LG-270
Mieux connaître ceux qui nous gouvernent au quotidien PAR ARMAND D’ANTONIO Dans ce nouveau numéro de Lëtzebuerger Gemengen, nous avons choisi de mettre en lumière celles et ceux qui incarnent l’action publique au plus près des citoyens : les bourgmestres et les éche- vins de nos communes. Nous les croisons parfois lors d’une inauguration, lors d’une fête locale ou à travers les décisions du conseil communal, mais leur rôle dépasse largement ces moments visibles. Ils sont les premiers interlocuteurs, les premiers décideurs et, souvent, les premiers bâtisseurs de la qualité de vie dans nos villes et villages. Au Luxembourg, la commune n’est pas une structure administra- tive parmi d’autres : c’est le cœur de notre démocratie locale. C’est là que naissent les projets qui transforment nos rues, nos écoles, nos infrastructures sportives, nos mobilités, notre environne- ment. C’est là aussi que s’exprime la proximité, cette valeur qui fait la force de notre modèle communal. Avec ce dossier, notre ambition est simple : ouvrir les portes de l’exécutif communal, donner un visage, un parcours, une voix à celles et ceux qui œuvrent chaque jour pour le bien commun. Faire connaître leurs priorités, leurs défis, leurs engagements, mais aussi leur vision pour l’avenir. En mettant en avant les bourgmestres et les échevins, nous sou- haitons rendre hommage à leur travail, parfois discret, souvent complexe, toujours essentiel. Nous voulons également offrir aux citoyens une meilleure compréhension de celles et ceux qui décident aujourd’hui de la commune de demain. Parce que la confiance naît de la transparence. Parce que l’action locale mérite d’être racontée. Parce que chaque commune est un laboratoire de solutions, d’idées et d’innovations.
Mieux connaître ceux qui nous gouvernent au quotidien
PAR ARMAND D’ANTONIO
Dans ce nouveau numéro de Lëtzebuerger Gemengen, nous avons choisi de mettre en lumière celles et ceux qui incarnent l’action publique au plus près des citoyens : les bourgmestres et les éche- vins de nos communes.
Nous les croisons parfois lors d’une inauguration, lors d’une fête locale ou à travers les décisions du conseil communal, mais leur rôle dépasse largement ces moments visibles. Ils sont les premiers interlocuteurs, les premiers décideurs et, souvent, les premiers bâtisseurs de la qualité de vie dans nos villes et villages.
Au Luxembourg, la commune n’est pas une structure administra- tive parmi d’autres : c’est le cœur de notre démocratie locale. C’est là que naissent les projets qui transforment nos rues, nos écoles, nos infrastructures sportives, nos mobilités, notre environne- ment. C’est là aussi que s’exprime la proximité, cette valeur qui fait la force de notre modèle communal.
Avec ce dossier, notre ambition est simple : ouvrir les portes de l’exécutif communal, donner un visage, un parcours, une voix à
celles et ceux qui œuvrent chaque jour pour le bien commun. Faire connaître leurs priorités, leurs défis, leurs engagements, mais aussi leur vision pour l’avenir.
En mettant en avant les bourgmestres et les échevins, nous sou- haitons rendre hommage à leur travail, parfois discret, souvent complexe, toujours essentiel. Nous voulons également offrir aux citoyens une meilleure compréhension de celles et ceux qui décident aujourd’hui de la commune de demain.
Parce que la confiance naît de la transparence. Parce que l’action locale mérite d’être racontée. Parce que chaque commune est un laboratoire de solutions, d’idées et d’innovations.
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DÉCEMBRE 2025 - N˚270
www.gemengen.lu
COMMUNE DE MERTZIG
MIKE POIRÉ
2025, l’année des grands anniversaires à Mertzig
Stefano D'Agostino
Lex Schwind
CLAUDE MEISCH
Ministère du Logement
Logement au Luxembourg :
quelles réponses à la crise
persistante ?
ALAIN PÜTZ
Perrard
Plus d’un siècle
de savoir-faire
ALAIN DICHTER
SERVIOR
Vieillir autrement :
la promesse Servior
Parce qu’il est risqué de bâtir un projet seul.
Mais parce qu’ensemble, on allie maîtrise et
savoir-faire.
Adoptez une approche à 360° pour conjuguer performance,
responsabilité et optimisation.
ey.com/en_lu/services/strategy/parthenon
© 2025 Ernst & Young S.A. All Rights Reserved. ED None.
3
ÉDITO
Mieux connaître ceux qui
nous gouvernent au quotidien
PAR ARMAND D’ANTONIO
Dans ce nouveau numéro de Lëtzebuerger Gemengen, nous avons
choisi de mettre en lumière celles et ceux qui incarnent l’action
publique au plus près des citoyens : les bourgmestres et les échevins
de nos communes.
Nous les croisons parfois lors d’une inauguration, lors d’une fête
locale ou à travers les décisions du conseil communal, mais leur
rôle dépasse largement ces moments visibles. Ils sont les premiers
interlocuteurs, les premiers décideurs et, souvent, les premiers
bâtisseurs de la qualité de vie dans nos villes et villages.
Au Luxembourg, la commune n’est pas une structure administrative
parmi d’autres : c’est le cœur de notre démocratie locale. C’est
là que naissent les projets qui transforment nos rues, nos écoles,
nos infrastructures sportives, nos mobilités, notre environnement.
C’est là aussi que s’exprime la proximité, cette valeur qui
fait la force de notre modèle communal.
celles et ceux qui œuvrent chaque jour pour le bien commun. Faire
connaître leurs priorités, leurs défis, leurs engagements, mais
aussi leur vision pour l’avenir.
En mettant en avant les bourgmestres et les échevins, nous souhaitons
rendre hommage à leur travail, parfois discret, souvent
complexe, toujours essentiel. Nous voulons également offrir
aux citoyens une meilleure compréhension de celles et ceux qui
décident aujourd’hui de la commune de demain.
Parce que la confiance naît de la transparence. Parce que l’action
locale mérite d’être racontée. Parce que chaque commune est un
laboratoire de solutions, d’idées et d’innovations.
Avec ce dossier, notre ambition est simple : ouvrir les portes de
l’exécutif communal, donner un visage, un parcours, une voix à
4
| DOSSIER
LËTZEBUERGER GEMENGEN
Publication éditée par Living Green sàrl-s
www.gemengen.lu
Société éditrice
Living Green sàrl-s
24, rue Michel Rodange • L-4660 Differdange
Régie publicitaire
Julien Malherbe
julienm@livinggreen.lu
DIGITAL ET INNOVATION
IMMOBILIER ET CONSTRUCTION
Administration
Lucia Ori
Tél. 58 45 46 29
secretariat@livinggreen.lu
Rédaction
Armand D'Antonio
Pierre Birck
pierreb@livinggreen.lu
Barbara Pierrot
Barbarap@livinggreen.lu
Léa Behnous
Léab@livinggreen.lu
Julien Menegalli
Sébastien Michel
Conception et réalisation graphique
Joana Sabri
Joanas@livinggreen.lu
Photographie
Nader Ghavami / Photopro Luxembourg
Yves Kortum
Alain Bianco
Impression
Imprimerie Centrale
SOMMAIRE
08
2025,
COVERSTORY
COMMUNE DE MERTZIG
l’année des grands anniversaires à Mertzig
DIGITAL ET INNOVATION
12 | Servior
Vieillir autrement : la promesse Servior
14 | LIST
Les communes luxembourgeoises face à la transition
numérique et écologique
16 | Fujitsu Luxembourg
Au-delà de l’IT, remettre votre transformation agile sur
les rails
18 | Quicktools
Des démarches administratives réellement simplifiées
22 | SIGI
Moderniser, simplifier, connecter : comment
le SIGI fait évoluer les services communaux
© Living Green
Tous droits de reproduction réservés pour tous pays.
Tous manuscrits, photos et documents envoyés à la
rédaction ne peuvent être exploités qu’avec l’accord
de leurs auteurs. Publiés ou non, ils ne seront pas
restitués. Les reportages signés n’engagent que
leurs auteurs.
Les prix figurant dans cette revue sont indicatifs et
peuvent être sujets à des variations dont l’éditeur ne
pourrait nullement être tenu pour responsable.
26 | PWC
Dans l’ombre de la cybercriminalité : état des lieux
au Luxembourg
28 | House of Training
House of Training : une décennie de succès
5
ENVIRONNEMENT ET ÉNERGIE
ACTUALITÉS COMMUNALES
IMMOBILIER ET CONSTRUCTION
32 | Ministère du Logement et de l’Aménagement
du territoire
Logement au Luxembourg : quelles réponses à la crise
persistante ?
34 | Tralux Construction
Construire mieux, construire autrement
36 | Goblet Lavandier
Rajeunir, innover, former : l’impulsion de
Goblet Lavandier
40 | Mersch & Schmitz
Réinventer la conception technique des bâtiments
42 | Schroeder & Associés
Vers une ingénierie intégrale. La promesse de Schroeder
& Associés.
46 | EY
EY : un accompagnement à 360° sur les projets publics
et privés
48 | LSC360
Immobilier et industrie, LSC360 fait le point
62 | Vinçotte
Comment l’audit énergétique redéfinit la gestion
des bâtiment
ENVIRONNEMENT ET ÉNERGIE
64 | Ecotrel
Sensibiliser, recycler, réutiliser : le parcours Ecotrel
66 | Minusines
Minusines fête ses 100 ans : un siècle d’innovation
célébré à Luxexpo
70 | Luxair
Luxair : l’avenir dans l’air
74 | SCE
SCE : l’énergie solaire repensée pour tous les espaces
ACTUALITÉS COMMUNALES
78 | Commune de Strassen
Strassen affirme son identité culturelle
82 | Commune de Lenningen
Lenningen : un mandat placé sous le signe
de la modernisation
52 | Fonds du Logement
« Redonner vie au patrimoine, c’est redonner vie
aux villages »
54 | Perrard
Perrard : plus d’un siècle de savoir-faire
56 | Banque Raiffeisen
Soutenir aujourd’hui pour construire demain
58 | Fondation pour l’Accès au Logement
L’accompagnement social au service du logement
6
INDEX
8 | MIKE POIRÉ
Bourgmestre
Commune de Mertzig
12 | ALAIN DICHTER
Directeur général
SERVIOR
14 | GERMAN CASTIGNANI
Head of Human Centenred
AI, Data & Software
Group
LIST
16 | NATASHA TUMMELEY
Agile Coach
Fujitsu Luxembourg
18 | VALÉRIE PIQUEMAL
Experte en management
de l’expérience client et
gestion des changements
Quicktools
18 | MARC MARCHAL
Responsable de projets IT
Quicktools
22 | JOHNY NEVOA
Responsable clients et
produit
SIGI
22 | SYLVAIN MOMIN
Directeur
SIGI
26 | MAXIME PALLEZ
Cybersecurity Director
PwC
26 | THOMAS WITTISCHE
Audit Managing Director
Risk Assurance
PwC
28 | KARIN SCHOLTES
Présidente
House of Training
28 | MURIEL MORBÉ
CEO
House of Training
32 | CLAUDE MEISCH
Ministre
Ministère du Logement
et de l’Aménagement du
territoire
34 | MICHAEL REPPLINGER
Directeur
Tralux Construction
36 | NICOLAS CLAUDE
Administrateur
Goblet Lavandier
36 | ANDREAS FINKEN
Administrateur
Goblet Lavandier
7
42 | MARCO DA CHAO
Ingénieur-associé et
responsable du
département Services
Schroeder & Associés
42 | OLIVIER GENCO
Ingénieur en chef
Schroeder & Associés
42 | PATRICK COUNOTTE
Chef de service
Schroeder & Associés
46 | PIERRE GELENNE
Partner EY-Parthenon
M&A Real Estate EY
Luxembourg
46 | DAVID SYENAVE
Partner EY-Parthenon
M&A Real Estate EY
Luxembourg
48 | CARL-TARO KLEEFISCH
Administrateur délégué
LSC360
54 | ALAIN PÜTZ
Directeur
Perrard
56 | LUIGI DI FRANCO
Responsable réseau
des agences
Banque Raiffeisen
56 | MARC SCHRONEN
Responsable du
département entreprise
Banque Raiffeisen
58 | DIELLA GALANI
Chef du département
social
Fondation pour l’Accès au
Logement
62 | YOSRA MOHANDIZ
Consultante externe en RSE
Vinçotte
62 | MIGUEL LOPEZ ROSA
Administration & Sales
Manager
Vinçotte
62 | FRANCIS BALDO
Auditeur énergétique
Vinçotte
64 | ANDY MAXANT
CEO
Ecotrel
64 | OLIVIER MICHE
Président
Ecotrel
70 | GILLES FEITH
Directeur
Luxair
74 | JOE SCHANEN
Business Unit Manager
et Associé
SCE
82 | PHILIPPE GENGLER
Échevin
Commune de Lenningen
82 | JEAN-MARIE HERMANN
Échevin
Commune de Lenningen
82 | TIM KARIUS
Bourgmestre
Commune de Lenningen
8 | COVERSTORY
2025, L’ANNÉE DES GRANDS
ANNIVERSAIRES À MERTZIG
Mertzig célèbre l’année 2025 !
Les bougies de cinq gâteaux
d’anniversaire ont été soufflées
en même temps : 175 ans de
l’Église paroissiale, 150 ans
de la Chorale, 150 ans de la
commune, 125 ans de la Fanfare
et 60 ans des Jeunes Pompiers.
La séance académique a eu lieu
fin novembre. Le bourgmestre,
Mike Poiré, fait le point.
660 ans d’histoire ; cela se fête !
Commençons par l’année 1850. L’Église
paroissiale a été inaugurée après que
la première pierre a été posée deux ans
plus tôt, suite à l’ouverture d’une carrière
de grès dans la « Säitert » à Mertzig.
Pendant deux ans, 4.000 m3 de pierres
ont été transportés jusqu’au village par
des chevaux et des ouvriers locaux ont
construit l’Église en un temps record. Elle
a survécu aux deux guerres mondiales.
Quatre cloches, accordées en Si, Sol#, Fa#
et Mi ib , résonnent dans son clocher.
Avec la nouvelle Église, à partir de 1850,
des efforts ont été faits par les prêtres et
les instituteurs pour embellir les services
religieux. Cependant, ce n’est qu’en 1875
que le chœur d’hommes, la Chorale Ste
Cécile de Mertzig (appelée à l’époque
« Sängerbund von Mertzig »), a été fondée.
Politiquement, l’année 1874 a marqué un
tournant dans l’histoire de la commune.
Cette année-là, la Chambre des députés
a voté la « scission » entre Mertzig et
Feulen. La loi a été publiée au Mémorial le
20 novembre 1874 et l’entrée en vigueur a
été fixée au 1er janvier 1875. Donc, depuis
cette date, Mertzig est officiellement une
commune autonome depuis 150 ans !
Si la Chorale célèbre 150 ans d’existence,
la Fanfare a quant à elle vu le jour à
la Pentecôte de l’an 1900. Quelques
musiciens passionnés, après avoir assisté
à un concert de kermesse à Grosbous, ont
décidé de fonder leur propre Fanfare de
village. « Nous célébrons donc également
ces 125 ans en 2025 ! », indique Mike Poiré,
le bourgmestre.
Un autre anniversaire important est celui
des Jeunes Pompiers qui soufflent 60
bougies. La section jeunesse a été fondée
en 1965 par des pompiers engagés.
« Nous sommes reconnaissants qu’en
l’an 2000, les grandes festivités aient
été magnifiquement organisées. 500 ans
d’histoire y avaient été conjointement
célébrés cette année-là par l’Église
paroissiale, la Chorale, la Commune et la
Fanfare. En 2025, les Jeunes Pompiers se
joignent donc à la fête avec leurs 60 ans, ce
qui nous permet de célébrer ensemble 660
9
ans d’histoire », explique-t-il. « Nous ne
pouvons qu’élogier le travail exceptionnel
réalisé à l’époque par le comité
d’organisation. En plus des festivités
tout au long de l’année, c’est surtout la
publication du livre « Mertzig 2000 » qui
a marqué l’événement, un ouvrage unique
sur la vie dans notre commune, son
histoire, ses bâtiments, son patrimoine,
ses associations et ses habitants. Au
nom du conseil communal en fonction,
je tiens à remercier chaleureusement le
comité d’organisation, les auteurs et les
photographes pour leur travail », déclare
le bourgmestre.
La digitalisation en faveur du
développement durable de la Commune
Le développement durable a aussi une
dimension culturelle. En effet, le livre
« Mertzig 2000 », épuisé depuis quelques
années, a été numérisé et indexé. Il est
désormais disponible sur www.mertzig.
lu. Ces dernières années, la commune a
10
également développé une nouvelle identité
numérique à travers un site Internet et
une application, modernes, où les réseaux
sociaux jouent de nos jours un rôle clé pour
connecter les habitants.
« Nous voulons continuer à exploiter les
possibilités du numérique. Ainsi, nous
lancerons une nouvelle version encore plus
dynamique, vivante et inclusive de notre
site internet à l’occasion de cette année
d’anniversaire ». Par ailleurs, un nouveau
site – www.2025.lu – a été mis en ligne.
Si ce site est entièrement dédié à l’année
d’anniversaire, il servira toutefois aussi de
plateforme participative dynamique sur
la vie et l’histoire de la commune. Un «
appel à témoins » a donc été lancé pour
collecter des photos et des documents afin
de documenter l’histoire de la commune,
de ses associations et de ses habitants.
« Parallèlement, des enregistrements
vidéo ont été effectué depuis des mois.
Nous avons pu présenter des extraits du
film documentaire lors de notre séance
académique du 20 novembre dernier. La
Mertzigeoise Tessy Troes est la réalisatrice
et productrice du film.
Un jeune artiste local, Jason
Goldschmit, a été sélectionné
pour réaliser le dessin du
timbre.
la carrière de gré rouge a contribué à
l’essor économique et à la réputation de
Mertzig et a habillé de nombreux ouvrages
luxembourgeois. La plus ancienne œuvre
réalisée avec le « Roude Sandsteen » de la
carrière de Mertzig se trouve dans église
Saint-Laurent de Diekirch, datant de 1539
d’après les recherches. Par ailleurs, une
livraison en 1633 d’une dizaine de marches
d’escalier à destination de Bourscheid est
documentée dans les archives historiques.
Avec le « Mäerzeger Steen » ont été
construits des cadres de fenêtres, des
marches, des pierres tombales, mais aussi
des petits ponts, des bâtiments et surtout
des églises, dont celles bien sûr de Mertzig,
d’Ettelbruck, de Diekirch, d’Arsdorf et
d’Urspelt à titre d’exemple. Le tribunal de
Diekirch, le Château et la Mairie de Wiltz,
le Pont de l’Alzette à Ettelbruck, l'Hôtel
Victor Hugo à Vianden sont d’autres
ouvrages construits et habillés avec le grès
rouge de Mertzig.
« Il s’agit d’un timbre « M50g », donc
destiné aux envois internationaux postés
au Luxembourg. Ainsi, « M » fait un
clin d’œil à « Mertzig » et notre histoire
va donc voyager dans le monde ces
prochaines années. Je tiens à remercier
les responsables du Service Patrimoine
et Post Philately et la direction de Post
Luxembourg de nous avoir offert ce beau
cadeau dans le cadre de notre anniversaire.
Le timbre a officiellement été émis le
11 mars 2025 », se réjouit Mike Poiré.
Émission du timbre commémoratif
« 150 e anniversaire de la Commune
de Mertzig »
« Post Philately Luxembourg » émet chaque
année une vingtaine de timbres dédiés
à des commémorations diverses. « C’est
dans ce cadre que nous avions introduit
notre candidature et nous sommes très
reconnaissants qu’elle a été retenue. Un
jeune artiste local, Jason Goldschmit, a
été sélectionné pour réaliser le dessin
du timbre. Il s’agit de la silhouette de la
Maison communale, maison natale de
l’architecte et peintre Sosthène Weis
(1872-1941) », souligne-t-il.
Nous lancerons une nouvelle
version encore plus dynamique,
vivante et inclusive de notre
site internet à l’occasion de
cette année d’anniversaire.
Administration communale de Mertzig
22, rue Principale
L-9168 Mertzig
www.mertzig.lu
L’ouvrier devant le bâtiment rend hommage
aux travailleurs dans les carrières de
Mertzig des derniers siècles. En effet,
12
| DIGITAL ET INNOVATION
VIEILLIR AUTREMENT :
LA PROMESSE SERVIOR
Les structures d’accompagnement pour personnes âgées ne
devraient pas négliger les besoins de leurs bénéficiaires : c’est
la conviction de SERVIOR, référence du secteur au Luxembourg,
qui s’engage à moderniser et adapter ses services depuis
25 ans. Alain Dichter, son directeur général, présente sa vision
de l’accompagnement des aînés et détaille les offres proposées.
Quel est l’objectif de SERVIOR ?
Servior est un établissement public
luxembourgeois, référence nationale dans
l’hébergement et l’accompagnement des
aînés, qui a débuté son travail au 1er janvier
1999 et a été créé par la loi de décembre
1998. Nous sommes une institution
créée par l’État et en tant que telle, nous
avons repris toutes ses structures dédiées
aux personnes âgées que nous appelons
« Maisons des Aînés ».
En 1999, la gestion des structures a été
regroupée sous une organisation unique,
qui a adopté le nom commercial SERVIOR
(Services aux seniors) en 2001. À ses
débuts, notre mission principale consistait
à reprendre les structures de l’État. Au fil
des années, nous avons non seulement
poursuivi cette mission, mais également
modernisé et développé de nombreux
sites, souvent anciens et vétustes, afin de
les rendre conformes aux normes actuelles
et adaptés aux besoins des résidents.
Aujourd’hui, SERVIOR gère 15 maisons
des aînés dont une résidence encadrée
pour personnes âgées réparties à travers
le pays, représentant près de 1.900 lits.
Parallèlement, nous avons diversifié nos
services pour mieux répondre aux attentes
des seniors et de leurs familles. Parmi ces
initiatives, le service Repas-sur-roues,
dont nous sommes leader au Luxembourg,
ainsi que, depuis l’année dernière, la mise
en place d’un premier réseau d’aides et de
soins à domicile. Notre développement se
poursuit : en 2026, nous ouvrirons trois
nouvelles antennes d’aides et de soins à
domicile ainsi qu'un foyer de jour. En 2027,
un nouveau site à Rumelange, comprenant
120 logements modernes, accueillera
ses premiers résidents dans une maison
pensée pour offrir confort, sécurité et
qualité de vie à nos aînés. SERVIOR reste
fidèle à sa mission : offrir des services de
qualité, innovants et adaptés aux besoins
des personnes âgées, tout en anticipant les
défis de demain.
Il a fallu créer une structure qui nous
permette de compléter notre mission et
pour cela, il nous a fallu aussi de bonnes
collaborations avec les hôpitaux, dont
le Centre Hospitalier Emile Mayrisch
(CHEM), le Centre Hospitalier du Nord
(CHdN), le CHNP et le Centre Hospitalier
de Luxembourg (CHL). Notre collaboration
avec le CHEM a notamment donné lieu à
la création de la société en joint-venture
Alliance Saveurs et Santé, qui se charge
de la préparation et la livraison de repas
pour tous les patients, les personnels et les
visiteurs des sites. Nous en exploitons aussi
les cafétérias et les crèches.
En quoi consiste votre offre
de services 360° ?
Très souvent, on retrouve un circuit type
chez les personnes âgées, du domicile
jusqu’à la Maison des Aînés et c’est cette
approche 360° que nous proposons.
Nous disposons d’une offre globale aux
différentes étapes de vie d’un aîné pour
pouvoir l’accompagner suivant ses attentes
et besoins.
Généralement, un des premiers problèmes
qui survient chez la personne âgée est
qu’elle éprouve des difficultés à se faire à
manger. On peut intervenir sur le volet
alimentaire avec notre service repas-surroues,
qui livre des menus complets allant
de l'entrée, soupe, plat principal au dessert
et pouvant être adapté en fonction des
besoins spécifiques dont considération
de régimes et textures adaptés. De plus,
pour nos clients les moins autonomes, nos
collaborateurs, spécialement formés et
sensibilisés, peuvent, si cela est souhaité
et convenu, disposer des clés du domicile
afin d’assurer une livraison sécurisée et
attentive. Cette proximité nous permet non
seulement de servir nos clients dans les
meilleures conditions, mais aussi de veiller
à leur bien-être.
En cas de problème, par exemple une
dégradation de l’état de santé, nos équipes
sont en mesure d’alerter l’office social de la
commune ou d’accompagner le client dans
les démarches pour obtenir rapidement la
visite d’une aide à domicile.
Notre service va donc bien au-delà
d’une simple livraison de repas, comme
le feraient les services de livraison à
domicile proposés par certains restaurants
ou des applications : il s’agit d’un
accompagnement personnalisé, pensé pour
garantir confort, sécurité et sérénité au
quotidien. Aujourd’hui, nous collaborons
avec 63 communes et couvrons presque
70% du territoire luxembourgeois avec le
repas sur roues. Les dernières communes
qui vont rejoindre notre réseau des repas
sur roues sont les communes de Clervaux
et de Biwer au 1 er janvier 2026.
Nous proposons également un service
d’aides et de soins à domicile, intégré à
notre offre globale depuis l’année dernière,
ainsi qu’un service de foyer de jour. Ce
dernier permet à une personne de continuer
à vivre chez elle tout en bénéficiant, en
journée, d’un encadrement et d’activités
dans l’une de nos maisons. Cette solution
est souvent choisie pour soulager la famille
ou pour aider la personne à maintenir un
lien social et éviter l’isolement.
Si, au fil du temps, d’autres besoins
apparaissent, nous pouvons orienter vers
la Maison des Aînés, où l’accompagnement
est assuré 24h/24, que la personne soit
autonome ou dépendante.
Nous proposons également des premières
immersions qui permettent aux aînés de
s’essayer aux services. C’est l’exemple de
la table de midi, où les intéressés peuvent
aussi venir manger sur réservation,
ou encore des chambres de vacances
qui permettent de séjourner dans nos
maisons. Il y a également des journées
découvertes offrant la possibilité de passer
13
Nous travaillons dans la
maison des personnes parce
qu’elles vivent chez nous. (...)
C'est alors à nous de faire en
sorte qu’elles se sentent bien.
Mettre le client en avant est
notre priorité absolue.
Alain Dichter
une journée dans l’une de nos maisons,
pour s’acclimater à l’environnement, car
beaucoup nous rejoignent également pour
le côté social.
Qu’est-ce qui distingue SERVIOR
des autres établissements
d’accompagnement et de soins
des personnes âgées ?
Nous sommes en mesure de proposer une
gamme de services complète pour les aînés.
Nous estimons qu’il y a peu d’acteurs sur le
marché qui peuvent offrir la globalité que
nous proposons. En tant qu’établissement
public, nous sommes les seuls. Notre
priorité est de nous occuper de la personne
âgée, de lui proposer les services dont
elle a besoin pour bien vieillir. En tant
qu’établissement public, nous sommes dans
une logique d’autonomie financière, il nous
faut un résultat positif pour réinvestir et
moderniser davantage, afin de développer,
innover et améliorer aussi les conditions
de travail de nos équipes, mais nous ne
recherchons pas une maximisation du
profit. Nous travaillons dans la maison des
personnes parce qu’elles vivent chez nous :
c’est leur maison, leur nouveau chez-soi
dès lors qu’elles s’y installent. C’est alors
à nous de faire en sorte qu’elles se sentent
bien. Mettre le client en avant est notre
priorité absolue.
Soulignons également le rôle essentiel
de nos Amicales, qui s’impliquent
bénévolement et régulièrement pour
animer la vie de nos maisons. Nos
conseils de maison, composés de résidents
élus, véritables porte-parole de leurs
pairs, échangent fréquemment avec
l’équipe dirigeante afin de proposer des
améliorations et des idées nouvelles.
Nous souhaitons également offrir à
nos collaborateurs un cadre de travail
agréable. L’établissement emploie plus de
2.600 collaborateurs dans des domaines
variés tels que l’hôtellerie, les soins,
l’administration, le ménage et la logistique.
