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FOODTEC (FR) 02 2025

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d’hygiène alimentaire et de sécurité publique.

La spécification de produits de drainage

conçus de manière hygiénique aide tout

exploitant d’une unité de transformation des

aliments et des boissons à réduire considérablement

le risque de contamination bactérienne dans son

installation, à minimiser les coûts de nettoyage à

très court terme, et à améliorer la sécurité dans leur

fonctionnement.

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pesage et imprimantes

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La lutte la plus efficace et

la plus écologique contre les

insectes des denrées alimentaires

Avantages de ce traitement :

• Non toxique

Le traitement thermique fonctionne sans

produits chimiques, donc sans résidus

toxiques ni risques d'exposition.

• Polyvalent

La chaleur est efficace pour lutter contre de

nombreuses espèces nuisibles dans des

endroits difficiles d'accès tels que les silos,

les navires et les halls de production.

• Aucun risque de résistance

Les insectes des denrées alimentaires et les

punaises de lit ne résistent pas à la chaleur.

Un seul traitement suffit généralement.

Comment cela fonctionne-t-il ?

Le système est particulièrement adapté aux petits et

grands espaces et tue les nuisibles à tous les stades

de leur cycle de vie, des œufs aux insectes adultes.

Cela permet d'éviter pratiquement toute réapparition

du problème.

1. Les techniciens évaluent la situation et l'approche

2. Préparation du site

3. Installation de canons à chaleur

4. Chauffage à une température constante de 56 °C

pendant une durée déterminée, en fonction de la

situation. Surveillance à l'aide de sondes thermiques

afin de garantir une répartition homogène de la chaleur.

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ÉDITORIAL

PLACER LA BARRE TOUJOURS PLUS HAUT EN MATIÈRE D'HYGIÈNE

Le 16 septembre dernier, Hygiene for Food était au programme. Il s'agit d'un événement bisannuel

organisé par Agoria, EHEDG et Flanders Food, car la sécurité alimentaire reste la priorité absolue.

Et cela commence par une hygiène irréprochable. La manière dont vous y parvenez dans votre production

doit être consignée dans des procédures, mais ne doit jamais être gravée dans le marbre.

Parce que le législateur ne reste pas inactif et parce que nous pouvons tirer des enseignements

des connaissances acquises, sur les contaminations possibles, sur les meilleures pratiques et sur

les nouvelles technologies.

En d'autres termes, la barre en matière d'hygiène est placée de plus en plus haut. L'IFS et le BRC, par

exemple, ont renforcé leurs exigences afin de prouver la validation dans la pratique des différentes

étapes d’un processus de production, plutôt que sur papier. Plus tôt cette année, l'AFSCA a ajouté

un nouveau module à ses inspections en matière d'analyse environnementale. Il ne faut donc pas

s'attendre à ce que la sécurité alimentaire perde de son importance dans les années à venir. Au

contraire. Faites-en donc un pilier stratégique de votre gestion d'entreprise. La recherche d'une

hygiène permanente dans l'usine est en effet indissociable de l'excellence opérationnelle.

Hygiene for Food mettait cette année deux thèmes en avant. Le premier était « Safe by design » (la

sécurité dès la conception). Une bonne conception des processus, des « meilleures pratiques » en

matière de nettoyage et d'entretien, une surveillance ciblée de l'hygiène et une approche efficace

des problèmes de contamination sont essentiels, tout comme un système de gestion de la sécurité

alimentaire adapté et une culture de la sécurité alimentaire bien développée. Les conférences ont

abordé les nouvelles réglementations et démontré comment le choix des matériaux appropriés,

leur utilisation correcte et leur entretien adéquat contribuent directement à l'hygiène et à la sécurité

de l'environnement de production.

Le thème numéro deux, « Sustainable through innovation » (Durable grâce à l'innovation), était

également très actuel. En effet, de nombreuses entreprises alimentaires sont en pleine mutation,

en route vers une production plus durable. En innovant en permanence et en optimisant continuellement

les lignes de production, l'environnement et les processus, une usine alimentaire peut améliorer

ses normes d'hygiène tout en réduisant son empreinte écologique. Les innovations axées sur

les processus de nettoyage, par exemple en réduisant la consommation d'énergie, d'eau et/ou de

produits chimiques, contribuent à concrétiser les efforts vers plus de durabilité. Cela ouvre la voie à

une usine à l’hygiène toujours garantie, qui conjugue excellence opérationnelle et durabilité.

Puisse cette édition vous inspirer également dans votre quête d’excellence durable.

Bonne lecture!

Luc Ophals


Mul mediaal kennispla o rm voor de voedingsverwerkende- & drankenindustrie

COLOPHON

Année 4 | numéro 2 | 2025

Paraît 2 x par an

ÉDITEUR

SOMMAIRE

Kapellestraat 132/1

Bâtiment G

8020 Oostkamp

+32 50 36 81 70

info@louwersmediagroep.be

louwersmediagroep.com

RÉDACTION FINALE

Luc Ophals

ÉQUIPE DE RÉDACTION

Luc Ophals, Valérie Couplez, Kris Vandekerckhove,

Elize Noyez, Geert Van Cauwenberge, Tim Küsters,

Marjolein de Wit-Blok, Peter Van Oyen

GESTION DE PROJET

Alexander Dewaele

a.dewaele@louwersmediagroep.be

+32 477 22 41 29

Jonathan Huppez

j.huppez@louwersmediagroep.be

+32 490 39 81 37

SECRÉTARIAT

Elke Kina

Nancy Priem

Sylvie Vanneste

traffic@louwersmediagroep.be

PUBLICITÉ

Un PDF en haute résolution doit être fourni via

AdPortal. Si vous n’avez pas encore reçu de lien pour

le téléchargement, envoyez un mail à

traffic@louwersmediagroep.be

ABONNEMENT

Belgique: € 90,00 par an, hors tva

Hors Belgique: € 142,00 par an, hors tva

ING Bank BE33 3631 9320 5246

BIC BBRUBEBB

À l’att. de: Louwers Mediagroep

avec mention Foodtec

Information sur les abonnements

+32 50 36 81 70

CHANGEMENT D’ADRESSE

A signaler par écrit au moins 3 semaines avant le

déménagement à :

Kapellestraat 132/1 Bâtiment G, 8020 Oostkamp

RÉSILIATION

Sans avis écrit de résiliation deux mois avant

la fin de la période d’abonnement, celui-ci est

automatiquement prolongé d’un an.

LECTEURS CONTRÔLÉS

Foodtec est distribué par abonnement et par

diffusion ciblée et contrôlée vers: l’industrie

complète de l’alimentation et des boissons, dont

la viande, le poisson, les mollusques et crustacés,

les fruits et légumes, les huiles et les graisses, les

produits laitiers, les pâtes alimentaires, le fourrage,

le tabac, les fabricants, ,les grossistes et les

importateurs.

Pour rester gratuitement au courant de l’actualité,

suivez-nous sur les réseaux sociaux et inscrivez-vous

à notre newsletter.

GRAPHISME/DIRECTION ARTISTIQUE

studio@louwersmediagroep.be

IMPRESSION

Imprimerie Hendrix, Peer

Aucune partie de cette publication ne peut être reprise ou reproduite

sans l’autorisation écrite de l’éditeur et sans mention de la source.

Bien que ce magazine ait été réalisé avec le plus grand soin, éditeur

et auteurs ne peuvent être tenus responsables de la justesse et de

l’exhaustivité de l’information. Ils n’acceptent en conséquence aucune

responsabilité pour les dommages de toute nature, résultant d’actions

et/ou de décisions basées sur cette information.

8 La déshumidification, dernière étape importante du cycle de nettoyage

10 « Tout cocher pour un bureau prêt pour l'avenir »

12 L'IA comme prolongement de votre propre expertise

14 Un étiquetage plus intelligent, durable et prêt pour l’avenir

16 Carte blanche : Construire ensemble l'avenir du chocolat

20 De nouveaux sols pour une extension flexible

22 Stratégie de nettoyage optimale pour les abattoirs

24 Les étudiants de la Haute École Charlemagne développent

un cornet de glace innovant et inclusif

26 Validation sur papier ou validation réelle et ce que cela vous apporte

30 Vêtements de travail, impeccablement propres et aussi durables que possible

32 Observer les machines d'emballage à l'œuvre

36 Septante ans de produits et de services de qualité supérieure

38 Poignée bien pensée pour les seaux d'emballage

40 Solutions de drainage « sur mesure » et 100% hygiéniques

44 Remplissage étanche à la poussière et efficace, même en cas de

changements réguliers de produit

46 Du code linéaire au code bidimensionnel : une évolution inévitable

48 Mouterij Albert sort des sentiers battus avec les chaînes porte-câbles à

roulettes igus

50 L’expertise en étalonnages accrédités BELAC

54 La sécurité ne doit pas nécessairement être complexe

56 Les traitements thermiques éliminent les insectes alimentaires

de manière non toxique

58 Cartographier la consommation d'énergie grâce à la mesure

du débit volumétrique

60 Pouvons-nous faire des choix plus durables en matière de lubrifiants ?

62 Investissement de 6 millions d'euros pour embouteiller des bouteilles

réutilisables

64 Partenaires de Foodtec


32

10

36

22

40

20

24

46

Photo de couverture :

Markem-Imaje

60


La déshumidification,

dernière étape importante

du cycle de nettoyage

Des études scientifi ques montrent que plus l'air est humide, plus les bactéries telles que la listeria monocytogenes et la campylobacter ont de chances de se propager..

Texte Valérie Couplez | Photos Munters

Utilisez-vous déjà la déshumidification dans votre production alimentaire ? Même une quantité infime de bactéries Campylobacter ou Listeria monocytogenes peut

avoir des conséquences désastreuses. Des études scientifiques montrent que plus l'air est humide, plus les bactéries ont de chances de se propager. En effet, elles ont

besoin d'eau pour soutenir leurs processus cellulaires. Une bonne maîtrise du niveau d'humidité dans votre production est donc essentielle pour créer des produits

alimentaires sûrs. C'est pourquoi de nombreuses entreprises en ont déjà fait la dernière étape de leur cycle de nettoyage et comptent sur la technologie de Munters

pour produire des aliments sûrs. Les chiffres prouvent que cela fonctionne.

L'importance de la déshumidification est indéniable. Les chiffres

prouvent noir sur blanc l'impact que cela peut avoir sur les bactéries et

donc sur la sécurité alimentaire dans votre production. Une étude (Qiu

et al., 2022) montre qu'à une humidité relative de 70 %, la croissance

bactérienne est 22,3 fois plus importante qu'à une humidité de 50 %.

Cela signifie qu'une réduction de l'activité de l'eau a un effet considérable

sur la croissance microbienne. On peut, par exemple, observer

un allongement du temps de latence et une diminution de la vitesse

de croissance et de la production cellulaire.

la réhydratation créent une sécheresse et un stress hydrique qui affaiblissent

la membrane cellulaire de la bactérie et la rendent perméable.

La combinaison du nettoyage, de la désinfection et du séchage rapide

s'est avérée particulièrement efficace pour réduire la croissance microbienne

en seulement quatre jours.

Forte diminution de Listeria monocytogenes

grâce à un séchage rapide

Une étude publiée dans l'International Journal of Food Microbiology

souligne l'importance cruciale du contrôle de l'humidité et du séchage

rapide dans la lutte contre la Listeria monocytogenes. Cette bactérie,

qui peut se développer même à la température du réfrigérateur et

former des biofilms résistants, pose des défis particuliers à l'industrie

alimentaire. Un séchage intensif et une réhydratation contrôlée sont

essentiels pour réduire la viabilité de la bactérie et endommager les

membranes cellulaires. Cela permet d'améliorer les conditions d'hygiène

dans les zones de production alimentaire. Le séchage rapide et

8 FoodTec.be/fr


Pourquoi choisir

la technologie de

déshumidification Munters ?

• Séchage à toutes les températures,

même en dessous de 0 °C ;

• Faible humidité relative (HR) même à

basse température ;

• Évaporation plus rapide de l'eau à

faible point de rosée (faible HR) ;

• Temps de séchage plus courts après le

nettoyage ;

• Effet maximal du désinfectant ;

• Pas de formation de condensation

dans et derrière les évaporateurs (évite

la contamination croisée) ;

• Consommation d'énergie réduite des

installations de refroidissement.

L'utilisation effi cace des déshumidifi cateurs Munters permet de réduire le nombre d'infections.

« En traitant les caisses pendant deux heures à l'aide d'un système de

déshumidification Munters, on a obtenu une réduction remarquable du nombre

total de germes, indicateur de la présence de campylobacter. »

Baisse notable du nombre total de germes

pour le campylobacter

Une autre étude (Dzieciolowski et al., 2022) apporte également des

preuves convaincantes de l'efficacité des déshumidificateurs Munters

pour réduire considérablement les niveaux de contamination par la

bactérie Campylobacter sur les caisses de transport. En traitant les

caisses pendant deux heures avec de l'air sec et chaud à l'aide d'un

système de déshumidification Munters, on a obtenu une baisse remarquable

du nombre total de germes, indicateur de la présence de

Campylobacter. Cette réduction, qui correspond à une diminution

moyenne de 3,4 logs, illustre l'impact profond de la technologie Munters

dans la lutte contre les menaces microbiennes. La réduction du

nombre total d'entérobactéries après le traitement avec les déshumidificateurs

Munters a été substantielle (réduction de 3,8 log). L'utilisation

efficace des déshumidificateurs Munters permet donc de réduire

le nombre d'infections.

Différence entre le séchage par

refroidissement et le séchage par adsorption

Le séchage de l'air peut être effectué de différentes manières. Le séchage

par refroidissement et le séchage par adsorption sont les techniques

les plus courantes. Le séchage par refroidissement utilise un système

de refroidissement fermé et un ventilateur. L'air est acheminé le

long d'un bloc d'évaporation froid, ce qui provoque la condensation de

la vapeur d'eau en raison du refroidissement intense. La vapeur d'eau

condensée est collectée dans un bac de récupération et évacuée via un

tuyau vers un réservoir de collecte ou les égouts. Le séchage par adsorption

(inventé par Carl Munters) utilise des agents dessiccants très

efficaces tels que le gel de silice, qui absorbent l'humidité dans la phase

vapeur. Ces substances sont imprégnées sur une roue céramique rotative.

L'air humide est soufflé à travers cette roue, laissant derrière lui

l'humidité. L'air séché quitte ensuite le séchoir à adsorption. La partie

saturée du rotor est régénérée avec un débit d'air plus faible en ajoutant

de la chaleur. Cela peut se faire à l'électricité, au gaz ou à la vapeur, mais

la chaleur résiduelle permet également de régénérer une grande partie.

L'air chaud et humide est ensuite évacué vers l'extérieur. Le séchage

par adsorption est essentiel dans l'industrie alimentaire. Grâce à des

technologies telles que le rotor Munters, la condensation est évitée sans

qu'un bac collecteur soit nécessaire. Ce rotor a un effet antibactérien et

est chauffé toutes les 8 minutes à des températures supérieures à 60 °C,

ce qui maximise l'effet de séchage. Découvrez comment Munters peut

vous aider à améliorer votre cycle de nettoyage. ■

L'impact d'un séchage rapide est remarquable après seulement quatre jours.

FoodTec.be/fr

9


Texte Valérie Couplez | Photos Ekkow

« TOUT COCHER POUR UN

BUREAU PRÊT POUR L'AVENIR »

Pour VEGA, un bureau est plus qu'un simple bâtiment. Le nouveau siège social devait donc avant tout être un lieu où les dix-neuf employés pourraient se sentir chez eux.

La visite guidée dans les nouveaux locaux effectuée par Industrial Automation dans les nouveaux locaux a clairement montré que l'entreprise avait largement atteint

son objectif. L'aspect industriel des lieux n'a en rien altéré la chaleur que nous avons ressentie.

Peter Leemans : « L'idée de départ était d'apporter une

touche chaleureuse au bureau. La pandémie du Covid

nous a fait prendre conscience de l'importance des

discussions informelles autour de la machine à café. »

Les anciens et les nouveaux locaux de VEGA,

situés à la périphérie de Bruxelles, sont distants

de 1,4 kilomètre. « Réduire cette distance

au maximum était le critère principal

dans la recherche d'un nouveau site. Après

tout, c'est pour nos collaborateurs que nous

déménageons. En raison de la croissance enregistrée

ces dernières années, les locaux datant

des années 70 n'offraient plus suffisamment

d'espace. Nous ne pouvions même plus

tous occuper un seul étage, alors que chez

VEGA, nous croyons fermement à la cohésion.

Notre nouveau siège devait littéralement

nous réunir à nouveau et être proche, afin de

garder tout le monde à bord », entame Peter

Leemans, directeur général de VEGA SA.

