26.11.2025 Vues

J3e de novembre 2025 : Accélérer l’électrification des usages !

J3e de novembre 2025 : Accélérer l’électrification des usages ! - Interview Jean-Louis Miegeville, Groupe La Poste - Electrification : les solutions pour coupler IRVE, production photovoltaïque et stockage d’électricité - GTB pour les cafés, hôtels et restaurants - Interviews : Claire-Sophie Haas, Rexel France ; Maxime Mazel, ABB Electrification France ; Cyril Hommel, Orange Business ; Frédéric Knittel, Lacroix Environnement...

J3e de novembre 2025 : Accélérer l’électrification des usages ! - Interview Jean-Louis Miegeville, Groupe La Poste - Electrification : les solutions pour coupler IRVE, production photovoltaïque et stockage d’électricité - GTB pour les cafés, hôtels et restaurants - Interviews : Claire-Sophie Haas, Rexel France ; Maxime Mazel, ABB Electrification France ; Cyril Hommel, Orange Business ; Frédéric Knittel, Lacroix Environnement...

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Le courant passe entre nous depuis 75 ans

Électrification

Les solutions

pour coupler

IRVE, production

photovoltaïque et

stockage d’électricité

GTB

Cafés, hôtels,

restaurants : les

économies d’énergie

plus que jamais au

rendez-vous

ACCÉLÉRER

L’ÉLECTRIFICATION

DES USAGES !

LA REVUE DE L’EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE ET ENVIRONNEMENTALE

WWW.FILIERE-3E.FR

ISSN 0758-3826 / NOVEMBRE 2025

922


2 j3e 922 / NOVEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr


ISSN 0758-3826 / NOVEMBRE 2025

ÉDITO

Électrification :

la dynamique qui redessine

le système énergétique

© DR

‘‘

L’enjeu n’est plus

seulement d’installer

davantage de

panneaux solaires,

mais de coordonner

la production

photovoltaïque, les

infrastructures de

recharge, les batteries

et un système de gestion

de l’énergie capable de

piloter l’ensemble.

Le courant passe entre nous depuis 75 ans

Électrification

Les solutions

pour coupler

IRVE, production

photovoltaïque et

stockage d’électricité

GTB

Cafés, hôtels,

restaurants : les

économies d’énergie

plus que jamais au

rendez-vous

ACCÉLÉRER

L’ÉLECTRIFICATION

DES USAGES !

LA REVUE DE L’EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE ET ENVIRONNEMENTALE

’’

WWW.FILIERE-3E.FR 922

Dans

ce numéro :

Dans ce numéro, J3e met en

avant les solutions pour coupler

production photovoltaïque,

bornes de recharge de véhicules

électriques, stockage par batteries

et gestion de l’énergie.

© Adobe Stock - Image générée

par IA

En France, la consommation électrique liée aux nouveaux usages progresse

d’environ 3 % par an, tandis que les ventes de véhicules électriques ont dépassé

20 % de part de marché en 2024. La production photovoltaïque, elle, a bondi

de près de 30 % en deux ans, alimentant désormais plus de 7 % de la consommation

nationale sur certaines périodes estivales. Cette montée simultanée des usages et de la

production décarbonée transforme profondément le système électrique et impose de

repenser la manière dont l’énergie est produite, stockée et consommée.

La mobilité électrique reste le moteur le plus visible de cette mutation, avec des flottes

d’entreprises et de collectivités qui se convertissent massivement. Les bâtiments

résidentiels et tertiaires suivent le même mouvement avec la diffusion des pompes à

chaleur, de la domotique et de l’autoconsommation solaire. L’industrie, enfin, accélère

l’électrification de ses procédés pour réduire ses émissions. Cette transformation des

usages modifie les courbes de charge et renforce le besoin d’une synchronisation fine

entre production renouvelable et consommation.

Dans ce contexte, l’enjeu n’est plus seulement d’installer davantage de panneaux solaires,

mais de coordonner la production photovoltaïque, les infrastructures de recharge,

les batteries et un système de gestion de l’énergie capable de piloter l’ensemble. Le

couplage de ces briques transforme des équipements isolés en un système cohérent

où la production renouvelable peut alimenter directement la recharge des véhicules

électriques, où le surplus peut être stocké pour les pointes du matin et du soir, et où

les consommations peuvent être décalées pour optimiser l’autoconsommation et la

performance globale du site.

Cette logique devient d’autant plus pertinente que le réseau électrique français est en

quête de flexibilité, pour absorber l’intermittence des renouvelables et l’électrification

croissante des usages. La réforme des heures pleines/heures creuses, qui réoriente

les heures creuses vers les périodes d’abondance solaire, renforce encore l’intérêt du

pilotage. Dans ce nouveau cadre, les systèmes de gestion de l’énergie s’imposent comme

des outils déterminants : ils permettent de décaler intelligemment les consommations,

d’adapter en temps réel le stockage et la recharge aux signaux tarifaires et de contribuer

à la stabilité du réseau tout en réduisant les coûts pour les utilisateurs.

Malgré des défis persistants, notamment sur le coût du stockage ou la maturité

des solutions avancées de pilotage, la pertinence de ces systèmes est aujourd'hui

indiscutable. En synchronisant production, consommation, stockage et recharge, ils

permettent d’exploiter pleinement le potentiel de l’électrification.

Dans ce numéro, J3e fait toute la lumière sur la pertinence de coupler production

photovoltaïque locale, recharge de véhicule électrique et stockage grâce aux EMS

(Energy management systems), et met très concrètement en lumière le fonctionnement

de ces installations complexes, avec l’exemple du projet Gepy, mené par Jean-Louis

Miegeville pour La Poste.

Bonne lecture,

Alexandre Arène,

rédacteur en chef

j3e 922 / NOVEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 3


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j3e est édité par la société 3e Médias,

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SA au capital de 140 000 euros ;

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Siège social : 32 rue du Faubourg

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Poissonnière - 75010 Paris

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Bureaux : 17, rue de l’amiral Hamelin -

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75016 Paris

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Représentant légal : David Catelain.

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© 3e Médias, Paris.

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Reproduction interdite.

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Toutefois, des photocopies peuvent être

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réalisées avec l’autorisation de l’éditeur.

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Celle-ci pourra être obtenue auprès du

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Centre français du copyright, 20, rue des

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Grands-Augustins, 75006 Paris, auquel

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3e Médias a donné mandat pour le

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représenter auprès des utilisateurs.

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Tél. : + 33 (0)1 44 07 47 70

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Dépôt légal : novembre 2025

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Conception graphique - Réalisation :

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Planète Graphique Studio - Paris 17 e .

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Impression : IPPAC / Imprimerie

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de Champagne 52500 Langres.

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Directeur de la publication : David Catelain

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Rédaction

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3e Médias

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17, rue de l’Amiral Hamelin, 75016 Paris

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Email : redaction@filiere-3e.fr

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Rédacteur en chef : Alexandre Arène

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Ont collaboré à ce numéro :

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Jean-Paul Beaudet

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et Jean-François Moreau.

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Marketing & Publicité

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3e Médias

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Sandrine de Montmorillon

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Responsable publicité print & digital

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3e Médias

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17, rue de l’Amiral Hamelin, 75016 Paris

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Tél. + 33 (0) 6 51 30 28 68

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sdm@filiere-3e.fr

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Diffusion

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Relations abonnements

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Juliette Aguelon

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compta.3emedias@gmail.com

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Pour l’étranger : 165 € HT franco ;

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185 € HT par avion

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Prix au numéro : 17 €

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Corrections

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Laurence Chabrun

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laurencechabrun@gmail.com

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© DR

06

INTERVIEW

06 / Jean-Louis Miegeville

Innovation Leader,

Groupe La Poste

10

ACTUALITÉS

10 / Décret BACS

Sebastien Lecornu a annoncé le

report des échéances lors de son

discours devant l’AMF

Étude Promotelec-Sociovision

Accélération des Français vers

un habitat électrique et durable

11 / Local Digital Twins

Présentation du projet de jumeau

numérique de la France et de ses

territoires

12 / Transition énergétique

La FEDENE publie un guide

opérationnel pour les collectivités

DANS CE NUMÉRO

‘‘

Avec Gepy, nous avons

prouvé qu’un microgrid local

et solaire pouvait réellement

alimenter nos véhicules

électriques.

’’

Jean-Louis Miegeville

14

Mobilité électrique

Le 2 e baromètre Driveco confirme

une adoption en forte progression

EnR

FUTUR lance une pétition

nationale pour défendre

la « liberté énergétique »

ÉVÉNEMENT

Claire-Sophie Haas

Directrice marketing de Rexel France

16

AGENDA

17

DÉVELOPPEMENTS

17 / Maxime Mazel

Directeur marketing

Smart Building,

ABB Electrification France

4 j3e 922 / NOVEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr


© Adobe Stock

LES DOSSIERS DU MOIS

Électrification

23

LES SOLUTIONS POUR

COUPLER IRVE, PRODUCTION

PHOTOVOLTAÏQUE ET STOCKAGE

D’ÉLECTRICITÉ

18 / Cyril Hommel

Directeur Practice Performance

Énergétique et Développement

Durable, Orange Business

20

ANALYSES

20 / La maintenance prédictive :

une solution efficace pour

le confort dans l’hôtellerie

21 / La fin de l’ARENH : un tournant

historique pour les stratégies

d’achat d’électricité

LISTE DES ANNONCEURS :

• 2 e COUV – BÂTIR POUR LE CLIMAT

• 3 e COUV – ENERJ-MEETING

• 4 e COUV – VALÉO

• P. 11 - WALTHER-WERKE

• P. 13 - SEPEM DOUAI

• P. 25 - WAGO

DANS CE NUMÉRO

© Theben

GTB

48

CAFÉS, HÔTELS, RESTAURANTS :

LES ÉCONOMIES D’ÉNERGIE PLUS

QUE JAMAIS AU RENDEZ-VOUS

56

DÉVELOPPEMENT

Lucy Han

Membre du conseil d’administration de

KNX Association et Business Line Manager

Building Automation chez ABB

58

SOLUTIONS

La sélection de la rédaction

60

3 QUESTIONS À

Frédéric Knittel

Chef de produit LACROIX Environment

• P. 29 - ADM21

• P. 31 - ABB

• P. 35 - OPEN ENERGIES

• P. 39 - HAGER

• P. 41 - LIGHT+BUILDING

• P. 43 - TRACE SOFTWARE

• P. 45 - MERSEN

• P. 51 - LACROIX

• P. 53 - B.E.G.

• P. 55 - SOCOMEC

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David Catelain

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Directeur de la publication

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Alexandre Arène

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Rédacteur en chef

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alexandre.arene@filiere-3e.fr

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Jean-François Moreau

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Journaliste spécialiste supervision,

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efficacité énergétique, BIM

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journalistes@filiere-3e.fr

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Jean-Paul Beaudet

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Journaliste spécialiste

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datacenters, stockage de

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l’énergie, énergies renouvelables,

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véhicules électriques et IRVE

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journalistes@filiere-3e.fr

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Sandrine de Montmorillon

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Responsable publicité,

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partenariats & réseaux sociaux

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Groupe 3e Médias

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sdm@filiere-3e.fr

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j3e 922 / NOVEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 5


INTERVIEW

Propos recueillis par Alexandre Arène

Jean-Louis

Miegeville

Innovation Leader,

Groupe La Poste

© DR

Avec Gepy, nous avons prouvé

qu’un microgrid local et solaire

pouvait réellement alimenter nos

véhicules électriques.

’’

Les microgrids sont des réseaux électriques locaux combinant production, stockage et

consommation d’énergie. En 2017, La Poste s’y est intéressée au travers de Gepy, un projet

pilote installé sur son site courrier de Magny-les-Hameaux (Yvelines). L’objectif : alimenter

les véhicules électriques du centre grâce à l’électricité solaire produite sur place. Porté par

Jean-Louis Miegeville, Innovation Leader au Groupe La Poste, ce démonstrateur a permis

de tester, grandeur nature, un système associant ombrières photovoltaïques, stockage

sur batteries de seconde vie et pilotage intelligent de l’énergie. Résultat : près de 60 %

d’autonomie solaire en moyenne annuelle, une autoconsommation totale de la production et

une expérience riche d’enseignements techniques et humains. Jean-Louis Miegeville revient

sur la genèse, les performances et les perspectives de ce démonstrateur.

‘‘

j3e - Pouvez-vous revenir sur la genèse

du projet Gepy ?

Jean-Louis Miegeville – Le projet Gepy est

né d’une idée toute simple, presque banale au

départ. Dans les Yvelines, où je travaillais à

l’époque, nous faisions partie des premières

directions à expérimenter les véhicules électriques.

Cela remonte à 2013 ou 2014. En

visitant un site pilote, j’ai remarqué la grande

surface ensoleillée qu’offrait le parking. Spontanément,

je me suis dit : pourquoi ne pas

exploiter cette surface pour produire de l’énergie

photovoltaïque et recharger nos véhicules

électriques avec ?

Il n’y avait alors ni plan technique ni étude économique.

C’était une conviction, fondée sur le

bon sens. Puis, petit à petit, nous avons commencé

à réfléchir aux usages possibles : pourrait-on

mutualiser les bornes, louer leur accès,

créer un modèle d’affaires innovant ? Rien n’était

encore formalisé, mais le principe d’une alimentation

solaire locale faisait son chemin.

L’idée a pris corps quand j’ai observé que la

grande distribution commençait à couvrir ses

parkings de panneaux photovoltaïques, notamment

dans le sud de la France. Ces ombrières

protégeaient les véhicules tout en produisant de

l’électricité. Je ne venais pas du monde de l’énergie,

mais j’ai commencé à me former, à échanger

avec des collègues passionnés de transition

énergétique. C’est ainsi qu’est née une petite

communauté interne autour de ce projet.

Le tournant s’est produit lorsque nous avons

présenté l’idée dans le cadre du fonds carbone

interne de La Poste, un programme lancé par

la branche Services-Courrier-Colis pour financer

des initiatives de réduction des émissions de

CO₂. Ce fonds soutenait toutes sortes d’actions :

isolation, relamping, mobilité, innovations

environnementales… et nous avons décidé de

proposer un projet de microgrid.

Nous avons constitué un dossier complet et

chiffré, évalué les besoins techniques et budgétaires,

et déposé notre candidature. Le projet a

6 j3e 922 / NOVEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr


INTERVIEW

Jean-Louis Miegeville

© DR

été sélectionné pour son caractère innovant et

expérimental, et nous avons obtenu un financement

de 37 000 €.

Je me souviens très bien du moment où j’ai

appris la nouvelle. J’étais à la fois ravi et un

peu inquiet, car il fallait désormais passer de

l’idée à la réalisation. Mais tout s’est rapidement

enchaîné. Nous avons réuni une équipe

pluridisciplinaire, composée de membres de la

direction technique, de La Poste Immobilier,

des achats, de l’innovation… et lancé un appel

à projets. Dix-sept entreprises ont répondu,

preuve que le sujet suscitait déjà un fort intérêt.

Au terme d’une analyse commune avec les

achats et la direction technique, nous avons

retenu la proposition conjointe d’Eaton et d’Engie,

qui se distinguait par la qualité technique

de la solution et par une dimension environnementale

particulièrement forte : l’utilisation de

batteries de seconde vie issues de véhicules électriques

Nissan LEAF pour le stockage d’énergie.

Ce choix collait parfaitement à la logique RSE

du fonds carbone : innovation, circularité et

impact réel.

j3e - Pouvez-vous décrire les grandes

lignes du projet ?

J.-L. M. – Le site retenu était celui de Magnyles-Hameaux,

dans les Yvelines. L’objectif était

clair : alimenter les véhicules électriques de la

plateforme avec de l’électricité photovoltaïque

produite sur place, tout en réduisant l’impact

sur le réseau public.

Le principe reposait sur un mode d’autoconsommation

totale : toute l’électricité produite localement

serait consommée sur le site, sans réinjection

dans le réseau. Ce choix pragmatique

permettait d’intégrer le système sans toucher aux

contrats nationaux d’électricité de La Poste.

Le dispositif comprenait une ombrière photovoltaïque

couvrant deux places de parking, soit

environ 25 m², équipée de 15 panneaux solaires

pour une puissance de 4,5 kWc. L’énergie produite

était stockée dans un système Eaton

xStorage Home, composé d’un pack de batteries

de seconde vie d’une capacité nominale de

4,2 kWh, piloté par un logiciel de gestion intelligente

qui répartissait automatiquement les

flux d’énergie entre la production, le stockage,

la recharge des véhicules et l’alimentation du

bâtiment.

La logique était simple. Le jour, les panneaux

alimentent directement les véhicules stationnés

ou chargent la batterie. Le soir, la batterie

restitue l’énergie accumulée pour recharger les

véhicules rentrés de tournée. Une fois la batterie

et les véhicules pleins, l’excédent d’énergie est

redistribué vers le bâtiment.

En cas de production insuffisante, notamment

en hiver, le réseau public EDF prenait le relais. À

l’inverse, en période creuse, le système pouvait

se recharger sur le réseau à bas coût et restituer

l’électricité stockée en heures pleines, allégeant

ainsi la facture énergétique.

j3e - Comment le pilotage de l’installation

était-il assuré ?

J.-L. M. – Tout le pilotage reposait sur un logiciel

intégré, capable de suivre en temps réel la

production solaire, le niveau de charge des batteries

et la consommation du site. L’interface

offrait une visualisation claire des flux : production,

stockage, recharge, alimentation du bâtiment.

Ce fonctionnement en autonomie locale, intégrant

production, stockage et consommation,

faisait de Gepy un véritable microgrid. À

l’époque, ce type d’installation était encore rare,

j3e 922 / NOVEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 7


INTERVIEW

Jean-Louis Miegeville

même dans l’industrie et il me semble que c’est

encore le cas aujourd’hui.

Nous avons volontairement conservé un périmètre

simple pour ce proof of concept (POC) :

pas de revente du surplus, pas de mécanisme

tarifaire complexe, simplement une démonstration

concrète qu’un site tertiaire pouvait, à

petite échelle, gérer sa propre production et son

stockage d’énergie.

j3e - La pratique et les premiers retours

d’expériences ont-ils été conformes aux

attentes ?

J.-L. M. – Les résultats ont été franchement

au-delà de nos prévisions. Nous tablions sur

une couverture solaire de 20 à 30 % des besoins.

Nous avons atteint 59 % en moyenne sur l’année,

avec des pics à 80 % en été et des minimas

à 16-18 % en hiver…

Concrètement, sur la première année complète

d’exploitation (2019-2020), la production photovoltaïque

de 4 493 kWh a été autoconsommée

à 100 % sur le site : 40 % pour la recharge des

véhicules et 60 % pour le bâtiment. Cela représente

environ 4 844 km parcourus grâce à l’énergie

solaire, soit 1,52 tonne de CO₂ évitée par

rapport à des véhicules thermiques.

Les véhicules électriques ont toujours pu partir

en tournée : aucune panne d’alimentation,

aucun incident de recharge. Les rares arrêts

provenaient de surtensions du réseau local, sans

lien direct avec le système.

Nous avons beaucoup appris de cette expérience.

Le suivi de données a été fondamental :

nous avons enregistré, documenté, analysé les

flux pour comprendre et ajuster. Par exemple,

les premiers week-ends, la batterie se remplissait

entièrement et renvoyait de l’énergie

au réseau, ce qui n’était pas prévu. Nous avons

donc recalibré le système pour privilégier l’autoconsommation,

notamment l’alimentation du

bâtiment les samedis et dimanches.

Autre découverte amusante, en renvoyant

l’énergie au bâtiment, nous alimentions aussi les

vélos et scooters électriques du site, installés sur

la même phase.

j3e - Comment le projet a-t-il été

accueilli par les équipes de La Poste ?

J.-L. M. – L’accueil a été très bon, ce qui n’était

pas évident au départ. Nous avons toujours joué

la carte de la transparence, avec une communication

régulière, des visites de site, des explications

techniques adaptées à chacun. Les utilisateurs

finaux, autrement dit les facteurs, ont été

impliqués, informés et rassurés.

Globalement, les réactions allaient de l’indifférence

à une vraie fierté. L’un d’eux m’a dit : « Je

dis à mes clients que je roule au solaire. » Ce

genre de phrase, pour un porteur de projet, vaut

tous les discours.

Nous avons aussi connu quelques quiproquos.

Certains avaient entendu parler des ombrières

et pensaient que leur centre allait devenir un

supermarché, car des enseignes équipaient leurs

parkings de panneaux solaires. Il a suffi d’une

explication sur place pour dissiper la rumeur.

En interne, cette communication de proximité

a été déterminante. Elle a créé un vrai lien de

confiance, du chef d’équipe au technicien,

jusqu’aux facteurs. C’est ce qui a fait, je pense, le

succès humain du projet.

j3e - Sur le plan technologique,

qu’avez-vous appris de cette expérience ?

J.-L. M. – Je parle souvent de révolution silencieuse.

Gepy m’a donné le sentiment que nous

vivions dans l’électricité ce que l’informatique

avait connu avec internet. Grâce à ces systèmes,

un site peut devenir à la fois producteur

et consommateur d’énergie, piloter ses

flux, visualiser en temps réel ce qu’il produit

et consomme. L’électricité cesse d’être un flux

imposé, elle devient un patrimoine énergétique

local. Le stockage, même encore coûteux, en est

la clé. À notre échelle, nous avons prouvé que

cela fonctionne, de façon fiable et continue.

L’installation a été robuste. Les batteries de

seconde vie ont parfaitement tenu leur rôle.

La puissance de charge, qui nécessitait environ

deux heures pour atteindre le plein, assurait la

réactivité nécessaire pour compléter l’alimentation

des véhicules électriques au quotidien.

j3e - Quel était le modèle économique

du projet ?

J.-L. M. – À l’époque, le temps de retour sur

investissement du démonstrateur avait été évalué

à 22 ans. C’était un prototype, sans effet d’échelle.

Mais les projections montraient qu’en industrialisant

la solution, avec un volume plus important

et une mutualisation des coûts, ce délai pourrait

être réduit à 17 ans, voire 13 à 14 ans dans les

départements très ensoleillés comme le Var, les

Bouches-du-Rhône ou les Pyrénées-Orientales.

