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1

Vol. No.21 / du 12 au 18 décembre 2007 Haiti: 109des / USA: $1.00 / France 1.50

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Canada: $1.50

Justice

Vérité

Indépendance

1583 Albany Ave, Brooklyn, NY11210 Tel: 718-421-0162 Email:editor@haitiliberte.com Web: www.haiti|iberte.com

Le prisonnier

politique

René Civil a

comparaitre cette

semaine

Oganizasyon

popilé yo denonse

rezolisyon senate

Page 6

Mme Allien de la Fondation Héritage sou its que la piaInte de Boniface et de Latortue contre iean Du colonialisme 3

Bertrand Aristide son relancée

I’indianisme

Page 10

Le Commerce de

I’eau

Page 18


...-.-ocan-o0ouccooo-ooooooooolOo-coo

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HAITI

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1583 Albany Ave

lrooklyn, NV 11210

Tel. 718-421-0162

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3, 2am: Impasse Lavaud

Port-au-Prince, Ham

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Respenuble:

Yves Pierre-Louis

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DIRECTEUR

Berthony Dupont

CO-EDITEURS

Guy Roumer

Dr. Frantz Latour

llBERTE

némcncm

Berthony Dupont

Wiener Kerns Fieurimond

Kim ives

Fanfan Latour

Guy Roumer

CORRESPONDANTS

EN HAITI

Wadner Pierre

Jean Ristil

COLLABORATEURS

Marie—Céile Agnant

Carline Archiile

Enock Francklin

Morisseau Lazarre

Jacques Eiie Leblanc

Roger Leduc

Joél Léan

Ciaudei C. Loiseau

Anthony Mompérousse

Dr. Antoine Fritz Pierre

Ronald Pierre

Eddy Toussaint

ADMINISTRATION

Bernier Archlile

Jean Bertrand Laurent

DISTRIBUTION:CANADA

Pierre Jeudy

(514) 727-6996

DISTRIBUTION: MIAMI

Pierre Baptiste

(786) 262-4457

COMPOSITION ET ARTS

GRAPHIQUES

Sonia Ostrovsky

Nom:

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Tél:

Le noeud gordien du renouvellemenf du

tiers du sénat

L‘actualité politique ct parlementaire depuis une

semaine a Port—awPrince parait étrc le document

soumis au Bureau du sénat par la Commission

Justice de cette meme Assembléc sollicitant la pro—

rogation pour 5 mois du mandat d’une dizaine de

sénateurs dont le mandat arrive a expiration. Ce

document a tout dc suite donné lieu ,

il fallait s’y

attendre, a diffe’rcntcs opinions et prises dc positions,

les uncs aussi tranchées que les autres. certaines

se prétant 2‘1

des considerations burlesques,

d’autres n’ayant pas peur de friscr le ridicule Déja,

on entend des voix s’élcver pour s’opposer, 2‘:

cc

qui parait étre, pour certains, une petite combine

louche entre copains parlementaires, entre cabrits

de Thomazeau de méme pelage. D’autres scraient

d’accord pour cette dcmande dc prolongation de

privilege, a condition, que les heureux bénéficiaircs

dc la République « s’engagent it fairc leur travail »,

a—t-on entendu dire.

On ne saurait ne pas préter attention 5 ce que

disent messicurs les chefs des Partis poiitiques. La

plupart d’entre eux ne semblent pas hostiles a l’esprit

du document. Quelques—uns auraient quelque

probleme avec la lettre. Aprés tout, on est en Haiti

ct ii suffit dc rien pour amorcer de grands de’bats

onctueux et sirupcux puisquc la parole a été cer—

taincment‘donne’e pour étre grassement utilisée.

L’idée fondamentale serait que ce sursis aux senateurs

arrives en fin de course. permettrait au Sénat

de la Répubiique de rester fonctionnel. Dans cette

onctuosite’ des debats, on en a méme trouvé qui tout

en ne partageant pas la prorogation seraient plutot

favorables a des compensations pécuniaires pour ccs

sénateurs en voie de sortie. On a aussi entendu parler

de consensus entre le president avec la Présidence

du Sénat et la Commission de justice, d’autant que

M. Prévai a un penchant pour la consensualité. D’ou

une sorte dc noeud gordien que représenterait ce

renouvellement du tiers du sénat.

Nous venons du haut de cette tribune-editorial

. .

Bulletin d'Abonnment

A rempilr et 3a retourner 2. Haiti leerté 1583 Albany Ave, Brooklyn, NY 11210

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C] Carte de crédit

Numéro :— :

Date d’expiration /

Code de sécurité :

Par Franiz Latour

de’noncer la prétention de la resolution présentc’c

par un petit groupe de sénateurs de la Commission

Justice dans un document soumis au Bureau du

sénat, La dite resolution est simplemcnt inconstitu—

tionclle. En cffet, la Constitution de 1987 ne pre’voit

aucune prolongation dc mandat sous quclque forme

que cc soit. Et tout candidat devenu un parlemenlairc

le sait bien. ou du moins dcvrait 1c savoir, ou

peut~étre fcint dc ne pas le savoir. L'article 111.8

est clair la-dessus.

En aucun cas, 1a Chambre des de'putes ou le Sénat

ne peut étre dissous ou ajourne’, ni le mandat de

lcurs membres prorogé

Le mandat du tiers de sénateurs appele’ a partir

bientét prcndra fin is lundi 14 janvier 2008, soit 1e

dcuxieme lundi du mois de janvier. Pas un jour de

plus, pas un jour dc moins, pour ccs sénateurs-la,

selon la formule célcbrc d’un president qui avait

enjambé les cadavres du 29 novembre 1987 pour

arriver au fautcuil bourre'. Quand des types comme

Himler Rébu ou Luc Mésadieu appuient 1a proposi—

tion des sénateurs de la Commission Justice, on me

pcut que s’en inquiéter. On ne sait quelle anguille se

cache sous la roche des sénateurs «prolongatcurs».

On ne sait ce qu‘ils cachent dans leurs manches,

d’autant que les visites répétées et constantes de

Mme l’ambassadeure des Etats-Unis a ces messieurs

ct damcs du parlement ne sont pas pour nous laisset

de tout repos.

La Constitution est l‘épée pour trancher ce noeud

gordicn dc prolongation dc cc quc nous aimerions

appeler le «mandat dcs dix«. Nous souhaitons quc

le pre’sidcnt Pre’val n'ait pas encore a consensuali-

561' et tranche hardiment. C’est l‘un des meilleurs

cadeaux qu’il puissc faire a la population pour ccttc

fin d’année sans oubiier unc amelioration des prix

des denrées dc premiere nécessite’ et une vraie mobilisation—participationdes

couches populaires pour

«couaper» l’insécurité.

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I

2 Haiti leorté

Volt 1

Not 21 0 du 12 au 18 décembn 2001


Arresiafion

de Daniel

Ulysse

Le journalists assassinc' la 3 avril

2000 Jean Leopold Dominique

c commissaitc dc police

Daniel Ulysse a été arréte' cc

lundi, 10 dt'ccmbre 2007, al’ortau»l’tincc.

it la suite d'un mandat

d'amener lancc'

conttc lui par le

commissairc du gouvcrnemcnt.

Claudy( ssanti

Rappclons ue, dans le cadre

dc l'assassinat u ditccteut dc la

Radio Haiti lnter Jean Leopold

Dominique ct dc Jean Claude

Louissaint. Daniel Ulyssc

ainsi quc plusicuts autres

pctsonnalités avait étt‘ invités

au cabinet d’instruction pour

érre mtcndus sur

l’afl'aire. mais

pour une taison ou one an“: le

commissairc s‘était tcfusé a le

faire et ainsi donc. un mandat

d'arrét a (16 issu contre lui.

L'accusé est maintenanr détcnu

au l’énitencicr national, aprés

avoir étc' entendu par le juge Fils-

Aime qui est en train d’instruin:

l'all’aite de ce double assassinat

du 3 avri12000.

Brut i ’

a! re

i i ‘

pol c ere

Uri chauffeur a été abattu snr

place 1: mardi 4 décembrc

2007. an centre ville pour la seule

et simple raison dc n'avoir pas

rcspecte' le circuit établi

les

tcsponsablcs de la circuiation.

Un incident qui aurait pu

résolu étrc

par une contravention.

pouttant dcs policiers sans {oi

ni loi ont choisi dc tircr sur la

camionnette et de tuer ainsi le

chaulfcur.

Ce ne sont pas settlement

lcs kldnappcurs qui cngendrt-nt

l' inse‘curité et qui méritent

la peine rnaximalc, car tucr

fiacon uelquun quand en aucunc

votre vie n'était pas cn

danger or: rclete d'aucnnt- formc

dc principc. En cc xcns. justit‘c

doit étre rcndnc 21

cu travaillcnr.

ce pérc tlt- lamille assassine’ par

la police au cours tl'un banal

incident tie circulation.

I

A travers Hai'ti

Préval veui renforcer

Ie sysféme iudiciaire

Le

président Préval s'est rcndu

it nouveau au

Palais de justice.

pour annoncet L1 creationdc tmis

commissions spc'ciales qui seront

place-:3 pour faciliter la misc en

(in

(ruvre plan dc rcnforcemcnt

dc l'appatcil judiciaitet

Le President avait eu

l'amabilite' dc soulignet que

les commissions travailleront

séparément sur

les urgences.

la

modification de la legislation et

les dispositions a long terme. Er

dc continucr que : « Lc scctétaire

d'e’tat a la reform: iudiciairc

superviscrz lcs ttavaux dcs

commissions qui comptemnr

des rcprésentants dc la Cour

supé cure des Comptes,

Lies

ministércs des finances at de

la planiFication, du tribunal

de premiere instance. dc la

cout d’appcl et de la cout dc

cassation » Et sur la question

d'augmentation dc salaire des

iugcs, il a indiqué que:

u Les

menilarcsde l'appareil judiciaire

comme tous les Fonctionnaircs

de l’état avaient recu l7 %

d'augmcntation dc salaire en

1006 et 30 % d'augmentation

clans lc cadre du nouveau

budget»

mais il faut Faire mieuxm »

Par aillcuts. soulignons quc

le chef cle l'Erat avair ris la

rcsponsabilité. la semainc ( cmiére

au couts dc sa premiere visite

an palais dc Justice, d'indiquer

que dcs pout arlers sont en train

d'efliectuer agn de permeitte aux

aulorités judiciaires dc técupérer

lc batimcnt lngeant l'Ecole

normale pour y mcttrc lc tribunal

dc premiere instance.

