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Coté Cinéma n°165bis - 17 mars 2011

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CÔTÉ FILM

La Passion du cinéma Francis Esposito

En direct de l'Institut Lumière Thierry Frémaux

Je n'ai pas d'ami comme toi Jean-Paul Rougier

Aux Artistes Associés Quelques anciens collègues

Merci Claude Denis Château

Profession Passion Fabrice Denizot

Coups de chapeau Paul Brilli - Hubert Herr

Dictionnaire Pour bien parler "le Damianthe"

CHIFFRES

Le Box-Office Quelques films-étapes

Carrière Filmographie de Sydney Poitier

Ode à un danseur Sandra Fequet

Recette Comment réussir le "Ti'Punch"

CÔTÉ SALLE

Témoin du XX ème siècle Patrick Farcy

Le mot du Président Jean Labé

Une journée avec Claude Laurent Demangeon

Le cercle rapproché Alain Kloeckner - Laurent Lelimouzin

De la part de ton Poulain ! Frédéric Perrin

Hommages du Sud Didier Tarizzo - Raoul Aubert

Jeannine Barthalot

GÉNÉRIQUE

Le bêtisier Quelques photos volées…

Remerciements

Pour découvrir le film « Naissance d’une étoile », making of de la prise

de vue du portrait de Claude chez Harcourt (film réalisé par Stéphane

Goubault et monté par Patrick Colin), rendez-vous dès maintenant sur

le site www.cotecinema.fr ou utilisez le tag 2D ci-dessous.

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ÉDITO

Recherche de témoins…

Lorsque nous avons décidé, chez Côté Cinéma, de

consacrer un numéro entier de notre magazine à

Claude Damianthe, figure ô combien emblématique

de la profession, nous subodorions déjà que

nous aurions besoin d’aide extérieure. Malgré notre

bonne connaissance du personnage acquise au fil

des années de proximité dans les congrès, les réunions

professionnelles, les festivals et sur pratiquement

toutes les routes de France, la tâche nous

paraissait suffisamment importante pour que nous

nous fassions aider par des « pigistes » recrutés

parmi les proches de Claude. Sans douter un seul

instant que nous allions trouver quelques-uns de

ses amis proches pour témoigner de son exceptionnel

parcours professionnel, nous ne savions pas

encore combien de personnes allaient répondre à

notre sollicitation et combien de pages comprendrait

ce « Côté Claude » édité à l’occasion de ses 50

ans de métier. Puis une première photo de l'intéressé

est arrivée par mail de Bretagne. Puis deux

autres par courrier de Bordeaux. Puis un texte sur

Claude nous a été envoyé de l’Est de la France et

un autre de Paris. Puis 10 autres photos de Lyon et

encore 30 autres de Marseille. Au fil des jours, plusieurs

dizaines d’autres témoignages écrits nous

ont été adressés provenant des quatre coins de la

France et plus de 300 clichés ont envahi notre boîte

aux lettres et nos boîtes mails. Sans compter les

innombrables coups de téléphone allant du simple

témoignage d’amitié à Claude aux demandes spécifiques

concernant la soirée des Victoires du Cinéma

pendant laquelle un hommage lui serait rendu…

Chaque jour, de nouvelles manifestations d’amitié

et de reconnaissance nous sont ainsi parvenues de

toutes les villes de l’Hexagone prouvant, si besoin

était, la qualité du tissu relationnel que Claude

est parvenu à bâtir au fil du temps dans toutes les

branches du métier.

Ceux qui connaissent bien Claude Damianthe ont

depuis longtemps appris à estimer son capital

sympathie et ne s’étonnent pas de ces réponses

positives. Mais il est rare, voire exceptionnel,

qu’une seule personne parvienne à réunir autant

de suffrages et à canaliser autant d’affection et de

bienveillance dans une profession qui, si elle a la

réputation d’être une « grande famille », n’est pas

toujours tendre avec ses enfants…

Mon cher Claude, tu as l’habitude de t’exclamer

« Tout est à nous !» lorsque tu te sens à l’aise dans

un congrès ou dans une manifestation liée au cinéma.

Ce soir, à Avignon, profite….

« Tout est à toi ! »

Jean Walker

et une parution de

N°ISSN : 1773-6609 - CÔTÉ CLAUDE Édité par Côté Ciné Group.

SAS au capital de 5 000 euros / 57, rue Ganneron/75018 PARIS/

Tél. : 01 53 24 64 24 / Fax : 01 53 24 64 20/Email : cotecinema@

infoway.fr / Dépôt légal : à parution / Directeur de la Publication :

Patrick Farcy Rédacteur en Chef : Jean Walker / Coordination :

Isabelle di Pietro / Stagiaire Journaliste : Jérôme Durel / Documentation

: Michèle Lecoupeur • Production : Héloïse Besson • Publicité :

Bertrand Feillet / Wanda Schpoliansky • Réalisation : Infoway,

Maquette / Infographie : Olivier Desvalois

• Impression : Groupe SOCOSPRINT, Parc d’activités, 88470 St-Michelsur-Meurthe

Côté Film Chiffres Côté Salle Voir remerciements

pages 62.

Contacts

Rédaction

Jean Walker : 01 53 24 69 65 • jwalker@cotecinema.fr

Isabelle di Pietro : 01 53 24 69 59 • idipietro@cotecinema.fr

Calendrier des Sorties

Michèle Lecoupeur : 01 53 24 64 29 • mlecoupeur@cotecinema.fr

Publicité

Bertrand Feillet : 01 53 24 64 21 • bfeillet@cotecine.fr

Wanda Schpoliansky : 01 53 24 64 23 • wanda@cotecine.fr

Marjorie Boisard Meunier : 01 53 24 64 27 • mboisardmeunier@cotecine.fr

Production

Héloïse Besson : 01 53 24 63 07 • hbesson@cotecine.fr


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CÔTÉ FILM

Claude Damianthe

La passion du cinéma

Ma première rencontre avec Claude

Damianthe remonte en 1973. C'était

l'année de la sortie du film de Bertrand

Tavernier "L'horloger de Saint-

Paul", dont Philippe Noiret était la

vedette, et qu'il s'apprêtait à venir

présenter à la presse marseillaise.

D'où ce coup de fil reçu à la rédaction

du quotidien "Le Méridional",

auquel je collaborais alors comme

Grand Reporter et Chef du Service

Spectacles.

Au téléphone, un certain Claude

Damianthe, dont je n'avais encore jamais

entendu parler, m'invite ainsi ce

jour-là à participer tantôt à un déjeuner

de presse qu'il a organisé en

l'honneur de Philippe Noiret. Invitation

qu'il me faut, hélas, refuser, car

j'ai promis, le même jour, à mon ami

Jean-Pierre Mocky, d'être à ses côtés,

à l'occasion de la sortie de Solo,

son meilleur film à ce jour.

Ce qui déclenche aussitôt la colère

de ce Monsieur Damianthe, a priori

fort antipathique, auprès duquel je

m'engage toutefois à lui dépêcher un

remplaçant, qui me représentera,

mais dont il ne veut pas entendre parler.

"C'est vous que je veux, et personne

d'autre", hurle-t-il, furieux, à

l'autre bout du fil.

Très en colère moi aussi, il n'obtiendra

pas satisfaction. Quelqu'un me

remplacera donc, ne lui en déplaise,

auprès de Philippe Noiret, cependant

que, non loin de là, je déjeunerai,

comme convenu et à la même heure,

avec mon ami Mocky. Sans me douter

un seul instant, ce jour-là, que ce

Claude Damianthe en question, allait

devenir, des années durant et au sein

de la "Grande Famille du Cinéma", le

plus fidèle et le plus attentionné à

mon égard - et cela au même titre

que Paul Brilli, mon ami d'enfance -

parmi tous les exploitants et distributeurs

de films de Marseille et de la

région.

Aujourd'hui, alors que Claude

Damianthe s'apprête à être honoré,

ce jeudi 17 mars dans l'enceinte du

Palais des Papes à Avignon, à l'issue

des Premières Rencontres Cinématographiques

du Sud - en effet, un

hommage doit lui être rendu pour ses

50 années passées à défendre le cinéma

- j'ai souhaité à mon tour rappeler

tout ce que ce passionné de cinoche,

véritablement infatigable et

apprécié de tous, a fait à ce jour pour

le 7 ème Art.

Claude et sa femme.

Né le 18 février 1943 à Cayenne, en

Guyane Française "le plus grand département

français", précise-t-il -

Claude Damianthe, après avoir été,

dès l'âge de 16 ans, expéditionnaire

et vendeur en publicité pour "United

Artists" (Les Artistes Associés), décide

de devancer l'appel et s'engage

dans les fusiliers marins, accomplissant

ainsi son service militaire,

de1961 à 1963, dans la région

d'Oran, récompensé alors par la Médaille

Commémorative d'Algérie.

Revenu à la vie civile, le jeune Claude

est de retour aux "Artistes Associés",

comme aide-programmateur, avant

d'être engagé la même année, mais

comme programmateur cette fois et

chef d'expédition, chez "Columbia

Pictures", où il restera cinq ans, de

1963 à 1968.

-"Je n'ai pas, à cette époque, quitté

les "Artistes Associés" de mon plein

gré", se souvient Damianthe, " n’ayant

pas obtenu la promotion attendue et

promise au poste de représentant, à

mon retour de l’armée j’ai, par conséquent

quitté les Artistes Associés,

laissant ainsi ma place à un pistonné

de Paris."

Représentant, à la fin des années 60,

chez "Femina Distribution", Claude

Damianthe sera représentant spécial

Sud France au sein de la CFDC

.../...



6

CÔTÉ FILM

( Compagnie Française de Distribution

Cinématographique), devenue

par la suite UGC (Union Générale

cinématographique), et cela de 1970

à 1978.

Vont l'accueillir ensuite à nouveau

"United Artists", en tant que Directeur

de 13 départements du Sud-est

(1978-1982), "Parafrance Films",

comme Directeur Sud (1982-1984),

et enfin AAA (Acteurs Auteurs Associés),

où il est à la fois Directeur et

Directeur des Ventes Sud France

(1984-1996).

Depuis 1996, le même Claude

Damianthe, auprès d'Alain, le PDG et

d'une équipe particulièrement soudée

- "avec Babeth, Eliane, Sophie,

Pascal, Denis, Vojin, Greg, Sébastien

et une pensée particulière pour Jean-

Pierre Romand’’ se plait-il à détailler

- assume alors le poste de Directeur

Commercial, puis celui de Directeur

Général à Kleslo (Société de Fabrication

de Fauteuils de Cinéma, Théâtre

ou Salles de Conférences). Avec, en

parallèle, d'autres fonctions de Directeur

de la distribution en 1999 chez

"Opening Distribution", de Jean-

François Davy.

