02.12.2025 Vues

Boxoffice Pro n°505 – 3 décembre 2025

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Bimensuel N°505 / 3 décembre 2025

TOUTE L’ACTUALITÉ DE L’EXPLOITATION ET DE LA DISTRIBUTION CINÉMA

WY PRODUCTIONS ET NINETY FILMS

PRÉSENTENT

MÉFIEZ-VOUS

DE

VOS

IDOLES

PIERRE NINEY

GOUROU

UN FILM DE YANN GOZLAN

MARION BARBEAU ANTHONY BAJON CHRISTOPHE MONTENEZ

SCÉNARIO JEAN-BAPTISTE DELAFON ET

YANN GOZLAN DIALOGUES JEAN-BAPTISTE DELAFON D’APRÈS UNE IDÉE ORIGINALE DE PIERRE NINEY PRODUIT PAR WASSIM BÉJI, PIERRE NINEY ET

MARC-HENRI de BUSSCHÈRE AVEC LA PARTICIPATION EXCEPTIONNELLE DE HOLT McCALLANY DIRECTEUR DE LA PHOTOGRAPHIE ANTOINE SANIER MUSIQUE ORIGINALE CHLOÉ THÉVENIN MONTAGE GRÉGOIRE SIVAN PREMIÈRE ASSISTANTE RÉALISATION

NATALIE ENGELSTEIN, A.F.A.R

CASTING CONSTANCE DEMONTOY SCRIPTE CHRISTINE RICHARD-SIVAN DÉCORS STÉPHANE ROZENBAUM COSTUMES OLIVIER LIGEN MAQUILLAGE LAURA OZIER COIFFURE SOPHIE ASSE SON DAVID RIT GUADALUPE CASSIUS NICOLAS BOUVET-LEVRARD MARC DOISNE DIRECTRICE DE PRODUCTION KARINE PETITE DIRECTRICE DE POST-PRODUCTION GAËLLE GODARD-BLOSSIER RÉGISSEUR GÉNÉRAL RAPHAËL RICHARD

COPRODUIT PAR ANDRÉ LOGIE ET GAËTAN DAVID UNE PRODUCTION DÉLÉGUÉE WY PRODUCTIONS ET NINETY FILMS EN COPRODUCTION AVEC STUDIOCANAL M6 FILMS PANACHE PRODUCTIONS LA COMPAGNIE CINÉMATOGRAPHIQUE BE TV ET ORANGE PROXIMUS AVEC LE SOUTIEN DE CANAL+ AVEC LA PARTICIPATION DE DISNEY+ ET M6 W9 AVEC LE SOUTIEN DU TAX SHELTER DU GOUVERNEMENT FÉDÉRAL DE BELGIQUE

ET LE TAX SHELTER DE MOVIE TAX INVEST AVEC LE SOUTIEN DE LA

PROCIREP

ET DE LA

SACEM VENTES INTERNATIONALES STUDIOCANAL

LE 28 JANVIER AU CINÉMA

DE LA COMÉDIE-FRANÇAISE

PHOTO: JÉRÔME PRÉBOIS


PRÉSENTE

RETROUVEZ LA SÉLECTION

DE LA 17 e ÉDITION DU SOMMET DES ARCS !

AU PROGRAMME : 11 films en prévisionnement,

des ateliers et conférences autour de l’innovation et de

l’évolution de nos métiers, et des moments conviviaux en haut des pistes.


Bimensuel N°505 / 3 décembre 2025

TOUTE L’ACTUALITÉ DE L’EXPLOITATION ET DE LA DISTRIBUTION CINÉMA

ÉDUCATION À L’IMAGE

DU PLAN DU GOUVERNEMENT AUX

RENCONTRES DE L’ARCHIPEL DES LUCIOLES :

CE QU’IL FAUT RETENIR


L'édito

Sommaire

Théorie des grands ensembles

Les résultats décevants de la fréquentation doivent

nous inviter à nous interroger sur les raisons de ces

mauvaises performances. L’offre de films ne peut, à elle

seule, expliquer la disette et les difficultés à retrouver

des niveaux pré-Covid. Le public a changé – qui n’a

pas été impacté par les confinements, les nouveaux

usages, etc. ? –, de même que l’époque et le contexte

social et économique. L’introspection doit donc être

de mise à tous les étages, et les sujets ne manquent

pas. On constate par exemple une baisse de la fréquence

par habitant. En d’autres termes, les Français

vont (un peu) moins souvent au cinéma. Comment

l’expliquer ? Le poids de l’offre, une fois encore, est

prépondérant ; mais nos nouveaux usages de communication

n’en sont-ils pas aussi partiellement responsables

? La « ROIsation » des campagnes marketing

digitales pousse à toujours plus de ciblage. Avec

un effet vertueux : pouvoir toucher un cœur de cible

en maîtrisant son budget, voire en déclenchant l’acte

de réservation directement. Or, le succès d’un film se

construit aussi sur des cibles complémentaires, moins

naturelles. Après tout, nous ne sommes pas des profils

marketing monolithiques ! L’hyper-ciblage publicitaire

– au détriment croissant de méthodes plus anciennes,

mais non moins efficaces, telles que l’affichage, qui pesait

28,6 % des dépenses d’achat publicitaire en 2024,

contre 43,1 % dix ans plus tôt – pourrait-il conduire

à passer à côté de certaines franges du public ? Certes,

la télévision (mais qui, par définition, est ciblée), qui

pèse aujourd’hui 13 %, contre 0 % en 2019, ou encore le

cinéma (si l’on y va) peuvent pallier ce penchant pour

le tout digital. Mais, comme pour tout nouvel usage,

il faut savoir appréhender les effets bénéfiques et les

effets de bord. Notre société se fragmente et tend à se

définir davantage comme un agrégat de micro-communautés

qu’un grand ensemble. Mais c’est pourtant

lorsque ce grand ensemble se mobilise et que le film

sort de son territoire naturel qu’il devient un succès.

est une publication de

Laurent Cotillon

N°ISSN : 2740-3335

Boxoffice Pro est édité par CINE GROUP SAS au capital de 1 000 €, c/o Webedia 2 rue Paul Vaillant-

Couturier CS60102 - 92532 LEVALLOIS-PERRET CEDEX • E-mail redaction@cinegroup.fr • Dépôt Légal

à parution

P.6

ACTUALITÉS

Les Légendaires sur les pas de Beyoncé

P. 8 à 11

ÉDUCATION À L’IMAGE

Un plan renforcé pour l’éducation au

cinéma

Retour sur les Rencontres de l’Archipel

des Lucioles

P. 17

PRODUCTION

Rencon tre avec

Jérôme Enrico (L’ARP)

P. 18 à 23

DISTRIBUTION

Gaumont et Diaphana font leurs

conventions

Metropolitan prépare La Femme de

ménage

Apollo mise sur l’émotion de Louise

P. 24-25

INTERNATIONAL

Boxoffice Pro fait son tour d’Europe

P. 28 à 33

EXPLOITATION

La Londe-les-Maures retrouve

son cinéma de la baie

Nouveau chapitre pour

le cinéma de Mont-Dore

Dans le Grand Est,

le cinéma en petite forme

(Ré)ouvertures à Sélestat et

Charleville-Mézières

P. 34

MISCELLANÉES

Soutiens, petites annonces, carnet noir,

agenda de la profession…

Directeur de la publication

Julien Marcel / julien.marcel@cinegroup.fr

Directeur général délégué média & stratégie

Laurent Cotillon / laurent.cotillon@cinegroup.fr

Rédacteurs

Aysegül Algan / aysegul.algan@cinegroup.fr,

Cécile Vargoz / cecile.vargoz@cinegroup.fr,

Jules Dreyfus / jules.dreyfus@cinegroup.fr

Collaboration au magazine

Tanguy Colon

Base de données Films

guillaume.martin@webedia-group.com

Publicité / Base de données distributeurs

Pauline Luigi / pauline.luigi@webedia-group.com

Caroline Roux / caroline.roux@webedia-group.com

Lucille Duthoit / lucille.duthoit@webedia-group.com

Réalisation CINE GROUP

Maquette / Infographie

Philippe Cosqueric / philippe.cosqueric@cinegroup.fr

Impression

ORMONT IMPRIMEUR

4 Rue Antoine de Saint-Exupéry

88100 Saint-Dié-des-Vosges

La Rédaction

Crédit page 3 : ©Jules Dreyfus pour Boxoffice Pro

JULIEN MARCEL

Directeur de la

publication

LAURENT COTILLON

Directeur général délégué

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AYSEGÜL ALGAN

Journaliste

CÉCILE VARGOZ

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JULES DREYFUS

Journaliste

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Maquette

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Boxoffice Pro France

4 N°505 / 3 décembre 2025



Actualités

Les Légendaires sur les pas de Beyoncé

À l’occasion de la sortie prochaine de Les Légendaires,

adaptation très attendue de la bande dessinée de Patrick

Sobral (vendue à plus de 10 millions d’exemplaires), Pan

Distribution a mis en place un dispositif d’avant-premières

particulièrement innovant. L’objectif était de tester la

puissance de la marque et la capacité du public à se

mobiliser spontanément, en s’inspirant du “Beyoncé

effect” : présenter le film très en avance, dans un nombre

restreint de salles, en s’appuyant uniquement sur la

communication des cinémas et sur une mise en avant

progressive des éléments marketing.

©Pan Animation

Cinquante cinémas ont donc été sélectionnés dans toute

la France, selon leur position géographique et le poids

des circuits (sur la base de leurs parts de marché sur

Vaïana 2, localement et nationalement). Pathé, CGR,

UGC, Kinepolis et Mégarama ont ainsi figuré parmi les

circuits impliqués.

L’objectif du dispositif consistait à ouvrir les préventes

dès le mois d’août dans les cinémas retenus : dès qu’une

salle atteignait le seuil fixé de 200 réservations, son circuit

était autorisé à intégrer une nouvelle salle au dispositif.

Six cinémas supplémentaires ont ainsi rejoint l’opération

au fil des semaines, et d’autres exploitants indépendants

ont pu ouvrir des séances sur demande. L’ensemble a

permis de créer une dynamique ascendante, tout en

laissant les salles s’emparer elles-mêmes de l’événement.

Les Légendaires de Guillaume Ivernel

Si des écarts de performance ont été constatés selon les

circuits, le distributeur estime les résultats « très encourageants

». Le film a par ailleurs ensuite intégré la Grande

Journée des Enfants de Pathé, deux semaines après la

première salve d’avant-premières.

Au total, le film de Guillaume Ivernel a enregistré 12

706 entrées sur 124 séances (soit une moyenne de 102

e/s). La sortie des Légendaires est prévue pour le 28 janvier

sur 600 écrans.

L.C.

La sélection du Festival

Télérama/AFCAE 2026

La 26 e édition du Festival Cinéma organisé par l'Association française des

cinémas art et essai et le magazine, en partenariat avec BNP Paribas, aura

lieu du 21 au 27 janvier.

Les 16 reprises sélectionnées :

Une bataille après l’autre de Paul Thomas

Anderson (Warner Bros.)

La Petite Dernière de Hafsia Herzi (Ad Vitam)

Valeur sentimentale de Joachim

Trier (Memento)

Sirāt d’Oliver Laxe (Pyramide)

The Brutalist de Brady Corbet (Universal)

L’Inconnu de la Grande Arche de Stéphane

Demoustier (Le Pacte)

Amour (la trilogie d’Oslo) de Dag Johan

Haugerud (Pyramide)

Un simple accident de Jafar Panahi (Memento)

Miroirs n°3 de Christian Petzold (Les Films

du Losange)

Black Dog de Gu Han (Memento)

Nino de Pauline Loquès (Jour2Fête)

Mémoire d’un escargot d’Adam Elliot

(Wild Bunch)

L’Agent secret de Kleber Mendonça Filho

(Ad Vitam, sortie le 17 décembre)

Nouvelle vague de Richard Linklater (Arp

Sélection)

Je suis toujours là de Walter Salles

(Studiocanal)

Partir un jour d’Amélie Bonnin (Pathé)

Le coup de cœur des moins de 26 ans

Une bataille après l’autre

Les films en avant-première

Certains cinémas proposeront des séances

suivies d’une rencontre avec l’équipe,

retransmise depuis Le Balzac à Paris (aux

dates indiquées ci-dessous)

À pied d’œuvre de Valérie Donzelli (Diaphana,

04/02/26) - rencontre dimanche 25 janvier

à 16h

Baise-en-ville de Martin Jauvat (Le Pacte,

28/01/26) - rencontre mercredi 21 janvier

à 20h30

Le Gâteau du président de Hasan Hadi

(Tandem, 04/02/26) - rencontre mardi 27 janvier

à 20h

Promis le ciel d’Erige Sehiri (Jour2Fête, 28/01/26)

– rencontre vendredi 23 janvier à 20h30

The Mastermind de Kelly Reichardt (Condor,

04/02/26) - rencontre jeudi 22 janvier à 20h

Urchin de Harris Dickinson (Ad Vitam, 11/02/26)

- rencontre samedi 24 janvier à 20h

La Vie après Siham de Namir Abdel-

Messeeh (Météore, 28/01/26) - rencontre samedi

24 janvier à 17h

Les Mycéliades 2026

sous le signe des Résiliences

Le festival de science-fiction interdisciplinaire revient du 31 janvier au 15

février, dans 150 cinémas et médiathèques de plus de 80 villes.

Après avoir rassemblé 28 000 spectateurs

en 2025, la 4 e édition des Mycéliades

propose à nouveau des films, des ateliers

d’écriture, des escape games ou des conférences

scientifiques, pour explorer cette

année la question de la résilience, « celle

des sociétés qui se réinventent face aux

bouleversements climatiques, énergétiques

ou alimentaires ». L’ADRC et Images en

bibliothèques ont préparé un riche

programme en compagnie de youtubeurs,

d'écrivains ou de spécialistes du climat,

rejoints par de nouveaux ambassadeurs

(l'illustratrice Lisa Blumen, l'essayiste

Pacôme Thiellement, la vidéaste Nedrac

Philo..). On notera aussi la participation

du CNRS et de la Société astronomique

de France, aux côtés des autres partenaires

scientifiques du festival (CNES, SFE),

et le soutien de la Fondation Crédit Mutuel

pour la lecture. Parmi la vingtaine de

films proposés, des nouveautés comme

Amour Apocalypse de Anne Émond ou

Arco de Ugo Bienvenu, mais aussi Mad

Max de George Miller, Nausicaä de

Hayao Miyazaki, Dernier train pour

Busan de Sang-ho Yeon, Les Fils de

l’homme de Alfonso Cuarón ou Only

Lovers Left Alive de Jim Jarmusch. Le

programme complet est en ligne sur le

site de la manifestation.

Les cinémas souhaitant retransmettre les séances spéciales peuvent s’inscrire auprès de

l’AFCAE jusqu'au 5 décembre.

6 N°505 / 3 décembre 2025


ÉDUCATION À L’IMAGE

UN PLAN RENFORCÉ

POUR L’ÉDUCATION

AU CINÉMA

Édouard Geffray et Rachida Dati aux Cinémas du Palais, Créteil, 25 novembre 2025

©Jules Dreyfus pour Boxoffice Pro

Édouard Geffray, ministre de

l’Éducation nationale, et Rachida

Dati, ministre de la Culture, ont

dévoilé la semaine dernière leurs

mesures en faveur de l’éducation à

l’image et au cinéma.

Deux mois seulement après la publication du rapport

d’Édouard Geffray, devenu depuis ministre de l’Éducation,

ses propositions sont reprises dans un plan en 4 axes et 15

mesures, avec l’objectif ambitieux de doubler le nombre

d’élèves participant à Ma classe au cinéma (en passant de

2 à 4 millions d’ici deux ans). En gardant l’enjeu de montrer

les films en salles, « parce que le grand écran constitue un

antidote de qualité à la surconsommation des petits écrans », a

réaffirmé Édouard Geffray, et avec « dès 2026,

8 millions d’euros de moyens nouveaux engagés par le ministère

de la Culture et le CNC », a indiqué Rachida Dati, pour qui

ces mesures répondent « à des enjeux culturels

et éducatifs, mais aussi démocratiques et de santé publique ».

Des annonces faites à Créteil, où les ministres, accompagnés

par le président du CNC, ont visité les Cinémas du Palais

et le lycée polyvalent Léon Blum. Sur place, le président de

la FNCF Richard Patry a salué « un jour historique », tandis

que Victor Hadida s’est dit « extrêmement fier » de voir les

éditeurs-distributeurs prendre part à ce système d'éducation

à l'image. Du côté de l’AFCAE, ces mesures « vont dans le

bon sens » pour Guillaume Bachy, qui note toutefois l’absence

d’informations sur la part collective du pass Culture.

