28.01.2026 Vues

Carnet du Cercle LAB #42 – Baromètre des décideurs de l'assurance 2026

Face à un paysage assurantiel paradoxal, comment les dirigeants anticipent-ils l’horizon 2026 ? Cette étude exclusive, menée par Eurogroup Consulting et Le Cercle Lab auprès de hauts décideurs, décrypte les fractures d’un secteur en pleine mutation. Entre l’embellie de l’épargne-retraite et la pression critique sur la santé et le IARD, l’heure est à la priorité défensive.

Face à un paysage assurantiel paradoxal, comment les dirigeants anticipent-ils l’horizon 2026 ? Cette étude exclusive, menée par Eurogroup Consulting et Le Cercle Lab auprès de hauts décideurs, décrypte les fractures d’un secteur en pleine mutation. Entre l’embellie de l’épargne-retraite et la pression critique sur la santé et le IARD, l’heure est à la priorité défensive.

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FÉVRIER 2026 CARNET N°42



sommaire

04

06

10

14

16

20

24

28

32

36

40

44

47

50

52

54

56

58

EDITO

Méthodologie des décideurs de l’assurance 2025

Un panel représentatif du secteur assurantiel français

Executive summary - La grande dissonance?

vue d’ensemble 2025

L’assurance en 2026 : continuer de résister face à l’incertitude

Assurance de Personnes : L’Épargne locomotive, la Santé sous tension

Assurance de Biens (IARD) : l’équation impossible du tarif

Segmentation client : la fuite vers le B2B

Une croissance par la valeur et non plus par la conquête

L’impératif d’efficacité : nouvelle boussole stratégique

La performance commerciale avant la révolution structurelle

Focus : le courtage, un canal déjà structurant qu’il convient de piloter plus que de développer

L’IA Générative : l’outil de l’industrialisation

FOCUS IA & DISTRIBUTION – L’agent IA le risque du passage du « super assistant » au « super concurrent »

L’assurance sur 4 fronts : sécuriser l’existant, conquérir l’avenir

Cap 2026 : les 3 batailles décisives pour rebattre les cartes

contacts


4

EDITO

Edito

Après cinq années d’interruption, le Baromètre des décideurs de l’assurance fait son retour

dans un contexte profondément renouvelé. Les crises successives, la pression réglementaire

accrue, l’inflation des coûts techniques et l’accélération technologique ont durablement

transformé le secteur. Dans cet environnement mouvant et plus exigeant, cette enquête

annuelle répond à un besoin essentiel de lisibilité, de mise en perspective et de projection

stratégique.

Depuis son origine, l’ambition de l’étude demeure inchangée : donner la parole aux

décideurs pour éclairer, au-delà des discours, les arbitrages et les choix qui structurent

l’assurance française.

L’édition 2026 en confirme toute la pertinence. Elle met en lumière un secteur entré dans

une nouvelle phase de maturité, où la recherche de croissance par les volumes cède peu

à peu la place à des logiques de sélectivité, de pilotage de la valeur et de maîtrise fine des

équilibres économiques.

Ses enseignements convergent vers plusieurs constats structurants :

• La performance ne se joue plus uniquement sur le développement commercial, mais sur

la capacité à concilier croissance et efficience dans un contexte de marges sous tension.

• Les trajectoires se différencient davantage selon les modèles économiques et les capacités

d’investissement, révélant des stratégies de plus en plus contrastées.

• Enfin, la transformation technologique s’impose comme un puissant facteur d’accélération :

l’intelligence artificielle n’est plus un horizon lointain, mais un levier concret d’industrialisation

et de recomposition de la chaîne de valeur. Cette édition propose également un focus

spécifique sur les enjeux de distribution, désormais au cœur des équilibres économiques

du secteur.

INFORMATION RECHERCHE PROSPECTIVE RECHERCHE APPLIQUÉE FORMATION


EDITO

5

En s’associant au Cercle Lab, Eurogroup Consulting souhaite répondre aux ambitions

historiques du baromètre : apporter une lecture stratégique, indépendante et opérationnelle

des transformations à l’œuvre, au service des dirigeants de l’assurance.

Le secteur est engagé dans une recomposition progressive et multidimensionnelle, où

s’entrecroisent enjeux économiques, technologiques, organisationnels et humains.

Ce baromètre n’a pas vocation à livrer des réponses définitives. Il propose en revanche

une boussole : celle des décideurs eux-mêmes. À chacun d’y lire les signaux faibles, d’en

mesurer les implications et de construire les trajectoires qui permettront au secteur de

conjuguer durablement performance, confiance et soutenabilité.

Matthieu Sainton

Associé - Eurogroup Consulting


6

Méthodologie des

décideurs

de l’assurance 2025

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MÉTHODOLOGIE DES DÉCIDEURS DE L’ASSURANCE 2025

7

UN DISPOSITIF HYBRIDE : QUANTITATIF ET QUALITATIF

Pour garantir la robustesse des résultats et des enseignements, cette étude croise deux

sources de données complémentaires :

• Un volet quantitatif : Une consultation en ligne menée sur le 4ème trimestre 2025 pour

mesurer les tendances et les priorités d’investissement.

• Un volet qualitatif : Une série de 30 entretiens approfondis réalisés tout au long de

l’année 2025. Ces échanges avec des assureurs, mutuelles, institutions de prévoyance,

courtiers et experts du secteur ont permis de qualifier les signaux faibles et de contextualiser

les résultats chiffrés.