Quelques dates parmi les plus importantes

de la carrière de Claude

Damianthe: 1981, où il crée, avec

Jean-Paul Rougier, Christian Miquelis

et Stéphane Sahin, et préside l'Amicale

Marseillaise du Cinéma, devenue

Association des Victoires du Cinéma;

1986, où Claude est élu

Vice-président, Responsable de la

Communication et Conseiller du Cinestival.

Marseille; enfin Délégué Général,

de 1989 à 2000, du Festival

des Jeunes Comédiens de Béziers.

Pour couronner le tout, ce touche-àtout

du cinéma, aussi efficace qu'indestructible,

sera fait Chevalier (en

1987), puis Officier (en 1998) du

Mérite Cinématographique.

Aujourd'hui, Claude Damianthe aime

rendre hommage à ses "mentors",

comme il les appelle affectueusement

- "Parmi eux," dit-il, "Marcel

Guillaume, alors distributeur de films

dans la région lyonnaise, et qui allait

créer par la suite, avec Gilbert Vésian,

le célèbre "Cézanne" à Aix-en-

Provence."

"L'autre de mes mentors," poursuit

Claude, "fut Jean Reboulleau, qui,

après avoir été lui aussi distributeur

de films, fut Président de l'Union Cinématographique

Française, Président-Adjoint

de la Fédération Nationale

des Cinéma Français. et

Président et créateur de Cinestival

avec Roger Tarizzo et Dominique

Vallon.

Nombreux alors sont ceux qui ont

beaucoup compté dans la carrière

de Damianthe, et Claude, le jour où

je le rencontre, prend un malin plaisir

à les citer tous, ou presque:

- "Tous, à tour de rôle, ont eu droit à

mon admiration, et m'ont aidé ainsi à

progresser: Alain Bourjaillat, Jean-

Charles Edeline, Louis Barthalot,

Raoul Aubert, Claude Nedjar, Norbert

Sayd, André Darmon, Serge Siritzky,

Anne François, Denis Chateau,

Jean-Pierre Lemoine, Gérard Davoine,

Georges Raymond, Pierre et

Jacques Pezet, Gaby Monnereau,

Roger Tarizzo, Pierre et Alain Kloeckner,

Jacques Lenoir et Jean, Louis,

Pierre et Antoine Font...sans oublier

mon "Parrain", Paul Brilli." Et d’ajouter,

sans hésitation mais avec une

émotion et une sincérité certaines :

« je tiens surtout à rendre hommage

et à remercier ma chère et tendre

épouse Michelle (surnommée

ZIZOU !) pour son soutien sans faille

depuis 47 ans. Elle m’a en effet toujours

soutenu contre vents et marées…

»

Les coups de cœur de Claude

Damianthe?

- "Tout d'abord Alain Corneau et

Bertrand Tavernier, dont j'ai distribué

les premiers films, "France S.A." et

"L'horloger de Saint-Paul", ainsi que

tous ceux, réalisateurs et comédiens

– je ne peux, hélas, les citer tous - qui

m'ont offert par la suite leur amitié, et

dont je garde un merveilleux souvenir."

Des coups de cœur, pourtant,

Claude Damianthe en compte encore

beaucoup:

- "Notamment", se souvient-il, "la soirée

organisée dans le cadre du Festival

de Cannes, en l'honneur de Milos

Forman et de la comédie

musicale Hair. Sans oublier pour autant

les nombreuses soirées cannoises

du Studio Circus, ou les

rocks endiablés du Palm Beach,

succédant à l'avant-première du film

In Bed with Madonna.

"J'ai beaucoup aimé aussi." poursuitil,

recevoir tous les exploitants de

salles sur la Plage de Long Beach, et

surtout les inoubliables soirées passées

dans la superbe villa d'Andrée

Carton. Enfin, la création, à l'initiative

de Patrick Farcy et Laurent Lelimouzin,

du Rendez-Vous Cannois des

Exploitants. Une manifestation incontournable

qui s'apprête à fêter sa

onzième année, et qui, dès sa première

édition, avait provoqué un véritable

enthousiasme de la part des

sociétés participantes."

Monte-Carlo et Deauville ont servi

aussi de cadre à d'autres coups de

cœur:

- "La présentation du film La cage

aux folles, à l'Auditorium de Monte-

Carlo", déclare Damianthe, "ainsi

que ma rencontre, lors du Festival

Américain de Deauville, avec le

grand réalisateur John Frankenheimer

et la sublime Sharon Stone."

Le Festival des Jeunes Comédiens

de Béziers, créé en 1989 par Alain

Kloeckner, tient aussi particulièrement

à cœur à Damianthe:

"C'est là une superbe manifestation,"

reconnait-il bien volontiers,

"dirigée de main de maître par

Laurent Demangeon, dotée à

chaque fois d'un jury prestigieux,

et qui a révélé à ce jour des comédiens

aussi talentueux que Audrey

Tautou, Benoit Magimel,

Vahina Giocante, Elodie Bouchet,

le réalisateur Olivier Dahan

ou Julie Gayet.

Que de chemin parcouru ainsi

par ce petit bonhomme, nerveux

et ô combien dynamique, depuis

le déjeuner de presse organisé,

entre autres, en 1976 pour l'auteur-réalisateur

José Giovanni et

le film Les Égouts du Paradis...

Face à la Société Générale de

Nice où s'était déroulé le fameux

casse !

.../...



8

CÔTÉ FILM

Étonnement de ma part enfin,

lorsque ce "Géant du cinéma"

enchaîne aussitôt:

- "L'un de mes plus grands coups

de cœur restera quand même ma

rencontre avec un certain... Francis

Esposito!... Cette rencontre, il

y a de cela 38 ans - c'était en

1973 - fut marquée pourtant par

un malheureux malentendu. Lequel

devait toutefois donner naissance

à une longue, durable et

solide amitié."

Et Claude d'évoquer alors, avec

nostalgie, mes quelques années

- une dizaine - passées dans les

studios de FR3-Marseille, dès le

début des années 80, et où il

s'empressait, à chaque fois que

son emploi du temps le lui permettait,

de venir assister en direct

à mes émissions hebdomadaires

consacrées au cinéma.

Mais après le rire, et les bons

souvenirs aussi... l'amertume.

Voire la colère ! La déception surtout:

- "Celle de constater l'arrêt de

Cinestival-Marseille", déplore

Damianthe," après la 24 ème édition

de l'an dernier. Quand je

pense que j'avais proposé de

sauver ce Cinestival et d'en être

le nouveau Président! Hélas! En

vain. Personne ne veut prendre la

suite, ai-je entendu dire. C'est

faux. Je fus l'un des premiers à

collaborer à Cinestival. Comme

chauffeur, dès la première édition,

chargé d'accueillir acteurs

et réalisateurs à leur arrivée à

l'aéroport de Marignane. J'ai lu

récemment dans la presse: "Les

organisateurs jettent l'éponge."

Pas moi. Damianthe ne jette jamais

l'éponge. Ne serait-ce que

pour la mémoire de Jean Reboulleau

et Roger Tarizzo."

Qu'à cela ne tienne! Ce seul regret

n'aura pas empêché Claude

Damianthe de poursuivre une

longue et brillante carrière. Carrière

qui lui aura permis, au fil des

ans, de rencontrer et de se lier

d'amitié avec tout ce que la profession

compte d'exploitants et

de distributeurs de films, mais

aussi d'innombrables acteurs et

réalisateurs, qui, aujourd'hui encore,

peuvent tous témoigner,

non seulement de son extrême

gentillesse, mais encore de

l'énergie et de la passion qu'il

continue à mettre au service du

Septième Art.

Francis ESPOSITO

Plume d'Or de la Presse

Membre de la SACEM

et de la Société

des Gens de Lettres



10

CÔTÉ FILM

En direct de l'Institut Lumière

Claude, ne change pas !

C’est avec Claude que j’ai fait l’une

de mes premières rencontres avec

un professionnel du cinéma. Et je

suis sûr que c’est le cas de la plupart

de ceux qui participeront à l’hommage

qui lui est rendu ce jeudi 17

mars dans sa bonne ville d’Avignon.

Dans les années 80, j’étais bénévole

à l’Institut Lumière de Lyon, travaillant

avec Raymond Chirat aux archives

qu’en moines bénédictins

nous collections jour après jour. Un

jour, une voix de stentor ébranla le

silence feutré du dernier étage du

Château Lumière : c’était Claude qui

venait annoncer qu’il déposait affiches,

photos et copies des films

que la société AAA, dont il dirigeait

l’antenne sud-est entre Lyon et Marseille,

avait distribuées récemment.

Ce dépôt fut l’un des premiers et

des plus marquants de ce qui était

alors une toute jeune institution. Et

un inoubliable encouragement.

C’est ainsi que j’ai rencontré

Claude : un ouragan dont la volubilité

n’avait d’égale que l’immédiate

chaleur qu’il mettait dans tous les

rapports humains. J’ai l’impression

que la conversation engagée ce

jour-là entre le professionnel aguerri

et le jeune débutant ne s’est jamais

arrêtée. Que de bons souvenirs

nous avons, de cette merveilleuse

soirée passée en compagnie de la

regrettée Christine Pascal (venue au

Comoedia des frères Lapouble présenter

son chef d’œuvre Le petit

Prince a dit), jusqu’au nouveau surgissement

de Claude à la fin les années

90.

Endossant les habits de représentant

en fauteuils de salles (pour la

société KLESLO), il vint nous proposer

ses services. Ça tombait bien,

nous projetions de construire une

nouvelle salle autour du Hangar du

Premier-Film. Il se porta candidat. Et

sa proposition était la meilleure, de

loin. Cependant, devenu récemment

co-directeur de l’Institut Lumière,

j’avais à cœur de ne pas donner le

sentiment que nous nous connaissions

et qu’il pourrait y avoir entente

illicite alors qu’il s’agissait d’argent

public. Je lui avais donc fait passer le

message d’être neutre et discret

lorsqu’il serait reçu par la commission

qui devait décider du choix et

de défendre ses propositions sans

me mentionner. Muni de ces bonnes

recommandations, il se rendit à la

réunion où chaque projet était examiné

de façon très solennelle. Et voilà

mon Claude qui débarque, habillé

comme un prince, léger comme un

danseur des îles, prêt à rouler des

hanches et des yeux pour parvenir à

ses fins. Je fus saisi par une légère

inquiétude. Demander à Claude

d’être discret, que n’avais-je pas fait

? Et sa première phrase fut : « Je suis

tellement content de pouvoir proposer

des fauteuils dont je sais qu’ils

conviennent à mon ami Thierry… »

Lui, inconscient de son effet, moi

consterné et certain que le marché

était perdu et que j’allais me faire disputer.

