LG-268
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AOÛT 2025 - N˚268
www.gemengen.lu
STEVE RECKEL ET
GILLES HEMPEL
Un partenariat pour répondre à la crise du logement
P. PIERRE ET S. HEILMANN
PwC Luxembourg
Quand les tensions redessinent
les stratégies
STÉPHANIE OBERTIN
Ministère de la Digitalisation
Digitalisation : le Luxembourg
accélère
B. BACKENDORF ET H. NIEBOER
LSC360 S.A.
Les nouveaux visages de
l’urbanisme
mcluxembourg.lu
Äre Strategieberoder
fir den
Secteur Public
STRATEGIEBERODUNG
GESTION DE PROJET
ËFFENTLECH INFRASTRUKTUREN
KLIMABERODER
CONSEILLER LOGEMENT
DEN ERFUERENE GUIDE UN ÄRER SÄIT
Strategesch. Ganzheetlech. Onofhängeg.
3
ÉDITO
Sans logements abordables,
pas d’avenir durable
PAR PIERRE BIRCK
La réforme du Pacte Logement 2.0, présentée par Claude Meisch,
ministre du Logement et de l’Aménagement du territoire, début
juillet marque une étape importante dans le développement du
logement abordable au Grand-Duché. Depuis 2021 et la création
de la nouvelle mouture, ce partenariat entre l’État et les communes
a engendré de réelles avancées : le parc de logements sous
gestion locative sociale est passé de 652 à 1.520 unités, l’offre
locative abordable dépasse désormais les 4.000 logements et 98
communes ont signé une convention, dont 93 ont déjà mis en
place un programme d’action local.
Cette réforme entend renforcer cet élan en simplifiant les procédures
en donnant davantage de marge de manœuvre aux
communes et en offrant une gestion plus souple et adaptée aux
besoins locaux. Trois nouvelles incitations financières sont désormais
introduites : 2.500 euros par logement abordable acquis par
l’État dans la commune, par logement prévu dans un PAP exécutant
une zone prioritaire d’habitation et par habitation construite
sur un terrain vacant. L’accent est mis sur la densification urbaine,
la reconversion des friches et l’optimisation de l’espace existant
plutôt que sur l’extension des zones constructibles. Disons que
cette vision va dans le sens d’une gestion durable du territoire et
d’une meilleure intégration urbaine.
Autre élément notable : la prolongation du Pacte jusqu’en 2036.
Cet horizon élargi offre aux communes la possibilité de planifier
davantage de projets sur le long terme. En témoigne l’investissement
global prévu pour la période 2027-2036, qui s’élève à 560
millions d’euros.
Il s’agit aussi de prendre en compte la question centrale de l’adhésion
locale. Les incitations pour la construction en zones prioritaires,
en friches ou en « dents creuses » sont des idées pertinentes,
mais leur mise en œuvre devra nécessairement passer par un dialogue
avec les habitants. Un logement abordable qui se construit
contre l’avis de la population court le risque d’entraver d’autres
projets et de générer de la défiance ou un fort ressentiment.
L’enjeu est de l’intégrer dans des projets de quartier cohérents
avec des services, des transports et des espaces publics adaptés, et
surtout, en communiquant et en impliquant les citoyens dans le
processus décisionnel.
Cette réforme, dans sa philosophie, est un pas en avant. Elle
outille mieux les communes, investit massivement et adopte une
approche plus souple et plus ciblée. Mais elle gagnerait à s’accompagner
d’exigences minimales communes, pour éviter les disparités
territoriales et garantir une progression équitable du logement
abordable dans tout le pays.
Le logement abordable n’est pas seulement une politique sociale ;
il s’agit d’un pilier de la stabilité économique et de la cohésion
nationale. Sans habitations accessibles, les entreprises peinent à
recruter, les familles s’éloignent des centres d’emploi et les inégalités
se creusent. Le Luxembourg dispose des moyens financiers
et juridiques pour agir. La réussite du Pacte Logement 2.0 révisé
dépendra donc de la capacité à transformer l’ambition en résultats
concrets, à réduire les délais d’exécution et à harmoniser l’effort
entre toutes les communes. Le pays a amorcé le mouvement.
Il reste à le rendre irréversible et pleinement efficace.
Néanmoins, cette réforme conserve un caractère essentiellement
incitatif. Les communes qui s’engagent activement seront récompensées,
alors que celles qui restent en retrait ne subiront aucune
conséquence. Et dans un contexte où la demande excède largement
l’offre et où les prix continuent de croître, l’absence de volet
contraignant risque peut-être de freiner l’efficacité globale du dispositif
mis en œuvre.
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| DOSSIER
LËTZEBUERGER GEMENGEN
Publication éditée par Living Green sàrl-s
www.gemengen.lu
Société éditrice
Living Green sàrl-s
24, rue Michel Rodange • L-4660 Differdange
Régie publicitaire
Julien Malherbe
julienm@livinggreen.lu
SERVICES AU SECTEUR PUBLIC
IMMOBILIER ET CONSTRUCTION
Administration
Lucia Ori
Tél. 58 45 46 29
secretariat@livinggreen.lu
Rédaction
Pierre Birck
pierreb@livinggreen.lu
Barbara Pierrot
barbarap@livinggreen.lu
Sébastien Michel
Julien Menegalli
Conception et réalisation graphique
Elodie Malherbe
elodiem@livinggreen.lu
Photographie
Nader Ghavami / Photopro Luxembourg
Yves Kortum
Freepik
Impression
Imprimerie Centrale
SOMMAIRE
08
COVERSTORY
La Fondation pour l’Accès au Logement
Un partenariat pour répondre à la crise du logement
SERVICES AU SECTEUR PUBLIC
12 | PWC Luxembourg
Quand les tensions redessinent les stratégies
14 | Syndicat des eaux du barrage d’Esch-sur-Sûre
SEBES : au service de la protection des eaux
18 | Ministère de la Digitalisation
Digitalisation : le Luxembourg accélère
© Living Green
Tous droits de reproduction réservés pour tous pays.
Tous manuscrits, photos et documents envoyés à la
rédaction ne peuvent être exploités qu’avec l’accord
de leurs auteurs. Publiés ou non, ils ne seront pas
restitués. Les reportages signés n’engagent que
leurs auteurs.
Les prix figurant dans cette revue sont indicatifs et
peuvent être sujets à des variations dont l’éditeur ne
pourrait nullement être tenu pour responsable.
ISSN 3093-110X
5
MOBILITÉ
ACTUALITÉS COMMUNALES
IMMOBILIER ET CONSTRUCTION
20 | Fonds du Logement
Il ne s’agit pas simplement de construire plus, mais
construire mieux
22 | Schroeder & Associés
Un partenaire engagé pour la transition climatique
des communes luxembourgeoises
26 | ALHO
Concevoir l’avenir de la construction avec ALHO
30 | LSC360 S.A.
Les nouveaux visages de l’urbanisme
ACTUALITÉS COMMUNALES
38 | Commune de Frisange
Tisser les liens du vivre ensemble
44 | Commune de Bissen
Bissen concrétise ses projets
53 | Le Parc naturel de la Haute-Sûre
Joyau vert du Luxembourg
54 | Commune de Steinfort
Appel aux artistes pour la Galerie CollART de Steinfort
MOBILITÉ
34 | Volkswagen Luxembourg
Volkswagen Combi : 75 ans synonymes de liberté et
d’innovation
8 | GILLES HEMPEL
Directeur
Fondation pour l’Accès au
Logement
8 | STEVE RECKEL
Bourgmestre
Commune de Mondorfles-Bains
INDEX
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12 | PHILIPPE PIERRE
Consulting Partner
PwC Luxembourg
12 | SEBASTIAN HEILMANN
Professeur en économie
politique à l’Université de
Trèves
PwC Luxembourg
14 | ANDRÉ WEIDENHAUPT
Président
SEBES
14 | GEORGES KRAUS
Ingénieur-directeur
Sebes
18 | STÉPHANIE OBERTIN
Ministre
Ministère de la Digitalisation
20 | JACQUES VANDIVINIT
Directeur
Fonds du Logement
22 | LARS LINSTER
Responsable d’unité
conseil en construction
durable et Pacte Climat
Schroeder & Associés
30 | BEN BACKENDORF
Coordinateur de Service
Urbanisme
LSC360
30 | HENNING NIEBOER
Directeur de Service Trafic
et Mobilité
LSC360
54 | ROGER BEISSEL
Bourgmestre
Commune de Frisange
50 | DAVID VIAGGI
Bourgmestre
Commune de Bissen
AGENCE IMMOBILIÈRE SOCIALE
Le leader luxembourgeois de la gestion locative sociale
26 48 39 52
www.ais.lu
8
| COVERSTORY
UN PARTENARIAT POUR
RÉPONDRE À LA CRISE
DU LOGEMENT
Alors que le Luxembourg est confronté à une tension croissante
sur le marché immobilier, certaines communes s’illustrent par leur
capacité à innover en matière de logements à prix abordable. À
Mondorf-les-Bains, en partenariat avec la Fondation pour l’Accès
au Logement, la commune et son office social œuvrent pour offrir
une réponse durable et efficace aux besoins des ménages les plus
vulnérables. Gilles Hempel, directeur de la FAL, et Steve Reckel,
bourgmestre de la commune, reviennent sur leur collaboration
qui conjugue gestion locative sociale et développement de projets
immobiliers.
Une triple mission pour la FAL
La Fondation pour l’Accès au Logement
(FAL) regroupe deux entités : l’Agence
Immobilière Sociale (AIS) et Abitatio.
Créée pour faciliter l’accès au logement
pour tous, elle repose sur trois missions
complémentaires. « D’abord la gestion
locative sociale qui consiste à mettre en
location des logements appartenant à des
propriétaires privés. Ceux-ci acceptent de
confier la gestion complète de leurs biens
à l’AIS. Grâce à ce système, nous garantissons
un loyer mensuel au propriétaire,
permettons à des personnes à revenus
modestes de se loger décemment et prenons
soin du logement s’il est vacant »,
explique Gilles Hempel, directeur de
la FAL, qui constate que dans de nombreuses
communes, un certain nombre de
logements restent vacants, sans que cela
Steve Reckel et Gilles Hempel
9
ne soit lié à une volonté spéculative. « Les
raisons sont multiples : volonté de garder
le bien pour les enfants, entretien ou
simplement peur de tomber sur des locataires
peu fiables. C’est dans ce cadre que
le modèle de la gestion locative sociale
prend tout son sens », estime-t-il.
La deuxième mission est celle de bailleur
social. Dans ce cadre, l’AIS gère des logements
appartenant à des communes ou à
d’autres entités publiques, en les mettant
à disposition de bénéficiaires proposés par
les offices sociaux locaux.
« Nous avons également développé une
activité de promotion sociale en 2019
avec notre département Abitatio. Dans ce
cadre, nous visons à construire des logements
destiné à la location abordable »,
rappelle-t-il.
La commune a fait le choix de nouer un partenariat fort
avec la Fondation pour l’Accès au Logement pour reprendre
la main sur le projet en raison de son expérience et de ses
compétences en matière de promotion immobilière
Une collaboration étroite avec la commune
de Mondorf-les-Bains
Présente dans 67 communes à travers le
pays, l’AIS adapte son action à la réalité
locale de chaque territoire. C’est le cas à
Mondorf-les-Bains où la collaboration
entre les deux parties passe aussi par l’office
social commun de Mondorf -les-Bains
et Dalheim. « Cela fait plusieurs années
déjà que nous sommes partenaires avec la
Fondation pour l’Accès au Logement. L’AIS
gère en effet 17 logements pour le compte
de notre commune. Nous n’étions pas en
mesure de pouvoir les gérer nous-mêmes
car nous n’avions ni les moyens, ni le personnel
pour nous occuper de ce volet »,
précise Steve Reckel, le bourgmestre.
Un projet immobilier complexe
Pour les élus locaux, le diagnostic est
clair : les besoins sont importants et la
commune s’est fixé un objectif de 70 logements
à prix abordable supplémentaires
à l’horizon 2030. « Actuellement, nous
disposons de 21 logements de ce type sur
notre territoire. Nous avons également
signé une convention qui va permettre à
l’AIS d’avoir 25 logements supplémentaire
qui appartiennent à des propriétaires privés
en gestion locative sociale », indique
le bourgmestre. L’idée pourtant simple
est efficace ; « Il s’agit de remettre sur le
marché des logements inoccupés souvent
pour des raisons pratiques (succession,
manque de temps, héritage, etc) », déclare
Gilles Hempel.
La collaboration entre Mondorf-les-
Bains et l’AIS se poursuit aussi dans
un projet immobilier emblématique
mené par le département Abitatio. « Cet
immeuble de sept logements avec un
rez-de-chaussée commun, conçu en
VEFA (vente en l’état futur d’achèvement),
devait à l’origine être livré par un
promoteur privé. Mais le projet a été fragilisé
par la faillite du promoteur, ce qui
a mis en péril l’aboutissement du chantier
», regrette Steve Reckel.
Plutôt que de laisser le bâtiment inachevé,
la commune a fait le choix de nouer un
partenariat fort avec la Fondation pour
l’Accès au Logement pour reprendre la
main sur le projet en raison de son expérience
et de ses compétences en matière
de promotion immobilière. « Par la même
occasion, nous répondons aux critères
du Pacte Logement 2.0 », poursuit-il. Cet
exemple de résilience et de coopération
a pu se concrétiser d’autant plus facilement
qu’il apportait un réel bénéfice aux
citoyens.
Une villa, un café communautaire
À proximité immédiate du projet repris
par la FAL se trouve une ancienne villa.
Ce bâtiment, situé sur une parcelle
mitoyenne, sera reconverti en café. Son
acquisition s’inscrit dans une logique de
maîtrise foncière à long terme. « L’objectif
est d’intégrer la bâtisse au sein du quartier,
de promouvoir la cohésion sociale
et de favoriser l’inclusion de nos habitants.
Ils ne viennent pas seulement pour
habiter à Mondorf-les-Bains, ils viennent
aussi pour vivre dans notre ville, cohabiter
et animer la vie communautaire. Nous
prévoyons la fin du chantier dans un an
et demi. D’ici là, le café sera fonctionnel
et pourra accueillir ses premiers clients »,
déclare Steve Reckel.
L’inclusion par le logement
Au-delà des chiffres, des projets et des
logements gérés à travers le territoire
grand-ducal, c’est une conception profondément
humaine et solidaire du
logement que l’AIS met en œuvre. « Il ne
s’agit pas seulement de construire des
bâtiments ou louer des biens, mais bien
de favoriser l’intégration, la stabilité et
la dignité pour les familles concernées »,
rappelle Gilles Hempel. L’enjeu est d’autant
plus crucial dans une commune
comme Mondorf-les-Bains, où la pression
immobilière est sensiblement plus
forte et les prix plus élevés.
10
Il ne s’agit pas seulement
de construire des bâtiments
ou louer des biens, mais bien
de favoriser l’intégration,
la stabilité et la dignité pour
les familles concernées
Dans un contexte marqué par une
pression croissante sur le marché du
logement, l’approche développée à
Mondorf-les-Bains en collaboration avec
l’AIS s’impose comme une alternative
crédible aux dispositifs plus traditionnels.
Portée par une volonté politique
locale déterminée à offrir davantage de
logements à prix abordable, cette collaboration
avec la FAL fait figure de source
d’inspiration pour d’autres communes
confrontées aux mêmes enjeux.
LE CHIFFRE
67
communes partenaires de l’AIS
Quant aux logements gérés par l’AIS,
ils sont attribués sur la base de critères
sociaux. Les bénéficiaires font l’objet d’un
accompagnement individualisé et ont
recours à un encadrement qui vise à les
stabiliser, les responsabiliser et, à terme,
à leur permettre un parcours plus autonome
sur le premier marché immobilier.
« Nous disposons également d’un coach
logement qui veille à la bonne utilisation
et au bon entretien du logement », ajoute
le directeur de la FAL.
Mondorf-les-Bains, l’exemple à suivre
L’expérience de Mondorf-les-Bains
montre qu’il est possible, à l’échelle
locale, de mettre en œuvre des solutions
efficaces pour faire face à la crise
du logement. « Le choix de confier cette
mission à la FAL repose sur leurs solides
compétences dans le domaine. Cette
collaboration représente un réel soutien
et simplifie considérablement notre
action », rappelle le bourgmestre. « De
notre côté, cela nous permet de prendre
en charge davantage de personnes dans
le besoin tout en mettant notre savoirfaire
à disposition des communes. Ces
16 dernières années nous ont permis de
nous spécialiser et devenir une référence
à ce niveau puisque plus de deux tiers
des communes collaborent avec nous »,
indique Gilles Hempel.
Fondation pour l’Accès au Logement
202B, rue de Hamm
L-1713 Hamm
www.fondation-logement.lu
12
| SECTEUR PUBLIC
QUAND LES TENSIONS
REDESSINENT LES STRATÉGIES
Conflits, crises, instabilités, défis
structurels : alors que la géopolitique
redéfinit les équilibres
économiques mondiaux, l’Europe
rebat ses cartes en matière
de compétitivité, sécurité et
souveraineté. Dans ce contexte
mouvant, le Luxembourg, agile
et spécialisé, pourrait se positionner
en acteur stratégique.
