J3e de septembre 2025 : BACS, transformer l'essai
J3e de septembre 2025 : BACS, transformer l'essai - Interview : Isabelle Paz, vice-présidente du SYPEMI et directrice du département Pilotage des contrats complexes pour le secteur industrie, tertiaire et santé, direction Commerce et International, Dalkia et Olivier Ledieu, expert GTB et hypervision, Dalkia - Dossier spécial IBS, parole d'exposants - Économie circulaire : le réemploi des équipements électriques, une solution durable...
J3e de septembre 2025 : BACS, transformer l'essai - Interview : Isabelle Paz, vice-présidente du SYPEMI et directrice du département Pilotage des contrats complexes pour le secteur industrie, tertiaire et santé, direction Commerce et International, Dalkia et Olivier Ledieu, expert GTB et hypervision, Dalkia - Dossier spécial IBS, parole d'exposants - Économie circulaire : le réemploi des équipements électriques, une solution durable...
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Le courant passe entre nous depuis 75 ans
BACS :
TRANSFORMER
L’ESSAI
Dossier spécial IBS
La parole aux exposants
Économie circulaire
Le réemploi des équipements
électriques, une solution durable
LA REVUE DE L’EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE ET ENVIRONNEMENTALE
WWW.FILIERE-3E.FR
ISSN 0758-3826 / SEPTEMBRE 2025
920
2 j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr
ISSN 0758-3826 / SEPTEMBRE 2025
ÉDITO
BACS : transformer l’essai
© DR
‘‘
Tous les ingrédients
sont réunis : des
technologies matures,
un cadre réglementaire
clair et une filière en
ordre de marche.
Ce qui manque, c’est
l’impulsion.
Le courant passe entre nous depuis 75 ans
BACS :
TRANSFORMER
L’ESSAI
Dossier spécial IBS
La parole aux exposants
Économie circulaire
Le réemploi des équipements
électriques, une solution durable
’’
LA REVUE DE L’EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE ET ENVIRONNEMENTALE
WWW.FILIERE-3E.FR 920
Dans
ce numéro :
J3e donne la parole aux experts des
BACS, pour mettre en lumière les
solutions contribuant à améliorer
la performance énergétique et la
flexibilité des bâtiments..
© Adobe Stock
Le GIMELEC vient de publier l’édition 2025 de son Observatoire national du
déploiement des BACS. Le constat est clair : la filière est mobilisée, certes,
mais le terrain peine à suivre. En 2025, seuls 16 % des sites tertiaires français
sont équipés, soit un petit point de plus qu’en 2024, et très loin des 100 % attendus dès
2027. Si la filière se structure et propose des offres adaptées à toutes les typologies de
bâtiments, l’accélération n’est pas au rendez-vous. Pour le moment, ce sont les grands
bâtiments (gares, hôpitaux, hypermarchés, grandes tours de bureaux) qui montrent la
voie : 86 % sont équipés, et certains engagent des démarches de recommissionnement
pour améliorer la performance ou faire revivre les systèmes existants. Les commerces
montrent également un certain volontarisme, tirés par la maîtrise des coûts et les
obligations liées au déploiement d’installations photovoltaïques et de recharge de
véhicules électriques. Mais la majorité du parc reste à convaincre, notamment dans
l’enseignement et les petits commerces, deux secteurs représentant la moitié des mètres
carrés à équiper.
Tous les ingrédients sont pourtant réunis : des technologies matures, un cadre
réglementaire clair et une filière en ordre de marche. Ce qui manque, c’est l’impulsion.
Plusieurs leviers sont identifiés par le GIMELEC dans son Observatoire : inscrire le
plan des 100 000 BACS dans la PPE, mais aussi donner l’exemple sur les 100 millions
de mètres carrés de l’État et les 200 millions de mètres carrés des collectivités locales ;
lancer un vaste programme de formation, et intégrer l’accompagnement complet – de
l’audit au commissioning et à l’exploitation – dans un programme CEE. Une « boîte à
outils » technique et organisationnelle est en cours de finalisation par le GIMELEC et
la SBA, pour soutenir la montée en compétence des acteurs et guider les pratiques sur
le terrain.
Déployer massivement les BACS, ce n’est pas seulement réduire les consommations
et tenir les objectifs du décret tertiaire. C’est aussi rendre le bâtiment acteur de la
transition énergétique. Les BACS sont un levier important pour une intégration
efficace du photovoltaïque, pour un déploiement massif des infrastructures de recharge
pour véhicules électriques, mais aussi pour améliorer la flexibilité des bâtiments
et contribuer au bon équilibrage du réseau électrique. La GTB devient ainsi une
véritable colonne vertébrale : elle permet d’optimiser en continu les consommations,
d’exploiter les gisements d’économie sans travaux lourds, et de garantir la sécurité des
trajectoires carbone. Mais encore faut-il que les systèmes soient exploités avec rigueur :
commissioning initial, recommissionnements réguliers, et gouvernance partagée entre
propriétaires, exploitants et occupants.
Le défi est désormais d’entrer dans une logique de massification. Derrière chaque
capteur et chaque tableau de bord se joue la capacité à concilier confort, performance
et durabilité, tout en renforçant la résilience du système électrique national. C’est
précisément cette ambition qui sera au cœur du salon IBS, les 30 septembre et 1 er octobre
2025 à Paris. Comme chaque année, J3e propose un panorama des solutions présentées
sur le salon, au travers d’interviews de fabricants et d’éditeurs de logiciels. Une vitrine
où les industriels mettent en avant des solutions concrètes pour passer à l’échelle et
transformer l’essai.
Bonne lecture,
Alexandre Arène,
rédacteur en chef
j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 3
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j3e est édité par la société 3e Médias,
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SA au capital de 140 000 euros ;
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Siège social : 32 rue du faubourg
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Poissonnière - 75010 Paris
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Bureaux : 17 rue de l'amiral Hamelin -
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75016 Paris
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Représentant légal : David Catelain.
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© 3e Médias, Paris.
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Reproduction interdite.
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Toutefois, des photocopies peuvent être
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réalisées avec l’autorisation de l’éditeur.
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Celle-ci pourra être obtenue auprès du
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Centre français du copyright, 20, rue des
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Grands-Augustins, 75006 Paris, auquel
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3e Médias a donné mandat pour le
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représenter auprès des utilisateurs.
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Tél. : + 33 (0)1 44 07 47 70
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Dépôt légal : septembre 2025
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Conception graphique - Réalisation :
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Planète Graphique Studio - Paris 17 e
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Impression : IPPAC / Imprimerie
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de Champagne 52500 Langres.
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Directeur de la publication : David Catelain
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Rédaction
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3e Médias
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17, rue de l’Amiral Hamelin, 75016 Paris
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Email : redaction@filiere-3e.fr
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Rédacteur en chef : Alexandre Arène
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Ont collaboré à ce numéro :
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Jean-Paul Beaudet
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et Jean-François Moreau.
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Marketing & Publicité
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3e Médias
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Sandrine de Montmorillon
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Responsable publicité print & digital
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3e Médias
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17, rue de l’Amiral Hamelin, 75016 Paris
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Tél. + 33 (0) 6 51 30 28 68
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sdm@filiere-3e.fr
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Diffusion
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Relations abonnements
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Juliette Aguelon
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compta.3emedias@gmail.com
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Pour l’étranger : 165 € HT franco ;
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185 € HT par avion
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Prix au numéro : 17 €
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Corrections
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Laurence Chabrun
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laurencechabrun@gmail.com
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© DR
06
INTERVIEW
Isabelle Paz
Vice-présidente du SYPEMI et directrice
du département Pilotage des contrats
complexes pour le secteur industrie,
tertiaire et santé, direction Commerce
et International, Dalkia
Olivier Ledieu
Expert GTB et hypervision, Dalkia
10
ACTUALITÉS
10 / Objectif climatique 2040
Le patronat et les industriels
français mettent en garde contre
une cible jugée prématurée
CEE
Le Gimelec et le Serce dénoncent
la suppression de fiches pour
l’industrie
Bonus écologique
Une prime supplémentaire
de 1 000 € pour les véhicules
électriques européens
DANS CE NUMÉRO
Dans beaucoup de cas, les
La clé est le commissioning,
‘‘ systèmes existent mais sont mal ‘‘ qui doit être intégré dès la
exploités, sous-utilisés ou ignorés. conception du bâtiment. Si l’on
Certains propriétaires ne savent attend la réception pour vérifier
même pas qu’une GTB est installée la pertinence des systèmes,
dans leur bâtiment.
il est déjà trop tard.
© DR
Isabelle Paz
Olivier Ledieu
’’ ’’
Équipements immobiliers
Beeldi publie son baromètre 2025
11 / Consommation d’énergie de l’État
Des objectifs ambitieux, un suivi
à fiabiliser
Coût d’une violation de données
IBM publie l’édition 2025
de son rapport annuel
« Cost of a Data Breach »
Événement
IBS 2025 : la GTB et l’IA au cœur
du smart building
12 / SERCE
Jean de Vauxclairs reconduit
à la présidence
Événement
Cap’IoT 2025 : le smart building
au cœur de la 11 e édition
Valorisation de la chaleur fatale
La start-up ENTENT lève des
fonds pour déployer sa technologie
PULSE
14 / MaPrimeRénov’
La Ministre détaille les modalités
de réouverture du guichet le
30 septembre prochain
4 j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr
© AdobeStock
LES DOSSIERS DU MOIS
Spécial IBS
23
LA PAROLE AUX EXPOSANTS
16
Véhicule électrique
Driveco défend l’objectif 2035
pour la fin des voitures thermiques
LON
Renesas met fin à la production
des puces Neuron
AGENDA
18
ANALYSE
18 / GTB - CEE : ne pas confondre
baisse de forfait et perte de
pertinence
LISTE DES ANNONCEURS :
• 2 e COUV – SMCL
• 3 e COUV – SEPEM
• 4 e COUV – WALTHER-WERKE
• P. 13 – DATA CENTRE WORLD
• P. 15 – BÂTIR POUR LE CLIMAT
• P. 19 – POLLUTEC
• P. 24 – ABB
• P. 26 – AIRZONE
DANS CE NUMÉRO
© DR
56
• P. 28 – B.E.G.
• P. 30 – CODRA
• P. 32 – DISTECH CONTROLS
• P. 34 – IBS
• P. 36 – KNX
• P. 38 – LEGRAND
• P. 40 – PCVUE
• P. 42 – SAUTER RÉGULATION
Économie circulaire
LE RÉEMPLOI DES
ÉQUIPEMENTS ÉLECTRIQUES,
UNE SOLUTION DURABLE
ALLIANT ÉCOLOGIE
ET ÉCONOMIE
20 / Observatoire national du déploiement
des BACS : l’édition 2025 souligne un fort
potentiel, qui reste à concrétiser
62
SOLUTIONS
La sélection de la rédaction
66
3 QUESTIONS À
Tanya Clementz
Responsable de l’Académie
Viessmann
• P. 44 – ENERGY TIME
• P. 46 – SMART & CONNECTIVE
• P. 48 – SOFTING IT NETWORKS
• P. 50 – SYLVANIA GROUP
• P. 52 – THERMOZYKLUS
• P. 54 – WAGO
• P. 59 – 3E MÉDIAS
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David Catelain
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Directeur de la publication
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Alexandre Arène
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Rédacteur en chef
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alexandre.arene@filiere-3e.fr
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Jean-François Moreau
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Journaliste spécialiste supervision,
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efficacité énergétique, BIM
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journalistes@filiere-3e.fr
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Jean-Paul Beaudet
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Journaliste spécialiste
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datacenters, stockage de
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l’énergie, énergies renouvelables,
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véhicules électriques et IRVE
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journalistes@filiere-3e.fr
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Sandrine de Montmorillon
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Responsable publicité,
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partenariats & réseaux sociaux
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Groupe 3e Médias
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sdm@filiere-3e.fr
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C'est avec
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une grande
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tristesse que
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nous avons
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appris le décès
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de Roland
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Kuschner,
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journaliste indépendant, qui a
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collaboré à de nombreuses revues
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techniques et professionnelles, dont
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J3e. Toute l’équipe de 3E Médias
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salue son humanité, sa personnalité
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singulière et attachante.
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j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 5
INTERVIEW
Propos recueillis par Alexandre Arène
Isabelle Paz
Vice-présidente du SYPEMI et directrice du
département Pilotage des contrats complexes
pour le secteur industrie, tertiaire et santé,
direction Commerce et International, Dalkia
© DR
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Dans beaucoup de cas, les systèmes
existent mais sont mal exploités, sousutilisés
ou ignorés. Certains propriétaires
ne savent même pas qu’une GTB est
installée dans leur bâtiment.
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Olivier Ledieu
Expert GTB et hypervision, Dalkia
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La clé est le commissioning, qui
doit être intégré dès la conception du
bâtiment. Si l’on attend la réception pour
vérifier la pertinence des systèmes, il est
déjà trop tard.
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© DR
La performance énergétique et environnementale des bâtiments place aujourd’hui
le facility management (FM) au cœur des enjeux immobiliers et fait le lien entre
propriétaires, exploitants et occupants pour optimiser la gestion du bâtiment. Le SYPEMI
(syndicat des professionnels du Facility management) fédère et organise la profession
et met en avant les bonnes pratiques. Isabelle Paz, vice-présidente du syndicat et
directrice du département contrats Multisites de Dalkia, et Olivier Ledieu, expert GTB et
hypervision, livrent leur regard sur les leviers concrets du FM, du déploiement des BACS
à la gestion des données, en passant par l’intégration des occupants et l’évolution des
compétences à l’horizon 2030.
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INTERVIEW
Isabelle Paz & Olivier Ledieu
j3e - Pouvez-vous présenter le SYPEMI,
son rôle et ses missions ?
Isabelle Paz - Le SYPEMI est un syndicat professionnel
membre de la FEDENE. Il fédère les
entreprises de facility management qui interviennent
auprès de clients propriétaires ou gestionnaires
d’immeubles. Ces patrimoines sont
variés puisqu’ils peuvent être commerciaux,
industriels, tertiaires ou publics, et les attentes
sont elles aussi multiples. Le syndicat se donne
pour rôle de représenter la profession, de mettre
en valeur ses bonnes pratiques et de promouvoir
ses activités aussi bien auprès des clients
que des pouvoirs publics. Cela signifie que nous
formalisons des préconisations qui peuvent servir
aux clients ou aux bureaux d’études qui les
conseillent en amont des contrats, au moment
de leur rédaction et de leur préparation, pour
veiller à la clarté des besoins exprimés, et en
aval, pour accompagner leur exécution, leur
pilotage et leur contractualisation en proposant
des formats de livrables, par exemple. Le
SYPEMI est à la fois un lieu d’échange et de
structuration de la profession.
j3e - Comment est organisé le syndicat
pour mener ces missions ?
Isabelle Paz - Le SYPEMI s’appuie sur un
bureau restreint qui définit les sujets prioritaires
et prépare les axes de travail communs.
Un conseil d’administration se réunit chaque
trimestre pour valider les orientations. Le président,
Éric Lefiot, porte la voix des adhérents
auprès des pouvoirs publics et représente la
profession sur toutes les questions réglementaires,
contractuelles ou stratégiques. Ce mode
de fonctionnement garantit à la fois réactivité,
grâce au bureau, et représentativité, grâce au
conseil d’administration, tout en donnant une
cohérence d’ensemble à nos prises de position.
j3e - Quels sont les principaux sujets de
travail sur lesquels vous vous concentrez
aujourd’hui ?
Isabelle Paz - Nous travaillons sur trois grands
axes. Le premier concerne l’intelligence artificielle,
qui bouleverse déjà notre façon d’analyser
les données, de piloter les contrats et de
suivre la performance. Le deuxième sujet est
la donnée, sa gouvernance et sa sécurité, car
l’essor des objets connectés et des systèmes de
gestion technique génère des volumes d’informations
considérables. Ces données doivent
être collectées, partagées et utilisées dans un
cadre clair et sécurisé. Enfin, le troisième grand
sujet est la responsabilité sociétale et environnementale.
Nos clients attendent désormais de
nous que nous soyons capables de produire des
indicateurs précis, notamment sur les scopes 1,
2 et 3. Cela suppose d’intégrer la RSE dans la
préparation des contrats et dans leur exécution,
en veillant à la fiabilité des données remontées.
Pour accompagner cette évolution, nous élaborons
des livrables concrets et des retours d’expérience
qui aident les bureaux d’études à rédiger
des cahiers des charges adaptés, les donneurs
d’ordre à formuler clairement leurs attentes et
les prestataires à les exécuter sur des bases communes.
j3e - En quoi le facility management
peut-il être considéré comme un levier
de performance énergétique ?
Isabelle Paz - Le facility management agit
sur trois dimensions complémentaires. Il y a
d’abord le pilotage, qui passe par des indicateurs
de performance et un reporting adapté. Il y a
ensuite la réalisation des prestations techniques
et de services. Enfin, il y a la conformité réglementaire,
notamment avec le décret tertiaire
et le décret BACS, qui encadrent désormais le
sujet de manière précise.
Dans les contrats que nous signons avec nos
clients, il y a forcément des engagements liés
à la réduction de l’empreinte carbone, et cela
couvre l’ensemble des gestes du quotidien : la
maintenance technique, la gestion des déchets,
les services aux occupants. Bien pilotées et intégrées
dans un reporting structuré, ces actions
donnent une meilleure maîtrise. La performance
énergétique, c’est aussi l’optimisation des
coûts d’exploitation. Les prix de l’énergie pouvant
flamber, il est indispensable de réduire les
consommations pour maîtriser les budgets.
Mais cela ne peut pas se faire sans les occupants.
Il faut concilier leurs besoins de confort
avec la réduction des consommations, trouver
le juste équilibre et l’anticiper dans les contrats.
L’exploitation doit donc tenir compte des données
d’occupation. C’est un dialogue constant
entre le client, qui connaît son organisation et
ses rythmes, et l’exploitant, qui ajuste les paramètres
techniques.
À cela s’ajoutent l’intégration des nouvelles
technologies, l’usage des objets connectés et,
bien sûr, l’intelligence artificielle. Mais encore
faut-il des compétences adaptées. Savoir interpréter
les données permet d’éviter des interventions
inutiles et d’optimiser les ressources.
Enfin, la RSE s’exprime aussi à travers la gestion
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INTERVIEW
Isabelle Paz & Olivier Ledieu
des trajets. Dans les contrats répartis sur l’ensemble
du territoire, chaque déplacement inutile
génère une empreinte carbone. Les trajets
des équipes techniques comme des équipes
de services doivent donc être optimisés. Tout
cela suppose de faire dialoguer l’ensemble des
parties prenantes – occupants, prestataires et
donneurs d’ordre – sous le pilotage du facility
manager.
j3e - Quels sont les leviers concrets que peut
actionner un facility manager pour réduire
les consommations ?
Isabelle Paz - Le levier principal du facility
manager, c’est le contrat de performance énergétique
(CPE). Il crée des rituels de communication
entre les trois parties prenantes :
occupants, exploitants techniques et donneurs
d’ordre. C’est dans cet échange que se trouvent
les marges de progrès, en conciliant confort,
optimisation énergétique et adaptation des
services.
Les objets connectés permettent de définir des
paliers de service différents selon les typologies
de bâtiments. Cela donne de la flexibilité
et évite d’intervenir inutilement. Le contrat
devient donc le cadre qui permet de travailler
au juste besoin. Ce juste besoin évolue au fil
du temps, selon l’occupation des bâtiments ou
l’activité des donneurs d’ordre. Il faut donc prévoir
cette variabilité et l’intégrer dans la relation
contractuelle.
Cela passe aussi par l’économie circulaire. Dans
notre secteur, une part importante des prestations
est sous-traitée, et il est essentiel que les
partenaires soient les plus locaux possible. Prenons
l’exemple d’un contrat technique porté
par Dalkia : des prestations comme le courant
faible ou la détection incendie sont confiées à
des sous-traitants certifiés APSAD. Nous leur
déléguons ces interventions car elles nécessitent
des expertises spécifiques, mais nous veillons à
ce que ce soit fait au niveau local pour limiter
les impacts.
La sensibilisation des occupants aux écogestes
est également fondamentale. Sans leur implication,
les économies prévues ne peuvent être
atteintes. C’est pourquoi le rôle du facility
manager inclut cette dimension pédagogique.
L’évolution des compétences de nos collaborateurs
est clé : les équipes de FM doivent développer
de nouvelles expertises en matière d’efficacité
énergétique, de gestion des données et de
technologies avancées.
j3e - Pouvez-vous donner un exemple concret
d’action dans un immeuble tertiaire ?
Isabelle Paz - Dans un bâtiment tertiaire, le facility
manager agit d’abord sur la partie technique, en
organisant une maintenance prédictive et préventive
qui évite les pannes et les surconsommations.
Cela permet de maintenir les équipements alignés
sur leurs paramètres, par exemple en veillant à
ce qu’ils ne consomment pas plus que nécessaire
pour garantir une température donnée. Cela évite
que les factures du donneur d’ordre ne s’envolent.
Sur la partie services, il pilote la gestion des déchets
et accompagne les occupants dans les écogestes.
Sur le confort, il peut échanger avec les donneurs
d’ordre pour connaître précisément les
taux d’occupation en temps réel, et adapter la
conduite des installations ; il peut organiser des
campagnes de sensibilisation, par exemple en
invitant les occupants, en hiver, à adapter leur
tenue vestimentaire lors de pics de consommation,
afin de maintenir la température contractuelle
sans gaspillage. L’idée est de rappeler
que chaque immeuble doit consommer moins
d’énergie et participer à la décarbonation, et que
les occupants sont aussi acteurs de cet effort.
Enfin, la GTB est un outil majeur. Elle permet
de réguler automatiquement les besoins et d’éviter
de chauffer ou de climatiser inutilement.
Il faut préciser que réaliser des économies ne
veut pas dire baisser le confort. L’objectif est
de maintenir les conditions contractuelles et
d’éviter les gaspillages. Les économies véritables
consistent à éliminer ce qui alourdit inutilement
la consommation.
Pour la décarbonation, le facility manager peut
proposer la mise en place d’énergies renouvelables,
par exemple des panneaux solaires en
autoconsommation pour l’eau chaude sanitaire,
mais aussi le raccordement à des réseaux de
chaleur ou de froid dont l’énergie est majoritairement
renouvelable.
Quel regard portez-vous sur le déploiement
des BACS ?
Olivier Ledieu - La GTB est aujourd’hui reconnue
comme un outil central pour atteindre les objectifs
fixés par le décret tertiaire et le décret BACS.