Mais finalement, parce que

son projet était le meilleur, parce qu’il

le défendit avec panache et conviction,

parce que Bertrand Tavernier et

Jacques Deray le soutinrent énormément,

il emporta le marché. Et, audelà

de notre satisfaction d’avoir les

fauteuils qui nous plaisaient, je fus

heureux pour lui, heureux de le voir

emporter un beau succès dans le

nouveau métier qu’il s’était choisi et

qui lui permettait de rester parmi

nous, dans ce milieu du cinéma qu’il

aime tant et qui ne serait pas le

même sans des gens comme lui.

Plus tard, il fut l’un des premiers à

me féliciter lorsque je fus nommé

Délégué Général du Festival de

Cannes – cela m’alla droit au cœur,

en souvenir de nos premières rencontres

quand il considérait avec

générosité le jeune bénévole que

j’étais. Claude, c’est le soleil permanent,

c’est l’OM qui gagne même

quand il perd ; c’est un marseillais

qui voit les Antilles dès qu’il sort du

Vieux Port. C’est l’homme qui traverse

la France pour rejoindre un

bon dîner, quitte à dormir sur l’autoroute

et devoir appeler le médecin

parce qu’il vient, au petit matin, de

faire un début d’AVC (qui le laissa

quelques heures… muet, j’aurais

voulu être là !). Nous serons nombreux

à saluer son inlassable énergie,

comme nous sommes nombreux

à lui demander de ralentir un peu le

rythme. En même temps, Claude,

non, ne ralentis pas, ne te tais pas,

ne change pas. Car si tu as le sens

de la fête, c’est parce qu’avant tout

tu as celui de l’amitié.

Thierry Frémaux





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CÔTÉ FILM

Ma belle Choutte*

(*en marseillais dans le texte !)

En avril 1976, j’arrive à l’agence Cinéma

International Corporation de

Marseille, dirigée par Hubert Herr.

Nous avons du nous rencontrer dans

la semaine qui a suivi et je peux le

dire, depuis on ne s’est plus quitté…

amicalement et professionnellement.

Tu étais représentant chez UGC et

tout le petit monde du cinéma de

Marseille appréciait tes qualités de

vendeur et ta disponibilité. Prendre

une copie à Nîmes le mardi soir

après la dernière séance et l’amener

dans la nuit à Villefranche pour ne

pas rater la première séance…

Des souvenirs, j’en ai beaucoup :

quand nous nous retrouvions au

cours de nos tournées : à Cavaillon

avec Antoine Vanadia et ses fils, à

Manosque avec Roger Jouve, à Ajaccio

avec Mémé Valle, à Bastia avec

Bernard Reboulleau… nos soirées

marseillaises ou aixoises avec Jean

Reboulleau, Marcel Guillaume, Francis

Esposito, Robert du Mas, André

Avakian, Élie…

J’ai suivi ta carrière : Les Artistes

Associés avec le « Boss » André

Darmon, les Auteurs Acteurs Associés…

On a même failli travailler ensemble.

Quand je quittais l’agence

UIP de Lyon, Daniel Goldman m’a

demandé si tu voulais rejoindre notre

équipe. Mais tu es aussi un homme

fidèle et tu es resté avec Pierre-Alain

Blum.

Un autre bon souvenir : dans les

loges Ebel, la finale à Lyon de la

Coupe Davis gagnée par l’équipe de

ton « cousin » Yannick Noah…

Et maintenant avec Alain Kloeckner

et la société Kleslo, tu t’occupes du

confort des spectateurs avec tes

fauteuils « Haut de Gamme !!! ».

Tu parcours la France, tes clients

sont souvent tes amis, tu as toujours

un geste, tu es unique.

Cinquante ans de cinéma !

Ces années sont passées bien vite.

Je veux associer à ce petit mot Michelle,

Véronique et William.

Je suis fier d’être ton ami, ton « frère

de lait ».

Jean-Paul Rougier

Sur le Pont d’Avignon,

on y danse, on y danse,

mais moi j’ai envie de

chanter :

Je n’ai pas d’ami

Comme toi

Oh non non non

Pas d’autre ami

Comme toi

Je comprends mieux le

monde

En t’observant

Je crois que j’y vois

plus clair

Je n’ai pas trouvé la clef

Du mystère

Mais je m’en suis approché

Je n’ai pas d’ami

Comme toi

Oh non non non

Pas d’autre ami

Comme toi



16

CÔTÉ FILM

Claude vu par,

des anciens des « Artistes Associés »

C’était les années disco, nos journées

étaient rythmées par Saturday

Night Fever, Rasputin, ou

Y.M.C.A. À l’instar de nos habits,

un personnage haut en couleur

rejoignait l’équipe des Artistes Associés

(ou devrais-je dire United

Artists ?). À la fin des années 70,

difficile de passer à côté de celui

qui avait brisé la glace de l’équipe

de ventes, j’ai bien sûr nommé

Claude Damianthe. Celui qui ne

tenait pas en place, celui qui souriait

à longueur de journées, celui

qui riait à gorge déployée et celui

qui ne s’est jamais laissé aller

dans son travail.

La première chose que Claude a

faite en arrivant - bien malgré lui et

pour notre plus grand bonheur -

c’est redonner vie à une équipe

des ventes qui s’enfermait dans

son quotidien, en oubliant que le

cinéma c’est avant tout du bonheur,

et que le bonheur, ça se partage.

Alors que Jacques Brel nous

quittait, Claude nous ressuscitait.

N’est ce pas là la marque d’un

dieu ? À défaut, c’est certainement

à Adonis qu’il faut le comparer.

Malgré cette joie de vivre que

l’on pourrait qualifier de « Damianthesque

» tant elle est typique,

il faut préciser que Claude

a toujours fait preuve du plus

grand sérieux dans son travail,

comme en témoignent les nombreux

témoignages contenus

dans ces pages…

Plus qu’une équipe, c’est une profession

entière que Claude a remise

sur pied grâce à sa bonhommie

si caractéristique. À tel point

que tout le monde le connaît aujourd’hui,

aussi bien en bas que

tout en haut de l’échelle. Ces

mêmes personnes présentes aujourd’hui

qu’il a connues alors

qu’elles venaient de débuter. Et

quel plaisir de s’épanouir sous

son regard bienveillant.

Bienveillant. Le terme est tout

trouvé pour raconter ce que

Claude a fait pour nous lorsque

les Artistes Associés connaissaient

une grande crise et qu’il a

fallu licencier. En 1983, notre

Damianthe nous a défendu becs

et ongles, a sué sang et eau pour

que toute l’équipe s’en aille avec

un plan de licenciement correct.

Près de 30 ans se sont écoulés

depuis cette époque, et c’est avec

une grande émotion que cette histoire

me revient. Les temps ont

changé, mais une chose reste au

fil des ans, le respect et l’amour

que nous te portons tous. Santé !

Michèle Lecoupeur

responsable, « base de données »

chez Côté Cinéma

Simplement quelques mots : bon

vivant, c’est un oiseau que l’on ne

peut pas mettre en cage.

Albert Uzan, retraité

Toutes mes félicitations pour tes

50 ans de carrière. Sache que

pour moi cela a toujours été un

grand plaisir de te voir, surtout

dans les fêtes, j’ai tant de souvenirs

inoubliables.

Pascale Le Denamt,

comptable chez ARP Sélection.

Claude a marqué ma première

journée aux Artistes. Après un

lundi à la direction des ventes

(mon premier lundi !) dans le tumulte

des sonneries de téléphone

incessantes et des hurlements

des différents

protagonistes du bureau (un lundi

type de programmation quoi!),

j'ai failli détaler à toutes jambes et

ne pas revenir le lendemain. Mais

Claude, avec sa voix ensoleillée

et son humour légendaire, m'a dit

: "C'est du cinéma, du cinéma,

rien que du cinéma" Trente ans

après je suis toujours dans la profession

un peu grâce a lui. Tu t'en

souviens sûrement pas Claude,

moi si. Merci pour ta bonne humeur

et gros bisous.

Caroline Paul,

programmatrice à la 20 Th Century Fox





20

CÔTÉ FILM

Merci Claude

La meilleure description de

Claude Damianthe c’est ma fille

Anne qui me l’a donnée.

À quelqu’un qui lui vantait les mérites

d’un vendeur en lui disant :

« Il connaît le nom de tous les exploitants

», elle répondit « Oui,

mais Claude il connaît le prénom

de tous leurs enfants ».

On ne peut pas mieux résumer

l’art de mélanger les rapports

humains et le professionnalisme.

Eh oui, Claude a eu le redoutable

privilège de travailler avec deux

Chateaux, ce qui m’a fait songer

un instant à intituler ce petit texte

«D’un château à l’autre». Mais

notre Ministre de la Culture (qui

était plus léger quand il était dans

le cinéma) ne veut pas que l’on

honore Céline.

Comme je ne suis pas très correct

j’ai pensé ensuite au titre

«Les Bronzés font du Cinéma»;

car je trouve que l’honnêteté, la

force de travail, la pugnacité, la

fidélité de Claude nous donnent

une vraie leçon à nous autres

«visages pâles» et surtout aux racistes

qui pointent à nouveau leur

nez.

Et rien que pour cela, j’ai eu envie

de dire : merci Claude.

Il m’est alors apparu qu’il m’avait

rendu des petits et des grands

services et que c’était si naturel

de sa part que j’avais souvent

oublié de le remercier.

Je ne dois pas être le seul et c’est

pourquoi je vous engage avec

moi à dire ce soir :

Merci Claude d’être ce que tu es,

de faire ce que tu fais et surtout,

continue!

Denis Chateau


CÔTÉ FILM

21

Cinéma, profession passion

Claude, c’est un peu notre parrain

à tous. Sa gentillesse légendaire

et sa générosité n’ont d’égal

que la dévotion et l’amour qu’il

porte à son métier. Claude a vécu

et vit plus que jamais pour le cinéma.

