FOODTEC (FR) 02 2025
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toxiques ni risques d'exposition.
• Polyvalent
La chaleur est efficace pour lutter contre de
nombreuses espèces nuisibles dans des
endroits difficiles d'accès tels que les silos,
les navires et les halls de production.
• Aucun risque de résistance
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punaises de lit ne résistent pas à la chaleur.
Un seul traitement suffit généralement.
Comment cela fonctionne-t-il ?
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de leur cycle de vie, des œufs aux insectes adultes.
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1. Les techniciens évaluent la situation et l'approche
2. Préparation du site
3. Installation de canons à chaleur
4. Chauffage à une température constante de 56 °C
pendant une durée déterminée, en fonction de la
situation. Surveillance à l'aide de sondes thermiques
afin de garantir une répartition homogène de la chaleur.
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ÉDITORIAL
PLACER LA BARRE TOUJOURS PLUS HAUT EN MATIÈRE D'HYGIÈNE
Le 16 septembre dernier, Hygiene for Food était au programme. Il s'agit d'un événement bisannuel
organisé par Agoria, EHEDG et Flanders Food, car la sécurité alimentaire reste la priorité absolue.
Et cela commence par une hygiène irréprochable. La manière dont vous y parvenez dans votre production
doit être consignée dans des procédures, mais ne doit jamais être gravée dans le marbre.
Parce que le législateur ne reste pas inactif et parce que nous pouvons tirer des enseignements
des connaissances acquises, sur les contaminations possibles, sur les meilleures pratiques et sur
les nouvelles technologies.
En d'autres termes, la barre en matière d'hygiène est placée de plus en plus haut. L'IFS et le BRC, par
exemple, ont renforcé leurs exigences afin de prouver la validation dans la pratique des différentes
étapes d’un processus de production, plutôt que sur papier. Plus tôt cette année, l'AFSCA a ajouté
un nouveau module à ses inspections en matière d'analyse environnementale. Il ne faut donc pas
s'attendre à ce que la sécurité alimentaire perde de son importance dans les années à venir. Au
contraire. Faites-en donc un pilier stratégique de votre gestion d'entreprise. La recherche d'une
hygiène permanente dans l'usine est en effet indissociable de l'excellence opérationnelle.
Hygiene for Food mettait cette année deux thèmes en avant. Le premier était « Safe by design » (la
sécurité dès la conception). Une bonne conception des processus, des « meilleures pratiques » en
matière de nettoyage et d'entretien, une surveillance ciblée de l'hygiène et une approche efficace
des problèmes de contamination sont essentiels, tout comme un système de gestion de la sécurité
alimentaire adapté et une culture de la sécurité alimentaire bien développée. Les conférences ont
abordé les nouvelles réglementations et démontré comment le choix des matériaux appropriés,
leur utilisation correcte et leur entretien adéquat contribuent directement à l'hygiène et à la sécurité
de l'environnement de production.
Le thème numéro deux, « Sustainable through innovation » (Durable grâce à l'innovation), était
également très actuel. En effet, de nombreuses entreprises alimentaires sont en pleine mutation,
en route vers une production plus durable. En innovant en permanence et en optimisant continuellement
les lignes de production, l'environnement et les processus, une usine alimentaire peut améliorer
ses normes d'hygiène tout en réduisant son empreinte écologique. Les innovations axées sur
les processus de nettoyage, par exemple en réduisant la consommation d'énergie, d'eau et/ou de
produits chimiques, contribuent à concrétiser les efforts vers plus de durabilité. Cela ouvre la voie à
une usine à l’hygiène toujours garantie, qui conjugue excellence opérationnelle et durabilité.
Puisse cette édition vous inspirer également dans votre quête d’excellence durable.
Bonne lecture!
Luc Ophals
Mul mediaal kennispla o rm voor de voedingsverwerkende- & drankenindustrie
COLOPHON
Année 4 | numéro 2 | 2025
Paraît 2 x par an
ÉDITEUR
SOMMAIRE
Kapellestraat 132/1
Bâtiment G
8020 Oostkamp
+32 50 36 81 70
info@louwersmediagroep.be
louwersmediagroep.com
RÉDACTION FINALE
Luc Ophals
ÉQUIPE DE RÉDACTION
Luc Ophals, Valérie Couplez, Kris Vandekerckhove,
Elize Noyez, Geert Van Cauwenberge, Tim Küsters,
Marjolein de Wit-Blok, Peter Van Oyen
GESTION DE PROJET
Alexander Dewaele
a.dewaele@louwersmediagroep.be
+32 477 22 41 29
Jonathan Huppez
j.huppez@louwersmediagroep.be
+32 490 39 81 37
SECRÉTARIAT
Elke Kina
Nancy Priem
Sylvie Vanneste
traffic@louwersmediagroep.be
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avec mention Foodtec
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la viande, le poisson, les mollusques et crustacés,
les fruits et légumes, les huiles et les graisses, les
produits laitiers, les pâtes alimentaires, le fourrage,
le tabac, les fabricants, ,les grossistes et les
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l’exhaustivité de l’information. Ils n’acceptent en conséquence aucune
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8 La déshumidification, dernière étape importante du cycle de nettoyage
10 « Tout cocher pour un bureau prêt pour l'avenir »
12 L'IA comme prolongement de votre propre expertise
14 Un étiquetage plus intelligent, durable et prêt pour l’avenir
16 Carte blanche : Construire ensemble l'avenir du chocolat
20 De nouveaux sols pour une extension flexible
22 Stratégie de nettoyage optimale pour les abattoirs
24 Les étudiants de la Haute École Charlemagne développent
un cornet de glace innovant et inclusif
26 Validation sur papier ou validation réelle et ce que cela vous apporte
30 Vêtements de travail, impeccablement propres et aussi durables que possible
32 Observer les machines d'emballage à l'œuvre
36 Septante ans de produits et de services de qualité supérieure
38 Poignée bien pensée pour les seaux d'emballage
40 Solutions de drainage « sur mesure » et 100% hygiéniques
44 Remplissage étanche à la poussière et efficace, même en cas de
changements réguliers de produit
46 Du code linéaire au code bidimensionnel : une évolution inévitable
48 Mouterij Albert sort des sentiers battus avec les chaînes porte-câbles à
roulettes igus
50 L’expertise en étalonnages accrédités BELAC
54 La sécurité ne doit pas nécessairement être complexe
56 Les traitements thermiques éliminent les insectes alimentaires
de manière non toxique
58 Cartographier la consommation d'énergie grâce à la mesure
du débit volumétrique
60 Pouvons-nous faire des choix plus durables en matière de lubrifiants ?
62 Investissement de 6 millions d'euros pour embouteiller des bouteilles
réutilisables
64 Partenaires de Foodtec
32
10
36
22
40
20
24
46
Photo de couverture :
Markem-Imaje
60
La déshumidification,
dernière étape importante
du cycle de nettoyage
Des études scientifi ques montrent que plus l'air est humide, plus les bactéries telles que la listeria monocytogenes et la campylobacter ont de chances de se propager..
Texte Valérie Couplez | Photos Munters
Utilisez-vous déjà la déshumidification dans votre production alimentaire ? Même une quantité infime de bactéries Campylobacter ou Listeria monocytogenes peut
avoir des conséquences désastreuses. Des études scientifiques montrent que plus l'air est humide, plus les bactéries ont de chances de se propager. En effet, elles ont
besoin d'eau pour soutenir leurs processus cellulaires. Une bonne maîtrise du niveau d'humidité dans votre production est donc essentielle pour créer des produits
alimentaires sûrs. C'est pourquoi de nombreuses entreprises en ont déjà fait la dernière étape de leur cycle de nettoyage et comptent sur la technologie de Munters
pour produire des aliments sûrs. Les chiffres prouvent que cela fonctionne.
L'importance de la déshumidification est indéniable. Les chiffres
prouvent noir sur blanc l'impact que cela peut avoir sur les bactéries et
donc sur la sécurité alimentaire dans votre production. Une étude (Qiu
et al., 2022) montre qu'à une humidité relative de 70 %, la croissance
bactérienne est 22,3 fois plus importante qu'à une humidité de 50 %.
Cela signifie qu'une réduction de l'activité de l'eau a un effet considérable
sur la croissance microbienne. On peut, par exemple, observer
un allongement du temps de latence et une diminution de la vitesse
de croissance et de la production cellulaire.
la réhydratation créent une sécheresse et un stress hydrique qui affaiblissent
la membrane cellulaire de la bactérie et la rendent perméable.
La combinaison du nettoyage, de la désinfection et du séchage rapide
s'est avérée particulièrement efficace pour réduire la croissance microbienne
en seulement quatre jours.
Forte diminution de Listeria monocytogenes
grâce à un séchage rapide
Une étude publiée dans l'International Journal of Food Microbiology
souligne l'importance cruciale du contrôle de l'humidité et du séchage
rapide dans la lutte contre la Listeria monocytogenes. Cette bactérie,
qui peut se développer même à la température du réfrigérateur et
former des biofilms résistants, pose des défis particuliers à l'industrie
alimentaire. Un séchage intensif et une réhydratation contrôlée sont
essentiels pour réduire la viabilité de la bactérie et endommager les
membranes cellulaires. Cela permet d'améliorer les conditions d'hygiène
dans les zones de production alimentaire. Le séchage rapide et
8 FoodTec.be/fr
Pourquoi choisir
la technologie de
déshumidification Munters ?
• Séchage à toutes les températures,
même en dessous de 0 °C ;
• Faible humidité relative (HR) même à
basse température ;
• Évaporation plus rapide de l'eau à
faible point de rosée (faible HR) ;
• Temps de séchage plus courts après le
nettoyage ;
• Effet maximal du désinfectant ;
• Pas de formation de condensation
dans et derrière les évaporateurs (évite
la contamination croisée) ;
• Consommation d'énergie réduite des
installations de refroidissement.
L'utilisation effi cace des déshumidifi cateurs Munters permet de réduire le nombre d'infections.
« En traitant les caisses pendant deux heures à l'aide d'un système de
déshumidification Munters, on a obtenu une réduction remarquable du nombre
total de germes, indicateur de la présence de campylobacter. »
Baisse notable du nombre total de germes
pour le campylobacter
Une autre étude (Dzieciolowski et al., 2022) apporte également des
preuves convaincantes de l'efficacité des déshumidificateurs Munters
pour réduire considérablement les niveaux de contamination par la
bactérie Campylobacter sur les caisses de transport. En traitant les
caisses pendant deux heures avec de l'air sec et chaud à l'aide d'un
système de déshumidification Munters, on a obtenu une baisse remarquable
du nombre total de germes, indicateur de la présence de
Campylobacter. Cette réduction, qui correspond à une diminution
moyenne de 3,4 logs, illustre l'impact profond de la technologie Munters
dans la lutte contre les menaces microbiennes. La réduction du
nombre total d'entérobactéries après le traitement avec les déshumidificateurs
Munters a été substantielle (réduction de 3,8 log). L'utilisation
efficace des déshumidificateurs Munters permet donc de réduire
le nombre d'infections.
Différence entre le séchage par
refroidissement et le séchage par adsorption
Le séchage de l'air peut être effectué de différentes manières. Le séchage
par refroidissement et le séchage par adsorption sont les techniques
les plus courantes. Le séchage par refroidissement utilise un système
de refroidissement fermé et un ventilateur. L'air est acheminé le
long d'un bloc d'évaporation froid, ce qui provoque la condensation de
la vapeur d'eau en raison du refroidissement intense. La vapeur d'eau
condensée est collectée dans un bac de récupération et évacuée via un
tuyau vers un réservoir de collecte ou les égouts. Le séchage par adsorption
(inventé par Carl Munters) utilise des agents dessiccants très
efficaces tels que le gel de silice, qui absorbent l'humidité dans la phase
vapeur. Ces substances sont imprégnées sur une roue céramique rotative.
L'air humide est soufflé à travers cette roue, laissant derrière lui
l'humidité. L'air séché quitte ensuite le séchoir à adsorption. La partie
saturée du rotor est régénérée avec un débit d'air plus faible en ajoutant
de la chaleur. Cela peut se faire à l'électricité, au gaz ou à la vapeur, mais
la chaleur résiduelle permet également de régénérer une grande partie.
L'air chaud et humide est ensuite évacué vers l'extérieur. Le séchage
par adsorption est essentiel dans l'industrie alimentaire. Grâce à des
technologies telles que le rotor Munters, la condensation est évitée sans
qu'un bac collecteur soit nécessaire. Ce rotor a un effet antibactérien et
est chauffé toutes les 8 minutes à des températures supérieures à 60 °C,
ce qui maximise l'effet de séchage. Découvrez comment Munters peut
vous aider à améliorer votre cycle de nettoyage. ■
L'impact d'un séchage rapide est remarquable après seulement quatre jours.
FoodTec.be/fr
9
Texte Valérie Couplez | Photos Ekkow
« TOUT COCHER POUR UN
BUREAU PRÊT POUR L'AVENIR »
Pour VEGA, un bureau est plus qu'un simple bâtiment. Le nouveau siège social devait donc avant tout être un lieu où les dix-neuf employés pourraient se sentir chez eux.
La visite guidée dans les nouveaux locaux effectuée par Industrial Automation dans les nouveaux locaux a clairement montré que l'entreprise avait largement atteint
son objectif. L'aspect industriel des lieux n'a en rien altéré la chaleur que nous avons ressentie.
Peter Leemans : « L'idée de départ était d'apporter une
touche chaleureuse au bureau. La pandémie du Covid
nous a fait prendre conscience de l'importance des
discussions informelles autour de la machine à café. »
Les anciens et les nouveaux locaux de VEGA,
situés à la périphérie de Bruxelles, sont distants
de 1,4 kilomètre. « Réduire cette distance
au maximum était le critère principal
dans la recherche d'un nouveau site. Après
tout, c'est pour nos collaborateurs que nous
déménageons. En raison de la croissance enregistrée
ces dernières années, les locaux datant
des années 70 n'offraient plus suffisamment
d'espace. Nous ne pouvions même plus
tous occuper un seul étage, alors que chez
VEGA, nous croyons fermement à la cohésion.
Notre nouveau siège devait littéralement
nous réunir à nouveau et être proche, afin de
garder tout le monde à bord », entame Peter
Leemans, directeur général de VEGA SA.
« Le nouveau siège devait
littéralement nous rapprocher et être
situé à proximité, afi n de garder tout
le monde à bord. »
1500 m²
Cela n'a toutefois pas facilité la recherche d'un
nouveau site. Celle-ci a finalement duré cinq
10 FoodTec.be/fr
L'équipe de VEGA est particulièrement satisfaite du nouveau siège social.
ans et s'est terminée par la construction d'un
nouveau bâtiment sur l'Alfons Gossetlaan à
Dilbeek, à l'emplacement de l'ancienne imprimerie
Corelio. Depuis quelques mois, VEGA
occupe tout un étage du numéro 36, d'une
superficie d'un peu moins de 1 500 m². Le
jaune caractéristique de VEGA est le leitmotiv
de ce bâtiment. Il relie tous les espaces, de la
cuisine aux trois salles de réunion en passant
par les postes de travail flexibles, pour créer
un lieu de travail particulièrement accueillant.
La conception est l'œuvre de Captif. « Le
point de départ était d'apporter une touche
chaleureuse au bureau. La pandémie du Covid
a certes permis à de nombreuses entreprises
de découvrir le télétravail, mais pour
nous, cela a surtout été l'occasion de réaliser
à quel point les conversations informelles autour
de la machine à café sont importantes. Il
faut donc donner à vos employés une bonne
raison de venir au siège social. C'est ce que
nous essayons de faire ici, avec des chaises
ergonomiques, un bureau assis-debout, un
espace de détente... et même des douches. »
Salle de formation
Mission clairement réussie pour les dix-neuf
employés de VEGA. Peter Leemans : « L'un
des collaborateurs externes a déjà fait savoir
avec un clin d'œil qu'il préférait désormais
rester un peu plus longtemps dans le plus
beau siège social du monde. Nous espérons
que tout le monde se plaît ici. » Le bâtiment
est donc bien plus qu'un simple pas en avant
et une taille supplémentaire. « Nous avons
« Entre-temps, nous avons déjà organisé nos
premières formations. À terme, nous souhaitons
mettre en place une offre complète. »
pu cocher toutes les cases pour en faire un
siège social prêt pour l'avenir », commente
Pieter Leemans en nous faisant visiter leurs
nouveaux locaux. Une salle de formation
pour les clients figurait ainsi en tête de liste
des desiderata. « Dans le passé, nous résolvions
ce problème en nous rendant chez les
clients. Mais tout le matériel ne peut pas être
transporté aussi facilement. » Il montre les
deux modèles de démonstration, qui sont
manifestement assez lourds et occupent une
place importante dans la salle de formation,
qui dispose d'ailleurs de sa propre cuisine et
terrasse. « Entre-temps, nous avons déjà organisé
nos premières formations. À terme,
nous voulons mettre en place une offre complète
: des cours théoriques aux formations
pratiques sur des solutions très spécifiques.