Sur toutes les questions en suspens, le président du CNC

a été très réactif en annonçant, deux jours plus tard aux

coordinations réunies à Metz, l’ouverture de l’adresse mail

planeci@cnc.fr [voir pages suivantes] pour recueillir,

jusqu’au 18 décembre, la contribution de tous les acteurs

de l’éducation aux images. Gaëtan Bruel a promis une

synthèse – et des réponses – pour début février.

Axe 1 :

Inscrire l’éducation au cinéma

et à l’image dans la scolarité de tous

les élèves

Mesure 1 : Concevoir un référentiel d’éducation au

cinéma et à l’image, publié à la rentrée 2026, qui

établira des liens avec les programmes disciplinaires

de chaque niveau d’enseignement.

Mesure 2 : Consolider les classes à horaire aménagé

cinéma (Chac), en dressant un bilan du fonctionnement

des neuf classes actuellement déployées afin d’étendre

leur nombre sur tout le territoire.

Mesure 3 : Faciliter l’accès au cinéma des élèves des

établissements ruraux, en travaillant avec les réseaux

itinérants.

Axe 2 :

Donner un nouvel élan à

Ma classe au cinéma

Mesure 4 : Actualiser le modèle de formation des

enseignants, qui bénéficieront dès la rentrée 2026 de

formations transversales pour acquérir les bases d’une

culture cinéma, complétées par une formation nationale

en ligne sur l’éducation à l’image et le dispositif Ma

classe au cinéma.

Mesure 5 : Créer un site de ressources mutualisées,

destinées à l’ensemble des acteurs intervenant auprès

des jeunes. Il sera prochainement mis à disposition.

Mesure 6 : Déployer une identité visuelle Ma classe

au cinéma via un kit de communication (bande annonce,

label affiché dans chaque établissement participant).

Mesure 7 : Valoriser l’engagement des enseignants

mobilisés dans le dispositif, via une carte “Enseignant

- Ami du cinéma” offrant des avantages selon les

modalités choisies par les exploitants, ainsi qu’à des

avantages nationaux mis en place par le CNC.

Axe 3 :

Renforcer le partenariat local autour de

l’éducation au cinéma et à l’image

Mesure 8 : Créer un diplôme interuniversitaire d’éducation

au cinéma, adressé aux enseignants comme à

d’autres acteurs de l’éducation au cinéma.

Mesure 9 : Renforcer la formation de tous les acteurs

via une session plus courte pour ceux qui ont moins

de temps à consacrer à une formation longue.

Mesure 10 : Sécuriser les financements et valoriser

l’engagement des collectivités qui s’engagent à accorder

une priorité budgétaire aux actions d’éducation à

l’image, et sanctuariser le niveau des enveloppes consacrées

par les DRAC et par le CNC aux actions

d’éducation.

Mesure 11 : Créer des conservatoires pilotes de cinéma

au niveau municipal ou départemental, le CNC instaurant,

pour deux ans, un fonds d’amorçage pour financer

équipements et programmes.

Axe 4 :

Diversifier les dispositifs d’éducation à

l’image et au cinéma

Mesure 12 : Déployer Enfants des Lumière(s)

dans l’ensemble des académies, contre trois actuellement.

Mesure 13 : Renforcer le défi Écris ta série ! lancé en

2021, pour permettre à des collégiens et lycéens de

rédiger un scénario et participer à un concours national.

Mesure 14 : Développer des projets innovants d'éducation

au cinéma et à l’image, afin d’accompagner

les évolutions rapides des pratiques culturelles des jeunes.

Mesure 15 : Lancer un concours national de critique

de cinéma destiné aux étudiants, organisé sur les

réseaux sociaux et coordonné par le CNC.

N°505 / 3 décembre 2025

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Éducation à l’image

RENCONTRES NATIONALES DE

L’ARCHIPEL DES LUCIOLES

L’ÉDUCATION AUX IMAGES, EN PRATIQUE ET POLITIQUE

©Christina Perez Tarkowska, L'Archipel des lucioles

Les nouvelles mesures

annoncées pour l’éducation

au cinéma et aux images ont

été au centre des rencontres

organisées par l'Archipel des

lucioles, du 25 au 27 novembre

à Metz, où les coordinations

territoriales de Maternelle,

École, Collège au cinéma et

Passeurs d’images ont à la

fois questionné les contenus

des dispositifs et leur avenir,

débattant avec un président du

CNC très attentif.

« Ce n’est pas une coïncidence si les annonces ministérielles

interviennent le jour même de l'ouverture de nos rencontres »,

soulignait le 25 novembre Stéphanie Dalfeur, présidente

de l’association nationale qui coordonne les dispositifs.

Et si, pour cause, elle n’était pas à Créteil pour rencontrer

les ministres de l'Éducation et de la Culture, elle s’est

félicitée à Metz de l’importance de ce « binôme reconstitué »,

et de la venue, pour la première fois, d’un président du

CNC aux rencontres de l’Archipel des lucioles. « C’est

un grand honneur de recevoir Gaëtan Bruel, qui va s’adresser

à 250 coordinations territoriales et répondre à leurs questions.

Cela marque une vraie reconnaissance de leur travail. »

Sur les mesures annoncées [voir page 7], « la première

bonne nouvelle, c’est que le rapport Geffray n’a pas été

enterré ». Stéphanie Dalfeur rappelle en effet que « nous

avons tous été écoutés et entendus lors de la mission de

M. Geffray. On aurait pu craindre qu’en étant nommé

ministre dans la foulée, il ait d’autres priorités sur l'éducation

en général : or, au bout de trois semaines, les

annonces sont là. On se réjouit d’un calendrier rapide,

qui prend en compte les réussites et les manques, y compris

financiers, des dispositifs ». Et d’un discours, comme le

répète le président du CNC au fil de sa tournée des

régions, qui raccroche le problème sociétal des petits

écrans à une réponse… qui existe depuis 30 ans. Les

deux ministres ont fait entendre « une parole politique

très forte », a approuvé de son côté Olivier Meneux,

coordinateur général de la Fédération de l'Action

Culturelle Cinématographique (FACC), saluant une

« dynamique que l’on attend depuis 20 ans. Quand des

politiques parlent aujourd’hui “d’urgence démocratique”

et de “l’éducation comme l’exact antidote au chaos de

l’image”, c’est fondamental ».

L’invitation du CNC à contribuer

Certes, « nous attendons maintenant les conditions de

mise en œuvre de ces mesures », résume la présidente de

l’Archipel au sujet de toutes les questions que pose ce

plan ambitieux et des moyens qu’il suppose. Mais deux

jours à peine après les annonces, le président du CNC

estime « qu'il faut plutôt se réjouir que tout ne soit pas

complètement clair ». L'important, « c’est ce que nous

allons faire ensemble à partir de maintenant : donc j’ouvre

une boîte mail où chacun peut contribuer, je lis tout et

vous fais des propositions. » Ainsi, tous les coordinateurs

et acteurs de l’éducation aux images, temps scolaire et

hors temps scolaire, sont invités à partager leurs réactions

et « leurs recommandations concrètes », signalant les

bonnes initiatives comme les difficultés, à l’adresse

planeci@cnc.fr. « En deux pages maximum et avant le

18 décembre », précise le président du CNC, qui propose

de se retrouver en visio début février, pour partager sa

synthèse et les nouvelles orientations.

8 N°505 / 3 décembre 2025


« Il fallait cette parole politique pour que

tout le reste suive »

En attendant, Gaëtan Bruel a commenté les mesures et

apporté certaines réponses. En réaffirmant d’abord

qu’aujourd’hui, « la diffusion est le premier enjeu du CNC

et l’éducation, sa plus grande priorité ». Ce travail essentiel

a été délaissé au profit de la production des œuvres et,

dans le contexte de baisse de la fréquentation, le président

du CNC veut s’occuper du public, ce qui bénéficiera à

l’ensemble de la filière. « L’année prochaine, le CNC aura

quelques millions d’euros en plus, et 100 % de cette somme

ira à l'éducation aux images et aux territoires. » Comme

annoncé au Congrès de Deauville, le CNC viendra en

renfort du ministère de la Culture, en neutralisant les

baisses de budget des DRAC sur les dispositifs. « Nous

donnerons aux DRAC les moyens qu’elles avaient en 2024,

et verrons si l’on peut faire mieux », a précisé Gaëtan Bruel.

Dans le cadre des conventions État/Région, « on pousse

à fond le dispositif des médiateurs, en allant jusqu’à 3 € pour

1 € pour les Régions qui s’engagent le plus » et en remotivant

les départements, voire les intercommunalités. « Car il

s’agit d’abord de donner envie, malgré la lassitude. »

©Christina Perez Tarkowska, L'Archipel des lucioles

« Un tournant historique »… mais un

besoin accru de formation

À ce titre, le premier axe des annonces – ancrer l’éducation

à l’image dans les programmes scolaires en général – est

« un tournant historique » pour le président du CNC.

Avoir un référentiel commun pour toutes les disciplines

et tous les niveaux va « créer une incitation puissante pour

chaque enseignant, et permettre de partager une vision entre

professionnels du cinéma, chefs d'établissement et enseignants ».

Sur leur formation, initiale et continue, « les ministres

n’ont pas tout dit et y travaillent ». Le diplôme universitaire

pourrait concerner aussi des professionnels de la filière

cinéma ; quant aux formations plus courtes, notamment

dans le cadre des dispositifs, elles continueront à se faire

en présentiel dans les salles, même si elles sont complétées

par un module national en ligne. Car si elles ont été

fragilisées par la réforme du Remplacement de courte

durée (RCD), on sait que ces formations n’étaient pas

toujours suivies par les enseignants, « même dans le monde

d’avant », et qu'il faut permettre à tous d’y accéder.

Quant aux ressources pédagogiques, « il s’agit de les unifier,

en préservant les initiatives locales des coordinations », assure

le président du CNC, le projet étant d’avoir un portail

national unique « clair et accessible pour tous ceux qui

interviennent auprès des élèves ». Il précise, par ailleurs,

que la carte “Enseignant ami du cinéma”, qui va figurer

dans le kit de communication, donnera des avantages

nationaux aux professeurs engagés dans les dispositifs

– dont un abonnement à la plateforme Tënk négocié par

le CNC – et localement, laissés au choix des salles qui

feront leurs propositions.

Doubler le nombre d’élèves, mais pas au

détriment de la qualité

L’objectif de doubler le nombre d’élèves en deux ans

« peut paraître performatif selon Gaëtan Bruel, mais c’est

en ayant cet élan d’ambition que l’on dépassera les 15 %

d’élèves touchés actuellement ». Et il s’agit d’abord d’enrayer

Le président du CNC, le 27 novmebre à Metz, très attentif aux questions des acteurs de l'éducation aux images

L’IMPORTANT, C’EST CE QUE NOUS ALLONS

FAIRE ENSEMBLE À PARTIR DE MAINTENANT

Gaëtan Bruel

la baisse et d’engager des moyens. Si le problème des

transports n'est pas évoqué dans les mesures, l’action

renforcée des itinérants en milieu rural, qui pourraient

assurer des séances au sein des établissements scolaires,

est une partie de réponse. Interpellé sur le risque de la

massification sur la qualité des dispositifs – dont le

programme de 3 films auquel sont attachées les coordinations

–, le président du CNC se dit convaincu de la

volonté d’Édouard Geffray de maintenir leur niveau

d'exigence. Il ne s’agit pas de « faire du chiffre, on va y

aller par palier, en rappelant tout ce qui s’invente de formidable

au niveau local, en jouant l’émulation entre les territoires.

On ne fera pas passer la quantité avant la qualité ».

Une qualité qui doit beaucoup au rôle et au travail

historique des cinémas art et essai, a souligné le président

de l’AFCAE Guillaume Bachy, qui s‘interroge sur l’arrivée

de certains circuits revendiquant aujourd’hui de faire de

l'éducation. Pour Gaëtan Bruel, « l'éducation à l’image ne

doit pas être un effet de mode. Le cinéma ne doit pas être

utilisé seulement comme une ressource pédagogique pour

aborder des sujets de société, mais doit être étudié comme

un art et une fin en soi ». Pour autant, les salles historiques

n’ont pas le monopole des dispositifs et « les nouveaux

entrants sont bienvenus. Mais ils doivent respecter le cahier

des charges. »

Regards croisés

avec l’international

Les participants aux Rencontres venaient de loin cette

année : d’Outre-mer, avec pour la première fois une coordination

de Saint-Martin qui commence à expérimenter

les dispositifs… en plein air, car il n’y existe aucune salle

de cinéma. Peu de salles aussi en Colombie, où a pourtant

été lancé le programme “Otros Ojos”, avec un soutien du

Fonds Équipe France, mais aussi des ministères locaux de

la Culture et de l'Éducation. Un système hybride, appuyé

par un contingent de médiateurs, avec des séances dans

les salles des circuits commerciaux et d’autres lieux, pour

les élèves des écoles publiques qui n’auraient jamais les

moyens d’aller au cinéma sans ces séances, gratuites pour

eux. Le programme a été étendu en Bolivie, Équateur,

Pérou et Venezuela, en s’adaptant aux problèmes de

sécurité selon les régions… et là, sans aucun soutien des

institutions. Depuis février 2025, “Otros Ojos” a touché

plus de 25 000 jeunes.

Plus près, en Moselle qui partage trois frontières,

avec le Luxembourg, la Belgique et l'Allemagne, est né

le concours Créa Jeunes, pour montrer les films conçus

lors d’ateliers. Tout se passe en français et en allemand, et

vise à créer du commun entre les jeunes des différents

pays du Nord de l’Europe.

N°505 / 3 décembre 2025

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Éducation à l’image

Enjeux de santé

mentale…

Une matinée a été consacrée à la santé mentale, avec

une conférence du docteur en sociologie Julien Aimé, qui

a défini ce qui pouvait relever d’un état psychique individuel,

mais aussi, de façon plus positive, d’une ressource

collective. Les films, « qui aident à découvrir la vie », selon

le psychiatre Jean-Christophe Vignoles, peuvent ainsi

être utilisés dans la thérapeutique avec les jeunes.

Pour celui qui travaille auprès de sans-abris et co-organise

les Journées Cinéma et Psychiatrie de Lyon,

le cinéma permet notamment de s'identifier à des

affects : « On ne s’identifie pas au Joker, mais on partage

sa souffrance. » Cela vaut aussi pour la réalisation en

atelier, comme en a témoigné le film Un petit régime,

que Nathalie Joyeux a réalisé avec des adolescentes

anorexiques. Et pour une cinéaste comme Claire Burger

(C’est ça l’amour, Langue étrangère…), puiser dans son

histoire familiale traversée de troubles mentaux

« est un riche terreau créatif ».

©Christina Perez Tarkowska, L'Archipel des lucioles

Les participants ont bravé le froid lorrain pour une projection de courts métrages... en plein air !

… et d’approche

environnementale

Autre thème de ces Rencontres, décliné en trois temps

d’échanges, l’écologie à travers les images. Et d’abord

celles des réseaux sociaux, qui peuvent générer de

l’anxiété, mais aussi la capacité à se « mettre en colère »,

selon le socio-anthropologue de l’adolescence Jocelyn

Lachance. Le critique Raphaël Nieuwjaer a montré, de

son côté, que les questions environnementales sont

souvent traitées dans les films de façon catastrophiste,

mais plus largement comment la nature et le vivant

irriguent l’histoire du cinéma. La table ronde organisée

par la SRF a confirmé que le rapport à l’écologie dépasse

la “crise”, comme dans le travail de Marine Brun-Franzetti

avec les peuples autochtones en Guyane, de Thomas

Salvador dans La Montagne… et plus généralement

dans les pratiques de médiation. À noter que cette

rencontre a été enregistrée pour devenir le nouvel

épisode du podcast “L’écologie et la pratique du cinéma”

réalisé par le groupe Écologie de la SRF, en collaboration

avec Ecoprod.

Côté son, on n’oubliera pas non plus la puissante

Traversée sonore proposée par l’audio-naturaliste

Boris Jollivet, qui a travaillé sur La Panthère des neiges

ou La Vallée des loups, et fait entendre à Metz des chants

d'araignée ou des pleurs de bébé castor inoubliables.

Au Klub de Metz, l’audio-naturaliste Boris Jollivet a

embarqué les spectateurs dans une puissante

Traversée sonore.

Le président du CNC insiste en effet sur « l'unicité du

dispositif national Ma classe au cinéma », même si le

quatrième axe des mesures met en avant la pratique du

cinéma, en déployant “Enfant des Lumières(s)” ou “Écris

ta série”, Gaëtan Bruel citant de son côté “Toute la lumière

sur les Segpa” « comme le plus bel exemple de ce qui peut

naître dans les salles ». Quant à Passeurs d’images, sur le

hors temps scolaire, « le CNC est très attaché à ce dispositif

qui souffre plus que d’autres et que les annonces ne mettent

pas assez en avant. Nous espérons qu’en reconsolidant le

budget des DRAC, le dispositif sera relancé ».