CIBLAGE ET DIFFUSION

Le questionnaire d’enquête a été diffusée via les canaux du Cercle Lab et les canaux

d’Eurogroup Consulting. Le questionnaire a été spécifiquement adressé à une population

de hauts décideurs dans l’ensemble des familles du marché : assureurs, mutuelles,

institutions de prévoyance, bancassureurs… garantissant une vision stratégique et non

simplement opérationnelle. Les répondants occupent majoritairement des fonctions de

direction de premier plan : membres de COMEX et Directions Générales, directions de la

stratégie, directions du développement, directions techniques, directions des opérations…


8

MÉTHODOLOGIE DES DÉCIDEURS DE L’ASSURANCE 2025

QUATRE ITEMS ANALYSÉS

Le baromètre a été structuré pour identifier les zones de tension et d’opportunité du

secteur à 360° :

• Axes de Développement : identification des relais de croissance, stratégies de

diversification et nouvelles offres.

• Transformation & Distribution : analyse des arbitrages entre performance commerciale,

efficacité opérationnelle et omnicanalité.

• Cartographie des Risques : hiérarchisation des menaces exogènes (cyber, climat,

réglementaire…) perçues par les dirigeants.

• Enjeux Majeurs : priorisation des chantiers d’investissement à court terme (IA, capital

humain, digitalisation…).

CROISEMENT DES ANALYSES

Au-delà des résultats globaux, les données ont fait l’objet d’une segmentation systématique

pour identifier les divergences stratégiques :

• L’axe « typologie d’acteurs & culture » : Analyse des écarts de perception entre Assureurs

SA et le monde Mutualiste.

• L’axe « taille et moyens associés » : Analyse de corrélation entre la taille du chiffre

d’affaires et les priorités d’investissement (notamment sur la transformation digitale et l’IA).

Sans prétendre à l’exhaustivité statistique d’un recensement national, ce baromètre a pour

vocation de dégager les grandes tendances et les lignes de force du marché, afin de nourrir les

réflexions stratégiques des acteurs du secteur.

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9


10

Un panel représentatif

du secteur assurantiel

français

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UN PANEL REPRÉSENTATIF DU SECTEUR ASSURANTIEL FRANÇAIS

11

Les résultats du baromètre reposent sur une consultation approfondie des décideurs

du secteur, garantissant une représentativité de toute la chaîne de valeur.

Typologie d’acteurs : une structure de répondants alignée avec le paysage

français montrant une dominante des entreprises d’assurance (67%) et une

représentation des mutuelles (28%), IP (2%) et bancassureurs (2%).

Poids économique : un panel couvrant toutes les tailles d’organisations, des

acteurs <100 M€ (30%) jusqu’aux groupes >10 Md€ (13%), assurant une

lecture complète des enjeux, du mid-market aux leaders.

Risques couverts : une couverture centrée sur les grands blocs

Santé–Prévoyance (78% des répondants), Épargne–Vie (39%) et Dommages

(37%), complétée par des expositions plus spécialisées (cyber, RC,

construction, emprunteur, etc.).

Diversification métiers : un panel majoritairement multi-métiers, avec 52%

des répondants couvrant plusieurs lignes de risques (vs 48% mono-risque),

témoin de l’importance de la diversification des activités.


12

UN PANEL REPRÉSENTATIF DU SECTEUR ASSURANTIEL FRANÇAIS

Comparaison de la représentation des répondants

vs France entière selon la typologie d’entreprise

559

92

49%

67%

43%

28%

6% 2% 2% 2%

France

Baromètre

Entreprise d’assurance

Mutuelles (hors substituées)

Instituts de prévoyance

Bancassureurs

Répartition des répondants selon le chiffre d’affaires de leur structure

92

30%

22%

17%

9%

13%

Baromètre

4%

4%

Moins de 100M€

100M€ à 500M€

500M€ à 1Md€

1Md€ à 3Mds€

3Mds€ à 10Mds€

> 10 Mds€

NC

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13


14

Executive summary

La grande dissonance?

L’année 2026 s’ouvre sur un paysage assurantiel paradoxal. Si

la profession affiche une lucidité sans faille sur les menaces

technologiques, elle doit opérer dans un environnement économique

où les signaux sont contradictoires.

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EXECUTIVE SUMMARY - LA GRANDE DISSONANCE?

15

Ce baromètre met en lumière trois fractures majeures qui structureront l’année à venir :

L’OPTIMISME EST SÉLECTIF ET FINANCIER

65 % des décideurs anticipent une croissance sur l'Épargne/Vie,

portée par les marchés, alors que l'activité technique plus globale

souffre. Le IARD (9% d’optimistes seulement) et la Santé (28 %)

sont perçus comme des foyers de tension, voire de dégradation.

LA PRIORITÉ EST DÉFENSIVE

Face à l’inflation des coûts, 57 % des décideurs font de l’efficacité

opérationnelle leur priorité absolue, la plaçant devant l’expérience

client. La protection de la marge prime sur la transformation de

rupture.

LES ENJEUX SONT PROPRES AU SECTEUR

76 % des assureurs placent le Cyber & Data comme le risque n°1.

Un chiffre à mettre en miroir avec le Baromètre des Dirigeants

d’Eurogroup, où seuls 20 % des chefs d’entreprise français

partagent cette inquiétude.


16

EXECUTIVE SUMMARY - LA GRANDE DISSONANCE?