« Le nouveau siège devait

littéralement nous rapprocher et être

situé à proximité, afi n de garder tout

le monde à bord. »

1500 m²

Cela n'a toutefois pas facilité la recherche d'un

nouveau site. Celle-ci a finalement duré cinq

10 FoodTec.be/fr


L'équipe de VEGA est particulièrement satisfaite du nouveau siège social.

ans et s'est terminée par la construction d'un

nouveau bâtiment sur l'Alfons Gossetlaan à

Dilbeek, à l'emplacement de l'ancienne imprimerie

Corelio. Depuis quelques mois, VEGA

occupe tout un étage du numéro 36, d'une

superficie d'un peu moins de 1 500 m². Le

jaune caractéristique de VEGA est le leitmotiv

de ce bâtiment. Il relie tous les espaces, de la

cuisine aux trois salles de réunion en passant

par les postes de travail flexibles, pour créer

un lieu de travail particulièrement accueillant.

La conception est l'œuvre de Captif. « Le

point de départ était d'apporter une touche

chaleureuse au bureau. La pandémie du Covid

a certes permis à de nombreuses entreprises

de découvrir le télétravail, mais pour

nous, cela a surtout été l'occasion de réaliser

à quel point les conversations informelles autour

de la machine à café sont importantes. Il

faut donc donner à vos employés une bonne

raison de venir au siège social. C'est ce que

nous essayons de faire ici, avec des chaises

ergonomiques, un bureau assis-debout, un

espace de détente... et même des douches. »

Salle de formation

Mission clairement réussie pour les dix-neuf

employés de VEGA. Peter Leemans : « L'un

des collaborateurs externes a déjà fait savoir

avec un clin d'œil qu'il préférait désormais

rester un peu plus longtemps dans le plus

beau siège social du monde. Nous espérons

que tout le monde se plaît ici. » Le bâtiment

est donc bien plus qu'un simple pas en avant

et une taille supplémentaire. « Nous avons

« Entre-temps, nous avons déjà organisé nos

premières formations. À terme, nous souhaitons

mettre en place une offre complète. »

pu cocher toutes les cases pour en faire un

siège social prêt pour l'avenir », commente

Pieter Leemans en nous faisant visiter leurs

nouveaux locaux. Une salle de formation

pour les clients figurait ainsi en tête de liste

des desiderata. « Dans le passé, nous résolvions

ce problème en nous rendant chez les

clients. Mais tout le matériel ne peut pas être

transporté aussi facilement. » Il montre les

deux modèles de démonstration, qui sont

manifestement assez lourds et occupent une

place importante dans la salle de formation,

qui dispose d'ailleurs de sa propre cuisine et

terrasse. « Entre-temps, nous avons déjà organisé

nos premières formations. À terme,

nous voulons mettre en place une offre complète

: des cours théoriques aux formations

pratiques sur des solutions très spécifiques.

Nous cherchons également à être reconnus

comme prestataire de services dans le portefeuille

des PME, mais dans tous les cas, tout le

monde repart avec un certificat. »

Techniques de pointe

Et bien sûr, les techniques de pointe ne pouvaient

pas manquer à l'appel. « Il y a des panneaux

solaires sur le toit, nous chauffons avec

des pompes à chaleur, il y a un système de

ventilation, une protection solaire pilotée,

des bornes de recharge pour les véhicules

de société... En résumé, nous travaillons

désormais dans un bureau BEN », déclare

Peter Leemans avec le sourire. Il ne reste

plus qu'à régler les derniers détails avant

l'inauguration officielle. « Le parking vient

d'être construit. Il faut encore installer la signalisation.

Les espaces verts doivent encore

être aménagés... mais nous sommes tout de

même très heureux d'être déjà installés ici et

nous sommes impatients de partager cela

avec nos clients. ■

L'équipe de service a également reçu son propre espace,

baigné de lumière et partageant le même look & feel

industriel que le reste du siège social.

FoodTec.be/fr

11


Texte Valérie Couplez | Photos Mérieux NutriSciences | ktba

L'IA comme prolongement

de votre propre expertise

L'intelligence artificielle, quelle en est l’utilité pour le producteur alimentaire ? Jacco van Son, responsable Digital Tools chez Mérieux NutriSciences | ktba, voit tous les

avantages que cette technologie peut apporter, mais constate également que les entreprises alimentaires ont du mal à la mettre en œuvre au sein de leur organisation.

« Ne vous laissez pas intimider par l'ampleur et l'inconnu. Lancez-vous. À long terme, vous ne pourrez pas y échapper. Car l'IA deviendra indispensable pour travailler de

manière plus intelligente, plus efficace et plus sûre sur le plan alimentaire. »

L'IA est un outil d'aide et d'amélioration de l'effi cacité, mais

elle ne remplace pas l'expertise humaine fondamentale,

l'observation directe des processus ou le respect des

principes de sécurité alimentaire.

« L'IA deviendra indispensable pour travailler

de manière plus intelligente, plus efficace et plus

sûre sur le plan alimentaire. »

La plupart des responsables qualité ont déjà

demandé à ChatGPT de leur résumer les

points importants à retenir dans les nouvelles

législations. Avec une bonne invite et

une simple pression sur un bouton, vous obtenez

les réponses que vous cherchiez. Mais

vous pouvez aussi faire bien plus : mettre

en place un SOP (procédure opérationnelle

standard), créer des listes de contrôle

pour les audits internes, faire résumer des

normes, comparer une procédure à une exigence

GFSI, vous lancer dans des questions

complexes de sécurité alimentaire... « Cela

fonctionne bien, mais en réalité, ce n'est que

la partie émergée de l'iceberg. L'IA ne devient

vraiment intéressante que lorsque vous

commencez à travailler avec vos propres

données. Si vous cartographiez vos propres

processus, l'IA vous indique où vous pouvez

travailler de manière plus intelligente et

plus efficace. En d'autres termes, des outils

tels que ChatGPT ou Gemini vous aident à

acquérir de nouvelles connaissances. Ne les

considérez pas comme une fin en soi, mais

comme un moyen d'améliorer votre gestion

de la qualité. Pour passer du contrôle à la

maîtrise, de l'incertitude à la flexibilité. L'IA

peut, par exemple, évaluer les risques liés

à l'achat d'une matière première différente

afin d'éviter un éventuel rappel. »

Renforcer ce qui existe déjà

Pour Jacco van Son, la nécessité est claire.

« Les entreprises agroalimentaires disposent

souvent déjà d'une montagne de données.

Les quantités ne cessent d'augmenter, ce

qui rend de plus en plus complexe la découverte

des liens pertinents. Pour l'IA, ce n'est

qu'une formalité. » Il cite l'exemple de la mise

en œuvre de la législation CSRD. « Les règles

relatives aux émissions de scope 3 peuvent

à elles seules contenir des centaines, voire

des milliers de sources d'émissions. Comment

une entreprise agroalimentaire peutelle

y faire face ? Comment savoir ce qui me

convient ? Les grands modèles linguistiques

qui sous-tendent des outils tels que ChatGPT

ont toutefois été conçus précisément pour

analyser d'énormes quantités de données.

Ils peuvent renforcer ce qui existe déjà. »

Chez KTBA, ils en tirent déjà profit. « Pensez

à la combinaison des données provenant

du laboratoire et de l'environnement pour

aboutir à des conclusions qui peuvent être

utiles dans une analyse de risque dynamique.

Nous considérons l'IA comme une

extension de l'expertise dont nous disposons

en interne. »

Le leadership est crucial

Jacco van Son constate toutefois que l'accueil

réservé à l'IA dans l'industrie alimentaire est

pour l'instant mitigé. Et il trouve cela vraiment

dommage. « L'IA est pourtant un sujet

passionnant, car il est question de sécurité

alimentaire. On ne peut donc pas tout bouleverser

du jour au lendemain. Mais il faut réfléchir

à la manière dont l'IA peut vous aider

et adapter votre politique en conséquence.

Aujourd'hui, vous pouvez encore expérimenter,

tester ce que cela vous apporte. Demain,

les choses deviendront plus sérieuses. Les

développements vont si vite que ceux qui ne

se lancent pas maintenant seront désespérément

à la traîne. » Jacco van Son comprend

toutefois qu'il n'est pas si évident pour un

responsable qualité de se lancer. « Il a déjà

tellement de tâches à accomplir chaque jour...

Il manque souvent de temps pour prendre

du recul et identifier les points à améliorer au

sein de son organisation. Pour nous, le leadership

est donc un facteur clé pour une intégration

réussie de l'IA. L'IA est un outil d'aide

et d'amélioration de l'efficacité, mais elle ne

remplace pas l'expertise humaine fondamen-

12 FoodTec.be/fr


Jacco van Son : « Les développements vont si vite que ceux qui ne se lancent pas maintenant seront irrémédiablement à la traîne ».

tale, l'observation directe des processus ou le

respect des principes de sécurité alimentaire.

En fin de compte, l'intelligence avec l'IA reste

celle de l'être humain qui en fait usage. C'est

lui qui fixe le cap, c'est lui qui est aux commandes.

»

Trois étapes pour une mise

en œuvre réussie de l'IA

Mais par où commencer ? Jacco van Son identifie

trois étapes pour vous mettre sur la voie

du succès :

• Étape 1 Introduction de l'IA dans les tâches

quotidiennes en tant qu'assistant personnel

pour chaque collaborateur du département

assurance qualité. Déterminez à quoi

vous souhaitez utiliser l'IA et ce que vous

souhaitez atteindre. Déterminez les outils

autorisés et comment traiter les informations

confidentielles.

• Étape 2 Faites fonctionner l'IA avec les données

propres à votre entreprise, ce qui rendra

les processus internes plus efficaces

et permettra aux collaborateurs d'obtenir

plus rapidement des réponses à des questions

spécifiques à l'organisation.

• Étape 3 Utilisez l'IA pour améliorer les processus

d'assurance qualité et analyser les

données afin de pouvoir les utiliser dans

les rapports et le pilotage.

« Les données sont importantes et, en matière

d'IA, le principe « value in, value out »

s'applique. Plus vous utilisez vos propres

données, plus cela vous apportera de la valeur.

C'est également là que vous consacrerez

la majeure partie de votre temps dans

toute intégration d'IA : veillez à ce que les

bonnes données parviennent au bon endroit

de manière structurée. C'est là que nous aidons

nos clients : à définir la bonne vision

et à collecter les données nécessaires à cet

effet », conclut-il. ■

FoodTec.be/fr

13


Texte Kris Vandekerckhove | Photos PRESA

Un étiquetage plus intelligent,

durable et prêt pour l’avenir

L'étiquetage est, par définition, un maillon essentiel dans le secteur alimentaire. Non seulement pour fournir les informations correctes sur les produits, mais aussi pour

répondre aux exigences en matière de traçabilité, d'efficacité et de durabilité. PRESA, spécialiste des systèmes industriels d'identification, d'impression et d'emballage,

présente aujourd'hui le CAB Hermes QL, un système d'étiquetage qui répond précisément à ces exigences. Et plus encore...

Selon Jan Van Elsacker, responsable commercial étiquetage chez PRESA,

le Hermes QL se distingue par trois mots clés : compact, sans doublure

et connecté. « Nous connaissons bien la gamme de CAB depuis des

années, mais ce modèle change vraiment la donne », explique-t-il. « Il

combine une technologie éprouvée avec des innovations intelligentes. »

Étiquetage sans doublure (« linerless »)

Les étiquettes « linerless », c'est-à-dire sans support, sont en plein essor

depuis un certain temps déjà, mais selon Jan Van Elsacker, cette

technologie était souvent réservée aux installations de grande envergure.

« CAB commercialise désormais un système compact et modulaire

qui rend le ‘« linerless » accessible à un champ d'application

beaucoup plus large », explique-t-il. « C'est unique. Le Hermes QL est

beaucoup plus petit que les systèmes comparables, mais tout aussi

performant. C'est un avantage considérable pour les constructeurs de

machines et les entreprises alimentaires disposant d'un espace limité.

» L'aspect écologique ne doit pas être sous-estimé : la suppression

du papier support permet de réduire les déchets, les matériaux d'emballage

et les changements sur la ligne. « Un rouleau d'étiquettes sans

doublure contient jusqu'à 50 % d'étiquettes en plus qu'un rouleau classique

», souligne Jan Van Elsacker. « Cela signifie moins d'arrêts, plus

de continuité et des coûts réduits. »

Système compact et modulaire.

Le Hermes QL est beaucoup plus petit que les systèmes comparables,

mais tout aussi performant..

Automatiser sans compromis

Outre l'aspect environnemental, la productivité joue également un

rôle majeur. Le Hermes QL imprime et colle les étiquettes à la même

vitesse que les systèmes classiques. « Selon la configuration – pensez

aux bras d'application ou au positionnement sur la ligne –, des vitesses

allant jusqu'à 30 pièces par minute sont tout à fait réalisables »,

affirme Jan Van Elsacker. La conception modulaire permet d'intégrer

facilement le système dans les lignes existantes, sans transformation

majeure ni périphériques supplémentaires. Et comme CAB mise fortement

sur la standardisation, le Hermes QL est compatible avec de

nombreuses plateformes logicielles et pilotes d'impression.

Préparé pour l'industrie 4.0

Le Hermes QL a été conçu en pensant à l'avenir. « Nous constatons

que de plus en plus d'entreprises alimentaires misent sur l'intégration

des données, la surveillance à distance et la traçabilité », indique Jan

Van Elsacker. « Ce système y est parfaitement préparé. » Le Hermes QL

prend en charge un large éventail de protocoles de communication

tels que OPC UA, SOAP Webservices, HTTP/HTTPS, FTP/FTPS, DHCP,

NTP, SNMP, WebDAV, Zeroconf, SMTP, TIME, RawIP-Printing, LPD et

VNC. Grâce à cette large compatibilité, le système s'intègre facilement

dans les environnements ERP et MES existants, et est également prêt

14 FoodTec.be/fr


« Sans doublure, il y a moins de

déchets, moins de matériaux d'emballage

et moins de changements sur la ligne. »

Facilement intégrable dans les lignes existantes.

L'aspect écologique ne

doit pas être sous-estimé.

pour les applications avancées de l'Industrie 4.0. Le contrôle via des

systèmes PLC ou SAP est également prévu, notamment SAPscript,

SmartForms et Adobe Interactive Forms. PRESA apporte à ses clients

un soutien technique et stratégique : « Pour les entreprises qui ont

déjà bien avancé dans leur automatisation, c'est un choix logique. Et

celles qui en sont encore à leurs débuts choisissent avec Hermes QL

une solution prête pour demain. »

De la boulangerie à la multinationale

PRESA souligne que l'entreprise ne vise pas uniquement les grandes

installations industrielles. « Nous servons des clients de toutes tailles »,

explique Jan Van Elsacker. « De la boulangerie locale qui a besoin d'étiquettes

pour ses pains préemballés aux multinationales disposant de

lignes entièrement automatisées. Notre force réside dans notre flexibilité

et notre expertise technique. Nous sommes à l'écoute des besoins

du client et ne proposons pas une solution excessive, mais une

solution sur mesure. » Cette approche se traduit également dans la

collaboration après la vente. « Nos techniciens sont proches du client,

au sens propre comme au sens figuré. En cas de problème, ils peuvent

réagir rapidement. Pour nous, il ne s'agit pas seulement de livrer une

bonne machine, nous voulons établir une relation durable. »

Nouveau, mais avec de l'expérience

Bien que le Hermes QL soit un modèle récent, PRESA n'est pas seule

sur le coup. L'entreprise peut s'appuyer sur ses nombreuses années

d'expérience avec les systèmes CAB et sur une équipe technique solide.

« Nous sommes fiers d'être les premiers à distribuer cette solution

au Benelux », conclut Jan Van Elsacker. « Pour tous ceux qui souhaitent

combiner automatisation, durabilité et efficacité spatiale, c'est

une solution à ne pas manquer. » ■

Les étiquettes « linerless » sont en plein essor depuis un certain temps déjà.

Pour tous ceux qui souhaitent concilier automatisation, durabilité et optimisation de l'espace.

FoodTec.be/fr

15


Carte blanche

16 FoodTec.be/fr


Carte blanche

Peter Feld

CEO Barry Callebaut

Construire ensemble l'avenir

du chocolat

Le marché du chocolat évolue rapidement aujourd'hui. Les consommateurs continuent d'attendre un chocolat

au goût délicieux, mais leurs attentes sont de plus en plus élevées. Ils veulent un chocolat plus sain

et plus durable, en accord avec leurs valeurs. Dans le même temps, les marques doivent s'imposer dans

un environnement complexe caractérisé par des perturbations persistantes dans l'approvisionnement en

cacao et une concurrence croissante, tandis que le rythme de l'innovation ne cesse de s'accélérer. La question

n'est donc plus de savoir pourquoi nous devons innover, mais comment nous pouvons continuer à

captiver le consommateur moderne avec des expériences gustatives exceptionnelles.

