06.01.2026 Vues

LG-270

Mieux connaître ceux qui nous gouvernent au quotidien PAR ARMAND D’ANTONIO Dans ce nouveau numéro de Lëtzebuerger Gemengen, nous avons choisi de mettre en lumière celles et ceux qui incarnent l’action publique au plus près des citoyens : les bourgmestres et les éche- vins de nos communes. Nous les croisons parfois lors d’une inauguration, lors d’une fête locale ou à travers les décisions du conseil communal, mais leur rôle dépasse largement ces moments visibles. Ils sont les premiers interlocuteurs, les premiers décideurs et, souvent, les premiers bâtisseurs de la qualité de vie dans nos villes et villages. Au Luxembourg, la commune n’est pas une structure administra- tive parmi d’autres : c’est le cœur de notre démocratie locale. C’est là que naissent les projets qui transforment nos rues, nos écoles, nos infrastructures sportives, nos mobilités, notre environne- ment. C’est là aussi que s’exprime la proximité, cette valeur qui fait la force de notre modèle communal. Avec ce dossier, notre ambition est simple : ouvrir les portes de l’exécutif communal, donner un visage, un parcours, une voix à celles et ceux qui œuvrent chaque jour pour le bien commun. Faire connaître leurs priorités, leurs défis, leurs engagements, mais aussi leur vision pour l’avenir. En mettant en avant les bourgmestres et les échevins, nous sou- haitons rendre hommage à leur travail, parfois discret, souvent complexe, toujours essentiel. Nous voulons également offrir aux citoyens une meilleure compréhension de celles et ceux qui décident aujourd’hui de la commune de demain. Parce que la confiance naît de la transparence. Parce que l’action locale mérite d’être racontée. Parce que chaque commune est un laboratoire de solutions, d’idées et d’innovations.

Mieux connaître ceux qui nous gouvernent au quotidien
PAR ARMAND D’ANTONIO
Dans ce nouveau numéro de Lëtzebuerger Gemengen, nous avons choisi de mettre en lumière celles et ceux qui incarnent l’action publique au plus près des citoyens : les bourgmestres et les éche- vins de nos communes.

Nous les croisons parfois lors d’une inauguration, lors d’une fête locale ou à travers les décisions du conseil communal, mais leur rôle dépasse largement ces moments visibles. Ils sont les premiers interlocuteurs, les premiers décideurs et, souvent, les premiers bâtisseurs de la qualité de vie dans nos villes et villages.

Au Luxembourg, la commune n’est pas une structure administra- tive parmi d’autres : c’est le cœur de notre démocratie locale. C’est là que naissent les projets qui transforment nos rues, nos écoles, nos infrastructures sportives, nos mobilités, notre environne- ment. C’est là aussi que s’exprime la proximité, cette valeur qui fait la force de notre modèle communal.

Avec ce dossier, notre ambition est simple : ouvrir les portes de l’exécutif communal, donner un visage, un parcours, une voix à
celles et ceux qui œuvrent chaque jour pour le bien commun. Faire connaître leurs priorités, leurs défis, leurs engagements, mais aussi leur vision pour l’avenir.

En mettant en avant les bourgmestres et les échevins, nous sou- haitons rendre hommage à leur travail, parfois discret, souvent complexe, toujours essentiel. Nous voulons également offrir aux citoyens une meilleure compréhension de celles et ceux qui décident aujourd’hui de la commune de demain.

Parce que la confiance naît de la transparence. Parce que l’action locale mérite d’être racontée. Parce que chaque commune est un laboratoire de solutions, d’idées et d’innovations.

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DÉCEMBRE 2025 - N˚270

www.gemengen.lu

COMMUNE DE MERTZIG

MIKE POIRÉ

2025, l’année des grands anniversaires à Mertzig

Stefano D'Agostino

Lex Schwind

CLAUDE MEISCH

Ministère du Logement

Logement au Luxembourg :

quelles réponses à la crise

persistante ?

ALAIN PÜTZ

Perrard

Plus d’un siècle

de savoir-faire

ALAIN DICHTER

SERVIOR

Vieillir autrement :

la promesse Servior


Parce qu’il est risqué de bâtir un projet seul.

Mais parce qu’ensemble, on allie maîtrise et

savoir-faire.

Adoptez une approche à 360° pour conjuguer performance,

responsabilité et optimisation.

ey.com/en_lu/services/strategy/parthenon

© 2025 Ernst & Young S.A. All Rights Reserved. ED None.


3

ÉDITO

Mieux connaître ceux qui

nous gouvernent au quotidien

PAR ARMAND D’ANTONIO

Dans ce nouveau numéro de Lëtzebuerger Gemengen, nous avons

choisi de mettre en lumière celles et ceux qui incarnent l’action

publique au plus près des citoyens : les bourgmestres et les échevins

de nos communes.

Nous les croisons parfois lors d’une inauguration, lors d’une fête

locale ou à travers les décisions du conseil communal, mais leur

rôle dépasse largement ces moments visibles. Ils sont les premiers

interlocuteurs, les premiers décideurs et, souvent, les premiers

bâtisseurs de la qualité de vie dans nos villes et villages.

Au Luxembourg, la commune n’est pas une structure administrative

parmi d’autres : c’est le cœur de notre démocratie locale. C’est

là que naissent les projets qui transforment nos rues, nos écoles,

nos infrastructures sportives, nos mobilités, notre environnement.

C’est là aussi que s’exprime la proximité, cette valeur qui

fait la force de notre modèle communal.

celles et ceux qui œuvrent chaque jour pour le bien commun. Faire

connaître leurs priorités, leurs défis, leurs engagements, mais

aussi leur vision pour l’avenir.

En mettant en avant les bourgmestres et les échevins, nous souhaitons

rendre hommage à leur travail, parfois discret, souvent

complexe, toujours essentiel. Nous voulons également offrir

aux citoyens une meilleure compréhension de celles et ceux qui

décident aujourd’hui de la commune de demain.

Parce que la confiance naît de la transparence. Parce que l’action

locale mérite d’être racontée. Parce que chaque commune est un

laboratoire de solutions, d’idées et d’innovations.

Avec ce dossier, notre ambition est simple : ouvrir les portes de

l’exécutif communal, donner un visage, un parcours, une voix à


4

| DOSSIER

LËTZEBUERGER GEMENGEN

Publication éditée par Living Green sàrl-s

www.gemengen.lu

Société éditrice

Living Green sàrl-s

24, rue Michel Rodange • L-4660 Differdange

Régie publicitaire

Julien Malherbe

julienm@livinggreen.lu

DIGITAL ET INNOVATION

IMMOBILIER ET CONSTRUCTION

Administration

Lucia Ori

Tél. 58 45 46 29

secretariat@livinggreen.lu

Rédaction

Armand D'Antonio

Pierre Birck

pierreb@livinggreen.lu

Barbara Pierrot

Barbarap@livinggreen.lu

Léa Behnous

Léab@livinggreen.lu

Julien Menegalli

Sébastien Michel

Conception et réalisation graphique

Joana Sabri

Joanas@livinggreen.lu

Photographie

Nader Ghavami / Photopro Luxembourg

Yves Kortum

Alain Bianco

Impression

Imprimerie Centrale

SOMMAIRE

08

2025,

COVERSTORY

COMMUNE DE MERTZIG

l’année des grands anniversaires à Mertzig

DIGITAL ET INNOVATION

12 | Servior

Vieillir autrement : la promesse Servior

14 | LIST

Les communes luxembourgeoises face à la transition

numérique et écologique

16 | Fujitsu Luxembourg

Au-delà de l’IT, remettre votre transformation agile sur

les rails

18 | Quicktools

Des démarches administratives réellement simplifiées

22 | SIGI

Moderniser, simplifier, connecter : comment

le SIGI fait évoluer les services communaux

© Living Green

Tous droits de reproduction réservés pour tous pays.

Tous manuscrits, photos et documents envoyés à la

rédaction ne peuvent être exploités qu’avec l’accord

de leurs auteurs. Publiés ou non, ils ne seront pas

restitués. Les reportages signés n’engagent que

leurs auteurs.

Les prix figurant dans cette revue sont indicatifs et

peuvent être sujets à des variations dont l’éditeur ne

pourrait nullement être tenu pour responsable.

26 | PWC

Dans l’ombre de la cybercriminalité : état des lieux

au Luxembourg

28 | House of Training

House of Training : une décennie de succès


5

ENVIRONNEMENT ET ÉNERGIE

ACTUALITÉS COMMUNALES

IMMOBILIER ET CONSTRUCTION

32 | Ministère du Logement et de l’Aménagement

du territoire

Logement au Luxembourg : quelles réponses à la crise

persistante ?

34 | Tralux Construction

Construire mieux, construire autrement

36 | Goblet Lavandier

Rajeunir, innover, former : l’impulsion de

Goblet Lavandier

40 | Mersch & Schmitz

Réinventer la conception technique des bâtiments

42 | Schroeder & Associés

Vers une ingénierie intégrale. La promesse de Schroeder

& Associés.

46 | EY

EY : un accompagnement à 360° sur les projets publics

et privés

48 | LSC360

Immobilier et industrie, LSC360 fait le point

62 | Vinçotte

Comment l’audit énergétique redéfinit la gestion

des bâtiment

ENVIRONNEMENT ET ÉNERGIE

64 | Ecotrel

Sensibiliser, recycler, réutiliser : le parcours Ecotrel

66 | Minusines

Minusines fête ses 100 ans : un siècle d’innovation

célébré à Luxexpo

70 | Luxair

Luxair : l’avenir dans l’air

74 | SCE

SCE : l’énergie solaire repensée pour tous les espaces

ACTUALITÉS COMMUNALES

78 | Commune de Strassen

Strassen affirme son identité culturelle

82 | Commune de Lenningen

Lenningen : un mandat placé sous le signe

de la modernisation

52 | Fonds du Logement

« Redonner vie au patrimoine, c’est redonner vie

aux villages »

54 | Perrard

Perrard : plus d’un siècle de savoir-faire

56 | Banque Raiffeisen

Soutenir aujourd’hui pour construire demain

58 | Fondation pour l’Accès au Logement

L’accompagnement social au service du logement


6

INDEX

8 | MIKE POIRÉ

Bourgmestre

Commune de Mertzig

12 | ALAIN DICHTER

Directeur général

SERVIOR

14 | GERMAN CASTIGNANI

Head of Human Centenred

AI, Data & Software

Group

LIST

16 | NATASHA TUMMELEY

Agile Coach

Fujitsu Luxembourg

18 | VALÉRIE PIQUEMAL

Experte en management

de l’expérience client et

gestion des changements

Quicktools

18 | MARC MARCHAL

Responsable de projets IT

Quicktools

22 | JOHNY NEVOA

Responsable clients et

produit

SIGI

22 | SYLVAIN MOMIN

Directeur

SIGI

26 | MAXIME PALLEZ

Cybersecurity Director

PwC

26 | THOMAS WITTISCHE

Audit Managing Director

Risk Assurance

PwC

28 | KARIN SCHOLTES

Présidente

House of Training

28 | MURIEL MORBÉ

CEO

House of Training

32 | CLAUDE MEISCH

Ministre

Ministère du Logement

et de l’Aménagement du

territoire

34 | MICHAEL REPPLINGER

Directeur

Tralux Construction

36 | NICOLAS CLAUDE

Administrateur

Goblet Lavandier

36 | ANDREAS FINKEN

Administrateur

Goblet Lavandier


7

42 | MARCO DA CHAO

Ingénieur-associé et

responsable du

département Services

Schroeder & Associés

42 | OLIVIER GENCO

Ingénieur en chef

Schroeder & Associés

42 | PATRICK COUNOTTE

Chef de service

Schroeder & Associés

46 | PIERRE GELENNE

Partner EY-Parthenon

M&A Real Estate EY

Luxembourg

46 | DAVID SYENAVE

Partner EY-Parthenon

M&A Real Estate EY

Luxembourg

48 | CARL-TARO KLEEFISCH

Administrateur délégué

LSC360

54 | ALAIN PÜTZ

Directeur

Perrard

56 | LUIGI DI FRANCO

Responsable réseau

des agences

Banque Raiffeisen

56 | MARC SCHRONEN

Responsable du

département entreprise

Banque Raiffeisen

58 | DIELLA GALANI

Chef du département

social

Fondation pour l’Accès au

Logement

62 | YOSRA MOHANDIZ

Consultante externe en RSE

Vinçotte

62 | MIGUEL LOPEZ ROSA

Administration & Sales

Manager

Vinçotte

62 | FRANCIS BALDO

Auditeur énergétique

Vinçotte

64 | ANDY MAXANT

CEO

Ecotrel

64 | OLIVIER MICHE

Président

Ecotrel

70 | GILLES FEITH

Directeur

Luxair

74 | JOE SCHANEN

Business Unit Manager

et Associé

SCE

82 | PHILIPPE GENGLER

Échevin

Commune de Lenningen

82 | JEAN-MARIE HERMANN

Échevin

Commune de Lenningen

82 | TIM KARIUS

Bourgmestre

Commune de Lenningen


8 | COVERSTORY

2025, L’ANNÉE DES GRANDS

ANNIVERSAIRES À MERTZIG

Mertzig célèbre l’année 2025 !

Les bougies de cinq gâteaux

d’anniversaire ont été soufflées

en même temps : 175 ans de

l’Église paroissiale, 150 ans

de la Chorale, 150 ans de la

commune, 125 ans de la Fanfare

et 60 ans des Jeunes Pompiers.

La séance académique a eu lieu

fin novembre. Le bourgmestre,

Mike Poiré, fait le point.

660 ans d’histoire ; cela se fête !

Commençons par l’année 1850. L’Église

paroissiale a été inaugurée après que

la première pierre a été posée deux ans

plus tôt, suite à l’ouverture d’une carrière

de grès dans la « Säitert » à Mertzig.

Pendant deux ans, 4.000 m3 de pierres

ont été transportés jusqu’au village par

des chevaux et des ouvriers locaux ont

construit l’Église en un temps record. Elle

a survécu aux deux guerres mondiales.

Quatre cloches, accordées en Si, Sol#, Fa#

et Mi ib , résonnent dans son clocher.

Avec la nouvelle Église, à partir de 1850,

des efforts ont été faits par les prêtres et

les instituteurs pour embellir les services

religieux. Cependant, ce n’est qu’en 1875

que le chœur d’hommes, la Chorale Ste

Cécile de Mertzig (appelée à l’époque

« Sängerbund von Mertzig »), a été fondée.

Politiquement, l’année 1874 a marqué un

tournant dans l’histoire de la commune.

Cette année-là, la Chambre des députés

a voté la « scission » entre Mertzig et

Feulen. La loi a été publiée au Mémorial le

20 novembre 1874 et l’entrée en vigueur a

été fixée au 1er janvier 1875. Donc, depuis

cette date, Mertzig est officiellement une

commune autonome depuis 150 ans !

Si la Chorale célèbre 150 ans d’existence,

la Fanfare a quant à elle vu le jour à

la Pentecôte de l’an 1900. Quelques

musiciens passionnés, après avoir assisté

à un concert de kermesse à Grosbous, ont

décidé de fonder leur propre Fanfare de

village. « Nous célébrons donc également

ces 125 ans en 2025 ! », indique Mike Poiré,

le bourgmestre.

Un autre anniversaire important est celui

des Jeunes Pompiers qui soufflent 60

bougies. La section jeunesse a été fondée

en 1965 par des pompiers engagés.

« Nous sommes reconnaissants qu’en

l’an 2000, les grandes festivités aient

été magnifiquement organisées. 500 ans

d’histoire y avaient été conjointement

célébrés cette année-là par l’Église

paroissiale, la Chorale, la Commune et la

Fanfare. En 2025, les Jeunes Pompiers se

joignent donc à la fête avec leurs 60 ans, ce

qui nous permet de célébrer ensemble 660


9

ans d’histoire », explique-t-il. « Nous ne

pouvons qu’élogier le travail exceptionnel

réalisé à l’époque par le comité

d’organisation. En plus des festivités

tout au long de l’année, c’est surtout la

publication du livre « Mertzig 2000 » qui

a marqué l’événement, un ouvrage unique

sur la vie dans notre commune, son

histoire, ses bâtiments, son patrimoine,

ses associations et ses habitants. Au

nom du conseil communal en fonction,

je tiens à remercier chaleureusement le

comité d’organisation, les auteurs et les

photographes pour leur travail », déclare

le bourgmestre.

La digitalisation en faveur du

développement durable de la Commune

Le développement durable a aussi une

dimension culturelle. En effet, le livre

« Mertzig 2000 », épuisé depuis quelques

années, a été numérisé et indexé. Il est

désormais disponible sur www.mertzig.

lu. Ces dernières années, la commune a


10

également développé une nouvelle identité

numérique à travers un site Internet et

une application, modernes, où les réseaux

sociaux jouent de nos jours un rôle clé pour

connecter les habitants.

« Nous voulons continuer à exploiter les

possibilités du numérique. Ainsi, nous

lancerons une nouvelle version encore plus

dynamique, vivante et inclusive de notre

site internet à l’occasion de cette année

d’anniversaire ». Par ailleurs, un nouveau

site – www.2025.lu – a été mis en ligne.

Si ce site est entièrement dédié à l’année

d’anniversaire, il servira toutefois aussi de

plateforme participative dynamique sur

la vie et l’histoire de la commune. Un «

appel à témoins » a donc été lancé pour

collecter des photos et des documents afin

de documenter l’histoire de la commune,

de ses associations et de ses habitants.

« Parallèlement, des enregistrements

vidéo ont été effectué depuis des mois.

Nous avons pu présenter des extraits du

film documentaire lors de notre séance

académique du 20 novembre dernier. La

Mertzigeoise Tessy Troes est la réalisatrice

et productrice du film.

Un jeune artiste local, Jason

Goldschmit, a été sélectionné

pour réaliser le dessin du

timbre.

la carrière de gré rouge a contribué à

l’essor économique et à la réputation de

Mertzig et a habillé de nombreux ouvrages

luxembourgeois. La plus ancienne œuvre

réalisée avec le « Roude Sandsteen » de la

carrière de Mertzig se trouve dans église

Saint-Laurent de Diekirch, datant de 1539

d’après les recherches. Par ailleurs, une

livraison en 1633 d’une dizaine de marches

d’escalier à destination de Bourscheid est

documentée dans les archives historiques.

Avec le « Mäerzeger Steen » ont été

construits des cadres de fenêtres, des

marches, des pierres tombales, mais aussi

des petits ponts, des bâtiments et surtout

des églises, dont celles bien sûr de Mertzig,

d’Ettelbruck, de Diekirch, d’Arsdorf et

d’Urspelt à titre d’exemple. Le tribunal de

Diekirch, le Château et la Mairie de Wiltz,

le Pont de l’Alzette à Ettelbruck, l'Hôtel

Victor Hugo à Vianden sont d’autres

ouvrages construits et habillés avec le grès

rouge de Mertzig.

« Il s’agit d’un timbre « M50g », donc

destiné aux envois internationaux postés

au Luxembourg. Ainsi, « M » fait un

clin d’œil à « Mertzig » et notre histoire

va donc voyager dans le monde ces

prochaines années. Je tiens à remercier

les responsables du Service Patrimoine

et Post Philately et la direction de Post

Luxembourg de nous avoir offert ce beau

cadeau dans le cadre de notre anniversaire.

Le timbre a officiellement été émis le

11 mars 2025 », se réjouit Mike Poiré.

Émission du timbre commémoratif

« 150 e anniversaire de la Commune

de Mertzig »

« Post Philately Luxembourg » émet chaque

année une vingtaine de timbres dédiés

à des commémorations diverses. « C’est

dans ce cadre que nous avions introduit

notre candidature et nous sommes très

reconnaissants qu’elle a été retenue. Un

jeune artiste local, Jason Goldschmit, a

été sélectionné pour réaliser le dessin

du timbre. Il s’agit de la silhouette de la

Maison communale, maison natale de

l’architecte et peintre Sosthène Weis

(1872-1941) », souligne-t-il.

Nous lancerons une nouvelle

version encore plus dynamique,

vivante et inclusive de notre

site internet à l’occasion de

cette année d’anniversaire.

Administration communale de Mertzig

22, rue Principale

L-9168 Mertzig

www.mertzig.lu

L’ouvrier devant le bâtiment rend hommage

aux travailleurs dans les carrières de

Mertzig des derniers siècles. En effet,



12

| DIGITAL ET INNOVATION

VIEILLIR AUTREMENT :

LA PROMESSE SERVIOR

Les structures d’accompagnement pour personnes âgées ne

devraient pas négliger les besoins de leurs bénéficiaires : c’est

la conviction de SERVIOR, référence du secteur au Luxembourg,

qui s’engage à moderniser et adapter ses services depuis

25 ans. Alain Dichter, son directeur général, présente sa vision

de l’accompagnement des aînés et détaille les offres proposées.

Quel est l’objectif de SERVIOR ?

Servior est un établissement public

luxembourgeois, référence nationale dans

l’hébergement et l’accompagnement des

aînés, qui a débuté son travail au 1er janvier

1999 et a été créé par la loi de décembre

1998. Nous sommes une institution

créée par l’État et en tant que telle, nous

avons repris toutes ses structures dédiées

aux personnes âgées que nous appelons

« Maisons des Aînés ».

En 1999, la gestion des structures a été

regroupée sous une organisation unique,

qui a adopté le nom commercial SERVIOR

(Services aux seniors) en 2001. À ses

débuts, notre mission principale consistait

à reprendre les structures de l’État. Au fil

des années, nous avons non seulement

poursuivi cette mission, mais également

modernisé et développé de nombreux

sites, souvent anciens et vétustes, afin de

les rendre conformes aux normes actuelles

et adaptés aux besoins des résidents.

Aujourd’hui, SERVIOR gère 15 maisons

des aînés dont une résidence encadrée

pour personnes âgées réparties à travers

le pays, représentant près de 1.900 lits.

Parallèlement, nous avons diversifié nos

services pour mieux répondre aux attentes

des seniors et de leurs familles. Parmi ces

initiatives, le service Repas-sur-roues,

dont nous sommes leader au Luxembourg,

ainsi que, depuis l’année dernière, la mise

en place d’un premier réseau d’aides et de

soins à domicile. Notre développement se

poursuit : en 2026, nous ouvrirons trois

nouvelles antennes d’aides et de soins à

domicile ainsi qu'un foyer de jour. En 2027,

un nouveau site à Rumelange, comprenant

120 logements modernes, accueillera

ses premiers résidents dans une maison

pensée pour offrir confort, sécurité et

qualité de vie à nos aînés. SERVIOR reste

fidèle à sa mission : offrir des services de

qualité, innovants et adaptés aux besoins

des personnes âgées, tout en anticipant les

défis de demain.

Il a fallu créer une structure qui nous

permette de compléter notre mission et

pour cela, il nous a fallu aussi de bonnes

collaborations avec les hôpitaux, dont

le Centre Hospitalier Emile Mayrisch

(CHEM), le Centre Hospitalier du Nord

(CHdN), le CHNP et le Centre Hospitalier

de Luxembourg (CHL). Notre collaboration

avec le CHEM a notamment donné lieu à

la création de la société en joint-venture

Alliance Saveurs et Santé, qui se charge

de la préparation et la livraison de repas

pour tous les patients, les personnels et les

visiteurs des sites. Nous en exploitons aussi

les cafétérias et les crèches.

En quoi consiste votre offre

de services 360° ?

Très souvent, on retrouve un circuit type

chez les personnes âgées, du domicile

jusqu’à la Maison des Aînés et c’est cette

approche 360° que nous proposons.

Nous disposons d’une offre globale aux

différentes étapes de vie d’un aîné pour

pouvoir l’accompagner suivant ses attentes

et besoins.

Généralement, un des premiers problèmes

qui survient chez la personne âgée est

qu’elle éprouve des difficultés à se faire à

manger. On peut intervenir sur le volet

alimentaire avec notre service repas-surroues,

qui livre des menus complets allant

de l'entrée, soupe, plat principal au dessert

et pouvant être adapté en fonction des

besoins spécifiques dont considération

de régimes et textures adaptés. De plus,

pour nos clients les moins autonomes, nos

collaborateurs, spécialement formés et

sensibilisés, peuvent, si cela est souhaité

et convenu, disposer des clés du domicile

afin d’assurer une livraison sécurisée et

attentive. Cette proximité nous permet non

seulement de servir nos clients dans les

meilleures conditions, mais aussi de veiller

à leur bien-être.

En cas de problème, par exemple une

dégradation de l’état de santé, nos équipes

sont en mesure d’alerter l’office social de la

commune ou d’accompagner le client dans

les démarches pour obtenir rapidement la

visite d’une aide à domicile.

Notre service va donc bien au-delà

d’une simple livraison de repas, comme

le feraient les services de livraison à

domicile proposés par certains restaurants

ou des applications : il s’agit d’un

accompagnement personnalisé, pensé pour

garantir confort, sécurité et sérénité au

quotidien. Aujourd’hui, nous collaborons

avec 63 communes et couvrons presque

70% du territoire luxembourgeois avec le

repas sur roues. Les dernières communes

qui vont rejoindre notre réseau des repas

sur roues sont les communes de Clervaux

et de Biwer au 1 er janvier 2026.

Nous proposons également un service

d’aides et de soins à domicile, intégré à

notre offre globale depuis l’année dernière,

ainsi qu’un service de foyer de jour. Ce

dernier permet à une personne de continuer

à vivre chez elle tout en bénéficiant, en

journée, d’un encadrement et d’activités

dans l’une de nos maisons. Cette solution

est souvent choisie pour soulager la famille

ou pour aider la personne à maintenir un

lien social et éviter l’isolement.

Si, au fil du temps, d’autres besoins

apparaissent, nous pouvons orienter vers

la Maison des Aînés, où l’accompagnement

est assuré 24h/24, que la personne soit

autonome ou dépendante.

Nous proposons également des premières

immersions qui permettent aux aînés de

s’essayer aux services. C’est l’exemple de

la table de midi, où les intéressés peuvent

aussi venir manger sur réservation,

ou encore des chambres de vacances

qui permettent de séjourner dans nos

maisons. Il y a également des journées

découvertes offrant la possibilité de passer


13

Nous travaillons dans la

maison des personnes parce

qu’elles vivent chez nous. (...)

C'est alors à nous de faire en

sorte qu’elles se sentent bien.

Mettre le client en avant est

notre priorité absolue.

Alain Dichter

une journée dans l’une de nos maisons,

pour s’acclimater à l’environnement, car

beaucoup nous rejoignent également pour

le côté social.

Qu’est-ce qui distingue SERVIOR

des autres établissements

d’accompagnement et de soins

des personnes âgées ?

Nous sommes en mesure de proposer une

gamme de services complète pour les aînés.

Nous estimons qu’il y a peu d’acteurs sur le

marché qui peuvent offrir la globalité que

nous proposons. En tant qu’établissement

public, nous sommes les seuls. Notre

priorité est de nous occuper de la personne

âgée, de lui proposer les services dont

elle a besoin pour bien vieillir. En tant

qu’établissement public, nous sommes dans

une logique d’autonomie financière, il nous

faut un résultat positif pour réinvestir et

moderniser davantage, afin de développer,

innover et améliorer aussi les conditions

de travail de nos équipes, mais nous ne

recherchons pas une maximisation du

profit. Nous travaillons dans la maison des

personnes parce qu’elles vivent chez nous :

c’est leur maison, leur nouveau chez-soi

dès lors qu’elles s’y installent. C’est alors

à nous de faire en sorte qu’elles se sentent

bien. Mettre le client en avant est notre

priorité absolue.

Soulignons également le rôle essentiel

de nos Amicales, qui s’impliquent

bénévolement et régulièrement pour

animer la vie de nos maisons. Nos

conseils de maison, composés de résidents

élus, véritables porte-parole de leurs

pairs, échangent fréquemment avec

l’équipe dirigeante afin de proposer des

améliorations et des idées nouvelles.

Nous souhaitons également offrir à

nos collaborateurs un cadre de travail

agréable. L’établissement emploie plus de

2.600 collaborateurs dans des domaines

variés tels que l’hôtellerie, les soins,

l’administration, le ménage et la logistique.