La fidélisation et la création d’un bon
cadre pour les membres du personnel nous
tiennent autant à cœur qu’une excellente
prise en charge des résidents. Nous
faisons partie du top 15 des employeurs au
Luxembourg et avons aussi un service dédié
au talent management, qui accompagne
des collaborateurs engagés, ambitionnés,
disposant des capacités et de la volonté
dans leur développement personnel et
professionnel.
Comment faites-vous pour offrir
une véritable expérience client,
détachée d’une expérience
de « maison de retraite » classique ?
Nous concevons notre Maison des Aînés
comme un véritable hôtel, avec en plus
des soins et une prise en charge complète
pour ceux qui en ont besoin. Chaque
résident dispose de son propre logement,
allant de la chambre confortable au grand
appartement, et bénéficie de services
all inclusive dignes d’un établissement
hôtelier : nettoyage quotidien, trois repas
variés par jour, animations en journée.
Mais ce lieu reste avant tout leur chezsoi,
leur Doheem, comme disent les
Luxembourgeois. Ils peuvent personnaliser
leur espace avec leurs meubles et objets
personnels, organiser leur quotidien à leur
rythme, inviter leurs proches à partager un
repas, ou simplement prendre un verre au
restaurant ou à la cafétéria.
Pour nous, le volet hôtellerie est très
important : nous y mettons autant de
passion que dans la qualité des soins,
depuis notre création.
Nous proposons également beaucoup
d’activités, mais par « activités », nous
n’entendons pas jouer au bingo du matin
au soir. Nous sommes très à l’écoute des
demandes, ayant mené en fonction des
sites et des intérêts des résidents à la
création de groupe de théâtres, Gospel,
Djembe. Nous organisons des spectacles,
des chorales, des compétitions ludiques
ou sportives entre maisons... C’est presque
comme si les aînés vivaient dans un village
où ils pouvaient participer aux activités
organisées par la commune. L’année
dernière, nous avons organisé une croisière
et cette année, certains ont été à Ténérife,
à la Forêt Noire ou encore sur la Côte
belge. Nous encourageons également les
personnes moins autonomes à participer
à nos voyages en adaptant les conditions
d'encadrement et en augmentant le
nombre de collaborateurs accompagnants
aux besoins.
Nous sommes convaincus que tout le
monde a le droit de bien vieillir et pour
nous, cela passe avant tout par le respect,
le soutien et l’écoute de ses envies et ses
besoins. Notre ambition est simple : être
présent à chaque étape, avec bienveillance
et professionnalisme.
SERVIOR
Direction et Administration générale
1, Plateau du Rham, Bâtiment 1 Ermesinde
L-2427 Luxembourg
www.servior.lu
14
| DIGITAL ET INNOVATION
LES COMMUNES
LUXEMBOURGEOISES
FACE À LA TRANSITION
NUMÉRIQUE
ET ÉCOLOGIQUE
Pour les élus communaux, la question
n’est plus tant de savoir si leur territoire
doit devenir smart, mais comment y
parvenir. À défaut, le risque est de voir
les retards s’accumuler, sous l’effet de la
pression réglementaire. C’est précisément
là que l’initiative Smart City Hub portée
par le Luxembourg Institute of Science
and Technology (LIST) entre en scène,
comme une réponse structurée et dédiée
aux besoins des communes et innovateurs
locaux.
Des communes sous tension :
la minéralisation du changement
Le paysage local fait désormais face
à un impératif clair. L’appel à projets
« Smart City » lancé en juin 2025 par le
ministère de l'Économie, des PME, de
l’Énergie et du Tourisme et le ministère
de l'Environnement, du Climat et de la
Biodiversité appelle les communes et
syndicats intercommunaux à s’engager
dans des projets de mobilité intelligente,
d’énergie efficiente ou de gestion
optimisée des ressources. Pour autant,
les communes doivent souvent composer
avec des moyens et des ressources
humaines sous tension ainsi que des
cadres techniques encore en construction
pour concrétiser ces ambitions. À cela
s’ajoute un cadre réglementaire renforcé
: interopérabilité, gouvernance des
données, pérennité des solutions sont
désormais autant de critères à respecter.
Parallèlement, les élus soulignent une
tension croissante due à la multiplication
des attentes des citoyens.
À l’échelle globale, la condition urbaine
conforte cette urgence : les villes
doivent aujourd’hui répondre aux
défis des ressources, de la qualité de
l’air, de l’efficacité énergétique, de la
mobilité et de la sécurité. Une commune
doit construire un modèle, garantir la
gouvernance, maîtriser les impacts, et
pour ce faire, s’engager dans une profonde
transformation.
Le Smart City Hub du LIST :
un partenaire pour les communes
Luxembourg Institute of Science and Technology
German Castignani, Head of Human Centered AI, Data & Software Group
À l’heure où les collectivités territoriales se voient confrontées à la
double transition, numérique et écologique, de plus en plus d’entre
elles sont face à la complexité de passer à l’échelle et de devenir
actrices d’un changement pressant et complexe.
C’est dans ce contexte que le Smart City
Hub du LIST dévoile toute sa pertinence.
Cette plateforme est précisément conçue
pour répondre à la double exigence :
permettre aux villes et communes d’entrer
dans le monde des solutions « smart », tout
en les accompagnant de façon sécurisée,
neutre et progressive.
15
Concrètement, le Smart City Hub
propose un cadre d’expérimentation
accompagnant les villes tout au long de
leur parcours de digitalisation : d’abord
une phase d’exploration guidée, où les
villes peuvent identifier quelles approches
peuvent renforcer leurs missions et quelles
solutions techniques sont les plus adaptées
à leur contexte, avant d’entamer des tests
techniques en conditions réelles. Enfin, un
accompagnement jusqu’à l’adoption est
proposé pour garantir la robustesse des
solutions et en ayant intégré les aspects
réglementaires, notamment la conformité
à des cadres tels que le règlement
européen sur l'IA ou le règlement général
de protection des données (RGPD).
Pour une commune, cela signifie ne plus
être isolée face à l’innovation : elle peut
s’appuyer sur une structure qui l’aide à
identifier les cas d’usage pertinents, tester
avant d’engager de larges investissements,
et garantir que la solution retenue s’inscrit
dans la durée.
Lors de l’événement Smart City Hub
organisé le 14 octobre, en partenariat avec
la Ville d’Esch-sur-Alzette et le Syvicol,
les 67 représentants de villes, syndicats
et innovateurs, ont fait émerger 23 idées
de projet de digitalisation et embryons de
projets pour l’appel Smart City.
Le fait que ce dispositif soit
opéré par un institut de
recherche neutre comme le
LIST, et s’inscrive dans le
réseau européen des Testing
& Experimentation Facilities,
renforce sa crédibilité et offre
aux collectivités un cadre
rigoureux
Les étapes de l'expérimentation
proposées par le Smart City Hub :
Grâce au Smart City Hub du
LIST, une commune dispose
d’un partenaire pour mettre
en place des garanties : pas
uniquement la technologie,
mais les bonnes questions et
les bons protocoles
Une valeur ajoutée tangible
Pour les communes luxembourgeoises, le
Smart City Hub apporte une valeur ajoutée
protéiforme. D’abord la réduction du
risque. Un article récent note que 95% des
pilotes en IA échouent. C’est précisément
face à ce constat que le Smart City Hub
se déploie en offrant un accompagnement
pour tester un prototype avant de le
déployer à grande échelle. Cette phase
est essentielle tant elle permet d’éviter
les erreurs coûteuses, les dépendances
technologiques non maîtrisées, ou les
projets abandonnés faute de résultats.
L’accompagnement porte également sur
l’interopérabilité et la gouvernance des
données, ce qui devient indispensable
dans le cadre d’appels à projets. En effet,
l’appel exige que les communes montrent
non seulement qu’elles innovent, mais
aussi qu’elles partagent, sécurisent et
répliquent leurs solutions.
Enfin, l’accompagnement a non
seulement un impact financier tangible en
augmentant significativement les chances
de succès dans les appels à projets, mais
aide essentiellement les communes à fixer
des priorités réalistes. Les projets sont
ainsi orientés vers des solutions adaptées
aux besoins réels des territoires, qu’il
s’agisse de mobilité, d’énergie, de gestion
des ressources ou de qualité de vie. Sur
tous ces axes stratégiques, le Smart City
Hub offre un parcours accompagné, calibré
pour les collectivités, et surtout, avec des
services cofinancés dans le cadre du projet
CitCom.ai.
Devenir une ville intelligente ne consiste
pas seulement à déployer des technologies,
mais à construire une stratégie, à tester, à
assurer la gouvernance des données et à
réussir la transition, en toute confiance.
Pour en savoir plus, consultez :
https://smartcityhub.list.lu/
Luxembourg Institute of Science
and Technology
5, avenue des Hauts-Fourneaux
L-4362 Esch-sur-Alzette
www.list.lu
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| DIGITAL ET INNOVATION
AU-DELÀ DE L’IT, REMETTRE
VOTRE TRANSFORMATION AGILE
SUR LES RAILS
Natascha Tummeley, Agile Coach au sein de Fujitsu Luxembourg
Il y a deux ans, toutes les entreprises européennes recrutaient
des Agile Coaches et des Scrum Masters. Aujourd’hui, beaucoup
se retrouvent face à ce que Natascha Tummeley, Agile Coach
chez Fujitsu Luxembourg, appelle une « gueule de bois Agile ».
Les budgets ont été dépensés, des transformations majeures
ont été lancées, et pourtant les progrès semblent limités. Avec la
pression économique qui augmente, de nombreuses organisations
se demandent si l’Agile en valait vraiment la peine. Mais selon
Natascha Tummeley, le problème ne vient pas de l’Agile en soi.
C’est la manière dont nous l’avons abordé… Dans cet entretien, elle
explique pourquoi la plupart des transformations Agile échouent
et comment rendre la vôtre véritablement durable, au-delà du
département informatique.
Partout en Europe, les dirigeants
parlent d’une “fatigue Agile”. Les
organisations ont-elles simplement
atteint les limites de l’Agile ou
avons-nous mal compris ce qu’une
transformation exige réellement ?
Natascha Tummeley : Il y a deux ans,
chaque entreprise était en plein mode
Agile : recrutement de Coaches, formation
de Scrum Masters, restructuration des
équipes. Les attentes étaient très élevées.
Mais aujourd’hui, beaucoup se sentent
épuisés. Trop d’argent investi, trop
d’initiatives lancées, trop peu de progrès
tangibles. Ajoutez à cela une récession
et beaucoup finissent par se demander :
l’Agile n’était-il qu’une mode ? Ma réponse
est non, mais je comprends la frustration.
Ce que nous voyons, ce n’est pas l’échec
de l’Agile en tant que concept. C’est
l’échec de transformations incomplètes
ou déséquilibrées.
Pourquoi tant de transformations
Agile peinent-elles à produire un réel
impact, malgré les investissements et
l’enthousiasme qui les accompagnent ?
NT : Commençons par un constat : plus de
70% des transformations Agile échouent.
La raison principale est l’absence
de stratégie globale, ce qui pousse à
commencer par l’IT, parce que cela
semble plus naturel. L’Agile devient alors
non seulement une “chose de l’IT”, mais
aussi une méthode de livraison plutôt
qu’un état d’esprit partagé à l’échelle
de l’entreprise. Vous ne pouvez pas
attendre de l’IT qu’il travaille en cycles
courts, qu’il itère et s’adapte si le reste de
l’organisation fonctionne encore en silos,
avec de longues chaînes de décision et des
structures rigides.
Un autre écueil est l’absence de définition
d’objectifs et de communication. Trop
d’organisations se lancent dans l’Agile
parce que c’est “tendance”, et non parce
qu’elles ont défini pourquoi c’est essentiel
pour leur business model. Sans objectif
clair ni plan, l’Agile devient rapidement
une succession de pratiques déconnectées
et dysfonctionnelles.
Pourquoi l’alignement du leadership
reste-t-il l’un des facteurs les plus sousestimés
— et pourtant décisifs — pour
faire réellement fonctionner l’Agile ?
NT : Le leadership est essentiel. J’ai vu
des transformations s’effondrer du jour
au lendemain lorsque le seul dirigeant qui
soutenait l’Agile quittait l’entreprise. Si
une seule personne porte l’initiative, elle
est fragile par nature.
17
Pour rendre le changement durable, il faut
que toute la direction soit engagée, en
comprenant non seulement les objectifs,
mais aussi les changements culturels et
managériaux qui accompagnent l’Agile.
Plus les dirigeants mesurent l’ampleur de
la transformation nécessaire, mieux c’est.
Ils doivent en être des ambassadeurs, des
sponsors actifs, même lorsque les priorités
changent ou que des personnes s’en vont.
Aucun changement durable et
réussi ne vient d’une approche
bottom-up.
Natascha Tummeley
Une fois la direction convaincue,
comment les organisations peuventelles
transformer cette intention
stratégique en un engagement
authentique à tous les niveaux
de l’entreprise ?
NT : Grâce à une communication continue.
Le changement ne fonctionne que lorsque
chacun comprend le pourquoi et le
comment. Lorsque le message est clair
et cohérent, les équipes commencent à
apprendre, à s’adapter et même à impulser
elles-mêmes des améliorations.
Et ne sous-estimez pas le pouvoir de
l’inclusion. Intégrez même les sceptiques
dans vos sessions de planification
stratégique. Comme j’aime le dire : « Ceux
qui écrivent le plan ne se battent pas
contre le plan. » Lorsque le management
intermédiaire et les employés contribuent
à façonner le parcours, ils deviennent
copropriétaires de la transformation.
Une entreprise peut-elle vraiment se
dire “Agile” si l’agilité s’arrête à l’IT ?
Que se passe-t-il lorsque les fonctions
business commencent à penser et agir
avec le même état d’esprit ?
NT : Cela signifie appliquer les valeurs et
principes Agile dans toutes les parties de
l’organisation, RH, Finance, Opérations,
Marketing, toutes les branches concernées.
L’Agile ne consiste pas seulement à
développer des logiciels plus rapidement
; il s’agit de construire une organisation
capable de s’adapter rapidement et
intelligemment au changement.
PLUS DE 70%
des transformations Agile échouent, souvent parce qu’elles s’arrêtent à l’IT.
Lorsque les départements non-
IT adoptent des pratiques Agiles
(planification itérative, transparence,
équipes responsabilisées) c’est l’entreprise
entière qui commence à s’aligner. Les silos
se brisent, la collaboration s’améliore, et
les décisions stratégiques deviennent plus
rapides et mieux informées. C’est à ce
moment-là que l’Agile devient un avantage
business, et non juste une méthodologie.
L’organisation devient plus résiliente.
Les frameworks suscitent souvent
des débats passionnés : SAFe est vu
comme rigide, Spotify comme trop
libéral. Existe-t-il un modèle “idéal”
pour étendre l’Agile, ou chaque
organisation doit-elle concevoir
le sien ?
NT : Les deux ont leurs mérites, mais
le contexte est déterminant. Le modèle
Spotify paraît séduisant parce qu’il
promeut l’autonomie et l’alignement.
Cependant, il a été conçu pour une culture
d’entreprise très spécifique. Beaucoup
d’organisations disent qu’elles “font du
Spotify”, mais en réalité, elles mettent
en place quelque chose de plus proche
de SAFe, simplement avec des étiquettes
différentes.
SAFe (Scaled Agile Framework) semble
souvent intimidant à première vue,
mais il est en réalité très adaptable.
Vous pouvez commencer petit, étendre
progressivement, et profiter d’un
écosystème établi de Coaches et de
Consultants expérimentés en Europe. Il
intègre les principes Lean, les OKR, l’IA,
et même les salles Obeya. Dans ce cadre,
les équipes disposent d’une grande marge
de créativité et d’autonomie. Elles ont une
place à la table.
Beaucoup de transformations
démarrent fort mais perdent leur
élan après la première vague
d’enthousiasme. Qu’est-ce qui
distingue celles qui durent de celles qui
s’essoufflent ?
NT : L’autonomisation. Les Agile Coaches
et les Transformation Managers ont
besoin d’une véritable autorité pour
influencer et agir lorsque c’est nécessaire.
Leur rôle n’est pas de faire appliquer des
cérémonies ; ils sont là pour aider les
équipes et les dirigeants à penser et agir
différemment. C’est la même chose pour
les équipes Agile. Elles savent exactement
ce qui ne fonctionne pas, ce qui doit
changer, mais elles ne sont pas habilitées
à agir. Personne ne les écoute.
Vient ensuite la durabilité. Chaque
parcours Agile doit inclure une vision, une
feuille de route, et un mécanisme pour
mesurer les progrès. L’agilité consiste
à apprendre et à s’améliorer, tester,
réfléchir, adapter. Et n’oubliez pas : la
transformation ne se fait pas du jour au
lendemain. Le changement culturel exige
patience, constance et humilité.
Pour les dirigeants qui sentent leur
parcours Agile au point mort, où
devraient-ils recommencer ? Et quel
changement d’état d’esprit fait la plus
grande différence ?
NT : Ne renoncez pas à l’Agile simplement
parce que la première tentative a échoué.
Prenez cela comme un retour d’expérience,
pas comme un échec. Apprenez de ce qui
n’a pas fonctionné, ajustez votre stratégie,
et continuez.
L’Agile n’est pas un projet avec une date de
fin ; c’est une évolution continue. Lorsque
les dirigeants et les équipes adoptent cet
état d’esprit, l’agilité devient une manière
de respirer pour l’organisation.
La fameuse “fatigue Agile” que ressentent
aujourd’hui de nombreuses entreprises
n’est pas une impasse. C’est un signal
d’alarme pour repenser et reconstruire.
Comme le rappelle Natascha Tummeley,
« Ce n’est pas l’Agile qui échoue, c’est la
manière dont nous l’abordons. » Pour les
organisations prêtes à aller au-delà de l’IT
et à s’engager dans une transformation
réellement intégrée, la promesse de
l’agilité, à savoir adaptabilité, innovation
et résilience, n’a jamais été aussi
pertinente.
Fujitsu Luxembourg
89C, rue Pafebruch
L-8303 Capellen
www.fujitsu.com/lu
18
| DIGITAL ET INNOVATION
DES DÉMARCHES ADMINISTRATIVES
RÉELLEMENT SIMPLIFIÉES
Souvent perçues comme lourdes et chronophages, les démarches
administratives communales constituent un défi quotidien, tant
pour les agents que pour les citoyens, régulièrement confrontés
à des formulaires complexes et peu intuitifs. La solution digitale
One Stop Desk, développée par Quicktools, repense en profondeur
la gestion des demandes communales afin de simplifier ces
processus. Entretien avec les concepteurs de l’outil : Marc Marchal,
responsable de projets IT, et Valérie Piquemal, experte en
management de l’expérience client et gestion des changements.
En quoi consiste la solution
One Stop Desk ?
VP : One Stop Desk est une solution
digitale conçue pour les communes afin
de gérer efficacement l’ensemble des
demandes citoyennes. L’outil permet aux
usagers de soumettre leurs démarches de
façon simple, intuitive et complète, tout
en offrant aux services communaux une
gestion structurée, cohérente et adaptée
à leurs besoins. Nous sommes convaincus
que la digitalisation, lorsqu’elle est
utilisée de manière intelligente, améliore
l’expérience des usagers et la qualité du
travail administratif, tout en réduisant les
erreurs et les omissions. L’objectif n’est pas
de supprimer totalement les formulaires
papier pour ceux qui préfèrent cette option,
mais de faciliter les démarches pour tous.
MM : Cette solution a été développée
spécifiquement pour le marché communal
luxembourgeois. Elle combine notre
expertise en développement web avec
nos compétences en management de
l’expérience utilisateur, afin de proposer
une plateforme robuste, efficace et
parfaitement adaptée aux besoins des
communes.
Comment cette digitalisation peut-elle
être bénéfique pour les communes ?
VP : Les communes rencontrent
aujourd’hui plusieurs défis : les formulaires
administratifs sont souvent hétérogènes
en raison de leur évolution historique, ce
qui complique leur gestion. De plus, ces
formulaires sont généralement statiques
et obligent les citoyens à interpréter
eux-mêmes les informations demandées.
Cela génère des réponses incomplètes ou
erronées, entraînant de nombreux allersretours
entre les services et une perte
de temps significative. Les démarches
traditionnelles impliquent aussi de
télécharger des fichiers, de les remplir
manuellement, de les signer, puis de les
renvoyer par courriel, un processus qui
n’est plus adapté aux attentes actuelles.
One Stop Desk répond à ces problèmes en
proposant une plateforme centralisée qui
simplifie l’expérience des citoyens tout en
améliorant le traitement des demandes
en interne : les informations collectées
sont plus complètes, mieux structurées
et directement orientées vers le service
compétent.
Concrètement, que peut apporter cette
digitalisation ?
VP : L’une des grandes forces de cette
solution est qu’elle offre aux communes une
vision d’ensemble claire et en temps réel
de toutes les demandes citoyennes. C’est
un enjeu majeur, car il est souvent difficile
pour les administrations de connaître
précisément le statut et l’avancement de
chaque demande.
MM : La plateforme centralise toutes
les démarches et améliore l’expérience
utilisateur, tant pour les citoyens que pour
les agents communaux. Cela se traduit
par un gain de temps considérable pour le
personnel : les citoyens sont guidés étape
par étape et les agents disposent d’un
outil structuré qui simplifie leur travail
quotidien. La digitalisation n’est qu’un
moyen, notre objectif final est de rendre
les démarches plus simples, plus claires et
plus efficaces.
VP : Nous offrons également un
catalogue très riche qui comprend une
quarantaine de démarches administratives
personnalisables, pouvant aller de la
gestion des subventions à la gestion des
vignettes, des demandes de certificats
ou de travaux, jusqu’à la location de
salles par exemple. Il s’agit de toutes les
interactions qu’une personne externe
peut avoir avec la commune, sous la forme
d’une demande. Nous nous basons sur
les règlements et documents existants
pour faire des propositions à la commune,
Nous avons essayé de résoudre
tous ces problèmes en créant
une plateforme qui, à la
fois, simplifie l’expérience
citoyenne et la gestion
des demandes en interne,
puisqu’elles sont à la fois
plus complètes et rejoignent
directement le bon service.
19
ce qui leur fait gagner du temps en matière
de gestion du projet. Mais concrètement,
nous consultons chaque service en leur
soumettant une proposition de formulaire
préalablement élaborée par notre
équipe, laquelle fait ensuite l’objet d’une
validation par le service concerné. Chaque
service aura également la possibilité de
tester le formulaire dans notre solution
avant qu’il ne soit mis en production.
En clair, la commune est entièrement
accompagnée et une part importante
de la charge de travail est endossée par
notre équipe.
Comment garantissez-vous
la sécurité et la confidentialité
des données traitées ?
MM : Tout d’abord, la solution est
hébergée sur des serveurs situés au
Luxembourg. L’accès aux données est
limité aux traitements énoncés et consentis
conformément au Règlement général
sur la protection des données (RGPD).
Nous avons conçu une plateforme qui simplifie simultanément
l’expérience des citoyens et la gestion interne des demandes,
en garantissant des formulaires plus complets et en orientant
automatiquement chaque requête vers le service compétent.
Des mesures de sécurité renforcées ont
été mises en œuvre notamment une
authentification à deux facteurs pour les
utilisateurs.
Par ailleurs, la qualité des données
collectées et le respect strict du principe de
minimisation et constituent des garanties
supplémentaires en matière de sécurité
et de conformité, seules les informations
nécessaires sont recueillies.
Quelles sont les prochains
développements envisagés ?
MM : La solution évolue en continu et nous
collaborons étroitement avec les communes
afin d’identifier les priorités d’évolution
de l’outil. Des améliorations au niveau de
l’interface utilisateur, des worklows et un
usage pertinent de l’intelligence artificielle
sont des pistes que nous explorerons dès
l’année prochaine.
Quicktools
11, rue Béatrix de Bourbon
L-1225 Luxembourg
www.onestopdesk.com
Valérie Piquemal & Marc Marchal
20
| DIGITAL ET INNOVATION
LES COMMUNES ENCORE UNE FOIS À L’HONNEUR LORS
DES LUXEMBOURG INTERNET DAYS
La 12 ème édition des Luxembourg Internet Days s’est déroulée les 18 et 19
novembre derniers dans les locaux de la Chambre de Commerce. Organisé par
LU-CIX, l’événement a accueilli plus de 1.300 professionnels représentant plus
de 500 entreprises. Les thématiques principales qui ont été choisies cette année
portaient sur la digitalisation, la cybersécurité et la souveraineté numérique.
Les communes ont également eu un moment entièrement dédié à elles grâce
au Gemengen Dag. Bourgmestres, échevins et responsables informatiques du
secteur communal ont pu se rencontrer et échanger sur ces thématiques.
Facilitez la vie de vos
citoyens et le travail
de vos équipes.
Chaque jour, les communes luxembourgeoises traitent des centaines
de demandes (subventions, certificats, vignettes, autorisations…).
Trop souvent incomplètes, elles entraînent des allers-retours, font
perdre du temps et frustrent les citoyens et les équipes.
One Stop Desk simplifie tout : une solution luxembourgeoise avec
un catalogue de 40 demandes prêtes à l’emploi, personnalisables.
Fini les formulaires génériques et les informations manquantes!
100 % digitale
et simple
Facile à utiliser, rapide à
mettre en place
Plateforme
intelligente
Analyse de la situation du
citoyen et personnalisation
des informations à collecter
Transfert
instantané
Envoi automatique à la
bonne équipe et suivi des
demandes
www.onestopdesk.com • info@onestopdesk.com • +352 621 26 31 13
22
| DIGITAL ET INNOVATION
MODERNISER, SIMPLIFIER,
CONNECTER : COMMENT
LE SIGI FAIT ÉVOLUER LES
SERVICES COMMUNAUX
Digitalisation, simplification des
démarches, ouverture des systèmes :
les communes luxembourgeoises vivent
une transformation profonde. Au cœur
de cette évolution, le SIGI joue un rôle
moteur. Partenaire informatique de
référence pour 99 communes du pays,
il modernise les outils qui soutiennent
la vie administrative quotidienne et
façonne désormais un écosystème plus
ouvert, plus agile et mieux connecté aux
besoins du terrain.
Cette nouvelle dynamique s’illustre
notamment à travers deux chantiers
majeurs : Workflow, l’application qui
digitalise la gestion des processus
communaux, et le développement d’un
ensemble d’API sécurisées, essentielles
pour préparer l’interopérabilité et les
obligations futures du secteur public,
notamment dans le cadre du principe «
once only ».
central dans le fonctionnement quotidien
des communes luxembourgeoises. Chaque
fois qu’un citoyen demande un document
administratif, c’est l’une de nos solutions
qui permet à l’agent communal d’y accéder
et de le produire, en version papier ou
électronique.
Notre mission n’est pas d’être en contact
direct avec le citoyen, mais de garantir
que les communes disposent d’outils
fiables, simples et sécurisés pour assurer
leurs obligations légales. Nous créons des
conditions de travail modernes, homogènes
et robustes, pour offrir un service public
fluide et de qualité sur tout le territoire.
Aujourd’hui, 99 communes s’appuient
sur nos produits et notre expertise. Cette
confiance nous oblige à maintenir un niveau
d’exigence élevé, un accompagnement de
proximité et une vision claire de l’avenir
numérique communal.
Derrière cette ambition se trouvent
une stratégie claire, une collaboration
étroite avec les communes et une volonté
affirmée de renforcer l’efficacité des
services publics locaux. Rencontre avec
Sylvain Momin, directeur du SIGI, et
Johny Nevoa, directeur Clients & Produits,
qui reviennent sur les grandes orientations
de cette transformation et sur les bénéfices
concrets pour les communes et les citoyens.
En quoi le SIGI est-il utile à la vie
luxembourgeoise ?
Sylvain Momin : Le SIGI joue un rôle
Qu’est-ce que Workflow et en quoi est-il
bénéfique pour les communes ?