La première fois que je l’ai rencontré,

alors que je n’étais encore

qu’un poussin duveteux sous la

protection carnassière de mon

Mentor Hubert Herr et que nous

étions en train de déambuler sur

La Canebière pour nous rendre à

la Convention de l’UCF, il a mis

son bras autour de mon cou et ne

s’est plus arrêté de me parler

pendant une heure et demi. C’est

ça Claude, cet enthousiasme qui

vous revigore et vous fait penser

que si après toutes ces années, il

a toujours cette même énergie

communicative, c’est qu’il aime

toujours autant son métier et les

gens qui le font. Si je n’avais

qu’une chose à dire à Claude, je

lui dirais : un grand merci pour

tous tes judicieux conseils, et

surtout, continue encore longtemps

à nous abreuver de ton

savoir et de ton expérience !

Et n’oubliez pas, si un jour vous

n’avez pas le moral et que vous

êtes en manque d’anecdotes

croustillantes sur notre corporation,

ponctuées de « Petits poulets

de grain » et de « Voilà les

Huiles ! », c’est le seul, le vrai

Claude Damianthe qu’il vous faudra

appeler, et personne d’autre.

Attention, l’usage de toute

contrefaçon pourrait être nuisible

pour la santé.

Et pour paraphraser le génial

Edouard Baer, je finirai en disant :

« Cinéma, Profession Passion ».

Claude, on t’adore.

Fabrice Denizot


22

CÔTÉ FILM

Ton parrain...

J’ai connu Claude dans les années

60. Il travaillait dans une société au

service expédition. Il sortait sa tête

de la cave, pour me demander, si un

jour, il serait représentant…

Il avait dans les yeux un tel désir, une

telle passion… Je savais qu’il allait

réussir. Invariablement, je lui répondais

: « Tu seras divisionnaire ».

Claude c’est un rayon de soleil ! Les

racines de son île lui ont donné la

gentillesse, le culte de l’amitié, la

générosité et la fidélité… Depuis des

années, il est droit dans ses bottes…

Hier, je parlais de lui avec Vincent

Lindon qui l’adore… il a su se faire

aimer de Jean-Jacques Annaud, de

Benoît Poelvoorde, de Laurent Gerra

et de beaucoup d’autres…

Mon Claude, on t’aime, tu es ma joie

de vivre et je te souhaite des lendemains

qui chantent.

Ton Parrain, Paul Brilli.

Soy feliz, la vida es una fiesta !

Quelle longévité depuis les premiers pas aux Aristes Associés.

Claude, tu incarnes la bonne humeur ,la gentillesse ,le dévouement à son travail et aux autres.

Ne t’inquiète pas, les gens continueront à voir de bons films, bien assis dans les salles .

La vie est riche et va t’offrir beaucoup de possibilités d’expression . Suerte . "Soy feliz ,la vida es una fiesta !"

Amitiés, Hubert et Isy Herr





26

CÔTÉ FILM

Petit Dictionnaire Damianthe - Français

À l'usage de ceux qui ne comprendraient pas toutes les expressions utilisées

régulièrement par notre ami Claude.

68 BALAIS Âge respectable auquel

est parvenu Claude (dont plus de 50 ans

de carrière !) et qui laisse augurer encore

de belles années à venir… à condition

de se rappeler que c'est également

l'âge de raison !

AAA n.m. abrév. D'Acteurs Auteurs Associés.

Grande maison de distribution

dans laquelle Claude a œuvré et dont les

carrières des films lui doivent beaucoup.

ACTEUR n.m. Métier de Sydney Poitier

dont Claude rêvait plus jeune. S'y est

finalement essayé aux côtés de Mireille

Darc dans Les Yeux d'Hélène et de Marie

Dubois dans Les Mal-Partis. Pas encore

de César, mais cela ne saurait tarder...

AMIS n.m. Toujours employé au pluriel

dans l'entourage de Claude où sa

définition n'est pas galvaudée. Un témoignage

d'affection qui se mérite au

fil du temps...

APOCALYPTIQUE adj. (gr.apokaluptikos)

"C'est apocalyptique!" signifie

que c'est TRÉS grave !... ou, en tous cas,

assez grave… voire pas trop grave… ou

même, finalement, pas grave du tout.

BÉLUGA n.m.(russe bieluha) L'expression

"C'est du Béluga", qui s'adresse aussi

bien à certaines femmes qu'à certains

films, se situe un cran au-dessus de cette

autre expression: "C'est du caviar" !

BREF ! adv. (lat. brevis) Expression qui

parachève très régulièrement les phrases

de Claude, surtout lorsque celles-ci

durent plus de 10 minutes…

BRISTOL n.m. Invitation aux avantpremières

et autres soirées qu’il ne faut

pas oublier d'envoyer à Claude sachant

que, de son côté, "il a le bristol généreux"...

C' EST UN GRAND MOMENT !

exp. Cette phrase ponctue fréquemment

certains instants privilégiés se rapportant

soit à la bonne bouffe, un bon film

ou une agréable soirée entre amis.

CADRER v.t. Prendre les choses en

main. "C'est cadré !" signifie que tout est

sous contrôle. Synonyme: " on s'occupe

de tout " (voir définition)

CARRÉ VIP n.m. (lat.quadratus véipum)

Endroit où aime à se retrouver

Claude et qu'il ouvre volontiers à ses

amis lorsqu'il en a lui-même l'occasion…

CAVIAR n.m. (turc khâviâr) L'expression

"C'est du Caviar", qui s'adresse aussi

bien à certaines femmes qu'à certains

films, se situe un cran au-dessous de

cette autre expression: "C'est du Béluga"!

C'EST PAS DU VIN DE TABLE !

exp. Ces mots sont souvent prononcés à

l'occasion de l'ouverture de flacons d'exception

allant de Giscours à Pétrus en

passant par Cheval-Blanc, Margaux et

autres Haut-Brion... sans glaçons !

COCOTTE n.f. Jadis, une cocotte désignait

une femme aux mœurs légères.

Grâce à Claude, c'est devenu une jeune

fille virevoltant au sein de la profession

et qui a gagné en respectabilité.

ÉCOUTE MOI ! interj. Sentence qui

condamne immédiatement toute personne

ayant le culot d'interrompre

Claude quand il parle… Permet de rester

concentré.

FAMILLE n.f. (lat familia) Si celle du

cinéma est importante dans sa vie, il

n'oublie jamais la sienne. Proche et soudée,

elle représente le pilier et le port

d'attache de ses innombrables activités.

FOLIE n.f. (de fol) L'expression "c'est

de la folie! " veut dire que "ça dépasse

l'entendement". Concerne aussi bien les

entrées d'un film qu'un score de foot ou

une somme gagnée aux machines à

sous....

GAMINS n.m. "Les gamins" désignent

les "petits jeunes" qui débutent dans le

métier. Tant qu'ils ne deviennent pas

des "cow-boys" (voir définition.), ils

peuvent bénéficier des conseils avisés

de Claude.

GRATTE-PAPIERS n.m. L’expression

"gratte-papiers" est employée pour

les obscurs et les sans-grades dont le

travail, même s'il n'apparaît pas en

pleine lumière, mérite souvent le respect

de la profession.

HAUT DE GAMME adj. Locution

souvent utilisée en tant que complément

d'objet direct...ement lié à un film,

une personne, une attitude, un événement

ou... aux fauteuils Kleslo.

HORS-PAIR loc. Exceptionnel, sans

égal, le "must", extraordinaire, unique,

précieux, introuvable, spécial, inclassable,

hors normes… Concerne les

gens, les films, les beaux moments, les

souvenirs.

HUMILITÉ n.f. Sentiment d'abnégation

ou de déférence que Claude aime à

enseigner autour de lui, et plus particulièrement

aux "cow-boys"..."Restez

humbles !"

J' VAIS T'ALLUMER ! Expression

qu'utilise Claude aussi bien pour impressionner

un adversaire que pour embraser

la cigarette d’une jolie femme…

comme Caroline de Monaco, par

exemple…

L' OM Petit club de foot de 3 ème zone

qui a du mal à rester en 1 ère division et

qui se fait régulièrement ridiculiser par

le PSG. Mais non, Claude, je rigole !…

C'est quoi ce fusil ?... JE RIGOLE,

CLAUDE !!!

LA SUBSTANTIFIQUE MOELLE

adj. ( Litt. ) Ce qu'il y a d'essentiel dans

un écrit. Ou dans un bon plat. Ou dans

la première bouffée d'une cigarette. Ou

dans la première gorgée d'un verre de

bon whisky. C'est rabelaisien, quoi...

LES COW-BOYS (se prononce

« Caaaaow-boys ») Désigne une certaine

catégorie de vendeurs de films et

autres jeunes loups aux dents longues

qui se prennent parfois pour ce qu'ils ne

sont pas. D'après Claude.

LES ÉTOILES n.f. (lat. stella) Dans

le langage courant, tout astre qui brille

dans le ciel. Dans le langage Damianthe,

tout astre qui brille dans le 7 ème Art ou

dans les yeux des gens qu'il aime.

LES HUILES n.f. Toujours employé

au pluriel. Désigne les "boss", les "chefs",

les "fromages de tête", les "grand manitous",

enfin bref ! Les "hauts dignitaires"

de la profession…

LIMOUSINE n.f. Voiture de luxe mesurant

plusieurs dizaine de mètres de

long et servant à transporter des stars et

autres starlettes. Parfois utilisée aussi

par "les huiles" dans les grandes occasions.

MAIS QUI JE SUIS , MOI ?Expression

damianthesque très rarement

utilisée. Uniquement lorsque Claude est

très en colère, qu'on lui a marché une

fois de trop sur les pieds... ou qu'on oublie

de le rappeler au téléphone !

MENTOR n.m. Conseiller d'un jeune

homme. Si plusieurs mentors on fait de

Claude ce qu'il est aujourd'hui, à son

tour, il est devenu le mentor d'un grand

nombre de professionnel ( ses "poulains")

qui lui doivent beaucoup.

MON FRÈRE DE LAIT Tendre expression

désignant les personnes les plus

proches de Claude. Réservé exclusivement

à quelques rares privilégiés, fidèles

amis de longue date.

NECTAR n.m. (lat. nectar) Breuvage

des dieux. S'applique aussi bien à un bon

vin qu'à toute autre boisson, suivant

l’heure de la journée…

ON S' OCCUPE DE TOUT ! La

plupart du temps, lorsqu' "on s'occupe de

tout", c'est que "tout est cadré" et que "la

ville est à nous !"... (voir sous "cadrer")

POULET DE GRAIN n.m. En français

: oiseau domestique de la famille des

gallinacés élevé en plein air. En damianthe:

jeune femme bien sous tous rapports, élevée

dans le cinéma et promise à un bel

avenir.