La fidélisation et la création d’un bon

cadre pour les membres du personnel nous

tiennent autant à cœur qu’une excellente

prise en charge des résidents. Nous

faisons partie du top 15 des employeurs au

Luxembourg et avons aussi un service dédié

au talent management, qui accompagne

des collaborateurs engagés, ambitionnés,

disposant des capacités et de la volonté

dans leur développement personnel et

professionnel.

Comment faites-vous pour offrir

une véritable expérience client,

détachée d’une expérience

de « maison de retraite » classique ?

Nous concevons notre Maison des Aînés

comme un véritable hôtel, avec en plus

des soins et une prise en charge complète

pour ceux qui en ont besoin. Chaque

résident dispose de son propre logement,

allant de la chambre confortable au grand

appartement, et bénéficie de services

all inclusive dignes d’un établissement

hôtelier : nettoyage quotidien, trois repas

variés par jour, animations en journée.

Mais ce lieu reste avant tout leur chezsoi,

leur Doheem, comme disent les

Luxembourgeois. Ils peuvent personnaliser

leur espace avec leurs meubles et objets

personnels, organiser leur quotidien à leur

rythme, inviter leurs proches à partager un

repas, ou simplement prendre un verre au

restaurant ou à la cafétéria.

Pour nous, le volet hôtellerie est très

important : nous y mettons autant de

passion que dans la qualité des soins,

depuis notre création.

Nous proposons également beaucoup

d’activités, mais par « activités », nous

n’entendons pas jouer au bingo du matin

au soir. Nous sommes très à l’écoute des

demandes, ayant mené en fonction des

sites et des intérêts des résidents à la

création de groupe de théâtres, Gospel,

Djembe. Nous organisons des spectacles,

des chorales, des compétitions ludiques

ou sportives entre maisons... C’est presque

comme si les aînés vivaient dans un village

où ils pouvaient participer aux activités

organisées par la commune. L’année

dernière, nous avons organisé une croisière

et cette année, certains ont été à Ténérife,

à la Forêt Noire ou encore sur la Côte

belge. Nous encourageons également les

personnes moins autonomes à participer

à nos voyages en adaptant les conditions

d'encadrement et en augmentant le

nombre de collaborateurs accompagnants

aux besoins.

Nous sommes convaincus que tout le

monde a le droit de bien vieillir et pour

nous, cela passe avant tout par le respect,

le soutien et l’écoute de ses envies et ses

besoins. Notre ambition est simple : être

présent à chaque étape, avec bienveillance

et professionnalisme.

SERVIOR

Direction et Administration générale

1, Plateau du Rham, Bâtiment 1 Ermesinde

L-2427 Luxembourg

www.servior.lu


14

| DIGITAL ET INNOVATION

LES COMMUNES

LUXEMBOURGEOISES

FACE À LA TRANSITION

NUMÉRIQUE

ET ÉCOLOGIQUE

Pour les élus communaux, la question

n’est plus tant de savoir si leur territoire

doit devenir smart, mais comment y

parvenir. À défaut, le risque est de voir

les retards s’accumuler, sous l’effet de la

pression réglementaire. C’est précisément

là que l’initiative Smart City Hub portée

par le Luxembourg Institute of Science

and Technology (LIST) entre en scène,

comme une réponse structurée et dédiée

aux besoins des communes et innovateurs

locaux.

Des communes sous tension :

la minéralisation du changement

Le paysage local fait désormais face

à un impératif clair. L’appel à projets

« Smart City » lancé en juin 2025 par le

ministère de l'Économie, des PME, de

l’Énergie et du Tourisme et le ministère

de l'Environnement, du Climat et de la

Biodiversité appelle les communes et

syndicats intercommunaux à s’engager

dans des projets de mobilité intelligente,

d’énergie efficiente ou de gestion

optimisée des ressources. Pour autant,

les communes doivent souvent composer

avec des moyens et des ressources

humaines sous tension ainsi que des

cadres techniques encore en construction

pour concrétiser ces ambitions. À cela

s’ajoute un cadre réglementaire renforcé

: interopérabilité, gouvernance des

données, pérennité des solutions sont

désormais autant de critères à respecter.

Parallèlement, les élus soulignent une

tension croissante due à la multiplication

des attentes des citoyens.

À l’échelle globale, la condition urbaine

conforte cette urgence : les villes

doivent aujourd’hui répondre aux

défis des ressources, de la qualité de

l’air, de l’efficacité énergétique, de la

mobilité et de la sécurité. Une commune

doit construire un modèle, garantir la

gouvernance, maîtriser les impacts, et

pour ce faire, s’engager dans une profonde

transformation.

Le Smart City Hub du LIST :

un partenaire pour les communes

Luxembourg Institute of Science and Technology

German Castignani, Head of Human Centered AI, Data & Software Group

À l’heure où les collectivités territoriales se voient confrontées à la

double transition, numérique et écologique, de plus en plus d’entre

elles sont face à la complexité de passer à l’échelle et de devenir

actrices d’un changement pressant et complexe.

C’est dans ce contexte que le Smart City

Hub du LIST dévoile toute sa pertinence.

Cette plateforme est précisément conçue

pour répondre à la double exigence :

permettre aux villes et communes d’entrer

dans le monde des solutions « smart », tout

en les accompagnant de façon sécurisée,

neutre et progressive.


15

Concrètement, le Smart City Hub

propose un cadre d’expérimentation

accompagnant les villes tout au long de

leur parcours de digitalisation : d’abord

une phase d’exploration guidée, où les

villes peuvent identifier quelles approches

peuvent renforcer leurs missions et quelles

solutions techniques sont les plus adaptées

à leur contexte, avant d’entamer des tests

techniques en conditions réelles. Enfin, un

accompagnement jusqu’à l’adoption est

proposé pour garantir la robustesse des

solutions et en ayant intégré les aspects

réglementaires, notamment la conformité

à des cadres tels que le règlement

européen sur l'IA ou le règlement général

de protection des données (RGPD).

Pour une commune, cela signifie ne plus

être isolée face à l’innovation : elle peut

s’appuyer sur une structure qui l’aide à

identifier les cas d’usage pertinents, tester

avant d’engager de larges investissements,

et garantir que la solution retenue s’inscrit

dans la durée.

Lors de l’événement Smart City Hub

organisé le 14 octobre, en partenariat avec

la Ville d’Esch-sur-Alzette et le Syvicol,

les 67 représentants de villes, syndicats

et innovateurs, ont fait émerger 23 idées

de projet de digitalisation et embryons de

projets pour l’appel Smart City.

Le fait que ce dispositif soit

opéré par un institut de

recherche neutre comme le

LIST, et s’inscrive dans le

réseau européen des Testing

& Experimentation Facilities,

renforce sa crédibilité et offre

aux collectivités un cadre

rigoureux

Les étapes de l'expérimentation

proposées par le Smart City Hub :

Grâce au Smart City Hub du

LIST, une commune dispose

d’un partenaire pour mettre

en place des garanties : pas

uniquement la technologie,

mais les bonnes questions et

les bons protocoles

Une valeur ajoutée tangible

Pour les communes luxembourgeoises, le

Smart City Hub apporte une valeur ajoutée

protéiforme. D’abord la réduction du

risque. Un article récent note que 95% des

pilotes en IA échouent. C’est précisément

face à ce constat que le Smart City Hub

se déploie en offrant un accompagnement

pour tester un prototype avant de le

déployer à grande échelle. Cette phase

est essentielle tant elle permet d’éviter

les erreurs coûteuses, les dépendances

technologiques non maîtrisées, ou les

projets abandonnés faute de résultats.

L’accompagnement porte également sur

l’interopérabilité et la gouvernance des

données, ce qui devient indispensable

dans le cadre d’appels à projets. En effet,

l’appel exige que les communes montrent

non seulement qu’elles innovent, mais

aussi qu’elles partagent, sécurisent et

répliquent leurs solutions.

Enfin, l’accompagnement a non

seulement un impact financier tangible en

augmentant significativement les chances

de succès dans les appels à projets, mais

aide essentiellement les communes à fixer

des priorités réalistes. Les projets sont

ainsi orientés vers des solutions adaptées

aux besoins réels des territoires, qu’il

s’agisse de mobilité, d’énergie, de gestion

des ressources ou de qualité de vie. Sur

tous ces axes stratégiques, le Smart City

Hub offre un parcours accompagné, calibré

pour les collectivités, et surtout, avec des

services cofinancés dans le cadre du projet

CitCom.ai.

Devenir une ville intelligente ne consiste

pas seulement à déployer des technologies,

mais à construire une stratégie, à tester, à

assurer la gouvernance des données et à

réussir la transition, en toute confiance.

Pour en savoir plus, consultez :

https://smartcityhub.list.lu/

Luxembourg Institute of Science

and Technology

5, avenue des Hauts-Fourneaux

L-4362 Esch-sur-Alzette

www.list.lu


16

| DIGITAL ET INNOVATION

AU-DELÀ DE L’IT, REMETTRE

VOTRE TRANSFORMATION AGILE

SUR LES RAILS

Natascha Tummeley, Agile Coach au sein de Fujitsu Luxembourg

Il y a deux ans, toutes les entreprises européennes recrutaient

des Agile Coaches et des Scrum Masters. Aujourd’hui, beaucoup

se retrouvent face à ce que Natascha Tummeley, Agile Coach

chez Fujitsu Luxembourg, appelle une « gueule de bois Agile ».

Les budgets ont été dépensés, des transformations majeures

ont été lancées, et pourtant les progrès semblent limités. Avec la

pression économique qui augmente, de nombreuses organisations

se demandent si l’Agile en valait vraiment la peine. Mais selon

Natascha Tummeley, le problème ne vient pas de l’Agile en soi.

C’est la manière dont nous l’avons abordé… Dans cet entretien, elle

explique pourquoi la plupart des transformations Agile échouent

et comment rendre la vôtre véritablement durable, au-delà du

département informatique.

Partout en Europe, les dirigeants

parlent d’une “fatigue Agile”. Les

organisations ont-elles simplement

atteint les limites de l’Agile ou

avons-nous mal compris ce qu’une

transformation exige réellement ?

Natascha Tummeley : Il y a deux ans,

chaque entreprise était en plein mode

Agile : recrutement de Coaches, formation

de Scrum Masters, restructuration des

équipes. Les attentes étaient très élevées.

Mais aujourd’hui, beaucoup se sentent

épuisés. Trop d’argent investi, trop

d’initiatives lancées, trop peu de progrès

tangibles. Ajoutez à cela une récession

et beaucoup finissent par se demander :

l’Agile n’était-il qu’une mode ? Ma réponse

est non, mais je comprends la frustration.

Ce que nous voyons, ce n’est pas l’échec

de l’Agile en tant que concept. C’est

l’échec de transformations incomplètes

ou déséquilibrées.

Pourquoi tant de transformations

Agile peinent-elles à produire un réel

impact, malgré les investissements et

l’enthousiasme qui les accompagnent ?

NT : Commençons par un constat : plus de

70% des transformations Agile échouent.

La raison principale est l’absence

de stratégie globale, ce qui pousse à

commencer par l’IT, parce que cela

semble plus naturel. L’Agile devient alors

non seulement une “chose de l’IT”, mais

aussi une méthode de livraison plutôt

qu’un état d’esprit partagé à l’échelle

de l’entreprise. Vous ne pouvez pas

attendre de l’IT qu’il travaille en cycles

courts, qu’il itère et s’adapte si le reste de

l’organisation fonctionne encore en silos,

avec de longues chaînes de décision et des

structures rigides.

Un autre écueil est l’absence de définition

d’objectifs et de communication. Trop

d’organisations se lancent dans l’Agile

parce que c’est “tendance”, et non parce

qu’elles ont défini pourquoi c’est essentiel

pour leur business model. Sans objectif

clair ni plan, l’Agile devient rapidement

une succession de pratiques déconnectées

et dysfonctionnelles.

Pourquoi l’alignement du leadership

reste-t-il l’un des facteurs les plus sousestimés

— et pourtant décisifs — pour

faire réellement fonctionner l’Agile ?

NT : Le leadership est essentiel. J’ai vu

des transformations s’effondrer du jour

au lendemain lorsque le seul dirigeant qui

soutenait l’Agile quittait l’entreprise. Si

une seule personne porte l’initiative, elle

est fragile par nature.


17

Pour rendre le changement durable, il faut

que toute la direction soit engagée, en

comprenant non seulement les objectifs,

mais aussi les changements culturels et

managériaux qui accompagnent l’Agile.

Plus les dirigeants mesurent l’ampleur de

la transformation nécessaire, mieux c’est.

Ils doivent en être des ambassadeurs, des

sponsors actifs, même lorsque les priorités

changent ou que des personnes s’en vont.

Aucun changement durable et

réussi ne vient d’une approche

bottom-up.

Natascha Tummeley

Une fois la direction convaincue,

comment les organisations peuventelles

transformer cette intention

stratégique en un engagement

authentique à tous les niveaux

de l’entreprise ?

NT : Grâce à une communication continue.

Le changement ne fonctionne que lorsque

chacun comprend le pourquoi et le

comment. Lorsque le message est clair

et cohérent, les équipes commencent à

apprendre, à s’adapter et même à impulser

elles-mêmes des améliorations.

Et ne sous-estimez pas le pouvoir de

l’inclusion. Intégrez même les sceptiques

dans vos sessions de planification

stratégique. Comme j’aime le dire : « Ceux

qui écrivent le plan ne se battent pas

contre le plan. » Lorsque le management

intermédiaire et les employés contribuent

à façonner le parcours, ils deviennent

copropriétaires de la transformation.

Une entreprise peut-elle vraiment se

dire “Agile” si l’agilité s’arrête à l’IT ?

Que se passe-t-il lorsque les fonctions

business commencent à penser et agir

avec le même état d’esprit ?

NT : Cela signifie appliquer les valeurs et

principes Agile dans toutes les parties de

l’organisation, RH, Finance, Opérations,

Marketing, toutes les branches concernées.

L’Agile ne consiste pas seulement à

développer des logiciels plus rapidement

; il s’agit de construire une organisation

capable de s’adapter rapidement et

intelligemment au changement.

PLUS DE 70%

des transformations Agile échouent, souvent parce qu’elles s’arrêtent à l’IT.

Lorsque les départements non-

IT adoptent des pratiques Agiles

(planification itérative, transparence,

équipes responsabilisées) c’est l’entreprise

entière qui commence à s’aligner. Les silos

se brisent, la collaboration s’améliore, et

les décisions stratégiques deviennent plus

rapides et mieux informées. C’est à ce

moment-là que l’Agile devient un avantage

business, et non juste une méthodologie.

L’organisation devient plus résiliente.

Les frameworks suscitent souvent

des débats passionnés : SAFe est vu

comme rigide, Spotify comme trop

libéral. Existe-t-il un modèle “idéal”

pour étendre l’Agile, ou chaque

organisation doit-elle concevoir

le sien ?

NT : Les deux ont leurs mérites, mais

le contexte est déterminant. Le modèle

Spotify paraît séduisant parce qu’il

promeut l’autonomie et l’alignement.

Cependant, il a été conçu pour une culture

d’entreprise très spécifique. Beaucoup

d’organisations disent qu’elles “font du

Spotify”, mais en réalité, elles mettent

en place quelque chose de plus proche

de SAFe, simplement avec des étiquettes

différentes.

SAFe (Scaled Agile Framework) semble

souvent intimidant à première vue,

mais il est en réalité très adaptable.

Vous pouvez commencer petit, étendre

progressivement, et profiter d’un

écosystème établi de Coaches et de

Consultants expérimentés en Europe. Il

intègre les principes Lean, les OKR, l’IA,

et même les salles Obeya. Dans ce cadre,

les équipes disposent d’une grande marge

de créativité et d’autonomie. Elles ont une

place à la table.

Beaucoup de transformations

démarrent fort mais perdent leur

élan après la première vague

d’enthousiasme. Qu’est-ce qui

distingue celles qui durent de celles qui

s’essoufflent ?

NT : L’autonomisation. Les Agile Coaches

et les Transformation Managers ont

besoin d’une véritable autorité pour

influencer et agir lorsque c’est nécessaire.

Leur rôle n’est pas de faire appliquer des

cérémonies ; ils sont là pour aider les

équipes et les dirigeants à penser et agir

différemment. C’est la même chose pour

les équipes Agile. Elles savent exactement

ce qui ne fonctionne pas, ce qui doit

changer, mais elles ne sont pas habilitées

à agir. Personne ne les écoute.

Vient ensuite la durabilité. Chaque

parcours Agile doit inclure une vision, une

feuille de route, et un mécanisme pour

mesurer les progrès. L’agilité consiste

à apprendre et à s’améliorer, tester,

réfléchir, adapter. Et n’oubliez pas : la

transformation ne se fait pas du jour au

lendemain. Le changement culturel exige

patience, constance et humilité.

Pour les dirigeants qui sentent leur

parcours Agile au point mort, où

devraient-ils recommencer ? Et quel

changement d’état d’esprit fait la plus

grande différence ?

NT : Ne renoncez pas à l’Agile simplement

parce que la première tentative a échoué.

Prenez cela comme un retour d’expérience,

pas comme un échec. Apprenez de ce qui

n’a pas fonctionné, ajustez votre stratégie,

et continuez.

L’Agile n’est pas un projet avec une date de

fin ; c’est une évolution continue. Lorsque

les dirigeants et les équipes adoptent cet

état d’esprit, l’agilité devient une manière

de respirer pour l’organisation.

La fameuse “fatigue Agile” que ressentent

aujourd’hui de nombreuses entreprises

n’est pas une impasse. C’est un signal

d’alarme pour repenser et reconstruire.

Comme le rappelle Natascha Tummeley,

« Ce n’est pas l’Agile qui échoue, c’est la

manière dont nous l’abordons. » Pour les

organisations prêtes à aller au-delà de l’IT

et à s’engager dans une transformation

réellement intégrée, la promesse de

l’agilité, à savoir adaptabilité, innovation

et résilience, n’a jamais été aussi

pertinente.

Fujitsu Luxembourg

89C, rue Pafebruch

L-8303 Capellen

www.fujitsu.com/lu


18

| DIGITAL ET INNOVATION

DES DÉMARCHES ADMINISTRATIVES

RÉELLEMENT SIMPLIFIÉES

Souvent perçues comme lourdes et chronophages, les démarches

administratives communales constituent un défi quotidien, tant

pour les agents que pour les citoyens, régulièrement confrontés

à des formulaires complexes et peu intuitifs. La solution digitale

One Stop Desk, développée par Quicktools, repense en profondeur

la gestion des demandes communales afin de simplifier ces

processus. Entretien avec les concepteurs de l’outil : Marc Marchal,

responsable de projets IT, et Valérie Piquemal, experte en

management de l’expérience client et gestion des changements.

En quoi consiste la solution

One Stop Desk ?

VP : One Stop Desk est une solution

digitale conçue pour les communes afin

de gérer efficacement l’ensemble des

demandes citoyennes. L’outil permet aux

usagers de soumettre leurs démarches de

façon simple, intuitive et complète, tout

en offrant aux services communaux une

gestion structurée, cohérente et adaptée

à leurs besoins. Nous sommes convaincus

que la digitalisation, lorsqu’elle est

utilisée de manière intelligente, améliore

l’expérience des usagers et la qualité du

travail administratif, tout en réduisant les

erreurs et les omissions. L’objectif n’est pas

de supprimer totalement les formulaires

papier pour ceux qui préfèrent cette option,

mais de faciliter les démarches pour tous.

MM : Cette solution a été développée

spécifiquement pour le marché communal

luxembourgeois. Elle combine notre

expertise en développement web avec

nos compétences en management de

l’expérience utilisateur, afin de proposer

une plateforme robuste, efficace et

parfaitement adaptée aux besoins des

communes.

Comment cette digitalisation peut-elle

être bénéfique pour les communes ?

VP : Les communes rencontrent

aujourd’hui plusieurs défis : les formulaires

administratifs sont souvent hétérogènes

en raison de leur évolution historique, ce

qui complique leur gestion. De plus, ces

formulaires sont généralement statiques

et obligent les citoyens à interpréter

eux-mêmes les informations demandées.

Cela génère des réponses incomplètes ou

erronées, entraînant de nombreux allersretours

entre les services et une perte

de temps significative. Les démarches

traditionnelles impliquent aussi de

télécharger des fichiers, de les remplir

manuellement, de les signer, puis de les

renvoyer par courriel, un processus qui

n’est plus adapté aux attentes actuelles.

One Stop Desk répond à ces problèmes en

proposant une plateforme centralisée qui

simplifie l’expérience des citoyens tout en

améliorant le traitement des demandes

en interne : les informations collectées

sont plus complètes, mieux structurées

et directement orientées vers le service

compétent.

Concrètement, que peut apporter cette

digitalisation ?

VP : L’une des grandes forces de cette

solution est qu’elle offre aux communes une

vision d’ensemble claire et en temps réel

de toutes les demandes citoyennes. C’est

un enjeu majeur, car il est souvent difficile

pour les administrations de connaître

précisément le statut et l’avancement de

chaque demande.

MM : La plateforme centralise toutes

les démarches et améliore l’expérience

utilisateur, tant pour les citoyens que pour

les agents communaux. Cela se traduit

par un gain de temps considérable pour le

personnel : les citoyens sont guidés étape

par étape et les agents disposent d’un

outil structuré qui simplifie leur travail

quotidien. La digitalisation n’est qu’un

moyen, notre objectif final est de rendre

les démarches plus simples, plus claires et

plus efficaces.

VP : Nous offrons également un

catalogue très riche qui comprend une

quarantaine de démarches administratives

personnalisables, pouvant aller de la

gestion des subventions à la gestion des

vignettes, des demandes de certificats

ou de travaux, jusqu’à la location de

salles par exemple. Il s’agit de toutes les

interactions qu’une personne externe

peut avoir avec la commune, sous la forme

d’une demande. Nous nous basons sur

les règlements et documents existants

pour faire des propositions à la commune,

Nous avons essayé de résoudre

tous ces problèmes en créant

une plateforme qui, à la

fois, simplifie l’expérience

citoyenne et la gestion

des demandes en interne,

puisqu’elles sont à la fois

plus complètes et rejoignent

directement le bon service.


19

ce qui leur fait gagner du temps en matière

de gestion du projet. Mais concrètement,

nous consultons chaque service en leur

soumettant une proposition de formulaire

préalablement élaborée par notre

équipe, laquelle fait ensuite l’objet d’une

validation par le service concerné. Chaque

service aura également la possibilité de

tester le formulaire dans notre solution

avant qu’il ne soit mis en production.

En clair, la commune est entièrement

accompagnée et une part importante

de la charge de travail est endossée par

notre équipe.

Comment garantissez-vous

la sécurité et la confidentialité

des données traitées ?

MM : Tout d’abord, la solution est

hébergée sur des serveurs situés au

Luxembourg. L’accès aux données est

limité aux traitements énoncés et consentis

conformément au Règlement général

sur la protection des données (RGPD).

Nous avons conçu une plateforme qui simplifie simultanément

l’expérience des citoyens et la gestion interne des demandes,

en garantissant des formulaires plus complets et en orientant

automatiquement chaque requête vers le service compétent.

Des mesures de sécurité renforcées ont

été mises en œuvre notamment une

authentification à deux facteurs pour les

utilisateurs.

Par ailleurs, la qualité des données

collectées et le respect strict du principe de

minimisation et constituent des garanties

supplémentaires en matière de sécurité

et de conformité, seules les informations

nécessaires sont recueillies.

Quelles sont les prochains

développements envisagés ?

MM : La solution évolue en continu et nous

collaborons étroitement avec les communes

afin d’identifier les priorités d’évolution

de l’outil. Des améliorations au niveau de

l’interface utilisateur, des worklows et un

usage pertinent de l’intelligence artificielle

sont des pistes que nous explorerons dès

l’année prochaine.

Quicktools

11, rue Béatrix de Bourbon

L-1225 Luxembourg

www.onestopdesk.com

Valérie Piquemal & Marc Marchal


20

| DIGITAL ET INNOVATION

LES COMMUNES ENCORE UNE FOIS À L’HONNEUR LORS

DES LUXEMBOURG INTERNET DAYS

La 12 ème édition des Luxembourg Internet Days s’est déroulée les 18 et 19

novembre derniers dans les locaux de la Chambre de Commerce. Organisé par

LU-CIX, l’événement a accueilli plus de 1.300 professionnels représentant plus

de 500 entreprises. Les thématiques principales qui ont été choisies cette année

portaient sur la digitalisation, la cybersécurité et la souveraineté numérique.

Les communes ont également eu un moment entièrement dédié à elles grâce

au Gemengen Dag. Bourgmestres, échevins et responsables informatiques du

secteur communal ont pu se rencontrer et échanger sur ces thématiques.


Facilitez la vie de vos

citoyens et le travail

de vos équipes.

Chaque jour, les communes luxembourgeoises traitent des centaines

de demandes (subventions, certificats, vignettes, autorisations…).

Trop souvent incomplètes, elles entraînent des allers-retours, font

perdre du temps et frustrent les citoyens et les équipes.

One Stop Desk simplifie tout : une solution luxembourgeoise avec

un catalogue de 40 demandes prêtes à l’emploi, personnalisables.

Fini les formulaires génériques et les informations manquantes!

100 % digitale

et simple

Facile à utiliser, rapide à

mettre en place

Plateforme

intelligente

Analyse de la situation du

citoyen et personnalisation

des informations à collecter

Transfert

instantané

Envoi automatique à la

bonne équipe et suivi des

demandes

www.onestopdesk.com • info@onestopdesk.com • +352 621 26 31 13


22

| DIGITAL ET INNOVATION

MODERNISER, SIMPLIFIER,

CONNECTER : COMMENT

LE SIGI FAIT ÉVOLUER LES

SERVICES COMMUNAUX

Digitalisation, simplification des

démarches, ouverture des systèmes :

les communes luxembourgeoises vivent

une transformation profonde. Au cœur

de cette évolution, le SIGI joue un rôle

moteur. Partenaire informatique de

référence pour 99 communes du pays,

il modernise les outils qui soutiennent

la vie administrative quotidienne et

façonne désormais un écosystème plus

ouvert, plus agile et mieux connecté aux

besoins du terrain.

Cette nouvelle dynamique s’illustre

notamment à travers deux chantiers

majeurs : Workflow, l’application qui

digitalise la gestion des processus

communaux, et le développement d’un

ensemble d’API sécurisées, essentielles

pour préparer l’interopérabilité et les

obligations futures du secteur public,

notamment dans le cadre du principe «

once only ».

central dans le fonctionnement quotidien

des communes luxembourgeoises. Chaque

fois qu’un citoyen demande un document

administratif, c’est l’une de nos solutions

qui permet à l’agent communal d’y accéder

et de le produire, en version papier ou

électronique.

Notre mission n’est pas d’être en contact

direct avec le citoyen, mais de garantir

que les communes disposent d’outils

fiables, simples et sécurisés pour assurer

leurs obligations légales. Nous créons des

conditions de travail modernes, homogènes

et robustes, pour offrir un service public

fluide et de qualité sur tout le territoire.

Aujourd’hui, 99 communes s’appuient

sur nos produits et notre expertise. Cette

confiance nous oblige à maintenir un niveau

d’exigence élevé, un accompagnement de

proximité et une vision claire de l’avenir

numérique communal.

Derrière cette ambition se trouvent

une stratégie claire, une collaboration

étroite avec les communes et une volonté

affirmée de renforcer l’efficacité des

services publics locaux. Rencontre avec

Sylvain Momin, directeur du SIGI, et

Johny Nevoa, directeur Clients & Produits,

qui reviennent sur les grandes orientations

de cette transformation et sur les bénéfices

concrets pour les communes et les citoyens.

En quoi le SIGI est-il utile à la vie

luxembourgeoise ?

Sylvain Momin : Le SIGI joue un rôle

Qu’est-ce que Workflow et en quoi est-il

bénéfique pour les communes ?

Johny Nevoa : Le SIGI a engagé depuis

2024 une transformation profonde : nous

passons d’un modèle centré exclusivement

sur le développement interne à une

posture qui consiste également à intégrer

de solutions externes. Workflow illustre

parfaitement cette évolution.

