22.09.2025 Vues

J3e de septembre 2025 : BACS, transformer l'essai

J3e de septembre 2025 : BACS, transformer l'essai - Interview : Isabelle Paz, vice-présidente du SYPEMI et directrice du département Pilotage des contrats complexes pour le secteur industrie, tertiaire et santé, direction Commerce et International, Dalkia et Olivier Ledieu, expert GTB et hypervision, Dalkia - Dossier spécial IBS, parole d'exposants - Économie circulaire : le réemploi des équipements électriques, une solution durable...

J3e de septembre 2025 : BACS, transformer l'essai - Interview : Isabelle Paz, vice-présidente du SYPEMI et directrice du département Pilotage des contrats complexes pour le secteur industrie, tertiaire et santé, direction Commerce et International, Dalkia et Olivier Ledieu, expert GTB et hypervision, Dalkia - Dossier spécial IBS, parole d'exposants - Économie circulaire : le réemploi des équipements électriques, une solution durable...

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Le courant passe entre nous depuis 75 ans

BACS :

TRANSFORMER

L’ESSAI

Dossier spécial IBS

La parole aux exposants

Économie circulaire

Le réemploi des équipements

électriques, une solution durable

LA REVUE DE L’EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE ET ENVIRONNEMENTALE

WWW.FILIERE-3E.FR

ISSN 0758-3826 / SEPTEMBRE 2025

920


2 j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr


ISSN 0758-3826 / SEPTEMBRE 2025

ÉDITO

BACS : transformer l’essai

© DR

‘‘

Tous les ingrédients

sont réunis : des

technologies matures,

un cadre réglementaire

clair et une filière en

ordre de marche.

Ce qui manque, c’est

l’impulsion.

Le courant passe entre nous depuis 75 ans

BACS :

TRANSFORMER

L’ESSAI

Dossier spécial IBS

La parole aux exposants

Économie circulaire

Le réemploi des équipements

électriques, une solution durable

’’

LA REVUE DE L’EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE ET ENVIRONNEMENTALE

WWW.FILIERE-3E.FR 920

Dans

ce numéro :

J3e donne la parole aux experts des

BACS, pour mettre en lumière les

solutions contribuant à améliorer

la performance énergétique et la

flexibilité des bâtiments..

© Adobe Stock

Le GIMELEC vient de publier l’édition 2025 de son Observatoire national du

déploiement des BACS. Le constat est clair : la filière est mobilisée, certes,

mais le terrain peine à suivre. En 2025, seuls 16 % des sites tertiaires français

sont équipés, soit un petit point de plus qu’en 2024, et très loin des 100 % attendus dès

2027. Si la filière se structure et propose des offres adaptées à toutes les typologies de

bâtiments, l’accélération n’est pas au rendez-vous. Pour le moment, ce sont les grands

bâtiments (gares, hôpitaux, hypermarchés, grandes tours de bureaux) qui montrent la

voie : 86 % sont équipés, et certains engagent des démarches de recommissionnement

pour améliorer la performance ou faire revivre les systèmes existants. Les commerces

montrent également un certain volontarisme, tirés par la maîtrise des coûts et les

obligations liées au déploiement d’installations photovoltaïques et de recharge de

véhicules électriques. Mais la majorité du parc reste à convaincre, notamment dans

l’enseignement et les petits commerces, deux secteurs représentant la moitié des mètres

carrés à équiper.

Tous les ingrédients sont pourtant réunis : des technologies matures, un cadre

réglementaire clair et une filière en ordre de marche. Ce qui manque, c’est l’impulsion.

Plusieurs leviers sont identifiés par le GIMELEC dans son Observatoire : inscrire le

plan des 100 000 BACS dans la PPE, mais aussi donner l’exemple sur les 100 millions

de mètres carrés de l’État et les 200 millions de mètres carrés des collectivités locales ;

lancer un vaste programme de formation, et intégrer l’accompagnement complet – de

l’audit au commissioning et à l’exploitation – dans un programme CEE. Une « boîte à

outils » technique et organisationnelle est en cours de finalisation par le GIMELEC et

la SBA, pour soutenir la montée en compétence des acteurs et guider les pratiques sur

le terrain.

Déployer massivement les BACS, ce n’est pas seulement réduire les consommations

et tenir les objectifs du décret tertiaire. C’est aussi rendre le bâtiment acteur de la

transition énergétique. Les BACS sont un levier important pour une intégration

efficace du photovoltaïque, pour un déploiement massif des infrastructures de recharge

pour véhicules électriques, mais aussi pour améliorer la flexibilité des bâtiments

et contribuer au bon équilibrage du réseau électrique. La GTB devient ainsi une

véritable colonne vertébrale : elle permet d’optimiser en continu les consommations,

d’exploiter les gisements d’économie sans travaux lourds, et de garantir la sécurité des

trajectoires carbone. Mais encore faut-il que les systèmes soient exploités avec rigueur :

commissioning initial, recommissionnements réguliers, et gouvernance partagée entre

propriétaires, exploitants et occupants.

Le défi est désormais d’entrer dans une logique de massification. Derrière chaque

capteur et chaque tableau de bord se joue la capacité à concilier confort, performance

et durabilité, tout en renforçant la résilience du système électrique national. C’est

précisément cette ambition qui sera au cœur du salon IBS, les 30 septembre et 1 er octobre

2025 à Paris. Comme chaque année, J3e propose un panorama des solutions présentées

sur le salon, au travers d’interviews de fabricants et d’éditeurs de logiciels. Une vitrine

où les industriels mettent en avant des solutions concrètes pour passer à l’échelle et

transformer l’essai.

Bonne lecture,

Alexandre Arène,

rédacteur en chef

j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 3


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j3e est édité par la société 3e Médias,

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SA au capital de 140 000 euros ;

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Siège social : 32 rue du faubourg

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Poissonnière - 75010 Paris

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Bureaux : 17 rue de l'amiral Hamelin -

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75016 Paris

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Représentant légal : David Catelain.

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© 3e Médias, Paris.

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Reproduction interdite.

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Toutefois, des photocopies peuvent être

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réalisées avec l’autorisation de l’éditeur.

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Celle-ci pourra être obtenue auprès du

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Centre français du copyright, 20, rue des

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Grands-Augustins, 75006 Paris, auquel

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3e Médias a donné mandat pour le

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représenter auprès des utilisateurs.

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Tél. : + 33 (0)1 44 07 47 70

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Dépôt légal : septembre 2025

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Conception graphique - Réalisation :

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Planète Graphique Studio - Paris 17 e

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Impression : IPPAC / Imprimerie

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de Champagne 52500 Langres.

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Directeur de la publication : David Catelain

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Rédaction

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3e Médias

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17, rue de l’Amiral Hamelin, 75016 Paris

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Email : redaction@filiere-3e.fr

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Rédacteur en chef : Alexandre Arène

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Ont collaboré à ce numéro :

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Jean-Paul Beaudet

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et Jean-François Moreau.

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Marketing & Publicité

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3e Médias

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Sandrine de Montmorillon

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Responsable publicité print & digital

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3e Médias

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17, rue de l’Amiral Hamelin, 75016 Paris

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Tél. + 33 (0) 6 51 30 28 68

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sdm@filiere-3e.fr

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Diffusion

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Relations abonnements

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Juliette Aguelon

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compta.3emedias@gmail.com

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Pour l’étranger : 165 € HT franco ;

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185 € HT par avion

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Prix au numéro : 17 €

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Corrections

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Laurence Chabrun

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laurencechabrun@gmail.com

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© DR

06

INTERVIEW

Isabelle Paz

Vice-présidente du SYPEMI et directrice

du département Pilotage des contrats

complexes pour le secteur industrie,

tertiaire et santé, direction Commerce

et International, Dalkia

Olivier Ledieu

Expert GTB et hypervision, Dalkia

10

ACTUALITÉS

10 / Objectif climatique 2040

Le patronat et les industriels

français mettent en garde contre

une cible jugée prématurée

CEE

Le Gimelec et le Serce dénoncent

la suppression de fiches pour

l’industrie

Bonus écologique

Une prime supplémentaire

de 1 000 € pour les véhicules

électriques européens

DANS CE NUMÉRO

Dans beaucoup de cas, les

La clé est le commissioning,

‘‘ systèmes existent mais sont mal ‘‘ qui doit être intégré dès la

exploités, sous-utilisés ou ignorés. conception du bâtiment. Si l’on

Certains propriétaires ne savent attend la réception pour vérifier

même pas qu’une GTB est installée la pertinence des systèmes,

dans leur bâtiment.

il est déjà trop tard.

© DR

Isabelle Paz

Olivier Ledieu

’’ ’’

Équipements immobiliers

Beeldi publie son baromètre 2025

11 / Consommation d’énergie de l’État

Des objectifs ambitieux, un suivi

à fiabiliser

Coût d’une violation de données

IBM publie l’édition 2025

de son rapport annuel

« Cost of a Data Breach »

Événement

IBS 2025 : la GTB et l’IA au cœur

du smart building

12 / SERCE

Jean de Vauxclairs reconduit

à la présidence

Événement

Cap’IoT 2025 : le smart building

au cœur de la 11 e édition

Valorisation de la chaleur fatale

La start-up ENTENT lève des

fonds pour déployer sa technologie

PULSE

14 / MaPrimeRénov’

La Ministre détaille les modalités

de réouverture du guichet le

30 septembre prochain

4 j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr


© AdobeStock

LES DOSSIERS DU MOIS

Spécial IBS

23

LA PAROLE AUX EXPOSANTS

16

Véhicule électrique

Driveco défend l’objectif 2035

pour la fin des voitures thermiques

LON

Renesas met fin à la production

des puces Neuron

AGENDA

18

ANALYSE

18 / GTB - CEE : ne pas confondre

baisse de forfait et perte de

pertinence

LISTE DES ANNONCEURS :

• 2 e COUV – SMCL

• 3 e COUV – SEPEM

• 4 e COUV – WALTHER-WERKE

• P. 13 – DATA CENTRE WORLD

• P. 15 – BÂTIR POUR LE CLIMAT

• P. 19 – POLLUTEC

• P. 24 – ABB

• P. 26 – AIRZONE

DANS CE NUMÉRO

© DR

56

• P. 28 – B.E.G.

• P. 30 – CODRA

• P. 32 – DISTECH CONTROLS

• P. 34 – IBS

• P. 36 – KNX

• P. 38 – LEGRAND

• P. 40 – PCVUE

• P. 42 – SAUTER RÉGULATION

Économie circulaire

LE RÉEMPLOI DES

ÉQUIPEMENTS ÉLECTRIQUES,

UNE SOLUTION DURABLE

ALLIANT ÉCOLOGIE

ET ÉCONOMIE

20 / Observatoire national du déploiement

des BACS : l’édition 2025 souligne un fort

potentiel, qui reste à concrétiser

62

SOLUTIONS

La sélection de la rédaction

66

3 QUESTIONS À

Tanya Clementz

Responsable de l’Académie

Viessmann

• P. 44 – ENERGY TIME

• P. 46 – SMART & CONNECTIVE

• P. 48 – SOFTING IT NETWORKS

• P. 50 – SYLVANIA GROUP

• P. 52 – THERMOZYKLUS

• P. 54 – WAGO

• P. 59 – 3E MÉDIAS

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David Catelain

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Directeur de la publication

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Alexandre Arène

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Rédacteur en chef

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alexandre.arene@filiere-3e.fr

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Jean-François Moreau

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Journaliste spécialiste supervision,

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efficacité énergétique, BIM

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journalistes@filiere-3e.fr

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Jean-Paul Beaudet

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Journaliste spécialiste

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datacenters, stockage de

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l’énergie, énergies renouvelables,

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véhicules électriques et IRVE

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journalistes@filiere-3e.fr

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Sandrine de Montmorillon

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Responsable publicité,

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partenariats & réseaux sociaux

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Groupe 3e Médias

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sdm@filiere-3e.fr

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C'est avec

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une grande

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tristesse que

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nous avons

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appris le décès

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de Roland

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Kuschner,

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journaliste indépendant, qui a

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collaboré à de nombreuses revues

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techniques et professionnelles, dont

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J3e. Toute l’équipe de 3E Médias

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salue son humanité, sa personnalité

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singulière et attachante.

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j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 5


INTERVIEW

Propos recueillis par Alexandre Arène

Isabelle Paz

Vice-présidente du SYPEMI et directrice du

département Pilotage des contrats complexes

pour le secteur industrie, tertiaire et santé,

direction Commerce et International, Dalkia

© DR

‘‘

Dans beaucoup de cas, les systèmes

existent mais sont mal exploités, sousutilisés

ou ignorés. Certains propriétaires

ne savent même pas qu’une GTB est

installée dans leur bâtiment.

’’

Olivier Ledieu

Expert GTB et hypervision, Dalkia

‘‘

La clé est le commissioning, qui

doit être intégré dès la conception du

bâtiment. Si l’on attend la réception pour

vérifier la pertinence des systèmes, il est

déjà trop tard.

’’

© DR

La performance énergétique et environnementale des bâtiments place aujourd’hui

le facility management (FM) au cœur des enjeux immobiliers et fait le lien entre

propriétaires, exploitants et occupants pour optimiser la gestion du bâtiment. Le SYPEMI

(syndicat des professionnels du Facility management) fédère et organise la profession

et met en avant les bonnes pratiques. Isabelle Paz, vice-présidente du syndicat et

directrice du département contrats Multisites de Dalkia, et Olivier Ledieu, expert GTB et

hypervision, livrent leur regard sur les leviers concrets du FM, du déploiement des BACS

à la gestion des données, en passant par l’intégration des occupants et l’évolution des

compétences à l’horizon 2030.

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INTERVIEW

Isabelle Paz & Olivier Ledieu

j3e - Pouvez-vous présenter le SYPEMI,

son rôle et ses missions ?

Isabelle Paz - Le SYPEMI est un syndicat professionnel

membre de la FEDENE. Il fédère les

entreprises de facility management qui interviennent

auprès de clients propriétaires ou gestionnaires

d’immeubles. Ces patrimoines sont

variés puisqu’ils peuvent être commerciaux,

industriels, tertiaires ou publics, et les attentes

sont elles aussi multiples. Le syndicat se donne

pour rôle de représenter la profession, de mettre

en valeur ses bonnes pratiques et de promouvoir

ses activités aussi bien auprès des clients

que des pouvoirs publics. Cela signifie que nous

formalisons des préconisations qui peuvent servir

aux clients ou aux bureaux d’études qui les

conseillent en amont des contrats, au moment

de leur rédaction et de leur préparation, pour

veiller à la clarté des besoins exprimés, et en

aval, pour accompagner leur exécution, leur

pilotage et leur contractualisation en proposant

des formats de livrables, par exemple. Le

SYPEMI est à la fois un lieu d’échange et de

structuration de la profession.

j3e - Comment est organisé le syndicat

pour mener ces missions ?

Isabelle Paz - Le SYPEMI s’appuie sur un

bureau restreint qui définit les sujets prioritaires

et prépare les axes de travail communs.

Un conseil d’administration se réunit chaque

trimestre pour valider les orientations. Le président,

Éric Lefiot, porte la voix des adhérents

auprès des pouvoirs publics et représente la

profession sur toutes les questions réglementaires,

contractuelles ou stratégiques. Ce mode

de fonctionnement garantit à la fois réactivité,

grâce au bureau, et représentativité, grâce au

conseil d’administration, tout en donnant une

cohérence d’ensemble à nos prises de position.

j3e - Quels sont les principaux sujets de

travail sur lesquels vous vous concentrez

aujourd’hui ?

Isabelle Paz - Nous travaillons sur trois grands

axes. Le premier concerne l’intelligence artificielle,

qui bouleverse déjà notre façon d’analyser

les données, de piloter les contrats et de

suivre la performance. Le deuxième sujet est

la donnée, sa gouvernance et sa sécurité, car

l’essor des objets connectés et des systèmes de

gestion technique génère des volumes d’informations

considérables. Ces données doivent

être collectées, partagées et utilisées dans un

cadre clair et sécurisé. Enfin, le troisième grand

sujet est la responsabilité sociétale et environnementale.

Nos clients attendent désormais de

nous que nous soyons capables de produire des

indicateurs précis, notamment sur les scopes 1,

2 et 3. Cela suppose d’intégrer la RSE dans la

préparation des contrats et dans leur exécution,

en veillant à la fiabilité des données remontées.

Pour accompagner cette évolution, nous élaborons

des livrables concrets et des retours d’expérience

qui aident les bureaux d’études à rédiger

des cahiers des charges adaptés, les donneurs

d’ordre à formuler clairement leurs attentes et

les prestataires à les exécuter sur des bases communes.

j3e - En quoi le facility management

peut-il être considéré comme un levier

de performance énergétique ?

Isabelle Paz - Le facility management agit

sur trois dimensions complémentaires. Il y a

d’abord le pilotage, qui passe par des indicateurs

de performance et un reporting adapté. Il y a

ensuite la réalisation des prestations techniques

et de services. Enfin, il y a la conformité réglementaire,

notamment avec le décret tertiaire

et le décret BACS, qui encadrent désormais le

sujet de manière précise.

Dans les contrats que nous signons avec nos

clients, il y a forcément des engagements liés

à la réduction de l’empreinte carbone, et cela

couvre l’ensemble des gestes du quotidien : la

maintenance technique, la gestion des déchets,

les services aux occupants. Bien pilotées et intégrées

dans un reporting structuré, ces actions

donnent une meilleure maîtrise. La performance

énergétique, c’est aussi l’optimisation des

coûts d’exploitation. Les prix de l’énergie pouvant

flamber, il est indispensable de réduire les

consommations pour maîtriser les budgets.

Mais cela ne peut pas se faire sans les occupants.

Il faut concilier leurs besoins de confort

avec la réduction des consommations, trouver

le juste équilibre et l’anticiper dans les contrats.

L’exploitation doit donc tenir compte des données

d’occupation. C’est un dialogue constant

entre le client, qui connaît son organisation et

ses rythmes, et l’exploitant, qui ajuste les paramètres

techniques.

À cela s’ajoutent l’intégration des nouvelles

technologies, l’usage des objets connectés et,

bien sûr, l’intelligence artificielle. Mais encore

faut-il des compétences adaptées. Savoir interpréter

les données permet d’éviter des interventions

inutiles et d’optimiser les ressources.

Enfin, la RSE s’exprime aussi à travers la gestion

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INTERVIEW

Isabelle Paz & Olivier Ledieu

des trajets. Dans les contrats répartis sur l’ensemble

du territoire, chaque déplacement inutile

génère une empreinte carbone. Les trajets

des équipes techniques comme des équipes

de services doivent donc être optimisés. Tout

cela suppose de faire dialoguer l’ensemble des

parties prenantes – occupants, prestataires et

donneurs d’ordre – sous le pilotage du facility

manager.

j3e - Quels sont les leviers concrets que peut

actionner un facility manager pour réduire

les consommations ?

Isabelle Paz - Le levier principal du facility

manager, c’est le contrat de performance énergétique

(CPE). Il crée des rituels de communication

entre les trois parties prenantes :

occupants, exploitants techniques et donneurs

d’ordre. C’est dans cet échange que se trouvent

les marges de progrès, en conciliant confort,

optimisation énergétique et adaptation des

services.

Les objets connectés permettent de définir des

paliers de service différents selon les typologies

de bâtiments. Cela donne de la flexibilité

et évite d’intervenir inutilement. Le contrat

devient donc le cadre qui permet de travailler

au juste besoin. Ce juste besoin évolue au fil

du temps, selon l’occupation des bâtiments ou

l’activité des donneurs d’ordre. Il faut donc prévoir

cette variabilité et l’intégrer dans la relation

contractuelle.

Cela passe aussi par l’économie circulaire. Dans

notre secteur, une part importante des prestations

est sous-traitée, et il est essentiel que les

partenaires soient les plus locaux possible. Prenons

l’exemple d’un contrat technique porté

par Dalkia : des prestations comme le courant

faible ou la détection incendie sont confiées à

des sous-traitants certifiés APSAD. Nous leur

déléguons ces interventions car elles nécessitent

des expertises spécifiques, mais nous veillons à

ce que ce soit fait au niveau local pour limiter

les impacts.

La sensibilisation des occupants aux écogestes

est également fondamentale. Sans leur implication,

les économies prévues ne peuvent être

atteintes. C’est pourquoi le rôle du facility

manager inclut cette dimension pédagogique.

L’évolution des compétences de nos collaborateurs

est clé : les équipes de FM doivent développer

de nouvelles expertises en matière d’efficacité

énergétique, de gestion des données et de

technologies avancées.

j3e - Pouvez-vous donner un exemple concret

d’action dans un immeuble tertiaire ?

Isabelle Paz - Dans un bâtiment tertiaire, le facility

manager agit d’abord sur la partie technique, en

organisant une maintenance prédictive et préventive

qui évite les pannes et les surconsommations.

Cela permet de maintenir les équipements alignés

sur leurs paramètres, par exemple en veillant à

ce qu’ils ne consomment pas plus que nécessaire

pour garantir une température donnée. Cela évite

que les factures du donneur d’ordre ne s’envolent.

Sur la partie services, il pilote la gestion des déchets

et accompagne les occupants dans les écogestes.

Sur le confort, il peut échanger avec les donneurs

d’ordre pour connaître précisément les

taux d’occupation en temps réel, et adapter la

conduite des installations ; il peut organiser des

campagnes de sensibilisation, par exemple en

invitant les occupants, en hiver, à adapter leur

tenue vestimentaire lors de pics de consommation,

afin de maintenir la température contractuelle

sans gaspillage. L’idée est de rappeler

que chaque immeuble doit consommer moins

d’énergie et participer à la décarbonation, et que

les occupants sont aussi acteurs de cet effort.

Enfin, la GTB est un outil majeur. Elle permet

de réguler automatiquement les besoins et d’éviter

de chauffer ou de climatiser inutilement.

Il faut préciser que réaliser des économies ne

veut pas dire baisser le confort. L’objectif est

de maintenir les conditions contractuelles et

d’éviter les gaspillages. Les économies véritables

consistent à éliminer ce qui alourdit inutilement

la consommation.

Pour la décarbonation, le facility manager peut

proposer la mise en place d’énergies renouvelables,

par exemple des panneaux solaires en

autoconsommation pour l’eau chaude sanitaire,

mais aussi le raccordement à des réseaux de

chaleur ou de froid dont l’énergie est majoritairement

renouvelable.

Quel regard portez-vous sur le déploiement

des BACS ?

Olivier Ledieu - La GTB est aujourd’hui reconnue

comme un outil central pour atteindre les objectifs

fixés par le décret tertiaire et le décret BACS.

Pourtant, seuls environ 15 % des sites tertiaires

en sont équipés, alors que l’objectif est d’arriver

à 100 % dans cinq ans. Même si le marché progresse

(+ 31 % en 2024), cela reste insuffisant : à

ce rythme, nous n’atteindrons que 21 % en 2030.