PRÉSIDENTS n.m. Qu'ils soient de

fédérations, de syndicats, de club sportifs,

de sociétés ou de circuits, ils sont l'égal de

Claude qui les tutoie pour la plupart...

étant lui-même Président !

RAYONS DE SOLEIL n.m. (lat. radius)

Locution servant à désigner un certain

nombre de femmes que Claude a

plaisir à côtoyer. C'est sans doute à cause

de tous ses "rayons de soleil" que Claude

est toujours bronzé, quitte à faire des jaloux.

RESPECT n.m. (lat. respectus) Mot important

dans le vocabulaire damianthesque.

Sentiment qui gagne à être partagé par le

plus grand nombre, du plus petit au plus

grand… Mes respects, mon cher Claude !

TOUT EST À NOUS ! exp. Interjection

clamée, souvent en fin de repas, pour

exprimer une agréable sensation d’omnipotence

et de toute puissance. Peut être

traduite par : " On est les rois du monde " !

UA (prononcer: Younitaïd Artistes) Société

américaine où Claude a sévit à tous les

postes, de manutentionnaire à directeur.

Puis ce furent les Artistes Associés, l'UGC,

Parafrance, AAA …

VDE abrév. "Vendre, Dater, Encaisser !"

La devise de Claude du temps où il était

distributeur. Plus que jamais, est toujours

censée s’appliquer de nos jours…

WALKER n.p. (prononcer "Woualker”

ou "l’Alsssaçien!") Petit gratte-papier qui,

le plus modestement possible, a essayé

d'exprimer, par ces définitions, toute l’affection

qu'il porte à un type bien...



28

CHIFFRES

Filmographie

La carrière de quelques films qui ont compté

dans le parcours professionnel de Claude

Film Sortie Distributeur

Entrées

France

Le Pont de la Rivière Kwaï 12/1/1957 Warner 13 481 750

Certains l’Aiment Chaud 9/9/1959 Artistes Associés 4 012 173

Les 7 Mercenaires 2/1/1961 Artistes Associés 7 037 826

Exodus 5/3/1961 Artistes Associés 3 897 380

Les Canons de Navarone 9/8/1961 COLUMBIA 10 197 729

West Side Story 3/1/1962 Artistes Associés 8 726 743

James Bond contre Dr No 1/27/1963 Artistes Associés 4 772 735

Lawrence d’Arabie 3/1/1963 COLUMBIA 5 712 200

La Grande Evasion 8/1/1963 Artistes Associés 8 755 029

La Veuve Couderc 9/15/1971 CFDC/UGC 2 008 003

La Bonne Année 4/11/1973 CFDC/UGC 1 373 322

L’Horloger de St Paul 1/13/1974 CFDC/ UGC 986 521

Vol au dessus d’un Nid de Coucou 3/1/1976 Artistes Associés 4 774 879

Rocky 3/25/1977 Artistes Associés 664 966

La Cage aux Folles 10/25/1978 Artistes Associés 5 406 641

Voyage au Bout de l’Enfer 3/7/1979 Artistes Associés 1 932 746

Les Egouts du Paradis 3/14/1979 CFDC/UGC 851 009

Hair 5/9/1979 Artistes Associés 2 068 405



30

CHIFFRES

Film Sortie Distributeur

Entrées

France

Manathan 12/5/1979 Artistes Associés 2 350 995

Rocky II la Revanche 2/29/1980 Artistes Associés 318 621

La Cage aux Folles II 12/10/1980 Cic 3 015 152

Raging Bull 2/6/1981 Parafrance 444 000

Rien que pour vos Yeux 10/14/1981 Artistes Associés 31 814 840

La Balance 11/10/1982 AAA 4 190 450

Rocky III L’Œil du Tigre 1/12/1983 Artistes Associés 3 053 584

Rue Barbare 1/4/1984 Artistes Associés 2 050 496

L’Année des Méduses 11/14/1984 Parafrance 1 554 641

3 Hommes et un Couffin 9/18/1985 AAA 10 251 813

La Cage aux Folles III 11/20/1985 Warner Columbia 1 693 202

Rocky IV 1/22/1986 Cic 4 986 706

Highlander 3/26/1986 AAA 4 141 236

Descente aux Enfers 11/5/1986 AAA 1 043 986

Le Nom de la Rose 12/17/1986 AAA 4 958 281

Le Grand Chemin 3/25/1987 AAA 3 175 537

Le Dernier Empereur 11/25/1987 AAA 4728518

C’est Arrivée près de chez Vous 11/4/1992 AAA 536 490

Alamo

21/12/1960 ou

8/2/1961

Artistes Associés 3 518 417





34

CHIFFRES

Tout vient à point à qui sait attendre

Sidney Poitier

Sidney Poitier naît à Miami le 20 février 1927

mais grandit dans le village de Cat Island,

aux Bahamas. En effet, sa mère lui donne

naissance pendant un voyage. Le jeune Sidney

grandit dans un milieu peu favorisé. À

l’âge de 15 ans, son père Reginald Poitier

l’envoie à Miami afin qu’il rejoigne son frère.

Il marche sur la ligne de la légalité, la traversant

parfois. À 17 ans, il s’exile à New-York et

enchaîne les petits boulots manuels dans le

quartier de Harlem. Un jour, sur un coup de

tête il s’inscrit pour une audition à l’« American

Negro Theater » et se fait remercier

sans ménagement. Blessé, il passe les six

mois suivants à gommer son accent et à

affûter son jeu. Il revient alors au même

endroit et y entre triomphant. C’est là que

tout s’accélère, quelques mois après on le

repère pendant une répétition et il se voit offrir un rôle dans Lysistrata qui se jouait sur la prestigieuse

avenue de Broadway. Fin 1949, il est partagé entre plusieurs propositions et accepte finalement

d’incarner le docteur Luther Brooks dans No Way Out de Joseph Mankiewicz. Rôle qui lui

donne le tremplin qu’il mérite. Les propositions et les films s’enchaînent alors à un rythme effréné.

En 1963, le temps s’arrête pour le laisser marquer l’histoire. Il est le premier acteur afro-américain

à recevoir un oscar pour son rôle dans Le Lys des Champs.

Extrait carrière chiffrée de Sidney Poitier

Sortie Titre

Cumul

entrées

03/08/1988 RANDONNEE POUR UN TUEUR 504 768

06/01/1993 LES EXPERTS 636 605

18/08/1966 LA BATAILLE DE LA VALLEE DU DIABLE 715 219

19/07/1968 LES ANGES AUX POINGS SERRES 738 070

21/01/1959 LA CHAINE 833 601

24/04/1964 LES DRAKKARS 929 396

14/03/1958 LE CARNAVAL DES DIEUX 1 016 461

01/05/1968 DEVINE QUI VIENT DINER... 1 119 123

28/01/1998 LE CHACAL 1 148 915

01/01/1958 L'ESCLAVE LIBRE 1 279 129

01/03/1968 DANS LA CHALEUR DE LA NUIT 1 728 305

23/11/1955 GRAINE DE VIOLENCE 1 740 380

Let's dance

Claude,

La première fois que je t’ai rencontré, ce fut sur une

piste de danse, celle du Palais de Chaillot lors du

congrès national de la FNCF en 1995 où nous avons

dansé « All night long » ! Toi, Claude « get on up »

Brown, tu m'as fait un show "boogie wonderland" ! Je

ne me suis pas laissé faire mais tu restes à jamais "the

king of pop", le beluga du ciné !

En somme, il y a 16 ans, notre dialogue musical aurait

pu être le suivant:

Claude : « Do you wanna dance ? » (John Lennon)

Sandra : « Let’s dance ! » (David Bowie)

Claude : « Dance little sister » (TTDA)

Sandra : « Dance to the music » (Sly Stone)

Claude : « It’s too funky in here » (James Brown)

Sandra : « Don’t stop the dance » (Bryan Ferry)

Claude : « Blame it on the boogie » (Jackson 5)

Sandra : « All night long » (Lionel Ritchie)

Et pour 2011, « sur le pont d’Avignon », n’oublie pas…

« Save the last dance for me » (the Drifters) !

Sandra Féquet



36

CÔTÉ SALLE

La recette du

« Ti’ Punch de Claude Damianthe »

La planète entière nous l’envie ! Même à Hollywood, au moment de la Fête des Oscars, les américains ont essayé de le copier !

Mais Claude ne le réserve qu’à ses amis et dans certaines occasions bien spéciales…Quoi ? Mais son fameux « Ti’Punch »

pardi ! Celui qui réveille les sens et fait disparaitre la morosité ! Certains lui trouvent même des vertus aphrodisiaques…

N’écoutant que son courage et dans le souci d’informer au mieux ses lecteurs, la rédaction de Côté Cinéma est parvenue

à voler la recette originale de ce Nectar des Dieux que Claude gardait jalousement pour lui jusqu’alors. En exclusivité

mondiale, en voici le secret…

Ingrédients (pour 100 personnes)

- 5 bouteilles de sirop de canne,

- rhum agricole jeune (grappe blanche) (au moins 25 bouteilles)

- 15 citrons verts.

- glace pilée (quelques kilos)

- 3 litres du fameux « sirop » dont la formule est aussi secrète que

celle du Coca-Cola mais dont on devine qu’il contient (peut-être ?)

des fruits exotiques, de la cannelle, des clous de girofle, de la muscade,

du……

La préparation

- Avant de se lancer dans cette aventure, il est prudent de se verser un verre

de rhum pour le goûter…

- Découper les citrons verts en quartier

- Se verser un deuxième verre de rhum et le boire

- Commencer à piler les ingrudients pour faire le sirop

- Ecraser les banons de catelle en poudre fine

- Se reverser un autre verre de rham et le voire...cul sec !

- Rapter la mouscade

- Ecrasouiller les glous de cirofle

- S’en remmetre une bonne rasade !

- Prier, plier, ploter, piler la glace en TOUT petits morveau !

- Reboire un goût …direcetemnt à la vouteille

- Rammasser les ingrédia=ent ki son tonmbé par tere

- Rajouté plain d’otres chauses dans le çiro et bocou gouté le rom

- Buire, non luire, non cuire le siro bandant ;;;un sertin tant

- S’asseoir sur une*£=£#^¡ !! de chaize et se reverdir 5 ou 6 verres deromme

- Dormir un peu…

- Essuillez lé plakes du four où tou a daibordé et goutai encor une foi

-r ajoutai plein de chauze pour dauné plus de la saveurre

- gouter…et jetté le tou dan lévié parc eke sai imbubable

- Blus tard, ram…per jusgu’au lit et dorbir ze gui rezte de la nui……..

- Zzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz

Le lendemain matin, vers13h, déjeuner d’un cocktail d’Alka Selzer et d’aspirine,

nettoyer le bordel dans la cuisine et demander à Claude qu’il nous

prépare lui-même son fameux « Ti’ punch »…qu’il est définitivement le seul

à savoir faire ! (*)

J.W.

(*) à consommer avec…Non, rien…





40

CÔTÉ SALLE

Un grand témoin

Le cinéma au XX e siècle

Pourquoi rendre un hommage à

Claude Damianthe ? À cela deux réponses

: la première parce qu’il aura

été le témoin de la distribution et

l’exploitation dans son mode 35mm

et qu’aujourd’hui il en transmet la

mémoire et la seconde parce que de

toute cette génération, c’est certainement

le plus emblématique et de

toute évidence le plus passionné et

le plus généreux dans ses amitiés.

S’il y a bien une journée où l’on peut

se permettre un peu de nostalgie

c’est bien aujourd’hui, car Claude

symbolise ce retour vers le passé et

dans quelques années, le numérique

aura tout balayé. Alors pendant

quelques heures on va parler d’un

temps où les cinémas, pour faire des

économies de néons, s’appelaient

Rex, Rio, Lux, ABC alors que maintenant

on côtoie des Gaumont Aquaboulevard,

MK2 Bibliothèque, UGC

Ciné Cité Bercy ou des CinéMoViking.

Le cinéma, né fin du XIX ème siècle, a

pris son envol après la première

guerre pour connaître ses heures

mythiques suite à la seconde guerre

mondiale. Après des années difficiles,

le redémarrage a été amorcé

dans les années 90 avec l’arrivée

des multiplexes mais on peut constater

que sa structure de diffusion en

salle n’avait guère évolué pendant ce

premier siècle. Le début du XXI ème

siècle va connaître un grand bouleversement

et dans quelques années

le paysage cinématographique aura

achevé sa mutation et une nouvelle

ère démarrera. Ce 7 ème Art dont les

symboles représentatifs étaient

quelques trous carrés sur le bord

d’un programme ou un ticket avec

deux encoches arrondies devra se

trouver de nouveaux vecteurs de

communications car si le masque

continuera à symboliser le théâtre,

l’art du cinéma, tout en demeurant,

aura changé ses codes de représentations.

Quand on regarde la carrière de

Claude Damianthe on redécouvre

plein de métiers qui ont quasiment

disparu ou qui ne seront plus dans

quelques années. Le service de la

publicité avec une « petite main » qui

emballe des affiches et des boîtes

de FA dans une vielle affiche, qui

prépare ses expéditions pour les

transporteurs qui passeront le vendredi

ou le lundi. La programmation

avec ses programmatrices afférées

à éditer des contrats, à prendre des

dates avec les clients et à assurer

des suivis de copies impossibles.

Comment faire pour que la copie qui

arrête le mardi soir à Besançon

puisse jouer le mercredi midi à Montélimar

? Il y a quelques années cela

paraissait très simple : il suffisait que

le projectionniste démonte le film le

soir et le mette au train de nuit et

qu’un Claude Damianthe ou un

Georges Delaporte se lève à 6h du

matin pour aller faire le changement

de quai à la gare de Lyon. Et si la malchance

rendait cela impossible, on

sautait dans la voiture pour assurer

la livraison. Les ventes, avec une

France éclatée en neuf régions cinématographiques

avec représentants,

directeurs de régions, directeurs divisionnaires

et directeurs des ventes.

Des milliers de kilomètres qui ont

laissé la place au téléphone et à l’informatique.

Dans ce domaine la restriction

a déjà été drastique et ne

subsiste aujourd’hui qu’une vague

scission nord-sud avec des déplacements

rares et brefs qui aboutissent

à de drôles de circonstances, tel un

déjeuner de congrès ou finalement

on ne se doute pas que la personne

assise à l’autre bout de la table est

en réalité cet exploitant que l’on tutoie

et avec qui on passe des heures

au téléphone !

Claude à également fait partie de

cette génération qui aura parcouru

des millions de kilomètres pour rencontrer

les exploitants. Je dis bien

rencontrer car c’est avant tout la passion

de ces hommes et femmes qui

font ce métier qui l’anime ; il est attaché

à la personne et bien évidemment,

cela se ressent dans la manière

où il a évolué dans sa carrière

professionnelle. Les relations

nouées avec des exploitants sont

d’une autre nature quand vous arrivez

à 10h du matin, qu’il faut aller aider

à porter des films, distribuer les

programmes, prendre quelques

heures pour un petit casse-croute,

puis donner un coup de main pour



42

CÔTÉ SALLE

retapisser la chambre du bébé qui va

naître, se rendre compte qu’il est

trop tard pour repartir, se voir proposer

de dormir dans la chambre à

l’étage, faire les entrées de la séance

de 21h, participer à une petite fête

entre bons-vivants et s’apercevoir à

5h du matin qu’on allait oublier de

signer les contrats et finalement sortir

la serviette pour parapher ces

quelques papiers sur le capot de la

voiture. Cette anecdote parmi tant

d’autre est relatée ici dans sa version

courte, il existe la même qui s’étale sur

plusieurs jours. Alors, bien évidemment

les relations sont plus fortes, plus

vraies que celles que l’on peut avoir au

téléphone ou avec un déplacement en

TGV : arrivée à 14h visite expresse et

départ avec le TGV de 17h.

En discutant avec Claude Damianthe,

le temps se contracte car en quelques

minutes on passe de la visite d’un nouveau

cinéma à la génération précédente

de l’exploitant avec le père qui

aura tenu pendant quelques dizaines

d’années le Rex et le Club qu’il avait

repris de son grand- père que Claude

a bien connu : c’était un personnage

difficile, un grand monsieur du cinéma,

on arrivait le matin, on s’asseyait dans

un bureau non chauffé et on attendait

que le propriétaire veuille bien vous

recevoir. Après de longues heures

d’attente on entrait dans un bureau

impressionnant où un personnage

abrupte acceptait de vous prendre

deux ou trois films et éventuellement

de vous donner des dates de passage

pour un ou deux autres titres. On ressortait

un peu frustré, en se disant

qu’on ferait mieux la prochaine fois et

puis à force d’abnégation et de sérieux

on finissait par gagner la confiance et

le respect de cet exploitant exigeant et

un jour on était reçu à manger chez

lui… C’est grâce à cela que quelques

dizaines d’années plus tard on est fier

du petit fils qui vous fait visiter le nouveau

multiplexe. Vous avez un peu

perdu le fil. C’est normal avec Claude,

la machine à remonter le temps est

toujours en fonction et des fois on s’y

perd un peu. Mais connaître les clés

du passé est souvent très utile pour

comprendre les situations d’aujourd’hui,

les alliances et les conflits

ont pris racine dans ce passé que

Claude connaît sur le bout des doigts.

Les tournées avec les équipes de films

sont un moment très privilégié : il

donne à ce métier du cinéma tout son

sens puisque l’on côtoie ceux qui le

font. Et pour Claude côtoyer est un

verbe qui n’existe pas. Il n’est pas envisageable

de rester à côté de quelqu’un,

Claude doit le comprendre, le ressentir

se l’approprier et c’est ainsi qu’aujourd’hui

des grands du cinéma vous

parlent de Claude avec chaleur, un

grand sourire et une petite étincelle

dans les yeux : de Bertrand Tavernier à

Robert Guédiguian en passant par

Costa Gavras, Michel Deville… Pour

les réalisateurs et du côté des acteurs,

Vincent Lindon, Sophie Marceau,

Benoît Poelvooerde… La liste est encore

longue et impressionnante.

Claude sait parler aux gens parce qu’il

les aime. Sa rigueur morale, sa générosité

et sa façon de lui permettent de

distribuer des conseils et des remontrances

que lui seul sait administrer de

si belle manière. À une personne qui

jette devant lui un emballage de glace

il prendra le temps de s’arrêter et de lui

dire « Excusez-moi Monsieur, mais ce

n’est pas bien ce que vous faites, vous

salissez ce magnifique endroit alors

que vous avez une poubelle à quelques

mètres et c’est un manque de respect

pour la femme de ménage qui va nettoyer

vos saletés ! » Imparable, le fautif

est confondu et Claude à su dire en

quelques mots simples ce qui nous

brûle les lèvres et que l’on n’ose pas

formuler. Et c’est ainsi que Claude

« dégonfle » les têtes de tel ou tel acteur

qui penserait que sa notoriété lui

autorise tout.

En réalité des Claude Damianthe, il y

en a eu beaucoup mais au travers de

cet hommage c’est toute une profession

que l’on met à l’honneur, ces

hommes et ces femmes qui ont

construit et fait vivre le cinéma pendant

son premier siècle et il n’est pas

certain que les cent prochaines années

nous donnent à connaître des

personnages aussi attachants.

Avec ma plus profonde amitié.

Patrick Farcy





46

CÔTÉ SALLE

Un grand professionnel !

Claude est un professionnel réputé et très

apprécié des exploitants. Sans cesse sur

les routes, il connaît parfaitement les salles

et les personnes qui les animent avec passion

toute l’année : exploitants, directeurs,

responsables techniques, personnels

d’accueil… Tous saluent le professionnalisme,

la gentillesse et le sens de la convivialité

de cet homme de terrain.

Personnellement, je connais Claude

depuis vingt ans ; le rencontrer et discuter

avec lui de la profession est toujours

un plaisir et un enrichissement. Les soirées

qu’il a organisées avec Les Victoires

du Cinéma pour Jean Reboulleau

ou Pierre Pezet restent dans toutes les

mémoires. Pour ces moments forts, je le

remercie chaleureusement.

L’hommage que lui rendent ce soir Les Victoires

du Cinéma, dans le cadre des premières

Rencontres Cinématographiques

du Sud, est amplement mérité. La Fédération

Nationale des Cinémas Français est

très heureuse de s’y associer et salue un

grand professionnel du cinéma !

Jean Labé

Président de la FNCF



48

CÔTÉ SALLE

Une journée avec Claude

On the road again !!