L’outil a été initialement déployé à la Ville

d’Esch, puis progressivement auprès d’une

dizaine de communes pilotes jusqu’au

premier trimestre 2026. Nous avons

volontairement sélectionné des communes

de tailles et d’organisations différentes

pour capter la diversité des pratiques et des

besoins.

Workflow digitalise et fluidifie les processus

internes : demandes citoyennes, avis de

services, décisions du collège échevinal,

gestion documentaire… Par exemple,

lorsqu’un citoyen introduit une demande

sur le site d’Esch, celle-ci ne se perd plus

dans une boîte mail générique : Workflow


23

l’intègre, la classe, la transmet au bon

service et suit chaque étape du traitement.

Certaines communes, Roeser, Kehlen,

Schengen, Grevenmacher, utilisent déjà

l’outil au quotidien. Une fois la phase

pilote finalisée, une version enrichie sera

déployée pour l’ensemble des communes à

partir du second semestre 2026.

Cette démarche progressive nous permet

de co-construire un produit réellement

adapté aux réalités du terrain, tout en

garantissant un déploiement harmonisé à

l’échelle nationale.

Combien de formalités administratives

Workflow est-il capable de gérer ?

Johny Nevoa : Workflow est conçu pour

être extrêmement polyvalent. Il prend

en charge tous les points décisionnels du

collège échevinal, les démarches initiées

par les citoyens ainsi que les signalements.

Un exemple concret : un citoyen constate

que sa poubelle n’a pas été vidée. Il prend

une photo, l’envoie via Workflow, et l’outil

oriente automatiquement le signalement

vers la régie communale. Le suivi est

instantané, traçable et transparent.

L’ensemble du cycle de vie d’une

demande, réception, analyse, approbation,

intégration dans l’ordre du jour, archivage,

est digitalisé. Cela représente un véritable

changement de paradigme dans la gestion

administrative communale.


24

| DIGITAL ET INNOVATION

Le SIGI gère-t-il toutes les communes

du Grand-Duché ?

Sylvain Momin : Nous accompagnons

l’ensemble des communes du pays, à

l’exception de la Ville de Luxembourg

qui dispose de son propre service

informatique. Notre ambition est de

proposer des solutions standardisées,

stables et évolutives, tout en respectant les

spécificités locales.

Nous devons donc concevoir des outils

suffisamment robustes pour fonctionner

partout, mais suffisamment flexibles

pour s’adapter à chaque organisation

communale.

Comment vous adaptez-vous à des

besoins communaux si différents ?

Sylvain Momin : Notre méthodologie

repose sur la collaboration directe avec

les communes. Nous les impliquons dès

la définition des besoins, à travers des

ateliers sur site ou des séances de travail

collectives. Ces échanges permettent de

rassembler des perspectives diverses,

grandes communes, petites communes,

structures rurales ou urbaines, et d’établir

un cahier des charges réaliste et complet.

Une fois cette base posée, nos équipes

développent un prototype qui est testé par

les communes. Les retours sont intégrés,

une seconde version est produite, puis un

déploiement progressif commence. Cette

logique de « boucles de feedback » est un

point cardinal de notre transformation.

Johny Nevoa : Le déploiement s’effectue

commune par commune, avec des équipes

dédiées de cinq à sept personnes. Cette

approche individualisée garantit un

accompagnement solide et une adoption

rapide. Nous avons d’ailleurs déjà une

liste d’attente, preuve de l’intérêt et de la

pertinence de la démarche.

Sylvain Momin : Avant toute mise en

production, une formation obligatoire

est organisée afin que les agents soient

rapidement autonomes. L’expérience

montre que la réussite d’un outil numérique

repose autant sur la technologie que sur

l’accompagnement humain.

Vous parlez d’un écosystème plus

ouvert. Concrètement, qu’est-ce que

cela change ?

Sylvain Momin : Les communes encodent

chaque jour des milliers de données dans

une quarantaine d’applications du SIGI. Or,

la demande d’échange de données — entre

communes, administrations, partenaires

publics ou privés — ne cesse de croître.

Pour y répondre, nous déployons un cadre

technologique moderne basé sur les API,

ces interfaces qui permettent de partager

des données de manière sécurisée, rapide

et contrôlée.

Pourquoi parler d’« écosystème » ? Parce

que la chaîne de valeur ne se limite

plus au SIGI. Elle inclut désormais des

acteurs variés qui, ensemble, créent de

nouveaux services pour les communes et,

indirectement, pour les citoyens.

Prenons un exemple simple : les factures

communales. Grâce au QR code intégré

et aux API associées, le paiement est

automatisé, sécurisé et instantané. Cela

paraît évident pour l’usager, mais nécessite

en réalité une architecture fiable et un

échange de données finement maîtrisé.

Le cadre légal va également évoluer. Le

projet de loi « once only » impose aux

administrations de réutiliser des données

déjà disponibles ailleurs. Les API sont

indispensables pour répondre à ces futures

obligations.

Nous anticipons ces transformations pour

offrir aux communes non seulement des

outils fonctionnels aujourd’hui, mais

surtout des fondations solides pour les

exigences de demain. Workflow, les API,

et d’autres projets en cours constituent

les piliers de cette nouvelle ère : celle d’un

SIGI ouvert, interconnecté et aligné avec

les meilleures pratiques européennes.

Nous tenons d’ailleurs à saluer

l’engagement des équipes du SIGI et la

confiance des communes, c’est grâce à cette

dynamique collective que la modernisation

du secteur communal luxembourgeois

progresse aussi rapidement.

Syndicat Intercommunal

de Gestion informatique

11, rue Edmond Reuter

L-5326 Contern

www.sigi.lu


CyFORT & Open-Source:

« Le code source ouvert (...) réduit au minimum le risque

de dépendance vis-à-vis d’un seul fournisseur et le risque d’implication dans des manigances

politiques ou des différends commerciaux. »

(communication à la commission,

stratégie en matière de logiciels

libres 2020 – 2023)

C5-DEC

pour les developpeurs de logiciels selon CRA

Common Criteria for Cybersecurity, Tryptography,

Clouds – Design, Evaluation and Certification

Dans le cadre du projet de recherche, nous avons

développé des outils gratuits open source pour

contribuer à l’amélioration de la cybersécurité.

Open TRICK

pour le reporting des risques

Tool for Risk management of an ISMS based

on a Central Knowledge base

CyFORT est un projet de recherche visant à

développer une série d'outils open source

de cybersécurité, également adaptés au cloud

computing. CyFORT signifie « Cloud

Cybersecurity Fortress of Open Resources and

Tools for Resilience » (forteresse de cybersécurité

cloud composée de ressources et d'outils ouverts

pour la résilience).

CyFORT s'adresse à la fois aux institutions du

secteur public et aux entreprises du secteur privé

qui souhaitent améliorer leurs processus de

développement logiciel, intégrer des

méthodologies de sécurité de l'information

et d'analyse des risques dans leur organisation,

et sécuriser leurs infrastructures, leurs outils

et leurs produits.

Lorem

OpenARIANA

pour faciliter la documentation

Assistance for Reporting on Information system

Audits with Normative Assessment

WBaaS

pour les lanceurs d’alerte

Whistleblowing as a Service

IDPS-ESCAPE

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Intrusion Detection and Prevention Systems for Evading

Supply Chain Attacks and Post-compromise Effects

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26

| DIGITAL ET INNOVATION

DANS L’OMBRE DE LA

CYBERCRIMINALITÉ : ÉTAT

DES LIEUX AU LUXEMBOURG

Face à des cybermenaces toujours plus opportunistes et à l’arrivée de

nouvelles réglementations telles que DORA et NIS2, les organisations

luxembourgeoises doivent renforcer leur résilience. Discussion avec

Thomas Wittische et Maxime Pallez, respectivement Audit Managing

Director Risk Assurance et Cybersecurity Director chez PwC Luxembourg,

autour des vulnérabilités persistances, des évolutions et des leviers

essentiels pour mieux se préparer.

Comment décririez-vous aujourd’hui le paysage des

cybermenaces au Luxembourg ? Qu’est-ce qui permet

d’identifier une entreprise plus exposée qu’une autre ?

MP : Le Luxembourg est clairement impacté par les

cybermenaces. Même si le pays bénéficie d’un environnement

relativement mature, notamment dans le secteur financier, où

les réglementations de la CSSF (Commission de Surveillance du

Secteur Financier) ou du CAA (Commissariat aux Assurances)

imposent des standards élevés, il reste une cible attractive. Ce

tissu économique local concentre des activités stratégiques, ce

qui attire naturellement les cyberattaquants. Cette maturité

permet à ces organisations de réduire leur exposition, mais elle

ne les protège pas totalement, le risque demeure bien réel. Une

spécificité intéressante de l’écosystème luxembourgeois est sa

dépendance par rapport à des prestataires externes du fait de ses

nombreuses branches et subsidiaires.

TW : Dans plusieurs de ces segments, une attaque peut entraîner

des conséquences considérables. Dans le transport aérien, par

exemple, une compromission pourrait interrompre le trafic

aérien et générer un impact majeur. De manière générale, il

faut comprendre que les cybercriminels sont aujourd’hui très

opportunistes. La plupart ne ciblent plus spécifiquement une

industrie ou une entreprise ; ils cherchent à toucher le plus

grand nombre possible. Une fois qu’ils identifient une victime

potentielle ou une faille exploitable, ils vont plus loin. Que cette

victime soit située au Luxembourg ou ailleurs en Europe ne fait

aucune différence pour eux. Les infrastructures dites plus critiques

incluent toutes les infrastructures dont la compromission nuirait

au bon fonctionnement de la société et la continuité des services,

tels que l’énergie, la santé, le transport ou encore le numérique.

Ces dernières années, avez-vous remarqué une évolution

des cybermenaces, tant en volume qu’en sophistication ?

TW : Les attaquants scannent en continu des systèmes à la

recherche de vulnérabilité. Lorsqu’ils en identifient une, un

opérateur humain prend ensuite le relais pour vérifier s’il existe

réellement une porte d’entrée exploitable. C’est à ce moment-là

que l’attaque est lancée. En plus des technologies d’hacking

utilisées, la sophistication provient surtout de l’organisation

des groupes criminels. Nous parlons aujourd’hui de véritables

bandes organisées : un premier groupe va identifier une faille

et la vendre ; un second va déposer un ransomware (logiciel

malveillant qui chiffre les fichiers) ; un troisième sera chargé de

monétiser l’attaque et de récupérer l’argent. Ce fonctionnement

montre une professionnalisation croissante, même si les attaques

suivent toujours les mêmes logiques.

MP : Les menaces évoluent au rythme des technologies, mais

les modes d’intrusion restent largement identiques. La majorité

des attaques passent encore par du phishing ou du social

engineering, c’est-à-dire par l’exploitation du facteur humain. Là

où la sophistication se renforce, c’est dans la finalité ; les hackers

cherchent moins à détruire qu’à rentabiliser. Ils vont analyser

l’environnement métier, comprendre les interactions internes

et les processus clés afin de maximiser le gain potentiel, par

exemple en facilitant une transaction frauduleuse, en volant des

données revendables, ou en perturbant une activité critique pour

obtenir une rançon. Mettre un système hors service n’est plus

l’objectif ; ce qui compte, c’est le profit. À cela s’ajoute désormais

l’essor des deepfakes (forme d’intelligence artificielle qui peut

être utilisée pour créer du contenu), qui complexifient encore la

tâche des utilisateurs finaux en rendant les tentatives de fraude

plus crédibles et plus difficiles à identifier.

Même avec l’essor de l’intelligence

artificielle, les risques identifiés renvoient

aux fondamentaux

Qu’est-ce que vos audits révèlent généralement sur

le niveau de maturité des entreprises en matière de

cybersécurité ?

MP : Ce que nous observons, c’est que les entreprises se

préoccupent beaucoup des nouvelles tendances, comme le


27

L’objectif est de créer des automatismes,

d’assurer la continuité des fonctions critiques

et de pouvoir réagir plus vite

Thomas Wittische et Maxime Pallez

quantique ou l’IA, mais que, lorsque nous évaluons réellement

leurs environnements, les problématiques restent les mêmes

qu’il y a quelques années. Les faiblesses récurrentes restent

fondamentales et concernent toujours la gestion des accès,

le manque de surveillance, l’absence de mises à jour ou de

correctifs, ou encore des politiques de mots de passe insuffisantes,

etc. Lorsque nos équipes offensives réalisent leurs tests, elles

identifient souvent les mêmes problématiques. Même avec l’essor

de l’intelligence artificielle, les risques identifiés renvoient aux

fondamentaux. Les technologies évoluent, mais les failles restent

les mêmes, souvent parce que les organisations doivent gérer des

systèmes hérités, une grande complexité opérationnelle et une

pression réglementaire croissante.

TW : Aujourd’hui, des outils tels que l’authentification

multifacteur existent et réduisent certains vecteurs d’attaque,

mais ils ne sont toujours pas déployés partout. Résultat : en 2025,

nous rencontrons encore des mots de passe inchangés depuis

plusieurs années. Les fondamentaux restent donc la principale

source de vulnérabilité, et les hackers, eux, ne s’en lassent pas.

Que changent finalement les réglementations, comme

DORA et NIS2 pour les organisations, qu’elles soient

financières, non financières ou publiques ?

TW : DORA concerne exclusivement le secteur financier, tandis

que NIS2, qui vise à renforcer le niveau de cybersécurité des

tissus économiques et administratifs des pays membres de l’UE,

s’étend beaucoup plus largement, y compris vers le secteur public

et surtout les infrastructures critiques. Tant que la transposition

luxembourgeoise n’est pas officielle, les obligations précises

restent difficiles à commenter à ce stade, notamment pour les

communes où le cadre n’est pas encore clairement défini.

MP : Pour beaucoup d’acteurs non régulés jusqu’à présent, NIS2

représente un vrai tournant. Dans certaines structures, une ou

deux personnes seulement devront absorber une réglementation

assez lourde, l’interpréter et la mettre en œuvre. C’est ce qui crée

aujourd’hui le plus d’inquiétude : le manque de ressources, de

compétences et de temps. Beaucoup se demandent encore ce qui

sera attendu d’eux et s’ils auront réellement les moyens de s’y

conformer. À l’inverse, les secteurs déjà encadrés ou ayant vécu

des incidents cyber ont généralement un niveau de maturité plus

élevé. La réglementation joue un rôle moteur, mais elle ne peut

pas être la seule réponse : elle arrive toujours après les menaces.

Attendre la transposition pour investir serait dangereux. Les

premières étapes devraient donc être engagées dès maintenant, à

savoir : impliquer la direction, réaliser une évaluation de maturité

en tenant compte des mesures de sécurité prévues par la directive,

puis définir un plan d’action pour combler les écarts identifiés.

TW : Au-delà de la conformité, la préparation reste essentielle. Il

faut entraîner les équipes, tester des scénarios de crise crédibles

et ne pas se reposer uniquement sur les scénarios historiques,

comme un accès restreint aux bâtiments ou à l’IT, qui de nos

jours ne sont plus suffisants. D’autres scénarios de crise doivent

être considérés pour bien se préparer. L’objectif est de créer des

automatismes, d’assurer la continuité des fonctions critiques et

de pouvoir réagir plus vite. Comme nous le disons souvent chez

PwC : se préparer, répondre et ressortir plus fort. Finalement, un

autre aspect est celui du partage d’informations. Dans un pays à

taille humaine comme le Luxembourg, le fait que les entreprises

du secteur privé et public puissent anonymiser une attaque subie

et la partager avec une autre permettrait à tout l’écosystème

de s’y préparer. NIS2 encourage cette logique et l’ILR (Institut

Luxembourgeois de Régulation) avance clairement dans ce sens.

Une plateforme sécurisée et anonymisée serait un levier majeur

pour monter collectivement en résilience.

PwC Luxembourg

2, rue Gerhard Mercator

L-1014 Luxembourg

www.pwc.lu


28

| DIGITAL ET INNOVATION

HOUSE OF TRAINING :

UNE DÉCENNIE D’IMPACT

Depuis 2015, la House of Training est devenue une référence majeure

dans le domaine de la formation professionnelle continue au Luxembourg.

À l’occasion de son dixième anniversaire, elle est revenue sur son évolution,

son impact et surtout sur le rôle stratégique des compétences face

aux évolutions du marché du travail.

Pierre Ahlborn, Administrateur Délégué de la Banque de Luxembourg ; Karin Scholtes, Présidente de la House of Training ; Stéphanie Jauquet, cheffe d’entreprise

et fondatrice de Cocottes & Co ; Muriel Morbé, CEO de la House of Training ; Carole Muller, CEO des Boulangeries Fischer ; Thierry Flies, Administrateur Délégué

de Schroeder & Associé.


29

« Grâce à vous, la House of Training est devenue

bien plus qu’un centre de formation,

c’est une plateforme d’échange, de compétences

et d’inspiration. Merci. », Karin Scholtes,

Présidente de la House of Training

+ 250.000 inscriptions

+ 13.000 entreprises accompagnées

+ 20.000 sessions de formation

Le 15 octobre dernier, la House of Training a célébré cette étape

symbolique au Malt Innovative Factory à Luxembourg. Une

soirée placée sous le signe de l’échange, du partage d’expériences

et de la réflexion collective, réunissant clients, partenaires et

collaborateurs.

Karin Scholtes, présidente de la House of Training, a ouvert la

cérémonie par un message chaleureux adressé à l’ensemble des

clients, partenaires et collaborateurs : « Grâce à vous, la House of

Training est devenue bien plus qu’un centre de formation, c’est une

plateforme d’échange, de compétences et d’inspiration. Merci. »

Son bilan illustre l’impact concret de la fondation : plus de 250.000

inscriptions ont été enregistrées, plus de 20.000 sessions de

formation organisées et plus de 13.000 entreprises accompagnées,

en collaboration avec un réseau de plus de 60 partenaires et

800 formateurs.

Une ambition constante guide cette action

« Notre mission est claire : accompagner les entreprises, soutenir

les dirigeants et faire du développement des compétences un atout

stratégique pour le Luxembourg », a affirmé Karin Scholtes.

Lors de la table ronde, animée par Muriel Morbé, CEO de la House of

Training, cette réflexion a été prolongée. Les quatre personnalités

inspirantes de la série de podcasts réalisés par House of Training,

« Le Cabinet de Curiosité », ont partagé leurs regards sur les

transformations économiques et humaines en cours : Carole Muller,

CEO des Boulangeries Fischer, Thierry Flies, administrateur-délégué

de Schroeder & Associés, Stéphanie Jauquet, cheffe d’entreprise

et fondatrice Cocottes & Co et Pierre Ahlborn, administrateurdélégué

de la Banque de Luxembourg.

leurs compétences. Ces programmes couvrent un large éventail de

domaines d’expertise sectoriels allant de la finance à l’industrie, en

passant par l’entrepreneuriat et des activités de support telles que

l’organisation de l’entreprise, le droit, les ressources humaines et

les soft skills. Parmi les évolutions majeures, le développement de

l’offre Higher Education, proposant 13 programmes académiques

structurés autour de trois cursus : certificats académiques, masters

pour professionnels et MBA, en partenariat avec des universités et

business schools de renom international telles que ICN Business

School, l’Université de Lorraine ou HEC Liège.

« Un Luxembourg attractif, audacieux et inspirant »

« The Future is Made of Skills », telle est la conviction réaffirmée par

la House of Training. Les compétences sont au cœur de l’attractivité

et de la durabilité du Luxembourg : anticiper, accompagner et

former restent les piliers de son engagement. « La House of Training

a une responsabilité toute particulière dans cette transformation :

faire de la formation, un acteur d’attractivité et d’emploi durable au

Luxembourg. Avec vous à nos côtés, je vois une House of Training

ouverte, connectée, inspirante. Je vois un Luxembourg attractif,

audacieux, apprenant. Un pays qui attire parce qu’il fait grandir

ses habitants et qui les garde à ses côtés, parce qu’il leur donne

confiance en l’avenir », conclut Karin Scholtes.

HOUSE OF TRAINING

7, rue Alcide de Gasperi - BP 490

L-2014 Luxembourg

www.houseoftraining.lu

La soirée a été également l’occasion de dévoiler son catalogue

de formations 2026 : celui-ci rassemble désormais plus de 1.450

offres de formation, conçues pour accompagner les entreprises

ainsi que leurs dirigeants et collaborateurs dans l’évolution de


30

BRÈVES

ÉCONOMIQUES

PAR LÉA BEHNOUS

Eric Thill, ministre de la Culture ; Yuriko Backes, ministre de la Mobilité et des Travaux

publics ; Roland Fox, directeur de l'Administration des ponts et chaussées

LE LUXEMBOURG RENFORCE SES

LIENS DANS LA CONDUITE

AUTOMATISÉE

En visite à San Francisco les 8 et 9

décembre, Xavier Bettel et Lex Delles

ont rencontré plusieurs acteurs

majeurs de la conduite automatisée,

dont PonyAI, Tensor et PlusAI. L’objectif

: accélérer le développement de ce secteur

au Luxembourg et identifier de

nouvelles coopérations, notamment

dans les essais sur route, l’analyse de

données et l’intégration urbaine des

véhicules autonomes. Les ministres ont

mis en avant les atouts du pays, dont

des infrastructures numériques avancées

et des zones de test transfrontalières.

Cette mission s’inscrit dans la

stratégie nationale « Automatiséiert

Fueren 2028 ».

Source : SIP

UN NOUVEAU CATALOGUE POUR

ACCÉLÉRER L’ADOPTION DE L’IA

Au Data Summit Luxembourg 2025, la

ministre Stéphanie Obertin a présenté

le nouveau catalogue de services de la

Luxembourg AI Factory, la plateforme

nationale dédiée à une adoption sécurisée

et responsable de l’intelligence

artificielle. Portée par un consortium

incluant LuxProvide, Luxinnovation, le

LNDS, l’Université du Luxembourg et le

LIST, l’initiative propose un accompagnement

structuré autour de six piliers

: évaluation, formation, connexion aux

experts, financement, tests et mise

à l’échelle. L’objectif est de soutenir

entreprises, administrations et chercheurs

dans leurs projets IA, tout en

garantissant souveraineté, conformité

et innovation durable.

Source : Statec

LE PROJET VISANT À INSTALLER

DE NOUVEAUX PANNEAUX DE

BIENVENUE EN LUXEMBOURGEOIS

SE CONCRÉTISE

Le ministre de la Culture, Eric Thill, et la

ministre de la Mobilité, Yuriko Backes,

ont pu découvrir les nouveaux panneaux

de bienvenue, traduits en luxembourgeois.

Dans le cadre des efforts

visant à renforcer la visibilité de la

langue luxembourgeoise, de nouvelles

enseignes seront installées aux abords

des autoroutes en complément des

panneaux bilingues indiquant les localités

et de ceux des quais des gares. «

Lorsque nous accueillons les touristes,

les frontaliers et les visiteurs internationaux

aux frontières et dans les

gares avec un chaleureux « Wëllkomm

», nous affirmons à la fois notre identité

et notre ouverture au monde », a

déclaré Yuriko Backes.

Source : SIP

ÉLECTRICITÉ : LE LUXEMBOURG

ALLÈGE LA FACTURE GRÂCE À DE

NOUVELLES AIDES

Le ministre de l’Économie Lex Delles, a

présenté les nouvelles aides étatiques

destinées à réduire les frais de réseau

électrique dès janvier 2026. L’État

investira 150 millions d’euros pour

prendre en charge une part importante

de ces coûts, une mesure automatique

pour tous les ménages et entreprises.

En parallèle, le financement des énergies

renouvelables sera entièrement

assumé par le budget national. Grâce

à ces interventions, la facture d’un

ménage type baisserait à environ 1.006

euros par an. Le gouvernement souligne

aussi les progrès des productions

solaire et éolienne, essentielles à la

transition énergétique.

Source : SIP

LA MINISTRE PRÉSIDENTE DE LA

SARRE ANKE REHLINGER EN VISITE

AU LUXEMBOURG

Dans le prolongement du protocole

d’accord signé en novembre 2024, qui

vise une coopération renforcée dans

les domaines de l'énergie, de la numérisation

et de la politique industrielle,

Madame Rehlinger a pris part à une

réunion de travail au Luxembourg.

Étaient également présents le Premier

ministre sarrois, le ministre de l'Intérieur

Reinhold Jost et leur ministre

de l'Économie Jürgen Barke. Du côté

luxembourgeois, le ministre de l'Économie,

Lex Delles, et le ministre des

Affaires intérieures, Léon Gloden, ont

aussi participé à la réunion. Les discussions

ont par ailleurs porté sur le

renforcement de la coopération entre

le Luxembourg et la Sarre dans des

domaines stratégiques tels que l'énergie

et l'hydrogène, la mobilité intelligente,

ainsi que l'innovation numérique

et notamment l'intelligence artificielle.

Source : Statec

DIALOGUE SOCIAL AU

LUXEMBOURG : LANCEMENT DU

CYCLE 2026 DU SEMESTRE

EUROPÉEN ET PRIORITÉS

ÉCONOMIQUES

Dans le cadre du dialogue social national

du Semestre européen, le ministre

de l’Économie Lex Delles et le ministre

des Finances Gilles Roth ont rencontré,

ce 1 er décembre, les partenaires sociaux

(CGFP, LCGB, OGBL et UEL) au château

de Senningen. Les échanges ont principalement

porté sur le lancement

du nouveau cycle 2026 au Semestre

européen, ainsi que sur l’avis relatif au

projet de plan budgétaire basé sur le

budget de l'État 2026. « Il est essentiel

de renforcer la compétitivité de notre

économie pour assurer une prospérité

durable : soutenir l’innovation, stimuler

la productivité, lever les obstacles

à l’investissement, renforcer le marché

unique et poursuivre nos efforts

de simplification administrative »,

a déclaré Lex Delles.

Source : SIP



32

| IMMOBILIER ET CONSTRUCTION

LOGEMENT AU LUXEMBOURG :

QUELLES RÉPONSES À LA CRISE

PERSISTANTE ?

Face à un marché immobilier toujours fragilisé, le gouvernement ajuste sa stratégie

pour mieux encadrer l’action publique et soutenir le secteur. Claude Meisch,

ministre du Logement et de l’Aménagement du territoire, détaille les enjeux

et les mesures mises en place pour répondre à cette situation.

Claude Meisch


33

Pourriez-vous dresser un état

des lieux de la situation du logement

au Luxembourg ?

Nous faisons aujourd’hui face à deux crises

distinctes. La première est structurelle :

depuis des années, nous ne construisons

pas assez pour répondre à la croissance de

la population. La seconde, plus récente, est

liée à la hausse des taux d’intérêt. Beaucoup

d’investisseurs, qu’ils souhaitent louer

ou habiter leur logement, ne parviennent

plus à financer leurs projets. Les banques

sont devenues plus prudentes, les taux

ont augmenté et, par conséquent, les

transactions ont nettement diminué.

Nous observons toutefois un léger

redressement sur le marché de l’occasion,

où les prix ont baissé d’environ 15%.

En revanche, le marché des nouvelles

constructions peine encore à redémarrer.

Malgré certaines mesures fiscales

temporaires qui ont eu un effet positif,

les prix dans le neuf n’ont reculé que de

7% environ, ce qui reste insuffisant pour

débloquer le financement avec des taux

situés autour de 3,5 à 4%. C’est, en résumé,

le cœur du problème actuel.

Face à ce blocage persistant du marché,

quels leviers l’État peut-il réellement

activer pour sortir de cette impasse ?

En parallèle, nous renforçons le soutien aux

acteurs publics chargés du développement

de logements abordables. Notre législation

désigne deux promoteurs publics ainsi

que les communes comme responsables

de la création de ce type de logements.

Grâce à une optimisation de la loi, l’État

pourra désormais prendre en charge

jusqu’à 100% des coûts d’investissement.

Le programme de rachat se poursuivra

également. Nous avons décidé d’adapter le

prix maximum que l’État est prêt à payer :

au lieu d’un montant unique pour tout le

pays, celui-ci variera désormais selon la

zone géographique. Le Luxembourg a été

découpé en six régions, chacune dotée de

son propre plafond. Cela devrait permettre

de débloquer des dossiers qui, jusqu’ici,

restaient en attente.