Johny Nevoa : Le SIGI a engagé depuis
2024 une transformation profonde : nous
passons d’un modèle centré exclusivement
sur le développement interne à une
posture qui consiste également à intégrer
de solutions externes. Workflow illustre
parfaitement cette évolution.
L’outil a été initialement déployé à la Ville
d’Esch, puis progressivement auprès d’une
dizaine de communes pilotes jusqu’au
premier trimestre 2026. Nous avons
volontairement sélectionné des communes
de tailles et d’organisations différentes
pour capter la diversité des pratiques et des
besoins.
Workflow digitalise et fluidifie les processus
internes : demandes citoyennes, avis de
services, décisions du collège échevinal,
gestion documentaire… Par exemple,
lorsqu’un citoyen introduit une demande
sur le site d’Esch, celle-ci ne se perd plus
dans une boîte mail générique : Workflow
23
l’intègre, la classe, la transmet au bon
service et suit chaque étape du traitement.
Certaines communes, Roeser, Kehlen,
Schengen, Grevenmacher, utilisent déjà
l’outil au quotidien. Une fois la phase
pilote finalisée, une version enrichie sera
déployée pour l’ensemble des communes à
partir du second semestre 2026.
Cette démarche progressive nous permet
de co-construire un produit réellement
adapté aux réalités du terrain, tout en
garantissant un déploiement harmonisé à
l’échelle nationale.
Combien de formalités administratives
Workflow est-il capable de gérer ?
Johny Nevoa : Workflow est conçu pour
être extrêmement polyvalent. Il prend
en charge tous les points décisionnels du
collège échevinal, les démarches initiées
par les citoyens ainsi que les signalements.
Un exemple concret : un citoyen constate
que sa poubelle n’a pas été vidée. Il prend
une photo, l’envoie via Workflow, et l’outil
oriente automatiquement le signalement
vers la régie communale. Le suivi est
instantané, traçable et transparent.
L’ensemble du cycle de vie d’une
demande, réception, analyse, approbation,
intégration dans l’ordre du jour, archivage,
est digitalisé. Cela représente un véritable
changement de paradigme dans la gestion
administrative communale.
24
| DIGITAL ET INNOVATION
Le SIGI gère-t-il toutes les communes
du Grand-Duché ?
Sylvain Momin : Nous accompagnons
l’ensemble des communes du pays, à
l’exception de la Ville de Luxembourg
qui dispose de son propre service
informatique. Notre ambition est de
proposer des solutions standardisées,
stables et évolutives, tout en respectant les
spécificités locales.
Nous devons donc concevoir des outils
suffisamment robustes pour fonctionner
partout, mais suffisamment flexibles
pour s’adapter à chaque organisation
communale.
Comment vous adaptez-vous à des
besoins communaux si différents ?
Sylvain Momin : Notre méthodologie
repose sur la collaboration directe avec
les communes. Nous les impliquons dès
la définition des besoins, à travers des
ateliers sur site ou des séances de travail
collectives. Ces échanges permettent de
rassembler des perspectives diverses,
grandes communes, petites communes,
structures rurales ou urbaines, et d’établir
un cahier des charges réaliste et complet.
Une fois cette base posée, nos équipes
développent un prototype qui est testé par
les communes. Les retours sont intégrés,
une seconde version est produite, puis un
déploiement progressif commence. Cette
logique de « boucles de feedback » est un
point cardinal de notre transformation.
Johny Nevoa : Le déploiement s’effectue
commune par commune, avec des équipes
dédiées de cinq à sept personnes. Cette
approche individualisée garantit un
accompagnement solide et une adoption
rapide. Nous avons d’ailleurs déjà une
liste d’attente, preuve de l’intérêt et de la
pertinence de la démarche.
Sylvain Momin : Avant toute mise en
production, une formation obligatoire
est organisée afin que les agents soient
rapidement autonomes. L’expérience
montre que la réussite d’un outil numérique
repose autant sur la technologie que sur
l’accompagnement humain.
Vous parlez d’un écosystème plus
ouvert. Concrètement, qu’est-ce que
cela change ?
Sylvain Momin : Les communes encodent
chaque jour des milliers de données dans
une quarantaine d’applications du SIGI. Or,
la demande d’échange de données — entre
communes, administrations, partenaires
publics ou privés — ne cesse de croître.
Pour y répondre, nous déployons un cadre
technologique moderne basé sur les API,
ces interfaces qui permettent de partager
des données de manière sécurisée, rapide
et contrôlée.
Pourquoi parler d’« écosystème » ? Parce
que la chaîne de valeur ne se limite
plus au SIGI. Elle inclut désormais des
acteurs variés qui, ensemble, créent de
nouveaux services pour les communes et,
indirectement, pour les citoyens.
Prenons un exemple simple : les factures
communales. Grâce au QR code intégré
et aux API associées, le paiement est
automatisé, sécurisé et instantané. Cela
paraît évident pour l’usager, mais nécessite
en réalité une architecture fiable et un
échange de données finement maîtrisé.
Le cadre légal va également évoluer. Le
projet de loi « once only » impose aux
administrations de réutiliser des données
déjà disponibles ailleurs. Les API sont
indispensables pour répondre à ces futures
obligations.
Nous anticipons ces transformations pour
offrir aux communes non seulement des
outils fonctionnels aujourd’hui, mais
surtout des fondations solides pour les
exigences de demain. Workflow, les API,
et d’autres projets en cours constituent
les piliers de cette nouvelle ère : celle d’un
SIGI ouvert, interconnecté et aligné avec
les meilleures pratiques européennes.
Nous tenons d’ailleurs à saluer
l’engagement des équipes du SIGI et la
confiance des communes, c’est grâce à cette
dynamique collective que la modernisation
du secteur communal luxembourgeois
progresse aussi rapidement.
Syndicat Intercommunal
de Gestion informatique
11, rue Edmond Reuter
L-5326 Contern
www.sigi.lu
CyFORT & Open-Source:
« Le code source ouvert (...) réduit au minimum le risque
de dépendance vis-à-vis d’un seul fournisseur et le risque d’implication dans des manigances
politiques ou des différends commerciaux. »
(communication à la commission,
stratégie en matière de logiciels
libres 2020 – 2023)
C5-DEC
pour les developpeurs de logiciels selon CRA
Common Criteria for Cybersecurity, Tryptography,
Clouds – Design, Evaluation and Certification
Dans le cadre du projet de recherche, nous avons
développé des outils gratuits open source pour
contribuer à l’amélioration de la cybersécurité.
Open TRICK
pour le reporting des risques
Tool for Risk management of an ISMS based
on a Central Knowledge base
CyFORT est un projet de recherche visant à
développer une série d'outils open source
de cybersécurité, également adaptés au cloud
computing. CyFORT signifie « Cloud
Cybersecurity Fortress of Open Resources and
Tools for Resilience » (forteresse de cybersécurité
cloud composée de ressources et d'outils ouverts
pour la résilience).
CyFORT s'adresse à la fois aux institutions du
secteur public et aux entreprises du secteur privé
qui souhaitent améliorer leurs processus de
développement logiciel, intégrer des
méthodologies de sécurité de l'information
et d'analyse des risques dans leur organisation,
et sécuriser leurs infrastructures, leurs outils
et leurs produits.
Lorem
OpenARIANA
pour faciliter la documentation
Assistance for Reporting on Information system
Audits with Normative Assessment
WBaaS
pour les lanceurs d’alerte
Whistleblowing as a Service
IDPS-ESCAPE
pour surveiller votre IT/ OT
Intrusion Detection and Prevention Systems for Evading
Supply Chain Attacks and Post-compromise Effects
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26
| DIGITAL ET INNOVATION
DANS L’OMBRE DE LA
CYBERCRIMINALITÉ : ÉTAT
DES LIEUX AU LUXEMBOURG
Face à des cybermenaces toujours plus opportunistes et à l’arrivée de
nouvelles réglementations telles que DORA et NIS2, les organisations
luxembourgeoises doivent renforcer leur résilience. Discussion avec
Thomas Wittische et Maxime Pallez, respectivement Audit Managing
Director Risk Assurance et Cybersecurity Director chez PwC Luxembourg,
autour des vulnérabilités persistances, des évolutions et des leviers
essentiels pour mieux se préparer.
Comment décririez-vous aujourd’hui le paysage des
cybermenaces au Luxembourg ? Qu’est-ce qui permet
d’identifier une entreprise plus exposée qu’une autre ?
MP : Le Luxembourg est clairement impacté par les
cybermenaces. Même si le pays bénéficie d’un environnement
relativement mature, notamment dans le secteur financier, où
les réglementations de la CSSF (Commission de Surveillance du
Secteur Financier) ou du CAA (Commissariat aux Assurances)
imposent des standards élevés, il reste une cible attractive. Ce
tissu économique local concentre des activités stratégiques, ce
qui attire naturellement les cyberattaquants. Cette maturité
permet à ces organisations de réduire leur exposition, mais elle
ne les protège pas totalement, le risque demeure bien réel. Une
spécificité intéressante de l’écosystème luxembourgeois est sa
dépendance par rapport à des prestataires externes du fait de ses
nombreuses branches et subsidiaires.
TW : Dans plusieurs de ces segments, une attaque peut entraîner
des conséquences considérables. Dans le transport aérien, par
exemple, une compromission pourrait interrompre le trafic
aérien et générer un impact majeur. De manière générale, il
faut comprendre que les cybercriminels sont aujourd’hui très
opportunistes. La plupart ne ciblent plus spécifiquement une
industrie ou une entreprise ; ils cherchent à toucher le plus
grand nombre possible. Une fois qu’ils identifient une victime
potentielle ou une faille exploitable, ils vont plus loin. Que cette
victime soit située au Luxembourg ou ailleurs en Europe ne fait
aucune différence pour eux. Les infrastructures dites plus critiques
incluent toutes les infrastructures dont la compromission nuirait
au bon fonctionnement de la société et la continuité des services,
tels que l’énergie, la santé, le transport ou encore le numérique.
Ces dernières années, avez-vous remarqué une évolution
des cybermenaces, tant en volume qu’en sophistication ?
TW : Les attaquants scannent en continu des systèmes à la
recherche de vulnérabilité. Lorsqu’ils en identifient une, un
opérateur humain prend ensuite le relais pour vérifier s’il existe
réellement une porte d’entrée exploitable. C’est à ce moment-là
que l’attaque est lancée. En plus des technologies d’hacking
utilisées, la sophistication provient surtout de l’organisation
des groupes criminels. Nous parlons aujourd’hui de véritables
bandes organisées : un premier groupe va identifier une faille
et la vendre ; un second va déposer un ransomware (logiciel
malveillant qui chiffre les fichiers) ; un troisième sera chargé de
monétiser l’attaque et de récupérer l’argent. Ce fonctionnement
montre une professionnalisation croissante, même si les attaques
suivent toujours les mêmes logiques.
MP : Les menaces évoluent au rythme des technologies, mais
les modes d’intrusion restent largement identiques. La majorité
des attaques passent encore par du phishing ou du social
engineering, c’est-à-dire par l’exploitation du facteur humain. Là
où la sophistication se renforce, c’est dans la finalité ; les hackers
cherchent moins à détruire qu’à rentabiliser. Ils vont analyser
l’environnement métier, comprendre les interactions internes
et les processus clés afin de maximiser le gain potentiel, par
exemple en facilitant une transaction frauduleuse, en volant des
données revendables, ou en perturbant une activité critique pour
obtenir une rançon. Mettre un système hors service n’est plus
l’objectif ; ce qui compte, c’est le profit. À cela s’ajoute désormais
l’essor des deepfakes (forme d’intelligence artificielle qui peut
être utilisée pour créer du contenu), qui complexifient encore la
tâche des utilisateurs finaux en rendant les tentatives de fraude
plus crédibles et plus difficiles à identifier.
Même avec l’essor de l’intelligence
artificielle, les risques identifiés renvoient
aux fondamentaux
Qu’est-ce que vos audits révèlent généralement sur
le niveau de maturité des entreprises en matière de
cybersécurité ?
MP : Ce que nous observons, c’est que les entreprises se
préoccupent beaucoup des nouvelles tendances, comme le
27
L’objectif est de créer des automatismes,
d’assurer la continuité des fonctions critiques
et de pouvoir réagir plus vite
Thomas Wittische et Maxime Pallez
quantique ou l’IA, mais que, lorsque nous évaluons réellement
leurs environnements, les problématiques restent les mêmes
qu’il y a quelques années. Les faiblesses récurrentes restent
fondamentales et concernent toujours la gestion des accès,
le manque de surveillance, l’absence de mises à jour ou de
correctifs, ou encore des politiques de mots de passe insuffisantes,
etc. Lorsque nos équipes offensives réalisent leurs tests, elles
identifient souvent les mêmes problématiques. Même avec l’essor
de l’intelligence artificielle, les risques identifiés renvoient aux
fondamentaux. Les technologies évoluent, mais les failles restent
les mêmes, souvent parce que les organisations doivent gérer des
systèmes hérités, une grande complexité opérationnelle et une
pression réglementaire croissante.
TW : Aujourd’hui, des outils tels que l’authentification
multifacteur existent et réduisent certains vecteurs d’attaque,
mais ils ne sont toujours pas déployés partout. Résultat : en 2025,
nous rencontrons encore des mots de passe inchangés depuis
plusieurs années. Les fondamentaux restent donc la principale
source de vulnérabilité, et les hackers, eux, ne s’en lassent pas.
Que changent finalement les réglementations, comme
DORA et NIS2 pour les organisations, qu’elles soient
financières, non financières ou publiques ?
TW : DORA concerne exclusivement le secteur financier, tandis
que NIS2, qui vise à renforcer le niveau de cybersécurité des
tissus économiques et administratifs des pays membres de l’UE,
s’étend beaucoup plus largement, y compris vers le secteur public
et surtout les infrastructures critiques. Tant que la transposition
luxembourgeoise n’est pas officielle, les obligations précises
restent difficiles à commenter à ce stade, notamment pour les
communes où le cadre n’est pas encore clairement défini.
MP : Pour beaucoup d’acteurs non régulés jusqu’à présent, NIS2
représente un vrai tournant. Dans certaines structures, une ou
deux personnes seulement devront absorber une réglementation
assez lourde, l’interpréter et la mettre en œuvre. C’est ce qui crée
aujourd’hui le plus d’inquiétude : le manque de ressources, de
compétences et de temps. Beaucoup se demandent encore ce qui
sera attendu d’eux et s’ils auront réellement les moyens de s’y
conformer. À l’inverse, les secteurs déjà encadrés ou ayant vécu
des incidents cyber ont généralement un niveau de maturité plus
élevé. La réglementation joue un rôle moteur, mais elle ne peut
pas être la seule réponse : elle arrive toujours après les menaces.
Attendre la transposition pour investir serait dangereux. Les
premières étapes devraient donc être engagées dès maintenant, à
savoir : impliquer la direction, réaliser une évaluation de maturité
en tenant compte des mesures de sécurité prévues par la directive,
puis définir un plan d’action pour combler les écarts identifiés.
TW : Au-delà de la conformité, la préparation reste essentielle. Il
faut entraîner les équipes, tester des scénarios de crise crédibles
et ne pas se reposer uniquement sur les scénarios historiques,
comme un accès restreint aux bâtiments ou à l’IT, qui de nos
jours ne sont plus suffisants. D’autres scénarios de crise doivent
être considérés pour bien se préparer. L’objectif est de créer des
automatismes, d’assurer la continuité des fonctions critiques et
de pouvoir réagir plus vite. Comme nous le disons souvent chez
PwC : se préparer, répondre et ressortir plus fort. Finalement, un
autre aspect est celui du partage d’informations. Dans un pays à
taille humaine comme le Luxembourg, le fait que les entreprises
du secteur privé et public puissent anonymiser une attaque subie
et la partager avec une autre permettrait à tout l’écosystème
de s’y préparer. NIS2 encourage cette logique et l’ILR (Institut
Luxembourgeois de Régulation) avance clairement dans ce sens.
Une plateforme sécurisée et anonymisée serait un levier majeur
pour monter collectivement en résilience.
PwC Luxembourg
2, rue Gerhard Mercator
L-1014 Luxembourg
www.pwc.lu
28
| DIGITAL ET INNOVATION
HOUSE OF TRAINING :
UNE DÉCENNIE D’IMPACT
Depuis 2015, la House of Training est devenue une référence majeure
dans le domaine de la formation professionnelle continue au Luxembourg.
À l’occasion de son dixième anniversaire, elle est revenue sur son évolution,
son impact et surtout sur le rôle stratégique des compétences face
aux évolutions du marché du travail.
Pierre Ahlborn, Administrateur Délégué de la Banque de Luxembourg ; Karin Scholtes, Présidente de la House of Training ; Stéphanie Jauquet, cheffe d’entreprise
et fondatrice de Cocottes & Co ; Muriel Morbé, CEO de la House of Training ; Carole Muller, CEO des Boulangeries Fischer ; Thierry Flies, Administrateur Délégué
de Schroeder & Associé.
29
« Grâce à vous, la House of Training est devenue
bien plus qu’un centre de formation,
c’est une plateforme d’échange, de compétences
et d’inspiration. Merci. », Karin Scholtes,
Présidente de la House of Training
+ 250.000 inscriptions
+ 13.000 entreprises accompagnées
+ 20.000 sessions de formation
Le 15 octobre dernier, la House of Training a célébré cette étape
symbolique au Malt Innovative Factory à Luxembourg. Une
soirée placée sous le signe de l’échange, du partage d’expériences
et de la réflexion collective, réunissant clients, partenaires et
collaborateurs.
Karin Scholtes, présidente de la House of Training, a ouvert la
cérémonie par un message chaleureux adressé à l’ensemble des
clients, partenaires et collaborateurs : « Grâce à vous, la House of
Training est devenue bien plus qu’un centre de formation, c’est une
plateforme d’échange, de compétences et d’inspiration. Merci. »
Son bilan illustre l’impact concret de la fondation : plus de 250.000
inscriptions ont été enregistrées, plus de 20.000 sessions de
formation organisées et plus de 13.000 entreprises accompagnées,
en collaboration avec un réseau de plus de 60 partenaires et
800 formateurs.
Une ambition constante guide cette action
« Notre mission est claire : accompagner les entreprises, soutenir
les dirigeants et faire du développement des compétences un atout
stratégique pour le Luxembourg », a affirmé Karin Scholtes.
Lors de la table ronde, animée par Muriel Morbé, CEO de la House of
Training, cette réflexion a été prolongée. Les quatre personnalités
inspirantes de la série de podcasts réalisés par House of Training,
« Le Cabinet de Curiosité », ont partagé leurs regards sur les
transformations économiques et humaines en cours : Carole Muller,
CEO des Boulangeries Fischer, Thierry Flies, administrateur-délégué
de Schroeder & Associés, Stéphanie Jauquet, cheffe d’entreprise
et fondatrice Cocottes & Co et Pierre Ahlborn, administrateurdélégué
de la Banque de Luxembourg.
leurs compétences. Ces programmes couvrent un large éventail de
domaines d’expertise sectoriels allant de la finance à l’industrie, en
passant par l’entrepreneuriat et des activités de support telles que
l’organisation de l’entreprise, le droit, les ressources humaines et
les soft skills. Parmi les évolutions majeures, le développement de
l’offre Higher Education, proposant 13 programmes académiques
structurés autour de trois cursus : certificats académiques, masters
pour professionnels et MBA, en partenariat avec des universités et
business schools de renom international telles que ICN Business
School, l’Université de Lorraine ou HEC Liège.
« Un Luxembourg attractif, audacieux et inspirant »
« The Future is Made of Skills », telle est la conviction réaffirmée par
la House of Training. Les compétences sont au cœur de l’attractivité
et de la durabilité du Luxembourg : anticiper, accompagner et
former restent les piliers de son engagement. « La House of Training
a une responsabilité toute particulière dans cette transformation :
faire de la formation, un acteur d’attractivité et d’emploi durable au
Luxembourg. Avec vous à nos côtés, je vois une House of Training
ouverte, connectée, inspirante. Je vois un Luxembourg attractif,
audacieux, apprenant. Un pays qui attire parce qu’il fait grandir
ses habitants et qui les garde à ses côtés, parce qu’il leur donne
confiance en l’avenir », conclut Karin Scholtes.
HOUSE OF TRAINING
7, rue Alcide de Gasperi - BP 490
L-2014 Luxembourg
www.houseoftraining.lu
La soirée a été également l’occasion de dévoiler son catalogue
de formations 2026 : celui-ci rassemble désormais plus de 1.450
offres de formation, conçues pour accompagner les entreprises
ainsi que leurs dirigeants et collaborateurs dans l’évolution de
30
BRÈVES
ÉCONOMIQUES
PAR LÉA BEHNOUS
Eric Thill, ministre de la Culture ; Yuriko Backes, ministre de la Mobilité et des Travaux
publics ; Roland Fox, directeur de l'Administration des ponts et chaussées
LE LUXEMBOURG RENFORCE SES
LIENS DANS LA CONDUITE
AUTOMATISÉE
En visite à San Francisco les 8 et 9
décembre, Xavier Bettel et Lex Delles
ont rencontré plusieurs acteurs
majeurs de la conduite automatisée,
dont PonyAI, Tensor et PlusAI. L’objectif
: accélérer le développement de ce secteur
au Luxembourg et identifier de
nouvelles coopérations, notamment
dans les essais sur route, l’analyse de
données et l’intégration urbaine des
véhicules autonomes. Les ministres ont
mis en avant les atouts du pays, dont
des infrastructures numériques avancées
et des zones de test transfrontalières.
Cette mission s’inscrit dans la
stratégie nationale « Automatiséiert
Fueren 2028 ».
Source : SIP
UN NOUVEAU CATALOGUE POUR
ACCÉLÉRER L’ADOPTION DE L’IA
Au Data Summit Luxembourg 2025, la
ministre Stéphanie Obertin a présenté
le nouveau catalogue de services de la
Luxembourg AI Factory, la plateforme
nationale dédiée à une adoption sécurisée
et responsable de l’intelligence
artificielle. Portée par un consortium
incluant LuxProvide, Luxinnovation, le
LNDS, l’Université du Luxembourg et le
LIST, l’initiative propose un accompagnement
structuré autour de six piliers
: évaluation, formation, connexion aux
experts, financement, tests et mise
à l’échelle. L’objectif est de soutenir
entreprises, administrations et chercheurs
dans leurs projets IA, tout en
garantissant souveraineté, conformité
et innovation durable.
Source : Statec
LE PROJET VISANT À INSTALLER
DE NOUVEAUX PANNEAUX DE
BIENVENUE EN LUXEMBOURGEOIS
SE CONCRÉTISE
Le ministre de la Culture, Eric Thill, et la
ministre de la Mobilité, Yuriko Backes,
ont pu découvrir les nouveaux panneaux
de bienvenue, traduits en luxembourgeois.
Dans le cadre des efforts
visant à renforcer la visibilité de la
langue luxembourgeoise, de nouvelles
enseignes seront installées aux abords
des autoroutes en complément des
panneaux bilingues indiquant les localités
et de ceux des quais des gares. «
Lorsque nous accueillons les touristes,
les frontaliers et les visiteurs internationaux
aux frontières et dans les
gares avec un chaleureux « Wëllkomm
», nous affirmons à la fois notre identité
et notre ouverture au monde », a
déclaré Yuriko Backes.
Source : SIP
ÉLECTRICITÉ : LE LUXEMBOURG
ALLÈGE LA FACTURE GRÂCE À DE
NOUVELLES AIDES
Le ministre de l’Économie Lex Delles, a
présenté les nouvelles aides étatiques
destinées à réduire les frais de réseau
électrique dès janvier 2026. L’État
investira 150 millions d’euros pour
prendre en charge une part importante
de ces coûts, une mesure automatique
pour tous les ménages et entreprises.
En parallèle, le financement des énergies
renouvelables sera entièrement
assumé par le budget national. Grâce
à ces interventions, la facture d’un
ménage type baisserait à environ 1.006
euros par an. Le gouvernement souligne
aussi les progrès des productions
solaire et éolienne, essentielles à la
transition énergétique.
Source : SIP
LA MINISTRE PRÉSIDENTE DE LA
SARRE ANKE REHLINGER EN VISITE
AU LUXEMBOURG
Dans le prolongement du protocole
d’accord signé en novembre 2024, qui
vise une coopération renforcée dans
les domaines de l'énergie, de la numérisation
et de la politique industrielle,
Madame Rehlinger a pris part à une
réunion de travail au Luxembourg.
Étaient également présents le Premier
ministre sarrois, le ministre de l'Intérieur
Reinhold Jost et leur ministre
de l'Économie Jürgen Barke. Du côté
luxembourgeois, le ministre de l'Économie,
Lex Delles, et le ministre des
Affaires intérieures, Léon Gloden, ont
aussi participé à la réunion. Les discussions
ont par ailleurs porté sur le
renforcement de la coopération entre
le Luxembourg et la Sarre dans des
domaines stratégiques tels que l'énergie
et l'hydrogène, la mobilité intelligente,
ainsi que l'innovation numérique
et notamment l'intelligence artificielle.
Source : Statec
DIALOGUE SOCIAL AU
LUXEMBOURG : LANCEMENT DU
CYCLE 2026 DU SEMESTRE
EUROPÉEN ET PRIORITÉS
ÉCONOMIQUES
Dans le cadre du dialogue social national
du Semestre européen, le ministre
de l’Économie Lex Delles et le ministre
des Finances Gilles Roth ont rencontré,
ce 1 er décembre, les partenaires sociaux
(CGFP, LCGB, OGBL et UEL) au château
de Senningen. Les échanges ont principalement
porté sur le lancement
du nouveau cycle 2026 au Semestre
européen, ainsi que sur l’avis relatif au
projet de plan budgétaire basé sur le
budget de l'État 2026. « Il est essentiel
de renforcer la compétitivité de notre
économie pour assurer une prospérité
durable : soutenir l’innovation, stimuler
la productivité, lever les obstacles
à l’investissement, renforcer le marché
unique et poursuivre nos efforts
de simplification administrative »,
a déclaré Lex Delles.
Source : SIP
32
| IMMOBILIER ET CONSTRUCTION
LOGEMENT AU LUXEMBOURG :
QUELLES RÉPONSES À LA CRISE
PERSISTANTE ?
Face à un marché immobilier toujours fragilisé, le gouvernement ajuste sa stratégie
pour mieux encadrer l’action publique et soutenir le secteur. Claude Meisch,
ministre du Logement et de l’Aménagement du territoire, détaille les enjeux
et les mesures mises en place pour répondre à cette situation.
Claude Meisch
33
Pourriez-vous dresser un état
des lieux de la situation du logement
au Luxembourg ?
Nous faisons aujourd’hui face à deux crises
distinctes. La première est structurelle :
depuis des années, nous ne construisons
pas assez pour répondre à la croissance de
la population. La seconde, plus récente, est
liée à la hausse des taux d’intérêt. Beaucoup
d’investisseurs, qu’ils souhaitent louer
ou habiter leur logement, ne parviennent
plus à financer leurs projets. Les banques
sont devenues plus prudentes, les taux
ont augmenté et, par conséquent, les
transactions ont nettement diminué.
Nous observons toutefois un léger
redressement sur le marché de l’occasion,
où les prix ont baissé d’environ 15%.
En revanche, le marché des nouvelles
constructions peine encore à redémarrer.
Malgré certaines mesures fiscales
temporaires qui ont eu un effet positif,
les prix dans le neuf n’ont reculé que de
7% environ, ce qui reste insuffisant pour
débloquer le financement avec des taux
situés autour de 3,5 à 4%. C’est, en résumé,
le cœur du problème actuel.
Face à ce blocage persistant du marché,
quels leviers l’État peut-il réellement
activer pour sortir de cette impasse ?
En parallèle, nous renforçons le soutien aux
acteurs publics chargés du développement
de logements abordables. Notre législation
désigne deux promoteurs publics ainsi
que les communes comme responsables
de la création de ce type de logements.