- Allo oui c’est Claude. Bon alors

écoute mon petit Laurent demain tu

passes me prendre à 7 h à l’hôtel

Ibis. J’arrive ce soir, comme cela je

vais pouvoir regarder mon match

tranquille et demain matin on file

sur la Bretagne !!

mais je ne passe pas mon temps à

parler et surtout à répondre au téléphone

au moment du repas «Allo

non je ne peux pas te parler, je

mange, je suis avec mon poulain, on

va en tournée pour les fauteuils. Tu

appelais pourquoi ?…"

C’est sûr, cela ne va pas être une

semaine de vacances. Une tournée

avec Claude, en enchaînant les rendez-vous,

les « métrés », les repas

avec les clients, ca va être du haut

de gamme…

Le lendemain sur la route après 2h

de voiture :

"Tu t’arrêtas à la prochaine aire, il

faut que j’aille boire une petit café,

acheter mon Équipe, satisfaire un

besoin naturel et m’en griller une

petite."

S’en suivent plus de 2h30 de coup

de fil pour lesquels je demande à

Claude pourquoi il parle si fort, vu

que nous sommes dans un habitacle

de voiture qui est petit et insonorisé.

Toujours sur l’autoroute, c’est l’heure

Un bon quart d’heure après :

"Bon Claude il faut y aller, on a rendez-vous

à 15h30 chez le client."

On roule depuis 10mn lorsque :

"Tu veux que je conduise ?

Non ca va aller Claude.

T’es sûr ?

Oui oui."

5mn plus tard, un bruit bizarre dans

la voiture, un cardan qui frotte, un

échappement sans silencieux, non

Claude qui fait une ronflette !

Au bout d’1h1/2 :

On est où la ?

On arrive Claude.

Après un re-peignage rapide, des

fois qu’il y aurait Miss France dans

cette salle obscure, nous voilà avec

l’exploitant que connaît Claude,

Favorites Guest, j’ai réservé 2

chambres dont 1 fumeur sur cour et

une non fumeur pour mon ami."

Après un rapide passage en

chambre, nous voila à table :

"Mes cachets, il faut que je les

prenne et que je mange vite car j’ai

une hypo. Donne-moi du pain, du

pain. À voilà ça va mieux.

Mademoiselle, donnez-moi une

pression bien fraîche, une 1664 ou

une Leffe."

On est pas loin de la mer, Claude va

prendre un poisson, une sole rose à

l’arrête et il va commander du vin,

immanquablement un vin frais et léger,

un Saumur Champigny ou un

Nicolas de Bourgueil, (dans un seau

au frais avec des glaçons si si je

vous assure du vin rouge dans un

seau avec des glaçons !!)

Après ce plat pour lequel Claude se

sera renseigné sur la fraîcheur et la

provenance :

"Mademoiselle, pour moi un café et

l’addition et pour le jeune homme

une petite douceur car il est très

gourmand, donnez-lui un gâteau au

chocolat."

Après ce repas roboratif il est temps

de regagner nos chambres où je

m’endors rapidement mais où

Claude va encore regarder la télé 1

ou 2 heures et zapper de résumés

de foot en débats politiques, en

films… jusque tard dans la nuit.

Vivement demain matin pour la suite

de la tournée…!!!

Laurent Demangeon

de la pose déjeuner. À la préposée

aux plats chauds alors que tout le

monde attend sur la file avec son

plateau :

"Bonjour Mademoiselle, vous êtes

mon rayon de soleil, vous êtes belle

comme un cœur, Dites-moi je vais

prendre un demi-poulet avec des

frites. Oh la ! Pas tout ça, je vais jamais

manger tout ça ! Mais au fait, votre

poulet c’est bien un poulet fermier et

vos frites c’est des frites maison !"

Au bout d’un moment tu as déjà

fini ? "Qu’est ce tu manges vite !

Non Claude je mange normalement

comme les 90% de cette profession.

Il s’empresse de demander

des nouvelles des enfants ou des

parents qui avant tenaient le cinéma

du temps où il y avait des concurrents

sur la ville. Ah, tiens, au fait "Et

une telle etc…"

Après avoir fait les métrés et parlé

business avec le client «connu» de

Claude, nous revoilà parti pour atteindre

l’hôtel :

"Bonjour Mademoiselle vous êtes

mon rayon de soleil etc… Je suis

Claude Damianthe, j’ai une carte





52

CÔTÉ SALLE

Une bonne occasion...

L’idée est originale et ambitieuse que

de choisir la belle ville d’Avignon,

bastion du monde théâtral, pour la

première édition d’un festival cinématographique

dans le Sud !

relations conviviales. Son professionnalisme,

son sens de l’amitié, sa gentillesse,

sa bonne humeur et son petit

punch « redoutable », sont appréciés

de tous.

Une même passion entre professionnels

va animer ce Festival : celle de

faire découvrir, d’aimer la création cinématographique

dans sa grande

variété, et d’offrir des rencontres

avec les équipes des films.

Pour cette première rencontre, il fallait

un parrainage de qualité et qui

fasse foi dans la profession.

À cela, un seul homme s’imposait en

la personne de Monsieur Claude

Damianthe.

Claude a toujours su instaurer des

Claude est avant tout, pour moi, un ami,

mon Ami.

Nous avons partagé des moments

difficiles, des souvenirs inoubliables,

qui ont rendu notre amitié indestructible.

Cette amitié, qui m’aide à

m’améliorer, me procure un plaisir

sans cesse renouvelé dont je ne

pourrai plus me passer.

J’ai la chance de travailler avec

Claude depuis plusieurs décennies.

Quand il était distributeur, il me proposait

les films avec un tel enthousiasme

« c’est du caviar ! C’est du

Béluga ! Du haut de gamme», que je

me devais de les présenter dans nos

salles, même si je n’étais pas entièrement

convaincu.

Et comme à son habitude Claude « a

cadré la situation » pour la sortie de « 3

hommes et un couffin » qui m’a laissé

un souvenir impérissable… (un clin

d’œil que seul Claude comprendra)

Pendant 10 ans, nous avons organisé

le festival du jeune comédien à

Béziers, au cours duquel, j’ai pu

mesurer l’estime et la gratitude

qu’exprimaient les comédiens, les

réalisateurs envers Claude.

Les aléas de la vie ont poussé

Claude, alors âgé de 55 ans, à réorienter

sa carrière professionnelle et

à s’investir dans un nouveau métier :

Fabricant de fauteuils de spectacles.

Grâce à sa volonté et sa détermination,

il est aujourd’hui le directeur

général de la société Kleslo.

Bravo pour cette merveilleuse carrière

bien remplie et qui est loin

d’être terminée.

Heureux anniversaire à Claude pour

ses 52 ans au service du Cinéma.

Je tiens à remercier le président

René Kraus ainsi que tous les

membres de l’association « rencontres

cinématographiques du

sud », de nous donner l’occasion de

nous réunir et de passer ensemble

une grande soirée mémorable.

Je suis convaincu que cette première

édition remportera un vif succès,

et qu’elle sera pour tous l’occasion

d’échanges fructueux et de

découvertes.

Alain Kloeckner

Président d’honneur de l’U.C.F

Mon ami Claude

Et oui, pour toi je prends la plume

....... Tu m’as tellement fais partager

ta passion du cinéma que je devais

le faire pour toi.

J’ai la chance de faire partie des personnes

qui ont vécu beaucoup de

bons et grands moments à tes côtés,

et ça c’est extraordinaire ! Nos

voyages en voiture dans toute

la France (« Attention, il est 12h !

Mon hypo… »), les matchs de l’OM

au Stade Vélodrome avec notre

ami commun René Kraus (« Au

prix que je les paie tu pourrais courir

plus gros .... »), les diners animés

par tes anecdotes avec Sophie Marceau,

Sharon Stone, ....

Tu as toujours la joie de vivre, la

bonne humeur, ton amour de partager,

ton désir de rendre toujours service

aux gens et cela, c’est digne

des grands hommes. Et tu es un

grand, Claude.

C’est pour toutes ces raisons qu’il

fallait trouver un lieu digne de ton

statut et c’est donc au Palais des

Papes que te sera rendu ce grand

hommage de tous tes amis, hommage

que tu mérites vraiment.

52 ans de carrière avec un parcours

qui fera des envieux dans toute cette

profession.

Mon Denzel Washington, en un mot,

je t’adore !

Continue comme cela encore une

éternité et je serais toujours là à

t’écouter.

Richard Gere (Laurent Lelimouzin)



54

CÔTÉ SALLE

De la part de ton Poulain !

Mon Cher Claude,

Pour toi, 50 ans de carrière et

pour moi déjà 30 ans à tes côtés

!

Comme tu le dis si bien «Frédo,

c’est mon Poulain» OUI ! je suis

fier d’être ton «Poulain» tu m’as

élevé professionnellement dès

l’âge de 17 ans et aujourd’hui je

te dois beaucoup.

Je souhaite à toute personne

d’avoir un Parrain comme toi, fidèle

en amitié, d’une générosité

débordante, toujours de bons

conseils et à l’écoute des autres.

Que de souvenirs partagés, tu es

la bible de notre corporation !

Que de bons moments passés

ensemble, avec le bureau de l’Association,

ta famille, Michèle et

Véronique à organiser les Nuits

des Victoires du Cinéma !

Et la vie continue même avec 50

ans de carrière !

Alors, continue à nous faire rire !

Continue à t’occuper de nous !

Continue à nous conseiller et à

nous aimer ! Et surtout si tu pouvais

arrêter de me téléphoner à

8h du matin car depuis 30 ans, tu

devrais le savoir... je suis pas du

matin !!!

Merci Claude, Merci pour tout ce

que tu as fait pour moi personnellement

! A mes yeux, tu es une

Star et je suis fan de toi !

Avec toute mon affection mon

Parrain !

Frédéric PERRIN

Directeur





58

CÔTÉ SALLE

C'est du Caviar

Très Cher Claude,

En tant que Président de l’Union

Cinématographique Française, je

suis très fier d’avoir l’honneur de te

féliciter au nom de tous les adhérents

de notre syndicat et au nom

des membres du Conseil d’Administration.

Nous avons tous dans notre

mémoire des anecdotes croustillantes

de soirées ou de moments

privilégiés passés avec toi. Mais

seul toi, qui possèdes le Verbe, peux

Notre, très Cher Claude

les raconter. Ton côté festif ne doit

pas cacher ton professionnalisme

dont tu as fait preuve dans les différentes

filières de notre métier.

La joie, le verbe, l’amitié, le professionnel,

le respect des anciens, la

« famille cinéma », tous ces mots

chantent en nous en pensant à toi,

même sans verre de punch à la

main.

Les anciens vont nous manquer encore

ce soir, mais d’en haut ils sont

fiers de toi. « C’est du caviar », une

de tes phrases favorites, est une expression

qui désigne quelque chose

de parfait.