Brignol Lindor reirouvera-il

enfin Ia iusfice?

G

Vol.1 No.21 0 du 12 an 18 décembre 2007

Ic‘ 3 déccmhre 2001 quc

lc journalismtlc Radio Echo

2000. Brignol Lindor avait e‘té

assassiné :3

Petit Goave ll avait

été tuv.‘ a coups de maclicttes

apr‘es que de présumés prochcs

du journalist: auraient attaqué

egalemcnt it coups dc machette

un mernbre d'organisation

populairc notamment Joseph

Céus Duverger Ce lundi ll)

décembte. sous la direction (in

jug: Emmanuel Tatay, cnfin s'est

ouvert un proces devant la cour

d’assises dc l’ctit Goave dans

le cadre d'une session d'assises

criminalles avec assistance dc juryt

Cc pmcesse de'roule acmellement

en absence cles mcmbres dc la

famillc dc la victim: qui s'était

refugiée a Paris (France) aprés

les funérailles de Brignol Lindor

par ctainte de rcprésailles, mals

la famillc est tcptéscntée par

le

maitte Dcus Jean Francois.

Dix mcmbtes dc

l'organisation n Domi Nan

Bwa n avaient été inculpés en

2002 pour cct assassinat par le

commissaitedu gnuvcrnement

(ptocureut) dc Petit»Goave.

Kébreau Zamor. Ccpendant

sculemcnt quatrc d'entre eux sont

presents : il s’agit dc Joubert Saint—

Juste. arréte' le 28 mars 2007 et

détenu au pénitcnciet national de

Port-au-l’rince, Simon Cétoutc.

arrété le 24 octobre 2007 et

incarcéré a Petir-Goavc ct lean»

Rémy Démosthcne, arré‘té deux

iours aprés cc dernier ct lui

aussi incarcérc’ a l’crit-Goa‘ivc.

Le quattiéme homme. Fritznel

Doudoutc. avait été arrété, le

28 déccmbte 2005 a Miragoane

(Sud), d'cii il avait été transfe’re'

a la prison de Carrefuur, pics de

l’ottrauvl’rince.

Enfin au cours de cctte

audience. le commissaire du

gouvctnement Kt‘hreau Zatnor a

either“L au présiclent du tribunal.

Emmanuel Tamv. dc iugct put

les (I

contntnaec utrcs atcnsés.

Maxi Zépliyr, Bernard Dessnlwon.

1

La vlctlnn. lo journalists do Radio

83102000, Brlgnol Undo!

Tyresizs, Mc Kenzy. Fritzner

Duverger ct Theo Nicolin.

L'avocat dc l'accusé Fritznel

Doudout, maitre André Michel.

a fait savoir a la «

cour qu ll faut

chetcher les vtais ctiminels qui

n'ont jamais été arrétés » Le

10 déccmbrc dernict, rappelle

également le l6e annivermite de

la disparition du journalist: bien

connu Félix Lamy. Jusqu’a nos

iuurs, ce crime est testé impuni :

le penple ha'itien ainsi que la

famillc dc Lamy en particulicr

n'ont jamais su oi: est passé ce

grand animatcur de la musiquc

populaire haiticnne.

I

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Tél. 5t2-537t/

Cell : 561-0616

lncideniL entre le

Parlemenf ei la Minusiah

Matdi detniet, un incident

cst survcnu au parlcmcnt cntre

Mt Jean Philippe Laberge. de la

Minusrah. qui est

le rcsponsable

du bureau cl'appul an parlement

ct les membres de la commission

bicamérale frontalierei

M. Laberge était venu inviter

les parlementairesa survoler la

region frontaliérc en helicoptErc.

Cependant, les se'natcurs n’e'tant

pas disposes a fairs Ce tour avec

le repre’scntant an Parlcmznt

des forces occupantes du

.‘1

pays,

out hésité répondre a ccttc

othe. Stupéfait. ou du moins

connaissant

déj‘a la rc’alité

ha'i'tiennc. Laberge aurait déclare’

sans ménagerses ptopos quc cettc

visite en hélicoptére permettrait

a ccs de’putés ct sénatcurs d'avoir

un peu dc visibilité auprés dc

leurs mandants,

A cause dc cet humour pen

apptécié des patlcmentaircs. la

pre’sidcntc de la commission

frontalié-rc, Edmonde Supplice

Beauzile, a affitmc' quc M.

Lahergc avait tcnu des propos

désobligeants ‘a

l'endtoit dcs

lent: arlcmcntaires et dans une

aux ptésidcnts dcs deux

chamlvres. ell: a catégothuement

réclame’ que Mi Labcrge soit

releve’ (lc scs Functions par

les

responsablcs de la Mission

onusienne. Malheureusemcnt.

les présidenrsdcs deux chambtes

n'ont aucun pnuvoir sur la force

dc Stabilisation dc l'ONU dans

le pays.

Des journalistcs om cssaye'

d’intcrroger lc [)OHL' pamlt’ de la

Mission dcs Nations Unies pour

la

Stabilisation en Haiti (Minustah).

Mammadou Ba. sur cet incidenti

Ce dcrnict a settlement fair savoit

quc : « La Minustah ne déhatera

pas dc ce dossier sur

la place

publique )-

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It: Mules! #1 In mil"! out humor: plus d'énergln.

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Haitl Liberté 3







RvstiHHaiti

lean

mien:

Activist Priest Gérard Jean-Juste

in Port-au-Prince Appeals Court

by Wadner Pierre

4w l

I,

it,

Father Gtrard

7

Joan-Just!) baton the judges of Haiti’s Appeals Court

Nov. 26. Judge Lisa

on

Pietra Pierre decided not to dltmlu the charges

against Juan-Juste, saying she needed more time to review the case.

“I am not a visitor. It is tny

I

country. come when I want.

only I have a lot ofthings to do

to the United States with the

various Haitian communities,

and I travel frequently I am

only here for an a pointmem

with the honorab e judges of

the Court (3pr cal in Port on

Monday, November 26. 2007 at

”1:00 AM. I respect the justice

ofmy country." So stared Father

GerardJean-Just: to journalists

shortly after stepping otfa plane

in Portvau-I’rince.

Accompanied by his lawyer

Mario Joseph ofthe Office of

International Lawyers (BAI),

the priest arrived one halfhour

early for his court appointment.

At 11:30 a.m. the hearing

began with the three judges of

the Court oprpeal: Ms. Lise

I’iertc Pierre, Mrt Daran and

Mr. Eddy Joseph Lebrun. Father

Gerard Jean-Justc has been battling

charges against him since

July 2005 despite international

protests in which even Amnesty

International participated.

Jean-lustc is charged with

the notoriously vague allega—

tion of "criminal association,»

as well as illegal possession of

weapons. After questioning, tlit‘

court asked leanJustc to suntmarize

his defense.

In response to the charge of

«criminal association» he stated:

«As a priest my him is Jesus, then

the Bishops, and after them my

people I

are my associates. am

not a memberofan association

of‘wrong-doers,‘bttt a member

ofan association ofbenefactors.

and in this association Jesus is

the boss.»

Regarding the second charge

ofillegal possession nfweapons.

he said: «I atn a priest. and as a

Vol.1 No.21 O du 12 au 15 disembre 2007

priest my job is to pray and help

people who need help.

When I worked for President

Aristide I

had some securi—

ty guards. After the coup in

February 29 [20041 I lost the

job and with that the securie

ty guards too. The Judge who

heard my case before wrote that

l said l have weapons Yes, I have

weapons: My Bible and my tosary

are my weapons. u Jeanjustc

then held up his rosary as

supporters of Lavalas. Family

party of former President JeanA

Bertrand Aristide, shouted out:

«Justice. justice for Father leatv

Juste.»

In the end, judge l’ierre

Pierre decided not to dismiss

the charges. She claimed more

time was needed to review the

case. lean—Just: retains his «provisional»

freedom. The decision

is odd given the two and a half

year duration ofthe high profile

case and the fact thar ll'tt: prosecutors

conceded that there was

no evidence against (leanJuStc.

Writing in the South Florida

Sun Sentinel, human rights attorncy

Brian Concannon. who

has prosecuted very high

file pro-

cases in Haiti, observed that

«lean-just: has now fated charges

under the Pre’val administration

for as long as he did under the

Intortue regime.» According to

Concannon a hundred political

prisone

.

much less prominent

than jeanJuste, continue to Ian»

guish in Haitian prisons despite

l’tt'vul’s election in 2006,

Jeanrluste needed police

assistance to navigate through

a large Crowd of enthusi: tic

supporters outside the

house.

court

Political Prisoner René Civil

to Stand Trial This Week

he well-known Lavaltts acti-

Vis't leader René C il will go

to trial on Thursday, Dec. 13,

to

answer charges of forgery,

accese

sory to theft, and the illegal possession

oft firearm.

Haitian police arrested Civil

and three other men

— ,Iulmiste

Widlin, Smith Lappé and Fred

Jean Louis —

on the night ofAu .

25, 2006 for the supposed their

ofa vehicle belonging to the

Haitian government. The arrest

was conducrtd illegally,without

a warrant and after the hours (6

am. to (a pm.) when it warranted

arrest is supposed to be made.

Civil purchased the vehicle

— a green Mitsubishi L200 pick-up

— in 2001 for $17,000 and had registered

it with the police. During

the 2004-2006 coup d'état when

Civil took exile in the Dominican

Re ublic. Haitian police had stir

zetfthe vehicle and used it for

Format JPP loader Rané Civil

has been held in the National

Penitentiary tor a year and three

months without trial on trumpedup

charges.

by Kim Ives

their own purposes, Civil had

only recently reclaimed the truck

before his arrest.