Le goût reste essentiel – 65 % des adultes ont acheté du chocolat l'année dernière – mais ce qui définit un

goût exceptionnel est en train de changer. Nos études de consommation montrent une évolution dans

la consommation de chocolat, en particulier chez les jeunes consommateurs. Cela pose un défi crucial :

pouvons-nous encore surprendre et ravir ? La fermentation, les technologies lipidiques et les innovations en

matière de cartographie gustative permettent aux marques de créer de nouvelles expériences gustatives

cohérentes, leur permettant ainsi de se démarquer dans les catégories haut de gamme avec des profils

gustatifs plus distinctifs.

La demande croissante pour un chocolat plus sain redéfinit la catégorie. Notre étude révèle que 70 % des

consommateurs attendent des bienfaits fonctionnels de leur chocolat. Pour répondre à cette évolution,

les marques doivent revoir leurs stratégies de formulation : conserver les flavanols de cacao, développer

des formules sans produits laitiers et à base de plantes, et innover avec des recettes riches en protéines et

moins sucrées. Si elle est bien menée, cette approche stratégique permettra non seulement de répondre à

la demande, mais aussi d'ouvrir la voie à de nouveaux segments haut de gamme où se conjuguent saveur,

origine et fonctionnalité.

Au cours des douze prochains mois, le cacao devrait être plus difficile à obtenir. La fragilité de la chaîne

d'approvisionnement exige des solutions innovantes. En réinventant l'expérience du chocolat, avec un accent

sur la résilience et le goût, les marques peuvent élever leur offre à un niveau supérieur. Cela implique

d'explorer la prochaine génération d'enrobages et de fourrages à base d'alternatives végétales au cacao,

d'investir dans des technologies de cacao cultivé en laboratoire pour une sécurité à long terme et d'utiliser

une fermentation avancée pour ouvrir de nouvelles dimensions gustatives. Ces efforts permettront de créer

des portefeuilles de chocolats pérennes et d'accroître la valeur des marques.

Les emballages constituent un point de contact crucial, non seulement pour la protection, mais aussi

pour la façon dont les consommateurs perçoivent la qualité, la durabilité et la confiance dans la marque.

Aujourd'hui, plus de la moitié des consommateurs tiennent compte des labels de durabilité lors de leurs

achats. Le rôle des emballages dans la stimulation des préférences n'a donc jamais été aussi crucial. Des solutions

d'emballage stratégiques, notamment des matériaux recyclables et des formats adaptés à différents

besoins, peuvent stimuler la croissance et améliorer l'expérience utilisateur globale.

Auparavant, il fallait 24 mois entre l'idée et le lancement. Aujourd'hui, nos clients veulent que cela se fasse

en six mois. La flexibilité est essentielle sur le marché actuel. Les marques doivent cultiver des écosystèmes

d'innovation dynamiques et collaboratifs. Cela signifie qu'elles doivent utiliser l'IA pour développer des

recettes, collaborer avec des start-ups, des experts et des chocolatiers de renom, et utiliser des réseaux tels

que la Chocolate AcademyTM pour accélérer le développement des produits et améliorer la précision. Un

pipeline d'innovation plus intelligent et plus réactif, qui met l'accent sur les emballages flexibles, les conceptions

durables et la précision des saveurs, est essentiel pour réussir. ■

FoodTec.be/fr

17


Q-DNA : Un levier pour

professionnaliser la culture de

la sécurité alimentaire

Le contrôle et la surveillance de la culture de la sécurité alimentaire

sont plus que jamais au cœur des préoccupations des entreprises

alimentaires. Q-DNA, un projet d’innovation que nous menons en

collaboration avec UGent et Flanders’ FOOD, fait passer la gestion de

la sécurité alimentaire dans l’industrie alimentaire à un niveau supérieur.

Grâce à Q-DNA, nous pouvons commencer à mesurer la culture de la

sécurité alimentaire au sein d’une entreprise d’une manière concrète et

scientifiquement étayée et la rendre tangible.

Sur cette base, il est possible de prendre les mesures nécessaires pour

commencer à améliorer et à optimiser cette FSC. De cette manière,

l’organisation peut développer une FSC forte qui se propage dans toute

l’organisation, du PDG au magasinier.

Plus d’information

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Applications :

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Engrenages

Nettoyage


Texte & photos Elise Noyez

De nouveaux sols pour

une extension flexible

Le grossiste en fruits et légumes Vander Zijpen, situé à Asse, dispose depuis une quinzaine d'années d'un sol en acrylate de la société Deweco, basée à Kontich. Après toutes

ces années, celui-ci remplit toujours parfaitement son rôle. C'est pourquoi Vander Zijpen a de nouveau fait appel au spécialiste des sols coulés lors de ses récentes

extensions. Après le fondateur Frank De Weerdt, ses fils Joris et Wouter De Weerdt peuvent désormais eux aussi ajouter une réalisation chez le grossiste à leur palmarès.

« La plupart des zones

ont été posées et étaient

praticables en une seule

journée. »

À droite, le sol d'origine,

avec toutes ses

imperfections ; à gauche,

le nouveau sol coulé en

acrylate.

20 FoodTec.be/fr


Vander Zijpen a débuté comme grossiste traditionnel

en fruits et légumes, mais a vu ses

activités se développer systématiquement au

cours des dernières années. La production

propre de fruits et légumes prédécoupés ainsi

que de salades composées a notamment donné

un nouvel élan à l'entreprise. Lorsque cela

a nécessité une capacité de refroidissement

supplémentaire, l'entreprise a investi dans un

entrepôt adjacent. L'espace qui n'est pas utilisé

pour le stockage des produits prédécoupés

- environ 1 300 m² - est actuellement préparé

progressivement pour la production de purée

de pommes de terre et de purée de légumes

ainsi que pour d'autres plats.

La couleur d'un sol coulé en acrylate est extrêmement durable.

Transition fluide du béton

à l'acrylate

Avant les récents travaux de rénovation, le

sol du nouvel entrepôt n'était pas vraiment

optimal. Le sol en béton n'était pas adapté à

la production alimentaire et la suppression

de plusieurs murs avait laissé des irrégularités.

« À mesure que les espaces disponibles se

voyaient attribuer une fonction, nous avons

veillé à ce que les surfaces soient à nouveau en

parfait état grâce à un sol coulé en acrylate »,

explique Joris De Weerdt. « La dalle de béton

a d'abord été grenaillée, puis nous avons appliqué

successivement un apprêt, une couche

d'égalisation, une couche de sol colorée et

deux couches de finition. Cela semble compliqué,

mais cela ne représente au total que

4 à 5 mm. » Stefan Scholiers, responsable du

service technique chez Vander Zijpen, est surtout

surpris par la rapidité avec laquelle un tel

sol coulé est posé : « Les différentes couches

sèchent si rapidement que la plupart des

zones peuvent être posées et utilisées en une

seule journée. De plus, nous avons trouvé en

Deweco un partenaire extrêmement flexible.

Comme Joris l'a déjà indiqué, toute la surface

n'a pas été posée en une seule fois. Certaines

décisions ont été prises au cas par cas, ce qui a

nécessité une grande réactivité. À un moment

donné, par exemple, un mur a été supprimé

dans une pièce déjà terminée. Deweco a rapidement

réparé les dégâts causés. »

Revêtement résistant

à la chaleur

La rapidité de pose n'est qu'un des avantages

d'un sol coulé en acrylate ou PMMA. Ils créent

ainsi une surface résistante à l'usure, souvent

sans joints et facile à nettoyer. « Un sol coulé

en acrylate est entièrement conforme aux

normes HACCP », explique Stevens Scholier.

Vander Zijpen a vu ses activités se développer

systématiquement au cours des dernières années.

« De plus, vous pouvez adapter de nombreux

éléments à vos besoins spécifiques. Nous

voulions non seulement une surface antidérapante,

mais aussi un sol capable de résister

parfaitement à l'eau bouillante et à la vapeur

dans la zone chaude. Grâce à un revêtement

supplémentaire résistant à la chaleur, nous

sommes désormais rassurés. » Afin de distinguer

les différentes zones, Vander Zijpen a

opté pour des sols bleus et verts. « Ce qui est

appréciable, c'est que les couleurs sont durables.

Comme le sol est teinté dans la masse,

nous n'avons pas à craindre de devoir tout repeindre

dans quelques années. »

Raccords hygiéniques

Bien qu'un sol coulé en acrylate puisse en

théorie être posé sans joints, De Weerdt reconnaît

que la pratique est rarement aussi

simple. « Pour limiter les risques de dommages,

nous devons, par exemple, toujours

tenir compte des joints de dilatation dans le

support existant. Ceux-ci sont incisés après la

pose et remplis de manière élastique. Dans

les entreprises de transformation alimentaire,

il y a également de nombreux siphons de sol

et caniveaux. Nous incisons légèrement le

support à ces endroits afin que le sol coulé

s'adapte parfaitement et que tout puisse être

rendu étanche. Si vous le souhaitez, nous

pouvons également fournir des plinthes arrondies

en acrylate afin de créer un bac entièrement

étanche. » ■

Dans la zone chaude, le sol coulé en acrylate a été

recouvert d'un revêtement supplémentaire résistant

à la chaleur.

Vander Zijpen a opté pour des sols bleus et verts.

Ceux-ci s'assemblent parfaitement.

FoodTec.be/fr

21


Texte & photos Christeyns NV

Stratégie de nettoyage

optimale pour les abattoirs

À l’abattoir Euro Meat Group NV à Mouscron, 1 600 bovins passent chaque semaine sur la ligne d’abattage. Pour le nettoyage complet de l’environnement de production,

l’entreprise s’appuie sur l’expertise et les produits professionnels de nettoyage et de désinfection de Christeyns. La collaboration entre l’abattoir et Christeyns a commencé

par une révélation marquante.

À la recherche d’un soutien

L’abattoir Euro Meat Group (EMG) fait partie du groupe Cadus, qui

abat au total 2 750 bovins par semaine pour des tiers. Le groupe exploite

quatre abattoirs – à Mouscron, Rochefort, Zottegem et Liège –,

couvrant ainsi un quart du marché belge de l’abattage bovin. Christeyns

a rejoint le groupe en juin 2023. Dans l’abattoir de Zele, qui a fermé ses

portes fin juin 2024 pour des raisons économiques, les employés se

sont heurtés aux exigences microbiologiques de plus en plus strictes

de leurs clients concernant la Listeria monocytogenes.

Stijn Hellebuyck, responsable qualité chez EMG et Roch4Abatt, explique:

« Lorsque nous avons voulu augmenter notre niveau pour répondre

aux attentes de nos clients, nous avons eu le sentiment que

notre fournisseur de l’époque ne nous apportait pas le soutien nécessaire.

C’est pourquoi nous avons contacté Christeyns. Après quelques

discussions, nous avons immédiatement senti que Christeyns était

très impliqué dans la recherche d’une solution.»

« Christeyns se distingue par sa

méthode de travail rigoureuse »

Nettoyage intensif avec des résultats positifs

« Nous avons commencé par un premier projet avec deux jours de nettoyage

intensif selon un protocole biofilm mis en place par Christeyns.

Le résultat après ce nettoyage était impressionnant. L’abattoir de Zele

était notre plus ancienne entité et nous n’aurions jamais cru possible

d’obtenir un nettoyage aussi approfondi grâce à un protocole adapté.

Avec les produits enzymatiques, même les salissures les plus tenaces

et anciennes ont été éliminées. Ce fut une révélation pour nous, et une

étape importante pour améliorer notre niveau de nettoyage. C’était

aussi notre premier pas vers les exigences de qualité spécifiques de

certains clients », précise Stijn Hellebuyck.

Après cette première phase, Christeyns a également introduit un protocole

biofilm préventif. Ce protocole prévoit l’utilisation périodique de

produits enzymatiques pour éviter la formation de biofilms.

Transition vers christeyns

« Il n’a pas fallu longtemps avant que nous ne passions complètement

aux produits Christeyns pour le nettoyage à Zele », poursuit

22 FoodTec.be/fr


« Les collaborateurs de Christeyns réfl échissent avec nous en vue

d’un nettoyage et d’un traitement de l’eau optimaux. »

Stijn Hellebuyck. « Les autres sites du groupe, à Mouscron, Liège

et Rochefort, ont rapidement suivi. À Rochefort, un accord a également

été conclu pour la fourniture d’équipements de projection de

mousse. Cela montre la confiance que nous avons en Christeyns en

tant que partenaire. »

Approche rigoureuse

« Christeyns se distingue par sa méthode de travail rigoureuse. Un

suivi des satellites de nettoyage est effectué tous les quatre mois.

Notre interlocuteur chez Christeyns réalise notamment une titration,

ajuste le dosage si nécessaire et effectue un nouveau contrôle par

la suite. C’est crucial lorsqu’on travaille avec des produits chimiques.

Nous apprécions aussi le fait que les collaborateurs de Christeyns

réfléchissent avec nous pour proposer les produits, systèmes de

nettoyage et solutions de traitement de l’eau les plus adaptés. Enfin,

l’équipe est toujours joignable, ce que nous considérons comme un

grand avantage. » ■

FoodTec.be/fr

23


Texte Geert Van Cauwenberge | Photos Fevia

Les étudiants de la

Haute École Charlemagne

développent un cornet

de glace innovant et inclusif

Et si tout le monde pouvait déguster une glace sans souci ? Grâce à un cornet de glace innovant, Cornella, développé par des étudiants de la Haute École Charlemagne,

cela devient réalité. Ce produit inclusif et circulaire a remporté le premier prix des Food At Work Ecotrophelia Awards, un concours d'innovation organisé par Fevia qui

met les jeunes au défi de façonner l'alimentation de demain. Les jeunes talents misent fortement sur la santé, la durabilité et l'accessibilité.

Avec plus de 100 000 employés, l'industrie alimentaire

belge est le plus grand employeur

industriel du pays. Pourtant, le besoin en

talents techniques et scientifiques reste élevé.

« Aujourd'hui, plus de 6 000 postes sont

à pourvoir dans le secteur », explique Bart

Buysse, PDG de Fevia. « Les entreprises recherchent

principalement des profils STEM

tels que des technologues alimentaires, des

ingénieurs et des opérateurs. Avec les Food

At Work Ecotrophelia Awards annuels, nous

voulons inciter les jeunes à mettre leur créativité

au service d'une carrière dans l'alimentation.

»

Une finale savoureuse

Lors de la finale des Food At Work Ecotrophelia

Awards, qui s'est déroulée le 23 avril à

Wavre, douze équipes d'étudiants issus de

cinq hautes écoles et universités se sont affrontées

pour remporter le premier prix. Leur

mission ? Développer un produit alimentaire

innovant, durable et prêt à être commercialisé,

étayer leur projet par un business plan solide

et le présenter à un jury professionnel. Ce dernier

a évalué les candidatures en fonction du

goût, de la faisabilité technique, du potentiel

commercial, du respect de la réglementation

et de la pertinence sociale. Le premier prix a

été décerné à Cornella, un cornet de glace qui

permet aux personnes intolérantes au lactose

de déguster une glace sans problèmes digestifs.

Les étudiants ont enrichi le cornet d'une

L'équipe étudiante gagnante de la Haute École Charlemagne a développé avec Cornella un cornet de glace que les

personnes intolérantes au lactose peuvent également déguster.

24 FoodTec.be/fr


« L'alimentation de demain peut être saine, respectueuse de l'environnement

et accessible, sans pour autant sacrifier le goût ou le plaisir. »

La médaille d'argent a été décernée à des étudiants de l'Université catholique de Louvain : ils ont développé Shiki,

une boisson sans caféine à base de lion's mane, de pomme et de fl eur de sureau.

Dyna'shot (une cure de santé en cinq shots)

montrent que l'alimentation est de plus en

plus souvent utilisée pour soutenir la santé

physique et mentale. Deuxièmement, les étudiants

pensent en termes de circularité. Ils

recyclent les déchets, évitent le gaspillage et

choisissent des ingrédients végétaux. Citons

par exemple Crick'Up, une collation protéinée

à base de poudre d'insectes, ou Touille-Eat,

un bâtonnet mélangeur comestible fabriqué

à partir de pain recyclé. Enfin, l'inclusion joue

un rôle important. L'innovation ne concerne

pas seulement les ingrédients, mais aussi la

facilité d'utilisation, l'accessibilité financière

et les nouveaux modèles commerciaux. Eat

a Brand, par exemple, associe des boissons

saines à la publicité B2B afin de maintenir des

prix bas. Avec Cornella comme lauréat mérité,

les jeunes talents prouvent que l'alimentation

de demain peut être saine, respectueuse de

l'environnement et accessible, sans pour autant

sacrifier le goût ou le plaisir. ■

couche de sirop à base de lactase, l'enzyme

qui décompose le lactose. De plus, le cornet

est fabriqué à partir de drêches de bière, un

résidu de la production de bière qui trouve

ainsi une seconde vie. Le résultat : un produit

qui se distingue en termes de santé, de durabilité

et d'inclusion. Le deuxième prix a été

partagé entre deux autres concepts solides.