Pourtant, seuls environ 15 % des sites tertiaires
en sont équipés, alors que l’objectif est d’arriver
à 100 % dans cinq ans. Même si le marché progresse
(+ 31 % en 2024), cela reste insuffisant : à
ce rythme, nous n’atteindrons que 21 % en 2030.
Il faut donc une prise de conscience collective,
de la part des maîtres d’ouvrage comme
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INTERVIEW
Isabelle Paz & Olivier Ledieu
des exploitants. Les facility managers, qui sont
au centre de la technique et de la gestion, ont
un rôle clé à jouer. Mais nous voyons déjà certains
de nos clients se retrouver face à un mur,
compte tenu de la taille de leur parc et de la
complexité des configurations. Le décret BACS
fixait une première échéance au 1 er janvier 2025
pour les installations de plus de 250 kW. Beaucoup
d’acteurs ont découvert trop tardivement
l’ampleur de la mission, courant 2024, et les
carnets de commandes des intégrateurs de GTB
sont désormais pleins pour plusieurs années.
Ceci laissant peu de temps à la maturation d’une
véritable feuille de route adaptée à chaque type
de patrimoine.
Isabelle Paz - Le problème n’est pas seulement
dû au manque d’équipements. Dans beaucoup
de cas, les systèmes existent mais sont mal
exploités, sous-utilisés ou ignorés. Certains
propriétaires ne savent même pas qu’une GTB
est installée dans leur bâtiment. Dans d’autres
cas, elle a été posée uniquement pour valoriser
un bien à la revente, sans jamais être réellement
utilisée. Lors d’une reprise de site, il arrive que
l’exploitant ne dispose ni des accès, ni des mots
de passe, ni de la documentation. Résultat :
l’outil existe, mais il est inutilisable. C’est pourquoi
nous insistons sur la prise en main et sur
la transmission des informations dès la conception
et lors du changement d’exploitant.
Comment assurer le bon fonctionnement
des BACS dans la durée ?
Olivier Ledieu - La clé est le commissioning, qui
doit être intégré dès la conception du bâtiment et
des systèmes techniques. Si l’on attend la réception,
pour vérifier que les fonctionnalités sont
en adéquation avec les systèmes et les exigences
énergétiques, il est déjà trop tard. Le commissioning
permet d’associer également l’exploitant
en amont et de s’assurer que les équipements
installés sont réellement opérationnels. Ensuite,
un recommissioning régulier doit être organisé
pour adapter les réglages aux évolutions des
usages, comme le télétravail ou la variation des
taux d’occupation. Sans cela, on risque d’avoir
des bâtiments économes mais inconfortables ou,
au contraire, des installations pilotées manuellement
mais inefficaces. Les objets connectés
et les capteurs sans fil élargissent encore les
possibilités en multipliant les informations disponibles.
Mais ces données doivent être exploitées.
Cela suppose de nouvelles compétences et
l’émergence de profils spécifiques, comme celui
de gestionnaire de données énergétiques, qui
devient indispensable pour transformer les flux
d’informations en décisions opérationnelles.
j3e - Comment le métier de facility manager
évolue-t-il face à ces enjeux ?
Isabelle Paz - Le métier se complexifie pour
apporter une plus grande valeur ajoutée. Le
facility manager doit renforcer ses compétences
techniques, notamment sur l’IoT et la donnée,
mais aussi sur la gestion de projet, car la
rénovation et les travaux deviennent de plus en
plus fréquents. Il doit également développer ses
« soft skills », en particulier la communication,
car il faut savoir embarquer les parties prenantes
– clients, bureaux d’études, occupants – qui ne
sont pas dans une relation hiérarchique directe.
Le métier se structure donc en plusieurs fonctions
distinctes : technique, services, coordination.
La difficulté est de garder une voix unifiée
vis-à-vis du client. C’est le rôle du pilote de
contrat, interlocuteur unique qui synthétise,
arbitre et garantit la performance, tout en s’appuyant
sur son équipe d’experts.
j3e - À l’horizon 2030, comment voyez-vous
le facility management ?
Isabelle Paz - D’ici 2030, le facility management
sera plus technologique, avec l’intelligence artificielle
qui accélérera les analyses et optimisera
les décisions. Il sera aussi plus décarboné, car les
objectifs climatiques pèseront toujours davantage
sur les organisations. Enfin, il sera plus
centré sur l’expérience utilisateur, car la performance
énergétique et environnementale ne
peut être atteinte sans l’adhésion des occupants.
j3e - Et quel rôle jouera le SYPEMI
dans cette évolution ?
Isabelle Paz - Le SYPEMI poursuivra trois missions
essentielles. D’abord, définir des standards
et diffuser des bonnes pratiques pour donner
un cadre commun à la profession. Ensuite, proposer
des formations adaptées aux nouvelles
compétences attendues, qu’elles concernent
la donnée, les technologies ou la conduite du
changement. Enfin, assurer une veille réglementaire
et technologique pour accompagner
les donneurs d’ordre et représenter la profession
auprès des instances concernées. Notre
ambition est claire : rester un acteur essentiel
de la construction d’environnements de travail
durables, performants et adaptés aux enjeux de
demain.
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ACTUALITÉ
Objectif climatique 2040
Le patronat et les industriels
français mettent en garde
contre une cible jugée
prématurée
La Commission
européenne a
proposé un nouvel
objectif climatique :
réduire d’au moins 90 %
les émissions nettes
de gaz à effet de serre
d’ici 2040, par rapport à
1990. Le Medef, l’Afep et
France Industrie disent
soutenir la décarbonation
et la neutralité carbone
visée pour 2050, mais
estiment que cette
cible intermédiaire
est fixée trop tôt.
Les organisations
patronales appellent
à la mise en œuvre
rapide d’un « agenda
compétitif de référence
mondiale », structuré
Bonus écologique
Une prime supplémentaire
de 1 000 € pour les véhicules
électriques européens
À partir du 1er octobre
prochain, l’achat
d’un véhicule électrique
assemblé en Europe et
équipé d’une batterie
européenne donnera
droit à une prime
supplémentaire de
1 000 €, ont annoncé
Agnès Pannier-Runacher,
ministre de la Transition
écologique, et Marc
Ferracci, ministre chargé
de l’Industrie et de
l’Énergie. Cette aide
vient s’ajouter au bonus
écologique existant,
financé par les certificats
d’économie d’énergie
(CEE) depuis le 1 er juillet
dernier. Selon les revenus
autour de six chantiers :
approfondissement du
marché unique, accès
compétitif à l’énergie,
modernisation de la
politique de concurrence,
accélération du virage
numérique, usage
stratégique de la
commande publique
et mobilisation des
investissements publics
et privés. Selon elles, ces
mesures conditionnent
la faisabilité des objectifs
climatiques et doivent
précéder toute fixation de
trajectoire de réduction.
Faute de quoi, elles
redoutent un impact
négatif sur l’emploi
industriel en Europe.
des ménages, ce bonus
peut atteindre 4 200 €.
Avec la nouvelle prime, le
soutien maximal pourra
donc atteindre 5 200 €
pour l’achat d’un véhicule
électrique respectant
les critères européens.
La liste des modèles
éligibles sera publiée
et mise à jour chaque
mois par l’Ademe. Le
gouvernement met en
avant un double objectif :
accélérer la transition
vers la mobilité électrique
et soutenir la filière
automobile européenne,
notamment les usines de
batteries implantées en
France et en Europe.
CEE
Le Gimelec et le Serce
dénoncent la suppression
de fiches pour l’industrie
Le Gimelec et le
Serce réagissent à
la publication du 71 e
arrêté sur les certificats
d’économie d’énergie
(CEE), qui supprime
plusieurs fiches
standardisées dédiées à
l’efficacité énergétique
dans l’industrie. Les deux
organisations jugent
cette décision prise sans
concertation et y voient
un recul du soutien
public à la compétitivité
industrielle. Selon
elles, l’argument de la
rentabilité des opérations
ne tient pas compte de
la réalité économique :
dans un contexte de
Équipements immobiliers
Beeldi publie son
baromètre 2025
Beeldi, en partenariat
avec le SYPEMI et
l’APROMA, publie le
baromètre de l’état des
équipements du parc
immobilier français.
L’étude, menée sur plus
de 90 000 bâtiments
représentant 80 millions
de mètres carrés et
1,6 million d’équipements,
révèle que 72 % des
gestionnaires immobiliers
jugent insuffisante leur
connaissance de leur
parc et que 64 % estiment
ne pas disposer d’outils
adaptés pour élaborer
des plans pluriannuels
de travaux. Le rapport
souligne des écarts
entre les durées de vie
conventionnelles et
trésoreries fragilisées, les
investissements dont le
retour dépasse trois ans
sont difficiles à engager.
Elles estiment que la
réorientation du dispositif
CEE vers le résidentiel
affaiblit un levier clé pour
réduire la consommation
énergétique des sites
industriels. Le Gimelec
et le Serce appellent à un
plan global de soutien à
l’efficacité énergétique
dans l’industrie, incluant
des outils financiers
incitatifs, afin de favoriser
la modernisation des
sites, leur résilience face
aux prix de l’énergie et le
maintien de l’emploi.
réelles des équipements,
comme les climatiseurs,
qui peuvent rester
opérationnels bien
au-delà des référentiels.
Il pointe aussi une
transition écologique trop
lente, avec un recours
encore limité aux fluides
réfrigérants à faible
impact et une adoption
progressive des pompes
à chaleur. Selon Beeldi, de
meilleures centralisation
et fiabilisation des
données sont désormais
indispensables
pour optimiser les
investissements,
garantir la conformité
réglementaire et accélérer
la décarbonation du parc
immobilier.
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ACTUALITÉ
Consommation d’énergie de l’État
Des objectifs ambitieux, un suivi à fiabiliser
La Cour des
comptes publie
une première analyse
de la consommation
énergétique de
l’État, entendue
comme l’ensemble
des administrations
nationales hors
établissements publics.
La facture, estimée
à près de 2 milliards
d’euros par an, constitue
un enjeu budgétaire
significatif. Entre 2018
et 2023, elle est passée
de 1,36 à 2,23 milliards
d’euros, avant de reculer
à 1,69 milliard d’euros
en 2024. Cette évolution
reflète notamment la
volatilité des marchés de
l’électricité et du gaz et
l’adaptation de la fonction
achat dans un contexte
de tension énergétique.
Sur la base des données
communiquées par les
ministères, une tendance
générale à la baisse
de la consommation
semble se dessiner. Mais
la Cour met en garde :
la fiabilité des chiffres
demeure insuffisante.
Cette incertitude
fragilise l’évaluation de
la contribution réelle
de l’État à la baisse
des émissions de gaz
à effet de serre, alors
que les engagements
affichés sont ambitieux :
- 22 % en 2027 et - 80 %
en 2050, par rapport à
2022. Pour la Cour, le
renforcement du suivi
est indispensable afin de
garantir la crédibilité de
la trajectoire climatique
et budgétaire de l’État.
Sans outils de mesure
robustes, il sera difficile
d’assurer le pilotage des
politiques publiques de
sobriété énergétique
et de vérifier l’atteinte
des objectifs fixés
à l’horizon 2030 et
au-delà.
Coût d’une violation de données
IBM publie l’édition 2025
de son rapport annuel
« Cost of a Data Breach »
Menée par IBM et le
Ponemon Institute,
l’édition 2025 du rapport
annuel « Cost of a Data
Breach » a été publiée.
En France, le coût
moyen d’une violation
de données atteint
3,59 millions d’euros,
en recul de près de 7 %
par rapport à 2024. Les
secteurs les plus touchés
restent la pharmacie
(5,11 M€), les services
financiers (4,65 M€)
et l’énergie (4,45 M€).
Les incidents les plus
coûteux sont liés au vol
physique ou aux failles de
sécurité (4,81 M€), suivis
des erreurs internes,
des compromissions
de fournisseurs et des
attaques par déni de
service. La détection
d’un incident nécessite
en moyenne 213 jours, et
71 jours supplémentaires
pour le contenir. L’étude
souligne l’impact
croissant de l’IA :
65 % des entreprises
françaises utilisent
déjà des outils d’IA et
d’automatisation pour
renforcer la sécurité,
réduisant de 88 jours le
temps de gestion d’une
violation et économisant
en moyenne 1,39 M€.
Mais le shadow AI
— usages non autorisés —
augmente les risques,
avec un surcoût estimé
à 321 900 €. Plus de la
moitié des organisations
n’ont pas encore mis en
place de gouvernance de
l’IA. Au niveau mondial,
le coût moyen d’une
violation recule pour la
première fois en cinq ans
(4,44 M$), mais atteint
10,22 M$ aux États-
Unis. IBM alerte sur un
décalage entre l’adoption
rapide de l’IA et la mise
en place de contrôles et
de politiques de sécurité
adaptés.
Événement
IBS 2025 : la GTB et l’IA au
cœur du smart building
Le salon Intelligent
Building Systems
(IBS) tient sa 15 e édition
les 30 septembre et
1 e octobre prochains à
la porte de Versailles,
à Paris. Dans un
contexte de forte
demande en solutions
de comptage et de
régulation, l’événement
mettra l’accent sur
les cas d’usage, les
retours d’expérience
et les technologies
numériques appliquées
à la gestion technique
du bâtiment (GTB),
dopées à l’IA et à
la donnée. Parmi
les nouveautés, la
première édition des
Trophées du Smart
Building, organisés
par l’Observatoire de
l’immobilier connecté
et responsable (OICR)
avec le soutien du salon,
récompensera des
projets exemplaires liés
aux BACS et au smart
building le 30 septembre à
15 h 45. Cette initiative fait
écho au plan présenté par
le Gimelec et RTE, qui vise
100 000 BACS Flex Ready
d’ici 2030. Le programme
prévoit près de
45 conférences et ateliers,
structurés en cinq cycles :
énergie et décarbonation,
innovations
technologiques, data
et cybersécurité,
applications et
compétences, IoT
et marchés. Les
thématiques couvriront
notamment la flexibilité
énergétique, le rétrofit
des GTB, l’intégration des
énergies renouvelables,
la cybersécurité dans
le bâtiment, la gestion
de l’eau et la montée
en compétences. La
15 e édition d’IBS devrait
accueillir 8 000 visiteurs,
dont 3 500 congressistes,
attendus par plus de
200 exposants sur
2 jours.
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ACTUALITÉ
SERCE
Jean de Vauxclairs reconduit à la présidence
© DR
Au cours de
l’assemblée
générale du SERCE qui
s’est tenue le 18 juin
dernier, les membres du
conseil d’administration
ont reconduit Jean de
Vauxclairs (CEME)
dans ses fonctions de
président, et Dominique
Néel (Equans) à la
vice-présidence du
SERCE. À l’issue de son
premier mandat, Jean
de Vauxclairs a tenu
à souligner l’avancée
des travaux engagés
en 2024. Ceux-ci ont
permis de renforcer
l’organisation du
SERCE, tant au niveau
de sa gouvernance,
de ses commissions
que de son équipe
permanente. Le SERCE
a également clarifié
sa stratégie autour de
deux enjeux majeurs
pour la profession : le
soutien à l’électrification
des usages et la
simplification de la
mise en œuvre de la
transition énergétique
dans ses secteurs
d’activité (industrie,
tertiaire, réseaux
et infrastructures).
Cette année, le SERCE
souhaite intensifier
son action autour de
trois priorités : porter
la voix de la profession
dans le débat public
et sur le terrain, en
réaffirmant l’importance
d’une ambition forte en
matière d’électrification
des usages, renforcer
l’attractivité de la
profession afin d’enrichir
le vivier de candidats
s’orientant vers les
métiers et les entreprises
du SERCE, et poursuivre
le développement du
SERCE en régions
en renforçant sa
représentativité sur
le terrain de manière
équilibrée pour couvrir
l’ensemble de ses
secteurs d’activité.
Événement
Cap’IoT 2025 :
le smart building
au cœur de
la 11 e édition
Synox organise la
11 e édition de
Cap’IoT le jeudi
9 octobre prochain au
Kiasma, à Castelnaule-Lez
(Métropole de
Montpellier). Dédié cette
année au smart building,
l’événement réunira
plus de 250 participants
autour de conférences,
ateliers et retours
d’expérience sur la
connectivité, l’efficacité
énergétique, la gestion
des ressources et la
qualité de vie dans les
bâtiments intelligents.
Synox partagera
l’expérience de son
nouveau siège social
connecté, inauguré le
5 février 2025, véritable
démonstrateur de
1 500 m² à énergie
positive, équipé de
plus de 500 capteurs
et piloté par un
Building Operating
System. Le
programme prévoit
notamment des
interventions d’Ilham
Djehaïch-Mezouar
(InfraNum), Thierry
Iacazio (Fédération
des promoteurs
immobiliers), ainsi
que des tables rondes
avec des acteurs du
bâtiment, de l’énergie
et des collectivités. La
clôture sera assurée
par Crédit Agricole
Immobilier autour des
perspectives 2030.
Valorisation de la chaleur fatale
La start-up ENTENT lève
des fonds pour déployer
sa technologie PULSE
La start-up aixoise
ENTENT dévoile le
PULSE, une innovation
destinée à récupérer et
transformer en électricité
les chaleurs fatales
basse température
(dès 60 °C), jusqu’ici
difficilement exploitables.
Après sept ans de
R&D et 3,2 M€ investis,
l’entreprise lance une
levée de fonds sur
Sowefund pour accélérer
son déploiement
industriel. Fondée sur un
cycle thermo-acoustique
et protégée par des
brevets en Europe, en
Chine et aux États-Unis,
la technologie évite le
recours à une pompe
énergivore grâce à une
compression thermogravitaire.
Résultat : un
rendement optimisé sur
des sources variées, des
fumées industrielles à
la géothermie. Chaque
machine peut produire
jusqu’à 800 MWh
d’électricité par an, soit
600 000 € d’économies
et 7 000 tonnes de CO₂
évitées sur 20 ans.
ENTENT propose son
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ACTUALITÉ
MaPrimeRénov’
La Ministre détaille les modalités de réouverture
du guichet le 30 septembre prochain
Valérie Létard,
ministre chargée du
Logement, a confirmé la
réouverture du guichet
MaPrimeRénov’ pour les
rénovations énergétiques
individuelles d’ampleur
à partir du 30 septembre
2025. Fermé en juin face
à l’afflux de dossiers et
aux risques de fraude,
le dispositif redémarrera
avec un plafond fixé à
13 000 nouveaux dossiers
acceptés d’ici à la fin de
l’année. La priorité sera
donnée aux propriétaires
très modestes, puis,
progressivement, aux
ménages modestes.
Les dossiers déposés
cet automne seront
instruits début 2026,
sous réserve du vote de
la loi de finances. Les
aides sont ajustées :
plafonds de travaux
subventionnables limités
à 30 000 ou 40 000 €,
recentrage sur les
passoires énergétiques
(E, F, G), suppression du
bonus de 10 % pour sortie
de passoire. En parallèle,
les dispositifs pour les
travaux monogestes et
les copropriétés restent
ouverts sans changement
jusqu’à la fin de cette
année. Sur le front de la
lutte contre la fraude,
près de 13 000 dossiers
suspects ont déjà été
détectés, et les premières
sanctions contre les
entreprises concernées
sont intervenues dès le
mois d’août.
© DR
Véhicule électrique
Driveco défend l’objectif 2035 pour la fin
des voitures thermiques
Driveco, membre
de l’association
Charge France, appelle
les décideurs à maintenir
l’échéance de 2035 fixée
par l’Union européenne
pour mettre fin à la vente
de véhicules thermiques
neufs. Alors que
certains plaident pour
un assouplissement,
l’entreprise s’appuie sur
une étude du Boston
Consulting Group
réalisée pour Charge
France, qui confirme les
avantages économiques
et écologiques du
100 % électrique. Selon
l’étude, les ventes de
véhicules électriques
ont progressé de 24 % au
1 er semestre 2025, et 60 %
des Européens se disent
prêts à en acheter un. En
France, rouler électrique
permet jusqu’à 1 600 €
d’économies par an par
rapport à un véhicule
thermique ou hybride
rechargeable. Côté
environnement, un
VE émet en moyenne
trois fois moins de CO₂,
et jusqu’à neuf fois
moins en France. À
l’échelle européenne,
l’électrification pourrait
réduire de 45 milliards
d’euros par an la facture
des importations de
pétrole d’ici 2035.
« L’étude confirme que
l’hybride rechargeable
n’a plus d’intérêt face
au 100 % électrique »,
déclare Gautier
Chatelus, président
de Driveco, qui plaide
pour un cap politique
clair afin de sécuriser
LON
Renesas met fin
à la production des puces
Neuron
Le détenteur de la
technologie LON,
Renesas, a annoncé
l’arrêt de la fabrication
des microprocesseurs
Neuron Chip, cœur
du système de
communication LON.
Cet arrêt signe la fin
du soutien industriel et
les investissements
et d’accélérer
le déploiement
d’infrastructures.
technique autour des
puces LON (gammes
FT5000 et FT6000
notamment), sans reprise
prévue par un autre
fabricant. Pour autant,
la technologie reste
utilisable en open source,
notamment sur les
installations existantes.
14 j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr
AGENDA
30 sept. et 1 er octobre
1 er octobre
7 et 8 octobre
7 au 9 octobre
IBS
Paris Expo, porte de
Versailles, Hall 2.2
La 15 e édition d’IBS
accueillera la première
édition du symposium
Innovative City. Témoin
et catalyseur des grandes
tendances, IBS 2025 sera
une vitrine technique
montrant les dernières
nouveautés en matière
d’IoT Smart, de supervision
et de solutions logicielles
de pilotage intelligent.
Il devrait poursuivre,
comme sur les dernières
éditions, la promotion
des solutions durables et
résilientes, parmi lesquelles
le stockage d’énergie
couplé aux EnR du
bâtiment (photovoltaïque,
géoénergie…).
Contacts/informations
https://www.ibs-event.com
FORUM ENERGY TIME
Les Salons de l’Aveyron -
Paris Bercy Village
Energy Time, c’est le
rendez-vous stratégique
des grands consommateurs
d’énergie en France
des secteurs privé et
public. 30 conférences,
50 démonstrations en
direct, 1 journée d’échanges
pour transformer les projets
d’optimisation énergétique
en succès tangibles. Cet
événement réunit les
acteurs privés et publics
pour tester, comparer et
expérimenter en conditions
réelles les solutions qui
redéfinissent la gestion de
l’énergie.
Contacts/informations
https://salon-energie.com/
FORUM CYBERSEC
CLOUD IA
Paris Expo,
porte de Versailles
Les relations entre les offres
cloud, cybersécurité et
l’intelligence artificielle (IA)
sont étroites et désormais
fortement interconnectées.
