20.11.2025 Vues

HabitatDurable 084 | novembre 2025

Libérer le sol pour plus de vie | Fondation Casafair : Contrer la spéculation immobilière | Droit du bail : Le bailleur peut-il disposer d’un passe-partout ? | Chambres d’enfants partagées : Conseils et astuces

Libérer le sol pour plus de vie | Fondation Casafair : Contrer la spéculation immobilière | Droit du bail : Le bailleur peut-il disposer d’un passe-partout ? | Chambres d’enfants partagées : Conseils et astuces

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Publication périodique de l’association HabitatDurable

habitatdurable

N o 84 / novembre 2025

Libérer le sol pour plus de vie

Fondation Casafair

Contrer la spéculation

immobilière

Droit du bail

Le bailleur peut-il disposer

d’un passe-partout ?

Chambres d’enfants

partagées

Conseils et astuces


2

Photo : Nadim Chammas

Chère lectrice, cher lecteur,

Il y a environ 20 ans, nous avons acheté un terrain à Spiez. Après

avoir signé le contrat de vente, nous nous sommes retrouvés

sur ce magnifique coin de terre, submergés par l’émotion. Peuton

vraiment posséder un lopin de terre, ou nous est-il seulement

confié ? Nous profitons chaque jour de notre bien et avons

conçu notre maison de manière à pouvoir conserver un poirier

de 90 ans. Cet arbre qui était là bien avant nous et qui nous

survivra probablement représente tout un univers pour d’innombrables

espèces animales...

Dans un pays aussi exigu que la Suisse, le sol est un bien particulièrement

précieux. Pourtant, nous imperméabilisons

l’espace disponible à un rythme effréné, jour après jour. Nous aggravons

ainsi trois problèmes majeurs : le manque de rétention

d’eau en cas de fortes pluies, l’accumulation excessive de chaleur

lors des journées caniculaires et la disparition des habitats

pour la faune et la flore. Vous trouverez des exemples inspirants

qui montrent qu’il est possible de faire autrement dans ce numéro

à la page 3.

Nous sommes tous appelés à adopter un comportement

plus responsable vis-à-vis du sol. Le Conseil fédéral s’est

d’ailleurs fixé un objectif ambitieux : zéro consommation nette

de sol à partir de 2050 en Suisse.

Montrons l’exemple : moins d’asphalte

et de béton, mais plus d’arbres et de fleurs,

pour une meilleure qualité de vie !

Ursula Zybach,

présidente d’HabitatDurable Suisse

Révision de l’ordonnance

sur la protection

contre le bruit (OPB)

En matière de protection contre le bruit, des règles

claires sont nécessaires pour garantir la sécurité

juridique des propriétaires et ne pas entraver la

construction de logements et la densification urbaine.

Mais la qualité de vie ne doit pas en pâtir.

HabitatDurable a participé à la consultation sur la

révision de l’OPB. Ses demandes:

• Des normes concrètes et vérifiables pour déterminer

si le climat d’un local est « adéquat »

• L’inscription dans l’ordonnance de la pratique

éprouvée dite des fenêtres d’aération

(au moins une fenêtre protégée du bruit par

pièce)

• Les transformations, surélévations ou

réaffectations doivent être autorisées tant

que la situation globale en matière de

protection contre le bruit ne se détériore pas.

• La rénovation du parc immobilier existant

ne doit pas être désavantagée par rapport aux

nouvelles constructions.

Ces demandes permettront une densification

mesurée et la création de davantage de logements

de qualité. HabitatDurable demande au Conseil

fédéral de placer les intérêts des habitant∙es et des

propriétaires responsables au centre de ses préoccupations.