Philippe Pierre, Consulting
Partner chez PwC Luxembourg
et Sebastian Heilmann, professeur
en économie politique à
l’Université de Trèves, décryptent
les dynamiques à l’œuvre
et esquissent des pistes pour
accompagner les acteurs publics
et privés face à cette nouvelle
donne.
L’Europe en quête d’autonomie
Depuis la pandémie de Covid-19 mais surtout
suite à l’invasion de l’Ukraine par la
Russie et à un changement de cap de la
politique américaine à l’égard de ses partenaires,
l’Union européenne a entamé un
virage stratégique profond : sortir de ses
dépendances historiques. Chaînes d’approvisionnement
fragilisées, dépendance en
matière de fournitures énergétiques, désindustrialisation,
technologies dominées par
les géants américains… les vulnérabilités
se sont accumulées et même accentuées,
forçant les décideurs européens à reconsidérer
leurs priorités socio-économiques,
industrielles et surtout de défense.
Ce besoin d’autonomie, longtemps cantonné
aux discours politiques, s’est
imposé comme un impératif. Souveraineté
industrielle, résilience énergétique, relocalisation
technologique : les mots ont
changé, et avec eux, les actions. Repenser
les chaînes logistiques, investir dans les
matériaux critiques, relancer une production
européenne dans des domaines
clés devient stratégique. « Dans ce nouveau
paysage, le Luxembourg n’est pas
en retrait. Déjà engagé dans des secteurs
de pointe comme les satellites, la cybersécurité,
Data Center, AI, HPC, c’est un
véritable acteur de cette transformation »,
indique Sebastian Heilmann.
Désormais confrontée à une accumulation
de tensions géopolitiques, l’Europe
voit son rôle stratégique redéfini.
Pressée entre les ambitions militaires de
la Russie, la montée technologique de la
Sebastian Heilmann et Philippe Pierre
13
Chine et la posture parfois imprévisible
des États-Unis, l’Union ne peut plus se
contenter d’être suiveuse. Sa puissance
économique, longtemps sous-exploitée
sur la scène internationale, devient
un levier d’influence à part entière.
L’existence d’un marché unique et d’une
gouvernance commune, incarnée par
la Commission européenne, apparaît
aujourd’hui comme un socle vital. « Le
ton a changé à Bruxelles : l’Europe doit
prendre conscience de son poids et se
positionner comme un pôle stratégique
autonome dans un monde fragmenté,
et construire de nouvelles alliances. Le
rapport Draghi met remarquablement en
lumière les priorités et investissements
impératifs pour une Union européenne
résiliente, innovante et compétitive »,
explique Philippe Pierre.
Et le Luxembourg ?
En effet, alors que les tensions géopolitiques
redessinent les équilibres économiques
mondiaux, le Grand-Duché
consolide son rôle de hub financier stratégique
au sein de l’Europe. Plus qu’un
simple centre de gestion d’actifs, le pays
s’affirme comme un levier de financement
essentiel pour les politiques de souveraineté
économique.
Sa force ? Un écosystème agile et interconnecté,
capable de faire dialoguer
capitaux publics, investisseurs privés et
institutions européennes. « Les grandes
réformes liées à la défense, à l’autonomie
technologique ou à la transition industrielle
nécessitent un capital massif et
bien structuré. Le Luxembourg dispose
de cette capacité d’agrégation, unique
à l’échelle européenne », développe
Philippe Pierre.
Grâce à sa spécialisation financière, à la
rapidité de ses prises de décision et à sa
capacité de projection, le pays peut jouer
un rôle de catalyseur. Non pas en pesant
par la taille, mais en amplifiant les dynamiques
européennes.
S’adapter pour mieux prospérer
Alors que les entreprises repensent leur
cap dans un contexte mondial mouvant,
une constante s’impose : la nécessité de
bâtir des modèles capables de résister
aux secousses géopolitiques. Premier
impératif, selon Sebastian Heilmann :
« cibler des secteurs à fort potentiel de
croissance, autonomes et moins exposés
aux dépendances internationales. La
défense, au sens élargi, s’impose comme
un de ces piliers. Non seulement elle
bénéficie de nouveaux financements,
mais elle stimule aussi des innovations
dans des domaines tels que la cybersécurité,
les infrastructures de connectivité,
les satellites ou encore les systèmes
de communication ; autant de leviers où
le Luxembourg est bien positionné pour
jouer un rôle stratégique ».
L’Europe doit prendre
conscience de son poids et
se positionner comme un pôle
stratégique autonome dans
un monde fragmenté
Mais le véritable tournant, pour de nombreux
acteurs, réside dans la capacité
à activer la logique du « double usage
(Dual-use) ». L’idée est simple : concevoir
ou transformer des produits ou services
qui peuvent servir aussi bien à des fins
civiles que militaires. « Ce n’est pas seulement
une question d’armement. Plus
de la moitié des investissements iront
vers d’autres types d’actifs », souligne
Philippe Pierre. « Cette approche s’applique
à tous les secteurs, de la finance à
l’agroalimentaire, en passant par la logistique,
les télécoms, la santé, les « twins »
digitaux. Les drones, par exemple, sont
un véritable cas d’école : outils de surveillance,
de livraison, de gestion du trafic ou
de précision agricole, ils illustrent parfaitement
cette convergence de double
usage », poursuit-il.
C’est également une culture de l’anticipation
qui s’impose. La géopolitique
s’est installée dans le quotidien des
affaires. Et les entreprises, pour rester
viables, doivent désormais raisonner en
scénarios. Une logique de « what if ? »
est nécessaire : naviguer dans l’incertitude
devient une compétence stratégique
et le Luxembourg, par sa capacité
d’adaptation et sa spécialisation, pourrait
bien transformer cette instabilité en
levier d’influence.
À cela s’ajoute une ouverture nécessaire
vers de nouveaux marchés hors du duopole
sino-américain. « Le Moyen-Orient
et l’Asie au sens large, en pleine diversification
économique, offrent des opportunités
concrètes, notamment dans les
infrastructures, les clean-tech, la santé,
les TIC, et bien sûr la finance. L’autre 30%
du PIB mondial, de surcroît en croissance,
se joue là. Et les entreprises européennes
et luxembourgeoises innovantes y ont
clairement leur place », indique Philippe
Pierre.
Reste à savoir par où commencer. La
réponse tient en une stratégie pragmatique
: viser des actions concrètes, activables
à court terme, qui ne demandent
pas des moyens colossaux, mais peuvent
déjà produire un impact visible. Dans ce
registre, le Luxembourg dispose d’atouts
clairs. « Saisir ces créneaux de niche pour
y exceller, c’est faire le choix de l’agilité.
Et, dans un contexte incertain, c’est peutêtre
aussi la meilleure garantie de souveraineté
économique », conclut Sebastian
Heilmann.
Le prochain « Rendez-vous du Secteur
Public et de la Santé » se tiendra le 9
septembre entre 12h et 14h et sera
consacré à la thématique des données
publiques. Plus d’informations sur :
https://www.pwc.lu/en/events/les-rendez-vous-secteur-public-sante.html
PwC Luxembourg
2, rue Gerhard Mercator
L-1014 Luxembourg
www.pwc.lu
14
| SECTEUR PUBLIC
SEBES :
AU SERVICE
DE LA PROTECTION
DES EAUX
André Weidenhaupt
15
Bien qu’elle semble acquise, l’eau
potable est une ressource aussi
rare que précieuse. Sa préservation
est donc une mission de
la plus haute importance. Pour
évoquer ce sujet, nous avons rencontré
André Weidenhaupt, président
du SEBES, Georges Kraus,
ingénieur-directeur du SEBES et
Laurent Spithoven, en charge de
la coordination au sein des zones
de protection de l’eau.
Un modèle unique
Le lac de la Haute-Sûre concentre quatre
fonctions différentes. Tout d’abord la production
d’eau potable, la mission principale
du SEBES, puis la production d’électricité,
la gestion des crues extrêmes aussi et enfin
la préservation de l’environnement. Le lac
constitue également une zone de loisirs
pour la population et les touristes de passage.
« Une situation qui fait toute la particularité
de ce lieu, puisque les barrages
de ce type, dans les pays frontaliers comme
l’Allemagne par exemple, ne remplissent
généralement qu’une fonction », indique
André Weidenhaupt. En effet, l’accès y est
alors interdit à la population, ce qui n’est
pas le cas au Luxembourg.
En quelques chiffres
Haut de 47 m, retenant jusqu’à 60 millions
de m 3 d’eau, le barrage de la Haute-
Sûre alimente donc l’usine de traitement
d’Eschdorf. Recevant les eaux de pluie, sa
capacité varie selon les précipitations d’une
saison à l’autre, d’une année sur l’autre.
Le bassin de la Haute-Sûre est divisé en
cinq zones de protection suivant son
niveau de vulnérabilité. Plus la zone est
proche du mur du barrage, plus sa vulnérabilité
est élevée. Sur le territoire luxembourgeois,
le bassin versant s’étend sur
150 km² et représente 48% de surfaces
agricoles et 47% de surfaces sylvicoles.
Ce réservoir fournit 50% du volume d’eau
potable du Luxembourg et 90% de la
population bénéficie de l’eau que gère et
traite le SEBES.
Une convention bilatérale
Précisons également que les deux tiers du
bassin versant du Lac de la Haute-Sûre,
En tant qu’animateur ressources eau potable,
ma mission consiste à coordonner l’action des différents
acteurs impliqués dans la préservation de l’eau, au sein des
zones de protection autour du lac de la Haute-Sûre
ainsi que quelques sources plus au sud,
se trouvent en Belgique. De ce fait, une
convention bilatérale entre le Luxembourg
et la Wallonie régit la protection des ressources
en eau, en particulier celles destinées
à la consommation des populations.
« Cette zone sur le territoire wallon est
marquée par son environnement naturel
principalement forestier, qui assure une
protection optimale du sol et donc une
qualité des sources en sous-sol », précise
notre interlocuteur.
En quantité et en qualité
Comme son nom l’indique, une zone de
protection tend à préserver les ressources
en eau potable du Luxembourg, du point
de vue quantitatif d’une part, mais aussi
qualitatif d’autre part. Autrement dit,
il s’agit de disposer d’eau potable, mais
également que celle-ci soit de la meilleure
qualité possible. Ces impératifs sont
consignés dans deux lois, la première
datant du 19 décembre 2008, ainsi que
celle relative à la qualité des eaux destinées
à la consommation humaine, datant
du 23 décembre 2022. Enfin, le règlement
grand-ducal du 16 avril 2021 délimite les
zones de protection autour du lac de la
Haute-Sûre et détermine les installations,
travaux et activités interdites, règlementées
ou soumises à autorisation dans ces
zones. Des zones de protection équivalentes
existent bien entendu dans d’autres
pays membres de l’UE.
Un programme de mesures
« En tant qu’animateur ressources eau
potable, ma mission consiste à coordonner
l’action des différents acteurs impliqués
dans la préservation de l’eau, au sein
des zones de protection autour du lac
de la Haute-Sûre », se présente Laurent
Spithoven.
Exploitations agricoles, sylvicoles, industries,
services d’urbanisme et de recyclage
des déchets… de très nombreux secteurs
économiques interviennent directement
ou indirectement dans la qualité de l’eau.
Un travail collaboratif donc, destiné à
concevoir un programme de mesures, à le
mettre en œuvre, et finalement à évaluer
son impact et sa pertinence sur le terrain.
Ce programme vise notamment à conserver
une eau de la meilleure qualité possible
dans le lac. C’est-à-dire à monitorer
et analyser constamment l’eau, pour veiller
à ce que les taux de produits chimiques
(nutriments, médicaments, pesticides, …)
soient les plus bas possible.
Des partenaires financiers
Ce programme de mesure est co-financé
par le Fonds pour la gestion de l’eau du
ministère de l’Environnement, du Climat
et de la Biodiversité à hauteur 75%. Le
SEBES finance pour son compte les 25%
restants. De 2024 à 2028, ce seront 4,5 millions
d’euros qui seront destinés à la mise
en œuvre et l’évolution dudit programme.
Pour certaines mesures très spécifiques,
dans le secteur agricole notamment, un
co-financement du ministère de l’Agriculture
intervient. Le SEBES est partenaire
fondateur de LAKU, l’instance de la coopération
agricole dans la région du lac de
la Haute-Sûre qui fêtera ses 10 ans cette
année.
Une menace chimique et physique
Sur le bassin versant du lac, un système
d’échantillonnage et d’analyse régulier a
été mis en place. Il concerne l’eau du lac
bien sûr, mais aussi de tous les affluents
de la Sûre, afin d’observer ce que ces cours
d’eau périphériques charrient dans le
réservoir.
« Ces dernières années, une surcharge
de nutriments a été constatée dans l’eau
et fait augmenter considérablement
le taux de nitrate ou de phosphore. La
conséquence la plus visible est alors la
présence d’algues, certaines comme les
cyanobactéries étant dangereuses pour
la santé. « Une quantité trop importante
d’algues a aussi un impact physique
sur les infrastructures, elles bouchent
nos conduites et pénalisent la bonne
16
André Weidenhaupt et Georges Kraus
circulation de l’eau dans le réseau » précise
Laurent Spithoven.
Cette zone marque
par son environnement naturel
principalement forestier, qui
assure une protection optimale
du sol et donc une qualité
des sources en sous-sol
Les conséquences de la météo
En 2024, les graphiques indiquent que la
concentration en nitrates dans la Sûre est
encore en dessous des taux maximums
prévus par la loi. Une bonne nouvelle qui
n’empêche néanmoins pas de rester attentif
à la charge des nitrates. Cette dernière
étant conditionnée par les chutes d’eau de
pluie, c’est durant les mois de forte pluviométrie,
en automne et en hiver donc, qu’il
faut veiller à minimiser l’apport de nutriments
dans le lac. En ce qui concerne le
phosphore, la mise en place de nouvelles
stations d’épuration a permis de faire
baisser les taux de ce nutriment dans l’eau.
Le taux d’ensoleillement a également un
impact sur la présence d’algues. À l’instar
des plantes, la croissance des algues s’opère
selon un procédé photosynthétique.
Avec l’aide des exploitants agricoles
Au niveau des pesticides, les relevés des
dix dernières années montrent une baisse
significative. « C’est une bonne nouvelle,
rendue possible par les bonnes pratiques
des agriculteurs de nos régions » s’enthousiasme
le coordinateur du SEBES, avant de
poursuivre : « Les obligations règlementaires
mises en place en 2021 concernant
la zone de protection ont sans doute également
joué un rôle ». En effet, certains
pesticides ne sont plus autorisés dans
la zone de protection et ont contribué à
améliorer la qualité de l’eau.
Syndicat des eaux du barrage
d’Esch-sur-Sûre
20, Um Quatre Vents
L-9150 Eschdorf
www.sebes.lu
Le SEBES en quelques mots
Le SEBES, ou Syndicat des Eaux du
Barrage d’Esch-sur-Sûre, a été créé
le 31 juillet 1962. Comme son nom le
laisse entrevoir, sa mission consiste à
renforcer l’alimentation en eau potable
du Grand-Duché, à partir du réservoir
situé à Esch-sur-Sûre. L’activité du
SEBES s’articule aujourd’hui autour
de trois piliers : la protection des ressources
dont l’eau du Lac de la Haute-
Sûre, le traitement de cette dernière
afin de la rendre propre à la consommation
humaine et la sensibilisation
du public à sa préservation.
Institué comme syndicat mixte, rassemblant
l’État et les communes, le
SEBES respecte cette parité dans tous
ses organes. La représentation de
l’État est assurée par les ministères
de l’Intérieur, des Finances, de l’Environnement,
de la Santé et des Travaux
Publics.
DES LOGEMENTS
ABORDABLES,
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DURABLES.
Votre partenaire pour l’accès à un logement
adapté à votre budget et vos besoins.
18
| SECTEUR PUBLIC
DIGITALISATION :
LE LUXEMBOURG ACCÉLÈRE
Intelligence artificielle, technologies quantiques, valorisation
des données, portefeuille d’identité numérique européen... Le
Luxembourg déploie une stratégie ambitieuse pour renforcer son
autonomie numérique à l’horizon 2030. Gouvernance centralisée,
simplification des démarches administratives et inclusion numérique
figurent parmi les piliers de cette transformation. Stéphanie
Obertin, ministre de la Digitalisation et ministre de la Recherche et
de l’Enseignement supérieur, revient sur les objectifs majeurs pour
bâtir une société plus innovante, plus efficace et plus inclusive.
Quels sont les principaux axes de
la stratégie « Accélérer la souveraineté
numérique 2030 » et comment
le Luxembourg prévoit-il de renforcer
son autonomie numérique à cette
échéance ?