Ce Forum a été créé pour
permettre aux ETI et PME
de trouver des solutions
immédiates à la protection
de leurs données, et
répondre à leurs besoins
d'informations et de
formations pour appréhender
les enjeux sans cesse en
évolution de trio cloud-
IA-cyber au travers d’un
programme de conférences
et d'ateliers.
Contacts/informations
www.salon-cloud-security.com
APS
Paris Expo, porte de
Versailles, Pavillon 5.1
APS, le rendez-vous
de référence de la
communauté sûreté
et sécurité, rassemble
les professionnels qui
protègent les organisations
contre les actes de
malveillance. Durant ces
trois jours, les donneurs
d’ordres se donnent
rendez-vous pour sourcer et
sélectionner de nouveaux
fournisseurs, découvrir
et tester de nouvelles
solutions, rencontrer et
networker avec des acteurs
du marché, ou encore
écouter et participer à des
conférences et ateliers.
Contacts/informations
www.salon-aps.com
7 au 10 octobre
14 au 16 octobre 5 et 6 novembre
18 au 20 novembre
POLLUTEC
Lyon, Eurexpo
Pollutec est la vitrine
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de l’innovation
environnementale, avec
45 ans d’expertise et
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l’ensemble des enjeux
environnementaux. Le
salon met en lumière
tous les équipements,
technologies et services
au service de la prévention
et du traitement de tous
les types de pollution et
agit pour la préservation
de l’environnement et
la mise en œuvre du
développement durable.
Contacts/informations
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PRÉVENTICA
BORDEAUX
Parc des Expositions
de Bordeaux
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Préventica est l’espace
d’information et de
rencontres pour la santé,
la sécurité et la qualité
de vie au travail à
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professionnels. Chaque
année, deux congrès/
salons sont organisés en
régions. Pour cette édition
bordelaise, 400 exposants
et 10 000 participants
sont attendus pour suivre
un programme riche de
150 conférences.
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DATA CENTRE WORLD
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porte de Versailles
Le salon Data Centre
World Paris rassemble
une communauté de
professionnels de l’industrie
des datacenters : décideurs,
experts techniques et
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sur les stands des
exposants.
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SALON DES MAIRES
ET DES COLLECTIVITÉS
LOCALES
Paris Expo,
porte de Versailles
Événement majeur des
décideurs territoriaux, le
Salon des maires et des
collectivités locales est
un espace de rencontres,
d’échanges et de partage, qui
met en avant des solutions
adaptées aux besoins de
chacun. Alors que la fin
du mandat approche, c’est
le moment de finaliser les
projets et programmes
menés par les communes
et intercommunalités.
L’édition 2025 marquera
donc le temps de
l’accélération.
Contacts/informations
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Le magazine de l’efficacité énergétique
et environnementale des bâtiments
tertiaires, industriels et collectifs
Le courant passe entre nous depuis 75 ans
Smart Building
Les systèmes de
pilotage et les bacs,
vecteurs de
bien-être au travail
Mobilité électrique
Des bornes
de recharge et
des services adaptés
aux copropriétés,
aux entreprises
ou aux commerces
NF C 15-100
Une mise à jour
pour répondre
aux nouveaux
usages électriques
Le courant passe entre nous depuis 75 ans
Industrie 4.0
Les solutions
pour digitaliser
les process industriels
et améliorer leur
efficacité énergétique
CVC
Des équipements
innovants pour
décarboner les
bâtiments et les
process industriels
LA PERFORMANCE
ÉNERGÉTIQUE
AU CENTRE DU JEU
LA REVUE DE L’EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE ET ENVIRONNEMENTALE
LA TRANSITION
ÉNERGÉTIQUE,
ACCÉLÉRATEUR DE LA
RÉINDUSTRIALISATION
LA REVUE DE L’EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE ET ENVIRONNEMENTALE
WWW.FILIERE-3E.FR
ISSN 0758-3826 / MAI 2025
PRINT & NUMÉRIQUE
Edition papier 8 numéros par an + newsletters
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918
Le courant passe entre nous depuis 75 ans
BACS :
TRANSFORMER
L’ESSAI
Dossier spécial IBS
La parole aux exposants
Économie circulaire
Le réemploi des équipements
électriques, une solution durable
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ISSN 0758-3826 / JUIN 2025
LA REVUE DE L’EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE ET ENVIRONNEMENTALE
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ISSN 0758-3826 / SEPTEMBRE 2025
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LES DOSSIERS
DU MOIS
28
MOBILITÉ
ÉLECTRIQUE
Des bornes de recharge
et des services adaptés aux
copropriétés, aux entreprises
ou aux commerces
42
NF C 15-100
Une mise à jour pour
répondre aux nouveaux
usages électriques
© Freepik
21
SMART
BUILDING
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LES DOSSIERS DU MOIS
Smart Building
Les systèmes de pilotage
et les bacs, vecteurs
de bien-être au travail
Le bien-être des collaborateurs et l’obligation de mise en œuvre des
systèmes de gestion technique des bâtiments (BACS) pour les bâtiments
tertiaires offrent aux gestionnaires et propriétaires de bureaux des
opportunités pour transformer leurs bâtiments en environnement encore
plus « Smart ». Les solutions de pilotage intelligent, l’IoT et l’arrivée de
solutions d’IA permettent d’optimiser le confort des occupants tout en
améliorant l’efficacité énergétique, notamment pour la gestion de l’éclairage,
la gestion thermique personnalisée, l’optimisation de la qualité de l’air
et la réservation dynamique des espaces. Tour d’horizon.
L
a gestion technique du bâtiment (GTB)
est assez souvent mal perçue par les occupants
de bureaux, notamment lorsqu’elle
entraîne un inconfort thermique ou visuel. Des
défauts de conception, une complexité excessive,
une configuration inadaptée à l’usage des locaux
ou encore une maintenance insuffisante sont
souvent à l’origine de cette perception. Encore
aujourd’hui, près de la moitié des systèmes GTB
installés ne fonctionnent pas correctement, ce qui
peut pousser les occupants à prendre des mesures
pour contrôler leur confort, comme déplacer des
sondes ou utiliser des chauffages d’appoint. Ces
actions compromettent évidemment la performance
énergétique du bâtiment et apportent
un confort souvent sommaire. Pourtant, l’objectif
d’une GTB, cadré par le décret BACS, est de
garantir à la fois le confort et la santé des occupants
tout en réalisant des économies d’énergie.
L’utilisateur peut rester maître
de son confort thermique
« L’utilisateur a souvent la possibilité d’ajuster les
niveaux de son confort thermique pour décaler une
consigne de température dans des plages limitées de
modifications. Les automatismes ensuite prennent
la main, en chauffage et climatisation, pour réguler
le confort de chaque utilisateur présent dans sa zone
d’occupation », explique Franck Mouchel, responsable
Segment tertiaire chez ABB France.
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Olivier Guérin, chef de produit Automation de
Wago, ajoute que « souvent, l’utilisateur déroge
aux consignes parce que le fonctionnement n’est
pas satisfaisant. Avec des systèmes et automatismes
efficaces et une régulation précise par zone,
l’utilisateur a moins besoin d’intervenir pour ajuster
son confort. Dans certains projets, il n’y a même
aucune dérogation possible sur les consignes de
chauffage et de climatisation du bâtiment ».
Pour interagir avec son environnement, l’utilisateur
peut utiliser un module mural, une télécommande
sans fil, ou une télécommande virtuelle
sur son smartphone qui se connecte en Bluetooth
à un multi-capteur, explique l’expert d’ABB.
Ensuite, les contrôleurs de la gamme E_AÏRON
d’ABB peuvent être installés dans des faux plafonds,
que ce soit dans une pièce ou une zone ...
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ANALYSE
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GTB - CEE : ne pas confondre baisse
de forfait et perte de pertinence
Par Florence Lievyn, responsable des Affaires publiques chez Sonergia
et présidente du Groupement professionnel des certificats d’économies
d’énergie (GPCEE)
La baisse récente des forfaits CEE sur la
fiche BAT-TH-116 pourrait laisser croire que la gestion
technique du bâtiment (GTB) a perdu de son intérêt.
Florence Lievyn, responsable des Affaires publiques
chez Sonergia et présidente du GPCEE, va à l’encontre
de cette idée reçue et rappelle que, bien au-delà de
l’incitation financière, la GTB constitue un levier
structurant pour optimiser les consommations, répondre aux obligations
du décret tertiaire et valoriser la performance énergétique, à condition
de l’inscrire au cœur d’une stratégie globale. Plus qu’un simple système
technique, elle devient une véritable infrastructure au service de l’efficacité,
de la conformité réglementaire et de la trajectoire carbone.
Dans un contexte où les professionnels
du bâtiment tertiaire
maîtrisent désormais
parfaitement les fondamentaux de la
fiche BAT-TH-116, il serait tentant de
tirer un trait sur ce levier, au motif que
les forfaits CEE ont récemment baissé.
Ce serait une erreur d’analyse.
Car s’il est vrai que l’incitation économique
a été revue à la baisse, la pertinence
technico-économique d’un projet
de gestion technique du bâtiment
(GTB), elle, n’a jamais été aussi évidente.
Le dispositif CEE continue d’offrir
une assise financière précieuse pour
massifier ces opérations, à condition de
les inscrire dans une logique de performance
pilotée, et non comme un simple
équipement de plus.
La réalité énergétique des bâtiments
tertiaires nous le rappelle : à usages
constants, les déperditions et surconsommations
sont encore nombreuses,
souvent invisibles, mais structurelles.
Le Gimelec le souligne régulièrement :
20 à 30 % d’économies sont accessibles
sans travaux lourds, uniquement par
l’optimisation du fonctionnement des
équipements existants, à condition d’y
adosser un système GTB interopérable,
intelligent et évolutif.
C’est là que réside l’intérêt de maintenir
le recours aux CEE, même sans
bonification. Ils permettent d’amortir
l’effort initial, d’autant plus dans les
projets multisites ou dans les patrimoines
publics contraints par le décret
tertiaire. Le lien entre BAT-TH-116 et
obligations réglementaires est direct : la
GTB est l’outil pivot pour anticiper les
prochaines échéances et notamment
celles du décret écoénergie tertiaire en
2030, structurer la remontée de données,
objectiver la trajectoire, et sécuriser
la gouvernance énergétique.
La sophistication croissante des systèmes
GTB – multi-usage, intégrant
pilotage, supervision, datavisualisation
et alerte – donne une nouvelle valeur
d’usage aux projets, au-delà du seul
ROI énergétique. La GTB devient une
infrastructure au service de l’efficience
technique, de la conformité réglementaire
et, bientôt, de la valorisation extrafinancière
dans les bilans carbone ou les
notations ESG.
Il est donc essentiel de ne pas réduire
l’analyse des projets à un pur ratio
kWh cumac/euro. La valeur réelle de la
fiche BAT-TH-116 réside dans son pouvoir
de déclenchement. Elle facilite le
passage à l’acte pour des exploitants ou
des maîtres d’ouvrage encore hésitants,
et elle ancre la logique d’optimisation
continue dans les pratiques.
Ce rôle d’accélérateur va d’ailleurs
prendre une nouvelle dimension dans
le cadre de la bonification CEE de la
rénovation globale tertiaire, attendue
d’ici la fin de l’année. Cette future fiche
permettra de récompenser les projets
d’ensemble, dans lequel nous espérons
que la GTB sera un composant structurant
du bouquet de travaux. L’intégration
de cette couche intelligente au
cœur des rénovations globales donnerait
tout son sens au pilotage actif : un
vecteur d’efficacité, de cohérence et de
garantie de performance dans le temps.
Dans cette logique, le pilotage énergétique
tertiaire, même avec des primes
diminuées, reste une solution incontournable
pour qui veut allier intelligence
technique et rationalité économique.
La filière électrique en est un
moteur. À nous de continuer à en faire
la démonstration, preuve à l’appui.
18 j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr
ANALYSE
Observatoire national du
déploiement des BACS :
L’édition 2025 souligne un fort
potentiel, qui reste à concrétiser
Entretien avec Luís Liberal, président du GIMELEC Bâtiments
Le GIMELEC dévoile l’édition 2025 de son Observatoire national du
déploiement des BACS, qui mesure la dynamique avec laquelle les bâtiments
tertiaires français s’équipent et s’approprient le pilotage énergétique et
numérique. L’étude a été menée avec CODA Stratégies, au travers d’entretiens,
de sondages et d’un croisement exhaustif des bases de données existantes.
Pourquoi cet observatoire est-il tant
attendu ?
Luís Liberal - L’Observatoire national du
déploiement des BACS est une grille de
lecture, partagée avec les pouvoirs publics
et la chaîne d’acteurs concernés par le
décret BACS, pour mettre en œuvre collectivement
les conditions de succès de la
politique énergétique de la France.
Le bâtiment est un contributeur indispensable
à la réalisation de nos objectifs
nationaux de décarbonation et de souveraineté
énergétique. Le pilotage énergétique
des bâtiments, via les BACS, est
un levier opérationnel majeur de la transition
énergétique, de l’électrification des
usages et de l’équilibre offre-demande
sur le système électrique national. Pas
d’intégration du solaire photovoltaïque,
de déploiement massif de la recharge de
véhicule électrique ou encore des millions
de pompes à chaleur dans les bâtiments
sans pilotage énergétique !
C’est pourquoi les professionnels de la
gestion du bâtiment, de l’immobilier et
du réseau se mobilisent ensemble pour
viser 100 000 bâtiments sobres et flexibles
d’ici 2030 (cf. Baromètre des flexibilités de
consommation).
L’Observatoire permet de suivre quantitativement
et qualitativement la bonne
adoption des prérequis techniques de cette
ambition : un éclairage essentiel tant pour
guider les parties concernées que les politiques
publiques.
Le bâtiment représente 44 % de la
consommation énergétique en France.
100 000 bâtiments tertiaires équipés en
BACS en 2030, c’est 20 % d’économies
d’énergie et une capacité de modulation
sur le système électrique national de 6 GW
(3 à 5 réacteurs nucléaires) !
Quelles sont les principales conclusions
de l’édition 2025 de l’Observatoire
national du déploiement des BACS ?
L. L. - L’Observatoire présente un bilan
en demi-teinte. D’un côté, la filière est
pleinement mobilisée, avec une coordination
inédite entre monde des réseaux, du
pilotage énergétique et de l’immobilier. La
mobilisation observée est en ligne avec les
objectifs des « 100 000 ».
De l’autre côté, le terrain peine à suivre.
Le constat est saisissant : en 2025, seuls
16 % des sites en France sont équipés
de BACS, quand la réglementation en
attend 100 % dès 2027. Le déploiement
reste donc très en deçà des objectifs
fixés, avec un seul point de plus qu’en
2024. L’accélération attendue n’a toujours
Décret BACS et son déploiement
ONDB – Déploiement des BACS
dans les bâtiments de France.
50 %
50%
38 %
40%
32%
25 %
13 %
12 % 12% 12% 13% 13% 14% 14% 15% 16% 17%
19%
25%
18%
20%
21%
22%
0 %
2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028 2029 2030
Continuité
Volontariste PLAN 100.000 BACS
20 j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr
ANALYSE
pas eu lieu. La mise en œuvre du décret
BACS progresse au fil de l’eau, mais sans
véritable passage à l’échelle.
Quels secteurs sont les plus volontaires ?
L. L. - Cette modeste progression est plutôt
tirée par les secteurs des commerces
et bureaux, qui commencent à prendre
conscience d’une part du potentiel d’économie
d’énergie et de réduction de leurs
dépenses énergétiques, et d’autre part des
opportunités de flexibilité rémunérée.
Elle est aussi portée tous secteurs confondus
par les grands bâtiments (hôpitaux,
gares, hypermarchés, grandes tours de
bureaux, etc.) pour lesquels la valeur
ajoutée de la gestion automatisée et centralisée
de l’énergie s’est imposée depuis
des années.
Dans ces grands bâtiments, équipés pour
86 % d’entre eux (+ 2 points en 2025), il
faut noter en 2025 une multiplication
des questionnements, audits des installations
existantes, mises à jour de leur
paramétrage (ou recommissionnement) :
un phénomène encore timide mais prometteur
pour une remise en performance
durable des systèmes déjà en place mais
laissés à l’abandon.
L’édition 2025 met en lumière deux secteurs
représentant ensemble la moitié des
mètres carrés à équiper : l’enseignement et
les commerces. 19 % des commerces sont
équipés de BACS. Ce chiffre cache des
disparités importantes : 69 % des hypermarchés
sont équipés, contre 40 % des
supermarchés et hard discount, 20 % des
commerces d’équipement, et seulement
9 % des petits et moyens commerces alimentaires,
contre 29 % des entrepôts et
plateformes logistiques. Tout cela s’explique,
bien sûr, en termes économiques,
organisationnels, sociaux.
Au-delà des chiffres, l’Observatoire
nous donne des clés d’analyse qualitative
pour étayer l’état des lieux. Concernant
les grands commerces par exemple,
on observe qu’ils sont en général plutôt
enclins à se doter de capacités de pilotage
énergétique, encouragés par la maîtrise
des coûts mais aussi par les réglementations
connexes, relatives au photovoltaïque
et à la recharge de véhicule électrique. Par
ailleurs, alors que les groupes intégrés
ont engagé des stratégies volontaristes de
réduction de leur bilan carbone et d’équipement
en BACS, les réseaux franchisés ou
indépendants (55 %) sont quant à eux un
peu plus longs à mobiliser.
L’analyse complète sera partagée par le
GIMELEC avec les acteurs intéressés, afin
de tirer les principaux enseignements et de
promouvoir ensemble les leviers opérationnels
identifiés.
Cet observatoire est aussi une
référence pour la mise en œuvre
de la politique publique et de ses
ambitions énergétiques. Quel
message la filière souhaite-t-elle faire
passer ?
L. L. - Les ingrédients sont là : une filière
professionnelle en ordre de marche, une
technologie mature, un cadre réglementaire
clair (dispositif écoénergie tertiaire,
décret BACS). Le salon IBS (Intelligent
Building Systems), qui se tiendra les
30 septembre et 1 er octobre prochains à
Paris, en est la vitrine. Il manque encore
une impulsion pour atteindre notre
objectif des 100 000 bâtiments sobres et
flexibles en 2030.
À quelle impulsion pensez-vous ?
L. L. - Les pistes d’accélération sont déjà
bien identifiées : inscrire le Plan des
100 000 BACS dans la Programmation
pluriannuelle de l’énergie (PPE), engager
une dynamique exemplaire sur les
100 millions de mètres carrés de l’État,
les 200 millions de mètres carrés des collectivités
locales ou encore sur les grands
parcs du tertiaire privé, lancer un vaste
programme de formation des acteurs et,
enfin, héberger l’accompagnement depuis
l’audit, le commissioning jusqu’à l’exploitation
et la maintenance des BACS Flex
Ready® dans un programme CEE.
Dans cette perspective, le GIMELEC et
la Smart Buildings Alliance, en lien avec
leurs partenaires de filière, s’apprêtent à
publier tous les référentiels techniques et
organisationnels nécessaires. Une « boîte
à outils » essentielle destinée à guider les
pratiques organisationnelles et contractuelles
sur le terrain, alimenter les
modules de formation et surtout asseoir
un vrai soutien des pouvoirs publics, en
ligne avec les ambitions nationales de
décarbonation et de souveraineté énergétique.
100 %
PLAN 100.000 BACS 2030
Prévisions de l’évolution du taux
d’équipement selon un scénario
de continuité et un scénario de
volontarisme.
75 %
50 %
25 %
0 %
Bureau Hôtel-Restaurant Santé Enseignement Sport-Culture-
Loisir
Commerce
2025 2030 Continuité PLAN 100.000 BACS
Logistique
Transport
© GIMELEC
j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 21
LE DOSSIER SPÉCIAL
25
Maxime Mazel
Directeur Marketing Smart
Building, ABB Electrification
France
27
Antonio Calvo
Directeur du Développement
corporatif, Airzone France
29
Ludovic Bécourt
Directeur B.E.G. France
31
Charles Tabath
Responsable Marketing Produit,
Codra
33
Justin Passaquet
Directeur des Ventes France
et pays francophones,
Distech Controls
35
Cyril Malinvaud
Responsable marché Building
Automation, Hager
37
Rémy Ostermann
Président de KNX France
39
Joanny Turchet
Responsable pôle Marketing
Bâtiments et Infrastructures,
Legrand
41
François Flèche
Responsable Marketing,
ARC Informatique - PcVue
43
Stéphane Marcinak
Président de Sauter
Régulation SAS
45
Nathalie Champeaux
Directrice Marketing Digital
Energy, Schneider Electric
France
47
Ambre Saurat
CEO de Smart & Connective
49
Alexandre Albertini
Directeur France, Softing IT
Networks
51
Nicolas Boyer
Directeur du Développement,
Sylvania Group
53
Frédéric Sobotka
Responsable Commercial,
Thermozyklus
55
Olivier Guérin
Chef de produit Automation,
Wago
LE DOSSIER DU MOIS
56 ÉCONOMIE
CIRCULAIRE
Réemploi des
équipements électriques,
une solution durable
alliant écologie
et économie
© DR
© AdobeStock
22 j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr
PAROLES D’EXPERTS
« L’ENJEU EST DE POUVOIR
INTERVENIR SUR LES
BÂTIMENTS EXISTANTS
AVEC UN MINIMUM
DE PERTURBATIONS, EN
VALORISANT LES ÉQUIPEMENTS
DÉJÀ EN PLACE. »
Ludovic BÉCOURT
Directeur B.E.G. France
Maxime MAZEL
Directeur Marketing Smart Building,
ABB Electrification France
« LES INSTALLATEURS SONT
PARTICULIÈREMENT DEMANDEURS
D’EXPLICATIONS ET DE
CLARIFICATIONS CONCRÈTES SUR
LES IMPLICATIONS DU DÉCRET BACS
ET DU DÉCRET TERTIAIRE. »
« APRÈS L’ARRÊT DES
BONIFICATIONS CEE, LE MARCHÉ
S’EST RECONCENTRÉ AUTOUR
DES ACTEURS HISTORIQUES ET DE
NOUVEAUX ENTRANTS SOLIDES. »
Justin PASSAQUET
Directeur des Ventes France
et pays francophones, Distech Controls
Rémy OSTERMANN
Président de KNX France
« FLEX READY POURRAIT DEVENIR
LE CATALYSEUR QUI MANQUAIT À
LA GÉNÉRALISATION DES SYSTÈMES
DE GESTION TECHNIQUE DES
BÂTIMENTS. »
« L’OBJECTIF DE KNX RESTE CLAIR :
ACCOMPAGNER LA TRANSFORMATION DU
BÂTIMENT EN FRANCE AVEC DES SOLUTIONS
OUVERTES, FIABLES ET PÉRENNES. »
François FLÈCHE
Responsable Marketing,
ARC Informatique - PcVue
« NOUS DEVONS DÉMYSTIFIER LES
SYSTÈMES GTB, ENCORE PERÇUS
COMME COMPLEXES OU COÛTEUX. »
Nathalie CHAMPEAUX Directrice Marketing
Digital Energy, Schneider Electric France
« LA PERFORMANCE DES
INFRASTRUCTURES PASSE AUJOURD’HUI
PAR DES OUTILS PROFESSIONNELS DE
MESURE ET DE CERTIFICATION FIABLES. »
Alexandre ALBERTINI
Directeur France, Softing IT Networks
« LA CONNECTIVITÉ NE DOIT PAS SE LIMITER
À UNE SIMPLE COLLECTE DE DONNÉES,
MAIS PERMETTRE UNE COMMUNICATION
FLUIDE, BIDIRECTIONNELLE ET SÉCURISÉE
ENTRE TOUS LES ÉQUIPEMENTS.»