Services

Impressum : Revue destinée

aux membres d’HabitatDurable

Éditeur/ rédaction : HabitatDurable

Suisse, paraît 5 fois par an

redaction@habitatdurable.ch

Pour les annonces :

annonces@habitatdurable.ch

Relecture :

Bénédicte Savary

Page de couverture :

Photo : Nadim Chammas

Tirage : 1700 exemplaires

Prochaine parution : 12 février 2026

No ISSN 2235-8196, édition en ligne

No ISSN 2235 820X

Graphisme : Clerici Partner Design, Zurich

Impression : Cavin-Baudat,

Rue de Neuchâtel 37, 1422 Grandson,

024 447 35 50, info@cavin-baudat.ch

Droit du bail

Le taux d’intérêt de référence

actuel est de 1,25 % depuis

le 2 septembre 2025. Les différents

for mulaires relatifs au droit du bail

peuvent être téléchargés dans notre

boutique ( gratuitement pour nos

membres ). Notre calculateur de loyer

en ligne vous permet de fixer un loyer

équitable basé sur les coûts.

Action toits solaires

Nos membres bénéficient d’un rabais

de 3 % sur les installations solaires

( maximum CHF 1000. – ) acquises auprès

de nos partenaires.

Assurances

Nos membres bénéficient d’assurances

bâtiment, ménage, RC, construction

etc. à des tarifs préférentiels auprès de

notre partenaire fair sicherung.

Offres bonus

Nos membres bénéficient d’offres

bonus et de promotions variées

sur des livres, séjours hôteliers,

voyages, produits biologiques et

éthiques, etc.

Pour plus d’informations concernant

ces services et offres :

habitatdurable.ch/services

Service conseil

Nos membres bénéficient d’un accès

gratuit à ce service pour de brefs

conseils dans le domaine de l’habitat.

La permanence téléphonique au

021 652 88 77 répond aux questions

juridiques le lundi matin de 9 h à 12 h,

et aux questions techniques le mercredi

matin de 9 h à 12 h. Vous pouvez

aussi poser vos questions par mail

via ce formulaire : habitatdurable.

ch/service-conseil.

Contact HabitatDurable Suisse

HabitatDurable Suisse

Case postale

3001 Berne

031 311 50 55

contact@habitatdurable.ch

Contact section HabitatDurable

Suisse romande

( VD/GE/FR/VS/JU/JU-BE )

suisseromande@habitatdurable.ch

HabitatDurable Suisse romande

1000 Lausanne

Contact section HabitatDurable

Neuchâtel ( NE )

neuchatel@habitatdurable.ch

HabitatDurable Neuchâtel

2000 Neuchâtel

Partenariats de soutien

Platine :

Plus d’informations :

habitatdurable.ch/partenariats


3

Désimperméabiliser :

le combat contre l’asphalte

Une part toujours plus importante du sol suisse est imperméable.

L’eau ruisselle en surface, la végétation ne peut prospérer et

l’accumulation de chaleur nuit à la qualité de vie. La lutte contre

ce phénomène doit s’effectuer à plusieurs niveaux et constitue

un vrai défi.

Texte Corinne Roth Vock, Schlosswort Traduction et adaptation Bénédicte Savary

Les sols bétonnés et asphaltés ont des avantages que personne

ne nie : résistants, polyvalents, faciles à nettoyer et à

entretenir, ils ne salissent pas les chaussures et permettent de

circuler partout sur deux ou quatre roues.

Mais en imperméabilisant les surfaces, cette chape minérale

les rend biologiquement stériles, empêche l’absorption de

l’eau de pluie et contribue à la formation d’îlots de chaleur. La

végétation et le sol ne peuvent pas jouer leur rôle de régulateur

thermique, l’une en apportant ombre et fraîcheur, l’autre

en restituant l’humidité par évaporation.

On peut concevoir des aménagements qui préservent la

porosité des surfaces, en ne les scellant que là où c’est nécessaire.

Les arbres y ont l’espace requis pour étendre leurs racines,

le cycle de l’eau se remet en marche, la température

baisse. Insectes et petits animaux retrouvent leurs marques

dans un environnement plus hospitalier. Au lieu de former des

torrents et d’inonder les caves en cas de fortes pluies, les eaux

s’infiltrent dans le sol ou sont recueillies pour être utilisées.

La démarche concourt à des quartiers plus agréables à vivre

et plus favorables à la santé.

des sols ne prévoient pas de canalisations pour les recueillir.