L'équipe de l'Université Catholique de Louvain

a développé Shiki, une boisson pétillante sans

caféine à base de lion's mane (un champignon

qui stimule les fonctions cognitives), de

pomme et de fleur de sureau. L'autre équipe

de la Haute École Charlemagne a lancé Spirulini,

une pâte instantanée à base de spiruline et

de drêches de bière, riche en protéines, fibres

et micronutriments.

Santé, circularité, inclusion

Le concours a mis en évidence trois tendances

claires. Premièrement, la santé occupe

une place centrale. Des produits tels

que Lion's Power (une boisson énergétique

végétale), Konji (des chips riches en fibres) et

Le troisième prix a également été décerné à des étudiants de la Haute École Charlemagne, avec le lancement de Spirulini,

une pâte instantanée à base de spiruline et de drêches de bière.

FoodTec.be/fr

25


Texte Valérie Couplez | Photos Normec

Validation sur papier ou validation

réelle et ce que cela vous apporte

La validation de chaque étape du processus est cruciale pour garantir la sécurité alimentaire dans votre production. Aujourd'hui, cela se fait en grande partie sur la

base de la littérature scientifique. Donc sur la base d'hypothèses et non sur ce qui se passe réellement dans votre processus. Et cela peut parfois conduire à des foyers

d’infection inattendus. Les BRC et IFS ont donc renforcé leurs exigences afin de prouver également la validation dans la pratique. Mais par où commencer ? Avec Normec,

bien sûr ! Aldo Evers, directeur technique en microbiologie, nous explique comment cela fonctionne.

L'importance d'une validation réelle plutôt que

sur papier ne cesse de croître. « Une évolution

à laquelle les entreprises alimentaires ne pourront

échapper. À l'heure actuelle, il n'existe encore

aucune obligation légale de réaliser des

tests de validation dans la pratique. Mais cela

est déjà mentionné dans les exigences des

chaînes de distribution. Pensez par exemple

au BRC et à l'IFS. De plus, l'université de Gand

travaille actuellement à un modèle de recherche

visant à développer une méthode de

calcul des risques. Dès que celui-ci sera prêt, le

législateur imposera également de nouvelles

exigences », prédit Aldo Evers.

Examiner les résultats

d'un œil critique

Normec a toutefois déjà acquis une grande

expérience en matière de tests de validation.

« Généralement, lorsqu'un client est confronté

à un foyer d’infection qu'il ne parvient pas à

expliquer. Mais souvent, vous avez déjà reçu

suffisamment de signaux d'alerte au préalable.

Il faut simplement oser examiner vos

résultats d'un œil critique. S'il reste encore

des bactéries après une étape de pasteurisation,

cela peut être dû à une erreur lors de

l'échantillonnage ou dans le laboratoire. Si

cela se produit de manière systématique, le

problème est plus grave. Il peut, par exemple,

subsister un volume mort dans votre réseau

de canalisations complexe. Si vous ne parvenez

pas à éliminer complètement le microbe,

celui-ci apprendra parfois à s'adapter à terme.

Il existe déjà de nombreuses publications

scientifiques à ce sujet. »

26 FoodTec.be/fr


Reproduire le processus

Les tests pratiques peuvent vous en apprendre

beaucoup plus que la validation sur

papier. Mais comment s'y prendre ? « Il est

préférable de ne pas effectuer ces tests de

validation dans votre propre usine. Dans 95 %

des cas, nous y parvenons en reproduisant le

processus dans les mêmes conditions et avec

les mêmes quantités en laboratoire. »

« Des données intéressantes sont toujours

mises en évidence pour accroître la sécurité

alimentaire de votre processus de production.

C'est là tout l'enjeu. »

Depuis trois ans, Normec dispose d'un laboratoire

dédié à ce type de processus, dans

lequel il reproduit une usine pilote. « Notre

force réside principalement dans la combinaison

de notre laboratoire et de notre

personnel ; une équipe composée de laborantins,

de technologues de processus et de

consultants en qualité fonctionne le mieux.

Quelles hypothèses ont été formulées lors

de la validation sur papier ? Comment pouvons-nous

simuler cela au mieux dans la

pratique ? En assemblant toutes les pièces

du puzzle, vous obtenez les meilleurs résultats.

Si, dans des cas exceptionnels, nous

effectuons tout de même des tests dans la

production du client, nous le faisons souvent

avec un organisme de substitution. Les entérocoques,

par exemple, réagissent de la

même manière que les salmonelles, mais ne

sont pas aussi dangereux. »

Si vous modifi ez la recette, il est bon de refaire un challenge test, comme vous le feriez pour de nouveaux produits.

Informations pertinentes

Mais quelles informations cela apporte-t-il ?

Aldo Evers donne l'exemple des tunnels UV.

« Sur le papier, ils fonctionnent très bien si

vos emballages restent suffisamment longtemps

dans le tunnel. Dans la pratique, il

s'avère qu'il subsiste des zones d'ombre où

la lumière UV ne peut pas exercer son effet

désinfectant. Des données intéressantes sont

toujours mises en évidence pour accroître la

sécurité alimentaire de votre processus de

production. C'est là tout l'enjeu. »

Considérer les challenge tests

de manière honnête

Dans ce contexte, Aldo Evers souligne également

que les challenge tests (tests de remise

en question) vont de pair avec les tests

de validation dans la pratique. « En tant que

consommateurs, nous voulons des produits

« clean label ». Cela signifie moins de graisses,

de sel et d'additifs, mais ceux-ci contribuent

justement à empêcher la prolifération des

bactéries. Si vous modifiez la recette, il est

donc judicieux de refaire un challenge test,

comme vous le feriez pour de nouveaux produits.

Ce test permet d'examiner dans quelle

mesure un micro-organisme peut se développer

dans votre produit afin de justifier

sa durée de conservation. Cela se fait déjà

pour la Listeria monocytogenes, mais pourrait

être étendu à d'autres micro-organismes.

Nous voyons de plus en plus souvent apparaître

le bacillus cereus dans les entreprises

alimentaires. » Mais même dans le cas des

challenge tests, il est bon d'examiner honnêtement

ce qui se passe réellement avec

votre produit. « Les hypothèses de température

lors du stockage, de la vente au détail

et chez le consommateur ne correspondent

pas toujours à la réalité. Elles ne tiennent

pas compte, par exemple, du transport entre

le magasin et le réfrigérateur à domicile. Si

vous partez de la pratique, vous pouvez

encore modifier votre emballage ou votre

gazage afin de garantir la même durée de

conservation, au lieu de courir le risque d'un

rappel de produit. » ■

FoodTec.be/fr

27


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Texte & photos Valérie Couplez

Vêtements de travail,

impeccablement propres

et aussi durables que possible

Le lavage est un processus qui a un impact énorme sur l'environnement : eau, température élevée, produits chimiques. En tant que blanchisserie industrielle, Klaratex

en est parfaitement consciente. C'est pourquoi elle fait de la durabilité une priorité depuis des années. Elle est à la pointe de la technologie avec une station d'épuration

auto-apprenante, par exemple, qui à terme purifiera l'eau de manière à ce qu'elle puisse être rejetée. Mais Klaratex ne s’arrête pas là : elle étudie également comment

électrifier sa flotte et comment l'ajout d'une puce intelligente peut améliorer encore la traçabilité.

Pour une meilleure traçabilité, Klaratex passe

à une puce RFID et un code QR au lieu du

code-barres que les clients connaissent.

Les systèmes de casiers de Klaratex peuvent également

être associés à un badge. « Une évolution qui répond à la

demande des clients » conclut Karel Dermaux.

30 FoodTec.be/fr


« Lorsque nous lavons nos vêtements de

travail à la maison, nous consommons en

moyenne 40 litres d'eau pour 1 kg de linge.

Je le fais avec 3 litres d'eau fraîche », précise

le gérant Karel Dermaux. « Le reste est réutilisé.

Mais nous ne nous contentons pas de

laver, nous réparons les vêtements si nécessaire,

les remplaçons après 120 lavages et

les envoyons au recyclage. Nous discutons

en permanence avec nos partenaires pour

trouver des moyens de rendre tout cela

plus recyclable. Pour les vêtements haute

visibilité, aucune solution n’a encore été

trouvée pour rendre l’ensemble de la chaîne

circulaire. Mais pour le blanc, Klaratex est

convaincue d’y parvenir : recycler entièrement

pour en faire à nouveau des vêtements

de travail blancs », affirme Karel Dermaux

avec conviction.

Eau purifiée jusqu'à atteindre

une qualité de surface

En d'autres termes, Klaratex met tout en

œuvre pour soulager ses clients, offrir à

leurs employés des vêtements impeccables

et opérer des choix aussi durables que possible.

L'entreprise de Wevelgem va d'ailleurs

toujours plus loin dans cette voie. Elle dispose

désormais d'un millier de panneaux

solaires répartis sur ses trois toitures et récupère

l'eau de pluie partout. « 54 % de notre

énergie provient du soleil, 74 % de notre eau

provient de la pluie », résume Karel Dermaux.

En 2019, Klaratex avait déjà investi massivement

dans une station d'épuration des eaux

ultramoderne. « L'eau que nous rejetons aujourd'hui

est aussi pure que l'eau de pluie. Et

chaque année, la qualité s'améliore encore,

car l'installation s'ajuste en permanence.

Lorsque le pont qui relie la Seine et l'Escaut

sera construit, un système d'égouts séparé

sera installé dans la rue. Nous sommes

convaincus que d'ici là, nous pourrons rejeter

l'eau comme eau de surface au lieu de la

déverser dans les égouts. Par ailleurs, nous

L'équipe de Klaratex est enthousiaste à l'idée de passer à l'électricité.

« 54 % de notre énergie provient du soleil,

74 % de notre eau provient de la pluie. »

étudions également la possibilité d'utiliser

des enzymes à la place du savon pour obtenir

la même qualité irréprochable avec une

empreinte carbone réduite. »

Test de la flotte électrique

Lorsque nous rendons visite à Klaratex à

Wevelgem, un nouveau venu remarquable

trône sur le parking : un camion électrique.

« Un projet pilote », comme l'explique Karel

Dermaux. « Compte tenu du nombre de kilomètres

parcourus quotidiennement par

nos chauffeurs – la plupart de nos clients

se situent dans un rayon de 100 km autour

de Wevelgem –, le passage à l'électrique est

donc logique. Mais cela implique de repenser

l'organisation. Les véhicules peuvent-ils

encore se recharger suffisamment à l'énergie

solaire lorsqu'ils reviennent de leur tournée,

ou devons-nous nous réorganiser, voire

investir dans la technologie des batteries ?

De plus, les constructeurs ne proposent pas

encore beaucoup d'options pour une motorisation

électrique adaptée au type de camion

que nous utilisons. Celui-ci est en effet un peu

trop grand. »

Puces RFID et codes QR

Les innovations ne s’arrêtent pas à la logistique.

KLaratex déploie un nouveau système

d’identification pour les vêtements : « Nous

livrons environ 5 000 vêtements par jour à

nos clients. Mais il y en a beaucoup plus en circulation.

Pour une meilleure traçabilité, nous

passons désormais à une puce RFID et un

code QR au lieu du code-barres que les clients

connaissent. Lorsqu'un conteneur de linge

sale arrive, nous pouvons tout lire en une

seule fois, au lieu de devoir scanner chaque

article individuellement. Mais cela permet également

au client de mieux suivre la gestion de

son stock. Il peut, par exemple, voir quel employé

a jeté un tablier sale dans le conteneur

et a droit à un nouveau ». Klaratex répond

également au degré croissant d’automatisation

et de numérisation chez ses clients avec

ses nouveaux casiers. « Si le client le souhaite,

nous acheminons nos vêtements jusqu’au casier.

Nous disposons pour cela de nos propres

systèmes de casiers, que nous pouvons désormais

également relier à un badge. Une évolution

qui répond à la demande des clients »,

ajoute Karel Dermaux. ■

FoodTec.be/fr

31


32 FoodTec.be/fr


Les visiteurs ont reçu des explications détaillées sur la manière dont les machines d'emballage peuvent apporter une valeur ajoutée à leur production.

Texte Valérie Couplez | Photos Ekkow

Observer les machines

d'emballage à l'œuvre

L'emballage des produits dans les quantités et les matériaux appropriés est une étape de production qui mérite toute votre attention, car elle a un impact considérable

sur la sécurité alimentaire, votre efficacité et, bientôt, votre durabilité. En effet, la nouvelle réglementation oblige les entreprises à revoir leur approche de l'emballage.

Heureusement, GH ULMA Packaging a déjà fait le nécessaire en proposant une offre de produits qui s'inscrit parfaitement dans cette tendance. Vous pouvez désormais

découvrir par vous-même la valeur ajoutée que leurs machines d'emballage peuvent apporter à vos produits dans le tout nouveau Visitor Center à Schelle. Foodtec était

présent lors de l'inauguration.

Beaucoup de monde à Schelle en juin. Le

PDG d'ULMA Packaging, Cecilio Lejaretta, et

le directeur commercial, Jesús Maria Del Rio,

se sont également rendus en Belgique pour

l'inauguration officielle du nouveau Visitor

Center de GH ULMA Packaging. Pendant

deux jours, ils ont pu, en compagnie de 120

visiteurs, observer en direct des machines

d'emballage intelligentes en action. Le directeur

général, Wouter Cougé, était un homme

satisfait lorsque le ruban a été officiellement

coupé : « Je suis heureux que ce moment soit

enfin arrivé. Lorsque nous avons eu l'opportunité

d'agrandir notre site ici à Schelle, nous

n'avons pas hésité un seul instant. Nos bureaux

et notre entrepôt restent les mêmes,

mais grâce au nouveau hall, nous pouvons

montrer à nos clients ce dont nous sommes

capables. »

Une offre variée

Lors de l'inauguration du Visitor Center,

nous avons dénombré huit machines d'emballage.

« L'objectif est de toujours disposer

ici d'une large palette de machines qui

démontrent les possibilités offertes dans

différents segments de marché. Les clients

peuvent ainsi venir les admirer en action

et même les tester avec leurs propres produits.

Parallèlement, les machines exposées

ici servent de stock. La configuration changera

donc régulièrement. » Wouter Cougé

montre deux machines qui ont entre-temps

été vendues. « Aujourd'hui, nous exposons

principalement des machines standard,

mais à l'avenir, nous souhaitons également

présenter des lignes plus grandes, des applications

de niche spécifiques ou des systèmes

entièrement automatisés. Notre offre

est en effet très vaste, ce dont les clients ne

sont pas toujours conscients. Ici, nous pouvons

souligner la richesse de notre gamme. »

Emballages plus durables

Un autre atout important est qu'ULMA suit

de très près le marché. « Actuellement, la

durabilité est le thème principal dans le domaine

de l'emballage. ❯

FoodTec.be/fr

33


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Ceci est étroitement lié à la directive sur les

emballages et les déchets d'emballages qui

oblige toutes les entreprises à utiliser moins

de matériaux d'emballage et des matériaux

plus durables. » Wouter Cougé nous montre

notamment une ensacheuse qui emballe la

viande hachée dans un sachet plutôt que

dans une barquette. « Cela permet de réduire

considérablement la quantité de matériaux

d'emballage. Nous examinons avec

nos clients comment ils peuvent se préparer

à la nouvelle réglementation sans compromettre

la durée de conservation. »

Collaborer pour l'avenir

de l'emballage

Les machines d'emballage d'ULMA Packaging

ne sont d'ailleurs pas les seules concernées.

Wouter Cougé croit fermement au pouvoir

des partenariats. Certains partenaires

seront également présents lors de l'inauguration

pour présenter leurs produits et services.

« En collaborant avec des partenaires

tels qu'Air Liquide, Packas, Cryovac, Estiko,

Flexfilm et PD Gas Technology, nous pouvons

présenter aux visiteurs des solutions

complètes en fonctionnement, y compris

divers films, gaz MAP et systèmes de détection

des fuites. C'est ce que les entreprises

alimentaires veulent finalement voir : comment

nos machines rendent leurs processus

plus efficaces et comment elles peuvent

aboutir à des solutions globales. » ■

Le tout nouveau Visitor Center de GH ULMA Packaging à Schelle.

L'équipe belge

de GH ULMA.

FoodTec.be/fr

35


Texte Valérie Couplez | Photos Aerzen

Septante ans de produits

et de services de qualité supérieure

Rares sont les footballeurs qui parviennent à rester au sommet pendant septante ans. Mais Aerzen Belgium joue depuis septante ans en Ligue des champions en combinant

des produits de qualité supérieure avec un service de qualité supérieure. Entretien avec le PDG, Frederik Deboyser, sur le passé, le présent et l'avenir d'Aerzen Belgium.