Il faut donc une prise de conscience collective,

de la part des maîtres d’ouvrage comme

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INTERVIEW

Isabelle Paz & Olivier Ledieu

des exploitants. Les facility managers, qui sont

au centre de la technique et de la gestion, ont

un rôle clé à jouer. Mais nous voyons déjà certains

de nos clients se retrouver face à un mur,

compte tenu de la taille de leur parc et de la

complexité des configurations. Le décret BACS

fixait une première échéance au 1 er janvier 2025

pour les installations de plus de 250 kW. Beaucoup

d’acteurs ont découvert trop tardivement

l’ampleur de la mission, courant 2024, et les

carnets de commandes des intégrateurs de GTB

sont désormais pleins pour plusieurs années.

Ceci laissant peu de temps à la maturation d’une

véritable feuille de route adaptée à chaque type

de patrimoine.

Isabelle Paz - Le problème n’est pas seulement

dû au manque d’équipements. Dans beaucoup

de cas, les systèmes existent mais sont mal

exploités, sous-utilisés ou ignorés. Certains

propriétaires ne savent même pas qu’une GTB

est installée dans leur bâtiment. Dans d’autres

cas, elle a été posée uniquement pour valoriser

un bien à la revente, sans jamais être réellement

utilisée. Lors d’une reprise de site, il arrive que

l’exploitant ne dispose ni des accès, ni des mots

de passe, ni de la documentation. Résultat :

l’outil existe, mais il est inutilisable. C’est pourquoi

nous insistons sur la prise en main et sur

la transmission des informations dès la conception

et lors du changement d’exploitant.

Comment assurer le bon fonctionnement

des BACS dans la durée ?

Olivier Ledieu - La clé est le commissioning, qui

doit être intégré dès la conception du bâtiment et

des systèmes techniques. Si l’on attend la réception,

pour vérifier que les fonctionnalités sont

en adéquation avec les systèmes et les exigences

énergétiques, il est déjà trop tard. Le commissioning

permet d’associer également l’exploitant

en amont et de s’assurer que les équipements

installés sont réellement opérationnels. Ensuite,

un recommissioning régulier doit être organisé

pour adapter les réglages aux évolutions des

usages, comme le télétravail ou la variation des

taux d’occupation. Sans cela, on risque d’avoir

des bâtiments économes mais inconfortables ou,

au contraire, des installations pilotées manuellement

mais inefficaces. Les objets connectés

et les capteurs sans fil élargissent encore les

possibilités en multipliant les informations disponibles.

Mais ces données doivent être exploitées.

Cela suppose de nouvelles compétences et

l’émergence de profils spécifiques, comme celui

de gestionnaire de données énergétiques, qui

devient indispensable pour transformer les flux

d’informations en décisions opérationnelles.

j3e - Comment le métier de facility manager

évolue-t-il face à ces enjeux ?

Isabelle Paz - Le métier se complexifie pour

apporter une plus grande valeur ajoutée. Le

facility manager doit renforcer ses compétences

techniques, notamment sur l’IoT et la donnée,

mais aussi sur la gestion de projet, car la

rénovation et les travaux deviennent de plus en

plus fréquents. Il doit également développer ses

« soft skills », en particulier la communication,

car il faut savoir embarquer les parties prenantes

– clients, bureaux d’études, occupants – qui ne

sont pas dans une relation hiérarchique directe.

Le métier se structure donc en plusieurs fonctions

distinctes : technique, services, coordination.

La difficulté est de garder une voix unifiée

vis-à-vis du client. C’est le rôle du pilote de

contrat, interlocuteur unique qui synthétise,

arbitre et garantit la performance, tout en s’appuyant

sur son équipe d’experts.

j3e - À l’horizon 2030, comment voyez-vous

le facility management ?

Isabelle Paz - D’ici 2030, le facility management

sera plus technologique, avec l’intelligence artificielle

qui accélérera les analyses et optimisera

les décisions. Il sera aussi plus décarboné, car les

objectifs climatiques pèseront toujours davantage

sur les organisations. Enfin, il sera plus

centré sur l’expérience utilisateur, car la performance

énergétique et environnementale ne

peut être atteinte sans l’adhésion des occupants.

j3e - Et quel rôle jouera le SYPEMI

dans cette évolution ?

Isabelle Paz - Le SYPEMI poursuivra trois missions

essentielles. D’abord, définir des standards

et diffuser des bonnes pratiques pour donner

un cadre commun à la profession. Ensuite, proposer

des formations adaptées aux nouvelles

compétences attendues, qu’elles concernent

la donnée, les technologies ou la conduite du

changement. Enfin, assurer une veille réglementaire

et technologique pour accompagner

les donneurs d’ordre et représenter la profession

auprès des instances concernées. Notre

ambition est claire : rester un acteur essentiel

de la construction d’environnements de travail

durables, performants et adaptés aux enjeux de

demain.

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ACTUALITÉ

Objectif climatique 2040

Le patronat et les industriels

français mettent en garde

contre une cible jugée

prématurée

La Commission

européenne a

proposé un nouvel

objectif climatique :

réduire d’au moins 90 %

les émissions nettes

de gaz à effet de serre

d’ici 2040, par rapport à

1990. Le Medef, l’Afep et

France Industrie disent

soutenir la décarbonation

et la neutralité carbone

visée pour 2050, mais

estiment que cette

cible intermédiaire

est fixée trop tôt.

Les organisations

patronales appellent

à la mise en œuvre

rapide d’un « agenda

compétitif de référence

mondiale », structuré

Bonus écologique

Une prime supplémentaire

de 1 000 € pour les véhicules

électriques européens

À partir du 1er octobre

prochain, l’achat

d’un véhicule électrique

assemblé en Europe et

équipé d’une batterie

européenne donnera

droit à une prime

supplémentaire de

1 000 €, ont annoncé

Agnès Pannier-Runacher,

ministre de la Transition

écologique, et Marc

Ferracci, ministre chargé

de l’Industrie et de

l’Énergie. Cette aide

vient s’ajouter au bonus

écologique existant,

financé par les certificats

d’économie d’énergie

(CEE) depuis le 1 er juillet

dernier. Selon les revenus

autour de six chantiers :

approfondissement du

marché unique, accès

compétitif à l’énergie,

modernisation de la

politique de concurrence,

accélération du virage

numérique, usage

stratégique de la

commande publique

et mobilisation des

investissements publics

et privés. Selon elles, ces

mesures conditionnent

la faisabilité des objectifs

climatiques et doivent

précéder toute fixation de

trajectoire de réduction.

Faute de quoi, elles

redoutent un impact

négatif sur l’emploi

industriel en Europe.

des ménages, ce bonus

peut atteindre 4 200 €.

Avec la nouvelle prime, le

soutien maximal pourra

donc atteindre 5 200 €

pour l’achat d’un véhicule

électrique respectant

les critères européens.

La liste des modèles

éligibles sera publiée

et mise à jour chaque

mois par l’Ademe. Le

gouvernement met en

avant un double objectif :

accélérer la transition

vers la mobilité électrique

et soutenir la filière

automobile européenne,

notamment les usines de

batteries implantées en

France et en Europe.

CEE

Le Gimelec et le Serce

dénoncent la suppression

de fiches pour l’industrie

Le Gimelec et le

Serce réagissent à

la publication du 71 e

arrêté sur les certificats

d’économie d’énergie

(CEE), qui supprime

plusieurs fiches

standardisées dédiées à

l’efficacité énergétique

dans l’industrie. Les deux

organisations jugent

cette décision prise sans

concertation et y voient

un recul du soutien

public à la compétitivité

industrielle. Selon

elles, l’argument de la

rentabilité des opérations

ne tient pas compte de

la réalité économique :

dans un contexte de

Équipements immobiliers

Beeldi publie son

baromètre 2025

Beeldi, en partenariat

avec le SYPEMI et

l’APROMA, publie le

baromètre de l’état des

équipements du parc

immobilier français.

L’étude, menée sur plus

de 90 000 bâtiments

représentant 80 millions

de mètres carrés et

1,6 million d’équipements,

révèle que 72 % des

gestionnaires immobiliers

jugent insuffisante leur

connaissance de leur

parc et que 64 % estiment

ne pas disposer d’outils

adaptés pour élaborer

des plans pluriannuels

de travaux. Le rapport

souligne des écarts

entre les durées de vie

conventionnelles et

trésoreries fragilisées, les

investissements dont le

retour dépasse trois ans

sont difficiles à engager.

Elles estiment que la

réorientation du dispositif

CEE vers le résidentiel

affaiblit un levier clé pour

réduire la consommation

énergétique des sites

industriels. Le Gimelec

et le Serce appellent à un

plan global de soutien à

l’efficacité énergétique

dans l’industrie, incluant

des outils financiers

incitatifs, afin de favoriser

la modernisation des

sites, leur résilience face

aux prix de l’énergie et le

maintien de l’emploi.

réelles des équipements,

comme les climatiseurs,

qui peuvent rester

opérationnels bien

au-delà des référentiels.

Il pointe aussi une

transition écologique trop

lente, avec un recours

encore limité aux fluides

réfrigérants à faible

impact et une adoption

progressive des pompes

à chaleur. Selon Beeldi, de

meilleures centralisation

et fiabilisation des

données sont désormais

indispensables

pour optimiser les

investissements,

garantir la conformité

réglementaire et accélérer

la décarbonation du parc

immobilier.

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ACTUALITÉ

Consommation d’énergie de l’État

Des objectifs ambitieux, un suivi à fiabiliser

La Cour des

comptes publie

une première analyse

de la consommation

énergétique de

l’État, entendue

comme l’ensemble

des administrations

nationales hors

établissements publics.

La facture, estimée

à près de 2 milliards

d’euros par an, constitue

un enjeu budgétaire

significatif. Entre 2018

et 2023, elle est passée

de 1,36 à 2,23 milliards

d’euros, avant de reculer

à 1,69 milliard d’euros

en 2024. Cette évolution

reflète notamment la

volatilité des marchés de

l’électricité et du gaz et

l’adaptation de la fonction

achat dans un contexte

de tension énergétique.

Sur la base des données

communiquées par les

ministères, une tendance

générale à la baisse

de la consommation

semble se dessiner. Mais

la Cour met en garde :

la fiabilité des chiffres

demeure insuffisante.

Cette incertitude

fragilise l’évaluation de

la contribution réelle

de l’État à la baisse

des émissions de gaz

à effet de serre, alors

que les engagements

affichés sont ambitieux :

- 22 % en 2027 et - 80 %

en 2050, par rapport à

2022. Pour la Cour, le

renforcement du suivi

est indispensable afin de

garantir la crédibilité de

la trajectoire climatique

et budgétaire de l’État.

Sans outils de mesure

robustes, il sera difficile

d’assurer le pilotage des

politiques publiques de

sobriété énergétique

et de vérifier l’atteinte

des objectifs fixés

à l’horizon 2030 et

au-delà.

Coût d’une violation de données

IBM publie l’édition 2025

de son rapport annuel

« Cost of a Data Breach »

Menée par IBM et le

Ponemon Institute,

l’édition 2025 du rapport

annuel « Cost of a Data

Breach » a été publiée.

En France, le coût

moyen d’une violation

de données atteint

3,59 millions d’euros,

en recul de près de 7 %

par rapport à 2024. Les

secteurs les plus touchés

restent la pharmacie

(5,11 M€), les services

financiers (4,65 M€)

et l’énergie (4,45 M€).

Les incidents les plus

coûteux sont liés au vol

physique ou aux failles de

sécurité (4,81 M€), suivis

des erreurs internes,

des compromissions

de fournisseurs et des

attaques par déni de

service. La détection

d’un incident nécessite

en moyenne 213 jours, et

71 jours supplémentaires

pour le contenir. L’étude

souligne l’impact

croissant de l’IA :

65 % des entreprises

françaises utilisent

déjà des outils d’IA et

d’automatisation pour

renforcer la sécurité,

réduisant de 88 jours le

temps de gestion d’une

violation et économisant

en moyenne 1,39 M€.

Mais le shadow AI

— usages non autorisés —

augmente les risques,

avec un surcoût estimé

à 321 900 €. Plus de la

moitié des organisations

n’ont pas encore mis en

place de gouvernance de

l’IA. Au niveau mondial,

le coût moyen d’une

violation recule pour la

première fois en cinq ans

(4,44 M$), mais atteint

10,22 M$ aux États-

Unis. IBM alerte sur un

décalage entre l’adoption

rapide de l’IA et la mise

en place de contrôles et

de politiques de sécurité

adaptés.

Événement

IBS 2025 : la GTB et l’IA au

cœur du smart building

Le salon Intelligent

Building Systems

(IBS) tient sa 15 e édition

les 30 septembre et

1 e octobre prochains à

la porte de Versailles,

à Paris. Dans un

contexte de forte

demande en solutions

de comptage et de

régulation, l’événement

mettra l’accent sur

les cas d’usage, les

retours d’expérience

et les technologies

numériques appliquées

à la gestion technique

du bâtiment (GTB),

dopées à l’IA et à

la donnée. Parmi

les nouveautés, la

première édition des

Trophées du Smart

Building, organisés

par l’Observatoire de

l’immobilier connecté

et responsable (OICR)

avec le soutien du salon,

récompensera des

projets exemplaires liés

aux BACS et au smart

building le 30 septembre à

15 h 45. Cette initiative fait

écho au plan présenté par

le Gimelec et RTE, qui vise

100 000 BACS Flex Ready

d’ici 2030. Le programme

prévoit près de

45 conférences et ateliers,

structurés en cinq cycles :

énergie et décarbonation,

innovations

technologiques, data

et cybersécurité,

applications et

compétences, IoT

et marchés. Les

thématiques couvriront

notamment la flexibilité

énergétique, le rétrofit

des GTB, l’intégration des

énergies renouvelables,

la cybersécurité dans

le bâtiment, la gestion

de l’eau et la montée

en compétences. La

15 e édition d’IBS devrait

accueillir 8 000 visiteurs,

dont 3 500 congressistes,

attendus par plus de

200 exposants sur

2 jours.

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ACTUALITÉ

SERCE

Jean de Vauxclairs reconduit à la présidence

© DR

Au cours de

l’assemblée

générale du SERCE qui

s’est tenue le 18 juin

dernier, les membres du

conseil d’administration

ont reconduit Jean de

Vauxclairs (CEME)

dans ses fonctions de

président, et Dominique

Néel (Equans) à la

vice-présidence du

SERCE. À l’issue de son

premier mandat, Jean

de Vauxclairs a tenu

à souligner l’avancée

des travaux engagés

en 2024. Ceux-ci ont

permis de renforcer

l’organisation du

SERCE, tant au niveau

de sa gouvernance,

de ses commissions

que de son équipe

permanente. Le SERCE

a également clarifié

sa stratégie autour de

deux enjeux majeurs

pour la profession : le

soutien à l’électrification

des usages et la

simplification de la

mise en œuvre de la

transition énergétique

dans ses secteurs

d’activité (industrie,

tertiaire, réseaux

et infrastructures).

Cette année, le SERCE

souhaite intensifier

son action autour de

trois priorités : porter

la voix de la profession

dans le débat public

et sur le terrain, en

réaffirmant l’importance

d’une ambition forte en

matière d’électrification

des usages, renforcer

l’attractivité de la

profession afin d’enrichir

le vivier de candidats

s’orientant vers les

métiers et les entreprises

du SERCE, et poursuivre

le développement du

SERCE en régions

en renforçant sa

représentativité sur

le terrain de manière

équilibrée pour couvrir

l’ensemble de ses

secteurs d’activité.

Événement

Cap’IoT 2025 :

le smart building

au cœur de

la 11 e édition

Synox organise la

11 e édition de

Cap’IoT le jeudi

9 octobre prochain au

Kiasma, à Castelnaule-Lez

(Métropole de

Montpellier). Dédié cette

année au smart building,

l’événement réunira

plus de 250 participants

autour de conférences,

ateliers et retours

d’expérience sur la

connectivité, l’efficacité

énergétique, la gestion

des ressources et la

qualité de vie dans les

bâtiments intelligents.

Synox partagera

l’expérience de son

nouveau siège social

connecté, inauguré le

5 février 2025, véritable

démonstrateur de

1 500 m² à énergie

positive, équipé de

plus de 500 capteurs

et piloté par un

Building Operating

System. Le

programme prévoit

notamment des

interventions d’Ilham

Djehaïch-Mezouar

(InfraNum), Thierry

Iacazio (Fédération

des promoteurs

immobiliers), ainsi

que des tables rondes

avec des acteurs du

bâtiment, de l’énergie

et des collectivités. La

clôture sera assurée

par Crédit Agricole

Immobilier autour des

perspectives 2030.

Valorisation de la chaleur fatale

La start-up ENTENT lève

des fonds pour déployer

sa technologie PULSE

La start-up aixoise

ENTENT dévoile le

PULSE, une innovation

destinée à récupérer et

transformer en électricité

les chaleurs fatales

basse température

(dès 60 °C), jusqu’ici

difficilement exploitables.

Après sept ans de

R&D et 3,2 M€ investis,

l’entreprise lance une

levée de fonds sur

Sowefund pour accélérer

son déploiement

industriel. Fondée sur un

cycle thermo-acoustique

et protégée par des

brevets en Europe, en

Chine et aux États-Unis,

la technologie évite le

recours à une pompe

énergivore grâce à une

compression thermogravitaire.

Résultat : un

rendement optimisé sur

des sources variées, des

fumées industrielles à

la géothermie. Chaque

machine peut produire

jusqu’à 800 MWh

d’électricité par an, soit

600 000 € d’économies

et 7 000 tonnes de CO₂

évitées sur 20 ans.

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12 j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr


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LE SALON INCONTOURNABLE DES ACTEURS

DU DATA CENTRE

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Deux jours pour découvrir les

innovations en refroidissement,

énergie, connectivité et résilience,

rencontrer les décideurs clés et

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centres souverains et durables de

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Riello UPS, Siemens, Stulz, Equans Data Centers…et bien d’autres

leaders du marché.

j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 13


ACTUALITÉ

MaPrimeRénov’

La Ministre détaille les modalités de réouverture

du guichet le 30 septembre prochain

Valérie Létard,

ministre chargée du

Logement, a confirmé la

réouverture du guichet

MaPrimeRénov’ pour les

rénovations énergétiques

individuelles d’ampleur

à partir du 30 septembre

2025. Fermé en juin face

à l’afflux de dossiers et

aux risques de fraude,

le dispositif redémarrera

avec un plafond fixé à

13 000 nouveaux dossiers

acceptés d’ici à la fin de

l’année. La priorité sera

donnée aux propriétaires

très modestes, puis,

progressivement, aux

ménages modestes.

Les dossiers déposés

cet automne seront

instruits début 2026,

sous réserve du vote de

la loi de finances. Les

aides sont ajustées :

plafonds de travaux

subventionnables limités

à 30 000 ou 40 000 €,

recentrage sur les

passoires énergétiques

(E, F, G), suppression du

bonus de 10 % pour sortie

de passoire. En parallèle,

les dispositifs pour les

travaux monogestes et

les copropriétés restent

ouverts sans changement

jusqu’à la fin de cette

année. Sur le front de la

lutte contre la fraude,

près de 13 000 dossiers

suspects ont déjà été

détectés, et les premières

sanctions contre les

entreprises concernées

sont intervenues dès le

mois d’août.

© DR

Véhicule électrique

Driveco défend l’objectif 2035 pour la fin

des voitures thermiques

Driveco, membre

de l’association

Charge France, appelle

les décideurs à maintenir

l’échéance de 2035 fixée

par l’Union européenne

pour mettre fin à la vente

de véhicules thermiques

neufs. Alors que

certains plaident pour

un assouplissement,

l’entreprise s’appuie sur

une étude du Boston

Consulting Group

réalisée pour Charge

France, qui confirme les

avantages économiques

et écologiques du

100 % électrique. Selon

l’étude, les ventes de

véhicules électriques

ont progressé de 24 % au

1 er semestre 2025, et 60 %

des Européens se disent

prêts à en acheter un. En

France, rouler électrique

permet jusqu’à 1 600 €

d’économies par an par

rapport à un véhicule

thermique ou hybride

rechargeable. Côté

environnement, un

VE émet en moyenne

trois fois moins de CO₂,

et jusqu’à neuf fois

moins en France. À

l’échelle européenne,

l’électrification pourrait

réduire de 45 milliards

d’euros par an la facture

des importations de

pétrole d’ici 2035.

« L’étude confirme que

l’hybride rechargeable

n’a plus d’intérêt face

au 100 % électrique »,

déclare Gautier

Chatelus, président

de Driveco, qui plaide

pour un cap politique

clair afin de sécuriser

LON

Renesas met fin

à la production des puces

Neuron

Le détenteur de la

technologie LON,

Renesas, a annoncé

l’arrêt de la fabrication

des microprocesseurs

Neuron Chip, cœur

du système de

communication LON.

Cet arrêt signe la fin

du soutien industriel et

les investissements

et d’accélérer

le déploiement

d’infrastructures.

technique autour des

puces LON (gammes

FT5000 et FT6000

notamment), sans reprise

prévue par un autre

fabricant. Pour autant,

la technologie reste

utilisable en open source,

notamment sur les

installations existantes.

14 j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr



AGENDA

30 sept. et 1 er octobre

1 er octobre

7 et 8 octobre

7 au 9 octobre

IBS

Paris Expo, porte de

Versailles, Hall 2.2

La 15 e édition d’IBS

accueillera la première

édition du symposium

Innovative City. Témoin

et catalyseur des grandes

tendances, IBS 2025 sera

une vitrine technique

montrant les dernières

nouveautés en matière

d’IoT Smart, de supervision

et de solutions logicielles

de pilotage intelligent.

Il devrait poursuivre,

comme sur les dernières

éditions, la promotion

des solutions durables et

résilientes, parmi lesquelles

le stockage d’énergie

couplé aux EnR du

bâtiment (photovoltaïque,

géoénergie…).

Contacts/informations

https://www.ibs-event.com

FORUM ENERGY TIME

Les Salons de l’Aveyron -

Paris Bercy Village

Energy Time, c’est le

rendez-vous stratégique

des grands consommateurs

d’énergie en France

des secteurs privé et

public. 30 conférences,

50 démonstrations en

direct, 1 journée d’échanges

pour transformer les projets

d’optimisation énergétique

en succès tangibles. Cet

événement réunit les

acteurs privés et publics

pour tester, comparer et

expérimenter en conditions

réelles les solutions qui

redéfinissent la gestion de

l’énergie.

Contacts/informations

https://salon-energie.com/

FORUM CYBERSEC

CLOUD IA

Paris Expo,

porte de Versailles

Les relations entre les offres

cloud, cybersécurité et

l’intelligence artificielle (IA)

sont étroites et désormais

fortement interconnectées.