Les acteurs sont donc forcés de trouver des solutions, naturelles

ou plus techniques, selon la configuration et les possibilités

des sites.

Le moustique-tigre ? Pas un problème

Toute bonne idée doit être soumise au test de la critique. Dans

le cas de la désimperméabilisation, deux objections s’élèvent

du côté de la biologie. Les mares et plans d’eau nouvellement

créés n’encouragent-ils pas la prolifération du moustiquetigre

? Ne faut-il pas craindre la colonisation des terrains ouverts

par les plantes invasives ? Le redoutable insecte piqueur

n’est pas un vrai problème, car il n’aime pas trop les lieux aménagés

de façon naturelle, leur préférant les arrosoirs et bacs à

fleurs pleins d’eau stagnante. La question des néophytes tels

que les solidages et les vergerettes est à prendre au sérieux. La

moindre friche les voit rapidement s’installer. Il convient

d’être vigilant surtout au début. Le risque décroît sitôt que

d’autres plantes se sont établies.

Marteaux-piqueurs à l’assaut de l’asphalte

En Suisse, plusieurs entreprises et équipes de recherche se

penchent sur ces questions, qui intéressent aussi les particuliers.

Si les motivations et manières de procéder diffèrent, l’objectif

est toujours de briser le manteau d’asphalte ou de béton

– désimperméabiliser dans le jargon. Ou d’éviter de le poser,

dans le meilleur des cas.

Face aux puissants acteurs du bâtiment, les pouvoirs publics

doivent édicter des règles claires, car les mesures volontaires

n’ont aucune chance. Un travail de sensibilisation est à

mener pour promouvoir le concept de « ville-éponge » qui incite

à une gestion de l’eau adaptée au climat en milieu urbain.

La ville-éponge stocke l’élément liquide pour le restituer aux

plantes et aux habitant∙es en période de canicule. Les capacités

d’absorption du sol soulagent le réseau d’évacuation et

évitent débordements et inondations. On y gagne en esthétique

et en biodiversité, bien que ces aspects soient ici secondaires.

Désormais, lors de certains projets de développement urbain,

les autorités imposent une gestion des eaux de pluie sur

place. Le plan d’aménagement détaillé et le plan d’occupation

Remplacer l’asphalte par la végétation contribue

à une meilleure qualité de vie. Photo : Nadim Chammas


4

Au chapitre des inconvénients, on cite le nettoyage des

cours de récréation perméables, qui demande plus de travail,

tout comme la maintenance des chemins absorbants. Graviers

et revêtements marneux peuvent en outre constituer un obstacle

pour les personnes à mobilité réduite.

Une question d’argent

Le facteur financier vient également jouer les trouble-fêtes.

On entend souvent que les projets de ce type renchérissent et

complexifient la construction. Les données sont trop maigres

pour permettre des comparaisons valables. Beaucoup d’éléments

entrent dans la composition du prix : nature du soussol,

fonction assignée aux surfaces, espace disponible, etc. En

termes d’entretien, la différence n’est pas énorme. On doit

tondre les pelouses, mais aussi nettoyer l’asphalte. Sur une

place de stationnement goudronnée, les fissures de gel et la

formation de flaques occasionnent des coûts, alors que les

dalles de gazon nécessitent de lutter contre les plantes invasives.

Au final, il faut trouver les bons arguments pour

convaincre les bonnes personnes.

Une évolution inquiétante

Si la densification des villes évite désormais de gaspiller des

terres agricoles, l’imperméabilisation des sols a progressé à

vitesse galopante durant la dernière décennie. Les photos aériennes

des années 1980 parlent d’elles-mêmes. Les zones villas

sont montrées du doigt, mais aussi les nouveaux quartiers

industriels et les infrastructures de transport. Ces surfaces

obéissent à des considérations pragmatiques, selon une pure

logique économique. Déserts d’asphalte autour des halles,

routes et voies d’accès en tous sens, aires de déchargement

et d’entreposage de containers, parking... En l’absence de

contraintes ou de volonté délibérée, les terrains sont automatiquement

imperméabilisés. Pendant que les citadin∙es luttent

pour le moindre mètre carré de prairie fleurie et densifient

prudemment, la Suisse sacrifie chaque année des kilomètres

de terres agricoles à la périphérie des villes. Il est facile de prêcher

l’utilité des espaces verts et de la biodiversité à des acteurs

qui en sont déjà persuadés. Les choses se compliquent

quand des intérêts financiers sont en jeu.