Aerzen jouit d'une excellente réputation dans le domaine des solutions

en technologie pneumatique, technologie des gaz de process et technologie

du vide, au sens figuré comme au sens propre. « Lors de sa création

en 1864, l'entreprise s'appelait Aerzener Maschinenfabrik, c'est-à-dire le

constructeur de machines du village d'Aerzen. C'est là que se trouvent

encore aujourd'hui le siège social et la majeure partie de la production.

Au fil des ans, de nouveaux sites de production ont vu le jour dans le

monde entier afin de pouvoir répondre plus rapidement et avec plus de

flexibilité aux marchés locaux », confie Frederik Deboyser pour expliquer

l’origine historique qui se cache derrière le nom de l’entreprise. Aerzen

est aujourd'hui directement représentée dans 33 pays et compte plus de

50 filiales. La Belgique a été la première, avec la France. « Notre histoire

ici remonte à 1955. En juin, nous avons fêté notre 70e anniversaire. »

Une histoire de croissance

À cette époque, les activités industrielles en Belgique se concentraient

principalement autour des mines de charbon et de la production d'acier,

et le port d'Anvers connaissait sa première grande expansion. « La maison

de maître à Woluwé-Saint-Etienne où Aerzen Belgium avait élu domicile

est rapidement devenue trop petite. Le garage qui abritait l'atelier, en

particulier, était devenu trop exigu. Le service était, et reste aujourd'hui

encore, un pilier important. Nous tenons à être présents pour nos clients

», souligne Frederik Deboyser. L'entreprise a d'abord trouvé un bâtiment

plus grand dans une zone semi-industrielle près de la sortie de Woluwé-

Saint-Etienne, où la croissance s'est poursuivie sans relâche. « Nous

sommes dans les années 80. Entre-temps, nous étions devenus le leader

du marché en Belgique. » À la fin des années 90, l'entreprise s'est installée

à Kortenberg, au numéro 11 de la Coninckstraat, puis également au

numéro 13. « Lorsque nous avons eu l'occasion d'acheter le bâtiment

adjacent en 2008, nous n'avons pas hésité. Nous avons ainsi pu relier les

ateliers pour obtenir une surface de 2 000 m². Il nous reste désormais

encore un étage de bureaux pour poursuivre notre croissance. »

Le personnel

est la clé du succès

Quels ont été les facteurs clés de ce succès ? Frederik Deboyser n'a pas

besoin de réfléchir longtemps pour répondre. « Notre personnel. Nous

comptons parmi nos collaborateurs de nombreux employés qui totalisent

plusieurs dizaines d'années d'ancienneté dans l'entreprise. Cette

expérience est inestimable et nous essayons de la transmettre à la nouvelle

génération. Aerzen est réputée dans le monde entier pour la qualité

de ses produits. Nous essayons d'être à la hauteur de cette réputation

en fournissant les bons conseils techniques pour les nouveaux projets et

en disposant d'une équipe solide dans notre service après-vente. Nous

Frederik Deboyser : « En diversifi ant notre offre, nous évoluons de plus en plus vers un

statut de fournisseur global. Une orientation qui plaît aux clients ».

pouvons assurer un service 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, grâce à l'engagement

sans faille de nos collaborateurs. Et nous pouvons toujours

faire appel à la main-d'œuvre de nos autres succursales à l'étranger ou

à notre flotte de location. Il existe un très grand dépôt aux Pays-Bas. »

Mais toutes les réparations et révisions sont effectuées entièrement au

niveau local. « Même les appareils qui ont plus de 50 ans sont remis en

état de marche, car ils sont robustes et durables. C'est un bel exemple

de circularité et nous investissons aussi dans le développement durable

avec des panneaux solaires, une ventilation économe en énergie, une

flotte électrique... »

Fort en solutions pour l'industrie alimentaire

Au cours des 70 dernières années, l’entreprise a clairement posé des

bases solides pour bâtir l'avenir. Que nous réserve celui-ci ? « En diversifiant

notre offre, nous évoluons de plus en plus vers un statut de fournisseur

global. Nous pouvons, par exemple, fournir toute la technologie

nécessaire à l'aération des stations d'épuration des eaux. Une orientation

qui plaît à nos clients. Mais nous continuons bien sûr à investir dans

ce que nous faisons déjà très bien. Et nous aimons le montrer lors de

salons tels que Solids ou Maintenance. » Dans le domaine du transport

pneumatique de matières premières pour l'industrie alimentaire, Aerzen

36 FoodTec.be/fr


se distingue, par exemple, en n'utilisant aucun matériau absorbant pour

les silencieux. Il n'y a donc aucun risque de contamination du processus.

Nos machines garantissent également un air de process totalement

exempt d'huile. Et nous proposons une gamme de solutions ATEX, notamment

des surpresseurs pour application en vide avec un filtre de

séparation de zone intégré qui peut être raccordé directement dans la

zone 22. En connaissant bien vos clients, vous pouvez développer des

solutions qui leur apportent une valeur ajoutée. »

Quels ont été les facteurs clés du succès d'Aerzen Belgium au cours de ces 70 années ?

Frederik Deboyser n'a pas besoin de réfl échir longtemps pour répondre :

« Nos collaborateurs. »

Prêts pour l'avenir

Aerzen prévoit d'ailleurs de faire de même pour les « nouveaux » marchés.

Frederik Deboyser cite l'exemple de l'hydrogène. « Un élément

constitutif d'un avenir vert, mais aussi un gaz qui exige un savoir-faire

considérable. Appelez cela la Ligue des champions de la construction

mécanique », dit-il en souriant. « Eh bien, là aussi, nous disposons de

la technologie et de l'expertise nécessaires. Nous sommes actuellement

en train de terminer le plus grand projet jamais réalisé en Belgique pour

une installation de compresseurs pour gaz de process. Cela a toujours

été la stratégie d'Aerzen. Élargir notre offre, oui, mais uniquement si

nous disposons des connaissances nécessaires pour le faire, comme le

marché l'attend de nous. » ■

« Nous essayons d'être à la hauteur de cette réputation en fournissant les conseils

techniques appropriés pour les nouveaux projets et en disposant d'une équipe solide

dans notre service après-vente. »

Dans le domaine du transport pneumatique de matières premières pour l'industrie alimentaire, Aerzen se distingue, par exemple, en n'utilisant aucun matériau absorbant pour les silencieux.

FoodTec.be/fr

37


Texte Kris Vandekerckhove | Photos Plastibac

Poignée bien pensée

pour les seaux d'emballage

Les seaux d'emballage, disponibles en différentes tailles, semblent être un produit évident. Pourtant, ici aussi, l'innovation est à l'ordre du jour. Alors que les seaux

étaient équipés pendant des années d'une poignée métallique, en particulier les grands formats, on observe aujourd'hui une nette transition vers le plastique. Un changement

mineur à première vue, mais qui a des conséquences importantes en termes de durabilité, d'efficacité et de facilité d'utilisation.

Traditionnellement, la poignée métallique

était réputée pour sa solidité et sa fiabilité,

mais elle compliquait également le processus

de recyclage. En effet, avant d'être traité, le

métal devait être séparé du seau, une étape

qui prenait beaucoup de temps. Or la nouvelle

réglementation PPWR met justement

l'accent sur les emballages composés d'un

seul matériau et ce, dès la mi-2026.

Un seul matériau, un seul flux

« En fabriquant le seau et la poignée en plastique,

nous créons une solution monomatériau

», explique Andi Vertriest, Business Unit

Manager chez Plastibac. « Après utilisation, le

seau entier peut être jeté en une seule fois

dans la fraction des déchets plastiques. Cela

rend le recyclage plus rapide, moins coûteux

et plus efficace. De plus, la qualité du matériau

reste supérieure, car il n'y a pas de contamination

par différents composants. » Le résultat

: un emballage qui est non seulement

Une poignée en plastique est plus agréable au toucher.

plus facile à traiter, mais qui correspond aussi

parfaitement aux ambitions circulaires de l'industrie

alimentaire.

Le passage du métal au plastique n'est pas le fruit du hasard.

Durabilité et confort

d'utilisation

Outre les gains en termes de durabilité, il

existe également des avantages tangibles

pour l'utilisateur. Les poignées modernes

en plastique sont ergonomiques et peuvent

supporter la même charge que leurs homologues

en métal. « Une poignée en plastique

est plus agréable au toucher », poursuit Andi

Vertriest. « Cela peut sembler être un détail,

mais pour les personnes qui travaillent

quotidiennement avec ces seaux, cela fait

une grande différence. Cela augmente la

sécurité et le confort dans la pratique. Le

marché a longtemps résisté, car le métal

38 FoodTec.be/fr


est perçu comme plus résistant, mais il n’en

est rien. » L'hygiène reste cruciale dans l'industrie

alimentaire, où des normes strictes

s'appliquent. Même si une poignée n'entre

normalement pas en contact direct avec les

denrées alimentaires, le marché exige de

plus en plus souvent des matériaux adaptés

au contact alimentaire. C'est pourquoi Plastibac

choisit du plastique vierge pour la production

des poignées.

« Les entreprises veulent des certitudes :

un seau suffisamment solide, sûr à utiliser

et durable. »

Une réponse

à la demande du marché

Le passage du métal au plastique n'est pas le

fruit du hasard. Les détaillants, les entreprises

alimentaires et les consommateurs exigent

de plus en plus des emballages plus faciles à

recycler et ayant un impact moindre sur l'environnement.

« En tant que fournisseur, nous

répondons à cette demande », explique Andi

Vertriest. « Les entreprises veulent des certitudes

: un seau suffisamment solide, sûr à

utiliser et durable. En choisissant le plastique,

nous offrons cette solution complète. C'est

une avancée logique sur le marché. » De petites

modifications apportées aux emballages

peuvent faire une grande différence. Pour

l'utilisateur, le seau devient plus sûr et plus

confortable ; pour le producteur, il est plus

efficace. Et pour l'environnement, il est plus

durable. L'évolution du métal vers le plastique

est donc un choix mûrement réfléchi. Il s'agit

d'un investissement dans l'avenir de l'industrie

alimentaire, et d'un exemple clair de la

manière dont l'innovation et la durabilité se

renforcent mutuellement. ■

De petites modifi cations apportées aux emballages

peuvent faire une grande différence.

En fabriquant le seau et la poignée en plastique,

on obtient une solution monomatériau.

FoodTec.be/fr

39


Texte Valérie Couplez | Photos ACO

Solutions de drainage « sur mesure »

et 100% hygiéniques

La Belgique s'impose de plus en plus comme un pays viticole. Le domaine viticole Valke Vleug illustre parfaitement cette nouvelle tradition. Il propose plusieurs vins

déjà primés, mais aussi des traversées remarquables. Le domaine a même servi de décor pour une émission télévisée en Flandre. En résumé, un lieu où le plaisir est

au centre de tout. Mais pour cela, tous les maillons de la chaîne doivent fonctionner parfaitement, jusqu'au plus petit égout. C'est pourquoi le domaine viticole Valke

Vleug a choisi les solutions de drainage d'ACO.

Vivre à Puurs-Sint-Amands, c’est un peu vivre

comme un roi. Entre les vignes du domaine

viticole Valke Vleug, Pieter Raeymaekers réalise

son rêve de devenir vigneron. Ce n'est pas

en France qu'il a trouvé son inspiration. Bien

au contraire. « Ma passion pour le vin était

déjà bien présente lorsque j'ai obtenu mon

diplôme d'ingénieur. Je voulais alors travailler

dans le domaine du vin, mais de préférence

le plus loin possible d'ici », dit-il en souriant.

Cela l'a conduit vers l'industrie viticole néo-zélandaise,

où cette passion a continué à mûrir

pendant vingt ans. « Je voulais surtout produire

mon propre vin. »

Au-delà de la seule

production viticole

En Nouvelle-Zélande, il avait remarqué que la

Belgique était un pays viticole en plein essor.

« En fait, tout s'est mis en place : sur le plan

technique, opérationnel et financier. » Avec

son associé Jan Van Lancker, il s'est lancé dans

l'aventure en 2016. « C'est au centre géographique

de la Flandre que nous avons planté

nos premières vignes. Un hectare est rapidement

devenu deux, puis finalement les impressionnants

4,5 hectares d'aujourd'hui. Mais

Valke Vleug devait être plus qu'une simple production

viticole. Avec l'architecte Vincent Van

Duysen, nous en avons fait un petit paradis sur

terre, à la croisée du vin et de l'hospitalité. »

L'hygiène avant tout

Les premiers vins ont été mis en bouteille en

2021. « La viticulture coûte du temps et de

l'argent », nous confie Pieter Raeymaekers.

La gamme comprend désormais deux vins

mousseux (blanc et rosé), deux vins blancs en

cuve et un vin blanc en fût. « Nous visons une

production moyenne de 20 000 bouteilles par

an », ajoute le viticulteur. Le domaine viticole

Valke Vleug dispose pour cela d'installations

ultramodernes construites en 2019. Rien n'a

40 FoodTec.be/fr


« Dans notre fonctionnement quotidien,

tout se passe comme prévu. Nous sommes

satisfaits de nos choix. »

été laissé au hasard afin de pouvoir offrir la

meilleure qualité possible. « Dans un environnement

de transformation alimentaire

comme celui-ci, l'hygiène est primordiale.

Mais dans toutes nos décisions, nous avons

également tenu compte de la durabilité des

produits et de la simplicité d'entretien. »

ACO, bien entendu

Le choix d'ACO s'est donc imposé comme une

évidence pour l'entrepreneur et l'installateur

AirConsult. « Parce que tout montre que les

solutions de drainage ont été conçues dans

un souci d'hygiène : les angles arrondis, le

siphon facilement démontable, l'absence de

soudures, la pente intégrée qui empêche

l'eau de stagner... », résume Pieter Raeymaekers.

Partout où cela est nécessaire dans le

bâtiment, on trouve les siphons de sol, caniveaux

à fente et paniers de récupération

des déchets d’ACO. Dans la cuisine gastronomique,

dans le passage, mais aussi au cœur

de la production viticole. Une solution sur

mesure pour chaque espace.

Différentes solutions

pour différents espaces

Rony Verbuyst, expert produit chez ACO, explique

les choix qui ont été faits pour le domaine

viticole Valke Vleug. « Les siphons de

sol sont généralement fabriqués en acier

inoxydable 304. ❯

Valke Vleug a toujours voulu proposer plus que la simple production de vin. En collaboration avec l'architecte Vincent Van

Duysen, le domaine est devenu un petit paradis sur terre, à la croisée du vin et de l'hospitalité.

Les grilles plus grandes dans le passage prouvent également leur utilité.

FoodTec.be/fr

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de particules de carbone libres, ce qui permet

au matériau de rester inoxydable en toutes

circonstances. » Les caniveaux à fente dans

la salle de production sont légèrement différents

de ceux de la cuisine. « Ici, nous avons

choisi un modèle capable d'évacuer un débit

important en très peu de temps. Cela peut

être nécessaire lorsqu'ils vident les cuves. »

Enfin, les grilles plus grandes dans le passage

prouvent également leur utilité. « Nous avons

placé des galets dans la cour intérieure », explique

Pieter Raeymaekers. « Ils pénètrent facilement

à l'intérieur, mais grâce aux paniers

de récupération des saletés ACO, ils sont tout

aussi faciles à retirer. »

Tout est parfait,

comme il se doit

Raeymaekers ne peut que se montrer laconique

au sujet de la collaboration. « En fait, les

contacts se sont principalement déroulés avec

l'architecte et l'entrepreneur. Le fait que rien

ne m'ait été rapporté signifie que tout s'est

déroulé parfaitement comme prévu. Et dans

notre fonctionnement quotidien, tout se passe

également comme il se doit. Nous sommes satisfaits

de nos choix. » Si le domaine venait à

s'agrandir, Valke Vleug saurait à qui s'adresser.

Y a-t-il des projets en ce sens ? « Pour l'instant,

nous sommes bien installés. Mais qui sait ce

que l'avenir nous réserve. En tout cas, les rêves

les plus fous ne manquent pas », ajoute Pieter

Raeymaekers avec un clin d'œil. ■

Pour l'entrepreneur et l'installateur AirConsult, le choix d'ACO s'est donc imposé comme une évidence. « Parce que tout

montre que les solutions de drainage ont été conçues dans un souci d'hygiène. »

Les caniveaux à fente dans la salle de production ont un aspect légèrement différent de ceux de la cuisine. « Ici, nous

avons opté pour un modèle capable d'évacuer un débit important en très peu de temps. »

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43


Texte Elise Noyez | Photos Robbe Industries

Remplissage étanche à la poussière

et efficace, même en cas de changements

réguliers de produit

Les entreprises qui doivent régulièrement emballer ou reconditionner des produits en poudre savent que ce processus apparemment simple comporte certains dangers.

En cas de fuites, même les produits alimentaires courants tels que les épices peuvent provoquer des irritations et présenter des risques ATEX ; dans des secteurs tels

que la chimie, s'ajoutent éventuellement la corrosion et d'autres problèmes. Afin d'éviter de telles complications, Robbe Industries a développé il y a quelques années

une version entièrement étanche à la poussière de sa machine de remplissage ATLAS.