BAROMÈTRE DE L’ASSURANCE - VUE D’ENSEMBLE 2025

PERSPECTIVES D’ÉVOLUTION PAR SEGMENTS DE CLIENTÈLE

(tous produits confondus)

3 segments

perçus comme présentant les

meilleures perspectives d’amélioration

#1 #2

Les grands comptes Les TPE et PME

28% 26%

#3

Les retraités

24%

Mais ces mêmes segments sont également perçus comme en dégradation par une

part significative des répondants :

41% 28%

Retraités Les TPE et PME

LES ENJEUX PRIORITAIRES POUR LES ACTEURS DE L’ASSURANCE

…PERMETTANT UNE PLUS GRANDE

#1

PROXIMITE AVEC LE CLIENT

#3

L’amélioration

de l’efficacité

opérationnelle

La création d’une

expérience client

mémorable et

L’amélioration

de la qualité

de service

et de gestion

#2 46%

57% différenciante 35%

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EXECUTIVE SUMMARY - LA GRANDE DISSONANCE?

17

DES RISQUES CYBER ET DATA, JURIQUES ET CLIMATIQUES

QUI DEMEURENT PRÉOCCUPANTS

LES RISQUES

CYBER ET DATA

LES RISQUES JURIDIQUES

ET RÉGLEMENTAIRES

LES RISQUES

CLIMATIQUES

pour 76%

des répondants

pour 72%

des répondants

pour 52%

des répondants

En revanche, d’autres risques sont relégués comme secondaire…

VOLATILITÉ

DES MARCHÉS

préoccupant pour 28%

des répondants

RISQUES OPÉRATIONNELS

ET DE GOUVERNANCE INTERNE

pour seulement 11%

des répondants


18

EXECUTIVE SUMMARY - LA GRANDE DISSONANCE?

ENJEUX LIÉS À LA DISTRIBUTION

67%

identifient comme priorité

la réduction des coûts de distribution

65%

mettent en avant l’amélioration

de la performance commerciale

50%

soulignent la poursuite du développement

de la digitalisation des parcours clients

IMPACTS DE L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE SUR LES ACTIVITÉS

LUTTE CONTRE LA FRAUDE

57% des répondants estiment que l’IA aura un impact

prioritaire sur la détection et la prévention.

RELATION CLIENT

52% considèrent que l’IA transformera les interactions

via les chatbots et assistants virtuels.

AUTOMATISATION MIDDLE ET BACK-OFFICE

48% jugent que l’IA jouera un rôle clé dans

l’automatisation des tâches.

MARKETING ET SEGMENTATION CLIENT

43% estiment que l’hypersegmentation, le scoring

comportemental constituent des leviers à fort impact.

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EXECUTIVE SUMMARY - LA GRANDE DISSONANCE?

19

LES PRINCIPAUX AXES DE DÉVELOPPEMENT IDENTIFIÉS

PAR LES ACTEURS DE L’ASSURANCE

57%

LA DIVERSIFICATION DES MARCHÉS

48%

LA DIVERSIFICATION DES RÉSEAUX

DE DISTRIBUTION

43%

LA MAXIMISATION DU MULTI-ÉQUIPEMENT


20

L’assurance en 2026 :

continuer de résister

face à l’incertitude

L’analyse croisée des données de marché et du ressenti des décideurs

révèle un effet de ciseau inédit. L’assureur doit naviguer entre une pression

macro-économique externe et une transformation interne importante et

indispensable.

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L’ASSURANCE EN 2026 : CONTINUER DE RÉSISTER FACE À L’INCERTITUDE

21

LE SECTEUR EST PERCUTÉ PAR 4 FORCES DE MARCHÉ SIMULTANÉES

1. Volatilité des marchés

• La volatilité des marchés n’est plus cyclique mais structurelle. Elle menace

directement la promesse de rendement des UC et la solvabilité à long terme.

• Le taux OAT 10 ans a ainsi joué au « yo-yo » toute l’année, oscillant brutalement

entre 2,70% et 3,25% rendant le pilotage des rendements complexe

2. Rupture IA

• L’IA rebat les cartes de la chaîne de valeur, rendant les modèles opérationnels

historiques obsolètes en temps réel.

• 76% des dirigeants d’assurance déclarent avoir implémenté la GenAI dans une fonction

• Chat GPT a dépassé les 200M d’utilisateurs, marquant une démocratisation des

usages de l’IA et donc chez les cibles potentielles

3. Pression client

• Fragilisé par l’inflation et armé de la résiliation infra-annuelle, le client devient volatile

et exigeant.

• Avec 15-20% de rotation en 2024 (Auto/MRH), l’assureur passe de « tiers de

confiance » à « commodité interchangeable ».

• Le prix est devenu le critère de choix n°1 pour 70% des assurés, loin devant la qualité

de service.

4. Marge technique sous tension

• L’inflation technique est généralisée : pièces auto (+25% sur 3 ans) et coût de la

construction (+18% sur 4 ans) alourdissent la charge sinistre, couplée à un durcissement

de la réassurance (+10-20%).

• Le S/P Auto proche des 100% et le ratio combiné non-vie de 96,9% confirme la

tension sur la marge

• Les PLFSS et les transferts de charges associés contraignent la rentabilité des

contrats en santé


22

L’ASSURANCE EN 2026 : CONTINUER DE RÉSISTER FACE À L’INCERTITUDE

3 RISQUES MAJEURS IDENTIFIÉS PAR LES ACTEURS

Interrogés sur leurs préoccupations majeures,

les décideurs établissent un classement sans appel :

Cyber & Data (76 % des répondants) : c’est la plus forte

crainte (contre 20% des dirigeants hors assurance). Elle

est double : le risque endogène de paralysie d’une «

usine de données » et le défi exogène de l’assurabilité des

entreprises.

Juridique & Réglementaire (72 % des répondants) : La

conformité (DORA, RIS, Loi Industrie Verte) continue de

consommer une part critique des budgets IT et RH.

Climat (52 % des répondants) : Devenu un risque

structurel de plus en plus pleinement « intégré » dans les

modèles, il semble être perçu comme moins aigu à court

terme que le risque cyber.