Nous cherchons également à être reconnus
comme prestataire de services dans le portefeuille
des PME, mais dans tous les cas, tout le
monde repart avec un certificat. »
Techniques de pointe
Et bien sûr, les techniques de pointe ne pouvaient
pas manquer à l'appel. « Il y a des panneaux
solaires sur le toit, nous chauffons avec
des pompes à chaleur, il y a un système de
ventilation, une protection solaire pilotée,
des bornes de recharge pour les véhicules
de société... En résumé, nous travaillons
désormais dans un bureau BEN », déclare
Peter Leemans avec le sourire. Il ne reste
plus qu'à régler les derniers détails avant
l'inauguration officielle. « Le parking vient
d'être construit. Il faut encore installer la signalisation.
Les espaces verts doivent encore
être aménagés... mais nous sommes tout de
même très heureux d'être déjà installés ici et
nous sommes impatients de partager cela
avec nos clients. ■
L'équipe de service a également reçu son propre espace,
baigné de lumière et partageant le même look & feel
industriel que le reste du siège social.
FoodTec.be/fr
11
Texte Valérie Couplez | Photos Mérieux NutriSciences | ktba
L'IA comme prolongement
de votre propre expertise
L'intelligence artificielle, quelle en est l’utilité pour le producteur alimentaire ? Jacco van Son, responsable Digital Tools chez Mérieux NutriSciences | ktba, voit tous les
avantages que cette technologie peut apporter, mais constate également que les entreprises alimentaires ont du mal à la mettre en œuvre au sein de leur organisation.
« Ne vous laissez pas intimider par l'ampleur et l'inconnu. Lancez-vous. À long terme, vous ne pourrez pas y échapper. Car l'IA deviendra indispensable pour travailler de
manière plus intelligente, plus efficace et plus sûre sur le plan alimentaire. »
L'IA est un outil d'aide et d'amélioration de l'effi cacité, mais
elle ne remplace pas l'expertise humaine fondamentale,
l'observation directe des processus ou le respect des
principes de sécurité alimentaire.
« L'IA deviendra indispensable pour travailler
de manière plus intelligente, plus efficace et plus
sûre sur le plan alimentaire. »
La plupart des responsables qualité ont déjà
demandé à ChatGPT de leur résumer les
points importants à retenir dans les nouvelles
législations. Avec une bonne invite et
une simple pression sur un bouton, vous obtenez
les réponses que vous cherchiez. Mais
vous pouvez aussi faire bien plus : mettre
en place un SOP (procédure opérationnelle
standard), créer des listes de contrôle
pour les audits internes, faire résumer des
normes, comparer une procédure à une exigence
GFSI, vous lancer dans des questions
complexes de sécurité alimentaire... « Cela
fonctionne bien, mais en réalité, ce n'est que
la partie émergée de l'iceberg. L'IA ne devient
vraiment intéressante que lorsque vous
commencez à travailler avec vos propres
données. Si vous cartographiez vos propres
processus, l'IA vous indique où vous pouvez
travailler de manière plus intelligente et
plus efficace. En d'autres termes, des outils
tels que ChatGPT ou Gemini vous aident à
acquérir de nouvelles connaissances. Ne les
considérez pas comme une fin en soi, mais
comme un moyen d'améliorer votre gestion
de la qualité. Pour passer du contrôle à la
maîtrise, de l'incertitude à la flexibilité. L'IA
peut, par exemple, évaluer les risques liés
à l'achat d'une matière première différente
afin d'éviter un éventuel rappel. »
Renforcer ce qui existe déjà
Pour Jacco van Son, la nécessité est claire.
« Les entreprises agroalimentaires disposent
souvent déjà d'une montagne de données.
Les quantités ne cessent d'augmenter, ce
qui rend de plus en plus complexe la découverte
des liens pertinents. Pour l'IA, ce n'est
qu'une formalité. » Il cite l'exemple de la mise
en œuvre de la législation CSRD. « Les règles
relatives aux émissions de scope 3 peuvent
à elles seules contenir des centaines, voire
des milliers de sources d'émissions. Comment
une entreprise agroalimentaire peutelle
y faire face ? Comment savoir ce qui me
convient ? Les grands modèles linguistiques
qui sous-tendent des outils tels que ChatGPT
ont toutefois été conçus précisément pour
analyser d'énormes quantités de données.
Ils peuvent renforcer ce qui existe déjà. »
Chez KTBA, ils en tirent déjà profit. « Pensez
à la combinaison des données provenant
du laboratoire et de l'environnement pour
aboutir à des conclusions qui peuvent être
utiles dans une analyse de risque dynamique.
Nous considérons l'IA comme une
extension de l'expertise dont nous disposons
en interne. »
Le leadership est crucial
Jacco van Son constate toutefois que l'accueil
réservé à l'IA dans l'industrie alimentaire est
pour l'instant mitigé. Et il trouve cela vraiment
dommage. « L'IA est pourtant un sujet
passionnant, car il est question de sécurité
alimentaire. On ne peut donc pas tout bouleverser
du jour au lendemain. Mais il faut réfléchir
à la manière dont l'IA peut vous aider
et adapter votre politique en conséquence.
Aujourd'hui, vous pouvez encore expérimenter,
tester ce que cela vous apporte. Demain,
les choses deviendront plus sérieuses. Les
développements vont si vite que ceux qui ne
se lancent pas maintenant seront désespérément
à la traîne. » Jacco van Son comprend
toutefois qu'il n'est pas si évident pour un
responsable qualité de se lancer. « Il a déjà
tellement de tâches à accomplir chaque jour...
Il manque souvent de temps pour prendre
du recul et identifier les points à améliorer au
sein de son organisation. Pour nous, le leadership
est donc un facteur clé pour une intégration
réussie de l'IA. L'IA est un outil d'aide
et d'amélioration de l'efficacité, mais elle ne
remplace pas l'expertise humaine fondamen-
12 FoodTec.be/fr
Jacco van Son : « Les développements vont si vite que ceux qui ne se lancent pas maintenant seront irrémédiablement à la traîne ».
tale, l'observation directe des processus ou le
respect des principes de sécurité alimentaire.
En fin de compte, l'intelligence avec l'IA reste
celle de l'être humain qui en fait usage. C'est
lui qui fixe le cap, c'est lui qui est aux commandes.
»
Trois étapes pour une mise
en œuvre réussie de l'IA
Mais par où commencer ? Jacco van Son identifie
trois étapes pour vous mettre sur la voie
du succès :
• Étape 1 Introduction de l'IA dans les tâches
quotidiennes en tant qu'assistant personnel
pour chaque collaborateur du département
assurance qualité. Déterminez à quoi
vous souhaitez utiliser l'IA et ce que vous
souhaitez atteindre. Déterminez les outils
autorisés et comment traiter les informations
confidentielles.
• Étape 2 Faites fonctionner l'IA avec les données
propres à votre entreprise, ce qui rendra
les processus internes plus efficaces
et permettra aux collaborateurs d'obtenir
plus rapidement des réponses à des questions
spécifiques à l'organisation.
• Étape 3 Utilisez l'IA pour améliorer les processus
d'assurance qualité et analyser les
données afin de pouvoir les utiliser dans
les rapports et le pilotage.
« Les données sont importantes et, en matière
d'IA, le principe « value in, value out »
s'applique. Plus vous utilisez vos propres
données, plus cela vous apportera de la valeur.
C'est également là que vous consacrerez
la majeure partie de votre temps dans
toute intégration d'IA : veillez à ce que les
bonnes données parviennent au bon endroit
de manière structurée. C'est là que nous aidons
nos clients : à définir la bonne vision
et à collecter les données nécessaires à cet
effet », conclut-il. ■
FoodTec.be/fr
13
Texte Kris Vandekerckhove | Photos PRESA
Un étiquetage plus intelligent,
durable et prêt pour l’avenir
L'étiquetage est, par définition, un maillon essentiel dans le secteur alimentaire. Non seulement pour fournir les informations correctes sur les produits, mais aussi pour
répondre aux exigences en matière de traçabilité, d'efficacité et de durabilité. PRESA, spécialiste des systèmes industriels d'identification, d'impression et d'emballage,
présente aujourd'hui le CAB Hermes QL, un système d'étiquetage qui répond précisément à ces exigences. Et plus encore...
Selon Jan Van Elsacker, responsable commercial étiquetage chez PRESA,
le Hermes QL se distingue par trois mots clés : compact, sans doublure
et connecté. « Nous connaissons bien la gamme de CAB depuis des
années, mais ce modèle change vraiment la donne », explique-t-il. « Il
combine une technologie éprouvée avec des innovations intelligentes. »
Étiquetage sans doublure (« linerless »)
Les étiquettes « linerless », c'est-à-dire sans support, sont en plein essor
depuis un certain temps déjà, mais selon Jan Van Elsacker, cette
technologie était souvent réservée aux installations de grande envergure.
« CAB commercialise désormais un système compact et modulaire
qui rend le ‘« linerless » accessible à un champ d'application
beaucoup plus large », explique-t-il. « C'est unique. Le Hermes QL est
beaucoup plus petit que les systèmes comparables, mais tout aussi
performant. C'est un avantage considérable pour les constructeurs de
machines et les entreprises alimentaires disposant d'un espace limité.
» L'aspect écologique ne doit pas être sous-estimé : la suppression
du papier support permet de réduire les déchets, les matériaux d'emballage
et les changements sur la ligne. « Un rouleau d'étiquettes sans
doublure contient jusqu'à 50 % d'étiquettes en plus qu'un rouleau classique
», souligne Jan Van Elsacker. « Cela signifie moins d'arrêts, plus
de continuité et des coûts réduits. »
Système compact et modulaire.
Le Hermes QL est beaucoup plus petit que les systèmes comparables,
mais tout aussi performant..
Automatiser sans compromis
Outre l'aspect environnemental, la productivité joue également un
rôle majeur. Le Hermes QL imprime et colle les étiquettes à la même
vitesse que les systèmes classiques. « Selon la configuration – pensez
aux bras d'application ou au positionnement sur la ligne –, des vitesses
allant jusqu'à 30 pièces par minute sont tout à fait réalisables »,
affirme Jan Van Elsacker. La conception modulaire permet d'intégrer
facilement le système dans les lignes existantes, sans transformation
majeure ni périphériques supplémentaires. Et comme CAB mise fortement
sur la standardisation, le Hermes QL est compatible avec de
nombreuses plateformes logicielles et pilotes d'impression.
Préparé pour l'industrie 4.0
Le Hermes QL a été conçu en pensant à l'avenir. « Nous constatons
que de plus en plus d'entreprises alimentaires misent sur l'intégration
des données, la surveillance à distance et la traçabilité », indique Jan
Van Elsacker. « Ce système y est parfaitement préparé. » Le Hermes QL
prend en charge un large éventail de protocoles de communication
tels que OPC UA, SOAP Webservices, HTTP/HTTPS, FTP/FTPS, DHCP,
NTP, SNMP, WebDAV, Zeroconf, SMTP, TIME, RawIP-Printing, LPD et
VNC. Grâce à cette large compatibilité, le système s'intègre facilement
dans les environnements ERP et MES existants, et est également prêt
14 FoodTec.be/fr
« Sans doublure, il y a moins de
déchets, moins de matériaux d'emballage
et moins de changements sur la ligne. »
Facilement intégrable dans les lignes existantes.
L'aspect écologique ne
doit pas être sous-estimé.
pour les applications avancées de l'Industrie 4.0. Le contrôle via des
systèmes PLC ou SAP est également prévu, notamment SAPscript,
SmartForms et Adobe Interactive Forms. PRESA apporte à ses clients
un soutien technique et stratégique : « Pour les entreprises qui ont
déjà bien avancé dans leur automatisation, c'est un choix logique. Et
celles qui en sont encore à leurs débuts choisissent avec Hermes QL
une solution prête pour demain. »
De la boulangerie à la multinationale
PRESA souligne que l'entreprise ne vise pas uniquement les grandes
installations industrielles. « Nous servons des clients de toutes tailles »,
explique Jan Van Elsacker. « De la boulangerie locale qui a besoin d'étiquettes
pour ses pains préemballés aux multinationales disposant de
lignes entièrement automatisées. Notre force réside dans notre flexibilité
et notre expertise technique. Nous sommes à l'écoute des besoins
du client et ne proposons pas une solution excessive, mais une
solution sur mesure. » Cette approche se traduit également dans la
collaboration après la vente. « Nos techniciens sont proches du client,
au sens propre comme au sens figuré. En cas de problème, ils peuvent
réagir rapidement. Pour nous, il ne s'agit pas seulement de livrer une
bonne machine, nous voulons établir une relation durable. »
Nouveau, mais avec de l'expérience
Bien que le Hermes QL soit un modèle récent, PRESA n'est pas seule
sur le coup. L'entreprise peut s'appuyer sur ses nombreuses années
d'expérience avec les systèmes CAB et sur une équipe technique solide.
« Nous sommes fiers d'être les premiers à distribuer cette solution
au Benelux », conclut Jan Van Elsacker. « Pour tous ceux qui souhaitent
combiner automatisation, durabilité et efficacité spatiale, c'est
une solution à ne pas manquer. » ■
Les étiquettes « linerless » sont en plein essor depuis un certain temps déjà.
Pour tous ceux qui souhaitent concilier automatisation, durabilité et optimisation de l'espace.
FoodTec.be/fr
15
Carte blanche
16 FoodTec.be/fr
Carte blanche
Peter Feld
CEO Barry Callebaut
Construire ensemble l'avenir
du chocolat
Le marché du chocolat évolue rapidement aujourd'hui. Les consommateurs continuent d'attendre un chocolat
au goût délicieux, mais leurs attentes sont de plus en plus élevées. Ils veulent un chocolat plus sain
et plus durable, en accord avec leurs valeurs. Dans le même temps, les marques doivent s'imposer dans
un environnement complexe caractérisé par des perturbations persistantes dans l'approvisionnement en
cacao et une concurrence croissante, tandis que le rythme de l'innovation ne cesse de s'accélérer. La question
n'est donc plus de savoir pourquoi nous devons innover, mais comment nous pouvons continuer à
captiver le consommateur moderne avec des expériences gustatives exceptionnelles.
Le goût reste essentiel – 65 % des adultes ont acheté du chocolat l'année dernière – mais ce qui définit un
goût exceptionnel est en train de changer. Nos études de consommation montrent une évolution dans
la consommation de chocolat, en particulier chez les jeunes consommateurs. Cela pose un défi crucial :
pouvons-nous encore surprendre et ravir ? La fermentation, les technologies lipidiques et les innovations en
matière de cartographie gustative permettent aux marques de créer de nouvelles expériences gustatives
cohérentes, leur permettant ainsi de se démarquer dans les catégories haut de gamme avec des profils
gustatifs plus distinctifs.
La demande croissante pour un chocolat plus sain redéfinit la catégorie. Notre étude révèle que 70 % des
consommateurs attendent des bienfaits fonctionnels de leur chocolat. Pour répondre à cette évolution,
les marques doivent revoir leurs stratégies de formulation : conserver les flavanols de cacao, développer
des formules sans produits laitiers et à base de plantes, et innover avec des recettes riches en protéines et
moins sucrées. Si elle est bien menée, cette approche stratégique permettra non seulement de répondre à
la demande, mais aussi d'ouvrir la voie à de nouveaux segments haut de gamme où se conjuguent saveur,
origine et fonctionnalité.
Au cours des douze prochains mois, le cacao devrait être plus difficile à obtenir. La fragilité de la chaîne
d'approvisionnement exige des solutions innovantes. En réinventant l'expérience du chocolat, avec un accent
sur la résilience et le goût, les marques peuvent élever leur offre à un niveau supérieur. Cela implique
d'explorer la prochaine génération d'enrobages et de fourrages à base d'alternatives végétales au cacao,
d'investir dans des technologies de cacao cultivé en laboratoire pour une sécurité à long terme et d'utiliser
une fermentation avancée pour ouvrir de nouvelles dimensions gustatives. Ces efforts permettront de créer
des portefeuilles de chocolats pérennes et d'accroître la valeur des marques.