Malgré tout cela, il est clair que l’État ne

peut pas tout résoudre. L’initiative privée

à un rôle essentiel à jouer. Pour retrouver

un marché fonctionnel, il faudra encore

une baisse des prix dans le neuf afin de

réaligner les coûts de construction, de

vente et les conditions de financement.

Justement, au niveau local,

comment s’organise concrètement

cette collaboration avec les communes,

notamment dans le cadre du Pacte

Logement ?

plafonds des montants subventionnables,

et de l’autre, engagé une simplification de

la gestion administrative.

Au début de mon mandat, j’ai visité environ

la moitié des communes du pays. Certaines,

surtout rurales, ne souhaitent pas

forcément grandir et c’est compréhensible.

Mais dans les agglomérations et les

grandes villes, j’ai constaté une vraie prise

de conscience, elles comprennent qu’elles

sont des actrices incontournables, qu’elles

doivent se développer pour permettre à

leurs citoyens, notamment les jeunes, de

rester vivre dans leur commune.

Quel message souhaiteriez-vous

transmettre aux nouvelles générations

qui, aujourd’hui, peinent à accéder à

l’immobilier au Luxembourg ?

C’est une réalité et c’est l’un des grands

objectifs du gouvernement : aider ces

jeunes générations. C’est aussi l’une des

raisons pour lesquelles mes deux ministères

ont lancé un appel à projets pour des

logements abordables jeunes. Ceux-ci sont

destinés aux moins de 26 ans aujourd’hui,

mais nous allons relever ce plafond à 32

ans. L’idée est de soutenir les jeunes qui

terminent leurs études, commencent leur

carrière, mais n’arrivent pas à se loger sur

le marché régulier.

C’est une question essentielle. Plus que

jamais, le rôle de l’État est crucial. Au cours

des deux dernières années, nous avons

acquis 550 logements via des contrats en

vente en futur état d’achèvement. Mais

cette approche ne peut pas constituer

l’unique réponse. Il faudra trouver

un nouvel équilibre entre les prix du

marché et des taux d’intérêt, qui, très

probablement, resteront autour de 3,5%.

Il ne faut pas s’attendre à revenir aux

niveaux extrêmement bas d’il y a cinq ans,

qui n’étaient pas normaux et qui, d’ailleurs,

contribuaient aussi à l’explosion des prix.

Nous avons également lancé un ensemble

de mesures destinées à agir sur le long

terme : accélération et simplification des

procédures d’autorisation, modernisation

des mécanismes administratifs… Environ

quarante points ont été définis il y a un

an et demi. Une partie est actuellement en

procédure législative, l’autre devrait être

actée par le Conseil de gouvernement au

début de l’année prochaine.

Cette collaboration entre l’État et les

communes est absolument essentielle.

Aucun logement ne peut se construire sans

une autorisation communale. Cela signifie

que, si l’on veut réellement avancer, il faut

soutenir la volonté des bourgmestres et

des conseils communaux à délivrer des

autorisations, à développer leur territoire

et à créer des logements supplémentaires.

Nous travaillons avec deux grands

instruments. Le premier concerne le

logement abordable, qui vise principalement

les ménages les plus fragiles. La réforme

est encore en procédure législative,

mais, à terme, les communes seront

subventionnées à 100% pour leurs

investissements dans ce type de logements.

Le second outil est bien entendu le Pacte

Logement. Il soutient les communes qui

acceptent une certaine croissance de

leur population car, qui dit croissance,

dit également nouvelles obligations :

construire des écoles, des crèches, des

infrastructures sportives et culturelles,

etc. Nous avons donc relevé, d’un côté, les

Nous avons également renforcé les aides

pour les primo acquéreurs. Une décision

a été prise concernant le Bëllegen Akt,

en augmentant le plafond de l’avantage

fiscal. Concrètement, cela signifie une

réduction, voire une annulation, des

droits d’enregistrement jusqu’à 40.000

euros d’impôt économisé. L’objectif est

de permettre aux jeunes d’investir au

Luxembourg, de s’implanter ou de rester

dans le pays où ils ont grandi.

Par Barbara Pierrot


34

| IMMOBILIER ET CONSTRUCTION

CONSTRUIRE MIEUX,

CONSTRUIRE AUTREMENT

À la tête de Tralux Construction depuis début 2025, Michaël

Repplinger impulse une nouvelle dynamique. Son objectif :

recentrer l’entreprise sur l’humain et ses valeurs, repenser les

méthodes de construction et développer des projets plus durables

en accompagnant les clients publics ou privés sur le long terme.

Une expertise construite au fil

des années

Depuis le début de l’année 2025, un

nouveau visage occupe la tête de Tralux

en la personne de Michaël Repplinger. Il

s’appuie sur un parcours riche d’expérience.

Après avoir commencé comme conducteur

de travaux chez Tralux Construction

puis dirigé Mersch & Schmitz, il aborde

une nouvelle trajectoire avec une vision

transversale du secteur et un objectif

clair : concevoir mieux, collaborer plus

efficacement pour répondre aux attentes à

toutes les parties prenantes du secteur.

Intégré au groupe Demathieu Bard,

Tralux Construction capitalise sur une

organisation interne fédérant l’ensemble

des savoir-faire nécessaires pour satisfaire

les standards les plus exigeants du marché.

À la tête à la fois du pôle Construction et du

pôle Multitechnique, Michaël Repplinger

dispose d’une vision globale du métier

qui lui permet de piloter une organisation

plus fluide et mieux coordonnée. Cette

double responsabilité favorise une

complémentarité naturelle des équipes

et offre au groupe une chaîne complète

de compétences, réunie en interne. « En

supervisant à la fois le pôle Construction

et le pôle Multitechnique, nous avons pu

structurer une organisation plus cohérente,

intégrée et réactive. Cette synergie nous

permet aujourd’hui de proposer une chaîne

complète de compétences en interne et de

répondre à l’ensemble des exigences du

secteur », souligne Michaël Repplinger.

Des priorités et des valeurs

Dès sa prise de fonction, le nouveau

directeur a tenu à fédérer l’ensemble

de ses équipes en plaçant l’humain

au centre de ses préoccupations. « La

priorité, c’était d’instaurer des valeurs et

un fonctionnement qui me sont propres.

Parmi elles, le respect, la persévérance et la

recherche de l’excellence, l’apprentissage

continu. Il faut capitaliser sur les échecs, se

remettre en question, se challenger et être

juste », explique-t-il.

Cette culture de travail entend aussi

devenir un levier d’organisation. Grâce à

ses connaissances et son expérience dans

les différences de fonctionnement entre les

métiers du bâtiment, Michaël Repplinger

souhaite améliorer la synergie interne et

proposer de meilleurs services aux clients

selon les valeurs des entreprises.

Repenser les méthodes de construction

Ce n’est un secret pour personne, le secteur

de la construction au Luxembourg fait face

à un ralentissement. Le Directeur Général

estime que le statu quo est impossible.

« Cette situation nous oblige à sortir de

notre zone de confort et à changer nos

habitudes. Si nous continuons de travailler

comme avant, nous perdrons notre

attractivité. Il faut appréhender le marché

sous un autre angle ». Pour se démarquer,

le groupe Tralux Construction mise sur ses

compétences diversifiées et sa capacité à

proposer des projets complets.

Deux axes stratégiques

L’entreprise privilégie la rénovation et la

modernisation des bâtiments existants,

tout en optimisant les constructions neuves

pour qu’elles correspondent aux besoins

des occupants, économisent l’énergie et

utilisent des matériaux durables, recyclés

et locaux. « Parfois, il faut oublier le réflexe

qui consiste à construire du neuf, mais

plutôt ouvrir de nouveaux horizons en

travaillant sur des bâtiments existants,

en les remettant au goût du jour. Tralux

Construction doit suivre cette voie »,

déclare Michaël Repplinger.

« Nous privilégions systématiquement les

matériaux durables, qu’il s’agisse de béton

bas carbone, de matériaux recyclés ou de

ressources locales », précise-t-il.


35

Le deuxième axe concerne les projets de

constructions neuves. Il s’agit d’optimiser

la construction afin qu’elle réponde aux

besoins du futur occupant, quels qu’ils

soient. Nous ne pouvons plus nous

permettre de gaspiller de la surface et de

ne pas tenir compte de l’environnement.

Les volumes doivent correspondre à

l’usage. Par exemple, nous réfléchissons en

amont aux ouvertures et à l’orientation du

bâtiment pour réduire les consommations

énergétiques.

Une collaboration avec les communes

« Nous travaillons de plus en plus pour les

communes au niveau de la construction

d’écoles, de centres médicaux, en entreprise

générale ou en conception-réalisation ». La

coordination et la construction se trouvent

ainsi entre les mains d’une seule entité.

Cette approche vise à simplifier les projets

publics grâce à une offre complète.

« Nous sommes également en mesure

d’intervenir sur la mobilité douce

locale, notamment via des passerelles et

infrastructures de circulation douce »,

ajoute Michaël Repplinger.

lointain, mais nous devons nous pencher

sur ces technologies et sur de nouvelles

façons de travailler », conclut-t-il. En

rassemblant ses équipes autour de valeurs

fortes, en repensant les pratiques du

métier et en renforçant son rôle auprès des

communes, Michaël Repplinger ouvre une

nouvelle page pour Tralux Construction.

Une dynamique nouvelle, tournée vers

l’innovation, la coopération et la maîtrise

technique, qui place l’entreprise en position

de répondre aux enjeux de demain tout en

soutenant les projets publics locaux.

Tralux Construction entend aussi jouer un

rôle avec les communes. « Nous sommes

présents à leur côté depuis très longtemps

dans leurs projets de travaux publics :

routes, assainissement et ouvrages d’art ».

Ces dernières années, l’entreprise a

progressivement renforcé ses offres dans le

secteur public communal :

Et demain ?

Selon lui, le futur s’inscrit dans une

transition vers plus d’innovation,

notamment dans la mécanisation et

le recours à l’intelligence artificielle,

notamment pour répondre à la pénurie

de main-d’œuvre : « Cela peut paraître

Tralux Construction

12, rue du Chateau d’Eau

L-3364 Leudelange

www.tralux.lu


36

| IMMOBILIER ET CONSTRUCTION

RAJEUNIR, INNOVER,

FORMER : L’IMPULSION

DE GOBLET LAVANDIER

Référence incontournable du

génie technique au Luxembourg,

Goblet Lavandier & Associés,

continue d’écrire son histoire.

Dans un secteur en constante

évolution, le bureau renforce

son organisation interne et

mise sur l’intégration d’outils

numériques et d’innovations.

Rencontre avec deux membres

clés de ce conseil, Nicolas

Claude et Andreas Finken.

Quels sont les changements qui ont

récemment eu lieu au sein du conseil

d’administration et quelle était la

motivation derrière ceux-ci ?

NC : Effectivement, il y a récemment

eu du mouvement. Nous pouvons en

quelque sorte parler d’un rajeunissement

du conseil : Roby Eischen est parti il y a

un an et demi et plus récemment, c’est

Jacques Weyland qui s’est retiré. Pour

ma part, je suis arrivé en juillet 2024

et Andreas nous a rejoints en juillet

2025. Ce renouvellement s’inscrit dans

un processus de rajeunissement, mais

concerne également l’actionnariat de

l’entreprise pour en assurer sa pérennité

sur le moyen et long terme. C’est un

processus qui a été enclenché en 2022 et

qui est désormais presque achevé.

Désormais, quels sont vos rôles

respectifs au sein du conseil

d’administration et comment

se répartissent vos responsabilités ?

NC : Pour ma part, je m’occupe

principalement du développement IT de

l’entreprise, de la stratégie informatique

et de celle en matière d’intelligence

artificielle. En parallèle, je continue de

gérer l’équipe énergie et innovation,

qui intervient sur tous les aspects de

concepts énergétiques, que ce soit pour

des bâtiments ou des quartiers, pour

des constructions neuves ou existantes.

Cela inclut les certificats de performance

énergétique, les audits, l'électromobilité

ainsi que le photovoltaïque.

Nous avons également deux personnes

dédiées à l’innovation. Elles assurent une

veille réglementaire et technologique,

restent en contact avec les fabricants pour

connaître les nouveautés du marché et

réfléchissent à la manière de les intégrer

dans nos projets. Elles se chargent aussi

de former nos ingénieurs à ces nouvelles

technologies par l’intermédiaire de

formations internes régulières.

AF : De mon côté, je suis chargé de la

formation des nouveaux collaborateurs,

à la fois interne et externe. Je suis

également responsable de la qualité des

études et des travaux pour assurer que les

audits que nous faisons restent conformes

et optimaux. L’objectif est de toujours

rester à la pointe de l’innovation dans

notre domaine. Je suis également chargé,

avec deux autres personnes, du Capacity

Management. Notre rôle est de déterminer

qui peut travailler sur quel projet. Je suis

donc régulièrement en contact avec les

clients et les maîtres d’ouvrage pour

assurer la liaison et la bonne coordination

entre eux et nos équipes. Je suis très

souvent le premier point de contact,

notamment en cas de problème ou de

question.

Andreas Finken et Nicolas Claude

Avec les évolutions rapides

du numérique, l’IT prend une place

de plus en plus stratégique dans les

entreprises, y compris dans le secteur

de l’ingénierie. Comment envisagezvous

ce développement technologique

dans les années à venir ?

NC : Dans un futur proche, notre

principal axe de développement repose

clairement sur l’intelligence artificielle

et l’optimisation de nos processus

internes. Nous lançons actuellement

un vaste projet visant à introduire des

outils basés sur l’IA pour automatiser un

grand nombre de tâches chronophages,

que ce soit pour nos ingénieurs, nos

secrétaires ou nos dessinateurs. L’idée est

d’éviter les tâches répétitives afin qu’ils

puissent se concentrer sur leur véritable

cœur de métier, sur les missions à haute

valeur ajoutée, plutôt que les opérations

facilement automatisables. Ce travail


37

Nous travaillons à la mise en place d’un programme

de formation individualisé, pensé pour répondre

de manière précise aux besoins de chaque collaborateur

concerne tous les niveaux de l’entreprise :

traitement de mails, planification, analyse

de documents, etc.

Parallèlement, nous souhaitons aller

beaucoup plus loin dans l’exploitation

de notre base de données interne. Nous

disposons d’un volume considérable de

données accumulées depuis 1948, même

si, évidemment, tout n’était pas numérisé

au départ. Aujourd’hui, nous les utilisons

déjà, mais nous voulons les valoriser

davantage pour offrir à nos clients des

chiffrages et études toujours plus précis.

Cela nous permettra aussi de produire

des documents plus cohérents et plus

pertinents sur les plans réglementaire

et administratif, en conformité avec les

normes et les règlements en vigueur.

La protection des données et la

cybersécurité sont nos priorités.

L’ensemble de nos informations est

hébergé dans un cloud sécurisé, géré

par un prestataire certifié européen, ce

qui nous offre déjà un haut niveau de

protection. Nous réalisons aussi des audits

réguliers par des spécialistes externes afin

de tester nos défenses, que ce soit via des

tests de pénétration ou des simulations

d’attaques.

Comment accompagnez-vous vos

collaborateurs pour qu’ils puissent

être constamment à jour et continuer

à développer leurs compétences ?

AF : La formation continue est essentielle.

Nous disposons d’une grande salle de

conférence dédiée à nos sessions internes

et nous avons mis en place un programme

interne que nous appelons TGA-Basics.

Concrètement, un jeune ingénieur

approfondit un thème technique,

accompagné d’un tuteur, puis présente son

travail à l’ensemble de l’équipe. Chaque

session est enregistrée et digitalisée,

permettant à tous nos collaborateurs d’y

accéder à tout moment, même plusieurs

années plus tard, ou lors de l’arrivée de

nouveaux collègues.

En plus de cela, nous encourageons nos

collaborateurs à participer régulièrement

à des événements. Il y a par exemple

l’ISH à Francfort, où chaque édition une

délégation d’ingénieurs s’y rend pour

échanger directement avec les fabricants,

découvrir les innovations et analyser les

tendances émergentes. Cette immersion

permet à nos équipes de rester en prise

avec un marché en constante évolution.

Il est essentiel pour nous d’être à jour,

d’anticiper les développements et

d’intégrer rapidement les nouveautés.

NC : Une nouveauté qui verra

prochainement le jour est la création

d’une « académie » interne ; nous


38

| IMMOBILIER ET CONSTRUCTION

travaillons à la mise en place d’un

programme de formation individualisé,

pensé pour répondre de manière précise

aux besoins de chaque personne. Il

n’est pas rare que nous soyons sollicités

spontanément par des collaborateurs

qui souhaitent se former sur des sujets

spécifiques. L’idée est donc de proposer,

pour chacun, un plan de formation

annuel, voire pluriannuel, afin que chaque

collaborateur puisse évoluer à son rythme

et développer les compétences qui lui

permettront d’exceller dans son domaine.

À titre d’exemple, dans le photovoltaïque,

les avancées sont spectaculaires. En

l’espace de deux ans, la puissance fournie a

augmenté de 50%, tandis que les solutions

de stockage se multiplient. Nous sommes

désormais sollicités pour concevoir

des systèmes complets à l’échelle de

quartiers ou même de villes. Cela exige

une maîtrise fine des outils de simulations

et une connaissance précise des solutions

offertes par les fabricants.

AF : Le même mouvement touche

l’électromobilité, tout comme les secteurs

du chauffage, de la ventilation et du

sanitaire. Les pompes à chaleur évoluent,

les réglementations se transforment et les

fluides frigorigènes de nouvelle génération

font leurs entrées. Récemment encore,

deux de nos collaborateurs ont suivi une

formation en Allemagne pour intégrer ces

nouveautés dans leurs projets.

Disposer d’ingénieurs et de chercheurs

continuellement formés et informés

n’est pas seulement un atout, c’est une

nécessité pour maintenir la qualité de

nos prestations et assurer le respect des

normes qui restent au cœur de notre

métier.

Goblet Lavandier & Associés

Ingénieurs-conseils S.A.

53, rue Gabriel Lippmann

L-6947 Niederanven

www.golav.lu


CONSTRUISONS ENSEMBLE,

EN PENSANT DEMAIN.

© John Oesch

Depuis plus de 50 ans, nous accompagnons le développement du

territoire luxembourgeois avec exigence, sens et responsabilité.

Avec les communes, nous bâtissons des projets durables et responsables :

réemploi des matériaux, optimisation des ressources, respect de

l’environnement.

Mobilité, aménagements, bâtiments publics… chaque réalisation est conçue

pour répondre aux besoins d’aujourd’hui tout en préparant l’avenir.

TRAVAUX PUBLICS

BÂTIMENT

RÉSIDENTIEL

Bâtiment Lhassa

12 rue du Château d’Eau

L-3364 Leudelange

Luxembourg

Plus d’informations sur

www.tralux.lu

+352 52 36 80 1

TRALUX_Construction


40

| IMMOBILIER ET CONSTRUCTION

RÉINVENTER LA CONCEPTION

TECHNIQUE DES BÂTIMENTS


41

À l’aube de célébrer ses 50 ans, Mersch & Schmitz s’impose comme

une entreprise incontournable dans le paysage luxembourgeois

des installations techniques et de la construction multi-technique.

Loin de l’image simplifiée de l’« installateur », Michael Repplinger,

directeur de la société, revendique un positionnement plus global,

orienté vers la création et la gestion de systèmes complexes au

service des bâtiments modernes.

Comment définiriez-vous les activités

de Mersch & Schmitz ?

Notre ADN, c’est la construction

d’installations techniques complexes.

Mersch & Schmitz n’est plus simplement

un " installateur " au sens traditionnel

du terme. Nous, nous travaillons sur

des solutions globales, pensées pour

accompagner la finalisation de projets

exigeants. Chez Mersch & Schmitz, nous

construisons des process techniques

complets : ventilation, dépoussiérage,

froid commercial ou de confort, systèmes

d’énergie complexes, etc. Nous avons, par

exemple, construit les trois data centers

de Post Luxembourg. Nous intervenons

notamment dans le domaine semiindustriel

et dans des environnements

sensibles qui nécessitent précision et

savoir-faire.

Depuis votre arrivée à la tête de

l’entreprise en 2015, comment

l’organisation a-t-elle évolué ?

Mersch & Schmitz a beaucoup progressé

durant cette dernière décennie. Nous

avons mieux structuré nos services,

créé des chefs de départements et de

service et renforcé les compétences de

chacun en interne. L’objectif était clair :

travailler ensemble, faire collaborer tous

les métiers, harmoniser nos processus.

Dans le multi-technique, chaque domaine

est vaste. Personne ne peut maîtriser seul

l’ensemble des compétences nécessaires.

C’est pour cette raison que nous avons

structuré l’entreprise afin d’améliorer la

coordination et gagner en efficacité.

Nous travaillons sur tous types de projets :

écoles, CIPA, centres sportifs, bâtiments

administratifs ; etc. Les communes

font ainsi partie de nos partenaires

privilégiés. Faire appel à Mersch &

Schmitz, c’est accéder à un nombre

important de compétences internes, avec

un interlocuteur unique. Avec Tralux

Construction, nous intervenons sur toute

la chaîne du projet, de la conception à la

réalisation. Cette complémentarité est

un vrai atout pour les maîtres d’ouvrage

publics et pour les utilisateurs.

Quels sont les grands axes

d’innovation que vous voulez

développer ?

L’un de nos principaux enjeux consiste

à concevoir des installations plus

efficientes. Il ne s’agit pas seulement

de réduire les coûts, mais d’adapter nos

systèmes aux besoins réels et de diminuer

les consommations d’énergie dans

l’exploitation du bâtiment. Pour ce faire,

il est nécessaire d’appliquer ces réflexions

dès la conception, avec les architectes et

les bureaux d’études.

La manière de concevoir les bâtiments

évolue : il n’est plus possible de construire

comme avant tout en cherchant seulement

à économiser de l’énergie. L’enjeu, pour

nous, comme pour nos clients, c’est d’unir

les compétences : bureaux d’études,

architectes, communes, entreprises, etc.

Nous sommes également sensibles à la

sécurité-santé au travail. Nous mettons

beaucoup de moyens pour sensibiliser

nos collaborateurs et améliorer nos

façons de travailler. Il est essentiel que

chacun comprenne que la sécurité est

un enjeu personnel. Elle n’appartient

pas seulement à l’entreprise car c’est

la santé de tout à chacun qui prime. La

santé-sécurité est un sujet qui concerne

aussi nos clients. Notre service Travaux

spéciaux propose des solutions pour le

bien-être des collaborateurs d’entreprises

luxembourgeoises. Nous présenterons ces

techniques au salon Vision Zéro en mars

prochain.

Quel message souhaitez-vous adresser

aux communes ?

Nous souhaitons rappeler que les modes

de travail ont évolué. Aujourd’hui, les

entreprises ne peuvent plus fonctionner

comme autrefois, avec des études et des

phases de projet strictement sectorisées.

Nous souhaitons renforcer notre

collaboration avec les communes afin de

mobiliser l’ensemble des compétences

et du savoir-faire disponibles. Mersch

& Schmitz n’est plus simplement un

installateur. Désormais, nous concevons,

accompagnons, proposons des solutions,

soutenons les études et aidons les

communes à définir et concrétiser leurs

projets. Pour avancer efficacement, il faut

sortir des approches isolées et encourager

un véritable partage des expertises et des

connaissances au bénéfice de tous.

Un dernier mot sur l’entreprise qui fête

son cinquantième anniversaire en 2026 ?

En 2026, Mersch & Schmitz fêtera ses

50 ans. Cinquante années passées à

concevoir, construire, adapter, progresser.

Cinquante années qui nous montrent

qu’une entreprise ne se définit pas

seulement par ses réalisations techniques,

mais par sa capacité à évoluer et à se

projeter. Nous regardons vers l’avenir avec

confiance, animés par la volonté de créer

des solutions intelligentes et durables, et

de continuer à accompagner les acteurs

luxembourgeois dans leurs projets les plus

exigeants.

Nous souhaitons renforcer

notre collaboration avec les

communes afin de mobiliser

l’ensemble des compétences et

du savoir-faire disponibles

Mersch & Schmitz

26, route de Capellen

L-8279 Holzem Mamer

www.mersch-schmitz.lu


42

| IMMOBILIER ET CONSTRUCTION

VERS UNE INGÉNIERIE

INTÉGRALE. LA PROMESSE

DE SCHROEDER & ASSOCIÉS.

Patrick Counotte, Olivier Genco et Marco Da Chao


43

Face à la complexité croissante des projets, le bureau d’ingénieurs

élargit son périmètre de compétences et adopte une approche

globale — du génie technique à l’expertise, de la dépollution

au project management… Rencontre avec ceux qui contribuent

à cette transformation.

Pendant longtemps, Schroeder & Associés

a été identifié, presque naturellement,

comme l’un des piliers luxembourgeois

du génie civil : structures, infrastructures,

mobilité, ouvrages d’art. Mais depuis

quelques années, une dynamique

différente s’observe dans les couloirs

de l’entreprise. Des nouveaux services

sont créés, des équipes se structurent,

et les maîtres d’ouvrage viennent

chercher quelque chose qui dépasse la

seule compétence technique. Derrière

ce mouvement, une vision : offrir une

prestation intégrale. Non pas pour

« faire plus », mais pour répondre à

des projets devenus profondément

multidisciplinaires.

Marco Da Chao, ingénieur-associé et

responsable du département Services,

regroupant notamment les équipes de

project management, génie technique,

centre d’expertises, coordination Sécurité,

digitalisation, contrôle technique

d’accessibilité… explique : « Le maître

d’ouvrage ne veut plus recevoir dix

rapports contradictoires. Il veut un

partenaire qui voit l’ensemble, comprend

les interactions et l’aide à prendre

des décisions solides. On ne peut plus

découper un projet en blocs hermétiques :

structure d’un côté, technique de l’autre,

acoustique plus loin, dépollution ailleurs…

Les projets modernes ne fonctionnent

plus comme ça ».

On ne peut plus découper un

projet en blocs hermétiques.

Lui-même a été l’un des artisans du

changement. La création de la première

équipe de génie technique en 2023 a

répondu à un besoin immédiat : éclairer

des choix énergétiques complexes, mieux

intégrer l’infrastructure technique au

bâtiment, coordonner les installations

avec la structure et l’architecture. Et très

vite, la demande a dépassé les prévisions.

« Lorsque nous avons lancé le premier

pôle, nous pensions couvrir un volume

raisonnable de projets. En un an, nous

étions dépassés. Le marché ne voulait

pas seulement du dimensionnement

technique : il cherchait une vision

cohérente de l’ensemble du bâtiment. »

C’est ainsi qu’est née la deuxième équipe,

en 2024, confiée à Olivier Genco.

Une réponse à une demande

très précise

Aujourd’hui, l’activité de génie technique

chez Schroeder & Associés repose sur

deux équipes rassemblant une vingtaine

de collaborateurs. Une évolution logique,

mais indispensable face à la montée

en puissance des projets. « Les maîtres

d’ouvrage nous disent toujours la même

chose : ils veulent comprendre les

conséquences de leurs choix. Modifier

une ventilation influence l’acoustique ;

changer un chauffage modifie l’équilibre

énergétique ; une solution technique peut

impacter la structure ou l’exploitation

future du bâtiment. Notre rôle, c’est

d’anticiper ces interactions », précise

Olivier Genco.

Pour lui, l’enjeu dépasse le calcul

technique. « Nous sécurisons tout ce

qui vient après : conception globale,

coûts d’exploitation, conformité, usage

réel. Et cela ne fonctionne que si nous

dialoguons en permanence avec toutes

les autres disciplines : ingénieurs

structure, acousticiens, spécialistes

énergie ou réglementation. » Ces équipes

interviennent sur des projets d’envergure

— équipements publics, bâtiments

publics, infrastructures techniques — et

continuent de se renforcer : nouveaux

profils, compétences élargies, outils

de simulation avancés. L’objectif reste

unique : offrir au maître d’ouvrage un

accompagnement complet, lisible et

techniquement maîtrisé.