Grâce à une optimisation de la loi, l’État
pourra désormais prendre en charge
jusqu’à 100% des coûts d’investissement.
Le programme de rachat se poursuivra
également. Nous avons décidé d’adapter le
prix maximum que l’État est prêt à payer :
au lieu d’un montant unique pour tout le
pays, celui-ci variera désormais selon la
zone géographique. Le Luxembourg a été
découpé en six régions, chacune dotée de
son propre plafond. Cela devrait permettre
de débloquer des dossiers qui, jusqu’ici,
restaient en attente.
Malgré tout cela, il est clair que l’État ne
peut pas tout résoudre. L’initiative privée
à un rôle essentiel à jouer. Pour retrouver
un marché fonctionnel, il faudra encore
une baisse des prix dans le neuf afin de
réaligner les coûts de construction, de
vente et les conditions de financement.
Justement, au niveau local,
comment s’organise concrètement
cette collaboration avec les communes,
notamment dans le cadre du Pacte
Logement ?
plafonds des montants subventionnables,
et de l’autre, engagé une simplification de
la gestion administrative.
Au début de mon mandat, j’ai visité environ
la moitié des communes du pays. Certaines,
surtout rurales, ne souhaitent pas
forcément grandir et c’est compréhensible.
Mais dans les agglomérations et les
grandes villes, j’ai constaté une vraie prise
de conscience, elles comprennent qu’elles
sont des actrices incontournables, qu’elles
doivent se développer pour permettre à
leurs citoyens, notamment les jeunes, de
rester vivre dans leur commune.
Quel message souhaiteriez-vous
transmettre aux nouvelles générations
qui, aujourd’hui, peinent à accéder à
l’immobilier au Luxembourg ?
C’est une réalité et c’est l’un des grands
objectifs du gouvernement : aider ces
jeunes générations. C’est aussi l’une des
raisons pour lesquelles mes deux ministères
ont lancé un appel à projets pour des
logements abordables jeunes. Ceux-ci sont
destinés aux moins de 26 ans aujourd’hui,
mais nous allons relever ce plafond à 32
ans. L’idée est de soutenir les jeunes qui
terminent leurs études, commencent leur
carrière, mais n’arrivent pas à se loger sur
le marché régulier.
C’est une question essentielle. Plus que
jamais, le rôle de l’État est crucial. Au cours
des deux dernières années, nous avons
acquis 550 logements via des contrats en
vente en futur état d’achèvement. Mais
cette approche ne peut pas constituer
l’unique réponse. Il faudra trouver
un nouvel équilibre entre les prix du
marché et des taux d’intérêt, qui, très
probablement, resteront autour de 3,5%.
Il ne faut pas s’attendre à revenir aux
niveaux extrêmement bas d’il y a cinq ans,
qui n’étaient pas normaux et qui, d’ailleurs,
contribuaient aussi à l’explosion des prix.
Nous avons également lancé un ensemble
de mesures destinées à agir sur le long
terme : accélération et simplification des
procédures d’autorisation, modernisation
des mécanismes administratifs… Environ
quarante points ont été définis il y a un
an et demi. Une partie est actuellement en
procédure législative, l’autre devrait être
actée par le Conseil de gouvernement au
début de l’année prochaine.
Cette collaboration entre l’État et les
communes est absolument essentielle.
Aucun logement ne peut se construire sans
une autorisation communale. Cela signifie
que, si l’on veut réellement avancer, il faut
soutenir la volonté des bourgmestres et
des conseils communaux à délivrer des
autorisations, à développer leur territoire
et à créer des logements supplémentaires.
Nous travaillons avec deux grands
instruments. Le premier concerne le
logement abordable, qui vise principalement
les ménages les plus fragiles. La réforme
est encore en procédure législative,
mais, à terme, les communes seront
subventionnées à 100% pour leurs
investissements dans ce type de logements.
Le second outil est bien entendu le Pacte
Logement. Il soutient les communes qui
acceptent une certaine croissance de
leur population car, qui dit croissance,
dit également nouvelles obligations :
construire des écoles, des crèches, des
infrastructures sportives et culturelles,
etc. Nous avons donc relevé, d’un côté, les
Nous avons également renforcé les aides
pour les primo acquéreurs. Une décision
a été prise concernant le Bëllegen Akt,
en augmentant le plafond de l’avantage
fiscal. Concrètement, cela signifie une
réduction, voire une annulation, des
droits d’enregistrement jusqu’à 40.000
euros d’impôt économisé. L’objectif est
de permettre aux jeunes d’investir au
Luxembourg, de s’implanter ou de rester
dans le pays où ils ont grandi.
Par Barbara Pierrot
34
| IMMOBILIER ET CONSTRUCTION
CONSTRUIRE MIEUX,
CONSTRUIRE AUTREMENT
À la tête de Tralux Construction depuis début 2025, Michaël
Repplinger impulse une nouvelle dynamique. Son objectif :
recentrer l’entreprise sur l’humain et ses valeurs, repenser les
méthodes de construction et développer des projets plus durables
en accompagnant les clients publics ou privés sur le long terme.
Une expertise construite au fil
des années
Depuis le début de l’année 2025, un
nouveau visage occupe la tête de Tralux
en la personne de Michaël Repplinger. Il
s’appuie sur un parcours riche d’expérience.
Après avoir commencé comme conducteur
de travaux chez Tralux Construction
puis dirigé Mersch & Schmitz, il aborde
une nouvelle trajectoire avec une vision
transversale du secteur et un objectif
clair : concevoir mieux, collaborer plus
efficacement pour répondre aux attentes à
toutes les parties prenantes du secteur.
Intégré au groupe Demathieu Bard,
Tralux Construction capitalise sur une
organisation interne fédérant l’ensemble
des savoir-faire nécessaires pour satisfaire
les standards les plus exigeants du marché.
À la tête à la fois du pôle Construction et du
pôle Multitechnique, Michaël Repplinger
dispose d’une vision globale du métier
qui lui permet de piloter une organisation
plus fluide et mieux coordonnée. Cette
double responsabilité favorise une
complémentarité naturelle des équipes
et offre au groupe une chaîne complète
de compétences, réunie en interne. « En
supervisant à la fois le pôle Construction
et le pôle Multitechnique, nous avons pu
structurer une organisation plus cohérente,
intégrée et réactive. Cette synergie nous
permet aujourd’hui de proposer une chaîne
complète de compétences en interne et de
répondre à l’ensemble des exigences du
secteur », souligne Michaël Repplinger.
Des priorités et des valeurs
Dès sa prise de fonction, le nouveau
directeur a tenu à fédérer l’ensemble
de ses équipes en plaçant l’humain
au centre de ses préoccupations. « La
priorité, c’était d’instaurer des valeurs et
un fonctionnement qui me sont propres.
Parmi elles, le respect, la persévérance et la
recherche de l’excellence, l’apprentissage
continu. Il faut capitaliser sur les échecs, se
remettre en question, se challenger et être
juste », explique-t-il.
Cette culture de travail entend aussi
devenir un levier d’organisation. Grâce à
ses connaissances et son expérience dans
les différences de fonctionnement entre les
métiers du bâtiment, Michaël Repplinger
souhaite améliorer la synergie interne et
proposer de meilleurs services aux clients
selon les valeurs des entreprises.
Repenser les méthodes de construction
Ce n’est un secret pour personne, le secteur
de la construction au Luxembourg fait face
à un ralentissement. Le Directeur Général
estime que le statu quo est impossible.
« Cette situation nous oblige à sortir de
notre zone de confort et à changer nos
habitudes. Si nous continuons de travailler
comme avant, nous perdrons notre
attractivité. Il faut appréhender le marché
sous un autre angle ». Pour se démarquer,
le groupe Tralux Construction mise sur ses
compétences diversifiées et sa capacité à
proposer des projets complets.
Deux axes stratégiques
L’entreprise privilégie la rénovation et la
modernisation des bâtiments existants,
tout en optimisant les constructions neuves
pour qu’elles correspondent aux besoins
des occupants, économisent l’énergie et
utilisent des matériaux durables, recyclés
et locaux. « Parfois, il faut oublier le réflexe
qui consiste à construire du neuf, mais
plutôt ouvrir de nouveaux horizons en
travaillant sur des bâtiments existants,
en les remettant au goût du jour. Tralux
Construction doit suivre cette voie »,
déclare Michaël Repplinger.
« Nous privilégions systématiquement les
matériaux durables, qu’il s’agisse de béton
bas carbone, de matériaux recyclés ou de
ressources locales », précise-t-il.
35
Le deuxième axe concerne les projets de
constructions neuves. Il s’agit d’optimiser
la construction afin qu’elle réponde aux
besoins du futur occupant, quels qu’ils
soient. Nous ne pouvons plus nous
permettre de gaspiller de la surface et de
ne pas tenir compte de l’environnement.
Les volumes doivent correspondre à
l’usage. Par exemple, nous réfléchissons en
amont aux ouvertures et à l’orientation du
bâtiment pour réduire les consommations
énergétiques.
Une collaboration avec les communes
« Nous travaillons de plus en plus pour les
communes au niveau de la construction
d’écoles, de centres médicaux, en entreprise
générale ou en conception-réalisation ». La
coordination et la construction se trouvent
ainsi entre les mains d’une seule entité.
Cette approche vise à simplifier les projets
publics grâce à une offre complète.
« Nous sommes également en mesure
d’intervenir sur la mobilité douce
locale, notamment via des passerelles et
infrastructures de circulation douce »,
ajoute Michaël Repplinger.
lointain, mais nous devons nous pencher
sur ces technologies et sur de nouvelles
façons de travailler », conclut-t-il. En
rassemblant ses équipes autour de valeurs
fortes, en repensant les pratiques du
métier et en renforçant son rôle auprès des
communes, Michaël Repplinger ouvre une
nouvelle page pour Tralux Construction.
Une dynamique nouvelle, tournée vers
l’innovation, la coopération et la maîtrise
technique, qui place l’entreprise en position
de répondre aux enjeux de demain tout en
soutenant les projets publics locaux.
Tralux Construction entend aussi jouer un
rôle avec les communes. « Nous sommes
présents à leur côté depuis très longtemps
dans leurs projets de travaux publics :
routes, assainissement et ouvrages d’art ».
Ces dernières années, l’entreprise a
progressivement renforcé ses offres dans le
secteur public communal :
Et demain ?
Selon lui, le futur s’inscrit dans une
transition vers plus d’innovation,
notamment dans la mécanisation et
le recours à l’intelligence artificielle,
notamment pour répondre à la pénurie
de main-d’œuvre : « Cela peut paraître
Tralux Construction
12, rue du Chateau d’Eau
L-3364 Leudelange
www.tralux.lu
36
| IMMOBILIER ET CONSTRUCTION
RAJEUNIR, INNOVER,
FORMER : L’IMPULSION
DE GOBLET LAVANDIER
Référence incontournable du
génie technique au Luxembourg,
Goblet Lavandier & Associés,
continue d’écrire son histoire.
Dans un secteur en constante
évolution, le bureau renforce
son organisation interne et
mise sur l’intégration d’outils
numériques et d’innovations.
Rencontre avec deux membres
clés de ce conseil, Nicolas
Claude et Andreas Finken.
Quels sont les changements qui ont
récemment eu lieu au sein du conseil
d’administration et quelle était la
motivation derrière ceux-ci ?
NC : Effectivement, il y a récemment
eu du mouvement. Nous pouvons en
quelque sorte parler d’un rajeunissement
du conseil : Roby Eischen est parti il y a
un an et demi et plus récemment, c’est
Jacques Weyland qui s’est retiré. Pour
ma part, je suis arrivé en juillet 2024
et Andreas nous a rejoints en juillet
2025. Ce renouvellement s’inscrit dans
un processus de rajeunissement, mais
concerne également l’actionnariat de
l’entreprise pour en assurer sa pérennité
sur le moyen et long terme. C’est un
processus qui a été enclenché en 2022 et
qui est désormais presque achevé.
Désormais, quels sont vos rôles
respectifs au sein du conseil
d’administration et comment
se répartissent vos responsabilités ?
NC : Pour ma part, je m’occupe
principalement du développement IT de
l’entreprise, de la stratégie informatique
et de celle en matière d’intelligence
artificielle. En parallèle, je continue de
gérer l’équipe énergie et innovation,
qui intervient sur tous les aspects de
concepts énergétiques, que ce soit pour
des bâtiments ou des quartiers, pour
des constructions neuves ou existantes.
Cela inclut les certificats de performance
énergétique, les audits, l'électromobilité
ainsi que le photovoltaïque.
Nous avons également deux personnes
dédiées à l’innovation. Elles assurent une
veille réglementaire et technologique,
restent en contact avec les fabricants pour
connaître les nouveautés du marché et
réfléchissent à la manière de les intégrer
dans nos projets. Elles se chargent aussi
de former nos ingénieurs à ces nouvelles
technologies par l’intermédiaire de
formations internes régulières.
AF : De mon côté, je suis chargé de la
formation des nouveaux collaborateurs,
à la fois interne et externe. Je suis
également responsable de la qualité des
études et des travaux pour assurer que les
audits que nous faisons restent conformes
et optimaux. L’objectif est de toujours
rester à la pointe de l’innovation dans
notre domaine. Je suis également chargé,
avec deux autres personnes, du Capacity
Management. Notre rôle est de déterminer
qui peut travailler sur quel projet. Je suis
donc régulièrement en contact avec les
clients et les maîtres d’ouvrage pour
assurer la liaison et la bonne coordination
entre eux et nos équipes. Je suis très
souvent le premier point de contact,
notamment en cas de problème ou de
question.
Andreas Finken et Nicolas Claude
Avec les évolutions rapides
du numérique, l’IT prend une place
de plus en plus stratégique dans les
entreprises, y compris dans le secteur
de l’ingénierie. Comment envisagezvous
ce développement technologique
dans les années à venir ?
NC : Dans un futur proche, notre
principal axe de développement repose
clairement sur l’intelligence artificielle
et l’optimisation de nos processus
internes. Nous lançons actuellement
un vaste projet visant à introduire des
outils basés sur l’IA pour automatiser un
grand nombre de tâches chronophages,
que ce soit pour nos ingénieurs, nos
secrétaires ou nos dessinateurs. L’idée est
d’éviter les tâches répétitives afin qu’ils
puissent se concentrer sur leur véritable
cœur de métier, sur les missions à haute
valeur ajoutée, plutôt que les opérations
facilement automatisables. Ce travail
37
Nous travaillons à la mise en place d’un programme
de formation individualisé, pensé pour répondre
de manière précise aux besoins de chaque collaborateur
concerne tous les niveaux de l’entreprise :
traitement de mails, planification, analyse
de documents, etc.
Parallèlement, nous souhaitons aller
beaucoup plus loin dans l’exploitation
de notre base de données interne. Nous
disposons d’un volume considérable de
données accumulées depuis 1948, même
si, évidemment, tout n’était pas numérisé
au départ. Aujourd’hui, nous les utilisons
déjà, mais nous voulons les valoriser
davantage pour offrir à nos clients des
chiffrages et études toujours plus précis.
Cela nous permettra aussi de produire
des documents plus cohérents et plus
pertinents sur les plans réglementaire
et administratif, en conformité avec les
normes et les règlements en vigueur.
La protection des données et la
cybersécurité sont nos priorités.
L’ensemble de nos informations est
hébergé dans un cloud sécurisé, géré
par un prestataire certifié européen, ce
qui nous offre déjà un haut niveau de
protection. Nous réalisons aussi des audits
réguliers par des spécialistes externes afin
de tester nos défenses, que ce soit via des
tests de pénétration ou des simulations
d’attaques.
Comment accompagnez-vous vos
collaborateurs pour qu’ils puissent
être constamment à jour et continuer
à développer leurs compétences ?
AF : La formation continue est essentielle.
Nous disposons d’une grande salle de
conférence dédiée à nos sessions internes
et nous avons mis en place un programme
interne que nous appelons TGA-Basics.
Concrètement, un jeune ingénieur
approfondit un thème technique,
accompagné d’un tuteur, puis présente son
travail à l’ensemble de l’équipe. Chaque
session est enregistrée et digitalisée,
permettant à tous nos collaborateurs d’y
accéder à tout moment, même plusieurs
années plus tard, ou lors de l’arrivée de
nouveaux collègues.
En plus de cela, nous encourageons nos
collaborateurs à participer régulièrement
à des événements. Il y a par exemple
l’ISH à Francfort, où chaque édition une
délégation d’ingénieurs s’y rend pour
échanger directement avec les fabricants,
découvrir les innovations et analyser les
tendances émergentes. Cette immersion
permet à nos équipes de rester en prise
avec un marché en constante évolution.
Il est essentiel pour nous d’être à jour,
d’anticiper les développements et
d’intégrer rapidement les nouveautés.
NC : Une nouveauté qui verra
prochainement le jour est la création
d’une « académie » interne ; nous
38
| IMMOBILIER ET CONSTRUCTION
travaillons à la mise en place d’un
programme de formation individualisé,
pensé pour répondre de manière précise
aux besoins de chaque personne. Il
n’est pas rare que nous soyons sollicités
spontanément par des collaborateurs
qui souhaitent se former sur des sujets
spécifiques. L’idée est donc de proposer,
pour chacun, un plan de formation
annuel, voire pluriannuel, afin que chaque
collaborateur puisse évoluer à son rythme
et développer les compétences qui lui
permettront d’exceller dans son domaine.
À titre d’exemple, dans le photovoltaïque,
les avancées sont spectaculaires. En
l’espace de deux ans, la puissance fournie a
augmenté de 50%, tandis que les solutions
de stockage se multiplient. Nous sommes
désormais sollicités pour concevoir
des systèmes complets à l’échelle de
quartiers ou même de villes. Cela exige
une maîtrise fine des outils de simulations
et une connaissance précise des solutions
offertes par les fabricants.
AF : Le même mouvement touche
l’électromobilité, tout comme les secteurs
du chauffage, de la ventilation et du
sanitaire. Les pompes à chaleur évoluent,
les réglementations se transforment et les
fluides frigorigènes de nouvelle génération
font leurs entrées. Récemment encore,
deux de nos collaborateurs ont suivi une
formation en Allemagne pour intégrer ces
nouveautés dans leurs projets.
Disposer d’ingénieurs et de chercheurs
continuellement formés et informés
n’est pas seulement un atout, c’est une
nécessité pour maintenir la qualité de
nos prestations et assurer le respect des
normes qui restent au cœur de notre
métier.
Goblet Lavandier & Associés
Ingénieurs-conseils S.A.
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Depuis plus de 50 ans, nous accompagnons le développement du
territoire luxembourgeois avec exigence, sens et responsabilité.
Avec les communes, nous bâtissons des projets durables et responsables :
réemploi des matériaux, optimisation des ressources, respect de
l’environnement.
Mobilité, aménagements, bâtiments publics… chaque réalisation est conçue
pour répondre aux besoins d’aujourd’hui tout en préparant l’avenir.
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TRALUX_Construction
40
| IMMOBILIER ET CONSTRUCTION
RÉINVENTER LA CONCEPTION
TECHNIQUE DES BÂTIMENTS
41
À l’aube de célébrer ses 50 ans, Mersch & Schmitz s’impose comme
une entreprise incontournable dans le paysage luxembourgeois
des installations techniques et de la construction multi-technique.
Loin de l’image simplifiée de l’« installateur », Michael Repplinger,
directeur de la société, revendique un positionnement plus global,
orienté vers la création et la gestion de systèmes complexes au
service des bâtiments modernes.
Comment définiriez-vous les activités
de Mersch & Schmitz ?
Notre ADN, c’est la construction
d’installations techniques complexes.
Mersch & Schmitz n’est plus simplement
un " installateur " au sens traditionnel
du terme. Nous, nous travaillons sur
des solutions globales, pensées pour
accompagner la finalisation de projets
exigeants. Chez Mersch & Schmitz, nous
construisons des process techniques
complets : ventilation, dépoussiérage,
froid commercial ou de confort, systèmes
d’énergie complexes, etc. Nous avons, par
exemple, construit les trois data centers
de Post Luxembourg. Nous intervenons
notamment dans le domaine semiindustriel
et dans des environnements
sensibles qui nécessitent précision et
savoir-faire.
Depuis votre arrivée à la tête de
l’entreprise en 2015, comment
l’organisation a-t-elle évolué ?
Mersch & Schmitz a beaucoup progressé
durant cette dernière décennie. Nous
avons mieux structuré nos services,
créé des chefs de départements et de
service et renforcé les compétences de
chacun en interne. L’objectif était clair :
travailler ensemble, faire collaborer tous
les métiers, harmoniser nos processus.
Dans le multi-technique, chaque domaine
est vaste. Personne ne peut maîtriser seul
l’ensemble des compétences nécessaires.
C’est pour cette raison que nous avons
structuré l’entreprise afin d’améliorer la
coordination et gagner en efficacité.
Nous travaillons sur tous types de projets :
écoles, CIPA, centres sportifs, bâtiments
administratifs ; etc. Les communes
font ainsi partie de nos partenaires
privilégiés. Faire appel à Mersch &
Schmitz, c’est accéder à un nombre
important de compétences internes, avec
un interlocuteur unique. Avec Tralux
Construction, nous intervenons sur toute
la chaîne du projet, de la conception à la
réalisation. Cette complémentarité est
un vrai atout pour les maîtres d’ouvrage
publics et pour les utilisateurs.
Quels sont les grands axes
d’innovation que vous voulez
développer ?
L’un de nos principaux enjeux consiste
à concevoir des installations plus
efficientes. Il ne s’agit pas seulement
de réduire les coûts, mais d’adapter nos
systèmes aux besoins réels et de diminuer
les consommations d’énergie dans
l’exploitation du bâtiment. Pour ce faire,
il est nécessaire d’appliquer ces réflexions
dès la conception, avec les architectes et
les bureaux d’études.
La manière de concevoir les bâtiments
évolue : il n’est plus possible de construire
comme avant tout en cherchant seulement
à économiser de l’énergie. L’enjeu, pour
nous, comme pour nos clients, c’est d’unir
les compétences : bureaux d’études,
architectes, communes, entreprises, etc.
Nous sommes également sensibles à la
sécurité-santé au travail. Nous mettons
beaucoup de moyens pour sensibiliser
nos collaborateurs et améliorer nos
façons de travailler. Il est essentiel que
chacun comprenne que la sécurité est
un enjeu personnel. Elle n’appartient
pas seulement à l’entreprise car c’est
la santé de tout à chacun qui prime. La
santé-sécurité est un sujet qui concerne
aussi nos clients. Notre service Travaux
spéciaux propose des solutions pour le
bien-être des collaborateurs d’entreprises
luxembourgeoises. Nous présenterons ces
techniques au salon Vision Zéro en mars
prochain.
Quel message souhaitez-vous adresser
aux communes ?
Nous souhaitons rappeler que les modes
de travail ont évolué. Aujourd’hui, les
entreprises ne peuvent plus fonctionner
comme autrefois, avec des études et des
phases de projet strictement sectorisées.
Nous souhaitons renforcer notre
collaboration avec les communes afin de
mobiliser l’ensemble des compétences
et du savoir-faire disponibles. Mersch
& Schmitz n’est plus simplement un
installateur. Désormais, nous concevons,
accompagnons, proposons des solutions,
soutenons les études et aidons les
communes à définir et concrétiser leurs
projets. Pour avancer efficacement, il faut
sortir des approches isolées et encourager
un véritable partage des expertises et des
connaissances au bénéfice de tous.
Un dernier mot sur l’entreprise qui fête
son cinquantième anniversaire en 2026 ?
En 2026, Mersch & Schmitz fêtera ses
50 ans. Cinquante années passées à
concevoir, construire, adapter, progresser.
Cinquante années qui nous montrent
qu’une entreprise ne se définit pas
seulement par ses réalisations techniques,
mais par sa capacité à évoluer et à se
projeter. Nous regardons vers l’avenir avec
confiance, animés par la volonté de créer
des solutions intelligentes et durables, et
de continuer à accompagner les acteurs
luxembourgeois dans leurs projets les plus
exigeants.
Nous souhaitons renforcer
notre collaboration avec les
communes afin de mobiliser
l’ensemble des compétences et
du savoir-faire disponibles
Mersch & Schmitz
26, route de Capellen
L-8279 Holzem Mamer
www.mersch-schmitz.lu
42
| IMMOBILIER ET CONSTRUCTION
VERS UNE INGÉNIERIE
INTÉGRALE. LA PROMESSE
DE SCHROEDER & ASSOCIÉS.
Patrick Counotte, Olivier Genco et Marco Da Chao
43
Face à la complexité croissante des projets, le bureau d’ingénieurs
élargit son périmètre de compétences et adopte une approche
globale — du génie technique à l’expertise, de la dépollution
au project management… Rencontre avec ceux qui contribuent
à cette transformation.
Pendant longtemps, Schroeder & Associés
a été identifié, presque naturellement,
comme l’un des piliers luxembourgeois
du génie civil : structures, infrastructures,
mobilité, ouvrages d’art. Mais depuis
quelques années, une dynamique
différente s’observe dans les couloirs
de l’entreprise. Des nouveaux services
sont créés, des équipes se structurent,
et les maîtres d’ouvrage viennent
chercher quelque chose qui dépasse la
seule compétence technique. Derrière
ce mouvement, une vision : offrir une
prestation intégrale. Non pas pour
« faire plus », mais pour répondre à
des projets devenus profondément
multidisciplinaires.
Marco Da Chao, ingénieur-associé et
responsable du département Services,
regroupant notamment les équipes de
project management, génie technique,
centre d’expertises, coordination Sécurité,
digitalisation, contrôle technique
d’accessibilité… explique : « Le maître
d’ouvrage ne veut plus recevoir dix
rapports contradictoires. Il veut un
partenaire qui voit l’ensemble, comprend
les interactions et l’aide à prendre
des décisions solides. On ne peut plus
découper un projet en blocs hermétiques :
structure d’un côté, technique de l’autre,
acoustique plus loin, dépollution ailleurs…
Les projets modernes ne fonctionnent
plus comme ça ».
On ne peut plus découper un
projet en blocs hermétiques.
Lui-même a été l’un des artisans du
changement. La création de la première
équipe de génie technique en 2023 a
répondu à un besoin immédiat : éclairer
des choix énergétiques complexes, mieux
intégrer l’infrastructure technique au
bâtiment, coordonner les installations
avec la structure et l’architecture. Et très
vite, la demande a dépassé les prévisions.
« Lorsque nous avons lancé le premier
pôle, nous pensions couvrir un volume
raisonnable de projets. En un an, nous
étions dépassés. Le marché ne voulait
pas seulement du dimensionnement
technique : il cherchait une vision
cohérente de l’ensemble du bâtiment. »
C’est ainsi qu’est née la deuxième équipe,
en 2024, confiée à Olivier Genco.
Une réponse à une demande
très précise
Aujourd’hui, l’activité de génie technique
chez Schroeder & Associés repose sur
deux équipes rassemblant une vingtaine
de collaborateurs. Une évolution logique,
mais indispensable face à la montée
en puissance des projets. « Les maîtres
d’ouvrage nous disent toujours la même
chose : ils veulent comprendre les
conséquences de leurs choix. Modifier
une ventilation influence l’acoustique ;
changer un chauffage modifie l’équilibre
énergétique ; une solution technique peut
impacter la structure ou l’exploitation
future du bâtiment. Notre rôle, c’est
d’anticiper ces interactions », précise
Olivier Genco.
Pour lui, l’enjeu dépasse le calcul
technique. « Nous sécurisons tout ce
qui vient après : conception globale,
coûts d’exploitation, conformité, usage
réel. Et cela ne fonctionne que si nous
dialoguons en permanence avec toutes
les autres disciplines : ingénieurs
structure, acousticiens, spécialistes
énergie ou réglementation. » Ces équipes
interviennent sur des projets d’envergure
— équipements publics, bâtiments
publics, infrastructures techniques — et
continuent de se renforcer : nouveaux
profils, compétences élargies, outils
de simulation avancés. L’objectif reste
unique : offrir au maître d’ouvrage un
accompagnement complet, lisible et
techniquement maîtrisé.