Un financement encore flou

Plus généralement, Gaëtan Bruel a été interrogé sur la

répartition des 8 millions d’euros annoncés par Rachida

Dati. « Plutôt que de chiffrer chaque mesure, nous avons

décidé d’inscrire une ligne et de faire les choix intelligents,

en fonction de vos besoins », a assuré le président du CNC.

Citant le projet des conservatoires, qui sont gérés par les

collectivités, « nous proposons à ceux qui existent d’ouvrir

une section cinéma : il ne s’agit pas de siphonner les moyens

dédiés à l’éducation à l’image ».

Quant à la part collective du pass Culture… c’est la

grande inconnue d’un plan qui vise pourtant à passer à

4 millions nombre d’élèves participant aux dispositifs.

Selon Gaëtan Bruel, « on attend des éléments dans les

semaines qui viennent ». Éric Rostand, conseiller cinéma

à la Direction générale de l'enseignement scolaire

(DGESCO), n’en a pas dit plus : « Sous réserve du vote du

budget de l’État, elle devrait être reconduite selon les modalités

de 2025. » Des groupes de travail feront des propositions

sur son évolution, mais elle ne sera pas étendue au premier

degré – comme certains l’espéraient –, sauf pour “Marseille

en Grand”, où c’est déjà le cas.

La salle au coeur des dispositifs

Avant d’en débattre avec Gaëtan Bruel, certains participants

aux Rencontres se sont ré-interrogés sur le rôle de

la salle dans les dispositifs. « En salle, les élèves font l’expérience

collective du grand écran », comme l’a réaffirmé

Édouard Geffray. Mais les professionnels mettent aussi

en avant un lieu d’accueil bienveillant pour chaque élève,

et un espace de dialogue, y compris avec les enseignants.

Ces derniers ignorent souvent tout du métier

Au Klub, « il se passe toujours quelque chose »

Les Rencontres étaient accueillies cette année au Klub de Metz,

notamment dans la plus grande des ses 7 salles, mais aussi son

vaste hall, doté d’un bar central. Rouvert en 2018 par Kinepolis sous

sa nouvelle identité, l’ancien Palace – dont les murs appartiennent

à la mairie – est, depuis, le seul cinéma art et essai de la ville lorraine.

Son directeur, Dimitri Fayette, est depuis 2024 administrateur de

l’Afcae, dont il a fêté les 70 ans tout au long de l’année.

Le Klub accueille tous les dispositifs scolaires – de Maternelle à

Lycéens au cinéma – qui représentent 20 000 entrées sur une année.

« Une fréquentation stable, malgré la légère baisse des effectifs sur

Collège l’an dernier, à cause des difficultés de transport », résume

l’exploitant, très actif dans le comité de pilotage local et le choix

des films, même si c’est la Ligue de l'enseignement FOL 57 qui

coordonne les dispositifs en Moselle.

En parallèle, l'équipe du Klub mène un travail important auprès

des enseignants, en étant force de proposition sur des films d'actualité

ou des thématiques, à travers une newsletter envoyée à tous

les établissements. En novembre, toutes les séances scolaires

confondues ont rassemblé 4 000 élèves. L’histoire et la géographie

de Metz favorisant les échanges frontaliers avec l'Allemagne –

notamment à travers deux écoles bi-culturelles –, c’est un axe que

le Klub développe dans son travail d’éducation au cinéma, en

participant depuis deux ans au Festival germanophone Augenblick,

porté par le RECIT – le Pôle régional d’éducation aux images dirigé

par Stéphanie Dalfeur.

Plus largement dans son travail auprès des jeunes, le Klub accueille

des ciné-clubs étudiants. « C’est parti d’une demande de leur part et

que nous essayons de formaliser avec des professeurs de l’Université,

notamment ceux du Master “Métiers de la transmission du cinéma

et de l'audiovisuel”, relate Dimitri Fayette. L’idée est d’aller plus loin

que la simple animation de séances, et mon rôle est d’accompagner

les étudiants, en les mettant en relation avec les distributeurs et en

leur proposant des films d’actualité ou inédits. »

Un ciné-club étudiant sur le Québec, un ciné club “féministe et

intersectionnel” l’an dernier… des initiatives qui, selon l’exploitant,

font clairement venir de nouveaux publics. Autre temps fort de

l’année, le Festival du film d'animation de Metz (FIFAM), organisé

par la Ligue de l'enseignement en février, avec notamment

beaucoup d’ateliers animés par des studios du Luxembourg, et

qui attire beaucoup d’ados. Pour la médiation jeune public, l'équipe

du Klub est soutenue par deux volontaires en service civique,

deux jours par semaine de novembre à mai. Un renfort utile

10 N°505 / 3 décembre 2025


©Christina Perez Tarkowska, L'Archipel des lucioles

Au Klub de Metz, l’audio-naturaliste Boris Jollivet a embarqué les spectateurs dans une puissante Traversée sonore.

©Klub Metz

“En amenant les élèves au cinéma, on crée des cinéphiles

mais surtout des humains” : Nathan Ambrosioni a présenté

à Metz l’avant-première de son film Les Enfants vont bien

(Studiocanal), à l’occasion des 70 ans de l’AFCAE.

d’exploitant… et inversement. On sait aussi que cet

accueil et l’accompagnement des élèves demande du

temps et des ressources, que certaines salles n’ont pas.

Avec parfois du personnel dédié, parfois des bénévoles

engagés… parfois personne. Et si les dispositifs se déploient

en majorité dans des salles art et essai, ce n’est pas toujours

la garantie d’un bon accueil : un directeur de multiplexe

motivé peut assurer une meilleure présentation qu’un

projectionniste que les élèves connaissent par son prénom,

mais qui ne se sent pas légitime.

Car s’il n’est pas nécessaire d’avoir fait pour cela des études

de cinéma, le film n’est pas toujours présenté, ni par le

personnel des cinémas… ni par les enseignants, qui parfois

arrivent sans savoir le titre du film qui va être projeté à

leurs élèves. Cet accompagnement est pourtant au cœur

du cahier des charges des dispositifs, rédigé il y a 30 ans

par les salles qui les ont lancés, avant de devenir plus

institutionnel et unifié. Là encore, la formation demeure

essentielle. Les formations “transversales” pourront-elles

renforcer le partenariat enseignants/exploitants ? Les

formations plus courtes seront-elles ouvertes aux bénévoles

des salles associatives et circuits itinérants ? Et plus largement,

l’éducation doit-elle faire partie des métiers de

sachant que « la Région Grand Est a créé des postes de médiateurs,

mais qui sont pour l’heure affiliés à des associations territoriales

plus qu’à des salles de cinéma ».

De façon plus générale, « c’est tout ce travail d’animation qui fait

que les salles art et essai résistent mieux », rappelle l’exploitant,

l’exploitation, notamment depuis la disparition du CAP

de projectionniste ?

La qualité de projection, d’ailleurs, figure aussi dans

le cahier des charges des dispositifs. Aussi dans les

territoires sans salle de cinéma, les itinérants pourront

opérer des séances dans les établissements scolaires.

« Une très bonne idée, selon la présidente de l’Archipel

des Lucioles, qui mettrait en valeur le travail de ces

circuits ; il vaut mieux s’appuyer sur des professionnels que

d'utiliser un vidéoprojecteur dans une école. »

C’est l’une des mesures qui prend en compte l'hétérogénéité

des problématiques… et l'adaptabilité des dispositifs

à l’échelle locale. Car s’il est essentiel de préserver la

dimension nationale de Ma classe au cinéma, c’est aussi

cette multiplicité, reconnue par Édouard Geffray, qui

fait sa richesse. Ces Rencontres en ont à nouveau témoigné,

avec cette année un nombre record de participants, pour

des débats exigeants autour des films, des thématiques

sociétales et des pratiques au quotidien. Pour l’édition

2026, rendez-vous à Sarlat !

Cécile Vargoz

dont l'établissement a enregistré 125 000 entrées l’an dernier,

dans une ville de 120 000 habitants. « Les spectateurs savent que

chez nous, il se passe toujours quelque chose. Y compris cette semaine

quand ils entrent dans le hall bondé et se mêlent aux 300 participants

des Rencontres. »

©Cécile Vargoz

Nouveaux films des

dispositifs scolaires

Après les projections du programme de 17 films d’Alice

Guy, pensé pour Collège au cinéma, et de Takara, la nuit

où j’ai nagé, entré au catalogue École et cinéma, les films

retenus pour les catalogues 2026-2027 ont été présentés

à Metz par des membres des comités de sélection.

Maternelle au cinéma

Vive le vent d’hiver, programme de 5 courts métrages

d’animation, 2022 (Films du Préau)

Des trésors plein ma poche, programme de 6 courts

métrages, 2017 (Gebeka)

La Petite Fabrique des nuages,programme de 5 courts

métrages, 2019 (KMBO)

La Colline aux cailloux, programme de 3 courts

métrages,2023 (Cinéma Public Films)

École et cinéma

Dounia et la princesse d’Alep de Marya Zarif et André

Kadi, 2023 (Haut et Court)

Reine d’un été de Joya Thome, 2018 (Films du Préau)

Takara, la nuit où j’ai nagé de Damien Manivel et Kohei

Igarashi, 2018 (Shellac)

Le Grand Méchant Renard et autres contes de

Benjamin Renner et Patrick Imbert, 2017 (StudioCanal)

L’École du bout du monde de Pawo Choyning Dorji,

2019 (ARP Sélection)

Collège au cinéma

Vampire humaniste cherche suicidaire consentant de

Ariane Luis-Seize, Canada, 2024 (Wayna Pitch)

La Ferme des Bertrand de Gilles Perret, France,

2024 (Jour2Fête)

Charade de Stanley Donen, 1963/2021 (La

Filmothèque Distribution)

Tehachapi de JR, France, 2024 (mk2.Alt)

Coeurs perdus, programme 3 courts métrages, 2024

(Studio des Ursulines)

Flow, le chat qui n’avait plus peur de l’eau de Gints

Zilbalodis, 2024 (UFO)

La Forteresse de Avinash Arun, 2015 (Films du Préau)

Wallay de Berni Goldblat, 2017 (Rezo)

Le Voyage du Prince de Jean-François Laguionie et

Xavier Picard, 2019 (Gebeka)

Alice Guy, pionnière du cinéma, programme de 17

courts métrages, 1900-1907 (Gaumont)

N°505 / 3 décembre 2025

11


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Renaud Davy, directeur des ventes I renaud@pan-groupe.com I 06 14 65 04 54

Lucien Paris, programmateur I lucien@pan-groupe.com I 06 08 74 48 90

matériel disponible chez distribution service

Samuel Vaugeois I samuel.vaugeois@distri-service.com I 01 34 29 44 26

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Calendrier

SEMAINE JOUR DE SORTIE FÉRIÉ

JOUR FÉRIÉ

CHANGEMENT/NOUVELLE DATE

REPRISE

CONTENU ALTERNATIF

Zone A

Besançon, Bordeaux,

Clermont-Ferrand, Dijon, Grenoble,

Limoges, Lyon, Poitiers

Zone B

Aix-Marseille, Amiens, Caen,

Lille, Nancy-Metz, Nantes, Nice,

Orléans-Tours, Reims, Rennes,

Rouen, Strasbourg

Zone C

Créteil, Montpellier,

Paris, Toulouse,

Versailles

S49

3 DÉC

DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)

FRIDAY ENTERTAINMENT AKHANDA 2 02h50 B.Srinu N.Balakrishna, P.Jaiswal, S.Menon

PATHÉ LIVE BARDOT 01h30 A.Berliner et E.Thevenet B.Bardot, C.Ardan, F.Bel

VUES DU QUÉBEC DISTRIBUTION BILLY 01h45 L.Côté-Collins

OPTIMALE DISTRIBUTION CABO NEGRO 01h16 A.Taïa O.Barid, Y.Beyej, J.Compan

DULAC DISTRIBUTION DEMAIN 01h58 C.Dion et M.Laurent M.Laurent, C.Dion, J.Rifkin

FRIDAY ENTERTAINMENT DHURANDHAR 03h32 A.Dhar R.Singh, S.Dutt, A.Khanna

ARP SÉLECTION DITES-LUI QUE JE L’AIME 01h32 R.Bohringer R.Bohringer, C.Autain, E.Yelmani

UNIVERSAL PICTURES INTERNATIONAL FR FIVE NIGHTS AT FREDDY'S 2 01h44 E.Tammi J.Hutcherson, E.Lail, M.Lillard

LE PACTE FUORI 01h57 M.Martone V.Golino, M.De Angelis, Elodie

WILD BUNCH DISTRIBUTION GÉRALD LE CONQUÉRANT F.Eboué F.Eboué, L.Lefèbvre, A.Roth

LES FILMS DES DEUX RIVES IL A SUFFI D'UNE NUIT 01h30 E.Bidou

SAJE DISTRIBUTION JE SUIS L’IMMACULÉE CONCEPTION 01h20 M.Kondrat M.Juzwin, K.Przystal, N.Strzelecka

SONY PICTURES ENTERTAINMENT FRANCE JUJUTSU KAISEN : EXÉCUTION 01h30 S.Goshozono J.Enoki, Y.Uchida, A.Seto

MISSION LA FAUTE À VOLTAIRE 02h13 A.Kechiche S.Bouajila, A.Atika, É.Bouchez

STUDIOCANAL LES ENFANTS VONT BIEN 01h51 N.Ambrosioni C.Cottin, J.Armanet, M.Chokri

EUROZOOM L'ŒUF DE L'ANGE 01h11 M.Oshii M.Hyôdô, J.Nezu, K.Noda

PATHÉ FILMS MEKTOUB MY LOVE : CANTO DUE 02h14 A.Kechiche S.Boumedine, O.Bau, J.Pennington

TRAFALGAR RELEASING MONSTA X : CONNECT X IN CINEMAS 01h58 Y.Oh et Y.Lee MONSTA X

PARADIS FILMS PANIQUE À NOËL 01h20 H.Martin Dahlsbakken V.Falk Berg, V.Eide, F.Fagerli

METROPOLITAN FILMEXPORT POUR L'ÉTERNITÉ 01h54 D.Freyne E.Olsen, M.Teller, C.Turner

NEW STORY QUE MA VOLONTÉ SOIT FAITE 01h35 J.Kowalski M.Wróbel, R.Mesquida, W.Skibinski

THE JOKERS FILMS REEDLAND 01h51 S.Bresser G.Knobbe, L.Reinders

CONTRE-JOUR DISTRIBUTION SOME NIGHTS I FEEL LIKE WALKING 01h43 P.Vargas J.Angeles, A.Saycon, T.Alejandrino

SINGULARIS FILMS SOUVENT L'HIVER SE MUTINE 01h14 B.Perraud

MK2.ALT TAYC X RED BULL SYMPHONIC : DERNIER ACCORD 01h30 S.Bergé

NOUR FILMS TERESA 01h44 T.Mitevska N.Rapace, S.Hoeks, N.Ristanovski

PATHÉ LIVE THE DOORS : WHEN YOU'RE STRANGE 01h41 T.DiCillo J.Depp, J.Densmore, R.Krieger

SPACE ODYSSEY THE SHADOW’S EDGE 02h20 L.Yang J.Chan, Z.Zhang, T.Leung Ka Fai

CGR EVENTS THE WORLD OF HANS ZIMMER - A NEW DIMENSION 02h00 M.Greving H.Zimmer, L.Gerrard, L.M.