Ces estimations tenaient compte d’une hausse

annuelle du coût de l’électricité de 5 à 9 %. Nous

avions également intégré le remplacement de

l’onduleur tous les 15 ans et des batteries tous

les 10 ans.

Le frein principal reste le coût du stockage,

encore trop élevé malgré la baisse des prix. C’est

8 j3e 922 / NOVEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr


INTERVIEW

Jean-Louis Miegeville

© DR

ce qui empêche aujourd’hui de massifier des

projets de microgrids similaires.

j3e - Le projet a-t-il eu une suite ?

J.-L. M. – Après 2022, le site de Magny-les-Hameaux

a été transféré à la direction technique et

continue de fonctionner normalement. De mon

côté, j’ai poursuivi les réflexions vers la prochaine

étape : le V2G (Vehicle-to-Grid).

L’idée est de permettre aux véhicules de restituer

l’énergie stockée dans leurs batteries au

bâtiment ou au réseau, en période de pointe.

Nous travaillons sur un nouveau pilote à Toulouse,

sur un site qui dispose d’un parc conséquent

de véhicules électriques.

Avant de lancer ce démonstrateur, nous voulons

exploiter les données du projet Gepy pour comprendre,

par exemple, à quelles heures le V2G

serait le plus pertinent, comment optimiser la

décharge, ou encore mesurer l’impact sur le

bilan carbone global.

Le V2G reste aujourd’hui un domaine complexe,

avec des normes encore émergentes et des problématiques

de compatibilité des bornes. Mais il

représente la continuité logique de Gepy : aller

vers une flexibilité énergétique réelle, où le véhicule

devient un acteur du réseau.

j3e - Avec le recul, que referiez-vous

différemment sur Gepy ?

J.-L. M. – Techniquement, très peu de choses. Le

système a parfaitement tenu ses promesses. En

revanche, si c’était à refaire, j’insisterais davantage

sur l’amélioration de la communication

vers la hiérarchie. Trouver des mots simples

pour présenter une technologie complexe.

Ce projet touchait à la fois le bâtiment, la

mobilité, le SI, la RSE et des facteurs. Autant

de métiers qui peuvent parfois être cloisonnés

dans une grande organisation comme La

Poste. Nous avons mené le projet localement,

mais nous n’avons peut-être pas assez mis

en avant son potentiel de transformation à

l’échelle du groupe dès le départ du projet.

Même si mon responsable me soutenait, certains

pensaient que « mettre des panneaux

solaires » n’avait rien d’innovant. Or, l’innovation

n’était pas dans les panneaux, mais dans

le système global de gestion de l’énergie, dans

l’association entre production locale, stockage

intelligent et usage réel.

Aujourd’hui, avec le recul, je vois à quel point

ce projet était précurseur. Six ans plus tard, les

microgrids restent rares, et pourtant, leur pertinence

n’a jamais été aussi évidente.

Gepy a démontré qu’une entreprise de service

comme La Poste pouvait devenir, à son échelle,

un acteur innovant de la transition énergétique

en produisant, stockant et consommant

localement une énergie propre, tout en continuant

à assurer son activité sans rupture.

Ce projet, mené avec pragmatisme et rigueur,

a permis d’acquérir une vraie compétence

énergétique, jusque-là inexistante dans nos

métiers. Il a aussi montré que la réussite d’une

innovation repose autant sur la technique

que sur la confiance, la transparence et la

pédagogie.

j3e 922 / NOVEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 9


ACTUALITÉ

Décret BACS

Sebastien Lecornu a annoncé le report des échéances

lors de son discours devant l’AMF

© Aurélien Faidy - Arnaud Février - Victoria

Viennet - Lionel Guéricolas pour l'AMF

Sébastien Lecornu au

107 e Congrès des maires.

Lors de son discours

au 107 e Congrès

de l’AMF, le Premier

ministre, Sébastien

Lecornu, a annoncé

un rééchelonnement

des obligations

d’automatisation du

chauffage et de la

ventilation dans les

bâtiments tertiaires, ou

décret BACS (Building

automation and control

systems). Initialement

prévues pour entrer

pleinement en vigueur

en 2027, ces exigences

seront décalées afin

de tenir compte des

contraintes budgétaires

des collectivités et du

rythme des mandats

locaux. Cette mesure

sera intégrée au grand

décret de simplification

que le gouvernement

prévoit de publier d’ici

la fin de l’année. Ce

report concerne bien

le décret BACS, qui

fixe les obligations de

moyens pour atteindre

les objectifs du décret

tertiaire, appelé « Eco-

Énergie Tertiaire » et

non le décret tertiaire

à proprement parler,

contrairement à ce que

déclare Sébastien Lecornu

dans son discours devant

le Congrès de l’AMF. Le

décret tertiaire impose

aux bâtiments de plus

de 1 000 m², publics

comme privés, de réduire

progressivement leur

consommation d’énergie.

Cette trajectoire, inscrite

dans la loi, fixe des

objectifs de –40 % d’ici

2030, –50 % en 2040

et –60 % en 2050, par

rapport à une année de

référence choisie entre

2010 et aujourd’hui. Pour

atteindre ces paliers,

la réglementation

prévoit l’installation

progressive de systèmes

d’automatisation et de

contrôle des usages

énergétiques, notamment

pour le chauffage,

la climatisation et la

ventilation. Le décret

BACS prévoit dans

sa forme actuelle que

les bâtiments dotés

d’équipements d’une

puissance supérieure à

290 kW sont déjà soumis

à l’obligation depuis le

1 er janvier 2025, tandis

que pour ceux compris

entre 70 kW et 290 kW,

l'échéance était fixée

au 1 er janvier 2027.

L’annonce du Premier

ministre décale cette

seconde échéance

à 2030. Le Premier

Minsitre a souligné la

nécessité de rendre ces

obligations soutenables,

alors que de nombreuses

communes ont alerté

sur le coût des travaux

et les délais de mise en

œuvre, comme l’explique

Sébastien Lecornu : « Je

vais modifier ce décret

tertiaire, […] pour étaler

l’ensemble de la pente de

ces normes. […] À nous de

nous adapter à la réalité

du mandat municipal,

c’est-à-dire 2026-2032

et de faire en sorte par

exemple, […] que cette

obligation tombe en 2030.»

Ce rééchelonnement

ne remet toutefois pas

en cause la trajectoire

climatique fixée par le

décret. Les collectivités

devront continuer

de déclarer leurs

consommations sur la

plateforme Operat de

l’Ademe et préparer

leurs plans d’action pour

atteindre les objectifs de

2030, 2040 et 2050.

Étude Promotelec-Sociovision

Accélération des Français vers un habitat électrique et durable

L

’étude Promotelec-

Sociovision (IFOP),

menée auprès de

1000 Français, confirme

une transition nette

vers un habitat plus

électrique, durable et

connecté. Les sondés

placent en tête trois

priorités pour leur

logement idéal : le confort

(28 %), la durabilité

énergétique (76 %) et une

connectivité utile, centrée

sur la sécurité, loin d’un

univers trop « high-tech »

(3 % seulement souhaitent

tout piloter à distance).

Les besoins de rénovation

restent massifs :

40 % estiment que leur

logement nécessite des

travaux, surtout pour

améliorer le confort

thermique. Parmi les

propriétaires concernés,

50 % veulent renforcer

le confort en hiver et

37 % en été. La pompe à

chaleur arrive largement

en tête des solutions

envisagées, mais le

coût freine les projets :

44 % n’ont pas les moyens

d’engager une rénovation

énergétique et 64 % ont

renoncé après la baisse

des aides. L’électricité

occupe une place

centrale dans les usages :

24 % l’utilisent pour le

chauffage, 34 % pour

l’eau chaude et 66 % pour

la cuisson. La majorité

se dit satisfaite de son

installation (84 % la jugent

sûre), malgré des fragilités

persistantes, quand

un quart la considère

vétuste. Enfin, l’habitat

connecté progresse via les

équipements de sécurité

(17 % d’interphones

connectés, 16 % de

vidéosurveillance). Le

pilotage automatique

est perçu comme un

levier d’économie (53 %).

L’IA reste peu utilisée

aujourd’hui, mais 39 %

des Français souhaitent,

à terme, des logements

autonomes gérés par

intelligence artificielle.

10 j3e 922 / NOVEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr


ACTUALITÉ

Local Digital Twins

Présentation du projet de jumeau numérique

de la France et de ses territoires

l’occasion du Salon

À des maires et des

collectivités territoriales,

l’IGN, le Cerema, l’Inria

et 1 Spatial France ont

présenté les avancées

du projet de jumeau

numérique de la France

et de ses territoires.

Destiné à accompagner

les collectivités et les

acteurs publics dans

leurs décisions, ce

programme fournit

un socle technique

mutualisé : briques

logicielles, standards de

données interopérables,

services d’analyse clés

en main et données

homogènes au niveau

national. Piloté par l’IGN,

le Cerema et l’Inria, et

coordonné par 1 Spatial

France, le projet réunit

14 partenaires publics

et privés, dont le BRGM

(Bureau de recherches

géologiques et minières),

ainsi qu’une « équipe

de France » de plus de

200 acteurs. Il vise à

faciliter la visualisation

immersive, la simulation

et l’analyse de données

massives pour des

enjeux territoriaux

variés : aménagement,

transports, transition

écologique, risques

naturels, eau et santé.

Le développement

s’orientera d’abord

vers les priorités des

territoires dès le premier

semestre 2026, avec

une première version du

socle technique et des

applications attendues

avant la fin de l’année. Le

programme s’inscrit dans

la dynamique européenne

des Local Digital Twins et

respectera les standards

© JC Guilloux - Cerema

d’interopérabilité

européens, avec le

Cerema assurant

la coordination des

standards communs et

l’articulation avec les

projets internationaux.

j3e 922 / NOVEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 11


ACTUALITÉ

© FEDENE

Transition énergétique

La FEDENE publie un

guide opérationnel pour

les collectivités

quelques mois

À des élections

municipales de 2026,

la FEDENE publie un

guide pratique destiné

à aider les collectivités

à accélérer leur

transition énergétique.

L’organisation rappelle

l’ampleur des enjeux : la

chaleur représente plus de

40 % de la consommation

énergétique nationale,

dont 60 % encore

d’origine fossile, avec

des conséquences

économiques,

géopolitiques et

climatiques directes

pour les territoires. Le

document s’articule

autour de quatre

axes d’action. Moins

consommer : les

bâtiments publics

représentent 81 %

de la consommation

énergétique des

communes. La FEDENE

recommande la

rénovation des sites

les plus énergivores, le

recours aux contrats de

performance énergétique

et la gestion technique

du bâtiment afin de

réduire durablement

les dépenses. Se

chauffer : pour réduire

la dépendance aux

énergies fossiles,

le guide encourage

l’exploitation

des ressources

renouvelables et de

récupération, telles que

les déchets, l’industrie,

la géothermie, le solaire

thermique et le boisénergie,

ainsi que le

développement des

réseaux de chaleur.

Se rafraîchir : face aux

vagues de chaleur,

la FEDENE valorise

les réseaux de froid

et les solutions

géothermiques,

qui constituent des

alternatives plus sobres

à la climatisation

individuelle. Stimuler

l’activité économique :

les projets ENR&R

(énergies renouvelables

et de récupération),

fondés sur des

ressources locales,

créent emplois et

valeur ajoutée. Le

guide incite les

collectivités à renforcer

les liens entre écoles,

CFA et entreprises

pour répondre aux

besoins croissants du

secteur des services

énergétiques. Avec ce

guide, la Fédération

entend fournir aux

élus un cadre concret

pour concilier maîtrise

des coûts et transition

écologique.

Mobilité électrique

Le 2 e baromètre Driveco

confirme une adoption en

forte progression

l’occasion de Deep

À Drive 2025, Driveco

a publié les résultats de la

2 e édition de son baromètre,

réalisé avec Toluna Harris

Interactive, qui dresse

un état des lieux précis

des perceptions, freins

et usages des Français

vis-à-vis du véhicule

électrique (VE). L’étude

Toluna-Harris Interactive

pour Driveco révèle une

satisfaction très élevée :

98 % des conducteurs de

VE se déclarent satisfaits

(+ 3 points par rapport

à 2024), dont 45 % très

satisfaits. L’usage quotidien

se renforce : 72 % utilisent

leur véhicule plusieurs

fois par semaine pour tous

types de trajets, et 42 %

pour des déplacements

de loisirs ou vacances.

La recharge publique

bénéficie d’une confiance

EnR

FUTUR lance une pétition

nationale pour défendre la

“liberté énergétique”

La fédération citoyenne

FUTUR (Fédération

des Utilisateurs du

Renouvelable) lance une

pétition pour inscrire dans

la loi le droit de produire

et consommer une

électricité renouvelable.

Son président exécutif, Joël

Mercy, dénonce les freins

administratifs et « menaces

de moratoire » qui retardent

encore les projets, malgré

la compétitivité et

l’adhésion croissante aux

renouvelables. FUTUR

rassemble citoyens,

stable, avec 82 % de

satisfaction, dont 45 % très

satisfaits. Les bornes rapides

(50-150 kW) sont privilégiées

par 54 % des conducteurs,

devant les bornes

classiques (< 22 kW, 32 %) et

ultrarapides (> 150 kW, 13 %).

La recharge à domicile reste

un pilier pour la pratique

quotidienne, représentant

78 % des recharges. Malgré

ces progrès, des freins

subsistent : le prix d’achat

reste le principal obstacle

pour 57 % des Français,

suivi par l’autonomie jugée

insuffisante (45 %). Le

baromètre souligne que

l’accessibilité des véhicules,

la fiabilité des infrastructures

et la diversification des

offres de recharge seront

déterminantes pour

accélérer la transition vers

l’électromobilité et renforcer

la confiance du public.

associations, élus locaux

et entrepreneurs. Parmi

ses fondateurs figurent

Joël Mercy, Claudine

Stantina, Martine Bisauta,

Patrick Sabin et Corinne

Lepage, avec Bertrand

Piccard comme président

d’honneur. Mise en ligne

le 17 octobre sur le site de

l’Assemblée nationale, la

pétition revendique le droit

de choisir son énergie. Les

premières actions de la

fédération seront présentées

au salon EnerGaïa, les 10 et

11 décembre.

12 j3e 922 / NOVEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr


j3e 922 / NOVEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 13


ÉVÉNEMENT

Propos recueillis

par Alexandre Arène

© Yves APPRIOU - AWEN PHOTO

‘‘

L’objectif, c’est que Rexel Expo ne soit pas

seulement “notre” salon, mais bien le salon

de la filière électrique.

’’

Claire-Sophie Haas

Directrice marketing de Rexel France

Rexel Expo réunit les acteurs clés du secteur électrique autour des grandes évolutions du

marché. L’édition 2025, axée sur l’efficacité énergétique et la décarbonation, a rassemblé

plus de 30 000 visiteurs et 200 exposants autour d’innovations concrètes, du digital à la

RSE. Claire-Sophie Haas, directrice marketing de Rexel France, revient sur le succès de

cette édition, les tendances marquantes du marché et les perspectives d’un salon qui se

veut désormais celui de toute la filière électrique.

j3e - Quel bilan tirez-vous de cette édition 2025

de Rexel Expo ?

Claire-Sophie Haas – Rexel Expo, pour nous, c’est près de

18 mois de préparation. Il faut anticiper énormément de

choses, aussi bien sur le plan logistique que sur le contenu.

On contacte très tôt nos partenaires fournisseurs pour savoir

combien de stands ils souhaitent, ce qu’ils vont présenter, et

on essaie de donner une cohérence globale aux grands messages

que nous voulons véhiculer.

Cette année, deux thèmes majeurs structuraient le salon : l’efficacité

énergétique, ou comment gagner en compétitivité grâce

à la performance énergétique des bâtiments, et la décarbonation,

avec des outils pour mesurer et optimiser son bilan carbone

à travers les choix de produits et de solutions.

Nous avons accueilli cette année 30 000 visiteurs, un résultat

supérieur à nos attentes. Nous nous étions fixé un objectif

initial de 25 000 visiteurs. 65 % d’entre eux étaient des clients,

© DR

soit + 32 % par rapport à l’édition 2022. C’est un vrai succès.

Côté exposants, nous restons sur les mêmes ordres de grandeur

que les éditions précédentes, avec environ 200 entreprises

participantes.

Mais ce qui compte le plus pour nous, c’est la satisfaction. Nous

la mesurons en continu pendant le salon, via des bornes avec

des boutons-poussoirs sur les stands, et par e-mail post-salon,

auprès de nos collaborateurs et de nos exposants. Le NPS (Net

Promoter Score), qui mesure la différence entre les promoteurs

et les détracteurs, atteint 74, soit + 18 points par rapport à

2022. Nous avons eu cette année 77 % de promoteurs et 3 % de

détracteurs, ce qui est un excellent résultat.

Rexel Expo, c’est aussi un moment fédérateur pour nos collaborateurs.

Tout le monde n’est pas présent sur le salon, mais

pour les commerciaux, c’est l’occasion de voir concrètement

les nouveautés, de partager la stratégie et de la vivre sur le

terrain. C’est une vraie vitrine collective du travail de Rexel.

j3e - Quelles innovations Rexel étaient à l’honneur

cette année ?

C.-S. H. – Nous avons structuré nos stands par univers. Sur

le stand Habitat, dédié aux artisans, nous avons présenté

plusieurs innovations destinées à leur simplifier la vie au

quotidien.

L’une d’elles concerne le digital : sur www.rexel.fr, nous avons

ajouté un onglet « Affaires » qui permet à l’artisan de regrouper

toutes ses commandes liées à un chantier. Il retrouve à la fin

tout son historique d’achats par affaire. Cela constitue un véritable

gain de temps administratif pour nos clients électriciens.

Nous avons aussi mis en avant le concept Scan & Go, qui permet

à terme de retirer sa commande de manière autonome, en

scannant un code-barres depuis son téléphone. Ce dispositif

14 j3e 922 / NOVEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr


ÉVÉNEMENT

© DR

est encore en phase de test, mais les retours sont prometteurs.

Cette même application permet aussi, en agence, de scanner

les produits pour obtenir le prix selon les conditions du client

et les informations techniques.

Sur le merchandising, nous avons présenté les « pushes »,

des écrans installés au-dessus des linéaires. Ils permettent

de montrer la profondeur de gamme et de projeter les

produits en situation, pour l’éclairage ou l’appareillage par

exemple. C’est une alternative plus flexible au showroom,

car les produits évoluent vite et le digital permet de maintenir

les contenus à jour.

Nous avons aussi mis en avant la reconnaissance de tableau

électrique. Il suffit de prendre en photo un tableau obsolète,

de préciser les marques utilisées, et l’outil reconstitue

automatiquement le nouveau tableau et la liste du matériel

à commander.

Autre exemple : notre showroom digital 3D. En filmant un

mur ou une pièce, l’artisan peut projeter un interrupteur, un

radiateur ou un sèche-serviette dans le décor du client. Cela

l’aide à vendre en montrant le rendu final. Nous l’avons déjà

déployé pour le chauffage, l’appareillage et l’éclairage.

Nous avons aussi présenté Esabora, un outil qui, à partir d’un

plan, propose automatiquement une installation électrique

complète, avec précommande et possibilité de modification

par commande vocale, par exemple : « Ajoute une salle de

bain ». L’objectif est de faire gagner du temps aux artisans et

d’améliorer la précision de leurs devis.

Sur le volet environnement et grands comptes, nous avons

mis en avant le Carbone Tracker, une application qui permet

de suivre l’équivalent carbone des produits achetés, de comparer

les références entre elles et de piloter sa stratégie carbone

dans le temps. Les grands clients peuvent ainsi intégrer

ces données à leurs obligations réglementaires.

Enfin, nous avons mis en avant l’offre Open, qui structure la

rénovation énergétique en cinq étapes : diagnostic du bâtiment,

audit, financement, mise en œuvre et suivi de performance.

Il identifie les besoins, priorise les travaux selon

le retour sur investissement et met en relation utilisateurs et

installateurs partenaires via une plateforme dédiée.

j3e - Et du côté de vos partenaires exposants,

quelles tendances avez-vous observées ?

C.-S. H. – Nous observons une tendance très nette autour

de l’efficacité énergétique, de la RSE et de la durabilité. C’est

devenu un socle commun. Une autre tendance est la montée

en gamme. Plusieurs fabricants, comme Schneider avec la

nouvelle gamme Odace, Legrand ou Hager, ont présenté des

offres plus design, plus qualitatives. On sent une vraie volonté

d’attirer des prescripteurs, notamment les architectes.

Par ailleurs, l’intelligence artificielle était omniprésente. Elle

alimente des outils de maintenance prédictive, des cobots

pour l’industrie, ou encore des solutions d’optimisation

énergétique. Sur notre site rexel.fr, nous testons l’IA pour

rendre la recherche produit plus pertinente, enrichir les

descriptifs issus du format Fab-Dis, et même identifier des

produits à partir d’images.

Enfin, la cybersécurité, en lien avec le développement des

datacenters de proximité est une préoccupation croissante

dans la filière.

j3e - Qu’allez-vous retenir pour la prochaine édition ?

C.-S. H. – Nous allons continuer à travailler sur la cohérence

des parcours entre les stands Rexel et ceux de nos partenaires.

C’est ce qui permet d’offrir une vision fluide, globale et lisible

de la filière. L’objectif, c’est que Rexel Expo ne soit pas seulement

« notre » salon, mais bien le salon de la filière électrique.

Les conférences ont également été un grand succès. Nous y

avons réuni des partenaires comme Legrand, EDF, RTE, BPI,

la Banque des Territoires, et des entreprises comme 1083. Les

échanges ont porté sur la formation, la montée en compétence

autour de la data, ou encore la transition énergétique.

Nous souhaitons reconduire ce format, et y associer davantage

d’acteurs publics et territoriaux.