Renc’ Civil was a leader of

Popular Power Youth (Jl’l’), a m-

pular organization founded aijttr

Presidentjeaanertrand Aristidt'

returned to Haiti following the

W9] to 1994 eoupd'état against

his government.

“Liberty or death!" Civil declared

on leaving his arrai Inment

in August 2006. “ l have fbeen atrested

unjustly with false accuse

lions because I defend democracy,

the return of President Aristidc.

and the reintegration ofmilitants

into public service."

Civil was arrested on May 12.

2006 at the border when :ittempe

ring to cross into Haiti from the

Dominican Republic to attend

the May 14. 2006 inauguration

ofl’rcsidcnt Rene l’réval. He was

held in jail for two weeks on other

trumped-upcharges which were

dismissed on August I4, 2006.

just two weeks before he was or

rested a ain. Civil's

lawyers called his at—

rest “a political act and an abuse

of power.” Civil will be represenr

red on Thursday by Mario loseph

of the Bureau oflnternational

Lawyers (8A1). Mr. Joseph is optimistic

that the charges a ainst

his client will be dismissed"

Civil 's health has deteriorated

dramatically in the squalid conditions

of the National Penitentiary

where he has been held without

trial for [IR past year and three

months.

I

Justice Delayed, Again

by Brian Concannon

REV. Gerard JCSIPJUSIC’S strugles

with Haiti‘s criminal

justice system have been a nod

gau c of the sysrem's healt for

the last three years. The latest

episode, last month, showed that

rule oflaw is alive in Haiti —

if

not exactly kicking.

«Ft. Gerry,» a Catholic priest

wellvknown as an advocate for

South Florida's immi rants and

Haiti's poor. has fougit charges

of murder. treason, weapons possession,

disturbing the peace and

criminal conspiracy since Haiti’s

interim government first arrested

him in October 2004. No

one has produced any

oferitninal evidence

activity, but that has

not stopped Haitian authorities

from arresting Jean-Juste three

times and jailing hitn for seven

months.

G 1rd Latottue, who headed

the interim government (March

2004 » May 2006) that arresred

Jean-juste. has returned home to

Boca Karon, replaced byzm eleer

ted government led by President

Rene l‘re’val._leane]ustc has been

out of prison sinceJanuary 2006.

when he was released provisional

ly to seek treatment for leukemia

atjackson Memorial Hospital.

Bur he still faces charges of

illegal gun possession

a even

though there is no proofhc ever

possessed any weapons — and

criminal conspiracy — even

though there is no allegation

that he conspired with anyone

or planned any crime There are

no witnesses against Fr, Gerry.

When Jean-Just: languished

in Haiti's prisons, his pli rht was

widely condemned by human

rights groups and members of

Congress as political persecu»

tion by an undemocratic regime.

When he was released a week be

fore the long»delayed elections

that brought President Préval to

power, many saw the promise of

the tctut‘n of the rule of law to

Haiti.

That promise has been only

partially fulfilled. A hearing

oflean-Iuste's challenge to the

charges on Nov. 26 before the

Appeals Court of Port-aud'rincc

had many auspicious signs. Jeanluste

and his lawyers made their

case freely. Hundreds ofsupporters

turned out without incident,

The hearing was orderly. And the

prosecutor formally recognized

the absence of evidence against

Jcnndustc and recommended disA

missing all charges.

But the judges declined to dismiss

the case. claiming they needed

nmrc time to review the tile,

The Appeals Court has already

had 22 months since _lcan-}uste

filed his appeal.and seven months

since a previous appeals hearing

in April. That is plenty oftirne to

review almost any

file, and more

titan enough for a file that the

prosecutor concedes contains no

evidence of wrongdoing.

Jeanejuste has now faced char,

ges under the l’rév‘al administration

for as long as he did under

the Iatortue regime. Although Fr.

Gerry is not in jail, thousands of

other men and women arrested

by the interim government are

stuck in the detuoeratic govern»

ment's prisons, including perhaps

a hundred or more political dissidents.

Over 90% ufH i'x prisoners

have never been ll‘lu : most were

arrested without a warrant and

have no evidence against them

in their files. Mosrart- poor. and

unlike Fr. Gerry. don't have ac»

cess to lawyers or supporters to

come to cotttt for them.

The cases of Ft. Gerry and

others arrested by the Laturtue

regime are not President Prc’val's

fault. but they are now his problem.

Although comprehensive

reform ofHaiti's justice system

is complex. dismissing baseless

cases is not.

Haiti's government cart advance

the cause of justice, bring

hundreds of people home to their

families, and save money in the

prison budget by simply reviewing

case files and seeking dismissals

unless the files show a good. legal

reason to continue Ending Fr.

Gerry's battle would be an oppor»

tune place to Sta",

Brian Conrannanln.

Esq. dim-tr ll)! Institutefar

just/re c9- Demm‘ratfy m Haiti.

wwtu. [fl/h. 771i:

org, way

was pub/tilted w an Op-Ed

in the I)”. 9 tdin'un qut.

Lattdrrdttle't Suit-Sentinel.

l

MULTIPLE

SERVICE

CENTER

de Fritz Cherubin

INCOME TAX

IMMIGRATION

ACCOUNTING

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in Haiti

Translation ofDact/ments

(French, English & Spanish)

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“8-42 I -6787

Fax.7 I 8-42I- I444

Haiti Liberté 9


nu GOLOIIALISIE A L'IIDIAIIISHE

Par Christian Rudel

La tradition analytique de la gauche radicale européenne ou d’Argentine sur «la situation

sociale ei politique» en Bolivie — contortée en pan‘ie par I’oeuvre du marxiste

bolivien de Guillermo Lora — est marquee par une approche unilatérale ou biaisée‘

Pour faire image, elle ne voyait dans le mineur bolivien qu’un pro/étaire et non pas un

«indien» prolétarise’,‘ c’est—c‘J-dire un quechua ou un aymara qui a été «mobilisé» par

les descendants de Francisco Pizarro {XV/e siécle), puis par

la «bourgeoisie nationals»

en formation! dés le X/Xe siécle/ afin d’extraire, au prix de son song, do I’étain ei de

l’argeni. Et étre exécuté par I’arme’e lorsqu’il se iévoltait.

Cette interprétation était cl’autontplus dominante que les references écrites reconnues

tendaient a confirmer les voeux de ceux qui fournissaient cette analyse «ouvrie'riste»

épurée. For example, les Theses de Pulacayo — datant de l946/ rédigées par

Guillermo

Lora,

avec en arriéretoncl l’influence cle marxistes—révolutionnaires européens — étaient

pre’sentées comme

le produit direct, authentique, des mineurs membies de la Fe'dération

des syndicats de mineurs a'e Bolivie. Ce n’était pas le cas.

En outre, une sorte de sous-culture trotskysante était largement répandue clans les cercles

dirigeants —

assez restreints et peu «indianisés» — des forces politiques marxistes

militantes. Elles étaient effectivement actives et ont [oué un role nomne’gligeable dons

l’histoire des luttes de classes en

Bolivie:

Toutelois, sous

l’impact, d’une part, clu recul socio-démographique des mineurs depuis

le milieu des anne’es 1980 (étani donne’, entre autres, la crise des mines d'étain et d’ar—

gent} er, d’autre part, de la vague longue etcomplexe a'es mobilisations indigénisies

— liées, en partiel a la protondeur de la crise socio—e’conomique et a la décentra/isa~

tion cle structures étatiques, propres aux plans de réaiustement structurel — un double

statut va s’allirmen Celui, «d’inclien» ayani lutté, sous des tonnes trés diverses, pour la

réappropriation du Ierritoire au rnéme titre que contre l’exploitation et l’oppression et,

celui, de travail/eurs et travail/euses, de membre du paupériatat.

Nous publions, ci—dessous,

un article de Christian Rude]. Toute approche politique et

analytique comporte ses risques. lci existe celui de mettre trop entre parentheses les enieux

politiques ei économiques issus, non seulemenr, de l’histoire récente de la Bolivie/

mais aussi du contexte international et des politiques des impérialismes des pays

du

«centre», ainsi que des forces économiques dominantes du Brésil.

Néanmoins, c’est en tentant d’approcher de la maniére la plus respectueuse possible

des luttes quoticliennesprotéiformes, visant a «transformer» la Bolivie,

que l'on pourrq au

mieux, saisir le processus en cours/ qui n’obéit pas a la temporalité institutionne/le analysée

par

les politologues, Cet article apporte sa contribution a cette kicl'ie. (cou)

La snottvell'e Bolivie” issue dcs urncs‘cn 2005 ne satt- et atttres associations dc quartier.

rim etrc I‘Cdllllt‘ a unc simple VlL'lle‘ de la gauche (4ellcs»ct luttutcnt (marches, gréves. coupurcs d:

polittqttc comme I'unt qttalil'iéc curtains cummettta- routes, etc.) contrc ltt pctsistance dtt vicil esprit colonial.

tcurs occidentatts, ll s'agit birn plutt‘)t dc ltt Vilert.’ de la ségre'gation racialc et lcs consequences dc la mise en

«l'tndiattismv» sut plus de 500 ans de colonialism: cl prtttiqttc. an milieu Lies années 80, (iii mndéle éconotniA

d'tniustitc.

que néolibétal: privatisation dcs cntrcptiscs nationales

1,: l8 décctnltrc 2005‘ par

ties ('lL‘CliOnS parlaitement S|Il\’lL'S d: liccnticmcnts massifs. ltaussc clu coflt L‘lL’

la

démocratiqucs. In Bolivie se donna , pour la ptcntiértthis

de son histoire. un présidcnt d‘otiginc indigéne. Lc tmtion dcs turrcs att profit dcs grundes explottutions

Vic. at'tét de la nécessairt: réformc agrairc et concen-

lair cst d’autant plus temarquable que ces indigt‘ncs agrarindustricllcs, saccagc

— lcs descendants do 1;: fotét subtropiculc pour

LlCS peuplcs vivant dans cc pays avunt l'cxploitation dcs bots et le dévcloppcmcnt tie l'e’lcvage.

la «decouvertc» de l'Atnétique ct l'arrivée tics Europécnx desuuctiun dc l'environnentent et dc l'habitat dcs peu»

— formcnt au moins 70 % dc la population. Important plus indigénes dc la forét...

c’véncmcntdonc. mais surtuut annonct: :t amotcc d'un Au

changcment mémc moment, lcs producteurs dc fcuillcs dc

profond de la vie politique. économiquc CI

coca étaient cn btttte au programme dc destruction ties

social: dc la Bolivie.

plantationsde cocai'ets élabore' pat

lcs Etats»Unis pout

Car. sclon l: programme du nottveau président Evo ltttter I2 Comte drogue ct appliqué par

la Bolivie avet: lc

Morales ct

tit- sun parti. lc Mouvement vers le socialism: suutien financier. technique et miliraite de Washington.