S50

10 DÉC

DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)

SND À LA POURSUITE DU PÈRE NOËL ! J.Huth P.Timsit, I.Nanty, T.De Boeck

TAJINE STUDIO ALICE PAR CI PAR LÀ 01h24 I.Tent

PATHÉ LIVE ANDREA CHÉNIER (METROPOLITAN OPERA) 03h31 N.Joël S.Yoncheva, P.Beczala, I.Golovatenko

AD VITAM ANIMAL TOTEM 01h29 B.Delépine S.Guesmi, O.Rabourdin, S.Rigot

PATHÉ LIVE CASSE-NOISETTE 01h43 F.Roussillon D.Gilbert, G.Diop

CGR EVENTS CASSE-NOISETTE (THE ROYAL BALLET) 03h30 P.Wright M.Magri, R.Clarke, M.Tsembenhoi

UGC DISTRIBUTION / TF1 STUDIO CHASSE GARDÉE 2 01h38 A.Fourlon et F.Forestier D.Bourdon, C.Lou, H.Jemili

EPICENTRE FILMS ELLE ENTEND PAS LA MOTO 01h34 D.Fischbach

LA FILMOTHÈQUE DISTRIBUTION

(EX CINÉ SORBONNE) FEUX DANS LA PLAINE 01h47 K.Ichikawa E.Funakoshi, O.Takizawa, M.Curtis

UNA MATTINA FILMS GIRLS FOR TOMORROW 01h38 N.Philippe

METROPOLITAN FILMEXPORT TRILOGIE HISTOIRE DE FANTÔMES CHINOIS 01h30

DIAPHANA DISTRIBUTION LA CONDITION 01h43 J.Bonnell S.Arlaud, G.Bellugi, L.Chevillotte

MEMENTO LADY NAZCA 01h39 D.Dorsaz D.Lingnau, G.Gallienne, O.Ross

PYRAMIDE DISTRIBUTION LA PETITE CUISINE DE MEHDI 01h44 A.Adjina Y.Boucif, C.Bretheau, H.Abbass

MALAVIDA FILMS LA PISCINE 02h18 B.Zhelyazkova K.Tsonev, Y.Kasheva, K.Denchev

MALAVIDA FILMS LA VIE S'ÉCOULE SILENCIEUSEMENT... 01h45 H.Ganev et B.Zhelyazkova B.Simeonov, G.Georgiev-Getz, E.Radeva

METROPOLITAN FILMEXPORT L'ÉLUE 01h39 O.Perkins T.Maslany, R.Sutherland, E.Boyes

APOLLO FILMS LOUISE 01h48 N.Keitel D.Rouxel, C.de France, S.Dewaels

TANDEM LOVE ME TENDER 02h13 A.Cazenave Cambet V.Krieps, A.Reinartz, M.Chokri

KMBO MISSION PÈRE NOËL 01h36 R.Cussó et D.Mitrevski J.Weckauf, B.Zimmermann, O.Kalkofe

LES FILMS DU CAMELIA MOI IVAN, TOI ABRAHAM 01h45 Y.Zauberman R.Alexandrovitch, A.Yakovlev, V.Mashkov

LES FILMS DU LOSANGE RESURRECTION 02h40 B.Gan J.Yee, S.Qi, M.Chao

PATHÉ LIVE ROLLING STONES - AT THE MAX 01h33 J.Temple et R.Kroitor M.Jagger, K.Richards, R.Wood

NIGHT ED FILMS VAA VAATHIYAAR 02h10 N.Kumarasamy Karthi, Sathyaraj, K.Shetty

S51

17 DÉC

DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)

THE WALT DISNEY COMPANY FRANCE AVATAR : DE FEU ET DE CENDRES 03h17 J.Cameron S.Worthington, Z.Saldana, S.Weaver

APOLLO FILMS HEIDI ET LE LYNX DES MONTAGNES 01h19 T.Schwarz et A.Roca Berridi L.Graffam, T.Zahner, L.Lucero

SHELLAC HISTOIRES DE LA BONNE VALLÉE 02h02 J.Luis Guerín

LA FIDÈLE STUDIO JONE SOMETIMES 01h20 S.Fantova O.Aguayo, J.Bengoetxea, A.Artetxe

NEXT FILM DISTRIBUTION KOGIS, ENSEMBLE POUR SOIGNER LA TERRE 01h15 A.Bouchet

WILD BUNCH DISTRIBUTION LA FABRIQUE DES MONSTRES 01h32 S.Hudson et T.Genkel A.Butterfield, J.Fry, R.Brydon

AD VITAM L'AGENT SECRET 02h40 K.Mendonça Filho W.Moura, G.Leone, M.Cândido

GAUMONT DISTRIBUTION L’ÂME IDÉALE A.Vial J.Cohen, M.Lépine Blondeau, F.Janas

JOUR2FÊTE L'AMOUR QU'IL NOUS RESTE 01h49 H.Pálmason S.Garðarsdóttir, S.Gudnason, Í.Mekkín Hlynsdóttir

HAUT ET COURT LE CHANT DES FORÊTS 01h36 V.Munier V.Munier

LES ACACIAS L'ECHELLE DE JACOB 01h53 A.Lyne T.Robbins, E.Peña, D.Aiello

SOLARIS DISTRIBUTION LE CID 03h04 A.Mann C.Heston, S.Loren, G.Raymond

CARLOTTA FILMS LE QUAI DES BRUMES 01h31 M.Carné J.Gabin, M.Simon, M.Morgan

URBAN SALES LES ENFANTS DU LARGE 01h37 V.Tangvald

KMBO REBUILDING 01h35 M.Walker-Silverman J.O'Connor, M.Fahy, K.Reis

S52

24 DÉC

DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)

PARAMOUNT PICTURES FRANCE BOB L'ÉPONGE - LE FILM : UN POUR TOUS, TOUS PIRATES ! 01h28 D.Drymon T.Kenny, C.Brown, R.Bumpass

ELKIN COMMUNICATION C'EST ARRIVÉ AU CINÉMA 00h11 B.Richaud M.Imbert, S.Nivault, B.Faure

METROPOLITAN FILMEXPORT LA FEMME DE MÉNAGE 02h11 P.Feig S.Sweeney, A.Seyfried, B.Sklenar

LA FILMOTHÈQUE DISTRIBUTION

(EX CINÉ SORBONNE) LA PANTHÈRE ROSE 01h55 B.Edwards P.Sellers, D.Niven, R.Wagner

MOONLIGHT FILMS DISTRIBUTION LA PIRE MÈRE AU MONDE 01h30 P.Mazingarbe L.Bourgoin, M.Robin, F.Loiret Caille

PYRAMIDE DISTRIBUTION LE MAÎTRE DU KABUKI 02h54 S.Lee R.Yoshizawa, R.Yokohama, S.Kurokawa

14 N°505 / 3 décembre 2025


S52

24 DÉC

DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)

CONDOR DISTRIBUTION L’ENGLOUTIE 01h37 L.Hémon G.Bellugi, M.Lucci, S.Kircher

ARP SÉLECTION LE TEMPS DES MOISSONS 02h15 H.Meng S.Wang, C.Zhang, Z.Yanrong

BATHYSPHERE LIBERTALIA 01h41 S.Benhaïm

SWASHBUCKLER FILMS MARIAGE ROYAL 01h34 S.Donen F.Astaire, J.Powell, P.Lawford

SPLENDOR FILMS METROPOLIS 01h52 Rintaro Y.Imoto, K.Kobayashi, K.Okada

THE JOKERS FILMS SELON JOY C.Lugan S.Bonny, V.Zhdanov, A.Argento

DULAC DISTRIBUTION UNE ENFANCE ALLEMANDE - ÎLE D'AMRUM, 1945 01h33 F.Akın J.Billerbeck, L.Tonke, D.Kruger

S01

31 DÉC

DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)

SONY PICTURES RELEASING FRANCE ANACONDA T.Gormican P.Rudd, J.Black, D.Melchior

OUTPLAY FILMS EN GARDE 01h46 N.Low T.Yu-Ning, H.Liu, N.Ding

TRINITY CINEASIA LA DERNIÈRE VALSE 02h20 A.Chan D.Chi-Wah, M.Hui, M.Wai

ARIZONA DISTRIBUTION LAURENT DANS LE VENT 01h50 A.Balekdjian et L.Couture B.Perusat, B.Dalle, D.Bouzyani

PAN DISTRIBUTION LE PAYS D’ARTO 01h44 T.Stepanyan C.Cottin, Z.Ebrahimi, S.Hovhannisyan

LE PACTE LOS TIGRES 01h49 A.Rodriguez A.de la Torre, B.Lennie, J.Nuñez

NOUR FILMS MAGELLAN 02h43 L.Diaz G.García Bernal, R.Koza, D.Yazbek Bernal

APOLLO FILMS QUI BRILLE AU COMBAT 01h40 J.Japy M.Laurent, P.Cardinal, S.Pachoud

UNIVERSAL PICTURES INTERNATIONAL

FRANCE SUR UN AIR DE BLUES 02h13 C.Brewer H.Jackman, K.Hudson, M.Imperioli

PANAME DISTRIBUTION VADE RETRO 01h35 A.Peretjatko Estéban, P.Tagnati, Y.Gontrand

S02

7 JAN

DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)

DEAN MEDIAS ANIMUS FEMINA 01h42 E.de Latour

THE WALT DISNEY COMPANY FRANCE ELLA MCCAY J.Brooks E.Mackey, J.Curtis, W.Harrelson

LES FILMS DU LOSANGE / SCALA FILMS FATHER MOTHER SISTER BROTHER 01h51 J.Jarmusch T.Waits, A.Driver, M.Bialik

CONTRE-JOUR DISTRIBUTION IN THE SOUP 01h36 A.Rockwell S.Buscemi, S.Cassel, J.Beals

DIAPHANA DISTRIBUTION LES ÉCHOS DU PASSÉ 02h29 M.Schilinski H.Heckt, L.Urzendowsky, L.Geiseler

MEDIA ART LE SECRET DE L'ANGELUS, LA FASCINATION DE DALI 01h30 J.Charansonnet J.Charansonnet, M.Alcoverro, E.Alejandre

KMBO LES LUMIÈRES DE NEW YORK 01h43 L.Choi F.Chen, P.Yung, L.Nakli

PATHÉ LIVE LES PURITAINS (METROPOLITAN OPERA) 03h47 C.Edwards (IV) L.Oropesa, L.Brownlee, A.Rucinski

SPACE ODYSSEY LE STUDIO PHOTO DE NANKIN 02h17 A.Shen L.Haoran, X.Wang, Y.Gao

LES ACACIAS LE SUD 01h33 V.Erice O.Antonutti, S.Aranguren, I.Bollaín

STUDIOCANAL MA FRÈRE L.Akoka et R.Gueret F.Kebe, S.Nataf, A.Bent

POTEMKINE FILMS NAKED 02h06 M.Leigh D.Thewlis, L.Sharp, C.Skinner

SHELLAC PILE OU FACE 01h56 A.Rigo de Righi et M.Zoppis N.Tereszkiewicz, A.Borghi, J.Reilly

BAROUDEUSE PRODUCTIONS PREMIÈRES LUNES 01h02 M.Melot

SOUTHFILMS RED BIRD 01h28 A.Laugier et T.Habibes T.Habibes, H.Adili, J.Paris

LOOK AT SCIENCES RIEN N'EST OUBLIÉ 01h25 A.Ceriana Mayneri et E.Laconi

UNIVERSAL PICTURES INTERNATIONAL FR SOULM8TE K.Dolan L.Sullivan, D.Rysdahl, C.Doumit

JOUR2FÊTE TOUT VA BIEN T.Ellis

S03

14 JAN

DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)

SONY PICTURES RELEASING FRANCE 28 ANS PLUS TARD : LE TEMPLE DES MORTS N.DaCosta R.Fiennes, A.Williams, J.O'Connell

DAMNED DISTRIBUTION ABEL 02h00 E.Eskendir E.Toleutai, N.Beksultanova, K.Deputat

AD VITAM ELEONORA DUSE 02h02 P.Marcello V.Bruni Tedeschi, N.Merlant, F.Wrochna

LES ALCHIMISTES FORÊT ROUGE 01h44 L.Lassalle

MEMENTO FURCY, NÉ LIBRE 01h48 A.Al Malik M.Samba, R.Duris, A.Girardot

METROPOLITAN FILMEXPORT GREENLAND MIGRATION R.Waugh G.Butler, M.Baccarin, W.Abadie

ART HOUSE JUSQU’À L’AUBE 01h59 S.Miyake H.Matsumura, M.Kamishiraishi, Ryô

LE PACTE L’AFFAIRE BOJARSKI J.Salomé R.Kateb, S.Giraudeau, B.Bouillon

SHELLAC LAGUNA 01h42 S.Bartas S.Bartas, I.Bartaité, U.Bartaite

CGR EVENTS LA TRAVIATA (THE ROYAL OPERA) 04h00 R.Eyre E.Jaho, G.Sala, A.Manacorda

DORIANE FILMS LE RENDEZ-VOUS DES QUAIS 01h33 P.Carpita F.Munoz, R.Manunta, A.Maufray

PIECE OF MAGIC ENTERTAINMENT FRANCE LES COURAGEUX 01h20 J.Gordon O.Kolb, J.Kalisz Saurer, P.Besnier

HAUT ET COURT PALESTINE 36 01h59 A.Jacir J.Irons, H.Abbass, K.Basha

MOONLIGHT FILMS DISTRIBUTION SANS PITIÉ 01h35 J.Hosmalin A.Bessa, T.Jallab, J.Turnbull

S04

21 JAN

DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)

L'ATELIER DISTRIBUTION AMOUR APOCALYPSE 01h40 A.Émond P.Hivon, P.Perabo, C.Jessup

PYRAMIDE DISTRIBUTION CHRISTY AND HIS BROTHER 01h34 B.Canty D.Power, D.Noyes, E.Willis

DESTINY FILMS DIAMANTI 02h15 F.Özpetek J.Trinca, L.Ranieri, S.Accorsi

LES FILMS DU WHIPPET EN ROUTE ! 00h40 A.Mironov et Y.Matrosova

UFO DISTRIBUTION GRAND CIEL A.Hata D.Bonnard, S.Guesmi, M.Soualem

UNIVERSAL PICTURES INTERNATIONAL FR HAMNET 02h05 C.Zhao P.Mescal, J.Buckley, E.Watson

SHELLAC IMPERIAL PRINCESS 00h48 V.Vernier I.Perminova

MISSION LA VOIE NORMALE 01h14 E.Sehiri

GAUMONT DISTRIBUTION LE MAGE DU KREMLIN 02h36 O.Assayas P.Dano, J.Law, A.Vikander

SURVIVANCE LE RETOUR DU PROJECTIONNISTE 01h20 O.Aghazadeh

CGR EVENTS LUDOVIC 01h40 R.Letzgus

KMBO OLIVIA 01h11 I.Iborra E.Suárez, J.Évole

PARAMOUNT PICTURES FRANCE PRIMATE 01h29 J.Roberts T.Kotsur, J.Sequoyah, J.Alexander

MY SECRET ANGEL COMPANY SOUFFRANCE ET DÉLIVRANCE 01h29 J.CIRANNA

PARADIS FILMS TAFITI 01h20 N.Wels C.Henman, B.Dietrich, T.Schmuckert

WAYNA PITCH UNE PAGE APRÈS L'AUTRE 01h35 N.Cheuk L.Yip, R.Cheng, H.Chan

21FILMS VIES ET MORTS DE MAX LINDER 01h39 E.Porembny R.Bichet, M.Adamczuk, P.Anid

Dates connues à l'heure de notre bouclage. Calendrier susceptible de modifications.

AVIS AUX DISTRIBUTEURS Afin de voir apparaître vos sorties dans les fiches films de Boxoffice, n’hésitez pas à faire parvenir

régulièrement votre line-up mis à jour à redaction.boxoffice@cinegroup.fr

N°505 / 3 décembre 2025

15


Chiffres

3 FILMS - 3 CARRIÈRES

1 POINT DE COMPARAISON

Alors que sort le 17 décembre L’Âme idéale d’Alice Vial, chez

Gaumont, retour en chiffres sur les performances en salles de trois

dernières romances francophones, où s’entremêlent les tribulations

amoureuses de trentenaires… comme de septuagénaires.

L'AMOUR

C'EST SURCOTÉ

SIMPLE

COMME SYLVAIN

LES JEUNES

AMANTS

Source CBO-Box Office / Showtimes Dashboard by The Boxoffice Company

Date de sortie

Distributeur

Cumul des entrées

1 er jour

1 er week-end

Séances

Moyenne par séance 1 er we

Cœfficient Paris/Province

Taux de transformation

(cumul des entrées/1 er jour)

Note Spectateur AlloCiné

23/04/2025 08/11/2023 02/02/2022

STUDIOCANAL MEMENTO DIAPHANA

471 124 277 961 401 705

19 680 7 413 18 252

113 001 54 619 113 099

7 154 1 794 4 725

16 30 24

3,18 3,06 4,77

24 37 22

3,6 3,8 3,9

PERFORMANCE SÉANCE* / AU 1 ER WEEK-END

DEPUIS 2 SEMAINES

FILM DISTRI. COPIES ENTRÉES SÉANCES MOYENNE

1 26/11/2025 ZOOTOPIE 2 DISNEY 645 1 590 916 17 748 90

2 26/11/2025 VIE PRIVÉE AD VITAM 406 195 705 5 941 33

3 19/11/2025 DOSSIER 137 HAUT ET COURT 441 176 952 6 435 27

4 19/11/2025 POMPEI, SOTTO LE NUVOLE MÉTÉORE 48 7 966 297 27

5 19/11/2025 RÉTROSPECTIVE FRANCIS FORD COPPOLA PATHÉ 49 4 677 198 24

PERFORMANCE SÉANCE* / AU 1ER WEEK-END

EN 2025

FILM DISTRI. COPIES ENTRÉES SÉANCES MOYENNE

1 01/10/2025 SACRÉ COEUR SAJE DISTRIBUTION 149 28 339 316 90

2 26/11/2025 ZOOTOPIE 2 DISNEY 645 1 590 916 17 748 90

3 21/05/2025 LILO & STITCH DISNEY 590 1 188 419 14 649 81

4 04/07/2025 JURASSIC WORLD : RENAISSANCE UNIVERSAL 720 673 103 8 614 78

5 10/09/2025 CONJURING : L'HEURE DU JUGEMENT WARNER 439 909 379 11 746 77

6 17/09/2025 DEMON SLAYER : KIMETSU NO YAIBA LA FORTERESSE INFINIE FILM 1 SONY 690 789 834 11 579 68

7 08/01/2025 PERSONNE N'Y COMPREND RIEN JOUR2FÊTE 52 24 263 360 67

8 05/11/2025 SEMER ET RÉCOLTER LES FILMS D'AVALON 5 1 512 26 58

9 05/02/2025 GOD SAVE THE TUCHE PATHÉ 734 774 727 14 330 54

10 25/06/2025 F1® LE FILM WARNER 577 606 069 12 289 49

Comme attendu, Zootopie 2 (Disney) trône en tête des meilleurs

démarrages sur ces deux dernières semaines, avec une moyenne de 90

entrées par séance (e/s) sur son premier week-end, la meilleure de l’année

à égalité avec Sacré Cœur. Une performance réalisée sur 17 700 séances,

la plus grande combinaison de l’année et la quatrième meilleure depuis

2021. La suite du classement met en valeur deux titres français passés

par Cannes : Vie privée de Rebecca Zlotowski (Ad Vitam), avec XX e/s,

et Dossier 137 de Dominik Moll (Haut et Court), avec 27 e/s. Le reste

du classement est composé de deux sorties plus restreintes : le documentaire

Pompei, Sotto le Nuvole de Gianfranco Rosi (Météore) qui

enregistre 27 e/s, et la rétrospective en sept films sur Francis Ford

Coppola (Pathé) avec 24 e/s.