Enfin, nous voulons renforcer la présence des collectivités et

des utilisateurs finaux, encore peu représentés, et continuer

à tester nos innovations digitales, notamment les chatbots et

les outils d’IA. Rexel Expo reste un formidable terrain d’expérimentation,

un lieu où l’innovation prend vie et où toute la

filière avance dans la même direction.

j3e 922 / NOVEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 15


AGENDA

10 et 11 décembre

27 au 29 janvier 3 au 6 février

10 février

ENERGAÏA

Parc des Expositions

de Montpellier

Le Forum EnerGaïa, porté

par la région Occitanie,

offre des solutions

environnementales de

premier plan pour les

territoires, les villes et les

industries engagés dans

la transition énergétique.

La 18 e édition du Forum,

qui s’est tenue du 11 et

12 décembre 2024 au

parc des Expositions de

Montpellier, a accueilli près

de 22000 participants. Une

fréquentation record, en

hausse de 32 %.

Contacts/informations

www.energaia.fr

HYVOLUTION

Paris Expo,

porte de Versailles

L’événement mettra

l’accent sur les opportunités

business, la concrétisation

de projets et la création

de nouveaux écosystèmes

hydrogène, le tout dans un

contexte international. Pour

cette édition anniversaire,

Hyvolution Paris passe

aussi un nouveau cap avec

une stratégie éditoriale

encore plus riche : une

nouvelle mise scène de

contenus stratégiques

et des nouveaux formats

dynamiques.

Contacts/informations

paris.hyvolution.com/fr

INTEGRATED SYSTEMS

EUROPE

Fira de Barcelone,

Gran Via

ISE s’est depuis longtemps

positionnée comme un

événement de premier

plan dans le domaine des

solutions résidentielles et de

la domotique et également

comme un acteur majeur du

bâtiment, grâce au Smart

Building Summit. L’occasion

de découvrir des exposants

à la pointe de la technologie

et un programme de

contenu riche, qui façonne

l’avenir de la vie et du travail

connectés.

Contacts/informations

www.iseurope.org

ENERJ-MEETING PARIS

Carrousel du Louvre,

Paris

La Journée de l’efficacité

énergétique et

environnementale du

bâtiment se focalisera sur

les enjeux stratégiques

pour transformer le

bâtiment vers plus de

sobriété, performance,

décarbonation, résilience et

attractivité. EnerJ-meeting

réunira 4000 décideurs

et acteurs clés du secteur

pour partager retours

d’expérience, innovations et

tendances réglementaires.

Cette édition 2026, marque

les 10 ans de l’événement.

Contacts/informations

www.enerj-meeting.com

8 au 13 mars 9 au 13 mars 10 et 11 mars 18 et 19 mars

LIGHT + BUILDING

Francfort-sur-le Main,

Allemagne

Light + Building réunira

l’ensemble de la filière

mondiale de l’éclairage

et des technologies des

services du bâtiment.

L’événement réunira

près de 2000 entreprises

venues d’Allemagne et de

l’étranger, parmi lesquelles

de nombreux leaders

du marché, fournisseurs

spécialisés et jeunes

entreprises innovantes,

offrant un panorama

complet des acteurs qui

façonnent les nouvelles

tendances du secteur.

Contacts/informations

light-building.

messefrankfurt.com

MIPIM

Palais des Festivals,

Cannes

En tant que leader mondial

de l’industrie immobilière,

le MIPIM donne un accès

exclusif aux investisseurs

internationaux et propose

des solutions concrètes

pour rendre les actifs

immobiliers plus durables

et résilients dans un

environnement en

constante évolution. Le

MIPIM offre un cadre idéal

pour échanger des idées,

partager des expériences

et développer des

opportunités commerciales

et professionnelles.

Contacts/informations

www.mipim.com/fr

OPEN ENERGIES

Eurexpo Lyon

Open Energies est le

rendez-vous qui réunit

producteurs et distributeurs

d’énergies renouvelables,

intégrateurs, développeurs,

gestionnaires de réseaux

et décideurs, autour d’une

ambition commune : rendre

l’énergie plus intelligente

et vertueuse sur toute la

ligne ! Venez découvrir les

technologies industrielles

et digitales conçues pour

gérer, produire, stocker et

consommer l’énergie avec

plus d’efficience.

Contacts/informations

www.open-energies.com/fr

PASSIBAT’

Cité Fertile, Pantin

Événement de référence

autour du bâtiment passif et

de la sobriété énergétique,

Passibat’ devient le Festival

Passibat’ : un format plus

convivial, plus associatif,

plus à taille humaine.

L’événement attire chaque

année un public varié :

professionnels, maîtres

d’ouvrage, mais aussi

particuliers curieux de

découvrir une autre manière

de concevoir et construire

des bâtiments sobres,

performants et respectueux

de l’environnement.

Contacts/informations

www.passibat.fr

16 j3e 922 / NOVEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr


DÉVELOPPEMENT

Propos recueillis

par Alexandre Arène

© DR

‘‘

L’EMS apprend des usages, envoie des

alertes et recommandations et améliore

ses algorithmes au fil du temps.

’’

Maxime Mazel

Directeur marketing Smart Building,

ABB Electrification France

À l’heure où l’électrification des usages s’impose dans le résidentiel comme dans le tertiaire,

ABB met en avant une vision pragmatique de la gestion énergétique. Maxime Mazel, directeur

marketing Smart Building d’ABB Electrification France, détaille le rôle des nouveaux systèmes

de pilotage énergétique : la solution SEMS pour la maison, basée sur le concept HEMS, et

BuildingPro pour le bâtiment tertiaire, positionné comme système de gestion technique (BMS).

j3e - Vous avez récemment annoncé de nouvelles

solutions pour la gestion intelligente de l’énergie, à

la fois pour le résidentiel avec SEMS (EMS) et, dans

le tertiaire, via BuildingPro (BMS). Pouvez-vous

présenter l’approche et les spécificités de ces deux offres

complémentaires ?

Maxime Mazel – Le SEMS, pour Smart Energy

Management System, s’inspire du HEMS (Home Energy

Management System), cœur de notre réflexion sur la

flexibilité énergétique.

L’enjeu : orchestrer de façon intelligente la production, la

consommation et le stockage d’énergie dans la maison, à

travers une offre accessible, ce que nous avons démontré

lors des salons IBS et Rexel Expo.

Cet assistant d’optimisation énergétique repose sur

trois fonctions clés. D’abord, il gère l’énergie, qu’elle soit

consommée, produite ou stockée. Ensuite, il optimise

les usages, en équilibrant la production photovoltaïque,

la consommation et les coûts de l’électricité du réseau,

s’adaptant aux heures pleines, heures creuses ou aux futurs

tarifs dynamiques qui arriveront en 2026. Enfin, il se veut

non intrusif et simple pour l’usager. Grâce à des algorithmes

intégrant la météo, la production solaire et les évolutions

tarifaires, il prend des décisions automatiques : décaler

une charge, stocker l’énergie, réduire les réinjections sur

le réseau. L’objectif : maximiser l’autoconsommation,

limiter les pertes et garantir une meilleure rentabilité pour

l’utilisateur, notamment avec le déploiement à venir de la

tarification dynamique.

j3e - Vous avez aussi présenté BuildingPro,

la version tertiaire du pilotage énergétique.

Quelle en est la logique ?

M. M. – BuildingPro prolonge la philosophie du SEMS à

l’échelle du bâtiment tertiaire, avec une forte dimension BMS.

C’est une suite interopérable, multiprotocole, capable de gérer

des environnements plus complexes : bureaux, établissements

scolaires, bâtiments collectifs… Le tertiaire requiert une

approche systémique, car les usages sont multiples et influencés

par les comportements des occupants, la météo, ou les apports

solaires. La solution BuildingPro s’appuie également sur trois

briques majeures, soit un produit « physique », notre Building

Edge, les logiciels embarqués sur site pour une exploitation

locale et le cloud pour faciliter l’intégration, mais également

l’exploitation des sites ou portefeuilles de site.

BuildingPro est une solution conçue nativement avec le

cloud, mais on peut la limiter à un fonctionnement local,

elle est basée sur une architecture Edge. BuildingPro

répond ainsi aux besoins futurs de flexibilité du réseau

(Flex Ready). Sa structure ontologique de données et

sa conception permettront aux exploitants de créer des

stratégies d’effacement et la quantité d’énergie pouvant être

libérée dans les heures à venir face aux demandes envoyées

par les énergéticiens via le cloud.

j3e - Comment garantir le bon déploiement

d’un tel système ?

M. M. – Dans le tertiaire, tout débute par un diagnostic

énergétique et un plan de comptage précis, pour connaître

les consommations par usage, zone, niveau, et évaluer les

performances thermiques. Vient ensuite le diagnostic

d’interopérabilité : quels équipements peuvent être repris,

lesquels remplacer ? L’intégrateur réalise ce travail ; véritable

architecte de la solution, il conçoit, met en œuvre et sécurise

l’installation. ABB insiste sur l’importance de collaborer

avec des intégrateurs agréés. L’utilisateur final doit être

formé, comprendre son système, ses bénéfices et les alertes

générées. La maintenance et le suivi sont essentiels : l’EMS

apprend des usages, envoie des alertes et recommandations,

améliore ses algorithmes au fil du temps.

j3e 922 / NOVEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 17


DÉVELOPPEMENT

Propos recueillis

par Alexandre Arène

‘‘

Les BACS, c’est avant tout de l’informatique.

Et c’est là que nous avons un vrai rôle à jouer.

’’

© DR

Cyril Hommel

Directeur Practice Performance Énergétique

et Développement Durable, Orange Business

Orange Business met son savoir-faire en matière de données, d’IA et d’IoT au service de la

performance énergétique des bâtiments. L’entreprise propose des solutions de GTB par IoT,

accessibles, interopérables et cybersécurisées, capables de connecter capteurs, actionneurs,

EMS et IRVE. Dans cet entretien, Cyril Hommel, directeur Practice Performance Énergétique

et Développement Durable, détaille la stratégie d’Orange Business : rendre le BACS plus

simple, plus fiable et plus rentable, tout en préparant les bâtiments à la flexibilité énergétique.

j3e - Orange Business mutualise ses expertises data,

IA et IoT pour accompagner la transition énergétique.

Pourquoi cette approche ?

Cyril Hommel – Parce qu’au fond, le BACS repose

largement sur l’informatique. Bien que le sujet puisse

parfois paraître coûteux ou peu fiable, il est important de

noter que c’est un domaine qui nécessite des expertises

spécifiques en IoT et IT. Chez Orange Business, notre ADN

d’intégrateur, à la croisée des télécoms, de la connectivité et

du numérique, nous place naturellement dans une position

clé pour accompagner les entreprises dans cette transition

énergétique.

j3e - Pouvez-vous nous présenter l’offre Orange Business

dans les grandes lignes ?

C. H. – Sur la partie bâtiment, nous sommes intégrateur de

solutions EMS. Nous travaillons avec plusieurs partenaires,

dont un central : Energisme. Notre valeur ajoutée, c’est la

donnée de qualité, pertinente et exploitable. Un éditeur

d’EMS fait un excellent logiciel, mais il ne va pas toujours

jusqu’à la collecte et l’intégration de toutes les sources de

données.

Prenons un exemple : une entreprise veut suivre l’énergie

consommée par sa flotte de véhicules. Ces données ne

viennent pas d’Enedis ou de GRDF, mais des cartes

carburant ou de l’ERP. C’est notre métier d’aller les chercher

et de les intégrer. Autre cas : une agence immobilière

veut comprendre l’impact de la température sur sa

consommation. Nous lui envoyons des capteurs connectés

au réseau LoRa d’Orange ; 30 minutes après installation, les

données sont visibles sur la plateforme, corrélées à la météo

grâce à un connecteur Météo France. C’est aussi ça, la valeur

d’un intégrateur.

Nous avons la puissance d’un grand groupe et la capacité

d’engager les clients dans la durée, sur des programmes

évolutifs. Et puis, il y a l’autre volet : les capteurs actionneurs.

Car faire du BACS avec de l’IoT, c’est rendre ces systèmes

enfin accessibles aux petites et moyennes surfaces, là où la

GTB traditionnelle restait hors de portée.

j3e - Comment l’IoT permet-il justement

de faire du BACS ?

C. H. – C’est une évolution naturelle. En partant de capteurs

et d’actionneurs, on en est venus à proposer de véritables

GTB par IoT, notamment avec l’aide de notre partenaire

Smart & Connective. Ces technologies sont déjà déployées

sur le réseau des boutiques Orange, dont 400 sites répartis

sur le territoire avec une approche IT : pilotage cloud, ordres

groupés ou ciblés, gestion à distance zone par zone, pièce

par pièce. L’idée, c’est de rendre la GTB accessible, flexible,

pilotable à grande échelle et à faible coût. Et dans ce schéma,

l’objet connecté n’est pas seulement une sonde, c’est aussi

une source de données utiles à l’exploitation énergétique.

j3e - Le marché de l’énergie évolue vite. Comment aider

les entreprises à anticiper ces changements ?

C. H. – Le vrai sujet, c’est le BACS connecté, et même le

BACS Flex Ready. Si on reste sur des systèmes fermés,

coûteux et rigides, on rate le virage. Aujourd’hui, les GTB

par IoT intègrent nativement cette logique : elles sont

cybersécurisées, interopérables, et prêtes pour la flexibilité

énergétique.

18 j3e 922 / NOVEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr


DÉVELOPPEMENT

Propos recueillis

par Alexandre Arène

Prenons le secteur banque-assurance : impossible d’y

déployer des BACS sans garantie cyber. Orange Business

apporte cette expertise, avec des BACS légers, adaptables

et sécurisés. Nous travaillons aussi sur le lien entre

bâtiments et véhicules électriques, ou comment connecter

le BACS, la batterie et l’IRVE (infrastructure de recharge

de véhicules électriques), pour faire de la flexibilité

énergétique de manière opérationnelle. Pour cela, nous

nous appuyons sur des partenaires comme Orus Energy.

j3e - À quels types de bâtiments s’adresse votre offre ?

C. H. – Principalement aux bâtiments de taille intermédiaire,

jusqu’à 5 000 m², et aux parcs multisites, tels que les banques

ou les commerces. Nos GTB par IoT sont pilotables dans

le cloud. Cela signifie qu’un Energy Manager à distance

peut modifier la température de 400 sites en 10 secondes.

Et les retours clients sont très clairs. Le ROI vient autant de

la performance énergétique que de la réduction des coûts

d’exploitation et de maintenance.

j3e - Votre partenaire Smart & Connective joue

donc un rôle structurant ?

C. H. – Oui, mais c’est un tout : la capacité à intégrer

les briques complémentaires que sont l’EMS, le BACS

et les services de l’agrégateurs

de flexibilité est indispensable.

Aujourd’hui, nous entrons

dans une nouvelle ère, celle de

la flexibilité énergétique. C’est

ce dont nous avons parlé lors

d’une table ronde organisée

sur le salon IBS avec Renault

Mobilize, qui donnait des pistes

pour transformer un bâtiment

en centre de profit. L’immobilier

’’

devient un actif productif, grâce

à la donnée, à la connectivité et à la coordination entre

EMS, BACS, batteries et véhicules.

j3e - La sobriété énergétique peut-elle devenir

un levier de compétitivité ?

C. H. – La clé, c’est le ROI. Il faut des solutions à retour

rapide : économies directes, gain de temps, automatisation

des déclarations relatives au décret tertiaire, optimisation

des puissances souscrites… Nous avons par exemple

accompagné le syndicat d’énergie Sydeel 66 qui a identifié

124 000 € d’économies simplement en ajustant ses

abonnements.

Ensuite, le BACS par IoT permet d’aller plus loin en

priorisant les bâtiments à équiper, en maximisant la

conformité réglementaire et, demain, en générant

des revenus grâce à la flexibilité. C’est une approche

rationnelle, modulaire et rentable.

j3e - Ces solutions « light » sont-elles adaptées

à tous les bâtiments ?

C. H. – Non, bien sûr. Les grandes tours ou les bâtiments

complexes ont besoin de GTB plus évoluées, proposées

par les grands acteurs historiques du marché. Dans ce cas,

ces solutions sont parfaitement justifiées. Mais plus c’est

sophistiqué, plus il faut des compétences IT au-delà des

expertises CVC (chauffage, ventilation, climatisation) que

proposent les exploitants. C’est là que nous intervenons :

pour faire le lien entre exploitation et numérique, entre

énergie, cyber et connectivité.

‘‘

La clé, c’est le ROI. Il faut

des solutions à retour rapide :

économies directes, gain de temps,

automatisation des déclarations

relatives au décret tertiaire,

optimisation des puissances

souscrites…

j3e - Vos solutions couvrent aussi la production

photovoltaïque, le stockage ou les bornes IRVE ?

C. H. – Nous travaillons par exemple avec le groupe

Bodemer, sur des concessions automobiles équipées de

panneaux photovoltaïques,

de bornes de recharge et d’un

EMS. Nous pouvons intégrer les

données des onduleurs via des

API, sans hardware additionnel,

et piloter le tout à distance. Par

ailleurs, l’instrumentation de

bornes IRVE peut permettre

de suivre précisément la part

de consommation liée à ces

infrastructures et d’identifier les

vrais gains énergétiques. Nous

avançons aussi sur la flexibilité. La technologie de GTB

par IoT que nous déployons est déjà compatible avec les

agrégateurs Orus, Tilt ou Survoltage, et nous travaillons

à développer des projets pilotes avec Renault Mobilize

sur le site X WORK à Boulogne-Billancourt, avec bornes

bidirectionnelles et GTB Schneider Electric.

j3e - Comment ce métier se structure-t-il

chez Orange Business ?

C. H. – L’ambition d’Orange Business est de devenir l’intégrateur

européen réseaux et numérique de référence pour rendre la

transformation digitale des entreprises efficace et durable. Nous

intervenons sur des domaines tels que la connectivité, le cloud

souverain, la cybersécurité et la data. Et le pilotage énergétique

est devenu avant tout un sujet IT. Sans réseau, pas d’IoT ; sans

cyber, pas de confiance ; sans data, pas d’optimisation. Nous

travaillons aussi sur les data spaces énergétiques, pour fluidifier

les échanges de données sans centralisation excessive, dans une

logique de sobriété numérique.

j3e - Et comment faites-vous connaître ces offres ?

C. H. – Par la force du groupe et l’implication dans

les écosystèmes de la filière. Nous contribuons au sein

d’associations professionnelles, à la SBA, chez Think

Smartgrids, et participons à des groupes de travail sur la

smart city et le bâtiment intelligent. Et puis, notre force

commerciale, qui compte 600 à 700 personnes en France,

porte ces offres comme des relais de croissance qui sont bons

pour la planète et bons pour le portefeuille de nos clients.

j3e 922 / NOVEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 19


ANALYSE

La maintenance prédictive :

une solution efficace pour le

confort dans l’hôtellerie

Par Isabelle Sy, chargée de communication & marketing, Agrid

© DR

À l’approche de la saison hivernale, la continuité de

service devient un enjeu crucial dans l’hôtellerie.

La maintenance prédictive apporte des résultats

mesurables avec 29 % de pannes en moins sur les

systèmes. En s’appuyant sur des données réelles,

elle anticipe les défauts, réduit les arrêts et améliore

durablement le confort des clients.

Anticiper les pannes et éviter

les imprévus n’est plus seulement

une question d’efficacité,

mais un véritable enjeu de satisfaction

client et de performance énergétique.

C’est là que la maintenance prédictive

prend tout son sens.

La maintenance prédictive repose sur

l’exploitation des données issues des

équipements connectés : capteurs IoT,

algorithmes d’analyse et modèles statistiques.

Ces outils permettent d’évaluer

en temps réel l’état des installations et

de détecter les signaux faibles annonciateurs

d’une défaillance. Lorsqu’un écart

significatif apparaît entre le fonctionnement

attendu et les données observées,

une alerte est transmise aux équipes

techniques sur la pièce concernée et la

cause probable identifiée.

L’intervention se fait alors au moment

optimal, ce qui limite les interruptions de

service et allonge la durée de vie des équipements.

Loin d’une approche réactive

ou purement préventive, la maintenance

prédictive s’appuie sur des faits mesurés et

un suivi continu des performances.

Un atout majeur pour les hôtels

Dans le secteur hôtelier, où le confort

client est directement lié à la qualité de

l’environnement intérieur, la continuité

de fonctionnement est essentielle. La

maintenance prédictive permet non seulement

d’éviter les pannes pendant les

périodes de forte occupation, mais aussi

de réduire les consommations énergétiques

et les coûts d’exploitation.

Cette stratégie doit cibler en priorité

les équipements essentiels au confort

et à la continuité du service : systèmes

de climatisation, chaudières, pompes à

chaleur ou groupes de ventilation. En

suivant leurs données de performance, il

devient possible d’optimiser les cycles de

maintenance et de prioriser les interventions

là où elles sont les plus pertinentes.

Des bénéfices mesurables

Le retour d’expérience des hôtels

confirme les résultats : jusqu’à 20 % de

réduction des coûts de maintenance et

29 % de baisse des pannes imprévues,

selon une étude de Schneider Electric¹.

Sur le plan énergétique, l’optimisation du

fonctionnement des installations techniques

permet de réduire la consommation

de 20 %, selon une étude de Sener 2 .

Ces économies se traduisent directement

par une meilleure rentabilité et une

empreinte environnementale allégée,

qui sont deux priorités croissantes pour

les acteurs du tourisme durable.

Comment mettre en place

la maintenance prédictive ?

La mise en place débute par la définition

d’objectifs. Les systèmes concernés sont

ensuite identifiés, souvent les plus énergivores

ou essentiels pour le confort.

Puis, avant l’installation, il faut vérifier

les capteurs nécessaires (température,

pression, vibration, débit, etc.). Les données

collectées sont centralisées via une

passerelle IoT, analysées par un logiciel

de supervision ou une GMAO (gestion

de maintenance assistée par ordinateur),

et exploitées par des équipes formées

pour intervenir au bon moment.

Les bénéfices sont assez rapides, car les

temps d’arrêt diminuent, la consommation

baisse et les équipements sont utilisés

à leur plein potentiel.

Une approche durable et rentable

Dans la continuité de la maintenance

prédictive, les nouvelles générations de

GTB intègrent désormais ces fonctions

d’analyse pour simplifier le pilotage

énergétique. Des solutions comme celle

d’Agrid permettent ainsi aux hôtels de

suivre, d’anticiper et optimiser la performance

de leurs équipements en

toute simplicité.