Ce Forum a été créé pour

permettre aux ETI et PME

de trouver des solutions

immédiates à la protection

de leurs données, et

répondre à leurs besoins

d'informations et de

formations pour appréhender

les enjeux sans cesse en

évolution de trio cloud-

IA-cyber au travers d’un

programme de conférences

et d'ateliers.

Contacts/informations

www.salon-cloud-security.com

APS

Paris Expo, porte de

Versailles, Pavillon 5.1

APS, le rendez-vous

de référence de la

communauté sûreté

et sécurité, rassemble

les professionnels qui

protègent les organisations

contre les actes de

malveillance. Durant ces

trois jours, les donneurs

d’ordres se donnent

rendez-vous pour sourcer et

sélectionner de nouveaux

fournisseurs, découvrir

et tester de nouvelles

solutions, rencontrer et

networker avec des acteurs

du marché, ou encore

écouter et participer à des

conférences et ateliers.

Contacts/informations

www.salon-aps.com

7 au 10 octobre

14 au 16 octobre 5 et 6 novembre

18 au 20 novembre

POLLUTEC

Lyon, Eurexpo

Pollutec est la vitrine

incontournable

de l’innovation

environnementale, avec

45 ans d’expertise et

11 secteurs couvrant

l’ensemble des enjeux

environnementaux. Le

salon met en lumière

tous les équipements,

technologies et services

au service de la prévention

et du traitement de tous

les types de pollution et

agit pour la préservation

de l’environnement et

la mise en œuvre du

développement durable.

Contacts/informations

www.pollutec.com

PRÉVENTICA

BORDEAUX

Parc des Expositions

de Bordeaux

Depuis près de 25 ans,

Préventica est l’espace

d’information et de

rencontres pour la santé,

la sécurité et la qualité

de vie au travail à

destination des entreprises,

collectivités, syndicats et

professionnels. Chaque

année, deux congrès/

salons sont organisés en

régions. Pour cette édition

bordelaise, 400 exposants

et 10 000 participants

sont attendus pour suivre

un programme riche de

150 conférences.

Contacts/informations

www.preventica.com

DATA CENTRE WORLD

Paris Expo,

porte de Versailles

Le salon Data Centre

World Paris rassemble

une communauté de

professionnels de l’industrie

des datacenters : décideurs,

experts techniques et

fournisseurs de solutions

innovantes. Plongez

au cœur des dernières

avancées pour les

datacenters grâce au

programme de conférences

et découvrez les dernières

innovations technologiques

en action en vous rendant

sur les stands des

exposants.

Contacts/informations

www.datacentreworld.fr

SALON DES MAIRES

ET DES COLLECTIVITÉS

LOCALES

Paris Expo,

porte de Versailles

Événement majeur des

décideurs territoriaux, le

Salon des maires et des

collectivités locales est

un espace de rencontres,

d’échanges et de partage, qui

met en avant des solutions

adaptées aux besoins de

chacun. Alors que la fin

du mandat approche, c’est

le moment de finaliser les

projets et programmes

menés par les communes

et intercommunalités.

L’édition 2025 marquera

donc le temps de

l’accélération.

Contacts/informations

www.salondesmaires.com

16 j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr


20 j3e 918 / MAI 2025 - www.filiere-3e.fr

Franck Mouchel,

respon sable Segment

tertiaire chez ABB

France.

Contrôleur E_AÏRON

par pièce multi-métiers

utilisé en classe A et B.

j3e 918 / MAI 2025 - www.filiere-3e.fr 21

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Le magazine de l’efficacité énergétique

et environnementale des bâtiments

tertiaires, industriels et collectifs

Le courant passe entre nous depuis 75 ans

Smart Building

Les systèmes de

pilotage et les bacs,

vecteurs de

bien-être au travail

Mobilité électrique

Des bornes

de recharge et

des services adaptés

aux copropriétés,

aux entreprises

ou aux commerces

NF C 15-100

Une mise à jour

pour répondre

aux nouveaux

usages électriques

Le courant passe entre nous depuis 75 ans

Industrie 4.0

Les solutions

pour digitaliser

les process industriels

et améliorer leur

efficacité énergétique

CVC

Des équipements

innovants pour

décarboner les

bâtiments et les

process industriels

LA PERFORMANCE

ÉNERGÉTIQUE

AU CENTRE DU JEU

LA REVUE DE L’EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE ET ENVIRONNEMENTALE

LA TRANSITION

ÉNERGÉTIQUE,

ACCÉLÉRATEUR DE LA

RÉINDUSTRIALISATION

LA REVUE DE L’EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE ET ENVIRONNEMENTALE

WWW.FILIERE-3E.FR

ISSN 0758-3826 / MAI 2025

PRINT & NUMÉRIQUE

Edition papier 8 numéros par an + newsletters

n Abonnement 1 an : 165 € TTC

918

Le courant passe entre nous depuis 75 ans

BACS :

TRANSFORMER

L’ESSAI

Dossier spécial IBS

La parole aux exposants

Économie circulaire

Le réemploi des équipements

électriques, une solution durable

WWW.FILIERE-3E.FR 919

ISSN 0758-3826 / JUIN 2025

LA REVUE DE L’EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE ET ENVIRONNEMENTALE

WWW.FILIERE-3E.FR 920

ISSN 0758-3826 / SEPTEMBRE 2025

Pour continuer à recevoir

© Schneider Electric

© DR

LES DOSSIERS

DU MOIS

28

MOBILITÉ

ÉLECTRIQUE

Des bornes de recharge

et des services adaptés aux

copropriétés, aux entreprises

ou aux commerces

42

NF C 15-100

Une mise à jour pour

répondre aux nouveaux

usages électriques

© Freepik

21

SMART

BUILDING

Abonnez-vous !

100 % NUMÉRIQUE

LES DOSSIERS DU MOIS

Smart Building

Les systèmes de pilotage

et les bacs, vecteurs

de bien-être au travail

Le bien-être des collaborateurs et l’obligation de mise en œuvre des

systèmes de gestion technique des bâtiments (BACS) pour les bâtiments

tertiaires offrent aux gestionnaires et propriétaires de bureaux des

opportunités pour transformer leurs bâtiments en environnement encore

plus « Smart ». Les solutions de pilotage intelligent, l’IoT et l’arrivée de

solutions d’IA permettent d’optimiser le confort des occupants tout en

améliorant l’efficacité énergétique, notamment pour la gestion de l’éclairage,

la gestion thermique personnalisée, l’optimisation de la qualité de l’air

et la réservation dynamique des espaces. Tour d’horizon.

L

a gestion technique du bâtiment (GTB)

est assez souvent mal perçue par les occupants

de bureaux, notamment lorsqu’elle

entraîne un inconfort thermique ou visuel. Des

défauts de conception, une complexité excessive,

une configuration inadaptée à l’usage des locaux

ou encore une maintenance insuffisante sont

souvent à l’origine de cette perception. Encore

aujourd’hui, près de la moitié des systèmes GTB

installés ne fonctionnent pas correctement, ce qui

peut pousser les occupants à prendre des mesures

pour contrôler leur confort, comme déplacer des

sondes ou utiliser des chauffages d’appoint. Ces

actions compromettent évidemment la performance

énergétique du bâtiment et apportent

un confort souvent sommaire. Pourtant, l’objectif

d’une GTB, cadré par le décret BACS, est de

garantir à la fois le confort et la santé des occupants

tout en réalisant des économies d’énergie.

L’utilisateur peut rester maître

de son confort thermique

« L’utilisateur a souvent la possibilité d’ajuster les

niveaux de son confort thermique pour décaler une

consigne de température dans des plages limitées de

modifications. Les automatismes ensuite prennent

la main, en chauffage et climatisation, pour réguler

le confort de chaque utilisateur présent dans sa zone

d’occupation », explique Franck Mouchel, responsable

Segment tertiaire chez ABB France.

Edition numérique (PDF) + newsletters

n Abonnement 1 an : 110 € TTC

Olivier Guérin, chef de produit Automation de

Wago, ajoute que « souvent, l’utilisateur déroge

aux consignes parce que le fonctionnement n’est

pas satisfaisant. Avec des systèmes et automatismes

efficaces et une régulation précise par zone,

l’utilisateur a moins besoin d’intervenir pour ajuster

son confort. Dans certains projets, il n’y a même

aucune dérogation possible sur les consignes de

chauffage et de climatisation du bâtiment ».

Pour interagir avec son environnement, l’utilisateur

peut utiliser un module mural, une télécommande

sans fil, ou une télécommande virtuelle

sur son smartphone qui se connecte en Bluetooth

à un multi-capteur, explique l’expert d’ABB.

Ensuite, les contrôleurs de la gamme E_AÏRON

d’ABB peuvent être installés dans des faux plafonds,

que ce soit dans une pièce ou une zone ...

© ABB

© ABB

n Plus de 10 abonnements par société : 140 € TTC

l’abonnement

n Abonnement 2 ans : 265 € TTC

n Plus de 10 abonnements par société : 230 € TTC

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n Plus de 10 abonnements par société : 90 € TTC

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n Plus de 10 abonnements par société : 150 € TTC

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J3E - 3E MEDIAS - SERVICE ABONNEMENT - 17, RUE DE L’AMIRAL HAMELIN - 75016 PARIS

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Pour tout renseignement, contactez Juliette : compta.3emedias@gmail.com

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ANALYSE

© DR

GTB - CEE : ne pas confondre baisse

de forfait et perte de pertinence

Par Florence Lievyn, responsable des Affaires publiques chez Sonergia

et présidente du Groupement professionnel des certificats d’économies

d’énergie (GPCEE)

La baisse récente des forfaits CEE sur la

fiche BAT-TH-116 pourrait laisser croire que la gestion

technique du bâtiment (GTB) a perdu de son intérêt.

Florence Lievyn, responsable des Affaires publiques

chez Sonergia et présidente du GPCEE, va à l’encontre

de cette idée reçue et rappelle que, bien au-delà de

l’incitation financière, la GTB constitue un levier

structurant pour optimiser les consommations, répondre aux obligations

du décret tertiaire et valoriser la performance énergétique, à condition

de l’inscrire au cœur d’une stratégie globale. Plus qu’un simple système

technique, elle devient une véritable infrastructure au service de l’efficacité,

de la conformité réglementaire et de la trajectoire carbone.

Dans un contexte où les professionnels

du bâtiment tertiaire

maîtrisent désormais

parfaitement les fondamentaux de la

fiche BAT-TH-116, il serait tentant de

tirer un trait sur ce levier, au motif que

les forfaits CEE ont récemment baissé.

Ce serait une erreur d’analyse.

Car s’il est vrai que l’incitation économique

a été revue à la baisse, la pertinence

technico-économique d’un projet

de gestion technique du bâtiment

(GTB), elle, n’a jamais été aussi évidente.

Le dispositif CEE continue d’offrir

une assise financière précieuse pour

massifier ces opérations, à condition de

les inscrire dans une logique de performance

pilotée, et non comme un simple

équipement de plus.

La réalité énergétique des bâtiments

tertiaires nous le rappelle : à usages

constants, les déperditions et surconsommations

sont encore nombreuses,

souvent invisibles, mais structurelles.

Le Gimelec le souligne régulièrement :

20 à 30 % d’économies sont accessibles

sans travaux lourds, uniquement par

l’optimisation du fonctionnement des

équipements existants, à condition d’y

adosser un système GTB interopérable,

intelligent et évolutif.

C’est là que réside l’intérêt de maintenir

le recours aux CEE, même sans

bonification. Ils permettent d’amortir

l’effort initial, d’autant plus dans les

projets multisites ou dans les patrimoines

publics contraints par le décret

tertiaire. Le lien entre BAT-TH-116 et

obligations réglementaires est direct : la

GTB est l’outil pivot pour anticiper les

prochaines échéances et notamment

celles du décret écoénergie tertiaire en

2030, structurer la remontée de données,

objectiver la trajectoire, et sécuriser

la gouvernance énergétique.

La sophistication croissante des systèmes

GTB – multi-usage, intégrant

pilotage, supervision, datavisualisation

et alerte – donne une nouvelle valeur

d’usage aux projets, au-delà du seul

ROI énergétique. La GTB devient une

infrastructure au service de l’efficience

technique, de la conformité réglementaire

et, bientôt, de la valorisation extrafinancière

dans les bilans carbone ou les

notations ESG.

Il est donc essentiel de ne pas réduire

l’analyse des projets à un pur ratio

kWh cumac/euro. La valeur réelle de la

fiche BAT-TH-116 réside dans son pouvoir

de déclenchement. Elle facilite le

passage à l’acte pour des exploitants ou

des maîtres d’ouvrage encore hésitants,

et elle ancre la logique d’optimisation

continue dans les pratiques.

Ce rôle d’accélérateur va d’ailleurs

prendre une nouvelle dimension dans

le cadre de la bonification CEE de la

rénovation globale tertiaire, attendue

d’ici la fin de l’année. Cette future fiche

permettra de récompenser les projets

d’ensemble, dans lequel nous espérons

que la GTB sera un composant structurant

du bouquet de travaux. L’intégration

de cette couche intelligente au

cœur des rénovations globales donnerait

tout son sens au pilotage actif : un

vecteur d’efficacité, de cohérence et de

garantie de performance dans le temps.

Dans cette logique, le pilotage énergétique

tertiaire, même avec des primes

diminuées, reste une solution incontournable

pour qui veut allier intelligence

technique et rationalité économique.

La filière électrique en est un

moteur. À nous de continuer à en faire

la démonstration, preuve à l’appui.

18 j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr



ANALYSE

Observatoire national du

déploiement des BACS :

L’édition 2025 souligne un fort

potentiel, qui reste à concrétiser

Entretien avec Luís Liberal, président du GIMELEC Bâtiments

Le GIMELEC dévoile l’édition 2025 de son Observatoire national du

déploiement des BACS, qui mesure la dynamique avec laquelle les bâtiments

tertiaires français s’équipent et s’approprient le pilotage énergétique et

numérique. L’étude a été menée avec CODA Stratégies, au travers d’entretiens,

de sondages et d’un croisement exhaustif des bases de données existantes.

Pourquoi cet observatoire est-il tant

attendu ?

Luís Liberal - L’Observatoire national du

déploiement des BACS est une grille de

lecture, partagée avec les pouvoirs publics

et la chaîne d’acteurs concernés par le

décret BACS, pour mettre en œuvre collectivement

les conditions de succès de la

politique énergétique de la France.

Le bâtiment est un contributeur indispensable

à la réalisation de nos objectifs

nationaux de décarbonation et de souveraineté

énergétique. Le pilotage énergétique

des bâtiments, via les BACS, est

un levier opérationnel majeur de la transition

énergétique, de l’électrification des

usages et de l’équilibre offre-demande

sur le système électrique national. Pas

d’intégration du solaire photovoltaïque,

de déploiement massif de la recharge de

véhicule électrique ou encore des millions

de pompes à chaleur dans les bâtiments

sans pilotage énergétique !

C’est pourquoi les professionnels de la

gestion du bâtiment, de l’immobilier et

du réseau se mobilisent ensemble pour

viser 100 000 bâtiments sobres et flexibles

d’ici 2030 (cf. Baromètre des flexibilités de

consommation).

L’Observatoire permet de suivre quantitativement

et qualitativement la bonne

adoption des prérequis techniques de cette

ambition : un éclairage essentiel tant pour

guider les parties concernées que les politiques

publiques.

Le bâtiment représente 44 % de la

consommation énergétique en France.

100 000 bâtiments tertiaires équipés en

BACS en 2030, c’est 20 % d’économies

d’énergie et une capacité de modulation

sur le système électrique national de 6 GW

(3 à 5 réacteurs nucléaires) !

Quelles sont les principales conclusions

de l’édition 2025 de l’Observatoire

national du déploiement des BACS ?

L. L. - L’Observatoire présente un bilan

en demi-teinte. D’un côté, la filière est

pleinement mobilisée, avec une coordination

inédite entre monde des réseaux, du

pilotage énergétique et de l’immobilier. La

mobilisation observée est en ligne avec les

objectifs des « 100 000 ».

De l’autre côté, le terrain peine à suivre.

Le constat est saisissant : en 2025, seuls

16 % des sites en France sont équipés

de BACS, quand la réglementation en

attend 100 % dès 2027. Le déploiement

reste donc très en deçà des objectifs

fixés, avec un seul point de plus qu’en

2024. L’accélération attendue n’a toujours

Décret BACS et son déploiement

ONDB – Déploiement des BACS

dans les bâtiments de France.

50 %

50%

38 %

40%

32%

25 %

13 %

12 % 12% 12% 13% 13% 14% 14% 15% 16% 17%

19%

25%

18%

20%

21%

22%

0 %

2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028 2029 2030

Continuité

Volontariste PLAN 100.000 BACS

20 j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr


ANALYSE

pas eu lieu. La mise en œuvre du décret

BACS progresse au fil de l’eau, mais sans

véritable passage à l’échelle.

Quels secteurs sont les plus volontaires ?

L. L. - Cette modeste progression est plutôt

tirée par les secteurs des commerces

et bureaux, qui commencent à prendre

conscience d’une part du potentiel d’économie

d’énergie et de réduction de leurs

dépenses énergétiques, et d’autre part des

opportunités de flexibilité rémunérée.

Elle est aussi portée tous secteurs confondus

par les grands bâtiments (hôpitaux,

gares, hypermarchés, grandes tours de

bureaux, etc.) pour lesquels la valeur

ajoutée de la gestion automatisée et centralisée

de l’énergie s’est imposée depuis

des années.

Dans ces grands bâtiments, équipés pour

86 % d’entre eux (+ 2 points en 2025), il

faut noter en 2025 une multiplication

des questionnements, audits des installations

existantes, mises à jour de leur

paramétrage (ou recommissionnement) :

un phénomène encore timide mais prometteur

pour une remise en performance

durable des systèmes déjà en place mais

laissés à l’abandon.

L’édition 2025 met en lumière deux secteurs

représentant ensemble la moitié des

mètres carrés à équiper : l’enseignement et

les commerces. 19 % des commerces sont

équipés de BACS. Ce chiffre cache des

disparités importantes : 69 % des hypermarchés

sont équipés, contre 40 % des

supermarchés et hard discount, 20 % des

commerces d’équipement, et seulement

9 % des petits et moyens commerces alimentaires,

contre 29 % des entrepôts et

plateformes logistiques. Tout cela s’explique,

bien sûr, en termes économiques,

organisationnels, sociaux.

Au-delà des chiffres, l’Observatoire

nous donne des clés d’analyse qualitative

pour étayer l’état des lieux. Concernant

les grands commerces par exemple,

on observe qu’ils sont en général plutôt

enclins à se doter de capacités de pilotage

énergétique, encouragés par la maîtrise

des coûts mais aussi par les réglementations

connexes, relatives au photovoltaïque

et à la recharge de véhicule électrique. Par

ailleurs, alors que les groupes intégrés

ont engagé des stratégies volontaristes de

réduction de leur bilan carbone et d’équipement

en BACS, les réseaux franchisés ou

indépendants (55 %) sont quant à eux un

peu plus longs à mobiliser.

L’analyse complète sera partagée par le

GIMELEC avec les acteurs intéressés, afin

de tirer les principaux enseignements et de

promouvoir ensemble les leviers opérationnels

identifiés.

Cet observatoire est aussi une

référence pour la mise en œuvre

de la politique publique et de ses

ambitions énergétiques. Quel

message la filière souhaite-t-elle faire

passer ?

L. L. - Les ingrédients sont là : une filière

professionnelle en ordre de marche, une

technologie mature, un cadre réglementaire

clair (dispositif écoénergie tertiaire,

décret BACS). Le salon IBS (Intelligent

Building Systems), qui se tiendra les

30 septembre et 1 er octobre prochains à

Paris, en est la vitrine. Il manque encore

une impulsion pour atteindre notre

objectif des 100 000 bâtiments sobres et

flexibles en 2030.

À quelle impulsion pensez-vous ?

L. L. - Les pistes d’accélération sont déjà

bien identifiées : inscrire le Plan des

100 000 BACS dans la Programmation

pluriannuelle de l’énergie (PPE), engager

une dynamique exemplaire sur les

100 millions de mètres carrés de l’État,

les 200 millions de mètres carrés des collectivités

locales ou encore sur les grands

parcs du tertiaire privé, lancer un vaste

programme de formation des acteurs et,

enfin, héberger l’accompagnement depuis

l’audit, le commissioning jusqu’à l’exploitation

et la maintenance des BACS Flex

Ready® dans un programme CEE.

Dans cette perspective, le GIMELEC et

la Smart Buildings Alliance, en lien avec

leurs partenaires de filière, s’apprêtent à

publier tous les référentiels techniques et

organisationnels nécessaires. Une « boîte

à outils » essentielle destinée à guider les

pratiques organisationnelles et contractuelles

sur le terrain, alimenter les

modules de formation et surtout asseoir

un vrai soutien des pouvoirs publics, en

ligne avec les ambitions nationales de

décarbonation et de souveraineté énergétique.

100 %

PLAN 100.000 BACS 2030

Prévisions de l’évolution du taux

d’équipement selon un scénario

de continuité et un scénario de

volontarisme.