Sources : Banque de France, ACPR, LeLynx, Sécurité et Réparation Automobiles, OpinionWay, Gallagher Re,

Eurogroup : études et entretiens

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23


24

Assurance de Personnes :

L’Épargne locomotive,

la Santé sous tension

Le secteur de l’Assurance de Personnes se trouve confronté à une bifurcation

profonde entre ses grandes lignes de produits.

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ASSURANCE DE PERSONNES : L’ÉPARGNE LOCOMOTIVE, LA SANTÉ SOUS TENSION

25

LA RETRAITE ET L’ÉPARGNE CONNAISSENT UN REGAIN

D’OPTIMISME PORTÉ PAR DES CONDITIONS FINANCIÈRES

PLUS FAVORABLES.

Avec 65 % des décideurs anticipant une amélioration de ce segment, la persistance de

niveaux de taux attractifs redonne des couleurs aux fonds en euros et stimule les collectes.

Dans un contexte où les ménages français restent prudents mais orientent leurs capacités

d’épargne vers des produits sûrs (les dernières données montrent une préférence marquée

pour l’épargne de précaution et les produits garantis), l’épargne redevient un levier de

croissance et un poumon financier pour les compagnies. Les décideurs projettent une

année 2026 dynamique, soutenue par de nombreuses opérations de développement et

des stratégies de diversification de gamme.

LE SEGMENT SANTÉ-PRÉVOYANCE S’ENLISE

DANS UNE DYNAMIQUE TECHNIQUE DÉFAVORABLE

Avec 41 % de pessimistes parmi les répondants, la santé

et la prévoyance sont frappées par une pression structurelle

croissante : transfert de charges du PLFSS (+500 M€),

vieillissement démographique, explosion des arrêts de travail

et dégradation des profils de risque.

Ces facteurs créent une pression insoutenable sur les

équilibres techniques, particulièrement sur le collectif qui

reste structurellement déficitaire.


26

ASSURANCE DE PERSONNES : L’ÉPARGNE LOCOMOTIVE, LA SANTÉ SOUS TENSION

46,8 Md€

de cotisations en santé en 2024 (+8%)

40,3 Md€

de cotisations en prévoyance en 2024 (+5,5%)

Perspectives d’évolution des différents segments de marché

selon les répondants du baromètre

2%

Épargne - Retraite

33%

65%

Santé - Prévoyance

41% 31% 28%

Dégradation

Continuité

Amélioration

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27


28

Assurance de Biens (IARD) :

l’équation impossible

du tarif

Avec 46% de décideurs anticipant une dégradation (contre seulement 9%

une amélioration), le IARD traverse une crise de modèle.

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29

EFFET CISEAU : L’INFLATION DES COÛTS ENTRAINENT

UNE PRESSION TARIFAIRE QUI ACCENTUE LES RISQUES

DE BASCULE CLIENT

• Les assureurs sont pris en étau entre une inflation cumulée des coûts de réparation en

auto et habitation et nécessité complexe de répercuter intégralement ces hausses sur les

primes.

• En MRH, l’on constate ainsi des hausses tarifaires de +8 % à +12 % tirées par l’impact

croissant du climat et les coûts de construction (main d’oeuvre, matières premières…)

• De même en Auto avec des hausses observables de +4 % à +6 %, pour des raisons

identiques (pièces : +7,6 %, Main-d’oeuvre : +4,4 %, Peinture : +5,5 %)

• En parallèle, la capacité à passer des hausses de primes à deux chiffres se heurte à

la réalité concurrentielle (Loi Hamon, Résiliation infra-annuelle) et au pouvoir d’achat des

ménages. Le risque de churn bloque le repricing nécessaire.


30

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ASSURANCE DE BIENS (IARD) : L’ÉQUATION IMPOSSIBLE DU TARIF

31

LE CHOC CLIMATIQUE EST UN ACCÉLÉRATEUR MAJEUR

DES RISQUES QUI PARTICIPE À LA HAUSSE DES COÛTS

• Les sinistres climatiques restent à un niveau très élevé en 2024 (env. 5 Md€),

confirmant la nouvelle normalité après les records de 2022 (10,6 Md€) et 2023 (6,5

Md€) imposant une surprime CatNat de 20%. En outre, la sinistralité du quotidien

pèse lourd : le dégât des eaux représente à lui seul près de 4 Md€ de charge annuelle.

• Des événements ponctuels (mais de plus en plus fréquents) viennent alourdir la

facture notamment les émeutes en Nouvelle-Calédonie pour 945M€

70,5 Md€

de cotisations IARD en 2023 sur 252,8 Md€ au total (28%)

AUTO MRH CLIMAT

hausses de

+4% à +6%

des coûts de réparation

hausses tarifaires

de +8% à +12%

4,9 Md€

de sinistres

climatiques en 2024

Perspectives d’évolution des différents segments de marché selon les répondants

du baromètre

IARD 46% 46% 9%

Dégradation

Continuité

Amélioration


32

Segmentation client :

la fuite vers le B2B

Le baromètre met en évidence une recomposition des

priorités commerciales : les relais de croissance

se concentrent sur le B2B privé.

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SEGMENTATION CLIENT : LA FUITE VERS LE B2B

33

UN AVANTAGE NET POUR LES SEGMENTS PROFESSIONNELS

Les Pros/TNS, les PME et les Grands comptes sont les seuls segments pour lesquels

les décideurs anticipent une véritable amélioration, traduisant un arbitrage en faveur de

portefeuilles jugés plus pilotables, plus solvables et mieux valorisables.