La maintenance prédictive est aujourd’hui

un outil concret de pilotage, au

service de la durabilité, du confort et de

la compétitivité de l’hôtellerie.

1) Towards Sustainable Hospitality: Enhancing

Energy Efficiency in Hotels

Schneider Electric: 4 Ways that Connected Hotel

Technology Improves HVAC and Power Reliability,

Building Health, and Maintenance Efficiency.

2) Sener: Smart Hotels: Optimize Energy

Consumption and Enhance Guest Experience.

20 j3e 922 / NOVEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr


ANALYSE

La fin de l’ARENH : un tournant

historique pour les stratégies

d’achat d’électricité

Par Benoît Vilcot, cofondateur et directeur général de Capitole Énergie,

EPSA Energy

© DR

Alors que la CRE fixe le coût complet du nucléaire

à 60,3 €/MWh pour 2026-2028, la disparition de

l’ARENH met fin à quinze années de prix régulés.

Les entreprises doivent désormais composer avec

un marché de l’électricité davantage indexé sur

la réalité économique de la production et soumis

à une volatilité accrue.

Un nouveau paradigme : le nucléaire

n’est plus tarifé, il est valorisé

Le dispositif ARENH prendra fin le

31 décembre 2025. À sa place, la Commission

de régulation de l’énergie (CRE)

mettra en œuvre un cadre de régulation

fondé sur le coût complet du parc

nucléaire, estimé à 60,3 €/MWh pour

2026-2028. Ce basculement n’est pas un

simple ajustement technique : il marque

la fin d’un régime de prix plancher et

l’entrée dans une logique de valorisation

économique du nucléaire, où les prix

reflètent davantage les conditions de

production, la rémunération du capital

investi et la prolongation de la durée de

vie des réacteurs.

Pour les entreprises, cette évolution signifie

la disparition d’un filet de sécurité tarifaire.

Le prix de l’électricité ne dépendra

plus d’un cadre régulé uniforme, mais des

dynamiques de marché. Dans un contexte

où la disponibilité du parc nucléaire reste

sujette à aléas, la volatilité des prix à terme

risque de s’accroître. Les directions achats

doivent désormais se préparer à un environnement

où les écarts entre coûts de

production et prix de gros pourront évoluer

librement, avec des impacts directs

sur la compétitivité industrielle.

Des impacts structurels pour

les entreprises et les directions achats

Jusqu’à présent, l’ARENH garantissait

aux acheteurs un prix de référence clair,

servant de socle pour la construction

des offres et la gestion budgétaire. Sa

disparition efface ce repère. Le prix de

l’électricité nucléaire deviendra désormais

un indicateur mouvant, dépendant

du coût complet et de la dynamique de

marché, que la CRE anticipe autour de

60 à 70 €/MWh sur 2026-2028. Pour

un industriel fortement électro-intensif,

ce glissement de quelques euros par

mégawattheure représente plusieurs

centaines de milliers d’euros de coûts

supplémentaires sur un exercice.

Ce nouveau contexte expose directement

les entreprises à la volatilité du

marché. Les directions achats devront

revoir leurs stratégies d’approvisionnement,

en repensant la durée et la structure

de leurs contrats. Les achats à court

terme deviendront plus risqués car

ils amplifient l’exposition aux hausses

de prix. La maîtrise des coûts passera

par des approches plus intégrées :

contrats pluriannuels, mutualisation

des volumes et diversification des fournisseurs

pour sécuriser les conditions

d’achat.

Vers une nouvelle génération de

stratégies d’achat et de couverture

La fin de l’ARENH ouvre une ère de

refondation des pratiques de gestion

de l’énergie. Les acheteurs doivent renforcer

leurs capacités d’analyse et de

veille : surveiller les signaux du marché

à terme, anticiper les effets de la disponibilité

du parc nucléaire ou de l’évolution

des taux d’intérêt sur les coûts de

production, et intégrer ces paramètres

dans leurs prévisions budgétaires. La

fonction achats devient un acteur central

de la gestion du risque énergétique.

Dans ce nouveau cadre, la coordination

entre directions achats, financières et

RSE revêt une importance stratégique.

L’électricité n’est plus un simple poste de

dépense : elle devient un levier de compétitivité

et de transition. Les stratégies

d’achat devront désormais intégrer les

critères ESG et l’empreinte carbone des

fournisseurs. La fin de l’ARENH pourrait

d’ailleurs accélérer le déploiement

des contrats de gré à gré (PPA), permettant

de sécuriser des prix sur plusieurs

années tout en soutenant les investissements

bas carbone.

La disparition de l’ARENH ouvre un

cycle nouveau dans la régulation du

marché électrique français. En liant le

prix du nucléaire à ses coûts réels de

production, la CRE replace la vérité

économique au cœur du système.

Pour les entreprises, cette mutation

impose une nouvelle maturité stratégique

: anticiper, couvrir, diversifier

et piloter activement les risques énergétiques.

j3e 922 / NOVEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 21


LES DOSSIERS

DU MOIS

23

ÉLECTRIFICATION

26/ Lancement d’une nouvelle

prime Advenir

33/ Maxime Boiron, directeur

marketing global d’APsystems

37/ Accompagner

l’électrification des usages

40/ Schneider Electric lance

Schneider Boost Pro, une

solution de stockage d’énergie

44/ Impact de la nouvelle mise

à jour de la norme NF C 15-100

pour les IRVE

47/ Florent Ivankovics,

responsable de développement

commercial de la gamme

de protection contre les

surtensions de Mersen

48

GTB

Cafés, hôtels, restaurants : les

économies d’énergie plus que

jamais au rendez-vous

© AdobeStock

© Theben

22 j3e 922 / NOVEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr


LES DOSSIERS DU MOIS

Les solutions pour

coupler IRVE, production

photovoltaïque et stockage

d’électricité

Des infrastructures de recharge des véhicules électriques (IRVE) continuent

à s’installer dans le résidentiel, mais aussi sur les sites industriels et

commerciaux, avec une montée en puissance liée au développement de la

recharge rapide. Parallèlement, les installations de production d’électricité

photovoltaïque se développent sur tous ces sites. Il est possible de mieux

utiliser cette énergie avec des solutions de stockage mais aussi de gestion

et de régulation.

Les baromètres publiés par l’Avere sont

toujours très bons. À fin août 2025, la

France comptait 179 876 points de charge

ouverts au public, soit + 20 % sur un an. Comme

le confirme Clément Molizon, délégué général

de l’Avere-France, « en septembre 2025, la France

a continué d’étendre son réseau de recharge pour

véhicules électriques. Le troisième trimestre a été

le plus prolifique de l’année avec 10 317 installations.

Depuis le début de l’année, ce sont plus

de 25 000 nouveaux points de recharge formant

5 198 stations de recharge qui ont été déployés

sur le territoire. Les taux de disponibilité (92 %)

et d’accès immédiat à la recharge (95 %) restent

stables ».

On notera que les commerces représentent 45 %

du nombre de points de charge, devant les parkings

(28 %) et la voirie (16 %), et que 20 % de

ces bornes sont des bornes de recharge rapide

DC > 50 kW. À ces bornes accessibles au public,

il faut ajouter, selon les décomptes d’Enedis, plus

de 1,3 million de points de charge dans le résidentiel

et plus de 900 000 sur les parkings privés

des entreprises pour la recharge des véhicules du

personnel ou de l’entreprise.

Comme l’explique Ion Leahu-Aluas, CEO de

Driveco, « la mobilité électrique fait désormais

partie de la réalité du quotidien des automobilistes.

Le dernier baromètre Driveco–Toluna-Harris

Interactive 2025 en témoigne : 98 % des

conducteurs de véhicules électriques se déclarent

satisfaits de leur véhicule. Ce taux illustre à quel

point l’électrique est désormais perçu comme une

solution fiable et désirable.

© WAGO

Électrification

Mais derrière cette satisfaction se cachent des

attentes de plus en plus précises. L’utilisateur n’attend

plus seulement une borne disponible : il veut

une recharge fluide, rapide et simple. D’après cette

même étude, 82 % des conducteurs sont satisfaits

du réseau public, un chiffre particulièrement élevé.

Autre donnée marquante : en matière de recharge

publique, plus d’un Français sur deux (54 %)

privilégie désormais les bornes rapides (entre 50

et 150 kW). La performance devient le nouveau

standard. Et surtout, la recharge s’intègre à tous

les usages : 72 % des conducteurs utilisent leur

véhicule électrique pour partir en week-end ou en

...

Les stations IRVE

incluent de plus

en plus des bornes

rapides alimentées

par des ombrières

photovoltaïques.

j3e 922 / NOVEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 23

. . . . . . . . .


. . . . . . . .

© Driveco

© ABB

Parking de zone

commerciale

équipé de bornes

de recharge.

Borne Terra HP

350 kW d’ABB.

...

24 j3e 922 / NOVEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr

LES DOSSIERS DU MOIS

Électrification

vacances. L’électromobilité n’est plus cantonnée à la

ville, elle accompagne désormais tous les trajets, de

plus en plus longs ».

Ces bornes de recharge doivent s’insérer dans

un paysage énergétique en constante évolution :

augmentation des coûts de l’électricité avec des

tarifs qui, dans certains cas, peuvent fluctuer

dans le temps, besoin de non-dépassement de

la puissance souscrite auprès du distributeur

d’énergie, développement de productions locales

d’énergie photovoltaïque (ombrières ou toitures

de bâtiment) intermittente générant un intérêt

pour le stockage de cette énergie, adaptation

des recharges des véhicules à ces contraintes, en

ayant toujours comme objectif une amélioration

des coûts et de l’efficacité énergétique.

L’infrastructure doit également permettre une

charge quotidienne et pour plusieurs heures, et

cela, sans impacter le fonctionnement des autres

équipements reliés à la même installation de distribution

électrique.

Diversification et montée en puissance

des bornes de recharge

Les bornes AC (de 3 à 22 kW) restent très adaptées

aux installations en résidentiel individuel

et collectif ainsi que pour les parkings des bâtiments

tertiaires (entreprises, bureaux, zones

commerciales), mais les bornes DC montent en

puissance pour assurer une recharge plus rapide

et cela va toucher des sites commerciaux, des

sites de logistiques ou les stations d’autoroutes.

Les chiffres du baromètre Driveco 2025 le confirment

: 54 % des conducteurs de véhicules électriques

préfèrent les bornes rapides. Pour un

centre commercial, un hôtel, une grande surface,

c’est la garantie de capter cette clientèle mobile,

exigeante et fidèle. L’installation de stations

rapides et ultrarapides n’est plus seulement un

service additionnel, c’est un levier de valorisation

du foncier commercial à part entière.

Comme le note Ion Leahu-Aluas, « entre le début

de 2023 et la fin de 2025, la proportion de bornes

de recharge rapide (puissance supérieure à 50 kW)

en Europe a connu une croissance très nette, reflet

de l’accélération du déploiement des infrastructures

pour véhicules électriques. Ce pourcentage

est passé d’environ 7 % début 2023 à près de 11 %

fin 2025 sur l’ensemble du continent, ce qui représente

une augmentation d’environ 57 % en pourcentage

relatif sur deux ans.

Le règlement AFIR, entré en vigueur en 2024,

marque d’ailleurs cette bascule. Il impose une

borne d’au moins 150 kW tous les 60 km sur les

grands axes, pour garantir une recharge rapide et

homogène à l’échelle du continent. La dynamique

est désormais européenne : l’Allemagne, les Pays-

Bas ou la Suède conditionnent déjà leurs aides à la

puissance installée plutôt qu’au nombre de bornes.

Une orientation que la France gagnerait à suivre.

Le message est clair : après la densification vient

l’ère de la vitesse de recharge. Et Driveco s’y inscrit

pleinement en accélérant le déploiement de ses stations

rapides et ultrarapides sur tout le territoire ».

Des solutions IRVE de plus en plus puissantes

et diversifiées

Les bornes DC en courant continu sont de plus

en plus nombreuses et leur puissance dépasse

désormais plusieurs centaines de kilowatts pour

recharger des voitures, mais aussi des bus et

camions électriques dont le parc se développe.

ABB E-mobility propose ses gammes Terra DC

(de 20 à 180 kW), les chargeurs modulaires Terra

HP GEN III de 175 à 350 kW pour les axes autoroutiers

et les parcs de véhicules électriques, avec

une large gamme de tensions de 150 à 929 V DC

et la possibilité de charger simultanément deux

véhicules à 175 kW et 375 A.

Pour une recharge plus rapide, la Terra 360

(360 kW) peut charger 4 véhicules en même

temps, être utilisée pour charger des véhicules

...


LES DOSSIERS DU MOIS

Electrification

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© Schneider Electric

Borne

satellite StarCharge 720 de

Schneider Electric.

26 j3e 922 / NOVEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr

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LES DOSSIERS DU MOIS

Électrification

Unité de puissance StarCharge 720 kW de

Schneider Electric pouvant alimenter jusqu’à

6 satellites, soit 12 points de charge.

particuliers et des véhicules commerciaux, et

supporte les principales normes de charge,

CCS-1, CCS-2, CHAdeMO, AC Type-2.

Pour la charge des bus et camions électriques,

ABB dispose de solutions HVC conformes aux

standards CCS et OCPP.

Schneider Electric a ajouté à ses gammes AC

Schneider Charge (3,7 à 22 kW) pour le résidentiel

individuel, Schneider Charge Pro (3,7 à 22 kW)

pour les copropriétés, une gamme de bornes DC,

Schneider StarCharge Fast. Ces bornes vont de 60

à 720 kW, avec des puissances modulables.

La station StarCharge 720 se compose d’unités de

puissance de 360 kW extensible à 480 kW par pas

de 30 kW, et de 480 kW extensible à 720 kW par

pas de 40 kW, associées à des satellites pouvant

se trouver jusqu’à 80 m des unités de puissance.

La gestion dynamique de l’énergie de plusieurs

unités de puissance sur un même site peut se

faire via le gestionnaire de charge EcoStruxure

EV Charging Expert.

Siemens a annoncé à Busworld 2025, à Bruxelles,

le lancement de Siemens SICHARGE FLEX. Le

produit sera disponible à l’achat en 2026. Une

armoire électrique centrale alimente dynamiquement

jusqu’à six distributeurs – placés

jusqu’à 300 mètres – pour une flexibilité maximale

de l’agencement. Compatible à la fois avec

Lancement d’une nouvelle prime Advenir à destination

des points de recharge ouverts à tout public dans les aires

logistiques destinées aux poids lourds

L’Avere-France pilote le

programme de financement

de bornes de recharge

Advenir dans le cadre des

certificats d’économie

d’énergie du ministère de la

Transition écologique, en lien

avec l’ADEME. Il complète

les initiatives publiques

de soutien à la mobilité

électrique.

« Afin de répondre au

plus près aux besoins des

professionnels du transport de

marchandises, le programme

Advenir lance une nouvelle

prime à destination des

points de recharge ouverts

à tout public dans les aires

logistiques et à destination de

poids lourds. Cette nouvelle

prime est disponible depuis le

1 er novembre 2025. »

Sont éligibles à la prime

Point de recharge ouvert au

public sur parking privé à

destination des véhicules

poids lourds toute entreprise

ou personne publique pour

© Schneider Electric

une station de recharge à

destination de véhicules

poids lourds située dans

une aire logistique telle que

définie par le SDES ou dans

un rayon de 3 km autour de

celle-ci.

Les montants de prime

sont définis selon la

puissance des déploiements

d’infrastructures de

recharge.

Pour les déploiements

d’infrastructure

de recharge inférieure

à 500 kVA

Le montant de la prime

Advenir s’élève à 50 % du

montant hors taxe de la

prestation de fourniture et

d’installation des points de

recharge financés plafonné

à un montant maximal

par point de recharge en

fonction de leur puissance.

Ce montant maximal va de

2200 € HT pour des points

de charge inférieurs à 43kVA

jusqu’à 15 000 € HT pour

une puissance de recharge

supérieure à 140 kW DC.

Pour les déploiements

d’infrastructure de

recharge supérieure

à 500 kVA

Concernant les

déploiements

d’infrastructure de recharge

supérieure à 500 kVA, le

programme Advenir finance

les projets de déploiement

intégrés comprenant

également les équipements

électriques liés à ce type

de puissances de recharge :

demande de raccordement,

transformateurs, modules

de puissance, etc. Pour les

infrastructures supérieures

à 500 kVA, la prime ira de

100 000 € HT, à 960 000 €

HT pour des sites de plus

de 8000 kVA suivant la

puissance de raccordement

du dépôt à la recharge.

Les montants de prime

sont calculés par rapport

au raccordement au réseau

électrique réalisé sur

chaque dépôt et se déclinent

en différents niveaux

d’exigences techniques.

Exigences pour les

déploiements supérieurs

à 500 kVa

Pour les déploiements

supérieurs à 500 kVA,

différentes exigences

en termes de points de

recharge s’appliquent en

fonction de la puissance de

raccordement de la station.

Minimas techniques

à respecter

Afin d’être éligible à la

prime Advenir, le dossier

devra respecter l’ensemble

des minimas techniques

décrits dans le cahier

des charges ainsi que la

réglementation en vigueur.

Source : ADVENIR


© Siemens

Bornes SICHARGE FLEX de Siemens.

CCS et MCS, le système répartit l’énergie de

manière entièrement dynamique, en fonction de

la demande réelle des véhicules, permettant des

temps d’arrêt courts et une utilisation efficace du

réseau. La puissance des armoires centrales va de

480 à 1680 kW, et les satellites ont des formats

multiples (CCS, MCS) avec câbles refroidis par

air ou par liquide et un courant jusqu’à 1 500 A

avec une sortie simple ou double.

La surveillance et la maintenance basées sur le

cloud Sifinity Control offrent aux opérateurs une

visibilité totale et un contrôle à distance de leur

infrastructure de recharge, garantissant une disponibilité

maximale et une efficacité opérationnelle.

Adopter des solutions combinant IRVE,

production photovoltaïque et stockage

d’énergie

Les secteurs résidentiel, commercial et industriel

adoptent de plus en plus des solutions combinées

associant production photovoltaïque,

stockage d’énergie et bornes de recharge pour

véhicules électriques. Cette convergence répond

à des enjeux communs : réduction des coûts

énergétiques, autonomie accrue, et valorisation

de l’énergie solaire.

Comme l’explique Arnold Bourges, directeur de

SolarEdge France, « dans le résidentiel, les particuliers

cherchent à maximiser leur autoconsommation

et à recharger leur véhicule électrique

directement à partir de leur production solaire,

tout en sécurisant leur installation grâce à des

solutions intelligentes de pilotage.

Dans les secteurs tertiaire et industriel, ces systèmes

permettent de répondre aux obligations réglementaires,

de gérer les pics de consommation liés à la

recharge des flottes ou des visiteurs, et d’optimiser

l’usage de l’énergie produite sur site. Le pilotage

intelligent des flux énergétiques devient un levier

stratégique pour améliorer la performance globale

des bâtiments et réduire leur empreinte carbone.

Parkings d’entreprise, immeubles tertiaires, sites

LES DOSSIERS DU MOIS

Électrification

logistiques ou centres commerciaux cherchent

à réduire leurs coûts énergétiques, optimiser l’autoconsommation

et répondre aux obligations réglementaires

liées à la mobilité électrique. Ces solutions

permettent également de soulager le réseau,

de valoriser l’énergie solaire en temps réel et

de garantir une recharge intelligente des véhicules

électriques, même en cas de forte demande ».

SolarEdge propose une offre complète et intégrée

pour les secteurs résidentiel, commercial

et industriel, combinant production photovoltaïque,

stockage sur batterie, recharge de véhicules

électriques (IRVE) et pilotage intelligent via

ses plateformes logicielles.

« Dans le résidentiel, SolarEdge permet aux particuliers

de produire leur propre énergie solaire,

de la stocker et de l’utiliser pour alimenter leur

logement ou recharger leur véhicule électrique.

Grâce à l’application mySolarEdge, les propriétaires

peuvent suivre leur consommation en temps

réel, stocker l’énergie excédentaire en journée pour

l’utiliser plus tard, et prioriser la recharge de leur

véhicule en fonction de la production solaire. Cette

approche maximise l’autoconsommation, réduit la

facture énergétique et renforce l’autonomie énergétique

du foyer.

Dans le tertiaire et l’industriel, SolarEdge propose

d’apporter à tous types de centrales photovol-

...

Arnold Bourges,

directeur de SolarEdge

France.

Batterie CSS-OD

de SolarEdge.

© SolarEdge

© SolarEdge

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. . . . . . . . .


. . . . . . . .

© SolarEdge

Solution logicielle

SolarEdge pour

maximiser

l’autoconsommation.

Borne de recharge

IQ EV2 d’Enphase

Energy.

28 j3e 922 / NOVEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr

...

LES DOSSIERS DU MOIS

Électrification

taïques des systèmes de production d’énergie photovoltaïques

performants et sécurisés, incluant

des solutions de stockage modulaires et intelligents,

des bornes IRVE multi-utilisateurs et une

plateforme de gestion avancée : SolarEdge ONE

EV Charger.

Cette solution permet de piloter intelligemment

les recharges de véhicules électriques en tenant

compte des contraintes du site : elle hiérarchise

les priorités de charge, répartit dynamiquement

la puissance disponible entre les bornes, évite les

dépassements de puissance souscrite, et optimise

l’usage de l’énergie solaire produite sur site. Le

système permet également la facturation multi-utilisateur,

la gestion des accès (badges, QR

Codes, applications), et la supervision centralisée

de plusieurs sites. En intégrant tous les flux énergétiques

– production, consommation, stockage et

mobilité –, SolarEdge ONE EV Charger offre aux

gestionnaires une vision complète et un contrôle

précis de leur performance énergétique.

Ces solutions permettent aux entreprises, collectivités

et gestionnaires de parc immobilier de réduire

leurs coûts d’exploitation, de valoriser leur production

solaire, de répondre aux exigences réglementaires

en matière de mobilité électrique, et de

© Enphase Energy

renforcer la résilience énergétique de leurs sites. »

Enphase Energy, fournisseur de systèmes solaires

et de batteries basés sur des micro-onduleurs,

propose l’IQ EV Charger 2, sur 14 marchés européens,

dont la France.

