01.12.2025 Vues

OH LIFE SUPERCARS DECEMBRE 2025 version 1-3

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DECEMBRE 2025 - Prix 15,00 €

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McLaren

ARTURA 700

Alpine

A110 GTS

AMG

GT 63 s

Bentley

CONTINENTAL GTC

RELAIS & CHATEAUX

KASTEEL VAN ORDINGEN

MASERATI

GT FOLGORE


Sommaire

OCTOBRE 2025

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SUPERCARS

LES DERNIÈRES NOUVEAUTÉS

KASTEEL VAN ORDINGEN

MASERATI GRANTURISMO FOLGORE

McLAREN ARTURA 2026 700 CH

ALPINE A290 GTS 218 CH

ALPINE A110 GTS 300 CH

PIRELLI SHOP KNOKKE

AMG SL 43 421 CH

AMG C BREAK 63S 680 CH

LOTUS EMEYA ET ELETRE 612 CH

MERCEDES- BENZ CLE200 CABRIO

MG CYBERSTER 2025 340 CH

JAGUAR 00

MASERATI GRECALE FOLGORE

ROLLS ROYCE GHOST

RANGE ROVER SPORT SV 585 CH

DEFENDER OCTA 635 CH

AMY & MASSIMO FRASCELLA

DESIGNER DU LAND ROVER DEFENDER

AMG GT 63S 585 CH

BENTLEY CONTINENTAL GTC 600 CH

BENTLEY BENTAYGA RIVIERA 550 CH

OH ! LIFE est édité par Eric HEIDEBROEK

15A rue de la Chapelle - B-4280 Merdorp

Tous droits réservés ©

Directriice artistique : Pascale Lintermans - Heidebroek

Collaborations à la Rédaction :

Christine Beckers - Jean-Louis Desneux - David Gibbons -

Olivier Duquesne - Cédric Heidebroek - Pascale Heidebroek -

Michel Henry - Christian Hubert - Charles, & Christiane Mahaux -

Benoït Mahaux

2


Àpd 249 € / mois

en EasyLease *

avec un paiement anticipé de 4.987 €.

Pour les particuliers.

Toujours sur la balle

T-Roc R-Line Ultimate

Compact et sportif, le T-Roc R-Line Ultimate est équipé comme un champion.

Avec, notamment, les jantes en alliage léger de 19“, les phares LED-Plus et le toit ouvrant panoramique.

Il est disponible en EasyLease, pour les particuliers, entretien et réparations inclus.

Demandez une offre et recevez un ballon de foot Volkswagen exclusif.**

6,1 - 6,4 L /100 KM • 139 - 146 G CO 2 /KM (WLTP)

Contactez votre concessionnaire pour toute information relative à la fiscalité de votre

véhicule. *EasyLease est une location long terme incluant entretiens et réparations réservée aux particuliers et conclue au travers de D’Ieteren

Lease SA (filiale et agent de crédit lié de Volkswagen D’Ieteren Finance SA) avec siège social à 3071 Kortenberg, Leuvensesteenweg 679,

Belgique, BCE 0402.623.937, RPM Louvain. Offre sur toute la gamme Volkswagen du 01/09/2025 au 28/09/2025 inclus et calculée sur base

de 36 mois et 10.000 km/an. D’Ieteren Lease SA est un agent d’assurance de P&V Assurances sc (code 0058). IBAN : BE10 0016 0246 9504.

www.vdfin.be/contact. Sous réserve d’acceptation du dossier par D’Ieteren Lease SA. Sous réserve d‘erreurs ou de modifications de prix.

Image prise dans un lieu inaccessible à l‘usager ordinaire, avec l‘autorisation des autorités compétentes. **Jusqu‘à épuisement du stock.

É.R. : D’Ieteren Automotive SA/NV - Volkswagen Import, Bart Nyns, Leuvensesteenweg 639, 3071 Kortenberg.

Informations environnementales (A.R. 19/03/2004) : volkswagen.be


the face of

beauty

the heart of a

beast


DECEMBRE 2025

PARCEQU’IL

FALLAIT FAIRE

DE LA PLACE

OH!LIFE CRÉE

SUPERCARS...

POURQUOI PAS !

Editorial

LA SEMAINE AUTOMOBILE

Eric HEIDEBROEK

Journaliste AGJPB F05749

Rédacteur en Chef OH ! LIFE

Dans notre édition originale d’Auto Loisirs by OH!LIFE, nous proposions

un savant mélange de rubriques qui accompagnaient l’actualité

automobile. Mais très vite, l’information s’est trouvée à l’étroit.

Au fil des années, les sujets sont devenus plus riches, plus passionnants, et

la nouvelle philosophie graphique de OH!LIFE - qui accorde à l’image autant

d’importance qu’au récit -a fait exploser les formats. Nos e-magazines atteignent

désormais des volumes impressionnants, parfois plus de 1.500 pages.

Pour répondre à cette évolution, nous avons déjà réparti plusieurs thématiques

dans des titres dédiés : le Tourisme, le Life Style, les historiques, les pneus, la

compétition, les bandes dessinées et les beaux livres ont chacun trouvé leur

place dans des magazines distincts. À la demande de nos lecteurs, nous avons

également lancé AUTOKRANT by OH!LIFE et Cars & Pleasure by OH!LIFE.

Aujourd’hui, nous franchissons une nouvelle étape avec le lancement de

OH!LIFE Supercars and Luxury Performance.

Ce supplément offre à ces univers d’exception un espace plus vaste, propice à

la création de récits immersifs, de mises en scène originales et de partenariats

de qualité. À choisir le rêve, autant lui offrir l’atmosphère qu’il mérite.

Bonne découverte !

5


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⏬Accès direct à nos e-magazines ⏬

HO ! LIFE AUTO

TOURISME

LIFE STYLE

COMIC’S & BOOKS

CLASSIC’S

RACE & TYRES

AUTOKRANT


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Compact et sportif, le T-Roc R-Line Ultimate est équipé comme un champion.

Avec, notamment, les jantes en alliage léger de 19“, les phares LED-Plus et le toit ouvrant panoramique.

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6,1 - 6,4 L /100 KM • 139 - 146 G CO 2 /KM (WLTP)

Contactez votre concessionnaire pour toute information relative à la fiscalité de votre

véhicule. *EasyLease est une location long terme incluant entretiens et réparations réservée aux particuliers et conclue au travers de D’Ieteren

Lease SA (filiale et agent de crédit lié de Volkswagen D’Ieteren Finance SA) avec siège social à 3071 Kortenberg, Leuvensesteenweg 679,

Belgique, BCE 0402.623.937, RPM Louvain. Offre sur toute la gamme Volkswagen du 01/09/2025 au 28/09/2025 inclus et calculée sur base

de 36 mois et 10.000 km/an. D’Ieteren Lease SA est un agent d’assurance de P&V Assurances sc (code 0058). IBAN : BE10 0016 0246 9504.

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Index général par marques / modèles

ABARTH

ABARTH Electrique (2023)

ALFA ROMEO

ALFA ROMEO Mai 2024 Francorchamps

ALFA ROMEO GIULIA COMPETIZIONE (2024)

ALPINE

ALPINE A290 (2025 - (vers le 28 août 2025)

ALPINE A110 GTS (vers le 10 septembre 2025)

ALPINE A110 S (2020)

ALPINE A110 (2018)

AMG-MERCEDES-BENZ

AMG GT BLACK SERIES

AMG GT R

AMG GT 63 S (2024)

AMG C63 S e-performance (2024)

AMG SL43 2025

AUDI

A6 S6 AVANT E-TRON EV

Q8 E-TRON CLASSIC & SPORTBACK EV

BENTLEY

CONTINENTAL GTC V8 PHEV

BENTAYGA EWB V8 Riviera Collection

FLYING SPUR HYBRID PHEV

CONTINENTAL GT V8

CONTINENTAL GT V8 à Paris

20 ANS BENTLEY CONTINENTAL GT

BMW

BMW i4 M50 - 2024 ELECTRIQUE

BMW i7 - 2023 ELECTRIQUE

BUGATTI

BUGATTI TOURBILLON

BUGATTI BOLIDE

BUGATTI CHIRON

JAGUAR

JAGUAR TYPE 00 à PARIS

Jag F-Type SVR vs ALFA STELVIO QV (2023)

10


Rêvez d’autres plans.

Volkswagen California.

0,9 – 9,2 L /100 KM · 20 – 209 G/KM CO 2

(WLTP)

É.R. : D‘Ieteren Automotive SA/NV, Volkswagen Commercial Vehicles Import,

Thomas Vandebotermet, Leuvensesteenweg 639, 3071 Kortenberg. Contactez votre concessionnaire pour toute information relative

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Index général par marques / modèles

LAND ROVER

RANGE SPORT SV ESSAI 2024

DEFENDER OCTA STATIQUE 2024

DEFENDER V8-5,0L - 2024

DEFENDER INTERVIEW DES DESIGNERS

LAND ROVER FAMILY

LOTUS

ELETRE & EMEYA ELECTRIQUE

MASERATI

GRECALE FOLGORE ELECTRIQUE

GRAN TURISMO FOLGORE ELECT

McLAREN

MERCEDES CLASSE CLE 200 CABRIOLET

MG

MG CYBERSTER ELECTRIQUE

POLESTAR

POLESTAR 1

PORSCHE

TAYCAN

ROLLS-ROYCE

GHOST 2023 (4WD SWB)

SPECTRE 2023 ELECTRIQUE

PHANTOM 2012

ARTURA PHEV 700 ch

ARTURA PHEV - AU P’TIT GABY

720S SPIDER - A BRUGES

720S COUPE - A LUXEMBOURG

GT V8 prise en main - A UCCLE

GT V8 - À WATERLOO

OUVERTURE MCLAREN BRUSSELS

MERCEDES-BENZ

MERCEDES G500 HEV

MERCEDES G580E ELECTRIQUE

NEW MERCEDES CLA (STATIQUE)

MERCEDES EQ FAMILY

12


La voiture de votre vie.

Et tant pis pour votre CV.

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NEW

and

14


S

CALENDARIO

PIRELLI 2022

By BRYAN ADAMS

PRESENTATIONS STATIQUES

PIRELLI INAUGURE UN CONCEPT A KNOKKE

OUVERTURE MCLAREN BRUSSELS

OUVERTURE ROLLS ROYCE BRUSSELS

15


KNOKKE

Pirelli inaugure le premier

P Zero World Authorized Dealer au Benelux

C’est le 11 juillet 2025 que Pirelli a ouvert son tout premier PZERO World

Authorized Dealer du Benelux, à Knokke. Pour une évidente raison, le

nombre de voitures de luxe et de sport de la prestigieuse et très courue,

cité balnéaire est l’un des plus élevés du pays.

Ce point «service»s entend renforcer encore la notoriété de la marque dans la

région, parallèlement aux parrainages internationaux - de la F1 au tennis en


passant par le MotoGP - qui

renforcent la valeur et la reconnaissance

marque Pirelli à l’échelle mondiale.

Knokke-Heist est donc une nouvelle étape d’un

parcours tourné vers l’avenir, qui place l’excellence des

produits et l’expérience des clients au centre de ses préoccupations.


«Nous sommes fiers d’ouvrir ce tout nouveau point de services PIRELLI agréé

«P Zero World Authorized Dealer» en Belgique, renforçant ainsi la présence de Pirelli sur ce marché,

qui se caractérise par un pourcentage élevé de voitures haut de gamme et de prestige et qui est donc

idéal pour un concept de ce type.

Knokke-Heist est en outre une région qui reflète parfaitement les valeurs de la marque : excellence,

innovation et orientation client», a déclaré Tiziano Bedini, responsable des opérations

commerciales pour le Benelux. «Cette ouverture s’inscrit dans la stratégie globale de Pirelli,

qui vise à consolider son leadership dans le segment High Value grâce à l’expansion de son

réseau de distribution et de sa présence sur les marchés clés.» Le partenariat entre Pirelli et


W. Van Acker & fils n’est pas un hasard : l’entreprise knokkoise est en

effet reconnue pour l’excellence de ses services orientés clients. Une

qualité que Pirelli recherche activement pour développer son réseau

mondial de plus d’une centaine de P Zero World Authorized Dealer.

À travers cette collaboration, la marque renforce son positionnement

sur les produits les plus exclusifs de sa gamme, tout en s’inscrivant

dans les différents univers où elle s’illustre, de la Formule 1 aux sports

mécaniques d’élite, en passant par l’univers du design.


20

MAI 1965


Naissance d’un mythe

On est en 1963, la filiale anglaise de Pirelli doit lutter contre une

concurrence locale féroce. Le sport auto est un vecteur fort.

Et pour cause, les Anglais sont des passionnés d’automobiles et de

sports mécaniques, comme les Italiens d’ailleurs. Les besoins de

cette clientèle éclectique sont tellement exigeants que les manufacturiers

les plus importants lancent de dures offensives. Aussi pour

réagir différemment, Pirelli UK décide d’éditer un calendrier, mais

pas n’importe lequel. Ce doit être ouvrage d’art autant qu’exclusif.

La maison mère à Milan trouve l’idée géniale et décide de s’adresser

à Robert Freeman, qui s’est distingué, en 1960, en prenant en photo

Nikita Khrouchtchev au Kremlin pour le Sunday Times. Qui plus est, en

1963, l’un des photographes attitrés des Beatles. Pirelli a du flair.

Excusez du peu, les Beatles sont en pleine heure de gloire, le Calendario

ne pouvait rêver mieux comme parrain dans un pays où la plupart des

écuries de Formule 1 ont vu le jour et sont toujours actives aujourd’hui.

Inutile de parler du «buzz» que ça a fait à l’époque !

Depuis lors le Calendrier Pirelli était attendu chaque année par des fans

de plus en plus nombreux. Mais Pirelli ne voulait pas en imprimer des centaines

de mille, au contraire, la marque italienne a volontairement limité

ses tirages. Seuls quelques «happy fews» dans chaque pays étaient sélectionnés

pour le recevoir, et ceux-ci étaient plus ou moins nombreux en

fonction des résultats économique du pays. Cette récompense allait même

jusqu’à conditionner la présence du pays à la présentation mondiale.

Le Calendario est devenu un monument incontournable de l’art

photographique. De très grands noms ont marqués les années.

Au hasard des années, relevons : Harry Peccinotti (1969), Francis Giacobetti

(1970 et 1971), Sarah Moon (1972), Uwe Ommer (1984), Bert

Stern (1986), Joyce Tennyson (1989), Herb Ritts (1994), Peter Lindbergh

(1996), Annie Leibovitz (2000), Bruce Weber (2003), Patrick Demarchelier

(2005 & 2008), Inez van Lamsweerde et Vindooh Matadin (2007),

Karl Lagerfeld (2011), Helmut Newton (2014), et plus récemment, des

artistes comme Bryan Adams (2022) rejoignent les rangs des talents de

la mode et des arts.

21


22

Il y a des « Calendario » qui

marquent plus que d’autres.

Celui concocté par Bryan Adams pour

2022 est incontestablement de ceux-là.

Son atout maître ?

Un fabuleux travail axé sur des artistes musicaux, immortalisés

avec une sensibilité unique.

La mise en valeur des talents est non seulement fantastique,

mais elle leur redonne aussi vie : grâce à nos boutons interactifs, v

ous pouvez découvrir ou réécouter leurs plus grands titres.

Faites-vous plaisir, nous espérons que vous en tirerez autant de joie

que nous en avons eu à vous préparer ce reportage !


2022

23


Le Calendrier Pirelli est né en 1964.

C’est devenu avec les année une

institution et seule une poignée de

personnes sont sélectionnées pour

le recevoir, c’est dire s’il est rare

et si Pirelli ne peut se tromper de

photographe !

Cette année, cette mission a été confiée

à Bryan ADAMS ! Oui, le chanteur canadien,

qui combine une carrière Rock avec

sa passion pour la photo.

Dans le milieu, Bryan ADAMS est apprécié,

son talent reconnu par les plus

grands magazines comme Vogue, Vanity

Fair, GQ et Harper’s Bazaar, ainsi que

celles de son propre magazine d’art, Zoo.

Parmi ses anciens modèles, on compte

Sir Mick Jagger, John Boyega, Amy

Winehouse, Naomi Campbell et bien

d’autres, dont des hommes politiques,

des hommes d’État et même la reine

d’Angleterre, qu’il a photographiée pour

son jubilé d’or en 2002.

Bryan ADAMS a également publié des

livres sur son travail, notamment American

Women (2004), Exposed (2012),

un projet sur les anciens combattants

britanniques blessés intitulé Wounded :

The Legacy of War (2014), et Homeless,

sorti en 2019.

De l’autre côté de la médaille de la créativité,

sa musique, au cours des quatre

dernières décennies, a atteint le statut

de numéro un dans plus de 40 pays.

Il compte trois nominations aux Oscars

et cinq nominations aux Golden Globes,

ainsi qu’un Grammy Award, et sortira

son 15e album en 2021.

24


09:00 janvier

Premier photographe canadien à photographier

un calendrier Pirelli, il n’est pas

le premier musicien à y participer.

Bono, Jennifer Lopez, Sean «Diddy»

Combs, Lil Yachty, Yoko Ono et Patti

Smith sont parmi les artistes qui ont été

photographiés et immortalisés dans les

calendriers précédents.

Avec son élégante pochette en forme

d’album, le Calendrier Pirelli 2022 a l’air

d’un vinyle de collection très prisé.

On the Road,

Le thème était un choix évident pour le

guitariste et auteur-compositeur-interprète

canadien «parce que la route est

ce que je fais depuis 45 ans», a déclaré

Bryan ADAMS qui a longtemps mené

une activité photographique parallèlement

à sa musique.

Un casting de rêve

Il a photographié un casting étincelant

d’artistes superstars, dont Cher, Iggy

Pop, Jennifer Hudson, St Vincent, Kali

Uchis, Saweetie,Normani, Grimes, Bohan

Phoenix et Rita Ora, pour créer un

voyage visuel spectaculaire à travers

une journée dans la vie d’un musicien

en tournée. L’auteur-compositeur-interprète

et guitariste rejoint les précédents

photographes du Calendrier Pirelli tels

que Helmut Newton, Herb Ritts et Annie

Leibovitz, Patrick demarchelier, Karl Langerfeld,

mais, il est le premier à figurer

dans ses pages.

Un 33 tours ?

C’est un emballage approprié pour le

premier Calendrier Pirelli qui non seulement

se concentre exclusivement sur les

musiciens, mais qui est également photographié

par l’un d’entre eux.

25


Comment avez-vous trouvé

le thème «sur la route» ?

«Pour être honnête, ce n’était pas très difficile,

car je suis sur la route depuis 45 ans.

Quand je l’ai proposé, je me suis dit que

cela avait peut-être été fait avant, car pour

moi, c’est une chose tellement évidente.

J’ai pensé que la relation symbiotique serait

bonne. L’idée de musiciens qui voyagent et

d’une entreprise qui fabrique des pneus.

C’est logique pour moi. Je pensais que Pirelli

ne trouverait pas que ce n’est pas très

évident, mais, ils ont directement embrayé !

Pouvez-vous décrire comment les photos

racontent l’histoire des tournées, des

concerts et de l’expérience de la route ?

Il serait très, très difficile de résumer tout ce

26


10:13 fevrier

Saint Vincent

qui se passe sur la route en quelques jours.

J’ai donc essayé de représenter certains de

ces aspects... par exemple, les musiciens

ne voient jamais vraiment l’avant du bâtiment,

ils voient l’arrière du bâtiment, nous

voyons la porte de la scène, nous voyons

les coulisses, nous voyons le sous-sol d’un

bâtiment... vous passez de la porte de la

scène à la porte de la voiture, à la porte

de l’hôtel, à la porte du train et à la porte

du bus, donc il y a un tas de portes, mais

il s’agit toujours de voyager.

C’est la première fois que le

Calendrier aborde la musique et les

musiciens de cette manière et, en tant que

photographe et musicien, vous êtes très

bien placé pour le faire.

27


Pouvez-vous nous en parler ?

Je veux dire, vraiment, je suis heureux qu’il se soit concrétisé et qu’il s’inscrive dans

un monde que je comprends. Personnellement, j’ai été ravi de pouvoir travailler avec

d’autres musiciens et d’avoir la chance de jeter un coup d’œil dans leur monde et de

voir comment ils l’organisent. Vous savez, les choses ont terriblement changé, et l’image

est devenue une partie incroyablement importante de ce qui se passe maintenant dans

la musique. Aujourd’hui, un artiste peut complètement changer la façon dont il veut

être représenté sur une seule photo, il en a le contrôle...

28


10:13 mars

Kali Uchis

29


C’est donc une époque intéressante pour les musiciens, tant sur le plan

photographique qu’artistique, car ils peuvent contrôler leur image,

en particulier les femmes.

L’un des aspects de la photo est que l’on ne veut pas que les choses soient normales.

On veut qu’une image soit mémorable et donc, on essaie de créer des choses qui fonctionnent

avec le concept «On The Road», mais on veut aussi générer de la fantaisie.

Il faut développer des idées pour obtenir des images atmosphériques et puissantes et cela

ne se fait qu’en collaboration étroite avec le directeur créatif du shooting, Dirk Rudolph, qui

travaille avec moi depuis 1996. «J’ai compté et nous avons fait quelque chose comme

30


10:42 avril

Saweetie

31


25 décors en deux jours, c’est assez rapide», a déclaré Rudolph après la fin du tournage

à Los Angeles. Les idées d’images changeaient en cours de route ou entre les prises de

vue. Donc, parfois, c’était un processus très spontané, développer des idées, improviser

des idées. Si vous faites cela, vous laissez faire et, à un moment donné, vous regardez

l’écran et voyez une image et vous dites «C’est vraiment bien». Le Calendrier contient

également une série d’images de natures mortes qui renforcent l’atmosphère et la sensation

de lieu, ainsi que des photographies à longue exposition conçues pour communiquer

une sensation de mouvement - comme les feux arrière des voitures sur le Sunset

Strip, et les lumières du studio de Grimes.

32


14:43 mai

Cher

33


Ce calendrier comporte essentiellement trois niveaux, ajoute Rudolph. Il y a l’artiste, les

photos qui complètent l’histoire et ces images qui sont plus graphiques et expriment le

mouvement au cours de la journée, le mouvement au cours de l’année.»

Pour Bryan ADAMS, le lien entre la musique et le monde artistique a toujours été vital,

et le projet contribue, en partie, à rapprocher les deux.

Qu’aimeriez-vous que vos photographies communiquent ?

J’espère que les gens apprécient la fantaisie et la réalité que nous avons dépeintes dans

ces quelques images. Ce n’est qu’une coupe transversale de ce qui aurait pu être et,

34


15:28 juin

Normani

35


malheureusement, il n’y a pas l’espace nécessaire... il faudrait un livre de chaque personne

pour pouvoir raconter l’histoire, mais c’est un aperçu et c’est un aperçu intéressant

[de] chaque artiste. Deux stars du rock de toutes les décennies ornent les couvertures

du Calendrier. Saint-Vincent, alias Annie Clark, posant avec un pic de guitare Pirelli

sur la langue. Dès que j’ai pris la photo, j’ai su qu’elle ferait la couverture. Au dos de la

couverture se trouve une photo saisissante d’Iggy Pop, le leader des Stooges, le torse

peint en argent, en référence à un célèbre look de scène du début des années 1970. Le

calendrier présente un éventail éblouissant d’images, à la mesure de la diversité des artistes

qui le composent.

36


18:25 juillet

Jennifer Hudson

37


Un jour dans la vie d’un musicien en tournée

Le mois de février s’intitule «10h13, chambre 29, Château Marmont», où l’on voit St.

Vincent le regard pensif, éclairé d’un soleil filtré par les stores vénitiens. Mars se déroule à

10h42 et voit Kali Uchis, l’auteur-compositeur-interprète colombo-américaine connue pour

sa musique qui défie les genres, profiter d’un «jour de repos à la piscine», allongée sur un

plongeoir dans une superbe robe émeraude, des bijoux et des talons.

Avril passe à 11h38, où le rappeur américain Saweetie «quitte l’hôtel Scalinatella» à Capri,

posant dans le hall et poussant un imposant chariot de bagages dans une robe argentée

38


19:06 août

Iggy

Pop

39


dos nu et des talons. En mai, la journée se poursuit avec Cher «entrant dans les coulisses»

à 14 h 43. Elle s’avance le long d’un miroir dans une loge vide du Palace Theatre, dans le

centre de Los Angeles, et passe son rouge à lèvres sur la vitre. L’artiste américaine de R&B

Normani est la star des pages de juin à 15:28, «se reposant dans le bus avant la balance»,

posant dans un lit et à côté d’un bus de tournée.

En juillet, il est 18 h 25 et Jennifer Hudson «arrive sur le lieu du concert» dans sa limousine,

avant de jeter un coup d’œil à la scène et de regarder à travers les rideaux la salle vide,

puis de s’asseoir dans sa loge entourée de fleurs. Août voit Iggy Pop dans les coulisses une

40


00:12septembre

Grimes

41


heure avant le début du spectacle. Il pose torse nu, se tortille dans un fauteuil vert et danse

pour la caméra dans le sous-sol de la salle.

Après le spectacle

Dans les pages de septembre, il est 00:12 et l’auteur-compositeur-interprète et producteur

canadien Grimes pose en tenue futuriste avec des cheveux roses au milieu d’un

banc d’ordinateurs géants «dans son studio», vêtu d’une robe faite d’éclats de métal.

En octobre, il est 1h42 et le rappeur sino-américain Bohan Phoenix «rentre à l’hôtel»,

posant sur le Sunset Strip alors que la circulation défile. Pour les pages de novembre,

42


01:42octobre

​Bohan Phoenix

43


c’est «après le spectacle» et 03:02.

La chanteuse, compositrice et actrice britannique Rita Ora s’allonge dans un bain dans

une robe en cotte de mailles puis arrête la circulation en posant sur des sièges de voiture

au milieu de la rue.

Et dans les pages de décembre, Adams lui-même clôt le voyage à 04:12, en route pour

son prochain concert avec sa guitare et dans une voiture classique. Avec seulement

trois jours de tournage et dix stars à capturer (dont neuf ont été filmées en deux jours),

Bryan ADAMS admet que le projet était un défi. «Il serait très, très difficile de résumer

tout ce qui se passe «sur la route» en quelques jours», a-t-il déclaré.

44


03:02novembre

Rita Ora

45


Bryan ADAMS et ses stars

De l’avis des musiciens Rita Ora, Jennifer Hudson et Bohan Phoenix, travailler avec Bryan

a été «incroyable». Grimes, qui est arrivée sur le plateau après une nuit stressante et

sans sommeil, a déclaré que Bryan «a tout simplement rendu les choses très faciles,

46


04:12decembre

très agréables... il est le plus cool, il est super-chill». St. Vincent, alias Annie Clark, une

grande fan de la musique de Bryan, était d’accord, le décrivant comme «adorable» et

«un photographe incroyable».

47


Super

ierfrancesco Vago,

Stefano Domenicali,

résident Exécutif de

Président et Directeur

SC Cruises,

Général de Formula 1®

48


Cars49


ALPINE A290

50

Dur

dur

D’ÊTRE

une

ALPINE


L’Alpine A290 GTS marque l’entrée de la marque dans l’univers électrique.

Et autant dire qu’elle ne fait pas les choses à moitié : elle muscle

le look de la nouvelle Renault 5 avec des éléments de carrosserie affûtés,

des inserts spécifiques, et une posture plus ramassée. Côté moteur, la

puissance grimpe de 150 à 218 chevaux. Les freins sont signés Brembo,

les trains roulants ont été peaufinés par les ingénieurs maison, et le

châssis reçoit un guidage arrière revu. Sur le papier, c’est une Alpine.

Dans les faits… c’est plus nuancé.

Plume & captures d’images Eric HEIDEBROEK

51


Un tempérament affirmé,

mais sans filtre

La suspension est sèche. Très sèche. Sur autoroute,

chaque joint de dilatation se fait sentir.

En ville, les pavés deviennent des épreuves. Et

sur chaussée dégradée, l’auto secoue ses occupants

sans ménagement. Si c’est le prix à

payer pour un comportement dynamique, alors

il est élevé. Les sièges sport, bien dessinés et

joliment garnis, n’offrent pas le confort suggéré.

Le maintien latéral est excellent, mais les

contreforts sont durs, et le moelleux manque.

On est clairement dans une voiture pensée

pour attaquer, pas pour flâner.

Du punch, mais…

pas toujours maîtrisé

Le moteur pousse fort. Les accélérations sont

franches, la fonction «Boost» ajoute une dose

de fun, mais le train avant peine à encaisser le

couple. En pleine charge, l’auto cherche sa

ligne, et il faut tenir le volant fermement pour

garder le cap. Ce comportement rappelle les

premières Mini Cooper S JCW : du caractère,

oui, mais aussi une certaine nervosité dans les

roues directrices. Plusieurs essais internationaux

ont pointé ce phénomène de torque steer,

amplifié par l’absence de différentiel à glissement

limité — un choix étonnant pour une

voiture à vocation sportive.

Et si Alpine avait raté

la montre en or ?

Ce qui surprend, c’est que même à bord de la

Renault 5 E-Tech de 150 ch, ou de la Renault 4

E-Tech dotée du même moteur, on perçoit déjà

que les roues avant sont à la peine lors de

fortes accélérations. Cette sensation de flou

dans la direction est connue, mais la Renault 4

dispose d’un mode «All Terrain» — certes

exagéré pour une traction — qui permet de

mieux maîtriser les débordements du train

avant. Ce système, absent sur l’A290, aurait

été un vrai plus pour canaliser la fougue du

moteur.


53


54


A290 vs R5 E-Tech : duel fratricide

ou faux débat ?

Ce n’est pas une question de choix entre deux

voitures. D’un côté, on a une Renault. De l’autre,

une Alpine. Deux philosophies, deux intentions,

deux tempéraments. Comparer les deux, c’est

presque trahir leur vocation respective.

La Renault 5 E-Tech joue la carte de la douceur.

Moins puissante, oui, mais plus confortable, plus

polyvalente, et surtout plus accessible. Elle ne

cherche pas à impressionner, elle séduit. Elle a le

look, «Coco», et elle n’a rien à prouver.

L’Alpine A290 revendique son ADN sportif. Plus

chère, plus affûtée, plus exigeante. C’est un jouet

pour amateur éclairé, pas une citadine pour tous

les jours. Elle demande de l’engagement, elle récompense

l’attaque, mais elle secoue aussi. C’est

une voiture de passion, parfois excessive, mais

jamais tiède. On ne lui reproche pas d’être ce

qu’elle est. On regrette simplement qu’elle n’ait

pas su mieux doser son caractère. Car entre le

plaisir de conduite et le confort d’usage, il y avait

sans doute un meilleur équilibre à trouver.

Un habitacle à la hauteur,

une finition Alpine

L’atmosphère à bord est très sportive. La finition

est d’un bon niveau : accostages précis, cuirs de

qualité, matières valorisantes. La planche de bord,

commune à celle de la R5, adopte des détails Alpine

bien sentis. Les nervures dans le bas des portières,

les phares complémentaires marqués

d’une croix — clin d’œil aux collants des voitures

de rallye des années ’80 — posent l’A290 dans

un registre supérieur. Elle est bien dessinée, bien

pensée, et visuellement très réussie.

Conclusion : une belle promesse,

mais encore perfectible

L’Alpine A290 GTS est une belle promesse. Elle a

le look, l’intention, et le tempérament. Mais pour

qu’elle devienne une évidence, il faudra qu’elle

apprenne à ménager ses effets sur la route. Pour

frimer, elle a tout pour plaire. Pour séduire au

quotidien, il reste un peu de travail.

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Alpine

A110

La Légende réssuscitée !

Entre les photos et la

réalité, et surtout dans le

cas de la nouvelle ALPINE,

il y a souvent un monde !

Autant les photos donnent l’impression que

l’A110 est une petite auto. Autant quand on

la voit en vrai, elle affirme une présence et une

musculature impressionnantes. Elle est la version

moderne de son aieule la fabuleuse A110,

et reprend en plus des passages de roues gonflés

- certes pas autant - que la version Groupe

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ELLE A FAIT VIBRER LE MONDE DU RALLYE

PENDANT DES ANNEES,

L’A110 EST UN SYMBOLE PUISSANT

DE LA SPORTIVITE À LA FRANÇAISE.

RENAULT L’A RENDUE À LA VIE ET CE,

DE MANIERE MAGISTRALE.

ET LA MAXIME DISANT QUE :

«L’ESSAYER C’EST L’ADOPTER «

EST PLUS QUE JAMAIS UNE... REALITÉ !.

PLUME : ERIC HEIDEBROEK • CAPTURE D’IMAGES : CONSTRUCTEURS.

4 de la grande époque. Très élégante, cette

véritable berlinette est finement dessinée.

C’est là une gageure réussie.

Réussies aussi, les grandes roues qui s’intègrent

parfaitement dans les passages de roues offrant

un équilibre graphique soigné. Si les

roues sont grandes, on est quand même en 18

pouces, les largeurs ne sont pas extraordinaires,

avec du 235 à l’arrière et du 205 à

l’avant, mais chaussées de Michelin Pilot

Sport 2 pour répondre aux performances induites.

Renault n’a pas lésiné sur les détails et

les capacités de sa nouvelle sportive.

57


Sa structure en aluminium modère son poids à

seulement 1.103 kg. Placé en position centrale

arrière un appareil à quatre cylindres de

1.800 cc, dopé par un turbo développe 252 ch.

à 6.000 tours et 320 Nm à 2.000 tours. Cette

force passe aux roues arrière par la boîte de vitesse

robotisée EDC7.

Ce petit 4 pattes aime prendre des tours et

grimpe allègrement à 7.000 tours.

Et ,en mode «track» le rupteur envoie des

flashs rouges au «pilote» pour qu’il change de

rapport. Changements de rapports qui s’effectuent

en 260 millisecondes, c’est presque de

58


l’instantané et aussi direct qu’une très bonne

boîte DSG de Volkswagen, l’un des leaders en

la matière. C’est top!

Bien calé dans les sièges baquets Sabelt, on est

au coeur d’un environnement simple et clair,

avec le petit volant en cuir, avec méplat, qui

tombe bien en main. On se sent tout de suite

en confiance.

Certes les grands cadrans cerclés de chromes

de l’aïeule A110 n’auraient pas choqué dans

cette jolie auto. Mais bon, il faut faire avec son

temps et accepter les écrans modulables

59


en fonction des programmes. Ils ne sont pas

vilains, ni inutiles. Et en plus le design n’est pas

mal du tout, au point que l’on se croirait dans

une auto de course, surtout en mode «track».

Tout respire la compétition et le sport, L’aluminum,

le carbone, les cuirs matelassés à l’ancienne,

l’habillage de la planche de bord et de

la console centrale de cuirs fins aux surpiqûres

contrastées, en bleu pour certaines versions,

en orange pour la version «S», etc.

Sur la route

L’Alpine A110 est posée sur la route de façon

très équilibrée. Ses suspensions sont à double

60


triangulation à l’avant comme à l’arrière. Voiture

moderne, l’A110 dispose d’aides à la

conduite. Le setup est typé sport, mais l’intelligence

veille au grain, pour le cas où vous seriez

emporté par votre fougue. Ces assistances à la

conduite ne sont pas trop intrusives en conduites

normale et sportive et le sont de moins en

moins dès lors que l’on passe dans les modes

plus radicaux comme le mode «Track».

Ce dernier mode laisse beaucoup de latitudes,

mais intervient juste avant la gaffe. Mais bon, si

on y va trop fort, il ne faut pas espérer un miracle.

Les lois de la physique, vous vous rappelez ?

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62


ALPINE

A110 «S»

En 2020 Alpine sortit

la A 110 s avec 292 ch !

Plume Eric HEIDEBROEK - Images Alpine Relations Publiques

Si aujourd’hui l’Alpine A110 s offre 300 chevaux à 6.300 tours,

la première du nom elle en développait 292 ch à 6.400 tours.

Nous reviendrons plus tard sur la nouvelle version 300 chevaux

avec un titre du style…

«Pour quelques chevaux de plus»

En fait exactement huit.

63


Quand Alpine a sorti la version « S » en

2020, sur base d’un prototype présenté aux

24 heures du Mans 2019, la marque annonçait

une augmentation de 40 chevaux par

rapport à l’A110 « de base ».

Le quatre cylindres 1800 cc turbo passe

à 292 chevaux et 320 Nm pour un poids

de 1.114 kg. Les performances annoncées

font état d’un 0 à 100 en 4,4 secondes et

une vitesse maximum de 260 km/h.

L’Alpine A110S se différencie par quelques

détails. D’abord, les roues de 18 pouces en

alu forgé, couleur titane de chez « Fuschs ».

Fuschs, ça ne vous rappelle rien ?

64


Mais oui, bien sûr, les roues alu de la Porsche

911 ! Un autre mythe !

Les étriers de freins sont oranges comme

beaucoups de détails qui galvanisent la symbolique

de la version « S ». Le drapeau français

que l’on retrouvait à la base du montant

« C » est remplacé par un logo en carbone

et orange. La teinte de la voiture d’essai était

en gris foncé mat, les chromes sont passés au

noir mat aussi. Et l’assise générale de l’auto

est plus ramassée, plus sportive encore ,car,

abaissée de 4 mm.

A l’intérieur, on retrouve des baquets Sabelt

cuir / alcantara surpiqués d’un fil orange,

65


que l’on retrouve sur le volant cuir / alcantara

et un peu partout dans l’auto. Le ciel

de toit noir est réalisé dans un matériaux

appelé Dynamica et qui ressemble à de l’alcantara.

Ce matériau habille les panneaux

de portes et les pare-soleil. Le tout dégageant

une atmosphère bien agréable.

La planche de bord est garnie de cuir fin,

comme dans une Jaguar F-Type, la structure

carbone de la console centrale est un plus.

C’est très chic !

Côté performances, Alpine n’a pas lésiné sur

les améliorations. Si le poids est identique,

66


les 292 chevaux s’obtiennent 400 tours plus

haut soit à 6.400 tours et si le couple de

320 Nm est identique, sa plage d’exploitation

gagne 1.400 tours à hauts régimes.

Côté freinage, la « S » bénéficie des gros

freins Brembo. La suspension reçoit de nouveaux

ressorts hélicoïdaux 50% plus fermes

et les barres anti-roulis ont doublé en rigidité.

Les pneus sont des Michelin Pilot Sport 4

au marquage réservé à cette Alpine, «DR1».

La taille change aussi, à l’avant on passe à du

235/40/18 et à l’arrière c’est du 245/40/18,

contre 205 et 215 sur la version de base.

67


En route.

Mise en route, le 4 pattes s’ébroue rondement

dans votre dos, l’échappement sport

ajoute une tonalité plus rauque encore. La

boîte robotisée à 7 rapports vient de chez

Getrag, qualité et efficacité.

Marche arrière, le fond des compteurs

passe en mode écran de la caméra de recul,

spécial, certes, mais ça le fait très bien !

Au passage, on note que les baquets sont

très agréables, ils maintiennent bien le

corps et sont confortables. Evidemment les

68


réglages sont limités, mais on trouve aisément

sa position de conduite idéale.

C’est le principal.

Comme l’Alpine A110, l’auto se conduit très

facilement, et si l’on retrouve le comportement

sùr et précis on note une différence

d’amortissement dans le sens d’une augmentation

de la fermeté. Et cela reste bien

dans l’esprit Alpine. Grâce à l’augmentation

de puissance, au kit de freinage hautes

performances, et à l’échappement sport on

découvre le tempérament rageur du quatre

cylindres de cette jolie berlinette. Son agilité

69


renforcée s’apprécie dans les petites routes

sinueuses où l’Alpine « S » de délecte des

enchainements rapides avec une aisance

incroyable. Joueuse, dynamique, stable et

précise, Alpine renoue parfaitement avec la

passion de son créateur Jean Rédelé. L’Alpine,

prévient toujours son conducteur, non

je n’ai pas écrit pilote, quand elle offre de

légères dérives du train arrière parfaitement

maîtrisables à l’accélérateur. Les plus gros

pneus et la suspension re-calibrée reculent

le seuil de dérive, mais ça le fait vraiment

70


bien. Lors de tests sur le circuit Ascari près

de Ronda avec des pneus Goodyear Eagle

F1, l’instructeur nous a montré avec quelle

docilité l’Alpine pouvait aborder les courbes

les plus techniques avec l’efficacité et le

contrôle voulu. Une sacrée bonne auto !

Pour conclure l’essai de cette Alpine A110

«S» cette version apporte le «plus» attendu

par les passionnés, mais depuis lors, une version

allégée encore plus sportive vient d’être

présentée, l’Alpine «R» plus légère et sans

doute plus spartiate. Mais qui répond aux

71


desiderata d’une catégorie

de personnes fanas des trackdays,

où ils peuvent exploiter

pleinement les capacités de

leur Alpine avec un maximum

de sécurité et surtout

sans se mettre en

porte-à-faux avec la

maréchaussée.

Mais on doit reconnaître

que Alpine a réussi un

tour de force impressionnant

que celui de fournir une berlinette

pleine de charisme et

de saveurs. Cette voiture de

sport légère et performante

est un réel régal. Et, en plus,

on peut l’utiliser au quotidien

et constater qu’en roulant

«normalement» on peut,

sans difficulté, ne consommer

que… 6,2 l/ 100 km.

Et si on exploite son potentiel,

8-9 litres, c’est relativement

peu pour une sportive.

A110-R

L’Alpine A110 R est la dernière

en date, elle a l’indice

«R» comme Radicale. Elle

perd 35 kilos, est capable

de pointer à 285 km/h et

d’abattre le 0 à 100 en 3’’9

et le kilomètre en 21’’9.

Une édition rare de seulement

32 exemplaires pour

les 32 victoires en F1 de

Fernando Alonso est même

disponible.

72


73


ÉLÉGANGE

sportivité

&PLAISIR

pur

Les concepteurs de l’Alpine A110 ont créé une juste

filiation à la fameuse A110 des années ’70 -‘80, celle qui

défrayait les chroniques sportives. Elle a de l’allure sans

imposer une structure de «supercars ultra chère», elle a

un caractère sportif évident sans en imposer l’inconfort.

PLUME Eric HEIDEBROEK • CAPTURE D’IMAGES Eric & Pascale HEIDEBROEK




Cette Alpine A110 GTS, ne joue pas la

carte de la radicalité, ni celle du luxe

ostentatoire. Elle trace sa propre voie,

celle d’une berlinette moderne, affûtée,

bien née, qui assume son héritage

sans jamais s’y enfermer.

Sa ligne est une belle évolution de la

mythique A110, avec ce qu’il faut de

galbe et de tension pour en - presque

- évoquer la version Groupe 4 sans

tomber dans la caricature. Elle a de la

classe, du muscle, mais dans une

forme longiligne, presque féline. Elle

ne cherche pas à impressionner, elle

impose naturellement.

Dès qu’on s’approche, on sent que

l’auto est sérieusement pensée.

L’assemblage est rigoureux, les ajustements

précis, et les matériaux choisis

avec soin. Le cuir, l’aluminium, le

carbone, tout est là, mais sans surcharge.

L’ambiance intérieure est

celle d’un Grand Tourisme à la française,

avec une touche de sport assumée.

Les sièges, désormais réglables

en inclinaison, offrent un confort de


haut niveau. On est bien installé,

bien maintenu, et surtout, on trouve

rapidement sa position de conduite

idéale. Le volant tombe parfaitement

en main, les commandes sont

intuitives, et l’écran central, bien intégré,

affiche les infos sans détour.

Mais ce qui frappe dès la mise en

route, c’est la sonorité. Le quatre

cylindres turbo de 1.8 litre s’ébroue

avec une voix rauque, pleine, bien

remplie. L’échappement actif joue sa






partition avec justesse, et le coffre

sonore est parfaitement dans l’esprit

de ce que l’on attend d’une vraie

sportive. Ce moteur, déjà connu dans

les versions S et GT, développe ici 300

chevaux pour 320 Nm de couple.

Il est vif, réactif, et grimpe dans les tours

avec entrain. La boîte EDC à double

embrayage est d’une rapidité bluffante,

les rapports passent en un éclair, et le

mode sport transforme l’auto en véritable

jouet pour grands enfants.

Sur route, la GTS révèle une facette

enthousiasmante. Elle n’a pas la brutalité

d’une A110 R, ni la fermeté extrême

d’une version taillée pour les

track-days, mais elle offre un compromis

idéal pour une conduite sportive

et raffinée.

Elle est rapide, stable, et surtout, elle

inspire confiance. Le freinage, assuré

par des Brembo haute performance,

est mordant et progressif, parfaitement

dosé pour les enchaînements


dynamiques. La voiture reste neutre, bien posée

sur ses appuis, et permet de hausser le rythme

sans arrière-pensée.

Elle ne cherche pas à vous dominer, elle vous accompagne,

avec cette précision et cette agilité qui

font de chaque virage un moment de pur plaisir.




LE CONFORT DE BORD EST À SOULIGNER.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, cette Alpine

sait se montrer douce et civilisée. Les suspensions,

bien que typées sport, filtrent correctement les

irrégularités, et l’insonorisation est maîtrisée. On peut

envisager de longs trajets sans fatigue, d’autant que

la consommation reste raisonnable.

En conduite normale, on tourne autour des 6,5 litres aux

100, et même en sollicitant l’auto, on reste sous les 10

litres. Pour une voiture de ce calibre, c’est remarquable.

Les équipements de série sont généreux : système audio


Focal, caméra de recul, aides au stationnement,

sièges chauffants, et bien

sûr, le fameux échappement sport.

Bon, il faut souligner que l’écran tactile

est un peu petit et… daté.

Mais il fait le taf, et c’est ce qu’on lui

demande. Quelques détails esthétiques

viennent compléter l’ensem ble,

comme les surpiqûres spécifi ques, les

étriers de freins bleus, et le drapeau

tricolore discrètement apposé sur les

custodes. Tout respire le soin du détail,

sans jamais tomber dans le gadget.





En somme, l’Alpine A110 GTS est une réussite.

Elle a tout d’une grande, ou presque.

Elle ne joue pas dans la cour des supercars, ce

n’est pas son truc, mais elle en a l’esprit, la sonorité,

le comportement, et surtout, le charme.

Elle est l’expression d’un savoir-faire français, celui

qui privilégie le plaisir de conduite, l’élégance,

et la légèreté. Une voiture qui ne cherche pas à

être la plus rapide, mais qui veut être celle que

l’on choisit pour le plaisir et... l’efficacité.

Et ça, c’est peut-être encore plus rare.


Chez Alpine, ils ont saisi l’essence même de cette voiture de légende qu’est l’A110.

À l’image de la Porsche 911, l’A110 perpétue un concept et un esprit intemporel :

un seul modèle mythique, affiné au fil des ans avec sobriété. Chaque mise à jour répond

aux exigences du moment sans jamais céder à l’extravagance ou aux délires stylistiques.

La renaissance d’Alpine s’est construite sur une identité forte, immédiatement respectée

et profondément authentique.


43 SL AMG

By Mercedes-Benz


La SL c’est une institution chez Mercedes-Benz.

Avec cette évolution, la SL

et l’AMG Roadster ne font plus qu’un,

comme c’est le cas avec la Classe E et la

Classe C qui se sont fondues en une

seule version, la CLE.

Aujourd’hui plus que jamais, il redevient

pertinent de simplifier l’offre et d’harmoniser

les gammes de produits. Cette démarche

de simplification s’applique à plusieurs

niveaux, qu’il s’agisse des processus de

fabrication ou des pièces détachées.

Quoi !

Un quatre cylindres

dans une SL !

Oui et alors ?

Ce n’est pas nouveau, les premières SL à

quatre cylindres sont nées entre 1955 et

1963, d’une cylindrée de 2 litres et une

puissance de

105 ch avec un

couple maximal

de 145 Nm à

3200 t min.

Ce roadster de

1.150 kg accélérait

de 0 à 100

en 14’’5 et

pointait à…

175 km/h !

Ce qui pour

l’époque

était déjà

très bien.


Bon, si on compare la190 SL à sa grande

soeur dont elle reprend les formes, la fabuleuse

300 SL un peu plus lourde certes, elle

pesait 1.293 kgmais son six en ligne de

3 litres développant 225 ch et 275 Nm

accélérait de 0 à 100 en 8’’8 et pouvait

atteindre les 240 à l’heure.

Des performances décoiffantes et plaçant,

dès le début, la SL dans la catégorie des

supercars, aux côtés des Aston Martin,

Ferrari et autres Jaguar, qui étaient les super

stars de l’époque.

D’ailleurs, Mercedes-benz n’est pas le premier

à placer un quatre cylindres sous le

capot d’une super sportive. En 2013, Jaguar

lance sa F-Type avec un V8 et un V6. Ensuite

en 2017, Jaguar propose une 4 cylindres de

300 chevaux, tant en coupé qu’en cabriolet.

Et, dès les premiers tours de roues, tous les

journalistes présents et dubitatifs se sont

retrouvés avec une banane extraordinaire.

Ce 4 cylindres, plus léger sur les roues avant,

offrait à la F-Type un équilibre et une agilité

formidables dans une sonorité étudiée.

Et, ici, avec la SL 43 AMG on retombe dans

le même cas de figure. Avec ce fantastique

4 cylindres développé chez AMG. La SL

dispose de 421 chevaux à 6.750 t/min et

d’un très bon couple de 500 Nm pour un

poids de seulement 1.810 kg. Ça sent bon !

Evidemment par rapport à une SL63 AMG,

le différentiel est costaud, le V8 offre 585 ch

et 800 Nm à 2500 t/min. Son poids de

1.970 kg n’est pas vraiment un problème

même avec 160 kg d’écart sur le train avant.








Et, comparée avec la version Mercedes-AMG

SL 63 S E-Performance, on passe dans une

autre dimension, car ce modèle affiche

pratiquement le double de la puissance de

la SL43 AMG, soit 816 ch, mais aussi

2.195 kg sur la balance soit 385 kg de plus.

Le premier V8 disponible se retrouve dans la

SL55AMG, il offre la sonorité caractéristique

et 469 chevaux mais affiche, aussi, un «embonpoint»

de quelques 150 kg.

Agilité, sportivité, efficacité…

Comportement génial !

Ce qui est remarquable avec la SL43AMG,

c’est son homogénéïté, son feeling de

conduite qui offre un agrément et un équilibre

qui rendent l’auto très effic ace.

D’autant que la mécanique ne révèle que

très rarerment sa sonorité «plus basique».

En fait les techniciens (on devrait dire magiciens)

d’AMG ont réussi à générer tant sous

le capot, qu’au volant ou à l’extérieur, une

sonorité rauque et puissante qui joue parfaitement

le rôle dévolu à la SL d’entrée de

gamme, c’est signé et très joliment.

Ce n’est pas, du tout, un «Canada Dry».

Car, ça fouette quand même fort.

Certes, autrement que les V8 qui eux travaillent

dans un coffre et un registre vraiment

différent. Mais, bon, il ne faut pas

jeter l’enfant avec l’eau du bain. La SL43

AMG est un très bon crù pour preuves !

La SL43 AMG abat le 0 à 100 en 4’’7 et

peut atteindre les 278 km/h, ce qui est ce




qui est amplement suffisant. Les 500 Nm du

quatre pattes sont perceptibles, et s’approchent,

sans problème, des sensations

d’une SL500 d’avant, bon, c’est vrai on n’a

pas les vibrations et le «glouglou» des V8.

Le turbo électrique, emprunté à la technologie

F1, élimine tout effet de lag, tandis que

le couple disponible dès les bas régimes

rend la conduite incroyablement fluide.

En ville comme sur route sinueuse, la SL43

AMG se montre à la fois docile et explosive. Le

couple électrique apporté par l’hybridation

légère vient doper la puissance judicieusement

générée par les motoristes d’Affalterbach.

Une consommation maîtrisée

sans compromis sur le plaisir

Avec une consommation moyenne de

10 L/100 km (12,4 L en conduite sportive), la

SL43 AMG se montre bien plus raisonnable

que ses sœurs V8, sans pour autant sacrifier

le plaisir. En mode Comfort, le roadster se fait

discret et élégant, tandis qu’en Sport+, il

libère toute sa rage, accompagné d’une

bande-son digne des plus belles mécaniques.

Châssis et tenue de route :

Rigoureuse sans être punitive

Contrairement à une Bentley Continental

GTC, qui privilégie le confort absolu, mais

avec une puissance incomparables sauf avec

la SL63 S e-Performance, la SL43 AMG

affiche un caractère sportif et précis. La

direction est directe, les suspensions fermes

mais pas brutales, et l’équilibre poids/répartition

est tout simplement exemplaire.







Particularité surprenante : le mode Race

active une suralimentation temporaire du

turbo électrique, offrant des relances spectaculaires

entre 80 et 180 km/h, là où les V8

traditionnels montrent parfois leur limite.

Verdict :

Une SL pour les temps modernes

La SL43 AMG n’est pas une version au

rabais. C’est une SL différente, plus accessible,

plus agile, et surtout plus en phase

avec les enjeux actuels.

Elle prouve qu’on peut concilier

performance, plaisir et responsabilité

sans trahir l’ADN de la légende.

Alors oui, les V8 restent les rois des émotions

brutes. Mais entre une SL55 AMG

(469 ch, mais 150 kg de plus) et cette

SL43 AMG, le choix n’est pas si évident.

Car au-delà des chiffres, c’est l’homogénéité,

l’équilibre et le plaisir quotidien qui font

de cette SL une véritable réussite.

Avec sa consommation contenue et son

entretien simplifié, cette SL nouvelle génération

pourrait bien séduire une clientèle plus

large, sans aliéner les puristes qui retrouveront

les deux petites places arrière comme

dans les SL des années ‘90...

Mais le quatre cylindres est aussi un sérieux

clin d’oeil aux origines…

Preuve qu’une légende peut se réinventer

sans renier son âme.



MERCEDES-BENZ

Classe C63s Performance

à 4 cylindres, et, 680 ch!