Le Centre d’expertise : comprendre
ce que le projet ne dit pas encore
Si le génie technique anticipe, le centre
d’expertises se concentre sur ce que
le projet révèle — parfois trop tard.
Expertises judiciaires, d’assurance,
diagnostics acoustiques, analyses
vibratoires… demandent une lecture
précise des dysfonctionnements. Patrick
Counotte dirige ce service. Sa vision est
clinique, mais tournée vers l’action. « Une
expertise n’a d’intérêt que si elle va plus
loin que le constat. Nous expliquons ce
qui s’est passé, mais surtout ce qu’il faut
faire. Particulier, assurance ou maître
d’ouvrage public, ils attendent un chemin
pour résoudre le problème ».
Le centre intervient aussi en amont, lors
de missions de due diligence, de plus
en plus demandées par investisseurs et
promoteurs. « Lors d’une due diligence,
nous ne livrons pas un document de 80
pages, mais une décision : voilà ce que
vaut le bâtiment, les risques, les travaux
à prévoir. Cela change la négociation,
l’investissement, le calendrier ». Dans
un marché tendu comme celui du
Luxembourg, cette information est
stratégique.
Acoustique, vibrations, missions
spéciales : stabiliser le projet,
parfois au millimètre
L’unité acoustique et vibratoire intervient
autant en prévention qu’en diagnostic,
dès l’avant-projet, notamment pour les
espaces sensibles : salles polyvalentes,
bâtiments de recherche, écoles, logements
collectifs. « Un problème acoustique
découvert en fin de chantier coûte
beaucoup plus cher à corriger que s’il avait
été anticipé », rappelle Patrick Counotte.
« C’est ce genre de risques que nous
maîtrisons ».
Dans cette logique, la prestation « Next
Level Engineering » a été créée il y a
peu : plus discrète, mais décisive sur des
projets complexes. L’équipe intervient
là où acoustique, thermique et structure
s’entrechoquent, un terrain délicat où
chaque choix technique peut affecter les
autres disciplines. Son rôle : résoudre ces
tensions dès la conception pour garantir
un bâtiment performant, confortable et
44
| IMMOBILIER ET CONSTRUCTION
techniquement cohérent, tout en évitant
des ajustements coûteux ultérieurs.
Maîtrise des risques
environnementaux et techniques :
sécuriser le projet dès ses fondations
L’autre développement clé de Schroeder
& Associés de cette année concerne la
maîtrise des risques environnementaux
et techniques. Dépollution des sols,
recherche d’amiante, essais de sols, plans
d’action… et dossiers d’autorisations
d’exploitation commodo/incommodo
(C/I), un outil juridique et technique qui
permet d’évaluer et de réguler les impacts
d’un projet sur l’environnement et sur les
tiers.
Pour Patrick Counotte, ces missions
sont stratégiques : « Si un problème
environnemental ou un impact en
termes de C/I n’est pas identifié dès
les premières phases, tout le projet est
fragilisé : retards, coûts supplémentaires,
complications réglementaires. Notre
rôle, c’est d’anticiper, d’évaluer et de
sécuriser le projet avant même qu’il ne
commence. » Cette approche proactive
transforme profondément la dynamique
d’un chantier. « En identifiant tôt les sols
pollués, les risques liés aux matériaux ou
les contraintes sur les tiers, les maîtres
d’ouvrage savent exactement où ils
mettent les pieds — au sens propre comme
au figuré. Cela leur permet de planifier,
budgétiser et avancer avec confiance,
plutôt que de réagir à des problèmes
imprévus. »
Avec le project management, une
coordination complète « de l’intérieur »
Dernier maillon de la chaîne, le project
management (PM) prend toute sa force
lorsque toutes les compétences techniques
sont réunies sous un même toit. Marco
Da Chao constate au quotidien la valeur
ajoutée de cette organisation : « Le project
management ne se limite pas à coordonner
administrativement. Il a besoin d’un
accès direct aux experts techniques.
Quand un project manager peut consulter
instantanément un spécialiste acoustique,
un ingénieur structure, un ingénieur en
techniques spéciales ou un expert en
risques environnementaux, les décisions
se prennent immédiatement et avec
beaucoup plus de précision. »
Cette proximité transforme la gestion
des projets : elle réduit les allers-retours,
sécurise les choix et assure une cohérence
technique globale, du début à la fin.
L’ingénierie intégrale
n’est pas une ambition :
c’est une réponse.
L’entreprise ne cherche pas à diversifier
par simple volonté d’expansion, mais
pour répondre à la complexité croissante
des projets luxembourgeois. Marco Da
Chao insiste : « Un projet ne se gagne
pas en dessinant mieux que les autres,
mais en maîtrisant tous les paramètres :
le sol, la structure, l’énergie, le bruit,
l’environnement, les risques, les usages…
Si nous voulons réellement accompagner
nos clients, tout doit être intégré, sans
rupture. L’ingénierie intégrale n’est pas
une ambition, c’est une nécessité. »
Schroeder & Associés franchit ainsi une
nouvelle étape : celle d’un partenaire
global, capable de transformer la
complexité en réussite, d’accompagner
les maîtres d’ouvrage avec cohérence et
continuité, et de sécuriser chaque décision
technique comme stratégique.
Notre rôle, c'est anticiper,
d'évaluer et de sécuriser
le projet avant même qu'il
ne commence.
Schroeder & Associés
13, rue de l'Innovation
L-1896 Kockelscheuer
www.schroeder.lu
Techniques du bâtiment :
expertise, performance, sécurité.
De l’installation à la maintenance, en passant par les travaux neufs et la
rénovation, tous les besoins techniques sont assurés par Mersch & Schmitz :
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Luxembourg
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46
| IMMOBILIER ET CONSTRUCTION
EY : UN
ACCOMPAGNEMENT À
360° SUR LES PROJETS
PUBLICS ET PRIVÉS
Grâce à une expertise couvrant l’ensemble du cycle des projets,
EY propose une approche globale afin d’accompagner au mieux
les acteurs publics et privés dans la réalisation de leurs projets.
Entretien avec David Syenave et Pierre Gelenne, qui nous
exposent leur stratégie de conseil et reviennent sur la crise
du logement luxembourgeoise.
Quel rôle joue EY dans la réalisation
de projets ?
DS : Nous avons développé une approche
unique sur le marché immobilier
luxembourgeois, en combinant l’expertise
transactionnelle, l’évaluation, ainsi que
le développement de projets immobiliers
dans leur globalité. Nous accompagnons
nos clients tout au long du processus
de réalisation de leurs projets, sans
pour autant remplacer les architectes,
ingénieurs ou bureaux d’études. Nous
assumons plutôt le rôle de « pilote » ou
de conseiller privilégié du client, qu’ils
relèvent du secteur public ou du secteur
privé, et ce, pour tout type de projet.
PG : Ce qui est particulier, chez EY, c’est que
nous accompagnons le client du début à la
fin : de l’acquisition du projet ou du terrain,
à la conception, à la réalisation du dossier
de financements et les négociations,
ou encore le pilotage de l’ensemble des
intervenants du projet. Nous veillons à
ce que ceux-ci avancent vers un objectif
unique et commun, en respectant les
contraintes budgétaires.
Généralement, les techniciens qui
accompagnent les maîtres d’ouvrage
possèdent une vision purement technique,
sans nécessairement tenir compte du
budget maximum alloué au projet. Nous
nous plaçons, entre autres, comme le chef
d’orchestre et cela nous permet d’avoir une
vue globale à 360°. D’autres intervenants
proposent des services similaires à ceux
d’EY-Parthenon, mais ils n’interviennent
que sur certaines étapes spécifiques. Ils
n’ont pas une vue globale et n’interviennent
pas sur l’ensemble du cycle du projet.
Comment éviter que les projets publics
ne deviennent trop coûteux ?
PG : Pour le secteur public, il n’y a pas
de sanction de marché permettant de
déterminer si le coût d’un projet est
excessif ou non. À titre d’exemple, la
construction d’un appartement dont le
prix de vente du mètre carré est de 20.000
euros ne trouverait aucun acquéreur sur le
marché privé. En revanche, pour les projets
publics, tels que les ponts, routes, chemins
de fer ou gares, il n’existe pas de valeur de
marché, puisque l’État en est le principal
utilisateur et qu’aucun prix de référence
n’est établi par le marché.
Lors des constructions publiques, nous
apportons une expertise différente. Les
auteurs de projets (architectes, bureaux
d’étude etc.), eux, sont rémunérés au
pourcentage, en fonction du coût du
projet. Nous adoptons une approche
différente : nous essayons de concevoir,
dès le départ, un projet qui est optimisé
d’un point de vue financier et essayons
de guider les intervenants techniques afin
qu’ils privilégient des solutions simples
et efficaces. Prenons l’exemple de la
construction d’une gare : il est essentiel
qu’elle réponde avant tout à des exigences
fonctionnelles. Toutefois, il convient de
s’interroger : peut-on concevoir une gare
à l’esthétique soignée, quitte à augmenter
les coûts, ou trouver un équilibre optimal
entre utilité et design, tout en maîtrisant le
budget ?
C’est précisément là que nous intervenons :
nous jouons notamment un rôle de gardefou
en sensibilisant le client à la part des
coûts liés à des choix esthétiques qui ne
sont pas essentiels au bon fonctionnement
de « l’objet ».
Le pacte logement a été récemment
actualisé. Selon vous, permet-il,
dans la moindre mesure, de régler
les problèmes liés au logement au
Luxembourg ?
DS : Le logement au Luxembourg est
un problème si important, que même le
logement abordable demeure cher et le
pacte est loin d’être suffisant pour régler
47
Pierre Gelenne (gauche) et David Syenave (droite) Partners EY-Parthenon, M&A Real Estate - EY Luxembourg
ce problème. Chaque année, les besoins en
logement sont estimés entre 7.000 à 8.000
unités, alors que pas plus de 1.000 en sont
créés par an.
En septembre 2022, j’ai proposé une
solution à cette problématique rencontrée
chez nos voisins, une loi que la Belgique a
d’ailleurs validée et nommée « loi Syenave » :
il s’agissait de diminuer le taux de TVA de
17%, à une fourchette comprise entre 3 et
6%, sur tout logement qui serait réalisé sur
des sites démolis et reconstruits.
Cette problématique présente un double
enjeu : il convient à la fois de rendre les
logements plus attractifs et de mettre à
niveau le parc existant afin de respecter
les normes 2025 (ESG, performance
énergétique). Dès lors, il serait pertinent
de s’intéresser à une loi déjà votée dans
un pays voisin et qui a fait ses preuves.
D’une part, cela permettrait de créer plus
de logements, de générer des recettes
supplémentaires pour l’État et d’autre part,
elle offrirait aux acquéreurs un avantage
financier estimé entre 10 et 12%.
Quelle évolution anticipez-vous
à la crise du logement dans
le secteur résidentiel ?
DS : Se loger est un besoin fondamental
auquel chacun devrait avoir accès.
Pourtant, au Luxembourg, cette réalité est
loin d’être garantie. Nous commencions
à percevoir un optimisme en début
d’année, mais nous observons désormais
une forme d’attentisme, avec la crainte
de ne pas parvenir à une issue favorable.
Nous faisons face à un déficit significatif.
La solution pourrait résider dans le
développement rigoureux du produit et sa
commercialisation à un prix reflétant son
coût réel de construction. À ce niveau, il
serait possible de rétablir l’équilibre. Cette
crise existe depuis 2021 et aujourd’hui plus
que jamais il faut des mesures drastiques,
peut-être, comme cité, l’exemple de la
TVA ou le financement par les banques des
développeurs ou acquéreurs, afin d’espérer
une évolution prochaine plus optimiste.
EY-Parthenon
35E avenue John F. Kennedy
L-1855 Luxembourg
ey.com/en_lu/services/strategy/
parthenon
EY-Parthenon est la branche " Strategy and
Transactions " d’EY Luxembourg, spécialisée
dans le conseil stratégique et transaction en
immobilier. Elle accompagne les dirigeants
d’Entreprises (CEO, boards), les Family Office, les
fonds de Private Equity et les gouvernements
dans leurs projets, de développement immobilier,
de stratégie, fusions-acquisitions (M&A),
désinvestissements, corporate finance, création
de valeur, restructuration et transformation.
48
| IMMOBILIER ET CONSTRUCTION
IMMOBILIER ET INDUSTRIE,
LSC360 FAIT LE POINT
À chaque secteur économique ses enjeux. Si le marché de
l’immobilier peine à sortir la tête de l’eau, l’industrie doit de son
côté se transformer pour améliorer son impact environnemental.
Les bureaux d’études comme LSC360 sont des partenaires-clés
pour réussir ces défis. Rencontre avec Carl-Taro Kleefisch, son
administrateur délégué.
Quel est aujourd’hui l’état du marché
du logement au Grand-Duché ?
Après plusieurs années difficiles, ce
marché a poursuivi en 2025 une reprise
progressive, bien que celle-ci reste
encore modérée. Les transactions sont
en hausse, portées par l’amélioration des
conditions de financement et l’intérêt
des investisseurs pour les biens à hautes
performances énergétiques. Si ces
derniers sont très attractifs, en revanche,
les bâtiments mal conçus ou « à la traine
» du point de vue énergétique, peinent à
être vendus.
On constate aussi que le marché locatif
reste quant à lui très tendu, malgré les
initiatives prises par les communes et les
projets immobiliers à vocation sociale. Les
loyers sont très élevés mais stables, après
plusieurs années de hausses successives.
En résumé, les signaux sont encourageants,
une consolidation du marché a débuté,
mais il demeure de nombreux défis
structurels. Les perspectives sont donc
positives bien qu’elles restent fragiles.
Comment vos clients ont-ils réagi ?
Quel fut l’impact sur votre activité ?
Nos clients sont issus à la fois des marchés
publics et privés, sur un ratio de 50/50.
Leurs réactions n’ont pas été les mêmes.
Les acteurs publics, à l’instar de la SNHBM,
ont maintenus leurs engagements en
faveur du développement de logements,
leurs consultations et initiatives.
Toutefois, une des principales difficultés à
venir pourrait résider dans la raréfaction
des terrains disponibles, qui risque de
freiner leurs ambitions à moyen ou long
terme.
En ce qui concerne les clients privés, le
tableau est moins réjouissant à court
terme. Les projets de construction sont
souvent reportés de plusieurs mois, voire
de plusieurs années.
49
Notre approche est celle d’une ingénierie intégrée
et pluridisciplinaire, aux spécificités techniques de très
haut niveau
Comment avez-vous ajusté votre stratégie pour mieux servir
encore ces clients ?
Notre positionnement est clair : plus que jamais, nous sommes le
partenaire de nos clients, prêts à concevoir des solutions durables,
innovantes. LSC360 est à leurs côtés, afin de les accompagner à
traverser sans encombre l’évolution règlementaire.
Nous avons profité de notre fusion l’an dernier pour restructurer
nos services et gagner en efficacité. Nos clients en bénéficient
bien évidemment, et ce à différents niveaux.
Notre stratégie repose toujours sur une forte diversification des
activités. De ce fait, le ralentissement du marché immobilier ne
nous a pas bloqué dans notre développement.
Parmi les différents secteurs d’activité, quelle place occupe
l’industrie ?
L’industrie a toujours été plus qu’important pour nous. Avant de
fonder en 1977 notre bureau, Monsieur Christiansen travaillait
comme ingénieur dans une entreprise de construction dotée d’un
bureau d’études interne. Cette structure était particulièrement
active dans la planification et la réalisation de projets industriels,
notamment dans le secteur sidérurgique. Cet héritage et cette
passion pour l’ingénierie industrielle ont été pleinement intégrés
dans la société nouvellement créée à l’époque, et constituent
aujourd’hui une part essentielle de l’ADN de LSC360. Plus
concrètement, l’industrie représente environ 15% de notre chiffre
d’affaires, un résultat en hausse constante. Une grande partie de
nos équipes est d’ailleurs occupée à travailler sur ces thématiques.
Les besoins de transformation de ces acteurs sont en effet toujours
plus grands, en particulier dans le domaine de la durabilité. Cela
nécessite des investissements et un solide accompagnement de
notre part.
Qu’est-ce qui fait la spécificité du secteur industriel au
Luxembourg ?
Que ce soit au Grand-Duché comme dans la Grande-Région, la
dynamique du secteur industriel est forte, c’est un pilier essentiel
de transformation économique.
Il y a d’ailleurs fort à parier que d’ici 10 ans, ce secteur sera
méconnaissable tant il aura évolué. Pour nous, c’est bien sûr une
opportunité. Les entreprises que nous servons ne disposent pas
en interne des ressources humaines ou techniques pour mettre en
place les prestations spécifiques que nous proposons.
Justement, quelle approche et quels services leur proposezvous
?
C’est une approche d’ingénierie intégrée et pluridisciplinaire,
dont les spécificités techniques sont de très haut niveau, que ce
soit en termes d’études statiques, de génie civil, de sécurité ou de
direction des travaux pour ne citer que ces domaines. Notre valeur
ajoutée réside dans la capacité à faire dialoguer ces expertises au
sein d’une même structure, garantissant une cohérence technique
et méthodologique à chaque étape du projet. Cette transversalité
permet d’anticiper les contraintes, d’optimiser les délais et de
proposer des solutions toujours plus durables et innovantes.
Bien évidemment, les études environnementales et les audits
règlementaires font partie des prestations phares que nous
proposons à nos clients.
Ces compétences, combinées à une connaissance fine du
cadre légal et des enjeux de durabilité, nous permettent de les
accompagner efficacement dans la conformité environnementale,
énergétique et de sécurité de leurs projets.
C’est ce panel complet et interconnecté de compétences, soutenu
par des outils de pointe et une approche collaborative entre
disciplines, qui nous distingue sans doute sur le marché. LSC360
n’apporte pas seulement des réponses techniques, mais une vision
globale et cohérente, au service de projets plus performants,
responsables et pérennes.
Demain, comment LSC360 compte-t-elle se positionner
par rapport à ces deux secteurs que sont l’industrie et le
logement ?
Notre force réside dans la complémentarité et la diversité de nos
métiers. LSC360 couvre l’ensemble de la chaîne de valeur des
projets immobiliers : de la planification urbaine à la conception
technique, en passant par les études environnementales, la
mobilité ou encore la gestion des interfaces entre acteurs publics
et privés. Cette approche intégrée nous permet d’accompagner
efficacement les promoteurs et développeurs immobiliers à
chaque étape de leurs projets, avec une vision globale et cohérente.
Concernant le secteur industriel, notre ambition est claire :
consolider notre position et renforcer notre présence dans les
années à venir, en mettant à profit notre expertise technique et
notre capacité d’innovation.
Et de manière plus globale, quelles initiatives stratégiques
sont à l’étude ?
LSC360 investit énormément dans l’innovation et la création
de solutions techniques, afin de répondre aux besoins et aux
enjeux des années à venir. Ces investissements concernent
50
| IMMOBILIER ET CONSTRUCTION
principalement les questions de durabilité mais pas seulement.
C’est une stratégie que nous tenons depuis plusieurs années déjà,
qui porte ses fruits et que nous maintiendrons donc à l’avenir.
Nous intégrons également l’intelligence artificielle dans nos
approches, pour améliorer la précision, optimiser les processus et
renforcer la performance globale.
Nous souhaitons également développer notre réseau de
partenaires privilégiés, à l’échelle nationale et internationale.
Autrement dit, nous sommes en train de créer avec nos partenaires
plusieurs filiales en Allemagne, où nous sommes actionnaires
minoritaires. Nous recherchons des partenaires aux expertises
complémentaires, qui permettent aux deux parties de mieux se
positionner encore sur les différents marchés. Ces derniers sont
notamment ceux des pays de l’Est.
LSC360 S.A.
4, rue Albert Simon
L-5315 Contern
www.lsc360.lu
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adapté à votre budget et vos besoins.
52
| IMMOBILIER ET CONSTRUCTION
REDONNER VIE
AU PATRIMOINE,
C’EST REDONNER VIE
AUX VILLAGES
Entre respect du passé et exigences du présent, Anna Turek, Steve
Majerus, Mickaël Burlet et Michal Zaglaniczny, chefs de projet au
Fonds du Logement, reviennent sur l’une de leurs missions : préserver,
réhabiliter et redonner vie au patrimoine bâti du Luxembourg.
Des projets passionnants bien que souvent complexes.
a accompli quelque chose de beau et
d’utile.
Michal Zaglaniczny (MZ) : Ces rénovations
apportent sans nul doute une
valeur significative à leur environnement.
Préserver ces bâtiments, c’est aussi préserver
un certain esprit du lieu.
Qu’est-ce qui motive la décision de
rénover plutôt que de reconstruire ?
MB : Parfois, la décision de rénover s’impose
d’elle-même. On pèse alors le pour et
le contre et on voit ce qu’il y a de mieux à
réaliser.
MZ : Effectivement, certains bâtiments
sont protégés par la loi.
Le Fonds du Logement accorde une
grande importance aux projets de rénovation
du patrimoine. Que pouvez-vous
nous dire de cette philosophie ?
Mickaël Burlet (MB) : Nous avons dans
notre portefeuille de nombreux bâtiments
anciens qui méritent une nouvelle
vie. Ces projets de rénovation sont très
différents d’une construction neuve : les
budgets, les contraintes mais aussi les
imprévus. Chaque jour, on découvre de
nouveaux défis, mais c’est ce qui rend ces
projets passionnants.
Steve Majerus (SM) : Le Fonds
du Logement a une responsabilité
patrimoniale. Nous possédons un bâti
existant qui mérite d’être conservé et
valorisé. Certains édifices sont d’ailleurs
protégés, soit au niveau communal, soit au
niveau national par l’INPA. Rénover, c’est
aussi notre rôle. Ce serait plus simple de
tout démolir pour repartir de zéro, mais ce
n’est pas l’esprit du Fonds.
Anna Turek (AT) : L’objectif, c’est toujours
de trouver le juste équilibre entre
préservation du patrimoine, budget, qualité
et performances techniques.
MB : Effectivement, c’est un vrai défi,
mais aussi une grande fierté. Quand
un projet se termine, on se dit qu’on
Il serait plus simple
de repartir de zéro, mais ça
n’est pas l’esprit du Fonds
AT : Les manières de penser évoluent
aussi. On cherche d’abord à conserver
avant de démolir. C’est une manière de
réduire notre empreinte carbone et parfois
de maîtriser les coûts.
SM : Rénover, c’est réutiliser des ressources
existantes. Dans certains cas,
cela permet aussi de garder un volume
Steve Majerus, Mickaël Burlet, Michal Zaglaniczny et Anna Turek
© Fonds du Logement
53
constructible plus important que si l’on
repartait de zéro.
Comment conciliez-vous respect du patrimoine
et exigences contemporaines ?
MB : Le respect du patrimoine est primordial.
Sans l’accord de l’INPA (Institut
national pour le patrimoine architectural),
un projet ne peut pas avancer. Parfois, cela
implique de trouver des compromis : préserver
les éléments d’origine tout en intégrant
les normes de sécurité et de confort.
SM : Intégrer les techniques modernes
dans des structures anciennes est souvent
complexe. Il faut trouver des compromis
en permanence entre sécurité, esthétique
et fonctionnalité.
AT : Certains projets marient particulièrement
bien ancien et contemporain.
À « Haff Bredimus » à Huncherange, par
exemple, nous avons conservé la façade
historique côté rue, tout en intégrant des
éléments plus contemporains à l’arrière.
MZ : Les nouveaux éléments ne doivent
pas limiter les anciens. Nous privilégions
de procéder par le contraste, faire cohabiter
l’ancien et le contemporain sans trahir
l’identité du lieu. Bien sûr, l’objet final
doit être conforme à toutes les normes en
vigueur, ce qui peut parfois représenter un
défi.
Avec quels partenaires travaillez-vous
sur ce type de projet ?
SM : Nous collaborons étroitement
avec l’INPA, les Ponts et Chaussées, le
CGDIS, les communes… Plus le projet est
complexe, plus les interlocuteurs sont
nombreux.
MB : Chaque projet est unique. Nous
devons coordonner de nombreux acteurs
pour garantir que tout fonctionne, du
patrimoine aux normes de sécurité.
MZ : Il faut aussi mentionner les hommes
de l’art, les entreprises. Leur savoir-faire
est essentiel : c’est grâce à eux que nous
pouvons mener à bien de tels projets.
Pouvez-vous donner quelques exemples
concrets de chantiers ?
SM : Sur l’ancien couvent d’Eisenborn,
nous avons dû renforcer les planchers et
poutres d’origine en chêne sans les remplacer,
ou encore protéger des peintures
anciennes pour qu’elles restent intactes.
Préserver ces bâtiments,
c’est aussi préserver un certain
esprit du lieu
MB : À Remich, sur l’ancien hôtel des
Postes, nous devions conserver une
charpente, mais elle s’avérait instable.
Nous l'avons donc reconstruit à l’identique
pour préserver l’esprit d’origine.
Nous avons aussi dû protéger l’habitat
de chauves-souris et conserver des carrelages.
Tout ça, ce sont des éléments qu’on
n’a pas l’habitude de prendre en compte
dans des projets classiques.
AT : À Bettembourg, 11 maisons unifamiliales
en bandes vont être rénovées.
Cela va changer l’atmosphère de la rue
principale.
MZ : À Useldange, sur le projet « Al Post »,
nous avons consacré beaucoup d'énergie
à la préservation des éléments anciens du
bâtiment : les escaliers en bois, les portes,
carrelage ou les moulures…
Quel rôle jouent les nouvelles technologies
dans vos projets ?
MB : Les outils numériques, comme le BIM
ou les relevés 3D, sont devenus indispensables.
Ils nous permettent d’éviter les
erreurs, de documenter le patrimoine pour
l’INPA et de créer des archives.
SM : Nous utilisons aussi des drones et
des scanners 3D. Pour un projet, on a par
exemple fait des levées 3D des aménagements
extérieurs pour pouvoir les démonter,
les remettre en état et les remonter
à l’identique sur place plus tard. C’est un
vrai gain de précision et de temps.
MZ : Les progrès technologiques ont en
effet profondément transformé notre
manière de travailler. Les outils numériques,
les analyses de matériaux ou les
techniques de restauration modernes facilitent
considérablement les interventions
tout en garantissant un haut niveau de
précision et de respect du bâti ancien.
Qu’en est-il du coût ?
SM : Une rénovation n’est pas toujours
plus chère qu’une construction neuve, car
on dispose déjà d’un bâti. Nous investissons
dans certains éléments anciens, mais
nous économisons sur le gros-œuvre.
On donne aussi une seconde vie à des
bâtiments tout en logeant davantage de
personnes.
MB : Ces projets impliquent souvent de
jongler avec les budgets et de hiérarchiser
les priorités. Mais ce sont des projets pour
lesquels on a une vraie fierté à la fin.
AT : Si les espaces ne conviennent pas
pour des logements, on peut en réaffecter
certains pour d’autres usages sociaux
avec des ASBL, comme le foyer de jour de
Femmes en détresse par exemple.
En quoi ces rénovations participent-elles
à la revitalisation de certains
quartiers ou villages ?
MB : Quand on commence à rénover, il
n’est pas rare que la commune revienne
vers nous avec d’autres projets. Chaque
rénovation apporte une nouvelle dynamique.
À Remich ou Wellenstein, nos projets
redonnent vie à des quartiers entiers,
attirent de nouveaux habitants et stimulent
l’activité locale.
Ce sont des projets
pour lesquels on a une vraie
fierté à la fin
MZ : À Useldange, sur le chantier de l’ancien
couvent, notre objectif est de rendre
ce lieu accessible à tous les habitants. En
réhabilitant les bâtiments existants et en
les complétant par de nouvelles constructions,
nous créons un espace de vie et
d’échanges au cœur du village.
SM : Ce sont souvent des bâtiments abandonnés
ou en mauvais état. Les réhabiliter,
c’est aussi améliorer l’image et la sécurité
du village. C’est toujours une plus-value
pour les villages.