L’IQ EV Charger 2 est un chargeur intelligent

conçu pour fonctionner aussi bien avec les systèmes

solaires (+batteries) Enphase, qu’en mode

chargeur autonome. Doté de fonctions de gestion

de l’énergie, celui-ci permet aux propriétaires

de maximiser l’autoconsommation solaire,

de réduire les coûts énergétiques et de bénéficier

d’une expérience de charge intelligente pour les

véhicules électriques (VE).

Le chargeur IQ EV Charger 2 privilégie l’énergie

solaire excédentaire pour la recharge des VE,

maximisant ainsi l’utilisation d’énergie propre.

Grâce à la commutation automatique entre les

modes triphasé et monophasé, il peut commencer

à charger à partir de 1,38 kW de production

solaire, ce qui permet aux propriétaires de

réduire leurs coûts d’électricité et d’améliorer la

durabilité.

Alimenté par des algorithmes de prévision avancés

et des données sur les tarifs d’électricité en

temps réel, le chargeur sélectionne intelligemment

la source d’énergie la plus économique

(solaire, batterie ou réseau).

Les fonctionnalités intelligentes comprennent la

charge basée sur les objectifs, l’équilibrage dynamique

de la charge et un compteur d’énergie

MID certifié pour un suivi et un remboursement

précis de l’énergie, idéal pour les applications

domestiques et les parcs de véhicules.

Le chargeur IQ EV Charger 2 propose des logiciels

intégrés qui prennent en charge la charge

bidirectionnelle, en courant alternatif. Bien que

la disponibilité dépende de la compatibilité des

VE, des normes et des certifications régionales,

cette fonction est conçue pour permettre l’intégration

du véhicule à la maison (V2H) et du

véhicule au réseau (V2G).

Routeur

Enphase Energy.

© Enphase Energy


LES DOSSIERS DU MOIS

Électrification

Solution Home Energy Management System d’ABB

pour le résidentiel.

L’EMS (Energy Management System)

devient important dans le résidentiel avec les

développements de ces nouveaux usages

Dopée par le développement de nouveaux usages

et l’installation de nouveaux équipements de

production et de consommation d’énergie dans

le domaine résidentiel (onduleur photovoltaïque,

borne de recharge, batterie de stockage), la gestion

de l’énergie devient très importante, avec

de nouvelles solutions de pilotage énergétique à

mettre en œuvre portées par une approche qui

conjugue optimisation, cybersécurité, intelligence

embarquée et sécurité des installations.

Maxime Mazel, directeur marketing Smart Building

d’ABB Electrification France, cite l’exemple

de la solution HEMS (Home Energy Management

System) d’ABB pour la maison et la gestion

de tous ses équipements connectés. « Notre

HEMS s’appuie sur trois briques majeures : un

équipement physique dans le tableau électrique,

un cloud pour la supervision et la prédiction, et

une interface utilisateur (souvent une application

mobile).

L’appareil scanne le réseau IP du domicile et identifie

les équipements connectés ; onduleur, borne de

recharge, batterie, chauffe-eau thermodynamique,

pompe à chaleur. L’interopérabilité est essentielle :

nous souhaitons un système qui fonctionne avec les

appareils existants, sans intervention lourde pour

l’usager. La cybersécurité est un pilier de notre

approche. Chaque connexion est validée, chiffrée,

fondée sur des échanges de jetons d’accès sécurisés.

Aujourd’hui, environ 350 appareils sont certifiés

compatibles. L’installation, conçue pour être la

plus simple possible, devient “plug and play” pour

l’installateur, guidée pas à pas. L’HEMS gère de

plus les équipements non communicants via des ...

© ABB

j3e 922 / NOVEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 29

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Visualisation sur

tablette du HEMS

d’ABB.

Bornes de recharge

avec stockage

d’énergie sur le site

Socomec de Benfeld.

30 j3e 922 / NOVEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr

...

LES DOSSIERS DU MOIS

Électrification

contacts secs ou le protocole SG-Ready, pilotant

par exemple un chauffe-eau selon le surplus photovoltaïque.

Si la production excède la consommation,

le chauffe-eau stocke l’énergie en chaleur

au lieu de la réinjecter sur le réseau. À l’inverse,

la consommation est reportée si l’énergie est chère.

Cette intelligence embarquée rend les usages dynamiques,

économiques et plus écologiques.

Cet EMS a un rôle complémentaire d’une GTB

classique. La GTB, ou gestion technique du bâtiment,

vise le confort et la sécurité : éclairage, CVC,

ouvrants, scénarios d’usage. L’EMS, lui, optimise

la consommation énergétique et la flexibilité du

réseau. Dans le tertiaire, les deux coexistent et

se complètent : la GTB pilote, l’EMS anticipe et

optimise. Dans le résidentiel, nous avons volontairement

dissocié les deux pour éviter d’imposer

© ABB

la domotique à tous. L’EMS agit comme assistant

énergétique, non comme outil de confort. Sa mission

première : réduire la facture et l’impact de la

réinjection réseau, notamment par l’effacement ou

le stockage. »

L’émergence du concept de « prosumer »

La transition énergétique favorise l’émergence

du « prosumer », un acteur capable de produire

et consommer de l’électricité simultanément.

Ce modèle s’appuie sur des solutions combinant

photovoltaïque, stockage et pilotage intelligent,

particulièrement adaptées aux bâtiments tertiaires

et industriels.

Ludovic Berger, Application Marketing Manager

de Socomec, donne l’exemple du démonstrateur

de Benfeld (67) et de ses bénéfices.

« Pour illustrer cette approche, Socomec a déployé

sur son site de Benfeld (Alsace), en partenariat avec

SOVEC pour le photovoltaïque et l’installation, et

Hager pour les bornes de recharge de véhicules, un

démonstrateur intégrant :

• Production photovoltaïque : 65 kWc

• Stockage lithium-ion : 372 kWh (Sunsys HESL

200 kVA)

• Bornes de recharge : 320 kW (AC et DC rapide

60 kW)

Le tout supervisé via une plateforme IoT.

Après 18 mois d’exploitation, les résultats sont

significatifs :

• Autoconsommation doublée : la part d’électricité

photovoltaïque utilisée sur site a été multipliée

par deux.

• Autoproduction photovoltaïque : la recharge des

véhicules se fait en été uniquement via le photovoltaïque,

directement, ou via les batteries.

...

© Socomec


LES DOSSIERS DU MOIS

Electrification

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. . . . . . . . .


. . . . . . . .

© Hager

Ombrières

photovoltaïques et

bornes witty park

d’Hager.

Interface LLM de

gestion d’énergie

d’Hager.

© Hager

32 j3e 922 / NOVEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr

...

LES DOSSIERS DU MOIS

Électrification

• Écrêtage des pics et optimisation tarifaire :

des économies de plusieurs centaines d’euros par

mois sont possibles en hiver, en chargeant la nuit

et en évitant les heures de pointe.

• Triplement de la puissance disponible pour la

recharge par rapport au réseau : ceci est possible

grâce au système de stockage qui vient renforcer

la puissance du réseau.

• Résilience accrue : il est également possible de

fonctionner totalement îloté en cas de défaillance

du réseau.

Ces gains démontrent que le stockage, associé à un

pilotage intelligent, est une solution efficace pour

gérer la production et la consommation locale,

tout en intégrant des usages comme les IRVE . »

Quelles caractéristiques pour une borne de

recharge destinée au tertiaire ou résidentiel

collectif équipée de panneaux solaires

Selon Camille Delefortrie, chef de produit IRVE

d’Hager, « une borne de recharge pour une installation

équipée de panneaux solaires a besoin d’un

système central capable d’analyser la consommation

du bâtiment, mais aussi la production

d’énergie photovoltaïque. Ceci afin de piloter intelligemment

la recharge des véhicules électriques.

L’utilisateur aura le choix entre une recharge favorisant

le photovoltaïque ou une recharge sur le

réseau électrique.

Afin que la borne de recharge soit compatible

avec l’ensemble des véhicules, il est important que

celle-ci dispose d’une puissance de 22 kW, compatible

avec un système de gestion d’énergie centralisée

et ouverte à une communication vers un opérateur

de mobilité.

Chez Hager, plusieurs solutions sont disponibles

en fonction de la taille du chantier. La première

est constituée du gestionnaire d’énergie flow et

des bornes de recharge witty plus ; cette solution

permet de répondre à des chantiers allant jusqu’à

8 bornes de recharge en gestion dynamique compatible

vers des opérateurs de mobilité.

La deuxième est constituée du gestionnaire d’énergie

LLM, associé aux bornes de recharge witty pro,

witty share ou witty park 2 ; cette solution permet

de répondre à des chantiers allant jusqu’à 40 points

de charge en gestion dynamique, compatible avec

les opérateurs de mobilité et offrant des fonctionnalités

avancées pour la gestion de grands parkings ».

Développement des solutions de stockage dans

une logique de microréseaux intelligents

Pour Ludovic Berger, « le développement des

ombrières photovoltaïques sur parkings commerciaux

et la montée en puissance des bornes de

recharge rapide vont accentuer les besoins en flexibilité

énergétique.

...


© APsystems

© APsystems

AVIS D’EXPERT

LES DOSSIERS DU MOIS

Électrification

« Utiliser l’IA pour créer un écosystème énergétique

plus intelligent associant les technologies solaires et de

stockage pour les solutions énergétiques résidentielles,

commerciales ou industrielles. »

Maxime Boiron, directeur

marketing global d’APsystems.

APsystems, fabricant de

micro-onduleurs et de

solutions de stockage, a

depuis longtemps défendu

la convergence du solaire

et du stockage, désormais

renforcée par l’IA.

Dans le paysage

énergétique en constante

évolution d’aujourd’hui,

l’intelligence artificielle

transforme la manière dont

nous produisons, stockons

et gérons l’électricité. De

la fabrication intelligente

à l’optimisation en

temps réel, l’IA permet

des avancées dans de

nombreux secteurs. En

associant des technologies

solaires et de stockage

avancées à l’innovation

Maxime Boiron, directeur marketing global d’APsystems

en IA, APsystems redéfinit

ce qui est possible pour

les solutions énergétiques

résidentielles, commerciales

et industrielles.

À chaque étape du

parcours énergétique

– avant-vente, installation

et exploitation continue –

APsystems intègre l’IA

dans son écosystème.

Des outils de conception

intelligents à la gestion

énergétique optimisée et

au support client piloté par

l’IA, l’objectif est simple :

améliorer les performances

du système, réduire la

complexité et élever

l’expérience utilisateur.

L’un des exemples les

plus convaincants de l’IA

en pratique est le modèle

« BESS AI » d’APsystems.

Cet algorithme avancé

utilise le « deep learning »

pour analyser la production

solaire, la consommation

d’énergie et les prix

nationaux de l’électricité.

Il génère ensuite une

stratégie de charge

personnalisée pour chaque

foyer, automatiquement

transmise au système de

stockage d’énergie de

l’utilisateur.

Le résultat ? Une utilisation

Les solutions de stockage d’APsystems : le mode hybride.

© APsystems

Plateforme de contrôle EMA d’APsystems.

plus intelligente de

l’énergie stockée, une

dépendance réduite au

réseau et des économies

accrues – notamment dans

les régions où les tarifs

varient selon l’heure. Pour

les utilisateurs résidentiels,

c’est une véritable

révolution.

Pour simplifier la

planification des

systèmes, APsystems a

développé AP Designer,

un puissant outil de

conception solaire piloté

par l’IA. En intégrant

des images satellites, la

reconnaissance d’images

et la modélisation 3D, la

plateforme peut évaluer

les toitures, la couverture

arborée et l’ombrage afin de

fournir des plans solaires

en un clic, rapides et précis.

L’outil génère également

des schémas système de

qualité professionnelle,

des nomenclatures (BOM),

des analyses coûts/

bénéfices et des rapports

de simulation – aidant

ainsi les professionnels du

solaire à réduire le temps

de conception tout en

augmentant la précision.

Le support client a

également évolué. APbot,

l’assistant IA d’APsystems,

actuellement en phase de

test, utilise des modèles

de langage avancés et la

génération augmentée par

récupération (RAG) pour

fournir des réponses rapides

et précises aux questions

des clients lors des phases

de prévente, d’installation et

d’après-vente.

Construit sur une base de

connaissances technique

et produit complète,

APbot prend en charge

plusieurs options de

déploiement – du chat

web intégré à l’intégration

avec la plateforme EMA

et l’application mobile.

Il inclut également

des fonctionnalités

intelligentes comme les

suivis contextuels, les

recommandations vidéo et

le support multilingue pour

les marchés mondiaux – le

tout surveillé en temps réel

afin de garantir qualité et

conformité.

En s’engageant dans une

adoption réelle et axée sur

la valeur de l’IA, APsystems

étend son écosystème

« Smart Energy + IA »

pour offrir un avenir plus

connecté, plus efficace et

plus durable.

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Solution de stockage

SUNSYS HESL SKID de

Socomec pour alimenter

des bornes sous

ombrière.

Plateforme Eiko avec

batteries de stockage.

© Socomec

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LES DOSSIERS DU MOIS

Électrification

Ces installations génèrent des excédents de production

en été, nécessitant du stockage pour éviter

les déséquilibres réseau et des appels de puissance

élevés pour la recharge rapide, difficilement supportables

par des infrastructures existantes.

Dans ce contexte, le stockage devient un élément

stratégique :

• Il absorbe les surplus photovoltaïques et les restitue

aux moments opportuns ;

• il limite les coûts liés aux pointes de consommation

;

• il garantit la disponibilité de puissance pour les

IRVE, sans surdimensionner les raccordements.

Les évolutions réglementaires (obligation d’ombrières,

baisse du tarif de rachat PV) et la volatilité

des prix de l’électricité renforcent l’intérêt économique

du stockage. Pour Socomec, ces solutions

s’inscrivent dans une logique de microréseaux

intelligents, capables de concilier mobilité électrique,

ainsi que performance et résilience énergétique

».

© Mob Energy

Des solutions de stockage adaptées

aux installations IRVE

Mob-Energy, concepteur et fabricant français de

solutions d’optimisation de puissance et d’énergie,

dévoile la nouvelle génération d’Eiko, sa

plateforme de recharge et de stockage « prêteà-poser

». Plus flexible, plus puissante, toujours

aussi évolutive et encore plus simple à installer,

Eiko est pensée pour accompagner les entreprises

dans leur transition énergétique. Conçue comme

un écosystème d’innovations made in France

qui s’assemblent et se complètent, Eiko propose

à chaque site une infrastructure énergétique sur

mesure, adaptée à ses besoins immédiats, et déjà

prête à répondre à ceux de demain. Chaque brique

technologique de la plateforme Eiko adresse ainsi

une étape clé de la chaîne énergétique : EikoLink,

pour déployer rapidement la recharge, sans travaux

; EikoXperience, pour piloter intelligemment

la puissance et l’expérience utilisateur, et

EikoStorage, pour stocker et valoriser l’énergie.

« Nos clients recherchent des solutions techniques

fiables, économiques, évolutives et simples à

déployer. Conçue selon une architecture modulaire

et scalable, Eiko est capable de s’adapter sans

discontinuité opérationnelle, qu’il s’agisse de deux

points de charge aujourd’hui ou de 50 demain.

Avec cette troisième génération, Eiko atteint un

niveau de maturité technologique permettant de

répondre pleinement aux exigences des entreprises

en matière d’infrastructures de recharge intelligentes,

tout en les accompagnant durablement

dans leur transition énergétique », développe

Salim El Houat, président et cofondateur de

Mob-Energy Eiko.

Basée sur une architecture hors-sol, sans génie

civil, EikoLink offre une infrastructure de

recharge complète, installable en trois jours, à

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LES DOSSIERS DU MOIS

Electrification

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© Mob Energy

© Sirea

Plateforme Eiko

nouvelle génération.

Bruno Bouteille,

dirigeant de Sirea.

Site Alpha Park, siège

d’Arkolia à Montpellier.

...

© Sirea

36 j3e 922 / NOVEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr

LES DOSSIERS DU MOIS

Électrification

tèmes), ouvrant la voie à des bâtiments capables

de maîtriser, stocker et redistribuer leur énergie.

« EikoStorage répond à un double enjeu : maîtriser

la puissance appelée et valoriser la production

locale d’énergie. Le stockage devient un maillon

central des bâtiments intelligents et des infrastructures

énergétiques décarbonées et ouvre la voie à

un univers d’optimisation et d’économies pour nos

clients », explique Patrick Cason, directeur commercial,

Mob-Energy.

Sirea annonce le lancement de sa nouvelle offre

complète solaire et stockage dédiée aux IRVE.

Cette solution globale répond aux défis de la

transition énergétique en associant production

photovoltaïque, stockage intelligent et pilotage

avancé des recharges.

« Face à l’électrification massive des véhicules et

aux contraintes croissantes sur le réseau, nous

avons développé une offre modulaire qui s’adapte

à tous les besoins des gestionnaires de parc de

bornes de recharge pour véhicules électriques »,

explique Bruno Bouteille, dirigeant de Sirea.

Notre approche permet d’optimiser les coûts énergétiques

tout en maximisant l’utilisation des énergies

renouvelables. »

Cette nouvelle offre se décline en trois solutions.

La première, le SmartEMS IRVE, récompensée

aux IoT Award en 2022, constitue le cœur du

dispositif avec sa gestion intelligente des points

de charge multiples, et est compatible avec la

plupart des fabricants de bornes (Ingeteam,

Alfen, Wallbox, Voltronic, etc.). Elle permet de

contrôler dynamiquement les charges et de prioriser

les énergies renouvelables au travers d’une

interface spécialement conçue pour la gestion de

bornes, la configuration des profils de charge et

la maintenance des équipements. Pour les inspartir

d’un seul point de raccordement. Chaque

station peut accueillir jusqu’à 25 bornes (AC

7 ou 22 kW/DC 50 kW), les extensions se réalisent

en 24 heures et l’IRVE est déménageable,

offrant ainsi une flexibilité maximale aux entreprises.

Avec 50 % d’économies sur les travaux

d’installation et 1 tonne équivalent CO 2

évitée

par point de charge, EikoStorage est une solution

de stockage en batteries (BESS – Battery Energy

Storage System), dédiée aux sites sous contraintes

de puissance, aux bâtiments producteurs d’énergie

renouvelable, ou aux entreprises cherchant à

économiser sur leur coût énergétique. Elle permet

de décaler les consommations dans le temps

(energy shifting), de lisser les pics de puissance

(peak shaving) et de valoriser les surplus photovoltaïques.

Pour un site contraint en puissance,

le stockage offre un boost permettant le déploiement

d’une IRVE impossible à réaliser sans un

renforcement réseau complexe, long et coûteux.

Dès 2026, EikoStorage intégrera des fonctionnalités

avancées de flexibilité réseau (services sys-


© Sirea

Batteries de stockage du site d’Arkolia.

tallations nécessitant du stockage, Sirea propose

sa deuxième solution, incluant son shelter PSS,

également fabriqué dans son usine de Castres.

Offrant des puissances de 20 à 550 kW et jusqu’à

1,4 MWh de capacité, ce BESS made in France

intègre des batteries recyclées et des fonctions

avancées : effacement des consommations,

recharge en heures creuses, lissage des appels de

puissance et secours en cas de coupure réseau.

Enfin, la troisième partie de l’offre, baptisée « Station

Verte », associe le SmartEMS IRVE et le shelter

PSS à une ombrière photovoltaïque adaptable

selon la taille du parking. Cette offre clé en main

permet d’installer rapidement une infrastructure

complète de recharge alimentée majoritairement

par l’énergie solaire, avec une souplesse de pilotage

accrue.

LES DOSSIERS DU MOIS

Électrification

La PME tarnaise déploie ce type de solutions

depuis bientôt 10 ans, mais a profité en 2025

d’évolutions technologiques (prédiction, apprentissage

des usages) pour restructurer son offre et

l’adapter aux nouvelles contraintes du marché

(législation, objectifs climatiques).

David Grand, responsable communication de

Sirea, donne l’exemple de la réalisation de Sirea

pour le site Alpha Park siège d’Arkolia, situé à

Montpellier.

« Conçu autour des principes de l’écoresponsabilité,

Alpha Park intègre les dernières technologies

en matière de performance énergétique,

de production d’énergie verte et de respect de

l’environnement. Ce projet ambitieux traduit la

volonté d’Arkolia de faire de son siège un véritable

démonstrateur de la transition énergétique en

action.

Dans le cadre de ce projet, Sirea a installé un système

de stockage d’énergie de 200 kWh, basé sur

des batteries recyclées. Cette solution permet à

Arkolia de tirer pleinement parti de sa production

photovoltaïque locale, tout en assurant une

gestion intelligente de ses consommations.

Grâce à ce système, Arkolia peut valoriser le

surplus de production solaire, en stockant l’énergie

excédentaire pour un usage différé, lisser les

appels de puissance, notamment ceux induits par

les infrastructures de recharge pour véhicules électriques

(IRVE) et optimiser l’autoconsommation,

grâce à un pilotage dynamique des charges selon

la production disponible. »

Accompagner l’électrification des usages

Ignes vient de publier un

Livre blanc coécrit avec

FFIE, Consuel, Coedis,

Capeb et Promotelec

intitulé « Accompagner

l’électrification des

usages ».

Ce Livre blanc d’experts

de la sécurité électrique

formule des propositions

pour accompagner en toute

sécurité l’électrification de

nouveaux usages dans le

logement neuf ou ancien.

Cette vague d’électrification

se traduit par l’installation

de nouveaux équipements

électriques : panneaux

photovoltaïques, IRVE,

batteries de stockage,

pompes à chaleur…

Les installations électriques

dans le neuf ou l’existant

doivent être repensées ou

adaptées pour faire face à

ces changements rapides

et préserver la sécurité

des biens et des personnes

avec des équipements

qui peuvent fonctionner

pendant des périodes

longues ou ininterrompues.