Frédéric SOBOTKA
Responsable Commercial, Thermozyklus
« NOUS CHERCHONS
UN ÉQUILIBRE ENTRE EFFICACITÉ
ÉNERGÉTIQUE, CONFORT THERMIQUE
ET QUALITÉ DE L’AIR. »
Antonio CALVO
Directeur du Développement
corporatif, Airzone France
« NOUS CONSTATONS QUE CERTAINES
INSTALLATIONS DEVIENNENT OBSOLÈTES
APRÈS QUELQUES ANNÉES D’USAGE, FAUTE
DE SUPERVISION ACTIVE. »
Charles TABATH
Responsable Marketing Produit, Codra
« IL MANQUE DES SOLUTIONS
SIMPLES, ABORDABLES, QUI
S’ADAPTENT À DE PLUS PETITS
BÂTIMENTS SANS FORCÉMENT
BASCULER VERS UNE GTB
COMPLÈTE. »
Joanny TURCHET
Responsable pôle
Marketing Bâtiments et
Infrastructures, Legrand
Cyril MALINVAUD
Responsable marché
Building Automation, Hager
« LA DEMANDE
DES EXPLOITANTS
S’ACCROÎT, PORTÉE PAR
LEURS ENGAGEMENTS
RSE, LA RECHERCHE
DE PERFORMANCE
ÉNERGÉTIQUE,LA GESTION
DES ESPACES ET LA QUALITÉ
DE VIE AU TRAVAIL. »
« SÉCURISER NOS SOLUTIONS EST
UNE CONDITION INDISPENSABLE
POUR ACTIVER D’AUTRES BRIQUES,
COMME LES SERVICES DE FLEXIBILITÉ
ÉNERGÉTIQUE. »
Stéphane MARCINAK
Président de Sauter Régulation SAS
Ambre SAURAT
CEO de Smart & Connective
« DEMAIN, L’ÉCLAIRAGE SERA
UN PIVOT DES DONNÉES DU
BÂTIMENT INTELLIGENT. »
Nicolas BOYER
Directeur du Développement, Sylvania Group
Olivier GUÉRIN Chef de
produit Automation, Wago
« POUR SMART & CONNECTIVE,
L’INNOVATION A DU SENS
UNIQUEMENT SI ELLE CONTRIBUE
À LA SIMPLIFICATION. »
« LE MARCHÉ EST EN ATTENTE
DE SOLUTIONS SIMPLES À DÉPLOYER
ET À MAINTENIR, AFIN DE GARANTIR
LE CONFORT DES OCCUPANTS ET UN
RETOUR SUR INVESTISSEMENT.»
j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 23
. . . . . . . . .
DOSSIER SPÉCIAL IBS
Paroles d’experts
« L’ENJEU EST DE POUVOIR INTERVENIR
SUR LES BÂTIMENTS EXISTANTS AVEC UN
MINIMUM DE PERTURBATIONS, EN VALORISANT
LES ÉQUIPEMENTS DÉJÀ EN PLACE. »
Acteur mondial de l’électrification et de l’automatisation, ABB propose des solutions
pour rendre les bâtiments plus intelligents, sûrs et durables. À l’occasion du salon IBS,
Maxime Mazel, directeur Marketing Smart Building chez ABB Electrification France,
revient sur le déploiement des BACS dans les bâtiments tertiaires et présente les
nouvelles solutions ABB : un Energy Management System, un système de pilotage
du CVC qui allie BACnet et KNX, et des solutions de gestion active des ouvrants pour
favoriser la flexibilité énergétique.
Constatez-vous une accélération
des demandes de vos clients pour installer
des solutions de gestion du bâtiment ?
Maxime Mazel – Les moteurs économiques,
réglementaires et législatifs suscitent des interrogations,
et le déploiement sur le terrain reste en
deçà des attentes fixées par les décrets tertiaire et
BACS. Il y a des demandes, mais encore beaucoup
de flou. Certains présentent la GTB comme
simple et « plug and play », ce que nous nuançons
chez ABB. Une GTB se conçoit, s’analyse et se met
en œuvre avec des partenaires intégrateurs, réels
architectes de l’installation. En tant que fabricant,
nous dépendons aussi de la maîtrise d’ouvrage, de
la maîtrise d’œuvre et des intégrateurs. Le frein
n’est pas tant sur les produits ou sur l’architecture,
mais sur la compréhension et l’accompagnement
des projets. Nous constatons également une
forme d’incertitude liée au contexte politique et
aux investissements. Les enjeux sont bien compris,
les sollicitations réelles, mais le passage à
l’acte reste restreint.
Quelles nouveautés les visiteurs d’IBS
pourront-ils découvrir sur le stand ABB ?
M. M. – Nous mettons l’accent sur l’interopérabilité
et le caractère non intrusif de la GTB, en
réponse au marché et aux besoins exprimés par
nos partenaires. L’enjeu est de pouvoir intervenir
sur les bâtiments existants avec un minimum de
perturbations, en valorisant les équipements déjà
en place, dans une logique de durabilité. Nous
présentons la suite BuildingPro, conçue pour
les bâtiments tertiaires mono ou multisites, qui
permet d’agréger les protocoles existants. Nous
mettrons en avant la suite ClimaEco, une solution
de pilotage du CVC. Elle combine la gestion
de production via BACnet et le pilotage de la dis-
tribution et des équipements terminaux KNX. Le
concept est de faire dialoguer les deux mondes,
sans remplacer l’existant. Enfin, nous dévoilerons
ABB SEMS (Smart Energy Management System),
un système de gestion d’énergie (HEMS)
conçu pour répondre aux enjeux de flexibilité
énergétique du résidentiel. Il collecte les données
de production photovoltaïque, intègre les
signaux réseau et pilote les équipements du foyer
pour favoriser l’autoconsommation. Grâce à une
bibliothèque de 300 produits, ABB Smart EMS
détecte les équipements connectés, les intègre
automatiquement et pilote la consommation de
façon optimisée et transparente.
Comment ABB répond aux enjeux
de flexibilité énergétique au-delà
des obligations réglementaires ?
M. M. – La flexibilité énergétique est un enjeu clé,
au-delà des décrets BACS et tertiaire déjà intégrés.
Il s’agit d’ajuster la consommation en fonction de
la production renouvelable, souvent décalée dans
le temps. ABB répond notamment avec des solutions
comme le pilotage des ouvrants, selon des
prévisions météo et les azimuts solaires. L’objectif
est de moduler les apports thermiques naturels en
amont, pour limiter le recours aux systèmes actifs
comme la climatisation ou le chauffage. Cette
approche repose sur l’expertise industrielle d’ABB
concernant le pilotage des process, où l’anticipation
est déjà utilisée pour la maintenance prédictive. La
cybersécurité est une des conditions essentielles
du développement de la flexibilité électrique. ABB
développe des équipements « secure by design »,
en intégrant par exemple KNX Data Secure dans
tous ses nouveaux produits, et propose une architecture
cloud-to-cloud maîtrisée, sans interaction
directe entre cloud public et appareils.
Maxime
MAZEL
Directeur
Marketing Smart
Building, ABB
Electrification
France
j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 25
. . . . . . . . .
Stand
C2-D1
Gestion unifiée
du génie climatique
Contrôlez tous vos systèmes de chauffage via la même app
et réduisez la consommation énergétique.
Plus de 90 marques
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Programmer et limiter
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Plus d'information
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DOSSIER SPÉCIAL IBS
Paroles d’experts
« NOUS CHERCHONS UN ÉQUILIBRE
ENTRE EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE,
CONFORT THERMIQUE ET QUALITÉ DE L’AIR. »
Airzone est un acteur spécialisé dans les solutions de régulation CVC, au croisement
de la gestion technique du bâtiment (GTB) et du confort des occupants. Antonio
Calvo, directeur du développement France chez Airzone, revient sur la dynamique du
marché, les nouveautés dévoilées sur le salon IBS, à l’image de Aidoo Pro Hub ou du
AirQ Sensor, et aborde les principaux enjeux stratégiques du fabricant, entre qualité
d’air intérieur, bien-être des occupants et flexibilité énergétique.
Quelle est votre vision sur le dynamisme
du marché ?
Antonio Calvo - Le marché de la GTB est actuellement
dans une phase très positive. Il a connu
une très forte accélération de 2023 à 2025,
notamment portée par les réglementations, et en
particulier par les décrets BACS et tertiaire, qui
ont poussé les propriétaires de bâtiments à s’intéresser
à ces solutions. Pourtant, le parc installé
reste encore très faible. Il est aujourd’hui estimé
à moins de 10 % des bâtiments concernés. Cela
montre un potentiel de progression considérable.
Chez Airzone, nous avons constaté une croissance
marquée sur notre gamme Aidoo, dédiée à
l’intégration des systèmes de climatisation dans la
GTB. En 2024, les ventes ont doublé par rapport
à 2023, et la France est devenue notre premier
marché pour cette solution. En 2025, la dynamique
reste forte chez Airzone, avec une progression
d’environ 35 % sur le premier semestre.
Cette tendance s’explique par la généralisation de
la climatisation dans les bâtiments tertiaires et le
besoin croissant de solutions compatibles GTB.
Airzone est positionné sur cette double convergence
technique.
Quelles solutions présentez-vous
sur le salon IBS ?
A. C. - Sur IBS, nous présentons deux innovations
majeures. D’abord, Aidoo Pro Hub,
qui représente une déclinaison filaire de notre
gamme Aidoo. Initialement basée sur le Wi-Fi
ou d’autres technologies sans fil, la gamme s’élargit
désormais avec un port Ethernet RJ45. Cela
répond à une forte demande du marché pour des
connexions plus stables et sécurisées. Ensuite,
nous dévoilons le AirQ Sensor, un capteur de
qualité d’air intérieur qui mesure en temps réel
le CO₂, les COV, les particules fines et l’humidité
relative. Mais surtout, il agit en pilotant la VMC
uniquement lorsque c’est nécessaire. Cela permet
de réduire la consommation énergétique inutile
en hiver, par exemple, en évitant d’introduire
de l’air froid à chauffer. L’utilisateur visualise en
un coup d’œil la qualité de l’air via un affichage
par couleurs. Comme nos autres produits, AirQ
Sensor est pilotable via Airzone Cloud ou interfaçable
avec une GTB tierce, grâce à notre ouverture
aux protocoles standards.
Quels sont les enjeux autour de la qualité
de l'air et de la flexibilité énergétique,
chères à Airzone ?
A. C. - L’objectif de réduire la consommation
énergétique des bâtiments pour répondre au défi
climatique, en reléguant le confort au second
plan, a conduit au développement du syndrome
du bâtiment malsain. Chez Airzone, nous cherchons
un équilibre entre efficacité énergétique,
confort thermique et qualité de l’air. Nos capteurs
et nos systèmes de pilotage permettent
d’agir précisément sur ces paramètres. Un autre
enjeu est la flexibilité énergétique. La transition
vers un modèle 100 % électrique – pompes à
chaleur, mobilité électrique – alourdit le réseau.
Pour éviter les déséquilibres entre production et
consommation, il faut pouvoir piloter intelligemment
les équipements CVC. Airzone propose des
outils qui permettent d’ajuster la température
de consigne, et d’allumer ou d’éteindre au bon
moment. Pour faire une analogie, nous transformons
ainsi les bâtiments en véritables batteries
thermiques. Notre approche ouverte favorise
l’interopérabilité avec tous les partenaires du
secteur. C’est cette combinaison entre confort,
sobriété et intelligence du pilotage qui guidera
notre stratégie dans les années à venir. C’est ce
que nous construisons chez Airzone avec l’ensemble
de notre gamme de solutions connectées,
efficaces et interopérables.
Antonio
CALVO
Directeur du
Développement
corporatif,
Airzone France
j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 27
. . . . . . . . .
Stand
D5
DOSSIER SPÉCIAL IBS
Paroles d’experts
« LES INSTALLATEURS SONT
PARTICULIÈREMENT DEMANDEURS
D’EXPLICATIONS ET DE CLARIFICATIONS
CONCRÈTES SUR LES IMPLICATIONS DU
DÉCRET BACS ET DU DÉCRET TERTIAIRE. »
Spécialiste allemand de la détection de présence et des systèmes intelligents
de gestion du bâtiment, B.E.G. Brück Electronic GmbH conçoit des solutions
d’automatisation axées sur l’efficacité énergétique, le confort des utilisateurs et la
durabilité. Ludovic Bécourt, directeur de B.E.G. France, décrypte l’évolution des attentes
du marché face aux décrets BACS et tertiaire. Il revient sur l’offre présentée au salon IBS,
et lève le voile sur une solution innovante de gestion de l’éclairage.
Constatez-vous une accélération
des demandes de vos clients pour installer
des solutions de gestion du bâtiment ?
Ludovic Bécourt – Il y a effectivement une augmentation
significative du nombre de demandes,
notamment de la part des installateurs engagés
dans des projets de supervision et de gestion de
l’occupation au sein des bâtiments. Les installateurs
sont particulièrement demandeurs d’explications
et de clarifications concrètes sur les
implications du décret BACS et du décret tertiaire,
désormais en vigueur. Le premier impose l’installation
de systèmes d’automatisation et de contrôle
pour les bâtiments tertiaires dont les systèmes de
chauffage et de climatisation dépassent une certaine
puissance – 290 kW en 2025 et 70 kW en
2027 –, tandis que le second fixe des objectifs de
réduction progressive des consommations énergétiques
pour les bâtiments tertiaires de plus de
1 000 m², à travers un calendrier progressif – 40 %
de réduction en 2030, puis 50 % pour 2040 et,
enfin, une réduction de 60 % pour l’année 2050.
Dans les deux cas, ces textes incitent fortement
à équiper les bâtiments d’outils de pilotage, de
mesure et de suivi des performances, ce qui génère
un besoin accru en solutions techniques adaptées.
Par conséquent, chez B.E.G., nous sommes
de plus en plus sollicités pour intervenir sur des
problématiques de gestion globale des bâtiments.
Cette évolution nous amène naturellement à aborder
des thématiques liées à la GTB (gestion technique
du bâtiment), qui devient aujourd’hui un fil
conducteur incontournable des projets neufs ou
déjà existants. Une tendance de fond qui confirme
la montée en puissance de l’automatisation des
bâtiments, devenant ainsi une réponse concrète
aux nouveaux enjeux de performance énergétique
et environnementaux.
Quelle solution présentez-vous sur le salon IBS ?
L. B. – À l’occasion du salon IBS, nous présentons
nos différentes solutions autour de la gestion intelligente
du bâtiment, de l’occupation de chaque
espace et de la supervision, dans une logique d’efficacité
énergétique, de confort des utilisateurs et
de durabilité des bâtiments à long terme. Notre
offre s’articule autour de plusieurs technologies
complémentaires et éprouvées dédiées à la gestion
du bâtiment et à la supervision de tous les espaces.
Nous proposons notamment des solutions KNX
pour le pilotage fin et l’automatisation des installations
techniques, des solutions DALI BMS pour
une gestion précise, souple et centralisée de l’éclairage,
ainsi que des solutions DALI-SYS, conçues
pour assurer une remontée fluide, normalisée et
sécurisée des données via le protocole BACnet,
garantissant ainsi l’interopérabilité avec d’autres
protocoles de communication et de nombreux
systèmes tiers déjà mis en place dans les bâtiments.
Quelles sont les prochaines étapes
de votre feuille de route technologique
pour accompagner la transition numérique
et énergétique du bâtiment ?
L. B. – Nous allons profiter du salon pour présenter
en avant-première notre future solution Luxomesh R,
dont la sortie est prévue en 2026. Développée en partenariat
avec Silvair, cette innovation s’appuie sur la
technologie Bluetooth pour proposer une nouvelle
approche de la gestion d’éclairage connectée, simple à
mettre en œuvre, évolutive et performante sur le plan
énergétique. Une promesse d’innovation qui s’inscrit
dans une stratégie plus large : accompagner le marché
dans sa transition numérique et énergétique, tout
en maintenant un haut niveau d’exigence en termes
de simplicité d’usage, de confort des utilisateurs et de
fiabilité des installations.
Ludovic
BÉCOURT
Directeur
B.E.G. France
j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 29
. . . . . . . . .
Stand
B14-C13
Comment assurer le pilotage énergétique
de vos bâtiments tertiaires ?
CODRA propose la plateforme Panorama Suite pour superviser
et optimiser les consommations de vos bâtiments
Décret
BACS
S’interfacer avec les différents systèmes techniques et métiers
Suivre et analyser les données énergétiques
Ajuster en temps réel la consommation des bâtiments
Détecter les anomalies et alerter les exploitants
Installer une GTB/GTC Panorama, c’est optimiser
les performances énergétiques de vos installations.
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DOSSIER SPÉCIAL IBS
Paroles d’experts
« NOUS CONSTATONS QUE CERTAINES
INSTALLATIONS DEVIENNENT OBSOLÈTES
APRÈS QUELQUES ANNÉES D’USAGE, FAUTE
DE SUPERVISION ACTIVE. »
Codra, éditeur français de logiciels de supervision, développe la plateforme
Panorama, utilisée dans tout type d’infrastructures : bâtiment tertiaire, usine, station
d’épuration, etc. Cette suite logicielle permet une gestion globale du bâtiment pour les
propriétaires et exploitants, mais aussi pour les usagers. Charles Tabath, responsable
Marketing Produit chez Codra, analyse les effets des décrets tertiaire et BACS sur le
marché, détaille les innovations de la suite Panorama 2025 et aborde l’évolution des
usages des outils SCADA, désormais pensés pour une gestion plus ouverte du bâtiment,
entre supervision, pilotage énergétique, ergonomie, cybersécurité et hypervision.
Quel est votre ressenti sur l’état du marché ?
Charles Tabath - Il y a une dynamique portée par
les décrets tertiaire et BACS, qui ont largement
engagé les entreprises dans l’équipement de leurs
bâtiments. Aujourd’hui, beaucoup disposent de
nombreux équipements physiques. En revanche,
il leur manque souvent des outils logiciels adaptés
pour valoriser ces équipements. Nous constatons
que certaines installations deviennent
obsolètes après quelques années d’usage, faute
de supervision active. Ce besoin touche tous les
secteurs. Nous intervenons autant sur des tours
de 30 étages que sur des bâtiments de plus petite
échelle (écoles, grands magasins). Cette généralisation
confirme que le pilotage énergétique est
devenu une priorité partagée par l’ensemble des
acteurs du bâtiment.
Quelles solutions présentez-vous sur IBS ?
C. T. - Nous présentons la suite Panorama, plateforme
de supervision composée de trois modules :
Panorama E2 (SCADA), Panorama H2 (Historian)
et Panorama COM (communication). Ces
outils permettent de superviser les équipements,
suivre les consommations en temps réel et produire
des rapports détaillés. L’objectif est de piloter
efficacement l’énergie, Panorama Suite 2025,
notre nouvelle version, marque la fin d’un cycle
de développement et intègre des évolutions
majeures dans plusieurs domaines : convergence
IT/OT, cybersécurité, développement applicatif,
UI/UX design, interopérabilité.
Comment évoluent les usages
des outils SCADA ?
C. T. - Le SCADA est en pleine transformation.
Ce n’est plus un outil réservé aux opérateurs tech-
niques. Il devient un levier de valorisation pour
les gestionnaires et les propriétaires. Les usagers
du bâtiment peuvent aussi l’utiliser (réservation
de salles, bornes de recharge, température des
bureaux, etc.). Grâce à une gestion fine des droits
d’accès utilisateurs, chaque profil accède uniquement
aux fonctions qui le concernent. Cette
ouverture permet d’impliquer davantage l’ensemble
des acteurs du bâtiment, mais toujours
de manière sécurisée. Panorama s’adapte aussi à
la gestion de plusieurs sites grâce à notre technologie
Edge to Service. Elle permet de piloter
plusieurs sites, pour mettre en place une hypervision.
Enfin, nous participons aux réflexions
menées avec la Smart Building Alliance sur la
place du SCADA dans le pilotage énergétique.
Notre conviction : il est possible de faire plus avec
l’existant, sans forcément ajouter des couches
complexes. Bien utilisé, un SCADA peut devenir
un véritable outil de service pour le bâtiment.
Et l’IA dans tout ça ?
C. T. - L’intelligence artificielle s’impose comme
un levier stratégique pour les plateformes de
supervision, car elle va permettre d’améliorer la
performance, la sécurité et la résilience des systèmes
de nos clients. Chez Codra, nous travaillons
à l’intégration des fonctions d’IA dans Panorama,
sur principalement 4 sujets : la détection
proactive des anomalies, l’optimisation énergétique
intelligente, l’interprétation sémantique des
alarmes, et les interfaces opérateur augmentées.
Les résultats sont déjà concrets : notre portail
client intègre un chatbot technique depuis la
fin du mois d’août. Début 2026, Panorama disposera
d’une fonction d’analyse prédictive des
variables.
Charles
TABATH
Responsable
Marketing Produit,
Codra
j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 31
. . . . . . . . .
Stand
F4
TRANSFORMER LES ESPACES
DE DEMAIN, PLUS INTELLIGENTS,
PLUS SÛRS ET DURABLES
Distech Controls permet aux bâtiments
connectés de communiquer avec leurs
occupants grâce à des solutions basées
sur des technologies avancées. Avec
vous, nous concevons des solutions
innovantes afin d’améliorer le bien-être,
la gestion des espaces et l’efficacité
énergétique des bâtiments. L’ouverture
et la pérennité de nos solutions assurent
une performance durable tout en s’intégrant
facilement à d’autres systèmes
pour une optimisation des opérations.