Les emballages constituent un point de contact crucial, non seulement pour la protection, mais aussi
pour la façon dont les consommateurs perçoivent la qualité, la durabilité et la confiance dans la marque.
Aujourd'hui, plus de la moitié des consommateurs tiennent compte des labels de durabilité lors de leurs
achats. Le rôle des emballages dans la stimulation des préférences n'a donc jamais été aussi crucial. Des solutions
d'emballage stratégiques, notamment des matériaux recyclables et des formats adaptés à différents
besoins, peuvent stimuler la croissance et améliorer l'expérience utilisateur globale.
Auparavant, il fallait 24 mois entre l'idée et le lancement. Aujourd'hui, nos clients veulent que cela se fasse
en six mois. La flexibilité est essentielle sur le marché actuel. Les marques doivent cultiver des écosystèmes
d'innovation dynamiques et collaboratifs. Cela signifie qu'elles doivent utiliser l'IA pour développer des
recettes, collaborer avec des start-ups, des experts et des chocolatiers de renom, et utiliser des réseaux tels
que la Chocolate AcademyTM pour accélérer le développement des produits et améliorer la précision. Un
pipeline d'innovation plus intelligent et plus réactif, qui met l'accent sur les emballages flexibles, les conceptions
durables et la précision des saveurs, est essentiel pour réussir. ■
FoodTec.be/fr
17
Q-DNA : Un levier pour
professionnaliser la culture de
la sécurité alimentaire
Le contrôle et la surveillance de la culture de la sécurité alimentaire
sont plus que jamais au cœur des préoccupations des entreprises
alimentaires. Q-DNA, un projet d’innovation que nous menons en
collaboration avec UGent et Flanders’ FOOD, fait passer la gestion de
la sécurité alimentaire dans l’industrie alimentaire à un niveau supérieur.
Grâce à Q-DNA, nous pouvons commencer à mesurer la culture de la
sécurité alimentaire au sein d’une entreprise d’une manière concrète et
scientifiquement étayée et la rendre tangible.
Sur cette base, il est possible de prendre les mesures nécessaires pour
commencer à améliorer et à optimiser cette FSC. De cette manière,
l’organisation peut développer une FSC forte qui se propage dans toute
l’organisation, du PDG au magasinier.
Plus d’information
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Engrenages
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Texte & photos Elise Noyez
De nouveaux sols pour
une extension flexible
Le grossiste en fruits et légumes Vander Zijpen, situé à Asse, dispose depuis une quinzaine d'années d'un sol en acrylate de la société Deweco, basée à Kontich. Après toutes
ces années, celui-ci remplit toujours parfaitement son rôle. C'est pourquoi Vander Zijpen a de nouveau fait appel au spécialiste des sols coulés lors de ses récentes
extensions. Après le fondateur Frank De Weerdt, ses fils Joris et Wouter De Weerdt peuvent désormais eux aussi ajouter une réalisation chez le grossiste à leur palmarès.
« La plupart des zones
ont été posées et étaient
praticables en une seule
journée. »
À droite, le sol d'origine,
avec toutes ses
imperfections ; à gauche,
le nouveau sol coulé en
acrylate.
20 FoodTec.be/fr
Vander Zijpen a débuté comme grossiste traditionnel
en fruits et légumes, mais a vu ses
activités se développer systématiquement au
cours des dernières années. La production
propre de fruits et légumes prédécoupés ainsi
que de salades composées a notamment donné
un nouvel élan à l'entreprise. Lorsque cela
a nécessité une capacité de refroidissement
supplémentaire, l'entreprise a investi dans un
entrepôt adjacent. L'espace qui n'est pas utilisé
pour le stockage des produits prédécoupés
- environ 1 300 m² - est actuellement préparé
progressivement pour la production de purée
de pommes de terre et de purée de légumes
ainsi que pour d'autres plats.
La couleur d'un sol coulé en acrylate est extrêmement durable.
Transition fluide du béton
à l'acrylate
Avant les récents travaux de rénovation, le
sol du nouvel entrepôt n'était pas vraiment
optimal. Le sol en béton n'était pas adapté à
la production alimentaire et la suppression
de plusieurs murs avait laissé des irrégularités.
« À mesure que les espaces disponibles se
voyaient attribuer une fonction, nous avons
veillé à ce que les surfaces soient à nouveau en
parfait état grâce à un sol coulé en acrylate »,
explique Joris De Weerdt. « La dalle de béton
a d'abord été grenaillée, puis nous avons appliqué
successivement un apprêt, une couche
d'égalisation, une couche de sol colorée et
deux couches de finition. Cela semble compliqué,
mais cela ne représente au total que
4 à 5 mm. » Stefan Scholiers, responsable du
service technique chez Vander Zijpen, est surtout
surpris par la rapidité avec laquelle un tel
sol coulé est posé : « Les différentes couches
sèchent si rapidement que la plupart des
zones peuvent être posées et utilisées en une
seule journée. De plus, nous avons trouvé en
Deweco un partenaire extrêmement flexible.
Comme Joris l'a déjà indiqué, toute la surface
n'a pas été posée en une seule fois. Certaines
décisions ont été prises au cas par cas, ce qui a
nécessité une grande réactivité. À un moment
donné, par exemple, un mur a été supprimé
dans une pièce déjà terminée. Deweco a rapidement
réparé les dégâts causés. »
Revêtement résistant
à la chaleur
La rapidité de pose n'est qu'un des avantages
d'un sol coulé en acrylate ou PMMA. Ils créent
ainsi une surface résistante à l'usure, souvent
sans joints et facile à nettoyer. « Un sol coulé
en acrylate est entièrement conforme aux
normes HACCP », explique Stevens Scholier.
Vander Zijpen a vu ses activités se développer
systématiquement au cours des dernières années.
« De plus, vous pouvez adapter de nombreux
éléments à vos besoins spécifiques. Nous
voulions non seulement une surface antidérapante,
mais aussi un sol capable de résister
parfaitement à l'eau bouillante et à la vapeur
dans la zone chaude. Grâce à un revêtement
supplémentaire résistant à la chaleur, nous
sommes désormais rassurés. » Afin de distinguer
les différentes zones, Vander Zijpen a
opté pour des sols bleus et verts. « Ce qui est
appréciable, c'est que les couleurs sont durables.
Comme le sol est teinté dans la masse,
nous n'avons pas à craindre de devoir tout repeindre
dans quelques années. »
Raccords hygiéniques
Bien qu'un sol coulé en acrylate puisse en
théorie être posé sans joints, De Weerdt reconnaît
que la pratique est rarement aussi
simple. « Pour limiter les risques de dommages,
nous devons, par exemple, toujours
tenir compte des joints de dilatation dans le
support existant. Ceux-ci sont incisés après la
pose et remplis de manière élastique. Dans
les entreprises de transformation alimentaire,
il y a également de nombreux siphons de sol
et caniveaux. Nous incisons légèrement le
support à ces endroits afin que le sol coulé
s'adapte parfaitement et que tout puisse être
rendu étanche. Si vous le souhaitez, nous
pouvons également fournir des plinthes arrondies
en acrylate afin de créer un bac entièrement
étanche. » ■
Dans la zone chaude, le sol coulé en acrylate a été
recouvert d'un revêtement supplémentaire résistant
à la chaleur.
Vander Zijpen a opté pour des sols bleus et verts.
Ceux-ci s'assemblent parfaitement.
FoodTec.be/fr
21
Texte & photos Christeyns NV
Stratégie de nettoyage
optimale pour les abattoirs
À l’abattoir Euro Meat Group NV à Mouscron, 1 600 bovins passent chaque semaine sur la ligne d’abattage. Pour le nettoyage complet de l’environnement de production,
l’entreprise s’appuie sur l’expertise et les produits professionnels de nettoyage et de désinfection de Christeyns. La collaboration entre l’abattoir et Christeyns a commencé
par une révélation marquante.
À la recherche d’un soutien
L’abattoir Euro Meat Group (EMG) fait partie du groupe Cadus, qui
abat au total 2 750 bovins par semaine pour des tiers. Le groupe exploite
quatre abattoirs – à Mouscron, Rochefort, Zottegem et Liège –,
couvrant ainsi un quart du marché belge de l’abattage bovin. Christeyns
a rejoint le groupe en juin 2023. Dans l’abattoir de Zele, qui a fermé ses
portes fin juin 2024 pour des raisons économiques, les employés se
sont heurtés aux exigences microbiologiques de plus en plus strictes
de leurs clients concernant la Listeria monocytogenes.
Stijn Hellebuyck, responsable qualité chez EMG et Roch4Abatt, explique:
« Lorsque nous avons voulu augmenter notre niveau pour répondre
aux attentes de nos clients, nous avons eu le sentiment que
notre fournisseur de l’époque ne nous apportait pas le soutien nécessaire.
C’est pourquoi nous avons contacté Christeyns. Après quelques
discussions, nous avons immédiatement senti que Christeyns était
très impliqué dans la recherche d’une solution.»
« Christeyns se distingue par sa
méthode de travail rigoureuse »
Nettoyage intensif avec des résultats positifs
« Nous avons commencé par un premier projet avec deux jours de nettoyage
intensif selon un protocole biofilm mis en place par Christeyns.
Le résultat après ce nettoyage était impressionnant. L’abattoir de Zele
était notre plus ancienne entité et nous n’aurions jamais cru possible
d’obtenir un nettoyage aussi approfondi grâce à un protocole adapté.
Avec les produits enzymatiques, même les salissures les plus tenaces
et anciennes ont été éliminées. Ce fut une révélation pour nous, et une
étape importante pour améliorer notre niveau de nettoyage. C’était
aussi notre premier pas vers les exigences de qualité spécifiques de
certains clients », précise Stijn Hellebuyck.
Après cette première phase, Christeyns a également introduit un protocole
biofilm préventif. Ce protocole prévoit l’utilisation périodique de
produits enzymatiques pour éviter la formation de biofilms.
Transition vers christeyns
« Il n’a pas fallu longtemps avant que nous ne passions complètement
aux produits Christeyns pour le nettoyage à Zele », poursuit
22 FoodTec.be/fr
« Les collaborateurs de Christeyns réfl échissent avec nous en vue
d’un nettoyage et d’un traitement de l’eau optimaux. »
Stijn Hellebuyck. « Les autres sites du groupe, à Mouscron, Liège
et Rochefort, ont rapidement suivi. À Rochefort, un accord a également
été conclu pour la fourniture d’équipements de projection de
mousse. Cela montre la confiance que nous avons en Christeyns en
tant que partenaire. »
Approche rigoureuse
« Christeyns se distingue par sa méthode de travail rigoureuse. Un
suivi des satellites de nettoyage est effectué tous les quatre mois.
Notre interlocuteur chez Christeyns réalise notamment une titration,
ajuste le dosage si nécessaire et effectue un nouveau contrôle par
la suite. C’est crucial lorsqu’on travaille avec des produits chimiques.
Nous apprécions aussi le fait que les collaborateurs de Christeyns
réfléchissent avec nous pour proposer les produits, systèmes de
nettoyage et solutions de traitement de l’eau les plus adaptés. Enfin,
l’équipe est toujours joignable, ce que nous considérons comme un
grand avantage. » ■
FoodTec.be/fr
23
Texte Geert Van Cauwenberge | Photos Fevia
Les étudiants de la
Haute École Charlemagne
développent un cornet
de glace innovant et inclusif
Et si tout le monde pouvait déguster une glace sans souci ? Grâce à un cornet de glace innovant, Cornella, développé par des étudiants de la Haute École Charlemagne,
cela devient réalité. Ce produit inclusif et circulaire a remporté le premier prix des Food At Work Ecotrophelia Awards, un concours d'innovation organisé par Fevia qui
met les jeunes au défi de façonner l'alimentation de demain. Les jeunes talents misent fortement sur la santé, la durabilité et l'accessibilité.
Avec plus de 100 000 employés, l'industrie alimentaire
belge est le plus grand employeur
industriel du pays. Pourtant, le besoin en
talents techniques et scientifiques reste élevé.
« Aujourd'hui, plus de 6 000 postes sont
à pourvoir dans le secteur », explique Bart
Buysse, PDG de Fevia. « Les entreprises recherchent
principalement des profils STEM
tels que des technologues alimentaires, des
ingénieurs et des opérateurs. Avec les Food
At Work Ecotrophelia Awards annuels, nous
voulons inciter les jeunes à mettre leur créativité
au service d'une carrière dans l'alimentation.
»
Une finale savoureuse
Lors de la finale des Food At Work Ecotrophelia
Awards, qui s'est déroulée le 23 avril à
Wavre, douze équipes d'étudiants issus de
cinq hautes écoles et universités se sont affrontées
pour remporter le premier prix. Leur
mission ? Développer un produit alimentaire
innovant, durable et prêt à être commercialisé,
étayer leur projet par un business plan solide
et le présenter à un jury professionnel. Ce dernier
a évalué les candidatures en fonction du
goût, de la faisabilité technique, du potentiel
commercial, du respect de la réglementation
et de la pertinence sociale. Le premier prix a
été décerné à Cornella, un cornet de glace qui
permet aux personnes intolérantes au lactose
de déguster une glace sans problèmes digestifs.
Les étudiants ont enrichi le cornet d'une
L'équipe étudiante gagnante de la Haute École Charlemagne a développé avec Cornella un cornet de glace que les
personnes intolérantes au lactose peuvent également déguster.
24 FoodTec.be/fr
« L'alimentation de demain peut être saine, respectueuse de l'environnement
et accessible, sans pour autant sacrifier le goût ou le plaisir. »
La médaille d'argent a été décernée à des étudiants de l'Université catholique de Louvain : ils ont développé Shiki,
une boisson sans caféine à base de lion's mane, de pomme et de fl eur de sureau.
Dyna'shot (une cure de santé en cinq shots)
montrent que l'alimentation est de plus en
plus souvent utilisée pour soutenir la santé
physique et mentale. Deuxièmement, les étudiants
pensent en termes de circularité. Ils
recyclent les déchets, évitent le gaspillage et
choisissent des ingrédients végétaux. Citons
par exemple Crick'Up, une collation protéinée
à base de poudre d'insectes, ou Touille-Eat,
un bâtonnet mélangeur comestible fabriqué
à partir de pain recyclé. Enfin, l'inclusion joue
un rôle important. L'innovation ne concerne
pas seulement les ingrédients, mais aussi la
facilité d'utilisation, l'accessibilité financière
et les nouveaux modèles commerciaux. Eat
a Brand, par exemple, associe des boissons
saines à la publicité B2B afin de maintenir des
prix bas. Avec Cornella comme lauréat mérité,
les jeunes talents prouvent que l'alimentation
de demain peut être saine, respectueuse de
l'environnement et accessible, sans pour autant
sacrifier le goût ou le plaisir. ■
couche de sirop à base de lactase, l'enzyme
qui décompose le lactose. De plus, le cornet
est fabriqué à partir de drêches de bière, un
résidu de la production de bière qui trouve
ainsi une seconde vie. Le résultat : un produit
qui se distingue en termes de santé, de durabilité
et d'inclusion. Le deuxième prix a été
partagé entre deux autres concepts solides.
L'équipe de l'Université Catholique de Louvain
a développé Shiki, une boisson pétillante sans
caféine à base de lion's mane (un champignon
qui stimule les fonctions cognitives), de
pomme et de fleur de sureau. L'autre équipe
de la Haute École Charlemagne a lancé Spirulini,
une pâte instantanée à base de spiruline et
de drêches de bière, riche en protéines, fibres
et micronutriments.
Santé, circularité, inclusion
Le concours a mis en évidence trois tendances
claires. Premièrement, la santé occupe
une place centrale. Des produits tels
que Lion's Power (une boisson énergétique
végétale), Konji (des chips riches en fibres) et
Le troisième prix a également été décerné à des étudiants de la Haute École Charlemagne, avec le lancement de Spirulini,
une pâte instantanée à base de spiruline et de drêches de bière.
FoodTec.be/fr
25
Texte Valérie Couplez | Photos Normec
Validation sur papier ou validation
réelle et ce que cela vous apporte
La validation de chaque étape du processus est cruciale pour garantir la sécurité alimentaire dans votre production. Aujourd'hui, cela se fait en grande partie sur la
base de la littérature scientifique. Donc sur la base d'hypothèses et non sur ce qui se passe réellement dans votre processus. Et cela peut parfois conduire à des foyers
d’infection inattendus. Les BRC et IFS ont donc renforcé leurs exigences afin de prouver également la validation dans la pratique. Mais par où commencer ? Avec Normec,
bien sûr ! Aldo Evers, directeur technique en microbiologie, nous explique comment cela fonctionne.