Le gouvernement luxembourgeois a pour
objectif de valoriser les données et d’intégrer
les nouvelles technologies comme
l’IA et les technologies quantiques. Il
s’agit de dynamiser l’économie, améliorer
la qualité de vie des citoyens et renforcer
la souveraineté numérique européenne.
La vision commune, exposée dans ces
trois stratégies, garantira une action
cohérente et efficiente. L’innovation
technologique doit être encouragée de
manière responsable et transparente
et l’intégration de l’IA dans le secteur
public améliorera non seulement la performance
et l’accessibilité des services
publics, mais aussi la qualité de vie des
citoyens. La stratégie en matière de données
est quant à elle une base fondamentale
pour positionner le Luxembourg en
tant que centre d’excellence des données.
Une des forces de cette stratégie est la
gouvernance centralisée qu’elle propose.
Cette approche est singulière et simplifie
la coordination entre les entités pour
ce qui est de l’accès et la réutilisation
des données. Par cette gouvernance, le
Luxembourg vise à garantir la valorisation
des données, tout en assurant la
protection des données, la vie privée
et en préservant ainsi la confiance des
citoyens.
Comment évaluez-vous votre bilan
après un an et demi passé à la tête du
ministère ?
Ces 18 mois furent passionnants ! Le
Luxembourg vient d’être classé à la 2 e place
du eGov benchmark de la Commission. Ce
résultat est historique. Les efforts consentis
pour le développement de Guichet.lu
et de MyGuichet.lu ont à nouveau porté
leurs fruits. Nous avons aussi lancé les
préparatifs pour le déploiement de la présence
physique de MyGuichet.lu dans différentes
régions du pays. J’espère pouvoir
concrétiser ce projet dans les mois à venir.
Du côté législatif, la loi sur la signature
électronique sur les actes administratifs
est entrée en vigueur et j’ai déposé
le projet de loi relatif à la valorisation
des données dans un environnement de
confiance. En rendant le principe du Once
Only obligatoire entre les administrations
étatiques centrales ainsi qu'auprès des
communes, les barrières administratives
vont être abolies pour le plus grand plaisir
des citoyens !
Bien d’autres projets ont abouti : l’application
Luxchat4Gov pour les communes,
la signature d'un partenariat entre le
gouvernement et Clarence SA pour l’exploitation
d’une solution de cloud souverain
déconnecté ou bien très récemment
la signature du partenariat stratégique
avec Mistral AI pour l’innovation technologique
et le développement de l’IA au
Luxembourg…
Quels sont les défis actuels en matière
d’inclusion numérique au Luxembourg
et quelles initiatives ont été mises en
place pour y répondre ?
Nous devons accompagner de manière
proactive les évolutions technologiques
afin d’intégrer au mieux tous les citoyens
dans la transformation numérique du
pays. Cette priorité du gouvernement
s’est traduite par le premier Plan d’action
national pour l’inclusion numérique en
2021. Au total, 40 initiatives concrètes
ont été mises en œuvre dans le cadre de
ce plan. Riche des expériences passées,
le ministère de la Digitalisation prépare
actuellement un deuxième Plan d’action
national qui sera présenté d’ici la fin de
l’année.
Quels sont les projets en cours pour
moderniser les services publics numériques,
notamment dans les communes
? Quels sont également vos
liens avec le SIGI pour déployer une
infrastructure numérique efficace ?
Le CTIE, responsable de la mise en
œuvre des plateformes Guichet.lu et
MyGuichet.lu qui sont le point d’entrée
pour les démarches administratives
pour les citoyens et entreprises, continue
à investir des grands efforts dans
le développement continu de nouvelles
fonctionnalités. Dans cet esprit d’idées,
le CTIE et le SIGI se trouvent actuellement
dans un processus commun pour
explorer ensemble les synergies de leurs
plateformes respectives afin de simplifier
davantage l’accès des citoyens aux
démarches administratives étatiques et
communales.
Comment le Luxembourg envisage-t-il
de valoriser les données publiques et
privées dans le cadre de sa stratégie
nationale des données ?
19
© Ministère de la Digitalisation / Sophie Margue
Stéphanie Obertin
Grâce à cette stratégie, le Luxembourg se
positionne pour devenir un pôle d’excellence
en matière de données. Nous visons
à garantir un environnement de données
attractif, performant, souverain et sécurisé.
Nous souhaitons également donner
aux citoyens les moyens de créer de la
valeur à partir de leurs propres données
et d'intégrer ces informations dans la
conception des politiques publiques. Cela
permettra d'améliorer les services publics
en les rendant plus simples, rapides, efficaces…
Cette stratégie met en place une
gouvernance des données claire, structurée
et transversale, afin de créer une
approche simple, standardisée et centralisée.
Cela inclut la définition de sources
authentiques, de standards interopérables
et la promotion de l’innovation et
de la compétitivité.
Nous développons également des
infrastructures de pointe pour valoriser
les données des secteurs public et privé
dans un environnement de confiance,
et pour assurer une offre adéquate en
termes de stockage et de calcul.
Quels sont les défis et projets phares
à venir ?
Les défis ne manquent pas ! Parmi
les projets phares du ministère de la
Digitalisation figure le portefeuille européen
d’identité numérique eIDAS 2. Ce
portefeuille numérique permettra aux
citoyens de s’identifier et de s’authentifier
en ligne ou en personne, de stocker
et partager des attestations (certificat
de résidence, permis de conduire) et de
générer gratuitement des signatures électroniques
qualifiées, le tout avec la même
valeur juridique que les équivalents
papiers à travers l’UE. Le wallet sera disponible
à partir de la fin décembre 2026.
Un « mandat numérique » est également
en préparation sur MyGuichet.lu. Ce
mandat permettra à une personne de
faire des démarches administratives pour
le compte d'un proche. Cette nouveauté
devrait arriver sur MyGuichet.lu d’ici la
fin de l’année.
Bien évidemment, le sujet des données
continuera à occuper toutes nos pensées.
Qu’il s’agisse au niveau national
avec l’implémentation du « Once only »
ou européen (SDGR, DGA), il devient
obligatoire d’échanger de plus en plus de
données. Pour que cela fonctionne, elles
doivent exister sous forme numérique,
être trouvables, disponibles, correctement
décrites et interopérables. Les travaux
pour soutenir les entités étatiques
à se préparer à tous ces bouleversements
sont en cours au ministère de la
Digitalisation.
Enfin, je me permets d’attirer votre
attention sur l’appel à projets du ministère
Tech-in-GOV. L’appel à projets 2025
se termine fin septembre. Les communes
sont bien sûr invitées à soumettre des
projets. Si vous désirez en apprendre
davantage, n’hésitez pas à contacter le
ministère ! En répondant à l’appel à projets
Tech-in-GOV, les ministères, administrations
et communes intéressés par
le développement et l’implémentation
de solutions technologiques innovantes
dans leur entité, peuvent soumettre leurs
projets de type IA, data ou bien touchant à
l’interopérabilité. L’organisme du secteur
public dont le projet est retenu bénéficiera
d’un soutien financier du ministère
de la Digitalisation et d’un encadrement
assuré par un groupe d’experts multidisciplinaire.
Propos recueillis par P.Birck
20
| IMMOBILIER ET CONSTRUCTION
IL NE S’AGIT PAS SIMPLEMENT
DE CONSTRUIRE PLUS,
MAIS CONSTRUIRE MIEUX
Alors que la pression sur le
marché immobilier luxembourgeois
ne faiblit pas, le Fonds du
Logement poursuit son engagement
à construire des logements
abordables et durables.
Son directeur, Jacques Vandivinit,
revient sur les missions
de l’établissement, les projets
phares en cours et les défis à
relever pour répondre à une
demande toujours plus forte.
L’accès au logement est au cœur des
préoccupations nationales. Quelle est
la mission fondamentale du Fonds du
Logement aujourd’hui ?
Notre rôle est clair : contribuer activement
au développement de logements
abordables. Le but n’est pas seulement
de permettre d’accéder à un toit, mais
d’offrir un cadre de vie durable, décent
et adapté aux besoins de chacun. Nos
projets sont pensés comme de véritables
quartiers de vie, à différentes échelles,
pour favoriser l’inclusion et la qualité
de vie. L’objectif est également d’assurer
la bonne mixité fonctionnelle et
sociale partout où nous développons des
projets.
La demande en logements abordables
dépasse largement l’offre actuelle.
Comment le Fonds du Logement fait-il
face à cette situation ?
Jacques Vandivinit
21
C’est l’un des défis majeurs que nous
devons relever. Nous faisons face à une
demande grandissante, très supérieure à
ce que nous pourrions mettre seuls sur le
marché. En 2024, plus de 6.000 ménages
(candidats-locataires) étaient en attente
d’un logement, alors que notre parc en
compte un peu plus de 2.300. Ce déséquilibre
s’est aggravé avec l’évolution
des prix de l’immobilier et le manque de
logements abordables à louer sur le marché
privé.
Aujourd’hui, même des ménages de la
classe moyenne rencontrent des difficultés
pour se loger. C’est là que le
Fonds peut, veut et va jouer un rôle plus
important dans le futur. Ces prochaines
années, nous entendons ainsi renforcer
notre action, en développant ce que l’on
pourrait appeler une offre de logements
« intermédiaires » accessibles à une plus
large frange de la population.
Concrètement, comment cela se
traduit-il ?
Nous développons une grande variété
de projets, aussi bien en matière de
taille que de typologie, répartis sur l’ensemble
du territoire. Cela va de petites
constructions insérées dans le tissu
urbain aux vastes projets de reconversion
de friches industrielles. Pour répondre
à la demande, nous avons lancé un plan
de développement ambitieux visant à
construire près de 5.000 logements supplémentaires
d’ici 20 ans.
Pour y arriver, nous misons sur des projets
de grande envergure, comme ceux
de « Wunne mat der Wooltz » à Wiltz ou
« NeiSchmelz » à Dudelange. Nous collaborons
par ailleurs étroitement avec
l’État, notamment à travers des programmes
en partenariat public-privé
(PPP) et l’acquisition de logements en
VEFA (vente en état futur d’achèvement),
pour augmenter plus rapidement l’offre
de logements abordables, accessibles à
plus de classes sociales éligibles. Notre
objectif ne se limite cependant pas à
construire plus, mais de développer,
gérer et construire mieux, en créant de
véritables quartiers de vie, pensés pour
favoriser la qualité de vie, la mixité et la
durabilité.
Justement, comment parvenez-vous à
concilier objectifs sociaux et impératifs
environnementaux ?
Le développement durable est un pilier
central de notre stratégie. Nous développons
des projets innovants tant en
matière d’économie circulaire, énergie ou
technologie, avec pour objectif de concilier
qualité de vie et durabilité. Cette
ambition se traduit concrètement par
des initiatives telles que la valorisation
et le réemploi des briques du laminoir à
Dudelange, la création de communautés
énergétiques locales et nationales, comme
à Gonderange, ou encore le traitement et
la réutilisation des terres polluées à Wiltz.
À la Cité de l’Espérance, nous menons une
démarche expérimentale en partenariat
avec l’Université du Luxembourg, portant
à la fois sur les aspects constructifs et
sociaux des logements.
Notre priorité reste la même :
répondre à la demande
croissante en logements
abordables, tout en
garantissant qualité, durabilité
et inclusion sociale
Comment la mixité sociale s’intègret-elle
aux réalisations du Fonds du
Logement ?
La mixité sociale est au cœur de notre
approche, car elle contribue à construire
des quartiers plus équilibrés et inclusifs.
Concrètement, cela signifie que nous veillons
à mélanger des profils variés dans
un même projet : familles, personnes
seules, ménages monoparentaux, jeunes,
seniors… mais aussi des personnes aux
revenus différents. Cette diversité permet
d’éviter les phénomènes de ghettoïsation.
Nous favorisons aussi une combinaison
entre logements en location et logements
en vente, pour encourager la diversité
des statuts et des parcours résidentiels.
Pour renforcer cette dynamique, nous
intégrons dans nos projets des espaces
communs — comme des places et
jardins — qui favorisent les échanges et le
vivre-ensemble, ainsi que des services de
proximité.
Qu’en est-il de la gestion des logements
existants ? Le défi n’est-il pas
aussi dans l’entretien et la qualité de
vie au quotidien ?
Absolument, c’est une nécessité. Chaque
année, nous rénovons une centaine de
logements afin de les mettre en conformité
avec les normes actuelles et les
attentes des futurs locataires et ainsi
garantir une qualité de vie durable aux
locataires. À plus long terme, en parallèle,
nous avons l’ambition de faire passer
1.600 logements à la classe énergétique A
d’ici 2046. Cela permettrait une réduction
pouvant aller jusqu’à 75% des émissions
de gaz à effet de serre de notre parc. C’est
un objectif ambitieux mais nécessaire,
tant pour le climat que pour le confort des
locataires.
Et pour les années à venir, quelles sont
vos priorités ?
Notre priorité reste la même : répondre
à la demande croissante en logements
abordables, tout en garantissant qualité,
durabilité et inclusion sociale. Cela passera
par l’augmentation continue de notre
capacité de production, par la rénovation
énergétique de notre parc existant, par
l’innovation dans les modes de construction
et par le renforcement du tissu social
dans nos quartiers. Nous voulons rester
un acteur public engagé, flexible et
dynamique ; et surtout, un partenaire de
confiance pour construire le logement
abordable et durable de demain, avec un
fort impact sociétal.
Fonds du Logement
52, Bd Marcel Cahen
L-1311 Märel Luxembourg
www.fondsdulogement.lu
22
| IMMOBILIER ET CONSTRUCTION
SCHROEDER & ASSOCIÉS, UN PARTENAIRE
ENGAGÉ POUR LA TRANSITION CLIMATIQUE
DES COMMUNES LUXEMBOURGEOISES
Lars Linster, Thierry Schaack, Philippe Genot, Alain Lissnyder et Alexander Adrian (absente sur la photo : Marie-Rose Backes)
23
Depuis plus de dix ans, le bureau d’ingénieurs-conseils Schroeder
& Associés accompagne des communes luxembourgeoises dans le
cadre du Pacte Climat, programme national visant à réduire les
émissions de gaz à effet de serre, promouvoir les énergies renouvelables
et améliorer l’efficacité énergétique. Lars Linster, responsable
d’unité conseil en construction durable, conseiller Pacte
Climat et en charge de la coordination de cette mission au sein du
bureau, revient sur les enjeux, les défis et les succès de cet accompagnement,
qui illustre à la fois l’engagement concret des collectivités
et l’expertise technique nécessaire pour transformer les
ambitions climatiques en actions durables.
Un cadre structurant pour une transition
locale réussie
Lancé en 2012 et renforcé par sa version
2.0 en 2021, le Pacte Climat fixe des objectifs
ambitieux dans six domaines clés : planification
du développement territorial,
bâtiments communaux, approvisionnement
et gestion des ressources, mobilité,
organisation interne, communication et
coopération. Ce dispositif repose sur un
système de certification évolutif et sur des
conseillers pacte climat agréés, financés
par l’État. Le pacte climat, au niveau
national, est géré par la Klima Agence.
« Accompagner la transition énergétique
des communes, c’est avant tout comprendre
leurs besoins et adapter notre
intervention à leurs contraintes et objectifs
spécifiques. Nous conseillons aujourd’hui
21 communes avec nos cinq conseillers
de base ainsi que plusieurs autres en tant
que conseillers spécialisés, couvrant alors
des demandes spécifiques, souvent très
techniques. Notre rôle est d’accompagner
les communes dans la définition de leur
stratégie, puis de les aider à la traduire en
actions concrètes », précise Lars Linster.
Une expertise modulable au service des
communes
L’équipe dédiée chez Schroeder & Associés
se compose de six conseillers agréés, issus
de formations variées dans des domaines
tels que la rénovation énergétique, la gestion
de l’eau, la mobilité durable ou la biodiversité…
Bien que chacun ait son propre
parcours, ils accompagnent les communes
de manière transversale sur l’ensemble
des thématiques du Pacte Climat. « Nous
bénéficions d’une équipe complémentaire.
Les conseillers de base assurent un suivi
global, depuis l’audit initial jusqu’à la
mise en œuvre des actions. Lorsqu’un projet
requiert une expertise pointue — qu’il
s’agisse de conseil en économie circulaire,
de rénovation énergétique, de constructions
neuves intégrant des critères de
durabilité poussés… —, nos conseillers
spécialisés interviennent pour apporter
une réponse technique adaptée », détaille
Lars Linster.
Chaque commune
est unique, avec ses priorités
et contraintes propres.
Notre accompagnement
se doit d’être structuré,
mais flexible
Par exemple, dans le cadre d’un projet
de nouvelle construction, leur rôle peut
consister à définir les besoins de la commune
(programmation fonctionnelle),
à identifier les objectifs en matière de
construction durable, à l’aide par exemple
du Baucheck – un outil développé par
la Klima-Agence. Cette démarche peut
ensuite se prolonger jusqu’à l’accompagnement
des communes pour l’élaboration
d’une charte de construction
exigeante, précisant des critères concrets
tels que les types de matériaux à privilégier
(renouvelables, locaux), ceux à proscrire,
ou encore les systèmes de chauffage
à exclure. « Nous accompagnons les communes
pour intégrer un maximum d’objectifs
du Pacte Climat, en tenant compte
des contraintes et spécificités locales. Cela
peut inclure une première orientation sur
les choix technologiques pertinents —
comme la cogénération, le bois-énergie
ou le solaire thermique —, le conseil sur
les points clés à introduire dans les appels
d’offres ou les démarches de financement
auprès des instances nationales ou européennes.