À cela s’ajoutent de

nouvelles caractéristiques

comme la multiplication

des sources de production

locale, l’installation de ces

équipements en différents

points du bâtiment (toit,

garage, extérieur) par

différents acteurs avec

des appels de courant et

puissance supérieurs à

ce qui a pu être prévu à

l’origine. L’ajout de ces

nouvelles charges se fait aussi

souvent sur des installations

répondant à des normes

anciennes.

Pour les installations neuves,

ce guide propose 6 principes

clés à intégrer dans la

conception des installations.

Pour les logements existants,

lors de travaux impactant

l’installation électrique,

ce Livre blanc propose

4 nouveaux principes à

respecter en incitant à réaliser

un diagnostic électrique par

un professionnel avant tout

ajout de charges ou sources

nouvelles.

Il détaille les nouvelles

contraintes sur les

installations électriques

...

apportées par ces

nouveaux usages et

attire l’attention sur ces

équipements installés

sans étude préalable et

les risques accrus face à

des installations d’hier et

d’aujourd’hui qui peuvent

être inadaptées.

Toutes ces propositions, très

détaillées et argumentées,

de ce guide visent à

faire rimer « électricité »

avec « sécurité », avec

des exemples concrets

en fonction de l’âge des

installations.

Ce Livre blanc doit vraiment

devenir le document de

base des professionnels

confrontés à ces nouvelles

installations.

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© Storio

Batterie Storio

2500 kWh sur le

site de l’entreprise

Baudin à

Châteauneuf-sur-

Loire.

Indicateurs clés du

projet pour maximiser le

potentiel de la centrale

solaire.

38 j3e 922 / NOVEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr

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© Storio

LES DOSSIERS DU MOIS

Électrification

Couvrir 50 % des besoins d’un site industriel

avec une batterie couplée à une centrale

solaire

C’est ce qu’a réalisé Storio Energy pour le site de

l’entreprise Baudin Chateauneuf avec une batterie

d’une capacité de 2,5 MWh couplée à une centrale

solaire de 2 MWc. Cette centrale solaire est

composée d’ombrières de parking et de panneaux

en toiture et au sol sur 10 000 m 2 de surface.

Grâce à la batterie, le taux d’autoconsommation

atteint 80 %. En pratique, le taux d’autoconsommation

est proche de 100 % durant les mois

d’hiver et d’environ 70 % durant les mois d’été, la

production « en surplus » est alors injectée sur le

réseau et vendue à des entreprises à proximité du

site grâce à l’autoconsommation collective.

Même lorsque l’ensoleillement est faible, la batterie

se charge à partir du réseau électrique

pendant les heures creuses, et restitue son éner-

gie pendant les heures pleines. Cette activité est

importante en hiver, puisque l’ensoleillement est

moindre, et que l’écart de tarif entre les heures

pleines et les heures creuses est particulièrement

important.

Ce stockage permet d’éviter les dépassements de

puissance souscrite. Si le site consomme davantage

d’électricité que la puissance souscrite, la batterie

réagit en temps réel et fournit la puissance

manquante afin d’éviter les pénalités de dépassement

de la puissance souscrite. Cette fonctionnalité

répond bien aux pics de puissance causés par

certains processus industriels et par les bornes de

recharge pour véhicules électriques.

Il permet également le respect du décret tertiaire

et l’engagement pour la transition énergétique.

Le décret tertiaire impose aux propriétaires de

bâtiments de plus de 1000 m 2 de déclarer leur

consommation énergétique et de mettre en œuvre

des mesures favorisant l’efficacité énergétique,

avec une réduction de 60 % de la consommation

d’ici 2050. L’autoconsommation photovoltaïque,

boostée grâce au stockage par batterie, permet de

répondre à cette réglementation.

Le système de gestion de l’énergie développé par

Storio supervise la batterie 24 h/24 pour optimiser

les flux d’énergie et maximiser les économies

sur la facture d’électricité du site et les revenus

générés grâce à la stabilisation du réseau électrique.

Maîtriser la consommation énergétique et

superviser les infrastructures

Aujourd’hui, l’efficacité énergétique des bâtiments

tertiaires est devenue une notion prépondérante

pour tous. Notamment au travers du décret tertiaire

et du décret BACS (Building Automation

Control System) qui ont pour objectif de réduire

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LES DOSSIERS DU MOIS

Electrification

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© WAGO

Pierre Vang, spécialiste

softwares et solutions

de WAGO.

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LES DOSSIERS DU MOIS

Électrification

importantes doivent avoir un pré-équipement en

bornes de recharge et une installation d’ombrières

photovoltaïques en fonction de leurs superficies

de parking.

Ainsi, WAGO se positionne et propose le WALM

(WAGO Application Load Management) comme

une solution clé en main afin de relever tous ces

défis et d’anticiper les besoins futurs.

« Le WALM est une solution logicielle de gestion

intelligente de bornes de recharge pour véhicules

électriques (IRVE), explique Pierre Vang, spécialiste

software et solutions de WAGO.

Adaptée aux besoins actuels et futurs, elle optimise

la répartition énergétique en fonction de la

consommation et de la production photovoltaïque,

tout en maîtrisant les pics de demande. Facile à

installer et compatible avec les automates WAGO,

le WALM offre un pilotage sur les bornes (multide

manière significative la consommation énergétique

des bâtiments en imposant l’intégration

de systèmes d’automatisation et de contrôle des

équipements techniques. De plus, ces décrets

demandent une transparence et une traçabilité

des performances énergétiques en exigeant un

suivi régulier et détaillé des données de consommation.

Dans le même temps, l’essor des véhicules

électriques en France et, par conséquent,

des bornes de recharge est également spectaculaire

depuis ces dernières années. Afin d’accélérer

la transition vers la mobilité électrique, les

réglementations telles que la loi d’orientation des

mobilités (LOM) et la loi pour l’accélération de

la production d’énergies renouvelables (APER)

introduisent de nouvelles obligations aux entreprises

et aux collectivités. Par exemple, les bâtiments

neufs et ceux avec de rénovations dites

Schneider Electric lance Schneider Boost Pro, une solution

de stockage d’énergie par batterie pour une gestion

énergétique des bâtiments

Schneider Boost Pro fournit

des capacités de stockage

d’énergie qui renforcent

la flexibilité, la stabilité et

l’efficacité de l’alimentation

électrique des bâtiments

industriels et commerciaux

grâce à une polyvalence

d’usage.

• Déploiement flexible

et évolutif : le système

est évolutif de 200 kWh

à 2 MWh en combinant

jusqu’à dix unités,

s’adaptant parfaitement

aux besoins croissants en

énergie.

• Gestion des pics de

consommation : la batterie

se charge pendant les heures

creuses et se décharge

pendant les heures de

pointe, optimisant ainsi les

coûts. Elle permet également

d’avoir une puissance

disponible en cas de pics

d’activité énergétique.

• Optimisation de

l’autoconsommation :

le surplus d’énergie

renouvelable est stocké,

maximisant son utilisation et

augmentant l’indépendance

énergétique du site.

• Continuité de service et

alimentation d’appoint :

Boost Pro assure une

alimentation de secours

fiable en cas de coupure

et fournit une puissance

supplémentaire lors de pics

de demande non prévus.

• Génération de revenus :

la capacité à répondre aux

signaux des opérateurs

de réseaux de transport

(TSO) pour gérer l’énergie

de manière flexible permet

de générer des flux de

revenus additionnels, tout

en soutenant la stabilité du

réseau.

Schneider Boost Pro est

une brique technologique

qui s’inscrit dans la

solution complète de

Schneider Electric, incluant

distribution électrique

(basse et moyenne tension),

bornes de recharge pour

VE, contrôle en périphérie

(edge control), logiciels et

services.

• Intelligence artificielle au

service de la performance :

la solution s’intègre à

EcoStruxure Microgrid

Advisor. Cette plateforme

Solution de stockage d’énergie par batterie Schneider Boost Pro de

Schneider Electric.

cloud, alimentée par l’IA,

prévoit les conditions

météorologiques, la

production sur site, les

schémas de demande et

les conditions du marché,

permettant des prédictions

plus précises et une prise de

décision optimisée.

• Cybersécurité certifiée dès

la conception : le système

assure une protection

complète des données et des

communications chiffrées,

répondant aux normes de

sécurité les plus strictes.

Schneider Electric assure

également une transparence

totale sur les travaux de

cybersécurité et les équipes

associées.

Au-delà des bâtiments,

Schneider Boost Pro est

conçue pour soutenir

l’infrastructure de recharge

des véhicules lourds (bus et

camions) dans les dépôts,

ou être intégrée aux

infrastructures de transport

le long des autoroutes, là où

une recharge fiable et haute

capacité est essentielle.

© Schneider Electric


LES DOSSIERS DU MOIS

Électrification

marques) du marché via le protocole de communication

standard OCPP avec une ouverture

possible sur la supervision via OCPP (OCPP

proxy), MQTT et Modbus/TCP. De plus, un pilotage

dynamique de charge peut être effectué en

prenant en compte les puissances injectées sur le

réseau (point de livraison, panneaux photovoltaïques,

batteries de stockage), mais également

les consommations des bâtiments d’exploitation

en plaçant des compteurs d’énergie Modbus au

plus près de ces terminaux.

Le WALM se démarque par sa compatibilité

avec divers équipements matériels et sa capacité

d’intégration simplifiée grâce à une plateforme à

la fois robuste et sécurisée. Ce système prend en

charge plusieurs configurations, allant de l’automate

compact (CC100) à l’automate modulaire

(PFC) et à la plateforme Edge (Edge Controller).

Ainsi, il offre une solution puissante pour la gestion

des infrastructures. »

Chaque composant repose sur une base Linux

ouverte, garantissant une cybersécurité native

grâce à des outils comme le VPN et le parefeu,

assurant ainsi une protection optimale des

données et des installations. Enfin, le WALM

étant intégré au travers de la technologie Docker,

l’environnement de programmation présent

dans ces automates est complètement libre

et disponible. Le déploiement d’application

d’automatisme reste donc possible au travers

de l’outil standard CODESYS 3.5. Par conséquent,

il est possible de gérer une installation

IRVE à l’aide du WALM et d’apporter une solution

complémentaire aux besoins en automatisme

dans un seul et même automate.

La solution WALM va permettre un pilotage

statique et dynamique de charge avec un lissage

de la consommation d’énergie, le contrôle

et la maîtrise des pics de consommation électrique,

la régulation individuelle d’un point

de charge ou par groupe et la priorisation en

fonction des utilisateurs avec badges RFID et

des plages horaires. Le pilotage dynamique

de charge sur l’installation se fait en prenant

en compte les puissances injectées (point de

livraison, panneaux photovoltaïques et batteries)

sur le réseau et les consommations électriques

autres que celles liées à l’IRVE.

Schneider Electric mise sur le digital (logiciel

& application) pour mesurer, comprendre et

optimiser la gestion d’énergie des maisons et

bâtiments. Cette gestion de l’énergie intègre

la recharge de véhicule électrique. Il est possible,

par exemple, d’opérer un délestage automatique

pour éviter de dépasser la puissance

souscrite auprès du fournisseur d’énergie ou ...

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Solution EcoStruxure

EV Charging Expert

de Schneider Electric.

Module DejaSense

d’optimisation solaire de

DejaBlue installé dans

une armoire.

© DejaBlue

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LES DOSSIERS DU MOIS

Électrification

encore de différer le lancement de la charge

lorsque l’énergie coûte moins cher. Demain, il

sera également possible d’identifier la source

de l’énergie disponible sur le réseau et de privilégier

les énergies renouvelables au moment

de la charge. Parallèlement, le véhicule pourra

être utilisé comme source d’énergie d’appoint.

L’énergie stockée dans ses batteries sera utilisée

pour soutenir le réseau en cas de pic de consommation

ou en cas d’urgence (coupure de câble,

orage). En cela, le véhicule électrique s’intègre

parfaitement dans les futurs réseaux intelligents

(Smart Grids).

Schneider Electric a développé EcoStruxure EV

Charging Expert pour la gestion de la charge et

la supervision des infrastructures de recharge.

Ce système permet de surveiller et contrôler

efficacement ces infrastructures en distribuant

l’énergie disponible en temps réel aux utilisateurs

(flottes, parkings privés, copropriétés).

La startup française DejaBlue, spécialisée dans

les solutions de recharge intelligentes pour

véhicules électriques destinées aux professionnels,

propose une nouvelle offre, DejaSense, un

module d’optimisation solaire plug-and-play

conçu pour la gestion de la recharge des véhicules

électriques sur les sites équipés de panneaux

solaires.

« Via une intégration fluide, DejaSense facilite

la consommation de l’énergie solaire sur site en

synchronisant la consommation des bornes de

recharge avec la production solaire, explique

Baptiste Richard, cofondateur de DejaBlue. Le

système ajuste dynamiquement les sessions de

recharge, pour en maximiser l’efficacité, tout en

garantissant que chaque véhicule soit chargé à

temps. Simple à déployer, le module se place à côté

du tableau électrique. Il fonctionne avec toutes les

bornes compatibles OCPP et tous les onduleurs

solaires.

Le module mesure en temps réel la production

solaire et la consommation du site, puis ajuste la

recharge par un algorithme IA. Les gestionnaires

bénéficient d’une supervision en direct, tandis que

les utilisateurs peuvent choisir entre deux modes :

• Éco : recharge priorisée selon la production

solaire, avec indication d’un éventuel délai.

• Prioritaire : recharge rapide sans considération

solaire.

En cas de temps nuageux, le système assure la

recharge en basculant sur le réseau électrique

public pour garantir la charge complète des véhicules.

© Schneider Electric

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LES DOSSIERS DU MOIS

Electrification

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© Trace Software

Jérôme Mullie,

directeur technique de

Trace Software.

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LES DOSSIERS DU MOIS

Électrification

L’un des premiers clients à avoir testé cette nouvelle

offre est Comepa Industries, fabricant d’équipements

de technologie de pointe. Avec ses 10 bornes

sur un site de 140 kVA, couplées à une centrale

solaire de 120 kWc, l’entreprise a pu réduire de

30 % sa dépendance au réseau tout en augmentant

de 23 % son taux d’autoconsommation solaire. »

Importance des solutions logicielles

pour dimensionner les installations de bornes

de recharge

Installer des bornes de recharge, mais aussi des

installations de production locale et de stockage

d’électricité nécessite des calculs précis

pour garantir la conformité aux normes, assurer

la sécurité des installations, dimensionner

et choisir tous les équipements électriques

du site (câbles, bornes, protections…). Derrière

chaque projet, il y a le travail de bureaux

d’études et d’installateurs qualifiés, de la phase

de faisabilité et de projet jusqu’à la mise en service

et la maintenance de l’installation.

Comme le confirme Jérôme Mullie, directeur

technique de Trace Software, cela doit se faire

dans un cadre normatif exigeant. « Le déploiement

des infrastructures de recharge pour véhicules

électriques (IRVE) est strictement encadré

par des normes, notamment en matière

Impact de la nouvelle mise à jour de la norme NF C 15-100

pour les installations de recharge de véhicules électriques

Face aux enjeux liés aux

transitions énergétique

et numérique, les usages

de l’électricité évoluent :

la mobilité devient

électrique, la production

locale d’électricité se

développe en privilégiant

l’autoconsommation et le

stockage, et tout cela en

étant connecté de manière

sûre et performante.

La norme NF C 15-100, qui

encadre les installations

électriques basse tension

en France, a connu une

mise à jour majeure en

2024. Obligatoire à partir

de septembre 2025,

cette nouvelle version

introduit des changements

significatifs pour renforcer

la sécurité en réduisant

les risques d’incendie et

d’électrisation, notamment

avec l’introduction de

dispositifs de protection

innovants, pour adapter les

installations aux nouveaux

usages (comme la recharge

des véhicules électriques)

et améliorer l’efficacité

énergétique.

La nouvelle version de

la norme se décline en

21 parties ou normes

distinctes, facilitant les

mises à jour et le maintien

des référentiels en phase

avec les évolutions du

marché. La partie 7 - NF C15-

100-7-7XX fixe les règles

particulières qui viennent

modifier ou compléter

certaines exigences

générales de la partie 1

(NF C15-100-1, qui fixe

les exigences générales

applicables à toutes les

installations électriques).

La partie NF C15-100-

7-722 définit les règles

particulières pour

l’alimentation des véhicules

électriques. Elle couvre

toutes les solutions de

raccordement depuis

l’installation électrique d’un

bâtiment : alimentation

depuis le point de livraison

du bâtiment, alimentation

depuis le tableau électrique

des services généraux,

alimentation depuis les

parties privatives du

bâtiment.

La norme fixe les

obligations suivantes pour

les installations d’IRVE

domestiques ou tertiaires :

• Un circuit spécialisé

alimentant une prise dédiée

à la recharge ou une borne

(voir 722.314.101 de la

NF C15-100-7-722).

• Protection de chaque

point de recharge

individuellement par un

DDR 30 mA (dispositif

différentiel à courant

résiduel haute sensibilité).

Ce DDR ne protège que le

Dates d’application de la nouvelle norme NF C 15-100.

point de recharge concerné,

c’est-à-dire qu’il n’est

partagé ni avec un autre

point de recharge ni avec

d’autres usages (voir 722.411

de la NF C15-100 7-722).

Pour le choix du type de

DDR en fonction du mode de

charge, voir 722.531.3 de la

NF C15-100-7-722.

• Dimensionnement des

câbles et des protections

suivant les valeurs

caractéristiques indiquées

sur la borne (notamment

pour les bornes à courant

réglable).

• Maintien de l’obligation

de présence d’obturateurs

en recharge normale. De

plus, dans les bâtiments à

usage professionnel, lorsque

des prises industrielles

sont mises en œuvre pour

une charge normale et

accessibles à des personnes

n’ayant pas conscience des

dangers de l’électricité,

besoin d’une protection

renforcée et obligation de

présence d’obturateurs

sur les socles de prise de

courant.

• En recharge rapide

(mode 3), la protection

par obturateur est

recommandée.

Pour la protection

contre les surtensions

des infrastructures de

recharge pour les véhicules

électriques, il convient

d’appliquer les règles

générales figurant dans la

NF C 15-100-1, à savoir la

règle concernant la distance

des 10 mètres pour les

matériels sensibles.

© Consuel

...


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. . . . . . . .

Suivi de l’optimisation

solaire avec DejaSense.

...

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LES DOSSIERS DU MOIS

Électrification

de dimensionnement des circuits électriques.

Le référentiel principal est le chapitre NF 7-722

de la norme NF C 15-100, qui définit les quatre

modes de charge correspondant aux différents

cas d’usage, de la charge sur prise domestique

jusqu’au superchargeur en courant continu. Cette

norme précise les règles de mise en œuvre à respecter,

en particulier le choix du dispositif différentiel

en amont pour garantir la protection des

biens et des personnes.

Même si les professionnels du secteur maîtrisent

parfaitement ces exigences, le rôle des logiciels

de calcul est clé car l’utilisation d’un logiciel de

calcul dédié apporte une réelle valeur ajoutée à

plusieurs niveaux.

Ce logiciel permet un accompagnement normatif

fiable. Grâce à une modélisation synoptique

de l’installation, l’utilisateur renseigne les paramètres

de son projet (alimentation, protections,

longueurs de câbles, sections, etc.).

Le logiciel contrôle alors automatiquement la

conformité de chaque élément selon la norme en

vigueur et guide l’utilisateur pas à pas. Les outils

les plus complets vont même jusqu’à proposer une

conception automatique conforme aux exigences

réglementaires, évitant ainsi tout oubli ou erreur

de calcul.

Le choix du matériel peut être optimisé. Les

fabricants proposent des milliers de références

de disjoncteurs. Identifier la référence optimale

nécessite de calculer précisément les courants de

court-circuit, notamment la valeur minimale

vue par la protection, afin d’assurer un déclenchement

efficace. Ces calculs, souvent longs et

fastidieux, sont automatisés par le logiciel, qui

détermine en quelques secondes la configuration

la plus adaptée selon les sections et longueurs de

câbles.

Enfin, le logiciel permet de générer rapidement

l’ensemble des documents techniques et réglementaires

nécessaires pour constituer un dossier

complet en un clic :

• La note de calcul conforme aux exigences des

organismes de contrôle,

• Les schémas électriques détaillés.

Ces fonctionnalités représentent un gain de temps

considérable et garantissent une traçabilité complète

du projet.

Dans la majorité des projets, notamment ceux

intégrant des ombrières photovoltaïques, le

déploiement de bornes IRVE est étroitement

associé à la production solaire. Cette synergie

entre production et recharge constitue un enjeu

central du dimensionnement global de l’installation.

»

Jean-Paul Beaudet

© DejaBlue


© Mersen

AVIS D’EXPERT

« Protéger des sites comme les IRVE face aux surtensions

et aux effets de la foudre est un enjeu de plus en plus

critique. »

Florent Ivankovics, responsable

de développement commercial

de la gamme de protection

contre les surtensions de

Mersen.

Nous sommes aujourd’hui

à un carrefour stratégique

marqué par l’électrification

du quotidien avec des

équipements connectés

sensibles, des installations

de plus en plus complexes,

et dans le même temps,

une intensification des

phénomènes climatiques

tels que les orages, ainsi

que la transformation et

la surcharge des réseaux,

sources potentielles de

surtensions.

Cela va générer des

perturbations néfastes pour

les équipements sensibles

exposés à ces risques, mais

aussi mettre en péril la

sécurité du personnel et des

utilisateurs.

Ces changements imposent

de renforcer la protection des

équipements et des sousensembles,

dont la valeur

et la criticité ne cessent de

croître.

L’enjeu dépasse la simple

protection matérielle : il

s’agit aussi d’assurer la

continuité de service, de

sécuriser les biens et les

personnes, et de prévenir les

incidents graves (incendies,

défaillances en cascade,

etc.) liés à la foudre ou aux

perturbations électriques.

LES DOSSIERS DU MOIS

Florent Ivankovics, responsable de développement commercial

de la gamme de protection contre les surtensions de Mersen

La protection contre les

surtensions devient donc un

élément clé de fiabilité et de

sécurité.

