08.10.2025 Vues

LG-269

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SEPTEMBRE / OCTOBRE 2025 - N˚269

www.gemengen.lu

CLAUDE DEMUTH ET

FRÉDÉRIQUE ULRICH

LU-CIX | Gemengen Dag : le rendez-vous IT incontournable

pour les communes

MÉLISSA DIBENE

LLLC

Les séminaires ou le bon

compromis pour se former

efficacement

E. KORCHIA ET I. DESCHAMPS

Enovos

Pour une gestion optimisée des

flux énergétiques

MYRIAM HEIRENS

Croix-Rouge luxembourgeoise

Aidant, un rôle essentiel…

qui mérite reconnaissance


SEMAINE

NATIONALE DU

LOGEMENT

DU 9.10 AU

12.10.25

DES LOGEMENTS

ABORDABLES,

DES SOURIRES

DURABLES.

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adapté à votre budget et vos besoins.


3

ÉDITO

Le courage de passer la main

PAR BARBARA PIERROT

« Je jure d’observer la Constitution et les lois et de remplir fidèlement

mes attributions constitutionnelles », a déclaré ce 3 octobre

Guillaume, succédant à son père Henri et devenant le dixième

Grand-Duc du Luxembourg. Une page d’histoire s’est ainsi tournée,

marquant une transition rare que beaucoup de monarchies

européennes n’osent pas vivre : celle d’une abdication volontaire,

organisée et annoncée. Soyons clair, ailleurs, on s’accroche, souvent

jusqu’à son dernier souffle.

La journée fut minutieusement orchestrée selon un protocole

précis : cérémonie d’abdication, prestation de serment devant les

députés, levée et hissage des drapeaux au monogramme du nouveau

souverain, apparition au balcon du Palais et signature du

Livre d’Or à l’hôtel de ville.

Au-delà du protocole et des symboles, c’est l’occasion de s’interroger

sur le rôle de la monarchie dans le Luxembourg d’aujourd’hui.

Depuis son accession en 2000, le Grand-Duc Henri a

incarné la stabilité, la sobriété et la continuité. Son style discret

reflétait l’image d’un pays sûr de lui, mais attaché à la modestie

et à la régularité institutionnelle. S.A.R. le Grand-Duc héritier,

lui, arrive à un moment bien différent de l’histoire nationale.

Le Luxembourg de 2025 n’est plus celui d’il y a vingt-cinq ans :

cosmopolite, marqué par une croissance soutenue et une diversité

culturelle sans précédent. Près de la moitié de la population

n’y possède pas la nationalité et le pays doit concilier ouverture

économique, intégration sociale et affirmation de son identité.

Mais alors, comment continuer à incarner une unité dans un pays

multiple ?

C’est précisément dans ce contexte que la monarchie conserve

une fonction essentielle : incarner une continuité et une unité

symbolique, au-dessus des débats politiques et des mutations

sociales. Le nouveau souverain, âgé de 43 ans, est perçu comme un

héritier préparé, attaché à l’innovation et à l’économie, mais aussi

conscient des attentes de la société civile. La popularité de ce nouveau

Grand-Duc repose autant sur sa préparation que sur sa personnalité.

Polyglotte, formé en France, au Luxembourg, en Suisse

et en Angleterre, passionné d’économie et de culture, il a mené

plus de 70 missions économiques avant même d’accéder au trône.

Proche des habitants, il fait perdurer cette tradition de proximité

que la famille grand-ducale entretient depuis des décennies.

C’est d’ailleurs proche des citoyens que la cérémonie s’est déroulée

: dès vendredi, place Guillaume II, la population a pu assister

en direct à la cérémonie d’abdication et au serment solennel.

La famille grand-ducale a ensuite salué les spectateurs depuis le

balcon du Palais, avant de se rendre à pied à l’hôtel de ville pour

rencontrer la bourgmestre, Lydie Polfer et signer le Livre d’Or. Le

lendemain, Guillaume et son épouse Stéphanie ont poursuivi leur

tournée à travers le pays : bain de foule au Knuedler, rencontres

à Wiltz, Dudelange, Steinfort et Grevenmacher, dans une atmosphère

festive rythmée par des concerts et des animations.


4

| DOSSIER

LËTZEBUERGER GEMENGEN

Publication éditée par Living Green sàrl-s

www.gemengen.lu

Société éditrice

Living Green sàrl-s

24, rue Michel Rodange • L-4660 Differdange

Régie publicitaire

Julien Malherbe

julienm@livinggreen.lu

FORMATION

MOBILITÉ

Administration

Lucia Ori

Tél. 58 45 46 29

secretariat@livinggreen.lu

Rédaction

Pierre Birck

pierreb@livinggreen.lu

Barbara Pierrot

barbarap@livinggreen.lu

Léa Behnous

leab@livinggreen.lu

Pauline Paquet

Julien Menegalli

Sébastien Michel

Frédéric Braun

LVG

Conception et réalisation graphique

Elodie Malherbe / elodiem@livinggreen.lu

Photographie

Nader Ghavami / Photopro Luxembourg

Yves Kortum

SOMMAIRE

08

COVERSTORY

LU-CIX

Gemengen Dag : le rendez-vous IT incontournable pour les

communes

FORMATION

Impression

Imprimerie Centrale

12 | Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enfance et de

la Jeunesse

Une rentrée scolaire sous le signe de la cohésion et de

l’innovation

14 | Luxembourg Lifelong Learning Center

LLLC : Les séminaires ou le bon compromis pour se

former efficacement

18 | ADEM

La formation : un levier pour un retour durable à

l’emploi

MOBILITÉ

© Living Green

Tous droits de reproduction réservés pour tous pays.

Tous manuscrits, photos et documents envoyés à la

rédaction ne peuvent être exploités qu’avec l’accord

de leurs auteurs. Publiés ou non, ils ne seront pas

restitués. Les reportages signés n’engagent que

leurs auteurs.

Les prix figurant dans cette revue sont indicatifs et

peuvent être sujets à des variations dont l’éditeur ne

pourrait nullement être tenu pour responsable.

22 | Enovos

Pour une gestion optimisée des flux énergétiques

24 | TICE

Tisser les liens du quotidien

30 | DACO

FAUN stellt Sicherheit und nachhaltige

Antriebstechnologien in den Mittelpunkt

ISSN 3093-110X


5

SANTÉ DIGITAL IMMOBILIER ET CONSTRUCTION

SANTÉ

34 | Päiperléck

Innover sans déshumaniser

36 | Help – Service des Aides et Soins de la Croix-Rouge

luxembourgeoise

Aidant, un rôle essentiel… qui mérite reconnaissance

38 | Steftung Hellef Doheem

Un partenaire naturel pour les communes

62 | VIESSMANN

HEMS : la gestion énergétique all inclusive

64 | Blumer-Lehmann

Modularer Holzbau als Zukunftsmodell für nachhaltiges

Bauen

68 | Quartermaster

Le quartier-maître des communes

DIGITAL ET INNOVATION

44 | PwC Luxembourg

L’intelligence artificielle au service du secteur public

luxembourgeois

46 | Fujitsu Luxembourg

De la sidérurgie à l’IA : le futur du Luxembourg,

une affaire de leadership

48 | CK Luxembourg

Tomorrow’s Office 2025 : Deux jours pour transformer

votre vision du travail

50 | Marks & Clerk

Protecting innovation from day one : From your ideas to

their protection... by trade mark, design.. and more !

ACTUALITÉS COMMUNALES

72 | Commune de Mertzig

La Maison du Bien commun à Mertzig

76 | Commune du Lac de la Haute-Sûre

Gespannt optimistisch

ENVIRONNEMENT

94 | Conférence Enerdeal

Transition énérgetique : la grande région dans le vert

96 | Ministère de l’agriculture

Des échos agricoles

IMMOBILIER ET CONSTRUCTION

54 | Fonds du Logement

« Les transformations n’ont de sens qu’avec l’humain »

56 | BEST Ingénieurs-Conseils

Innovation et durabilité au service de l’eau

60 | Fondation pour l’Accès au Logement

Une collaboration renforcée pour le logement à prix

abordable


6

8 | CLAUDE DEMUTH

Président

LU-CIX

8 | FRÉDÉRIQUE ULRICH

Directrice

LU-CIX

INDEX

12 | CLAUDE MEISCH

Ministre de l’Éducation

nationale, de l’Enfance et

de la Jeunesse

14 | MÉLISSA DIBENE

Conseillère en formation

Luxembourg Lifelong

Learning Center

18 | ISABELLE SCHLESSER

Directrice

ADEM

22 | EMMA KORCHIA

Project Manager

Enovos

22 | IVAN DESCHAMPS

Head of Digitalisation,

Innovation & Products

Enovos

24 | MIKE SCHOOS

Directeur

TICE

34 | ISABELLE HEIN

Directrice de soins

Päiperléck

34 | AUDREY CORNELLES

Responsable du service

admissions et communication

Päiperléck

36 | MYRIAM HEIRENS

Coordinatrice du service

Aidant de Help

Croix-Rouge

luxembourgeoise

38 | BENOÎT HOLZEM

Directeur général

Steftung Hellef Doheem


7

44 | DAVID BERNARD

Senior Manager in

Industry & Public Sector

Advisory

PwC

44 | ANDREAS BRAUN

Managing Director for

Artificial Intelligence

PwC

46 | DANIEL MEYER

Country Director

Fujitsu Luxembourg

50 | INÈS GARLANTEZEC

Trademark & Design

Attorney in Benelux &

French qualified

Marks & Clerk

54 | CLAIRE FANTONI

Responsable des ressources

humaines

Fonds du Logement

56 | ANDREAS HEIN

Responsable technique

SESE

56 | LAURENT BUSANA

Associé-gérant du service

Eau potable

BEST

60 | TOM NILLES

Directeur adjoint

Fondation pour l’Accès au

Logement

60 | JOE NILLES

Bourgmestre

Commune de Berdorf

62 | GÜNTER KRINGS

Managing Director

Viessmann Luxembourg

64 | PASCAL QUINTEN

Directeur

Blumer-Lehmann

68 | MARC WESTER

Directeur

Quartermaster

72 | MIKE POIRÉ

Bourgmestre

Commune de Mertzig

76 | MARCO KOEUNE

Bourgmestre

Commune du Lac de la

Haute-Sûre

96 | MARTINE HANSEN

Ministre de l’Agriculture,

de l’Alimentation et de la

Viticulture


8

| COVERSTORY

GEMENGEN DAG :

LE RENDEZ-VOUS IT

INCONTOURNABLE

POUR LES COMMUNES

La digitalisation, la cybersécurité et la souveraineté numérique

sont désormais des enjeux stratégiques pour tous et notamment

pour les communes luxembourgeoises. À l’occasion de la 12 e édition

des Luxembourg Internet Days, qui auront lieu à la Chambre de

Commerce les 18 et 19 novembre prochains, LU-CIX met une nouvelle

fois ces thématiques au cœur des débats avec, notamment, le

Gemengen Dag. Dédié aux élus locaux et aux syndicats communaux,

ce rendez-vous a pour objectif de sensibiliser les bourgmestres, les

membres des conseils communaux ainsi que les responsables informatique

aux risques cyber, mais aussi aux solutions qui existent

pour renforcer la sécurité et accompagner la transition numérique

des services communaux. Claude Demuth et Frédérique Ulrich, respectivement

Président et Directrice, présentent l’événement et

mettent en lumière les défis majeurs que les communes doivent

relever pour s’assurer un avenir serein.

Pouvez-vous présenter les activités

principales de LU-CIX ?

CD : LU-CIX a été fondé en 2009 en tant

que nœud d’échange de trafic Internet qui

relie les fournisseurs d’accès Internet et

les data centres pour assurer un Internet

plus résilient, plus sûr et plus rapide.

Depuis, nous avons diversifié nos activités

en lançant, par exemple, les services

de messages instantanés Luxchat

pour le grand public et entreprises et sur

demande du ministère de la Digitalisation

Luxchat4Gov pour le secteur public. En

résumé, nous développons l’écosystème

IT au Luxembourg et à l’international tout

en établissant des synergies entre les secteurs

privés et publics.

Les 18 et 19 novembre prochains

se déroulera la 12 e édition des

Luxembourg Internet Days. Quelles

sont les missions d’un tel événement et

quelles thématiques majeures y seront

abordées ?

FU : Entièrement gratuits, les Luxembourg

Internet Days ont pour objectif de mettre

en relation les usagers professionnels,

qu’ils soient privés ou publics, avec les

fournisseurs de solution IT. Cet événement

rassemble chaque année 1.100 à

1.200 personnes dans les locaux de la

Chambre de Commerce autour des défis

liés à l’Internet qui ont beaucoup évolué

depuis la première édition de l’événement.

Cette année, les thématiques principales

sont axées autour de la sécurité, de

la résilience et, surtout, de la souveraineté

qui est à nos yeux particulièrement pertinente

au regard du contexte géopolitique

que nous traversons.

CD : L’événement s’articule notamment

autour de conférences données par des

experts et des discours des ministres

Elisabeth Margue et Stéphanie Obertin,

de tables rondes et de présentations de

cas pratiques pour aider les participants à

s’identifier et à trouver des solutions aux

défis qu’ils rencontrent. Afin de mieux

comprendre les tendances, les visions

et les enjeux pour l’avenir, nous avons

également prévu des workshops ainsi

qu’une exposition avec une cinquantaine

de stands. Nous organiserons aussi

des sous-événements comme LUNOG,

une conférence pour les opérateurs de

réseaux du Grand-Duché ou de la Grande

Région, le Hackathon autour de la technologie

Matrix et de Luxchat, et enfin le

Gemengen Dag pour le secteur communal.

La première édition du Gemengen Dag

s’est déroulée l’an dernier et sera réitérée

cette année. Vous ciblez principalement

les communes et les syndicats.

Pourquoi ?

FU : Une vingtaine de communes s’est

jointe à notre événement l’an dernier,

ce qui est déjà bien pour une première

édition. Les ministres Léon Gloden et

Stéphanie Obertin ont notamment salué

l’initiative. Nous espérons encore attirer

davantage de bourgmestres, échevins

ou responsables informatiques du


9

Claude Demuth

secteur communal le 19 novembre. C’est

le moment et le lieu idéal pour qu’ils se

rencontrent et discutent entre eux mais

aussi avec des professionnels de thématiques

liées à l’Internet, à leur sécurité, à

leur souveraineté et à leur résilience. Les

élus auront aussi l’occasion d’échanger

avec les différentes sociétés exposantes,

d’écouter les conférences et d’assister à

la table ronde autour de la directive NIS2

à laquelle ils sont tous confrontés.

Par ailleurs, nous organisons un « cocktail

des bourgmestres » le 19 novembre

en fin de matinée pour leur permettre de

se retrouver et de discuter sur un temps

réservé à cet effet.

CD : Le Gemengen Dag abordera également

les thématiques développées

lors des Luxembourg Internet Days,

notamment la digitalisation, la souveraineté

numérique et la sécurité. À

titre d’exemple, certains intervenants

présenteront des solutions innovantes

pour la digitalisation des documents

Le Gemengen Dag est un événement incontournable pour

les élus locaux qui accordent une importance stratégique

à la digitalisation, à la sécurité et à la souveraineté de leurs

services

administratifs officiels conformes aux

normes européennes, telles que le portefeuille

électronique (e-wallet) qui centralise

des documents comme la carte

d’identité ou le permis de conduire.

D’autres documents, comme les certificats

de résidence, pourraient également

y être intégrés. Ces pistes constituent

des axes d’exploration essentiels, et les

Internet Days offrent un cadre privilégié

pour en favoriser le développement.

Notons toutefois que nous ne sommes

pas fournisseurs nous-mêmes : LU-CIX

est un facilitateur. Ce sont nos partenaires

et nos exposants qui proposent les

solutions. Dans le cadre du Gemengen

Dag, nous les incitons à personnaliser

leur approche pour le contexte communal.

Nous leur demandons aussi, dans la

mesure du possible, de faire témoigner les

communes avec lesquelles ils travaillent

déjà pour mettre en lumière des cas pratiques

et rendre le tout plus concret.

FU : Il pourrait s’agir, par exemple, de

solutions d’archivage, de gestion des ressources

humaines ou de salle d’établissements

scolaires et de parking ou encore

de cybersécurité. L’objectif est de mettre

à disposition des outils professionnels,

évolutifs et prioritairement développés au

niveau local ou régional, dans un contexte

où la transition numérique reste relativement

récente à l’échelle des communes.

Celles-ci ne disposent encore pas toujours

des ressources financières ou humaines

nécessaires pour en assurer elles-mêmes

la mise en œuvre et la gestion.


10

Claude Demuth et Frédérique Ulrich

Que diriez-vous à un bourgmestre, un

échevin ou un responsable de syndicat

pour l’inciter à participer au Gemengen

Dag ?

CD : Le Gemengen Dag constitue le seul

rendez-vous au Luxembourg spécifiquement

dédié aux communes dans le

domaine IT. Il n’existe aucune autre initiative

de ce type. C’est un événement incontournable

pour les élus et informaticiens

locaux qui accordent une importance stratégique

à la digitalisation, à la sécurité et à

la souveraineté de leurs services.

À l’heure actuelle,

de plus en plus de communes

sont des cibles de choix pour

des cybercriminels, mais des

solutions existent

FU : Il s’agit également d’une opportunité

unique de mise en relation et d’échanges

ciblés entre les responsables communaux

mais aussi avec des prestataires

qualifiés, des experts et des fournisseurs

de solutions adaptées. Par ailleurs, l’ensemble

du programme des Luxembourg

Internet Days leur est accessible : espaces

d’exposition, ateliers pratiques, conférences…

Tout est ouvert aux participants

du Gemengen Dag. En résumé, il s’agit

d’une occasion privilégiée de rencontrer à

la fois des acteurs confrontés aux mêmes

enjeux et des intervenants proposant des

solutions spécifiquement adaptées à leur

défis.

Quels sont les avantages de miser sur

une gestion raisonnée de la digitalisation

au sein des communes, notamment

en matière de souveraineté et de

sécurité qui sont les maîtres mots de

cette édition ?

FU : D’abord, il y a NIS2, la directive européenne

qui impose des exigences élevées

de cybersécurité aux entités considérées

comme essentielles dont font partie les

communes. C’est pourquoi nous organisons

une table ronde y dédiée à ce sujet

sensible le matin du 19 novembre. Le

but est d’y expliquer clairement ce que

cela implique pour une commune qui

offre des services essentiels aux citoyens.

En effet, il ne faut pas oublier que certaines

communes ou syndicats sont

aussi gestionnaires de systèmes et d’infrastructures

critiques qui sont indispensables

dans la vie économique et sociale

du Grand-Duché. Ces responsabilités les

exposent à des risques et à des attaques

malveillantes, virtuelles ou physiques.

CD : La digitalisation, ce n’est pas plus

seulement une question technique. C’est

une prise de conscience politique et responsable.

À l’heure actuelle, de plus en

plus de communes sont des cibles de

choix pour les cybercriminels, mais des

solutions existent. Le Gemengen Dag est

justement là pour leur montrer des solutions

adaptées à leur réalité et surtout à

leurs ressources.

L’accès aux Luxembourg Internet Days

est gratuit. Il suffit de s’inscrire sur le

site : www.luxembourg-internet-days.

com. L’événement aura lieu les 18 et 19

novembre prochains à la Chambre de

Commerce.

LU-CIX ASBL

202, Z.A.E. Wolser F

L-3290 Bettembourg

www.lu-cix.lu


Acteurs du secteur communal,

le 19 novembre 2025,

rejoignez-nous

à la Chambre de Commerce pour le

lors des

Une journée dédiée à vos problèmatiques de

- Digitalisation, - Connectivité, - Souveraineté,

- Cybersécurité, - Résilience, - Conformité NIS2.

Pour les élus, les informaticiens, les responsables de services techniques, les

conseillers et autres personnels des communes et des syndicats de communes.

Avec des témoignages de collègues du secteur et des fournisseurs de proximité

ayant une expérience dans l’accompagnement des communes et des syndicats de

communes ainsi que des produits et des services adaptés à leurs spécificités.

Le secteur communal est de plus en plus ciblé par des attaques cyber et doit

pouvoir se protéger efficacement ainsi que les données de ses résidents.

Nous vous proposons un programme en français et/ou en luxembourgeois pour

vous aider à sécuriser vos infrastructures et vos données, mettre en place une

bonne gouvernance IT, optimiser vos ressources, etc. Vous pourrez aussi

comprendre pourquoi et comment vous conformer à la directive NIS2.

Le «Gemengen Dag» se déroulera au cours des Luxembourg Internet Days, un

événement emblématique de la place IT au Luxembourg.

Vous pourrez ainsi échanger avec plus d’une 40aine d’exposants, participer à

d’autres conférences et ateliers, rencontrer d’autres élus et professionnels du

secteur communal, et bien plus !

En partenariat avec

Avec la participation de


12

| FORMATION

UNE RENTRÉE SCOLAIRE

SOUS LE SIGNE

DE LA COHÉSION ET

DE L’INNOVATION

Claude Meisch


13

Une école plus inclusive, plus

innovante et résolument tournée

vers l’avenir : telle est l’ambition

de cette rentrée scolaire au

Luxembourg. Alphabétisation

différenciée, diversification de

l’offre et intégration maîtrisée

de l’intelligence artificielle

dessinent un paysage éducatif

en pleine évolution. Rencontre

avec Claude Meisch, ministre de

l’Éducation nationale, de l’Enfance

et de la Jeunesse.

Comment s’est déroulée cette rentrée

scolaire et quels en ont été les moments

les plus marquants ?

Le point fort de la rentrée, c’est avant

tout le retour des enfants dans les écoles.

On sent à quel point ils sont heureux de

retrouver leurs camarades, leurs institutrices

et instituteurs. Ces moments de

joie restent pour moi l’élément le plus

marquant. Chaque année, j’essaye d’être

présent au moins dans un établissement.

Cette fois-ci, je me suis rendu à l’école

fondamentale de Roodt-sur-Syre, où j’ai

visité deux classes, l’une au cycle 2 et

l’autre au cycle 4. Avec les élèves, nous

avons échangé sur leurs vacances, leurs

attentes pour l’année scolaire et notamment

avec ceux du cycle 4 qui, étant en

dernière année de l’école fondamentale,

se préparent déjà avec curiosité et impatience

à entrer au lycée.

J’ai également visité une Classe Spécialisée

d’Accueil de l’État (CSAE) accueillant des

enfants issus de familles réfugiées ou

bénéficiaires de protection internationale.

Leur retour à l’école a été marqué par une

joie particulièrement forte : n’ayant pas

eu l’occasion de partir en vacances pour

la plupart, l’école représente pour eux

bien plus qu’un lieu d’apprentissage ; c’est

aussi un espace de rencontres et de nouvelles

perspectives.

Vous avez placé cette rentrée sous le

signe de la cohésion sociale. Qu’est-ce

que cela signifie concrètement ?

Je pense d’abord au rôle central de

l’école publique dans un pays comme le

Luxembourg, marqué par une très grande

diversité linguistique, culturelle et sociale.

Jusqu’ici, nous avons longtemps maintenu

un modèle d’alphabétisation en allemand,

mais ce choix ne correspond plus à la

réalité : seul un tiers des élèves parlent

encore luxembourgeois ou allemand à la

maison, tandis qu’un autre tiers utilise le

français ou le portugais et le reste grandit

dans un environnement multilingue parfois

très complexe. C’est précisément pour

répondre à cette diversité que nous avons

lancé le projet Alpha – zesumme wuessen,

qui débutera à la rentrée prochaine. Il

donnera désormais aux parents le choix

entre une alphabétisation en allemand

ou en français. Apprendre à lire, écrire

et compter dans une langue plus proche

de celle parlée à la maison augmente les

chances de réussite scolaire et favorise

l’intégration. Bien sûr, cette solution ne

résout pas toutes les situations, mais elle

apporte une réponse pertinente à la réalité

linguistique de nombreux enfants au

Luxembourg.

En parallèle, nous mettons en place des

mesures d’accompagnement : formation

des enseignants, développement progressif

de matériels pédagogiques adaptés et

suivi régulier du déploiement.

L’IA est de plus de plus présente dans

nos quotidiens. Comment cela se traduit-il

dans les salles de classe ?

L’intelligence artificielle aura, et a déjà,

des répercussions majeures dans tous les

secteurs : les médias, les administrations,

les finances… et bien-sûr l’éducation. Il est

essentiel que l’école prépare ses élèves à

un monde où l’IA sera omniprésente, tout

en s’assurant qu’ils continuent à réfléchir

par eux-mêmes, à développer leur propre

opinion et à exercer leur esprit critique.

Ma plus grande préoccupation est que si

les jeunes ont l’habitude d’utiliser l’IA

pour rédiger un texte, traduire ou résumer,

ils risquent de ne plus jamais mobiliser

leur propre réflexion. Le cerveau, comme

tous les muscles, a besoin d’exercice : si on

ne l’utilise pas, il s’atrophie.

Concrètement, il n’y aura pas d’utilisation

de l’IA à l’école fondamentale, afin

d’encourager les jeunes à lire, écrire,

rédiger et formuler leurs opinions euxmêmes.

L’apprentissage de l’IA débutera

dans les classes inférieures du secondaire,

pour comprendre son fonctionnement,

ses opportunités et ses risques. Dans les

classes supérieures du lycée, l’usage sera

ponctuel et encadré, pour s’assurer que

les élèves conservent la maîtrise de leurs

propres compétences et ne se contentent

pas de déléguer leur réflexion à un outil

numérique.

Selon vous, quel est le plus grand défi

de l’école luxembourgeoise ?

Le plus grand défi est sans aucun doute

la gestion de la diversité. Chaque année,

notre système scolaire accueille de plus

en plus d’élèves : pour cette rentrée, nous

avons 2.000 élèves supplémentaires,

répartis à parts égales entre le fondamental

et le secondaire. La grande majorité

d’entre eux vient de l’étranger, ayant déjà

commencé leur scolarité dans un autre

pays, avec d’autres langues et dans un

autre système scolaire. Notre responsabilité

est de les intégrer au mieux, ce qui

explique pourquoi nous travaillons depuis

plusieurs années à diversifier notre offre

scolaire.

Nous savons bien que nous ne pouvons

pas proposer une section spécifique pour

chaque nationalité ou chaque langue. Mais

avec les écoles européennes publiques,

nous avons trouvé une solution adaptée et

très demandée. À titre d’exemple, l’École

internationale de Differdange et d’Eschsur-Alzette

(EIDE) a reçu 1.200 demandes

d’inscription pour seulement 300 places.

C’est pourquoi nous allons ouvrir une

nouvelle école publique européenne à

Schifflange et d’ici 2028, deux autres établissements

supplémentaires dans des

localités encore à déterminer.

En parallèle, nous investissons dans la

diversification de notre système scolaire

national : davantage de classes francophones

dans le secondaire général et bien

sûr le projet Alpha – zesumme wuessen,

qui constitue un changement de paradigme

dans la manière d’enseigner et

d’accompagner les élèves. Tous ces efforts

visent un seul objectif : répondre à l’hétérogénéité

croissante de notre population

scolaire et garantir des parcours adaptés.

Alors oui, il existe d’autres défis, il y en a

toujours dans un système éducatif, mais la

diversité restera le défi majeur, probablement

pour longtemps. C’est un challenge

typiquement luxembourgeois, mais c’est

aussi une richesse que nous devons transformer

en atout pour l’avenir.

Par Barbara Pierrot


14

| FORMATION

LLLC : LES SÉMINAIRES

OU LE BON COMPROMIS

POUR SE FORMER

EFFICACEMENT

Depuis plus de 50 ans, le Luxembourg Lifelong Learning Centre

(LLLC) accompagne les salariés dans l’évolution de leurs compétences.

Parmi ses différentes formations, les séminaires tiennent

une place particulière : pensés pour être courts, concrets et accessibles,

ils permettent d’acquérir des compétences directement

mobilisables dans le cadre professionnel. Mélissa Dibene, conseillère

de direction, nous en dit plus.

Pouvez-vous présenter le LLLC en

quelques mots ?

Le Luxembourg Lifelong Learning Centre

est le centre de formation continue de la

Chambre des salariés, institution incontournable

qui défend et protège les

intérêts des salariés. Il accompagne ces

derniers dans le développement de leurs

compétences, en proposant des formations

variées et adaptées aux évolutions

du monde du travail. À travers son offre,

le LLLC reflète l’engagement de la CSL en

faveur de l’apprentissage tout au long de

la vie.

Comment décririez-vous le rôle du

LLLC dans le développement des compétences

au Luxembourg ?

Dans un monde en constante évolution,

la formation continue est devenue essentielle.

Le développement des compétences

tout au long de la vie est au cœur

de la mission du LLLC. Ce qui distingue

le Luxembourg Lifelong Learning Centre,

c’est la diversité et l’accessibilité de son

offre : des formations ouvertes à tous,

quel que soit l’âge, le parcours ou l’expérience,

qu’il s’agisse de se perfectionner,

de se reconvertir ou simplement de rester

à jour. Chacun peut y trouver un format

adapté à ses besoins. L’offre est particulièrement

large : cours du soir, cursus

universitaires, formations spécialisées,

modules e-learning, formations dédiées

aux seniors et séminaires.

Quels types de séminaires proposezvous

?

Nos séminaires se présentent sous forme

de formations courtes et ciblées, d’une

demi-journée à deux jours en semaine. Ce

format court permet aux participants de

renforcer leurs compétences rapidement.

Les thématiques abordées sont variées et

couvrent de nombreux domaines : secrétariat,

accueil, bureautique, transformation

digitale, droit, ressources humaines,

développement personnel et professionnel,

comptabilité, management, santé au

travail et bien d’autres.

Quels sont les avantages des

séminaires ?

Tout d’abord, nous veillons à ce que nos

séminaires répondent aux besoins des

salariés et qu’ils soient accessibles, abordables

et proposés dans plusieurs langues

: anglais, français et allemand. Ils ont

lieu dans nos locaux à Bonnevoie, idéalement

situés et facilement accessibles

depuis l’ensemble du pays et de la Grande

Région grâce aux transports en commun,

dans un cadre moderne et convivial.

Au-delà de l’accessibilité, nous cherchons

à garantir l’acquisition de compétences

immédiatement applicables pour les salariés.

Les séminaires sont interactifs et animés

par des experts. Ils sont conçus pour

que les participants repartent avec des

outils concrets. Pour plus de flexibilité,

certains séminaires sont également disponibles

en classe virtuelle.

Les séminaires offrent donc une véritable

valeur ajoutée. Ils permettent aux salariés

de développer leurs compétences, tout en

favorisant les échanges. Les participants

viennent de secteurs variés, ce qui crée

une belle dynamique et favorise le développement

du réseau professionnel.

La rentrée est déjà derrière nous.

Quelles sont les dernières nouveautés

proposées par le LLLC ?

Le LLLC démarre cette nouvelle rentrée

avec une offre de formation enrichie,

en phase avec les évolutions du monde

professionnel.

Les séminaires

permettent aux salariés

de monter en compétence

rapidement

Concernant les cours du soir, plusieurs

nouveaux parcours font leur entrée,

notamment en marketing digital, e-commerce,

administration RH et développement

RH. Au total, 47 parcours modulaires

sont proposés, en présentiel ou en blended

learning, pour permettre à chacun de se

former ou de se réorienter.

Les formations universitaires continuent

de se distinguer par leur qualité académique.

Proposées en horaires aménagés

en partenariat avec des universités

renommées, deux nouveautés font leur

entrée cette année : Le Diplôme d’Université

en droit « Des risques psychosociaux

à la qualité de vie et des conditions de

travail », en partenariat avec l’Université

Paris-Panthéon-Assas et le Master MAE

– Applied Corporate Management, en partenariat

avec l’IAE Nancy de l’Université

de Lorraine.