114

VROAA


L’ANTI

M3

AARRR

115


Ce n’est un secret pour personne, la lutte entre BMW

et Mercedes-Benz existe depuis très longtemps, et

dans ce contexte, on peut affirmer que c’est avec la

première M3 type E30 que les Mercedes-Benz 190

2.3-16 se sont frittées régulièrement en DTM pour

contre-balancer l’impudente domination des 2002

Turbo, des Alfa GTV et autres Ford Escort ou Opel

Kadett, on est à la fin des années ‘70...

Mercedes-Benz a sorti une rivale pour contrer la M3,

c’est la Classe C 63S AMG. Et si on avait une version

berline, on a rapidement connu la version break, puis

la version Coupé.

Par rapport à ces 3 versions, on constate très rapidement

un classement d’efficacité assez surprenant.

Puisque c’est la version Break qui prend la première

place, suivie de la version coupé puis la berline.

Le break dispose d’un équilibre pratiquement parfait,

le coupé se veut plus sauvage et la berline un

peu moins à l’aise par son survirage plus prononcé.

Avec le positionnement du V8 bi-turbo sur le train

avant, les ingénieurs ont du élargir et allonger la

baie de capot de quelques millimètres. Ce qui avec

les ailes larges, donnait une allure très musclée à la

sage berline Classe C.

Aujourd’hui, avec l’arrivée d’un quatre cylindres, de

2.0 litres fort de 476 chevaux, placé à l’avant, accouplé

à une unité électrique de 204 chevaux et de la

boîte de vitesse à 9 rapports posés sur le train arrière

afin de maximiser l’équilibre entre les essieux.

L’ensemble dégage 680 chevaux assortis de 1.020 Nm

de couple... Excusez du peu. La batterie est petite et

développe 4,84 kWh...

Les ingénieurs d’AMG ont quand même voulu préserver

la largeur caractéristique de la Classe C AMG.

Quand on lève le capot, on découvre la barre antirapprochement

bien large qui relie les têtes d’amortisseurs

McPherson. En dessous, le cache moteur est

démesuré et indique que le quatre cylindres compact

a tout d’un grand moteur.

116


117


L’ensemble est annoncé pour 270 km/h et une accélération

de 3,4 sec pour le 100 départ arrêté. Côté

consommations, l’auto est donnée pour 7,3 litres aux

cent ce qui correspond à 167 gr au km pour les rejets

CO2. Avec une consommation électrique de 12,2 kWh

annoncée, l’autonomie électrique est de 11 km. Ce

qui indique clairement que la vocation de l’hybridation

n’est pas de rouler uniquement à l’électricité...

On est véloce et puis c’est tout !

Ce break annonce plus de 2 tonnes (2.190 kg). C’est

normal, car l’ensemble a grandi en s’offrant une longueur

de 4,84 m sur une largeur de 2,33 m et une

hauteur de 1,47 m.

Lors de notre essai, notre consommation en usage

courant s’est cantonnée aux 9,2 litres aux cent, l’hybridation

Mercedes-Benz étant toujours aussi efficace

et permet de limiter les excès de consommation d

ecarburant grâce à l’excellent rendement de la régénération

d’électricité. Evidemment quand on sollicite

la rage du quatre cylindres excité par les électrons de

l’unité électrique, on peut monter jusqu’à 14 litres,

mais c’est fou ce que ça donne comme frissons.

Tout dans cette C63s Performance est typé sport,

même le confort en mode «comfort» est des plus

durs. Ceci étant certainement plus marqué par la

taille des roues (21’’) et des sièges baquets à l’avant.

Si ce confort à l’allemande est ferme, il demeure

qu’avec les longues distances, on n’est pas tout cassé

quand on arrive. Le mode «Race» c’est assez ultime

et demande un peu de circonspection, surtout pour

l’utilisateur peu chevronné.

Le mode «Sport+» permet de trouver facilement ses

marques et de profiter de la générosité mécanique

comme de la rigueur du châssis. Les autres modes

s’utilisent aussi pour réduire un peu la consommation

tout en conservant suffisamment de réserve en

cas de besoin. A noter que cette auto d’essai disposait

de freins carbone céramique d’une redoutable

efficacité et d’une endurance exceptionnelle Certes,

cet équipement a un prix, mais ses performances

118


119


justifient amplement le débours. Mais les bons gros

disques en acier de série font le job eux aussi. Donc à

vous de voir si votre façon d’exploiter votre Classe C

63 S Performance nécessite cette belle option.

Pour le quotidien, on appréciera le confort aux places

arrière, qui ne souffrent pas de la dureté des suspensions

en mode «comfort» et offrent un bel espace

pour les plus grands gabarits. Le dessin de la banquette

est bien conçu et accueille dans un confort de

qualité deux passagers latéraux, le central, lui...

En conclusion

Cette C 63s Performance est une supercar, ça ne fait

aucun doute. Elle offre sous une carrosserie élégante

et pratique des dessous affriolants et un caractère

affirmé. Des mains expertes y trouveront du plaisir

à titiller ses limites tandis que d’autres seront au nirvana

tant qu’ils resteront dans leurs propres limites.

120


121


Bi-Turbo, c’est normal !

4x4, c’est nouveau !

2 + 2, ça rappelle un truc !

La 911 bien sûr !

Les quatre roues motrices, aussi, mais le moteur reste devant !

Le gros V8 de 4 litres passe par une électrification très légère,

et ainsi, gagne en puissance comme en couple.

122


Cette nouvelle GT a forci. Elle

passe de 4,55 m de long à

4,73 m. Elle s’élargit de 9 cm

et est plus haute de 6 cm,

tandis que l’empattement

s’allonge de 7 cm.

Résultat, par rapport à la version

précédente, les places

avant ne sont plus assises sur

l’essieu arrière. Celà rend, évidemment

l’auto plus confortable

et plus acceuillante, mais

qu’on sent moins le châssis

avec les fesses.

Ce qui, pour certains, peut

influencer la perception du

travail du chassis et des suspensions

en conduite active.

Mais la transformation de

l’équilibre de l’auto permet

un meilleur ressenti et une

maniabilité sidérante d’efficacité.

Sur nos itinéraires

de référence, nous avons

constaté une suspension particulièrement

efficace, surtout

sur notre portion la plus exigente

où une super sportive a

toujours du mal à faire passer

les retours du type «on sent

bien la route».

123


124


125


Ici AMG a fait un travail remarquable.

Car même en mode sport le

confort est de qualité. Bon en mode

«Track» on ne peut pas demander

de miracle, car même sur bon revêtement,

on sent bien la route.

Toujours est-il que Mercedes-Benz

tient parfaitement son discours

en matière de prestations. Le V8

de 4,0 litres offre 585 chevaux et

800 Nm. De belles valeurs, d’autant

plus utiles que l’auto a pris 250 kg

entre l’ancienne version (1.720 kg)

et la nouvelle (1.970 kg) c’est beaucoup,

mais c’est le prix à payer pour

adopter une nouvelle habitabilité.

C’est vrai que les deux places arrière

126


127


128

sont peu spacieuses, mais comme dans la 911,

les enfants adorent même s’ils doivent se plier à

un certain inconfort.

A noter que le hayon arrière propose un coffre

de 321 litres qui peut passer à l’intéressante

capacité de 675 litres en basculant le dossier


des petits sièges arriere. C’est

toujours ça de pris quand on

décide de prendre un weekend

en amoureux.

Les designers sont parvenus

à préserver les lignes de

l’AMG GT originelle. Forçant

sur la largeur, ils ont équilibré

la longueur, repoussés les

roues et rehaussé légèrement

l’habitacle pour offrir une

impression d’espace vraiment

plus confortable. Tout en gardant

la sportive sensualité qui

a fait le succès de l’AMG GT.

129


A l’intérieur

Si le mobilier de la première

génération faisait saliver les

occupants, par son graphisme

sportif, Mercedes-Benz en a

simplifié le design de façon

radicale. Mais, surtout,

Mercedes-Benz a supprimé

le levier de commande

de boîte automatique au maniement

bizarre, tant, il était

reculé sur la console centrale.

`

On passe à la standardisation,

le levier de commande de boîte

se trouve sur le carter de la direction,

comme dans toutes les

Mercedes-Benz! Point barre! Et

130


donc, on trouve les commandes

au volant et notamment deux

gros boutons accrochés à la

base des branches du volant.

Hyper pratiques, celui de droite

commande les modes Slippery,

Confort, Sport, Sport+, Race

et Individual. Sur le bouton de

droite, on peut activer/désactiver

d’autres fonctions, dont celle

qu’on aime bien, celle qui active

l’échappement sport, et donne

directement le parfum de puissance

et de sonorité du V8 AMG.

Sur la route

Si l’on ne retrouve pas directement

l’agressivité et le comportement

sportif de la première

version, on apprécie le

travail des ingénieurs. D’abord

le passage aux quatre roues

motrices et directrices qui affirment

le contrôle de conduite

de façon impressionnante. Ensuite

les suspensions pilotées

131


132

qui répondent efficacement à

toutes les sollicitations. Si avec

la première génération, on

prenait un rare plaisir à rouler

en mode Sport +, avec cette

nouvelle version, on passe au

cran supérieur en usant du

mode Race. On garde une

maîtrise étonnamment sûre

et efficace dans tous les cas de

figure. On apprécie l’accroche

et la précision des roues avant

et la stabilité comme la directibilité

du train arrière qui

apportent, ensemble, une

sensation de redoutable précision.

Les 585 chevaux et les

800 Nm de couple se jouent

des 2 tonnes, le V8 apporte

sa force inimitable dans une

sonorité envoûtante. Les

freins, en carbone céramique

de notre modèle d’essai sont

d’une terrible efficacité. Il faut

tenir compte de ne pas les

brutaliser à froid, car ils ont

besoin d’un minimum de chaleur

pour donner l’intégrale

puissance de leur force de

freinage. Rassurez-vous, il ne

leur faut pas longtemps pour

distiller leur pleine efficacité.

Mais il faut tenir compte du


temps de réponse, normal,

de ces disques hyper performants

quand ils sont froids.

Conclusion

L’AMG GT a certes forci, mais

elle passe dans une autre catégorie.

Plutôt qu’une «pure et

dure» stricte comme une Lamborghini

Huracan, la GT s’inscrit

résolument dans une catégorie

hyper sport très Grand

Tourisme tout en offrant des

performances d’hypercars.

Mercedes-Benz annonce une

version multi-vitaminée passant

à 800 chevaux et plus de

1.000 Nm de couple grâce à

une électrification hybride.

Ceux qui choisiront cette motorisation

n’hésiteront pas à

brancher régulièrement leur

monstre pour bénéficier de

l’intégralité de ses performances

hors normes.

Magique ? Oui et Mercedes-Benz

en rajoute pour

laisser au Top Niveau toute la

gloire ! On parle alors de la fameuse

AMG One. Mais là, on

entre dans un autre monde...

133


AMG GT

BLACK

SERIES

730 CH !

Eric HEIDEBROEK

BLACK SERIES, c’est le nom des versions

ultimes dans les modèles AMG, les premiers

modèles sont apparus e 2006.

La GT entre dans ce monde encore plus

exclusif. Et pour son modèle phare, AMG

n’y va pas par quatre chemins.

Le V8 de la GT est toujours boosté par

deux gros turbos incrustés au coeur

du V et les sorciers

d’Affalterbach l’ont

poussé à 730 ch et

800 Nm !

Le cahier des

charges

stipulait :

nettement

plus de puissance

que sur

le modèle de

pointe

de la gamme AMG GT, une réactivité et

une agilité en hausse, d’excellentes montées

en régime - les qualités requises exigeaient

un traitement de choc prenant

la forme d’un nouveau vilebrequin plat.

«Avec le nouveau GT Black Series, nous

avons ajouté un joyau automobile à

notre programme riche en tradition créé

en 2006. La sixième variante de ce

modèle marque un nouveau

temps fort dans l’histoire

d’AMG et démontre

avec brio

les compétences

exceptionnelles

du site

d’Affalterbach

en matière de

développement.

Je suis

fier de l’équipe

134


et de sa capacité à réaliser une supersportive

d’exception appelée à occuper la

tête de notre famille de modèles GT très

appréciés du public. Le GT Black Series

affiche une puissance, une esthétique et

une dynamique de marche de très

135


haut niveau. Ce projet clôt de la plus belle

des manières mon activité chez AMG et

j’en suis extrêmement reconnaissant»,

confie Tobias Moers, Directeur général

de Mercedes-AMG GmbH.

Un nouveau moteur...

Les moteurs V8 d’AMG disposent d’un

villebrequin «cross plane» avec une disposition

à 90° des manetons des quatre

paires de cylindres. L’échappement est

tourné vers le centre du V qui accueille

les deux gros turbos. Sonorité typique,

puissance et souplesse sont des avantages

bien connus des AMG GT. La Black

Series passe au vilebrequin à plat «flat

plane». L’allumage passe d’une rangée

de cylindres à l’autre, ce qui améliore

encore le renouvellement des gaz. La séquence

d’allumage caractéristique avec

calage du vilebrequin à 180° est 1-8-2-7

4-5-3-6. Dans le système d’échappement

et côté admission, il en résulte des colonnes

de gaz à progression régulière par

oscillation dont les résonances peuvent

être facilement utilisées pour accroître la

puissance. Son principal avantage : une

agilité et une réactivité encore en hausse.

Le nouveau moteur du GT Black Series

est certes dérivé du moteur V8 biturbo

AMG de 4,0 litres avec lubrification par

carter sec, mais il s’est vu attribuer le

nouveau code interne M178 LS2 en raison

des nombreuses modifications dont

il a fait l’objet. Il délivre 730 ch à 6 700-

6 900 tr/min et fournit un couple maxi

de 800 Nm à 2 000-6 000 tr/min.

Les deux turbos Twin-Scroll sont montés

sur roulements et dotés de turbines

élargies pour amener jusqu’à 1.100 kg

d’air par heure. A titre de comparaison,

136


le débit est de 900 kg/h sur l’AMG GT R.

Le régime maximal de 7 000 tr/min n’est

pas critique, à partir de 7 200 tr/min, le

régime est bridé. Les refroidisseurs d’air

de suralimentation surdimensionnés

veillent à ce que la température reste

dans la meilleure plage possible.

Ce nouveau moteur a une nouvelle voix,

pratiquement unique. L’accélération de

0 à 100 est scotchée en 3’’2 et les 200

à l’heure sont avalés en moins de 9’’ !

L’AMG GT Black series tape les 325 à

l’heure, sur certaines autobahn, bien sur!

La boîte de vitesse est posée sur l’essieurx

arrière, et l’axe de transmission

(transaxle) est en carbone, préféré à l’aliminium

pour une question de poids et

de rigidité torsionnelle. Il ne pèse que

13,9 kg. La boîte à double embrayage

Speedshift DCT 7 a été modifiée pour

encaisser les 800 Nm et les régimes élevés.

Les rapports ont été adaptés pour

offrir plus de réactivité sans générer de

réactions parasites.

Le lien de parenté avec les voitures

de course AMG GT3 et AMG GT4 est

visuellement et techniquement plus

évident que jamais.

Le nouveau capot moteur en carbone

avec deux grandes sorties d’air composées

de surfaces en carbone est lui aussi

emprunté au sport automobile. Les

grandes sorties d’air dirigent l’air chaud

évacué par le bloc radiateur en position

oblique hors du compartiment moteur.

Cette technologie, elle aussi directement

issue de la compétition automobile, accroît

la portance négative.

137


Voici ce...

VROA

qui manque crue

aux électrique

L’AUTOMOBILE D’AUJOURD’HUI C’EST AUSSI DE

PLUME : ERIC HEIDEBROEK • CAPTURE D’IMAGES : CONSTRUCTEURS ET AUTRES.


AAR

s llement

S MOTEURS ET DE PRÉFÉRENCE, LES GROS !

AMG EN PROPOSE UNE GAMME VROMBISSANTE ET EXHALTANTE.


Mercedes-Benz voulait sa supercar,

et c’est la SLS avec ses portes

papillon qui a succédé à l’AMG

McLaren au V8 tonitruant.

La SLS AMG avait aussi une allure

terrible mais elle n’avait pas la

maniabilité d’une Porsche.

Et ça, ça ne plaisait pas aux

ingénieurs.

L’AMG GT coupé existe en 4 versions, et

en deux pour la GT 4 portes V8, les 63

et 63s ce coupé quatre portes est aussi

disponible en version V6, la 53 AMG.

La GT est proposée à partir de 130.922 €

dont le V8 bi Turbo offre 476 ch (274 g

et 12,1 l/100), la GT S à 150.403 € avec

522 ch, (276 g/km et 12,2l/100km),

140

Aussi chez AMG ont-ils mis en chantier

une réponse à Porsche, à BMW, à

Audi et même à Ferrari comme à Lamborghini.

L’AMG GT est née et a directement

remis les pendules à l’heure sur

tous les circuits du monde.

Cette AMG GT a les dimensions d’une

911, mais conserve son moteur avant,

placé derrière le train directeur.

Son moteur est dopé par deux gros turbos

implantés dans le creux du V8 de 4,0

litres. Son carter sec lui permet d’abaisser

encore son centre de gravité et offre

ainsi un équilibre redoutable tant sur

piste que sur route.


la GTC à 162.866 € de 557 ch (291 g et

12,8 l/100) et la fabuleuse GT-R à 180.411

€ de 585 ch et 290g pour 12,8 l/100.

Le Roadster AMG GT reprend ces déclinaisons,

même la GT-R ! moyennant un

supplément d’environ 14.000 €.

Si la ligne est musclée et parfaitement

équilibrée, le re-stylage de mi-vie ne

concerne pratiquement que des détails

comme la signature lumineuse légèrement

retouchée.

A l’intérieur aussi il fallait bien faire

quelque chose et au lieu des boutons

ronds, on passe aux carrés. On aurait

mieux fait d’avancer la commande de la

boîte automatique car il faut toujours aller

la chercher loin derrière le coude pour

la manipuler.

Ceci n’enlève rien du tout au caractère de

cette super car. Que ce soit avec la GT de

476 ch qui offre beaucoup de plaisir ou

avec la GT-R qui crache ses 585 ch avec

hargne, et qui demande à son conducteur

de vraies aptitudes de conduite

sportive pour en exploiter toutes les ressources.

L’AMG GT-R est une voiture conçue

par des pilotes pour que son propriétaire

puisse en profiter largement tous les

jours sur la route et sur piste les weekends.

Cette AMG GT est passionnante et

sûre à conduire. La GT-R est une voiture

141


aussi polyvalente qu’une Porsche 911. A

l’aise partout, elle roule sur un filet de gaz

aux vitesses imposées. S’il y a une zone

«30» et même «20» elle se déplace sans

chauffer, sans secousse tant elle est bien

réglée. Dès que la route le permet, elle

n’hésite pas à faire chanter son V8. Un

appareil posé très bas sur le chassis, derrièreles

roues avant pour offrir un équilibre

extraordinaire.

Et la GT-R offre sur les petites routes de l’Eifel

des vocalises fabuleuses et une tenue

de route à l’attaque des virages impressionnante.

On observe une maniabilité et

un tempéramment joueur qui s’affine à

mesure que le rythme augmente... Mais,

nous n’avons pas touché au petit bouton

jaune qui permet de régler l’anti-patinage

et l’ESP jusqu’à une suppression complète,

ça, non, non, nous laissons ça aux

vrais pilotes. Sur les «autobahns» où c’est

encore permis, la GT-R est une vraie fusée

qui par rapport à la CLS est d’une stabilité

extraordinaire malgré son long capot.

Annoncées avec des consos de 12,8 litres

aux cent, nous sommes parvenus à descendre

sous les 10,5l (!) mais aussi, passer

au-dessus des 17 litres...


143


Comment quitter le château

sur la pointe des pieds…


Grâce à l’Électro-Feeling

de la nouvelle Bentley GTC



La nouvelle version de la Bentley Continental inaugure, en plus de son nouveau

look, l’hybridation active de son fameux V8. Cette noble mécanique de 4.0 litres

développe 600 chevaux à 6.250 t/min avec 800 Nm de couple disponible entre

2500 et 4.500 t/m et son unité électrique ajoute 190 ch avec 450 Nm de couple

permanent, ce qui donne un ensemble de 782 chevaux et 1.000 Nm. Résultat, le

0 à 100 est explosé en 3,4 secondes. La Vmax, est de 285 km/h. Ce qui est intéressant

dans cette configuration, c’est que les 450 Nm électriques s’ajoutent au


couple déjà généreux du V8 Thermique, conférant à ce beau cabriolet

un agrément solide dès les premiers mètres.

A la mise en route, cette Continental se lance dans le silence électrique

de sa batterie de 26 kWh qui lui assure une autonomie de 80 km…

Mais, on ne peut s’empêcher d’ourdir la voix rocailleuse des huit cylindres.

Et pour ce faire, à la mise en route, on n’appuie pas sur le

frein en mettant le contact. On sélectionne le mode «Sport» et puis on

démarre le moteur... et VROOOAAARRR ! Voilà, au moins, là, ça vit !




Bentley n’a pas simplement modernisé les lignes : elle a affûté son design avec un

travail minutieux sur les courbes, optimisant l’aérodynamisme tout en préservant cette

présence sculpturale emblématique. Les lignes de cette nouvelle génération de Continental

GT sont fidèles à celles créées par les Belges van Braekel et Donckervolke.

Les nouveaux designers ont affutés les lignes de la proue en modifiant les phares qui

passent à deux optiques rondes full LED directionnels avec un eye liner supérieur en

feu de jour très épuré. A l’arrière, la poupe reçoit aussi un nouveau style plus effilé,

certes mais dans le droit-fil de la tradition ovale lancée par les belges. La base roulante

de la Conti GT est à l’origine celle de la prestigieuse Volkswagen Phaeton W12.



Depuis 2018, c’est la structure modulaire de la Porsche Panamera qui sert de base à

la Continental GT qui reçoit toujours quatre roues motrices qui sont aussi directrices.

A l’intérieur, le style demeure extrêmement confortable et très stylisé «British». Les gros

fauteuils en cuirs Nappa, aux structures travaillées et soigneusement choisies, surtout

dans cette version «First 1 Edition» mariant avec audace des tonalités bleue marines

et des rouges fraises écrasées, du matelassage et des détails de surpiqûres élaborées

qui donnent un réel sens au savoir-faire des artisants britanniques. On entre dans cette

«convertible» en humant le parfum inimitable du «Connolly». C’est magique.



Dans cette version, pas de boiseries fines, mais la planche de bord et la console centrale

de même que les garnitures de portières sont pourvue d’un aluminium tourné,

qui apporte une touche de sophistication technique et visuelle. Chaque matériau est

choisi avec soin pour sublimer l’expérience à bord, rendant chaque trajet aussi plaisant

qu’une pause dans un salon feutré.

Un Havre de Paix en Version Capotée

En configuration coupé, la GTC Hybrid se mue en un sanctuaire roulant. L’insonorisation,

soignée au millimètre près, isole presque totalement l’habitacle des agressions extérieures.



Le roulement, d’une fluidité exemplaire, est sublimé par des suspensions magiques,

capables d’effacer les aspérités du bitume sans la moindre brutalité. Le groupe motopropulseur

hybride, d’une douceur hypnotique, opère en silence, glissant imperceptiblement

entre propulsion électrique et combustion. La puissance, toujours disponible,

se déploie avec une progressivité remarquable, même si le surplus de masse

se trahit légèrement dans les reprises les plus sportives. Sur autoroute, la Bentley se

fait avaleuse de kilomètres, offrant une sérénité propice aux longs voyages.


L’Âme de la GTC se dévoile Décapotée

Mais c’est toit ouvert que la GTC Hybrid livre toute son âme. La transformation,

aussi rapide que silencieuse, libère une expérience sensorielle

unique. Le vent, savamment dompté, caresse l’habitacle sans jamais

importuner, même à vive allure. Le plaisir de sentir les rayons du soleil

et d’entendre le doux murmure du V8 (ou le silence feutré du mode

électrique) ajoute une dimension presque méditative à la conduite.



Agilité Surprenante sur les routes du Condroz

Pour éprouver réellement la GTC Hybrid, rien de mieux

qu’un parcours sinueux. Direction les routes vallonnées de

la région de Huy, avec une escale au Golf de Naxhelet, écrin

de verdure au charme discret. Malgré ses dimensions imposantes,

la Bentley se révèle d’une agilité déconcertante.

Le châssis, d’une rigidité exemplaire, et la direction, précise





et communicative, inspirent une confiance absolue,

même dans les virages les plus serrés. Merci

les quatre roues directrices ! Ce qui marque avant

tout, c’est cette souplesse onctueuse, typique des

plus grands Bentley. Chaque accélération est un

délice, qu’elle soit électrique ou thermique : la

puissance se déploie en un flot ininterrompu, sans

à-coups ni temps mort. La boîte de vitesses, d’une

fluidité parfaite, se fait oublier, comme fondue

dans cette mécanique de haute précision.






Une Sonorité à Faire Frémir

Et puis, il y a ce son. Le V8 bi-turbo 4.0 litres, lorsqu’on

le sollicite, ne se contente pas de grogner : il rugit avec

une gravité qui prend aux tripes. Ce n’est pas un simple

bruit d’échappement, mais une symphonie mécanique,

témoin de la démesure contrôlée qui sommeille sous le

capot. Ce grondement profond, à la fois puissant et


raffiné, est l’expression auditive d’une voiture qui

allie performance brute et élégance absolue.

Arrivée au Golf de Naxhelet, la GTC Hybrid impose

son aura : d’abord silencieuse et majestueuse, elle

rappelle soudain, d’un appui sur l’accélérateur,

qu’elle est aussi une bête de course sous ses atours

de grand tourisme.



Fragrance Bentley AZURE for Men

Bentley Azure for Men séduit d’abord par son élan vital :

une ouverture vibrante de mandarine zestée et de bergamote,

relevée d’une touche de gingembre piquant.

L’effet est immédiat – lumineux, distingué, sans ostentation.

La composition reste aérienne, comme un vent

léger sur peau chauffée par le soleil. Azure est une interprétation

raffinée d’un classique, impeccablement poli,

il incarne l’esprit Bentley – puissance sous-jacente,

élégance affûtée. Son sillage mesuré est intimiste et peu

banal. AZURE est empreint de fraîcheur et légèreté au

quotidien, il tient 4-5 heures, sans agressivité.


Conclusion : La Quintessence du Grand Tourisme

La Bentley GTC Hybrid est bien plus qu’une voiture : c’est une expérience. Un

savant mélange de luxe, performance et conscience environnementale, le tout

enveloppé dans une esthétique intemporelle. Qu’elle soit capotée pour un voyage

transcontinental ou décapotée pour une balade estivale, elle incarne l’excellence

automobile avec une grâce inégalée. La First-1-Edition, avec ses finitions exclusives

et sa livrée bleu clair, ne fait que renforcer ce sentiment : cette Bentley est

déjà un collector, une pièce rare destinée à marquer les esprits.


174


UNE

LILLE

BENTLEY

BENTAYGA

AU

CLARANCE

Niché au cœur de Lille, à deux pas de la Grand-Place

et du Vieux-Lille, l’Hôtel Clarance est bien plus

qu’un simple établissement de luxe.

Membre prestigieux des Relais & Châteaux,

il incarne l’art de vivre à la française, alliant raffinement,

convivialité et attention aux détails.

Plongée dans un univers où le charme d’antan rencontre

le confort moderne. Choisir la Bentley Bentayga

dans cette finition Riviera unique au Monde était

la meilleure façon de découvrir cette Maison.

Plumes : Eric HEIDEBROEK et Christiane GOOR - Capture d’Images Charles MAHAUX et Pascale HEIDEBROEK

LAYOUT : Pascale HEIDEBROEK -LINTERMANS

175


176


Le raffinement

extrême et la facture

artisanale de

la Bentley Bentayga

à empattement

long se marie avec

l’atmosphère luxueuse

dégagée par

le Clarance, empreint

de traditions et

de modernisme.

177


178


Un cadre intimiste

et raffiné

Dès le seuil franchi, l’atmosphère

enveloppante de l’hôtel saisit le visiteur.

L’Hôtel Clarance occupe un bel hôtel

particulier du XVIIIe siècle, restauré

avec soin pour préserver son caractère

historique tout en y insufflant

une touche contemporaine.

Le hall d’accueil, avec ses boiseries

élégantes et ses œuvres d’art soigneusement

choisies, donne le ton : ici,

chaque détail compte. Et quels détails!

Le Clarance est un temple des luminaires

excentriques qui donnent

un charme fou à chaque pièce!

Le jardin intérieur, véritable oasis

de verdure, est l’un des joyaux

de l’établissement. En été il offre

un espace de calme et de détente,

loin de l’agitation de la ville. Un lieu

idéal pour siroter un thé ou déguster

un verre de vin en toute quiétude.

179



Des chambres et suites d’exception

L’Hôtel Clarance propose 19 chambres et suites, chacune unique en son genre. Les espaces,

spacieux et lumineux, sont décorés avec une élégance discrète, mêlant matériaux nobles

(bois, pierre, cuir) et touches contemporaines. Les lits king-size, recouverts de linge de lit haut

de gamme, promettent des nuits profondément reposantes. Les salles de bain, sont équipées

de douches à l’italienne ou de baignoires profondes, accompagnées de produits d’accueil

issus des collections de la maisons Cinq Mondes à Paris.



Faites vous plaisir et réservez la table

dans le coin bibliothèque,

c’est magique !

Un peu d’histoire...

L’Hôtel Clarance est installé dans

l’hôtel particulier construit en 1796

par la comptesse d’Hespel. En 1953,

il est acquis par les maîtres brasseurs

Motte-Cordonnier, qui, aujourd’hui

produisent la bière «Clarance».

En 2015, madame Aurélie Vermesse

le transforme en Boutique Hôtel,

qui devient ainsi l’Hôtel Clarance.



Ce qui distingue véritablement l’Hôtel Clarance,

c’est son accueil chaleureux et personnalisé.

Le staff, attentif et discret, est toujours prêt

à anticiper les besoins des clients.

Malgré sa proximité avec le centre animé,

l’établissement bénéficie d’un calme absolu,

garantissant une nuit paisible à ses hôtes.

L’Hôtel Clarance est bien plus qu’un lieu

d’hébergement : c’est une expérience

à part entière. Entre son cadre enchanteur,

son confort exceptionnel et son service irréprochable,

il incarne l’excellence à la française.

Que ce soit pour un séjour romantique,

un voyage d’affaires ou une escapade culturelle,

cet établissement saura vous plaire et

vous faire tomber sous le charme de Lille.


Le dimanche, le restaurant du Clarance

est fermé aussi nous avions réservé

à l’Estaminet «La Ch’tite Brigitte»

une maison typique du vieux Lille.

Un endroit très sympatique, convivial,

bruyant car les clients y conversent,

rient et se régalent de plats typiques

du Nord de la France.

Voici ce que vous entendez quand vous appelez

la Ch’tite Brigitte ! C’est Délicieux !

Tél : +33 3 20 20 99 89

La cuisine est ouverte, la carte sert

de set de table. C’est écrit petit mais

c’est parce que c’est mélangé et

les plats régionaux très populaires

comme les fricadelles, la tête de

veau, les carbonnades et pas mal

de choix au Maroile... En plus toutes

les boissons sont inscrites et

aussi les desserts, les digestifs et

les sodas... On vous l’a dit c’est

beaucoup. La Ch’tite Brigite est

un temple du goût et non seule ment

cette cuisine est gourmande et

savoureuse comme elle est généreuse.

Sans pour autant se terminer

par un coup de fusil.

Un conseil réservez avant d’y aller,

c’est systématiquement complet...






Lille comme Bruxelles a été

agressée par les écolos!

C’est incroyable, circuler dans

Lille est une pénitence, les

voitures sont traîtées comme

des parias, heureusement avec

la Bentley et son incroyable

confort, sa sérénité et son

gros V8 de 4 litres on se glisse

entre tous ces fichus et

moches piquets qui jalonnent

les rues, empêchant de s’arrêter.

tant mieux, nous circulons

dans un agréable train de

sénateur, bien confortablement

installés en hauteur pour

admirer la superbe architecture

de l’endroit.

Quand on peut trouver une

place pour se garer, on peut

se promener à pied dans

les espaces dédiés aux piétons.

C’est très vaste, les édifices

profitent d’une mise en valeur

qui ravit le regard.

Comme toujours, ces moments

idyliques ne le demeurent pas

longtemps, en cause les fous



Visiter Lille en Citroën 2 chevaux

qui pollue plus que la Bentley,

ça le fait et ça a du succès





furieux à vélo qui déboulent à toute

allure et font prendre tous les risques

aux promeneurs. Comme quoi, il y a

encore du travail pour les verts afin

de solutionner cette folie.

En attendant, Lille possède des bâtiment

riches d’une architecture qui

marque les époques. Les couleurs

sont chatoyantes et puissantes.

Les lillois s’inquiètent autant que

les bruxellois de la disparition de

nombreux commerces de proximité.

Sans une réaction urgente et surtout

intelligente des autorités, Lille pourrait

voir mourir son tissu commercial qui

comme dans tellement d’autres cités

s’exporte dans les grands centres

commerciaux, en périphérie.





Les façades du vieux Lille se mirent

dans la profondeurs des laques

de la Bentayga Riviera



La Bentley Bentayga EWB

pour Enlarged Wheelbase

se distingue par son allure

imposante et son design

raffiné. L’allongement

de l’empattement (ajout de

18 cm) est harmonieusement

intégré, renforçant

son côté majestueux sans

nuire à ses proportions.

Les lignes épurées, la large

calandre et les phares LED

sophistiqués confèrent

au véhicule une présence

routière indéniable.

La Bentayga de notre essai

est équipée d’un bon gros

V8 bi-turbo de 4 litres

qui offre la bagatelle de

550 chevaux et 770 Nm.

Malgré la taille imposante

du véhicule, et son poids

de près de 2470 kg, cette

motorisation offre des

performances impressionnantes

: 0 à 100 km/h en

4,6 secondes et une vitesse

maximale de 290 km/h.

Le Bentayga EWB est également

équipé d’une transmission

intégrale et d’une

suspension pneumatique

adaptative, garantissant

une conduite à la fois dynamique

et confortable.

En mode Sport, le V8 dévoile

un son grave et envoûtant,

tout en offrant une agilité

surprenante pour un SUV

de cette taille. En mode

Confort, la suspension





absorbe les imperfections de la route, offrant une

expérience de conduite ultra-douce. Le système de

direction précise et la technologie anti-roulis contribuent

à une tenue de route rassurante, et efficace.

Si la consommation peut paraître élevée, elle s’est

posée, lors de notre essai, à13,5 litres aux cent avec

des variables de 12,6 à 17,2 litres, ceci en fonction

des conditions de circulation, plus gourmandes

en ville, plus douces en agglomération et autoroutes.

On peut dire que ce gros SUV est dans la bonne

moyenne. Surtout qu’ en usage courant on peut

compter sur les 12-13 litres aux cent et des rejets

de 298 gr/km. Quand le Bentayga pourra profiter

de la version plug-in hybride du V8, la consommation

va faire un sacré bon en arrière et la puissance

va grimper allègrement.


L’intéreur du capot reçoit un

capitonnage semblable à celui des

garnitures des portières...


La Collection Riviera...

Née de l’inspiration d’une cliente monegas -

que de la marque de Crewe, la Bentley

de cet essai est unique au monde.

Et s’il est possible d’un créer une, avec

les mêmes spécifications, elle ne portera

pas les emblèmes Riviera...

Ces spécifications extraordinaires sont

déjà une couleur exceptionelle, le bleu

Égéen, qui rappelle le bleu turquoise

de la méditérranée à hauteur de Monaco.

Les roues de série sont des jantes polies,

de 22 pouces, à 5 branches. Notre voiture

d’essai avait la monte hiver en 21 pouces.

Les chromes ont fait place à une finition

Blackline, c’est propre, net et élégant.


C’est à l’intérieur que tout se joue !

Et surtout à l’arrière qui offre deux sièges de

type aviation d’affaires style Learjet offrant

22 réglages différents et une technologie

avancée gérant la morphologie des occupants

par 127 capteurs afin de leur offrir un confort

extraordinairement optimisé.

Les portes arrière sont motorisées, l’assistance

se fait à l’ouverture pour offrir une légèreté de

bon aloi et à la fermeture en appuyant sur le

bouton ad-hoc ou lorsque le portier repouse

délicatement la portière.

La décoration intérieure fait appel à un mariage

de cuirs somptueux la teinte principale est

appelée «Linen», les détails sont en cuirs

«Brunel» et le meuble de bord comme les sols

sont en bleu nuit Automne. Les boiseries en

Pale Pin stripe rappellent le ton clair des ponts

en teck des yachts de luxe.


Les petits trous sont réalisés à

la main et diffusent une lumière

précise et élégante.




Epilogue


Quand Eric, le rédac chef du magazine

Oh Life qui accueille nos articles de

voyage, nous a proposé de nous joindre

à lui le temps de son testing de

la Bentley Bentayga «Riviera Collection»

nous n’avons pas boudé notre plaisir,

évidemment. Le plaisir d’avaler des

kilomètres installés à l’arrière comme

si nous étions assis dans un salon !

Pour les passagers, le mode Bentley

c’est se lover dans des sièges confort

en cuir très fin avec une adaptation

automatique de la posture et

une climatisation des sièges qui

garantissent un bien-être total et

des fesses parfaitement tempérées.

Jambes étendues, larges accoudoirs,

boissons glissées dans un petit frigo

intégré, deux écrans et leurs casques

pour s’évader en musique ou au cinéma

sans déranger son voisin, autant

de petits détails qui permettent

de décharger le stress de la vie

quotidienne sitôt installés.

Pas étonnant que Bentley occupe

une place à part dans la gamme

des voitures de luxe !

D’autant plus que cette voiture

donne l’impression de glisser

sur la route. Que la chaussée soit

parsemée de dégradations ou de pavés,

rien ne le laisse deviner.

Aucun heurt, aucune oscillation, la

conduite reste stable et le déplacement

prend l’allure d’une croisière raffinée.

Merci chef pour cette expérience rare !


Un Gentleman

Farmer à Paris

Le 10 juillet 2024, à

quelques heures de

l’ouverture des Jeux

Olympiques, Une puissante

Bentley Continental

GT quitte Paris par

les Champs Elisées et

l’Arc de Triomphe pour

rejoindre les campagnes

fertiles et leurs riches

moissons.

Il est pratiquement

15 heures et

la Ville Lumière

est déjà en ébullition.

C’est que le grand jour

se rapproche et tant

la sécurité que

l’organisation

de ce gigantesque

événement occupent

216

les forces de l’ordre et

les touristes qui affluent

en masse. Les plans de

circulation commencent

déjà à bouleverser les

habitudes des parisiens.

Par exemple, sur le périphérique,

une bande de

circulation est strictement

réservée aux Jeux

Olympiques. En plus

Paris comme beaucoup de

métropoles voit ses rues

envahies par les cyclistes

qui, comme partout ont

un sens très personnel du

Code de la route. Ce qui

déroute un peu les scooters

et les motos qui se

voient obligés de partager

la ville avec eux.

La Bentley

Continental

GT ne s’en

émeut pas le

moins du

monde.

Son V8 de 4,0

litres ronronne

tranquillement sous

son large capot. Le

conducteur profite de

son habitacle, une sorte

de cocon garni de cuirs

Nappa pleine fleur à la

fragrance Connolly inimitable.

Le confort de ses

larges fauteuils, la souplesse

des huit cylindres

et la douceur de la boîte

de vitesse automatique


217


En plus des cyclistes, les scoote

et motos doivent composer ave

l’imprévisibilté des trottinette


rs

c

s


220


à 8 rapports

qui participe

à la qualité

des évolutions

citadines.

Demeure le

gabarit de ce

gros coupé,

mais malgré

la densité du

trafic, ça ne

pose aucun

problème.

C’est même

plutôt cool !

Sortir de Paris

prend le temps

qu’il faut, mais

aussi, permet

de se faire plaisir

en admirant

l’architecture

Haussmannienne

qui donne à

Paris cette

atmosphère si

romantique.

C’est un délice

et non un

supplice de

se promener

en Bentley au

coeur de cette

ville.

Bientôt les

voies se libèrent

et le V8 aussi.

Il vrombit dès

les premiers

kilomètres

d’autoroutes,

Cruise Control

calé sur

135 km/h, la

quiétude est

absolue.

Le silence est

omniprésent,

et surtout

le V8 ronronne

en musique

de fond.

C’est une belle

atmosphère.

221


Changement de décor

et retour à la campagne

La Bentley s’inscrit naturellement

dans ce paysage

champêtre. Elle adore les

petites routes sinueuses, ou

ses quatre roues motrices

assurent une tenue de route

imperturbable. Evidemment

le V8 bi turbo de 4,0 litres

peut aussi donner de la voix,

du couple et des tours par

minutes.

Le Launch Control est facile

d’usage et offre des accélérations

qui collent au siège.

Certes, ce gros coupé cache

bien son jeux.

C’est vrai qu’il est musclé,

bien campé sur ses grandes

roues, il est vraiment tout

en muscles, mais n’a pas

l’agressivité d’une supecar

super effilée.


Mais, il le fait, quand on

lui demande. C’est tout un

art et une consécration qui

explique la longévité de ce

modèle qui n’arrête pas de

faire tourner les têtes.

Si pour le V8 bi-turbo,

l’heure est au changement,

à l’évolution, plutôt. Sur

la Flying Spur Bentley

s’est essayé à l’hybridation

rechargeable avec le V6 Bi-

Turbo hybride de la Porsche

Panaméra hybride. Même si

ce V6 de 3,0 litres électrifié

fait le job, on n’est pas

dans la lignée des V8. Aussi

quand le V8 électrifié développé

par Porsche et Lamborghini

s’est trouvé prêt à

l’emploi, Bentley a mis ses

ingénieurs au travail pour le

caler dans la Continental GT

qui reçoit des adaptations et

une mise à jour de sa carrosserie,

qui demeure très

Continental GT.


A l’intérieur, la finition demeure

l’une des plus belles

factures du marché.

Tout a de l’allure, tout est

soigneusement travaillé.

La gestion des couleurs qui

s’assortissent et confirment

les formes, avec une élégance

très haute couture

sont là pour combler d’aise

l’heureux utilisateur de ce

somptueux coupé.

Même si la nouvelle arrive,

il demeure encore quelques

rares exemplaires de V8 bi-

Turbo. Et les personnes qui

choisiront ces versions le

feront par envie de se faire

plaisir.

Car cette Bentley possède

l’aura des premières dessinées

par nos designers

belges.


Bien sùr la Continental GT

a évolué, bien sùr la Conti

GT a eu des «face lifts» et

même des modifications

profondes de ses structures,

mais elle demeureavant

tout, fidèle à ses premières

esquisses.Si bien que peu

importe la génération des

Continental GT, elles portent

une griffe indémodable. Et

ça c’est formidable.

C’est vrai que l’intérieur

s’est simplifié avec les années,

les nervures qui conféraient

un intérieur «bi-cockpit»

est passé à une structure

plus large qui ne perd rien

en élégance, car la console

centrale magistrale confère

toujours cette impression de

confort et de fluidité. Mais

aussi d’exclusivité. Et c’est

bien là un des traits fondamentaux

de ce gros coupé, il

est exclusif avant tout.


Moteur V8 bi-turbo

4 litres

550 ch à 6.000 tours/min

770 Nm à 2.000 tours/min

Boite auto à 8 rapports

Transmission 4x4

0 à 100 km/h : 4 sec

Vmax : 318 km/h

L x l x h : 4,85 x 1,95 x 1,40

Poids 2.165 kg.

Cons. en usage normal :10,8

à 18,5 en «performances +»



La Continental GT 2024

Le changement dans la c

228

Bentley Motors a présenté

cet été, la quatrième génération

de son coupé emblématique,

la Continental

GT Speed.

Elle conserve le look puissant

créé par les desingners

belges Dirk van

Braekel et Luc Donckervolke

perpétuant ainsi une

tradition stylistique longue

des 21 printemps de la

famille Continental GT.

Les designers ont redéfinis

le mélange ultime des

performances de supercar,

du luxe artisanal et de la

facilité d’utilisation au

quotidien.

La refonte complète de

l’extérieur et de l’intérieur,

avec des détails modernes

et épurés, suit le nouvel

ADN du design établi par

les Bentley Bacalar et Batur

construites en ateliers.

Des performances exceptionnelles

sont apportées

par un tout nouveau groupe

moteur hybride basé sur le

V8 bi turbos de 4,0 litres

développant 600 ch, associé

à une unité électrique de

190 ch posée entre le V8 et

la boite de vitesse.

Le tout apporte une puissance

de 782 chevaux et

un couple phénoménal de

1.000 Nm.


ontinuïté

Le résultat est une accélération

de 0 à 100 km/h en 3,1

secondes, avec une autonomie

de 81 km en mode électrique

et une autonomie totale

de 859 km, ce qui en fait une

supercar de tous les jours.

Le nouvel extérieur poursuit

la révolution du design pour

l’avenir de Bentley, avec la

plus grande révision du visage

de la Continental GT depuis

deux décennies, et la première

Bentley grand public avec

des phares simples depuis les

années 1950.

Le design, les matériaux, la

qualité et le savoir-faire de

l’habitacle de Bentley, à la

pointe du progrès, se poursuivent

avec l’introduction

d’une nouvelle technologie

de sièges bien-être, d’une

nouvelle ionisation de l’air, de

textures de cuir tridimensionnelles,

d’un nouveau matelassage

moderne et de finitions

techniques telles qu’un nouveau

chrome foncé.

Une toute nouvelle architecture

électrique de 400 volts

permet d’offrir la suite de

technologies de transmission

la plus avancée jamais

proposée par une marque

automobile de luxe, avec

des émissions de 29 g/km

de CO2 et une autonomie

électrique de 81 km selon le

cycle de conduite WLTP.

229


Bentley

Continental

Flying Spur

Retour des Bentley

aux 6 cylindres

Plume : Eric HEIDEBROEK - Capture d’Images : Pascale et Cédric HEIDEBROEK

230


Bentley a créé son premier six cylindres en 1928.

Il succède au quatre cylindres 3 litres des débuts.

C’est un 6 en ligne de 6,5 litres de la célèbre 6½ avec 147 ch

qui évoluera à 6,6 litres et grimpera à 200 chevaux.

Il équipera les fameuses Speed Six, qui remporteront.

deux victoires consécutives au Mans en 1929 et 1930 !

Les premières Continental S1 Flying Spur avaient des 6 cylindres

en ligne de 4,9 litres développant 180 ch et 400 Nm, une énorme

valeur pour l’époque. Le moteur V6 Bi-Turbos de la nouvelle

Flying Spur n’est donc pas le premier six cylindres à prendre place

sous le capot d’une Bentley. Ce qui est nouveau, par contre, c’est

l’adjonction d’une unité électrique, réponse moderne à la nouvelle

mobilité qui s’installe partout.


Après avoir testé la Continental

GT V8 en finition

Azure, vient le moment de

tester la Flying Spur qui

troque son V8 pour un V6.

Mais pas n’importe lequel,

c’est un appareil issu du

Groupe Volkswagen auquel

appartiennent Lamborghini,

Bentley, Porsche, et

Audi pour ne citer que les

plus prestigieux. Et dans

ces marques, les deux allemandes

proposent un V6

hybride, bi-Turbo cubant 3

litres et assisté par une unité

électrique développant au

final quelque 544 chevaux

et 750 Nm. La répartition

s’effectuant en une valeur

de 416 chevaux et 550 Nm

pour l’unité thermique et

136 ch pour 400 Nm issus

du moteur électrique. Toute

cette cavalerie passe à la

route par les quatre roues

motrices avec l’aide d’une

boîte de vitesse robotisée à 8

rapports fabriquée par ZF.

Et donc, cette Bentley annonce

des consommations

très faibles avec 3,3 litres

aux cent et 75 g/km de rejets

CO2.

232


À l’usage, cette grande et

lourde berline tourne autour

des 10-13 litres aux cent

kilomètres, soit des consommations

sensiblement

proches de celles du V8.

0,0 LITRES AUX 100...

Côté autonomie, avec le

réservoir de 80 litres et la

batterie de 18 kWh, on peut

tabler sur une autonomie de

600 kilomètres. Maintenant,

en usage quotidien, la Bentley

Hybride peut aussi faire

le job, uniquement à l’électricité,

sur les petits trajets.

Et à ce moment-là, on a une

consommation d’essence de

0 litre aux cent...

Côté performances, la

Flying Spur Hybride doit

faire avec le V6.

Une machine qui est plus

vive, qui a besoin de mouliner

plus pour réagir, là

où le V8 envoie tout dans

un grondement souple et

puissant. C’est vrai qu’à

haut régime le V6 offre une

musicalité métallique qui a

son charme. Mais n’égale

jamais la musicalité du V8.

C’est comme ça.


Même si la puissance globale

de l’hybride est très

proche, à 6 chevaux près,

des 550 ch du V8, si les 750

Nm sont plus bas que les

770 Nm du V8, elle n’arrive

pas à tacler le V8 sur l’exercice

du 0 à 100 en laissant

le V8 l’emporter de 2 petits

dixièmes de secondes. En

cause, la V8 (4,1 sec) est

plus légère de 250 kg avec

ses 2.255 kg contre les

2.505 kg de la V6 hybride

(4,3 sec). On aurait pu

penser qu’avec les 400 Nm

du moteur électrique que

ces différences puériles,

auraient été à l’avantage du

V6 PHEV... Mais peut-être

faut il voir là un choix délibéré

de laisser la manche au

V8. Toujours est - il que ces

Flying Spur Azure tant en

V8 qu’en V6 en imposent

par leur allure souveraine.

Leur finition est extraordinaire

et soignée. On sent le

travail bien fait, l’artisanat

historique se profile dans

de nombreux détails, même

s’il y a quelques petites

choses qui nous ont perturbés

dans cette prise en

main. Ce sont les garnitures

234


en relief des panneaux de

porte en damier. Bien que

garni de cuir très fin, le

relief est très dur et répercute

des bruits parasites et

de roulement.

Même constat pour l’isolation

du compartiment à

bagages qui se révèle insuffisante

dès lors que l’on

abaisse l’accoudoir central

arrière. C’est inattendu à ce

niveau de produit.

Peut-être était-ce dû à

l’exemplaire mis à notre

disposition.

Toujours est-il qu’après

notre essai de la Rolls

Royce Ghost, la Bentley

apparaît moins silencieuse

sans compter avec ses

bruits aérodynamiques. En

somme, la Bentley est un

cran en dessous de la Rolls

qui est, quand même, un

cran au-dessus, mais surtout

100.000 € plus chère.

Au niveau du confort, les

sièges offrent un maintien

plus sportif et plus homogène.

À l’arrière, le confort

est indiscutablement de


grande qualité. C’est que

cette Bentley même en

version limousine conserve

l’essence même de son

ADN. La conduite sportive.

Et on remarque que si le

mode «comfort» est un peu

trop souple, dès que l’on

passe en mode «Sport» la

suspension se raidit suffisamment

pour offrir un

meilleur contrôle du roulis

et du tangage. On apprécie

grandement cette attitude

routière même avec les immenses

roues de 22 pouces!

Testée dans des conditions

météorologiques dantesques,

avec de très grosses pluies

sur un parcours autoroutier,

réalisé à (très) bonne allure,

on a constaté un comportement

sûr et précis, des qualités

de freinages et d’aptitudes

en courbes sidérantes

d’efficacité pour une aussi

grosse voiture.

Spacieuse, la Bentley

Flying Spur PHEV

offre deux visages.

Celui d’être conçue pour

être conduite comme celui

236


d’être faite pour se laisser

conduire. Dans les deux

cas, le plaisir de voyager en

Flying Spur est évident.

Certes, si la Flying Spur est

montée en grade dès l’arrêt

naturel de la Mulsanne,

produite de 2009 à 2020,

elle ne prétend absolument

pas prendre la place de la

Mulsanne, c’est très clair.

CONCLUSIONS

Comparer la Continental

GT V8 avec la Flying

Spur n’est pas raisonnable.

D’une part, la GT est un

gros coupé sportif et très

cossu, plus d’ailleurs que

la Flying Spur. C’est dù à

son ADN natif. Inimitable

même dans la concurrence

la plus proche, car chez

Bentley, on a des racines

sportives qui ne cadrent pas

nécessairement avec l’ultra

luxe d’une Flying Lady.

La Flying Spur respire une

qualité de vie dynamique

et moderne. On ne peut la

comparer qu’à la BMW

Série 7 qui se veut plus gadgets

et infotainments en tout

genre à destination d’une

génération de geeks ?


Ce que la Bentley Flying

Spur n’est absolument pas.

La Flying Spur est une

grande routière, assez classique,

mais dynamique et

efficace avec un ADN sportif

marqué.

Elle conserve et entretient

l’héritage des traditions britaniques

et perpétue la différence

d’avec la grande dame

de Goodwood en offrant, un

confort et des attentions raffinés,

mais aussi et surtout

un comportement routier

exemplaire marquant ainsi

une grande différence !



Bentley

Flying Spur

1957

Née avec un

Six Cylindres !

240

Ce moteur 6 cylindres en ligne de 4,9 litres

développe 180 ch, et surtout, 400 Nm de couple,

une véritable performance pour l’époque.

Ce sont les carrossiers H.J. Mulliner,

qui ont eu l’idée de proposer

une carrosserie à quatre portes

sur le châssis du coupé Continental,

et l’ont baptisée Flying Spur.

On est alors en 1957.


241



Le six en ligne de la

première Flying

Spur est un atmosphérique

issu des

moteurs de course

des voitures de

l’époque. Auréolé

de gloires et de victoires,

cet appareil


offrait des prestations

routières de qualité et le

châssis de la Continental

à deux portes générait des

aptitudes routières très

appréciées d’une clientèle

fortunée capable de s’offrir

un tel bijou.