Robbe Industries propose toute une panoplie

de solutions pour le remplissage automatique

et précis de sacs et autres emballages

au poids. Il existait déjà la machine de remplissage

mobile ATLAS avec goulotte vibrante,

adaptée au remplissage de sacs jusqu'à 25 kg

avec, par exemple, des granulés de chocolat,

des noix, des granulés de plastique ou

d'autres solides fluides. « Il y a quelques années,

un client nous a demandé si nous pouvions

développer une solution similaire pour

le conditionnement de poudres », raconte Cedric

Pollet de Robbe Industries. « Au départ,

il s'agissait d'une solution sur mesure, mais

la demande du marché s'est avérée si importante

que nous avons déjà pu intégrer la

machine dans différents projets. Plus récemment,

nous avons livré deux machines à Oostvogels

Logistics : une pour les sacs ordinaires

et une pour les sacs avec valve. »

Une lacune sur le marché

La popularité de cette machine s'explique par

le fait qu'elle résout un certain nombre de

problèmes typiques rencontrés avec d'autres

technologies. « Certes, il existait déjà des machines

pour remplir des sacs avec des produits

en poudre, mais elles présentaient toutes l’un

ou l’autre manquement. Soit la machine n'était

pas étanche à 100 %, soit le dosage n'était pas

correct, soit il fallait plusieurs minutes pour

remplir un sac de 25 kg. De plus, la plupart des

solutions n'étaient pas démontables et donc

difficiles, voire impossibles à nettoyer. Pour

les entreprises qui changent régulièrement de

produit, c'est rédhibitoire. »

La série ATLAS est entièrement modulable : l'unité de

dosage est adaptée au produit à emballer, la tête au type de sacs.

Unité de dosage démontable

Pour transporter et doser le produit, la machine

de remplissage ATLAS pour emballages

étanches à la poussière utilise une vis sans fin

au lieu d'un alimentateur vibrant. « La vis est

conçue de manière à permettre non seulement

un dosage étanche à la poussière, mais

aussi rapide et précis. Selon le produit, nous

parlons de 150 à 250 sacs de 25 kg par heure.

Il est également important que la tête et la vis

puissent être démontées facilement et sans

outils. Toutes les pièces peuvent ainsi être nettoyées

relativement facilement, ce qui permet

44 FoodTec.be/fr


« Chaque machine est construite

sur le même châssis compact ;

l'unité de dosage est adaptée au

produit à emballer. »

La machine de

remplissage s'intègre

parfaitement dans une ligne

d'emballage complète.

Robbe Industries propose tout un éventail de solutions

pour un remplissage automatique et précis au poids.

d'effectuer rapidement et sans trop de difficultés

les changements de produit nécessaires. »

Étant donné que les poudres sont encore largement

utilisées, notamment dans le secteur

alimentaire, la machine de remplissage a été

conçue dès le départ dans un souci de sécurité

alimentaire. Outre la simplicité du démontage

et du nettoyage, il a donc été décidé, par

exemple, de séparer complètement la trémie

et le réducteur. « De cette façon, aucune contamination

n'est possible entre les lubrifiants et

le produit. »

Intégration flexible

Une autre caractéristique distinctive de la machine

de remplissage est sa conception compacte

et mobile. « La série ATLAS est en fait entièrement

modulable », explique Cedric Pollet.

« Chaque machine est construite sur le même

châssis compact, l'unité de dosage étant adaptée

au produit à emballer et la tête au type de

sacs à remplir. Comme la machine de remplissage

est montée sur roulettes, elle peut

également être utilisée comme solution temporaire

pour les entreprises qui ne doivent (ré)

emballer que sporadiquement. Entre-temps,

la machine est, par exemple, stockée dans

l'entrepôt. » Il est toutefois plus courant que

Robbe Industries intègre la machine de remplissage

dans une ligne d'emballage complète.

En effet, l'entreprise propose des solutions tant

pour l'acheminement et l'éventuel transport du

produit jusqu'à la trémie que pour le scellage,

la couture, l'empilage et/ou le transport des

sacs remplis par la suite. ■

Selon le produit, il est possible de remplir

150 à 250 sacs de 25 kg.

FoodTec.be/fr

45


Pour l’instant, les codes 2D sont surtout testés par les grandes marques. L’interaction avec les clients est le principal moteur de cette transition.

Texte Valérie Couplez | Photos Markem-Imaje

Du code linéaire au code bidimensionnel :

une évolution inévitable

Nous sommes à l’aube de la transition du code 1D au code 2D. Cette évolution aura un impact considérable sur les détaillants – qui devront installer de nouveaux scanners

et logiciels – ainsi que sur tous les autres maillons de la chaîne d’approvisionnement. Pour aider au mieux les entreprises alimentaires à gérer cette transition,

Markem-Imaje soutient ses clients en leur proposant des solutions complètes. Il faut dire que les codes bidimensionnels ouvrent un large champ de possibilités au

secteur alimentaire.

En réalité, le code 1D ne dit pas grand-chose sur le produit. Il indique

uniquement son numéro EAN, identifiant ainsi le produit en question.

Le code 2D ajoute à cela une foule d’informations, dans le cadre

standardisé du GS1 Digital Link. « Nous constatons que les données

prennent de plus en plus d’importance. Un code bidimensionnel permet

de communiquer bien plus d’informations sur une surface beaucoup

plus compacte. Il peut s’agir de données liées à la fabrication

(données de lot, numéro de lot, date de péremption, etc.) mais aussi

d’informations permettant de renforcer le lien avec le client final. Le

code 2D peut, par exemple, contenir une URL relatant l’histoire du produit

de la ferme à l’assiette », explique Bob Bols, Software Solution

Sales auprès de Markem-Imaje.

Une avancée pour tous

D’un point de vue technique, le code bidimensionnel représentera une

avancée pour tous les maillons de la chaîne. « Qui ne s’est jamais retrouvé

à la caisse avec un produit devant être scanné plusieurs fois parce

que le code est difficilement lisible, voire complètement illisible ? Les

codes 2D connaissent beaucoup moins ce problème. Ils peuvent être lus

sous différents angles et restent plus facilement lisibles lorsqu’ils sont

46 FoodTec.be/fr


« Ce code permettra aux entreprises alimentaires, détaillants et points de vente

d’améliorer leur efficacité, surtout en termes de traçabilité et de gestion des stocks. »

endommagés. » Ce code permettra aux entreprises alimentaires, détaillants

et points de vente d’améliorer leur efficacité, surtout en termes de

traçabilité et de gestion des stocks. « Le code indique le lot de chaque

produit ainsi que sa date de péremption. Il est ainsi plus facile de savoir

quels produits sont à traiter en priorité, ou de calculer automatiquement

une remise si la date de péremption est trop proche. »

Interaction avec les clients

et prévention des contrefaçons

Pour l’instant, les codes 2D sont surtout testés par les grandes marques.

« L’interaction avec les clients est le principal moteur de cette transition.

Par le biais de promotions, par exemple, les clients sont invités à scanner

le code bidimensionnel, où ils retrouvent l’histoire du produit acheté,

toutes les informations nutritionnelles, les allergènes présents, des

recettes… Autant de données qui figurent actuellement sur l’emballage

du produit, mais qui ne sont pas toujours très lisibles. » Une autre raison

majeure d’adopter le GS1 Digital Link pour les entreprises alimentaires

est la possibilité de garantir l’authenticité du produit. « Dans le secteur

pharmaceutique et du tabac, la sérialisation est déjà obligatoire, notamment

pour éviter les contrefaçons. Ce principe s’infiltre désormais aussi

dans le secteur alimentaire, principalement pour les produits haut de

gamme. Dans ce cadre, le code 2D constitue l’instrument idéal. »

Un code bidimensionnel permet de communiquer bien

plus d’informations sur une surface beaucoup plus

compacte. Il peut s’agir de données liées à la fabrication,

mais aussi d’informations permettant de renforcer le lien

avec le client fi nal.

La transition est imminente

L’adoption définitive du GS1 Digital Link devra finalement s’accompagner

d’une évolution de la législation. « À l’heure actuelle, le législateur

exige, par exemple, que les allergènes et les valeurs nutritionnelles

figurent sur l’emballage, alors que cet espace pourrait être utilisé à

des fins de marketing par les entreprises alimentaires pour mettre

en avant leur marque. Le vin fait déjà exception à cette règle : les viticulteurs

peuvent retirer certaines informations de l’étiquette et les

intégrer dans un code 2D. La transition est déjà enclenchée, chez les

détaillants aussi. Par exemple, la chaîne de supermarchés Tesco au

Royaume-Uni a pris l’initiative d’imposer le GS1 Digital Link à tout fabricant

qui souhaite voir ses produits référencés en rayon. »

Soutien de A à Z

Les entreprises alimentaires n’échapperont donc pas à cette évolution.

Heureusement, elles peuvent compter sur Markem-Imaje pour rendre

cette transition aussi douce que possible. « De nouveaux matériels et

logiciels sont nécessaires pour imprimer les codes 2D. Ceux qui utilisent

l’impression en ligne de production devront procéder à certains

ajustements : nouvelle mise en forme pour l’étiquette, création d’un

lien vers les données de référence chez le client... Mais nous disposons

de la technologie, du personnel et de l’expérience nécessaires pour y

parvenir, et pour trouver des solutions exigeant le moins d’interaction

humaine possible pour une efficacité maximale », conclut Bols. ■

L’adoption défi nitive du GS1 Digital Link

devra fi nalement s’accompagner d’une

évolution de la législation sur les informations

à mentionner obligatoirement sur l’étiquette.

FoodTec.be/fr

47


Texte Tim Küsters | Photos igus

Mouterij Albert sort

des sentiers battus avec

les chaînes porte-câbles

à roulettes igus

Mouterij Albert, qui fait partie du brasseur Alken-Maes et de The HEINEKEN Company, est l'un des plus grands producteurs de malt au monde. La malterie a équipé huit

salles de germination avec des chaînes porte-câbles à roulettes d'igus. Fabriquées à partir d'un plastique igumid EG+ unique, ces chaînes porte-câbles, qui acheminent

l'électricité et l'eau vers les machines, résistent beaucoup mieux à l'humidité et aux détergents chimiques que leurs prédécesseurs. Grâce à cette fiabilité, la malterie

n'a plus à craindre des coûts élevés liés à des réparations coûteuses ou à des arrêts de production imprévus.

Avec une capacité de production pouvant atteindre

375 000 tonnes par an, soit l'équivalent

de dix milliards de pintes de bière, Mouterij

Albert à Puurs-Sint-Amands est la plus

grande malterie de The HEINEKEN Company.

Le site produit du malt pour des brasseries du

monde entier, du Mexique à la Grèce, de l'Asie

à l'Afrique. À Puurs-Sint-Amands, la production

se fait principalement dans d'immenses

salles de germination de soixante mètres de

long. L'orge y est contrôlée, trempée et germée

dans de grands bains avant d'être séchée.

Au-dessus de ces bains se déplace un

pont équipé de différentes machines, telles

que des installations de séchage.

prévus de la production. Nous avons donc

cherché une alternative. Nous avons visité

une entreprise de traitement des déchets qui

utilise les solutions igus, et nous avons été

immédiatement impressionnés. »

Malgré la confiance accordée au portefeuille

d'igus, il ne devait y avoir aucun doute quant

à la fiabilité de la nouvelle solution. « C'est

pourquoi, en collaboration avec notre équipe

de projet et d'ingénierie allemande, nous

avons testé dans notre laboratoire des échantillons

de liquide provenant des salles de ger-

Faible absorption d'humidité

« Pour alimenter ces machines en eau et en

électricité, nous utilisons des chaînes portecâbles

», témoigne Gunter Dietens, chef

d'équipe Maintenance chez Mouterij Albert.

« Cependant, en raison de l'humidité dans

la salle et des produits chimiques que nous

utilisons pour le nettoyage, les chaînes portecâbles

sont devenues molles et élastiques, ce

qui a entraîné des défauts et des arrêts imigus

a opté pour une chaîne porte-câbles à roulettes dont les maillons roulants garantissent un coeffi cient de frottement très faible et donc une usure minimale. De plus, la chaîne portecâbles

a été placée dans une goulotte en acier inoxydable, à un emplacement idéal à côté des bains de germination.

48 FoodTec.be/fr


L'orge est contrôlée, trempée et germée dans de grands bains avant d'être séchée. Audessus

de ces bains se déplace un pont équipé de différentes machines, telles que des

installations de séchage.

Hanne Geelen, Country Manager igus Belgium et Gunter Dietens, chef d'équipe

Maintenance chez Mouterij Albert.

« Nous avons visité une entreprise de traitement des

déchets qui utilise les solutions igus, et nous avons été

immédiatement impressionnés. »

mination sur différents matériaux et dans les

mêmes conditions », explique Hanne Geelen,

Country Manager igus Belgium. « Finalement,

nous avons opté pour notre plastique igumid

EG+. Il s'agit d'un matériau à très faible absorption

d'humidité, ce qui le rend particulièrement

adapté à une utilisation dans des

applications très humides et lui confère également

une très grande résistance chimique. »

Durée de vie maximale

Les chaînes porte-câbles devant parcourir

une distance de 65 mètres, il a fallu mettre au

point un système coulissant. Afin de garantir

une durée de vie maximale à l'igumid EG+,

igus a opté pour une chaîne porte-câbles

à roulettes avec des maillons roulants qui

assurent un coefficient de frottement très

faible et donc une usure minimale. De plus,

la chaîne porte-câbles a été placée dans une

goulotte en acier inoxydable, dans une position

idéale à côté des bains de germination.

Enfin, le système a été équipé d'un dispositif

de détection Push Pull. Ce système de surveillance

de l'état mesure les forces de poussée

et de traction de la chaîne porte-câbles en

fonctionnement. Si celles-ci dépassent les

valeurs limites prédéfinies, le dispositif de détection

émet un signal qui peut être converti

en un arrêt d'urgence.

Le câblage électrique est désormais beaucoup plus léger,

tout comme le système à roulettes proprement dit. La tête

coulissante dans l'installation garantit que le câble reste

toujours bien centré dans le guide-câble.

Câbles électriques

Au cours d'une phase de test, une salle

de germination a été équipée de chaînes

porte-câbles igus, mais d'autres salles ont

rapidement suivi. Après sept ans, les chaînes

porte-câbles ne nécessitent toujours aucun

entretien et il semble que cela restera ainsi

pendant un certain temps.

« Nous sommes également très satisfaits

du câblage électrique conçu et fourni par

igus. Auparavant, nous utilisions des câbles

à double gaine en caoutchouc, mais ceux-ci

étaient très lourds, surtout sur une longueur

de soixante mètres. Cela posait souvent des

problèmes, ce qui nous faisait perdre un

temps précieux. Le câblage est désormais

beaucoup plus léger, tout comme le système

à roulettes proprement dit. Une force de traction

de seulement 45 kg suffit à faire avancer

le système. Ce n'est vraiment pas beaucoup

et cela prolonge la durée de vie de l'installation.

Nous apprécions également la valeur

ajoutée de la tête coulissante dans l'installation,

qui garantit que le câble reste toujours

centré dans le guide-câble, ce qui réduit les

forces latérales et limite l'usure », explique

Gunter Dietens.

Standardisation

À l'avenir, Mouterij Albert souhaite également

remplacer les chaînes porte-câbles des

autres salles de germination par des chaînes

igus en cas de défaillance. « Le plan pour

Mouterij Albert est désormais de poursuivre

la standardisation avec igus. Dans le passé,

nous avons donné la priorité aux salles qui

rencontraient des problèmes et nous examinerons

les autres salles le moment venu. Bien

sûr, nous restons toujours prêts à intervenir

pour la maintenance, même si cela n'a pas

été nécessaire jusqu'à présent. C'est excellent,

car garantir la fiabilité était finalement l'objectif

de ce projet », conclut Hanne Geelen. ■

FoodTec.be/fr

49


Etalonnage en laboratoire.

Texte Luc Ophals | Photos Thermibel

L’expertise en étalonnages

accrédités BELAC

Thermibel maîtrise la fabrication du capteur de température depuis 1981 et a acquis un savoir-faire reconnu dans ce domaine. Pour aider les industriels et les laboratoires

dans leur démarche de validation de leurs équipements de mesure et d’essais, Thermibel s’est aussi doté d’un laboratoire accrédité BELAC pour la réalisation

d’étalonnages en laboratoire. Les techniciens se déplacent également sur site pour toute intervention non accréditée.

Le laboratoire Thermibel est accrédité BELAC en température depuis

1996, une reconnaissance de la compétence du personnel, des moyens

et des méthodes mises en œuvre. Thermibel possède les certifications

ISO9001, ATEX et l’accréditation ISO/IEC 17025.