(MAS). il s'agit dt: ham une nouvelle nation oit tous lcs 0r. lcs champs dc coca't'crs

hommt-s seront égaux darts la diversité tie avaient e’té lc refuge de nomhteux

travailleurs licenciés aptés les privatisations ainsi

lcurs origins:

cthniqucs, tie leuts languts. dc lcuts coutumcs ct dc que de lcurs croyances. alots qu: l’attitude pctits paysans dc l’Altiplano Fuyant pénuric dc

héritéc des temps terrcs, sc’clterusscs er pénibles conditions de vie. De plus,

de la colonisation ct qui a révalu jusqu'a maintenant

était de considérer les «Indians» la coca. préscntc clans la vie qttutidicnnc des Andes dcpuis

In nttit tics temps, est un d: ses plus forts signes

comme dcs hommcs

identimircs: s'attaqueta ellc c'cst s'attaqtter dircctemcnt

a «l'amc» files pcuples andins.

inféricuts.

ll sitgit aussi d'assutct la base economiqurdc la nou’

velle Bolivie et la vie dignc dc totts ses citoycns par le

retour sous sa souveraincté dcx rcssources naturallcs actucllcmcnt

exploitées a lcur profit par dc grandes compagnics

internationaleS.

Lc MAS avait ainsi rassemblé ct syste’mutisélcs de»

mattdcs ct rcvcndications populaircs cxprimécs pat

lcs

divers mouvcmcnts. syndicats. organisations paysanncs

10 Haiti leorté

Revollcs ct soulévements indigéncs

En (air, It: peuple balivien, ct ttu premier rang les indigéncs.

n‘a jamais accepte’ lc ioug dcs vainqucuts, ausci

lticn sous l‘empirc il‘lCll que ptndam la colonisation spar

gnole et sous

la républiquc indépendantc qui n'était que

la continuation du systémc politico-économiquc dc la

L'lndlanlsm pmposé pat Evo Morales. ttn lndlanlsmequl ne

do“ pas laisser do 115% la Bollm non indigent nl la rajeter

dans une situation da méprls

Alvaro Garcia Llnera. l'actttel vlce-présldant de la Bolivle

colonic. Nombrettx ontt.’ .att long des siéclcs. les revoltcs

ct les soulévcmcnrs indigéucs 6!. plus rc'ccntmcnr. lcs

groves ct ntttnilksrations violentes des mincuts‘ accompagnées

dc tentativcs ctt

tie dc’buts dc véritablcs organism

tions tic résistanct. Dans le mandc indigénc dcs derniércs

tiécennies dtt 20éme siéclc i| {ant d'abord tnctttionncr lc

ure'veil» aymara du début dcs années 1970 qui, cn quelquc

sottc. pte'patt-ta 1;: Venue du MAS. A ccttc époque

étaicnt apparus les premiers

'

rtis politiqucs aymaras:

le

Mouvcment rc’volutionnairc lupac Katttri (MRTK) ct le

MouvcmL-m indien 'l'ttpac Katari (MI'I'KA), tous dt'ttx s:

référant it Tupatc Kallll’l. [6 bdrm aymara du grand souA

lévcmcnt des annécs [7804782. Ccs partis dénoncaient

l'cxploitation écottomiquc, [oppression cttltutclle lat et

discriminationracial: dont étaient victimes les pcuples

autuchtonest lls rcvcndiquaicnt leurs traditions et leurs

cultures. la démoctatiecommunautaitc et l'autonomie.

lls ont putticipe’ a quelqucs électiotts, ohtcnu quclques

élus et ont pu ainsi préscntcr lcs thémes dc la renaissance

ct

lcs tcvendications ethniqucs,

Les «kataristrs» contrélaicnt la Confédération syndical:

unique dcs travailltttrs paysans dc Bolivie (CSUTCB),

confédétation indépendzntequi avait mix fin 3t 1: main—

misc cits militaircs sur

lu monde pays-an. A la fin dcs

annécs 1990, l'Aymara Felipe Quispc Huanca était are

tivé a la téte dc [a Confc’détation pflySflnnC. Associé

a ties sectcttrs dc la gauche ttthaine alors dirigés par

Alvaro Garcia Linen: (tluiourd’ltui vicc—présidcnt de la

Répttbliquc), il avait participe’ a la formation de layers

dc luttc attttév dc style cttbain. lcs ayll’us rOlIgCS. d'ot‘t

e'tail sortie l'Arméc dc gue’rilla Tttpac Katari (EGTK)

tztpidcmcnt démameléc et dot-it 165 Chris ftttent cmpri-

Vol. 1

No. 11 0 du 12 au18 décambta 2001



Du colonialisme d

I’lndianlsme

Suite d: lapage II

Cinquante ans plus tard. Evo

Morales, Ic MAS er le nouveau

gouvernemcnt cntreptcnnent la

difficile rachc dc consrruirc unc

vraie nation sous la banniere dc

l‘unité dans la diversiré. Encore

quc la partie soit loin rllétre ga»

gnc’c. la Bolivic 5c sent a l'aube

d'un nouveau pachakuri —

un

mot quethua-aymara qui pcut se

traduire par

les terntes opposes

L‘t complc’mcnraires dc [L‘IIVCISE-‘

mcnr. révolution. renouvenu. n:-

naissance. mais qui désignt' trussi

unc nouvelle périodc historique.

Un pachakuti qu'artendcnt aussi

routes les populations originelles

Ls dlrigunt Fallpe Qulspo avalt

or“ is Monument indlon pachalmti

(HIP) It lancd In projat d‘una républlqus

aymara lnrlfipendanta

dcs Andes,

‘Cbrr‘nr'au Rude! 4 pu—

blié rrr urtitlz dam In ”nut

Diuzlnpprmmr rt Ciur'limlr'anr,

II :rrjnurnrrlirlr. grand reporter.

rpicialis‘red: I'Amr'n'qu:[Alina ll

apublit' um ”ingrainedbur/m tr

ransom-'5 aux diversprlyr (rpm [9—

mn 4!: mt: Izmir du mandz.

Annexe 1:

Le problime de la terre

Un dcs grands problemes que

la nouvelle Bolivie doir résoudte

au plus vite est celui dc la téfor»

me agraite. Les paysans. indigencs

clans leur grande majoriré,

n'ont que

15 millions d'hectarcs

sur les 60 millions dc terrcs

cultivables donr dispose it pays,

lace aux 40 millions aux mains

des grands propric’taircs at 10

millions sousrraits au profit des

grannies compagnies mine’nliéres,

gaziéres, foresriéres er aurres.

Résulrar, dcs rlizaincs dv: millicrs

de tout pcrits propriétaires.

au moins 200 000 famillcs sans

rt-rre er les communautés indie ,

géncs dcmandant depuis des

siécles la [cstitutlon dos rcrres

traditionnelles volécs. La re-

(more agntite lancéc Ie 3 juin

dcrnier a d'ailleurs de'hure' par

la restitution de ccs rerres a di»

verses cotnmunautés des départcments

d'Oruro. Panda. Potosi

ct Santa Cruz, Gesre symbolique

car le vieux principc du travail en

common est roujours cn honneur

dans ces communaurés. (CR)

Annexe 2:

Une «révoluriou culturelle»

Dcpuis l992 date des 500

ans de résistan' ,

la cause indicnne

s'esr conside’rablcment

développéc. Le feu indigene. en

Bolivie comme en beaucoup

d'auttes pays d'Arnérique latinc.

couvait sous la cendre depuis

longtemps, entretenu par une

puissant: continuité culturelle

clandestine. L'indianite est dév

sormais a visage découvcrt. sourcnuc

par

l'ext-rcice d’un pouvoir

democratiquemenrconquis.

Une revolution .7

Oui. mais

plus que politique. Elle est culturelle:

les modes de vie at de ponsée

indigénes, si méprisés par

les

Blancs, pcuvent désormais s'exprimer

sans wmplexe, grace a cot

avinemenr polirique. Le pouvoir

politique est ici l‘inclice d'autre

chose de plus profond ct dc plus

dc’cisif pour l'avenir dc Ia cause

indienne: le droit d'exister selon

sa culture.

La cause indigene, souvenr

La coca. préunta dans la vlo quotldlenna dos Andes depuis Ia nultdes

lamps, es! van do plus

us

torts slgnos ldantitaim:s'attaquer a alla c’ast

s'attaquer dlroctoment a tl'lmn dus purples andlns

,

12 Haitl leorté

Paraguay ‘

« Je suis Ie candidaf des

pauvres er des exclus du

Paraguay »

Interview avec Fernando Lugo, ex—évéque

er favori pour les élecfions présidenfielles

Pourquoi troquez—vouxla

Jécurilé d: l’évédié nous

pour

l‘insécurité de la politique 2

Fernando Lugo Nous, dans

:

le San Pedro. nous avuns fair dc

rout. dcpuis les poragcrs com»

munautaires ct les magasins de

consummation jusqu’aux cooperatives

de commercialisation... ct

nous avons comptis quc

les chan»

gcments donr les grandes majori-

I

avions parcouru tout It

pays. nous avions organisé plus

de 250 reunions qui nous ont perv

mis d'avoir un contacr direct aver;

environs 30 000 personncs.