Quatre principes pour désimperméabiliser soi-même

1. Déterminer si un permis de construire est nécessaire

(selon la commune et le type de surface)

2. Se faire conseiller par des spécialistes, par exemple

une entreprise de jardinage sensibilisée aux aspects

environnementaux

3. Penser au-delà de la surface : possibilités d’interconnexion,

évacuation de l’eau du toit, synergies avec

les voisins ou la rue, etc.

4. Il faut parfois renoncer à l’idéal, mais des améliorations

bonnes à prendre sont toujours réalisables.

Avec le concours de Silvia Oppliger, cheffe de projet

du réseau ville-éponge et de l’Office fédéral de l’environnement

OFEV.

ANNONCE

Les actions

BAS redonnent

artischock.net

du sens

En investissant dans des actions BAS, vous participez

à une économie plus sociale et plus écologique.

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Cette annonce est une publicité ; elle ne constitue pas une offre d’achat et a pour seul but d’informer.

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Fondation Casafair :

un bel avenir pour votre maison

5

Lorsqu’un ancien immeuble résidentiel est mis en vente, ses locataires tremblent.

Désormais, HabitatDurable propose aux propriétaires une solution qui

leur permet de préserver leur bien immobilier des pratiques spéculatives.

Texte Esther Banz Traduction et adaptation Muriel Denzler

L’avenir de l’immeuble où vit Suzanne lui tient particulièrement

à cœur. Grâce à un héritage de ses grands-parents, elle

est devenue propriétaire des étages supérieurs et de leurs

deux appartements. Sa sœur aînée possède l’appartement du

bas, mais elle habite ailleurs. Durant de nombreuses années,

Suzanne s’est occupée de l’entretien de la maison et s’est assurée

qu’elle reste en bon état. Quand il a fallu remplacer le

chauffage, elle s’est rendu compte que cela devenait trop lourd

à gérer. A la retraite et sans enfants, elle a alors envisagé de

vendre sa part. Pour elle, il est toutefois particulièrement important

de s’assurer que la maison et son merveilleux jardin

« ne deviennent pas un objet de spéculation », et qu’ils soient

gérés de manière durable sur le long terme.

Membre d’HabitatDurable (en Suisse alémanique Casafair),

Suzanne découvre la Fondation Casafair dans le magazine

Casanostra (le grand frère, en allemand, de la revue HabitatDurable).

Elle prend immédiatement contact avec Daniel

Gassmann, son co-fondateur et président depuis sa création

en 2023.

La maison de Suzanne a été préservée

de la spéculation foncière. Photo : Nadim Chammas

La Fondation garantit une gestion durable du bien

L’objectif de la Fondation est de devenir une protagoniste sérieuse

de la préservation d’espaces de vie socialement et écologiquement

durables, exactement ce que souhaite Suzanne.

Ce sont les réflexions des membres de la section Mittelland

d’HabitatDurable qui ont inspiré la création de la Fondation

: « Nous étions préoccupés depuis longtemps par la hausse

vertigineuse du prix des terrains et par les loyers de moins en

moins abordables, en particulier dans les centres-villes. Même

les membres sans descendance se demandaient comment protéger

leur patrimoine de la destruction face à la spéculation

immobilière », explique M. Gassmann. « Certains ont envisagé

la création de leur propre fondation, mais c’est compliqué, cela

nécessite un conseil de fondation et des rapports réguliers.

C’est ainsi qu’est née l’idée de la Fondation Casafair, afin d’aider

les membres confrontés à ce problème ».