Le Centre d’expertise : comprendre

ce que le projet ne dit pas encore

Si le génie technique anticipe, le centre

d’expertises se concentre sur ce que

le projet révèle — parfois trop tard.

Expertises judiciaires, d’assurance,

diagnostics acoustiques, analyses

vibratoires… demandent une lecture

précise des dysfonctionnements. Patrick

Counotte dirige ce service. Sa vision est

clinique, mais tournée vers l’action. « Une

expertise n’a d’intérêt que si elle va plus

loin que le constat. Nous expliquons ce

qui s’est passé, mais surtout ce qu’il faut

faire. Particulier, assurance ou maître

d’ouvrage public, ils attendent un chemin

pour résoudre le problème ».

Le centre intervient aussi en amont, lors

de missions de due diligence, de plus

en plus demandées par investisseurs et

promoteurs. « Lors d’une due diligence,

nous ne livrons pas un document de 80

pages, mais une décision : voilà ce que

vaut le bâtiment, les risques, les travaux

à prévoir. Cela change la négociation,

l’investissement, le calendrier ». Dans

un marché tendu comme celui du

Luxembourg, cette information est

stratégique.

Acoustique, vibrations, missions

spéciales : stabiliser le projet,

parfois au millimètre

L’unité acoustique et vibratoire intervient

autant en prévention qu’en diagnostic,

dès l’avant-projet, notamment pour les

espaces sensibles : salles polyvalentes,

bâtiments de recherche, écoles, logements

collectifs. « Un problème acoustique

découvert en fin de chantier coûte

beaucoup plus cher à corriger que s’il avait

été anticipé », rappelle Patrick Counotte.

« C’est ce genre de risques que nous

maîtrisons ».

Dans cette logique, la prestation « Next

Level Engineering » a été créée il y a

peu : plus discrète, mais décisive sur des

projets complexes. L’équipe intervient

là où acoustique, thermique et structure

s’entrechoquent, un terrain délicat où

chaque choix technique peut affecter les

autres disciplines. Son rôle : résoudre ces

tensions dès la conception pour garantir

un bâtiment performant, confortable et


44

| IMMOBILIER ET CONSTRUCTION

techniquement cohérent, tout en évitant

des ajustements coûteux ultérieurs.

Maîtrise des risques

environnementaux et techniques :

sécuriser le projet dès ses fondations

L’autre développement clé de Schroeder

& Associés de cette année concerne la

maîtrise des risques environnementaux

et techniques. Dépollution des sols,

recherche d’amiante, essais de sols, plans

d’action… et dossiers d’autorisations

d’exploitation commodo/incommodo

(C/I), un outil juridique et technique qui

permet d’évaluer et de réguler les impacts

d’un projet sur l’environnement et sur les

tiers.

Pour Patrick Counotte, ces missions

sont stratégiques : « Si un problème

environnemental ou un impact en

termes de C/I n’est pas identifié dès

les premières phases, tout le projet est

fragilisé : retards, coûts supplémentaires,

complications réglementaires. Notre

rôle, c’est d’anticiper, d’évaluer et de

sécuriser le projet avant même qu’il ne

commence. » Cette approche proactive

transforme profondément la dynamique

d’un chantier. « En identifiant tôt les sols

pollués, les risques liés aux matériaux ou

les contraintes sur les tiers, les maîtres

d’ouvrage savent exactement où ils

mettent les pieds — au sens propre comme

au figuré. Cela leur permet de planifier,

budgétiser et avancer avec confiance,

plutôt que de réagir à des problèmes

imprévus. »

Avec le project management, une

coordination complète « de l’intérieur »

Dernier maillon de la chaîne, le project

management (PM) prend toute sa force

lorsque toutes les compétences techniques

sont réunies sous un même toit. Marco

Da Chao constate au quotidien la valeur

ajoutée de cette organisation : « Le project

management ne se limite pas à coordonner

administrativement. Il a besoin d’un

accès direct aux experts techniques.

Quand un project manager peut consulter

instantanément un spécialiste acoustique,

un ingénieur structure, un ingénieur en

techniques spéciales ou un expert en

risques environnementaux, les décisions

se prennent immédiatement et avec

beaucoup plus de précision. »

Cette proximité transforme la gestion

des projets : elle réduit les allers-retours,

sécurise les choix et assure une cohérence

technique globale, du début à la fin.

L’ingénierie intégrale

n’est pas une ambition :

c’est une réponse.

L’entreprise ne cherche pas à diversifier

par simple volonté d’expansion, mais

pour répondre à la complexité croissante

des projets luxembourgeois. Marco Da

Chao insiste : « Un projet ne se gagne

pas en dessinant mieux que les autres,

mais en maîtrisant tous les paramètres :

le sol, la structure, l’énergie, le bruit,

l’environnement, les risques, les usages…

Si nous voulons réellement accompagner

nos clients, tout doit être intégré, sans

rupture. L’ingénierie intégrale n’est pas

une ambition, c’est une nécessité. »

Schroeder & Associés franchit ainsi une

nouvelle étape : celle d’un partenaire

global, capable de transformer la

complexité en réussite, d’accompagner

les maîtres d’ouvrage avec cohérence et

continuité, et de sécuriser chaque décision

technique comme stratégique.

Notre rôle, c'est anticiper,

d'évaluer et de sécuriser

le projet avant même qu'il

ne commence.

Schroeder & Associés

13, rue de l'Innovation

L-1896 Kockelscheuer

www.schroeder.lu


Techniques du bâtiment :

expertise, performance, sécurité.

De l’installation à la maintenance, en passant par les travaux neufs et la

rénovation, tous les besoins techniques sont assurés par Mersch & Schmitz :

chauffage, sanitaire, climatisation, protection incendie, électricité, régulation et

solutions industrielles.

Nos équipes allient maîtrise technique, durabilité et rigueur, pour garantir confort, sécurité et

performance au fi l du temps.

26, route de Capellen

L-8279 HOLZEM

Luxembourg

Plus d’informations sur

www.mersch-schmitz.lu +352 380 501-1 mersch-&-schmitz


46

| IMMOBILIER ET CONSTRUCTION

EY : UN

ACCOMPAGNEMENT À

360° SUR LES PROJETS

PUBLICS ET PRIVÉS

Grâce à une expertise couvrant l’ensemble du cycle des projets,

EY propose une approche globale afin d’accompagner au mieux

les acteurs publics et privés dans la réalisation de leurs projets.

Entretien avec David Syenave et Pierre Gelenne, qui nous

exposent leur stratégie de conseil et reviennent sur la crise

du logement luxembourgeoise.

Quel rôle joue EY dans la réalisation

de projets ?

DS : Nous avons développé une approche

unique sur le marché immobilier

luxembourgeois, en combinant l’expertise

transactionnelle, l’évaluation, ainsi que

le développement de projets immobiliers

dans leur globalité. Nous accompagnons

nos clients tout au long du processus

de réalisation de leurs projets, sans

pour autant remplacer les architectes,

ingénieurs ou bureaux d’études. Nous

assumons plutôt le rôle de « pilote » ou

de conseiller privilégié du client, qu’ils

relèvent du secteur public ou du secteur

privé, et ce, pour tout type de projet.

PG : Ce qui est particulier, chez EY, c’est que

nous accompagnons le client du début à la

fin : de l’acquisition du projet ou du terrain,

à la conception, à la réalisation du dossier

de financements et les négociations,

ou encore le pilotage de l’ensemble des

intervenants du projet. Nous veillons à

ce que ceux-ci avancent vers un objectif

unique et commun, en respectant les

contraintes budgétaires.

Généralement, les techniciens qui

accompagnent les maîtres d’ouvrage

possèdent une vision purement technique,

sans nécessairement tenir compte du

budget maximum alloué au projet. Nous

nous plaçons, entre autres, comme le chef

d’orchestre et cela nous permet d’avoir une

vue globale à 360°. D’autres intervenants

proposent des services similaires à ceux

d’EY-Parthenon, mais ils n’interviennent

que sur certaines étapes spécifiques. Ils

n’ont pas une vue globale et n’interviennent

pas sur l’ensemble du cycle du projet.

Comment éviter que les projets publics

ne deviennent trop coûteux ?

PG : Pour le secteur public, il n’y a pas

de sanction de marché permettant de

déterminer si le coût d’un projet est

excessif ou non. À titre d’exemple, la

construction d’un appartement dont le

prix de vente du mètre carré est de 20.000

euros ne trouverait aucun acquéreur sur le

marché privé. En revanche, pour les projets

publics, tels que les ponts, routes, chemins

de fer ou gares, il n’existe pas de valeur de

marché, puisque l’État en est le principal

utilisateur et qu’aucun prix de référence

n’est établi par le marché.

Lors des constructions publiques, nous

apportons une expertise différente. Les

auteurs de projets (architectes, bureaux

d’étude etc.), eux, sont rémunérés au

pourcentage, en fonction du coût du

projet. Nous adoptons une approche

différente : nous essayons de concevoir,

dès le départ, un projet qui est optimisé

d’un point de vue financier et essayons

de guider les intervenants techniques afin

qu’ils privilégient des solutions simples

et efficaces. Prenons l’exemple de la

construction d’une gare : il est essentiel

qu’elle réponde avant tout à des exigences

fonctionnelles. Toutefois, il convient de

s’interroger : peut-on concevoir une gare

à l’esthétique soignée, quitte à augmenter

les coûts, ou trouver un équilibre optimal

entre utilité et design, tout en maîtrisant le

budget ?

C’est précisément là que nous intervenons :

nous jouons notamment un rôle de gardefou

en sensibilisant le client à la part des

coûts liés à des choix esthétiques qui ne

sont pas essentiels au bon fonctionnement

de « l’objet ».

Le pacte logement a été récemment

actualisé. Selon vous, permet-il,

dans la moindre mesure, de régler

les problèmes liés au logement au

Luxembourg ?

DS : Le logement au Luxembourg est

un problème si important, que même le

logement abordable demeure cher et le

pacte est loin d’être suffisant pour régler


47

Pierre Gelenne (gauche) et David Syenave (droite) Partners EY-Parthenon, M&A Real Estate - EY Luxembourg

ce problème. Chaque année, les besoins en

logement sont estimés entre 7.000 à 8.000

unités, alors que pas plus de 1.000 en sont

créés par an.

En septembre 2022, j’ai proposé une

solution à cette problématique rencontrée

chez nos voisins, une loi que la Belgique a

d’ailleurs validée et nommée « loi Syenave » :

il s’agissait de diminuer le taux de TVA de

17%, à une fourchette comprise entre 3 et

6%, sur tout logement qui serait réalisé sur

des sites démolis et reconstruits.

Cette problématique présente un double

enjeu : il convient à la fois de rendre les

logements plus attractifs et de mettre à

niveau le parc existant afin de respecter

les normes 2025 (ESG, performance

énergétique). Dès lors, il serait pertinent

de s’intéresser à une loi déjà votée dans

un pays voisin et qui a fait ses preuves.

D’une part, cela permettrait de créer plus

de logements, de générer des recettes

supplémentaires pour l’État et d’autre part,

elle offrirait aux acquéreurs un avantage

financier estimé entre 10 et 12%.

Quelle évolution anticipez-vous

à la crise du logement dans

le secteur résidentiel ?

DS : Se loger est un besoin fondamental

auquel chacun devrait avoir accès.

Pourtant, au Luxembourg, cette réalité est

loin d’être garantie. Nous commencions

à percevoir un optimisme en début

d’année, mais nous observons désormais

une forme d’attentisme, avec la crainte

de ne pas parvenir à une issue favorable.

Nous faisons face à un déficit significatif.

La solution pourrait résider dans le

développement rigoureux du produit et sa

commercialisation à un prix reflétant son

coût réel de construction. À ce niveau, il

serait possible de rétablir l’équilibre. Cette

crise existe depuis 2021 et aujourd’hui plus

que jamais il faut des mesures drastiques,

peut-être, comme cité, l’exemple de la

TVA ou le financement par les banques des

développeurs ou acquéreurs, afin d’espérer

une évolution prochaine plus optimiste.

EY-Parthenon

35E avenue John F. Kennedy

L-1855 Luxembourg

ey.com/en_lu/services/strategy/

parthenon

EY-Parthenon est la branche " Strategy and

Transactions " d’EY Luxembourg, spécialisée

dans le conseil stratégique et transaction en

immobilier. Elle accompagne les dirigeants

d’Entreprises (CEO, boards), les Family Office, les

fonds de Private Equity et les gouvernements

dans leurs projets, de développement immobilier,

de stratégie, fusions-acquisitions (M&A),

désinvestissements, corporate finance, création

de valeur, restructuration et transformation.


48

| IMMOBILIER ET CONSTRUCTION

IMMOBILIER ET INDUSTRIE,

LSC360 FAIT LE POINT

À chaque secteur économique ses enjeux. Si le marché de

l’immobilier peine à sortir la tête de l’eau, l’industrie doit de son

côté se transformer pour améliorer son impact environnemental.

Les bureaux d’études comme LSC360 sont des partenaires-clés

pour réussir ces défis. Rencontre avec Carl-Taro Kleefisch, son

administrateur délégué.

Quel est aujourd’hui l’état du marché

du logement au Grand-Duché ?

Après plusieurs années difficiles, ce

marché a poursuivi en 2025 une reprise

progressive, bien que celle-ci reste

encore modérée. Les transactions sont

en hausse, portées par l’amélioration des

conditions de financement et l’intérêt

des investisseurs pour les biens à hautes

performances énergétiques. Si ces

derniers sont très attractifs, en revanche,

les bâtiments mal conçus ou « à la traine

» du point de vue énergétique, peinent à

être vendus.

On constate aussi que le marché locatif

reste quant à lui très tendu, malgré les

initiatives prises par les communes et les

projets immobiliers à vocation sociale. Les

loyers sont très élevés mais stables, après

plusieurs années de hausses successives.

En résumé, les signaux sont encourageants,

une consolidation du marché a débuté,

mais il demeure de nombreux défis

structurels. Les perspectives sont donc

positives bien qu’elles restent fragiles.

Comment vos clients ont-ils réagi ?

Quel fut l’impact sur votre activité ?

Nos clients sont issus à la fois des marchés

publics et privés, sur un ratio de 50/50.

Leurs réactions n’ont pas été les mêmes.

Les acteurs publics, à l’instar de la SNHBM,

ont maintenus leurs engagements en

faveur du développement de logements,

leurs consultations et initiatives.

Toutefois, une des principales difficultés à

venir pourrait résider dans la raréfaction

des terrains disponibles, qui risque de

freiner leurs ambitions à moyen ou long

terme.

En ce qui concerne les clients privés, le

tableau est moins réjouissant à court

terme. Les projets de construction sont

souvent reportés de plusieurs mois, voire

de plusieurs années.


49

Notre approche est celle d’une ingénierie intégrée

et pluridisciplinaire, aux spécificités techniques de très

haut niveau

Comment avez-vous ajusté votre stratégie pour mieux servir

encore ces clients ?

Notre positionnement est clair : plus que jamais, nous sommes le

partenaire de nos clients, prêts à concevoir des solutions durables,

innovantes. LSC360 est à leurs côtés, afin de les accompagner à

traverser sans encombre l’évolution règlementaire.

Nous avons profité de notre fusion l’an dernier pour restructurer

nos services et gagner en efficacité. Nos clients en bénéficient

bien évidemment, et ce à différents niveaux.

Notre stratégie repose toujours sur une forte diversification des

activités. De ce fait, le ralentissement du marché immobilier ne

nous a pas bloqué dans notre développement.

Parmi les différents secteurs d’activité, quelle place occupe

l’industrie ?

L’industrie a toujours été plus qu’important pour nous. Avant de

fonder en 1977 notre bureau, Monsieur Christiansen travaillait

comme ingénieur dans une entreprise de construction dotée d’un

bureau d’études interne. Cette structure était particulièrement

active dans la planification et la réalisation de projets industriels,

notamment dans le secteur sidérurgique. Cet héritage et cette

passion pour l’ingénierie industrielle ont été pleinement intégrés

dans la société nouvellement créée à l’époque, et constituent

aujourd’hui une part essentielle de l’ADN de LSC360. Plus

concrètement, l’industrie représente environ 15% de notre chiffre

d’affaires, un résultat en hausse constante. Une grande partie de

nos équipes est d’ailleurs occupée à travailler sur ces thématiques.

Les besoins de transformation de ces acteurs sont en effet toujours

plus grands, en particulier dans le domaine de la durabilité. Cela

nécessite des investissements et un solide accompagnement de

notre part.

Qu’est-ce qui fait la spécificité du secteur industriel au

Luxembourg ?

Que ce soit au Grand-Duché comme dans la Grande-Région, la

dynamique du secteur industriel est forte, c’est un pilier essentiel

de transformation économique.

Il y a d’ailleurs fort à parier que d’ici 10 ans, ce secteur sera

méconnaissable tant il aura évolué. Pour nous, c’est bien sûr une

opportunité. Les entreprises que nous servons ne disposent pas

en interne des ressources humaines ou techniques pour mettre en

place les prestations spécifiques que nous proposons.

Justement, quelle approche et quels services leur proposezvous

?

C’est une approche d’ingénierie intégrée et pluridisciplinaire,

dont les spécificités techniques sont de très haut niveau, que ce

soit en termes d’études statiques, de génie civil, de sécurité ou de

direction des travaux pour ne citer que ces domaines. Notre valeur

ajoutée réside dans la capacité à faire dialoguer ces expertises au

sein d’une même structure, garantissant une cohérence technique

et méthodologique à chaque étape du projet. Cette transversalité

permet d’anticiper les contraintes, d’optimiser les délais et de

proposer des solutions toujours plus durables et innovantes.

Bien évidemment, les études environnementales et les audits

règlementaires font partie des prestations phares que nous

proposons à nos clients.

Ces compétences, combinées à une connaissance fine du

cadre légal et des enjeux de durabilité, nous permettent de les

accompagner efficacement dans la conformité environnementale,

énergétique et de sécurité de leurs projets.

C’est ce panel complet et interconnecté de compétences, soutenu

par des outils de pointe et une approche collaborative entre

disciplines, qui nous distingue sans doute sur le marché. LSC360

n’apporte pas seulement des réponses techniques, mais une vision

globale et cohérente, au service de projets plus performants,

responsables et pérennes.

Demain, comment LSC360 compte-t-elle se positionner

par rapport à ces deux secteurs que sont l’industrie et le

logement ?

Notre force réside dans la complémentarité et la diversité de nos

métiers. LSC360 couvre l’ensemble de la chaîne de valeur des

projets immobiliers : de la planification urbaine à la conception

technique, en passant par les études environnementales, la

mobilité ou encore la gestion des interfaces entre acteurs publics

et privés. Cette approche intégrée nous permet d’accompagner

efficacement les promoteurs et développeurs immobiliers à

chaque étape de leurs projets, avec une vision globale et cohérente.

Concernant le secteur industriel, notre ambition est claire :

consolider notre position et renforcer notre présence dans les

années à venir, en mettant à profit notre expertise technique et

notre capacité d’innovation.

Et de manière plus globale, quelles initiatives stratégiques

sont à l’étude ?

LSC360 investit énormément dans l’innovation et la création

de solutions techniques, afin de répondre aux besoins et aux

enjeux des années à venir. Ces investissements concernent


50

| IMMOBILIER ET CONSTRUCTION

principalement les questions de durabilité mais pas seulement.

C’est une stratégie que nous tenons depuis plusieurs années déjà,

qui porte ses fruits et que nous maintiendrons donc à l’avenir.

Nous intégrons également l’intelligence artificielle dans nos

approches, pour améliorer la précision, optimiser les processus et

renforcer la performance globale.

Nous souhaitons également développer notre réseau de

partenaires privilégiés, à l’échelle nationale et internationale.

Autrement dit, nous sommes en train de créer avec nos partenaires

plusieurs filiales en Allemagne, où nous sommes actionnaires

minoritaires. Nous recherchons des partenaires aux expertises

complémentaires, qui permettent aux deux parties de mieux se

positionner encore sur les différents marchés. Ces derniers sont

notamment ceux des pays de l’Est.

LSC360 S.A.

4, rue Albert Simon

L-5315 Contern

www.lsc360.lu


DES LOGEMENTS

ABORDABLES,

DES SOURIRES

DURABLES.

Votre partenaire pour l’accès à un logement

adapté à votre budget et vos besoins.


52

| IMMOBILIER ET CONSTRUCTION

REDONNER VIE

AU PATRIMOINE,

C’EST REDONNER VIE

AUX VILLAGES

Entre respect du passé et exigences du présent, Anna Turek, Steve

Majerus, Mickaël Burlet et Michal Zaglaniczny, chefs de projet au

Fonds du Logement, reviennent sur l’une de leurs missions : préserver,

réhabiliter et redonner vie au patrimoine bâti du Luxembourg.

Des projets passionnants bien que souvent complexes.

a accompli quelque chose de beau et

d’utile.

Michal Zaglaniczny (MZ) : Ces rénovations

apportent sans nul doute une

valeur significative à leur environnement.

Préserver ces bâtiments, c’est aussi préserver

un certain esprit du lieu.

Qu’est-ce qui motive la décision de

rénover plutôt que de reconstruire ?

MB : Parfois, la décision de rénover s’impose

d’elle-même. On pèse alors le pour et

le contre et on voit ce qu’il y a de mieux à

réaliser.

MZ : Effectivement, certains bâtiments

sont protégés par la loi.

Le Fonds du Logement accorde une

grande importance aux projets de rénovation

du patrimoine. Que pouvez-vous

nous dire de cette philosophie ?

Mickaël Burlet (MB) : Nous avons dans

notre portefeuille de nombreux bâtiments

anciens qui méritent une nouvelle

vie. Ces projets de rénovation sont très

différents d’une construction neuve : les

budgets, les contraintes mais aussi les

imprévus. Chaque jour, on découvre de

nouveaux défis, mais c’est ce qui rend ces

projets passionnants.

Steve Majerus (SM) : Le Fonds

du Logement a une responsabilité

patrimoniale. Nous possédons un bâti

existant qui mérite d’être conservé et

valorisé. Certains édifices sont d’ailleurs

protégés, soit au niveau communal, soit au

niveau national par l’INPA. Rénover, c’est

aussi notre rôle. Ce serait plus simple de

tout démolir pour repartir de zéro, mais ce

n’est pas l’esprit du Fonds.

Anna Turek (AT) : L’objectif, c’est toujours

de trouver le juste équilibre entre

préservation du patrimoine, budget, qualité

et performances techniques.

MB : Effectivement, c’est un vrai défi,

mais aussi une grande fierté. Quand

un projet se termine, on se dit qu’on

Il serait plus simple

de repartir de zéro, mais ça

n’est pas l’esprit du Fonds

AT : Les manières de penser évoluent

aussi. On cherche d’abord à conserver

avant de démolir. C’est une manière de

réduire notre empreinte carbone et parfois

de maîtriser les coûts.

SM : Rénover, c’est réutiliser des ressources

existantes. Dans certains cas,

cela permet aussi de garder un volume

Steve Majerus, Mickaël Burlet, Michal Zaglaniczny et Anna Turek

© Fonds du Logement


53

constructible plus important que si l’on

repartait de zéro.

Comment conciliez-vous respect du patrimoine

et exigences contemporaines ?

MB : Le respect du patrimoine est primordial.

Sans l’accord de l’INPA (Institut

national pour le patrimoine architectural),

un projet ne peut pas avancer. Parfois, cela

implique de trouver des compromis : préserver

les éléments d’origine tout en intégrant

les normes de sécurité et de confort.

SM : Intégrer les techniques modernes

dans des structures anciennes est souvent

complexe. Il faut trouver des compromis

en permanence entre sécurité, esthétique

et fonctionnalité.

AT : Certains projets marient particulièrement

bien ancien et contemporain.

À « Haff Bredimus » à Huncherange, par

exemple, nous avons conservé la façade

historique côté rue, tout en intégrant des

éléments plus contemporains à l’arrière.

MZ : Les nouveaux éléments ne doivent

pas limiter les anciens. Nous privilégions

de procéder par le contraste, faire cohabiter

l’ancien et le contemporain sans trahir

l’identité du lieu. Bien sûr, l’objet final

doit être conforme à toutes les normes en

vigueur, ce qui peut parfois représenter un

défi.

Avec quels partenaires travaillez-vous

sur ce type de projet ?

SM : Nous collaborons étroitement

avec l’INPA, les Ponts et Chaussées, le

CGDIS, les communes… Plus le projet est

complexe, plus les interlocuteurs sont

nombreux.

MB : Chaque projet est unique. Nous

devons coordonner de nombreux acteurs

pour garantir que tout fonctionne, du

patrimoine aux normes de sécurité.

MZ : Il faut aussi mentionner les hommes

de l’art, les entreprises. Leur savoir-faire

est essentiel : c’est grâce à eux que nous

pouvons mener à bien de tels projets.

Pouvez-vous donner quelques exemples

concrets de chantiers ?

SM : Sur l’ancien couvent d’Eisenborn,

nous avons dû renforcer les planchers et

poutres d’origine en chêne sans les remplacer,

ou encore protéger des peintures

anciennes pour qu’elles restent intactes.

Préserver ces bâtiments,

c’est aussi préserver un certain

esprit du lieu

MB : À Remich, sur l’ancien hôtel des

Postes, nous devions conserver une

charpente, mais elle s’avérait instable.

Nous l'avons donc reconstruit à l’identique

pour préserver l’esprit d’origine.

Nous avons aussi dû protéger l’habitat

de chauves-souris et conserver des carrelages.

Tout ça, ce sont des éléments qu’on

n’a pas l’habitude de prendre en compte

dans des projets classiques.

AT : À Bettembourg, 11 maisons unifamiliales

en bandes vont être rénovées.

Cela va changer l’atmosphère de la rue

principale.

MZ : À Useldange, sur le projet « Al Post »,

nous avons consacré beaucoup d'énergie

à la préservation des éléments anciens du

bâtiment : les escaliers en bois, les portes,

carrelage ou les moulures…

Quel rôle jouent les nouvelles technologies

dans vos projets ?

MB : Les outils numériques, comme le BIM

ou les relevés 3D, sont devenus indispensables.

Ils nous permettent d’éviter les

erreurs, de documenter le patrimoine pour

l’INPA et de créer des archives.

SM : Nous utilisons aussi des drones et

des scanners 3D. Pour un projet, on a par

exemple fait des levées 3D des aménagements

extérieurs pour pouvoir les démonter,

les remettre en état et les remonter

à l’identique sur place plus tard. C’est un

vrai gain de précision et de temps.

MZ : Les progrès technologiques ont en

effet profondément transformé notre

manière de travailler. Les outils numériques,

les analyses de matériaux ou les

techniques de restauration modernes facilitent

considérablement les interventions

tout en garantissant un haut niveau de

précision et de respect du bâti ancien.

Qu’en est-il du coût ?

SM : Une rénovation n’est pas toujours

plus chère qu’une construction neuve, car

on dispose déjà d’un bâti. Nous investissons

dans certains éléments anciens, mais

nous économisons sur le gros-œuvre.

On donne aussi une seconde vie à des

bâtiments tout en logeant davantage de

personnes.

MB : Ces projets impliquent souvent de

jongler avec les budgets et de hiérarchiser

les priorités. Mais ce sont des projets pour

lesquels on a une vraie fierté à la fin.

AT : Si les espaces ne conviennent pas

pour des logements, on peut en réaffecter

certains pour d’autres usages sociaux

avec des ASBL, comme le foyer de jour de

Femmes en détresse par exemple.

En quoi ces rénovations participent-elles

à la revitalisation de certains

quartiers ou villages ?

MB : Quand on commence à rénover, il

n’est pas rare que la commune revienne

vers nous avec d’autres projets. Chaque

rénovation apporte une nouvelle dynamique.

À Remich ou Wellenstein, nos projets

redonnent vie à des quartiers entiers,

attirent de nouveaux habitants et stimulent

l’activité locale.

Ce sont des projets

pour lesquels on a une vraie

fierté à la fin

MZ : À Useldange, sur le chantier de l’ancien

couvent, notre objectif est de rendre

ce lieu accessible à tous les habitants. En

réhabilitant les bâtiments existants et en

les complétant par de nouvelles constructions,

nous créons un espace de vie et

d’échanges au cœur du village.