75 %

50 %

25 %

0 %

Bureau Hôtel-Restaurant Santé Enseignement Sport-Culture-

Loisir

Commerce

2025 2030 Continuité PLAN 100.000 BACS

Logistique

Transport

© GIMELEC

j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 21


LE DOSSIER SPÉCIAL

25

Maxime Mazel

Directeur Marketing Smart

Building, ABB Electrification

France

27

Antonio Calvo

Directeur du Développement

corporatif, Airzone France

29

Ludovic Bécourt

Directeur B.E.G. France

31

Charles Tabath

Responsable Marketing Produit,

Codra

33

Justin Passaquet

Directeur des Ventes France

et pays francophones,

Distech Controls

35

Cyril Malinvaud

Responsable marché Building

Automation, Hager

37

Rémy Ostermann

Président de KNX France

39

Joanny Turchet

Responsable pôle Marketing

Bâtiments et Infrastructures,

Legrand

41

François Flèche

Responsable Marketing,

ARC Informatique - PcVue

43

Stéphane Marcinak

Président de Sauter

Régulation SAS

45

Nathalie Champeaux

Directrice Marketing Digital

Energy, Schneider Electric

France

47

Ambre Saurat

CEO de Smart & Connective

49

Alexandre Albertini

Directeur France, Softing IT

Networks

51

Nicolas Boyer

Directeur du Développement,

Sylvania Group

53

Frédéric Sobotka

Responsable Commercial,

Thermozyklus

55

Olivier Guérin

Chef de produit Automation,

Wago

LE DOSSIER DU MOIS

56 ÉCONOMIE

CIRCULAIRE

Réemploi des

équipements électriques,

une solution durable

alliant écologie

et économie

© DR

© AdobeStock

22 j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr


PAROLES D’EXPERTS

« L’ENJEU EST DE POUVOIR

INTERVENIR SUR LES

BÂTIMENTS EXISTANTS

AVEC UN MINIMUM

DE PERTURBATIONS, EN

VALORISANT LES ÉQUIPEMENTS

DÉJÀ EN PLACE. »

Ludovic BÉCOURT

Directeur B.E.G. France

Maxime MAZEL

Directeur Marketing Smart Building,

ABB Electrification France

« LES INSTALLATEURS SONT

PARTICULIÈREMENT DEMANDEURS

D’EXPLICATIONS ET DE

CLARIFICATIONS CONCRÈTES SUR

LES IMPLICATIONS DU DÉCRET BACS

ET DU DÉCRET TERTIAIRE. »

« APRÈS L’ARRÊT DES

BONIFICATIONS CEE, LE MARCHÉ

S’EST RECONCENTRÉ AUTOUR

DES ACTEURS HISTORIQUES ET DE

NOUVEAUX ENTRANTS SOLIDES. »

Justin PASSAQUET

Directeur des Ventes France

et pays francophones, Distech Controls

Rémy OSTERMANN

Président de KNX France

« FLEX READY POURRAIT DEVENIR

LE CATALYSEUR QUI MANQUAIT À

LA GÉNÉRALISATION DES SYSTÈMES

DE GESTION TECHNIQUE DES

BÂTIMENTS. »

« L’OBJECTIF DE KNX RESTE CLAIR :

ACCOMPAGNER LA TRANSFORMATION DU

BÂTIMENT EN FRANCE AVEC DES SOLUTIONS

OUVERTES, FIABLES ET PÉRENNES. »

François FLÈCHE

Responsable Marketing,

ARC Informatique - PcVue

« NOUS DEVONS DÉMYSTIFIER LES

SYSTÈMES GTB, ENCORE PERÇUS

COMME COMPLEXES OU COÛTEUX. »

Nathalie CHAMPEAUX Directrice Marketing

Digital Energy, Schneider Electric France

« LA PERFORMANCE DES

INFRASTRUCTURES PASSE AUJOURD’HUI

PAR DES OUTILS PROFESSIONNELS DE

MESURE ET DE CERTIFICATION FIABLES. »

Alexandre ALBERTINI

Directeur France, Softing IT Networks

« LA CONNECTIVITÉ NE DOIT PAS SE LIMITER

À UNE SIMPLE COLLECTE DE DONNÉES,

MAIS PERMETTRE UNE COMMUNICATION

FLUIDE, BIDIRECTIONNELLE ET SÉCURISÉE

ENTRE TOUS LES ÉQUIPEMENTS.»

Frédéric SOBOTKA

Responsable Commercial, Thermozyklus

« NOUS CHERCHONS

UN ÉQUILIBRE ENTRE EFFICACITÉ

ÉNERGÉTIQUE, CONFORT THERMIQUE

ET QUALITÉ DE L’AIR. »

Antonio CALVO

Directeur du Développement

corporatif, Airzone France

« NOUS CONSTATONS QUE CERTAINES

INSTALLATIONS DEVIENNENT OBSOLÈTES

APRÈS QUELQUES ANNÉES D’USAGE, FAUTE

DE SUPERVISION ACTIVE. »

Charles TABATH

Responsable Marketing Produit, Codra

« IL MANQUE DES SOLUTIONS

SIMPLES, ABORDABLES, QUI

S’ADAPTENT À DE PLUS PETITS

BÂTIMENTS SANS FORCÉMENT

BASCULER VERS UNE GTB

COMPLÈTE. »

Joanny TURCHET

Responsable pôle

Marketing Bâtiments et

Infrastructures, Legrand

Cyril MALINVAUD

Responsable marché

Building Automation, Hager

« LA DEMANDE

DES EXPLOITANTS

S’ACCROÎT, PORTÉE PAR

LEURS ENGAGEMENTS

RSE, LA RECHERCHE

DE PERFORMANCE

ÉNERGÉTIQUE,LA GESTION

DES ESPACES ET LA QUALITÉ

DE VIE AU TRAVAIL. »

« SÉCURISER NOS SOLUTIONS EST

UNE CONDITION INDISPENSABLE

POUR ACTIVER D’AUTRES BRIQUES,

COMME LES SERVICES DE FLEXIBILITÉ

ÉNERGÉTIQUE. »

Stéphane MARCINAK

Président de Sauter Régulation SAS

Ambre SAURAT

CEO de Smart & Connective

« DEMAIN, L’ÉCLAIRAGE SERA

UN PIVOT DES DONNÉES DU

BÂTIMENT INTELLIGENT. »

Nicolas BOYER

Directeur du Développement, Sylvania Group

Olivier GUÉRIN Chef de

produit Automation, Wago

« POUR SMART & CONNECTIVE,

L’INNOVATION A DU SENS

UNIQUEMENT SI ELLE CONTRIBUE

À LA SIMPLIFICATION. »

« LE MARCHÉ EST EN ATTENTE

DE SOLUTIONS SIMPLES À DÉPLOYER

ET À MAINTENIR, AFIN DE GARANTIR

LE CONFORT DES OCCUPANTS ET UN

RETOUR SUR INVESTISSEMENT.»

j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 23

. . . . . . . . .



DOSSIER SPÉCIAL IBS

Paroles d’experts

« L’ENJEU EST DE POUVOIR INTERVENIR

SUR LES BÂTIMENTS EXISTANTS AVEC UN

MINIMUM DE PERTURBATIONS, EN VALORISANT

LES ÉQUIPEMENTS DÉJÀ EN PLACE. »

Acteur mondial de l’électrification et de l’automatisation, ABB propose des solutions

pour rendre les bâtiments plus intelligents, sûrs et durables. À l’occasion du salon IBS,

Maxime Mazel, directeur Marketing Smart Building chez ABB Electrification France,

revient sur le déploiement des BACS dans les bâtiments tertiaires et présente les

nouvelles solutions ABB : un Energy Management System, un système de pilotage

du CVC qui allie BACnet et KNX, et des solutions de gestion active des ouvrants pour

favoriser la flexibilité énergétique.

Constatez-vous une accélération

des demandes de vos clients pour installer

des solutions de gestion du bâtiment ?

Maxime Mazel – Les moteurs économiques,

réglementaires et législatifs suscitent des interrogations,

et le déploiement sur le terrain reste en

deçà des attentes fixées par les décrets tertiaire et

BACS. Il y a des demandes, mais encore beaucoup

de flou. Certains présentent la GTB comme

simple et « plug and play », ce que nous nuançons

chez ABB. Une GTB se conçoit, s’analyse et se met

en œuvre avec des partenaires intégrateurs, réels

architectes de l’installation. En tant que fabricant,

nous dépendons aussi de la maîtrise d’ouvrage, de

la maîtrise d’œuvre et des intégrateurs. Le frein

n’est pas tant sur les produits ou sur l’architecture,

mais sur la compréhension et l’accompagnement

des projets. Nous constatons également une

forme d’incertitude liée au contexte politique et

aux investissements. Les enjeux sont bien compris,

les sollicitations réelles, mais le passage à

l’acte reste restreint.

Quelles nouveautés les visiteurs d’IBS

pourront-ils découvrir sur le stand ABB ?

M. M. – Nous mettons l’accent sur l’interopérabilité

et le caractère non intrusif de la GTB, en

réponse au marché et aux besoins exprimés par

nos partenaires. L’enjeu est de pouvoir intervenir

sur les bâtiments existants avec un minimum de

perturbations, en valorisant les équipements déjà

en place, dans une logique de durabilité. Nous

présentons la suite BuildingPro, conçue pour

les bâtiments tertiaires mono ou multisites, qui

permet d’agréger les protocoles existants. Nous

mettrons en avant la suite ClimaEco, une solution

de pilotage du CVC. Elle combine la gestion

de production via BACnet et le pilotage de la dis-

tribution et des équipements terminaux KNX. Le

concept est de faire dialoguer les deux mondes,

sans remplacer l’existant. Enfin, nous dévoilerons

ABB SEMS (Smart Energy Management System),

un système de gestion d’énergie (HEMS)

conçu pour répondre aux enjeux de flexibilité

énergétique du résidentiel. Il collecte les données

de production photovoltaïque, intègre les

signaux réseau et pilote les équipements du foyer

pour favoriser l’autoconsommation. Grâce à une

bibliothèque de 300 produits, ABB Smart EMS

détecte les équipements connectés, les intègre

automatiquement et pilote la consommation de

façon optimisée et transparente.

Comment ABB répond aux enjeux

de flexibilité énergétique au-delà

des obligations réglementaires ?

M. M. – La flexibilité énergétique est un enjeu clé,

au-delà des décrets BACS et tertiaire déjà intégrés.

Il s’agit d’ajuster la consommation en fonction de

la production renouvelable, souvent décalée dans

le temps. ABB répond notamment avec des solutions

comme le pilotage des ouvrants, selon des

prévisions météo et les azimuts solaires. L’objectif

est de moduler les apports thermiques naturels en

amont, pour limiter le recours aux systèmes actifs

comme la climatisation ou le chauffage. Cette

approche repose sur l’expertise industrielle d’ABB

concernant le pilotage des process, où l’anticipation

est déjà utilisée pour la maintenance prédictive. La

cybersécurité est une des conditions essentielles

du développement de la flexibilité électrique. ABB

développe des équipements « secure by design »,

en intégrant par exemple KNX Data Secure dans

tous ses nouveaux produits, et propose une architecture

cloud-to-cloud maîtrisée, sans interaction

directe entre cloud public et appareils.

Maxime

MAZEL

Directeur

Marketing Smart

Building, ABB

Electrification

France

j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 25

. . . . . . . . .

Stand

C2-D1


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DOSSIER SPÉCIAL IBS

Paroles d’experts

« NOUS CHERCHONS UN ÉQUILIBRE

ENTRE EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE,

CONFORT THERMIQUE ET QUALITÉ DE L’AIR. »

Airzone est un acteur spécialisé dans les solutions de régulation CVC, au croisement

de la gestion technique du bâtiment (GTB) et du confort des occupants. Antonio

Calvo, directeur du développement France chez Airzone, revient sur la dynamique du

marché, les nouveautés dévoilées sur le salon IBS, à l’image de Aidoo Pro Hub ou du

AirQ Sensor, et aborde les principaux enjeux stratégiques du fabricant, entre qualité

d’air intérieur, bien-être des occupants et flexibilité énergétique.

Quelle est votre vision sur le dynamisme

du marché ?

Antonio Calvo - Le marché de la GTB est actuellement

dans une phase très positive. Il a connu

une très forte accélération de 2023 à 2025,

notamment portée par les réglementations, et en

particulier par les décrets BACS et tertiaire, qui

ont poussé les propriétaires de bâtiments à s’intéresser

à ces solutions. Pourtant, le parc installé

reste encore très faible. Il est aujourd’hui estimé

à moins de 10 % des bâtiments concernés. Cela

montre un potentiel de progression considérable.

Chez Airzone, nous avons constaté une croissance

marquée sur notre gamme Aidoo, dédiée à

l’intégration des systèmes de climatisation dans la

GTB. En 2024, les ventes ont doublé par rapport

à 2023, et la France est devenue notre premier

marché pour cette solution. En 2025, la dynamique

reste forte chez Airzone, avec une progression

d’environ 35 % sur le premier semestre.

Cette tendance s’explique par la généralisation de

la climatisation dans les bâtiments tertiaires et le

besoin croissant de solutions compatibles GTB.

Airzone est positionné sur cette double convergence

technique.

Quelles solutions présentez-vous

sur le salon IBS ?

A. C. - Sur IBS, nous présentons deux innovations

majeures. D’abord, Aidoo Pro Hub,

qui représente une déclinaison filaire de notre

gamme Aidoo. Initialement basée sur le Wi-Fi

ou d’autres technologies sans fil, la gamme s’élargit

désormais avec un port Ethernet RJ45. Cela

répond à une forte demande du marché pour des

connexions plus stables et sécurisées. Ensuite,

nous dévoilons le AirQ Sensor, un capteur de

qualité d’air intérieur qui mesure en temps réel

le CO₂, les COV, les particules fines et l’humidité

relative. Mais surtout, il agit en pilotant la VMC

uniquement lorsque c’est nécessaire. Cela permet

de réduire la consommation énergétique inutile

en hiver, par exemple, en évitant d’introduire

de l’air froid à chauffer. L’utilisateur visualise en

un coup d’œil la qualité de l’air via un affichage

par couleurs. Comme nos autres produits, AirQ

Sensor est pilotable via Airzone Cloud ou interfaçable

avec une GTB tierce, grâce à notre ouverture

aux protocoles standards.

Quels sont les enjeux autour de la qualité

de l'air et de la flexibilité énergétique,

chères à Airzone ?

A. C. - L’objectif de réduire la consommation

énergétique des bâtiments pour répondre au défi

climatique, en reléguant le confort au second

plan, a conduit au développement du syndrome

du bâtiment malsain. Chez Airzone, nous cherchons

un équilibre entre efficacité énergétique,

confort thermique et qualité de l’air. Nos capteurs

et nos systèmes de pilotage permettent

d’agir précisément sur ces paramètres. Un autre

enjeu est la flexibilité énergétique. La transition

vers un modèle 100 % électrique – pompes à

chaleur, mobilité électrique – alourdit le réseau.

Pour éviter les déséquilibres entre production et

consommation, il faut pouvoir piloter intelligemment

les équipements CVC. Airzone propose des

outils qui permettent d’ajuster la température

de consigne, et d’allumer ou d’éteindre au bon

moment. Pour faire une analogie, nous transformons

ainsi les bâtiments en véritables batteries

thermiques. Notre approche ouverte favorise

l’interopérabilité avec tous les partenaires du

secteur. C’est cette combinaison entre confort,

sobriété et intelligence du pilotage qui guidera

notre stratégie dans les années à venir. C’est ce

que nous construisons chez Airzone avec l’ensemble

de notre gamme de solutions connectées,

efficaces et interopérables.

Antonio

CALVO

Directeur du

Développement

corporatif,

Airzone France

j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 27

. . . . . . . . .

Stand

D5



DOSSIER SPÉCIAL IBS

Paroles d’experts

« LES INSTALLATEURS SONT

PARTICULIÈREMENT DEMANDEURS

D’EXPLICATIONS ET DE CLARIFICATIONS

CONCRÈTES SUR LES IMPLICATIONS DU

DÉCRET BACS ET DU DÉCRET TERTIAIRE. »

Spécialiste allemand de la détection de présence et des systèmes intelligents

de gestion du bâtiment, B.E.G. Brück Electronic GmbH conçoit des solutions

d’automatisation axées sur l’efficacité énergétique, le confort des utilisateurs et la

durabilité. Ludovic Bécourt, directeur de B.E.G. France, décrypte l’évolution des attentes

du marché face aux décrets BACS et tertiaire. Il revient sur l’offre présentée au salon IBS,

et lève le voile sur une solution innovante de gestion de l’éclairage.

Constatez-vous une accélération

des demandes de vos clients pour installer

des solutions de gestion du bâtiment ?

Ludovic Bécourt – Il y a effectivement une augmentation

significative du nombre de demandes,

notamment de la part des installateurs engagés

dans des projets de supervision et de gestion de

l’occupation au sein des bâtiments. Les installateurs

sont particulièrement demandeurs d’explications

et de clarifications concrètes sur les

implications du décret BACS et du décret tertiaire,

désormais en vigueur. Le premier impose l’installation

de systèmes d’automatisation et de contrôle

pour les bâtiments tertiaires dont les systèmes de

chauffage et de climatisation dépassent une certaine

puissance – 290 kW en 2025 et 70 kW en

2027 –, tandis que le second fixe des objectifs de

réduction progressive des consommations énergétiques

pour les bâtiments tertiaires de plus de

1 000 m², à travers un calendrier progressif – 40 %

de réduction en 2030, puis 50 % pour 2040 et,

enfin, une réduction de 60 % pour l’année 2050.

Dans les deux cas, ces textes incitent fortement

à équiper les bâtiments d’outils de pilotage, de

mesure et de suivi des performances, ce qui génère

un besoin accru en solutions techniques adaptées.

Par conséquent, chez B.E.G., nous sommes

de plus en plus sollicités pour intervenir sur des

problématiques de gestion globale des bâtiments.

Cette évolution nous amène naturellement à aborder

des thématiques liées à la GTB (gestion technique

du bâtiment), qui devient aujourd’hui un fil

conducteur incontournable des projets neufs ou

déjà existants. Une tendance de fond qui confirme

la montée en puissance de l’automatisation des

bâtiments, devenant ainsi une réponse concrète

aux nouveaux enjeux de performance énergétique

et environnementaux.

Quelle solution présentez-vous sur le salon IBS ?

L. B. – À l’occasion du salon IBS, nous présentons

nos différentes solutions autour de la gestion intelligente

du bâtiment, de l’occupation de chaque

espace et de la supervision, dans une logique d’efficacité

énergétique, de confort des utilisateurs et

de durabilité des bâtiments à long terme. Notre

offre s’articule autour de plusieurs technologies

complémentaires et éprouvées dédiées à la gestion

du bâtiment et à la supervision de tous les espaces.

Nous proposons notamment des solutions KNX

pour le pilotage fin et l’automatisation des installations

techniques, des solutions DALI BMS pour

une gestion précise, souple et centralisée de l’éclairage,

ainsi que des solutions DALI-SYS, conçues

pour assurer une remontée fluide, normalisée et

sécurisée des données via le protocole BACnet,

garantissant ainsi l’interopérabilité avec d’autres

protocoles de communication et de nombreux

systèmes tiers déjà mis en place dans les bâtiments.

Quelles sont les prochaines étapes

de votre feuille de route technologique

pour accompagner la transition numérique

et énergétique du bâtiment ?

L. B. – Nous allons profiter du salon pour présenter

en avant-première notre future solution Luxomesh R,

dont la sortie est prévue en 2026. Développée en partenariat

avec Silvair, cette innovation s’appuie sur la

technologie Bluetooth pour proposer une nouvelle

approche de la gestion d’éclairage connectée, simple à

mettre en œuvre, évolutive et performante sur le plan

énergétique. Une promesse d’innovation qui s’inscrit

dans une stratégie plus large : accompagner le marché

dans sa transition numérique et énergétique, tout

en maintenant un haut niveau d’exigence en termes

de simplicité d’usage, de confort des utilisateurs et de

fiabilité des installations.

Ludovic

BÉCOURT

Directeur

B.E.G. France

j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 29

. . . . . . . . .

Stand

B14-C13


Comment assurer le pilotage énergétique

de vos bâtiments tertiaires ?

CODRA propose la plateforme Panorama Suite pour superviser

et optimiser les consommations de vos bâtiments

Décret

BACS

S’interfacer avec les différents systèmes techniques et métiers

Suivre et analyser les données énergétiques

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DOSSIER SPÉCIAL IBS

Paroles d’experts

« NOUS CONSTATONS QUE CERTAINES

INSTALLATIONS DEVIENNENT OBSOLÈTES

APRÈS QUELQUES ANNÉES D’USAGE, FAUTE

DE SUPERVISION ACTIVE. »

Codra, éditeur français de logiciels de supervision, développe la plateforme

Panorama, utilisée dans tout type d’infrastructures : bâtiment tertiaire, usine, station

d’épuration, etc. Cette suite logicielle permet une gestion globale du bâtiment pour les

propriétaires et exploitants, mais aussi pour les usagers. Charles Tabath, responsable

Marketing Produit chez Codra, analyse les effets des décrets tertiaire et BACS sur le

marché, détaille les innovations de la suite Panorama 2025 et aborde l’évolution des

usages des outils SCADA, désormais pensés pour une gestion plus ouverte du bâtiment,

entre supervision, pilotage énergétique, ergonomie, cybersécurité et hypervision.

Quel est votre ressenti sur l’état du marché ?

Charles Tabath - Il y a une dynamique portée par

les décrets tertiaire et BACS, qui ont largement

engagé les entreprises dans l’équipement de leurs

bâtiments. Aujourd’hui, beaucoup disposent de

nombreux équipements physiques. En revanche,

il leur manque souvent des outils logiciels adaptés

pour valoriser ces équipements. Nous constatons

que certaines installations deviennent

obsolètes après quelques années d’usage, faute

de supervision active. Ce besoin touche tous les

secteurs. Nous intervenons autant sur des tours

de 30 étages que sur des bâtiments de plus petite

échelle (écoles, grands magasins). Cette généralisation

confirme que le pilotage énergétique est

devenu une priorité partagée par l’ensemble des

acteurs du bâtiment.

Quelles solutions présentez-vous sur IBS ?

C. T. - Nous présentons la suite Panorama, plateforme

de supervision composée de trois modules :

Panorama E2 (SCADA), Panorama H2 (Historian)

et Panorama COM (communication). Ces

outils permettent de superviser les équipements,

suivre les consommations en temps réel et produire

des rapports détaillés. L’objectif est de piloter

efficacement l’énergie, Panorama Suite 2025,

notre nouvelle version, marque la fin d’un cycle

de développement et intègre des évolutions

majeures dans plusieurs domaines : convergence

IT/OT, cybersécurité, développement applicatif,

UI/UX design, interopérabilité.

Comment évoluent les usages

des outils SCADA ?

C. T. - Le SCADA est en pleine transformation.

Ce n’est plus un outil réservé aux opérateurs tech-

niques. Il devient un levier de valorisation pour

les gestionnaires et les propriétaires. Les usagers

du bâtiment peuvent aussi l’utiliser (réservation

de salles, bornes de recharge, température des

bureaux, etc.). Grâce à une gestion fine des droits

d’accès utilisateurs, chaque profil accède uniquement

aux fonctions qui le concernent. Cette

ouverture permet d’impliquer davantage l’ensemble

des acteurs du bâtiment, mais toujours

de manière sécurisée. Panorama s’adapte aussi à

la gestion de plusieurs sites grâce à notre technologie

Edge to Service. Elle permet de piloter

plusieurs sites, pour mettre en place une hypervision.

Enfin, nous participons aux réflexions

menées avec la Smart Building Alliance sur la

place du SCADA dans le pilotage énergétique.

Notre conviction : il est possible de faire plus avec

l’existant, sans forcément ajouter des couches

complexes. Bien utilisé, un SCADA peut devenir

un véritable outil de service pour le bâtiment.

Et l’IA dans tout ça ?

C. T. - L’intelligence artificielle s’impose comme

un levier stratégique pour les plateformes de

supervision, car elle va permettre d’améliorer la

performance, la sécurité et la résilience des systèmes

de nos clients. Chez Codra, nous travaillons

à l’intégration des fonctions d’IA dans Panorama,

sur principalement 4 sujets : la détection

proactive des anomalies, l’optimisation énergétique

intelligente, l’interprétation sémantique des

alarmes, et les interfaces opérateur augmentées.

Les résultats sont déjà concrets : notre portail

client intègre un chatbot technique depuis la

fin du mois d’août. Début 2026, Panorama disposera

d’une fonction d’analyse prédictive des

variables.