C’est un travail minutieux, qui
requiert à la fois une expertise technique
approfondie et une bonne connaissance
des dispositifs de soutien. L’objectif est
toujours de concevoir un projet cohérent,
finançable et adapté à la réalité locale ».
Cette organisation flexible permet
d’ajuster les interventions en fonction
des spécificités territoriales, qui varient
fortement d’une commune à l’autre. Bien
entendu, il est essentiel de valoriser les
bonnes pratiques et de les partager entre
communes, afin d’éviter de repartir de
zéro à chaque fois. Certaines solutions
sont duplicables, et dans ce cas, nous
ne les écartons pas, mais dans beaucoup
de cas elles ne le sont pas en raison des
différences locales — qu’elles soient
humaines, financières ou géographiques.
« Nous privilégions une approche sur
mesure, mais sans pour autant rejeter les
solutions standardisées quand elles sont
adaptées. Un projet efficace à Differdange
ou Bertrange ne s’appliquera pas forcément
tel quel à Schengen ou Bettendorf...
Il est essentiel d’écouter, de comprendre
les moyens humains et financiers disponibles,
pour proposer des solutions réalistes
», ajoute Lars Linster.
Des projets concrets, adaptés au territoire
Les résultats se mesurent à travers des
réalisations concrètes. À Bertrange, il a
été conseillé à la commune de cibler la
consommation énergétique de ses bâtiments,
un levier important d’économies
grâce à des solutions alternatives
de chauffage. Elle a ensuite consulté des
bureaux d’études pour évaluer les options,
ce qui a conduit à l’installation d’une centrale
de cogénération biomasse à pellets,
chauffant plusieurs bâtiments publics tout
en réduisant significativement les émissions
de CO₂. Cette démarche illustre parfaitement
la complémentarité énergétique
promue par Schroeder & Associés dans les
projets dont il a la charge. « Les communes
du pays ont des visions ambitieuses à long
terme. Nous avons accompagné la commune
en évaluant précisément la consommation
de leurs bâtiments communaux
pour leur permettre de pouvoir travailler
24
pleinement notre rôle de conseil dans le
cadre du Pacte Climat, en leur proposant
des solutions sur mesure, ancrées dans la
réalité locale ».
Une expertise au service de la transition
Dans un contexte où les enjeux climatiques
s’intensifient, Schroeder & Associés
illustre combien un accompagnement
rigoureux et réaliste, peut constituer un
levier majeur de transformation. Grâce à
sa technicité et son approche multidisciplinaire,
le bureau se positionne comme
un partenaire fiable pour les collectivités
luxembourgeoises.
ensuite sur des solutions d’optimisation.
Ce projet structurant illustre concrètement
le potentiel d’une commune à optimiser
ses bâtiments communaux grâce à
une évaluation précise, en posant les bases
nécessaires à l’élaboration d’une stratégie
claire », souligne Lars Linster.
Avec la version 2.0,
le Pacte Climat passe
d’une logique essentiellement
qualitative à une approche
combinant qualité et exigence
quantitative
Autre illustration à Kopstal : la commune a
élaboré plusieurs documents stratégiques
— concepts de rénovation, d’adaptation
au changement climatique, de gestion des
ressources — et mis en place une comptabilité
énergétique afin de mieux suivre et
réduire la consommation de ses bâtiments.
Schroeder & Associés est intervenu à différentes
étapes pour conseiller et sécuriser
la démarche. « Ces projets montrent
que le Pacte Climat dépasse le simple
reporting. Il offre aux communes un cadre
structuré, avec des indicateurs précis, tout
en leur laissant une large liberté dans le
choix des actions. Nous les accompagnons
dans cette complexité ».
Lars Linster
L’accompagnement prend toute sa valeur
auprès des petites communes, souvent
très motivées mais aux ressources limitées.
« Nous les aidons à concentrer leurs
efforts sur des leviers réalistes : rénovation
ciblée des bâtiments communaux,
suivi simplifié de la consommation énergétique,
campagnes locales de sensibilisation
à la mobilité douce. L’objectif est
de définir une feuille de route cohérente,
accessible financièrement et en phase
avec les spécificités du territoire ».
Une mission au-delà du contrat
L’engagement de Schroeder & Associés
va bien au-delà des obligations contractuelles.
Pour Lars Linster, il s’agit d’une
véritable mission de service public.
« Nous sommes impliqués dans la vie de
la commune, dans ses arbitrages et ses
choix politiques. Nous identifions les
freins, les motivations, parfois les inquiétudes,
et transformons tout cela en projets
concrets ».
Cette confiance s’appuie aussi sur une
longue histoire de collaboration. « Avant
même le Pacte Climat, nous accompagnions
déjà certaines de ces communes
depuis plusieurs années sur des projets
d’infrastructures, de bâtiments, de
réseaux d’eau... Cette proximité nous
donne une connaissance fine de leur
territoire, de leurs priorités et de leurs
contraintes. Cela nous aide à jouer
C’est une mission
passionnante qui nous permet
d’accompagner concrètement
la transition énergétique
et climatique
Allier exigence professionnelle, proximité
humaine et vision long terme est la
clé d’une transition énergétique réussie.
« Nous souhaitons que chaque commune
réussisse sa transition. Leur réussite est
aussi la nôtre », conclut Lars Linster.
À l’horizon 2030, les défis restent importants.
Mais avec un accompagnement de
qualité, les communes luxembourgeoises
disposent de toutes les clés pour réussir
leur transformation énergétique et écologique.
Schroeder & Associés
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QUALITÉ
Pour les maisons relais et écoles, ALHO utilise des matériaux
de construction sains et soumis au contrôle de qualité – pour
un bien-être élevé et pour la protection de la santé et de
l’environnement.
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26
| IMMOBILIER ET CONSTRUCTION
CONCEVOIR L’AVENIR
DE LA CONSTRUCTION
AVEC ALHO
Au cours des dernières années, la construction modulaire est passée
du statut d’une tendance à celui d’une valeur sûre de l’architecture.
Face à l’augmentation des prix de la construction, à la pénurie de
surfaces habitables et au manque de bâtiments éducatifs adaptés à
l’avenir, la construction en série devient de plus en plus pertinente.
Les modules préfabriqués de haute qualité réduisent les temps de
construction, diminuent les coûts et les risques de qualité et, enfin
et surtout, réduisent les émissions et les déchets, aussi bien dans la
production que sur le chantier.
© Markus Steur - ALHO Unternehmensgruppe
La protection du climat dans le bâtiment
commence dès la planification. ALHO développe
et met en œuvre des concepts qui
font évoluer la construction en série en
ce qui concerne les systèmes et les processus
de construction sous des aspects
écologiques, économiques et sociaux. Il
en résulte des bâtiments, aussi bien dans
la construction modulaire que dans la
construction de conteneurs, qui réduisent
les émissions de dioxyde de carbone tout
au long du cycle de vie. Avec la construction
modulaire en acier avec l’« acier vert »,
la construction modulaire hybride en
bois et la construction modulaire temporaire,
ALHO marque des points avec trois
concepts sophistiqués pour une construction
respectueuse du climat. Bien entendu,
ces modes de construction permettent
l’utilisation d’énergies renouvelables
comme le photovoltaïque et le solaire
thermique. Des façades en bois ventilées
par l’arrière, ainsi que des façades ou des
toitures végétalisées portent efficacement
l’idée écologique des modes de construction
vers l’extérieur et assurent un climat
intérieur optimal.
ALHO s’est fixé
pour objectif d’être le
précurseur d’un meilleur bilan
environnemental dans
le secteur du bâtiment grâce à
des méthodes et des systèmes
de construction respectueux
du climat
Végétalisation de la façade en combinaison avec une façade
en bois à l’école Reinoldi-Gesamtschule de Dortmund
Accents sur l’avenir de la construction
Modulaire – sériel – productif
En tant que précurseur dans le domaine
de la préfabrication industrielle, ALHO
propose des concepts flexibles, durables
et efficaces qui répondent de manière
adéquate aux défis actuels du secteur. Les
solutions innovantes pour les bâtiments
d’habitation, d’enseignement, de santé et
de bureaux montrent une grande orientation
vers l’avenir et font d’ALHO le partenaire
idéal pour les projets de construction
modernes - qu’ils soient temporaires
ou permanents.
ALHO couvre deux domaines essentiels de
la construction durable : les constructions
temporaires et l’architecture modulaire
individuelle, qui élève la construction
à un nouveau niveau d’évolution et dépasse
ainsi les méthodes de construction
classiques dans de nombreux domaines.
Les deux approches sont synonymes de
construction en série au plus haut niveau
- standardisée et pourtant toujours orientée
précisément vers les exigences et les
souhaits des utilisateurs.
Construire de manière résiliente et
adaptée au climat
ALHO s’est fixé pour objectif d’être le
précurseur d’un meilleur bilan environnemental
dans le secteur du bâtiment
grâce à des méthodes et des systèmes
de construction respectueux du climat.
Avec ces solutions innovantes pour la
construction en série, ALHO apporte des
réponses aux défis exigeants du secteur de
la construction de notre époque.
En 2024, ALHO a réalisé le premier bâtiment
modulaire d’Allemagne avec la
construction du lycée Heisenberg à Dortmund,
dans lequel de l’« acier vert » produit
de manière écologique a été utilisé
pour les structures porteuses des pièces.
Déjà avec l’utilisation d’acier traditionnel
27
dans la construction modulaire ALHO, les
émissions de dioxyde de carbone auraient
déjà été réduites d’environ 200 t (882,6 t
CO₂) pendant la phase de construction.
En construisant en modules d’acier vert,
comme cela a été fait, il a été possible d’atteindre
une émission de 770,8 t CO₂ - soit
encore plus de 300 t CO₂ de moins et donc
une économie de 30%.
© Markus Steur - ALHO Unternehmensgruppe
Pour atteindre les objectifs climatiques
fixés d’ici 2050, il est nécessaire d’agir de
manière cohérente dans le choix de l’acier
produit de manière écologique. L’objectif
de la société ALHO est de faire de l’acier
vert la norme future pour la fabrication
des structures porteuses spatiales.
Le module hybride bois ALHO : bois et
acier combinés
Le lycée Heisenberg de Dortmund est le premier bâtiment modulaire
d’Allemagne à utiliser de l’acier vert
Ces dernières années, l’idée de durabilité
a entraîné un changement accru dans
le secteur de la construction. Les maîtres
d’ouvrage, les planificateurs et les responsables
de projets se sont fortement focalisés
sur l’utilisation de matières premières
renouvelables, en particulier le bois. Mais
même les matériaux de construction renouvelables
comme le bois ne seront
pas disponibles à l’infini. Le système de
construction hybride en bois ALHO, utilise
l’acier comme champion du recyclage
et le bois comme matériau de construction
neutre en dioxyde de carbone, ce qui améliore
considérablement le bilan écologique
global. Le rapport de 30% d’acier pour 70%
de bois assure un équilibre optimal entre
la capacité de charge et la protection de
l’environnement. La structure porteuse en
acier est complétée, selon les exigences,
par des plafonds et des murs extérieurs
en bois, qui n’est utilisé de manière efficace
en termes de matériaux que là où il
est réellement utile. Le système a été développé
en mettant l’accent sur une fabrication
en série qui préserve les ressources,
en combinaison avec la numérisation et
l’optimisation du processus de construction.
Entre-temps, quelques constructions
ont été réalisées avec succès grâce à ce
nouveau système de construction.
© ALHO Unternehmensgruppe
© Markus Steur - ALHO Unternehmensgruppe
ALHO Systembau S.à r.l.
3, rue Fontebierg
L-3381 Livange
www.alho.com
La maison relais de la commune suisse de Buchs est l’un des premiers
projets à avoir été réalisé en construction hybride en bois. Le bois a également
été intégré de manière conséquente dans l’aménagement intérieur
MONDERCANGE
ATELIER COMMUNAL
steffen-holzbau.lu
Steffen Holzbau S.A.
13, rue de Flaxweiler
L-6776 Grevenmacher
T +352 719686-0
info@steffen-holzbau.lu
30
| IMMOBILIER ET CONSTRUCTION
LES NOUVEAUX
VISAGES DE
L’URBANISME
Face aux enjeux climatiques, démographiques ou sociétaux, les
communes doivent se réinventer. Être entouré d’experts en urbanisme
devient alors une véritable nécessité. Rencontre avec deux
experts de LSC360 : Henning Nieboer, directeur de Service Trafic
et Mobilité, ainsi que Ben Backendorf, coordinateur de Service
Urbanisme.
En préambule, peut-on revenir sur
l’activité de LSC360 et son récent
rebranding ?
BB : LSC360 est un bureau d’études et d’ingénieurs-conseils.
Nous sommes actifs
dans de nombreux domaines de l’ingénierie
tels que l’urbanisme, l’aménagement du
territoire, l’environnement ou encore les
infrastructures pour en citer quelques-uns.
Le nom LSC360 est, quant à lui, né d’un
rebranding intervenu en novembre 2024,
qui a vu la fusion de sept entités composant
LSC Engineering Group par le passé.
Parmi elles, citons Luxplan ou Simon-
Christiansen & Associés entre autres.
HN : Nous sommes aujourd’hui 250
experts, dotés d’une approche holistique,
très commode pour nos clients.
31
Autrement dit, nous prenons en charge
la conception, la mise en œuvre et la
construction des projets. L’architecture
est la seule dimension dont nous n’avons
pas la responsabilité.
Nos clients sont issus à proportion égale
du secteur public et privé. Pour ce dernier,
nous parlons alors de particuliers comme
d’entreprises ou de promoteurs. Les promoteurs
publics, l’État et les communes
constituent en revanche la typologie du
secteur public.
Plus personnellement, quelles sont vos
expertises ?
BB : Pour ma part, je suis actif depuis plus
de 10 ans dans l’aménagement communal
et le développement urbain : le PAG, le
PAP ou bien l’assistance à la maitrise
d’ouvrage. C’est un métier qui impose de
disposer d’une vue d’ensemble, afin de
pouvoir rassembler tous les acteurs et
leurs expertises au service du projet en
question.
Nous devons être capables de proposer des
solutions durables et sur-mesure. Comme
Henning ici présent, je suis conseiller
logement depuis 2021. Ma mission
consiste à effectuer un suivi régulier de
cette thématique auprès des communes.
HN : Nous devons comprendre tous les
enjeux et les articuler entre eux. Le thème
de la mobilité par exemple a des répercussions
sur le domaine environnemental,
puis sur celui de l’énergie et enfin des
Ben Backendorf et Henning Nieboer
infrastructures. Toutes les thématiques
sont interdépendantes, imbriquées les
unes dans les autres. Il s’agit donc d’intégrer
cette caractéristique dès le départ
et de faire intervenir les expertises de
manière conjointe et ordonnée. Nous
sommes des coordinateurs ou des médiateurs
en quelques sorte.
À quels défis font face les communes
que vous accompagnez ?
BB : Les préoccupations des communes
sont très diverses car elles font face à de
nombreux défis. L’État produit des lois
ou règlements auxquels les communes
doivent se conformer et les mettre en
œuvre. Prenons l’exemple du Pacte
Logement en 2021, qui imposait la création
de logements abordables. C’est
une responsabilité forte, qui implique
des tâches spécialisées pour lesquelles
les communes doivent être accompagnées.
Elles ne sont souvent pas dotées
des ressources humaines et techniques,
nécessaires à l’élaboration de ce type de
réalisations. L’évolution règlementaire
et technique constante est un autre sujet
qui occasionne certaines complexités
également. Enfin, le changement démographique
comme la croissance de la
population, son vieillissement ou l’arrivée
d’une population plus jeune apportant de
nouvelles idées en matière de modes d’habitation,
engendre des problématiques
nouvelles, pour les plus petites communes
notamment.
HN : La mobilité est un autre défi pour
les communes. Chacun d’entre nous
le ressent lorsqu’il est coincé dans un
embouteillage le matin et le soir. Cette
problématique, comme celles que Ben a
évoquées, ne va pas aller en s’améliorant,
bien au contraire. Le plus flagrant à cet
égard est le changement climatique. Les
communes doivent donc réagir vite, avec
pertinence et efficacité. Nous sommes là
pour les aider.
À cet égard, quelle méthodologie
appliquez-vous ?
HN : Tout dépend bien évidemment du
projet. Nous n’avons pas un standard que
nous déclinons selon la maîtrise d’ouvrage
que nous avons face à nous. Nos solutions
sont sur-mesure.