CÉLÉBRONS 30 ANS À BÂTIR
DES SOLUTIONS INNOVANTES
Une société du groupe Acuity
www.distech-controls.com
DOSSIER SPÉCIAL IBS
Paroles d’experts
« APRÈS L’ARRÊT DES BONIFICATIONS CEE,
LE MARCHÉ S’EST RECONCENTRÉ AUTOUR
DES ACTEURS HISTORIQUES ET DE NOUVEAUX
ENTRANTS SOLIDES. »
Distech Controls, fabricant de solutions innovantes pour les bâtiments intelligents,
accompagne les acteurs du bâtiment vers plus d’efficacité énergétique, de
connectivité et de conformité réglementaire. Cette année marque un tournant pour
l’entreprise canadienne, qui célébrera ses 30 ans lors d’un événement, organisé
en marge du salon IBS. Justin Passaquet, directeur des ventes France et pays
francophones, décrypte les tendances portées par les décrets BACS et tertiaire,
présente les dernières innovations, des contrôleurs à la cybersécurité, en passant
par les technologies sans fil, et revient sur la stratégie de Distech Controls en France
comme à l’international.
Constatez-vous une accélération
des demandes ?
Justin Passaquet - Le marché de la GTB reste
soutenu. Il résiste mieux que l’immobilier de
bureaux et le bâtiment, globalement en crise.
Cette résilience s’explique en grande partie par
la réglementation. Longtemps peu encadré, le
secteur s’est structuré avec les décrets BACS et
tertiaire, très attendus par les acteurs. Sans eux,
la croissance serait aujourd’hui faible, voire
négative. Ces textes donnent une feuille de
route claire jusqu’en 2030, avec des jalons posés
dès 2025 et 2027. Nous sommes sur un marché
très technique, qui a vu arriver ces dernières
années de nouveaux entrants, souvent moins
spécialistes que les acteurs historiques. Après
l’arrêt des bonifications CEE, le marché s’est
reconcentré autour des acteurs historiques et de
nouveaux entrants solides. Malgré un contexte
bâtiment tendu, l’activité GTB se maintient à un
bon niveau.
Quelles solutions présentez-vous
sur le salon IBS ?
J. P. - Nous mettons en avant une offre renforcée,
plus mûre qu’en 2024. Plusieurs avant-premières
de l’an dernier deviennent réalité, comme notre
capteur de comptage de personnes Resense Move,
désormais disponible, en démonstration sur le
stand, avec les premiers retours clients. Même
chose pour Eclypse Facilities, notre OS bâtiment,
qui poursuit son déploiement. Nous complétons
aussi notre gamme de contrôleurs Eclypse : après
les 400 et 600, place aux 100, 200 et 300, pensés
pour les petites et moyennes installations techniques
(chaufferies, CTA, etc.). C’est un jalon
important pour couvrir tout le spectre GTB, du
terminal aux équipements les plus complexes.
Autre nouveauté : une gamme d’écrans, plus performante,
plus interactive, et avec des formats
élargis (10, 15 et 21 pouces) pour répondre aux
attentes du marché et à la puissance croissante de
nos contrôleurs. Enfin, 2025 marque les 30 ans
de Distech Controls. Nous célébrons cet anniversaire
avec une frise historique sur le stand, et un
grand événement festif pendant le salon. L’occasion
de revenir sur notre croissance, en particulier
en France, et de partager une autre facette de
l’entreprise.
Comment évolue votre stratégie
d’innovation ?
J. P. - Après avoir priorisé la production pendant
la pandémie, en retravaillant nos cartes électroniques
pour garantir des délais de livraison
courts, nous avons relancé un cycle d’innovation
soutenu. Nous avons lancé Eclypse Facilities,
un nouvel OS rétrocompatible, déployé sur
nos contrôleurs existants. La plateforme intègre
désormais BACnet/SC et des fonctionnalités liées
à la norme 802.1X, indispensables pour les secteurs
banque et assurance, qui exigent une GTB
sur IP totalement sécurisée. Nous intégrons aussi
les protocoles sans fil comme LoRa et EnOcean,
pour adapter nos solutions à différents types de
bâtiments. L’ouverture technologique favorise
l’évolutivité, réduit les coûts de déploiement et
accélère l’intégration dans les architectures existantes.
L’enjeu : proposer une GTB modulaire,
interopérable et sécurisée, qui simplifie l’exploitation,
améliore l’efficacité énergétique et soutient
les objectifs environnementaux.
Justin
PASSAQUET
Directeur
des Ventes
France et pays
francophones,
Distech Controls
j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 33
. . . . . . . . .
Stand
B1
DOSSIER SPÉCIAL IBS
Paroles d’experts
« IL MANQUE DES SOLUTIONS SIMPLES,
ABORDABLES, QUI S’ADAPTENT À DE
PLUS PETITS BÂTIMENTS SANS FORCÉMENT
BASCULER VERS UNE GTB COMPLÈTE. »
Spécialiste des installations électriques et des solutions de gestion du bâtiment,
Hager accompagne la transition énergétique et numérique des bâtiments tertiaires
avec des solutions adaptées aux différents besoins. Cyril Malinvaud, responsable
marché Building Automation, revient sur les attentes du marché, l’éventail de solutions
proposées par Hager, et l’intérêt du protocole KNX, notamment pour les projets de
rénovation.
Comment analysez-vous la dynamique
actuelle autour de la GTB ?
Cyril Malinvaud – Nous observons un intérêt
croissant, en partie grâce à la communication
des filières professionnelles. Les maîtres d’ouvrage
s’interrogent sur les obligations à venir.
Mais sur le terrain, nous constatons un blocage,
notamment parce que les solutions proposées
sont souvent surdimensionnées par rapport aux
besoins réels. Ce sont des offres classiques de
GTB, coûteuses et complexes, qui freinent l’engagement.
Il manque des solutions simples, abordables,
qui s’adaptent à de plus petits bâtiments
sans forcément basculer vers une GTB complète.
Les demandes sont longues à se concrétiser, les
investissements s’étalent, et seuls les grands bâtiments
s’équipent réellement. Les petits maîtres
d’ouvrage hésitent, notamment à cause d’une
perception faussée par un discours centré sur des
systèmes lourds. Le marché attend des solutions
de type « GTB light ».
Que présentez-vous cette année sur IBS
pour répondre à ces attentes ?
C. M. – Nous proposons un éventail complet de
solutions pour répondre au décret tertiaire, au
décret BACS et à la loi LOM, du petit au grand
tertiaire, avec des réponses adaptées à chaque
cas, en achat ou en mode serviciel. Pour le petit
tertiaire, domovea constitue une solution simple,
intégrée au bâti, sans cloud ni abonnement. Elle
fonctionne en local, ce qui réduit les coûts. Nous
présentons également agardio.manager, un EMS
– Energy Management System – léger pour se
conformer aux décrets tertiaire et BACS. Pour
les projets multisites ou complexes, nous nous
appuyons sur les expertises d’Advizeo et d’Eficia,
deux entités du groupe Hager. Advizeo accompagne
les grands projets tertiaires traditionnels,
tandis qu’Eficia cible les grands bâtiments
comme les centres commerciaux ou plateformes
logistiques. Ces deux offres fonctionnent sur un
modèle entièrement serviciel. Pour la loi LOM
(loi d’orientation des mobilités), nos serveurs
LLM et Flow assurent une gestion locale des
bornes de recharge. Flow, limité à 8 bornes, est
adapté aux petits bâtiments, alors que LLM cible
les installations plus importantes et structurées
jusqu’à 40 bornes. Ces systèmes gèrent les accès,
la refacturation, et peuvent être interopérés avec
domovea et agardio.manager. Cela permet une
architecture cohérente et modulaire, adaptée à
chaque bâtiment. Enfin, nous présenterons aussi
des nouveautés pour faciliter l’installation des
systèmes répondant au décret BACS, avec une
configuration simplifiée, en mode ETS ou Easy,
selon le niveau de compétence de l’installateur.
Quelle place occupe aujourd’hui le protocole
KNX dans cette stratégie ?
C. M. – Hager est membre fondateur et toujours
très actif dans l’écosystème KNX. C’est un protocole
pertinent dans le tertiaire, notamment pour
la fiabilité, la stabilité et l’interopérabilité qu’il
garantit. Il facilite aussi l’intégration des différents
lots techniques du bâtiment. Côté installation,
KNX est adapté aux projets de rénovation
grâce à son bus deux fils, facile à passer dans
les faux plafonds et autoalimenté. Cela simplifie
grandement le câblage et les modifications
futures. KNX peut aussi faire le lien avec d’autres
protocoles, comme Modbus ou BACnet, via des
passerelles. C’est une vraie colonne vertébrale
technique. En complément, nous sommes centre
de formation agréé KNX. Notre objectif est d’aider
les professionnels à monter en compétence,
qu’ils interviennent sur des projets simples ou
complexes. La complexité des bâtiments ne cesse
de croître et il est essentiel de proposer des solutions
évolutives, compatibles, et accessibles.
Cyril
MALINVAUD
Responsable
marché Building
Automation,
Hager
j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 35
. . . . . . . . .
Stand
E2-F1
DOSSIER SPÉCIAL IBS
Paroles d’experts
« L’OBJECTIF DE KNX RESTE CLAIR :
ACCOMPAGNER LA TRANSFORMATION DU
BÂTIMENT EN FRANCE AVEC DES SOLUTIONS
OUVERTES, FIABLES ET PÉRENNES. »
L’association KNX France, représentante du standard mondial interopérable de
communication pour la gestion technique des bâtiments, s’inscrit dans un marché en
transformation, à la fois numérique et énergétique. Le 10 juillet dernier, l’association a
renouvelé son bureau avec de nouveaux entrants, pour adapter sa structure et son
fonctionnement aux besoins du marché. Rémy Ostermann, président de l’association
et représentant de Schneider Electric, revient sur l’état du marché, les réponses
concrètes qu’apporte le standard KNX face aux enjeux actuels, ainsi que sur les
orientations du nouveau bureau.
Quelle est votre appréciation actuelle du
marché des solutions de gestion du bâtiment ?
Rémy Ostermann – Le marché des solutions de
gestion du bâtiment progresse, avec une croissance
estimée entre 10 et 15 %, portée par la transition
énergétique et les obligations réglementaires. Le
décret tertiaire et le décret BACS en sont les principaux
moteurs. Toutefois, la mise en conformité
reste lente : à peine 15 % des bâtiments étaient
équipés en 2024, contre 12 % en 2022. Un certain
attentisme persiste, notamment face aux incertitudes
réglementaires. Parallèlement, l’automatisation
des bâtiments progresse, notamment via des
solutions connectées et des plateformes de gestion
multisites. Les objets connectés (IoT) ou le BIM
gagnent également en importance. KNX s’inscrit
dans cette dynamique d’intégration des systèmes
pour réduire les consommations et optimiser la
performance opérationnelle.
Comment les solutions KNX permettent-elles
de répondre aux enjeux du marché ?
R. O. – KNX repose sur un standard ouvert,
mondial et normalisé (ISO/IEC 14543), garantissant
interopérabilité, évolutivité et cybersécurité.
Il fédère plus de 500 fabricants dans le
monde. Son architecture décentralisée facilite
la conception modulaire et extensible, selon les
besoins et les budgets disponibles. KNX propose
des solutions hybrides avec des architectures sur
IP, bus filaire ou en radio. Le logiciel unique ETS
et indépendant de tout constructeur simplifie le
paramétrage et il est maîtrisé par les intégrateurs
formés qui accompagnent les acteurs de la filière,
de la conception à la maintenance, en passant par
le paramétrage des installations. Côté cybersécurité,
les deux niveaux des produits KNX Secure
– IP Secure et Data Secure – protègent les instal-
lations. Un outil en ligne, le KNX Security Check,
permet d’évaluer le niveau de sécurité d’une installation
KNX. C’est essentiel pour garantir la
continuité de service, en particulier dans les bâtiments
critiques comme les hôpitaux ou les plateformes
logistiques, mais aussi dans le tertiaire.
Enfin, l’interopérabilité, via des interfaces ou
des contrôleurs avec d’autres protocoles, comme
BACnet, renforce la robustesse et la cohérence
des systèmes.
Le bureau de KNX France a été renouvelé.
Quelles sont ses orientations ?
R. O. – Le bureau élu le 10 juillet dernier compte
désormais 7 membres, représentant l’ensemble
de l’écosystème : fabricants, distributeurs, formateurs
et intégrateurs. À l’issue des votes, je
conserve le rôle de président de l’association,
Yann Plévin (Siemens) a été élu vice-président,
et François Jouffrault (Rexel) trésorier. Le bureau
intègre également Cyril Malinvaud (Hager) pour
le collège Marketing, François Meyer (MF) pour
le collège Formation et Marie-Pierre Poinsard
(SBS Domotique) en tant que représentante du
collège Intégrateurs KNX France. L’objectif est
de continuer à structurer l’écosystème, renforcer
la visibilité de KNX et faciliter son adoption en
France. Cela passe par une approche de sensibilisation
auprès des clients finaux et exploitants
ainsi que par l’accompagnement des bureaux
d’études et des metteurs en œuvre, au travers de
la formation, et la valorisation de la complémentarité
entre acteurs. Une réunion stratégique s’est
tenue fin août pour fixer les priorités marketing
et opérationnelles. L’objectif de KNX reste clair :
accompagner la transformation du bâtiment en
France avec des solutions ouvertes, fiables et
pérennes.
Rémy
OSTERMANN
Président
de KNX France
j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 37
. . . . . . . . .
Stand
B05
WEOZ
Le gestionnaire de bâtiment intelligent
Optimiser
l’efficacité
énergétique
Améliorer
le confort
des occupants
Le système WEOZ permet de collecter
des données pertinentes et exploitables
pour chaque espace. Intéropérable avec
les spécialistes de la gestion du bâtiment,
il vous permet d’optimiser l’efficacité
énergétique de tous vos sites.
Être en conformité
avec les nouvelles
réglementations
environnementales
et décrets
en vigueur
Réduire
l’empreinte
carbone
du bâtiment
Réduire
vos coûts
opérationnels
DOSSIER SPÉCIAL IBS
Paroles d’experts
« LA DEMANDE DES EXPLOITANTS
S’ACCROÎT, PORTÉE PAR LEURS
ENGAGEMENTS RSE, LA RECHERCHE
DE PERFORMANCE ÉNERGÉTIQUE,
LA GESTION DES ESPACES ET LA QUALITÉ
DE VIE AU TRAVAIL. »
Seuls 15 % des bâtiments tertiaires français sont aujourd’hui équipés de GTB, avec de
fortes disparités : près de 80 % pour les surfaces de plus de 20 000 m², mais seulement
10 % pour celles comprises entre 1 000 et 2 000 m². Dans ce contexte, Joanny Turchet,
responsable du pôle marketing Bâtiments et Infrastructures chez Legrand, décrypte
les perspectives du marché et présente Weoz et Light Up, deux solutions conçues pour
allier performance énergétique, qualité de vie au travail et gestion des espaces, tout
en confortant le positionnement de Legrand dans la transition énergétique.
Quelle est votre appréciation du dynamisme
du marché des solutions de gestion du
bâtiment ?
Joanny Turchet - Le marché progresse, en
contraste avec la morosité générale du secteur.
Cette dynamique repose sur deux leviers. D’abord,
le cadre réglementaire : le décret tertiaire impose
des résultats en matière de consommation énergétique,
tandis que le décret BACS rend obligatoire
l’installation de GTB, désormais étendue aux
bâtiments existants de plus de 290 kW dès cette
année, puis de plus de 70 kW en 2027, ce qui ouvre
un gisement important, y compris pour des surfaces
inférieures à 1 000 m². Ensuite, la demande
des exploitants s’accroît, portée par leurs engagements
RSE, la recherche d’efficacité énergétique, la
gestion des espaces et la qualité de vie au travail.
Aujourd’hui, environ 15 % du parc est équipé, avec
de fortes disparités : près de 80 % pour les bâtiments
de plus de 20 000 m², mais seulement 10 %
pour ceux de 1 000 à 2 000 m², qui représentent la
majorité du parc. Les secteurs santé et transports
sont plus avancés que l’hôtellerie-restauration ou
les loisirs. La marge de progression est donc significative,
à condition de renforcer l’accompagnement
et la formation, car une part importante des
GTB installées reste encore sous-exploitée.
Quelles solutions présentez-vous sur le salon
IBS ?
J. T. - Au salon IBS, Legrand présente Weoz, une
GTB conçue pour l’existant et les bâtiments de
petite à moyenne taille. Lancée en début d’année,
elle simplifie la mise en conformité avec le
décret BACS et optimise la performance énergétique.
Multiprotocole (Modbus, Zigbee, Z-Wave)
et interopérable, elle gère jusqu’à 20 équipements
IoT et 100 points Modbus par Aera Manager et est
particulièrement adaptée au multisite. Ses atouts :
simplicité d’installation et d’utilisation, solution
économique pour les surfaces de 1 000 à 3 000 m²,
tableaux de bord intuitifs et cybersécurité intégrée.
Legrand présente également la solution
Light Up, une gamme de détecteurs intelligents
combinant gestion de l’éclairage, suivi de la qualité
de l’air et mesure d’occupation. Utilisable seule
ou avec Weoz, elle renforce le confort des usagers
et la gestion des espaces pour les propriétaires et
exploitants. Ces solutions confirment la volonté
de Legrand de répondre aux besoins du petit et
moyen tertiaire.
Comment Legrand traduit-il concrètement
son approche de l’innovation dans ses
dernières solutions ?
J. T. - Chez Legrand, l’innovation est au cœur de
notre croissance et s’appuie sur la R&D, les acquisitions
ciblées ainsi que les partenariats technologiques.
Cette démarche nous permet de rester
connectés aux besoins des professionnels et des
utilisateurs finaux. Avec des solutions comme
Weoz et Light Up, nous répondons aux trois
grands enjeux du bâtiment : performance énergétique,
qualité de vie au travail et gestion des
espaces. Concrètement, nos offres sont interopérables
et multiprotocole (Z-Wave, Zigbee, Modbus,
Wi-Fi, Ethernet), flexibles avec le pilotage
multiposte et multisite, sécurisées via une architecture
conforme aux standards de cybersécurité,
et centrées sur l’expérience utilisateur, avec des
interfaces intuitives et des données accessibles en
temps réel.
Joanny
TURCHET
Responsable pôle
Marketing Bâtiments
et Infrastructures,
Legrand
j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 39
. . . . . . . . .
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DOSSIER SPÉCIAL IBS
Paroles d’experts
« FLEX READY POURRAIT DEVENIR
LE CATALYSEUR QUI MANQUAIT À LA
GÉNÉRALISATION DES SYSTÈMES DE GESTION
TECHNIQUE DES BÂTIMENTS. »
Depuis plus de 40 ans, ARC Informatique, éditeur de la plateforme PcVue, conçoit
des solutions de supervision pour les bâtiments, les transports et l’énergie. Face aux
objectifs de décarbonation et aux obligations réglementaires, l’entreprise s’engage
dans la transformation des bâtiments tertiaires, en mettant l’accent sur la digitalisation,
la flexibilité énergétique et la cybersécurité. François Flèche analyse le faible taux
d’intégration des BACS (Building Automation Control Systems), les dernières solutions
proposées par PcVue et les perspectives de la flexibilité pour atteindre les objectifs.
Les décrets BACS et tertiaire structurent
les attentes en matière d’automatisation.
Pourquoi leur application reste-t-elle en
retrait ?
François Flèche – Ces textes ont apporté un
cadre structurant, mais leur impact reste limité.
D’après un rapport du Gimelec, seuls 15 % des
bâtiments sont aujourd’hui équipés, alors que
100 000 sont visés d’ici à 2030. Plusieurs facteurs
expliquent cette lente adoption. Le premier est
l’absence de contrainte réelle : les textes s’appuient
surtout sur des incitations, sans imposer de sanctions
claires. Ensuite, les coûts perçus comme
élevés freinent les maîtres d’ouvrage, notamment
pour les bâtiments de taille intermédiaire. Enfin,
beaucoup d’acteurs manquent d’information sur
les bénéfices concrets d’un BACS ou sur les aides
mobilisables. Ces systèmes permettent de maintenir
un bon niveau de performances et d’assurer
la continuité de service tout en réduisant les
coûts opérationnels. Mais pour enclencher une
dynamique à grande échelle, il faut accompagner
davantage les décideurs, promoteurs, exploitants
et collectivités, en leur apportant des solutions
simples, démontrées, et compatibles avec leurs
contraintes opérationnelles.
Quelles solutions mettez-vous en avant
sur le salon IBS ?
F. F. – Nous agissons sur trois axes : l’analyse,
l’optimisation et la cybersécurité. Notre solution,
c’est d’abord la puissance de l’analyse. Le
logiciel EmVue, intégré à la plateforme PcVue,
centralise en temps réel les données issues de
tous types de compteurs – gaz, électricité, eau…
Facile à déployer, il génère automatiquement des
tableaux de bord clairs et accessibles, permettant
aux exploitants de repérer immédiatement toute
dérive de consommation. Mais nous allons plus
loin avec l’optimisation. Nous avons intégré des
Smart Bots dans PcVue qui croisent les données
énergétiques d’EmVue avec la météo, les signaux
des opérateurs ou les prévisions tarifaires. Grâce à
des modèles de prédiction basés sur l’IA, ils anticipent
les pics et ajustent en continu le fonctionnement
des équipements. La sécurité est au cœur de
notre approche. PcVue intègre les fonctionnalités
requises pour répondre aux exigences de sécurité
IEC 62443 pour les opérations, CSPN pour les
produits et permet à l’utilisateur le respect de la
directive NIS2 qui vise une sécurité globale. ARC
Informatique est également certifiée ISO 27001
pour la sécurité de ses systèmes informatiques.
La flexibilité peut-elle contribuer à relancer
l’intérêt pour les BACS ?
F. F. – La flexibilité consiste à adapter les consommations
des bâtiments aux signaux du réseau ou
à la disponibilité des énergies. C’est exactement
l’ambition du cadre de référence Flex Ready,
porté par Think Smartgrids, le Gimelec, la SBA,
Enedis, RTE, ainsi que des fournisseurs et agrégateurs
d’énergie et auquel PcVue participe activement.
Flex Ready agit comme le catalyseur
qui manquait à la généralisation des systèmes de
gestion technique des bâtiments. La flexibilité
implique de connecter l’ensemble des sources
d’énergie disponibles (réseau, photovoltaïques,
batteries…) pour analyser et optimiser les
consommations par un pilotage intelligent des
équipements en fonction de la météo, des prix
de l’énergie ou de la production locale. En offrant
une solution BACS Flex Ready, PcVue se positionne
comme un acteur actif pour contribuer à
relancer l’intérêt pour les BACS et atteindre les
objectifs de transition bas carbone.
François
FLÈCHE
Responsable
marketing,
ARC Informatique
- PcVue
j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 41
. . . . . . . . .