Charles

TABATH

Responsable

Marketing Produit,

Codra

j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 31

. . . . . . . . .

Stand

F4


TRANSFORMER LES ESPACES

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Distech Controls permet aux bâtiments

connectés de communiquer avec leurs

occupants grâce à des solutions basées

sur des technologies avancées. Avec

vous, nous concevons des solutions

innovantes afin d’améliorer le bien-être,

la gestion des espaces et l’efficacité

énergétique des bâtiments. L’ouverture

et la pérennité de nos solutions assurent

une performance durable tout en s’intégrant

facilement à d’autres systèmes

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DOSSIER SPÉCIAL IBS

Paroles d’experts

« APRÈS L’ARRÊT DES BONIFICATIONS CEE,

LE MARCHÉ S’EST RECONCENTRÉ AUTOUR

DES ACTEURS HISTORIQUES ET DE NOUVEAUX

ENTRANTS SOLIDES. »

Distech Controls, fabricant de solutions innovantes pour les bâtiments intelligents,

accompagne les acteurs du bâtiment vers plus d’efficacité énergétique, de

connectivité et de conformité réglementaire. Cette année marque un tournant pour

l’entreprise canadienne, qui célébrera ses 30 ans lors d’un événement, organisé

en marge du salon IBS. Justin Passaquet, directeur des ventes France et pays

francophones, décrypte les tendances portées par les décrets BACS et tertiaire,

présente les dernières innovations, des contrôleurs à la cybersécurité, en passant

par les technologies sans fil, et revient sur la stratégie de Distech Controls en France

comme à l’international.

Constatez-vous une accélération

des demandes ?

Justin Passaquet - Le marché de la GTB reste

soutenu. Il résiste mieux que l’immobilier de

bureaux et le bâtiment, globalement en crise.

Cette résilience s’explique en grande partie par

la réglementation. Longtemps peu encadré, le

secteur s’est structuré avec les décrets BACS et

tertiaire, très attendus par les acteurs. Sans eux,

la croissance serait aujourd’hui faible, voire

négative. Ces textes donnent une feuille de

route claire jusqu’en 2030, avec des jalons posés

dès 2025 et 2027. Nous sommes sur un marché

très technique, qui a vu arriver ces dernières

années de nouveaux entrants, souvent moins

spécialistes que les acteurs historiques. Après

l’arrêt des bonifications CEE, le marché s’est

reconcentré autour des acteurs historiques et de

nouveaux entrants solides. Malgré un contexte

bâtiment tendu, l’activité GTB se maintient à un

bon niveau.

Quelles solutions présentez-vous

sur le salon IBS ?

J. P. - Nous mettons en avant une offre renforcée,

plus mûre qu’en 2024. Plusieurs avant-premières

de l’an dernier deviennent réalité, comme notre

capteur de comptage de personnes Resense Move,

désormais disponible, en démonstration sur le

stand, avec les premiers retours clients. Même

chose pour Eclypse Facilities, notre OS bâtiment,

qui poursuit son déploiement. Nous complétons

aussi notre gamme de contrôleurs Eclypse : après

les 400 et 600, place aux 100, 200 et 300, pensés

pour les petites et moyennes installations techniques

(chaufferies, CTA, etc.). C’est un jalon

important pour couvrir tout le spectre GTB, du

terminal aux équipements les plus complexes.

Autre nouveauté : une gamme d’écrans, plus performante,

plus interactive, et avec des formats

élargis (10, 15 et 21 pouces) pour répondre aux

attentes du marché et à la puissance croissante de

nos contrôleurs. Enfin, 2025 marque les 30 ans

de Distech Controls. Nous célébrons cet anniversaire

avec une frise historique sur le stand, et un

grand événement festif pendant le salon. L’occasion

de revenir sur notre croissance, en particulier

en France, et de partager une autre facette de

l’entreprise.

Comment évolue votre stratégie

d’innovation ?

J. P. - Après avoir priorisé la production pendant

la pandémie, en retravaillant nos cartes électroniques

pour garantir des délais de livraison

courts, nous avons relancé un cycle d’innovation

soutenu. Nous avons lancé Eclypse Facilities,

un nouvel OS rétrocompatible, déployé sur

nos contrôleurs existants. La plateforme intègre

désormais BACnet/SC et des fonctionnalités liées

à la norme 802.1X, indispensables pour les secteurs

banque et assurance, qui exigent une GTB

sur IP totalement sécurisée. Nous intégrons aussi

les protocoles sans fil comme LoRa et EnOcean,

pour adapter nos solutions à différents types de

bâtiments. L’ouverture technologique favorise

l’évolutivité, réduit les coûts de déploiement et

accélère l’intégration dans les architectures existantes.

L’enjeu : proposer une GTB modulaire,

interopérable et sécurisée, qui simplifie l’exploitation,

améliore l’efficacité énergétique et soutient

les objectifs environnementaux.

Justin

PASSAQUET

Directeur

des Ventes

France et pays

francophones,

Distech Controls

j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 33

. . . . . . . . .

Stand

B1



DOSSIER SPÉCIAL IBS

Paroles d’experts

« IL MANQUE DES SOLUTIONS SIMPLES,

ABORDABLES, QUI S’ADAPTENT À DE

PLUS PETITS BÂTIMENTS SANS FORCÉMENT

BASCULER VERS UNE GTB COMPLÈTE. »

Spécialiste des installations électriques et des solutions de gestion du bâtiment,

Hager accompagne la transition énergétique et numérique des bâtiments tertiaires

avec des solutions adaptées aux différents besoins. Cyril Malinvaud, responsable

marché Building Automation, revient sur les attentes du marché, l’éventail de solutions

proposées par Hager, et l’intérêt du protocole KNX, notamment pour les projets de

rénovation.

Comment analysez-vous la dynamique

actuelle autour de la GTB ?

Cyril Malinvaud – Nous observons un intérêt

croissant, en partie grâce à la communication

des filières professionnelles. Les maîtres d’ouvrage

s’interrogent sur les obligations à venir.

Mais sur le terrain, nous constatons un blocage,

notamment parce que les solutions proposées

sont souvent surdimensionnées par rapport aux

besoins réels. Ce sont des offres classiques de

GTB, coûteuses et complexes, qui freinent l’engagement.

Il manque des solutions simples, abordables,

qui s’adaptent à de plus petits bâtiments

sans forcément basculer vers une GTB complète.

Les demandes sont longues à se concrétiser, les

investissements s’étalent, et seuls les grands bâtiments

s’équipent réellement. Les petits maîtres

d’ouvrage hésitent, notamment à cause d’une

perception faussée par un discours centré sur des

systèmes lourds. Le marché attend des solutions

de type « GTB light ».

Que présentez-vous cette année sur IBS

pour répondre à ces attentes ?

C. M. – Nous proposons un éventail complet de

solutions pour répondre au décret tertiaire, au

décret BACS et à la loi LOM, du petit au grand

tertiaire, avec des réponses adaptées à chaque

cas, en achat ou en mode serviciel. Pour le petit

tertiaire, domovea constitue une solution simple,

intégrée au bâti, sans cloud ni abonnement. Elle

fonctionne en local, ce qui réduit les coûts. Nous

présentons également agardio.manager, un EMS

– Energy Management System – léger pour se

conformer aux décrets tertiaire et BACS. Pour

les projets multisites ou complexes, nous nous

appuyons sur les expertises d’Advizeo et d’Eficia,

deux entités du groupe Hager. Advizeo accompagne

les grands projets tertiaires traditionnels,

tandis qu’Eficia cible les grands bâtiments

comme les centres commerciaux ou plateformes

logistiques. Ces deux offres fonctionnent sur un

modèle entièrement serviciel. Pour la loi LOM

(loi d’orientation des mobilités), nos serveurs

LLM et Flow assurent une gestion locale des

bornes de recharge. Flow, limité à 8 bornes, est

adapté aux petits bâtiments, alors que LLM cible

les installations plus importantes et structurées

jusqu’à 40 bornes. Ces systèmes gèrent les accès,

la refacturation, et peuvent être interopérés avec

domovea et agardio.manager. Cela permet une

architecture cohérente et modulaire, adaptée à

chaque bâtiment. Enfin, nous présenterons aussi

des nouveautés pour faciliter l’installation des

systèmes répondant au décret BACS, avec une

configuration simplifiée, en mode ETS ou Easy,

selon le niveau de compétence de l’installateur.

Quelle place occupe aujourd’hui le protocole

KNX dans cette stratégie ?

C. M. – Hager est membre fondateur et toujours

très actif dans l’écosystème KNX. C’est un protocole

pertinent dans le tertiaire, notamment pour

la fiabilité, la stabilité et l’interopérabilité qu’il

garantit. Il facilite aussi l’intégration des différents

lots techniques du bâtiment. Côté installation,

KNX est adapté aux projets de rénovation

grâce à son bus deux fils, facile à passer dans

les faux plafonds et autoalimenté. Cela simplifie

grandement le câblage et les modifications

futures. KNX peut aussi faire le lien avec d’autres

protocoles, comme Modbus ou BACnet, via des

passerelles. C’est une vraie colonne vertébrale

technique. En complément, nous sommes centre

de formation agréé KNX. Notre objectif est d’aider

les professionnels à monter en compétence,

qu’ils interviennent sur des projets simples ou

complexes. La complexité des bâtiments ne cesse

de croître et il est essentiel de proposer des solutions

évolutives, compatibles, et accessibles.

Cyril

MALINVAUD

Responsable

marché Building

Automation,

Hager

j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 35

. . . . . . . . .

Stand

E2-F1



DOSSIER SPÉCIAL IBS

Paroles d’experts

« L’OBJECTIF DE KNX RESTE CLAIR :

ACCOMPAGNER LA TRANSFORMATION DU

BÂTIMENT EN FRANCE AVEC DES SOLUTIONS

OUVERTES, FIABLES ET PÉRENNES. »

L’association KNX France, représentante du standard mondial interopérable de

communication pour la gestion technique des bâtiments, s’inscrit dans un marché en

transformation, à la fois numérique et énergétique. Le 10 juillet dernier, l’association a

renouvelé son bureau avec de nouveaux entrants, pour adapter sa structure et son

fonctionnement aux besoins du marché. Rémy Ostermann, président de l’association

et représentant de Schneider Electric, revient sur l’état du marché, les réponses

concrètes qu’apporte le standard KNX face aux enjeux actuels, ainsi que sur les

orientations du nouveau bureau.

Quelle est votre appréciation actuelle du

marché des solutions de gestion du bâtiment ?

Rémy Ostermann – Le marché des solutions de

gestion du bâtiment progresse, avec une croissance

estimée entre 10 et 15 %, portée par la transition

énergétique et les obligations réglementaires. Le

décret tertiaire et le décret BACS en sont les principaux

moteurs. Toutefois, la mise en conformité

reste lente : à peine 15 % des bâtiments étaient

équipés en 2024, contre 12 % en 2022. Un certain

attentisme persiste, notamment face aux incertitudes

réglementaires. Parallèlement, l’automatisation

des bâtiments progresse, notamment via des

solutions connectées et des plateformes de gestion

multisites. Les objets connectés (IoT) ou le BIM

gagnent également en importance. KNX s’inscrit

dans cette dynamique d’intégration des systèmes

pour réduire les consommations et optimiser la

performance opérationnelle.

Comment les solutions KNX permettent-elles

de répondre aux enjeux du marché ?

R. O. – KNX repose sur un standard ouvert,

mondial et normalisé (ISO/IEC 14543), garantissant

interopérabilité, évolutivité et cybersécurité.

Il fédère plus de 500 fabricants dans le

monde. Son architecture décentralisée facilite

la conception modulaire et extensible, selon les

besoins et les budgets disponibles. KNX propose

des solutions hybrides avec des architectures sur

IP, bus filaire ou en radio. Le logiciel unique ETS

et indépendant de tout constructeur simplifie le

paramétrage et il est maîtrisé par les intégrateurs

formés qui accompagnent les acteurs de la filière,

de la conception à la maintenance, en passant par

le paramétrage des installations. Côté cybersécurité,

les deux niveaux des produits KNX Secure

– IP Secure et Data Secure – protègent les instal-

lations. Un outil en ligne, le KNX Security Check,

permet d’évaluer le niveau de sécurité d’une installation

KNX. C’est essentiel pour garantir la

continuité de service, en particulier dans les bâtiments

critiques comme les hôpitaux ou les plateformes

logistiques, mais aussi dans le tertiaire.

Enfin, l’interopérabilité, via des interfaces ou

des contrôleurs avec d’autres protocoles, comme

BACnet, renforce la robustesse et la cohérence

des systèmes.

Le bureau de KNX France a été renouvelé.

Quelles sont ses orientations ?

R. O. – Le bureau élu le 10 juillet dernier compte

désormais 7 membres, représentant l’ensemble

de l’écosystème : fabricants, distributeurs, formateurs

et intégrateurs. À l’issue des votes, je

conserve le rôle de président de l’association,

Yann Plévin (Siemens) a été élu vice-président,

et François Jouffrault (Rexel) trésorier. Le bureau

intègre également Cyril Malinvaud (Hager) pour

le collège Marketing, François Meyer (MF) pour

le collège Formation et Marie-Pierre Poinsard

(SBS Domotique) en tant que représentante du

collège Intégrateurs KNX France. L’objectif est

de continuer à structurer l’écosystème, renforcer

la visibilité de KNX et faciliter son adoption en

France. Cela passe par une approche de sensibilisation

auprès des clients finaux et exploitants

ainsi que par l’accompagnement des bureaux

d’études et des metteurs en œuvre, au travers de

la formation, et la valorisation de la complémentarité

entre acteurs. Une réunion stratégique s’est

tenue fin août pour fixer les priorités marketing

et opérationnelles. L’objectif de KNX reste clair :

accompagner la transformation du bâtiment en

France avec des solutions ouvertes, fiables et

pérennes.

Rémy

OSTERMANN

Président

de KNX France

j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 37

. . . . . . . . .

Stand

B05


WEOZ

Le gestionnaire de bâtiment intelligent

Optimiser

l’efficacité

énergétique

Améliorer

le confort

des occupants

Le système WEOZ permet de collecter

des données pertinentes et exploitables

pour chaque espace. Intéropérable avec

les spécialistes de la gestion du bâtiment,

il vous permet d’optimiser l’efficacité

énergétique de tous vos sites.

Être en conformité

avec les nouvelles

réglementations

environnementales

et décrets

en vigueur

Réduire

l’empreinte

carbone

du bâtiment

Réduire

vos coûts

opérationnels


DOSSIER SPÉCIAL IBS

Paroles d’experts

« LA DEMANDE DES EXPLOITANTS

S’ACCROÎT, PORTÉE PAR LEURS

ENGAGEMENTS RSE, LA RECHERCHE

DE PERFORMANCE ÉNERGÉTIQUE,

LA GESTION DES ESPACES ET LA QUALITÉ

DE VIE AU TRAVAIL. »

Seuls 15 % des bâtiments tertiaires français sont aujourd’hui équipés de GTB, avec de

fortes disparités : près de 80 % pour les surfaces de plus de 20 000 m², mais seulement

10 % pour celles comprises entre 1 000 et 2 000 m². Dans ce contexte, Joanny Turchet,

responsable du pôle marketing Bâtiments et Infrastructures chez Legrand, décrypte

les perspectives du marché et présente Weoz et Light Up, deux solutions conçues pour

allier performance énergétique, qualité de vie au travail et gestion des espaces, tout

en confortant le positionnement de Legrand dans la transition énergétique.

Quelle est votre appréciation du dynamisme

du marché des solutions de gestion du

bâtiment ?

Joanny Turchet - Le marché progresse, en

contraste avec la morosité générale du secteur.

Cette dynamique repose sur deux leviers. D’abord,

le cadre réglementaire : le décret tertiaire impose

des résultats en matière de consommation énergétique,

tandis que le décret BACS rend obligatoire

l’installation de GTB, désormais étendue aux

bâtiments existants de plus de 290 kW dès cette

année, puis de plus de 70 kW en 2027, ce qui ouvre

un gisement important, y compris pour des surfaces

inférieures à 1 000 m². Ensuite, la demande

des exploitants s’accroît, portée par leurs engagements

RSE, la recherche d’efficacité énergétique, la

gestion des espaces et la qualité de vie au travail.

Aujourd’hui, environ 15 % du parc est équipé, avec

de fortes disparités : près de 80 % pour les bâtiments

de plus de 20 000 m², mais seulement 10 %

pour ceux de 1 000 à 2 000 m², qui représentent la

majorité du parc. Les secteurs santé et transports

sont plus avancés que l’hôtellerie-restauration ou

les loisirs. La marge de progression est donc significative,

à condition de renforcer l’accompagnement

et la formation, car une part importante des

GTB installées reste encore sous-exploitée.

Quelles solutions présentez-vous sur le salon

IBS ?

J. T. - Au salon IBS, Legrand présente Weoz, une

GTB conçue pour l’existant et les bâtiments de

petite à moyenne taille. Lancée en début d’année,

elle simplifie la mise en conformité avec le

décret BACS et optimise la performance énergétique.

Multiprotocole (Modbus, Zigbee, Z-Wave)

et interopérable, elle gère jusqu’à 20 équipements

IoT et 100 points Modbus par Aera Manager et est

particulièrement adaptée au multisite. Ses atouts :

simplicité d’installation et d’utilisation, solution

économique pour les surfaces de 1 000 à 3 000 m²,

tableaux de bord intuitifs et cybersécurité intégrée.

Legrand présente également la solution

Light Up, une gamme de détecteurs intelligents

combinant gestion de l’éclairage, suivi de la qualité

de l’air et mesure d’occupation. Utilisable seule

ou avec Weoz, elle renforce le confort des usagers

et la gestion des espaces pour les propriétaires et

exploitants. Ces solutions confirment la volonté

de Legrand de répondre aux besoins du petit et

moyen tertiaire.

Comment Legrand traduit-il concrètement

son approche de l’innovation dans ses

dernières solutions ?

J. T. - Chez Legrand, l’innovation est au cœur de

notre croissance et s’appuie sur la R&D, les acquisitions

ciblées ainsi que les partenariats technologiques.

Cette démarche nous permet de rester

connectés aux besoins des professionnels et des

utilisateurs finaux. Avec des solutions comme

Weoz et Light Up, nous répondons aux trois

grands enjeux du bâtiment : performance énergétique,

qualité de vie au travail et gestion des

espaces. Concrètement, nos offres sont interopérables

et multiprotocole (Z-Wave, Zigbee, Modbus,

Wi-Fi, Ethernet), flexibles avec le pilotage

multiposte et multisite, sécurisées via une architecture

conforme aux standards de cybersécurité,

et centrées sur l’expérience utilisateur, avec des

interfaces intuitives et des données accessibles en

temps réel.

Joanny

TURCHET

Responsable pôle

Marketing Bâtiments

et Infrastructures,

Legrand

j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 39

. . . . . . . . .

Stand

F26-G29


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DOSSIER SPÉCIAL IBS

Paroles d’experts

« FLEX READY POURRAIT DEVENIR

LE CATALYSEUR QUI MANQUAIT À LA

GÉNÉRALISATION DES SYSTÈMES DE GESTION

TECHNIQUE DES BÂTIMENTS. »

Depuis plus de 40 ans, ARC Informatique, éditeur de la plateforme PcVue, conçoit

des solutions de supervision pour les bâtiments, les transports et l’énergie. Face aux

objectifs de décarbonation et aux obligations réglementaires, l’entreprise s’engage

dans la transformation des bâtiments tertiaires, en mettant l’accent sur la digitalisation,

la flexibilité énergétique et la cybersécurité. François Flèche analyse le faible taux

d’intégration des BACS (Building Automation Control Systems), les dernières solutions

proposées par PcVue et les perspectives de la flexibilité pour atteindre les objectifs.

Les décrets BACS et tertiaire structurent

les attentes en matière d’automatisation.

Pourquoi leur application reste-t-elle en

retrait ?

François Flèche – Ces textes ont apporté un

cadre structurant, mais leur impact reste limité.

D’après un rapport du Gimelec, seuls 15 % des

bâtiments sont aujourd’hui équipés, alors que

100 000 sont visés d’ici à 2030. Plusieurs facteurs

expliquent cette lente adoption. Le premier est

l’absence de contrainte réelle : les textes s’appuient

surtout sur des incitations, sans imposer de sanctions

claires. Ensuite, les coûts perçus comme

élevés freinent les maîtres d’ouvrage, notamment

pour les bâtiments de taille intermédiaire. Enfin,

beaucoup d’acteurs manquent d’information sur

les bénéfices concrets d’un BACS ou sur les aides

mobilisables. Ces systèmes permettent de maintenir

un bon niveau de performances et d’assurer

la continuité de service tout en réduisant les

coûts opérationnels. Mais pour enclencher une

dynamique à grande échelle, il faut accompagner

davantage les décideurs, promoteurs, exploitants

et collectivités, en leur apportant des solutions

simples, démontrées, et compatibles avec leurs

contraintes opérationnelles.

Quelles solutions mettez-vous en avant

sur le salon IBS ?

F. F. – Nous agissons sur trois axes : l’analyse,

l’optimisation et la cybersécurité. Notre solution,

c’est d’abord la puissance de l’analyse. Le

logiciel EmVue, intégré à la plateforme PcVue,

centralise en temps réel les données issues de

tous types de compteurs – gaz, électricité, eau…

Facile à déployer, il génère automatiquement des

tableaux de bord clairs et accessibles, permettant

aux exploitants de repérer immédiatement toute

dérive de consommation. Mais nous allons plus

loin avec l’optimisation. Nous avons intégré des

Smart Bots dans PcVue qui croisent les données

énergétiques d’EmVue avec la météo, les signaux

des opérateurs ou les prévisions tarifaires. Grâce à

des modèles de prédiction basés sur l’IA, ils anticipent

les pics et ajustent en continu le fonctionnement

des équipements. La sécurité est au cœur de

notre approche. PcVue intègre les fonctionnalités

requises pour répondre aux exigences de sécurité

IEC 62443 pour les opérations, CSPN pour les

produits et permet à l’utilisateur le respect de la

directive NIS2 qui vise une sécurité globale. ARC

Informatique est également certifiée ISO 27001

pour la sécurité de ses systèmes informatiques.

La flexibilité peut-elle contribuer à relancer

l’intérêt pour les BACS ?

F. F. – La flexibilité consiste à adapter les consommations

des bâtiments aux signaux du réseau ou

à la disponibilité des énergies. C’est exactement

l’ambition du cadre de référence Flex Ready,

porté par Think Smartgrids, le Gimelec, la SBA,

Enedis, RTE, ainsi que des fournisseurs et agrégateurs

d’énergie et auquel PcVue participe activement.