La création de la fondation a été approuvée par Habitat-

Durable Suisse. La section Mittelland a décidé de lui accorder

un capital de CHF 50 000.–, et CHF 15 000.– supplémentaires

par an pendant trois ans pour sa mise en place. La Banque Alternative

Suisse (BAS) a également apporté son soutien financier.

Peu après la création de la Fondation, Pro Natura et Public

Eye ont approché M. Gassmann. En effet, il n’est pas rare que

des propriétaires lèguent leurs biens immobiliers à des organisations

dont ils partagent les valeurs et les objectifs. Cependant,

que font les ONG avec des biens-fonds ? Et si elles les

vendent, comment peuvent-elles garantir qu’ils seront toujours

gérés de manière durable ? La Fondation Casafair propose

une solution intéressante en rachetant ces propriétés

aux ONG, à un prix réduit.

Actuellement, la Fondation possède deux objets : la part

immobilière de Suzanne, et un immeuble de 6 appartements

avec jardin, légué à la Fondation. Malgré ce legs, et bien qu’elle

ne poursuive aucun but lucratif, la Fondation doit disposer de

fonds afin de s’acquitter des impôts perçus dans certains cantons.

De plus, Daniel Gassmann, bénévole comme tous les

membres du comité, souhaite que la Fondation dispose prochainement

d’un secrétariat rémunéré. Elle pourra ainsi poursuivre

sa mission : soustraire durablement des biens immobiliers

au marché axé sur le profit pour contribuer au maintien

d’une offre de logements abordable, et promouvoir un habitat

sain, une utilisation mesurée du sol et des relations de bail

équitables.

Bien qu’elle ait vendu sa maison pour un montant nettement

inférieur aux prix du marché, Suzanne est très heureuse

d’avoir découvert la Fondation Casafair. La maison et le jardin

familiaux seront protégés de la spéculation immobilière. Suzanne

termine ainsi notre entretien : « Pourquoi les principaux

journaux ne parlent-ils pas de cette possibilité ? Il faudrait que

beaucoup plus de gens en soient informés ! »


6

Une chambre d’enfant partagée –

recettes pour réussir

Pour les jeunes enfants qui aiment

disposer d’un vaste espace de jeu, une

grande chambre partagée avec leurs

frères et sœurs est souvent plus intéressante

que de petites chambres séparées.

Mais la formule marche aussi avec

des enfants plus âgés. Voici quelques

conseils pratiques qui ont fait leurs

preuves .

Texte Noemi Helfenstein Traduction Veronika Walliser

Exploiter la hauteur de la pièce et

créer différents niveaux

Dormir en hauteur, jouer au sol. Les lits surélevés sont à cet

égard préférables aux lits mi-hauts, car l’espace sous le lit peut

être utilisé de manière nettement plus polyvalente et plus intéressante.

Avec un peu de bricolage, on peut construire des

ponts vissés au plafond entre les lits ou fixer des plateformes

de jeu sur des armoires et des commodes suffisamment massives

(avec des barrières), afin de créer d’autres niveaux de jeu.

Un lieu pour être tranquille

et un espace de rangement à soi

Un rideau autour du lit et une veilleuse individuelle pour

chaque enfant garantissent l’intimité si nécessaire. Une boîte

fixée à la balustrade du lit offre un espace de rangement pour

les effets personnels. Une planche fixée au pied du lit sert de

tablette pour entreposer des objets et fait office de petit bureau

pour écrire ou dessiner. Pour les enfants plus grands, une

porte-accordéon peut transformer l’espace sous le lit en une

petite chambre à part entière, offrant suffisamment de place

pour un bureau et une bibliothèque ou une maison de poupées.

Un vieux châssis de fenêtre permettra de laisser passer la lumière

de la pièce.

Des lits en hauteur libèrent de la place pour l’espace de jeu.