*Sans inclure le hors-film // Sources chiffres : Distributeurs Séances : Showtimes Dashboard by The Boxoffice Company


Production

L’Émission avec

JÉRÔME ENRICO, PRÉSIDENT DE L’ARP

Après les Rencontres

cinématographiques de L’ARP,

son président revient sur les enjeux

qui ont animé les débats.

©Boxoffice Pro

« La diversité du cinéma, en France et en Europe, est un

garant de démocratie », réaffirme Jérôme Enrico en écho

aux débats du Touquet mi-novembre, « et il faut se bagarrer

pour défendre notre système, qui préserve cette diversité ».

Le réalisateur de L’Origine du monde et de Paulette, par

ailleurs directeur de l’ESEC, a pris la présidence de L’ARP

en juin dernier avec l’ambition d'ouvrir plus encore le

débat, « en rajeunissant les troupes et en nous rapprochant

de nos camarades de la SRF, du SPI ou de l’UPC ». Et en

restant mobilisé à Bruxelles, « avec les organisations professionnelles

et les députés qui portent notre voix ». Car il s’agit

de « faire accepter nos règles », en résistant « aux attaques

de l'administration Trump », mais aussi « à la position

extrêmement timorée de la Commission européenne, prête

à mettre dans la balance le cinéma contre quelques voitures ».

Une position qui s’explique par le lobbying des plateformes

américaines, mais aussi par « une grande méconnaissance

de notre système de la part d’autres pays européens, qui

n’appliquent pas le cinquième de notre régulation », estime

Jérôme Enrico. Et si le nouveau programme AgoraEU a

augmenté le budget pour l’audiovisuel, « il ne le flèche

plus du tout vers l’indépendance et la diversité. Nous devons

défendre notre système français au niveau de l’Europe, pour

qu’il rayonne dans le reste du monde ». Et à ce titre, « le fait

que Un simple accident de Jafar Panahi représente la France

aux Oscars raconte ce que nous sommes ».

De nouveaux venus dans l’écosystème

du cinéma…

Mais le combat doit se mener dans un écosystème

bouleversé par les nouveaux entrants, et une chronologie

des médias en constante évolution. Aussi, quand Maxime

Saada dit que Canal+ investira davantage dans le cinéma

« si les conditions le permettent », Jérôme Enrico y voit

principalement des conditions de « stabilité » : « La situation

de l'audiovisuel public, la délinéarisation des télévisions,

la fragilité de la fréquentation des salles empêchent d’avoir

une vision de long terme. Je pense que Maxime Saada aspire

à une plus grande stabilité, même s’il souligne aussi l’équité

face à la fenêtre de Disney dans la chronologie des médias. »

Mais pour Jérôme Enrico, on ne peut qu’être « contents

de l’arrivée de nouveaux acteurs, à partir du moment où ils

se plient à nos règles ».

D’après les chiffres de 2024 publiés par l’Arcom, les

investissements des SMAD dans la création française et

européenne ont augmenté, et le président de L’ARP s’en

félicite. Il souligne toutefois que « la place de l’audiovisuel

dans leurs dépenses est de plus en plus importante par rapport

à celle du cinéma. Il faut réduire ce déséquilibre, sachant

que la valeur d’un film se crée lors de son passage en salle ».

Et ça, les plateformes l’ont bien compris, comme Amazon/

MGM qui se lance dans la distribution en France. « Nous

sommes très contents qu’ils s'intéressent à la salle, mais un

peu inquiets de cette concentration verticale et de ce que cela

représente pour les distributeurs indépendants français. Mais

c’est un bon signe, sachant que seul Netflix n’est pas dans

cette démarche. »

NOUS DEVONS DÉFENDRE

NOTRE SYSTÈME AU

NIVEAU DE L’EUROPE

POUR QU’IL RAYONNE

DANS LE RESTE

DU MONDE

Autre exception pointée par Jérôme Enrico : « YouTube,

qui est devenu la nouvelle façon de consommer la télévision,

mais n’est pas encore entré dans l’écosystème du cinéma. Or,

à en juger la participation de Justine Ryst et ses équipes à

nos rencontres, même eux pensent qu’ils doivent entrer dans

notre chronologie ! Reste à organiser le mariage. »

… mais une difficulté croissante à financer

les films du milieu

Ces nouveaux mariages ne règlent pas les difficultés,

pour les indépendants, à produire les films dits “du

milieu”, que Jérôme Enrico définit comme ayant un

budget entre 5 et 7 M €. « Des films qui représentent la

rencontre entre cinéma d’auteur et cinéma populaire, de

ceux qui réservent des surprises, comme Un p’tit truc en

plus. Or ils sont pénalisés, car moins soutenus que les films

à moins de 4 millions : c’est un vrai sujet, et la baisse des

entrées cette année n’est pas sans lien avec la fragilité de

ces films et des sociétés qui les produisent. » Comme le

montre l’étude de l’UPC dévoilée au Touquet, « ces films

autrefois tournés en 40 jours le sont aujourd’hui en 32 :

on a moins la possibilité de faire du spectacle ». Et quand

des sociétés fragilisées se regroupent dans des structures

comme Mediawan, L’ARP s’interroge sur leur indépendance

et leur liberté de choix. À cela s’ajoute la baisse

du budget de France Télévisions, « un appauvrissement

des sources de financement du cinéma ». Si l’audiovisuel

public, l’acteur le plus important après Canal+, était

privatisé demain, « il entrerait dans une logique de rentabilité

qui nous éloignerait encore plus de la diversité de

notre production ».

Intelligence artificielle

Autre grand bouleversement, l’IA peut aussi être au

service de la production. « À L’ARP nous la voyons comme

une chance pour le cinéma européen, qui va pouvoir se

payer des choses jusqu’ici réservées aux productions américaines

», confirme Jérôme Enrico. Mais les technologies

évoluent plus vite que leur régulation, d’autant que

« tous les modèles d’IA ont été pensés sans jamais rémunérer

les auteurs qui leur fournissent les données d'entraînement ».

Aujourd’hui, le nombre d'œuvres créées par l’intelligence

artificielle a dépassé celui des créations humaines, et

« les géants de la tech savent que sans nouvelles œuvres

humaines pour nourrir leurs machines, elles s'appauvrissent.

Ils ont donc intérêt à aider la culture à exister et l’urgence

est de discuter avec eux ». Ce qui reste compliqué, Jérôme

Enrico écartant l’idée d’une licence globale au profit

« d’une taxe sur les données, qui pourrait être répartie en

fonction d’un prorata par un organisme comme la Sacem.

Ce que l'on veut, c’est que ces sociétés d’IA nourrissent les

auteurs – écrivains, musiciens et cinéastes ».

En tant que cinéaste, Jérôme Enrico utilisera-t-il l’IA

pour son nouveau film ? En tout cas, il espère tourner

au printemps prochain « une nouvelle comédie sociale

qui se passe en Bretagne, autour d’un groupe de pêcheurs

fauchés. Comme pour Paulette, le scénario est né lors

d’ateliers d’écriture avec mes étudiants. Je serais ravi que

ce projet voie le jour ».

Emission à voir ou revoir

sur notre chaîne YouTube

Cécile Vargoz

N°505 / 3 décembre 2025

17


Distribution

©Brice Christen

Olivier Assayas, aux côtés d’Aurélien Dauge (directeur des ventes chez Gaumont)

et devant les exploitants réunis au Pathé Labège

DANS LES COULISSES DE GAUMONT :

DES FILMS ET DES STRATÉGIES

Du 18 au 27 novembre derniers,

au fil de quatre dates et autant de

régions, l’équipe distribution de la

société à la marguerite a présenté ses

rendez-vous à venir en salles, dans

un dialogue franc avec les exploitants

où les réussites comme les échecs

étaient évoqués sans détours.

Le 18 novembre, c’est dans l'une des salles récemment

rénovées du Pathé Labège, en banlieue toulousaine, que

Gaumont a entamé sa tournée de fin d’année, adossée

sur celle de L’Âme idéale (sortie le 17/12/25), en compagnie

de la réalisatrice Alice Vial et des comédiens Jonathan

Cohen et Magalie Lépine Blondeau. La comédie romantique,

« très French Touch dans sa manière de mélanger

les thèmes de l’amour et de la mort », faisait partie des

trois films présentés lors de la journée, avec autant

d’enjeux spécifiques.

À commencer par ceux de Le Mage du Kremlin (21/01/26),

dont les exploitants étaient parmi les premiers à découvrir

le nouveau montage après sa présentation à la Mostra de

Venise fin août dernier. Présent sur l’ensemble des dates

de la convention à l'exception de celle de Nancy, Olivier

Assayas est revenu sur son adaptation du roman éponyme

de Giuliano da Empoli en compagnie d'Emmanuel

Carrère. De quoi restituer trente ans d'histoire russe

contemporaine, et « offrir un grand spectacle qui parle de

notre Monde qui se transforme ». Pour cette production

100 % française et en langue anglaise, Gaumont prévoit

une sortie toute aussi ambitieuse, sur une large combinaison

de copies en VO et en VF.

Également accompagné de son réalisateur, Anthony

Marciano, Le Rêve américain (18/02/26) était introduit

par un message vidéo des comédiens Raphaël Quenard

et Jean-Pascal Zadi, par ailleurs « ultra-motivés pour la

tournée en préparation, et qui vont beaucoup communiquer

sur les réseaux sociaux respectifs », ont indiqué la directrice

de la distribution Ariane Toscan du Plantier et le directeur

des ventes Aurélien Dauge. Le film est inspiré de l’histoire

vraie de Jeremy Medjana et Bouna N'Diaye, deux outsiders

passionnés de basket qui sont devenus les agents français

qui comptent le plus en NBA – où ils représentent, entre

autres aujourd'hui, Victor Wembanyama. Eux aussi

accompagneront la sortie du film, côté presse sportive,

sachant que Gaumont compte cibler bien au-delà du

public – déjà acquis – de fans de basket pour cette

« petite pépite » sur la persévérance et l’amitié.

Panorama

Parmi ses autres films en préparation, a été évoqué le

nouveau Xavier Giannoli, sous le titre encore provisoire

Les Rayons et les Ombres, très récemment daté au 18

mars. Et il est « encore plus ambitieux que Illusions perdues,

le précédent film du cinéaste », promet Ariane Toscan du

Plantier à propos de ce récit historique dans la France

occupée, avec Jean Dujardin et l’Allemand August Diehl.

Le Puy des Oufs d’Éric Judor, sous titre provisoire aussi,

« renouvelle la recette de la comédie française et ne ressemble

à aucune autre », prévient Aurélien Dauge. Il réunit

l’acteur-réalisateur et Alexandra Lamy, que l’on retrouve

aussi dans le casting, fort éclectique, de Les Bonnes

Manières, aux côtés de Corinne Masiero, Yvan Attal….

ainsi qu’Anthony Bajon et Aliocha Schneider en jeune

couple homo cherchant à recourir à la PMA. À noter

qu’il s’agira de la première collaboration de Gaumont

avec Louis-Julien Petit, le réalisateur de Discount,

Les Invisibles et La Brigade.

18 N°505 / 3 décembre 2025


©Brice Christen

La réalisatrice Alice Vial et les comédiens Magalie Lépine

Blondeau et Jonathan Cohen ont fait la tournée des salles…

et des conventions Gaumont, avant la sortie de L’Âme idéale

ce 17 décembre.

Stéphane Brizé s’apprête à prolonger sa trilogie sur le

monde du travail (La Loi du marché, En guerre et Un

autre monde) avec Un bon petit soldat. La douce Alba

Rohrwacher, que le cinéaste a filmée dans son précédent

Hors-saison (déjà chez Gaumont), y campe la DRH d’une

grande entreprise de mutuelle, face à l’incontournable

Vincent Lindon.

On ne s’étonne pas de trouver le prochain Toledano-Nakache

sur la date automnale fétiche du duo de cinéastes,

à savoir le 14 octobre 2026. Juste une illusion réunit

Camille Cottin, Louis Garrel, Pierre Lottin « et beaucoup

de jeunes comédiens dans ce film sur l’adolescence dans les

années 1980, où Olivier Nakache et Eric Toledano connectent

avec la veine intime de Nos jours heureux », se réjouit

Ariane Toscan du Plantier.

Enfin, Gisèle, réalisé par Lauriane Escaffre et Yvo Muller,

qui retrace le fameux procès de Bobigny (1972) durant

lequel étaient jugées une ado et sa mère pour avortement

illégal et complicité. Un biopic avec Charlotte Gainsbourg

dans la peau de Gisèle Halimi, qui compile « vertu historique

et dimension pédagogique », décrit Aurélien Dauge.

Un bilan sans fard

Le distributeur mesure pleinement la confiance qu’inspire

leur sélection d’avant-premières présentées à Labège

près de Toulouse, à Nancy, à Lyon et à Vern-sur-Seiche.

Parmi les films projetés lors de sa précédente convention,

fin 2024, Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan de Ken Scott

et Un ours dans le Jura de Franck Dubosc sont devenus

ses plus gros succès de 2025, avec respectivement

1,5 M d’entrées environ.

Pour autant, parmi ses huit sorties de l’année (dont

L’Âme idéale à venir), l'équipe n’a pas éludé ses déceptions

: Les Orphelins, Dalloway (tous deux à moins de

200 000 entrées) et Le Grand Déplacement sorti le 25

juin (130 000 entrées). Pour donner la pleine mesure

des enjeux, Ariane Toscan du Plantier et Aurélien Dauge

ont présenté une analyse comparative des recettes-distributeur

(avant partage avec les ayants droit) de

Un ours dans le Jura et Le Grand Déplacement, les montants

de leurs frais d’éditions, le détail de leurs frais marketing

et techniques… et la marge de leur sortie salle, soit

autant de chiffres réservés au cadre confidentiel de la

convention. « Et malgré ce que certains pensent, nous ne

dépensons pas moins, mais différemment et de manière

plus réfléchie », estime Ariane Toscan du Plantier, qui

milite par ailleurs pour « plus de digital et plus de diffusion

de bandes-annonces dans les cinémas ».

Même démarche de pédagogie et de transparence du

côté du travail de l’équipe marketing dirigée par Maison

Walsh, et représentée à Labège par le chef de projet

Pierre Lassalle, qui a donné des exemples de positionnement

– « en tenant compte des forces comme des faiblesses

du film » –, de détermination des public cibles – prioritaires

et secondaires –, et de partenariats médias, entre

échange de visibilité et campagnes payantes. Sachant

que l’outil de communication numéro 1 reste, comme

toujours, la bande-annonce « sur laquelle nous investissons

beaucoup de temps, avec le souci de la faire la plus courte

possible afin que vous puissiez la présenter en avant-séance »,

précise Pierre Lassalle.

Entre détails de process et de budgets, au terme de cette

tournée de conventions qui a rassemblé plus de 300

participants, Gaumont aura partagé ses paris éditoriaux

comme les enjeux qui structurent sa relation aux salles.

Un exemple très concret de dialogue entre distributeurs

et exploitants.

Ayşegül Algan

©Marie-Camille Orlando / 2025 Les Films entre 2 &

4-Gaumont-TF1 Films Production

Le réalisateur Anthony Marciano pour compter sur le renfort

de Raphaël Quenard et Jean-Pascal Zadi pour la sortie de Le Rêve américain.