Évolution normative et

adaptation du marché

L’évolution récente des

normes, notamment de la

NF C 15-100, marque une

étape importante dans la

prise en compte des risques

liés aux surtensions.

Cette norme vise à renforcer

la pertinence et le niveau

d’immunité des installations,

tout en harmonisant les

pratiques avec d’autres

référentiels européens,

dans lesquels l’intégration

systématique des dispositifs

de protection est déjà une

réalité.

Cette évolution s’inscrit dans

une logique globale, face à

une électrification généralisée

de nos usages et à des

infrastructures toujours plus

interconnectées.

Mersen dispose d’une

expertise sur l’ensemble de

cette protection

Notre valeur ajoutée réside

dans la maîtrise complète du

maillage de protection, qu’il

s’agisse de la foudre ou des

surtensions industrielles.

En tant que fabricant

de paratonnerres, de

parafoudres et de fusibles

et appareillages, Mersen

propose une approche

intégrée et une expertise

technique unique, fondées

sur la complémentarité et la

coordination des dispositifs,

bien au-delà des approches

classiques du marché.

Nimbus est la gamme de

paratonnerres à dispositif

d’amorçage développée par

Mersen. Le modèle Nimbus R

est testable à distance,

permettant une vérification

depuis le sol.

Dans un contexte où les

Électrification

Solutions de protection contre les surtensions de Mersen.

phénomènes orageux se

multiplient, cette gamme

permet une surveillance

permanente de l’état du

dispositif sans monter sur le

toit, et garantit ainsi sécurité,

simplicité d’exploitation et

maintenance optimisée.

Côté parafoudres, Mersen

a repensé ses gammes AC

et DC pour accompagner

l’évolution des normes et

des technologies, afin de

faire face non seulement aux

risques liés à la foudre, mais

aussi aux perturbations du

réseau.

Les nouvelles gammes Surge-

Trap ® K - K1 Series – K2 Series

traduisent cette volonté

d’innovation : grâce à cette

technologie, le parafoudre

peut se déconnecter

naturellement en fin de vie,

sous réserve que la protection

en amont ne dépasse pas

315 A.

Cette conception permet

de s’émanciper d’une

protection additionnelle dans

certaines applications, ce qui

représente un gain de place

significatif, notamment dans

les armoires électriques où

l’espace est très limité.

En parallèle, et pour pallier

diverses contraintes

d’installation, ajouter un

fusible compact dédié pour

une protection renforcée

© Mersen

reste possible. Par exemple,

en présence de courants de

court-circuit élevés. L’ajout

de ce fusible apporte une

valeur immédiate en offrant un

niveau supérieur de sélectivité,

de sécurité opérationnelle

et une meilleure protection

des équipements adjacents.

Il garantit également la

continuité du service dans les

applications les plus critiques

grâce à une coordination

testée entre le parafoudre et

le fusible. Enfin, la gamme

Surge-Trap ® TERRA remet la

terre au centre de la protection

électrique. Souvent négligée

alors qu’elle constitue l’organe

de protection principal, la terre

conditionne la performance

globale du système.

TERRA révolutionne la

protection électrique en alliant

performance et intelligence.

Grâce à sa technologie

brevetée de diagnostic visuel,

le Surge-Trap ® surveille en

temps réel la qualité du

réseau de terre et l’indique

instantanément par un code

couleur.

Plus qu’un simple parafoudre,

TERRA devient un véritable

gardien de la sécurité de votre

installation, le seul capable

de vous alerter sur l’efficacité

réelle de votre mise à la terre,

base d’une protection fiable et

durable.

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© Baisse les watts–Ademe

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LES DOSSIERS DU MOIS

GTB

Cafés, hôtels, restaurants :

les économies d’énergie plus

que jamais au rendez-vous

Avec les décrets BACS et tertiaire, les cafés hôtels et restaurants (CHR)

doivent plus que jamais surveiller et réduire leurs consommations. Des

solutions de GTB prêtes à l’emploi, adaptées aux besoins des CHR, sont au

rendez-vous avec, à la clé, des bénéfices concrets en matière d’optimisation

des charges d’exploitation, mais aussi de meilleur confort et meilleure

expérience client.

La filière électrique mobilisée

pour le déploiement du BACS

Réduire les consommations, tenir les objectifs

du décret tertiaire pour les sites qui y sont soumis,

et rendre le bâtiment économe en énergie

tout en apportant un maximum de confort pour

les clientèles, la filière des industries électriques

y est prête et en action. Café, hôtels, restaurants

n’échappent donc pas au mouvement, et les solutions

proposées représentent à la fois un levier

de modernisation et une opportunité pour améliorer

le confort au sein de l’hôtel. Toutefois, le

déploiement n’est pas encore massif, notamment

pour les petits établissements, pour qui la mise

en place de solutions simples et abordables est

avant tout le déclencheur principal pour réduire

les factures énergétiques, tout en gagnant en

confort pour les clients.

La prise de conscience du secteur hôtelier

progresse

Pour Thierry Marx, président de L’Union des

Métiers et des Industries de l’Hôtellerie (Umih),

« avec la transition écologique, le premier défi est

Répartition de la consommation énergétique

des restaurants et cafés

© Baisse les watts–Ademe

d’améliorer notre impact sur l’environnement et la

performance énergétique des établissements, tout

en conservant la qualité de service et de confort

que le client est en droit d’attendre. Tout en sachant

que nous devons également améliorer la qualité de

vie au travail pour les collaborateurs et la RSE de

nos entreprises au sens large ».

Lutter contre le gaspillage alimentaire, réduire

la consommation de fluides et la production de

biodéchets, améliorer le rendement énergétique

des équipements sont donc autant d’actions qui

sont mises en place progressivement par les établissements.

Le partenariat mis en place avec l’Ademe concerne

notamment la réalisation de diagnostics environnementaux,

un second objectif correspond

au projet « Hôtel du futur », qui accompagnera

une trentaine d’hôtels pour améliorer l’efficacité

énergétique et le déploiement d’énergies renouvelables.

Une volonté du syndicat qui se traduit aussi au

travers de la publication du tout récent Guide

de la décarbonation du secteur CHRDT* pour

accompagner les professionnels dans leur transi-

Répartition de la consommation

énergétique des hôtels


© Smart & Connective

tion écologique. Organisé autour de quatre axes –

Mesurer, Réduire, Mobiliser, Contribuer –, ce guide

propose une méthode pratique et adaptée, quel que

soit le type ou la taille de leur établissement, afin de

répondre aux enjeux concrets du terrain.

Selon l’ADEME (2023), un hôtel consomme en

moyenne 241 kWh/m²/an, mais cette consommation

varie beaucoup selon le type d’établissement,

son niveau de confort, son âge, ses équipements,

sa localisation et la saisonnalité de son

activité. Et l’énergie consommée représente 5 à

10 % du chiffre d’affaires d’un hôtel.

Les postes de consommation, quant à eux, diffèrent

beaucoup également selon la nature de

l’établissement – les postes de consommations

AVIS D’EXPERT

Automate CEOS pour le

pilotage des PAC, CTA et ECS

de l’hôtel.

« Même si la réglementation

s’applique d’abord aux

bâtiments dépassant

certains seuils de

puissance, nous constatons

que de nombreux

établissements plus

modestes s’en emparent

pour améliorer leur confort

et leur performance

énergétique, tout en

valorisant leur image

environnementale. Les

hôtels et restaurants

cherchent désormais des

solutions simples à mettre

en œuvre, capables de

moderniser sans travaux

lourds leurs installations

techniques. C’est

exactement la vocation

de notre approche "GTB

Light" », introduit l’expert

de Smart & Connective.

La technologie de la

GTB light de Smart &

Connective repose sur des

automates communicants

CEOS, installés sur site,

qui agrègent les données

des équipements via les

LES DOSSIERS DU MOIS

GTB

d’un restaurant étant très différents de ceux d’un

hôtel.

« Pour les hôtels confrontés à des besoins énergétiques

importants, le décret BACS peut être

un levier utile, mais il n’est pas le seul facteur de

motivation. Comme beaucoup d’établissements,

les cafés, hôtels et restaurants (CHR) doivent maîtriser

leurs consommations énergétiques, surtout

dans un contexte où l’augmentation du prix de

l’énergie pèse lourdement sur leurs coûts d’exploitation

», introduit Cyril Petit, prescripteur Sud-Est

pour B.E.G. France.

Rappelons que le décret BACS concerne en premier

lieu les bâtiments existants dont la puissance

nominale est supérieure à 290 kW, avec une date

* CHRDT - cafés, hôtels, restaurants,

discothèques, traiteurs.

Une « GTB light » pour piloter les systèmes

de l’hôtel et assurer le confort au quotidien

Clément Bamy, responsable commercial – Smart & Connective

protocoles standards du

bâtiment BACnet, Modbus,

Zigbee, Z-Wave. Ces

automates communiquent

ensuite avec la plateforme

cloud sécurisée

d’hypervision, en mode

Saas, accessible depuis

n’importe quel navigateur

web. La plateforme permet

de gérer un établissement

et ses différentes zones,

mais aussi plusieurs sites

géographiquement distants

et met à disposition un

suivi énergétique consolidé,

avec un suivi d’exploitation

plus fluide et homogène

et des remontées d’alertes

pertinentes.

« La solution proposée

adresse les points critiques

essentiels de l’hôtel ou du

restaurant et permet ainsi

de piloter et superviser

en temps réel les postes

de consommation : le

chauffage, la climatisation,

l’éclairage, la ventilation,

notamment, et sans

infrastructure locale

complexe », poursuit

l’expert.

« Tout récemment, illustre

l’expert Smart & Connective,

nous avons équipé un hôtel

de 80 chambres disposant

d’un restaurant et d’un

spa avec des automates

CEOS pour le pilotage des

pompes à chaleur, de la CTA

et des différents circuits

ECS. Pour la gestion des

chambres, des capteurs de

température et d’ouverture

de fenêtre gèrent le passage

automatique en mode

“éco” à la fermeture des

chambres, la relance douce

du chauffage le matin,

la coupure automatique

des équipements en

inoccupation et l’alerte

maintenance en cas d’écart

de consigne persistant. À la

clé, des résultats tangibles,

avec une baisse de 20 % de

la consommation liée à la

CVC la première année, sans

dégradation du confort,

et avec de meilleures

continuité de service,

fiabilité, et une diminution

des interventions manuelles

sur le site.

Basée sur un maillage de

petits automates et sur des

IoT préconisés lors de la

phase d’analyse, la solution

Smart & Connective a

été mise en place par un

intégrateur référencé et

permet d’obtenir une GTB

de classe A ou B, sur une

architecture non filaire,

en lien avec la plateforme

d’hypervision en mode

Saas », complète Clément

Bamy.

Thermostat MCHome MH5 2A, intégré dans l’écosystème Smart &

Connective.

© Smart & Connective

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© Theben

Room controller

tactile iONprime CP4

KNX de Theben.

50 j3e 922 / NOVEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr

LES DOSSIERS DU MOIS

GTB

... butoir de mise en œuvre fixée au 1 er janvier 2025.

Puis, à partir du 1 er janvier 2027, le seuil sera

abaissé à 70 kW.

Comprendre et analyser les consommations

et les moyens techniques en place

Le point de départ et la base pour la mise en place

d’une GTB dans le cadre du décret BACS, c’est de

réaliser un audit technique de site. L’audit doit être

effectué par un sachant qui donne des conseils

agnostiques présentant les principaux postes

de consommation et les équipements, ceux qui

peuvent être conservés, améliorés ou bien changés

en fonction des solutions et scénarios établis pour

répondre aux objectifs des trois classes A B ou C.

L’audit doit aussi permettre d’identifier les postes

les plus énergivores pour faire des économies dans

l’établissement. On retrouve ainsi souvent en cause

les pertes thermiques ou les équipements obsolètes,

mais la nature même des équipements, le climat ou

encore les habitudes de la clientèle impactent aussi

les dépenses.

L’audit doit donc aboutir à une cartographie complète

de la consommation et établir une priorité

dans les actions à réaliser selon leur retour sur

investissement et leur facilité de réalisation. En

premier lieu pour le chauffage, avec, par exemple,

des actions telles que :

- réduire les dépenses avec un meilleur contrôle des

températures, surtout en climat rude, avec l’installation

de thermostat par pièce, la mise place

de régulateurs ou des détecteurs de présence,

l’adaptation de la température selon les zones

(chambres, parties communes, cuisines…) et les

habitudes de la clientèle ;

- améliorer l’isolation thermique du bâtiment

(double vitrage, calfeutrage, isolation des toitures,

souvent en premier lieu pour les bâtiments les

plus anciens) ;

- et, bien entendu, éteindre le chauffage dans les

chambres inoccupées avec une limitation du

contrôle de la clientèle sur la température des

chambres.

En deuxième lieu, l’utilisation de l’eau chaude sanitaire

dans l’hôtellerie est un poste important car il

contribue au confort des occupants, qui consomment

souvent plus que de raison, parfois jusqu’à

deux fois plus… qu’à la maison. Pour réduire

l’impact de ce poste sur la facture d’énergie d’un

hôtel sans remettre en question le bien-être des

hôtes, l’Ademe recommande d’installer des mitigeurs

et des pommeaux et mousseurs à économie

d’eau, de veiller à l’isolation des réseaux de distribution

et d’assurer si possible la production d’ECS

avec des solutions hybrides de type solaire thermique

et PAC. Des équipements plus performants

ou simplement mieux réglés permettent aussi

de réduire la facture d’eau chaude d’un hôtel, et la

consommation d’eau de 20 à 40 % selon le niveau

d’optimisation.

En troisième lieu, il convient de s’intéresser à

l’efficacité énergétique de la climatisation. En

période estivale, la climatisation devient un poste

de dépense critique pour les établissements CHR,

surtout lors d’épisodes caniculaires. L’installation

de systèmes de climatisation réversibles à haut

rendement, couplée à une gestion centralisée, permet

de concilier confort et sobriété énergétique

dans les établissements d’hébergement. Mais il est

possible aussi de mieux réguler les systèmes, de

limiter les températures de consignes, de vérifier

régulièrement l’étanchéité des fenêtres, de réduire

les apports solaires, etc.

Le tout doit être couplé à la mise en place ou à

l’amélioration de la GTB de l’établissement. Une

GTB qui sera le centre nerveux garant des objectifs

de confort et de maintien de sobriété énergétique

sur tous les postes suivis. La GTB offrant a

minima, au travers d’une technologie mature et

fiable, un suivi précis des consommations par zone

ou par usage, des alertes en cas de dérives, des scénarios

programmables selon les taux d’occupation

et les préférences des clients, et une interface de

pilotage simple pour le personnel et les clients.

Le contrôleur d’ambiance, maillon essentiel

de la gestion par pièce

Les contrôleurs installés dans chaque chambre de

l’hôtel communiquent avec la structure GTB en

place et assurent le confort local du client dans

sa chambre, avec des scénarios d’accueil en fonction

du profil du client, mais aussi du moment

de la journée, le tout en lien avec en particulier le

confort d’éclairage, de température, voire dans certains

cas l’ambiance sonore.


LES DOSSIERS DU MOIS

GTB

Ces contrôleurs d’ambiance sont plus qu’un simple

écran tactile : pour citer un exemple, le contrôleur

iONprime de Theben intègre quatre capteurs –

thermostat, hygrométrie, luminosité, détection de

proximité – et permet ainsi de piloter éclairage,

stores, CVC et scénarios variés. Le contrôleur

devient la pièce maîtresse à la fois du confort et de

la maîtrise énergétique de la chambre, et apporte

la réponse aux besoins de gestion locale pièce par

pièce selon les décrets BACS et tertiaire. Il est aussi

conçu pour être simple à paramétrer, full KNX,

sans plug-in pour le paramétrage dans ETS.

Côté confort d’usage et convivialité, le contrôleur

de Theben est muni d’un fond d’écran personnalisable

et s’appuie sur un écran numérique haute

définition.

La communication effectuée vers la GTB du site

permet de donner visibilité et contrôle global et

centralisé des chambres. L’opérateur de l’hôtel peut

avoir ainsi une vision complète du ou des bâtiments

dans leur globalité de services, mais aussi

des chambres et, suivant son profil utilisateur, de

tout ou partie des équipements techniques. Par

exemple, les évolutions du niveau de confort de

l’établissement peuvent être suivies en temps réel,

ainsi que l’utilisation des espaces, avec des alarmes

en cas de dysfonctionnement pour apporter de la

réactivité et maintenir le confort.

D’autres fabricants proposent des contrôleurs

d’ambiance communicants et des solutions complètes

de GTC répondant au décret BACS ; citons

notamment ABB ou encore Distech Controls,

Legrand et Schneider Electric, qui possèdent tous

des références et des solutions adaptées au secteur

hôtelier, avec des déclinaisons de solutions plus ou

moins étoffées, en fonction des besoins de chacun

et de l’identité de l’hôtel.

Rénovation de l’éclairage pour allier efficacité

énergétique et confort visuel des occupants

« En matière d’éclairage, chaque espace d’un hôtel

a des besoins et des contraintes spécifiques. Les systèmes

de gestion d’éclairage intelligent permettent

d’interconnecter ces espaces tout en s’adaptant

aux exigences propres à chaque local. Grâce à des

technologies modernes comme KNX ou DALI, il

est désormais possible, via un seul système, de proposer

un éclairage parfaitement adapté à chaque

usage », explique Cyril Petit pour B.E.G. France.

Dans les parties communes – couloirs, halls,

sanitaires, etc. –, les détecteurs de présence

permettent d’ajuster l’éclairage en temps réel et

garantissent un confort optimal pour les utilisateurs,

tout en éteignant ou réduisant automatiquement

la lumière en cas d’absence, conformément

à la réglementation. ...

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LES DOSSIERS DU MOIS

Détecteur de mouvement PD4N-1C-FP B.E.G. pour zones de circulation installé dans un couloir d’hôtel.

© B.E.G.

Mini-détecteur

PD9-M-1C-SDB-IP65

dédié aux locaux

humides.

...

GTB

« Pour les espaces de réception, de restauration ou les

bars, le système prend également en compte l’éclairage

naturel, ce qui permet de diminuer l’intensité

des lumières artificielles et de réduire significativement

la consommation d’énergie. Ainsi, l’éclairage

s’active uniquement lorsque cela est nécessaire »,

détaille l’expert de B.E.G.

Le projet d’éclairage couvre en général au minimum

les espaces communs, qui, sans dispositif

de gestion, restent souvent allumés à pleine puissance

en permanence, entraînant des consommations

énergétiques inutiles. « Les interventions

concernent également les espaces de vie de l’hôtel

– salles de réunion, séminaires, restaurants, bars,

saunas, etc. – avec des solutions permettant de créer

des ambiances lumineuses évolutives, adaptées aux

différents moments de la journée et toujours selon

les besoins réels de chaque espace », poursuit Cyril

Petit. Par exemple, dans un hôtel, un système de

pilotage horaire a été mis en place, offrant des

ambiances lumineuses distinctes (matin, aprèsmidi,

soirée) dans des espaces comme le spa, le

restaurant ou le bar. Des tableaux de commande

locaux permettent au personnel de reprendre

manuellement le contrôle si nécessaire, tout en

assurant l’extinction automatique des zones en

dehors des heures d’ouverture.

En plus des réductions significatives de consommation

permises par une gestion intelligente de

l’éclairage, cette approche offre trois avantages

majeurs :

- Évolutivité : les solutions ne sont plus limitées par

l’installation ou le câblage initial. Elles peuvent

s’adapter et évoluer facilement selon les besoins

et les réaménagements.

- Sécurité : même en cas de panne d’un équipement,

le dispositif reste opérationnel grâce à une

intelligence répartie, assurant un fonctionnement

dégradé mais maintenu.

© B.E.G.

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© Zennio

54 j3e 922 / NOVEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr

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AVIS D’EXPERT

L’hôtel Bleu souhaitait

mettre en place des

installations technologiques

modernes pour répondre

aux exigences actuelles

des voyageurs en

termes de confort et de

services personnalisés.

Les principaux objectifs

poursuivis étaient :

• Améliorer l’expérience

client : grâce à un contrôle

centralisé de l’accès, de la

température, de l’éclairage

et des rideaux motorisés,

offrant ainsi un confort

sur mesure optimal et des

ambiances personnalisées

selon à la fois les moments

de la journée et les

préférences des clients.

• Simplifier la gestion : en

centralisant les commandes

pour faciliter le travail de

l’exploitant et du personnel

technique.

• Optimiser les coûts

énergétiques : via des

scénarios intelligents et

Le bar et l’entrée de l’hôtel Bleu.

LES DOSSIERS DU MOIS

- Pérennité : ces installations garantissent un bâtiment

durable, capable de s’adapter aux évolutions

futures et de suivre la vie du bâtiment sur

le long terme.

Les nouvelles technologies mises en place, qu’elles

soient destinées au personnel ou aux clients,

doivent reposer sur des interfaces simples, intuitives

et claires. « La supervision centralisée de

l’éclairage via la ViSTATION de B.E.G. permet de

créer des tableaux de commande virtuels accessibles

depuis un PC, une tablette ou un smartphone. Ces

interfaces peuvent prendre la forme de boutons de

pilotage virtuels (tuiles interactives) et la visualisation

des espaces est réalisée sur des plans 2D ou des

arrière-plans personnalisés. L’objectif est de bien cerner

les besoins avec le gestionnaire et de concevoir

une interface ludique, explicite et facile d’utilisation

pour tous », ajoute l’expert de B.E.G.

De façon générale, les systèmes de gestion de

l’éclairage, aussi bien en rénovation que sur du

neuf, reposent sur les protocoles standards DALI

et/ou KNX. « Ces protocoles standards permettent

également de communiquer avec les autres lots

techniques, par exemple la CVC, et il est ainsi pos-

Un complexe hôtelier qui allie confort,

design et performances : l’hôtel Bleu à

Carry-le-Rouet

Grégoire Terrier, directeur commercial Zennio France

BMS Zennio – exemple

de suivi ou comparaison de

consommations de chambres.

l’automatisation, réduisant

ainsi la consommation

d’énergie.

• Renforcer l’image

écoresponsable : en

intégrant des solutions

durables et innovantes.