Fonds du Logement
52 Bd Marcel Cahen
L-1311 Märel Luxembourg
www.fondsdulogement.lu
54
| IMMOBILIER ET CONSTRUCTION
PERRARD : PLUS D’UN SIÈCLE
DE SAVOIR-FAIRE
Depuis 125 ans maintenant, l’entreprise Perrard contribue
à écrire une partie de l’histoire architecturale de son pays et
se place comme une référence du secteur de la construction
au Luxembourg. Point sur ses réussites, ses constructions
emblématiques et ses défis actuels.
« Jusqu’à présent, personne au monde
n’a pu atteindre un âge aussi avancé »,
annonçait Alain Pütz, le directeur de
Perrard, dans les premiers mots de son
discours prononcé lors de la soirée
anniversaire des 125 ans de l'entreprise.
Le 11 septembre 2025 s’est déroulé la
cérémonie organisée par l’entreprise
de construction luxembourgeoise, où
collaborateurs, partenaires et clients ont
été chaleureusement conviés à l’événement
pour célébrer plus d’un siècle d’activité
d’une des entreprises les plus anciennes du
territoire.
« Nous avons largement participé au
développement du pays et c’est très
important pour nous d’y avoir contribué
aussi longtemps par les constructions,
qu’il s’agisse de bâtiments, de routes ou
encore de châteaux d’eau », affirme le
directeur de la société, à qui le pays doit
de nombreuses infrastructures et chantiers
emblématiques, telles que l’aéroport
de Luxembourg, le boulevard John F.
Kennedy du quartier Kirchberg ou encore
le réaménagement de la place Guillaume II.
Une aventure collective
« Un grand merci aux générations passées
et actuelles pour tout ce qu’elles ont
accompli pour l’entreprise Perrard »,
annonçait le directeur dans son discours
d’entrée. Pour Alain Pütz, Perrard doit en
partie sa réussite à ceux qui ont placé les
fondations de l’entreprise, car elle garde
en mémoire que son succès est surtout le
fruit d’un travail bâti de générations en
générations.
Alain Pütz, directeur de Perrard
55
Pôle d'échange Serra, quartier Kirchberg,
Luxembourg © Perrard
© Perrard
Projet Idesya, © Perrard
Car la société de construction l’a bien
compris, le travail en collaboration est le
socle d’une entreprise capable de perdurer.
Perrard témoigne d’une culture d’équipe
forte et de valeurs humaines significatives :
« L’entreprise ne vaut rien s’il n’y a pas
de collaborateurs engagés et motivés »,
admet Alain Pütz. Nous favorisons le plein
épanouissement de nos collaborateurs ».
Des valeurs humaines solides comme
maîtres mots de la société, auxquelles
s’ajoutent la confiance, ciment d’une
réussite de longue date. « Cela fait
maintenant 125 ans que nous sommes
présents au Luxembourg. Nous sommes
une entreprise pérenne, stable, gage
de qualité, les clients le savent et les
collaborateurs aussi. Nous sommes un
partenaire de confiance. Je pense que la
satisfaction client fait que nous avons une
bonne renommée et que nous travaillons
en confiance mutuelle », affirme le
directeur.
Construire à long terme
carbone avec pratiquement plus de ciment.
Ce n’est que le début, mais nous portons
une attention particulière à ces enjeux »,
explique le directeur de l’entreprise, qui
a également digitalisé ses processus, afin
d’optimiser les ressources.
En parallèle, l’entreprise s’apprête à lancer
le chantier de la future résidence Idesya à
Belval, qui prévoit près de 130 logements,
avec un objectif d’achèvement pour la fin
d’année 2028.
« Je suis convaincu que l’entreprise
demeurera aussi solide et stable qu’à
l’heure actuelle, avec des équipes motivées
qui seront toujours fières de représenter
l’entreprise », conclut Alain Pütz.
PERRARD
6, Zone Industrielle Breedewues
L-1259 Senningerberg
www.perrard.lu
Nous avons largement
participé au développement
du pays et c’est très important
pour nous d’y avoir contribué
aussi longtemps par les
constructions, qu’il s’agisse
des bâtiments, des routes, des
châteaux d’eau et tous types
d’infrastructures.
© Henri Collette / 1111 Photography
Certifiée ISO pour la qualité et la sécurité,
mais également pour l’environnement
et l’énergie, l’entreprise détenue par le
groupe Eiffage s’appuie sur plus d’un
siècle d’expérience tout en s’adaptant aux
enjeux et défis actuels : l’objectif étant de
construire de manière responsable, à long
terme.
Perrard a reçu la certification de
performance CO₂ échelon 5, soit le
plus haut niveau dans la réduction des
émissions de CO₂. L’entreprise a misé sur
une construction sobre en énergie pour
ses nouveaux bureaux et une vigilance
portée au choix des matériaux : « Nous
avons commencé à tester du béton très bas
Place Guillaume II Luxembourg ville : © Henri Collette / 1111 Photography
56
| IMMOBILIER ET CONSTRUCTION
SOUTENIR AUJOURD’HUI
POUR CONSTRUIRE DEMAIN
Après un net ralentissement causé par la hausse des taux d’intérêts,
le marché immobilier luxembourgeois semble amorcer une reprise
progressive depuis 2024. Pourtant, malgré la relance des transactions et les
aides publiques, l’accès au logement reste difficile alors que le secteur de la
construction continue de traverser une zone de trouble. Explications
de Luigi Di Franco et Marc Schronen, respectivement responsable Réseau des
agences et responsable du Département Entreprises chez Banque Raiffeisen.
Comment analysez-vous l’état du
marché immobilier luxembourgeois ?
LDF : Selon les données du STATEC et de
l’Observatoire de l’Habitat, le nombre de
transactions a fortement varié ces cinq
dernières années en raison de plusieurs
facteurs : Covid-19, conflit entre l’Ukraine
et la Russie, etc. La hausse brutale des taux
d’intérêt à partir de mi-2022 a entraîné un
net ralentissement du marché, avec une
chute des ventes au second semestre 2022
et une année 2023 particulièrement faible
en matière de transactions pour les biens
immobiliers.
Depuis mi-2024, la baisse progressive
des taux a toutefois relancé l’activité,
permettant au marché de se rapprocher
des niveaux précédant la hausse des taux,
surtout pour les biens existants. Nous
notons également que les ventes en état
futur d’achèvement progressent, mais plus
timidement. Les mesures de soutien mises
en place par l’État ont également facilité
un partiel redémarrage.
Malgré cette amélioration, nous faisons
toujours face à plusieurs défis qui impactent
nos activités : des taux encore relativement
élevés, des prix historiquement hauts et
un coût du foncier très important sur le
territoire et surtout autour de Luxembourg-
Ville. Ces éléments limitent la capacité des
jeunes ménages à accéder à la propriété,
dans un contexte où le mode de vie et les
charges actuelles réduisent la possibilité
d’épargne. Pour résumer, le marché se
redresse progressivement, mais la question
de l’accessibilité reste centrale.
Justement, comment Banque Raiffeisen
adapte-t-elle ses services et produits
pour accompagner ses clients ?
LDF : Nous continuons à adopter une
57
approche centrée sur la proximité et le dialogue avec nos clients.
Il ne faut pas perdre de vue que nous sommes une coopérative,
cela fait partie de notre ADN. Ce faisant, et malgré les tendances
inverses, nous avons maintenu, voire renforcé, la disponibilité de
nos conseillers grâce à nos agences qui quadrillent notre territoire.
Nos clients sont ainsi rapidement en mesure d’obtenir des
réponses concernant leurs crédits ou leurs nouveaux projets. Dans
une période où l’incertitude financière a suscité de nombreuses
interrogations, cette présence a plus que jamais été indispensable.
MS : Pour les clients privés comme professionnels, la priorité reste
l’échange et l’accompagnement personnalisé. Nous analysons
chaque situation en détail, notamment la faisabilité des projets,
l’accès aux aides publiques ou encore les différentes formules de
crédit. En tant que banquier, notre rôle consiste aussi à fixer des
limites lorsque les ambitions dépassent la capacité financière du
client, en proposant des solutions adaptées.
Nous veillons également à informer régulièrement le public
en organisant des conférences sur le logement, la rénovation
énergétique ou encore l’investissement locatif.
Les promoteurs et les entreprises de construction rencontrent
également des difficultés. Quelle est la position de Raiffeisen
face à ce risque accru dans le secteur ?
MS : Nous sommes conscients des défis auxquels font face les
promoteurs et les entreprises de construction. Acteurs essentiels
au dynamisme économique national, ils restent au cœur de la
stratégie de notre institution qui tient à réaffirmer son engagement
à leurs côtés à travers quatre valeurs fondatrices.
D’abord, le respect de l’humain : en période d’instabilité, le dialogue
intensif est privilégié afin de comprendre les évolutions du marché,
anticiper les risques et développer des solutions adaptées à chaque
situation. Ensuite : l’ambition. Forte d’un siècle d’expérience, notre
banque a surmonté de nombreux cycles économiques et continue
d’avancer, consciente que toute activité implique une part de
risque. La proximité constitue un troisième pilier : dirigeants et
conseillers sont présents sur le terrain, réactifs et accessibles face
aux défis rencontrés par les partenaires. Enfin, la passion qui va de
pair avec le partenariat.
Ces piliers permettent d’envisager l’avenir avec détermination
malgré les turbulences conjoncturelles. Pour la banque, la
compréhension mutuelle et l’engagement partagé constituent les
clés pour bâtir un avenir durable pour le secteur.
Et pour les promoteurs publics ?
MS : Notre banque entretient des relations étroites avec les deux
promoteurs publics, des acteurs clés dans l’offre de logements
abordables. Cela dit, la hausse des taux ces dernières années a
modifié l’état du marché : forte augmentation de la demande
locative à loyer abordable et baisse des ventes.
Au niveau des communes, notre banque a doublé ses financements
ces trois dernières années. L’accompagnement public sur le
long terme est primordial et va de pair avec le financement des
infrastructures de développement étatiques et communales ainsi
qu'en proposant des mécanismes de préfinancement.
Chez Banque Raiffeisen, nous faisons partie des deux établissements
de crédit les plus engagés à ce niveau, avec des enveloppes de
financement particulièrement conséquentes. Notre objectif est de
maintenir cet engagement dans la durée afin de permettre, aux
côtés de ces acteurs, le développement progressif de logements à
prix abordable au Luxembourg.
LDF : Malgré l’élargissement des aides publiques, beaucoup de
jeunes Luxembourgeois peinent encore à accéder aux programmes
en raison d'une demande massive liée à lʼimmigration économique
et sociale. Résultat : un bon nombre d’entre eux doivent franchir les
frontières et s’installer en Grande Région, faute d’offre abordable
suffisante.
Quelles sont les solutions, services ou produits que vous
proposez en matière d’ESG ?
MS : Le 1 er août 2025, notre banque a lancé R-ECO PRO : une offre
dédiée aux professionnels pour financer des projets durables, avec
l’ambition d’accélérer le financement ESG et de sensibiliser les
entreprises à la transition écologique. L’offre couvre notamment
les trois volets ESG (Environnement, Social, Gouvernance). Celle-ci
complète l’offre existante, R-ECO, qui est destinée aux particuliers
investissant dans l’assainissement énergétique ou les énergies
alternatives.
LDF : Fidèle à son ADN coopératif historique, notre banque
soutient la réduction de l’empreinte écologique. Nous finançons
régulièrement des projets photovoltaïques dans divers secteurs
ainsi que des initiatives en agrivoltaïque et en éolien sur notre
territoire.
Quelles perspectives voyez-vous pour les années à venir ?
MS : La normalisation du marché immobilier prendra plus de
temps que prévu, notamment en matière de financement VEFA,
aujourd’hui assuré par peu d’acteurs bancaires. Au-delà des
promoteurs, l’artisanat et les PME souffrent également de la
conjoncture : retards de chantiers, liquidités sous pression,
production au ralenti et risque de pénurie de main-d'œuvre
qualifiée. Après plus de deux ans et demi de crise, les bilans se
dégradent et l’endettement s’accentue.
Les communes et le gouvernement ont un rôle central à jouer :
celui de maintenir l’investissement public, notamment dans
le logement à prix abordable pour soutenir l’économie à long
terme. L’année 2026 s’annonce encore exigeante mais pleine
d’opportunités pour les banques locales. Quant à Banque Raiffeisen,
nous entendons poursuivre notre accompagnement sur mesure,
qui est renforcé par les retours positifs de notre dernier Net
Promoter Score.
Banque Raiffeisen
4, rue Léon Laval
L-3372 Leudelange
www.raiffeisen.lu
58
| IMMOBILIER ET CONSTRUCTION
L’ACCOMPAGNEMENT SOCIAL
AU SERVICE DU LOGEMENT
Le département social de la Fondation pour l’Accès au Logement accompagne
chaque année ses bénéficiaires en situation précaire vers une stabilité
résidentielle. Entre gestion locative sociale, suivi individualisé et coaching
logement, l’objectif reste le même : permettre à chacun d’accéder à un logement
digne. Diella Galani, chef du département social, nous en dit plus.
Pouvez-vous présenter le département
social et ses principales missions ?
et par la suite, d’accéder au premier marché
immobilier.
excessives et favoriser une meilleure gestion
de leur logement.
Le département social s’inscrit au cœur
de la mission de la Fondation pour l’Accès
au Logement depuis plus de quinze ans.
Comment ? En permettant aux personnes
défavorisées, exposées à la pauvreté ou à
l’exclusion sociale, d’accéder à un logement.
Pour ce faire, notre équipe sociale regroupe
aujourd’hui 16 assistants sociaux et 2
coachs logement, répartis en trois services
complémentaires : la coordination sociale,
l’accompagnement social interne et le
coaching logement.
La coordination sociale est responsable
de l’attribution des logements en gestion
locative sociale (GLS). Elle mène les
enquêtes à domicile, sélectionne les
candidats, organise les signatures des
contrats de mise à disposition (d’une durée
de trois ans, reconductibles jusqu’à cinq) et
supervise notamment la mise en place du
projet d’Inclusion sociale par le logement
(PISL), obligatoire pour chaque ménage
logé.
Ce PISL est entièrement individualisé :
situation professionnelle, santé, épargne,
organisation familiale, perspectives
de relogement… Tous les six mois, nos
coordinateurs sociaux se rendent au
domicile pour évaluer le projet, l’adapter
et s’assurer que les bénéficiaires avancent
vers une autonomie professionnelle et
financière. L’objectif principal : offrir une
stabilité de logement temporaire pour
permettre aux ménages de se concentrer sur
leur reconstruction socio-professionnelle
Pour garantir un suivi complet, chaque
ménage logé en gestion locative sociale
bénéficie d’un double encadrement social :
celui de la coordination interne de l’AIS et
celui d’un service d’accompagnement social
externe pour des besoins plus précis. Nous
collaborons avec plus de 22 services externes
spécialisés : médico-social, surendettement,
violences domestiques, etc.
Pour faire face au manque d’offres
d’accompagnement sur le terrain, nous
avons créé il y a cinq ans un service
d’accompagnement social interne. Celui-ci
intervient en dernier recours, lorsque les
services externes ne sont pas disponibles
ou lorsque la situation le nécessite.
Actuellement, 113 ménages bénéficient de
ce service.
Offrir une stabilité
de logement pour permettre
aux ménages de se concentrer
sur leur reconstruction
socio-professionnelle
Quel est le rôle du coaching logement
et quels effets concrets avez-vous
observés ?
Le coaching logement a été développé ces
deux dernières années et répond à un besoin
primordial : la formation des ménages pour
prévenir les dégradations, éviter les factures
Nos deux coachs interviennent environ
un mois après l’emménagement pour
expliquer comment aérer ou chauffer
correctement, utiliser les équipements du
59
logement (radiateurs, ventilation, VMC),
économiser l’énergie, trier les déchets,
quels gestes éviter (comme un meuble collé
au radiateur), quelles bonnes pratiques
adopter au quotidien. Nous tenons à ce que
le coaching soit totalement personnalisé
afin d’éviter tout effet infantilisant. Si des
problèmes apparaissent plus tard, le coach
peut repasser pour un rappel, cette fois de
façon plutôt curative.
681 MÉNAGES
actuellement logés par la FAL (soit 2.467 personnes)
1584 MÉNAGES
actuellement sur liste d’attente
Les résultats sont visibles. Les bénéficiaires
sont mieux préparés lorsqu’ils quittent la
gestion locative sociale pour retourner sur
le marché privé ou accéder à un logement
subventionné.
Combien de ménages suivez-vous ?
Parmi les 681 ménages logés par la FAL, 562
sont actuellement accompagnés par notre
département social dans le cadre de leur
PISL. Nous assurons également le suivi des
locataires des logements abordables que la
FAL gère en tant que bailleur social pour le
compte des communes.
Quels défis principaux rencontrez-vous
et quelles solutions développez-vous
pour les prochaines années ?
Le défi majeur reste l’impossibilité, en
2025, de garantir un droit pourtant reconnu
comme fondamental dans la Déclaration
universelle des droits de l’Homme en 1948
: l’accès au logement. La demande explose,
les crises se succèdent et malgré les efforts
des pouvoirs publics et des acteurs sociaux,
l’offre reste malheureusement encore
insuffisante.
Nous travaillons donc sur de nouvelles
pistes. Parmi elles, nous envisageons
de renforcer nos liens avec les agences
immobilières, afin de fournir des garanties
sur le sérieux des ménages sortants de la
gestion locative sociale et ainsi faciliter
leur retour sur le marché privé. Dans l’idée,
nous souhaitons créer une « garantie FAL »,
qui couvrirait une partie du risque pour les
propriétaires et les rassurer.
Fondation pour l’Accès au Logement
202B, rue de Hamm
L-1713 Hamm Luxembourg
www.fondation-logement.lu
Diella Galani
60
BRÈVES
MINISTÉRIELLES
PAR LÉA BEHNOUS
(de g. à dr.) (arrière) : Reza Moemen, (devant) : Jean-Luc Crucke, Yuriko Backes et Robert Tieman.
MINISTÈRE DES AFFAIRES
INTÉRIEURES
Le 8 décembre a eu lieu le Conseil
Justice et Affaires intérieures, auquel
le ministre des Affaires Intérieures
Léon Gloden a participé. Lors de cette
session, la question du système européen
de retour, conçu pour renforcer la
politique migratoire en facilitant le renvoi
des personnes migrantes vers des
pays tiers, a été abordée. À ce sujet, le
ministre a souligné qu’une « politique
efficace de retour » était nécessaire
pour conserver « la crédibilité de la politique
migratoire dans son ensemble ».
Par ailleurs, le renforcement de la
protection des frontières de l’espace
Schengen a été discuté et le ministre
luxembourgeois a expressément
demandé la cessation des contrôles
aux frontières intérieures.
Source : SIP
MINISTÈRE DE LA JUSTICE
Toujours au Conseil Justice et Affaires
Intérieures, l’impunité des crimes
commis dans le cadre de la guerre
d’agression menée par la Russie contre
l’Ukraine a été discutée. « Je tiens à
réaffirmer notre attachement aux travaux
sur la redevabilité pour le crime
d’agression. La lutte contre l’impunité
est d’une importance cruciale pour
l’avenir de l’ordre juridique international
», a déclaré Elisabeth Margue,
ministre de la Justice luxembourgeoise.
Pour rappel, un tribunal spécial dédié
au crime d’agression contre l’Ukraine
est toujours en cours de développement,
lequel est pleinement soutenu
par le Luxembourg, d’après la ministre
de la Justice.
Source : Statec
MINISTÈRE DE LA MOBILITÉ ET DES
TRAVAUX PUBLICS
Au début du mois de décembre,
les pays du Bénélux ont collaboré
ensemble pour réduire les émissions
de CO2 dans le domaine de l’aviation,
en envisageant l’introduction d’avions
électriques et hybrides, de propulsion
à hydrogène et de carburants aéronautiques
durables au secteur aérien
et ainsi, contribuer à l’accélération
de la transition. Une recommandation
a alors été signée par la ministre
luxembourgeoise de la Mobilité et des
Travaux publics, Yuriko Backes, par le
ministre néerlandais de l’Infrastructure
et de la Gestion de l'eau, Robert
Tieman, ainsi que du ministre belge de
la Mobilité, du Climat et de la Transition
environnementale, chargé du développement
durable, Jean-Luc Crucke.
Source : SIP
MINISTÈRE DE LA FAMILLE,
DES SOLIDARITÉS, DU VIVRE
ENSEMBLE ET DE L’ACCUEIL
Ce 8 décembre, le premier Plan d'action
national pour la prévention et la
lutte contre la pauvreté a été officiellement
présenté par le ministre de
la Famille, Max Hahn, la ministre de
la Santé, Martine Deprez, ainsi que
le ministre du Logement et de l’Éducation
nationale, Claude Meisch. « Il
pose les fondations d’une approche
plus coordonnée, cohérente et ambitieuse
en renforçant la collaboration
entre les différents acteurs publics, les
organismes associatifs tout en incluant
les voix des personnes ayant une
expérience de pauvreté », a déclaré
Max Hahn à propos du Plan d’action.
Celui-ci vise, entre autres, à augmenter
l’offre de logements abordables, simplifier
les démarches pour garantir un
accès effectif aux droits et aux services
sociaux, ainsi que soutenir l’insertion
professionnelle.
Source : SIP
MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION
NATIONALE, DE L’ENFANCE
ET DE LA JEUNESSE
Les élèves luxembourgeois qui,
jusqu’à présent, devaient effectuer
leur alphabétisation en allemand,
auront désormais la possibilité d’apprendre
les fondamentaux en français.
Ce 3 décembre, la réforme ALPHA -
zesumme wuessen, permettant aux
élèves luxembourgeois de choisir
entre l’enseignement de l’allemand ou
du français dès les premiers cycles, a
été votée. « Les études, tout comme
la pratique, montrent en effet que les
élèves développent de meilleures compétences
lorsqu'ils apprennent à lire,
à écrire et à calculer dans une langue
proche de celle qu'ils parlent à la maison
», renseigne le communiqué de
l’Éducation nationale. Cette mesure
prendra effet à la rentrée 2027-2028
pour le cycle 2.1, dont le choix aura été
fait au deuxième trimestre de l’année
scolaire précédente, pour être progressivement
adaptée à tous les cycles
en 2032.
Source : Statec
MINISTÈRE DE LA CULTURE
Afin de développer l’activité culturelle
au Luxembourg, le ministère de la
Culture lance, pour la troisième fois, un
appel à projets destiné aux cafés proposant
une programmation culturelle à
l'année, pour couvrir les frais d’organisation
et de diffusion de la programmation
artistique et culturelle. « Les cafés
culturels symbolisent souvent des lieux
emblématiques de la scène culturelle
et garantissent un accès à la culture
simple, intergénérationnel et interculturel
», a déclaré le ministère de la
Culture dans un communiqué. La date
limite de dépôt de dossiers est fixée au
16 décembre 2025.
Source : SIP
62
| ENVIRONNEMENT ET ÉNERGIE
COMMENT L’AUDIT
ÉNERGÉTIQUE REDÉFINIT
LA GESTION DES BÂTIMENTS
Pour faire face à l’augmentation des exigences énergétiques,
l’audit devient un passage incontournable pour maîtriser ses
consommations, planifier des investissements et améliorer le
confort. Bien plus qu’un simple outil de contrôle, il offre une
lecture précise du fonctionnement des bâtiments et révèle
des pistes d’optimisation concrètes. Vinçotte accompagne les
entreprises et les communes afin de soutenir la transition
énergétique au Luxembourg dans un contexte réglementaire en
pleine mutation. Explications avec Yosra Mohandiz, consultante
externe en RSE, Miguel Lopes Rosa, Administration & Sales Manager
et Francis Baldo, auditeur énergétique.
L’audit énergétique, un rapport clé
pour agir
Depuis plusieurs années, les obligations
liées aux audits énergétiques se sont
renforcées, tout comme le périmètre des
entreprises concernées. Beaucoup doivent
désormais réaliser un audit complet
ou présenter des rapports structurés.
« Cet audit doit désormais être réalisé
tous les quatre ans mais le défi n’est pas
uniquement réglementaire. Au-delà du
cadre légal, l’audit énergétique se mue en
un véritable outil stratégique. Il repose
sur une analyse globale qui comprend par
exemple l’état des installations, l’historique
des consommations, l’utilisation du
bâtiment et les habitudes des utilisateurs.
Chaque bâtiment étudié fait l’objet d’une
lecture détaillée, combinant observations
techniques, modèles de consommation
et simulations », explique Francis Baldo,
auditeur énergétique. L’objectif est
double : d’une part, établir un état des
lieux objectif de la situation énergétique
d’un site, d’autre part, mettre en évidence
des pistes d’amélioration concrètes,
chiffrées et compatibles avec les
contraintes opérationnelles de l’entreprise.
« Chez Vinçotte, nous défendons une
approche pragmatique. Il ne s’agit pas
de proposer systématiquement de lourds
investissements, mais de distinguer ce
qui relève de la rénovation structurelle,
de l’optimisation des systèmes en place
ou encore des changements d’habitude »,
précise Miguel Lopes Rosa, responsable
Back-Office. L’audit devient aussi un outil
de hiérarchisation : il permet de classer les
actions selon leur pertinence technique,
leur efficacité énergétique, leur coût et leur
retour sur investissement.
« En parallèle, nous offrons également des
certificats de performance énergétique
(CPE). Ceux-ci sont valables 10 ans tout
en nécessitant des suivis périodiques, à
l'exception de certains cas spécifiques",
rappelle Francis Baldo.
Accompagner pour améliorer le confort
Pour que l’audit soit utile, il doit être
compris et surtout approprié par
l’entreprise. Cela implique un dialogue
constant avec les responsables techniques,
les gestionnaires de bâtiments et parfois
même les services financiers. Un audit n’est
pas un document figé, mais un processus
partagé. « Dès la collecte des données, nous
travaillons ensemble, avec l’entreprise afin
de s’assurer de la fiabilité des informations
utilisées. Ce faisant, nous leur proposons
des axes d’amélioration pour prioriser
intelligemment les travaux et à terme,
maximiser le confort », explique Yosra
Mohandiz.
« Le but n’est pas de pointer du doigt, mais
d’accompagner. L’audit permet à la fois
d’améliorer significativement le confort
des occupants, de réduire la consommation
énergétique, d’agir en faveur de
l’environnement, d’alléger les coûts et de
garantir la conformité réglementaire »,
poursuit Francis Baldo.
L’importance des subsides
Force est de constater que les entreprises
se montrent de plus en plus sensibles à
ces enjeux. Si l’obligation légale reste
un moteur, bon nombre d’entre elles
63
Miguel Lopes Rosa, Yosra Mohandiz, Francis Baldo
s’engagent de manière volontaire.
Certaines souhaitent réduire leur facture
énergétique, d’autres se préparent à des
investissements immobiliers ou à des
projets de rénovation. « D’autres encore,
intègrent l’audit dans leur stratégie ESG ou
leurs engagements climatiques », déclare
Yosra Mohandiz.
Des aides de l'État existent pour la
réalisation d'un audit volontaire, tel
que le programme FIT4sustainability
à destination des PME. « Les différents
mécanismes mis en place peuvent servir de
déclencheur pour les PME afin d'entamer
le virage vers une efficacité énergétique
durable », explique Francis Baldo.
Faciliter la transition énergétique
du Luxembourg
Vinçotte s’engage également auprès
du secteur public et notamment des
communes. Le pays, à travers le Plan
National de l’Energie et du Climat (PNEC),
s’est engagé à réduire des émissions et
gagner en efficacité énergétique. « Le PNEC
définit les objectifs climatiques nationaux
pour les années à venir dont:
- Une réduction de 55% des gaz à effet de
serre par rapport à 2005
- L'amélioration de 42% de l'efficacité
énergétique sur l'ensemble du territoire »,
indique Yosr Mohandiz.