32
Cela commence donc par une analyse précise
et détaillée des besoins, puis la constitution
d’une équipe d’experts spécialisés,
dont nous disposons en interne ou que
nous convoquons depuis des bureaux
d’études externes. Les services internes
de la commune sont également intégrés,
pour une collaboration totale et fluide.
Notre approche holistique est
garante d’un développement
durable et résilient, qui permet
d’établir de nouvelles
manières de vivre
Je tiens à préciser qu’il faut inclure également
les citoyens, prendre leurs avis en
compte et les faire participer à la création
de solutions.
BB : Nous aidons la commune à développer
une stratégie et une vision globale et partagée
afin de relever les défis de manière
concertée. Nous l’avons évoqué plus tôt,
nous œuvrons pour mettre autour de la
table les différents métiers, les différents
services et les faire interagir. Au-delà de
nos expertises propres, c’est donc un rôle
de chef d’orchestre que nous endossons.
L’objectif est clair, le cap est bien défini et
les étapes sont bien agencées.
En quoi l’approche holistique et la
reconnexion des différentes strates de
l’aménagement du territoire est-elle
fondamentale ?
BB : L’idée centrale est de constituer des
synergies pour gagner en efficacité et en
pertinence. Ce sont autant d’économies
de temps et de coûts qui sont en jeu. Cette
approche est également garante d’un
développement durable et résilient, qui
permet d’établir de nouvelles manières de
vivre sur le long terme.
HN : Dans la mesure où chaque interlocuteur
devra s’adapter, changer un peu, il
est impératif de n’oublier personne sur le
bas-côté, chacun doit être pris en compte.
C’est aussi pourquoi cette approche holistique
est la plus pertinente.
J’ajouterai que toute la complexité d’une
telle approche ne réside pas dans la théorie,
mais bien dans sa mise en œuvre
pratique. La question à se poser c’est :
comment appliquer un corpus de savoirs
adapté et structuré afin qu’il réponde parfaitement
à des besoins et des contraintes
plurielles.
Comment réagissent les habitants des
communes ?
HN : Les projets sur lesquels nous travaillons
concernent leur cadre de vie, leur voisinage,
leurs équipements. Les habitants
n’ont donc pas de mal à se sentir impliqués
et à s’intégrer aux différents processus,
bien au contraire. Tous les parents ont
envie que le trajet du domicile à l’école
soit sans danger pour leurs enfants et
eux-mêmes !
Ils ont donc bien conscience que l’aménagement
de la voirie, la limitation de la
vitesse et l’utilisation des transports en
commun plutôt que d’un SUV avec moteur
diesel est préférable.
BB : Nous veillons aussi à les accompagner
dans le changement. Les administrés
peuvent parfois se sentir dépassés face à la
vague règlementaire et aux modifications
qu’elles entrainent dans leur quotidien. En
impliquant les citoyens dans l’élaboration
d’une stratégie, en développant une vision
partagée, nous créons du consentement
d’une part, mais nous facilitons également
l’adoption des nouveautés avec l’objectif
de mettre en œuvre concrètement la
résilience par rapport aux changements
actuels et futurs. Nous avons à cœur de
mettre en œuvre une approche pédagogique
et non restrictive.
Concrètement, pouvez-vous nous donner
un exemple de projets de ce type ?
HN : Certains lotissements que nous avons
conçus et dont nous avons supervisé la
construction limitent l’accès aux voitures.
Les garages sont à l’extérieur de la zone
d’habitation. C’est donc beaucoup plus
calme, moins pollué et les enfants peuvent
jouer dans la rue. En revanche, c’est un
bouleversement des habitudes pour les
résidents. A cet égard, l’urbanisme reflète
toujours la société et son esprit.
BB : Les quartiers mixtes sont une belle
réussite aussi. Les résidents n’ont pas
besoin de véhicule motorisé pour s’y
déplacer, tout est atteignable à pied ou
à vélo. La distinction entre « habiter »
et « travailler » y est plus perméable, de
nombreux commerces sont présents également.
Il y a de la vie dans ces quartiers,
tous les jours et à toute heure. Pas seulement
le week-end ou à 8h et 18h. Le quotidien
y est donc à la fois très agréable et
tout à fait commode, pratique.
Comment abordez-vous l’avenir ?
BB : Les défis d’aujourd’hui seront là
demain encore, et les changements qui
ont déjà commencés vont s’accélérer
davantage. Ce sera notre rôle non seulement
de proposer les solutions adaptées,
en y apportant l’urgence nécessaire, mais
aussi d’impliquer chacun pour faciliter
l’adoption de nouvelles habitudes.
Toutes les thématiques sont
imbriquées les unes dans les
autres. Il s’agit donc de faire
intervenir toutes les expertises
de manière conjointe
HN : Il est essentiel de garder en tête que
tout est étroitement lié. Ce n’est pas en
abordant chaque thématique individuellement
que nous serons pertinents et
durables. Le défi est donc de proposer des
solutions qui sont capables de répondre
à tous ces domaines, de manière interconnectée.
L’IA fait bien sûr partie de ces
solutions prometteuses, à la fois pour la
collecte et l’analyse des données. À nous
de l’utiliser avec lucidité et responsabilité.
LSC360 S.A.
4, rue Albert Simon
L-5315 Contern
www.lsc360.lu
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| MOBILITÉ
VOLKSWAGEN COMBI :
75 ANS SYNONYMES DE
LIBERTÉ ET D’INNOVATION
Depuis 1949, il accompagne les voyageurs, les familles, les professionnels
et les rêveurs. En 2025, le Volkswagen Combi célèbre ses
75 ans d’existence. D’utilitaire modeste de l’après-guerre à véhicule
culte des années 60, en passant par les routes du monde entier, il
n’a cessé d’évoluer avec son époque au point même de devenir un
symbole de liberté. Aujourd’hui, il embrasse le virage des nouvelles
mobilités du XXI e siècle avec l’ID. Buzz, version 100% électrique qui
incarne la transition vers une conduite plus responsable.
Une naissance ancrée dans le contexte
d’après-guerre
Le Combi, également surnommé « Bulli »,
est né dans un contexte de reconstruction
après la seconde Guerre mondiale. À
Wolfsburg, en 1947, des ouvriers imaginent
alors un petit utilitaire robuste, capable
de transporter des charges lourdes. L’idée
séduit le PDG de Volkswagen, Heinrich
Nordhoff, qui donne rapidement son feu
vert pour la production. Le 8 mars 1950, le
premier Type 1 – ou T1 – sort des lignes
d’assemblage. Compact, léger, ingénieux
dans sa conception, il marque le début
d’une aventure industrielle et humaine
exceptionnelle.
Dès sa présentation au Salon de l’Automobile
de Genève, le Combi séduit.
Disponible en fourgon, en minibus
(« Fensterbus ») ou en version plateau, il
repose sur une architecture simple mais
efficace : un moteur arrière, une carrosserie
autoportante, un conducteur installé
tout à l’avant et un espace intérieur
optimisé. L’ensemble pèse à peine 850 kg
à vide et peut supporter jusqu’à 750 kg
de charge utile. Ce design fonctionnel et
astucieux en fait rapidement un incontournable
et servira même de base aux
premiers camping-cars.
Une évolution constante au fil des
générations
L’adaptabilité du Combi n’est plus à prouver
car il a toujours su évoluer avec son
temps. Dès 1951, le T1 se décline en de
nombreuses variantes et s’impose sur le
marché européen, en pleine croissance.
En 1967, le T2 prend le relais avec un
châssis amélioré, une puissance moteur
revue à la hausse et des équipements de
sécurité renforcés. Le véhicule devient un
partenaire de travail, de voyage, et parfois
même de vie.
35
Les générations suivantes poursuivent
cette dynamique. Le T3 franchit la barre
symbolique des 100 ch. Le T5, avec sa version
Multivan, introduit des technologies
de sécurité de pointe comme l’ABS, l’ESP
et l’assistance au freinage. La sixième
génération intègre des aides à la conduite
et des fonctionnalités de semi-autonomie,
montrant que le Combi reste à la pointe,
sans jamais perdre son ADN.
Un mythe toujours vivant
Pourquoi le Combi continue-t-il de fasciner
après tant d’années ? C’est peut-être
parce qu’il incarne une idée : celle d’un
véhicule compagnon et inconique, à la fois
simple, accessible et porteur de liberté.
Ce véhicule est un véritable pionnier de
la « vanlife », il est devenu un symbole de
voyage et de partage. Sa silhouette reconnaissable
entre toutes et son style vintage
en font un objet d’attachement fort, bien
au-delà de ses qualités utilitaires.
Partout en Europe, des communautés de
passionnés se rassemblent pour lui rendre
hommage, partager leur expérience ou
restaurer des modèles anciens. Le Combi
représente un idéal, une manière d’envisager
la route autrement. À travers les
décennies, il a su conserver son pouvoir
d’évocation et de rassemblement.
L’ID. Buzz se distingue
par sa modularité et ses
nombreuses fonctionnalités
connectées
Une nouvelle génération électrique :
l’ID. Buzz
En 2022, Volkswagen ouvre un nouveau
chapitre de cette longue et riche histoire
avec l’arrivée de l’ID. Buzz : le premier
Combi 100% électrique. Celui-ci marque
une rupture technologique majeure tout
en prolongeant l’esprit originel qui a fait la
force du modèle à travers les années. L’ID.
Buzz se distingue par sa modularité et ses
nombreuses fonctionnalités connectées.
Son design, moderne et expressif, rend
hommage au visuel du T1 grâce au capot
en forme de V, aux phares charismatiques,
à la position assise élevée et à la planche
de bord surélevée. Il a tout du modèle
d’origine, sauf sa motorisation.
Il se décline également en version Cargo,
une alternative plus adaptée aux usages
professionnels. En 2023, une version
longue a également vu le jour, suivie en
2024 de l’ID. Buzz GTX à transmission
intégrale. En 2025, une version California
dédiée au voyage complètera la gamme.
L’ID. Buzz s’inscrit dans une logique
d’innovation si chère à la marque et à ce
modèle. Il redéfinit la voiture comme un
espace de vie mobile. Pourquoi ? Parce
qu’il est pensé pour les familles, les professionnels
et les voyageurs. Avec une
propulsion électrique, une autonomie
optimisée et une conduite silencieuse, il
répond aux exigences contemporaines de
confort et de durabilité.
Disons que Volkswagen ne célèbre donc
pas seulement un anniversaire : il célèbre
la capacité d’un modèle qui a su traverser
les âges et se réinventer sans jamais perdre
son identité, son âme et son charme.
Volkswagen Luxembourg
volkswagen-utilitaires.lu
36
BRÈVES
MINISTÉRIELLES
© Nordstad
MINISTÈRE DE L'ÉDUCATION
NATIONALE, DE L'ENFANCE ET DE
LA JEUNESSE
Le 28 juillet 2025, Claude Meisch,
ministre de l’Éducation nationale, de
l’Enfance et de la Jeunesse, a présenté
l’Activity Box, un coffret conçu pour
les enfants de 1 à 3 ans par le service
Eltereforum dans le cadre de la campagne
Screen-Life-Balance. Offert
gratuitement aux familles, ce kit propose
des activités ludiques et sensorielles
encourageant le jeu libre, la
curiosité et les interactions familiales,
comme alternative à l’usage excessif
des écrans. Utilisable à domicile ou en
déplacement, il peut être commandé
en ligne et retiré dans un forum parental,
où des ateliers d’accompagnement
sont également organisés.
Source : SIP
MINISTÈRE DE LA DIGITALISATION
Le 4 août 2025, le GovTech Lab, rattaché
au ministère de la Digitalisation,
a lancé un nouveau programme
SpeedUP nommé « Data Escape
Game », ouvert aux candidatures du
5 août au 22 septembre 2025. Ce jeu
pédagogique à vocation ludique vise à
familiariser les agents de l’administration
publique avec les concepts liés aux
données, sans nécessité d’infrastructure
technique puisqu’il est adaptable
à toute salle de réunion ou de conférence.
Il s’inscrit dans les actions 6 et 8
du pilier « Talents et compétences » de
la Stratégie nationale de données, afin
de renforcer la culture et la littéracie
des données au sein du secteur public
luxembourgeois.
Source : SIP
MINISTÈRE DES SPORTS
Le 1 er juillet 2025, Georges Mischo,
ministre des Sports, a signé avec le
syndicat intercommunal Nordstad la
charte « Meng Gemeng lieft Sport »,
officialisant l’adhésion des communes
de Diekirch, Erpeldange-sur-Sûre,
Ettelbruck et Schieren à la stratégie
nationale de promotion de l’activité
physique au niveau local. Cette initiative
porte à 24 le nombre de communes
engagées dans le programme.
Quinze d’entre elles disposent d’un
coordinateur sportif à temps plein et
11 coordinateurs sont actuellement en
fonction. Le dispositif, soutenu par le
ministère et l’institut national de l'activité
physique et des sports (INAPS) vise
à renforcer durablement la pratique
sportive et le bien-être des citoyens sur
l’ensemble du territoire.
Source : SIP
MINISTRE DU LOGEMENT ET DE
L’AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE
Le 4 juillet 2025, le ministre du
Logement et de l’Aménagement du
territoire, Claude Meisch, a présenté
le projet de loi modifiant la loi du 30
juillet 2021 relative au Pacte Logement
2.0, accompagné du premier rapport
intermédiaire de son application. Le
Pacte vise à accroître l’offre de logements
abordables et durables, activer
le potentiel foncier local et améliorer
la qualité résidentielle. Les nouvelles
dispositions facilitent les démarches
pour les communes, offrent davantage
de flexibilité dans l’usage des financements
et introduisent des dotations de
2.500 euros par logement abordable.
Source : SIP
MINISTÈRE DE LA FAMILLE, DES
SOLIDARITÉS, DU VIVRE ENSEMBLE
ET DE L'ACCUEIL
Le 23 juillet 2025, le Naturpark
Öewersauer, représentant les communes
de Boulaide, Esch-sur-Sûre, Lac de la
Haute-Sûre, Winseler et Goesdorf, a signé
le « Gemengepakt vum interkulturellen
Zesummeliewen » (pacte communal pour
le vivre-ensemble interculturel) avec le
ministre de la Famille, des Solidarités,
du Vivre ensemble et de l'Accueil Max
Hahn. La cérémonie, organisée sur les
rives d’Insenborn, a débuté par un accueil
du bourgmestre Laurent Hilger, suivi
d’une traversée du lac en bateau solaire
vers le centre nautique de Liefrange. Les
intervenants ont souligné l’importance
d’une approche régionale pour renforcer
la cohésion sociale, en mobilisant les
ressources et en valorisant la diversité
comme levier de qualité de vie.
Source : SIP
MINISTÈRE DES FINANCES
Le 21 juillet 2025, le ministre des
Finances, Gilles Roth, a présenté à la
Chambre des députés la situation financière
de l’État au 30 juin : les recettes
s’élèvent à 14,8 milliards d’euros, en
hausse de 2,5%, grâce notamment à
la progression de l’impôt des sociétés.
En face, les dépenses culminent
à 14,9 milliards, soit +6,9%, en raison
d’efforts accrus dans l’éducation, la
sécurité sociale et les investissements.
Le résultat est un déficit de 111 millions.
Le ministre reste « prudemment
optimiste » et souligne la solidité des
finances publiques malgré l’environnement
incertain.
Source : SIP
37
BRÈVES
ÉCONOMIQUES
© LSA
VERS UNE MOBILITÉ DÉCARBONÉE :
LE LUXEMBOURG COFINANCE 232
NOUVELLES BORNES DE CHARGE
À l’issue du sixième appel à projets
pour la mobilité électrique, le Luxembourg
cofinance l’installation de 232
nouvelles bornes de charge, dont 124
seront accessibles au public. L’aide
publique, à hauteur de 4,3 millions
d’euros, couvrira jusqu’à 50% de l’investissement
des entreprises. Parallèlement,
la Chambre a adopté une loi
prolongeant et élargissant les régimes
d’aide aux infrastructures pour carburants
alternatifs, incluant l’hydrogène.
Un nouveau soutien spécifique aux
PME est également instauré jusqu’en
septembre 2026, pour encourager l’essor
d’un réseau cohérent de bornes à
l’échelle nationale et européenne.
Source : SIP
LE SPACE CAMPUS PREND FORME À
KOCKELSCHEUER : SIGNATURE
D’UN ACCORD STRATÉGIQUE
Le gouvernement luxembourgeois a signé
un accord de principe avec Poudrerie
de Luxembourg SA et CDCL Groupe
SA pour la construction du Space Campus
au ParcLuxite, à Kockelscheuer.
Ce campus spatial regroupera entreprises,
institutions et la Luxembourg
Space Agency, sur une surface pouvant
atteindre 100.000m². L’objectif : renforcer
l’écosystème spatial national,
favoriser l’innovation et attirer talents
et investisseurs internationaux. Cette
étape marque la concrétisation d’un
projet stratégique confirmé par l’accord
de coalition 2023-2028, et inscrit
dans la politique de diversification économique
du Luxembourg orientée vers
les technologies de pointe et l’économie
de demain.