15

Mélissa Dibene

Enfin, les séminaires s’étoffent avec

des thématiques actuelles comme par

exemple : le droit et l’éthique de l’IA, bien

prompter avec l’IA, l’intelligence émotionnelle

en milieu professionnel, anticiper

les risques psychosociaux, ou encore le

green coding et le green design.

Et parce que chaque entreprise a ses

propres enjeux, tous nos séminaires

peuvent être entièrement adaptés sur

mesure afin de répondre aux besoins spécifiques

de leurs salariés.

Comment inciter les entreprises et les

salariés à s’engager dans des formations

et des séminaires ?

Dans un contexte marqué par des transformations

rapides et profondes, la formation

professionnelle joue un rôle clé. Elle permet

aux salariés de consolider leur niveau

d’expertise tout en s’adaptant aux nouvelles

exigences du marché. L’intelligence

artificielle, par exemple, occupe une place

croissante dans de nombreux secteurs.

Elle influence les pratiques, les outils et

les modes de collaboration. Comprendre

ses usages, ses limites et ses enjeux

devient un atout précieux pour évoluer

sereinement dans un environnement de

plus en plus technologique.

La formation représente

un investissement à fort

impact, car les compétences

acquises par les salariés

contribuent à sécuriser leurs

parcours professionnels et sont

directement mises au service

de l’entreprise

Pour les entreprises, investir dans la formation,

c’est anticiper les changements,

renforcer l’agilité des équipes et accompagner

leur montée en compétence.

La formation représente un investissement

à fort impact, car les compétences

acquises par les salariés contribuent à

sécuriser leurs parcours professionnels

et sont directement mises au service de

l’entreprise.

En proposant des formats courts, ciblés et

adaptés aux réalités du terrain, les séminaires

du LLLC facilitent cet engagement,

en rendant l’apprentissage accessible,

concret et immédiatement applicable.

Pour s’inscrire aux formations et aux

séminaires du LLLC, rendez-vous sur :

www.LLLC.lu

Luxembourg Lifelong Learning Centre

2-4, rue Pierre Hentges

L-1726 Luxembourg

www.LLLC.lu


16

| FORMATION

RENTRÉE SCOLAIRE 2025/2026 : CONFÉRENCE DU MINISTRE DE

L'ÉDUCATION NATIONALE, DE L'ENFANCE ET DE LA JEUNESSE

Le ministre de l’Éducation nationale, de l’Enfance et de la Jeunesse, Claude

Meisch, a dévoilé les priorités pour l’année scolaire 2025-2026 lors d’une conférence

de presse le 11 septembre dernier. Face aux défis actuels ; inégalités,

diversité linguistique et nouvelles technologies, l’école doit rassembler et renforcer

la cohésion. Le projet ALPHA – zesumme wuessen offrira aux parents le

choix de la langue d’alphabétisation, en allemand ou en français, au troisième

trimestre de l’année scolaire 2026/2027, pour les enfants de cycle 1.2. Une stratégie

nationale encadrera l’usage de l’intelligence artificielle, avec la plateforme

KI-Kompass. L’inclusion, la formation professionnelle, la réforme des programmes

et de nouvelles sections renforcent ce rôle central de l’éducation : unir, construire

des ponts et valoriser la diversité.


Nos formations,

votre atout.

À la recherche d’une

FORMATION ?

Découvrez l’offre complète sur LLLC.lu

Cours du soir

Séminaires

Formations universitaires

Formations spécialisées

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Certifications

Les différentes

formules :

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en présentiel

en blended learning

à distance

en e-learning


18

| FORMATION

LA FORMATION :

UN LEVIER POUR

UN RETOUR DURABLE

À L’EMPLOI

Entre besoins du marché et projets individuels, l’ADEM adapte

son offre de formation pour répondre aux enjeux de l’emploi au

Luxembourg. Entretien avec Isabelle Schlesser, directrice.

Quelles sont les démarches pour accéder

à ces formations ?

La voie classique passe par le conseiller

référent de l’ADEM, qui discute avec le

demandeur d’emploi pour identifier les

formations utiles à son projet, mais de

plus en plus, nous encourageons l’autonomie.

L’inscription à certains parcours,

notamment celles du Digital Learning Hub

(DLH), se font en ligne. Il existe également

l’aide à la formation professionnelle, qui

permet à un demandeur d’emploi de suivre

une formation externe, au Luxembourg ou

à l’étranger, même si elle n’est pas organisée

par l’ADEM. Cette aide est soumise

à l’approbation du conseiller, qui s’assure

que la formation a du sens par rapport au

projet professionnel.

Quels types de formations propose

l’ADEM aux demandeurs d’emploi ?

Nos formations sont organisées selon

plusieurs objectifs. Certaines sont sectorielles

: elles visent un métier spécifique,

comme les métiers de la logistique ou du

bâtiment. D’autres sont transversales,

comme les parcours en gestion de projet

ou en compétences numériques, utiles

dans de nombreux domaines.

Nous proposons également des options

linguistiques, très demandées. Et puis, il

y a ce que nous appelons les formations

d’activation ou d’orientation. Il s’agit

de modules plus personnalisés, s’organisant

souvent sous la forme d’un coaching,

qui aident à mieux définir un projet

professionnel.

Nous avons aussi des cours destinés à

ceux qui souhaitent créer leur entreprise,

ainsi que des formations plus pratiques

sur la recherche d’emploi : rédiger un CV,

une lettre de motivation, se préparer à un

entretien…

Comment identifiez-vous les formations

prioritaires en lien avec le marché

du travail ?

C’est une de nos missions centrales. Nous

ne sommes pas un institut de formation,

notre objectif est de favoriser un retour

rapide et durable à l’emploi. Pour cela,

il faut que l’offre colle aux besoins du

marché.

Nous analysons nos propres données,

notamment les offres d’emploi que nous

recevons, pour comprendre quels métiers

et quelles compétences sont recherchés.

Nous travaillons également en étroite collaboration

avec la Chambre de Commerce,

la Chambre des Métiers, l’UEL et les fédérations

patronales.

Mais il faut aussi que les profils des

demandeurs d’emploi correspondent à ces

besoins. Par exemple, la cybersécurité est

un secteur en forte demande, mais il faut

un certain bagage technique pour suivre

ces formations. Donc, tout est une question

d’adéquation entre le marché et les

profils disponibles.

Les formations sont-elles accessibles à

tous les demandeurs ?

Presque toutes nos formations comportent

des critères d’éligibilité, mais ils

varient selon les cas. Certaines exigent des

compétences spécifiques (par exemple en

digital ou en langues), d’autres un permis

de conduire, d’autres encore sont réservées

aux jeunes ou aux personnes de plus

de 45 ans.

Pour les formations linguistiques en

e-learning, nous procédons différemment :

chaque mois, nous envoyons un courriel

à tous les demandeurs d’emploi inscrits,

avec les licences disponibles. Là, le critère

est « premier arrivé, premier servi ». Mais

attention : si la personne ne suit pas assidûment

les cours, la licence est réattribuée.

Les formations proposées sont-elles

certifiantes ?

Certaines le sont, d’autres non. Nous

essayons de plus en plus d’aller vers

des certifications reconnues, car elles

constituent une vraie plus-value pour les

candidats. Parmi les formations qui permettent

d’obtenir un tel avantage, nous

proposons par exemple des parcours

Google pour le digital ou en compliance

et anti-blanchiment pour le secteur financier.

D’autres options, comme la gestion

de projet, peuvent aboutir à des certifications

selon les méthodologies enseignées

(type PRINCE2). Pour certaines, il n’y a

qu’un certificat de présence mentionnant

les heures suivies. Mais nous essayons

toujours de proposer un document

valorisable.

Et pour les personnes qui ont déjà une

formation effectuée à l’étranger ?

La reconnaissance des diplômes étrangers

ne relève pas de l’ADEM, mais de l’Éducation

nationale. En revanche, nos certifications

bénéficient d’une reconnaissance

au niveau européen ou international (par

exemple les niveaux de langue CECRL ou

certaines certifications numériques).

Quels sont aujourd’hui les secteurs de

l’emploi les plus convoités ?

La cybersécurité, bien sûr, mais aussi tout

ce qui touche aux compétences digitales.


19

Isabelle Schlesser

Ces dernières sont devenues indispensables.

Même s’il y a une hausse du chômage

chez les informaticiens, cela ne

contredit pas l’importance du digital : les

profils doivent évoluer avec les besoins.

La gestion de projet reste également une

compétence très demandée dans de nombreux

secteurs. Par ailleurs, les domaines

liés à la transition écologique (construction

durable, matériaux innovants,

énergies renouvelables) sont en forte

croissance. Le secteur social, notamment

les soins aux personnes âgées, est aussi

très demandeur, mais souvent avec des

qualifications spécifiques. Enfin, nous

développons également des formations

de base autour de l’IA, en partenariat

avec le DLH, pour comprendre comment

utiliser les possibilités de cette technologie

dans différents métiers.

d’autres ministères peuvent proposer des

aides à la formation continue.

Les formations évoluent

rapidement, en lien avec

les besoins du marché

Cela dit, nous aidons régulièrement

des indépendants en reconversion. Par

exemple, des coiffeurs qui perdent leur

emploi peuvent suivre une formation

en manucure pour élargir leurs compétences.

Ce sont des parcours courts qui

peuvent vraiment faire la différence pour

retrouver un emploi.

externe sont plafonnées, généralement

à l’équivalent d’un mois de salaire social

minimum (environ 2.600 euros), mais il

est possible d’en faire plusieurs si le projet

est cohérent.

Je recommande de consulter notre rapport

annuel, qui détaille les formations

organisées, les secteurs couverts, et

donne de nombreux exemples concrets.

Les formations évoluent rapidement,

en lien avec les besoins du marché.

L’important, c’est d’être proactif : en tant

que demandeur d’emploi, vous pouvez

faire des propositions et construire votre

projet avec votre conseiller.

Par Frédéric Braun

Et pour les indépendants ou les personnes

en reconversion ?

Un indépendant peut s’inscrire comme

demandeur d’emploi, s’il est réellement

en recherche d’emploi. En revanche, s’il

souhaite simplement développer son

activité, ce n’est plus de notre ressort :

Y a-t-il une limite au nombre de formations

qu’un demandeur d’emploi peut

suivre ?

Non, mais notre objectif reste l’emploi. Il

faut que la formation ait un objectif professionnel

clair. Les aides à la formation


20

BRÈVES

ÉCONOMIQUES

PAR LÉA BEHNOUS

LANCEMENT D’UN PRÊT

À TAUX ZÉRO

Début octobre, le ministre des

Finances, Gilles Roth, et le ministre de

l’Économie, Lex Delles, ont annoncé le

lancement du PCP ou « prêt compétitivité/pérennité

» à taux zéro. Ce projet

mis en œuvre par la SNCI, en collaboration

avec plusieurs banques partenaires

comme la Spuerkess ou la BIL,

est « conçu pour donner les moyens,

en particulier aux PME, d’investir en

toute confiance dans des projets tournés

vers l’avenir », a affirmé le ministre

de l’Économie. Le cofinancement peut

aller jusqu’à 80% et 200.000 euros par

projet et la durée du prêt PCP peut aller

jusqu’à dix ans.

Source : SIP

LES PRIX DU LOGEMENT EN

HAUSSE AU DEUXIÈME TRIMESTRE

2025

Dans son rapport publié en septembre,

le Statec note que les prix des logements

auraient augmenté de 4.5% par

rapport au deuxième trimestre 2024 :

soit presque l’évolution annuelle à long

terme, qui a été de 5% de 2010 à 2025,

selon le rapport. Ce sont les maisons

existantes qui ont vu leur prix augmenter

le plus avec un taux de 7.1%

en variation annuelle, tandis que les

appartements sont à plus de 3%. La

région dans laquelle les logements ont

été annoncés les plus coûteux est sans

surprise le centre du Luxembourg, où

le prix de vente moyen varie de 7.000

à plus 10.000 euros le m², pour une

moyenne de pays à 7.800 euros par m².

Source : Statec

RÉUNION DU TRADE AND

INVESTMENT BOARD

Le Trade and Investment Board (TIB),

réuni deux fois par an pour suivre et

valider la stratégie nationale de promotion

économique, a rassemblé ses

membres le 18 septembre. Présidée

par le Vice-Premier ministre, Xavier

Bettel, ainsi que le ministre de l’Économie,

Lex Delles, en présence du Grand-

Duc, la réunion a traité de l’actualité,

des « défis et opportunités liés à la promotion

économique du Luxembourg »,

ainsi que des initiatives prévues pour

2026. Cette session a marqué la dernière

du Grand-Duc, laissant sa place

ce vendredi 3 octobre, à son fils aîné,

Guillaume de Luxembourg.

Source : SIP

LANCEMENT DE LA

CONSTRUCTION D’UN DÉPÔT DE

CARBURANT À L’AÉROPORT DE

LUXEMBOURG

Le lancement d’un nouveau dépôt de

carburant moderne a été officialisé

à l’Aéroport de Luxembourg, en présence

de la ministre de la Mobilité et

des Travaux publics, Yuricko Backes, du

bourgmestre de Niederanven, Frédéric

Ternes, ainsi que du CEO de lux-Airport,

Alexander Flassak. Plusieurs jours

d’autonomie seront garantis grâce aux

capacités de stockage largement augmentées

: le nouveau dépôt sera constitué

de six réservoirs de stockage de

capacité 5.000 m³ qui seront situés côté

urbain, directement reliés à l’autoroute

et « entièrement conforme aux normes

environnementales modernes », selon

le gouvernement.

Source : SIP

LES EMPLOIS SALARIÉS À LA

HAUSSE CE TRIMESTRE

Au deuxième trimestre, l’emploi salarié

reste « modéré » au Luxembourg,

selon le Statec, qui évalue la hausse à

0.2% par rapport au trimestre précédent.

Les activités affichant le taux le

plus élevé de croissance sont celles de

l’administration et des autres services

publics. Néanmoins, les domaines de

la construction, ainsi que ceux de l’information

et de la communication, eux,

auraient vu leur nombre de salariés

baisser pour ce trimestre. Concernant

le nombre de salariés résidents,

celui-ci aurait légèrement augmenté :

une hausse qui fait donc diminuer le

nombre de salariés frontaliers à -0.7%

pour les frontaliers allemands et à

-0.3% pour les frontaliers belges.

Source : Statec

LES MINISTRES DE L’ÉCONOMIE

ET DU TRAVAIL RÉUNIS À

ARCELORMITTAL

Le 1 er octobre, le ministre de l'Économie,

Lex Delles, et le ministre du

Travail, Georges Mischo, se sont réunis

avec les syndicats, les membres de la

délégation du personnel et la direction

d’ArcelorMittal Luxembourg, afin

d’entamer des négociations et conclure

un nouvel accord tripartite sidérurgie,

après le succès de l’accord LUX2025. Un

accord dans lequel ArcelorMittal s’était

engagé à investir entre 165 et 205 millions

d’euros sur cinq ans : le montant

total s’élève à près de 290 millions et les

emplois qui devaient être supprimés

ont finalement été maintenus.

Source : SIP


Programmez

vos recharges

électriques

aux bons

moments et au

meilleur tarif.

Choisissez

l’offre électricité

qui vous correspond

sur enovos.lu ou

sur l’app MyEnovos


22

| MOBILITÉ

POUR UNE GESTION

OPTIMISÉE DES FLUX

ÉNERGÉTIQUES

Emma Korchia et Ivan Deschamps


23

Face à la croissance rapide de l’électromobilité, les ménages et les

secteurs public et privé doivent relever de nouveaux défis pour maîtriser

les coûts et optimiser l’usage des infrastructures de recharge.

Enovos accompagne cette évolution en développant diverses

solutions comme enodrive ou naturstroum drive. Emma Korchia

et Ivan Deschamps, respectivement Project Manager et Head of

Digitalisation, Innovation & Products, nous présentent ces solutions.

Ils reviennent également sur les innovations de demain qui

bouleverseront le smart charging avec l’utilisation des batteries des

véhicules comme réservoirs d’énergie. Interview.

Quelle est la position du Luxembourg

et d’Enovos en matière d’électromobilité

à l’heure actuelle ?

EK : Le Grand-Duché du Luxembourg est

l’un des pays en Europe les plus avancés en

la matière, tant pour le nombre de bornes

par habitant, que par la part croissante

de véhicules électriques en circulation et

la forte sensibilisation aux enjeux climatiques

de la part des résidents. Plus précisément,

une enquête au niveau européen

révèle que 57% des luxembourgeois estiment

que le changement climatique est

l’un des quatre défis les plus importants

contre 46% dans la moyenne européenne.

ID : Les politiques publiques ont créé un

terreau fertile dans ce domaine. Enovos

s’inscrit pleinement dans cette transition.

Depuis plus de dix ans, nous travaillons

activement sur ce domaine, ce qui nous

confère aujourd’hui un rôle de pionnier

dans le déploiement et l’accompagnement

du développement de l’électromobilité sur

notre territoire.

Quels sont les principaux outils et solutions

que vous proposez ?

EK : Nous avons développé enodrive en

2017 afin que nos clients puissent recharger

leurs véhicules sur les bornes publiques

lorsqu’ils sont hors de leur domicile, au

Luxembourg ou en Europe. Nous disposons

aujourd’hui d’environ 200.000 stations

de recharge reliées à enodrive. Le service

fonctionne via une application et un

badge, permettant de localiser une borne,

de vérifier la tarification et de lancer la

charge. Nous attachons une grande importance

à la transparence des prix qui est un

enjeu majeur puisque les tarifs restent très

variables et peu uniformes selon les pays

ou les fournisseurs. Cette application est

aussi bien destinée aux clients particuliers,

municipalités ou entreprises pour la gestion

de flottes par exemple.

ID : Début 2025, nous avons également

lancé naturstroum drive afin de compléter

l’offre enodrive. Contrairement à cette

dernière qui est centrée sur les bornes

de recharge publique, naturstroum drive

propose une solution pour la recharge à

domicile, avec un tarif intéressant et optimisé

pour les besoins des clients selon

leur usage. Celui-ci varie en fonction de

l’heure ou du jour de la semaine puisque

le client connaît son tarif à l’avance. Par

exemple, la recharge est 25% moins chère

entre minuit et 6h, mais 6% plus onéreuse

en soirée, lors des pics de consommation.

Ce tarif peut s’appliquer au chargement

de la voiture, mais aussi à l’ensemble

des équipements électriques d’une maison.

Les premiers retours sont très positifs.

Les clients adaptent leurs habitudes

et réalisent des économies qui peuvent

atteindre environ neuf euros par mois sur

leur facture d’électricité.

EK : Avec l’électrification croissante de

nos usages, le chauffage et la mobilité font

partie des postes gourmands en matière

de consommation. C’est la raison d’être de

nos applications pour tendre vers une gestion

raisonnée et optimisée des énergies

en encourageant les personnes à consommer

durant les heures creuses pour soulager

le réseau et préserver leur portefeuille.

N’est-ce pas, là, l’objectif ultime de

gérer intelligemment et automatiquement

la production et la consommation

d’électricité ?

ID : Effectivement. Chez Enovos, nous travaillons

sur ces projets d’optimisation et

sur la gestion intelligente des flux énergétiques,

car l’habitat, le partage d’énergie,

la mobilité, la production et la chaleur

forment un écosystème complet qu’il faudra

gérer pour optimiser la consommation

d’énergie.

Par quels moyens ?

EK : Le plus simple côté mobilité serait par

exemple le « smart charging », une solution

qui complète notre tarif naturstroum drive.

Le principe ? Relier la voiture à l’application

MyEnovos pour déclencher automatiquement

la recharge lorsque les prix sont

avantageux. Nous avons d’abord réalisé des

premiers tests internes afin de valider le

concept et d’identifier les défis techniques,

notamment liés à la diversité des marques

automobiles. Puis, depuis cet été, des

clients volontaires expérimentent la solution.

Leurs retours nous sont précieux pour

ajuster notre service et, surtout, rendre la

recharge domestique plus économique et

facile à gérer.

ID : Derrière la mobilité électrique se cache

un potentiel considérable lié aux batteries

des véhicules. Chaque voiture n’est pas

seulement un moyen de transport, c’est

aussi une batterie mobile, à la fois capable

de stocker et de restituer de l’énergie.

Cette approche innovante, communément

appelée recharge bidirectionnelle, ouvre

le champ des possibles : meilleure gestion

des pics de consommation, allègement de

la pression sur le réseau et flexibilité. En

intégrant progressivement ces batteries

dans une stratégie globale de stockage, il

deviendra alors possible de transformer

un parc automobile en un véritable levier

de stabilité énergétique, avec à la clé des

économies significatives pour nos clients.

En plus du stockage d’énergie, la production

et le partage d’énergie sont des priorités

: nous avons par exemple un tarif

de production dynamique pour les utilisateurs

de systèmes pilotage avancés, et

nous allons lancer notre offre de partage

d’énergie à la fin de cette année.

Un dernier mot pour le secteur public

et notamment les communes ?

ID : Les communes disposent généralement

déjà d’une solide infrastructure, qu’il

s’agisse de panneaux photovoltaïques, de

flottes de véhicules électriques ou de bornes

de recharge. Elles occupent une place centrale

dans la transition énergétique, en tant

que gestionnaires et productrices d’énergie,

mais aussi en tant que conseillères

auprès des citoyens. Nous développons

des solutions qui visent à répondre à leurs

besoins et à les accompagner efficacement

tout au long de cette transformation.

Enovos Luxembourg

2, Domaine du Schlassgoard

L-4327 Esch-sur-Alzette

www.enovos.lu


24

| MOBILITÉ

TISSER

LES LIENS

DU QUOTIDIEN

Mike Schoos


25

Le Syndicat intercommunal

TICE, le réseau de transports en

commun du sud du pays est au

carrefour de son indispensable

mutation. Pionner d’une mobilité

commune plus durable, le

TICE se réinvente, restructure

ses activités et sa flotte d’autobus.

Entretien avec Mike

Schoos, le directeur du TICE,

conducteur de changements.

Quel est le rôle du TICE ? Quels sont ses

objectifs ?

Le rôle du TICE est d’assurer le transport

de personnes de façon sécurisée et

confortable au sein de ses neuf communes

membres. Le service presté par le TICE

revêt une réelle utilité publique, puisqu’il

répond aux besoins quotidiens de déplacement

de la population de la région sud

du Luxembourg. À partir de janvier 2026,

les extensions prévues du réseau de bus

dans le sud du pays par le ministère de

la Mobilité et des Travaux publics représenteront

toutefois une charge supplémentaire

significative pour le Syndicat

intercommunal TICE. Ces évolutions

nécessitent dès lors une adaptation et

un ajustement des lignes de bus afin de

garantir un service de transport efficace,

durable et en phase avec les besoins de la

population.

Dans les prochaines semaines,

les premiers bus électriques

à batterie et à pile à

combustible seront livrés au

TICE, marquant ainsi le début

d’une nouvelle ère

Comment est-il financé ?

Le TICE est financé par une subvention

de l’État en contrepartie des services

fournis et de sa contribution à l’organisation

du transport public. Ils s’y ajoutent

les apports financiers des communes

membres attribués au budget ordinaire et

au budget extraordinaire.

mesures prises par le TICE pour aborder

ce virage de la meilleure manière ?

Face aux enjeux économiques et écologiques,

le TICE poursuit sa transition vers

une mobilité durable. Précurseur dès 1995

avec l’installation d’une station de gaz

naturel et l’acquisition de bus au gaz, le

syndicat exploite aujourd’hui une flotte

fonctionnant au biogaz, s’inscrivant ainsi

dans un cycle CO₂ neutre. Aujourd’hui,

deux axes structurent cette évolution :

d’une part, la transition vers un syndicat

mixte associant l’État et les communes,

pour renforcer la gouvernance et d’autre

part, la modernisation des infrastructures

et de la flotte, avec pour objectif une électrification

progressive du réseau. Le TICE

aborde ainsi ce tournant avec une stratégie

claire, fondée sur l’innovation, la

responsabilité et une vision territoriale

durable.

Deux importantes décisions ont été

prises : la fin du service « Late Night

Bus » et le transfert du service scolaire

vers le réseau RGTR, le régime général

des transports routiers. Il y a également

la transformation en « syndicat

mixte État-communes ». Un mot sur

cette réorganisation du Syndicat et de

son avenir ?

La fin du « Late Night Bus » et le transfert

du service scolaire traduisent un recentrage

des activités sur le cœur de métier

du TICE : le transport urbain régulier. Ces

ajustements permettent une meilleure

allocation des ressources et une coordination

renforcée avec les autres réseaux,

notamment le RGTR. À ce jour, le TICE

n’a pas encore été transformé en syndicat

mixte État-communes, mais les démarches

sont en cours. Cette évolution constituera

une étape décisive dans la gouvernance

du TICE. Elle permettra de renforcer la

coopération entre l’État et les communes,

tout en offrant de nouveaux moyens pour

relever les défis liés à la transition énergétique,

à l’électrification de la flotte et à

l’adaptation des infrastructures.

Quels sont les futurs axes du TICE vers

une mobilité plus durable ?

l’électrification complète du réseau de

bus, en tenant compte des technologies

disponibles, des infrastructures nécessaires

et des impacts opérationnels. Les

options à batterie et à pile à combustible

ont été comparées selon leur pertinence

technique, économique et environnementale.

Ces analyses guideront les futurs

investissements du syndicat en faveur

d’un transport public moins émetteur de

gaz à effet de serre. Dans les prochaines

semaines, les premiers bus électriques

à batterie et à pile à combustible seront

livrés au TICE, marquant ainsi le début

d’une nouvelle ère.

Sa mission dépasse

le simple transport : le TICE

est un vecteur de cohésion

territoriale, au service des

habitants et de l’organisation

cohérente du territoire

Les transports en commun sont

souvent vécus comme un pilier du

vivre-ensemble. Comment jugez-vous

le TICE dans ce rôle ?

En tant qu’acteur historique et pilier de la

mobilité intercommunale, le TICE joue un

rôle primordial au sud du pays. Il contribue

activement au vivre-ensemble en

facilitant les déplacements quotidiens, en

renforçant les liens entre les communes et

en soutenant l’accessibilité pour tous. Sa

mission dépasse le simple transport : le

TICE est un vecteur de cohésion territoriale,

au service des habitants et de l’organisation

cohérente du territoire.

Par Sébastien Michel

La mobilité est à un tournant économique

et écologique. Quelles sont les

Le TICE prépare activement sa transition

vers une mobilité plus durable. Une

étude de faisabilité a permis d’évaluer


26

| MOBILITÉ

RENTRÉE DU MARCHÉ : LA VOITURE

100% ÉLECTRIQUE FAIT LE PLEIN

Pour les constructeurs automobiles, l’IAA, le salon munichois marque le retour aux affaires. L’occasion

d’annoncer les nouveaux modèles et de vous les présenter, assortis de quelques incontournables de

l’année. Et si, comme au Luxembourg, le marché de la voiture électrique européen a connu une année

2024 en demi-teinte ; la volonté des marques d’offrir toujours plus d’électrique dans leurs catalogues, elle,

ne faiblit pas.

Par Sébastien Michel

Fiat Grande Panda

Capacité de la batterie : 44 kWh

Puissance : 83 kW

Autonomie cycle mixte (WLTP) : 320 km

Consommation : 16,8 kWh/100 km (WLTP)

Prix : à partir de 24.490 euros TVAC

Leapmotor B10

Capacité des 2 batteries : 56,2 et 67,1 kWh

Puissance : 132 et 160 kWh

Autonomie cycle mixte (WLTP) : 361 et 434 km

Consommation : 12,3 – 16,4 kWh/100 km (WLTP)

Prix : à partir de 28.400 euros TVAC

Nio Firefly

Capacité de la batterie : 41,2 kWh

Puissance : 105 kW

Autonomie cycle mixte (WLTP) : 330 km

Consommation : 14,5 kWh/100 km (WLTP)

Prix : à partir de 29.900 euros TVAC

Ford Puma Gen-E

Capacité de la batterie : 43,6 kWh

Puissance : 123 kW

Autonomie cycle mixte (WLTP) : 376 km

Consommation : 13,1 – 13,9 kWh/100 km (WLTP)

Prix : à partir de 34.316 euros TVAC


27

Kia EV4

Capacité de la batterie : 58,3 kW

Puissance : 150 kW

Autonomie cycle mixte (WLTP) : 460 km

Consommation : 16 kWh/100 km (WLTP)

Prix : à partir de 39.055 euros TVAC

Citroën C5 Aircross

Capacité de la batterie : 73,7 kWh

Puissance : 157 kW

Autonomie cycle mixte (WLTP) : 520 km

Consommation : 18 kWh/100 km (WLTP)

Prix : à partir de 39.731 euros TVAC

smart #5

Capacité de la batterie : 94 kWh

Puissance : 250 kW

Autonomie cycle mixte (WLTP) : 590 km

Consommation : 19,4 kWh/100 km (WLTP)

Prix : à partir de 44.990 euros TVAC

BYD Sealion 7

Capacité des batteries : 82,5 et 91 kWh

Puissance : 157 kW

Autonomie cycle mixte (WLTP) : 482 – 502 km

Consommation : 19,9 – 21,4 kWh/100 km (WLTP)

Prix : à partir de 45.949 euros TVAC

XPENG P7

Capacité des batteries : 82,7 – 91,3 kWh

Puissance : de 157 à 348 kW

Autonomie cycle mixte (WLTP) : 576 km

Consommation : 17,5 kWh/100 km (WLTP)

Prix : à partir de 47.990 euros TVAC


28

Alpine A390 GT

Capacité de la batterie : 89 kWh

Puissance : 295 kW

Autonomie cycle mixte (WLTP) : 550 km

Consommation : 16 kWh/100 km (WLTP)

Prix : à partir de 65.000 euros TVAC

Audi Q6 Sportback e-tron quattro

Capacité de la batterie : 94,9 kWh

Puissance : 285 kW

Autonomie cycle mixte (WLTP) : 656 km (quattro)

Consommation : 15,6 – 18,9 kWh/100 km (WLTP)

Prix : à partir de 65.080 euros TVAC

BMW iX3 Neue Klasse

Capacité de la batterie : 108,7 kWh

Puissance : 345 kW

Autonomie cycle mixte (WLTP) : 805 km

Consommation : 15 – 17 kWh/100 km (WLTP)

Prix : à partir de 67.589 euros TVAC

Mercedes GLC EQ

Capacité de la batterie : 94,5 kWh

Puissance : 360 kW

Autonomie cycle mixte (WLTP) : 714 km

Consommation : 14,9 – 18,8 kWh/100 km (WLTP)

Prix : N.C. (supérieur à une CLA électrique

à 54.990 euros)

Polestar 5

Capacité de la batterie : 106 kWh

Puissance : 650 kW

Autonomie cycle mixte (WLTP) : 670 km

Consommation : 17,6 – 18,3 kWh/100 km (WLTP)

Prix : à partir de 117.900 euros TVAC



30

| MOBILITÉ

FAUN STELLT SICHERHEIT

UND NACHHALTIGE

ANTRIEBSTECHNOLOGIEN

IN DEN MITTELPUNKT

Die FAUN Gruppe gehört europaweit zu

den führenden Anbietern von Abfallsammelfahrzeugen

und Kehrmaschinen. Mit

rund 2.300 Mitarbeitenden an 18 Standorten

in elf Ländern entwickelt und produziert

FAUN Fahrzeuge für eine effiziente,

sichere und nachhaltige Entsorgung.