Il faut savoir qu’à l’époque

la berline Bentley Série

S standard, carrossée en

244


usine, coûtait 3 295 £, les

propriétaires devaient être

sérieusement fortunés

pour payer plus du double

pour une version H.J. Mulliner

ou Park Ward.

Entre 1955 et 1959, 432

Continental de série S

ont été carrossées par des

carrossiers spécialisés,

dont 217 par H.J. Mulliner.

Au cours de la même

période, l’usine a produit

2 927 berlines à carrosserie

standard.

LA CONTINENTAL

FLYING SPUR

À QUATRE PORTES

La plupart des Continental

de la série S étaient des

modèles à deux portes,

mais H.J. Mulliner a eu


l’intuition qu’il existerait

un marché restreint mais

exigeant pour une Continental

à quatre portes

carrossée, en alternative à

celle à quatre portes proposée

par l’usine.

Leur conception était

équilibrée et élégante,

avec suffisamment d’espace

pour quatre personnes.La

nouvelle quatre

portes a été baptisée par

Arthur Talbot Johnstone,

directeur général de H.J.

Mulliner, d’après l’emblème

héraldique de sa

famille, le Clan Johnstone

des Scottish Borders.

Le premier exemplaire

arborait même la mascotte

de l’éperon du clan

Johnstone sur sa calandre.

246


Après le succès de la H.J.

Mulliner Flying Spur, le

carrossier James Young

a également proposé son

interprétation sur mesure

d’une quatre portes.

PRÉSENTATION DE

LA S1 FLYING SPUR

ISSUE DE LA

LINEAGE COLLECTION

DE BENTLEY

La Continental Flying

Spur S1 de la Lineage

Collection de Bentley est

un modèle H.J. Mulliner

de 1958 doté d’un moteur

à six cylindres en ligne


de 4,9 litres développant

180 chevaux, de couleur

noire avec intérieur gris.

Cet exemplaire est équipé

de la boîte de vitesses

automatique et de l’air

conditionné disponible en

option. Elle coûtait à l’origine

8.034 £, soit environ

dix fois le salaire moyen

britannique de l’époque.

Elle a été commandée

par la société d’ingénierie

Guest, Keen and Nettlefold,

basée à Birmingham

- probablement comme

véhicule de fonction du

président Sir William

Peacock -, avant de passer

dans la famille Peacock en

1964.

Elle est légèrement patinée

mais en excellent état

et a inspiré l’équipe de

designers de Crewe lors

de la création de la Flying

Spur d’aujourd’hui.

248


On retrouve sur l’interprétation

moderne de

la nouvelle Flying Spur,

le galbe des ailes arrière

ainsi que le tombant de la

malle de coffre. La posture

générale de la carrosserie

posée sur le train arrière,

comme le redressement

altier de l’habitacle éclairé

par une large baie de parebrise

en prolongation

directe du long capot sur

lequel se dresse fièrement

le «B» ailé.

Et aujourd’hui ce «B» ailé

est motorisé et assorti

d’un éclairage cristalin qui

génère un effet exclusif

(voir la vidéo en cliquant

sur le bouton). Le tout est

traité de façon iconique

dépourvu d’exhubérence.

Quand on observe ces

deux limousines séparées

par 66 années, on reconnait

immédiatement la

filiation. Il faut dire que


les designers belges qui se sont

succédé à la naissance de la Continental

GT et au développement

de la Flying Spur, Dirk Van Braeckelet

et Luc Donckerwolke ont

réussit à générer trois modèles

extraordinairement bien dessinés

et homogènes. Trois versions,

évidemment quand on ajoute le

cabriolet qui lui aussi a un look

fabuleux et indémodable.

Car c’est cela qui se manifeste

dans le design des Bentley, c’est

indémodable et toujours extrêmement

valorisant. Côté confort, on

constate que le coupé se montre

plus confortable que la berline, à

l’avant. A l’arrière le confort est

royal dans la berline et un peu plus

confiné dans le coupé. La façon est

artisanale, surtout dans le traitement

des matières nobles de l’habitacle

qui offre un charme inaltérable

et intemporel, bien dans

l’esprit des lignées compétitives de

la marque.

FICHES TECHNIQUES

Bentley

Continental S1

Flying Spur

1958

Bentley

Continental

Flying Spur

2023 PHEV

Longueur: 5,39 m

Largeur: 1,90 m

Empattement:3,12 m

Hauteur: 1,63 m

Poids: 1.880 kg

Moteur:

6 Cylindres en ligne

Cylindrée: 4,9 l

Puissance:

180 ch / 400 Nm

VMax: 195 km/h

0 à 100: 13,1 s

Longueur: 5,31 m

Largeur: 1,98 m

Empattement:3,20 m

Hauteur: 1,49 m

Poids: 2.505 kg

Moteur thermique:

V6T 410 ch / 550 Nm

Moteur électrique :

134 ch / 400 Nm

Puissance combinée:

536 ch / 750 Nm

VMax: 285 km/h

0 à 100: 4,3 s



252


Bentley

Continental

GT Azure

Indémodable

et luxueux coupé

Plume : Eric HEIDEBROEK - Capture d’Images : Pascale HEIDEBROEK

La Continental GT est née en 2003 et a déjà 20 ans.

Les lignes sont, à la base, tellement réussies et l’évolution du

modèle est tellement subtile que cette quatrième génération

affiche une allure encore plus puissante tout en restant dans

les canons de la Continental GT.

C’est une marque de profond respect que tient Bentley

envers sa fidèle clientèle.

Une Bentley est et reste toujours une Bentley.

253


254


Bentley est une marque au tempérament

sportif bien ancré dans

ses gènes. Depuis ses origines,

la compétition est son leitmotiv.

Mais pas seulement, cette auto

affiche clairement son statut.

C’est une voiture représentative

d’un style de vie.

Non seulement les designers

belges à la base de son concept

sont parvenus à lui donner cette

allure de gros coupé luxueux et

sportif qu’aucun autre constructeur

n’a jamais su interpréter et

pérenniser

Cette quatrième génération

conserve l’essentiel de sa structure

graphique tout en la mettant

au goût du jour avec

talent. Si l’on doit distinguer

une structure vraiment différente,

c’est à l’intérieur ou

les deux vagues séparant le

conducteur du passager se

sont effacées pour offrir une

structure linéaire, toute aussi élégante.

Pour le reste, Bentley est fidèle à

ses choix visibles. Par exemple les

fameuses tirettes chromées pour

la commande des ouïes de ventilation.

C’es tout simplement d’un

chic irrésistible comme le cerclage

gravé des différents indicateurs

et commandes.

Le costaud, le puissant demeurent

bien présents, levier de

commande de boîte avec le «B»

central, le volant sport, tout cela

indique clairement que l’on est

dans une vraie voiture.

255


Et Bentley n’a pas cédé impulsivement au

chant des sirènes électroniques. Bien sûr, son

écran est immense et touchscreen, mais des

commandes classiques demeurent. Certes, tout

n’y est pas, mais l’amateur éclairé, conducteur

de Bentley, n’en est pas gêné.

Car ce qui l’intéresse est ailleurs. Comme l’atmosphère

de l’habitacle full-cuir, façonné manuellement,

les harmonies, les détails et, cet

écran qui disparaît pour faire place à trois cadrans

ou à une surface lisse, en alu bouchonné

dans cette finition.

On est dans un autre monde, un monde ou se

cotoyent le sport et l’élégance.

256


Car la Continental GT ne renie pas ses origines.

Elle peut se révéler bourgeoise sur la position

«Comfort» qui rend le V8 bi-Turbo discret et

hyper souple sans oublier la douceur des suspensions

qui s’apparentent, alors, à celles

d’une limousine. En position «B», c’est le mode

Bentley avec ses traditions sportives. Et donc

les suspensions sont plus directes, le volant

qui répond aussi plus fermement. Le moteur

change de tonalité en devenant plus rauque, la

boîte passe les rapports un peu plus vite.

Le «B» c’est le mode gentleman driver mais

pas encore le mode «Sport». Quand ce dernier

257


est sélectionné, le moteur rugit en offrant une

rumeur plus forte, des claquements au rétrogradages

affirment le tempérament sportif,

mais pas aussi bruyamment qu’un V8 AMG. Ici,

on reste très «classe» mais on annonce clairement

la couleur. Cette Bentley est la digne

descendante des vainqueurs des 24 heures

du Mans. Ses suspensions passent d’un mode

ferme à un mode super sport. Les trains roulant

révèlent les épures sportives, les tarages

de la suspension pilotée sont issus de l’expérience

en compétition générés pars les «Bentley

Boys» qui sillonnent les circuit à bord des

Continental GT du championnat GT. Elles sont

redourtables et sont craintes par l’ensemble

du plateau. Ces Conti GT sont bien nées !

258


Leur seule rivale connue est peut-être une Aston

Martin DB 12 qui est un coupé 4 places

mais moins spacieux que la Bentley. Par contre

côté image ce n’est pas mal non plus.

Ce qui demeure agréable avec une Bentley,

c’est le fait que l’on retrouve facilement

ses marques. On retouve les impressions de

conduite voulue par les concepteurs du premier

modèle Continental GT. Atmosphère,

remontées des trains roulants, ambiance

de bord, touché de route, sont toujours bien

présent, même au fil des évolutions. En effet,

cette Bentley Conttinental GT est moderne et

au cours des générations elle s’est modifiée,

remodelée, adaptée. Tout y passe, de la struc-

259


ture, tous les éléments sont nouveaux, les réglages

affinés, pour répondre aux besoins de

plus en plus pointus des normes européennes

et mondiales.

Résultat

Un gros coupé plein de couple et fort de 550

chevaux avec une tenue de route stable, précise

et incisive à la demande. Le résultat de toutes

ces améliorations, au fil des générations et du

temps est qu’incontestablement la Continental

GT s’est améliorée, avec par exemple le blind

assist et autres aides à la conduite.

Mais ces aides ne sont pas intrusives contrairement

à tant d’autres voitures où elles sont

particulièrement désagréables. Chez Bentley,

surtout en Continental GT, on veut conduire et

cette auto le demande. Pourtant, si elle déborde

de disponibilité, on constate qu’elle n’incite pas

aux débordements intempestifs. C’est une auto

qui joue la carte du luxe débonnaire et qui garde

en réserve cette vigueur, cette précision et sportivité

qui plaisent aux conducteurs avertis.

Ce gros coupé offre quatre vraies places même

si l’espace réservé aux genoux des passagers

arrière est un peu juste surtout quand les plus

de 1,85 m s’installent à l’avant et prennent

toutes leurs aises. Sinon, on peut dire que

même les baquets arrière sont très confortables

et maintiennent bien.

La qualité de la sonorisation est impressionnante.

Les basses vibrent dans toute l’auto et

se relaient dans les assises, c’est très impressionnant

et on n’a pas besoin de mettre le

volume à fond pour ressentir ces impressions.

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262

Bentley Continental GT

Finition Azure (Luxe)

Moteur 4.0 L - V8 Bi-Turbo

550 ch à 6.000 t/min

770 Nm à 2.000 t/min

4x4 permanent - 2.125 kg

318 km/h - 0 à 100 : 4’’

12 à 14 l/100 - CO2 275gr

Autonomie : 680 km

L 4,85 x l 1,95 x h 1,40 m

Coffre 258 litres


263


Walter Owen Bentley, n’aime

pas son prénom «Walter» et

préférait qu’on le prénomme

«Wo». Voilà un trait de caractère

qui marquera sa vie.

En 1919, W.O. Bentley crée la

société qui produira dès 1920

la première Bentley. Cette

voiture sera mue par un

quatre cylindres de 3 litres.

Performante, cette Bentley

sera allignée dans de nombreuses

épreuves et ses descendantes

poursuivront cette

voie jusqu’à gagner cinq fois

les 24 heures du

Mans.

W.O. Bentley assouvira ses

ambitions en mélant étroitement

luxe et performance,

choses que l’on retrouve

aujourd’hui au travers des

productions de la marque.

264


BENTLEY

La Conti GT

A 20 ans

Plume : Eric HEIDEBROEK

Et c’est un belge !

Qui a dirigé le style de la Bentley de la renaissance,

Dirk van Braeckel. Et le moins que l’on puisse dire,

c’est que les lignes choisies sont indémodables.

265


A la fin des années ‘90, Bentley et

Rolls-Royce sont à vendre et les

marques sont très disputées par les

Groupes BMW et Volkswagen.

BMW emporte Rolls-Royce, et Land

Rover - pour pas longtemps - tandis

que Volkswagen acquiert Bentley.

Le belge Dirck van Braeckel, talentueux

designer reçoit la mission de

créer un modèle qui va relancer

la marque d’une façon magistrale

en créant une voiture prenant en

compte les lignes sportives des

coupés légendaires de la marque.

La Bentley Continental GT !

Cette nouvelle voiture est un

coupé à quatre vraies places.

Il se veut, confortable et

sportif. Le moteur est le

fameux W12, et la base roulante

est celle de la limousine

Phaeton de Volkswagen.

Des éléments fiables et

concrets qui permettent

de créer ce modèle

extraordinaire tout en respectant

la tradition inspirée

par W.O. Bentley. Ceci fait en

y associant une technologie

266


de pointe, une maîtrise des performances et un

luxe nécessaire. La structure héritée, fait de la

Conti GT une quatre roues motrices.

Sa mise au point se réalise en moins de quatre

ans, une prouesse technique et esthétique

soulignée par la presse internationale lors de

la présentation de ce magnifique

coupé au Mondial de Paris en

267


septembre 2003. Le succès est immédiat, Dirck

van Braeckel a signé une ligne râblée, puissante,

qui demeure encore aujourd’hui, soit 20 ans plus

tard, toute aussi actuelle qu’a sa naissance, nonobstant

l’intégration de signatures lumineuses

marquant les époques traversées. Ce n’est que

depuis le Salon de Francfort 2017 que Bentley

a présenté un restylage plus marqué, mais qui

ne touche pas à la ligne générale de l’auto. On

remarque seulement un très léger effilage de

la partie frontale et un agrandissement de la

calandre, afin de coller à la mode actuelle. On

remarquera que Bentley n’a pas cédé à l’exagération,

le style demeure très homogène.

C’est à l’intérieur que les modifications sont plus

percutantes. Finies les deux arcades qui séparaient

le poste de pilotage de celui du passager,

place à une structure linéaire. Le meuble de bord

plus sobre qui augmente l’impression

d’espace, arrivée d’une instrumentation

digitale et de

quelques éléments

«touchscreen»

268


269


peu perturbants, beaucoups de

fonctions restent classiques. On

apprécie les commandes d’ouverture

/ fermetures des aérateurs

par des tiges chromées qui

auraient pu être en métal...

Dans l’Azure testée au cours

de cette prise en main, la déco

en alu bouchonné est sportive

à souhait, il manque juste une

touche de réalité métallique et

de relief car le touché est un peu

trop vernis. Sur certains modèles

disponibles, des intérieurs en

bois nobles reflétent l’image

270


271


cossue que l’on aime retrouver

dans une Bentley. Tout comme

la finition et les coordonnés de

coloris, comme ici, par exemple,

l’assortiment aussi luxueux que

classique, typiquement «So British».

Ces boiseries en ronce de

noyer, avec marqueterie de peuplier

s’associent aux cuirs vert

chasseur et cognac. Le volant

adopte le même mariage.

C’est incontestable, Bentley a le

chic pour marier les finitions et

donner un cachet élégant et intemporel,

tout en restant sportif!

Quelques chromes, et touches

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de piano black soulignent le

raffinement qui se dégage de

l’ensemble.

Sur la route

Quelques mots pour parler des

premières sensations au volant

de la GTC «Azure».

La version décapotable de la

Continental GT peut recevoir la

finition Azure au caractère plutôt

cosy et luxueux..

Equipée d’un V8 de 4 litres,

dopés par deux turbos, capable,

avec 550 ch et 770 Nm, de

passer de 0 à 100 km/h en seulement

quatre secondes. Tout en

pouvant pointer à 318 km/h.

La Bentley Azure V8 a consommé

quelques 11,6 litres de super aux

cent km sur l’itinéraire d’essais

incluant des routes sinueuses

à souhait. Oui, car la Continental

GT aime les routes qui

font parler son architecture et

ses cylindres. Le comportement

de l’Azure est sidérant d’efficacité,

virages à plat, motricité

impressionante et stabilité à

toute épreuve.Tout cela dans

l’harmonieuse musique des huit

cylindres. L’autonomie est annoncée

entre 744 et 796 km, pour

notre part, comptez sur 650 kilomètres

en y incluant quelques

accélérations qui font du bien.

274

Rouler en Bentley est un art de

vivre basé sur le talent de nombreux

gentlemen’s driver qui ont

construit son histoire.


275


276


BMW

i4M50

La puissance

électrique

maitrisée !

Plume : Eric HEIDEBROEK - Capture d’Images : Pascale HEIDEBROEK

La BMW Série 4 sedan est proposée en version full électrique dans une

offre composée de 3 versions différentes.

les i4.35, i4.40 et i4.M50.

Les chiffres après la Série 4 permettent d’associer la puissance électrique

disponible aux critères des mécaniques thermiques des cylindrées

de 3,5 litres pour «35», 4 litres pour «40» et 5 litres pour «50»

qui affublée de la lettre M indique une version revue

par le département Motorsport de la marque.

Ici le M ne fait pas que de la figuration esthétique

des finitions optionelles «M Line».

La technologie est adaptée par les spécialistes bavarois

du département le plus sportif de BMW.

277


278

La série 4 Gran Coupe

existe en plusieurs motorisations,

toutes habillées de

la même carrosserie.

En plus des classiques essence

et Diesel, on trouve

sur les moteurs essence

une hybridation rechargeable

et last but not least,

une version 100% électrique

s’inscrit dans les

nouveaux principes de

mobilité future prônés par

les gouvernements d’Europe

et d’ailleurs.

La version full électrique

reprend onc les lignes des

Série 4 Gran Coupe, mais

avec une calandre fermée

et une jupe arrière façon

extracteur, afin de profiter

d’un effet aérodynamique

complémentaire.

La Gamme

100% électrique

La gamme i4 Gran Coupe

se compose de 4 modèles.

La i4. 35 eDrive, une propulsion

de 286 ch capable

de parcourir 485 km avec

sa batterie de 67 kW.

Vient ensuite la i4.40

eDrive, également en

propulsion avec 340 ch

avec la même batterie et


une autonomie semblable.

Suit, la i4.40 xDrive est

une quatre roues motrices,

mais elle dispose de la

grosse batterie de 81 kW

qui fait passer son autonomie

à 582 km et grimper

à la belle puissance

de 400 ch grâce à deux

moteurs posés, l’un sur le

train avant et l’autre sur le

train arrière.

Au sommet de la gamme,

on trouve la i4. M50 qui

est elle aussi une quatre

roues motrices et dispose

de 544 ch avec une

autonomie annoncée de

531 km. Cette version

M50 est passée entre les

mains des ingénieurs et

sorciers du département

Motorsport. Le travail

s’est concentré sur une

rigidification du châssis,

une adaptation des trains

roulants, un calibrage spécifique

de la suspension

pilotée, et de gros freins.

La jupe avant reçoit un

design plus sportif offrant

une aérodynamique affinée

avec des prises d’air

actives et des joues d’ailes

avant serties d’ailettes à

l’arrière des roues.

279


280

Suspension surbaissée, la

ligne de l’auto est encore

plus fluide et affiche clairement

le potentiel de

la puissance disponible.

BMW sait dessiner.

À l’intérieur, le cuir est

présent partout, même,

le moyeu du volant en est

serti, et garni d’une piqûre

soignée. La jante du

volant est surpiquée aux

couleurs Motorsport, les

deux bleus et le rouge.

À l’arrière, on a trois

places. Même si la centrale

est assez symbolique,

les deux autres apportent

confort et maintien. C’est

mieux quand on connaît

les arguments sportifs de

la i4.M50.

BMW Motorsport a apporté

des touches spécifiques à

la sellerie avec des rappels

des couleurs «M» posés ciet-là

pour rehausser l’impression

d’exclusivité.

Chez BMW, on aime

les détails et la précision

d’exécution, ainsi les vérins

de hayons sont soigneusement

finis, car entouré


d’un carter propre et élégant

en harmonie avec la

finition de l’habitacle. TOP

!

Côté planche de bord, on

a droit à un écran panoramique

terminé par une

pièce de plastique à l’extrême

droite. Destinée sans

doute à éviter que l’écran

ne tremble où ne se torde.

Bizarre, d’autres marques

ont de grands écrans mais

ne posent pas ce genre

d’entretoise disgracieuse.

En ce qui concerne cet

écran, tactile évidemment

et bien sûr source de divertissement

(ça, c’est pour

la pub) mais surtout, c’est

une source de distraction.

Et aujourd’hui avec les

conditions de circulations

qui incluent de plus en plus

d’automobilistes (je n’ai

pas dit de conducteurs)

qui font autre chose que

conduire à cause justement

de toutes ces distractions

imposées par la demande

des clients qui veulent des

smartphones sur roues.

Heureusement, BMW a eu

la bonne idée de conserver

le iDrive sur la i4 !

281


282

Ainsi, on peut diminuer les

risques de distractions au

volant d’une machine de

544 chevaux quand même.

Pour le reste, on est dans

une (très) bonne BMW.

Sur la route

Les superbes roues de

20 et 19 pouces offrent

deux largeurs de pneus,

plus étroits à l’avant qu’à

l’arrière. De série, la

monte est en 18’’ avec la

même largeur de pneu

aux quatre roues. S’il est

indiscutable que la tenue

de route est supérieure sur

les 19’’ et 20’’, on constate

que l’on perd près de 20%

d’autonomie.

BMW permet à la

i4.M50 de prendre en

recharge jusqu’ à 205 kW

aux bornes ultrarapides,

ce qui permet de récupérer

de 10 à 80% en 31

minutes sur les Fastnet

belges. Et 15-20 minutes

de plus pour le plein à

99%. Ce n’est pas mal

du tout. Pour ceux qui

font de longues distances,

en 10 minutes, on peut

charger 140 km d’auto-


nomie. Pour notre part,

nous avons mesuré une

consommation de l’ordre

de 26 kWh aux 100 km

en usant un peu beaucoup

de la très bonne santé des

moteurs. Sur notre itinéraire

de référence, en roulant

normalement, nous

avons réussi une consommation

de 19,8 kWh aux

cent km. Ce qui est vraiment

intéressant, même si

la i4.35 ne consomme que

14,7 kWh aux cent, mais

elle rend 200 chevaux...

Avec un couple cumulé de

795 Nm, permanent, les

accélérations sont époustouflantes.

le 0 à 100 est

scotché en 3 secondes

neuf dixièmes... C’est un

véritable obus. (le missile,

c’est dans la Tesla S Plaid

avec 2,2 sec au 0 à 100...).

Les quatre roues motrices

apportent une stabilité

exemplaire à l’accélération

comme dans la plupart

des exercices routiers.

Stabilité bien évidemment

concentrée au raz de la

route, car les batteries sont

dans le plancher ce qui

283


maintient le centre de gravité

en position idéale. Il

demeure que si la i4.M50

offre des prestations d’une

rare sportivité et des performances

digne de la

griffe «M» les transferts de

masses sont importants et

on doit en tenir compte

dans toute conduite,

qu’elle soit sportive ou pas.

BMW à certes, bien adapté

les réactions du châssis,

des suspensions comme

des freins, ce qui permet à

cette i4 d’afficher une belle

attitude sur route.

Avec ce modèle qui en

plus reçoit une sonorité

sportive presque naturelle,

on peut dire qu’encore une

fois BMW sait montrer

l’exemple.

Si Ford avec sa Mustang

Mach e GT a bien une

sonorité style V8, elle est

vraiment trop discrète.

Ce que BMW n’a pas fait.

La sonorité de la i4. M50

est nettement plus forte,

et pourrait l’être encore,

ne fut-ce que pour générer

un réel frisson avec,

pourquoi pas, une vibra-


tion dans le dos des sièges,

et pas qu’en mode sport.

En attendant, cette

i4.M50 apporte par sa

puissance, son couple et

sa sonorité un indiscutable

plaisir de conduire

et des capacités en termes

d’autonomie et de recharges

qui dénoncent les

idées reçues colportées

par les détracteurs des

électriques.

Les personnes qui ne

jurent que par les thermiques

devraient essayer

les bonnes électriques et

les bonnes hybrides rechargeables

(celles offrant

au moins une centaine de

kilomètres en 100% électriques)

en jouant le jeu

de se recharger régulièrement.

Quant aux bonnes électriques

privilégier celles

qui ont une autonomie

vérifiée de 350 km au

moins et une capacité de

recharge de 10% à 80% en

1/2 heure.

Ce sont là de sérieux critères

de choix.


286

FICHE TECHNIQUE

BMW i4.M50

Type de propulsion

100% électrique

Puissance en kW et (ch)

400 (544)

Couple en Nm: 795

Boîte automatique à 1

rapports

Mode de propulsion

Transmission intégrale

Accélération de 0 à 100

km/h en s : 3,9

Vitesse de pointe électrique

en km/h : 225

Consommation d’énergie

électrique en kWh/100 km

21,9–17,6

Autonomie électrique,

WLTP en km : 416–520

Taille de la batterie

en kWh : 81,1

Puissance de recharge

maximale AC/DC en kW

11 (-) / 205

Temps de recharge AC

0-100 % en 08:30h


Temps de recharge DC

10-80 % en 0:30 h

10-99 % en 0:55 h

Empattement, 2.856 mm

Poids en ordre de marche

2.365 kg conducteur à

bord (75 kg)

Volume du coffre :

470 à 1.290 litres

287


288


BMW

i7

La Limousine

Des Nouveaux

Geeks !

Plume : Eric HEIDEBROEK - Capture d’Images : Pascale HEIDEBROEK

La BMW Série 7 est un vaisseau-amiral qui a succédé à la famille des

BMW E3, dont les célèbres 2500, 2800 puis des 30s, 30si, et 3.3 Li, nées

entre 1968 et 1977 pour concurrencer la Mercedes-Benz Classe S.

Après des décennies d’uniformité dans l’élégance et la finesse, grâce à des

artistes comme Paul Bracq, Claus Luthe et Ercole Spada, BMW a fini par

laisser s’exprimer divers designers, comme Chris Bangle, qui ont donné

naissance à des styles controversés, et assez lourds.

La nouvelle BMW série 7 en fait partie, qui - à sa décharge - n’a pas été

étudiée que pour l’Europe mais surtout pour les régions d’ Extrême-Orient

dont la Chine, bien entendu mais aussi l’Amérique du Nord.

Ce qui peut expliquer beaucoup de choses.

289


Une salle de cinéma

«on board» vraiment

incroyable dans cette

BMW Série 7.

Dans cette limousine

de seigneurs, de

tous âges, l’écran est

énorme et peut, non

seulement, servir aux

divertissements mais

aussi bien aux affaires !

290


La BMW i7 reçoit exactement les

mêmes lignes que la Série 7

thermique. C’est voulu. Même si

BMW a choisi lors de la création

du département «électrification»

de ne pas mettre tous ses œufs

dans le même panier avec la

constitution, dès 2011, d’une

société distincte nommée BMWi.

Filiale directe du BMW Group, au

même titre que BMW M, Alpina,

Mini, et, Rolls-Royce, BMW Motorad,

etc. Cette entité indépendante

est chargée de créer, fabriquer

et commercialiser des voitures

électriques et thermiques électrifiées.

Les premiers modèles sortis seront la fameuse

BMW i3, en 2013, et la géniale BMW

i8, en 2014. Le véritable démarrage - si on

excepte l’hybridation rechargeable des BMW

291


Série 5 - sera celui donné par la BMW iX3 en

2020, suivi rapidement par le gros BMW iX

et par la féline BMW i4. La BMW i7, le BMW

iX1 sont déjà disponibles depuis le début de

l’année, et les nouvelles BMW i5 comme les

récentes toutes nouvelles Mini arrivent encore

cette année.

Pour contrer la concurrence très active dans le

haut de gamme, BMW a décidé d’électrifier directement

Série 7, en plus de l’offre thermique

essence, Diesel et hybride. C’est une démarche

différente de celle de Mercedes-Benz qui a

lancé une gamme «EQ» dont les EQS et EQE

berlines avec un style complètement différent.

Qui fait dire à la marque de Stuttgart

que la EQS, n’est pas une Classe S électrique.

Cela se vérifie par des différences

notoires en terme de choix de matériaux

certes qualitatifs mais loin des standards

des Classe S.

Chose que BMW ne fait pas, la Série 7,

quelle que soit sa motorisation, demeure

une Série 7. Avec tout ce qui fait d’elle

un véritable vaisseau amiral, même si

aujourd’hui, ce sont les SUV qui prennent

292


le dessus avec l’énorme X7 qui n’est pas encore

décliné en 100% électrique.

La Série 7 est une limousine disponible uniquement

en version longue et en trois motorisations,

une plug-in hybride à essence, une Diesel et

une 100% électrique. Toutes ont le même look

«monolithique» qui s’il fait tourner les têtes ne

fait pas l’unanimité. Massive, clinquante, et ultra

bling-bling, la nouvelle «7» va devoir régénérer

son propre public.

Si la moyenne d’âge va descendre avec ce nouveau

produit, il faut aussi que les acquéreurs en

aient les moyens. On constate qu’en Extrême

- Orient, les ultra-riches deviennent de plus en

plus nombreux et sont aussi plus jeunes. On

devrait pouvoir miser sur une génération, de

jeunes milliardaires âgés d’une quarantaine

d’années. Cette génération est autant attirée

par tout ce qui est digital et connecté que par

la prodigieuse image de marque des produits

occidentaux et ça BMW l’a bien compris.

Cette génération du bling-bling et du tout

connecté a quelque chose d’extraordinaire, mais

aussi pas mal d’exigences. Ce qui n’est pas sans

poser de nombreux problèmes aux ingénieurs

et concepteurs, notamment en matière de sécurité.

Bon, c’est vrai qu’avec les aides à

la conduite, qui aujourd’hui fleurissent

partout et qui permettent aux moins

doués, comme aux plus distraits, de

conduire (où se laisser conduire)

les véhicules les plus performants

en limitant les risques

au maximum. Les réglages

étant activés sur le niveau

de compétence

le plus bas.

La i7 n’en

demeure pas

moins une

vraie BMW.

Tout dans

cette

limousine

est

conforme

aux principes

de la marque, la

fameuse maxime

293


«Freude am Fahren» soit «Le Plaisir de

Conduire».

Et ce, dès que l’on désactive les brides instaurées

pour les moins compétents. Mais quand

on touche à ces réglages, la machine vous

prévient que vous n’êtes plus en sécurité et

que vous êtes responsable de tout.

Et alors, un bon conducteur, à bord d’une bonne

voiture, même si elle ressemble à un bloc de

pierre, conduira de façon équilibrée et raisonnable

tout en sachant que le système reste toujours

en veille et qu’il n’intervient que dans les

situations qu’il juge critiques.

Ce qui plaît à certains ne plaît pas forcément

à tout le monde. Par exemple, la débauche de

matériaux plastiques pour rester dans une ambiance

«cristal». C’est joli (?) transparent, se

pare de toutes les couleurs comme dans une

discothèque ou un jeu vidéo. Des écrans partout

pour commander des tas de choses qui vont

jusqu’à interférer dans le tableau de bord du

conducteur. De l’arrière, les passagers peuvent

changer la structure graphique des instruments

de bord ainsi que la nature des informations affichées,

si, si vous avez bien lu ! C’est totalement

débile et dangereux. On vous dira aussi que l’on

294


Les nouvelles

générations s’adaptent

très vite aux nouvelles

technologies comme

au confort prodigué

par les limousines

exceptionnelles.

Trop «cool» les gars !

Même si, c’est encore un

peu grand pour vous...

295


296


peut bloquer ces fonctions. Mais

qu’est-ce qui passe par la tête des

concepteurs que d’imaginer cette

possibilité-là, c’est dément, voire,

criminel.

SUR LA ROUTE

Avec sa structure monolithique

on aurait pu imaginer le pire en

matière de conduite. Cette i7 pèse

2.700 kg, ce qui représente une

surcharge de l’ordre de 500 kg,

par rapport à une 750i de type

«G11» de 2019 ou la même que

la i7 mais en Diesel et 250 de plus

qu’une 750e PHEV actuelle car

affublée de 200 kg de batteries.

Donc on se trouve en présence

d’une masse semblable à celle

d’un Range Rover LWB V8 supercharged.

Donc, on peut considérer

que cette i7 est dans la norme.

Cette i7 apporte grâce à ses 544

chevaux et 745 Nm, des accélérations

époustouflantes en abattant

le 0 à 100 en 4’’7 et capable de

croiser à 240 à l’heure. Des performances

qui s’allient à une autonomie

annoncée de 590 à 625 km

(en ville). Nous y reviendrons.

La i7 dispose de 4 roues motrices

et directrices, bien pratiques pour

manoeuvrer les 5,40 m de long

sur 2,2 m de large avec les rétros.

La i7 fait dans le très haut de

gamme, le modèle rivalise sans

complexe avec les Classe S du

challenger de toujours, Donc la i7

s’inscrit résolument dans le top

du segment, et pas seulement

par le fait que sa base sert également

à la Rolls-Royce Ghost.

297


298


Qui est une sacrée référence ! La i7 est dotée d’une

suspension pneumatique avec une adaptation électronique

qui analyse l’état de la route par le biais

des caméras de Bord. Mais pas que, le système tient

compte des données GPS et cartographiques satellitaires.

De plus, toutes ses informations passent par

une intelligence artificielle qui adapte et anticipe

les réactions des suspensions plus de 30 fois par

seconde, afin d’offrir un confort exceptionnel ainsi

qu’une sécurité active appréciable.

Avec cet équipement, on ne peut pas dire que la i7 a

un comportement de ballerine, mais on sera surpris

par l’aisance et la souplesse de ses évolutions sur

toutes les routes. Le caractère BMW, rigoureux, précis

et efficace demeure malgré, ou peut-être grâce à

l’efficacité de la suspension pilotée. En-tout-cas, ça le

fait. On peut utiliser la i7 en mode confort ou sport, le

poids est bien maîtrisé et les quatre roues directrices

299


Dans la liste de gadgets, la commande

électrique pour les 4 portes tant en

ouverture qu’en fermeture avec radars

de détection d’obstacles.

Ajouter à ça l’écran géant et les 3,33 m

d’empattement et c’est La super classe !

offrent une précision de trajectoires que l’on

apprécie tant en mode «comfort» que «sport».

En cas de nécessité, il n’y a qu’une palette à

la gauche du volant qui ajoute un BOOST très

énergique pendant 10 secondes. Il est accompagné

d’un bruit de fusée du futur ou de jeu

électronique. Et ça pousse vraiment fort. Côté

freins, BMW a fait le nécessaire, c’est du costaud

et du solide. Normal pour un tel potentiel.

Voiture de maître, assurément, de Geeks

aussi car les technologies présentes à bord

sont inouïes. Mais aussi perturbantes. Trop

nombreuses, trop compliquées à gérer pour

le conducteur. Pourquoi avoir supprimé les

palettes au volant ? On sait que dans les

électriques, ces palettes servent à gérer les

phases de régénérations. Dans la i7 on doit

choisir dans un menu d’un sous-menu, d’un

menu, d’un autre menu. Idem pour la clim,

pour le confort des sièges, commandes des

stores et autres éléments où plein d’autres

fonctions utiles, voire indispensables pendant

la conduite. Et si en plus un petit comique

s’amuse à changer le look des instruments de

bord pendant la conduite... Alors-là !

En ce qui concerne le magnifique écran arrière,

sachez que lorsqu’il est déployé, il obstrue totalement

la vue vers l’arrière et si, en plus, le siège

passager est replié vers l’avant, on ne voit plus

rien dans le rétro droit... Désolé, mais c’est «to

much», même pour un chauffeur de maître.

CONSOMMATION / AUTONOMIE / RECHARGE

À l’usage, nous avons constaté une consommation

moyenne de 24,7 kW/100 km avec des

extrêmes de 19,7 à 29,8 kW/100 km. Ce qui

300


par rapport au kit de batteries annoncé pour

101,7 kWh, offre une autonomie théorique de

600 - 625 km. Dans notre cas, nous avons pu

réaliser une distance de 415 km avec une seule

charge sur notre itinéraire d’essai habituel, en

conduite normale, mais surtout sans abuser de

la générosité mécanique.

En moyenne et selon les différentes conditions

de circulation et de météo, on doit pouvoir tabler

sur 24 - 26 kWh aux 100 km ce qui correspond

à 400 km d’autonomie stabilisée.

Par expérience, on peut compter en fonction

de l’usage sur une autonomie fiable de l’ordre

de 500 kilomètres. Évidemment, les 625 km ne

sont pas utopistes, mais réservés à un usage citadin,

pour autant que l’on trouve la place pour

stationner les 5,40 m de l’auto, bien qu’il existe

des sevices voituriers ou des endroits fréquentés

dotés d’espaces de stationnement ad hoc. Cette

i7 vit dans une autre sphère, celle de ceux qui

peuvent se l’offrir.

Côté recharge, la batterie de 101,7 kWh peut

sur un super chargeur passe de 10 à 80 % en 34

minutes pour autant qu’il puisse offrir au moins

195 kW. Pas mal de bornes «rapides» sont limitées

à 55 kW... Sur une borne domestique en

triphasé, il faut quand même 5 heures et plus de

10 heures sur une borne 32 A en monophasé, ce

qui est la moyenne disponible chez les particuliers

qui ne disposent pas de 380 volts.

EN CONCLUSION: SÉRIEUSE MAIS TROP BLING-BLING

La i7 est une vraie BMW qui assume son électrification

sans complexe. Un look massif, certes, mais

avec des lignes élancées contrastant avec le style

monolithique et à l’ensemble Bling-bling.

301


Bolide

By Bugatti

Adaptation du communiqué

par Eric HEIDEBROEK

Quand Bugatti, tel un phénix s’est

relevé, les ingénieurs et designers

ont reçu un cahier des charges à

la fois ambitieux et offrant aux

créateurs une ampleur technique

tellement énorme que

seul le talent d’Ettore Bugatti

devait être égalé. Cette

ambition remonte à la riche

histoire de Bugatti et à sa

tradition de course dans

les années 1920 et 1930,

mais fait en même temps

référence à sa volonté de

repousser les limites de la

technique.

Le Bolide1

Bugatti est le

concept de véhicule

le plus extrême dans

l’histoire récente

de la marque

de luxe française.

«Quand form

302


e rime avec performance»

303


Son développement (en

accord avec les valeurs de

la marque : excellence, courage,

attachement) constitue

une inspiration en soi.

La nouvelle hypersportive

répond à l’une des grandes

questions comme...

«Que se passerait-il si

Bugatti construisait un

véhicule ultraléger autour

de son légendaire moteur

W16 de 8,0 litres sans

fixer de limites au rapport

poids/puissance ?»

Le résultat est le concept

meme du véhicule extrême,

rapide, ultra léger et dénué

de compromis. Le moteur

W16 de Molsheim offre 1.850

ch et atteint quasiment les

valeurs d’une Formule 1.

La vitesse de pointe dépasse

nettement 500 km/h, sans

que le véhicule ne perde sa

maniabilité et son agilité

maximales.

304


305


Le designer Nils Sajonz

a joué un rôle clé dans

la création du Bolide.

Sajonz a commencé en

2015 comme stagiaire

au sein de l’équipe de

design de Bugatti et a

rédigé son travail de fin

d’études sur une étude

de conception Bugatti

pour le sport automobile

autonome. Pendant

les années suivantes,

Sajonz a participé à la

conception d’une série

de modèles en édition

limitée, comme la Divo2,

dévoilée en 2018, ainsi

que La Voiture Noire3 et

Centodieci4, qui ont fêté

leur première mondiale

en mars et août 2019.

Faisant partie d’une

équipe de cinq personnes,

Sajonz a participé

à la conception du

Bolide cette année et a

récemment été nommé

Head of Special Projects

au sein de l’équipe de

design de Bugatti.

«Le travail sur le design

du Bolide est une expérience

unique», déclare

Sajonz. «Le Bolide démontre

toute la puissance

de notre équipe de

design et incarne notre

ligne directrice. Elle est

extrême, radicale, bien

dans l’air du temps et

incarne toutes les valeurs

de Bugatti. Dans l’équipe

nous sommes constamment

à la recherche de

d’inspirations nouvelles»

Cette expérience en

tant que designer dans

le développement de

petites séries, de véhicules

uniques et de

concept cars fait de Sajonz

la personne idéale

pour son nouveau

poste.

Il répond directement

au directeur du design

de Bugatti, Achim Anscheidt.

306


307


Bolide

By Bugatti

308


309


310


311


«Avec le Bolide,

nous avons osé réaliser

une expérience de l’extrême.

Au cours de nos 110 ans

d’existence, il n’y a pas eu de

modèle comparable, avec un

concept aussi minimaliste,

imaginé exclusivement

autour de la propulsion»,

déclare Stephan Winkelmann,

Président de Bugatti.

«Elle développe jusqu’à 1 850 ch

sur seulement 1 240 kg, ce qui

correspond à un rapport

poids-puissance

d’à peine

0,67 kg

par cheval !

C’est du

jamais vu !

Faire un tour

en Bolide

équivaut à

une chevauchée

sur un boulet

de canon.»

312


313


La B ugatti

Chiron

Pur Sport

fait son

Tour d’Europe

Eric HEIDEBROEK

Présentée en mars dernier, en plein crise

sanitaire, la marque française a décidé

de satisfaire la curiosité de ses afficionados

au travers de l’Europe en présentant

la Chiron Pur Sport dans les villes européennes

de son réseau.

Ainsi après Paris, Londres et Hambourg

où le Groupe Kamps distribue la marque

depuis 2009 sur la partie Nord de

l’Europe incluant la Scandinavie,

la voici à Düsseldorf,

métropole industrielle

et hyper

technologique

d’Allemagne. La

concession de

Düsseldorf est

dirigée par le

Comte Guido

von Spee.

La Bugatti Chiron Pur Sport est

une variante plus sportive encore !

Son poids est baissé de 50 kg, avec notamment

la suppression de l’aileron arrière

à commande hydraulique, remplacé

par un plateau de 1,90 de large !

Pour accentuer encore l’agilité et la tenue

de route, Michelin a concoté une nouvelle

variante de ses pneus hautes performances,

Sport Cup 2, la taille

de ces boudins est de

283/30/20 à l’avant

et de 355/25/21 à

l’arrière.

Les mélanges

chimiques intervenant

dans

les mélanges

de matériaux

314


1

dans la gomme offrent une adhérence

impressionnante même à vitesse élevée

en courbes. La transmission aux quatre

roues a fait l’objet d’un nouveau développement,

les rapports ont été rapprochés,

donnant une vigueur et une

célérité qui permettent d’augmenter les

performances, tant en accélérations pures

qu’en reprises tellement les 1500 chevaux

du W16 sont exploitables de façon

plus intense. Le régime du 16 cylindres

passe à 6.900 tpm contre 6.700 dans la

version Chiron «classique». Au final, la

Chiron Pur Sport accélère jusqu’à DEUX

secondes plus vite de 60 et 120 à l’heure

que la Chiron «Classique» qui n’est pas

à proprement parler un escargot dans

l’exercice ! Rappelon s que le W16 cube 8

315


litres, développe 1500 chevaux et ...1600

Nm. Bugatti annonce aussi : «La pleine

puissance est ajustée dès 350 km/h en

raison du rapport global de vitesse plus

court et la déportance accrue». On les

croit sur parole !

Une nouvelle structure de châssis

Une nouvelle structure de châssis avec

des ressorts plus raides, une stratégie de

réglage orientée performance des amortisseurs

adaptatifs et des valeurs de carrossage

modifiées assurent un comportement

encore plus dynamique dans les virages.

Ce qui saute immédiatement aux yeux, ce

sont les nouvelles aéro-jantes en option.

La jante en magnésium, allégée de

quatre kilos, avec ailes aérodynamiques

en option, apporte une parfaite ventilation

des roues et assure également une

meilleure aérodynamique. Le poids à vide

est réduit par une diminution de poids

de 16 kilos au total, mais les masses non

suspendues abaissent elles aussi le poids

des jantes déjà légères de Bugatti. La

Pur Sport se faufile ainsi presque légèrement

sur les routes. Le nouveau mode

de conduite Sport+ passe ensuite en ESP

pour une expérience de conduite plus

saisissante sur route sèche et permet au

conducteur de s’écarter de la ligne idéale

pour effectuer de légers drifts.

Un design plus pointu

La nouvelle Chiron Pur Sport se différencie

des autres modèles de Chiron également

par ses lignes. Sur l’avant, la version

agile dans les virages se distingue

par les entrées d’air largement écartées

et par le fer à cheval élargi sur un spoiler

plus long. Les lignes de la crête se des-

316


1500 ch

1600 Nm

420 km/h

60 ex.

3 millions

d’Euros

0 à 100 en 2’’04

sinent dans les entrées d’air des gardeboues

avant. La Chiron Pur Sport propose

une peinture en option. La partie

inférieure du véhicule conserve alors son

revêtement carbone, ce qui lui confère

un aspect plus plat. À l’arrière dominent

l’aileron fixe et un plus grand diffuseur.

À l’intérieur, Bugatti a largement utilisé

l’Alcantara pour économiser le poids et

pour assurer une meilleure adhérence.

Les coutures de couleurs contrastées aux

points de croix et un motif dynamique

imprimé dans l’Alcantara offrent des

touches de couleur.

Bugatti démarrera la fabrication de la

Chiron Pur Sport au deuxième semestre

2020. Le modèle est limité à 60 exemplaires

avec un prix unitaire de 3 millions

d’euros hors taxes.

Fiche technique

Moteur 16 Cylindres en W

Cylindrée: 8.0L W16 Turbo

Puissance: 1500 ch à 6900 tr/min

Couple: 1600 Nm à 2000 tr/min

Boite de vitesse : Automatique

Transmission: 4x4

Vmax: 420 km/h

Consommation

Ville : 35.20

Hors Ville : 15.20

Moyenne : 22.50 L/100 km

Autonomie optimale: 658 Km

Autonomie moyenne: 444 Km

Accélération (0 à 100km): 2.5 s

Rejet de Co2: 516 g/km

Poids : 1945 kg

Réservoir : 100 litres

Pneus:

Avant : 285/35R20 - Arriere : 355/25R21

Dimension (L/l/h):

Longueur : 4.54 - Largeur : 2.04

Hauteur : 1.21

Volume du coffre : 120 Litres

Prix : 3,63 millions euros

317


JAGUAR FAIT UN

Dans le communiqué de Jaguar, on dit que Barry Keoghan, Jamie Dornan et Zoë Saldaña ont fait

tourner toutes les têtes lors de la Fashion Week de Paris dans une Jaguar Type 00.

C’est vrai qu’elle en impose surtout dans ce superbe Bleu de France appellé French Ultramarine.

La voiture dépourvue d’immatriculation, a seulement servi pour montrer qu’elle roule et que ce


SUPER SHOW

projet a été lancé officiellement. C’est à Miami que les premiers prototypes ont été dévoilé au

public international et que c’est Paris qui accueille la première Européenne.

Barry Keoghan, acteur irlandais et star de Saltburn, a été vu en train de se garer aux abords de

l’hôtel Peninsula, après avoir assisté au défilé Valentino. L’acteur a retiré ses bagages du coffre

avant de se frayer un chemin parmi la foule jusqu’à l’hôtel. Bien vu, the show is go on !



Le lendemain, Jamie Dornan,

comédien, mannequin et

musicien, est descendu en Type

00 à l’emblématique Hôtel

Plaza Athénée. Jamie a salué

la foule avant d’être guidé

à l’intérieur de l’hôtel pour

préparer le défilé Loewe.

Pour sa dernière apparition lors

de la Fashion Week de Paris,

la star oscarisée d’Avatar et

d’Avengers : End Game, Zoë

Saldaña a été vue conduite

par son mari, Marco Perego-

Saldaña, avant de sortir de

la voiture vêtue d’une tenue

élégante signée YSL.


Jaguar précise :

«La Type 00 préfigure ce qui

nous attend chez Jaguar, alors que la

marque reprend l’esprit «Copy Nothing»

(Jamais copier) de son fondateur, Sir William Lyons.

Rawdon Glover, directeur général de Jaguar, a déclaré : «Jaguar prendra vie

dans un certain nombre de ces concessions exclusives, situées où les clients vivent,

travaillent et se divertissent. Elles nous permettent d’établir des relations directes avec nos clients

et d’offrir des expériences uniques et personnalisées.»

Jauar a décidé de passer à l’étape majeure, celle de séduire les ultra-riches avec des produits uniques

par leur style, leur concpts et l’utilisation de matériaux jamais utilisés par le passé. Cette Jaguar Type

00 préfigure un avenir peu ordinaire pour des clients loin d’être ordinaires... A suivre avec intérêt !



324


Versus

Il n’est pas indispensable de s’appeller Ferrari,

Lamborghini ou Bugatti pour générer des étincelles dans

les yeux, des battements de coeur déraisonnables.

Il suffit, parfois, d’initiales magiques particulièrement

rares pour susciter ces moments d’émerveillements !

Comme chez Alfa Romeo ou un simple trèfle à quatre

feuilles doté des initales «QV» pour Quadrifoglio Verde,

ou chez Jaguar «SVO» pour Special Vehicle Operation...

325


326

Chez Alfa Romeo, on sait cultiver l’Art de

l’exclusivité tout en stigmatisant la sportivité

de la marque. Ainsi, on se souvient des Alfa

Giulia, des GTA, et autres 75 America. Mais

si la marque de Milan a connu un énorme

passage à vide il y a quelques années, entre

l’Alfasud et la nuova Giullietta, les Italiens

ont dessiné la sculpturale 8C Competizione

suivie de la géniale 4C. Quand la Giulia et

le Stelvio sont arrivés, les ingénieurs ont

concocté une version QV qui directement à

fait tourner les têtes.

Ces Alfa Romeo là ont remis les pendules

à l’heure. Non seulement mécaniquement,

mais aussi esthétiquement. Les Giulia et

Stelvio sont passés par la case musculation.

Les lignes se sont renforcées, les assiettes

abaissées, la stature féline de leurs ancêtres

se révèle.

Et mécaniquement, Alfa Romeo n’a pas ressorti

son fabuleux V6 avec ses tuyères d’admission

chromées et son inimitable sonorité.

On n’est plus dans les années ‘80 et les

données ne sont plus aussi libres.

Aujourd’hui, il faut composer avec les

normes Euro6D et donc, laisser l’électronique

et les turbos se charger de bien des

réglages. Mais le V6 bi turbo est terriblement

efficace et à hauts régimes, il chante joliment,

rageusement peut on même affirmer.

Le moteur V6 est un appareil créé et mis au

point par Ferrari, ce qui explique, un peu.

D’une cylindrée de 2,9 litres, il est dopé par

deux gros turbos IHI calés dans le collecteur

d’admission placé au centre du V ouvert à

90°. Cette mécanique affutée par les génies

de Maranello, offre 510 chevaux et 600 Nm

disponibles dès 2.500 tours par minute et la

plage d’utilisation porte jusqu’à 5.500 tours.


327


328


La puissance maxi, elle, culmine à 6.000

tours par minutes avec une plage d’utilisation

courant jusqu’à 7.000 tours, le rupteur

agissant à 7.400 tours... C’est très impressionnant

et explique le tempéramment

violent de cette mécanique. Il faut savoir

que ce V6 est extrapolé du V8 Ferrari F154

de la California T dont il conserve les cotes

supercarrés (86,5 x 82 mm). La boîte de

vitesse est une ZF à 8 rapports robotisés.

C’est une boîte courte sur les 5 premiers

rapports ce qui génère une vivacité hors du

commun et on atteint très vite le rupteur,

surtout en mode Race. L’amortissement piloté

est impeccable quel que soit le mode

sélectionné. Le Stelvio est pénalisé par rapport

à la Giulia par son centre de gravité

plus élevé, mais les trains roulants offrent

une belle homogénéitétant en usagenormal

qu’en usage sportif. Pour ce qui est des

freins, en usage sportif, c’est-à-dire quand,

ils sont à température, on appréciera leur

efficacité extraordinaire, en usage courant,

on leur préférera les bons gros disques en

acier, ils répondent plus vite à froid.

Jaguar l’annonce,

c’est la fin du monstre !

Et de proposer depuis près d’un an des versions

anniversaire et autres de sa superbe

F-Type V8. Maintenant, Jaguar propose 3

variantes, chacune est doublée de sa version

cabriolet.

La «300» est une deux litres, à quatre cylindres

en ligne, dopée par un turbo et développant

300 chevaux. La 450 est une cinq

litres à huit cylindres en V qui développe

450 chevaux tandis que la 575 est la même

avec 575 chevaux et 700 Nm de couple pour

une performance de 3’’7 pour abattre le 0 à

329


330

100 km/h. C’est cette version que nous avons mise aux côtés de l’Alfa Stelvio QV.

Deux philosophies différentes, deux concepts antagonistes. Et devant un tel choix,

on est en droit de se poser la question : «Laquelle choisir ?». C’est vrai que la mode

est aux SUV, qui plus est ce Stelvio avec ses échappements Akrapovic dispose d’un

charme très attractif. Pourtant quand le V8 de la Jaguar se met en route, il n’y a pas

photo, la cylindrées, les huit cylindres tiennent la dragée haute à la fine horlogerie de


Modène. La Jaguar est une véritable GT, son équilibre demande un apprentissage et

une dextérité indispensable à l’exploitation efficace de ses généreuses prestations.

Là où elle exige une attention de tous les instants malgré la transmission intégrale,

le Stelvio pardonne et absorbe grâce aux quatre roues motrices. Mais incontestablement,

la Jaguar est plus gaie à piloter, son V8 a une musicalité envoutante, sa

réponse à l’accélérateur est puissante et quand on actionne le bouton «drapeau à

331


332

damier» la sonorité est diabolique, le punch des 575 chevaux et 700 Nm vous colle

au siège. Oui, même si la Jaguar date un peu, elle a un tempérament extraordinaire.

