21.10.2025 Vues

J3e d'octobre 2025 : Le datacenter monte en puissance

J3e d'octobre 2025 : le datacenter monte en puissance - Interview : Rahmani Cherchari, Dell Technologies - Interview : Dominique Néel Vice-président du SERCE - Datacenter : de nouvelles solutions de refroidissement pour anticiper le développement de l’IA - Alimentation : les nouveaux défis de l’infrastructure technique des datacenters… et les dernières solutions - Gestion de l’éclairage : les installations d’éclairage contribuent à la performance énergétique et au bien-être dans les bâtiments tertiaires...

J3e d'octobre 2025 : le datacenter monte en puissance - Interview : Rahmani Cherchari, Dell Technologies - Interview : Dominique Néel
Vice-président du SERCE - Datacenter : de nouvelles solutions de refroidissement pour anticiper le développement de l’IA - Alimentation : les nouveaux défis de l’infrastructure technique des datacenters… et les dernières solutions - Gestion de l’éclairage : les installations d’éclairage contribuent à la performance énergétique et au bien-être dans les bâtiments tertiaires...

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Le courant passe entre nous depuis 75 ans

Datacenter

De nouvelles solutions

de refroidissement

pour anticiper le

développement de l’IA

Alimentation

Les nouveaux défis

de l’infrastructure

technique des

datacenters… et les

dernières solutions

Gestion de

l’éclairage

Les installations

d’éclairage contribuent

à la performance

énergétique et au

bien-être dans les

bâtiments tertiaires

LE DATACENTER

MONTE EN PUISSANCE

LA REVUE DE L’EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE ET ENVIRONNEMENTALE

WWW.FILIERE-3E.FR

ISSN 0758-3826 / OCTOBRE 2025

921


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2 j3e 921 / OCTOBRE 2025 - www.filiere-3e.fr


ISSN 0758-3826 / OCTOBRE 2025

ÉDITO

Datacenters : la course

à la puissance est engagée

© DR

‘‘

Implanter des

datacenters sur le sol

français, c’est réduire

l’empreinte carbone du

numérique mondial,

ou du moins éviter

de la faire dérailler.

Rappelons que notre

kilowattheure est trois

à quatre fois moins

carboné que celui

des États-Unis.

Le courant passe entre nous depuis 75 ans

Datacenter

De nouvelles solutions

de refroidissement

pour anticiper le

développement de l’IA

Alimentation

Les nouveaux défis

de l’infrastructure

technique des

datacenters… et les

dernières solutions

Gestion de

l’éclairage

Les installations

d’éclairage contribuent

à la performance

énergétique et au

bien-être dans les

bâtiments tertiaires

LE DATACENTER

MONTE EN PUISSANCE

LA REVUE DE L’EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE ET ENVIRONNEMENTALE

’’

WWW.FILIERE-3E.FR 921

Dans

ce numéro :

Dans ce numéro, J3e s’intéresse

aux solutions techniques pour

accompagner le déploiement

de l’IA.

© Adobe Stock

[Image générée par AI]

En quelques années, les datacenters sont passés du rôle discret de support du

cloud à celui, central, de moteur de la révolution numérique. Mais cette fois,

avec l’arrivée de l’IA, la marche est haute. Ce qui hier suffisait pour héberger

nos applications et nos données ne suffit plus à nourrir l’appétit insatiable des modèles

d’IA. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : là où une baie consommait à peine 1 kW au

début des années 2000, certaines atteignent aujourd’hui les 50 kW, et les prochaines

générations pourraient dépasser les 200 kW à court terme. Une mutation silencieuse,

mais colossale.

Derrière cette montée en puissance, c’est toute l’architecture des datacenters qui se

recompose. Plus de calcul, plus de refroidissement, plus de puissance… et plus de

questions. Comment concilier performance et sobriété énergétique ? Comment

déployer vite, sans compromettre la stabilité du réseau ? Comme le rappelle Rahmani

Cherchari de Dell Technologies France en ouverture de ce numéro, l’IA impose de

repenser en profondeur les infrastructures numériques, pour trouver le juste équilibre

entre puissance, efficacité et gouvernance des données.

Sur le papier, la France a tout pour plaire : un mix électrique largement décarboné, un

réseau solide, des compétences industrielles reconnues. Pourtant, la réalité se heurte

encore trop souvent à l’inertie administrative. Le paradoxe est flagrant. Nous affichons

l’ambition d’héberger des capacités de calcul souveraines, mais les délais d’instruction et

de raccordement freinent les projets. Pendant que les États-Unis et la Chine déroulent le

tapis rouge à leurs géants de la donnée, la France hésite encore.

Et pourtant, les signaux sont là. La consommation actuelle totale des datacenters français

n’atteint pas encore 1 GW, mais les demandes de raccordement déposées auprès de RTE

pour les années à venir culminent déjà à 6 GW. Notre système électrique, capable de

monter à 110 GW, peut absorber cette croissance. À condition d’en faire une stratégie

industrielle claire. Implanter des datacenters sur le sol français, c’est réduire l’empreinte

carbone du numérique mondial, ou du moins éviter de la faire dérailler. Rappelons que

notre kilowattheure est trois à quatre fois moins carboné que celui des États-Unis.

Il ne s’agit plus de freiner ce mouvement qui dépasse le cadre de l’Hexagone, mais de

l’orchestrer. Accélérer les procédures, fluidifier les raccordements, former les talents,

mutualiser les savoir-faire du génie électrique et climatique : tout est prêt, ou presque.

L’écosystème français, du constructeur à l’exploitant, sait faire. Ce qui manque, c’est l’élan

collectif et la volonté politique concrète pour passer à l’échelle.

Car derrière les mégawatts se cachent des enjeux bien plus vastes : souveraineté

numérique, compétitivité industrielle, transition énergétique. Rester spectateur

reviendrait à déléguer notre puissance de calcul et à importer, en prime, le carbone des

serveurs étrangers. L’IA ne ralentira pas pour nous attendre. À la France de décider si

elle veut prendre part à cette révolution… ou simplement la regarder passer.

Bonne lecture,

Alexandre Arène,

rédacteur en chef

j3e 921 / OCTOBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 3


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j3e est édité par la société 3e Médias,

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SA au capital de 140 000 euros ;

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Siège social : 32 rue du faubourg

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Poissonnière - 75010 Paris

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Bureaux : 17 rue de l’amiral Hamelin -

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75016 Paris

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Représentant légal : David Catelain.

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© 3e Médias, Paris.

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Reproduction interdite.

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Toutefois, des photocopies peuvent être

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réalisées avec l’autorisation de l’éditeur.

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Celle-ci pourra être obtenue auprès du

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Centre français du copyright, 20, rue des

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Grands-Augustins, 75006 Paris, auquel

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3e Médias a donné mandat pour le

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représenter auprès des utilisateurs.

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Tél. : + 33 (0)1 44 07 47 70

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Dépôt légal : octobre 2025

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Conception graphique - Réalisation :

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Planète Graphique Studio - Paris 17 e

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Impression : IPPAC / Imprimerie

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de Champagne 52500 Langres.

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Directeur de la publication : David Catelain

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Rédaction

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3e Médias

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17, rue de l’Amiral Hamelin, 75016 Paris

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Email : redaction@filiere-3e.fr

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Rédacteur en chef : Alexandre Arène

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Ont collaboré à ce numéro :

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Jean-Paul Beaudet

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et Jean-François Moreau.

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Marketing & Publicité

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3e Médias

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Sandrine de Montmorillon

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Responsable publicité print & digital

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3e Médias

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17, rue de l’Amiral Hamelin, 75016 Paris

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Tél. + 33 (0) 6 51 30 28 68

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sdm@filiere-3e.fr

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Diffusion

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Relations abonnements

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Juliette Aguelon

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compta.3emedias@gmail.com

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Pour l’étranger : 165 € HT franco ;

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185 € HT par avion

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Prix au numéro : 17 €

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Corrections

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Laurence Chabrun

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laurencechabrun@gmail.com

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© DR

‘‘

L’intelligence artificielle impose

une refonte des infrastructures

numériques pour répondre à des

besoins croissants en termes de

puissance de calcul, de stockage

et de connectivité.

06

INTERVIEWS

06 / Rahmani Cherchari

Senior Director, Head of

Global Specialty Sales France,

Dell Technologies

10 / Dominique Néel

Vice-président du SERCE

12

ACTUALITÉS

’’

Rahmani Cherchari

12 / Immobilier durable

L’OID et le Plan Bâtiment durable

lancent une charte pour adapter le

secteur au changement climatique

Production d’électricité

La Cour des comptes publie

un rapport sur le modèle

économique d’EDF

13 / Électrification

Un large soutien, mais une

compréhension encore limitée

Énergies renouvelables

France renouvelables alerte

sur l’urgence d’un cap clair pour

la souveraineté énergétique

DANS CE NUMÉRO

© AdobeStock

LES DOSSIERS DU MOIS

Datacenter

29

DE NOUVELLES SOLUTIONS DE

REFROIDISSEMENT POUR ANTICIPER

LE DÉVELOPPEMENT DE L’IA

14 / Partenariat

Airzone et Legrand unissent leurs

expertises pour booster l’efficacité

énergétique des bâtiments

Immobilier tertiaire

Reprise à Paris, essoufflement

de la logistique, les investisseurs

se repositionnent

À lire

Mesurez l’empreinte carbone

de votre entreprise en 5 étapes !

16 / Salon des maires et des

collectivités locales

Les Prix de l’Innovation territoriale :

une vitrine d’excellence au service

des territoires

Qualification

Qualifelec lance la Maîtrise RSE,

pour valoriser les engagements

responsables des entreprises

17 / Rénovation des écoles

Le premier baromètre EduRénov

souligne une dynamique

prometteuse, mais des défis

à relever

18

AGENDA

4 j3e 921 / OCTOBRE 2025 - www.filiere-3e.fr


© ABB

Alimentation

40

LES NOUVEAUX DÉFIS DE

L’INFRASTRUCTURE TECHNIQUE

DES DATACENTERS…

ET LES DERNIÈRES SOLUTIONS

19

ÉVÉNEMENT

Adrien Boulongne

Directeur du salon Data Centre World Paris

20

SMART DATA

Panorama du marché des datacenters

en France

22

ANALYSES

22 / Datacenters & IA : aligner

ambitions publiques et conditions

d’exécution

23 / Transformation numérique : les

technologies clés qui vont impacter

le paysage énergétique en pleine

évolution

24

DÉVELOPPEMENTS

24 / Daniel Eberli

Global Business Line Manager,

IEC LV Motors, ABB Motion

26 / Corentin Lavenas

Chef de Produit, Mersen

DANS CE NUMÉRO

© B.E.G.

Gestion de l’éclairage

56

LES INSTALLATIONS D’ÉCLAIRAGE

CONTRIBUENT À LA PERFORMANCE

ÉNERGÉTIQUE ET AU BIEN-ÊTRE

DANS LES BÂTIMENTS TERTIAIRES

63

SOLUTIONS

La sélection de la rédaction

66

3 QUESTIONS À

Jérôme Mullie

Directeur technique chez Trace Software

International

LISTE DES ANNONCEURS :

• 2 e COUV – DATA CENTRE WORLD

• 3 e COUV – BÂTIR POUR LE CLIMAT

• 4 e COUV – CARRIER

• P. 15 - MERSEN

• P. 17 - HIKMICRO

• P. 21 - TRACE SOFTWARE

• P. 27 - ENERJ-MEETING

• P. 33 - 3E MÉDIAS

• P. 43 - ADM21

• P. 47 - ABB

• P. 59 - B.E.G.

• P. 61 - LEDVANCE

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David Catelain

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Directeur de la publication

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Alexandre Arène

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Rédacteur en chef

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alexandre.arene@filiere-3e.fr

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Jean-François Moreau

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Journaliste spécialiste supervision,

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efficacité énergétique, BIM

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journalistes@filiere-3e.fr

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Jean-Paul Beaudet

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Journaliste spécialiste

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datacenters, stockage de

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l’énergie, énergies renouvelables,

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véhicules électriques et IRVE

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journalistes@filiere-3e.fr

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Sandrine de Montmorillon

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Responsable publicité,

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partenariats & réseaux sociaux

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Groupe 3e Médias

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sdm@filiere-3e.fr

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INTERVIEW

Propos recueillis par Alexandre Arène

Rahmani

Cherchari

Senior Director, Head of Global

Specialty Sales France,

Dell Technologies

’’

Face à la montée en puissance de l’intelligence artificielle et à la transformation rapide des

infrastructures numériques, Dell Technologies se positionne comme un acteur innovant

et adresse les enjeux environnementaux dès la conception et à toutes les étapes des

projets. En France, la filiale du groupe accompagne les entreprises et les institutions

dans la modernisation de leurs environnements IT, du datacenter au cloud, en intégrant

performance, durabilité et souveraineté. Pour Rahmani Cherchari, Senior Director, Head

of Global Specialty Sales France, la maîtrise des infrastructures constitue le socle d’une

IA de confiance. Une vision stratégique où puissance de calcul, efficacité énergétique et

gouvernance des données avancent de concert.

© DR

‘‘

L’intelligence artificielle impose une

refonte des infrastructures numériques

pour répondre à des besoins croissants en

termes de puissance de calcul, de stockage

et de connectivité.

j3e - Pouvez-vous nous présenter Dell

Technologies France et son rayon d’action ?

Rahmani Cherchari – Dell Technologies

France est la filiale française de Dell Technologies,

un leader mondial des solutions technologiques

proposant une gamme complète allant

des solutions d’infrastructures et de stockage

à un large éventail de logiciels, aux PC professionnels

et leurs accessoires, ainsi que des

services. En France, nous accompagnons les

entreprises de toutes tailles dans leur transformation

numérique, en leur proposant des solutions

innovantes en matière d’infrastructures

IT, de cloud, de cybersécurité, et d’intelligence

artificielle. Notre mission est de permettre aux

organisations françaises de rester compétitives

dans un monde en constante évolution technologique.

Nous intégrons également les piliers

d’une IA de confiance dans notre approche :

gestion et organisation rigoureuses des données,

choix de modèles adaptés (open source,

spécialisés ou propriétaires), et accompagnement

humain pour garantir des bénéfices

tangibles et responsables. Car au-delà de la

performance, la confiance devient la véritable

monnaie d’échange dans l’adoption de l’IA.

j3e - Quels changements l’IA engendre-t-elle

sur les infrastructures numériques, qui

incluent les datacenters, serveurs, réseaux ?

R. C. – L’intelligence artificielle impose une

refonte des infrastructures numériques pour

répondre à des besoins croissants en termes de

puissance de calcul, de stockage et de connectivité.

Les datacenters doivent être optimisés

pour gérer des charges de travail massives et

complexes, tandis que les serveurs évoluent

pour intégrer des GPU et des accélérateurs spécifiques

à l’IA. Les réseaux, quant à eux, doivent

offrir une latence minimale et une bande passante

accrue pour supporter ces flux de données.

Ce mouvement est alimenté par deux facteurs

clés : l’abondance des données disponibles

et la puissance de calcul désormais accessible

pour les traiter. Ces conditions favorisent l’essor

de l’IA générative, mais posent aussi la question

6 j3e 921 / OCTOBRE 2025 - www.filiere-3e.fr


INTERVIEW

Rahmani Cherchari

de la sobriété et de l’efficacité énergétique dès la

conception des infrastructures.

j3e - Avec l’essor de l’IA et du cloud, le trafic

interdatacenters explose. Quels défis cela

pose-t-il en termes de performance et de

résilience ?

R. C. – L’augmentation du trafic interdatacenters

nécessite des infrastructures capables de

gérer des volumes de données sans précédent

tout en garantissant une résilience optimale.

Cela implique des investissements dans des

technologies de réseau avancées, comme les

interconnexions à haut débit, et des solutions

de sauvegarde et de reprise après sinistre pour

assurer la continuité des opérations. Dans ce

contexte, amener l’IA à la donnée plutôt que

l’inverse, via l’Edge computing, devient un

levier d’efficacité. Avec environ 75 % des données

générées en périphérie du réseau, l’adoption

d’architectures Edge permet de réduire

significativement la latence tout en optimisant

la consommation énergétique.

j3e - Quelle est la position de la France,

en Europe et dans le monde, en matière

d’infrastructures numériques ?

R. C. – La France se positionne comme un

acteur clé en Europe grâce à ses investissements

dans les datacenters, le cloud et les réseaux de

nouvelle génération. Cependant, elle reste en

concurrence avec des pays comme l’Allemagne

et les Pays-Bas, qui disposent également d’infrastructures

robustes. À l’échelle mondiale,

plutôt que de rivaliser directement avec les

États-Unis et la Chine, la France doit renforcer

son attractivité et miser sur ses atouts – innovation,

souveraineté numérique et partenariats

stratégiques – pour se différencier.

j3e - La France dispose d’atouts indéniables.

Que lui manque-t-il encore pour devenir un

hub de l’IA européen ?

R. C. – La France s’appuie sur un écosystème

de recherche de pointe, des ingénieurs parmi

les meilleurs au monde et des champions technologiques

comme Mistral AI. Pour consolider

son leadership en Europe et renforcer sa compétitivité

à l’échelle mondiale, elle doit intensifier

les investissements dans les infrastructures

stratégiques, faciliter l’accès au financement

pour les startups et multiplier les partenariats

public-privé. L’objectif : créer un environnement

propice à l’innovation, capable de rivaliser

avec les grandes puissances tout en affirmant

une souveraineté numérique européenne. Le

‘‘

C’est l’infrastructure qui permet aux

gouvernements et aux entreprises de tester, contrôler

et déployer l’IA selon leurs propres règles, avec des

données locales, des environnements sécurisés et des

systèmes transparents.

’’

défi consiste à mettre en place une gouvernance

véritablement centrée sur les données, où la

structuration, la qualité et la traçabilité des données

précèdent la sélection et l’entraînement des

modèles. Par ailleurs, la capacité à concevoir des

systèmes d’IA conformes aux exigences réglementaires

européennes (comme l’EU AI Act),

tout en garantissant transparence, auditabilité et

robustesse, sera un facteur clé pour sécuriser les

investissements et instaurer la confiance.

j3e - Pourquoi la souveraineté numérique

est-elle un enjeu stratégique face aux

hyperscalers américains ?

R. C. – La souveraineté numérique n’est pas seulement

une question de politique, c’est d’abord

un enjeu de confiance et d’innovation responsable.

Chez Dell, nous croyons que « infrastructure

is where AI sovereignty begins » 1 . C’est l’infrastructure

qui permet aux gouvernements et

aux entreprises de tester, contrôler et déployer

l’IA selon leurs propres règles, avec des données

locales, des environnements sécurisés et des systèmes

transparents. L’IA souveraine doit donner

confiance, et non limiter l’innovation. Elle

repose sur des infrastructures hybrides et Edge

qui offrent à la fois contrôle et performance,

tout en s’alignant sur les cadres réglementaires

comme l’EU AI Act. La souveraineté n’est pas

un frein : c’est le socle qui permet à l’Europe

d’innover à grande échelle, en toute confiance.

j3e - Pour bien comprendre, quel est l’intérêt

de capitaliser sur la complémentarité

entre hyperscalers, clouds souverains et

infrastructures locales ?

R. C. – Cette complémentarité permet aux

entreprises de bénéficier de la flexibilité et de

l’échelle des hyperscalers, tout en répondant

aux exigences de souveraineté et de conformité

grâce aux clouds locaux. Les infrastructures

locales, quant à elles, offrent des solutions sur

mesure pour des besoins spécifiques. L’approche

hybride et combinée, hyperscaler, cloud

souverain et Edge, garantit ainsi un équilibre

entre contrôle et scalabilité. Comme nous le

rappelons souvent, l’Europe n’a pas à choisir

1

« L’infrastructure est le point

de départ de la souveraineté

en matière d’IA ».

j3e 921 / OCTOBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 7


INTERVIEW

Rahmani Cherchari

entre performance et souveraineté. Avec les

bonnes infrastructures, les entreprises peuvent

concilier les deux.

j3e - Très concrètement, quelles sont les

puissances affichées des prochains projets

de datacenters dédiés à l’IA et qu’en était-il

il y a cinq ans pour les datacenters les plus

importants ?

R. C. – Les datacenters dédiés à l’IA atteignent

aujourd’hui des puissances de calcul de plusieurs

exaflops, contre quelques pétaflops il y a

cinq ans. Cette évolution reflète l’explosion des

besoins en calcul pour les modèles d’IA de plus

en plus complexes. Mais la puissance brute n’est

pas tout : il s’agit aussi de bâtir des infrastructures

capables de gérer cette montée en charge

tout en restant éco-efficaces. Cela implique un

travail sur les architectures modulaires composables,

le refroidissement avancé et la gestion

intelligente de l’énergie.

j3e - L’énergie est au cœur du sujet du

développement de l’IA. Comment conjuguer

explosion des puissances et performance

énergétique ?

R. C. – Dell Technologies s’engage à développer

des solutions écoénergétiques, comme des

serveurs optimisés pour réduire la consommation

d’énergie et des systèmes de refroidissement

avancés. L’utilisation de sources d’énergie

renouvelable pour alimenter les datacenters est

également une priorité. « Sustainable AI isn’t

a nice-to-have – it’s a design principle. » 2 Nous

intégrons des solutions visant à réduire l’impact

environnemental dès la conception des

infrastructures. Cela va de la simulation de la

consommation énergétique avant déploiement

à l’utilisation de matériaux recyclés, en passant

par la consolidation via nos plateformes hyperconvergées.

j3e - L’IA exige une puissance de calcul

massive. Comment Dell optimise-t-il

ses infrastructures de calcul, stockage et

connectivité ?

R. C. – Nous concevons des solutions intégrées

qui combinent des serveurs haute performance,

des systèmes de stockage évolutifs

et des réseaux à faible latence. Nos innovations,

comme les architectures hyperconvergées, permettent

d’optimiser les performances tout en

réduisant les coûts.

Nous aidons aussi nos clients à choisir les bons

modèles selon leurs besoins (open source, spécialisés,

ou adaptés) et à intégrer des données

contextuelles via le RAG (Retrieval Augmented

Generation) pour améliorer la pertinence des

résultats. L’optimisation des infrastructures

passe donc par une approche globale : matériels

performants, gestion datacentrique et intégration

intelligente des modèles.

j3e - Peut-on mesurer les gains en efficacité

des datacenters sur les 10 dernières années ?

R. C. – Les datacenters modernes consomment

jusqu’à 50 % moins d’énergie par unité de calcul

grâce à des avancées technologiques comme

la virtualisation, le refroidissement liquide et

l’optimisation des flux de données. Ces gains

sont aussi liés à l’innovation algorithmique : les

modèles actuels, mieux entraînés et plus ciblés,

permettent d’obtenir plus de résultats avec

moins de ressources. Les infrastructures sont

2

« L’IA durable n’est pas un

simple atout, c’est un principe

de conception. »

© DR

8 j3e 921 / OCTOBRE 2025 - www.filiere-3e.fr


INTERVIEW

Rahmani Cherchari

donc pensées pour maximiser le ROI tout en

intégrant des outils de mesure clairs pour suivre

les impacts réels.

j3e - La consommation des datacenters

pourrait atteindre 4 % de l’électricité en 2030.

Comment éviter une impasse énergétique ?

R. C. – Il faut investir dans des technologies

plus efficaces, adopter des pratiques rigoureuses

de gestion énergétique et promouvoir les énergies

renouvelables. Dell Technologies intègre

la sobriété numérique dans sa vision, avec des

efforts sur le refroidissement, la réduction de

l’empreinte carbone et l’utilisation de matériaux

recyclés. Cette approche s’aligne avec les objectifs

ESG, devenus des impératifs réglementaires

et sociétaux.

j3e - La France dispose d’un champion de

l’IA, Mistral AI. Comment capitaliser sur ce

savoir-faire pour créer un écosystème propice

au développement de l’IA en France ?

R. C. – En soutenant des initiatives comme

Mistral AI, la France peut attirer des talents,

renforcer les collaborations entre entreprises

et universités, et développer des infrastructures

dédiées à l’IA. Cela nécessite également

un cadre réglementaire favorable et des incitations

fiscales. Mais il ne suffit pas d’investir

dans les modèles : l’organisation et la gouvernance

des données doivent précéder toute

adoption. En combinant l’expertise de Mistral

AI avec une infrastructure souveraine et des

environnements de test locaux tels que les

Dell AI Labs, la France peut bâtir une IA de

confiance, auditable, et alignée sur ses propres

valeurs et priorités.

j3e - L’IA nécessite des investissements

colossaux. Quels modèles économiques

peuvent rendre cette dynamique soutenable ?

Ne risquons-nous pas une explosion de la

bulle IA comme ça a été le cas d’internet dans

les années 2000 ?

R. C. – Pour éviter une bulle, il est crucial de

diversifier les sources de financement, de favoriser

des partenariats public-privé et de s’assurer

que les investissements sont alignés sur des cas

d’usage concrets et rentables. Les entreprises

qui réussissent sont celles qui adoptent une

démarche structurée et une stratégie claire, avec

des indicateurs précis pour mesurer le ROI.

Nous voyons déjà des gains réels, par exemple

dans le développement logiciel (+ 30 % de gain

de temps, + 50 % de créativité grâce aux agents

IA). Ces résultats concrets permettent de justifier

les investissements et d’ancrer l’IA dans une

logique durable.

j3e - Quelles étapes les entreprises doiventelles

franchir pour pleinement intégrer l’IA à

leurs modèles ?

R. C. – Les entreprises doivent d’abord identifier

les cas d’usage pertinents, investir dans

les compétences nécessaires, moderniser

leurs infrastructures et adopter une approche

éthique pour garantir une utilisation responsable

de l’IA. Les questions essentiel les doivent

être posées dès le départ : pourquoi l’utiliser,

quels modèles développer, avec quelles données

? Sans une gouvernance datacentrique,

les projets risquent de manquer de pertinence.

L’accompagnement humain reste aussi crucial

pour tirer pleinement parti de l’IA et instaurer

une relation de confiance avec les utilisateurs

finaux.

j3e - Quel rôle Dell entend-il jouer pour

concilier performance, durabilité et

souveraineté dans cette transformation

galopante ?

R. C. – Dell accompagne entreprises et institutions

publiques, tout particulièrement autour

de ces trois piliers : performance, durabilité

et souveraineté. Nos solutions désagrégées et

modulaires, comme PowerEdge MX, offrent

scalabilité et optimisation des ressources. Nous

intégrons la durabilité dès la conception, avec

efficacité énergétique, consolidation et réduction

des déchets électroniques. Nous défendons

aussi l’idée que « trust is the true test of Sovereign

AI » 3 : une IA souveraine doit être sécurisée,

auditable et alignée sur les valeurs humaines

et les réglementations européennes. Quand

l’IA est construite autour de la confiance, elle

déploie son véritable impact.

3

La confiance est la véritable

épreuve de l’IA souveraine.

© DR

j3e 921 / OCTOBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 9


© DR

INTERVIEW

Propos recueillis par Alexandre Arène

L’essor de l’intelligence artificielle bouleverse l’équation

énergétique et technique des datacenters. Puissance de

calcul en forte hausse, refroidissement au plus près des

processeurs, redondance des infrastructures électriques,

maintenance spécifique : les défis sont nombreux.

Dominique Néel, vice-président du SERCE, détaille les

impacts de l’IA, les atouts de la France, l’accompagnement

des entreprises du SERCE et les évolutions qui redessinent

un secteur en pleine transformation.

Dominique Néel

Vice-président du SERCE

‘‘

Au début des années 2000, une baie

consommait moins de 1 kW. Vers 2010, on

pouvait monter à 5 kW par baie. Pour le Cloud

Computing, vers 2020, c’est 20 kW par baie.

Aujourd’hui, avec l’IA, certaines baies atteignent

déjà 50 kW, et on nous promet des baies à

120 kW, 200 kW et plus dans le futur proche.

j3e - Quel est l’impact de l’arrivée de l’IA

sur les datacenters ?

Dominique Néel – Nous identifions deux principaux

impacts. Le premier concerne la puissance

de calcul. L’IA mobilise des calculateurs

d’une puissance considérable, ce qui entraîne

mécaniquement une augmentation très forte de

la puissance électrique consommée. Le second

impact, c’est la donnée. L’IA nécessite des quantités

gigantesques de données qui doivent être disponibles

rapidement et transférées vers ces calculateurs.

Cela crée des besoins de traitement et

de transport de données sans commune mesure

avec ceux que nous connaissions auparavant.

En pratique, cela se traduit par des points de

concentration électrique très importants. Si l’on

compare avec les datacenters construits au début

des années 2000, une baie consommait moins de

1 kW. Vers 2010, on pouvait monter à 5 kW par

baie. Pour le cloud computing, vers 2020, c’est

20 kW par baie. Aujourd’hui, avec l’IA, certaines

baies atteignent déjà 50 kW et on nous promet

des baies à 120 kW, 200 kW et plus dans le futur

proche. On voit bien la marche énorme qui est

franchie, et qui oblige à repenser complètement

l’architecture électrique et les solutions de refroidissement

: nous sommes dans une période de

forte évolution technique où nous continuons

à construire des infrastructures pensées pour le

’’

cloud computing, qui auront de plus en plus la

capacité d’intégrer des baies dédiées à l’IA en très

haute densité et refroidies en liquid cooling.

j3e - Comment la France se situe-t-elle

face à ces nouveaux besoins ?

D. N. – La France a la chance de disposer d’un

réseau électrique puissant, fiable, compétitif et

largement décarboné, grâce au nucléaire et à un

mix incluant également l’hydraulique, l’éolien et le

photovoltaïque, et grâce aussi aux entreprises du

SERCE qui interviennent au quotidien sur toute la

chaîne de l’infrastructure énergétique. Nous avons

moins de datacenters que d’autres pays européens

– deux fois moins que l’Allemagne ou le Royaume-

Uni –, mais la croissance est forte. Paris et sa périphérie

concentrent beaucoup de projets, Marseille

est en train de devenir le cinquième hub mondial

pour le transit des données, les Hauts-de-France,

Bordeaux et la Normandie accueillent aussi de

nouvelles implantations. Les chiffres parlent

d’eux-mêmes : aujourd’hui, la consommation des

datacenters en France est légèrement inférieure à

1 GW. Mais les réservations déjà effectuées auprès

de RTE représentent environ 6 GW. Le réseau

français peut, quant à lui, atteindre 105 à 110 GW

en période de pointe. Cela montre la marge considérable

dont nous disposons actuellement pour

développer les datacenters.

C’est une chance en Europe que la France dispose

aujourd’hui de telles capacités. Au niveau global,

ne pas avoir d’infrastructure IA, tant pour l’entraînement

des IA (qui n’a lieu aujourd’hui qu’aux

États-Unis et en Chine) que pour faire tourner

les modèles IA (l’inférence), c’est courir le risque

pour l’Europe d’être reléguée au second plan dans

quelques années. Notre énergie est décarbonée, nos

réglementations environnementales sont au meilleur

niveau d’exigence : dans l’intérêt de tous, il est

préférable que les nécessaires nouvelles infrastruc-

10 j3e 921 / OCTOBRE 2025 - www.filiere-3e.fr


INTERVIEW

Dominique Néel

tures pour l’IA et le cloud computing de demain

puissent être réalisées en France, et les entreprises

du SERCE sont prêtes à les accompagner.

j3e - Cette montée en puissance change-t-elle

les approches de refroidissement ?

D. N. – Oui, complètement. Les technologies

évoluent. Après la phase de l’Air Cooling, on

s’oriente désormais vers des solutions beaucoup

plus proches du microprocesseur. Cela peut être le

refroidissement par immersion dans des liquides

spécifiques, ou le Liquid Cooling via des circuits

d’eau et des échangeurs thermiques au plus près de

la puce. Ce sont des techniques qui existent depuis

longtemps et l’enjeu est de les monter en puissance

et de les généraliser en assurant un très haut

niveau de qualité de réalisation dans des délais

maîtrisés. C’est un nouveau métier qui se développe,

à la croisée du génie électrique et du génie

climatique. Il ne s’agit plus seulement de climatiser

une salle, mais d’aller chercher la chaleur

là où elle est produite. Autre évolution importante

: les systèmes ne sont plus dimensionnés

pour la charge maximale théorique, mais adaptés

au refroidissement et à l’échauffement réel du

processeur. Les installations sont plus finement

régulées, avec des boucles d’eau fermées. Le secteur

atteint déjà des PUE de 1,3, parfois 1,2. Nous

ne sommes plus dans les 2 ou 2,5 du passé.

j3e - Quelles sont les implications concrètes

sur l’infrastructure électrique ?

D. N. – Les besoins sont tels qu’il faut souvent

créer des postes sources dédiés, connectés directement

au réseau de RTE ou d’Enedis. Ces postes

sont eux-mêmes redondés. À l’intérieur du

datacenter, tout est doublé. Chaque équipement

est alimenté par plusieurs arrivées électriques distinctes,

et chaque ligne est sécurisée. Il existe différentes

façons d’assurer la redondance pour optimiser

les coûts énergétiques et l’empreinte carbone

des installations, tout en assurant une capacité de

maintenance à chaud des installations. Le câblage

est conçu sans croisements, pour éviter qu’un incident

sur une ligne n’affecte l’autre. Cela demande

une ingénierie très poussée et une très grande

rigueur en exploitation. En clair, l’électricien d’aujourd’hui

ne fait plus du câblage classique. Il travaille

sur des architectures propres aux bâtiments

critiques, comme les hôpitaux ou les opérateurs

d’importance vitale (OIV).

j3e - Qu’est-ce que cela implique

pour la maintenance ?

D. N. – Cela change beaucoup de choses. Les

techniciens doivent être formés spécifiquement

pour intervenir dans des environnements très

sensibles, avec des habilitations électriques particulières.

Ils travaillent souvent au voisinage

d’équipements sous tension, avec des procédures

strictes. Ensuite, la maintenance est de plus en

plus préventive et prédictive. On ne se contente

pas d’attendre la panne. Les équipements sont

surveillés, leurs cycles de vie sont analysés, et

nous échangeons avec les constructeurs pour

anticiper les remplacements. L’objectif est de

réduire au maximum le risque d’incident, car les

conséquences d’une panne sont critiques. Enfin,

il faut que les métiers électriques et climatiques

travaillent ensemble. Une intervention électrique

peut avoir un impact sur le refroidissement, et

inversement. L’approche est désormais globale.

j3e - Quelles perspectives au-delà

des nouvelles constructions ?

D. N. – Il ne faut pas oublier le parc existant.

Beaucoup de datacenters ont été construits dans

les années 2000. Ils sont moins puissants que les

nouveaux, mais ils peuvent être modernisés. Le

rétrofit et la réurbanisation de ces sites offrent

des perspectives intéressantes, notamment pour

améliorer leur efficacité énergétique et prolonger

leur durée de vie. Encore une fois, l’expérience et le

savoir-faire de nos entreprises sont clés.

j3e - Peut-on envisager une contribution

des datacenters à la flexibilité énergétique ?

D. N. – Oui, plusieurs leviers existent. Certains

calculs peuvent être différés. Il est également envisageable

d’ajuster légèrement la température de

fonctionnement des puces, en passant par exemple

de 23 à 25 °C, ou utiliser l’inertie thermique des

bâtiments en stockant du froid. Le recours aux

groupes électrogènes, en revanche, doit rester

exceptionnel, pour des situations d’urgence uniquement.

Sur les énergies renouvelables, je suis plus

nuancé. Les datacenters se raccordent au réseau, et

peuvent souscrire à des contrats d’électricité verte.

Construire une ferme solaire ou éolienne dédiée n’a

pas forcément de sens. En revanche, la valorisation

de la chaleur fatale est une piste majeure : alimenter

un hôpital voisin, un apport au réseau de chauffage

urbain et, pourquoi pas, une serre ou une piscine,

cela a un vrai potentiel.

j3e - Enfin, l’IA a-t-elle aussi un impact

sur vos propres métiers ?

D. N. – Oui, bien sûr. L’IA devient un outil

d’aide au design, à l’exploitation et à la maintenance.

Elle permet d’anticiper certains incidents,

d’optimiser les réglages. Mais attention :

l’IA ne remplace pas l’humain. Une panne électrique,

un changement de groupe électrogène,

cela reste du travail de terrain, avec des savoirfaire

concrets. L’IA est un appui, mais pas une

substitution dans nos métiers.

j3e 921 / OCTOBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 11


ACTUALITÉ

Immobilier durable

L’OID et le Plan Bâtiment durable lancent une charte

pour adapter le secteur au changement climatique

L

’Observatoire

de l’immobilier

durable (OID) et le

Plan Bâtiment durable

(PBD) ont officialisé

le lancement de la

Charte d’engagement

à l’adaptation du

secteur immobilier au

changement climatique

lors d’une soirée à la

Fondation Palladio le

13 octobre dernier.

Cette initiative vise à

accompagner les acteurs

du secteur dans la mise

en œuvre d’actions

concrètes pour anticiper

les risques climatiques

et renforcer la résilience

des bâtiments et des

organisations. Présentée

par Juliette Lefébure,

directrice générale

de l’OID, et Philippe

Pelletier, président du

PBD, la charte concrétise

plusieurs années de

travaux et répond à

l’urgence d’adapter

le parc immobilier

face à l’intensification

des vagues de

chaleur, inondations

ou sécheresses. Dixhuit

acteurs majeurs

– dont BNP Paribas

Real Estate, Bouygues

Immobilier, Caisse des

Dépôts, Icade, Nexity,

SFL et Swiss Life AM

– ont signé le texte,

marquant leur

engagement collectif.

Structurée autour de

sept engagements, la

démarche couvre trois

volets : les bâtiments

(analyse des risques

climatiques et actions

d’adaptation), les

entreprises (intégration

des enjeux climatiques

et formation des

collaborateurs) et la

filière (partage de

bonnes pratiques et

retours d’expérience).

Pour soutenir cette

dynamique, l’OID et le

PBD proposent une

boîte à outils technique

et un dispositif de suivi

sectoriel fondé sur des

indicateurs communs.

« Ce lancement marque

un tournant pour la

filière : l’adaptation est

désormais intégrée

au plus haut niveau

de décision », souligne

Juliette Lefébure. Avec

cette charte, l’OID et le

PBD entendent placer

l’adaptation climatique

au même niveau que

la décarbonation, en

dotant le secteur d’un

cadre d’action concret

et partagé.

© DR

Production d’électricité

La Cour des comptes publie un rapport sur le modèle

économique d’EDF

Saisie par la

commission des

finances de l’Assemblée

nationale, la Cour des

comptes publie un

rapport consacré au

modèle économique

d’EDF, à la structure

de ses activités et à

la soutenabilité de sa

trajectoire financière.

Le rapport rappelle

que la production et

la commercialisation

d’électricité en France

constituent la principale

source de revenus du

groupe, qui conserve

une position dominante

grâce à un modèle

intégré, de la production

à la vente. Les activités

régulées de gestion des

réseaux assurent des

résultats stables, tandis

que la diversification à

l’international et dans les

énergies renouvelables

reste encore limitée.

Entre 2012 et 2024, EDF

a fortement accru ses

investissements, mais

au prix d’une hausse

de la dette financière

nette de 23 milliards

d’euros, pour atteindre

plus de 53 milliards

d’euros fin 2024. Malgré

un redressement de

la rentabilité en 2023-

2024 lié aux prix

élevés de l’électricité,

la Cour souligne la

baisse structurelle

de la rentabilité du

parc nucléaire et

une génération de

trésorerie insuffisante.

Face à un programme

d’investissement estimé

à 460 milliards d’euros

d’ici 2040, dont plus de

200 milliards d’euros pour

le nouveau nucléaire, la

Cour appelle à clarifier le

partage des coûts entre

EDF, l’État et les clients.

Elle recommande aussi

de préciser la politique

de dividende de l’État

actionnaire, de mieux

suivre la rentabilité des

projets renouvelables et

de procéder à une revue

stratégique des actifs.

Enfin, elle invite les

pouvoirs publics à veiller

à ce que le futur dispositif

de régulation, notamment

le contrat pour différence

(CFD), assure une juste

répercussion des coûts de

production dans les prix

de vente.

12 j3e 921 / OCTOBRE 2025 - www.filiere-3e.fr


ACTUALITÉ

Électrification

Un large soutien, mais une compréhension encore

limitée

Présentée par Rexel et

OpinionWay, l’étude

« Français, collectivités,

artisans et électrification »

met en lumière une

France favorable à

l’électrification, mais

encore peu familière

avec le sujet. Deux

tiers des Français n’ont

jamais entendu le

terme « électrification

des usages » et seuls

9 % en comprennent

précisément le sens.

Pourtant, une fois

expliqué, 75 % la

soutiennent et 93 % en

perçoivent des bénéfices

(air plus sain, confort,

baisse des émissions).

L’électrification progresse

déjà dans les foyers,

surtout via l’éclairage

led (82 %) et les chauffeeau

électriques (55 %).

Les pompes à chaleur

(25 %) et les panneaux

photovoltaïques

(17 %) suivent. Les

motivations sont

d’abord économiques

(60 %), avant les raisons

écologiques (40 %),

mais 66 % des Français

ignorent vers qui se

tourner pour lancer un

projet. Les collectivités

locales sont très

engagées : 86 % ont initié

un projet, principalement

sur l’éclairage public et

les véhicules électriques,

avec un objectif

global d’achèvement

à l’horizon 2036. Le

manque de budget reste

leur principal frein.

Côté installateurs, 58 %

estiment jouer un rôle

clé, notamment dans

l’habitat. Ils jugent

l’industrie plus avancée

que les autres secteurs

dans sa transition, un

constat partagé par

Rexel, qui souligne

le rôle stratégique de

l’électrification dans

la compétitivité des

entreprises. Parmi les

installateurs interrogés,

87 % déplorent le

manque d’interlocuteurs

pour identifier des

opportunités de chantier,

66 % ne savent pas à

qui s’adresser pour

comprendre les aides

disponibles, et 62 %

restent sans repères

face à la réglementation.

L’électrification est

donc perçue comme

nécessaire et positive,

mais sa mise en œuvre

reste freinée par un

déficit de compréhension,

d’accompagnement et de

moyens.

Énergies renouvelables

France renouvelables alerte sur l’urgence d’un cap

clair pour la souveraineté énergétique

France renouvelables

publie l’édition 2024

de son Observatoire

du système électrique

renouvelable et

appelle à accélérer le

développement des

énergies renouvelables

électriques. Alors que

les énergies fossiles

représentent encore plus

de 60 % du mix français,

l’association souligne

que la souveraineté

énergétique du pays

repose sur une montée

en puissance rapide

du solaire, de l’éolien

– terrestre et maritime –

et du stockage. Selon

RTE, la consommation

d’électricité devrait

passer de 495 TWh

aujourd’hui à plus

de 700 TWh en

2050, nécessitant

160 à 190 TWh

supplémentaires issus

des renouvelables. En

2024, la France comptait

25 GW de photovoltaïque,

23,5 GW d’éolien terrestre

et 1,5 GW d’éolien en

mer, des capacités

jugées insuffisantes pour

répondre à la hausse

de la demande. Ces

filières totalisent plus de

80 000 emplois directs et

150 sites industriels sur le

territoire. L’Observatoire

appelle à une stabilité

réglementaire et à une

visibilité pluriannuelle

pour sécuriser les

investissements. Le

soutien public, évalué à

5 milliards d’euros par

an, permettrait de

réduire les 60 milliards

d’euros d’importations

fossiles et de renforcer

la compétitivité

nationale. France

renouvelables demande

enfin la publication

rapide de la feuille

de route énergétique

et le respect des

calendriers d’appels

d’offres, conditions

jugées essentielles pour

la souveraineté et la

transition du pays.

j3e 921 / OCTOBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 13


ACTUALITÉ

Partenariat

Airzone et Legrand

unissent leurs expertises

pour booster l’efficacité

énergétique des bâtiments

Airzone et Legrand

annoncent un

partenariat stratégique

autour d’une solution

commune de gestion

technique des bâtiments :

WEOZ. Cette plateforme

connectée combine

les technologies des

deux entreprises pour

collecter et analyser en

temps réel les données

de consommation

– chauffage,

climatisation, éclairage,

ventilation – et optimiser

leur fonctionnement

selon l’occupation et

les besoins de confort.

Son objectif est de

réduire la consommation

énergétique tout en

améliorant la performance

globale des bâtiments.

Conforme à la nouvelle

directive sur la

performance énergétique

des bâtiments (DPEB),

WEOZ aide les exploitants

à atteindre les classes

A ou B définies par la

norme EN ISO 52120-1,

contribuant ainsi à la

décarbonation du parc

immobilier européen

d’ici 2050.

© DR

Immobilier tertiaire

Reprise à Paris, essoufflement de la logistique,

les investisseurs se repositionnent

Le marché de

l’immobilier

tertiaire français entre

dans une phase de

repositionnement

stratégique. Selon

Colliers France,

les investisseurs

sortent d’une période

d’attentisme pour adapter

leurs placements à un

contexte durablement

transformé. Le bureau

amorce une reprise : les

volumes investis en Îlede-France

progressent

de 55 % sur neuf mois,

tirés par de grandes

transactions dans Paris

intra-muros, tandis

que les actifs situés

en périphérie peinent

à trouver acquéreur.

Le retail confirme sa

remontée, avec + 17 % de

volumes transactés, porté

par un marché rééquilibré

et la recherche de

rendement. À l’inverse,

la logistique envoie

des signaux d’alerte

(– 6 % sur un an), après

plusieurs années de forte

croissance. La vacance

locative augmente et

certains portefeuilles

peinent à se vendre.

Le résidentiel reste un

enjeu majeur : près de

1 million de logements

manquent en France,

mais la transformation

des bureaux vacants

en logements demeure

marginale, freinée

par des contraintes

techniques, politiques

et financières. Enfin, les

datacenters sont des

actifs très convoités,

mais complexes à

développer, avec 7 ans

en moyenne pour

aboutir et d’importantes

contraintes énergétiques

et réglementaires.

À lire

Mesurez l’empreinte carbone

de votre entreprise en 5 étapes !

Avec Mesurez

l’empreinte carbone

de votre entreprise en

5 étapes !, Patrick Coulon

propose une méthode

simple et accessible pour

calculer les émissions de

gaz à effet de serre de

son entreprise. Face aux

exigences croissantes des

lois climat et du reporting

environnemental, cet

ouvrage pédagogique

guide pas à pas les

entreprises dans la

réalisation de leur bilan

carbone. Illustré de

cas concrets issus de

divers secteurs, le livre

valorise les démarches

« bas carbone » déjà

engagées et aide à

réduire efficacement

son impact sur le climat.

Patrick Coulon, ingénieur

énergie-environnement

et consultant spécialisé

depuis 15 ans,

accompagne les

organisations dans leurs

démarches énergie-climat

(Bilan Carbone ® , BEGES,

GHG Protocol).

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j3e 921 / OCTOBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 15


ACTUALITÉ

Salon des maires et des collectivités locales

Les Prix de l’Innovation territoriale : une vitrine

d’excellence au service des territoires

Dans un contexte

où les territoires

doivent relever des

défis croissants –

transition écologique,

inclusion sociale,

sobriété énergétique

ou encore résilience

face aux risques –, les

collectivités locales

ont plus que jamais

besoin de solutions

innovantes. C’est

dans cette dynamique

que s’inscrivent les

Prix de l’Innovation

territoriale 2025, portés

par le Salon des maires et

des collectivités locales

(SMCL). Ce concours met

à l’honneur des projets

portés conjointement

par des acteurs publics,

privés ou associatifs

et des collectivités,

valorisant ainsi la

coopération locale. Sept

grandes thématiques

structurent le prix :

sobriété énergétique,

mobilité décarbonée,

aménagement durable,

numérique de confiance,

planification écologique,

lien social, sécurité…

Autant d’enjeux

cruciaux pour l’avenir

des territoires. Au-delà

de la reconnaissance,

ces prix offrent une

visibilité stratégique.

Chaque projet finaliste

bénéficie d’un temps

de parole pendant le

salon, face à un public

d’élus, d’experts et de

décideurs. Les lauréats

sont ensuite distingués

lors d’une cérémonie

officielle, assurant un

rayonnement national. Ce

prix s’impose comme un

levier d’accélération pour

les porteurs de solutions

concrètes et durables.

En mettant en lumière

les innovations qui

transforment la vie locale,

il favorise les rencontres,

les partenariats et le

passage à l’échelle.

C’est aussi un moyen

pour les collectivités

d’identifier des réponses

adaptées à leurs besoins,

tout en renforçant leur

attractivité. Avec son fil

rouge « Le Meilleur en

Commun », l’édition 2025

rappelle que l’innovation

n’a de sens que si elle

sert le bien commun.

En participant aux

Prix de l’Innovation

territoriale, les candidats

s’inscrivent dans un

mouvement collectif

tourné vers l’action et

la transformation des

territoires.

Qualification

Qualifelec lance la Maîtrise RSE, pour valoriser

les engagements responsables des entreprises

Qualifelec, organisme

de référence pour

la qualification des

entreprises du génie

électrique, énergétique

et numérique, annonce

le lancement de la

Maîtrise RSE, une

reconnaissance officielle

des engagements

environnementaux et

sociaux des entreprises

qualifiées. Fondée sur un

référentiel pragmatique

élaboré avec les

professionnels du secteur,

la Maîtrise RSE évalue six

domaines : gouvernance,

dialogue social, qualité

de vie au travail, achats

responsables, maîtrise

de la consommation et

gestion des déchets.

Près de 75 % des critères

s’appuient sur des

pratiques déjà en place,

telles que le recours

à des fournisseurs

locaux, la réduction des

consommations d’énergie

ou la gestion raisonnée

des déchets. Réservée

aux entreprises déjà

qualifiées QUALIFELEC,

la Maîtrise RSE est

attribuée pour quatre

ans, avec un suivi

annuel simplifié. Elle

permet de valoriser les

pratiques responsables,

de se distinguer dans

les appels d’offres et de

renforcer la confiance des

clients et partenaires.

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ACTUALITÉ

Rénovation des écoles

Le premier baromètre EduRénov souligne une

dynamique prometteuse, mais des défis à relever

La Banque des

Territoires, en

partenariat avec le

groupe SCET, a dévoilé

les résultats du premier

baromètre EduRénov, un

outil inédit qui évalue la

rénovation énergétique

des écoles en France.

L’étude, menée auprès

de 300 collectivités

territoriales, met en

lumière une forte

mobilisation des élus et

agents pour transformer

les établissements

scolaires en espaces plus

économes en énergie.

Le constat est clair :

64 000 écoles, accueillant

12 millions d’élèves,

sont confrontées à un

patrimoine vieillissant

et énergivore. Plus de

80 % des écoles primaires

ont plus de 50 ans, et

ces bâtiments sont

appelés à faire face à

une multiplication des

vagues de chaleur, qui

seront trois fois plus

fréquentes d’ici 2030.

Pour autant, les résultats

sont encourageants.

84 % des collectivités ont

déjà lancé ou finalisé des

projets de rénovation

ces cinq dernières

années, avec une priorité

marquée sur le confort

thermique. Si la tendance

se poursuit, plus de 30 %

des écoles pourraient

être rénovées entre

2025 et 2030, générant

ainsi des économies

significatives sur les

factures énergétiques

des collectivités.

Cependant, plusieurs

obstacles demeurent.

Le financement reste

le principal frein pour

73 % des collectivités,

et la majorité d’entre

elles rapportent un

manque de compétences

spécifiques pour mener

à bien leurs projets. De

plus, plus de la moitié

des collectivités n’ont

qu’une vision partielle de

l’état de leur patrimoine

scolaire, ce qui complique

la planification des

rénovations. L’initiative

EduRénov, lancée en

2023, a pour objectif

d’accompagner

la rénovation de

10 000 écoles d’ici

2028, et a déjà soutenu

plus de 5 400 projets,

améliorant les conditions

d’apprentissage de près

de 1,5 million d’élèves.

j3e 921 / OCTOBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 17


AGENDA

5 et 6 novembre

18 au 20 novembre

27 et 28 novembre

10 et 11 décembre

DATA CENTRE WORLD

Paris Expo,

porte de Versailles

Le salon Data Centre

World Paris rassemble

une communauté de

professionnels de l’industrie

des datacenters : décideurs,

experts techniques et

fournisseurs de solutions

innovantes. Plongez

au cœur des dernières

avancées pour les

datacenters grâce au

programme de conférences

et découvrez les dernières

innovations technologiques

en action en vous rendant

sur les stands des

exposants.

Contacts/informations

www.datacentreworld.fr

SALON DES MAIRES

ET DES COLLECTIVITÉS

LOCALES

Paris Expo,

porte de Versailles

Événement majeur des

décideurs territoriaux, le

Salon des maires et des

collectivités locales est

un espace de rencontres,

d’échanges et de partage, qui

met en avant des solutions

adaptées aux besoins de

chacun. Alors que la fin

du mandat approche, c’est

le moment de finaliser les

projets et programmes

menés par les communes

et intercommunalités.

L’édition 2025 marquera

donc le temps de

l’accélération.

Contacts/informations

www.salondesmaires.com

ARCHITECT@WORK

BORDEAUX

Parc des Expositions

de Bordeaux – Hall 3

Fort du succès de sa

dernière édition, Architect@

Work Bordeaux continue

de s’imposer comme un

rendez-vous de premier

plan pour la communauté

de l’architecture, de la

prescription et du design.

L’événement propose une

sélection rigoureuse de

nouveaux produits, ainsi

qu’un programme complet

avec des séminaires

et autres événements

connexes inspirants.

Contacts/informations

www.architectatwork.com/fr

ENERGAÏA

Parc des Expositions

de Montpellier

Le Forum EnerGaïa, porté

par la région Occitanie,

offre des solutions

environnementales de

premier plan pour les

territoires, les villes et les

industries engagés dans

la transition énergétique.

La 18e édition du Forum,

qui s’est tenue du 11 et

12 décembre 2024 au

parc des Expositions de

Montpellier, a accueilli près

de 22000 participants. Une

fréquentation record, en

hausse de 32 %.

Contacts/informations

www.energaia.fr

10 février

8 au 13 mars 9 au 13 mars 10 et 11 mars

ENERJ-MEETING PARIS

Carrousel du Louvre,

Paris

La Journée de l’efficacité

énergétique et

environnementale du

bâtiment se focalisera sur

les enjeux stratégiques

pour transformer le

bâtiment vers plus de

sobriété, performance,

décarbonation, résilience et

attractivité. EnerJ-meeting

réunira 4000 décideurs

et acteurs clés du secteur

pour partager retours

d’expérience, innovations et

tendances réglementaires.

Cette édition 2026, marque

les 10 ans de l’événement.

Contacts/informations

www.enerj-meeting.com

LIGHT + BUILDING

Francfort-sur-le Main,

Allemagne

Light + Building réunira

l’ensemble de la filière

mondiale de l’éclairage

et des technologies des

services du bâtiment.

L’événement réunira

près de 2000 entreprises

venues d’Allemagne et de

l’étranger, parmi lesquelles

de nombreux leaders

du marché, fournisseurs

spécialisés et jeunes

entreprises innovantes,

offrant un panorama

complet des acteurs qui

façonnent les nouvelles

tendances du secteur.

Contacts/informations

light-building.

messefrankfurt.com

MIPIM

Palais des Festivals,

Cannes

En tant que leader mondial

de l’industrie immobilière,

le MIPIM donne un accès

exclusif aux investisseurs

internationaux et propose

des solutions concrètes

pour rendre les actifs

immobiliers plus durables

et résilients dans un

environnement en

constante évolution. Le

MIPIM offre un cadre idéal

pour échanger des idées,

partager des expériences

et développer des

opportunités commerciales

et professionnelles.

Contacts/informations

www.mipim.com/fr

OPEN ENERGIES

Eurexpo Lyon

Open Energies est le

rendez-vous qui réunit

producteurs et distributeurs

d’énergies renouvelables,

intégrateurs, développeurs,

gestionnaires de réseaux

et décideurs, autour d’une

ambition commune : rendre

l’énergie plus intelligente

et vertueuse sur toute la

ligne ! Venez découvrir les

technologies industrielles

et digitales conçues pour

gérer, produire, stocker et

consommer l’énergie avec

plus d’efficience.

Contacts/informations

www.open-energies.com/fr

18 j3e 921 / OCTOBRE 2025 - www.filiere-3e.fr


ÉVÉNEMENT

© DR

‘‘

L’arrivée massive de l’IA rebat

complètement les cartes et crée une nouvelle

équation énergétique et infrastructurelle.

Adrien Boulongne

Directeur du salon Data Centre World Paris

’’

Depuis sa première édition en 2016, Data Centre World Paris s’est imposé comme le

rendez-vous de référence de la filière. Avec 7 900 visiteurs uniques en 2024, contre

6 200 en 2023, la croissance du salon reflète un marché dynamique, porté par l’essor

de l’IA et les enjeux énergétiques. Adrien Boulongne, directeur du salon, détaille les

nouveautés 2025, les thématiques phares et la volonté des organisateurs d’offrir une

véritable plateforme d’échange pour accompagner la mutation du datacenter.

j3e - Quelles sont les grandes nouveautés de cette édition

2025 de Data Centre World, qui se tiendra au sein du

Tech Show Paris ?

Adrien Boulongne – L’événement s’inscrit dans un

contexte très dynamique pour la filière française, renforcé

par l’annonce en février du président de la République

de la création d’un campus dédié à l’IA en région

parisienne. Cette prise de position politique confirme la

volonté de développer des infrastructures stratégiques

sur le territoire et renforce la confiance des investisseurs.

Concrètement, nous réunirons au sein du Tech Show Paris

plus de 320 exposants, dont 230 pour Data Centre World.

L’écosystème est largement représenté, avec de nombreux

nouveaux entrants. Le contenu du salon est structuré autour

de six grands axes : innovation et durabilité, infrastructures

et modèles d’affaires émergents, réglementations et

acceptabilité territoriale, ressources humaines et culture

d’entreprise, énergie et environnement et, enfin, design,

construction, équipements et maintenance.

j3e - Quels seront les thèmes phares qui vont marquer

cette édition ?

A. B. – D’abord, les technologies de refroidissement et

la réutilisation de la chaleur fatale. Nous organisons une

table ronde dédiée à ces enjeux, avec la participation

d’acteurs comme Stulz, Carrier, Open Compute Project,

Digital Realty ou encore la start-up Ionaka. Les solutions

de Liquid Cooling et d’immersion seront particulièrement

mises en avant. Ensuite, l’intelligence artificielle est devenue

incontournable. Son impact sur l’infrastructure des

datacenters est immense : gestion énergétique, optimisation

de la performance, montée en puissance des infrastructures

haute densité. L’IA devient un élément structurant de la

filière. Le troisième sujet est lié à l’énergie, notamment avec

les enjeux d’intégration des renouvelables au réseau, de la

flexibilité énergétique et de la soutenabilité économique.

En France, nous avons un mix marqué par l’abondance du

nucléaire et les renouvelables en croissance, mais aussi une

forte volatilité des prix de l’énergie. Enfin, les évolutions

très rapides du marché doivent être soulignées. Il y a un

an, parler de datacenters de 1 GW paraissait irréaliste.

Aujourd’hui, de tels projets sont lancés. L’arrivée massive

de l’IA rebat complètement les cartes et crée une nouvelle

équation énergétique et infrastructurelle.

j3e - Au-delà des contenus, comment le salon

favorise-t-il les échanges entre acteurs ?

A. B. – Data Centre World Paris est avant tout une

plateforme d’échanges physiques. Pour maximiser ces

rencontres, nous proposons plusieurs outils. D’abord, la

plateforme Connect, ouverte depuis le 1 er octobre, permet

aux visiteurs, exposants et conférenciers de prendre

rendez-vous et de planifier leur agenda en amont. Elle

reste active après le salon pour prolonger les échanges. Sur

site, nous avons également des espaces dédiés aux rendezvous,

en complément des interactions sur les stands. Une

autre nouveauté majeure est l’obtention de l’accréditation

CPD Group. Toutes les conférences du salon (plus de 170

cette année) sont désormais reconnues comme formation

continue au niveau européen. Un visiteur peut cumuler

jusqu’à 8 heures de contenu accrédité par jour, validé

par un certificat. Par ailleurs, nous renouvelons notre

espace start-up, situé au cœur du salon. Une vingtaine de

jeunes pousses présenteront leurs innovations. Soutenir

l’innovation et donner de la visibilité aux nouveaux acteurs

de la filière est une dimension essentielle. Enfin, Data Centre

World fêtera ses 10 ans en 2026 et déménagera au Hall 5 de

la porte de Versailles pour accompagner son expansion.

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j3e 921 / OCTOBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 21


ANALYSE

Datacenters & IA :

aligner ambitions publiques

et conditions d’exécution

Par Joël Vormus, délégué Datacenters et directeur des Affaires

Publiques, Gimelec

© DR

Il y a six mois, les datacenters occupaient le devant

de la scène. Sommet de l’IA, Choose France : la

volonté politique était claire ; celle d’accélérer

l’implantation de capacités de calcul en France pour

répondre aux besoins exponentiels de l’intelligence

artificielle.

Le projet de loi de simplification

devait ainsi contenir une disposition

allant dans ce sens, en

allégeant certaines contraintes pesant

sur les projets de datacenters. Mais un

amendement en a vidé la portée : sous

couvert de « souveraineté », seuls les

grands projets portés par des acteurs

européens en seraient bénéficiaires.

Autrement dit, quasiment aucun projet.

Et pour ajouter à l’incertitude, l’avenir

de ce projet de loi reste suspendu à

d’éventuels accords politiques dépassant

largement le secteur du datacenter.

Un exemple frappant de la persistante

difficulté française à passer du discours

à l’exécution.

Freiner l’implantation locale revient

pourtant à entretenir la dépendance

que l’on prétend combattre. La dépendance

aux infrastructures situées en

dehors du territoire européen est bel et

bien là. Elle est objectivée par l’augmentation

conséquente du dernier bilan

environnemental du secteur numérique

réalisé par l’ADEME et l’Arcep,

qui intègre désormais les datacenters

implantés à l’étranger. Cette « délocalisation

numérique » se fait notamment

aux États-Unis, où le contenu carbone

d’un kilowattheure consommé par un

datacenter est en moyenne trois à quatre

fois plus élevé que celui du kilowat-

theure français. À besoins de calcul

identiques, implanter les datacenters

en France réduit mécaniquement l’empreinte

carbone du numérique.

L’enjeu dépasse même le numérique.

Le système électrique français connaît

aujourd’hui une situation paradoxale :

une production décarbonée abondante,

mais une consommation nationale

atone. Au premier semestre 2025,

elle restait encore 6 à 7 % en dessous

des niveaux précrise sanitaire. Dans

ce contexte, la question de la demande

devient centrale. Qui pour consommer

et ainsi amortir les investissements dans

les réseaux et les nouveaux moyens de

production décarbonés ? L’hydrogène,

longtemps présenté comme le principal

débouché, connaît un ralentissement

marqué faute de modèle économique

robuste. Les datacenters, eux, constituent

une solution mobilisable rapidement

: ils combinent une demande

structurelle, des capacités d’investissement

solides et un besoin marché

immédiat.

Le TGV de l’IA n’est aujourd’hui pas tant

une question d’argent qu’une question

de temps. Là où le secteur numérique

raisonne en mois, les infrastructures

énergétiques évoluent encore à l’échelle

des années. Les énergéticiens ont commencé

à bouger : EDF et RTE ont lancé

des appels à manifestation d’intérêt

pour anticiper ces besoins et réfléchir

à des raccordements plus agiles. Mais

ces efforts n’aboutiront qu’à des gains

de temps limités si le cadre réglementaire

n’évolue pas lui aussi. Tant que ces

contraintes de raccordement ne seront

pas allégées, la France restera à contretemps

d’un marché mondial qui avance

à grande vitesse.

Il est donc urgent que les élus de tout

bord reprennent la main sur ce dossier.

Laisser perdurer le décalage entre

ambitions affichées et conditions d’exécution,

c’est condamner le pays à perdre

sur tous les tableaux : économique, en

manquant des investissements majeurs ;

souveraineté, en maintenant la dépendance

à des infrastructures situées hors

d’Europe ; environnemental, en laissant

croître une empreinte carbone supérieure

et en ne permettant pas l’électrification,

si nécessaire à la transition

énergétique. Passer de la parole aux

actes suppose d’adapter à la fois la réglementation

et le système énergétique au

rythme du numérique et de l’IA.

La question est claire : voulons-nous

que la souveraineté et la transition

numérique s’incarnent dans des projets

concrets, ou qu’elles demeurent au

stade du symbole ? Le train de l’IA ne

sifflera pas deux fois.

22 j3e 921 / OCTOBRE 2025 - www.filiere-3e.fr


ANALYSE

© DR

Transformation numérique :

les technologies clés qui vont

impacter le paysage énergétique

en pleine évolution

Par Jimmy Lin, directeur Getac Technology France

Alors que les technologies numériques redéfinissent

la façon dont les organisations fonctionnent, délivrent

leurs services et répondent aux évolutions du marché,

le secteur des services publics vit une mutation.

Si leur importance est largement reconnue, les

progrès restent inégaux : infrastructures obsolètes,

pannes, manque de compétences et difficultés de

déploiement. Une enquête récente menée par Statista

auprès d’entreprises de services publics à l’échelle

internationale révèle que seulement 17 % des personnes interrogées

considèrent leur transformation numérique comme achevée : les avantages

de la digitalisation sont compris, mais la plupart des entreprises doivent

s’appuyer sur des leviers clés pour en tirer pleinement parti.

Parmi les leviers clés identifiés

figurent trois technologies

majeures, parmi lesquelles

l’intelligence artificielle. Estimé à

389,5 milliards d’euros d’ici 2031*, ce

marché attire de plus en plus l’attention

des services publics. L’IA contribue

à optimiser la gestion de l’eau et de

l’énergie et est mobilisée pour l’efficacité

énergétique, l’intégration des énergies

renouvelables et l’engagement client.

Pourtant, 41 % des dirigeants adoptent

encore une approche « attentiste »,

invoquant la sécurité des données, la

compatibilité des systèmes et le manque

de formation. L’adoption de l’internet

des objets (IoT) a, dans le même temps,

fortement progressé après la pandémie,

avec 48 % des entreprises à travers le

monde ayant intensifié son déploiement.

L’IoT offre des applications

multiples : automatisation des réseaux

intelligents, gestion d’actifs, compteurs

connectés, sécurité des sites. Le secteur

européen devrait devenir le deuxième

utilisateur mondial d’IoT derrière l’automobile,

avec environ 99 millions de

connexions d’ici 2027. Mais le manque

d’expertise en cybersécurité et analyse

de données reste un frein. Enfin, la

connectivité et la 5G sont des éléments

importants à prendre en compte. La 5G

peut supporter 100 fois plus d’appareils

et transmettre 1 000 fois plus de données

que les générations précédentes,

réduisant de 30 % les temps d’arrêt

grâce à la maintenance prédictive. Plus

de 80 % de la population de l’UE bénéficie

de la couverture 5G déjà disponible.

La 5G à haut débit et haute capacité est

accessible à plus de 40 % de la population,

ce qui en fait un atout majeur pour

les techniciens de terrain.

Transformer les services publics grâce

à une technologie durcie compatible

avec les leviers clés

Le secteur des services publics traverse

une phase critique, marquée par l’explosion

des données et des besoins énergétiques

liés à l’IA. La demande en énergie

des centres de données pourrait en effet

augmenter de 160 % d’ici 2030, doublant

ainsi leur part dans la consommation

mondiale totale d’énergie. Cette pression

croissante sur les infrastructures impose

non pas de freiner la technologie, mais

de l’adopter pleinement. L’IA, combinée

à l’IoT et à la 5G, offre des leviers puissants

pour révolutionner le secteur et

préparer les entreprises à affronter plus

efficacement les défis à venir. S’appuyer

sur une base technologique durcie n’est

donc plus une option : c’est la condition

pour réussir la transformation numérique,

assurer la continuité des services

et garantir la résilience du secteur à long

terme.

Alors que le besoin d’une transformation

numérique efficace s’accélère dans

le secteur de l’énergie et des services

publics, les solutions durcies Getac

compatibles avec l’IA permettent l’intégration

réussie de nouvelles technologies

telles que l’IA, l’IoT et la 5G.

Les entreprises prennent ainsi de plus

en plus conscience de l’importance de

s’appuyer sur une base technologique

solide et durcie, capable d’exploiter la

puissance de l’IA sur le terrain pour

analyser, détecter et optimiser plus tôt,

ce qui se traduit par une meilleure stabilité

du réseau et un niveau de service

à la clientèle plus élevé.

* Le montant a été converti et arrondi de l’USD

à l’euro selon les taux de change en vigueur au

16 octobre 2024.

j3e 921 / OCTOBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 23


DÉVELOPPEMENT

Propos recueillis

par Alexandre Arène

© DR

‘‘

La technologie SynRM affiche des

rendements élevés et est bien plus durable.

’’

Daniel Eberli

Global Business Line Manager, IEC LV Motors,

ABB Motion

La division IEC LV Motors d’ABB Motion développe et fournit des moteurs basse tension

destinés à une large variété d’applications industrielles, avec un objectif clair : améliorer

l’efficacité énergétique et la durabilité des équipements. Daniel Eberli, Global Business Line

Manager, revient sur l’intérêt du remplacement des moteurs et du recours aux variateurs de

vitesse, ainsi que sur les principales technologies de motorisation aujourd’hui disponibles.

j3e - Comment le remplacement des moteurs, avec

l’ajout éventuel d’un variateur de vitesse, permet-il

d’améliorer l’efficacité énergétique des sites industriels ?

Daniel Eberli – Les économies proviennent toujours de

deux leviers. D’abord, remplacer le moteur pour en installer

un plus efficace : passer d’un moteur IE2 à un IE4 ou IE5

génère des gains conséquents. Ensuite, ajouter un variateur

de vitesse permet d’aller plus loin dans la performance

énergétique, car beaucoup d’applications ne fonctionnent

pas à charge constante, mais avec des profils variables.

Prenons l’exemple d’une pompe de refroidissement. Parfois,

elle doit tourner à pleine vitesse pour évacuer beaucoup de

chaleur. Mais à d’autres moments, la demande est moindre

et la pompe pourrait tourner à 30, 40 ou 50 % de sa vitesse

nominale. Or, un moteur branché au réseau ne sait faire

qu’une chose : tourner en continu à pleine vitesse. Pour

reprendre mon exemple, on installe en aval de la pompe une

vanne de régulation, qui bride le débit. Le moteur pousse

donc l’eau à plein régime, mais une partie est bloquée plus

loin par la pompe, ce qui génère une importante perte

d’énergie. Avec un variateur, plus besoin de vanne. On

ajuste directement la vitesse du moteur au besoin réel. Les

économies sont considérables. Je vais faire une analogie avec

l’automobile. Un moteur sans variateur, c’est comme rouler

pied au plancher constamment, en freinant pour ralentir.

Alors qu’avec un variateur, on règle sa vitesse uniquement

avec l’accélérateur, de façon beaucoup plus efficace.

j3e - Concrètement, quel gain d’efficacité apporte

le remplacement d’un moteur ancien par un modèle

plus récent ?

D. E. - Chaque saut d’une classe d’efficacité à l’autre réduit

les pertes de 15 à 20 %. Par exemple, un moteur IE2 a un

rendement de 90 %. En passant à IE5, vous atteignez 95 %.

Cela correspond à environ 5 % d’énergie économisée.

C’est significatif, surtout quand on sait que la majorité des

300 millions de moteurs installés dans le monde sont encore

en IE2, IE1, voire IE0.

j3e - Pouvez-vous expliquer les particularités

des différentes technologies de moteurs ?

D. E. - Trois grandes familles dominent : moteurs

asynchrones (induction), moteurs synchrones à aimants

permanents (PM), et moteurs à réluctance synchrone

(SynRM). L’induction est la technologie la plus utilisée

(75 % des applications). Simple, fiable, elle peut fonctionner

avec ou sans variateur. Mais elle atteint difficilement

les rendements IE5. Les moteurs synchrones à aimants

permanents permettent de rendre un moteur compact,

efficace, avec un couple élevé à basse vitesse. Mais il existe

un risque de démagnétisation à vitesse élevée, ce qui

condamne le moteur à terme, et par ailleurs, les aimants

intégrés sont souvent achetés en Chine et constitués de

terres rares, ce qui alourdit l’impact environnemental. Les

moteurs à réluctance synchrone (SynRM) ne nécessitent

pas d’aimants, donc pas de risque de démagnétisation ni

de dépendances aux terres rares. Ils sont plus simples à

entretenir, génèrent moins d’échauffement et s’usent donc

moins. La technologie SynRM affiche des rendements

élevés et est bien plus durable. ABB ne produit pas

exclusivement des moteurs SynRM. Dans certains cas, un

moteur à aimants permanents reste préférable, par exemple

dans l’extrusion, la propulsion marine, les compresseurs

ferroviaires, où l’encombrement et le poids comptent. Mais

le SynRM présente aujourd’hui beaucoup de potentiel dans

de nombreuses applications.

24 j3e 921 / OCTOBRE 2025 - www.filiere-3e.fr


20 j3e 918 / MAI 2025 - www.filiere-3e.fr

Franck Mouchel,

respon sable Segment

tertiaire chez ABB

France.

Contrôleur E_AÏRON

par pièce multi-métiers

utilisé en classe A et B.

j3e 918 / MAI 2025 - www.filiere-3e.fr 21

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et environnementale des bâtiments

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Des équipements

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Le courant passe entre nous depuis 75 ans

LA REVUE DE L’EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE ET ENVIRONNEMENTALE

BACS :

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L’ESSAI

Dossier spécial IBS

La parole aux exposants

Économie circulaire

Le réemploi des équipements

électriques, une solution durable

LA REVUE DE L’EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE ET ENVIRONNEMENTALE

LA TRANSITION

ÉNERGÉTIQUE,

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ISSN 0758-3826 / JUIN 2025

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Edition papier 8 numéros par an + newsletters

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919

Datacenter

De nouvelles solutions

de refroidissement

pour anticiper le

développement de l’IA

Alimentation

Les nouveaux défis

de l’infrastructure

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datacenters… et les

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Gestion de

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Les installations

d’éclairage contribuent

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énergétique et au

bien-être dans les

bâtiments tertiaires

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LE DATACENTER

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DU MOIS

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Des bornes de recharge

et des services adaptés aux

copropriétés, aux entreprises

ou aux commerces

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SMART

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LES DOSSIERS DU MOIS

Smart Building

Les systèmes de pilotage

et les bacs, vecteurs

de bien-être au travail

Le bien-être des collaborateurs et l’obligation de mise en œuvre des

systèmes de gestion technique des bâtiments (BACS) pour les bâtiments

tertiaires offrent aux gestionnaires et propriétaires de bureaux des

opportunités pour transformer leurs bâtiments en environnement encore

plus « Smart ». Les solutions de pilotage intelligent, l’IoT et l’arrivée de

solutions d’IA permettent d’optimiser le confort des occupants tout en

améliorant l’efficacité énergétique, notamment pour la gestion de l’éclairage,

la gestion thermique personnalisée, l’optimisation de la qualité de l’air

et la réservation dynamique des espaces. Tour d’horizon.

L

a gestion technique du bâtiment (GTB)

est assez souvent mal perçue par les occupants

de bureaux, notamment lorsqu’elle

entraîne un inconfort thermique ou visuel. Des

défauts de conception, une complexité excessive,

une configuration inadaptée à l’usage des locaux

ou encore une maintenance insuffisante sont

souvent à l’origine de cette perception. Encore

aujourd’hui, près de la moitié des systèmes GTB

installés ne fonctionnent pas correctement, ce qui

peut pousser les occupants à prendre des mesures

pour contrôler leur confort, comme déplacer des

sondes ou utiliser des chauffages d’appoint. Ces

actions compromettent évidemment la performance

énergétique du bâtiment et apportent

un confort souvent sommaire. Pourtant, l’objectif

d’une GTB, cadré par le décret BACS, est de

garantir à la fois le confort et la santé des occupants

tout en réalisant des économies d’énergie.

L’utilisateur peut rester maître

de son confort thermique

« L’utilisateur a souvent la possibilité d’ajuster les

niveaux de son confort thermique pour décaler une

consigne de température dans des plages limitées de

modifications. Les automatismes ensuite prennent

la main, en chauffage et climatisation, pour réguler

le confort de chaque utilisateur présent dans sa zone

d’occupation », explique Franck Mouchel, responsable

Segment tertiaire chez ABB France.

Edition numérique (PDF) + newsletters

n Abonnement 1 an : 110 € TTC

Olivier Guérin, chef de produit Automation de

Wago, ajoute que « souvent, l’utilisateur déroge

aux consignes parce que le fonctionnement n’est

pas satisfaisant. Avec des systèmes et automatismes

efficaces et une régulation précise par zone,

l’utilisateur a moins besoin d’intervenir pour ajuster

son confort. Dans certains projets, il n’y a même

aucune dérogation possible sur les consignes de

chauffage et de climatisation du bâtiment ».

Pour interagir avec son environnement, l’utilisateur

peut utiliser un module mural, une télécommande

sans fil, ou une télécommande virtuelle

sur son smartphone qui se connecte en Bluetooth

à un multi-capteur, explique l’expert d’ABB.

Ensuite, les contrôleurs de la gamme E_AÏRON

d’ABB peuvent être installés dans des faux plafonds,

que ce soit dans une pièce ou une zone ...

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DÉVELOPPEMENT

Propos recueillis

par Alexandre Arène

© DR

‘‘

ProGrid améliore les performances techniques

et la sécurité de l’utilisateur. Mais l’apport majeur

réside dans la digitalisation.

Corentin Lavenas

Chef de Produit, Mersen

’’

Avec ProGrid, Mersen renouvelle sa gamme d’interrupteurs-sectionneurs à fusibles, tout en

y intégrant la digitalisation du réseau électrique. Destinée aux stations de transformation

HT/BT, aux TGBT industriels et aux grands ensembles résidentiels ou tertiaires, ProGrid

s’adresse aux opérateurs de réseaux électriques, d’infrastructures photovoltaïques ou

de recharge. Corentin Lavenas, chef de Produit chez Mersen, présente les principales

caractéristiques de la solution ProGrid et les prochaines étapes de développement.

j3e - Pouvez-vous nous présenter la solution ProGrid

et ses différentes versions ?

Corentin Lavenas – ProGrid est une nouvelle gamme de

produits déclinée en trois versions. La première, ProGrid

Standard, est un interrupteur-sectionneur à fusibles, un

appareil de protection simple qui accueille les fusibles

et assure la capacité de coupure. C’est une technologie

historique pour Mersen, qui produit ce type d’équipement

depuis plus de 50 ans, notamment avec les gammes

Multivert® et Multibloc®, utilisées depuis plus de 30 ans.

Avec ProGrid, nous modernisons le design et améliorons

les performances. La nouvelle génération permet d’atteindre

jusqu’à 800 V AC, ce qui répond aux besoins croissants du

photovoltaïque. Nous avons aussi développé un nouveau

système d’ouverture breveté, combinant ouverture parallèle

et rotation, qui renforce la sécurité, améliore la coupure

de l’arc et optimise l’ergonomie utilisateur. La deuxième

déclinaison est ProGrid Smart. Elle intègre un module

communicant directement dans l’interrupteur-sectionneur,

évitant un encombrement supplémentaire dans l’armoire

électrique. Ce module mesure le courant, la tension,

le cos φ, la température et transmet ces données via le

protocole ouvert Modbus RTU, ce qui facilite la connexion

à un système de supervision ou au cloud. La troisième

offre, ProGrid SmartStation, va plus loin : elle ne se limite

pas au porte-fusible, mais surveille l’ensemble de la station

de transformation. Elle mesure le courant et la tension en

sortie de transformateur, assure le suivi des indicateurs

de qualité de l’énergie (harmoniques, déphasage), et

l’intégration de capteurs environnementaux (température

du transformateur, humidité, détection d’inondation,

contrôle d’accès). L’objectif est de fournir une solution

complète pour transformer les postes « aveugles » en postes

intelligents.

j3e - En quoi cette nouvelle génération change-t-elle

par rapport à Multivert® ?

C. L. - ProGrid améliore les performances techniques

et la sécurité de l’utilisateur grâce au nouveau système

d’ouverture. Mais l’apport majeur de ProGrid réside dans

la digitalisation. Avec les versions smart, nous fournissons

des données qui permettent la maintenance préventive et

prédictive : détection de surcharges, identification du sens de

circulation du courant, suivi des usages pour les installations

d’autoconsommation… Les gestionnaires de réseaux

disposent ainsi d’informations essentielles pour éviter les

pannes, réduire les coupures intempestives et prolonger la

durée de vie de leurs équipements. Avec ProGrid, on peut

détecter rapidement des anomalies (surcharge, coupure

intempestive…) et réagir immédiatement. À terme,

l’objectif est d’effectuer certaines actions à distance, par

exemple réguler la charge des stations de recharge pour

véhicules électriques, de façon à lisser la consommation

du réseau. C’est un outil d’aide à la décision, conçu pour

anticiper les évolutions des installations, voire de planifier

le renforcement du réseau.

j3e - Quelles sont les prochaines étapes pour ProGrid ?

C. L. - Nous allons élargir la gamme avec de nouveaux

calibres et tailles d’appareils. Nous travaillons aussi à

enrichir les mesures disponibles, par exemple l’analyse des

harmoniques et la qualité du réseau, directement dans le

porte-fusible. Enfin, nous construisons un écosystème de

partenaires pour la partie logicielle. Mersen reste centré

sur le hardware, mais nous voulons proposer, avec nos

partenaires, une solution globale et simple à intégrer pour

les clients. L’ambition de Mersen est claire : faire de ProGrid

une brique essentielle des smart grids, alliant protection,

connectivité et intelligence énergétique.

26 j3e 921 / OCTOBRE 2025 - www.filiere-3e.fr


j3e 921 / OCTOBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 27


LES DOSSIERS

DU MOIS

40

ALIMENTATION

Les nouveaux défis de

l’infrastructure technique

des datacenters… et les

dernières solutions

29

DATACENTER

56

GESTION DE

L’ÉCLAIRAGE

Les installations d’éclairage

contribuent à la performance

énergétique et au bien-être

dans les bâtiments tertiaires

© AdobeStock

© B.E.G.

© ABB

28 j3e 921 / OCTOBRE 2025 - www.filiere-3e.fr


LES DOSSIERS DU MOIS

De nouvelles solutions

de refroidissement pour

anticiper le développement

de l’IA

Avec le développement de centres de données dédiés à l’IA, aux

applications de cloud et de HPC, les exigences imposées aux systèmes

de refroidissement de ces centres ont explosé. De nouvelles solutions

de refroidissement se sont développées rapidement pour répondre à ces

contraintes, tout en réduisant les consommations d’énergie pour des

installations plus durables. Pour ces applications, le refroidissement par air

cède la place aux différentes techniques de refroidissement liquide plus

performantes et mieux adaptées à la montée en puissance dans les baies.

Depuis plusieurs décennies, les centres

de données ont utilisé des techniques

de refroidissement de plus en plus performantes

: climatiseurs de salles informatiques

(CRAC), refroidissement par eau glacée et free

cooling, confinement des baies en allées chaudes

et froides. Ces solutions, encore utilisées dans une

majorité de datacenters, se sont révélées efficaces

pour réduire le PUE et permettent d’assurer le

refroidissement de racks jusqu’à 15-20 kW, mais

l’arrivée rapide de l’IA et du calcul haute performance

(HPC) avec leurs nouvelles contraintes

va obliger à adopter et mettre en œuvre de nouvelles

technologies de refroidissement dans des

datacenters existants ou sur de nouveaux sites

conçus pour ces applications très gourmandes en

énergie.

Un besoin en énergie en forte augmentation

Comme le confirme Gaël Roquain, responsable

Marketing Segment Data Center & Cooling pour

Secure Power de Schneider Electric France, « le

besoin en énergie a considérablement augmenté.

Nous parlons aujourd’hui de densité moyenne

d’un rack à 7 kW thermiques, l’IA amène des

puissances à 150 kW thermiques par rack, et cette

puissance est en constante évolution. Le refroidissement

de l’air permet de traiter des densités allant

difficilement jusqu’à 50 kW, ensuite, les flux d’air

deviennent turbulents et n’arrivent plus jusqu’aux

composants du serveur, le refroidissement liquide

devient une nécessité, c’est une disruption tech-

© Schneider Electric

Datacenter

nologique de nos architectures telles que nous les

connaissons. L’eau est un très bon caloporteur,

4 fois plus efficace que l’air, et il est plus facile à

maîtriser, le DLC (Direct liquid cooling) devient

plus efficace que le refroidissement à l’air. L’eau est

emmenée directement au niveau des processeurs,

ce qui permet d’avoir un refroidissement localisé

et plus efficace étant donné le pouvoir caloporteur

supérieur. Attention toutefois, car le refroidissement

à air reste nécessaire, la quantité de calories

captées par un rack en DLC est entre 80 et 95 % via

l’eau, il faut donc traiter l’air résiduel.

Le DLC peut se déployer de manière progressive

sur les bâtiments déjà construits, car même s’il y

a des spécificités, l’architecture reste semblable à

ce que nous connaissons, ce qui évite de devoir

...

Architecture de

refroidissement liquide

d’un datacenter.

j3e 921 / OCTOBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 29

. . . . . . . . .


. . . . . . . .

© Microsoft

© Vertiv

Nouveau

datacenter

Fairwater de

Microsoft à Mount

Plaisant (USA)

dédié à l’IA.

Refroidissement

liquide sur chip.

...

30 j3e 921 / OCTOBRE 2025 - www.filiere-3e.fr

LES DOSSIERS DU MOIS

Datacenter

construire de nouveaux bâtiments spécifiquement

pour le liquid cooling et l’IA ».

Une enquête de l’Uptime Institute a révélé qu’environ

17 % des centres de données utilisent le

refroidissement liquide et que plus de 61 % envisagent

de l’adopter, ce qui montre une forte tendance

vers cette approche.

Cela peut aller jusqu’à des sites que l’on n’avait pas

imaginés il y a quelques années, à l’image du projet

en construction de Microsoft à Mount Pleasant,

dans le Wisconsin (États-Unis). Ce site de

Fairwater se compose de trois bâtiments de plus

de 110 000 m 2 dédiés à l’intelligence artificielle

et au cloud et abritant des serveurs de centaines

de milliers de GPU Nvidia GB200 et le nouveau

GPU Blackwell. Ces serveurs sont refroidis par

un système de refroidissement liquide avec une

centrale de refroidissement à eau qui fonctionne

en circuit fermé.

Selon Microsoft, « plus de 90 % de l’installation

s’appuiera sur un système de refroidissement

liquide en boucle fermée de pointe, rempli pendant

la construction et recirculé en continu. La partie

restante de l’installation utilisera l’air extérieur

pour le refroidissement, ne passant à l’eau que les

jours les plus chauds, minimisant ainsi l’impact

environnemental et maximisant l’efficacité opérationnelle.

Le résultat est une étape technologique

importante : un centre de données doté d’un câble

de fibre optique suffisant pour faire quatre fois le

tour de la Terre, mais sa consommation annuelle

d’eau est modeste, nécessitant à peu près la quantité

qu’un restaurant typique utilise chaque année

ou ce qu’un terrain de golf de 18 trous consomme

chaque semaine en plein été ».

Des technologies de refroidissement liquide

adaptées aux besoins

Le refroidissement liquide n’est pas nouveau, il

est utilisé dans les centres de calcul haute performance

(HPC) depuis de nombreuses années,

mais les opérateurs de datacenters dédiés à l’IA

doivent rapidement construire les infrastructures

nécessaires pour prendre en charge les serveurs

de GPU refroidis par liquide.

Plusieurs techniques de refroidissement liquide

sont disponibles et se développent rapidement

pour répondre aux besoins des datacenters en

évolution constante, avec des délais souvent très

courts.

Le refroidissement par contact direct de liquide

(DLC) utilise une unité de distribution de refroidissement

(CDU) dans laquelle un liquide est utilisé

pour extraire directement la chaleur des composants

tels que les puces, pour gérer des densités

de puissance pouvant dépasser 120 kW par rack ;

cette valeur étant annoncée en constante augmentation

avec l’arrivée de nouvelles générations

de GPU. Ces CDU sont associées à une centrale

de refroidissement extérieure, généralement sur

le toit. La CDU assure le transfert de chaleur de

la boucle principale de ce refroidissement extérieur

et une boucle secondaire qui fait circuler

le liquide de refroidissement vers l’équipement

informatique.

Gaël Roquain donne l’exemple des différentes

solutions proposées par Schneider Electric en

matière de refroidissement du processeur à l’évacuation

de la chaleur à l’extérieur du bâtiment,

le « chip to chiller ». « Ce rejet à l’extérieur se fait

notamment grâce à des équipements comme des

groupes d’eau glacée ou des dry coolers, que nous

proposons. Mais nous commercialisons également

d’autres équipements qui permettent de traiter l’air

résiduel en salle informatique, comme les armoires

de refroidissement, les portes froides, les baies de

refroidissement InRow. À l’inverse, si l’exploitation

d’une salle impose de laisser cet espace neutre, nous

pouvons également proposer des Fanwalls, sorte

d’armoires de refroidissement de grande taille.

...


© Vertiv © Vertiv

AVIS D’EXPERTE

Séverine Hanauer.

Alors que les applications

d’IA stimulent la demande

croissante en calcul haute

performance, les serveurs

intègrent davantage de

puissance de traitement

pour gérer des tâches de

plus en plus complexes et

gourmandes en données.

Cette augmentation de

puissance entraîne une

génération de chaleur plus

importante, poussant les

limites du refroidissement

traditionnel par air,

en particulier dans les

environnements de racks

haute densité.

LES DOSSIERS DU MOIS

Datacenter

Séverine Hanauer, directrice Segments stratégiques

Télécom & Déploiement Edge, Europe du Sud de Vertiv

« Le refroidissement liquide est devenu

aujourd’hui une exigence critique pour

les datacenters et présente de nombreux

avantages. »

Le refroidissement liquide

est devenu aujourd’hui une

exigence critique pour les

datacenters. Près d’un sur

cinq (17 %) utilise déjà le

refroidissement liquide, et

61 % supplémentaires des

équipes opérationnelles

envisagent sa mise en œuvre.

Cette tendance reflète la

confiance du secteur dans

l’efficacité du refroidissement

liquide pour gérer la chaleur

des racks IT à haute densité.

Avantages du

refroidissement liquide :

• Dissipation thermique

améliorée - Le refroidissement

liquide utilise les capacités

supérieures de transfert

thermique de l’eau ou

d’autres fluides, qui peuvent

être jusqu’à 3 000 fois plus

efficaces que l’air pour

refroidir efficacement les

racks haute densité. Bien

Les différentes solutions de refroidissement en fonction de la puissance des baies.

qu’il puisse nécessiter des

coûts initiaux plus élevés,

sa capacité à réduire la

consommation d’énergie et à

prolonger la durée de vie des

équipements en fait un choix

rentable sur le long terme.

• Fiabilité et performance

IT améliorées - Les systèmes

de refroidissement liquide

permettent aux racks

de forte densité IT de

fonctionner à des tensions

et des fréquences d’horloge

plus élevées en dissipant

efficacement la chaleur, ce

qui aide à maintenir des

conditions thermiques

optimales.

• Efficacité énergétique -

Le refroidissement liquide

réduit l’indice d’efficacité

énergétique (PUE) et permet

une réutilisation intéressante

de la chaleur pour les

systèmes de chauffage des

bâtiments.

• Empreinte réduite - Le

refroidissement liquide

optimise également

l’utilisation de l’espace

en permettant une plus

grande densité dans la

même empreinte physique.

En gérant efficacement la

chaleur, le refroidissement

liquide réduit le besoin

d’extensions des

installations, ce qui en fait

une solution précieuse pour

les datacenters.

• TCO réduit - Le

refroidissement liquide

peut réduire le coût total

de possession (TCO) grâce

à une densité plus élevée,

une utilisation accrue du

free cooling et une meilleure

performance par watt,

selon l’American Society of

Heating, Refrigerating, and

Air-Conditioning Engineers

(ASHRAE).

j3e 921 / OCTOBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 31

. . . . . . . . .


. . . . . . . .

Refroidissement

liquide Direct to Chip.

Différentes

solutions de

refroidissement

d'un datacenter.

© Schneider Electric

...

32 j3e 921 / OCTOBRE 2025 - www.filiere-3e.fr

LES DOSSIERS DU MOIS

Datacenter

Pour finir sur la partie refroidissement liquide,

nous avons une belle flexibilité de notre offre de

produits pour l’intégration à petite ou grande

échelle dans les datacenters : CDU (Cooling Distribution

Unit) liquide-liquide à installer en salle ou

en rack ; des CDU liquide-air (également appelés

HDU pour Heat Dissipation Units) à installer également

en salle ou en rack, parfaits pour une installation

hybride ou un prototype ; sans oublier les

“cold plates” développées avec les fabricants de serveurs,

ainsi que tous les accessoires de connexion

hydraulique.

Nous proposons une solution complète pour évacuer

la chaleur de son processeur vers l’extérieur

de son bâtiment. Les “cold plates” échangeurs de

Nouvelle gammes de CDU Motivair de Schneider

Electric.

chaleurs en cuivre aux dimensions des GPU/CPU

permettent de véhiculer les calories chaudes à traiter

vers le CDU, unité de séparation des réseaux

(Cooling Distribution Unit), qui a pour rôle de

séparer le réseau noble TCS (Technology Cooling

System) de l’installation refroidissement liquide

vers le réseau FWS (Facility Water System) du

bâtiment, que j’aime appeler réseau standard. Le

CDU a également pour rôle de maintenir le débit,

la pression et la température dans le réseau TCS,

mais encore de filtrer de manière très fine l’eau de

ce réseau TCS afin de protéger les serveurs informatiques

des surchauffes. Ensuite, les calories sont

transmises vers le réseau standard du bâtiment et

sont rejetées en fonction de la technologie utilisée. »

Vertiv propose une gamme de CDU Vertiv

CoolChip CDU pour des puissances allant

de 70 kW à 1350 kW

La gamme Vertiv CoolChip CDU est disponible

dans des configurations en rangée et en rack,

prenant en charge les technologies liquide-air

et liquide-liquide. Comme l’explique Séverine

Hanauer, « cette gamme offre des solutions flexibles

et évolutives qui simplifient le déploiement et sou-

© Vertiv

© Schneider Electric

...


Filière 3e

LE MÉDIA B2B de la filière

électrique, de l’efficacité énergétique

et de l’illumination des bâtiments

résidentiels, tertiaires, industriels

et collectifs.

LA REVUE DE L’EFFICACITÉ

ÉNERGÉTIQUE ET

ENVIRONNEMENTALE

Le courant passe entre nous depuis 75 ans

Datacenter

De nouvelles solutions

de refroidissement

pour anticiper le

développement de l’IA

TOUTE L’ACTUALITÉ

DE L’INTÉGRATION DOMOTIQUE

ET INSTALLATION ÉLECTRIQUE

DANS L’HABITAT RÉSIDENTIEL

ET COLLECTIF

LA REVUE DES INTÉGRATEURS DOMOTIQUES ET INSTALLATEURS ÉLECTRIQUES EN PETIT TERTIAIRE, RÉSIDENTIEL ET COLLECTIF

SMARTHOME

TOUTES LES LUMIÈRES

INTÉRIEURES, EXTÉRIEURES

ET ARCHITECTURALES

Lumières

N° 52 - OCTOBRE 2025

Passerelle des Louvresses, Gennevilliers

Architecte : Ateliers 2/3/4

Conception lumière : Coup d’éclat

Alimentation

Les nouveaux défis

de l’infrastructure

technique des

datacenters… et les

dernières solutions

ÉVÈNEMENTS

Berlin : tendances

et nouveautés

IBS édition 2025 :

GTB et LoRaWAN en vedette

Gestion de

l’éclairage

8

Les installations

d’éclairage contribuent

numéros

à la performance

énergétique et au

bien-être dans les

bâtiments tertiaires

/an

+220 000

lecteurs

LA REVUE DE L’EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE ET ENVIRONNEMENTALE WWW.FILIERE-3E.FR 921

ISSN 0758-3826 / OCTOBRE 2025

LE DATACENTER

MONTE EN PUISSANCE

INTERVIEWS

David Le Souder,

Smart Green Execution

Ludovic Bécourt, B.E.G.

Jean-Marc Vogel, Ledvance

Nicolas Roy, Sylvania

Aurore Alric, Citel

Claire Blouin, Cogelec

Cyril Malinvaud,

Hager Group

Antonio Calvo, Airzone

Romaric Thevenet, Wago

Frédéric Bettega, Erard

Joël Chrisment, Agi-Robur

FORMATION

L’atelier des Chefs :

on a testé la formation

CAP Électricien

Retrouvez la version ebook sur www.filiere-3e.fr

Une publication de 3e Médias

4 numéros

/an

+120 000

lecteurs

ISSN : 2297-098X ELECTRICIEN+ N. 100 - OCTOBRE 2025

DOSSIER

Lumières et paysages

CAHIER TECHNIQUE

Éclairage à la RATP :

allier confort, sécurité et maintenabilité

4 numéros

/an

+100 000

lecteurs

ENERGY MANAGERS, BET

ET DE CONTRÔLES, MAITRES

D’OUVRAGES, EXPLOITANTS

ET SERVICES DE MAINTENANCE,

ENTREPRISES D’INSTALLATION

ÉLECTRIQUE, CONSTRUCTEURS

ET DISTRIBUTEURS

ARTISANS INSTALLATEURS,

INTÉGRATEURS, BET

ET ARCHITECTES

CONCEPTEURS LUMIÈRE,

ARCHITECTES, COLLECTIVITÉS,

BET, INSTALLATEURS

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Actus quotidiennes et l’ensemble

des articles de nos revues.

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j3e 921 / OCTOBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 33


. . . . . . . .

© Vertiv

Arbre

décisionnel

pour identifier

la solution de

refroidissement

liquide adaptée

à ajouter dans

une installation

refroidie par air.

CDU Vertiv

CoolChip conçu

pour prendre

en charge le

refroidissement

liquide dans des

environnements

à haute densité.

...

34 j3e 921 / OCTOBRE 2025 - www.filiere-3e.fr

LES DOSSIERS DU MOIS

Datacenter

Comment identifier quelle solution de refroidissement liquide ajouter

dans une installation refroidie par air

tiennent la croissance à long terme. En réduisant

la complexité d’intégration et en s’adaptant à un

large éventail d’environnements de datacenters,

ces CDU aident les organisations à évoluer vers

le refroidissement liquide plus efficacement. Elle

fait partie de l’offre complète de refroidissement

liquide de Vertiv et du portefeuille plus large Vertiv

360AI d’alimentation, de refroidissement et de

services qui permettent de répondre aux défis complexes

du déploiement de l’IA.

Nous avons annoncé, à la fin du premier

semestre 2025, le lancement de 3 références dans la

zone EMEA, notamment :

• Vertiv CoolChip CDU 70, une unité de distribution

de liquide de refroidissement liquide-air

en rangée qui permet une entrée rapide et économique

dans le refroidissement liquide pour les

datacenters qui rénovent des environnements existants

ou qui déploient une nouvelle infrastructure.

Conçu pour utiliser l’infrastructure thermique

existante, ce CDU liquide-air est idéal pour les

installations souhaitant déployer une capacité de

refroidissement liquide sans recourir à des changements

majeurs d’infrastructure. Le système fournit

jusqu’à 70 kW de puissance frigorifique et aide à

réduire la complexité du réseau de fluide secondaire

et l’encombrement de l’infrastructure.

• Vertiv CoolChip CDU 100 fournit des performances

puissantes de refroidissement liquide-liquide

en rack, offrant aux datacenters une

solution sécurisée et peu encombrante pour les

charges de travail à haute densité. Idéal pour les

opérateurs souhaitant introduire ou étendre les

déploiements de refroidissement liquide un rack

à la fois, soutenant une croissance incrémentale

ou des programmes pilotes d’IA sans nécessiter

de changements d’infrastructure à grande échelle.

Avec 100 kW de puissance frigorifique dans un

format 4U et un échangeur de chaleur à grande

surface conçu pour de faibles températures de pincement,

le Vertiv CoolChip CDU 100 permet un

transfert de chaleur optimal. Un contrôleur intégré

fournit des capacités de surveillance et de contrôle

pour rationaliser les opérations et améliorer la

visibilité. La filtration intégrée et le contrôle précis

de la température à ±1 °C aident à maintenir la

qualité du fluide et la stabilité thermique, tandis

que la séparation physique des boucles d’installation

et informatiques soutient une gestion du système

sécurisée et efficace dans des environnements

critiques.

• Vertiv CoolChip CDU 600 est un modèle

liquide-liquide en rangée fournissant une puissance

de refroidissement liquide robuste et évolutive

pour les déploiements IA et HPC à haute

densité. Le système de 600 kW est conçu pour

répondre aux exigences des environnements hyperscale

et de colocation, prenant en charge les configurations

en rangée et s’intégrant facilement dans

les installations à faux plancher ou rétrofit. Sa

conception, incluant des connexions de tuyauterie

par le haut ou par le bas et des manifolds internes

disponibles, rationalise la planification de l’infrastructure

et accélère la mise en œuvre. Grâce à

des pompes redondantes, une surveillance avancée

de la température et de la qualité du fluide et une

approche flexible du déploiement, le Vertiv Cool-

Chip CDU 600 offre fiabilité, visibilité et performance

aux clients évoluant vers le refroidissement

liquide dans des environnements informatiques

plus larges.

Les nouveaux modèles sont conçus pour s’adapter

aux environnements de datacenters en rénovation

ou nouveaux, avec des modèles comprenant

des configurations en rack et en rangée, ainsi que

des technologies de refroidissement liquide-air et

© Vertiv


liquide-liquide. Les systèmes innovants offrent une

approche flexible et évolutive pour répondre aux

demandes croissantes de puissance tout en accélérant

l’adoption du refroidissement liquide ».

Refroidisseurs à eau glacée par

refroidissement actif par rangée

Legrand propose une solution complète avec

des modules de refroidissement par rangée de

précision jusqu’à 60 kW avec raccordements de

conduits en haut et en bas, un contrôle et une

surveillance avancés et des ventilateurs remplaçables

à chaud.

« Les solutions de refroidissement par rangée de

Legrand sont conçues pour gérer efficacement la

chaleur dans les datacenters. Placés dans les rangées

de serveurs, ces systèmes assurent un refroidissement

ciblé, améliorant l’efficacité énergétique

et garantissant la fiabilité des performances de

l’équipement informatique. Les conceptions permettent

de maintenir des températures optimales,

de réduire les coûts et de suivre l’évolution des

besoins des datacenters modernes.

Les refroidisseurs à eau glacée par rangée de

Legrand sont conçus pour faire circuler de l’eau

glacée dans des unités installées directement dans

les rangées de serveurs. Ce système assure une évacuation

efficace de la chaleur, une meilleure efficacité

énergétique et un contrôle précis de la température,

ce qui le rend idéal pour les datacenters

haute densité qui exigent des solutions de refroidissement

fiables et évolutives.

Les refroidisseurs DX par rangée de Legrand utilisent

la technologie de détente directe pour fournir

un refroidissement ciblé directement à la source.

Ces unités sont installées stratégiquement dans

les rangées de serveurs afin de fournir une performance

de refroidissement constante et efficace.

Elles conviennent parfaitement aux datacenters

requérant des options de refroidissement flexibles

et rentables qui s’adaptent à des charges thermiques

variables. »

Legrand propose également des refroidisseurs

InRow, pensés pour le développement durable,

réduisant la consommation d’énergie et améliorant

l’efficacité globale des datacenters.

« Avec des caractéristiques répondant aux divers

besoins de refroidissement, des installations

à petite échelle aux opérations d’envergure, les

refroidisseurs InRow ColdLogik apportent une

réponse robuste et fiable aux défis de refroidissement

du datacenter, avec une conception modulaire

pour des charges calorifiques de 10 kW

à plus de 60 kW. Ces produits sont conçus pour

une intégration transparente dans l’infrastructure

existante. »

LES DOSSIERS DU MOIS

Datacenter

© Legrand

Refroidissement à l’arrière de la baie

(Rear Door Heat Exchanger ou RDHx)

Un échangeur thermique est placé à l’arrière de

la baie. L’air chaud expulsé par les équipements

traverse cet échangeur, où la chaleur est absorbée

par un liquide circulant dans un circuit fermé.

Cette technologie est compatible avec des baies

classiques et requiert peu de modifications.

Legrand a développé avec sa filiale USystems

des solutions d’échangeur de chaleur de porte

arrière (RDHx), également connus sous le nom

de refroidisseurs de porte arrière (RDC). Cette

technologie de refroidissement liquide éprouvée,

© Legrand

Solution de

refroidissement InRow

ColdLogik CL 80 30 kW

de Legrand.

Refroidisseur

de porte arrière

ColdLogik de

Legrand.

...

j3e 921 / OCTOBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 35

. . . . . . . . .


. . . . . . . .

Datacenter avec

refroidissement de porte

arrière RDHx ColdLogik

de Legrand.

© Legrand

...

36 j3e 921 / OCTOBRE 2025 - www.filiere-3e.fr

LES DOSSIERS DU MOIS

Datacenter

parfois connue sous le nom de refroidissement

liquide assisté par air, est conçue pour fonctionner

comme un système en boucle fermée.

L’air ambiant est aspiré dans le rack par les ventilateurs

de l’équipement informatique. L’air chaud

évacué est expulsé de l’équipement et aspiré sur

l’échangeur de chaleur assisté par des ventilateurs

montés dans le châssis RDC. L’air évacué transfère

la chaleur dans le liquide de refroidissement

à l’intérieur de l’échangeur de chaleur, et l’air nouvellement

refroidi est expulsé dans la pièce à la

température ambiante prédéterminée ou juste en

dessous de la température ambiante prédéterminée

conçue autour d’un refroidissement sensible.

Legrand propose ses solutions de refroidissement

de la porte arrière ColdLogik/USystems :

« Ces solutions allant du refroidissement en rangée

aux RDHx (Rear Door Heat Exchangers),

présentent l’avantage d’être une véritable solution

évolutive et flexible qui utilise la tuyauterie existante

des clients, réduisant ainsi les dépenses d’investissement

initiales pour établir des solutions à

plus haute densité. À titre d’exemple, les RDHx ont

maintenant la flexibilité de refroidir une armoire

de 20 kW, avec la possibilité de l’adapter à 100-

200 kW, car la technologie de l’IA et les solutions

de calcul élevé augmentent leur demande d’alimentation

et de refroidissement à la demande.

À l’heure actuelle, la solution de porte arrière est

un moyen très efficace et rapide d’avoir une véritable

flexibilité sur la croissance de la demande

© Carrier © foto xaviergranet

pour les entreprises de centres de données. Au fur

et à mesure que nous constatons l’augmentation

de la puissance et du refroidissement avec divers

modèles d’IA et fabricants de puces, vous verrez

diverses solutions de refroidissement hybrides. Une

solution hybride typique que nous voyons actuellement

sur le marché est un système de refroidissement

direct à la puce avec un modèle de porte

arrière pour permettre une véritable croissance

flexible et évolutive. »

Marc Marazzi, vice-président Legrand Data Center

Solutions Europe, ajoute : « Nos refroidisseurs

de porte arrière ColdLogik permettent de refroidir

jusqu’à 200 kW/rack en utilisant 800 watts

de puissance pour cette porte arrière particulière.

Maintenant, si nous imaginons ce que coûte le

fonctionnement d’une unité CRAC pour fournir

cela, c’est incroyablement inefficace par rapport à

ce qu’un refroidisseur de porte arrière peut réaliser.

Et avec les refroidisseurs de porte arrière, vous

pouvez commencer petit, donc vous refroidissez,

disons, 72 racks, et si vous avez besoin de plus, vous

ajoutez simplement des ventilateurs. »

La nouvelle offre d’équipements de

refroidissement QuantumLeap de Carrier

En début d’année, Carrier a présenté sa plateforme

avancée QuantumLeap, une solution

complète de gestion thermique intégrant des

équipements de refroidissement haute performance,

des contrôles intelligents et des technologies

à faible impact environnemental. Cette

gamme a été conçue pour offrir un équilibre

optimal entre efficacité énergétique, durabilité

opérationnelle et continuité de service ; des éléments

fondamentaux dans des environnements

critiques.

QuantumLeap intègre également des innovations

clés telles que des technologies de récupération

de chaleur, l’utilisation de réfrigérants

à faible potentiel de réchauffement climatique

Installation de refroidissement Carrier.


© Data4

LES DOSSIERS DU MOIS

Datacenter

Data4 met en place la prochaine génération

de refroidissement durable pour ses datacenters :

DLC by Design

Linda Lescuyer, Head of

Environment & Sustainable

Innovation Data4 group.

Alors que l’IA accélère la

demande de calcul haute

performance, l’industrie

des centres de données

est confrontée à un défi

déterminant : comment

fournir des densités de

puissance nettement plus

élevées sans compromettre

la durabilité ou l’efficacité

opérationnelle.

À la fin de l’année 2023, la

demande des clients les

plus avancés de Data4 avait

atteint un seuil critique.

La nécessité de traiter

des charges de travail

alimentées par des GPU

énergivores était évidente,

et les systèmes traditionnels

de refroidissement par air

n’étaient plus suffisants.

En réponse, Data4 a accéléré

le lancement d’une nouvelle

infrastructure DLC (Direct

Liquid Cooling) sur son

campus de Marcoussis (91)

en modernisant un centre

de données existant, DC01,

comme terrain d’essai pour

ce que nous appelons le « DLC

by Design ».

L’objectif était ambitieux :

fournir une solution capable

de supporter jusqu’à

130 kilowatts par rack,

tout en garantissant la

fiabilité opérationnelle, la

maintenabilité et des gains de

durabilité mesurables.

Pour y parvenir, Data4 a

réuni une équipe d’experts

dédiés, non seulement

en informatique et en

infrastructure, mais

aussi en dynamique des

fluides – des compétences

plus souvent associées à

l’ingénierie aérospatiale qu’à

la conception de centres de

données.

L’un des principaux

défis techniques était le

développement d’une

nouvelle génération

d’unités de distribution de

refroidissement (CDU). En

étroite collaboration avec

des partenaires clés tels

que Schneider Electric et

Danfoss, Data4 a optimisé

la conception de la CDU

pour minimiser le pincement

thermique et réduire la

dépendance à l’égard de la

boucle de refroidissement

primaire.

La boucle de refroidissement

elle-même a été repensée

à l’aide de tuyauterie

préfabriquée en acier

inoxydable fabriquée à

partir de 50 % de matériaux

recyclés. Ce choix a

non seulement réduit

l’empreinte carbone de

la distribution dans la

salle de 70 % par rapport

à l’acier noir traditionnel,

mais a également amélioré

la modularité et la vitesse

d’installation.

Au-delà des prouesses

d’ingénierie, le projet sert

de preuve de concept pour

un modèle de rénovation

Site PAR01-2025 de Data4 à Marcoussis.

plus durable. Selon une

analyse du cycle de vie

réalisée par APL, le nouveau

système DLC réduit

l’impact environnemental

global de 40 % par rapport

au refroidissement

conventionnel par air

uniquement. Cela inclut les

gains liés à l’optimisation des

matériaux, à la rationalisation

des équipements et aux

économies d’énergie pendant

l’exploitation.

La mise en service est

une phase critique dans

le calendrier RFS (prêt à

l’emploi) de tout projet de

centre de données. Cela

prend souvent du temps,

en particulier lors de la

validation de systèmes de

refroidissement complexes.

Pour rationaliser ce

processus, Data4 a développé

des bancs de charge

hybrides en collaboration

avec Rentaload, capables

de tester jusqu’à 140 kW en

refroidissement liquide et

60 kW supplémentaires

en air.

La solution DLC a été

codéveloppée avec

un écosystème de

partenaires stratégiques

comprenant Schneider

Electric, Danfoss, Victaulic,

Belimo, Rentaload, APL

et Ceme, ce dernier

étant responsable de

la coordination du

déploiement sur le terrain.

Avec une capacité de plus

de 250 mégawatts en cours

de conception sur ses sites

européens, l’entreprise jette

les bases d’une adoption à

grande échelle. Elle considère

le DLC non seulement

comme une mise à niveau

technologique, mais aussi

comme un catalyseur

stratégique pour une

infrastructure résiliente et

performante.

Dans un secteur où la

durabilité et la performance

sont souvent considérées

comme des compromis,

Data4 fait valoir qu’elles

peuvent – et doivent – aller

de pair. En réorganisant

son écosystème de centres

de données autour du

refroidissement liquide,

l’entreprise répond non

seulement aux exigences

des charges de travail

d’IA, mais fait également

progresser son engagement

à réduire l’empreinte carbone

de chaque nouveau MW

construit de 38 % d’ici 2030.

DLC by Design est plus

qu’une étape importante

en matière d’ingénierie.

Il s’agit d’une déclaration

d’intention de Data4 : mener

la transformation vers une

infrastructure numérique

efficace, évolutive et prête

pour la prochaine ère de

l’informatique.

© Data4

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...

© Vertiv

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LES DOSSIERS DU MOIS

Datacenter

Fonctionnement du refroidissement par immersion.

(PRG) et des services de maintenance prédictive

et avancée. Cela permet d’optimiser la réutilisation

énergétique, de réduire les émissions de

carbone et de minimiser le coût total de possession

pour les infrastructures de refroidissement.

« Carrier QuantumLeap représente la prochaine

évolution de la gestion thermique des centres de

données, intégrant nos solutions de refroidissement,

de contrôle et de service les plus avancées

pour fournir un système de refroidissement hautement

efficace et à la pointe de la technologie,

adapté aux besoins de chaque client , explique

Christian Senu, directeur exécutif Centres de

données, Carrier.

Avec la croissance tirée par l’IA, nos solutions

innovantes, telles que l’intégration du refroidissement

liquide direct sur puce avec des systèmes

de refroidissement CVC traditionnels optimisés

par des plateformes de contrôle intelligentes, permettent

aux centres de données de maximiser l’efficacité

et la fiabilité. L’IA continuera de mettre à

rude épreuve les réseaux électriques, augmentant

la demande de solutions de gestion thermique

intelligentes et intégrées que Carrier est particulièrement

bien placé pour offrir. »

L’offre de Carrier comprend AquaForce® 30XF,

un refroidisseur à vis à vitesse variable et refroidi

par air ; des refroidisseurs à eau AquaEdge® ; le

compresseur unique EquiDrive ® à deux étages en

configuration back-to-back ; Aero®, des unités de

traitement d’air personnalisées et semi-personnalisées

pour répondre aux exigences précises,

et les unités de distribution de refroidissement

(CDU) permettant une intégration transparente

dans les systèmes de refroidissement liquide

direct au processeur (DTC) pour les environnements

à haute densité. Grâce à des températures

d’approche faibles, ces CDU peuvent compenser

l’augmentation de la puissance des processeurs

tout en offrant une amélioration de l’efficacité du

refroidissement et une réduction des coûts d’infrastructure.

Refroidissement liquide par immersion

Une autre méthode est le refroidissement par

immersion directe, qui consiste à placer un serveur

dans un châssis ou un réservoir rempli de

liquide diélectrique pour refroidir l’ensemble du

serveur. Le fluide diélectrique, généralement une

huile synthétique, élimine toute la chaleur.

Il en existe deux types principaux :

• Immersion monophasée : le liquide de refroidissement

absorbe la chaleur et circule à travers

des échangeurs de chaleur.

• Immersion biphasée : le liquide de refroidissement

se vaporise lors de l’absorption de la

chaleur et se recondense, transférant la chaleur

avec une efficacité élevée.

La mise en œuvre d’une solution de refroidissement

doit s’accompagner d’une préparation du

matériel existant et d’une formation pour l’entretien

du matériel immergé, mais cette solution

peut apporter des économies d’énergie, des gains

sur l’encombrement et des améliorations de la fiabilité

des équipements pour des densités de racks

pouvant dépasser 100 kW.

Les systèmes d’immersion se sont avérés particulièrement

efficaces dans le minage de cryptomonnaies

à haute densité, l’entraînement de modèles

d’IA et les clusters HPC où les densités de rack

dépassent 80 à 100 kW.

Un datacenter à immersion écoresponsable

dédié au HPC

TotaLinuX offre, avec son datacenter à immersion

Itrium installé à Jouy-en-Josas (78), l’infrastructure

cloud polyvalente et évolutive pour exécuter

des applications HPC et IA. Itrium est composé,


© Vertiv

dans un bâtiment, de 2 500 m 2 de bureaux en étage

et, au rez-de-chaussée, d’un datacenter à technologie

de refroidissement par immersion. Sa chaleur

fatale sera récupérée pour chauffer l’immeuble et

alimenter le réseau de chaleur de Vélizy.

« Notre vision est de faire revenir les datacenters

en zone urbaine pour s’en servir comme chaudières

numériques. Itrium 1 sera un démonstrateur pour

témoigner que cette technologie est fonctionnelle »,

explique Frédéric Delpeyroux, président de Tota-

LinuX, la société de services informatiques qui

porte le projet.

TotaLinuX propose, avec ce datacenter, une suite

intégrée de services pour créer et gérer facilement

des clusters HPC sur le cloud, afin d’exécuter

les charges de travail en calcul dans différents

secteurs. Ces charges de travail couvrent

les applications HPC traditionnelles telles que la

génomique, la chimie informatique, la modélisation

des risques financiers, l’ingénierie assistée

par ordinateur, les prévisions météorologiques

et l’imagerie sismique, ainsi que l’apprentissage

automatique, l’apprentissage profond et la

conduite autonome.

Quelles contraintes pour installer ces

nouveaux systèmes sur des sites existants ?

Bien que certaines nouvelles installations soient

spécifiquement conçues pour les charges de travail

IA et le refroidissement liquide, la plupart des installations

se font dans des infrastructures existantes.

Étant donné la nature complexe des systèmes de

refroidissement liquide, les équipes des datacenters

peuvent bénéficier de solutions de refroidissement

liquide complètes couvrant la conception, l’installation,

la mise en service, la gestion des fluides, la

maintenance et la gestion numérique.

« Afin de réussir la mise en œuvre du refroidissement

liquide et optimiser ses avantages, il convient

de prendre en compte les facteurs clés suivants :

l’installation, la mise en service, la gestion du

fluide, les services de maintenance, les pièces

détachées, la surveillance numérique des actifs,

explique Séverine Hanauer.

Interface IHM de l’unité de refroidissement liquide

(CDU) XDU070 de Vertiv.

LES DOSSIERS DU MOIS

Datacenter

La technologie de refroidissement liquide-to-air

représente une avancée majeure dans la gestion

thermique des infrastructures IT. Elle permet de

capter la chaleur directement au niveau des composants

électroniques via un liquide caloporteur,

puis de la dissiper dans l’air ambiant sans nécessiter

un raccordement au réseau d’eau externe.

Cette approche hybride combine les avantages du

refroidissement liquide (efficacité, densité thermique

supérieure) avec la simplicité d’intégration

du refroidissement par air.

Contrairement aux systèmes entièrement liquides,

les solutions liquide-to-air sont particulièrement

adaptées aux sites existants, car elles ne requièrent

pas de transformation lourde de l’environnement

technique. Elles peuvent être déployées en complément

ou en remplacement partiel des systèmes

traditionnels, avec un impact minimal sur l’infrastructure.

Parmi les solutions disponibles sur le marché, certaines

unités comme le Vertiv CoolChip CDU 70

illustrent bien cette capacité d’adaptation. Conçue

pour fonctionner en circuit fermé, cette unité peut

être installée en périphérie ou à proximité des

racks, sans modification du système de refroidissement

global. Elle permet une installation rapide,

une maintenance simplifiée et une intégration

sécurisée, même dans des installations non préparées

au refroidissement liquide.

De plus, l’entretien régulier aide à optimiser l’efficacité

du système en nettoyant les filtres, en ajustant

les paramètres et en effectuant les mises à niveau

nécessaires, ce qui peut également contribuer aux

économies d’énergie. La conformité aux normes

industrielles et aux réglementations de sécurité est

maintenue grâce à des contrôles périodiques et une

documentation détaillée fournit des informations

précieuses sur l’état du système au fil du temps. »

Jean-Paul Beaudet

Refroidissement

de serveurs

par immersion

TotaLinuX.

© TotaLinuX

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© Vertiv

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LES DOSSIERS DU MOIS

Alimentation

Les nouveaux défis de

l’infrastructure technique

des datacenters… et les

dernières solutions

Avec l’arrivée de l’IA, les besoins énergétiques des datacenters augmentent

rapidement et cela va avoir un impact sur toute la distribution électrique

dans un contexte d’exigences fortes en matière d’efficacité énergétique, de

sécurité et de durabilité. Mais il faudra aussi des infrastructures flexibles,

modulaires, évolutives, avec moins d’empreinte au sol.

Gamme complète

de solutions

d’alimentation et de

refroidissement pour

les infrastructures

critiques destinées

aux applications

entreprise, colocation

et cloud. Exemple

d’un bâtiment : 7 MW,

100 racks, ~70kW/

rack.

Le marché de l’IA est aujourd’hui entré

dans une phase de croissance très forte,

en particulier avec l’IA générative permettant

de créer des contenus (textes, images,

plans 3D…) de plus en plus utilisés.

Les nouveaux serveurs GPU montent constamment

en puissance et cela modifie complètement

la façon de concevoir, développer, refroidir,

mais aussi alimenter en énergie électrique sûre

et fiable ces nouveaux datacenters ou parties de

datacenters existants.

Cela va concerner les plus grands datacenters

(pour lesquels des puissances d’alimentation

dépassant le gigawatt sont envisagées) que les

petits datacenters de l’Edge Computing qui font

partie du réseau de l’IA près de ses utilisateurs.

Comme le rappelle Séverine Hanauer, directrice

Segments stratégiques Télécom & Déploiement

Edge, Europe du Sud de Vertiv, « l’adoption de

l’intelligence artificielle (IA) entraîne la transformation

la plus significative de l’infrastructure

informatique depuis des décennies. Au cours des

40 dernières années, les datacenters ont dû s’adapter

rapidement à de nouvelles technologies qui ont

transformé la société, depuis l’introduction de l’ordinateur

personnel et l’usage généralisé d’internet

jusqu’aux transitions vers le cloud et l’informatique

en périphérie (Edge Computing).

Dans les années à venir, l’“effet IA” sur l’infrastructure

numérique des datacenters sera plus important

que toutes ces transformations.

Initialement conçus pour le rendu graphique, les

GPU sont aujourd’hui utilisés pour l’entraînement

et le traitement des entrées – appelées inférences

– des systèmes d’IA. Un GPU peut traiter une inférence

de ChatGPT en une seconde, une opération


qui prendrait 32 heures avec un CPU. Cet exemple

illustre l’augmentation spectaculaire de la puissance

de calcul pour répondre à toutes les exigences

d’une organisation.

Aujourd’hui, certaines organisations commencent

à intégrer un ou deux serveurs IA dans un datacenter

conventionnel. C’est une étape importante pour

commencer à comprendre le potentiel et les défis

de l’IA. Cependant, cela crée un système disparate

dans lequel des niveaux bien plus élevés d’alimentation

et de refroidissement sont nécessaires pour

prendre en charge le rack IA, comparé au reste

de l’installation qui peut présenter des limites en

matière d’efficacité énergétique.

Au lieu de systèmes hétérogènes, le datacenter de

type “usine IA” sera entièrement intégré, depuis la

puce jusqu’à l’infrastructure. Le datacenter devient

alors l’unité de calcul capable de concrétiser pleinement

les promesses de l’IA ».

Des adaptations de toute l’installation

électrique à l’augmentation des puissances

Toute l’infrastructure électrique du datacenter,

depuis l’arrivée de l’alimentation moyenne tension

du site jusqu’aux PDU dans les baies doit

s’adapter à la montée en puissance des besoins

électriques sur le site. Les constructeurs proposent

de nouvelles solutions pour répondre

rapidement à cette exigence. Parmi les équipements

concernés on peut citer les cellules

moyenne tension, les onduleurs et leurs batteries,

les PDU (Power Distribution Unit) dans les baies,

mais aussi les câbles, chemins de câbles et tous les

dispositifs de raccordement.

Tous ces équipements doivent aussi répondre de

plus en plus à des impératifs de modularité, de

maintenabilité, de sécurité et de facilité de supervision.

LES DOSSIERS DU MOIS

Alimentation

« Nous fournissons des solutions d’infrastructures

haute densité ainsi que des services de consulting

pour des installations plus durables et plus

efficaces “from Grid-to-Chip & Chip-to-Chiller”

pour couvrir l’ensemble des besoins des datacenters

“AI-Ready” de l’infrastructure du réseau au

processeur (from Grid-to-Chip) et du processeur

au refroidissement (from Chip-to-Chiller) avec les

logiciels de surveillance et de gestion, ainsi que les

services d’optimisation, explique Gaël Roquain,

responsable marketing Segment Data Center

& Cooling pour Secure Power de Schneider

Electric.

Cela concerne par exemple nos cellules moyenne

tension AirSet SF6 Free évolutives, plus efficaces,

sans gaz SF6 pour répondre aux enjeux des clusters

haute densité, avec un design durable grâce

à une combinaison innovante de vide et d’air pur

qui élimine tout gaz alternatif ou à effet de serre,

les onduleurs Galaxy VXL ou toutes nos solutions

Motivair de refroidissement liquide pour les

charges haute densité. »

Mesurer les consommations d’énergie

pour atteindre des objectifs de sobriété

et de réduction des coûts d’énergie

Les serveurs et les systèmes de refroidissement

absorbent dans la plupart des datacenters plus

de 80 % de l’énergie électrique consommée. Il est

donc important de choisir la solution de refroidissement

la plus efficace, mais aussi de s’assurer

que tous les serveurs et équipements électroniques

sont bien utilisés et détecter ceux qui sont

mal ou peu utilisés.

Et, plus généralement, s’assurer que tous les équipements

(transformateurs, onduleurs, équipements

de sécurité) sont optimisés en termes de

consommation énergétique et de rendement.

© Rentaload

Impact de

l’IA sur les

équipements

électriques du

datacenter.

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. . . . . . . . .


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© ABB

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AVIS D’EXPERT

Loïc Chassignol.

Pour les concepteurs de

nouveaux projets comme

pour les exploitants, la

question de la puissance

devient aujourd’hui

un véritable défi.

L’augmentation des besoins

entraîne des courants de

plus en plus élevés, ce qui

impose une optimisation

fine de l’architecture

électrique : choix des

conducteurs en cuivre,

gestion de l’empreinte au

sol, rationalisation des

équipements…, car nous

atteignons désormais des

niveaux de courant proches

des limites de capacités des

disjoncteurs basse tension.

Il devient donc nécessaire

de repenser entièrement

l’architecture et de

transférer des fonctions

au niveau de la moyenne

tension (MT). À ce titre,

42 j3e 921 / OCTOBRE 2025 - www.filiere-3e.fr

LES DOSSIERS DU MOIS

Alimentation

Pour cela il faut mesurer les consommations, les

analyser pour détecter les anomalies et les possibilités

de progrès, et adopter des systèmes de

gestion de l’énergie.

« Entrée en vigueur en 2025, la dernière mise à jour

de la directive européenne sur l’efficacité énergétique

impose aux centres de données neufs et existants de

plus de 500 kW de publier leurs indicateurs énergétiques,

notamment le PUE (Power Usage Effectiveness).

Pour répondre à ces exigences et accompagner

les exploitants dans leur démarche de sobriété

énergétique, Socomec propose le système DIRIS

Digiware, explique Jérôme Nuss, Product Line

Marketing Manager de Socomec Group.

Unique par sa polyvalence, DIRIS Digiware est

le seul système sur le marché à combiner la sur-

Solution DIRIS Digiware de Socomec.

veillance de la puissance, la qualité de l’énergie et

la surveillance du courant résiduel. Il constitue la

solution la plus complète du marché, des capteurs

de courant au logiciel, et est compatible avec les

applications en courant alternatif ou continu. Ce

Loïc Chassignol, Product Marketing Director Smart Power d’ABB

« Il devient nécessaire de repenser

entièrement l’architecture des datacenters

et de transférer des fonctions au niveau de

la moyenne tension. »

nous avons l’exemple

d’un datacenter aux

États-Unis, construit en

plusieurs tranches, où

l’architecture a été repensée

avec l’intégration de nos

onduleurs moyenne tension.

L’efficacité énergétique

n’est malheureusement

pas toujours la première

préoccupation des

utilisateurs. Ils veulent

s’assurer que les rendements

des équipements soient

maximisés et souhaitent

pouvoir remonter toute

une chaîne d’informations

d’énergie en basse et

moyenne tension, avec des

compteurs intégrés dans

les disjoncteurs, afin de

suivre les variations et les

éventuelles dérives des

consommations.

Pour les datacenters liés à

l’IA, le taux d’utilisation est

variable et très saccadé. Il est

donc nécessaire d’adapter

la granularité de la mesure

pour répondre aux besoins,

tout en tenant compte des

capacités du réseau et

des tarifs de l’énergie. Cet

interfaçage avec le réseau

peut être efficacement géré

© ABB

au niveau de nos onduleurs

moyenne tension.

L’augmentation de puissance

des datacenters au-delà

de 20 MW combinée à une

conception modulaire, oblige

à repenser l’architecture

et la composition de la

distribution d’énergie

électrique. Pour relever ces

défis, nous mettons en avant

notre onduleur moyenne

tension HiPerGuard,

conçu pour répondre aux

deux problématiques : la

puissance en jeu dans la salle

informatique et l’interfaçage

avec le réseau.

En effet, l’onduleur protège

et sécurise le réseau, et

peut également stocker de

l’énergie, faire l’interface

avec le réseau pour absorber

les pics de consommation,

compenser les sous-tensions

et surtensions, et moduler les

consommations.

Cela passe par une

reconsidération de

l’architecture traditionnelle

des datacenters comme

l’illustrent les sites de trois

grands acteurs mondiaux

qui ont déjà franchi le pas.

Installation d’onduleur moyenne tension HiPerGuard d’ABB dans un

datacenter.

© Socomec


LES DOSSIERS DU MOIS

Alimentation

dispositif de monitoring et de comptage électrique, non

intrusif et plug & play, est adapté aussi bien aux installations

neuves qu’aux projets de rénovation.

Il s’agit du seul système multipoint certifié MID au

monde, permettant ainsi une sous-facturation métrologique

légale. Au-delà de la conformité réglementaire,

DIRIS Digiware offre des fonctions avancées de surveillance

en temps réel, comme la gestion des alarmes sur

seuil de courant et de tension, le suivi des harmoniques ou

encore la détection des courants de fuite à la terre (RCM).

Ces fonctionnalités contribuent fortement à la continuité

d’exploitation, tout en permettant de réduire durablement

les coûts d’énergie. »

Les PDU doivent s’adapter à l’augmentation

des densités de puissance dans les baies

Les baies prenant de plus en plus en charge des densités

de puissance supérieures à 25 kW, les opérateurs

de datacenters requièrent des solutions de distribution

électrique robustes et de haute puissance, capables

d’équilibrer les charges et de gérer efficacement les

besoins électriques essentiels dans les racks.

Différents types de PDU répondent aux besoins des

datacenters, depuis les modèles de base qui assurent une

distribution d’énergie simple jusqu’à des PDU qui gèrent

également la surveillance en temps réel, la mesure de

données énergétiques ou des systèmes d’alerte en cas de

surcharge ou d’arrêt.

Selon Séverine Hanauer, « la nouvelle gamme Vertiv

PowerIT PDU établit une nouvelle référence dans la distribution

électrique en rack, avec une plage de puissance

s’étendant des applications conventionnelles (jusqu’à

22 kVA en triphasé) aux environnements haute densité

dédiés à l’IA et au HPC (jusqu’à 57,6 kW). Cette polyvalence

est renforcée par des innovations comme les prises

combinées C13/C19 et une capacité de fonctionnement

à haute température (60 °C), répondant ainsi aux défis

croissants des datacenters modernes.

L’intelligence intégrée constitue un atout majeur de ces

PDU, avec une surveillance à haute précision (+/- 1 %)

des paramètres électriques et la technologie Vertiv Intelligence

Director permettant de gérer jusqu’à 50 appareils

sur une seule adresse IP. Les fonctionnalités avancées

incluent la surveillance environnementale complète,

les alertes configurables et une interface réseau Gigabit,

offrant une visibilité totale sur l’infrastructure électrique.

La fiabilité et la sécurité sont au cœur de la conception,

avec des caractéristiques comme le système de verrouillage

U-Lock anti-déconnexion, les modules de surveillance

remplaçables à chaud, et la redondance via carte

IMD. La sécurité est renforcée par un démarrage sécurisé

avec ancre de confiance matérielle, le support des protocoles

cryptés, et l’option de mesure du courant résiduel

(RCM-B) pour une détection précoce des défauts, faisant

de ces PDU un choix optimal pour les infrastructures critiques

». ...

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Systèmes de conduits

non métalliques

Adaptaflex d’ABB

pour la protection des

câbles.

© ABB

...

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LES DOSSIERS DU MOIS

Alimentation

L’importance des équipements de câblage

et de connexion

Un datacenter peut représenter plusieurs dizaines

de kilomètres de câbles, de chemins de câble, et

nécessite donc des produits adaptés pour assurer

la sécurité, la continuité de service et la durabilité.

« La division ABB Electrification Installation

Products conçoit une grande variété de produits

pour les installations électriques afin de connecter,

protéger, distribuer l’électricité dans les segments

industriels, résidentiels et tertiaires, incluant les

datacenters, précise Billy Charles, directeur de

Division ABB Electrification Installation Products.

Le portefeuille d’offre représente plus de

200 000 produits regroupés sous des marques premium

offrant des solutions complètes pour assurer

la protection des installations électriques.

Sur les sites des datacenters, où la densité de câbles

est particulièrement élevée, il est essentiel de simplifier

l’installation et la maintenance avec des

délais d’intervention rapides. L’innovation joue

également un rôle clé pour répondre aux défis de

l’efficacité énergétique, du bâtiment intelligent ou

des normes avec des produits assurant sécurité

et fiabilité pour un fonctionnement continu et

durable.

Sur notre stand à Data Centre World Paris 2025,

nous présentons nos solutions coffrets et armoires

électriques fiables et robustes, avec notamment nos

derniers coffrets et armoires IS2 garantissant une

protection adéquate pour les datacenters, ainsi que

nos systèmes de gaines PMA®, et de raccordements

Adaptaflex. Également présentés sur le salon, nos

goulottes, les presse-étoupes SIB, le cheminement

des câbles et nos colliers de serrage Ty-Rap® brevetés

Thomas & Betts.

Nous mettons également en avant nos solutions de

protection contre la foudre et les surtensions des

bâtiments : les solutions Hélita® de paratonnerres

et protections externes fabriqués en France et les

solutions de mise à la terre et de paratonnerres de

Paratonnerre

HELITA d’ABB pour

la protection des

bâtiments. notre filiale Furse.

Salle d’onduleurs modulaires.

© ABB

Accessoires pour câbles Elastimold d’ABB.

Pour accompagner l’évolution des infrastructures

des datacenters vers la moyenne tension (MT),

ABB a développé une gamme de connecteurs séparables

Elastimold fabriqués en Europe qui garantissent

une isolation parfaite entre, par exemple,

une cellule moyenne tension et le raccordement,

avec une fiabilité éprouvée pour réduire les risques

de coupure avec une flexibilité d’installation. Nous

avons ainsi des installations modulaires pour se

connecter rapidement à des équipements existants.

Les solutions Elastimold sont conçues pour assurer

la continuité de service, un critère essentiel dans

un datacenter. »

Des onduleurs modulaires, économes

en énergie, fiables et peu encombrants

pour répondre aux exigences des nouveaux

datacenters

L’onduleur (UPS) et sa batterie restent un élément

clé de tous les centres de données pour

assurer la continuité de fonctionnement en cas

d’incident sur le réseau ; une coupure entraînant

des conséquences financières très importantes

pour l’exploitant du centre.

Les contraintes de fiabilité et de maintenabilité

ont toujours été importantes pour les constructeurs,

mais de nouvelles exigences deviennent

de plus en plus importantes : amélioration du

rendement pour réaliser des économies d’énergie

d’équipements en fonctionnement 24 h/24,

© ABB

© ABB


© Vertiv

modularité pour adapter la puissance à l’évolution

du site mais aussi faciliter le dépannage

sans arrêter l’onduleur, adaptation aux différents

types de batteries (plomb ou lithium), mais aussi

réduction de l’encombrement et facilité d’installation

et de raccordement.

ABB propose une large gamme d’onduleurs

pour couvrir tous les besoins des datacenters

ABB propose des alimentations statiques (UPS)

couvrant une large gamme d’applications, des

AVIS D’EXPERTE

Séverine Hanauer.

Pour aider les responsables

technologiques à relever

le défi de l’IA, il y a lieu de

considérer six impératifs

liés à l’infrastructure

physique pour réussir la

mise en œuvre d’une usine

d’IA :

• Impératifs thermiques

Le refroidissement des

infrastructures IA nécessite

une approche hybride

combinant refroidissement

liquide et air. Le

refroidissement liquide

devient indispensable avec

les TDP dépassant 700-

800 W par puce, nécessitant

une distribution constante

et fiable du liquide via

des CDU qui deviennent

des éléments critiques de

l’infrastructure. La qualité

et la gestion du fluide de

refroidissement deviennent

aussi importantes que le

carburant pour un moteur.

• Impératifs électriques

La consommation

électrique atteint des

LES DOSSIERS DU MOIS

Alimentation

petits datacenters aux grands centres de données.

Pour la protection des grands datacenters, ABB a

développé des gammes de produits modulaires

avec une architecture DPA (architecture parallèle

décentralisée). Grâce à cette architecture DPA,

l’UPS est modularisée et chaque module possède

tout le matériel et tous les logiciels nécessaires

pour fonctionner de manière autonome : redresseur,

onduleur, convertisseur de batterie, by-pass

statique, protection retour, logique de contrôle,

affichage et schéma synoptique pour la

Séverine Hanauer, directrice Segments stratégiques Télécom &

Déploiement Edge, Europe du Sud de Vertiv

« Il y a lieu de considérer six impératifs liés

à l’infrastructure physique du datacenter

pour réussir la mise en œuvre de l’IA. »

niveaux sans précédent,

avec des projections allant

jusqu’à 1 MW par rack. Les

profils de charge des GPU

sont très variables, avec

des pics soudains pouvant

atteindre 150 % du TDP.

Cela nécessite une nouvelle

génération d’UPS capable

de gérer ces variations et

l’émergence de stratégies

BYOP (Bring Your Own

Power) pour permettre

l’approvisionnement

énergétique en considérant

les sources d’énergie

alternatives et les systèmes

de stockages par batteries

(BESS).

• Impératifs de service

L’environnement IA requiert

une expertise technique

spécialisée et une formation

continue du personnel. La

complexité des systèmes

hybrides de refroidissement

et des infrastructures

haute densité nécessite des

compétences pointues et

une mise à jour constante

des connaissances pour

maintenir l’efficacité

opérationnelle.

• Impératifs pour les racks

Les racks doivent évoluer

pour supporter des charges

10 fois supérieures aux

racks IT traditionnels.

Ils doivent intégrer des

systèmes d’autodétection

pour la sécurité, supporter

des poids plus importants

et permettre l’installation

de multiples PDU, tout en

facilitant la gestion des

câbles et des conduites de

refroidissement liquide.

• Impératifs de design

La conception doit

abandonner l’approche

en silos traditionnelle

pour une approche

intégrée où puissance

et refroidissement sont

pensés ensemble dès le

début. L’utilisation de

solutions préfabriquées

et modulaires devient

cruciale pour réduire les

temps de déploiement, tout

en gardant la flexibilité

...

nécessaire pour les

évolutions futures.

• Impératifs de gestion

des systèmes

Les systèmes de gestion

doivent offrir une

vue unifiée de toute

l’infrastructure avec des

capacités de surveillance

en temps réel. L’intégration

des contrôles au niveau des

composants est critique

pour la protection des

équipements coûteux,

particulièrement

avec l’introduction du

refroidissement liquide qui

nécessite une détection

immédiate des fuites et des

anomalies.

Conception de référence Vertiv 360AI pour une infrastructure

AI labs permettant la transition vers les datacenters d’IA, avec

refroidissement liquide direct.

© Vertiv

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© ABB

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Onduleur

modulaire

MegaFlex DPA

1500 kW d’ABB.

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LES DOSSIERS DU MOIS

Alimentation

... surveillance

et le contrôle.

Avec tous les

composants critiques

dupliqués

et répartis entre

les unités individuelles,

les points

de défaillance

uniques potentiels

sont éliminés. Dans le

cas peu probable de la défaillance

d’un module UPS, le module défaillant sera

automatiquement isolé et l’ensemble du système

continuera à fonctionner normalement.

Parmi les gammes DPA (de 20 à 1500 kW),

MegaFlex DPA (250-1500 kW) est particulièrement

adaptée aux besoins des grands datacenters

avec la possibilité de mettre 4 unités en parallèle

pour atteindre 6 MW de puissance.

Étant donné que les besoins en énergie du

datacenter peuvent changer au fil du temps, un

haut degré d’adaptabilité est nécessaire pour

gérer efficacement les différentes demandes. Les

systèmes UPS traditionnels peuvent ne pas fonctionner

correctement lorsque la charge est inférieure

à 25 % de la capacité totale du système. Le

mode de fonctionnement MegaFlex DPA UPS

Xtra VFI est un moyen intelligent de minimiser

les pertes et d’améliorer l’efficacité lors de l’exécution

en mode de double conversion par défaut.

Lorsque le mode Xtra VFI est activé, il ajuste

automatiquement et dynamiquement le nombre

de modules actifs en fonction de la charge électrique

requise. Les modules qui ne sont pas

nécessaires reviennent en veille, prêts à être réactivés

si la charge augmente.

Pour répondre aux défis de l’augmentation très

forte de la puissance des datacenters, ABB a

lancé son nouvel onduleur moyenne tension

HiPerGuard. Cette nouvelle génération de système

d’alimentation sans interruption en HTA

fournit une alimentation continue et fiable de

6,6 à 24 kV. L’onduleur offre un rendement énergétique

performant atteignant 98 % et permet

ainsi de réduire les émissions de carbone de

1 245 tonnes sur une période de 15 ans.

Cet onduleur combine les avantages d’un système

d’ASI dynamique traditionnel, tels que sa résistance

accrue aux perturbations du réseau, avec

la flexibilité et les capacités d’un convertisseur

statique. Le résultat est un système ASI moyenne

tension qui répond efficacement à la demande et

réduit les coûts liés aux perturbations et aux coupures

de tension.

Nouvel onduleur modulaire Keor FLEX 1200 kW de

Legrand.

Legrand dévoile Keor FLEX : sa nouvelle

génération d’onduleurs modulaires

pour les datacenters pilotés par l’IA

Keor FLEX est un système d’onduleur modulaire

à haut rendement qui permet une mise à l’échelle

de la puissance en temps réel, passant de 100 kW

à 1200 kW au sein d’une seule unité. Avec un taux

d’efficacité de 98,4 % atteint en utilisant la technologie

carbure de silicium (SiC), il réduit considérablement

les coûts d’exploitation (OPEX), les

besoins en refroidissement et les coûts de maintenance.

Son redresseur bidirectionnel facilite

l’intégration des énergies renouvelables, tandis

que les modules de by-pass et d’alimentation

remplaçables à chaud, l’analyse prédictive et une

conception compacte assurent la gestion d’une

alimentation fiable et peu encombrante. De plus,

les fonctions Smart Grid, les contrôles et la surveillance

à distance complètent les fonctionnalités

offertes par l’ASI Keor FLEX. Cet onduleur est

parallélisable jusqu’à 4 unités soit 4,8 MW.

« L’IA, l’apprentissage automatique et l’informatique

à haute densité sont en train de remodeler

l’infrastructure électrique », souligne Marc

Marazzi, vice-président de Legrand Data Center

Solutions Europe.

Les systèmes UPS traditionnels ont du mal à

répondre aux demandes croissantes d’alimentation

et de refroidissement des charges de travail d’IA.

Dans le même temps, les préoccupations concernant

le coût total de possession (TCO) poussent les

centres de données à rechercher des solutions plus

efficaces et évolutives. Keor FLEX relève ces défis

de front grâce à son architecture modulaire et à

son efficacité de pointe, garantissant la résilience,

l’évolutivité et l’optimisation de la consommation

d’énergie, tout en soutenant les objectifs de durabilité

et les engagements ESG. »

© Legrand

...


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. . . . . . . .

© ABB

AVIS D’EXPERT

Almamy Faty.

...

Jusqu’à récemment,

l’alimentation moyenne

tension (HTA) restait

cantonnée à l’alimentation

du datacenter en

électricité, du réseau aux

transformateurs et cellules

de protection. En aval des

transformateurs HTA/

BT, tous les équipements

étaient alimentés en basse

tension (onduleurs, PDU,

baies et racks).

Almamy Faty, Business

Developer Critical Power

& UPS chez ABB France,

explique que « l’explosion

de l’IA entraîne une

augmentation significative

de la puissance des

datacenters, passant

de 10 MW pour les plus

grands à des projets

potentiellement de plusieurs

centaines de mégawatts.

Cette montée en puissance

impacte l’architecture des

datacenters, où les UPS

sont actuellement installés

au plus près des salles

serveurs. Il devient donc

48 j3e 921 / OCTOBRE 2025 - www.filiere-3e.fr

LES DOSSIERS DU MOIS

Alimentation

Schneider Electric a complété ses gammes

d’onduleurs triphasés avec le Galaxy VXL

Pour Gaël Roquain, c’est le résultat de 10 ans d’innovations

et d’évolutions technologiques pour

cette gamme d’onduleurs triphasés, modulaires,

« AI Ready », à haut rendement de 500 à 1500 kW

avec option eConversion.

« Sa conception compacte évoluée, sa technologie

haute densité et son architecture à tolérance de

panne optimisent la disponibilité, l’efficacité opérationnelle

et la protection de charges critiques tout

en réduisant le coût total de possession (TCO).

Grâce à ses technologies brevetées, cet onduleur

offre une efficacité énergétique allant jusqu’à

97,5 % en mode double conversion et jusqu’à

99,3 % en mode eConversion (mode activable dès

5 % de charge). Ce dernier mode haute efficacité

breveté et développé par Schneider Electric garantit

une protection de l’alimentation classe 1 tout

en réduisant d’un facteur de deux les émissions de

carbone liées au fonctionnement des onduleurs en

double conversion. L’évolutivité permet de finan-

Almamy Faty, Business Developer Critical Power & UPS d’ABB France

« L’HiPerGuard UPS, une nouvelle

génération de système d’alimentation

sans interruption en HTA. »

pertinent de repenser le

design, car la basse tension

atteint ses limites face à de

telles puissances élevées.

L’idée serait de passer à une

distribution en moyenne

tension, pouvant aller jusqu’à

20 kV.

Pour les grandes installations

électriques critiques, ABB a

développé l’HiPerGuard UPS,

une nouvelle génération de

système d’alimentation sans

interruption en HTA. Cet

onduleur moyenne tension

fournit une alimentation

continue et fiable de 6,6 à

24 KV. Cette alimentation

est utilisée pour protéger les

charges, tout en réduisant les

temps d’arrêt.

Cet onduleur à haute

performance maximise la

résilience et la continuité de

l’alimentation. Cela va avoir

plusieurs avantages :

• des économies en

coûts d’infrastructure :

on pourra utiliser des

groupes électrogènes

avec des alternateurs en

HTA pour des puissances

allant jusqu’à 10-20 MW.

Cela permet de limiter le

nombre d’équipements et

d’accélérer la mise en œuvre

de l’installation. La section

des câbles va aussi diminuer

et les pertes d’énergie seront

réduites ;

• un gain sur le rendement :

HiPerGuard offre les plus

hauts niveaux d’efficacité

disponibles sur le marché,

avec un rendement de

98 %, ce qui se traduit

par une réduction des

coûts d’exploitation et des

émissions de carbone.

Cette solution, intéressante

notamment à partir de

15-20 MW, est déjà utilisée

dans l’industrie, mais elle

est pertinente pour les

datacenters (ABB a plusieurs

références dans le monde).

Chaque alimentation

HiPerGuard UPS se

compose de 18 modules

en parallèle pour une

puissance maximale de

2,5 MW. La mise en parallèle

de 10 machines permet

d’obtenir une puissance

de 25 MW et peut assurer

différentes fonctions

avec sa self couplée aux

convertisseurs de puissance

(protection contre les

Onduleur moyenne

tension HiPerGuard

d'ABB.

surtensions, sous-tensions

et coupures). HiPerGuard

est conçu pour assurer la

disponibilité du système à

long terme. Sa conception

et les composants mis

en œuvre permettent de

réaliser une maintenance

tous les 10 ans, avec une

visite de contrôle annuelle,

ce qui permet aux équipes

de maintenance de gagner

du temps et de réaliser des

économies. À noter aussi

les gains en encombrement

et en sécurité. Ses

performances de protection

de la charge sont conformes

à la norme IEC 62040-3

Classe 1. L’HiPerGuard

est également certifié

par le programme ABB

EcoSolutions qui garantit

une circularité complète du

produit tout au long du cycle

de vie. »

© ABB


cer au fur et à mesure de l’évolution de puissance

demandée, réduisant à la fois les investissements

et le coût total de possession (TCO). Équipez-vous

des modules de puissance dont vous avez besoin

au départ et profitez d’une efficacité opérationnelle

optimisée, puis ajoutez des modules de puissance

Live Swap certifiés lorsque vos besoins augmentent.

Nous appelons ces modules des Live Swap,

c’est-à-dire qu’ils sont extractibles et insérables à

chaud, comme des modules Hot Swap ordinaires,

mais qu’ils ne présentent pas de risque de choc

électrique lors de ces manipulations.

La conception modulaire offre également une

redondance interne N+1, qui multiplie par 10

la disponibilité du système sans encombrement

supplémentaire. Galaxy VXL est compatible avec

les batteries lithium-ion ou VRLA classiques,

offrant une autonomie flexible et prévisible pour

les charges critiques. Galaxy VXL est connecté à

EcoStruxureTM pour plus de tranquillité d’esprit à

tout moment. La mise en service est incluse dans

l’offre pour optimiser les performances, la qualité

et la sécurité des systèmes. Sa conception modulaire

et sa fiabilité supérieure font du Galaxy VXL

la colonne vertébrale idéale pour une infrastructure

critique. »

LES DOSSIERS DU MOIS

Alimentation

Des onduleurs Socomec modulaires

et extensibles à chaud

« Les UPS de Socomec évoluent pour atteindre un

rendement allant jusqu’à 99 % grâce aux modes

SMART Conversion, ce qui permet de réduire

significativement la consommation d’énergie et

les besoins en refroidissement, explique Marie-

Hélène Ducoin, Marketing Manager Expert services

de Socomec. Leur architecture modulaire,

extensible à chaud et dotée de redondance N+1,

garantit une grande fiabilité tout en s’adaptant

facilement aux besoins évolutifs des utilisateurs.

Enfin, la mise en œuvre de services connectés et

d’outils de maintenance prédictive alimentés par

l’intelligence artificielle contribue à optimiser le

coût total d’utilisation et à réduire les coûts d’exploitation

et de maintenance.

Ces évolutions se traduisent notamment par

le lancement de nouveaux onduleurs. DEL-

PHYS XM, allant de 300 à 800 kVA/kW, répond

aux exigences de centres de données modernes et

autres infrastructures critiques. Conçu pour être

flexible, DELPHYS XM prend en charge les batteries

plomb-acide et lithium-ion et offre une entrée

de câble par le haut ou par le bas pour s’adapter

aux différents besoins du site. Son électronique

classée IP21 et IP3X et un vernis de tropicalisation

(Conformal Coating) le protègent contre les

conditions environnementales du site, garantissant

une adaptabilité à de multiples applications.

De son côté, l’onduleur modulaire MODULYS XM,

conçu autour de modules de 50 kW configurables,

permet de monter jusqu’à 600 kW avec redondance,

tout en garantissant une fiabilité exceptionnelle

(MTBF supérieur à un million d’heures)

et une durée de vie dépassant 25 ans dans un

datacenter, le tout avec le même encombrement

réduit au sol. La gamme est ainsi composée d’un

ensemble optimisé de systèmes entièrement équipés

: MODULYS XM pour 250 kW + 50 kW avec

redondance et MODULYS XM, pour 600 kW +

50 kW avec redondance.

Socomec propose en outre des services connectés,

comme l’application SoLive et le dépannage à distance,

qui renforcent encore davantage la continuité

de service et la maîtrise des coûts d’exploitation.

»

Grâce à l’intégration de la technologie PowerUp,

Socomec propose des solutions d’analyse prédictive

alimentées par l’intelligence artificielle,

Onduleur triphasé

DELPYS XM de Socomec.

© Socomec

...

© Schneider Electric

Onduleur modulaire MODULYS XM

de Socomec.

Onduleur

modulaire

Galaxy VXL

500-1250 KW

de Schneider

Electric.

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© Socomec

. . . . . . . . .


. . . . . . . .

© Vertiv

Solution logicielle

PowerUp de Socomec

pour la surveillance des

batteries.

Onduleur Vertiv

Trinergy de 1500 à

2500 kVA.

...

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LES DOSSIERS DU MOIS

Alimentation

capables de détecter de manière précoce les

défaillances et d’estimer la durée de vie des batteries.

« Au-delà des mesures de sécurité standard du système

de gestion des batteries (BMS), les clients de

Socomec bénéficient d’une protection supplémentaire

grâce aux algorithmes brevetés de PowerUp,

explique Nicolas Brockhoff, Product Marketing

Manager de Socomec. Ces derniers permettent aux

propriétaires de systèmes de stockage d’énergie par

batterie (BESS) de détecter les premiers signes de

dégradation de la batterie et d’identifier les anomalies

des mois avant qu’elles n’entraînent des incidents

de sécurité. Il s’agit d’une amélioration significative

par rapport aux normes industrielles, qui n’identifient

généralement les problèmes que quelques jours

ou quelques heures avant un incident.

© Socomec

Ces solutions assurent également une surveillance

en temps réel des paramètres essentiels tels que la

tension, la température et le courant, avec un système

d’alertes intelligentes. Elles renforcent ainsi la

sécurité en prévenant les risques thermiques et les

incidents critiques, tout en permettant de passer

d’une maintenance corrective à une maintenance

prédictive. Déjà utilisées dans le domaine du stockage

d’énergie (ESS), ces solutions seront prochainement

étendues aux onduleurs (ASI), garantissant

une continuité et une fiabilité accrues pour les

datacenters. »

Vertiv, la nouvelle génération d’ASI pour

répondre aux exigences de haute puissance

et de haute disponibilité d’IA dans les

déploiements en salle et préfabriqués

Vertiv, fournisseur mondial de solutions de continuité

et d’infrastructures numériques critiques,

propose Vertiv Trinergy, une alimentation

sans interruption (ASI) conçue pour répondre

aux exigences de charge variable des datacenters,

et Vertiv PowerNexus, une solution intégrée qui

permet un couplage étroit à faible encombrement

entre l’ASI et l’appareillage électrique du système.

L’ASI Vertiv Trinergy est disponible dans les puissances

1 500, 2 000 et 2 500 kVA.

« Vertiv Trinergy étend le concept de modularité à

tous les niveaux de l’architecture de l’ASI, explique


Séverine Hanauer. Les modules peuvent être combinés

pour s’adapter à différents types de déploiement,

ce qui permet de réaliser des économies

d’espace considérables grâce à son empreinte compacte.

Vertiv Trinergy rationalise la distribution

électrique grâce à un point de connexion unique,

réduisant ainsi la nécessité de nombreux câbles,

borniers, gaines à barres et connexions d’appareillages

électriques pour les sorties d’ASI. L’encombrement

du Vertiv Trinergy est encore plus optimisé

lorsqu’il est intégré avec l’appareillage Vertiv

PowerBoard dans le cadre de la nouvelle solution

Vertiv PowerNexus, étroitement couplée en un

seul bloc connecté par des jeux de barres internes.

Cette intégration permet également de réduire le

matériel de câblage, le temps d’installation et les

coûts de main-d’œuvre liés à l’installation. Le Vertiv

PowerNexus est également disponible intégré

sur site, sous forme de skid d’alimentation ou intégré

dans une armoire, offrant une flexibilité pour

répondre aux besoins spécifiques du site. L’intégration

du Vertiv PowerNexus est réalisée en usine,

ce qui permet d’économiser du temps d’installation

sur le site. Le système intégré Vertiv EPMS

(energy and power monitoring system) avec surveillance

de l’énergie embarquée rend le système

plus sûr, plus fiable et plus exploitable dès sa mise

en service, en augmentant la visibilité et en réduisant

le nombre d’interconnexions. »

Accélérer la construction de datacenters

avec des modules préfabriqués

Les entreprises déploient des clusters d’IA et

sont aux prises avec des densités de puissance de

rack extrêmes, qui devraient atteindre 1 MW et

au-delà.

Schneider Electric propose de nouvelles solutions

de datacenter spécialement conçues pour

répondre aux exigences intensives des architectures

de cluster d’IA de nouvelle génération.

Dans le cadre de l’évolution de son portefeuille de

solutions de datacenter EcoStruxure, Schneider

Electric a lancé une solution de datacenter

modulaire préfabriqué EcoStruxure Pod qui

consolide l’infrastructure pour le refroidissement

liquide, les busway haute puissance et les racks

NetShelter haute densité. De plus, les solutions

de rack EcoStruxure intègrent des configurations

de rack et des cadres conçus pour accélérer les

déploiements de centres de données de calcul

haute performance (HPC) et d’IA. Les nouvelles

solutions EcoStruxure Pod Data Center et EcoStruxure

Rack sont désormais disponibles dans le

monde entier.

« La nouvelle gamme de solutions de Schneider

Electric équipe les clients de solutions d’espaces

LES DOSSIERS DU MOIS

© Schneider Electric

Alimentation

blancs intégrées,

validées par les

données et facilement

évolutives qui

répondent aux nouveaux

défis de la conception

de pods et de racks, de la

distribution d’énergie et de la gestion

thermique.

Le centre de données modulaire préfabriqué

EcoStruxure Pod, avec son architecture de pod

préfabriquée et évolutive, permet aux opérateurs

de déployer des racks haute densité, prenant en

charge des pods jusqu’à 1 MW et plus, à grande

échelle. Conçue sur mesure, la nouvelle infrastructure

de pod offre de la flexibilité et prend en charge

le refroidissement liquide, le bus d’alimentation,

le câblage complexe, ainsi que le confinement des

allées chaudes, les architectures de refroidissement

des échangeurs de chaleur InRow et des portes

arrière. Le centre de données modulaire préfabriqué

EcoStruxure Pod est désormais livré préconçu

et préassemblé avec tous les composants pour un

déploiement rapide afin de prendre en charge les

charges de travail à haute densité. »

Comme le souligne Gaël Roquain, de Schneider

Electric, « la nouvelle solution Pod modulaire est

un datacenter miniature “cube ou Pod” reprenant

les composants critiques d’un datacenter avec

des onduleurs, des racks et PDU, des systèmes de

refroidissement et du software.​Cette solution clé

en main/customisée permet de répondre à l’ensemble

des besoins du marché datacenter régional :

• Une installation rapide, flexible et évolutive grâce

à la modularité des équipements ;

• une consommation énergétique optimisée grâce

au confinement (pour information, les systèmes de

refroidissement représentent 50 % de la consommation

totale du datacenter, il est donc important

d’optimiser les flux d’air et l’efficacité de la ventilation)

;

...

Solution d’alimentation

intégrée Vertiv

PowerNexus combinant

onduleur Vertiv

Trinergy et appareillage

PowerBoard.

Centre de données

modulaire pour l’IA

EcoStruxure Pod de

Schneider Electric.

© Vertiv

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. . . . . . . .

Vertiv MegaMod

CoolChip, solution de

datacenter modulaire

préfabriqué

avec système de

refroidissement

liquide.

...

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LES DOSSIERS DU MOIS

Alimentation

© Vertiv

• une amélioration de la sécurité et de la cybersécurité

grâce à EcoStruxure IT (surveillance de l’environnement

d’installation – software – capteurs

– robustesse mécanique des équipements) ».

Pour répondre à la demande croissante en

infrastructures pour l’IA et le calcul haute performance

qui pousse les entreprises à rechercher

des solutions de déploiement plus rapides et plus

efficaces pour leurs datacenters, Vertiv a développé

Vertiv OneCore.

Pour Séverine Hanauer, « cette offre répond aux

besoins des datacenters de grande envergure (5 à

50 MW) en proposant une approche hybride innovante

qui combine une structure en acier préfabriquée

avec des composants modulaires intégrés en

usine. Cette solution clé en main permet de réduire

significativement les délais de déploiement tout en

offrant une grande flexibilité dans la conception,

rendant possible l’adaptation aux besoins spécifiques

de chaque projet.

Pour les déploiements nécessitant une réponse

ultrarapide aux besoins de calcul IA, Vertiv Mega-

Mod CoolChip apporte une solution complémentaire

sous forme de modules préfabriqués intégrant

nativement le refroidissement liquide direct-tochip.

Capable de supporter plusieurs centaines

de kilowatts par rangée, cette solution permet de

réduire jusqu’à 50 % le temps de déploiement par

rapport à une construction traditionnelle, tout en

permettant une gestion thermique optimale des

charges de calcul intensif.

Ces deux solutions répondent à des besoins différents

: Vertiv OneCore s’adresse aux projets

datacenters à très grande échelle, comme les usines

d’IA, nécessitant une infrastructure évolutive et

personnalisable, tandis que MegaMod CoolChip

cible les déploiements rapides d’infrastructures

haute densité optimisées pour l’IA. Dans les deux

cas, Vertiv présente un point de contact unique et

une intégration complète, de la conception à la

© Siemens

mise en service, simplifiant considérablement la

réalisation des projets.

Les deux solutions partagent un engagement fort

en matière d’efficacité, grâce à des technologies

avancées permettant d’optimiser l’efficacité énergétique

et de réduire l’empreinte environnementale.

Elles bénéficient également du support du réseau

mondial de services Vertiv, assurant une maintenance

optimale et une disponibilité optimale tout

au long du cycle de vie de l’infrastructure ».

Des solutions modulaires pour l’Edge

Alors que la demande de calcul fiable et haute

performance s’accélère sous l’impulsion de l’IA,

du traitement en périphérie et des applications

gourmandes en données, les entreprises ont

besoin d’une infrastructure agile, efficace et rapidement

déployable qui évolue aussi vite que leurs

besoins.

Siemens Smart Infrastructure, Cadolto Datacenter

et Legrand Data Center Solutions proposent,

pour répondre à ce besoin, un nouveau centre de

données Edge modulaire clé en main.

Ces entreprises proposent des modules préfabriqués

personnalisables qui peuvent être adaptés

à des besoins opérationnels uniques et déployés

rapidement, avec des cycles de planification de

6 à 12 mois. Les modules préfabriqués doivent

convenir à la fois à un fonctionnement permanent

et à une utilisation intermédiaire.

Siemens intégrera sa gamme complète de technologies

d’infrastructure intelligente, de la distribution

d’énergie moyenne et basse tension à

l’automatisation des bâtiments, en passant par la

sécurité incendie et les systèmes de sécurité physique.

Des contrats de maintenance optionnels et

la connexion à un centre de contrôle d’urgence et

de service 24 h/24 et 7 j/7 complètent la solution.

Cadolto Datacenter agira en tant que fabricant

et entrepreneur général du centre de données

Datacenter modulaire de Siemens.


© DR

modulaire Edge, en livrant le bâtiment modulaire

préfabriqué avec climatisation intégrée.

Legrand apportera des infrastructures d’espaces

blancs, notamment des racks et des câbles structurés,

ainsi que des unités de distribution d’énergie

(PDU) et des systèmes d’alimentation sans

coupure (UPS).

« Avec l’accélération de la transformation numérique

dans tous les secteurs, nos clients ont besoin

d’une infrastructure qui évolue aussi vite qu’eux »,

a déclaré Ciaran Flanagan, responsable mondial

AVIS D’EXPERT

Pascal Bodin.

Quand on pense aux

infrastructures critiques

des datacenters, on parle

souvent de refroidissement,

de serveurs ou de

distribution électrique.

Mais il existe un composant

qui agit dans l’ombre et

dont dépend pourtant toute

la continuité de service : la

batterie de l’onduleur (UPS).

Les batteries sont « la

dernière ligne de défense »

en cas de coupure du

réseau. Si elles échouent,

même l’architecture

la plus redondante ne

pourra pas éviter l’arrêt.

En réalité, de nombreuses

études indépendantes

montrent que la défaillance

de batteries reste l’une

des principales causes

d’interruptions non

planifiées dans le monde.

C’est pourquoi la

supervision des batteries

n’est plus une option, mais

une nécessité.

• Détection précoce :

LES DOSSIERS DU MOIS

Alimentation

des solutions et services de centre de données

chez Siemens AG. Cette solution offre toutes les

performances d’un datacenter traditionnel, mais

avec l’agilité d’évoluer rapidement, adaptée aux

besoins spécifiques de nos clients. Lorsqu’il s’agit

d’augmenter la capacité, il suffit de la brancher. »

L’importance croissante des tests

des équipements avant mise en service

De nombreux équipements électriques des

datacenters doivent être testés lors des essais et

Pascal Bodin, vice-président EMEA de PowerShield

« La supervision des batteries : héros

silencieux de la fiabilité des datacenters. »

un suivi au niveau de la

cellule ou du bloc permet

d’identifier rapidement

les anomalies (baisses de

tension, résistance interne

en hausse, surchauffe).

• Prédictif vs réactif : plutôt

que de remplacer toutes les

batteries selon un planning

fixe, les données de santé

permettent de prendre

des décisions ciblées et

optimisées – réduisant à la

fois les coûts et le gaspillage.

• Durabilité : des batteries

bien gérées durent plus

longtemps, offrent un

meilleur rendement

énergétique et limitent

l’empreinte carbone

ainsi que les déchets

électroniques.

• Conformité &

transparence : les

plateformes de supervision

fournissent des rapports et

historiques essentiels pour

les « colocation providers »,

hyperscalers ou institutions

soumises à des SLA stricts.

• Visibilité à distance : grâce

aux solutions connectées,

il est possible de piloter

plusieurs sites à l’échelle

mondiale et de garantir la

cohérence opérationnelle.

En résumé, la supervision

des batteries protège bien

plus que les batteries ellesmêmes

: elle protège la

disponibilité, la réputation et

la rentabilité. Alors que les

datacenters se développent,

intègrent les énergies

renouvelables et cherchent

toujours plus d’efficacité,

la capacité à prédire et

anticiper l’état des batteries

devient cruciale.

Ma conviction : dans le

monde des infrastructures

numériques, on ne peut

gérer que ce que l’on

peut mesurer. Et pour les

batteries, la mesure est la

clé.

PowerShield – Leader

mondial de la surveillance

avancée des batteries

Depuis plus de 25 ans,

PowerShield s’impose

comme la référence

mondiale en matière de

solutions de « Battery

Monitoring » pour les

infrastructures critiques :

datacenters, banques,

hôpitaux, télécoms et

utilities.

Nous offrons des systèmes

de surveillance pour les

batteries VRLA et nickelcadmium,

avec un niveau de

précision inégalé :

- Échantillonnage ultraprécis

toutes les 4 secondes de

chaque bloc batterie ;

- Suivi en temps réel des

paramètres clés : tension

(DC et ripple), courant (DC

et ripple), température

(par bloc et ambiante),

impédance ;

- Tableaux de bord intuitifs,

visuels et conviviaux, pour

une prise de décision rapide.

Toujours à la pointe de

...

l’innovation, PowerShield a

lancé une solution dédiée

aux batteries lithium pour

UPS, élargissant ainsi son

spectre d’expertise : en

2025, PowerShield a lancé

Assure Software, venant

remplacer l’historique

solution Link.

• 100 % cloud-based :

accessible partout, sur tout

appareil connecté.

• Sécurité maximale :

transfert de données par

UDP et mail, excluant tout

accès externe au réseau

client.

• Gestion complète des

actifs batteries avec

prédiction de fin de vie,

maintenance préventive

et planification budgétaire

optimisée.

• Version sur site

disponible fin 2025 pour

les environnements

nécessitant un

hébergement local.

Fondée en 1996 à

Auckland (Nouvelle-

Zélande), PowerShield

dispose aujourd’hui d’un

réseau international

robuste et nous sommes

fiers d’accompagner

les plus grands acteurs

mondiaux de la colocation

et de l’hyperscale, qui nous

considèrent comme leur

fournisseur privilégié en

solutions de surveillance

des batteries pour

onduleurs.

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© Rentaload

Charge

d’essai pour

refroidissement

liquide de

Rentaload.

...

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LES DOSSIERS DU MOIS

Alimentation

Rentaload a dû adapter ses tests et ses charges

d’essais à l’IA et au refroidissement liquide

Rentaload intervient à travers toute l’Europe

dans différents secteurs d’activité afin de réaliser

des tests électriques pour ses clients. Ces tests sont

réalisés grâce à des bancs de charge et permettent

de vérifier le bon fonctionnement des équipements

de l’infrastructure électrique incluant les

différents niveaux de redondances avant leur mise

en service et exploitation. Dernière chance de tester

les installations, ces tests sont donc très importants

et fortement recommandés.

« Nous intervenons dans différents secteurs d’activité

afin de réaliser des tests de climatisation pour

nos clients. Ces tests sont réalisés grâce à nos bancs

de charge aérothermes. Ils permettent de vérifier le

bon fonctionnement et l’efficacité de toutes les climatisations,

explique Damien Giroud.

Nous réalisons des tests de bon fonctionnement des

onduleurs. Ainsi, pour vérifier leur bon fonctionnement,

nous testons les onduleurs avec différents

bancs de charge résistifs. Ces tests vont venir confirmises

en service ou à l’occasiondes changements

de configuration dans les futures conditions de

fonctionnement.

Parmi ces équipements, on peut citer la chaîne

électrique principale, les équipements de secours

(onduleurs et batteries, groupes électrogènes),

mais aussi les systèmes de refroidissement des

baies et salles informatiques.

Damien Giroud, CEO APAC Region & Emerging

Countries de Rentaload, développe.

« Ces essais peuvent être classés en 5 niveaux :

Niveau 1 : Test en usine ou test d’acceptation en

usine (FAT)

Les tests d’acceptation en usine ou FAT ont lieu

chez le fabricant de la machine (en usine) ; ils permettent

de vérifier le bon fonctionnement de la

machine en concordance avec les caractéristiques

spécifiées au préalable dans le cahier des charges.

C’est donc une étape extrêmement importante.

Une des principales utilités du test FAT est d’éviter

d’expédier une machine défectueuse ou en dysfonctionnement

chez le client. À la suite du test FAT,

un rapport résumant les différents contrôles devra

être établi.

Niveau 2 : Inspection ou test de réception sur site

(SAT)

Une fois l’équipement livré sur site, il est inspecté

par l’agent de mise en service (contrôle de vérification).

Il s’agit de s’assurer que l’équipement correspond

bien à ce qui a été commandé et qu’il répond

également aux exigences du projet. Ces contrôles

sont généralement enregistrés via des feuilles de

contrôle et font partie du processus global.

Niveau 3 : Essais préfonctionnels (EPF) ou essais

fonctionnels des composants (EFC)

Il s’agit de l’inspection de l’installation de l’équipement

uniquement. Le constructeur et l’agent commissioning

travaillent ensemble pour déterminer si

l’équipement a été installé correctement et s’il est

conforme aux exigences et aux réglementations du

secteur. C’est également la première fois que l’équi-

pement est mis en marche et que son fonctionnement

est vérifié.

Niveau 4 : Test de performance fonctionnelle (FT)

ou Test de système fonctionnel (FST)

Une fois les inspections de niveau 3 et les tests de

démarrage terminés, le processus passe au niveau 4,

les performances fonctionnelles et les tests de site.

Ce sont des tests supplémentaires pour vérifier que

l’équipement fonctionne comme prévu et que les

défaillances ont été correctement intégrées.

Niveau 5 : Test des systèmes intégrés (IST)

Ce sont les tests finaux. Au cours de cette dernière

étape, l’accent est mis sur la preuve que tous les systèmes

peuvent fonctionner ensemble et répondre

aux exigences de conception et de projets attendus.

Les tests renvoient généralement les systèmes

mécaniques, connus sous le nom de “test de charge

thermique”, et les systèmes électriques, connus sous

le nom de “tests électriques intégré”. Ils sont généralement

dirigés séparément, car ils ont des objectifs

légèrement différents. »

Les tests de charge thermique sont effectués

pour prouver que la réponse thermique de la

salle informatique dans différentes conditions

de charge de chauffage et scénarios de défaillances

se situe dans les tolérances stipulées par la

conception.

Les tests électriques intégrés sont effectués pour

prouver qu’en cas de certaines pannes dans

les systèmes électriques et les alimentations

entrantes, l’utilisation du datacenter ne sera pas

affectée et maintiendra son état de fonctionnement

sans temps d’arrêt.


mer (ou non) que les onduleurs sont bien en mesure

de prendre le relais en cas de panne du réseau électrique

principal. Les tests de batteries qui visent,

entre autres, à vérifier l’état des batteries ainsi

que leur vieillissement dans le temps, présentent

quelques spécificités, qu’ilfaut connaître.

Nous intervenons également dans différents secteurs

d’activité afin de réaliser des tests sur les

groupes électrogènes. Ces tests périodiques sont

fortement recommandés, voire obligatoires pour

certains secteurs. »

Le développement du refroidissement liquide

et la montée en puissance des différents équipements

(onduleurs, groupes électrogènes,

CDU qui vont dépasser le MW) demandent

de nouveaux bancs de tests, de nouvelles procédures

d’essais avec des moyens adaptés.

Dans un contexte où le déploiement de l’IA

LES DOSSIERS DU MOIS

Alimentation

appelle de nouvelles solutions de refroidissement,

Data4 a lancé un projet pilote (POC) sur

son campus de Marcoussis pour optimiser la

conception du système de refroidissement Direct

Liquid Cooling (DLC) afin de le rendre plus efficace

sur un plan énergétique et moins impactant

pour l’environnement. Rentaload a mis à disposition

les premiers bancs de charge hybrides

liquide + air, capables de diffuser de la chaleur à

la fois dans l’air et dans le réseau d’eau DLC.

Damien Giroud confirme : « Les essais étant

vraiment concluants, nous avons industrialisé le

produit – en y apportant quelques modifications

par rapport aux prototypes utilisés chez Data4–, et

aujourd’hui, le Mixy 200 de 200 kW fait partie de

l’offre locative. »

Jean-Paul Beaudet

Utiliser un jumeau numérique pour simuler les besoins

en énergie d’un datacenter d’IA

Schneider Electric et ETAP

ont développé un jumeau

numérique capable de

concevoir et de simuler

avec précision les besoins

en énergie des usines

d’IA. En s’appuyant sur le

Nvidia Omniverse Blueprint

pour les jumeaux

numériques d’usine

d’IA, Schneider Electric

et ETAP permettent

le développement de

jumeaux numériques qui

rassemblent plusieurs

entrées pour les systèmes

mécaniques, thermiques,

réseau et électriques afin de

simuler le fonctionnement

d’une usine d’IA. Cette

collaboration est destinée

à transformer la conception

et les opérations d’AI

Factory en fournissant une

meilleure compréhension

et un meilleur contrôle des

systèmes électriques et

des exigences en matière

d’alimentation, ce qui offre

une opportunité de gains

significatifs en termes

d’efficacité, de fiabilité et de

durabilité.

Alors qu’il était

auparavant possible de

visualiser les systèmes

électriques, l’intégration

des technologies ETAP

et Nvidia Omniverse permet

la création d’un jumeau

numérique complet de

l’AI Factory où plusieurs

dynamiques interagissent

de manière transparente.

La technologie de

modélisation sophistiquée

d’ETAP créera une

réplique virtuelle de

l’infrastructure électrique

d’un centre de données

et la combinera avec

des données de système

d’alimentation en temps

réel, des analyses avancées

et des informations. Des

algorithmes intelligents

analysent et prédisent les

modèles de consommation

et de distribution de

l’énergie, ce qui permet

© Rentaload

Différentes charges pour

tester les installations

d'un datacenter avant

mise en service.

d’obtenir des informations

sans précédent sur :

• Les conception et

simulation avancées de

systèmes électriques ;

• l’analyse dynamique de

scénarios « What-If » ;

• le suivi en temps réel

des performances de

l’infrastructure électrique ;

• l’optimisation avancée de

l’efficacité énergétique ;

• la maintenance prédictive

et l’évaluation de la

fiabilité du système ;

• Les besoins en

infrastructure basés sur la

consommation d’énergie

qui peuvent aider à réduire

le coût total de possession.

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LES DOSSIERS DU MOIS

Gestion de l’éclairage

Les installations d’éclairage

contribuent à la performance

énergétique et au bien-être

dans les bâtiments tertiaires

La gestion de l’éclairage tient une place centrale pour les bâtiments

tertiaires en concourant tant au confort et à la santé des occupants qu’à la

performance énergétique globale du bâtiment. Les solutions d’aujourd’hui

pour la rénovation se veulent donc agiles, communicantes et adaptables.

Zoom et exemples.

Les priorités de l’éclairage tertiaire

La gestion de l’éclairage pour les bâtiments tertiaires

désigne l’ensemble des dispositifs, stratégies

et technologies mis en place pour optimiser

l’utilisation de l’éclairage dans les locaux professionnels

(bureaux, commerces, écoles, hôpitaux,

etc.). L’objectif principal est d’allier confort visuel,

efficacité énergétique et respect des réglementations.

La gestion de l’éclairage dans le secteur tertiaire

s’articule autour de quatre enjeux majeurs :

- Régulation : ajuster l’intensité et la durée de

l’éclairage selon l’occupation des locaux et la

lumière naturelle.

- Automatisation : recourir à des systèmes intelligents

(détecteurs de présence, capteurs de

Multicapteur PD5N-Lamella-BMS2 DALI-2 de B.E.G. pour encastrement en plafond lamellé.

© B.E.G.

luminosité, horloges astronomiques) pour un

pilotage en temps réel.

- Performance énergétique : minimiser la

consommation d’énergie, en ligne avec les

réglementations comme le décret tertiaire.

- Confort et santé : offrir un éclairage optimal

(qualité, température de couleur, absence

d’éblouissement) pour le bien-être des occupants.

© B.E.G.

© B.E.G.


© Sylvania Group

Capteurs indépendants ou capteurs intégrés :

les incontournables pour réguler

et automatiser

Les capteurs sont les éléments indispensables

pour réguler et adapter intensité et durée d’éclairage

en fonction de l’occupation des locaux et de

la lumière naturelle disponible, et ainsi, ajuster

l’éclairage en temps réel avec notamment des

détecteurs de présence et des capteurs de luminosité.