Le Patti Colorado veut

utiliser le fait que

1: Vatican

n’a pas nccepté vou'e

de'missiondo Von: post:

d’évéque pour contester votre

Frmando Luna. ex-Gvéque or favor! pour les ilectlnns présldentlelles

au Paraguay

rés onr besoin vicnnenr par la politique.

Je cruis que

c'est l'unique

chemin permcttant aux secteurs

les plus menace: de concre'riser les

changements qu’ils souhairenr.

lit comment viva—Von: votre

nouvean role de candidaau

niveau personnel 3

Fernando Lugo : C'csr un

changemcnt de rytltmt, de vie.

Maintenant ":ti fini dc parcourir

le pays dans le cadre du « r‘temonguera

guasti » (grand dialogue

avec le peuple). Je l'ai fair. car je

crois que les politiciens doivenr

écoutcr les gens simples ct so fair:

l'écho de leur grande sagesse, de

ccs gens qui ont rant dc valeur

dans notrc histoireICcla nous

enrichir et nous donne la force

nécessaite pour révcr d‘un pays

difiérent. Au couts de rrois mois

rrairée d'archa'r'que, fair alliance

avec la modernité. Les propos

d'Evo Morales er du MAS n‘invircnt

pas a un rcrour en arriére.

On y trouve au contraire des

idées parragées la

par {range la

liriquc,

Ius ouverre de la modernité po-

mises au service dc finaliv

te's typiquement Lndigénes: ainsi.

pour ne rercnir qu'un cos, la nationalisation

dos hydrocarbures,

comprise dans l'horizon du vieux

réve indicn dc l’urilisarion collective

des richesses narurelles.

La victoire indigéne cn

Bolivie n'csr pas re liement,

mais deploiement i

cntitaire.

Elle est ouvcrrure a [universe]

au sein ntéme de sa particularité.

C'esr poutquoi rant d'indigéncs

our raison dc dire quc. pour

la

monde acrucl, leur cause n’esr

pas un problem: rnais une par»

tie dc la solution. Pouvons-nous

I'entendtc? « Alain Durand

A l’:ncontre (17 avril 2007) I

candidature. .. Fernando Lugo : Du point dc

vue tl'réologique ie reconnais quc

je suis encoreévéque. dans le sens

que j'ai recu un sacremcnt qui

m'accompagne jusqu’a la mort.

Mais ma candidature presidenriclle

reléve de la Constitution national:

ct non du droit canonique.

La Constitution est :u-dessus de

routes les aurres lois ou rraite's.

ct rle plus le Paraguay n'a aucun

traité an accord avec le Vatican.

L'arricle 42 de la a Carr: Magna

»

paraguayennc établir qu‘aucune

personne ne peut appanentr a on

group: ou a unc organisation s'il

a librement renonce' a le faire, J'ai

rcoonce' au ministéresacerdotal et.

en ce sens, il n'y a aucun obstacle

it mon habilitarion constitutionnelle.

Le gouvernementtenre darts

cc cas d 'cmployer un argument

théologique pour lui dormer un

poids juridique. ce qui constituerait

un dangereux precedent,

Vous identifiarvous avec la

théologie de la liberation ?

Fernando Lugo : J'ai étudié

la théologie de la_ libérarion duranr

cinq ans en Equateut ct

j‘ai

aussi donnc' des cours. De méme

la Pastoralede San Pedro trouvait

son inspiration dans la the’ologie

de la liberation qui, contmc l'a

dichan-l’aul ll, Fair aujourdll’tui

partie du parrimoinc théologique

de l'Eglise universellc.

Benoit XVI soluble

in: d:

l’orientation opposée...

Fernando Lugo : Jc crois

qu’il faut disringucr cc que

fur

Rarzingcr cn tanr que prefer de

la Congregation pour la Doctrine

de la Foi donr — la mission était

de fiscaliser la théologie de — ce

qu’esr le pape, qui doit étre plus

universalisrc er acceprcr le pluralisme

théologique.

Cert: genuine In mjorité

du Pani libérd a annonoé

qu’elle soutiendrl votre

candidature... Comment

gaguer salt éue de la

vieille polirtque

ans: ?

Fernando Lugo : C'esr le

grand dilcmme et nous ert som~

mes conseienrs. Je pense que

les

forces populaires. paysanncst

tt‘ont pas d'txpc‘riencc électorale

ct il est vrai que lo Patti libéral

est le seul clans l’opposirion qui

soit présent aux 10 000 tables dc

vote. ll faut s'en assurcr ear, en

democratic. on agnc

lc jour cles

élccrions. Mais. fi’aurre part. nous

avons provoque’ une conccrrarion

sociale er palitique er je constate

une bonne ambiance de débat

er un bon niveau de confiance

parmi lcs parris de l'opposirion.

cela peur pcrmertre dc gagner ct.

en meme temps, garartrir un pro—

jct politiquc. un plan dc gouvernabilire‘

ct des programmes qui

répondronr aux Cris tics plus nécessiteux.

dc [a grand: majorité

des Pa raguaycns qui so rlébarrent

entrc la pauvreré ct la ntisére.

Que cruyez-vous qu‘il faut

changer au Paraguay ?

Fernando Lu ieaucoup 0

:

Nous ne

prometrons pas de

changements. nous rte voulons

pas vivre dans la fantaisie ni

faire prcuve d'unc pensée magique.

Nous crayons qu'il est

possible dc gatanrir unc justice

objectivc. souverainc. indépenv

dante, non pattisanc, parce que

Ccla

rmcttra dc commencer a

corn artre la corruption ct I’impunité.

Aujourd’hui la justice est

prisonniére du uvor‘r politique

er le pouvoir pofiiique osr pours:

part prisonnier du pouvo'tt economiquc.

A son tout

le pouvoir

économiquc au Paraguay est dans

les mains de la mafia. qui n’a pas

dc visage mais est pre'sentedans

tour I: pays qui en supporte les

consequences, Norre projet n’csr

pas élaboré a l’érranger ni clans

un laboraroire, c'est un projct

populaire. qui nair ici has. Les

gens réclamcnr une administration

honnéte er rransparente

l'Iirat. de

plus d'emplois. plus d'inclusion

sociale, l'arrér de l'émigration

de nos jeuncs.

Alla you: promouvoir la

réforme apatite en arrivant a

la pre'sideuc: 2

Fernando Luge : Sans aucun

doute, Le Paraguay est un pays

avec une distributionde la terre

qui est plus que scandalouse. 80

% de la terre est detentte par

2

% ou 3 "A: de ptoptiéraites ct il y

a beaucoup de tetres mal renues.

Norrc pays est l'un des rares pays

dc l’Amérique larine m‘r n'existe

aucun cadasrre national de propriétés.

ll faudra d'abord un assainissemmt

pour pnuvnircnsuire

diswrer clairemenrd’une réforrne

agraire inrégtale avec

les sccrcurs

paysans, patronaux. éleveurs.

Comment voyu-vous 1:

processors d: chan rnent au

niveau continent: ?

Fernando Luge : lc vois ce ui

arrive avcc (Ihava. F o. Bad-re et.

Correa. '[abaré Vazquez. Lula,

Kirchner comme

dos vents nou—

veaux qui pcrmettcnt dc cre’er un

nouveau modéle dc gouvernan-

Sur'le d lapage I9

Vol. 1

No.21 0 du 12 au 13 doc-morn 2001


Perspectives

«Le fumulte el Ies clameurs

s’éteigneni...»

Tout: cam min In scéno I “é organic“ pour him pIIIsIr a la pauvrl

Condoleozza Rice, aptés qua mus m efforts comma societal" d’Em

out aboull a rien.

«Le tumult: les

:t clameurs

s'ércignent. / Les capitaincs

:t les rois meurent...» a écrit

Rudyard Kipling dans son inouA

bliable poém: uln memoriam»

(«RecessionaI»)

1.: mi Georg: disparut avant

mémc qu: lc tumult: s: soit ru.

Son hélicoprér: l'emporra dc

l‘autre Cfité dc I’horizon, rout

comm: son fidéle coursier :mmin:

Ic cowboy dans I: solcil

couchant a la fin du film. A

moment—la. c:

les discours dans I:

hall de I'Assemblé: barraient déja

lcur plein.

Voici I: résumé d: I‘:nsemble

d: l‘événemcm. La déclaration

final: a annoncé quc les Erats-

Unis superviseronr les negociarions.

agiront comm: arbitr: d:

son application ct comm: jug:

tout au long du processus.

Tout de’pcnd d’eIIe. Si ell: Ie

veut ~ beaucoup de (hoses pcuvent

s: passer Si ell: — no I: veur

pasA rien n'arrivcra. Cela n: pr:'-

sage ricn d: hon. Ricn n'indiqu:

que George Bush interviendra

reeliemcnt pour parvcnir 5: quelv

qu: chose. saiif‘a cl: iolies photosr

Certain: croienr que toutc

ccrre mis: en scéne a éré niséc orga-

pour fair: plaisir a la pauvrc

CondolccmRice, aprés quc

tous scs :Korts comm: secrétair:

d‘Etar om abouri Ta

ricn.

Mémc si Bush voulait agir.

pourrait-il fair: quclquc chose ?

Est-il capable d: lair: pressionstir

Isr

.

face a la vigourcus: oppo»

sition du lobby pro»lsraél, :r parriculiemmem

dcs chréricnyévanv

gélistes dont il fair partie 2

Un arni m‘a dir qu: pendant

Ia confércnc: iI avait rcgardé les

reportages télévisés en fermant

lc son. just: pour observer le Iangage

des corps des principaux 30

(cuts, II a ainsi remarque' un dév

tail inréressanr : Bush :t Olmcrr

s: touchaicnt souvenr. mais i1 n‘y

a eu presquc aucun contact phy—

siqu: cnrrc Bush cl Mahmoud

Abbas. Plus encore

: pendant Ics

evenements communs. Ia distance

cmr: Bush :t Olmert étair inféricur:

it Ia distance cnrre Bush

ct Abbas. Plusieurs fois. Bush :1

Olmert our marché devanr ensemble,

pendant que Abbas suivait

dcrri'crc.