Stand
B2-C1
DOSSIER SPÉCIAL IBS
Paroles d’experts
« SÉCURISER NOS SOLUTIONS EST UNE
CONDITION INDISPENSABLE POUR ACTIVER
D’AUTRES BRIQUES, COMME LES SERVICES
DE FLEXIBILITÉ ÉNERGÉTIQUE. »
Sauter Régulation SAS conçoit des solutions techniques pour optimiser la performance
énergétique, le confort et la sécurité des bâtiments. À l’occasion du salon IBS,
l’entreprise met l’accent sur trois thématiques majeures : les nouvelles fonctionnalités
de Sauter Vision Center, une nouvelle solution de régulation terminale, et un produit
pour répondre à la réglementation 2027 sur l’individualisation des frais de chauffage.
Stéphane Marcinak, président de Sauter Régulation, revient sur la dynamique du
marché des GTB, dévoile les offres mises en avant sur IBS et souligne l’importance
de la cybersécurité.
Constatez-vous une accélération
des demandes pour installer des solutions
de GTB ?
Stéphane Marcinak - Le marché ne progresse pas
aussi vite que nous l’attendions et nous ne constatons
pas de véritable accélération des demandes,
malgré le contexte réglementaire. Deux raisons
principales à cela. D’une part, le climat d’incertitude
politique et le détricotage des réglementations
environnementales, à l’image de la directive
CSRD, qui incite beaucoup d’acteurs à différer
leurs projets. Ils attendent de voir si certaines
obligations seront maintenues ou assouplies.
D’autre part, les solutions de GTB sont encore
trop souvent perçues comme des contraintes
imposées, alors qu’elles permettent de générer
de vraies économies. Il y a bien une activité soutenue
actuellement, mais elle résulte d’engagements
pris avant les reculs politiques récents. Les
projets en cours sont le fruit de décisions remontant
à plus de six mois. En revanche, les hésitations
de ces derniers mois risquent de produire
un effet de ralentissement en 2026. C’est pourquoi
il devient crucial, pour nous, industriels,
comme pour les organisations professionnelles
telles que le Gimelec, de mieux faire comprendre
les bénéfices concrets de ces solutions, au-delà de
leur simple caractère obligatoire.
Quelles sont les principales nouveautés
que vous présentez cette année sur IBS ?
S. M. - Trois grands axes structurent notre présence
cette année. D’abord, nous poursuivons
le développement de notre solution de supervision
Sauter Vision Center, enrichie de nouvelles
fonctionnalités, notamment pour le suivi
énergétique. Ce module évolue en continu, en
phase avec les attentes terrain. Ensuite, nous
présentons une nouveauté importante : une solution
de régulation terminale, qui vient élargir
notre gamme existante. Ce régulateur, basé sur
le protocole Bacnet IP en configuration 1 pour
1, répond à des besoins très concrets exprimés
par nos clients. Il sera l’un des éléments phares
de notre stand. Enfin, nous mettons en lumière
notre offre autour de la réglementation 2027,
qui imposera l’individualisation des frais de
chauffage dans les copropriétés, mais aussi dans
d’autres types de bâtiments comme les écoles ou
les bureaux. À ce titre, nous faisons un focus sur
notre solution heatEco, déjà disponible, que nous
repositionnons comme un outil pertinent face à
cette nouvelle exigence réglementaire.
Comment intégrez-vous les enjeux
de cybersécurité dans vos solutions ?
S. M. - La cybersécurité est devenue un sujet
central, en particulier pour les OIV (opérateurs
d’importance vitale) comme les hôpitaux,
sites militaires ou sièges sociaux. Nous utilisons
notamment BACnet Secure, qui offre un haut
niveau de protection, et nous avons lancé un
processus de certification ANSSI pour nos équipements.
Cela concerne d’abord nos automates
modulo 6, puis notre superviseur Sauter Vision
Center. Les cyberattaques industrielles ont souvent
visé les automatismes, d’où notre priorité sur
ces équipements. Ces démarches sont longues,
avec des audits rigoureux, mais elles sont essentielles.
Sécuriser nos solutions est une condition
indispensable pour activer d’autres briques,
comme les services de flexibilité énergétique.
Stéphane
MARCINAK
Président de
Sauter Régulation
SAS
j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 43
. . . . . . . . .
Stand
C8-D9
DOSSIER SPÉCIAL IBS
Paroles d’experts
« NOUS DEVONS DÉMYSTIFIER LES
SYSTÈMES GTB, ENCORE PERÇUS COMME
COMPLEXES OU COÛTEUX. »
À l’heure où le décret BACS et la volatilité des prix de l’énergie incitent les acteurs
du tertiaire à mieux maîtriser leurs consommations, Schneider Electric innove pour
renforcer son offre en matière de gestion technique du bâtiment, de microgrid et de
flexibilité. Nathalie Champeaux, directrice Marketing Digital Energy chez Schneider
Electric France, revient sur l’évolution du marché, les solutions présentées au salon IBS,
et les principaux axes d’innovation portés par le groupe.
Constatez-vous une accélération
des demandes de vos clients pour installer
des solutions de gestion du bâtiment ?
Nathalie Champeaux – Oui, nous observons une
accélération, portée par le décret BACS et la volatilité
des prix de l’énergie. Les petits bâtiments,
jusqu’ici peu concernés par ces enjeux, cherchent
désormais à réduire leurs consommations tout en
maintenant le confort. Pourtant, selon l’Observatoire
national du déploiement des BACS publié
par le Gimelec, seuls 15 % des bâtiments tertiaires
étaient équipés en 2024, contre 12 % en 2022. Si
les grands bâtiments – supérieurs à 20 000 m² –
sont largement couverts (84 %), le déploiement
reste lent pour les surfaces intermédiaires – de
1 000 à 5 000 m². Il faut donc accélérer, non seulement
pour répondre aux obligations, mais aussi
pour profiter des bénéfices de ces systèmes, qui
permettent d’atteindre jusqu’à 20 % d’économies
d’énergie, avec des temps de retour sur investissement
inférieurs à deux ans. Une meilleure pédagogie
reste nécessaire sur le contenu du décret
BACS, ses exigences, les classes de performance
énergétique et les dispositifs de financement
comme les CEE. Enfin, nous devons démystifier
les systèmes GTB, encore perçus comme complexes
ou coûteux.
Quelle solution présentez-vous
sur le salon IBS ?
N. C. – Nous mettons en avant EcoStruxure
Building Activate, notre GTB dédiée aux petits
et moyens bâtiments tertiaires. Facile à déployer,
notamment en rénovation grâce aux capteurs
sans fil, elle permet de piloter à distance les équipements
CVC, le confort et la consommation,
avec une interface connectée et multisite. Elle
répond parfaitement aux exigences du décret
BACS, y compris sur des sites sans personnel
technique. Nous présentons également des nouveautés
sur EcoStruxure Building Operation,
notre GTB historique pour les bâtiments complexes
: une expérience simplifiée et un nouvel
Automation Server, cinq fois plus performant.
Autre innovation phare : le thermostat TRC, doté
d’intelligence artificielle pour ajuster automatiquement
les consignes de chauffage et de ventilation
en fonction du comportement thermique
des pièces. Enfin, nous dévoilons nos solutions
Microgrid pour les sites tertiaires : bornes de
recharge, stockage, EMS (Energy Management
Systems) et supervision cloud. Ces systèmes permettent
d’optimiser l’autoconsommation ou la
revente d’énergie, notamment sur des sites complexes
comme les aéroports, centres commerciaux
ou parkings avec ombrières solaires.
Quels sont vos principaux axes d’innovation ?
N. C. – Nous innovons sur trois grands axes.
D’abord, l’intelligence artificielle, intégrée aux
équipements (comme le TRC) et à nos services
d’analyse, afin d’optimiser automatiquement les
performances et la consommation énergétique
des bâtiments. Ensuite, les Microgrids, avec des
solutions adaptées à tous les niveaux de complexité
: du sur-mesure pour les grands projets à
des offres standardisées pour les configurations
plus simples. Cette logique de simplification
s’applique également à nos GTB. Enfin, la flexibilité
énergétique devient centrale. Nous développons
des solutions compatibles avec l’initiative
Flex Ready du Gimelec pour permettre aux
bâtiments tertiaires de participer à l’équilibre du
réseau. Intégrée dans nos GTB, cette flexibilité
peut répondre aussi bien à des signaux d’urgence
type Ecowatt qu’à des besoins plus anticipés, via
des signaux du gestionnaire de réseau ou d’agrégateurs.
Nathalie
CHAMPEAUX
Directrice
Marketing Digital
Energy, Schneider
Electric France
j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 45
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Stand
F2-G1
Vous aimez
notre nouveau
design ?
Vous allez
adorer
nos nouveautés
techniques !
La GTB Light conçue pour la performance
énergétique du petit et moyen tertiaire lance
de nouvelles fonctionnalités !
NEW!
Les diagnostics à distance de vos installations ;
L’add-on effacement intégré à votre GTB (FlexReady).
La GTB Light Smart & Connective, c’est toujours :
Une installation sans travaux ;
Jusqu’à 40% d’économies d’énergie ;
Smart & Connective :
la GTB Light qui
innove encore !
L’exploitation et la maintenance simplifiées ;
Une hypervision multisite 100% Cloud ;
La sécurisation des données.
Retrouvez toutes nos innovations en avant-première
sur le stand D14 à IBS, du 30 septembre au 1 er octobre.
DOSSIER SPÉCIAL IBS
Paroles d’experts
« POUR SMART & CONNECTIVE,
L’INNOVATION A DU SENS UNIQUEMENT
SI ELLE CONTRIBUE À LA SIMPLIFICATION. »
Smart & Connective, spécialiste de la GTB light pour le petit et moyen tertiaire,
conçoit des solutions pensées pour des déploiements rapides, sans travaux, et
immédiatement rentables. Évolution réglementaire, fin des bonifications CEE,
simplicité de déploiement, expérience terrain, nouvelles fonctionnalités, accessibilité
technologique… autant de thématiques au cœur des enjeux de la transition
énergétique des bâtiments. Ambre Saurat, CEO de Smart & Connective, revient sur
l’accélération de la demande, évoque les bénéfices de la GTB Light, et met en
lumière les innovations présentées sur le salon IBS.
Constatez-vous une accélération
des demandes de vos clients pour installer
des solutions de gestion du bâtiment ?
Ambre Saurat - Oui, très clairement. Et ce
mouvement s’est même accéléré récemment.
Cette dynamique s’explique par deux leviers
majeurs : l’entrée en vigueur du décret tertiaire,
aujourd’hui dispositif éco-énergie tertiaire,
avec des objectifs chiffrés et des échéances, et
du décret BACS, qui impose les moyens pour
atteindre les objectifs du dispositif éco-énergie
tertiaire. En parallèle, la fin des bonifications
CEE agit, contre toute attente, comme un accélérateur.
Sans aides massives, les exploitants se
tournent vers des solutions agiles et rentables
immédiatement. Cela met fin à l’illusion d’un
financement intégral. Avec la fin des bonifications
exceptionnelles, les décideurs ne peuvent
plus repousser les investissements. Ils doivent
agir par conviction et par besoin réel, et plus
uniquement pour capter une prime. C’est dans
ce contexte que notre GTB Light prend tout son
sens : une solution rapide, sans travaux, pensée
pour les bâtiments tertiaires jusqu’à 5 000 m².
Quelle solution présentez-vous
sur le salon IBS ?
A. S. - Nous mettons en avant notre cœur de
solution : la GTB Light Smart & Connective.
C’est une GTB nouvelle génération, conçue pour
améliorer simplement l’efficacité énergétique des
bâtiments de moins de 5 000 m². L’installation
est rapide et sans impact sur l’activité, avec des
gains espérés pouvant atteindre les 40 %. L’architecture
est décentralisée, ce qui permet un pilotage
au plus proche des usages. Notre plateforme
cloud est multisite, multi-organisation et 100 %
No code. La solution est distribuée par notre
partenaire Rexel. À IBS, nous souhaitons apporter
la preuve par l’exemple. Nous proposons des
démonstrations en direct de la plateforme multisite,
des présentations de l’application CEOS
Connect dédiée aux installateurs, et des échanges
techniques avec notre équipe. L’objectif est de
montrer comment notre GTB peut être déployée
simplement sur le terrain.
Vous évoquez plusieurs nouveautés
cette année. De quoi s’agit-il ?
A. S. - En 2025, nous lançons plusieurs innovations
sur notre solution. Celles-ci sont directement
issues de retours terrain, collectés lors de
notre premier événement installateurs, organisé
en mars dernier. Pour Smart & Connective, l’innovation
a du sens uniquement si elle contribue
à la simplification. Cela vaut pour l’installation,
l’usage et la maintenance. Nous avons conçu
notre GTB Light pour répondre aux conditions
réelles du terrain : sites occupés, contraintes budgétaires,
multisites et, surtout, besoin de résultats
rapides. Notre approche repose sur trois piliers :
la simplicité de déploiement (sans travaux et sans
développements spécifiques) l’automatisation
intelligente pour réaliser des économies d’énergie
à l’aide de scénarios simples, et l’accessibilité technologique
reposant sur une interface No code et
un accompagnement terrain par le biais de notre
réseau de partenaires. L’avenir de la GTB ne passe
pas par davantage de complexité, mais par plus
de pertinence. Nous croyons en une GTB opérationnelle,
mesurable et scalable, qui s’adapte aux
besoins.
Ambre
SAURAT
CEO de Smart &
Connective
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Stand
D14-E13
DOSSIER SPÉCIAL IBS
Paroles d’experts
« LA PERFORMANCE DES INFRASTRUCTURES
PASSE AUJOURD’HUI PAR DES OUTILS
PROFESSIONNELS DE MESURE ET DE
CERTIFICATION FIABLES. »
Softing IT Networks est un fabricant allemand d’équipements de test et mesure,
qui innove pour la qualification, la certification et la documentation des réseaux
cuivre, fibre optique et Wi-Fi. Basée à Munich, la société dispose d’une R&D entre
l’Allemagne et Singapour, de représentations commerciales sur trois continents et
participe activement à l’élaboration des standards et des normes internationales.
Alexandre Albertini, directeur Softing IT Networks France, revient sur la dynamique
du marché, les nouveaux outils de test et mesure, et le rôle essentiel de ces solutions
pour fiabiliser les infrastructures de communication dans les bâtiments intelligents.
Constatez-vous une accélération des
demandes de vos clients voulant s’équiper
de solutions de test et mesure pour garantir
des installations de communication fiables
au sein des bâtiments ?
Alexandre Albertini - La généralisation des systèmes
informatiques dans les bâtiments tertiaires
fait exploser la demande en solutions de test, de
qualification et de certification. Cette tendance
s’explique par la multiplication des équipements
connectés et alimentés en PoE : vidéosurveillance,
contrôle d’accès, gestion énergétique, domotique,
Wi-Fi, etc. Tous ces systèmes reposent sur des
infrastructures réseau toujours plus complexes
et critiques. Il devient indispensable de disposer
d’outils fiables, simples et ergonomiques pour
l’installation, l’intégration et la maintenance des
réseaux passifs comme actifs. C’est là que nos
instruments prennent toute leur importance, en
assurant des mesures précises, une détection efficace
des défauts et une documentation complète
des interventions.
Pouvez-vous présenter vos solutions
pour vérifier la conformité des installations
de Smart Building ?
A. A. - Nous venons de lancer le WireXpert MP,
notre nouveau certificateur de câbles. C’est un
appareil modulaire, conçu pour la certification
haut débit des réseaux cuivre (jusqu’à la catégorie
8) et la fibre optique niveau 1. Il répond
aux exigences des installateurs, des techniciens
de maintenance et des gestionnaires de réseaux
dans le tertiaire, les PME et PMI, mais aussi les
datacenters. Le WireXpert MP embarque une
interface utilisateur intuitive, un double écran
pour une meilleure ergonomie, une caméra pour
le scan de QR codes et de codes-barres, et permet
la génération automatique de rapports qui certifient
le fonctionnement de l’installation. En complément,
le vérificateur réseau LinkXpert M3
couvre les trois typologies de réseaux : cuivre,
fibre et Wi-Fi. Il est idéal pour la vérification lors
de l’installation, du dépannage et de la maintenance.
Tous les tests sont documentés en PDF,
garantissant la traçabilité et la qualité des prestations.
Assemblé en Allemagne, le LinkXpert M3
est robuste et polyvalent.
Pourquoi les outils de test et mesure sont-ils
des incontournables pour les installateurs
spécialisés dans les BACS et le Smart
Building ?
A. A. - Aujourd’hui, les réseaux sont devenus plus
denses, interconnectés et répartis sur l’ensemble
du bâtiment, voire sur plusieurs bâtiments. Face à
cette complexité, les outils de test et mesure sont
essentiels pour garantir la performance, depuis
l’installation jusqu’à la maintenance. Ils assurent la
qualité de service, évitent les erreurs coûteuses et
permettent un diagnostic rapide en cas d’incident.
Dans le contexte des BACS et des réseaux de Smart
Building, les exigences sont élevées en matière de
fiabilité, de performance et de documentation.
C’est pourquoi Softing IT Networks a totalement
renouvelé sa gamme ces dernières années, avec
des outils pensés pour faciliter la planification,
la certification et l’exploitation des réseaux complexes.
Nous combinons innovation fonctionnelle,
évolutivité des équipements et simplicité d’usage
pour répondre aux besoins quotidiens des installateurs,
techniciens de maintenance et administrateurs
réseaux. La performance des infrastructures
passe aujourd’hui par des outils professionnels de
mesure et de certification fiables et adaptés à tous
les environnements.
Alexandre
ALBERTINI
Directeur France,
Softing IT
Networks
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DOSSIER SPÉCIAL IBS
Paroles d’experts
« DEMAIN, L’ÉCLAIRAGE SERA UN PIVOT
DES DONNÉES DU BÂTIMENT INTELLIGENT. »
Spécialiste de l’éclairage professionnel, Sylvania Group développe des
solutions connectées alliant performance énergétique, interopérabilité et
pilotage intelligent. Nicolas Boyer, directeur du Développement Solutions
digitales et services, décrypte les moteurs de la demande – réglementations,
sobriété énergétique, digitalisation – et présente les atouts de la plateforme
SylSmart Connected Pro, conçue pour intégrer pleinement l’éclairage dans
l’écosystème des bâtiments intelligents, et qui embarque désormais de
l’intelligence artificielle.
Constatez-vous une accélération
des demandes de vos clients pour installer
des solutions de gestion de l’éclairage ?
Nicolas Boyer – Depuis deux ans, nous observons
une forte accélération, portée par trois
dynamiques complémentaires. D’abord, la pression
réglementaire, avec le décret tertiaire et le
décret BACS, obligeant les acteurs du tertiaire
à réduire leur consommation énergétique et
à justifier leurs efforts. Ensuite, une prise de
conscience environnementale des entreprises et
des investisseurs, qui voient l’éclairage intelligent
comme un levier rapide et mesurable de sobriété
énergétique – jusqu’à – 65 % en rénovation selon
nos retours terrain. Enfin, la transformation digitale
des bâtiments, qui intègre l’éclairage comme
un capteur stratégique : détection de présence,
mesure de consommation et données d’occupation,
précieuses pour piloter le Facility Management
et optimiser l’exploitation.
Ce mouvement touche aujourd’hui tous les segments
: grands sièges sociaux, sites logistiques,
retail et même les petites surfaces commerciales.
Nos clients attendent des solutions simples, interopérables
et évolutives, capables de dialoguer
avec leur GTB et leur écosystème numérique.
Quelle solution répond le mieux
aux enjeux actuels ?
N. B. – Nous mettons en avant notre plateforme
SylSmart Connected Pro, qui va au-delà
du simple pilotage d’éclairage. Elle propose
une supervision multisite, un accès cloud sécurisé,
la visualisation des luminaires sur plan, des
tableaux de bord analytiques – consommation,
occupation, performances –, ainsi qu’un moteur
de notifications avancé. L’innovation majeure
reste notre passerelle BACnet IP, qui permet
d’intégrer directement nos solutions d’éclairage
intelligent dans tout système de gestion technique
du bâtiment, quel que soit le constructeur.
Cela garantit un pilotage global et unifié des
équipements – éclairage, chauffage, ventilation,
sécurité –, sans dépendance propriétaire. Cette
approche répond aux enjeux actuels : optimiser
les consommations, améliorer le confort des
occupants et simplifier la maintenance grâce
à une visibilité en temps réel et un historique
exportable, conforme aux exigences réglementaires.
Vos solutions ont été enrichies avec
des modules analytiques reposant sur l’IA,
pouvez-vous nous expliquer ?
N. B. – Avec SylSmart Connected Pro, nous ne
nous contentons plus de piloter la lumière : nous
exploitons les données collectées – présence,
niveau de lumière, consommation – pour générer
des recommandations, ajuster automatiquement
les scénarios et prédire les dérives énergétiques.
Demain, l’éclairage sera un pivot des données du
bâtiment intelligent : via notre API ouverte et nos
connecteurs BACnet IP, ces données enrichiront
la GTB, le Facility Management ou des applications
tierces, pour aller vers un pilotage prédictif
et non plus seulement réactif. Cela s’inscrit dans
une logique de RSE et de durabilité, car chaque
gain d’efficacité réduit concrètement l’empreinte
carbone, améliore le confort des usagers et prolonge
la durée de vie des installations. Enfin, pour
accompagner cette transformation, nous investissons
fortement dans la formation de nos équipes
et de nos partenaires installateurs, pour garantir
que ces solutions restent simples à déployer et
réellement accessibles à tous les types de bâtiments,
quels que soient leur taille et leur âge.
Nicolas
BOYER
Directeur du
Développement,
Sylvania Group
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Stand
H4
La régulation terminale
La précision, clé de la performance :
T°C stable à +/- 0,15°C
Pilotage et supervision simples :
GTC, webserveur, plateforme, apps
Installation rapide sans perturbation
d’activité même en site occupé
Nouvelle tête connectée SFx
Pour équiper facilement les parcs de
radiateurs, solution 100 % radio sans
entretien – autonome jusqu’à 10 ans.
Maintenance réduite, économies assurées.
Idéale décrets BACS / tertiaire.
www.teteconnectee.fr · www.thermozyklus-inside.fr
DOSSIER SPÉCIAL IBS
Paroles d’experts
« LA CONNECTIVITÉ NE DOIT PAS SE LIMITER
À UNE SIMPLE COLLECTE DE DONNÉES,
MAIS PERMETTRE UNE COMMUNICATION
FLUIDE, BIDIRECTIONNELLE ET SÉCURISÉE
ENTRE TOUS LES ÉQUIPEMENTS.»