Flex Ready agit comme le catalyseur

qui manquait à la généralisation des systèmes de

gestion technique des bâtiments. La flexibilité

implique de connecter l’ensemble des sources

d’énergie disponibles (réseau, photovoltaïques,

batteries…) pour analyser et optimiser les

consommations par un pilotage intelligent des

équipements en fonction de la météo, des prix

de l’énergie ou de la production locale. En offrant

une solution BACS Flex Ready, PcVue se positionne

comme un acteur actif pour contribuer à

relancer l’intérêt pour les BACS et atteindre les

objectifs de transition bas carbone.

François

FLÈCHE

Responsable

marketing,

ARC Informatique

- PcVue

j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 41

. . . . . . . . .

Stand

B2-C1



DOSSIER SPÉCIAL IBS

Paroles d’experts

« SÉCURISER NOS SOLUTIONS EST UNE

CONDITION INDISPENSABLE POUR ACTIVER

D’AUTRES BRIQUES, COMME LES SERVICES

DE FLEXIBILITÉ ÉNERGÉTIQUE. »

Sauter Régulation SAS conçoit des solutions techniques pour optimiser la performance

énergétique, le confort et la sécurité des bâtiments. À l’occasion du salon IBS,

l’entreprise met l’accent sur trois thématiques majeures : les nouvelles fonctionnalités

de Sauter Vision Center, une nouvelle solution de régulation terminale, et un produit

pour répondre à la réglementation 2027 sur l’individualisation des frais de chauffage.

Stéphane Marcinak, président de Sauter Régulation, revient sur la dynamique du

marché des GTB, dévoile les offres mises en avant sur IBS et souligne l’importance

de la cybersécurité.

Constatez-vous une accélération

des demandes pour installer des solutions

de GTB ?

Stéphane Marcinak - Le marché ne progresse pas

aussi vite que nous l’attendions et nous ne constatons

pas de véritable accélération des demandes,

malgré le contexte réglementaire. Deux raisons

principales à cela. D’une part, le climat d’incertitude

politique et le détricotage des réglementations

environnementales, à l’image de la directive

CSRD, qui incite beaucoup d’acteurs à différer

leurs projets. Ils attendent de voir si certaines

obligations seront maintenues ou assouplies.

D’autre part, les solutions de GTB sont encore

trop souvent perçues comme des contraintes

imposées, alors qu’elles permettent de générer

de vraies économies. Il y a bien une activité soutenue

actuellement, mais elle résulte d’engagements

pris avant les reculs politiques récents. Les

projets en cours sont le fruit de décisions remontant

à plus de six mois. En revanche, les hésitations

de ces derniers mois risquent de produire

un effet de ralentissement en 2026. C’est pourquoi

il devient crucial, pour nous, industriels,

comme pour les organisations professionnelles

telles que le Gimelec, de mieux faire comprendre

les bénéfices concrets de ces solutions, au-delà de

leur simple caractère obligatoire.

Quelles sont les principales nouveautés

que vous présentez cette année sur IBS ?

S. M. - Trois grands axes structurent notre présence

cette année. D’abord, nous poursuivons

le développement de notre solution de supervision

Sauter Vision Center, enrichie de nouvelles

fonctionnalités, notamment pour le suivi

énergétique. Ce module évolue en continu, en

phase avec les attentes terrain. Ensuite, nous

présentons une nouveauté importante : une solution

de régulation terminale, qui vient élargir

notre gamme existante. Ce régulateur, basé sur

le protocole Bacnet IP en configuration 1 pour

1, répond à des besoins très concrets exprimés

par nos clients. Il sera l’un des éléments phares

de notre stand. Enfin, nous mettons en lumière

notre offre autour de la réglementation 2027,

qui imposera l’individualisation des frais de

chauffage dans les copropriétés, mais aussi dans

d’autres types de bâtiments comme les écoles ou

les bureaux. À ce titre, nous faisons un focus sur

notre solution heatEco, déjà disponible, que nous

repositionnons comme un outil pertinent face à

cette nouvelle exigence réglementaire.

Comment intégrez-vous les enjeux

de cybersécurité dans vos solutions ?

S. M. - La cybersécurité est devenue un sujet

central, en particulier pour les OIV (opérateurs

d’importance vitale) comme les hôpitaux,

sites militaires ou sièges sociaux. Nous utilisons

notamment BACnet Secure, qui offre un haut

niveau de protection, et nous avons lancé un

processus de certification ANSSI pour nos équipements.

Cela concerne d’abord nos automates

modulo 6, puis notre superviseur Sauter Vision

Center. Les cyberattaques industrielles ont souvent

visé les automatismes, d’où notre priorité sur

ces équipements. Ces démarches sont longues,

avec des audits rigoureux, mais elles sont essentielles.

Sécuriser nos solutions est une condition

indispensable pour activer d’autres briques,

comme les services de flexibilité énergétique.

Stéphane

MARCINAK

Président de

Sauter Régulation

SAS

j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 43

. . . . . . . . .

Stand

C8-D9



DOSSIER SPÉCIAL IBS

Paroles d’experts

« NOUS DEVONS DÉMYSTIFIER LES

SYSTÈMES GTB, ENCORE PERÇUS COMME

COMPLEXES OU COÛTEUX. »

À l’heure où le décret BACS et la volatilité des prix de l’énergie incitent les acteurs

du tertiaire à mieux maîtriser leurs consommations, Schneider Electric innove pour

renforcer son offre en matière de gestion technique du bâtiment, de microgrid et de

flexibilité. Nathalie Champeaux, directrice Marketing Digital Energy chez Schneider

Electric France, revient sur l’évolution du marché, les solutions présentées au salon IBS,

et les principaux axes d’innovation portés par le groupe.

Constatez-vous une accélération

des demandes de vos clients pour installer

des solutions de gestion du bâtiment ?

Nathalie Champeaux – Oui, nous observons une

accélération, portée par le décret BACS et la volatilité

des prix de l’énergie. Les petits bâtiments,

jusqu’ici peu concernés par ces enjeux, cherchent

désormais à réduire leurs consommations tout en

maintenant le confort. Pourtant, selon l’Observatoire

national du déploiement des BACS publié

par le Gimelec, seuls 15 % des bâtiments tertiaires

étaient équipés en 2024, contre 12 % en 2022. Si

les grands bâtiments – supérieurs à 20 000 m² –

sont largement couverts (84 %), le déploiement

reste lent pour les surfaces intermédiaires – de

1 000 à 5 000 m². Il faut donc accélérer, non seulement

pour répondre aux obligations, mais aussi

pour profiter des bénéfices de ces systèmes, qui

permettent d’atteindre jusqu’à 20 % d’économies

d’énergie, avec des temps de retour sur investissement

inférieurs à deux ans. Une meilleure pédagogie

reste nécessaire sur le contenu du décret

BACS, ses exigences, les classes de performance

énergétique et les dispositifs de financement

comme les CEE. Enfin, nous devons démystifier

les systèmes GTB, encore perçus comme complexes

ou coûteux.

Quelle solution présentez-vous

sur le salon IBS ?

N. C. – Nous mettons en avant EcoStruxure

Building Activate, notre GTB dédiée aux petits

et moyens bâtiments tertiaires. Facile à déployer,

notamment en rénovation grâce aux capteurs

sans fil, elle permet de piloter à distance les équipements

CVC, le confort et la consommation,

avec une interface connectée et multisite. Elle

répond parfaitement aux exigences du décret

BACS, y compris sur des sites sans personnel

technique. Nous présentons également des nouveautés

sur EcoStruxure Building Operation,

notre GTB historique pour les bâtiments complexes

: une expérience simplifiée et un nouvel

Automation Server, cinq fois plus performant.

Autre innovation phare : le thermostat TRC, doté

d’intelligence artificielle pour ajuster automatiquement

les consignes de chauffage et de ventilation

en fonction du comportement thermique

des pièces. Enfin, nous dévoilons nos solutions

Microgrid pour les sites tertiaires : bornes de

recharge, stockage, EMS (Energy Management

Systems) et supervision cloud. Ces systèmes permettent

d’optimiser l’autoconsommation ou la

revente d’énergie, notamment sur des sites complexes

comme les aéroports, centres commerciaux

ou parkings avec ombrières solaires.

Quels sont vos principaux axes d’innovation ?

N. C. – Nous innovons sur trois grands axes.

D’abord, l’intelligence artificielle, intégrée aux

équipements (comme le TRC) et à nos services

d’analyse, afin d’optimiser automatiquement les

performances et la consommation énergétique

des bâtiments. Ensuite, les Microgrids, avec des

solutions adaptées à tous les niveaux de complexité

: du sur-mesure pour les grands projets à

des offres standardisées pour les configurations

plus simples. Cette logique de simplification

s’applique également à nos GTB. Enfin, la flexibilité

énergétique devient centrale. Nous développons

des solutions compatibles avec l’initiative

Flex Ready du Gimelec pour permettre aux

bâtiments tertiaires de participer à l’équilibre du

réseau. Intégrée dans nos GTB, cette flexibilité

peut répondre aussi bien à des signaux d’urgence

type Ecowatt qu’à des besoins plus anticipés, via

des signaux du gestionnaire de réseau ou d’agrégateurs.

Nathalie

CHAMPEAUX

Directrice

Marketing Digital

Energy, Schneider

Electric France

j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 45

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Stand

F2-G1


Vous aimez

notre nouveau

design ?

Vous allez

adorer

nos nouveautés

techniques !

La GTB Light conçue pour la performance

énergétique du petit et moyen tertiaire lance

de nouvelles fonctionnalités !

NEW!

Les diagnostics à distance de vos installations ;

L’add-on effacement intégré à votre GTB (FlexReady).

La GTB Light Smart & Connective, c’est toujours :

Une installation sans travaux ;

Jusqu’à 40% d’économies d’énergie ;

Smart & Connective :

la GTB Light qui

innove encore !

L’exploitation et la maintenance simplifiées ;

Une hypervision multisite 100% Cloud ;

La sécurisation des données.

Retrouvez toutes nos innovations en avant-première

sur le stand D14 à IBS, du 30 septembre au 1 er octobre.


DOSSIER SPÉCIAL IBS

Paroles d’experts

« POUR SMART & CONNECTIVE,

L’INNOVATION A DU SENS UNIQUEMENT

SI ELLE CONTRIBUE À LA SIMPLIFICATION. »

Smart & Connective, spécialiste de la GTB light pour le petit et moyen tertiaire,

conçoit des solutions pensées pour des déploiements rapides, sans travaux, et

immédiatement rentables. Évolution réglementaire, fin des bonifications CEE,

simplicité de déploiement, expérience terrain, nouvelles fonctionnalités, accessibilité

technologique… autant de thématiques au cœur des enjeux de la transition

énergétique des bâtiments. Ambre Saurat, CEO de Smart & Connective, revient sur

l’accélération de la demande, évoque les bénéfices de la GTB Light, et met en

lumière les innovations présentées sur le salon IBS.

Constatez-vous une accélération

des demandes de vos clients pour installer

des solutions de gestion du bâtiment ?

Ambre Saurat - Oui, très clairement. Et ce

mouvement s’est même accéléré récemment.

Cette dynamique s’explique par deux leviers

majeurs : l’entrée en vigueur du décret tertiaire,

aujourd’hui dispositif éco-énergie tertiaire,

avec des objectifs chiffrés et des échéances, et

du décret BACS, qui impose les moyens pour

atteindre les objectifs du dispositif éco-énergie

tertiaire. En parallèle, la fin des bonifications

CEE agit, contre toute attente, comme un accélérateur.

Sans aides massives, les exploitants se

tournent vers des solutions agiles et rentables

immédiatement. Cela met fin à l’illusion d’un

financement intégral. Avec la fin des bonifications

exceptionnelles, les décideurs ne peuvent

plus repousser les investissements. Ils doivent

agir par conviction et par besoin réel, et plus

uniquement pour capter une prime. C’est dans

ce contexte que notre GTB Light prend tout son

sens : une solution rapide, sans travaux, pensée

pour les bâtiments tertiaires jusqu’à 5 000 m².

Quelle solution présentez-vous

sur le salon IBS ?

A. S. - Nous mettons en avant notre cœur de

solution : la GTB Light Smart & Connective.

C’est une GTB nouvelle génération, conçue pour

améliorer simplement l’efficacité énergétique des

bâtiments de moins de 5 000 m². L’installation

est rapide et sans impact sur l’activité, avec des

gains espérés pouvant atteindre les 40 %. L’architecture

est décentralisée, ce qui permet un pilotage

au plus proche des usages. Notre plateforme

cloud est multisite, multi-organisation et 100 %

No code. La solution est distribuée par notre

partenaire Rexel. À IBS, nous souhaitons apporter

la preuve par l’exemple. Nous proposons des

démonstrations en direct de la plateforme multisite,

des présentations de l’application CEOS

Connect dédiée aux installateurs, et des échanges

techniques avec notre équipe. L’objectif est de

montrer comment notre GTB peut être déployée

simplement sur le terrain.

Vous évoquez plusieurs nouveautés

cette année. De quoi s’agit-il ?

A. S. - En 2025, nous lançons plusieurs innovations

sur notre solution. Celles-ci sont directement

issues de retours terrain, collectés lors de

notre premier événement installateurs, organisé

en mars dernier. Pour Smart & Connective, l’innovation

a du sens uniquement si elle contribue

à la simplification. Cela vaut pour l’installation,

l’usage et la maintenance. Nous avons conçu

notre GTB Light pour répondre aux conditions

réelles du terrain : sites occupés, contraintes budgétaires,

multisites et, surtout, besoin de résultats

rapides. Notre approche repose sur trois piliers :

la simplicité de déploiement (sans travaux et sans

développements spécifiques) l’automatisation

intelligente pour réaliser des économies d’énergie

à l’aide de scénarios simples, et l’accessibilité technologique

reposant sur une interface No code et

un accompagnement terrain par le biais de notre

réseau de partenaires. L’avenir de la GTB ne passe

pas par davantage de complexité, mais par plus

de pertinence. Nous croyons en une GTB opérationnelle,

mesurable et scalable, qui s’adapte aux

besoins.

Ambre

SAURAT

CEO de Smart &

Connective

j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 47

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Stand

D14-E13



DOSSIER SPÉCIAL IBS

Paroles d’experts

« LA PERFORMANCE DES INFRASTRUCTURES

PASSE AUJOURD’HUI PAR DES OUTILS

PROFESSIONNELS DE MESURE ET DE

CERTIFICATION FIABLES. »

Softing IT Networks est un fabricant allemand d’équipements de test et mesure,

qui innove pour la qualification, la certification et la documentation des réseaux

cuivre, fibre optique et Wi-Fi. Basée à Munich, la société dispose d’une R&D entre

l’Allemagne et Singapour, de représentations commerciales sur trois continents et

participe activement à l’élaboration des standards et des normes internationales.

Alexandre Albertini, directeur Softing IT Networks France, revient sur la dynamique

du marché, les nouveaux outils de test et mesure, et le rôle essentiel de ces solutions

pour fiabiliser les infrastructures de communication dans les bâtiments intelligents.

Constatez-vous une accélération des

demandes de vos clients voulant s’équiper

de solutions de test et mesure pour garantir

des installations de communication fiables

au sein des bâtiments ?

Alexandre Albertini - La généralisation des systèmes

informatiques dans les bâtiments tertiaires

fait exploser la demande en solutions de test, de

qualification et de certification. Cette tendance

s’explique par la multiplication des équipements

connectés et alimentés en PoE : vidéosurveillance,

contrôle d’accès, gestion énergétique, domotique,

Wi-Fi, etc. Tous ces systèmes reposent sur des

infrastructures réseau toujours plus complexes

et critiques. Il devient indispensable de disposer

d’outils fiables, simples et ergonomiques pour

l’installation, l’intégration et la maintenance des

réseaux passifs comme actifs. C’est là que nos

instruments prennent toute leur importance, en

assurant des mesures précises, une détection efficace

des défauts et une documentation complète

des interventions.

Pouvez-vous présenter vos solutions

pour vérifier la conformité des installations

de Smart Building ?

A. A. - Nous venons de lancer le WireXpert MP,

notre nouveau certificateur de câbles. C’est un

appareil modulaire, conçu pour la certification

haut débit des réseaux cuivre (jusqu’à la catégorie

8) et la fibre optique niveau 1. Il répond

aux exigences des installateurs, des techniciens

de maintenance et des gestionnaires de réseaux

dans le tertiaire, les PME et PMI, mais aussi les

datacenters. Le WireXpert MP embarque une

interface utilisateur intuitive, un double écran

pour une meilleure ergonomie, une caméra pour

le scan de QR codes et de codes-barres, et permet

la génération automatique de rapports qui certifient

le fonctionnement de l’installation. En complément,

le vérificateur réseau LinkXpert M3

couvre les trois typologies de réseaux : cuivre,

fibre et Wi-Fi. Il est idéal pour la vérification lors

de l’installation, du dépannage et de la maintenance.

Tous les tests sont documentés en PDF,

garantissant la traçabilité et la qualité des prestations.

Assemblé en Allemagne, le LinkXpert M3

est robuste et polyvalent.

Pourquoi les outils de test et mesure sont-ils

des incontournables pour les installateurs

spécialisés dans les BACS et le Smart

Building ?

A. A. - Aujourd’hui, les réseaux sont devenus plus

denses, interconnectés et répartis sur l’ensemble

du bâtiment, voire sur plusieurs bâtiments. Face à

cette complexité, les outils de test et mesure sont

essentiels pour garantir la performance, depuis

l’installation jusqu’à la maintenance. Ils assurent la

qualité de service, évitent les erreurs coûteuses et

permettent un diagnostic rapide en cas d’incident.

Dans le contexte des BACS et des réseaux de Smart

Building, les exigences sont élevées en matière de

fiabilité, de performance et de documentation.

C’est pourquoi Softing IT Networks a totalement

renouvelé sa gamme ces dernières années, avec

des outils pensés pour faciliter la planification,

la certification et l’exploitation des réseaux complexes.

Nous combinons innovation fonctionnelle,

évolutivité des équipements et simplicité d’usage

pour répondre aux besoins quotidiens des installateurs,

techniciens de maintenance et administrateurs

réseaux. La performance des infrastructures

passe aujourd’hui par des outils professionnels de

mesure et de certification fiables et adaptés à tous

les environnements.

Alexandre

ALBERTINI

Directeur France,

Softing IT

Networks

j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 49

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DOSSIER SPÉCIAL IBS

Paroles d’experts

« DEMAIN, L’ÉCLAIRAGE SERA UN PIVOT

DES DONNÉES DU BÂTIMENT INTELLIGENT. »

Spécialiste de l’éclairage professionnel, Sylvania Group développe des

solutions connectées alliant performance énergétique, interopérabilité et

pilotage intelligent. Nicolas Boyer, directeur du Développement Solutions

digitales et services, décrypte les moteurs de la demande – réglementations,

sobriété énergétique, digitalisation – et présente les atouts de la plateforme

SylSmart Connected Pro, conçue pour intégrer pleinement l’éclairage dans

l’écosystème des bâtiments intelligents, et qui embarque désormais de

l’intelligence artificielle.

Constatez-vous une accélération

des demandes de vos clients pour installer

des solutions de gestion de l’éclairage ?

Nicolas Boyer – Depuis deux ans, nous observons

une forte accélération, portée par trois

dynamiques complémentaires. D’abord, la pression

réglementaire, avec le décret tertiaire et le

décret BACS, obligeant les acteurs du tertiaire

à réduire leur consommation énergétique et

à justifier leurs efforts. Ensuite, une prise de

conscience environnementale des entreprises et

des investisseurs, qui voient l’éclairage intelligent

comme un levier rapide et mesurable de sobriété

énergétique – jusqu’à – 65 % en rénovation selon

nos retours terrain. Enfin, la transformation digitale

des bâtiments, qui intègre l’éclairage comme

un capteur stratégique : détection de présence,

mesure de consommation et données d’occupation,

précieuses pour piloter le Facility Management

et optimiser l’exploitation.

Ce mouvement touche aujourd’hui tous les segments

: grands sièges sociaux, sites logistiques,

retail et même les petites surfaces commerciales.

Nos clients attendent des solutions simples, interopérables

et évolutives, capables de dialoguer

avec leur GTB et leur écosystème numérique.

Quelle solution répond le mieux

aux enjeux actuels ?

N. B. – Nous mettons en avant notre plateforme

SylSmart Connected Pro, qui va au-delà

du simple pilotage d’éclairage. Elle propose

une supervision multisite, un accès cloud sécurisé,

la visualisation des luminaires sur plan, des

tableaux de bord analytiques – consommation,

occupation, performances –, ainsi qu’un moteur

de notifications avancé. L’innovation majeure

reste notre passerelle BACnet IP, qui permet

d’intégrer directement nos solutions d’éclairage

intelligent dans tout système de gestion technique

du bâtiment, quel que soit le constructeur.

Cela garantit un pilotage global et unifié des

équipements – éclairage, chauffage, ventilation,

sécurité –, sans dépendance propriétaire. Cette

approche répond aux enjeux actuels : optimiser

les consommations, améliorer le confort des

occupants et simplifier la maintenance grâce

à une visibilité en temps réel et un historique

exportable, conforme aux exigences réglementaires.

Vos solutions ont été enrichies avec

des modules analytiques reposant sur l’IA,

pouvez-vous nous expliquer ?

N. B. – Avec SylSmart Connected Pro, nous ne

nous contentons plus de piloter la lumière : nous

exploitons les données collectées – présence,

niveau de lumière, consommation – pour générer

des recommandations, ajuster automatiquement

les scénarios et prédire les dérives énergétiques.

Demain, l’éclairage sera un pivot des données du

bâtiment intelligent : via notre API ouverte et nos

connecteurs BACnet IP, ces données enrichiront

la GTB, le Facility Management ou des applications

tierces, pour aller vers un pilotage prédictif

et non plus seulement réactif. Cela s’inscrit dans

une logique de RSE et de durabilité, car chaque

gain d’efficacité réduit concrètement l’empreinte

carbone, améliore le confort des usagers et prolonge

la durée de vie des installations. Enfin, pour

accompagner cette transformation, nous investissons

fortement dans la formation de nos équipes

et de nos partenaires installateurs, pour garantir

que ces solutions restent simples à déployer et

réellement accessibles à tous les types de bâtiments,

quels que soient leur taille et leur âge.

Nicolas

BOYER

Directeur du

Développement,

Sylvania Group

j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 51

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Stand

H4


La régulation terminale

La précision, clé de la performance :

T°C stable à +/- 0,15°C

Pilotage et supervision simples :

GTC, webserveur, plateforme, apps

Installation rapide sans perturbation

d’activité même en site occupé

Nouvelle tête connectée SFx

Pour équiper facilement les parcs de

radiateurs, solution 100 % radio sans

entretien – autonome jusqu’à 10 ans.

Maintenance réduite, économies assurées.

Idéale décrets BACS / tertiaire.