UN MARCHÉ DE L’INDIVIDUEL PERÇU COMME MATURE

ET PLUS DIFFICILE À DÉFENDRE ÉCONOMIQUEMENT

Les perspectives sur les Particuliers et les Retraités sont orientées à la baisse, reflet d’une

combinaison de pression tarifaire, de sinistralité et de sensibilité accrue au pouvoir d’achat,

qui réduit les marges de manœuvre sur les modèles grand public.


34

SEGMENTATION CLIENT : LA FUITE VERS LE B2B

LE SECTEUR PUBLIC, UN POINT DE TENSION MAJEUR

Les Collectivités et institutions publiques concentrent le pessimisme du panel, dans un

contexte de contraintes budgétaires fortes et de hausse des coûts assurantiels, qui rend

l’équation technique particulièrement exigeante.

La prudence vis-à-vis de l’individuel est plus marquée chez les entreprises d’assurance et

chez les acteurs exposés au IARD, ce qui confirme que la compétition prix et la volatilité

sont désormais structurantes sur ce marché.

Par ailleurs, les petits acteurs (<100M€) se désengagent particulièrement du public

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SEGMENTATION CLIENT : LA FUITE VERS LE B2B

35

Perspectives d’évolution des différents segments de clients selon

les répondants du baromètre (biens et personnes confondues)

Grands comptes

17%

54% 28%

Collectif - Privé

PME

28%

46%

26%

Pro-TNS

22%

46%

33%

Public

Col. territoriales &

institutions publiques

59%

46%

9%

Individuel

Particuliers

hors retraités

Retraités

26%

65%

41% 35%

24%

9%

Dégradation

Continuité

Amélioration


36

Une croissance

par la valeur

et non plus

par la conquête

Dans un marché plus contraint et plus volatil, les décideurs actent la fin

de la croissance par les volumes au profit d’une logique de sélectivité, de

diversification et de maximisation de la valeur client

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UNE CROISSANCE PAR LA VALEUR ET NON PLUS PAR LA CONQUÊTE

37

DIVERSIFIER LES MARCHÉS POUR CAPTER DES POCHES

DE VALEUR

Premier levier cité (57 %), la diversification vise des segments et risques à meilleure

valorisation (seniors, cyber, affinitaire) plutôt que la concurrence frontale sur des produits

devenus largement commoditisés.

SÉCURISER LA CROISSANCE EN DIVERSIFIANT

LES RÉSEAUX DE DISTRIBUTION

Près d’un répondant sur deux (48 %) souligne la nécessité de réduire la dépendance à un

canal unique, afin de mieux maîtriser l’accès au client et les coûts d’acquisition.


38

UNE CROISSANCE PAR LA VALEUR ET NON PLUS PAR LA CONQUÊTE

ACCROÎTRE LA VALEUR PAR CLIENT VIA L’ÉQUIPEMENT

ET LA FIDÉLISATION

Le multi-équipement (43 %) s’impose comme un levier pragmatique de rentabilité, en

privilégiant la rétention et le cross-sell dans un contexte où la conquête devient plus

coûteuse.

Des nuances selon les typologies de répondants - Dis-moi ta taille, je te dirai ta croissance.

Les Petits (<100M€) sont dans une stratégie de conquête agressive

(Nouveaux marchés, Low Cost). Les Géants (>1Md€) sont dans une stratégie de valeur (Multiéquipement,

Services). Quant aux Mutuelles, elles opèrent un pivot stratégique majeur

vers le B2B et les Services, délaissant l’innovation purement technique (Paramétrique) aux

Assureurs

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UNE CROISSANCE PAR LA VALEUR ET NON PLUS PAR LA CONQUÊTE

39

Top 5 des axes de développement mentionné par les répondants

(valeurs / % de répondants)

Diversification marchés

Diversification des réseaux

de distribution

Maximisation

multi-équipement

Développement services

B2C

Positionnement partenaire

des entreprises

52 (57%)

44 (48%)

40 (43%)

36 (39%)

28 (30%)

Assurances vs Mutuelles, des stratégies différenciées

Assurance

Mutuelle

30%

Services B2C

50%

23%

Services B2B

42%

23%

Paramétrique

8%


40

L’impératif d’efficacité :

nouvelle boussole

stratégique

Face à l’inflation des coûts techniques, la protection de la marge par

l’optimisation devient la priorité absolue (57%), devant l’expérience client

ou la qualité de service.

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41


42

L’IMPÉRATIF D’EFFICACITÉ : NOUVELLE BOUSSOLE STRATÉGIQUE

L’EFFICACITÉ OPÉRATIONNELLE AU COEUR DES ENJEUX

• 57% des décideurs de l’assurance placent l’efficacité opérationnelle comme

enjeu N°1 pour les deux ans à venir devançant l’expérience client (50%) et la qualité

de service et de gestion (35%).

• La transformation digitale reste un élément important pour 30% des décideurs

(42% chez les mutualistes). L’intelligence artificielle est toutefois souvent vue,

avant tout, comme un outil d’efficacité opérationnelle : commercial augmenté,

automatisation de la gestion de sinistre… qui répond aux impératifs d’amélioration

/ sécurisation des marges techniques.

Des différences nettes entre acteurs selon leur taille et typologie

• La guerre des talents est un enjeu qui préoccupe plus les assureurs (30%) que les

mutualistes (8%)

• L’amélioration de l’expérience client est enjeu fort pour 67% des mutuelles contre 43%

des assureurs

• Alors que les petits acteurs (<100M€) font de la qualité de service et de gestion leur

priorité absolue, les acteurs mid-market sont focalisés sur la transformation digitale (50%)

Ces différences peuvent s’expliquer par des capacités d’investissements, des cultures et

des transformation antérieures différentes selon les acteurs.