La version P300 a un gros avantage sur la SVR, c’est son équilibre fantastique, du

essentiellement à la légèreté de son 4 cylindres et à ses roues arrière motrices. L’alfa

Romeo Stelvio est unique en son genre, il reçoit un équipement intérieur où le carbone

fait loi, dans la Jaguar, c’est le cuir, il y en a partout et cela fleure bon le Connolly


pleine fleur. Dans le Stelvio, l’instrumentation digitale est d’une approche réaliste,

incroyable. Ainsi, à la page précédente, le compte-tour n’est pas en relief, c’est une

image d’une telle finesse qu’on le croirait analogique ! Et à la question «choisir» la

réponse est très difficile. Soit on se laisse porter par la nostalgie, soit on se laisse

séduire par le carbone, le look SUV, les pots Akrapovik, la sonorité à 7.000 tours, la

modernité. Ah, quel dilemme !

333


Hey

Honey,…


Jeep WRANGLER 4 x e

Take

a walk

on the

Plume @ Eric HEIDEBROEK

Images & Layout @ Caminter 2024

wild side



La Jeep Willys,

la grand mère de la

Jeep Wrangler, a été

la révélation de la

seconde guerre

mondiale à telle

enseigne qu’elle a

donné naissance au

Land Rover Defender.

Contrairement au Defender,

le Wrangler reste

fidèle à ses origines. Il

laisse volontier à

d’autres modèles du

constructeur américain,

comme le Grand Wagonneer

ou le Grand Cherokee

le soin de choyer les

clients qui lui préfèrent

le grand luxe et le

confort douillet.

Le Wrangler est et

demeure un pur et dur,

amateur de randonnées

sauvages et aventurières.

Son allure est

sans équivoque.


Le Wrangler est proche de la nature

Avec cette version hybride il roule sans bruit

sans émissions, vous profitez des senteurs de la nature.



Quitter les routes insipides

et prendre les chemins,

plonger dans les ornières,

comme un chien de chasse

se roule dans la boue avec

un plaisir inouï.

Oui, c’est ça aussi le plaisir de

rouler avec ce gros 4x4.

Il invite à la balade, au

voyage. C’est dans ses gènes

et ceux qui l’on essayé ont été

séduits au point de ne pas

vouloir le rendre... Ou de s’en

acheter un. Certes, il n’est pas

donné avec un prix d’attaque

de 81.000 euros pour la seule

version 4xe disponible au

catalogue, mais en deux



She

makes

all your senses

smile




finitions Sahara ou Rubicon plus

chère de 2.500 euros, pour les sièges

en cuir Nappa au lieu des garnitures

en vinyle. Mais aussi la possibilité de

déconnecter les barres stabilisatrices

avant pour un meilleur travail des

croisements de ponts.

À part ça, tout est identique, et

même si la version Sahara a des

roues de 18’’ au lieu des 17’‘ de la

Rubicon ou le hard-top peint couleur

caisse contre noir mat sur la Rubicon.

Comprenne qui pourra les choix de la

marque. C’est vrai aussi que la Sahara

avec son hard-top peint couleur

caisse fait moins «aventurier» que la

Rubicon. Mais bon.


45

Km d’autonmie électrique, ce n’est certes pas beaucoup,

mais ils suffisent à poser la consommation à 7,7 l/100

Occat laborerorum aut into idebis delis re essundae de vel exeri

odiam laborior seque dolut ut aut ad ma nullorest, venestr

umquia doluptae parchitio et pro ma cum nimi, quia sum lam

fugiaeprae


Si vous êtes tenté par le

Wrangler qu’il soit Sahara ou

Rubicon, n’hésitez pas à vous

offrir le toit ouvrant en toile.

C’est magique ! Et le hard-top

arrière est d’office peint

couleur caisse... Et quel bonheur,

il s’ouvre sur pratiquement

toute la longueur de

l’auto et le vent ne s’engouffre

pas outre mesure dans

l’habitacle. Certes, cela brasse

de l’air, mais c’est très

agréable. Côté confort, on

trouve bien ses aises à bord

du Wrangler. L’ouverture des

portières à 90° facilite l’action

de grimper à bord en s’aidant


du large marchepied. Les

sièges sont confortables et

très bien suspendus. Chose

que l’on appréciera en Off-

Road. Et ce, même à l’arrière.

C’est un véhicule américain et

donc très généreux en espaces

habitables. De très nombreuses

attentions font partie

de l’équipement de série,

comme par exemple une prise

de courant 230 volts à l’arrière.

Côté mécanique, on

trouve un bon quatre cylindres

de 1.995 cc dopé par un turbo,

bien sûr, mais aussi boosté par

un moteur électrique.

Et l’ensemble offre 380 che-



vaux... Ils sont répartis

entre les 272 ch du

groupe thermique, les

208 ch du moteur

électrique qui peut,

en plus, offrir pendant

30 minutes, 91 chevaux

supplémentaires,

et, ce ne sont pas des

Manchots !

À l’usage, quand on

les sollicite, ils

piaffent d’impatience

et montrent leurs

muscles pour propulser

ce gros 4x4 de

2.400 kg dans des

accélérations de

dragster.

Puissant, certes, mais

aussi souple et très

agréable. On roule

très souvent sur

l’appareil électrique,

en silence, douceur et

vigueur quand c’est

nécessaire.

Côté consommation,

nous avons mesuré

une moyenne située

entre 7,4 et 7,7 litres

aux cent pendant

notre essai et l’autonomie

électrique de

40 km est tout juste

suffisante pour les

petits trajets.

Ce qui veut dire que

les 4,3 litres aux cent

annoncés, ne peuvent

être atteint qu’à la

condition de ne pas

faire plus de 60 -

70 km en aller/retour

sans recharger.

Avec une recharge, on

abaisse considérablement

la consommation.

Il faut bien,

évidemment, jouer le

jeu. Et, ça, c’est valable

pour tous les

hybrides plug-in.

L’avantage de cette

hybridation légère est

qu’elle n’altère en

rien les capacités du

Wrangler dans le



terrain, bien au contraire. La

progressivité de l’appareil

électrique permet des évolutions

plus précises et plus

efficaces encore. C’est vrai

que le Wrangler grimpe aux

arbres et n’a pas peur des

bains de boue même avec

des pneus 4 saisons au profil

routier. C’est impressionnant.

Le Wrangler dispose d’une

transmission aux quatre

roues assez classique avec un

arbre de transmission complété

par une boîte de transfert

et des rapports courts.

Ceci sans compter deux

blocages de différentiels, un

sur les roues avant et l’autre

sur les arrières.


Là où le Wrangler se sent le plus à l’aise !

Les campagnes, les petits chemins, le grand air !


The

magic POTION

to

free feel


Liberté, plaisir d’être à l’extérieur, grands horizons,

fleurs sauvages, coquelicots, que demander de plus ?



Let’s

waste

no

ecstasy


Les évolutions dans le terrain,

en mode 100% électrique

sont un régal, le dosage de

l’accélérateur avec toute la

souplesse ou l’énergie désirée

permet une évolution en

silence et efficacité.

En conclusion, le Wrangler

hybride est la solution la plus

élégante que Jeep pouvait

proposer, à un détail près,

l’autonomie électrique est

quand même un peu juste.

Le couplage du «quatre cylindres»

de 2 litres avec le

moteur électrique, intercalé

entre le bloc et la boîte, permet

de conserver toute l’efficacité

mécanique qui fait la

base ADN du Wrangler. C’est

le rêve américain sur 4 roues.



Quand on regarde ce

segment des vrais 4x4 de

légendes, on ne peut que

constater que les trois

principales stars sont le

Wrangler, le Defender et

le Classe G.

On ne parle ici, ni du Land

Cruiser, ni du Pajero ou encore

du Patrol. Ils sont aussi

historiquement des icônes.

Nous y reviendrons bientôt.

Donc nos trois Stars naviguent

chacune dans leur

propre univers tout en offrant

de fantastiques performances

dans les situations

hors routes les plus difficiles.

Toutes les trois sont passées

par la case «Renouveau».

360


JEEP

37

WRANGLER

Le «Der» des «Der»

Eric HEIDEBROEK

361


Chez Jeep,

le Wrangler

est l’image étalon

de la marque

et les nuances

américaines

ne trompent pas.

362

Le Defender est métamorphosé.

Il a opté pour un

tout nouveau look, résolument

différent tout en

gardant quelques éléments

typiques. L’électronique

règne en maître à bord avec

le fameux Terrain Response

II et les écrans tactiles.

Le Classe G conserve son

allure classique tout en

s’offrant l’électronique

dernier cri et un habitacle

hyper luxueux. Il est le plus

cher du groupe et l’affirme.

Chez Jeep, le Wrangler est

l’image étalon de la marque

et les nuances américaines

ne trompent pas. C’est des

trois le plus classique et le

plus typique. Bien sur il y

a de l’électronique, mais il

y a surtout de gros leviers

pour actionner les différents

modes de transmissions.

Comme pour passer

des deux roues motrices

(standard) au mode 4 roues

motrices automatique, une

position décalée permet

d’ajuster le mode 4 roues

motrices en mode «part

time». Une position neutre

suit,et, obligatoirement à

l’arrêt permet d’enclencher

les rapports courts sur

les 4 roues motrices. Ah !

c’est moins «easy» qu’un

Terrain Response du Land

Rover ou le 4Matic du Mercedes,

mais chez Jeep c’est

du viril, ce n’est pas pour les

snobs. Certains risqueraient

de se casser un ongle...

ouch! Et bien sur les aptitudes

en tout terrains sont

sa panacée. Son train avant


363


364


est hyper large, son empattement

est impressionnant.

Sa hauteur de caisse

confirme que ce Wrangler

est un véritable outil pour

passer partout.

A l’intérieur, on est en

pays de connaissance. On

n’est pas dans le super

luxe du Classe G, ni dans

l’avant-gardiste «techno»

du Defender, on est bien

dans une véritable Jeep.

La finition de cette version

«Overland» est luxueuse,

du cuir recouvre la planche

de bord avec des surpiqùres

contrastantes. Les

sièges sont aussi garnis

de cuirs fins au look puissant.

Si Jeep adopte un

écran tactile pour l’écran

central qui demeure dans

les dimensions classiques,

l’américain lui a privilégié

les commandes classiques

plus ergonomiques et surtout

plus sures. On cherche

les commandes d’ouverture

des vitres électriques

elles sont au centre de la

console centrale en position

verticales. Une fois

qu’elles sont mémorisées

on ne cherche plus. Pour

le reste on dispose de

365


deux types de commandes

de cruise control, l’un classique

et l’autre auto adaptatif.

Solution intelligente

qui ne nécéssite qu’un

seul bouton en plus... Regardez

bien le volant, au

centre du pavé des fonctions

de cruise control

vous avez le bouton du

système classique et à sa

gauche celui de l’auto

adaptatif surmonté du

bouton de commande de

la distance réglable. Tout

ce dont vous avez besoin

est sous vos yeux, facile

et pratique. Votre attention

est posée sur la route,

enfin au bout du gros capot

avec ses grosses grilles

d’aération du moteur.

Moteur

C’est un quatre cylindres

2,2 litres, Turbo Diesel de

200 ch et 450 Nm accouplé

à une boîte automatique

ZF à 8 rapports qui

sont chargés de mouvoir

l’engin de deux bonnes

tonnes. On pourrait penser

que le Wrangler ainsi

motorisé soit un veau. Et

bien non ! Le Wrangler

2.2 se montre souple et ...

vif. La boîte à 8 rapports

de ZF est parfaitement

réglée. Elle utilise toutes

les finesses de la mécanique

pour répondre aux

besoins exigés par la situation.

Que ce soit sur autoroutes,

routes, en ville ou

en tout terrain, la finesse

de la transmission offre un

confort d’utilisation séduisant

de force comme de

vigueur. Bien sur, avec 200

chevaux pour 2 tonnes

on n’a pas les mêmes

impressions qu’avec un

SUV plus modeste. Mais

quand même, le Wrangler

se la pose tout autrement.

C’est un vrai baroudeur.

Il offre aussi ce que les

autres n’ont pas. Il est totalement

«décapotable» !

Et ça ! Ça en jette !

Que l’on enlève (facilement)

les deux demi toits

au dessus des places avant

et on a déjà du fun!

Maintenant on peut ôter

la partie arrière avec les

outils fournis et au moins

deux personnes, ce n’est

pas trop lourd mais quand

même, c’est aussi un peu

encombrant. Même le

pare-brise se rabat sur le

capot. Alors là, les gars,

c’est top la frime. Nous

n’avons pas opéré cet

démontage, on avait des

doutes quant aux complications

du remontage...

En attendant, ça le fait !

366


367


368


Sur la route

Pour ceux qui connaissent le Wrangler,

ils savent qu’il a un caractère

entier. C’est un vrai.

Plus facile pour les grands de s’installer

à bord du Wrangler que dans

l’ancien Def. C’est déjà ça. Les

bons sièges apportent maintien

et confort. A la mise en route le

quatre pattes s’ébroue dicrètement.

On passe en «D» et le Wrangler

démarre dans une belle sonorité,

assez rauque. La boîte égrenne les

8 rapports avec souplesse en exploitant

les 450 Nm comme une force

tranquille. Il faut juste faire attention

à la largeur du Wrangler dont

les ailes proéminentes font penser à

des ouvre-boîtes... Ensuite comme

on est haut perché, il faut aussi faire

attention à la longueur et à l’empattement

long. Donc il vaut mieux

prendre ses tournants assez larges

pour ne pas monter la roue arrière

sur le trottoir.

Sur grandes routes et autoroutes, le

Wrangler n’incite pas à rouler vite,

on s’étonne même de se retrouver

à du 110 ou du 120 sans forcer. Résultat,

une consommation réduite

à 7,2 litres lors de notre essais. En ce

compris des trajets en tout terrain et

des missions par autoroutes. Mais là

souvent en cruise control. Dans ces

conditions-là, on consomme plus,

on est passé à 8,1 litres. Mais quand

on voit qu’une Renegade 1000 essence

de 120 ch avale sans peine

ses 8,2 litres on ne peut pas dire

que c’est excessif, pour le Wrangler

en tout cas.

369


La L amborghini

Sián Roadster

Hybride V12

819 chevaux

Eric HEIDEBROEK

370


Lamborghini n’arrête pas de sortir

des sentiers battus et se met à la

page en présentant ce 8 juillet 2020

la Sián Roadster hybride.

C’est vrai que ce bijou est réservé aux

ultra-riches dont seuls 63 peuvent se l’offrir.

Mais pour le reste du monde, il faut

reconnaître que les lignes sont épurées et

transcendent l’esprit Lamborghini comme

jamais. Les traits vifs, les lignes angulaires

sont d’un avantgardisme acéré. La philosophie

de la Vitesse est exacerbée par

des effets aérodynamiques pointus, par

l’usage de matériaux légers et rigides

comme le carbone.

«Le Sián Roadster incarne l’esprit de

Lamborghini», déclare Stefano Domenicali,

président-directeur général d’Automobili

Lamborghini.

«Il est l’expression d’un

design à couper le souffle

et de performances extraordinaires,

mais il incarne surtout des technologies

futures importantes. Le groupe motopropulseur

hybride original du Sián

annonce la direction des Lamborghini

supersport, et le Sián Roadster affirme le

style de vie ultime de Lamborghini alors

que nous nous dirigeons vers un avenir

exigeant de nouvelles solutions.»

Sián

veut dire FLASH en dialecte bolognais

Lamborghini se plie aux nouvelles exigeances

écologiques et inscrit ce nouveau

modèle dans l’hybridation légère.

Le V12 est assorti d’un moteur

371


ectrique placé dans

oîte de vitesse autoue.

L’appareil fonctionne

une tension de 48 Volt

développe 34 chevaux. Il offre

une réponse immédiate.

Il sert aussi à réaliser

stockent dix fois la

puissance d’une batterie

Lithium-Ion.

Situé dans la cloison entre le

cockpit et le moteur, il

assure une répartiles

manoeuvres

à basse vitesse. Plus

impressionnant encore

Lamborghini a mis au point une

technologie inédite de «supercondensateurs»

qui

372


poids / puissance

de 1kg / ch. Le flux de

puissance symétrique assure

la même efficacité dans les

cycles de charge et de

décharge et reprétion

parfaite du

poids. Trois fois plus

puissant qu’une batterie

de même poids et trois fois

plus léger qu’une batterie

produisant la même

sente

la solution hybride la

plus légère et la plus efficace

du moment.

puissance, le système

électrique avec

supercondensateur et son

moteur ne pèse que 34 kg,

offrant ainsi un remarquable

rapport

373


Avec ses 819 ch, la

Sián Roadster grimpe à

350 à l’heure

et abat le 0 à 100 en 2’’9 !

Grâce à l’hybridation légère,

le V12 profite

du complément

de couple instantané

anihilant les «mouvements

saccadés inconfortables» (sic).

A l’intérieur le style ultramoderne

marie le

carbone, les cuirs et

l’Alcantara, rien n’est

trop chic et la

personnalisation va un cran

plus loin avec les bouches

d’aération produites

via impression 3D permettent

d’incruster

les initiales du client !

Prix: 2 millions €.

374


375


376


Land Rover

26

DEFENDER

Le Contemporain

Se Nourrit de l’Expérience

Des Légendes !

Eric HEIDEBROEK

Le Defender est une véritable

légende. A l’instar de

la Jeep il véhicule une image

forte. Si la Jeep est née

pendant la seconde guerre

mondiale, le Defender a vu

le jour peu après, en 1948.

Si la Jeep est surtout vue soit

comme un véhicule militaire

ou comme un véhicule de

loisirs, idéal compagnon des

surfeurs, le Defender c’est

autre chose.

Lui, il est

«LE» Globe Trotter!

377


Il est de toutes les expéditions

au travers de la planète. Il est le

favorit des bourlingueurs. Il est

choisi parce qu’il est pratique,

on peut passer un Karcher à

l’intérieur, il se répare avec un

bout de fil de fer, un marteau

et un tourne-vis. Il est costaud,

passe partout mais demeure

quelque peu rustique.

Il fallait bien qu’un jour Land

Rover lui trouve un sucesseur!

Chose faite et très attendue.

Le nouveau «DEF» a une allure

fidèle à l’esprit du modèle.

Il est grand, large et haut, mais

moins haut que son aïeul. Côté

poids, le Defender a fait un fameux

pas en avant en passant

378


DEFENDER,

une icône, certes,

il fallait bien qu’un jour

LAND ROVER

lui trouve un successeur

digne de lui !

379


380


de sous les 2 tonnes à un bon 2,5

tonnes en ordre de marche.

Ça fait bizarre car quand on le

regarde on ne s’attend pas à le

voir aussi grand et costaud. Mais

il fait 5 mètres de long, 2 de large

et pratiquement 2 de haut. Il rend

facilement 10 cm à l’ancien, mais

en largeur l’ancien fait 1,79 m et

en longueur 4,60 m. Le 110 a un

empattement de... 3 mètres ! Côté

mécanique les dernières versions

faisaient 122 ch... Le nouveau

Defender est proposé en D200,

D240, D300 et P400, une version

hybride rechargeable comme celle

des Evoque et Discovery arrive. Le

nombre après la lettre indique la

puissance. Le Defender a abandonné

ses solutions basiques à essieux

rigides pour les suspensions

modernes avec le fameux Terrain

Response de dernière génération.

Mais les ingénieurs sont allés plus

loin, les suspensions à double

triangulation en aluminium à

l’avant et multibras à l’arrière sont

renforcées par des structures en

acier sur lesquelles se greffe la

suspension pneumatique contrôlée

électroniquement et qui fait

381


merveille dans toutes les situations.

Certes, on peut se poser la question

de ce que l’on pourra faire dans la

savane, si un composant tombe en

panne, le temps du fil de fer est dépassé.

Et c’est valable pour tous les

véhicules modernes et le prix à payer

pour un véhicule aussi élaboré que

le «DEF».

Le Defender n’est pas un petit Land

Rover, il est aussi gros qu’un Range

Rover Classique. Le moteur idéal est,

semble-t’il, le D240. Cet appareil

Ingenium dispose de bonnes valeurs

de couple et la boîte automatique à

8 rapports s’accommode fort bien

des 2,5 tonnes de l’engin. Au volant

du DEF on roule cool, on sait qu’il y

a des réserves et un poids qui génère

382


383


une inertie. Mais quand on

sait que la charge utile du

DEF est de 900 kg et qu’il

peut tracter 3,5 tonnes

dans un environnement

confortable et spacieux.

Oui, spacieux, beaucoup

plus que dans l’aïeul !

Devant le conducteur, le

panneau d’instrument est

un écran super bien dessiné,

clair, précis efficace.

A sa droite un autre écran

qui prend en compte

toutes sortes d’informations

de la plus futile à la

plus utile. Et ce, en toute

simplicité d’usage. La

déco intérieure est très

«techno» et l’aspect des

matériaux très dans le

ton technologique. Dommage

que quelques plastiques

ont l’art de se montrer

fragiles et sensibles

aux griffes.

Nonobstant ce détail, On

concluera que le Defender

2020 est un très bon

cru. Il réunit la synthèse

du monde «Offroad»

moderne. Et en bon Land

Rover qui se respecte, ses

tarifs sont à l’avenant.

Ça commence à 50.800

et cela peut grimper au

dessus des 100.000 euros.

384


385


V

386

Amy et Massimo Frascella designers

chez Land Rover ont travaillé

sur le nouveau DEFENDER

Par Eric HEIDEBROEK

Amy et Massimo sont mariés, ils

oeuvrent ensemble dans un univers

magique tant aux yeux du

public qu’aux leurs.

Nous avons eu la chance de leur parler

par visio-conférence (Covid oblige)

et de leur poser beaucoup de questions

sur le nouveau Defender auquel

ils ont transmis leurs émotions et leur

talents.

Amy, est responsable du design intérieur

et son mari, Massimo l’est pour

le style extérieur. Deux missions très

difficiles du fait de la notoriété écrasante

du légendaire Defender.

Quand on demande à Amy Frascella

comment elle a appréhendé cette

mission, sa réponse est claire et précise,

«c’est une évolution naturelle

de l’image du produit. L’intérieur

devait rester sobre tout en affichant

clairement les nouvelles tendances

et le progrès technologique».

Amy relève aussi la pureté des lignes

et des détails qui rendent l’aspect

intérieur aussi solide visuellement

qu’il l’est naturellement.

«Le choix des matières et des couleurs

sont clairement voulues «technologiques»,

comme les vis industrielles

apparentes dans les garnitures des

portières, sur la console centrale,

la structure en aluminium de la

planche de bord dotée de part et

d’autre par des poignées capable de

soulever le Defender à l’aide d’un

treuil sans aucune déformation de

la voiture !»

«Plusieurs variantes d’intérieurs ont

été étudiées, passant du classique

au techno mais toujours dans cet

esprit de sport aventure. Le Defender

se devait de disposer de structures

de matériaux proches des

activités de plein air». Plusieurs tissus

modernes et solides accentue le

caractère dynamique du Defender.

Evidemment les cuirs anglais ont

leur place à bord, mais ce n’est pas

ce qui est prioritairement recherché

par les passionnés.»

Amy conclut aussi que «le cuir est

synonyme de luxe, le Defender,

même s’il a la taille d’un Range

Rover Classic est un objet dont le

premier luxe est ...le tissus comme

au début de l’aire automobile. Un

tissus confortable, qui ne glisse pas,

qui n’est pas brûlant au soleil et

glacial en hiver. C’est pourquoi nous

avons rendu toute sa symbolique

au Defender, même si la modernité

est omniprésente.»

d

p

L


Le nouveau

Defender

est une évolution

naturelle

d’un véhicule

mythique.

Nous avons

volontairement

opté pour un

style moderne

très éloigné

es néo-classiques

risés par d’autres.

’intérieur est resté

sobre et pratique

mais surtout

plus généreux

en espace et

en confort,

riche de

nouvelles

matières !

Un pur

bonheur !

387


Massimo Frascella

savait dès le départ

que concevoir le nouveau

Defender serait

un véritable challenge.

«Contrairement à Jeep et

à Mercedes qui ont gardé

le style intemporel de

leurs légendaires Wrangler

et Classe «G», Land

388


Rover est parti sur un cahier des

charges novateur, prônant un

changement radical, allant vers

un coup d’audace.

Garder l’esprit, effacer les structures

d’autres-temps, apporter

le savoir-faire indiscutable de

Land Rover en matière d’évolutions

dans toutes les situations

sur route et surtout en dehors!

Nous avons du adapter l’extérieur

aux canons actuels de la

marque tout en gardant la

physionomie caractéristique du

«Def». Si de nombreux clients

ont eu peur d’un gros éloignement

de l’image de base, quand

ils ont découvert le nouveau

Defender, le courant est passé

immédiatement. Mais pas seulement

par le look, mais également

par ses volumes. Il offre au

gentleman farmer, à l’explorateur,

à l’homme moderne un niveau

de standing très élevé. Affirmant,

par sa robustesse et son

concept unique, un style de vie

encore plus proche de la nature

et de l’aventure mais avec des

moteurs puissants, frugaux et

de l’espace à l’intérieur au royal

confort.» Mission acomplie !

389


LAND ROVER

DEFENDER PHEV P

Une solution propre

@ Eric HEIDEBROEK - Photos © CAMINTER - PR

By

390


!

400e

Land Rover et

surtout le Defender

c’est l’image la plus

classique qui soit

de l’aventure dans

les régions les plus

inaccessibles.

Ces randonnées

proches de la nature

exigent maintenant

d’être encore plus

respectueuses de

l’environnement.

Et il est normal que

la vénérable marque

anglaise répondent

à ces nouvelles

normes. D’ailleurs,

le Range Rover

Classic P400e avait

déjà ouvert la voie

de l’électrification,

suivi très rapidement

par le Range Rover

Sport puis le Range

Rover Evoque et le

Discovery Sport.

Le plus

emblématique du lot

passe maintenant

à l’électrification

rechargeable avec la

solution P400e.

391


392

C’est un baroudeur

ce Defender.

En ce moment, le passage

à la version hybride

rechargeable est vraiment

bienvenu. En fait, on peut

le dire d’emblée, notre

essai s’est soldé par une

consommation moyenne

de l’ordre de 9,6 litres

aux cent sur nos trajets

d’essais habituels, composés

de 45% d’autoroutes,

35% de routes / agglomérations

et 20% de villes.

Il devrait être possible de

baisser encore la consommation

aux alentours des

7,8 l aux cent en recourant

à une conduite en

mode ECO, chose que

nous n’avons pas tentée.

Ce mode étant particulièrement

castrateur.

Ces 9,6 l/100 sont une excellente

prestation pour

un véhicule aussi lourd et à

l’aérodynamique de porte

de garage. C’est d’autant

plus vrai que le moteur

Ingenium à quatre cylindres

cubant deux litres

de cylindrée n’est pas un

modèle de sobriété. Mais

il va très bien. C’est d’ailleurs

la version 300 chevaux

de la Jaguar F-Type

qui est installée dans le

DEF. Entre la boîte automatique

à 8 rapports et le

quatre pattes, l’unité élec-


393


trique en couronne propose

140 ch. L’ensemble

réalisant 403 ch et 640 Nm

de couple.

Si l’on s’en tient aux performances

pures, le DEF

accélère de 0 à 100 en 5’’6

et est capable de pointer

à 193 km/h. Indiscutable

et à part l’accélération et

la qualité des reprises qui

permettent une conduite

active prononcée, on sera

vite calmé par le roulis généré

par la souplesse des

suspensions pilotées. Le

DEF ne bénéficie pas de

la suspension SPORT des-

Le tout nouveau système

d’infotainement est une merveille.

Plus facile à utiliser il est aussi

plus réactif et ses cameras sont

pratiques à souhait. Son usage

perturbe moins le conducteur.

394


tinée aux autoroutes, les

modes disponibles sont

ECO, COMFORT et ensuite

les fonctions 4x4 les plus

élaborées du Terrain Response

2. Une fois assimilé

le fonctionnement du

groupe électrique, on profite

de sa souplesse et de

son apport dans tous les

cas de figure. Evolutions

citadines, maneouvrabilité,

maniabilité, efficacité,

dynamismepour un mastodonte

de 2.600 kg aux

lignes massives.

Là où il bluffe son monde,

c’est quand on remarque

395


que le DEFENDER se laisse

conduire comme un vélo, et

ce malgré ses dimensions

généreuses. Il fait 5,02 m

de long (avec la roue de

secours sur la porte, quand

même) pour 2 m de large et

1,96 m de haut. La version

hybride perd la possibilité

de se doter des 2 places du

troisième rang, car le plancher

en métal gauffré est

rehaussé de 4 centimètres

pour couvrir les batteries.

Cela réduit l’espace pour

les bagages mais les sièges

se rabattent en 60/40 pour

offrir un beau volume.

A l’usage on est gâté par

la rigueur et la qualité des

matériaux Utilisés. La fabrication

est très soignée. Le

Defender n’est plus l’outil

que l’on utilise sans trop

regarder.

Il est devenu un véhicule de

grand luxe, que l’on peut

comparer avec le niveau

du Range Rover au style

ultra luxueux et bourgeois

avec ses cuirs fins et boiseries

raffinées. Le DEF offre

des finitions plus brutes en

aluminium massif et grenelé,

des cuirs travaillés façon

gants de chantier, des

contreportes fixées avec

des boulons apparents tout

à fait dans l’esprit McGyver.

C’est TOP !

396


397


VASION

LE DEFENDER EST SYNONYME D’AVENTURES, DE LIBERTÉS,

DE VOYAGES, DE NATURE ET DE BIEN D’AUTRES CHOSES

ENCORE... AVEC UNE TENTE SUR LE TOIT, LA TENTATION EST

VRAIMENT TRÈS GRANDE DE… S’ÉVADER !

Plume @ Eric HEIDEBROEK

Images @ Caminter 2024




Le Defender P400e, ici dans sa version 110 reçoit le

deux litres Ingenium de la Jaguar F-Type quatre

cylindres. Ce moteur Ingénium essence, délivre 300

très bons chevaux. C’est une mécanique fiable,

volontaire et très agréable à utiliser dans la Jaguar.

Et quand Land Rover le choisit pour l’accorder à

une unité électrique de 143 chevaux, on obtient

une belle puissance cumulée de 404 chevaux et le

bon couple de 640 Nm... Le tout devant mouvoir

quelque 2600 kg. Bon, ce n’est quand même pas


trop lourd, car la version V8 est plus

lourde, mais le P400e rend quand même

180 kg au Diesel qui lui est passé du

controversé 4 cylindres ingénium de 2

litres au six en ligne BMW de 3 litres...

A l’accélération, le Def abat le 0 à 100 en

5,6 secondes. Ce qui n’est pas mal du

tout. Si le Defender dispose d’une batterie

rechargeable de 19 kWh, elle ne vous

offrira pas beaucoup d’autonomie, à

peine un trentaine de kilomètres sur les

45 promis par les Anglais. Côté émissions,

le Def est à 74 g/km, c’est déjà ça.

Pour se promener en dehors des sentiers

battus, le Def utilise plus souvent qu’à son

tour la douceur et la progressivité de son

moteur électrique. C’est un régal de crapahuter

avec lui. Tout est synchronisé à merveille.

N’est pas badgé Land Rover qui veut,

même certains Japonais peuvent aller se

rhabiller, c’est très clair ! Ce Land Rover

offre un confort de très, très haut niveau. Et

le luxe à bord, n’en parlons pas, il est omniprésent

tant au niveau de la finition, des

matériaux choisis et du style inimitable.

Avec la tente de toit, on peut choisir un

endroit tranquille pour passer la nuit

dans un confort de qualité. Non seulement

l’endroit est spacieux, mais le couchage

est très confortable. On aura juste

un bémol en ce qui concerne l’échelle

escamotable proposée avec ce modèle.

Sa qualité n’est pas digne de la marque

et son constructeur italien, Autohome,

qui officie depuis 1958 (!) devrait revoir

sa copie, car les ergots de sécurité trop

courts ne font pas bien leur travail et







l’échelle peut plier et se rompre.

Nous avons eu le cas, heureusement

pas de blessé.

Par contre l’échelle optionnelle

disponible dans le catalogue

Land Rover, elle, ne pose aucun

problème, c’est du très costaud,

en plus d’avoir un design soigné.

Le prix de cette tente de toit

tourne autour des 3.000 euros,

ce n’est pas rien.

Fermée, elle s’apparente

à un large coffre de toit.

Ouverte, elle offre un couchage

spacieux, avec une longueur de

2,30 m sur une largeur d’un bon

mètre trente et une belle hauteur

de plus de 1,50 m, de quoi

se retourner confortablement.

Les deux ouvertures latérales

et celle de l’arrière, sont doublées

de moustiquaires. Y dormir

est magique et l’on passe






Le galop des chevaux fait vibrer le sol, les blés d’or

s’illuminent des rayons de soleil, les fleurs des champs

apportent leurs touches de couleurs. Atmosphère de

plénitude et d’évasion, voilà ce que le Defender peut

apporter sans être obligé de partir bien loin…



son temps à observer la nature, les animaux,

les mouvements des nuages.

En somme, on passe un moment privilégié,

que l’on peut mettre à profit pour recharger

ses batteries (pas celles de l’auto, évidemment...).

Au petit matin, on a vite fait de replier le

tout et de reprendre la route vers une nouvelle

escale, pourquoi pas en bord de mer?

S’il est vrai que le Land Rover Defender ne

souffre absolument pas de perturbations

dues à la tente de toit quand il roule, on remarque

quand même que la consommation

augmente d’un bon gros litre voire plus.

Bien qu’annoncée à 3,3 litres aux cent...

on n’a pas pu descendre sous les 7,5 litres

sans le coffre de toit. Avec lui, on était souvent

près de 9 litres, 9,5 litres. Quand la

batterie est déchargée, on flirte alors avec


La nuit, le silence, le coucher de

soleil, même dans les campagnes

hesbignonnes, un rien suffit pour

retrouver cette liberté, ce plaisir de

revivre la nature...





les 10,7 ou 11,8 litres. C’est pourquoi

il faut déposer le coffre de toit

dès le retour. C’est mieux.

Conclusion

Le Defender demeure une source de

plaisir total. Il est confortable, il

passe, partout et monte aux arbres.

Certes, il est énorme, surtout quand

on cherche une place pour le garer.

Avec sa formule hybride qui relève

le seuil de coffre de 3 bons centimètres,

la participation de l’électricité

dans la conduite, tant sur route

que dans les petits chemins, apporte

une célérité et un gommage des

2.600 kg de ce bel outil. Non seulement,

il incite au voyage dans l’opulence

de son confort, mais il n’a pas

peur de plonger dans la boue.



LUXE

VOLUPTÉ

CONFORT

what else ?


Le Defender est

très apprécié des

ados. Ils ont tout

l’espace voulu et

disposent d’un

confort idéal pour

les longs trajets de

randonnées quel

que soit le relief,

c’est bonheur

total !


DEFENDER

The superlative LAN

Décidément, le choix de moteurs V8 BMW est le bon plan de Land

Rover. Ici, le 4,4 litres passe à 635 chevaux, soit 110 de plus que le

déjà très bon V8 Ford. Le V8 BMW offre un couple de 750 Nm, et

même 800 Nm avec le mode launch control sélectionné. Il dispose

d’un système de suspension révolutionaire appellé 6D Dynamics

à liaison hydraulique,un truc de fous qui tient compte du confort

de tous les occupants dans toutes les conditions d’évolutions tant

sur route qu’en Off-Road. Découverte statique.

424


OCTA

D ROVER

425


Chez Land Rover, l’ADN est foncièrement

4x4 et le nouveau DEFEN-

DER qui a reçu, par le passé, un gros

V8 Ford de 5 litres, qui a été reconduit

d’ailleurs sur le nouveau «DEF»

dont vous trouverez l’essai dynamique

dans les pages suivantes.

Et aujourd’hui Land Rover annonce fièrement

la venue d’une version OCTA affublée du V8

de 4,4 litres d’origine BMW est dopé par deux

turbos et une légère hybridation de 48 volts.

Ainsi bosté, le DEFENDER OCTA Abat le 0 à

100 en 4 secondes et peut pointer les 250 à

l’heure avec les roues de 22 pouces. De plus,

Land Rover a créé pour lui une suspension

spécifique. Elle s’appelle 6D Dynamics, et

d’après un module qu’il nous a été présenté

à la Defender House de Durbuy (exposition

éphémère) on constate l’hyper réactivité des

multiples capteurs qui veillent à ce que les

occupants ne soient jamais bousculés. Et ce

même quand le Defender OCTA crapahute en

terrain hostile.

S’il est vrai que l’on peut avoir en option des

teintes spéciales; Land Rover propose aussi

une finition matte par covering, pour une

somme 4.525 euros qui par rapport à un

placement de covering haute protection en

dehors de l’usine ne coûte pas loin des 6.000

euros. Un covering hyper résistant qui permet

de circuler dans les bois sans jamais griffer la

carrosserie. Et en plus, cela augmente largement

sa musculature. L’Octa est proposé avec

3 types de pneus. Les Wrangler super All Road

mais avec une limite de vitesse d’usine de

159 km/h impossible à modifier par la suite...

Le deuxième choix est le BF Goodrich avec

une VMax de 210 km/h et ensuite le PZero 4

saisons qui en 22’’ tape les 250 à l’heure. Un

conseil optez pour le pneu 4 saisons de base

et achetez les pneus super all road après.

426


427


CARACTÈRES DISTINCTS

Defender OCTA et ultra-exclusif.

Defender Octa Edition One, défini par un

design et des matériaux de qualité.

Le graphisme en forme de diamant

octaédrique symbolise les inspirations à

l’origine du nom OCTA.

MAÎTRE DE LA PERF

Nouveau héros tout-terrain haute perf

niveau supérieur, avec une posture spe

et une attention iné

UNE NOUVELLE POSITION AUDACIEUSE

Une présence imposante grâce à une hauteur

de caisse rehaussée de 28 mm et à une

posture élargie de 68 mm, avec de nouveaux

pare-chocs avant et arrière, un bouclier

protecteur en alliage finition graphite, des

bouches d’aération latérales et une calandre

au design unique.

UN PIED SÛR

Jantes en alliage de 20 et 22 pouces, légères

et à finition multiple, conçues à dessein et

couvertes par des passages de roue élargis. Des

pneus spécialement conçus - les plus grands

jamais montés sur un Defender - assurent le

contrôle sur n’importe quelle surface.

PUISSANCE... PUISSANTE !

Le Defender le plus puissant jamais conçu avec

un moteur V8 biturbo hybride doux de 4-4 litres

développant 635 ch. Son couple de 750 Nm à partir

de 1800 tr/min permet de passer de 0 à 100 km/h en

4,0 secondes, avec une bande-son imposante grâce à

des échappements actifs quadruples uniques.

428


ORMANCE EXTRÊME

ormance, qui élève les capacités à un

ctaculaire, une technologie innovante

galée aux détails.

PARFAITEMENT ÉQUILIBRÉ

Le seul Defender doté de la technologie

de suspension 6D Dynamics - un réseau

d’amortisseurs semi-actifs à variation

continue hydrauliquement interconnectés,

gérant le tangage et le roulis pour un confort

et des performances optimales, quelles que

soient les conditions.

SUPRÊMEMENT PERFORMANT

La capacité tout-terrain est poussée à son

maximum - avec une articulation des roues

accrue, une garde au sol plus élevée et une

profondeur de pataugeage d’un mètre.

CONDUIRE COMME UN HÉROS

Des performances routières inégalées grâce

au mode dynamique amélioré et au nouveau

mode OCTA - des réglages tout-terrain très

performants pour les surfaces caillouteuses,

avec notamment un contrôle de lancement et

un calibrage de l’antiblocage des freins dédiés.

PAS DE COMPROMIS

La suspension entièrement repensée avec

une nouvelle géométrie et des composants

encore plus robustes maintient les centres de

roulis pour des réponses dynamiques

optimales, malgré l’augmentation de la

hauteur de caisse.

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430


431


432


433


RANGE ROV

SPORT «SV

Plume : Eric HEIDEBROEK

Captures d’Images : Caminter

POWER is

Nothging

Without

Control *

*Merci Pirelli

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LAUNCH CONTRO


ER

»

Bi-Turbo

L DANS LA BOUE

435


436


Le Range Rover Sport est un engin

extraordinaire. Il s’inscrit dans le

droit-fil du Range Rover Classique,

mais avec une allure plus jeune, au

sens le plus noble du terme.

Ce n’est pas pour rien que la plupart

des « Gentlemen Farmers » en font

leur quotidien tant il leur apporte,

le pratique, la dynamique et le look

sportif dont ils raffolent.

S’ils rangent leurs «Sport» au garage

pour sortir leur «Classique»,

c’est pour jouir librement d’un autre

confort et d’un espace rendu plus

grand grâce au redressement de la

baie de pare-brise comme de tous

les vitrages afin de circuler dans une

ambiance de luxe et d’opulence.

On est dans un tout autre monde.

On est...

ou

on n’est pas !

Il n’y a pas

d’alternative !

Évidemment, cette catégorie de personnes

ne jure que par le V8 et rien

d’autre ! Et cela, Range Rover l’a

bien compris. Cette clientèle exceptionnelle

sait très bien qu’elle trouvera

chaussure à son pied chez Land

Rover.

437


438


Et c’est aussi la raison de l’arrivée de

la version OCTA dans le modèle Defender.

Même si, pour certains le prix

est démesuré, pour cette clientèle de

très haut de gamme, c’est un standard

minimum. L’OCTA dispose en

plus de la toute nouvelle suspension

6D Dynamics qui sera certainement

proposée à bord des autres Range,

ça ne fait pas l’ombre d’un doute.

Surtout qu’elle est bien présente sur

cette version SV...

L’OCTA emprunte le V8 Bi-Turbo

du Range Rover Sport SV avec tous

ses chevaux, soit 635 et 800 Nm ! Le

Range Sport SV n’est pas léger, il affiche

sur la pauvre balance quelque

2.560 kg. Aujourd’hui cela n’effraye

plus grand monde depuis l’arrivée

des électriques dont certaines flirtent

allégrement avec les 3 tonnes.

Mais ici, on a affaire à un bon gros

V8 de 4,4 litres qui s’offre des accélérations

du tonnerre dans un grondement

magistral. Il abat le 0 à 100 en

3,8 secondes et tape les 290 à l’heure

avec les grandes roues de 23’’. Des

roues en fibre de carbone, oui, oui et

elles font gagner plus de 35 kilos sur

les masses non suspendues.

A l’usage le V8 plaît vraiment beaucoup.

Et la consommation moyenne

tournera entre 12,2 et 14,8 l.

Par rapport au gros 5 litres né chez

Ford, qui offrait quand même

575 ch, dans une sonorité plus gutturale,

plus transcendante que celle

du BMW, certes rauque, mais plus

policée. Et pour compenser le plaisir

439


440


vibratoire de l’Américain, les Anglais

font vibrer les palettes du volant !

Côté tenue de route, le «SV» utilise la

nouvelle suspension 6D Dynamics qui

se passe de barres anti-roulis au profit

d’une gestion hydraulique informatisée.

C’est bluffant, l’auto, vire sur des

rails, assume maniabilité et efficacité

dans tous les cas de figure. C’est vraiment

extraordinaire. Car en plus, et

en option, le Range Sport SV peut recevoir

des freins énormes en carbone

céramique, dont les 8 pistons garantissent

des prestations à la hauteur

des performances et du poids.

Signés Brembo, on se souvient des

premiers essais dans une étape de

rallye du côté de Perpignan, où nous

testions le tout premier Range Sport

avec feu monsieur Philippe de Barsy,

qui tout en bas d’une des spéciales,

admirait l’efficacité des Brembo jamais

pris en défaut alors qu’on leur

en demandait déjà beaucoup. On

retrouve aujourd’hui, avec beaucoup

de chevaux et quelques centaines de

kilos en plus , la confortable sécurité

d’un freinage de qualité particulièrement

endurant.

A l’intérieur, quatre sièges, baquets

au dossier en fibres de carbone avec

l’appuie-tête intégré. Oui deux à

l’avant et les mêmes à l’arrière, réglables

individuellement. Il y a bien

une cinquième place au centre, mais

c’est pour les punis... ou les courtes

distances en roulant cool, car en usage

courant, on abaissera le confortable

et volumineux accoudoir central.

441


442


L’architecture intérieure est devenue

très minimaliste. Alors que la version

2023 avait encore quelques commandes

physiques, ici tout est digital.

Et là, on sent arriver l’ère «électrique».

Exit le sélecteur de mode de

conduite, on trouve des raccourcis au

volant pour accéder au mode sport,

voire «track».

Avec un peu d’habitude, on peut

prendre ses marques, mais on pestera

souvent sur le fait de devoir quitter

la route des yeux pour sélectionner

les commandes de base, comme

la ventilation ou la radio. Mais où

est donc parti le bouton on / off -

volume si pratique dans les versions

précédentes ? M’enfin !

Franchement, on se demande parfois

si les concepteurs des nouveaux cockpits

ont déjà conduit une auto, ou si

on les laisse délirer devant leur sordinateurs

toute la journée avant de

reprendre le métro ou le vélo pour

rentrer chez eux.

La conduite d’un véhicule demande

de l’attention que tous les gadgets

d’aujourd’hui absorbent. Et en plus,

ce n’est même pas beau. Heureusement,

l’effet Range demeure encore.

Pour en revenir aux impressions de

conduite, on soulignera que si, sur le

bitume le Launch Control offre des

accélérations canonesques, quand

on l’utilise dans la boue, tous les systèmes

électroniques entrent en lice

pour offrir une motricité fantastique

qui se transforme en boulet de canon

dès que l’adhérence est trouvée

et ça, c’est ultra TOP !

Dans les parkings souterrains, les

caméras sont très pratiques pour

ne pas abîmer les grandes roues

443


444

Les nouvelles LOTUS

rendent visite au Ju


Eletre et Emeya

ge des Ardennes !

445


Avec les Lotus Eletre et Emeya, nous avons choisi

de prendre pour théâtre le circuit de Formule 1 de

Spa. Ceci afin de poser ces nouvelles LOTUS dans

un univers que la marque Britannique a fréquenté

pendant des décennies avec un succès et une

aura extraordinaires.

Si LOTUS n’est plus en compétition, il n’en demeure

pas moins que son esprit y demeure. Il est

un fait aussi que dans les rassemblements historiques

nombreux sont les passionnés qui font

revivre cette marque mythique.


Le circuit de Spa Francorchamps

est en constante activité. Lors

de notre visite, c’est Curbstone

dirigée par Ludovic COLMAN

un ancien de la Pirelli qui occupait

le plateau pour des essais

d’avant-saison de divers championnats

de GT et autres LMP2.

Atmosphères sportives, préparations

mécaniques et réglages ont

émaillé les nombreuses séances

de roulage.



L’infrastructure du circuit est judicieusement

étudiée pour répondre

aux besoins des compétiteurs. Et

une fois que tout est terminé, nous

sommes invités à monter sur la

piste pour nos séances photo.

Nous sommes escortés par un

sympathique commissaire de piste

qui nous a laissé libre-cours à

nos idées de mises en scène tout

en veillant à bien respecter les

consignes de sécurité.

C’est normal et c’est comme ça

sur tous les circuits du monde.

Aux photos, Pascale (Caminter),

le fidèle Jean-Paul Decorty

et votre serviteur aux volants.

Prêt ? GO !

Dès les premiers tours de roues,

fussent-ils limités à 30 ou 40 à

l’heure, les LOTUS glissent sur la

piste avec une élégance rare et

une complaisance naturelle. Elles

semblent bien nées en tout cas !


450

Même si elles sont électriques, elles gardent une signature exceptionnelle,

celle de cette marque historique qui a un passé ingénieux,

novateur et surtout glorieux. Si, aujourd’hui, LOTUS passe à

l’électrification, c’est pour répondre aux besoins actuels du marché

et à la mutation automobile en cours.


451


452

S’il est vrai que pour Sir Colin Chapman, il n’y avait qu’une seule devise qui disait :

«Light is right» les voitures électriques d’aujourdhui sont théoriquement plus légères que

les thermiques - à puissance égale - si et, seulement si, on enlève les batteries. Et donc,

par exemple, la LOTUS EVIJA répond précisément à cette idée avec 0,94 kg/ch… Elle pèse

1.887 kg et développe 2.000 ch. et un couple de 1.700 Nm. Pour faire passer tout ça à


453


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la route, c’est par ses quatre roues motrices. Chacune est dotée d’un moteur électrique

de 500 chevaux ! L’autonomie est annoncée pour 400 km. Quatre modes sont proposés,

City, Tour avec 1.400 ch, Sport avec 1.700 ch et Track avec 2.000 ch et vitesse limitée à

350 km/h. Cette Supercar est super rare, seuls 130 exemplaires seront produits.

Bon, ceci nous éloigne un peu des Eletre et Emeya. Eletre, c’est le SUV LOTUS, c’est à la

mode et le design est particulièrement réussi.


Les concepteurs anglais, tant au design qu’à la

technologie, en sont très fiers et avec raison.

LOTUS annonce que : «les Eletre et Emeya sont

nées en Grande-Bretagne et élevées dans le

monde entier. C’est une collaboration entre les

équipes Lotus très expérimentées et dévouées

basées au Royaume-Uni, en Allemagne et en

Chine». LOTUS Poursuit : «Il s’agit des équipes

chargées de la définition et des caractéristiques

du produit à Hethel, siège de Lotus depuis

455



1966, des équipes de conception du Lotus Tech Creative Centre (LTCC) à Coventry, des

équipes d’ingénierie et de dynamique du Lotus Tech Innovation Centre (LTIC) à Raunheim,

et des équipes d’ingénierie et de fabrication de Lotus Tech à Wuhan».

Oui, LOTUS appartient au Groupe Geely, qui détient aussi Volvo Cars, Polestar et Smart.

Geely est également actif chez Mercedes-Benz. Et oui, les Chinois détiennent de nombreux

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458


capitaux, mais ils sont aussi très traditionalistes.

Les investisseurs Choinois ont immédiatement

saisi l’intérêt de conserver les

racines des marques européennes.

D’une part, pour leur clientèle locale la

plus riche qui aime beaucoup se montrer

au volant de voitures auréolées d’histoire

et d’image de marque occidentale, et aussi,

leur ambition qui est de convaincre les Occidentaux

d’acheter des produits qui savent

garder les canons originaux. Et on constate

qu’indiscutablement, les Eletre et Emeya

sont bien construites dans le droit-fil de

cette stratégie.

La qualité d’assemblage est des plus rigoureuses,

comme les finitions des plus soignées.

À l’intérieur aussi, on retrouve les beaux

matériaux, les cuirs les plus fins et une élégance

rare dans le dessin du mobilier de

bord. On est en parfait accord avec les hauts

standards attendus à ce niveau de produit.

459



On constate que si le niveau de produit est des plus élevés, que les prix sont en accord. Ce n’est

pas parce que les LOTUS sont construites en Chine qu’elles ne sont pas de la qualité attendue, au

contraire. Le client occidental en a pour son argent. Chez LOTUS, on est dans le haut de gamme

sportif et intelligent. Tout dans ces voitures est digne de la marque anglaise. Et oui, ce sont des

quatre places, et oui, elles sont plus grandes que les berlinettes et roadsters ultra sympathiques

461


des LOTUS thermiques bien connus. Mais il faut

vivre avec son temps, et les Eletre comme Emeya

jouent parfaitement dans la cour des grands et

des exclusifs. Leur look est terrible, le SUV a une

approche sportive au dessin racé. L’Emeya a un

look de Lamborghini Countach avec 4 portes.

C’est bluffant et impressionnant.

Quand on monte à bord de l’Eletre ou que l’on

s’installe au volant de l’Emeya, on se sent tout de

suite bien. Ce sont les cuirs, le Nubuck, le dessin

de la planche de bord aux contours individuels


garnis d’un cuir Nappa, surpiqué de rouge,

cette console centrale à deux ouvrants sur

un espace réfrigéré de belle contenance,

c’est aussi ce grand écran aux pictogrammes

un peu trop fins et trop petits.

Mais à la longue, on s’y fait et on trouve

rapidement ses marques. Pour un tout digital,

c’est assez simple d’usage même quand

on n’aime pas trop ça.

LOTUS, comme bien d’autres marques, ferait

bien de s’inspirer d’un raccourci pratique

pour désactiver les fonctions intrusives

comme le «Lane Assist» et la «Speed Limit»

dans l’idée développée par Citroën dans

la nouvelle C3. Deux boutons l’un à côté

de l’autre, on appuye pendant quelques

secondes et «hop», c’est désactivé !

Le volant tombe bien entre les mains, le diamètre

est parfait, la grosseur du cercle aussi.

Et que dire de la sensation Nubuck, hmmm.


Les deux Lotus démarrent de la même façon. On

appuie sur le frein et on bascule le petit levier sur

D, ou sur R. La voiture se met en route et s’arrête

automatiquement.

Derrière le volant LOTUS a placé des palettes.

Une à droite pour choisir le mode de conduite et

une à gauche pour régler la force de récupération

d’énergie sur 3 niveaux plus un «off» pour la

fonction «roues libres».

Silencieuses, très bien amorties, les LOTUS

offrent un véritable confort. La suspension pneumatique

est convaincante. Il n’y a pas d’effet

marsouinage caractéristique de nombreuses

électriques aux suspensions métalliques qui

n’arrivent jamais à endiguer les réactions brutales

en compression et détente.

Les LOTUS reçoivent donc une suspension pneumatique

à différents niveaux de réaction.

464


465


On a 5 modes différents : Range

(un genre d’éco sans les contraintes

désagréables) Tour, c’est le mode le

plus souvent utilisé, puis le mode

sport, et enfin le mode «individual»

où l’on peut panacher ses choix. Sur

l’Eletre, un mode supplémentaire est

ajouté, le mode OffRoad.

On peut aussi choisir la hauteur de

la suspension, normale, basse ou…

très basse !