Spécialiste de la régulation thermocyclique et de la gestion fine du confort
thermique, Thermozyklus conçoit des solutions interopérables et performantes
pour le pilotage des installations CVC. Frédéric Sobotka, responsable
commercial, revient sur l’évolution des attentes du marché, présente les
nouveautés mises en avant sur le salon IBS et rappelle le rôle central de la
connectivité dans la performance globale du bâtiment.
Constatez-vous une accélération
des demandes de vos clients pour installer
des solutions de gestion du bâtiment ?
Frédéric Sobotka – Depuis deux ans, nous observons
une nette accélération. Ce ne sont plus seulement
les grands projets tertiaires mais tous les
bâtiments qui sont concernés. Nous constatons
également une évolution dans les attentes : les
clients veulent des solutions ultra-performantes
et compatibles avec leurs automations. Réduire
les coûts n’est pas le seul objectif, il s’agit d’intégrer
une démarche globale d’efficacité énergétique, qui
allie maîtrise des consommations, suivi précis et
optimisation continue. Entre le décret tertiaire, le
décret BACS et le coût élevé de l’énergie, les gestionnaires
doivent élaborer une stratégie concrète
d’optimisation énergétique. Ils recherchent ainsi
logiquement des solutions faciles à intégrer, interopérables
et rapides à rentabiliser. Nos systèmes
répondent parfaitement à ces exigences.
Quelle solution présentez-vous
sur le salon IBS ?
F. S. – Sur IBS, nous présentons nos solutions de
régulation thermocycliques, conçues pour s’intégrer
facilement dans tous les environnements
GTB/GTC, grâce à leur architecture ouverte et
nativement interopérable. Nous mettons également
en avant nos dernières nouveautés : la
tête connectée SFx et la sonde multiparamètres
RFM-PR. La tête connectée SFx combine une
régulation proportionnelle de haute précision et
une autonomie maximisée jusqu’à 10 ans. Sans
câblage ni entretien, sa maintenance est réduite
au strict minimum et assure des économies à la
pose comme à l’exploitation. Elle permet aussi
l’activation de scénarios, la détection de fenêtre
ouverte et, bien évidemment, la communication
GTB/GTC. La sonde RFM-PR est un tout nouveau
capteur sans fil qui mesure la température,
l’hygrométrie et la présence en temps réel, avec
une connectivité bidirectionnelle Modbus IP et
une configuration rapide via NFC. Nos équipements
sont conçus pour une exploitation connectée,
fluide et modulaire, et sont particulièrement
adaptés aux projets de rénovation.
Comment la connectivité des équipements
contribue-t-elle concrètement à améliorer
le pilotage énergétique et le confort dans
les bâtiments ?
F. S. – La montée en puissance des objets connectés
et des systèmes communicants a profondément
transformé la manière dont les bâtiments sont
gérés. Mais connecté ne veut pas forcément dire
intelligent. La connectivité ne doit pas se limiter
à une simple collecte de données, mais permettre
une communication fluide, bidirectionnelle et
sécurisée entre tous les équipements, capteurs,
automates et systèmes de supervision. Elle contribue
non seulement à l’amélioration de la précision
du pilotage énergétique, mais aussi à anticiper les
besoins, à détecter rapidement les anomalies et à
optimiser la maintenance. C’est ce qui fait l’efficacité
de nos systèmes. Nos solutions de régulation
font le lien entre l’émission et la production,
assurent une précision de +/– 0,15 °C et la prise
en compte de la réalité du bâtiment, tout en étant
communicantes et ouvertes pour permettre une
supervision aisée. Le bâtiment de demain devra
être connecté, sobre et pilotable, quel que soit son
âge ou sa typologie. Combinées à des systèmes
de GTB/GTC de pointe, nos solutions de régulation
permettent d’atteindre simplement ce triple
objectif en assurant en même temps un excellent
confort thermique pour les usagers.
Frédéric
SOBOTKA
Responsable
Commercial,
Thermozyklus
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Stand
C14
STAND D3-E3
WAGO ROOM
CONTROLLERS
LA GESTION DE CONFORT
EN TOUTE SIMPLICITÉ
Les WAGO Room Controllers (WRC) assurent l’intégralité de la
gestion de confort dans un unique produit, installé au plus près
des équipements terminaux. Ils contrôlent les systèmes CVC,
l’éclairage, les stores et la qualité de l’air en un seul boîtier*.
Le système de précâblage WINSTA® est le complément
idéal des WAGO Room Controllers, en assurant l’ensemble
de la distribution électrique, du tableau divisionnaire aux
équipements terminaux.
*Un boitier par trame
Constatez-vous une accélération
des demandes de vos clients pour installer
des solutions de gestion du bâtiment ?
Olivier Guérin - Effectivement, la mise en
place du décret tertiaire, qui fixe l’obligation de
résultats, et plus récemment du décret BACS,
qui détermine le moyen d’y parvenir, crée une
forte dynamique pour les applications de GTB
sur le marché de la rénovation. La contrainte
réglementaire ainsi que les économies d’énergie
attendues pour réduire la facture poussent
les propriétaires à investir en mettant en œuvre
des solutions de gestion qu’ils souhaitent performantes
et pérennes. Le constat de la profession
aujourd’hui est que le parc immobilier est
loin d’être suffisamment équipé, et que les GTB
existantes sont souvent peu exploitées, voire non
opérationnelles. Le marché est donc en attente de
solutions simples à déployer et à maintenir, afin
de garantir le confort des occupants et un retour
sur investissement.
Quelle solution présentez-vous
sur le salon IBS ?
O. G. - Nous mettons principalemente en avant
notre offre Wago Room Controllers, qui répond
parfaitement à la fois aux exigences du décret
BACS et aux contraintes des sites existants, y
compris en sites occupés. Cette solution, qui
intègre des technologies innovantes comme le
CPL G3 (courant porteur en ligne), a été conçue
pour être mise en œuvre en toute simplicité,
en évitant le déploiement d’un nouveau réseau
propre à la GTB. La connectique précâblée accélère
le raccordement sur site et réduit le risque
d’erreur pour l’installateur. Ces contrôleurs multimétiers
prennent en charge tous types d’équi-
DOSSIER SPÉCIAL IBS
Paroles d’experts
« LE MARCHÉ EST EN ATTENTE
DE SOLUTIONS SIMPLES À DÉPLOYER
ET À MAINTENIR, AFIN DE GARANTIR LE
CONFORT DES OCCUPANTS ET UN RETOUR
SUR INVESTISSEMENT.»
Wago, spécialiste mondial de la connectique et de l’automatisation, accompagne la
transition énergétique du bâtiment en proposant des solutions adaptées aux nouvelles
obligations réglementaires, avec en ligne de mire les sites existants et/ou occupés.
Olivier Guérin, chef de produit Automation, revient sur l’impact des décrets tertiaire et
BACS sur le marché de la GTB, présente la solution Wago Room Controllers mise en
avant au salon IBS, et soulève la problématique de la perception souvent négative
des usagers sur la GTB et les leviers permettant d’y remédier, pour concilier confort des
occupants et performance énergétique.
pements terminaux CVC (ventilo-convecteurs,
plafonds rayonnants, poutres climatiques…), le
pilotage de luminaires en DALI, la gestion de
volets roulants, stores ou brise-soleil orientables,
et gère le renouvellement d’air. L’exploitant garde
le contrôle du système et il est en mesure d’assurer
le recloisonnement dynamique des espaces
directement sur le produit, à l’aide de son smartphone
ou via la supervision. Le système peut
donc suivre les évolutions fonctionnelles du bâtiment
au cours de son cycle de vie. On obtient
ainsi une solution polyvalente pour équiper le
parc immobilier existant et répondre au besoin
des propriétaires et exploitants.
Pourquoi la GTB est-elle parfois mal perçue
par les occupants, et comment rétablir
la confiance autour de son usage ?
O. G. - La GTB est trop souvent mal perçue par
l’occupant, notamment lorsqu’elle apporte un
inconfort thermique ou visuel. Les raisons sont
variées : défaut de conception, complexité du
système, configuration inadaptée à l’usage des
locaux, maintenance non suivie. On estime que
près de la moitié des GTB installées ne sont pas
pleinement fonctionnelles. S’ensuit une réaction
de l’occupant qui veut reprendre la main sur son
confort, en « trompant » la GTB, par exemple
en déplaçant les sondes, en ouvrant des fenêtres
en période de chauffe, en fermant des bouches
de soufflage, ou en allumant un chauffage d’appoint…,
avec des conséquences désastreuses sur
la performance énergétique. Pourtant, l’objectif
d'une GTB au sens du décret BACS est de concilier
le confort et la santé des occupants avec les
objectifs d’économies d’énergie. La solution Wago
Room Controllers va dans ce sens.
Olivier
GUÉRIN
Chef de produit
Automation, Wago
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Stand
D3-E3
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© DR © DR
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LES DOSSIERS DU MOIS
Économie circulaire
Le réemploi des équipements
électriques, une solution
durable alliant écologie
et économie
Le secteur du bâtiment se tourne de plus en plus vers le réemploi des
équipements électriques et électroniques (capteurs, disjoncteurs, luminaires,
bornes de recharge, etc.) pour répondre aux enjeux environnementaux et
réglementaires. Porté par des industriels et filières spécialisées, ce processus
– collecte, tri, test, reconditionnement – permet d’ores et déjà de prolonger
la durée de vie des produits et de réduire l’empreinte carbone tout en
maîtrisant les coûts. Quelques zooms pour illustrer cette dynamique.
Hervé Grimaud –
Président fondateur de
Proclus.
« Le réemploi n’est pas une innovation. »
« Le réemploi n’est pas une innovation. Jusqu’à la
révolution industrielle c’était même du bon sens
commun que de prolonger la vie des produits de
notre quotidien. L’incongruité c’est d’avoir oublié
cela pendant près d’un siècle de surconsommation
sans conscience sociétale. Nous sommes maintenant
rattrapés par la patrouille ! Lutte contre la
production de déchets polluants, raréfaction des
ressources minérales, décarbonation des activités
entropiques, réduction des coûts… sont autant de
facteurs qui militent pour un allongement de la
durée de vie des produits manufacturés », introduit
Hervé Grimaud, président fondateur de Proclus,
entreprise spécialisée dans le réemploi des
matériaux électriques.
La réglementation pousse au changement des
pratiques, mais les acteurs les plus engagés du
bâtiment agissent déjà par conviction.
« Chaque jour, des maîtres d’ouvrage cherchent des
solutions techniques, durables et bas carbone pour
entretenir leur parc immobilier. Le réemploi n’est
pas toujours la bonne réponse, bien sûr. La performance
énergétique peut primer dans certains
cas sur la préservation des ressources, rendant plus
pertinent l’achat de produits de dernière génération
», poursuit l’expert.
Pour autant, tous les produits n’ont pas vu leurs
performances énergétiques évoluer significativement
en 20 ans. Pour certains usages, comme
l’éclairage occasionnel de locaux techniques, des
modèles réemployés, même moins performants,
restent parfaitement adaptés.
« L’arbitrage réemploi/reconditionnement (in situ
ou ex-situ) versus l’installation de produits neufs
doit finalement être fait de façon pragmatique et
éclairé en impliquant toute la chaîne de décision
technico-économique d’un projet de rénovation ou
de construction », conclut l’expert.
Schneider Electric à pied d’œuvre depuis 2008
« L’économie circulaire, c’est bien entendu la collecte
et la récupération pour réparer et effectuer
du reconditionnement, mais c’est aussi du repackaging
et du réemploi de matériels vendus à des
clients mais jamais utilisés, par exemple avec des
emballages abîmés ou encore laissés sur étagère.
Mais c’est aussi, en première étape, une conception
ou ecodesign permettant à la fois de limiter
l’empreinte carbone des produits, avec en objectifs
© Proclus
un allongement de la durée de vie des produits,
des facilités pour les opérations de démontage et
de réparation e, enfin la capacité d’évolution pour
s’adapter à des besoins additionnels (rétrofit) »,
explique Anne James, directeur Économie circulaire
de Schneider Electric France.
« La réparation et le reconditionnement sont évidemment
plus ciblés en termes de familles et de
valeurs de produits, car tous les produits ne sont
pas réparables avec la même garantie qu’un produit
neuf. Pour ce qui n’est pas réparable, Schneider
Electric s’adosse à un spécialiste externe pour
3 QUESTIONS À
Quelle est l’offre de
services de Proclus en
matière de réemploi ?
Créé par des techniciens
issus des métiers de la
fabrication électrique,
de la construction et
la maintenance des
lots techniques des
bâtiments, Proclus est
ce que l’on appelle un
« reconditionneur »,
spécialisé sur les
équipements électriques liés
à la distribution d’énergie,
l’éclairage et le génie
climatique.
L’offre couvre toute la
chaîne de valeur du
réemploi : expertise du
potentiel de réemploi
en amont des projets,
rachat d’équipements,
dépose préservante
des équipements,
Site de vente en ligne Proclus - BAES reconditionné.
LES DOSSIERS DU MOIS
reconditionnement/rétrofit
(in situ pour le compte du
MOA, ou ex-situ), et vente
en ligne. Une solution clé en
main pour le réemploi des
équipements CVC .
Quel est l’accueil du
marché et quels exemples
de projets réalisés ?
Les sollicitations sont
nombreuses, car il y a une
véritable appropriation du
sujet par les entreprises.
Pour exemple, en 2024,
nous avons fourni à Balas
(pour la rénovation d’un
immeuble de 25 000 m²
de Gecina) 300 ventiloconvecteurs,
3 climatiseurs
de précision et des centaines
de luminaires réemployés.
Résultat : 200 tonnes de
CO₂ évitées, grâce à une
collaboration étroite avec
Économie circulaire
l’extraction et la récupération des matières sensibles
», souligne l’experte.
Le marché est demandeur, et la demande s’amplifie
au fil des ans du fait notamment des réglementations
françaises, des nécessités de décarbonation
des clients, des réglementations de la
construction comme la RE2020 qui exige des
bâtiments sobres en énergie mais aussi moins
émetteurs de carbone, etc. « Schneider Electric
a donc mis en place progressivement, par famille
de produits, des lignes de réparation, de reconditionnement
ou encore de rétrofit dans ses usines
Hervé Grimaud , président fondateur
le client. D’autres projets
de même nature sont en
cours de réalisation avec des
MOA, bureaux d’études et
entreprises de travaux très
engagés.
Malgré encore des idées
reçues (« les équipements
reconditionnés sont
vieux, peu fiables, non
garantis, etc. »), nos 3 ans
d’expérience prouvent le
contraire : des dizaines de
milliers de produits ont
été livrés à une clientèle
exigeante, avec un taux
de retour inférieur à 0,2 %.
Fiabilité et performance sont
au rendez-vous.
Quel succès
particulièrement illustratif
de réemploi ?
Hervé Grimaud - Partant du
constat que dans beaucoup
de rénovations les réseaux et
unités terminales de confort
étaient déposés et ferraillés,
pour ensuite être réinstallés
à neuf, sous l’impulsion du
BET Barbanel et de plusieurs
de ses clients, nous avons
participé au développement
d’une nouvelle pratique
qui commence à s’imposer
au point de devenir une
exigence dans certains
CCTP. Lorsque le projet
de rénovation le permet
et que les équipements
(ventilo-convecteurs)
sont en bon état et
...
Anne James, directrice
Économie circulaire de
Schneider Electric France
Proclus, reconditionneur spécialisé sur les équipements
électriques
Atelier de reconditionnement
et de tests Proclus.
suffisamment récents,
nous les récupérons avec
soin, les reconditionnons
ou modernisons en atelier,
puis les relivrons sur le
chantier pour le lot CVC.
Cette démarche, qui est
génératrice d’importantes
économies de CO₂, est
considérée comme étant
aussi performante et
souvent beaucoup moins
chère que l’installation
d’équipements neufs.
Le CSTB, informé de ces
projets, a associé Proclus
à la rédaction d’un guide
des bonnes pratiques sur
le réemploi des ventiloconvecteurs,
publié dans
le cadre du projet « LIFE
Waste2Build ».
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© Proclus
© Schneider Electric
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© Proclus
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...
Avec l’entrée en vigueur
depuis 2022 de la
responsabilité élargie du
producteur (REP) pour
les produits et matériaux
de construction du
bâtiment (PMCB), c’est
tout un secteur qui se voit
désormais lui aussi encore
plus impliqué et acteur de
l’économie circulaire. Un
potentiel important, avec
46 millions de tonnes de
déchets chaque année
en France, plus que les
LES DOSSIERS DU MOIS
– avec une modernisation ciblée de certains équipements
où seuls certains composants sont remplacés
– au sein des différentes usines, à côté de la
production des produits neufs. Les bancs de tests
sont identiques entre neuf et produits circulaires »,
précise Anne James.
Pour prendre un exemple concret, Schneider
Electric propose une offre de disjoncteurs MasterPacT
reconditionnés en économie circulaire
qui offrent les mêmes garanties de sécurité et
de qualité que tout autre produit de la même
gamme. Le MasterPacT est un disjoncteur de
TGBT de puissance (de 800 à 6 300 A), configuré
pour répondre spécifiquement aux besoins
de chaque projet client. Pour les acteurs du bâtiment,
il constitue le premier composant actif de
l’installation.
ménages, qui représentent
30 millions de tonnes, ces
déchets provenant en quasitotalité
(93 %) des travaux de
démolition/réhabilitation,
selon l’ADEME.
Le secteur du bâtiment
peut et doit agir à différents
niveaux pour améliorer ses
impacts environnementaux :
renforcer le tri des déchets,
les valoriser et développer le
réemploi.
Comme le soulignent
Anne James, de Schneider
Économie circulaire
Les « MasterPacT circulaires », ce sont donc
d’abord des produits collectés à partir de diverses
sources, comme des produits achetés mais jamais
utilisés, ou encore des retours SAV. Les produits
doivent avoir moins de 5 ans et un nombre limité
de manœuvres. Ils sont ensuite démontés, remis
en configuration standard, réparés et testés. Puis
ils sont reconfigurés, paramétrés et accessoirisés
sur mesure, avec une traçabilité ad hoc. Ce processus
complet permet d’économiser en moyenne
755 kg de CO₂ par rapport à la fabrication d’un produit
neuf, selon l’analyse effectuée par Schneider
Electric. « Un processus qui est nouveau et complexe,
car déconstruire sort du savoir-faire initial
d’un constructeur. Des investissements ont donc
été réalisés pour installer une ligne de production
et des surfaces dédiées au stockage dans notre usine
Recyclage et réemploi : la filière des produits et
matériaux de construction est en ordre de marche
Ventilo-convecteurs reconditionnés.
Electric, mais aussi Hervé
Grimaud, de Proclus,
qui rappelle que « tout le
monde a un rôle à jouer !
Évidemment, les maîtres
d’ouvrage en premier lieu,
mais les offres doivent
aussi être structurées de la
part de leurs fournisseurs
(architecte, BET, fabricants,
entreprises de travaux,
assureurs…) et cela
impose une évolution
des compétences et
responsabilités chez chacun
des décisionnaires ».
Le BET (bureau d’études
techniques) est un acteur
clef du réemploi des lots
techniques, car il peut
inciter au réemploi dans les
CCTP. « Par simplicité, les
BET préfèrent souvent partir
d’une feuille blanche plutôt
que de se lancer dans des
études de réemployabilité
de tout ou partie d’un lot
technique. Il y a pourtant là
une opportunité de création
de valeur environnementale
et économique attendue par
de plus en plus de donneurs
d’ordres. Des acteurs comme
Artelia, Barbanel ou encore
Alto Ingénierie l’ont bien
compris », illustre Hervé
Grimaud.
Les AMO économie
circulaire sont
indispensables à la
démystification du
réemploi, d’une part pour
l’identification de repreneurs
pour les équipements
et matériaux déposés,
d’autre part pour proposer
l’incorporation de produits
reconditionnés dans le
projet.
« Les entreprises de travaux
sont incontournables. Bien
que certaines refusent
encore d’installer des
produits d’occasion, il y a
une forte évolution au fur
et à mesure que l’offre se
structure », détaille Hervé
Grimaud.
Enfin, les assureurs ont
beaucoup évolué grâce
à la professionnalisation
du reconditionnement
avec l’émergence
de reconditionneurs
comme Proclus pour les
équipements électriques, de
CycleUp sur les sanitaires,
de Mobius sur les planchers
techniques, de Vesto sur les
cuisines industrielles…
...
Filière 3e
LE MÉDIA B2B de la filière
électrique, de l’efficacité énergétique
et de l’illumination des bâtiments
résidentiels, tertiaires, industriels
et collectifs.
LA REVUE DE L’EFFICACITÉ
ÉNERGÉTIQUE ET
ENVIRONNEMENTALE
Le courant passe entre nous depuis 75 ans
BACS :
TRANSFORMER
L’ESSAI
TOUTE L’ACTUALITÉ
DE L’INTÉGRATION DOMOTIQUE
ET INSTALLATION ÉLECTRIQUE
DANS L’HABITAT RÉSIDENTIEL
ET COLLECTIF
LA REVUE DES INTÉGRATEURS DOMOTIQUES ET INSTALLATEURS ÉLECTRIQUES EN PETIT TERTIAIRE, RÉSIDENTIEL ET COLLECTIF
SMARTHOME
TOUTES LES LUMIÈRES
INTÉRIEURES, EXTÉRIEURES
ET ARCHITECTURALES
Lumières
N° 51 - JUIN 2025
8 numéros
/an
Dossier spécial IBS
La parole aux exposants
+220 000
Économie circulaire
Le réemploi des équipements
électriques, une solution durable
lecteurs
LA REVUE DE L’EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE ET ENVIRONNEMENTALE WWW.FILIERE-3E.FR 920
ISSN 0758-3826 / SEPTEMBRE 2025
DOSSIERS
Lumière circadienne et bien-être :
comment l’éclairage intelligent influence
le confort des occupants
IRVE et domotique : comment tout intégrer
intelligemment
IA : de la gestion de chantier à la domotique,
l’alliée des professionnels et de leurs clients
Retrouvez la version ebook sur www.filiere-3e.fr
Une publication de 3e Médias
4 numéros
/an
+120 000
Accès connectés : une nouvelle clé
pour développer votre métier
Power over Ethernet (PoE) : de nombreuses
applications,
lecteurs
du Wi-Fi aux caméras de sécurité
Tests et mesure : les indispensables de l’électricien
INTERVIEW
Nicolas Roy – Sylvania Group
ISSN : 2297-098X ELECTRICIEN+ N. 99 - JUIN 2025
4 numéros
/an
DOSSIER
Éclairage des établissements
d’enseignement et bibliothèques
+100 000
lecteurs
Librairie de Darlington, UK
Solutions d’éclairage : Zumtobel et Thorn
© Darlington Library
ENERGY MANAGERS, BET
ET DE CONTRÔLES, MAITRES
D’OUVRAGES, EXPLOITANTS/
SERVICES DE MAINTENANCE,
ENTREPRISES D’INSTALLATION
ÉLECTRIQUE, CONSTRUCTEURS
ET DISTRIBUTEURS
ARTISANS INSTALLATEURS,
INTÉGRATEURS, BET
ET ARCHITECTES
CONCEPTEURS LUMIÈRE,
ARCHITECTES, COLLECTIVITES,
BET, INSTALLATEURS
www.filiere-3e.fr
Actus quotidiennes et l’ensemble
des articles de nos revues.