INFORMATION RECHERCHE PROSPECTIVE RECHERCHE APPLIQUÉE FORMATION


L’IMPÉRATIF D’EFFICACITÉ : NOUVELLE BOUSSOLE STRATÉGIQUE

43

Principaux enjeux des acteurs assurantiels à 2 ans

Améliorer l’efficacité

opérationnelle

Créer une expérience client

mémorable / différenciante

Améliorer la qualité de service

et de gestion

Transmettre la culture client à toutes

les équipes, notamment en back-office

Réussir et adresser la transformation digitale

nécessaire pour intégrer des technologies

Adapter les offres aux attentes

des marchés individuels et collectifs

Attirer et fidéliser les talents et anticiper

les évolutions des métiers

Accompagner l’évolution

des rôles front et back

Redéfinir le positionnement

concurrentiel

Piloter et gérer la diversité

et la complexité des canaux de distribution

52 (57%)

46 (50%)

32 (35%)

30 (33%)

28 (30%)

24 (26%)

22 (24%)

18 (20%)

12 (13%)

12 (13%)

Les répondants pouvant voter pour plusieurs enjeux, le total est supérieur à 100


44

La performance

commerciale

avant la révolution

structurelle

La logique d’industrialisation redescend dans les réseaux. On ne demande

plus seulement de faire du chiffre mais de limiter drastiquement les frais de

gestion.

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LA PERFORMANCE COMMERCIALE AVANT LA RÉVOLUTION STRUCTURELLE

45

RÉDUCTION DES COÛTS ET PERFORMANCE

COMMERCIALE : PREMIÈRES PRIORITÉS

• Pour 67% des assureurs la priorité est la réduction des coûts de distribution

devant l’amélioration de la performance commerciale (65% des répondants). Le

résultat

• Les enjeux de l’omnicanalité (24% des répondants) passent au second plan,

entrés dans le quotidien des activités. Il en est de même pour la spécialisation des

réseaux (22%) ou la transformation du rôle des agences (20%) déjà engagées depuis

plusieurs années.

• Le courtage (17%), le développement de réseaux d’agents (9%) ou les

partenariats de distribution (13%) n’apparaissent pas comme une priorité 2026.

Une inversion des priorités entre assureurs et mutualistes

• La réduction des coûts est une priorité bien plus forte chez les assureurs (73%)

que pour les mutualistes (50%). La même observation peut être faite sur la

digitalisation des parcours clients (53% vs 33%) montrant une attention

particulière des assureurs à voir la distribution comme un processus à optimiser.

• Les mutualistes positionnent l’amélioration de la performance commerciale

comme priorité numéro 1 (75% contre 60% pour les assureurs). Ils sont aussi

plus inquiets ou attentifs à la question de l’omnicanalité (42% contre 17% pour

les assureurs)

Ces différences peuvent s’expliquer par des capacités d’investissements, des cultures

et des transformation antérieures différentes selon les acteurs.


46

LA PERFORMANCE COMMERCIALE AVANT LA RÉVOLUTION STRUCTURELLE

Principaux enjeux pour les réseaux de distribution

Réduire les coûts de distribution

62 (67%)

Améliorer la performance commerciale

Poursuivre le développement

de la digitalisation des parcours clients

46 (50%)

60 (65%)

Optimiser l’organisation omnicanale

Spécialiser les réseaux de distribution

par marché / segment

Transformer le rôle des agences

22 (24%)

20 (22%)

18 (20%)

Développer le courtage

16 (17%)

Développer des partenariats de distribution

12 (13%)

Développer les réseaux d’agents

Développer de nouveaux réseaux

de distribution directe / non intermédiée

Autres

8 (9%)

8 (9%)

4 (4%)

Les répondants pouvant voter pour plusieurs enjeux, le total est supérieur à 100

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47

Focus : le courtage,

un canal déjà

structurant

qu’il convient de piloter

plus que de développer


48

FOCUS : LE COURTAGE, UN CANAL DÉJÀ STRUCTURANT QU’IL CONVIENT DE PILOTER PLUS QUE DE DÉVELOPPER

Un enjeu de maîtrise économique (coûts, qualité, conformité), plus que d’expansion.

• Si le « développement du courtage » ressort faiblement, c’est moins un désintérêt

qu’un basculement de priorité : la création de valeur passe par la maîtrise

économique du canal (coûts de distribution, qualité, outillage, conformité) plutôt

que par l’extension du canal.

• En effet, le courtage est un canal de distribution déjà structurellement majeur

sur certaines lignes. Le courtage pèse ainsi environ 26% de la santé individuelle et

plus de 50% de l’IARD entreprise.

• Le marché du courtage étant déjà mature, son développement n’apparait plus

comme un enjeu fort pour les réseaux de distribution

Les différences observées sont liées à la nature des acteurs plutôt qu’à leur taille

• Un effet taille très marqué : le développement du courtage est priorisé par les acteurs de

plus petite taille (29% des répondants <500 M€) et devient quasi absent chez les grands

groupes (0% au-delà de 1 Md€). Cela suggère un levier de conquête/accès marché pour les

challengers, quand les leaders privilégient l’optimisation économique des canaux existants.

• Peu de différenciation par modèle : l’écart entre mutuelles (25%) et entreprises d’assurance

(17%) reste limité ; et l’option n’est pas citée par les bancassureurs et IP (effectifs faibles).

De même, les différences selon le portefeuille de risques apparaissent peu structurantes à

ce stade.

• Ces écarts s’expliquent vraisemblablement moins par le « modèle » que par la maturité des

dispositifs de distribution et la capacité d’investissement (industrialisation, outillage, interfaçage)

selon la taille des organisations.