Prestations en laboratoire

Le premier volet de prestations en laboratoire inclut tous les étalonnages

accrédités dans une plage de température allant de – 100 degrés

à + 1 300 degrés. Les méthodes mises en œuvre sont l’étalonnage

par comparaison des sondes de température, l’étalonnage de chaîne

de mesure de la température et l’étalonnage au point triple de l’eau

(meilleurs niveaux d’incertitudes). L’étalonnage sous accréditation présente

l’intérêt qu’il est adapté aux instruments étalonnés, que les incertitudes

de mesure sont garanties pour les experts des commissions

d’accréditation et que la traçabilité aux étalons nationaux est démontrée.

Le certificat d’étalonnage BELAC délivré au terme de la procédure

précise la méthode d’étalonnage, la traçabilité des moyens d’étalon-

nage utilisés et un tableau de résultats incluant les incertitudes liées

aux moyens d’étalonnage. Romuald Pistis, directeur général : « Notre

laboratoire jouit d’une accréditation et se doit donc d’agir en toute impartialité

».

D’autres prestations, non accréditées, sont également proposées

dans le laboratoire, comme l’étalonnage par simulation électrique de

résistances, voltage et courant. Le laboratoire propose également la

caractérisation d’enceintes régulées en température et l’étalonnage de

manomètres.

Prestations sur site

Thermibel est également en mesure de procéder à des étalonnages

de capteurs de température sur site. L’avantage de cette intervention

sur site est qu’elle tient compte des conditions d’installation, réduit les

temps d’immobilisation et permet de vérifier tout type de capteur indémontable

sur place. « Souvent, notre intervention sur site s’opère à

50 FoodTec.be/fr


« Notre laboratoire jouit d’une

accréditation et se doit donc d’agir

en toute impartialité. »

la demande du client, par exemple dans le cadre d’un audit. Nous procédons

au démontage des sondes et nous en vérifions le bon fonctionnement

dans le respect des tolérances imposées. Si nous observons

un dysfonctionnement, nous suggérons soit le remplacement de la

sonde défectueuse, soit une alternative éventuelle qui puisse garantir

le fonctionnement dans les limites de tolérance. Mais dans tous les cas,

c’est au client d’analyser les résultats, de décider du suivi et de prendre

les mesures adéquates » précise Romuald Pistis.

Dans la pratique

Qu’il s’agisse d’une prestation en laboratoire ou sur site, les interventions

sont planifiées longtemps à l’avance. Il s’agit de contrôles périodiques,

étalés tout au long de l’année, en concertation avec le client.

Mais cela n’exclut pas une éventuelle intervention dans l’urgence car

Thermibel fait aussi preuve de réactivité en cas de problème inopiné

qui requiert une solution rapide.

En ce qui concerne les évolutions techniques, l’équipement du laboratoire

se doit d’être en phase avec les besoins, actuels et futurs, sur le

terrain, c’est-à-dire dans les entreprises de production. Mais Romuald

Pistis relativise le propos : « En soi, la technologie des capteurs n’a pas

fondamentalement changé. Cependant, on constate une évolution

vers la digitalisation. Nos clients installent de plus en plus des sondes

dotées d’une communication digitale, ce qui permet de les identifier

individuellement et d’améliorer la traçabilité. Cette supervision plus

globale permet d’éviter les erreurs de configuration ». ■

Appareil d’étalonnage.

FoodTec.be/fr

51


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Texte Valérie Couplez | Photos Schmersal

La sécurité ne doit pas

nécessairement être complexe

Une bonne machine est une machine sûre. Point final. Mais la sécurité ne doit pas pour autant être inutilement complexe. Avec son safety fieldbox, Schmersal transmet

de manière simple les signaux des composants de sécurité tels que les verrouillages de sécurité, les capteurs de sécurité, les arrêts d'urgence, les panneaux

de commande... vers des plateformes situées plus haut. Le pas vers des fonctionnalités de diagnostic étendues, la surveillance à distance et même la maintenance

prédictive n'a jamais été aussi facile à franchir. Une technologie qui se combine parfaitement avec les systèmes de verrouillage de portes complets de Schmersal, qui

se distinguent par leur facilité d'utilisation.

Les câbles classiques utilisés pour connecter

les composants de sécurité sur le terrain

aux systèmes de bus sont souvent très longs.

Schmersal estimait qu'il fallait trouver une

solution plus efficace et moins coûteuse,

ce qui a donné naissance à l'idée de développer

le boîtier de distribution de sécurité

Safety Fieldbox. « Une simple connexion

M12 permet de connecter facilement un

large éventail d'appareils de sécurité. En

regroupant les signaux en un point central

au lieu de tout acheminer vers le contrôleur

de sécurité, vous avez besoin de beaucoup

moins de câbles et les coûts d’installation

s’en trouvent réduits. La communication est

protégée contre les modifications, les changements

dans la séquence des télégrammes,

les erreurs de transmission... Elle est donc

sécurisée. De plus, vous pouvez évaluer les

signaux de diagnostic de tous les appareils

connectés », souligne Remy Van Bokhoven,

Pour les applications où le prix est un facteur important, Schmersal propose une alternative intéressante avec l'AZM150 et sa force de fermeture de 1 500 N.

54 FoodTec.be/fr


« Le safety fieldbox transmet facilement

les signaux des composants de sécurité vers

des plateformes situées plus haut. »

directeur général de Schmersal Belgium, en

évoquant les principaux atouts du produit.

Le safety fieldbox est disponible en trois

versions en fonction du système de bus

de terrain de sécurité : Profinet/Profisafe,

Ethernet/IP/CIP Safety et EtherCAT/FSoE. Et

bientôt aussi IO-Link Safety.

En regroupant les signaux à un endroit central plutôt que

de tout acheminer vers le contrôleur de sécurité, vous

avez besoin de beaucoup moins de câbles et réduisez

ainsi les coûts d'installation.

Verrouillages AZM

Les systèmes de verrouillage AZM constituent

un excellent exemple de signaux pouvant

passer par le safety fieldbox. Remy Van

Bokhoven nous présente volontiers l'AZM40

avec une force de retenue de 2 600 N. « Le

plus petit sur le marché, mais capable de

garantir le niveau de sécurité le plus élevé

(PL e). » Sa facilité d'utilisation est particulièrement

remarquable. « Parce que la

clé de commande s'adapte de tous les côtés.

Même lorsque le rayon est très limité,

comme dans le cas des petits couvercles ou

des tambours, vous pouvez tout de même

mettre en place une sécurité fiable. Vous

avez même la possibilité d'ajouter un déverrouillage

d'urgence. » Le verrouillage est sur

le marché depuis un an et demi et remporte

un franc succès auprès des constructeurs de

machines. Et pour les applications où le prix

est un facteur important, Schmersal propose

une alternative intéressante avec l'AZM150

et sa force de fermeture de 1 500 N. « Compact.

Économique. Mais toujours conforme

aux normes de sécurité Schmersal. » Lors

du dernier salon de Hanovre, plusieurs nouveaux

développements ont été présentés

qui rendent l'AZM150 encore plus polyvalent.

« À l'arrière, il est également possible

d'opter pour un déverrouillage d'urgence »,

explique Remy Van Bokhoven. « Par ailleurs,

un bouton de commande pivotant à 360°

facilite différentes positions de montage et

possibilités de démarrage. »

Capteur pour une détection

et une commutation

en toute sécurité

Au lieu d'un verrouillage de porte, les capteurs

RFID RSS 36 peuvent également

constituer une option intéressante pour

une détection et une commutation en toute

sécurité. « Ceux-ci ne verrouillent certes pas

la porte, mais ils la maintiennent en place

en cas de vibrations. Cela est possible grâce

à l'utilisation d'un capteur à aimant permanent.

Si l'analyse des risques de la machine

montre que les dangers sont limités,

le RSS 36 peut être une bonne solution. Il

est intéressant notamment en raison de sa

flexibilité de montage, grâce au système

émetteur-récepteur utilisé. Il est également

disponible en version IP69, ce qui le rend

adapté à une utilisation dans l'industrie

alimentaire ou pharmaceutique », ajoute

Remy Van Bokhoven.

Panneau de contrôle

moderne et flexible

Les systèmes de verrouillage AZM 40 et le

capteur RSS36 s'adaptent parfaitement à

la poignée de porte DHS (avec éclairage

intégré) et au panneau de contrôle BDF40

(avec ou sans fonction d'arrêt d'urgence) de

Schmersal. « L'avantage du BDF40 est que

l'utilisateur peut le composer à sa guise. Il

configure lui-même les couleurs en fonction

de sa machine et peut également effectuer

des modifications ultérieurement

si nécessaire. Son design moderne et épuré

correspond parfaitement à l'aspect et

à la convivialité que les constructeurs de

machines souhaitent donner à leurs machines

», conclut Rémy Van Bokhoven. La sécurité

peut donc aussi être un peu sexy. ■

Le safety fi eldbox est disponible en trois versions en

fonction du système de bus de terrain de sécurité :

Profi net/Profi safe, Ethernet/IP/CIP Safety et EtherCAT/

FSoE. Et bientôt aussi : IO-Link Safety.

L'avantage du BDF40 est que l'utilisateur peut le

composer comme il le souhaite. Il confi gure lui-même

les couleurs en fonction de sa machine.

Au lieu d'un verrouillage de porte, les capteurs RFID RSS

36 peuvent également constituer une option intéressante

pour une détection et une commutation en toute sécurité.

FoodTec.be/fr

55


Texte Valérie Couplez | Photos Rentokil

Les traitements thermiques éliminent les

insectes alimentaires de manière non toxique

Rentokil fête cette année son 100e anniversaire. Ses clients bénéficient donc d'un siècle d'expérience dans la lutte contre les nuisibles. Une expérience que l'entreprise

met également à profit pour continuer d’innover. Un bel exemple en est le traitement thermique Heat, qu'elle utilise depuis peu dans l'industrie alimentaire pour lutter

contre les insectes alimentaires.

Quand on parle de nuisibles, on pense immédiatement aux rats et aux

souris. Mais pour les entreprises alimentaires, ce sont les insectes qui

constituent le plus grand fléau. « On les voit souvent apparaître là où

sont stockées les matières premières ou les denrées alimentaires finies.

Pour des raisons de sécurité alimentaire, tout ce qu'ils touchent

est perdu. Dans un secteur comme l'industrie alimentaire, où les

marges sont déjà faibles, ces pourcentages augmentent rapidement »,

commente Jules Bossier, coordinateur marketing.

« Après le traitement Heat,

la présence d'insectes sera

réduite à néant. »

La lutte commence par la prévention

Chez Rentokil, la lutte commence par la prévention. Jules Bossier : « Ce

qui n'entre pas n'a pas besoin d'être traité. C'est pourquoi nous commençons

par conseiller nos clients sur la manière d'empêcher cela. Par

exemple, des contrôles minutieux des matières premières qui entrent

dans l'entreprise constituent déjà une arme importante dans cette

lutte. Si les insectes ont tout de même réussi à s'introduire, nous aidons

bien sûr nos clients, d’une part, à les combattre et, d’autre part, à

nettoyer les résidus. Dans les endroits difficiles d'accès, par exemple

derrière les machines, ce n'est toutefois pas une mince affaire. »

Minimiser les risques, maximiser l'efficacité

Fort de sa vaste expérience dans de nombreux secteurs, Rentokil introduit

une nouvelle approche pour les entreprises alimentaires qui

répond précisément à ces besoins. « Le traitement thermique Heat

permet de chauffer tout le local à 56 °C pendant une période déterminée.

C'est la température à laquelle non seulement les insectes adultes,

mais aussi les autres stades du cycle de vie périront, explique Michel

Leers, expert en traitements thermiques chez Rentokil Initial. « De plus,

il s'agit d'un traitement non toxique, qui représente pour nous l'avenir

de la lutte antiparasitaire, en particulier dans l'industrie alimentaire.

Un client du secteur alimentaire l'a formulé ainsi : avec Heat, nous minimisons

les risques et maximisons l'efficacité. »

Une préparation minutieuse

pour une solution plug-and-play

Pour mettre en œuvre ce traitement, Rentokil a investi dans des canons

à chaleur spéciaux. « Nous calculons le nombre exact nécessaire

en fonction de l'espace. Dans l'industrie alimentaire, l'acier inoxydable

est un matériau très prisé, ce qui joue également en faveur de notre

solution Heat. En effet, il conduit bien la chaleur », assure Michel Leers.

Comme pour tout, le secret réside dans une bonne préparation. « C'est

là que l'expérience de nos experts entre en jeu. Il faut s'assurer que la

chaleur est suffisante aux endroits où le risque de contamination est le

Jules Bossier (à gauche) et Michel Leers : « Avec les insecticides classiques, il faut

compter avec le fait que 80 à 90 % de la population totale survivent au traitement, car il

est très diffi cile de tuer les œufs, les larves et les cocons ».

56 FoodTec.be/fr


L'expérience des experts de Rentokil garantit une préparation minutieuse

et une solution plug-and-play pour les clients.

plus élevé. Nous cartographions tout cela à l'avance. Cela nous permet

de mieux contrôler la chaleur grâce à l'ajout de ventilateurs. Nous effectuons

un suivi à l'aide de sondes de température, afin de maintenir

une température très constante. »

Le traitement thermique Heat permet de chauffer l'ensemble de la pièce à 56 °C pendant

une période déterminée. C'est la température à laquelle non seulement les insectes

adultes, mais aussi les autres stades du cycle de vie périront.

Réduire à néant

On vérifie également au préalable si la puissance disponible est suffisante

pour tous les appareils. Michel Leers : « Nous avons besoin d'un

raccordement de 400 V pour chaque chauffage. Si ce n'est pas le cas,

nous pouvons prévoir des armoires de commande reliées à des générateurs

mobiles pour assurer l'alimentation électrique. Notre priorité

est avant tout de soulager nos clients. Tout ce qu'ils ont à faire, c'est

d'arrêter la production et de vider les silos. Ensuite, c'est à nous de

jouer. » La durée de fonctionnement des appareils dépend du degré

d'infestation. Elle peut aller jusqu'à 24 heures. Mais le résultat est là.

Après le traitement Heat, la présence d'insectes sera réduite à néant. «

Avec les insecticides classiques, il faut compter avec le fait que 80 à 90

% de la population totale survivent au traitement, car il est très difficile

de tuer les œufs, les larves et les cocons. »

Moins de traitements nécessaires

C'est précisément cette efficacité qui rend cette technique intéressante

pour les entreprises de toutes tailles. « L'investissement est plus

élevé que pour les méthodes connues, mais comme nous éliminons

tous les stades, ou presque, du cycle de vie des insectes, vous pouvez

espacer considérablement les traitements. Il faut donc considérer la

situation dans son ensemble : en termes de résultats et d'économies. »

Michel Leers cite l'exemple d'une entreprise agroalimentaire où ils ne

doivent désormais intervenir qu'une fois par an. « Moins il y a de traitements,

moins il y a d'arrêts de production », poursuit-il. Un autre client

est passé entièrement à Heat parce que les résultats sont là et qu'il

ne veut pas d'insecticides dans sa production. « Avec notre traitement

thermique, nous nous attaquons à la racine du problème des insectes

alimentaires », conclut-il avec conviction. ■

Pour appliquer ce traitement, Rentokil a investi dans des canons à chaleur spéciaux. « En

fonction de l'espace, nous calculons exactement combien il en faut. »

FoodTec.be/fr

57


Texte Marjolein de Wit-Blok | Photos BEKO Technologies

Cartographier

la consommation d'énergie

grâce à la mesure

du débit volumétrique

Sur la base de l'accord sur le climat et des économies de coûts, presque toutes les entreprises se concentrent sur la durabilité en général et les économies d'énergie

en particulier. Dans de nombreux cas, les utilisateurs d'air comprimé peuvent prendre des mesures sérieuses en commençant par mesurer leur consommation d'air

comprimé. Une surveillance continue fournit des informations importantes sur les tendances, ce qui permet de détecter rapidement les anomalies. BEKO Technologies

propose à cet effet un capteur de débit amélioré avec une conception ouverte et un laser ligne pour une installation simplifiée et précise.

Le contrôle du débit volumétrique dans un système d'air comprimé est

important pour plusieurs raisons. La surveillance du débit permet de

détecter les problèmes tels que les fuites ou un fonctionnement inefficace

des compresseurs et des équipements. En les résolvant, vous

réduisez la consommation d'air comprimé et les coûts afférents, l'énergie

et les émissions de CO 2

. Par ailleurs, la surveillance du débit est

importante pour effectuer une maintenance ciblée, contrôler l'état du

système et, le cas échéant, collecter des données pour la maintenance

prédictive. Enfin, la mesure du débit peut fournir des informations précieuses

pour l'optimisation des processus et des produits.

« Ne vous méprenez pas sur les

sommes d'argent que vous gaspillez

à cause des fuites dans les systèmes

d'air comprimé. »

La version TI est alignée à l'aide d'un laser ligne. L'installation du TM s'effectue via une

section de mesure intégrée.