L'importance d'une validation réelle plutôt que
sur papier ne cesse de croître. « Une évolution
à laquelle les entreprises alimentaires ne pourront
échapper. À l'heure actuelle, il n'existe encore
aucune obligation légale de réaliser des
tests de validation dans la pratique. Mais cela
est déjà mentionné dans les exigences des
chaînes de distribution. Pensez par exemple
au BRC et à l'IFS. De plus, l'université de Gand
travaille actuellement à un modèle de recherche
visant à développer une méthode de
calcul des risques. Dès que celui-ci sera prêt, le
législateur imposera également de nouvelles
exigences », prédit Aldo Evers.
Examiner les résultats
d'un œil critique
Normec a toutefois déjà acquis une grande
expérience en matière de tests de validation.
« Généralement, lorsqu'un client est confronté
à un foyer d’infection qu'il ne parvient pas à
expliquer. Mais souvent, vous avez déjà reçu
suffisamment de signaux d'alerte au préalable.
Il faut simplement oser examiner vos
résultats d'un œil critique. S'il reste encore
des bactéries après une étape de pasteurisation,
cela peut être dû à une erreur lors de
l'échantillonnage ou dans le laboratoire. Si
cela se produit de manière systématique, le
problème est plus grave. Il peut, par exemple,
subsister un volume mort dans votre réseau
de canalisations complexe. Si vous ne parvenez
pas à éliminer complètement le microbe,
celui-ci apprendra parfois à s'adapter à terme.
Il existe déjà de nombreuses publications
scientifiques à ce sujet. »
26 FoodTec.be/fr
Reproduire le processus
Les tests pratiques peuvent vous en apprendre
beaucoup plus que la validation sur
papier. Mais comment s'y prendre ? « Il est
préférable de ne pas effectuer ces tests de
validation dans votre propre usine. Dans 95 %
des cas, nous y parvenons en reproduisant le
processus dans les mêmes conditions et avec
les mêmes quantités en laboratoire. »
« Des données intéressantes sont toujours
mises en évidence pour accroître la sécurité
alimentaire de votre processus de production.
C'est là tout l'enjeu. »
Depuis trois ans, Normec dispose d'un laboratoire
dédié à ce type de processus, dans
lequel il reproduit une usine pilote. « Notre
force réside principalement dans la combinaison
de notre laboratoire et de notre
personnel ; une équipe composée de laborantins,
de technologues de processus et de
consultants en qualité fonctionne le mieux.
Quelles hypothèses ont été formulées lors
de la validation sur papier ? Comment pouvons-nous
simuler cela au mieux dans la
pratique ? En assemblant toutes les pièces
du puzzle, vous obtenez les meilleurs résultats.
Si, dans des cas exceptionnels, nous
effectuons tout de même des tests dans la
production du client, nous le faisons souvent
avec un organisme de substitution. Les entérocoques,
par exemple, réagissent de la
même manière que les salmonelles, mais ne
sont pas aussi dangereux. »
Si vous modifi ez la recette, il est bon de refaire un challenge test, comme vous le feriez pour de nouveaux produits.
Informations pertinentes
Mais quelles informations cela apporte-t-il ?
Aldo Evers donne l'exemple des tunnels UV.
« Sur le papier, ils fonctionnent très bien si
vos emballages restent suffisamment longtemps
dans le tunnel. Dans la pratique, il
s'avère qu'il subsiste des zones d'ombre où
la lumière UV ne peut pas exercer son effet
désinfectant. Des données intéressantes sont
toujours mises en évidence pour accroître la
sécurité alimentaire de votre processus de
production. C'est là tout l'enjeu. »
Considérer les challenge tests
de manière honnête
Dans ce contexte, Aldo Evers souligne également
que les challenge tests (tests de remise
en question) vont de pair avec les tests
de validation dans la pratique. « En tant que
consommateurs, nous voulons des produits
« clean label ». Cela signifie moins de graisses,
de sel et d'additifs, mais ceux-ci contribuent
justement à empêcher la prolifération des
bactéries. Si vous modifiez la recette, il est
donc judicieux de refaire un challenge test,
comme vous le feriez pour de nouveaux produits.
Ce test permet d'examiner dans quelle
mesure un micro-organisme peut se développer
dans votre produit afin de justifier
sa durée de conservation. Cela se fait déjà
pour la Listeria monocytogenes, mais pourrait
être étendu à d'autres micro-organismes.
Nous voyons de plus en plus souvent apparaître
le bacillus cereus dans les entreprises
alimentaires. » Mais même dans le cas des
challenge tests, il est bon d'examiner honnêtement
ce qui se passe réellement avec
votre produit. « Les hypothèses de température
lors du stockage, de la vente au détail
et chez le consommateur ne correspondent
pas toujours à la réalité. Elles ne tiennent
pas compte, par exemple, du transport entre
le magasin et le réfrigérateur à domicile. Si
vous partez de la pratique, vous pouvez
encore modifier votre emballage ou votre
gazage afin de garantir la même durée de
conservation, au lieu de courir le risque d'un
rappel de produit. » ■
FoodTec.be/fr
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Texte & photos Valérie Couplez
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impeccablement propres
et aussi durables que possible
Le lavage est un processus qui a un impact énorme sur l'environnement : eau, température élevée, produits chimiques. En tant que blanchisserie industrielle, Klaratex
en est parfaitement consciente. C'est pourquoi elle fait de la durabilité une priorité depuis des années. Elle est à la pointe de la technologie avec une station d'épuration
auto-apprenante, par exemple, qui à terme purifiera l'eau de manière à ce qu'elle puisse être rejetée. Mais Klaratex ne s’arrête pas là : elle étudie également comment
électrifier sa flotte et comment l'ajout d'une puce intelligente peut améliorer encore la traçabilité.
Pour une meilleure traçabilité, Klaratex passe
à une puce RFID et un code QR au lieu du
code-barres que les clients connaissent.
Les systèmes de casiers de Klaratex peuvent également
être associés à un badge. « Une évolution qui répond à la
demande des clients » conclut Karel Dermaux.
30 FoodTec.be/fr
« Lorsque nous lavons nos vêtements de
travail à la maison, nous consommons en
moyenne 40 litres d'eau pour 1 kg de linge.
Je le fais avec 3 litres d'eau fraîche », précise
le gérant Karel Dermaux. « Le reste est réutilisé.
Mais nous ne nous contentons pas de
laver, nous réparons les vêtements si nécessaire,
les remplaçons après 120 lavages et
les envoyons au recyclage. Nous discutons
en permanence avec nos partenaires pour
trouver des moyens de rendre tout cela
plus recyclable. Pour les vêtements haute
visibilité, aucune solution n’a encore été
trouvée pour rendre l’ensemble de la chaîne
circulaire. Mais pour le blanc, Klaratex est
convaincue d’y parvenir : recycler entièrement
pour en faire à nouveau des vêtements
de travail blancs », affirme Karel Dermaux
avec conviction.
Eau purifiée jusqu'à atteindre
une qualité de surface
En d'autres termes, Klaratex met tout en
œuvre pour soulager ses clients, offrir à
leurs employés des vêtements impeccables
et opérer des choix aussi durables que possible.
L'entreprise de Wevelgem va d'ailleurs
toujours plus loin dans cette voie. Elle dispose
désormais d'un millier de panneaux
solaires répartis sur ses trois toitures et récupère
l'eau de pluie partout. « 54 % de notre
énergie provient du soleil, 74 % de notre eau
provient de la pluie », résume Karel Dermaux.
En 2019, Klaratex avait déjà investi massivement
dans une station d'épuration des eaux
ultramoderne. « L'eau que nous rejetons aujourd'hui
est aussi pure que l'eau de pluie. Et
chaque année, la qualité s'améliore encore,
car l'installation s'ajuste en permanence.
Lorsque le pont qui relie la Seine et l'Escaut
sera construit, un système d'égouts séparé
sera installé dans la rue. Nous sommes
convaincus que d'ici là, nous pourrons rejeter
l'eau comme eau de surface au lieu de la
déverser dans les égouts. Par ailleurs, nous
L'équipe de Klaratex est enthousiaste à l'idée de passer à l'électricité.
« 54 % de notre énergie provient du soleil,
74 % de notre eau provient de la pluie. »
étudions également la possibilité d'utiliser
des enzymes à la place du savon pour obtenir
la même qualité irréprochable avec une
empreinte carbone réduite. »
Test de la flotte électrique
Lorsque nous rendons visite à Klaratex à
Wevelgem, un nouveau venu remarquable
trône sur le parking : un camion électrique.
« Un projet pilote », comme l'explique Karel
Dermaux. « Compte tenu du nombre de kilomètres
parcourus quotidiennement par
nos chauffeurs – la plupart de nos clients
se situent dans un rayon de 100 km autour
de Wevelgem –, le passage à l'électrique est
donc logique. Mais cela implique de repenser
l'organisation. Les véhicules peuvent-ils
encore se recharger suffisamment à l'énergie
solaire lorsqu'ils reviennent de leur tournée,
ou devons-nous nous réorganiser, voire
investir dans la technologie des batteries ?
De plus, les constructeurs ne proposent pas
encore beaucoup d'options pour une motorisation
électrique adaptée au type de camion
que nous utilisons. Celui-ci est en effet un peu
trop grand. »
Puces RFID et codes QR
Les innovations ne s’arrêtent pas à la logistique.
KLaratex déploie un nouveau système
d’identification pour les vêtements : « Nous
livrons environ 5 000 vêtements par jour à
nos clients. Mais il y en a beaucoup plus en circulation.
Pour une meilleure traçabilité, nous
passons désormais à une puce RFID et un
code QR au lieu du code-barres que les clients
connaissent. Lorsqu'un conteneur de linge
sale arrive, nous pouvons tout lire en une
seule fois, au lieu de devoir scanner chaque
article individuellement. Mais cela permet également
au client de mieux suivre la gestion de
son stock. Il peut, par exemple, voir quel employé
a jeté un tablier sale dans le conteneur
et a droit à un nouveau ». Klaratex répond
également au degré croissant d’automatisation
et de numérisation chez ses clients avec
ses nouveaux casiers. « Si le client le souhaite,
nous acheminons nos vêtements jusqu’au casier.
Nous disposons pour cela de nos propres
systèmes de casiers, que nous pouvons désormais
également relier à un badge. Une évolution
qui répond à la demande des clients »,
ajoute Karel Dermaux. ■
FoodTec.be/fr
31
32 FoodTec.be/fr
Les visiteurs ont reçu des explications détaillées sur la manière dont les machines d'emballage peuvent apporter une valeur ajoutée à leur production.
Texte Valérie Couplez | Photos Ekkow
Observer les machines
d'emballage à l'œuvre
L'emballage des produits dans les quantités et les matériaux appropriés est une étape de production qui mérite toute votre attention, car elle a un impact considérable
sur la sécurité alimentaire, votre efficacité et, bientôt, votre durabilité. En effet, la nouvelle réglementation oblige les entreprises à revoir leur approche de l'emballage.
Heureusement, GH ULMA Packaging a déjà fait le nécessaire en proposant une offre de produits qui s'inscrit parfaitement dans cette tendance. Vous pouvez désormais
découvrir par vous-même la valeur ajoutée que leurs machines d'emballage peuvent apporter à vos produits dans le tout nouveau Visitor Center à Schelle. Foodtec était
présent lors de l'inauguration.
Beaucoup de monde à Schelle en juin. Le
PDG d'ULMA Packaging, Cecilio Lejaretta, et
le directeur commercial, Jesús Maria Del Rio,
se sont également rendus en Belgique pour
l'inauguration officielle du nouveau Visitor
Center de GH ULMA Packaging. Pendant
deux jours, ils ont pu, en compagnie de 120
visiteurs, observer en direct des machines
d'emballage intelligentes en action. Le directeur
général, Wouter Cougé, était un homme
satisfait lorsque le ruban a été officiellement
coupé : « Je suis heureux que ce moment soit
enfin arrivé. Lorsque nous avons eu l'opportunité
d'agrandir notre site ici à Schelle, nous
n'avons pas hésité un seul instant. Nos bureaux
et notre entrepôt restent les mêmes,
mais grâce au nouveau hall, nous pouvons
montrer à nos clients ce dont nous sommes
capables. »
Une offre variée
Lors de l'inauguration du Visitor Center,
nous avons dénombré huit machines d'emballage.
« L'objectif est de toujours disposer
ici d'une large palette de machines qui
démontrent les possibilités offertes dans
différents segments de marché. Les clients
peuvent ainsi venir les admirer en action
et même les tester avec leurs propres produits.
Parallèlement, les machines exposées
ici servent de stock. La configuration changera
donc régulièrement. » Wouter Cougé
montre deux machines qui ont entre-temps
été vendues. « Aujourd'hui, nous exposons
principalement des machines standard,
mais à l'avenir, nous souhaitons également
présenter des lignes plus grandes, des applications
de niche spécifiques ou des systèmes
entièrement automatisés. Notre offre
est en effet très vaste, ce dont les clients ne
sont pas toujours conscients. Ici, nous pouvons
souligner la richesse de notre gamme. »
Emballages plus durables
Un autre atout important est qu'ULMA suit
de très près le marché. « Actuellement, la
durabilité est le thème principal dans le domaine
de l'emballage. ❯
FoodTec.be/fr
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Ceci est étroitement lié à la directive sur les
emballages et les déchets d'emballages qui
oblige toutes les entreprises à utiliser moins
de matériaux d'emballage et des matériaux
plus durables. » Wouter Cougé nous montre
notamment une ensacheuse qui emballe la
viande hachée dans un sachet plutôt que
dans une barquette. « Cela permet de réduire
considérablement la quantité de matériaux
d'emballage. Nous examinons avec
nos clients comment ils peuvent se préparer
à la nouvelle réglementation sans compromettre
la durée de conservation. »
Collaborer pour l'avenir
de l'emballage
Les machines d'emballage d'ULMA Packaging
ne sont d'ailleurs pas les seules concernées.
Wouter Cougé croit fermement au pouvoir
des partenariats. Certains partenaires
seront également présents lors de l'inauguration
pour présenter leurs produits et services.
« En collaborant avec des partenaires
tels qu'Air Liquide, Packas, Cryovac, Estiko,
Flexfilm et PD Gas Technology, nous pouvons
présenter aux visiteurs des solutions
complètes en fonctionnement, y compris
divers films, gaz MAP et systèmes de détection
des fuites. C'est ce que les entreprises
alimentaires veulent finalement voir : comment
nos machines rendent leurs processus
plus efficaces et comment elles peuvent
aboutir à des solutions globales. » ■
Le tout nouveau Visitor Center de GH ULMA Packaging à Schelle.
L'équipe belge
de GH ULMA.
FoodTec.be/fr
35
Texte Valérie Couplez | Photos Aerzen
Septante ans de produits
et de services de qualité supérieure
Rares sont les footballeurs qui parviennent à rester au sommet pendant septante ans. Mais Aerzen Belgium joue depuis septante ans en Ligue des champions en combinant
des produits de qualité supérieure avec un service de qualité supérieure. Entretien avec le PDG, Frederik Deboyser, sur le passé, le présent et l'avenir d'Aerzen Belgium.
Aerzen jouit d'une excellente réputation dans le domaine des solutions
en technologie pneumatique, technologie des gaz de process et technologie
du vide, au sens figuré comme au sens propre. « Lors de sa création
en 1864, l'entreprise s'appelait Aerzener Maschinenfabrik, c'est-à-dire le
constructeur de machines du village d'Aerzen. C'est là que se trouvent
encore aujourd'hui le siège social et la majeure partie de la production.