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49

Taille du marché du courtage :

69 970 professionnels

pour 118 308 inscriptions à l’ORIAS au 31/12/2024

Poids du marché du courtage :

26 % du chiffre d’affaires de la santé individuelle

est réalisée via le courtage

> 50% du marché du IARD distribué via du courtage

Dynamisme du marché du courtage :

90% des transactions assurance en Europe concernent le courtage

Sources : ACPR, France Assureurs, Orias


50

L’IA Générative :

l’outil de l’industrialisation

Réduction des frais de gestion : l’IA passe du « test » au passage à l’échelle.

• Les décideurs ne positionnent plus l’IA générative comme un sujet de R&D : elle est

désormais perçue comme le levier pragmatique d’industrialisation pour délivrer des gains

rapides d’efficacité et de qualité de service mentionnés précédemment.

• Les cas d’usage prioritaires se concentrent sur les zones à ROI immédiat et à forte

volumétrie : lutte contre la fraude (57 %), relation client (52 %), automatisation

middle/back-office (48 %), marketing et segmentation (43 %), gestion des sinistres (39 %).

• Cette transformation se heurte cependant à une réalité physique : la dette technique.

30% des décideurs identifient la modernisation des SI comme un enjeu critique. La

modernisation devient ainsi le prérequis coûteux mais vital pour activer l’IA et sécuriser la

donnée face au risque Cyber.

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L’IA GÉNÉRATIVE : L’OUTIL DE L’INDUSTRIALISATION

51

Une différenciation nette selon les modèles et l’exposition au risque

• Les entreprises d’assurance privilégient une logique « chaîne technique » :

elles citent davantage l’automatisation middle/back-office (57 %) et la gestion des

sinistres (47 %) que les mutuelles (respectivement 17 % et 17 %).

• Les mutuelles projettent davantage une IA tournée vers l’expérience et la

confiance : relation client (67 %), lutte contre la fraude (67 %) et segmentation

(58 %), au-delà des seuls gains opérationnels.

• Les acteurs exposés à l’IARD sur-indexent la modélisation prédictive (47 % vs

31 %) et l’automatisation back-office (59 % vs 41 %), cohérentes avec des chaînes

de gestion plus industrialisables.

Classement des activités / processus selon leur niveau d’impact par l’IA

Lutte contre la fraude

Relation client

Automatisation middle / back office

Marketing et segmentation client

52 (57%)

48 (52%)

44 (48%)

40 (43%)

Gestion des sinistres

Analyse des risques & modélisation prédictive

Pilotage de la performance

Gestion des réclamations et SAV

36 (39%)

34 (37%)

20 (22%)

20 (22%)

Autre

0 (0%)

Les répondants pouvant voter pour plusieurs enjeux, le total est supérieur à 100


52

FOCUS IA & DISTRIBUTION

L’agent IA : le risque du passage

du « super assistant»

au « super concurrent »

L’IA générative ouvre une rupture spécifique pour la distribution : elle ne

transforme pas seulement les opérations, elle peut devenir l’interface de

confiance entre l’assuré et l’assureur, et donc déplacer la valeur au sein de la

chaîne d’intermédiation.

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FOCUS IA & DISTRIBUTION – L’AGENT IA : LE RISQUE DU PASSAGE DU « SUPER ASSISTANT » AU « SUPER CONCURRENT »

53

Évolution

Temps 1 - Le conseiller augmenté :

industrialiser l’efficacité des réseaux

Temps 2 - La désintermédiation :

le risque de captation de la valeur

de « sélection »

Rôle de l’IA

L’IA agit comme un copilote des forces

commerciales : préparation des propositions,

synthèses, réponses assistées, pré-complétion,

aide à la conformité et à l’argumentaire.

L’IA agit comme un interface côté client : agent

capable de comparer, arbitrer et initier une

souscription (recherche d’offres, clarification

des besoins, simulation, négociation possible,

orchestration du parcours de bout en bout).

Impact distribution

Impact positif - Hausse de productivité des

réseaux, réduction du temps administratif,

amélioration de la qualité de service, meilleure

capacité de traitement multi-canaux. La

valeur de l’intermédiation est renforcée par

l’efficacité.

Risque accru de désintermédiation et

surtout de captation de la valeur de

«sélection » (orientation et recommandation).

Pression accrue sur les comparateurs et

sur le courtage de proximité ; montée du

risque de concentration si l’investissement

technologique n’est pas au rendez-vous.

Focus – Des conséquences pour les courtiers, variables selon la nature de leur activité

Les agents IA ne reconfigureront pas la distribution de manière homogène : ils déplacent la

création de valeur au sein de la chaîne d’intermédiation, avec des impacts et des vulnérabilités

très différenciés selon le modèle de courtage :

• Grands courtiers : mieux armés grâce à la taille et aux services à valeur ajoutée, mais exposés

à des agents IA capables d’agréger une lecture multirisques et internationale, au risque de

capter une partie du conseil.

• Courtiers grossistes : position solide (négociation, taille critique), mais dépendance au

réseau de proximité et impératif d’être rapidement « agent-compatible » (interfaçage, parcours,

données), sous peine de pression sur les marges.

• Courtiers de proximité : force relationnelle et ancrage local, mais vulnérabilité forte si

la digitalisation n’accélère pas ; risque d’ «hyper-proximité digitale» et de consolidation

(adossements, plateformes).

• Comparateurs : avantage digital historique, mais risque de marginalisation si la comparaison

devient native via agents IA ; nécessité d’évoluer vers la recommandation et l’orchestration

de parcours.