Mesure avec METPOINT

Pour mesurer avec précision un débit volumique, un instrument de

mesure performant est indispensable. BEKO Technologies a développé

en interne le METPOINT VFS dans les versions TI et TM. Les deux

capteurs enregistrent aussi bien le débit volumique et la consommation

que la vitesse d'écoulement et la température du fluide. Une

autre caractéristique commune est le principe de mesure éprouvé de

la masse thermique et la grande précision qui est de ± 1,5 % de la valeur

mesurée et de ± 0,3 % de la valeur à pleine échelle. Cette grande

fiabilité de mesure et de processus est notamment obtenue grâce à

une surveillance continue de la position du capteur. La version TI doit

être alignée pour fonctionner correctement, ce qui nécessite un laser

ligne. L'installation du TM s'effectue via une section de mesure inté-

58 FoodTec.be/fr


grée. Les deux capteurs se caractérisent par leur conception ouverte,

dans laquelle deux capteurs de température de différentes longueurs

sont encapsulés dans de l'acier inoxydable 1.4404. « Cela rend le dépôt

de saletés plus difficile et, grâce aux différentes longueurs des capteurs

de température, le VFS est moins sensible à la condensation »,

explique Sara Deckers, Focus Industry Manager chez BEKO Technologies.

« Le capteur est également facile à nettoyer. En outre, la conception

TI peut être combinée avec une protection supplémentaire contre

les pressions élevées jusqu'à 50 bar maximum. » En termes de sorties,

vous avez le choix entre une sortie de courant 4...20 mA, Modbus RTU

et/ou une sortie d'impulsion permettant de stocker directement les

données via le système d'exploitation ou un enregistreur de données

BEKO. Last but not least, les capteurs sont équipés d'un écran innovant

: un écran LCD TF 2 pouces (résolution : 240 x 230) lisible dans

toutes les directions.

un outil puissant pour procéder à des optimisations. Je le constate à

chaque fois dans les entreprises qui équipent simplement leurs machines

– parfois des dizaines ou des centaines – d'un débitmètre volumétrique

afin de voir combien d'air comprimé est réellement généré

et combien contribue réellement au processus. Une révélation pour

l'utilisateur, à chaque fois. » ■

Dans la pratique

Sara Deckers : « Maintenant que des appareils de mesure aussi performants,

robustes et fiables sont disponibles, les entreprises peuvent

commencer à réaliser d'importantes économies d'énergie. Car ne vous

y trompez pas, les fuites d'air, aussi minimes soient-elles, vous font

littéralement gaspiller de l'argent. » Les fuites d'air entraînent :

• Des compresseurs qui génèrent en permanence un excédent d'air

comprimé ;

• Parfois, la nécessité d'utiliser un compresseur supplémentaire ;

• Un risque de contamination du produit ou une précision moindre en

raison de la pénétration de saletés par la fuite.

Sara Deckers conclut : « Les mesures de débit permettent non seulement

de détecter les fuites et les erreurs, mais constituent également

Les mesures de débit sont bénéfi ques pour la qualité,

l'environnement et la facture énergétique.

FoodTec.be/fr

59


Texte Valérie Couplez | Photos iStock

Pouvons-nous faire des choix plus

durables en matière de lubrifi ants ?

Les lubrifiants de qualité alimentaire sont des produits développés spécifiquement pour l'industrie alimentaire afin de réduire le risque de contamination au cours

du processus de production et de garantir une sécurité maximale. Classiquement, le choix se porte sur les huiles minérales ou synthétiques, qui ont toutes deux des

origines moins favorables. Mais là encore, avec les huiles végétales, le champ d'action reste limité. L'huile de cuisson peut-elle être une alternative plus respectueuse

de l'environnement ?

Les lubrifiants ont permis d'importantes

améliorations technologiques en atténuant

le processus naturel d'usure des pièces mécaniques.

Mais dans l'industrie alimentaire,

les fabricants de lubrifiants sont confrontés

à des défis supplémentaires. Les lubrifiants

doivent, d'une part, réduire l'oxydation malgré

des températures parfois élevées ou basses

et, d'autre part, inhiber la croissance des

bactéries, des levures et des moisissures. En

outre, pour certaines applications, ils doivent

permettre un contact sûr avec les aliments. En

d'autres termes, ils doivent minimiser le risque

de migration de substances dangereuses dans

les aliments et ne doivent pas non plus altérer

le profil organoleptique des aliments. Trois

catégories bien connues s'appliquent : H1

(contact accidentel possible avec les denrées

Les lubrifi ants de qualité alimentaire

contiennent deux ingrédients

principaux. L'ingrédient principal est

constitué de substances minérales,

synthétiques ou végétales et est

responsable des propriétés du produit

alimentaires), H2 (utilisé pour les machines et

équipements où le contact est exclu) et H3 (lubrifiants

inoxydables et solubles).

Minéraux, synthétiques

ou végétaux

Les lubrifiants de qualité alimentaire

contiennent deux ingrédients principaux.

L'ingrédient principal est constitué de substances

minérales, synthétiques ou végétales

et est responsable des propriétés du produit.

Les huiles minérales sont dérivées du pétrole

et sont les plus couramment utilisées. Elles

peuvent avoir différents degrés de viscosité et

ont pour atouts la stabilité thermique et la résistance

à l'oxydation. Les huiles synthétiques

sont traitées chimiquement et ont une stabilité

thermique plus élevée que les huiles minérales.

Elles sont souvent utilisées dans des

applications soumises à des températures

extrêmes ou à de lourdes charges. Cette catégorie

comprend les polyalphaoléfines (PAO),

les polyalkylèneglycols (PAG) et les esters.

Les huiles végétales sont biodégradables,

mais leur stabilité thermique et leur résistance

à l'oxydation sont moindres que celles

des huiles précédentes. La viscosité dépend

également du type de plante dont elles sont

extraites et peut être affectée par la température

à laquelle elles sont traitées. Enfin, on

y trouve des additifs. Ceux-ci améliorent les

propriétés du lubrifiant. Il s'agit, par exemple,

d'antioxydants pour prolonger la durée de vie,

d'agents antimoussants, d'agents antimicrobiens

et d'agents anticorrosifs.

La stabilité à l'oxydation

en point de mire

Aujourd'hui, la recherche se concentre de plus

en plus sur les alternatives biologiques et écologiques.

Les huiles végétales sont au centre

d'études intéressantes en raison de leur durabilité

écologique. Elles nécessitent toutefois

une attention particulière lors du stockage et

de l'élimination. Le principal défi est leur stabilité

à l'oxydation, qui peut entraîner la formation

de composés indésirables et l'accumulation

de dépôts dans l'environnement. Pour

résoudre ce problème, des additifs spécifiques

doivent être utilisés dans la formulation. Certains

matériaux peuvent être incompatibles

et réagir chimiquement, entraînant la déformation

ou la rupture des pièces élastiques ou

plastiques. Cela peut entraîner une défaillance

ou une corrosion des joints et de l'équipement

ou une baisse des performances au fil du

temps. Les huiles végétales ont souvent des

températures de fonctionnement plus basses

que les huiles minérales ou synthétiques, et

leur utilisation peut donc être limitée dans des

conditions de fonctionnement extrêmes.

60 FoodTec.be/fr


Dans l'industrie alimentaire, les fabricants de lubrifi ants sont confrontés à des défi s supplémentaires. Les lubrifi ants doivent, d'une part, réduire l'oxydation malgré des températures parfois

élevées ou basses et, d'autre part, empêcher le développement de bactéries, de levures et de moisissures

« Les huiles d'origine végétale ont souvent des

températures de fonctionnement plus basses que

les huiles minérales ou synthétiques. »

L'huile de friture

comme alternative ?

L'utilisation généralisée des lubrifiants minéraux

a élargi le débat sur leur impact environnemental

et conduit à l'évaluation de leurs

alternatives. L'une d'entre elles est l'huile de

friture. Contrairement aux huiles à base de pétrole,

ces huiles offrent une meilleure viscosité

et une meilleure tolérance aux températures

élevées, ainsi qu'une volatilité réduite. Un

autre facteur qui rend cette huile attrayante

est son prix compétitif par rapport aux autres

huiles, sa capacité à produire de l'énergie et

son impact plus limité sur l'environnement.

Les huiles non comestibles, telles que l'huile

de caoutchouc et l'huile de ricin, constituent un

autre scénario : elles sont bon marché en tant

que matière première, mais nécessitent des

technologies spécifiques pour leur extraction

et la séparation des impuretés indésirables.

Toujours plus chers

Bien que l'on estime qu'ils peuvent notamment

remplacer de manière significative les

produits pétroliers, les lubrifiants d'origine

biologique sont actuellement plus chers que

les huiles minérales et synthétiques. Cependant,

des doutes subsistent quant à l'efficacité

énergétique de leur production, ainsi que

la faible stabilité hydrolytique qui les rend

peu résistants à l'humidité et moins fluides

à basse température. Il faut également tenir

compte d'un autre facteur : l'extraction

des huiles naturelles varie en fonction du

climat, de la température et des nutriments

des plantes d'origine ; il est donc difficile

d'obtenir des produits stables en termes

de propriétés, qui sont également influencées

par la méthode d'extraction. D'autres

études seront nécessaires pour améliorer

les propriétés des huiles végétales, en se

concentrant sur la conversion possible des

cultures sauvages en cultures commerciales,

sur les interventions génétiques pour obtenir

des fonctions spécifiques et sur le développement

de modifications chimiques

et de mélanges pour obtenir des produits

stables, écologiques, performants et sûrs.

Dans l'industrie alimentaire, les fabricants

de lubrifiants sont confrontés à des défis

supplémentaires. Les lubrifiants doivent,

d'une part, réduire l'oxydation malgré des

températures parfois élevées ou basses et,

d'autre part, empêcher le développement

de bactéries, de levures et de moisissures.

Aujourd'hui, la recherche se concentre de

plus en plus sur les alternatives biologiques

et écologiques. Les huiles végétales sont au

centre d'études intéressantes en raison de

leur durabilité écologique. Les lubrifiants de

qualité alimentaire contiennent deux ingrédients

principaux. L'ingrédient principal est

constitué de substances minérales, synthétiques

ou végétales et est responsable des

propriétés du produit. ■

Aujourd'hui, la recherche se concentre de plus en plus

sur les alternatives biologiques et écologiques. Les huiles

végétales sont au centre d'études intéressantes en raison

de leur durabilité écologique.

FoodTec.be/fr

61


Texte Peter Van Oyen | Photos Fritz-kola

Lignes d'embouteillage, lignes de remplissage et entrepôts Konings Borgloon.

Investissement de 6 millions

d'euros pour embouteiller

des bouteilles réutilisables

Depuis le début de l'année, Fritz-kola embouteille des boissons rafraîchissantes dans l'usine de Konings Juices & Drinks à Borgloon. Il s'agit du premier embouteilleur non

allemand de la marque de cola très tendance. Konings a investi 6 millions d'euros pour pouvoir embouteiller les bouteilles réutilisables de fritz-kola. Avec cette mise en

bouteille dans le Limbourg, fritz-kola souhaite renforcer sa présence au Benelux, mais aussi raccourcir les itinéraires de transport dans l'ouest de l'Allemagne.

Depuis le début de l'année, fritz-kola produit

et embouteille des boissons rafraîchissantes

dans l'usine Konings à Borgloon. Selon la directrice

de l'usine, Miet Martens, douze des

quatorze produits fritz (trois types de cola,

mais aussi d'autres boissons rafraîchissantes,

vendues sous la marque fritz-limo) sont fabriqués

à Borgloon. Au cours de notre visite

guidée de l'usine, il apparaît rapidement que

la marque allemande de boissons rafraîchissantes

très tendance est importante pour

l'usine Konings de Borgloon. Les entrepôts

regorgent de caisses de fritz-kola et on ne voit

pratiquement aucune autre marque. « Dans

cette usine, nous nous concentrons en effet

très fortement sur fritz-kola », admet Miet

Martens. « En termes de volume, fritz-kola est

de loin notre plus gros client. Nous croyons

fermement au potentiel de ce producteur de

boissons gazeuses. Actuellement, la ligne de

production de fritz-kola fonctionne cinq jours

par semaine en deux équipes et produit 31

millions de bouteilles par an. En cas de croissance

supplémentaire, une équipe de nuit

pourrait être ajoutée, ce qui pourrait entraîner

une expansion de l'organisation. »

Bouteilles réutilisables

Konings a d'ailleurs investi massivement

dans son usine de Borgloon pour convaincre

fritz-kola. En effet, la marque allemande de

boissons rafraîchissantes très tendance utilise

uniquement des bouteilles réutilisables,

ce à quoi Konings Borgloon n'était pas vrai-

ment préparé. C'est pourquoi, selon la directrice,

6 millions d'euros ont été investis dans

de nouvelles installations de remplissage et

des chaînes d'embouteillage. Miet Martens :

« Grâce à ces efforts, nous sommes désormais

en mesure de produire, remplir et embouteiller

presque tous les types de boissons gazeuses

de fritz-kola dans des bouteilles en verre réutilisables

de 0,2, 0,33 et 0,5 l. Cela nous permet

de passer à la vitesse supérieure. »

Boisson tendance

La boisson fritz-kola a vu le jour en 2002,

lorsque deux étudiants hambourgeois, Mirco

Wiegert et Lorenz Hampl, ont décidé de

créer un cola alternatif, contenant moins de

sucre, mais trois fois plus de caféine. Au dé-

62 FoodTec.be/fr


but, la boisson a surtout trouvé sa place dans

les cafés branchés de Hambourg et de Berlin.

Dès le départ la marque fritz-kola s'est principalement

adressée à un public jeune et a mis

l'accent sur la durabilité. Deux décennies plus

tard, la marque de cola tendance a conquis sa

place sur le marché des boissons gazeuses.

Elle connaît un succès particulièrement fulgurant

dans son pays d'origine. Selon le bureau

d'études Nielsen, fritz-kola est depuis 2019 le

deuxième cola le plus vendu en Allemagne.

Avec 71 millions de bouteilles de 33 cl vendues

cette année-là, il n'avait presque rien à envier à

Coca-Cola (74 millions de bouteilles) et devançait

largement Pepsi Cola (337 000 bouteilles).

Fritz-Kola Belgium

Depuis quelques années, fritz-kola s'intéresse

également au reste de l'Europe. « Nous voulons

connaître une croissance annuelle d'au

moins 5 % », déclare avec ambition Florian

Weins, directeur général. « Grâce à sa collaboration

avec Konings Borgloon, fritz-kola franchit

une étape importante vers son expansion

internationale. Il s'agit également d'un engagement

clair envers les marchés du Benelux,

qui jouent un rôle important dans notre croissance

en Europe. Dans le cadre de cette expansion,

fritz-kola crée une filiale en Belgique.

La nouvelle entreprise s'appelle fritz-kola Belgium

et opère en tant que société à responsabilité

limitée (SARL). »

De gauche à droite : Olivier Moritz, directeur des opérations chez fritz-kola, Miet Martens, directrice chez Konings

Borgloon, et Florian Weins, directeur général chez fritz-kola.

Grâce à sa collaboration avec Konings Borgloon, fritz-kola franchit une étape importante vers son expansion internationale.

« Grâce à ces efforts, nous pouvons désormais

produire, remplir et embouteiller presque tous

les types de boissons gazeuses fritz-kola dans des

bouteilles en verre réutilisables. »

Emplacement stratégique

Florian Weins souligne que l'emplacement

du premier embouteilleur non allemand

de fritz-kola a été choisi de manière stra-

tégique. « Borgloon est proche du triangle

frontalier, ce qui permet à notre entreprise

de renforcer sa présence au Benelux. En

même temps, le choix de l'emplacement

soutient également nos objectifs environnementaux

», poursuit le directeur général.

« Une ville comme Cologne est plus proche

de Borgloon que de nos cinq embouteilleurs

allemands. C'est pourquoi l'embouteilleur

belge desservira également des clients dans

une partie de l'ouest de l'Allemagne. Il offre

à ces clients des temps de réponse plus rapides

et une meilleure logistique. Les trajets

de collecte et de transport plus courts

permettent de réduire considérablement

l'empreinte carbone. Un client de Cologne,

par exemple, économise facilement 200 kg

de CO 2

par trajet aller-retour. » Fritz-kola

dispose actuellement de cinq usines d'embouteillage

en Allemagne (Wagenfeld, Güstrow,

Sersheim, Eilenburg, Bamberg) et

d'un centre logistique à Unterschleissheim.

Avec la nouvelle usine d'embouteillage de

Borgloon, la marque allemande de cola a

fait ses premiers pas à l'étranger. Florian

Weins a laissé entendre que d'autres usines

d'embouteillage (étrangères) suivraient afin

d'étendre le réseau en Europe, mais n'a pas

donné plus de détails. ■

FoodTec.be/fr

63


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