Au fil des ans, de nouveaux sites de production ont vu le jour dans le
monde entier afin de pouvoir répondre plus rapidement et avec plus de
flexibilité aux marchés locaux », confie Frederik Deboyser pour expliquer
l’origine historique qui se cache derrière le nom de l’entreprise. Aerzen
est aujourd'hui directement représentée dans 33 pays et compte plus de
50 filiales. La Belgique a été la première, avec la France. « Notre histoire
ici remonte à 1955. En juin, nous avons fêté notre 70e anniversaire. »
Une histoire de croissance
À cette époque, les activités industrielles en Belgique se concentraient
principalement autour des mines de charbon et de la production d'acier,
et le port d'Anvers connaissait sa première grande expansion. « La maison
de maître à Woluwé-Saint-Etienne où Aerzen Belgium avait élu domicile
est rapidement devenue trop petite. Le garage qui abritait l'atelier, en
particulier, était devenu trop exigu. Le service était, et reste aujourd'hui
encore, un pilier important. Nous tenons à être présents pour nos clients
», souligne Frederik Deboyser. L'entreprise a d'abord trouvé un bâtiment
plus grand dans une zone semi-industrielle près de la sortie de Woluwé-
Saint-Etienne, où la croissance s'est poursuivie sans relâche. « Nous
sommes dans les années 80. Entre-temps, nous étions devenus le leader
du marché en Belgique. » À la fin des années 90, l'entreprise s'est installée
à Kortenberg, au numéro 11 de la Coninckstraat, puis également au
numéro 13. « Lorsque nous avons eu l'occasion d'acheter le bâtiment
adjacent en 2008, nous n'avons pas hésité. Nous avons ainsi pu relier les
ateliers pour obtenir une surface de 2 000 m². Il nous reste désormais
encore un étage de bureaux pour poursuivre notre croissance. »
Le personnel
est la clé du succès
Quels ont été les facteurs clés de ce succès ? Frederik Deboyser n'a pas
besoin de réfléchir longtemps pour répondre. « Notre personnel. Nous
comptons parmi nos collaborateurs de nombreux employés qui totalisent
plusieurs dizaines d'années d'ancienneté dans l'entreprise. Cette
expérience est inestimable et nous essayons de la transmettre à la nouvelle
génération. Aerzen est réputée dans le monde entier pour la qualité
de ses produits. Nous essayons d'être à la hauteur de cette réputation
en fournissant les bons conseils techniques pour les nouveaux projets et
en disposant d'une équipe solide dans notre service après-vente. Nous
Frederik Deboyser : « En diversifi ant notre offre, nous évoluons de plus en plus vers un
statut de fournisseur global. Une orientation qui plaît aux clients ».
pouvons assurer un service 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, grâce à l'engagement
sans faille de nos collaborateurs. Et nous pouvons toujours
faire appel à la main-d'œuvre de nos autres succursales à l'étranger ou
à notre flotte de location. Il existe un très grand dépôt aux Pays-Bas. »
Mais toutes les réparations et révisions sont effectuées entièrement au
niveau local. « Même les appareils qui ont plus de 50 ans sont remis en
état de marche, car ils sont robustes et durables. C'est un bel exemple
de circularité et nous investissons aussi dans le développement durable
avec des panneaux solaires, une ventilation économe en énergie, une
flotte électrique... »
Fort en solutions pour l'industrie alimentaire
Au cours des 70 dernières années, l’entreprise a clairement posé des
bases solides pour bâtir l'avenir. Que nous réserve celui-ci ? « En diversifiant
notre offre, nous évoluons de plus en plus vers un statut de fournisseur
global. Nous pouvons, par exemple, fournir toute la technologie
nécessaire à l'aération des stations d'épuration des eaux. Une orientation
qui plaît à nos clients. Mais nous continuons bien sûr à investir dans
ce que nous faisons déjà très bien. Et nous aimons le montrer lors de
salons tels que Solids ou Maintenance. » Dans le domaine du transport
pneumatique de matières premières pour l'industrie alimentaire, Aerzen
36 FoodTec.be/fr
se distingue, par exemple, en n'utilisant aucun matériau absorbant pour
les silencieux. Il n'y a donc aucun risque de contamination du processus.
Nos machines garantissent également un air de process totalement
exempt d'huile. Et nous proposons une gamme de solutions ATEX, notamment
des surpresseurs pour application en vide avec un filtre de
séparation de zone intégré qui peut être raccordé directement dans la
zone 22. En connaissant bien vos clients, vous pouvez développer des
solutions qui leur apportent une valeur ajoutée. »
Quels ont été les facteurs clés du succès d'Aerzen Belgium au cours de ces 70 années ?
Frederik Deboyser n'a pas besoin de réfl échir longtemps pour répondre :
« Nos collaborateurs. »
Prêts pour l'avenir
Aerzen prévoit d'ailleurs de faire de même pour les « nouveaux » marchés.
Frederik Deboyser cite l'exemple de l'hydrogène. « Un élément
constitutif d'un avenir vert, mais aussi un gaz qui exige un savoir-faire
considérable. Appelez cela la Ligue des champions de la construction
mécanique », dit-il en souriant. « Eh bien, là aussi, nous disposons de
la technologie et de l'expertise nécessaires. Nous sommes actuellement
en train de terminer le plus grand projet jamais réalisé en Belgique pour
une installation de compresseurs pour gaz de process. Cela a toujours
été la stratégie d'Aerzen. Élargir notre offre, oui, mais uniquement si
nous disposons des connaissances nécessaires pour le faire, comme le
marché l'attend de nous. » ■
« Nous essayons d'être à la hauteur de cette réputation en fournissant les conseils
techniques appropriés pour les nouveaux projets et en disposant d'une équipe solide
dans notre service après-vente. »
Dans le domaine du transport pneumatique de matières premières pour l'industrie alimentaire, Aerzen se distingue, par exemple, en n'utilisant aucun matériau absorbant pour les silencieux.
FoodTec.be/fr
37
Texte Kris Vandekerckhove | Photos Plastibac
Poignée bien pensée
pour les seaux d'emballage
Les seaux d'emballage, disponibles en différentes tailles, semblent être un produit évident. Pourtant, ici aussi, l'innovation est à l'ordre du jour. Alors que les seaux
étaient équipés pendant des années d'une poignée métallique, en particulier les grands formats, on observe aujourd'hui une nette transition vers le plastique. Un changement
mineur à première vue, mais qui a des conséquences importantes en termes de durabilité, d'efficacité et de facilité d'utilisation.
Traditionnellement, la poignée métallique
était réputée pour sa solidité et sa fiabilité,
mais elle compliquait également le processus
de recyclage. En effet, avant d'être traité, le
métal devait être séparé du seau, une étape
qui prenait beaucoup de temps. Or la nouvelle
réglementation PPWR met justement
l'accent sur les emballages composés d'un
seul matériau et ce, dès la mi-2026.
Un seul matériau, un seul flux
« En fabriquant le seau et la poignée en plastique,
nous créons une solution monomatériau
», explique Andi Vertriest, Business Unit
Manager chez Plastibac. « Après utilisation, le
seau entier peut être jeté en une seule fois
dans la fraction des déchets plastiques. Cela
rend le recyclage plus rapide, moins coûteux
et plus efficace. De plus, la qualité du matériau
reste supérieure, car il n'y a pas de contamination
par différents composants. » Le résultat
: un emballage qui est non seulement
Une poignée en plastique est plus agréable au toucher.
plus facile à traiter, mais qui correspond aussi
parfaitement aux ambitions circulaires de l'industrie
alimentaire.
Le passage du métal au plastique n'est pas le fruit du hasard.
Durabilité et confort
d'utilisation
Outre les gains en termes de durabilité, il
existe également des avantages tangibles
pour l'utilisateur. Les poignées modernes
en plastique sont ergonomiques et peuvent
supporter la même charge que leurs homologues
en métal. « Une poignée en plastique
est plus agréable au toucher », poursuit Andi
Vertriest. « Cela peut sembler être un détail,
mais pour les personnes qui travaillent
quotidiennement avec ces seaux, cela fait
une grande différence. Cela augmente la
sécurité et le confort dans la pratique. Le
marché a longtemps résisté, car le métal
38 FoodTec.be/fr
est perçu comme plus résistant, mais il n’en
est rien. » L'hygiène reste cruciale dans l'industrie
alimentaire, où des normes strictes
s'appliquent. Même si une poignée n'entre
normalement pas en contact direct avec les
denrées alimentaires, le marché exige de
plus en plus souvent des matériaux adaptés
au contact alimentaire. C'est pourquoi Plastibac
choisit du plastique vierge pour la production
des poignées.
« Les entreprises veulent des certitudes :
un seau suffisamment solide, sûr à utiliser
et durable. »
Une réponse
à la demande du marché
Le passage du métal au plastique n'est pas le
fruit du hasard. Les détaillants, les entreprises
alimentaires et les consommateurs exigent
de plus en plus des emballages plus faciles à
recycler et ayant un impact moindre sur l'environnement.
« En tant que fournisseur, nous
répondons à cette demande », explique Andi
Vertriest. « Les entreprises veulent des certitudes
: un seau suffisamment solide, sûr à
utiliser et durable. En choisissant le plastique,
nous offrons cette solution complète. C'est
une avancée logique sur le marché. » De petites
modifications apportées aux emballages
peuvent faire une grande différence. Pour
l'utilisateur, le seau devient plus sûr et plus
confortable ; pour le producteur, il est plus
efficace. Et pour l'environnement, il est plus
durable. L'évolution du métal vers le plastique
est donc un choix mûrement réfléchi. Il s'agit
d'un investissement dans l'avenir de l'industrie
alimentaire, et d'un exemple clair de la
manière dont l'innovation et la durabilité se
renforcent mutuellement. ■
De petites modifi cations apportées aux emballages
peuvent faire une grande différence.
En fabriquant le seau et la poignée en plastique,
on obtient une solution monomatériau.
FoodTec.be/fr
39
Texte Valérie Couplez | Photos ACO
Solutions de drainage « sur mesure »
et 100% hygiéniques
La Belgique s'impose de plus en plus comme un pays viticole. Le domaine viticole Valke Vleug illustre parfaitement cette nouvelle tradition. Il propose plusieurs vins
déjà primés, mais aussi des traversées remarquables. Le domaine a même servi de décor pour une émission télévisée en Flandre. En résumé, un lieu où le plaisir est
au centre de tout. Mais pour cela, tous les maillons de la chaîne doivent fonctionner parfaitement, jusqu'au plus petit égout. C'est pourquoi le domaine viticole Valke
Vleug a choisi les solutions de drainage d'ACO.
Vivre à Puurs-Sint-Amands, c’est un peu vivre
comme un roi. Entre les vignes du domaine
viticole Valke Vleug, Pieter Raeymaekers réalise
son rêve de devenir vigneron. Ce n'est pas
en France qu'il a trouvé son inspiration. Bien
au contraire. « Ma passion pour le vin était
déjà bien présente lorsque j'ai obtenu mon
diplôme d'ingénieur. Je voulais alors travailler
dans le domaine du vin, mais de préférence
le plus loin possible d'ici », dit-il en souriant.
Cela l'a conduit vers l'industrie viticole néo-zélandaise,
où cette passion a continué à mûrir
pendant vingt ans. « Je voulais surtout produire
mon propre vin. »
Au-delà de la seule
production viticole
En Nouvelle-Zélande, il avait remarqué que la
Belgique était un pays viticole en plein essor.
« En fait, tout s'est mis en place : sur le plan
technique, opérationnel et financier. » Avec
son associé Jan Van Lancker, il s'est lancé dans
l'aventure en 2016. « C'est au centre géographique
de la Flandre que nous avons planté
nos premières vignes. Un hectare est rapidement
devenu deux, puis finalement les impressionnants
4,5 hectares d'aujourd'hui. Mais
Valke Vleug devait être plus qu'une simple production
viticole. Avec l'architecte Vincent Van
Duysen, nous en avons fait un petit paradis sur
terre, à la croisée du vin et de l'hospitalité. »
L'hygiène avant tout
Les premiers vins ont été mis en bouteille en
2021. « La viticulture coûte du temps et de
l'argent », nous confie Pieter Raeymaekers.
La gamme comprend désormais deux vins
mousseux (blanc et rosé), deux vins blancs en
cuve et un vin blanc en fût. « Nous visons une
production moyenne de 20 000 bouteilles par
an », ajoute le viticulteur. Le domaine viticole
Valke Vleug dispose pour cela d'installations
ultramodernes construites en 2019. Rien n'a
40 FoodTec.be/fr
« Dans notre fonctionnement quotidien,
tout se passe comme prévu. Nous sommes
satisfaits de nos choix. »
été laissé au hasard afin de pouvoir offrir la
meilleure qualité possible. « Dans un environnement
de transformation alimentaire
comme celui-ci, l'hygiène est primordiale.
Mais dans toutes nos décisions, nous avons
également tenu compte de la durabilité des
produits et de la simplicité d'entretien. »
ACO, bien entendu
Le choix d'ACO s'est donc imposé comme une
évidence pour l'entrepreneur et l'installateur
AirConsult. « Parce que tout montre que les
solutions de drainage ont été conçues dans
un souci d'hygiène : les angles arrondis, le
siphon facilement démontable, l'absence de
soudures, la pente intégrée qui empêche
l'eau de stagner... », résume Pieter Raeymaekers.
Partout où cela est nécessaire dans le
bâtiment, on trouve les siphons de sol, caniveaux
à fente et paniers de récupération
des déchets d’ACO. Dans la cuisine gastronomique,
dans le passage, mais aussi au cœur
de la production viticole. Une solution sur
mesure pour chaque espace.
Différentes solutions
pour différents espaces
Rony Verbuyst, expert produit chez ACO, explique
les choix qui ont été faits pour le domaine
viticole Valke Vleug. « Les siphons de
sol sont généralement fabriqués en acier
inoxydable 304. ❯
Valke Vleug a toujours voulu proposer plus que la simple production de vin. En collaboration avec l'architecte Vincent Van
Duysen, le domaine est devenu un petit paradis sur terre, à la croisée du vin et de l'hospitalité.
Les grilles plus grandes dans le passage prouvent également leur utilité.
FoodTec.be/fr
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de particules de carbone libres, ce qui permet
au matériau de rester inoxydable en toutes
circonstances. » Les caniveaux à fente dans
la salle de production sont légèrement différents
de ceux de la cuisine. « Ici, nous avons
choisi un modèle capable d'évacuer un débit
important en très peu de temps. Cela peut
être nécessaire lorsqu'ils vident les cuves. »
Enfin, les grilles plus grandes dans le passage
prouvent également leur utilité. « Nous avons
placé des galets dans la cour intérieure », explique
Pieter Raeymaekers. « Ils pénètrent facilement
à l'intérieur, mais grâce aux paniers
de récupération des saletés ACO, ils sont tout
aussi faciles à retirer. »
Tout est parfait,
comme il se doit
Raeymaekers ne peut que se montrer laconique
au sujet de la collaboration. « En fait, les
contacts se sont principalement déroulés avec
l'architecte et l'entrepreneur. Le fait que rien
ne m'ait été rapporté signifie que tout s'est
déroulé parfaitement comme prévu. Et dans
notre fonctionnement quotidien, tout se passe
également comme il se doit. Nous sommes satisfaits
de nos choix. » Si le domaine venait à
s'agrandir, Valke Vleug saurait à qui s'adresser.
Y a-t-il des projets en ce sens ? « Pour l'instant,
nous sommes bien installés. Mais qui sait ce
que l'avenir nous réserve. En tout cas, les rêves
les plus fous ne manquent pas », ajoute Pieter
Raeymaekers avec un clin d'œil. ■
Pour l'entrepreneur et l'installateur AirConsult, le choix d'ACO s'est donc imposé comme une évidence. « Parce que tout
montre que les solutions de drainage ont été conçues dans un souci d'hygiène. »
Les caniveaux à fente dans la salle de production ont un aspect légèrement différent de ceux de la cuisine. « Ici, nous
avons opté pour un modèle capable d'évacuer un débit important en très peu de temps. »
FoodTec.be/fr
43
Texte Elise Noyez | Photos Robbe Industries
Remplissage étanche à la poussière
et efficace, même en cas de changements
réguliers de produit
Les entreprises qui doivent régulièrement emballer ou reconditionner des produits en poudre savent que ce processus apparemment simple comporte certains dangers.
En cas de fuites, même les produits alimentaires courants tels que les épices peuvent provoquer des irritations et présenter des risques ATEX ; dans des secteurs tels
que la chimie, s'ajoutent éventuellement la corrosion et d'autres problèmes. Afin d'éviter de telles complications, Robbe Industries a développé il y a quelques années
une version entièrement étanche à la poussière de sa machine de remplissage ATLAS.
Robbe Industries propose toute une panoplie
de solutions pour le remplissage automatique
et précis de sacs et autres emballages
au poids. Il existait déjà la machine de remplissage
mobile ATLAS avec goulotte vibrante,
adaptée au remplissage de sacs jusqu'à 25 kg
avec, par exemple, des granulés de chocolat,
des noix, des granulés de plastique ou
d'autres solides fluides. « Il y a quelques années,
un client nous a demandé si nous pouvions
développer une solution similaire pour
le conditionnement de poudres », raconte Cedric
Pollet de Robbe Industries. « Au départ,
il s'agissait d'une solution sur mesure, mais
la demande du marché s'est avérée si importante
que nous avons déjà pu intégrer la
machine dans différents projets. Plus récemment,
nous avons livré deux machines à Oostvogels
Logistics : une pour les sacs ordinaires
et une pour les sacs avec valve. »
Une lacune sur le marché
La popularité de cette machine s'explique par
le fait qu'elle résout un certain nombre de
problèmes typiques rencontrés avec d'autres
technologies. « Certes, il existait déjà des machines
pour remplir des sacs avec des produits
en poudre, mais elles présentaient toutes l’un
ou l’autre manquement. Soit la machine n'était
pas étanche à 100 %, soit le dosage n'était pas
correct, soit il fallait plusieurs minutes pour
remplir un sac de 25 kg. De plus, la plupart des
solutions n'étaient pas démontables et donc
difficiles, voire impossibles à nettoyer. Pour
les entreprises qui changent régulièrement de
produit, c'est rédhibitoire. »
La série ATLAS est entièrement modulable : l'unité de
dosage est adaptée au produit à emballer, la tête au type de sacs.