SM : Ce sont souvent des bâtiments abandonnés

ou en mauvais état. Les réhabiliter,

c’est aussi améliorer l’image et la sécurité

du village. C’est toujours une plus-value

pour les villages.

Fonds du Logement

52 Bd Marcel Cahen

L-1311 Märel Luxembourg

www.fondsdulogement.lu


54

| IMMOBILIER ET CONSTRUCTION

PERRARD : PLUS D’UN SIÈCLE

DE SAVOIR-FAIRE

Depuis 125 ans maintenant, l’entreprise Perrard contribue

à écrire une partie de l’histoire architecturale de son pays et

se place comme une référence du secteur de la construction

au Luxembourg. Point sur ses réussites, ses constructions

emblématiques et ses défis actuels.

« Jusqu’à présent, personne au monde

n’a pu atteindre un âge aussi avancé »,

annonçait Alain Pütz, le directeur de

Perrard, dans les premiers mots de son

discours prononcé lors de la soirée

anniversaire des 125 ans de l'entreprise.

Le 11 septembre 2025 s’est déroulé la

cérémonie organisée par l’entreprise

de construction luxembourgeoise, où

collaborateurs, partenaires et clients ont

été chaleureusement conviés à l’événement

pour célébrer plus d’un siècle d’activité

d’une des entreprises les plus anciennes du

territoire.

« Nous avons largement participé au

développement du pays et c’est très

important pour nous d’y avoir contribué

aussi longtemps par les constructions,

qu’il s’agisse de bâtiments, de routes ou

encore de châteaux d’eau », affirme le

directeur de la société, à qui le pays doit

de nombreuses infrastructures et chantiers

emblématiques, telles que l’aéroport

de Luxembourg, le boulevard John F.

Kennedy du quartier Kirchberg ou encore

le réaménagement de la place Guillaume II.

Une aventure collective

« Un grand merci aux générations passées

et actuelles pour tout ce qu’elles ont

accompli pour l’entreprise Perrard »,

annonçait le directeur dans son discours

d’entrée. Pour Alain Pütz, Perrard doit en

partie sa réussite à ceux qui ont placé les

fondations de l’entreprise, car elle garde

en mémoire que son succès est surtout le

fruit d’un travail bâti de générations en

générations.

Alain Pütz, directeur de Perrard


55

Pôle d'échange Serra, quartier Kirchberg,

Luxembourg © Perrard

© Perrard

Projet Idesya, © Perrard

Car la société de construction l’a bien

compris, le travail en collaboration est le

socle d’une entreprise capable de perdurer.

Perrard témoigne d’une culture d’équipe

forte et de valeurs humaines significatives :

« L’entreprise ne vaut rien s’il n’y a pas

de collaborateurs engagés et motivés »,

admet Alain Pütz. Nous favorisons le plein

épanouissement de nos collaborateurs ».

Des valeurs humaines solides comme

maîtres mots de la société, auxquelles

s’ajoutent la confiance, ciment d’une

réussite de longue date. « Cela fait

maintenant 125 ans que nous sommes

présents au Luxembourg. Nous sommes

une entreprise pérenne, stable, gage

de qualité, les clients le savent et les

collaborateurs aussi. Nous sommes un

partenaire de confiance. Je pense que la

satisfaction client fait que nous avons une

bonne renommée et que nous travaillons

en confiance mutuelle », affirme le

directeur.

Construire à long terme

carbone avec pratiquement plus de ciment.

Ce n’est que le début, mais nous portons

une attention particulière à ces enjeux »,

explique le directeur de l’entreprise, qui

a également digitalisé ses processus, afin

d’optimiser les ressources.

En parallèle, l’entreprise s’apprête à lancer

le chantier de la future résidence Idesya à

Belval, qui prévoit près de 130 logements,

avec un objectif d’achèvement pour la fin

d’année 2028.

« Je suis convaincu que l’entreprise

demeurera aussi solide et stable qu’à

l’heure actuelle, avec des équipes motivées

qui seront toujours fières de représenter

l’entreprise », conclut Alain Pütz.

PERRARD

6, Zone Industrielle Breedewues

L-1259 Senningerberg

www.perrard.lu

Nous avons largement

participé au développement

du pays et c’est très important

pour nous d’y avoir contribué

aussi longtemps par les

constructions, qu’il s’agisse

des bâtiments, des routes, des

châteaux d’eau et tous types

d’infrastructures.

© Henri Collette / 1111 Photography

Certifiée ISO pour la qualité et la sécurité,

mais également pour l’environnement

et l’énergie, l’entreprise détenue par le

groupe Eiffage s’appuie sur plus d’un

siècle d’expérience tout en s’adaptant aux

enjeux et défis actuels : l’objectif étant de

construire de manière responsable, à long

terme.

Perrard a reçu la certification de

performance CO₂ échelon 5, soit le

plus haut niveau dans la réduction des

émissions de CO₂. L’entreprise a misé sur

une construction sobre en énergie pour

ses nouveaux bureaux et une vigilance

portée au choix des matériaux : « Nous

avons commencé à tester du béton très bas

Place Guillaume II Luxembourg ville : © Henri Collette / 1111 Photography


56

| IMMOBILIER ET CONSTRUCTION

SOUTENIR AUJOURD’HUI

POUR CONSTRUIRE DEMAIN

Après un net ralentissement causé par la hausse des taux d’intérêts,

le marché immobilier luxembourgeois semble amorcer une reprise

progressive depuis 2024. Pourtant, malgré la relance des transactions et les

aides publiques, l’accès au logement reste difficile alors que le secteur de la

construction continue de traverser une zone de trouble. Explications

de Luigi Di Franco et Marc Schronen, respectivement responsable Réseau des

agences et responsable du Département Entreprises chez Banque Raiffeisen.

Comment analysez-vous l’état du

marché immobilier luxembourgeois ?

LDF : Selon les données du STATEC et de

l’Observatoire de l’Habitat, le nombre de

transactions a fortement varié ces cinq

dernières années en raison de plusieurs

facteurs : Covid-19, conflit entre l’Ukraine

et la Russie, etc. La hausse brutale des taux

d’intérêt à partir de mi-2022 a entraîné un

net ralentissement du marché, avec une

chute des ventes au second semestre 2022

et une année 2023 particulièrement faible

en matière de transactions pour les biens

immobiliers.

Depuis mi-2024, la baisse progressive

des taux a toutefois relancé l’activité,

permettant au marché de se rapprocher

des niveaux précédant la hausse des taux,

surtout pour les biens existants. Nous

notons également que les ventes en état

futur d’achèvement progressent, mais plus

timidement. Les mesures de soutien mises

en place par l’État ont également facilité

un partiel redémarrage.

Malgré cette amélioration, nous faisons

toujours face à plusieurs défis qui impactent

nos activités : des taux encore relativement

élevés, des prix historiquement hauts et

un coût du foncier très important sur le

territoire et surtout autour de Luxembourg-

Ville. Ces éléments limitent la capacité des

jeunes ménages à accéder à la propriété,

dans un contexte où le mode de vie et les

charges actuelles réduisent la possibilité

d’épargne. Pour résumer, le marché se

redresse progressivement, mais la question

de l’accessibilité reste centrale.

Justement, comment Banque Raiffeisen

adapte-t-elle ses services et produits

pour accompagner ses clients ?

LDF : Nous continuons à adopter une


57

approche centrée sur la proximité et le dialogue avec nos clients.

Il ne faut pas perdre de vue que nous sommes une coopérative,

cela fait partie de notre ADN. Ce faisant, et malgré les tendances

inverses, nous avons maintenu, voire renforcé, la disponibilité de

nos conseillers grâce à nos agences qui quadrillent notre territoire.

Nos clients sont ainsi rapidement en mesure d’obtenir des

réponses concernant leurs crédits ou leurs nouveaux projets. Dans

une période où l’incertitude financière a suscité de nombreuses

interrogations, cette présence a plus que jamais été indispensable.

MS : Pour les clients privés comme professionnels, la priorité reste

l’échange et l’accompagnement personnalisé. Nous analysons

chaque situation en détail, notamment la faisabilité des projets,

l’accès aux aides publiques ou encore les différentes formules de

crédit. En tant que banquier, notre rôle consiste aussi à fixer des

limites lorsque les ambitions dépassent la capacité financière du

client, en proposant des solutions adaptées.

Nous veillons également à informer régulièrement le public

en organisant des conférences sur le logement, la rénovation

énergétique ou encore l’investissement locatif.

Les promoteurs et les entreprises de construction rencontrent

également des difficultés. Quelle est la position de Raiffeisen

face à ce risque accru dans le secteur ?

MS : Nous sommes conscients des défis auxquels font face les

promoteurs et les entreprises de construction. Acteurs essentiels

au dynamisme économique national, ils restent au cœur de la

stratégie de notre institution qui tient à réaffirmer son engagement

à leurs côtés à travers quatre valeurs fondatrices.

D’abord, le respect de l’humain : en période d’instabilité, le dialogue

intensif est privilégié afin de comprendre les évolutions du marché,

anticiper les risques et développer des solutions adaptées à chaque

situation. Ensuite : l’ambition. Forte d’un siècle d’expérience, notre

banque a surmonté de nombreux cycles économiques et continue

d’avancer, consciente que toute activité implique une part de

risque. La proximité constitue un troisième pilier : dirigeants et

conseillers sont présents sur le terrain, réactifs et accessibles face

aux défis rencontrés par les partenaires. Enfin, la passion qui va de

pair avec le partenariat.

Ces piliers permettent d’envisager l’avenir avec détermination

malgré les turbulences conjoncturelles. Pour la banque, la

compréhension mutuelle et l’engagement partagé constituent les

clés pour bâtir un avenir durable pour le secteur.

Et pour les promoteurs publics ?

MS : Notre banque entretient des relations étroites avec les deux

promoteurs publics, des acteurs clés dans l’offre de logements

abordables. Cela dit, la hausse des taux ces dernières années a

modifié l’état du marché : forte augmentation de la demande

locative à loyer abordable et baisse des ventes.

Au niveau des communes, notre banque a doublé ses financements

ces trois dernières années. L’accompagnement public sur le

long terme est primordial et va de pair avec le financement des

infrastructures de développement étatiques et communales ainsi

qu'en proposant des mécanismes de préfinancement.

Chez Banque Raiffeisen, nous faisons partie des deux établissements

de crédit les plus engagés à ce niveau, avec des enveloppes de

financement particulièrement conséquentes. Notre objectif est de

maintenir cet engagement dans la durée afin de permettre, aux

côtés de ces acteurs, le développement progressif de logements à

prix abordable au Luxembourg.

LDF : Malgré l’élargissement des aides publiques, beaucoup de

jeunes Luxembourgeois peinent encore à accéder aux programmes

en raison d'une demande massive liée à lʼimmigration économique

et sociale. Résultat : un bon nombre d’entre eux doivent franchir les

frontières et s’installer en Grande Région, faute d’offre abordable

suffisante.

Quelles sont les solutions, services ou produits que vous

proposez en matière d’ESG ?

MS : Le 1 er août 2025, notre banque a lancé R-ECO PRO : une offre

dédiée aux professionnels pour financer des projets durables, avec

l’ambition d’accélérer le financement ESG et de sensibiliser les

entreprises à la transition écologique. L’offre couvre notamment

les trois volets ESG (Environnement, Social, Gouvernance). Celle-ci

complète l’offre existante, R-ECO, qui est destinée aux particuliers

investissant dans l’assainissement énergétique ou les énergies

alternatives.

LDF : Fidèle à son ADN coopératif historique, notre banque

soutient la réduction de l’empreinte écologique. Nous finançons

régulièrement des projets photovoltaïques dans divers secteurs

ainsi que des initiatives en agrivoltaïque et en éolien sur notre

territoire.

Quelles perspectives voyez-vous pour les années à venir ?

MS : La normalisation du marché immobilier prendra plus de

temps que prévu, notamment en matière de financement VEFA,

aujourd’hui assuré par peu d’acteurs bancaires. Au-delà des

promoteurs, l’artisanat et les PME souffrent également de la

conjoncture : retards de chantiers, liquidités sous pression,

production au ralenti et risque de pénurie de main-d'œuvre

qualifiée. Après plus de deux ans et demi de crise, les bilans se

dégradent et l’endettement s’accentue.

Les communes et le gouvernement ont un rôle central à jouer :

celui de maintenir l’investissement public, notamment dans

le logement à prix abordable pour soutenir l’économie à long

terme. L’année 2026 s’annonce encore exigeante mais pleine

d’opportunités pour les banques locales. Quant à Banque Raiffeisen,

nous entendons poursuivre notre accompagnement sur mesure,

qui est renforcé par les retours positifs de notre dernier Net

Promoter Score.

Banque Raiffeisen

4, rue Léon Laval

L-3372 Leudelange

www.raiffeisen.lu


58

| IMMOBILIER ET CONSTRUCTION

L’ACCOMPAGNEMENT SOCIAL

AU SERVICE DU LOGEMENT

Le département social de la Fondation pour l’Accès au Logement accompagne

chaque année ses bénéficiaires en situation précaire vers une stabilité

résidentielle. Entre gestion locative sociale, suivi individualisé et coaching

logement, l’objectif reste le même : permettre à chacun d’accéder à un logement

digne. Diella Galani, chef du département social, nous en dit plus.

Pouvez-vous présenter le département

social et ses principales missions ?

et par la suite, d’accéder au premier marché

immobilier.

excessives et favoriser une meilleure gestion

de leur logement.

Le département social s’inscrit au cœur

de la mission de la Fondation pour l’Accès

au Logement depuis plus de quinze ans.

Comment ? En permettant aux personnes

défavorisées, exposées à la pauvreté ou à

l’exclusion sociale, d’accéder à un logement.

Pour ce faire, notre équipe sociale regroupe

aujourd’hui 16 assistants sociaux et 2

coachs logement, répartis en trois services

complémentaires : la coordination sociale,

l’accompagnement social interne et le

coaching logement.

La coordination sociale est responsable

de l’attribution des logements en gestion

locative sociale (GLS). Elle mène les

enquêtes à domicile, sélectionne les

candidats, organise les signatures des

contrats de mise à disposition (d’une durée

de trois ans, reconductibles jusqu’à cinq) et

supervise notamment la mise en place du

projet d’Inclusion sociale par le logement

(PISL), obligatoire pour chaque ménage

logé.

Ce PISL est entièrement individualisé :

situation professionnelle, santé, épargne,

organisation familiale, perspectives

de relogement… Tous les six mois, nos

coordinateurs sociaux se rendent au

domicile pour évaluer le projet, l’adapter

et s’assurer que les bénéficiaires avancent

vers une autonomie professionnelle et

financière. L’objectif principal : offrir une

stabilité de logement temporaire pour

permettre aux ménages de se concentrer sur

leur reconstruction socio-professionnelle

Pour garantir un suivi complet, chaque

ménage logé en gestion locative sociale

bénéficie d’un double encadrement social :

celui de la coordination interne de l’AIS et

celui d’un service d’accompagnement social

externe pour des besoins plus précis. Nous

collaborons avec plus de 22 services externes

spécialisés : médico-social, surendettement,

violences domestiques, etc.

Pour faire face au manque d’offres

d’accompagnement sur le terrain, nous

avons créé il y a cinq ans un service

d’accompagnement social interne. Celui-ci

intervient en dernier recours, lorsque les

services externes ne sont pas disponibles

ou lorsque la situation le nécessite.

Actuellement, 113 ménages bénéficient de

ce service.

Offrir une stabilité

de logement pour permettre

aux ménages de se concentrer

sur leur reconstruction

socio-professionnelle

Quel est le rôle du coaching logement

et quels effets concrets avez-vous

observés ?

Le coaching logement a été développé ces

deux dernières années et répond à un besoin

primordial : la formation des ménages pour

prévenir les dégradations, éviter les factures

Nos deux coachs interviennent environ

un mois après l’emménagement pour

expliquer comment aérer ou chauffer

correctement, utiliser les équipements du


59

logement (radiateurs, ventilation, VMC),

économiser l’énergie, trier les déchets,

quels gestes éviter (comme un meuble collé

au radiateur), quelles bonnes pratiques

adopter au quotidien. Nous tenons à ce que

le coaching soit totalement personnalisé

afin d’éviter tout effet infantilisant. Si des

problèmes apparaissent plus tard, le coach

peut repasser pour un rappel, cette fois de

façon plutôt curative.

681 MÉNAGES

actuellement logés par la FAL (soit 2.467 personnes)

1584 MÉNAGES

actuellement sur liste d’attente

Les résultats sont visibles. Les bénéficiaires

sont mieux préparés lorsqu’ils quittent la

gestion locative sociale pour retourner sur

le marché privé ou accéder à un logement

subventionné.

Combien de ménages suivez-vous ?

Parmi les 681 ménages logés par la FAL, 562

sont actuellement accompagnés par notre

département social dans le cadre de leur

PISL. Nous assurons également le suivi des

locataires des logements abordables que la

FAL gère en tant que bailleur social pour le

compte des communes.

Quels défis principaux rencontrez-vous

et quelles solutions développez-vous

pour les prochaines années ?

Le défi majeur reste l’impossibilité, en

2025, de garantir un droit pourtant reconnu

comme fondamental dans la Déclaration

universelle des droits de l’Homme en 1948

: l’accès au logement. La demande explose,

les crises se succèdent et malgré les efforts

des pouvoirs publics et des acteurs sociaux,

l’offre reste malheureusement encore

insuffisante.

Nous travaillons donc sur de nouvelles

pistes. Parmi elles, nous envisageons

de renforcer nos liens avec les agences

immobilières, afin de fournir des garanties

sur le sérieux des ménages sortants de la

gestion locative sociale et ainsi faciliter

leur retour sur le marché privé. Dans l’idée,

nous souhaitons créer une « garantie FAL »,

qui couvrirait une partie du risque pour les

propriétaires et les rassurer.

Fondation pour l’Accès au Logement

202B, rue de Hamm

L-1713 Hamm Luxembourg

www.fondation-logement.lu

Diella Galani


60

BRÈVES

MINISTÉRIELLES

PAR LÉA BEHNOUS

(de g. à dr.) (arrière) : Reza Moemen, (devant) : Jean-Luc Crucke, Yuriko Backes et Robert Tieman.

MINISTÈRE DES AFFAIRES

INTÉRIEURES

Le 8 décembre a eu lieu le Conseil

Justice et Affaires intérieures, auquel

le ministre des Affaires Intérieures

Léon Gloden a participé. Lors de cette

session, la question du système européen

de retour, conçu pour renforcer la

politique migratoire en facilitant le renvoi

des personnes migrantes vers des

pays tiers, a été abordée. À ce sujet, le

ministre a souligné qu’une « politique

efficace de retour » était nécessaire

pour conserver « la crédibilité de la politique

migratoire dans son ensemble ».

Par ailleurs, le renforcement de la

protection des frontières de l’espace

Schengen a été discuté et le ministre

luxembourgeois a expressément

demandé la cessation des contrôles

aux frontières intérieures.

Source : SIP

MINISTÈRE DE LA JUSTICE

Toujours au Conseil Justice et Affaires

Intérieures, l’impunité des crimes

commis dans le cadre de la guerre

d’agression menée par la Russie contre

l’Ukraine a été discutée. « Je tiens à

réaffirmer notre attachement aux travaux

sur la redevabilité pour le crime

d’agression. La lutte contre l’impunité

est d’une importance cruciale pour

l’avenir de l’ordre juridique international

», a déclaré Elisabeth Margue,

ministre de la Justice luxembourgeoise.

Pour rappel, un tribunal spécial dédié

au crime d’agression contre l’Ukraine

est toujours en cours de développement,

lequel est pleinement soutenu

par le Luxembourg, d’après la ministre

de la Justice.

Source : Statec

MINISTÈRE DE LA MOBILITÉ ET DES

TRAVAUX PUBLICS

Au début du mois de décembre,

les pays du Bénélux ont collaboré

ensemble pour réduire les émissions

de CO2 dans le domaine de l’aviation,

en envisageant l’introduction d’avions

électriques et hybrides, de propulsion

à hydrogène et de carburants aéronautiques

durables au secteur aérien

et ainsi, contribuer à l’accélération

de la transition. Une recommandation

a alors été signée par la ministre

luxembourgeoise de la Mobilité et des

Travaux publics, Yuriko Backes, par le

ministre néerlandais de l’Infrastructure

et de la Gestion de l'eau, Robert

Tieman, ainsi que du ministre belge de

la Mobilité, du Climat et de la Transition

environnementale, chargé du développement

durable, Jean-Luc Crucke.

Source : SIP

MINISTÈRE DE LA FAMILLE,

DES SOLIDARITÉS, DU VIVRE

ENSEMBLE ET DE L’ACCUEIL

Ce 8 décembre, le premier Plan d'action

national pour la prévention et la

lutte contre la pauvreté a été officiellement

présenté par le ministre de

la Famille, Max Hahn, la ministre de

la Santé, Martine Deprez, ainsi que

le ministre du Logement et de l’Éducation

nationale, Claude Meisch. « Il

pose les fondations d’une approche

plus coordonnée, cohérente et ambitieuse

en renforçant la collaboration

entre les différents acteurs publics, les

organismes associatifs tout en incluant

les voix des personnes ayant une

expérience de pauvreté », a déclaré

Max Hahn à propos du Plan d’action.

Celui-ci vise, entre autres, à augmenter

l’offre de logements abordables, simplifier

les démarches pour garantir un

accès effectif aux droits et aux services

sociaux, ainsi que soutenir l’insertion

professionnelle.

Source : SIP

MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION

NATIONALE, DE L’ENFANCE

ET DE LA JEUNESSE

Les élèves luxembourgeois qui,

jusqu’à présent, devaient effectuer

leur alphabétisation en allemand,

auront désormais la possibilité d’apprendre

les fondamentaux en français.

Ce 3 décembre, la réforme ALPHA -

zesumme wuessen, permettant aux

élèves luxembourgeois de choisir

entre l’enseignement de l’allemand ou

du français dès les premiers cycles, a

été votée. « Les études, tout comme

la pratique, montrent en effet que les

élèves développent de meilleures compétences

lorsqu'ils apprennent à lire,

à écrire et à calculer dans une langue

proche de celle qu'ils parlent à la maison

», renseigne le communiqué de

l’Éducation nationale. Cette mesure

prendra effet à la rentrée 2027-2028

pour le cycle 2.1, dont le choix aura été

fait au deuxième trimestre de l’année

scolaire précédente, pour être progressivement

adaptée à tous les cycles

en 2032.

Source : Statec

MINISTÈRE DE LA CULTURE

Afin de développer l’activité culturelle

au Luxembourg, le ministère de la

Culture lance, pour la troisième fois, un

appel à projets destiné aux cafés proposant

une programmation culturelle à

l'année, pour couvrir les frais d’organisation

et de diffusion de la programmation

artistique et culturelle. « Les cafés

culturels symbolisent souvent des lieux

emblématiques de la scène culturelle

et garantissent un accès à la culture

simple, intergénérationnel et interculturel

», a déclaré le ministère de la

Culture dans un communiqué. La date

limite de dépôt de dossiers est fixée au

16 décembre 2025.

Source : SIP



62

| ENVIRONNEMENT ET ÉNERGIE

COMMENT L’AUDIT

ÉNERGÉTIQUE REDÉFINIT

LA GESTION DES BÂTIMENTS

Pour faire face à l’augmentation des exigences énergétiques,

l’audit devient un passage incontournable pour maîtriser ses

consommations, planifier des investissements et améliorer le

confort. Bien plus qu’un simple outil de contrôle, il offre une

lecture précise du fonctionnement des bâtiments et révèle

des pistes d’optimisation concrètes. Vinçotte accompagne les

entreprises et les communes afin de soutenir la transition

énergétique au Luxembourg dans un contexte réglementaire en

pleine mutation. Explications avec Yosra Mohandiz, consultante

externe en RSE, Miguel Lopes Rosa, Administration & Sales Manager

et Francis Baldo, auditeur énergétique.

L’audit énergétique, un rapport clé

pour agir

Depuis plusieurs années, les obligations

liées aux audits énergétiques se sont

renforcées, tout comme le périmètre des

entreprises concernées. Beaucoup doivent

désormais réaliser un audit complet

ou présenter des rapports structurés.

« Cet audit doit désormais être réalisé

tous les quatre ans mais le défi n’est pas

uniquement réglementaire. Au-delà du

cadre légal, l’audit énergétique se mue en

un véritable outil stratégique. Il repose

sur une analyse globale qui comprend par

exemple l’état des installations, l’historique

des consommations, l’utilisation du

bâtiment et les habitudes des utilisateurs.

Chaque bâtiment étudié fait l’objet d’une

lecture détaillée, combinant observations

techniques, modèles de consommation

et simulations », explique Francis Baldo,

auditeur énergétique. L’objectif est

double : d’une part, établir un état des

lieux objectif de la situation énergétique

d’un site, d’autre part, mettre en évidence

des pistes d’amélioration concrètes,

chiffrées et compatibles avec les

contraintes opérationnelles de l’entreprise.

« Chez Vinçotte, nous défendons une

approche pragmatique. Il ne s’agit pas

de proposer systématiquement de lourds

investissements, mais de distinguer ce

qui relève de la rénovation structurelle,

de l’optimisation des systèmes en place

ou encore des changements d’habitude »,

précise Miguel Lopes Rosa, responsable

Back-Office. L’audit devient aussi un outil

de hiérarchisation : il permet de classer les

actions selon leur pertinence technique,

leur efficacité énergétique, leur coût et leur

retour sur investissement.

« En parallèle, nous offrons également des

certificats de performance énergétique

(CPE). Ceux-ci sont valables 10 ans tout

en nécessitant des suivis périodiques, à

l'exception de certains cas spécifiques",

rappelle Francis Baldo.

Accompagner pour améliorer le confort

Pour que l’audit soit utile, il doit être

compris et surtout approprié par

l’entreprise. Cela implique un dialogue

constant avec les responsables techniques,

les gestionnaires de bâtiments et parfois

même les services financiers. Un audit n’est

pas un document figé, mais un processus

partagé. « Dès la collecte des données, nous

travaillons ensemble, avec l’entreprise afin

de s’assurer de la fiabilité des informations

utilisées. Ce faisant, nous leur proposons

des axes d’amélioration pour prioriser

intelligemment les travaux et à terme,

maximiser le confort », explique Yosra

Mohandiz.

« Le but n’est pas de pointer du doigt, mais

d’accompagner. L’audit permet à la fois

d’améliorer significativement le confort

des occupants, de réduire la consommation

énergétique, d’agir en faveur de

l’environnement, d’alléger les coûts et de

garantir la conformité réglementaire »,

poursuit Francis Baldo.

L’importance des subsides

Force est de constater que les entreprises

se montrent de plus en plus sensibles à

ces enjeux. Si l’obligation légale reste

un moteur, bon nombre d’entre elles


63

Miguel Lopes Rosa, Yosra Mohandiz, Francis Baldo

s’engagent de manière volontaire.

Certaines souhaitent réduire leur facture

énergétique, d’autres se préparent à des

investissements immobiliers ou à des

projets de rénovation. « D’autres encore,

intègrent l’audit dans leur stratégie ESG ou

leurs engagements climatiques », déclare

Yosra Mohandiz.

Des aides de l'État existent pour la

réalisation d'un audit volontaire, tel

que le programme FIT4sustainability

à destination des PME. « Les différents

mécanismes mis en place peuvent servir de

déclencheur pour les PME afin d'entamer

le virage vers une efficacité énergétique

durable », explique Francis Baldo.

Faciliter la transition énergétique

du Luxembourg

Vinçotte s’engage également auprès

du secteur public et notamment des

communes. Le pays, à travers le Plan

National de l’Energie et du Climat (PNEC),

s’est engagé à réduire des émissions et

gagner en efficacité énergétique. « Le PNEC

définit les objectifs climatiques nationaux

pour les années à venir dont:

- Une réduction de 55% des gaz à effet de

serre par rapport à 2005

- L'amélioration de 42% de l'efficacité

énergétique sur l'ensemble du territoire »,

indique Yosr Mohandiz.

L’audit énergétique est plus qu’un simple

exercice administratif, il est un levier

stratégique et un outil indispensable

d’une gestion responsable et durable des

bâtiments, surtout dans un contexte où

l’énergie est à la fois un enjeu économique,

environnemental et réglementaire. Nous

sommes pleinement engagés aux côtés de

nos clients pour les accompagner à chaque

étape de leur transition énergétique, en leur

proposant, via notre partenaire Deveco,

un bilan carbone fiable, transparent et

conforme aux normes, ainsi qu’un package

global de solutions sur mesure, pensé pour

optimiser durablement leur performance

environnementale », conclut Miguel Lopes

Rosa.

VINÇOTTE LUXEMBOURG

74, Mühlenweg

L-2155 Luxembourg

www.vincotte.lu


64

| ENVIRONNEMENT ET ÉNERGIE

SENSIBILISER,

RECYCLER, RÉUTILISER :

LE PARCOURS ECOTREL

L’association à but non lucratif a récemment fêté ses 20 ans

d’existence, marquant deux décennies d’engagement au service

du recyclage et de l’économie circulaire. Sous la présidence

d’Olivier Miche réélu pour un second mandat, Ecotrel présente ses

accomplissements et défis actuels. Un parcours essentiellement

marqué par la sensibilisation du grand public aux bons gestes de

tri et de recyclage, à travers plusieurs campagnes à succès.

Depuis sa création, l’association

luxembourgeoise agréée par le ministère

de l’Environnement, du Climat et de la

Biodiversité, Ecotrel, collecte près de

6.230.000kg d’appareils par an. Depuis

maintenant 20 ans, l’entité créée en

2004 suite à la publication de directives

européennes s’acquitte de sa mission

en gérant et finançant la collecte et le

traitement des déchets d’équipements

électriques et électroniques (DEEE), qui

aboutissent dans les structures de collecte

mises en place par les communes et l’État.

Cette année aura principalement été

marquée par la réélection d’Olivier Miche

à la présidence de l’organisme, élu pour la

première fois en 2022, comptant à ses côtés

Cathy Leesch et Cédric Berlier à la viceprésidence.

L’accent sur la communication

« Le fait d’avoir eu un nouveau président et

un nouveau directeur a permis de peaufiner

la communication de l’entreprise »,

explique Andy Maxant, directeur de

l'organisme depuis maintenant plus de trois

ans.

Une communication efficace et une

transparence exemplaire sur lesquelles

Ecotrel met un point d’honneur, en ouvrant

ses assemblées générales à l’ensemble

de ses membres ou encore en partageant

les résultats, volumes collectés et actions

réalisées dans un rapport annuel d’activité.

« Un des gros chantiers mis en place par

le conseil d’administration et par notre

nouveau président a été de développer la

communication en agrandissant son budget

et en engageant un membre du personnel

spécifiquement chargé de cette mission. À

partir de 2023, nous avons lancé plusieurs

campagnes de communication et avons été

très actifs sur les réseaux sociaux », affirme

Olivier Miche, le président de l’association.

Des campagnes nationales de sensibilisation

sur le hoarding, le fait de conserver

massivement des objets qui n’ont plus

d’utilité, sur le recyclage de petits appareils

ou encore sur la réutilisation d’anciens

appareils ont été menées. Plus d’une fois par

mois, Ecotrel intervient dans de nombreux

établissements scolaires en proposant des

ateliers ludiques, afin de sensibiliser les plus

jeunes à la réutilisation et au recyclage des

équipements électriques et électroniques. «

Il faut commencer très tôt à apprendre les

bons gestes de tri pour ancrer les réflexes

dès le plus jeunes âge », explique Andy

Maxant.

« Généralement, les intervenants qui

viennent dans les écoles font payer leurs

interventions, alors beaucoup d’entre

elles pensent qu’elles sont payantes. Nous

effectuons des sensibilisations au sein des

établissements scolaires, du primaire au

lycée, et ce, gratuitement. Nous restons

persuadés que l’éducation est la meilleure

arme pour contrer les problèmes liés à la

gestion et au recyclage des équipements

électriques et électroniques », affirme

Olivier Miche.

De cette manière, Ecotrel affirme avoir

sensibilisé plus de 1.000 enfants grâce à ses

campagnes en 2025. Les moyens ayant été

renouvelés, elle a pu agrandir son public pour

en toucher un plus large, à travers différentes

plateformes de réseaux sociaux, en

plus de la création de la page ressources.lu.

Au total, l’organisme de recyclage a pu faire

2.689.789 impressions, atteignant 1.093.410

personnes touchées sur les réseaux sociaux

pour l’année 2025.

Plus de 8.000 appareils réutilisés

« Souvent, les personnes ont du mal à se

détacher de leurs vieux appareils alors

qu’ils ne les utilisent plus, observe le

directeur d’Ecotrel... Cela peut être en raison

de valeur sentimentale, d’avoir peur d’en

avoir besoin à nouveau ou encore par peur

de la perte de données personnelles, pour

les appareils mobiles ou les ordinateurs ».

« Avec la vitesse d’actualisation de la

technologie, nous changeons beaucoup

plus rapidement d’appareils. Il y a parfois

des appareils achetés qui ne sont même pas

utilisés, qui dorment au fond d’un tiroir et

qui deviennent des déchets, alors qu’ils sont

neufs », relate Olivier Miche.

Pour répondre efficacement à ce défi, dès

2018, la structure luxembourgeoise s’est

engagée dans le projet Social ReUse. Une


65

Olivier Miche et Andy Maxant

initiative qui a permis de récolter plus de

9.800 appareils, dont plus de 8.100 ont

pu être réutilisés, affichant un taux de

réutilisation de 83%. « Les appareils sont

examinés et évalués par des prestataires,

avant de déterminer s’ils peuvent être ou

non remis sur le marché, que ce soit par la

revente ou le don », explique Andy Maxant.

Dans cette lancée, Ecotrel continue de se

fixer des objectifs forts, mais raisonnables,

pour continuer d’anticiper les nouvelles

réglementations nationales et européennes.

L’organisme compte bien poursuivre les

actions de sensibilisation du grand public

sur l’importance du tri et du recyclage des

équipements électriques, afin d'ancrer les

bons réflexes environnementaux dès le plus

jeune âge.

2.689.789 impressions

pour 1.093.040 personnes

touchées sur les réseaux sociaux.

Collecte et recyclage de près de

101.830.000 kg de DEEE via

les réseaux nationaux en 20 ans.

7.000.000 appareils

mis sur le marché par an.

ECOTREL

11, Boulevard du Jazz

L-4370 Belvaux

www.ecotrel.lu

89% taux de recyclage.


66

| ENVIRONNEMENT ET ÉNERGIE

MINUSINES FÊTE SES 100 ANS :

UN SIÈCLE D’INNOVATION

CÉLÉBRÉ À LUXEXPO

En novembre dernier, Luxexpo The Box a accueilli un événement

d’envergure : la célébration du centenaire de Minusines, entreprise

devenue une référence incontournable dans le domaine de la

distribution de matériel électrique, de solutions d’éclairage

et d’équipements techniques au Luxembourg. Cette soirée

exceptionnelle, organisée sous la gouvernance de Laurent Saeul,

CEO de Minusines, a réuni un large éventail d’acteurs politiques,

économiques et institutionnels du pays, venus témoigner de la place

centrale qu’occupe l’entreprise dans le paysage luxembourgeois.

Cent ans d’existence pour une entreprise familiale devenue un

acteur national majeur : cela se fête, et Minusines l’a fait avec

élégance, vision et gratitude. Dès l’accueil, les invités ont pu

mesurer l’importance du moment. Une scénographie soignée

retraçait les grandes étapes de la société, depuis ses débuts

artisanaux jusqu’à son positionnement actuel comme partenaire

stratégique de la transition énergétique et de la digitalisation des

infrastructures. Des images d’archives, des produits d’époque, des

innovations récentes et des témoignages d’anciens collaborateurs

rappelaient combien Minusines a accompagné l’évolution du

pays, de l’électrification des années 1920 aux projets intelligents

d’aujourd’hui.

Laurent Saeul, dans son discours, a souligné la dimension

profondément humaine de cette histoire. Selon lui, la réussite de

Minusines repose avant tout sur ses collaborateurs, dont certains


67

travaillant depuis des décennies, ainsi que sur la confiance durable

des clients et partenaires. Il a rappelé combien l’entreprise a su

rester fidèle à ses valeurs — proximité, expertise, service — tout en se

réinventant constamment pour répondre aux défis technologiques

et environnementaux du 21 e siècle. “Nous ne sommes pas seulement

distributeurs : nous sommes facilitateurs de projets, accélérateurs

d’innovation et partenaires des communes, des entreprises et des

institutions”, a-t-il affirmé avec conviction.

L’événement a également été marqué par la présence de nombreuses

personnalités politiques luxembourgeoises. Leur participation

témoigne de l’importance stratégique du secteur dans lequel évolue

Minusines : électromobilité, efficacité énergétique, éclairage public

intelligent, infrastructures numériques… autant de domaines

essentiels pour les politiques publiques actuelles. Plusieurs élus ont

salué le rôle clé de l’entreprise dans la modernisation des communes

et des infrastructures du pays, ainsi que sa capacité à mettre en

place des solutions concrètes face aux objectifs climatiques et aux

attentes croissantes des citoyens.

Durant la soirée, des démonstrations technologiques étaient

proposées, illustrant la volonté de Minusines de transformer

son expertise en réponses tangibles : systèmes d’éclairage LED

intelligents, solutions de gestion énergétique pour bâtiments

publics, infrastructure de recharge pour véhicules électriques,

plateformes digitalisées d’assistance aux techniciens. Le message


68

| ENVIRONNEMENT ET ÉNERGIE

était clair : l’innovation continue est au cœur des priorités de

l’entreprise et restera un moteur essentiel pour les années à venir.

Au-delà du caractère festif, cette célébration fut aussi un moment

de transmission. Laurent Saeul a évoqué le futur de Minusines avec

optimisme et lucidité. Les défis à venir — développement durable,

pénurie de main-d’œuvre qualifiée, digitalisation rapide, exigences

réglementaires renforcées — exigent adaptation et anticipation.

Mais il a assuré que l’entreprise abordait ces enjeux avec confiance,

forte d’une équipe compétente, d’une base de clients fidèles et d’un

siècle d’expérience.

La soirée s’est clôturée dans une atmosphère chaleureuse, propice

aux échanges et aux rencontres. Les invités sont repartis avec le

sentiment d’avoir assisté à l’un de ces moments rares où passé,

présent et futur se rejoignent harmonieusement. Minusines n’a pas

seulement fêté ses 100 ans : elle a démontré qu’elle reste un acteur

essentiel dans la transformation du Luxembourg, prête à écrire les

chapitres suivants de son histoire.


69


70

| ENVIRONNEMENT ET ÉNERGIE

LUXAIR :

L’AVENIR DANS L’AIR

Depuis cinq ans, Gilles Feith pilote Luxair avec

précision. Depuis le Findel jusqu’aux destinations

émergentes, la compagnie poursuit son envol

avec une vision bien définie : moderniser sa

flotte, enrichir l’expérience passager et élargir

son réseau, tout en restant fidèle à ses valeurs.

Rencontre avec celui qui façonne l’avenir de

l’aérien luxembourgeois.

Plan de vol

« Mon rôle de CEO n’est pas différent de celui de n’importe quel

dirigeant. Ma responsabilité est de fédérer et de garder la stratégie

de la société en mémoire », explique Gilles Feith. À la tête de

Luxair depuis cinq ans, il met un point d’honneur à maintenir le

cap d’une entreprise qui joue un rôle clé dans la connectivité de

la Grande Région. L’objectif de la compagnie est clair : offrir un

service aérien de qualité, tout en restant socialement responsable.

Selon lui, Luxair doit non seulement transporter des passagers,

mais aussi soutenir l’économie et préserver le modèle social

luxembourgeois, unique au monde.

Avec plus de 2.000 collaborateurs, la compagnie avance grâce

à un travail d’équipe constant. En 2026, elle prévoit relier 101

destinations. Mais au-delà des chiffres, c’est une mission de

long terme qui anime son dirigeant : faire évoluer l’entreprise

pour qu’elle reste durable, solide et pertinente pour les futures

générations. Dans un marché façonné par les géants low cost, elle

défend son indépendance et son modèle équitable ; « nous volons

en toute indépendance commerciale », rappelle le directeur.

À pleine altitude

Lorsqu’il a pris les commandes de la compagnie en juin 2020, il

a rapidement compris que les défis allaient au-delà de la crise

sanitaire ; « je pensais que Luxair avait le Covid, mais en réalité,

elle avait bien plus que ça, elle souffrait de problématiques

plus profondes », confie-t-il. Pour relancer la dynamique, il a

fallu investir massivement, notamment dans la flotte et les

installations. Avec le soutien du conseil d’administration, près

d’un milliard d’euros ont été engagés pour la modernisation des

avions et l’amélioration du service, dont le premier appareil de

cette nouvelle génération a fait son arrivée en novembre dernier.

« Les nouveaux avions permettront une réduction de 25 à 30% de

la consommation de carburant, soit jusqu’à 1.4 million d’euros

d’économies par avion et par année », détaille Gilles Feith.

Gilles Feith

Cette approche responsable s’étend à tous les niveaux : la

compagnie prévoit d’éliminer progressivement le plastique à bord

et d’introduire les emballages renouvelables dès l’an prochain. « La

durabilité passe aussi par une vision éthique du transport aérien.

Il ne faut pas que voler devienne une simple commodité. Les

billets à prix cassés que l’on peut voir dans d’autres compagnies

ne reflètent pas la réalité des coûts et dévalorisent le travail des

équipes ainsi que l’utilisation des ressources environnementales

mobilisées. Nous défendons un modèle où le vol reste socialement

et écologiquement responsable, loin de la logique de volume

d’autres compagnies », insiste-t-il.

Cap sur le digital

Dans un secteur déjà largement numérisé, l’entreprise a fait le

choix de s’appuyer sur Amadeus, un acteur majeur des technologies

de l’aviation, qui permet à la compagnie de bénéficier des mêmes

standards technologiques des plus grands transporteurs, avec

un niveau de qualité équivalent. « Ce partenariat avec Amadeus

nous permet d’avoir les outils pour couvrir l’ensemble du parcours

client. De la réservation du vol en ligne, au check-in, et jusqu’au


71

Nous défendons un modèle où le vol reste

socialement et écologiquement responsable, loin

de la logique de volume d’autres compagnies

traitement au sol. C’est un système coûteux, mais essentiel »,

souligne Gilles Feith.

Il rappelle également l’importance pour les voyageurs de réserver

directement auprès des compagnies ; « lorsqu’un client achète son

billet chez nous, nous pouvons le suivre, intervenir rapidement

en cas de problème et trouver des solutions adéquates. C’est

notre responsabilité de nous assurer que le voyage se fasse dans

les meilleures conditions possibles, un niveau de service que les

plateformes tierces ne peuvent tout simplement pas assurer ».

Nouvelles trajectoires

Les projets futurs de Luxair s’inscrivent dans la continuité de cette

logique de proximité. « Nous sommes une compagnie aérienne

régionale, avec un modèle unique : nous servons une région.

Mais lorsque l’on sert une région, il faut aussi se diversifier et

proposer de nouvelles destinations. Les gens ne veulent pas aller

toujours au même endroit ». En ce sens, six nouvelles destinations

seront proposées l’année prochaine, parmi lesquelles Édimbourg,

Gérone, Alicante, Tunis et Helsinki.

Certaines lignes sont aussi nées de rencontres et d’opportunités

inattendues. L’ouverture de São Vicente, au Cap-Vert, en est un

bon exemple ; « l’ancien ambassadeur du Cap-Vert nous avait

fait remarquer, lors d’une visite il y a quelques années, qu’une

importante communauté originaire de là-bas vivait ici, au

Luxembourg, sans aucune liaison directe. Nous avons testé la

ligne, et elle a immédiatement été un succès », raconte Gilles

Feith.

Sur le tarmac du Findel, les accents se multiplient. La clientèle

de Luxair s’élargit au-delà des frontières : belges, français,

allemands… tous cherchent ici une expérience de vol sereine. « De

plus en plus de passagers n’hésitent pas à faire plusieurs heures de

route pour embarquer avec nous. Aujourd’hui, nous remarquons

que les passagers luxembourgeois deviennent une minorité. Notre

volonté est bien-sûr de garder ce volet et cette identité, mais aussi

de nous ouvrir largement à la Grande Région », conclut le CEO.

Par Barbara Pierrot


72

BRÈVES

COMMUNALES DU CENTRE

PAR LÉA BEHNOUS

LUXEMBOURG

Comme chaque année, la Ville de

Luxembourg illumine ses rues principales

pendant la période des fêtes de

noël, avec les Winterlights. Débutées le

21 novembre 2025, pour s’achever le 4

janvier 2026, c’est au total une centaine

de chalets qui seront installés à travers

la capitale : aux places d’Armes, de la

Constitution, de Paris et d’Émile Hamilius,

ainsi qu’à la Kinnekswiss. Un sapin

royal de près de 10m de haut, une

grande roue ou encore un carrousel

seront proposés, ainsi que plusieurs

spectacles destinés au jeune public.

La particularité pour cette année : l’«

Adventskalennerhaus », un chalet-calendrier

de l’Avent animé quotidiennement

sur la Place Guillaume II.

Source : vdl.lu

MERSCH

Tous les ans, un nouveau film est réalisé

pour rendre hommage aux habitants

de Mersch anciennement victimes du

régime nazi. « Lager 103 », le troisième

opus de cette série, retrace le destin

de la première famille d’agriculteurs

luxembourgeoise déportée en 1942. «

Lors de sa première projection lors de

la Journée de la Commémoration nationale,

puis lors des représentations à

guichets fermés au Mierscher Theater,

il est apparu à quel point une culture

vivante du souvenir est essentielle »,

renseigne le site internet de Mersch.

Témoignage poignant d’une tragédie

locale, « Lager 103 » est disponible gratuitement

sur la chaîne YouTube de la

commune.

Source : mersch.lu

NOMMERN

Dans le cadre de la « Orange Week »,

semaine consacrée aux violences faites

aux femmes, la commune de Nommern

a, elle aussi, pris part à la campagne

de sensibilisation en illuminant

son bâtiment communal en orange, du

25 novembre au 10 décembre 2025.

Plusieurs infrastructures et bâtiments

publics du pays avaient déjà été illuminés

en orange pendant la période,

comme l’Hôtel de Ville de Luxembourg,

la tour du Grand Théâtre ou encore la

Villa Vauban.

Source : nommern.lu

HELPERKNAPP

L’administration communale de

Helperknapp propose à la vente du

bois de chauffage destiné à la consommation

personnelle. Cet hiver, seront

disponibles du bois de hêtre à 180 euros

la corde, de chêne à 200 euros la

corde et de grume à 65 euros le m 3 . Le

bois, sous forme de tronc de plusieurs

mètres, sera à enlever directement en

forêt : l’endroit précis d’enlèvement

sera communiqué au printemps 2026.

Le formulaire de commande est téléchargeable

sur le site internet de la

commune.

Source : helperknapp.lu

WEILER-LA-TOUR

Le Santa Run a fait son retour à Weiler-la-Tour.

Chaque année, au début

du mois de décembre, la commune

organise une course en déguisement

de noël pour marquer les festivités.

Les participants ont dû se rendre au

hall sportif de la ville pour entamer un

parcours de 10km, de 6km ou de 1km

pour les enfants. Des prix se sont vus

attribués à la fin de la course.

Source : weiler-la-tour.lu

STRASSEN

Toujours dans le cadre de la Orange

Week, la commune de Strassen montre

son soutien en signe de solidarité

contre les violences faites aux femmes.

La commune a été illuminée en orange

pendant quelques jours et le 26 novembre,

le film « Hors d'Haleine » d’Eric

Lamhène a été diffusé au Centre cuturel

Paul Barblé. L‘exposition « Le Photobooth

de l‘expression » dans le Hall de

la commune a également été ouverte

jusqu‘au 19 décembre.

Source : strassen.lu


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74 | ENVIRONNEMENT ET ÉNERGIE

SCE : L’ÉNERGIE

SOLAIRE REPENSÉE

POUR TOUS

LES ESPACES

Joe Schanen


75

Au Luxembourg, la transition énergétique s’accélère, valorisant

de plus en plus les énergies renouvelables. SCE, acteur du domaine

photovoltaïque, propose des solutions intelligentes permettant

d’optimiser sa consommation, afin de favoriser une approche

intelligente de la gestion d’énergie. Entretien avec Joe Schanen,

Business Unit Manager et Associé.

Dans le cadre des objectifs fixés par le Luxembourg pour atteindre

la neutralité climatique en 2050, l’énergie solaire se développe à

grande vitesse sur le territoire. Les différentes manières de produire

de l’énergie solaire se multiplient, pour offrir plusieurs solutions

photovoltaïques, optimisant l’espace et réduisant les coûts, comme

le propose SCE. L’entreprise qui a débuté son activité en 2016 offre

plusieurs solutions d’infrastructures d’énergies renouvelables pour

les communes et particuliers. De la planification technique, jusqu’à

la construction et la mise en service complète des installations

photovoltaïques de grande taille, la société fournit des solutions

adaptées, permettant de valoriser l’espace disponible afin de

produire de l’énergie renouvelable et d’optimiser sa consommation.

Au-delà des solutions traditionnelles

« L’erreur est de penser que le photovoltaïque est réservé aux

toitures classiques », affirme Joe Schanen. Nous sommes en mesure

de fournir différentes solutions photovoltaïques qui se démarquent

de la norme, car nous avons l’avantage d’être techniquement à la

hauteur pour proposer des solutions variées ».

La société a été l’une des premières du territoire à développer

l’ombrière, un modèle récent d’infrastructure photovoltaïque,

encore peu exploité, permettant d’optimiser l’espace disponible sur

les grands terrains.

« Les ombrières photovoltaïques sur les parkings sont très

demandées et offrent une double utilité en produisant de l’énergie

verte, tout en protégeant les véhicules. C’est une bonne alternative

d’en installer au-dessus des parkings, d’autant plus qu’il est possible

d’y intégrer des bornes de recharge, afin de recharger les voitures

électriques sur place ». Un élément dont les communes pourraient

largement tirer parti, selon le Partner : « C’est très intéressant pour

elles de passer aux ombrières afin d'zéviter les pertes d’énergie, car

généralement, les plus grands parkings leur appartiennent ».

matière d’énergie et de climat (PNEC), où le Luxembourg s’est fixé,

entre autres, l’objectif d’atteindre les 37% d’énergies renouvelables

dans la consommation finale. Pour ce faire, des aides financières,

ou « Klimabonus », sont apportées pour les coûts d’investissement

et de montage d’une installation solaire ou photovoltaïque, surtout

pour les surfaces imperméabilisées, comme les toits, les parkings

ou encore les façades d’immeubles.

Stocker intelligemment

Afin d’éviter les pertes d’énergie, un système de batterie peut

être intégré aux infrastructures photovoltaïques, permettant de

stocker l’énergie récoltée pendant la journée. « Il s’agit du Peak

Shaving, explique Joe Schanen. Une manière d’utiliser le soir ou

la nuit, l’électricité solaire produite pendant la journée. Cette

méthode permet de réduire les coûts et la consommation d’énergie

rapidement, évitant un pic de consommation pendant une courte

période . Cela permet d’utiliser l’électricité solaire produite pendant

la journée le soir ou la nuit, mais aussi d’acheter de l’énergie sur le

réseau lorsqu’elle est moins chère et de la consommer plus tard ».

Combinés au photovoltaïque, la gestion intelligente de l’énergie et

les systèmes de stockage permettent d’offrir une solution innovante,

qui permettra de mieux gérer son utilisation énergétique.

« Nous suivons de près les exigences gouvernementales afin de

continuer à alimenter le réseau en question en toute sécurité, en

diminuant les coûts et en participant à la transition énergétique »,

conclut Joe Schanen.

SCE

3, ZAE Route de Bettel,

9415 Vianden

www.sceinternational.lu

SCE explore également la mise en place de bassins d’eau

photovoltaïques, encore peu développés sur le territoire, qui

permettent une production locale, tout en préservant les espaces

terrestres. Joe Schanen souligne aussi le potentiel gain d’énergie

pouvant être apporté par plusieurs types de projets ou de façades

photovoltaïques, permettant de convertir des espaces disponibles

inutilisés en sources d’énergie, notamment sur de plus grands

bâtiments industriels. « Un mur n’est pas uniquement un mur, il

faut voir plus loin : chaque infrastructure pourrait être utilisée pour

produire de l’électricité solaire ».

Une réflexion que le gouvernement luxembourgeois encourage

vivement dans le cadre des engagements du Plan national intégré en


76

BRÈVES

COMMUNALES DU SUD

PAR LÉA BEHNOUS

SANEM

À l’occasion de la Semaine Européenne

de la Réduction des Déchets s’étant

déroulée au mois de novembre, la

Commune de Sanem a ouvert les inscriptions

au challenge transfrontalier «

Famille presque zéro déchet ». Le défi

débutera le 17 janvier 2026 pour accompagner,

plusieurs foyers des deux

côtés de la frontière, pendant cinq mois,

sur l’ensemble du territoire Alzette-Belval.

L’objectif est de réduire les déchets

du quotidien et de transmettre de meilleurs

habitudes de consommation aux

générations futures. Le lancement du

challenge sera marqué par une soirée

gratuite sur inscription avec Jérémie

Pichon, cofondateur du mouvement

et auteur du célèbre guide Famille «

Presque » Zéro Déchet, passé de 390 kg

de déchets par an à 1 kg seulement. Les

inscriptions au défi sont accessibles en

ligne sur le site de la commune.

PÉTANGE

Source : suessem.lu

À partir du 4 janvier 2026, le réseau

TICE sera réorganisé, ce qui affectera

notamment les lignes desservant

Pétange, Lamadelaine et Rodange. Le

terminus de la ligne 1 sera désormais à

Rodange-Schwämm et celui de la ligne

3 à Oberkorn-Aquasud. Les usagers

bénéficieront d’un « accès direct élargi

et de plus de correspondances ou de

changements de trajet, notamment via

la ligne 1 jusqu’à Rodange-Schwämm

», d’après le communiqué publié par

la commune. Ces changements prendront

effet à partir du 4 janvier 2026.

Source : petange.lu

MAMER

En collaboration avec l’association Solina

Aarbechtshëllef, la commune de

Mamer propose une prestation d’aide

pour les personnes âgées et à mobilité

réduite. L’offre comprend deux services

subventionnés : la taille des haies

et le déneigement. Elle s’adresse aux

citoyens de plus de 70 ans ou reconnus

comme en situation de handicap

et bénéficiant de soins, sur présentation

d’un certificat médical. Le montant

de la prestation s’élève à moins de 35

euros pour la taille des haies et à près

de 25 euros pour le déneigement, dont

50% du total de ce dernier est pris en

charge par la commune. Le formulaire

d’inscription est disponible sur son site

internet.

ESCH-SUR-ALZETTE

Source : mamer.lu

La ville d’Esch-sur-Alzette a présenté

son budget pour l’année à venir et le

logement y reste prioritaire : près de 42

millions d’euros y seront investis, dont

32 millions prévus pour la création de

logements sociaux au quartier de Rout

Lëns et 4 millions pour la création de

logements abordables dans le quartier

de Nonnewisen. C’est au total au

moins une cinquantaine de nouvelles

habitations qui devront être achevées

et mises en location pour cette année

2026.

Source : esch.lu

BETTEMBOURG

La commune de Bettembourg a présenté

le bilan de sa séance de conseil

communal du 5 décembre : le budget

établi pour l’année 2026 prévoit des investissements

importants dans la sécurité

routière, l’installation d’un éclairage

public en LED sur tout le territoire, ainsi

qu’un « plan local de résilience » pour

réduire les dégâts des inondations. « Le

plan financier reflète l’engagement de

la commune en faveur de la protection

du climat et de la préservation de la

biodiversité », renseigne le site internet

de la commune. Bettembourg serait la

seule commune du Grand-Duché ayant

atteint la certification en « or » au Pacte

Climat et au Pacte Nature.

DUDELANGE

Source : bettembourg.lu

Du 8 au 22 janvier 2026, la commune

de Dudelange propose une exposition,

en collaboration avec l’association

Trauerwee, dédiée à l’accompagnement

pour les enfants confrontés à la

perte d’un proche. À l’Hôtel de Ville, des

photos et des témoignages touchants

y seront exposés pendant ses horaires

d’ouverture. L’objectif de cette initiative

est de sensibiliser le grand public à la

question du deuil et de briser les tabous,

afin d’encourager une meilleure

compréhension du sujet.

Source : dudelange.lu



78

| ACTUALITÉS COMMUNALES

STRASSEN AFFIRME

SON IDENTITÉ CULTURELLE

L’année écoulée aura été riche pour la commune de Strassen, tant

par l’ampleur des festivités organisées que par la profondeur des

projets culturels mis en œuvre. Entre commémoration des 175 ans

de la commune, kermesse revisitée, expositions majeures et

préparation de la 13 e Biennale, Strassen s’est affirmée comme un

acteur culturel incontournable au Luxembourg. Rétrospective de

l’année écoulée avec son bourgmestre, Nico Pundel.

Un anniversaire réussi

Les festivités des 175 ans de Strassen

ont été lancées presque spontanément :

décidées en juin, elles ont pourtant

rencontré un succès remarquable. Au cœur

de cet anniversaire figurait un magazine

retraçant l’histoire de la commune,

présenté sous forme de ligne du temps.

« Cette initiative a été accueillie avec un réel

enthousiasme : les citoyens y ont trouvé un

support clair, vivant et accessible à tous »,

explique Nico Pundel, le bourgmestre.

L’exposition photographique constituait

l’autre grand pilier de l’événement.

Installées sur les vitres extérieures et

dans l’espace intérieur de l’administration

communale, les images retraçaient surtout

les cinquante dernières années de la vie

locale. Ce choix a suscité des échanges

intenses, « notamment avec les « anciens »

de Strassen, venus reconnaître leurs

photos de classe, leurs parents ou des lieux

familiers. Pour les nouveaux habitants, ces

clichés étaient l’occasion de découvrir une

commune à l’histoire wriche », indique-t-il.

Souvent présentée comme un simple

moment festif, la kermesse s’est

transformée cette année en véritable lieu

de rencontre intergénérationnelle. Étendue

sur deux jours, elle a pris place sous une

« tente miroir » emblématique, accueillant

animations, illuminations, musique et

même un carrousel. L’ouverture officielle a

donné lieu à une présentation du passé de

la commune, créant un pont entre mémoire

collective et ambiance populaire. « Plus de

3.000 personnes ont pris part aux festivités »,

apprécie le bourgmestre.

Une Biennale sous le signe du chiffre

175

Après ce succès, Strassen prépare désormais

la treizième édition de sa Biennale d’art,

qui s’articulera autour du thème : « 175 :

un chiffre, une somme, un âge, une

période, une localité, une identité ».

Plutôt que de se limiter à l’anniversaire

communal, la thématique s’ouvre sur une

réflexion plus large, autour des symboles,

des cycles et même des mystères. « La


79

Strassen, un tremplin réel

pour la nouvelle génération

d’artistes

somme des chiffres 1+7+5 menant à 13,

nous avons choisi d’assumer pleinement

cette coïncidence, entre superstition,

chance et continuité. C’est également un

clin d’œil à la 13 e Biennale ».

Fidèle à son habitude, la commune de

Strassen entend garantir un niveau

d’exigence élevé. Le jury sera composé

exclusivement d’experts reconnus. Le

bourgmestre insiste : « nous ne souhaitons

pas recourir à un jury politique. Il n’y a pas

de favoritisme pour le choix des œuvres,

mais une sélection rigoureuse, ancrée dans

les standards professionnels ».

Contrairement aux premières éditions où

les œuvres étaient directement déposées

en masse, les candidats ne remettent

désormais qu’un dossier de participation.

Cette procédure permet d’éviter les excès

constatés juste après la période Covid, où

le Centre culturel Paul Barblé avait été

saturé d’œuvres. Aujourd’hui, le nombre

final de participants oscille généralement

entre 35 et 40, en fonction de la qualité des

propositions.

« La Biennale reste ouverte à tous : artistes

luxembourgeois, créateurs de la Grande

Région ou talents émergents reconnus

localement. Le Prix Jeune continue d’être

un marqueur fort : plusieurs lauréats des

éditions précédentes sont devenus des

artistes confirmés, faisant de Strassen un

tremplin réel pour la nouvelle génération

d’artistes », rappelle Nico Pundel.

Une exposition majeure sur l’art

luxembourgeois (1930–1960)

En parallèle de la Biennale, la commune

prépare une autre exposition d’envergure,

centrée sur une période charnière : les

années 1930 à 1960. Ce projet, fruit de

la collaboration entre deux chercheurs

spécialisés. Il s’inscrit dans la continuité

des grandes expositions précédentes

consacrées aux 50 et 100 dernières années

de l’art luxembourgeois.

« Cette prochaine édition promet une

plongée profonde dans la création artistique

d’avant, pendant et après la Seconde

Guerre mondiale. L’exposition explorera les

trajectoires individuelles : artistes favorisés

par le régime nazi, créateurs juifs interdits

d’exposer, mais aussi résistances, silences

et évolutions stylistiques de l’époque »,

décrit le bourgmestre. Cette démarche

permettra de mieux comprendre comment

le contexte politique a modelé le paysage

artistique national.

Les œuvres qui y seront présentées

proviennent, pour beaucoup, de collections

privées, rarement voire jamais exposées

auparavant.


80

| ACTUALITÉS COMMUNALES

Leur valeur considérable impose une

sécurité continue, avec surveillance 24h/24

durant les deux semaines d’exposition.

Un véritable pôle culturel

Le Centre culturel Paul Barblé joue un rôle

décisif dans le rayonnement culturel de

Strassen. En accueillant des expositions

de haut niveau, la commune affirme son

identité culturelle et sa volonté d’apporter,

selon le bourgmestre, « une nourriture pour

l’âme et l’esprit », au-delà des festivités

populaires.

En effet, à cela s’ajoutent les 104

événements organisés cette année, soit une

moyenne de deux activités par semaine qui

transforment Strassen en une commune

dynamique où les habitants, nouveaux

comme anciens, trouvent continuellement

matière à participer et à se rencontrer.

Des projets pour la jeunesse et le sport

Au-delà de la culture, le collège des

bourgmestre et échevines a décidé

d’investir dans les infrastructures dédiées

à la jeunesse et au sport. En témoigne le

nouveau stade de football et le skatepark

qui ont été récemment inaugurés. « Le

skatepark rencontrent un succès supérieur

aux attentes, notamment grâce au rôle

de deux jeunes encadrants. De plus, la

nouvelle Maison des Jeunes, modulaire,

ouvrira au printemps prochain. Elle

deviendra la plateforme centrale pour

les 10/25 ans, un segment longtemps

considéré comme insuffisamment couvert

à Strassen », explique Nico Pundel.

Enfin, dans le domaine du sport, la

commune souhaite désormais proposer

une offre pour les actifs, entre 17h et 22h,

afin d’élargir une programmation jusqu’ici

surtout tournée vers les retraités. « L’arrivée

d’un coordinateur sportif marque le

lancement de cette nouvelle orientation »,

conclut le bourgmestre.

Administration communale de Strassen

1, Place Grande-Duchesse Charlotte

L-8001 Strassen

www.strassen.lu

Mieux comprendre comment

le contexte politique a modelé

le paysage artistique national


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82

| ACTUALITÉS COMMUNALES

Jean-Marie Hermann, Tim Karius et Philippe Gengler

LENNINGEN : UN MANDAT

PLACÉ SOUS LE SIGNE DE LA

MODERNISATION

À Lenningen, plusieurs chantiers structurants prennent forme. Le

bourgmestre Tim Karius et les échevins Jean-Marie Hermann et Philippe

Gengler reviennent sur le nouvel atelier communal et centre CGDIS, désormais

lancé, ainsi que sur les projets qui suivront.

En quelques mots, pouvez-vous nous présenter la commune

de Lenningen ?

TK : La commune compte environ 2.145 habitants et s’étend sur

un territoire d’environ 21km². Nous sommes surnommés la porte

de la Moselle puisque nous sommes l’entrée vers la région viticole.

C’est à partir d’ici que commencent les vignes, ce qui offre un cadre

privilégié entre la Ville de Luxembourg et la vallée de la Moselle.

PG : Nous conservons un caractère rural tout en bénéficiant

d’infrastructures modernes et d’un tissu local dynamique. On

y trouve notamment le golf et un ensemble d’entreprises qui

contribuent à la qualité de vie des habitants. Nous sommes une

commune conviviale, dotée d’une vie sportive particulièrement

active, notamment en football et en tennis de table, très fréquentés

par les jeunes du village.

Qu’est ce qui a motivé la construction d’un nouveau bâtiment

communal et CGDIS et quelles sont ses spécificités ?

TK : La première pierre a été posée le 24 novembre, donc les

dates sont encore bien fraîches. Pour revenir un peu en arrière ;

en 2000 déjà, nos prédécesseurs avaient lancé l’idée de construire

un nouvel atelier communal et un nouveau centre CGDIS. 20 ans

plus tard, nous avons finalement pu concrétiser ce projet. Si l’on

regarde les infrastructures actuelles, il est évident qu’elles ne sont


83

plus adaptées aux besoins d’aujourd’hui. Ce projet était donc une

nécessité absolue et une vraie priorité.

JMH : En 2015, une relance avait confirmé que toutes les études

allaient être menées. Nous, nous sommes entrés en fonction en

2022 et aujourd’hui, les travaux ont débuté. Il faut aussi préciser

que nous avons changé le site et repensé le projet. L’ancien

emplacement n’était pas assez grand et, du côté des soumissions,

plusieurs éléments ne tenaient pas la route. Nous avions hérité

d’un projet qui n’était tout simplement pas viable.

TK : Nous avons donc choisi un terrain situé entre les villages,

ce qui facilite l’accès pour les habitants et évite de traverser

inutilement certaines localités. À partir de là, nous avons finalisé

les planifications et obtenu l’autorisation en décembre 2024.

Comme nous repartions de zéro, nous avons pu élargir le concept

; le bâtiment ne se limite pas à un atelier communal et un CGDIS,

mais il intégrera également une salle de rassemblement. Cela en

fait un véritable bâtiment multifonctionnel, pensé pour créer des

synergies entre les services communaux et la population.

PG : Il était également important pour nous d’intégrer une démarche

durable dans cette construction. Nous avons conçu le bâtiment

selon des standards élevés, notamment en matière de production

photovoltaïque. Nous sommes en discussion avec le ministère de

l’Environnement pour un projet pilote lié à la production d’énergie

et à la gestion de l’eau.

TK : La commune souffrait d’un manque d’investissement dans

ses infrastructures. Ils datent, pour la plupart, des années 1960

et ne sont plus adaptés aux normes actuelles, ni en matière

d’accessibilité PMR, ni en termes d’efficacité énergétique. Il

était donc indispensable de construire plutôt que de rénover. En

attendant de pouvoir créer tous les projets que nous souhaitons,

celui-ci permettra aux habitants de louer la salle pour l’organisation

d’événement, par exemple. Le site se trouve à proximité directe des

infrastructures sportives, ce qui ouvre de nombreuses possibilités.

Quels autres projets d’envergure sont en cours au sein de la

commune ?

TK : Nous planifions actuellement un second projet majeur, à savoir

la création d’un campus scolaire. Aujourd’hui, nous fonctionnons

avec quatre sites scolaires dispersés, ce qui oblige les enfants à

passer beaucoup de temps dans les bus. Regrouper l’ensemble sur

un seul campus permettrait d’offrir une qualité d’encadrement

bien supérieure et, surtout, de renforcer les liens entre l’école et la

maison relais. Actuellement, ces structures sont éparpillées : une

maison relais ici, une école là, une autre à Lenningen et une plus

petite ailleurs. Ce modèle n’est plus adapté à la réalité d’aujourd’hui.

JMH : Nous devons aussi rattraper plusieurs années de retard. Nous

sommes en train de finaliser le concept pédagogique, qui définit

comment l’école et la maison relais collaboreront au quotidien.

Dès l’année prochaine, nous entrerons dans le concret, notamment

en ce qui concerne la conception du bâtiment et l’organisation

du futur campus. Le projet devient d’autant plus urgent que nous

sommes arrivés à la limite de capacité actuelle. Avec le nouveau

PAG, certaines zones du village vont pratiquement doubler leur

population dans les années à venir. Nous sommes donc obligés

d’agir maintenant pour anticiper ces besoins et garantir un

encadrement scolaire de qualité.

TK : Sur le plan immobilier, nous finalisons un projet de trois

logements abordables à Lenningen. Il s’agit d’un bâtiment protégé

que nous souhaitons reconvertir, non seulement en habitations,

mais aussi en un espace destiné aux clubs locaux. Cela fait plus de 20

ans que la commune n’a plus développé de logements abordables,

les derniers ont été vendus il y a deux décennies. Avec le nouvel

article 29bis, qui met des terrains à disposition des communes ou

de l’État, nous devons assumer notre part de responsabilité et agir

de manière proportionnée aux besoins locaux. C’est pourquoi nous

nous sommes engagés dans ce dossier, qui est aujourd’hui très

concret.

PG : En parallèle, nous poursuivons d’autres chantiers techniques,

comme la finalisation du réseau de canalisations et l’arrivée de

la fibre. L’année prochaine, nous souhaitons également lancer

l’instauration d’une zone 30 à Lenningen, même si nous devons

encore attendre la réalisation des travaux liés à la fibre pour pouvoir


84

| ACTUALITÉS COMMUNALES

avancer. L’objectif serait de présenter le projet aux habitants dans

la première moitié de l’année prochaine et de lancer la soumission

dans le courant de 2026. Comme souvent, dès que nous ouvrons une

route, d’autres interventions deviennent nécessaires : canalisation,

réaménagement de la voirie, etc.

TK : Un autre projet qui nous tient particulièrement à cœur est

la création d’une piste cyclable reliant Canach et Lenningen. Les

avant-projets sont terminés et nous en sommes aujourd’hui à

l’acquisition ou aux échanges de terrains. L’idée est de recréer

une véritable unité entre les deux villages, qui forment une seule

commune mais ne sont actuellement reliés que par une route

nationale trop dangereuse pour les enfants. Nous aimerions

pouvoir entamer les travaux avant 2029.

ADMINISTRATION COMMUNALE DE LENNINGEN

3, rue de l’Église

L-5414 Canach

www.lenningen.lu


Outil de simplification pour le secteur de la construction

gd.lu/dj0crL


86

BRÈVES

COMMUNALES DE L’EST

PAR LÉA BEHNOUS

ECHTERNACH

Les habitants des communes de Bech,

Consdorf et Berdorf peuvent désormais

profiter du « Nightlife Bus Junglinster-Echternach

». Au départ de Luxembourg,

cette navette nocturne gratuite

circule trois fois par nuit, de vendredi

à samedi et de samedi à dimanche.

Mis en circulation depuis ce mois de

décembre, ce nouveau dispositif garantira

des retours de fête sécurisés. Les

horaires détaillés sont disponibles sur

le site de la commune.

Source : echternach.lu

BEAUFORT

L’inauguration officielle d’un projet de

logements abordables du Fonds du Logement

à Deljun a été effectuée ce jeudi

4 décembre, en présence du ministre

du Logement Claude Meisch. Un ancien

corps de ferme a été entièrement réhabilité

pour accueillir six logements de

deux à cinq chambres, un local à vélos

et une buanderie commune. À proximité,

une nouvelle résidence a également

été créée et comprend trois logements

de deux à trois chambres. Le coût d’investissement

du projet est d’environ

7,5 millions d’euros.

Source : beaufort.lu

SCHENGEN

Plusieurs communes ont alerté leurs citoyens

sur la circulation de faux e-mail

de la société « Pmediaservice », sous

l’adresse « pmediaservice.lu@gmail.

com » et l’administration communale

de Schengen a fait de même. La société

aurait incité des entreprises à

mettre à jour leurs données afin d’apparaître

dans un prétendu guide de la

commune, grâce à un abonnement de

39 euros par mois. « AUCUNE société

n’a été mandatée pour réaliser un tel

guide et invite donc les entreprises à

ne pas répondre à cette sollicitation

frauduleuse », signale l’administration

communale de Schengen sur son site

internet.

Source : schengen.lu

BIWER

Le conseil communal a renforcé les

subventions pour encourager la rénovation

énergétique et l’habitat durable.

Les propriétaires d’un immeuble situé

dans la commune peuvent désormais

bénéficier d’une aide couvrant 25% du

montant de la subvention étatique pour

l’assainissement énergétique d’une

maison existante, avec un plafond de

4.000 euros. L’installation de capteurs

solaires thermiques donne également

droit à 25% de la subvention étatique,

plafonnée entre 625 à 1.000 euros pour

une maison unifamiliale ou bi-familiale.

La pose d’une installation photovoltaïque

de 30 kWp ou moins donne droit

à 50 euros par kWp, avec un plafond

de 500 euros. Enfin, pour tous les résidents,

la réparation d’appareils électroménagers

est subventionnée à 50% des

frais, dans la limite de 200 euros.

Source : biwer.lu

MERTERT

Les maires de Grevenmacher, Mertert,

Temmels, Konz, Oberbillig et Wellen se

sont réunis au début du mois de décembre

pour discuter de l’opposition

à l’agrandissement du dépôt de carburant

dans le port de Mertert, sur la

commune de Grevenmacher. Le projet

suscite une vive protestation transfrontalière,

car les citoyens des deux rives

de la Moselle craignent des dangers et

des nuisances sonores. Il y a plus de

dix ans, un élargissement du dépôt de

carburant à cet emplacement avait été

discuté et déjà, une large opposition

transfrontalière s'était formée.

Source : mertert.lu

FLAXWEILER

Le secrétariat communal de Flaxweiler

est à la recherche d’un fonctionnaire

pour un poste à plein temps et à durée

interminée. Le poste est ouvert aux candidats

relevant de la carrière du groupe

traitement B1, sous-groupe administratif.

La candidature, ainsi que toutes les

pièces requises sont à adresser au Collège

des bourgmestre et échevins, au

plus tard pour le 15 janvier 2026.

Source : flaxweiler.lu


PRÉJUGÉ

POSSIBILITÉS

Avec la construction modulaire ALHO, la réalisation de

tout type de façade est possible: Crépi, bois ou façades

suspendues et ventilées en métal, céramique ou stratifié

haute pression.

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88

| ACTUALITÉS COMMUNALES

SYVICOL

NEWS

© SYVICOL

« LG - Lëtzebuerger Gemengen »

publie, sous la responsabilité

rédactionnelle du SYVICOL,

régulièrement la rubrique

« SYVICOL News » dont le

but est d’impliquer encore

davantage les élus communaux

et le personnel du secteur

communal dans le travail de

l’association faîtière des 100

communes du pays.

Entrevue entre le SYVICOL et l’Ombudsman

Participation au

« Renaturéierungsdësch »

Le 11 novembre 2025, le ministère de

l’Environnement, du Climat et de la

Biodiversité, en collaboration avec

le ministère des Affaires intérieures

et l’Administration de la gestion de

l’eau, a organisé la première édition du

« Renaturéierungsdësch ».

La table ronde a marqué le lancement d’un

processus de concertation nationale visant

à renforcer les efforts de renaturation

des cours d’eau du pays et à consolider

la résilience face aux inondations et au

changement climatique.

Le SYVICOL, représenté par ses viceprésidents

Guy Wester et Serge Hoffmann,

y a présenté les principales conclusions

d’un séminaire sur la mise en œuvre des

mesures hydromorphologiques le long des

cours d’eau.

En tant que propriétaires fonciers, maîtres

d’ouvrage et relais de proximité, les

communes jouent un rôle central dans la

mise en œuvre de ces projets. Le SYVICOL

a salué la démarche participative de cette

première édition et a appelé à une étroite

collaboration entre État et communes

pour concrétiser les ambitions nationales

sur le terrain.

Entrevue avec l’Ombudsman

Le 6 octobre 2025, le président du SYVICOL,

Monsieur Emile Eicher, et l’Ombudsman,

Madame Claudine Konsbruck, se sont

rencontrés pour discuter de divers sujets

d’intérêt communal.

Dans ce contexte, la médiatrice a indiqué

que son institution avait été saisie en

2024 de 153 réclamations impliquant

des communes, représentant environ

10% des réclamations reçues. Il s’agissait

principalement de décisions relatives

aux déclarations d’arrivée. En effet, le

refus d’inscrire des personnes au registre

principal sans base légale suffisante peut

entraîner l’exclusion de ces personnes de

services publics élémentaires, ce qui a des

conséquences lourdes.

Un autre sujet abordé concernait la

communication des communes envers

leurs citoyens. Les parties ont convenu

que, aussi utile et avantageuse que

soit la numérisation des procédures

administratives, il est essentiel de garantir

une communication accessible à tous, y

compris aux personnes démunies d’accès

aux technologies modernes.

Rencontre avec le SICONA

Le 6 octobre 2025, le président du

SYVICOL a rencontré la vice-présidente

du SICONA, Jessie Thill.

Même si le SICONA est géré comme une

seule et même entité, avec du personnel,

des locaux et des équipements communs,

il se compose en réalité de deux syndicats

de communes distincts : le SICONA Centre

et le SICONA Sud-Ouest.

L’objectif de la réunion était de discuter de

la manière dont une fusion entre ces deux

entités pourrait être mise en œuvre, ainsi

que de la représentation des 43 communes

membres au sein du comité du nouveau

syndicat.

Monsieur Eicher a salué l’initiative d’une

fusion des deux syndicats, estimant

qu’elle pourrait, tout comme une fusion

de communes, accroître l’efficience et

permettre des économies d’échelle.

Franc succès de l’appel à projets

« Smart City »

Le 14 octobre 2025, plus de 65 agents

communaux ont participé à la présentation

de cet appel à projets, coorganisé par le

SYVICOL et le LIST, à travers son initiative

SmartCityHub, à Esch-sur-Alzette.

L’événement avait pour but de présenter

aux communes des idées concrètes de

projets d’application de l’intelligence

artificielle à leurs missions, en lien avec

les thématiques stratégiques de l’appel à

projets, et de leur permettre de mutualiser

leurs ressources pour développer leurs

projets « Smart City ».

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90

BRÈVES

COMMUNALES DU NORD

PAR LÉA BEHNOUS

TROISVIERGES

À compter du 14 décembre 2025, les

CFL réviseront les horaires de la ligne

Luxembourg-Troisvierges : l’offre de

trains supplémentaires, jusqu’à présent

limitée à la période d’avril à septembre,

sera désormais étendue à

tous les weekends et jours fériés de

l’année. Ces changements visent à augmenter

le nombre de trains les weekends

et jours fériés, afin d’améliorer la

fluidité des déplacements. Entre 8h et

18h, quatre trains par heure relieront

Luxembourg à Ettelbruck, tandis que

deux circuleront entre Luxembourg et

Troisvierges. Les samedis, aucun changement

entre Rodange et Troisvierges

n’est prévu.

Source : troisvierges.lu

LAC DE LA HAUTE-SÛRE

Pour la neuvième année consécutive,

la commune du Lac de la Haute-Sûre a

organisé une action solidaire pour aider

plusieurs enfants dans le besoin à

recevoir un cadeau. Les intéressés ont

dû se rendre à l’Office Social de Wiltz

munis de leur lettre d’allocation vie

chère 2024, pour permettre à leur enfant

d’obtenir un cadeau d’une valeur

maximale de 50 euros. La remise des

cadeaux a lieu le 18 décembre de 13h

à 17h sous l’arbre à vœux du château

de Wiltz.

Source : lac-haute-sure.lu

PARC HOSINGEN

Comme chaque année, la commune

du Parc Hosingen a une nouvelle fois

réuni ses aînés à l’occasion de sa traditionnelle

fête des séniors. Ce samedi 6

décembre, le centre culturel de la commune

s’est animé d’une atmosphère

chaleureuse, d’un repas généreux et

de musique festive. Cette célébration a

également été l’occasion pour le Foyer

Éisleker Heem de Lullange de se présenter

au public et de faire connaître

ses activités.

Source : hosingen.lu

CLERVAUX

Pour prolonger la magie de noël, la

commune de Clervaux convie ses habitants

à un « shopping de dernière

minute » festif, l’après-midi du 20 décembre.

Les commerces du centre-ville

seront entourés d’animations de rue,

de musique et de chalets à boissons

chaudes et restauration. Des ateliers

créatifs et des animations seront proposés

le long des rues du centre-ville,

comme des échassiers lumineux, une

boule de neige à photo géante ou encore

un carrousel magique.

Source : clervaux.lu

ERPELDANGE-SUR-SÛRE

Alors que les marchés de noël battent

leur plein à travers Luxembourg, la police

a déjà appelé les citoyens à la vigilance,

mais le nombres de pickpockets

et de vols à la tire sont en hausse. La

commune d’Erpeldange a récemment

publié sur son site internet un avis de la

Police nationale, donnant un ensemble

de conseils pour éviter et repérer les

comportements des potentiels voleurs

de rue.

Source : erpeldange.lu

WILTZ

Pour faciliter le débarras des sapins de

noël après les fêtes, la commune de

Wiltz informe ses habitants qu’une collecte

en porte-à-porte sera assurée par

le service communal de régie les mercredi

7 et jeudi 8 janvier 2026. Les citoyens

sont invités à déposer leur sapin

usagé au bord du trottoir avant 7h du

matin, le 7 janvier. La commune précise

que seuls les sapins seront récupérés

et qu'il est interdit de déposer d'autres

déchets.

Source : wiltz.lu



92

| ACTUALITÉS COMMUNALES

LES ÉLUS LOCAUX

COMMUNE DE

LUXEMBOURG-VILLE

www.vdl.lu/fr/la-ville/vie-politique/college-echevinal/membres

Lydie POLFER

BOURGMESTRE - DP

Maurice BAUER

PREMIER ÉCHEVIN - CSV

Corinne CAHEN

ÉCHEVINE - DP

Laurent MOSAR

ÉCHEVIN - CSV

Paul GALLES

ÉCHEVIN - CSV

Patrick GOLDSCHMIDT

ÉCHEVIN - DP

Simone BEISSEL

ÉCHEVINE - DP


93

COMMUNE DE FISCHBACH https://acfischbach.lu/administration/politique-2/college-echevinal-2/

Lucien BROSIUS Daniel MOURA Laurent SCHILTZ

BOURGMESTRE PREMIER ÉCHEVIN DEUXIÈME ÉCHEVIN

COMMUNE DE HEFFINGEN

https://heffingen.lu/la-commune-se-presente/organes-politiques/le-bourgmestre/

Jérôme SEILER

Camille FELTES

Christian D’HARCOUR

BOURGMESTRE

COMMUNE DE NIEDERANVEN

ÉCHEVIN

https://www.niederanven.lu/fr/politique/le-college-echevinal

ÉCHEVIN

Fréd TERNES

BOURGMESTRE - CSV

Josselijn DE VRIES

ÉCHEVINE - DÉI GRÉNG

Jacques BAUER

ÉCHEVIN - CSV


94

| ACTUALITÉS COMMUNALES

LES ÉLUS LOCAUX

COMMUNE

DE STRASSEN

www.strassen.lu/vie-politique/conseil-communal

Nico PUNDEL

BOURGMESTRE - CSV

Anne AREND Maryse BESTGEN-MARTIN Betty WELTER-GAUL

ÉCHEVINE - CSV

COMMUNE DE BERTANGE

ÉCHEVINE - DÉI GRÉNG

www.bertrange.lu/fr/vie-politique/le-conseil-communal

ÉCHEVINE - LSAP

Youri DE SMET Roger MILLER Marc LANG

BOURGMESTRE - DP ÉCHEVIN - DÉI GRÉNG ÉCHEVIN - DP


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