466

Grâce à ce dernier réglage, ajouté

au mode sport, l’Emeya devient une

redoutable sportive. Si la tenue de

route des deux Lotus essayées est

sans faille, quand on utilise le mode

sport en suspensions basses, on béné-


467


468


ficie d’une rigueur et d’un comportement

très sportif dans une dureté efficace.

Les 612 ch et 700 Nm ne font pas de la

figuration. Ils permettent au conducteur

aguerri d’utiliser le potentiel énergétique et

la rigueur du châssis d’une manière extrêmement

convaincante malgré les plus de

deux tonnes de l’ensemble. Côté freinage,

pas de souci, les gros freins s’acquittent du

surcroît de travail demandé. Comme dans

toutes les supersportives, la puissance est

d’abord là pour contenter son propriétaire

et son utilisation ne se fait à la longue qu’à

bon escient. D’ici peu, les Lotus pourraient se

retrouver sur piste, lors de «Track Days» pour

que leurs propriétaires puissent apprécier

leurs capacités.

C’est là, aussi, que les versions «R» de plus

de 900 ch pourront s’exprimer en toute

sécurité, surtout que cette version dispose

469


en plus d’un mode «track». Ce petit détail

qui montre combien les concepteurs de ces

nouvelles LOTUS ont confiance en leur création.

Pour notre part, si nous avons apprécié

l’élégance et la sobriété des lignes extérieures

comme intérieures.

Nous avons aussi aimé cette impressionnante

réserve de puissance disponible instantanément

en cas de besoin. C’est rassurant et particulièrement

agréable. L’autonomie annoncée

est de 600 km avec les roues de 20 pouces,

mais les 22 pouces, certes très belles, lui en

mangent près de 200 km. LOTUS annonce

avec les 22’’ quelque 535 km.

Et donc nous avons réalisé une autonomie

fiable de l’ordre de 440 km en roulant en bon

père de famille, mais sans se traîner.



Le Manoir

de Lébioles

où le refuge

d’un temps

pour soi


Nos LOTUS nous ont amenés par les petits chemins caractéristiques de la région spadoise

vers notre «pit stop» de fin de journée. Le magnifique Manoir de Lébioles.

Ce manoir a été construit entre 1905 et 1910 par Georges NEYT qui serait le fils illégitime

du Roi Léopold 1er. La réputation idyllique de la Ville Thermale de Spa n’étant plus à faire,

le Domaine de Lébioles s’est enfoui en pleine forêt. L’endroit est discret, remarquablement

calme, incroyablement riche en quiétude naturelle, et surtout l’air pur des grandes forêts.


La Famille Lodomez a

bien anticipé l’atmosphère

unique du cadre naturellement

majestueux et du

charme de cette grande

bâtisse. Les 5 étoiles étant

acquises depuis 2023, les

lieux se prêtent naturellement

à l’accueil dans les

chambres et Suites aux

surfaces généreuses entre

+/- 30 et 75 m 2 .

La décoration est soignée,

la propreté, et les moindres


attentions sont remarquables a telle enseigne que l’on se

croit accueilli dans une charmante maison privée.

Bien que la nature attire immanquablement à la promenade,

les chambres disposent également d’un irrésistible

attrait. On s’y sent vraiment bien et on en profite à fond !

Il y fait très calme, c’est dû à l’harmonie des couleurs, au


476


mobilier au style ancien

associé à des éléments

modernes. Les grands

fauteuils garnis d’étoffes

confortables qui s’inscrivent

dans les volumes,

généreux, vrais et expressifs,

qui créent ce bien-être

très confortable.

On apprécie aussi des

éléments de rangements

discrets et s’ils semblent

plus basiques, ils sont habilement

intégrés dans les murs et

assortis à leur caractère utilitaire.

C’est leur discrétion qui

les rend pertinents. Bien vu !

Les salles d’eau sont très

grandes avec tout le confort

moderne dans un style néoclassique

irréprochable.

Nous sommes bien dans une

véritable demeure Seigneuriale

qui a éloigné son austé-

477


rité pour offrir cette image de confort

et d’accueil qui vous enveloppe

directement.

Du temps pour soi

Et lorsque l’on rejoint les «parties

communes», on reste subjugué par

la hauteur des plafonds, les grandes

colonnes de bois, la douceur du feu

ouvert, les bouquets de fleurs, la

lumière tamisée des abat-jour, le

confort des fauteuils en tissu, le cuir

matelassé d’une table basse qui peut

aussi servir de pouf. Et ces splendides

plafonds de bois peints, qui

n’ont rien à envier à ces petits salons

intimistes où l’on peut prendre du

temps pour soi.

Le Manoir de Lébioles répond

précisément aux besoins de

ceux qui veulent du temps pour

eux, loin des trépidations de la

vie actuelle.

L’association de grandes pièces à la

hauteur de plafond inhabituelle de

nos jours avec l’intimité d’un salon



bibliothèque ou d’un bar-boudoir chaleureux

pour y déguster un alcool de qualité. De

nombreux endroits intimistes où l’on peut

s’isoler, apprécier la douceur de l’environnement,

voilà comment le Domaine du Manoir

de Lébioles entend choyer ses hôtes.

Leur leitmotiv est incontestablement de dire :

«laisser-vous aller, nous nous occupons du

reste, pour vous».

Et c’est vrai, vous sentirez tout de suite que

cette façon de vous recevoir, avec le sourire

480


et cette sensation d’être à votre service comme d’anticiper

vos moindres souhaits, sans perturber votre intimité, est

sans conteste un grand moment dont on profite sans résister.

En un mot : Bonheur.

Un restaurant, un Chef créatif… Que vouloir de plus ?

Un Maître d’Hôtel, passionné et dynamique !

Serge ROMPEN ouvre le bal. Il est actif depuis de nombreuses

années et propose le Menu à cinq services qui dès

sa lecture met l’eau à la bouche…


Menu Manorial (5 services)

servi pour l’ensemble de la table.

Pour commencer

Foie Gras et Homard Bleu Breton

Terrine de Foie Gras / Cru de Homard /

Vinaigrette de Rose Consommé de Homard

Truffe Melanosporum Italienne (suppl. €20)

Plat Signature

Truite Fumée de «La Commanderie 7»

Soupe D’Oignon doux des Cévennes / Ail Noir

Tuile de Valèt de Waimes

Glaçon de Mangue et Gomashio Marin

Tépache Mangue et Carvi N.A. «Home Made»

Quasi de Veau

Patate douce Confite à la Vanille / Croustillant

de Noix de Macadamia

Emulsion Meurette / Crosne Rôti

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483


Forêt-Noire

Cerise Confite / Cacao / Sous-bois / Sorbet Griotte

Kirsch

ou

Sélection de fromages de la «Maison Straet»

(suppl. €11)

Menu 5 services € 98 p.p.

Forfait accord vins € 46 p.p.

C’est le Chef Loïc JAMBON dont le talent est

reconnu par Gault et Millau, ce n’est rien de le

dire ! Le Chef concocte tous ces plats avec des

produits du terroir ou provenant des pays limitrophes.

Les truites arrivent directement de La

Commanderie 7 située à Fouron Saint Pierre, les

veaux sont fournis par la Ferme du Mont des

Brumes à Stoumont, les légumes viennent de

Deigné du Fond des Pans. Les poissons et fruits

de mer sont bretons, du Cap d’Erquy plus précisément.

Les condiments, eux, font de plus longs

voyages, ils sont d’Asie, d’Italie, d’Espagne etc.





Les chiens sont admis au manoir,

contre une participation de 49€. Les

équipes du manoir sont aux petits

soins. Un tapis et une gamelle et

régulièrement les propriétaires sont

abordés pour leur demander si leur

compagnon n’a besoin de rien, un

peu d’eau, par exemple.

Il fait bon vivre dans le Manoir des

Lébioles, le petit déjeuner est généreusement

servi avec tout ce qui

convient d’attentions gourmandes

et un service attentionné.

Pourtant, et si l’atmosphère générale

incite à profiter du confort et des

attentions, la nature interpelle. C’est

que les forêts spadoises et celle

de Creppe en particulier attirent le

chaland à l’extérieur. Quelle que soit

la saison d’ailleurs.

488


489



Même si la belle saisons rend les promenades plus vertes et plus

touffues, le printemps voit renaître les feuillus. Les vols amoureux

des oiseaux égaient l’horizon et alors que les feuillus n’ont pas

encore retrouvés leur densités, on peut facilement voir loin, voir

les ruisseaux et rivières dont les reflets argentés rendent compte

de la vie palpitante de l’environnement.

Les terrasses offrent une quiétude et une détente qui font un

bien fou. Le Domaine de Lébioles possède 16 chambres et Suites

mais également des espaces de travail professionalisés utiles

pour faire des réunions au calme. Un spa, avec des soins revitalisants

ainsi qu’une piscine couverte complètent l’ensemble.



INFOS :

Domaine de Lébioles 1/5

B-4900 Spa (Creppe)

Tel: +32 (0) 87 79 19 00

manoir@manoirdelebioles.com

https://www.manoirdelebioles.com/fr/

493


Kasteel

De l’An 1000

à nos jours !

C’est au volant de la nouvelle

Maserati GranTurismo que nous

atteignons notre étape

du jour : un lieu tout simplement

grandiose.

À peine franchi le pont jeté

sur les douves miroitantes,

l’exclamation fuse, spontanée

et enthousiaste : WAOUW !

494

Le décor s’impose avec majesté,

annonçant une expérience hors

du commun.


van Ordingen

Une étape en GT

Extraordinaire !

Plume : Eric HEIDEBROEK

Captures d’Images : Pascale HEIDEBROEK

495


Au cœur du Limbourg, à deux

pas du centre de Saint-Trond, le

Kasteel van Ordingen s’impose

comme l’un des joyaux hôteliers

de Belgique. Ce château du

XI siècle, restauré avec passion

pendant plus de vingt ans par

Richard Sleurs et son épouse

Miet Thijs, est aujourd’hui un

hôtel cinq étoiles membre de

Relais & Châteaux.

les règles de l’art. Chaque

pierre, chaque boiserie a été

restaurée avec soin, sous la

direction du décorateur Pieter

Porters, qui a su marier grandeur

historique et élégance

contemporaine. Le résultat est

un lieu où l’on ressent à la fois

la majesté des siècles passés

et le confort raffiné d’un hôtel

de luxe moderne.

preuve d’une générosité rare,

une hospitalité qui donne

le sentiment d’être attendu,

reconnu, presque comme un

invité de longue date. Cette

chaleur humaine est la première

clé de l’expérience.

La chambre qui nous a été proposée

est un véritable écrin de

raffinement.

496

En octobre 2025, l’établissement

a franchi une nouvelle

étape de reconnaissance internationale

: il a reçu une double

clé Michelin, une distinction rare

qui consacre les hôtels offrant

une expérience d’exception.

Acquis par la famille Sleurs

il y a près de trois décennies,

le château a été rénové dans

En tant que membre de Relais

& Châteaux, le Kasteel van

Ordingen incarne une philosophie

: offrir à chaque invité

une expérience inoubliable,

fondée sur l’art de vivre, la

gastronomie et l’hospitalité

sincère.

Ce qui marque le plus, c’est

l’accueil. Le personnel fait

Richesse des décorations, élégance

des matières, harmonie

des couleurs : tout respire le

confort et la distinction.

On y retrouve l’âme d’un château,

avec des objets anciens

subtilement intégrés à une

décoration contemporaine. L’atmosphère

évoque les manoirs

anglais, avec leurs relents de


497


bourgeoisie et de noblesse confortable.

Épaisses moquettes, fauteuils

accueillants, boiseries sculptées : tout

concourt à créer une ambiance chaleureuse,

loin de la froideur minimaliste

de certains hôtels ultra-modernes.

Ici, le Kasteelvan Ordingen offre un

calme profond, une sérénité enveloppante

et un raffinement authentique.

498

L’établissement propose 32 chambres

et suites, toutes différentes, toutes

élégantes, mais unies par le même

sens du détail. Les plafonds sculptés,

les objets décoratifs choisis

avec soin et les parcours entre les

pièces créent une expérience sensorielle

unique. On est loin des couloirs

aseptisés des grands hôtels :


499


500

chaque espace est pensé

pour susciter l’émotion et la

curiosité. Dans les salons, il

est courant de découvrir des

livres anciens, des grimoires

qui invitent à la découverte.

Ailleurs, des valises d’époque

racontent les voyages d’antan,

en carrosses ou voitures hippomobiles.

Cette atmosphère

se marie étonnamment bien

avec des touches modernes,

indispensables nécessaires à

la vie d’aujourd’hui.

La réception propose des kits

de connections pratiques pour

l’usage et ou la recharge des

smartphones ou ordinateurs

portables. Le wifi est d’une

grande qualité.

C’est important car l’hôtel dispose

aussi dans les annexes de

grandes salmles de réunions,

des outils professionnels qui

permettent de recevoir et les

clients et les collaborateurs

pour des réunions et autres

événements.

Notre Maserati GranTurismo

«Folgore», cette expression la-


tine est là pour préciser son statut

électrique, par rapport à sa

version thermique. Cette Maserati

incarne le renouveau du

grand tourisme d’aujourd’hui

et s’inscrit parfaitement dans

le décor prestigieux du Kasteel.

Atmosphère, atmosphère

Une douce musique accompagne

les visiteurs, elle n’est

jamais intrusive, choisie parmi

un répertoire éclectique d’artistes

internationaux.

Même les odeurs – celles des

tissus, des passementeries,

des couloirs – participent à

cette expérience sensorielle,

offrant une impression de volupté

et de béatitude.

C’est magique !

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Le personnel, stylé et attentif, offre un service

personnalisé autnant qu’attentionné.

Les chambres disposent de tout le confort moderne,

sans jamais sacrifier l’élégance.

La propreté est irréprochable : un détail remarquable

quand on considère le nombre impressionnant

d’objets décoratifs présents dans

chaque pièce.

Les lustres aux cascades de cristal brillent sans

la moindre poussière, renforçant l’impression

de grand luxe.

Dans les salles de bain, les produits Guerlain

sont proposés dans des conditionnements intelligents,

respectueux de l’environnement.

Et si vous tombez sous le charme, le concierge

se fera un plaisir de préparer quelques flacons

pour votre départ.

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AURUM


Atmosphère et belle humeur

dans les cuisines de l’Aurum

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Les lundi et mardi, le restaurant gastronomique

Aurum est en congé. Son chef étoilé a récemment

cédé sa place à Arne Beirinckx, que nous

rencontrerons lors d’une prochaine visite.

En attendant, nous avons pris place au Bistrot

Richard, accessible par l’extérieur ou par

un tunnel décoré de tags et baigné dans une

atmosphère bleutée et moderne.

Le Bistrot Richard est aussi la salle du petit

déjeuner, mais surtout une adresse bistronomique

qui mérite le détour.

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La carte est abordable : entrées entre 9 et 25 €,

pâtes entre 18 et 26,50 €, poissons autour de

28 €, viandes entre 24 et 42 €, verres de vin

entre 6 et 10 €. Le Menu Richard est proposé

à 54 € pour trois services.

BISTROT

RICHARD


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510

Nous avons choisi ce menu

du jour : carpaccio de cerf

pour moi, pâté de marcassin

pour ma collègue, suivi d’un

poisson frais accompagné de

légumes de saison, puis d’un

faisan aux chicons.

Pour conclure, un sabayon

aérien et une crème brûlée

parfaitement caramélisée.

Trois services généreux, pour

une expérience gastronomique

accessible, où l’exigence culinaire

se marie à la convivialité.

L’équipe du bistrot, attentive

et discrète, veille à ce que rien

ne manque.

Leur sourire et leur prévenance

ajoutent une note de

plaisir supplémentaire à ce

moment gourmand.

Le Kasteel van Ordingen n’est

pas seulement un hôtel : c’est

une immersion dans l’histoire,

sublimée par le luxe contemporain

et l’art de recevoir.

Chaque détail – de la restauration

minutieuse aux attentions


du personnel, des chambres

raffinées aux plaisirs de la

table – concourt à créer une

expérience inoubliable.

Un lieu où l’on ne séjourne

pas simplement : on vit une

parenthèse hors du temps,

enveloppée de beauté, de sérénité

et de générosité.

Maintenant, nous n’avons pas

visité l’intégralité du domaine.

Nous y reviendrons, cat le

Kasteel van Ordingen s’étend

sur quelques 14 hectares... ce

n’est pas rien !

Le Kasteel van Ordingen a

ses propres vignes et produit

son vin. En l’occurence une

méthode champenoise produite

de façon artisanale à

partir de Sauvignier Gris. Ce

vignoble existe depuis plus

de 1000 ans, et en 2021, la

Famille Sleurs a décidé d’y

replanter 1 250 ceps adultes

de Souvignier Gris, cultivés en

environnement biologique.

Ce vin local s’inscrit dans une

volonté de renforcer l’expérience

culinaire et l’authenticité

du château.

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Maserati GranTurismo

Folgore !

512

Plume : Eric HEIDEBROEK

Captures d’Images : Pascale HEIDEBROEK


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La Maserati GranTurismo Folgore

reste fidèle à l’esprit du grand

tourisme : un coupé aux lignes sensuelles,

sculpté avec une élégance

rare et une classe intemporelle.

L’intérieur, traité avec soin, mêle luxe

et modernité, sans jamais tomber dans

l’ostentation. L’électrification est réussie

dans son intégration, mais l’autonomie

demeure le talon d’Achille : dès que l’on

dépasse les 110 km/h, la demande en

énergie devient plus forte et réduit l’autonomie.

Même si la consommation électrique

est performante en ville,elle l’est

moins sur autoroute. Or, une GT digne de

ce nom doit pouvoir avaler les kilomètres

à rythme soutenu, alterner les moments

de sport et de détente, et offrir cette liberté

de voyage qui fait partie de son ADN.

Surtout que l’auto est tellement agréable

et performante à utiliser qu’on peut lui

pardonner aisément cette gourmandise.

« WAOUH »

Sur le plan du design, c’est un sansfaute.

Les proportions sont parfaites,

l’équilibre visuel est magistral, et les

Italiens savent toujours provoquer ce

fameux effet « waouh » : chaque apparition

de la Folgore attire les regards et

suscite l’admiration.

Notre modèle d’essai, en bleu électrique,

évoquait presque un clin d’œil au passé,

rappelant la GT V8 testée en 2012, avec

son envoûtante voix de crooner.

514


515


Ici, la sonorité est plus discrète, une

évocation artificielle du passé, mais qui

ne peut rivaliser avec la rauque puissance

d’un moteur thermique. C’est une page

tournéed’autant que la nouvelle GT

thermique s’est convertie au V6.

La Folgore compense cette perte de voix

par une mécanique hors norme : trois

moteurs électriques délivrant 760 chevaux

et 1.350 Nm de couple. La répartition

– un moteur à l’avant et deux sur

les roues arrière – assure une motricité

sidérante, presque irréelle. Malgré ses

2.260 kg, la voiture conserve une agilité

étonnante. Ses dimensions impressionnent

: près de 5 mètres de long,

1,96 m de large, mais seulement 1,35 m

de haut, ce qui lui confère une silhouette

ramassée et sportive. L’empattement

de 2,93 m profite à l’habitacle, surtout

à l’avant, tandis que l’arrière reste plus

symbolique qu’accueillant. Le coffre,

limité à 270 litres, rappelle que l’on est

dans une GT avant tout, mais le sac de

golf y trouve naturellement ses aises.

La batterie lithium-ion de 800 volts

(92,5 kWh, dont 83 utiles) promet

435 km d’autonomie.

En pratique, il faut compter environ

320 km en usage mixte, voire 370 km en

conduite locale. C’est suffisant pour une

escapade, mais en deçà de ce que l’on

attend d’une grande routière.

Côté performances, Maserati annonce

325 km/h et un 0 à 100 km/h en 2,7 se-

516


517


condes. Même sans vérifier ces chiffres,

on ressent immédiatement la vigueur

de ce grand coupé : il bondit, il relance,

il impressionne. La tenue de route est

d’une efficacité redoutable, le confort

reste digne d’une GT, et l’équilibre général

inspire confiance.

Les aides à la conduite sont présentes,

mais calibrées avec intelligence : elles

ne brident pas le plaisir et disparaissent

totalement (enfin presque) en mode

«Corsa». Les pilotes aguerris y trouveront

un terrain de jeu exaltant, tandis que les

conducteurs moins expérimentés pourront

exploiter une partie du potentiel

sans se mettre en danger.

En somme...

La Maserati GranTurismo Folgore

réussit son pari :

conjuguer le glamour italien

et la modernité électrique.

Elle séduit par son style, son charisme

et ses performances, mais rappelle aussi

que l’électrique a encore des limites à

surmonter pour incarner pleinement

l’esprit du grand tourisme.

La GranTurismo Folgore incarne une

transition élégante vers l’électrique, même

si elle ne bénéficie pas de la technologie

différente développée pour la Grecale

Folgore. Ici, les batteries ne sont pas

intégrées dans le plancher comme sur

les plateformes les plus modernes, mais

logées dans le tunnel central et à l’arrière,

518


519


à la place des organes mécaniques des

versions thermiques. Cette architecture

permet de préserver les proportions et

l’identité stylistique du modèle, mais

elle impose des compromis. Certes, ces

batteries de 800 volts acceptent jusqu’à

400 kW de régénération au freinage,

une prouesse technique, mais elles ne

parviennent pas à offrir une autonomie

réellement supérieure.

En définitive, la Folgore séduit par son

charisme, ses performances et son allure

de vraie GT, mais elle rappelle aussi

que l’électrification des icônes n’est pas

qu’une affaire de puissance : c’est avant

tout une question de technologie de

batterie et d’efficacité énergétique.

Maserati a réussi à préserver l’âme de son

grand coupé, ses lignes sont d’(une beauté

rare, ses capacités dynamiques sont...

fulgurantes. Le silence de marche est à

la UNE, la sonorité ajoutée est de bon

goût même si certains auraient aimé une

véritable bande son audible selon divers

degrés. L’électrifiction c’est bien, mais une

transition plus poussée devrait aider à

l’achat et ce n’est pas grave si ce son est

«fabriqué». Cela fait partie du plaisir de

conduire. Pour ce qui est de l’autonomie,

ce n’est pas grave là non plus, car rien

n’égale le plaisir de rouler dans cette très

belle auto qui affiche clairement qu’elle

abat le 0 à 100 en 2’’7 et peut pointer au

delà des 300. Pas longtemps, certes, mais

comme on dit à liège...

«En principe, on ne peut pas !»

520


521


522

Maserati Grecale

En un seul mot :

impressionnante


Folgore

!

Maserati appartient à ce cercle

très fermé des constructeurs

automobiles mythiques, aux

côtés de Bentley, Ferrari, Jaguar,

Lamborghini ou Porsche.

Ces marques ont forgé leur légende

sur les circuits et les marathons

routiers. A telle enseigne qu’elles

ont séduit quelques happy fews

qui en ont demandé des versions

«routes». Ils ont ainsi créé des voitures

qui transcendent la simple

fonction utilitaire pour devenir des

objets de passion.

523


Petit frère du gros SUV LEVANTE, le

GRECALE se distingue par une approche

résolument différente.

Là où la concurrence mise sur la performance

brute ou l’efficacité technologique,

le constructeur italieny

ajoute l’art de vivre et l’élégance.

Le Grecale est disponible en trois

versions thermiques et une électrique.

Deux modèles ont des quatre

cylindres de 2,0 litres, dont l’un offre



526


300 ch (82.550 €), un 0 à 100

en 5’’4 et 240 km/h de Vmax.

Le deuxième appelé «Modena»

offre 330 ch (90.200 €) et accélère

de 0 à 100 en 5’’3.

Le top des thermiques, c’est le

«Trofeo» (126.400€), qui tire

530 ch de son V6 de 3,0 litres.

L’accélération est à la hauteur,

3’’8 pour passer de l’arrêt à 100

à l’heure tandis que sa VMax est

figée à 285 km/h.

Le FOLGORE (109.950€), est

100% électrique et comme

toutes les Grecale, elle a quatre

527


roues motrices pour faire passer

ses 550 chevaux, abattre le 100

en 4’’1 et pointer à 220 km/h.

La première impression est saisissante

: le Grecale affiche une ligne

dynamique élégamment stylée qui

ne laisse pas indifférent.

Chaque détail valorise la carrosserie

avec un soin maniaque, à

l’image des célèbres tridents Maserati

apposés sur les montants

«C». Ces emblèmes de couleur

bronze apportent une touche de

raffinement qui traduit immédiatement

l’appartenance à la lignée

du Trident.

L’excellence se révèle dans les détails

: les accostages des éléments



530


de carrosserie témoignent

d’une précision remarquable.

Cette qualité de fabrication

rivalise sans complexe avec celle

d’un Porsche Macan, l’une des

références du segment.

Mieux encore, Grecale se

démarque par l’absence de

profilés plastiques clinquant

conférant à l’ensemble une

élégance supérieure. Le résultat

est sans appel : Grecale s’avère

531



nettement plus gracieuse que ses

concurrents, incarnant cette sophistication

italienne si particulière.

Un Habitacle d’Exception

L’intérieur confirme les promesses

de l’extérieur. La Grecale fait

appel aux plus belles matières,

orchestrées selon ce style latin

inimitable qui confère à l’habitacle

une atmosphère unique et

terriblement agréable. Contrairement

aux approches souvent

froides et technologiques de la

concurrence germanique, Maserati

privilégie la chaleur et l’émotion

sans sacrifier la modernité.

Le style demeure résolument


sportif et parfaitement équilibré.

Les écrans, clairs et d’usage intuitif,

s’intègrent harmonieusement dans

cette ambiance raffinée. Chaque

surface, chaque commande respire

la qualité et témoigne d’un savoirfaire

artisanal qui fait la réputation

des marques italiennes de prestige.

Mais la véritable magie opère au

moment du démarrage. Contrairement

à la plupart des véhicules

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électriques qui démarrent dans

un silence presque inquiétant,

le Grecale Folgore vous accueille

avec un discret grondement profond

qui évoque irrésistiblement

les meilleurs V6 de la marque.

Cette signature sonore artificielle

mais remarquablement réaliste

constitue un véritable pont entre

l’héritage thermique de Maserati

et son avenir électrique. En mode

Sport, cette sonorité s’épaissit

encore, prenant des accents de

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V8 qui ne manqueront pas de

faire sourire les puristes.

Sur la route, le Grecale Folgore

révèle toute l’étendue de ses

talents. L’implantation des batteries

dans le plancher abaisse

considérablement le centre de

gravité, conférant au véhicule

une stabilité remarquable.

Les 550 chevaux disponibles se

manifestent avec une progressivité

exemplaire, offrant des

reprises foudroyantes sans jamais

sacrifier le confort.

Les suspensions pilotées, réglées

avec ce savoir-faire typiquement 541


italien qui privilégie le plaisir de

conduire, absorbent les imperfections

de la route tout en maintenant

un contact routier précis.

Alors que Porsche mise sur une

efficacité presque chirurgicale,

Maserati cultive - en plus - cette

émotion brute qui fait le charme

des voitures italiennes. Cette

énergie et cette culture automobile

qui a toujours su tenir à distances

les raideurs germaniques

du bout des doigts élégamment

gantés de cuirs

Le Grecale Folgore n’est pas

simplement une alternative à la

542


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gamme thermique, c’est

une véritable Maserati qui

se trouve être électrique,

conservant intact ce caractère

unique qui a fait la

renommée de la marque.

Avec le Grecale Folgore,

Maserati démontre que la

transition vers l’électrique

peut s’accomplir sans renier

son âme.

Ce SUV électrique réussit

le tour de force d’offrir des

performances de haut vol,

une fabrication à la germanique

tout en conservant

cette sensualité typique-

545


546


ment italienne qui fait de chaque

trajet un moment d’exception.

Pour ceux qui redoutaient que

l’ère électrique sonne le glas des

voitures de caractère, le Grecale

Folgore apporte une réponse

cinglante : l’émotion automobile

a encore de beaux jours devant

elle, et elle portera désormais le

trident de Maserati.

Au volant, on découvre toute la

subtilité de l’électrification selon

Maserati. La motorisation se

révèle d’une disponibilité exemplaire

: souple et douce quand

on la caresse, elle devient instantanément

violente dès qu’on la 547


548


sollicite avec plus d’insistance. Cette

dualité parfaitement maîtrisée illustre

l’excellence de la calibration italienne.

En mode Sport, la sonorité s’intensifie

et l’ensemble revêt une impression

sportive de bon aloi, rappelant

que sous ses dehors civilisés, la Grecale

conserve l’ADN de performance

propre à Maserati. Et pour conclure, il

est difficile de ne pas tomber sous le

charme de cette très bonne auto.

Et le mieux, c’est de l’essayer, mais,

attention, car c’est contagieux !

549



EVENT


Louyet Waterloo, Centre de

McLaren Brussels

Waterloo, le 18 janvier 2024, by Eric HEIDEBROEK

Au tout début, en 2011, McLaren s’est

installé avenue Louise, en plein centre

de Bruxelles. Une superbe vitrine qui

se révélera très vite un peu trop étroite.

L’idée de s’installer à Uccle a fait son

chemin, et succès aidant, c’est aussi très

rapidement devenu trop petit.

Lorsque le Louyet Group a pris les

commandes en 2021, l’idée d’installer

McLaren dans un écrin à la taille de son

développement s’est concrétisée. Le

choix s’est directement porté sur une

infrastructure centrale et accessible facilement

de partout tout en étant à la

hauteur du standing de la marque.

Un espace clair et lumineux pour pouvoir

admirer les superbes lignes des voitures

de sport de la marque anglaise, une atmosphère

à taille humaine, une rigueur

presque clinique dans la plus pure application

McLaren installent les visiteurs

au coeur de l’ADN de la marque.

Du côté des ateliers, c’est tout aussi

clinique, sols et murs gris ultra-clair,

organisation rigoureuse et sans faille.

En somme des outils qui répondent

précisément aux attentes de chacun. La

clientèle qui remet ses joyaux entre les

mains soigneuses et compétentes lors


l’Ultime raffinement et du sport éclectique

Waterloo Grand Openning!


d’opérations de maintenance ou autres,

se retrouve naturellement dans son élément,

à la hauteur de ses attentes.

«C’est un minimum, dit Joachim SAS

le Directeur Opérationnel de McLaren

Brussels, nous voulons, que tant nos

équipes que nos clients se sentent dans

un environnement propice aux bonnes

relations et à la meilleure réponse attendue

par les propriétaires de McLaren».

Pour cette inauguration, le Directeur

du marché de l’Europe de l’Ouest,

McLaren Automotive Ltd Steve ROB-

SON a fait le déplacement à Waterloo

et, a déclaré : «Nous sommes heureux

d’accompagner McLaren Automotive

dans ce moment important pour notre

groupe. McLaren Brussels a franchi le

cap des dix ans d’existence, il était donc

temps de créer un nouveau showroom.

Nous sommes enthousiastes et convaincus

que nous serons en mesure de répondre

aux besoins de nos clients avec

une nouvelle gamme de produits :

Artura, 750S Coupé comme Spyder et

la nouvelle GTS. Nous nous réjouissons

de l’avenir». Sans compter les productions

spéciales et exclusives souhaitées

par nos clients. Pour ce événement marquant,

McLaren a apporté une pièce

maitresse très rare, une Solus GT.




McLaren Solus GT

Un design inédit, sans contraintes liées aux règlements de la route et de la course.

Le moteur V10 de 5,2 litres à aspiration naturelle de ce modèle unique offre un régime qui dépasse

les 10 000 tr/min et génère plus de 840 chevaux. Dans cette machine au design minimaliste qui

pèse moins de 1 000 kg et génère 1 200 kg d’appui aérodynamique, l’expérience et les sensations

sont comparables à celles de la conduite d’une Formule 1.

35 exemplaires sont prévus et tous sont déjà vendus. Usage sur piste uniquement.


for

your eyes

but

not only


Artura 700

inspired by Formula One



l y a des voitures qui

imposent leur présence par

la brutalité de leurs lignes,

d’autres par la finesse de

leur silhouette.

Et puis il y a celles qui, sans

chercher à impressionner,

captent les regards par une

élégance sportive assumée.

La McLaren Artura «700»

appartient à cette dernière

catégorie.

Un athlète

aux muscles longs

Elle ne cherche pas à couper

le souffle comme une 750S,

ni à séduire par la fluidité

d’une GT. Elle joue une autre

partition, celle d’un athlète

aux muscles longs, affûtés,

tendus, loin des excès bodybuildés.

Ses lignes sont plus

discrètes, presque passe-partout,

mais jamais banales.

Elle fait tourner les têtes,

non par ostentation, mais

par la justesse de son allure

et la promesse de performances

maîtrisées.


Sant abo. Nis asped et estruptam aut ma ius quasin re,

sim is arum doluptatur?Molorum sametur, aliqui bero





Sous cette robe racée, l’Artura»700» cache

une évolution technique majeure. Le V6 biturbo

de 3,0 litres, conçu par Ricardo, reste

au cœur du dispositif, mais il a été revisité

pour offrir une sonorité plus rauque, plus

agressive, avec un vrai caractère. Les ingénieurs

ont retravaillé l’échappement pour

lui donner une voix distincte, différente du

V8, mais tout aussi expressive.

Ce V6 ne manque pas de charme, bien au

contraire. Il gronde, il râle, il chante avec






une intensité qui colle parfaitement à la philosophie

McLaren. À cela s’ajoute un moteur électrique intégré

à la boîte robotisée à huit rapports, qui agit sur

les roues arrière et assure la marche arrière. L’ensemble

délivre désormais 700 chevaux contre les 680

de la première génération et 720 Nm de couple, avec

une réactivité accrue et une gestion électronique

entièrement revue pour un transfert de puissance

plus linéaire et explosif.


L’Artura ne se contente

pas d’être puissante, elle

est aussi intelligente.

Grâce à l’intégration

poussée de la technologie

Cyber Tyre développée

par Pirelli, elle lit la

route en temps réel. Les

pneus PZero sur mesure,

en 235/35ZR19 à l’avant

et 295/35R20 à l’arrière,

sont équipés de capteurs

qui transmettent des

données précises sur la

température, la pression,

la profondeur des sculptures,

et même les limites

de vitesse des gommes.

Une alerte s’affiche si

l’on s’approche de la

zone critique. Ce système

permet à l’électronique

embarquée d’anticiper

les pertes d’adhérence,

les risques d’aquaplaning,

et d’ajuster les aides à la

conduite en conséquence.

C’est une sorte de sixième

sens mécanique, qui transforme

chaque virage en

une démonstration de

maîtrise.





Sur route, l’Artura se montre

étonnamment docile et mature.

En mode Comfort et en propulsion

purement électrique, elle se faufile

en silence sur le périphérique, avec

une souplesse presque déconcertante

pour une supercar. Les essais

routiers saluent son raffinement

quotidien, une qualité souvent

absente dans cette catégorie.

Mais il suffit de basculer sur le mode

Sport ou Track pour réveiller la

bête. Le V6 rugit, les rapports s’enchaînent

avec une fluidité chirurgicale,

et la voiture se métamorphose

en scalpel de l’asphalte. Le comportement

est redoutable d’efficacité,

la légèreté de l’ensemble permet

une agilité rare, et l’apport électrique

donne une réactivité fulgurante

en sortie de courbe.

Fusion parfaite de la forme et de la fonction

(Haut droite) : Train arrière et suspensions, à bras en carbone

(Bas gauche) : Boite de vitesses (Bas droite) : Échappements




Le freinage : à la hauteur

des performances.

Les disques en carbonecéramique

de 390 mm à

l’avant et 380 mm à l’arrière,

associés à des étriers

monobloc en aluminium

forgé, assurent une décélération

impressionnante.

De 100 à 0 km/h en 30,5 m

seulement, de 200 à l’arrêt

complet en 126 mètres. Et

surtout, aucune influence

de la régénération électrique

sur la pédale : l’attaque

est franche, précise,

sans parasite. C’est un vrai

bonheur pour les puristes,

et un gage de sécurité pour

les amateurs de conduite

sportive.

À bord, l’ambiance reste

fidèle à l’esprit McLaren,

mais avec quelques ajustements

bienvenus. Les sièges

dits monocoques ont été

revus. D’après McLaren, ils


conservent leur structure monocoque

toute en courbe, mais il

semble qu’ils aient été scindés pour

intégrer un réglage d’inclinaison du

dossier.

Au départ la coque entière s’inclinait

d’avant en arrière pour offrir

une bonne position de conduite.

Il faut croire que certains clients

souhaitaient plus de flexibilité, et le

résultat est convaincant.

Le confort est toujours au rendezvous,

la position de conduite

est idéale, et les réglages sont

simples et intuitifs.

Le tableau de bord affiche, comme

dans les précédentes 720S, la température

des pneus, et dans cette

version hybride, l’état des deux batteries

— celle du moteur électrique



et la 12 volts dédiée aux équipements

— ainsi que l’autonomie restante. En

mode combiné, on peut atteindre jusqu’à

33 km d’autonomie électrique.

Cela peut paraitre faible

mais l’avantage de lélectrification

est double !

D’une part au démarrage, ou en ville,

on peut rouler silencieusement, mais le

deuxième et non des moindres est incontestablement

l’influence ultra-positive

sur la consommation d’essence qui la fait

chûter de facilement 30 à 35 %.

L’écran central gagne en taille et en

ergonomie, les commandes sont plus

accessibles, et l’Apple CarPlay et Android

Auto désormais de série sans fil, font

leur apparition, pratique pour les trajets

dynamiques où le Coyote devient indispensable...




L’Artura 2025 est une révolution en douceur,

mais elle a du caractère!

Elle allie avec brio le caractère sauvage d’une

McLaren à un pragmatisme et une intelligence

qui la rendent aussi à l’aise en ville que

redoutable sur route sinueuse.

Elle ne cherche pas à en mettre plein la vue.

Elle séduit par sa justesse, son intelligence, et

sa capacité à offrir du plaisir sans compromis.

Pour les passionnés, les esthètes ou les collectionneurs

éclairés, elle incarne une nouvelle

forme de luxe automobile : celui du plaisir

maîtrisé, de la performance accessible et

de l’évolution technologique au service du

conducteur, tout en demeurant une redoutable

«bête» de course, capable de se montrée

brutale et ultra-compéétitive. C’est une

Mc Laren bien née, de laquelle ses soeurs de

compétition n’ont absolument pas à rougir,

au contraire !


586

La McLaren 720S est la

la plus légère et la plus p


Supercar

uissante... à la tonne !

par Eric HEIDEBROEK

Le 15 octobre 2021

587


McLaren 720S

La plus puissante à la tonne

C’est une nouvelle norme, qui va encore

s’accentuer dans les prochaines années

avec l’arrivée des supercars hybrides plugin,

plus encore avec les full électriques aux

lourdes batteries, et, ainsi devenir une

nouvelle référence.

En effet, 720 ch pour 1.332 kg, soit un rapport

540 ch par tonne, c’est plus que les

514 ch par tonne de la Ferrari F8 Roadster

affichant les mêmes valeurs de puissance

que la McLaren, soit : 720 ch et 770 Nm de

couple tirés d’un V8 turbo de 4 litres.

588


Once Upon A Time...

Bruce McLaren est né à Auckland (Nouvelle

Zélande) le 30 août 1937. Passionné

de sports automobiles, Bruce commence

sa carrière en F1 en 1958, au Grand Prix

d’Allemagne où il termine 5e, et est directement

engagé comme pilote officiel

du team Cooper. En 1959, il gagne le GP

des USA, il n’a que 22 ans ! Un record

qu’il détiendra pendant 44 ans, jusqu’à

ce que Fernando Alonso le détrône en

2003 ! En 1960, Bruce sera 2e au championnat

du Monde de F1 juste derrière

son équipier, Jack Brabham.

En 1963, Bruce McLaren, crée la Bruce

McLaren Motor Racing Ltd, pour engager

des voitures de courses dans divers championnats

comme la CanAm et la Tasman

589


John BARNARD

Ron DENNIS

Series dont il sera champion en

1967 et 1969. En 1966 Bruce produit

ses premières Formule 1 et

dans la fpulée commence à produire

une voiture d’endurance.

A l’époque, la réglementation exigeait

la construction de 50 voitures à des fins

d’homologation. Les exigences d’homologation,

auront raison de ses ambitions.

McLaren décide alors de créer sa propre

voiture de route, évidemment, la plus rapide

du monde! L’idée était d’en produire

250 par an. Il demande à Gordon Coppuck

de dessiner la MGT dont seulement deux

590


Bruce McLaren

exemplaires seront construits. Une superbe

auto, aujourd’hui propriété d’un collectionneur

américain. Bruce McLaren utilisera le

prototype MGT immatriculé «OBH 500H»

jusqu’à sa mort à Goodwood le 2 juin 1970.

591


La passion de Bruce McLaren perdure

après sa disparition. Dès 1973, les Formule

1 McLaren sont compétitives, et

menées de mains de maitres par de supers

pilotesdont, Jochen Mass, Emerson

Fittipaldi, Denis Hulme ou James Hunt.

Quand en 1980, Ron Dennis reprend

l’écurie, avec John Barnard comme ingénieur

en chef, c’est pour mener McLaren

au firmament de ses heures de gloire,

avec des Champions comme Watson,

Lauda, Prost, Senna, Hakinnen, Berger,

Räikkönen, Hamilton, Button, et bien

d’autres.

Cellule en carbone REVOLUTION !

En 1981, John Barnard, ingénieur en

chef, crée une coque en carbone qui

dès 1986 va mener la vie dure à tous

les teams de formule 1. Cette épure est

tellement efficace, qu’elle sera adoptée,

deux ans plus tard, par toutes les écuries

de F1. Après que McLaren ait démontré

la supériorité de son châssis en rafflant

victoires et titres mondiaux.

592

Poussée par ses succès en F1, l’équipe

dirigeante du groupe McLaren, composée

de Mansour Ojjeh, Ron Dennis, décide

de se lancer. Le chef de projet est

Gordon Murray et le design est créé par

Peter Stevens. Une usine toute neuve est

construite à Woking, face au siège de

McLaren et une société est créée spécialement

en 1989 : McLaren Cars Ltd.

Un retour au rêve de Bruce McLaren,

mais avec cette fameuse coque en carbone

qui mijote dans la tête de Ron Dennis

depuis 1981.

Construites entre 2011 et 2014, et produite à 3.508

unités, la McLaren MP4-12C, sera

appelée McLaren 12C, en 2012.

Le moteur est un V8 ouvert

à 90°, dopé par deux turbos

et cubant 3.799 cc.

Il développe de 600 à

625 ch et 600 Nm transmis

aux roues arrière par

une boite robotisée à

7 rapports.

Pesant 1.375 kg elle accélère

de 0 à 100 en 2’’9 et

pointe à 330 à l’heure.

Elle existera en coupé

et en spider.

Dimensions en mètres :

L : 4,50 x l : 1,90 et h : 1,20.


Construites entre 1993 et 1998,

il faut près de quatre mois pour

en construire une. La première McLaren

F1 de route fut produite à 106 exemplaires dont

64 de route, les autres étant destinées à la compétition

ou aux développements. Longue de 4,28, large de 1,82 m et haute

de 1,14 m sur un empattement de 2,72 m, elle ne pèse que 1.142 kg. Son

habitacle comporte 3 places frontales, celle du conducteur au centre, les deux

autres en retrait. La mécanique centrale arrière en position

longitudinale est le V12 BMW cubant 6 litres porté à

672 ch à 7.400 t/min et 651 Nm à 5.400 t/min,

transmis aux roues arrière par une

boîte manuelle à 6 rapports. Les

performances sont hallucinantes

encore aujourd’hui :

0 à 100 en 3’’4, et

391 km/h !

593


594

En Formule Un,

le point fort de

la technologie carbone,

apportait de très

nombreux avantages

en matière de rigidité,

de sécurité et de poids !

En somme, McLaren a

révolutionné la F1.

Dans la conception des supercars, il y a

très peu de marques qui construisent

leurs supercars à partir d’une monocoque

en carbone, et, une seule,

McLaren qui ne produit que des supercars

à monocoque en carbone.

Parmis les supercars «de série» on

épingle la Lamborghini Aventador

qui n’évolue pas dans le segment

des McLaren, la Porsche 918 a également

une monocoque en carbone.

McLaren Cars a 10 ans !

Avec près de 100 distributeurs

sur 40 marchés dans

le monde et plus de 20.000

supercars livrées, McLaren

affiche un excellent bilan et

s’apprête donc à performer

dans la prochaine décade.

«McLaren Automotive a de

nombreuses raisons de se réjouir

à l’aube de sa deuxième

décennie. Nous continuons à

nous appuyer sur l’histoire de McLaren,

tout en étant à l’avant-garde des

nouvelles technologies et en adoptant

pleinement l’électrification avec

la nouvelle McLaren Hybride Plug-in

«Artura», qui reçoit un tout nou-


595


596

veau V6 de 3,0 litres biturbo, ouvert

à 120° assisté d’un moteur électrique

compact à flux axial de 95 ch.

La puissance combinée de 680 ch

et 720 Nm, transmise par une nouvelle

boîte de vitesses à huit rapports

permet une accélération fulgurante

de 0 à 100 km/h en 3’’ grâce à son

poids plumes d’à peine 1.498 kg. Elle

ne consommerait que 4,8 l/100 et ne

rejetterais que 129g de CO 2 ...

A découvrir bientôt en ces pages.

McLaren 720 s spider

Sculptée par le vent, la 720s est dédiée

à l’efficacité, à la précision, aux

portances aérodynamiques. Ainsi,

si vous spartez du creux formé par

l’aile avant et le capot, qui se cintre

et s’ouvre en tobogan le long de

la portière pour s’engloutir dans

l’ouïe sous la vitre de custode, vous

suivrez le trajet de l’air qui s’en va

alimenter et refroidir le moteur de

4 litres, V8 bi-Turbo de 720 ch et

770 Nm entre 5.500 et 6.500 t/min.

Autres ouïes, celles dans le carter

des phares qui canalysent l’air pour

refroidir les freins, et générer un effet

de sol qui augmente avec la vitesse.

Tout est pensé pour optimaliser

l’efficacité sportive de la 720S.

Elle n’a pas que le look, Coco !

C’est l’auto comme la voulait Bruce

McLaren, la plus rapide du monde !

Peut-être pas, mais l’une d’elles et

sans doute mieux, car on peut l’utiliser

tous les jours sans problème


597


598

tellement elle est homogène.

Quand on le met en

route, le V8 Bi-turbo tonne

dans votre dos, avec cette

sonorité rauque et sourde qui

anime par une légère vibration

le mouvement alternatif des huit

pistons et vous procure déjà des

impressions incroyables.

La voiture démarre avec souplesse et

sans agressivité, on sent la parfaite maitrise

de la souplesse mécanique du 8 cylindres.

Après quelques kilomètres à moyens

régimes pour que les fluides et les gommes

atteignent les températures idéales de fonctionnement,

le rythme peut s’accélérer. Entretemps


on aura pris

conscience de

l’environnement

et de la maniabilité

du roadster. Cette 720s

se conduit docilement et

sans à-coup. On vous le disait,

la McLaren 720s est à l’aise dans

le trafic et les conditions normales de

circulation. Il n’empêche qu’il est impératif

de bien gérer le pied droit, car la mécanique est

tellement «fluide» que le compte-tours, et son copain

le compteur, se laissent facilement tenter de grimper

dans les tours et chasser les kilomètres à l’heure.

Donc une fois à température, on peut commencer à apprécier le tempérament volcanique

de la 720s. Le V8 use et se ressert de la soufflerie de ses deux turbos, les accé-

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600


Le tableau de bord pivote automatiquement en mode

TRACK, sinon, vous pouvez le basculer à l’envi.

lérations sont époustouflantes.

C’est pur, c’est

fort, c’est puissant ! Mais

l’accélération se divise en

deux poussées. La première

vous arrache du sol

en vous plaquant au dossier,

pied dans le phare,

vous maintenez la pression

quand à 5.500 tours

une nouvelle pression

s’ajoute à celle qui vous

colle au siège et là, c’est

très impressionnant.

C’est une deuxième

poussée régulière et qui génère une décharge,

une sensation extraordinaire.

Evidemment, on n’en n’était qu’aux préliminaires.

Les vitesses atteintes n’impressionnent

pas tellement, un conducteur

habitué aux supercars sera d’ailleurs

surpris par la qualité de

l’amortissement et de

la gestion de l’effet de

vitesse. La voiture demande

votre attention

et cela lui suffit.

Côté maniabilité, les premiers

kilomètres effectués

ont permis de sentir

la précision, la rigueur et

la qualité des trains roulants.

Les freins répondent parfaitement

présent dans toutes les situations,

et lors des gros freinages, ils reçoivent

l’assistance du gros aileron arrière qui joue

à l’aérofrein. Et ce n’est pas du bluff.

Et le toit ? En 11’’ il est rangé sans bruit, la

lunette arrière s’abaisse électriquement.

601


Pirelli équipe la

McLaren Artura de

pneus connectés !

Signe des temps, les

roues donnaient déjà

des informations comme

la surveillance de la

pression des pneus.

Pirelli en rajoute une

couche avec des pneus

équipés de capteurs

capables de dialoguer

avec la voiture.

Sur la 720S Spider testée

dans ces pages la

pression des pneus est

naturellement contrôlée,

mais en plus, on

dispose de la température

des pneus.

Au tableau de bord, un

graphique représente la

silhouette de la 720 S

avec des rectangles aux

4 angles représentant

les pneus. Froids, les

pneus son colorés en

bleu, chauds, ils sont

noirs et la température

s’inscrit en regard

de chaque roue, tout

comme la pression.

Les ingénieurs de Pirelli,

en étroite collaboration

avec McLaren ont développé

pour la nouvelle

Artura, des PZero sur

mesure, 235/35ZR19 à

l’avant et 295/35R20 à

l’arrière. Et ce n’est pas

la seule synergie entre

les ingénieurs.

602


La Pirelli Cyber Tyre

Technology

La nouvelle McLaren Artura

est la première voiture de

série a utiliser cette technologie.

La Cyber Tyre Tech.

offre une volée d’informations.

Des capteurs sont

incorporés à la carcasse

et communiquent avec un

logiciel créé par Pirelli intégré

à l’électronique de la

voiture.

Les infos disponibles sont,

par exemple, le type de

pneu (hiver ou été), la

pression prescrite, l’indice

de charge et de vitesse.

Ça c’est pour le statique.

Mais le plus extraordinaire

ce sont les infos relevées

en temps réel pendant la

603


conduite. Comme la température des

pneus, la pression et même la profondeur

des sculptures. Les capteurs

détectent et alertent quand la vitesse

maximale supportée par les pneus est

atteinte ! Pratique quand on dispose de

pneus hiver à vitesse limitée.

C’est vital en matière de sécurité.

Les PZERO de l’Artura ont une bande

de roulement asymétrique, qui offre

d’excellentes performances de freinage

pour garantir le contrôle de la voiture

dans toutes les conditions, en particulier

sur le mouillé.

Le système Cyber Tyre de Pirelli représente

l’avenir des pneus : il est capable

de donner aux voitures un sens du toucher

en leur permettant d’identifier ou

de prévoir des situations potentiellement

dangereuses, telles que la perte

d’adhérence et l’aquaplaning, ce qui

signifie que l’électronique de la voiture

pourra intervenir rapidement.

L’évolution de cette technologie passera

par la 5G qui échangera sur l’état

des routes avec les autres véhicules...

(E.H.)

604


605


McLaren

Le Grand

Tourisme vu

par McLaren

par Eric HEIDEBROEK

606


McLaren GT

Afin de répondre aux envies d’une clientèle

avide de supercars ultra sportives

et qui apprécie aussi plus de confort et

d’aspects pratiques, McLaren propose sa

première Grand Tourisme.

Une voiture qui garde tout de la berlinette

ultra sportive et qui ajoute un volume de

coffre capable d’emporter un sac de golf.

Mais pas seulement. Cette GT doit aussi

permettre de voyager confortablement

sur de longues distances, ou pouvoir

s’utiliser au quotidien.

C’est là qu’intervient la McLaren GT, sa

ligne allongée donne l’allure à ce coupé

sportif d’être prêt à affronter la ligne

droite des Hunaudières du célébrisime

circuit des 24 heures du Mans, grâce à

sa longue queue et à son empattement

étendu. Malgré son léger embourgeoisement,

la GT rappelle son caractère ultrasportif

par ses énormes prise d’air arrière

très présentes dans les rétros.

Cette McLaren est un composé d’éléments

repris sur des modèles ultra sportifs afin de

trouver le compromis idéal pour une Grand

Tourisme digne de ce nom.

Tout d’abord, la base de l’auto est la fameuse

cellule monocoque nommée Monocell

II-T en carbone épaulée à l’arrière

comme à l’avant d’une structure en aluminium

à déformation progressive en cas

607


608


de choc. Ainsi équipée la McLaren

GT protège bien ses occupants.

Ces cellules en carbone et structures

alus, sont communes aux modèles

«Sport», c’est dire si la rigidité et les

performances sont au rendez-vous.

Pour les suspensions, McLaren a

choisi les épures de la version «Super

Sport» ce qui procure, grâce à une

ingénierie pointue et des réglages

originaux, une composante confort

qui permet d’abattre les kilomètres.

Du côté moteur, on retrouve le

V8 de quatre litres dopé par deux

turbos, il vient de la 720S dégonflé

à 620 ch et 630 Nm. Le couple

profite d’une nouvelle courbe plus

ronde et la boîte de vitesses 7 automatique

apporte tout le feeling

attendu en mode «normal».

Fragrances et cuirs pleine fleur

A l’intérieur, dès l’ouverture de la

portière, en élitre, majestueuse et

remarquable, on a le nez flatté par

cette délicieuse fragrances de cuirs

riches et nobles.

Du Connoly, le plus fin, le plus chic

vous accueille et votre regard se

pose directement sur les coutures,

à la façon artisanale et digne des

plus grands peaussiers. Le travail

est minutieux, le toucher extrèmement

souple et doux. Tout ce qui se

touche et se voit est orné de matière

noble et soft touch, même le

carter couvrant l‘arrière du volant.