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DOSSIER SPÉCIAL IBS

Paroles d’experts

« LA CONNECTIVITÉ NE DOIT PAS SE LIMITER

À UNE SIMPLE COLLECTE DE DONNÉES,

MAIS PERMETTRE UNE COMMUNICATION

FLUIDE, BIDIRECTIONNELLE ET SÉCURISÉE

ENTRE TOUS LES ÉQUIPEMENTS.»

Spécialiste de la régulation thermocyclique et de la gestion fine du confort

thermique, Thermozyklus conçoit des solutions interopérables et performantes

pour le pilotage des installations CVC. Frédéric Sobotka, responsable

commercial, revient sur l’évolution des attentes du marché, présente les

nouveautés mises en avant sur le salon IBS et rappelle le rôle central de la

connectivité dans la performance globale du bâtiment.

Constatez-vous une accélération

des demandes de vos clients pour installer

des solutions de gestion du bâtiment ?

Frédéric Sobotka – Depuis deux ans, nous observons

une nette accélération. Ce ne sont plus seulement

les grands projets tertiaires mais tous les

bâtiments qui sont concernés. Nous constatons

également une évolution dans les attentes : les

clients veulent des solutions ultra-performantes

et compatibles avec leurs automations. Réduire

les coûts n’est pas le seul objectif, il s’agit d’intégrer

une démarche globale d’efficacité énergétique, qui

allie maîtrise des consommations, suivi précis et

optimisation continue. Entre le décret tertiaire, le

décret BACS et le coût élevé de l’énergie, les gestionnaires

doivent élaborer une stratégie concrète

d’optimisation énergétique. Ils recherchent ainsi

logiquement des solutions faciles à intégrer, interopérables

et rapides à rentabiliser. Nos systèmes

répondent parfaitement à ces exigences.

Quelle solution présentez-vous

sur le salon IBS ?

F. S. – Sur IBS, nous présentons nos solutions de

régulation thermocycliques, conçues pour s’intégrer

facilement dans tous les environnements

GTB/GTC, grâce à leur architecture ouverte et

nativement interopérable. Nous mettons également

en avant nos dernières nouveautés : la

tête connectée SFx et la sonde multiparamètres

RFM-PR. La tête connectée SFx combine une

régulation proportionnelle de haute précision et

une autonomie maximisée jusqu’à 10 ans. Sans

câblage ni entretien, sa maintenance est réduite

au strict minimum et assure des économies à la

pose comme à l’exploitation. Elle permet aussi

l’activation de scénarios, la détection de fenêtre

ouverte et, bien évidemment, la communication

GTB/GTC. La sonde RFM-PR est un tout nouveau

capteur sans fil qui mesure la température,

l’hygrométrie et la présence en temps réel, avec

une connectivité bidirectionnelle Modbus IP et

une configuration rapide via NFC. Nos équipements

sont conçus pour une exploitation connectée,

fluide et modulaire, et sont particulièrement

adaptés aux projets de rénovation.

Comment la connectivité des équipements

contribue-t-elle concrètement à améliorer

le pilotage énergétique et le confort dans

les bâtiments ?

F. S. – La montée en puissance des objets connectés

et des systèmes communicants a profondément

transformé la manière dont les bâtiments sont

gérés. Mais connecté ne veut pas forcément dire

intelligent. La connectivité ne doit pas se limiter

à une simple collecte de données, mais permettre

une communication fluide, bidirectionnelle et

sécurisée entre tous les équipements, capteurs,

automates et systèmes de supervision. Elle contribue

non seulement à l’amélioration de la précision

du pilotage énergétique, mais aussi à anticiper les

besoins, à détecter rapidement les anomalies et à

optimiser la maintenance. C’est ce qui fait l’efficacité

de nos systèmes. Nos solutions de régulation

font le lien entre l’émission et la production,

assurent une précision de +/– 0,15 °C et la prise

en compte de la réalité du bâtiment, tout en étant

communicantes et ouvertes pour permettre une

supervision aisée. Le bâtiment de demain devra

être connecté, sobre et pilotable, quel que soit son

âge ou sa typologie. Combinées à des systèmes

de GTB/GTC de pointe, nos solutions de régulation

permettent d’atteindre simplement ce triple

objectif en assurant en même temps un excellent

confort thermique pour les usagers.

Frédéric

SOBOTKA

Responsable

Commercial,

Thermozyklus

j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 53

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Stand

C14


STAND D3-E3

WAGO ROOM

CONTROLLERS

LA GESTION DE CONFORT

EN TOUTE SIMPLICITÉ

Les WAGO Room Controllers (WRC) assurent l’intégralité de la

gestion de confort dans un unique produit, installé au plus près

des équipements terminaux. Ils contrôlent les systèmes CVC,

l’éclairage, les stores et la qualité de l’air en un seul boîtier*.

Le système de précâblage WINSTA® est le complément

idéal des WAGO Room Controllers, en assurant l’ensemble

de la distribution électrique, du tableau divisionnaire aux

équipements terminaux.

*Un boitier par trame


Constatez-vous une accélération

des demandes de vos clients pour installer

des solutions de gestion du bâtiment ?

Olivier Guérin - Effectivement, la mise en

place du décret tertiaire, qui fixe l’obligation de

résultats, et plus récemment du décret BACS,

qui détermine le moyen d’y parvenir, crée une

forte dynamique pour les applications de GTB

sur le marché de la rénovation. La contrainte

réglementaire ainsi que les économies d’énergie

attendues pour réduire la facture poussent

les propriétaires à investir en mettant en œuvre

des solutions de gestion qu’ils souhaitent performantes

et pérennes. Le constat de la profession

aujourd’hui est que le parc immobilier est

loin d’être suffisamment équipé, et que les GTB

existantes sont souvent peu exploitées, voire non

opérationnelles. Le marché est donc en attente de

solutions simples à déployer et à maintenir, afin

de garantir le confort des occupants et un retour

sur investissement.

Quelle solution présentez-vous

sur le salon IBS ?

O. G. - Nous mettons principalemente en avant

notre offre Wago Room Controllers, qui répond

parfaitement à la fois aux exigences du décret

BACS et aux contraintes des sites existants, y

compris en sites occupés. Cette solution, qui

intègre des technologies innovantes comme le

CPL G3 (courant porteur en ligne), a été conçue

pour être mise en œuvre en toute simplicité,

en évitant le déploiement d’un nouveau réseau

propre à la GTB. La connectique précâblée accélère

le raccordement sur site et réduit le risque

d’erreur pour l’installateur. Ces contrôleurs multimétiers

prennent en charge tous types d’équi-

DOSSIER SPÉCIAL IBS

Paroles d’experts

« LE MARCHÉ EST EN ATTENTE

DE SOLUTIONS SIMPLES À DÉPLOYER

ET À MAINTENIR, AFIN DE GARANTIR LE

CONFORT DES OCCUPANTS ET UN RETOUR

SUR INVESTISSEMENT.»

Wago, spécialiste mondial de la connectique et de l’automatisation, accompagne la

transition énergétique du bâtiment en proposant des solutions adaptées aux nouvelles

obligations réglementaires, avec en ligne de mire les sites existants et/ou occupés.

Olivier Guérin, chef de produit Automation, revient sur l’impact des décrets tertiaire et

BACS sur le marché de la GTB, présente la solution Wago Room Controllers mise en

avant au salon IBS, et soulève la problématique de la perception souvent négative

des usagers sur la GTB et les leviers permettant d’y remédier, pour concilier confort des

occupants et performance énergétique.

pements terminaux CVC (ventilo-convecteurs,

plafonds rayonnants, poutres climatiques…), le

pilotage de luminaires en DALI, la gestion de

volets roulants, stores ou brise-soleil orientables,

et gère le renouvellement d’air. L’exploitant garde

le contrôle du système et il est en mesure d’assurer

le recloisonnement dynamique des espaces

directement sur le produit, à l’aide de son smartphone

ou via la supervision. Le système peut

donc suivre les évolutions fonctionnelles du bâtiment

au cours de son cycle de vie. On obtient

ainsi une solution polyvalente pour équiper le

parc immobilier existant et répondre au besoin

des propriétaires et exploitants.

Pourquoi la GTB est-elle parfois mal perçue

par les occupants, et comment rétablir

la confiance autour de son usage ?

O. G. - La GTB est trop souvent mal perçue par

l’occupant, notamment lorsqu’elle apporte un

inconfort thermique ou visuel. Les raisons sont

variées : défaut de conception, complexité du

système, configuration inadaptée à l’usage des

locaux, maintenance non suivie. On estime que

près de la moitié des GTB installées ne sont pas

pleinement fonctionnelles. S’ensuit une réaction

de l’occupant qui veut reprendre la main sur son

confort, en « trompant » la GTB, par exemple

en déplaçant les sondes, en ouvrant des fenêtres

en période de chauffe, en fermant des bouches

de soufflage, ou en allumant un chauffage d’appoint…,

avec des conséquences désastreuses sur

la performance énergétique. Pourtant, l’objectif

d'une GTB au sens du décret BACS est de concilier

le confort et la santé des occupants avec les

objectifs d’économies d’énergie. La solution Wago

Room Controllers va dans ce sens.

Olivier

GUÉRIN

Chef de produit

Automation, Wago

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Stand

D3-E3


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© DR © DR

56 j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr

LES DOSSIERS DU MOIS

Économie circulaire

Le réemploi des équipements

électriques, une solution

durable alliant écologie

et économie

Le secteur du bâtiment se tourne de plus en plus vers le réemploi des

équipements électriques et électroniques (capteurs, disjoncteurs, luminaires,

bornes de recharge, etc.) pour répondre aux enjeux environnementaux et

réglementaires. Porté par des industriels et filières spécialisées, ce processus

– collecte, tri, test, reconditionnement – permet d’ores et déjà de prolonger

la durée de vie des produits et de réduire l’empreinte carbone tout en

maîtrisant les coûts. Quelques zooms pour illustrer cette dynamique.

Hervé Grimaud –

Président fondateur de

Proclus.

« Le réemploi n’est pas une innovation. »

« Le réemploi n’est pas une innovation. Jusqu’à la

révolution industrielle c’était même du bon sens

commun que de prolonger la vie des produits de

notre quotidien. L’incongruité c’est d’avoir oublié

cela pendant près d’un siècle de surconsommation

sans conscience sociétale. Nous sommes maintenant

rattrapés par la patrouille ! Lutte contre la

production de déchets polluants, raréfaction des

ressources minérales, décarbonation des activités

entropiques, réduction des coûts… sont autant de

facteurs qui militent pour un allongement de la

durée de vie des produits manufacturés », introduit

Hervé Grimaud, président fondateur de Proclus,

entreprise spécialisée dans le réemploi des

matériaux électriques.

La réglementation pousse au changement des

pratiques, mais les acteurs les plus engagés du

bâtiment agissent déjà par conviction.

« Chaque jour, des maîtres d’ouvrage cherchent des

solutions techniques, durables et bas carbone pour

entretenir leur parc immobilier. Le réemploi n’est

pas toujours la bonne réponse, bien sûr. La performance

énergétique peut primer dans certains

cas sur la préservation des ressources, rendant plus

pertinent l’achat de produits de dernière génération

», poursuit l’expert.

Pour autant, tous les produits n’ont pas vu leurs

performances énergétiques évoluer significativement

en 20 ans. Pour certains usages, comme

l’éclairage occasionnel de locaux techniques, des

modèles réemployés, même moins performants,

restent parfaitement adaptés.

« L’arbitrage réemploi/reconditionnement (in situ

ou ex-situ) versus l’installation de produits neufs

doit finalement être fait de façon pragmatique et

éclairé en impliquant toute la chaîne de décision

technico-économique d’un projet de rénovation ou

de construction », conclut l’expert.

Schneider Electric à pied d’œuvre depuis 2008

« L’économie circulaire, c’est bien entendu la collecte

et la récupération pour réparer et effectuer

du reconditionnement, mais c’est aussi du repackaging

et du réemploi de matériels vendus à des

clients mais jamais utilisés, par exemple avec des

emballages abîmés ou encore laissés sur étagère.

Mais c’est aussi, en première étape, une conception

ou ecodesign permettant à la fois de limiter

l’empreinte carbone des produits, avec en objectifs


© Proclus

un allongement de la durée de vie des produits,

des facilités pour les opérations de démontage et

de réparation e, enfin la capacité d’évolution pour

s’adapter à des besoins additionnels (rétrofit) »,

explique Anne James, directeur Économie circulaire

de Schneider Electric France.

« La réparation et le reconditionnement sont évidemment

plus ciblés en termes de familles et de

valeurs de produits, car tous les produits ne sont

pas réparables avec la même garantie qu’un produit

neuf. Pour ce qui n’est pas réparable, Schneider

Electric s’adosse à un spécialiste externe pour

3 QUESTIONS À

Quelle est l’offre de

services de Proclus en

matière de réemploi ?

Créé par des techniciens

issus des métiers de la

fabrication électrique,

de la construction et

la maintenance des

lots techniques des

bâtiments, Proclus est

ce que l’on appelle un

« reconditionneur »,

spécialisé sur les

équipements électriques liés

à la distribution d’énergie,

l’éclairage et le génie

climatique.

L’offre couvre toute la

chaîne de valeur du

réemploi : expertise du

potentiel de réemploi

en amont des projets,

rachat d’équipements,

dépose préservante

des équipements,

Site de vente en ligne Proclus - BAES reconditionné.

LES DOSSIERS DU MOIS

reconditionnement/rétrofit

(in situ pour le compte du

MOA, ou ex-situ), et vente

en ligne. Une solution clé en

main pour le réemploi des

équipements CVC .

Quel est l’accueil du

marché et quels exemples

de projets réalisés ?

Les sollicitations sont

nombreuses, car il y a une

véritable appropriation du

sujet par les entreprises.

Pour exemple, en 2024,

nous avons fourni à Balas

(pour la rénovation d’un

immeuble de 25 000 m²

de Gecina) 300 ventiloconvecteurs,

3 climatiseurs

de précision et des centaines

de luminaires réemployés.

Résultat : 200 tonnes de

CO₂ évitées, grâce à une

collaboration étroite avec

Économie circulaire

l’extraction et la récupération des matières sensibles

», souligne l’experte.

Le marché est demandeur, et la demande s’amplifie

au fil des ans du fait notamment des réglementations

françaises, des nécessités de décarbonation

des clients, des réglementations de la

construction comme la RE2020 qui exige des

bâtiments sobres en énergie mais aussi moins

émetteurs de carbone, etc. « Schneider Electric

a donc mis en place progressivement, par famille

de produits, des lignes de réparation, de reconditionnement

ou encore de rétrofit dans ses usines

Hervé Grimaud , président fondateur

le client. D’autres projets

de même nature sont en

cours de réalisation avec des

MOA, bureaux d’études et

entreprises de travaux très

engagés.

Malgré encore des idées

reçues (« les équipements

reconditionnés sont

vieux, peu fiables, non

garantis, etc. »), nos 3 ans

d’expérience prouvent le

contraire : des dizaines de

milliers de produits ont

été livrés à une clientèle

exigeante, avec un taux

de retour inférieur à 0,2 %.

Fiabilité et performance sont

au rendez-vous.

Quel succès

particulièrement illustratif

de réemploi ?

Hervé Grimaud - Partant du

constat que dans beaucoup

de rénovations les réseaux et

unités terminales de confort

étaient déposés et ferraillés,

pour ensuite être réinstallés

à neuf, sous l’impulsion du

BET Barbanel et de plusieurs

de ses clients, nous avons

participé au développement

d’une nouvelle pratique

qui commence à s’imposer

au point de devenir une

exigence dans certains

CCTP. Lorsque le projet

de rénovation le permet

et que les équipements

(ventilo-convecteurs)

sont en bon état et

...

Anne James, directrice

Économie circulaire de

Schneider Electric France

Proclus, reconditionneur spécialisé sur les équipements

électriques

Atelier de reconditionnement

et de tests Proclus.

suffisamment récents,

nous les récupérons avec

soin, les reconditionnons

ou modernisons en atelier,

puis les relivrons sur le

chantier pour le lot CVC.

Cette démarche, qui est

génératrice d’importantes

économies de CO₂, est

considérée comme étant

aussi performante et

souvent beaucoup moins

chère que l’installation

d’équipements neufs.

Le CSTB, informé de ces

projets, a associé Proclus

à la rédaction d’un guide

des bonnes pratiques sur

le réemploi des ventiloconvecteurs,

publié dans

le cadre du projet « LIFE

Waste2Build ».

j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 57

© Proclus

© Schneider Electric

. . . . . . . . .


. . . . . . . .

© Proclus

58 j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr

...

Avec l’entrée en vigueur

depuis 2022 de la

responsabilité élargie du

producteur (REP) pour

les produits et matériaux

de construction du

bâtiment (PMCB), c’est

tout un secteur qui se voit

désormais lui aussi encore

plus impliqué et acteur de

l’économie circulaire. Un

potentiel important, avec

46 millions de tonnes de

déchets chaque année

en France, plus que les

LES DOSSIERS DU MOIS

– avec une modernisation ciblée de certains équipements

où seuls certains composants sont remplacés

– au sein des différentes usines, à côté de la

production des produits neufs. Les bancs de tests

sont identiques entre neuf et produits circulaires »,

précise Anne James.

Pour prendre un exemple concret, Schneider

Electric propose une offre de disjoncteurs MasterPacT

reconditionnés en économie circulaire

qui offrent les mêmes garanties de sécurité et

de qualité que tout autre produit de la même

gamme. Le MasterPacT est un disjoncteur de

TGBT de puissance (de 800 à 6 300 A), configuré

pour répondre spécifiquement aux besoins

de chaque projet client. Pour les acteurs du bâtiment,

il constitue le premier composant actif de

l’installation.

ménages, qui représentent

30 millions de tonnes, ces

déchets provenant en quasitotalité

(93 %) des travaux de

démolition/réhabilitation,

selon l’ADEME.

Le secteur du bâtiment

peut et doit agir à différents

niveaux pour améliorer ses

impacts environnementaux :

renforcer le tri des déchets,

les valoriser et développer le

réemploi.

Comme le soulignent

Anne James, de Schneider

Économie circulaire

Les « MasterPacT circulaires », ce sont donc

d’abord des produits collectés à partir de diverses

sources, comme des produits achetés mais jamais

utilisés, ou encore des retours SAV. Les produits

doivent avoir moins de 5 ans et un nombre limité

de manœuvres. Ils sont ensuite démontés, remis

en configuration standard, réparés et testés. Puis

ils sont reconfigurés, paramétrés et accessoirisés

sur mesure, avec une traçabilité ad hoc. Ce processus

complet permet d’économiser en moyenne

755 kg de CO₂ par rapport à la fabrication d’un produit

neuf, selon l’analyse effectuée par Schneider

Electric. « Un processus qui est nouveau et complexe,

car déconstruire sort du savoir-faire initial

d’un constructeur. Des investissements ont donc

été réalisés pour installer une ligne de production

et des surfaces dédiées au stockage dans notre usine

Recyclage et réemploi : la filière des produits et

matériaux de construction est en ordre de marche

Ventilo-convecteurs reconditionnés.

Electric, mais aussi Hervé

Grimaud, de Proclus,

qui rappelle que « tout le

monde a un rôle à jouer !

Évidemment, les maîtres

d’ouvrage en premier lieu,

mais les offres doivent

aussi être structurées de la

part de leurs fournisseurs

(architecte, BET, fabricants,

entreprises de travaux,

assureurs…) et cela

impose une évolution

des compétences et

responsabilités chez chacun

des décisionnaires ».

Le BET (bureau d’études

techniques) est un acteur

clef du réemploi des lots

techniques, car il peut

inciter au réemploi dans les

CCTP. « Par simplicité, les

BET préfèrent souvent partir

d’une feuille blanche plutôt

que de se lancer dans des

études de réemployabilité

de tout ou partie d’un lot

technique. Il y a pourtant là

une opportunité de création

de valeur environnementale

et économique attendue par

de plus en plus de donneurs

d’ordres. Des acteurs comme

Artelia, Barbanel ou encore

Alto Ingénierie l’ont bien

compris », illustre Hervé

Grimaud.

Les AMO économie

circulaire sont

indispensables à la

démystification du

réemploi, d’une part pour

l’identification de repreneurs

pour les équipements

et matériaux déposés,

d’autre part pour proposer

l’incorporation de produits

reconditionnés dans le

projet.

« Les entreprises de travaux

sont incontournables. Bien

que certaines refusent

encore d’installer des

produits d’occasion, il y a

une forte évolution au fur

et à mesure que l’offre se

structure », détaille Hervé

Grimaud.

Enfin, les assureurs ont

beaucoup évolué grâce

à la professionnalisation

du reconditionnement

avec l’émergence

de reconditionneurs

comme Proclus pour les

équipements électriques, de

CycleUp sur les sanitaires,

de Mobius sur les planchers

techniques, de Vesto sur les

cuisines industrielles…

...


Filière 3e

LE MÉDIA B2B de la filière

électrique, de l’efficacité énergétique

et de l’illumination des bâtiments

résidentiels, tertiaires, industriels

et collectifs.

LA REVUE DE L’EFFICACITÉ

ÉNERGÉTIQUE ET

ENVIRONNEMENTALE

Le courant passe entre nous depuis 75 ans

BACS :

TRANSFORMER

L’ESSAI

TOUTE L’ACTUALITÉ

DE L’INTÉGRATION DOMOTIQUE

ET INSTALLATION ÉLECTRIQUE

DANS L’HABITAT RÉSIDENTIEL

ET COLLECTIF

LA REVUE DES INTÉGRATEURS DOMOTIQUES ET INSTALLATEURS ÉLECTRIQUES EN PETIT TERTIAIRE, RÉSIDENTIEL ET COLLECTIF

SMARTHOME

TOUTES LES LUMIÈRES

INTÉRIEURES, EXTÉRIEURES

ET ARCHITECTURALES

Lumières

N° 51 - JUIN 2025

8 numéros

/an

Dossier spécial IBS

La parole aux exposants

+220 000

Économie circulaire

Le réemploi des équipements

électriques, une solution durable

lecteurs

LA REVUE DE L’EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE ET ENVIRONNEMENTALE WWW.FILIERE-3E.FR 920

ISSN 0758-3826 / SEPTEMBRE 2025

DOSSIERS

Lumière circadienne et bien-être :

comment l’éclairage intelligent influence

le confort des occupants

IRVE et domotique : comment tout intégrer

intelligemment

IA : de la gestion de chantier à la domotique,

l’alliée des professionnels et de leurs clients

Retrouvez la version ebook sur www.filiere-3e.fr

Une publication de 3e Médias

4 numéros

/an

+120 000

Accès connectés : une nouvelle clé

pour développer votre métier

Power over Ethernet (PoE) : de nombreuses

applications,

lecteurs

du Wi-Fi aux caméras de sécurité

Tests et mesure : les indispensables de l’électricien

INTERVIEW

Nicolas Roy – Sylvania Group

ISSN : 2297-098X ELECTRICIEN+ N. 99 - JUIN 2025

4 numéros

/an

DOSSIER

Éclairage des établissements

d’enseignement et bibliothèques

+100 000

lecteurs

Librairie de Darlington, UK

Solutions d’éclairage : Zumtobel et Thorn

© Darlington Library

ENERGY MANAGERS, BET

ET DE CONTRÔLES, MAITRES

D’OUVRAGES, EXPLOITANTS/

SERVICES DE MAINTENANCE,

ENTREPRISES D’INSTALLATION

ÉLECTRIQUE, CONSTRUCTEURS

ET DISTRIBUTEURS

ARTISANS INSTALLATEURS,

INTÉGRATEURS, BET

ET ARCHITECTES

CONCEPTEURS LUMIÈRE,

ARCHITECTES, COLLECTIVITES,

BET, INSTALLATEURS

www.filiere-3e.fr

Actus quotidiennes et l’ensemble

des articles de nos revues.

