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Coté Cinéma n°165bis - 17 mars 2011

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CÔTÉ SALLE

C'est du Caviar

Très Cher Claude,

En tant que Président de l’Union

Cinématographique Française, je

suis très fier d’avoir l’honneur de te

féliciter au nom de tous les adhérents

de notre syndicat et au nom

des membres du Conseil d’Administration.

Nous avons tous dans notre

mémoire des anecdotes croustillantes

de soirées ou de moments

privilégiés passés avec toi. Mais

seul toi, qui possèdes le Verbe, peux

Notre, très Cher Claude

les raconter. Ton côté festif ne doit

pas cacher ton professionnalisme

dont tu as fait preuve dans les différentes

filières de notre métier.

La joie, le verbe, l’amitié, le professionnel,

le respect des anciens, la

« famille cinéma », tous ces mots

chantent en nous en pensant à toi,

même sans verre de punch à la

main.

Les anciens vont nous manquer encore

ce soir, mais d’en haut ils sont

fiers de toi. « C’est du caviar », une

de tes phrases favorites, est une expression

qui désigne quelque chose

de parfait.

Ce soir, … elle te va si bien.

Avec toute notre reconnaissance et

notre amitié.

Didier Tarizzo,

Président de l’Union

Cinématographique Française

« Le Dernier Seigneur du Sud » ce

serait un beau titre de film, non ? Une

Méga-production que tu distribuerais

dans toutes les salles de France. Tu te

battrais pour que l’affiche et la bande

annonce soient en place, tu ferais en

sorte que le film sorte dans tous les

cinémas et surtout qu’il tienne le plus

longtemps possible. Tu hausserais la

voix pour que chacun respecte ce qui

compte le plus à tes yeux mais qui

malheureusement n’est plus trop à la

mode aujourd’hui dans notre profession

: ne pas oublier la parole donnée.

Ce soir, nous te rendons hommage.

Nous allons sans doute beaucoup

parler de ta formidable carrière, de

tous ces kilomètres parcourus, de

toutes ces fêtes, de ces punchs extraordinaires,

de ces phrases truculentes

que tu sais si bien lancer avec ta

douce voix.

Derrière tout cela se cachent un

homme et des valeurs. Cela fait des

années que tu soutiens à bout de

bras la dernière « Amicale du Cinéma

» ; tout un symbole. Ce soir, nous

sommes une nouvelle fois tous réunis,

parisiens, marseillais, exploitants, distributeurs,

amies et amis grâce à, ou plutôt

pour toi, au nom de l’Amitié.

On parle de tous ces kilomètres que

tu as parcourus mais peu se souviennent

de toutes ces Renault et

ensuite de toutes ces Nissan que tu

as épuisées sur les routes de France.

Là encore, derrière ces deux marques

de voiture, se cache ta fidélité à la

famille Santoni . Tu n’as pas oublié

les fêtes, les soirées, tous ces moments

passés ensemble.

Enfin, il y a le cinéma. Avec ce mot

magique rime émotions, spectacles,

rires. Tout ce que tu représentes toi

et ta famille merveilleuse. Tout ce que

nous devrions jamais oublier, nous

les « professionnels » de la profession.

Au nom de la famille Monnereau, je

voulais non pas te rendre hommage

mais te dire : Merci.

Merci d’avoir encore été là récemment

lorsque que Max est parti.

Merci de prendre des nouvelles de

Gaby et Marithé, de faire en sorte

que les aînés ne soient pas oubliés,

de continuer à faire le lien entre eux

et ceux qui sont encore en activité.

Merci pour tous ces congrès, tous

ces festivals, où tu fais en sorte qu’il y

ait encore un peu de « fête » derrière

les affaires.

Ce soir, nous te faisons allégeance

notre très cher Claude, au nom de

ces trois symboles : Amitié, Fidélité,

Cinéma, qui figurent sur ton blason,

toi, le « Dernier Seigneur du Sud » du

Cinéma Français.

Frédéric Monnereau

Boulevard Longchamp

Pour Claude

À l’occasion de cette soirée très particulière

pour nous, gens du cinéma,

au cours de laquelle nous allons fêter

les 50 années de Claude Damianthe

au sein de l’industrie du spectacle,

permettez-moi, au nom de nous tous,

au nom de René Kraus mon petit-fils

et en mon nom, de dire combien le

sentiment d’amitié qui est né entre

nous dans les années 60 perdure

encore.

Cette émouvante soirée nous plonge

dans le dédale de nos souvenirs, tantôt

tristes tantôt joyeux. Mais ceux qui

concernent Claude sont gorgés de

cette gaîté naturelle et contagieuse

des habitants de France d’outre-mer.

Cette joie de vivre a cohabité harmonieusement

avec sa ténacité et sa

volonté d’évoluer, afin de s’adapter

aux changements importants qui ont

bouleversé l’exploitation et la distribution

des films dans le cinéma et de

s’élever dans la profession. Chez les

anciens - il en reste aujourd’hui

quelques uns - et chez leurs descendants

qui étaient alors

des adolescents mais qui avaient

déjà le virus du cinéma, il va passer,

pendant quelques instants, un souffle

de nostalgie en pensant aux mardis

sur le Boulevard Longchamp. Les discussions

sur le choix des films, les

dates de sortie avec les directeurs

d’agences et les représentants se terminaient

souvent au restaurant dans

une ambiance très conviviale. Claude,

t’en souviens-tu ?? Des dimanches

aux Baux, à la Barbem ou ailleurs ?

De nos rires lorsque que vous racontiez

des « blagues ».avec Loulou ?

Instants de bonheur que nous avons

partagé avec tes enfants et René.

Merci Claude pour cette soirée qui

fortifie les liens parfois dispersés de

la grande famille du cinéma. Bravo et

félicitation pour ton parcours, bel

exemple d’intégration en France d’un

enfant de nos îles. Les enfants, ta famille

et tes amis sont fiers de toi.

Jeannine Barthalot

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