Aucune faute.

Les sièges sont voulus confortables

et conservent un maintien sportif.

La GT est d’abord une supercars.

Il ne faut pas l’oublier.

Cette McLaren GT se conduit du

bout des doigts, elle absorbe correctement

les mauvaises routes de

la capitale de l’Europe pourvues

de nombreuses bosses, trous, gros

609


pavés et autres irrégularités désagréables.

Pour les autres routes,

le mariage suspension «Super

Sport» apporte un confort correct

et surtout assez ferme. Là où l’on

appréciera, en plein, le vrai confort

de la GT, c’est sur les belles routes

des Ardennes et sur les autobahn

allemandes. C’est là que le V8 peut

s’éveiller et procurer les vraies sensations

de la McLaren GT.

A l’arrière, l’espace dédié

au coffre s’étend au dessus

du V8 et a été prévu au départ

pour transporter un sac de golf.

Ce qui veut dire que l’on peut

sans problème partir en amoureux

avec les bagages appropriés, ou

des sacs de sport.

Ajoutons que la GT, offre deux grands

coffres. Le premier à l’avant est

profond et fait ses

150 l.

610


611


Dans cette McLaren qui respire le luxe et

l’élégance, le sport demeure omniprésent.

Pourtant on remarque que de nombreux

éléments le rappellent tout en étant élégamment

revêtus de matières riches et

délicates. Le point le plus délicat des McLaren

- à leur début - était l’écran tactile de la

console centrale qui était fort étroit, affublé

de caractères fins et exigeant trop d’attention

en matière de lisibilité. Dans la GT, ce

problème n’existe pas, l’écran est haut et

suffisament large tout en étant effilé. C’est

un beau produit. Il reste à voir comment il

se comporte par soleil rasant.

La GT se démarque des «Sport» et «super

sport» par sa ligne allongée d’une très rare

élégance. C’est une stricte deux places, la

McLaren GT

V8 bi-turbo 4,0 l

620 ch @ 7500 t/m

630 Nm @ 5500 t/m

7 vitesses automatique

3 modes Actifs

• comfort

• sport

• track

0 - 100 = 3’’2

326 km/h

11,9 l/100 km

201.500 €

612


noblesse de sa mécanique V8 Bi-turbos à

la sonorité revue pour apporter une atmosphère

à la fois feutrée et puissante. Cette

McLaren GT n’est pas à proprement parler

un «Pullman» car elle est avant tout une

supercar avec ses avantages et inconvénients.

Avec ses choix technologiques, elle

se montre incisive sur routes et autoroutes.

Dans les lacets elle a moins de maniabilité

que ses soeurs Sport et Pure Sport mais ne

s’en laisse pas conter pour autant. Bien finie,

riches de matières luxueuses, la McLaren GT

est une GT à l’ancienne en ce sens que la

priorité va au comportement et à la réponse

moteur, le confort est moins spartiate que

dans une super sport, le moteur plus souple

n’en demeure pas moins très vif et efficace

grâce à sa bonne boite automatique..

613


Escapade

Avec les 620 chevaux

de la McLaren GT !

Plume et layout : Eric HEIDEBROEK, Photos : CAMINTER

La Mc Laren GT vous a été présentée il y a deux ans lors

d’une courte prise en main. Cette fois, nous sommes

remontés sur les traces du Duc de Wellington dans la

morne plaine de Waterloo où l’anglais a mis fin aux

campagnes guerrières de l’Empereur Napoléon 1er.

A contrario des 720s Spider et coupé, la GT se veut

plus «Grand Tourisme» en offrant un peu plus de

confort et un espace bagages moins restrictif,

tout en conservant l’esprit originel de la marque

anglaise tournée radicalement vers le sport.

614


à Waterloo

615


La région où s’est déroulée cette grande bataille

est fantastique de beauté. Les routes se faufilent

entre des vallons verdoyants de prairies cernées de

bocages, de fermes, de grandes étendues où l’on

imagine facilement les

couleurs chatoyantes des

uniformes des armées en lice. De l’artillerie et ses

nuages de fumée, de la cavalerie qui charge sabre au

clair. Toute cette épopée est retracée dans le nouvel

espace sous terrain du musée.

Régulièrement, Waterloo produit une reconstitution

de la fameuse bataille avec de

nombreux figurants, c’est

magique !

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LES 4 POINTS D’INTÉRÊTS DU MÉMORIAL DE WATERLOO :

Le Mémorial de la bataille de Waterloo en 1815 est un site unique en Belgique qui est à la fois un monument

de commémoration et un musée historique. C’est également et surtout un lieu chargé

d’histoire.

1. Le Musée du Mémorial :

revivez l’histoire de la bataille à travers des uniformes, des objets historiques,

des cartes animées, un film 3D inédit…

2. Le Panorama : découvrez l’immense toile

historique du panorama, longue de

110 mètres et

haute de 12 m !

Fiche technique

McLaren GT.

Moteur V8 bi-turbos.

4,0 litres

620 ch à 7.500 t/min

630 Nm à 5.500 t/min

Boîte auto 8 rapports

VMax : 325 km/h

0 à 100 : 3,2s

Conso : 12,5 l/100km

Moyenne obtenue

durant l’essai :

La plus basse : 10,3 l

La plus haute : 15,6 l

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618


McLaren GT

L’intérieur spacieux

offre des sièges

très bien rembourrés

et anatomiquement

parfait

quelques soit le

gabarit.

3. La Butte du Lion :

gravissez les 226 marches pour admirer un

point de vue exceptionnel sur le Champ de

Bataille.

4. La Ferme d’Hougoumont :

laissez-vous conter l’histoire de « la bataille

dans la bataille » grâce à une installation

multimédia mêlant innovation et mémoire.

1. LE MUSÉE

Même si la cellule

en carbone est

proche de celle

des coupés-ultra

sportifs, chez

McLaren on a

choisi celle de la

GT un peu plus

généreuse. La

planche de bord

adopte aussi un

style plus cool.

Mais il ne faut

pas s’y tromper

cette auto-là a un

tempéramment de

feu et une tenue de

route incisive.

Moins agressive

(un peu seulement)

que les

super-sports, la

GT profite de son

empattement

allongé pour offrir

une tenue de cap

extraordinairement

stable sur

les «autobahn» et

dans les longues

courbes qu’elle

avale à des allures

fantastiques de

sérénité.

Revivez l’expérience de la bataille de Waterloo

1815 à l’intérieur du Mémorial grâce à une

scénographique narrative, multi sensorielle,

comprenant des effets spéciaux et décors

immersifs.

À travers des uniformes, des objets historiques,

un film 3D inédit, une maquette géante

de 33 m2, un jeu de piste, découvrez l’histoire

de la célèbre bataille.

• Film 3D de 15 minutes • Maquette de la

bataille de 33 m2 • Audioguide FR/NL/EN/D/

IT/ES/CHN/JPN/RU • Accès PMR

2. LA BUTTE DU LION

619


McLaren GT... Invitation au voyage

Née d’une demande de la clientèle , la GT demeure une

supersport, ses lignes élancées le confirment. Avec son arrière

«longue queue» on l’imagine sans peine lancée pleins pots

sur la igne droite des Hunaudières au Mans. Son profil inspire

la performance fluide et aérodynamique. A son bord, le confort

permet de rouler sur de longs trajets. La visibilité périphérique

est bien conçue. Bien que les énormes prises d’air latérales

occupent bien l’espace des rétroviseurs. Sans occulter la visibilité

arrière, ils offrent au regard la musculature puissante de

l’auto. C’est un régal. Contrairement à certaines sportives, les

rétroviseurs sont installés plus bas dans la portière et décalés

La Butte du Lion est un monument de 40m de hauteur érigé

en 1826 à la demande de Guillaume Ier qui a souhaité marquer

l’endroit présumé où son fils ainé fut blessé le 18 juin 1815. Il

est surmonté d’un lion symbolisant la victoire des monarchies.

En haut des 226 marches, le regard embrasse le Champ

de la bataille de Waterloo 1815. Une table d’orientation vous

permettra d’appréhender les mouvements des troupes, de

comprendre les formations en carré de l’infanterie, les déploiements

de la cavalerie.

3. LE PANORAMA

Le Panorama est un vaste bâtiment circulaire qui abrite la toile

réalisée en 1912 par Louis Dumoulin, peintre dont le Panorama

fut présenté à l’Exposition universelle de Paris en 1900.

620

Route du Lion 1815 - 1420 - Braine-l’Alleud Tel : +32 2 385 19 12 - info@waterloo1815.be


vers l’arrière. Intelligent, car ils dégagent la vue vers les

angles avant tout en étant parfaitement implantés dans l’axe

du regard. Chez McLaren, ce sont des pilotes qui ont géré les

détails de mises au point. Des pilotes qui ont aussi participés

aux réglages des trains roulants. Ainsi la McLaren GT offre un

freinage canon, les freins Carbone Céramique prennentrapidement

la bonne température et la conserve très longtemps

de façon à offrir systématiquement les bonnes prestations. La

GTdispose aussi des trois programmes moteurs et maniabilités

comme dans les Spider et Coupés 720S.

Ses dimensions exceptionnelles et son dispositif sonorisé

permettent une immersion totale au cœur de la bataille. Vous

serez cerné de toutes parts par les scènes de combat, bruits

de sabres, charges de cavaleries et tirs de canons.

• 110m x 12m • Toile de 1912 • Sonorisé • Accès PMR

4. LA FERME D’HOUGOUMONT

Ouverte les week-ends et jours fériés

Dernier témoin de la Bataille, cette ferme accueille un

spectacle vidéo qui raconte l’histoire de «la bataille dans la

bataille». Cette Ferme fut le cadre de combats meurtriers :

c’est à cet endroit que le frère de Napoléon déclencha l’action.

Ce qui ne devait être, au départ,

qu’une manœuvre de diversion, est devenu le point le plus

violent de la bataille. Toute la journée, les assauts français y

furent terribles et vains.

• Balade en voiture à cheval • Histoire de la bataille

• Spectacle vidéo de 25 min

• Pas d’accès PMR

621


Ces choix ne s’opèrent que si le

bouton «ACTIVE» est enclenché. Il

active alors des choix pour la maniabilité

(Handling) entre Comfort,

Sport, Track ou des combinaisons

de choix avec les mêmes modes

opérant sur la puissance. (Power).

En mode Comfort, tant mécanique

que suspensions, la GT se montre

très civilisée tant à l’intérieur qu’à

l’extérieur, bien que dehors on

entend bien que ce n’est pas une

voiture «ordinaire». Combiner le

mode Handling en Comfort et le

mode Power en Sport apporte non

seulement une modification de

l’atmosphère grâce à une musicalité

un peu plus présente et qui

ravit les oreilles comme augmentent

les sensations. Utlisezr

aussi le mode Track pour le moteur

transforme cette «gentille» GT en

dragster, le moteur ne chante plus,

il rugit, la boîte est plus rapide

plus sêche, si en plus vous passez

au mode sport, l’ensemble se

durcit sans être désagréable et

si vous mettez tout en Track, c’est

une projection dans la sportivité

intégrale. La GT affiche le caractère

McLaren dans toute sa sportivité et

sa maitrise.

Et pourtant vous êtes dans un

coupé supersport spacieux qui sait

vous apporter du confort dans la

rigueur d’une supercar.

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Une McLaren

Au Place d’Armes

Balade au Grand Duché de Luxembourg

Plume @ Eric HEIDEBROEK

Images @ Caminter 2022

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Cinq Étoiles

Au centre ville

Le Grand Duché de Luxembourg a ceci de

particulier qu’il est multiculturel.

Centre financier reconnu, il attire des talents

de tous pays. Près de 200 nationalités s’y

côtoient au quotidien.

Loin d’être guindé, le Grand Duché se la joue détendu,

clair et accueillant. Sa capitale donne le ton,

l’humain a la priorité. Les transports publics sont,

non seulement modernes, beaux et propres, mais

aussi, gratuits !

Îlot de charme et de luxe, implanté en plein

coeur de la capitale luxembourgeoise, le

Place d’Armes est le refuge idéal des

épicuriens.

Pour être le seul Relais & Châteaux du Grand Duché

de Luxembourg, le Place D’Armesest à lui seul

un monument de l’hospitalité luxembourgeoise.

Isolé au centre ville, son accès doit sefaire par le

piétonnier, en roulant au pas. D’ici peu, l’accès sera

piloté par des bornes automatiques pour lesquelles

un sésame sera exigé. C’est à la fois un

avantage et un inconvénient, l’accès à l’hôtel en

voiture demeure problématique, mais la garantie

de la tranquilité et l’absence de trafic génèrent une

rare atmosphère de confort et de raffinement.

Le Place d’Arme est structuré par un assemblage

de sept demeures aristocratiques de la capitale.

C’est l’architecte Beck et son épouse qui ont eu

l’idée d’associer ces maisons en un seul et unique

bâtiment. On est loin des palaces mondialisés et

par définition...insipides. Ici tout est vrai !

Le Place d’Armes

18, Place d’Armes – L-1136 Luxembourg

00 352 27 47 37

info@hotel-leplacedarmes.com

www.hotel-leplacedarmes.com

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628


En effet, Beck ne s’est pas simplifié la tâche,

il a conservé le caractère de chacune des

demeures en les associant par des travées,

des percées, des espaces libres et des éléments

contemporains qui se marient parfaitement

entre eux.

On passe de l’une à l’autre maison par différents

niveaux. A chaque recoins son intimité

artistique, son intimisme, son caractère.

C’est aussi pour ça que l’hôtel offre ce

charme romantique et particulier. On se promène

du baroque au contemporain en glissant

vers le classique dans une délicieuse

fluidité.

On retrouve l’émerveillement des yeux

d’enfants découvrant une grande

maison bourgeoise aux recoins

mystérieux.

Le confort moderne est omniprésent, climatisation,

wifi haut débit, normal dans un cinq

étoiles s’allient au charme cossu et très

bourgeois généré par de nombreux espaces

cosy, ou ouverts comme la grande terrasse

sur le toit ou celle encadrée par les murs intérieurs

aux reflets de seigneurie féodale.

Le Place d’Armes dispose de trois offres

gourmandes pour tous les goûts et toutes

les humeurs. Une brasserie parisienne, avec

ses barres de cuivre et ses velours carmins

vous accueille chaleureusement avec des

mets simples et raffinés. Le petit-déjeuner

se prend au « Plëss » dans son atmosphère

moderne et dépouillée. Le midi et le soir, on

appréciera la cuisine ouverte où s’affairent le

Chef et sa brigade dans un ballet de gourmande

élégance et gestes précis.

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630


La ville de Luxembourg offre

un choix de boutiques des plus

raffinées dans une atmosphère

années folles

631





Modernisme, esthétique d’aujourd’hui et d’avant-hier offrent un

charme de détente et de glamour

Il faut surtout ne pas se contenter de regarder devant ou tout

autour de soi. Il faut aussi se laisser impressionner en levant

les yeux pour admirer la beauté intemporelle des façades Art

Nouveau des immeubles anciens.





Balades nocturnes

tranquilles.

Jeux de lumières.

Rivalités d’élégances

entre vitrines


Grandes enseignes, mise en

valeur des bâtiments

de style Art Nouveau,

rien que pour vos yeux !



McLaren

720S Coupé

Carbone, élégance, puissance, maîtrise

L’art de générer des voitures d’exception

Plume @ Eric HEIDEBROEK

Images @ Caminter 2022

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L’occasion était trop belle pour réaliser

ce mini-trip au Grand Duché

de Luxembourg, la McLaren 720s

coupé est toute désignée pour visiter

la capitale financière bien

connue. On peut choisir de se

rendre à la capitale luxembourgeoise

par l’autoroute ou par le

chemin des écoliers.

La 720S aime les deux !

Par l’autoroute on peut y aller franchement

à condition de ne pas se

faire prendre ou choisir le cruisecontrol

calé sur la vitesse autorisée.

Dans ce cas on sera surpris par

l’autonomie qui peut atteindre plus

de 500 km !


Températures

et pressions des

pneus affichées.

Les Pirelli PZero

doivent être à

température. Sinon...

ils n’accrochent pas !



Evidemment, dès que l’on titille la

pédale de droite l’autonomie fond

comme neige au soleil, mais, quel

pied !

Par les petites routes, le potentiel

de ce «tout-en-carbone» est démentiel.

La réponse à l’accélérateur

est toujours nette et précise.

Quand on accélère à fond, on est

catapulté jusqu’à 6.500 tours, et en

gardant le pied dans le phare, on

reçoit une deuxième charge encore

plus forte. Cette auto est vraiment

extraordinaire.

Si elle offre de véritable sensations

sportives. Elle est domptable

grace à son équilibre et sa perfection

en matière de trains roulants.


Pour exploiter les prestations, il faut

aller sur circuit.

Par exemple à Mettet où pour 150

euros vous pouvez faire parler la

poudre sans courir et sans faire

courir de risque à quiconque.

D’ailleurs les propriétaires de McLaren

optent souvent pour des cures

de track-days nettement moins

coûteuses et ennuyeuses qu’une

arrestation pour excès de vitesse.

Sur piste, ils équiperont leur supercar

de pneus spéciaux. Chez Pirelli

le PZero existe en version «Trofeo»

avec la bande extérieure du profil

presque slick alors que la partie intérieure

comporte trois rainures pour

rouler sous la pluie et être en ordre

avec le code de la route. Chez Michelin,

Bridgestone, Continental et Goo-



dyear des pneus spéciaux track-day

existent aussi. On y reviendra bientôt

dans la rubrique pneus.

720 chevaux 770 Nm

La puissance, le couple et les performances

d’utilisation définissent le cœur

de la 720S. Le moteur V8 est un 4,0 l,

dopé par deux turbos qui, développe

720 ch à 7 000 tr/min et 770 Nm entre

6.500 et 7.500 t/min. Cette dernière valeur

semble un peu haut perchée côté

régime, mais il faut savoir que 80% du

couple est disponible dès les plus

basses rotations.

C’est dû, entre-autres, au doublement

des injecteurs, il y en a 16 au lieu de 8,

combinés à la régulation électronique

des turbos, permet une réponse massive

et instantannée du V8.

Cela percute le 0 à 100 en 2’’8 et le 200

en 7’’8 pour une Vmax de 341 km/h.

Rien que ça !

Cet ensemble moteur boîte à sept

rapports automatique génère une

connexion organique entre la voiture

et son conducteur. Magie ponctuée

du démarrage au régime maximum

par la bande-son rageuse et exceptionnelle

du V8.



La compétition dans le sang.

Si la 720S est parfaitement adaptée

pour repousser les limites sur circuit,

McLaren propose divers équipements

dont une barre de harnais en titane

«MSO Defined».

Réalisée sur mesure pour la 720S, elle

est placée derrière les sièges pour

ancrer les harnais 6 points spécifiques

pour assumer des performances

extrêmes dans une sécurité

inégalée.

McLaren n’a pas cédé à la facilité en ne

posant une simple direction assistée

électrique. Pour le constructeur britaniqu

le conducteur est strictement au

coeur de la conduite. Il doit bénéficier

de toutes les informations utiles remontées

par les trains roulants comme

de la direction.

Aussi McLaren a créé une direction

électro-hydraulique au caractère plus

précis et remontant les informations

du contact avec la route ou la piste en

temps réel.

Sport & Race

Pour la piste, la direction électro-hydraulique

entre en symbiose exacerbée

avec le système «Active Dynamics»

de la 720S. En plaçant le sélecteur

sur «Sport» ou «Track», la 720S se

prépare à l’action sur piste : les ré-



La fonction

Dessine

La forme.

C’est racé !



ponses sont affûtées. La puissance

est livrée plus «brute», de même que

les changements de rapports sont

plus secs, dans un style très voiture

de course. Quand on revient au mode

«Confort» et on passe instantanément

la configuration idéale pour les routes

ouvertes.

Il ne faut pas oublier que le confort, est

omniprésent dans cette McLaren 720S

qui ne martyrise jamais ses occupants.

Le confort, comme dans la version

spider est remarquable tout en offrant

le maintien indispensable à une

conduite dynamique.


Du carbone en déco,

Du carbone en structure.

Freins carbone céramique

Un aileron «aéro-frein»

Des performances !

0 à 100 en 2’’9 !


On pourrait croire que cette 720S est sans reproche...

Mais, par rapport au spider, le moteur est

dans l’habitacle, plus présent, il ya ajoute sa chaleur...

Le spider dispose de cette petite vitre de lunette

arrière, entre les appuie-tête qui, lorsque la voiture

est couverte, peut s’abaisser, laissant non

seulement pénétrer un peu de fraicheur, sans

courant d’air s’il vous plait, dans l’habitacle, mais

aussi d’avoir la chance de profiter des vocalises

du V8.

Rare, plus exclusive que Lamborghini, Porsche,

Aston Martin ou Ferrari, la McLaren tient son rang.



Bruges, ou

La Venise du Nord

660


Moments Dédiés

Au terme d’une semaine de travail acharné, nous décidons de nous changer

les idées et partons à la découverte de la Venise du Nord avec la McLaren

720S Spider pour nous laisser gâter. Plume @ Eric HEIDEBROEK

Images @ Caminter 2021

661



Escale à...

l’Hôtel Héritage

Il est près de 19 heures quand nous arrivons à

l’hôtel, la route a été sage et

surtout encombrée. L’autoroute de la Mer, un

vendredi fin d’après midi, se déguste à la sauce…

embouteillages. No stress !

Mais ça n’a pas d’incidence à bord de la Mc Laren 720S

Spider dont le V8 ronronne dans notre dos. En effet,

pour une supercar, le constat est surprenant, le confort

est total. Même si les suspensions sont fermes, les irrégularités

de la chaussée sont absorbées sans chocs

désa gréables. La boîte automatique à 7 rapports

égrenne les vitesses en douceur, la rondeur du V8 de

720 ch et 770 Nm rend cette décapotable très facile à

conduire au quotidien.

Arrivé à Bruges, les petites rues de la Venise du Nord

sont parcourues sur un filet de gaz, le V8 n’est pas discret,

il gronde et sa rondeur à bas régime rebondit souplement

contre les façades baroques, faisant tourner

bien des têtes en suscitant des surprises émerveillées,

des éclats dans les yeux. Rien à dire, l’auto est belle.

L’arrivée au Relais & Châteaux L’Héritage, où l’on se

gare, est discret quand bien même le son rauque et

sourd des échappements interpelle directement le personnel

d’accueil de l’hôtel. Notre léger bagage est sorti

du coffre avant qui fait quand même 121 litres et sera

conduit dans notre Suite du quatrième étage.

L’accueil est souriant, harmonisé avec la quiétude élégante

des lieux. L’Héritage est un cocon confortable et

relaxant, nous ne tarderons pas beaucoup à nous rendre

compte, qu’en plus, c’est un temple pour gourmets.

L’ascenseur a du charme, il a troqué ses grilles antiques

pour des portes coulissantes garnies d’un poster qui

rappelle son lustre d’antan. Silencieux, ils nous trans-


664


porte au quatrième étage où nous attend

notre hôte qui nous conduit à la Suite 43.

Nous sommes sous les toits, le plafond est

haut et soutenu par de larges poutres. Les

murs coquille d’oeuf font la liaison avec les

tonalités chaude et rustique des boiseries. La

décoration est très belle époque, les téléphones

du début du siècle dernier sont équipés

de mécanismes modernes et fonctionnent

très bien, en souplesse et rapidement.

Les attentions sont très agréables, comme la

bouteille de Champagne et quelques délicieux

chocolats, un mini bar rempli avec

soin, une bouteille de vin rouge, un grand

écran, une sono Bose, un iPad, et bien

d’autres éclairages d’ambiance destinés au

bien-être.

Le grand lit est tellement confortable que

nous avions très envie de le ramener chez

nous, mais dans la McLaren... c’est un peu

juste ! Toujours est-il que nous avons découvert

un hébergement délicat, raffiné et très

confortable.

La salle d’eau dispose d’un bain à bulle, d’une

douche encastrée accessible par une porte

martellée. La double vasque dispose d’un

plan en marbre assorti aux tonalités chaudes

et crémeuses de l’ensemble. Tout est conçu

pour offrir l’agrément et le confort digne d’un

Relais & Châteaux cinq étoiles.

Pendant que nous nous installons, la McLaren

rejoint, aux mains d’un personnel soigneux,

respectueux et connaisseur, le garage

où elle dormira, bien à l’abri, dans un

box pour elle seule.

Moment gourmand au Mystique

Un dîner gastronomique* à qua tre services

et vins assortis pour un budget de 120€ par

couvert, voilà qui est très correct. Surtout en

regard à l’imagination, à la créativité et à la

Relais & Châteaux Hôtel Heritage

Niklaas Desparsstraat 11

8000 Brugge - Tél : +32 (0)50 444 444

info@hotel-heritage.com


finesse de tous les plats élégamment

présentés. On soulignera

la justesse et l’omniscience

du service, prenant soin

d’expliquer posément le choix

des vins assortis, en nous mettant

l’eau à la bouche, à chacun

des plats proposés. Un Grand et

délicieux moment.

S’éveiller après une bonne nuit,

prendre le petit déjeuner dans

la salle à manger de l’Héritage

est un moment délicieux. Nous

n’avons pas goûté aux oeufs

pochés sauce mousseline, c’est

bête, mais nous avions commandé

des oeufs au plat, par tra-

* MYSTERY MENU... • 3 services : 59€ p.p. • 3 services vins assortis : 86 € p.p. • 4 services 84 € p.p. • 4 services vins assortis : 120 € p.p.




Bruges la nuit,

sous la pluie de la fin octobre, est

une ville vivante et agréable.

Ses fières façades éclairées, ses

vitrines scintillantes sont d’un

romantisme inégalable.



dition... Le service est omniprésent et prévient

chaque désir au moment opportun. La gentillesse,

la politesse et l’élégance multilingue font

plaisir et l’on en jouit, sans modération.

Si en plus, la pluie fait la place au soleil,

Bruges apparaît sous un autre jour. Les rues,

scintillantes de lumières sous la pluie nocturne,

cèdent la place à des bâtiments soignés

à l’architecture histori que flamande.

Un ravissement pour les yeux, et, on se promène

en cherchant les détails, les équilibres,

avec en arrière plan, le bruit des sabots des

chevaux tirant calèches et visiteurs éblouis

par tant de beautés mises en valeur par un

entretien rigoureux et une valorisation des

abords. La propreté de la ville incite à son respect

et l’ensemble donne envie de s’y attarder.

La Venise du Nord se visite par ses canaux que

traversent de nombreux ponts aux styles originaux

qui témoignent de l’histoire millénaire de

ARTISANAT D’ART ET ORFÈVRERIE

Bruges est ,bien sûr, une ville touristique et cela

se comprend par ses nombreux attraits. Quelques

artisans peuvent, grâce à elle, vivre de leur art,

de leur passion, comme Michiel NEELS et sa fille

qui créent des bijoux en argent pour le plus grand

bonheur des visiteurs et des locaux qui découvrent

leur

savoir-faire dans leur atelier «Ginkgo», au 21Walplein.

Info : www.zilversmid.be

la ville. Des terrasses, à fleur de canaux,

offrent un moment de détente et de relaxation

sous les doux rayons du soleil de l’été

indien.

Avec cet accueil touristique géré de main de

maître par la ville, Bruges offre un rare

confort de découvertes. Les canaux participent

à l’incroyable quiétude de la ville. Par

leur doux chuintement, ils apportent une


sérénité appréciée en leur temps par les ecclésiastique

qui ont fait de Bruges cette cité

éternelle. Le long des canaux, des ouvertures

pratiquées dans les berges servant

autrefois de débarcadère permettant d’approcher

l’onde et d’apprécier le passage des

bateaux, la faune aussi et cela ravit les chasseurs

d’images.

Autan,

Bruges se la joue

bourgeoise et animée,

autant elle détend

par son

atmosphère idyllique.

En se promenant dans la ville et ses ruelles

historiques, on débouche sur une étendue

d’eau calme et bordée de végétation. En fin

de parcours, un vieux pont de pierres en arcades

rejoint les deux rives qui descendent

vers un endroit apprécié des brugeois.

Le Jardin des Amours est un jardin aussi impressionnant

que le parc à la française d’un

grand château. Ce ne sont pas des labyrinthes

verdoyants, incitant à a coquinerie,

mais des chemins de verdures aux doux

feuillages de nombreuses essen ces, des

pelouses soignées.

Ce sont des détours romantiques qui incitent

à la flânerie, à la méditation, au plaisir d’être

ensemble ou d’être deux pendant un moment

privilégié. On y oublie les soucis, on

reste main dans la main dans un état de plénitude

et de détente.

La promenade se termine sur ce délicieux

moment, retour à l’Héritage, notre Relais &

Châteaux pour retrouver cette atmosphère

intimiste qui sait si bien détendre l’esprit et

apporter un bien être bienvenu.




Découverte du bar pour y déguster

une boisson sans alcool, on

doit reprendre la route! L’atmosphère

est idéale pour rencontrer

des amis, discuter ou prendre

autre chose qu’un soft, en soirée.

La chaleur des meubles en ronce

de noyer, des cuirs façon Chesterfield,

le piano à queue préfigurent

des soirées inoubliables.

C’est un fait, l’Héritage,

Relais & Châteaux sait rece voir et

choyer ses visiteurs.

Conclusion...

Choisir un Relais & Châteaux est

une garantie de services et

d’hospitalité absolument

irréprochables. Tant au premier

contact que tout au long du

séjour, tout est parfait.


L’Hôtel Héritage, passionnément

managé par Johan & Isabelle Creytens,

efficacement secon dés par

leurs équipes, apporte au voyageur

toutes les atten tes de bien-être, de

respect et même plus.

La Mc Laren a été soigneusement

rangée dans un box privé. Pour nous, la

confiance est totale et bien placée.

Au retour vers nos pénates, le V8 a pu

chanter un peu, mais toujours avec

«modération»...

Mais quel plaisir cette 720S Spider

Saviez-vous que même la température

des pneus PZero s’affiche au tableau

de bord ?



678

DÎNER ÉPICÉ

McLaren Artura

Vs Abarth 500E...


Le p’tit Gaby a quitté la grand’place de Hannut pour se réfugier quelques

kilomètres plus loin, à Thisnes, dans un cadre élégant, moderne, spacieux et

tranquille. La cuisine est ouverte sur le travail du Chef Olivier Leruth dont la

gestuelle séduit d’emblée, cela promet !

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Tel un fauve prêt à bondir, on la décèle au travers du

voilage. Les lignes fluides et racées, l’ouverture des

prises d’air marquent le besoin de respiration du

fauve. Les phares qui portent la signature en boomerang

de la marque. La McLaren Artura est la première

version hybride qui s’inspire des moteurs V6 hybrides

de la F1. Contrairement à la Formule 1, ce n’est pas le

1600 cc d’origine Mercedes-Benz qui équipe l’Artura.

C’est un tout nouvel appareil conçu par le spécialiste

anglais Ricardo. L’Artura étrenne donc un moteur V6

de 3,0 litres ouvert à 120°, qui accueille en son centre

deux turbos. Les échappements sont greffés à l’extérieur

du V, offrant ainsi une dynamique de fonctionnement

optimale. Un moteur électrique est intégré à


la boîte de vitesse et agit conjointement avec

le thermique sur les roues arrière au travers

d’une boîte robotisée à 8 rapports. Le moteur

électrique se charge de la marche arrière.

Bilan : 680 chevaux à 7.500 tours/min (dont

95 ch du moteur électrique) et un couple

généreux de 720 Nm (dont 166 Nm de l’unité

électrique) dès 2.250 t/min.Le poids de l’auto

en ordre de marche est de 1.495 kg, les performances

annoncées sont de 3’’0 pour le 0 à

100, 8’’3 pour le 0 à 200 et le 0 à 300 à l’heure

en seulement 21’’ et 5 dixièmes.

Et ce n’est pas tout...


Car l’Artura dispose d’un freinage tout aussi percutant

grâce à ses disques en carbone céramique de

390 mm à l’avant et 380 mm à l’arrière. Les étriers

de frein sont en aluminium forgé monobloc à 6 pistons

à l’avant et 4 pistons à l’arrière. Les distances

de freinage sont aussi incroyables, de 200 à l’arrêt

complet, il faut 126 mètres. Pour le 100 à 0, il ne faut


que 31 mètres. Et quand on effectue l’exercice, l’Artura ne

dévie pas d’un pouce de la trajectoire. C’est net, précis et

fiable. Même si la sonorité du V6 n’a rien de comparable

avec celle du V8, le V6 bi-turbo chante bien, surtout en

mode «race» où il peut cracher sa rage ! Cette Artura est

particulièrement légère pour une hybride. On se demandait

même où elle cachait sa batterie

lithium-ion de 7,4 kWh et (88 kg). Elle est placée sur le

plancher, entre l’habitacle et le moteur central arrière.

Exactement comme dans la Ferrari 296, qui elle aussi

adopte un V6 à 120° pour les mêmes raisons d’encombrement

et d’abaissement du centre de gravité, comme pour

la position avantageuse des deux turbos au creux du V.


La McLaren dispose de deux places.

Les sièges sont des monocoques Intégrant le dossier

et l’assise intégrés à une coque en carbone en forme

de courbe. La position de conduite est idéale.

On la règle électriquement d’avant en arrière afin de

positionner le corps, idéalement, par inclinaisons globales.

Le réglage en longueur est manuel. Ces coques

sont hyper confortables. On savait déjà que les McLaren

sont agréables à utiliser au quotidien, avec l’Artura,

les Anglais ont réussi une nouvelle performance qui

se chiffre immédiatement en gain de poids, puisque

moins de mécaniques de confort embarquée.

L’atmosphère générale de l’Artura est sensiblement la

même que dans les 720S et GT à l’exception des instruments

de bords simplifiés eux aussi. Comme dans les

nouvelles 750S ,qui remplacent les 720S, on perd le


Batterie 7,4 kWh Moteur 3 litres V6 à 120°

panneau mobile appellé

aussi «Slim Display» des

instruments pour une

structure plus conventionnelle.

Les molettes de

réglages à droite du volant

pour régler le tempérament moteur

et le degré de suspensions comme le niveau

d’intervention des aides à la conduite sont remplacées

par à droite un basculeur

pour les performances

et à gauche

pour le handling.

Et le moins, que l’on

puisse dire, c’est que

c’est mieux qu’avant, car nettement

plus intuitif. L’écran de console est plus grand


et plus ergonomique. On a aussi l’Apple

CarPlay de série, mais filaire. Pratique

avec le Coyote, indispensable à bord de

cette hypercar super performante. L’hybridation

apporte trois choses, la discrétion

du mode électrique, une consommation

raisonnable et la puissance électrique.

A la mise en route, on est, par défaut,

en mode électrique. Mais on peut

choisir de faire rugir le V6 et de

positionner le basculeur sur

«sport», c’est plus dans la

philosophie McLaren.

Dès les premiers tours

de roues, on apprécie

la docilité de l’auto,


et dès qu’on la sollicite, elle

retrouve la hargne et la

maestria McLaren.

Le moteur remplit l’atmosphère

de ses rugissements,

les vitesses passent à la

volée, le comportement est

redoutablement efficace. Légère,

l’Artura virevolte d’une

courbe à l’autre et s’applique

à offrir ce pourquoi elle est

conçue... Du plaisir !

Les ingénieurs ont

choisi de passer la

régénération uniquement

par la roue libre ou la

décélération et pas par les

freins. Résultat, l’attaque

du freinage est parfaite.

On n’a absolument pas

d’influence de la régénéra-


tion dans le toucher de pédale et dans la gestion des freins.

C’est un point capital pour la conduite sportive et aussi pour la

conduite sur route.

C’est aussi pour ça que la McLaren Artura annonce

des distances de freinage aussi courtes et rapides.




La McLaren Artura réagit comme

toutes les McLaren, elle a besoin

d’avoir ses pneus à température

pour être efficace. Et nécessaire

pour faire passer à la route

l’ensemble de son potentiel.

Au tableau de bord on a un

graphique qui indique clairement

les températures des pneus. Ce

qui est rare, c’est qu’en plus de

l’indication de la charge de la

batterie du moteur électrique, on a

aussi celle de la batterie de 12 Volt

(à gauche sur l’écran du tableau

de bord). qui sert à l’alimentation


des éléments d’usage courant comme dans

toutes les voitures.

On parle des sièges électriques, vitres

électriques, systèmes d’info divertissement,

tableau de bord, etc.

Au volant, on apprécie le caractère souple du V6 bi turbo. Il

apporte à l’Artura une onctuosité agréable au quotidien.

Si l’envie de passer un moment sur piste vous traverse l’esprit,

n’hésitez pas et découvrez le réel caractère de l’Artura. Tout passe

par les roues arrière, et l’apport de l’électricité permet une réactivité

exceptionnelle des accélérations.

Lécher les trajectoires, mettre «le pied dans le phare»

en sortie de courbe, plonger sur les freins pour

inscrire l’Artura dans le virage suivant avec

une précision d’une efficacité diabolique,

apportent le rare plaisir des

grands moments.

À droite,

on a l’autonomie

de la batterie

moteur où il reste

12 km sur les 31 km

électrifiés de base et 300 km

pour le thermique.

A noter que McLaren a bien réussi son

système de régénération, car on récupère

de l’autonomie très rapidement.

D’ailleurs quand tous les pleins sont faits,

électriques et thermiques, et que le système

a été réinitialisé, on se surprend à constater

que l’autonomie globale est de 680 km.

Pour une HyperCar,

ce n’est pas fréquent, du tout !


Atmosphère sportive, ergonomie parfaite avec un accès aux principales

commandes plus aisé. L’écran est plus grand et plus convivial, Top !

Et maintenant : À table ! La McLaren nous attend sagement dans

le parking protégé du p’tit Gaby. Olivier Leruth a œuvré en cuisine

pour nous préparer de délicieux mets élégamment raffinés.


On aurait préféré un bouton marqué du Scorpion pour activer ou désactiver le son du «pot Abarth» à la recherche fastidieuse de cette commande dans les menus. On

apprécie le confort des supers gros sièges avant, même si à l’arrière l’espace est compté pour les genoux.

Le graphisme italien dans

toute sa spendeur. La 500

Abarth, full électrique, a

beaucoup de charme. Et,

elle est bavarde, si, si !




Version sportive de la Fiat 500 eletrica,

l’Abarth 500 propose un look

plus musclé et une finition plus

sportive. Les jupes avant et arrière

ont été modifiées pour donner plus

de muscle, les bas de caisses sont

garni d’une moulure et les roues de

17 ou 18 pouces (en option) en alu

forgé sont spécifiques au Scorpion

électrique.

Côté moteur électrique, Abarth propose

une augmentation de puissance

et de couple. Ainsi on passe

de 118 à 155 ch et de 220 à 235 Nm.

Un «détail» qui permet à l’Abarth

de passer de 0 à 100 en 7’,’ se trouve

dans le rapport de réduction de la

transmission qui passe de 9,6:1 à

10,2:1, ce qui donne des accélérations

un poil plus vives que dans la

500e.

Deux versions sont proposées, la

base et la Turismo. Différences de

finitions où la Turismo offre plus de

détails, mais aussi du bruit !

Oui, Abarth dispose de hautparleurs

casés dans sa jupe arrière.

Ils reproduisent le son des versions

essence. Pas mal, mais peut nettement

mieux faire, sans compter que

c’est fatigant à la longue. Il faudrait

que Fiat aille voir chez Mercedes-

Benz et écouter le son du nouveau

SUV EQE... Vraiment trop chouette et

pas nécessairement plus cher..

En conclusion cette Abarth se

montre joueuse et confortable

même si son autonomie de 300 km

est un peu faible.


Chez Mercedes-Benz on cultive l’Art du beau,

accompagné d’un sens pratique et d’une grande

attention à l’évolution technologique. Le luxe

est indisociable du style et des atmosphères.

L’idée de combiner les cabriolets des Classe E et C

en un seul modèle confirme le sens de la rationnalité

et de l’intelligence des concepteurs !

Plume ERIC HEIDEBROEK • Captures CAMINTER 2024

i n the

ercedes

WORLD


LE 200 CABRIOLET


Les cabriolets inspirent toujours un sentiment

de liberté et de fraîcheur. Les cabriolets Mercedes-Benz

ont toujours ajouté un style et une

élégance naturels. Ils traversent les années en

laissant une image de bien-être. Jamais démodés,

ils marquent leurs époques par leur élégance

intemporelle remplie de classe et d’une

image forte. C’est le cas pour ce nouveau modèle

qui s’inspire des formes des précédentes

Classe E et C Cabriolet qui ne vieillit pas celles

qu’elle remplace. Et ça, c’est important pour

l’impression de pérennité qu’elle dégage.

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Pour notre essai, nous avons trouvé

un décor original par sa beauté

architecturale, et la fluidité urbanistique

d’une incroyable modernité.

C’est un immeuble professionnel

qui accueille des entreprises

dans un univers d’une élégance

contemporaine dessinées par des

architectes qui ont su donner vie à

ce magnifique et lumineux univers.

La Mercedes-Benz CLE 200 s’inscrit

donc naturellement dans cette

atmosphère reflétant sa qualité, sa

technologie et son sens artistique.

La CLE 200 se mire dans le reflet des

gigantesques vitrages. Elle pose à

l’ombre de la sculpture aérienne qui

sert d’auvent à l’accès au lobby luxuriant

et aérien. Admirez la sérénité

des lieux dans les pages suivantes.


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Tomber amoureux du nouveau cabriolet

CLE 200 de Mercedes-Benz, n’est vraiment

pas compliqué. Il suffit de le regarder

une seule fois pour en être subjugué.

Certes, il n’affiche pas les lignes de

roadster comme celles du dernier modèle

MG, le Cyberster. Non, le CLE réunit

l’intemporelle classe des cabriolets Mercedes-Benz

de la gamme moyenne.

Et l’idée de faire converger les Classe C

et E a de la pertinence en ce sens que le

nouveau modèle aurait de toute manière

été plus cher tant en Classe C

qu’en Classe E. Chez Mercedes-Benz on

s’est dit qu’en faire un seul à partir des

deux permettrait de justifier d’une petite

augmentation du Classe C et d’une légère

adaptation de prix du Classe E.

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Résultat, si le cabriolet CLE est un

peu plus grand que le cabriolet

Classe C, le cabriolet Classe E demeure

au niveau de ses mensurations,

bien qu’adaptées aux nouvelles

normes. En somme le

nouveau cabriolet CLE est pratiquement

identique au précédent

Classe E, en termes de dimensions.

Et donc, pas de problème. On

trouve d’ailleurs pas mal d’éléments

dans le CLE issus des deux

gammes, comme l’aileron de parebrise

qui améliore considérablement

les remous d’air en les éliminant

pratiquement complètement,

même pour les passagers des

sièges arrière. L’espace à l’arrière

est suffisamment spacieux, et surtout,

confortable, il faut le souligner.

Donc celui qui roule aujourd’hui

en Classe C cabrio trouvera facilement

un gros avantage à rouler

en CLE sans devoir monter à la

gamme Classe E.

Bien que dans l’absolu, ce sera

effectivement le cas.

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La beauté architecturale de cet immeuble et celle du

cabriolet CLE rivalisent d’audace tout en s’imprégnant de

la délicatesse naturelle des fleurs.

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Donc, c’est tout bénéfice pour

le passage au nouveau modèle.

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Le Cabriolet CLE est disponible en

plusieurs motorisations. Le modèle

d’accès à la marque, est le CLE 180,

qui reçoit un 4 cylindres de 2 litres

fort de 170 chevaux et 250 Nm.

Viennent ensuite deux versions du

CLE 200, une 4Matic (4x4) et une 2

roues arrière motrices. Le quatre cylindres

offre 204 chevaux et 320 Nm.

C’est cette version que nous avons

testée. Avec le même moteur, mais

porté à 258 ch et 400 Nm, on trouve

la CLE 300. Pour avoir droit aux six

cylindres, on doit passer à la version

CLE 450, qui, elle commence à faire


713



parler la poudre. Notez bien que

son 3 litres développe 381 ch et un

super couple de 500 Nm.

Mais le haut de gamme

demeure une AMG.

C’est le CLE 53 AMG. On le distingue

à ses quatre tubulures

d’échappement, rondes et noires.

Le six en ligne offre 560 Nm de

couple avec une puissance de

449 ch. Performances à l’avenant,

car le 0 à 100 est abattu en 4’’4 et

la VMax est données pour

250 km/h auto-régulés.

Pour les amateurs du genre, Mercedes-Benz

propose toujours une

version Diesel. Le CLE 220d avec

une conso de 4,9 l/100 et des rejets

de 140 gr au km. Son 4 cylindres

de deux litres offre 197 ch

et 440 Nm. Il abat le 0 à 100 en

7’’9 et tape les 234 km/h.


L’AIRSCARF, intégré au coeur

des appuie-tête, diffuse

un flux d’air chaud au niveau

de la nuque permettant

de profiter du modèle «open air»

même lorsque la température

extérieure n’est pas des plus

douce. A utiliser sans modération

pour rester en mode zen.




Conduite à ciel ouvert, peut importe le temps, c’est

un régal permanent. Ce cabriolet à quatre vraies

places apporte une sérénité que les conditions de

circulations d’aujourd’hui n’arrivent pas à entraver !

Pour l’heure, revenons en à notre sympatique

Cabriolet CLE 200.

Ce bloc quatre cylindres - découvert pour

la première fois l’année passée à bord

du GLC 200 - est un super bon moteur. Et

même plus encore tant il renoue avec les

bonnes mécaniques des belles années.

En fait, il est tonique, vif, pétillant.

Non seulement, il sait rester discret dans

les basses rotations, et son couple de

320 Nm combiné avec sa boîte automatique

à 9 rapports offre une onctuosité

comme des réactions suffisamment alertes

et dynamique pour garantir une conduite

sûre et efficace. Il aime aussi prendre de

hauts régimes révélant une disponibilité

qui sera exploitée par les mêmes quatre

pattes dotés de puissances plus élevées.

Le moins, que l’on puisse dire, c’est que

ce moteur est bien né.

Evidemment, ce quatre cylindres est léger

et participe à la belle répartition des

masses. Cela confère au CLE200 une tenue

de route saine et efficace, parfois

même joueuse. Même si elle n’est à priori

pas conçue pour ça, elle peut le faire.


720


MERCEDES G500

Ce n’est plus un V8 !

Mais un six en ligne !

Ça change !

721


Mais on ne change pas une équipe qui gagne. Même si un G dans la tête des gens, c’est un

V8 et puis c’est tout ! Cependant, il faut bien vivre avec son temps, c’est un bon six en ligne

bi-turbos de 3,0 litres avec une singularité le premier turbo est actionné par les gaz d’échappement

et un compresseur auxiliaire électrique. Le moteur à essence développe une puissance

de 449 ch et un couple maximal de 560 Nm. A noter que le Classe G reçoit une électrification

légère distribuée par l’alterno-démarreur qui en plus de faciliter les progressions à bas régime,

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reduisant aisni la

consommation en

ville, fournit brièvement

une puissance

supplémentaire de

20 ch et un couple

de 200 Nm.

Ce qui est nouveau

aussi, ce sont les

fameuses et frustrantes

aides à la

conduite rendues

oblmigatoires par

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l’Europe. Frustrant

pour les vrais

conducteurs, utile

pour les distraits…

724

Mais comme il

ne faut pas jeter

l’enfant avec l’eau

du bain, soulignons

l’arrivée d’un «blind

assist» plus performant

et capable de

détecter le cycliste

qui joue des coudes

dans votre angle

mort. Utile et rassu-


rant car avec le volume et les angles du Classe G, ça peut faire mal et ce n’est pas le but !

Ceci étant, le Classe G500 reçoit un nouveau tableau de bord full digital avec une fonction

spéciale dites «OFFROAD». particularité, lafonction capot transparent qui permet de visualier

où on met les roues et l’état du relief de la zone traversée. Très utiles quand on fait du hors

piste. sans oublier que le G500 dispose de nombreuses caméra et d’une fonction 360° qui sert

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au parking, mais pas que. En tout terrains, le G500 conserve sa maestria légendaire. La transmission

automatique à 9 rapports passe par une boite de transfert configurée pour que 40 %

du couple passe à l’essieu avant et 60 % à l’essieu arrière. Le rapport de la boîte de transfert

passe de 1,00 en mode HIGH RANGE à 2,93.

Mercedes-Benz précise «Il est possible de passer de LOW RANGE à HIGH RANGE jusqu’à

70 km/h. L’embrayage multidisque intelligent garantit une maniabilité durable. Il se comporte

726


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comme un différentiel

à glissement

limité à commande

automatique et

régule le comportement

du véhicule

pendant la conduite.

Il passe à un blocage

fixe avec un effet de

blocage de 100 %

lorsque le commutateur

du blocage du

différentiel central

est actionné.

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Les blocages des différentiels avant et arrière sont conçus comme des blocages de différentiels

normaux avec un effet de verrouillage de 100 %. Ils fonctionnent de manière purement électromécanique

et sont entièrement en réseau.

Tous les blocages peuvent être enclenchés individuellement pendant la conduite en gamme

basse et en gamme haute. Le véhicule passe automatiquement au programme de conduite

tout-terrain «Rock» lorsque les blocages sont enclenchés. Les interrupteurs des trois blocages

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de différentiel permettent au

conducteur de savoir à tout

moment lequel des blocages

est activé. L’état est également

indiqué sur l’écran média.»

Sur la route

Le G500 n’est pas destiné

uniquement au «Offroad», et

il est prisé pour son confort et

732


ses performances routières. Avec l’abandon du V8 pour des raisons écologiques, le gros six en

ligne de 3 litres reçoit un écvhappement configuré pour lui offrir une très belle tonalité rauque

et sourde. C’est réussi même si on ne sent plus la fameuse vibration gauche droite des gros

V8. Mais le six en ligne offre des éléments qui le rendent un peu moins gourmand avec un modus

«roue libre» et un autrre réglage appellé «skip shifting» qui permet de sauter des rapports

pour diminuer la consommation qui reste quand même proche des 17-18 litres aux cent.

733



Mercedes-Benz

Classe G580e

où la définition

d’un certain

Art de Vivre

Plume : Eric HEIDEBROEK Capture d’Images & layout : Pascale LINTERMANS - HEIDEBROEK


Le Mercedes-Benz Classe G

est un monument Automobile

depuis 1975, date à laquelle il

marquait, par la lettre «G», sa

caractéristique structurelle de

véhicule tout-terrain. Le «G»

vient de l’allemand «Gelände».

On l’appelait alors G-wagen

voire Gelandewagen.

C’est au départ un véhicule utilitaire,

et spartiate. Il était alors

utilisé en forêts, dans les campagnes,

dans les montagnes et

autres contrées abruptes et difficiles

d’accès. Le «G» est aussi

très apprécié des militaires, à

l’instar de son compagnon de

durs labeurs, le fameux camion

Unimog.



Particulièrement costaud et efficace, il a vu sa clientèle

s’élargir, du côté des chasseurs, notamment. En

1993, lors du remaniement de ses gammes de produits,

Mercedes-Benz décide de le proposer dans

une version plus raffinée, plus confortable aussi.

Et de l’intégrer dans la nouvelle nomenclature de

la famille des produits Mercedes-Benz. Exit, les

«190» «220E», «240D» 280 SE etc, on parle alors

de Classe. Soit les «Classe C», «Classe E», «Classe

S» et préfigurant l’arrivée d’un certain Classe M

fabriqué aux USA, Le «G» devient «Classe G» et

s’embourgeoise très vite pour plaire davantage à

sa clientèle éclectique de chasseurs, golfeurs et

propriétaires terriens, voire gentlemen farmers.

Il sera proposé en plusieurs versions, de 1993 à

2018, en versions courtes ou longues, et même

découvrable. Il faut savoir que pendant tout un

temps, le Classe G était la Mercedes-Benz la plus

chère de la gamme, à l’exception des Maybach. Il

y eut même une version à six roues.

Le Classe G est aussi passé entre les mains de

préparateurs qui faisaient chanter les V8, comme

Brabus et AMG. Donnant une image de luxe et de

puissance vraiment impressionnante. AMG étant

devenu au fil du temps la référence sportive de

Mercedes-Benz, tandis que Brabus a l’agréation

chez #smart, autant dire que la qualité de leurs

transformations entrait dans les exigences de la

marque à l’étoile.

Le Classe G a été proposé avec plusieurs mécaniques

à quatre, cinq et six cylindres Diesel et essence.

La figure de proue de la gamme a toujours

été le G500 avec son célèbre V8. Les véritables pas-




sionnés du «G» sont comme ceux du Range Rover,

«un V8, sinon rien !». Aujourd’hui donc si le

G500 conserve la puissance et le couple, il passe

au six en ligne muni d’une hybridation féroce. Il

reçoit une acoustique lui conférant une sonorité

rauque à souhait, mais qui n’a rien à voir avec

le regretté V8. Et pourtant, ce vénérable «outil»

qui n’a connu que deux générations, entre 1975

et 2018, reste fidèle à son image et à son statut.

En 2018, le Classe G reçoit de nombreuses modifications,

mécaniques et cinématiques adaptées

aux évolutions électroniques, mais on n’a

pas touché au look, bien au contraire, il a été

affirmé.



Mercedes-Benz a régulièrement adapté le «G», il y

a eu sept «phases» entre 1993 et 2018. La génération

2018 se met au goût du jour par l’électrification

des modèles comme le G500 à moteur 6

cylindres de 3,0 litres, bi-turbos, hybride plug-in et

du G580e, 100% électrique de cette présentation.

ELECTRO-REVOLUTION À AVERNAS

Et oui, les temps changent, et c’est au Golf d’Avernas

Le Beaudouin, à Hannut, que la séance de

photos a débuté sur le green de ce neuf trous qui

possède plus de 700 membres passionnés et passionnants.

Avant, pendant ou après l’effort, le Birdie

les restaure, les rafraîchit, leur offre un havre

de paix et de conversation.