Unité de dosage démontable
Pour transporter et doser le produit, la machine
de remplissage ATLAS pour emballages
étanches à la poussière utilise une vis sans fin
au lieu d'un alimentateur vibrant. « La vis est
conçue de manière à permettre non seulement
un dosage étanche à la poussière, mais
aussi rapide et précis. Selon le produit, nous
parlons de 150 à 250 sacs de 25 kg par heure.
Il est également important que la tête et la vis
puissent être démontées facilement et sans
outils. Toutes les pièces peuvent ainsi être nettoyées
relativement facilement, ce qui permet
44 FoodTec.be/fr
« Chaque machine est construite
sur le même châssis compact ;
l'unité de dosage est adaptée au
produit à emballer. »
La machine de
remplissage s'intègre
parfaitement dans une ligne
d'emballage complète.
Robbe Industries propose tout un éventail de solutions
pour un remplissage automatique et précis au poids.
d'effectuer rapidement et sans trop de difficultés
les changements de produit nécessaires. »
Étant donné que les poudres sont encore largement
utilisées, notamment dans le secteur
alimentaire, la machine de remplissage a été
conçue dès le départ dans un souci de sécurité
alimentaire. Outre la simplicité du démontage
et du nettoyage, il a donc été décidé, par
exemple, de séparer complètement la trémie
et le réducteur. « De cette façon, aucune contamination
n'est possible entre les lubrifiants et
le produit. »
Intégration flexible
Une autre caractéristique distinctive de la machine
de remplissage est sa conception compacte
et mobile. « La série ATLAS est en fait entièrement
modulable », explique Cedric Pollet.
« Chaque machine est construite sur le même
châssis compact, l'unité de dosage étant adaptée
au produit à emballer et la tête au type de
sacs à remplir. Comme la machine de remplissage
est montée sur roulettes, elle peut
également être utilisée comme solution temporaire
pour les entreprises qui ne doivent (ré)
emballer que sporadiquement. Entre-temps,
la machine est, par exemple, stockée dans
l'entrepôt. » Il est toutefois plus courant que
Robbe Industries intègre la machine de remplissage
dans une ligne d'emballage complète.
En effet, l'entreprise propose des solutions tant
pour l'acheminement et l'éventuel transport du
produit jusqu'à la trémie que pour le scellage,
la couture, l'empilage et/ou le transport des
sacs remplis par la suite. ■
Selon le produit, il est possible de remplir
150 à 250 sacs de 25 kg.
FoodTec.be/fr
45
Pour l’instant, les codes 2D sont surtout testés par les grandes marques. L’interaction avec les clients est le principal moteur de cette transition.
Texte Valérie Couplez | Photos Markem-Imaje
Du code linéaire au code bidimensionnel :
une évolution inévitable
Nous sommes à l’aube de la transition du code 1D au code 2D. Cette évolution aura un impact considérable sur les détaillants – qui devront installer de nouveaux scanners
et logiciels – ainsi que sur tous les autres maillons de la chaîne d’approvisionnement. Pour aider au mieux les entreprises alimentaires à gérer cette transition,
Markem-Imaje soutient ses clients en leur proposant des solutions complètes. Il faut dire que les codes bidimensionnels ouvrent un large champ de possibilités au
secteur alimentaire.
En réalité, le code 1D ne dit pas grand-chose sur le produit. Il indique
uniquement son numéro EAN, identifiant ainsi le produit en question.
Le code 2D ajoute à cela une foule d’informations, dans le cadre
standardisé du GS1 Digital Link. « Nous constatons que les données
prennent de plus en plus d’importance. Un code bidimensionnel permet
de communiquer bien plus d’informations sur une surface beaucoup
plus compacte. Il peut s’agir de données liées à la fabrication
(données de lot, numéro de lot, date de péremption, etc.) mais aussi
d’informations permettant de renforcer le lien avec le client final. Le
code 2D peut, par exemple, contenir une URL relatant l’histoire du produit
de la ferme à l’assiette », explique Bob Bols, Software Solution
Sales auprès de Markem-Imaje.
Une avancée pour tous
D’un point de vue technique, le code bidimensionnel représentera une
avancée pour tous les maillons de la chaîne. « Qui ne s’est jamais retrouvé
à la caisse avec un produit devant être scanné plusieurs fois parce
que le code est difficilement lisible, voire complètement illisible ? Les
codes 2D connaissent beaucoup moins ce problème. Ils peuvent être lus
sous différents angles et restent plus facilement lisibles lorsqu’ils sont
46 FoodTec.be/fr
« Ce code permettra aux entreprises alimentaires, détaillants et points de vente
d’améliorer leur efficacité, surtout en termes de traçabilité et de gestion des stocks. »
endommagés. » Ce code permettra aux entreprises alimentaires, détaillants
et points de vente d’améliorer leur efficacité, surtout en termes de
traçabilité et de gestion des stocks. « Le code indique le lot de chaque
produit ainsi que sa date de péremption. Il est ainsi plus facile de savoir
quels produits sont à traiter en priorité, ou de calculer automatiquement
une remise si la date de péremption est trop proche. »
Interaction avec les clients
et prévention des contrefaçons
Pour l’instant, les codes 2D sont surtout testés par les grandes marques.
« L’interaction avec les clients est le principal moteur de cette transition.
Par le biais de promotions, par exemple, les clients sont invités à scanner
le code bidimensionnel, où ils retrouvent l’histoire du produit acheté,
toutes les informations nutritionnelles, les allergènes présents, des
recettes… Autant de données qui figurent actuellement sur l’emballage
du produit, mais qui ne sont pas toujours très lisibles. » Une autre raison
majeure d’adopter le GS1 Digital Link pour les entreprises alimentaires
est la possibilité de garantir l’authenticité du produit. « Dans le secteur
pharmaceutique et du tabac, la sérialisation est déjà obligatoire, notamment
pour éviter les contrefaçons. Ce principe s’infiltre désormais aussi
dans le secteur alimentaire, principalement pour les produits haut de
gamme. Dans ce cadre, le code 2D constitue l’instrument idéal. »
Un code bidimensionnel permet de communiquer bien
plus d’informations sur une surface beaucoup plus
compacte. Il peut s’agir de données liées à la fabrication,
mais aussi d’informations permettant de renforcer le lien
avec le client fi nal.
La transition est imminente
L’adoption définitive du GS1 Digital Link devra finalement s’accompagner
d’une évolution de la législation. « À l’heure actuelle, le législateur
exige, par exemple, que les allergènes et les valeurs nutritionnelles
figurent sur l’emballage, alors que cet espace pourrait être utilisé à
des fins de marketing par les entreprises alimentaires pour mettre
en avant leur marque. Le vin fait déjà exception à cette règle : les viticulteurs
peuvent retirer certaines informations de l’étiquette et les
intégrer dans un code 2D. La transition est déjà enclenchée, chez les
détaillants aussi. Par exemple, la chaîne de supermarchés Tesco au
Royaume-Uni a pris l’initiative d’imposer le GS1 Digital Link à tout fabricant
qui souhaite voir ses produits référencés en rayon. »
Soutien de A à Z
Les entreprises alimentaires n’échapperont donc pas à cette évolution.
Heureusement, elles peuvent compter sur Markem-Imaje pour rendre
cette transition aussi douce que possible. « De nouveaux matériels et
logiciels sont nécessaires pour imprimer les codes 2D. Ceux qui utilisent
l’impression en ligne de production devront procéder à certains
ajustements : nouvelle mise en forme pour l’étiquette, création d’un
lien vers les données de référence chez le client... Mais nous disposons
de la technologie, du personnel et de l’expérience nécessaires pour y
parvenir, et pour trouver des solutions exigeant le moins d’interaction
humaine possible pour une efficacité maximale », conclut Bols. ■
L’adoption défi nitive du GS1 Digital Link
devra fi nalement s’accompagner d’une
évolution de la législation sur les informations
à mentionner obligatoirement sur l’étiquette.
FoodTec.be/fr
47
Texte Tim Küsters | Photos igus
Mouterij Albert sort
des sentiers battus avec
les chaînes porte-câbles
à roulettes igus
Mouterij Albert, qui fait partie du brasseur Alken-Maes et de The HEINEKEN Company, est l'un des plus grands producteurs de malt au monde. La malterie a équipé huit
salles de germination avec des chaînes porte-câbles à roulettes d'igus. Fabriquées à partir d'un plastique igumid EG+ unique, ces chaînes porte-câbles, qui acheminent
l'électricité et l'eau vers les machines, résistent beaucoup mieux à l'humidité et aux détergents chimiques que leurs prédécesseurs. Grâce à cette fiabilité, la malterie
n'a plus à craindre des coûts élevés liés à des réparations coûteuses ou à des arrêts de production imprévus.
Avec une capacité de production pouvant atteindre
375 000 tonnes par an, soit l'équivalent
de dix milliards de pintes de bière, Mouterij
Albert à Puurs-Sint-Amands est la plus
grande malterie de The HEINEKEN Company.
Le site produit du malt pour des brasseries du
monde entier, du Mexique à la Grèce, de l'Asie
à l'Afrique. À Puurs-Sint-Amands, la production
se fait principalement dans d'immenses
salles de germination de soixante mètres de
long. L'orge y est contrôlée, trempée et germée
dans de grands bains avant d'être séchée.
Au-dessus de ces bains se déplace un
pont équipé de différentes machines, telles
que des installations de séchage.
prévus de la production. Nous avons donc
cherché une alternative. Nous avons visité
une entreprise de traitement des déchets qui
utilise les solutions igus, et nous avons été
immédiatement impressionnés. »
Malgré la confiance accordée au portefeuille
d'igus, il ne devait y avoir aucun doute quant
à la fiabilité de la nouvelle solution. « C'est
pourquoi, en collaboration avec notre équipe
de projet et d'ingénierie allemande, nous
avons testé dans notre laboratoire des échantillons
de liquide provenant des salles de ger-
Faible absorption d'humidité
« Pour alimenter ces machines en eau et en
électricité, nous utilisons des chaînes portecâbles
», témoigne Gunter Dietens, chef
d'équipe Maintenance chez Mouterij Albert.
« Cependant, en raison de l'humidité dans
la salle et des produits chimiques que nous
utilisons pour le nettoyage, les chaînes portecâbles
sont devenues molles et élastiques, ce
qui a entraîné des défauts et des arrêts imigus
a opté pour une chaîne porte-câbles à roulettes dont les maillons roulants garantissent un coeffi cient de frottement très faible et donc une usure minimale. De plus, la chaîne portecâbles
a été placée dans une goulotte en acier inoxydable, à un emplacement idéal à côté des bains de germination.
48 FoodTec.be/fr
L'orge est contrôlée, trempée et germée dans de grands bains avant d'être séchée. Audessus
de ces bains se déplace un pont équipé de différentes machines, telles que des
installations de séchage.
Hanne Geelen, Country Manager igus Belgium et Gunter Dietens, chef d'équipe
Maintenance chez Mouterij Albert.
« Nous avons visité une entreprise de traitement des
déchets qui utilise les solutions igus, et nous avons été
immédiatement impressionnés. »
mination sur différents matériaux et dans les
mêmes conditions », explique Hanne Geelen,
Country Manager igus Belgium. « Finalement,
nous avons opté pour notre plastique igumid
EG+. Il s'agit d'un matériau à très faible absorption
d'humidité, ce qui le rend particulièrement
adapté à une utilisation dans des
applications très humides et lui confère également
une très grande résistance chimique. »
Durée de vie maximale
Les chaînes porte-câbles devant parcourir
une distance de 65 mètres, il a fallu mettre au
point un système coulissant. Afin de garantir
une durée de vie maximale à l'igumid EG+,
igus a opté pour une chaîne porte-câbles
à roulettes avec des maillons roulants qui
assurent un coefficient de frottement très
faible et donc une usure minimale. De plus,
la chaîne porte-câbles a été placée dans une
goulotte en acier inoxydable, dans une position
idéale à côté des bains de germination.
Enfin, le système a été équipé d'un dispositif
de détection Push Pull. Ce système de surveillance
de l'état mesure les forces de poussée
et de traction de la chaîne porte-câbles en
fonctionnement. Si celles-ci dépassent les
valeurs limites prédéfinies, le dispositif de détection
émet un signal qui peut être converti
en un arrêt d'urgence.
Le câblage électrique est désormais beaucoup plus léger,
tout comme le système à roulettes proprement dit. La tête
coulissante dans l'installation garantit que le câble reste
toujours bien centré dans le guide-câble.
Câbles électriques
Au cours d'une phase de test, une salle
de germination a été équipée de chaînes
porte-câbles igus, mais d'autres salles ont
rapidement suivi. Après sept ans, les chaînes
porte-câbles ne nécessitent toujours aucun
entretien et il semble que cela restera ainsi
pendant un certain temps.
« Nous sommes également très satisfaits
du câblage électrique conçu et fourni par
igus. Auparavant, nous utilisions des câbles
à double gaine en caoutchouc, mais ceux-ci
étaient très lourds, surtout sur une longueur
de soixante mètres. Cela posait souvent des
problèmes, ce qui nous faisait perdre un
temps précieux. Le câblage est désormais
beaucoup plus léger, tout comme le système
à roulettes proprement dit. Une force de traction
de seulement 45 kg suffit à faire avancer
le système. Ce n'est vraiment pas beaucoup
et cela prolonge la durée de vie de l'installation.
Nous apprécions également la valeur
ajoutée de la tête coulissante dans l'installation,
qui garantit que le câble reste toujours
centré dans le guide-câble, ce qui réduit les
forces latérales et limite l'usure », explique
Gunter Dietens.
Standardisation
À l'avenir, Mouterij Albert souhaite également
remplacer les chaînes porte-câbles des
autres salles de germination par des chaînes
igus en cas de défaillance. « Le plan pour
Mouterij Albert est désormais de poursuivre
la standardisation avec igus. Dans le passé,
nous avons donné la priorité aux salles qui
rencontraient des problèmes et nous examinerons
les autres salles le moment venu. Bien
sûr, nous restons toujours prêts à intervenir
pour la maintenance, même si cela n'a pas
été nécessaire jusqu'à présent. C'est excellent,
car garantir la fiabilité était finalement l'objectif
de ce projet », conclut Hanne Geelen. ■
FoodTec.be/fr
49
Etalonnage en laboratoire.
Texte Luc Ophals | Photos Thermibel
L’expertise en étalonnages
accrédités BELAC
Thermibel maîtrise la fabrication du capteur de température depuis 1981 et a acquis un savoir-faire reconnu dans ce domaine. Pour aider les industriels et les laboratoires
dans leur démarche de validation de leurs équipements de mesure et d’essais, Thermibel s’est aussi doté d’un laboratoire accrédité BELAC pour la réalisation
d’étalonnages en laboratoire. Les techniciens se déplacent également sur site pour toute intervention non accréditée.
Le laboratoire Thermibel est accrédité BELAC en température depuis
1996, une reconnaissance de la compétence du personnel, des moyens
et des méthodes mises en œuvre. Thermibel possède les certifications
ISO9001, ATEX et l’accréditation ISO/IEC 17025.
Prestations en laboratoire
Le premier volet de prestations en laboratoire inclut tous les étalonnages
accrédités dans une plage de température allant de – 100 degrés
à + 1 300 degrés. Les méthodes mises en œuvre sont l’étalonnage
par comparaison des sondes de température, l’étalonnage de chaîne
de mesure de la température et l’étalonnage au point triple de l’eau
(meilleurs niveaux d’incertitudes). L’étalonnage sous accréditation présente
l’intérêt qu’il est adapté aux instruments étalonnés, que les incertitudes
de mesure sont garanties pour les experts des commissions
d’accréditation et que la traçabilité aux étalons nationaux est démontrée.