Photo : Noemi Helfenstein

Une chambre d’enfant partagée cool vaut bien

une chambre individuelle

Une tyrolienne d’un lit à l’autre, un hamac tendu sous une

mezzanine, un mur d’escalade pour accéder au lit superposé,

un toboggan qui s’accroche simplement au barreau supérieur

de l’échelle et qui, lorsqu’il n’est pas utilisé, peut être rangé

derrière la porte de la chambre pour gagner de la place : ces

petits détails transformeront une chambre en un terrain de

jeu que tous les petits copains envieront. Cela rend également

plus supportable le fait d’être le seul enfant de la classe à ne

pas avoir de chambre à soi.

Chaque chose à sa place

Lorsque les enfants partagent une chambre, il est particulièrement

important de la garder en ordre. À cette fin, il est très

utile de prévoir une « caisse à désordre » pour chaque enfant.

Les objets qui traînent dans la chambre ou l’appartement

peuvent y être placés par tous les membres de la famille. Lors

du rangement, les cinq premières minutes sont consacrées à

ramasser tous les objets éparpillés et à les mettre dans la

caisse. Puis chacun est remis à sa place. La dernière étape

consiste à chercher une « maison » pour les objets qui se

trouvent encore dans la caisse.


Offres pour nos membres

7

Action de Noël : produits

de qualité des Alpes

Prenons de bonnes résolutions pour 2026

et favorisons encore plus l’énergie solaire !

Dans sa boutique, l’association Pro

Alps (anciennement Initiative des

Alpes), propose des produits durables

et de grande qualité en provenance

des régions de montagne suisses. Des

cosmétiques naturels, du fromage,

des jouets en bois ou des sacs recyclés,

il y en a pour tous les goûts. Faites-vous

plaisir ou faites plaisir à quelqu’un

d’autre tout en contribuant de manière

significative à la préservation des régions

alpines, qui en ont bien besoin.

Les membres d’HabitatDurable bénéficient

d’un rabais de 10 % sur l’ensemble

de l’assortiment jusqu’au 31 janvier

2026.

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Des livres inspirants

à glisser sous le sapin

En passant commande sur notre site,

les membres d’HabitatDurable

bénéficient de rabais intéressants sur

le livre Urgence énergie et climat

de Roger Nordmann et la bande dessinée

Béton – Enquête en sables mouvants

de l’architecte Alia Bengana.

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C’est le moment idéal pour concrétiser

vos projets photovoltaïques

pour l’année prochaine. En tant que

membre d’HabitatDurable, vous

bénéficiez de trois offres alléchantes :

Toujours plus d’entreprises

d’installations solaires participent à

notre action « Toits solaires ». Elles

offrent une réduction de 3 % sur le

coût des matériaux d’une installation

photovoltaïque, d’un accumulateur

d’eau chaude ou de batteries.

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Si vous souhaitez équiper votre

balcon d’une petite installation solaire,

faites-le avec ADEgeranium

et bénéficiez d’une réduction de 17 %

sur les panneaux solaires photovoltaïques

à brancher simplement

sur votre prise 220 V.

habitatdurable.ch/services/

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Enfin, le logiciel en ligne zevvy est

disponible pour tous ceux qui veulent

partager l’électricité produite sur

leur toit avec leurs locataires ou leurs

voisins. Avec zevvy, les propriétaires

peuvent créer en quelques

étapes un décompte de charges

conforme aux normes et adapté aux

consommateurs pour la facturation

de l’électricité solaire dans le cadre

d’un RCP (regroupement pour la

consommation propre). Les membres

d’HabitatDurable bénéficient d’une

aide à la configuration gratuite et

d’un rabais de 30 % sur l’abonnement

pendant la première année.

habitatdurable.ch/services/

offres-bonus/zevvy

Photo : anatoliy_gleb/iStock

Service-conseil

L’utilisation d’une clé passe-partout est-elle autorisée ?

Photo : màd

« Mon locataire exige que je détruise

le passe-partout. Je ne l’utilise pourtant

qu’en cas d’urgence ».

Texte Karin Weissenberger, conseillère pour HabitatDurable Traduction Veronika Walliser

Le nom « passe-partout » est parlant :

il donne accès à tous les lieux de la maison.