L’arrivée du G580e First Edition dans sa livrée

bleue mate a fait sensation, surtout par sa majesté

et son élégant silence. Taille respectable, rigueur

de ses formes massives et angulaires attirent la

curiosité sur son intérieur luxueux.

Les portes s’ouvrent aux regards, invitent au toucher

des cuirs Nappa et belles matières. L’écran

panoramique offre des lignes sobres et élancées,

l’atmosphère du bord appelle au voyage, à une

rare forme de confort omniprésente. Les matières

nobles, les cuirs doux, le moelleux des fauteuils

et l’énorme volume habitable confirment le raffinement

attendu. Ce G580e s’intègre parfaitement

à l’atmosphère du Birdie dont la générosité


spatiale, la luminosité et la terrasse apportent

une aura délicieuse en prélude

à une cuisine raffinée. C’est Francoise

Lievens qui gère l’ensemble, tandis que

son chef officie aux fourneaux.




La carte du Birdie, est succincte 6 entrées, 4 poissons,

5 viandes, 2 plats végétariens et 5 incontournables

de type «brasserie». En plus d’un menu du

mois et de deux suggestions du marché.

Avec cette carte offrant des plats de saison, il faut

s’attendre à entendre dire «qu’il n’y en a plus» et

ça, c’est une excellente information, car pour Francoise

Lievens et son chef la fraîcheur et la qualité

ne font qu’un seul critère en prélude à une cuisine

fine et savoureuse.

A table !

Le midi, nous avions entendu qu’il y avait du cabillaud,

et du poulpe grillé. Coup de chance, il en

restait et le choix était parfait. Légumes généreux,

croquants et originaux, harmonie des saveurs,

cuissons parfaites et l’accompagnement des vins

judicieux. L’ensemble tournant très loin du coup de

fusil, un petit 60€ par couvert, dessert et vin inclus.



Après ces bons moments au Golf Club

d’Avernas, le week-end se tourne vers une

exposition à la galerie «the K art signatures»

au quai des Péniches à Bruxelles. C’est que

ce dimanche-là était la clôture d’une exposition

d’œuvres d’art contemporain et de la

révélation du travail de Véronique FOURNIER,

une artiste alliant la Mode et les beaux-arts.

Le Mercedes-Benz Classe G580e nous

emmène donc dans son silence feutré et

l’incroyable puissance électrique de 587 chevaux

et un couple phénoménal de 1.164 Nm

qui entraînent ses trois tonnes (3.085 kg)

comme une ballerine dans une souplesse et

un confort royal. S’il est vrai qu’il a besoin

d’une petite quarantaine de kW/h aux

cent sur autoroutes à 120-130, - comme

un Classe V électrique - il se contente de

24-26 kWh/100 en usage péri-urbain ou

urbain. En franchissement, il est redoutable

et assez frugal puisqu’il demeure sous

les 30 kWh/100 surtout quand l’exercice

demande plus de travail. Pour faciliter ces

performances, le «G» dispose de 4 moteurs

électriques, un par roue.


Lors de sa présentation

à Las Vegas, Mercedes a

placé quatre «G580e»

l’un derrière l’autre et les

a fait tourner en rond sur

eux-mêmes ! Un spectacle

unique et impressionnant.

C’est en utilisant cette

possibilité d’utiliser chaque

roue de façon individuelle

que l’électronique permet

un crapahutage inouï, et,

impensable. Là, Mercedes a

véritablement fait le buzz !




véronique FOURNIER styliste

«Juste une impression» incarne

l’essence du slow fashion artistique,

entièrement conçu et réalisé dans les

Hauts-de-France (région lilloise).

La créatrice Véronique FOURNIER,

designer passionnée, donne vie à

cette marque engagée où chaque

pièce raconte une histoire.



On trouve chez Véronique FOURNIER un

talent rare qui allie le «pratique au quotidien»

au coeur de l’Art Contemporain.

Véronique dessine des robes au style pur

et intemporel. Non seulement simples de

ligne, mais aussi simples d’usage.

Faciles à entretenir sans même les repasser.

Pensées pour les femmes de 18 à 85

ans (record en main !) et toutes les morphologies

(du 34 au 50+ et sur mesures).

L’art se porte, se vit, s’ose – sans limites.

Conçues pour durer, elles résistent au

temps comme aux lavages, leurs motifs

exclusifs ancrés à vie dans le tissu avant





même leur confection artisanale. Du premier

croquis à la dernière couture, 100%

made in France.

De plus, ses créations sont tellement

originales et sans ambiguïté qu’elles

se portent indifféremment de l’âge,

des saisons, des événements, cocktails,

mariages, fêtes, sorties en ville, plages,

sports, bureau ou au quotidien, tout

leur va, et même mieux, personne ne les

oublie, car elles sont inoubliables portant

JÉRÔME JASINSKI

Carry-Bout

2021, 52*52 cm


www.thek-artsignatures.com

la signature des plus grands noms

de l’art contemporain. Mondrian,

Yves Saint-Laurent, le Pop-Art, l’Op

Art, l’Art cinétique en avant-garde.

Les œuvres d’Andy Warhol, Richard

Hamilton,Roy Lichtenstein, Alex

Katz, James Rosenquist, Peter Philips,

et autres Tom Wesselmann cotoyent

des portraits de stars comme



de Mary Quant, la créatrice de la mini jupe,

Brigitte Bardot, Marylin Monroe, Jane Birkin,

Blondie, Kim Wilde et bien d’autres encore se

retrouvent artistiquement imprimées sur ces

jolies robes.


www.juste-une-impression.com


JÉRÔME JASINSKI

Laurent Gina

2024, 37*37 cm




JÉRÔME

JASINSKI

Phil Ofax

2024,

80*80 cm








La galerie

«the K art signatures»

est un écrin ouvert

sur la vie et la créativité.

Spacieux et facilement accessible,

il est posé sur le quai des

Péniches, juste derrière l’ancien

immeuble Citroën. Le quartier

vient d’être rebaptisé par la

Villede Bruxelles, c’est le quatier

«kanal District».

Le complexe Citroën fut construit

en 1933. En 2015, le bâtiment

a été acquis par la Région de

Bruxelles-Capitale en vue de le

reconvertir enun musée d’art

contemporain, appellé «Kanal-

Centre Pompidou» et dont

l’ouverture vient d’être annoncée

pour le 28 novembre 2026.

La galerie «the K art signatures»

est un lieu dédié à l’art contemporain,

où se croisent créativité

et rencontres. Au fil de l’eau,


entre dynamisme urbain et inspiration

artistique, cet espace propose

une programmation riche

et variée, mêlant expositions,

découvertes et échanges.

Ouverte à tous, la galerie met en

lumière des artistes émergents

comme confirmés, à travers des

mediums divers : peinture, sculpture,

photographie ou installations.

Chaque exposition est une

invitation à explorer de nouvelles

perspectives, avec une touche

d’audace et d’originalité.

C’est dans ce lieu clair et spacieux

que Véronique FOURNIER

et son équipe de modèles ont

clôturé l’exposition d’art contemporain

où Jérôme Jasinski, virtuose

des illusions optiques a

proposé des oeuvres originales

d’une grande qualité plastique.

Non seulement les idées, la

créativité, le sens du relief et de



la perspective ont permis

d’offrir un contexte lumineux

et coloré, réalisé avec un soin

et une finesse remarquables.

L’ensemble de ses œuvres

et sculptures s’est assortit

aux créations de Véronique

FOURNIER.

Ensemble, ils ont revisité

l’une de ses sculptures en

robe, ajoutant ombres et

reliefs pour un effet «wahou»

garanti. «Tromper l’œil, c’est

notre sport préféré», semble

nous chuchoter la pièce.

Avec la complicité et la classe

naturelle du Mercedes G580e,

les créations de Véronique

FOURNIER ont pu s’exprimer

encore plus librement.





Poses et selfies à gogo !

Ce gros véhicule à la personnalité

unique offre une scène idéale

pour faire bouger les créations de

la passionnante styliste française.

D’ailleurs, les mannequins ne

se sont pas privé de saisir des

moments magiques de cette

rencontre avec ce gros véhicule

à l’histoire unique. Les poses,

étudiées et saisies autour et dans

le magnifique Classe G580e avec

son intérieur où le luxe reste roi,

car garni de cuirs sur mesure, de

métaux froids, de carbone et de

garnitures élégantes créent une

atmosphère de lounge très haut

de gamme, où chaque détail

exhale l’excellence Mercedes.

Les éclairages tamisés et colorés

accentuant ce moment exclusif.

Retour au bercail

Sur le chemin du retour, on

apprécie l’absence de vibrations

thermiques qui renforce le



sentiment de sérénité,

tandis que l’insonorisation

poussée laisse seulement filtrer

le léger souffle du vent

ou les crépitements de la

route, savamment étouffés.

Même le toit ouvert

offre de l’air sans

provoquer de remous,

un confort remarquable !

Malgré son gabarit, le

G580e Électrique surprend

par son agilité, grâce à sa

transmission intégrale


intelligente et sa batterieintégrée

au plancher abaisse sensiblement le

centre de gravité.

Cette batterie de 116 kWh offre une

autonomie de 460 km mesurée. Bien

sûr la marque annonce des variables

plus élevées, mais nos mesures confirment

une autonomie suffisante et

une consommation que l’on peut

aisément maîtriser.

Maintenant, entre deux accélérations

foudroyantes - on peut dire

gourmandes, on savoure le confort




digne de fauteuils de première classe

climatisés, des nombreuses attentions

à l’exemple de la panoplie MBUX

intégrant les éléments nécessaires à la

conduite et générant peu de distraction,

car bien secondés par des commandes

classiques.

Le G580e EQ Technology n’est pas

qu’un SUV, c’est vrai 4x4, mais aussi un

sanctuaire roulant où la performance

brute épouse le raffinement absolu.

Et dans cette optique, on constate

que Mercedes-Benz ne s’est pas

laissé tenter par le «bling-bling»

contrairement à la concurrence.

Enfin, à ce niveau de produit, peuton

encore parler de concurrence sans

devoir monter chez maybach, Bentley

ou Rolls Royce ?

Prenez le volant, et laissez-vous

envoûter par cette alliance inédite :

la rudesse conquérante d’un G-Class,

sublimée par la sophistication d’une

mécanique électrique d’exception.

L’avenir du luxe automobile n’a jamais

été aussi désirable.


By Mercedes-Benz


Cela fait maintenant quelques années que

la technologie EQ est présente sur pratiquement

toutes les Mercedes-Benz. Electric Quotient pour compléter

l’Intellectual Quotient des produits Mercedes-Benz a apporté une

aide électrique bienvenue pour réduire la consommation des blocs thermiques

au profit de la réduction des émissions de CO2...

789



Mercedes-Benz

2018

La EQ Silver Arrow

Passion de Designer !

Ayant eu la chance de rencontrer

et de discuter avec

Gorden Wagener, le patron

du style mondial de Mercedes-

Benz depuis 2008, j’avais

constaté la créativité du bonhomme

et décelé une rare

passion pour divers domaines

en plus de l’automobile.

Gorden Wagener nous a montré

des créations dans le domaine

de l’aéronautique et du nautique.

Aménagement de jets

privés de gros porteurs (Boeing

747), création de Runabout

comme le Silver Arrow 460.

Et quand on le met au défi

de créer des versions EQ qui

peuvent faire rêver, il s’inspire

de l’Histoire de la marque à

l’étoile. Il sort ses crayons,

et trace les lignes extraordinaires

comme celles de cette

EQ Silver Arrow. Décidément

les Flêches d’Argent continuent

de dessiner l’avenir.

PEBBLE BEACH 2018

C’est à Pebble Beach, en Californie,

que Mercedes-Benz a

dévoilé le prototype Vision EQ

Silver Arrow au cours de la

Monterey Car Week, qui s’est

tenue du 18 au 26 août 2018.

791


Cet événement attire les aficionados

de l’automobile et les

collectionneurs du monde entier.

Le véhicule monoplace est également

un hommage à la voiture

W 125 de 1937, qui a battu avec

succès tous les records.

La peinture en argent «alubeam»

rappelle les flèches d’argent historiques

qui, pour des raisons de

poids, n’avaient pas de couche

de peinture blanche.

L’intérieur est dominé par des

matériaux traditionnels de haute

qualité tels que le cuir véritable,

l’aluminium poli et le noyer

massif. Le cockpit numérique,

quant à lui, est directement tourné

vers l’avenir : il comprend

un écran panoramique incurvé

avec rétroprojection, ainsi qu’un

écran tactile intégré au volant.

La silhouette profilée de ce véhicule

monoplace d’environ

5,3 m de long et d’environ

un mètre de hauteur est à la

fois élancée et sensuelle. La ligne

est pure, homogène et de nombreuses

innovations décelées sur

ce prototype sont déjà intégrées

sur les productions de série.

«Hot» et «cool».

La structure de la carrosserie du

show car est en fibre de carbone.

Les multiples couches de peinture

en argent alubeam donnent

l’impression d’un métal liquide.

Ce concept représente les opposés

polaires du design «chaud»

et «froid». Les pièces de fixation

fonctionnelles en fibre de carbone,

telles que le splitter avant,

incarnent l’aspect cool et rationnel

de cette philosophie.

Il en va de même pour la garniture

avant conçue comme un

écran, ainsi que pour la bande

lumineuse continue à l’avant.

Les jupes latérales


793



sont également dotées d’une bande

lumineuse et le grand lettrage EQ encastré

derrière les roues avant est éclairé

en bleu, comme le veut l’identité de la

marque.

Parmi les autres points forts, citons le

poste de conduite, dont le capot se relève

vers l’avant, et les jantes sculpturales.

Les enjoliveurs de moyeu non rotatifs et

les garnitures partielles sur les roues sont

fixes et les 168 rayons de chaque roue

sont en aluminium léger et peints en or

rose, les roues glissent souplement dans

les enjoliveurs fixes.

Le diffuseur arrière rappelle le sport

automobile. Deux spoilers arrière extensibles

servent d’aérofrein.

Intérieur :

entre tradition et modernité

L’intérieur du Vision EQ Silver Arrow

représente les valeurs du luxe progressif.

Le design associe une esthétique intemporelle

à des visions futuristes.

Lorsque le poste de conduite est rabattu

vers l’avant, il offre une vue sur l’intérieur

étonnamment large. Un contraste

lui donne vie : d’une part, il utilise des

matériaux traditionnels de haute qualité.

Il s’agit notamment de cuir véritable

brun selle sur les sièges et le volant,

d’aluminium poli dans tout l’intérieur et

de noyer massif avec des rayures en bois

de conifère plus foncé sur le plancher.

Écran panoramique et course virtuelle.

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Le conducteur de la Vision

EQ Silver Arrow est entouré

d’un grand écran panoramique

sur lequel une image

3D de l’environnement est

projetée depuis l’arrière.

En guise d’indication des

futures technologies de

recharge possibles, la voie

de la chaussée sur laquelle

la recharge par induction

est possible est superposée

à l’écran.

Jouet pour

ultra riches...

Grâce à l’intelligence artificielle,

il est possible de

participer à une course virtuelle

contre des voitures de

course Silver Arrow historiques

ou actuelles.

Pour ce faire, un circuit de

course virtuel est superposé

à la route réelle sur l’écran

panoramique et le conducteur

voit son adversaire

devant ou derrière lui sous

la forme d’un «fantôme».

La fonction d’assistance

Virtual Race Coach vous

aide à devenir un meilleur

conducteur

en vous donnant

des instructions

pendant

la course. (hmm!)

Système de

conduite sans

émissions locales.

La Vision EQ Silver Arrow

est conçue comme un

véhicule électrique. Cette

Flèche d’argent silencieuse

a une puissance de 750 ch.

La fine batterie rechargeable

située dans le soubassement

a une capacité utilisable

d’environ 80 kWh et permet

une autonomie calculée de

plus de 400 km théoriques.

Des bouches d’aération latérales

permettent de refroidir

la batterie.

Le modèle

Vision EQ

Silver Arrow est

basé sur la voiture

de record W 125

à douze cylindres

que Mercedes-Benz a

construite en 1937 d’après la

voiture de Grand Prix.

Découvrons maintenant.le

futur proche avec la EQXX.


Le réchauffé est toujours meilleur !

C’est pourquoi nous avons ouvert notre

dossier EQ Family avec ce ShowCar de 2018.

Beau et avant-gardiste ! Merci gorden

Wagener pour ces traits de génie8

797


By Mercedes-Benz

Le Retour

du Club des


Mercedes-Benz

1.000 !

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Pas de panique, ne courez pas chez votre

concessionnaire, la EQXX est un prototype

et ne sera jamais commercialisé.

Mais on va retrouver, sur les nouvelles

Mercedes-Benz, pas mal d’éléments qui ont

fait leurs preuves sur ce prototype.

Pour vous parler de ce prototype, nous avons

relevé les commentaires de quelques rares

confrères qui ont pu rouler avec la EQXX et

vérifier qu’effectivement ce véhicule peut parcourir

plus de 1.000 km avec une seule charge!

En fait l’auto

est donnée pour une

consommation

de l’ordre de

10,1 kWh aux

100 km. Les

journalistes

qui l’ont

testée,

annoncent même une consommation de seulement

8,7 kWh aux 100, soit une autonomie

de l’ordre de 1.200 km. Donc ceux qui veulent

aller à la côte d’Azur sont rassurés, c’est possible

et pas en roulant comme un escargot, au

contraire. Les confrères disent qu’ils ont conduit

normalement en s’offrant même quelques accélérations

pour conserver leur taux d’adrénaline,

sans doute.

Style

Les lignes du concept EQXX sont basées très

naturellement sur des modèles qui ont fait fureur

à certaines périodes comme cette 540K de

1938 qui pose à côté de la EQXX.

En fait Mercedes-Benz améliore des thèmes

tout simples (?), comme l’aérodynamique. Et

le concept dispose d’un coefficient de seulement

0,17 de cX, grâce à ses lignes fluides et


son arrière fuyant comme ceux

des voitures de course des

24h du Mans, surtout celles

qui concourraient pour gagner

les 24h à l’indice des performances,

celles qu’on

appelaient les «Longues

Queues» ou «Lang

Heck».

Dans la EQXX, tout

est étudié avec minutie,

le moindre

détail a son

importance.

La gestion des flux

d’air est primordiale

et permet de gagner par-ci,

par-là des kWh.

801



Par exemple, les turbulences

autour des roues freinent

l’auto, et pour y remédier , les

ingénieurs ont rentré les roues

de quelques millimètres, et ça

ne se voit pas ! Au contraire,

elles ont l’air d’être affleurantes

aux passages de roues.

Du grand art ! Teddy WOLF

responsable de l’aérodynamique

précise:

«Nous voulions

dessiner la

voiture la plus

aérodynamique

possible

tout

en respectant

l’ADN de Mercedes,

à savoir un design identifiable

et de la sportivité»

Côté technologie, les ingénieurs

ont pu compter sur

l’expérience des équipes de

F1 et de FE. Le moteur électrique

offre 244 ch, c’est amplement

suffisants.

La batterie est tout juste sous

les 100 kWh. Mais elle est

50% plus petite et pèse 30%

moins lourd que dans la

EQS. Le système électrique

de 900 V permet de recharger

100 km en 5 minutes

à peine à partir d’une borne

capable de délivrer 140 kW.

Cette batterie plus petite et

plus légère va pouvoir entrer

dans les véhicules de toutes

les gammes, à partir de la

Classe A, par exemple.

La Vision EQXX pèse seulement

1755 kg, évidemment

elle utilise pas mal de carbone

et d’aluminium, mais, bon, en

grande série, ce n’est pas possible,

car beaucoup trop cher.

Ah, oui, la EQXX possède

des panneaux solaires dans le

toit. Cela permet de

récupérer 25 km.

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MERCEDES-BENZ

EQS 580 : Ce n’est pa

Classe «S», mais déjà

de la flotte électrique

Rien n’équivaut la Classe S de Mercedes-Benz.

Si la nouvelle grande berline électrique de la marque à l’étoile a un

«S» dans son prénom, c’est surtout pour indiquer qu’elle occupe le

poste de vaiseau amiral de la flotte EQ et avec elle Mercedez-Benz

place la barre très haut !

C’est une ligne de limousine sculptée par le vent qu’épouse la EQS.

Totalement novatrice par rapport à l’architecture que la marque développe

depuis quelques années déjà, et qui lui réussi bien, générant

jeunesse et dynamisme tout en conservant une classique élégance.

Si Mercedes-Benz persiste dans ces nouvelles courbes, il faudra

bien s’y habituer. C’est vrai que les «Classe» A, B, C, E ont

perdu l’étoile scintillante plantée dans le capot au profit de la

grande étoile de calandre qui était l’apanage des seuls coupés

et roadsters sportifs. Nostalgie.

Le futur étant à nos portes, la marque a choisi d’offrir à sa nouvelle

limousine de classe internationale la ligne la plus fluide possible,

la plus économique en énergie, offrant une résistance à l’air

si faible - avec son incroyable Cx de 0,20 - qu’elle

autorise une autonomie de près de 677 kilomètres WLTP.

Pendant notre essai nous avons pu établir une belle autonomie de

603 kilomètres avec un consommation de 18 à 30 kWh aux cent kilomètres.

C’est vrai, aussi, que nous avons profité de la bonne santé des moteurs électriques

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s encore la vraie

le Vaisseau Amiral

«EQ»@ Eric HEIDEBROEK - Photos © CAMINTER - PR

NOS ESSAIS

RÉCENTS

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qui autorisent des accélérations extraordinaires avec un 0 à 100 en 4,3 secondes. Côté

recharges, la EQS est capable de recevoir une puissance de 200 kW, ce qui permet

en 15 minutes de recharger 300 km. En 31 minutes, la recharge peut passer de 20

à 80%. Sur une prise domestique en 16 A, il faudra compter sur une grosse dizaine

d’heures, sur une borne en 32 A, on peut recharger complètement en 7 heures.

La EQS est une sorte de grand coupé à cinq portes. Elle fait 5,22 m de long, 1,93

m de large et 1,5 m de haut. Son empattement (l’écart entre les roues avant et

arrière) est de... 3,21 m. Cette dernière mesure explique la générosité de l’espace

intérieur. Et là, on constate que même les grands gabarits s’y sentent à l’aise même

si la garde au toit à l’arrière tolère les 1,90 -1,95 m, la faute à la ligne coupé. Mais

indiscutablement la EQS est une grande voiture tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.

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Son coffre fait 610 litres avec un compartiment en plus pour stocker les cables...

Quand on rabat la banquettes arrière (60/40) le volume passe à 1770 litres.La EQS

inaugure une toute nouvelle planche de bord, de série sur la EQS 580, une dalle de

1,41 m de large (56 pouces) traitée au silicate d’aluminium résistant aux rayures,

intégrant trois écrans, qui attirent tous les regards. L’hyperscreen offre un premier

écran de 12,3 pouces pour le conducteur, un grand écran central de 17,7 pouces

pour tout l’infotainement, et un de 12,3 pouces à l’usage du passager avant. Quand

le conducteur regarde cet écran qui joue un film par exemple, un capteur décèle le

regard du conducteur et instantannément change la trame afin que le conducteur

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ne puisse regarder, tout en préservant le passager de sa vidéo ! Côté écran il y en a un

quatrième, l’affichage tête haute en réalité augmentée. Le confort à bord de la EQS

est la première sensation prioritairement ressentie. Silence de marche, évidemment,

direz-vous, «c’est une électrique !», mais le bruit de roulement et les murmures du

vent sont pratiquement inaudibles et ce n’est pas le cas partout.

Côté agrément de conduite, la EQS n’est pas une voiture de sport malgré ses 523

chevaux et 855 Nm, c’est une Grand Tourisme. Elle est suspendue par un système

pneumatique à gestion électronique qui peut se montrer aussi doux que ferme selon

le mode choisi. Il y a 3 modes à choisir, le mode ECO, le mode Comfort, le mode Sport

et le mode Individuel. Ce qui affine la conduite tant sur routes qu’en ville ce sont les

quatre roues directrices qui permettent à la EQS de tourner sur 11,5 mètres... C’est


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très court. Sur routes sinueuses, les roues arrière suivent parallèlement la route et peuvent

prendre un angle de 4,5° pour affiner le comportement, en dessous de 60 à l’heure, les

roues braquent dans le sens opposé (jusqu’à 10° !) pour faciliter les manoeuvres.

On est surpris par la précision que cela apporte dans chaque cas de figure.

Différent mode de récupération d’énergie sont proposés, le mode roue libre qui ne récupère

pas grand chose mais qui fluidifie la conduite sur routes nationales. On peut choisir

deux modes de récupérations, soit doux soit fort, mais on n’aura pas le mode 1 pédale. Par

contre le mode automatique est extraordinaire. Tous les détecteurs et appareils GPS s’associent

pour prendre en compte la signalisation, le relief de la route et même la circulation,

pour optimiser les phases de récupération d’énergie. Et ça , c’est vraiment TOP !

En conclusion, cette nouvelle Mercedes-Benz «EQS» est faite pour être conduite, alors que

la Classe «S» est idéale pour se laisser conduire.

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NOS ESSAIS

RÉCENTS

EQS 500

Plume :

Eric HEIDEBROEK

Capture d’Images :

Pascale HEIDEBROEK

La Référen


ce !

Mercedes-Benz

A sa sortie, nous avions testé

la EQS 580, le haut de gamme et

l’avions trouvée très bien.

Pourtant la EQS 500 s’avère être la

référence du segment, comme toutes

les Mercedes-Benz «500» d’ailleurs!

Ce que l’on remarque instantanément

dans cette «500», c’est son équilibre

encore plus marqué. Là où la puissance

culmine à 544 ch avec un 0 à 100 en 4’’3

et une autonomie de 669 km pour la 580,

la 500 offre 450 ch, un 0 à 100 en 4’’8 et

677 km d’autonomie tandis que l’entrée

de gamme, la 450 se contente de 360 ch,

d’une accélération de 0 à 100 en 5’’6 mais

d’une autonomie de 699 km.

Comme quoi, plus on a de puissance,

moins on a d’autonomie...

C’est pourquoi nous parlons d’équilibre

pour la EQS 500, et donc de référence.

C’est grâce aux petits détails

que l’on voit les grandes choses !

Chez Mercedes-Benz, on sait prendre

soin des occupants. Le choix des matières,

la finition, les coloris avec leurs

équipements assortis sont autant d’éléments

de conforts et d’accueils dignes de

très grandes routières.

Pourtant, l’EQS n’est pas une Classe S,

rien de comparable. Le mobilier de bord

est certes bien dessiné, mais ça n’a rien à

voir avec une véritable Classe S.

Un exemple ? Vous allez dire que l’on

chipote, mais bon... Lorsque l’on passe la

main sur le rebord de l’assise des sièges

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avant, on constate sur les coins gauche et droit, que le cuir fait place à un tissu élastique.

Astuce qui permet d’éviter la garniture de l’élément mobile qui permet d’ajuster

la partie avant de l’assise pour le confort des cuisses. Nonobstant ce «détail»

l’atmosphère de la EQS est très moderne, surtout avec la spectaculaire et superbe


planche de bord pourvue de l’écran géant du fameux système MBUX Hyperscreen.

La planche de bord de plus d’1,50 m offre trois écrans distincts et touchscreen . Sur

la console centrale dotée de profonds rangements, on découvre le bouton des 4 feux

clignotants, dont le voyant clignote de part et d’autre. C’est graphiquement réussit!

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L’ergonomie, est parfaite même pour

un système dépourvu de boutons classiques,

il est réfléchi et intuitif. Ce qui

est surprenant aussi, c’est la convivialité

de l’application «Hey Mercedes» !

En effet, si, après avoir demandé une

commande à «Mercedes», par exemple

«Hey Mercedes, mets radio Classic 21»

qu’elle la réalise et que vous dites «merci»,

Mercedes vous répond, «de rien».

Et ça, c’est nouveau et bien agréable.

Oui, le conditionnel reste de mise pour

toutes ces applications à commandes

vocales. Car il faut du temps pour que

l’Intelligence Artificielle apprenne votre

façon de parler et s’adapte à vous. Lors

d’un essai avec ce type de logiciels, on

ne peut pas systématiquement exiger

une réaction immédiate et donc, parfois

la machine vous dit qu’elle ne vous a pas

compris... Même chez Mercedes-Benz.

Bon à part ces gadgets dont certains

apportent une forme de confort en plus,

et aussi une distraction inoportune, on

constate que cette EQS500 est incontestablement

bien née. Le confort à bord


avec ses suspensions pneumatiques et

adaptatives avec anticipation des obstacles,

creux et bosses, est tout simplement

royal. Les sièges offrent le maintien

voulu et en option on peut encore plus

se faire plaisir en choisissant des sièges

encore plus doux, surtout à l’arrière. On

a le sens du voyage chez Mercedes-Benz.

Un point à souligner et assez rare à ce

niveau de produit, le fait que l’accès

au coffre se passe par un hayon à commande

électrique. On a accès à cet espace

au beau volume de façon aisée et

pratique. On n’est pas géné par la hauteur

moyenne de l’espace du fait que le

hayon offre un bon espace supplémentaire

en hauteur. Bien vu, ce qui est un

plus pour la EQS n’est pas présent dans

le EQE, ce qui est dommage.

Côté autonomie et performances, cette

EQS 500 a toujours de la réserve de

puissance, et on peut faire sans souci

et dans un usage identique à une thermique,

donc sans jouer à l’économie, au

moins 600 kilomètres, grâce, aussi, au

très bon système de régénération.

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MBUX : l’écran Hyperscreen

de Mercedes-Benz...

L’écran du Hyperscreen est en verre

mais tout est prévu pour garantir la sécurité

des passagers.

Faits & chiffres intéressants

Avec l’hyperscreen MBUX, plusieurs

écrans semblent fusionner en douceur,

ce qui donne une impressionnante bande

d’écran incurvée de 141 centimètres de

large. La superficie perçue par les passagers

peut aller jusqu’à 2.432,11 cm 2 .

650°

Le grand écran de la dalle en verre est incurvé

en trois dimensions lors du processus

de moulage à des températures avoisinant

650°C. Ce processus permet une vue sans

distorsion de l’écran sur toute la largeur du

véhicule, quel que soit le rayon de couverture

de l’écran.

Pour aller aux applications les plus importantes,

l’utilisateur ne doit faire défiler aucun

niveau de menu. Ce qui explique pourquoi

Mercedes-Benz appelle cela la «couche

zéro». Il y a 12 «actionneurs» en tout sous

l’écran tactile avec un retour haptique lors


du fonctionnement. Quand le doigt touche

certains points, ils déclenchent une vibration

dans la dalle. C’est une réaction physique

destinée à remonter clairement la

confirmation de l’action commandée.

La dalle possède deux revêtements qui réduisent

les reflets et facilitent le nettoyage.

Le verre incurvé lui-même se compose de

silicate d’aluminium particulièrement résistant

aux rayures.

Structure en Nid d’Abeille !

Les mesures de sécurité comprennent des

points de rupture prédéterminés le long des

ouvertures latérales de sortie ainsi que cinq

supports qui peuvent céder de manière ciblée

lors d’un accident grâce à leur structure

en nid d’abeille.

Parmi les spécifications techniques du MBUX:

8 cœurs CPU, 24 Go de RAM et 46,4 Go

par seconde de bande passante mémoire

RAM. Avec les données de mesure d’une

caméra multifunction ainsi qu’un capteur

de lumière, la luminosité de l’écran

s’adapte aux conditions ambiantes. Avec la

possibilité d’enregistrer jusqu’à sept profils,

la section d’affichage peut, aussi, être

individualisée pour le passager avant.

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EQS 450+

Invitation

aux Voyages

Plume :

Eric HEIDEBROEK

Capture d’Images :

Pascale HEIDEBROEK


Mercedes-Benz

L’entrée de gamme fait fort, avec ses

700 kilomètres d’autonomie annoncés.

Certes en conditions normales, si en

hiver l’autonomie baisse, la EQS 450+

maintient quand même une autonomie

de quelque 620 kilomètres, mesurés.

La Mercedes-Benz EQS revendique une

attitude statutaire et on peut dire qu’elle

y parvient malgré une allure trop sage. Ce

qui peut (ou pas) freiner son attrait, c’est

une structure avant monotone, ou s’inscrit

en trop grand, l’étoile.

Une étoile dans la calandre, réservée, au

départ, aux voitures de sport. Les voitures

statutaires conservaient l’étoile plantée

dans le capot moteur. Il est vrai qu’aérodynamique

oblige, ce radiateur avant doit

effacer sa présence.

Mais il est bien là, car il doit gérer les

températures de la batterie.

C’est indispensable sur

une voiture électrique.

A l’usage la batterie

chauffe, exactement

comme celle de votre

GSM. Aussi, pour

conserver efficacité et

longévité le radiateur

joue deux rôles, en été

et en temps normal, il

climatise la batterie et

en hiver il la réchauffe

en jouant son rôle

d’échangeur de chaleur.

Mercedes-Benz offre dans

sa EQS, le haut de gamme des électriques

de la EQ Family est une invitation permanente

au voyage. Son intérieur respire la

tranquillité et le luxe. Tout est pensé pour

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que le contact soit fort et élégant. La finition de notre EQS 450+ est optionnelle,

notamment avec ses cuirs Nappa, que le gris très clair, complété d’un bleu marine

garnissant les dessus de portières et la planche de bord, rehaussent encore, surtout

avec le volant dans la même peausserie gris clair. Dans le modèle de notre essai, il


n’y a pas de système MBUX Hyperscreen en, mais deux grands écrans, dont l’un

est tactile. La planche de bord est recouverte d’une glace en verre feuilleté avec une

décoration très élégante et reposante. À noter que Mercedes-Benz a décidé de proposer

en série l’Hyperscreen sur toutes les EQS, c’était une option à plus de 6.000 euros.

827


Sur la route

La EQS est souveraine, son comportement

apporte sérénité et efficacité.

Ses suspensions pilotées

absorbent les inégalités des revêtements

routiers à la qualité inégale

dans notre pays qui se targue

d’avoir des routes «bio-dégradables»

tellement il y a des trous

partout.

Indépendamment de cette

réflexion, on constate que la

Mercedes-benz EQS 450+

maîtrise parfaitement le poids

des batteries en effaçant les

effets de marsouinage caractéristiques

de trop nombreuses

voitures électriques mal amorties.

Ceci contribue au plaisir de

conduire cette puissante 450+.

Les 360 chevaux disponibles, immédiatement,

offrent une sécurité

impressionnante.

Le silence de marche est évidemment

une des marques de fabrique

de la marque à l’étoile, bien que depuis

quelque temps, on remarque

que les ingénieurs «son» offrent

une sonorité rauque, comme si on

avait un moteur thermique à 6 ou

8 cylindres sous le capot.

Capot qui est verrouillé et qui ne

peut s’ouvrir qu’en atelier. Pour

faire l’appoint d’eau au lave-glace,

c’est une petite trappe à gauche de

la porte conducteur que l’on actionne

pour le remplissage...



Étonnante

Classe S

La Classe S, se renouvelle. Avec cette pandémie terrible, les premiers

contacts avec le vaisseau amiral de la marque à l’étoile se sont déroulés

à distance, loin de l’atmosphère que Daimler consacre traditionnellement

à son porte-drapeau. Pas d’ateliers d’informations pré-série, pas de

séminaires informatifs quant aux évolutions révolutionnaires, rien !

La nouvelle vague digitale a beau accéder au coeur des rédactions, la

perception produit n’est pas là, l’attention requise non plus, du fait de la

volatilité de l’information digitale.

Cela pose problème quand on fait les premiers tours de roues. Surtout

qu’une Classe «S» est toujours celle qui met sur la route les toutes dernières

technologies novatrices. Et dans le cas de cette génération, les apports sont

énormes, fantastiques et surprenants, voire un peu to much...

Mais c’est justement là qu’une Classe «S» se distingue.

830


2021

831


Extérieurement, la ligne demeure intemporelle.

C’est celle de la limousine statutaire qui

reçoit un profilage aérodynamique chargé de

réduire les résistances à la pénétration dans

l’air, et, d’utiliser tous les appuis dynamiques

fluidifiants son évolution routière. C’est pourquoi

les profils sont épurés, le nez est sculpté

pour générer les flux d’air de la façon la

plus homogène qui soit aujourd’hui. C’est

pourquoi l’auto parait compacte, tellement

c’est fluide. Mais détrompez vous la «S» est

énorme, même en version courte.

Jugez plutôt : Pour la version courte, {longue}

la longueur est de 5.210 mm {5.320 mm},

l’empattement de 3.106 mm (énorme) {3.216

mm}. La largeur avec les rétros en position de

marche c’est 2.130 mm et la hauteur globale

de 1.503 mm... Soit une largeur augmentant

de plus de 10% et une longueur passant de

5,13 m à 5,20 m rien qu’en version courte...

A l’intérieur, et à l’avant, la largeur aux coudes

est de 1.592 mm et aux épaules de 1.516 mm,

tandis qu’à l’arrière on a 1.582 mm aux

coudes et 1.469 mm aux épaules.

L’espace entre les dossiers avant et arrière est

de 784 mm {894 mm}.

Donc la nouvelle Classe S

confirme son rang de voiture

statutaire de haut rang.

Bien que son aspect extérieur donne l’impression

quelle est plus compacte qu’elle n’en a

l’air, il s’en dégage un standing puissant.

Si l’arrière reçoit des lignes plus fines, l’avant

passe à la carricature, mais pas aussi moche

que la Série 7 de BMW ou les lignes angulaires

de l’Audi A8. L’impression de déséquilibre est,

semble-t-il, lié à la finesse des phares et au

gonflement de la calandre. Si l’on compare la

nouvelle W223 à la précédente W222, on remarque

l’alignement de la pointe des phares

avec la partie supérieure du trapèze de

la calandre qui se distend

vers le bas.

832


Un effet qui donne justement cette impression

d’une auto moins large qu’elle ne parait,

alors qu’elle fait presque 20 cm de plus en

largeur (17,4 cm)! Ce qui étonne aussi, c’est

l’aspect arrondi contrastant avec la calandre

des autres modèles de la marque. En effet, ils

affichent un style plus droit avec les côtés du

trapèze qui s’ouvrent vers le bas au contraire de

la «S» qui se ferme vers le bas.

On se pose la question de savoir pourquoi la

«S» reçoit ce visage tellement différent du reste

de la nouvelle gamme qu’elle entraine.

Serait-ce un retour en arrière ?

A l’intérieur, la «S» change radicalement.

Fini le grand écran panoramique devant le

conducteur. Il se résume en une tablette

accueillant compteur et compte-tours ainsi

qu’une panoplie d’infos digitales à choisir

selon les besoins du conducteur.

Ça fait bizarre quand même cette petite tablette.

Par contre la console centrale devient

un énorme écran, qui fait penser par sa disposition

et son profi à celui d’un Renault Espace,

certains diront d’inspiration Tesla. (Voir nos

photos de comparaisons à la page suivante.)

Mais là où Mercedes surpasse tout le monde

c’est dans la façon de présenter de nouveaux

services. Par exemple, l’information en 3D projetée

dans l’écran face au conducteur est tout

simplement magnifique. De plus la projection

dans le pare-brise par le headup display passe

à la réalité virtuelle que l’on retrouve aussi sur

le grand écran de la console lorsqu’il y a lieu

de changer de direction.

La caméra frontale s’allume et la navigation

projette les indications de direction à suivre

dans l’image réelle. C’était déjà extra dans

les Classe A pourvues de cette technologie,

mais ici, c’est totalement impressionnant.

Nouveauté aussi le système détecte les feux

rouges. Et réagit au cas où le conducteur n’y

ferait pas attention. Enfin !

833


W223

AUDI A8

Renault Espace

Les Concurrentes

834


W222

Classe S W223

Tesla X

BMW Serie 7

835


1 2

4 5

6 - Les airbags centraux

évitent que les passagers se

cognent la tête entre-eux

dans les chocs latéraux !

7 - A l’arrière les passagers

disposent d’airbags personnels

qui les entourrent

et non seulement jaillissent

latéralement mais aussi des

dossiers de sièges avant !

8 - en cas de choc latéral la

6

«S» se soulève de 8 cm !

7

Le système de surveillance de l’attention du

conducteur a aussi progressé. Avec les versions

précédentes, si le conduceur a un malaise,

la voiture serre la bande de droite et allume

les quatres clignotants puis s’arrête. Bon à

l’arrêt sur l’autoroute qui plus est sur la première

bande (celle des camions...) ce n’est

pas le meilleur plan, aussi Mercedes-

836

Benz a modifié les paramètres pour que l’auto

s’arrête le plus près de bord de la chaussée,

c’est à dire sur la bande d’arrêt d’urgence !

Toujours dans le domaine de la sécurité, en cas

d’accident latéral, la Classe «S» se soulève de 8

cm instantannément et les sièges agissent pour

pré-incliner le conducteur ou le passager dans


3

1 et 2 - Quand la réalité

vituelle vient aider efficacement

le conducteur sans

causer de distraction.

3 - L’assistance détecte

que le conducteur s’endort

et agit!

4 et 5 - Le système détecte

les feux rouges et alerte

le conducteur où arrête le

véhicule si pas de réponse

+ 8 cm

8

le sens opposé au choc afin d’éviter le contact

avec les vitrages ou la portière. Ceci en plus

des airbags. A l’arrière les passagers disposent

aussi de leur propre airbags qui se déploient

à partir des dossiers des sièges avant. Pour le

conducteur et son passager, Mercedes-Benz a

encore ajouté un airbag entre les sièges avant

qui évite que les occupant des places avant ne

se percutent le crâne. Quant aux autres solutions

de sécurité, il faudrait encore bien des

lignes pour les citer toutes.

On reviendra aussi sur les quatre roues directrices

qui donnent une agilité exceptionnelle à

cette grande voiture. Elle tourne vraiment très

court, comme une citadine !

837


Même si

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839


Lors du lancement de la W222, à Dresde chez

Airbus Industrie, Dieter Zetsche avait insisté

sur la qualité et le luxe de la nouvelle Classe

S. «Rien que des matières nobles pour tout ce

que l’on voit et ce que l’on touche, les cuirs les

plus fins, les boiseries les plus nobles, et les

finitions les plus raffinées». C’était le principe

de base des nouvelles Classe S. Et tout dans

cette voiture était d’un raffinement extrême

au point d’exciter la concurrence, même celle

d’Outre-Manche !

La seule pièce sur laquelle on pouvait ergoter,

c’était le carter entourant la colonne de direction

en vilain plastique noir, un peu trop brillant

et qui se voyait surtout du côté passager.

840


pourtant, dans la toute nouvelle W223, il

est toujours là ! Mais le plus surprenant ce

sont quelques matériaux qui gènent. Comme

la boiserie de la planche de bord qui sonne

creux et ne présente pas la sensation de luxe

représentative de la Classe S. Il n’est pas

impossible qu’au catalogue des options on

puisse recouvrir cet élément de cuirs ou pour

ceux qui aiment ça, de carbone. Nonobstant

cette remarque, les illustrations montrent clairement

que Mercedes-Benz offre un luxe extraordinaire

comme des équipements de très

haut de gamme. Les sièges couchettes des

places arrière ne sont pas exclusivement réservés

aux versions longues, avec les reposes

pieds aussi. Plétores d’écrans tactiles avec des

841


842

842


843

843


844


fonctions comme déplacer les programmes

désirés selon vos propres envies. Si les écrans

des dossiers avant sont trop éloignés, pas de

souci, une petite tablette clipsée dans l’accoudoir

central, vous permet de les commander.

Bien installé ?

On y va ?

Prendre ses aises pour voyager d’une réunion

d’affaires à une autre, du

bureau à une capitale

étrangère, la route permet

de ne pas s’empêtrer dans

les aéroports, avec les

heures d’attentes, même

en première classe ou en

business où l’on peut disposer

de salons réservés.

Je l’utilise comme bureau, j’y ai les dossiers

en cours ou nécessaires et j’ai ...la paix !»

Ce n’est pas étonnant si la Classe S est déjà

à sa septième génération et toujours très appréciée

même si la concurrence tente de lui

prendre des parts de marché. Parfois l’un des

fidèles de la marque lui fait une infidélité, mais

revient toujours vers la Classe S. On comprend

pourquoi cette auto est importante.

L’une de mes connaissances

me disait à l’époque où il dirigeait

une grande banque,

qu’aller à Genève était nettement

plus agréable en

voiture qu’en avion.

Il disait qu’à bord il pouvait

travailler, se connecter

avec le monde entier,

régler différentes affaires

et profiter du voyage pour

se reposer afin d’être

en forme pour affronter

clients et fournisseurs lors

de longues réunions.

Et pour lui la meilleure des

autos était et demeure la

Classe S de Mercedes-Benz

! Il signalait aussi que de

nombreux collègues avaient

le même avis !

«Cette voiture est l’outil

idéal pour travailler.

845


Sur la route

Le modèle mis à notre disposition pour cet essai

est une S350d 4MATIC. Elle reçoit le nouveau

six sylindres en ligne - OM 656 cubant

2.925 cc qui développe 286 chevaux entre

3.400 et 4.600 t/min, et, bénéficie d’un couple

de 600 Nm entre 1.200 et 3.200 t/min gages

d’une belle disponibilité et d’une puissance

homogène. Avec le même appareil, Mercedes-

Benz propose la S400d MATIC qui passe à 330

chevaux entre 3.600 et 4.200 t/min et 700 Nm

au même régime que la S350d. Les consommatoions

annoncées sont de 6,8 l et des émissions

de 166 g/km. Les moteurs à essence

sont des 6 en lignes également. Actuellement

ne sont disponibles que les S450 4MATIC et

S500 4MATIC. La version Hybride et la V8

arriveront bientôt. En précisant que l’hybride

devrait pouvoir rouler 100 kilomètres en full

électrique !

Quand on monte à bord, on apprécie immédiatement

le confort et l’ergonomie générale. On

trouvera que boucler la ceinture côté conducteur

n’est pas aussi aisé qu’avant, c’est étroit

et le poussoir peu accessible. N’empèche que

celui qui connaît Mercedes, retrouve vite ses

marques. Un peu vite quand même, car si la

846


voiture est rapidement adoptée, on est trompé

par l’impression de compacité extérieure

alors que la voiture est énorme. Indépendamment

de cela, le six en ligne est bien à sa place

dans cette entrée de gamme. Les premières

impressions de conduite confirment l’extrême

confort de marche, silence de bord, suspension

prédictive qui analyse plus de 1.000 fois

par seconde l’état de la route pour anticiper

les trous, les bosses et autres aspérités de la

chaussée pour offrir un amortissement optimum,

en mode «comfort».

Quand on passe en mode «sport» et mieux

encore en «sport plus» l’auto change de visage

et adopte alors une vigueur et un comportement

efficace. Le confort devient un peu

plus «germain» mais les sièges disposent

d’un réglage dynamique qui en fonction, offre

un maintien du corps des plus efficaces. Et on

est avec le 3 litres de base ! Côté consommation,

on est resté dans des limites proches de

celles annoncées par le constructeur. A peine

7,1 litres aux cent sur nos parcours d’essais

et de mesures. Comme quoi les progrès sont

vraiment étourdissants. Les manoeuvres sont

favorisées par les roues arrière directrices qui

apportent une agilité insoupçonnée. Mais il

faut s’y habituer. Prix : à partir de 109 505 €.

847


848


Conclusion :

La nouvelle Classe S introduit toute une série de nouveautés

qui se retrouveront sous peu au travers de nombreux modèles

dans la marque et aussi chez tous les autres constructeurs. Les

avancées technologiques sont d’un tel niveau que la Classe S est

actuellement la seule voiture au monde à pouvoir les utiliser au

quotidien et en toute sécurité. Gardant sa propre identité, elle

adopte une allure plus sobre extérieurement et s’offre une profusion

de luxe et de raffinement à son bord. Les grands concurrents

perçoivent déjà le challenge à relever, tant Mercedes-Benz a,

encore une fois, placé la barre très haut !

849


MG family since 1975 to 2025


MG

back to

the thrill

of Open-Air

Driving


Trois MG,

Trois époques

Une même

Passion !

Trois roadsters, trois générations,

trois visions du plaisir automobile.

En 1974, la MG-B incarne l’élégance

britannique et la liberté

sur quatre roues.

En 1999, la MG-F ressuscite l’esprit

sportif dans une Angleterre

en pleine mutation.




En 2025, la Cyberster électrise les codes du

roadster et propulse MG dans le futur. 25 ans

séparent chaque modèle, comme les battements

d’un cœur qui refuse de s’arrêter.

1974 : MG-B, l’icône intemporelle

La MG-B, lancée en 1962, est déjà une légende

en 1974. Ce cabriolet deux places séduit par sa

ligne sobre, son moteur 1.8L et son comportement

joueur.

Les essais de l’époque saluent sa tenue de route

et son accessibilité. Elle n’est pas la plus rapide,

mais elle incarne une époque où conduire était


un art de vivre. Le rugissement

du moteur, les virées cheveux au

vent… MG-B, c’est l’Angleterre

romantique sur l’asphalte.

1999 : MG-F,

le retour du plaisir

Après une longue pause, MG revient

en 1995 avec la MG-F, et en

1999 elle atteint sa maturité.

Moteur central arrière, suspension

Hydragas, design arrondi : la MG-F




surprend. Les essais soulignent son agilité et son

confort, même si la fiabilité reste perfectible.

Elle séduit une nouvelle génération, nostalgique

sans être rétro. C’est le roadster des années 90,

entre techno et passion, entre revival et renouveau.

Si la Mazda Miata, sortie en 1989, s’est inspirée

de la Lotus Elan des années 60, la MG-F s’inscrit

dans le même courant stylistique que celui de

l’Elan et de la Miata, tout en ajoutant une architecture

mécanique à moteur central arrière, qui

sera ensuite reprise par la Lotus Elise en 1995.


2025 : MG Cyberster, l’électrochoc

Un siècle après la fondation de MG, la

Cyberster débarque comme un ovni.

Propulsion électrique, portes en élytre,

340 à 510 ch selon les versions, et un

look futuriste.

Une fois encore, MG marque son

époque en renouant avec la voiture

passion : un roadster deux places, au

design audacieux, pensé pour le plaisir

de conduire et l’émotion pure.



La Cyberster s’adresse à ceux qui veulent vibrer,

rêver, et redécouvrir le frisson du volant.

Elle prouve que l’ADN MG peut survivre à la

révolution électrique. Elle n’est plus fabriquée

en Angleterre, ce qui n’est pas plus mal, désolé

messieurs les anglai. Mais rien n’est perdu car

elle a été dessinée par le bureau de design avancé

de MG, à Londres et dirigé par Carl Gotham.

Le style est une fusion entre le design des roadsters

MG classiques et des innovations modernes,

mais comme toutes ses grand’mères, la Cyberster

reste rebelle et génère l’enthousiasme.




Une boucle tous les 25 ans

1974, 1999, 2025 : trois MG, trois visions du

roadster, trois époques où l’automobile change

de visage. Chaque modèle est un témoin de son

temps, mais tous partagent une même quête :

celle du plaisir pur, du lien entre le conducteur

et la machine.

MG ne suit pas la mode, elle la défie.

Et si dans 25 ans, une nouvelle MG venait boucler

la boucle ? L’histoire continue, avec toujours

ce frisson, cette passion. Il y a des lignes qui ne

trompent pas


MG cyberster since 2025 only


Open

the Top

and

enjoy

Your Ride


Avec l’électrification

galopante du parc automobile,

un cabriolet

100% électrique reste

une rareté.

Et pourtant, au salon

de janvier 2025, la MG

Cyberster a fait sensation.

Sa ligne est époustouflante

: elle prolonge

avec panache la lignée

de la célèbre marque

anglaise, qui continue

de rassembler une foule

de passionnés.

Les designers ne se sont

pas privés d’aller puiser

dans les références stylistiques

les plus emblé-


«UN ROADSTER ENTIÈREMENT

ÉLECTRIQUE FRAPPANT

QUI PROMET D’ÊTRE AUSSI EXCITANT

QUE LES VOITURES DE SPORT MG

DU PASSÉ.»

CARL GOTHAM,

DIRECTEUR DU DESIGN AVANCÉ DE MG



matiques.

Bien que son caractère «so

British» soit bien affirmé, on

devine à l’avant une touche de

Porsche 718, un profil parfaitement

équilibré qui évoque la

Ferrari Roma, et un arrière très

évasé qui rappelle la Maserati

MC20 Cielo.

Mais les grandes flèches latérales,

à droite et à gauche,

ajoutent une signature unique.

Certains y voient le drapeau

anglais stylisé — nous, on y voit

surtout des flèches, bien marquées,

qui affirment son iden-


tité.

Autre surprise : les portières

en élytres, spectaculaires,

motorisées

et joliment sculptées.

Il faudra simplement

veiller à la hauteur sous

plafond et à l’espace

autour de l’auto, car

elles débordent généreusement.

Heureusement

des capteurs veillent au

grain.

À l’intérieur, tout est

extrêmement soigné,

digne des meilleurs artisans

britanniques.

Même si la Cyberster

n’est pas construite en

Angleterre, les dirigeants

de MG veillent à ce que

chaque détail soit parfait

— et cela se voit. On

retrouve des inspirations

Mercedes-Benz dans les

haut-parleurs en métal,

une poignée centrale qui

rappelle la Jaguar F-Type,

et même des finitions

dignes de Rolls-Royce

sur les garnitures de portières.

Bluffant.




La planche de bord,

entièrement garnie de

cuir, est surmontée de

trois écrans accolés dans

un triptyque intelligent.

Certes, les informations

pourraient être un

peu plus grandes, mais

tout est clair et immédiatement

lisible. Un

quatrième écran, façon

McLaren, est intégré

dans la console centrale.

MG fait fort en doublant

les commandes tactiles

de boutons physiques,

plus ergonomiques et

intuitifs.

Avec sa propulsion, ses

340 ch et ses 475 Nm,

la Cyberster offre un

excellent compromis.

Vive, docile, agréable:

elle sait tout faire. La suspension

avant à double

triangulation remplace

les traditionnels McPherson,

et ça fonctionne

très bien. À l’arrière, la

suspension à cinq bras



peut surprendre par des réactions parfois

brutales, mais nous ne l’avons pas prise

en défaut. Il faut dire qu’avec 1800 kg à

gérer, elle n’est pas la seule électrique à

devoir composer avec son poids.

Côté autonomie, on peut compter sur

400 km. En usage tranquille, la consommation

tourne autour de 10 kWh/100

et grimpe à 16,5 kWh/100 km sur les

petits trajets (!) ou en conduite plus

sportive. Une fois encore, MG marque

son époque en renouant avec la voiture

passion : un roadster deux places, audacieux,

sculpté pour le plaisir de conduite

et l’émotion pure.


POLESTAR 1

Rendre à César...

Polestar 1 est né chez Volvo.

Présenté au Salon de Francfort en 2013

sous le nom de Volvo Concept Coupe, il a de suite séduit

et on comprend pourquoi quand Polestar, la division sportive

de Volvo, est devenue une marque à part entière que son

premier modèle, le Polestar 1, issu du «Concept Coupe»,

devienne le porte-drapeau de la nouvelle marque !

878


Quel profil !

« Pensez à la puissante sérénité d’un lion.

Nul besoin, pour lui, de rôder pour imprégner

l’atmosphère de son charisme et susciter le respect.

Même couché, il montre sans la moindre difficulté tout ce

dont il est capable, » s’amuse Thomas Ingenlath,

Vice-président senior chargé du Design de Volvo Car Group.

879


880


Produite à seulement 1.500

exemplaires pour le monde entier,

la Polestar 1 est née «Collector».

Elles sont toutes* vendues, et

sont hyper rare en deuxième

main. Quand bien même si l’une

d’elle est à vendre, c’est à un

prix nettement supérieurs aux

155.000 € de départ. Normal, la

rareté génère la demande. Mais

ce n’est pas tout, bien sur elle

est belle, large, basse, avec ses

roues de 21 pouces affleurant les

arches de roues, mais sa carrosserie

et une partie de son châssis

est en carbone. Un matériaux

plus aisément travaillable pour

produire des lignes et des formes

inédites.

Pourquoi une supercar ?

D’abord pour sa puissance de

610 chevaux et 1.000 Nm... fournis

par le 4 cylindres de 2 litres

boosté par un turbo, et, un compresseur

électrique qui souffle

dans les turbos afin de supprimer

le temps de réponse dù au lancement

des turbines.

Cet appareil développe 320 ch.

Mais ce n’est pas tout, entre le

bloc moteur en aluminium et la

boite automatique à 8 rapports,

les ingénieurs ont intégré un moteur

électrique de 55 ch qui fait

office de démarreur et de booster.

Et pour compléter la chaine de

881


puissance, chaque roue

arrière reçoit un moteur

électrique de 116 chevaux.

Ce qui présente

une puissance totale de

610 chevaux et un couple

global de 1.000 Newtonmètre.

La Polestar 1 est

donc une quatre roues

motrices.

Véritable SuperCars

des temps modernes, la

Polestar 1 est une plugin-hybride

dotée de la

double prise de charge, ce

qui expédie les recharges

en 1 heure à peine sur les

bornes rapides de minimum

55 kW.

Les batteries sont installées

au centre de l’auto et

à l’arrière, un peu comme

un châssis poutre, voyez

avec la vue du coffre et les

images de la chaine de fabrication,

comment Volvo

a positionné les sets de

batteries, c’est judicieux.

882


883


884

Les batteries sont réparties en deux packs

distincts et leur capacité totale est de 34 kWh.

Ainsi équipée, la Polestar 1 dispose d’une autonomie

électrique de 150 km. C’est la Plug-in-

Hybride disposant de la plus grande autonomie

électrique du marché, à l’heure actuelle. La

Mercedes Classe S580e dispose d’une autonomie

électrique de 125 kilomètres, autonomie


généreuse qui prend place progressivement

dans tous les modèles PHEV de la marque

à l’étoile. Par contre, la Polesatr 1 ne gère

pas aussi bien ses consommations que la

Mercedes S580e. En effet, nous avons relevé

une consommation mixte de 6,5 à 8,5 litres

aux cent à bord de la Polestar 1. Ce qui

pour une auto de plus de 2.300 kg offrant

610 chevaux et des performances annoncées de

4’’2 pour le 0 à 100 et de 250 km/h auto limité est

assez exceptionnel !

L’intérieur de Polestar 1 est digne des supercars.

Mais la tendance vers les vraies GT prédomine. On

y trouve une planche de bord sobre et élégante,

garnie de cuir grené, le carbone est omniprésent,

885


et l’aluminium vient rehausser les détails comme

les belles grilles de haut-partleurs Bowers & Wilkins

dans les panneaux de portes. Le crystal orne

le levier de la boîte de vitesse, le cuir Nappa

complète le sentiment d’exclusivité qui se dégage

de ce somptueux coupé. Le confort à bord

n’est pas que visuel, il est aussi corporel. Les

sièges sont bien dessinés et leur ergonomie à

886


multiréglages électriques mémorisables, permettent

de longues étapes bien agréables.

Les lignes ont dues au styliste Thomas

Ingenlath, Vice-président senior chargé du

Design de Volvo Car Group. Et oui, c’est

bien une Volvo avec tous les avantages qui

en découlent. Les boucles de ceintures sont

embossées «Since 1959» pour célébrer l’invention

de Nils Bohlin, ingénieur chez Volvo, qui en 1959,

crée la ceinture à 3 points qui améliore considérablement

la retenue du corps en cas de choc, tout

en pouvant être bouclée d’une seule main.

A remarquer que Volvo a directement libéré le brevet

et l’a offert gratuitement aux autres construc-

887


888


teurs, car la priorité de la marque suédoise a toujours été la sécurité. Et cette

trouvaille se devait d’être à l’usage de tous. Depuis, la ceinture à trois points a

sauvé des millions de vies.

La Polestar 1 est une voiture unique, de par sa conception aussi. Elle reçoit une

carrosserie, une structure en carbone et des renforts en carbone disposés aux

points clés, ce qui la rend particulièrement rigide et augmente encore la sécurité.

889



SUR LA ROUTE

Trouver sa place à bord de la Polestar 1 est assez facile.

Les nombreux réglages, des sièges, et du volant permettent

de se positionner efficacement pour conduire.

Ensuite, la mise en route est simple par un quart de

tour à droite du bouton START sur la console, celui qui

roule en Volvo est en terran connu. Par contre, l’ergonomie

de l’infotainement de l’écran central comme

de celui du tableau de bord gagnerait sérieusement à

évoluer vers plus de simplicité, gage de sécurité.

La Polestar 1 commence en full électrique,

douceur, souplesse et facilité d’usage posent

directement les règles. Cool, c’est tout. Pourtant

les suspensions disposent d’amortisseurs

Ölins Dual Flow Valges à réglage manuel et de

freins Akebono à 6 pistons. On remarque immédiatement

les réglages sportifs, presque compétitions

des trains de roulement, surtout à l’avant

où les gros pneus avant rippent sur le sol lors

des manoeuvres. On sent que «ça colle» et

c’est vraiment le cas, surtout quand le rythme s’accélère.

Polestar 1 est une GT dans sa première approche,

fluide, confortable, usant du couple généreux et instantanné

des moteurs électriques, elle file souplement sur

un filet de «gaz».


892


Si l’on insiste sur l’accélérateur, elle se transforme en

super sportive très dynamique. On sent très bien que

les épures de suspensions ont été étudiées par des

pros de la tenue de route ultra sportive, normal, c’est

une Polestar !

Dynamique, précise, rigoureuse, elle adopte un comportement

sans surprise et surtout très efficace. Le freinage

confié à des disques carbone céramique, est des

plus puissants dans les freinages rapides et nombreux.

Surtout quand les disques sont bien chauds. A froid,

il faut toujours veiller à anticiper, et quand il pleut ou

qu’il neige, veiller à, de temps à autres, à actionner la

pédale pour assurer un essuyage des disques et rendre

le freinage plus direct. Sinon, il suffit de freiner fermement

pour obtenir le ralentissement le plus efficace.

En cas de conduite sportive, on reconnaitra que

le quatre cylindres de 2 litres émet une belle

sonorité assez rauque. Ce n’est pas celle d’un

V6 ou d’un V8, mais ça le fait, ça ne dénote pas.

On est à bord d’une voiture bien conçue et dont

la boîte automatique fait le job de belle façon.

Certes, si l’on se contente du mode «cool» on

constatera son caractère paisible, et une boîte

qui n’anticipe pas assez vite. Mais c’est tout

le contraire en mode sport et surtout quand on

«attaque», les palettes font réagir la boîte à propos

et dès que ça se bouscule, on peut vraiment compter

sur la vélocité des moteurs et la précision du châssis

comme des suspensions.

INCOMPARABLE... Mais vrai !

Ce gros coupé, est incomparable, si ce n’est, par

exemple, à l’Aston Martin DB, la Maserati Gran

Turismo, la Mercedes Classe S Coupe, la McLaren GT,

la BMW Série 8 Coupe, la bentley Continental GT V8,

mais seule la Polestar 1 est dores et déjà un collector,

puisque seulement 1.500 exemplaires ont été vendus.

Et si d’aventure, vous en voyez passer une, faites un

voeux et immortalisez là dans votre GSM !

893


Rolls-Royce Brussels

Pour Rolls-Royce Brussels, Overijse devenait

aussi trop petit et Waterloo un

centre d’intérêt charismatique, ne fut-ce

que par la victoire de Wellington sur la

morne plaine du Brabant Wallon.

Aussi quand Laurent LOUYET a du choisir

l’implantation de ses deux marques

de super luxe, Waterloo s’est naturellement

imposé comme étant le meilleur

endroit pour tout le monde. Une

atmosphère basée sur le corporate de

Rolls-Royce dans le Monde, ajoute à ce

luxe raffiné une infrastructure pratique,

confortable, et dotée d’un outil technologique

dernier cri pour s’occuper des

détails de maintenance de ces bijoux

roulants. Une façon d’aborder, aussi, le

futur électrifié dont la nouvelle Rolls-

Royce Spectre est aujourd’hui l’ambassadrice

de charme.

Ce coupé est l’avenir du célèbre et exceptionnel

Coupé Phantom. Spectre

est 100% électrique et en 4 roues motrices.

Elle développe quelque 585 ch

pour 900 Nm. Qui meuvent en silence

les 2.975 kg de l’ensemble capable de

pulvériser le 0 à 100 en...4’’5. Annoncée

pour 418 km d’autonomie, Spectre

n’utiliserait que 21,5 kWh/100 km. C’est

un somptueux coupé 4 places.


Waterloo Grand Openning!


Après PHANTOM, GHOST et WRAITH,

Plume : Benoît MAHAUX & Eric HEIDEBROEK - Capture d’images : Benoît MAHAUX

La famille des Théophanes s’élargi et s’électrise avec une nouvelle définition du

silence légendaire de la marque de Goodwood.

Place à la magie, place au surnaturel, voici SPECTRE.

896


C’est au successeur du Coupé Phantom que revient l’insigne honneur d’ouvrir la voie

à l’électrification de la gamme Rolls-Royce. On se souviendra qu’en 2011, la marque

s’était considérablement avancée dans un projet électrifié nommé Rolls-Royce Phantom

102EX. Ce modèle disposait déjà d’un système de rechargespar induction, en

plus du système plug-in. Comme quoi déjà en 2011, l’avenir était en train de se dessiner.

Aujourd’hui, c’est lancé, la Rolls-Royce SPECTRE ouvre le bal.

*Théophane vient du grec Théos et Phanos. Il signifie : Dieu et lumineux 897


THE SOUND OF SILENCE

On avait coutume de dire que le seul bruit

que l’on entendait dans une Rolls-Royce

était le bruit de l’horloge de bord.

Le murmure du V8 de «6 3/4» et la puissance

suffisante se mariant parfaitement aux moquettes

à poils longs, aux cuirs les plus fins

et marquetteries les plus précieuses dans

les bois les plus nobles travaillés par des

artisans triés sur le volet.

La Rolls-Royce au travers de son classicisme

était riche des derniers raffinements,

des toutes dernières technologies, car cela

allait de soi tout naturellement.

VIVRE AVEC SON TEMPS

A l’ère du grand changement, Rolls-Royce

s’inscrit résolument dans le progrès tout en

restant fidèle à son image à la fois conservatrice

et novatrice.

La mise au point de la solution électrique

la plus raffinée du monde a pris place au

coeur du successeur du coupé Wraith, la

toute nouvelle Spectre présentée ce 4 avril

dernier à l’usine de Goodwood.

Notre reporter Benoît MAHAUX est sur place

pour immortaliser cet instant magique. Ce

spécialiste de la photographie professionnelle

est aussi un amateur éclairé en ma-

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tière d’automobile. Et au retour de sa visite

à Goodwood, il nous conte son périple dans

la campagne anglaise.

«A l’aéroport de Heathrow, Matt notre

chauffeur nous attend avec une extraordinaire

Rolls-Royce Cullinan. En fait trois

Rolls-Royce nous attendent, deux Cullinan

un noir profond et un bleu électrique ainsi

qu’une Ghost blanche aux chromes noirs.

La conduite de ce gros SUV est souple et rapide.

Les 900 Nm V12 de «6 3/4» sont là pour

générer la souplesse et le confort royal pour

nous emmener vers le Park House Hotel, à

une bonne heure de Londres, au travers des

jolies petites routes du West Sussex où les

haies sont soigneusement taillées autour

de vertes prairies cernées de bocages. Face

à moi telle la figure de proue d’un navire la

Spirit of Extasy ouvre la voie, le confort à

plongé les autres passagers dans les bras

de Morphée, bercé par du john Barry sous

le ciel étoilé du Cullinan. Notre agréable

chauffeur Matt me signale que c’est un

honneur pour lui que ses passagers soient

ainsi emportés.

Oui ! nous sommes comme à la maison,

mieux encore… au salon dans un confortables

fauteuils en cuirs Connoly, bercés

par la musique. Je comprends mieux la différence

entre une Rolls et d’autres limousines,

c’est incomparable. La sobriété des

boutons et réglages sont fascinants et rien

n’est de trop !

900


901


Pas de sophistication pas de digital à outrance,

une vraie voiture comme je les

aimes ! Et dans le plus beau des salons, la

vue est imprenable, le sentiment de sécurité

nous envahit, et oui, je serai bien Lord où

Pasha dans une autre vie.

Je me mets à rêver et remarque ces

détails de finitions, de cet habillage

réalisé à la façon Haute Couture.

Je me suis fait envoûter, je la vois partout,

discrètement présente ! Oui Eleanor Velasco

Thornton veille sur moi, des panneaux de

portes à la commande des accessoires, elle

est présente, merci Charles Sykes !

Rappelons qu’Eleanor Velasco Thornton (15

Avril 1880 – 30 Décembre 1915), artiste anglaise

et modèle, est la secrétaire personnelle

de Lord Montagu, puis sa maîtresse.

Elle rencontre Charles Sykes, qui fait d’elle

son modèle fétiche, est le point de départ

du mythe, la fameuse Spirit Of Extasy.*

LE CADRE EST POSÉ !

Rolls-Royce est depuis 20 ans déjà la propriété

de BMW. Le constructeur de Munich

est propriétaire de la marque automobile, et

l’installe à Goodwood dans une usine flambant

neuve. Le principe de base de BMW

pour Rolls-Royce est d’en préserver l’esprit

essentiel. Et d’y ajouter les éléments les

plus nobles et fiables issus du savoir-faire

du constructeur bavarois.

La production passe rapidement de 300 à

6.000 voitures par an ! Avec le lancement

de la Ghost, la clientèle se rajeunit et avec

le Cullinan, même les pops stars en veulent!

En attendant, le temps passe vite dans la

conduite coulée de Matt qui gère parfaitement

les routes étroites et tortueuses qui

nous mênent au Park House Hotel et c’est

là que nous serons accueillis par le staff de

presse, dînerons et passerons la nuit dans

une atmosphère au confort «so british».

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LA RÉVÉL


ATION

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THE SOUND OF ABSOLUTE SILENCE

Aujourd’hui SPECTRE jouit d’un silence absolu,

c’est la consécration d’une marque qui

voue ses créations à l’exclusive du confort

le plus profond. La SPECTRE repose sur une

plateforme intégralement en aluminium,

comme la Phanthom et le Cullinan. Elle est

solidement renforcée (+/- de 30%) afin de

faire passer quelques choses comme 585 ch

et 900 Nm de couple. Ce n’est pas pour autant

qu’elle est légère avec ses 2.975 Kg...

Montée sur des roues de 23 pouces, la

SPECTRE bénéficie de la suspension pneumatique

proactive «Planar». Elle est capable

d’anticiper les qualités des revêtements routiers

et de s’adapter automatiquement pour

préserver le confort total dans l’habitacle.

Les ingénieurs ont aussi veillé à réduire tous

les bruits de roulements et de vent, car avec

le silence des moteurs électriques, il fallait

augmenter les capacités d’absorptions des

bruits connexes.

Ce grand coupé reprend le style de la Wraith

(ça veut dire Spectre aussi en anglais) et s’affine

considérablement. Long de 5,45 m, 2,08

m de large et 1,56 m de haut avec un Cx de

0,25 (!) Avec son empattement de 3,21 m la

SPECTRE accueille 4 passager dans un confort

Royal. SPECTRE est annoncée avec une autonomie

de 520 km et 21,5 kWh aux 100 km.

Elle peut accélérer de 0 à 100 en 4’’4.

Si Rolls-Royce lance son premier modèle

électrique sous la forme d’un grand coupé,

c’est un clin d’oeil aux nouvelles générations

plus sensibles aux trains de vies dynamiques.

Les limousines suivront en temps utiles.

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PURE !

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De la fibre optique dans le ciel

de toit des Rolls-Royce, c’est

déjà prodigieux, mais en ajouter dans le

garnissage des portières et des garnitures

latérales à l’arrière, c’est tout simplement

extraordinaire, même si Rolls-Royce est

passé maître dans cet art, il y a quand même


EXCENTRIQUE ?

plus de 5.000 diodes électroluminsecentes,

montées à la main... Pour relever le

caractère ultra individualiste des créations

possibles Rolls-Royce ose proposer des

atmosphères les plus originales. Il est clair

qu’avec la SPECTRE, le profil des clients

potentiels s’établit de moderne façon.

911


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Et de toutes manières les Rolls-Royce sont toujours choisies et

personnalisées par leurs propriétaires qui d’une façon ou d’autres

les signes de leurs envies, qu’elles soient conformiste ou non.

L’excentricité fait parie aussi de ces choix. A ceux qui critiquent

une Rolls «chocolat-bleu pâle» les autres répondent que c’est leur

choix et que leur besoin de la revendre - s’il se fait sentir - ne tient


absolument pas compte de leurs choix. Nous avons rencontré un

heureux possesseur de plusieurs Rolls, Coupé Wraith, Ghost, etc,

toutes peintes en Vieil Or et Bordeaux. Aucune n’est à vendre,

c’est son plaisir de savourer sa passion pour une marque aussi

emblématique. Il y retrouve une certaine sensualité, le sens d’une

qualité inégalée et un sentiment de sérénité rassurante.

SYMBOLIQUE

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LA SEULE

OPTION CHEZ

ROLLS-ROYCE

Le distributeur «Franco Britannic Automobile»

du 21 avenue Kléber à Paris disait, en 1978,

que la seule option disponible est la pose

d’un fanion protocolaire sur les ailes avant.

Le distributeur ajoute que «Bien sûr, nous

pouvons équiper votre Rolls-Royce d’un

téléviseur couleurs ou d’un téléphone,

mais jamais de catalogue d’options,

tout est de série, comme le silence

proverbial.

Il ajoute que : «Le jour ou nous

oserions offrir des «options» Rolls-

Royce ne serait - peut-être - plus tout-àfait

Rolls-Royce.» Et il termine par :

«No options, gentlemen... But the best.»

BESPOKE DEPT...

Si les Rolls-Royce d’aujourd’hui cèdent à la

mode des options, il faut souligner qu’au départ

elles sont ultra-complètes et raffinées. La

marque demeure parfaitement dans son rôle

en permettant à ses clients de personnaliser

leur Rolls comme il l’entendent.

Et le département BESPOKE est là pour combler

le moindre désir. Notre reporter a rapporté

quelques images comme cette paire

d’escarpins à calandre de Rolls-Royce, ou à

la personnalisation de bagageries comme du

célèbre parapluie, ou encore de décorations

de cuirs et boiseries.

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PREMONITION OU SIGNE DES DIEUX ?

Plume : Eric HEIDEBROEK Capture d’images Rolls-Royce Motor Cy

Nous sommes en mars 2011, Rolls-Royce présente à Genève une

version plutôt inattendue d’une Phantom toute électrique, mais

quelque part il fallait s’attendre à une réaction de la part de la

vénérable marque anglaise. C’est que depuis toujours, Rolls-Royce

a été à la pointe de la technologie et au summum du luxe.

Il ne pouvait en être autrement.

La 102EX est une Phantom entièrement électrique unique

au monde. En 2011, ce modèle expérimental servira de banc

d’essai pour recueillir des données qui permettront d’orienter les

futures décisions de Rolls-Royce Motor Cars en matière de motorisations

alternatives.

Un programme d’essai mondial fut organisé en Europe, au Proche et

au Moyen-Orient, en Asie et en Amérique du Nord. Les propriétaires

de Rolls-Royce ont eu la possibilité d’expérimenter cette nouvelle technologie

et de donner leur avis comme leurs impressions, et de faire part

de leurs interrogations directement auprès de Rolls-Royce.

Et Rolls-Royce fait déjà très fort en prévoyant déjà la possibilité de recharge

par induction... Naturellement, les ingénieurs ont tenu à s’inspirer

des moteurs V12 de 6,75 litres pour refleter les vraies sensations

d’une Rolls-Royce, aussi deux moteurs électriques alimentés par des

916


batteries Lithium-

Ion d’une puissance

conjuguée de 290 kW

(395 ch) et un couple

de 800 Nm.

Il n’était pas - encore

- prévu de développer

une version destinée à

la production.

Voilà ce que nous

écrivions à l’époque. Il

faut croire que Rolls-

Royce est béni des

dieux, où à tout le

moins eu l’oreille fine.

1 chargeur - 2 - plaque de départ d’induction - 3 - flux d’énergie - 4 récepteur inductif - 5 - transmetteur - 6 - Batteries 917


Rolls-Royce

GHOST

Révolutions :

Quatre roues motrices

et Directrices

lume : Eric HEIDEBROEK - Capture d’Images : David GIBBONS & Pascale HEIDEBROEK

La Ghost est née en 2009 pour rajeunir l’image de la

vénérable marque britanique.

Et le moins que l’on puisse dire c’est que Rolls-Royce a réussi

son pari au delà, des espérances les plus optimistes.

Découverte de ce bijou contemporain.

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Rolls-Royce a élargi sa gamme en 2009 avec la Ghost, celle qui avait défrayé la chronique

bien avant son lancement et trop rapidement baptisée «Baby Rolls» car elle était censée

être une petite Rolls, que certains ont imaginé grande comme une Mercedes Classe E

ou une BMW Série 5, de l’époque soit la taille d’une Classe C ou Série 3 d’aujourd’hui et

surtout, en dessous des 5 m de long…


En fait, ses dimensions sont

plus proches de la Mercedes-

Benz Classe S avec ses 5,18 m

en version courte et 5,30 m en

version longue.

La longueur de la Ghost est de

5,56 m en version courte et

de 5,72 m en version longue,

contre la Phantom qui fait elle,

en version courte, 5,77 m et

en longue plus de 6 mètres

sur 1,65 m de haut pour 1,55

m de haut à la Ghost.

On est très loin de la Baby

Rolls imaginée par la Presse

des années 2000.

Par contre la philosophie de

Rolls-Royce se devait d’être

préservée tout en répondant

aux desiderata d’une clientèle

plus jeune et dynamique. Si la

Phantom conserve le charme

immuable de grande dame

anglaise avec certaines raideurs

et une hauteur plus importante,

la Ghost répond plus

précisément aux exigences de

la circulation automobile dynamique

d’aujourd’hui.

En bref, si la Phantom dispose

d’un luxe très rare, elle prend

son temps. Tandis que la

Ghost se positionne largement

au-dessus des Audi A8, BMW

série 7 et Mercedes Classe S

voire Maybach et même de

son ex-soeur jumelle, la Bentley

Continental Flying Spur.

Dont vous trouverez l’essai

dans les pages suivantes.

Avec des lignes plus fluides la

Rolls-Royce Ghost est conçue

pour les déplacements actuels

qui exigent un véhicule maniable,

rapide, aérodynamique

(oui, oui) et avec une autonomie

responsable. C’est ce que

la Ghost remplit parfaitement.


L’idée de Rolls-Royce était

aussi de proposer une voiture

que le propriétaire pouvait

conduire à l’instar d’une Bentley

à la connotation plus sportive

étayée par ses succès en

compétition.

La Ghost est la bonne réponse

à la demande de la nouvelle

clientèle, plus jeune d’une

dizaine d’années, qu’elle a

conquise par son modernisme

et son respect de la culture du

luxe britannique préservée intégralement

par la Rolls-Royce

Motors Company.

À bord, on trouve

naturellement l’atmosphère

anglaise de la Dame de

Goodwood.

Le confort et la position de

conduite ne souffrent aucun

compromis. Peut-être que les

non-initiés chercheront leurs

marques, mais après quelques

jours, les différentes commandes

s’assimilent parfaitement.

C’est vrai que les boutons de

chauffages avec leurs cerclages

superposés bleu et

rouge doivent s’assimiler. Idem

pour les tirettes chromées des

ouïes de ventilation.

Quelques détails surannés

rappellent le conservatisme

des Anglais pour leur vaisseau-amiral.

Et cela fait partie

de la façon incontournable de

respecter l’esprit Rolls-Royce.

Même si sous ces aspects

aristocratiques, se cachent les

toutes dernières technologies

avant-gardistes de l’investisseur

munichois. Ceci dit, on est

loin de la débauche de gadgets

de la nouvelle BMW Série

7 qui fait plus penser à un «Lunapark»

qu’à une prestigieuse

limousine de noble lignée.


Easy to Drive

and Royal Attitude

La nouvelle Ghost 2023-2024

se conduit comme un vélo, et,

tourne court avec un rayon de

braquage de seulement 7 m !

Et ceci même en sachant que

cette Ghost est une quatre

roues motrices et directrices.

Quelles que soient les conditions

de circulation, cette Rolls-

Royce offre une tenue de route

confortable et prévisible. La

douceur de ses suspensions

est révélatrice de l’objectif recherché

: «confort et silence

légendaire».


Une royale attitude dédiée au

confort et au bien être des occupants.

Et si la Ghost se positionne

un bon cran plus bas

que la Phantom, c’est qu’elle

est conçue pour que son propriétaire

puisse en jouir ailleurs

que depuis le fauteuil arrière.

Derrière le volant tout simplement.

Et, même, si l’envie lui

prends… de damer le pion aux

Bentley Boys.

À l’usage, la Ghost offre une

tenue de route souveraine.

Lourde, bien sûr, mais elle ne

sent pas sa masse grâce à son

V12 de 6.75 l développant


571 ch à 5000 t/m mais surtout

aux 800 Nm entre 1600

et 4250 t/m (!) qui passent à

la route par les quatre roues

motrices et directrices qui renforcent

considérablement la

maniabilité et l’agilité de cette

formidable grosse limousine !

La boîte automatique dispose

de 8 rapports étagés de façon

toujours judicieuse. Même si,

Rolls-Royce ne permet pas

d’autres commandes que

«full automatiques» - pas de

palettes au volant ni de possibilité

de jouer avec le levier de

vitesse, car selon la philosophie

de la marque, la gestion

de la boîte est toujours de réagir

parfaitement d’à-propos.

Cela rappelle d’ailleurs la

réponse laconique de Rolls-

Royce quand on posait la

question de savoir quelle

puissance ou combien de

chevaux étaient disponibles :

« Suffisamment ! ».

S’il est vrai que la somptueuse

souplesse d’une Rolls-Royce se

doit d’être naturelle, la Ghost

est une voiture moderne qui

ne s’en laisse pas compter.

Et depuis quelques années

déjà, s’il n’y a pas de commande

« SPORT », position

inconvenante dans le milieu

Rolls-Royce, il y a bien une commande

« LOW » qui permet

de donner au coupleux V12

une réponse à l’impertinence

quand cela est nécessaire.

En effet, sous l’impulsion du

mode « LOW » qui titille malicieusement

le couple énorme

et la belle puissance du V12

associés à une sensible accélération

des réactions de la boîte

à 8 rapports surprennent et

confirment un tempérament

vigoureux quand on sollicite

fermement la mécanique.


En cas de besoin, la Ghost

offre alors des accélérations

puissantes avec un exercice

de 0 à 100 expédié en seulement

4’’8 ! C’est fameux !

La position « LOW » implique

aussi une réaction plus directe

des trains roulants, rendant

encore plus précise la

conduite tout en respectant

le confort des passagers. Un

« mix » étonnamment réussi

et efficace.

Rien de shocking donc,

juste parfait, « Well Done »

diraient les Anglais !

On pourrait penser qu’avec

de telles prestations et spécifications

techniques, que la

Ghost est un gouffre à carburant.

Avec son réservoir de

82,5 litres, elle dispose d’une

autonomie de 602 km selon

le constructeur. Les consommations

annoncées seraient

de 13,7 l/100 km.

Pour notre part nous avons

mesuré une consommation

de l’ordre de 14,2 litres aux

cent kilomètres sans vraiment

nous trainer, et tant pis

si c’est « oh my god ! », le plaisir

d’entendre la musique du

V12 quand il envoie la cavalerie.

Malgré cette entorse à

la règle, cela représente une

autonomie de 560 km. Ce

qui est très bien et peu courant

dans le segment des

limousines de luxe dotées de

moteurs à essence aussi prestigieux

et performants.

À bord, on est dans un autre

monde. Les tapis de sol sont

en laine d’Écosse, du Shet-


land plus précisément. On n’y

poserait bien les pieds nus, et

même avec des chaussures,

on en remarque la douceur,

l’onctuosité unique. Les cuirs

sont présents partout et d’une

qualité extrême. Quand on les

touche, on remarque immédiatement

une douceur d’une


incomparable sensualité. Dans

cette version d’essai, les boiseries

à pores ouverts au fini délicat

génère une atmosphère

hyper cosy. Il est à remarquer

que dans cette Ghost mise à

notre disposition, que tous les

éléments choisis sont issus du

catalogue des options proposées

par le constructeur. Chez

Rolls-Royce, le département

«Bespoke» traduit en réalité

les rêves et exigences les plus

fous de ceux qui peuvent se

permettre ces joyaux routiers.

Les détails même sur des versions

«de base» sont hyper



soignés comme ces filets

peints à la main qui séparent

les versions à deux coloris...

Le silence légendaire des

Rolls-Royce est à ce point

peaufiné que parfois, il en

devient assourdissant.

Et quand ce phénomène risque

de perturber le client, Rolls-

Royce enlève les 80 kg d’insonorisant

placés dans les bas

de caisse. Et ils sont remplacés

par des caissons de basses !

On voit bien que la clientèle est

plus jeune. Si par le passé les titulaires

de Rolls-Royce étaient

âgés de plus de cinquante ans,

la Ghost a ramené cette valeur

autour de la petite quarantaine

voir plus jeune grâce aux marchés

émergents comme la

Chine très friande de ces magnifiques

voitures. Raison pour

laquelle, des versions «Black

Series» apparaissent avec des

finitions plus «sportives».

En conclusion, la Rolls-Royce

Ghost confirme largement le

rajeunissement recherché par

la Dame de Goodwood, en

proposant un nouvel Art de

Vivre dans un environnement

luxueux et intimiste doté des

dernières technologies évolutives

sans entrer dans une

débauche de gadgets plus

énervants et inutiles les uns

que les autres. La GHOST est

un exemple d’intelligence et

de modernisme bien adaptés.


Malgré des dimensions spectaculaires, cette

limousine dégage une assurance et une

noblesse universellement reconnue.

Les reflets dans la peinture indiquent les

innombrables étapes indispensables pour

parvenir à ce niveau d’exception.


Une Rolls-Royce

Phantom Mk II

Pose devant le Palais Royal !

On est en 2012,

le temps est à la pluie,

une Rolls-Royce Phantom MkII

semble quitter naturellement

le Palais Royal, son élégance,

sa stature s’harmonisent avec

l’architecture et les grilles noires

surmontées d’or.

Serait-ce un personnage royal

d’Angleterre d’autant que la

limousine est immatriculée en

Grande Bretagne ?

932


Essai de 2012

933



Non, juste un petit prince qui, visiblement, apprécie le

silence et le confort de notre anglaise.

Invitation permanente au voyage, la Rolls-Royce

Phantom Serie II soigne ses occupants. Les fauteuils

des places arrière sont séparés par une large console

qui abrite un bar, un frigo et une commande intuitive

pour utiliser les écrans plats intégrés aux tablettes de

dossier des sièges avant. Les sièges arrière disposent

de réglages électriques individuels. S’ils offrent un

confort extraordinaire, ils n’égalent cependant pas

ceux d’une Maybach 62 qui offrent sa fameuse position

couchette «aviation» appréciable sur longues

distances.

Prendre place à bord de la Phantom ne rend pas les

mêmes impressions qu’à bord d’une Ghost, fut-elle à

empattement long.

Si la Ghost est bien une Rolls-Royce, elle est aussi plus

moderne et se rapproche, un petit peu, des concepts

qui font les Bentley Flying Spur, Mercedes Classe

S, BMW Série 7, Jaguar XJ ou Lexus LS. La Phantom

demeure une reine, une impératrice d’une classe et

d’une noblesse à part, que seule peut prétendre à

rivaliser la défunte Bentley Mulsanne et aucune autre.

La Phantom est un monument exclusif

et la découvrir, un immense privilège.

Une Rolls-Royce est faite pour durer, ce n’est pas un

banal produit de consommation, ici on est dans un

autre monde, celui de la réelle richesse. En effet, si la

Ghost se démocratise en restant sous les 450.000 euros,

la Phantom ne se négocie qu’au dessus du demimillion

d’euros...

La Phantom Série II prend la relève de la Phantom I

née en 2003. En fait, quelques détails cosmétiques la

distingue seulement. Les phares se dotent d’une ligne

d’éclairage de jour, les optiques rondes s’effacent au

profit de fines ouvertures horizontales. Les pare-chocs

avant et arrière ont été redessinés et intègrent maintenant

de minuscules caméras destinées à aider aux



manœuvres de stationnement. La calandre en acier

chromé est toujours aussi imposante et majestueusement

surmontée de la Flying Lady.

Côté «invisible», la nouvelle Phantom reçoit une

toute nouvelle boîte de vitesse ZF à huit rapports et,

un bouton sport ! Tandis que son moteur offre une diminution

de consommation de l’ordre de 10% qui profite

aussi aux rejets. Toute l’électronique de bord reçoit

une mise à jour de ses softwares pour mieux répondre

encore aux besoins d’aujourd’hui, tant en matière de

navi- gation, qu’en connectiques BlueTooth, internet et

autres applications audiovisuelles.

A bord de la Rolls-Royce Phantom Serie II, on entre

dans un cocon de cuirs et de tapis onctueux. Ces matières

finement travaillées offrent un touché extraordinairement

soyeux et confortable. Le luxe est présent

partout. La Phantom est le porte drapeau du savoirfaire

et des traditions de la grande marque britannique.

Bien que moderne, la Phantom conserve cette

atmosphère harmonieuse que l’on ne trouve plus dans

les voitures actuelles. C’est unique et voulu.

La Ghost est certes luxueuse, mais ne possède

pas le charme de la Phantom, c’est délibéré et

jalousement préservé.

Ainsi, quelques commandes paraissent désuètes

alors qu’elles sont ultra-modernes. Comme les tirettes

chromées qui commandent les aérateurs. Ils ne sont

plus mécaniquement liés aux clapets d’ouverture et

fermeture, ces tirettes commandent de minuscules

moteurs électriques qui génèrent un léger délai de

réaction. Le réglage de la climatisation est toujours

commandé par de larges roulettes aux marquages

rouges et bleus. Certes désuets, mais une fois assimilé

leur mode de fonctionnement, ils permettent un

réglage ultra-fin de l’atmosphère de bord. L’ambiance

fait appel à un éclairage indirect usant d’éléments

translucides qui se reflètent dans des miroirs, les

points lumineux étant judicieusement disposés et

permettent la lecture comme la relaxation en toutes

circonstances. C’est Versailles.


Le grand confort et l’absence de bruit

a toujours été la ligne maîtresse des

Rolls-Royce et la Phantom Serie II

n’y déroge pas, au contraire.

La Phantom se démarre à la gauche du volant, comme

dans une Porsche. Elle n’est pas Key Less, du moins

sur notre exemplaire d’essai. Le lanceur du moteur

émet comme un sifflement avant d’entraîner l’embiellage

du V12 de six litres trois quart.

Et oui, BMW a élaboré le V12 de la Rolls-Royce en lui

rendant sa mythique cylindrée, dans un douze cylindres

au lieu du célèbre V8 qui distillait une puissance

et un couple «suffisants».

La Phantom n’est pas avare d’informations, son douze

cylindres cube donc 6,75 litres et développe 460 ch à

5350 t/m et 720 Nm à 3500 t/m pour une consommation

de l’ordre de 14,8 litres et des rejets pour 347 gr.

A l’usage, cette consommation est réaliste et l’autonomie

proche des 600 km. En ville le bilan passe à

17,5 litres. Dès que l’on sort de la ville, les 12,8 litres

sont tout à fait objectifs, et ce, sans forcer.

Avec ses lignes imposantes et son gabarit hors

normes, on pourrait s’imaginer qu’elle pèse facilement

ses trois tonnes.

Mais c’est oublier un peu vite que la Phantom est en

aluminium et que grâce à sa technique et son concept

de fabrication, compte tenu de tous ses éléments de

confort, elle ne pèse que 2.485 kg !

Une masse et un volume qui se contrôlent aisément

grâce aux excellentes épures de suspensions et aux

gros freins. Le six trois quart est très discret aux allures

de sénateur que la Rolls encourage.

Il l’est d’autant plus que la nouvelle boîte de vitesses

à huit rapports se montre non seulement onctueuse

mais ultra rapide dans le choix judicieux des rapports.

Mais les 460 chevaux et lles 720 Nm sont bien présents

dès lors qu’une accélération puissante est nécessaire.



940


la Phantom bénéficie aussi d’un mode sport (qui ne

dit pas son nom...) qui accélère les passages des rapports

et permet au moteur de monter plus haut dans

les tours. La Phantom est capable d’abattre le 0 à 100

en 5’’9 et de croiser à 240 à l’heure sans frémir.

Pour l’heure, la Phantom entre dans Bruxelles, sur un

filet de gaz, elle se dirige vers le Sofitel Le Louise installé

en face du boulevard de Waterloo sur l’avenue de

la Toison d’Or.

A deux pas du Quartier Louise, et du Sablon où l’on

trouve galeries d’arts et antiquaires. Ces artères attirantes

par leurs boutiques prestigieuses où de grands

noms, fleurissent et brillent de tous leurs feux, Dolce

Gabana, Louis Vuiton, Chanel, Dior, Armani, et pour bien

profiter de toutes ces enseignes tentantes, le Sofitel Le

Louise, son confort, son accueil et toutes ses petites

attentions qui vous simplifient confortablement et

luxueusement la vie. Enfin, tout ça, c’était en 2012 bien

avant que les écolos ne détruisent Bruxelles.

941


TESLA

S & X PLAID...

0-100 km/h

en 2,1 secondes

@ Plume : Eric HEIDEBROEK - Photos © Capture d’images Pascale HEIDEBROEK - PR

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2023

Au vu des prestations déclarées par Tesla, il nous tardait de faire plus ample connaissance

avec les dérivés PLAID de la marque au T. Les deux modèles ont été testés, la «X» puis

la «S». Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’elles ne sont pas à mettre entre toutes

les mains. Aujourd’hui, la majorité des conducteurs ne sont pas encore prêts à gérer les

puissances électriques, et ce depuis les premiers niveaux. Les électriques ont du couple et

de la puissance instantanés, à apprendre humblement.

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Première rencontre donc avec le

vaisseau amiral de Tesla la Tesla

Model X en version «Plaid».

Nous l’avions testée par le passé en version

P100D qui offrait déjà une puissance

terrible grâce à ses deux moteurs, sans

compter sa belle autonomie. On retrouve

donc cette voiture très spéciale qui n’est

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pas un SUV mais un monovolume qui

pourrait très bien en relancer la mode. Si le

Model X peut être commandé avec 5 sièges

de série, elle peut en option en recevoir 6

(+7.800 euros) ou 7 sièges (+4.300 euros).

Mais la Tesla X Plaid n’est disponible, elle,

qu’en 6 places conférant un aspect «jet

privé» très apprécié.

L’accès au troisième rang avec ses deux

places d’appoint est assez aisé grâce à la

commande électrique qui ouvre un passage

correct. On soulignera l’élégance du piétement

des sièges en aluminium massif et

brillant du deuxième rang. Du grand art !

FALCON DOORS

Ceci sans oublier l’attrait principal de la

«X» ses portes arrière en ailes de mouette.

Chez Tesla, la mouette, c’est bien, mais

on préfère les faucons et ces portes s’appellent

donc : Falcon Door !

OK, pas de souci avec ça. D’autant plus

qu’elles sont dotées de capteurs intelligents

qui évitent qu’elles se cognent dans

les murs ou au plafond.

De plus en ouverture latérale, elles n’ont

besoin que de trente petits centimètres

pour se déployer, grâce à leurs doubles


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articulations. Toutes les caméras interagissent

avec les capteurs pour effectuer

ces menoeuvres d’accès avec une précision

extraordinaire. Non seulement c’est

magique, mais aussi une véritable attraction,

visuelle et spectaculaire.

Et il faut savoir aussi que chez Tesla les

autos sont aussi pourvues de gadgets ludiques.

Par exemple, les coussins péteurs

dont on peut sélectionner le siège, à l’envi.

Et même avec la fonction mégaphone, la

Tesla proute à l’extérieur, c’est vraiment

très rigolo.

Il y a aussi une fonction show que vous

pouvez découvrir en cliquant sur l’image

ci-dessous.

Mais bon, ceci étant, ces nouvelles Tesla

Plaid disposent aussi d’un attirail plus

que fourni en infodivertissements de tout

ordre, par exemple des jeux vidéos, un

simulateur de conduite, un cinéma embarqué

et bien d’autres éléments distrayants

qui ne fonctionnent qu’à l’arrêt heureuse-

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ment. Maintenant, c’est une réponse

à une certaine clientèle qui veut des

smartphones sur roulettes et ça

peut être utile quand on doit patienter

lors d’une toujours trop longue

recharge de batteries. Aujourd’hui

l’impatience, c’est terrible.

PLAID 3 moteurs et 1.267 ch !

Les Tesla Plaid sont deux, le monovolume

Model X et la berline

Modele- S. Elles disposent de trois

moteurs développant une puissance

totale de 1.020 chevaux, un couple

de 1.400 Nm, le tout disponible instantanément...

Le moteur avant offre 427 chevaux

et chacun des deux moteurs arrière

420 ch, soit 1.267 chevaux théoriques

et 1.020 chevaux réellement

utiles. La berline Tesla S Plaid abat

le 0 à 100 en 2,1 secondes.Et peut

atteindre une Vmax de 322 km/h.

Le Model X, effectue l’exercice en 2,6

sec. normal, il pèse 2.462 kg contre

2.167 kg au Model S qui est aussi

plus fin avec un coefficient de trainée

de seulement 0,208 Cd contre

0,240Cd pour le gros X Plaid.

Côté autonomies, le S flirte

avec les 647 km et le X avec

les 543 km, soit une bonne

centaine de kilomètres de

moins que la berline. C’est

dù à deux facteurs importants,

le poids et l’aérodynamique.

Beaucoup de personnes

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soulèvent des remarques

au sujet de l’autonomie

et du temps de recharge.

Pas assez et trop long !

C’est ce problème qui a toujours bloqué

le développement des voitures électriques

au début du siècle passé. En 1900, de

stations d’essence mais le transport du

carburant comme sa conservation ne

posait pas de problème. A contrario,

l’électricité avait besoin de batteries très

lourdes (elle le sont toujours d’ailleurs)

mais le stockage n’était pas évident et

l’autonomie particulièrement faible. Mais

les moteurs électriques battaient déjà tous

les records, rappelez-vous Camille Jenatzy

et sa «Jamais Contente» !

Et donc, si les moteurs thermiques disposent

de plus de 150 ans d’innovations, contre

les 10 ans de Tesla on peut se dire que l’on

est à l’aube d’une série d’innovations et

de trouvailles capables de révolutionner

la mobilité. Et même si ça bouge très fort

aujourd’hui, Tesla reste encore et toujours

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l’étalon des voitures électriques.

Personne, ni les Chinois, ni les européen

et les autres n’arrivent à la cheville du

constructeur américain. Même si son

avantage diminue régulièrement. Mais

il ne faut pas croire que Tesla dort sur

ses lauriers, et on doit s’attendre à une

sérieuse réplique des équipes d’Elon Musk.

Wait and see !

Tant en matière d’autonomie qu’en

agrément de conduite Tesla est

encore largement dans le très bon.

Elon Musk n’a pas pris le sujet par le

mauvais côté, il a créé une infrastructure

intelligente de superchargeurs dans

de nombreux pays. Et chaque voiture

est dotée d’un système qui tient compte

de ces superchargeurs. il offre des informations

pertinentes au sujet des bornes

de recharges ainsi que de leur usage en

temps réels (taux d’occupation, disponibilité

et autres infos pertinentes destinées à

permettre aux utilisateurs de s’organiser.

Informations qui permettent aux utilisateurs

de Tesla de conduire sans souci sur

de longues distances, en toute sérénité.

Du Style et des Progrès

S’il est vrai que les premières Tesla Model

S souffraient d’une construction à l’américaine,

c’est à dire un peu légère et vieillissant

assez mal, la marque a évolué considérablement.

Même si on doit constater

que les voitures d’essais presse n’étaient

pas exemptes de défauts de finition avec,

par exemple, des imprécisions d’accostages

au niveau des ouvrants par rapport

aux fixes. Ce qui se traduit évidemment

par des accostages imprécis à l’intérieur.


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L’importateur nous a signalé que les voitures

d’essais sont des préséries, ce qui

pourrait expliquer cela...

Mais on est loin du souci principal des

constructeurs automobiles de toujours qui

est de proposer à la presse des produits

réalisés avec soin particulier du fait que le

moindre défaut sera détaillé et relaté dans

les articles.

C’est assez perturbant comme démarche.

Et ça laisse sous-entendre une sorte de

mépris pour la presse spécialisée qui

n’a qu’à s’adapter. Nous ne sommes

pas contre, et si c’est vraiment le cas, les

clients ne se plaindront pas de ces petits

détails irritants sur une berline Model S

de € 110.970 ou monospace Model X à

137.470 euros, hors équipements optionnels.

Heureusement la pilule des options

chez Tesla n’est pas aussi percutante que

chez Mercedes-Benz, BMW ou Audi...

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Enveloppes banales

Mais beauté intérieure !

Assez banales, les Tesla ont des lignes

équilibrées et assez fluides. On est loin du

concept Fisker avec une sacrée gueule présenté

à Francfort pas loin du stand Tesla, il

y a 10 ans.

C’est vrai qu’extérieurement les Tesla ne

cassent rien, par contre, à l’intérieur le design

est d’une pureté impressionnante. On

est dans un univers pur et tendance.

Dans le Model 3 c’est encore plus sobre et

on peut critiquer, à juste titre, cette simplicité

qui se limite à un seul écran central.

Dans les nouveaux Model X et Model S,

Tesla a redessiné le tableau de bord en y

incluant un deuxième écran dont le carter

est très élégant et jouxte précisément le

grand écran vertical.

Écran vertical qui s’est amélioré au niveau

ergonomique avec une simplification de

l’accès aux différentes fonctions. Ce qui

n’est pas du luxe.

Aides à la conduite et Autopilot

presque autonome, du nouveau !

On constate aussi des améliorations au

niveau de la perception des feux tricolores.

La voiture les détecte et ralentit à leur approche.

Si vous êtes en cruise-control (autopilot)

vous devrez par un bref et léger appui

sur l’accélérateur donner votre accord pour

passer au vert. Et si c’est rouge, pour forcer

l’auto à brûler le signal, vous devrez aller

chercher le bouton du kickdown. Et assumer

la responsabilité de l’infraction. Donc si c’est

absolument nécessaire, en cas d’urgence ou

de danger, ça le fait.


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Autre approche, la visualisation des différents

acteurs dans la circulation, comme

vous pouvez le voir dans la vidéo ci

dessous, les piétons, comme les cyclistes

sont représentés en temps réels

et se meuvent sur l’écran, ils attirent

l’attention diu conducteur sur leur

présence. C’est un atout sécurité non

négligeable. C’est bien vu !

En tous cas les systèmes évoluent dans le

bon sens et leur intrusion dans la conduite

n’est pas trop énervante.

Côté conduite justement, si le volant Yoke a

un look pilote de chasse, il lui manque quand

même deux boutons de part et d’autres pour

y poser les pouces et actionner les missiles.

Oui, bon, je sors...

Ce que l’on reproche à ce demi volant,

c’est qu’il ne permet pas de bien contrôler

la direction en cas d’urgence, par exemple

un évitement, un dérapage ou même pour

faire de simples manoeuvres, ce n’est pas

agréable. Tesla s’en est d’ailleurs vite rendu

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compte et ne propose plus ce volant qu’en

option (250€). Et ceux qui choisiront la TES-

LA PLAID n’hésiteront pas une seconde, ce

volant gadget ne convient pas pour dompter

une telle cavalerie.

On the road again

Dans la Plaid qu’elle soit Model S ou Model X,

le feeling est immédiat. La voiture évolue tout

en souplesse et sans agressivité.

On sent bien que l’auto est puissante, mais

c’est gérable au quotidien. On doit surtout

s’habituer à la très grande et fulgurante réactivité

potentielle. Comme dit plus haut, ce

sont des voitures à ne pas mettre entre toutes

les mains. Et à tout le moins, comme dans

certaine marques comme Porsche, BMW M et

Mercedes AMG, Tesla se devrait de proposer

des cours de maitrise automobile, ou l’on sensibilise

le conducteur à la gestion du potentiel

de l’auto, on apprend la technique du regard,

on apréhende les mouvements

Les Model Plaid sont pourvus de gros freins

que nous n’avons pas pris en défaut. Il est vrai

qu’ils sont secondés par la recharge automa-

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tique en décélération qui les protège pendant

l’usage normal. Un usage sportif les fera travailler

davantage.

Les TESLA PLAID sont des fusées et ce n’est

pas seulement une image. A l’accélération en

appuyant sur le bouton «Dragster» la batterie

est préchauffée (afin de la préserver) et

quand c’est prêt, c’est démentiel, le cerveau

est propulsé contre la boîte craniene, et on

est à 180 à l’heure en moins de 6 secondes...

La première fois que l’on réalise l’exercice,

c’est une surprise, un choc, irréaliste, à tel

point qu’il faut ultra-rapidement reprendre

le contrôle de soi. Après, on se prépare à ce

terrible effet, et on peut alors enchaîner les

accélérations, si l’on veut.

Ceci étant, nous avons constaté plusieurs

choses. Quand on active le mode «dragster»

l’auto signale que la batterie est en préparation,

cela peut prendre jusqu’à 10 minutes.

Quand c’est prêt, un halo circulaire de teinte

jaune entoure la petite voiture dessinée sur

l’écran face au conducteur. Quand il s’arrête

on a préalablement enfoncé les pédales de

frein et de gaz à fond, puis... on lâche les

freins !

Et PAN, chacun est collé au siège, la Plaid

s’arrache violement du bitume comme une

roquette, c’est hallucinant !

Le tout accompagné par un graphisme apocaliptique

sur l’écran complété par une sonorité

de films d’anticipations.

C’est vraiment très impressionnant.

On peut reproduire un grand nombre de fois

l’exercice, et chacun consomme 30 kilomètres

d’autonomie. Ce qui est vraiment peu !


Car nous pensions que nous allions vider la

batterie en moins de deux ou trois accélérations...

Et bien non, l’auto est régulière, l’exercice

se répète sans sourciller.

Fantastique !

Comparée aux stars du segment des accélérations

les plus fortes, on remarque que si la

Tesla Plaid Model S, pas la X réalise son accélération

en 2,1 secondes, la Bugatti Chiron

(1.977 kg) elle le fait en 2,3 voire 2,4 secondes...

Exercice au cours duquel, elle peut

consommer tout son réservoir en 10 minutes,

soit 100 litres de super évaporés !

Rappelons que les deux Tesla Plaid pèsent

2.167 kg pour la berline et 2.462 kg pour le

monospace. Ce qui est dans la moyenne basse

du segment ! Les autonomies annoncées de

l’ordre de plus de 600 km, et se vérifient en

réalité par un delta de l’ordre de 50-60 km de

ce qui est annoncé.

Alors pour les esprits chagrins qui ont testé

les performances et qui disent haut et fort

que c’est inutile, voire abusif, nous répondons

que bien des marques d’hypercars font la

même démarche et là, on ne dit rien! Maintenant

pour les mêmes grincheux, disposer de

telles puissances n’impliquent pas - de fait -

d’avoir un comportement imbécile au volant.

Au contraire.

Et en fait...

C’est vrai que le «T» de Tesla n’a pas (encore)

l’aura d’un cheval cabré qu’il soit italien ou

allemand, ou le EB français... Mais il n’empêche,

ces Plaid le font, et sans rejet toxique!

Bon, c’est vrai, il n’y a pas la musicalité des

bons gros moteurs thermiques et ça, ce n’est

pas pour demain.

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