RÉFÉRENCÉ GOOGLE NEWS
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Salons
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© ABB
AVIS D'EXPERT
Comment ce projet
de reconditionnement
et réemploi est-il né ?
Julien Colas - Le projet de
réemploi des équipements
électriques et électroniques
professionnels, déjà en
réflexion au sein d’ABB
Electrification, a été accéléré
à la fin de l’année dernière
par une réponse à un appel
à projets d’ecosystem.
Cet appel visait à soutenir
les acteurs de l’économie
sociale et solidaire (ESS)
dans le réemploi des
équipements électriques
et électroniques (EEE)
professionnels. Ainsi,
une collaboration entre
ABB Electrification et
ENVIE Rhône-Alpes a vu
le jour, combinant leurs
compétences respectives
pour lancer une initiative
de développement des
Réparation de borne – atelier ENVIE/ABB.
60 j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr
LES DOSSIERS DU MOIS
mobilités électriques.
Ce projet d’économie
circulaire allie donc
à la fois innovation
environnementale, progrès
social et création d’emplois
locaux.
À quels enjeux
répond le projet de
reconditionnement
mis en place ?
Julien Colas - Chaque
année, des centaines de
bornes de recharge pour
véhicules électriques sont
détruites, et ce nombre
va encore augmenter
avec le remplacement
des anciennes bornes,
notamment celles
installées dans les parkings
d’entreprises. Ce projet
répond à deux objectifs
principaux : remettre
en service ces bornes
de recharge et former
des personnes éloignées
de l’emploi grâce au
partenariat avec ENVIE
Rhône-Alpes. Cette
dimension humaine et
sociale met en valeur toute
la filière et ses partenaires.
Économie circulaire
Julien Colas , directeur Développement Durable ABB France
Seconde vie des bornes de recharge :
des bénéfices écologiques et des impacts
positifs sociaux et territoriaux
Quelles sont les étapes
au sein de ce projet
d’économie circulaire ?
Julien Colas - Tout d’abord,
ABB collecte les bornes
de recharge. Ensuite,
ENVIE Rhône-Alpes
réalise un diagnostic pour
évaluer la réparabilité de
chaque composant (carte
électronique, connecteurs,
logiciels). Les bornes sont
alors remises en état de
fonctionnement et testées
complètement pour vérifier
leur bon fonctionnement,
leur intégrité physique et
leur étanchéité, afin de
garantir leur qualité et leur
conformité aux standards
d’ABB. L’ensemble de ces
opérations s’inscrit dans un
programme de formation
destiné à des techniciens
en parcours d’insertion
professionnelle.
Quels bénéfices
a cette filière de
reconditionnement
de bornes, et avec quel
modèle économique ?
Julien Colas - Chaque
borne remise en circulation,
Borne reconditionnée Terra
Wallbox ABB.
© ABB
c’est à la fois un gain pour
l’environnement avec 75 %
de CO 2
en moins sur son
cycle de vie, 85 % de matière
économisée par rapport à
la fabrication d’une borne
neuve, et c’est aussi un
accompagnement maîtrisé
dans l’insertion et la montée
en compétences pour les
équipes ENVIE et ABB en
charge du projet. Les bornes
reconditionnées bénéficient
d’une garantie d’un an et
respectent les standards
de qualité ABB. Elles sont
dotées d’un packaging et
d’une identité distincts
par rapport aux bornes
Terra AC Wallbox, et sont
proposées à un prix attractif
par rapport aux bornes
neuves. L’objectif pour
cette première année est
de reconditionner environ
350 bornes.
Un nouveau modèle
économique émerge,
reproductible sur d’autres
territoires et adaptable à
d’autres produits comme
l’éclairage de sécurité ou
les moteurs à variation
de vitesse. Bien entendu,
chaque famille de produits
nécessitera une approche
spécifique d’économie
circulaire.
...
Mastertech de Moirans, dans la région grenobloise »,
détaille l’experte de Schneider Electric.
L’économie circulaire aussi pour les onduleurs
Schneider Electric
Pour les onduleurs, un programme novateur de
réutilisation et de recyclage a été mis en place,
notamment en partenariat avec le distributeur
leader Ingram Micro. Après la reprise de l’onduleur
en fin de vie, son diagnostic approfondi,
s’ensuivent le démontage et la remise à neuf de
toutes les pièces critiques individuelles et des
composants en fin de vie tels que les batteries, les
interrupteurs et les led, puis le réassemblage et
une batterie de test rigoureux. « Toutes ces opérations
sont effectuées avant le reconditionnement et
la revente, avec le même alignement sur les normes
en vigueur, la même qualité et la même garantie
qu’un onduleur neuf », ajoute Anne James.
« Le groupe CGR Cinémas a opté l’an dernier pour
la nouvelle gamme d’onduleurs circulaires monophasés
proposée par Schneider Electric. Cette
décision repose non seulement sur la qualité des
produits, mais aussi sur l’engagement de l’entreprise
à développer des technologies respectueuses
de l’environnement, ce qui correspond aux critères
de CGR en matière d’efficacité énergétique et de
durabilité », illustre Anne James de Schneider
Electric. L’utilisation de ces onduleurs circulaires
a permis en 2024 à CGR Cinémas de réduire ses
émissions de CO₂ de 11 600 tonnes par rapport à
l’utilisation d’onduleurs neufs, tout en assurant la
protection de ses équipements critiques.
Anne James souligne enfin « que toute la filière
cherche désormais à promouvoir des produits
circulaires et que la difficulté majeure va être de
LES DOSSIERS DU MOIS
Économie circulaire
massifier encore davantage les efforts des filières de
collecte et de réemploi ».
Le potentiel important du marché
de l’occasion dans les lots techniques
Le marché de l’occasion va booster aussi le
reconditionnement sur place : une expertise
proche de la maintenance, mais qui nécessite
une capacité à évaluer la durée de vie résiduelle
d’un équipement, et après tests et/ou modifications
à garantir son bon fonctionnement sur une
période donnée.
« Le passage à grande échelle de ces nouvelles
pratiques ressurgies du passé nécessitera un effort
de tous, dans une logique collaborative, dont
aucun acteur ne doit être exclu », conclut Hervé
Grimaud, président fondateur de Proclus.
© Schneider Electric
MasterPacT certifiés
« économie circulaire ».
Jean-François Moreau Reconditionnement
en atelier.
j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 61
© Schneider Electric
. . . . . . . . .
SOLUTIONS
Industrie
Des variateurs de vitesse
alliant performance, connectivité
et cybersécurité
Spécialement conçu pour les constructeurs de machines industrielles, le
nouveau variateur ACS380-E proposé par ABB accélère la mise en service,
l’installation, le câblage et l’assemblage, tout en assurant la conformité
future aux exigences strictes en matière de cybersécurité. Ses doubles ports
Ethernet intégrés et ses protocoles sélectionnables – qui sont fournis en
standard – suppriment le besoin de modules d’option séparés, réduisant
ainsi la complexité et le temps d’installation. De plus, avec la mise en service polyvalente via USB-C et l’accès
au logiciel via Ethernet, l’ACS380-E simplifie la configuration tout en garantissant une mise à jour continue en
matière de cybersécurité. À partir de 2026, le variateur ACS380-E prendra en charge tous les types de moteurs
sur l’ensemble des plages de tension (100-600 V).
www.abb.com
© ABB
© Ciat
Traitement de l’air
Une centrale de traitement d’air double flux
performante et modulaire
CIAT présente CLIMACIAT Floway, une nouvelle génération de centrales de traitement d’air
double flux. Grâce à son format compact et son système plug and play, la gamme intègre un
récupérateur de chaleur performant, des ventilateurs EC à haut rendement, et
une isolation (T2/TB2) garantissant de très faibles pertes thermiques et des
pertes de charge minimales. Elle peut ainsi fournir jusqu’à 25 000 m³/h d’air
conditionné au bâtiment où elle est installée. CLIMACIAT Floway répond
aux dernières exigences en matière d’efficacité énergétique et de performance
environnementale. Elle utilise en moyenne 80 % d’énergie en moins que les
systèmes conventionnels de climatisation (chauffage et refroidissement) pour
fournir au bâtiment l’air frais requis. La qualité de l’air est optimisée grâce à
une filtration en plusieurs étapes.
www.ciat.com
Isolation
Des housses isolantes pour réduire les déperditions
de chaleur des équipements
Isolif a développé Matheus, une
solution française d’isolation
thermique des équipements présents
sur les réseaux de chauffage et d’eau
chaude sanitaire (vannes, brides,
circulateurs, filtres…). Basée sur des housses isolantes, la technologie permet de réduire les déperditions de
chaleur de 80 %, une performance confirmée par le CSTB et éligible aux certificats d’économies d’énergie (CEE)
depuis 2018. Déjà plus de 500 000 unités ont été installées en chaufferies collectives, réseaux urbains de chaleur
ou sites industriels. La gamme couvre plus de 95 % des équipements grâce à 20 modèles standardisés, complétés
par une application digitale facilitant relevés, devis et pose. Fabriquée en France et protégée par plusieurs brevets,
Matheus s’appuie sur un réseau d’installateurs labellisés QUALIMAT © et a été reconnue par la fondation Solar
Impulse parmi les solutions efficaces pour la planète.
www.isolif.com
© Isolif
62 j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr
SOLUTIONS
Éclairage
Disano, la lumière connectée
au service des bâtiments
Face aux enjeux d’efficacité énergétique dans les bâtiments tertiaires, bureaux, ERP et hôpitaux, les solutions
connectées de gestion d’éclairage s’imposent comme des leviers de performance. Détecteurs de présence, gradateurs,
programmateurs et systèmes centralisés rendent la lumière modulable : elle s’adapte aux besoins réels des espaces,
améliore le confort, réduit les consommations et valorise l’architecture.
Fabricant italien reconnu depuis plus de
60 ans, Disano développe des solutions led
innovantes, alliant économies d’énergie, durabilité
et conformité environnementale. Ses luminaires
se distinguent par leur design, leur fiabilité et
leur intégration fluide dans les systèmes de
gestion intelligente. Chaque espace – bureau,
salle de réunion, zone de circulation ou accueil
– bénéficie ainsi d’une gestion centralisée et
évolutive, adaptée à chaque usage spécifique.
Atout majeur : Disano maîtrise toute la chaîne
de production et accompagne les professionnels
à chaque étape, du choix des luminaires et
du système de gestion adéquat, à leur
implantation sur site. Ses innovations contribuent
à rendre les bâtiments tertiaires plus performants,
agréables et responsables. La gestion connectée
de l’éclairage, portée notamment par les solutions
Disano, s’impose aujourd’hui comme une réponse
incontournable aux défis du secteur.
www.disano.fr
© Disano
Éclairage
Un hublot d’éclairage fonctionnel, robuste
et sécurisant pour toutes les circulations
© Lébénoïd
Lébénoïd présente son hublot fonctionnel Squad. Polyvalent et fiable, le
Squad est adapté à tous types de circulations, qu’elles soient horizontales
ou verticales. Grâce à sa conception antivandale, anti-arrachement
et résistante aux jets d’eau, il garantit un niveau de sécurité optimal,
même dans les environnements les plus exposés (sites sensibles,
établissements publics, logements collectifs, infrastructures
pénitentiaires…). Pensé pour faire face aux agressions physiques et
aux conditions environnementales difficiles, il assure une durabilité
exceptionnelle dans les milieux les plus exposés. Son design empêche
tout arrachement et protège efficacement les composants internes,
renforçant ainsi la fiabilité de l’installation tout en dissuadant les actes
de malveillance. Décliné en plusieurs versions, le Squad répond aux
spécificités de chaque site.
www.lebenoid.fr
j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 63
SOLUTIONS
Datacenters
Une solution de refroidissement
liquide haute performance
pour les datacenters
Avec l’intégration de Motivair, Schneider Electric enrichit son
portefeuille de solutions de refroidissement. La gamme de CDU
Schneider Electric offre des solutions de refroidissement liquide
haute performance pour les datacenters, avec 7 modèles standards, de
102 kW à 2,3 MW, et des options sur mesure. Conçus pour répondre
aux besoins liés à l’IA et aux serveurs à haute densité, ces équipements
déploient une boucle d’eau secondaire isolée, régulée par un automate,
pour contrôler avec précision le débit et la température du fluide. Ils garantissent ainsi un refroidissement
optimal tout en éliminant le risque de condensation. Grâce à leurs échangeurs thermiques en acier inoxydable,
à leur compatibilité avec les protocoles de supervision (Modbus, BACnet, etc.) et à leurs fonctions de
redondance intégrées, les CDU permettent d’optimiser la performance énergétique, la sécurité et la scalabilité
des infrastructures critiques.
www.se.com
© Schneider Electric
© Socomec
Gestion de l’énergie
Un système de mesure multicircuits pour
applications de facturation et de sous-facturation
DIRIS Digiware de Socomec est un système innovant de surveillance de
l’énergie électrique pour les installations AC et DC. Il constitue une solution
complète permettant de surveiller la performance d’une installation
électrique, qu’elle soit neuve ou existante. Il s’agit du seul système
combinant le sous-comptage et l’analyse de la qualité d’énergie, ainsi que la
surveillance de courants résiduels. Désormais certifiés MID (directive sur
les Instruments de mesure), les modules S-130MID et S-135MID, I-30MID,
I-35MID, I-60MID et I-61MID font de DIRIS Digiware le premier système
de mesure multipoints du marché adapté aux applications de facturation et
de sous-facturation. Les rapports de vérification sont accessibles via le site
web Socomec et les modules ne doivent être vérifiés que tous les huit à dix
ans, selon le pays.
www.socomec.fr
Test et mesure
Un certificateur de câbles modulaire
cuivre et fibre
La gamme WireXpert MP de Softing redéfinit la certification des câbles grâce à une
plateforme modulaire couvrant le cuivre jusqu’à la Cat 8 (3 000 MHz) et la fibre
optique de niveau 1, en multimode (850/1 300 nm) et monomode (1 310/1 550 nm).
Conçue pour les environnements tertiaires, du petit bureau à l’ETI, mais aussi
industriels et les centres de données, elle associe précision de mesure et simplicité
d’usage. Le système propose une interface tactile intuitive inspirée des smartphones,
des guides de dépannage, une caméra intégrée pour codes-barres et QR, ainsi qu’une
génération embarquée de rapports PDF. Flexible et évolutive, la série WireXpert MP
s’impose comme un outil de référence pour la certification cuivre et fibre, dans toutes
les applications réseau et pour tous les niveaux d’expertise.
itnetworks.softing.com
© Softing
64 j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr
SOLUTIONS
Gestion du bâtiment
Une solution complète,
simple à mettre en œuvre sur
les sites existants et occupés
Les WAGO Room Controllers (WRC) offrent une solution
complète pour piloter CVC, qualité d’air, éclairage et stores,
en toute simplicité. Installés au plus près des équipements, ils
réduisent le câblage, le temps d’installation et les coûts. Autonomes
et interconnectés, ils s’adaptent aux espaces modulables grâce au
recloisonnement dynamique. Le système de précâblage rapide
WINSTA® garantit une installation sécurisée, tandis que la
communication CPL G3 assure un réseau fiable sans câblage additionnel. Conformes au décret BACS et au
décret tertiaire, les WRC atteignent la classe A de performance énergétique selon la norme NF EN ISO 52120-1.
Compatibles DALI-2, EnOcean et interopérables via OPC UA et API REST, ils allient flexibilité, performance
énergétique et confort durable.
www.wago.com
© Wago
© Walther-Werke
Alimentation électrique
Des coffrets de prises portables pour l’événementiel
Conçus pour la distribution terminale lors d’événements tels que marchés, foires, concerts ou
spectacles, les coffrets de prises portables WALTHER 400 V, développés par Walther-Werke,
se distinguent par leur robustesse et leur simplicité d’utilisation. Fabriqués en caoutchouc
empilable et conformes à la norme internationale DIN EN 61439 pour les appareillages
à basse tension, ils sont systématiquement câblés et testés individuellement avant
livraison afin de garantir fiabilité et sécurité. Les coffrets de prises portables sont
équipés d’une prise CEE 5 x 32 A, d’une prise CEE 5 x 16 A, d’une prise CEE
4 x 16 A ainsi que de trois prises de courant domestiques NF. Ils disposent
d’un câble H07RN-F 5G6mm² de 2 mètres, d’un interrupteur différentiel et
d’un arrêt d’urgence. Le coffret intègre une poignée de transport, un couvercle
transparent à fermeture automatique et toutes ses pièces métalliques externes sont
réalisées en acier inoxydable.
www.walther-werke.fr
Distribution électrique
Une armoire de distribution conçue
pour les chantiers
Pensées pour alimenter et distribuer l’énergie sur l’ensemble d’un chantier, les armoires
de distribution assurent le raccordement des coffrets de prises et des différents
équipements via bornier ou prise. Le modèle WEV 32A 400V de Walther-Werke est
doté de 6 prises domestiques NF et de 2 prises CEE 5 x 16 A, avec une alimentation
sur connecteur CEE 5 x 3 2A équipé d’un inverseur de phase. Cette armoire de
chantier est fabriquée en tôle d’acier galvanisée par électrolyse et recouverte d’une
peinture synthétique sans métaux lourds, avec une finition RAL 2004 orange pur.
Elle est équipée d’une porte simple avec loquet à ressort pour cadenas et poignée
encastrée, d’anneaux de levage et de poignées de transport latérales. L’armoire bénéficie
d’un indice de protection IP44. Ses dimensions sont de 581 x 518 x 360 mm (H-L-P),
auxquelles s’ajoute une hauteur de socle d’environ 262 mm.
www.walther-werke.fr
© Walther-Werke
j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 65
3 QUESTIONS À
Propos recueillis
par Alexandre Arène
‘‘
L’idée est de créer une communauté
apprenante, où chacun apporte aux
autres ce qui lui manque.
’’
Tanya Clementz
Responsable de l’Académie Viessmann
© DR
Viessmann Climate Solutions, un des principaux fournisseurs mondiaux
de solutions efficaces et durables en matière de climat et d’énergies
renouvelables, s’engage dans une montée en compétences de ses clients et
collaborateurs avec la refonte de son offre de formation. Tanya Clementz,
responsable de l’Académie Viessmann, présente son rôle dans la refonte
de l’offre de formation, mêlant technique, management et commerce.
Elle explique comment l’Académie adapte les parcours pour répondre
aux enjeux de décarbonation, d’électrification et d’efficacité.
j3e - Vous avez présenté récemment
l’offre et le parcours de formation
proposés par Viessmann pour
accompagner ses clients dans leur
montée en compétences. À quels
besoins répond cette structuration
de l’offre ?
Tanya Clementz - À mon arrivée, il y a
trois ans, j’ai repris une offre centrée sur
les produits. Nous l’avons enrichie avec
de la personnalisation adaptée au profil
des participants. L’objectif est désormais
de réintroduire l’humain et le collaboratif
: l’intelligence collective renforce les
compétences et l’appartenance. Cette
approche permet à chacun des apprenants
de partager son expérience, ses
compétences et ses besoins. Le collectif
contribue à la recherche de solutions, le
partage d’expérience a une part importante
dans nos formations. Nous avons
également travaillé sur la notion de mise
en œuvre des acquis et l’ancrage (ces
fameux 20 % qu’il reste à acquérir pour
valider à 100 % l’acquisition de la compétence).
C’est en cela que nous avons mis
en place une équipe pluridisciplinaire
pour accompagner nos clients au plus
près de leur besoin. De fait, l’académie
se compose de 4 formateurs qui interviennent
dans des sessions théoriques et
pratiques dans nos académies en présentielles
et de 46 techniciens, présents pour
l’Académie de mars à septembre pour
des accompagnements sur chantier.
j3e - Pouvez-vous nous présenter
l’éventail de l’offre de formation ?
T. C. - Viessmann propose 50 formations
réparties par thématiques solution
(photovoltaïque, solaire thermique,
hybridation…). Chaque formation est
organisée en blocs de compétences avec
trois niveaux : débutant, opérationnel,
expert. Le parcours est modulable selon
le profil : patron d’entreprise, installateur
ou technicien. Les formations ont
lieu dans 9 centres spécialisés et sur site.
Nous formons environ 4 000 personnes
par an, internes et externes : collaborateurs,
force de vente, installateurs…
Le parcours technique est enrichi par
des compétences complémentaires :
management, commerce et bientôt un
module sur l’IA. Par exemple, le module
management est conçu pour les chefs
d’entreprise et aborde la vision, le pilotage
d’équipe, ou encore la communication
pratique.
j3e - Quels sont actuellement les
enjeux et les besoins en formation
pour la mise en œuvre de
solutions plus performantes ?
T. C. - La formation s’apparente à un
marathon ponctué de sprints : elle exige
à la fois agilité et vision de long terme.
Les besoins évoluent beaucoup autour
de l’hybridation et de la décarbonation,
avec des attentes différentes selon
les cibles (résidentiel, collectif ou tertiaire)
et des enjeux spécifiques pour
les bureaux d’études comme pour nos
partenaires installateurs. L’ambition
est d’accompagner ces acteurs dans
leurs projets, y compris en menant
des actions de lobbying afin d’ancrer
la décarbonation dans leurs offres. La
formation joue un rôle décisif dans
le réglage et le suivi des installations.
Même les meilleurs équipements
nécessitent un paramétrage précis.
C’est une compétence de chantier, pratique
et de proximité. Pour exemple,
pour aider nos partenaires encore
réticents à l’électricité, un parcours
complet a été mis en place : 25 heures
d’e-learning, habilitation électrique
photovoltaïque, formation pratique,
pose de panneaux et maîtrise de la
connectivité. Ce dernier volet fait
l’objet d’une journée spécifique avant
d’être intégré à l’ensemble du cursus.
Un autre défi concerne la formation
des clients finaux. Ils doivent
apprendre à tirer le meilleur parti de
leurs équipements. C’est aussi le rôle
de l’installateur de transmettre ces
bonnes pratiques.
66 j3e 920 / SEPTEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr