Y-mail 52 - november 2025_FR
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AUTOMNE 2025 MAGAZINE DU CENTRE HOSPITALIER JAN YPERMAN
ÉDITION 52
Prothèses partielles
DU GENOU
Scanner CT
RÉVOLUTIONNAIRE
Protocole renouvelé
POUR LES AVC
EDITO
Chères lectrices et chers lecteurs,
Le fil conducteur de ce numéro de
Y-mail est la qualité des soins. C’est
d’ailleurs ce que des milliers de visiteurs
ont pu constater récemment lors de la
Journée Découverte Entreprises.
Prenez par exemple la prothèse
partielle du genou : cette intervention
permet une récupération plus rapide et
beaucoup de patients finissent même
par oublier qu’ils ont un nouveau genou,
tant leur ressenti est naturel.
Ou encore notre nouveau scanner
CT, capable de produire des images
d’une définition exceptionnelle tout en
réduisant la dose de rayonnement et
la nécessité de réaliser des examens
invasifs.
Pour être en mesure d’offrir des soins
de qualité supérieure, il faut avoir dans
la maison des professionnels d’exception.
Nous continuons à accueillir de
nouveaux collègues qui apportent dans
leurs bagages une expertise de pointe
dans leur domaine respectif.
Nos équipes participent aussi à des
études et des publications scientifiques
qui contribuent à améliorer la qualité
des soins. Citons par exemple les
recherches novatrices de la docteure
Kim Van der Eecken, qui ouvriront sans
doute la voie à une nouvelle approche
thérapeutique pour le cancer de la
prostate métastatique.
Mais notre force réside aussi dans nos
partenariats. Cela fait déjà longtemps
que nous collaborons activement avec
la première ligne de soins, et ce lien
ne cesse de se renforcer. Un protocole
AVC adapté nous a permis de réduire le
délai de prise en charge des accidents
vasculaires cérébraux ; ce résultat a été
rendu possible par notre coopération
étroite avec les acteurs de première
ligne. Et notre décision récente de rejoindre
le réseau hospitalier E17 et d’y
devenir un partenaire solide garantit
la continuité de soins de qualité dans
toute la région de la Westhoek.
docteur Hans Feys,
médecin-chef
contenu
04 Prothèses partielles du genou 07 Scanner CT du futur
09 Nouveaux médecins 13 Échanges d’apprentissage
14 Complications liées au cathéter 17 Protocole adapté pour les AVC
Lors de la journée portes ouvertes, le centre hospitalier Jan Yperman
a accueilli environ 5.050 visiteurs. Un parcours de 4 kilomètres leur a
permis de découvrir notamment le bloc opératoire, où les médecins
présentaient une démonstration d’intervention laparoscopique assistée
par le robot Da Vinci.
Lisez tous les
numéros d’Y-mail
3
PROTHÈSE PARTIELLE OU PROTHÈSE TOTALE ?
Dans le cas d’une gonarthrose
antéromédiale, une prothèse
unicompartimentale du genou
(ou prothèse partielle) est
préférable à une prothèse totale.
La procédure présente un risque
rare – un léger affaissement –
mais les nombreux avantages
l’emportent largement, comme
le confirme une étude interne.
95 %
de patients satisfaits
de leur prothèse partielle
du genou
Chez les patients souffrant
d’arthrose du
genou, on constate que le
cartilage présent sur la face
interne de l’articulation
disparaît. La mise en place
d’une prothèse est alors
une solution envisageable.
Dans plus de la moitié
des cas, les orthopédistes
du centre hospitalier Jan
Yperman optent pour une
prothèse unicondylaire,
aussi appelée « prothèse
unicompartimentale » ou
« prothèse partielle ».
Docteur François
Hardeman (orthopédie) :
« Dans la langue courante,
on parle souvent de
demi-prothèse du genou,
mais ce terme n’est pas
entièrement correct, car
nous ne remplaçons que
la partie endommagée, ce
qui correspond à beaucoup
moins que la moitié de
l’articulation. »
NOMBREUX AVANTAGES
En cas de gonarthrose
antéromédiale, beaucoup
d’hôpitaux belges optent
encore pour une prothèse
totale du genou. Les prothèses
unicompartimentales
ne représentent que
10 % des prothèses posées.
À Ypres, ce chiffre dépasse
les 60 %. Pourquoi ?
Docteur Cedric Depuydt
(orthopédie) : « Les prothèses
partielles offrent
de nombreux avantages :
l’incision est plus petite,
on retire moins de tissu
osseux, l’inter vention est
moins lourde et les risques
de complications sont
moindres. »
Docteur Hardeman : « Les
patients récupèrent plus
vite et disent éprouver une
sensation plus naturelle.
Par la suite, le taux de satisfaction
des patients monte
jusqu’à 95 % contre 85 %
dans le cas d’une prothèse
complète. »
LÉGÈRE BASCULE
Les prothèses de genou
unicondylaires cimentées
cèdent aujourd’hui la place
4
JEUNES TALENTS
AU TRAVAIL
Depuis 2014, le service d’orthopédie - traumatologie est
aussi un centre de formation pour les assistants de Gand,
Louvain et Anvers.
Docteur Cedric Depuydt : « Nous formons ici chaque
année quatre jeunes médecins. Nous les accompagnons
notamment dans leurs travaux de recherche obligatoires.
C’est d’ailleurs dans ce cadre que le médecin-assistant
Alexander Gallant a étudié, auprès de patients d’Ypres, de
Gand et de Bruges, l’incidence d’un léger affaissement après
une arthroplastie unicondylaire du genou. La médecinassistante
Amber Bemelmans effectue actuellement une
recherche sur comment prévenir cette complication en
adaptant la technique chirurgicale. »
Docteur François Hardeman : « C’est un honneur de former
de jeunes médecins. Leurs questions critiques nous obligent
à rester affûtés. Et c’est un plaisir de voir de près ces jeunes
talents à l’œuvre. Quand le profil d’un d’entre eux matche
avec notre philosophie, nous lui proposons parfois de
rejoindre notre équipe. De cette manière, le docteur Gallant
commencera à travailler chez nous à partir du 1er janvier. »
Docteur Depuydt : « J’ai moi-même été assistant ici. Je
peux donc confirmer que cette méthode fonctionne. » (rit)
Dans plus de la moitié des cas
de gonarthrose antéromédiale,
le docteur François Hardeman
et le docteur Credric Depuydt
privilégient une prothèse
partielle du genou.
à des modèles non cimentés.
Ces nouvelles prothèses
ne sont donc pas fixées au
moyen d’un ciment, mais
s’intègrent progressivement
dans l’os grâce à la repousse
osseuse. Les prothèses non
cimentées peuvent cependant
causer un problème
postopératoire spécifique
sous la forme d’un léger
affaissement.
Docteur Depuydt :
« L’implant bouge légèrement
après l’opération.
La cause est généralement
une légère bascule préexistante
de l’articulation du
genou. Selon la littérature
existante, 1 % des patients
présentent un léger
affaissement de plus de 2°.
Notre médecin-assistant
Alexander Gallant (voir
encadré) a basé son étude
sur 90 patients et 97 genoux.
Il est arrivé à un chiffre
plus élevé, à savoir un léger
affaissement de plus de 2°
chez 8,2 % des patients. »
Docteur Hardeman : « Ces
patients ressentent une
douleur plus forte dans la
période qui suit l’opération,
mais au bout de six mois,
le résultat est aussi bon : ce
n’est donc qu’un problème
temporaire. Nous pensons
pouvoir y remédier en faisant
en sorte que la prothèse
suive mieux la bascule du
genou. Le médecin-assistant
Amber Bemelmans est en
train d’étudier la chose dans
une étude de suivi. »
Secrétariat de l’orthopédie
057 35 73 70
secortho@yperman.net
5
CANCER DE LA PROSTATE MÉTASTATIQUE
Plus de biopsies
La docteure Kim Van der Eecken a rejoint le service d’anatomopathologie le
17 novembre dernier. Dans le cadre de son doctorat, elle a réalisé une étude
financée par l’association flamande Kom op tegen Kanker, qui a fourni une
contribution majeure à une publication dans la célèbre revue Nature Cancer.
Docteure Van der Eecken : « En collaboration avec des chercheurs canadiens,
nous avons analysé les anomalies génétiques de 600 biopsies de la
prostate chez 43 patients atteints d’un cancer de la prostate métastatique.
Nous avons découvert qu’à l’intérieur d’une même prostate coexistaient
différents types de cellules cancéreuses, dont seule une petite partie était
capable de métastaser. L’analyse de plusieurs biopsies permet ainsi d’obtenir
une meilleure image de la maladie et du traitement possible. C’est utile,
car plus le traitement est ciblé, plus
il a de chances d’être efficace et
moins il y a d’effets secondaires.»
Pour découvrir cette étude,
scannez le code QR
NOUVEAUX MSF
Jeunes talents
Le 1 octobre,
32
médecins spécialistes
en formation ont commencé
à l’hôpital Jan Yperman.
Docteure Kim Van der Eecken
PRIMEUR
Recherche hépatite E
Le biologiste clinique Stijn
Jonckheere, la médecin du
travail Heidi Janssens et l’UGent
ont mené une recherche sur la
séroprévalence de l’hépatite E
chez les personnes amenées à
entrer en contact avec des porcs
ou de la viande de porc dans le
cadre de leur activité professionnelle.
Les résultats montrent que
32,6 % d’entre elles présentent
des anticorps anti-hépatite E,
contre 9,2 % dans un groupe
témoin issu de la population générale.
Même après ajustement
pour tenir compte de facteurs
comme l’âge, le sexe ou les
habitudes alimentaires, le risque
accru reste significatif.
Pour découvrir cette étude,
scannez le code QR
CHAMBRE DE SOINS 307
Un adieu chaleureux
Grâce à un don d’une ancienne
patiente, nous avons pu
aménager une chambre de
soins, un endroit intime et
chaleureux destiné aux patients
oncologiques en phase terminale
qui ne souhaitent pas — ou ne
peuvent pas — être admis dans
l’unité de soins palliatifs.
Wim Dewaele (point de contact
pour les infirmiers en oncologie) :
« Cette chambre offre aux
patients et à leurs proches un
lieu chaleureux, propice à un
adieu dans l’intimité. Le tout
encadré par une petite équipe
pluridisciplinaire. Le tarif est le
même que celui d’une chambre
double. »
Wim Dewaele
057 35 6736
wim.dewaele@yperman.net
RADIOLOGIE À LA RESCOUSSE
Mystère médiéval
En octobre de cette année, notre service
de radiologie a été sollicité par le musée
d’Ypres pour examiner un squelette
datant du Moyen-Âge. Cette dépouille
a été exhumée il y a environ sept ans.
Les archéologues avaient identifié des
signes allant dans le sens d’une strangulation,
mais une radiographie détaillée
ou un scanner par tomodensitométrie
aurait permis de faire toute la lumière
sur la question.
Docteur Filip Borny : « Cette collaboration
offre une occasion unique
d’associer l’imagerie médicale à la
recherche archéologique et scientifique.
Il en résulte une émulation entre les
deux disciplines, qui est enrichissante en
termes de contenu et qui illustre aussi le
côté innovant de notre hôpital. »
Les résultats de cette recherche et d’autres
recherches seront dévoilés à partir
du 19 juin dans le cadre de l’exposition
wONDERLAND du musée d’Ypres.
6
SCANNER CT RÉVOLUTIONNAIRE
Jan Yperman est le premier hôpital en
Flandre à être équipé d’un scanner CT
Naeotom Alpha de dernière génération.
Il permet d’obtenir des images de très
haute résolution, avec une exposition
moindre aux rayonnements et moins
de produits de contraste.
Moins de rayonnement,
images plus nettes
26.000
scanners CT en 2024
L
’ancien scanner avait
fait son temps. Le
moment ne pouvait pas
être mieux choisi, comme
l’explique docteur Filip
Borny, radiologue. « Un
appareil innovant venait
d’être lancé sur le marché:
le Naetom Alpha.Pro. L’UZ
Leuven dispose d’appareils
de ce type de première
géné ration. Nous sommes
le premier hôpital flamand
à être équipé d’un appareil
de la deuxième génération.
Le centre hospitalier Jan
Yperman mise sur l’innovation
et investit dans l’avenir.
Nous en sommes à la fois
très heureux et fiers. »
FRACTURES OCCULTES
Le nouveau petit bijou de
technologie qui fait la fierté
du service de radiologie est
un scanner CT à comptage
de photons, une technologie
supérieure à tous
points de vue.
Docteur Borny : « Les
images sont d’une netteté
exceptionnelle, avec une
épaisseur de coupe allant
jusqu’à 0,2 mm au lieu de
0,6 mm. L’appareil ouvre
de nouvelles perspectives
diagnostiques, notamment
en cardiologie et en
trauma tologie. Il permet
de détecter, par exemple,
les minuscules fractures
osseuses occultes qui
étaient invisibles par le
passé. »
Ces performances remarquables
s’accompagnent
d’une exposition beaucoup
plus faible au rayonnement
— en moyenne réduite de
40 %, et jusqu’à 84 % dans
certains cas — ainsi que
d’une diminution allant
jusqu’à 67 % de la quantité
de produit de contraste
utilisée.
Docteur Borny : « Chez
les enfants et les jeunes
adultes en particulier, il
est essentiel de maintenir
la dose de rayonnement
aussi basse que possible.
Docteur Filip
Borny : « L’appareil
ouvre de nouvelles
perspectives
diagnostiques. »
7
SCANNER CT RÉVOLUTIONNAIRE
DOCTEURE SOFIE ALLEWAERT
RADIOLOGIE
« Le degré de rétrécissement des artères coronaires
n’est pas toujours visible avec précision sur un
CT classique. Le scanner à comptage de photons
permet en revanche de le mesurer — même si le
patient a un stent. Nous sommes donc en mesure de
remplacer certaines coronarographies invasives en
cathlab par un examen CT non invasif. »
DOCTEUR LOUIS FLAMÉE
RADIOLOGIE
« Notre but est de toujours limiter au maximum la
dose de rayonnement pour les patients, surtout
pour les plus jeunes. Avec le nouveau scanner,
cette dose est si faible que, dans certains cas,
l’examen est recommandé même pour les
enfants. La réduction du produit de contraste
est un autre atout considérable pour les patients
gériatriques souffrant d’insuffisance rénale. »
0,2
mm
d’épaisseur
de coupe
GWENNY VERFAILLIE
PHYSICIENNE EN
RADIOPROTECTION
STIJN QUEQUIN
INFIRMIER EN CHEF ADJOINT
« Le flux de travail est plus rapide et plus efficace avec
ce nouveau scanner. Beaucoup de reconstructions se
font automatiquement, ce qui permet à l’infirmier de
rester plus longtemps auprès du patient. Le nouveau
logiciel rend l’utilisation de l’appareil plus intuitive, ce
qui facilite la formation du technologue. »
« Le scanner à comptage de photons
produit beaucoup plus de données,
ce qui nécessite un stockage
supplémentaire. En raison du nombre
croissant d’examens par scanner
et des caractéristiques spécifiques
du nouveau scanner, nous avons
également dû investir dans des
cloisons et des portes en plomb plus
épaisses et installer un blindage en
plomb dans le sol et le plafond. »
Radiologie
057 35 74 00
secradio@yperman.net
8
NOUVEAUX MÉDECINS
Spécialisation : pneumologie
Début au CHJY : le 3 novembre
Auparavant : études à Courtrai, Louvain et
Anvers, assistanat à Louvain,
Ypres, Roulers, Gand, Anvers
et ‘s Hertogenbosch
Loisirs : la famille, les amis et la natation
057 35 71 90 – seccardiopneumo@yperman.net
« De plus en plus de
personnes souffrent
d’apnée du sommeil »
DOCTEURE CHARLOTTE VERHAEGHE
« Je suis née et j’ai grandi à Ypres, même si je n’y
habite plus aujourd’hui. Pendant mes études, j’ai
toujours travaillé en cuisine au centre hospitalier
Jan Yperman. C’est aussi ici que j’ai fait mon
stage d’assistante. Quand un poste s’est libéré,
je n’ai pas hésité une seule seconde. L’hôpital
a une taille suffisante pour relever des défis
médicaux passionnants, mais dans une ambiance
conviviale. Ici, il suffit de décrocher le téléphone
pour consulter un collègue et on déjeune aussi
ensemble pendant la pause de midi. Je travaille
à la clinique du sommeil – l’apnée touche un
nombre croissant de patients – et je souhaite
aussi me spécialiser dans l’asthme sévère et les
allergies. À partir de 2027, je travaillerai à temps
partiel pendant deux ans pour suivre la formation
en médecine de revalidation. »
9
« Développer davantage
l’hématologie au sein
de l’hôpital »
DOCTEUR CHIEL GHARAKHANI
« Il y a quarante ans, la survie médiane
chez les patients atteints de la maladie
de Kahler était de deux à trois ans.
Aujourd’hui, elle dépasse souvent dix
ans. En hématologie, nous disposons
d’options de plus en plus nombreuses,
allant de l’immunothérapie (anticorps
monoclonaux et bispécifiques) à la
thérapie ciblée en passant par la thérapie
cellulaire CAR-T. L’hématologie est
devenue une sous-discipline à part
entière. C’est pourquoi je vais travailler
avec le docteur Hilde Demuynck à
la poursuite du développement de
l’hématologie au sein de l’hôpital
Jan Yperman. J’avais conservé un
excellent souvenir de mon stage ici. Le
centre hospitalier Jan Yperman est un
hôpital à taille humaine, tourné vers
l’innovation. Cette combinaison me plaît
énormément. »
Spécialité : hématologie
Auparavant : Ypres, Roulers, Gand et Bruges
Début au CHJY : le 1 octobre
Loisirs : cuisiner les légumes de mon propre potager
057 35 69 50
10
« Chaque scan
raconte une histoire »
DOCTEURE GAËTANE CEULEMANS
« La médecine nucléaire évolue plus vite que
jamais – pensez, par exemple, à la thérapie
par radioligands ciblés en oncologie. En
tant que spécialiste en médecine nucléaire,
je couvre tout le spectre diagnostique
SPECT/CT conventionnel pour les pathologies
oncologiques et non oncologiques, je
possède une vaste expérience en PET/CT
avec radiotraceurs innovants, et j’ai recours
à la thérapie radionucléidique ciblée pour
optimiser les soins aux patients. L’ambiance
est excellente au sein de l’équipe nucléaire
dévouée du centre hospitalier Jan Yperman,
dirigée par le docteur Marc De Groof. Je me
suis tout de suite sentie comme chez moi. »
Spécialisation : médecine nucléaire
Début au CHJY : le 23 juin, présente les lundis
(active les autres jours à l’AZ Ostende et au
centre PET/CT de Flandre occidentale)
Auparavant : études à la VUB, chef de clinique
à l’UZ Brussel, AZ Sint-Jan Brugge-Oostende
Loisirs : promenade en forêt (parfois au point
de me perdre), cuisine inspirée des grands
chefs, historiographie
057 35 74 10 – secnucl@yperman.net
11
Spécialité : urologie
Début au CHJY : le 1 octobre
Auparavant : études à Courtrai et Louvain,
assistanat à Ypres, Alost, Termonde et Louvain,
fellowship à Hasselt
Loisirs : la famille et les amis, les voyages et
une partie de tennis de temps en temps
057 35 72 00 – secheelkunde@yperman.net
DOCTEURE
MARIE-HÉLÈNE VINCKIER
« Chirurgie de la prostate
de haute précision »
« Je commence à Ypres à raison de deux
jours par semaine, car je suis en train de
suivre à Hasselt une sous-spécialisation en
chirurgie robotique du cancer de la prostate.
Pour les interventions urologiques, la chirurgie
robot-assistée est devenue la norme. Cette
technique permet d’atteindre un très haut
degré de précision malgré l’exiguïté de la
zone à opérer. Le patient récupère plus
rapidement et présente moins de troubles
d’incontinence ou d’érection. J’avais dans
un premier stade commencé en chirurgie
générale, mais lors de mon stage à Ypres,
je me suis passionnée pour l’urologie. Ce
boulot me permet aussi de revenir m’installer
en Flandre occidentale. Donc, si quelqu’un
connaît une maison à vendre dans la région
de Courtrai, je suis preneuse ! »
12
ÉCHANGES D’APPRENTISSAGE
L’herbe est-elle plus verte ailleurs?
Pas forcément, mais d’autres plantes
y poussent et l’entretien s’y fait
autrement. C’est de là qu’est venue
l’idée du projet d’apprentissage
Vreemdgaan-Wisselleren des
réseaux de santé mentale en
Flandre, dont fait partie le Netwerk
Kwadraat. Ce projet permet au
personnel des différents hôpitaux de
passer une journée dans un autre
hôpital. Le but est de faire découvrir
à chacun(e) des perspectives et des
idées nouvelles.
Annelies Lecluyse, Iris Turck et Liesbeth Houzet ont échangé leurs connaissances et leurs expériences.
S’inspirer de la pratique des autres
Iris Turck travaille chez
Covias, à Furnes. Cette
organisation propose un
accompagnement au long
cours pour les personnes
souffrant de troubles
psychiatriques ou de fragilité
psychique, notamment en
mode ambulatoire. Iris y
travaille comme experte
du vécu : elle combine son
propre parcours de vie et
des formations d’assistante
sociale et de psychothérapeute
intégrative. Cet été, elle a passé
une journée d’immersion au
centre hospitalier Jan Yperman.
Le matin, elle a observé le
fonctionnement du service
de liaison en psychiatrie ;
l’après-midi, elle a découvert
le service SPHG, qui assure
des hospitalisations de courte
durée pour des troubles
psychiatriques légers.
Iris : « Chez Covias, nous
travaillons beaucoup en
réseau, c’est-à-dire que nous
construisons tout un réseau
de soins autour du patient.
Il est donc essentiel de bien
connaître tous les partenaires
de ce réseau. Lorsque nous leur
référons des patients, nous
pouvons donc expliquer à ces
derniers à quoi ils peuvent
s’attendre et quel type d’aide
leur sera proposé. »
Iris a aussi trouvé
l’expérience inspirante sur
le plan personnel. « Chaque
organisation a ses propres
méthodes. J’ai par exemple
trouvé intéressant d’observer
au SPHG la dynamique entre
le personnel infirmier et les
patients pendant la thérapie et
la psychoéducation. »
COMME AILLEURS
Iris faisait partie des quatre
externes venus passer une
journée au centre hospitalier
Jan Yperman. Cette année, nous
avons accueilli des collaborateurs
de CPAS, des membres
d’équipes mobiles de soins de
longue durée et des assistants
de justice en accompagnement
d’auteurs. L’expérience avait déjà
été menée l’année précédente.
L’échange a aussi eu lieu
dans l’autre sens, comme en
témoignent Annelies Lecluyse,
infirmière en chef du SPHG, et
Liesbeth Houzet, infirmière de
liaison en psychiatrie.
Annelies : « L’an dernier,
Liesbeth et moi avons passé une
journée à l’unité d’intervention
psychiatrique d’urgence (EPSI)
de l’AZ Groeninge. C’est une
unité ouverte qui assure une
prise en charge de crise pour
les personnes en détresse
psychique aiguë. Il est toujours
passionnant de voir comment
on travaille ailleurs. »
Liesbeth : « Nous avons
constaté que notre liaison
psychiatrique est assez proche
de leur approche. La principale
différence, c’est que l’EPSI
peut garder les patients en
observation quelques heures,
une nuit ou quelques jours,
alors que nous devons directement
les référencer vers un
autre service. Le cheminement
n’est pas le même, mais nous
arrivons au même résultat :
grâce à la complémentarité
entre la liaison et le SPHG, et à
notre étroite collaboration avec
le PZ Heilig Hart d’Ypres, nous
assurons une continuité de
soins optimale. »
13
MÉDECIN DANS LA MAISON
L., une femme de 83 ans, reçoit un traitement
antibiotique par voie intraveineuse commencé à
l’hôpital. Grâce à la thérapie antimicrobienne parentérale
ambulatoire (OPAT), elle peut continuer ce traitement
chez elle. Mais une complication médicale survient.
Entre domicile
et hôpital
Docteure Kelly De Schuyter :
« Nous soupçonnons une
thrombose veineuse profonde
causée par le cathéter PICC. »
Admise pour des
douleurs lombaires
hautes
et de la fièvre,
L. présente une septicémie
à Streptococcus dysgalactiae
dans le cadre d’une spondylodiscite.
Un traitement
antibiotique par voie orale
est impossible : L. est allergique
à la pénicilline et à
la clindamycine, avec un
risque élevé d’anaphylaxie.
Docteure Kelly De Schuyter
(infectiologie) : « Nous
optons donc pour l’administration
de ceftriaxone par
intraveineuse à raison de
2 g par jour. Cet antibiotique,
une céphalosporine
de troisième génération,
est fréquemment utilisé
pour traiter les infections
bactériennes sévères. La
cure commence immédiatement
pour une durée de
six semaines, vu la gravité
de l’infection. »
DE PRÉFÉRENCE À LA
MAISON
Malgré son âge respectable,
L. est une femme robuste
et elle se remet vite. Elle
veut donc rentrer chez elle.
Son souhait est devenu réalisable
grâce à la thérapie
antimicrobienne parentérale
ambulatoire (OPAT).
Ce dispositif, dont le centre
hospitalier Jan Yperman
a été l’un des pionniers,
permet d’administrer un
traitement antimicrobien
par voie intraveineuse
à domicile. Après deux
semaines d’hospitalisation,
L. rentre chez elle avec un
cathéter veineux central
inséré par voie périphérique
(PICC).
Docteure De Schuyter :
« L’infirmière à domicile a
suivi une formation OPAT à
l’hôpital. Elle passe chaque
jour chez la patiente pour
lui administrer les antibiotiques
via la PICC. L. revient
à l’hôpital une fois par
semaine pour un contrôle
et elle passe ensuite chercher
sa réserve hebdomadaire
d’antibiotiques à la
pharmacie. Un prélèvement
sanguin est effectué toutes
les deux semaines. »
CAILLOT PROFOND
Quatre semaines après le
début du traitement, une
complication survient. À ce
moment-là, cela fait deux
semaines qu’elle est rentrée
chez elle. Impossible
d’aspirer le cathéter et donc
d’administrer l’antibiotique.
Le bras de L. est gonflé et
douloureux. L’infirmière à
domicile contacte l’hôpital.
Il est demandé à L. de venir
se faire examiner.
Docteure De Schuyter :
« Nous suspections une
thrombose veineuse profonde
dans la veine axillaire
gauche, causée par le PICC.
Un tel caillot obstrue la
circulation sanguine, ce qui
provoque un gonflement
et une douleur au niveau
du bras. Une échographie
Doppler a confirmé le diagnostic.
Le PICC est retiré et
nous en plaçons un nouveau
– par voie controlatérale.
Afin de résorber le caillot,
un traitement anticoagulant
est instauré pour une durée
de trois mois. La patiente
est autorisée à rentrer chez
elle le jour même. Son bras
finira par se décongestionner
et L. termine le
traitement antibiotique sans
autre problème. »
14
Infirmière
et chercheuse
OPAT Remecare est une plateforme numérique permettant
aux patients sous OPAT de transmettre leur
état de santé à l’équipe soignante. En 2022, Sofie
Segers, infirmière spécialisée au centre hospitalier Jan
Yperman, a mis au point un précurseur de cet outil de
suivi, dans le cadre de son mémoire de master.
Sofie Segers : « Sous la supervision de mon copromoteur,
le docteur Wim Terryn (infectiologie),
et après avoir reçu le feed-back de deux groupes
d’experts, j’ai élaboré et validé un questionnaire
de suivi ambulatoire des complications liées au
PICC. Les questions portaient notamment sur la
fonctionnalité du cathéter, l’irritation au niveau du
site d’insertion, la fixation du cathéter, l’infection et
la thrombose. Après des tests
pilotes concluants, l’outil a été mis
en œuvre chez 17 patients OPAT.
L’étude a été publiée dans le Journal
of Vascular Access. »
Sofie Segers
Éviter la TVP
Le risque de thrombose veineuse profonde (TVP) est
plus élevé avec une ligne PICC qu’avec un cathéter
central traditionnel passant par le cou ou le thorax,
en particulier chez les patients cancéreux ou les
personnes sujettes à la formation de caillots. Ce
risque peut être réduit par une mobilisation régulière
du bras. Le placement correct du cathéter joue un
rôle essentiel : son extrémité doit se situer dans la
veine cave supérieure ou à la jonction avec l’oreillette
droite. La règle d’or : utiliser la ligne PICC uniquement
lorsque c’est vraiment nécessaire, et le moins
longtemps possible.
15
LE CENTRE HOSPITALIER JAN YPERMAN RENFORCE
COLLABORATION AU
SEIN DU RÉSEAU E17
Depuis le 1 mai, le centre hospitalier Jan Yperman fait officiellement partie
du réseau hospitalier E17. Cette adhésion marque une étape importante dans
le développement de collaborations durables au sein du secteur hospitalier
flamand. Ce qui nous unit à nos partenaires de ce réseau, c’est une vision
partagée et la volonté d’offrir des soins de santé de qualité, accessibles et
centrés sur le patient.
Ce n’est pas parce que nous avons
rejoint le réseau que nous renonçons
pour autant à notre identité. Bien
au contraire : en tant qu’hôpital
autonome locorégional, le centre
hospitalier Jan Yperman reste
solidement ancré dans le Westhoek.
Nous continuons à miser sur des
soins de proximité, de haute qualité,
assurés par des équipes proches
des patients et dans une approche
personnalisée. Parallèlement, nous
contribuons activement à bâtir
un ensemble plus fort, fondé sur
l’expertise, l’innovation et le partage
des connaissances.
Frederick Chanterie, directeur
TIE REFERENTIE
ZORG
8
hôpitaux
dans le réseau E17
général : « Notre ambition est claire :
un centre hospitalier Jan Yperman
fort au sein d’un réseau fort. Il ne
s’agit pas de déléguer nos soins,
mais d’être plus forts ensemble.
En unissant nos forces à celles de
partenaires partageant les mêmes
valeurs, nous pouvons encore
mieux soutenir nos patients – tout
en conservant la proximité et l’accès
à des soins hautement spécialisés
lorsque cela s’avère nécessaire.
C’est une véritable consolidation
de notre engagement envers les
patients du Westhoek. »
Erik Van Zele, président du réseau
hospitalier E17, souligne également
l’importance de cette coopération :
« Les défis du secteur de la santé
sont complexes. En unissant les
forces de nos huit hôpitaux, nous
renforçons nos compétences
mutuelles et construisons ensemble
une offre de soins de qualité,
accessible à tous nos patients. »
JAN YPERMAN ET LA RECHERCHE
Publications
• Publication docteure Emma Bauters et al. : « Vaginal Erbium Laser
Versus Pelvic Floor Muscle Training for Stress Urinary Incontinence :
A Randomised Controlled Trial », International Urogynecology
Journal, mars 2025
• Publication docteurs Jan Somers, Thomas Verschueren et al. :
« Long-term outcomes of arthroscopic Bankart repair : risk of
recurrence and osteoarthritis at 11-20 years of follow-up », Journal of
Shoulder and Elbow Surgery, mai 2025
• Publication docteur Mathieu Coeman et al. : « Deferred revascularization
of left main stenosis based on instantaneous wave-free ratio :
Long-term clinical outcomes from the PHYNAL registry », International
Journal of Cardiology, décembre 2025
• Fin septembre, lors de la BELUX Sense Meeting à Gand, un
événement consacré au partage des connaissances et à l’échange
d’expériences dans le domaine de la neuromodulation, docteur Nick
De Naeyer a fait une démonstration en direct sur un des patients du
centre hospitalier Jan Yperman.
JAN YPERMAN RECHERCHE
Offres d’emploi
Notre hôpital recherche
- un médecin spécialiste en chirurgie
thoraco-vasculaire
- un infirmier en médecine interne -
gériatrie
- un médecin spécialiste en hématologie
- un étudiant infirmier pour un emploi
le week-end
- un agent d’entretien
- un infirmier en gériatrie aiguë
- un médecin spécialiste ORL
- un médecin spécialiste en médecine
d’urgence
- un médecin spécialiste en neurologie
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PARCOURS DE SOINS
NOUVEAU PROTOCOLE AVC
Chaque minute compte
octeure Katrien De
D Ridder (neurologue) :
« Plus vite la médication
thrombolytique est administrée,
plus les dommages
cérébraux sont limités. »
« Cinq minutes peuvent
faire toute la différence en
évitant que des millions
de cellules cérébrales ne
meurent », ajoute la médecin
urgentiste Ines Lamote.
UN DÉPART SUR LES
CHAPEAUX DE ROUES
Maarten Delaere (infirmier
en chef des urgences) :
« Nous avons analysé
minutieusement chaque
aspect, chaque phase et
chaque fonction du protocole
afin d’identifier où
l’on peut gagner du temps,
ne serait-ce qu’une minute
ou deux, en accélérant, en
améliorant ou en rendant
Un délai plus court de la porte à l’aiguille
pour améliorer les chances de récupération
du patient. Voilà ce que prévoit le protocole
actualisé de prise en charge des AVC aigus,
avec déjà des résultats probants.
plus efficaces les différentes
parties du dispositif. Cela
commence dès la phase de
l’envoi du SMUR, du PIT ou
de l’ambulance. Les deux
premiers peuvent déjà
poser des actes médicaux,
ce qui permet de gagner
du temps à l’hôpital. Les
ambulanciers ne le peuvent
pas, mais ils collectent des
données, ce qui fait aussi
gagner du temps. »
Il est crucial que les
intervenants agissent en
parfaite coordination et
qu’ils communiquent
le plus efficacement
possible. « Chacun sait
exactement quoi faire, et à
quel moment », explique
docteure Lamote.
DÉCISION RAPIDE
Il n’est pas facile de faire la
distinction clinique entre un
accident vasculaire cérébral
et une hémorragie cérébrale.
Ce diagnostic nécessite un
scanner du cerveau.
Maarten : « Avant, on
réalisait trois scanners
successifs et c’est sur cette
base que le neurologue
décidait si une thrombolyse
devait ou non être mise
en place. Aujourd’hui, la
décision peut intervenir
dès le premier scanner, ce
qui permet de gagner cinq
à six minutes. En général,
les deux scanners suivants
sont également réalisés
lorsque l’on envisage une
thrombectomie. Cela se
fait au service de radiologie
interventionnelle à l’AZ
Groeninge. »
Le service des urgences
dispose d’une mallette
spéciale en cas d’AVC, ce
qui permet de commencer
la thrombolyse immédiatement,
explique docteure
De Ridder. « Alors que,
dans le passé, il fallait
appeler une infirmière de
l’unité AVC, aujourd’hui, la
17
Moins de 30 minutes
perfusion peut être démarrée
directement par une
infirmière des urgences.
Cette dernière accompagne
le patient au scanner et lui
administre en général la
perfusion dès que la décision
a été prise. »
Maarten : « L’unité dispose
depuis peu d’un brancard
peseur, qui affiche le poids
du patient en un clic. Il
s’agit d’un paramètre
essentiel pour le dosage
de la thrombolyse. Avant,
les patients étaient pesés à
l’aide d’un tapis de pesée et
d’un lève-personne fixé au
plafond. L’opération était
plus chronophage parce que
cela ne fonctionnait souvent
pas du premier coup. »
Dès que l’urgentiste et le
neurologue donnent leur
feu vert, le patient est
transféré vers l’unité AVC
du service D5, explique
l’infirmière en chef Noor
Van Gampelaere. « Nous
assurons un monitoring
continu du patient. Un
scanner de contrôle est
réalisé le lendemain pour
dépister toute transformation
hémorragique. Les
patients restent au moins
une journée à l’unité AVC,
plus longtemps si la tension
reste élevée. Une fois que le
patient est stable, il repart
en chambre normale dans
le service D5. »
REVALIDATION
La durée de la convalescence
dépend de la gravité
de l’attaque.
Noor : « En cas de lésions
importantes, le patient doit
d’abord être stabilisé. Il est
ensuite transféré en revalidation,
souvent au Sp-Loc 1,
qui est spécialisé en revalidation
des patients neurologiques,
ou parfois au KEI
d’Oostduinkerke. D’autres
patients peuvent rentrer
chez eux et reviennent
pour des séances de kinésithérapie
ou de logopédie en
ambulatoire. »
La docteure Lamote tient
à souligner l’excellente
coopération entre tous les
services impliqués. « Les
urgences, la neurologie
et la radiologie : chaque
maillon joue un rôle
essentiel et tous travaillent
la main dans la main pour
le plus grand bien de nos
patients. »
L’objectif est d’administrer la moitié des thrombolyses
dans les 30 minutes. Cet objectif a été fixé
par l’Institut flamand pour la qualité des soins (VIKZ).
« C’est un délai très court », commente Maarten
Delaere (infirmier en chef des urgences). « Dans le
passé, nous y arrivions parfois, mais souvent pas.
Aujourd’hui, cet objectif est généralement atteint. »
Quelques chiffres : en 2024, 46 patients AVC ont
été traités par thrombolyse; cette année, nous en
sommes déjà à 49. « Environ les trois quarts d’entre
eux ont reçu le traitement dans les
30 minutes. Depuis l’introduction
du protocole en mai, les résultats
sont tangibles et la procédure
devient de plus en plus routinière
pour le personnel. »
L’aide du médecin
généraliste
Maarten Delaere
Les médecins généralistes connaissent évidemment
les symptômes d’un accident vasculaire cérébral. Ils
font gagner de précieuses minutes en appelant le
SMUR ou le PIT au lieu de laisser le patient se faire
conduire à l’hôpital par son partenaire. Mais ce n’est
pas parce qu’une personne arrive à l’hôpital par ses
propres moyens qu’elle est pour autant en dehors du
délai de trente minutes. Même pour ces patients, le
centre hospitalier Jan Yperman atteint de bons résultats
pour ce qui est du délai de la porte à l’aiguille.
Noor Van Gampelaere (infirmière en chef de l’unité
AVC) : « Les patients ne se rendent pas toujours
compte qu’ils sont en train de faire un AVC. Certains
prennent rendez-vous chez leur médecin généraliste
deux jours plus tard. Un visage
asymétrique ou un bras paralysé
sont des symptômes bien connus,
mais les troubles de l’équilibre sont
eux aussi des signes d’AVC. »
Docteure Katrien De Ridder Docteure Ines Lamote
Noor Van Gampelaere
18
LE PATIENT
5
secondes
TRANSPORT DE MALADES
En priorité
Désormais, les patients qui
arrivent par transport médicosanitaire
non urgent recevront un
ticket prioritaire à la borne.
Ann-Sophie Depuydt, responsable
de l’accueil: « Un écran
supplémentaire a été ajouté au
menu de la borne d’accueil. Il est
désormais demandé à chaque
patient s’il a été acheminé par un
service d’ambulance. En cas de
réponse positive à cette question,
le patient reçoit un ticket papier
portant un numéro précédé de
la lettre Z. Après 5 secondes, ces
patients sont appelés en priorité
par un employé du guichet des
admissions. »
PATIO NON FUMEUR
Poumon vert
Depuis le 1 janvier, le centre
hospitalier Jan Yperman mène
progressivement une politique
plus stricte en matière de tabagisme.
Il était déjà interdit de
fumer dans les bâtiments, dans
l’entrée et dans les parkings.
Désormais, la cour centrale est
également devenue un espace
non fumeur. L’objectif est de
transformer ce patio en un poumon
vert, un lieu de repos et de
rencontre pour le personnel, les
patients et les visiteurs.
Les fumeurs ont encore accès à
trois points fumeurs : au début
de la rue des soins près de la
boutique de l’hôpital, à hauteur
de l’entrée des urgences et près
de l’ancien service de dialyse.
Centre hospitalier Jan Yperman
Briekestraat 12 Ieper
057 35 35 35
info@yperman.net
Poli Poperinge
Oostlaan 11 Poperinge
057 35 72 50
poli.poperinge@yperman.net
Centre médical Dixmude
Laure Fredericqlaan 15 Diksmuide
057 35 61 65
Cabinet de radiologie Comines
Spoorwegstraat 8 Comines
057 35 74 02
secradio@yperman.net
Cabinet de radiologie Klaverstraat
Klaverstraat 1 Ieper
057 35 74 01
secradio@yperman.net
Centre d’audiodialyse collective
Furnes
Klinieklaan 1 Veurne
058 33 38 20
nefrologie@yperman.net
Annuaire de
tous les médecins
Ann-Sophie Depuydt
Y-mail est le magazine du
centre hospitalier Jan Yperman.
www.yperman.net
E.R. : Frederik Chanterie
Coordination service de communication
communicatie@yperman.net
Y-mail est réalisé par
f-twee communication
www.f-twee.be
19
Nouveau
conseil médical
Le 5 mai, les médecins de l’hôpital
Jan Yperman ont élu un nouveau conseil
médical. Celui-ci les représentera pendant
les trois prochaines années.
En haut, de gauche à droite : apr. biol. C. De
Ridder, dr. S. Allewaert, dr. M. Coeman, dr. S.
Thomas, dr. M. Beysens (secrétaire), dr. D. Van der
Linden, dr. S. Herbout et dr. T. Declercq.
En bas, de gauche à droite : Dr L. Dedrye (vice-président),
Dr J. Quintelier (président) et Dr AC Soenen.