L’audit énergétique est plus qu’un simple
exercice administratif, il est un levier
stratégique et un outil indispensable
d’une gestion responsable et durable des
bâtiments, surtout dans un contexte où
l’énergie est à la fois un enjeu économique,
environnemental et réglementaire. Nous
sommes pleinement engagés aux côtés de
nos clients pour les accompagner à chaque
étape de leur transition énergétique, en leur
proposant, via notre partenaire Deveco,
un bilan carbone fiable, transparent et
conforme aux normes, ainsi qu’un package
global de solutions sur mesure, pensé pour
optimiser durablement leur performance
environnementale », conclut Miguel Lopes
Rosa.
VINÇOTTE LUXEMBOURG
74, Mühlenweg
L-2155 Luxembourg
www.vincotte.lu
64
| ENVIRONNEMENT ET ÉNERGIE
SENSIBILISER,
RECYCLER, RÉUTILISER :
LE PARCOURS ECOTREL
L’association à but non lucratif a récemment fêté ses 20 ans
d’existence, marquant deux décennies d’engagement au service
du recyclage et de l’économie circulaire. Sous la présidence
d’Olivier Miche réélu pour un second mandat, Ecotrel présente ses
accomplissements et défis actuels. Un parcours essentiellement
marqué par la sensibilisation du grand public aux bons gestes de
tri et de recyclage, à travers plusieurs campagnes à succès.
Depuis sa création, l’association
luxembourgeoise agréée par le ministère
de l’Environnement, du Climat et de la
Biodiversité, Ecotrel, collecte près de
6.230.000kg d’appareils par an. Depuis
maintenant 20 ans, l’entité créée en
2004 suite à la publication de directives
européennes s’acquitte de sa mission
en gérant et finançant la collecte et le
traitement des déchets d’équipements
électriques et électroniques (DEEE), qui
aboutissent dans les structures de collecte
mises en place par les communes et l’État.
Cette année aura principalement été
marquée par la réélection d’Olivier Miche
à la présidence de l’organisme, élu pour la
première fois en 2022, comptant à ses côtés
Cathy Leesch et Cédric Berlier à la viceprésidence.
L’accent sur la communication
« Le fait d’avoir eu un nouveau président et
un nouveau directeur a permis de peaufiner
la communication de l’entreprise »,
explique Andy Maxant, directeur de
l'organisme depuis maintenant plus de trois
ans.
Une communication efficace et une
transparence exemplaire sur lesquelles
Ecotrel met un point d’honneur, en ouvrant
ses assemblées générales à l’ensemble
de ses membres ou encore en partageant
les résultats, volumes collectés et actions
réalisées dans un rapport annuel d’activité.
« Un des gros chantiers mis en place par
le conseil d’administration et par notre
nouveau président a été de développer la
communication en agrandissant son budget
et en engageant un membre du personnel
spécifiquement chargé de cette mission. À
partir de 2023, nous avons lancé plusieurs
campagnes de communication et avons été
très actifs sur les réseaux sociaux », affirme
Olivier Miche, le président de l’association.
Des campagnes nationales de sensibilisation
sur le hoarding, le fait de conserver
massivement des objets qui n’ont plus
d’utilité, sur le recyclage de petits appareils
ou encore sur la réutilisation d’anciens
appareils ont été menées. Plus d’une fois par
mois, Ecotrel intervient dans de nombreux
établissements scolaires en proposant des
ateliers ludiques, afin de sensibiliser les plus
jeunes à la réutilisation et au recyclage des
équipements électriques et électroniques. «
Il faut commencer très tôt à apprendre les
bons gestes de tri pour ancrer les réflexes
dès le plus jeunes âge », explique Andy
Maxant.
« Généralement, les intervenants qui
viennent dans les écoles font payer leurs
interventions, alors beaucoup d’entre
elles pensent qu’elles sont payantes. Nous
effectuons des sensibilisations au sein des
établissements scolaires, du primaire au
lycée, et ce, gratuitement. Nous restons
persuadés que l’éducation est la meilleure
arme pour contrer les problèmes liés à la
gestion et au recyclage des équipements
électriques et électroniques », affirme
Olivier Miche.
De cette manière, Ecotrel affirme avoir
sensibilisé plus de 1.000 enfants grâce à ses
campagnes en 2025. Les moyens ayant été
renouvelés, elle a pu agrandir son public pour
en toucher un plus large, à travers différentes
plateformes de réseaux sociaux, en
plus de la création de la page ressources.lu.
Au total, l’organisme de recyclage a pu faire
2.689.789 impressions, atteignant 1.093.410
personnes touchées sur les réseaux sociaux
pour l’année 2025.
Plus de 8.000 appareils réutilisés
« Souvent, les personnes ont du mal à se
détacher de leurs vieux appareils alors
qu’ils ne les utilisent plus, observe le
directeur d’Ecotrel... Cela peut être en raison
de valeur sentimentale, d’avoir peur d’en
avoir besoin à nouveau ou encore par peur
de la perte de données personnelles, pour
les appareils mobiles ou les ordinateurs ».
« Avec la vitesse d’actualisation de la
technologie, nous changeons beaucoup
plus rapidement d’appareils. Il y a parfois
des appareils achetés qui ne sont même pas
utilisés, qui dorment au fond d’un tiroir et
qui deviennent des déchets, alors qu’ils sont
neufs », relate Olivier Miche.
Pour répondre efficacement à ce défi, dès
2018, la structure luxembourgeoise s’est
engagée dans le projet Social ReUse. Une
65
Olivier Miche et Andy Maxant
initiative qui a permis de récolter plus de
9.800 appareils, dont plus de 8.100 ont
pu être réutilisés, affichant un taux de
réutilisation de 83%. « Les appareils sont
examinés et évalués par des prestataires,
avant de déterminer s’ils peuvent être ou
non remis sur le marché, que ce soit par la
revente ou le don », explique Andy Maxant.
Dans cette lancée, Ecotrel continue de se
fixer des objectifs forts, mais raisonnables,
pour continuer d’anticiper les nouvelles
réglementations nationales et européennes.
L’organisme compte bien poursuivre les
actions de sensibilisation du grand public
sur l’importance du tri et du recyclage des
équipements électriques, afin d'ancrer les
bons réflexes environnementaux dès le plus
jeune âge.
2.689.789 impressions
pour 1.093.040 personnes
touchées sur les réseaux sociaux.
Collecte et recyclage de près de
101.830.000 kg de DEEE via
les réseaux nationaux en 20 ans.
7.000.000 appareils
mis sur le marché par an.
ECOTREL
11, Boulevard du Jazz
L-4370 Belvaux
www.ecotrel.lu
89% taux de recyclage.
66
| ENVIRONNEMENT ET ÉNERGIE
MINUSINES FÊTE SES 100 ANS :
UN SIÈCLE D’INNOVATION
CÉLÉBRÉ À LUXEXPO
En novembre dernier, Luxexpo The Box a accueilli un événement
d’envergure : la célébration du centenaire de Minusines, entreprise
devenue une référence incontournable dans le domaine de la
distribution de matériel électrique, de solutions d’éclairage
et d’équipements techniques au Luxembourg. Cette soirée
exceptionnelle, organisée sous la gouvernance de Laurent Saeul,
CEO de Minusines, a réuni un large éventail d’acteurs politiques,
économiques et institutionnels du pays, venus témoigner de la place
centrale qu’occupe l’entreprise dans le paysage luxembourgeois.
Cent ans d’existence pour une entreprise familiale devenue un
acteur national majeur : cela se fête, et Minusines l’a fait avec
élégance, vision et gratitude. Dès l’accueil, les invités ont pu
mesurer l’importance du moment. Une scénographie soignée
retraçait les grandes étapes de la société, depuis ses débuts
artisanaux jusqu’à son positionnement actuel comme partenaire
stratégique de la transition énergétique et de la digitalisation des
infrastructures. Des images d’archives, des produits d’époque, des
innovations récentes et des témoignages d’anciens collaborateurs
rappelaient combien Minusines a accompagné l’évolution du
pays, de l’électrification des années 1920 aux projets intelligents
d’aujourd’hui.
Laurent Saeul, dans son discours, a souligné la dimension
profondément humaine de cette histoire. Selon lui, la réussite de
Minusines repose avant tout sur ses collaborateurs, dont certains
67
travaillant depuis des décennies, ainsi que sur la confiance durable
des clients et partenaires. Il a rappelé combien l’entreprise a su
rester fidèle à ses valeurs — proximité, expertise, service — tout en se
réinventant constamment pour répondre aux défis technologiques
et environnementaux du 21 e siècle. “Nous ne sommes pas seulement
distributeurs : nous sommes facilitateurs de projets, accélérateurs
d’innovation et partenaires des communes, des entreprises et des
institutions”, a-t-il affirmé avec conviction.
L’événement a également été marqué par la présence de nombreuses
personnalités politiques luxembourgeoises. Leur participation
témoigne de l’importance stratégique du secteur dans lequel évolue
Minusines : électromobilité, efficacité énergétique, éclairage public
intelligent, infrastructures numériques… autant de domaines
essentiels pour les politiques publiques actuelles. Plusieurs élus ont
salué le rôle clé de l’entreprise dans la modernisation des communes
et des infrastructures du pays, ainsi que sa capacité à mettre en
place des solutions concrètes face aux objectifs climatiques et aux
attentes croissantes des citoyens.
Durant la soirée, des démonstrations technologiques étaient
proposées, illustrant la volonté de Minusines de transformer
son expertise en réponses tangibles : systèmes d’éclairage LED
intelligents, solutions de gestion énergétique pour bâtiments
publics, infrastructure de recharge pour véhicules électriques,
plateformes digitalisées d’assistance aux techniciens. Le message
68
| ENVIRONNEMENT ET ÉNERGIE
était clair : l’innovation continue est au cœur des priorités de
l’entreprise et restera un moteur essentiel pour les années à venir.
Au-delà du caractère festif, cette célébration fut aussi un moment
de transmission. Laurent Saeul a évoqué le futur de Minusines avec
optimisme et lucidité. Les défis à venir — développement durable,
pénurie de main-d’œuvre qualifiée, digitalisation rapide, exigences
réglementaires renforcées — exigent adaptation et anticipation.
Mais il a assuré que l’entreprise abordait ces enjeux avec confiance,
forte d’une équipe compétente, d’une base de clients fidèles et d’un
siècle d’expérience.
La soirée s’est clôturée dans une atmosphère chaleureuse, propice
aux échanges et aux rencontres. Les invités sont repartis avec le
sentiment d’avoir assisté à l’un de ces moments rares où passé,
présent et futur se rejoignent harmonieusement. Minusines n’a pas
seulement fêté ses 100 ans : elle a démontré qu’elle reste un acteur
essentiel dans la transformation du Luxembourg, prête à écrire les
chapitres suivants de son histoire.
69
70
| ENVIRONNEMENT ET ÉNERGIE
LUXAIR :
L’AVENIR DANS L’AIR
Depuis cinq ans, Gilles Feith pilote Luxair avec
précision. Depuis le Findel jusqu’aux destinations
émergentes, la compagnie poursuit son envol
avec une vision bien définie : moderniser sa
flotte, enrichir l’expérience passager et élargir
son réseau, tout en restant fidèle à ses valeurs.
Rencontre avec celui qui façonne l’avenir de
l’aérien luxembourgeois.
Plan de vol
« Mon rôle de CEO n’est pas différent de celui de n’importe quel
dirigeant. Ma responsabilité est de fédérer et de garder la stratégie
de la société en mémoire », explique Gilles Feith. À la tête de
Luxair depuis cinq ans, il met un point d’honneur à maintenir le
cap d’une entreprise qui joue un rôle clé dans la connectivité de
la Grande Région. L’objectif de la compagnie est clair : offrir un
service aérien de qualité, tout en restant socialement responsable.
Selon lui, Luxair doit non seulement transporter des passagers,
mais aussi soutenir l’économie et préserver le modèle social
luxembourgeois, unique au monde.
Avec plus de 2.000 collaborateurs, la compagnie avance grâce
à un travail d’équipe constant. En 2026, elle prévoit relier 101
destinations. Mais au-delà des chiffres, c’est une mission de
long terme qui anime son dirigeant : faire évoluer l’entreprise
pour qu’elle reste durable, solide et pertinente pour les futures
générations. Dans un marché façonné par les géants low cost, elle
défend son indépendance et son modèle équitable ; « nous volons
en toute indépendance commerciale », rappelle le directeur.
À pleine altitude
Lorsqu’il a pris les commandes de la compagnie en juin 2020, il
a rapidement compris que les défis allaient au-delà de la crise
sanitaire ; « je pensais que Luxair avait le Covid, mais en réalité,
elle avait bien plus que ça, elle souffrait de problématiques
plus profondes », confie-t-il. Pour relancer la dynamique, il a
fallu investir massivement, notamment dans la flotte et les
installations. Avec le soutien du conseil d’administration, près
d’un milliard d’euros ont été engagés pour la modernisation des
avions et l’amélioration du service, dont le premier appareil de
cette nouvelle génération a fait son arrivée en novembre dernier.
« Les nouveaux avions permettront une réduction de 25 à 30% de
la consommation de carburant, soit jusqu’à 1.4 million d’euros
d’économies par avion et par année », détaille Gilles Feith.
Gilles Feith
Cette approche responsable s’étend à tous les niveaux : la
compagnie prévoit d’éliminer progressivement le plastique à bord
et d’introduire les emballages renouvelables dès l’an prochain. « La
durabilité passe aussi par une vision éthique du transport aérien.
Il ne faut pas que voler devienne une simple commodité. Les
billets à prix cassés que l’on peut voir dans d’autres compagnies
ne reflètent pas la réalité des coûts et dévalorisent le travail des
équipes ainsi que l’utilisation des ressources environnementales
mobilisées. Nous défendons un modèle où le vol reste socialement
et écologiquement responsable, loin de la logique de volume
d’autres compagnies », insiste-t-il.
Cap sur le digital
Dans un secteur déjà largement numérisé, l’entreprise a fait le
choix de s’appuyer sur Amadeus, un acteur majeur des technologies
de l’aviation, qui permet à la compagnie de bénéficier des mêmes
standards technologiques des plus grands transporteurs, avec
un niveau de qualité équivalent. « Ce partenariat avec Amadeus
nous permet d’avoir les outils pour couvrir l’ensemble du parcours
client. De la réservation du vol en ligne, au check-in, et jusqu’au
71
Nous défendons un modèle où le vol reste
socialement et écologiquement responsable, loin
de la logique de volume d’autres compagnies
traitement au sol. C’est un système coûteux, mais essentiel »,
souligne Gilles Feith.
Il rappelle également l’importance pour les voyageurs de réserver
directement auprès des compagnies ; « lorsqu’un client achète son
billet chez nous, nous pouvons le suivre, intervenir rapidement
en cas de problème et trouver des solutions adéquates. C’est
notre responsabilité de nous assurer que le voyage se fasse dans
les meilleures conditions possibles, un niveau de service que les
plateformes tierces ne peuvent tout simplement pas assurer ».
Nouvelles trajectoires
Les projets futurs de Luxair s’inscrivent dans la continuité de cette
logique de proximité. « Nous sommes une compagnie aérienne
régionale, avec un modèle unique : nous servons une région.
Mais lorsque l’on sert une région, il faut aussi se diversifier et
proposer de nouvelles destinations. Les gens ne veulent pas aller
toujours au même endroit ». En ce sens, six nouvelles destinations
seront proposées l’année prochaine, parmi lesquelles Édimbourg,
Gérone, Alicante, Tunis et Helsinki.
Certaines lignes sont aussi nées de rencontres et d’opportunités
inattendues. L’ouverture de São Vicente, au Cap-Vert, en est un
bon exemple ; « l’ancien ambassadeur du Cap-Vert nous avait
fait remarquer, lors d’une visite il y a quelques années, qu’une
importante communauté originaire de là-bas vivait ici, au
Luxembourg, sans aucune liaison directe. Nous avons testé la
ligne, et elle a immédiatement été un succès », raconte Gilles
Feith.
Sur le tarmac du Findel, les accents se multiplient. La clientèle
de Luxair s’élargit au-delà des frontières : belges, français,
allemands… tous cherchent ici une expérience de vol sereine. « De
plus en plus de passagers n’hésitent pas à faire plusieurs heures de
route pour embarquer avec nous. Aujourd’hui, nous remarquons
que les passagers luxembourgeois deviennent une minorité. Notre
volonté est bien-sûr de garder ce volet et cette identité, mais aussi
de nous ouvrir largement à la Grande Région », conclut le CEO.
Par Barbara Pierrot
72
BRÈVES
COMMUNALES DU CENTRE
PAR LÉA BEHNOUS
LUXEMBOURG
Comme chaque année, la Ville de
Luxembourg illumine ses rues principales
pendant la période des fêtes de
noël, avec les Winterlights. Débutées le
21 novembre 2025, pour s’achever le 4
janvier 2026, c’est au total une centaine
de chalets qui seront installés à travers
la capitale : aux places d’Armes, de la
Constitution, de Paris et d’Émile Hamilius,
ainsi qu’à la Kinnekswiss. Un sapin
royal de près de 10m de haut, une
grande roue ou encore un carrousel
seront proposés, ainsi que plusieurs
spectacles destinés au jeune public.
La particularité pour cette année : l’«
Adventskalennerhaus », un chalet-calendrier
de l’Avent animé quotidiennement
sur la Place Guillaume II.
Source : vdl.lu
MERSCH
Tous les ans, un nouveau film est réalisé
pour rendre hommage aux habitants
de Mersch anciennement victimes du
régime nazi. « Lager 103 », le troisième
opus de cette série, retrace le destin
de la première famille d’agriculteurs
luxembourgeoise déportée en 1942. «
Lors de sa première projection lors de
la Journée de la Commémoration nationale,
puis lors des représentations à
guichets fermés au Mierscher Theater,
il est apparu à quel point une culture
vivante du souvenir est essentielle »,
renseigne le site internet de Mersch.
Témoignage poignant d’une tragédie
locale, « Lager 103 » est disponible gratuitement
sur la chaîne YouTube de la
commune.
Source : mersch.lu
NOMMERN
Dans le cadre de la « Orange Week »,
semaine consacrée aux violences faites
aux femmes, la commune de Nommern
a, elle aussi, pris part à la campagne
de sensibilisation en illuminant
son bâtiment communal en orange, du
25 novembre au 10 décembre 2025.
Plusieurs infrastructures et bâtiments
publics du pays avaient déjà été illuminés
en orange pendant la période,
comme l’Hôtel de Ville de Luxembourg,
la tour du Grand Théâtre ou encore la
Villa Vauban.
Source : nommern.lu
HELPERKNAPP
L’administration communale de
Helperknapp propose à la vente du
bois de chauffage destiné à la consommation
personnelle. Cet hiver, seront
disponibles du bois de hêtre à 180 euros
la corde, de chêne à 200 euros la
corde et de grume à 65 euros le m 3 . Le
bois, sous forme de tronc de plusieurs
mètres, sera à enlever directement en
forêt : l’endroit précis d’enlèvement
sera communiqué au printemps 2026.
Le formulaire de commande est téléchargeable
sur le site internet de la
commune.
Source : helperknapp.lu
WEILER-LA-TOUR
Le Santa Run a fait son retour à Weiler-la-Tour.
Chaque année, au début
du mois de décembre, la commune
organise une course en déguisement
de noël pour marquer les festivités.
Les participants ont dû se rendre au
hall sportif de la ville pour entamer un
parcours de 10km, de 6km ou de 1km
pour les enfants. Des prix se sont vus
attribués à la fin de la course.
Source : weiler-la-tour.lu
STRASSEN
Toujours dans le cadre de la Orange
Week, la commune de Strassen montre
son soutien en signe de solidarité
contre les violences faites aux femmes.
La commune a été illuminée en orange
pendant quelques jours et le 26 novembre,
le film « Hors d'Haleine » d’Eric
Lamhène a été diffusé au Centre cuturel
Paul Barblé. L‘exposition « Le Photobooth
de l‘expression » dans le Hall de
la commune a également été ouverte
jusqu‘au 19 décembre.
Source : strassen.lu
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74 | ENVIRONNEMENT ET ÉNERGIE
SCE : L’ÉNERGIE
SOLAIRE REPENSÉE
POUR TOUS
LES ESPACES
Joe Schanen
75
Au Luxembourg, la transition énergétique s’accélère, valorisant
de plus en plus les énergies renouvelables. SCE, acteur du domaine
photovoltaïque, propose des solutions intelligentes permettant
d’optimiser sa consommation, afin de favoriser une approche
intelligente de la gestion d’énergie. Entretien avec Joe Schanen,
Business Unit Manager et Associé.
Dans le cadre des objectifs fixés par le Luxembourg pour atteindre
la neutralité climatique en 2050, l’énergie solaire se développe à
grande vitesse sur le territoire. Les différentes manières de produire
de l’énergie solaire se multiplient, pour offrir plusieurs solutions
photovoltaïques, optimisant l’espace et réduisant les coûts, comme
le propose SCE. L’entreprise qui a débuté son activité en 2016 offre
plusieurs solutions d’infrastructures d’énergies renouvelables pour
les communes et particuliers. De la planification technique, jusqu’à
la construction et la mise en service complète des installations
photovoltaïques de grande taille, la société fournit des solutions
adaptées, permettant de valoriser l’espace disponible afin de
produire de l’énergie renouvelable et d’optimiser sa consommation.
Au-delà des solutions traditionnelles
« L’erreur est de penser que le photovoltaïque est réservé aux
toitures classiques », affirme Joe Schanen. Nous sommes en mesure
de fournir différentes solutions photovoltaïques qui se démarquent
de la norme, car nous avons l’avantage d’être techniquement à la
hauteur pour proposer des solutions variées ».
La société a été l’une des premières du territoire à développer
l’ombrière, un modèle récent d’infrastructure photovoltaïque,
encore peu exploité, permettant d’optimiser l’espace disponible sur
les grands terrains.
« Les ombrières photovoltaïques sur les parkings sont très
demandées et offrent une double utilité en produisant de l’énergie
verte, tout en protégeant les véhicules. C’est une bonne alternative
d’en installer au-dessus des parkings, d’autant plus qu’il est possible
d’y intégrer des bornes de recharge, afin de recharger les voitures
électriques sur place ». Un élément dont les communes pourraient
largement tirer parti, selon le Partner : « C’est très intéressant pour
elles de passer aux ombrières afin d'zéviter les pertes d’énergie, car
généralement, les plus grands parkings leur appartiennent ».
matière d’énergie et de climat (PNEC), où le Luxembourg s’est fixé,
entre autres, l’objectif d’atteindre les 37% d’énergies renouvelables
dans la consommation finale. Pour ce faire, des aides financières,
ou « Klimabonus », sont apportées pour les coûts d’investissement
et de montage d’une installation solaire ou photovoltaïque, surtout
pour les surfaces imperméabilisées, comme les toits, les parkings
ou encore les façades d’immeubles.
Stocker intelligemment
Afin d’éviter les pertes d’énergie, un système de batterie peut
être intégré aux infrastructures photovoltaïques, permettant de
stocker l’énergie récoltée pendant la journée. « Il s’agit du Peak
Shaving, explique Joe Schanen. Une manière d’utiliser le soir ou
la nuit, l’électricité solaire produite pendant la journée. Cette
méthode permet de réduire les coûts et la consommation d’énergie
rapidement, évitant un pic de consommation pendant une courte
période . Cela permet d’utiliser l’électricité solaire produite pendant
la journée le soir ou la nuit, mais aussi d’acheter de l’énergie sur le
réseau lorsqu’elle est moins chère et de la consommer plus tard ».
Combinés au photovoltaïque, la gestion intelligente de l’énergie et
les systèmes de stockage permettent d’offrir une solution innovante,
qui permettra de mieux gérer son utilisation énergétique.
« Nous suivons de près les exigences gouvernementales afin de
continuer à alimenter le réseau en question en toute sécurité, en
diminuant les coûts et en participant à la transition énergétique »,
conclut Joe Schanen.
SCE
3, ZAE Route de Bettel,
9415 Vianden
www.sceinternational.lu
SCE explore également la mise en place de bassins d’eau
photovoltaïques, encore peu développés sur le territoire, qui
permettent une production locale, tout en préservant les espaces
terrestres. Joe Schanen souligne aussi le potentiel gain d’énergie
pouvant être apporté par plusieurs types de projets ou de façades
photovoltaïques, permettant de convertir des espaces disponibles
inutilisés en sources d’énergie, notamment sur de plus grands
bâtiments industriels. « Un mur n’est pas uniquement un mur, il
faut voir plus loin : chaque infrastructure pourrait être utilisée pour
produire de l’électricité solaire ».
Une réflexion que le gouvernement luxembourgeois encourage
vivement dans le cadre des engagements du Plan national intégré en
76
BRÈVES
COMMUNALES DU SUD
PAR LÉA BEHNOUS
SANEM
À l’occasion de la Semaine Européenne
de la Réduction des Déchets s’étant
déroulée au mois de novembre, la
Commune de Sanem a ouvert les inscriptions
au challenge transfrontalier «
Famille presque zéro déchet ». Le défi
débutera le 17 janvier 2026 pour accompagner,
plusieurs foyers des deux
côtés de la frontière, pendant cinq mois,
sur l’ensemble du territoire Alzette-Belval.
L’objectif est de réduire les déchets
du quotidien et de transmettre de meilleurs
habitudes de consommation aux
générations futures. Le lancement du
challenge sera marqué par une soirée
gratuite sur inscription avec Jérémie
Pichon, cofondateur du mouvement
et auteur du célèbre guide Famille «
Presque » Zéro Déchet, passé de 390 kg
de déchets par an à 1 kg seulement. Les
inscriptions au défi sont accessibles en
ligne sur le site de la commune.
PÉTANGE
Source : suessem.lu
À partir du 4 janvier 2026, le réseau
TICE sera réorganisé, ce qui affectera
notamment les lignes desservant
Pétange, Lamadelaine et Rodange. Le
terminus de la ligne 1 sera désormais à
Rodange-Schwämm et celui de la ligne
3 à Oberkorn-Aquasud. Les usagers
bénéficieront d’un « accès direct élargi
et de plus de correspondances ou de
changements de trajet, notamment via
la ligne 1 jusqu’à Rodange-Schwämm
», d’après le communiqué publié par
la commune. Ces changements prendront
effet à partir du 4 janvier 2026.
Source : petange.lu
MAMER
En collaboration avec l’association Solina
Aarbechtshëllef, la commune de
Mamer propose une prestation d’aide
pour les personnes âgées et à mobilité
réduite. L’offre comprend deux services
subventionnés : la taille des haies
et le déneigement. Elle s’adresse aux
citoyens de plus de 70 ans ou reconnus
comme en situation de handicap
et bénéficiant de soins, sur présentation
d’un certificat médical. Le montant
de la prestation s’élève à moins de 35
euros pour la taille des haies et à près
de 25 euros pour le déneigement, dont
50% du total de ce dernier est pris en
charge par la commune. Le formulaire
d’inscription est disponible sur son site
internet.
ESCH-SUR-ALZETTE
Source : mamer.lu
La ville d’Esch-sur-Alzette a présenté
son budget pour l’année à venir et le
logement y reste prioritaire : près de 42
millions d’euros y seront investis, dont
32 millions prévus pour la création de
logements sociaux au quartier de Rout
Lëns et 4 millions pour la création de
logements abordables dans le quartier
de Nonnewisen. C’est au total au
moins une cinquantaine de nouvelles
habitations qui devront être achevées
et mises en location pour cette année
2026.
Source : esch.lu
BETTEMBOURG
La commune de Bettembourg a présenté
le bilan de sa séance de conseil
communal du 5 décembre : le budget
établi pour l’année 2026 prévoit des investissements
importants dans la sécurité
routière, l’installation d’un éclairage
public en LED sur tout le territoire, ainsi
qu’un « plan local de résilience » pour
réduire les dégâts des inondations. « Le
plan financier reflète l’engagement de
la commune en faveur de la protection
du climat et de la préservation de la
biodiversité », renseigne le site internet
de la commune. Bettembourg serait la
seule commune du Grand-Duché ayant
atteint la certification en « or » au Pacte
Climat et au Pacte Nature.