Der Stammsitz der Gruppe befindet sich

im niedersächsischen Osterholz-Scharmbeck,

Deutschland. Im Geschäftsjahr

2024 erzielte FAUN einen Umsatz von 764

Mio. Euro. FAUN ist Teil der KIRCHHOFF

Ecotec, der Umweltsparte der international

agierenden KIRCHHOFF Gruppe. Der

Konzern erwirtschaftete 2024 mit 14.200

Mitarbeitenden einen Gesamtumsatz von

3,3 Mrd. Euro in den Bereichen Automotive,

Werkzeuge, Fahrzeugumbauten und

Kommunaltechnik und betreibt insgesamt

59 Werke in 24 Ländern weltweit.

Ein zentrales Ziel bei der Entwicklung

neuer Fahrzeuge ist die Sicherheit und der


31

Komfort der Menschen am Fahrzeug und in

der Umwelt herum: Sowohl das Ladepersonal

als auch alle Verkehrsteilnehmenden

profitieren von umfassenden Sicherheitsund

Assistenzsystemen, die FAUN konsequent

weiterentwickelt. Das sogenannte

Safety & Performance System umfasst

zum Beispiel Rundum-Kamerasysteme

mit Personenerkennung, intelligente Displays

für bessere Sicht im Umfeld sowie

ergonomisch optimierte Arbeitsplätze.

Fahrer-innen resp. Lader-innen haben jederzeit

einen Überblick über die Verkehrssituation,

das Fahrzeug und den aktuellen

Ladevorgang.

Zusätzlich unterstützen KI-gestützte

Systeme wie das Smart Compaction System

oder das Smart Hopper Control die

Fahrzeugbesatzung dabei, den Arbeitsprozess

effizient und ressourcenschonend

zu gestalten. Auch Hygiene-Module,

beheizte Handgriffe und elektrisch gesteuerte

Trittbretter tragen dazu bei, die

Sicherheit und den Komfort im Arbeitsalltag

zu erhöhen und die Gesundheit des

Personals zu schützen.

Parallel zur klassischen Dieseltechnologie

setzt FAUN auf alternative Antriebe. Neben

batterieelektrischen Lösungen wurden

auch Fahrgestelle mit Wasserstoff als

Energieträger entwickelt. Unter der Marke

ENGINIUS, als Teil der FAUN Gruppe,

sind 200 Müllfahrzeuge als serienreife

Brennstoffzellen-LKW im Einsatz und

bilden dadurch einen wichtigen Baustein

der Circular Economy.

Auch im Bereich der Kehrtechnik treibt

FAUN nachhaltige Lösungen voran. Die

CITYJET-Baureihe steht für effiziente

und emissionsarme Straßenreinigung,

ergänzt durch innovative Features wie

Schmutzwasser-Recycling oder eine ressourcenschonende

Wasserwiederaufbereitung.

Bei den VIAJET-Modellen sorgt ein

Umluftsystem dafür, Feinstaubemissionen

auf ein Minimum zu reduzieren und

gleichzeitig Betriebskosten zu optimieren.

FAUN verfolgt diesen Weg nicht allein,

sondern gemeinsam mit langjährigen,

verlässlichen Partnern. Ein Beispiel ist die

Zusammenarbeit mit Daco aus Luxemburg,

die seit vielen Jahren besteht und

eine reibungslose Versorgung der luxemburgischen

Kommunen mit modernster

Fahrzeugtechnik sichert. Diese Partnerschaft

ermöglicht es, gemeinsam praxisorientierte

Lösungen zu entwickeln und

umzusetzen, die die täglichen Herausforderungen

im Entsorgungswesen meistern

helfen.

Ziel bleibt dabei immer, Fahrzeuge zu

liefern, die sowohl durch modernste

Technologien als auch durch maximale

Praxistauglichkeit überzeugen. Die FAUN

Gruppe vereint dafür Ingenieurskunst, Erfahrung

und Innovationsgeist – im Sinne

einer sicheren, sauberen und nachhaltigen

Zukunft für Städte und Kommunen.

DACO S.A.

10, rue de Bitbourg

L-1273 Hamm Luxembourg

www.daco.lu


32

BRÈVES

MINISTÉRIELLES

PAR LÉA BEHNOUS

MINISTÈRE DE LA MOBILITÉ ET

DES TRAVAUX PUBLICS

Les soucis de mobilité des transfrontaliers

belges devraient partiellement

se régler. Le 29 septembre 2025 à

Libramont, Yuriko Backes, ministre

luxembourgeoise de la Mobilité et son

homologue belge, Jean-Luc Crucke,

ministre fédéral de la Mobilité, ont

signé une lettre d’intention dans

laquelle tous les deux se sont engagés

à renforcer la fluidité des voyages entre

les deux pays. Parmi les objectifs de

cette signature figurent le doublement

du fret ferroviaire, l’augmentation du

nombre de voyageurs transfrontaliers

et la réduction du temps de trajet

entre Luxembourg et Bruxelles.

Dès décembre 2025, un train omnibus

direct sans correspondance, opéré par

la CFL et SNCB, reliera Libramont, Arlon

et Luxembourg-Ville.

Source : SIP

MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION

NATIONALE, DE L’ENFANCE ET DE

LA JEUNESSE

Le ministre de l’Éducation nationale,

Claude Meisch, a assisté à la première

Journée de la langue Luxembourgeoise,

ce vendredi 26 septembre. Il a présenté

les mesures en faveur du luxembourgeois

dans le système éducatif et a souligné

l’importance de la langue dans la

vie culturelle et sociale du pays. Cette

première édition s’inscrit dans le plan

d’action de la langue luxembourgeoise,

mis en place pour renforcer sa pratique

dans la vie quotidienne. Le slogan

choisi pour cet événement « Schwätz

mat – Lëtzebuergesch verbënnt » ou

« prends la parole, le luxembourgeois

unit » résume la volonté du pays de

préserver son patrimoine identitaire et

linguistique.

Source : SIP

MINISTÈRE DE LA CULTURE

Ce 29 septembre, le Luxembourg a

participé à la conférence culturelle

MONDIACULT 2025 à Barcelone, représenté

par Éric Thill, le ministre de la

Culture. Réunissant plus de 150 délégations

ministérielles, cet événement

organisé par l’Unesco et le gouvernement

espagnol avait pour but de renforcer

la coopération internationale et

discuter de l’avenir de la culture. Éric

Thill a symboliquement remis à Ernesto

Ottone, sous-directeur général de

l’Unesco pour la culture, un exemplaire

luxembourgeois du livre pour enfant

« Wat mécht eis zum Mënsch ? », dont la

traduction a été réalisée spécialement

à l’occasion de la première journée de

la langue luxembourgeoise, le 26 septembre.

Un symbole fort de l’engagement

du pays à défendre la pluralité

linguistique et à soutenir la culture.

Source : SIP

MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET

DE LA SÉCURITÉ SOCIALE

Dans le cadre du mois d’octobre, le

ministère de la Santé continue d’appeler

au dépistage du cancer du sein.

Le programme, mené en collaboration

avec le Registre National du Cancer, a

remporté un réel succès, puisque le

site du gouvernement informe qu’en

2024, 21.250 mammographies ont été

réalisées, dont 118 qui ont conduit

à un diagnostic confirmé de cancer.

« Le programme de dépistage du cancer

du sein s’inscrit pleinement dans

notre politique de prévention et constitue

l’un de nos leviers les plus efficaces

pour sauver des vies », explique

Martine Deprez, ministre de la Santé et

de la Sécurité Sociale. Cette année, un

groupe de discussion réunissant huit

femmes de 45 à 74 ans sera constitué

pour recueillir des témoignages et les

partager au grand public.

Source : SIP

MINISTÈRE DES AFFAIRES

ÉTRANGÈRES ET DE LA

COOPÉRATION AU

DÉVELOPPEMENT

En période d’instabilité et de repli sur

les financements multilatéraux, le

Luxembourg renforce son engagement

au multilatéralisme et aux agences des

Nations Unies. C’est ce 25 septembre à

New York que le ministre des Affaires

étrangères et de la Coopération au

Développement, Xavier Bettel, a signé

un nouveau cycle de partenariats stratégiques

de 97,9 millions d’euros avec

quatre agences des Nations Unies,

dont l’UNICEF et l’ONU Femmes. Le

Grand-Duché a également renforcé

son soutien au Comité International de

la Croix-Rouge avec la signature d’un

accord d’un montant de 51,2 millions

d’euros pour la période 2026-2029.

Source : SIP

MINISTÈRE DU TRAVAIL

L’ADEM et l’UEL ont célébré le dixième

anniversaire de leur partenariat en

faveur de l’emploi, en présence du

ministre du Travail, Georges Mischo et

du président de l’UEL, Michel Reckinger.

Depuis 2015, les deux entreprises collaborent

afin de favoriser l’embauche et

l’inclusion des demandeurs d’emploi.

Le taux d’employés au sein du Grand-

Duché aurait été « historiquement

bas » ces dernières années, mais se

serait stabilisé au cours des trois derniers

mois. Une preuve que « notre

marché du travail n’est pas en déclin.

Il doit cependant faire face à de nouveaux

défis, que nous devons relever

ensemble », affirme le ministre du

Travail.

Source : SIP


VOTRE PARTENAIRE SANTÉ

POUR TOUTES LES GÉNÉRATIONS

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34

| SANTÉ

PÄIPERLÉCK :

INNOVER SANS

DESHUMANISER

Moderniser l’accès au soin des

personnes âgées sans négliger

l’accompagnement humain,

c’est le pari de Päiperléck,

acteur majeur de l’aide et

du soin au Luxembourg.

Entretien avec Isabelle Hein,

directrice générale de soins

et Audrey Cornelles, responsable

du service admissions et

communication.

À l’heure où les innovations technologiques

et l’intelligence artificielle s’invitent

dans tous les secteurs, l’entreprise

emprunte un parcours singulier : celui

d’une structure tournée vers l’évolution

et les nouvelles technologies, toujours

soucieuse de la qualité relationnelle.

La technologie au service de la santé

« Bluffant », c’est le terme employé par

Audrey Cornelles, la responsable du

service admissions et communication de

Päiperléck, pour désigner les nouveaux

projets technologiques mis en place par

l’entreprise. Depuis plusieurs années

maintenant, les équipes de Päiperléck

expérimentent plusieurs concepts

innovants afin d’alléger le travail des

soignants, tout en continuant d’améliorer

la qualité de vie des patients. C’est

l’exemple des couches connectées, dont

l’entreprise explique avoir testé ses

premiers exemplaires au cours des dernières

semaines.

« Ce genre de progrès évite plusieurs

manutentions inutiles aussi bien pour

le client, que pour le soignant. C’est un

petit exemple mais cela montre ce que

nous pouvons mettre en place grâce à

l’innovation pour amener du confort de

tous les côtés », explique Isabelle Hein.

Une autre initiative prometteuse : le

développement de téléphones équipés

d’intelligence artificielle, sur lesquels

Päiperléck a expliqué être également

Isabelle Hein et Audrey Cornelles


35

encore en phase de tests. Initialement

conçus pour accompagner les personnes

atteintes d’Alzheimer, ces outils

conversationnels offrent une compagnie

constante aux utilisateurs isolés. Les

équipes travaillent désormais à intégrer

le luxembourgeois à ces appareils.

Le but est vraiment de mettre

la personne de nouveau au

centre de la préoccupation

« Le soignant est irremplaçable. Mais

nous pouvons le soulager et combler des

failles existantes, qui, aujourd’hui ne le

sont pas », admet Audrey Cornelles la

responsable du service admissions.

Grâce à l’intelligence artificielle,

Päiperléck explique avoir pu mettre

à jour le pôle administratif. « Il y a de

plus en plus d’administratif dont les

soignants doivent s’occuper. Avant, le

cœur du métier des soignants, c’était

simplement d’être au chevet du patient,

maintenant il y a toute une partie

administrative qui décentralise cela »,

explique Isabelle Hein.

Les équipes peuvent consacrer plus de

temps et d’attention aux patients. Un

détail qui améliore grandement la qualité

des soins et des relations humaines

et permet de simplifier les procédures

pour apporter une aide significative au

personnel, tout en allégeant sa charge

mentale.

« Nous n’en sommes pas encore au point

d’avoir des robots qui vont faire les soins

chez les patients, mais nous sommes

favorables à ces changements qui

apportent une plus-value dans la qualité

et la sécurité de la personne âgée »,

raconte la directrice de soins.

Réinventer l’accompagnement à travers

le Projet de Vie Personnalisé

Si les avancées technologiques

occupent une place considérable dans

le développement de la maison de soins,

l’accompagnement humain reste primordial

chez Päiperléck. « Le but est

vraiment de mettre la personne de nouveau

au centre de la préoccupation »,

explique Isabelle Hein.

C’est dans cet esprit qu’a été pensé le

Projet de Vie Personnalisé : mis en place

avec chaque résident, le PVP est réalisé

par le personnel pour mieux orienter le

soin de chaque patient. Les équipes en

charge du suivi prennent le temps d’établir

un plan de vie pour chaque résident,

qui comprend ses centres d’intérêt, ses

habitudes quotidiennes, mais aussi ses

envies pour l’avenir.

« Nous avons organisé un vol en montgolfière.

Certaines personnes voulaient

aller voir un match de foot du FC Metz

avec leurs petits-enfants, on a eu un

concert de ABBA... Mais finalement,

ce sont des choses comme celles-ci qui

apportent de la joie et de la motivation »,

raconte Isabelle Hein.

Avec le PVP, Päiperléck s’engage à mobiliser

tous les outils nécessaires pour permettre

à ses patients de s’épanouir dans

un quotidien qui leur ressemble, en respectant

leurs choix et leur vision, à leur

rythme.

« Recentrer le patient »

Sur tous ces changements innovants et

cette volonté de créer un parcours de

soin plus humain, repose une philosophie

précise : l’Humanitude. Un concept

qui met en avant la personne avant la

pathologie et rappelle que la dignité et

les besoins du patient doivent primer

sur les contraintes organisationnelles

des soignants.

« Ça ne doit pas devenir un soin à l’acte,

mais c’est un soin au besoin du patient.

Est-ce qu’on a posé la question aux

patients de savoir s’ils voulaient vraiment

se lever à six heures ? Cela vise à

organiser notre travail autour de leur

volonté. Ce n’est pas aux patients de

s’adapter à notre travail, mais l’inverse »,

affirme Isabelle Hein.

De ce point de vue, la santé mentale

prend une place presque équivalente à la

forme physique. « Je pense que chez les

personnes âgées, le moral vaut parfois

plus qu’un diagnostic négatif du médecin

», affirme Isabelle Hein.

À l’ajout de cela, Päiperléck pourrait

continuer de jouer un rôle moteur dans

le développement du Case Management

au Luxembourg. Le Case Manager organise

le suivi des patients hospitalisés

afin d’assurer un retour à domicile ou en

résidence dans de bonnes conditions. Le

but étant de coordonner différents services

autour du patient, notamment lors

de sorties hospitalières, afin de garantir

un suivi fluide et adapté au domicile.

Ce mode de fonctionnement facilite

alors la prévention des hospitalisations,

améliore la communication et la qualité

des prises en charge, tout en offrant un

support pour les responsables et leurs

équipes.

Le soignant est irremplaçable.

Mais nous pouvons le soulager

et combler des failles

existantes, qui, aujourd’hui ne

sont pas comblées

Päiperléck continuera alors dans sa lancée

pour tester de nouveaux projets qui

amélioreront la qualité de vie de ses

bénéficiaires, et la qualité de travail de

son personnel. La structure a annoncé

qu’elle commencera des soins à domicile

adressés à l’enfance dès le premier

novembre 2025.

Päiperléck

64, Hiel

L-5485 Wormeldange-Haut

www.paiperleck.lu


36

| SANTÉ

AIDANT, UN RÔLE ESSENTIEL…

QUI MÉRITE RECONNAISSANCE

Elles accompagnent un parent, un conjoint, un enfant ou un voisin

au quotidien. Invisibles mais essentielles, les personnes aidantes

jonglent entre obligations familiales et responsabilités quotidiennes.

Avec son service dédié, Help cherche à briser le silence

autour de ce rôle et à donner des outils concrets pour alléger leur

charge. Rencontre avec Myriam Heirens, coordinatrice du service

Aidant de Help de la Croix-Rouge luxembourgeoise.

Pouvez-vous nous présenter le service

Aidant de Help et sa mission ?

Le service Aidant a été initié en 2021

dans le but de reconnaître et de valoriser

le rôle essentiel des proches aidants, ces

personnes qui accompagnent au quotidien

un parent, un conjoint ou même

un voisin. Sur le terrain, nous sommes

en contact constant avec les familles et

nous avons constaté que certaines d’entre

elles pouvaient rencontrer des difficultés

à assumer ce rôle. Nous avons donc

estimé qu’il ne suffisait pas de prendre en

charge uniquement le bénéficiaire, mais

qu’il fallait aussi offrir un soutien spécifique

à son entourage. Ce service s’inscrit

dans la stratégie 2030 de la Croix-Rouge

luxembourgeoise et plus particulièrement

dans son axe « santé ». Notre mission est

de reconnaître les aidants, de les aider à

prendre conscience de l’importance de

leur rôle et, surtout, de leur donner les

outils nécessaires pour préserver leur

bien-être et leur qualité de vie. Nous voulons

aussi agir de manière préventive afin

qu’ils ne deviennent pas, à leur tour, des

personnes vulnérables.

Concrètement, notre action repose sur

quatre axes : informer, guider, former

et sensibiliser. Nous fournissons aux

aidants des informations pratiques, les

orientons vers les services adaptés et

contribuons à faire reconnaître leur rôle

dans la société. Dans ce cadre, nous organisons

régulièrement des ateliers et formations

gratuits. Les thématiques vont

de l’organisation du quotidien à la gestion

du stress, la prévention de l’épuisement

ou l’utilisation d’aides techniques.

D’autres ateliers, centrés sur le bien-être

comme le massage ou la relaxation, sont

également disponibles.

Au-delà de l’accompagnement direct,

que faudrait-il mettre en place au

Myriam Heirens


37

niveau de la société et de l’État pour

mieux soutenir les aidants ?

Nous constatons que, dans la société, le

rôle des aidants est encore largement

invisible. Alors que nous connaissons

bien les professionnels qui se déplacent

à domicile, les personnes qui soutiennent

quotidiennement un proche restent souvent

dans l’ombre. Pour nous, soutenir

les aidants est une mission collective : ils

font partie intégrante de la prise en charge

des personnes vulnérables et leur accompagnement

devrait être reconnu comme

une responsabilité sociétale. Nous avons

tous, dans notre entourage, une personne

aidante, que nous le sachions ou pas. Par

ailleurs, nous pouvons le devenir à un

moment donné. Il est donc impossible de

fermer les yeux en pensant que cela ne

nous concerne pas. Actuellement, seuls

certains aidants sont identifiés dans le

cadre de l’assurance dépendance, mais

beaucoup restent invisibles, malgré l’importance

de leur engagement.

Nous encourageons aussi une meilleure

collaboration locale et transversale :

communes, offices sociaux, associations

et services existants doivent travailler

ensemble pour offrir un accompagnement

de qualité, renforcer les contacts sociaux

et permettre aux aidants de bénéficier de

solutions concrètes à proximité.

Par ailleurs, il est important d’insister sur

la nécessité de renforcer la sensibilisation

et l’information. De nombreux aidants

ignorent encore l’existence des services et

des ateliers qui leur sont destinés et il est

important que la société et les professionnels

connaissent ces ressources.

Vous évoquez aussi l’importance de

sensibiliser les entreprises. Pourquoi

est-ce un enjeu majeur et comment

cela se traduit-il ?

La majorité d’entre eux ont entre 45 et 65

ans et fait encore partie de la population

active. En Europe, nous estimons qu’un

salarié sur cinq est aidant et ce chiffre

devrait encore augmenter avec les changements

démographiques et les défis sociétaux.

Souvent, la connaissance du sujet

et l'offre de soutien interne font défaut

dans les entreprises. Même si le congé de

l’aidant est un droit légal, de nombreuses

entreprises ne le mettent pas en avant ou

ne l’accordent pas systématiquement. Ce

dernier n’est pourtant pas une période

de vacances : il permet de répondre à

des situations urgentes et de continuer

à accompagner ses proches. Le rôle d’aidant

a également des impacts directs sur

la vie professionnelle : augmentation du

stress, réduction de la productivité, isolement

social… Ces effets peuvent avoir

un véritable effet sur l’entreprise. Il est

donc essentiel que les employeurs reconnaissent

ce rôle et ses conséquences et

développent une culture bienveillante et

inclusive.

Alors que nous connaissons

bien les professionnels qui

se déplacent à domicile, les

personnes qui soutiennent

quotidiennement un proche

restent souvent dans l’ombre

Récemment, une séance d’information a

eu lieu à la Banque de Luxembourg, à la

demande de leur délégation du personnel,

pour sensibiliser à la prévention de l’épuisement

du salarié aidant. Les participants

ont découvert les ateliers et ressources

proposés pour soutenir les aidants et

ont pu échanger sur les mesures préventives

visant à préserver leur santé et leur

bien-être.

Comment allez-vous célébrer la

Journée de l’aidant cette année au

Luxembourg et en quoi est-elle importante

pour vous ?

Le 6 octobre est célébré dans de nombreux

pays d’Europe et même dans le monde,

comme étant la Journée de l’aidant, dédiée

à la reconnaissance et au soutien des

aidants. Au Luxembourg, nous n’avons pas

de journée officielle, mais depuis le lancement

du service, nous avons choisi de fixer

cette date pour organiser chaque année des

actions spécifiques. Pour cette année, plusieurs

initiatives sont prévues entre le 1er

et le 8 octobre. Les soignants et collaborateurs

de Help porteront des petits badges

sur le revers de leur tenue avec le message

« Je soutiens les aidants », afin de montrer

publiquement la reconnaissance envers

ces personnes. Les aidants identifiés dans

notre réseau recevront également un petit

cadeau : des balles de massage anti-stress

portant notre logo pour rappeler l’importance

de prendre soin de soi. Nous avons

aussi prévu de lancer une vidéo expliquant

l’auto-massage, afin que chacun puisse

l’exercer chez soi, en toute simplicité.

Nous souhaitons adresser un message

clair à tous les aidants : prenez soin de

vous pour mieux prendre soin des autres,

connaissez vos limites et n’hésitez pas à

demander de l’aide. Il est essentiel de se

rappeler que même de petites actions

peuvent faire la différence : offrir une

pause café, accompagner un proche à un

rendez-vous ou aider à l’organisation

administrative peut alléger leur quotidien.

La plupart des tâches d’un aidant

concernent en réalité l’organisation et la

gestion de la vie quotidienne, bien plus

que les soins eux-mêmes. Reconnaître

cette charge et chercher du soutien est

crucial pour préserver sa santé et continuer

à accompagner efficacement son

proche.

Help, votre partenaire santé au

quotidien !

Depuis plus de 25 ans, Help propose

une prise en charge globale adaptée

à la situation et aux besoins de santé

de ses clients pour que chaque jour se

présente bien. Fort de ses 1.500 collaborateurs

aux nombreux domaines de

compétences, Help offre des soins et

services couvrants les actes essentiels

du quotidien partout au Luxembourg.

À travers une approche collaborative

et professionnelle, les équipes

d’infirmiers, aides-soignants, ergothérapeutes,

kinésithérapeutes, psychologues,

aides socio-familiales ou

encore d’éducateurs unissent leurs

expertises pour garantir des prestations

et des soins de la plus haute

qualité, dans le respect des habitudes

de vie individuelles de chacun de leurs

clients.

Service Aidant

Téléphone +352 27 55-3078

info@aidant.lu

www.aidant.lu

Help – Service des Aides et Soins de la

Croix-Rouge luxembourgeoise

2b, rue Nicolas Bové

L-1253 Luxembourg

www.help.lu


38

| SANTÉ

STËFTUNG HËLLEF DOHEEM :

UN PARTENAIRE NATUREL

POUR LES COMMUNES

Depuis ses origines, la Stëftung Hëllef Doheem (SHD) cultive un lien

étroit avec les communes du pays. Ce partenariat, ancré dans l’histoire,

se traduit aujourd’hui par une multitude de services de proximité

: Senior Plus, Centres d’Aides et de Soins (CAS), Centres de Jour

pour Personnes Âgées (CJPA), dispensaires, sans oublier le service

Téléalarme qui assure sécurité et assistance immédiate à domicile.

La SHD s’engage également auprès des familles avec ses cours pour

aidants. Une collaboration qui place l’humain au cœur de sa mission

et renforce la solidarité locale.

Pourquoi la proximité avec les communes

est-elle si essentielle ?

La collaboration avec les communes fait

partie de l’ADN de la SHD. Depuis plus

de vingt-cinq ans, la fondation s’appuie

sur ces acteurs locaux pour déployer ses

services et toucher les habitants là où ils

vivent. Les communes connaissent mieux

que quiconque la réalité de leur territoire

: la composition de la population,

les besoins des familles, les défis liés au

vieillissement ou à l’isolement. S’associer

à elles, c’est la garantie d’une réponse

adaptée, ancrée dans le quotidien.

Cette proximité ne se limite pas à une

dimension géographique. Elle est aussi

humaine : travailler avec les communes

permet de tisser des relations

de confiance avec les habitants. Pour

beaucoup, la SHD est un repère familier,

accessible facilement grâce à des services

disponibles « à deux pas de chez soi ».

Ce lien de terrain est ce qui distingue la

SHD et lui permet de rester fidèle à ses

valeurs : accompagner chaque personne,

partout dans le pays.

Quels services concrets sont proposés

dans ce cadre ?

Benoît Holzem

La SHD déploie une offre variée de services

qui couvrent l’ensemble des besoins

liés au maintien à domicile. Senior Plus

illustre bien cette philosophie : destiné

aux personnes de 60 ans et plus qui ne

bénéficient pas encore de l’assurance

dépendance, ce service de prévention

aide à anticiper l’avenir et à organiser son

quotidien en toute sérénité. Des visites

à domicile permettent d’évaluer l’environnement

et de proposer des aménagements

pratiques – comme l’installation

de barres d’appui, l’adaptation de la salle

de bain ou un meilleur éclairage – mais

aussi d’informer sur les aides sociales

existantes et les ressources disponibles

dans la commune. Les conseils portent

aussi sur des solutions de mobilité,

d’aide-ménagère ou d’activités sociales,

afin de favoriser le maintien de l’autonomie

et du lien social. Par exemple, certaines

communes proposent le service

« Mëttesdësch » de la SHD : une à deux

fois par semaine, les habitants sont invités

à partager un repas dans un restaurant

local, avec transport assuré par la

fondation.


39

Véritable cœur de métier de la SHD, les

Centres d’Aide et de Soins (CAS) assurent

une présence quotidienne sur le terrain.

Les équipes soignantes interviennent

directement au domicile des clients pour

assurer à la fois des soins infirmiers généraux

– tels que pansements, injections,

suivi du diabète – et des soins spécialisés,

notamment en matière de plaies

chroniques, de stomathérapie ou de

soins palliatifs. Chaque prise en charge

intègre une dimension préventive, avec

l’évaluation systématique des risques de

chute, de dénutrition ou d’escarres, et la

mise en place de mesures adaptées. Mais

leur action ne se limite pas aux soins : les

équipes apportent aussi une aide dans la

vie quotidienne, de l’hygiène corporelle

à la préparation des repas, en passant par

le ménage, les courses ou l’entretien du

linge. Grâce à cette approche globale, les

CAS représentent un relais indispensable

pour les familles et une garantie de sécurité

et de continuité pour les personnes

accompagnées.

Avec les Centres de Jour pour Personnes

Âgées (CJPA), la SHD propose également

un espace convivial et stimulant

qui contribue à rompre l’isolement. Ces

structures accueillent les clients dans

un cadre adapté, où se mêlent activités

thérapeutiques, sociales et de bien-être.

Ateliers mémoire, exercices physiques,

discussions, jeux interactifs ou encore

initiation aux outils numériques sont

encadrés par des équipes interdisciplinaires

composées de soignants, d’ergothérapeutes,

de kinésithérapeutes et de

diététiciens. Au-delà de la stimulation

cognitive et physique, les CJPA favorisent

la création de nouveaux liens et offrent

aux proches une solution de répit. Ces

centres incarnent ainsi parfaitement la

mission de la SHD : préserver l’autonomie

et la qualité de vie des clients, tout en

plaçant la convivialité et le lien humain

au centre de l’accompagnement.

Comment fonctionne le service de

téléalarme ?

Le téléalarme offre une solution simple

et efficace pour sécuriser le quotidien.

Derrière ce petit bouton rouge se cache

une véritable garantie de sécurité : en

cas de chute, de malaise ou d’urgence,

une simple pression déclenche immédiatement

l’intervention des équipes

spécialisées. Le dispositif, relié à une centrale

d’appel disponible 24 h/24 et 7 j/7,

permet d’évaluer la situation et d’envoyer

l’aide appropriée sans délai.

Pour de nombreuses personnes âgées ou

fragilisées, ce service représente bien plus

qu’un outil technique : c’est la possibilité

de continuer à vivre chez soi en toute

confiance, sans craindre de se retrouver

seul en cas de problème. Les proches y

trouvent eux aussi une grande sérénité,

sachant qu’une assistance professionnelle

peut être mobilisée à tout moment.

Si le service téléalarme a pu se déployer

à l’échelle nationale, c’est grâce au soutien

actif des communes, qui en facilitent

l’accès et participent à son financement.

Certifié ISO 9001 depuis 2005, il illustre

parfaitement l’esprit de proximité qui

anime la SHD : des solutions simples,

fiables et efficaces, qui s’intègrent dans

la vie quotidienne des habitants et renforcent

la sécurité et le confort de chacun.

Comment la SHD soutient-elle les

aidants ?

Derrière chaque personne en perte d’autonomie

se trouve souvent un aidant : un

conjoint, un enfant, un voisin ou un ami

qui, au quotidien, consacre temps et énergie

pour accompagner son proche. Ce rôle

est précieux, mais aussi éprouvant, car il

combine gestes techniques, charge émotionnelle

et responsabilités constantes.

Consciente de ces défis, la SHD a fait du

soutien aux aidants une priorité en proposant

des formations spécialement conçues

pour eux.

Ces cours, gratuits et accessibles dans

différentes communes, offrent des outils

concrets pour faciliter le quotidien :

apprendre à mobiliser une personne

sans se blesser, communiquer malgré des

troubles cognitifs, ou encore gérer son

propre stress et prévenir l’épuisement.

Ils sont animés par des professionnels

de santé – ergothérapeutes, kinésithérapeutes,

psychologues ou diététiciens – qui

transmettent des savoirs pratiques mais

aussi des clés pour mieux vivre ce rôle exigeant.

Au-delà de l’aspect pédagogique,

ces sessions sont aussi des moments de

rencontre et d’échange, où chacun peut

partager son expérience et trouver un soutien

moral auprès d’autres aidants.

Les prochaines formations seront consacrées

au thème du bien-être de l’aidant :

prendre soin de soi pour mieux accompagner.

Au programme : séances d’information,

ateliers pratiques et instants de

convivialité. Pour simplifier l’accès, une

page dédiée est disponible sur notre site

Internet pour consulter l’agenda complet

et s’inscrire. Car soutenir les aidants, c’est

aussi renforcer l’accompagnement des

personnes fragiles : un équilibre indispensable

que SHD souhaite préserver.

FORMATIONS POUR AIDANTS

La SHD propose cet automne des formations

gratuites dédiées au bien-être

de l’aidant sur le thème « prendre soin

de soi pour mieux accompagner ».

Prochaines dates : novembre et décembre

2025, à Hesperange, Hupperdange

et Niederkorn.

Infos & inscription : shd.lu/aidant |

admin.as@shd.lu | +352 40 20 80 7200

Une mission tournée vers l’avenir

La proximité avec les communes n’est

pas un simple héritage historique, mais

un engagement renouvelé chaque jour.

En multipliant les initiatives locales, la

SHD adapte en permanence ses services

à l’évolution de la société et aux besoins

concrets des habitants. Le vieillissement

de la population, l’augmentation du

nombre d’aidants ou encore les attentes

en matière de sécurité et de prévention

appellent des réponses nouvelles, que la

fondation développe en étroite concertation

avec ses partenaires communaux.

Au-delà des services, c’est surtout un lien

de confiance qui unit la SHD, les communes

et leurs habitants. Un lien tissé

au fil des années, qui place l’humain au

centre et garantit que chacun, où qu’il

vive à Luxembourg, puisse compter sur un

accompagnement professionnel et bienveillant.

Stëftung Hëllef Doheem

48a Avenue Gaston Diderich

L-1420 Luxembourg

www.shd.lu


40

| SANTÉ

LES SOINS ET L’AIDE

À DOMICILE AU LUXEMBOURG :

UN PILIER DE SOLIDARITÉ

FACE AU VIEILLISSEMENT

DE LA POPULATION

Le Luxembourg connaît, comme l’ensemble de l’Europe, une évolution

démographique marquée : l’espérance de vie s’allonge et le

nombre de personnes âgées augmente continuellement. Selon les

projections de Statec, plus d’un quart de la population aura plus

de 65 ans d’ici 2050. Ce défi pose une question centrale : comment

permettre à ces personnes de vieillir dignement, dans un environnement

familier, tout en bénéficiant des soins et de l’accompagnement

dont elles ont besoin ?

La réponse passe en grande partie par les

services de soins et d’aide à domicile, qui

constituent un pilier discret mais essentiel

du système social et de santé luxembourgeoise.

Ces services permettent aux

bénéficiaires de rester chez eux, de préserver

leur autonomie le plus longtemps

possible, et de maintenir le lien social au

cœur de leur commune.

Un modèle basé sur la proximité

Au Luxembourg, l’aide et les soins à

domicile sont organisés à travers un

réseau dense d’organismes agréés, présents

dans toutes les régions du pays.

Parmi eux, Help, Servior, Caritas Accueil

& Solidarité ou encore des associations

locales collaborent avec les communes

pour offrir des services adaptés aux

besoins des résidents.

Ces structures emploient des infirmiers,

aides-soignants, ergothérapeutes, kinésithérapeutes

et assistants sociaux, qui

se déplacent directement au domicile des

bénéficiaires. Leurs missions sont multiples

: soins de santé quotidiens (injections,

pansements, suivi de traitements),

aide aux actes de la vie courante (hygiène,

repas, ménage), mais aussi accompagnement

social et psychologique.

Cette proximité est essentielle dans

un pays où de nombreuses personnes

âgées vivent seules et où la mobilité

devient rapidement un obstacle. Pour les

familles, souvent actives professionnellement,

ces services représentent un soutien

indispensable.

Un secteur en forte demande

La demande pour les soins et aides à

domicile ne cesse de croître. Trois facteurs

principaux l’expliquent. D’abord,

le vieillissement démographique, qui

entraîne une augmentation du nombre de

personnes dépendantes. Ensuite, la préférence

pour le maintien à domicile, largement

exprimée par les personnes âgées,

qui souhaitent éviter l’entrée en maison

de soins aussi longtemps que possible.

Finalement, la diversification des besoins,

avec l’accompagnement de patients

atteints de maladies chroniques, neurodégénératives

(Alzheimer, Parkinson) ou

encore de personnes en soins palliatifs.


41

Le rôle des communes

Les communes luxembourgeoises jouent

un rôle déterminant dans ce domaine.

D’une part, elles soutiennent les services

d’aide à domicile par des conventions ou

des collaborations locales. D’autre part,

elles investissent dans des infrastructures

complémentaires : logements encadrés,

maisons relais, services de transport

adaptés ou encore espaces de rencontre

intergénérationnelle.

Certaines communes développent également

des projets innovants pour favoriser

le maintien à domicile : logements intelligents

équipés de capteurs, programmes

de bénévolat de voisinage, ou initiatives

de lutte contre l’isolement social.

L’innovation au service de l’autonomie

Au-delà des soins traditionnels, le secteur

évolue vers une intégration croissante

des nouvelles technologies. La

télémédecine, le suivi numérique des

traitements ou encore les plateformes

de communication avec les familles font

désormais partie des outils déployés par

les prestataires.

Ces innovations permettent de renforcer

la sécurité des bénéficiaires, d’améliorer

la coordination entre soignants, médecins

et proches, et de réduire les hospitalisations

évitables. Elles représentent

également une réponse à la pénurie de

personnel, en optimisant le temps consacré

aux soins directs.

Le défi des ressources humaines

Malgré ces progrès, le secteur reste

confronté à une réalité difficile : la rareté

du personnel soignant qualifié. Recruter

des infirmiers et aides-soignants disponibles

pour intervenir à domicile

demande non seulement des conditions

de travail attractives, mais aussi une

reconnaissance sociale de cette profession

exigeante.

Les horaires irréguliers, la charge émotionnelle

et physique, ainsi que la

nécessité d’une grande autonomie sur

le terrain, rendent ce métier complexe.

Pourtant, il est au cœur du système de

solidarité luxembourgeois. Des efforts

doivent être poursuivis pour améliorer la

formation, les perspectives de carrière et

l’attractivité globale de la profession.

Un enjeu sociétal majeur

L’aide et les soins à domicile dépassent le

cadre médical : ils participent au maintien

du lien social, à la dignité des personnes

âgées et à l’équilibre familial.

Dans un pays où la diversité culturelle et

linguistique est forte, ces services jouent

également un rôle de médiation et de

compréhension interculturelle.

Le défi est donc autant humain qu’organisationnel.

Il s’agit de garantir à

chaque citoyen, quel que soit son lieu de

résidence ou sa situation financière, un

accès équitable à des soins de qualité.

Le financement public, via l’assurance

dépendance instaurée en 1999, reste une

garantie essentielle dans ce cadre.

Perspectives futures

À l’avenir, le Luxembourg devra continuer

à investir dans ce secteur, en renforçant

la coopération entre acteurs publics, privés

et associatifs. Les communes, de par

leur proximité avec la population, resteront

des partenaires incontournables.

En parallèle, la digitalisation, la recherche

de nouvelles formes d’habitat (logements

intergénérationnels, résidences encadrées)

et la valorisation du métier de

soignant à domicile seront des leviers

essentiels pour répondre à la demande

croissante.

L’aide et les soins à domicile représentent

l’un des piliers du bien-être

au Luxembourg. Plus qu’un service, ils

incarnent un choix de société : celui de

permettre aux personnes de vieillir dans la

dignité, entourées de leurs proches et au

sein de leur commune. Dans un contexte

de transition démographique, leur importance

ne fera que croître. Le défi collectif

sera de leur donner les moyens humains,

financiers et technologiques nécessaires

pour continuer à assurer cette mission

essentielle de solidarité.

Par LVG


42

BRÈVES

COMMUNALES DU SUD

PAR LÉA BEHNOUS

ESCH-SUR-ALZETTE

Après plusieurs années de travaux, la

ville d’Esch-sur-Alzette a inauguré un

nouveau home des scouts « Les Diables

Rouges », au Galgenbierg. Le bâtiment

s’étend sur près de 200m² et compte

une salle communautaire, cinq salles

de groupe, une cuisine, un bureau, des

toilettes et un sous-sol. La structure

peut accueillir près de 60 enfants. La

commune annonce que le chalet sera

principalement utilisé pendant les

week-ends de la période scolaire, mais

servira également de lieu de rencontre

pour les parents, ainsi que d’espace

de travail pour les responsables et

comités.

DUDELANGE

Source : citylife.esch.lu

« On dirait le Sud ». C’était le slogan utilisé

il y a près de 10 ans pour mettre

en avant la ville de Dudelange. La commune

a alors recyclé cette idée en lançant

un casting sur les réseaux sociaux,

auquel près de 400 candidats ont participé.

À partir du 11 septembre, une

photo sera publiée chaque semaine

pendant un mois sur les réseaux sociaux

accompagnée de la question « où

pensez-vous que se trouve ce petit coin

du sud ? », en dévoilant le lendemain

la réponse avec l’endroit où la photo

a été prise. Campagne vidéos, photos,

affiches ou encore cartes postales seront

utilisés. Le but : mettre l’accent sur

le côté dynamique et chaleureux de

la ville de Dudelange et montrer à ses

habitants qu’ils n’ont rien à envier aux

plus grandes destinations.

Source : dudelange.lu

WICKRANGE

Adressé aux passionnés d’art, de gastronomie

ou encore de voiture de collection,

l’espace « multi-expérience »

GridX a officiellement été inauguré

le mois dernier. Installé entre Eschsur-Alzette

et Luxembourg-Ville, c’est

en tout 42.000 m² qui rassemblent

des espaces divers comme un musée

automobile, un food hall et d’autres

zones dédiées au sport, au design ou

encore à la tech. Appelé lieu « caméléon

», cet espace regroupe un Event

Hall d’une capacité de 1.200 personnes,

un Business Center de 13 salles équipées

et d’un espace de coworking, ainsi

qu’un hôtel de plus de 130 chambres.

La structure avait déjà été inaugurée

cet été en accueillant des événements

au sein du Summer Lounge cet été.

LEUDELANGE

Source : gridX.lu

Le référendum local sur la réduction de

la limitation de vitesse sur les routes

principales de la commune de 50 à 30

kilomètres par heure, aura lieu le 12

octobre 2025. Une réunion d’information

à son propos a eu lieu ce 17 septembre

pour répondre aux questions

des citoyens et leur montrer les plans

des aménagements prévus. Si le projet

voit le jour, des mesures seront prises

au cours des dix prochaines années,

comme des passages piétons surélevés

ou des rétrécissements de chaussées.

Source : leudelange.lu

PÉTANGE

Le « Bestëbsergoart », jardin conçu

pour accueillir les insectes pollinisateurs,

a été inauguré ce 22 septembre à

la maison de la mémoire collective « An

der Uecht ». Plusieurs plantes ont été

sélectionnées pour leur capacité à attirer

les insectes pollinisateurs, afin d’offrir

une floraison continue aux abeilles,

papillons et autres insectes indispensables

à notre biodiversité. Les jardins

étant accessibles au public, le but est

également de sensibiliser les visiteurs à

la protection de ces insectes. Ce projet

souligne l’engagement de la commune

pour la protection de l’environnement

et elle explique qu’il « servira aussi

de modèle pour les entreprises, les

communes et les citoyens souhaitant

répliquer ce projet dans leurs propres

espaces verts ». L’objectif est de créer

au moins 10 jardins pollinisateurs, sur

une surface totale de 1,5 ha.

SANEM

Source : petange.lu

Un nouveau projet a vu le jour à Sanem,

ce 22 septembre 2025 : D’Kanner-

Geschierkëscht. Réservé aux enfants

de 7 à 14 ans, cette idée créative invite

les participants à « planifier, construire

et fabriquer des structures utiles à leur

environnement, directement dans l’espace

public », selon le site de la commune.

Comportant deux espaces, le

chantier et l’atelier mobile, les enfants

développent leur créativité et leurs

capacités de travail en autonomie, mais

prennent également conscience de leur

impact environnemental. Le projet a

été inauguré en présence du ministre

de l’Éducation nationale, de l’Enfance

et de la Jeunesse, Claude Meisch, du

ministre de l’Environnement, du Climat

et de la Biodiversité, Serge Wilmes.

Source : sanem.lu


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44

| DIGITAL ET INNOVATION

L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE

AU SERVICE DU SECTEUR PUBLIC

LUXEMBOURGEOIS

David Bernard et Andreas Braun

Du traitement des dossiers

administratifs à l’accompagnement

des élèves dans leurs

apprentissages, en passant par

la cybersécurité, l’intelligence

artificielle (IA) transforme

progressivement le secteur

public luxembourgeois. David

Bernard et Andreas Braun, respectivement

Senior Manager

in Industry & Public Sector

Advisory et Managing Director

for Artificial Intelligence au

sein de PwC Luxembourg,

décryptent les ambitions du

pays et les défis à relever en la

matière.

Quelle est la vision nationale de l’IA

pour le secteur public luxembourgeois

à l’horizon 2030 ?

AB : Le Luxembourg a introduit une

vision nationale concernant l’utilisation

des données, de l’intelligence artificielle

et des technologies quantiques il y

a quelques mois. Celle-ci va au-delà du

secteur public, mais si nous nous concentrons

sur celui-ci, l’objectif est que l’IA

reste centrée sur l’humain et qu’elle soit

sous son contrôle en permanence. Elle

doit permettre d’optimiser les services

offerts aux citoyens, tout en étant gérés de

façon durable afin de créer un écosystème

solide. Le grand-duché vise également

une plus grande souveraineté numérique

en équipant les administrations publiques

avec des solutions locales, indépendantes

des grandes compagnies.

DB : Un des éléments clés est le déploiement

éthique de l’IA. Dans ce sens,

l’humain joue un rôle central pour garantir

des systèmes non biaisés et responsables,

surtout lorsqu’ils concernent les

citoyens. La transparence est elle aussi

fondamentale, surtout dans le contexte

politique actuel : les citoyens doivent

savoir comment leurs données sont utilisées

et comment l’IA prend certaines décisions,

sans jamais remplacer le jugement

humain. Cette approche est alignée avec

l’AI Act, qui fixe les bases légales pour un

usage responsable de celle-ci.

AB : Comme le souligne David, cette

dimension éthique prend déjà corps au

Luxembourg. Un centre de recherche teste

actuellement la robustesse des grands

modèles d’IA face aux biais afin de garantir

un traitement équitable des données.

De plus, la philosophie nationale n’est

pas de laisser l’IA trancher à la place des

humains, par exemple, pour décider de

l’octroi d’une subvention ou de l’accès à un

programme social, mais plutôt d’apporter


45

une aide à la décision qui rende les processus

plus transparents et compréhensibles

pour les citoyens.

Quels projets incarnent aujourd’hui

la stratégie d’IA du secteur public

luxembourgeois ?

AB : Plusieurs initiatives phares sont déjà

en cours. L’une d’elles concerne le développement

d’un grand modèle de langage

spécifiquement entraîné sur la législation

luxembourgeoise. L’objectif est double :

d’une part, faciliter le travail des professionnels,

notamment des juges, avocats

ou juristes, en leur permettant d’interroger

la loi plus efficacement et, d’autre

part, rendre ces textes plus accessibles aux

citoyens, alors que le langage juridique

reste souvent complexe.

Un second projet touche au secteur de

l’éducation. Il s’agit d’un domaine public

qui peut largement tirer parti de l’IA, à

condition d’assurer une gestion responsable.

L’objectif est d’accompagner l’apprentissage

personnalisé, de montrer aux

étudiants comment exploiter ces outils de

façon éthique et d’accélérer leur progression,

tout en assurant une protection optimale

des données personnelles.

Le Luxembourg travaille également à

la mise au point d’un modèle multilingue

performant, qui inclut la langue

luxembourgeoise aussi bien à l’écrit qu’à

l’oral. Des échantillons de voix issus de

la télévision sont utilisés pour entraîner

ces systèmes afin d’atteindre un niveau

comparable aux modèles disponibles en

anglais ou en français.

DB : L’atout majeur du pays est sans aucun

doute MeluXina, ce superordinateur de

très haute performance qui peut être utilisé

pour tester des applications d’IA à

grande échelle. C’est un facteur différenciant

pour le Luxembourg d’un point de

vue européen qui lui donne la possibilité

d’expérimenter et de se placer au cœur de

l’innovation.

Comment garantir la sécurité des

données dans le déploiement de ces

projets ?

AB : La priorité absolue, c’est la souveraineté

des données. Plus les archives et

La philosophie nationale n’est pas de laisser l’IA trancher

à la place des humains, mais plutôt d’apporter une aide

à la décision qui rende les processus plus transparents et

compréhensibles pour les citoyens

les processus d’information peuvent être

gérés localement, plus le contrôle reste

entre les mains du pays. Pour cela, nous

nous appuyons sur des infrastructures

comme MeluXina, qui sera prochainement

augmentée à MeluXina AI et sur le

CTIE (le Centre des technologies de l’information

de l’État) qui aura bientôt ses

propres centres de données. Des partenariats

publics et privés développent également

des solutions de cloud souverains,

comme Clarence ou Deep, garantissant

que le stockage des données reste sur le

territoire national. Ces dernières doivent

être traitées de manière responsable grâce

à des techniques d’anonymisation et de

pseudonymisation permettant d’utiliser

les informations nécessaires pour l’IA sans

identifier de personnes. Ces sujets sont au

cœur de l’agenda du LNDS (Luxembourg

National Data Service), qui supervise la

collecte et l’usage de toutes les sources de

données publiques.

DB : Un autre élément crucial est la supervision

de l’IA. La CNDP (Commission

Nationale pour la Protection des Données)

a été désignée comme autorité de

contrôle, mais définir les mécanismes de

suivi et les appliquer reste un défi. Comme

pour le RGPD en 2018, la régulation de

l’IA est nouvelle et la technologie évolue

rapidement ; chaque jour, de nouvelles

applications et modèles apparaissent,

confrontant les autorités à la question

de savoir comment imposer efficacement

la régulation. Ce défi n’est pas propre au

Luxembourg, il concerne tous les organismes

de contrôle au niveau mondial.

Comment PwC accompagne-t-il les

organisations du secteur public luxembourgeois

dans la mise en œuvre de

leur stratégie en matière d’IA ?

DB : Nous avons un avantage certain grâce

à notre expérience précoce avec l’intelligence

artificielle. Nous avons été parmi

les premiers au Luxembourg à tester et

déployer des applications IA, donnant à

nos équipes l’opportunité de comprendre

ce qui fonctionne ou pas et quelles

mesures de sécurité et de protection des

données sont nécessaires. Cela nous permet

aujourd’hui de conseiller efficacement

des organisations, puisque nous

avons déjà rencontré et résolu les mêmes

questions auxquelles elles sont confrontées.

Un autre atout est notre réseau global.

PwC est connecté à des équipes du

monde entier qui travaillent sur des projets

d’IA similaires. Nous échangeons sur

les tendances, les bonnes pratiques, les

technologies déployées ailleurs et analysons

lesquelles pourraient être adaptées

au contexte luxembourgeois.

AB : Nous avons déjà travaillé avec le

secteur public, tant au niveau local qu’international.

Au Luxembourg, nous avons

soutenu l’initiative AI4Gov, en collaboration

avec plusieurs administrations ces

dernières années, pour tester certaines

applications IA. Nous avons aussi été

impliqués dans la conformité réglementaire

en aidant une agence européenne à

mettre en place la gouvernance nécessaire

pour respecter l’AI Act européen.

DB : Nous disposons également de notre

propre GenAI Business Center, un centre

où nous accueillons nos clients pour les

aider à adapter leur stratégie, identifier

des cas d’usage concrets et les accompagner

dans la gouvernance de l’IA. Cela

nous permet de co-créer, d’échanger et de

montrer des exemples tangibles, adaptés

aux besoins des organisations.

Pour en savoir plus sur GenAI Business

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46

| DIGITAL ET INNOVATION

DE LA SIDÉRURGIE À L’IA :

LE FUTUR DU LUXEMBOURG,

UNE AFFAIRE DE LEADERSHIP

De l’agriculture à l’acier, puis à la finance et aux services numériques, le Luxembourg a toujours su

dépasser sa taille. Comment ? Grâce à sa position de carrefour européen et à une culture de confiance,

d’ouverture et de spécialisation intelligente. Aujourd’hui, l’intelligence artificielle ouvre de nouvelles

possibilités : dépasser les limites d’un marché du travail limité, renforcer la résilience des secteurs régulés

et améliorer l’efficacité des services. Sommes-nous prêts à relever ce défi, et surtout qui aura le

courage de le diriger ? Rencontre avec Daniel Meyer, Country Director de Fujitsu Luxembourg, qui pose

un regard éclairé sur l’IA comme un enjeu de leadership collectif et non simplement technique.

Le marché luxembourgeois est en

effervescence autour de l’IA. Pourquoi

considérez-vous que cela relève

avant tout du leadership et non de

l’informatique ?

Trop souvent, l’IA est confiée aux services

IT, comme si elle n’était qu’un

outil supplémentaire. Mais la vraie réussite

d’une transformation digitale (IA

ou autres) ne dépend pas seulement des

logiciels ou des systèmes, elle repose sur

la vision et l’alignement de l’ensemble

de l’organisation. Et, comme le souligne

l’auteur Simon Sinek, il s’agit d’un « jeu

infini » : l’objectif n’est pas la victoire

rapide, mais la croissance durable. La

technologie est le déclencheur, mais le

véritable moteur est la culture, la vision

et le leadership.

Si les dirigeants – qu’ils soient à la tête

d’une commune, d’une banque ou d’une

PME – ne définissent pas un « pourquoi »

Daniel Meyer


47

clair et partagé, l’IA restera au stade de

projets pilotes sans impact durable.

Concrètement, pourquoi tant de projets

échouent-ils ?

Parce qu’ils partent du mauvais angle.

Dans un monde dominé par les tableaux

Excel, l’innovation est trop souvent

réduite à une chasse aux coûts. Prenons

la robotisation des processus (RPA) : si

nous l’utilisons uniquement pour supprimer

des postes, nous créons immédiatement

de la résistance. Pourquoi une

équipe soutiendrait-elle une technologie

qui menace ses collègues ?

Il faut inverser la logique, penser comme

des entrepreneurs, pas comme des gestionnaires

! L’IA doit soulager les collaborateurs

des tâches répétitives pour

qu’ils se consacrent à des missions à

forte valeur ajoutée : par exemple, dans la

finance, automatiser KYC, AML et misesà-jour

du CRM pour libérer du temps aux

conseillers pour un vrai accompagnement

de proximité qui fidélise le client, satisfait

de cette expérience personnalisée.

Justement, vous parlez du « missing

middle ». Pouvez-vous expliquer ce

concept ?

C’est l’espace où humains et machines

combinent leurs forces et s’associent

intelligemment, plutôt que de se concurrencer.

Les humains apportent le jugement,

l’éthique et l’expérience, tandis

que les machines fournissent rapidité et

capacité d’analyse.

Concrètement, cela peut prendre la forme

d’un fonctionnaire communal aidé par

un assistant virtuel pour répondre aux

demandes citoyennes, un développeur

qui code plus vite grâce à un copilote ou

encore un gestionnaire qui utilise l’IA

pour trier et analyser des dossiers tout en

conservant la décision finale.

Quand les équipes voient que l’IA rend

leur travail plus simple et plus gratifiant,

elles s’engagent naturellement dans la

transformation.

Mettre l’humain au centre suffit-il

pour réussir ?

C’est nécessaire, mais pas suffisant. Le leadership

doit s’approprier le changement.

Les dirigeants doivent clarifier la vision,

financer les projets, mettre en place des

incitations justes et surtout incarner le

changement.

Cela signifie expérimenter ouvertement,

être transparent sur les résultats, former

les managers à devenir coachs de leurs

équipes hybrides humains-IA et instaurer

des boucles de feedback claires entre

l’expérience employé et l’expérience

citoyenne.

En réalité, la plupart des échecs de transformation

ne viennent pas de la technologie,

mais d’un leadership absent et/ou

dépassé par la vitesse fulgurante à laquelle

l’IA progresse en continu.

Nous pouvons faire de l’IA

un outil pour amplifier les

talents humains, renforcer la

résilience de nos institutions

et accroître la confiance des

citoyens

Vous insistez aussi sur la gouvernance.

À quoi ressemble une bonne gouvernance

de l’IA au Luxembourg ?

Au Luxembourg, cet enjeu est particulièrement

sensible. Nos institutions évoluent

dans un écosystème européen très

régulé et doivent pouvoir justifier chaque

décision auprès des régulateurs de l’UE.

Parallèlement, elles doivent maintenir la

confiance des citoyens. Dans ce contexte,

la transparence, la sécurité et l’éthique

ne sont pas de simples bonnes pratiques

: elles constituent de véritables licences

d’opérer. Pour cela, il faut une gouvernance

robuste : des conseils de l’IA,

des systèmes audités, des checkpoints

humains, des revues après incidents.

Faut-il choisir entre petits projets

rapides et grandes stratégies de long

terme ?

Non, il faut piloter un portefeuille à deux

vitesses : associer des gains en 90 jours

(assistants de service, copilotes de code/

de connaissance) à des investissements

de plateforme en qualité des données,

intégration et sécurité. Les gains à court

terme sont réels — des études contrôlées

montrent que les utilisateurs de copilotes

IA accomplissent les tâches environ

50–55 % plus rapidement — et ces économies

peuvent financer la résilience et

la gouvernance nécessaires au passage à

l’échelle.

Et sortir du piège des POC ! Si les pilotes ne

se traduisent pas par une valeur durable,

vous devez corriger le modèle opérationnel.

Passez des expérimentations à des

systèmes explicables et auditables que

vous pouvez défendre devant les conseils

d’administration, les auditeurs et les

citoyens.

Cette double dynamique permet de

démontrer des résultats concrets à court

terme tout en construisant une base solide

pour les initiatives futures. Les succès

rapides financent et légitiment les projets

structurants, renforçant ainsi la résilience

et la crédibilité nécessaires pour soutenir

l’IA sur le long terme.

En conclusion, quel est le rôle des leaders

luxembourgeois face à l’IA ?

Pascal Bornet, auteur de « Agentic Artificial

Intelligence : Harnessing AI Agents to

Reinvent Business, Work and Life », nous

rappelle que « nous traitons les humains

comme des robots et l’IA comme des créatifs.

Il est temps d’inverser l’équation ».

Nous pouvons faire de l’IA un outil pour

amplifier les talents humains, renforcer la

résilience de nos institutions et accroître

la confiance des citoyens. L’histoire du

Luxembourg nous l’a déjà appris : ce n’est

pas la taille qui compte, mais la capacité

à se réinventer avec clairvoyance et unité.

L’avenir du Grand-Duché se construit

aujourd’hui, et il sera digital. À nous de

faire les bons choix.

Fujitsu Luxembourg

Parc d’activités Capellen

89C, rue Pafebruch

https://www.fujitsu.com/lu/


48

| DIGITAL ET INNOVATION

TOMORROW’S OFFICE 2025 :

DEUX JOURS POUR TRANSFORMER

VOTRE VISION DU TRAVAIL

Les 15 et 16 octobre prochains se déroulera l’expérience business

immanquable pour les PME luxembourgeoises tournées vers l’avenir

: le Tomorrow’s Office 2025. Cet événement annuel organisé par

CK, le spécialiste de l’accompagnement digital des entreprises et

l’amélioration de l’expérience de travail, garantit à ses participants

de repartir avec les clés pour le développement et la prospérité de

leur société.

le leadership. Les participants pourront

trouver des solutions adaptées et directement

applicables pour booster leur

productivité, développer leur activité,

économiser du temps et des ressources ou

encore anticiper les tendances et développer

une vision stratégique.

En outre, Tomorrow’s Office n’est pas seulement

le lieu de diverses conférences.

C’est l’événement idéal pour rencontrer

de futurs partenaires, échanger des idées

et créer des synergies avec des acteurs

luxembourgeois et internationaux. Le format

alterne entre conférences, ateliers,

démonstrations showroom et networking

afin de créer de vraies connexions

humaines.

Les participants

repartent avec des outils

et des idées concrètes,

directement applicables.

À chaque édition, leurs retours

positifs nous motivent à faire

grandir l’événement année

après année

LE rendez-vous des PME

Chaque année, l’expert de l’accompagnement

business des entreprises CK organise

le Tomorrow’s Office : deux jours consacrés

à l’avenir du travail et de l’entreprise.

Cet événement incontournable pour les

PME a pour objectif principal de donner

aux dirigeants, managers et collaborateurs

des clés concrètes pour anticiper, s’inspirer

et faire évoluer leur organisation.

Des outils pour tous les défis

Le programme de l’édition 2025, qui

se déroulera les 15 et 16 octobre, présente

une importante variété dans les

thématiques centrales. Ces dernières

comprennent notamment l’intelligence

artificielle, l’IT, l’audiovisuel, l’Office

Printing & Postprint, le Large Format

Printing, l’outsourcing, la digitalisation

des processus ou encore l’innovation et

Avec le soutien de CK et de ses partenaires,

tous les participants sont certains

de repartir avec des conseils et des solutions

adaptées à leur réalité.

Programme et inscriptions sur www.

tomorrowsoffice.lu .

CK S.A.

2, rue Léon Laval

L-3372 Leudelange

www.ck.lu


Networking

Conférences

Expériences

Tomorrow’s

Office

by

15+16 Oct. 2025

2 jours pour se projeter

dans le bureau de demain

Informations + Inscriptions

tomorrowsoffice.lu

Accentaigu

Audiovisuel - Impressions

ck.lu

Scanning - Finitions de documents

Solutions - I.T. - Digitalisation

Document Process Outsourcing

Services personnalisés Charles Kieffer Group


50

| DIGITAL ET INNOVATION

PROTECTING INNOVATION FROM

DAY ONE : FROM YOUR IDEAS TO

THEIR PROTECTION... BY TRADE

MARK, DESIGN... AND MORE !

At the heart of Luxembourg’s thriving innovation scene, Marks & Clerk is helping businesses of all sizes

turn ideas into valuable assets. From startups to global players, the firm’s local office offers world-class

intellectual property expertise. In this interview, we speak with Inès Garlantezec, a seasoned trademark

and design attorney at Marks & Clerk Luxembourg, about the importance of early IP protection,

common pitfalls entrepreneurs face, and why safeguarding your brand isn’t just smart, it’s essential.

Inès Garlantezec

Can you tell us a bit more about Marks

& Clerk in Luxembourg ?

At Marks & Clerk Luxembourg, we work

with companies, startups, innovators,

and creators by helping them protect and

strategically manage their intellectual

property assets. Whether it's trademarks,

designs or patents, we provide , together

with my colleagues, expert guidance tailored

to each client’s unique needs and

commercial goals.

Luxembourg continues to position itself

as a dynamic hub for fintech, deep tech,

and R&D-driven industries. As these sectors

evolve and attract global attention,

our presence here remains essential, not

only to support innovation locally but

also to help our longstanding clients in a

huge variety of sectors expand and thrive

internationally.

What sets Marks & Clerk Luxembourg

apart is the strength of our relationships.

We've built long-term partnerships

with our clients, grounded in trust, responsiveness

and deep technical expertise.

Through our office, local businesses

gain seamless access to the full breadth

of Marks & Clerk’s global network that

spans jurisdictions, languages and specialisms.

This means they benefit from

world-class IP support, whether they’re

launching a product or proposing new

services in Europe, entering a new market

in Asia or scaling operations in North

America.


51

Our multilingual team ensures that clients

are supported in various languages, and

our integrated approach means they receive

consistent, high-quality advice

across all areas of IP. We’re proud to be

part of Luxembourg’s innovation ecosystem

and remain committed to helping

ideas flourish—locally and globally.

And can you tell us a bit about your

role ?

I’m a trademark and design attorney registered

in Luxembourg, representing at

BOIP (the Benelux Office for Intellectual

Property) and EUIPO (the European Union

Intellectual Property Office) and I qualified

in France as well. I’ve been working in

intellectual property since 2016, advising

clients of all sizes - from startups to global

companies - on how to protect and enforce

their rights. I really appreciate meeting

our clients and learning more about their

sectors, especially as I am lucky to have

clients who are working on very specific

products, in niche fields.

My focus is mostly on trademarks and designs.

We can also assist on domain names.

My colleagues and I help clients shape our

client’s IP strategies, making sure their

protection aligns with their business goals

and budget. That includes everything from

filing and prosecution to enforcement and

anti-counterfeiting.

Is IP protection only for multinational/

big companies ?

Absolutely not. We notice people generally

have a wrong perception of IP, they believe

it is reserved for big companies with

extended budget and think it is not a must.

Intellectual property protection is not just

for big corporations. In fact, some of the

most vulnerable businesses are smaller

ones, especially those just starting out.

Our strongest advice is that anyone planning

to engage in any kind of commercial

activity should seek IP guidance early on.

We regularly meet with entrepreneurs and

small business owners to help them assess

whether their brand name, logo might

conflict with existing rights. Just because a

name isn’t visible in Luxembourg doesn’t

mean it’s safe to use. It could already be

registered in neighbouring countries like

Germany under a European Union trademark

or the Netherlands and using it here

could unintentionally lead to infringement,

and even if copying was not intentional,

they could still be liable.

By identifying potential risks upfront, we

help clients avoid costly legal disputes

and ensure they can build their brand with

confidence, and that their branding efforts,

their new domain name, their storefront

sign won’t have to be abandoned or

changed. IP protection is about safeguarding

creativity and investment—no matter

the size of the business. And at Marks &

Clerk Luxembourg, we make that process

accessible, practical, and tailored to each

client’s journey, and budget.

Intellectual property

protection is not just for big

corporations. In fact, some of

the most vulnerable businesses

are smaller ones, especially

those just starting out

Is it very expensive to protect my IP ?

Protecting your intellectual property isn’t

just affordable, it’s a smart investment.

For example, a trademark registration

lasts for 10 years and can be renewed indefinitely.

That means a relatively modest

upfront cost can secure your brand for a

decade and be renewed for other decades

if you are successful or still interested in

continuing commercializing your product

or services. Beyond protection, IP can also

become a revenue-generating asset. Trademark

owners can license their rights,

enter partnerships, or even sell their IP -

turning it into a source of income.

And for those concerned about initial

costs, there are grant schemes available.

In Luxembourg, and through grant schemes

like the one offered by EUIPO, businesses

can apply for funding that reimburses

official fees, making IP protection

even more accessible.

What are the top three mistakes you

see entrepreneurs make ?

Failing to protect their IP early enough :

many businesses assume their intellectual

property is automatically protected

just because it exists, but that’s a costly

misconception. Without checking if your

brand is available and without registering

it, you risk having to rebrand entirely if

someone else secured similar rights earlier

than you did. Worse still, your early

investments in marketing, product development,

or design could be rendered useless.

A strong IP foundation isn’t a luxury,

it’s a necessity from day one.

Not knowing who owns what : just because

you created something doesn’t mean you

own it. Clearly defining IP ownership from

the outset can avoid future disputes.

DIY IP is a risky business : IP protection is

a profession. Filing alone can leave gaps

in coverage and could expose you to some

issues or in the worst case to infringement

claims. Expert guidance and monitoring

tools are essential.

Let’s connect !

You’ll find us at some events in Luxembourg

as well as at leading fairs and IP-focused

conferences across the region. If

you prefer something more personal, just

write us an email and we would be happy

to set up a meeting and hear about your

projects to assist you the best way possible

!

We provide businesses of all shapes and

sizes with people whose legal, commercial

and technical expertise exactly meets

their needs. Our large team of patent attorneys,

trade mark attorneys, commercial

lawyers and IP litigators has helped

thousands of businesses all over the world

protect, enforce and maximise the value of

their intellectual property.

Interested about IP ? Stay informed,

subscribe to our articles :

https://marks-clerk.us7.list-manage.

com/subscribe?u=3e7b0c26fe32f587dbb1f322f&id=1f6ffcf763

Marks & Clerk

www.marks-clerk.com


52

BRÈVES

COMMUNALES DU CENTRE

PAR LÉA BEHNOUS

VILLE DE LUXEMBOURG

Initialement, le cours d’eau Pétrusse

dans la capitale s’écoulait dans une

cunette en béton rectiligne, empêchant

toute vie aquatique de se développer.

En 2020, la Ville de Luxembourg a lancé

la première phase d’un ambitieux projet

de renaturation qui a permis de

revaloriser l’écologie de ce cours d’eau

tout en réduisant les risques d’inondation.

La seconde phase a débuté au

printemps dernier et se concentre sur

l’extension des travaux vers Hollerich.

Le 9 octobre prochain, le LUGA Science

Hub organise une présentation gratuite

de ce projet ambitieux suivie d’une

visite guidée.

Source : luga.lu

SANDWEILER

Les Repair Café, des ateliers permettant

de réparer les objets du quotidien, sont

désormais un incontournable dans

nos communes luxembourgeoises, et

Sandweiler ne fait pas exception… bien

au contraire ! L’administration a publié

les résultats de son dernier événement

qui a attiré de nombreux visiteurs et

qui a permis de donner une seconde

vie à 17 objets apportés. Elle en a profité

pour préciser que « cet atelier nous

a rappelé une chose essentielle : dès

l’achat, nous pouvons privilégier des

produits plus durables et réparables,

pour le bien de notre planète ».

Source : sandweiler.lu

SCHUTTRANGE

Dans le cadre du projet de construction

conventionnée dans la rue des

Jardins à Uebersyren, deux maisons

unifamiliales sont toujours disponibles.

La commune de Schuttrange relance

ainsi son appel à candidatures pour ces

maisons jumelées en bois massif, proposées

à un prix abordable via un bail

emphytéotique de 99 ans. Ces habitations

de 159 m² disposent de quatre

chambres à coucher, d’un jardin privatif

et de deux emplacements de stationnement.

Elles sont toutes deux de

classe énergétique AAA+. Les candidatures

sont soumises à condition et elles

doivent être transmises au collège des

bourgmestre et échevins au plus tard le

31 octobre 2025.

Source : schuttrange.lu

HESPERANGE

Pour prévenir les dangers d’internet et

mieux encadrer l’utilisation des technologies

numériques, la ville convie ses

citoyens à une séance d’information

le jeudi 9 octobre au CELO. L’objectif :

« sensibiliser aux opportunités, aux

risques et aux défis liés aux médias

numériques », explique le site de la

commune. Pour encadrer l’événement

et répondre aux éventuelles questions,

un « trio d’expert » sera présent, réunissant

BEE SECURE, Kanner-Jugendtelefon

(KJT) et la Police Grand-Ducale.

Source : hesperange.lu

STRASSEN

Bien que les analyses d’eau diffusées

le mois précédent aient été jugées

satisfaisantes, la commune a publié à

la mi-septembre un avis de restriction

de sa consommation. Les résultats des

tests auraient dévoilé que l’eau potable

distribuée à travers la commune serait

de mauvaise qualité et ne répondrait

pas « aux normes en vigueur pour

une eau destinée à la consommation

humaine ». Les habitants ont donc

été invités à ne plus consommer l’eau

du robinet ou à laver des aliments

avec, sauf si elle avait été bouillie au

préalable.

Source : strassen.lu

BERTRANGE

La nouvelle maison relais « Bei der

Gemeng » a été inaugurée ce 19 septembre

2025 en présence du ministre

de l’éducation, Claude Meisch. Elle remplace

l’ancienne Maison Relais « Bei

der Péitruss » et peut accueillir jusqu’à

480 enfants. La nouvelle structure est

équipée de « technologies de pointe »

selon le site internet de la commune.

Les aménagements comptent une cuisine

sur place, des salles d’activité spécialisées,

une grande cour extérieure et

deux toboggans reliant les étages.

Source : bertrange.lu


DIGITAL ET INNOVATION | 53

UNE NOUVELLE FEUILLE

DE ROUTE POUR EY

EY Luxembourg a tenu une conférence de presse marquant le

passage de relais entre Olivier Coekelbergs, CEO sortant et Alban

Aubrée, nouveau CEO. L’occasion de dresser un bilan des dernières

années, d’évoquer les récents succès de l’entreprise et de présenter

les stratégies d’EY pour les années à venir.

Un bilan optimiste

C’est plein de fierté que les CEO d’EY

Luxembourg ont présenté leurs réussites

de l’année : avec un chiffre d’affaires de

près de 467 millions d’euros sur l’exercice

fiscal clos en juin 2025, la société

affiche une progression de 10% par

rapport à l’année dernière. L’entreprise

note également une hausse de 11%

dans la branche Assurance, marquant

alors la seizième année consécutive de

hausse pour cette activité. Concernant

le consulting, celui-ci affiche une augmentation

de près de 6% tandis que les

services Stratégies et Transactions ont

montré une forte hausse durant l’année

fiscale 2025, atteignant les 12%. En cinq

ans, le cabinet a promu 74 nouveaux

partenaires et presque doublé ses effectifs,

en comptabilisant désormais 2.300

collaborateurs.

Leur stratégie d’investissement jugée

« très efficace » par son CEO sortant,

Olivier Coekelbergs, EY continue d’investir

dans les nouvelles technologies. « Avec

l’arrivée de l’IA, notre but principal est de

gagner en efficacité pour libérer du temps,

de l’énergie et générer de l’ambition pour

apporter plus de valeur à l’entreprise et

à nos clients, au quotidien », explique

Olivier Coekelbergs.

L’entreprise annonce également avoir

développé en interne sa propre IA, afin

d’assurer la confidentialité des données.

« C’est quelque chose que nous avons

dû faire et dans lequel l’entreprise avait

déjà investi à l’échelle mondiale il y a des

années. Nous avons donc commencé à le

déployer », affirme Alban Aubrée.

Les grands paris d’EY pour 2026

Dans sa feuille de route pour 2026, EY

mise sur plusieurs axes stratégiques pour

renforcer sa position sur le marché. L’un

de ses piliers repose sur le développement

des Managed Services, un domaine

qui croise les nouvelles technologies, les

plateformes globales et les expertises

sectorielles.

« Nos clients recherchent aujourd’hui plus

d’efficacité et repensent leurs modèles.

C’est là que les Managed Services

deviennent une réponse pertinente, en

alliant technologie, plateformes globales

et expertise sectorielle, explique Alban

Aubrée. Cela permet aux entreprises de se

concentrer sur leur cœur de métier ».

Alban Aubrée, CEO d’EY et Olivier Coekelbergs, Managed Services partner d’EY

Présentés comme le « moteur principal »

dans lequel l’entreprise voit le plus de

potentiel, les Managed Services représentent

l’un des grands paris de la société.

« Notamment sur la place financière

du Luxembourg, où tous les acteurs,

en particulier sur les marchés alternatifs,

repensent aussi leur propre modèle

en matière de direction à prendre et de

manière de mieux se concentrer sur les

domaines où ils peuvent créer eux-mêmes

de la valeur », ajoute Alban Aubrée.

« Nous croyons vraiment qu’au Luxembourg,

en tant que deuxième marché de fonds

au monde, nous pouvons probablement

mener un certain nombre d’actions au-delà

des frontières luxembourgeoises », conclut

le nouveau CEO.


54

| IMMOBILIER ET CONSTRUCTION

« LES TRANSFORMATIONS N’ONT

DE SENS QU’AVEC L’HUMAIN »

Dans un contexte marqué par la pénurie de talents, la digitalisation

et la transformation des modes de travail, la fonction RH est

plus que jamais stratégique. Le Fonds du Logement, acteur incontournable

du logement abordable au Luxembourg, a engagé une

véritable refonte de sa politique RH pour attirer et fidéliser ses

collaborateurs. Rencontre avec Claire Fantoni, responsable des ressources

humaines.

Quels sont aujourd’hui les grands

enjeux RH pour le Fonds du Logement ?

Nos enjeux reflètent ceux de la société

luxembourgeoise et des entreprises en

général. Le premier défi est l’attraction

et la rétention des talents. Certains profils

sont très recherchés – comme dans le

digital, l’ingénierie du bâtiment, le social

– et la concurrence est rude. Les candidats

ne se contentent plus d’un bon salaire :

ils veulent du sens, une politique RSE

crédible, de la flexibilité et un équilibre vie

pro / vie perso.

Un deuxième enjeu est celui de la transformation

des modes de travail. Le télétravail

est là pour durer, mais il se veut

de trouver un nouvel équilibre entre présentiel

et distanciel, et de maintenir une

culture d’entreprise commune.

Troisième point clé : l’engagement et

la qualité de vie au travail. Prévenir les

risques psychosociaux, favoriser la cohésion,

instaurer une culture du feedback…

tout cela est essentiel pour éviter le burnout

comme le bore-out.

Nous devons aussi anticiper les compétences

de demain, digitaliser nos processus

RH, renforcer nos pratiques inclusives et

accompagner les transformations organisationnelles

avec un leadership renouvelé.

Sans oublier la conformité réglementaire

et les enjeux éthiques, par exemple autour

des données ou de l’usage de l’IA.

Concrètement, quelles actions avezvous

mises en place pour améliorer la

qualité de vie au travail ?

Depuis le 1 er juin 2025, nos collaborateurs

ne sont plus contraints par des horaires

©Fonds du Logement

Claire Fantoni


55

fixes et organisent leur temps de travail

librement. C’est une avancée importante

pour donner plus de flexibilité et d’autonomie

à nos collaborateurs. Nous avons

aussi prévu un baromètre du climat social

– fin 2025 ou début 2026 – afin de prendre

régulièrement le pouls de nos équipes.

par leur participation à des salons et

conférences.

Nous renforçons aussi notre présence

digitale, avec un site carrière attractif et

des publications régulières sur les réseaux

sociaux.

Nous croisons plusieurs sources : les

entretiens annuels, les bilans professionnels,

les analyses des métiers, les retours

managériaux et les indicateurs RH. Nous

tenons aussi compte des orientations stratégiques

de l’entreprise et des évolutions

sectorielles.

Nous développons une véritable culture

de la reconnaissance : feedbacks, entretiens

annuels approfondis, échanges trimestriels

en « one-to-one ». Nous offrons

également des perspectives d’évolution

interne, la possibilité de s’impliquer dans

des projets transverses et nous organisons

régulièrement des moments conviviaux

comme des teambuildings, afterworks ou

déjeuners collectifs.

Enfin, dans un esprit de transparence

managériale, nous communiquons beaucoup

sur nos projets et nos résultats. C’est

un gage de confiance.

Justement, à propos de résultats, comment

mesurez-vous le bien-être et l’engagement

de vos collaborateurs ?

Nous avons plusieurs outils. Un entretien

annuel individuel (EAI), une enquête climat

social – qui sera mise en place prochainement

et sera renouvelée tous les

deux ans – des indicateurs quantitatifs

comme l’absentéisme, le turnover, l’ancienneté

moyenne, mais aussi des entretiens

de départ pour mieux en comprendre

les raisons.

Enfin, nous soignons particulièrement

l’expérience candidat : réactivité, transparence,

suivi même en cas de refus. Un candidat

bien traité devient un ambassadeur,

même s’il n’est pas retenu.

Une fois recrutés, la question de la

fidélisation se pose. Comment retenez-vous

vos collaborateurs, notamment

les plus jeunes ?

Nous travaillons sur plusieurs leviers.

Le premier consiste à donner du sens :

notre mission sociale et environnementale

constitue une source d’engagement

majeure. À mes yeux, une entreprise doit

s’appuyer sur des valeurs fortes, définies

et validées collectivement – ce qui est le

cas au Fonds. Nos cinq valeurs qui nous

guident au quotidien sont l’éthique, la

qualité, l’engagement, le respect et la collaboration.

L’impact sociétal positif est

également essentiel pour donner du sens

à notre action.

Le deuxième repose sur les perspectives

d’évolution : formations, mentorat et

mobilité interne permettent à chacun de

progresser rapidement.

C’est une approche agile : nous devons à

la fois répondre aux besoins immédiats et

anticiper ceux de demain.

Une fois ces besoins identifiés, quels dispositifs

de formation privilégiez-vous ?

Nous combinons présentiel et e-learning.

Le présentiel reste très efficace pour les

formations pratiques, managériales, avec

une forte interaction. Le e-learning offre

une grande flexibilité, surtout quand il est

enrichi par du tutorat.

Nous accordons aussi une place stratégique

aux soft skills : communication,

intelligence émotionnelle, gestion du

stress et adaptabilité. Ces compétences

humaines sont devenues aussi importantes

que les compétences techniques.

Nous offrons également à nos collaborateurs

des cours de langues pour favoriser

leur intégration dans le tissu local

Luxembourgeois.

Pour conclure, quels sont, selon

vous, les futurs défis des ressources

humaines ?

Nous attachons aussi beaucoup d’importance

aux moments d’intégration. Chaque

trimestre, nous organisons des petitsdéjeuners

avec les nouvelles recrues dans

le cadre de l’onboarding, mais aussi la

mise en place d’un rapport d’étonnement

et un questionnaire de satisfaction. C’est à

la fois un moment convivial et un espace

de feedback précieux.

Et pour attirer ces nouveaux talents,

comment travaillez-vous votre marque

employeur ?

Nous avons défini une promesse

employeur claire et authentique, alignée

avec ce que vivent réellement nos

collaborateurs. Ils sont nos meilleurs

ambassadeurs. Nous valorisons nos

équipes via la réalisation de films ou

La flexibilité représente également un axe

essentiel : télétravail, droit à la déconnexion

ou encore récupération des heures

favorisent un meilleur équilibre de vie.

À cela s’ajoute une culture de l’écoute

et du feedback : sondages réguliers et

échanges ouverts nourrissent un environnement

inclusif et convivial.

Enfin, nous attachons une importance

particulière à l’onboarding : les 100 premiers

jours sont, en effet, décisifs pour

poser les bases d’une collaboration

réussie.

Une autre dimension essentielle

concerne les compétences. Comment

identifiez-vous les besoins en

formation ?

Les RH devront relever plusieurs défis :

réinventer durablement le travail hybride,

garantir l’employabilité dans un monde

marqué par l’IA, attirer et fidéliser les

talents dans un marché hautement

concurrentiel. Ils devront aussi intégrer

pleinement le numérique sans perdre le

lien humain, tout en assumant un rôle

clé dans la transition écologique et sociétale.

Autant d’enjeux qui confirment

une conviction forte : la performance de

demain passera toujours par l’humain.

Fonds du Logement

52 Bd Marcel Cahen

L-1311 Märel Luxembourg

www.fondsdulogement.lu


56

| IMMOBILIER ET CONSTRUCTION

INNOVATION

ET DURABILITÉ

AU SERVICE DE L’EAU

Confronté à des eaux de plus en plus minéralisées, le Syndicat

des Eaux du Sud-Est (SESE), en collaboration avec l’expertise de

BEST Ingénieurs-Conseils, a lancé la réalisation de la première

station d’osmose inverse du Luxembourg, intégrée au bâtiment

Waasserschapp. Rencontre avec Andreas Hein, responsable technique

du SESE, ainsi qu'avec Philippe Colbach chef de service adjoint

chez BEST, et Laurent Busana, associé gérant et chef du service Eau

potable chez BEST, qui reviennent sur cette initiative stratégique.

Un défi minéral et local

Depuis près d’un siècle, le SESE assure

l’alimentation en eau potable de ses deux

communes membres, Mondorf-les-Bains

et Schengen. Contrairement à la plupart

des opérateurs luxembourgeois, le syndicat

n’est pas relié aux grandes interconnexions

nationales ; il ne dispose que

d’une modeste liaison de secours vers une

commune voisine en Allemagne. Dans

ce contexte, marqué par une croissance

démographique continue et les besoins

en eau suivant la même courbe, le forage

de reconnaissance de Schlammstrachen,

venant compléter ceux de Gréissen et de

Wintrange, a mis en évidence un potentiel

d’approvisionnement considérable. À lui

seul, il permettrait de doubler la capacité

actuelle et de couvrir à terme les besoins

de près de 20.000 habitants.

Cependant, cette ressource abondante

présente une contrainte majeure : sa

minéralisation est telle que, même après

mélange avec les autres ressources, les

concentrations -notamment en chlorures

- dépassent encore les seuils réglementaires.

Autrement dit : une eau disponible

en quantité, mais impropre à la consommation

en l’état.

« Cette eau s’infiltre à travers les couches

sédimentaires marines du Muschelkalk,

riches en carbonates provenant notamment

de coquilles fossilisées et renfermant

également des dépôts salins. Cela

explique à la fois sa forte minéralisation

et sa teneur élevée en chlorures », précise

Andreas Hein. Résultat : une eau naturellement

très dure, difficile à distribuer sans

traitement adapté.

Au cœur de la modernisation

Pour répondre à cette situation, il a fallu

développer une solution capable de traiter

une eau à la fois très dure et fortement

chargée en chlorures. « Les méthodes traditionnelles,

comme le simple mélange

des ressources ou l’utilisation d’adoucisseurs

domestiques, ne suffisaient

plus : elles ne garantissaient pas une eau

conforme aux normes de potabilité »,

explique Philippe Colbach, chef de service

adjoint au service Eau potable. En

effet, les adoucisseurs domestiques fonctionnent

par échange d’ions, remplaçant

le calcaire par du sodium. Or, dans le cas

présent, cette technique aurait pour effet

d’accentuer encore la salinité déjà élevée

des eaux de forage, rendant l’eau du robinet

impropre à la consommation.

De plus, la mise en place d’un traitement

centralisé sous l’égide du syndicat s’avère,

à terme, économiquement plus avantageuse

: elle permet de garantir une eau de

qualité à l’ensemble des usagers à un prix

de vente maîtrisé, alors que l’exploitation

individuelle d’adoucisseurs domestiques

engendre des coûts élevés pour chaque

ménage.

Dans la genèse du projet, le bureau

d’étude s’est assuré de sa faisabilité. Cette

première phase avait un double objectif :

identifier un site adapté et concevoir un


57

Laurent Busana, Jana Ney et Andreas Hein

réseau de conduites permettant d’acheminer

l’eau vers cette station centralisée

avant de la redistribuer vers les différents

réservoirs locaux. Parallèlement, il fallait

déterminer la technologie de traitement

la plus adaptée à la spécificité de l’eau

locale.

Pour concevoir et planifier cette solution

innovante, le SESE a confié la mission à

BEST Ingénieurs-Conseils dès 2017. La

phase initiale a consisté à confirmer la faisabilité

du projet, avec le double objectif

d’identifier un site central apte à accueillir

les nouvelles installations et concevoir un

réseau de conduites permettant d’acheminer

l’eau vers cette station centralisée

avant de la redistribuer vers les différents

réservoirs locaux. En parallèle, il convenait

de déterminer la technologie de traitement

la mieux adaptée à la spécificité de

l’eau locale, étape décisive pour garantir la

qualité future de l’approvisionnement.

Durant cette approche, un projet pilote

a été mis en place près du forage de

Gréissen. Pendant plusieurs semaines,

une station de traitement à échelle réduite

reproduisant exactement la technologie

envisagée a permis de tester les ressources

disponibles, ainsi que la nouvelle

ressource encore hypothétique à l’époque.

« Les résultats ont montré que cette eau

pouvait être rendue conforme aux normes

de potabilité, même avec le nouveau

forage à forte teneur en chlore », détaille

Philippe Colbach.

C’est ainsi que le choix s’est porté sur

l’osmose inverse, technologie désormais

appliquée à l’échelle de la station principale.

Cette méthode est la seule capable

de déminéraliser l’eau, en supprimant

à la fois le calcaire et les chlorures. « Ce

procédé permet de filtrer l’eau à l’échelle

moléculaire. L’eau produite par la station

est presque totalement déminéralisée, ne

conservant que la molécule H₂O. Afin de

la rendre à nouveau potable, équilibrée et

agréable au goût, cette eau à zéro degré

de dureté est ensuite mélangée avec un

mélange des ressources minéralisées, ce

qui permet d’atteindre une dureté finale

d’environ 20 degrés », exprime Laurent

Busana, associé-gérant du service Eau

potable chez BEST.

Par ailleurs, le projet prévoyait également

une réorganisation complète du site. Le

bâtiment existant a donc été rénové et

réaménagé pour intégrer les nouvelles

installations de traitement, mais aussi

des bureaux et un laboratoire. Les travaux

incluent aussi des modifications structurelles,

des nouveaux systèmes électriques

et des systèmes de gestion des eaux usées.

Le bâtiment est également à la pointe de la

technologie grâce à l’utilisation d’une ventilation

mécanique et d’une pompe à chaleur

pour le refroidissement et le chauffage.


58

la demande des communes membres, et

elle pourra être doublée si la croissance

démographique se poursuit au rythme

des dernières années, assurant ainsi

une distribution sécurisée d’eau potable

jusqu’aux années 2040-2050.

conviviale avec des activités, une petite

aire de jeux et des installations autour de

l’eau pour en faire un espace ouvert aux

familles et notamment aux plus jeunes »,

développe Andreas Hein. Son ouverture

est prévue pour l’été prochain.

Une connexion numérique entre la station

de traitement et les bureaux administratifs

assure par ailleurs une gestion en

temps réel de l’ensemble des opérations

de traitement.

Dans ce cadre, BEST Ingénieurs-Conseils

a assuré le rôle central de superviser la

construction et l’aménagement du bâtiment

principal Waasserschapp, ainsi que

du réservoir d’eau adjacent, d’installer les

équipements électromécaniques de la station

et de moderniser les forages existants

afin d’optimiser l’alimentation en eau.

La réussite de ce projet repose en grande

partie sur l’investissement personnel

d’Andreas Hein, dont l’engagement et la

détermination a su convaincre les décideurs

politiques. Stephan Weber, chef de

projet senior, a également été un acteur

clé, collaborant étroitement avec Andreas

Hein tout au long du projet. Le bâtiment

devrait voir l’achèvement des travaux et sa

mise en service complète en 2026.

« À plus long terme, une deuxième station,

pilotée par le Syndicat des eaux du barrage

d’Esch-sur-Sûre (SEBES), devrait voir

le jour non loin du site et traiter l’eau de

la Moselle avec la même technologie. Elle

constituera un second pilier pour sécuriser

l’approvisionnement local », explique

Philippe Colbach. « La conception des

infrastructures elle-même est pensée pour

durer : les réservoirs et réseaux enterrés

sont construits pour résister 50 à 100 ans

et l’équipement technique pourra être

renouvelé périodiquement. Donc, même

lorsque la technologie initiale aura atteint

ses limites, le site pourra continuer à

fonctionner efficacement. Dans le cas où

la nouvelle unité du SEBES n’est pas mise

en service, il est tout à fait possible qu’une

nouvelle technologie vienne la remplacer

ou la compléter. Dans tous les cas,

les éléments structurels sont durables et

assurent la continuité de l’approvisionnement

en eau, que ce soit via des procédés

innovants ou par l’ajout de nouvelles installations

», ajoute Laurent Busana.

Découvrir l’eau autrement

Dans ce même esprit, une exposition

permanente devrait voir le jour à l’étage

du bâtiment. Elle présentera non seulement

des informations générales sur

la ressource, mais aussi sur le fonctionnement

de l’osmose inverse et son rôle

dans la potabilisation de l’eau. « Il s’agit

de rendre visible ce qui, le plus souvent,

reste invisible », poursuit Laurent Busana,

« les citoyens doivent comprendre pourquoi

l’eau potable a un coût et mesurer

l’ampleur des technologies et des efforts

mis en œuvre pour que, chaque matin, ils

puissent simplement ouvrir leur robinet et

boire une eau de qualité », conclut-il.

Une station tournée vers l’avenir

Conçue pour répondre aux besoins

actuels et futurs, la station de traitement

a été pensée sur le long terme Sa

capacité actuelle couvre déjà largement

Au-delà de sa mission première de garantir

l’approvisionnement en eau potable, la

station a également pour but de devenir

un lieu de rencontre et d’apprentissage

pour petits et grands. « Nous voulons que

ce soit plus qu’un site technique. L’idée est

d’aménager, à côté du bâtiment, une place

BEST Ingénieurs-Conseils

2, rue des Sapins

L-2513 Senningerberg

www.best.lu


AGENCE IMMOBILIÈRE SOCIALE

Le leader luxembourgeois de la gestion locative sociale

26 48 39 52

www.ais.lu


60

| IMMOBILIER ET CONSTRUCTION

UNE COLLABORATION

RENFORCÉE POUR

LE LOGEMENT

À PRIX ABORDABLE

Tom Nilles et Joe Nilles


61

Grâce à son expérience en gestion locative sociale et en promotion

immobilière, la Fondation pour l’Accès au Logement offre aux communes

une solution clé en main pour développer des logements

à prix abordable. Exemple à Berdorf, où ce partenariat permet de

concrétiser un projet de longue date sans alourdir ses ressources

humaines et financières. Tom Nilles, directeur adjoint de la FAL, et

Joe Nilles, bourgmestre, nous en disent plus.

Une volonté communale encouragée

par la nouvelle législation

Comme le rappelle le bourgmestre, Joe

Nilles, l’idée de développer des logements

à prix abordable à Berdorf n’est pas nouvelle.

Bien avant l’actuel conseil communal,

la commune avait déjà exprimé

l’intention d’aller dans cette direction.

Faute d’opportunités concrètes, ces ambitions

n’avaient pas encore pu se concrétiser.

« L’évolution récente du cadre légal

a toutefois permis d’accélérer le mouvement

», indique-t-il.

En effet, avec la nouvelle loi portant sur

le bailleur social, les communes peuvent

désormais déléguer la gestion de leurs

logements à des acteurs agréés tels que

la FAL. « Pour Berdorf, comme pour de

nombreuses autres communes qui ne

disposent pas des ressources nécessaires,

cette approche est la meilleure solution

pour assurer la gestion des logements à

prix abordable », explique Joe Nilles.

Le choix d’un partenaire spécialisé

C’est dans ce contexte que le collège des

bourgmestre et échevins a choisi de collaborer

avec la Fondation pour l’Accès

au Logement, un choix qui s’est imposé

naturellement. Celle-ci gère l’Agence

Immobilière Sociale (AIS), spécialisée

dans la gestion de logements abordables

et est active dans la promotion immobilière

sociale avec Abitatio. Elle dispose de

l’expertise nécessaire et d’une expérience

qui n’est plus à prouver auprès de nombreuses

communes. « Pour obtenir l’agrément

de bailleur social, une commune

doit obligatoirement disposer d’un service

logement, se lancer dans l’assistance

sociale et engager du personnel qualifié,

ce qui n’est pas du tout réaliste pour une

petite administration telle que la nôtre »,

rappelle le bourgmestre.

L’AIS prend en charge l’ensemble des

aspects liés à la gestion des logements :

sélection des locataires, application des

critères d’attribution, suivi administratif

et social. « Disons que la formule séduit de

plus en plus de communes. L’année dernière

seulement, plus de 100 logements

supplémentaires nous ont été confiés.

Nous en gérons désormais près de 800

au niveau national », déclare Tom Nilles,

directeur adjoint de la FAL.

Les communes

peuvent désormais déléguer la

gestion de leurs logements à la

Fondation pour l’Accès

au Logement

La réhabilitation de l’ancienne école

Le premier projet mené à Berdorf concerne

la réhabilitation de l’ancienne école maternelle

du village de Bollendorf-Pont, un

bâtiment érigé en 1910 et classé monument

national. « Il fait partie du patrimoine

de notre commune mais il était inoccupé

depuis plusieurs années. En raison de

ses caractéristiques, nous ne l’avons pas

démoli. L’édifice a été rénové en deux parties.

La première a été conservée pour y

aménager une salle polyvalente destinée

aux habitants : elle pourra accueillir des

réunions d’information, servir de bureau

de vote ou encore abriter de petites festivités.

La seconde a été transformée en deux

logements à prix abordable : un appartement

de 55 m² comprenant une chambre et

un second de 65 m² avec deux chambres »,

déclare le bourgmestre.

Des projets en préparation

En plus de ces deux appartements inaugurés

en mai 2025, l’AIS gère déjà trois autres

logements sur le territoire communal et

prévoit d’en rénover trois supplémentaires

prochainement.

Un deuxième projet est déjà en discussion.

Il concerne une parcelle actuellement

occupée par un atelier régional et dont la

commune est propriétaire. « Cette structure

déménagera prochainement vers un

nouveau centre régional. Nous prévoyons

de transformer le site en une résidence

plus grande que le projet de deux appartements

situés dans l’ancienne école »,

explique Joe Nilles. Le conseil communal

a déjà donné son accord de principe

et « les responsables communaux ont

déjà émis l’intention de travailler à nouveau

avec l’AIS si la première expérience

à Bollendorf-Pont se révèle concluante »,

poursuit Tom Nilles.

Selon les premières estimations, une

douzaine de logements pourrait y être

développée, sous forme d’appartements

variés. « Dans ce cas de figure, c’est notre

département de promotion immobilière

sociale Abitatio qui démarrera les travaux.

L’AIS prendra ensuite le relais pour gérer

les logements en tant que bailleur social »,

indique le directeur adjoint de la FAL.

Offrir davantage de flexibilité aux

communes

L’intérêt pour la commune ne se limite

pas à la mise à disposition de logements

puisqu’en plus de libérer des ressources

humaines, cela permet de réserver davantage

de budget pour d’autres projets. « Nous

sommes en pleine phase d’investissements

majeurs aux niveaux scolaire et périscolaire.

Nous nous sommes lancés dans la

construction d’une maison-relais, d’une

crèche et d’une école pour un budget total

qui dépasse les 30 millions d’euros. Si nous

devions nous occuper du développement

des logements abordables, nous n’aurions

pas pu investir dans ces infrastructures

cruciales », rappelle le bourgmestre.

Le modèle présente aussi d’autres avantages

pour les communes. « Les parcelles

nous sont cédées sous la forme de baux

emphytéotiques. Les bâtiments que nous

construisons et les terrains reviennent

automatiquement dans le patrimoine

communal au terme du bail », conclut Tom

Nilles.

Fondation pour l’Accès au Logement

202B, rue de Hamm

L-1713 Hamm

www.fondation-logement.lu


62

| IMMOBILIER ET CONSTRUCTION

HEMS : LA GESTION

ÉNERGÉTIQUE

ALL INCLUSIVE

Dans un contexte où l’efficacité et la transition énergétiques sont

devenues des priorités, le système HEMS (Home Energy Management

System) fait figure d’incontournable. Günter Krings, Managing

Director de Viessmann Luxembourg, revient sur cette solution qui

transforme la manière de produire, de consommer et de stocker

l’énergie au quotidien.

Pouvez-vous présenter le système HEMS

et ses fonctions premières ?

C’est avant tout un système qui gère les

flux d’énergie dans une maison, principalement

d’électricité, mais aussi de chauffage

et d’eau chaude sanitaire. Son fonctionnement

est relativement simple puisqu’il

s’agit de prendre en compte à la fois la

production d’énergie, souvent assurée par

le photovoltaïque dans le résidentiel, la

consommation de différents appareils et le

stockage qui se fait via des batteries ainsi

que les boilers d’eau chaude sanitaire et

chauffage. En d’autres termes, une maison

se compose de plusieurs acteurs : les producteurs

(le photovoltaïque, le réseau…),

les consommateurs (pompe à chaleur,

borne de recharge, ballon d’eau chaude…)

et le stockage. Nous avons intégré le système

HEMS dans notre plateforme de

régulation Viessmann One Base en 2022.

Modulable, il peut s’adapter aussi bien à

des nouvelles constructions, qu’à des rénovations

pour ne pas devoir remplacer des

installations qui fonctionnent encore.

Le système HEMS apporte une réelle

valeur ajoutée dans l’écosystème d’un

bâtiment car il coordonne toute une série

d’éléments. Sans lui, chacun fonctionnerait

« en autonomie » et sans se soucier

de l’optimisation de la globalité. Alors

qu’avec lui, tout est orchestré pour maximiser

à la fois l’efficacité économique,

l’impact environnemental et, bien sûr, le

confort de l’habitant.

Concrètement, comment fonctionne le

HEMS ?

Un particulier qui souhaite se lancer peut

par exemple commencer à intégrer le système

HEMS au niveau de son installation

photovoltaïque et de son ballon d’eau

chaude. Dans ce cas de figure, le surplus

d’énergie solaire produit serait directement

utilisé pour chauffer l’eau (via une

résistance électrique) plutôt que d’être

renvoyé sur le réseau. L’utilisateur a aussi

la possibilité d’élargir progressivement le

champ d’application du système en ajoutant

une batterie, une borne de recharge

pour voiture électrique, un boiler thermodynamique

ou encore une pompe à chaleur

– le tout communique parfaitement

via notre plateforme Viessmann OneBase.

Tout est orchestré

pour maximiser à la fois

l’efficacité économique,

l’impact environnemental et,

bien sûr, le confort

de l’habitant

Le soir venu, quand le soleil ne brille

plus, la batterie, chargée dans la journée,

prend alors le relais. Les habitants du

foyer consomment ainsi l’énergie stockée

dans la journée plutôt que de recourir

à celle du réseau. C’est une logique

d’autoconsommation intelligente qui

permet de réduire la dépendance aux

fournisseurs externes, d’agir en faveur du

développement durable et de réaliser des

économies.

Comment jugez-vous l’évolution et

l’installation de ce type de système

au Luxembourg ? Des subsides sont-ils

reversés ?

Au Grand-Duché, l’évolution est, pour

ainsi dire, quasi exponentielle concernant

nos produits Viessmann. Cela s’explique

notamment par une raison : la

gestion HEMS est directement incluse

dans les équipements de notre marque.

Cela dit, il ne s’agit pas d’un service

supplémentaire à payer puisqu’elle est

intégrée gratuitement dans nos produits.

Ainsi, chaque particulier qui installe un

onduleur photovoltaïque ou une pompe

à chaleur compatible bénéficie automatiquement

de cette gestion intelligente et

s’intègre dans notre application ViCare

qui regroupe toutes les installations

Viessmann et les solutions Smart Home.

Avec celle-ci, l’utilisateur dispose d’un

degré de contrôle très poussé et a une


63

Günter Krings

vision complète de ses flux : production,

stockage, consommation, etc. Et tout

cela sans avoir à agir activement sur le

système.

La donne est un peu différente du côté des

aides de l’État. Toutefois, il semble qu’un

projet de loi soit en cours d'élaboration

afin de subsidier ce type de systèmes. Cela

constituerait une avancée logique dans la

stratégie environnementale et durable du

Luxembourg. Pourquoi ? Parce que l’outil

HEMS favorise l’autarcie énergétique et

contribue à la maîtrise des productions

et consommations électriques fortement

fluctuantes.

Quelles sont les perspectives d’innovation

pour les prochaines années ?

L’avenir se dessine autour du Smart Grid,

le réseau électrique intelligent. Dans un

futur proche, le réseau pourra envoyer

des signaux aux foyers : par exemple,

lorsque la production solaire et éolienne

sera particulièrement forte en milieu

d’après-midi, les prix de l’électricité

baisseront. C’est dans ce contexte que

le HEMS prend toute son importance. Il

captera les informations et ajustera automatiquement

le stockage et la consommation

afin d’exploiter l’énergie ou de

charger les batteries au moment le plus

avantageux. Notre plateforme OneBase

est déjà prête à recevoir ce type de signal.

La borne de charge bidirectionnelle

fera également partie des innovations

majeures. Aujourd’hui, la batterie d’une

voiture électrique se contente de recevoir

de l’énergie. Demain, elle pourra

également en restituer une partie pour

alimenter les installations d’une maison

et pourrait même devenir un réservoir

énergétique. Là aussi le système HEMS

aura un rôle à jouer pour optimiser les

différents programmes de chargement.

Save the date

Viessmann Luxembourg organise deux

après-midis « HEMS » pour ses clients

installateurs et pour les clients particuliers

le 12 novembre à Lipperscheid

à l’Hôtel Leweck en allemand et le

13 novembre à Pétange à l’Hôtel

Threeland en français.

Plus de détails et inscription sur

www.viessmann.lu

Viessmann Luxembourg

35, rue J-F Kennedy

L-7327 Steinsel

www.viessmann.lu


64

| IMMOBILIER ET CONSTRUCTION

MODULARER HOLZBAU

ALS ZUKUNFTSMODELL FÜR

NACHHALTIGES BAUEN

Pascal Quinten ist Architekt bei der Luxemburger Vertretung von

Blumer Lehmann in Grevenmacher. Über die Jahre hat sich das

Schweizer Unternehmen als Vorreiter für nachhaltiges Bauen auf

dem Markt etabliert.

Der Bausektor steht heute vor gewaltigen

Herausforderungen : Ressourcenverbrauch,

CO 2

-Emissionen und starre Nutzungskonzepte

sind nur einige der Probleme, die ein

Umdenken erfordern. Die Antwort liegt in

der Kreislaufwirtschaft und der modularen

Bauweise. Ein herausragendes Beispiel liefert

das Schweizer Unternehmen Blumer

Lehmann mit einem modularen Holzbauwerk,

das seit 2014 über drei Standorte und

Nutzungen hinweg immer wieder neu zum

Leben erweckt wurde – ein lebendiges Plädoyer

für Nachhaltigkeit und Wandel im

Bauwesen.

« Wir müssen lernen, Gebäude nicht nur

als Immobilie, sondern als Materiallager

der Zukunft zu begreifen », sagt Architekt

Pascal Quinten, der das Projekt in Luxemburg

betreut hat. Das Bauwerk wurde 2014

als temporäres Bergrestaurant auf über

2.200 Metern Höhe am Chäserrugg in der

Schweiz errichtet. Dort diente es als Interimslösung

während der Bauzeit eines

neuen Gipfelgebäudes, das von Herzog

& de Meuron entworfen wurde. Die drei

Holzmodule wurden aus PEFC-zertifiziertem

Fichtenholz gefertigt und komplett

vorgefertigt. « Der reversible Aufbau ermöglichte

eine spätere Demontage ohne

Substanzverlust », erklärt Quinten. Nach

fünf Jahren Nutzung wurden die Module

per Seilbahn ins Tal transportiert – ein

erster Beweis für einen flexiblen und CO₂

– reduzierten Materialkreislauf.

In der zweiten Phase erhielt das Gebäude

im großherzoglichen Moutfort, ein

zweites Leben als Büro für FAT Architects

S.à r.l. Die Module wurden in der Werkhalle

von Blumer Lehmann überarbeitet

und für die neue Nutzung vorbereitet.

« Der Aufbau am neuen Standort erfolgte

binnen eines Tages – dank hoher Vorfertigung

und digitaler Planung », berichtet

Quinten. Das Büro bot Platz für vier Arbeitsplätze,

einen Besprechungsbereich

und eine Küchenzeile. Die minimalen An-

Pascal Quinten


65

passungen an der Konstruktion zeigen das

enorme Potenzial modularer Wiederverwendung

: « Kein Bauschutt, keine Neubeschaffung,

sondern Weiterverwertung mit

maximalem Nutzen », so Quinten.

Seit 2024 steht das Gebäude in seiner

dritten Nutzungsphase als Wohnhaus in

Esch-sur-Sûre. Im Erdgeschoss wurde

der ehemalige Besprechungsraum in ein

Schlafzimmer mit Duschbad umgewandelt,

während im Obergeschoss ein wohnlicher

Ess- und Wohnbereich entstand.

« Das Gebäude behält trotz der verschiedenen

Nutzungen seinen Charakter und die

Materialität », sagt Quinten. Auch hier war

der Eingriff minimal, was nicht nur Materialschonung

bedeutet, sondern auch die

ästhetische Nachhaltigkeit unterstreicht.

Esch-sur-Sûre

Moutfort

Das Beispiel zeigt, wie modulare Holzbauwerke

flexibel auf neue Lebensphasen und

Nutzerbedürfnisse reagieren können. Es

ist ein Modellprojekt für circular building :

Statt Abriss und Neubau stehen Wiederverwendung

und Anpassung im Vordergrund.

Die Filiale von Blumer Lehmann in Grevenmacher

lebt diesen Ansatz täglich.

« Man hatte im Zuge der Wiederaufstellung

die Fassade nochmal gestrichen »,

erzählt Quinten. « Dies war aus gestalterischen

Gründen ein Wunsch des Bauherrn.

Aus Holzschutzgründen wäre es nicht

notwendig – jetzt sieht’s aus wie neu ».

Der Standortwechsel erforderte keine

baulichen Veränderungen. Während das

Gebäude in Moutfort aufgeständert war,

wurde es in Esch-sur-Sûre dauerhaft im

Boden mit einer 30 Zentimeter Umlüftung

eingelassen. Somit konnte auf eine Zugangstreppe,

wie beim Standort in Moutfort

verzichtet werden – « ein cleverer

Schachzug, um Ressourcen zu sparen », so

Quinten.

Innen wurde nur geringfügig, aber effizient

umgebaut: Im ehemaligen Technikraum

entstand eine Nische für den Waschtisch.

Ergänzt wurde eine 3-seitig verglaste Dusche.

Gardinen wurden als Sichtschutz

zwischen Duschbad und Schlafbereich

hinzugefügt. Das WC unter der Treppe

und die Küche im Obergeschoss blieben

unverändert. Die Elektro- und Heizungsinstallation

wurden zukunftsorientiert

verlegt, sodass ein späterer Wechsel des

Heizsystems problemlos möglich ist. « Das

ist ein Ein- bis Zwei-Personen-Haushalt

auf 75 Quadratmetern, verteilt auf drei

Module – ein gutes Beispiel, wie flexibel

und kompakt modularer Wohnraum sein

kann », unterstreicht Quinten.

Die modulare Bauweise ist bei Blumer

Lehmann kein kurzfristiger Trend, sondern

gelebte Praxis. In der Schweiz

werden Schulmodule nach Ablauf der

Mietzeit von einer Schule zur nächsten

versetzt, anstatt neu zu bauen. Die Stadt

Zürich etwa nutzt dieses Prinzip mit einem

Konzept : Während des Sanierungszeitraums

von Bestandsgebäuden werden

Schulmodulbauten temporär auf Schulhöfen

genutzt, abgebaut und anschließend

an anderer Stelle wieder aufgestellt. Auch

in Luxemburg wurden bereits zahlreiche

nachhaltige, temporäre oder dauerhafte

Erweiterungsbauten in Holzmodulbauweise

realisiert worden. Zum Beispiel in

Mondorf, Dudelange, Ettelbrück und Dalheim.

Für Blumer Lehmann ist der hohe Vorfertigungsgrad

entscheidend : « Die Module

kommen mit Fenster, fertiger Fassade,

Innenwänden und Decken inkl. Leuchten

fertig ins Land. Ausbaugewerke wie Maler

oder Elektriker arbeiten im jeweiligen

Werk sowie vor Ort regional weiter », erklärt

der Architekt. Am Schweizer Standort

wird das Restholz aus der Produktion

zu Pellets, Kleintierstreu verarbeitet oder

wird direkt im eigenen Kraftwerk zur

Energie- und Wärmeerzeugung verwendet.

Das Unternehmen hat sich als echtes

Kreislaufunternehmen positioniert – geführt

von Katharina Lehmann in fünfter

Generation.

Ein weiterer Schlüssel für zukunftsfähiges

Bauen ist die digitale Nachverfolgung

der Bauteile. « Digitale Tools zur Produktverfolgung

ermöglichen eine präzise Dokumentation

von Herkunft, Zustand und

Umbaupotenzial », erläutert Quinten.

« Das ist essenziell für die Wiederverwendung

von Bauelementen. Mit Modulen

geht das noch einfacher, weil der gesamte

Raum als Einheit versetzt wird. », sagt

Quinten

Die Konstruktion setzt auf konstruktiven

Holzschutz ohne chemischen Anstrich.

Regenwasser tropft über geneigte Brettschichten

einfach ab, dauerhafte Feuchtigkeit

wird vermieden. So bleibt die Fassade

dauerhaft geschützt und schön.

Das Beispiel von Blumer Lehmann zeigt

eindrucksvoll, dass circular building

machbar ist – mit Holz, Weitblick und Verantwortung.

Es ist ein Modell für die Zukunft

des Bauens: flexibel, nachhaltig und

ressourcenschonend. Und vor allem eines :

lebendig.

Blumer-Lehmann S.à r.l.

31 Op Der Heckmill

6783 Gréiwemaacher

blumer-lehmann.com

Chäserrugg


66

BRÈVES

COMMUNALES DU NORD

PAR LÉA BEHNOUS

WILTZ

La commune de Wiltz a donné la possibilité

à ses habitants de faire partie des

200 invités d’honneur qui ont accueilli

le nouveau couple Grand-Ducal à

leur arrivée en début d’après-midi, au

Château de Wiltz. Les inscriptions se

sont terminées fin septembre, via un

formulaire en ligne. 40 personnes se

sont vues tirées au sort pour obtenir

une invitation officielle et les chanceux

ont dû se présenter à 13h40 précises

devant le Château de Wiltz, avec leur

invitation personnelle.

Source : wiltz.lu

VIANDEN

La commune de Vianden a lancé un

projet de replantation en 2025, financé

avec le soutien du ministère de l’Environnement.

Le projet comprend : « la

plantation de haies indigènes, d’arbres

feuillus et d’arbres fruitiers haute tige »,

ainsi que l’entretien d’anciennes végétations.

Les résidents intéressés à participer

au projet devaient remplir un

formulaire disponible sur le site vianden.lu

et le renvoyer à la commune

avant le 7 octobre 2025. Les travaux

seront réalisés en 2026.

Source : vianden.lu

TROISVIERGES

Dès novembre 2025, les parcs naturels

de la Haute-Sûre, de l’Our et du

Mëllerdall accueilleront un Workshop

théâtral sur le thème du changement

climatique. Les événements auront lieu

les 16, 23 et 30 novembre 2025 et les 7

et 14 décembre 2025, de 9h30 à 12h30,

au Centre Culturel de Michelau. Neuf

ateliers seront proposés où 10 à 20 participants

créeront leur propre mise en

scène. Une expérience « participative,

inclusive et ouverte », où les intéressés

peuvent s’inscrire gratuitement avant le

10 novembre. Les ateliers reprendront

en 2026, après les vacances de Noël, les

11, 18 et 25 janvier et le 7 février.

Source : troisvierges.lu

WINCRANGE

Dans le cadre du pacte logement 2.0

adhéré en 2023 par la commune de

Wincrange, trois maisons unifamiliales

seront réalisées par la commune, sur

les terrains communaux dans le village

de Hamiville. Trois maisons sont

en cours de construction : une maison

individuelle au prix de 595.000 euros

et deux maisons jumelées au prix de

560.000 euros. Ce projet s’adresse aux

personnes éligibles aux aides au logement

et celles-ci seront disponibles

pour juin 2026.

Source : wincrange.lu

MERTZIG

La commune annonce un marché d’artisanat

et d’art qui aura lieu ce samedi

11 octobre de 10h à 18h, au centre

Turelbaach. Dédié aux loisirs créatifs

et aux passions artisanales, cet événement

regroupe des stands variés, toiles,

crochets, tricots ou encore bijoux. Des

stands de buvette et de boisson seront

également comptés. L’entrée est libre

et gratuite.

Source : mertzig.lu

FEULEN

La commune de Feulen fait partie des

38 communes Fairtrade du Luxembourg

qui affirment leur engagement

en faveur d’un commerce plus durable

et équitable. Du 1 er au 12 octobre,

Fairtrade Lëtzebuerg met à l’honneur le

café au Luxembourg à travers la campagne

« Pas de producteurs… Pas de

café ! », qui souligne les difficultés du

secteur caféier, particulièrement vulnérable.

À cette occasion, la commune

invite ses consommateurs à acheter du

café issu du commerce équitable, afin

de soutenir un modèle économique

plus solidaire et respectueux des conditions

de vie des producteurs.

Source : feulen.lu


La prochaine

génération

des pompes

à chaleur :

la nouvelle

Vitocal 250-A

La nouvelle Vitocal 250-A atteint une

température de départ jusqu'à 70 °C

à une température extérieure de -10°C.

Elle est donc idéale pour la modernisation,

car les radiateurs existants peuvent être

utilisés. La pompe à chaleur se présente

dans un design attrayant et de qualité.

Grâce à son efficacité élevée, les coûts

d'exploitation sont réduits. La nouvelle

Vitocal 250-A utilise le fluide frigorigène

R290 (Propane) respectueux de

l'environnement.

Découvrez l'avenir des pompes à chaleur

avec la nouvelle Vitocal 250-A sur

www.viessmann.lu

Viessmann Luxembourg

35 Rue JF Kennedy - L-7327 Steinsel

Tel 26336201 - info@viessmann.lu


68

| ACTUALITÉS COMMUNALES

LE QUARTIER-MAÎTRE

DES COMMUNES


Distributeur officiel de BAAVA et STOPPY

69


70

Les communes sont très souvent confrontées à des défis aussi

quotidiens qu’imprévus : circulation dense aux abords des écoles,

catastrophes naturelles, besoins logistiques ponctuels ou encore

exigences réglementaires. Pour y faire face, Quartermaster se

positionne comme un partenaire de confiance. Son objectif :

conseiller, accompagner et fournir des solutions concrètes, adaptées

à chaque situation, afin de garantir la continuité des services

publics et la sécurité des habitants. Marc Wester, son directeur,

nous présente les missions de Quartermaster et son rôle éponyme

de www.quartermaster.lu.

Pas de problèmes, que des solutions

Quartermaster, société 100% luxembourgeoise

située à Kayl a pour objectif

d’aider le secteur public à mener ses missions,

grandes ou petites, quotidiennes

ou exceptionnelles.

Marc Wester, son fondateur, entend bien

épauler les collèges des bourgmestre

et échevins dans leurs missions afin

de garantir la continuité des services

publics, même en cas de crise. « S’il fallait

leur résumer notre activité en quelques

mots, ce serait : il n’y a pas de problèmes,

que des solutions. En discutant avec les

responsables communaux, nous parvenons

à nous rendre compte des difficultés

qu’ils peuvent subir ponctuellement

ou non. Nous entrons alors en contact

avec eux pour les conseiller et résoudre,

ensemble, un problème donné et trouver

la solution adéquate qui correspond à

leurs besoins », explique-t-il.

De la sécurité routière aux catastrophes

naturelles

Grâce à cette mission de soutien,

Quartermaster met à disposition toute

son expérience ainsi qu’un vaste réseau

pour trouver des solutions et relever les

défis les plus variés : « bien sûr, dans la

mesure du possible ».

En dehors de ces situations exceptionnelles,

Quartermaster s’occupe aussi de

problématiques plus courantes comme la

sécurité routière. « Certaines communes

sont parfois bondées par les voitures aux

heures de pointe, généralement en même

temps que celles où les enfants entrent et

sortent de l’école ou des maisons relais.

Ce trafic, malgré les zones 30 ou les dos

d’âne, est relativement dangereux pour

les écoliers et les Pedibus ». L’entreprise

dispose par exemple de silhouettes d’enfants

à placer aux abords des passages

cloutés pour appeler les conducteurs à la

vigilance et de barrières anti-véhicules

béliers Bavaa, idéales pour bloquer la circulation

lorsque la situation l’y oblige.

Les communes déjà clientes peuvent

même louer ce type de barrières pour des

événements grand public ponctuels.

Nous entrons en contact avec

les responsables communaux

pour les conseiller et résoudre,

ensemble, un problème donné

et trouver la solution adéquate

qui correspond à leur besoin

Adoucir les questions légales

« Les solutions improvisées ne garantissent

ni la résistance aux chocs ni la

conformité réglementaire. Les produits

de Bavaa, eux, sont testés et certifiés :

certaines barrières arrêtent même un

camion lancé à vive allure ». Faciles à

manipuler, elles peuvent être rapidement

déplacées pour laisser passer une ambulance

ou les pompiers. Chose qui n’est

pas possible de faire immédiatement avec

des blocs de béton par exemple.

À ses yeux, cette barrière représente le

meilleur produit qu’il ait pu observer,

STOPPY ® , personnage de signalisation entièrement réfléchissant


71

imbattable sur le rapport qualité-prix.

« J’ai même pris le train jusqu’à Marseille

pour rencontrer le directeur de la

marque et visiter l’ensemble de la ligne

de production. La démonstration m’a

convaincu immédiatement. Plutôt que

de se limiter à un simple catalogue, nous

offrons à nos clients la possibilité de

voir, toucher et tester le produit. Notre

démarche n’est pas de vendre à tout

prix. Pourquoi ? Tout simplement parce

qu’il s’agit d’argent public, ce qui exige

transparence et efficacité », assure Marc

Wester.

À la pointe de l’innovation

L'équipe de Quartermaster attache une

grande importance aux produits qu’ils

proposent à leurs clients pour viser l’excellence

; en témoignent les nombreux

déplacements, qui mènent souvent plus

loin que Marseille et la France. « Nous

assistons au moins une fois par mois à des

salons dans le monde pour découvrir les

inventions et les innovations afin de les

importer, ici, au Luxembourg. Notre veille

technologique nous permet aujourd’hui

d’offrir au secteur public le meilleur

matériel existant sur le marché, avec une

priorité : représenter au maximum des

solutions locales & européennes. Il ne

nous empêche pas de garder une ouverture

internationale. Si un produit venu

d’ailleurs, par exemple des États-Unis,

s’avère être le meilleur du marché de sa

catégorie, nous n’hésitons pas à l’intégrer

», précise-t-il.

Des formations de haute qualité

Quartermaster s’engage également dans

la formation des différents domaines qui

composent le secteur public et notamment

communal. « Nous accompagnons le bénéficiaire

dans son utilisation. Nous organisons

des formations de haute qualité en

faisant appel à des experts certifiés ».

Ils ont fait confiance à BAAVA

Bâtir la confiance, assurer l'excellence

Des conseils personnalisés

« Nous privilégions un accompagnement

fondé sur une analyse poussée en amont

et un véritable suivi après l’achat. Notre

objectif est d’offrir à nos clients des

conseils personnalisés et un service clé en

main de la plus haute qualité ».

Même si les défis peuvent être semblables,

chaque commune est différente, chacune

a ses propres spécificités : territoriales,

infrastructures, superficie, personnel,

taille, etc. « D’où la nécessité d’étudier et

de considérer tous les paramètres pour

livrer un produit ou un service qui

fonctionnera ».

Agir pour le développement durable

L’entreprise intègre les exigences gouvernementales

et européennes en matière de

durabilité. Concrètement, elle privilégie

les circuits courts et le bon sens : inutile

d’importer un produit de Chine si une

alternative équivalente existe localement.

La durabilité s’applique aussi aux produits.

Lorsqu’une commune souhaite remplacer

la barrière routière après quelques

années, nous proposons de la récupérer

et de recycler l’ancien matériel sans difficulté

», conclut Marc Wester.

Quartermaster

info@quartermaster.lu

+352 20 20 30 10

www.quartermaster.lu


72

| ACTUALITÉS COMMUNALES

LA MAISON DU BIEN

COMMUN À MERTZIG

La commune de Mertzig s’engage depuis quelques années déjà en

faveur de l’Économie pour le Bien commun, ce modèle économique

qui place l’humain et l’environnement au centre de ses préoccupations.

Une pierre angulaire de cet engagement est dès à présent la

« Maison du Bien commun », ou « Maison des citoyens et des associations

», ou encore « Maison pour tous » qui a été installée dans

l’ancienne école à Mertzig, située au plein centre du village, en face

de l’église paroissiale. Le bourgmestre, Mike Poiré, fait le point.

Comment est née la Maison du Bien

commun ?

Notre projet #mertzig4all et le modèle

économique y relatif gravitent autour

les valeurs telles que la dignité humaine,

la durabilité écologique, la solidarité, la

cohésion sociale et la participation démocratique.

Dans le cadre d’une visite de

plusieurs tiers-lieux dans le sud du pays,

dont notamment « Facilitec » à Esch-sur-

Alzette, nous avons alors eu l’idée de

créer notre propre tiers-lieu socioculturel

fondé, justement, sur ces valeurs.

D’une part, il s’agit d’offrir des espaces

à nos associations ; d’autre part, il s’agit

Les membres du Conseil communal de Mertzig : Myriam Hansen (conseillère), Claude Fischer

(conseiller), Lena Gomes (conseillère), Carine Piette (conseillère), Marcel Barros (conseiller), Stefano

D’Agostino (échevin), Mike Poiré (bourgmestre), Luc Weiler (conseiller) et Lex Schwind (échevin)


73

de renforcer la cohésion sociale, les

échanges interculturels et intergénérationnels.

Ainsi, nous espérons contribuer

à la lutte contre l’isolement, responsabiliser

et impliquer activement les citoyens

afin de dynamiser le bénévolat et la participation

citoyenne. Il s’agit encore d’encourager

et de soutenir la population à

proposer toutes sortes d’activités bénévoles

afin de faciliter les rencontres et les

échanges entre résidents actuels et nouveaux

de toute nationalité, entre jeunes

et moins jeunes.

D’une manière générale, le tiers-lieu est

ouvert à tous et permet aux habitants de

se rassembler, d’échanger, d’être actifs.

C’est ainsi qu’est née la « Maison du Bien

commun ».

Il fallait bien sûr un bâtiment et c’est là

que nous avions la belle perspective de

pouvoir héberger la Maison du Bien commun

dans notre ancienne école, alors

que l’ensemble des cycles scolaires a été

regroupé sur un seul site dans le cadre du

réaménagement du campus scolaire.

Nous avons ensuite lancé le projet participatif

« Gedankekëscht® », qui d’autant

plus a été subventionné par le ministère

de la Famille, des Solidarités, du Vivre

ensemble et de l’Accueil. Ce processus

a abouti sur un protocole d’idées qui

regroupe toutes celles des participants, à

savoir les citoyens, les associations et les

commissions consultatives. Ce protocole

est disponible en ligne sur mertzig.lu.

C’est une mise en œuvre du « pacte communal

du vivre-ensemble interculturel » ?

En effet, le projet est un engagement

concret dans la mise en œuvre de ce pacte

qui a été conclu entre le ministère précité,

les neuf communes-membres du syndicat

intercommunal « Kanton Réiden » et la

commune de Mertzig. Il est vrai que la

commune est le premier point de contact

de toute personne nouvellement installée

dans le pays, ainsi que pour ceux qui

y vivent ou travaillent depuis longtemps.

De ce fait, elle joue un rôle primordial

pour assurer un vivre-ensemble harmonieux

pour tous. En signant le pacte, les

parties prenantes se sont engagées dans

une collaboration étroite, en vue d’un

processus pluriannuel et participatif qui

met l’accent sur l’accès à l’information,

la participation de toutes les personnes

résidant ou travaillant sur le territoire

des communes et aussi la lutte contre le

racisme et toute forme de discrimination.

D’autant plus, un conseiller au vivre-ensemble

interculturel est mis à la disposition

des communes. Il nous accompagne

dans la mise en place du pacte et la mise

en œuvre des activités y liées.

Quelles sont les principales activités

suite au protocole d’idées ?

Tout d’abord, à l’extérieur du bâtiment

et dans la foulée des travaux de rénovation

et de mise en conformité, nous

avons réalisé dans la cour un marquage

retraçant un parcours de circulation. Les

enfants peuvent se préparer – à vélo, en

trottinette, en Go-kart ou sur leur tricycle

– aux règles du Code de la route

et à la circulation routière. Puis, dans le

cadre de notre engagement en faveur du

commerce équitable, nous avons réalisé,

avec un artiste local et les écoliers, une

« Fairtrade-Wall » qui illustre bien notre

politique des valeurs. Y figure le portrait

d’Aminata Temi, une productrice de

cacao et de chocolat en Côte d’Ivoire, une

jeune femme très engagée en matière des

droits de l’homme.

Ensuite, à l’intérieur du bâtiment, le partenaire

de la première heure fût notre

« Repair Café ». Que faire d’un grille-pain

qui ne marche plus, d’une bicyclette

dont la roue frotte ou d’un pull mité ?

Les jeter ? Pas question ! Les « Repairer »

savent réparer tout, presque ! Grâce à un

engagement bénévole exemplaire, des

séances sont organisées régulièrement

afin de préserver nos ressources et dans

l’esprit de l’économie circulaire.

Puis, il y a le Café créatif « De Fuedem

deen eis verbënnt ! ». C’est un espace

d’expression et de créativité pour découvrir

ou partager différentes techniques

artistiques dans une approche up-cycling.

Aussi bien le Repair Café que le

Café créatif sont, bien sûr, également des

espaces de rencontre autour d’une tasse

de café.

Finalement, en coopération avec la

« Nordstad Aktiv+ », nous encourageons

les seniors de Mertzig dans l’organisation

et la mise en œuvre d’activités culturelles

et sportives, aussi bien sur le plan local

que régional. L’offre est immense. Il suffit

juste de participer !

Et les associations locales ?