N°505 / 3 décembre 2025

19


Distribution

LA FEMME DE MÉNAGE, LE CADEAU DE NOËL

DE METROPOLITAN

Le distributeur orchestre une campagne inédite

autour du thriller adapté du best-seller de Freida

McFadden, daté au 24 décembre.

Si c’était encore un secret… on rappellerait que La Femme

de ménage, c’est d’abord un roman phénomène, autour

d’un jeu de manipulation pervers entre une employée

de maison et le couple bourgeois qui vient de l’embaucher.

Avec son premier tome écoulé à plus de 2,5 millions

d’exemplaires en France, la trilogie est devenue... la saga

la plus lue après Harry Potter. Et Metropolitan compte

bien toucher un très large public avec son adaptation,

réalisée par Paul Feig (L'Ombre d'Emily) et incarnée par

Sydney Sweeney et Amanda Seyfried.

Un plan marketing et média massif…

Aussi le distributeur a développé un plan marketing

particulièrement ambitieux. L’idée est de mettre en orbite

une nouvelle franchise, dans la continuité du savoir-faire

de Metropolitan sur Le Seigneur des anneaux, Hunger

Games ou autres Expendables… Avec un site officiel dédié

à La Femme de ménage, un achat télé important, renforcé

par des formats évènementiels sur les principales plateformes

de replay. On notera un partenariat dans le cadre

du label “Coup de cœur TF1”, avec un soutien éditorial

étendu sur les médias du groupe dont TF1+. Metropolitan

mise aussi sur une large campagne d’influence digitale

pour toucher les jeunes, dont des watch parties avec des

créatrices de contenu. La campagne d’affichage nationale

sera quant à elle renforcée dans les gares, au moment des

grands déplacements de fin d’année.

©© 2025 Lionsgate

Hadida, en investissant dans la diffusion renforcée de la

bande-annonce, une PLV exclusive, et en proposant des jeux

concours et animations. » Sans oublier une opération

d’avant-premières le vendredi 19 décembre, soutenue par

AlloCiné et un partenariat exclusif avec NRJ.

… et un maillage terrain inédit

Plus rare, ce thriller de Noël suscite l’engouement de

partenaires peu habitués à la promotion cinéma. Des

dispositifs inédits avec Wecasa ou Made in Design, des

offres “asilage” dans les colis Houra.fr… et une visibilité

directe dans plus de 2 500 points de vente à travers la

France : Maisons de la Presse, agences de voyage TUI,

magasins Cultura, salons Jacques Dessange, ou encore

des boutiques Grain de Malice, Kiko, Son-Video.com

et French Coffee Shop. Un maillage qui expose près de

20 millions de personnes à la campagne, sans compter

que chaque marque activera ses propres réseaux sociaux.

En parallèle, le dispositif digital du film devrait toucher

près de 8 millions d’internautes et plus de 6 millions de

followers cumulés sur Facebook et Instagram.

Une opération d’envergure, pour « un film qui regorge de

surprises et devrait embarquer tous les spectateurs, même

ceux qui pensent connaître tous les secrets de l'intrigue »,

estime le président de Metropolitan Filmexport.

Cécile Vargoz

Du côté des salles, le film bénéficie déjà des labels “CGR

Adore” et “Coup de cœur Kinepolis”. Mais « nous souhaitons

particulièrement accompagner les exploitants, souligne Victor

Sydney Sweeney et Amanda Seyfried dans La Femme de ménage

APOLLO FILMS MISE SUR L’ÉMOTION DE LOUISE

ET LA PRESCRIPTION DES EXPLOITANTS

Il arrive que les distributeurs découvrent des films lors

de… conventions exploitants. C’est le cas d'Apollo

avec l’intense thriller familial Louise de Nicolas Keitel,

qu’il remarque lors de sa première projection lors du

congrès Cinédiffusion, et qu’il accueille dans son

line-up lorsque les chemins du film et de son précédent

distributeur se séparent.

Dès lors, François Clerc et son équipe préparent la sortie

– avec notamment une tournée et deux press junkets –,

en gardant en tête que « c’est grâce aux exploitants que nous

nous sommes intéressés à ce film ». Le distributeur leur

donnera d’ailleurs la parole dans sa communication BtoB,

via des citations de trois professionnels représentant les

différentes typologies de salles.

La démarche donne l’occasion de souligner « le pouvoir

de recommandation des exploitants et de leurs équipes, qui

reste le meilleur moyen d'orienter leur public vers les films

à l'affiche », note François Clerc. « Certes le digital a

développé le marketing des films, mais rien ne vaut la

prescription des cinémas, à l’image des libraires qui mettent

en avant leur choix sur leurs étalages. Et savoir ce que pense

le libraire des livres qu'il expose compte beaucoup dans les

actes d'achat », remarque le distributeur.

Après avoir conquis les jurys, et les spectateurs de plusieurs

festivals (prix du public au Festival de Saint-Jean-de-Luz,

Franco German Youth Award" du festival de Brunschweig

en Allemagne et prix du jury du Festival du film de

femmes de Toulon), Louise arrive sur les écrans ce 10

Louise arrive en salles le 10 décembre 2025.

décembre. Et en cette époque où « les gens ont plus que

jamais besoin d’être émus dans les salles », l’émotion que

ces dernières pourraient partager avec leur public pourrait

bien être… la plus impactante des promotions.

Ayşegül Algan

©2024 Gabman-La Boétie-Scope Pictures-RTBF-Voo Be TV-Proximus

20 N°505 / 3 décembre 2025


Actualités

N°505 / 3 décembre 2025

21


Distribution

©Tom Aguillon

Le distributeur, qui termine un

exercice 2025 faste, a convié les

exploitants à une convention

parisienne, où trois films de son

line-up ont été dévoilés.

DIAPHANA PRÉPARE

SA PARTITION POUR 2026

Près de 160 professionnels étaient réunis au Pathé Les

Fauvettes, mardi 18 novembre, pour assister à la première

convention de Diaphana depuis deux ans. À cette occasion,

le fondateur et président de la structure, Michel Saint-

Jean, a remercié les exploitants d’avoir « défendu [leurs]

films » durant cette année 2025 où 3,5 millions d’entrées

ont pour l’instant été réalisées, dont 2,7 millions par les

nouveautés. Un résultat porté par la continuation de En

fanfare (1 million de tickets en 2025) et les très bonnes

performances de La Pie voleuse (350 000 entrées), L’Attachement

(780 000), A Normal Family (250 000), L’Accident

de piano (390 000) ou encore Arco (380 000, toujours en

exploitation).

En outre, cette année Diaphana a particulièrement

conjugué succès populaires et critiques, avec cinq titres

présents à Cannes – Prix du jury ex-aequo pour Les

Échos du passé de Mascha Schilinski et Prix du scénario

pour Jeunes Mères des Dardenne – et le Cristal du long

métrage à Annecy de Arco. L’année se terminera avec

La Condition de Jérôme Bonnell, en salles le 10 décembre.

Cette adaptation du roman Amours de Léonor de

Récondo (éditions Sabine Wespieser, 2015) marque la

deuxième collaboration entre le distributeur et le réalisateur,

après Chère Léa en 2021. On y retrouve Swann

Arlaud, Louise Chevillotte, Galatéa Bellugi ou encore

Emmanuelle Devos.

Cap sur 2026

Pour Diaphana, l’année prochaine débutera le 7 janvier

avec Les Échos du passé (Sound of Falling) de Mascha

Schilinski. Premier long métrage de la cinéaste allemande

à être distribué en France, cette fresque suit quatre jeunes

filles à quatre époques différentes, mais ayant toutes passé

leur adolescence dans la même ferme. Le film a été un

beau succès en Allemagne, où il a engrangé plus de

500 000 entrées. Le premier titre projeté lors de la convention

était À pied d’œuvre de Valérie Donzelli, distribué

le 4 février. La réalisatrice, qui collabore pour la troisième

fois avec Diaphana – après notamment les 670 000 entrées

de L’Amour et les Forêts en 2023 –, adapte ici le roman

éponyme de Franck Courtès (Gallimard, 2023). Présente

pour introduire son huitième long métrage, elle explique

avoir « découvert ce livre quand j’étais en pleine crise existentielle,

et j’y ai vu la possibilité de raconter ce qu'est un

artiste ». Le long métrage retrace le vrai parcours d’un

ancien photographe à succès qui se met subitement à

l’écriture, perdant ainsi une grande source de revenus

jusqu’à tomber dans la précarité. Prix du scénario à la

dernière Mostra de Venise, À pied d’œuvre réunit Bastien

Bouillon, André Marcon et Virginie Ledoyen.

Viendra, le 25 février, Woman and Child de Saeed

Roustaee. Le cinéaste iranien, remarqué avec La Loi

de Téhéran et Leila et ses frères, intègre pour la première

fois le line-up de Diaphana après être passé par la

compétition cannoise. Le film est l’un des grands

22 N°505 / 3 décembre 2025


succès de l’année en Iran où il comptabilise 1,2 million

d’entrées. A ensuite été projeté La Guerre des prix

d’Anthony Dechaux, un thriller sur les négociations

annuelles dans la grande distribution qui réunit Ana

Girardot, Olivier Gourmet et Julien Frison. Le film

sortira le 18 mars, juste après lesdites négociations et

le Salon de l’agriculture. Sur scène, le cinéaste a expliqué

avoir enquêté pendant près de six mois pour obtenir

les informations nécessaires à la réalisation du film,

malgré « la grande omerta sur la manière dont les prix

sont fixés en supermarché ». Par ailleurs, il s’agit du

premier des quatre premiers longs que Diaphana

sortira en 2026. Suivra le 15 avril – la date est susceptible

de changer – Vivaldi et moi de Damiano Michieletto,

qui imagine une histoire entre Antonio Vivaldi

et une violoniste virtuose de l’orphelinat de Pièta. Un

récit porté par de nombreuses scènes musicales, le

metteur en scène étant un nom remarqué de l’opéra

depuis 20 ans. Autre premier long, In Waves de

Phuong Mai Nguyen adapte la bande dessinée du

même nom de AJ Dungo (Casterman, 2019). Le film

d’animation suit la relation naissante entre un adolescent

et une passionnée de surf, dont la vie se retrouve

bouleversée par une maladie. Le distributeur projette

pour l’heure une sortie le 1 er juillet, après idéalement

une présentation à Cannes et à Annecy.

Enfin, parmi les sorties non datées, Diaphana retrouvera

plusieurs noms bien connus de son catalogue :

• Le plus iconique d’entre tous, Robert Guédiguian,

réalise Une femme aujourd’hui, avec les fidèles

Ariane Ascaride, Jean-Pierre Darroussin,

Gérard Meylan…

• Quentin Dupieux revient avec Full Phil, son

neuvième film en dix ans, en compagnie Woody

Harrelson, Kristen Stewart, Charlotte Le Bon ou

encore Emma Mackey.

• Avec Soudain, Ryusuke Hamaguchi travaille pour

la quatrième fois avec Diaphana... et la première

avec Virginie Efira.

• Troisième long métrage pour Lukas Dhont – que

le distributeur accompagne depuis ses débuts avec

Girl – qui signe Coward, quatre ans après son Grand

prix cannois pour Close.

• Après En fanfare – deuxième plus grand succès du

distributeur avec 2,6 millions d’entrées –, Emmanuel

Courcol réunit pour la première fois Sandrine Kiberlain

et Benoît Magimel dans Banquise. Sortie prévue

entre octobre ou novembre.

• Diaphana accompagne pour la deuxième fois Elie

Wajeman – après Médecin de nuit – avec Le Joueur,

où se retrouvent Pio Marmaï, William Lebghil et

Hippolyte Girardot.

©Christine Tamalet ©Claude Pocobene ©Kimberley Ross

À pied d’œuvre de Valérie Donzelli

La Guerre des prix d’Anthony Dechaux

Du côtés des premières collaborations, le distributeur

doit encore dater trois films :

• Adieu monde cruel de Félix de Givry – qui est

également le producteur de Arco –, un récit filmé

en 16mm avec Milo Machado-Graner, révélé dans

Anatomie d’une chute.

• La Vénus électrique de Pierre Salvadori, un film

d’époque avec Pio Marmaï, Anaïs Demoustier, Gilles

Lellouche et Vimala Pons.

• Peau d’homme de Léa Domenach (Bernadette),

adapté de la bande dessinée à succès de Zanzim et

Hubert (Glénat, 2020), où l’on retrouve Catherine

Deneuve, Pomme, Karin Viard, Laurent Stocker ou

encore Esteban.

Jules Dreyfus

Vivaldi et moi de Damiano Michieletto

N°505 / 3 décembre 2025

23


International

BOXOFFICE PRO FAIT SON

TOUR D’EUROPE

Si le Boxoffice Tour a notamment permis de découvrir une quinzaine de cinémas

entre Londres, Bruxelles et Amsterdam, le siège de Barco ou la screening

room londonienne de Dolby, il a également été l’occasion d’échanger avec

des analystes de renom. David Hancock, figure d’Omdia, a ainsi présenté aux

participants un panorama de la situation mondiale du cinéma.

Production mondiale :

les États-Unis à la traîne

En France comme ailleurs, la quantité de films croît

fortement. D’après le cabinet d’études Omdia, 9 594

films ont été réalisés dans le monde en 2023, soit bien

au-dessus des 9 092 de 2019, qui constituait déjà un

record. Le top 3 (États-Unis, Chine et Inde) n’y pèse que

40 %, son plus bas niveau de la décennie : un signe du

développement de la production mondiale qui dépasse

celle des marchés chinois et indiens, eux aussi en croissance.

Du côté des États-Unis, la baisse du nombre de

sorties salles était déjà observée depuis plusieurs années

avant Covid. En effet, entre 2015 et 2019, la production

recule de 22 %, puis de 14,6 % entre 2019 et 2024 : les

studios – excepté Sony – produisent bien moins qu’avant,

et l’acquisition de la Fox par Disney a retiré du marché

un acteur majeur. D’un autre côté, cette baisse n’est pas

encore contrebalancée par les plateformes qui n’investissent

pas assez – voire pas du tout – dans les salles. La donne

est toutefois susceptible de changer ces prochaines années,

avec la croissance de l'engagement d’Amazon, et plus de

80 sorties américaines des studios attendues pour 2026,

soit une hausse de 2 % par rapport à 2019.

Une fréquentation mondiale en

mutation… locale

Ce regain de la production américaine prolongera le

mouvement positif du box-office mondial en 2025, où

la plupart des pays enregistrent une hausse par rapport

à 2024 : le Portugal, la Chine, le Brésil, la Tchéquie, le

Royaume-Uni et la Nouvelle-Zélande progressent tous

de plus ou moins 20 %. Toutefois, certains pays comme

la France et la Corée du Sud sont à la traîne. Il apparaît

alors que les productions locales deviennent de plus en

plus importantes pour les spectateurs. La part de marché

des œuvres nationales en France, de 44 % en 2024, n'a

en effet pas échappé aux observateurs étrangers, qui

notent qu'en Asie aussi, les films américains perdent en

impact, au profit des titres locaux : en 2024, les productions

nationales représentent plus de 60 % du box-office

en Indonésie (contre 40 % en 2019), près de 80 % en

Chine (contre plus de 60 % en 2019), ou encore plus

de 40 % dans le « très jeune marché » du Vietnam. En

revanche, les États-Unis ne profitent pas de cet essor du

“local”, et de moins en moins de titres y dépassent les

100 millions de dollars. Une baisse qu’Omdia impute

aux changements de goûts des spectateurs, ainsi qu’à la

fenêtre d’exclusivité salle plus courte. Au global, les

studios américains sont en perte de vitesse à l’international,

avec seulement 15,4 milliards de dollars engrangés

en 2024 (contre 25 milliards entre 2017 et 2019) et une

part de marché de 51 % (contre 60 % sur la

dernière décennie).

Un parc mondial en développement

Côté technologique, les cinémas continuent d’investir

dans le premium avec plus de 8 000 écrans PLF recensés

en 2024, contre un peu plus de 6 000 en 2019. Imax

y est le format le plus représenté, et qui a connu le

plus d’installations en 2024. Autre croissance : les

projecteurs Laser. Ces derniers sont passés de 20 000

en 2019 à plus de 70 000 en 2024, pour une part de

marché de plus de 30 %. Un rythme qui n’est pas prêt

de s'essouffler, plusieurs grands circuits (comme Vue

International et Regal Cineworld) ayant signé des

accords pour équiper leur parc. D’un autre côté, les

écrans LED commencent à se développer (350 salles),

mais restent surtout l’apanage de la Chine.