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© ABB

AVIS D'EXPERT

Comment ce projet

de reconditionnement

et réemploi est-il né ?

Julien Colas - Le projet de

réemploi des équipements

électriques et électroniques

professionnels, déjà en

réflexion au sein d’ABB

Electrification, a été accéléré

à la fin de l’année dernière

par une réponse à un appel

à projets d’ecosystem.

Cet appel visait à soutenir

les acteurs de l’économie

sociale et solidaire (ESS)

dans le réemploi des

équipements électriques

et électroniques (EEE)

professionnels. Ainsi,

une collaboration entre

ABB Electrification et

ENVIE Rhône-Alpes a vu

le jour, combinant leurs

compétences respectives

pour lancer une initiative

de développement des

Réparation de borne – atelier ENVIE/ABB.

60 j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr

LES DOSSIERS DU MOIS

mobilités électriques.

Ce projet d’économie

circulaire allie donc

à la fois innovation

environnementale, progrès

social et création d’emplois

locaux.

À quels enjeux

répond le projet de

reconditionnement

mis en place ?

Julien Colas - Chaque

année, des centaines de

bornes de recharge pour

véhicules électriques sont

détruites, et ce nombre

va encore augmenter

avec le remplacement

des anciennes bornes,

notamment celles

installées dans les parkings

d’entreprises. Ce projet

répond à deux objectifs

principaux : remettre

en service ces bornes

de recharge et former

des personnes éloignées

de l’emploi grâce au

partenariat avec ENVIE

Rhône-Alpes. Cette

dimension humaine et

sociale met en valeur toute

la filière et ses partenaires.

Économie circulaire

Julien Colas , directeur Développement Durable ABB France

Seconde vie des bornes de recharge :

des bénéfices écologiques et des impacts

positifs sociaux et territoriaux

Quelles sont les étapes

au sein de ce projet

d’économie circulaire ?

Julien Colas - Tout d’abord,

ABB collecte les bornes

de recharge. Ensuite,

ENVIE Rhône-Alpes

réalise un diagnostic pour

évaluer la réparabilité de

chaque composant (carte

électronique, connecteurs,

logiciels). Les bornes sont

alors remises en état de

fonctionnement et testées

complètement pour vérifier

leur bon fonctionnement,

leur intégrité physique et

leur étanchéité, afin de

garantir leur qualité et leur

conformité aux standards

d’ABB. L’ensemble de ces

opérations s’inscrit dans un

programme de formation

destiné à des techniciens

en parcours d’insertion

professionnelle.

Quels bénéfices

a cette filière de

reconditionnement

de bornes, et avec quel

modèle économique ?

Julien Colas - Chaque

borne remise en circulation,

Borne reconditionnée Terra

Wallbox ABB.

© ABB

c’est à la fois un gain pour

l’environnement avec 75 %

de CO 2

en moins sur son

cycle de vie, 85 % de matière

économisée par rapport à

la fabrication d’une borne

neuve, et c’est aussi un

accompagnement maîtrisé

dans l’insertion et la montée

en compétences pour les

équipes ENVIE et ABB en

charge du projet. Les bornes

reconditionnées bénéficient

d’une garantie d’un an et

respectent les standards

de qualité ABB. Elles sont

dotées d’un packaging et

d’une identité distincts

par rapport aux bornes

Terra AC Wallbox, et sont

proposées à un prix attractif

par rapport aux bornes

neuves. L’objectif pour

cette première année est

de reconditionner environ

350 bornes.

Un nouveau modèle

économique émerge,

reproductible sur d’autres

territoires et adaptable à

d’autres produits comme

l’éclairage de sécurité ou

les moteurs à variation

de vitesse. Bien entendu,

chaque famille de produits

nécessitera une approche

spécifique d’économie

circulaire.


...

Mastertech de Moirans, dans la région grenobloise »,

détaille l’experte de Schneider Electric.

L’économie circulaire aussi pour les onduleurs

Schneider Electric

Pour les onduleurs, un programme novateur de

réutilisation et de recyclage a été mis en place,

notamment en partenariat avec le distributeur

leader Ingram Micro. Après la reprise de l’onduleur

en fin de vie, son diagnostic approfondi,

s’ensuivent le démontage et la remise à neuf de

toutes les pièces critiques individuelles et des

composants en fin de vie tels que les batteries, les

interrupteurs et les led, puis le réassemblage et

une batterie de test rigoureux. « Toutes ces opérations

sont effectuées avant le reconditionnement et

la revente, avec le même alignement sur les normes

en vigueur, la même qualité et la même garantie

qu’un onduleur neuf », ajoute Anne James.

« Le groupe CGR Cinémas a opté l’an dernier pour

la nouvelle gamme d’onduleurs circulaires monophasés

proposée par Schneider Electric. Cette

décision repose non seulement sur la qualité des

produits, mais aussi sur l’engagement de l’entreprise

à développer des technologies respectueuses

de l’environnement, ce qui correspond aux critères

de CGR en matière d’efficacité énergétique et de

durabilité », illustre Anne James de Schneider

Electric. L’utilisation de ces onduleurs circulaires

a permis en 2024 à CGR Cinémas de réduire ses

émissions de CO₂ de 11 600 tonnes par rapport à

l’utilisation d’onduleurs neufs, tout en assurant la

protection de ses équipements critiques.

Anne James souligne enfin « que toute la filière

cherche désormais à promouvoir des produits

circulaires et que la difficulté majeure va être de

LES DOSSIERS DU MOIS

Économie circulaire

massifier encore davantage les efforts des filières de

collecte et de réemploi ».

Le potentiel important du marché

de l’occasion dans les lots techniques

Le marché de l’occasion va booster aussi le

reconditionnement sur place : une expertise

proche de la maintenance, mais qui nécessite

une capacité à évaluer la durée de vie résiduelle

d’un équipement, et après tests et/ou modifications

à garantir son bon fonctionnement sur une

période donnée.

« Le passage à grande échelle de ces nouvelles

pratiques ressurgies du passé nécessitera un effort

de tous, dans une logique collaborative, dont

aucun acteur ne doit être exclu », conclut Hervé

Grimaud, président fondateur de Proclus.

© Schneider Electric

MasterPacT certifiés

« économie circulaire ».

Jean-François Moreau Reconditionnement

en atelier.

j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 61

© Schneider Electric

. . . . . . . . .


SOLUTIONS

Industrie

Des variateurs de vitesse

alliant performance, connectivité

et cybersécurité

Spécialement conçu pour les constructeurs de machines industrielles, le

nouveau variateur ACS380-E proposé par ABB accélère la mise en service,

l’installation, le câblage et l’assemblage, tout en assurant la conformité

future aux exigences strictes en matière de cybersécurité. Ses doubles ports

Ethernet intégrés et ses protocoles sélectionnables – qui sont fournis en

standard – suppriment le besoin de modules d’option séparés, réduisant

ainsi la complexité et le temps d’installation. De plus, avec la mise en service polyvalente via USB-C et l’accès

au logiciel via Ethernet, l’ACS380-E simplifie la configuration tout en garantissant une mise à jour continue en

matière de cybersécurité. À partir de 2026, le variateur ACS380-E prendra en charge tous les types de moteurs

sur l’ensemble des plages de tension (100-600 V).

www.abb.com

© ABB

© Ciat

Traitement de l’air

Une centrale de traitement d’air double flux

performante et modulaire

CIAT présente CLIMACIAT Floway, une nouvelle génération de centrales de traitement d’air

double flux. Grâce à son format compact et son système plug and play, la gamme intègre un

récupérateur de chaleur performant, des ventilateurs EC à haut rendement, et

une isolation (T2/TB2) garantissant de très faibles pertes thermiques et des

pertes de charge minimales. Elle peut ainsi fournir jusqu’à 25 000 m³/h d’air

conditionné au bâtiment où elle est installée. CLIMACIAT Floway répond

aux dernières exigences en matière d’efficacité énergétique et de performance

environnementale. Elle utilise en moyenne 80 % d’énergie en moins que les

systèmes conventionnels de climatisation (chauffage et refroidissement) pour

fournir au bâtiment l’air frais requis. La qualité de l’air est optimisée grâce à

une filtration en plusieurs étapes.

www.ciat.com

Isolation

Des housses isolantes pour réduire les déperditions

de chaleur des équipements

Isolif a développé Matheus, une

solution française d’isolation

thermique des équipements présents

sur les réseaux de chauffage et d’eau

chaude sanitaire (vannes, brides,

circulateurs, filtres…). Basée sur des housses isolantes, la technologie permet de réduire les déperditions de

chaleur de 80 %, une performance confirmée par le CSTB et éligible aux certificats d’économies d’énergie (CEE)

depuis 2018. Déjà plus de 500 000 unités ont été installées en chaufferies collectives, réseaux urbains de chaleur

ou sites industriels. La gamme couvre plus de 95 % des équipements grâce à 20 modèles standardisés, complétés

par une application digitale facilitant relevés, devis et pose. Fabriquée en France et protégée par plusieurs brevets,

Matheus s’appuie sur un réseau d’installateurs labellisés QUALIMAT © et a été reconnue par la fondation Solar

Impulse parmi les solutions efficaces pour la planète.

www.isolif.com

© Isolif

62 j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr


SOLUTIONS

Éclairage

Disano, la lumière connectée

au service des bâtiments

Face aux enjeux d’efficacité énergétique dans les bâtiments tertiaires, bureaux, ERP et hôpitaux, les solutions

connectées de gestion d’éclairage s’imposent comme des leviers de performance. Détecteurs de présence, gradateurs,

programmateurs et systèmes centralisés rendent la lumière modulable : elle s’adapte aux besoins réels des espaces,

améliore le confort, réduit les consommations et valorise l’architecture.

Fabricant italien reconnu depuis plus de

60 ans, Disano développe des solutions led

innovantes, alliant économies d’énergie, durabilité

et conformité environnementale. Ses luminaires

se distinguent par leur design, leur fiabilité et

leur intégration fluide dans les systèmes de

gestion intelligente. Chaque espace – bureau,

salle de réunion, zone de circulation ou accueil

– bénéficie ainsi d’une gestion centralisée et

évolutive, adaptée à chaque usage spécifique.

Atout majeur : Disano maîtrise toute la chaîne

de production et accompagne les professionnels

à chaque étape, du choix des luminaires et

du système de gestion adéquat, à leur

implantation sur site. Ses innovations contribuent

à rendre les bâtiments tertiaires plus performants,

agréables et responsables. La gestion connectée

de l’éclairage, portée notamment par les solutions

Disano, s’impose aujourd’hui comme une réponse

incontournable aux défis du secteur.

www.disano.fr

© Disano

Éclairage

Un hublot d’éclairage fonctionnel, robuste

et sécurisant pour toutes les circulations

© Lébénoïd

Lébénoïd présente son hublot fonctionnel Squad. Polyvalent et fiable, le

Squad est adapté à tous types de circulations, qu’elles soient horizontales

ou verticales. Grâce à sa conception antivandale, anti-arrachement

et résistante aux jets d’eau, il garantit un niveau de sécurité optimal,

même dans les environnements les plus exposés (sites sensibles,

établissements publics, logements collectifs, infrastructures

pénitentiaires…). Pensé pour faire face aux agressions physiques et

aux conditions environnementales difficiles, il assure une durabilité

exceptionnelle dans les milieux les plus exposés. Son design empêche

tout arrachement et protège efficacement les composants internes,

renforçant ainsi la fiabilité de l’installation tout en dissuadant les actes

de malveillance. Décliné en plusieurs versions, le Squad répond aux

spécificités de chaque site.

www.lebenoid.fr

j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 63


SOLUTIONS

Datacenters

Une solution de refroidissement

liquide haute performance

pour les datacenters

Avec l’intégration de Motivair, Schneider Electric enrichit son

portefeuille de solutions de refroidissement. La gamme de CDU

Schneider Electric offre des solutions de refroidissement liquide

haute performance pour les datacenters, avec 7 modèles standards, de

102 kW à 2,3 MW, et des options sur mesure. Conçus pour répondre

aux besoins liés à l’IA et aux serveurs à haute densité, ces équipements

déploient une boucle d’eau secondaire isolée, régulée par un automate,

pour contrôler avec précision le débit et la température du fluide. Ils garantissent ainsi un refroidissement

optimal tout en éliminant le risque de condensation. Grâce à leurs échangeurs thermiques en acier inoxydable,

à leur compatibilité avec les protocoles de supervision (Modbus, BACnet, etc.) et à leurs fonctions de

redondance intégrées, les CDU permettent d’optimiser la performance énergétique, la sécurité et la scalabilité

des infrastructures critiques.

www.se.com

© Schneider Electric

© Socomec

Gestion de l’énergie

Un système de mesure multicircuits pour

applications de facturation et de sous-facturation

DIRIS Digiware de Socomec est un système innovant de surveillance de

l’énergie électrique pour les installations AC et DC. Il constitue une solution

complète permettant de surveiller la performance d’une installation

électrique, qu’elle soit neuve ou existante. Il s’agit du seul système

combinant le sous-comptage et l’analyse de la qualité d’énergie, ainsi que la

surveillance de courants résiduels. Désormais certifiés MID (directive sur

les Instruments de mesure), les modules S-130MID et S-135MID, I-30MID,

I-35MID, I-60MID et I-61MID font de DIRIS Digiware le premier système

de mesure multipoints du marché adapté aux applications de facturation et

de sous-facturation. Les rapports de vérification sont accessibles via le site

web Socomec et les modules ne doivent être vérifiés que tous les huit à dix

ans, selon le pays.

www.socomec.fr

Test et mesure

Un certificateur de câbles modulaire

cuivre et fibre

La gamme WireXpert MP de Softing redéfinit la certification des câbles grâce à une

plateforme modulaire couvrant le cuivre jusqu’à la Cat 8 (3 000 MHz) et la fibre

optique de niveau 1, en multimode (850/1 300 nm) et monomode (1 310/1 550 nm).

Conçue pour les environnements tertiaires, du petit bureau à l’ETI, mais aussi

industriels et les centres de données, elle associe précision de mesure et simplicité

d’usage. Le système propose une interface tactile intuitive inspirée des smartphones,

des guides de dépannage, une caméra intégrée pour codes-barres et QR, ainsi qu’une

génération embarquée de rapports PDF. Flexible et évolutive, la série WireXpert MP

s’impose comme un outil de référence pour la certification cuivre et fibre, dans toutes

les applications réseau et pour tous les niveaux d’expertise.

itnetworks.softing.com

© Softing

64 j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr


SOLUTIONS

Gestion du bâtiment

Une solution complète,

simple à mettre en œuvre sur

les sites existants et occupés

Les WAGO Room Controllers (WRC) offrent une solution

complète pour piloter CVC, qualité d’air, éclairage et stores,

en toute simplicité. Installés au plus près des équipements, ils

réduisent le câblage, le temps d’installation et les coûts. Autonomes

et interconnectés, ils s’adaptent aux espaces modulables grâce au

recloisonnement dynamique. Le système de précâblage rapide

WINSTA® garantit une installation sécurisée, tandis que la

communication CPL G3 assure un réseau fiable sans câblage additionnel. Conformes au décret BACS et au

décret tertiaire, les WRC atteignent la classe A de performance énergétique selon la norme NF EN ISO 52120-1.

Compatibles DALI-2, EnOcean et interopérables via OPC UA et API REST, ils allient flexibilité, performance

énergétique et confort durable.

www.wago.com

© Wago

© Walther-Werke

Alimentation électrique

Des coffrets de prises portables pour l’événementiel

Conçus pour la distribution terminale lors d’événements tels que marchés, foires, concerts ou

spectacles, les coffrets de prises portables WALTHER 400 V, développés par Walther-Werke,

se distinguent par leur robustesse et leur simplicité d’utilisation. Fabriqués en caoutchouc

empilable et conformes à la norme internationale DIN EN 61439 pour les appareillages

à basse tension, ils sont systématiquement câblés et testés individuellement avant

livraison afin de garantir fiabilité et sécurité. Les coffrets de prises portables sont

équipés d’une prise CEE 5 x 32 A, d’une prise CEE 5 x 16 A, d’une prise CEE

4 x 16 A ainsi que de trois prises de courant domestiques NF. Ils disposent

d’un câble H07RN-F 5G6mm² de 2 mètres, d’un interrupteur différentiel et

d’un arrêt d’urgence. Le coffret intègre une poignée de transport, un couvercle

transparent à fermeture automatique et toutes ses pièces métalliques externes sont

réalisées en acier inoxydable.

www.walther-werke.fr

Distribution électrique

Une armoire de distribution conçue

pour les chantiers

Pensées pour alimenter et distribuer l’énergie sur l’ensemble d’un chantier, les armoires

de distribution assurent le raccordement des coffrets de prises et des différents

équipements via bornier ou prise. Le modèle WEV 32A 400V de Walther-Werke est

doté de 6 prises domestiques NF et de 2 prises CEE 5 x 16 A, avec une alimentation

sur connecteur CEE 5 x 3 2A équipé d’un inverseur de phase. Cette armoire de

chantier est fabriquée en tôle d’acier galvanisée par électrolyse et recouverte d’une

peinture synthétique sans métaux lourds, avec une finition RAL 2004 orange pur.

Elle est équipée d’une porte simple avec loquet à ressort pour cadenas et poignée

encastrée, d’anneaux de levage et de poignées de transport latérales. L’armoire bénéficie

d’un indice de protection IP44. Ses dimensions sont de 581 x 518 x 360 mm (H-L-P),

auxquelles s’ajoute une hauteur de socle d’environ 262 mm.

www.walther-werke.fr

© Walther-Werke

j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 65


3 QUESTIONS À

Propos recueillis

par Alexandre Arène

‘‘

L’idée est de créer une communauté

apprenante, où chacun apporte aux

autres ce qui lui manque.

’’

Tanya Clementz

Responsable de l’Académie Viessmann

© DR

Viessmann Climate Solutions, un des principaux fournisseurs mondiaux

de solutions efficaces et durables en matière de climat et d’énergies

renouvelables, s’engage dans une montée en compétences de ses clients et

collaborateurs avec la refonte de son offre de formation. Tanya Clementz,

responsable de l’Académie Viessmann, présente son rôle dans la refonte

de l’offre de formation, mêlant technique, management et commerce.

Elle explique comment l’Académie adapte les parcours pour répondre

aux enjeux de décarbonation, d’électrification et d’efficacité.

j3e - Vous avez présenté récemment

l’offre et le parcours de formation

proposés par Viessmann pour

accompagner ses clients dans leur

montée en compétences. À quels

besoins répond cette structuration

de l’offre ?

Tanya Clementz - À mon arrivée, il y a

trois ans, j’ai repris une offre centrée sur

les produits. Nous l’avons enrichie avec

de la personnalisation adaptée au profil

des participants. L’objectif est désormais

de réintroduire l’humain et le collaboratif

: l’intelligence collective renforce les

compétences et l’appartenance. Cette

approche permet à chacun des apprenants

de partager son expérience, ses

compétences et ses besoins. Le collectif

contribue à la recherche de solutions, le

partage d’expérience a une part importante

dans nos formations. Nous avons

également travaillé sur la notion de mise

en œuvre des acquis et l’ancrage (ces

fameux 20 % qu’il reste à acquérir pour

valider à 100 % l’acquisition de la compétence).

C’est en cela que nous avons mis

en place une équipe pluridisciplinaire

pour accompagner nos clients au plus

près de leur besoin. De fait, l’académie

se compose de 4 formateurs qui interviennent

dans des sessions théoriques et

pratiques dans nos académies en présentielles

et de 46 techniciens, présents pour

l’Académie de mars à septembre pour

des accompagnements sur chantier.

j3e - Pouvez-vous nous présenter

l’éventail de l’offre de formation ?

T. C. - Viessmann propose 50 formations

réparties par thématiques solution

(photovoltaïque, solaire thermique,

hybridation…). Chaque formation est

organisée en blocs de compétences avec

trois niveaux : débutant, opérationnel,

expert. Le parcours est modulable selon

le profil : patron d’entreprise, installateur

ou technicien. Les formations ont

lieu dans 9 centres spécialisés et sur site.

Nous formons environ 4 000 personnes

par an, internes et externes : collaborateurs,

force de vente, installateurs…

Le parcours technique est enrichi par

des compétences complémentaires :

management, commerce et bientôt un

module sur l’IA. Par exemple, le module

management est conçu pour les chefs

d’entreprise et aborde la vision, le pilotage

d’équipe, ou encore la communication

pratique.

j3e - Quels sont actuellement les

enjeux et les besoins en formation

pour la mise en œuvre de

solutions plus performantes ?

T. C. - La formation s’apparente à un

marathon ponctué de sprints : elle exige

à la fois agilité et vision de long terme.

Les besoins évoluent beaucoup autour

de l’hybridation et de la décarbonation,

avec des attentes différentes selon

les cibles (résidentiel, collectif ou tertiaire)

et des enjeux spécifiques pour

les bureaux d’études comme pour nos

partenaires installateurs. L’ambition

est d’accompagner ces acteurs dans

leurs projets, y compris en menant

des actions de lobbying afin d’ancrer

la décarbonation dans leurs offres. La

formation joue un rôle décisif dans

le réglage et le suivi des installations.

Même les meilleurs équipements

nécessitent un paramétrage précis.

C’est une compétence de chantier, pratique

et de proximité. Pour exemple,

pour aider nos partenaires encore

réticents à l’électricité, un parcours

complet a été mis en place : 25 heures

d’e-learning, habilitation électrique

photovoltaïque, formation pratique,

pose de panneaux et maîtrise de la

connectivité. Ce dernier volet fait

l’objet d’une journée spécifique avant

d’être intégré à l’ensemble du cursus.

Un autre défi concerne la formation

des clients finaux. Ils doivent

apprendre à tirer le meilleur parti de

leurs équipements. C’est aussi le rôle

de l’installateur de transmettre ces

bonnes pratiques.

66 j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr



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