La solution Zennio, qui

s’appuie sur le protocole

GTB

© Zennio

© Zennio

KNX, a été mise en

place par l’intégrateur

Cust’Home, et déclinée

au sein de l’établissement

au travers de la

supervision centralisée

du BMS de Zennio qui

contribue à faciliter la

gestion quotidienne

des installations, mais

aussi l’optimisation

des consommations

énergétiques.

La GTB BMS Zennio

centralise, en sus des

fonctions CVC, le contrôle

d’accès aux chambres et

aux bornes pour véhicules

électriques. Des scénarios

automatisés ont été mis en

place pour la gestion de

l’occupation des chambres,

l’extinction automatique

en cas d’absence, le

Écran tactile de gestion centralisée en chambre.

pilotage des éclairages, des

rideaux motorisés, de la

climatisation, etc.

Des actionneurs ALLinBOX

Zennio ont notamment

été mis en place dans les

chambres pour l’intégration

au réseau BMS et le contrôle

de l’ensemble des capteurs

d’ambiance et des systèmes

de la chambre.

Des interfaces DALIBOX

Broadcast et KLIC-DI V2

(Daikin) permettent le

contrôle respectivement de

l’éclairage et du système de

climatisation-chauffage.

En résumé, l’hôtel allie ainsi

technologie, efficacité et

respect de l’environnement,

pour une offre haut

de gamme qui répond

complètement aux objectifs

des décrets BACS et tertiaire.


sible de remonter les données, via une interface IP

ou BACnet, pour une gestion globale du bâtiment.

B.E.G. propose en outre son expertise dès la phase

de prescription auprès des bureaux d’études électricité,

mais aussi au niveau de l’intégration et de la

mise en service des installations », conclut l’expert.

Des aides financières sont disponibles pour les

TPE comme pour les grands établissements

Les hôtels, comme tous les bâtiments tertiaires,

peuvent bénéficier de plusieurs aides financières,

souvent cumulables, pour réduire le coût des travaux

de rénovation énergétique de leurs établissements,

citons :

- les certificats d’économies d’énergie (CEE), qui

peuvent s’appliquer sur plusieurs volets (sous-comptage,

système de mesurage et de suivi des consommations,

fiches d’opération standardisées sur les

volets de la rénovation des systèmes CVC ou bien

sur l’isolation de l’enveloppe du bâtiment) ;

- le prêt vert ou encore le prêt éco-énergie de

Bpifrance ;

- le tremplin pour la transition écologique des

PME de l’ADEME ;

LES DOSSIERS DU MOIS

GTB

- les aides forfaitaires du « fonds tourisme durable »

accordées par l’Ademe et qui concernent toutes

les études et investissements pouvant être réalisés

pour répondre aux impératifs de la transition

énergétique : les économies d’eau et d’énergie, la

réduction des déchets et du gaspillage alimentaire,

la décarbonation, la mobilité durable ;

- le crédit d’impôt à la rénovation des TPE-PME

du tertiaire.

« Au sein de la solution la GTB Light Smart & Connective,

il y a également la possibilité d’obtenir une source

de revenus supplémentaire grâce à "l’add-on Effacement",

qui va permettre de valoriser la flexibilité énergétique

des bâtiments. En partenariat avec des acteurs

spécialisés comme Tilt, les établissements peuvent

participer à des programmes d’effacement et percevoir

jusqu’à 1 € par mètre carré et par an selon leur profil

de consommation. C’est une opportunité particulièrement

intéressante pour le secteur CHR, où les surfaces

sont importantes et les usages énergétiques réguliers »,

détaille Clément Bamy, responsable commercial de

Smart & Connective.

Jean-François Moreau

j3e 922 / NOVEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 55

. . . . . . . . .


DÉVELOPPEMENT

Propos recueillis

par Alexandre Arène

© ABB

‘‘

KNX n’est pas seulement une

technologie haut de gamme, c’est une

solution adaptée à tous les bâtiments.

’’

Lucy Han

Membre du conseil d’administration de KNX

Association et Business Line Manager Building

Automation chez ABB

Depuis plus de trente ans, KNX fait figure de standard incontournable de la gestion technique

du bâtiment. Longtemps associé en France au résidentiel haut de gamme, ce protocole ouvert

et interopérable est adapté à tous les types de bâtiments, du logement individuel au grand

tertiaire. Lucy Han, membre du conseil d’administration de KNX Association, revient sur la

polyvalence du protocole, son évolution vers plus d’efficacité énergétique et d’intelligence,

ainsi que sur les initiatives visant à démocratiser son usage, notamment sur le marché français.

j3e - Vous êtes membre du conseil d’administration de

KNX au niveau mondial, en tant que représentante d’ABB.

Pouvez-vous expliquer comment KNX s’adapte à tous les

types et toutes les tailles de bâtiments à travers le monde ?

Lucy Han - Le protocole de communication ouvert KNX a été

créé en 1990 grâce à une collaboration entre quinze entreprises

Européennes, parmi lesquelles ABB, Siemens, Gira, Schneider

Electric, Jung, Merten et Berker. Ces sociétés se sont regroupées

au sein de l’European Installation Bus Association (EIBA),

avec pour objectif de développer une norme unifiée pour

l’automatisation des bâtiments fondée sur la technologie bus.

L’objectif a toujours été de créer une technologie indépendante

des fabricants, où tous les équipements peuvent dialoguer entre

eux. KNX a été conçu dès le départ pour l’automatisation des

maisons et des bâtiments, aussi bien résidentiels que tertiaires.

Contrairement à une idée reçue, il n’a jamais été limité à un

seul secteur : il s’adapte à l’automatisation des logements, du

petit tertiaire et des grands bâtiments commerciaux.

j3e - Selon une étude publiée par le Gimelec, le marché

français du petit tertiaire est peu équipé de BACS,

alors que les grands bâtiments le sont déjà.

Est-ce une opportunité pour KNX ?

L. H. – Oui en effet c’est une très belle opportunité. Les

grands bâtiments sont généralement équipés de systèmes

d’automatisation, mais c’est plus rarement le cas dans

le secteur du petit tertiaire. KNX est donc une réponse

pertinente car il s’agit d’un protocole flexible et évolutif.

Contrairement à certaines solutions qui nécessitent un

investissement initial très important, KNX peut être

déployé progressivement, par étapes. C’est un système

modulaire, simple à mettre en œuvre par les installateurs.

C’est pourquoi il est bien implanté dans le résidentiel.

Mais il est également utilisé dans de nombreux projets

tertiaires. En France, par exemple, le système KNX d’ABB

est déjà déployé dans des projets emblématiques tel que le

complexe de bureaux Organdi, contribuant à améliorer le

confort et la performance énergétique. À Milan, le siège

social d’Accenture utilise le système i-bus® KNX d’ABB pour

superviser et piloter l’ensemble des installations du bâtiment,

réduisant la consommation électrique de 700 000 kWh par an,

soit une économie d’énergie de 18 %.

En Chine, les systèmes KNX d’ABB sont également déployés

dans les principaux aéroports. KNX n’est pas limité aux projets

de petite taille, il couvre toutes les typologies de bâtiments et

permet de prendre en charge l’éclairage, la gestion des stores,

le CVC ou encore l’efficacité énergétique.

j3e - Vous avez évoqué les solutions spécifiques

développées par ABB pour élargir les usages de KNX,

comme ClimaEco. Pouvez-vous préciser ?

L. H. - Historiquement, KNX est très performant dans

la gestion de l'éclairage et des stores, souvent associé au

protocole DALI. Pour aller plus loin, ABB a développé

ClimaEco, une solution KNX dédiée au CVC. L’idée est

de proposer une approche complète : éclairage, stores,

chauffage, climatisation, ventilation, le tout piloté via KNX.

Cela permet une véritable interaction entre les applications.

Par exemple : ajuster l’éclairage et les stores en fonction de

l’ensoleillement, adapter la ventilation selon l’occupation des

lieux, ou optimiser la consommation énergétique, permet

de réaliser jusqu’à 30 % d’économies d’énergie. C’est déjà une

réalité depuis plusieurs années, et cela va s’amplifier avec

l’intégration de la gestion énergétique.

56 j3e 922 / NOVEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr


DÉVELOPPEMENT

Propos recueillis

par Alexandre Arène

© ABB

Le site d'ABB à Beynost (01) est équipé en KNX.

j3e - Et concernant la présence mondiale de KNX ?

L. H. - KNX est très développé en Europe et en Asie. Il

est le protocole numéro un en Chine sur ce marché, avec

des références majeures dans les aéroports et l’hôtellerie

notamment. Au Moyen-Orient, il

est largement utilisé dans les grands

ensembles tertiaires. En Amérique

latine, nous avons des intégrateurs

actifs et de grands projets au Brésil et

au Mexique. L’Amérique du Nord est

plus difficile à pénétrer, car le marché

est très normé, en raison notamment

de la certifications UL, et dominé par

d’autres standards. Mais l’Association KNX poursuit ses

’’

efforts pour s’y implanter, car c’est un marché très important.

j3e - Venons-en à Building Pro, solution ABB

développée en France. Quelle est son origine et sa place

dans votre stratégie mondiale ?

L. H. - Building Pro est né de l'acquisition de Newron par

ABB il y a environ dix ans. Newron, créé par Serge Le Men,

était spécialisé dans la technologie OpenBOS très ouverte

et flexible. ABB a choisi de capitaliser sur cette technologie

pour proposer une solution BMS (Building Management

System) moderne et évolutive. Nous l’avons adaptée pour un

usage international, avec une architecture en trois niveaux :

les appareils (capteurs, contrôleurs), la couche Edge

(collecte et traitement local des données), et la visualisation

(via le Cloud ou en local). Cela permet le monitoring et

l’optimisation de la consommation d'énergie, basées sur les

données, pour différents types de bâtiments. Building Pro se

décline en plusieurs versions Edge, Small, Medium, Large,

XLarge, en fonction de la taille du bâtiment et le volume de

données à gérer.

‘‘

La France fait partie des

marchés les plus avancés sur

ces sujets, avec une forte culture

autour de l’énergie et de la

durabilité.

j3e - Quelle est votre vision pour le marché français

et mondial de la GTB/Building Automation ?

L. H. - La France fait partie des marchés les plus avancés

sur ces sujetsavec une forte culture autour de l’énergie et de

la durabilité. On y trouve beaucoup

d’entreprises innovantes dans les

domaines de l’IoT, les logiciels et les

équipements. Pour ABB, la France

est l’un des premiers pays où nous

souhaitons déployer nos solutions

numériques. Plus largement, le secteur

connait une transformation majeure :

passer de l’automatisation traditionnelle

à des bâtiments véritablement intelligents, intégrant IoT,

Edge, intelligence artificielle et gestion énergétique.

Chez ABB, notre stratégie est claire. Nous voulons développer

des équipements connectés et IoT, enrichis de plateformes

Edge flexibles et évolutives et de logiciels modulaires,

accessibles et orientés solutions. Chez ABB, cette stratégie est

mise au service du développement durable : réduction des

consommations et des émissions, prolongation de la durée

de vie des équipements, confort et santé des occupants, etc …

j3e - Et pour KNX, quelles perspectives ?

L. H. - KNX est au cœur de cette stratégie. ABB investit

pour enrichir le portefeuille KNX, en intégrant plus

d’intelligence, d’efficacité énergétique et d’IA. KNX

doit se démocratiser pour adresser les projets de taille

intermédiaire, notamment en France où la réglementation

(décret BACS) encourage à équiper un grand nombre de

bâtiments de taille moyenne qui ne disposent pas encore

de gestion technique des bâtiments (GTB). Notre vision est

claire : KNX n’est pas seulement une technologie haut de

gamme, c’est une solution adaptée à tous les bâtiments.

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SOLUTIONS

Détection de mouvement

Un détecteur associant design moderne

et technologie avancée

Le détecteur de mouvement B.E.G. Aleum Glow associe un design

moderne inspiré de deux cubes superposés à une technologie aboutie

pour offrir un éclairage précis, élégant et sécurisé, autant dans les

circulations intérieures qu’en extérieur. Sa lentille rectangulaire intègre

4 capteurs PIR indépendants, offrant une détection horizontale de 180°,

une protection verticale 360° anti-reptation, le tout sur une portée

réglable de 3 à 16 mètres. Proposé en blanc pur ou gris anthracite,

avec option de socle en saillie, il s’intègre facilement à chaque façade.

La version Glow ajoute un rétroéclairage d’ambiance en blanc neutre ou en RGB, ajustable en Bluetooth via

l’application gratuite B.E.G. One. Le mode « Fête » permet de maintenir l’éclairage en continu par marche forcée

sans BP, selon vos envies.

www.begfrance.com

© B.E.G.

© Legrand

Alimentation électrique

Une nouvelle génération de coffrets et d’armoires

de distribution électrique

Legrand, acteur mondial des infrastructures électriques et numériques du bâtiment, dévoile

XL3 HP, sa nouvelle génération de coffrets et d’armoires de distribution électrique, conçue avec et

pour les professionnels du tertiaire et de l’industrie. Associée

au logiciel XLPro4, cette gamme redéfinit la puissance : plus

simple à mettre en œuvre, plus modulaire, plus performante…

résolument innovante et durable. La gamme offre une puissance

sur mesure, de 160 A à 6300 A, l’offre XL3 HP couvre tous les

besoins de distribution de l’énergie dans les bâtiments du tertiaire

et de l’industrie, du commerce de proximité aux infrastructures

les plus exigeantes telles que les hôpitaux, aéroports ou centres de

données. Pour tous les projets tertiaires jusqu’à 6300 A, la suite

logicielle XLPro4 Calcul 6300 et XLPro4 Tableaux 6300 est le duo

indispensable pour gagner en efficacité.

www.legrand.fr

Appareillage

Schneider Electric réinvente Odace :

plus simple, plus épuré, plus durable

Schneider Electric présente la nouvelle génération d’Odace,

entièrement repensée pour les installateurs et architectes d’intérieur.

Issue de plus de 400 heures d’échanges avec les professionnels, la

gamme se recentre sur 12 références couvrant 95 % des besoins, pour

une préparation de chantier plus rapide et moins d’erreurs. Son système

breveté de régulation automatique garantit une pose précise, même sur

murs irréguliers. Compatible Wiser Home, Odace facilite l’intégration

de fonctions connectées sans modifier les habitudes de câblage. La

nouvelle ligne Odace Architecte introduit un format 7/8 et des matières

pleines pour s’adapter aux intérieurs contemporains. Fabriquée dans

une usine alimentée à 100 % en énergies renouvelables et intégrant

jusqu’à 74 % de plastique recyclé, la gamme affirme l’engagement de

Schneider Electric pour un habitat durable.

www.se.com/fr

© Schneider Electric

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SOLUTIONS

© SpeedComfort

Chauffage

Un module ventilé pour booster l’efficacité

des radiateurs à eau chaude

Les radiateurs à eau chaude restent l’équipement dominant des logements français, mais peinent à

chauffer rapidement et uniformément ; le module ventilé développé

par SpeedComfort propose d’en optimiser le fonctionnement.

Fixé sous le radiateur sans outil ni travaux, le dispositif s’active

automatiquement dès 33 °C et accélère la convection. Il ne génère pas

de chaleur supplémentaire, mais homogénéise l’air chaud et réduit le

temps nécessaire pour atteindre une température confortable, limitant

ainsi la sollicitation de la chaudière ou de la pompe à chaleur. En

baissant le thermostat de 1 à 2 °C, certains utilisateurs peuvent réaliser

jusqu’à 22 % d’économies d’énergie, selon l’isolation du logement. Une

version dédiée, SpeedComfort Pro, est prévue pour les installations

équipées d’une pompe à chaleur.

www.speedcomfort.com/fr

IRVE

Une solution logicielle qui redéfinit

la gestion des bornes de recharge

électrique

WAGO présente le WAGO Application Load Management (WALM),

une solution logicielle pour une gestion intelligente des parcs de recharge

pour véhicules électriques (IRVE). Adaptée aux besoins actuels et futurs, elle

optimise la répartition énergétique en fonction de la consommation et de la

production photovoltaïque, tout en maîtrisant les pics de demande. Facile à

installer et compatible avec les automates WAGO, WALM offre un pilotage

personnalisable, un accès local/distant via WAGOupload, et des mises à jour

gratuites, garantissant une gestion efficace et évolutive des IRVE. Le WALM

offre un pilotage personnalisable et dynamique sur les bornes (multimarques)

du marché via le protocole de communication standard OCPP, avec une ouverture possible

sur la supervision via OCPP (OCPP proxy), MQTT et Modbus/TCP.

www.wago.com/fr/

© WAGO

© WAGO

Coffrets de prises suspendus

Une solution pour apporter l’énergie au plus près

du poste de travail

Dans les ateliers, lignes de production ou zones de maintenance,

l’alimentation électrique doit souvent être disponible directement à

hauteur d’opérateur. Les coffrets de prises suspendus développés par

Walther-Werke répondent à cet enjeu en apportant une distribution

d’énergie sécurisée et adaptable. Le coffret type 641 concentre ces

fonctionnalités : prises NF ou CEE jusqu’à 5 pôles 32 A/400 V, protections

intégrées selon configuration, arrivée de câble par presse-étoupe

supérieur, options RJ45 et air comprimé 1/2" (classe 5, pression de service

16 bars), IP44 et fenêtre modulaire jusqu’à 2 x 9 modules. Les deux

anneaux de suspension et la poignée intégrée simplifient la mise en place,

notamment avec le jeu de chaînes 600KS01.

www.walther-werke.fr

j3e 922 / NOVEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr 59


3 QUESTIONS À

Propos recueillis

par Alexandre Arène

‘‘

Nous proposons une gamme

de régulateurs connectés par tageant

la même philosophie : robus tesse, fabrication

française, connectivité native.

’’

Frédéric Knittel

Chef de produit LACROIX Environment

© DR

Dans un contexte où les décrets BACS et tertiaire imposent une meilleure

maîtrise énergétique des bâtiments, LACROIX Environment propose une offre

entièrement tournée vers l’optimisation des usages et la régulation connectée.

Frédéric Knittel, chef de produit, explique comment LACROIX Environment

articule son action entre réseaux de chaleur et bâtiments, et présente le nouveau

régulateur CVC SOFREL B4TH, nativement connecté, interopérable et sécurisé.

j3e - Pouvez-vous présenter votre

activité et vos solutions pour

répondre aux enjeux de gestion

de l’énergie et aux décrets BACS

et tertiaire.

Frédéric Knittel – Chez LACROIX

Environment, nous intervenons d’une

part sur les réseaux de chaleur, et d’autre

part sur le bâtiment. Nous équipons les

réseaux de chaleur afin d’optimiser et

décarboner la production collective.

Nos régulateurs assurent l’interface

entre le réseau et le bâtiment. De l’autre

côté, nous agissons sur le bâtiment

lui-même, pour réguler et optimiser

les usages, sans dégrader le confort.

C’est tout l’enjeu des décrets tertiaire

et BACS. Nous avons mené une étude

avec l’École nationale supérieure d’Art

dramatique de Montpellier, selon la

méthodologie Empreinte Projet de

l’ADEME. En comparant un bâtiment

équipé de nos régulateurs connectés

SOFREL S4TH à un scénario identique

mais non connecté, nous observons

32 % d’économies d’énergie. Le retour

sur investissement est d’environ un an

et trois mois. L’empreinte carbone du

matériel lui-même est également plus

faible, car nos produits sont fabriqués

en France. L’étude complète, disponible

en ligne, montre factuellement l’intérêt

économique et énergétique des régulateurs

connectés, notamment grâce

au pilotage, en fonction de l’usage réel

du bâtiment et au suivi régulier des

consommations. Nous proposons une

gamme de régulateurs connectés partageant

la même philosophie : robustesse,

fabrication française, connectivité

native. Le SOFREL S4TH communique

via un protocole sécurisé vers la supervision.

Le SOFREL B4TH communique

en BACnet IP, demandé dans le bâtiment

pour interfacer équipements et

supervisions. Ce n’est pas une opposition,

mais un élargissement et le client

choisit en fonction de son besoin.

j3e - Quels sont les principales

caractéristiques et les points

différenciants du régulateur

SOFREL B4TH ?

F. K. - D’abord, la connectivité native,

avec un modem 4G intégré, un port

Ethernet, le basculement automatique

entre réseaux, et la configuration unifiée.

Pas besoin d’ajouter ou de paramétrer

un modem externe, tout est

embarqué, ce qui facilite le pilotage :

modification des consignes ou des

plannings, remontée d’alarmes, suivi

des consommations. Ensuite, la cybersécurité.

Nos solutions sont sécurisées

« by design » et s’inscrivent dans un

écosystème complet. Avec l’arrivée de la

directive NIS2, le niveau de cybersécurité

attendu monte pour tous les acteurs

et nos solutions permettent de s’y

conformer. Troisième point, l’interopérabilité.

Les produits sont conçus pour

le CVC et intègrent nativement les protocoles

M-Bus, Modbus et BACnet. Ce

sont des équipements spécifiquement

pensés pour l’efficacité énergétique des

bâtiments. Enfin, la simplicité. Nous

avons travaillé l’interface pour que

l’installation et l’exploitation restent

intuitives, tout en permettant aux

experts d’aller plus loin dans la configuration.

Trop de systèmes BACS sont

aujourd’hui sous-utilisés. Nous accompagnons

aussi tous les utilisateurs, de

l’intégrateur à l’exploitant jusqu’au personnel

administratif, via notre support

technique.

j3e - Quels sont vos marchés cibles ?

F. K. - Nous adressons tous les types

de bâtiments, avec principalement le

petit et moyen tertiaire, notamment les

communes, intercommunalités, conseils

départementaux, régions, collèges,

lycées, crèches, gymnases, médiathèques.

Nos solutions conviennent aussi aux

bailleurs sociaux et à certains réseaux

d’agences commerciales. Nos produits

peuvent fonctionner en autonomie ou

en multisites sans abonnement et sans

solution propriétaire imposée. Pour les

parcs importants, nous proposons une

supervision centralisée, LX SCADA.

60 j3e 922 / NOVEMBRE 2025 - www.filiere-3e.fr



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