Ce soir, … elle te va si bien.

Avec toute notre reconnaissance et

notre amitié.

Didier Tarizzo,

Président de l’Union

Cinématographique Française

« Le Dernier Seigneur du Sud » ce

serait un beau titre de film, non ? Une

Méga-production que tu distribuerais

dans toutes les salles de France. Tu te

battrais pour que l’affiche et la bande

annonce soient en place, tu ferais en

sorte que le film sorte dans tous les

cinémas et surtout qu’il tienne le plus

longtemps possible. Tu hausserais la

voix pour que chacun respecte ce qui

compte le plus à tes yeux mais qui

malheureusement n’est plus trop à la

mode aujourd’hui dans notre profession

: ne pas oublier la parole donnée.

Ce soir, nous te rendons hommage.

Nous allons sans doute beaucoup

parler de ta formidable carrière, de

tous ces kilomètres parcourus, de

toutes ces fêtes, de ces punchs extraordinaires,

de ces phrases truculentes

que tu sais si bien lancer avec ta

douce voix.

Derrière tout cela se cachent un

homme et des valeurs. Cela fait des

années que tu soutiens à bout de

bras la dernière « Amicale du Cinéma

» ; tout un symbole. Ce soir, nous

sommes une nouvelle fois tous réunis,

parisiens, marseillais, exploitants, distributeurs,

amies et amis grâce à, ou plutôt

pour toi, au nom de l’Amitié.

On parle de tous ces kilomètres que

tu as parcourus mais peu se souviennent

de toutes ces Renault et

ensuite de toutes ces Nissan que tu

as épuisées sur les routes de France.

Là encore, derrière ces deux marques

de voiture, se cache ta fidélité à la

famille Santoni . Tu n’as pas oublié

les fêtes, les soirées, tous ces moments

passés ensemble.

Enfin, il y a le cinéma. Avec ce mot

magique rime émotions, spectacles,

rires. Tout ce que tu représentes toi

et ta famille merveilleuse. Tout ce que

nous devrions jamais oublier, nous

les « professionnels » de la profession.

Au nom de la famille Monnereau, je

voulais non pas te rendre hommage

mais te dire : Merci.

Merci d’avoir encore été là récemment

lorsque que Max est parti.

Merci de prendre des nouvelles de

Gaby et Marithé, de faire en sorte

que les aînés ne soient pas oubliés,

de continuer à faire le lien entre eux

et ceux qui sont encore en activité.

Merci pour tous ces congrès, tous

ces festivals, où tu fais en sorte qu’il y

ait encore un peu de « fête » derrière

les affaires.

Ce soir, nous te faisons allégeance

notre très cher Claude, au nom de

ces trois symboles : Amitié, Fidélité,

Cinéma, qui figurent sur ton blason,

toi, le « Dernier Seigneur du Sud » du

Cinéma Français.

Frédéric Monnereau

Boulevard Longchamp

Pour Claude

À l’occasion de cette soirée très particulière

pour nous, gens du cinéma,

au cours de laquelle nous allons fêter

les 50 années de Claude Damianthe

au sein de l’industrie du spectacle,

permettez-moi, au nom de nous tous,

au nom de René Kraus mon petit-fils

et en mon nom, de dire combien le

sentiment d’amitié qui est né entre

nous dans les années 60 perdure

encore.

Cette émouvante soirée nous plonge

dans le dédale de nos souvenirs, tantôt

tristes tantôt joyeux. Mais ceux qui

concernent Claude sont gorgés de

cette gaîté naturelle et contagieuse

des habitants de France d’outre-mer.

Cette joie de vivre a cohabité harmonieusement

avec sa ténacité et sa

volonté d’évoluer, afin de s’adapter

aux changements importants qui ont

bouleversé l’exploitation et la distribution

des films dans le cinéma et de

s’élever dans la profession. Chez les

anciens - il en reste aujourd’hui

quelques uns - et chez leurs descendants

qui étaient alors

des adolescents mais qui avaient

déjà le virus du cinéma, il va passer,

pendant quelques instants, un souffle

de nostalgie en pensant aux mardis

sur le Boulevard Longchamp. Les discussions

sur le choix des films, les

dates de sortie avec les directeurs

d’agences et les représentants se terminaient

souvent au restaurant dans

une ambiance très conviviale. Claude,

t’en souviens-tu ?? Des dimanches

aux Baux, à la Barbem ou ailleurs ?

De nos rires lorsque que vous racontiez

des « blagues ».avec Loulou ?

Instants de bonheur que nous avons

partagé avec tes enfants et René.

Merci Claude pour cette soirée qui

fortifie les liens parfois dispersés de

la grande famille du cinéma. Bravo et

félicitation pour ton parcours, bel

exemple d’intégration en France d’un

enfant de nos îles. Les enfants, ta famille

et tes amis sont fiers de toi.

Jeannine Barthalot



60

GÉNÉRIQUE

Bêtisier

Difficile de faire le tri dans la multitude de clichés concernant Claude que nous avons reçus lors de l’élaboration de ce

magazine… Comme dans tout bon film qui se termine, précédant de peu le générique final, voici un « bêtisier » réalisé à

l’aide de certaines de ces photos. Connaissant son sens de l’humour, on est (pratiquement) sûr que l’intéressé ne nous en

tiendra pas rigueur….

Cinéma d’ailleurs

Cinéma Urania, Guyane

Le Cinéma Urania est situé Allée des Tamanoirs à Kourou en Guyane, et c’est le seul à des

kilomètres à la ronde. Menacé de fermeture cette dernière année, il résiste, envers et

contre tous. Les habitants de la ville ont même créé un compte facebook en soutien au

cinéma. Un peu défraîchi, il est le lieu de rendez-vous des habitants du coin et leur permet

de découvrir des films récents en même temps que tout le monde.

Le plein tarif est de 6€, le tarif réduit 4,50€ et les scolaires 3€.

Alors si vous allez dans ce magnifique pays qu’est la Guyane, ne passez pas à côté de cette

légende de Kourou.



62

GÉNÉRIQUE

L'association des Rencontres Cinématographiques du Sud

Président d’honneur : Claude Damianthe

Président : René Kraus - Vice Président : Frédéric Perrin - Trésorier : Laurent Lelimouzin

Sécrétaire général : Laurent Demangeon - Délégué technique : Marc Castelli

Conseillers : Raoul Aubert - Jimi Andréani - Jean-Paul Enna - Patrick Farcy - Christine Fillette - Christian Miquelis.

Déléguée Générale : Laurence Lega

Les Rencontres Cinématographiques du Sud tiennent à remercier :

Pour les films présentés et les équipes qui se sont déplacées pour ces premières rencontres : Ad Vitam - ARP Sélection - Bellissima films - Colifilms - Distrib. Films - Gaumont distribution - Gebeka films

Haut & Court - Les Films 13 - Les films du Losange - Les films du Whippet - Mars distribution - Métropolitan Filmexport - Océan films - Paramount Pictures - Pathé distribution - Pyramide distribution

Rézo films - The Walt Disney Company France - UGC Distribution - Universal Pictures - Wild Bunch.

Pour leur soutien financier les sociétés partenaires :

Benoit Promotion - Capitole Studios - Cabinet Gérard Vuillaume - Ciné Digital Services - Censier Publicinex - Ciné Diffusion et Cinéville

les Cinémas Aixois et Jean-Marie Guillaume - Cinédistribution - Cinématériel Lyon - Cinémonde, Marie Claire et Philippe Baud - Cinémovida - Coca Cola

Côté Ciné Group - Côté Déco - Côté Diffusion - CTS - DMS - Dolby - Dorémi - Electricité Industrielle JP Fauché - Entreprises et Assurances

Eyes 3 Shut - FNCF - Gilbert Long architectures - Kleslo - LD Décoration - Monnaie Services - Nestlé Waters - Pro-Logis - le Rendez-Vous des Exploitants

Rentrak - Screenvision - SmartJog - Transports Lenoir - UCF - Ushio - Volfoni - XDC.

Et plus particulièrement les sociétés NEC, Mediamétrie et SET.

Pour leurs précieux conseils : les Rencontres de Gérardmer, les Rencontres de Bretagne et Henri Demoulin.

Pour leurs textes et témoignages :

Famille Barthalot et Kraus - Paul Brilli - Denis Château - Laurent Demangeon - Fabrice Denizot

Francis Esposito - Patrick Farcy - Sandra Féquet - Thierry Frémaux - Hubert Herr - Alain Kloeckner - Jean Labé - Michèle Lecoupeur

Pascale Le Denamat - Laurent Lelimouzin - la famille Monnereau - Caroline Paul - Frédéric Perrin - Jean-Paul Rougier - Didier Tarrizo – Albert Uzan.

Pour leur contribution à la documentation photographique :

Paul Brilli - Marc Castelli - Hervé Collinet - Jean-Michel Derenne - Mario Gurrieri - Claude Lagré - Yannick Letoqueux - Jean Walker.

Pour les créations graphiques et la réalisation du magazine Côté Claude,

les équipes de la société Côté Ciné Group et notamment : Héloïse Besson - Olivier Desvalois - Isabelle di Pietro - Teddy Maréchaux - Wanda Schpoliansky - Jean Walker.

Pour le making of de la prise de vue chez Harcourt

« Naissance d’une étoile » Stéphane Goubault et Patrick Colin.

Les équipes du Capitole Centre et du Capitole Studios et notamment Emmanuel Luc - Christine Fillette - Marie-Cécile Perry - Christian Dupré - Christian Guille.

La mairie d’Avignon : Madame le Maire Marie-Josée Roig Monsieur Michel Chirinian adjoint au Maire Délégué au Bureau du Cinéma.

L’Office de Tourisme d’Avignon et RMG Avignon : Didier Auzet et Isabelle Medina.

Pauline Jonkman et le studio Harcourt.

Pour leur assistance automobile et leur dotation chocolatée : Audi et La Chocolaterie de Puyricard

Pour la fabrication des DCP : CGR Cinémas

Pour leur soutien :

La Fédération Nationale des Cinémas Français - Le Syndicat Lyonnais des Exploitants de Cinéma – le Syndicat des Cinémas des Pays de Savoie – le Syndicat des Directeurs de Cinémas de Toulon et du Var

le Syndicat de l’Exploitation Cinématographique du Sud-Ouest – l’Union Cinématographique Française – l’Union Générale des Cinémas du Sud Ouest.

Et notre partenaire media : France Bleu Vaucluse.



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