AVIS D’EXPERT

LES DOSSIERS DU MOIS

Gestion de l’éclairage

Intégrés ou non aux luminaires, les capteurs sont

souvent des « multicapteurs » intégrant la détection

d’occupation et de luminosité, mais aussi le

comptage de personnes et le niveau sonore, leur

intégration ou non aux luminaires étant un choix

lié à la configuration des bâtiments, à la hauteur

et à la nature des plafonds et au positionnement

des luminaires par exemple, aux possibilités de

communication existantes dans le bâtiment en

cas de rénovation…

Rénovation de gestion de l’éclairage en tertiaire

Le centre de La Boursidière (92)

Le centre de

La Boursidière, ce sont

plus de 30 locataires et

près de 2 000 salariés

répartis dans 16 bâtiments

sur une surface totale

de 65 000 m 2 . Soumis au

décret tertiaire, le site

a retenu 2013 comme

année de référence. Grâce

à des investissements

majeurs réalisés après

cette date, il a déjà

réduit sa consommation

énergétique de 29 % dès

2022. « L’immeuble était

équipé de milliers de

tubes fluorescents tout ou

rien avec une puissance

installée de 50 W/m 2 ,

ce qui est considérable ;

l’éclairage était l’un de

nos principaux leviers

Espace de réunion en open-space.

Nicolas Roy, chef de produits Sylvania Group

pour atteindre l’objectif de

- 40 % en 2030 », explique

Christian Choffy, assistant

au maître d’ouvrage.

À l’issue d’un audit

énergétique réalisé par les

équipes de Sylvania Group

dans un premier bâtiment

R+4, les luminaires led

Optix d’une puissance

installée d’à peine 5 W/m 2

– soit 10 fois moins

qu’auparavant – ont été

préconisés.

« Associés à la solution

de gestion d’éclairage

intelligent SylSmart

Connected, chaque

luminaire détecte la

présence et la luminosité et

apportent ainsi un excellent

maillage de détection tout

en procurant une réduction

supplémentaire de 10 % en

kWh consommé, détaille

l’expert. La supervision

de la consommation est

effectuée en temps réel

Salle de réunion à La Boursidière.

...

via la solution SylSmart ®

Connected Pro, qui peut

permettre une connexion à

une GTB via une passerelle

cloud ou BACnet. »

Luminaires sur mesure réalisés dans l’usine de Saint-Étienne

de Sylvania Group.

© A. Pequin/Sylvania Group

© Sylvania Group

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. . . . . . . .

Multicapteur de

Schneider Electric

permettant le

comptage de

personnes, la détection

de mouvement, la

luminosité, le niveau

sonore, la température

et l’humidité.

...

© Legrand

58 j3e 921 / OCTOBRE 2025 - www.filiere-3e.fr

LES DOSSIERS DU MOIS

Gestion de l’éclairage

Les capteurs indépendants proposent souvent

plusieurs modes de communication basés sur

des protocoles largement répandus. « Grâce à

ces capteurs, il est possible d’améliorer la détection

d’occupation des pièces sur de vastes zones de

couverture, et d’obtenir une analyse plus précise de

la luminosité, tout en optimisant le nombre d’appareils

installés. Sur certains projets, les produits

B.E.G. sont directement intégrés aux luminaires,

notamment lorsque les plafonds sont trop hauts

ou qu’une installation au plafond est impossible »,

détaille Jérôme Legris, prescripteur Sud-Ouest

B.E.G. France.

« Les produits B.E.G. communiquent majoritairement

via un câblage filaire : soit directement sur les

luminaires pour une installation classique et compacte

par pièce, soit via un bus de communication

(DALI, KNX) », souligne l’expert de B.E.G. Certains

produits peuvent également fonctionner en

mode Bluetooth, notamment grâce à la technologie

Casambi.

L’utilisation de capteurs multifonctions permet

aussi d’optimiser les économies d’énergie liées à

l’éclairage. « Ces capteurs détectent la présence ou

le mouvement dans une pièce : en l’absence d’occupants,

les lumières s’atténuent ou s’éteignent, puis

se rétablissent au niveau précédent lors du retour

des utilisateurs (sans réactivation systématique).

Grâce à cette gestion intelligente, la consommation

électrique peut être réduite de 35 % à 50 %,

selon la configuration », ajoute Gilles Montigny,

© Schneider Electric

Détecteur grande hauteur

DALI-Casambi (PD4-CAS-GH

DALI- 2) de B.E.G.

Contrôleur de zones

multiprotocoles

LG-048584-WEB-R Area

Manager de Legrand.

responsable produits connectés pour Schneider

Electric.

En complément, ces capteurs permettent d’intégrer

une télécommande pour les occupants afin

de modifier manuellement l’éclairage ou d’autres

fonctions. Les capteurs peuvent s’intégrer harmonieusement

à l’environnement existant, avec

des options de coloris variés (RAL).

Legrand propose également une gamme de détecteurs

évolutifs baptisée Light Up. Petits et discrets,

les multicapteurs de la gamme sont conçus

pour être installés au plafond et s’intègrent selon

le fabricant dans tous les types de pièces de bâtiments

tertiaires. Les multicapteurs sont aussi un

élément de la suite complète WEOZ proposé

par Legrand qui décline : solution de contrôle

d’éclairage et recueil des données d’environnement,

compteurs de mesures énergétiques, et

contrôle CVC avec Airzone, le tout connecté à un

réseau de gestionnaire de zones multiprotocoles.

Gestion de l’éclairage et rénovation,

avec ou sans fil : telle est la question

« En rénovation, lorsque le recâblage est possible,

la solution avec bus DALI se révèle souvent la plus

appropriée, car l’installateur peut réutiliser une

grande partie du câblage existant. Dans les bâtiments

de grande surface ou de grande hauteur

(entrepôts, plateformes logistiques, etc.), la technologie

sans fil peut en revanche présenter un réel

intérêt », explique Jérôme Legris.

© B.E.G.

...


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. . . . . . . .

© Schneider Electric

L’offre complète

DIRECT EASY

de Ledvance.

AVIS D’EXPERT

Gilles Montigny.

...

Pour l’éclairage, une

GTB communicante doit

intégrer le protocole DALI,

largement adopté dans les

bâtiments commerciaux et

industriels. « Ce protocole

permet un pilotage

individuel des appareils

et une communication

bidirectionnelle (luminaires,

ballasts, etc.), offrant

notamment des retours

60 j3e 921 / OCTOBRE 2025 - www.filiere-3e.fr

LES DOSSIERS DU MOIS

d’état et des alertes en cas

de défaut », explique Gilles

Montigny de Schneider

Electric.

Dans les bâtiments soumis

au décret tertiaire, la GTB

peut s’appuyer sur un

réseau backbone IP pour

centraliser les données.

Ce réseau fédère des

contrôleurs intelligents par

zone, qui communiquent

généralement en BacNet IP

et intègrent pour la gestion

d’éclairage les protocoles

DALI, ou encore via des

passerelles KNX/Modbus

selon les configurations.

« Il s’agit de créer un

écosystème homogène

et communicant, tous

les produits sont ainsi

connectés à un contrôleur

Gestion de l’éclairage

L’expert de B.E.G. souligne par ailleurs que les

solutions multicapteurs doivent être compactes

afin d’optimiser leur nombre tout en garantissant

une intégration discrète.

« Depuis peu, Ledvance propose une solution sans

fil baptisée DIRECT EASY destinée aux professionnels,

et qui se veut simple, pratique et

Gilles Montigny, responsable produits connectés

pour Schneider Electric

© Ledvance

intelligente », explique Matthieu Krempp, chef

de produits chez Ledvance. La solution se distingue

notamment par une mise en service

intuitive via une application smartphone et un

appairage via Bluetooth ou Zigbee 3.0, et par la

possibilité de grader l’éclairage manuellement ou

automatiquement. Les détecteurs de présence et

de luminosité pilotent l’ensemble des luminaires

dans une zone ou un groupe, et permettent une

gestion automatique de l’éclairage avec à la clé

jusqu’à 80 % d’économies d’énergie par rapport

à un éclairage conventionnel. « DIRECT EASY

permet aussi de créer de façon très flexible autant

de zones que nécessaire, chacune pouvant contenir

jusqu’à 40 luminaires, 6 détecteurs et 4 variateurs

et/ou interrupteurs cinétiques, et ce, sans contrôleur.

Aucune connexion internet ni aucun contrôleur

n’est nécessaire, et le système est modulable et

permet de faire évoluer la configuration aisément,

par exemple pour l’ajout ou le retrait d’appareils,

sans impacter la configuration existante », ajoute

l’expert de Ledvance.

La solution répond ainsi aux besoins des professionnels

recherchant simplicité et efficacité dans

la rénovation des éclairages, aussi bien pour le

petit et le grand tertiaire, et vient compléter l’offre

La GTB communicante, support d’une

solution complète CVC, éclairage et stores

Exemple d’architecture GTB pour la gestion CVC et éclairage.

de zone qui gère à la fois

la CVC, l’éclairage et les

stores, le confort visuel avec

un éclairage de qualité,

et le confort corporel en

agissant sur les paramètres

de chauffage, ventilation et

climatisation. L’occupant

peut ainsi gérer l’ensemble

des paramètres température,

éclairage stores sur une

même application », poursuit

l’expert de Schneider

Electric.

...

© Schneider Electric


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. . . . . . . .

© Sylvania Group

Nicolas Roy,

chef de produits

pour Sylvania Group.

...

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LES DOSSIERS DU MOIS

Gestion de l’éclairage

existante VIVARES reposant sur les protocoles

DALI-2 (filaire) et Zigbee (sans fil).

Gestion de l’éclairage : un apport précieux

de données pour le pilotage du bâtiment

« Le suivi de l’occupation des espaces, voire d’un

niveau entier dans un bâtiment, alimente souvent

une GTB, qui coordonne alors les différents

systèmes (éclairage, CVC, stores, accès, horaires,

surveillance, etc.) afin d’adapter leur gestion et

d’améliorer le confort des occupants », introduit

Jérôme Legris de B.E.G. France. Par exemple,

une salle de réunion exposée plein sud et occupée

à 15 h au mois de juin pourra être protégée

par des stores ou des brise-soleil orientables qui

s’abaissent, bénéficier d’une ventilation ou d’une

climatisation renforcée, ainsi que d’un éclairage

ajusté en intensité et en teinte. La même salle sera

gérée différemment en hiver. Ces besoins peuvent

même être anticipés grâce à un calendrier d’occupation

relié au système de supervision. Celui-ci

peut également signaler d’éventuels dysfonctionnements

(luminaires hors service, grille de

soufflage obstruée, etc.), et communiquer sur les

consommations énergétiques du bâtiment.

Pour Nicolas Roy, chef de produits pour Sylvania

Group, « l’éclairage, avec ses capteurs intégrés et

son réseau sans fil, peut devenir la colonne vertébrale

du bâtiment intelligent. Présent dans tous les

espaces, il peut remonter à la GTB les informations

d’occupation utiles aux autres équipements tels que

le chauffage ou la climatisation, par exemple ».

Les synergies et l’interopérabilité entre les différents

systèmes permettent désormais d’envisager

facilement ce genre de scénario.

Jean-François Moreau

L’éclairage circadien, une priorité pour les établissements

de santé, mais aussi pour le confort des bureaux

L’éclairage circadien vise

à s’aligner sur le rythme

circadien, c’est-à-dire sur

notre horloge biologique

interne calquée sur un cycle

de 24 heures. Les études

démontrent que la lumière

influence directement ce

rythme. « En optimisant

l’éclairage artificiel, il est

possible de soutenir la santé

humaine tout en limitant les

perturbations de ce cycle

naturel », souligne Gilles

Montigny de Schneider

Electric.

Le rythme circadien ajuste

la lumière avec, par exemple,

un système d’éclairage

blanc qui est dynamique,

une lumière chaude qui

favorise la détente, une

lumière plus intense qui aide

à rester alerte. « Cela permet

également aux propriétaires

de valoriser leurs espaces

de travail, car la qualité de

l’éclairage au bureau est

clé », ajoute l’expert.

Le standard WELL Building

Standard (IWBI) dirige la

conception des bâtiments

tertiaires pour améliorer le

confort, la santé et le bienêtre

et propose des normes

d’éclairage circadiennes

pour les zones de travail,

salles de repos, espaces de

vie et autres.

« En 2021, Sylvania Group

a lancé LumiNature ® , une

led innovante reproduisant

fidèlement le spectre

solaire, sans le pic de bleu

caractéristique des leds

classiques. Associée à

la solution SylSmart ® de

gestion d’éclairage sans

fil, elle permet de simuler

l’évolution naturelle de la

lumière sur une journée,

soutenant ainsi le rythme

circadien et compensant le

manque de lumière naturelle

dans les espaces tertiaires,

pour constituer un éclairage

Plafonnier Optix utilisé

au sein du projet de l’Institut

Gustave Roussy.

dynamisant et adapté

aux besoins biologiques »,

explique Nicolas Roy, de

Sylvania Group.

Ainsi, à l’Institut Gustave

Roussy (IGR) à Villejuif,

premier centre européen

de recherche et de soin du

cancer, l’éclairage a été

rénové avec un système

Optix de plafonniers et

linéaires équipés avec

LumiNature ® .

« Dans un contexte exigeant

– un espace enterré avec

© Sylvania Group

seulement 10 % des bureaux

et espaces exposés à la

lumière naturelle –, l’objectif

était de concevoir un

éclairage respectant le rythme

circadien », détaille Nicolas

Roy. Après la mise en place de

la solution, les employés du

service de médecine nucléaire

ont souligné une amélioration

significative de leur bienêtre

et de leur confort au

quotidien, notamment pour

les travaux d’analyse en

imagerie.


SOLUTIONS

Refroidissement

Carrier innove pour des datacenters plus durables

Les datacenters du futur doivent concilier

performance, fiabilité et responsabilité

environnementale. Dès leur conception,

la décarbonation s’impose comme un

impératif stratégique. Engagé dans cette

transition, Carrier met l’innovation au

service d’une gestion thermique plus

efficiente et durable, en présentant deux

avancées majeures en 2025.

La première, l’AquaForce® 30XF avec la technologie FreeBoost, est un

refroidisseur à vis à vitesse variable à condensation par air intégrant la

technologie free cooling. Ce système réduit la consommation énergétique

grâce à une efficacité saisonnière certifiée et un PUE inférieur à 1,2. Son

adaptabilité permet de maintenir des performances optimales jusqu’à

55 °C, tout en garantissant un environnement plus silencieux avec une

réduction du bruit à 95 dB(A). Offrant une continuité de service assurée,

une intégration modulaire et un contrôle énergétique avancé, il allie

fiabilité, flexibilité et optimisation.

La seconde innovation, l’unité de distribution de refroidissement liquide

65 LL, est conçue pour les galeries mécaniques. Dotée d’échangeurs de

chaleur de grande taille, elle maximise l’efficacité énergétique avec des

températures d’approche ultra-basses – jusqu’à 2 °C avec option évolutive –

tout en réduisant la puissance des pompes grâce à sa faible perte de charge.

Avec ces solutions, Carrier confirme son rôle moteur dans la

décarbonation et la performance énergétique des infrastructures

numériques de demain.

© Carrier

© Carrier

www.carrier.com/commercial/fr/fr/solutions-marches/data-center

© WAGO

GTB

Des contrôleurs intégrant BACnet Secure Connect

pour sécuriser l’infrastructure

Les infrastructures GTB sont aussi concernées par la cybersécurité. Pour répondre aux risques accrus et sécuriser

les installations, les contrôleurs WAGO supportent désormais le BACnet/SC (Secure Connect). Évolution naturelle

et toujours standardisée du BACnet/IP, il en conserve les avantages en

termes d’interopérabilité tout en sécurisant le trafic : la communication

est chiffrée grâce à la couche TLS. Un hub centralise

l’ensemble des échanges et peut être redondé afin

d’assurer un maximum de disponibilité. Les

contrôleurs WAGO sont utilisables en tant

que nœud et/ou hub. Les installations

existantes peuvent être mises à jour

avec cette nouvelle solution, tout en

conservant les liens BACnet existants.

www.wago.com/fr/bacnet

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SOLUTIONS

Vidéoprotection

Caméra compacte à 3 canaux

avec un zoom 18x

Hanwha Vision lance une caméra multicapteurs compacte qui

associe un module PTZ 18x doté d’IA à trois objectifs fixes de

5 MP. Le modèle PNM-C19183RVTP est conçu pour offrir une

couverture étendue sans interruption, des capacités de zoom

haute résolution et des analyses intelligentes basées sur l’IA.

Idéale pour la surveillance d’espaces ouverts et complexes tels

que les parkings, les intersections ou les stades, cette solution

remplace les installations multi-caméras traditionnelles par un design simplifié. Sa conception de montage

améliorée et son boîtier compact facilitent et optimisent l’installation. Au cœur de la caméra, l’IA permet de

détecter et de classifier les objets en temps réel, en distinguant les personnes, véhicules, visages et plaques

d’immatriculation des mouvements non pertinents, tels que les ombres ou les arbres agités par le vent.

hanwhavision.eu/fr/produit/pnm-c19183rvtp/

© Hanwha Vision

© Lacroix

GTB

Nouveau régulateur HVAC nativement connecté

et compatible BACNet

LACROIX annonce le lancement officiel de SOFREL B4TH, son nouveau régulateur dédié aux

applications de chauffage, ventilation et climatisation. Cette solution marque une avancée dans l’offre

de LACROIX Environnement, en intégrant nativement le protocole de communication BACnet, pour

répondre aux exigences croissantes d’interopérabilité et de performance énergétique des

bâtiments connectés. En tirant parti de l’expertise logicielle et matérielle

de LACROIX, le SOFREL B4TH simplifie l’expérience utilisateur grâce

à une interface intuitive. L’outil de configuration B4TH-Tools propose

un paramétrage simple et ergonomique pour un gain de temps durant la

mise en place d’un projet de régulation. Ce régulateur connecté intègre un

serveur web HTML5 permettant la consultation d’informations à distance

sous forme de tracés de courbes, journaux d’alarmes, réglages de consignes

et visualisation de synoptiques personnalisables.

www.lacroix-environment.com/fr

Éclairage portatif

Une gamme de lampes torches alliant

qualité de lumière et durabilité

Redéfinie de A à Z, la Série P de LEDLENSER se focalise sur un contrôle

intuitif, la qualité de lumière et la durabilité. La marque allemande adopte

des technologies de pointe, et reste fidèle à son engagement en matière de

développement durable : 75 % de l’aluminium utilisé provient de matériau

recyclé, et les emballages sont aussi fabriqués à partir de papier recyclé. Elle soumet également ses

produits à des tests de qualité rigoureux et accorde une attention particulière au moindre détail.

La Série P a été conçue pour proposer des lampes puissantes, dotées d’un faisceau lumineux

jusqu’à 120 % plus puissant. Selon les modèles, elles intègrent un système d’alimentation hybride

Dual Power (recharge de la batterie via USB-C et fonctionnement sur pile) ou le mode Select Ring

(réglage de l’intensité lumineuse, verrouillage de la lampe et accès direct au port

USB-C), afin de s’adapter à toutes les situations.

www.ledlenser.fr

© Ledlenser

64 j3e 921 / OCTOBRE 2025 - www.filiere-3e.fr


SOLUTIONS

© Ledvance

Éclairage

Une solution de gestion

de l’éclairage simple et sans fil

pour les professionnels

Avec DIRECT EASY, LEDVANCE propose une solution sans fil,

simple, pratique et intelligente. La mise en service intuitive, via

une application smartphone, est particulièrement adaptée aux

professionnels à la recherche d’une solution offrant la possibilité de

grader manuellement ou automatiquement l’éclairage en fonction

de la présence et de la luminosité. DIRECT EASY permet de définir

autant de zones que souhaité, chacune contenant jusqu’à 40 luminaires, 6 détecteurs

et 4 variateurs et/ou interrupteurs cinétiques, le tout sans contrôleur. L’application Smartphone

DIRECT EASY communique en Bluetooth avec les produits de la gamme. Elle guide l’utilisateur

à chaque étape et permet une mise en service simplifiée. Aucune connexion internet n’est requise

et la mise en service devient possible dans des lieux sans couverture réseau ou en cas d’accès

informatique restreint.

www.ledvance.fr

Régulation

Nouvelle génération de régulation connectée

pour ventilo-convecteurs

SAUTER lance l’ECOS 501, un nouveau régulateur communicant conçu pour

les ventilo-convecteurs. Ce régulateur propose un seul programme capable de

s’adapter aux configurations 2 tubes « change over », 2 tubes avec résistance (2 fils)

ou 4 tubes. Cette polyvalence facilite l’intégration dans tous types de projets. Une

application OEM est également prévue pour répondre aux besoins spécifiques des

fabricants et des intégrateurs. L’ECOS 501 place la connectivité au cœur du confort. L’utilisateur

peut piloter son installation à l’aide d’une application smartphone en Bluetooth LE. Le paramétrage s’effectue

instantanément via la même application ou grâce à un serveur web intégré. Le régulateur a été conçu pour

réduire le temps d’installation. Il se présente sous un format compact rail DIN (142 × 90 × 62 mm). Les

bornes push-in et push-x garantissent un câblage sûr et sans outil. Le protocole BACnet B-ASC garantit une

compatibilité totale avec les systèmes GTB.

www.sauter.fr

© Sauter

© Theben France

Supervision

Un serveur multiprotocoles pour la supervision

des systèmes d’automatisation des bâtiments

Le serveur de supervision et de visualisation QUANTUM, commercialisé par Theben France, est

spécifiquement conçu pour la gestion technique des bâtiments. Il s’adapte à tout type d’installation

en milieu résidentiel, tertiaire, industriel, hôtelier et hospitalier. Polyvalent,

QUANTUM est un serveur web capable d’interagir avec différents protocoles

ouverts et propriétaires, comme la technologie KNX.

Véritable plateforme de supervision, QUANTUM permet de

visualiser et analyser les consommations du bâtiment, piloter

les différents systèmes tels que l’éclairage, le chauffage, les

ouvrants motorisés. Le serveur est disponible en 4 versions :

EASY (pour les appartements et boutiques), HOME (pour

les maisons), OFFICE (pour le petit tertiaire) et BUILDING

(pour le moyen tertiaire).

www.theben.fr

j3e 921 / OCTOBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 65


3 QUESTIONS À

Propos recueillis

par Alexandre Arène

‘‘

La flexibilité des datacenters doit

être pensée dès la conception,

via le jumeau numérique.

’’

Jérôme Mullie

Directeur technique chez Trace Software International

© DR

Depuis plus de 35 ans, Trace Software développe des logiciels métiers

dédiés à l’énergie et à l’électricité. De la conception d’installations

photovoltaïques au monitoring multisite, en passant par le dimensionnement

électrique, l’éditeur accompagne aussi bien les bureaux d’études que

les exploitants et les datacenters. Jérôme Mullie, directeur technique,

revient sur ces solutions et explique comment elles répondent aux enjeux

critiques de continuité de service et de flexibilité énergétique.

j3e - Pouvez-vous nous présenter

les solutions développées par

Trace Software ?

Jérôme Mullie – Nous proposons trois

offres autour de l’énergie. La première

concerne le solaire, avec une suite pour

le dimensionnement des installations

photovoltaïques, qu’il s’agisse de projets

en toiture, d’ombrières ou de centrales au

sol. Cela va de l’étude de faisabilité jusqu’à

la phase d’exécution, intégrant le dimensionnement

normatif complet. Notre

deuxième offre concerne le monitoring

énergétique multifluide et multisite. Elle

vise à aider les exploitants à optimiser leurs

consommations et à répondre aux réglementations.

Cette offre est complétée par

du hardware, facilitant le sous-comptage

et le déploiement sur site. Enfin, l’électricité

constitue notre offre la plus stratégique,

notamment pour les datacenters. Avec

notre logiciel Elec Calc, nous couvrons

la conception et le dimensionnement des

installations, de la haute à la basse tension.

Le logiciel permet de modéliser tout type

d’architecture, d’intégrer des sources multiples

et de choisir les équipements adaptés,

grâce à une vaste base de données multifabricants.

La philosophie est simple :

« dessiner, c’est calculer », en modélisant

l’unifilaire et en vérifiant en temps réel la

conformité normative.

j3e - La continuité de service est

un enjeu vital pour les datacenters.

Comment vos solutions y répondentelles

?

J. M. – Nous intégrons cette contrainte

dès la conception de l’architecture électrique.

À partir d’une analyse de risques

préalable, nous modélisons différents

scénarios de fonctionnement et de

redondance. Le logiciel permet ainsi

de simuler toutes les configurations

possibles et de vérifier que l’alimentation

des équipements critiques est toujours

garantie. Deux aspects techniques

sont essentiels. Le premier concerne

le dimensionnement des sources : il

faut s’assurer que chaque source peut

reprendre tout ou partie de la charge

en cas de bascule. Le second touche

aux courants de court-circuit et à la

sélectivité. En cas de défaut, l’enjeu est

d’isoler uniquement la partie concernée

sans affecter le reste de l’installation.

Elec Calc calcule ces courants à chaque

point du réseau et simule la chaîne de

déclenchement des protections, garantissant

la continuité d’exploitation

même en situation de défaut. Le logiciel

agit ainsi comme un véritable jumeau

numérique de l’installation électrique,

permettant d’anticiper et de sécuriser

toutes les étapes.

j3e - Les datacenters sont de très gros

consommateurs d’énergie. Comment

intégrer la notion de flexibilité

sans compromettre la continuité de

service ?

J. M. – La flexibilité des datacenters

doit être pensée dès la conception, via

le jumeau numérique, puis en exploitation

avec des systèmes de pilotage

énergétique. Un premier levier consiste

à différer certains postes de consommation,

par exemple en anticipant le

refroidissement pour stocker du froid.

Un second levier repose sur les sources.

Les groupes électrogènes permettent

un délestage instantané, tandis que l’intégration

des énergies renouvelables

n’est viable qu’en les couplant à du

stockage. Les systèmes BESS (Battery

Energy Storage Systems) offrent ainsi

plusieurs mégawatts d’autonomie. En

intégrant ces scénarios dans le modèle

numérique, nous pouvons vérifier que

les puissances disponibles sont cohérentes

avec les objectifs d’effacement,

tout en garantissant la continuité d’exploitation.

Le jumeau numérique permet

de tester à tout moment un nouveau

mode de fonctionnement et d’en

vérifier la pertinence et la faisabilité

selon les contraintes techniques et opérationnelles.

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