Donc pas seulement à la cage

d’escalier et à la buanderie, mais aussi

à tous les appartements. Dans un

immeuble tout juste construit ou

transformé, une clé passe-partout est

judicieuse tant que les locaux sont

vides. S’il s’agit d’un objet loué, le bailleur

en reste propriétaire, mais il

ne peut plus en disposer. Ce droit est

réservé aux locataires, c’est à eux

de déterminer qui a accès à leur logement.

Les locataires ne devraient pas

avoir à craindre qu’une personne munie

d’un passe puisse entrer à tout moment

dans leur logement. Inversement,

le bailleur ne souhaite pas se voir reprocher

une violation de domicile. Les

deux parties ont donc avantage à ce

qu’il n’existe pas de passe-partout.

Le locataire est en droit d’exiger

que celui-ci soit détruit et que l’objet

loué soit à sa disposition exclusive.

Si le bailleur refuse, le locataire peut

faire changer la serrure à ses frais.

Et dans les situations d’urgence ?

En cas de danger (inondation, incendie,

urgence médicale), la police ou les

pompiers ont le droit de faire ouvrir la

porte par un serrurier, voire de la

forcer. Dans la mesure du possible, les

forces de l’ordre ou les services concernés

demanderont l’accord du propriétaire.


Petite annonce

HabitatDurable souhaite faciliter

les échanges entre ses lecteurs

par des petites annonces. Les

membres bénéficient chaque

année d’une annonce gratuite.

Rédigez votre annonce ici :

habitatdurable.ch/petite- annonce

Planifier d’abord,

rénover ensuite

La valeur locative sera supprimée au plus tôt en 2028.

Au lieu de se lancer tête baissée dans des travaux de

rénovation, les propriétaires ont intérêt à les planifier

soigneusement.

Texte Nadim Chammas

Traduction Veronika Walliser

KeyCom révolutionne

vos buanderies.

Simple, cashless et moderne

Le locataire est autonome,

la gérance sereine

Facturation équitable et

consommation suivie

Service hotline multilingue inclus

– 15 % dès maintenant avec

mention «HB» à info@keycom.ch!

La Poste Suisse SA

habitatdurable

Le peuple et les cantons ont approuvé la suppression de la valeur locative

en date du 28 septembre. La réforme entrera en vigueur au plus

tôt le 1 er janvier 2028 ou 2029, la Confédération souhaitant laisser

suffisamment de temps aux cantons pour introduire l’impôt foncier

sur les résidences secondaires. D’ici là, les intérêts hypothécaires, les

frais de rénovation visant à maintenir la valeur du bien et les contributions

au fonds de rénovation resteront déductibles, mais ne le seront

plus par la suite.

Effets d’anticipation pour les transformations

Dans une étude récente, l’entreprise Wüest et Partner prévoit déjà

pour l’année prochaine une augmentation des rénovations et des assainissements,

en particulier chez les propriétaires de maisons individuelles.

Pour l’année 2026, les travaux de transformation soumis à

autorisation devraient augmenter de 14 à 17 % en ce qui concerne les

maisons individuelles et de 9 à 12 % pour les appartements en copropriété.

La question est de savoir si les entreprises disposeront des ressources

suffisantes pour réaliser les travaux (personnel, matériaux…)

et si les propriétaires pourront financer les projets prévus.

HabitatDurable conseille aux propriétaires d’examiner d’abord l’ensemble

du bien immobilier, de planifier soigneusement les rénovations

et de coordonner les différentes étapes des travaux. Le

service-conseil HabitatDurable est à disposition des membres de

l’association en cas de questions. Le travail au noir est fortement

déconseillé, car seules des factures en bonne et due forme permettent

aux maîtres d’ouvrage de faire valoir leurs droits en cas de défauts.

Événements

Le programme de cours du premier semestre 2026 est en cours

d’élaboration. Les événements figureront sur notre site web

dès le début de l’année 2026. Le programme imprimé sera envoyé

à nos membres par la poste vers la mi-février.

habitatdurable.ch/evenements

Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux :

facebook.com/HabitatDurableSuisse

Casafair Schweiz/HabitatDurable Suisse

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