DUDELANGE
Source : bettembourg.lu
Du 8 au 22 janvier 2026, la commune
de Dudelange propose une exposition,
en collaboration avec l’association
Trauerwee, dédiée à l’accompagnement
pour les enfants confrontés à la
perte d’un proche. À l’Hôtel de Ville, des
photos et des témoignages touchants
y seront exposés pendant ses horaires
d’ouverture. L’objectif de cette initiative
est de sensibiliser le grand public à la
question du deuil et de briser les tabous,
afin d’encourager une meilleure
compréhension du sujet.
Source : dudelange.lu
78
| ACTUALITÉS COMMUNALES
STRASSEN AFFIRME
SON IDENTITÉ CULTURELLE
L’année écoulée aura été riche pour la commune de Strassen, tant
par l’ampleur des festivités organisées que par la profondeur des
projets culturels mis en œuvre. Entre commémoration des 175 ans
de la commune, kermesse revisitée, expositions majeures et
préparation de la 13 e Biennale, Strassen s’est affirmée comme un
acteur culturel incontournable au Luxembourg. Rétrospective de
l’année écoulée avec son bourgmestre, Nico Pundel.
Un anniversaire réussi
Les festivités des 175 ans de Strassen
ont été lancées presque spontanément :
décidées en juin, elles ont pourtant
rencontré un succès remarquable. Au cœur
de cet anniversaire figurait un magazine
retraçant l’histoire de la commune,
présenté sous forme de ligne du temps.
« Cette initiative a été accueillie avec un réel
enthousiasme : les citoyens y ont trouvé un
support clair, vivant et accessible à tous »,
explique Nico Pundel, le bourgmestre.
L’exposition photographique constituait
l’autre grand pilier de l’événement.
Installées sur les vitres extérieures et
dans l’espace intérieur de l’administration
communale, les images retraçaient surtout
les cinquante dernières années de la vie
locale. Ce choix a suscité des échanges
intenses, « notamment avec les « anciens »
de Strassen, venus reconnaître leurs
photos de classe, leurs parents ou des lieux
familiers. Pour les nouveaux habitants, ces
clichés étaient l’occasion de découvrir une
commune à l’histoire wriche », indique-t-il.
Souvent présentée comme un simple
moment festif, la kermesse s’est
transformée cette année en véritable lieu
de rencontre intergénérationnelle. Étendue
sur deux jours, elle a pris place sous une
« tente miroir » emblématique, accueillant
animations, illuminations, musique et
même un carrousel. L’ouverture officielle a
donné lieu à une présentation du passé de
la commune, créant un pont entre mémoire
collective et ambiance populaire. « Plus de
3.000 personnes ont pris part aux festivités »,
apprécie le bourgmestre.
Une Biennale sous le signe du chiffre
175
Après ce succès, Strassen prépare désormais
la treizième édition de sa Biennale d’art,
qui s’articulera autour du thème : « 175 :
un chiffre, une somme, un âge, une
période, une localité, une identité ».
Plutôt que de se limiter à l’anniversaire
communal, la thématique s’ouvre sur une
réflexion plus large, autour des symboles,
des cycles et même des mystères. « La
79
Strassen, un tremplin réel
pour la nouvelle génération
d’artistes
somme des chiffres 1+7+5 menant à 13,
nous avons choisi d’assumer pleinement
cette coïncidence, entre superstition,
chance et continuité. C’est également un
clin d’œil à la 13 e Biennale ».
Fidèle à son habitude, la commune de
Strassen entend garantir un niveau
d’exigence élevé. Le jury sera composé
exclusivement d’experts reconnus. Le
bourgmestre insiste : « nous ne souhaitons
pas recourir à un jury politique. Il n’y a pas
de favoritisme pour le choix des œuvres,
mais une sélection rigoureuse, ancrée dans
les standards professionnels ».
Contrairement aux premières éditions où
les œuvres étaient directement déposées
en masse, les candidats ne remettent
désormais qu’un dossier de participation.
Cette procédure permet d’éviter les excès
constatés juste après la période Covid, où
le Centre culturel Paul Barblé avait été
saturé d’œuvres. Aujourd’hui, le nombre
final de participants oscille généralement
entre 35 et 40, en fonction de la qualité des
propositions.
« La Biennale reste ouverte à tous : artistes
luxembourgeois, créateurs de la Grande
Région ou talents émergents reconnus
localement. Le Prix Jeune continue d’être
un marqueur fort : plusieurs lauréats des
éditions précédentes sont devenus des
artistes confirmés, faisant de Strassen un
tremplin réel pour la nouvelle génération
d’artistes », rappelle Nico Pundel.
Une exposition majeure sur l’art
luxembourgeois (1930–1960)
En parallèle de la Biennale, la commune
prépare une autre exposition d’envergure,
centrée sur une période charnière : les
années 1930 à 1960. Ce projet, fruit de
la collaboration entre deux chercheurs
spécialisés. Il s’inscrit dans la continuité
des grandes expositions précédentes
consacrées aux 50 et 100 dernières années
de l’art luxembourgeois.
« Cette prochaine édition promet une
plongée profonde dans la création artistique
d’avant, pendant et après la Seconde
Guerre mondiale. L’exposition explorera les
trajectoires individuelles : artistes favorisés
par le régime nazi, créateurs juifs interdits
d’exposer, mais aussi résistances, silences
et évolutions stylistiques de l’époque »,
décrit le bourgmestre. Cette démarche
permettra de mieux comprendre comment
le contexte politique a modelé le paysage
artistique national.
Les œuvres qui y seront présentées
proviennent, pour beaucoup, de collections
privées, rarement voire jamais exposées
auparavant.
80
| ACTUALITÉS COMMUNALES
Leur valeur considérable impose une
sécurité continue, avec surveillance 24h/24
durant les deux semaines d’exposition.
Un véritable pôle culturel
Le Centre culturel Paul Barblé joue un rôle
décisif dans le rayonnement culturel de
Strassen. En accueillant des expositions
de haut niveau, la commune affirme son
identité culturelle et sa volonté d’apporter,
selon le bourgmestre, « une nourriture pour
l’âme et l’esprit », au-delà des festivités
populaires.
En effet, à cela s’ajoutent les 104
événements organisés cette année, soit une
moyenne de deux activités par semaine qui
transforment Strassen en une commune
dynamique où les habitants, nouveaux
comme anciens, trouvent continuellement
matière à participer et à se rencontrer.
Des projets pour la jeunesse et le sport
Au-delà de la culture, le collège des
bourgmestre et échevines a décidé
d’investir dans les infrastructures dédiées
à la jeunesse et au sport. En témoigne le
nouveau stade de football et le skatepark
qui ont été récemment inaugurés. « Le
skatepark rencontrent un succès supérieur
aux attentes, notamment grâce au rôle
de deux jeunes encadrants. De plus, la
nouvelle Maison des Jeunes, modulaire,
ouvrira au printemps prochain. Elle
deviendra la plateforme centrale pour
les 10/25 ans, un segment longtemps
considéré comme insuffisamment couvert
à Strassen », explique Nico Pundel.
Enfin, dans le domaine du sport, la
commune souhaite désormais proposer
une offre pour les actifs, entre 17h et 22h,
afin d’élargir une programmation jusqu’ici
surtout tournée vers les retraités. « L’arrivée
d’un coordinateur sportif marque le
lancement de cette nouvelle orientation »,
conclut le bourgmestre.
Administration communale de Strassen
1, Place Grande-Duchesse Charlotte
L-8001 Strassen
www.strassen.lu
Mieux comprendre comment
le contexte politique a modelé
le paysage artistique national
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82
| ACTUALITÉS COMMUNALES
Jean-Marie Hermann, Tim Karius et Philippe Gengler
LENNINGEN : UN MANDAT
PLACÉ SOUS LE SIGNE DE LA
MODERNISATION
À Lenningen, plusieurs chantiers structurants prennent forme. Le
bourgmestre Tim Karius et les échevins Jean-Marie Hermann et Philippe
Gengler reviennent sur le nouvel atelier communal et centre CGDIS, désormais
lancé, ainsi que sur les projets qui suivront.
En quelques mots, pouvez-vous nous présenter la commune
de Lenningen ?
TK : La commune compte environ 2.145 habitants et s’étend sur
un territoire d’environ 21km². Nous sommes surnommés la porte
de la Moselle puisque nous sommes l’entrée vers la région viticole.
C’est à partir d’ici que commencent les vignes, ce qui offre un cadre
privilégié entre la Ville de Luxembourg et la vallée de la Moselle.
PG : Nous conservons un caractère rural tout en bénéficiant
d’infrastructures modernes et d’un tissu local dynamique. On
y trouve notamment le golf et un ensemble d’entreprises qui
contribuent à la qualité de vie des habitants. Nous sommes une
commune conviviale, dotée d’une vie sportive particulièrement
active, notamment en football et en tennis de table, très fréquentés
par les jeunes du village.
Qu’est ce qui a motivé la construction d’un nouveau bâtiment
communal et CGDIS et quelles sont ses spécificités ?
TK : La première pierre a été posée le 24 novembre, donc les
dates sont encore bien fraîches. Pour revenir un peu en arrière ;
en 2000 déjà, nos prédécesseurs avaient lancé l’idée de construire
un nouvel atelier communal et un nouveau centre CGDIS. 20 ans
plus tard, nous avons finalement pu concrétiser ce projet. Si l’on
regarde les infrastructures actuelles, il est évident qu’elles ne sont
83
plus adaptées aux besoins d’aujourd’hui. Ce projet était donc une
nécessité absolue et une vraie priorité.
JMH : En 2015, une relance avait confirmé que toutes les études
allaient être menées. Nous, nous sommes entrés en fonction en
2022 et aujourd’hui, les travaux ont débuté. Il faut aussi préciser
que nous avons changé le site et repensé le projet. L’ancien
emplacement n’était pas assez grand et, du côté des soumissions,
plusieurs éléments ne tenaient pas la route. Nous avions hérité
d’un projet qui n’était tout simplement pas viable.
TK : Nous avons donc choisi un terrain situé entre les villages,
ce qui facilite l’accès pour les habitants et évite de traverser
inutilement certaines localités. À partir de là, nous avons finalisé
les planifications et obtenu l’autorisation en décembre 2024.
Comme nous repartions de zéro, nous avons pu élargir le concept
; le bâtiment ne se limite pas à un atelier communal et un CGDIS,
mais il intégrera également une salle de rassemblement. Cela en
fait un véritable bâtiment multifonctionnel, pensé pour créer des
synergies entre les services communaux et la population.
PG : Il était également important pour nous d’intégrer une démarche
durable dans cette construction. Nous avons conçu le bâtiment
selon des standards élevés, notamment en matière de production
photovoltaïque. Nous sommes en discussion avec le ministère de
l’Environnement pour un projet pilote lié à la production d’énergie
et à la gestion de l’eau.
TK : La commune souffrait d’un manque d’investissement dans
ses infrastructures. Ils datent, pour la plupart, des années 1960
et ne sont plus adaptés aux normes actuelles, ni en matière
d’accessibilité PMR, ni en termes d’efficacité énergétique. Il
était donc indispensable de construire plutôt que de rénover. En
attendant de pouvoir créer tous les projets que nous souhaitons,
celui-ci permettra aux habitants de louer la salle pour l’organisation
d’événement, par exemple. Le site se trouve à proximité directe des
infrastructures sportives, ce qui ouvre de nombreuses possibilités.
Quels autres projets d’envergure sont en cours au sein de la
commune ?
TK : Nous planifions actuellement un second projet majeur, à savoir
la création d’un campus scolaire. Aujourd’hui, nous fonctionnons
avec quatre sites scolaires dispersés, ce qui oblige les enfants à
passer beaucoup de temps dans les bus. Regrouper l’ensemble sur
un seul campus permettrait d’offrir une qualité d’encadrement
bien supérieure et, surtout, de renforcer les liens entre l’école et la
maison relais. Actuellement, ces structures sont éparpillées : une
maison relais ici, une école là, une autre à Lenningen et une plus
petite ailleurs. Ce modèle n’est plus adapté à la réalité d’aujourd’hui.
JMH : Nous devons aussi rattraper plusieurs années de retard. Nous
sommes en train de finaliser le concept pédagogique, qui définit
comment l’école et la maison relais collaboreront au quotidien.
Dès l’année prochaine, nous entrerons dans le concret, notamment
en ce qui concerne la conception du bâtiment et l’organisation
du futur campus. Le projet devient d’autant plus urgent que nous
sommes arrivés à la limite de capacité actuelle. Avec le nouveau
PAG, certaines zones du village vont pratiquement doubler leur
population dans les années à venir. Nous sommes donc obligés
d’agir maintenant pour anticiper ces besoins et garantir un
encadrement scolaire de qualité.
TK : Sur le plan immobilier, nous finalisons un projet de trois
logements abordables à Lenningen. Il s’agit d’un bâtiment protégé
que nous souhaitons reconvertir, non seulement en habitations,
mais aussi en un espace destiné aux clubs locaux. Cela fait plus de 20
ans que la commune n’a plus développé de logements abordables,
les derniers ont été vendus il y a deux décennies. Avec le nouvel
article 29bis, qui met des terrains à disposition des communes ou
de l’État, nous devons assumer notre part de responsabilité et agir
de manière proportionnée aux besoins locaux. C’est pourquoi nous
nous sommes engagés dans ce dossier, qui est aujourd’hui très
concret.
PG : En parallèle, nous poursuivons d’autres chantiers techniques,
comme la finalisation du réseau de canalisations et l’arrivée de
la fibre. L’année prochaine, nous souhaitons également lancer
l’instauration d’une zone 30 à Lenningen, même si nous devons
encore attendre la réalisation des travaux liés à la fibre pour pouvoir
84
| ACTUALITÉS COMMUNALES
avancer. L’objectif serait de présenter le projet aux habitants dans
la première moitié de l’année prochaine et de lancer la soumission
dans le courant de 2026. Comme souvent, dès que nous ouvrons une
route, d’autres interventions deviennent nécessaires : canalisation,
réaménagement de la voirie, etc.
TK : Un autre projet qui nous tient particulièrement à cœur est
la création d’une piste cyclable reliant Canach et Lenningen. Les
avant-projets sont terminés et nous en sommes aujourd’hui à
l’acquisition ou aux échanges de terrains. L’idée est de recréer
une véritable unité entre les deux villages, qui forment une seule
commune mais ne sont actuellement reliés que par une route
nationale trop dangereuse pour les enfants. Nous aimerions
pouvoir entamer les travaux avant 2029.
ADMINISTRATION COMMUNALE DE LENNINGEN
3, rue de l’Église
L-5414 Canach
www.lenningen.lu
Outil de simplification pour le secteur de la construction
gd.lu/dj0crL
86
BRÈVES
COMMUNALES DE L’EST
PAR LÉA BEHNOUS
ECHTERNACH
Les habitants des communes de Bech,
Consdorf et Berdorf peuvent désormais
profiter du « Nightlife Bus Junglinster-Echternach
». Au départ de Luxembourg,
cette navette nocturne gratuite
circule trois fois par nuit, de vendredi
à samedi et de samedi à dimanche.
Mis en circulation depuis ce mois de
décembre, ce nouveau dispositif garantira
des retours de fête sécurisés. Les
horaires détaillés sont disponibles sur
le site de la commune.
Source : echternach.lu
BEAUFORT
L’inauguration officielle d’un projet de
logements abordables du Fonds du Logement
à Deljun a été effectuée ce jeudi
4 décembre, en présence du ministre
du Logement Claude Meisch. Un ancien
corps de ferme a été entièrement réhabilité
pour accueillir six logements de
deux à cinq chambres, un local à vélos
et une buanderie commune. À proximité,
une nouvelle résidence a également
été créée et comprend trois logements
de deux à trois chambres. Le coût d’investissement
du projet est d’environ
7,5 millions d’euros.
Source : beaufort.lu
SCHENGEN
Plusieurs communes ont alerté leurs citoyens
sur la circulation de faux e-mail
de la société « Pmediaservice », sous
l’adresse « pmediaservice.lu@gmail.
com » et l’administration communale
de Schengen a fait de même. La société
aurait incité des entreprises à
mettre à jour leurs données afin d’apparaître
dans un prétendu guide de la
commune, grâce à un abonnement de
39 euros par mois. « AUCUNE société
n’a été mandatée pour réaliser un tel
guide et invite donc les entreprises à
ne pas répondre à cette sollicitation
frauduleuse », signale l’administration
communale de Schengen sur son site
internet.
Source : schengen.lu
BIWER
Le conseil communal a renforcé les
subventions pour encourager la rénovation
énergétique et l’habitat durable.
Les propriétaires d’un immeuble situé
dans la commune peuvent désormais
bénéficier d’une aide couvrant 25% du
montant de la subvention étatique pour
l’assainissement énergétique d’une
maison existante, avec un plafond de
4.000 euros. L’installation de capteurs
solaires thermiques donne également
droit à 25% de la subvention étatique,
plafonnée entre 625 à 1.000 euros pour
une maison unifamiliale ou bi-familiale.
La pose d’une installation photovoltaïque
de 30 kWp ou moins donne droit
à 50 euros par kWp, avec un plafond
de 500 euros. Enfin, pour tous les résidents,
la réparation d’appareils électroménagers
est subventionnée à 50% des
frais, dans la limite de 200 euros.
Source : biwer.lu
MERTERT
Les maires de Grevenmacher, Mertert,
Temmels, Konz, Oberbillig et Wellen se
sont réunis au début du mois de décembre
pour discuter de l’opposition
à l’agrandissement du dépôt de carburant
dans le port de Mertert, sur la
commune de Grevenmacher. Le projet
suscite une vive protestation transfrontalière,
car les citoyens des deux rives
de la Moselle craignent des dangers et
des nuisances sonores. Il y a plus de
dix ans, un élargissement du dépôt de
carburant à cet emplacement avait été
discuté et déjà, une large opposition
transfrontalière s'était formée.
Source : mertert.lu
FLAXWEILER
Le secrétariat communal de Flaxweiler
est à la recherche d’un fonctionnaire
pour un poste à plein temps et à durée
interminée. Le poste est ouvert aux candidats
relevant de la carrière du groupe
traitement B1, sous-groupe administratif.
La candidature, ainsi que toutes les
pièces requises sont à adresser au Collège
des bourgmestre et échevins, au
plus tard pour le 15 janvier 2026.
Source : flaxweiler.lu
PRÉJUGÉ
POSSIBILITÉS
Avec la construction modulaire ALHO, la réalisation de
tout type de façade est possible: Crépi, bois ou façades
suspendues et ventilées en métal, céramique ou stratifié
haute pression.
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88
| ACTUALITÉS COMMUNALES
SYVICOL
NEWS
© SYVICOL
« LG - Lëtzebuerger Gemengen »
publie, sous la responsabilité
rédactionnelle du SYVICOL,
régulièrement la rubrique
« SYVICOL News » dont le
but est d’impliquer encore
davantage les élus communaux
et le personnel du secteur
communal dans le travail de
l’association faîtière des 100
communes du pays.
Entrevue entre le SYVICOL et l’Ombudsman
Participation au
« Renaturéierungsdësch »
Le 11 novembre 2025, le ministère de
l’Environnement, du Climat et de la
Biodiversité, en collaboration avec
le ministère des Affaires intérieures
et l’Administration de la gestion de
l’eau, a organisé la première édition du
« Renaturéierungsdësch ».
La table ronde a marqué le lancement d’un
processus de concertation nationale visant
à renforcer les efforts de renaturation
des cours d’eau du pays et à consolider
la résilience face aux inondations et au
changement climatique.
Le SYVICOL, représenté par ses viceprésidents
Guy Wester et Serge Hoffmann,
y a présenté les principales conclusions
d’un séminaire sur la mise en œuvre des
mesures hydromorphologiques le long des
cours d’eau.
En tant que propriétaires fonciers, maîtres
d’ouvrage et relais de proximité, les
communes jouent un rôle central dans la
mise en œuvre de ces projets. Le SYVICOL
a salué la démarche participative de cette
première édition et a appelé à une étroite
collaboration entre État et communes
pour concrétiser les ambitions nationales
sur le terrain.
Entrevue avec l’Ombudsman
Le 6 octobre 2025, le président du SYVICOL,
Monsieur Emile Eicher, et l’Ombudsman,
Madame Claudine Konsbruck, se sont
rencontrés pour discuter de divers sujets
d’intérêt communal.
Dans ce contexte, la médiatrice a indiqué
que son institution avait été saisie en
2024 de 153 réclamations impliquant
des communes, représentant environ
10% des réclamations reçues. Il s’agissait
principalement de décisions relatives
aux déclarations d’arrivée. En effet, le
refus d’inscrire des personnes au registre
principal sans base légale suffisante peut
entraîner l’exclusion de ces personnes de
services publics élémentaires, ce qui a des
conséquences lourdes.
Un autre sujet abordé concernait la
communication des communes envers
leurs citoyens. Les parties ont convenu
que, aussi utile et avantageuse que
soit la numérisation des procédures
administratives, il est essentiel de garantir
une communication accessible à tous, y
compris aux personnes démunies d’accès
aux technologies modernes.
Rencontre avec le SICONA
Le 6 octobre 2025, le président du
SYVICOL a rencontré la vice-présidente
du SICONA, Jessie Thill.
Même si le SICONA est géré comme une
seule et même entité, avec du personnel,
des locaux et des équipements communs,
il se compose en réalité de deux syndicats
de communes distincts : le SICONA Centre
et le SICONA Sud-Ouest.
L’objectif de la réunion était de discuter de
la manière dont une fusion entre ces deux
entités pourrait être mise en œuvre, ainsi
que de la représentation des 43 communes
membres au sein du comité du nouveau
syndicat.
Monsieur Eicher a salué l’initiative d’une
fusion des deux syndicats, estimant
qu’elle pourrait, tout comme une fusion
de communes, accroître l’efficience et
permettre des économies d’échelle.
Franc succès de l’appel à projets
« Smart City »
Le 14 octobre 2025, plus de 65 agents
communaux ont participé à la présentation
de cet appel à projets, coorganisé par le
SYVICOL et le LIST, à travers son initiative
SmartCityHub, à Esch-sur-Alzette.
L’événement avait pour but de présenter
aux communes des idées concrètes de
projets d’application de l’intelligence
artificielle à leurs missions, en lien avec
les thématiques stratégiques de l’appel à
projets, et de leur permettre de mutualiser
leurs ressources pour développer leurs
projets « Smart City ».
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90
BRÈVES
COMMUNALES DU NORD
PAR LÉA BEHNOUS
TROISVIERGES
À compter du 14 décembre 2025, les
CFL réviseront les horaires de la ligne
Luxembourg-Troisvierges : l’offre de
trains supplémentaires, jusqu’à présent
limitée à la période d’avril à septembre,
sera désormais étendue à
tous les weekends et jours fériés de
l’année. Ces changements visent à augmenter
le nombre de trains les weekends
et jours fériés, afin d’améliorer la
fluidité des déplacements. Entre 8h et
18h, quatre trains par heure relieront
Luxembourg à Ettelbruck, tandis que
deux circuleront entre Luxembourg et
Troisvierges. Les samedis, aucun changement
entre Rodange et Troisvierges
n’est prévu.
Source : troisvierges.lu
LAC DE LA HAUTE-SÛRE
Pour la neuvième année consécutive,
la commune du Lac de la Haute-Sûre a
organisé une action solidaire pour aider
plusieurs enfants dans le besoin à
recevoir un cadeau. Les intéressés ont
dû se rendre à l’Office Social de Wiltz
munis de leur lettre d’allocation vie
chère 2024, pour permettre à leur enfant
d’obtenir un cadeau d’une valeur
maximale de 50 euros. La remise des
cadeaux a lieu le 18 décembre de 13h
à 17h sous l’arbre à vœux du château
de Wiltz.
Source : lac-haute-sure.lu
PARC HOSINGEN
Comme chaque année, la commune
du Parc Hosingen a une nouvelle fois
réuni ses aînés à l’occasion de sa traditionnelle
fête des séniors. Ce samedi 6
décembre, le centre culturel de la commune
s’est animé d’une atmosphère
chaleureuse, d’un repas généreux et
de musique festive. Cette célébration a
également été l’occasion pour le Foyer
Éisleker Heem de Lullange de se présenter
au public et de faire connaître
ses activités.
Source : hosingen.lu
CLERVAUX
Pour prolonger la magie de noël, la
commune de Clervaux convie ses habitants
à un « shopping de dernière
minute » festif, l’après-midi du 20 décembre.
Les commerces du centre-ville
seront entourés d’animations de rue,
de musique et de chalets à boissons
chaudes et restauration. Des ateliers
créatifs et des animations seront proposés
le long des rues du centre-ville,
comme des échassiers lumineux, une
boule de neige à photo géante ou encore
un carrousel magique.
Source : clervaux.lu
ERPELDANGE-SUR-SÛRE
Alors que les marchés de noël battent
leur plein à travers Luxembourg, la police
a déjà appelé les citoyens à la vigilance,
mais le nombres de pickpockets
et de vols à la tire sont en hausse. La
commune d’Erpeldange a récemment
publié sur son site internet un avis de la
Police nationale, donnant un ensemble
de conseils pour éviter et repérer les
comportements des potentiels voleurs
de rue.
Source : erpeldange.lu
WILTZ
Pour faciliter le débarras des sapins de
noël après les fêtes, la commune de
Wiltz informe ses habitants qu’une collecte
en porte-à-porte sera assurée par
le service communal de régie les mercredi
7 et jeudi 8 janvier 2026. Les citoyens
sont invités à déposer leur sapin
usagé au bord du trottoir avant 7h du
matin, le 7 janvier. La commune précise
que seuls les sapins seront récupérés
et qu'il est interdit de déposer d'autres
déchets.
Source : wiltz.lu
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| ACTUALITÉS COMMUNALES
LES ÉLUS LOCAUX
COMMUNE DE
LUXEMBOURG-VILLE
www.vdl.lu/fr/la-ville/vie-politique/college-echevinal/membres
Lydie POLFER
BOURGMESTRE - DP
Maurice BAUER
PREMIER ÉCHEVIN - CSV
Corinne CAHEN
ÉCHEVINE - DP
Laurent MOSAR
ÉCHEVIN - CSV
Paul GALLES
ÉCHEVIN - CSV
Patrick GOLDSCHMIDT
ÉCHEVIN - DP
Simone BEISSEL
ÉCHEVINE - DP
93
COMMUNE DE FISCHBACH https://acfischbach.lu/administration/politique-2/college-echevinal-2/
Lucien BROSIUS Daniel MOURA Laurent SCHILTZ
BOURGMESTRE PREMIER ÉCHEVIN DEUXIÈME ÉCHEVIN
COMMUNE DE HEFFINGEN
https://heffingen.lu/la-commune-se-presente/organes-politiques/le-bourgmestre/
Jérôme SEILER
Camille FELTES
Christian D’HARCOUR
BOURGMESTRE
COMMUNE DE NIEDERANVEN
ÉCHEVIN
https://www.niederanven.lu/fr/politique/le-college-echevinal
ÉCHEVIN
Fréd TERNES
BOURGMESTRE - CSV
Josselijn DE VRIES
ÉCHEVINE - DÉI GRÉNG
Jacques BAUER
ÉCHEVIN - CSV
94
| ACTUALITÉS COMMUNALES
LES ÉLUS LOCAUX
COMMUNE
DE STRASSEN
www.strassen.lu/vie-politique/conseil-communal
Nico PUNDEL
BOURGMESTRE - CSV
Anne AREND Maryse BESTGEN-MARTIN Betty WELTER-GAUL
ÉCHEVINE - CSV
COMMUNE DE BERTANGE
ÉCHEVINE - DÉI GRÉNG
www.bertrange.lu/fr/vie-politique/le-conseil-communal
ÉCHEVINE - LSAP
Youri DE SMET Roger MILLER Marc LANG
BOURGMESTRE - DP ÉCHEVIN - DÉI GRÉNG ÉCHEVIN - DP
AGENCE IMMOBILIÈRE SOCIALE
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