Jules Dreyfus

LES MARCHÉS LOCAUX TIRENT LA CROISSANCE

QUAND LES STUDIOS DÉÇOIVENT

24 N°505 / 3 décembre 2025


1

2

3

4

5

1- Pathé Tuschinski (Amsterdam)

2 - Tim Richards, fondateur et PDG de Vue Entertainment

3 - Dolby Screening Room (Londres)

4 - Odeon Luxe Leicester Square (Londres)

5 - Présentation de Coca-Cola

6 - Pathé Tuschinski

7 - Serge Plasch, Senior Vice President Global Sales Cinema chez Barco

8 - Everyman at the Whiteley (Londres)

9 - Screening Room des BAFTA Film Awards (Londres)

10 - FilmTheater de Uitkijk (Amsterdam)

11 - Les participants devant l’Empire Leicester Square (Londres)

7

8

6

9

10

11

N°505 / 3 décembre 2025

25


LA BD CULTE ADAPTÉE SUR GRAND ÉCRAN

LE 11 FÉVRIER 2026 AU CINÉMA

UN FILM DE CHRISTOPHE BARRATIER

avec LUCAS HECTOR NINA FILBRANDT OCTAVE GERBI FRANZ LANG STEFAN KONARSKE GASPARD LACORNE scénario CHRISTOPHE BARRATIER et STÉPHANE KELLER

d’après la bande dessinée LES ENFANTS DE LA RÉSISTANCE de VINCENT DUGOMIER et BENOÎT ERS publiée par LE LOMBARD musique originale PHILIPPE ROMBI

DIRECTEUR DE LA PHOTOGRAPHIE JÉRÔME ALMERAS DIRECTEUR DE PRODUCTION ROBIN WELCH PREMIER ASSISTANT RÉALISATEUR JOSEPH RAPP CHEF DÉCORATEUR JÉRÉMY STRELISKI CHEF COSTUMIÈRE MARIE FREMONT INGÉNIEUR DU SON THOMAS GASTINEL CASTING SYLVIE BROCHERÉ MONTEURS YVES DESCHAMPS SIMON BURDET MONTEUR SON & COMIXEUR EDOUARD MORIN

MIXEUR DANIEL SOBRINO PRODUCTEUR ASSOCIÉ STÉPHANE RETHORÉ PRODUIT PAR CHRISTOPHE CERVONI MARC FISZMAN UNE COPRODUCTION AXEL FILMS PRODUCTION - STUDIOCANAL - TFI FILMS PRODUCTION - FONTANA - BNP PARIBAS FORTIS FILM FINANCE AVEC LA PARTICIPATION DE CANAL+ CINÉ+ OCS TF1 TMC AVEC LE SOUTIEN DE LA PROCIREP VENTES INTERNATIONALES STUDIOCANAL


PAR LE RÉALISATEUR DES CHORISTES

MATÉRIEL À DISPOSITION

Affiche

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Totem elliptique

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97 sec. pour le digital : disponible dès le 16/12

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des élèves, disponible sur l’espace pro dès le 15 décembre

Communications digitales envoyées aux professeurs

et directeurs d’établissement

RETROUVEZ LE MATÉRIEL EN LIBRE TÉLÉCHARGEMENT SUR LE SITE PRO STUDIOCANAL :

HTTPS://SCREENINGROOM.STUDIOCANAL.COM/ESPACE-PRO

Mail : salles@studiocanal.com - Mot de passe : 2024@Studiocanal@EspacePro

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Exploitation

LA LONDE-LES-MAURES RETROUVE SON CINÉMA DE LA BAIE

L’équipement cinématographique de la commune varoise a repris les séances le 19 novembre, après

plus de 10 ans de fermeture, ouvrant également un nouveau chapitre pour l’exploitant itinérant Ciné

Méditerranée.

©Ciné Méditerranée

Les huit mois de travaux, menés avec un million d’euros

de budget, auront impliqué du gros œuvre – démolition

de certains éléments et reprise des fondations du bâtiment

–, mais également l'acquisition d’un local mitoyen d’environ

50 m² pour y aménager le nouveau hall d’entrée.

©Ciné Méditerranée

François Viette, du Ciné Méditerranée, à l’inauguration

du 19 novembre 2025

Les violentes inondations survenues en 2014 dans la petite

ville balnéaire, située entre le versant sud du massif des

Maures et la rade d’Hyères, ont longtemps privé les Londais

de leur cinéma municipal, à l'époque exploité via une

convention d’objectifs et de moyens avec l'association

Ciné 83. Sous l’impulsion du maire, la renaissance du site

se préfigure dès 2022, et le chantier est lancé en juin 2025.

Aujourd'hui, le Cinéma de la Baie propose une salle

regradinée de 80 fauteuils (+ 3 PMR), équipée, grâce

aux soins de l'installateur ADDE, d’un projecteur Laser

et d’un son Dolby 7.1. Suite à un appel d'offres sur

marché public, sa gestion a été confiée à Ciné Méditerranée.

« Cette ville, dans laquelle nous organisions des séances

itinérantes, devient ainsi notre première salle fixe », se réjouit

le dirigeant de la structure François Viette, en décrivant

« un très beau cinéma de proximité, implanté dans un

quartier résidentiel, à côté de nombreuses offres de restauration

et d’un énorme parking », en attendant une meilleure

desserte par transports publics.

Si la saison estivale et les vacances auront « une grosse

portée » sur le Cinéma de la Baie, le jeune exploitant

compte bien, à raison de six jours d'ouverture par semaine,

attirer le public tout au long de l’année, la population

de plus de 10 000 habitants présentant une vraie mixité

de tranches d’âge. Sans oublier les scolaires, sachant que

l'établissement s’est déjà mobilisé auprès des primaires,

mais va également mener un travail auprès du collège et

des maternelles de la ville.

Dans un environnement concurrentiel composé des

cinémas l’Olbia de Hyères et du Grand Bleu du Lavandou

(respectivement à 15 km), Ciné Méditerranée sera co-programmé

par Pathé (La Valette étant à moins de 25 km)

et vise un classement art et essai, avec le label Jeune public

pour le Cinéma de la Baie. De quoi également ouvrir le

nouveau chapitre de ce circuit itinérant de huit points

de projection à travers le Var et les Bouches-du-Rhône,

et qui organise une soixantaine de séances en plein air,

de Monaco à Montpellier durant l’été… en attendant,

déjà, d’autres projets.

Ayşegül Agan

NOUVEAU CHAPITRE POUR LE CINÉMA DE MONT-DORE

Suite au décès de son gérant, le mono-écran

Olympic est repris par sa famille, avec le souhait

de perpétuer un héritage et un lieu essentiel pour

la commune auvergnate.

C’est un drame familial qui a accéléré le destin de la salle

de Mont-Dore (Puy-de-Dôme), à une quarantaine de

kilomètres au sud de Clermont-Ferrand. En août dernier,

la disparition de Jean-Marie Leoty, exploitant des lieux

pendant 30 ans, conduit ses filles Lola et Lou et leur mère,

Aurélie Battut, à reprendre le flambeau de manière anticipée.

« C’est un défi colossal car nous ne cessons pas nos

activités annexes pour reprendre le cinéma », expliquent les

nouvelles gérantes, soucieuses de ne pas « interrompre

l’histoire familiale ». L’Olympic est avant tout « un héritage

culturel, mémoriel, affectif : nos meilleurs souvenirs avec

notre père se trouvant dans cette salle ». C’est aussi « un

engagement pour la culture dans une petite ville : il faut que

Mont-Dore retrouve son cinéma », insiste Lou Leoty, soulignant

le soutien inconditionnel de la municipalité.

films grand public qui font « vivre la salle, mais nous

aimerions augmenter la part de l’art et essai », L’Olympic

n’ayant plus été classé depuis 2011. Il avait accueilli près

de 10 000 spectateurs en 2024.

Concrètement, en raison des contraintes professionnelles,

le cinéma ouvrira « plutôt le week-end et lors des vacances

scolaires, à raison de deux séances quotidiennes, avec le

recrutement, durant l’été, d’un salarié pour pallier à nos

possibles absences sur les deux mois », indique Aurélie Battut,

nouvelle gérante du site en plus de ses fonctions de cadre

chez Michelin. Lycéenne en option cinéma, Lola s'occupe

de la communication sur les réseaux et de la création

graphique et audiovisuelle, tandis que Lou, étudiante et

critique de cinéma, va animer les projets de médiation

culturelle et épauler sur la communication. « Toutes les

décisions sont prises à trois. » Dont celle d’entreprendre

prochainement des travaux (nouveaux sièges, murs et

tentures) pour moderniser un établissement dont la

dernière rénovation remonte à 2001, avec le changement

des fauteuils et la réfection du hall. « Nous aimerions que

notre projet de réaménagement, impulsé par notre père,

corresponde au plus près à ce qu'il avait pensé », précise

Lola. « Notre père était fier de nous laisser ce patrimoine. À

trois, nous puisons dans notre cohésion, notre courage et

notre passion pour poursuivre ce rêve. »

Tanguy Colon

©Cinéma Olympic

Le 13 décembre prochain, la salle de 180 places, dont

les premières séances remontent à 1942, rallumera son

projecteur avec Dossier 137 de Dominik Moll, suivi d’une

rencontre-cocktail où la famille exposera ses projets.

« Nous aimerions redonner à la salle un véritable élan de

lieu culturel, dynamique et inclusif », en renouant avec le

festival Jeune public Plein la Bobine ou avec de la médiation

culturelle, via des débats autour de films plus exigeants,

des séances cultes, de patrimoine ou de genre destinées

aux 15-25 ans, mais aussi une mise en avant du court-métrage

avec l’intervention de jeunes auteurs. Le reste de

la programmation s’articulera principalement autour de

Lola et Lou Leoty entourant leur mère Aurélie Battut devant la façade de L'Olympic

28 N°505 / 3 décembre 2025


DANS LE GRAND EST,

LE CINÉMA EN PETITE FORME

Après Paris, les Hauts-de-France et les Pays de la Loire, étape dans une région

qui a connu une fréquentation 2024 compliquée, mais affiche une riche

actualité, entre l’ouverture d’un nouveau cinéma et la rénovation d’un site

emblématique [pages 30 à 33].

Les 124 cinémas du Grand Est ont attiré 12,39 millions

de spectateurs l’an passé – soit 6,8 % de la fréquentation

nationale –, plaçant le territoire au 7 e rang parmi les 13

régions françaises. Une performance en recul de 3 % par

rapport à 2023 (12,8 M) quand, à l’échelle du pays, les

entrées ont légèrement rebondi (+0,3 %) ; et surtout de

-18 % sur la moyenne de la période 2017-2019 (15,16

M). Localement, le Bas-Rhin a été le département le plus

prolifique (environ 3 millions d’entrées, près d’un quart

de la fréquentation régionale), tandis que la Meuse affiche

le plus faible résultat (318 000 spectateurs) ; une hiérarchie

logique, le premier possédant le plus grand nombre

d’écrans de la région (98), le second le plus petit (16).

Comment expliquer que le Grand Est accuse autant le

coup ? Historiquement, la région abrite l’un des publics

les plus friands de films américains, en témoignent encore

les chiffres 2024 où le cinéma US affiche la deuxième

meilleure part de marché du pays (39 %) derrière les

Hauts-de-France (40,7 %). Or, cette production fait

défaut depuis le Covid, avec un nombre de titres inédits

loin des niveaux pré-pandémiques (95 films américains

sortis en 2024 contre 127 en moyenne entre 2017 et

2019). Ainsi, le Grand Est affiche le deuxième indice de

fréquentation le plus faible de France (2,19 entrées par

habitant), après la Corse (2,05), et le plus faible taux

d’occupation du pays (9,8 %), bien en dessous de la

moyenne nationale (12,1 %). Autre signe d’un exercice

2024 compliqué, la région se classe avant dernière en

moyenne par séance, avec 18,2 entrées par projection.

Kinepolis premier circuit, la famille

Tabaraud premier indépendant

L’offre en berne n’a pourtant pas mis à mal les ambitions

des exploitants locaux de continuer à développer le parc

de salles et ce, malgré la crise qui a exacerbé les difficultés

économiques. Le Relief de Sélestat représente ainsi la

dernière ouverture en date (pages 30 et 31), après celles,

Évolution du nombre d’écrans et de la fréquentation entre 2017 et 2024

449 448

15,68

14,47

456 460

15,28

471

488 487 485

12,77 12,39

40,1 %

C’est la part du public du Grand Est qui, en 2024, avait

moins de 25 ans, alors que ces derniers représentaient

27,7 % de la population régionale

entre autres, du Nova Ciné de Saint-Dié-des-Vosges,

du Confluences de Bar-le-Duc (en attendant celui de

Romilly-sur-Seine dans les prochains mois), du Majestic

Le Volontaire de Remiremont, de l’Utopia de Pont-

Sainte-Marie, ainsi que de deux Kinepolis à Metz.

Avec 88 salles (9 établissements), le groupe belge s’impose

d’ailleurs comme le premier exploitant de la région,

devant 45 écrans pour CGR (4 cinémas), 44 pour UGC

(3 sites), 28 pour la famille Tabaraud (5 complexes)

et 27 pour Pathé (2 cinémas).

Si entre 2023 et 2024, le Grand Est a “perdu” deux

écrans d’après les données du CNC, son parc affiche

surtout une progression régulière, de 449 écrans en

2017 à 485 l’an dernier, avec près de 500 attendus

fin 2025. Alors que la région pointe parmi celles

affichant le plus faible nombre de fauteuils par habitant

(1 pour 62 contre 1 pour 59 à l’échelle nationale),

ce développement de l’équipement était donc plus

que bienvenu.

Tanguy Colon

10,53

4,58

6,72

4 810 m

4 000 m

3 500 m

3 000 m

2 500 m

2 000 m

1 500 m

1 000 m

750 m

500 m

Carte

250

d’identité

m

100 m

du Grand Est (en 2024)

0

100 m

5,6 millions

200

d’habitants

m

59,2 % sont 500 des m spectateurs de cinéma

1 000 m

12,39 millions

1 500 md’entrées (7e région/13)

2 000 m

dont 4,68 millions dans les salles art et essai

2 500 m

3 500 m

124 cinémas 4 500 m(7/13)

dont 245 multiplexes

000 m

dont 66 salles art et essai

485 écrans (6/13)

dont 200 classés art et essai

N°505 / 3 décembre 2025

29


Focus Exploitation

©Le Relief

LE CINÉMA PREND DU RELIEF À SÉLESTAT

LES ÉQUIPEMENTS*

GLOBAL

Maître d’ouvrage : SOGEXCI

Maître d’œuvre / pilote : JB2L

Bureau de contrôle : SOCOTEC

BÂTIMENT

Gros œuvre : FEHR, PL MAITRE, CHAMLEY

Climatisation/chauffage : MCI THERECO

FAÇADE/HALL

Comptoir : FRENE & CHENE

Système de billetterie : MONNAIE SERVICES

Signalétique intérieure : ADDE, CREAKTIVE

Enseignes façade : CREAKTIVE

Affichage dynamique : ADDE

SALLES

Fauteuils : KLS VIP

CABINES

Installateur : ADDE

EXPLOITATION

Programmation : SOGEXCI

SITE INTERNET

Conception : MONNAIE SERVICES

Depuis le 26 novembre, la

commune du Bas-Rhin a étoffé

son offre cinématographique

avec l’ouverture d’un nouvel

équipement de 7 salles, en

complément des 3 écrans du

Sélect, tous deux exploités par

Jean-Philippe Hochwelker.

C’est Noël avant l’heure pour les spectateurs de Sélestat.

Alors que les célèbres marchés alsaciens brillent à travers

la région, c’est un cadeau d’une ampleur différente qui

a été déposé dans la cité sélestadienne : un cinéma flambant

neuf de 7 salles et plus de 1 000 fauteuils. Érigé à l’emplacement

d’une ancienne usine, le complexe s’insère

dans un nouveau pôle de loisirs, où cohabitent également

un bowling, un restaurant et, à proximité, un karting et

une salle de sport. « Le site est installé à l’entrée de la ville,

pour faire le lien entre le centre et les communes environnantes,

et offre une vue imprenable sur le relief des Vosges – d’où il

tire son nom – et le château du Haut-Kœnigsbourg », explique

Jean-Philippe Hochwelker.

L’exploitant savoure la concrétisation d’un projet de

longue haleine, lancé il y a plusieurs années, recalibré de

10 à 7 salles, puis retardé par la crise et l’explosion des

coûts des matériaux. « Il fallait encore se convaincre post-

Covid que le projet était viable. Mais, surtout, se dire que

le cinéma reste une envie et un lieu d’animation dont les

villes ont besoin. Et l’attente du public de Sélestat m’a

largement rassuré. » En témoigne l’engouement pour

l’avant-première à guichet fermé de Chasse gardée 2, en

présence de l’équipe du film, qui a lancé la nouvelle vie

du Relief le 27 novembre. Et permis aux spectateurs

d’apprécier au plus près le confort déployé dans

l’établissement.