Source : SIP
« À LA RECHERCHE D’UN
LUXONAUTE » : UNE BD POUR
INSPIRER LES FUTURS
ASTRONAUTES LUXEMBOURGEOIS
L’Agence spatiale luxembourgeoise
(LSA) publie sa première bande dessinée,
À la recherche d’un Luxonaute,
destinée à sensibiliser les jeunes au
secteur spatial. Présentée le 16 juillet
à l’Exposition universelle d’Osaka, cette
BD humoristique signée Lucien Czuga
et Dan Altmann met en scène Renya,
renarde intrépide candidate pour une
mission martienne. L’œuvre vise à susciter
des vocations scientifiques dès
le plus jeune âge. Elle sera dévoilée
au Festival BD de Contern le 19 juillet
avant sa mise en vente nationale le 21
juillet. Une initiative originale pour bâtir
l’écosystème spatial du Luxembourg de
demain.
Source : SIP
DEUX APPELS D’OFFRES POUR
DYNAMISER LA PRODUCTION
SOLAIRE DES ENTREPRISES
Le ministère de l’Économie lance deux
nouveaux appels d’offres pour soutenir
la production d’électricité solaire
au Luxembourg. Objectif : encourager
les entreprises à installer des centrales
photovoltaïques, avec ou sans dispositif
de stockage. L’appel à l’investissement,
doté de 20 millions d’euros, introduit
des sous-lots pour installations
avec batteries. En parallèle, un appel à
projets avec aide au fonctionnement
permet des contrats de 15 ans. Les
candidatures sont ouvertes jusqu’au 17
octobre et 28 novembre 2025. Ces initiatives
visent à renforcer l’autoproduction,
l’innovation et la flexibilité énergétique
au cœur de la transition verte
nationale.
Source : SIP
LIST ET BIL S’ALLIENT POUR
ÉVALUER L’IA DANS LES SERVICES
BANCAIRES
Le Luxembourg Institute of Science and
Technology (LIST) et la Banque Internationale
à Luxembourg (BIL) lancent
un projet commun visant à évaluer
les systèmes d’IA utilisés dans les services
bancaires. L’initiative développera
une méthodologie scientifique et une
plateforme d’évaluation des IA « agentiques
», axée sur la robustesse, l’équité
et la supervision humaine. Grâce au
LIST AI Sandbox, enrichi par des cas
concrets de BIL, ce projet vise à garantir
la fiabilité, la sécurité et la conformité
des solutions d’IA. Cette collaboration
stratégique marque un premier pas
vers une adoption responsable de l’IA
dans le secteur financier luxembourgeois.
Source : LIST
PRÉVISIONS D’INFLATION : HAUSSE
EN 2025, BAISSE EN 2026 SELON
LE STATEC
Le STATEC prévoit une inflation de
2,1% au Luxembourg en 2025, portée
par l’augmentation des prix de l’énergie,
des services et de l’alimentation.
L’inflation a atteint 2,3% en juillet, son
plus haut niveau depuis plus d’un an.
La prochaine indexation des salaires
est attendue pour le 3e trimestre 2026.
En 2026, l’inflation devrait reculer à
1,4% grâce à une baisse anticipée des
prix de l’énergie, notamment de l’électricité.
Ces prévisions restent toutefois
sensibles aux évolutions géopolitiques,
aux prix du pétrole et aux mesures de
soutien gouvernementales déjà annoncées.
Source : Statec
38
| ACTUALITÉS COMMUNALES
TISSER LES LIENS
DU VIVRE ENSEMBLE
mais s’enrichissent mutuellement et
travaillent sur des enjeux différents afin
d’éviter les activités qui font doublon.
« Pour l’instant, il n’est pas question de
fusionner les deux commissions qui ont
chacune d’elles un rôle respectif », explique-t-il.
Avec plus de 80 nationalités
présentes sur son territoire,
la commune de Frisange s’est
engagée depuis plus de 20 ans
dans une approche structurée
de l’intégration. À travers plusieurs
initiatives en matière
d’intégration, de participation
citoyenne et d’accessibilité, les
élus locaux s’efforcent de renforcer
la cohésion sociale. Roger
Beissel, bourgmestre, revient
sur les grandes lignes de cette
politique pensée pour répondre
aux défis du vivre ensemble.
Deux commissions pour une même
ambition
« Cela fait plus de 15 ans que nous disposons
d’une commission d’égalité des
chances à Frisange », rappelle Roger Beissel
lorsqu’il évoque le vivre ensemble.
Cette structure visait déjà à intégrer les
habitants non luxembourgeois dans la
vie communale. « Aujourd’hui, avec la
création de la nouvelle Loi du 23 août
2023 relative au vivre ensemble interculturel,
cette commission coexiste avec
une autre entité : la commission du vivre
ensemble », indique le bourgmestre. Les
deux poursuivent un objectif similaire,
La Commission de l’égalité des chances
a par exemple lancé le « Fairtrade Breakfast
», un petit-déjeuner organisé une
fois par an un dimanche matin. « Ce moment
convivial a pour objectif de réunir
les frisangeois et frisangeoises autour de
produits équitables pour les sensibiliser
à la cause, mais aussi pour créer du lien
entre les habitants », déclare Roger Beissel.
Quant à l’autre commission, elle a
notamment organisé une visite dans les
structures pour les réfugiés situées sur le
territoire de la commune. Cette immersion
a notamment permis de mieux comprendre
les réalités quotidiennes de ces
personnes qui se trouvent très souvent
en situation de grande précarité. « Cette
Roger Beissel
39
structure accueille 18 à 20 personnes qui,
pour certains, ont souvent des enfants.
Il faut le dire, l’intégration se déroule
très bien chez nous. Leurs enfants fréquentent
notre école communale et sont
souvent parmi les plus sages », se réjouit
le bourgmestre.
Franchir la barrière de la langue
La barrière de la langue reste néanmoins
le défi principal pour une intégration
réussie. À Frisange, plusieurs dispositifs
ont été mis en place pour y faire face. « Le
plus connu et le plus ancien est le « Babel
Café ». Cette rencontre mensuelle a
pour objectif de réunir les citoyens qui
souhaitent pratiquer différentes langues
autour de tables thématiques : espagnol,
italien, portugais, allemand notamment.
Cette initiative est née il y a une douzaine
d’années grâce à la Commission de
l’égalité des chances. Elle permet à la fois
de s’exercer dans un cadre bienveillant et
multiculturel et de s’intégrer en tissant
des liens », déclare Roger Beissel.
Le bourgmestre regrette toutefois que
la table de conversation spécifique au
luxembourgeois ait disparu. Elle a été
arrêtée, faute de participants. « Pourquoi
? Sans doute à cause du rythme de
vie de plus en plus soutenu des habitants,
le stress du travail et le quotidien, qui
rendent la participation plus difficile »,
explique-t-il. Malgré tout, les cours de
langue luxembourgeoise sont toujours
proposés gratuitement par la commune
et sont même ouverts aux habitants des
communes frontalières voisines, sous réserve
de places disponibles. « Cette année,
ces cours sont suivis par une vingtaine de
personnes ».
Des événements pour la convivialité
Le collège des bourgmestre et échevins
mise aussi sur les événements culturels
et sportifs pour fédérer et réunir ses citoyens.
« Je pense par exemple à la Nuit
du sport qui attire chaque année un public
varié. Tout le monde participe. Cette année,
nous avons mis l’accent sur le sport
féminin », indique le bourgmestre. La fête
nationale est également devenue un moment
fort pour promouvoir la cohésion
locale. « Les dernières festivités en date
ont réuni beaucoup de participants. Le bal
populaire a été un franc succès ».
La commune de Frisange, qui accueille
plus de 80 nationalités sur un total de
5.064 habitants, dont 3.282 Luxembourgeois
entend continuer à agir en faveur du
vivre ensemble. Et pour cause, la diversité
culturelle est aussi célébrée à travers
différentes soirées thématiques : portugaises,
espagnoles, ou encore des cours de
cuisine des spécialités des nationalités qui
se trouvent sur le territoire. « Ce sont des
moments où chacun à l’occasion de partager
sa culture, ses us et ses coutumes.
Même des personnes qui ne résident pas
40
Un engagement intergénérationnel et
par-delà les frontières
La commune entretient aussi des liens
étroits avec le Domaine Schoumansbongert.
Ouvert en 2004, il accueille plus de
50 personnes en situation de handicap
physique âgées d’au moins 40 ans. « Et
lors des fêtes, les scouts de notre commune
accompagnent les résidents en fauteuils
roulants. Ce sont des gestes simples
mais profondément inclusifs », rappelle le
bourgmestre.
Ce sont des moments
où chacun à l’occasion
de partager sa culture, ses us
et coutumes
Frisange est également jumelée avec la
commune de Saint-Julien de Coppel, en
France. « Cette année, la jeunesse de la
commune auvergnate viendra passer une
semaine au Luxembourg pour découvrir la
région et nouer des liens avec nos jeunes
frisangeois ».
Une commune presque sans tabac
dans la commune y participent », souligne-t-il.
Une commune à l’écoute pour une
meilleure qualité de vie
En plus de la dimension interculturelle,
Frisange a aussi été l’une des premières
communes du Luxembourg à obtenir une
distinction de la part de l’association Info-Handicap
pour l’accessibilité de ses
bâtiments publics aux personnes à mobilité
réduite (PMR). « Tous nos édifices
communaux répondent aux normes en
vigueur, y compris le château qui est pourtant
classé. Nous avons réussi à y intégrer
un ascenseur sur mesure qui ne nuit pas
au patrimoine », détaille le bourgmestre.
Les élus locaux ont également repensé
ses passages piétons pour les personnes
malvoyantes, en abaissant les bordures
des trottoirs et en ajoutant un marquage
au sol spécifique afin de mieux se repérer.
Cette réponse aux attentes des citoyens
est justement possible grâce à leur retour
sur le terrain. « Je prends l’exemple d’un
couple dont le mari doit s’occuper de sa
femme en fauteuil roulant. Il nous a signalé
les points d’amélioration possibles pour
les stationnements adaptés aux personnes
à mobilité réduite. Nous avons ainsi élargi
certaines places et modifié leur orientation
pour faciliter la sortie des véhicules. Ce
n’est qu’un exemple parmi tant d’autres,
mais nous prenons toutes les suggestions
en compte », explique le bourgmestre.
La santé publique est aussi l’un des axes
sur lesquels la commune entend s’améliorer
et promouvoir des initiatives qui vont
en ce sens. Le tabac en fait partie. « Nous
avons obtenu le label « Génération sans
tabac » en bronze, délivré par la Fondation
Cancer. Il est désormais interdit de fumer
aux abords de l’administration communale.
Nous allons étendre cette initiative
à l’ensemble du campus scolaire pour garantir
un air pur à nos enfants », affirme le
bourgmestre pour qui cette démarche traduit
la volonté d’offrir un cadre de vie sain
à tous les habitants.
Administration communale
de Frisange
10, Munnereferstrooss
L-5750 Frisange
www.frisange.lu
42
BRÈVES
COMMUNALES DU SUD
BETTEMBOURG
La commune de Bettembourg développe
actuellement sa stratégie culturelle
pour les années à venir. Elle met
l’accent sur des valeurs fondamentales
: diversité, inclusion et accessibilité.
Afin d’associer la population à cette
démarche, une consultation citoyenne
est ouverte aux habitants âgés de 16
ans et plus. Un questionnaire en ligne,
anonyme et d’une durée de 10 minutes
a été lancé. Celui-ci permet de recueillir
les pratiques culturelles, les attentes et
les suggestions de chacun. Les contributions
sont possibles jusqu’au 31 août
2025. Le questionnaire est disponible
sur le site internet de l’administration
communale.
Source : bettembourg.lu
DIFFERDANGE
Dans le cadre de son programme de
logements abordables, la commune
de Differdange met en vente un appartement
lumineux de 87,55 m² au 12 e
étage de la résidence Gravity. Ce lot
comprend trois chambres, un vaste
séjour avec cuisine ouverte, un espace
buanderie, une salle de bain, une salle
de douche, un WC séparé et une terrasse
de 33 m² qui offre une vue panoramique.
Un emplacement de parking
et une cave complètent le bien. Le prix
de vente, fixé à 423.100.42 euros (indice
de construction : 1 164,15), est soumis
à l’éligibilité à la prime de construction
de l’État.
Source : differdange.lu
DUDELANGE
Dans le cadre de la LUGA 2025 et de son
programme de végétalisation urbaine,
la commune de Dudelange transforme
sa place Am Duerf. Neuf espaces verts
seront aménagés autour des arbres
existants dès le 18 août, avec fleurs et
plantes pour améliorer le climat urbain,
la biodiversité et l’attrait visuel de ce
lieu central de la ville. Les lettres emblématiques
« I Am Duerf », vieillissantes,
seront remplacées et déplacées près
du bassin de rétention. Parallèlement,
l’avenue G.-D. Charlotte bénéficiera elle
aussi de nouveaux bacs fleuris, intégrés
au mobilier urbain d’ici l’été 2025.
Source : dudelange.lu
ESCH-SUR-ALZETTE
La commune d’Esch-sur-Alzette investit
100 millions d’euros dans le développement
de logements à prix abordable au
sein du futur quartier Rout Lëns. En partenariat
avec le Fonds du Logement, ce
programme vise à proposer des habitations
accessibles, durables et adaptées
aux besoins actuels des habitants.
L’objectif : répondre concrètement à
la crise du logement tout en accompagnant
la transformation d’un ancien
site industriel en un nouveau quartier
urbain. La signature des contrats est
prévue en 2025. Quant aux travaux,
ils devraient démarrer au 1 er trimestre
2026, pour une livraison progressive
entre 2028 et 2029.
Source : administration.esch.lu
KEHLEN
Le collège des bourgmestre et échevins
de Kehlen lance un nouveau projet
pilote de mobilité durable dans le
quartier d’Elmen en partenariat avec
l’ACL et Moovee. Deux véhicules électriques
Renault 5 seront mis à disposition
en autopartage via une application
mobile simple et intuitive. Ce service,
à la fois économique et écologique,
vise à encourager les citoyens à opter
pour une mobilité plus intelligente
fondée sur le partage. Les tarifs sont
abordables et le système à la demande
permet une grande flexibilité d’usage.
Si le test s’avère concluant, le dispositif
pourrait être étendu à d’autres zones
de la commune.
Source : kehlen.lu
SCHIFFLANGE
Schifflange fête ses 150 ans et invite
tous ses habitants à participer à un
concours unique : créer un timbre commémoratif
de cet anniversaire. Tous
les styles sont acceptés (photo, dessin,
peinture ou sculpture) pour illustrer
ce que représente la commune.
L’œuvre retenue, choisie par un jury,
sera imprimée sur un timbre officiel
par POST Philately. Le design doit être
simple et lisible, adapté au petit format
du timbre. Les créations sont à envoyer
avant le 10 septembre à scc@schifflange.lu
ou déposées à l’Hôtel de Ville.
Source : schifflange.lu
ACTUALITÉS COMMUNALES |
43
SYVICOL
NEWS
© SYVICOL
« LG - Lëtzebuerger Gemengen »
publiera sous la responsabilité
rédactionnelle du SYVICOL régulièrement
la rubrique « SYVICOL
News » dont le but est d’impliquer
encore davantage les élus
communaux et le personnel du
secteur communal dans le travail
de l’association faîtière des
100 communes du pays.
« La gestion du personnel communal
– cadre juridique et pratique journalière
» : franc succès pour le séminaire
organisé par le ministère des Affaires
intérieures et le SYVICOL
Environ 130 élus locaux ont participé à
un séminaire intitulé « La gestion du personnel
communal – cadre juridique et
pratique quotidienne », qui s'est déroulé
le 1 er juillet au « Mamerschlass » à Mamer,
assurant ainsi un franc succès, à la grande
satisfaction des deux organisateurs.
Le matin, les participants ont pu découvrir
le cadre légal relatif aux différentes
catégories et régimes de personnel, les
compétences des organes communaux en
matière de gestion du personnel et la gestion
par objectifs. L’après-midi, ils ont été
invités à jouer un rôle plus actif lors d'un
atelier intitulé « La gestion du personnel
dans la pratique », qui s'est terminé par
une séance de questions-réponses.
Signature d’un « Memorandum of
Understanding » entre le SYVICOL et
le LIST pour promouvoir les « Smart
Cities »
Le 30 juin 2025, le SYVICOL a conclu
un accord de collaboration avec le
Luxembourg Institute of Science and
Technology (LIST) pour favoriser l’adoption
de solutions innovantes et souveraines
de type « smart city » dans les
communes luxembourgeoises. Cette coopération
a pour objectifs d’améliorer la
qualité de vie des citoyens et d’assurer un
développement durable des communautés
locales.
Le LIST a développé toute une série de
technologies de ville intelligente, notamment
dans le cadre de projets européens de
recherche et d’innovation. L’établissement
entend mettre ces technologies à la disposition
des communes du Luxembourg et
de la Grande Région.