Voila tout: l'histoire.

SHERLOCK Holmes dil,

clans uric d: 525 affairs:Y quc Ia

Vol.

1

No, 21 O du 12 au18 décembte 2007

solution devait éttc trouvc’: dans

I: «I: curieux incident des chiens

pendant la nuit,» Quand on lui fit

remarquer qu: I5 citicns n'avaicnt

ri:n fair, iI :xpliqua ; «C'étair ccla

I'incidcm curicuxnr

Ccux qui veulent comprcndrc

cc qui s'csl (ou nc siest pas)

pass: a Annapolis rrouvcronr

Ia

réponse dans ce fair Its chicns

1

n'ont pas aboyé. Les colons er

lgurs amis sonr rcstc’s tranquilles.

n'ont pas paniqué. ne 5: sum

pas cxcités. n’onr pas distribué

dcs aflichcs d'Olmerr en uniform:

SS (comm: iIs I’avaicnt fair

avcc Rabin aprés Oslo). En tout

et pour tout, ils sc sont contentés

d: la priére obligaroir: au Mur

occidental er d'une petite manifestation

prEs dc la residence du

Premier minisrrc.

Cela signiiie qu'ils ne 5:

Hi»

saient pas d: souci. Ils savaicnt

qu: ricn n’en sortitait, qu'il n‘y

aurait pas d'accord sur I: déman-

(clement d: méme un miserable

avanr»posre dc colonic. Er sur ccs

questions, on pcut comprer sur

les prévisions dcs dirigeants dcs

colons. S’il yavair cu Ie plus pctit

dan :r qu: Ia paix sorre d: cetre

con érencc. ils auraicnt mobilisc’

leurs partisans en masse.

LE HAMAS. d'autrc part. a

organise des manifesrarionsd:

massc a Gaza ct dans lcs villes

FADKIDJ

(305) 7574915

'

om

rtiaiuw

mm

as

4

Par Uri Avnery

dc Cisiordanie. Les dirigcanrs

Hamas e’taient vraiment trés in—

quiets.

Non pas qu'ils :ussenr pent

quc Ia paix fur concluc lots dc

cctrc rcncontrc. lls craignaient

un autre danger :

que

le scul véa

rirablc objccrifdc Ia rencontrc

soil d: préparcr I: tcrrain a unc

invasion israéliennc dc la band:

d: Gazai

Ami Ayalon. ancicn amiral

d: ui un jour s’cs: posc‘ cn homme

paix

:t qui est maintenanr

membrc travaillixrc du gouvcrnemenr.

est a paru pendant Ia

conference a a TV israéliennc

pour la dire tour a fair ouvertc-

il érair favorable a la con fé-

mcnt :

rcncc parcc qu':lle légitime cert:

opérarion,

Son raisonncmcnr était a

pen rés ccci :

pour remplir

5:: o Iigarions sclon Ia Feuill:

dc roure. Abbas doir «détruirc

l‘infrastructur: terrorism» :n

Cisjordanic ct dans la bandedc

Gaza. «Tcrrorismm signific

Hamasl Puisquc Abbas csr incripabli:

dc conquérir Ia band: de

Gaza Iuivmémc, l’armér: israélicnne

lc Fera pour lui.

Ccrrcs, cc pcut étrc coitteux,

Les quclques dcrniers mois, beaucoup

d'armcs ont été :nvoyécs

dans Gaza a travers Ies tunnels

creusés sous la frontiére avcc

I‘Egyprc. Bcaucoup dc gens dcs

dcux cérés y ptrdronr la vie. Mais

«Que Voulcz—vous .7

ll n‘y a pas

d'alrcrnarivci»

II s: peut quc retrospectivcment.

principal (sinon le

scul) résultar : d'Anna lis soir Ia

conquérc dc la ban c dc Gaza

afin dc «tcnlbrcer Abbas».

En (our cas. Hamas est inquicr.

Er non sans raison.

En prévision d'un: tell:

confrontation, les dirigcants

Hamas sont dcvcnus cncorc plus

violent: dans Icur opposition a la

rcncontrc a laquellc ils n‘ont as

été invitésr Ils ont dénoncé Ab as

mu ”WWII"

on. Apr. A

cam

comm: collaboraieur ct traltre»

répéré quc Hamas n: reconnai»

trait jamais Israel ni n'acceprcrair

d’accord de paix avcc

luii

J'IMAGINE un: confétcncc

dcs opposanrs uu processus d:

paix propose. on: son: d'anti»

Annapolis. Non pas la rcncontr:

d’usagc otynisc’e par Mahmoud

Ahmadinejad 5 Téhéran, s laquele

I: sculs dcs musulmans scronr in»

virés. mais une rencontr: corn,

munc d: rolls Ics extrémistes des

dcux Cétésl Kltaled Mechaal cl

Istnacl Haniyc scront assis face

a Avigdor Libcrman, Elli Eytam

ct Benny Elou. Cl discutcmnr cnwmblc

sur la Facon d: contrecarrcr

Ia usolulion des dcux Etats».

Si i'étais invité a animer

ccuc confércncc, jc commence»

rais comm: ceci : Mcssicurs (lcs

damcs nc scraicnr pas la bien stir),

commencons par énumércr lcs

points sur Icsqucls il y a accord. er

sculement apres traitons lcs points

(i: désaccord.

Donc : Vous étcs mus d'accord

sur

I: fair que la terr: cntrc

seul de’saccord qui rest: concern:

It appellera-t-on I'Etar

mm

Palestine 7 ou

lsraEI ? ESPCC qu'il

vaur Ia peinc de se quereller et

de faire coulcr I: sang pour cela

? MCIKOHSADDUS d'accord sur

un nom neurre. quelqu: chose

comm: Isrelrin: ou Palael.

REVENONS ‘a la Maison

blanche : si la; trois ditigeants

5: son! mis Ia d'aceord. dans l:

secrer dcs deliberations. pour quc

I'armé: israéliennc envahisse Ia

bandc dc Gaza, c‘:st une ttés

mauvaisc nouvclle.

ll aurait e’té meilleur d'im—

pliquer Hamas sinon direct:-

mcnt. au moins r indirecremenr.

L’absence du Hamas a laissc' un

trou be’anr dans la conférencer

Qucl sens ccla a-t-il d: réunir 40

representants dc tous les coins

du mondc. et de Iaisser plus dc

Ia moitié do people palestinicn

sans reptésentation ?

D'autanr plus qu:

depuis I:

lvoyeott du Hamas, I'organisa-

[ion a été dc plus en plus acculée,

conduit: a s'opposer cl: falcon :n-

Lo: dlrlqoanu Hams sonl dwenus encore plus vlollnls darts luur opposlllon

i can. museum 3 Iaqucllo H: mm! ms 616 lnvllés

la Mediterranéc :t I: Jourdain ne

set: qu'un seul Erar (accord géné—

ral). Vous. Palestinicns, ates d'accord

Ies que juifs jouiront de tous

Ics droits en Icin: egaliré (acuiescemenr

u care palestinien

3: In table). Er vous, Israélicns,

Ere: d‘acoord que l6 Arabes soient

rraités err tout: égaliré (acquiesce—

ment coté israélien de la table). Er,

bicn sflr. vous étes d'accord qu’il

y aura la plein: liberre' d: religion

pour rous (accord génc'ral).

S'il cn csr ainsi Mcssieurs. I:

or

PHILADELPHIA

court.

Inn-dolphican

on 19151

(215) 410-2059

Assistance Pour Questions D'immigrarion

After School Program

Esl Et Préparation Pour Obrention De

Ciroycnncté

Thrductions. lnterprélalion, Service D‘escon:

Préparalion De Résumés

Emissions chdomadaires Sur

Radio Haili(Phila)

Programme De Dépislagc Dc Cancer

Du Scin: Séminaircs Monsucls

MammogrammesGratuits

Sc rviccs Divers

cor: plus véhément: a la rcnconno

t! a incircr in me palestinienne

conrre ell:

Hamas n‘:sr pas sculcment

une force arme'e qui maintenanr

domin: la band: dc Gaza. C'est

avant tour I: politi—

mouvement

que qui a gagné Ia majorité dcs

voix des Palestiniens dans des

élecrions de‘mocratiques ~ pas

sculement dans la band: d: Gaza,

mais en Cisjordani: aum’. Cd: 11:

changcra pas si Israél conquien

Suite a la page 14

Boohl, Blbkl

& Religiousmiclel

1402 Flatbulh the”

Brooklyn, NY 11210

Email:

ParadiseJC®aol.com

(7‘18) 434-5333

Haiti Liberté 13



Devoir de mémoire

Soot“. do: Protestants ancals at Francophone:d'Amirlqus (SPFFA)

F.D.R StationP. O BoxGOZG New York. NY 150-6026

http://wwspttanet

Fondee en 1904. la Société des Protesseurs Francaiset Francophonesd'Arne»

rique (SPFFA) accueille tous les protesseurs de franqais ou les protesseurs

interessés par des actiwtes ou des recherches qui impquuent l‘utilisationoe la

langue tranpaise. Fondanon privée de otort americain, la SPFFA est dingée

par un Conseil d‘AdmInislralion élu par les membres de la Societe.

En plus des programmes semestriels. Ies principalesactivities de la SPFFA

sont les suivsntes:

1.Des bourses do recherche et d'eumes

Seton le voeu dos donateurs. elles sont décemées sur presentation de dos‘

sners a des eludiants cu chercheurs apparlenant a une Institution amenoalne

et qui sont eux-mérnes do nationalltéamencaine. Une ties bonne connaissance

du trancais est exigee.

a)Les Bourses Jeanne Marandonsont attribuées a des chercheurs on a des

étudiants (disciplines littéraires, sciences sociales et humaines. sciences

pures ellou appliquées) preparant un PhD. un MA. on BA, pour oes seiours

dans une universite en France ou au Quebec d'un maximum d‘une anne

universitaire.

tha Bourse Jean at Mane-LouiseDutrenoy est attribuees a un(e) étudiant(e)

tilulaire d’un BS - ou a défaut d'un BA - qui est en mesure de poursuivre ses

erodes en France et en irancais pendant l'annee universitalresuivanl immediatement

l'obtenlion de son BS ou BA

c)Des boutses d'éte au Quebec. elles sont attribauees pour un sejour de

six semaines a I‘Unlversité Laval 3 Quebec a des étudiants qui preparent on

BA ou un MA en trancals on a des enseignanls de hangars d‘etablissernenls

secondaires amencains.