LE CINÉMA RESTE UNE ENVIE

ET UN LIEU D’ANIMATION

DONT LES VILLES ONT BESOIN

Jean-Philippe Hochwelker,

exploitant des cinémas de Sélestat

*Basé sur le déclaratif de l’exploitant

30 N°505 / 3 décembre 2025


©Le Relief

Placement numéroté

D’une capacité allant de 55 à 290 places, les salles possèdent

toutes des fauteuils premium inclinables aux premiers

rangs, fixes et avec banquettes dans les derniers, et un

gradinage renforcé. Tous sont numérotés, « car je souhaite

développer davantage la vente à distance », indique Jean-Philippe

Hochwelker. Outre des sièges de couleur bleu

marine, les 3 plus grandes salles disposent du son Dolby

Atmos et de projecteurs laser 4K, tandis que les 4 autres,

aux assises rouge cosy, sont en 7.1. Le hall, traversant

pour offrir une perspective à la fois sur la ville et sur la

nature, arbore un grand comptoir caisse-confiserie, des

bornes billetterie ainsi qu'un espace café. Comme un

clin d’œil à son implantation géographique, des motifs

inspirés des courbes des cartes IGN décorent la moquette

et les portes des salles.

Plus globalement, l’exploitant a cherché à rendre son

bâtiment de 3 000 m 2 énergiquement le plus autonome

possible. Ainsi, des panneaux photovoltaïques habillent

la toiture du cinéma tandis qu’un système de récupération

d’eau de pluie alimente les sanitaires. De plus,

les matériaux utilisés, à l’instar du béton matricé,

favorisent une meilleure isolation du site. Quelque 9

M € ont été déboursés par Jean-Philippe Hochwelker

pour finaliser un projet pour lequel il a fait appel aux

services de Gilbert Long, déjà à l’œuvre sur le cinéma

de Cernay, ouvert fin 2021 par l’exploitant avec Claude

Brasseur [voir Boxoffice Pro n°409 du 1 er décembre

2021]. Suite au départ à la retraite de l’architecte, le

site de Sélestat a été mené à son terme par le cabinet

local JB2L.

250 000 entrées visées

Le Relief vient enrichir l’offre cinéma de la commune,

incarnée depuis près d’un siècle par Le Sélect en centreville

(90 000 entrées en 2024). Mono-écran à sa création

en 1927, puis transformé en 3 salles en 1981, l’historique

établissement, classé et labellisé Jeune public et court

métrage, voit sa programmation légèrement recentrée

sur de l’art et essai et entend rester un lieu de proximité,

notamment pour les scolaires. Le nouveau complexe

allie, pour sa part, cinéma d’auteur et films grand

public, et concentre la majorité des animations et

séances événements – entre autres opéra, concerts…

– qui n’avaient pu être initiées au Sélect. Avec une

concurrence relativement éloignée – le CGR de Colmar

au Sud et le Cinéville de Dorlisheim au Nord sont à

une vingtaine de minutes en voiture –, Jean-Philippe

Hochwelker ambitionne 250 000 entrées annuelles

cumulées sur ses deux cinémas.

Tanguy Colon

CARACTÉRISTIQUES DES SALLES

SALLE PLACES PMR DIM (M) SON IMAGE LASER

1 187 5 14m 7.3 4K

2 290 7 16m Atmos 4K

3 207 6 16m Atmos 4K

4 96 3 10m 7.1 2K

5 96 3 10m 7.1 2K

6 59 3 9m 7.1 2K

7 59 3 9m 7.1 2K

TOTAL 994 30

©Le Relief ©Le Relief

INFOS PRATIQUES

ADRESSE :

34 route de Colmar, 67600 Sélestat

TARIFS (LISTE NON EXHAUSTIVE) :

Normal : 11,50 €

Réduit : 8,50 €

Moins de 16 ans : 6,80 €

Cartes 5 places (32 €), 10 places (59 €)

et 10 places aux cinémas de Sélestat,

de Cernay et de Guebwiller (72 €)

N°505 / 3 décembre 2025

31


Exploitation

©Métropolis

CURE DE JOUVENCE POUR

LE MÉTROPOLIS DE CHARLEVILLE-MÉZIÈRES

La famille Thirriot a mené d’importantes rénovations, des salles au hall,

pour apporter un nouveau souffle au plus ancien multiplexe des Ardennes.

« Présenter un confort renforcé à nos spectateurs » : tel était

l’objectif de Noëlle et François Thirriot au moment

d’initier les travaux du Métropolis en janvier dernier.

Un chantier évident pour un cinéma qui n’avait pas

connu de transformation majeure depuis sa création

au début des années 2000. « Nous avions toujours joué

la carte de l’entretien maximum, indique l’exploitant,

mais nous nous sommes rendus compte qu’il fallait désormais

apporter un nouveau souffle. »

Le chantier, réparti en plusieurs phases, s’est achevé au

début de l’été et a permis de réaliser plusieurs modifications

notables. À commencer par les 10 salles, dont

la capacité totale a été revue à la baisse, de 2 000 à 1 500

places, via l’installation de fauteuils club neufs avec un

espace renforcé de 105 à 130 cm entre chaque rangée,

et un revêtement en velour bleu nuit. Si les écrans et

les projecteurs restent inchangés, de nouvelles enceintes

d’ambiance ont été installées, les trois plus grandes

salles accueillant également des renforts de basses

supplémentaires. Par ailleurs, toutes les salles sont

dorénavant pourvues de boîtiers afin de proposer

l’application AudioEverywhere pour rendre les séances

inclusives aux spectateurs en situation de handicap

sensoriel. « Nous avions une forte demande de notre public

sur ce sujet-là », note François Thirriot.

Évolution des habitudes

Les autres parties communes arborent aussi de nouvelles

configurations. Le hall, plus spacieux, a été réorganisé à

la suite de la disparition des quatre caisses fixes. « En 20

ans, les habitudes des spectateurs ont évolué. Aujourd’hui,

près de 30 % de nos réservations se font en ligne, une dimension

que nous voulons développer », explique Julien Thirriot,

qui a rejoint l’entreprise de ses parents en septembre 2024

comme adjoint de direction. Davantage de bornes automatiques

ont été installées, tandis que les caisses sont

désormais couplées avec le comptoir confiserie. « Cela

nous permet de satisfaire tous types de clients : ceux qui ont

besoin du contact comme ceux qui ont plus de facilité avec

le digital. Nous nous retrouvons ainsi avec un hall plus

fluide », souligne François Thirriot.

Le coin café renforce la convivialité avec un espace plus

confortable autour d’un mobilier aux teintes chaleureuses

et à la décoration repensée. En amont des salles, les zones

d’attente déploient, elles-aussi, tout le confort nécessaire,

entre une large banquette serpentant le long des murs, des

guéridons répartis intelligemment pour pouvoir poser des

affaires et des prises permettant de recharger téléphones et

autres appareils juste avant la séance. Les teintes bleu-grises

choisies pour les équipements accentuent l’immersion

cinématographique de ces espaces aux parois habillées de

grandes photos du film culte de Fritz Lang… Metropolis.

Épaulée par l’architecte Romain Delattre, du cabinet

Aquilone Studio, la famille Thirriot a déboursé quelque

2,5 millions € (HT) pour finaliser cette rénovation, dont

250 000 € d’aide sélective, 200 000 € de la région Grand

Est, 100 000 € d’Ardennes Métropole et 100 000 € de la

Ville de Charleville-Mézières.

Premium soft

À l’issue de ce chantier, le Métropolis se présente comme

un cinéma “premium soft” : « confort premium, prix

doux », glisse François Thirriot. L’exploitant se réjouit

en effet de ne pas avoir augmenté ses tarifs malgré les

travaux entrepris et les nouveaux équipements. « Je ne

voulais pas prendre les spectateurs en otage. Ou pire, qu’ils

ne viennent plus. »

Car c’est un lien indéfectible et historique qui unit,

depuis plus de deux décennies, le public de Charleville-Mézières

au multiplexe. À la fin du siècle dernier,

quand ce type de multi-salles commence seulement à

germer à travers l’Hexagone, peu sont érigés en centreville.

« Avec mon frère Jérôme [décédé en 2008, ndlr.],

nous avons été précurseurs en choisissant un terrain en

plein cœur de ville » pour donner un nouvel élan à une

activité qui avait atteint un certain plafond. Construit

en 1974, l’ancien cinéma de 5 salles était devenu trop

32 N°505 / 3 décembre 2025


étroit pour une fréquentation en plein essor. Aussi,

lorsque le Métropolis flambant neuf sort de terre en

janvier 2004, les résultats ne se font pas attendre : « Les

entrées ont bondi de 280 000 à 400 000 billets annuels »,

se souvient François Thirriot. Un rythme que l’établissement

parvient à conserver jusqu’au Covid où, à l’instar

du marché national, la fréquentation chute à 307 000

tickets en 2024, sans doute un peu moins en 2025.

Un nouveau cinéma à Sedan

Malgré cette période délicate, l’exploitant affiche son

optimisme, en atteste cette rénovation, mais aussi le projet

familial qu’il développe à Sedan, à 20 minutes à l’Est de

Charleville. Le Turenne, cinéma emblématique du centreville,

« a été inauguré en 1914 sous la forme d’un mono-écran,

avant que mon père le transforme en un trois salles en 1978.

Mais aujourd’hui, le bâtiment se révèle trop vétuste et compliqué

à chauffer. » L’activité cinéma va donc déménager à l’entrée

de la commune, où sera érigé, dans les prochaines années,

un nouveau complexe de cinq écrans et 800 fauteuils,

« avec le même confort qu’au Métropolis ». Le permis de

construire va bientôt être déposé et le début des travaux

est espéré l’année prochaine, sans crainte de possibles

remous en fonction des prochaines élections municipales.

« Tout le monde ici est solidaire sur l’avenir du cinéma à

Sedan », affirme François Thirriot, qui entend bien ouvrir

un nouveau chapitre ambitieux dans l’histoire centenaire

de sa famille d’exploitants.

Tanguy Colon

©Métropolis

NOUS PROPOSONS DU PREMIUM SOFT :

UN CINÉMA AU CONFORT PREMIUM AVEC DES PRIX DOUX

François Thirriot, exploitant du Métropolis

©Métropolis ©Métropolis

N°505 / 3 décembre 2025

33


Miscellanées

Claude Damianthe nous a quittés

Pilier incontournable de la profession, Claude

Damianthe nous a quittés le 29 novembre 2025,

après plus de cinq décennies consacrées à la distribution

et à l’équipement des salles. Il avait

82 ans.

Ce Guyanais, fils de militaire, s’est très tôt fait une

place parmi les distributeurs du boulevard Longchamp

à Marseille. Il a à peine 16 ans lorsqu’il intègre les

United Artists/Artistes Associés en tant qu’“expéditionnaire

et vendeur en publicité”. Au terme de trois

années d'engagement militaire, il retrouve les Artistes

Associés en 1963, avant de devenir programmeur

chez Columbia.

Après un passage chez Femina Distribution, Claude

Damianthe devient, en 1970, représentant Sud de la

CFDC (Compagnie Française de Distribution Cinématographique,

future Union Générale Cinématographique

soit UGC…). En 1978, il est de retour en

AGENDA DE LA PROFESSION

ERRATUM

Dans le précédent numéro, nous avons indiqué

par erreur que les partenaires étaient conviés à

la convention Metropolitan du 13 janvier 2026.

Pour rappel, seuls les exploitants et programmateurs

sont accueillis.

Le Sommet des Arcs : un questionnaire pour tous

Afin de nourrir son prochain Café des

Indés, le Sommet propose à tous les

professionnels, participant à l’événement

ou non, de répondre à une enquête sur

leurs pratiques. « Vos réponses et retours

d'expérience permettront d'enrichir le

débat notamment sur les thèmes de

©Rencontres du Sud 2019

tant que responsable de la région Sud-Est chez les

Artistes Associés. Les années 1980 seront celles de

Parafrance puis de AAA (Acteurs et Auteurs Associés),

où en tant que directeur Sud.

À partir de 1996, il ouvre un nouveau chapitre professionnel,

en devenant directeur général de la société

française spécialisée en fauteuil de cinéma, Kleslo

(futur KLS VIP). Parallèlement, il prolonge son indéfectible

lien avec l’exploitation, en accompagnant – aux

côtés de Laurent Demangeon – la programmation du

réseau Cinemovida.

Sacré chevalier puis officier du Mérite cinématographique

(respectivement en 1987 et 1998), Claude

Damianthe a également créé et présidé l’association

des Victoires du Cinéma, par laquelle il sera lui-même

distingué dans le cadre des Rencontres du Sud, en

mars 2011.

Retraité, l'infatigable touche-à-tout avait, de longues

années durant, continué à partager avec l’ensemble

de la profession son sens de la fête… et sa recette du

ti punch !

La rédaction de Boxoffice Pro adresse ses pensées à sa

famille, à ses proches et à l’ensemble de celles et ceux

qui ont travaillé à ses côtés.

A.A.

l'éducation au cinéma ou de l'ingérence

politique dans la distribution et l'exploitation.

» Pour rappel, le Sommet des

Arcs se déroulera du 16 au 20 décembre

prochains. Le Café des Indés, composé

de six ateliers, aura pour thème la démocratie.

L’enquête est accessible ici :

Soutiens

Afcae

Coup de coeur 15-25

Ma frère de Lise Akoka et Romane Guéret

(Studiocanal - 7 janvier)

Elle entend pas la moto

de Dominique Fischbach (Epicentre - 10 décembre)

GNCR

A Fidai Film de Kamal Aljafari

(sans distributeur - 4 mars. Récompensé du Prix GNCR/Ciné+

au FID Marseille 2024, le film fera l’objet de projections

spéciales événementielles durant le festival Best Of Docs 2026.

Le GNCR apportera son soutien au film et aux salles

adhérentes qui souhaitent le programmer.)

PETITES ANNONCES

Le cinéma LE GRAND BAIN

Complexe de 3 écrans, situé dans la com com

de Aire-sur-l’Adour (12 880 hab) à 30 mn de

Mont-de-Marsan, classé Art & Essai, pour une fréquentation

annuelle estimée à 70 000 entrées.

RECRUTE

un.e directeur.rice

En CDI à temps plein

Prise de poste dès que possible

Compétences

Expérience en tant que manager d’équipes • Maîtrise des

outils informatiques • Compétences administratives

• Prise d’initiatives et autonomie • Sens de l’organisation

• Bonne culture cinématographique • Expérience

projection numérique et TMS sera un plus.

Merci d’envoyer votre CV et lettre de motivation à

thomaspaul@cinem2m.com

COLLOQUE POUR LES 70 ANS DE L’AFCAE 03 au 05/12/25 PARIS

FESTIVAL DU FILM DE SOCIÉTÉ DE ROYAN 03 au 07/12/25 ROYAN

SOMMET DES ARCS 16 au 20/12/25 LES ARCS

CONVENTION METROPOLITAN FILMEXPORT 13/01/26 PARIS

RENCONTRES PROFESSIONNELLES RECHERCHE & DÉCOUVERTE 13 et 14/01/26 POITIERS

JOURNÉES PROFESSIONNELLES VIVA CINÉMA 20 au 27/01/26 VALENCE

FESTIVAL AFCAE/TÉLÉRAMA 21 au 27/01/26 FRANCE

25 ES RENCONTRES DE BRETAGNE 27 au 31/01/26 GUINGAMP

RENCONTRES DU SUD 16 au 20/03/26 AVIGNON

RENCONTRES NATIONALES ART ET ESSAI RÉPERTOIRE 25 au 27/03/26 TOURS

RENCONTRES DE GÉRARDMER 07 au 10/04/26 GÉRARDMER

FESTIVAL DE CANNES 12 au 23/05/26 CANNES

FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM D'ANIMATION D'ANNECY 21 au 27/06/26 ANNECY

CINEEUROPE 2026 22 au 25/06/2026 BARCELONE

12 ES RENCONTRES ART ET ESSAI DE BRETAGNE 23 au 27/06/26 DINARD

34 N°505 / 3 décembre 2025


LEADER DIGITAL SUR LE CINÉMA

17.5M 45M 67%

De visiteurs

uniques

par mois*

De sessions

par mois**

Des spectateurs

se rendent sur

AlloCiné***

LA MARQUE ALLOCINÉ PRÉSENTE

SUR TOUTES LES PLATEFORMES

+18M

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Réseaux sociaux, AlloCiné, Avril 2025

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RÉGIE ALLOCINÉ : Pauline Luigi regiecinema@allocine.fr

RELATIONS EXPLOITANTS : Marion Chauvet exploitants@allocine.fr

OUTILS D'ANALYSE THE BOXOFFICE COMPANY : Emilien Robert emilien.robert@boxoffice.com

*Médiamétrie Février 2025 **Google Analytics Avril 2025 ***TGI Avril 2024


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