Le réaménagement de l’ancienne école

en tant que « Maison du Bien commun »

nous a permis de résoudre en grande

partie le problème lié au manque d’espaces

consacrés aux activités et aux réunions

des associations locales. Ainsi des

espaces ont été créés : deux salles complètement

équipées pour l’association

« Dréimoment – Dance, Fun & More »,

notre club de danse qui compte plus de

200 membres et qui propose différents


74

cours de danse et de ballet pour les

enfants à partir de quatre ans, jusqu’aux

jeunes adultes. Ces salles servent aussi

pour les cours de musique organisés par

l'École de musique de l’UGDA. Les cours

sont offerts en collaboration avec la

Fanfare de Mertzig.

Ensuite, notre Club des jeunes y a instauré

son « Clubhouse ». Une équipe professionnelle

de la « Nordstadjugend asbl »

est présente régulièrement afin d’organiser

des activités et workshops sur des

sujets divers. La Maison crée ainsi des

synergies avec nos partenaires, permettant

de soutenir les jeunes concrètement.

Le processus participatif ayant impliqué

les citoyens et les associations a donné

comme résultat la mise en place de ce

lieu de rencontre où une offre de programmes

variés est mise en place par

les associations et la commune. Ainsi, la

Maison est propice à l’organisation régulière

de cafés des langues par exemple,

en coopération avec le groupe Leader,

les communes voisines et la commission

du vivre-ensemble interculturel. Un

« écrivain public » pourrait être introduit

proposant ses services pour soutenir les

citoyens dans la rédaction de lettres dans

le cadre de procédures administratives.

En coopération avec les communes avoisinantes,

ce service pourrait également

être offert régionalement.

Comme il s’agit d’un processus dynamique,

nous avons encore élaboré un

projet artistique pour exposer dans les

couloirs et sur les grands murs des photographies

des associations et de l’histoire

de la commune en général, tout comme

les anciens panneaux de rues ont été fixés

pour servir notamment de repère pour

retrouver les différentes salles.

Administration communale

de Mertzig

22, rue Principale

L-9168 Mertzig

www.mertzig.lu


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Luxembourg, nous fournissons des

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76

| ACTUALITÉS COMMUNALES

GESPANNT

OPTIMISTISCH

Die Stauseegemeinde hat am 19.

September in Böwen (Bavigne)

einen neuen Gemeindebau

eingeweiht. Wir haben uns

im Vorfeld mit Bürgermeister

Marco Koeune über die anstehenden

Fusionsgespräche und

seine Vision der Gemeinde

unterhalten.

Es riecht noch alles neu im gerade

erst bezogenen Rathaus der

Stauseegemeinde. In den Büros stehen

Kartons, das Büro des Bürgermeisters

wirkt auf den Besucher noch eher wie

eine Kunstinstallation als ein richtiger

Arbeitsplatz. Doch eines fällt

sofort auf : Hier wurde auf repräsentative

Inneneinrichtung und sonstigen

Schnickschnack verzichtet. Der Raum ist

großzügig, hoch und klar – aber unauffällig.

« Bescheidenheit ist auch eine

Tugend», zitiert Bürgermeister Marco

Koeune seinen Amtsvorgänger mit

Blick auf das schlichte Design. Keine

Prunkmöbel, keine Extras – alle Tische

im Haus sind höhenverstellbar, ja, aber

die Büros sind gleich. Man verstehe sich

hier als Team, nicht als Chefetage.

Doch der neue Gemeindebau ist mehr

als nur ein Arbeitsplatz – er ist Symbol

eines neuen Selbstverständnisses : ökologisch,

transparent, funktional. Und er

könnte der erste Baustein für eine tiefgreifende

Veränderung sein.

Die Architektur stammt vom Büro Decker,

Lammar & Associés / Architecture

Hoffmann, ausgewählt über einen

Wettbewerb. Der Vorplatz mit

Bepflanzung, Sitzgelegenheiten und

barrierefreiem Zugang führt außerdem

über eine Treppe und einen Aufzug

bequem zu dem dahinterliegenden

Kulturzentrum aus den 80ger Jahren. Das

neue Rathaus der Stauseegemeinde präsentiert

sich als ein gelungenes Beispiel

für zeitgemäße, nachhaltige Architektur

mit starkem regionalem Bezug. Das

Gebäude wurde bewusst schlicht, funktional

und naturverbunden gestaltet.

Die Fassade kombiniert dunkle Holz- und

Metallverkleidungen mit vertikal angeordneten

Fenstern. Besonders auffällig ist

auch der Einsatz von heimischem Holz,

das dem Gebäude nicht nur eine warme

Ausstrahlung, sondern auch ökologische

Glaubwürdigkeit verleiht. Die vertikale

Holzschalung auf Teilen der Fassade

erinnert an die natürliche Umgebung der

Region – insbesondere die ausgedehnten

Wälder rund um den Stausee. Das Gebäude

ist dreigeschossig, mit einem klar strukturierten

Grundriss. Große Fensterflächen

sorgen für viel Tageslicht im Inneren,

während ein überdachter Eingang und

offene Treppenbereiche Transparenz und

Bürgernähe symbolisieren.

Rund 9 Millionen Euro hat das neue

Gebäude gekostet, gefördert durch

das Innenministerium mit 45%

Bezuschussung (Circulaire n°2025-

054) sowie durch Beiträge (z. B. für

Erdwärmenutzung & Photovoltaik).

Das Rathaus ist nachhaltig konzipiert :

gebaut mit teilweise Holz aus den

eigenen Gemeindewäldern. Sichtholz

aus heimischen Douglasien ziert die

Wände im Sitzungssaal, schallgedämmt

mit Schafwolle. Beheizt wird der

Gemeindebau in Böwen mit Erdwärme –

ganz ohne Klimaanlage. Auf dem Dach :

Photovoltaik. Der Gemeindeförster

hat hier ebenso ein Büro wie das

Technikerteam – Verwaltung, Natur und

Planung unter einem Dach.

In Böwen erhält aber demnächst auch das

Kulturzentrum ein Facelifting : bessere

Isolation, barrierefreie Sanitäranlagen,

moderne Technik – geeignet für Musik,

Theater, kommunale Veranstaltungen,

Familienfeste und Versammlungen.

Politisch steht ein weiteres großes

Thema an : Die mögliche Fusion mit

der Nachbargemeinde Bauschleiden

(Boulaide). Der Gemeinderat hat mehrheitlich

beschlossen, diesen Herbst

Sondierungsgespräche zu starten. « Unser

Ziel ist es, ein Referendum noch vor den

nächsten Gemeindewahlen abzuhalten »,

so Koeune. Vielleicht könnten dann schon

die nächsten Wahlen im Fusionsmodus

stattfinden, hofft er.

Dabei soll ehrlich geprüft werden, was

möglich und sinnvoll ist. « Es geht nicht

darum, in jedem Dorf ein Kulturzentrum

zu bauen. Es geht um Synergien innerhalb

der Region, Weitsicht statt

Kirchturmpolitik », so Koeune. Auch eine

Fusionsbegleitung u.a. mit der « Cellule

indépendante fusions communales

(CIFC) », im engen Austausch mit dem

Innenministerium wird angestrebt.

Die Gemeinde setzt auf Kooperation in

Zusammenarbeit mit dem Naturpark

Obersauer. Z.B. wurde rezent ein Pakt

zum interkulturellen Zusammenleben

in Liefringen am Stausee in Präsenz vom

Familienminister Max Hahn mit den sechs

Gemeinden rund um den Stausee zusammenarbeiten

unterschrieben.

Der Stausee prägt die Region – als

Naherholungsgebiet und Trinkwasser


77

Marco Koeune

speicher für das Land. Die neu ausgewiesene

Schutzzonen bringten jedoch

Einschränkungen für die Landwirtschaft.

Deshalb wurde bereits in 2015 die

« Landwirtschaftlech Kooperatioun

Uewersauer » (LAKU) gegründet, mit dem

Ziel Trinkwasserschutz und wirtschaftliche

Landwirtschaft unter einen Hut zu

bekommen. LAKU, deren Vorsitzender

auch Marco Koeune heißt, mit seinen

rund 100 Mitgliederbetrieben setzt sich

für eine wasserschonende landwirtschaftliche

Praxis ein, ohne hierbei wirtschaftliche

Nachteile für die landwirtschaftliche

Betriebe zu erhalten.

Die Planungen des Abwassersyndikat

SIDEN sind in Ausarbeitung, um die

Abwässer der Ortschaften Harlingen,

Walter (Watrange) und Tarchamps über

eine Druckleitung in eine moderne

Kläranlage nach Wiltz zu leiten. Das

Projekt wird um die 9 Millionen Euro

kosten. Ziel : So wenig Belastung wie

möglich für den Stausee. Gespart wird

bereits über den « apport au capital »,

also Kapitalbeiträge an die zuständigen

Strukturen.

Bereits in 2024 konnten die Kinderkrippe

(« Crèche Stauséi ») in Harlingen ihre

Pforten öffnen. In enger Zusammenarbeit

mit ARCUS können insgesamt 56 Kinder

– 24 Kinder unter 2 Jahre und 32 Kinder

zwischen 2 und 4 Jahre betreut werden.

Kostenfaktor : rund 4 Millionen

Euro mit angrenzendem Spillplatz. Die

Stauseegemeinde sieht sich als « service

provider » und will auf die Bedürfnisse seiner

Bürger eingehen.

Mit dem neuen « Centre médical » in

Nothum, das eine Apotheke, Allgemeinund

Fachärzte sowie ein Labor umfasst, will

die Gemeinde den ländlichen Raum stärken.

Die Bauarbeiten schreiten gut voran

und in aller Voraussicht wird das medizinische

Zentrum ab Herbst 2026 seine

Türen öffnen. « Es war keine Obligation

für die Gemeinde eine solche Investition

um die 8 Millionen zu tätigen, -aber

eine Notwendigkeit », so Bürgermeister

Koeune, um den Anforderungen einer

wachsenden Bevölkerung Rechnung zu

tragen.

Beim Wohnen bleibt die Gemeinde

aktiv : Bürger können Baugrundstücke

der Gemeinde in Nothum bereits für

38.000 Euro pro Ar erwerben – davon

kann man anderenorts nur träumen.

Angedacht sind auch neue Wohnformen:

Tiny Houses, WGs, für jüngere Menschen,

die sich erst noch finden, aber auch für

Alleinerziehende oder Menschen, die in

ihrem Leben eine Übergangsphase durchlaufen.

« Die letzten Jahre waren ruhig im

Wohnbau. Jetzt geht’s weiter – aber rationaler

», so Koeune.

In Kaundorf entsteht mitten in der

Ortschaft, auf einer neu erworbenen

Fläche « Am Bongert », ein Jugend-Hub,

wo sich junge Menschen treffen, Sport

treiben und Spass haben können. « Unsere


78

Nothum organisiert hatten, die visualisiert

wurde und jederzeit auf der Internetseite

der Gemeinde aufgerufen werden kann.

Auch wurde in der Ortschaft selbst ein

neuer innovativer Lehrpfad mit informeller

Beschilderung installiert.

Noch ist die Gemeinde vor allem

Wohnstandort. Viele pendeln nach

Luxemburg-Stadt, in die Nordstad oder

nach Wiltz. Doch am Schumannseck soll

gemeinsam mit den Nachbargemeinden

eine regionale Wirtschaftszone entstehen

– mit Arbeitsplätzen vor Ort. Arbeit,

Wohnen, Leben und Freizeitgestaltung

sollen eng verbunden sein. Das

Vereinsleben wird in der Stauseegemeinde

groß geschrieben. « Wir sind stolz keine

Schlafgemeinde zu sein », so Koeune

in seinen Ausführungen. Z.B. zählt der

FC Greenboys Harel 77 zu den größten

Sportvereinen der Region mit über

180 Jugendspielern. « Team Building,

Fairplay, Toleranz und Respekt sind die

Werte auf die es ankommt », so Koeune.

Auch Tischtennis (DTC Kaundorf), Musik

(Harmonie Harlange) und andere Vereine

sind aktiv.

Jugend ist aktiv. Viele studieren im

Ausland, kommen aber gerne zurück » sagt

Koeune. Ein digitales Tool – eine elektronische

Pinnwand per App – soll jungen

Leuten ermöglichen, ihre Ideen einzubringen,

egal wo sie gerade sind.

Die Region setzt auf Natur und

Qualität : Kajak, Wandern, Radfahren,

Camping – drei Plätze gibt es bereits,

dazu Wanderwege in Kooperation mit

ANF und CIGR. Im Sommer boomt

die Region, im Winter ist es ruhiger.

Geplant ist ein interaktives nationales

Wassererlebniszentrum, das dem hohen

Stellenwert einer Wasserregion gerecht

werden kann, so Marco Koeune.

Die Gemeinde erinnert auch an die

Geschichte : Z.B. : Das Interreg-Projekt

« Land of Memory », ein grenzübergreifendes

gedenktouristisches Angebote zum

Gedenken an das menschliche Leid, besonders

während der Ardennenoffensive. Am

Schumannseck wurde zusammen u.a. mit

den Schülern des Lycée du Nord aus Wiltz

(LN) ein pädagogisch wertvollen Lehrpfad

mit mannshohen Silhouetten realisiert.

Das Projekt trägt zum Erhalt des kulturellen

und natürlichen Erbes, aber auch zur

Aufwertung des Wissens, der Geschichte

und des Kollektivgedächtnis der Region

bei.

« Gerade in der heutigen volatilen Zeit wird

Erinnerung alleine nicht reichen, -sondern

Engagement », so Bürgermeister Koeune

und unterstrich dass die « Geschichtsfrënn

Uewersauer » im letztjährigen Winter eine

interessante Ausstellung zum Thema in

Die Feuerwehr – der CIS Lac – ist gut

ausgestattet : ein neues modernes

Löschfahrzeug (LF2) ein Eisatzfahrzeug

(DIW1) sowie ein Boot (RTB2) wurden im

Frühjahr in Präsenz von Innenminister

Léon Gloden eingeweiht. Zudem steht

ein Unimog bereit, um im Ernstfall z.B.

bei Waldbrand einsatzbereit zu sein. Die

Trockenheit der letzten Jahre zeigt, wie

wichtig schnelles Handeln ist. Neben

einem modernen Fuhrpark benötige man

allerdings auch adäquate Gebäulichkeiten

sowie eine gute Logistik.

Das neue Rathaus ist Symbol eines neuen

Selbstverständnisses : ökologisch, bürgernah,

zukunftsorientiert. Die Gemeinde

zeigt sich offen für Neues, ohne den ländlichen

Charakter zu verlieren. Mit Blick

auf die Fusion gibt sich Bürgermeister

Koeune « gespannt optimistisch ». In die

Gespräche gehe er jedenfalls « mit einem

guten Gefühl ».

Administration communale

du lac de la Haute-Sûre

7 Doerfstrooss

L-9635 Bavigne

www.lac-haute-sure.lu


Modularer Holzbau –

Die Bauweise der Zukunft

Die Anforderungen an die moderne Architektur haben sich in den letzten Jahren

grundlegend verändert. Räume müssen nicht nur bezahlbar und funktional sein,

sondern auch nachhaltig und flexibel. Als zukunftsweisende Holzbau-Spezialistin

setzt Blumer Lehmann auf modularen Holzbau und hat an ihrem Luxemburger

Standort bereits in diversen Projekten ihre Kompetenz unter Beweis gestellt.

Drei unterschiedliche

Nutzungen

Blumer Lehmann ist überzeugt: Holz ist das Baumaterial

der Zukunft und das modulare Bausystem die

perfekte Lösung für Anforderungen wie Nachhaltigkeit,

Flexibilität und Ästhetik. Bereits realisierte

Projekte von Blumer Lehmann in Luxemburg zeigen

die vielseitigen Möglichkeiten des Modulbaus.

Michael Weiler, der Gérant des Standorts Luxemburg,

ist überzeugt von den Möglichkeiten

des Holzbaus: «Unsere Bauten sind zu einem grossen

Teil recycelbar. Die Modularsysteme können

sogar im Sinne des Re-Use zurückgebaut und an

einem neuen Standort wieder aufgebaut werden.»

Die Möglichkeiten des modularen Bauens mit

Holz sind nahezu grenzenlos. Vorgefertigte Raummodule

werden zusammengebaut, nach Bedarf

erweitert oder demontiert und anderswo wieder

zu neuem Leben erweckt. Dank serieller Vorfertigung

können Zeit und Kosten eingespart werden,

ohne dass dabei der in di viduellen Gestaltung

Grenzen gesetzt sind. Der modulare Holzbau ist

die Zukunft nachhaltiger Architektur und bietet eine

ästhetisch ansprechende, flexible und langlebige

Alternative zu traditionellen Bauweisen.

Blumer Lehmann bietet mit ihrem Engagement

für den Standort Luxemburg und ihrer Kompetenz

im modularen Holzbau eine vielversprechende Lösung

für die nachhaltige Zukunft des Bauwesens.

Mehr Infos zu

unseren

Referenzen in

Luxemburg

Ein Beispiel dafür ist ein

temporäres Holzgebäude,

das 2014 als Provisorium für

ein Bergrestaurant in der

Schweiz errichtet und später

mehrfach umgenutzt

wurde. Es besteht aus drei

vorgefertigten Holzmodulen.

Nach der ersten Nutzung

wurde das Gebäude in

Moutourt als Büro mit 4 Arbeitsplätzen

eingesetzt.

Seit 2024 steht das Gebäude

in seiner dritten Nutzungsphase

als Wohnhaus

in Esch-sur-Sûre. Das Beispiel

zeigt, wie der Holzmodulbau

flexibel auf neue

Nutzungsbedürfnisse angepasst

werden kann.

↳ blumer-lehmann.com


80

| ACTUALITÉS COMMUNALES

INAUGURATION DE LA NOUVELLE ADMINISTRATION COMMUNALE

À BAVIGNE

Le 19 septembre 2025, Bavigne a inauguré son nouveau bâtiment communal

sous un soleil radieux. Après plus de deux ans de travaux, l’administration et

le service forestier, représenté par le garde Jeannot Huijben, ont retrouvé leurs

locaux modernisés au 7, Doerfstrooss, quittant les containers provisoires de

Harlange. Le déménagement, organisé début août, avait permis au personnel de

prendre ses repères avant l’ouverture officielle. L’événement a réuni plusieurs

figures politiques, dont le ministre des Affaires intérieures Léon Gloden, la ministre

de l’Agriculture Martine Hansen et la ministre de la Santé Martine Deprez,

aux côtés d’élus locaux et régionaux.


81

SYVICOL

NEWS

© SYVICOL

« LG - Lëtzebuerger Gemengen »

publiera sous la responsabilité

rédactionnelle du SYVICOL régulièrement

la rubrique « SYVICOL

News » dont le but est d’impliquer

encore davantage les élus

communaux et le personnel du

secteur communal dans le travail

de l’association faîtière des

100 communes du pays.

Échange de vues avec le ministre

des Affaires intérieures au sujet des

réformes prévues au niveau des autorisations

de construire

Le 22 septembre 2025, une réunion s’est

tenue dans les locaux du SYVICOL entre

le ministre des Affaires intérieures, Léon

Gloden, et les membres du comité du

SYVICOL.

L’objectif était de discuter la manière dont

le projet de loi n°8480, qui vise notamment

à introduire des délais en matière

d’autorisation de construire et le projet

de règlement grand-ducal qui définit des

seuils en-dessous desquels aucune autorisation

ne sera dorénavant nécessaire

(« Bagatell-Grenzen ») seront modifiés en

réaction aux avis y relatifs du SYVICOL.

Les amendements gouvernementaux ainsi

que les modifications envisagées du projet

de loi et du projet de règlement précités

ont également été discutés dans ce

contexte.

Le comité du SYVICOL a formulé plusieurs

observations immédiates à cet égard et,

compte tenu de l’importance pratique de

la thématique, s’est engagé à se réunir

prochainement pour fournir un retour

utile et définitif au ministre des Affaires

intérieures.

Entrevue avec le CGDIS concernant les

avis dans le cadre des procédures d’autorisation

de construire

Le 22 septembre 2025, les membres du

comité du SYVICOL ont reçu des représentants

du CGDIS pour discuter de

l’avis de ce dernier dans le cadre de la

procédure de délivrance des autorisations

de construire, ceci dans le contexte de la

refonte de la législation y relative.

D’emblée, le président du SYVICOL, Emile

Eicher, a souligné l’importance de l’avis

du CGDIS pour les projets de construction

d’une certaine envergure, car le

bourgmestre détient un pouvoir de police

administrative en matière de sécurité. Il a

rappelé que l’objectif de la réforme était

de simplifier et d’accélérer les procédures

d’autorisation, et qu’il était donc essentiel

de définir avec précision les cas dans lesquels

l’avis du CGDIS est à demander et la

procédure applicable.

Des modalités possibles pour intégrer efficacement

l’avis du CGDIS dans le cadre

plus général de la procédure de délivrance

de l’autorisation de construire ont ensuite

été présentées, le SYVICOL faisant part

des besoins et des intérêts des communes,

le bourgmestre étant l’acteur clé dans ce

domaine.

Les deux parties continueront d’échanger

leurs points de vue respectifs lors de

réunions ultérieures, notamment dans

le cadre des groupes de travail relatifs à

l’élaboration d’un règlement national des

bâtisses.

Entrevue entre le SYVICOL et la

Fédération HORESCA

Dans le cadre d’une réunion le 30 juillet

2025 entre le bureau du SYVICOL et

la Fédération Nationale des Hôteliers,

Entrevue entre le comité du SYVICOL et le ministre des Affaires intérieures

Restaurateurs et Cafetiers du Grand-

Duché de Luxembourg, représentée par

son secrétaire général Steve Martellini,

plusieurs sujets d’intérêt pour les deux

parties ont été abordés.

Dans ce contexte, Steve Martellini a souligné

que la législation actuellement en

vigueur concernant les licences de cabaretage

n’est plus adaptée aux réalités du

terrain. Un autre sujet concernait directement

les communes qui investissent dans

la réhabilitation de locaux vacants en vue

d’y accueillir un établissement HORECA,

contribuant ainsi à renforcer leur attractivité.

« Etant donné que ces locaux sont

de temps à autre mis à disposition de

commerçants à des loyers très bas, voire

à titre gratuit, cette démarche peut être

perçue comme une forme de concurrence

déloyale par les autres commerçants

locaux », a affirmé Steve Martellini.

Enfin, la fédération s’est montrée inquiète

de constater l’introduction par certaines

communes d’une taxe de séjour jugée

excessive et a lancé un appel aux communes

souhaitant introduire une telle

taxe, à adopter une approche équilibrée,

dans une optique de promotion durable

du tourisme local.

SYVICOL

3, rue Guido Oppenheim

L-2263 Luxembourg

T. +352 44 36 58 - 1

E. info@syvicol.lu

www.syvicol.lu


82

| ACTUALITÉS COMMUNALES

LES ÉLUS LOCAUX SE DÉVOILENT

LUCIEN MEYERS

EDY MERTENS

YVES KAISER

WINCRANGE TROISIVERGES KIISCHPELT

Lucien Meyers est bourgmestre de la

commune la plus vaste du Luxembourg

avec une superficie de plus de 11.000 ha

et 27 localités.

Edy Mertens est le bourgmestre de la

commune de Troisvierges, située dans

l’extrême nord du Luxembourg, depuis

le 21 novembre 2011.

Yves Kaiser a été élu bourgmestre de

Kiischpelt pour le mandat 2023-2029

aux côtés des échevins Serge Zenner et

Jos Fischbach.

Ses projets en cours : la construction

d’un nouveau centre éducatif combiné

à l’école et à la Maison relais, l’extension

du centre médical, les défis liés à l’approvisionnement

en eau.

Ses projets en cours : un nouveau parking

P+R multifonctionnel à la gare (inauguré

en juillet 2025) ; la refonte du PAG

afin de préserver l’identité des différents

villages de la commune et d’encadrer le

développement urbain, la mobilité et l’environnement

; le Pacte du vivre-ensemble

et de l’inclusion.

Ses projets en cours : la transformation

de l’ancien hôtel Hatz à Kautenbach,

actuellement vide, en un ensemble résidentiel

; création d’un centre socio-thérapeutique

dans l’ancienne ferme Kneip

à Kautenbach ; la construction de six

maisons unifamiliales à livraison locative

à Pintsch.

Pacte Climat : 77,9% - Pacte Nature : 53,2%

Pacte Climat : 72,8% - Pacte Nature : 50,7%

Pacte Climat : 79%

FRANÇOIS WEYRICH

FABIENNE HUBERTY

CAROLE GILS

VIANDEN PUTSCHEID TANDEL

François Weyrich occupe la fonction de

bourgmestre de Vianden depuis le 5 juillet

2023. Il partage symboliquement la

gestion de la commune avec Paul Petry,

qui exercera le rôle de bourgmestre à

mi-mandat selon un accord de rotation.

Ses projets en cours : la rénovation de

l’ancien cloître des Trinitaires datant du

XVI e siècle en vue d’en faire une auberge

de jeunesse avec cafeteria et terrasse ;

la rénovation de la piscine en plein air

et en particulier du bassin olympique

extérieur ; création d’une piste pédestre

et cyclable depuis Echternach jusqu’à la

ville ; la création de logements innovants.

Pour le mandat 2023-2029, la population

a choisi Fabienne Huberty pour

occuper les fonctions de bourgmestre

de la commune de Putscheid.

Ses projets en cours : le réaménagement

écologique de l’espace vert à

Bivels ; un accompagnement actif des

projets de construction, notamment

en matière de logement abordable ; le

développement de la mixité sociale et

de l’urbanisme durable.

Carole Gils occupe les fonctions

de bourgmestre de la commune de

Tandel créée le 1er janvier 2006 par la

fusion des anciennes communes de

Bastendorf et Fouhren.

Ses projets en cours : un nouveau

PAG incluant des aménagements écologiques

tels que des corridors écologiques

et des zones de servitude

« tampons » ; un parc éolien « Wandpark

Tandel-Veianen » ayant pour objectif la

réduction des émissions de CO 2

d’environ

5.850 tonnes par an.

Pacte Climat : 77,9% - Pacte Nature : 52,6%

Pacte Climat : 85,7% - Pacte Nature : 53,7%

Pacte Climat : 87,4% - Pacte Nature : 63,1%


83

ROMAIN WESTER

GEORGES KEIPES

PARC HOSINGEN CLERVAUX

THIERRY LAGODA

BECKERICH

Romain Wester est le bourgmestre de la

commune de Parc Hosingen née en 2012

de la fusion des anciennes communes

de Consthum, Hoscheid et Hosingen.

Ses projets en cours : la création d’un

contournement de la N7 comprenant

au total huit ouvrages d’art, la mobilité

douce, des passages pour la faune et

des écrans antibruit ; la création d’un

centre médical moderne afin de pallier le

manque d’infrastructures adaptées dans

la région ; la construction de près de 400

logements ; l’établissement d’un hall de

sport dans le cadre d’une collaboration

intercommunale.

Pacte Climat : 85,5% - Pacte Nature : 63,1%

Georges Keipes est le bourgmestre

de la commune de Clervaux, reconnue

comme Cittaslow, promouvant une qualité

de vie soignée, des traditions locales,

l’artisanat et le slow food.

Ses projets en cours : la création d’un

espace de coworking pour le personnel

administratif, réduire les trajets vers la

capitale et stimuler l’économie locale ;

l’aménagement de la N90, ou Transversale

de Clervaux, visant à détourner le trafic de

l’hypercentre ; le développement des logements

abordables via son PAL ; l’établissement

d’un projet pilote contre la pollution

lumineuse.

Pacte Climat : 83,2% - Pacte Nature : 63,9%

Thierry Lagoda est le bourgmestre

de Beckerich. Depuis son élection, la

commune se distingue par plusieurs

initiatives axées sur le développement

durable et l’amélioration de la qualité

de vie des habitants.

Ses priorités politiques : promouvoir

la transition énergétique avec des projets

tels que des centrales à biomasse

et de méthanisation, encourager les

énergies renouvelables comme le photovoltaïque

et l’éolien et développer des

infrastructures pour le logement et le

sport, en préservant l’environnement.

Pacte Climat : 81% - Pacte Nature : 52,6%

HENRY RASQUÉ

ELL

Henri Rasqué est le bourgmestre d’Ell.

Grâce à lui, plusieurs initiatives ont été

mises en place pour améliorer la qualité

de vie des habitants et soutenir le développement

de la commune.

Ses priorités politiques : favoriser le

développement démographique et

l’attractivité résidentielle, soutenir les

infrastructures culturelles et associatives

et améliorer la mobilité locale avec des

solutions de transport variées, y compris

des navettes et des lignes de bus.

MARC GERGEN

PRÉIZERDAUL

Marc Gergen est le bourgmestre de

Préizerdaul. Depuis son élection, plusieurs

initiatives importantes ont été

mises en place pour améliorer la qualité

de vie des habitants et soutenir le développement

de la commune.

Ses priorités politiques : l’élaboration

du Plan d’Aménagement Général (PAG)

pour structurer l’urbanisation, la mise

en œuvre du Programme d’Action Local

pour des logements abordables et

durables et la participation aux Plans

Directeurs Sectoriels Transports pour

une mobilité durable.

MYRIAM BINCK

RAMBROUCH

Myriam Binck est la bourgmestre de

Rambrouch. Elle mène des actions pour

améliorer la qualité de vie des habitants

et soutenir le développement durable

de la commune.

Ses priorités politiques : créer des logements

abordables et durables grâce au

Programme d’Action Local, améliorer

les infrastructures sportives avec la

construction d’une buvette à Perlé et

protéger l’environnement à travers des

initiatives comme le Contrat de Rivière.

Pacte Climat : 74,6% - Pacte Nature : 41,9%

Pacte Climat : 78,1% - Pacte Nature : 40,9%

Pacte Climat : 60,6%


84

| ACTUALITÉS COMMUNALES


85

INTRONISATION

DU GRAND-DUC

GUILLAUME

Retour en images sur un moment historique pour le Luxembourg :

la passation de pouvoir entre le Grand-Duc Henri et son fils, le nouveau

Grand-Duc Guillaume. Le vendredi 3 octobre 2025, après vingtcinq

ans de règne, Henri a officiellement abdiqué, laissant la place à

son héritier. Entouré de son épouse, la Grande-Duchesse Stéphanie

et de leurs enfants, le prince Charles et le prince François, S.A.R.

Guillaume a prêté serment devant la Chambre des députés. Une

journée empreinte d’émotion, marquée par la continuité dynastique

et l’unité d’une famille au service de son pays.


86


mcluxembourg.lu

Äre Strategieberoder

fir den

Secteur Public

STRATEGIEBERODUNG

GESTION DE PROJET

ËFFENTLECH INFRASTRUKTUREN

KLIMABERODER

CONSEILLER LOGEMENT

DEN ERFUERENE GUIDE UN ÄRER SÄIT

Strategesch. Ganzheetlech. Onofhängeg.


88

BRÈVES

COMMUNALES DE L’EST

PAR LÉA BEHNOUS

JUNGLISTER

La commune de Junglister annonce que

« la cérémonie du mérite communal »

aura lieu le 13 novembre 2025. L’objectif

est d’honorer les citoyens et les associations

ayant témoigné d’accomplissements

dans les domaines du sport, de

la culture et du bénévolat. Les candidatures

peuvent être présentées par les

responsables associatifs, les citoyens,

les commissions compétentes, ou par

les personnes elles-mêmes.

Source : junglister.lu

MERTERT

Le projet « AquaPilot » qui relie la commune

d’Oberbillig en Allemagne, à celle

de Mertert au Luxembourg, devrait

bientôt être opérationnel : le bac électrique

« Sankta Maria II » devrait bientôt

pouvoir naviguer correctement. Le

but étant de faire de ce projet, soutenu

par l’Union européenne, un moyen

de transport qui s’inscrit dans la vie

quotidienne des citoyens, puisqu’il est

connecté avec les bus, les trains et les

pistes cyclables. Le bac devrait pouvoir

fonctionner de manière « partiellement

autonome » et être exploité par un assistant

plutôt que par un capitaine, selon

le site de la commune.