2.Une revue annuelle: Nouvelles Francograptues

Preeédemmenl appelées Francographies etdevenu depuls un an, Nouvelles

Franoographies, cette revue public an trangais des articles sur les cultures

at Imetarures rte la France at du monde francophone. Distribueea tous les

membres de la SFFFA, elle est également vandue au prix de 15 US dollars

l'exemplaire.

3.Un colloqus international: «Creation et Realite o'Expression lrancalsen

Organise depuis 1992 a New York tous les deux ans en collaboration avec la

Departernentdos Langues Romanes de Fordham Universlty. it est ouverl au public.

Seas les menibres data SPFFA peuventy presenterdes communications.

Cellesd doiventBtre en francais ou en anglais. Les Antes (19 co Colloque

sont publies clans un numero special de NouveltesFrancograpnies

4.L‘organisalion do oonoours

Tmisconmurssmuorganhaehamnannee pourrmwrsertesmfleurs

etudlants etl ou Gloves tte trancats lies etabtissemenls publtcs de la Ville

de New York {Contours dos elablissements politics) at ceux des elabllssemerits

privées (Concours La Fonlaine) ainsi qua les employes du secleur

prive (Concours du Francais ties attains) dans les entreprises.

5.Une Assembtee generate annuetle

Elle a lieu a New York at est suivie d‘une conference presentee en trancais

per una pereonnalile du monde des lettres et Iou celui des sciences pures

ou humalnesl ou par un eminent untversitaire nu par une parsonnallle cu

sectaur privé.

NB Pour elre memhre Ia contribution est $30.DO( trente dollars): $20.00(vingt

dollars) pour les eludlants

«A private toundation under seclion 501 ( c)(3) oi the Internal Revenue

Code the

Sociéte des Protessaurs Francars et Francophones d'AmeriquetSPFFA)

(Eth133150248) IS

a not-tor—profit and tax —exempl institution »

La SPFFA peut donc recevoirdos dons exempts d‘lmpfil

Cité SoIeiI se souvient, et

nous n’avons pas oublié

Par Frantz Latour

6 mois dc déccmbrc qui

dL-vrait nous préparcr aux

ce'le’brations dc fin

ré—

d'mnéo.

veillc cn nous pourtant do doulourcux

souvenirs, car Ir: sang

dcs habitanls dcs quaint-n pauvrcs

était vctsc' a parcillc ép0v

quc, l'annéc dctniérc. dc fawn

gratuitc et crimincllc. Lu sang

d'innoccntcs pctsonncs avnit

été répandu par uric snldatcs»

que au masqur d't cnts dc paix

ct dc stabilité. Des tcrmristes

on fair, qui lourdt’mcnt armés

s'cn prenaicnt a unt- population

paisible, aux mains Hues. Des to,

rroristes ‘a lcur Factm. a la soldc

dc I'cmpirc décliainé. a I: sold:

dc classes sociales allorgiqucs i

I'existencc niémc des démunis.

voirc qu'cllcs tolércraient Icur

droit a la parole. a Icur clioix

politiquc, la vie.

i

L'année 2007 s'cn va. rér

vcillant cn nous dcs souvenirs

particuliéremcnt crucls. En diet.

It 22 déccmbrc dc l'annéc dcra

niérc, lcs agents dc la Minustah

sc livraient a un carnage a Citc'

Soleil, uric tucrie préscntée

pat Ics forces onusicnnes cllcsmémes

commc unc «opération

d'cnvergurc». C'était rout dirc.

En clfct, en fin d'opération. lcs

casques blcus laissaient sur le

macadam plusieurs mans ct“

dc nombrcux blessés soignés a

I'hopital St: Catherine ‘a Cité

Soleil.

La Minustah faisair savoir

que «L'objectit' dc cone opération

d'cnvetgurc fair pnrtic d'unc stratégic

dc luttc contre I'insécurité.

suite it la vague réccnrc dc kidnappings

dans la capitalc. Un

autrc objectifdc Ia mission dc

cc matin était la réouvcrturc

de la route principal: mcnsnt

a Bois Ncuf. In ficf du chcfdc

gang Bclony ». Mais c'c'tait du

bluHa usage dc propagand: ct

dc désinformation. puisquc dcux

agenccs étrangércs pcu suspec—

tes dc sympathic pour

Ics quarv

tiers pauvtcs réputés lavalasA

sit-n: faisaicm cnrendr: un autrc

son dc cloclie. En elfcl. l‘AFl’

avancait .(unc dizainc dc motts

ct plusieurs dizaincs dc blessésn

ct un photograph: dc Reuters

couvrant I'opérarion a dénomhm

«au moins ncufcadavrcs 'a l'issu:

dc: nttrontemcnts n qui (till éclav

té a I'atrivéc dc: Forces din-s (lc

l‘ordre. Faisons rcmarquc quc

la

Minustah n'a mcnrionné aucu nc

pcrtc. aucun blcssé du coté (to

585 forces. Errangc ai’frontcmentl

Ni kidnappcurs arrétés. ni out»

gas libérécs, ni armcs récupétécs.

Etrangc panic dc chasse!

Pout comblc d'indéccnt‘c.

lcs forces onuslcnncs Iaissaient

croirc a llAgcncc France Presso.

qu'un «char des Casques blcus

:urait été incendié lors cits

affrontcmcnts». CC qui a m:-

répcrcuté par Alter Prcssc:

l'opération déclcnchéc a dcux

jours dc la l'ét: dc Noél. :i permis

Ia récupération d'un char dc Ia

»

.>

Minustah qui e’tait rctcnu et incendié

a Cité Solrilm La suite dcs

observations ct Icur recoupcmcnt

les «bandits»

on! bicn monrrc que

(It: Cité Solcil ne s’étaicnt empaa

rés cl'aucun char de la Minusrah.

Cclui-ci était tombé en pannc

ct lcs soldats nnusicns avaient

di‘i

l'almndonner sur place pour

rcvcnir lc chercher plus lard. Er

c'cxt dc route évidence a lcur “A

tour quc lcs accrocliages am on

licu. lnissant le terrible bilan dc

tlix morts

zlu moins ct plusicurt

diznincs dc blessc's (scion

AFI’). Cot accrochagcs eutcnt

Iicu la Iténédiction expllcltt

2ch

(lc l’réval qui avait donné le feu

VL‘l‘l It In Minustah. Le chef civil

do In Mission d'alors, Edmond

Multet. l'avuir annoncé lors d'un

point dc press: dc la Minustali:

n (Ic n'cst pas un

chi-qua en blanc

ou unc carte blanche. Cc qua

I‘on a c'cst un

Fcu Vern.

(Ic mnis dc dc’cembte Kamcnc

dcs souvenirs amcts, nous ra~

ppclant qu'unc fois cle plus lcs

forces dircs dc la paix dc l'ONU

Iaisaicnt la sale bcsogne quc lcur

dcmandait I'administrarion

Suite a bump 19

TC OE

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ASP?

SEA GROUND

IMHMH BEEEIEIUINIWENEIUQLM

W

LIAM CAMACAHO

at the lollvarian Circles chapter in New York

ON SATURDAY. DECEMBER 15. 21107 AT

5:30 PM.

at lla'l'ti liherte. 1583 llhany Avenue. llrnnltlyn. llV

On December 2, Venezuelans voted 5V7; to 49% not to ratify the sweeping

constltutional changesproposed by President Hugo Chavez. How did this defect

come about? What will it mean tor the future of PresidentChavez's Bollvarlan

Revolution"? What was the role of Washington and what intrigues is it planning?

William Camucaro ol the New York Chapter at the Bolivarion Circles and radio

host with WBAl's “La Voz Latina" will otter his analysis of what the future holds

in this pivotal talin American nation and the implications tor Haiti

Sponsored by the Ha upport Network (llsn) 8. Komite Chalo Jaklen

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Haitl leorté




Le commerce de l’eau

Par Maria Garcia et Gonzalo Marin

A l’heure ca les privaiisarions de services publics soniI d'acruoliié,

en France ou ailleurs, il n'esl pas

inurile de revenir sur

le bilan des experiences menées clans ce domains. L’ariicle

publié ci-dessous, rédigé par deux membres de l'ONG es.

pagnole lngenierla Sin Fronieras, fraiie d’un cles secieurs

de service public, l’eau. ll prolonge ainsi les diliérenis articles

publiés por Dial amour de l'enieu que représenle l'eau

[ l] ei des ellorls — parlois couronnés de succés, comme en

Uruguay [2] ~ d’orgonisafions de la sociéié civile pour en

faire un bien public inalienable [3}. Ce iexie esi paru en iuillei

2006 dons le numéro 22 de la revue Pueblos, consacré aux

multinationoles [4].

Depuis Ia fin des années 1980.

la part des investissements

privésdans les services publirs, et

parriculierement dans Ie scctcur

dc l’eau. n'a cessé d'augmenterl

Dans les pays du Sud. cct acctoissemcnt

a ptovoqué dc nombreux

confiits er déclcnché, dés la fin

des années 1990. un rcnversemerit

dc tendance, En cfl'et. at»

titées par d'autres redguinns. les enrrcprises

cspagnoles sectcut dc

l'eau ont progressivemcnt quitté

I'Amérique Latinc. Icur marché

traditionncl.

La tcndancc a In participation

d‘investisscurs privés dans

le secteur de l'eau. initiée it la

fin des années 1980. est notamment

lc re'sultat de I'acceptation.

au plan intellectuel. dcs principcs

directcuts formulés Iars dr:

la Conference inrcrnationale

sut l'eau et l'environnement dc

Dublin (1992) et. plus tticuliéA

rement. du ptinci e 34: on lequel

. l’mu, arr/Mr ,1 , multiples/I'm.