Les thèmes abordés sont notamment
la gestion et l’intégration des données,
la mobilité intelligente, les bâtiments
intelligents et les solutions énergétiques
durables, ainsi que la gestion intelligente
des déchets et de l’eau, pour n’en citer que
quelques-uns.
Conférence sur la cybersécurité en
collaboration avec le Luxembourg
House of Cybersecurity (LHC) et le SIGI
Le 12 mai 2025, le SYVICOL, le SIGI et
le Luxembourg House of Cybersecurity
(LHC), avec ses deux centres CIRCL
et NC3, ont organisé à Itzig un événement
intitulé « Transposition de la
Directive NIS2 : soutien offert au secteur
communal ».
Cette conférence, qui s’adressait aux élus
locaux et à tous les agents des administrations
communales et des syndicats de
communes intéressés par le sujet, visait à
Signature du « Memorandum of Understanding » entre le SYVICOL et le LIST
sensibiliser les acteurs du secteur communal
à la cybersécurité et à initier, voire à
approfondir, les réflexions sur la mise en
œuvre de la directive NIS2 concernant la
sécurité des réseaux et de l’information au
niveau communal.
Le SYVICOL désormais également
présent sur Instagram
S’efforçant en permanence d’élargir ses
canaux de communication pour diffuser les
informations et les nouveautés encore plus
rapidement et précisément, le SYVICOL
dispose depuis peu d’un compte Instagram
pour partager des photos et des vidéos :
https://www.instagram.com/syvicolux/.
SYVICOL
3, rue Guido Oppenheim
L-2263 Luxembourg
T. +352 44 36 58 - 1
E. info@syvicol.lu
www.syvicol.lu
44
| ACTUALITÉS COMMUNALES
BISSEN
CONCRÉTISE
SES PROJETS
David Viaggi
45
Les réflexions initiées en
2019 entrent dans leur ultime
phase : leur réalisation. Les
chantiers vont matérialiser le
« plan directeur » de la commune
de Bissen et sa vision
à long terme. Avec 2030 pour
horizon. La planification ainsi
patiemment menée aboutit
aujourd’hui à cette restructuration
nécessaire pour maîtriser
le développement communal
et ses besoins. Rencontre avec
le bourgmestre, David Viaggi.
Nous pouvons reconstruire le précoce, c’est bien mais nous
devons surtout réfléchir à ce qui va s’imposer par la suite.
Nous avons ainsi réalisé une étude pour évaluer le
développement scolaire jusqu’en 2050
concernant la maison relais. Déjà, je suis
en négociation pour acheter les terrains
sur lesquels la prochaine législation devra
entamer sa construction. Nous avons élaboré
un grand plan directeur. Il m’a beaucoup
aidé à avoir une vue d’ensemble de
nos besoins sur le long terme ».
et, que « comme pour les logements abordables,
nous puissions espérer les premiers
coups de pioche de la nouvelle mairie
début 2026 ».
Ancienne mairie, nouvel atout
La naissance d’une restructuration nécessaire
Dans la gestion d’une commune, il faut
s’armer de patience. David Viaggi élabore
en 2020 une stratégie pour les structures
scolaires et administratives, au moment où
« l’atelier communal du service des régies
est reconstruit dans la zone industrielle. Il
sera achevé en mars 2026. C’est l’un des
premiers jalons ». Il considère qu’en 2029,
« la majorité des travaux seront terminés.
Ils durent toujours en moyenne de 18 à 36
mois ».
Les travaux de la Grand-Rue
débuteront en septembre
Grand-Rue, l’épine dorsale
C’est ainsi que David Viaggi nomme les
travaux de l’artère principale entre les
deux rives de l’Attert. Les indispensables
rénovations de canalisation, d’approvisionnement
en eau, notamment sur les
réseaux secs vieux de plus de 60 ans, ont
généré une vision urbanistique plus large.
« Une zone limitée à 30 km/h, dite zone 30,
sera créée visant à apaiser la circulation,
à rendre le périmètre plus sécurisé et plus
agréable à vivre. Pour optimiser la circulation,
un nouvel arrêt de bus central verra
également le jour regroupant les arrêts de
la route de Colmar et de la route de Boevange
». Les travaux de la Grand-Rue et ses
perturbations débuteront à la rentrée pour
une durée estimée de six mois. La suite
pourra alors s’engager.
Pourquoi une nouvelle mairie ? Pour plusieurs
raisons explique l’édile : « le bâtiment
a atteint ses limites, il n’y a plus
assez d’espace et il y a un problème avec
l’accès de personnes à mobilité réduite.
Un changement était nécessaire pour se
conformer à la nouvelle législation. Tous
les bâtiments publics se doivent d’être accessibles
». Mais la contrainte est devenue
une opportunité pour créer dans le bâti actuel
« tout une partie du campus de l’école.
Il sera notamment dédié au restaurant scolaire,
à la médecine scolaire et à des salles
de réunion. Autour, il y aura le précoce, la
crèche, la maison relais, le foyer de jour et
le fondamental. L’idée d’une nouvelle commune
va de pair avec le repositionnement
ou le regroupement des activités. « Une fois
que nous aurons déménagé, nous pourrons
nous attaquer à cet aspect du projet ».
David Viaggi a souhaité faire mieux qu’une
succession de petites étapes : « on peut reconstruire
le précoce, c’est bien mais on
doit surtout réfléchir à ce qui va s’imposer
par la suite. Nous avons ainsi réalisé
une étude pour évaluer le développement
scolaire jusqu’en 2050. Au niveau de la
population, on peut faire un recensement
rétrospectif : 3.000 habitants c’est environ
300 écoliers. 5.000 alors, c’est environ 500
écoliers ».
Après cette étude, le pouvoir exécutif
bissenois a donc anticipé les besoins en
encadrement scolaire et en infrastructures
: « en 2050, si la croissance reste
stable, Bissen ne comptera pas moins de
5.000 habitants. Nous savons ainsi que
dès 2030, nous devrons fournir des efforts
Le bourgmestre la détaille : « le nouveau
quartier Grand-Rue sortira de terre. Les
trois bâtiments vides laisseront place à 33
logements abordables, 9 unités dédiées à
des logements jeunes ainsi qu’un boulanger
et un boucher au rez-de-chaussée afin
de faire revivre le quartier ».
« De l’autre côté de la Grand-Rue, la place
de l’Immigration, aujourd’hui simple parking,
a fait l’objet du concours de l’ensemble
architectural regroupant la nouvelle
mairie, une mini-brasserie et un
parc reliant ce quartier neuf à la rivière ».
L’éco-conception est au cœur de sa création
s’évertuant à user de matériaux locaux
et biosourcés tels, le bois, la pierre
ou la terre cuite et à mettre l’accent sur
la mobilité active. David Viaggi est soulagé
que « toutes les étapes et autorisations
préalables soient désormais franchies »
Intégrer le risque climatique et les
crues de l’Attert
Sans une approche intégrée des risques
climatiques, le développement des infrastructures
est aussi fragile qu’un château
de cartes. Celui qui préside aux destinées
de la commune s’est donc soucié des
débordements de l’Attert avant de mettre
son plan à exécution : « avec la gestion
de l’eau, dans le cadre d’un projet européen,
nous avons mené à bien une étude
sur toute la partie de l’Attert allant de
Boevange-sur-Attert jusqu’à Colmar-Berg
dans le but de réduire sa crue. En ce sens,
nous avons également diligenté une étude
sur les fortes pluies. Ces études conjointes
nous ont permis de dresser un catalogue
pour agir sur les crues. Pour cela, nous
avons déjà entrepris des travaux loin en
amont ou en aval, loin dans la forêt pour
46
y créer d’énormes zones de rétention qui
sont par ailleurs, peu coûteuses ». Le projet
qui repose sur deux années d’étude
sera bientôt présenté au public.
La place de l’Immigration,
aujourd’hui simple parking,
a fait l’objet du concours
de l’ensemble architectural
regroupant la nouvelle mairie,
une mini-brasserie et un parc
Les habitants sont également directement
impliqués. En septembre, il leur est proposé
de prendre part à des mesures d’autoprotection
au sein de leur domicile pour
leur permettre d’avoir les bons réflexes en
cas d’inondation.
De surcroît, s’ajoute une panoplie de
mesures et de chantiers réalisés avec le
concours de l’État. « Au début du village,
nous avons l’entreprise ArcelorMittal avec
des barrages qu’on peut peut-être supprimer
pour faire baisser la crue naturelle ».
David Viaggi souhaite que l’ensemble des
travaux puissent être entrepris le plus rapidement
possible même s’il s’agit maintenant
d’acquérir les terrains. Il considère
une décennie nécessaire pour obtenir tous
les résultats escomptés.
Dialogue renforcé avec la « place économique
»
Outre ses loisirs, sa forêt luxuriante ou
encore son Bis’Trail et ses quelque 1.000
participants, Bissen c’est aussi un espace
privilégié d’échanges avec le secteur privé
au travers d’une asbl, le « Bissen Business
Club », ou BCB. Bissen c’est aussi l’industrie,
le commerce et les zones d’activités.
Selon David Viaggi l’ambition est de « regrouper
les intérêts des entreprises pour
aborder sans entrave les problématiques
du développement, de l’énergie, de la mobilité,
etc. ».
Le BCB rassemble des gérants et des dirigeants
d’entreprise dans une structure
commune indépendante interagissant
directement avec la commune. D’une
seule et même voix. « Nous sommes en
train de mener une étude sur le partage
de l’énergie. Mais de manière plus prag-
matique, si nous avons un chantier ou des
interventions, nous avons un contact direct
avec qui avoir un retour clair. Quelquefois,
le BCB peut me faire remarquer
qu’il manque de bancs ou de tables dans
la zone. Cela peut paraître dérisoire mais
ça ne l’est pas, car il s’agit du bien-être du
personnel ». Le bourgmestre de conclure :
« nous essayons de fortifier le standort, la
place économique ».
LE CHIFFRE
5.000
la prévision du nombre d’habitants
en 2050
Administration communale de Bissen
1, rue des Moulins
L-7784 Bissen
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48
BRÈVES
COMMUNALES DU CENTRE
BISSEN
La commune de Bissen participe au Solar
Challenge, un défi national qui rassemble
94 communes pour promouvoir
l’énergie solaire. Chaque installation de
panneaux photovoltaïques contribue
au classement, et surtout à la transition
énergétique du pays ! En choisissant
l’énergie solaire pour votre foyer, vous
soutenez l’engagement de Bissen tout
en réduisant votre empreinte carbone.
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les citoyens dans leur projet, avec
un conseil neutre et personnalisé. Infos
et classement sur solarchallenge.lu et
accompagnement sur klima-agence.lu.
Source : bissen.lu
BERTRANGE
Le 24 juillet, Roger Miller a été officiellement
assermenté en tant que nouvel
échevin de la commune de Bertrange
par le ministre de l’Intérieur, Léon Gloden.
La cérémonie s’est tenue en présence
de représentants communaux et
marquait une étape importante dans la
vie politique locale. Roger Miller a entamé
son mandat le 2 août, rejoignant le
collège échevinal pour contribuer activement
à la gestion des affaires de la
commune. Son engagement vient renforcer
l’équipe municipale, avec pour
objectif de répondre aux attentes des
citoyens et de poursuivre les projets en
cours au service de Bertrange et de ses
habitants.
Source : bertrange.lu
VILLE DE LUXEMBOURG
La Ville propose un circuit apicole pédestre
de 2,5 km au cœur de la capitale,
visant à sensibiliser petits et grands à la
protection des abeilles et à la biodiversité.
Accessible en randonnée libre ou via
des visites guidées multilingues de mai
à septembre, le parcours comprend 13
points d’information. Il permet de découvrir,
de manière ludique et pédagogique,
les rôles essentiels des abeilles,
guêpes et frelons dans notre environnement.
Une maison pour insectes et
abeilles sauvages complète cette immersion
dans le monde apicole. Une
belle initiative pour mieux comprendre
ces pollinisateurs indispensables à la
santé de notre écosystème.
Source : vdl.lu
MERSCH
Entre le 29 juillet et le 14 août, plusieurs
convois exceptionnels ont relié Sterpenich
et Wemperhardt à Mersch. Ces
poids lourds de 67 m de long ont acheminé
les éléments de tour et les pales
destinés au parc éolien de Mersch. Les
transports se sont principalement déroulés
de nuit afin de limiter les perturbations.
Tout avait été soigneusement
planifié pour assurer une circulation
fluide et sécurisée. Le premier convoi
a traversé la route principale de Lintgen,
Rollingen et Mersch en direction
de Schoos dans la nuit du 4 au 5 août,
sans impact notable sur le trafic local.
Source : mersch.lu
SANDWEILER
À partir du 18 août 2025 à 8h, la rue
d’Itzig sera totalement fermée à la circulation
entre les numéros 10 et 55,
et ce jusqu’à la fin des travaux. Aucun
passage ne sera possible pendant les
heures de chantier. Les résidents sont
invités à stationner leurs véhicules à
l’extérieur de la zone concernée, car ni
l’entrée ni la sortie ne seront autorisées
durant les interventions. La collecte des
déchets sera toutefois maintenue pendant
toute la durée des travaux. La Ville
remercie les habitants pour leur compréhension
face à ces désagréments
temporaires liés à l’amélioration des
infrastructures locales.
Source : sandweiler.lu
STRASSEN
La commission de la Culture invite les
citoyens à une visite guidée exclusive
au cœur de la Philharmonie. Cette excursion
permettra à 30 participants de
découvrir deux salles de concert emblématiques,
le Grand Foyer et, si possible,
les coulisses. Pendant une heure,
un guide professionnel présentera
l’architecture unique du bâtiment, son
acoustique mondialement reconnue,
ainsi que la programmation musicale
actuelle. Le départ est prévu à 16h depuis
la place G.-D. Charlotte (en transports
publics) ou à 16h30 directement
à la Philharmonie. Le retour est estimé
vers 18h. Inscriptions ouvertes jusqu’au
15 septembre via le lien : https://
xcw7qklj.forms.app/visite-guidee-phil
Source : strassen.lu
LES ÉLUS LOCAUX SE DÉVOILENT
ACTUALITÉS COMMUNALES |
49
JEFF GANGLER
JEAN-PAUL MATHAY
CAROLE WEIGEL
BOULAIDE GOESDORF WILTZ
Jeff Gangler est bourgmestre de
Boulaide depuis septembre 2021 et a
été réélu pour le mandat 2023-2029.
Président du Parc naturel de la Haute-
Sûre, il s’investit également dans de
nombreuses commissions locales,
allant de l’éducation à la protection de
l’eau et au tourisme.
Ses priorités politiques : renforcer la
protection de la biodiversité, soutenir
l’agriculture durable et le tourisme maîtrisé,
améliorer la mobilité régionale,
favoriser la cohésion sociale et promouvoir
le patrimoine naturel et culturel de
la commune.
Pacte Climat : 68% - Pacte Nature : 61%
Jean-Paul Mathay est bourgmestre de
Goesdorf depuis 2019 et a été réélu en
2023. Il s’est distingué dès son arrivée
par un engagement fort pour la transparence
et la participation citoyenne.
Ses priorités politiques : développer des
infrastructures modernes, dont la cantine
scolaire avec cuisine de production sur
le campus de Dahl, soutenir le logement
social et les initiatives pour la jeunesse,
promouvoir la transition énergétique à
travers le plan climat-énergie et améliorer
les équipements publics tout en valorisant
le patrimoine naturel et historique
de la commune.
Pacte Climat : 71,2% - Pacte Nature : 23,5%
Carole Weigel a entamé sa carrière politique
en 2017 en tant que conseillère pour
le CSV, avant d’être élue bourgmestre de
Wiltz en 2023. Elle est la première femme à
ce poste au sein de la commune.
Ses priorités politiques : la promotion de
la participation citoyenne et le développement
de projets tels que « Wunne mat der
Wooltz ». Elle soutient également la culture
locale avec des initiatives comme une école
de musique, un musée pour enfants et
l’amélioration des infrastructures sportives.
Pacte Climat : 55,8% - Pacte Nature : 40,6%
ROMAIN SCHROEDER
LAURENT HILGER
MARCO KOEUNE
WINSELER ESCH-SUR-SÛRE LAC DE LA HAUTE-SÛRE
Romain Schroeder est le bourgmestre
de Winseler, connu pour son engagement
de proximité, son attachement à la
ruralité et au développement durable. Il
privilégie une gouvernance participative.
Ses priorités politiques : renforcer la
transition énergétique à travers le plan
climat communal, améliorer la mobilité
locale par la rénovation des routes et le
développement de pistes cyclables et
soutenir les familles avec des infrastructures
d’accueil modernisées. Il veille
également à valoriser le patrimoine
naturel et culturel, notamment au sein
du parc naturel de la Haute-Sûre.
Pacte Climat : 58,6% - Pacte Nature : 43,5%
Laurent Hilger est bourgmestre d’Eschsur-Sûre
depuis 2023. Il gouverne une
commune à la fois historique et touristique,
réputée pour son château médiéval
et le lac de la Haute-Sûre.
Ses priorités politiques : développer
une offre de logements abordables pour
répondre à la demande locale, renforcer
la cohésion sociale à travers des projets
participatifs et valoriser le patrimoine
culturel et naturel afin de soutenir l’attractivité
touristique tout au long de
l’année.
Pacte Climat : 67,6% - Pacte Nature : 51,3%
Marco Koeune est bourgmestre du
Lac de la Haute-Sûre depuis juillet 2023,
commune regroupant huit villages
autour du chef-lieu Bavigne. Président
de l’Alliance des agriculteurs, il défend
une vision alliant développement local et
préservation du patrimoine rural.
Ses priorités politiques : soutenir l’agriculture
locale et la gestion durable des
ressources, promouvoir le tourisme
vert autour du lac et développer les
infrastructures communales en cohérence
avec les besoins des villages.
Pacte Climat : 63,2% - Pacte Nature : 43,1%
50
BRÈVES
COMMUNALES DE L’EST
BETZDORF
À l’issue de l’audit du 2 juin 2025, la
commune de Betzdorf a atteint un taux
de réalisation de 62,06% dans le cadre
du Pacte Nature, marquant une progression
notable de près de 10% par
rapport à l’année précédente. Cette
performance a été saluée par l’obtention
de la certification Argent (≥ 60%),
officiellement remise le 27 juin lors de
la Journée du Pacte Nature organisée
par le ministère de l’Environnement.
Ce pacte est mis en place par l’État
luxembourgeois pour encourager les
communes à préserver et développer
la biodiversité sur leur territoire.
Source : betzdorf.lu
GREVENMACHER
Depuis le 1 er juin 2025, une unité de
police locale est mise en place au sein
du commissariat Museldall, qui couvre
huit communes, dont Grevenmacher.
Ce projet vise à renforcer la présence
policière, améliorer la sécurité et favoriser
une proximité accrue avec les
citoyens. Des patrouilles locales sont
ainsi déployées en journée du lundi
au samedi, et le dimanche selon les
besoins. Inspirée de projets similaires à
Luxembourg-Ville ou Esch-sur-Alzette,
cette initiative permettra de tirer des
enseignements adaptés aux zones
rurales. Pour toute urgence, le numéro
113 reste bien entendu le point de
contact prioritaire.
Source : grevenmacher.lu
MANTERNACH
Le mercredi 9 juillet 2025, le conseil
communal a remis un chèque de 1.069
euros à l’Amicale en faveur de l’inclusion
asbl. Cette somme provient des
bénéfices de la soirée quiz organisée le
13 mars dernier par la commission de
la jeunesse et des sports. Ce geste solidaire
témoigne de l’engagement communal
en faveur de l’inclusion sociale
et du vivre ensemble. Les responsables
communaux ont tenu à remercier à
toutes les personnes ayant participé à
l’événement et contribué à son succès.
Source : manternach.lu
MERTERT
Le bourgmestre Jérôme Laurent a inauguré
le projet pilote « Let’s Play – The
Walking Riddle », un sentier de randonnée
interactif développé avec les CFL et
LetzTrail. Sur un parcours de 4 km, les
marcheurs peuvent ainsi découvrir la
commune et l’histoire ferroviaire à travers
dix stations de quiz. L’application
gratuite LetzTrail guide les participants
tout au long du trajet avec un départ
à la gare de Wasserbillig. Le parcours
est accessible à tout moment. Deux
visites guidées seront proposées avec
la Fédération Luxembourgeoise de
Marche Populaire le 29 août à 10h et
14h. Un tirage au sort récompensera
les bons participants.
Source : mertert.lu
ECHTERNACH
Le SIAEE, avec le soutien du ministère
de l’Économie, lance un appel à intérêt
pour l’implantation d’entreprises sur la
parcelle 395/1914 de la zone d’activités
économiques régionale d’Echternach.
Les activités éligibles sont principalement
industrielles légères, artisanales,
logistiques ou de commerce de gros. Le
terrain, soumis à des mesures compensatoires
à finaliser d’ici octobre 2025,
sera mis à disposition sous forme de
droit de superficie pour 30 ans. Les
candidatures sont à soumettre avant
le 30 septembre 2025. Pour plus d’informations,
contactez joel.schmalen@
echternach.lu ou laurent.glesener@
echternach.lu.
Source : echternach.lu
MANTERNACH
La commune de Manternach, par l’intermédiaire
de sa commission des seniors
en partenariat avec Synecosport, lance
un appel aux retraités et personnes disposant
de temps libre. Elle recherche
des seniors motivés pour offrir des
cours de soutien en allemand, français
ou mathématiques aux enfants,
les mardis et jeudis. Cette initiative
favorise le lien intergénérationnel tout
en valorisant le partage des savoirs.
Ce projet dynamique invite les seniors
à s’impliquer activement dans la vie
locale, renforçant ainsi la cohésion de
la communauté tout en restant engagés
et utiles.
Source : manternach.lu
ACTUALITÉS COMMUNALES |
51
LES ÉLUS LOCAUX SE DÉVOILENT
YOURI DE SMET
DIANE ADEHM
CARLO FEIEREISEN
BERTRANGE HESPERANGE SCHIFFLANGE
Youri de Smet est bourgmestre de
Bertrange depuis juin 2025, succédant
à Monique Smit-Thijs. Il mise sur une
politique tournée vers l’innovation, la
transition énergétique et la participation
citoyenne.
Ses priorités politiques : développer
les projets solaires et l’efficacité énergétique,
améliorer la mobilité intercommunale
avec Strassen, renforcer
les infrastructures scolaires et les aménagements
urbains, tout en préservant
le patrimoine local et en favorisant un
cadre de vie attractif.
Pacte Climat : 51,3% - Pacte Nature : 51%
Diane Adehm est députée depuis 2013
et bourgmestre de Hesperange depuis
juillet 2025, après avoir été conseillère
communale puis échevine. Elle souhaite
poursuivre les projets structurants
engagés par son prédécesseur Marc
Lies.
Ses priorités politiques : développer de
nouvelles crèches, moderniser et agrandir
les écoles, réfléchir à la création d’une
piscine communale, promouvoir la culture
avec des événements itinérants, renaturer
l’Itzigerbach, renforcer les services de
proximité et acquérir des terrains pour des
usages publics et des logements sociaux.
Pacte Climat : 77,6% - Pacte Nature : 42,5%
Carlo Feiereisen est devenu bourgmestre
de Schifflange le 24 juillet 2025,
succédant à Paul Weimerskirch dans le
cadre de la rotation prévue par l’accord
de coalition 2023-2029.
Ses priorités politiques : la finalisation
des chantiers engagés, la construction
d’un parking souterrain et l’extension
des écoles. En matière de cadre de vie,
il mise sur la transformation de la place
Grande-Duchesse Charlotte en parc
urbain, la création de logements abordables
et un commissariat intégrant
des habitations.
Pacte Climat : 79,6% - Pacte Nature : 52,1%
MANDY ARENDT
COLMAR-BERG
Pédagogue sociale de formation,
Mandy Arendt a été élue bourgmestre
de Colmar-Berg en 2023.
Ses priorités politiques : faciliter la vie
des enfants et des familles de la commune.
Elle met l’accent sur une politique
proche du citoyen, transparente
et participative.
CHARLES WEILER
DIEKIRCH
Charles Weiler a commencé sa carrière
politique au sein des jeunes chrétiens
sociaux. Il est bourgmestre de la
commune depuis 2023.
Ses priorités politiques : la participation
citoyenne et la revalorisation du
centre-ville, notamment de la cité militaire.
Il soutient également le développement
de la Nordstad et la promotion
de logements abordables.
HENRI RASQUÉ
ELL
Henri Rasqué est depuis 2023 bourgmestre
de la commune d’Ell. Il est
également receveur au sein de la commune
de Lorentzweiler.
Ses priorités politiques : la participation
citoyenne, l’écologie, le développement
durable et l’offre de logements
abordables pour les citoyens. Il mise
également sur une vie active au sein de
la commune.
Pacte Climat : 66,5% - Pacte Nature : 23,6%
Pacte Climat : 56,7%
Pacte Climat : 74,6% - Pacte Nature : 41,9%
52
BRÈVES
COMMUNALES DU NORD
CLERVAUX
La commune de Clervaux a officiellement
signé un accord de jumelage avec
la ville polonaise de Kazimierz Dolny le
19 juillet dernier. Une délégation luxembourgeoise,
accompagnée d’élèves
de l’école de musique du canton, s’est
rendue sur place du 17 au 21 juillet. Ce
séjour a été rythmé par des échanges
culturels, des rencontres conviviales et
une cérémonie émouvante, ponctuée
d’une prestation musicale. Ce partenariat
symbolise le début d’une coopération
fondée sur l’amitié et les valeurs
européennes communes. Deux villes
historiques, deux châteaux, et désormais
un lien durable pour renforcer les
échanges culturels et humains entre
Luxembourg et Pologne.
Source : clervaux.lu
COMMUNE DE LA VALLÉE DE
L’ERNZ
La Duerfkiermes d’Eppeldorf aura lieu
les 20 et 21 septembre 2025 dans une
ambiance festive et conviviale. Le samedi,
de 17h à 22h, la fête débutera
par l’ouverture officielle, suivie d’une
soirée dansante. Le dimanche, de 10h à
18h, les visiteurs pourront assister à un
concert-apéritif, profiter de la musique
l’après-midi et découvrir une animation
de capoeira. Tout au long du weekend,
un carrousel, des jeux variés ainsi
que des stands de restauration et de
boissons seront à disposition. Un rendez-vous
à ne pas manquer pour passer
un agréable moment en famille ou
entre amis dans le village d’Eppeldorf.
Source : aerenzdall.lu
DIEKIRCH
Du 2 au 31 août, le Musée d’Histoire[s]
Diekirch met à l’honneur l’art contemporain
chinois à travers l’exposition
Expressions Modernes. Organisée
par la curatrice Xun Yan en collaboration
avec Xun Art Gallery, l’exposition
présente les œuvres de cinq artistes
chinois majeurs, dont Fang Lijun et Wu
Jun. Chaque artiste offre une perspective
unique sur l’individualisme, la mémoire
et l’évolution culturelle. Le public
pourra découvrir des œuvres fortes et
expressives, explorant diverses techniques.
Le vernissage aura lieu le 1 er
août à 18h30, en présence de Wu Jun.
L’entrée est gratuite, du mardi au dimanche,
de 10h à 18h.
Source : diekirch.lu
ESCH-SUR-SÛRE
La commune participe activement au
programme Youth & Work et offre un
accès privilégié à son coaching personnalisé,
gratuit et sur base volontaire,
destiné aux jeunes jusqu’à 29 ans en
quête d’orientation, de formation ou
d’emploi. Les participants bénéficient
d’un accompagnement individualisé
à travers des échanges réguliers avec
des professionnels, afin de définir leur
projet, identifier leurs compétences et
consolider leur parcours. La commune
facilite les inscriptions, met à disposition
des ressources et met en relation
les jeunes avec l’équipe dédiée. Grâce à
cette initiative locale, les jeunes du territoire
disposent d’un soutien concret
et adapté à leurs ambitions professionnelles.
Source : esch-sur-Sûre.lu
WILTZ
Les communes de Boulaide, Esch-sur-
Sûre, Goesdorf, Lac de la Haute-Sûre et
Winseler ont signé le Pacte du vivre-ensemble
en présence du ministre Max
Hahn. Dans ce cadre, la commune de
Wiltz renforce sa collaboration avec ces
communes partenaires du Parc naturel
de la Haute-Sûre. Déjà engagée depuis
2021 dans le projet et ayant renouvelé
son Pacte communal en 2024, Wiltz a
signé une déclaration de coopération
avec le parc. L’objectif est de développer
des synergies régionales, de mener
des projets communs et de favoriser
les échanges interculturels et intercommunaux
à l’échelle du territoire.
Source : wiltz.lu
TROISVIERGES
Dimanche 31 août 2025, une promenade
guidée sur le Sentier des Passeurs
vous emmènera à la découverte
des chemins empruntés par les résistants
et réfractaires durant la Seconde
Guerre mondiale. Le départ se fera à
10h00 depuis la gare de Troisvierges.
La randonnée de 8 km, d’une durée de
3 heures, allie nature et mémoire historique.
L’accompagnement se fera en
luxembourgeois, allemand, français et
anglais. La participation coûte 5 euros,
gratuite pour les enfants jusqu’à 10 ans.
Réservation obligatoire via visit-eislek.lu.
Renseignements : simone.zanter@naturpark-our.lu
ou +352 90 81 88 - 646.
Source : troisvierges.lu
ACTUALITÉS COMMUNALES |
53
LE PARC NATUREL DE LA HAUTE-SÛRE,
JOYAU VERT DU LUXEMBOURG
Aux confins du nord-ouest luxembourgeois, le Parc naturel de la Haute-Sûre conjugue lac vital,
biodiversité exceptionnelle et villages authentiques. Entre loisirs doux, patrimoine préservé et gestion
raisonnée, ce territoire illustre l’équilibre possible entre développement local et protection de
l’environnement.
Un écrin d’eau et de verdure
Créé en 1999, le Parc naturel de la Haute-Sûre, ou Naturpark
Öewersauer, s’étend sur environ 200 km² dans la région vallonnée
de l’Éislek. Il englobe cinq communes : Boulaide, Esch-sur-Sûre,
Lac de la Haute-Sûre, Winseler et Wiltz et bientôt Goesdorf. Au
cœur de ce paysage, le lac, vaste réservoir artificiel de 3,8 km²,
fournit à lui seul près de 70% de l’eau potable du pays. Créé entre
1956 et 1959 avec le barrage d’Esch-sur-Sûre, il joue aussi un rôle
clé dans la production hydroélectrique et la régulation des crues.
Les bateaux à moteur y sont bannis pour préserver la qualité de
l’eau, mais kayak, canoë, voile légère ou croisières solaires y sont
les bienvenus.
Un refuge pour la biodiversité
Les vallées encaissées, forêts de schiste, landes et zones humides
du parc composent une mosaïque d’habitats remarquables.
Classée zone Ramsar et Important Bird Area, la Haute-Sûre abrite
une faune variée : castor, cerf élaphe, salamandre tachetée, couleuvres,
lézard des murailles, cigogne noire, martin-pêcheur,
balbuzard pêcheur et hibou grand-duc figurent parmi ses résidents
les plus emblématiques. La flore acidophile y prospère, du
chêne à la digitale pourpre, en passant par l’iris des marais. Cette
richesse naturelle attire autant les randonneurs que les passionnés
d’ornithologie ou de photographie. Plus de 500 km de sentiers
balisés sillonnent ses forêts, rives et plateaux, offrant une immersion
au cœur d’un patrimoine vivant.
Un territoire vivant et préservé
Le Parc naturel de la Haute-Sûre ne se limite pas à sa nature spectaculaire
: il valorise aussi le bâti traditionnel, moulins, chapelles,
anciennes carrières et encourage des activités économiques
durables, notamment une agriculture respectueuse des sols et des
circuits courts. Géré par le syndicat intercommunal SYCOPAN, en
partenariat avec l’État et les communes, il est un acteur clé du
développement local. Cette gouvernance partagée permet d’équilibrer
préservation environnementale, attractivité touristique et
qualité de vie pour les habitants. Ici, la détente, l’éducation environnementale
et l’aventure se conjuguent dans un cadre où la
protection de l’eau et de la biodiversité reste la priorité.
54
| ACTUALITÉS COMMUNALES
APPEL AUX ARTISTES
POUR LA GALERIE COLLART
DE STEINFORT
La commune de Steinfort lance un appel aux artistes pour la saison 2026 à la galerie d’art de la Villa
Collart « Galerie CollART » située au plein centre de Steinfort. La galerie offre un cadre unique avec un
parc adjacent qui propose une multitude de possibilités. L’appel s’adresse à des artistes, des collectifs
d’artistes (max. 3 artistes) et des associations en arts visuels et métiers d’art, à déposer leur dossier
pour faire partie de la programmation des expositions à la Galerie CollART qui accueillera en moyenne
quatre expositions par année. Les dossiers comprenant des propositions de workshops pour les écoles
sont également appréciés.
Dates saison 2026 (Ouverture seulement
les week-ends du vendredi au
dimanche)
• 23.01. – 08.02.2026
• 17.04. – 03.05.2026
• 26.06. – 12.07.2026
Modalités
• Disponibilité de l’artiste pendant 3
week-ends au minimum
• Surveillance doit être assurée par
l’artiste (à convenir)
• Aide logistique assurée par la commune
• Surface d’exposition net : 98,5 m 2 (plan
en annexe)
• Cachet prévu
Mémoire candidature
• Un portfolio et un CV artistique
• Description de la proposition pour
l’exposition
• Seuls les dossiers complets seront pris en
considération
Les candidatures peuvent être envoyées
jusqu’au 30.09.2025 par e-mail à frederique.
theisen@steinfort.lu. Plus d’informations
sur l’appel peuvent être demandées auprès
de Frédérique Theisen du Service Relations
publiques et événementiel de la commune
de Steinfort.
Communiqué par la commune de Steinfort
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