Source : mertert.lu

GREVENMACHER

Durant ce mois de septembre, l’administration

communale de Grevenmacher

s’est proposée d’engager un membre

du conseil d’administration pour les

besoins de l’office social commun

des communes de Biwer, Flaxweiler,

Grevenmacher, Manternach, Mertert

et Wormeldange. Les candidats, qui

doivent remplir les conditions légales

pour être éligibles au conseil communal

de la commune de Grevenmacher,

ont eu jusqu’au 30 septembre 2025

pour déposer leur candidature.

Source : grevenmacher.lu

MONDORF-LES-BAINS

Un événement organisé dans le but

de récompenser « les sportifs méritants

» de la ville va être organisé le

vendredi 14 octobre 2025, au Bierger-a

Kulturhaus, à Mondorf-les-Bains. Ceci

concerne les citoyens ou les membres

d’un club sportif ayant soit : « réalisé un

exploit sportif ou collectif », « participé

à un championnat international » ou

« monté de division ». Les personnes

concernées et intéressées sont invitées

à contacter la commission des sports

par email.

Source : mondorf-les-bains.lu

ROSPORT-MOMPACH

La commune de Rosport-Mompach annonce

la mise en location d’un appartement

sis au L-6580 à Rosport, 7 route

d’Echternach dans la résidence « Hotel

de la Poste ». D’une surface de 59,11 m²,

le bien dispose d’un séjour, d’une cuisine

équipée, d’une salle de bain avec

douche et WC, d’une chambre à coucher,

deux places de parking, d’une

cave et d’une buanderie commune. Les

personnes intéressées doivent adresser

leur candidature avant le 15 octobre

au collège des bourgmestre et échevins

de la commune de Rosport-Mompach,

au 9 rue Henri Tudor.

Source : rosportmompach.lu

REMICH

La ville de Remich organise un concours

de photos pour les photographes amateurs,

sur le thème de « l’automne à

Remich et alentours ». Divisé en deux

catégories d’âge, les moins de quatorze

ans et les plus de quatorze ans.

Les participants doivent envoyer trois

photos papier ou digital avant le 15

novembre, avec leurs informations personnelles

et les informations de prise

de la photo. Le premier prix constitue

la somme de 100 euros, le deuxième

50 euros et le troisième 25 euros. Les

photos gagnantes seront publiées au

tourist-info à Remich et seront publiées

sur le site de la commune, ainsi que sur

leur page Facebook.

Source : bierger.remich.lu


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v


90

| ENVIRONNEMENT


91

LE PARC NATUREL DE L’OUR :

UN MODÈLE DE DÉVELOPPEMENT

DURABLE AU NORD DU LUXEMBOURG

Au nord-est du Luxembourg, à la frontière avec l’Allemagne et la Belgique, s’étend l’un des territoires

les plus emblématiques du pays : le Parc Naturel de l’Our. Créé pour préserver la richesse naturelle et

culturelle de cette région, il regroupe aujourd’hui huit communes : Clervaux, Parc Hosingen, Tandel,

Putscheid, Vianden, Kiischpelt, Troisvierges et Wincrange. Ensemble, elles travaillent à faire de ce territoire

un espace vivant où écologie, économie et social avancent main dans la main.

Une mission claire : protéger et valoriser

Dès sa création, le Parc s’est donné une

mission ambitieuse : concilier la protection

de la nature avec le développement

des activités humaines. Situé sur un territoire

de plus de 306 km², il constitue un

véritable laboratoire pour le développement

durable à l’échelle locale.

Ses priorités s’articulent autour de plusieurs

axes : préserver la biodiversité et les

paysages typiques de la vallée de l’Our ;

promouvoir une agriculture respectueuse

de l’environnement ; soutenir l’artisanat

et les producteurs régionaux ; favoriser un

tourisme doux et responsable et sensibiliser

les citoyens et les jeunes générations

aux enjeux environnementaux.

Une richesse naturelle et culturelle

exceptionnelle

La vallée de l’Our, aux paysages encaissés

et sauvages, constitue le cœur du parc. On

y trouve une biodiversité remarquable,

avec des espèces rares protégées dans

le cadre du réseau Natura 2000. Forêts

anciennes, prairies fleuries et zones

humides forment un écosystème fragile

mais vital pour l’équilibre écologique du

pays.

Le Parc de l’Our ne se limite pas à la

nature. Il abrite aussi un patrimoine culturel

riche : villages pittoresques, traditions

locales, et bien sûr des sites emblématiques

tels que le château de Vianden, l’un

des plus beaux châteaux médiévaux d’Europe,

ou encore le château de Clervaux,

qui accueille la célèbre exposition photographique

The Family of Man.

Des projets tournés vers l’avenir

Depuis plusieurs années, le Parc met en

œuvre des projets concrets qui traduisent

sa volonté d’être un acteur du changement

: énergies renouvelables et efficacité

énergétique, plusieurs communes

membres expérimentent des solutions

innovantes pour réduire leur empreinte

carbone, en lien avec la transition énergétique

nationale. Tourisme durable :

développement d’itinéraires de randonnée

et de circuits VTT, promotion des

séjours écotouristiques et mise en valeur

des paysages naturels. Programmes LIFE :

participation à des projets européens pour

protéger les espèces menacées et restaurer

les habitats naturels. Produits régionaux

labellisés : miel, jus, confitures ou

produits agricoles estampillés « Produit

du Parc Naturel » valorisent le savoir-faire

local et soutiennent l’économie rurale.

Une gouvernance intercommunale

La gestion du Parc repose sur un syndicat

intercommunal qui fédère les huit

communes membres. Cette gouvernance

partagée reflète l’esprit du projet : mettre

en commun des ressources et des compétences

pour relever des défis qui dépassent

les frontières communales.

La dimension transfrontalière est également

essentielle : membre de l’Union

des Parcs de l’Euregio, le Parc de l’Our

collabore étroitement avec ses voisins

allemands et belges pour développer des

initiatives communes.

Une identité régionale forte

En rassemblant les communes autour d’un

projet commun, le Parc de l’Our contribue

à forger une véritable identité régionale.

Les habitants se reconnaissent dans ce

territoire qui valorise leur patrimoine,

tout en leur offrant de nouvelles perspectives

économiques et sociales.

Pour les communes, c’est aussi un outil

stratégique : il leur permet d’accéder à

des financements européens, de renforcer

leur attractivité touristique, et de proposer

à leurs habitants des projets concrets

en matière d’environnement, de mobilité

douce ou de culture.

Un territoire inspirant pour tout le

Luxembourg

À l’heure où les enjeux climatiques et

énergétiques s’imposent dans toutes les

politiques publiques, le Parc Naturel de

l’Our apparaît comme un exemple inspirant.

Son approche intégrée, où nature,

économie et société se complètent,

constitue une piste pour l’ensemble du

Luxembourg.

Avec ses projets d’avenir, son patrimoine

exceptionnel et son esprit de coopération,

le Parc Naturel de l’Our s’affirme comme

un pôle d’innovation durable, mais aussi

comme un espace de vie préservé, au service

des habitants comme des visiteurs.

Le Parc Naturel de l’Our illustre parfaitement

comment un territoire peut relever

les défis du XXI e siècle en alliant respect

de la nature, dynamisme économique et

solidarité entre communes. Plus qu’un

parc, il est devenu un véritable modèle de

gouvernance territoriale et de durabilité.

Par LVG


92

| ENVIRONNEMENT

LANCEMENT DU NOUVEAU COMITÉ DE

PILOTAGE NATURA 2000 LIAS – UELZECHTDALL

Le 17 septembre 2025, le ministre de l’Environnement, du Climat et de la Biodiversité,

Serge Wilmes a inauguré le comité de pilotage Natura 2000 (COPIL)

« LIAS – Uelzechtdall » au Brill de Schifflange.

la région située entre les deux pôles urbains :

la Ville de Luxembourg et le Minett au sud. À

l’est, le secteur du Lias moyen est marqué par

la vallée de l’Alzette.

Les douze sites Natura 2000 - deux zones de

protection spéciales (ZPS) et dix zones spéciales

de conservation (ZSC) - abritent une

grande diversité d’habitats, dont les plaines alluviales

de l’Alzette et ses affluents, qui jouent

un rôle essentiel pour l’avifaune. Leur préservation

durable requiert une gestion concertée

conciliant la protection de la nature avec les

intérêts humains, culturels et agricoles.

L’objectif des comités de pilotage Natura 2000

est de concilier les impératifs de protection de

la nature avec les réalités écologiques, économiques,

sociales, culturelles et agricoles du

territoire. Ils facilitent ainsi la coordination

des actions de tous les acteurs. La création

des COPILs constitue une mesure concrète

découlant de la loi modifiée du 18 juillet 2018

relative à la protection de la nature et des ressources

naturelles. Ces comités assurent la

gouvernance et la mise en œuvre efficace des

plans de gestion des zones Natura 2000.

Avec la signature de la charte de collaboration

du comité de pilotage Natura 2000 « LIAS

– Uelzechtdall » ce COPIL devient le huitième

et dernier à être mis en place, après ceux des

sites suivants : « Minetter Dagebaugebidder »,

« Éislek », « Atert-Warkdall », « Mamer-Äischdall-Gréngewald

», « Mëllerdall », « Uewersauer

» et « Guttland Musel ».

Au Luxembourg, le réseau Natura 2000 couvre

actuellement 28,07% de la surface du pays, soit

72.797 hectares. Il comprend 49 zones « Habitats

» (48.892 ha) et 18 zones « Oiseaux » (47.259

ha) qui se superposent en certains endroits.

« Les comités de pilotage constituent un outil

participatif essentiel pour assurer une gestion

efficace de nos sites Natura 2000. C’est

grâce à cette collaboration que nous pouvons

atteindre nos objectifs de protection des habitats

naturels et des espèces. Rapportée à la

taille de notre territoire, la superficie de nos

sites Natura 2000 nous place parmi les cinq

premiers pays européens - une source de fierté

et un atout pour notre pays », a souligné

Serge Wilmes.

La composition du COPIL « LIAS – Uelzechtdall

»

Le COPIL « LIAS – Uelzechtdall » est composé

de représentants du MECB et des administrations

[Administration de la nature et des

forêts (ANF), Administration de la gestion de

l’eau (AGE), Administration des services techniques

de l’agriculture (ASTA), Administration

des ponts et chaussées], des représentants

politiques des treize communes concernées

(Bertrange, Bettembourg, Dippach, Garnich,

Hesperange, Käerjeng, Leudelange, Mamer,

Mondercrange, Reckange-sur-Mess, Roeser,

Sanem, Schifflange), du Syndicat intercommunal

pour la conservation de la nature (Sicona-Sud-Ouest),

des exploitants agricoles et de

la Chambre d’agriculture, du groupement des

sylviculteurs (Privatbësch ASBL), des sections

régionales de natur&ëmwelt, de la Centrale

ornithologique Luxembourg (COL), de l’Office

régional du tourisme, du syndicat Minett

Unesco Biosphere, du LEADER Centre-Ouest

ainsi que du contrat de rivière du Bassin supérieur

de l’Alzette.

Le comité de pilotage Natura 2000 « LIAS –

Uelzechtdall » sera présidé par Michel Krischel,

chef de l’Arrondissement Sud au sein de l’ANF.

L’animateur des sites

Pour accompagner le COPIL dans la réalisation

de ses missions, un animateur est engagé

au sein de l’ANF. Il assure la coordination des

travaux du comité, fait office de personne de

contact pour les membres du COPIL, et joue

un rôle clé dans la mise en œuvre et le suivi

des mesures prévues dans les plans de gestion

des zones Natura 2000 concernées.

La région du COPIL « LIAS-Uelzechtdall »

Les couches géologiques datant du Jurassique

inférieur (Lias) ont donné leur nom à

L’occupation des sols dans la région est étroitement

liée aux milieux aquatiques, notamment

à l’Alzette et à son affluent, la Mess. La zone est

majoritairement exploitée par l’agriculture, qui

couvre environ 60% de la surface, principalement

en prairies permanentes et terres arables,

dont 90% sont privées. Les forêts feuillues

(chênaies et hêtraies) occupent environ 30%

des sites, également à hauteur de 30% en main

privée. Ainsi, approximativement 70% des terrains

situés dans les zones Natura 2000 appartiennent

à des propriétaires privés.

Parmi les zones Natura 2000 désignées « Oiseaux

» (ZPS), les habitats principaux sont

constitués de prairies maigres de fauche, de

prairies humides du Calthion, de magnocaricaies

et de roselières. Le bassin versant

de l’Alzette était historiquement couvert de

forêts alluviales, dont le site du Roeserbann

- avec ses bras morts - constitue un exemple

remarquable. Bien que leur superficie soit réduite,

les hêtraies de l’Asperulo-Fagetum et

les chênaies-charmaies forment également

des habitats forestiers notables dans la région.

Espèce emblématique de ces milieux, la cigogne

blanche illustre la richesse de l’avifaune,

notamment des espèces migratrices fréquentant

les zones ouvertes. Parmi les oiseaux

nicheurs figurent le râle d’eau, la pie-grièche

grise, le martin-pêcheur, ainsi que le pic mar.

Côté mammifères, la chauve-souris Murin de

Bechstein représente une espèce forestière

emblématique de la biodiversité locale.

Plus d’informations sur natura2000.lu.

Communiqué par le ministère de l’Environnement,

du Climat et de la Biodiversité / Comité de pilotage

Natura 2000 LIAS – Uelzechtdall


ENVIRONNEMENT | 93

CONSEIL « ENVIRONNEMENT » :

LE LUXEMBOURG APPELLE À UNE COHÉRENCE

CLIMATIQUE RENFORCÉE

À l’issue de la réunion extraordinaire du

Conseil « Environnement » de l’Union

européenne, qui s’est tenue ce jeudi 18

septembre 2025 à Bruxelles, le ministre

luxembourgeois Serge Wilmes a exprimé sa

profonde déception face à l’absence d’accord

pour compléter la loi européenne sur

le climat par un objectif de réduction des

émissions de gaz à effet de serre de 90% à

l’horizon 2040, ainsi que pour finaliser dès

à présent la Contribution déterminée au niveau

national (CDN) de l’Union européenne

pour 2035 dans le cadre de l’accord de Paris.

© Union européenne

Malgré les efforts soutenus de la Présidence

danoise, les États membres se sont limités

à un débat d’orientation sur la proposition

de modification de la loi européenne sur le

climat, ainsi qu’à une déclaration d’intention

visant à soumettre la CDN de l’Union

européenne à temps pour la COP30, qui

se tiendra en novembre 2025 à Belém. Le

Luxembourg regrette cette occasion manquée

de renforcer la crédibilité climatique

de l’Union européenne.

Maria Panayiotou, ministre du Développement rural et de l'Environnement de Chypre ;

Serge Wilmes, ministre luxembourgeois de l'Environnement, du Climat et de la Biodiversité

© Union européenne

« C’est une perte de temps et de crédibilité

monumentale que je déplore profondément.

En reportant des décisions cruciales,

nous décevons nos concitoyens, nous nuisons

à nos entreprises et nous perdons

la confiance de nos partenaires hors de

l’Union européenne », a déclaré le ministre

Serge Wilmes.

Le Luxembourg réaffirme que la CDN pour

2035 doit impérativement découler d’un accord

sur la loi sur le climat et l’objectif pour

2040 qui y sera inscrit, et être cohérente à

l’objectif de limiter le réchauffement global

à 1,5°C à l’accord de Paris et aux dernières

recommandations scientifiques. Le

ministre a également insisté sur le maintien

d’une ambition minimale de -90% en 2040,

à l’image d’autres grands émetteurs comme

le Royaume-Uni.

Il a par ailleurs souligné qu’il est essentiel

d’accélérer la décarbonation de nos systèmes

énergétiques afin de réduire notre

dépendance énergétique et créer des opportunités

pour nos industries et nos citoyens

Serge Wilmes ; Anikó Raisz, secrétaire d'État hongroise chargée de l'Environnement et de l'Économie circulaire

et Jean-Luc Crucke, ministre belge de la Mobilité, du Climat et de la Transition environnementale

dans un monde de plus en plus concurrentiel.

La responsabilité commune étant

de veiller à ce que nos orientations stratégiques

s’inscrivent dans l’avenir et ne nous

enchaînent pas au passé.

Le Luxembourg s’est dit prêt à souscrire au

texte de la loi sur le climat tel que mis en

avant par la Présidence danoise du Conseil,

incluant une flexibilité limitée de 3% via des

crédits internationaux soumis à des critères

qualitatifs stricts, et a appellé à une adoption

rapide de la modification de la loi sur le

climat et de la CDN avant la COP30.

Enfin, le ministre Serge Wilmes a rappelé

que l’Europe, région du monde qui se réchauffe

deux fois plus vite que la moyenne,

doit agir par intérêt commun afin de préserver

voire renforcer sa compétitivité, sa sécurité

énergétique et son rôle de leader dans

la diplomatie climatique.

Communiqué par le ministère de l’Environnement, du

Climat et de la Biodiversité


94

| ENVIRONNEMENT

TRANSITION

ÉNERGÉTIQUE :

LA GRANDE RÉGION

DANS LE VERT

Les résultats de la grande enquête « Les dirigeants face aux défis de

la transition énergétique » viennent d’être dévoilés et se montrent

plutôt encourageants. Entre la croissance progressive des énergies

renouvelables et les engagements RSE renforcés, la Grande Région

est sur la bonne voie.

ont été abordées telles que la digitalisation

énergétique, le financement et les facteurs

externes ou encore la mobilité électrique.

L’enquête a été lancée dans la Grande

Région francophone et près d’une centaine

d’organisations luxembourgeoises, françaises

et belges y ont participé.

Des raisons d’être optimiste

Les résultats du sondage ont été perçus

comme « très encourageants » par le directeur

d’Enerdeal Luxembourg, François

Neu. Si seulement un tiers des entreprises

interrogées montre des ambitions fortes

en matière de consommation énergétique,

70% des participants auraient des objectifs

pour réduire leur impact environnemental,

peu importe lesquels, et disposeraient

d’une feuille de route.

Montée de l’intelligence artificielle, climat

politique imprévisible et économie instable

: dans une période marquée par l’incertitude

et les changements, la question de

la transition énergétique s’effaçait presque

du tableau des grandes préoccupations.

Jusqu’à la mi-septembre, plusieurs

entreprises en partenariat, comptant

notamment Enerdeal et IMS, ont mené

un sondage auprès des entreprises industrielles

de la Grande Région. Composé

d’une trentaine de questions, le formulaire

a été élaboré pour répondre aux grandes

interrogations du moment, notamment

les priorités des acteurs économiques face

à la transition énergétique et les pressions

environnementales. Plusieurs thématiques

Concernant la transparence des entreprises,

l’enquête a révélé que 57% des

interrogés réaliseraient des bilans carbone,

43% réaliseraient un rapport

annuel RSE, contre 26% qui n’en feraient

aucun. La moitié des entreprises interrogées

posséderait une certification ISO,

qui définit les exigences d’un système de

management environnemental ou bien

une certification BREEAM, évaluant les


95

performances environnementales des

bâtiments.

Sur le plan de la mobilité, 66% des entreprises

se seraient tournées vers l’électrique,

l’objectif du Luxembourg étant

d’atteindre 49% de véhicules électrifiés

d’ici 2030.

Un sujet stratégique pour les dirigeants

Le taux d’entreprises se mettant au vert

est bien en hausse, mais les motivations

varient. L’enquête a révélé que la pression

des sociétés à adopter des pratiques environnementales

provenait principalement

de facteurs externes : près de 45% des

interrogés auraient avoué ressentir une

pression de la part de leurs clients et usagers

sur le plan environnemental.

De plus, 77% des interrogés estiment

qu’avoir une démarche et des engagements

écologiques peut avoir un impact

sur leur activité commerciale. À la question

des sujets prioritaires pour leur entreprise

sur le plan énergétique, 23% ont

répondu que leur motivation principale

était leur image ou la RSE. Près de 15%

des interrogés auraient également déjà

installé des sources de production d’énergie

renouvelable dans leur entreprise pour

améliorer leur image.

Une stratégie RSE bien menée pourrait,

en effet, différencier les marques entre

elles et fidéliser les clients. Un point que

souligne Frank Thomé, membre du directoire

de Ceratizit, société pionnière sur

le marché du carbure : « nous sommes

convaincus qu’on réussit à fidéliser beaucoup

de client de cette manière ». En 2025,

Ceratizit a atteint les 35% de réduction de

son empreinte carbone et s’est engagée à

les réduire de 54% d’ici 2030. L’entreprise

est à présent le quatrième plus grand

fabricant de carbure au monde.

Vers une adoption progressive des

énergies renouvelables

« Le Luxembourg doit viser une couverture

à 100% de la consommation finale d'énergie

à partir de sources d'énergies renouvelables

», annonçait le gouvernement

luxembourgeois il y a moins d’un an. Après

la présentation des résultats, les entreprises

partenaires de l’enquête estiment

que les renouvelables sont encore « sous

exploités ».

« Si nous arrivons à mieux gérer les énergies

renouvelables, une fois que les installations

comme les éoliennes seront

dépréciées et que nous devenons plus efficaces,

ce serait notre seule issue, car tant

que nous sommes à la merci des autres

et que nous devons acheter du pétrole,

nous restons vulnérables », affirme Frank

Thomé.

Dans son plan national intégré pour

l’énergie et le climat (PNEC) 2021-2030, le

Luxembourg s’est fixé l’objectif ambitieux

d’atteindre les 25% d’utilisation d’énergies

renouvelables. Selon l’enquête, près

de 40% des sondés auraient installé des

sources de production d’énergie renouvelable

dans leur entreprise afin de réduire

leurs coûts, contre 35% qui l’auraient fait

pour réduire leurs émissions de CO 2

.

Le sondage souligne l’évolution progressive

des habitudes des entreprises de la

Grande Région en matière d’énergies

renouvelables, mais la perspective d’une

hausse prochaine du prix des ressources

pourrait encore accélérer le mouvement :

près de 75% des interrogés ont affirmé

penser que le prix de l’énergie augmentera,

un tiers est même très pessimiste sur

la question. Plus de la moitié des entreprises

interrogées ont annoncé qu’elles

seraient « à risques » si son prix augmentait

de plus de 50%.

Il revient désormais aux entreprises d’anticiper

la hausse du prix de l’énergie, en

diversifiant leurs sources, en renforçant

leur transparence, afin de s’adapter au

mieux à une région déjà en transition.

LE CHIFFRE

66%

Par Léa Behnous

des entreprises sont tournées vers

l’électrique sur le plan de la mobilité


96

| ENVIRONNEMENT

DES ÉCHOS AGRICOLES

Le Grand-Duché dispose d’un

patrimoine agricole de premier

plan. À la fois grenier alimentaire,

mais aussi refuge

pour la biodiversité, ces terres

méritent toute notre attention.

C’est en tout cas le cap tenu

par la ministre de l’Agriculture.

Entretien avec Martine Hansen.

Quels sont aujourd’hui les grands

axes de la politique agricole

luxembourgeoise ?

À l’heure où je vous parle, les deux grandes

thématiques sont d’une part la discussion

budgétaire au niveau européen, ainsi

que la nouvelle PAC (Politique Agricole

Commune) d’autre part. Les deux sujets

sont bien évidemment liés, il est difficile

d’établir une PAC sans définir un budget

en amont. Ce que l’on peut d’ores et déjà

dire, c’est que l’attention sera portée sur la

production et la souveraineté alimentaire

européenne. C’est fondamental dans le

contexte géopolitique que nous connaissons

actuellement, émaillé par le conflit

Ukraino-Russe notamment.

Pour parvenir à cet objectif, nous devons

disposer d’une agriculture durable, reposant

elle-même sur les trois piliers : économique,

social et bien sûr écologique.

Nous allons d’ailleurs élaborer un nouveau

plan d’action Bio, qui sera présenté

en fin d’année. Nous étudions actuellement

ce que les pays voisins ont réalisés

à cet égard, afin de retenir les bonnes

idées qui pourraient être implantées ici.

Je tiens à préciser que, dans tous les cas

de figure, un budget dédié à l’agriculture

biologique sera retenu, en plus de ce que

la PAC prévoit.

veille à ce que nous conservions cette première

place du podium. Nous souhaitons

motiver ces exploitations et les récompenser

à emprunter la voie de l’agriculture

responsable.

Nous dispensons des primes et des

aides spécifiques pour les jeunes qui

reprennent des exploitations, d’autres

destinées à ceux qui investissent en

faveur de pratiques respectueuses de

l’environnement.

Nous les soutenons aussi de manière plus

indirecte en incitant les restaurateurs ou

bien les responsables des cantines scolaires

à utiliser des produits Bio, régionaux

ou issus de circuits courts, je pense

notamment à l’opération Supply4Future

conduite par Restopolis.

Quelle est la place des communes

rurales dans la stratégie agricole nationale

? Existe-t-il des programmes de

collaboration spécifiques ?

Nous avons bien sûr des aides spécifiques,

destinées aux communes rurales qui

développent des initiatives en lien avec

le développement rural au sens large. Je

pense bien sûr à l’initiative LEADER qui

est un instrument-clé pour renforcer l’attractivité

des villages et diversifier l’économie

locale.

Le Luxembourg

est actuellement le pays

européen qui distribue le plus

grand nombre d’aides à ses

exploitants agricoles

Nous sommes très impliqués et attentifs

au fait que celles-ci perdurent et même,

s’amplifient. C’est un dialogue continu et

plutôt combatif de notre part auprès des

institutions européennes.

Du côté des bourgmestres des communes

concernées, les retours sont très bons.

Ces responsables politiques semblent

très satisfaits de nos actions en ce sens.

Quelles sont les priorités du ministère

en matière de renouvellement des

générations dans le secteur agricole ?

Comment soutenez-vous les exploitations

agricoles de petite et moyenne

taille dans leur transition vers des

pratiques plus respectueuses de

l’environnement ?

Le Luxembourg est actuellement le pays

européen qui distribue le plus grand

nombre d’aides agro-environnementales

à ses exploitants. Je m’en félicite et je

Ce type d’opération permet également à

la population de s’investir et cela favorise

le vivre-ensemble. En effet, la politique

agricole n’est pas seulement faite

de décisions en lien avec la production

des fruits et légumes ou des exploitations

agricoles. C’est aussi un ensemble d’initiatives

presque culturelles de ce type.

Je vous disais un peu plus tôt que nous

avons mis en place des subventions

spécifiques pour les jeunes agriculteurs

qui s’installent ou reprennent une

exploitation.

Au-delà de ces subsides, nous allons

concevoir un plan d’action de soutien

aux jeunes exploitants. En avril dernier,

un workshop s’est tenu afin de récolter


97

Martine Hansen

de premières idées. Fin octobre, se tiendra

un second workshop en collaboration

avec la Chambre d’Agriculture.

Il est également important de noter que

la dimension psychologique est centrale

lors d’une reprise d’exploitation agricole

par des jeunes. Le leg par les parents, la

mise au point avec les frères et sœurs s’il

y en a, la question des dettes… de nombreuses

questions sont sur la table et

c’est parfois un moment difficile à gérer.

Ce workshop sera également un moment

important pour les aider, nous avons à

cœur de les soutenir, de les accompagner

dans leur démarche en créant une sorte

de guichet unique.

Quel rôle attribuez-vous aux communes

pour la protection de la biodiversité

et la gestion du paysage ?

Les communes ont un rôle central, j’en

suis persuadée. D’ailleurs, les mentalités

ont changé sur ces sujets et aujourd’hui

toutes les communes ont à cœur de développer

la biodiversité. Un des exemples les

plus parlants est le fauchage tardif le long

des chemins qui parcourent les territoires

du pays.

Les communes collaborent également

avec les syndicats intercommunaux pour

participer à des projets de développement

de la biodiversité.

Il faut bien comprendre qu’une partie des

terres détenues par les exploitants agricoles

a une grande valeur pour la production

de céréales, de fruits ou de légumes,

alors qu’une autre partie de ces sols ont

plutôt une valeur de refuge pour la biodiversité.

De valeur différente, ils méritent

pourtant toute notre attention et les communes

sont nos partenaires privilégiés

dans cette perspective.

Peut-on enfin revenir sur Gielt Band,

l’opération ruban jaune que vous avez

initié ?

Une des préoccupations majeures de

mon ministère est la lutte contre le gaspillage

alimentaire. Pour y parvenir, nous

déployons plusieurs initiatives, à l’instar

de Gielt Band, ruban jaune en français.

Son point de départ est le suivant : chaque

année, plusieurs dizaines de tonnes de

fruits finissent par tomber des arbres et

pourrir sur le sol. L’idée est donc de récolter

ces fruits avant qu’ils ne tombent, afin

qu’ils puissent ensuite être consommés.

Cette opération rassemble 71 communes,

ainsi que toute personne volontaire qui

possède des arbres fruitiers. Ils peuvent

alors accrocher un ruban jaune à ces

arbres pour les signaler et donc autoriser

la cueillette des fruits par des tiers. L’idée

derrière cette opération est aussi de sensibiliser

la population à la préciosité de ces

aliments.

Par Julien Menegalli


98

| ENVIRONNEMENT

LANCEMENT D’UN PROJET POUR

UNE AGRICULTURE DURABLE AU

SERVICE DE LA BIODIVERSITÉ

Dans le cadre de la BIO-Woch 2025, le ministre de l'Environnement,

du Climat et de la Biodiversité, Serge Wilmes, a lancé le projet « Biodiversité

et agriculture biologique – Promouvoir une agriculture durable

au service de la nature », financé par le Fonds pour la protection

de l'environnement.

Porté par la Vereenegung fir

Biolandwirtschaft Lëtzebuerg asbl, ce

projet d’une durée d'un an poursuit trois

objectifs principaux : promouvoir les

programmes de soutien à la biodiversité

du ministère, encourager les pratiques

agricoles favorables aux écosystèmes,

notamment dans les zones Natura 2000 et

renforcer les synergies entre agriculteurs

et communes engagées dans la transition

écologique.

Ce projet met en lumière le rôle essentiel

de la biodiversité agricole - diversité

génétique, espèces, écosystèmes - dans la

sécurité alimentaire et la résilience face

au changement climatique. Il s’inscrit

pleinement dans les objectifs européens

de restauration de la biodiversité.

Un lancement ludique et pédagogique

À l’occasion du lancement, un atelier pédagogique

pour les jeunes a été organisé au

Haus vun der Natur, en collaboration avec

natur&ëmwelt asbl et la Vereenegung fir

Biolandwirtschaft Lëtzebuerg asbl, en présence

du ministre Serge Wilmes.

Lors des ateliers, le ministre a préparé des

crêpes à partir de produits biologiques

régionaux, selon une recette personnelle,

illustrant dans une atmosphère conviviale

les principes de l’agriculture biologique.

Parallèlement, les jeunes participants ont

découvert le champ du projet « 2000 m² »,

porté par IBLA, co-labor et natur&ëmwelt

asbl, avec le soutien du ministère de

l'Environnement, du Climat et de la

Biodiversité. Ce projet éducatif rappelle

qu’en théorie, chaque être humain dispose

de 2000 m² de terres agricoles pour

se nourrir, soulignant l’impact de nos

choix alimentaires sur la biodiversité, les

sols et le climat. Il propose des solutions

concrètes, locales et globales, pour une

agriculture plus durable et une alimentation

plus responsable.

« L’agriculture biologique joue un rôle

essentiel dans la préservation de notre

biodiversité. En soutenant ce projet,

nous affirmons notre volonté de promouvoir

une agriculture respectueuse

de la nature, des sols et des générations

futures », conclut Serge Wilmes, ministre

de l’Environnement, du Climat et de la

Biodiversité.

Communiqué par le ministère de l'Environnement,

du Climat et de la Biodiversité

© MECB

© MECB

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