11

um rid/tut {Monique e! dflirflif

dam in: rerormue tammr bien

émrromiqu: n. C'est ainsi qula débute’

1e processus dc privatisation

do secteur de l'eau en Amérique

Latine. en Afriquc ct en Asie,

Opposes a ct principe. plusieurs

associations rt ONG ont

demandé quc l'on rcconnaissc

l'accés a l'eau comme un droit

universel. position eonl'ottéc cn

janviet 2003 par l'Observation

ge'néralc n“ 15 du Conseil éconumique

et social dc l’ONU, prc'»

cisant quc « /.../ l’mu table salubre ct

m um m-

snurc: natural/r limire't rt rm bit/r

gm, i

0 Wish.

OCR/IND!

0 Art I: handicrafts

9 CAM. Money Transfer

pas de dispositifd’assainissement

adéquat.

En outte, le secteur privé a

concentté son activite’ dans les

pays a tevenu moyen, en 5: limit

tant aux zones urbaines. ll n'a pas

ptis en compte l’état désastreux

dcs services dc l’eau dans les

zones rutales, notammcnt dans

les pays lcs mains développés et

a faible revenut Ainsi lcs entreptises

privées ant—ellespriviléfié

une participationaux - gran s »

projets. ceux dont Ie budget dé»

passait 1:5 100 millions de dollars.

dans les villcs de plus d’un mil—

lion d'habitanm, air les revenus

te dans des documents comm: le

rapport 2004 de la Commission

du developpement du Parlement

eutopécn sur

« l'incidcnce dcs activités

de prét de la Communaute'

européennedans les pays en développement

(INl/2004/2213)

», dans lequel est écarrée tout:

intervention privée pour remplir

les OMD. ll apparait claitement

uc ccttc situation est loin des

écla rations et des attentes susci—

te'es par le forum de Kyoto, puisqu'il

faudtait pout ccla qu'entre

2006 at 2015. pas moins de 270

000 petsonnes accédent chaque

jour a des sources d'eau potable

lesY accapatcnt

lK‘S

deux tiers du

marché. Notons égalrmcnt que

certaincs sociétés publilucs du

scCteur dc l’eau opérent ors dc

leurs frontiércs.C'cst notamment

1: cas de Vitcns (Pays»Bas), Rand

Water (Afriquc du Sud). NSWC

(Ouganda). Canal de Isabel II

(Espagnc), Aguas dc Bilbao

(Espagne) er EVN (Autriche).

Cest l‘Ame'riquc Latin: qui a

connu Ic plus grand nombrc de

ptivatrsationsl ll y a plusicurs tais

sons a cela. D'abord. le continent

abtite un grand nombre dc villes

dont la population est suflisamment

importante et air les cla5v

L‘aau est um nasoum naturelh llmltba at un blan public ; one est essemialln a In via at a la

um Ella no pout

m cnmldMocomma um rnarchandlu

public ; (lie (:1 (partir/la ti In vie

rt d in same. L: droir Ii I 'mu m

indispensable pour mam mi: 01':

digne. 1/ tr: rm: (audition prid-

[nblr 1‘ la re’alimtian (let all"?!

drafts dz l'humme ». En d'autres

termes, l’eau ne peut étre considétée

comme une marchandisc.

ct son accés est un droit.

Le Noni s’ahreuve an Sad

Dans les pays du Sud. l'in—

tervention du secteur privé dans

les services de l'eau est devenue

particuliétemcnt conflictuelle a

chaque fois que les intététs merciaux com-

ont ptis le pas sur la

mise en oeuvre dc politiques ccnsees

répondte a la pmblématique

spécifique des pays en developpement,

oir les lacunes sont pour‘

tant les plus Hagrantes : plus d'1,1

milliard de personncs n'ont pas

d‘accés a des sources d'eau po-

plus de 2.6 milliards

d: personnes ne disposcnt

Francois, Kmbl

1583 Albany Avenue, Brooklyn, NY 11210

718-421-3569

18 Haitl Uborté

'

sont moycns ou élevés.

Er pourtant. la participation

dcs cntrcprises privées dans Ce

secteur est testée au cteur dcs

discussions internationales pour

finnncet le développcment, Ainsi.

le financcment privé de l’eau a

été abordé ex licitement lors dcs

forums mon ‘aux del'eau. ct

irn—

plicitement lots do Some! do

millénaire des Nations unies, en

2000. ct du Somment mondial

sur

le développcment durable dc

Johannesburg. en 2002. Dans les

deux cas, l'un des engagements

ptis pour le millénaire était d: téduite

de moitié. 'a l'horimn 2015.

la part dc personnes n'ayant pas

d'accés a des sources d’eau po—

table salubre er a des systémes

d'assainissement adéquats,

Le troisiéme Forum mondial

de l‘eau. Qui s'est tenu a Kyoto en

2003, a at l'occasion dc proposer

au secteut ptivé d'occuper un

role

privilégié dans l’accomplissement

dcs Objectifs du millénaite pour

le develo fan“: pement (OMD) d'unc

part ct, part, de consideter

l'opportunite' de ptotéget les

cntreprises internationales par

des mesutcs

desu‘nées ‘a diminuer

le risque dcs investissements clans

les pays en développement. Ces

precautions sont la consequence

directs de l'expérience intematirr

nale des cnttepriscs du secteur de

l'cau. En efiet, si l’an a considété,

dans un premier temps, que les

risques étaient mesurés, la réaliré

a démontté qu'il n'en était rien

et. qu'en outre, les bénéfices tirés

bé—

ne correspondaicnt pas aux

néfices escompte’s.

Ainsi a-t-on constaté. sunour

a partir de ”96—1997, une die

minution progressive de la presence

privée darts le sccteur dc

l'eau, dc relic facon désot— que

mais‘. c'cst le secteut public qui

finance la maieure partie des set»

vices dc l'eau dans les pays a has

L’l

moyeus revenus, Cet état Ll:

Fair cst particuli‘erementmanifcs

salubtc. 0r lc sectcut ptivé n‘a pu

fournir cet acces qu'a 900 personnes

par iour pendant les neuf

dcrnieres années.

lnveltiasements dea gémts

tie l’eul

Les entreprises multinatio—

nales érablles dans les pays de

l'OCDE sont lies ptincipaux anteurs

de 1: privatisation dc: ser—

vices publics depuis 1990. Avant,

[CS ptivatisations étaient rout simlement

quasi inexistantes dans

ll:

secteur de l'eau. Ccla éranty

elles se sont ensuitc multipliées

jusqu‘a atteindte un pic en 1997.

avant dc commencet ‘a décliner

avcc les crises économiques asiatique

et latino—améticaine.

A partir de I’an 2000.le

multinationales de l'eau onr dt‘t

faire face a une opposition crois»

santc concetnant leur activité.

Elles ant essuyé la résiliation et

la non—executiondc nombreux

contrats et subi de lourdes pettes.

Auiourd'hui, elles tentent de

tecentrcr leuts activités en Chine.

dans l'Union eurape'enne ct les

pays proches, au Moyen-Orient

et dans le nord de l‘Aftique, tout

en réduisant leut préscnce dans

les pays en dévclappemcnt et ‘a

has et moyen tevenu afin de limiter

leurs pertes et de re'duire

lcurs risques. Dans les fairs. la

politique génétale dcs multina»

tionales dc l'cau repose actuellement

sur la réduction de leur

niveau d'cndcttemcnlt Pour cela,

elles vendcnt leurs contrats non

rentables. diminucnt les couts,

lirnitent les nouveaux investissements

a l'excédent de trésoree

tie ct téduisent fortemcnt leurs

investissements dans les pays en

développement.

Lc secteut prive’ de l'cau est

entre les mains d'un petit nombrc

dc sociétés a

Sucl. Veolia.

Thames Water or Saut qui

COHCCHH‘CHK plus do 80 % de r l'activité.

Suez ct Vealia, ‘a elles seuA

Se: moyenncs sont bien represen.

tées, 0c qui attire lcs investisscurs.

Ensuite, nombreuses sont

les entreprises

publiqucs a fun taux

d'endettement, dont les revenus

sont précaires. et pour lesquclles

l'altermtive privéepow-Jug Enfil'n ' rifier auprés des :-

usagers.

lespoli ‘

uesnéallbéralesuntéré

uh: “QB-darn

d’u

deems“

structurel ct des credits canditionncls

dc la Banque mondiale

et de la Banque intetaméticaine

de développement (BID).

En Améri ue latine. lc sec—

teur ptivé de‘l'eau cst dominé

par Suel. suivi dc Veolia, mais

il wmpte égalerncnt un nombrc

relativement important dvcnlrb

prises international“. Les privatisations

se sont opérécs en deux

grandes vagues.

La ptemiére a

debuté

en 1993 5 Buenos Aires La

second: a commcncé en 1999.

Les entrepriscs cspagnoles

présentes en Amétiquc Latine

sont les suivantes Aguas

:

de Batceluna-Agbat (Chili.

Colombie, Argentine, Cuba.

Mexique, Uruguay ct Btésil),

Dtagados(Argentine). Aguas de

Bilbao (Argentinect Uruguay),

Canal de Isabel 11 et TECVASA

(Colombie.Equateur. Republique

Dominicainc). Abcngoa (Bolivie),

Endesa ct lberdtola (Chili).

Retrait progrexaif

d’Amériqne Latin:

1] n'est pas surprenant qu'Agbar

soit l’cntreprise cspagnole la

plus active en Amétiquc Latin:

dans la mesute air c'est Suez.

principale multinational: du

secteur. qui en est propriétaire

a 48.6 %. avec

la banque catalanc

La Caixa. Mais la presence

d'Agbat a été source dc canilits

importants cn Argentine. en

Colombie et en Uruguay. C'cst la

raison pour laqllellc aujourd'hui.

Suite 1} la page I9

Vol.1 No. 21 0 du 12 au 18 dtcambra 2007



Mon pays

que voici

Par Jackson Rufeau

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Haiti

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Brooklyn, NY 11210

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Vol.1 No.21 D du 12 an 18 décembre 2001

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