Le certificat d’étalonnage BELAC délivré au terme de la procédure
précise la méthode d’étalonnage, la traçabilité des moyens d’étalon-
nage utilisés et un tableau de résultats incluant les incertitudes liées
aux moyens d’étalonnage. Romuald Pistis, directeur général : « Notre
laboratoire jouit d’une accréditation et se doit donc d’agir en toute impartialité
».
D’autres prestations, non accréditées, sont également proposées
dans le laboratoire, comme l’étalonnage par simulation électrique de
résistances, voltage et courant. Le laboratoire propose également la
caractérisation d’enceintes régulées en température et l’étalonnage de
manomètres.
Prestations sur site
Thermibel est également en mesure de procéder à des étalonnages
de capteurs de température sur site. L’avantage de cette intervention
sur site est qu’elle tient compte des conditions d’installation, réduit les
temps d’immobilisation et permet de vérifier tout type de capteur indémontable
sur place. « Souvent, notre intervention sur site s’opère à
50 FoodTec.be/fr
« Notre laboratoire jouit d’une
accréditation et se doit donc d’agir
en toute impartialité. »
la demande du client, par exemple dans le cadre d’un audit. Nous procédons
au démontage des sondes et nous en vérifions le bon fonctionnement
dans le respect des tolérances imposées. Si nous observons
un dysfonctionnement, nous suggérons soit le remplacement de la
sonde défectueuse, soit une alternative éventuelle qui puisse garantir
le fonctionnement dans les limites de tolérance. Mais dans tous les cas,
c’est au client d’analyser les résultats, de décider du suivi et de prendre
les mesures adéquates » précise Romuald Pistis.
Dans la pratique
Qu’il s’agisse d’une prestation en laboratoire ou sur site, les interventions
sont planifiées longtemps à l’avance. Il s’agit de contrôles périodiques,
étalés tout au long de l’année, en concertation avec le client.
Mais cela n’exclut pas une éventuelle intervention dans l’urgence car
Thermibel fait aussi preuve de réactivité en cas de problème inopiné
qui requiert une solution rapide.
En ce qui concerne les évolutions techniques, l’équipement du laboratoire
se doit d’être en phase avec les besoins, actuels et futurs, sur le
terrain, c’est-à-dire dans les entreprises de production. Mais Romuald
Pistis relativise le propos : « En soi, la technologie des capteurs n’a pas
fondamentalement changé. Cependant, on constate une évolution
vers la digitalisation. Nos clients installent de plus en plus des sondes
dotées d’une communication digitale, ce qui permet de les identifier
individuellement et d’améliorer la traçabilité. Cette supervision plus
globale permet d’éviter les erreurs de configuration ». ■
Appareil d’étalonnage.
FoodTec.be/fr
51
THERMIBEL, LEADER SUR LE
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Texte Valérie Couplez | Photos Schmersal
La sécurité ne doit pas
nécessairement être complexe
Une bonne machine est une machine sûre. Point final. Mais la sécurité ne doit pas pour autant être inutilement complexe. Avec son safety fieldbox, Schmersal transmet
de manière simple les signaux des composants de sécurité tels que les verrouillages de sécurité, les capteurs de sécurité, les arrêts d'urgence, les panneaux
de commande... vers des plateformes situées plus haut. Le pas vers des fonctionnalités de diagnostic étendues, la surveillance à distance et même la maintenance
prédictive n'a jamais été aussi facile à franchir. Une technologie qui se combine parfaitement avec les systèmes de verrouillage de portes complets de Schmersal, qui
se distinguent par leur facilité d'utilisation.
Les câbles classiques utilisés pour connecter
les composants de sécurité sur le terrain
aux systèmes de bus sont souvent très longs.
Schmersal estimait qu'il fallait trouver une
solution plus efficace et moins coûteuse,
ce qui a donné naissance à l'idée de développer
le boîtier de distribution de sécurité
Safety Fieldbox. « Une simple connexion
M12 permet de connecter facilement un
large éventail d'appareils de sécurité. En
regroupant les signaux en un point central
au lieu de tout acheminer vers le contrôleur
de sécurité, vous avez besoin de beaucoup
moins de câbles et les coûts d’installation
s’en trouvent réduits. La communication est
protégée contre les modifications, les changements
dans la séquence des télégrammes,
les erreurs de transmission... Elle est donc
sécurisée. De plus, vous pouvez évaluer les
signaux de diagnostic de tous les appareils
connectés », souligne Remy Van Bokhoven,
Pour les applications où le prix est un facteur important, Schmersal propose une alternative intéressante avec l'AZM150 et sa force de fermeture de 1 500 N.
54 FoodTec.be/fr
« Le safety fieldbox transmet facilement
les signaux des composants de sécurité vers
des plateformes situées plus haut. »
directeur général de Schmersal Belgium, en
évoquant les principaux atouts du produit.
Le safety fieldbox est disponible en trois
versions en fonction du système de bus
de terrain de sécurité : Profinet/Profisafe,
Ethernet/IP/CIP Safety et EtherCAT/FSoE. Et
bientôt aussi IO-Link Safety.
En regroupant les signaux à un endroit central plutôt que
de tout acheminer vers le contrôleur de sécurité, vous
avez besoin de beaucoup moins de câbles et réduisez
ainsi les coûts d'installation.
Verrouillages AZM
Les systèmes de verrouillage AZM constituent
un excellent exemple de signaux pouvant
passer par le safety fieldbox. Remy Van
Bokhoven nous présente volontiers l'AZM40
avec une force de retenue de 2 600 N. « Le
plus petit sur le marché, mais capable de
garantir le niveau de sécurité le plus élevé
(PL e). » Sa facilité d'utilisation est particulièrement
remarquable. « Parce que la
clé de commande s'adapte de tous les côtés.
Même lorsque le rayon est très limité,
comme dans le cas des petits couvercles ou
des tambours, vous pouvez tout de même
mettre en place une sécurité fiable. Vous
avez même la possibilité d'ajouter un déverrouillage
d'urgence. » Le verrouillage est sur
le marché depuis un an et demi et remporte
un franc succès auprès des constructeurs de
machines. Et pour les applications où le prix
est un facteur important, Schmersal propose
une alternative intéressante avec l'AZM150
et sa force de fermeture de 1 500 N. « Compact.
Économique. Mais toujours conforme
aux normes de sécurité Schmersal. » Lors
du dernier salon de Hanovre, plusieurs nouveaux
développements ont été présentés
qui rendent l'AZM150 encore plus polyvalent.
« À l'arrière, il est également possible
d'opter pour un déverrouillage d'urgence »,
explique Remy Van Bokhoven. « Par ailleurs,
un bouton de commande pivotant à 360°
facilite différentes positions de montage et
possibilités de démarrage. »
Capteur pour une détection
et une commutation
en toute sécurité
Au lieu d'un verrouillage de porte, les capteurs
RFID RSS 36 peuvent également
constituer une option intéressante pour
une détection et une commutation en toute
sécurité. « Ceux-ci ne verrouillent certes pas
la porte, mais ils la maintiennent en place
en cas de vibrations. Cela est possible grâce
à l'utilisation d'un capteur à aimant permanent.
Si l'analyse des risques de la machine
montre que les dangers sont limités,
le RSS 36 peut être une bonne solution. Il
est intéressant notamment en raison de sa
flexibilité de montage, grâce au système
émetteur-récepteur utilisé. Il est également
disponible en version IP69, ce qui le rend
adapté à une utilisation dans l'industrie
alimentaire ou pharmaceutique », ajoute
Remy Van Bokhoven.
Panneau de contrôle
moderne et flexible
Les systèmes de verrouillage AZM 40 et le
capteur RSS36 s'adaptent parfaitement à
la poignée de porte DHS (avec éclairage
intégré) et au panneau de contrôle BDF40
(avec ou sans fonction d'arrêt d'urgence) de
Schmersal. « L'avantage du BDF40 est que
l'utilisateur peut le composer à sa guise. Il
configure lui-même les couleurs en fonction
de sa machine et peut également effectuer
des modifications ultérieurement
si nécessaire. Son design moderne et épuré
correspond parfaitement à l'aspect et
à la convivialité que les constructeurs de
machines souhaitent donner à leurs machines
», conclut Rémy Van Bokhoven. La sécurité
peut donc aussi être un peu sexy. ■
Le safety fi eldbox est disponible en trois versions en
fonction du système de bus de terrain de sécurité :
Profi net/Profi safe, Ethernet/IP/CIP Safety et EtherCAT/
FSoE. Et bientôt aussi : IO-Link Safety.
L'avantage du BDF40 est que l'utilisateur peut le
composer comme il le souhaite. Il confi gure lui-même
les couleurs en fonction de sa machine.
Au lieu d'un verrouillage de porte, les capteurs RFID RSS
36 peuvent également constituer une option intéressante
pour une détection et une commutation en toute sécurité.
FoodTec.be/fr
55
Texte Valérie Couplez | Photos Rentokil
Les traitements thermiques éliminent les
insectes alimentaires de manière non toxique
Rentokil fête cette année son 100e anniversaire. Ses clients bénéficient donc d'un siècle d'expérience dans la lutte contre les nuisibles. Une expérience que l'entreprise
met également à profit pour continuer d’innover. Un bel exemple en est le traitement thermique Heat, qu'elle utilise depuis peu dans l'industrie alimentaire pour lutter
contre les insectes alimentaires.
Quand on parle de nuisibles, on pense immédiatement aux rats et aux
souris. Mais pour les entreprises alimentaires, ce sont les insectes qui
constituent le plus grand fléau. « On les voit souvent apparaître là où
sont stockées les matières premières ou les denrées alimentaires finies.
Pour des raisons de sécurité alimentaire, tout ce qu'ils touchent
est perdu. Dans un secteur comme l'industrie alimentaire, où les
marges sont déjà faibles, ces pourcentages augmentent rapidement »,
commente Jules Bossier, coordinateur marketing.
« Après le traitement Heat,
la présence d'insectes sera
réduite à néant. »
La lutte commence par la prévention
Chez Rentokil, la lutte commence par la prévention. Jules Bossier : « Ce
qui n'entre pas n'a pas besoin d'être traité. C'est pourquoi nous commençons
par conseiller nos clients sur la manière d'empêcher cela. Par
exemple, des contrôles minutieux des matières premières qui entrent
dans l'entreprise constituent déjà une arme importante dans cette
lutte. Si les insectes ont tout de même réussi à s'introduire, nous aidons
bien sûr nos clients, d’une part, à les combattre et, d’autre part, à
nettoyer les résidus. Dans les endroits difficiles d'accès, par exemple
derrière les machines, ce n'est toutefois pas une mince affaire. »
Minimiser les risques, maximiser l'efficacité
Fort de sa vaste expérience dans de nombreux secteurs, Rentokil introduit
une nouvelle approche pour les entreprises alimentaires qui
répond précisément à ces besoins. « Le traitement thermique Heat
permet de chauffer tout le local à 56 °C pendant une période déterminée.
C'est la température à laquelle non seulement les insectes adultes,
mais aussi les autres stades du cycle de vie périront, explique Michel
Leers, expert en traitements thermiques chez Rentokil Initial. « De plus,
il s'agit d'un traitement non toxique, qui représente pour nous l'avenir
de la lutte antiparasitaire, en particulier dans l'industrie alimentaire.
Un client du secteur alimentaire l'a formulé ainsi : avec Heat, nous minimisons
les risques et maximisons l'efficacité. »
Une préparation minutieuse
pour une solution plug-and-play
Pour mettre en œuvre ce traitement, Rentokil a investi dans des canons
à chaleur spéciaux. « Nous calculons le nombre exact nécessaire
en fonction de l'espace. Dans l'industrie alimentaire, l'acier inoxydable
est un matériau très prisé, ce qui joue également en faveur de notre
solution Heat. En effet, il conduit bien la chaleur », assure Michel Leers.
Comme pour tout, le secret réside dans une bonne préparation. « C'est
là que l'expérience de nos experts entre en jeu. Il faut s'assurer que la
chaleur est suffisante aux endroits où le risque de contamination est le
Jules Bossier (à gauche) et Michel Leers : « Avec les insecticides classiques, il faut
compter avec le fait que 80 à 90 % de la population totale survivent au traitement, car il
est très diffi cile de tuer les œufs, les larves et les cocons ».
56 FoodTec.be/fr
L'expérience des experts de Rentokil garantit une préparation minutieuse
et une solution plug-and-play pour les clients.
plus élevé. Nous cartographions tout cela à l'avance. Cela nous permet
de mieux contrôler la chaleur grâce à l'ajout de ventilateurs. Nous effectuons
un suivi à l'aide de sondes de température, afin de maintenir
une température très constante. »
Le traitement thermique Heat permet de chauffer l'ensemble de la pièce à 56 °C pendant
une période déterminée. C'est la température à laquelle non seulement les insectes
adultes, mais aussi les autres stades du cycle de vie périront.
Réduire à néant
On vérifie également au préalable si la puissance disponible est suffisante
pour tous les appareils. Michel Leers : « Nous avons besoin d'un
raccordement de 400 V pour chaque chauffage. Si ce n'est pas le cas,
nous pouvons prévoir des armoires de commande reliées à des générateurs
mobiles pour assurer l'alimentation électrique. Notre priorité
est avant tout de soulager nos clients. Tout ce qu'ils ont à faire, c'est
d'arrêter la production et de vider les silos. Ensuite, c'est à nous de
jouer. » La durée de fonctionnement des appareils dépend du degré
d'infestation. Elle peut aller jusqu'à 24 heures. Mais le résultat est là.
Après le traitement Heat, la présence d'insectes sera réduite à néant. «
Avec les insecticides classiques, il faut compter avec le fait que 80 à 90
% de la population totale survivent au traitement, car il est très difficile
de tuer les œufs, les larves et les cocons. »
Moins de traitements nécessaires
C'est précisément cette efficacité qui rend cette technique intéressante
pour les entreprises de toutes tailles. « L'investissement est plus
élevé que pour les méthodes connues, mais comme nous éliminons
tous les stades, ou presque, du cycle de vie des insectes, vous pouvez
espacer considérablement les traitements. Il faut donc considérer la
situation dans son ensemble : en termes de résultats et d'économies. »
Michel Leers cite l'exemple d'une entreprise agroalimentaire où ils ne
doivent désormais intervenir qu'une fois par an. « Moins il y a de traitements,
moins il y a d'arrêts de production », poursuit-il. Un autre client
est passé entièrement à Heat parce que les résultats sont là et qu'il
ne veut pas d'insecticides dans sa production. « Avec notre traitement
thermique, nous nous attaquons à la racine du problème des insectes
alimentaires », conclut-il avec conviction. ■
Pour appliquer ce traitement, Rentokil a investi dans des canons à chaleur spéciaux. « En
fonction de l'espace, nous calculons exactement combien il en faut. »
FoodTec.be/fr
57
Texte Marjolein de Wit-Blok | Photos BEKO Technologies
Cartographier
la consommation d'énergie
grâce à la mesure
du débit volumétrique
Sur la base de l'accord sur le climat et des économies de coûts, presque toutes les entreprises se concentrent sur la durabilité en général et les économies d'énergie
en particulier. Dans de nombreux cas, les utilisateurs d'air comprimé peuvent prendre des mesures sérieuses en commençant par mesurer leur consommation d'air
comprimé. Une surveillance continue fournit des informations importantes sur les tendances, ce qui permet de détecter rapidement les anomalies. BEKO Technologies
propose à cet effet un capteur de débit amélioré avec une conception ouverte et un laser ligne pour une installation simplifiée et précise.
Le contrôle du débit volumétrique dans un système d'air comprimé est
important pour plusieurs raisons. La surveillance du débit permet de
détecter les problèmes tels que les fuites ou un fonctionnement inefficace
des compresseurs et des équipements. En les résolvant, vous
réduisez la consommation d'air comprimé et les coûts afférents, l'énergie
et les émissions de CO 2
. Par ailleurs, la surveillance du débit est
importante pour effectuer une maintenance ciblée, contrôler l'état du
système et, le cas échéant, collecter des données pour la maintenance
prédictive. Enfin, la mesure du débit peut fournir des informations précieuses
pour l'optimisation des processus et des produits.
« Ne vous méprenez pas sur les
sommes d'argent que vous gaspillez
à cause des fuites dans les systèmes
d'air comprimé. »
La version TI est alignée à l'aide d'un laser ligne. L'installation du TM s'effectue via une
section de mesure intégrée.