54

L’assurance sur 4 fronts :

sécuriser l’existant,

conquérir l’avenir

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L’ASSURANCE SUR 4 FRONTS : SÉCURISER L’EXISTANT, CONQUÉRIR L’AVENIR

55

1. DÉVELOPPEMENT

DIVERSIFICATION

2. DISTRIBUTION

PERFORMANCE

57% des décideurs visent

de nouveaux marchés.

67% priorisent la réduction

des coûts de distribution.

Sortir de la guerre des

prix sur les produits

de base pour aller

chercher la valeur sur les

niches (Seniors, Cyber,

Paramétrique).

L’heure n’est plus aux

concepts omnicanaux

flous, mais au ROI

immédiat. Le réseau doit

vendre plus (dont IA

commerciale) et coûter

moins (Industrialisation).

3. RISQUES

CYBER

4. STRATÉGIE

MARGE TECHNIQUE

76% placent le Cyber en

risque n°1 absolu.

57% font de l’efficacité

opérationnelle leur défi n°1.

Gérer la schizophrénie : se

protéger en interne d’un

risque existentiel tout en

essayant d’évangéliser

un marché B2B encore

immature.

Face à l’inflation des

sinistres, la seule variable

d’ajustement est interne.

L’IA et l’automatisation

sont les leviers de survie

du ratio combiné.

L’assureur de 2026 doit réussir un grand écart périlleux : être un industriel

impitoyable sur ses coûts de gestion tout en redevenant un commerçant de

proximité pour saturer son portefeuille client.


56

Cap 2026 :

les 3 batailles décisives

pour rebattre les cartes

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CAP 2026 : LES 3 BATAILLES DÉCISIVES POUR REBATTRE LES CARTES

57

LA BATAILLE TECHNIQUE & FINANCIÈRE

Capitaliser sur la dynamique de l’épargne pour financer la transformation et absorber les

chocs dans le IARD.

LA BATAILLE COMMERCIALE

Offrir une expérience sans couture et piloter le portefeuille par la valeur

(multi-équipement) plutôt qu’uniquement par le volume.

LA BATAILLE ORGANISATIONNELLE

Utiliser l’IA pour casser la courbe des coûts de gestion et retrouver

de la marge de manoeuvre technique.


58

à propos de

Eurogroup

Consulting

Eurogroup Consulting est un cabinet de conseil français 100 % indépendant, spécialisé

en stratégie, organisation et management. Créé en 1982, il compte 400 collaborateurs en

France et développe son rayonnement à l’international depuis plusieurs années. Le cabinet

est reconnu auprès des dirigeants des entreprises de tous les secteurs d’activités privés et

publics partout dans le monde.

Alors que le secteur de l’assurance et de la protection sociale connait une transformation

structurelle majeure, les équipes d’Eurogroup Consulting interviennent sur les enjeux clés

de stratégie, de transformation, de gestion des risques et d’expérience client. Leur approche

repose sur une compréhension approfondie des modèles assurantiels, un pragmatisme

tourné vers l’efficacité opérationnelle et un engagement durable au service des assureurs

et des assurés.

Matthieu SAINTON

Associé Assurances et Protection Sociale

Matthieu.SAINTON@eurogroupconsulting.com

06.46.47.76.52

Antoine EVENNOU

Principal Assurances et Protection Sociale

Antoine.EVENNOU@eurogroupconsulting.com

06.58.94.23.99

Camille DUGELAY

Manager Assurances et Protection Sociale

Camille.DUGELAY@eurogroupconsulting.com

06.46.49.76.32

INFORMATION RECHERCHE PROSPECTIVE RECHERCHE APPLIQUÉE FORMATION


à propos du

59

cercle lab

Le Cercle LAB, le pôle de recherche prospective du groupe Seroni, est un réseau d’échange

et de réflexion destiné à tous les enthousiastes et assoiffés de connaissances qui désirent

faire avancer les choses dans le secteur de l’assurance.

Le Cercle LAB, c’est l’opportunité de faire partie d’une aventure collective engagée pour

la profession. C’est aussi l’occasion de développer ses talents : élargir son réseau, ses

connaissances, s’enrichir dans le partage et le talent collectif, et de faire émerger ensemble

idées et solutions sur des problématiques identifiées. En un mot, développer ses talents.

Sébastien jakobowski

Fondateur de Seroni

sjakobowski@seroni.fr

06.62.45.01.31

florian delambily

Rédacteur en chef de News

Assurances Pro

fdelambily@seroni.fr

06.15.43.30.89

catherine marquis

Responsable

de la communication

et de l’événementiel

cmarquis@seroni.fr

06.85.44.20.78


Baromètre DES Décideurs

DE L’ASSURANCE 2026

Face à un paysage assurantiel paradoxal, comment les dirigeants

anticipent-ils l’horizon 2026 ? Cette étude exclusive, menée par

Eurogroup Consulting et Le Cercle Lab auprès de hauts décideurs,

décrypte les fractures d’un secteur en pleine mutation. Entre

l’embellie de l’épargne-retraite et la pression critique sur la santé

et le IARD, l’heure est à la priorité défensive.

Alors que le risque cyber devient une menace numéro

prégnante, l’efficacité opérationnelle s’impose comme le levier

incontournable. Ce baromètre explore l’intégration pragmatique

de l’IA générative pour briser la courbe des coûts et l’impératif de

pivoter d’une croissance par volumes vers une stratégie de valeur.

Un éclairage stratégique indispensable pour réussir le grand écart

entre industrialisation et proximité client.

en partenariat avec

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Cercle LAB

11 passage Saint-Pierre

Amelot, 75 011 Paris

www.cerclelab.com

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