienne trouve grace a ses yeux, 11
pays en deuil. Ce grave accident
la fois comme déesse de la com— a mis a nu
le dysfonctionnement
passion, de l’amour vrai et de la du systéme judiciaire hai'tien. Le
gymnastique exubérante Les ba— juge de paix en charge de la juridiction
oil l’accident a eu
lades espagnoles ou mexicaines
lieu était
couronnent le tout par une tou— en déplacement ce
week-end—la, le
che de sensualité exotique. procés verbal, autorisant l’évacua—
Roger Colas, l’e’cho sonore tion n’a pu étre dressé. Le corps
d’un vers bi—syllabique, tiré d’un gisait clans son sang pendant plu—
poeme inacheve’ dont l’he’mistiche
est une longue quéte de la Derose, chanteur charismatique,
sieurs heures jusqu’a ce que Ansy
perfection des étes et des choses. pousseun grand coup de gueule a
La rime s’efface au profit de la l’encontre des autorités haitiennes.
musicalité qu’on affectionne tam. Triste fin pour un artiste d’une
Tel un ruisseau qui coule le long telle envergure.
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Mimi!» 11/1311
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Vol. 1
No.13 O du 17 au 23 octobre 2007
20 Haiti Liberté
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