Mesure avec METPOINT
Pour mesurer avec précision un débit volumique, un instrument de
mesure performant est indispensable. BEKO Technologies a développé
en interne le METPOINT VFS dans les versions TI et TM. Les deux
capteurs enregistrent aussi bien le débit volumique et la consommation
que la vitesse d'écoulement et la température du fluide. Une
autre caractéristique commune est le principe de mesure éprouvé de
la masse thermique et la grande précision qui est de ± 1,5 % de la valeur
mesurée et de ± 0,3 % de la valeur à pleine échelle. Cette grande
fiabilité de mesure et de processus est notamment obtenue grâce à
une surveillance continue de la position du capteur. La version TI doit
être alignée pour fonctionner correctement, ce qui nécessite un laser
ligne. L'installation du TM s'effectue via une section de mesure inté-
58 FoodTec.be/fr
grée. Les deux capteurs se caractérisent par leur conception ouverte,
dans laquelle deux capteurs de température de différentes longueurs
sont encapsulés dans de l'acier inoxydable 1.4404. « Cela rend le dépôt
de saletés plus difficile et, grâce aux différentes longueurs des capteurs
de température, le VFS est moins sensible à la condensation »,
explique Sara Deckers, Focus Industry Manager chez BEKO Technologies.
« Le capteur est également facile à nettoyer. En outre, la conception
TI peut être combinée avec une protection supplémentaire contre
les pressions élevées jusqu'à 50 bar maximum. » En termes de sorties,
vous avez le choix entre une sortie de courant 4...20 mA, Modbus RTU
et/ou une sortie d'impulsion permettant de stocker directement les
données via le système d'exploitation ou un enregistreur de données
BEKO. Last but not least, les capteurs sont équipés d'un écran innovant
: un écran LCD TF 2 pouces (résolution : 240 x 230) lisible dans
toutes les directions.
un outil puissant pour procéder à des optimisations. Je le constate à
chaque fois dans les entreprises qui équipent simplement leurs machines
– parfois des dizaines ou des centaines – d'un débitmètre volumétrique
afin de voir combien d'air comprimé est réellement généré
et combien contribue réellement au processus. Une révélation pour
l'utilisateur, à chaque fois. » ■
Dans la pratique
Sara Deckers : « Maintenant que des appareils de mesure aussi performants,
robustes et fiables sont disponibles, les entreprises peuvent
commencer à réaliser d'importantes économies d'énergie. Car ne vous
y trompez pas, les fuites d'air, aussi minimes soient-elles, vous font
littéralement gaspiller de l'argent. » Les fuites d'air entraînent :
• Des compresseurs qui génèrent en permanence un excédent d'air
comprimé ;
• Parfois, la nécessité d'utiliser un compresseur supplémentaire ;
• Un risque de contamination du produit ou une précision moindre en
raison de la pénétration de saletés par la fuite.
Sara Deckers conclut : « Les mesures de débit permettent non seulement
de détecter les fuites et les erreurs, mais constituent également
Les mesures de débit sont bénéfi ques pour la qualité,
l'environnement et la facture énergétique.
FoodTec.be/fr
59
Texte Valérie Couplez | Photos iStock
Pouvons-nous faire des choix plus
durables en matière de lubrifi ants ?
Les lubrifiants de qualité alimentaire sont des produits développés spécifiquement pour l'industrie alimentaire afin de réduire le risque de contamination au cours
du processus de production et de garantir une sécurité maximale. Classiquement, le choix se porte sur les huiles minérales ou synthétiques, qui ont toutes deux des
origines moins favorables. Mais là encore, avec les huiles végétales, le champ d'action reste limité. L'huile de cuisson peut-elle être une alternative plus respectueuse
de l'environnement ?
Les lubrifiants ont permis d'importantes
améliorations technologiques en atténuant
le processus naturel d'usure des pièces mécaniques.
Mais dans l'industrie alimentaire,
les fabricants de lubrifiants sont confrontés
à des défis supplémentaires. Les lubrifiants
doivent, d'une part, réduire l'oxydation malgré
des températures parfois élevées ou basses
et, d'autre part, inhiber la croissance des
bactéries, des levures et des moisissures. En
outre, pour certaines applications, ils doivent
permettre un contact sûr avec les aliments. En
d'autres termes, ils doivent minimiser le risque
de migration de substances dangereuses dans
les aliments et ne doivent pas non plus altérer
le profil organoleptique des aliments. Trois
catégories bien connues s'appliquent : H1
(contact accidentel possible avec les denrées
Les lubrifi ants de qualité alimentaire
contiennent deux ingrédients
principaux. L'ingrédient principal est
constitué de substances minérales,
synthétiques ou végétales et est
responsable des propriétés du produit
alimentaires), H2 (utilisé pour les machines et
équipements où le contact est exclu) et H3 (lubrifiants
inoxydables et solubles).
Minéraux, synthétiques
ou végétaux
Les lubrifiants de qualité alimentaire
contiennent deux ingrédients principaux.
L'ingrédient principal est constitué de substances
minérales, synthétiques ou végétales
et est responsable des propriétés du produit.
Les huiles minérales sont dérivées du pétrole
et sont les plus couramment utilisées. Elles
peuvent avoir différents degrés de viscosité et
ont pour atouts la stabilité thermique et la résistance
à l'oxydation. Les huiles synthétiques
sont traitées chimiquement et ont une stabilité
thermique plus élevée que les huiles minérales.
Elles sont souvent utilisées dans des
applications soumises à des températures
extrêmes ou à de lourdes charges. Cette catégorie
comprend les polyalphaoléfines (PAO),
les polyalkylèneglycols (PAG) et les esters.
Les huiles végétales sont biodégradables,
mais leur stabilité thermique et leur résistance
à l'oxydation sont moindres que celles
des huiles précédentes. La viscosité dépend
également du type de plante dont elles sont
extraites et peut être affectée par la température
à laquelle elles sont traitées. Enfin, on
y trouve des additifs. Ceux-ci améliorent les
propriétés du lubrifiant. Il s'agit, par exemple,
d'antioxydants pour prolonger la durée de vie,
d'agents antimoussants, d'agents antimicrobiens
et d'agents anticorrosifs.
La stabilité à l'oxydation
en point de mire
Aujourd'hui, la recherche se concentre de plus
en plus sur les alternatives biologiques et écologiques.
Les huiles végétales sont au centre
d'études intéressantes en raison de leur durabilité
écologique. Elles nécessitent toutefois
une attention particulière lors du stockage et
de l'élimination. Le principal défi est leur stabilité
à l'oxydation, qui peut entraîner la formation
de composés indésirables et l'accumulation
de dépôts dans l'environnement. Pour
résoudre ce problème, des additifs spécifiques
doivent être utilisés dans la formulation. Certains
matériaux peuvent être incompatibles
et réagir chimiquement, entraînant la déformation
ou la rupture des pièces élastiques ou
plastiques. Cela peut entraîner une défaillance
ou une corrosion des joints et de l'équipement
ou une baisse des performances au fil du
temps. Les huiles végétales ont souvent des
températures de fonctionnement plus basses
que les huiles minérales ou synthétiques, et
leur utilisation peut donc être limitée dans des
conditions de fonctionnement extrêmes.
60 FoodTec.be/fr
Dans l'industrie alimentaire, les fabricants de lubrifi ants sont confrontés à des défi s supplémentaires. Les lubrifi ants doivent, d'une part, réduire l'oxydation malgré des températures parfois
élevées ou basses et, d'autre part, empêcher le développement de bactéries, de levures et de moisissures
« Les huiles d'origine végétale ont souvent des
températures de fonctionnement plus basses que
les huiles minérales ou synthétiques. »
L'huile de friture
comme alternative ?
L'utilisation généralisée des lubrifiants minéraux
a élargi le débat sur leur impact environnemental
et conduit à l'évaluation de leurs
alternatives. L'une d'entre elles est l'huile de
friture. Contrairement aux huiles à base de pétrole,
ces huiles offrent une meilleure viscosité
et une meilleure tolérance aux températures
élevées, ainsi qu'une volatilité réduite. Un
autre facteur qui rend cette huile attrayante
est son prix compétitif par rapport aux autres
huiles, sa capacité à produire de l'énergie et
son impact plus limité sur l'environnement.
Les huiles non comestibles, telles que l'huile
de caoutchouc et l'huile de ricin, constituent un
autre scénario : elles sont bon marché en tant
que matière première, mais nécessitent des
technologies spécifiques pour leur extraction
et la séparation des impuretés indésirables.
Toujours plus chers
Bien que l'on estime qu'ils peuvent notamment
remplacer de manière significative les
produits pétroliers, les lubrifiants d'origine
biologique sont actuellement plus chers que
les huiles minérales et synthétiques. Cependant,
des doutes subsistent quant à l'efficacité
énergétique de leur production, ainsi que
la faible stabilité hydrolytique qui les rend
peu résistants à l'humidité et moins fluides
à basse température. Il faut également tenir
compte d'un autre facteur : l'extraction
des huiles naturelles varie en fonction du
climat, de la température et des nutriments
des plantes d'origine ; il est donc difficile
d'obtenir des produits stables en termes
de propriétés, qui sont également influencées
par la méthode d'extraction. D'autres
études seront nécessaires pour améliorer
les propriétés des huiles végétales, en se
concentrant sur la conversion possible des
cultures sauvages en cultures commerciales,
sur les interventions génétiques pour obtenir
des fonctions spécifiques et sur le développement
de modifications chimiques
et de mélanges pour obtenir des produits
stables, écologiques, performants et sûrs.
Dans l'industrie alimentaire, les fabricants
de lubrifiants sont confrontés à des défis
supplémentaires. Les lubrifiants doivent,
d'une part, réduire l'oxydation malgré des
températures parfois élevées ou basses et,
d'autre part, empêcher le développement
de bactéries, de levures et de moisissures.
Aujourd'hui, la recherche se concentre de
plus en plus sur les alternatives biologiques
et écologiques. Les huiles végétales sont au
centre d'études intéressantes en raison de
leur durabilité écologique. Les lubrifiants de
qualité alimentaire contiennent deux ingrédients
principaux. L'ingrédient principal est
constitué de substances minérales, synthétiques
ou végétales et est responsable des
propriétés du produit. ■
Aujourd'hui, la recherche se concentre de plus en plus
sur les alternatives biologiques et écologiques. Les huiles
végétales sont au centre d'études intéressantes en raison
de leur durabilité écologique.
FoodTec.be/fr
61
Texte Peter Van Oyen | Photos Fritz-kola
Lignes d'embouteillage, lignes de remplissage et entrepôts Konings Borgloon.
Investissement de 6 millions
d'euros pour embouteiller
des bouteilles réutilisables
Depuis le début de l'année, Fritz-kola embouteille des boissons rafraîchissantes dans l'usine de Konings Juices & Drinks à Borgloon. Il s'agit du premier embouteilleur non
allemand de la marque de cola très tendance. Konings a investi 6 millions d'euros pour pouvoir embouteiller les bouteilles réutilisables de fritz-kola. Avec cette mise en
bouteille dans le Limbourg, fritz-kola souhaite renforcer sa présence au Benelux, mais aussi raccourcir les itinéraires de transport dans l'ouest de l'Allemagne.
Depuis le début de l'année, fritz-kola produit
et embouteille des boissons rafraîchissantes
dans l'usine Konings à Borgloon. Selon la directrice
de l'usine, Miet Martens, douze des
quatorze produits fritz (trois types de cola,
mais aussi d'autres boissons rafraîchissantes,
vendues sous la marque fritz-limo) sont fabriqués
à Borgloon. Au cours de notre visite
guidée de l'usine, il apparaît rapidement que
la marque allemande de boissons rafraîchissantes
très tendance est importante pour
l'usine Konings de Borgloon. Les entrepôts
regorgent de caisses de fritz-kola et on ne voit
pratiquement aucune autre marque. « Dans
cette usine, nous nous concentrons en effet
très fortement sur fritz-kola », admet Miet
Martens. « En termes de volume, fritz-kola est
de loin notre plus gros client. Nous croyons
fermement au potentiel de ce producteur de
boissons gazeuses. Actuellement, la ligne de
production de fritz-kola fonctionne cinq jours
par semaine en deux équipes et produit 31
millions de bouteilles par an. En cas de croissance
supplémentaire, une équipe de nuit
pourrait être ajoutée, ce qui pourrait entraîner
une expansion de l'organisation. »
Bouteilles réutilisables
Konings a d'ailleurs investi massivement
dans son usine de Borgloon pour convaincre
fritz-kola. En effet, la marque allemande de
boissons rafraîchissantes très tendance utilise
uniquement des bouteilles réutilisables,
ce à quoi Konings Borgloon n'était pas vrai-
ment préparé. C'est pourquoi, selon la directrice,
6 millions d'euros ont été investis dans
de nouvelles installations de remplissage et
des chaînes d'embouteillage. Miet Martens :
« Grâce à ces efforts, nous sommes désormais
en mesure de produire, remplir et embouteiller
presque tous les types de boissons gazeuses
de fritz-kola dans des bouteilles en verre réutilisables
de 0,2, 0,33 et 0,5 l. Cela nous permet
de passer à la vitesse supérieure. »
Boisson tendance
La boisson fritz-kola a vu le jour en 2002,
lorsque deux étudiants hambourgeois, Mirco
Wiegert et Lorenz Hampl, ont décidé de
créer un cola alternatif, contenant moins de
sucre, mais trois fois plus de caféine. Au dé-
62 FoodTec.be/fr
but, la boisson a surtout trouvé sa place dans
les cafés branchés de Hambourg et de Berlin.
Dès le départ la marque fritz-kola s'est principalement
adressée à un public jeune et a mis
l'accent sur la durabilité. Deux décennies plus
tard, la marque de cola tendance a conquis sa
place sur le marché des boissons gazeuses.
Elle connaît un succès particulièrement fulgurant
dans son pays d'origine. Selon le bureau
d'études Nielsen, fritz-kola est depuis 2019 le
deuxième cola le plus vendu en Allemagne.
Avec 71 millions de bouteilles de 33 cl vendues
cette année-là, il n'avait presque rien à envier à
Coca-Cola (74 millions de bouteilles) et devançait
largement Pepsi Cola (337 000 bouteilles).
Fritz-Kola Belgium
Depuis quelques années, fritz-kola s'intéresse
également au reste de l'Europe. « Nous voulons
connaître une croissance annuelle d'au
moins 5 % », déclare avec ambition Florian
Weins, directeur général. « Grâce à sa collaboration
avec Konings Borgloon, fritz-kola franchit
une étape importante vers son expansion
internationale. Il s'agit également d'un engagement
clair envers les marchés du Benelux,
qui jouent un rôle important dans notre croissance
en Europe. Dans le cadre de cette expansion,
fritz-kola crée une filiale en Belgique.
La nouvelle entreprise s'appelle fritz-kola Belgium
et opère en tant que société à responsabilité
limitée (SARL). »
De gauche à droite : Olivier Moritz, directeur des opérations chez fritz-kola, Miet Martens, directrice chez Konings
Borgloon, et Florian Weins, directeur général chez fritz-kola.
Grâce à sa collaboration avec Konings Borgloon, fritz-kola franchit une étape importante vers son expansion internationale.
« Grâce à ces efforts, nous pouvons désormais
produire, remplir et embouteiller presque tous
les types de boissons gazeuses fritz-kola dans des
bouteilles en verre réutilisables. »
Emplacement stratégique
Florian Weins souligne que l'emplacement
du premier embouteilleur non allemand
de fritz-kola a été choisi de manière stra-
tégique. « Borgloon est proche du triangle
frontalier, ce qui permet à notre entreprise
de renforcer sa présence au Benelux. En
même temps, le choix de l'emplacement
soutient également nos objectifs environnementaux
», poursuit le directeur général.
« Une ville comme Cologne est plus proche
de Borgloon que de nos cinq embouteilleurs
allemands. C'est pourquoi l'embouteilleur
belge desservira également des clients dans
une partie de l'ouest de l'Allemagne. Il offre
à ces clients des temps de réponse plus rapides
et une meilleure logistique. Les trajets
de collecte et de transport plus courts
permettent de réduire considérablement
l'empreinte carbone. Un client de Cologne,
par exemple, économise facilement 200 kg
de CO 2
par trajet aller-retour. » Fritz-kola
dispose actuellement de cinq usines d'embouteillage
en Allemagne (Wagenfeld, Güstrow,
Sersheim, Eilenburg, Bamberg) et
d'un centre logistique à Unterschleissheim.
Avec la nouvelle usine d'embouteillage de
Borgloon, la marque allemande de cola a
fait ses premiers pas à l'étranger. Florian
Weins a laissé entendre que d'autres usines
d'embouteillage (étrangères) suivraient afin
d'étendre le réseau en Europe, mais n'a pas
donné plus de détails. ■
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